11/12/2016
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Category Archives: Persécutions antichrétiennes

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L’Église orthodoxe russe dans la ligne de mire du Parlement européen ?

Le 23 novembre dernier, les députés du Parlement européen ont adopté une résolution sur la communication stratégique de l’Union visant à contrer la propagande dirigée contre elle. La résolution, adoptée à 304 voix contre 179 (sur 691 députés, 208 se sont abstenus), accuse à la fois la “désinformation organisée par le Kremlin visant à affaiblir l’Europe” et les campagnes d’information actives “des organisations terroristes islamistes, en particulier l’EIIL/Daech et Al-Qaïda”, qui cherchent à “nuire aux valeurs et aux intérêts européens afin de nuire aux valeurs et aux intérêts européens”. L’Union européenne accuse le gouvernement russe “de faire usage d’un panel étendu d’outils et d’instruments, tels que des groupes de réflexion et des fondations spéciales (Russkyi Mir), des autorités spéciales (Rossotroudnichestvo), des chaînes de télévision multilingues (Russia Today, par exemple), des soi-disant agences d’information et services multimédias (Sputnik…), des groupes sociaux et religieux transfrontaliers”. Contrairement à ce que l’on a pu lire dans les média occidentaux et russes, le communiqué de presse du Parlement européen ne mentionne  pas l’Église russe comme instrument de la guerre informationnelle russe, de même que la résolution européenne (page 5, point 8) parle seulement des “groupes sociaux et religieux transfrontaliers”. De plus, dans une analyse approfondie, publiée au mois de mai 2016 dont l’auteur est l’Institut d’études de sécurité de l’Union européenne, qui met aussi au même niveau la Russie et Daech, l’Église orthodoxe russe n’est nulle part mentionnée. Par contre, la député polonaise Anna Elżbieta Fotyga, rapporteur de la résolution, cite nommément (page 4, point 4) l’Église russe comme outil de la propagande étatique russe.

Des extrémistes juifs tentent de s’approprier un monastère

Le matin du mardi 8 novembre, fête de saint Dimitri, des colons israéliens, membres de l’organisation d’extrême droite Ateret Cohanim, qui ont pour objectif de libérer la Terre Sainte de tous les éléments non juifs ont détruit le toit et brisé la grille de clôture du métochion du Tombeau de la mère de Dieu de Gethsemani, qui est situé juste en face de l’église de la Résurrection dans la vieille ville de Jérusalem, afin de pouvoir accéder à l’intérieur du bâtiment. C’est ce même groupe qui avaient tenté de s’approprier un lieu appartenant au patriarcat orthodoxe près de l’église de la Résurrection en 1991, l’hospice saint Jean.
Le métropolite Isychios de Capitolias, les archevêques Aristarche de Constantine et Isidore d’Héliopolis accompagnant sa Béatitude Théophile, Patriarche de Jérusalem, ont très vivement protesté contre cette violation auprès de la police et de la justice de l’État d’Israël, afin que soit préservée la situation des églises dans la ville de Jérusalem. La police israélienne, en collaboration avec le patriarcat, a contraint les colons à évacuer les lieux, et le lendemain, cette évacuation a été confirmée par une ordonnance du tribunal.
Dans la matinée du mercredi 9 novembre, le patriarche Théophile, accompagné du consul de Grèce Christos Sofianopoulos et des évêques susmentionnés, lors d’une rencontre avec la police israélienne, a souhaité que des conseillers juridiques des deux parties travaillent ensemble pour restaurer des conditions garantissant que les lieux de pèlerinage soient dorénavant mieux protégés contre de telles violations.

Le mouvement LGBT attaque devant les tribunaux l’archevêque de Chypre en raison de son plan de créer des écoles destinées à enseigner aux enfants la moralité orthodoxe traditionnelle

Selon l’hebdomadaire « The Cyprus weekly », le mouvement LGBT (Lesbiennes – Gays – Bisexuels – Transgenres) cypriote « ACCEPT » a qualifié l’archevêque de Chypre Chrysostome de personne « haineuse » et demande une enquête sur ses récents commentaires concernant son souhait de créer des écoles destinées à insuffler aux enfants la moralité traditionnelle, orthodoxe. Dans une interview à la chaîne TV MEGA ONE, l’archevêque a déclaré que l’Église envisageait de créer son propre système scolaire avec des crèches, des écoles primaires, secondaires et supérieures durant les prochaines années. Le primat a identifié l’homosexualité comme « une aberration et un péché », déclarant que « ce n’est pas quelque chose de normal. Ce n’est pas naturel ». Dans cette perspective, il a mentionné que les écoles proposées auront pour but de former des citoyens de bonne moralité et « détourneront les enfants de l’homosexualité ». En réponse, ACCEPT a annoncé : « Nous rapporterons l’incident au Procureur général de la République comme une violation du Code pénal concernant la promotion de la haine en raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, et nous formulerons toutes les observations pertinentes ». Le mouvement veut aussi que l’enquête s’étende à la chaîne TV en question pour une soi-disant « promotion de messages racistes et un discours haineux ». La voix de l’Église orthodoxe au sujet de telles questions est généralement respectée à Chypre bien que ce pays ait dû réexaminer sa législation sur les droits de l’homme alors qu’il demandait son entrée dans l’Union Européenne. Or, ACCEPT a proclamé, révélant son manque total de compréhension de l’Orthodoxie : « La moralité et la croyance n’ont rien à faire avec l’orientation sexuelle, l’identité de genre ou les caractéristiques sexuelles. Une personne peut être à la fois LGBT et suivre simultanément la voie de Dieu et ses enseignements. N’oublions pas, en outre, que l’Église elle-même a été créée, constituée et représentée par des personnes avec leurs propres passions ». Tandis que ce groupe promouvant des façons de vivre immorales accuse l’archevêque d’utiliser « une rhétorique de la haine », les déclarations de l’archevêque Chrysostome se sont au contraire concentrées sur l’enseignement de la voie du salut de tous. Il a déclaré que lorsqu’il parle aux étudiants qui s’identifient comme homosexuels, il « leur enseigne que les êtres humains doivent apprendre comment lutter [contre les passions, ndt] », c’est le même effort qui place tous les chrétiens orthodoxes sur la voie de la vie en Christ.

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Les chrétiens de Turquie : de la tragédie à l’espoir, interview de l’évêque Cyrille (Sikis) du Patriarcat de Constantinople

Des maisons brûlées, des proches tués, l’exil et la diaspora, tel fut le sort de nombreuses familles orthodoxes grecques qui vivaient en Turquie le siècle dernier. Le site internet russe Pravoslavie.Fm a interviewé l’évêque d’Erithrée Cyrille (Sykis) hiérarque du Patriarcat de Constantinople, qui a été sacré en septembre dernier en l’église Saint-Bucole à Smyrne. Ce fut le premier sacre épiscopal dans cette ville depuis 1922. Grâce aux chrétiens orthodoxes de langue russe qui se sont installés en Turquie et à l’activité de l’Association d’étude de la langue et de la culture russes à Izmir [Smyrne], la vie ecclésiale y est devenue plus intense et active, de nouvelles églises sont ouvertes, on a besoin de prêtres.

– Votre Excellence, dites-nous, d’où êtes-vous originaire ?

– Mes ancêtres étaient originaires d’Ayvalık, une petite ville située près de la mer, non loin d’Izmir [Smyrne]. Après la catastrophe d’Asie mineure – la guerre avec les Turcs et « l’incendie » [probablement déclenché par les nationalistes turcs, ndt] de Smyrne en 1922, mes proches, à l’instar de milliers d’autres gens ont dû quitter leur maison et leur terre natale et s’installer sur l’île de Mytilène, qui appartient à la Grèce. C’est là que je suis né. Notre famille vivait difficilement sur le plan matériel, nous nous sommes engagés dans l’agriculture, nous élevions des moutons. Plus d’un million et demi de Grecs ont alors quitté la Turquie, beaucoup ont été expulsés en 1924. Nombreux sont ceux, parmi eux, qui n’étaient même pas grecs, ils étaient seulement chrétiens, ne connaissaient pas même la langue grecque, mais ont été expulsés de leurs terres pour des raisons religieuses.

– Monseigneur, il était difficile pour vos frères de voir chaque jour leur ville natale, sans avoir la possibilité de s’y rendre ?

– Oui, c’était très difficile. Pour les Grecs qui sont partis en Europe ou en Amérique, c’était peut-être plus simple, psychologiquement, d’accepter l’exil. Mais pour ceux qui sont restés non loin de leurs maisons détruites, c’était difficile. Je me rappelle que mes parents et beaucoup de leurs amis, depuis le rivage, regardaient leur île natale, jusqu’à ce que les larmes leur viennent aux yeux. Car là-bas, à Ayvalık, étaient restés non seulement leurs propriétés, les tombes des ancêtres, mais l’histoire des familles et de tout le peuple.

– Comment se fait-il que vous ayez choisi la voie de la prêtrise ?

– Toute mon enfance s’est passée auprès de l’église, j’ai grandi, peut-on dire, à l’église, parmi les cierges et les icônes. Pour moi, il était naturel de croire en Dieu et j’ai souhaité Le servir. Malgré les difficultés financières mentionnées qui ne me permettaient pas d’étudier en même temps que mon frère aîné. Or, par la Providence divine, à l’âge de douze ans, j’entrai au séminaire à Athènes. Là, l’enseignement durait sept ans : trois ans de collège, trois ans de lycée, et la septième année, la théologie. Les règles étaient strictes, mais l’enseignement me plaisait. Il est vrai que j’étudiais avec des interruptions, parce que je travaillais dans une usine de textiles, afin d’aider la famille. Après le séminaire, j’ai continué mes études à la faculté de théologie. Ensuite, je suis parti au monastère sur le Mont Athos, et j’y suis resté jusqu’à ce que mon ami devienne métropolite. Il m’a demandé de revenir à Mytilène et de commencer à y servir à l’église. Pour moi, cela était symbolique : revenir là où avait commencé mon cheminement. J’ai consacré un quart de siècle à ce ministère. Plus tard, sur l’invitation du Patriarcat d’Alexandrie, j’ai servi au Cameroun dans une équipe de prêtres : nous avons construit des écoles, aidé à creuser des puits, apporté des médicaments aux gens. Ce fut une expérience inhabituelle, intéressante. J’ai accompli des voyages caritatifs similaires en Serbe, pendant la guerre en Yougoslavie. Et depuis 2013, j’ai commencé à servir à Izmir en l’église Sainte-Photine.

– Dites-nous, qu’est-il advenu du patrimoine antique et chrétien, avec les valeurs religieuses et culturelles, qu’est-il resté des Grecs en Turquie ?

– Hélas, les églises les plus grandes ont été transformées en mosquées ou ont été détruites ; de mille églises qui fonctionnaient jusqu’en 1922 en Turquie, ne sont restées que quelques dizaines d’églises… La culture chrétienne a été exposée à la destruction : des anciennes fresques ont été détruites. De nombreux villages et villes qui étaient peuplés de Grecs-chrétiens en Turquie sont restés déserts. Et jusqu’à présent, ils ne sont habités par personne. C’est douloureux.

– Quelle est la quantité de fidèles orthodoxes en Turquie actuellement ?

– Environ de 3000 à 5000 personnes, mais pour la plupart, ils ne sont pas grecs. Peu de gens se rappellent encore une date horrible. Après la fuite et l’exode des Grecs en 1922, il y a septembre 1955 à Istanbul, alors que vivaient dans cette ville plus de 150.000 ressortissants de notre peuple. Il y avait des quartiers grecs entiers, les affaires se développaient. Au cours de deux nuits, les 6 et 7 septembre, de terribles persécutions se déroulèrent dans la capitale du pays. Certains Grecs ont été prévenus par des amis du malheur qui se préparait, leur disant de fuir en prenant avec eux ce qu’ils avaient de plus précieux. Mais la majorité des gens ne savaient rien. Ils ont perdu tout, beaucoup ont perdu la vie… Ce furent des jours noirs. Des extrémistes étaient amenés de partout dans des autobus. À l’aide des provocateurs, les chrétiens grecs étaient accusés de différentes fautes et de trahison, ce dont ils n’étaient pas coupables. La foule déchaînée fit irruption dans les quartiers grecs : on tuait, on brûlait, on violait et on pillait les gens. Des canailles savaient où aller, les maisons et les magasins des chrétiens étaient marqués à l’avance. Les persécutions eurent lieu non seulement à Istanbul, mais aussi sur les îles proches où vivait en majorité la population grecque. Des milliers de ressortissants de mon peuple ont alors été tués ! Mais les autorités n’ont reconnu officiellement que 16 victimes de la persécution. Après ces jours presque personne, parmi les chrétiens, à Istanbul ne resta. Les diasporas juive et arméniennes ont également fortement souffert. Ces événements se sont produits il n’y a pas si longtemps. Et il est affligeant que le septembre sanglant soit resté inaperçu pour le monde entier.

– Aujourd’hui, de la même façon, le monde soi-disant civilisé ferme les yeux sur les meurtres des chrétiens…

– Malheureusement, c’est une vérité amère. Au Moyen Orient, maintenant aussi, violemment et sans vergogne, on tue et on réduit en esclavage des chrétiens, des Alaouites et Yézides, et personne ne les défend. Au Conseil de Sécurité de l’ONU, les pays qui autrefois furent chrétiens, les États-Unis, la Grande-Bretagne, se soucient de l’opposition soi-disant modérée, contre laquelle lutte Bachar el-Assad. Mais cette opposition, ce sont aussi des terroristes qui réalisent aujourd’hui le génocide des chrétiens ! Le monde occidental est plus préoccupé des minorités que de la vie des millions de chrétiens au Moyen Orient.

– Monseigneur Cyrille, vous êtes devenu récemment évêque d’Erithrée. De quelle région s’agit-il ?

– C’est l’ancienne désignation grecque de terres se trouvant près d’Izmir, Karaburun, Çeşme, etc.

– Après avoir parlé des anciennes terres grecques, je veux vous demander ce que vous pensez sur l’avenir de la Grèce ?

– Depuis longtemps, le pays passe par des temps difficiles. Mais l’espoir existe que dans l’avenir, la stabilité commencera et alors tout sera bien à nouveau.

Selon vous, quel est le rôle de la Russie dans le monde contemporain ?

– Je pense que le rôle de la Russie dans le monde est d’y apporter l’équilibre. Donner une alternative « à la seule voie correcte » des pays occidentaux. Ce monde s’est grandement détérioré après avoir été longtemps dirigé par un seul maître. Maintenant, ce n’est plus le cas. Dieu soit loué, la Russie est revenue dans la politique mondiale !

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L’Église russe commémore les victimes de la répression soviétique

Le 30 octobre est le jour où la Russie commémore les victimes de la répression soviétique. Le 30 octobre prochain, à Moscou, Saint Pétersbourg et dans d’autres villes de Russie une prière sera dite à la mémoire des victimes de la répression soviétique, des prières seront élevées pour le repos éternel des innocents, leurs noms seront proclamés à haute voix. Un site Internet a été créé pour cette journée nationale de commémoration. C’est en 1991 qu’a été instaurée cette journée consacrée à la mémoire de la répression. Il est difficile de trouver dans l’espace postsoviétique un foyer qui n’aurait pas été touché par la terreur. Vous pourrez lire sur ce site, la liste des lieux et des horaires de la prière commune, ainsi que le texte de l’officeen russe. Nous vous invitons à lire quelques extraits de l’émission « L’Eglise et le monde » de la chaîne Rossya 24 avec le métropolite Hilarion qui s’y entretient avec l’historien du stalinisme Oleg Khlevniouk. Egalement, vous pouvez lire notre long article consacré sur les persécutions contre l’Eglise orthodoxe en URSS.

L’Église orthodoxe russe et le Patriarcat d’Antioche n’ont pas de nouvelles informations sur le sort des deux métropolites syriens kidnappés en 2013

L’Église orthodoxe russe et le Patriarcat d’Antioche ne disposent pas de témoignages fiables concernant le sort des deux métropolites syriens kidnappés en 2013. C’est ce qu’a déclaré ce mercredi à l’Agence russe RIA Novosti l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Des informations contradictoires ont circulé les années passées en ce qui concerne leur sort, notamment sur leur possible exécution. Une moniale catholique-romaine du monastère Saint-Jacques (Syrie), Agnès Mariam El Salib, a déclaré mercredi lors de la conférence de presse à l’Agence RIA Novosti que les métropolites enlevés, selon de nouveaux témoignages, seraient vivants et captifs des terroristes à Raqqa. Commentant ces nouvelles données, l’archiprêtre Nicolas Balachov a déclaré que « durant les trois dernières années, des déclarations ont plus d’une fois été faites selon lesquelles les métropolites ne seraient plus vivants. Mais jusqu’à présent aucune de ces informations n’a reçu de confirmation fiable ». Selon l’archiprêtre, on continue dans l’Église orthodoxe russe « à prier ardemment afin que le métropolite orthodoxe de la ville très éprouvée d’Alep, Mgr Paul Yazigi. revienne vivant auprès de son troupeau et aussi pour que commence enfin une paix durable ». « Nous prions aussi pour le métropolite syro-jacobite Youhanna Ibrahim. Mais l’Église orthodoxe russe ne dispose actuellement d’aucun témoignage fiable sur leur sort. Le représentant du patriarche d’Antioche auprès du patriarche de Moscou, le métropolite Niphone, a confirmé que l’Église d’Antioche n’a pas non plus d’informations sur le sort des deux métropolites. Malheureusement, jusqu’à maintenant, les diplomates et les militaires russes n’ont pas réussi à connaître quelque chose de nouveau à leur sujet », a ajouté le père Nicolas. En même temps, l’archiprêtre a fait remarquer que « le fait que les ravisseurs des deux métropolites syriens, pour autant que nous le sachions, n’aient formulé aucune exigence durant tout ce temps ne fait qu’exacerber notre profonde inquiétude pour la vie de nos frères».

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Un imam permanent est nommé à Sainte-Sophie de Constantinople

Les tentatives du gouvernement turc de transformer Sainte-Sophie de Constantinople continuent. C’est ainsi que le poste d’imam à Sainte-Sophie, institué en 1936, mais resté vacant pendant des années, est maintenant pourvu. Un imam permanent a été nommé. « Maintenant, depuis les quatre minarets de Sainte-Sophie, nous entendrons la voix des imams cinq fois par jour, alors que jusqu’à présent, ce n’était que deux fois » déclarent les médias turcs. Selon la décision du mufti du district de Fatih et le Département des affaires religieuses dont dépend Sainte-Sophie, le nouvel imam permanent sera responsable de toutes les prières quotidiennes, selon le journal grec « Eletheros Typos ». Sainte-Sophie a été transformée en mosquée en 1453, après la chute de Constantinople. Cette situation a perduré jusqu’en 1931, lorsque l’édifice a été sécularisé, puis transformé en 1935 en musée. Depuis 2010, plusieurs personnalités officielles turques ont appelé à la transformation de Sainte-Sophie en mosquée. En 2015, le mufti d’Ankara, Mefail Hızlı, a déclaré qu’il pensait que la conversion de l’édifice en mosquée serait accélérée. Le 1er juillet 2016, le Coran a été lu la première fois à l’intérieur de Sainte-Sophie par un muezzin depuis 85 ans. Samedi, le muezzin permanent a chanté l’azan, l’appel musulman à la prière.

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“Vous, partez, moi, je reste!” – film documentaire sur le Kosovo

Le documentaire serbe “Vous, partez, moi, je reste!“, fondé sur le livre du Métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral “Chroniques de la nouvelle crucifixion du Kosovo”, avec des sous-titres en français, russe et anglais est disponible sur YouTube. Le film présente la souffrance des Serbes an Kosovo-Métochie, ainsi que la destruction de leur patrimoine religieux et culturel.

Le métropolite de Proussa Elpidophore : « Le Patriarcat œcuménique est inquiet au sujet de la vague de violences qui continue » en Turquie

Le métropolite de Proussa et higoumène de la Faculté de Théologie de Halki, Mgr Elpidophore, a déclaré que le Patriarcat œcuménique était inquiet au sujet de la vague de violence qui continue après le coup d’État manqué en Turquie. Dans une interview donnée au journal cypriote « Kathimerini », alors qu’il séjournait à Paphos en raison du colloque consacré à la Faculté de Halki, le métropolite Elpidophore a répondu ce qui suit au sujet de la situation en Turquie : « La tentative de renversement de l’ordre démocratique nous a fortement inquiétés, à l’instar de toute la société du pays et de tout l’éventail des partis politiques ». Le Patriarcat, cependant, a-t-il mentionné « est une institution purement spirituelle et ecclésiastique et ne s’implique pas dans les différends politiques ou diplomatiques, et s’efforce d’accomplir son œuvre spirituelle avec crainte de Dieu, en respectant la distinction entre l’État et la Religion, comme cela est en vigueur en Turquie ». Le métropolite a ajouté que « assurément, nous sommes inquiets du fait que certains cercles se sont efforcés de nous impliquer dans les rivalités qui se développent actuellement en Turquie mais, heureusement, les falsifications ont été prouvées immédiatement et les tentatives concernées se sont limitées à la marge de la vie politique et sociale ». À la question du journaliste Apostolos Tomaras concernant la position du Patriarcat œcuménique au sujet de la question cypriote, le métropolite de Proussa a répondu : « Notre Patriarcat est passé par des itinéraires historiques concrets qui ont façonné son style et sa conduite actuels. Il ne faut pas que nous oublions que nous sommes l’Église et en tant que tels nous devons nous exprimer devant le monde contemporain ». Le Patriarcat œcuménique, a souligné le métropolite, « ne se mêle pas de problèmes politiques, diplomatiques et d’autres questions internationales, restant fidèle à son rôle spirituel et pastoral. Entre dans ce cadre son immixtion dans une question qui n’est pas de sa compétence. Pour ce qui concerne Chypre, il y les responsables qui ont pour devoir de rechercher une solution juste et viable ». L’Église de Constantinople, a-t-il poursuivi, « malgré le fait qu’elle a payé un grand prix et a subi de sérieuses conséquences depuis qu’est survenu le problème chypriote, n’est pas tombée dans la tentation de sortir de son rôle purement spirituel et ecclésial ». Pour ce qui concerne la situation au Moyen Orient, le métropolite de Proussa a déclaré que les chrétiens de toutes les confessions sont exposés à un danger sérieux, ce qui s’est manifesté depuis le début avec l’enlèvement, il y a plusieurs années, des deux métropolites d’Alep, l’un orthodoxe, Mgr Paul, et l’autre, syriaque, Mgr Jean, dont ont continue curieusement à ignorer le sort.

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Communiqué du diocèse de Ras et Prizren au sujet de transformation de la chapelle du cimetière de Priština (Kosovo) en toilettes publiques

La chapelle du cimetière de Priština, qui avait été nettoyée et restaurée, a été transformée en toilettes et en décharge publiques, et nombre de tombes ont été envahies par les mauvaises herbes. Cette situation existe en dépit du fait que les services communaux se chargent soi-disant de l’entretien du cimetière et qu’un gardien rémunéré surveille celui-ci. Il s’agit là d’une situation semblable à celle de l’église du Christ Sauveur au centre de la ville, que le diocèse a récemment décidé de nettoyer, ce à quoi la municipalité de Priština à réagi en envoyant son inspection qui, sans aucun motif, a interdit la poursuite des travaux de nettoyage. Étant donné que, prochainement, les offices de requiem célébrés le samedi de saint Dimitri (samedi des défunts) auront lieu et que de nombreux fidèles de Priština, dont la majorité n’a pas la possibilité de vivre librement dans leur ville d’origine et de s’y réinstaller, visiteront les tombes de leurs proches, le Diocèse organisera le nettoyage tant de la chapelle que du cimetière lui-même. Il se pose seulement la question de savoir si le maire de Priština enverra à nouveau l’inspection et empêchera le nettoyage de l’église alors que, jusqu’à présent, il n’a pris aucune mesure pour empêcher que des édifices orthodoxes dans la ville soient utilisés comme toilettes publiques. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a déclaré qu’il est difficilement compréhensible qu’au XXIème siècle, dans la ville principale du Kosovo et de la Métochie, des édifices chrétiens soient utilisés comme toilettes publiques. C’est une marque effrayante d’absence de culture et de normes de civilisation les plus élémentaires. Le maire de Priština Shpend Ahmeti, dans une récente interview à la Radio du Kosovo, a déclaré que la municipalité n’est pas chargée de vérifier si les édifices religieux sont profanés ou endommagés, raison pour laquelle rien n’a été entrepris à l’occasion de la profanation et du début d’incendie de l’église du Christ Sauveur. Or, le même Ahmeti a déclaré que la municipalité avait la responsabilité d’empêcher tous travaux sur ces édifices, y compris de nettoyage et de badigeonnage. Ces abus à l’égard de la liberté religieuse constituent une honte pour la société kosovare, a déclaré Mgr Théodose, soulignant que personne ne peut empêcher l’Église de préserver dignement ses édifices contre ceux qui les profanent obstinément.

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Un groupe d’étudiants de Priština (Kosovo) exige la démolition de l’église orthodoxe de la ville, dont la construction est restée inachevée

Un groupe d’étudiants de la Faculté de mathématiques et de sciences naturelles de l’Université de Priština a envoyé à une lettre à un média local, vendredi dernier, pour réclamer la démolition ou le changement d’affectation de l’église de la ville, dont la construction a commencé dans les années 1990, sous le régime de Slobodan Milošević. “Du fait que ce bâtiment a été construit du temps du régime de Milošević, dans la cour même du campus universitaire, nous exprimons notre profonde indignation quant au fait que la République du Kosovo n’ait rien fait jusqu’à maintenant pour détruire ce bâtiment, ou le mettre au service des étudiants de l’Université de Priština « Hasan Pristina » pour leurs études, par exemple en faire une bibliothèque » est-il dit dans la lettre. Les étudiants ont également déclaré que les travaux de réparation de l’église dont la construction est inachevée, commencés jeudi dernier, devraient cesser définitivement. « Nous croyons que cette construction n’a démarré que pour déclencher des tensions inter-ethniques. Aussi, nous n’avons pris encore aucune mesure. Mais si cela continue dans les jours qui viennent, nous réagirons, comme l’ont toujours fait les étudiants albanais, par différentes actions de protestations » est-il encore dit dans la lettre. Les étudiants ont dit qu’ils n’étaient opposés à aucune religion ou édifice religieux, mais qu’ils s’opposaient à ce qu’ils appellent « l’avilissement » de l’université. Des représentants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo ont commencé, dimanche dernier, à nettoyer l’église, mais leurs travaux ont été interrompus par le bureau d’inspection de la municipalité de Priština qui prétend que les représentants en question ne disposaient pas du permis requis. Le nettoyage était organisé par les Serbes de la région après que des inconnus aient mis le feu à des pneus dans l’édifice le 9 septembre. Le feu n’a pas causé de dommage significatif au bâtiment, mais l’Église orthodoxe serbe et la population serbe de la région on qualifié cette attaque de « honteuse » et ont exhorté les autorités du Kosovo à trouver les malfaiteurs. L’église est restée inachevée depuis la fin de la guerre au Kosovo en 1999. Au mois de juillet, des fouilles effectuées par des experts médico-légaux a échoué dans sa recherche de restes humains dans un prétendu charnier près de l’église.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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La cathédrale du Christ-Sauveur à Pristina incendiée

incendie1La télévision nationale serbe informe que la cathédrale du Christ-Sauveur, encore inachevée à Pristina (Kosovo) a été incendiée le 9 septembre dernier. Les vandales ont mis le feu à plusieurs endroits à l’aide de pneus d’automobile. Mgr Théodose, évêque de Raska et Prizren a fermement condamné l’incident soulignant que la cause en est le refus des autorités du Kosovo et de la police de mettre en place une protection permanente devant la cathédrale du Christ-Sauveur, qui a été plusieurs fois exposés à la profanation.

Les trois patriarches de Damas, orthodoxe, syriaque, et catholique-melkite demandent la levée des sanctions contre la Syrie

Les trois patriarches résidant à Damas ont exhorté la communauté internationale « à mettre fin au siège du peuple syrien » et à lever les sanctions internationales qui, disent-ils, aggravent les souffrances. Les trois leaders chrétiens – le patriarche catholique melkite Grégoire III Lahan, le patriarche syriaque Ignace Ephrem II et le patriarche orthodoxe Jean X, ont adressé, le 23 août, leur appel à « la conscience internationale et les pays concernés ». Bien que « les buts principaux, en imposant ces sanctions, soient politiques », ont déclaré les patriarches, celles-ci ont affecté l’ensemble du peuple syrien, « particulièrement les pauvres et la classe ouvrière, dont les possibilités de faire face à leurs besoins quotidiens tels que la nourriture et les soins médicaux sont très affectées ». « Malgré la détermination du peuple syrien face à la crise, la situation sociale empire et la pauvreté ainsi que la souffrance du peuple syrien s’accroissent constamment » ont poursuivi les patriarches. Dans leur déclaration, ceux-ci ont souligné les conséquences spécifiques qui paralysent le pays et l’isolent du reste du monde. Cela inclut l’absence d’investissements, l’embargo sur les vols internationaux à destination de la Syrie, la réduction des exportations vers ce pays et le placement de certaines sociétés syriennes sur la liste noire du commerce international, tout ceci étant « considéré comme des mesures économiques visant à l’isolation de la Syrie par rapport à la communauté internationale » ont ajouté les patriarches. Ceux-ci ont critiqué les pays occidentaux dont la plupart ont fermé leurs ambassades ainsi que l’embargo sur les transactions bancaires internationales avec la Syrie qui « met le peuple en difficulté financière ». Les patriarches ont déclaré qu’en plus de l’amélioration des terribles conditions de vie en Syrie, la levée des sanctions aiderait les efforts des groupes ecclésiastiques et humanitaires à fournir de l’aide, réduisant ainsi l’exploitation du peuple syrien souffrant. « Nous espérons que la communauté internationale répondra à l’appel humanitaire des Syriens : Cessez le siège du peuple syrien ! Levez les sanctions internationales sur la Syrie et permettez à ce peuple de vivre dans la dignité, qui est le droit fondamental de tous les peuples du monde », ont conclu les patriarches. Le jour précédent, dans une rencontre avec l’ambassadeur russe en Syrie Alexandre Kinshchak, le patriarche Éphrem avait demandé l’aide de la Russie pour faire libérer les deux hiérarques d’Alep, le métropolite syriaque Grégoire Yohanna et le métropolite orthodoxe Paul, frère du patriarche Jean, qui avaient été enlevés en avril 2013 dans le nord de la Syrie alors qu’ils se trouvaient en mission humanitaire.

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Des Turcs suspendent une bannière pro-islamique sur une église orthodoxe

Un nouvel incident s’est produit en Turquie, après la provocation de la lecture du Coran à Sainte-Sophie. C’est ainsi qu’un groupe de musulmans ont déplié une bannière sur la façade d’une église orthodoxe dans la province de Hatay, dans le sud de la Turquie. Selon le journal turc en langue anglaise « Daily Sabah », la bannière proclame : « Nous célébrons le saint mois du ramadan dans tout le monde islamique ». C’est un second incident, peu après la provocation récente des autorités turques d’approuver la récitation du Coran à Sainte-Sophie de Constantinople et de retransmettre celle-ci en direct pendant les 30 jours du ramadan. L’article du « Daily Sabah » souligne que l’église concernée est située dans la principale rue commerçante d’Alexandrette et sert les besoins des chrétiens, dont le nombre diminue sans cesse dans le pays.

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Des offices de requiem ont été célébrés dans toutes les églises de Crimée pour les victimes orthodoxes des déportations

Des offices de requiem pour tous les orthodoxes qui ont perdu la vie lors des déportations ont été célébrés mercredi dernier, « Jour de la commémoration des victimes des déportations des peuples de Crimée », dans toutes les églises et monastères de la péninsule. « Que le Seigneur bénisse la terre de l’ancienne Tauride ainsi que nos peuples. Et qu’Il aide à surmonter les conséquences affligeantes de ce qui s’est passé, afin que rien de pareil ne se répète ! », a déclaré le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, mercredi dernier à la session du Conseil interconfessionnel de Crimée. Le métropolite a appelé tous les peuples de la péninsule « à préserver la modération, la sagesse et la paix ». Le métropolite, avec les dirigeants de Crimée et les responsables religieux, a déposé une couronne devant le monument aux victimes de la déportation à Simferopol.

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Un métropolite du Patriarcat d’Antioche demande l’aide de la Russie pour retrouver les deux hiérarques enlevés en Syrie en 2013

Le métropolite Luc (Patriarcat orthodoxe d’Antioche) demande de l’aide pour récolter des informations concernant les deux hiérarques enlevés en Syrie, il y a maintenant trois ans. « Malheureusement, nous ne savons rien sur leur sort, nous ne savons pas où ils sont, ce que l’on a fait d’eux, s’ils sont vivants ou s’ils ont été tués. Nous n’avons aucune idée de leur situation », a déclaré le métropolite lors de sa rencontre avec une délégation parlementaire de Russie.

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Une église orthodoxe serbe a été pillée au Kosovo

Une nouvelle église orthodoxe serbe a été attaquée au Kosovo. Le prêtre Slobodan Djorić a communiqué à la police du Kosovo, le 28 février que l’église de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu à Pejčići avait été pillée. Des inconnus ont brisé les portes de l’église et dérobé trois croix dorées ainsi qu’un encensoir, et ont jeté à terre des icônes de l’église. Il s’avère en outre que les pilleurs ont creusé le sol espérant certainement y trouver quelque trésor caché. L’église de Pejčići se trouve sur la liste des monuments culturels particulièrement importants. L’église a été construite au XVIIème s. et le clocher, au XIXème s.

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Des islamistes armés ont été arrêtés devant le monastère de Dečani

Quatre islamistes armés ont été arrêtés dans la nuit du 30 janvier devant le portail principal du monastère de Dečani, ce qui a été communiqué par l’higoumène, le père Sava Janjić. « Les institutions du Kosovo doivent remédier aux causes de l’extrémisme religieux », a déclaré Marko Djurić, directeur du Bureau du gouvernement serbe pour le Kosovo et la Métochie. « L’incident s’est produit vers 21h. Les individus en question sont arrivés devant l’entrée au monastère dans une Golf blanche immatriculée à Uroševac. Lors d’une action menée communément par la police du Kosovo et la KFOR, après l’identification et la fouille du véhicule, il a été établi que les individus arrêtés (quatre Albanais du Kosovo de quatre parties différentes du Kosovo : Gnjilan, Uroševac, Prizren et Djakovica) possédaient des armes (Kalachnikov avec des munitions et un pistolet). Dans la voiture a également trouvée de la littérature à contenu islamiste », a déclaré le père Sava. Deux des personnes arrêtées portait une barbe, avaient le crâne rasé, et étaient vêtus de pantalons courts, ce qui est caractéristique des wahhabites. L’enquête est en cours.

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Jérusalem : des inscriptions anti-chrétiennes au séminaire orthodoxe

A Jérusalem, dans la nuit du samedi au dimanche 17 janvier, des inscriptions anti-chrétiennes ont une fois encore été tracées au feutre sur la porte et sur les murs de l’école patriarcale grecque-orthodoxe du Mont Sion, ainsi que dans les cimetières arménien et grec-orthodoxe voisins. Dans le même quartier situé près de la Porte de Sion à Jérusalem, l’abbaye bénédictine de la Dormition a été également visée.
Des tags anti-chrétiens ont été écrits sur les portes et les murs de ces différents lieux chrétiens : “Mort aux hérétiques chrétiens, les ennemis d’Israël”, “Les chrétiens en enfer”, “Revanche pour les israélites”, “Que son nom (Jésus) et sa mémoire soient effacés”.
Des inconnus ont aussi tenté de briser la serrure du portail nord du séminaire orthodoxe, sans y parvenir.
Tôt dans la matinée de dimanche, les étudiants du séminaire ont informé le patriarcat de ces évènements. Ces incidents, qui font suite à une série d’autres du même genre, se sont déroulés deux jours après la visite que le patriarche Théophile III a rendu au séminaire à l’occasion de la fête de saint Basile afin de partager avec les étudiants la « Vasilopita ». A l’occasion de cette visite, le patriarche avait visité le terrain qui se trouve au sud du séminaire, et sur lequel est bâtie la chapelle de la Pentecôte dont les abords ont été récemment réaménagés avec l’aide de la municipalité de Jérusalem suite à des actes de vandalisme commis il y a deux ans.
Il était accompagné lors de cette visite par le consul général de Grèce à Jérusalem, le métropolite Isichios de Capitolia, l’archevêque Aristarque de Constantina, l’archevêque Isidore de Hiérapolis ainsi que par l’architecte de l’église de l’Anastasis.
Le patriarcat a fermement condamné ces actes inacceptables de violence et a décidé d’engager des poursuites légales afin de préserver la sécurité du séminaire orthodoxe.
Depuis quelques années, de nombreux sites chrétiens en Israël ont été vandalisés dans des attaques menées par des extrémistes juifs. D’importants dégâts avaient été commis contre un site chrétien en juin 2015 à Tabgha, sur les bords du Lac de Tibériade. Le feu avait été mis au complexe de l’église de la Multiplication des pains et des poissons par des extrémistes juifs.

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Des manifestants kosovars ont utilisé pour toilettes l’église de la Résurrection du Christ à Priština

Le samedi 9 janvier, à l’occasion de manifestations anti-gouvernementales à Priština, des Kosovars albanais ont uriné dans l’église inachevée du Christ Sauveur au centre de la ville, et ce sans aucune réaction de la police albanaise. Le diocèse de Ras et Prizren a publié le communiqué suivant : « L’évêque de Ras-Prizren et de Kosovo et Métochie Théodose a condamné le plus vivement l’effraction et la profanation de l’église non encore achevée du Christ Sauveur dans le centre de Priština. On ne sait de quelle façon les voyous albanais ont brisé les portes métalliques, mais ils ont pénétré ensuite dans l’église pour y faire leurs besoins, comme cela a été filmé par la chaîne TV RTK2 (voir ci-dessous). Cette acte de vandalisme, de primitivisme et d’inculture extrême, mérite une condamnation d’autant plus ferme que l’on constate, sur les prises de vue, que les représentants de la police du Kosovo passaient tranquillement devant l’entrée de l’église, dont le portail a été brisé, alors que les manifestants avaient utilisé l’édifice comme toilettes publiques. Le diocèse de Ras et Prizren interpelle la municipalité de Priština, les ministères de l’aménagement du territoire et de la culture au Kosovo, afin qu’ils réparent le plus rapidement possible les portes métalliques à l’entrée de l’église et qu’ils procèdent auparavant au nettoyage après cette profanation. Ce comportement non-civilisé constitue malheureusement un nouveau cas parmi de nombreuses atteintes et profanations contre cette église au centre de la ville.


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« Vous avez des frères qui vous aiment. Ne nous oubliez pas ! » Interview de l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum (Patriarcat d’Antioche)

Du 28 au 30 novembre a eu lieu la visite à Odessa du vicaire du patriarche d’Antioche, l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum. Le dernier jour du séjour de l’évêque en Ukraine, Fares Nofal, correspondant du site Pravoslavie.ru (Moscou), a eu l’occasion de s’entretenir avec lui de la guerre au Moyen Orient, des activités du Patriarcat d’Antioche, du destin du christianisme arabe, ainsi que des raisons du conflit juridictionnel entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche.

Votre Excellence, vous êtes le témoin direct de ce qui se produit aujourd’hui dans les lieux saints du Moyen Orient, le berceau du Christ et du christianisme. Mais avant de commencer, pourriez-vous parler un peu de vous-même à nos lecteurs ?

– D’abord, je veux rendre grâce à Dieu de m’avoir permis de me trouver avec vous dans ces terres saintes, bénies, qui nous ont donné tant de saints maîtres et guides. Le peuple lui-même, l’Église orthodoxe russe, nous a toujours soutenus, tant par la prière que matériellement, et les fidèles de Syrie, d’Irak, de Palestine et de Jordanie se rappellent de l’aide russe qui leur a été accordée aux jours de l’occupation ottomane. Mais aujourd’hui aussi, les chrétiens – russes et ukrainiens – n’oublient pas de prier pour nous, nous donnant leur amour fraternel, luttant pour notre présence chrétienne dans les pays arabes. Je suis devenu évêque, il y a presqu’un an, avec le titre d’évêque d’Erzurum. Ce lieu peut être trouvé aujourd’hui sur la carte politique de la Turquie. Comme de nombreux autres diocèses historiques d’Antioche, cette métropole a été témoin de l’expulsion massive des fidèles chrétiens arabes et arméniens. Jugez par vous-même : selon différentes estimations, environ 25.000 à 30.000 chrétiens orthodoxes vivaient à Erzurum en 1917. Or, en 1925, le nombre des chrétiens y a été réduit à zéro. Ils furent tous victimes du massacre turc ; et, malheureusement, les ambitions ottomanes, de même que leurs méthodes politiques, sont aussi cruelles et brutales aujourd’hui. Hormis mon obédience de vicaire, assistant de S.B. le patriarche Jean X, j’exerce, par la miséricorde de Dieu, la fonction de directeur du Centre orthodoxe de recherches œcuméniques, fondé par nous à Amman, il y a vingt ans. La devise du centre est « Service et témoignage ». Celle-ci reflète ses buts missionnaires. Nous nous efforçons d’élever le niveau d’instruction religieuse de nos paroissiens arabes qui, par la force des choses, se trouvent dans l’Église de Jérusalem. Hélas, de nombreux fidèles se plaignent à juste titre que Jérusalem se trouve entièrement dans les mains des Grecs qui, à leur tour, préfèrent à la mission et au service du peuple arabe, la poursuite de leurs propres buts, qui nous sont incompréhensibles. Je m’occupe également de notre troupeau en Roumanie, qui s’est accru fortement durant ces dernières années. À ce jour, dans la seule ville de Bucarest vivent près de 150 familles arabes, et sur le territoire de ce pays sont dispersées 50 familles. Précédemment, du temps du défunt patriarche Ignace IV, j’occupais les fonctions de conseiller du Tribunal supérieur ecclésiastique de l’Église d’Antioche et de chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat d’Antioche, et ce en tant que professeur de droit canon et de théologie liturgique de l’Université de Balamand. Cette expérience s’est avérée pour moi fort utile par la suite, lorsque que je commençai à représenter la Jordanie dans les comités d’éthique de l’UNESCO et de l’UNICEF, ainsi que l’Église d’Antioche dans plus de 92 pays du monde, dans lesquels vivent de façon permanent des fils et des filles de l’Orient arabe.

– Votre journée du dimanche, hier, a été riche en événements : vous avez rencontré l’évêque diocésain d’Odessa, le métropolite Agathange, vous avez prié pour la première fois avec les membres de la communauté locale orthodoxe arabe. Quelles sont vos premières impressions ? Et comment voyez-vous l’avenir des Arabes orthodoxes de cette ville ?

– Mgr Agathange nous a reçus très chaleureusement. Nous avons discuté très longtemps des questions qui nous préoccupent dont, en partie, celle du passé et de l’avenir des relations de nos Églises-sœurs, et ses paroles m’ont simplement attaché à cette terre bénie ! Le matin, lorsque nous avons assisté à la divine liturgie en la cathédrale de la Sainte –Trinité, je ne pouvais cesser d’observer les innombrables enfants et adolescents qui s’approchaient du Calice, c’est quelque chose que l’on peut difficilement voir aujourd’hui dans les églises en Europe… C’est en cela que je vois la preuve principale que la foi ardente vit jusqu’à maintenant dans ce peuple bon, pieux, dont l’espérance, après des années d’oppression et de persécutions, est préservée dans ses enfants, les futurs membres de l’Église vivante. Pour ce qui concerne notre troupeau, je suis venu ici seulement pour écouter leurs souhaits, leurs voix et, à ce sujet, je remercie spécialement le métropolite Niphon [Saykali], représentant du patriarche d’Antioche auprès du patriarche de Moscou, qui m’a soutenu dans mon souhait de venir ici). Hélas, nombreux sont nos fidèles qui ne comprennent pas la langue liturgique, le slavon de l’Église russe, et je suis content qu’ils aient la possibilité de prier ici dans leur langue maternelle ; cela les maintient ensemble, leur donne de l’aise dans leur communication avec le Créateur. Malheureusement, je n’ai eu que très peu de temps pour converser avec eux, mais demain ou après-demain, je me ferai l’écho de leurs besoins auprès de S.B. le métropolite Onuphre ce qui, je l’espère, constituera le premier pas dans l’aménagement de la vie ecclésiale ici, à Kiev et Odessa.

Comme on le sait, toute le plérôme de l’Église orthodoxe a condamné avec détermination les premiers fruits du « printemps arabe », et voici que cinq années se sont déjà écoulées depuis le début de la soi-disant « révolution syrienne ». Comment les chrétiens d’Antioche voient-ils le résultat de cette « révolution » ? Quel est, généralement parlant, la nature de leur lutte quotidienne?

– « Le printemps arabe », à mon avis, n’est pas une révolution, mais plutôt un « automne arabe » détruisant notre civilisation. Et, de toute évidence, derrière les coulisses de cet « automne », se trouvent des mains étrangères, absolument pas arabes. J’espérais que des micro-révolutions auraient lieu dans les pays arabes et les amèneraient à certains changements positifs ; mais ce que nous voyons, par exemple, en Syrie, ce n’est pas une micro-révolution, mais un véritable jeu sur le sang des gens, dirigé à distance. Le président Bahar al Assad est un homme instruit, comprenant bien les problèmes de son État. Dès le début de sa présidence, il s’est efforcé d’ouvrir la Syrie au monde, sous sa direction a commencé la renaissance culturelle et économique du pays, il s’est efforcé comme on le dit « de changer le système ». Et il est absolument naturel que le processus « de changement du système » dure non pas 24 heures, non pas même deux ou trois ans. Mais ses efforts ont été enterrés par les fruits de la conférence coloniale de Londres de 1907, qui a démembré et affaibli le monde arabe depuis de nombreuses années. Tout ce qui se produit au Moyen Orient aujourd’hui, c’est le cadeau tardif de l’Occident à ses satellites dans la région. Ainsi ce « cadeau » a détruit notre héritage chrétien, nos musées ont été pillés, nos lieux saints détruits. Les Mongols qui s’étaient accaparés des terres du Califat, ont fait ce qu’ils voulaient, mais ils n’ont pas touché à ses pierres et à son esprit ; or, maintenant, les combattants de L’État islamique, soutenus par les wahhabites d’Arabie Saoudite et du Qatar, les radicaux de Turquie et les géopoliticiens américains, déploient de grands efforts pour effacer de la face de la terre la culture chrétienne de l’Orient – naturellement avec ceux qui en sont les porteurs vivants. Il n’est pas étonnant que le but suivant de cette force est devenu la Russie. Les commanditaires de cette terreur ne le cachent pas : même Kissinger a déclaré que « la chute du mur européen de la paix » constituait un moyen efficace de s’opposer à la présence russe… Des migrants de Turquie séjournent en Europe, alors que les véritables chrétiens syriens constituent moins de 10% du nombre total des réfugiés. Il en résulte que tous profitent de notre sang, le sang des véritables victimes, alors que nous souffrons plus que tous !

Vous avez rappelé l’émigration forcée – une véritable tragédie de la culture arabe. Mais la Russie orthodoxe est passé par quelque chose de semblable au début du XXème siècle. « Les bateaux des philosophes» [allusion aux philosophes russes expulsés par bateaux d’URSS en 1922, ndt] ont fait connaître à nouveau l’Orthodoxie à l’Occident. Que pensez-vous, est-ce que la tragédie actuelle de l’Orthodoxie arabe a une chance de devenir le début d’une nouvelle étape de son existence ? Peut-être nous faut-il nous préparer à l’apparition d’un « Saint-Serge » arabe en Europe ?

– Bien sûr, notre histoire se rappelle aussi de ses « bateaux des philosophes» à sa manière. La deuxième partie du XIXème siècle, comme on le sait, a été marquée par une série de génocides au Liban et à Damas, forçant de nombreux penseurs et artistes arabes à émigrer en Égypte, puis en Amérique du Nord et Latine. C’est ainsi qu’est apparu tout un mouvement dans la littérature arabe, appelée « Littérature de la diaspora », qui s’est créée, en partie, dans les publications arabe d’Amérique, dans les « clubs arabes » du Brésil et d’Argentine. Et cette littérature est principalement chrétienne. Le XXème siècle a apporté à l’Orient de nouvelles guerres, éloignant toujours plus de leur patrie historique de nouveaux philosophes, poètes, théologiens et musiciens. Beaucoup de médecins, savants et professeurs éminents en Occident aujourd’hui sont des intellectuels arabes chrétiens, contraints de fuir de leurs foyers. Nous espérons que ceux de nos frères qui sont devenus les victimes de la force aveugle des islamistes, ne chasseront pas le Christ des terres de leurs cœurs et resteront Ses témoins fidèles. Quant à nous, naturellement, c’est là notre devoir : qui, si ce n’est l’Église-mère, rassemblera ses fils dans les pays de la diaspora ? Nous devons rester les apôtres de l’amour et de la vérité et reconnaître sans honte notre christianisme, notre Orthodoxie. Nous ne pouvons être « une minorité », nous sommes la pincée de sel qui rend une nourriture abondante appropriée pour un repas.

Il y a quelques jours, l’État islamique a appelé l’Ukraine, après la Russie, « son ennemi ». La Russie, comme on le sait, est intervenue dans la situation politique dans la région, et comme l’estiment certains critiques parmi les politologues, publicistes et même des clercs de l’Église orthodoxe russe, elle a fait là une sérieuse faute. D’un autre côté, le métropolite Luc (al Khoury), après sa récente prière en la cathédrale orthodoxe « Mariamite » de Damas, a soutenu l’assistance militaire russe dans le combat contre l’islamisme. Comment pouvez-vous estimer la situation ? Quel est le rôle de l’aide russe dans le combat des chrétiens syriens ?

– Bien sûr, nous devons différencier les relations politiques et ecclésiastiques. Pour ce qui concerne les dernières, l’Église orthodoxe russe ne nous a jamais abandonnés : les nombreuses prières des peuples russe et ukrainiens, leurs dons abondants on atteint leur but. Grâce à ce soutien, nous sentons que nous ne sommes pas isolés. En outre, l’an dernier, l’Église orthodoxe roumaine a décidé également de nous aider. Elle a fait un don à l’Église d’Antioche de 500.000 Euros pour l’aide aux nécessiteux. Mais cependant, il n’y a pas de plus grand don que les saintes prières pour la paix en Orient, élevées dans vos maisons et vos églises. Du point de vue politique, tout est bien plus simple : chaque État a ses intérêts. L’Église ne peut soutenir la guerre et ou les mener, mais elle est obligée de bénir les défenseurs de sa patrie. Pour nous, en tant que chrétiens, la patrie est l’espace de notre témoignage sur le Christ. Il est connu que le bienheureux Augustin d’Hippone bénissait les soldats qui défendaient leur ville, disant : « Comme chacun de nous a une mère qu’il est appelé à protéger, nous devons défendre notre mère commune – la patrie ». Défendre notre État, est notre obligation bénie. La Syrie a ses intérêts, liés à ceux de la Russie, et la Russie a ses intérêts, liés à la Syrie. Mais en fin de compte, l’armée syrienne reçoit de l’aide, et c’est l’armée de la vérité qui se bat contre les meurtriers de notre histoire, de notre pensée. Et elle va tenir.

Voici déjà quelques années que les médias mondiaux décrivent les souffrances des chrétiens d’Orient, et cela, bien entendu, correspond à la réalité, car l’Église d’Antioche, indubitablement, est une Église souffrante. Mais certains peuvent soudain la considérer faussement comme morte, sans force. Ne pourriez-vous pas, pour que personne ne puisse avoir de doutes sur l’authenticité de la vie du christianisme orthodoxe en Syrie et en Irak, nous raconter les principaux événements de la chronique de l’Église d’Antioche, qui ont eu lieu durant les deux-trois dernières années ?

– Indubitablement, notre Église n’est pas morte – elle est l’Église des témoins, l’Église du martyre. En confessant le Christ crucifié et ressuscité, elle traverse aujourd’hui Son chemin de Croix depuis le Golgotha jusqu’à la résurrection des morts. Nous sommes fiers qu’Antioche enfante jusqu’à maintenant des martyrs, vivant éternellement devant le Trône du Très-Haut : c’est précisément eux qui sont la vie authentique de l’Église. Et, si ce ne sont les enfants fidèles de l’Église russe, qui comprendra et ressentira tout cela ? Eux qui gardent avec tremblement les saintes reliques de centaines et de centaines de leurs martyrs ? Cependant, comme l’a dit le Sauveur, que l’incroyant « vienne et voit ». Malgré toutes les adversités, malgré l’absence d’un minimum de financement, l’Église d’Antioche continue à servir les chrétiens et les musulmans de Syrie, de Jordanie, du Liban et d’Irak par ses écoles, hôpitaux et organisations caritatives. S.B. le patriarche d’Antioche Jean X a insufflé personnellement une nouvelle vie à nombre de ces projets, et bien qu’il soit lui-même dans une situation extrêmement non enviable (il suffit de se rappeler des malheurs du troupeau qui lui a été confié et l’enlèvement de son frère cadet Paul, métropolite d’Alep), il continue son ministère avec espérance, foi et dans la prière. En grande partie grâce à lui, une nouvelle université orthodoxe du monde arabe ouvre ses portes à Al-Khumaira, la seconde après l’université de Balamand qui accueille plus de 70 étudiants ayant déjà reçu une première éducation universitaire. Par les prières de nombreux fidèles s’achève la construction de l’hôpital patriarcal de la Vierge Marie de Balamand. Il n’est pas moins important pour nous de donner aux jeunes orthodoxes d’Antioche une autre chance de rester sur leurs terres, aussi nous vendons à crédit des terrains, près de Beyrouth, aux jeunes familles chrétiennes du Liban avec des maisons clés en mains et ce à leur prix de revient. J’espère qu’à l’avenir également, notre Église continuera à servir son troupeau, en renforçant le lien de celui-ci avec sa sainte patrie.

La nouvelle de la cessation de la communion eucharistique entre Damas et Jérusalem a choqué beaucoup de fidèles orthodoxes dans le monde entier. Quelles sont les véritables racines de ce conflit ? Quels pas ont été entrepris par les deux parties pour le surmonter ?

– C’est une question très douloureuse. En fait, la décision [de nommer un évêque au Qatar, ndt] prise par l’Église de Jérusalem, qui foule aux pieds les bases mêmes du droit canonique, a été pour nous absolument imprévue. C’est le signe, premièrement, d’un rejet profond du droit de l’Église-sœur à être présente dans les pays du Golf persique, et, deuxièmement, du déclin de l’amour dans les cœurs de nos frères évêques. Tout a commencé, comme d’habitude, par la politique. Souhaitant « acquitter sa dette » au monde, les dirigeants du Qatar ont décidé de démontrer leur ouverture au dialogue en général et au dialogue religieux, en particulier. En donnant aux confessions des terrains pour construire des lieux de culte, les autorités du Qatar n’ont pas pour autant oublié leur aversion envers le clergé orthodoxe arabe, auquel il était interdit de séjourner de façon permanente sur le territoire du pays (ce que je sais de par mon expérience personnelle). C’est ainsi que dans les années 1990, la question de la présence orthodoxe au Qatar a été réglée par le directeur du département régional du renseignement américain, dans le passé ambassadeur des États-Unis à Amman, sur la base de sa propre origine familiale : l’identité grecque de sa mère a donné lieu à ce que le fonctionnaire s’adresse au patriarche de Jérusalem. C’est précisément l’actuel patriarche de la Ville Sainte, alors archimandrite, qui a été envoyé à l’ambassade des États-Unis, et c’est sous sa direction qu’a été construite l’église orthodoxe, dont la première pierre a été posée par le défunt patriarche de Jérusalem Diodore, à l’encontre de toutes les normes juridiques en vigueur de l’Église. Contrairement à l’Église de Jérusalem, absolument toutes les Églises, dont l’Église russe, selon la discipline ecclésiale, ont sollicité la permission du défunt patriarche d’Antioche Ignace pour construire des églises, par exemple dans les Émirats Arabes Unis. « Votre séjour sur ces terres est précieux pour notre propre présence sur celles-ci », c’est ainsi que le patriarche d’Antioche a répondu à la demande du primat de l’Église russe de bâtir une église à Sharjah. Mais les hiérarques de Jérusalem ne l’ont pas fait. En 1999, en ma présence, à Amman, le patriarche Ignace a demandé au patriarche Diodore : « Monseigneur, lorsque vous rendez visite à votre frère, est-ce que vous ne frappez pas d’abord à sa porte ou ne lui-demandez vous pas une invitation ? Pourquoi n’avez-vous pas frappé à notre porte ? » Aucune réponse compréhensible, bien sûr, n’a suivi. Toujours est-il que nous avons accepté le fait accompli, bien que les Arabes orthodoxes du Qatar, pour parler posément, n’étaient guère enchantés par le prêtre hellénophone qui les desservait. Mais visiblement, tout cela n’était pas suffisant pour Jérusalem. La mort du patriarche Ignace IV et la situation catastrophique en Syrie et en Irak ont poussé les dirigeants de l’Église de Jérusalem (avec, indubitablement le soutien du Qatar, qui est intéressé dans la politique de la région) à choisir un évêque pour ce territoire ; et malgré notre appel à ne permettre un tel acte barbare, Jérusalem a néanmoins ordonné un évêque avec un titre correspondant. On peut légitimement se poser alors la question suivante : comment pouvons-nous parler d’unité lorsque nos frères font tout pour piétiner celle-ci ? Les Églises russe et antiochienne, hélas, ont fait une amère expérience semblable : nous n’avons pas encore oublié l’immixtion du Patriarcat œcuménique dans le schisme ukrainien. Dans de tels cas, nous devons nous rappeler, si ce n’est de notre amour, à tout le moins du droit canon, qui réglemente précisément toutes les procédures de ce genre. J’espère que Jérusalem, à la veille du Concile panorthodoxe, oubliera sa politique grecque, que le Trône œcuménique accomplira ses obligations concernant la cessation du présent conflit, et que les Églises orthodoxes russes et roumaines se prononceront – prononceront la parole de vérité – en ce qui concerne la situation qui s’est créée.

Quelles paroles voudriez-vous adresser à nos lecteurs, en tant que bon pasteur, frère fidèle et fils du Saint Orient ?

– Votre terre, est une terre sainte, sanctifiée par vous. Vous l’avez reconquise vous-mêmes. Vos innombrables martyrs, ce sont votre grand trésor. Votre Église a été crucifiée, et maintenant vous témoignez de sa résurrection. Préservez vos fidèles, ne préservez pas les pierres : ce sont justement les hommes qui sont « les temples de l’Esprit Saint », qui insufflent la vie aux églises de pierre par leurs métanies (prosternations) à terre. Vous, membres vivants de l’Église, pourrez garder votre foi et la transmettre au futur, à la postérité non encore née. Et bien sûr, n’oubliez pas que loin de vos pays, vous avez des frères qui vous aiment, qui n’ont pas cessé de le faire même lorsque les communistes persécutaient vos saints. Aujourd’hui, à l’aide de vos prières, votre amour, il nous faut surmonter les mêmes épreuves. Ne nous oubliez pas !

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Manifestation des Albanais contre le retour au monastère de Dečani des terres dont celui-ci avait été spolié

Une manifestation des Albanais a eu lieu le 17 décembre devant les murs du monastère de Dečani. Les manifestants, aux cris de « UCK » (« Armée de libération du Kosovo ») portaient des bannières avec des inscriptions telles que « Ôtez vos mains des biens », « La Cour constitutionnelle viole la constitution », « Internationaux, ne faites pas pression ». Une centaine de manifestants conduits par Shkodran Imeraj, membre de l’association des historiens du Kosovo, protestaient devant l’accès à Dečani et demandaient l’annulation de la décision du Tribunal constitutionnel du Kosovo, concernant le retour au monastère des biens qui avaient été spoliés du temps du communisme. L’organisateur de la manifestation a répété plusieurs fois que l’higoumène du monastère, le père Sava Janjić, était un « ultranationaliste » et que les protestations ne s’arrêteraient pas, ajoutant qu’il ne parlerait pas à l’higoumène Janjić. Les manifestants étaient encadrés par les forces de la police du Kosovo, tandis qu’en même temps le monastère était protégé par la KFOR. L’higoumène du monastère de Dečani, le père Sava Janjić, qui avait appelé les fidèles, la veille, à ne pas venir au monastère en raison de la manifestation, a déclaré que la commune de Dečani souhaite privatiser les terres du monastère et les vendre. « Les protestations ne sont pas un problème, puisqu’il s’agit d’une cinquantaine de personnes. Mais derrière la protestation se trouve la municipalité même de Dečani, qui joue le rôle moteur de toute cette campagne et utilise cette organisation de soi-disant historiens afin d’acquérir la moitié des biens fonciers du monastère et de les vendre, les privatiser ou réaliser quelque profit économique » a déclaré l’higoumène. Il a souligné que le monastère de Dečani a respecté les lois en passant par la justice et en portant plainte devant la Cour constitutionnelle du Kosovo. Celle-ci a suspendu le renvoi de l’action devant le tribunal local d’instance. Ladite procédure était absolument illogique du fait que l’action se trouvait déjà depuis huit ans devant la Cour suprême du Kosovo. « Si la Cour suprême du Kosovo ne peut résoudre ce problème, il est absolument illogique de croire que le tribunal local peut le résoudre, dans la mesure où celui-ci est partial, dans cette commune de triste réputation. Ce serait une parodie qui porterait le plus grand dommage, non seulement au monastère, mais au Kosovo en général, car cette procédure est observée par de nombreuses organisations, ainsi que l’attitude envers les droits de propriété du plus grand monastère orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, lequel, qui plus est, se trouve sous protection de l’UNESCO. Cela est déterminant, en grande partie, pour l’image du Kosovo et de l’état de sa magistrature » a déclaré l’higoumène Sava. Au cours du rassemblement, les manifestants ont en outre déclaré que le monastère était « un héritage culturel et historique des Albanais du Kosovo ».

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L’évêque de Prizren Théodose condamne fermement l’attaque terroriste contre le village serbe de Goraždevac (Kosovo)

Le 7 décembre, à 2h50 du matin, des individus ont ouvert le feu en rafales depuis une automobile qui a traversé le village serbe de Goraždevac, dans la commune de Peć. Selon les paroles d’un témoin, il s’agissait d’une jeep qui roulait à 10-15 km à l’heure. Les agresseurs ont d’abord tiré sur le monument aux morts et l’ont fortement endommagé. Ce monument était érigé à la mémoire des victimes de la dernière guerre et aux enfants qui ont péri lors de l’attaque sur le fleuve Bistrica en 2003 [les Albanais avaient alors ouvert le feu sur des enfants serbes, dont deux sont morts et plusieurs ont été blessés]. Continuant leur chemin à travers le village, les malfaiteurs ont ouvert le feu sur la voiture de Srboljub Kolašin, laquelle a brûlé entièrement, et ont ensuite tiré sur la maison de Saša Petrović. Les agresseurs ont tiré encore sur plusieurs sites et sur un kiosque. La police et les pompiers sont arrivés immédiatement sur place. Bien que personne n’ait été blessé lors de cette attaque, les habitants de ce village serbe sont sérieusement inquiets car une agression semblable s’est produite le 9 juillet de cette année, lorsqu’un cocktail molotov a été jeté depuis une voiture en mouvement. Les auteurs de cette attaque comme de beaucoup d’autres contre ce village et d’autres localités serbes, ainsi que contre les maisons de ceux qui sont revenus dans leurs foyers après la guerre, situées dans le district de Peć, n’ont jamais été trouvés. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a fermement condamné cette nouvelle aggression. Celle-ci montre que les Serbes restés en Métochie restent la cible des extrémistes. L’attaque en question est aussi la plus sérieuse parmi celles qui sont motivées ethniquement contre les Serbes durant les derniers mois. Elle montre que la situation sécuritaire au Kosovo et en Métochie échappe au contrôle des institutions locales qui ne sont pas en mesure d’apporter la sécurité aux citoyens. La mauvaise volonté de la police et de la justice locale pour donner une suite aux nombreux incidents et attaques contre les Serbes peu nombreux revenus dans leurs foyers pendant les années précédentes, a créé une atmosphère d’anarchie qui ouvre la voie à de nouvelles attaques et à la poursuite de la terreur contre les Serbes restés au Kosovo et en Métochie. L’évêque Théodose à envoyé une demande à la police du Kosovo et à la KFOR afin que des mesures soient prises pour éviter de nouvelles attaques contre les Serbes. Les incidents motivés ethniquement de plus en plus fréquents au Kosovo et en Métochie menacent l’avenir non seulement des Serbes sur cette région, mais aussi celui de tous les citoyens, indépendamment de leur origine, et témoignent de la situation préoccupante qui risque d’aller vers l’escalade.

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Nouvelle profanation d’une église en Ukraine occidentale

Dans la localité de Rokitno dans la région de Rovno (Ukraine occidentale), une nouvelle église, dédiée à Notre-Dame d’Iviron, a fait l’objet d’une profanation. Des inconnus ont profané le sanctuaire, brûlé les saints dons, l’antimension avec les reliques et l’Évangile de l’autel. Ce délit a été commis dans la nuit du 29 au 30 novembre. En outre, les malfaiteurs ont tenté de mettre le feu à l’édifice en trois point différents. La caisse de la paroisse a également été volée. Rappelons que des actes semblables avaient été commis dans la nuit du 18 au 19 novembre dans l’église de la Sainte-Trinité de la même localité.

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On ignore le sort des moniales du couvent orthodoxe Sainte-Catherine, dans le Nord de l’Irak

Peu nombreux sont ceux qui savent qu’il existe en Irak des chrétiens arabophones qui appartiennent au Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Des églises et des monastères du IVème siècle sont en voie de disparition, tandis que des moines et des moniales luttent quotidiennement pour leur foi. Un journaliste d’Al Jazeera a parlé le 26 novembre de moniales de la région, dont on ignore le sort. Concrètement, des informations font état d’un monastère Sainte-Catherine dans le nord de l’Irak, qui a été construit par les empereurs byzantins à la fin du VIème siècle, et qui se trouve aux mains de l’État islamique. Les islamistes ont fait irruption dans le monastère au moment où les moniales célébraient la mémoire de sainte Catherine. Selon les informations disponibles, les moniales n’ont pas quitté leur monastère et se trouvent sans défense face aux islamistes. On dit également que ceux-ci auraient bombardé la coupole de l’église, qui a été entièrement détruite.

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Une église orthodoxe a été pillée et profanée à Rokitno, en Ukraine occidentale

Dans l’ouest de l’Ukraine, un édifice appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine a été pillé et profané, puis a fait l’objet, en outre, d’un début d’incendie, le 22 novembre. Il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, dans la ville de Roktino, dans la région de Rovno. Selon les informations communiquées par le service de presse du diocèse, les malfaiteurs ont volé l’argent de la caisse de l’église, et ont allumé le feu dans cinq endroits différents de l’édifice. « L’an dernier, dix églises du diocèse de Sarny ont été pillées et profanées. C’est une honte que des vandales continuent encore à détruire des lieux de saints de la région de Polésie, provoquant la douleur dans le cœur des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Par leurs actions, les malfaiteurs créent une plaie qui saigne sur le corps de notre Église », a déclaré le métropolite de Sarny et de Polésie Anatole.

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Appel du patriarche de Serbie Irénée au sujet de la tentative des autorités kosovares de s’emparer des lieux saints serbes par le biais de l’UNESCO

Irénée, par la grâce de Dieu, archevêque de Peć, métropolite de Belgrade et de Karlovci, patriarche de Serbie,

Chers enfants spirituels,
Nos frères et sœurs au Kosovo et Métochie et les lieux saints de l’Église orthodoxe serbe sont en grand danger, parce que les suppôts de l’état autoproclamé du Kosovo veulent adhérer à l’UNESCO et s’approprier ainsi les églises et les monastères serbes. Par conséquent, le Patriarcat serbe appelle tout le peuple pieux et orthodoxe, toute personne de bonne volonté, et tous ceux qui se soucient du droit et de la justice dans le monde, à s’opposer à l’adhésion du soi-disant État du Kosovo à l’UNESCO, ce qui équivaudrait à une catastrophe humanitaire, à savoir la destruction des sanctuaires orthodoxes serbes reconnus comme patrimoine mondial de l’UNESCO. À cette occasion, l’Église orthodoxe serbe a publié sur son site internet les informations y relatives. Nous vous invitons à diffuser sur vos réseaux sociaux et sur internet, le plus largement possible, et ce avant le 9 novembre 2015, les informations que vous trouverez sur notre site, ainsi que sur le portail Save world heritage. Par nos efforts communs et de cette façon, l’opinion publique internationale sera informée de la gravité et de la grande menace qui pèse sur le patrimoine spirituel et culturel des lieux saints du peuple serbe au Kosovo et en Métochie. Nous sommes convaincus que la diffusion de ce type d’information permettra que tous ceux qui ignorent ces faits soient informés de façon rapide et efficace. Nous croyons que cela aidera les membres de l’assemblée générale de l’UNESCO, en dépit de toutes pressions, à prendre une décision juste avant le vote final, lors de la session imminente, et à préserver le patrimoine mondial et serbe dans la province du Sud de Serbie.
Avec notre bénédiction, patriarche de Serbie Irénée

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Un film sur les monastères et églises du Kosovo à l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO

À l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO, plusieurs films (avec commentaires en anglais) rappellent les actes de barbarie qui ont été commis contre l’héritage religieux serbe (églises et cimetières) au Kosovo. Le président de la République de Serbie a envoyé une longue lettre à tous les ambassadeurs accédités à Belgrade, pour inviter les États qu’ils représentent à ne pas soutenir la prétention de ceux qui ont contribué à la destruction de ce patrimoine et le laissent aujoud’hui abandonné  d’être membres d’un organisme international dont la mission est de prendre soin du patrimoine culturel de toutes les nations.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine exhorte les fidèles à ne pas céder aux provocations

La session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a eu lieu le 27 octobre à Kiev. Les membres du Saint-Synode ont adressé le message suivant aux fidèles :

« Aujourd’hui, l’Église orthodoxe d’Ukraine, avec tout le peuple ukrainien, cherche la voie de la réconciliation nationale. Nous constatons avec joie que, dans les régions de Donetsk et de Lougansk, la tension diminue peu à peu, le cessez-le-feu se prolonge, ce que, nous l’espérons, résultera en une paix solide. Notre Église a souligné à maintes reprises la nécessité de la recherche pacifique d’une solution de ce lourd conflit armé. Et aujourd’hui, nous saluons sincèrement les efforts de l’État ukrainien, dans le but de le surmonter. Ces derniers temps, les autorités de l’État accomplissent un certain nombre d’efforts pour résoudre les relations entre l’Église et l’État. Aujourd’hui, les organisations religieuses ont déjà reçu le droit de fonder des établissements d’enseignement, le règlement sur le clergé auprès des forces armées ukrainiennes a été entériné, le processus de reconnaissance par l’État des documents concernant l’instruction supérieure ecclésiastique, les degrés scientifiques et les titres universitaires délivrés par les Instituts supérieurs ecclésiastiques, est élaboré. Aujourd’hui se déroulent les débats au parlement sur certains projets de lois actuels pour la vie de l’Église. Malgré ces changements positifs dans les relations de l’Église et de l’État, des cas de violation de la paix civile sur la base religieuse sont signalés dans certaines régions de notre pays. Entre autres, ces derniers temps, des tentatives de s’emparer des édifices de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont eu lieu, ainsi que des cas de violence à l’égard des fidèles, et parfois des attentats contre leur vie. Nous sommes contraints de constater avec regret que certains organes locaux du pouvoir permettent la violation de la législation nationale en vigueur, et que les forces du maintien de l’ordre n’interviennent pas toujours pour défendre les droits légitimes des communautés religieuses, du clergé et des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Tout cela n’empêche pas seulement la réalisation des droits constitutionnels des citoyens de l’Ukraine à confesser librement leur foi, mais provoque une tension sociale dans notre État. En même temps, alors que se poursuit au Donbass un processus de paix extrêmement complexe, nous faisons face de facto au danger de la déstabilisation de la situation de la société dans les autres régions d’Ukraine. Actuellement, le Département juridique synodale surveille attentivement tous les cas de violation de la législation commis à l’égard des communautés de l’Église orthodoxe d’Ukraine et en informe à temps les forces de l’ordre dans le but de ne pas permettre l’incitation aux hostilités interconfessionnelles. Nous plaçons notre espoir dans des enquêtes impartiales sur de tels conflits. L’illégalité des actes dirigés contre le clergé et les fidèles de notre Église a déjà été prouvée à maintes reprises devant la justice. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine demande à tous les évêques diocésains et au clergé de communiquer sans délais au Département juridique synodal toutes les tentatives visant à s’emparer des églises, ainsi que les autres cas de violation des droits des fidèles de notre Église. Dans la présente situation difficile pour notre Église, le soutien du monde orthodoxe entier est extrêmement important, ainsi que celui de la communauté internationale. Pour cette raison, le Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine surveille les violations des droits des fidèles et en informe les Églises orthodoxes locales, ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, notre but, en tant que chrétiens, est le maintien de la paix et du calme dans notre pays. Ne cédons pas aux provocations et ne nous laissons pas entraîner dans le conflit sur la base religieuse. Nous devons fermement nous opposer à toutes les tentatives de disloquer le pays depuis l’intérieur. Notre arme principale dans ce combat spirituel est le véritable amour chrétien envers le prochain. Notre Seigneur Jésus-Christ nous appelle à aimer nos ennemis, à bénir ceux qui nous maudissent, à faire du bien à ceux qui nous haïssent et à prier pour ceux qui nous maltraitent et nous persécutent, afin d’être les fils de notre Père Céleste (Matth. V, 44-45). Toute haine entre les hommes est surmontée par l’amour. Si le Seigneur nous envoie des épreuves, cela signifie qu’Il s’occupe de notre perfection, qu’Il nous donne la possibilité de croître dans l’amour envers le prochain. Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous (I Thess. V, 15). Enfin, nous considérons de notre devoir pastoral de dire quelques mots au sujet de notre préoccupation concernant la situation qui se crée autour de la préparation du Concile panorthodoxe. Nous demandons à tous ceux qui sont engagés dans cette préparation à faire tout pour que les règles, les traditions et les usages de la sainte Église orthodoxe soient préservés, lesquels constituent le fondement de notre unité panorthodoxe. Que la bénédiction de Dieu demeure avec nous tous.

Au nom des membres du Saint-Synode, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre.

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Le patriarche Jean X : « Nous avons été appelés à défendre le christianisme »

À l’occasion de la Conférence « Pluralisme religio-culturel et coexistence pacifique au Moyen Orient », tenue à Athènes le 19 octobre, le patriarche d’Antioche Jean X s’est adressé aux experts de la conférence. La guerre s’est produite sur toute la terre syrienne, a déclaré le Primat de l’Église d’Antioche, n’épargnant personne, même dans les territoires relativement paisibles. « Je vis non loin de l’église mariamite [cathédrale orthodoxe de Damas] – à quelques kilomètres des lieux où la paix dont jouissaient ses résidents a été enterrée sous les obus qui y ont explosé. Oui, les habitants de la terre, où les chrétiens ont reçu pour la première fois leur appellation, payent pour cela aujourd’hui un prix élevé – celui du sang », a affirmé le patriarche. Selon le point de vue du patriarche, la cause principale « du retour de la société à l’époque de l’ignorance bestiale » a été le soi-disant « printemps arabe », « qui a parsemé ensuite des missiles  dans le ciel pascal d’Alep ». « Oui, messieurs, ce qui se produit en Orient, ne peut être appelé que ‘l’enterrement vivant d’une civilisation’. Notre terre n’est pas créée pour être une fosse commune massive ; nos gens ne sont pas nés pour mourir à l’étranger ; nos enfants n’ont pas ouvert leurs yeux ici afin de les fermer dans les profondeurs de la mer ! L’incapacité de la communauté internationale de régler le conflit syrien, c’est l’échec de tout le système de défense des droits de l’homme ! » À cette occasion, le patriarche n’a pas passé sous silence le fait que « l’on ignorait le sort des deux métropolites d’Alep kidnappés », Paul (Yazigi, le frère du patriarche) et Jean (Ibrahim, de l’Église syro-jacobite). « Pour ainsi dire, le monde entier a oublié ces malheureux, leurs noms ne résonnent plus dans les endroits où sont prises les décisions vitales. Nous élevons notre voix et exigeons que soient libérés nos frères des mains de leurs ravisseurs et, de la part des autorités responsables – des pas décisifs pour la libération des captifs », a déclaré le patriarche Jean X. Cependant, malgré tout cela, les chrétiens de Syrie resteront vivre et servir sur les terres de leur patrie que – le patriarche en est convaincu – personne ne quittera volontairement : « Nous sommes forts dans le Christ et nous avons été semés sur Sa terre… Nous avons été nourri de l’Orthodoxie avec le lait maternel et nous avons été appelés à sa défense depuis deux mille ans. Nous, chrétiens, ne sommes pas d’accord pour être des « gens de seconde catégorie », payant un impôt pour notre propre existence [i.e. la jizya, taxe prélevée sur la population chrétienne par « l’État islamique » sur les territoires occupés par lui] – non, nous sommes issus du cœur de notre terre et nous y resterons ! »

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Tuerie de chrétiens dans l’Oregon (États-Unis): une déclaration de l’Eglise orthodoxe russe

1443774566323” L’Église orthodoxe russe a appris avec une profonde affliction l’épouvantable acte terroriste perpétré contre un collège dans l’état américain de l’Oregon, dont plusieurs civils ont été victimes. Cette tragédie s’aggrave du fait que le tueur a délibérément choisi de jeunes chrétiens pour cibles.

Cet acte criant d’inhumanité confirme que le christianisme est bien devenu la religion la plus persécutée du monde. Les extrémistes de différentes parties du monde s’efforcent de plus en plus souvent de susciter la haine et l’hostilité entre les religions et les peuples, recourant pour cela aux méfaits les plus inhumains.

Le Patriarcat de Moscou attire encore et encore l’attention de la communauté internationale sur l’importance de la protection des chrétiens contre les actes de terrorisme. Nous ne cessons de rappeler la responsabilité qui incombe aux détenteurs de l’autorité, aux leaders religieux et civiques dans la coexistence pacifique des représentants de différentes religions, ethnies et cultures. En même temps, nous estimons que les actes terroristes perpétrés ces derniers temps dans différents pays du monde sont la conséquence du chaos politique et social provoqué par des forces extérieures dans différentes pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord.

L’Église orthodoxe russe partage l’affliction du peuple américain, elle prie pour la guérison des blessés et la consolation des parents et des proches des victimes de l’attentat. Nous espérons que les autorités des États-Unis d’Amérique prendront les mesures qui s’imposent pour prévenir semblables tragédies et assurer une vie paisible et sûre aux chrétiens et aux représentants d’autres religions traditionnelles.”

Source: Église orthodoxe russe – Photographie (source)

L’archevêque de Sébaste Théodose (Patriarcat de Jérusalem) : un coup sans précédent a été porté au christianisme au Moyen Orient

L’archevêque de Sébaste Théodose (Patriarcat de Jérusalem) a été reçu le 2 octobre par le patriarche de Bulgarie Néophyte. Remerciant son hôte pour la possibilité de souvent visiter la Bulgarie, l’archevêque Théodose lui a transmis les salutations cordiales du patriarche de Jérusalem Théophile avec une invitation à se rendre en Terre Sainte et au Patriarcat de Jérusalem. L’archevêque Théodose a partagé avec le patriarche de Bulgarie ses préoccupations au sujet du Moyen Orient, jadis berceau du Christianisme où, jusqu’à un temps récent, des gens de différentes nationalités et confessions vivaient paisiblement. Or, aujourd’hui, les chrétiens y sont exposés à des persécutions sans précédent. L’archevêque a souligné que, durant ces quatre dernières années, une persécution sans précédent du christianisme a lieu au Moyen Orient : près d’un demi-million de chrétiens ont quitté la Syrie, près d’un million, l’Irak, plus de 40 membres du clergé ont été torturés dans ce pays, des localités chrétiennes entières ont été vidées de leurs habitants, et des églises et d’autres lieux saints du IVème et Vème siècles ont été détruites. Au cours des discussions, l’archevêque Théodose, au nom du Patriarcat de Jérusalem, a exprimé l’espoir que l’immixtion de la Russie dans le conflit amènera à un équilibre des forces et à la résolution du problème. Soulignant toutefois que la force des chrétiens se trouve dans la prière et l’imploration de l’aide de la grâce de Dieu, l’archevêque Théodose a demandé au patriarche bulgare de commémorer dans ses prières les chrétiens vivant au Moyen Orient et de prier pour l’établissement d’une paix solide dans la région.

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Commémoration du 50e anniversaire de la levée des anathèmes entre l’Église catholique et l’Eglise orthodoxe

header_picUn message a été rédigé par le comité mixte de dialogue catholique-orthodoxe de France. Cliquez ici pour le lire. Une célébration des vêpres orthodoxes aura lieu dimanche 4 octobre à 17 heures à Notre-Dame de Paris. Elle sera présidée par le métropolite Emmanuel.

Constantinople : présentation d’un album photographique et historique sur le pogrom anti-grec des 6 et 7 septembre 1955

Un nouvel album de photographies sous le titre « Les événements des 6 et 7 septembre 1955 » qui avaient été réalisées par le photographe Dimitri Kouloumenos, a été présenté à Constantinople, à l’occasion du soixantième anniversaire de ces événements tragiques. Rappelons que les 6 et 7 septembre 1955 avait eu lieu à Istanbul un pogrom de la communauté chrétienne orthodoxe grecque. Plus d’une douzaine de personnes trouvèrent la mort pendant et après le pogrome et il y eut un grand nombre de blessés. Environ 70 églises orthodoxes ont alors été détruites ou sérieusement endommagées, tout comme plusieurs milliers de magasins appartenant à la communauté grecque. Les minorités arménienne et juive furent également touchées par leditss événements. La communauté grecque, qui comptait alors près de 130.000 membres, s’est considérablement amenuisée après le pogrome, ses membres ayant émigré massivement en Grèce. La présentation de l’ouvrage a eu lieu dans la cour de l’église de l’Entrée au temple de la Mère de Dieu de Stavrodromi à Constantinople, en présence du patriarche œcuménique Bartholomée, qui a salué l’édition de l’album dans son allocution. Était également présents à la présentation le consul de Grèce à Constantinople Evanghelos Sekeris avec son épouse, la consule Danaé Vasilakis, le chef du bureau de presse de Grèce Georges Angelopoulos, les archontes du Trône et un grand nombre de membres de la communauté. M. Georges Benlisoï, qui représentait la maison d’édition « Istos » a décrit l’album, qui comporte des textes en langue turque ainsi que le matériel photographique unique du défunt photographe patriarcal Dimiti Kaloumenos. Cet ouvrage a été réalisé avec les conseils de M. Nicolas Manginas et avec le concours du journaliste Serdar Korucu. Les réalisateurs de l’album, dans leurs allocutions, ont évoqué les événements de septembre, mais également la valeur historique unique des photographies, lesquelles constituent un témoignage irréfutable de ce qui se passa la nuit du 6 au 7 septembre 1955. M. Manginas a mentionné que le nouveau livre « ne vient pas inciter la haine et aux passions, mais constitue le témoignage d’une injustice que plus personne ne nie dans la Turquie contemporaine ». De son côté, le patriarche a conclu son allocution par les paroles suivantes : « Nous étant trouvés souvent sur différentes croix, jamais nous n’avons cependant crié « tout est terminé ». Car nous, chrétiens, croyons dans la Résurrection. La Roméité se confie dans la justice et la providence de Dieu. La Roméité croit, la Roméité endure ».

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La Grèce a exprimé ses protestations à l’ambassadeur d’Albanie à Athènes au sujet de la destruction de l’église orthodoxe Saint-Athanase à Dhërmi

La Grèce a exprimé ses protestations à l’ambassadeur d’Albanie à Athènes et a porté plainte officiellement, mercredi dernier, auprès de la Commission Européenne ainsi qu’au Conseil de l’Europe, après la destruction, par les autorités albanaises, de l’église orthodoxe du village de Dhërmi dans le sud du pays. Le ministère grec des Affaires étrangères a également informé Berlin et Washington au sujet du dépôt de ses plaintes. Un diplomate grec a comparé la destruction de l’église Saint-Athanase aux actions des djihadistes. « La destruction des lieux et des objets saints se produit dans la région du Moyen Orient et en Afrique du Nord, et c’est l’action des djihadistes. Aujourd’hui, nous voyons un tel acte dans un pays voisin, l’Albanie », a déclaré le représentant du ministère grec des Affaires étrangères, Constantin Koutras. Les autorités albanaises ont déclaré que leur intention était d’accomplir des fouilles sur ce terrain afin de tenter de découvrir la tombe d’un missionnaire catholique du XVIIème siècle, Nilo Catalano. La localité de Dhërmi se trouve dans la région du sud de l’Albanie que les Grecs appellent Épire du Nord et dans laquelle vit une minorité grecque orthodoxe.

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Une église orthodoxe a été détruite par les employés municipaux dans le sud de l’Albanie

Le 26 août 2015, à l’aube, a été détruite l’église orthodoxe Saint-Athanase qui se trouve dans le village de Dhërmi, dans le sud de l’Albanie, et ce sur la demande du maire de Himara. Vers 4 heures du matin, la police municipale est arrivée sur les lieux et les pelleteuses ont détruit l’édifice. Les quelques habitants qui avaient entendu le bruit des engins et se sont rendu sur place, mais ne sont pas parvenus à s’opposer à la destruction. Les habitants du village sont venus ensuite pour recueillir les morceaux de leur église. Le 20 août, les employés municipaux d’Himara étaient déjà venus à l’église, avaient enlevé les icônes et objets sacrés et effectué une première tentative de destruction. La communauté orthodoxe n’avait pas été prévenue au préalable. Dès que les fidèles furent informés de ces préparatifs destinés à détruire l’édifice, ils se rendirent sur place avec le prêtre de l’église afin de protester et d’empêcher cet acte. Ils exprimèrent alors leur indignation et déclarèrent qu’ils étaient prêts à défendre leur église à tout moment. Ils se rassemblèrent à nouveau dans l’après-midi. La démolition en question constituait une violation de la loi et un mépris profond envers la religion et les communautés religieuses. Il convient de mentionner que l’église Saint-Athanase avait été détruite pour la première fois en 1972 par les communistes, qui utilisèrent ses pierres pour construite un réservoir hydraulique. En 1992, les habitants de la localité construisirent une nouvelle église à la place de l’ancienne. Le nouvel édifice servit donc aux fidèles durant 23 ans. Sa destruction, accomplie par les employés de l’État constitue une violation flagrante de la loi n°10057 du 22.01.2009 « sur la ratification de l’Accord entre le Gouvernement de la République d’Albanie et l’Église orthodoxe d’Albanie » qui garantit l’intégrité des lieux de culte et les protège des actions abusives de l’État.

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Un monastère chrétien du Ve siècle détruit au bulldozer par les islamistes de Daech au centre de la Syrie

St_Elian_1L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté vendredi que l’organisation extrémiste État islamique (El ou Daech) a détruit le jeudi 20 août le monastère de Saint Elian à d’Al-Qaryatayn,  une localité située au Sud-Est de Homs, qui avait été capturée par les jihadistes le 5 août.
Le groupe ultra-radical, qui a justifié son action par le fait qu’en ce lieu « les gens adoraient un autre dieu qu’Allah », a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant sa destruction.
St_Elian_2Le monastère portait le nom d’un saint très vénéré dans la région de Homs, saint Elian (connu aussi sous le nom de saint Julien d’Émèse – nom de Homs dans l’Antiquité ), un médecin martyrisé par les Romains pour avoir refusé d’abandonner le christianisme.

Le Saint-Siège, défenseur des sanctuaires serbes au Kosovo ?

M. Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Le Saint-Siège et le pape François disposent d’une grande autorité morale au sein de la communauté internationale et leur soutien à la protection du patrimoine spirituel et culturel serbe au Kosovo pourrait jouer un rôle très significatif, dit à l’agence de presse Sputnik Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO. A travers le combat quotidien héroïque et martyr des prêtres et des moines qui continuent de vivre au Kosovo, l’Église orthodoxe serbe s’efforce de préserver notre patrimoine culturel dans cette province. Pourtant, on oublie souvent que l’héritage culturel et spirituel serbe au Kosovo n’est pas uniquement orthodoxe, mais également chrétien, dit l’ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO, Darko Tansaković.
« Si ce front de défense était plus large – chrétien, je crois que l’efficacité de toute l’action entreprise serait considérablement accrue. Dans certains pays majoritairement catholiques, qui n’ont pas reconnu le Kosovo, la position du Saint-Siège sur la non-reconnaissance de cette structure paraétatique revêt une importance cruciale et constitue parfois le facteur déterminant dans la prise de décision d’un pays de reconnaître le Kosovo ou non », dit M. Tanasković, qui est également ancien ambassadeur de Serbie au Vatican.
M. Tanasković affirme que le Saint-Siège est profondément préoccupé par l’exode incroyable des chrétiens de Terre sainte et du Proche-Orient, où la population chrétienne est victime des horreurs de la situation politique de cette région et du fondamentalisme et radicalisme islamiques. Cela constitue une menace pour toute la chrétienté, souligne M. Tanasković ; or nous sommes témoins d’un phénomène semblable, quoique de dimension moindre, précisément au Kosovo et dans certaines autres parties des Balkans où des sanctuaires chrétiens sont en danger.
« C’est justement l’aspect sous lequel le Saint-Siège considère le problème du Kosovo, ce qui peut aider significativement à expliquer l’existence de ce phénomène sur le sol européen. Nous sommes horrifiés que les chrétiens quittent la Terre sainte, mais le fait que des chrétiens se sentent menacés dans une partie de la vieille Europe, dans les Balkans, n’attire pas beaucoup l’attention », dit M. Tanasković.

Le dialogue œcuménique revêt également une très grande importance pour le Saint-Siège

Le pape François considère que le dialogue œcuménique est très important et il sait que toute démarche qui irait à l’encontre de la protection du patrimoine chrétien dans les Balkans, et plus concrètement au Kosovo, serait nuisible au dialogue œcuménique. Il est certain que le Vatican en tiendra compte », affirme le diplomate serbe.
M. Tanasković pense que le clergé de l’Église orthodoxe serbe pourrait considérablement aider à ce que certains pays comprennent correctement toute la signification de ce moment historique et empêchent qu’un non-Etat, établi sur le non-droit, entre dans une organisation dotée d’un mandat et fondée sur des idéaux aussi élevés que l’UNESCO.
L’ambassadeur serbe auprès de l’UNESCO rappelle qu’il y aurait des indices auprès du ministère des Affaires étrangères de Grèce laissant entrevoir un changement d’attitude de ce pays à propos du Kosovo, se traduisant par un soutien de sa candidature à l’UNESCO.
« Étant donné la position et l’influence de l’Église sur la vie nationale en Grèce, il est certain que notre Église orthodoxe pourrait discuter avec l’Église orthodoxe grecque au sujet du Kosovo, et je crois qu’elles en discutent déjà et qu’elles feront tout ce qui est possible dans ce sens », souligne M. Tanasković.
Notre interlocuteur souligne également qu’il faut attacher une très grande attention à la question du Kosovo dans les conversations avec le clergé du Patriarcat œcuménique, en particulier à la lumière de la fondation d’une certaine Église orthodoxe albanaise qui prétendrait assumer la souveraineté sur les églises et les monastères serbes au Kosovo.
« L’archevêque de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie Anastasios Janullatos est l’un des théologiens les plus érudits et les plus respectés de l’orthodoxie contemporaine. Lui-même est un interlocuteur très important pour ce sujet, compte tenu du fait qu’il se trouve sous la juridiction du Patriarcat œcuménique, qui jouit d’une très grande influence dans les relations internationales, en particulier le patriarche Bartholomée Ier. »
Quant à la procédure applicable en ce qui concerne l’adhésion du Kosovo à l’UNESCO, il existe un vide empirique et jurisprudentiel, car il n’y a jamais eu jusqu’à présent de cas de ce type, dit M. Tanasković. C’est pourquoi un grand espace existe pour le combat diplomatique de la Serbie, et cela sur tous les fronts, ce dont nous devons profiter, conclut notre ambassadeur auprès de cette organisation.

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“Vers la disparition des chrétiens d’Orient?” – une conférence de Jean-François Colosimo à Chaville

Jean-François Colosimo, professeur de patrologie à l’Institut Saint-Serge, président du directoire des Éditions du Cerf et auteur du livre “Les hommes en trop : la malédiction des chrétiens d’Orient,” a donné une conférence le mardi 14 avril à Chaville dans le cadre de la commémoration de centenaire du génocide des Arméniens organisée par la municipalité.

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Jovan Nikoloski