01/10/2016
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Category Archives: Persécutions antichrétiennes

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Un groupe d’étudiants de Priština (Kosovo) exige la démolition de l’église orthodoxe de la ville, dont la construction est restée inachevée

Un groupe d’étudiants de la Faculté de mathématiques et de sciences naturelles de l’Université de Priština a envoyé à une lettre à un média local, vendredi dernier, pour réclamer la démolition ou le changement d’affectation de l’église de la ville, dont la construction a commencé dans les années 1990, sous le régime de Slobodan Milošević. “Du fait que ce bâtiment a été construit du temps du régime de Milošević, dans la cour même du campus universitaire, nous exprimons notre profonde indignation quant au fait que la République du Kosovo n’ait rien fait jusqu’à maintenant pour détruire ce bâtiment, ou le mettre au service des étudiants de l’Université de Priština « Hasan Pristina » pour leurs études, par exemple en faire une bibliothèque » est-il dit dans la lettre. Les étudiants ont également déclaré que les travaux de réparation de l’église dont la construction est inachevée, commencés jeudi dernier, devraient cesser définitivement. « Nous croyons que cette construction n’a démarré que pour déclencher des tensions inter-ethniques. Aussi, nous n’avons pris encore aucune mesure. Mais si cela continue dans les jours qui viennent, nous réagirons, comme l’ont toujours fait les étudiants albanais, par différentes actions de protestations » est-il encore dit dans la lettre. Les étudiants ont dit qu’ils n’étaient opposés à aucune religion ou édifice religieux, mais qu’ils s’opposaient à ce qu’ils appellent « l’avilissement » de l’université. Des représentants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo ont commencé, dimanche dernier, à nettoyer l’église, mais leurs travaux ont été interrompus par le bureau d’inspection de la municipalité de Priština qui prétend que les représentants en question ne disposaient pas du permis requis. Le nettoyage était organisé par les Serbes de la région après que des inconnus aient mis le feu à des pneus dans l’édifice le 9 septembre. Le feu n’a pas causé de dommage significatif au bâtiment, mais l’Église orthodoxe serbe et la population serbe de la région on qualifié cette attaque de « honteuse » et ont exhorté les autorités du Kosovo à trouver les malfaiteurs. L’église est restée inachevée depuis la fin de la guerre au Kosovo en 1999. Au mois de juillet, des fouilles effectuées par des experts médico-légaux a échoué dans sa recherche de restes humains dans un prétendu charnier près de l’église.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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La cathédrale du Christ-Sauveur à Pristina incendiée

incendie1La télévision nationale serbe informe que la cathédrale du Christ-Sauveur, encore inachevée à Pristina (Kosovo) a été incendiée le 9 septembre dernier. Les vandales ont mis le feu à plusieurs endroits à l’aide de pneus d’automobile. Mgr Théodose, évêque de Raska et Prizren a fermement condamné l’incident soulignant que la cause en est le refus des autorités du Kosovo et de la police de mettre en place une protection permanente devant la cathédrale du Christ-Sauveur, qui a été plusieurs fois exposés à la profanation.

Les trois patriarches de Damas, orthodoxe, syriaque, et catholique-melkite demandent la levée des sanctions contre la Syrie

Les trois patriarches résidant à Damas ont exhorté la communauté internationale « à mettre fin au siège du peuple syrien » et à lever les sanctions internationales qui, disent-ils, aggravent les souffrances. Les trois leaders chrétiens – le patriarche catholique melkite Grégoire III Lahan, le patriarche syriaque Ignace Ephrem II et le patriarche orthodoxe Jean X, ont adressé, le 23 août, leur appel à « la conscience internationale et les pays concernés ». Bien que « les buts principaux, en imposant ces sanctions, soient politiques », ont déclaré les patriarches, celles-ci ont affecté l’ensemble du peuple syrien, « particulièrement les pauvres et la classe ouvrière, dont les possibilités de faire face à leurs besoins quotidiens tels que la nourriture et les soins médicaux sont très affectées ». « Malgré la détermination du peuple syrien face à la crise, la situation sociale empire et la pauvreté ainsi que la souffrance du peuple syrien s’accroissent constamment » ont poursuivi les patriarches. Dans leur déclaration, ceux-ci ont souligné les conséquences spécifiques qui paralysent le pays et l’isolent du reste du monde. Cela inclut l’absence d’investissements, l’embargo sur les vols internationaux à destination de la Syrie, la réduction des exportations vers ce pays et le placement de certaines sociétés syriennes sur la liste noire du commerce international, tout ceci étant « considéré comme des mesures économiques visant à l’isolation de la Syrie par rapport à la communauté internationale » ont ajouté les patriarches. Ceux-ci ont critiqué les pays occidentaux dont la plupart ont fermé leurs ambassades ainsi que l’embargo sur les transactions bancaires internationales avec la Syrie qui « met le peuple en difficulté financière ». Les patriarches ont déclaré qu’en plus de l’amélioration des terribles conditions de vie en Syrie, la levée des sanctions aiderait les efforts des groupes ecclésiastiques et humanitaires à fournir de l’aide, réduisant ainsi l’exploitation du peuple syrien souffrant. « Nous espérons que la communauté internationale répondra à l’appel humanitaire des Syriens : Cessez le siège du peuple syrien ! Levez les sanctions internationales sur la Syrie et permettez à ce peuple de vivre dans la dignité, qui est le droit fondamental de tous les peuples du monde », ont conclu les patriarches. Le jour précédent, dans une rencontre avec l’ambassadeur russe en Syrie Alexandre Kinshchak, le patriarche Éphrem avait demandé l’aide de la Russie pour faire libérer les deux hiérarques d’Alep, le métropolite syriaque Grégoire Yohanna et le métropolite orthodoxe Paul, frère du patriarche Jean, qui avaient été enlevés en avril 2013 dans le nord de la Syrie alors qu’ils se trouvaient en mission humanitaire.

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Des Turcs suspendent une bannière pro-islamique sur une église orthodoxe

Un nouvel incident s’est produit en Turquie, après la provocation de la lecture du Coran à Sainte-Sophie. C’est ainsi qu’un groupe de musulmans ont déplié une bannière sur la façade d’une église orthodoxe dans la province de Hatay, dans le sud de la Turquie. Selon le journal turc en langue anglaise « Daily Sabah », la bannière proclame : « Nous célébrons le saint mois du ramadan dans tout le monde islamique ». C’est un second incident, peu après la provocation récente des autorités turques d’approuver la récitation du Coran à Sainte-Sophie de Constantinople et de retransmettre celle-ci en direct pendant les 30 jours du ramadan. L’article du « Daily Sabah » souligne que l’église concernée est située dans la principale rue commerçante d’Alexandrette et sert les besoins des chrétiens, dont le nombre diminue sans cesse dans le pays.

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Des offices de requiem ont été célébrés dans toutes les églises de Crimée pour les victimes orthodoxes des déportations

Des offices de requiem pour tous les orthodoxes qui ont perdu la vie lors des déportations ont été célébrés mercredi dernier, « Jour de la commémoration des victimes des déportations des peuples de Crimée », dans toutes les églises et monastères de la péninsule. « Que le Seigneur bénisse la terre de l’ancienne Tauride ainsi que nos peuples. Et qu’Il aide à surmonter les conséquences affligeantes de ce qui s’est passé, afin que rien de pareil ne se répète ! », a déclaré le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, mercredi dernier à la session du Conseil interconfessionnel de Crimée. Le métropolite a appelé tous les peuples de la péninsule « à préserver la modération, la sagesse et la paix ». Le métropolite, avec les dirigeants de Crimée et les responsables religieux, a déposé une couronne devant le monument aux victimes de la déportation à Simferopol.

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Un métropolite du Patriarcat d’Antioche demande l’aide de la Russie pour retrouver les deux hiérarques enlevés en Syrie en 2013

Le métropolite Luc (Patriarcat orthodoxe d’Antioche) demande de l’aide pour récolter des informations concernant les deux hiérarques enlevés en Syrie, il y a maintenant trois ans. « Malheureusement, nous ne savons rien sur leur sort, nous ne savons pas où ils sont, ce que l’on a fait d’eux, s’ils sont vivants ou s’ils ont été tués. Nous n’avons aucune idée de leur situation », a déclaré le métropolite lors de sa rencontre avec une délégation parlementaire de Russie.

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Une église orthodoxe serbe a été pillée au Kosovo

Une nouvelle église orthodoxe serbe a été attaquée au Kosovo. Le prêtre Slobodan Djorić a communiqué à la police du Kosovo, le 28 février que l’église de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu à Pejčići avait été pillée. Des inconnus ont brisé les portes de l’église et dérobé trois croix dorées ainsi qu’un encensoir, et ont jeté à terre des icônes de l’église. Il s’avère en outre que les pilleurs ont creusé le sol espérant certainement y trouver quelque trésor caché. L’église de Pejčići se trouve sur la liste des monuments culturels particulièrement importants. L’église a été construite au XVIIème s. et le clocher, au XIXème s.

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Des islamistes armés ont été arrêtés devant le monastère de Dečani

Quatre islamistes armés ont été arrêtés dans la nuit du 30 janvier devant le portail principal du monastère de Dečani, ce qui a été communiqué par l’higoumène, le père Sava Janjić. « Les institutions du Kosovo doivent remédier aux causes de l’extrémisme religieux », a déclaré Marko Djurić, directeur du Bureau du gouvernement serbe pour le Kosovo et la Métochie. « L’incident s’est produit vers 21h. Les individus en question sont arrivés devant l’entrée au monastère dans une Golf blanche immatriculée à Uroševac. Lors d’une action menée communément par la police du Kosovo et la KFOR, après l’identification et la fouille du véhicule, il a été établi que les individus arrêtés (quatre Albanais du Kosovo de quatre parties différentes du Kosovo : Gnjilan, Uroševac, Prizren et Djakovica) possédaient des armes (Kalachnikov avec des munitions et un pistolet). Dans la voiture a également trouvée de la littérature à contenu islamiste », a déclaré le père Sava. Deux des personnes arrêtées portait une barbe, avaient le crâne rasé, et étaient vêtus de pantalons courts, ce qui est caractéristique des wahhabites. L’enquête est en cours.

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Jérusalem : des inscriptions anti-chrétiennes au séminaire orthodoxe

A Jérusalem, dans la nuit du samedi au dimanche 17 janvier, des inscriptions anti-chrétiennes ont une fois encore été tracées au feutre sur la porte et sur les murs de l’école patriarcale grecque-orthodoxe du Mont Sion, ainsi que dans les cimetières arménien et grec-orthodoxe voisins. Dans le même quartier situé près de la Porte de Sion à Jérusalem, l’abbaye bénédictine de la Dormition a été également visée.
Des tags anti-chrétiens ont été écrits sur les portes et les murs de ces différents lieux chrétiens : “Mort aux hérétiques chrétiens, les ennemis d’Israël”, “Les chrétiens en enfer”, “Revanche pour les israélites”, “Que son nom (Jésus) et sa mémoire soient effacés”.
Des inconnus ont aussi tenté de briser la serrure du portail nord du séminaire orthodoxe, sans y parvenir.
Tôt dans la matinée de dimanche, les étudiants du séminaire ont informé le patriarcat de ces évènements. Ces incidents, qui font suite à une série d’autres du même genre, se sont déroulés deux jours après la visite que le patriarche Théophile III a rendu au séminaire à l’occasion de la fête de saint Basile afin de partager avec les étudiants la « Vasilopita ». A l’occasion de cette visite, le patriarche avait visité le terrain qui se trouve au sud du séminaire, et sur lequel est bâtie la chapelle de la Pentecôte dont les abords ont été récemment réaménagés avec l’aide de la municipalité de Jérusalem suite à des actes de vandalisme commis il y a deux ans.
Il était accompagné lors de cette visite par le consul général de Grèce à Jérusalem, le métropolite Isichios de Capitolia, l’archevêque Aristarque de Constantina, l’archevêque Isidore de Hiérapolis ainsi que par l’architecte de l’église de l’Anastasis.
Le patriarcat a fermement condamné ces actes inacceptables de violence et a décidé d’engager des poursuites légales afin de préserver la sécurité du séminaire orthodoxe.
Depuis quelques années, de nombreux sites chrétiens en Israël ont été vandalisés dans des attaques menées par des extrémistes juifs. D’importants dégâts avaient été commis contre un site chrétien en juin 2015 à Tabgha, sur les bords du Lac de Tibériade. Le feu avait été mis au complexe de l’église de la Multiplication des pains et des poissons par des extrémistes juifs.

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Des manifestants kosovars ont utilisé pour toilettes l’église de la Résurrection du Christ à Priština

Le samedi 9 janvier, à l’occasion de manifestations anti-gouvernementales à Priština, des Kosovars albanais ont uriné dans l’église inachevée du Christ Sauveur au centre de la ville, et ce sans aucune réaction de la police albanaise. Le diocèse de Ras et Prizren a publié le communiqué suivant : « L’évêque de Ras-Prizren et de Kosovo et Métochie Théodose a condamné le plus vivement l’effraction et la profanation de l’église non encore achevée du Christ Sauveur dans le centre de Priština. On ne sait de quelle façon les voyous albanais ont brisé les portes métalliques, mais ils ont pénétré ensuite dans l’église pour y faire leurs besoins, comme cela a été filmé par la chaîne TV RTK2 (voir ci-dessous). Cette acte de vandalisme, de primitivisme et d’inculture extrême, mérite une condamnation d’autant plus ferme que l’on constate, sur les prises de vue, que les représentants de la police du Kosovo passaient tranquillement devant l’entrée de l’église, dont le portail a été brisé, alors que les manifestants avaient utilisé l’édifice comme toilettes publiques. Le diocèse de Ras et Prizren interpelle la municipalité de Priština, les ministères de l’aménagement du territoire et de la culture au Kosovo, afin qu’ils réparent le plus rapidement possible les portes métalliques à l’entrée de l’église et qu’ils procèdent auparavant au nettoyage après cette profanation. Ce comportement non-civilisé constitue malheureusement un nouveau cas parmi de nombreuses atteintes et profanations contre cette église au centre de la ville.


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« Vous avez des frères qui vous aiment. Ne nous oubliez pas ! » Interview de l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum (Patriarcat d’Antioche)

Du 28 au 30 novembre a eu lieu la visite à Odessa du vicaire du patriarche d’Antioche, l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum. Le dernier jour du séjour de l’évêque en Ukraine, Fares Nofal, correspondant du site Pravoslavie.ru (Moscou), a eu l’occasion de s’entretenir avec lui de la guerre au Moyen Orient, des activités du Patriarcat d’Antioche, du destin du christianisme arabe, ainsi que des raisons du conflit juridictionnel entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche.

Votre Excellence, vous êtes le témoin direct de ce qui se produit aujourd’hui dans les lieux saints du Moyen Orient, le berceau du Christ et du christianisme. Mais avant de commencer, pourriez-vous parler un peu de vous-même à nos lecteurs ?

– D’abord, je veux rendre grâce à Dieu de m’avoir permis de me trouver avec vous dans ces terres saintes, bénies, qui nous ont donné tant de saints maîtres et guides. Le peuple lui-même, l’Église orthodoxe russe, nous a toujours soutenus, tant par la prière que matériellement, et les fidèles de Syrie, d’Irak, de Palestine et de Jordanie se rappellent de l’aide russe qui leur a été accordée aux jours de l’occupation ottomane. Mais aujourd’hui aussi, les chrétiens – russes et ukrainiens – n’oublient pas de prier pour nous, nous donnant leur amour fraternel, luttant pour notre présence chrétienne dans les pays arabes. Je suis devenu évêque, il y a presqu’un an, avec le titre d’évêque d’Erzurum. Ce lieu peut être trouvé aujourd’hui sur la carte politique de la Turquie. Comme de nombreux autres diocèses historiques d’Antioche, cette métropole a été témoin de l’expulsion massive des fidèles chrétiens arabes et arméniens. Jugez par vous-même : selon différentes estimations, environ 25.000 à 30.000 chrétiens orthodoxes vivaient à Erzurum en 1917. Or, en 1925, le nombre des chrétiens y a été réduit à zéro. Ils furent tous victimes du massacre turc ; et, malheureusement, les ambitions ottomanes, de même que leurs méthodes politiques, sont aussi cruelles et brutales aujourd’hui. Hormis mon obédience de vicaire, assistant de S.B. le patriarche Jean X, j’exerce, par la miséricorde de Dieu, la fonction de directeur du Centre orthodoxe de recherches œcuméniques, fondé par nous à Amman, il y a vingt ans. La devise du centre est « Service et témoignage ». Celle-ci reflète ses buts missionnaires. Nous nous efforçons d’élever le niveau d’instruction religieuse de nos paroissiens arabes qui, par la force des choses, se trouvent dans l’Église de Jérusalem. Hélas, de nombreux fidèles se plaignent à juste titre que Jérusalem se trouve entièrement dans les mains des Grecs qui, à leur tour, préfèrent à la mission et au service du peuple arabe, la poursuite de leurs propres buts, qui nous sont incompréhensibles. Je m’occupe également de notre troupeau en Roumanie, qui s’est accru fortement durant ces dernières années. À ce jour, dans la seule ville de Bucarest vivent près de 150 familles arabes, et sur le territoire de ce pays sont dispersées 50 familles. Précédemment, du temps du défunt patriarche Ignace IV, j’occupais les fonctions de conseiller du Tribunal supérieur ecclésiastique de l’Église d’Antioche et de chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat d’Antioche, et ce en tant que professeur de droit canon et de théologie liturgique de l’Université de Balamand. Cette expérience s’est avérée pour moi fort utile par la suite, lorsque que je commençai à représenter la Jordanie dans les comités d’éthique de l’UNESCO et de l’UNICEF, ainsi que l’Église d’Antioche dans plus de 92 pays du monde, dans lesquels vivent de façon permanent des fils et des filles de l’Orient arabe.

– Votre journée du dimanche, hier, a été riche en événements : vous avez rencontré l’évêque diocésain d’Odessa, le métropolite Agathange, vous avez prié pour la première fois avec les membres de la communauté locale orthodoxe arabe. Quelles sont vos premières impressions ? Et comment voyez-vous l’avenir des Arabes orthodoxes de cette ville ?

– Mgr Agathange nous a reçus très chaleureusement. Nous avons discuté très longtemps des questions qui nous préoccupent dont, en partie, celle du passé et de l’avenir des relations de nos Églises-sœurs, et ses paroles m’ont simplement attaché à cette terre bénie ! Le matin, lorsque nous avons assisté à la divine liturgie en la cathédrale de la Sainte –Trinité, je ne pouvais cesser d’observer les innombrables enfants et adolescents qui s’approchaient du Calice, c’est quelque chose que l’on peut difficilement voir aujourd’hui dans les églises en Europe… C’est en cela que je vois la preuve principale que la foi ardente vit jusqu’à maintenant dans ce peuple bon, pieux, dont l’espérance, après des années d’oppression et de persécutions, est préservée dans ses enfants, les futurs membres de l’Église vivante. Pour ce qui concerne notre troupeau, je suis venu ici seulement pour écouter leurs souhaits, leurs voix et, à ce sujet, je remercie spécialement le métropolite Niphon [Saykali], représentant du patriarche d’Antioche auprès du patriarche de Moscou, qui m’a soutenu dans mon souhait de venir ici). Hélas, nombreux sont nos fidèles qui ne comprennent pas la langue liturgique, le slavon de l’Église russe, et je suis content qu’ils aient la possibilité de prier ici dans leur langue maternelle ; cela les maintient ensemble, leur donne de l’aise dans leur communication avec le Créateur. Malheureusement, je n’ai eu que très peu de temps pour converser avec eux, mais demain ou après-demain, je me ferai l’écho de leurs besoins auprès de S.B. le métropolite Onuphre ce qui, je l’espère, constituera le premier pas dans l’aménagement de la vie ecclésiale ici, à Kiev et Odessa.

Comme on le sait, toute le plérôme de l’Église orthodoxe a condamné avec détermination les premiers fruits du « printemps arabe », et voici que cinq années se sont déjà écoulées depuis le début de la soi-disant « révolution syrienne ». Comment les chrétiens d’Antioche voient-ils le résultat de cette « révolution » ? Quel est, généralement parlant, la nature de leur lutte quotidienne?

– « Le printemps arabe », à mon avis, n’est pas une révolution, mais plutôt un « automne arabe » détruisant notre civilisation. Et, de toute évidence, derrière les coulisses de cet « automne », se trouvent des mains étrangères, absolument pas arabes. J’espérais que des micro-révolutions auraient lieu dans les pays arabes et les amèneraient à certains changements positifs ; mais ce que nous voyons, par exemple, en Syrie, ce n’est pas une micro-révolution, mais un véritable jeu sur le sang des gens, dirigé à distance. Le président Bahar al Assad est un homme instruit, comprenant bien les problèmes de son État. Dès le début de sa présidence, il s’est efforcé d’ouvrir la Syrie au monde, sous sa direction a commencé la renaissance culturelle et économique du pays, il s’est efforcé comme on le dit « de changer le système ». Et il est absolument naturel que le processus « de changement du système » dure non pas 24 heures, non pas même deux ou trois ans. Mais ses efforts ont été enterrés par les fruits de la conférence coloniale de Londres de 1907, qui a démembré et affaibli le monde arabe depuis de nombreuses années. Tout ce qui se produit au Moyen Orient aujourd’hui, c’est le cadeau tardif de l’Occident à ses satellites dans la région. Ainsi ce « cadeau » a détruit notre héritage chrétien, nos musées ont été pillés, nos lieux saints détruits. Les Mongols qui s’étaient accaparés des terres du Califat, ont fait ce qu’ils voulaient, mais ils n’ont pas touché à ses pierres et à son esprit ; or, maintenant, les combattants de L’État islamique, soutenus par les wahhabites d’Arabie Saoudite et du Qatar, les radicaux de Turquie et les géopoliticiens américains, déploient de grands efforts pour effacer de la face de la terre la culture chrétienne de l’Orient – naturellement avec ceux qui en sont les porteurs vivants. Il n’est pas étonnant que le but suivant de cette force est devenu la Russie. Les commanditaires de cette terreur ne le cachent pas : même Kissinger a déclaré que « la chute du mur européen de la paix » constituait un moyen efficace de s’opposer à la présence russe… Des migrants de Turquie séjournent en Europe, alors que les véritables chrétiens syriens constituent moins de 10% du nombre total des réfugiés. Il en résulte que tous profitent de notre sang, le sang des véritables victimes, alors que nous souffrons plus que tous !

Vous avez rappelé l’émigration forcée – une véritable tragédie de la culture arabe. Mais la Russie orthodoxe est passé par quelque chose de semblable au début du XXème siècle. « Les bateaux des philosophes» [allusion aux philosophes russes expulsés par bateaux d’URSS en 1922, ndt] ont fait connaître à nouveau l’Orthodoxie à l’Occident. Que pensez-vous, est-ce que la tragédie actuelle de l’Orthodoxie arabe a une chance de devenir le début d’une nouvelle étape de son existence ? Peut-être nous faut-il nous préparer à l’apparition d’un « Saint-Serge » arabe en Europe ?

– Bien sûr, notre histoire se rappelle aussi de ses « bateaux des philosophes» à sa manière. La deuxième partie du XIXème siècle, comme on le sait, a été marquée par une série de génocides au Liban et à Damas, forçant de nombreux penseurs et artistes arabes à émigrer en Égypte, puis en Amérique du Nord et Latine. C’est ainsi qu’est apparu tout un mouvement dans la littérature arabe, appelée « Littérature de la diaspora », qui s’est créée, en partie, dans les publications arabe d’Amérique, dans les « clubs arabes » du Brésil et d’Argentine. Et cette littérature est principalement chrétienne. Le XXème siècle a apporté à l’Orient de nouvelles guerres, éloignant toujours plus de leur patrie historique de nouveaux philosophes, poètes, théologiens et musiciens. Beaucoup de médecins, savants et professeurs éminents en Occident aujourd’hui sont des intellectuels arabes chrétiens, contraints de fuir de leurs foyers. Nous espérons que ceux de nos frères qui sont devenus les victimes de la force aveugle des islamistes, ne chasseront pas le Christ des terres de leurs cœurs et resteront Ses témoins fidèles. Quant à nous, naturellement, c’est là notre devoir : qui, si ce n’est l’Église-mère, rassemblera ses fils dans les pays de la diaspora ? Nous devons rester les apôtres de l’amour et de la vérité et reconnaître sans honte notre christianisme, notre Orthodoxie. Nous ne pouvons être « une minorité », nous sommes la pincée de sel qui rend une nourriture abondante appropriée pour un repas.

Il y a quelques jours, l’État islamique a appelé l’Ukraine, après la Russie, « son ennemi ». La Russie, comme on le sait, est intervenue dans la situation politique dans la région, et comme l’estiment certains critiques parmi les politologues, publicistes et même des clercs de l’Église orthodoxe russe, elle a fait là une sérieuse faute. D’un autre côté, le métropolite Luc (al Khoury), après sa récente prière en la cathédrale orthodoxe « Mariamite » de Damas, a soutenu l’assistance militaire russe dans le combat contre l’islamisme. Comment pouvez-vous estimer la situation ? Quel est le rôle de l’aide russe dans le combat des chrétiens syriens ?

– Bien sûr, nous devons différencier les relations politiques et ecclésiastiques. Pour ce qui concerne les dernières, l’Église orthodoxe russe ne nous a jamais abandonnés : les nombreuses prières des peuples russe et ukrainiens, leurs dons abondants on atteint leur but. Grâce à ce soutien, nous sentons que nous ne sommes pas isolés. En outre, l’an dernier, l’Église orthodoxe roumaine a décidé également de nous aider. Elle a fait un don à l’Église d’Antioche de 500.000 Euros pour l’aide aux nécessiteux. Mais cependant, il n’y a pas de plus grand don que les saintes prières pour la paix en Orient, élevées dans vos maisons et vos églises. Du point de vue politique, tout est bien plus simple : chaque État a ses intérêts. L’Église ne peut soutenir la guerre et ou les mener, mais elle est obligée de bénir les défenseurs de sa patrie. Pour nous, en tant que chrétiens, la patrie est l’espace de notre témoignage sur le Christ. Il est connu que le bienheureux Augustin d’Hippone bénissait les soldats qui défendaient leur ville, disant : « Comme chacun de nous a une mère qu’il est appelé à protéger, nous devons défendre notre mère commune – la patrie ». Défendre notre État, est notre obligation bénie. La Syrie a ses intérêts, liés à ceux de la Russie, et la Russie a ses intérêts, liés à la Syrie. Mais en fin de compte, l’armée syrienne reçoit de l’aide, et c’est l’armée de la vérité qui se bat contre les meurtriers de notre histoire, de notre pensée. Et elle va tenir.

Voici déjà quelques années que les médias mondiaux décrivent les souffrances des chrétiens d’Orient, et cela, bien entendu, correspond à la réalité, car l’Église d’Antioche, indubitablement, est une Église souffrante. Mais certains peuvent soudain la considérer faussement comme morte, sans force. Ne pourriez-vous pas, pour que personne ne puisse avoir de doutes sur l’authenticité de la vie du christianisme orthodoxe en Syrie et en Irak, nous raconter les principaux événements de la chronique de l’Église d’Antioche, qui ont eu lieu durant les deux-trois dernières années ?

– Indubitablement, notre Église n’est pas morte – elle est l’Église des témoins, l’Église du martyre. En confessant le Christ crucifié et ressuscité, elle traverse aujourd’hui Son chemin de Croix depuis le Golgotha jusqu’à la résurrection des morts. Nous sommes fiers qu’Antioche enfante jusqu’à maintenant des martyrs, vivant éternellement devant le Trône du Très-Haut : c’est précisément eux qui sont la vie authentique de l’Église. Et, si ce ne sont les enfants fidèles de l’Église russe, qui comprendra et ressentira tout cela ? Eux qui gardent avec tremblement les saintes reliques de centaines et de centaines de leurs martyrs ? Cependant, comme l’a dit le Sauveur, que l’incroyant « vienne et voit ». Malgré toutes les adversités, malgré l’absence d’un minimum de financement, l’Église d’Antioche continue à servir les chrétiens et les musulmans de Syrie, de Jordanie, du Liban et d’Irak par ses écoles, hôpitaux et organisations caritatives. S.B. le patriarche d’Antioche Jean X a insufflé personnellement une nouvelle vie à nombre de ces projets, et bien qu’il soit lui-même dans une situation extrêmement non enviable (il suffit de se rappeler des malheurs du troupeau qui lui a été confié et l’enlèvement de son frère cadet Paul, métropolite d’Alep), il continue son ministère avec espérance, foi et dans la prière. En grande partie grâce à lui, une nouvelle université orthodoxe du monde arabe ouvre ses portes à Al-Khumaira, la seconde après l’université de Balamand qui accueille plus de 70 étudiants ayant déjà reçu une première éducation universitaire. Par les prières de nombreux fidèles s’achève la construction de l’hôpital patriarcal de la Vierge Marie de Balamand. Il n’est pas moins important pour nous de donner aux jeunes orthodoxes d’Antioche une autre chance de rester sur leurs terres, aussi nous vendons à crédit des terrains, près de Beyrouth, aux jeunes familles chrétiennes du Liban avec des maisons clés en mains et ce à leur prix de revient. J’espère qu’à l’avenir également, notre Église continuera à servir son troupeau, en renforçant le lien de celui-ci avec sa sainte patrie.

La nouvelle de la cessation de la communion eucharistique entre Damas et Jérusalem a choqué beaucoup de fidèles orthodoxes dans le monde entier. Quelles sont les véritables racines de ce conflit ? Quels pas ont été entrepris par les deux parties pour le surmonter ?

– C’est une question très douloureuse. En fait, la décision [de nommer un évêque au Qatar, ndt] prise par l’Église de Jérusalem, qui foule aux pieds les bases mêmes du droit canonique, a été pour nous absolument imprévue. C’est le signe, premièrement, d’un rejet profond du droit de l’Église-sœur à être présente dans les pays du Golf persique, et, deuxièmement, du déclin de l’amour dans les cœurs de nos frères évêques. Tout a commencé, comme d’habitude, par la politique. Souhaitant « acquitter sa dette » au monde, les dirigeants du Qatar ont décidé de démontrer leur ouverture au dialogue en général et au dialogue religieux, en particulier. En donnant aux confessions des terrains pour construire des lieux de culte, les autorités du Qatar n’ont pas pour autant oublié leur aversion envers le clergé orthodoxe arabe, auquel il était interdit de séjourner de façon permanente sur le territoire du pays (ce que je sais de par mon expérience personnelle). C’est ainsi que dans les années 1990, la question de la présence orthodoxe au Qatar a été réglée par le directeur du département régional du renseignement américain, dans le passé ambassadeur des États-Unis à Amman, sur la base de sa propre origine familiale : l’identité grecque de sa mère a donné lieu à ce que le fonctionnaire s’adresse au patriarche de Jérusalem. C’est précisément l’actuel patriarche de la Ville Sainte, alors archimandrite, qui a été envoyé à l’ambassade des États-Unis, et c’est sous sa direction qu’a été construite l’église orthodoxe, dont la première pierre a été posée par le défunt patriarche de Jérusalem Diodore, à l’encontre de toutes les normes juridiques en vigueur de l’Église. Contrairement à l’Église de Jérusalem, absolument toutes les Églises, dont l’Église russe, selon la discipline ecclésiale, ont sollicité la permission du défunt patriarche d’Antioche Ignace pour construire des églises, par exemple dans les Émirats Arabes Unis. « Votre séjour sur ces terres est précieux pour notre propre présence sur celles-ci », c’est ainsi que le patriarche d’Antioche a répondu à la demande du primat de l’Église russe de bâtir une église à Sharjah. Mais les hiérarques de Jérusalem ne l’ont pas fait. En 1999, en ma présence, à Amman, le patriarche Ignace a demandé au patriarche Diodore : « Monseigneur, lorsque vous rendez visite à votre frère, est-ce que vous ne frappez pas d’abord à sa porte ou ne lui-demandez vous pas une invitation ? Pourquoi n’avez-vous pas frappé à notre porte ? » Aucune réponse compréhensible, bien sûr, n’a suivi. Toujours est-il que nous avons accepté le fait accompli, bien que les Arabes orthodoxes du Qatar, pour parler posément, n’étaient guère enchantés par le prêtre hellénophone qui les desservait. Mais visiblement, tout cela n’était pas suffisant pour Jérusalem. La mort du patriarche Ignace IV et la situation catastrophique en Syrie et en Irak ont poussé les dirigeants de l’Église de Jérusalem (avec, indubitablement le soutien du Qatar, qui est intéressé dans la politique de la région) à choisir un évêque pour ce territoire ; et malgré notre appel à ne permettre un tel acte barbare, Jérusalem a néanmoins ordonné un évêque avec un titre correspondant. On peut légitimement se poser alors la question suivante : comment pouvons-nous parler d’unité lorsque nos frères font tout pour piétiner celle-ci ? Les Églises russe et antiochienne, hélas, ont fait une amère expérience semblable : nous n’avons pas encore oublié l’immixtion du Patriarcat œcuménique dans le schisme ukrainien. Dans de tels cas, nous devons nous rappeler, si ce n’est de notre amour, à tout le moins du droit canon, qui réglemente précisément toutes les procédures de ce genre. J’espère que Jérusalem, à la veille du Concile panorthodoxe, oubliera sa politique grecque, que le Trône œcuménique accomplira ses obligations concernant la cessation du présent conflit, et que les Églises orthodoxes russes et roumaines se prononceront – prononceront la parole de vérité – en ce qui concerne la situation qui s’est créée.

Quelles paroles voudriez-vous adresser à nos lecteurs, en tant que bon pasteur, frère fidèle et fils du Saint Orient ?

– Votre terre, est une terre sainte, sanctifiée par vous. Vous l’avez reconquise vous-mêmes. Vos innombrables martyrs, ce sont votre grand trésor. Votre Église a été crucifiée, et maintenant vous témoignez de sa résurrection. Préservez vos fidèles, ne préservez pas les pierres : ce sont justement les hommes qui sont « les temples de l’Esprit Saint », qui insufflent la vie aux églises de pierre par leurs métanies (prosternations) à terre. Vous, membres vivants de l’Église, pourrez garder votre foi et la transmettre au futur, à la postérité non encore née. Et bien sûr, n’oubliez pas que loin de vos pays, vous avez des frères qui vous aiment, qui n’ont pas cessé de le faire même lorsque les communistes persécutaient vos saints. Aujourd’hui, à l’aide de vos prières, votre amour, il nous faut surmonter les mêmes épreuves. Ne nous oubliez pas !

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Manifestation des Albanais contre le retour au monastère de Dečani des terres dont celui-ci avait été spolié

Une manifestation des Albanais a eu lieu le 17 décembre devant les murs du monastère de Dečani. Les manifestants, aux cris de « UCK » (« Armée de libération du Kosovo ») portaient des bannières avec des inscriptions telles que « Ôtez vos mains des biens », « La Cour constitutionnelle viole la constitution », « Internationaux, ne faites pas pression ». Une centaine de manifestants conduits par Shkodran Imeraj, membre de l’association des historiens du Kosovo, protestaient devant l’accès à Dečani et demandaient l’annulation de la décision du Tribunal constitutionnel du Kosovo, concernant le retour au monastère des biens qui avaient été spoliés du temps du communisme. L’organisateur de la manifestation a répété plusieurs fois que l’higoumène du monastère, le père Sava Janjić, était un « ultranationaliste » et que les protestations ne s’arrêteraient pas, ajoutant qu’il ne parlerait pas à l’higoumène Janjić. Les manifestants étaient encadrés par les forces de la police du Kosovo, tandis qu’en même temps le monastère était protégé par la KFOR. L’higoumène du monastère de Dečani, le père Sava Janjić, qui avait appelé les fidèles, la veille, à ne pas venir au monastère en raison de la manifestation, a déclaré que la commune de Dečani souhaite privatiser les terres du monastère et les vendre. « Les protestations ne sont pas un problème, puisqu’il s’agit d’une cinquantaine de personnes. Mais derrière la protestation se trouve la municipalité même de Dečani, qui joue le rôle moteur de toute cette campagne et utilise cette organisation de soi-disant historiens afin d’acquérir la moitié des biens fonciers du monastère et de les vendre, les privatiser ou réaliser quelque profit économique » a déclaré l’higoumène. Il a souligné que le monastère de Dečani a respecté les lois en passant par la justice et en portant plainte devant la Cour constitutionnelle du Kosovo. Celle-ci a suspendu le renvoi de l’action devant le tribunal local d’instance. Ladite procédure était absolument illogique du fait que l’action se trouvait déjà depuis huit ans devant la Cour suprême du Kosovo. « Si la Cour suprême du Kosovo ne peut résoudre ce problème, il est absolument illogique de croire que le tribunal local peut le résoudre, dans la mesure où celui-ci est partial, dans cette commune de triste réputation. Ce serait une parodie qui porterait le plus grand dommage, non seulement au monastère, mais au Kosovo en général, car cette procédure est observée par de nombreuses organisations, ainsi que l’attitude envers les droits de propriété du plus grand monastère orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, lequel, qui plus est, se trouve sous protection de l’UNESCO. Cela est déterminant, en grande partie, pour l’image du Kosovo et de l’état de sa magistrature » a déclaré l’higoumène Sava. Au cours du rassemblement, les manifestants ont en outre déclaré que le monastère était « un héritage culturel et historique des Albanais du Kosovo ».

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L’évêque de Prizren Théodose condamne fermement l’attaque terroriste contre le village serbe de Goraždevac (Kosovo)

Le 7 décembre, à 2h50 du matin, des individus ont ouvert le feu en rafales depuis une automobile qui a traversé le village serbe de Goraždevac, dans la commune de Peć. Selon les paroles d’un témoin, il s’agissait d’une jeep qui roulait à 10-15 km à l’heure. Les agresseurs ont d’abord tiré sur le monument aux morts et l’ont fortement endommagé. Ce monument était érigé à la mémoire des victimes de la dernière guerre et aux enfants qui ont péri lors de l’attaque sur le fleuve Bistrica en 2003 [les Albanais avaient alors ouvert le feu sur des enfants serbes, dont deux sont morts et plusieurs ont été blessés]. Continuant leur chemin à travers le village, les malfaiteurs ont ouvert le feu sur la voiture de Srboljub Kolašin, laquelle a brûlé entièrement, et ont ensuite tiré sur la maison de Saša Petrović. Les agresseurs ont tiré encore sur plusieurs sites et sur un kiosque. La police et les pompiers sont arrivés immédiatement sur place. Bien que personne n’ait été blessé lors de cette attaque, les habitants de ce village serbe sont sérieusement inquiets car une agression semblable s’est produite le 9 juillet de cette année, lorsqu’un cocktail molotov a été jeté depuis une voiture en mouvement. Les auteurs de cette attaque comme de beaucoup d’autres contre ce village et d’autres localités serbes, ainsi que contre les maisons de ceux qui sont revenus dans leurs foyers après la guerre, situées dans le district de Peć, n’ont jamais été trouvés. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a fermement condamné cette nouvelle aggression. Celle-ci montre que les Serbes restés en Métochie restent la cible des extrémistes. L’attaque en question est aussi la plus sérieuse parmi celles qui sont motivées ethniquement contre les Serbes durant les derniers mois. Elle montre que la situation sécuritaire au Kosovo et en Métochie échappe au contrôle des institutions locales qui ne sont pas en mesure d’apporter la sécurité aux citoyens. La mauvaise volonté de la police et de la justice locale pour donner une suite aux nombreux incidents et attaques contre les Serbes peu nombreux revenus dans leurs foyers pendant les années précédentes, a créé une atmosphère d’anarchie qui ouvre la voie à de nouvelles attaques et à la poursuite de la terreur contre les Serbes restés au Kosovo et en Métochie. L’évêque Théodose à envoyé une demande à la police du Kosovo et à la KFOR afin que des mesures soient prises pour éviter de nouvelles attaques contre les Serbes. Les incidents motivés ethniquement de plus en plus fréquents au Kosovo et en Métochie menacent l’avenir non seulement des Serbes sur cette région, mais aussi celui de tous les citoyens, indépendamment de leur origine, et témoignent de la situation préoccupante qui risque d’aller vers l’escalade.

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Nouvelle profanation d’une église en Ukraine occidentale

Dans la localité de Rokitno dans la région de Rovno (Ukraine occidentale), une nouvelle église, dédiée à Notre-Dame d’Iviron, a fait l’objet d’une profanation. Des inconnus ont profané le sanctuaire, brûlé les saints dons, l’antimension avec les reliques et l’Évangile de l’autel. Ce délit a été commis dans la nuit du 29 au 30 novembre. En outre, les malfaiteurs ont tenté de mettre le feu à l’édifice en trois point différents. La caisse de la paroisse a également été volée. Rappelons que des actes semblables avaient été commis dans la nuit du 18 au 19 novembre dans l’église de la Sainte-Trinité de la même localité.

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On ignore le sort des moniales du couvent orthodoxe Sainte-Catherine, dans le Nord de l’Irak

Peu nombreux sont ceux qui savent qu’il existe en Irak des chrétiens arabophones qui appartiennent au Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Des églises et des monastères du IVème siècle sont en voie de disparition, tandis que des moines et des moniales luttent quotidiennement pour leur foi. Un journaliste d’Al Jazeera a parlé le 26 novembre de moniales de la région, dont on ignore le sort. Concrètement, des informations font état d’un monastère Sainte-Catherine dans le nord de l’Irak, qui a été construit par les empereurs byzantins à la fin du VIème siècle, et qui se trouve aux mains de l’État islamique. Les islamistes ont fait irruption dans le monastère au moment où les moniales célébraient la mémoire de sainte Catherine. Selon les informations disponibles, les moniales n’ont pas quitté leur monastère et se trouvent sans défense face aux islamistes. On dit également que ceux-ci auraient bombardé la coupole de l’église, qui a été entièrement détruite.

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Une église orthodoxe a été pillée et profanée à Rokitno, en Ukraine occidentale

Dans l’ouest de l’Ukraine, un édifice appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine a été pillé et profané, puis a fait l’objet, en outre, d’un début d’incendie, le 22 novembre. Il s’agit de l’église de la Sainte-Trinité, dans la ville de Roktino, dans la région de Rovno. Selon les informations communiquées par le service de presse du diocèse, les malfaiteurs ont volé l’argent de la caisse de l’église, et ont allumé le feu dans cinq endroits différents de l’édifice. « L’an dernier, dix églises du diocèse de Sarny ont été pillées et profanées. C’est une honte que des vandales continuent encore à détruire des lieux de saints de la région de Polésie, provoquant la douleur dans le cœur des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Par leurs actions, les malfaiteurs créent une plaie qui saigne sur le corps de notre Église », a déclaré le métropolite de Sarny et de Polésie Anatole.

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Appel du patriarche de Serbie Irénée au sujet de la tentative des autorités kosovares de s’emparer des lieux saints serbes par le biais de l’UNESCO

Irénée, par la grâce de Dieu, archevêque de Peć, métropolite de Belgrade et de Karlovci, patriarche de Serbie,

Chers enfants spirituels,
Nos frères et sœurs au Kosovo et Métochie et les lieux saints de l’Église orthodoxe serbe sont en grand danger, parce que les suppôts de l’état autoproclamé du Kosovo veulent adhérer à l’UNESCO et s’approprier ainsi les églises et les monastères serbes. Par conséquent, le Patriarcat serbe appelle tout le peuple pieux et orthodoxe, toute personne de bonne volonté, et tous ceux qui se soucient du droit et de la justice dans le monde, à s’opposer à l’adhésion du soi-disant État du Kosovo à l’UNESCO, ce qui équivaudrait à une catastrophe humanitaire, à savoir la destruction des sanctuaires orthodoxes serbes reconnus comme patrimoine mondial de l’UNESCO. À cette occasion, l’Église orthodoxe serbe a publié sur son site internet les informations y relatives. Nous vous invitons à diffuser sur vos réseaux sociaux et sur internet, le plus largement possible, et ce avant le 9 novembre 2015, les informations que vous trouverez sur notre site, ainsi que sur le portail Save world heritage. Par nos efforts communs et de cette façon, l’opinion publique internationale sera informée de la gravité et de la grande menace qui pèse sur le patrimoine spirituel et culturel des lieux saints du peuple serbe au Kosovo et en Métochie. Nous sommes convaincus que la diffusion de ce type d’information permettra que tous ceux qui ignorent ces faits soient informés de façon rapide et efficace. Nous croyons que cela aidera les membres de l’assemblée générale de l’UNESCO, en dépit de toutes pressions, à prendre une décision juste avant le vote final, lors de la session imminente, et à préserver le patrimoine mondial et serbe dans la province du Sud de Serbie.
Avec notre bénédiction, patriarche de Serbie Irénée

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Un film sur les monastères et églises du Kosovo à l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO

À l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO, plusieurs films (avec commentaires en anglais) rappellent les actes de barbarie qui ont été commis contre l’héritage religieux serbe (églises et cimetières) au Kosovo. Le président de la République de Serbie a envoyé une longue lettre à tous les ambassadeurs accédités à Belgrade, pour inviter les États qu’ils représentent à ne pas soutenir la prétention de ceux qui ont contribué à la destruction de ce patrimoine et le laissent aujoud’hui abandonné  d’être membres d’un organisme international dont la mission est de prendre soin du patrimoine culturel de toutes les nations.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine exhorte les fidèles à ne pas céder aux provocations

La session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a eu lieu le 27 octobre à Kiev. Les membres du Saint-Synode ont adressé le message suivant aux fidèles :

« Aujourd’hui, l’Église orthodoxe d’Ukraine, avec tout le peuple ukrainien, cherche la voie de la réconciliation nationale. Nous constatons avec joie que, dans les régions de Donetsk et de Lougansk, la tension diminue peu à peu, le cessez-le-feu se prolonge, ce que, nous l’espérons, résultera en une paix solide. Notre Église a souligné à maintes reprises la nécessité de la recherche pacifique d’une solution de ce lourd conflit armé. Et aujourd’hui, nous saluons sincèrement les efforts de l’État ukrainien, dans le but de le surmonter. Ces derniers temps, les autorités de l’État accomplissent un certain nombre d’efforts pour résoudre les relations entre l’Église et l’État. Aujourd’hui, les organisations religieuses ont déjà reçu le droit de fonder des établissements d’enseignement, le règlement sur le clergé auprès des forces armées ukrainiennes a été entériné, le processus de reconnaissance par l’État des documents concernant l’instruction supérieure ecclésiastique, les degrés scientifiques et les titres universitaires délivrés par les Instituts supérieurs ecclésiastiques, est élaboré. Aujourd’hui se déroulent les débats au parlement sur certains projets de lois actuels pour la vie de l’Église. Malgré ces changements positifs dans les relations de l’Église et de l’État, des cas de violation de la paix civile sur la base religieuse sont signalés dans certaines régions de notre pays. Entre autres, ces derniers temps, des tentatives de s’emparer des édifices de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont eu lieu, ainsi que des cas de violence à l’égard des fidèles, et parfois des attentats contre leur vie. Nous sommes contraints de constater avec regret que certains organes locaux du pouvoir permettent la violation de la législation nationale en vigueur, et que les forces du maintien de l’ordre n’interviennent pas toujours pour défendre les droits légitimes des communautés religieuses, du clergé et des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Tout cela n’empêche pas seulement la réalisation des droits constitutionnels des citoyens de l’Ukraine à confesser librement leur foi, mais provoque une tension sociale dans notre État. En même temps, alors que se poursuit au Donbass un processus de paix extrêmement complexe, nous faisons face de facto au danger de la déstabilisation de la situation de la société dans les autres régions d’Ukraine. Actuellement, le Département juridique synodale surveille attentivement tous les cas de violation de la législation commis à l’égard des communautés de l’Église orthodoxe d’Ukraine et en informe à temps les forces de l’ordre dans le but de ne pas permettre l’incitation aux hostilités interconfessionnelles. Nous plaçons notre espoir dans des enquêtes impartiales sur de tels conflits. L’illégalité des actes dirigés contre le clergé et les fidèles de notre Église a déjà été prouvée à maintes reprises devant la justice. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine demande à tous les évêques diocésains et au clergé de communiquer sans délais au Département juridique synodal toutes les tentatives visant à s’emparer des églises, ainsi que les autres cas de violation des droits des fidèles de notre Église. Dans la présente situation difficile pour notre Église, le soutien du monde orthodoxe entier est extrêmement important, ainsi que celui de la communauté internationale. Pour cette raison, le Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine surveille les violations des droits des fidèles et en informe les Églises orthodoxes locales, ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, notre but, en tant que chrétiens, est le maintien de la paix et du calme dans notre pays. Ne cédons pas aux provocations et ne nous laissons pas entraîner dans le conflit sur la base religieuse. Nous devons fermement nous opposer à toutes les tentatives de disloquer le pays depuis l’intérieur. Notre arme principale dans ce combat spirituel est le véritable amour chrétien envers le prochain. Notre Seigneur Jésus-Christ nous appelle à aimer nos ennemis, à bénir ceux qui nous maudissent, à faire du bien à ceux qui nous haïssent et à prier pour ceux qui nous maltraitent et nous persécutent, afin d’être les fils de notre Père Céleste (Matth. V, 44-45). Toute haine entre les hommes est surmontée par l’amour. Si le Seigneur nous envoie des épreuves, cela signifie qu’Il s’occupe de notre perfection, qu’Il nous donne la possibilité de croître dans l’amour envers le prochain. Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous (I Thess. V, 15). Enfin, nous considérons de notre devoir pastoral de dire quelques mots au sujet de notre préoccupation concernant la situation qui se crée autour de la préparation du Concile panorthodoxe. Nous demandons à tous ceux qui sont engagés dans cette préparation à faire tout pour que les règles, les traditions et les usages de la sainte Église orthodoxe soient préservés, lesquels constituent le fondement de notre unité panorthodoxe. Que la bénédiction de Dieu demeure avec nous tous.

Au nom des membres du Saint-Synode, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre.

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Le patriarche Jean X : « Nous avons été appelés à défendre le christianisme »

À l’occasion de la Conférence « Pluralisme religio-culturel et coexistence pacifique au Moyen Orient », tenue à Athènes le 19 octobre, le patriarche d’Antioche Jean X s’est adressé aux experts de la conférence. La guerre s’est produite sur toute la terre syrienne, a déclaré le Primat de l’Église d’Antioche, n’épargnant personne, même dans les territoires relativement paisibles. « Je vis non loin de l’église mariamite [cathédrale orthodoxe de Damas] – à quelques kilomètres des lieux où la paix dont jouissaient ses résidents a été enterrée sous les obus qui y ont explosé. Oui, les habitants de la terre, où les chrétiens ont reçu pour la première fois leur appellation, payent pour cela aujourd’hui un prix élevé – celui du sang », a affirmé le patriarche. Selon le point de vue du patriarche, la cause principale « du retour de la société à l’époque de l’ignorance bestiale » a été le soi-disant « printemps arabe », « qui a parsemé ensuite des missiles  dans le ciel pascal d’Alep ». « Oui, messieurs, ce qui se produit en Orient, ne peut être appelé que ‘l’enterrement vivant d’une civilisation’. Notre terre n’est pas créée pour être une fosse commune massive ; nos gens ne sont pas nés pour mourir à l’étranger ; nos enfants n’ont pas ouvert leurs yeux ici afin de les fermer dans les profondeurs de la mer ! L’incapacité de la communauté internationale de régler le conflit syrien, c’est l’échec de tout le système de défense des droits de l’homme ! » À cette occasion, le patriarche n’a pas passé sous silence le fait que « l’on ignorait le sort des deux métropolites d’Alep kidnappés », Paul (Yazigi, le frère du patriarche) et Jean (Ibrahim, de l’Église syro-jacobite). « Pour ainsi dire, le monde entier a oublié ces malheureux, leurs noms ne résonnent plus dans les endroits où sont prises les décisions vitales. Nous élevons notre voix et exigeons que soient libérés nos frères des mains de leurs ravisseurs et, de la part des autorités responsables – des pas décisifs pour la libération des captifs », a déclaré le patriarche Jean X. Cependant, malgré tout cela, les chrétiens de Syrie resteront vivre et servir sur les terres de leur patrie que – le patriarche en est convaincu – personne ne quittera volontairement : « Nous sommes forts dans le Christ et nous avons été semés sur Sa terre… Nous avons été nourri de l’Orthodoxie avec le lait maternel et nous avons été appelés à sa défense depuis deux mille ans. Nous, chrétiens, ne sommes pas d’accord pour être des « gens de seconde catégorie », payant un impôt pour notre propre existence [i.e. la jizya, taxe prélevée sur la population chrétienne par « l’État islamique » sur les territoires occupés par lui] – non, nous sommes issus du cœur de notre terre et nous y resterons ! »

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Tuerie de chrétiens dans l’Oregon (États-Unis): une déclaration de l’Eglise orthodoxe russe

1443774566323” L’Église orthodoxe russe a appris avec une profonde affliction l’épouvantable acte terroriste perpétré contre un collège dans l’état américain de l’Oregon, dont plusieurs civils ont été victimes. Cette tragédie s’aggrave du fait que le tueur a délibérément choisi de jeunes chrétiens pour cibles.

Cet acte criant d’inhumanité confirme que le christianisme est bien devenu la religion la plus persécutée du monde. Les extrémistes de différentes parties du monde s’efforcent de plus en plus souvent de susciter la haine et l’hostilité entre les religions et les peuples, recourant pour cela aux méfaits les plus inhumains.

Le Patriarcat de Moscou attire encore et encore l’attention de la communauté internationale sur l’importance de la protection des chrétiens contre les actes de terrorisme. Nous ne cessons de rappeler la responsabilité qui incombe aux détenteurs de l’autorité, aux leaders religieux et civiques dans la coexistence pacifique des représentants de différentes religions, ethnies et cultures. En même temps, nous estimons que les actes terroristes perpétrés ces derniers temps dans différents pays du monde sont la conséquence du chaos politique et social provoqué par des forces extérieures dans différentes pays du Proche Orient et d’Afrique du Nord.

L’Église orthodoxe russe partage l’affliction du peuple américain, elle prie pour la guérison des blessés et la consolation des parents et des proches des victimes de l’attentat. Nous espérons que les autorités des États-Unis d’Amérique prendront les mesures qui s’imposent pour prévenir semblables tragédies et assurer une vie paisible et sûre aux chrétiens et aux représentants d’autres religions traditionnelles.”

Source: Église orthodoxe russe – Photographie (source)

L’archevêque de Sébaste Théodose (Patriarcat de Jérusalem) : un coup sans précédent a été porté au christianisme au Moyen Orient

L’archevêque de Sébaste Théodose (Patriarcat de Jérusalem) a été reçu le 2 octobre par le patriarche de Bulgarie Néophyte. Remerciant son hôte pour la possibilité de souvent visiter la Bulgarie, l’archevêque Théodose lui a transmis les salutations cordiales du patriarche de Jérusalem Théophile avec une invitation à se rendre en Terre Sainte et au Patriarcat de Jérusalem. L’archevêque Théodose a partagé avec le patriarche de Bulgarie ses préoccupations au sujet du Moyen Orient, jadis berceau du Christianisme où, jusqu’à un temps récent, des gens de différentes nationalités et confessions vivaient paisiblement. Or, aujourd’hui, les chrétiens y sont exposés à des persécutions sans précédent. L’archevêque a souligné que, durant ces quatre dernières années, une persécution sans précédent du christianisme a lieu au Moyen Orient : près d’un demi-million de chrétiens ont quitté la Syrie, près d’un million, l’Irak, plus de 40 membres du clergé ont été torturés dans ce pays, des localités chrétiennes entières ont été vidées de leurs habitants, et des églises et d’autres lieux saints du IVème et Vème siècles ont été détruites. Au cours des discussions, l’archevêque Théodose, au nom du Patriarcat de Jérusalem, a exprimé l’espoir que l’immixtion de la Russie dans le conflit amènera à un équilibre des forces et à la résolution du problème. Soulignant toutefois que la force des chrétiens se trouve dans la prière et l’imploration de l’aide de la grâce de Dieu, l’archevêque Théodose a demandé au patriarche bulgare de commémorer dans ses prières les chrétiens vivant au Moyen Orient et de prier pour l’établissement d’une paix solide dans la région.

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Commémoration du 50e anniversaire de la levée des anathèmes entre l’Église catholique et l’Eglise orthodoxe

header_picUn message a été rédigé par le comité mixte de dialogue catholique-orthodoxe de France. Cliquez ici pour le lire. Une célébration des vêpres orthodoxes aura lieu dimanche 4 octobre à 17 heures à Notre-Dame de Paris. Elle sera présidée par le métropolite Emmanuel.

Constantinople : présentation d’un album photographique et historique sur le pogrom anti-grec des 6 et 7 septembre 1955

Un nouvel album de photographies sous le titre « Les événements des 6 et 7 septembre 1955 » qui avaient été réalisées par le photographe Dimitri Kouloumenos, a été présenté à Constantinople, à l’occasion du soixantième anniversaire de ces événements tragiques. Rappelons que les 6 et 7 septembre 1955 avait eu lieu à Istanbul un pogrom de la communauté chrétienne orthodoxe grecque. Plus d’une douzaine de personnes trouvèrent la mort pendant et après le pogrome et il y eut un grand nombre de blessés. Environ 70 églises orthodoxes ont alors été détruites ou sérieusement endommagées, tout comme plusieurs milliers de magasins appartenant à la communauté grecque. Les minorités arménienne et juive furent également touchées par leditss événements. La communauté grecque, qui comptait alors près de 130.000 membres, s’est considérablement amenuisée après le pogrome, ses membres ayant émigré massivement en Grèce. La présentation de l’ouvrage a eu lieu dans la cour de l’église de l’Entrée au temple de la Mère de Dieu de Stavrodromi à Constantinople, en présence du patriarche œcuménique Bartholomée, qui a salué l’édition de l’album dans son allocution. Était également présents à la présentation le consul de Grèce à Constantinople Evanghelos Sekeris avec son épouse, la consule Danaé Vasilakis, le chef du bureau de presse de Grèce Georges Angelopoulos, les archontes du Trône et un grand nombre de membres de la communauté. M. Georges Benlisoï, qui représentait la maison d’édition « Istos » a décrit l’album, qui comporte des textes en langue turque ainsi que le matériel photographique unique du défunt photographe patriarcal Dimiti Kaloumenos. Cet ouvrage a été réalisé avec les conseils de M. Nicolas Manginas et avec le concours du journaliste Serdar Korucu. Les réalisateurs de l’album, dans leurs allocutions, ont évoqué les événements de septembre, mais également la valeur historique unique des photographies, lesquelles constituent un témoignage irréfutable de ce qui se passa la nuit du 6 au 7 septembre 1955. M. Manginas a mentionné que le nouveau livre « ne vient pas inciter la haine et aux passions, mais constitue le témoignage d’une injustice que plus personne ne nie dans la Turquie contemporaine ». De son côté, le patriarche a conclu son allocution par les paroles suivantes : « Nous étant trouvés souvent sur différentes croix, jamais nous n’avons cependant crié « tout est terminé ». Car nous, chrétiens, croyons dans la Résurrection. La Roméité se confie dans la justice et la providence de Dieu. La Roméité croit, la Roméité endure ».

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La Grèce a exprimé ses protestations à l’ambassadeur d’Albanie à Athènes au sujet de la destruction de l’église orthodoxe Saint-Athanase à Dhërmi

La Grèce a exprimé ses protestations à l’ambassadeur d’Albanie à Athènes et a porté plainte officiellement, mercredi dernier, auprès de la Commission Européenne ainsi qu’au Conseil de l’Europe, après la destruction, par les autorités albanaises, de l’église orthodoxe du village de Dhërmi dans le sud du pays. Le ministère grec des Affaires étrangères a également informé Berlin et Washington au sujet du dépôt de ses plaintes. Un diplomate grec a comparé la destruction de l’église Saint-Athanase aux actions des djihadistes. « La destruction des lieux et des objets saints se produit dans la région du Moyen Orient et en Afrique du Nord, et c’est l’action des djihadistes. Aujourd’hui, nous voyons un tel acte dans un pays voisin, l’Albanie », a déclaré le représentant du ministère grec des Affaires étrangères, Constantin Koutras. Les autorités albanaises ont déclaré que leur intention était d’accomplir des fouilles sur ce terrain afin de tenter de découvrir la tombe d’un missionnaire catholique du XVIIème siècle, Nilo Catalano. La localité de Dhërmi se trouve dans la région du sud de l’Albanie que les Grecs appellent Épire du Nord et dans laquelle vit une minorité grecque orthodoxe.

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Une église orthodoxe a été détruite par les employés municipaux dans le sud de l’Albanie

Le 26 août 2015, à l’aube, a été détruite l’église orthodoxe Saint-Athanase qui se trouve dans le village de Dhërmi, dans le sud de l’Albanie, et ce sur la demande du maire de Himara. Vers 4 heures du matin, la police municipale est arrivée sur les lieux et les pelleteuses ont détruit l’édifice. Les quelques habitants qui avaient entendu le bruit des engins et se sont rendu sur place, mais ne sont pas parvenus à s’opposer à la destruction. Les habitants du village sont venus ensuite pour recueillir les morceaux de leur église. Le 20 août, les employés municipaux d’Himara étaient déjà venus à l’église, avaient enlevé les icônes et objets sacrés et effectué une première tentative de destruction. La communauté orthodoxe n’avait pas été prévenue au préalable. Dès que les fidèles furent informés de ces préparatifs destinés à détruire l’édifice, ils se rendirent sur place avec le prêtre de l’église afin de protester et d’empêcher cet acte. Ils exprimèrent alors leur indignation et déclarèrent qu’ils étaient prêts à défendre leur église à tout moment. Ils se rassemblèrent à nouveau dans l’après-midi. La démolition en question constituait une violation de la loi et un mépris profond envers la religion et les communautés religieuses. Il convient de mentionner que l’église Saint-Athanase avait été détruite pour la première fois en 1972 par les communistes, qui utilisèrent ses pierres pour construite un réservoir hydraulique. En 1992, les habitants de la localité construisirent une nouvelle église à la place de l’ancienne. Le nouvel édifice servit donc aux fidèles durant 23 ans. Sa destruction, accomplie par les employés de l’État constitue une violation flagrante de la loi n°10057 du 22.01.2009 « sur la ratification de l’Accord entre le Gouvernement de la République d’Albanie et l’Église orthodoxe d’Albanie » qui garantit l’intégrité des lieux de culte et les protège des actions abusives de l’État.

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Un monastère chrétien du Ve siècle détruit au bulldozer par les islamistes de Daech au centre de la Syrie

St_Elian_1L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a rapporté vendredi que l’organisation extrémiste État islamique (El ou Daech) a détruit le jeudi 20 août le monastère de Saint Elian à d’Al-Qaryatayn,  une localité située au Sud-Est de Homs, qui avait été capturée par les jihadistes le 5 août.
Le groupe ultra-radical, qui a justifié son action par le fait qu’en ce lieu « les gens adoraient un autre dieu qu’Allah », a posté en ligne des photos du monastère et celles de bulldozers opérant sa destruction.
St_Elian_2Le monastère portait le nom d’un saint très vénéré dans la région de Homs, saint Elian (connu aussi sous le nom de saint Julien d’Émèse – nom de Homs dans l’Antiquité ), un médecin martyrisé par les Romains pour avoir refusé d’abandonner le christianisme.

Le Saint-Siège, défenseur des sanctuaires serbes au Kosovo ?

M. Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO

Le Saint-Siège et le pape François disposent d’une grande autorité morale au sein de la communauté internationale et leur soutien à la protection du patrimoine spirituel et culturel serbe au Kosovo pourrait jouer un rôle très significatif, dit à l’agence de presse Sputnik Darko Tanasković, ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO. A travers le combat quotidien héroïque et martyr des prêtres et des moines qui continuent de vivre au Kosovo, l’Église orthodoxe serbe s’efforce de préserver notre patrimoine culturel dans cette province. Pourtant, on oublie souvent que l’héritage culturel et spirituel serbe au Kosovo n’est pas uniquement orthodoxe, mais également chrétien, dit l’ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO, Darko Tansaković.
« Si ce front de défense était plus large – chrétien, je crois que l’efficacité de toute l’action entreprise serait considérablement accrue. Dans certains pays majoritairement catholiques, qui n’ont pas reconnu le Kosovo, la position du Saint-Siège sur la non-reconnaissance de cette structure paraétatique revêt une importance cruciale et constitue parfois le facteur déterminant dans la prise de décision d’un pays de reconnaître le Kosovo ou non », dit M. Tanasković, qui est également ancien ambassadeur de Serbie au Vatican.
M. Tanasković affirme que le Saint-Siège est profondément préoccupé par l’exode incroyable des chrétiens de Terre sainte et du Proche-Orient, où la population chrétienne est victime des horreurs de la situation politique de cette région et du fondamentalisme et radicalisme islamiques. Cela constitue une menace pour toute la chrétienté, souligne M. Tanasković ; or nous sommes témoins d’un phénomène semblable, quoique de dimension moindre, précisément au Kosovo et dans certaines autres parties des Balkans où des sanctuaires chrétiens sont en danger.
« C’est justement l’aspect sous lequel le Saint-Siège considère le problème du Kosovo, ce qui peut aider significativement à expliquer l’existence de ce phénomène sur le sol européen. Nous sommes horrifiés que les chrétiens quittent la Terre sainte, mais le fait que des chrétiens se sentent menacés dans une partie de la vieille Europe, dans les Balkans, n’attire pas beaucoup l’attention », dit M. Tanasković.

Le dialogue œcuménique revêt également une très grande importance pour le Saint-Siège

Le pape François considère que le dialogue œcuménique est très important et il sait que toute démarche qui irait à l’encontre de la protection du patrimoine chrétien dans les Balkans, et plus concrètement au Kosovo, serait nuisible au dialogue œcuménique. Il est certain que le Vatican en tiendra compte », affirme le diplomate serbe.
M. Tanasković pense que le clergé de l’Église orthodoxe serbe pourrait considérablement aider à ce que certains pays comprennent correctement toute la signification de ce moment historique et empêchent qu’un non-Etat, établi sur le non-droit, entre dans une organisation dotée d’un mandat et fondée sur des idéaux aussi élevés que l’UNESCO.
L’ambassadeur serbe auprès de l’UNESCO rappelle qu’il y aurait des indices auprès du ministère des Affaires étrangères de Grèce laissant entrevoir un changement d’attitude de ce pays à propos du Kosovo, se traduisant par un soutien de sa candidature à l’UNESCO.
« Étant donné la position et l’influence de l’Église sur la vie nationale en Grèce, il est certain que notre Église orthodoxe pourrait discuter avec l’Église orthodoxe grecque au sujet du Kosovo, et je crois qu’elles en discutent déjà et qu’elles feront tout ce qui est possible dans ce sens », souligne M. Tanasković.
Notre interlocuteur souligne également qu’il faut attacher une très grande attention à la question du Kosovo dans les conversations avec le clergé du Patriarcat œcuménique, en particulier à la lumière de la fondation d’une certaine Église orthodoxe albanaise qui prétendrait assumer la souveraineté sur les églises et les monastères serbes au Kosovo.
« L’archevêque de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie Anastasios Janullatos est l’un des théologiens les plus érudits et les plus respectés de l’orthodoxie contemporaine. Lui-même est un interlocuteur très important pour ce sujet, compte tenu du fait qu’il se trouve sous la juridiction du Patriarcat œcuménique, qui jouit d’une très grande influence dans les relations internationales, en particulier le patriarche Bartholomée Ier. »
Quant à la procédure applicable en ce qui concerne l’adhésion du Kosovo à l’UNESCO, il existe un vide empirique et jurisprudentiel, car il n’y a jamais eu jusqu’à présent de cas de ce type, dit M. Tanasković. C’est pourquoi un grand espace existe pour le combat diplomatique de la Serbie, et cela sur tous les fronts, ce dont nous devons profiter, conclut notre ambassadeur auprès de cette organisation.

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“Vers la disparition des chrétiens d’Orient?” – une conférence de Jean-François Colosimo à Chaville

Jean-François Colosimo, professeur de patrologie à l’Institut Saint-Serge, président du directoire des Éditions du Cerf et auteur du livre “Les hommes en trop : la malédiction des chrétiens d’Orient,” a donné une conférence le mardi 14 avril à Chaville dans le cadre de la commémoration de centenaire du génocide des Arméniens organisée par la municipalité.

Interview de l’évêque de Zabadani Constantin, du Patriarcat orthodoxe d’Antioche : « Malgré les persécutions, les chrétiens restent en Syrie »

Les chrétiens du Moyen Orient, qui vivent dans les conditions d’une guerre continuelle et de persécutions allant en s’accroissant, ne désespèrent pas de la paix dans la région. Le vicaire du patriarche orthodoxe d’Antioche, supérieur du monastère Saint-Élie à Chouwaya (Liban), l’évêque de Zabadani Constantin, a donné une interview à l’agence RIA Novosti, à l’occasion de son séjour en Russie, alors qu’il dirigeait la délégation du Patriarcat d’Antioche aux solennités du millénaire du trépas du saint prince Vladimir. Dans cet interview, il évoque la situation actuelle des habitants orthodoxes de la Syrie, le destin des gens enlevés et des monastères menacés, les relations avec l’Église orthodoxe russe, la situation en Ukraine et encore d’autres questions cruciales pour les Chrétiens.

Comment pouvez-vous caractériser la situation des chrétiens du Moyen Orient maintenant, particulièrement sur le territoire de la Syrie ?

– La situation est la plus horrible qui soit. J’ai le sentiment que nous vivons à l’époque des premières persécutions contre les chrétiens. On nous tue, on nous découpe, comme du bétail ! Mais, comme l’a dit saint Jean Chrysostome, l’Église vainc toujours dans les persécutions. Dieu soit loué, malgré les persécutions, les chrétiens restent dans la région. Beaucoup de gens viennent à l’église. Ils demandent à Dieu et à Sa très sainte Mère de les protéger. Ce qui se produit maintenant n’est en rien inhabituel pour l’Église : chacune des Églises locales, en leur temps, sont passées par les persécutions. Je voudrais demander à l’Église russe et aux chrétiens du monde entier de prier pour nous, afin que nous sauvegardions notre foi.

Actuellement, de nombreuses personnes se sauvent en fuyant le Moyen Orient. Il y a beaucoup de réfugiés d’Irak, par exemple. N’y a-t-il pas un danger de disparition du christianisme dans la région qui est son berceau ?

– Effectivement, les chrétiens s’enfuient, très nombreux sont ceux qui s’enfuient. Mais nous gardons toujours l’espérance dans le Christ et croyons qu’Il ne nous délaissera pas. Les Apôtres, qui ont illuminé le monde entier, étaient au nombre de douze. S’il se trouve chez nous ne seraient-ce que douze bons chrétiens, le christianisme pourra toujours renaître. Je pense que le Seigneur nous raisonne, nous tend ces épreuves, afin que nous devenions meilleurs, afin que nous soyons de bons chrétiens. Je crois que le Seigneur ne nous abandonnera pas.

Sait-on quelque chose sur le sort du métropolite d’Alep Paul (Yazigi), le frère du patriarche d’Antioche Jean X et du métropolite syro-jacobite d’Alep, mar Grégoire Jean Ibrahim, enlevés en Syrie en avril 2013 par des terroristes ?

– Malheureusement, nous ne savons rien, ni officiellement, ni officieusement. Nous ne savons même pas s’ils sont vivants.

Et quelle est la situation dans deux des monastères syriens les plus connus qui, à plusieurs reprises, ont été exposés aux attaques des rebelles ? En particulier, le monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Saidnaya et celui de Sainte-Thècle à Maaloula (lieu, comme on le sait, unique en ce sens que l’on y parle encore araméen, la langue du Christ) ?

– À Maaloula, on restaure actuellement une aile du monastère, afin que les sœurs du monastère puissent y revenir. Il est clair que le danger est toujours là, mais il nous faut retourner là-bas. Nous devons témoigner en actes que nous sommes déterminés à rester sur cette terre sainte. À Saidnaya, l’environnement est particulièrement radical, ce sont souvent des musulmans fanatiques. Tout le monastère est entouré de villages musulmans, mais la Mère de Dieu nous garde. Tous les chrétiens qui vivent à Saidnaya sentent Sa présence et n’abandonnent pas leurs foyers. Ni les moniales, ni les laïcs ne partent.

Monseigneur, je me rappelle bien des pèlerins musulmans, dont ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, qui venaient dans ces monastères…

– C’est absolument exact, ils viennent parce que la Mère de Dieu et sainte Thècle font des miracles. Nous n’avons pas de malentendus avec les musulmans modérés. Nous vivons à leurs côtés, ils partagent tant nos joies que nos peines. Nous vivons dans le monde. Et non seulement les gens simples, musulmans et chrétiens, mais aussi les dirigeants politiques appartenant aux deux confessions, entretiennent entre eux des relations amicales.

L’icône de la Mère de Dieu à Saidnaya, qui a été peinte par l’apôtre Luc, a-t-elle été conservée dans son monastère ?

– Oui, bien sûr !

Êtes-vous au fait et que pensez-vous de la situation en Ukraine aujourd’hui, où les civils, à l’Est du pays, sont tués lors des conflits armés, où il y a une multitude de réfugiés, où les fidèles orthodoxes sont privés de leurs églises, où les églises sont exposés aux tirs ?

– Avant tout, la compréhension mutuelle et l’amour sont nécessaires. Nous soutenons toujours l’Église orthodoxe en Ukraine – l’Église orthodoxe russe. Mais le diable ne dort point. Et même dans l’Église, parmi les clercs et les hiérarques, il y a des Judas. Comme nous l’a enseigné l’apôtre nations, saint Paul, il n’existe pas de nationalités pour les chrétiens. Nous tous avons le même sang. Nous sommes tous nés sur les mêmes fonts baptismaux, par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Aussi, je prie pour la paix en Ukraine, afin que son peuple ait un seul cœur et un seul esprit. Afin que le saint Calice les unisse tous.

Quels sont selon vous les défis pour l’Orthodoxie ?

– Avant tout, c’est le problème de la jeunesse à l’Église. Il n’y a pas, dans ce domaine, malheureusement, une approche définie de toutes les Églises locales. Il n’y a pas une telle approche qui permettrait d’attirer la jeunesse à l’Église, plutôt que celle-ci consomme de la drogue, traîne dans les cafés, etc. Il n’y a pas ce que l’on appelle en français une « vision », il n’y a pas une représentation de notre troupeau.

Pourquoi ?

– C’est probablement de l’égoïsme, de l’orgueil. Le Christ allait toujours à la rencontre des hommes. Il n’attendait pas que les gens viennent à Lui. Et nous, clercs, attendons que les gens viennent à l’église nous voir. Il faut que nous allions nous-même à leur rencontre. Les saluer, les embrasser, leur donner notre soutien. Les guérir spirituellement et mentalement. Le peuple est très malade, particulièrement la jeunesse. Il s’agit d’une maladie spirituelle, ce n’est pas seulement corporel. Et l’Église est un hôpital spirituel, un dispensaire, comme l’enseignent les saints Pères. C’est en cela que se trouve notre problème fondamental : il est indispensable que l’Église soit ouverte au monde, sous tous ses aspects, partout. L’Église doit toujours être auprès de ceux qui souffrent, leur apporter son amour. C’est ce qui nous manque aujourd’hui à tous. Nous n’avons pas assez d’amour.

Vous avez séjourné à Moscou à l’occasion des solennités de l’Église orthodoxe russe consacrées au millénaire du trépas du prince Vladimir. Est-il connu au Moyen Orient ? Comment pouvez-vous caractériser les relations du Patriarcat d’Antioche et de l’Église orthodoxe russe ?

– Les relations de nos Églises ont été excellentes depuis les temps anciens. L’Église d’Antioche a toujours soutenu l’Église russe et inversement. Par exemple, à la fin du XIXème siècle, grâce au soutien russe en Syrie, des institutions éducatives ont été ouvertes, des écoles, et des églises ont été construites. Maintenant, alors qu’une partie de l’Église d’Antioche s’est trouvée sur le territoire en guerre, l’Église orthodoxe russe nous a accordé un soutien important. Par exemple, il y a deux ans, elle nous a donné une aide significative. Bien sûr, il s’agissait d’une aide économique, et il est difficile d’évaluer un soutien spirituel. Quant à saint Vladimir, naturellement, il est connu. Nous célébrons le jour de sa fête. Non sur une échelle semblable à celle de la Russie, mais nous le commémorons toujours. Tout le monde sait que Vladimir est le baptiste de la sainte Russie.

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Une moniale de l’Église orthodoxe d’Ukraine a été assassinée à Kiev

La moniale Aleutine s’était rendue dans un appartement pour se laver avant une intervention chirurgicale, car il n’y avait pas d’eau chaude dans son monastère. Plus tard, le corps de la moniale a été trouvé mort, avec les mains liées et des traces de tortures. La moniale Aleutine était âgée de 62 ans.

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Appel du conseil de la laure de la Dormition de Potchaïev aux autorités ukrainiennes

Le conseil spirituel de la laure de la Dormition de Potchaïev avec, à sa tête son supérieur, ont adressé un appel au président ukrainien, au président des services de sécurités ukrainiens et au chef du ministère de l’Intérieur d’Ukraine. Il leur demande de vérifier l’information qui est parvenu à la laure, au sujet de la préparation d’une provocation de grande échelle contre le monastère, à savoir qu’un groupe schismatique veut s’approprier les édifices et les biens de la laure de Potchaïev. Il est planifié l’arrivée sur le territoire du monastère des armes à feu qui devraient ensuite être utilisées pour s’emparer de la laure. En outre, cette opération est prévue à l’aide d’une grande quantité d’individus amenés en autobus à un moment fixé, ce groupe étant renforcé par des sections armées d’organisations publiques qui doivent provoquer le conflit, entre autres par des affrontements violents ». Il est rappelé dans le document que de tels actes à l’encontre des citoyens et des biens ayant une importance économique, conformément au code pénal ukrainien, sont désignés comme un vol et constituent un délit. Qui plus est, le complexe des bâtiments de la laure de Potchaïev est un monument architectural d’importance nationale, considéré comme un lieu saint pour les orthodoxes. La réalisation d’une provocation contre la laure mènera à une discorde interconfessionnelle et sera l’occasion d’une nouvelle déstabilisation de la situation dans le pays avec des conséquences imprévisibles, est-il encore dit dans l’appel. Il est enfin demandé aux fonctionnaires de vérifier les faits exposés et de prendre les mesures appropriées pour parer aux provocations sur le territoire de la laure de la Dormition de Potchaïev.

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Le supérieur de la laure de Potchaïev lance un appel aux fidèles en raison de menaces pesant sur le monastère

Le supérieur de la laure de Potchaïev, le métropolite Vladimir (Moroz), a lancé un appel aux fidèles pour leur demander de renforcer leurs prières pour le monastère, en raison d’une provocation à grande échelle qui se prépare actuellement. « Des nouvelles épreuves nous attendent. Une provocation à grande échelle se prépare contre la laure de la Dormition, à Potchaïev », est-il dit dans la déclaration du supérieur, placée sur le site internet de la laure. Comme l’a mentionné le métropolite, l’Église orthodoxe d’Ukraine vit des temps d’épreuves difficiles : « On entend au sujet de celle-ci des flots de mensonges et contrevérités, on s’empare des églises canoniques par la tromperie ou par la force ». Le métropolite Vladimir a promis de donner des informations sur le développement des événements sur le site officiel la laure de Potchaïev, ajoutant qu’à l’avenir « il est possible que l’on doive rechercher l’information sur la situation de notre monastère auprès d’autres sources ». « Nous croyons que le Seigneur, cette fois encore, éloignera de nous le danger. Le principal est de placer en toutes choses notre confiance en Sa bonté et ne pas renoncer à la foi orthodoxe lors des épreuves » est-il encore dit dans l’appel.

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Une audition du groupe PPE au Parlement européen sur les persécutions contre les chrétiens dans le monde

DSC_0106-001.JPG-600x396Le groupe PPE au Parlement européen a auditionné le 1er juillet à Bruxelles à propos des persécutions contre les chrétiens dans le monde (programme). Une vidéo sur ce sujet est présentée par le groupe PPE sur cette page.  L’Église orthodoxe était représentée par l’archiprêtre Dimitry Sizonenko, pour le Patriarcat de Moscou, et par l’archiprêtre Sorin Selaru, pour l’Église roumaine.

Source de la photographie: Pravmir

Profanation de la cathédrale de la Résurrection du Christ et des reliques de saint Germain à Kodiak (Alaska)

Le 10 juin, la cathédrale de la Résurrection du Christ à Kodiak, en Alaska, ainsi que les reliques de saint Germain d’Alaska qui y reposent, ont été vandalisées et profanées. « Dès que les détectives m’ont permis d’entrer dans la cathédrale, j’ai pu constater les dégâts » a déclaré le recteur de la cathédrale, l’archiprêtre Innocent Drezdov. « Il y avait partout des débris de verre. Derrière le comptoir des cierges se trouvait une boîte avec les offrandes des fidèles, mais elle est restée intacte. Le malfaiteur ne s’intéressait qu’aux objets les plus sacrés. Alors que les reliques mêmes de saint Germain d’Alaska n’ont pas fait l’objet d’effraction, la vue de la châsse du saint a provoqué mes larmes. La croix monastique du saint a été détruite. La skoufia (calotte) de saint Germain et les chaînes avec la croix que le saint portait sur lui étaient jetées pêle-mêle. « Ce sont l’autel et le siège épiscopal derrière celui-ci qui ont été le plus endommagés. L’évangéliaire se trouvant sur l’autel a été fortement abîmé. L’antimension a été retrouvé sur le sol, froissé, mais non abîmé. Une bouteille contenant la sainte huile a été brisée, les croix d’autel ont été tordues, les saints Dons gardés dans le tabernacle ont été répandus par terre ». Une enquête est en cours.

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A Vienne, une conférence de l’OSCE sur la discrimination et l’intolérance à l’encontre des chrétiens

timthumb.phpLe 18 mai, Vienne a accueilli une conférence sur la prévention et la lutte contre l’intolérance et la discrimination envers les chrétiens, l’accent étant mis sur les crimes motivés par la haine, sur la mise à l’écart de la société, la marginalisation et la violation des droits.
Des représentants des états membres de l’OSCE, des membres de communautés religieuses et d’autres organisations non-gouvernementales participaient à la conférence organisée par le Bureau de l’OSCE aux instituts démocratiques et aux droits de l’homme. Parmi les intervenants figuraient l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département du Patriarcat de Moscou aux relations de l’Église avec la société, membre du Conseil consultatif de l’OSCE aux questions de la liberté de religion et de conviction, le père Dimitri Safonov, directeur du Secteur des contacts interreligieux du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le vice-président de la Société orthodoxe impériale de Palestine E. Agapova.

L’archiprêtre Vsevolod Tchapline a énuméré les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés chrétiennes dans la région de l’OSCE. Parmi celles-ci, la profanation des objets et des symboles chrétiens, un langage haineux à l’encontre des chrétiens, des défis agressifs de la part des tenants d’un laïcisme militant, « l’intolérance au nom de la tolérance ». Suivant l’intervenant, ces problèmes sont apparus avant tout parce que beaucoup ne souhaitaient pas la restauration et le renforcement de l’influence chrétienne sur les processus sociaux.

Le père Vsevolod a rappelé que l’article 4 de la Déclaration sur la liquidation de toutes les formes d’intolérance et de discrimination concernant la religion ou les convictions, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1981 proclame : « Tous les états doivent prendre des mesures efficaces pour la prévention et la liquidation de la discrimination portant sur la religion ou les convictions dans la reconnaissance, l’application et la réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans tous les domaines de la vie civile, économique, politique, sociale et culturelle ».

« Très souvent, a dit le père Vsevolod, la christianophobie et le langage de haine contre les chrétiens apparaissent là où les chrétiens déclarent et réalisent leur droit à participer aux processus sociaux. Ils possèdent ce droit au même titre que les adeptes du matérialisme, du socialisme, du capitalisme, de la mouvance écologique, du conservatisme, du libéralisme ou de toute autre doctrine philosophique ou politique. Dans la plupart des systèmes juridiques actuels, les idéologies sont égales, ce qui veut dire que leurs tenants doivent avoir des possibilités d’action sur la société, sur la détermination de son avenir, de sa structure, de son caractère et de son organisation égales. Beaucoup de chrétiens estiment qu’ils sont appelés à influer sérieusement et résolument sur n’importe quel processus en cours dans la vie publique, économique et culturelle. La négation de ce droit, les appels à ne pas admettre d’ingérence religieuse dans la société, à « libérer » l’espace public de la religion et de ses symboles sont d’évidentes volontés de discrimination ».

L’intervenant s’est arrêté plus particulièrement à la question de l’instruction, invitant à respecter le droit des parents et des enfants croyants à ce que l’enseignement scolaire corresponde aux principes moraux et religieux observés dans la famille. Le père Vsevolod a rappelé que le Pacte international sur les droits civils et politiques adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en 1961 disait : « Les États membres du présent pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des représentants légaux, à assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions ». De son côté, l’article 5 de la Déclaration pour la liquidation de toutes les formes d’intolérance et de discrimination proclame : « Les parents ou, le cas échant, les représentants légaux, de l’enfant ont le droit de déterminer le mode de vie pratiqué dans le cadre familial conformément à leur religion ou à leurs convictions, s’appuyant sur l’éducation morale que l’enfant doit selon eux recevoir (…) Tout enfant à le droit à une instruction dans le domaine de la religion ou des convictions conformément aux désirs de ses parents ou, le cas échant, de ses représentants légaux, et n’est pas tenu de recevoir une instruction dans le domaine de la religion ou des convictions contraires aux désirs de ses parents ou de ses représentants légaux, le principe directeur étant l’intérêt de l’enfant. »

Le père Vsevolod Tchapline a appelé à procéder à l’analyse systématique des problèmes touchant à la discrimination et à l’intolérance envers les chrétiens, les états-membres de l’OSCE devant s’engager à résoudre ces problèmes.

A.Victorov, directeur du Département pour la coopération humanitaire et les droits de l’homme du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a souligné dans son intervention que « depuis la précédente conférence de l’OSCE à Rome en 2011, l’organisation a mieux pris conscience de ce que le christianisme, ses sanctuaires et ses fidèles font l’objet de pressions, de violences, de persécutions, de discriminations dans l’espace de l’OSCE. Les manifestations d’intolérance et de discrimination se rencontrent même dans les états-membres de l’OSCE où les chrétiens sont majoritaires. Parmi ces manifestations, on dénombre des attentats contre le clergé, l’opposition à l’organisation de manifestations religieuses, la destruction et la profanation d’églises et de cimetières chrétiens, des tentatives de supprimer les symboles religieux des lieux publics, la restriction du droit d’expression pour les chrétiens, la discrimination dans la vie économique et dans d’autres domaines. Le nombre d’actes de vandalismes, d’incendies criminels, de vols d’objets précieux et de sites du patrimoine culturel chrétien augmente. Certains médias, sous couvert de liberté d’expression se permettent de tourner ouvertement en dérision les valeurs chrétiennes. La discrimination positive de certaines minorités religieuses amène à la violation des droits de la majorité chrétienne. Cela va jusqu’à l’absurde : interdiction du port de symboles religieux, de l’installation de sapins de Noël, etc. Le néolibéralisme occidental agressif a joué un rôle important dans ces tendances négatives, ainsi que le laïcisme militant, travaillant à saper les bases spirituelles, morales et traditionnelles de la société. Par ailleurs, les abus dans la réalisation de la politique du multiculturalisme liée à l’augmentation de l’immigration ont entraîné l’oubli du rôle et de l’importance du christianisme dans le processus historique de formation des valeurs européennes, qui ont servi de fondement à l’intégration européenne. »

Le père Dimitri Safonov a cité un certain nombre de faits de violation des droits des fidèles de l’Église orthodoxe ukrainienne : églises confisquées par les schismatiques, pressions exercées sur les membres du clergé, etc. Il a signalé aussi la situation intolérable des chrétiens du Proche Orient et d’Afrique du Nord, appelant l’OSCE à faire de la défense des droits des chrétiens une priorité et à tenir compte de la situation des chrétiens en se mettant en relation avec les pays de cette région.

E. Agapova a également attiré l’attention de l’assistance sur les souffrances des chrétiens du Proche Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que ceux des régions orientales et méridionales d’Ukraine.

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Une treizième église du diocèse de Soumy (Ukraine) a été pillée

L’église de Saint-Michel-Archange au village de Kirikovka, dans la région de Sumy, a été pillée. Des inconnus ont fracassé la porte d’entrée et on volé l’évangile de l’autel, sept icônes et d’autres biens ecclésiastiques. C’est la treizième fois que ce produit un tel délit en dix mois dans la région. Devant l’impossibilité de trouver une solution au problème des pillages systématiques des églises orthodoxes de la région de Soumy, l’archevêque de Soumy et d’Akhtyrka Euloge a envoyé un télégramme au ministre ukrainien de l’intérieur A.B. Avakov, dans lequel il lui demande de prendre des mesures pour enquêter sur les pillages et sanctionner leurs auteurs. « Aujourd’hui a été pillée la treizième église du diocèse de Soumy et ce en 10 mois », écrit Mgr Euloge. « Mes tentatives, à plusieurs reprises, de discuter de mesures appropriées concernant les communautés orthodoxes avec la direction locale de police sont restées sans succès ». Le hiérarque mentionne que la communauté orthodoxe considère les délits concernés comme le résultat de l’inaction cynique qui a pour cause l’impunité. « Les gens sont profondément troublés par la mauvaise volonté évidente de la police à prendre des mesures réelles pour enquêter sur ces délits à l’encontre des communautés orthodoxes de la région de Soumy et à sanctionner les pilleurs », a conclu l’archevêque Euloge.

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Une église Sainte-Sophie, à Ederne, en Turquie sera restaurée et transformée en mosquée

Une église Sainte-Sophie, bâtie au XIIème siècle près de la limite occidentale de la province d’Edirne sera restaurée en tant que mosquée, malgré les déclarations précédentes selon lesquelles il serait possible que l’édifice rénové soit un musée. Après la conversion de deux églises dédiées à Sainte-Sophie [la Sagesse de Dieu] en Turquie, qui avaient été transformées en musées, puis en mosquées, la troisième « Sainte-Sophie » à Ederne, dans le district d’Enez, sera reconvertie en mosquée, selon le directeur général des Fondations, Adnan Ertem, et ce malgré les débats qui avaient eu lieu précédemment pour en faire un musée après la restauration. S’adressant à l’Agence de presse nationale turque Anadolu, Ertem a déclaré que le comité de direction régional de protection des biens culturels avait approuvé le projet de reconstruction de l’édifice, qu’il a qualifié de « mosquée » au cours de l’interview. Ertem a dit que le projet démarrerait aussi tôt que possible, ajoutant que « Sainte-Sophie » serait inclue dans le programme d’investissement général des Fondations. Expliquant pourquoi ledit édifice doit être ré-ouvert comme une mosquée, Erdem a déclaré qu’il « s’agissait d’un sanctuaire consacré comme une mosquée ». « C’est une fondation qui être mise en fonction conformément à sa charte fondamentale. Ainsi, sa fonction sera préservée » a-t-il ajouté. « Sainte-Sophie » d’Enez est située dans l’ancienne cité d’Ainos et bien qu’il n’y ait pas de documents, on pense qu’elle remonte au XIIème siècle. Elle est située à la frontière de la Grèce et placée sur le sommet d’une colline que l’on voit tout autour. Le gouverneur du district d’Enez, Fatih Baysal, avait déclaré en 2012 que l’usage de l’édifice comme une mosquée ou non serait décidé après la restauration. «Mais même si elle est utilisée comme musée ou mosquée, ce site a réellement besoin d’être ouvert », a déclaré Baysal.

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Les députés du Conseil général de Ternopol ont voté le transfert de propriété de la laure de Potchaïev à l’État ukrainien

Les députés du Conseil général de Ternopol ont voté le transfert de la propriété de la Laure de Potchaïev à l’État ukrainien. Cela s’est produit le Jeudi saint et la laure n’en a été informée que par les médias. Les députés ont donné leur soutien, lors de leur session, à l’appel au Premier ministre ukrainien Yatseniouk, selon les médias ukrainiens, et se sont adressés au cabinet des ministres en exigeant que la propriété du lieu saint soit enlevée à l’Église orthodoxe d’Ukraine. La Laure n’a été informée du projet de transformation des bâtiments conventuels et des églises du complexe monastique en bien domanial que par les médias. Le métropolite de Potchaïev, supérieur de la laure de la Dormition, Mgr Vladimir, a commenté les faits dans le périodique ukrainien « Segodnia » (« Aujourd’hui ») : « Le Jeudi Saint, la Sainte Église commémore la Dernière Cène et la trahison de Juda qui, pour 30 deniers a trahi le Christ sauveur. Ces événements se sont produits il y a vingt siècles. Le temps passe, mais les personnes et les actes restent les mêmes. En 2015, le Jeudi saint, il s’est produit quelque chose de semblable. Les députés du Conseil régional, qui se considèrent chrétiens, ont adoptés des lois qui ne sont pas chrétiennes. Ils veulent faire de la Laure de Potchaïev (le centre spirituel des chrétiens orthodoxes) un musée historique. Afin que le monastère ne soit pas dirigé par son supérieur et sa communauté monastique, comme ceux qui l’ont fondé en 1240, mais par un directeur et des guides ». « Ce n’est pas la première année que nous avons ce problème. Après que l’Ukraine ait acquis l’indépendance et qu’un dégel ait eu lieu dans les relations entre l’État et l’Église, les présidents et d’autres officiels ont promulgué des lois sur le retour à l’Église de ce qui avait été soustrait par le régime totalitaire soviétique. En 2002, les députés de Ternopol ont obtenu la création d’un bien domanial, malgré les ordonnances et les assurances précédentes des présidents et ont « casé » notre monastère dans le cadre du bien domanial historique et architectural de Kremenets-Potchaïev. En 2003, suite à la pétition de la communauté monastique, le Cabinet des ministres, par son ordonnance, a sorti les constructions historiques de la Laure du domaine de l’État, et les a transmises à son propriétaire légitime, l’Église orthodoxe d’Ukraine, en la personne des moines de Potchaïev. Tout cela a été scellé par l’accord de location gratuite entre la Laure de Potchaïev et l’Administration d’État et ce pour un délai de 49 ans, jusqu’au 1er janvier 2052. Il convient de mentionner que, depuis les années 1960, la Laure payait un loyer à l’État. Le 3 juillet 2014, le parlement régional de Ternopol fut remis en vigueur et a pris l’initiative de demander au Premier ministre d’annuler l’accord et de rendre aux constructions le statut de domaine de l’État. Leur demande est alors restée sans réponse. Et voici que presqu’une année après, le 9 avril 2015, pendant la Semaine Sainte, alors que l’Église du Christ commémore les derniers jours de la vie terrestre du Christ Sauveur, les députés ont repris leur ancien projet ».

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Jovan Nikoloski