30/05/2015
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Category Archives: Persécutions antichrétiennes

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A Vienne, une conférence de l’OSCE sur la discrimination et l’intolérance à l’encontre des chrétiens

timthumb.phpLe 18 mai, Vienne a accueilli une conférence sur la prévention et la lutte contre l’intolérance et la discrimination envers les chrétiens, l’accent étant mis sur les crimes motivés par la haine, sur la mise à l’écart de la société, la marginalisation et la violation des droits.
Des représentants des états membres de l’OSCE, des membres de communautés religieuses et d’autres organisations non-gouvernementales participaient à la conférence organisée par le Bureau de l’OSCE aux instituts démocratiques et aux droits de l’homme. Parmi les intervenants figuraient l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, président du département du Patriarcat de Moscou aux relations de l’Église avec la société, membre du Conseil consultatif de l’OSCE aux questions de la liberté de religion et de conviction, le père Dimitri Safonov, directeur du Secteur des contacts interreligieux du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le vice-président de la Société orthodoxe impériale de Palestine E. Agapova.

L’archiprêtre Vsevolod Tchapline a énuméré les difficultés auxquelles sont confrontées les communautés chrétiennes dans la région de l’OSCE. Parmi celles-ci, la profanation des objets et des symboles chrétiens, un langage haineux à l’encontre des chrétiens, des défis agressifs de la part des tenants d’un laïcisme militant, « l’intolérance au nom de la tolérance ». Suivant l’intervenant, ces problèmes sont apparus avant tout parce que beaucoup ne souhaitaient pas la restauration et le renforcement de l’influence chrétienne sur les processus sociaux.

Le père Vsevolod a rappelé que l’article 4 de la Déclaration sur la liquidation de toutes les formes d’intolérance et de discrimination concernant la religion ou les convictions, adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU en 1981 proclame : « Tous les états doivent prendre des mesures efficaces pour la prévention et la liquidation de la discrimination portant sur la religion ou les convictions dans la reconnaissance, l’application et la réalisation des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans tous les domaines de la vie civile, économique, politique, sociale et culturelle ».

« Très souvent, a dit le père Vsevolod, la christianophobie et le langage de haine contre les chrétiens apparaissent là où les chrétiens déclarent et réalisent leur droit à participer aux processus sociaux. Ils possèdent ce droit au même titre que les adeptes du matérialisme, du socialisme, du capitalisme, de la mouvance écologique, du conservatisme, du libéralisme ou de toute autre doctrine philosophique ou politique. Dans la plupart des systèmes juridiques actuels, les idéologies sont égales, ce qui veut dire que leurs tenants doivent avoir des possibilités d’action sur la société, sur la détermination de son avenir, de sa structure, de son caractère et de son organisation égales. Beaucoup de chrétiens estiment qu’ils sont appelés à influer sérieusement et résolument sur n’importe quel processus en cours dans la vie publique, économique et culturelle. La négation de ce droit, les appels à ne pas admettre d’ingérence religieuse dans la société, à « libérer » l’espace public de la religion et de ses symboles sont d’évidentes volontés de discrimination ».

L’intervenant s’est arrêté plus particulièrement à la question de l’instruction, invitant à respecter le droit des parents et des enfants croyants à ce que l’enseignement scolaire corresponde aux principes moraux et religieux observés dans la famille. Le père Vsevolod a rappelé que le Pacte international sur les droits civils et politiques adopté par l’Assemblée générale de l’ONU en 1961 disait : « Les États membres du présent pacte s’engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des représentants légaux, à assurer l’éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions ». De son côté, l’article 5 de la Déclaration pour la liquidation de toutes les formes d’intolérance et de discrimination proclame : « Les parents ou, le cas échant, les représentants légaux, de l’enfant ont le droit de déterminer le mode de vie pratiqué dans le cadre familial conformément à leur religion ou à leurs convictions, s’appuyant sur l’éducation morale que l’enfant doit selon eux recevoir (…) Tout enfant à le droit à une instruction dans le domaine de la religion ou des convictions conformément aux désirs de ses parents ou, le cas échant, de ses représentants légaux, et n’est pas tenu de recevoir une instruction dans le domaine de la religion ou des convictions contraires aux désirs de ses parents ou de ses représentants légaux, le principe directeur étant l’intérêt de l’enfant. »

Le père Vsevolod Tchapline a appelé à procéder à l’analyse systématique des problèmes touchant à la discrimination et à l’intolérance envers les chrétiens, les états-membres de l’OSCE devant s’engager à résoudre ces problèmes.

A.Victorov, directeur du Département pour la coopération humanitaire et les droits de l’homme du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie a souligné dans son intervention que « depuis la précédente conférence de l’OSCE à Rome en 2011, l’organisation a mieux pris conscience de ce que le christianisme, ses sanctuaires et ses fidèles font l’objet de pressions, de violences, de persécutions, de discriminations dans l’espace de l’OSCE. Les manifestations d’intolérance et de discrimination se rencontrent même dans les états-membres de l’OSCE où les chrétiens sont majoritaires. Parmi ces manifestations, on dénombre des attentats contre le clergé, l’opposition à l’organisation de manifestations religieuses, la destruction et la profanation d’églises et de cimetières chrétiens, des tentatives de supprimer les symboles religieux des lieux publics, la restriction du droit d’expression pour les chrétiens, la discrimination dans la vie économique et dans d’autres domaines. Le nombre d’actes de vandalismes, d’incendies criminels, de vols d’objets précieux et de sites du patrimoine culturel chrétien augmente. Certains médias, sous couvert de liberté d’expression se permettent de tourner ouvertement en dérision les valeurs chrétiennes. La discrimination positive de certaines minorités religieuses amène à la violation des droits de la majorité chrétienne. Cela va jusqu’à l’absurde : interdiction du port de symboles religieux, de l’installation de sapins de Noël, etc. Le néolibéralisme occidental agressif a joué un rôle important dans ces tendances négatives, ainsi que le laïcisme militant, travaillant à saper les bases spirituelles, morales et traditionnelles de la société. Par ailleurs, les abus dans la réalisation de la politique du multiculturalisme liée à l’augmentation de l’immigration ont entraîné l’oubli du rôle et de l’importance du christianisme dans le processus historique de formation des valeurs européennes, qui ont servi de fondement à l’intégration européenne. »

Le père Dimitri Safonov a cité un certain nombre de faits de violation des droits des fidèles de l’Église orthodoxe ukrainienne : églises confisquées par les schismatiques, pressions exercées sur les membres du clergé, etc. Il a signalé aussi la situation intolérable des chrétiens du Proche Orient et d’Afrique du Nord, appelant l’OSCE à faire de la défense des droits des chrétiens une priorité et à tenir compte de la situation des chrétiens en se mettant en relation avec les pays de cette région.

E. Agapova a également attiré l’attention de l’assistance sur les souffrances des chrétiens du Proche Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que ceux des régions orientales et méridionales d’Ukraine.

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Une treizième église du diocèse de Soumy (Ukraine) a été pillée

L’église de Saint-Michel-Archange au village de Kirikovka, dans la région de Sumy, a été pillée. Des inconnus ont fracassé la porte d’entrée et on volé l’évangile de l’autel, sept icônes et d’autres biens ecclésiastiques. C’est la treizième fois que ce produit un tel délit en dix mois dans la région. Devant l’impossibilité de trouver une solution au problème des pillages systématiques des églises orthodoxes de la région de Soumy, l’archevêque de Soumy et d’Akhtyrka Euloge a envoyé un télégramme au ministre ukrainien de l’intérieur A.B. Avakov, dans lequel il lui demande de prendre des mesures pour enquêter sur les pillages et sanctionner leurs auteurs. « Aujourd’hui a été pillée la treizième église du diocèse de Soumy et ce en 10 mois », écrit Mgr Euloge. « Mes tentatives, à plusieurs reprises, de discuter de mesures appropriées concernant les communautés orthodoxes avec la direction locale de police sont restées sans succès ». Le hiérarque mentionne que la communauté orthodoxe considère les délits concernés comme le résultat de l’inaction cynique qui a pour cause l’impunité. « Les gens sont profondément troublés par la mauvaise volonté évidente de la police à prendre des mesures réelles pour enquêter sur ces délits à l’encontre des communautés orthodoxes de la région de Soumy et à sanctionner les pilleurs », a conclu l’archevêque Euloge.

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Une église Sainte-Sophie, à Ederne, en Turquie sera restaurée et transformée en mosquée

Une église Sainte-Sophie, bâtie au XIIème siècle près de la limite occidentale de la province d’Edirne sera restaurée en tant que mosquée, malgré les déclarations précédentes selon lesquelles il serait possible que l’édifice rénové soit un musée. Après la conversion de deux églises dédiées à Sainte-Sophie [la Sagesse de Dieu] en Turquie, qui avaient été transformées en musées, puis en mosquées, la troisième « Sainte-Sophie » à Ederne, dans le district d’Enez, sera reconvertie en mosquée, selon le directeur général des Fondations, Adnan Ertem, et ce malgré les débats qui avaient eu lieu précédemment pour en faire un musée après la restauration. S’adressant à l’Agence de presse nationale turque Anadolu, Ertem a déclaré que le comité de direction régional de protection des biens culturels avait approuvé le projet de reconstruction de l’édifice, qu’il a qualifié de « mosquée » au cours de l’interview. Ertem a dit que le projet démarrerait aussi tôt que possible, ajoutant que « Sainte-Sophie » serait inclue dans le programme d’investissement général des Fondations. Expliquant pourquoi ledit édifice doit être ré-ouvert comme une mosquée, Erdem a déclaré qu’il « s’agissait d’un sanctuaire consacré comme une mosquée ». « C’est une fondation qui être mise en fonction conformément à sa charte fondamentale. Ainsi, sa fonction sera préservée » a-t-il ajouté. « Sainte-Sophie » d’Enez est située dans l’ancienne cité d’Ainos et bien qu’il n’y ait pas de documents, on pense qu’elle remonte au XIIème siècle. Elle est située à la frontière de la Grèce et placée sur le sommet d’une colline que l’on voit tout autour. Le gouverneur du district d’Enez, Fatih Baysal, avait déclaré en 2012 que l’usage de l’édifice comme une mosquée ou non serait décidé après la restauration. «Mais même si elle est utilisée comme musée ou mosquée, ce site a réellement besoin d’être ouvert », a déclaré Baysal.

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Les députés du Conseil général de Ternopol ont voté le transfert de propriété de la laure de Potchaïev à l’État ukrainien

Les députés du Conseil général de Ternopol ont voté le transfert de la propriété de la Laure de Potchaïev à l’État ukrainien. Cela s’est produit le Jeudi saint et la laure n’en a été informée que par les médias. Les députés ont donné leur soutien, lors de leur session, à l’appel au Premier ministre ukrainien Yatseniouk, selon les médias ukrainiens, et se sont adressés au cabinet des ministres en exigeant que la propriété du lieu saint soit enlevée à l’Église orthodoxe d’Ukraine. La Laure n’a été informée du projet de transformation des bâtiments conventuels et des églises du complexe monastique en bien domanial que par les médias. Le métropolite de Potchaïev, supérieur de la laure de la Dormition, Mgr Vladimir, a commenté les faits dans le périodique ukrainien « Segodnia » (« Aujourd’hui ») : « Le Jeudi Saint, la Sainte Église commémore la Dernière Cène et la trahison de Juda qui, pour 30 deniers a trahi le Christ sauveur. Ces événements se sont produits il y a vingt siècles. Le temps passe, mais les personnes et les actes restent les mêmes. En 2015, le Jeudi saint, il s’est produit quelque chose de semblable. Les députés du Conseil régional, qui se considèrent chrétiens, ont adoptés des lois qui ne sont pas chrétiennes. Ils veulent faire de la Laure de Potchaïev (le centre spirituel des chrétiens orthodoxes) un musée historique. Afin que le monastère ne soit pas dirigé par son supérieur et sa communauté monastique, comme ceux qui l’ont fondé en 1240, mais par un directeur et des guides ». « Ce n’est pas la première année que nous avons ce problème. Après que l’Ukraine ait acquis l’indépendance et qu’un dégel ait eu lieu dans les relations entre l’État et l’Église, les présidents et d’autres officiels ont promulgué des lois sur le retour à l’Église de ce qui avait été soustrait par le régime totalitaire soviétique. En 2002, les députés de Ternopol ont obtenu la création d’un bien domanial, malgré les ordonnances et les assurances précédentes des présidents et ont « casé » notre monastère dans le cadre du bien domanial historique et architectural de Kremenets-Potchaïev. En 2003, suite à la pétition de la communauté monastique, le Cabinet des ministres, par son ordonnance, a sorti les constructions historiques de la Laure du domaine de l’État, et les a transmises à son propriétaire légitime, l’Église orthodoxe d’Ukraine, en la personne des moines de Potchaïev. Tout cela a été scellé par l’accord de location gratuite entre la Laure de Potchaïev et l’Administration d’État et ce pour un délai de 49 ans, jusqu’au 1er janvier 2052. Il convient de mentionner que, depuis les années 1960, la Laure payait un loyer à l’État. Le 3 juillet 2014, le parlement régional de Ternopol fut remis en vigueur et a pris l’initiative de demander au Premier ministre d’annuler l’accord et de rendre aux constructions le statut de domaine de l’État. Leur demande est alors restée sans réponse. Et voici que presqu’une année après, le 9 avril 2015, pendant la Semaine Sainte, alors que l’Église du Christ commémore les derniers jours de la vie terrestre du Christ Sauveur, les députés ont repris leur ancien projet ».

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« L’État islamique » entraîne des femmes-combattantes dans les ruines du monastère de saint Siméon le Stylite, en Syrie

Les rebelles du groupe terroriste « État Islamique » continuent à mener la guerre contre l’héritage chrétien séculaire de la Syrie : cette fois, ce sont les ruines du plus ancien monastère du monde qui ont été profanées. Un film vidéo a été publié récemment par « l’État islamique » montrant des scènes d’instruction d’environ 45 femmes à « l’art masculin » de la guerre. Vêtues de hijabs et niqabs, les femmes et les jeunes filles ont montré devant les caméras un excellent maniement des armes. Ce faisant, en criant les formules du takbir, elles se sont dirigées sur l’ancien monastère de saint Siméon le Stylite, qui a été grandement endommagé au cours de cette dernière année par les rebelles. Arrivées au monastère historique, les femmes se sont alignées, laissant la parole à leur commandant qui a proféré des menaces contre le régime de Bachar el-Assad. Rappelons que le monastère, choisi comme camp d’entraînement par les terroristes, est le monastère de saint Siméon, construit en 490, sur le lieu des luttes ascétiques du grand saint. La construction, entreprise sur l’initiative de saint Daniel le Stylite a commencé sous l’empereur Zénon (474-491) et a duré jusqu’en 490. En 2011, le monastère a été introduit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Des néo-nazis menacent une communauté orthodoxe russe à Berlin

Des menaces ont été proférées par des extrémistes de droite à l’égard de la paroisse orthodoxe russe Saint-Vladimir dans le district de Marzahn-Hellersdorf, dans l’Est de Berlin. La veille de Pâques, des inconnus ont activé un explosif placé dans la boîte à lettres de l’église. En outre, les membres de l’organisation dite « Légion Königsberg » ont dispersé des tracts sur le territoire de l’église avec des menaces et des insultes. « Sorcières russes, nous n’avons pas l’intention de vous supporter plus longtemps à Marzahn-Hellersdorf. Dégagez, sinon il n’y aura pas de pitié !», est-il dit sur ces tracts avec en outre des menaces d’incendier l’église. À ce jour, la police ne dispose pas de témoignages lui permettant d’identifier qui se cache derrière l’appellation « Légion Königsberg ». Il est clair seulement qu’il s’agit d’un des groupuscules néo-nazis.

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Des versets du Coran ont été déclamés pour la première fois depuis 85 ans en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Le vendredi 10 avril 2014 – Vendredi Saint pour les chrétiens orthodoxes – des sourates du Coran ont été lues solennellement en la basilique Sainte-Sophie de Constantinople et ce pour la première fois depuis 85 ans, selon les informations de l’AFP. La lecture du Coran a été retransmise également par la chaîne télévisée russe « Russia Today ». Depuis les années 1930, l’édifice de la basilique Sainte-Sophie est utilisé comme musée. Après l’arrivée au pouvoir, en 2002, du « Parti de la justice et du développement » avec, à sa tête, Recep Tayyip Erdoğan, il a été maintes fois question de transformer la basilique en mosquée. Le vice-premier ministre turc Bülent Arinç avait provoqué un scandale en novembre 2013 en exprimant l’espoir du changement de statut de la basilique Sainte-Sophie, à savoir sa transformation en mosquée. La Grèce avait réagi fermement, déclarant que cette déclaration « blessait les sentiments religieux de millions de chrétiens », selon le site azerbaïdjanais « Contact ». Les sourates du Coran ont été chantées par l’imam de la mosquée Ahmet Hamdi Akseki lors de la prière du vendredi, en la présence d’un certain nombre d’invités de haut rang. À la cérémonie a assisté le président de l’Agence pour les affaires religieuses de Turquie Mehmet Görmez. On peut visionner l’événement sur le lien ci-après.

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Complément: Pour sa part, le journal turc « Hürriyet » relève que, selon un officiel musulman d’Ankara, la qualification, par le pape François, des massacres massifs des Arméniens dans l’empire ottoman comme « premier génocide du XXème siècle » ne fera qu’accélérer la réouverture de Sainte-Sophie au culte musulman. « Sincèrement, je crois que les remarques du pape ne feront qu’accélérer le processus de réouverture de Sainte-Sophie au culte [musulman] » a affirmé le professeur Mefail Hızlı, le mufti d’Ankara, dans une déclaration écrite le 15 avril. Selon Hızlı, la déclaration du pape constitue un relent «moderne des croisades qui ont été lancées dans ces terres pendant des siècles ».

Les orthodoxes du Pakistan demandent à leur gouvernement d’assurer la liberté religieuse

Le dimanche 15 mars, des kamikazes ont attaqué deux églises au Pakistan, l’une catholique-romaine, l’autre protestante. Suite à cette attaque, qui s’est produite au cours des offices, 17 personnes ont été tuées et 98 autres, blessées. Cette tragédie a fait trembler toute la communauté chrétienne de Lahore. Les fidèles orthodoxes de la paroisse Saint-Serge-de-Radonège à Sargodha, sous la direction du représentant de la mission Saint-Michel-Archange (Église orthodoxe russe hors-frontières), le prêtre Joseph Farouk, ont participé à un meeting de protestation. Les orthodoxes du Pakistan ont protesté contre un crime barbare à l’encontre de chrétiens du Pakistan, coupables en rien, qui sont morts en martyrs. « Le dimanche 15 mars 2015, nous avons célébré la sainte liturgie en l’église Saint-Serge-de-Radonège dans la ville de Sargodha. Après celle-ci, j’ai branché mon téléphone mobile et ai reçu la nouvelle de l’attaque des terroristes contre les deux églises de Lahore », raconte le père Joseph. Le soir, celui-ci est parti à Lahore visiter les églises attaquées. Ensuite, il a rendu visite aux familles de ceux qui ont été tués et blessés, afin de les consoler. Il y avait partout douleur et souffrance. Ensuite, le père Joseph a visité l’hôpital principal de Lahore, dans lequel se trouvaient de nombreux blessés. Plus tard, il a célébré un office d’intercession pour ces derniers. Le père Joseph s’est adressé au gouvernement du Pakistan pour demander d’assurer la sécurité et la liberté religieuse aux communautés chrétiennes du Pakistan, ce qui permettrait aux chrétiens de se sentir citoyens à part entière de ce pays. « Le pays, dans lequel nous vivons, est plein de conflits. Ce pays, historiquement, est plein de rebelles islamiques, sert de base arrière au trafic de drogue, de refuge à ceux qui fuyaient l’Afghanistan, et est caractérisé par une pauvreté extrême de la population, l’absence de toutes normes sociales dans la société, la violation complète des droits de l’homme, l’exploitation religieuse et ethnique avec toutes les formes possibles de violence à l’encontre de la personne et de la liberté. Dans le passé, les rebelles et leurs actes illégaux étaient impunis. Les rebelles vivaient librement dans la société, et les tendances radicales se sont concentrées dans la soi-disant « guerre contre les infidèles ». Finalement, le Pakistan est devenu le pays que nous avons en ce moment », a déclaré le prêtre. « L’Église orthodoxe russe, à laquelle nous appartenons, nous enseigne la coexistence pacifique avec tous, indépendamment de l’appartenance nationale et religieuse. La seule présence de l’Église orthodoxe russe au Pakistan est devenue une source de justice, d’équité, de paix et de tolérance pour les autres couches de la société » a encore déclaré le père Joseph.

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La cathédrale orthodoxe de Soumy (Ukraine) a été attaquée par le mouvement « Pravy Sektor »

Le dimanche 1er mars, pendant la liturgie que célébrait, avec tout le clergé de la ville, l’archevêque de Soumy et d’Akhtyrka Euloge, des individus en tenue camouflage avec les insignes du « Pravy sektor » ont fait irruption dans la cathédrale de la Transfiguration. Le gardien a été battu et l’archevêque a été menacé de violences physiques. Le service de presse a réussi à filmer des extraits de ladite attaque, que l’on peut visionner en ligne (avec commentaires en ukrainien).

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A propos des évènements tragiques en cours sur les territoires des chrétiens assyriens au nord-est de la Syrie

Déclaration du service de communication du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou

L’Église orthodoxe russe élève à nouveau sa voix suite aux tragiques évènements qui se sont produit aujourd’hui sur les terres peuplées de chrétiens assyriens au nord-est de la Syrie.

En octobre 2014, trois chrétiens du village assyrien de Tel Tamer ont été enlevés par les extrémistes. Les combattants de l’organisation terroriste appelée « État islamique » ont commencé le 23 février une offensive armée contre les villages chrétiens situés sur les rives de la rivière Khabour. Envahissant les agglomérations, les extrémistes se sont livrés à de cruelles malversations sur les chrétiens. Les rebelles ont pris en otage plus de cent assyriens, brûlé au moins quatre églises dans différents villages. Suivant les informations dont nous disposons les otages ont été emmenés dans les montagnes d’Abdoul Aziz. Plus de 500 familles chrétiennes ont fui dans les villes proches de Hassakeh et de Qamichli. Les réfugiés n’ont pas eu le temps d’emmener même le strict nécessaire.

Les chrétiens sont la population la plus vulnérable face à la menace de l’extrémisme. Des groupes de rebelles se sont donnés pour objectif d’éradiquer totalement le christianisme des territoires qu’ils contrôlent, recourant à cet effet à la terreur, aux exécutions, à la cruauté, à l’enlèvement, à la profanation des sanctuaires et à la destruction des églises. Sous couvert de slogans islamistes, ils s’efforcent d’éliminer entièrement la présence chrétienne de la région. Les conséquences de cette catastrophe seront irrémédiables.

L’Église orthodoxe russe condamne fermement les actes barbares de violence à l’encontre des chrétiens. Nous continuons à appeler tous les leaders politiques du monde et les organisations internationales à défendre les chrétiens persécutés. Il faut arrêter immédiatement la terreur et assurer la sécurité de la population chrétienne qui vit sur les terres bibliques du Proche Orient depuis près de deux millénaires, ainsi que les autres minorités religieuses et ethniques.

Exprimant notre solidarité avec nos frères et nos sœurs en Christ éprouvés, nous espérons que la communauté internationale prêtera enfin attention à ces infamies et prendra immédiatement des mesures pour la défense des chrétiens persécutés.

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Message du Conseil d’Eglises chrétiennes en France après l’assassinat de vingt-et-un coptes en Libye

topicA la suite de l’assassinat de vingt-et-un chrétiens coptes en Libye, le Conseil d’Églises chrétiennes en France a publié un message en soulignant notamment que “La multiplication d’actes d’une extrême violence à dimension religieuse ne doit pas ébranler la concorde que nous tenons à construire, en France comme à l’étranger.”

Source de l’illustration: Aleteia . En complément: les étonnantes conséquences en Égypte de cet assassinat collectif.

Profanation de l’église orthodoxe de Karlovac (Croatie)

La joie de la fête de la Rencontre du Seigneur (15 février selon l’ancien calendrier) a été assombrie, pour les Serbes de Croatie, par la profanation de l’église Saint-Nicolas, à Karlovac. Après avoir fracturé les portes, dans la nuit du 14 au 15 février, de malfaiteurs ont pénétré dans l’église et profané le sanctuaire, puis dispersé dans l’église les livres et objets liturgiques. Toutes les croix ont été volées, les rhipides [éventails liturgiques] ont été brisés et les objets destinés au baptême ont été endommagés. Selon les déclarations des représentants de l’Église orthodoxe serbe, des profanations semblables dans les églises du diocèse de Gornji Karlovac se reproduisent d’année en année. Le dernier délit enregistré remonte à la fin de l’année 2014. Les fautifs n’ont pas été trouvés. Les vandales laissèrent alors des graffitis menaçants et injurieux sur les murs de la même église. Par cela, ils voulaient montrer leur haine envers les lieux saints orthodoxes et les habitants de la région. Les représentants de l’Église orthodoxe serbe signifient des incidents semblables aux autorités croates depuis des années.

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Le représentant de l’Église orthodoxe russe à Strasbourg craint la répétition en Ukraine des persécutions soviétiques contre les croyants

Le représentant de l’Église orthodoxe russe à Strasbourg, l’higoumène Philippe (Riabykh), a appelé à ne pas permettre la répétition des persécutions contre les orthodoxes, semblables à celles qui se sont produites à l’époque soviétique. Comme cela a été communiqué, le Parlement de la ville de Kiev a rayé l’Église orthodoxe d’Ukraine de la liste des organisations religieuses bénéficiant de facilités relatives au payement de l’impôt immobilier. Le maire de Kiev Vitaly Klitchko a qualifié la décision des députés d’inconstitutionnelle et a demandé de l’abroger. « Il est alarmant que 78 députés, à Kiev, ont voté pour cette décision. Cela montre l’atmosphère ambiante chez les représentants des autorités, qui sont prêts à déclarer une organisation religieuse comme leur ennemi politique et à aller dans le sens de sa discrimination et de porter atteinte à ses droits » a déclaré le prêtre dans une interview publiée lundi dernier dans le journal russe « Ogoniok ». Le représentant de l’Église a mentionné les nombreux faits de destructions et d’incendies volontaires des églises orthodoxes, d’églises dont se sont emparés le ‘Patriarcat de Kiev’ autoproclamé, ainsi que les menaces aux clercs et aux fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. À son avis, les décisions semblables à celle du conseil municipal de Kiev, « ne font que jeter de l’huile sur le feu des confrontations entre les citoyens de l’Ukraine ». « La représentation de Strasbourg informe le Conseil de l’Europe de ces faits. Je suggère qu’on le fasse plus intensivement, car dans le cas contraire nous ferons face à des persécutions ouvertes de l’Église canonique en Ukraine, semblables aux persécutions soviétiques athées », conclut le prêtre.

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Communiqué du diocèse de Ras et Prizren (Kosovo) au sujet des déclarations tendancieuses de la presse albanophone concernant l’église du Christ Sauveur à Priština

Des textes publiés dans certains médias du Kosovo en langue albanaise prétendent pour la énième fois que la cathédrale du Christ Sauveur, au centre de Priština, aurait été construite illégalement et, pour cette raison, doit être détruite. Le diocèse de Ras et Prizren de l’Église orthodoxe serbe, à cette occasion, souligne à nouveau que la construction de ladite église a commencé sur un terrain qui est la propriété de l’Église orthodoxe serbe, selon les procédures légales existantes à l’époque. Le diocèse dispose de la documentation détaillée avec les permis et les extraits du cadastre qui prouvent que toute affirmation au sujet d’une construction soi-disant illégale est sans fondement. La construction de l’église a commencé en plein accord avec les institutions de l’État et de la province, ainsi que de la direction de l’Université de Priština, qui se trouve dans le voisinage. Aucune plainte n’a été déposée relativement à la construction en question. Si l’on prétend que ladite construction doit être légalisée, cela doit alors être valable pour tous les édifices construits à cette époque conformément aux normes légales alors en vigueur. L’interprétation sélective de la loi au détriment de l’Église orthodoxe serbe est plutôt du domaine de la discrimination sur la base ethnique ou religieuse que d’une quelconque législation. La construction de l’église du Christ Sauveur a commencé en 1992, alors qu’environ 40.000 Serbes vivaient à Priština. Étant donné que l’Église orthodoxe serbe ne possédait qu’une petite église, insuffisante pour couvrir les besoins des fidèles, la construction d’une église plus grande était indispensable. L’affirmation selon laquelle la construction de cette église était motivée politiquement constitue une provocation. En effet, l’idée de construire une église a été promue par l’évêque de Ras et Prizren Paul, futur patriarche de Serbie, qui a reçu l’accord des institutions alors compétentes pour ce projet. En outre, le terrain sur lequel se trouve encore l’église inachevée du Christ Sauveur au centre de Priština est toujours en possession cadastrale de l’Église orthodoxe serbe, ce que prouve le dernier extrait du cadastre du Kosovo de 2012. Aussi toutes les spéculations au sujet d’une soi-disant construction illégale de cette église sont infondées et constituent une tentative d’exploitation politique abusive de cette question. L’évêque de Ras et Prizren a, en temps opportun, fourni tous les documents relatifs à la construction de ladite église et la propriété du terrain à toutes les institutions internationales au Kosovo et en Metochie, et est prêt à défendre ses droits par tous les moyens légaux. Toute attaque dirigée contre cette église sera une attaque contre l’Église orthodoxe serbe elle-même, dont les droits sont clairement réglementés.

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Index mondial 2015 de persécution des chrétiens

index-mondial-de-persecutionL’association “Portes ouvertes” a publié son index mondial 2015 de persécution des chrétiens. Dans son rapport (en p.10), elle estime qu’au moins 4344 chrétiens ont été assassinés dans le monde en 2014 “pour des raisons liées à leur croyance”, soit deux fois plus qu’en 2013 et quatre fois plus qu’en 2012. Par ailleurs, elle comptabilise au moins 1062 églises visées “dans le but de les détruire, de les endommager ou de les fermer”.

Une église orthodoxe a été saccagée à Haïfa

Les attaques contre les églises chrétiennes continuent en Terre Sainte. Cette fois, c’est l’église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Jérusalem qui a été la victime de ces attaques. Selon les médias, le samedi 10 janvier, des inconnus ont fait irruption dans l’église Saint-Jean-Baptiste après avoir forcé la serrure et ont profané l’église, détruisant ou abîmant ce qui était à la portée de leurs mains, cierges, icônes, livres liturgiques, lutrins. Les vandales ont également cassé le tiroir spécial destiné aux dons et ont volé tous les dons des paroissiens à l’église. Le matin du 12 janvier, le père Dimitri (Sammara), doyen du district de Haïfa est venu sur les lieux et après avoir fait la déclaration correspondante auprès des autorités, a aidé les paroissiens et les bénévoles à remettre en ordre l’église. Pour des raisons de sécurité, toutes les serrures de l’église ont été changées au cours de la journée.

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Des Albanais du Kosovo ont jeté des pierres sur un autobus de pèlerins serbes

Les fêtes de Noël ont été assombries pour les Serbes du Kosovo et de Métochie par un nouvel incident. La foule des Albanais a jeté des pierres sur l’autobus rempli de pèlerins serbes qui se rendaient à la ville de Đakovica, situé en Métochie. L’autobus, qui contenait 40 personnes se dirigeait à l’église de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu, a été attaqué la veille de Noël. Les Serbes, qui ont quitté la ville après 1999 souhaitaient visiter leurs anciens foyers et le monastère fondé auprès de l’église orthodoxe locale. C’est ainsi qu’ils voulaient célébrer la veille de Noël, fêtée particulièrement chez les Serbes. Or l’autobus, comme l’an passé, a fait l’objet de jets de pierres. Le pare-brise du bus a été brisé et le conducteur a été légèrement blessé au visage. L’attaque a eu lieu malgré l’escorte de la police et l’accord préalable qui avait été donné au convoi. Aussi, les pèlerins n’ont pu se rendre à l’église et ont été obligés de partir. Des incidents semblables se sont déjà produits. Les moniales vivant auprès de l’église orthodoxe sont les dernières habitantes serbes de Đakovica.

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La Russie propose de débattre du problème de la défense du christianisme à l’OSCE

La Russie considère nécessaire de réunir les efforts pour défendre le christianisme et les lieux saints chrétiens dans le monde entier, avant tout au Moyen Orient et en Afrique du Nord. C’est ce dont a parlé le vice-ministre des Affaires étrangères de Russie Alexis Mechkov lors de sa rencontre avec les journalistes russes après ses consultations politiques à Athènes. « Avec leurs profondes traditions religieuses, la Russie et la Grèce pourraient faire beaucoup ensemble. Nous considérons que la question de la défense des valeurs chrétiennes pourra être l’un des sujets de discussions au cours du prochain Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OSCE à Bâle » a déclaré Mechkov. La session du conseil des ministres aura lieu les 4 et 5 décembre. M. Mechkov a affirmé que la Russie ne met en opposition le christianisme à aucune autre religion. « Des conférences ont déjà eu lieu à l’OSCE contre la xénophobie, contre l’islamophobie. Aujourd’hui, lorsque les chrétiens sont à nouveau exposés à des persécutions, lorsque des églises sont détruites dans le monde, je pense que c’est poser tout-à-fait légitimement la question » a ajouté M. Mechkov.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Le génocide des chrétiens se produit avec l’accord tacite des États occidentaux »

hiarion_coptes« Dans certains pays du Moyen-Orient se produit un génocide des chrétiens avec l’accord tacite, et peut-être même l’approbation des États occidentaux » a déclaré le président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. Ces propos ont été tenus par le métropolite, alors qu’il s’adressait au patriarche de l’Église copte, à l’occasion de la rencontre organisée avec le ministre russe des Affaires étrangères, Serge Lavrov. « Votre Sainteté » a dit le métropolite, 

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En Irak, 90% des chrétiens orthodoxes ont quitté leurs foyers selon l’évêque de Bagdad du Patriarcat d’Antioche, Mgr Ghattas (Hazim)

Mgr Ghattas (Hazim) est originaire de la ville de Hama en Syrie, qui abrite plus de 20.000 chrétiens. Il est le neveu du défunt patriarche Ignace IV Hazim et devrait rejoindre son nouveau diocèse avant la fin de cette année, où il a été nommé par le patriarche Jean X d’Antioche. Il dirigera également le diocèse orthodoxe du Koweït. Mgr Ghattas a souligné la nécessité d’éviter que les chrétiens d’Irak se sentent seuls. Il a décrit les prêtres des paroisses comme des héros pour n’avoir jamais abandonné leurs fidèles orthodoxes, s’occupant d’eux et cherchant à répondre à tous leurs besoins malgré les circonstances difficiles. Dans une interview au journal libanais As-Safir sur la présence orthodoxe en Irak, Mgr Ghattas a révélé qu’il ne restait plus à Baghdad que 30 familles sur 600 avant l’invasion du Koweït. À Mossoul, il n’en reste plus que 10. À Bassora, en Irak, presque toutes les familles orthodoxes sont parties après que certains membres desdites familles aient été tués ou menacées. Plus de 90% des chrétiens orthodoxes en Irak ont été déplacés en raison du chaos sécuritaire dans tous le pays. Mgr Ghattas espère qu’Erbil, dans la région kurde, sera un havre pour les chrétiens. Cette ville, avec ses perspectives économiques « accueille nos fils qui arrivent là depuis l’Irak, la Syrie et le Liban ». « La confession orthodoxe est reconnue par la loi irakienne et la constitution », a-t-il ajouté, « Notre situation ici est similaire à celle qui prévaut au Liban et en Syrie. Nous avons à Baghdad deux églises, une école, qui est considérée l’une des meilleures de la capitale, ainsi qu’une maison pour personnes âgées et un orphelinat, un centre destiné au sport, aux activités culturelles et éducatives ». Évoquant la situation actuelle, le hiérarque a dit que « le retour dans leurs foyers de ceux qui ont été déplacés est lié à la situation politique et sécuritaire. Nous ne pouvons exhorter quiconque à revenir maintenant, à la lumière de cette guerre qui se déroule dans les différentes régions de l’Irak ». À la question de savoir si l’Occident contribue à vider l’Irak de ses chrétiens en raison des facilités à l’émigration offertes aux chrétiens, Mgr Ghattas a répondu : « Il n’est pas vrai que l’Occident facilite l’immigration des chrétiens. Je connais beaucoup de chrétiens et en particulier d’orthodoxes qui se sont adressés aux ambassades et n’ont pas reçu de visas. D’autres se sont adressés aux Nations Unies et autres organisations internationales afin d’émigrer, et cela n’a pas fonctionné ». Mgr Ghattas affirme que les chrétiens ont été massacrés en Iraq et l’Occident n’a pas levé son petit doigt. En outre, il n’est pas préoccupé seulement par le sort de la présence chrétienne en Irak mais aussi dans tout le monde arabe. En outre, il est particulièrement inquiet pour la civilisation de la Mésopotamie et de l’Euphrate. « Nous avons un héritage fort, tant de la période précédant le christianisme, que celle du christianisme lui-même, et encore celle de l’Islam. Cet héritage est en danger, ce que nous voyons par la profanation des lieux saints et de tous les autres sites culturels. Nous avons peur pour la culture de la tolérance et de la coexistence, qui est aussi en danger » (…) Malgré tous ces dangers, Mgr Ghatas exhorte à éviter toute panique. « Nous sommes un élément principal dans la culture de la région. Chrétiens et musulmans sont tous menacés », a-t-il ajouté. « J’apporterai la parole de Dieu à ma paroisse à Bagdad et au Koweït. Ne crains pas, petit troupeau, car Je suis avec vous. S’ils vous persécutent, rappelez-vous qu’ils m’ont persécuté avant vous. Nous ne craindrons pas parce que ce n’est pas la première fois dans l’histoire que cela s’est produit. Nous resterons aussi longtemps que la foi restera et nous serons toujours présents, comme Dieu l’est », a-t-il conclu.

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Graffitis de l’État islamique sur les murs du monastère de Dečani (Kosovo)

Des graffitis « ISIS »  (État islamique d’Irak et de Syrie) sont apparus le 12 octobre sur les murs d’un bâtiment annexe du monastère de Dečani, au Kosovo. Le lendemain matin, de nouveaux graffitis « ISIS » et « AKSH » (Armée nationale albanaise) sont apparus cette fois sur le portail du monastère. D’autres inscriptions telles que « UCK », « AKSH » ainsi que la phrase « Le califat arrive » ont été peintes en noir et rouge (les couleurs du drapeau albanais).  Sur l’un des bâtiments annexes, à 150 mètres du poste de contrôle italien de la KFOR figuraient deux graffitis en langue arabe. Comme l’a mentionné l’higoumène du monastère de Dečani, l’archimandrite Sava, les graffitis les plus proches ont été inscrits sur l’abri de jardin qui est distant de 300 mètres de l’église du monastère, alors que les autres sites ayant fait l’objet de graffitis se trouvent dans un rayon de 500 mètres. Il est question ici de propriétés du monastère, où les moines cultivent la terre et gardent le bétail. Une partie seulement de ces biens est clôturée par un mur. Les graffitis, le plus probablement, ont été peints dans la nuit du samedi au dimanche, et les moines les ont remarqués le dimanche après la Liturgie. Ils ont alors prévenu la police du Kosovo et la KFOR. Pendant l’enquête, au cours de laquelle étaient présents l’higoumène Sava Janjić et le colonel Angelo Mineli, un groupe d’Albanais, à une centaine de mètres de là, a crié pendant quelques minutes « UCK, UCK ». « La KFOR italienne, durant les dernières semaines a resserré sa surveillance sur le monastère, et un nouveau système de surveillance video a été installé derrière la clôture du monastère. Toutefois, nous faisons face à des dangers et  des difficultés qui sont bien plus graves que précédemment. La possibilité que des gens qui de toute évidence ont de mauvaises intentions viennent si près du monastère et se livrent à de telles provocations malgré la protection de la KFOR, montre la nouvelle réalité au Kosovo et en Métochie », a déclaré le père Sava Janjić.

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Visite virtuelle de l’exposition « Vaincre » consacrée aux néomartyrs et confesseurs de Russie

Une visite virtuelle de l’exposition « Vaincre. L’Église orthodoxe russe et le pouvoir soviétique » a été ouverte sur le site de l’Université Saint-Tykhon de Moscou. On peut le visionner ici. Il s’agit de la plus grande exposition consacrée aux persécutions contre l’Église durant les années soviétiques, qui est désormais accessible sur internet, et ce à la veille de l’achèvement des travaux de restauration de la Maison diocésaine de Moscou. L’exposition à la mémoire des néomartyrs et confesseurs de Russie, organisée par l’Université Saint-Tykhon en hiver 2012/2013 au musée de l’histoire contemporaine de Russie, et qui a duré deux mois et demi, a été visitée par plus de 7000 personnes. Elle était constituée d’objets uniques, rassemblés des différentes régions de l’Union soviétique : des effets personnels des saints, différents documents reflétant tant la politique athée militante du pouvoir que la réaction envers celle-ci de l’Église, des objets liturgiques clandestins des camps. Le format interactif de l’exposition a rendu accessibles aux visiteurs les résultats de vingt années de recherches sérieuses, accomplies par les érudits de l’Université Saint-Tykhon dans le domaine de l’histoire récente mais, et c’est ce qui est le principal, elle a donné la possibilité de ressentir la dimension de l’exploit des néomartyrs pour l’homme contemporain. La parution de cette visite virtuelle de l’exposition coïncide avec le prochain achèvement des travaux de restauration de la Maison diocésaine de Moscou, lieu symbolique pour l’histoire de l’Église orthodoxe russe au XXème siècle. C’est précisément là, au concile local de 1917 que fut rétabli le patriarcat, dont des centaines de délégués souffrirent ensuite pour la foi dans le Christ et dont cinquante ont été canonisés dans le cadre de la synaxe des néomartyrs et confesseurs de Russie. L’année prochaine, la Maison diocésaine de Moscou, restituée à l’Église et qui avait été transmise à l’Université Saint-Tykhon à l’état de ruines, deviendra, avec la bénédiction et le concours du patriarche de Moscou Cyrille, le bâtiment principal de l’Université Saint-Tykhon et ce conformément à sa destination puisqu’elle servira à l’éducation.

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Saisie par la force de certaines églises de l’Église orthodoxe d’Ukraine

Lors de la rencontre des dirigeants ukrainiens Tourtchynov et Iatseniouk avec le Conseil pan-ukrainien des Églises, l’évêque d’Irpen Clément (Église orthodoxe d’Ukraine) a soulevé la question des églises saisies par les schismatiques. Une dizaine d’églises appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou ont été saisies par la violence en Ukraine ces derniers temps a déclaré l’évêque Clément lors de la rencontre du président de la Rada Alexandre Tourtchynov et du premier ministre Arsène Iatseniouk avec les membres du Conseil pan-ukrainien des Églises et organisations religieuses, qui a eu lieu le 3 octobre. L’évêque Clément a déclaré que « la saisie par la force de certaines églises de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour les transférer avec la même méthode au « Patriarcat de Kiev » (entité schismatique, ndt) » provoque l’inquiétude. Souvent, lorsqu’ils s’emparent des églises, les schismatiques causent « des lésions corporelles » aux prêtres et aux paroissiens qui s’opposent à eux, et ce avec la pleine complicité de la police, a précisé l’évêque. « Il y a un cas horrible dans le village de Novostav, dans le diocèse de Ternopol, où l’église Saint-Michel a été arrachée par la force à ses propriétaires légitimes. Pendant la liturgie, le prêtre a été jeté dehors, et les fidèles écartés par la force. Après cela, le greffier, on ne sait sur quelle base, a prononcé la liquidation de la paroisse, tandis que le président de l’administration d’État régionale, Sirotiouk, a pris la décision d’enregistrer les statuts de cette paroisse sous une nouvelle rédaction, mais cette fois dans le cadre du soi-disant Patriarcat de Kiev ». Une situation semblable s’est produite dans la localité de Khodos, dans le district de Rovno, où la force a été employée « non seulement envers les fidèles mais aussi envers le prêtre » a souligné l’évêque. Lors de la première semaine de septembre, six paroisses de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou avaient été occupées par les adeptes du « Patriarcat de Kiev », lequel n’est reconnu par aucune Église orthodoxe. Dans la majorité des cas, ceci a été accompli de manière frauduleuse. À la rencontre était présent le chef du « Patriarcat de Kiev », Philarète Denisenko. Rien n’a été communiqué sur son éventuelle réaction aux paroles de l’évêque Clément. Rappelons que celui-ci a récemment été nommé président du département synodal de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine, en remplacement de l’archiprêtre Georges Kovalenko.

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Une neuvième église Sainte-Sophie est transformée en mosquée en Turquie

L’église Sainte-Sophie à Ereğli (en grec Héraclée), dans la province de Zonguldak, est devenue la neuvième église Sainte-Sophie transformée en mosquée durant ces dernières années. L’église orthodoxe a reçu un nouveau nom des autorités. Elle s’appelle désormais la mosquée Orkhan, en l’honneur du sultan turque Orkhan Ier. L’historien turc Recep Çetin, intervenant lors de la présentation de la nouvelle mosquée, a mentionné « la signification historique de l’événement » : « Sainte-Sophie à Ereğli est déjà la neuvième église de ce nom qui est transformée en mosquée musulmane ». Précédemment, les églises Sainte-Sophie de Trébizonde et Sainte-Sophie de Nicée (dans laquelle se déroula le VIIème concile œcuménique) avaient été données à la communauté musulmane. L’église Sainte-Sophie d’Ereğli est encore plus ancienne que Sainte-Sophie de Constantinople. Selon les historiens, elle a été construite sous l’empereur Théodose II, c’est-à-dire entre l’an 408 et 450.

Source et photographie : Pravoslavie.ru

Tripoli (Liban) : rencontre des responsables religieux chrétiens et musulmans

Lors d’une réunion qui s’est tenue le 3 septembre à l’archevêché grec-orthodoxe, les évêques chrétiens de Tripoli ainsi que les représentants de Dar al-Fatwa (Conseil islamique) se sont dits étonnés par le climat inaccoutumé qui s’est manifesté dans la ville et ont appelé à la coopération afin que soit préservée la tradition profondément ancrée d’amicalité, de modestie et de paix. Ils ont insisté sur le fait qu’ils étaient unis comme les doigts de la main pour contrer cette « intrusion d’idées, de pratiques et de comportements étranges », tout en affirmant qu’il n’y avait aucune confrontation islamo-chrétienne à Tripoli et que les forces de l’ordre étaient garantes de la sécurité de tous. Ils ont ajouté qu’une responsabilité particulière leur incombait en ces jours difficiles, afin de témoigner de l’égalité de tous les citoyens de la ville en matière de droits et de devoirs et de partage des joies et des peines. Ils ont enfin souligné que le Liban est un pays exemplaire qu’ils se devaient de préserver au moment où tout le monde nous envie et cherche à détruire cette belle symbiose pour des gains futiles.

Source et photographie : MJOA.org

France: un communiqué conjoint du ministre des Affaires étrangères et de l’Intérieur sur la situation des chrétiens d’Orient

Hier, à Paris, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, et le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, ont publié le communiqué conjoint suivant sur la situation des chrétiens d'Orient, plus particulièrement en Irak:

" La situation des chrétiens d’Orient est malheureusement dramatique. L’ultimatum lancé contre ces communautés à Mossoul par l’EIIL est le dernier exemple tragique de la terrible menace que font peser les groupes jihadistes en Irak, mais aussi en Syrie et ailleurs, contre ces populations historiquement partie intégrante de cette région.

La France est révoltée par ces exactions qu’elle condamne avec la plus grande fermeté. Nous avons obtenu du Conseil de sécurité des Nations Unies qu’il condamne les persécutions menées par l’Etat islamique contre les minorités en Irak. Nous venons en aide aux déplacés qui fuient les menaces de l’Etat islamique et se sont réfugiés au Kurdistan. Nous sommes prêts, s’ils le souhaitent, à en favoriser l’accueil sur notre sol au titre de l’asile. Nous avons débloqué, une aide humanitaire exceptionnelle pour leur porter assistance. La France continuera de mobiliser dans les prochains jours la communauté internationale pour que soit assurée la protection de ces populations, qui est une condition de la stabilité de la région. Nous sommes en contact constant avec les autorités locales et nationales pour que tout soit mis en œuvre afin d’assurer leur protection.

Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve recevront prochainement les représentants en France des communautés chrétiennes d’Irak. "

Sources: ministère des Affaires étrangères et du Développement international; ministère de l'Intérieur; communiqué en anglais

Plus aucun chrétien dans la ville natale de saint Antoine le Grand

Il n'y a pas un seul chrétien ou ni aucune église dans la ville égyptienne de Qeman, anciennement connu sous le nom de Coma, dans la province centrale de Beni Souef, où saint Antoine, fondateur du monachisme chrétien, est né en 251. Cela a été rapporté par des sources égyptiennes consultées par l’agence Fides, organe d’information des oeuvres pontificales missionnaires. Ces derniers temps, les dirigeants de la communauté copte orthodoxe de la région ont pris note que le flux de migration interne enregistré dans la zone a également entraîné le transfert des dernières familles qui vivaient à proximité du village, dans une zone où des fonds agricoles sont encore visés. comme anciennes possessions de la famille d'origine du grand saint.

Source : Agence Fides

Le Patriarcat de Jérusalem condamne la déclaration contre les chrétiens en Irak

Le 19 juillet dernier le patriarche de Jérusalem Théophile a lancé un appel contre la déclaration de l’organisation armée djihadiste « l’État islamique » dirigée contre les chrétiens en Irak. Vous pouvez lire ci-dessous la traduction de cet appel.

« Le Patriarcat de Jérusalem est alarmé après avoir entendu l’horrible déclaration émise par le groupe de « l’Etat islamique », disant aux communautés chrétiennes dans la ville irakienne de Mossoul qu’ils doivent se convertir à l’islam, payer la djizîa, ou abandonner tous leurs biens et quitter la ville, ou bien faire face à une exécution imminente.
La déclaration inhumaine contraire à la symbiose pacifique entre chrétiens et musulmans en Irak et dans toute la région du Moyen-Orient à travers les siècles va complètement à l’encontre des principes et des valeurs de ces religions monothéistes. "L’Eglise Mère" de Jérusalem condamne fermement et sans équivoque la déclaration épouvantable du groupe de l’Etat islamique" et appelle de toute urgence la communauté internationale d’intervenir immédiatement afin d’éviter de telles actions et de protéger la population chrétienne de l’Irak, qui a vécu pendant plusieurs siècles dans la paix avec leurs compatriotes musulmans. Sa Béatitude Théophile III, patriarche de Jérusalem »

Des jeunes membres d’un groupe islamiste ont été arrêtés suite à l’incendie d’une église au Tatarstan

Le ministre russe de l’Intérieur a rapporté le fait sans spécifier à quels groupes les jeunes gens appartenaient. Ceux-ci sont présumés responsables de l’incendie de deux églises sur sept au total, qui ont été enregistrés cette année dans cette république russe à majorité musulmane. Selon l’agence Asia News, la police russe a arrêté un certain nombre de jeunes gens appartenant à un « groupe islamique non-traditionnel » non défini, étant soupçonnés d’incendies volontaires commis au mois de novembre sur des églises chrétiennes dans la république autonome du Tatarstan. Un groupe d’individus âgés de 22 à 35 ans, sont présumés avoir mis le feu à deux églises orthodoxes au milieu du mois de novembre à l’aide de cocktails Molotov, selon une déclaration du ministère de l’Intérieur, tandis que dans le second cas, un gardien a déclenché un incendie dans une église de la ville de Tchistopol. Bien qu’étant majoritairement musulman, le Tatarstan n’a jamais connu de problèmes quant à la coexistence religieuse. Néanmoins, sept églises ont fait l’objet d’actes de malveillance cette année. Rien de tel ne s’était produit en 2012. Le bureau du procureur général a pointé du doigt « des extrémistes non identifiés » qui pourraient être condamnés à une peine allant jusqu’à 20 ans de prison. Les autorités musulmanes ont également fait face à une attaque l’an passé. Le religieux musulman le plus ancien a survécu à une tentative d’assassinat, que les autorités ont attribuée à des groupes radicaux du nord du Caucase.

Source: Pravmir, traduit de l'anglais pour Orthodoxie.com

 

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Jovan Nikoloski