17/10/2017
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Résultats de la recherche : Soljenitsyne

Un office de requiem pour le neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a été célébré à Kislovodsk, ville natale du grand écrivain

Le 3 août, à l’occasion du neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a eu lieu la « marche » traditionnelle, dont les participants sont les habitants de la ville thermale de Kislovodsk (Caucase) et les curistes. La « marche » emprunte la route suivie en septembre 1994 par Alexandre Soljenitsyne, alors qu’il était rentré en Russie et traversait sa ville natale, se rappelant de sa lointaine enfance. À la fin de cette marche « sur l’itinéraire du retour de Soljenitsyne » a été célébré un office de requiem pour l’écrivain d’éternelle mémoire en l’église Saint-Pantéléimon, où il avait été baptisé en 1918. L’office a été célébré par le doyen des paroisses du district de Kislovodsk, le recteur de l’église Saint-Nicolas, l’archiprêtre Jean Znamensky assisté par le clergé de l’église Saint-Pantéléimon. À l’issue de l’office, l’archiprêtre a transmis à l’assistance la bénédiction de l’archevêque de Piatigorsk et de Tcherkessie Théophilacte et a rappelé sa rencontre avec le grand écrivain à Kislovodsk en 1994. L’archiprêtre a attiré l’attention sur « l’exploit de vie chrétienne d’Alexandre Soljenitsyne qui durant les années d’athéisme a gardé la foi transmise dans sa famille de génération en génération, et qui s’est renforcée dans les camps du Goulag. Il vivait d’après la foi. C’était la vie de son âme. La vie comme prière et comme accomplissement de l’Évangile. Les obsèques d’Alexandre Soljenitsyne a eu lieu au monastère Donskoï de Moscou, le lieu du repos de nombreux dignes fils de l’Église et de la Russie. C’est le témoignage que cet homme avait réellement suivit notre Seigneur Jésus-Christ durant sa vie terrestre ». Ensuite a été proposé à tous les assistants des colybes bénis lors de l’office. Soljenitsyne mourut à Moscou le 3 août 2008 à l’âge de 90 ans.

Source (dont photographie) : Blago-kavkaz

Office de requiem pour Alexandre Soljenitsyne au monastère Donskoï de Moscou

Un office de requiem a été célébré lundi dernier au monastère Donskoï de Moscou sur la tombe du célèbre écrivain Alexandre Soljenitsyne. À l’office – marquant le septième anniversaire du décès de celui-ci – ont pris part le supérieur du monastère, l’higoumène Paramon (Goloubka) et le vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov. Comme durant les années passées, la veuve de l’écrivain, Natalia Soljenitsyne, la famille et les admirateurs de l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne se sont réunis à la nécropole du monastère Donskoï. Alors qu’il était en vie, Alexandre Soljenitsyne se rendait souvent en compagnie de son épouse au monastère Donskoï. Il avait formulé le souhait d’y être enterré. Ses obsèques furent célébrées dans la grande église du monastère et son inhumation, dans la nécropole, derrière le sanctuaire de l’église Saint-Jean-Climaque, et ce le 6 août 2008, en présence d’une nombreuse assistance, dont des représentants de l’État et de la société civile. L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, chef du département du Patriarcat de Moscou pour les relations entre l’Église et la société, avait alors qualifié Soljenitsyne d’exemple « de sainteté laïque ». De son côté, le défunt patriarche Alexis II, lors des funérailles de l’écrivain, avait caractérisé sa vie comme « un digne exemple de service à la vérité, de fidélité à sa vocation et à sa mission fixée par Dieu ». Le 16 novembre 2004, avec la bénédiction du défunt patriarche de Serbie Paul, l’écrivain reçut la plus haute distinction de l’Église orthodoxe serbe, l’ordre de Saint-Sava, pour « son témoignage incessant de la vérité, du bien, du repentir et de la réconciliation comme seule voie du salut ». En 2008, l’Église orthodoxe russe le décora de l’ordre du saint prince Daniel de Moscou.

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Radio France internationale: la spiritualité d’Alexandre Soljénitsyne

A l'occasion du premier anniversaire du décès d'Alexandre Soljénitsyne (3 août 2008), Radio France internationale diffusera, dimanche 2 août à 10h10 (heure de Paris), un entretien avec Nikita Struve sur la spiritualité d'Alexandre Soljénitsyne. Il a été enregistré quelques semaines avant le décès de l'auteur russe (programmes et fréquences de RFI; pour capter RFI; pour les horaires de diffusion par pays – en temps universel; pour réécouter).

Les funérailles d’Alexandre Soljenitsyne

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Les funérailles d’Alexandre Soljenitsyne se sont déroulées avant-hier au monastère Donskoï à Moscou. Des photographies sont en ligne sur cette page. Sur la photographie ci-contre (cliquez dessus), on aperçoit l’éditeur Nikita Struve et l’homme politique français Philippe de Villiers, président du conseil général de la Vendée et député européen, le député français Dominique Souchet était également présent.

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Deux offices funèbres à Paris pour Alexandre Soljenitsyne

Le mercredi 6 août, à partir de 19 heures, une panikhide (office funèbre) sera célébré à la mémoire d’Alexandre Soljenitsyne, dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. Une panikhide, pour le 9e jour, dite par Mgr Innocent de Chersonèse, est prévue dans la paroisse cathédrale des Trois-Saints-Docteurs également à Paris.

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Un hommage de Jean-François Colosimo à Alexandre Soljenitsyne

Dans le quotidien Le Figaro, Jean-François Colosimo a publié un hommage à Alexandre Soljenitsyne qui est décédé hier soir.
Par ailleurs, lors d’un récent entretien radiodiffusé à France-Info, le 15 juillet dernier, que l’on peut écouter sur cette page, à propos de son livre L’apocalypse russe, Jean-François Colosimo évoque, entre autres, la figure d’Alexandre Soljenitsyne dans la pensée russe (son discours à Harvard en 1978).

Les funérailles du célèbre mathématicien russe et défenseur de l’Église Igor Chafarevitch ont eu lieu au monastère Sretensky à Moscou

Le 22 février 2017 ont eu lieu les funérailles d’Igor Chafarevitch au monastère Sretensky de Moscou. Grand mathématicien, penseur brillant et activiste social, Igor Chafarevitch est décédé le 19 février 2017, à l’âge de 94 ans. Né à Jitomir en 1923 dans la famille d’un professeur d’université, il montra très tôt ses dons de mathématicien. À l’âge de 17 ans, il acheva ses études en mathématiques à l’Université de Moscou. À l’âge de 19 ans, il défendit sa thèse de « candidat » puis, à l’âge de 24 ans, son doctorat. En 1944, il commença à enseigner à la faculté de mécanique et de mathématiques de Moscou. « J’ai suivi les cours d’algèbre d’Igor Chafarevitch en tant qu’étudiante de mathématiques. L’auditorium était toujours bondé. Il était une légende vivante », se rappelle la veuve d’Alexandre Soljenitsyne, Natalia Dmitrievna. En 1959, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences de l’URSS. En 1955, il signa la « lettre des 300 », le manifeste des savants soviétiques critiquant les partisans de Lyssenko, destiné au Comité central du PCUS. À la fin des années 1960, Igor Chafarevitch fait des déclarations publiques pour défendre les fidèles de l’Église orthodoxe russe et organise une conférence de presse à cet effet. En 1974, parut à Paris un recueil conçu par Soljenitsyne et lui-même sous le titre « Des voix sous les décombres », dans lequel il écrivit trois articles. Le 14 novembre 1974, il donna une conférence de presse pour les médias étrangers à Moscou, dédiée à ce recueil. Il s’exprima sur l’absence de liberté en URSS, se prononçant également contre le socialisme et le marxisme. Il fut ensuite exclu de l’Université de Moscou. En décembre 1991, il fut élu à l’Académie russe des sciences dans la section mathématiques, mécanique et informatique. Dès 1990, il commença à collaborer avec différentes organisations patriotiques, et prit la décision de se concentrer sur le travail littéraire et journalistique. En 2003, il signa l’appel aux acteurs du monde scientifique et culturel condamnant l’exposition blasphématoire au centre Sakharov, intitulée « Danger, religion ! » Igor Chafarevitch a apporté une contribution inestimable à l’histoire de la pensée sociale russe avec ses livres « Le Phénomène socialiste », la « Russophobie », « le peuple russe dans la batailles des civilisations ». Ses interventions se distinguaient par leur rigueur scientifique, leur approche analytique des problèmes et leurs racines dans une foi chrétienne inébranlable. En 2001, il fit un cycle de conférences au séminaire du monastère Sretensky.

La cérémonie des funérailles a été présidée par l’higoumène Cyprien (Parts), assisté par le clergé du monastère Sretensky. Au nom de la communauté monastique, et avec la bénédiction de Mgr Tikhon, supérieur du monastère Sretensky, le hiéromoine Ignace (Chestakov) a prononcé l’éloge funèbre.

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Témoignage : « De la Terre Sainte à Liège en passant par la Bretagne : notre chemin vers l’Église »

Nous vous invitons à lire le témoignage d’Anne et Nicolas Van Cranenbroeck sur leur cheminement spirituel. Cet article a été publié dans Nadejda/Espérance (bulletin de la paroisse Saints Alexandre Nevsky et Séraphin de Sarov de Liège (N° 28, janvier-février-mars 2017).

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Ntre chrismation en l’église orthodoxe de Quimper (Bretagne) par le Père Yannick Provost.

« C’est le dimanche 28 août 2016 que nous avons été chrismés, Anne et moi, par le Père Yannick (Provost), recteur de la paroisse orthodoxe de Quimper (Bretagne) faisant partie de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, Exarchat du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Ce fut l’aboutissement, pour moi, Nicolas, d’un long chemin remontant à mon enfance et qui m’a fait découvrir, étape par étape et avec la grâce de l’Esprit Saint, l’église orthodoxe.

C’est enfant que j’ai été pour la première fois en vacances avec mes parents et mon jeune frère dans le village voisin du monastère (catholique) bénédictin de Chevetogne. C’est là que j’ai visité avec admiration l’église byzantine avec ses merveilleuses fresques et ses icônes. C’est aussi à Chevetogne que mes parents m’ont offert ma première icône (que je conserve précieusement).

Nos familles respectives, à Anne et à moi, nous ont offert comme cadeau de naissance une Foi catholique vivante. Depuis notre mariage, le 29 mai 1982, nous avons essayé de continuer à la vivre de notre mieux, entourés des vivants et des défunts. Lors de la Révolution française, mes ancêtres paternels ont caché un prêtre. Ma famille maternelle a quitté Reims au début du XXème siècle pour revenir en Belgique afin de pouvoir continuer à élever les enfants dans la Foi. L’un de ces sept enfants est devenu Père Jésuite. Anne a eu la grâce d’avoir un oncle moine à l’abbaye trappiste Notre-Dame d’Orval.

Adolescent, j’ai pris conscience de la situation dramatique des chrétiens d’URSS et des pays communistes d’Europe de l’Est grâce la lecture des Cahiers du Samizdat, du mensuel Catacombes (dont le rédacteur en chef était Sergiu Grossu), du bulletin d’informations de l’Aide à l’église en Détresse (AED), association catholique internationale animée par le Père Werenfried van Straaten, et par les publications du Foyer Oriental Chrétien de Bruxelles. De la lecture à l’action, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que j’ai signé des pétitions, envoyé des lettres et même manifesté devant l’ambassade d’URSS à Bruxelles avec Maman (je me souviens même des agents qui nous photographiaient avec des téléobjectifs depuis l’ambassade).

En même temps, j’ai écouté, parfois durant des soirées entières, les premiers 33 tours des chants liturgiques russes du monastère de Chevetogne.

Puis ce fut la rencontre avec l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne. À la fin de mes études secondaires, j’avais écrit un article élogieux dans la revue étudiante sur le livre Soljenitsyne, le croyant – lettres, discours, témoignages d’André Martin (1973) que j’avais lu sur les conseils de mes parents et fort apprécié. Dans l’édition suivante de la revue étudiante, un professeur, fortement influencé par l’idéologie marxiste, écrivait un article en réponse critiquant mes propos. Il y affirmait qu’Alexandre Soljenitsyne était un authentique communiste qui cherchait avant tout par ses écrits à réformer le socialisme. Piqué au vif par cette attaque à laquelle je ne m’attendais pas, j’ai alors décidé de lire les ouvrages du Prix Nobel de Littérature de l’année 1970. J’y ai découvert non seulement un grand homme mais aussi un grand chrétien orthodoxe. Alexandre Soljenitsyne m’a aussi fait palper ce que l’on appelle « l’âme russe ». C’est Alexandre Soljenitsyne, lors d’une émission de télévision Apostrophes avec Bernard Pivot, qui m’a appris ce qu’était le repentir orthodoxe : celui-ci repose sur la prise de conscience dans tout son être de son état de pécheur et sur la nécessité du retournement (metanoia) qui en découle pour revenir sans cesse dans la plus grande humilité à Dieu.

Le film d’Andreï Tarkovski consacré à Andreï Roublev (1966) m’a fasciné (je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai ensuite revu, au cinéma ou en vidéo) et m’a ouvert un grand nombre d’autres portes grâce aux autres films de ce grand réalisateur russe. C’est lui également qui m’a confirmé l’importance du repentir pour un chrétien orthodoxe. C’est aussi le premier film que nous avons été voir ensemble, Anne et moi, lorsque nous étions fiancés.

Mes parents, catholiques pratiquants, m’ont toujours encouragé dans cette découverte de l’Orthodoxie. C’est grâce à eux que j’ai pu lire (et relire) les Récits d’un pèlerin russe. Et de là, je suis parti à la recherche de la Philocalie (l’Amour de la Beauté). La Prière de Jésus m’est alors devenue familière.

À la fin de l’année 2011, Maman (veuve depuis 1995) entend une présentation sur RCF (radio catholique française diffusée notamment en Belgique francophone) d’un nouveau livre consacré au monastère des sœurs orthodoxes de Solan dans le Gard (sud de la France) : Le Monastère de Solan – Une aventure agroécologique. Connaissant mon grand intérêt et mon engagement pour la protection de la nature et la sauvegarde de la création depuis 1973 mais aussi ma grande sensibilité pour l’Orthodoxie, Maman s’empresse de me signaler la sortie de presse de ce livre. Je l’achète immédiatement et je le lis et le relis.

Peu de temps après, je parle avec enthousiasme de ce livre à un collègue orthodoxe qui me dit avoir déjà été à Solan. En mars 2012, il me propose de nous rendre à deux à Solan en passant par le monastère (orthodoxe) de Saint-Antoine-le-Grand dans le Vercors, fondé par le Père Placide (Deseille), moine du monastère de Simonos Petra (Sainte Montagne de l’Athos). C’est alors que ma découverte de l’Orthodoxie s’est amplifiée et que ma vision du monachisme catholique actuel s’est ouverte sur une tradition infiniment plus ancienne et plus authentique (celle des Pères de l’église et des Pères du Désert). À Solan, j’ai eu l’occasion de rencontrer le Père Placide et de me procurer ses nombreux petits fascicules que j’ai lus et relus.

Le soleil que je voyais alors comme catholique était certes le soleil mais il était voilé et sa chaleur était amoindrie. Je commençais à percevoir que le soleil était en réalité plus lumineux et plus chaud que ce que je ressentais alors.

Puis, ce fut le grand cadeau de la Mère de Dieu et d’Anne : ce sont elles qui m’ont permis d’aller huit jours en pèlerinage à la Saint Montagne de l’Athos avec mon collègue orthodoxe et un autre collège catholique. Ce pèlerinage m’a profondément bouleversé (retourné au sens de la metanoia). L’église orthodoxe devenait de plus en plus tangible. N’ayant pas emporté de rasoir, j’ai laissé pousser ma barbe (je la porte toujours aujourd’hui). Je n’avais pas non plus emmené mon appareil photographique, préférant tout conserver en mon cœur, comme la Mère de Dieu.

Depuis ma première visite à Solan, Anne et moi avons pu correspondre par la voie postale (les sœurs n’utilisent en effet pas internet) avec la révérende Mère Hypandia, l’higoumène de cette belle communauté, et la spiritualité orthodoxe est encore devenue plus enthousiasmante, notamment grâce aux livres qu’elle m’avait conseillé de lire. Grand lecteur, d’autres nombreux beaux et bons livres m’ont permis de progresser dans la connaissance de l’Orthodoxie. Et internet m’a ouvert de nombreuses portes et fenêtres (et plus spécifiquement le site internet www.orthodoxie.com que je consulte chaque jour).

En août 2015, Anne et moi sommes partis passer quelques jours à Uzès dans le Gard, à proximité du saint monastère de Solan. Nous avons participé à la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création organisée depuis plus de deux décennies par les sœurs de Solan et l’association des Amis de Solan (dont nous faisons partie, Anne et moi). Cette association a pour objectif d’aider les sœurs dans leur démarche agroécologique et son président n’est autre que Pierre Rabhi, agriculteur bio, essayiste et poète français d’origine algérienne. La démarche de Solan m’a alors permis de découvrir, sur le terrain, l’engagement pris en 1989 par sa sainteté Dimitrios Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, en faveur de la Sauvegarde de la Création. C’est lui en effet, mû par l’Esprit Saint, qui a institué la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création le 1er septembre de chaque année, premier jour du nouvel an ecclésial (tout un programme). Et c’est seulement en 2015 que le Pape François a proposé aux catholiques de s’associer à l’église orthodoxe pour prier ensemble durant cette journée. Pour moi qui était et reste engagé en matière de protection de la nature et de sauvegarde de la création, la position précoce de l’église orthodoxe dans ce domaine m’a ouvert les yeux et le cœur sur sa solidité théologique, basée sur les saintes écritures tout autant que sur les Pères de l’église et sur les nombreux saints qui ont montré, durant leur vie, qu’il était possible de retrouver, sur terre, la création d’origine, celle qui existait avant la chute.

En décembre 2015, nous nous rendons, Anne et moi, dans une grande librairie catholique de Bruxelles pour y admirer l’exposition des sœurs orthodoxes du monastère Sainte-élisabeth de Minsk en Biélorussie. Nous les avions écoutées à plusieurs reprises lors de concerts en Belgique et connaissions leur remarquable engagement, à la fois spirituel et social. En échangeant avec une sœur parlant français sur mes lectures orthodoxes, celle-ci m’a demandé de manière très directe : « Mais pourquoi n’êtes-vous pas orthodoxe ? » Je lui ai répondu que l’Esprit Saint saurait bien m’indiquer le moment de ce choix car je ne voulais en aucun cas forcer mon épouse à me suivre.

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Durant l’année 2015, grâce au site internet www.orthodoxie.com, j’apprends l’organisation par l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale d’un pèlerinage orthodoxe en Terre Sainte en octobre de la même année. En prenant connaissance du programme, j’en ai aussitôt parlé à Anne en ces termes : « Regarde ce beau programme : nous sommes à présent pensionnés et si nous devons faire un jour ce pèlerinage, je pense que ce sera celui-ci. Mais serons-nous acceptés en tant que catholiques ? » La réponse du Père Yannick (Provost), organisateur et guide, ne s’est pas fait attendre : nous étions non seulement acceptés mais aussi fraternellement accueillis. Par suite des tensions sévissant à Jérusalem, le pèlerinage a été reporté de l’automne 2015 au printemps 2016, en plein Carême orthodoxe. C’est ce pèlerinage qui nous a ouvert les yeux du cœur et de l’âme : c’est en Terre Sainte, là où le Christ a vécu, que nous avons compris que l’église orthodoxe était réellement l’église indivise, celle qui a été fondée par le Christ sur ses apôtres, sur leurs successeurs et sur le peuple de Dieu. Les prières et la fraternité des pèlerins tout autant que celles des nombreux chrétiens orthodoxes rencontrés (dont des évêques, des prêtres, des moines, des moniales et de pieux fidèles) nous ont assurément menés sur ce chemin de vérité.

Au retour du vol Tel Aviv-Paris, au moment de nous séparer, plusieurs pèlerins ont été surpris d’apprendre que nous étions catholiques. Nous nous étions en effet faits tout petits, dans un profond respect mutuel.

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Ce pèlerinage en Terre Sainte [1] restera l’un des moments les plus forts de notre vie. La présence du Père Yannick et de son épouse Anastasia, du Père Stephen (Headley), recteur de la paroisse de Vézelay, et de Monseigneur Jean de Charioupolis a contribué à ce retournement vécu en couple.

De retour en Belgique, nous avons été invités par une amie orthodoxe à participer à la Divine Liturgie du jour de Pâques célébrée par Monseigneur Jean de Charioupolis en l’église des Saints-Côme-et-Damien à Ixelles (Bruxelles) : nous avons vécu la fête des fêtes comme l’aboutissement de notre pèlerinage (lequel, rappelons-le, a eu lieu en partie en Carême).

Anne et moi n’avons ensuite pas dû nous parler beaucoup : l’illumination reçue en Terre Sainte était totalement partagée. Cependant, jamais je n’aurais voulu forcer Anne à me suivre dans la demande d’entrée en communion de l’église. Après avoir accepté il y a 34 ans de m’épouser et après avoir mis au monde nos deux enfants, Marie et François, Anne m’a fait un nouveau et magnifique cadeau en me proposant de demander notre entrée à deux dans la communion de l’église.

Lors de notre chrismation par le Père Yannick, nous étions entourés des paroissiens de Quimper, de notre fils François (notre fille Marie et son mari Jean-Michel n’avaient pu nous rejoindre) mais aussi de tous les pèlerins bretons de Terre Sainte. La « bonne odeur de l’Esprit Saint » s’est alors emparée de tout notre être et le soleil est enfin devenu brillant et chaud.

Nous avons choisi pour commencer notre vie de « bébés orthodoxes » (nous avons en effet beaucoup à découvrir et c’est une grande grâce) de nous insérer dans la paroisse russe de Liège. Et, cadeau du ciel, c’est Monseigneur Jean de Charioupolis qui est devenu de ce fait notre Archevêque. Merci au Père Guy (Fontaine) et au Père Alexandre (Galaka) mais aussi à tous les paroissiens de nous accueillir et de nous aider à poursuivre notre chemin qui mène à Dieu.

Merci aussi  à toutes celles et tous ceux qui nous ont conduits vers Dieu depuis notre Baptême : c’est dans le face à face qui suivra notre naissance au ciel que nous saurons tout ce que nous leur devons.

Nicolas Van Cranenbroeck

En la fête de saint Nicolas, le 6 décembre 2016″

[1] Monique De Vaere-Descamps en a parlé dans son article intitulé « Quelques jours en terre sainte – Pèlerinage organisé par notre archevêché » publié dans Nadejda/Espérance N° 26, juillet-août-septembre 2016, pp. 21 à 23.

À l’Institut des hautes études du Patriarcat de Moscou, une rencontre sur le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe

Dans le cadre des XXV Conférences internationales de Noël, une table ronde sur le thème « Le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe » a eu lieu le 26 janvier 2017 à l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, présidait la réunion, organisée par l’Institut des Hautes Études et par la Maison de la diaspora russe Alexandre Soljenitsyne. Des représentants des confessions traditionnelles des scientifiques, des collaborateurs scientifiques de la Maison de la diaspora russe, des représentants du monde de la culture et de l’enseignement prenaient part à la rencontre.

Cette année, le thème des Conférences internationales de Noël ont pour thème « 1917-2017 : les leçons d’un siècle », a rappelé le métropolite Hilarion. « La table ronde que nous organisons aujourd’hui a pour vocation de contribuer à la réflexion sur le chemin historique parcouru par la Russie et l’Église russe ces cent dernières années, a dit le président du DREE. Comme vous le savez, nous célébrons cette année 2017 le centenaire des deux révolutions russes. L’Église orthodoxe russe a pris la décision de consacrer l’année à une réflexion sur les destinées de notre Patrie, sur le destin de nos compatriotes, non pas pour porter un jugement de valeur ou mettre les points sur les « i » (ces points ont déjà été posés par l’histoire, et l’Église a clairement énoncé sa position sur la période qui suivi la révolution en canonisant plus d’un millier et demi de nouveaux-martyrs et confesseur), mais pour réfléchir aux leçons de l’histoire et payer notre tribut à ceux qui ont subi les conséquences de ces deux révolutions. Il s’agit de plusieurs millions de gens. Les uns ont perdu la vie, d’autres leurs proches, un tiers a perdu sa patrie. C’est de ceux qui, à cause de la fièvre révolutionnaire, ont perdu leur Patrie, que nous parlerons aujourd’hui. »

Dans la communication qu’il a présentée par la suite, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a notamment constaté que la formation d’une émigration russe de plusieurs millions de personnes, comprenant de nombreux ecclésiastiques, a été une page marquante de l’histoire de la Russie du XX siècle. On ne saurait par ailleurs surévaluer l’influence spirituelle et culturelle des émigrés russes sur les pays de leur dispersion.
Le phénomène socio-historique de l’émigration russe de la première vague a été le sujet de l’exposé d’E. I. Pivovar, membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, président de l’université russe des sciences humaines.

Le recteur de l’université pédagogique d’état de Moscou, A. V. Loubkov, également membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, a proposé une communication sur « La diaspora russe et la Russie : un dialogue de derrière le miroir ».

La théologie de la rencontre dans l’expérience de la diaspora russe a été le thème de l’allocution d’A. S. Filonenko, chargé de cours à l’université nationale de Kharkov.

La seconde partie de la rencontre était présidée par A. V. Loubkov, avec la bénédiction du métropolite Hilarion de Volokolamsk.

E. A. Agapova, vice-président de la Société impériale orthodoxe de Palestine a proposé un exposé sur « La Société impériale orthodoxe de Palestine et l’émigration russe (1917-2017) ».

Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a parlé du dialogue entre le père Yves Congar et les théologiens de l’émigration russe.

E. B. Rachkovski, directeur scientifique du Groupe de sciences religieuses de la Bibliothèque russe de littérature étrangère a présenté un texte sur le thème de « La diaspora russe comme phénomène historique mondial : comment poser la question ».

A. L. Rytchkov a poursuivi en présentant des documents sur l’histoire de la diaspora russe tirés de la collection de N. M. Ziornova.

Les exposés suivants avaient pour thème la prose autobiographique de Vladimir Vyssotski, les lettres des lecteurs d’Ivan Chmeliov, l’historiosophie et l’apologétique de V. V. Zenkovski et l’œuvre de mère Marie (Skobtsova).

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Décès de Nikita Struve, figure de l’orthodoxie russe en France

Nikita-Struve-Paris-octobre-2003_0_730_766Grande figure de l’orthodoxie russe en France, Nikita Struve est mort ce samedi 7 mai au soir,  à l’âge de 85 ans.
Professeur honoraire de russe à l’université de Paris X-Nanterre, Nikita Struve était directeur littéraire aux éditions YMCA-Press où il avait publié de nombreux auteurs russes, philosophes, théologiens et écrivains, dont Alexandre Soljenitsyne dont il était devenu l’ami. Il était aussi le directeur de la revue russe Vestnik, et du Messager orthodoxe, revue de L’Association chrétienne des étudiants russes (Acer).
Il était aussi un membre actif du conseil de l’Archevêché des églises russes en Europe occidentale (rue Daru, Patriarcat de Constantinople).

Récemment, il avait apporté son témoignage lors de l’hommage à sainte Mère Marie Skobtsov dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov à Paris le dimanche 20 mars. Ci-dessus: la vidéo de cette dernière intervention.

Les obsèques seront organisées par le Service orthodoxe des funérailles. Pour toutes questions relative à l’organisation des obsèques (date, horaires, fleurs…), s’adresser au 01 48 28 75 62.

Voir  l’article nécrologique du journal La Croix

Inauguration à Moscou d’une exposition consacrée à l’histoire de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

Le 4 février a eu lieu à Moscou, à la Maison Soljenitsyne des Russes de l’étranger, deux manifestations consacrées à l’histoire de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Le premier événement fut la présentation du livre Le métropolite Antoine (Khrapovitzky), l’archipasteur de la diaspora russe (le livre existe en russe et en anglais) par l’archiprêtre Vladimir Tsourikov (Etats-Unis). Le livre est principalement constitué des communications prononcées lors d’une conférence internationale dédiée à la mémoire du premier primat de l’Église russe à l’étranger, le métropolite Antoine (Khrapovitsky), qui s’était déroulée  au séminaire de la Sainte-Trinité en 2006 à Jordanville (Etats-Unis). Le même jour a eu lieu l’inauguration de l’exposition « Sur l’histoire de la création de l’Église orthodoxe russe hors-frontières », consacrée à l’histoire dramatique de l’Église orthodoxe russe dans la diaspora, depuis Sremski Karlovci (Serbie) jusqu’à Jordanville. Des documents rares et des photographies sont présentés, émanant des archives de la Maison Soljenitsyne des Russes de l’étranger et du monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville. Parmi ceux-ci, des photographies, des lettres, des télégrammes du métropolite Antoine, des messages du Synode de l’Église russe hors-frontières, ainsi que des photographies qui racontent la vie au monastères de la Sainte-Trinité. Une exposition semblable avait eu lieu à la Maison russe de Belgrade en 2012, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’acte canonique rétablissant la communion au sein de l’Église orthodoxe russe. À la manifestation participèrent le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale de ladite Église, l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Institut Saint-Tikhon de Moscou, ainsi que le responsable des archives d’État de la Fédération de Russie, des historiens, etc.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Inauguration à Moscou d’une exposition consacrée à l’histoire de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

Le 4 février a eu lieu à Moscou, à la Maison Soljenitsyne des Russes de l’étranger, deux manifestations consacrées à l’histoire de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Le premier événement fut la présentation du livre Le métropolite Antoine (Khrapovitzky), l’archipasteur de la diaspora russe (le livre existe en russe et en anglais) par l’archiprêtre Vladimir Tsourikov (Etats-Unis). Le livre est principalement constitué des communications prononcées lors d’une conférence internationale dédiée à la mémoire du premier primat de l’Église russe à l’étranger, le métropolite Antoine (Khrapovitsky), qui s’était déroulée  au séminaire de la Sainte-Trinité en 2006 à Jordanville (Etats-Unis). Le même jour a eu lieu l’inauguration de l’exposition « Sur l’histoire de la création de l’Église orthodoxe russe hors-frontières », consacrée à l’histoire dramatique de l’Église orthodoxe russe dans la diaspora, depuis Sremski Karlovci (Serbie) jusqu’à Jordanville. Des documents rares et des photographies sont présentés, émanant des archives de la Maison Soljenitsyne des Russes de l’étranger et du monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville. Parmi ceux-ci, des photographies, des lettres, des télégrammes du métropolite Antoine, des messages du Synode de l’Église russe hors-frontières, ainsi que des photographies qui racontent la vie au monastères de la Sainte-Trinité. Une exposition semblable avait eu lieu à la Maison russe de Belgrade en 2012, à l’occasion du cinquième anniversaire de l’acte canonique rétablissant la communion au sein de l’Église orthodoxe russe. À la manifestation participèrent le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale de ladite Église, l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Institut Saint-Tikhon de Moscou, ainsi que le responsable des archives d’État de la Fédération de Russie, des historiens, etc.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Exposition à Rives du 3 au 8 décembre sur la communauté russe du château de l’Orgère (1924-1974)

Réalisée par la Maison des Russes de l’étranger « Alexandre Soljenitsyne » de Moscou, le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris, la ville de Rives et André Moussine-Pouchkine (ancien habitant du château), une exposition photo-documentaire inédite proposera de lever le voile sur la communauté russe qui occupa le château de l’Orgère de 1924 à 1974 à Rives. Rappelons que la paroisse orthodoxe russe de Rives était souvent visitée par saint Jean de Changhaï. Cette exposition exceptionnelle, tirée d’archives familiales, rassemble près de 200 photographies inédites ainsi qu’une vidéo d’une dizaine de minutes.  L’exposition sera inaugurée le 3 décembre. On peut trouver sur le site de la municipalité de Rives le dossier de presse de l’exposition, ainsi qu’un reportage vidéo (en russe) sur l’inauguration de la même exposition à Moscou.

 

Exposition à Rives du 3 au 8 décembre sur la communauté russe du château de l’Orgère (1924-1974)

Réalisée par la Maison des Russes de l’étranger « Alexandre Soljenitsyne » de Moscou, le Centre de Russie pour la science et la culture à Paris, la ville de Rives et André Moussine-Pouchkine (ancien habitant du château), une exposition photo-documentaire inédite proposera de lever le voile sur la communauté russe qui occupa le château de l’Orgère de 1924 à 1974 à Rives. Rappelons que la paroisse orthodoxe russe de Rives était souvent visitée par saint Jean de Changhaï. Cette exposition exceptionnelle, tirée d’archives familiales, rassemble près de 200 photographies inédites ainsi qu’une vidéo d’une dizaine de minutes.  L’exposition sera inaugurée le 3 décembre. On peut trouver sur le site de la municipalité de Rives le dossier de presse de l’exposition, ainsi qu’un reportage vidéo (en russe) sur l’inauguration de la même exposition à Moscou.

 

Exposition sur l’histoire de l’Église russe hors frontières au Centre culturel russe de Belgrade

Une exposition consacrée à l’histoire de l’Église russe dans la diaspora, « depuis Sremski Karlovci (Serbie) jusqu’à Jordanville (USA) » sera inaugurée le 17 mai 2012 au Centre culturel russe de Belgrade. Les persécutions contre l’Église qui commencèrent dès les premiers mois du pouvoir bolchevique forcèrent une part importante du clergé à quitter la Russie. Se trouvant en exil, l’Église russe devait prendre en charge le souci pastoral de son troupeau dispersé dans le monde entier. À partir de 1920, l’Administration ecclésiale suprême à l’étranger commença à fonctionner à Constantinople. Cette administration eut pour chef un hiérarque renommé en Russie, le métropolite de Kiev et de Galicie Antoine (Khrapovitsky). Un an après, ladite Administration s’installa au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, la future Yougoslavie. L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, en août 1921, donna sa bénédiction à l’activité de l’administration russe à l’étranger. Le patriarche Dimitri de Serbie laissa à la disposition des évêques russes sa résidence à Sremski Karlovci, où eut lieu, le 21 novembre 1921, le premier concile de toute la diaspora, comprenant évêques, prêtres et représentants laïcs. Depuis 1922, un synode fut constitué, qui siégea dans la même ville. Il fut présidé par le métropolite Antoine jusqu’à son décès, en 1936. La ville de Sremski Karlovci joua donc un rôle exceptionnel dans l’histoire de l’Église russe hors frontières, puisque c’est là que se tinrent les assemblées épiscopales, les sessions du synode ainsi que, en 1938, le deuxième concile de toute la diaspora. En 1943, le synode partit à Belgrade et, en septembre 1944, peu avant l’arrivée des troupes soviétiques, il partit, avec à sa tête le métropolite Anastase (Gribanovsky), à Karlovy Vary, Munich, Genève, puis New York.  Dans le cadre de cette exposition seront exposés 80 photographies et documents – dont certains rares – qui racontent l’histoire de l’Eglise russe hors frontières,  provenant de la collection d’archives de la « Maison Soljenitsyne de la Russie de l’étranger » à Moscou, et du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville.

Source et photographie : Ruski dom

Recension: Archevêque Basile Krivochéine, « Mémoire des deux mondes. De la révolution à l’Église captive »

Krivochéine_Mémoires Archevêque Basile Krivochéine, « Mémoire des deux mondes. De la révolution à l’Église captive », préface du métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, traduction du russe de Nikita Krivochéine, Serge Model, Lydia Obolensky, éditions du Cerf, Paris, 2010, 528 pages, collection « L’Histoire à vif »
Cet ouvrage présente la traduction des mémoires de Mgr Basile Krivochéine (1900-1985) qui, après avoir étudié à la Sorbonne (1920-1924) et été longtemps moine au Mont-Athos (1924-1951), alla étudier la patrologie à Oxford dont il desservit aussi la paroisse russe (1951-1959), puis devint pour de nombreuses années archevêque de Bruxelles (1960-1985), fut membre actif de plusieurs commissions de dialogue avec les autres confessions chrétiennes, et publia dans le domaine patristique de nombreuses études de référence.
Ce livre comporte cinq chapitres.
Le premier est consacré aux souvenirs de l’auteur sur les journées de l’année 1917 à Pétrograd (un chapitre que Soljenitsyne a abondamment utilisé et cité).
Le deuxième est consacré à l’année 1917, où l’auteur s’engagea dans l’Armée blanche.
Le troisième et le quatrième chapitres dressent des portraits détaillés du métropolite Nicolas (Iarouchevitch) et du métropolite Nicodème (Rotov).
Le cinquième chapitre décrit au jour le jour le déroulement du concile local de mai-juin 1971, qui procéda à l’élection du patriarche Pimène (Isvékov).

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Wikileaks et l’Eglise orthodoxe russe

L'Eglise orthodoxe russe est évoquée dans quelques unes des nombreuses notes diplomatiques américaines mises en ligne sur le site Wikileaks dont il est abondamment question dans les médias actuellement. Cet article du Monde en rend compte d'une, sur le site Wikileaks, cet autre note (en anglais) de l'ambassadeur des Etats-Unis à Moscou après une rencontre, au début de l'année 2008, avec le métropolite Cyrille, aujourd'hui patriarche de Moscou, et avec Alexandre Soljénitsyne.

Parution de « Mémoire des deux mondes » de Mgr Basile (Krivochéine)

Couv9041g_260 Le 2 décembre, paraitra aux éditions du Cerf, un ouvrage de Mgr Basile (Krivochéine) (1) intitulé Mémoire des deux mondes. Présentation: "La première partie, consacrée aux années de jeunesse, relate de l'intérieur et avec une sincérité rare la période de la Révolution et de la guerre civile : son sens de l'observation fait merveille, et Soljenitsyne ne s'y est pas trompé, qui a repris presque sans changement plusieurs de ses pages sur les événements de 1917. En ressort un tableau peut-être plus véridique que celui présenté dans bien des livres d'historiens. La seconde partie, les mémoires d'Église, débute trente années plus tard, quand le prêtre (1951), puis l'évêque (1959) commence à participer à plusieurs conciles et congrès internationaux. Sa position d'« exilé » de l'Église russe fait de lui un observateur précis, parfois rude, voire critique, des instances orthodoxes, mais cet infatigable et dévoué serviteur de l'Église disait et écrivait immuablement ce qu'il pensait, quelles que soient les personnes mises en cause ou les circonstances."

Source:Eglise russe

Parution du n°21 du « Messager de l’Eglise orthodoxe russe » avec un dossier consacré au père Alexandre Men

2492068-3504936 Le n°21 (juillet-septembre 2010) du Messager de l'Eglise orthodoxe russe vient de paraître. Il comprend un dossier consacré au père Alexandre Men. Présentation: "Le numéro 21 du Messager de l'Église orthodoxe russe est consacré au père Alexandre Men, assassiné près de Moscou il y a vingt ans. Le dossier comprend des témoignages du métropolite Juvénal, évêque diocésain du père Alexandre, du cardinal Jean-Marie Lustiger, d'Alexandre Soljénitsyne, une biographie par André Erémine et deux textes du père Alexandre lui-même, dont un inédit en français. Un chapitre du Messager relate l'ordination épiscopale de Mgr Nestor, auxiliaire du diocèse de Chersonèse. Il propose la version française du discours de Mgr Nestor prononcé aux évêques participant à son ordination et celle de l'adresse du patriarche Cyrille. Enfin, le numéro contient la traduction française de la conférence du métropolite Hilarion sur les relations entre l'Église et l'État dans la Russie post-soviétique, donnée au colloque orthodoxe-catholique de Rhodes en octobre dernier." Pour le commander en ligne, cliquez ici.

Fête patronale de la paroisse Sainte-Catherine (Chambésy)

La fête patronale et la conférence annuelle de la paroisse Sainte-Catherine ont eu lieu les 22-23 novembre 2008 au centre orthodoxe de Chambésy. Les vêpres et la divine liturgie ont été présidées par le métropolite Jérémie de Suisse, avec la concélébration de plusieurs prêtres et diacres.
A cette occasion, deux conférences ont été données:
Le samedi soir à 19h00 : conférence du professeur Georges Nivat (recteur du centre universitaire Lomonossov à Genève, filiale de l'Université d'État de Moscou) : « Le message de Soljénitsyne entre l’Archipel du goulag à la Roue rouge ».

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Le dimanche à 14h00, conférence du Père Nicolas Cernokrak  (doyen de l'Institut Saint Serge et professeur de Nouveau Testament) : « Saint Paul et son rôle pour la vie dans l’Eglise».

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Pour visualiser les photographies cliquez ICI.

Revue du web: quelques émissions, vidéos, interviews relatives au décès du patriarche Alexis

L'émission diffusée hier soir par KTO peut être visionnée sur cette page. Un extrait du reportage de François Lespés est ici. Radio Vatican propose des entretiens dont un avec Mgr Gabriel de Comane, l'autre avec le père Anatole Rakovitch. Sur le site du Figaro: cette vidéo avec l'analyse du journaliste Jean-Marie Guénois. Sur Euronews: des hommages au patriarche défunt dont celui de la veuve d'Alexandre Soljénitsyne. Sur H2onews.org: "Douleur au Vatican à l'annonce de la mort du patriarche orthodoxe russe". La presse écrite française et internationale a publié de nombreux articles comme celui-ci du quotidien Le Monde.

Italie: une conférence internationale intitulée « Personnalité, société, Etat: vers un dépassement du sécularisme »

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La fondation italienne «Russia cristiana» a organisé les 25 et 26 octobre
à Seriate (province de Bergamo) sa conférence annuelle consacrée aux problèmes
actuels de la vie religieuse. Le thème retenu pour la rencontre de cette année était
« Personnalité,
société, État : vers un dépassement du sécularisme »
. Des historiens,
théologiens, prêtres et essayistes de Russie et d’Italie y ont pris part.

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Fête de la paroisse Sainte Catherine, Chambésy (Suisse)

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La fête patronale et la conférence annuelle de la paroisse Sainte-Catherine auront lieu les 22-23 novembre 2008 au centre orthodoxe de Chambésy avec la bénédiction du métropolite Jérémie de Suisse.
A cette occasion, deux conférences seront données:

  • Le samedi soir à 19h00 : Conférence du professeur Georges Nivat (Recteur du Centre universitaire Lomonossov à Genève, filiale de l’Université d’Etat de Moscou) : « Le message de Soljenitsyne entre l’Archipel du goulag à la Roue rouge ».
  • Le dimanche à 14h00 Conférence du Conférence du Père Nicolas Cernokrak (doyen de l’Institut Saint-Serge et professeur de Nouveau Testament) : « Saint Paul et son rôle pour la vie dans l’Eglise ».

Pour de plus amples informations, vous pouvez consultez le site internet de la paroisse ou  télécharger le programme.

Un entretien avec le métropolite Cyrille de Smolensk publié dans le mensuel « La nef »

Le mensuel catholique La nef publie, dans le n°198, de novembre 2008, un entretien  avec le métropolite Cyrille de Smolensk et de Kalinigrad intitulé "Une occasion unique de travailler ensemble". Dans celui-ci, que l’on peut lire en ligne à partir de cette page, le président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou aborde plusieurs questions: les relations entre l’Église catholique romaine et l’Eglise orthodoxe russe, les points de convergence entre la doctrine sociale de l’Eglise russe et celle de l’Eglise catholique, l’apport de Soljénitsyne, la langue liturgique.

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Bloc-notes de Jean-François Colosimo

Jfc_2
17 septembre 2007
Le témoignage de Florence Hartmann sur le Tribunal Pénal International. De Prague à Moscou, malaises recommencés à l’Est. Ben Laden, Bush et les Nestoriens d’Irak. Du Ramadan au Motu proprio : remarques théologiques. Axios, Daniel de Bucarest !

Paix et châtiment  de Florence Hartmann… L’ancienne journaliste du Monde, devenue porte–parole de Carla Del Ponte, procureur général du TPIY, raconte, indignée, la cavale tranquille  du chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, officiellement recherché pour crimes contre l’humanité, officieusement protégé par les plus hautes autorités occidentales…Et détaille au passage le travail d’obstruction réalisé par les Américains lors du procès Milosevic, notant que les  « principaux négociateurs » des nouvelles guerres des Balkans en ont été « les grands absents », privés de témoignage par leurs gouvernements.  Preuve s’il en était besoin, depuis les réquisitoires hallucinés du stalinien Nikitchenko à  Nuremberg, que  la justice internationale ne saurait disposer de magistrats qui ne seraient pas aussi parties, qu’elle repose sur l’illusion de la paix perpétuelle.

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Bloc-notes de Jean-François Colosimo

Jfc10 septembre 2007

Mafia et métaphysique.  Georges Nivat, grand archiviste des  lieux de mémoire russes. Sibiu, RAS, impair et manque. Nouvelle transgression
génétique en Grande Bretagne.
 

Six cadavres, achevés d’une
balle dans la nuque, retrouvés sur un parking de Duisburg, en Allemagne, à
l’aube du 15 août. Une semaine plus tard, le 24, leurs cercueils défilent dans les ruelles de San Luca, en
Calabre, alors que sur fond de prières ânonnées et de sanglots étranglés
retentissent des salves d’applaudissements. Quelques jours passent encore et,
le jeudi 30, l’Etat italien lance une vaste opération militaire contre ce
village haut perché de l’Aspromonte. Bilan ? Quelques dizaines
d’arrestations sans que n’ait été rompue, même par un soupir, l’omerta,
la loi du silence. Nul ne l’ignore pourtant : San Luca, la capitale de la ‘Ndrangheta,
où se réunissaient jadis les chefs des ‘ndrine, des ligues
maffieuses, pour la fête de la Madone des Collines, est depuis quinze ans le
théâtre d’une faïda, d’une vengeance sacrée, qui oppose quatre parentèles,
deux clans, trois cents fusils, et qui n’épargne ni les femmes, ni les vieillards, ni les enfants. C’est lors
de la Saint Valentin 1991 qu’a éclaté le
sgarro, l’offense sans pardon qui réclame le prix du sang. En pleine
procession, un œuf vient s’écraser sur Antonio Vottari.

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Liminaire de la revue Contacts, volume 216 : « l’orthodoxie face à la tradition juive »

Contacts
C’est à un thème délicat que ce volume exceptionnel de Contacts est consacré : l’Eglise
orthodoxe face à la Tradition juive. « Face à » n’implique nullement
l’opposition d’un « face-à-face » mais un regard tourné vers l’autre
et une écoute. Longtemps, les religions se sont opposées, puis se sont ignorées.
Il semble bien qu’aujourd’hui, elles commencent, christianisme et judaïsme
notamment, à dialoguer.

Une première spécificité marque cependant, comme un préalable
incontournable, le dialogue entre l’Eglise et la Synagogue de la façon la plus
tragique : les six millions de victimes de la Shoah. L’ampleur du mal
accompli nous interdit moralement d’être complices d’un antijudaïsme, voire un
antisémitisme, trop facilement entretenu, durant des siècles, dans les sociétés
chrétiennes. Le patriarche œcuménique Bartholomée l’a bien compris lors de sa
visite du mémorial de l’Holocauste à Washington en 1997, comme il l’a exprimé
dans l’allocution que nous reproduisons. Deuxième spécificité : la
proximité généalogique entre le
premier Israël et le second – ainsi que l’Eglise se définit.
Comme l’Apôtre
le souligne à propos du mystère du salut, la barrière qui opposait Israël et
les nations s’est trouvée renversée dans le Christ : « Dans sa chair,
il a détruit le mur de séparation […]. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du
païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les
réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps au moyen de la
Croix » (Eph 2, 14-16).

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Liminaire de la revue Contacts, volume 216 : "l'orthodoxie face à la tradition juive"

Contacts
C’est à un thème délicat que ce volume exceptionnel de Contacts est consacré : l’Eglise
orthodoxe face à la Tradition juive. « Face à » n’implique nullement
l’opposition d’un « face-à-face » mais un regard tourné vers l’autre
et une écoute. Longtemps, les religions se sont opposées, puis se sont ignorées.
Il semble bien qu’aujourd’hui, elles commencent, christianisme et judaïsme
notamment, à dialoguer.

Une première spécificité marque cependant, comme un préalable
incontournable, le dialogue entre l’Eglise et la Synagogue de la façon la plus
tragique : les six millions de victimes de la Shoah. L’ampleur du mal
accompli nous interdit moralement d’être complices d’un antijudaïsme, voire un
antisémitisme, trop facilement entretenu, durant des siècles, dans les sociétés
chrétiennes. Le patriarche œcuménique Bartholomée l’a bien compris lors de sa
visite du mémorial de l’Holocauste à Washington en 1997, comme il l’a exprimé
dans l’allocution que nous reproduisons. Deuxième spécificité : la
proximité généalogique entre le
premier Israël et le second – ainsi que l’Eglise se définit.
Comme l’Apôtre
le souligne à propos du mystère du salut, la barrière qui opposait Israël et
les nations s’est trouvée renversée dans le Christ : « Dans sa chair,
il a détruit le mur de séparation […]. Il a voulu ainsi, à partir du Juif et du
païen, créer en lui un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les
réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps au moyen de la
Croix » (Eph 2, 14-16).

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Parution du 143ème numéro du Messager Orthodoxe

Messager_orthodoxe
Le
dernier numéro du Messager Orthodoxe est consacré à la religion, la culture et
la sainteté.
SOMMAIRE :
Nikita
Struve: A
nos lecteurs – Religion et culture
Georges
Fedotov: Religion
et Culture
Jean-Marc
Joubert: Pour
un tricentenaire : J.B. Bossuet

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Présentation du « Journal » du père Alexandre Schmemann à Saint-Pétersbourg

Journal
Une présentation du « Journal » du théologien,
prédicateur et pasteur orthodoxe Alexandre Schmemann s’est déroulée le 2 mars
dans la salle de conférence du bâtiment principal de la Bibliothèque nationale
de Russie, 18 rue Sadovaya.
La salle, d’une capacité de 120 places, était pleine et
plusieurs membres de l’assistance ont dû assister debout à la rencontre de près
de deux heures. Les participants et les invités ont été salués par le directeur
adjoint de la bibliothèque, Alexandre Boukreev, par le responsable du
département éditorial du diocèse de Saint-Pétersbourg, l’archiprêtre Alexandre
Sorokine, ainsi que par le président de la Fraternité orthodoxe de Saint
Pierre, Vladimir Koval-Zaïtsev. Les intervenants ont soulignés l’actualité de la
publication du « Journal » pour la vie culturelle et religieuse de la
Russie d’aujourd’hui.

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La revue orthodoxe de langue russe « Le messager de l’Action chrétienne russe » fête son 80e anniversaire

Vetnik Une conférence internationale intitulée « Orthodoxie et société russe à l’aube du troisième millénaire » s’est déroulée les 7 et 8 décembre à Moscou à la Bibliothèque de la  Russie de l’étranger Moscou. A cette conférence ont pris part des collaborateurs et des auteurs de la revue ainsi que des prêtres de l’Eglise orthodoxe russe, des historiens, des publicistes, des étudiants.

Dans son allocution liminaire, le directeur de la Bibliothèque de la Russie de l’étranger, Victor Moskvine, a caractérisé le Messager de l’ACR comme une des revues les plus anciennes et les plus importantes, unique en son genre dans la mesure où elle couvre tout à la fois des domaines aussi différents que la théologie, la philosophie, la littérature et mes questions d’actualités. Victor Moskvine a aussi donné lecture des messages de félicitations adressés à la conférence par le maire de Moscou Yuri Loujkov, le métropolite de Minsk et exarque de Biélorussie, Mgr Philarète, le ministre de la culture et de la communication Alexandre Sokolov.

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Jovan Nikoloski