20/10/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Décès de l’archevêque Théophane de Berlin et d’Allemagne (Patriarcat de Moscou)

Mgr Théophane, archevêque de Berlin et d’Allemagne du Patriarcat de Moscou, est décédé le 11 septembre 2017 à l’âge de 64 ans, après une longue maladie. Né le 8 juillet 1954 dans la ville de Belaïa Tserkov (province de Kiev, Ukraine), l’archevêque Théophane (Oleg Galinsky dans le monde), a étudié à l’Institut chimique et technologique de Dniepropetrovsk, après avoir achevé ses études secondaires. En 1972, il entra au Séminaire théologique de Leningrad, puis ensuite à l’Académie de théologie de la même ville. Le 4 janvier 1976, il prononça ses vœux monastiques et le 7 janvier suivant, il fut ordonné au diaconat et, le 17 avril 1977, à la prêtrise. En 1977, il reçut son diplôme de l’Académie théologique de Moscou avec le grade de « candidat » en théologie, et fut nommé enseignant et inspecteur adjoint de l’Académie. En 1977-1979, il poursuivit ses études à l’Institut des Églises orientales à Ratisbonne, et enseigna ensuite dans les écoles théologiques de Leningrad. En 1980, il fut élu secrétaire du Conseil de l’Académie théologique de Leningrad et chef du département de liturgie. En février 1985, il fut élevé au rang d’archimandrite. En avril 1985 il fut nommé professeur puis, à partir du mois d’août, il devint inspecteur des écoles théologiques de Leningrad. Le 7 février 1986, il fut nommé vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Le 11 janvier 1987, il fut sacré évêque de Kachira, en Russie, exerçant les fonctions de vicaire du diocèse de Moscou. Le 19 juillet 1988, il fut nommé recteur du metochion russe de Karlovy Vary, en République tchèque. À partir du 31 janvier 1991, il fut locum tenens du diocèse de Berlin-Leipzig du Patriarcat de Moscou, puis il devint évêque diocésain à effet du 25 décembre 1991. Le 22 décembre 1992, il reçut le titre d’évêque de Berlin et d’Allemagne. Le 23 février 1996, il fut élevé au rang d’archevêque. Par décision du Saint-Synode du 5 mai 2015, l’archevêque Théophane devint le représentant officiel du Patriarcat de Moscou en Allemagne. L’office des funérailles de l’archevêque Théophane auront lieu le 14 septembre en la cathédrale russe de la Résurrection à Berlin et le hiérarque sera inhumé au cimetière de Tegel de la même ville.

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Première conférence internationale dédiée à St Païssy Velitchkovsky à Kiev les 27 et 28 novembre 2017

Les 27 et 28 novembre 2017, sur le territoire de la Laure des Grottes de Kiev, aura lieu la Première conférence scientifique internationale intitulée « Conférences païssiennes », consacrée au 295è anniversaire de la naissance de saint Païssy Velitchkovsky et à son héritage spirituel et culturel. Le nouveau forum est appelé à constituer une plateforme destinée à un échange d’expériences, à des discussions systématiques et variées, à l’étude et la popularisation de l’héritage de saint Païssy Velitchkovsky, ainsi qu’à l’histoire et l’influence de l’hésychasme et de l’Athos sur le développement de la culture, de la philosophie, de l’art et de la littérature des peuples d’Europe centrale et orientale. La tenue du forum a reçu la bénédiction du Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre. Les institutions organisatrices sont les suivantes : La Laure des Grottes de Kiev, l’Institut de l’héritage athonite, la Chaire de slavistique Alexandre Jean Cuza de Iași (Roumanie). À la discussion des participants seront proposés les thèmes suivants :

  1. Saint Païssy Velitchkovsky et l’Athos
  2. Sant Païssy Velitchkovsky et la Laure des Grottes de Kiev
  3. L’école et les disciples de St Païssy Velitchkovsky sur les Balkans et en Europe centrale et orientale
  4. L’héritage de saint Païssy et son influence sur la renaissance de la théologie, du monachisme et de la paternité spirituelle orthodoxes
  5. L’hésychasme dans la culture et la spiritualité des peuples d’Europe centrale et orientale
  6. L’influence de l’Athos sur le développement de la spiritualité, du monachisme, de la littérature et de la culture en Russie
  7. Les liens littéraires de l’Europe centrale et orientale avec l’Athos
  8. L’interprétation contemporaine de l’héritage de saint Païssy Velitchkovsky et la réédition de ses œuvres.

La participation aux travaux de la conférence peut avoir lieu sur place ou par correspondance. Les articles des conférenciers seront publiés dans l’almanach « Afonskoïé Nasledié » (« L’héritage athonite »). Les modalités d’inscription sont disponibles sur le lien ci-dessous.

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Le président ukrainien promet de ne pas signer le projet de loi № 4511

L’Ukraine aura son Église locale, mais l’État ne s’immiscera pas dans les affaires ecclésiastiques. C’est ce qu’a déclaré en substance le président ukrainien Porochenko dans son message annuel au parlement le 7 septembre 2017. Le chef de l’État ukrainien a fait comprendre qu’il ne signerait pas le projet de loi № 4511 portant « sur le statut particulier des organisations religieuses, dont les centres dirigeants se trouvent dans l’État reconnu par le parlement comme « agresseur [i.e. la Russie, ndt] ». « Je voudrais le souligner : je ne signerai pas le projet de loi, dans lequel il est proposé de coordonner les candidatures des évêques et des prêtres avec les organes étatiques. Ce n’est pas l’affaire de l’État » a déclaré le président Porochenko. Pour ce qui concerne les autres initiatives législatives régularisant les relations de l’État et de l’Église, le président a déclaré qu’il était « prêt à les discuter et à les examiner, ayant en vue qu’il s’agit malgré tout d’une affaire trop sensible ».

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« La Nativité de la Mère de Dieu doit être un encouragement pour tous les parents qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas, mais souhaitent en avoir »

L’Église orthodoxe célèbre la Nativité de la Mère de Dieu le 8 septembre. À cette occasion, le patriarche de Roumanie Daniel a célébré la sainte liturgie dans la chapelle du Saint-grand-martyr-Georges, située dans la résidence patriarcale. Le patriarche a commencé son homélie en expliquant pourquoi les Saints Pères ont retenu la date du 8 septembre pour honorer la Nativité de la Mère de Dieu : Le chiffre 8 symbolise l’éternité, le jour de l’éternité, la vie éternelle. Le huitième jour du commencement de l’année liturgique [1er septembre, ndt] est fêtée la Nativité de la Mère de Dieu parce que par Elle vient dans le monde le Fils du Dieu éternel. Il devient homme afin de sauver le monde du péché et de la mort, et d’entrer dans le temps, dans l’histoire, afin d’accorder aux hommes qui vivent dans le temps la vie éternelle. Ensuite, le patriarche a évoqué la généalogie de la Mère de Dieu et le contexte dans lequel Elle est née d’un homme et d’une femme de prière, pieux, miséricordieux, humbles et pleins de crainte de Dieu. Joachim et Anne avaient une tristesse constante dans l’âme, à savoir la tristesse de la stérilité, parce qu’ils n’avaient pas d’enfants. Suite à leurs prières ardentes et malgré leur âge avancé, Dieu a exaucé leur demande : par Sa Grâce, Il a vaincu l’ordre de la nature et la nature humaine stérile ainsi que l’âge des deux parents, qui ont reçu comme don la Vierge Marie, a souligné le Primat. Ensuite, celui-ci a expliqué certaines des préfigurations de la Mère de Dieu dans l’Ancien Testament : la colombe pure qui a annoncé à Noé que le déluge allait cesser, l’échelle de Jacob comme lien entre le ciel et la terre, le Tabernacle de l’Ancienne Loi comme portant le Sauveur Christ. Dans la seconde partie de son homélie, le patriarche Daniel a souligné les aspects de la vie immaculée de la Mère de Dieu et de Ses parents que doivent suivre les familles chrétiennes. Nous apprenons des parents de la Mère de Dieu, Joachim et Anne, combien est grand le pouvoir de la prière humble, et aussi de la patience et de l’attente, surtout lorsqu’il est question du don d’avoir des enfants. Nombreux sont les gens qui souffrent de ne pas avoir d’enfants, mais souvent ceux qui ont beaucoup prié, ont jeûné, ont demandé aussi les prières de l’Église, après un certain temps, de façon étonnante, ont reçu de Dieu la possibilité d’enfanter. D’autres ont adopté des enfants et sont devenu parents par l’affection, alors qu’ils n’ont pas été parents par le corps. Il n’est pas suffisant d’enfanter corporellement. Les véritables parents sont ceux qui ont formé un enfant, l’ont éduqué, lui ont montré leur souci parental et la responsabilité pour son éducation et son instruction. Cette fête doit être un encouragement pour tous les parents qui ont des enfants et pour ceux qui n’en ont pas mais désirent en avoir. Certains ont des enfants, mais malheureusement les abandonnent, tandis que d’autres qui ne peuvent avoir d’enfants souhaitent en avoir. La Mère de Dieu est la protectrice de toutes les familles, de tous les enfants. À l’occasion du début de l’année scolaire, le patriarche a rappelé l’importance que l’Église attribue à l’éducation. Nous, comme Église, souhaitons aider les familles qui ont de nombreux enfants, pour que ceux-ci soient éduqués dans la foi. Par la foi, les enfants peuvent devenir saints, à savoir non pas seulement des citoyens de la patrie terrestre, mais aussi de la patrie céleste, comme nous le voyons dans la vie des saints cappadociens : dans la famille de saint Basile le Grand, il y a six saints, a ajouté le patriarche. Celui-ci a félicité les parents qui s’occupent de l’éducation de leurs enfants, sans oublier les éducateurs qui accomplissent une œuvre missionnaire et sainte, peu récompensée dans ce monde, mais bénie et récompensée par Dieu dans la vie éternelle. Le Sauveur dit : « celui qui observera les commandements, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux ». En d’autres termes, grands seront appelés les éducateurs, les enseignants, les professeurs et leur grandeur croîtra dans la mesure où les enfants et les jeunes éduqués par eu deviendront des hommes avec beaucoup de culture et de foi et apporteront la joie à l’Église, la famille et la société. À la fin de son homélie, le patriarche Daniel a précisé qu’environ deux millions de Roumaines portaient le nom de Marie ou ses dérivés. Il leur a souhaité de croître dans la foi, la prière, dans les bonnes œuvres et d’être protégées par la Mère de Dieu.

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Le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine a formulé de nouveaux thèmes pour la poursuite de ses travaux

Le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine a terminé ses travaux le 8 septembre sur l’île de Leros (Grèce). Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a participé à ses sessions. À la suite des discussions, les représentants des Églises locales orthodoxes et de l’Église catholique-romaine ont pris la décision aux termes de laquelle il est nécessaire de préparer un document intitulé « Sur la voie de l’unité dans la foi : questions théologiques et canoniques ». Il est présumé que le document, qui sera préparé par un groupe de rédaction ad hoc, constitué des membres de la commission, fera le bilan des 37 années du dialogue orthodoxe-catholique romain et désignera les problèmes fondamentaux devant être discutés lors de ses prochaines étapes. Le comité de coordination a également reconnu approprié d’aborder l’examen du thème « La primauté et la conciliarité durant le deuxième millénaire et à notre époque ». Ce thème constitue la suite logique du thème « La conciliarité et la primauté durant le premier millénaire », examiné lors de l’étape précédente du dialogue. Dans le nouveau document doit être examiné le développement des événements qui ont amené à la rupture de la communion entre les Églises orthodoxe et catholique au XIème siècle, ainsi que les conséquences de cette rupture pour les chrétiens d’Orient et d’Occident. Une attention particulière sera accordée dans le document à la question de l’uniatisme, qui avait été discutée dans le cadre du dialogue lors des années 1991-2000, mais qui continue de conserver son acuité. Les représentants de l’Église russe et de plusieurs autres Églises orthodoxes ont insisté sur la nécessité de la poursuite de la discussion de ce thème lors des sessions du Comité de coordination. Le matin du 8 septembre, en la fête de la Nativité de la très sainte Mère de Dieu selon le nouveau calendrier, les membres orthodoxes du Comité de coordination ont prié et communié pendant la divine liturgie célébrée dans l’église de la résidence des métropolites de Leros. Le même jour, les membres du Comité de coordination ont visité la cathédrale du diocèse métropolitain, l’église dédiée à l’icône de la Mère de Dieu dite « Toute sainte » qui se trouve dans une forteresse du Moyen Âge, le musée d’histoire de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le camp des réfugiés des pays du Moyen Orient et d’Afrique séjournant temporairement sur le territoire hellénique. La prochaine séance du Comité de coordination de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine aura lieu à la fin de 2018.

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Le président ukrainien Porochenko demande à nouveau au Patriarcat de Constantinople de créer une Église autocéphale d’Ukraine

Le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré que l’Ukraine avait le droit à une Église orthodoxe autocéphale locale, et qu’il pousserait à son établissement. Néanmoins, il a également souligné que la présence d’une Église autocéphale en Ukraine ne signifierait pas l’interdiction de toute autre confession orthodoxe à l’intérieur du pays, selon les informations de l’agence Interfax-religion. « La reconnaissance de l’autocéphalie ukrainienne par le patriarche œcuménique, que nous attendons, ne signifiera aucunement l’émergence d’une Église d’État ou l’interdiction des activités d’autres confessions orthodoxes », a déclaré le président dans son allocution au parlement, jeudi dernier. Il convient de mentionner que l’ordre du jour du parlement ukrainien incluait onze projets de loi concernant la vie ecclésiastique, dont certains affecteraient ou empêcheraient les activités de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, y compris une législation qui légaliserait les raids sur les églises et leur saisie, qui se produisent déjà constamment, souvent avec la participation ou le consentement des autorités locales. Environ 50 églises appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine ont été saisies par les radicaux et schismatiques durant les trois années passées. L’Union des journalistes orthodoxes rapporte que le président a également rappelé que le parlement avait précédemment approuvé un « appel historique » au Patriarcat œcuménique pour accorder l’autocéphalie à l’Église orthodoxe d’Ukraine et qu’il avait aussi personnellement écrit une lettre au patriarche de Constantinople. En 2016, le parlement ukrainien avait demandé au patriarche Bartholomée d’invalider l’acte de 1688 conformément auquel le métropolite de Kiev, soi-disant « en violation des canons », avait été rattaché au Patriarcat de Moscou. « Chaque citoyen choisit sa foi et son Église, et l’État, bien que séparé de l’Église, ne peut pas se tenir à distance, alors que d’autres États utilisent les institutions ecclésiales qui dépendent d’eux afin de réaliser leurs buts géopolitiques » a ajouté M. Porochenko. « Je veux encore une fois attirer l’attention de Votre Sainteté sur le haut degré de sérieux de nos intentions, sur la ferme volonté politique de la direction ukrainienne de résoudre ce problème qui a été à l’ordre du jour depuis 1991. L’Ukraine a le droit à une Église locale », a encore affirmé le président. En même temps, au sein du Patriarcat de Moscou, qui inclut l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, les paroles de Porochenko sur la création d’une Église locale à l’aide du patriarche œcuménique sont considérées comme une tentative d’en tirer un gain politique. « Il est évident que les efforts destinés à résoudre les problèmes ecclésiastiques sans la participation de l’Église elle-même sont voués à l’échec, comme le patriarche Bartholomée de Constantinople l’a déclaré nombre de fois. Peut-être ces politiciens qui cherchent à tirer un gain politique devraient-ils écouter l’opinion des primats des Églises locales orthodoxes et cesser d’interférer dans les affaires internes de l’Église » a déclaré l’archiprêtre Igor Yakimtchouk, secrétaire pour les relations inter-orthodoxes du Patriarcat de Moscou. Pour sa part, le patriarche œcuménique Bartholomée a dit hier à l’archiprêtre Philarète de Lvov et de Galicie, lors d’une conférence théologique internationale à Bose, en Italie, qu’il ferait tout ce qui est possible pour préserver l’ordre canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Cette déclaration ne comportait aucune clarification quant à la façon dont le patriarche à l’intention d’aider. Le patriarche œcuménique avait précédemment établi une commission ayant pour but d’examiner la demande du parlement ukrainien concernant la création d’une Église autocéphale. En mars de cette année, le patriarche Bartholomée a également dit au Premier ministre ukrainien Volodymyr Groysman : « Nous prions pour que le peuple ukrainien soit uni en une seule Église. L’Église mère de Constantinople vous aidera à trouver une telle Église unie ». Le patriarche a rencontré les anciens présidents ukrainiens Léondie Kravtchouk et Victor Ioutchenko en septembre de l’an passé, qui lui avaient apporté une pétition avec 5000 signatures demandant une Église autocéphale. L’Église orthodoxe russe avait précédemment exprimé sa préoccupation au sujet des hiérarques de Constantinople qui rencontraient les schismatiques ukrainiens et de leurs activités sur le territoire de l’Église orthodoxe d’Ukraine, tout cela sans la bénédiction des hiérarques de celle-ci. En novembre de l’an passé, le « patriarche » schismatique Philarète du « Patriarcat de Kiev » a rendu visite au centre spirituel de l’Église orthodoxe d’Ukraine aux États-Unis, à South Bound Brook, dans le New Jersey, lequel se trouve sous la juridiction du Patriarcat œcuménique. Pour finir, un sondage de 2016 a révélé que seule une petite minorité d’Ukrainiens considèrent la création d’une Église orthodoxe autocéphale comme nécessaire.

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Exposition sur les Russes de Gallipoli à Belgrade

Le 15 septembre aura lieu à la « Maison russe » de Belgrade l’inauguration de l’exposition intitulée « Dieu avec nous ! Que ressuscite la Russie ! », consacrée aux héros de l’Armée blanche et à l’histoire des émigrés russes. L’exposition, préparée par l’Union des descendants des combattants russes de Gallipoli, évoque le sort des Russes qui se sont retrouvés sur la presqu’île désertique de Gallipoli, en Turquie, où ils ont continué avec abnégation à servir leur patrie, gardant fermement leurs idéaux et leurs traditions. L’exposition est principalement constituée de photographies uniques des archives familiales des Russes de Gallipoli. Ce n’est pas un hasard si l’exposition est ouverte dans la capitale de la Serbie, pays qui a accueilli les Russes pendant les années de persécutions. En 1921, 40.000 émigrés russes ont trouvé refuge au Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, la future Yougoslavie. C’est ainsi que la Serbie est devenue l’un des plus grands centres de la diaspora russe. Les Russes y jouissaient des mêmes droits que les citoyens du pays, tandis que le roi Alexandre de Yougoslavie s’était donné pour tâche non seulement de fournir abri, nourriture et soins médicaux aux réfugiés russes, mais aussi de « préserver l’âme russe chez les Russes ». Il est symbolique que l’ouverture de cette exposition ait lieu dans les murs de la Maison russe de Belgrade, qui a été construite sur les plans d’un Russe de Gallipoli, le colonel Basile Baumgarten, célèbre ingénieur et architecte militaire. La Maison russe « Empereur Nicolas II » [telle qu’elle était appelée avant l’arrivée au pouvoir des communistes en Yougoslavie, ndt] est devenu le foyer spirituel, culturel et social de la vie russe. Elle abritait une chapelle, les collèges russo-serbes de garçons et de filles, une école primaire, la bibliothèque publique russe, l’Institut scientifique russe, le Théâtre public russe, la Société musicale russe, la Société sportive russe « Sokol » et le musée dédié à l’empereur Nicolas II. À l’inauguration de l’exposition prendra part Xénia Baumgarten, la petite-fille de l’architecte, et on attend également des descendants des Russes de Gallipoli, de Russie, de Grande-Bretagne, de France et d’Australie. Lors de l’inauguration seront chantés les anciens hymnes russes. Dans le cadre du programme sont prévues la présentation et la projection du film documentaire sur le général Wrangel dont la tombe se trouve à Belgrade. Le film documentaire en question a été réalisé avec la participation d’historiens serbes et russes. Il a été produit par l’éditeur serbe « Bernar».

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : Nous devons avancer, préserver et affermir notre unité

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a donné une interview au portail grec « Romfea »

  • Éminence, vous effectuez actuellement une courte visite à Athènes. Quels sujets avez-vous abordé avec l’archevêque Jérôme pendant votre rencontre ?
  • En route vers l’île de Leros, où je participerai à la réunion du Comité d’observation du dialogue orthodoxe-catholique, j’ai décidé de profiter de l’occasion qui s’offrait pour m’arrêter à Athènes. Je suis reconnaissant à Sa Béatitude l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce d’avoir trouvé le temps de me recevoir. Nous avons eu un entretien bref, mais riche. J’ai transmis à Sa Béatitude les salutations et les bons vœux de Sa Sainteté le patriarche Cyrille. Je lui ai expliqué en quoi cette année était importante pour notre Église, puisque nous commémorons le centenaire de la révolution et du début des persécutions contre l’Église, ainsi que le centenaire de la restauration du Patriarcat.
  • L’archevêque vous a reçu chaleureusement. A-t-il répondu à votre invitation à venir en Russie ?
  • Je n’attendais pas de réponse immédiate de Sa Béatitude, mais je lui ai dit que nous serions très heureux de le voir sur le territoire de l’Église russe. S’il décide de venir, nous organiserons le programme de sa visite et le recevrons avec beaucoup d’amitié et de respect.
  • Éminence, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’état du Vatican est venu récemment à Moscou. Est-ce le début d’une nouvelle étape dans le dialogue entre le Vatican et l’Église russe? Le patriarche a eu plusieurs déclarations remarquables au sujet de cette visite.
  • C’est la rencontre historique entre le patriarche Cyrille et le pape François qui a ouvert une nouvelle page dans les relations. La visite du cardinal Parolin avait un caractère plus étatique car, comme on sait, le Vatican est un état reconnu, et le cardinal, en tant que secrétaire d’état du Vatican était venu en Russie à l’invitation des autorités russes. Il en a profité pour rencontrer le patriarche Cyrille, et m’a aussi rencontré au tout début de son séjour. La rencontre avec le patriarche a duré environ une heure quarante, celle avec moi a duré deux heures. Nous avons eu un entretien très riche sur de nombreux sujets de l’actualité internationale.

Naturellement, nous avons surtout parlé de ce qui était au cœur de la rencontre du patriarche et du pape à La Havane, c’est-à-dire de la situation des chrétiens du Proche-Orient.

  • Vous venez d’évoquer la Syrie. Nous savons toute l’importance de la participation de la Russie à la résolution du problème existant. A mon avis, c’est la Russie qui a arrêté la guerre là-bas. L’Église russe continue-t-elle à organiser des convois d’aide humanitaire pour le peuple syrien?
  • L’Église est très impliquée dans l’aide humanitaire au peuple syrien. Nous y travaillons en collaboration avec l’état russe. Nous avons aussi organisé une collecte pour la population syrienne, réalisée par les confessions traditionnelles en Fédération de Russie.

En même temps, nous ne cessons de travailler au règlement politique de la crise syrienne. Notre Église est en dialogue permanent avec les autorités de la Fédération russe.

  • J’aimerais aborder un autre sujet. Où en sont aujourd’hui les relations entre l’Église russe et le Patriarcat de Constantinople, un an et demi après le Concile de Crète ? Des négociations sont-elles en cours dont nous n’aurions pas connaissance ?
  • Nos relations avec le Patriarcat œcuménique sont traditionnellement fraternelles, j’espère rendre visite à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée en septembre. Je pense que malgré les difficultés qu’a occasionnées la tenue du Concile de Crète, nous devons avancer, préserver et affermir notre unité. J’espère que nous pourrons renforcer cette unité durant les prochains mois.
  • Éminence, si vous le permettez, je poursuivrai sur ce thème. Ce que je vais dire est d’une grande actualité en Grèce. Nous avons ici des groupes de prêtres qui ont cessé toute commémoration liturgique du patriarche Bartholomée à cause du Concile de Crète. Approuvez-vous cette façon d’agir ?
  • Certes non, nous n’approuvons ni ces groupes, ni les méthodes qu’ils emploient pour prouver le bien-fondé de leurs positions. Mais des groupes semblables existent aussi dans notre Église, et nous devons être sensibles à leurs attentes. Nous nous souvenons très bien du schisme survenu au XVII siècle en Russie, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Il a été provoqué par des questions de rite uniquement, et non à cause de problèmes théologiques ou dogmatiques.
  • Ce que vous dites est extrêmement important, Éminence…
  • C’est pourquoi nous nous efforçons de nous tenir au courant des dispositions au sein de nos communautés, et d’y réagir. Certes, nous comprenons bien qu’il existe des groupes qui cherchent consciemment à faire chavirer le navire ecclésial. Mais il y a aussi des fidèles qui, pour différentes raisons théologiques, sont critiques envers certains points des documents du Concile de Crète. Il faut savoir faire la différence entre les attaques volontaires et agressives contre l’Église et les réelles inquiétudes des gens.
  • Il y a encore un autre thème, tout aussi important et de grande actualité, qui intéresse les gens. Il y a quelques années, B. Obama a rencontré le patriarche Cyrille. Une rencontre entre le patriarche et l’actuel président des États-Unis, D. Trump, est-elle possible dans l’avenir, afin d’y discuter de la situation de l’Église orthodoxe ukrainienne ?
  • Je pense que les décisions que prend actuellement Trump sont pour beaucoup dictées par la profonde crise politique que traverse l’Amérique. La majeure partie de l’establishment politique avait misé sur l’autre candidat à la présidence, et les médias préparaient les esprits à l’arrivée de ce président. Mais le peuple a élu Trump, et ceux qui sont contre lui font tout pour l’empêcher d’appliquer ce qu’il avait déclaré avoir l’intention de faire durant sa campagne. Il est difficile de dire comment cela finira, mais il est évident que le président Trump n’est pas libre d’agir.
  • Visiblement, la crise ukrainienne n’est toujours pas résolue. Quelle est la position de l’Église russe ?
  • De notre point de vue, il n’y a qu’un seul moyen de résoudre la crise ukrainienne : les personnes qui se sont séparées de l’Église doivent faire pénitence et rentrer dans le sein de l’Église. En deux mille ans d’existence, l’Église n’a pas trouvé d’autre moyen pour réintégrer ceux qui s’étaient séparés d’elle. Nous sommes compréhensifs et compatissants envers ceux qui ont trouvé la foi à l’intérieur du schisme sans, peut-être, avoir conscience qu’il s’agissait d’un schisme. Ce sont les initiateurs du schisme qui en portent la responsabilité, les gens ordinaires n’ont pas à porter la responsabilité des leaders ecclésiastiques qui s’en sont pris à la tunique du Christ.

Malheureusement, dans l’Ukraine contemporaine, la religion est étroitement liée à la rhétorique politique. On fait la propagande de l’idée d’une Église indépendante dans un état indépendant. Mais si l’on suit cette voie, il faudra diviser de nombreuses Églises locales en de multiples petites entités. Ces idées ne peuvent que provoquer l’affaiblissement de l’Orthodoxie au niveau mondial. Pour l’Église russe, qui compte des millions de fidèles et est multi-ethnique, ces idées sont catégoriquement inadmissibles.

L’Église orthodoxe ukrainienne est une Église auto-administrée, du point de vue administratif et financier, elle ne dépend de personne, elle a son propre Synode, elle a son propre concile d’évêques, elle élit elle-même ses hiérarques, ils ne répondent pas à Moscou.

Sa Béatitude le métropolite de Kiev est membre permanent du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe, et il y a un aussi un autre membre de l’Église ukrainienne dans le Synode. Dons, sur les quinze membres du Synode, deux viennent d’Ukraine et ils peuvent donc influer sur la vie de l’Église orthodoxe russe. Mais il n’y a personne de Moscou au Synode de l’Église ukrainienne. Ainsi, l’Église ukrainienne est entièrement autonome dans ses décisions, elle ne fait que conserver un lien de prière et un lien spirituel avec le Patriarcat de Moscou. C’est pourquoi, lorsqu’on dit aujourd’hui en Ukraine que l’Église ukrainienne est dépendante de Moscou, c’est tout simplement un mensonge.

  • Ce que vous dites, Éminence, est très important, car beaucoup ignorent tout de ce que dont vous venez parler. Si nous avons assez de temps, j’aimerais vous poser une autre question. Il y a eu récemment en Géorgie une tentative d’assassinat contre le patriarche Élie. On juge mal le patriarche Cyrille pour les nombreux gardes du corps qui l’entourent, comme quoi cela ne correspondrait pas à l’esprit orthodoxe. L’Église russe entend peut-être prévenir de cette façon un attentat contre le patriarche ?
  • La décision de faire garder ainsi le patriarche a été prise, si je ne me trompe, à l’époque du président B. Eltsine. Ce n’était pas une décision du patriarche, mais des autorités. Dans l’état, il y une certaine table des rangs, et les personnes sont gardées en fonction de leur rang. C’est l’état qui en décide, avant tout pour des raisons de sécurité. Il s’agit d’une décision de l’état.
  • En dehors des thèmes que nous avons déjà abordés, y a-t-il des sujets dont vous voudriez parler ?
  • Je me souviens de mon premier voyage à Athènes, en 1992, j’étais alors un jeune hiéromoine. La première chose que je voulais voir, c’était l’Aréopage, là où l’apôtre Paul prêcha. J’ai demandé à quelqu’un comment aller à l’Aéropage, on m’a donné le numéro d’un bus qui m’a mené assez loin. Enfin, le chauffeur m’a montré un bâtiment moderne et m’a dit : « Voilà l’Aréopage ». C’était bien un Aréopage, mais pas celui que je cherchais (le mot aréopage désigne le Tribunal de grande instance).

La fois suivante, je suis allé à pied, je suis allé jusqu’à l’Acropole, j’y ai longtemps erré, cherchant quelque trace de l’Aréopage antique, jusqu’à ce que je trouve un mur métallique portant un texte en grec ancien. En lisant les premiers mots de ce texte, j’ai compris que c’était le discours de Paul à l’Aréopage. Alors j’ai pensé qu’il y avait peu de discours dans l’histoire de l’humanité qui avaient été trouvé dignes d’être gravés en lettres d’or sur du métal.

A chaque fois que je viens à Athènes, je me souviens de cette première visite, et, bien que plus d’un quart de siècle ait passé, je regarde toujours avec émotion cette colline, me représentant le grand apôtre y semant les fondements de la foi.

  • Voici de fort belles paroles, Éminence.
  • J’ai récemment fini un livre sur l’apôtre Paul. C’est une biographie de lui, rédigée à partir du livre des Actes et de ses propres épîtres. C’est une grande joie pour moi d’être ici, dans une ville sanctifiée par les pas de ce grand apôtre.

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« Tollé européen pour les croix gommées sur les produits Lidl »

L’hebdomadaire La Vie a publié un article sur les réactions aux retrait par plusieurs marques de la grande distribution des croix de photographies d’églises grecques qui se trouvent sur plusieurs produits. « Au nom du respect de la diversité, les groupes Lidl, Carrefour, Nestlé et Danone ont effacé les croix sur des images d’églises orthodoxes qui figurent sur l’emballage de certains produits alimentaires. Mais ce choix provoque la colère de consommateurs à travers toute l’Europe. »

La totalité de l’article est en ligne ici (dont illustration).

Des milliers de jeunes unis dans la prière à Iași, en Roumanie

6000 jeunes participants à la rencontre internationale de la jeunesse orthodoxe ont prié avec un grand nombre de hiérarques à Iași, sur le boulevard Ștefan cel Mare, où était célébrée la divine liturgie sur une esplanade spéciale aménagée à cet effet. L’office, qui a eu lieu le 3 septembre était concélébré par le métropolite d’Arkalochori, Castelios et Vianis André, représentant le patriarche œcuménique, le métropolite d’Irinopolis Dimitri (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Moldavie et de Bucovine Théophane, l’archevêque de Suceava et Rădăuți Pimène, l’archevêque de Roman et Bacău Romain, l’archevêque du Bas-Danube Cassien, le métropolite de Roussé Nahum (Patriarcat de Bulgarie), le métropolite de Akhalkalaki et Kumurdo Nicolas (Patriarcat de Géorgie), l’évêque Macaire du diocèse orthodoxe roumain d’Europe du Nord, l’évêque de Supraśl Grégoire (Église orthodoxe de Pologne), l’évêque Qais d’Erzurum et vicaire du patriarche d’Antioche, l’évêque d’Amathus et vicaire de la métropole de Limassol Nicolas (Église orthodoxe de Chypre), l’évêque de Dorna Damascène, vicaire de l’archevêché de Suceava et Rădăuți, l’évêque Antoine d’Orhei, vicaire de l’archevêché de Chişinău, l’évêque de Crișana Émilien, vicaire de l’archevêché d’Arad. Dans le cadre de la liturgie, le métropolite André a transmis à l’assistance le message du patriarche œcuménique Bartholomée, adressé aux participants : « La rencontre festive des jeunes chrétiens orthodoxes organisée par l’Église orthodoxe roumaine représente un événement ecclésial important, d’autant plus que, comme cela a été mentionné dans le message du saint et grand Concile, « L’Église orthodoxe s’adresse aux jeunes, qui sont à la recherche d’une vie complète en toute liberté, justice, création et amour. Elle les exhorte à se joindre consciemment à l’Église qui est la vérité et la vie. Pour venir en offrant au corps ecclésial leur vitalité, leurs soucis, leurs préoccupations et leurs attentes. Les jeunes ne sont pas seulement l’avenir de l’Église, mais aussi une force et une présence créative au niveau local et mondial ». Le même jour, la rencontre des jeunes orthodoxes du monde entier a continué avec une marche des jeunes sur les principales artères de Iași, jusqu’à la cathédrale métropolitaine. On peut visionner ici une vidéo de l’événement.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré l’archevêque Jérôme d’Athènes

Le 4 septembre, le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a entamé une visite en Grèce. Le métropolite Hilarion a été reçu par l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, à la résidence des primats de l’Église orthodoxe de Grèce à Athènes. Son Éminence a transmis au primat de l’Église orthodoxe de Grèce les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou pour les célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe.L’entretien a porté sur le développement de la coopération entre les deux Églises sœurs dans les domaines de l’enseignement et de la culture. Les deux hiérarques ont échangé leur avis sur la situation des chrétiens au Proche-Orient et dans d’autres régions du monde. L’archevêque Jérôme a parlé des efforts entrepris par l’Église orthodoxe de Grèce pour défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles dans la société grecque.Sa Béatitude a souligné qu’elle gardait de chaleureux souvenirs de sa visite officielle à l’Église orthodoxe russe, en 2012, ainsi que de ses échanges avec le patriarche Cyrille, les clercs et les laïcs du Patriarcat de Moscou.A la fin de la rencontre, l’archevêque Jérôme d’Athènes et le métropolite Hilarion de Volokolamsk ont donné une brève interview à la station de radio de l’Église orthodoxe de Grèce. Le protosyngèle de l’archidiocèse d’Athènes, l’archimandrite Siméon (Voliotis), le secrétaire de la Commission synodale de l’Église orthodoxe grecque aux relations interorthodoxes, l’archimandrite Ignace (Sotiriadis), ainsi que le hiérodiacre Grégoire (Sokolov), qui accompagne Mgr Hilarion dans son voyage, participaient à la rencontre.

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Présentation d’une nouvelle traduction du Nouveau Testament en biélorusse à Polotsk (Biélorussie)

A Polotsk, en Biélorussie, la présentation d’une nouvelle traduction du Nouveau Testament en biélorusse moderne a eu lieu le 2 septembre dernier. Elle a été faite par le métropolite Paul de Minsk et de Zaslav (à gauche sur la photographie). C’est le résultat de 25 années de travail de la commission biblique de l’Église orthodoxe de Biélorussie (qui relève de la juridiction du Patriarcat de Moscou).
A XVIe siècle, la Bible fut traduite en vieux biélorusse, puis imprimée à Prague en 1517-1519, par Francysk Skaryna, ce fut une des premières traductions de la Bible en langue nationale. Le biélorusse moderne quant à lui prend son essor au XIXe siècle. Il y a eu quelques traductions du Nouveau Testament en biélorusse moderne, mais c’est la première fois qu’un tel travail est accompli collégialement, et en tant qu’œuvre d’Église, par des spécialistes dans le domaine de la théologie, des études bibliques et de la philologie.

Source (dont photographie): Church.by

Le patriarche de Serbie a reçu l’ambassadeur des États-Unis à Belgrade

Le patriarche de Serbie Irénée a reçu, le 31 août, Kyle Scott, ambassadeur des États-Unis en République de Serbie. L’ambassadeur a exprimé sa gratitude au primat de l’Église orthodoxe serbe pour sa réception chaleureuse au cours de laquelle il a été question de la nécessité que soit poursuivi le développement de la coopération entre les peuples de la région, ainsi que le dialogue inter-religieux au plus haut niveau, ce qui bénéficie du plein soutien du gouvernement des États-Unis. Le patriarche de Serbie Irénée a remercié son hôte pour sa visite et le respect qui lui était manifesté, souhaitant à celui-ci et ses collaborateurs tout bien du Seigneur. À la réception étaient présents le diacre Alexandre Praščević, chef de cabinet du patriarche de Serbie, ainsi que des collaborateurs de l’ambassadeur des États-Unis, dont le nouveau conseiller politique David Gehrenbeck.

Source (dont photographie) : Église orthodoxe serbe

La nouvelle composition du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique à effet du 1er septembre

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique est constitué comme suit, pour le semestre du 1er septembre 2017 au 28 février 2018, sous la présidence du patriarche œcuménique Bartholomée :

Mgr Constantin, doyen de Nicée
Mgr Athanase, doyen de Chalcédoine
Mgr Apostolos, doyen de Derkon
Mgr Dimitri, doyen d’Amérique
Mgr Grégoire de Thyatire et de Grande-Bretagne
Mgr Sabbas de Pittsburgh
Mgr Amphiloque de Kisamos et Selinon
Mgr Polycarpe d’Espagne et du Portugal
Mgr Stéphane de Kallioupolis et Madyta
Mgr Elpidophore de Prousse
Mgr Bartholomée de Smyrne
Mgr Cyrille de Hierapytna et de Siteia

Source (dont photographie) : Amen

Encyclique du patriarche Bartholomée pour le début du nouvel an ecclésiastique et la journée de prière pour la sauvegarde de la Création

No de protocole 702

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique que la grâce, la paix et la miséricorde de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, auteur de toute la création, soient avec tout le plérôme de l’Église

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,

Par la grâce de Dieu, nous entamons aujourd’hui la nouvelle année ecclésiastique, continuant « par l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ » de témoigner et justifier « notre espérance » , vivant dans l’Église, vivant en Christ Qui a promis d’être avec nous « tous les jours jusqu’à la fin des temps » .

Il y a vingt-huit ans, par décision synodale, le Patriarcat Œcuménique a fixé le fête de l’Indiction comme « Journée de protection de l’environnement » au cours de laquelle, des prières et des suppliques « pour la création tout entière » sont adressées depuis le Centre sacré de l’Orthodoxie. L’encyclique patriarcale diffusée à cette occasion a invité le monde orthodoxe et l’ensemble du monde chrétien à adresser, en ce jour, des prières pour remercier le Créateur de toutes choses du « grand don de la Création » et Le supplier de protéger celle-ci.

Nous exprimons humblement notre joie et satisfaction pour l’écho et la fructification de cette initiative de l’Église constantinopolitaine. Nous avons montré les racines spirituelles de la crise écologique, la nécessité aussi de faire pénitence et de procéder à une nouvelle hiérarchisation des valeurs de l’homme moderne. Il s’est avéré que l’exploitation et la destruction de la création est une perversion et altération de l’ethos chrétien ; que ce n’est pas une conséquence inéluctable du commandement biblique « soyez féconds et prolifiques » ; que le comportement anti-écologique est une insulte au Créateur et une transgression à Ses commandements, et que ce comportement va à l’encontre de la vraie destination de l’être humain. Il ne saurait y avoir de développement viable aux dépens des valeurs spirituelles et de l’environnement naturel.

La sainte Grande Église du Christ ne cesse de mettre en relief le potentiel écophile de notre foi orthodoxe, montrant l’usage eucharistique de la création, la fonction du croyant en tant qu’« officiant » de la Création qui sans repos ni trêve réfère celle-ci au Créateur de tout et la valeur incomparable de l’esprit ascétique comme antidote à l’eudémonisme contemporain. Effectivement, le respect de la création appartient au noyau de la tradition orthodoxe.

Nous sommes très préoccupés du fait qu’alors que la crise écologique va indubitablement en s’aggravant, l’humanité fasse semblant, au nom du développement économique et des applications technologiques, de ne pas entendre les appels pour changer radicalement de comportement envers la création. Manifestement, la dégradation déjà subie par l’environnement naturel est une conséquence d’un modèle concret de développement économique qui se désintéresse de ses retombées anti-écologiques. Les bénéfices à court terme, associés à l’amélioration du niveau de vie dans certaines régions de la terre, ne font que dissimuler la déraison que constituent l’exploitation et le pillage de la création. L’activité économique qui ne respecte pas la maison de la vie, c’est de l’anti-économie et non pas de l’éco-nomie. L’économisme effréné pratiqué par la globalisation va aujourd’hui de pair avec le développement fulgurant de la science et de la technologie qui, malgré ses bénéfices, est assorti d’une attitude orgueilleuse à l’égard de la création et de l’exploitation diverse de celle-ci. Notre contemporain sait, mais il agit comme s’il ne savait pas. Il sait que la nature ne se renouvelle pas indéfiniment, mais il se désintéresse des conséquences négatives sur l’environnement du « marché technologique ». Ce mélange vraiment explosif de l’économisme débridé et du scientifisme, c’est-à-dire de la confiance illimitée placée dans le pouvoir de la science et de l’économie, accroît les risques pesant sur l’intégrité de la création et sur l’être humain.

Le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe a sagement et clairement nommé les risques de la « loi de l’économie », c’est-à-dire l’économie émancipée par rapport aux besoins vitaux de l’être humain qui ne peuvent être valablement servis que dans un environnement naturel viable ; il a proposé une économie durable « fondée sur les principes de l’Évangile » et la solution au problème écologique contemporain « sur la base des principes de la tradition chrétienne » . Face aux menaces contemporaines, la tradition de l’Église exige de changer radicalement « de mentalité et de comportement » à l’égard de la création, d’adopter l’esprit ascétique « de frugalité et de modération » , pour affronter « l’avidité » , « le culte des besoins et le sentiment de possession » . Le saint et grand Concile a aussi mis l’accent sur « les aspects sociaux et les retombées tragiques que représente la destruction de l’environnement naturel » .

Nous conformant aux décisions de ce Concile, dans notre présente encyclique, nous soulignons le rapport étroit liant les problèmes environnementaux et sociaux ; le fait qu’ils puisent leur racine dans le « cœur insensé » sans Dieu, dans la chute et le péché, dans l’abus de la liberté humaine accordée par Dieu. La destruction de l’environnement et de la société est toujours précédée d’un « bouleversement des valeurs » venant de l’intérieur, d’une déchéance spirituelle et morale. Lorsque l’avoir domine notre intelligence et notre cœur, notre attitude tant envers notre prochain qu’à l’égard de la création est inévitablement possessive et impropre. Selon l’Évangile, « L’arbre malade » produit toujours « de mauvais fruits » .

Nous soulignons respectivement que la considération vouée à la création et à l’être humain ont la même source et point de départ, c’est-à-dire le renouveau en Christ de l’homme et sa liberté bénie. De même la destruction de l’environnement et l’injustice sociale vont de pair, de même le comportement écophile et la solidarité sociale sont indissociables.

Il va de soi que pour faire face à la crise plurivalente à laquelle l’humanité, sa civilisation et sa maison sont confrontées de nos jours, une mobilisation de toutes parts et un effort commun s’imposent. De même s’agissant des problèmes majeurs, de même des crises qui sévissent et s’interpénètrent de l’environnement naturel et de la société, il est impossible d’en venir à bout sans une coopération interchrétienne et interreligieuse. Le dialogue est en l’occurrence le terrain propice pour mettre en relief les traditions écophiles et sociales, la sensibilisation écologique et sociale ; pour faire aussi une critique constructive du progrès exclusivement technologique et économique, et des modèles individualistes et sociocentriques, opérant au détriment de la création et de la civilisation de la personne humaine.

En concluant, nous soulignons encore une fois le respect irréductible envers la création et la personne humaine, nous appelons tous les êtres humains de bonne volonté à s’engager dans le bon combat pour protéger l’environnement naturel et pour consolider la solidarité, et nous prions le Seigneur dispensateur de tout bien, par l’intercession de la toute-Sainte Mère de Dieu Pammakaristos, de gratifier ses enfants d’« un cœur se consumant pour toute la création » et « excité à la charité et aux œuvres bonnes » . 1er septembre 2017

† Bartholomée de Constantinople votre fervent intercesseur devant Dieu.

Selon le responsable des contacts interreligieux du Patriarcat de Moscou, la Corée du Nord figure en tête des pays où les chrétiens et les membres des autres confessions sont persécutés

La Corée du Nord occupe la position de « leader » dans le monde pour la persécution des chrétiens et des membres des autres confessions, bien que très peu d’informations soient disponibles à ce sujet, selon les déclarations du prêtre Dimitri Safonov, en charge des contacts inter-religieux du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, jeudi dernier. Selon les données dudit Département, 70.000 chrétiens purgeaient des peines en 2012, dans 30 camps de travail. Sur 24 millions d’habitants que compte ce pays, les chrétiens sont au nombre de 400.000. L’immense majorité d’entre eux sont des protestants de dénominations diverses. « Selon toutes les données statistiques que fournissent les différentes organisations internationales importantes, telles que « Open Doors », « Christian Solidarity Worldwide », la Corée du Nord est en tête pour l’intensité des persécutions. Malheureusement, même ces organisations soulignent qu’il y a peu d’informations. « Nous ne savons pratiquement pas, ce qui s’y passe », a précisé le prêtre Dimitri Safonov. Cela dit, il a fait remarquer que la situation en Corée du Nord est particulière, il s’agit « de persécutions contre toute dissidence ». « Ce ne sont pas spécifiquement des persécutions contre les chrétiens en tant que tels, mais contre toute pensée qui ne rentre pas dans le système : la société totalitaire anéantit toute dissidence », a déclaré le représentant du Département. Abordant la situation des chrétiens en Corée du Nord, il a souligné que l’échelle des persécutions est « naturellement très sérieuse ». L’organisation internationale de défense des chrétiens contre les persécutions « Open Doors », a déclaré que selon les conclusions de son monitoring pour l’année 2016, la Somalie, la Corée du Nord, le Nigéria, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan sont les pays les plus dangereux pour les chrétiens. Une escalade de l’intolérance se fait jour également en Inde. Les défenseurs des droits de l’homme mentionnent par exemple, que 400.000 chrétiens vivaient à Alep avant le début de la guerre civile en Syrie en 2011, dont seuls 60.000 sont restés. D’après le père D. Safonov, l’intensité des persécutions des chrétiens de Syrie et d’Irak par les rebelles de l’organisation de l’État islamique s’est quelque peu amoindrie par rapport aux années précédentes ». Toutefois, « c’est seulement parce que la majeure partie des chrétiens se sont enfuis, ou parce qu’ils ont été anéantis par les extrémistes ». Actuellement, les représentants de l’Église orthodoxe russe et de l’Église catholique-romaine élaborent des projets communs destinés à étudier la situation des chrétiens au Moyen Orient et dans les autres points chauds, a conclu le prêtre.

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Message du métropolite de Kiev Onuphre à l’occasion du 26ème anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine

À l’occasion du 26ème anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, le métropolite de Kiev onuphre a adressé le message suivant au président Porochenko ainsi qu’aux autorités civiles et religieuses d’Ukraine :
« Je vous envoie à tous mes vœux à l’occasion du Jour de l’Indépendance de notre État ukrainien. Cette année, nous fêtons le 26ème anniversaire de l’indépendance et nous rendons humblement grâce à Dieu pour les bienfaits et la bonté qu’Il nous a accordées et qu’Il nous accorde à tous. C’est avec douleur dans le cœur que nous vivons le conflit militaire qui, très malheureusement, continue encore dans l’Est de notre État. Des prières sont élevées sans cesse dans nos églises pour notre pouvoir et notre peuple ukrainiens, et nous croyons que ce temps n’est pas éloigné, lorsque le Seigneur nous bénira tous par la paix. L’Église orthodoxe d’Ukraine fait tout son possible afin d’atténuer les conséquences de la guerre. Nous aidons les personnes déplacées, nous accomplissons un travail diligent et complexe en vue de la libération de nos prisonniers, et, dans la mesure de nos possibilités, nous soutenons les personnes démunies. Nous prenons soin, avec une attention particulière, de notre unité et faisons tout pour que l’Est et l’Ouest, le Nord et le Sud, vivent dans un respect mutuel, se souvenant que nous sommes les enfants d’un seul prince, saint Vladimir, et citoyens d’un seul État ukrainien. Nous sommes profondément convaincus que ce ne sont pas les conflits, mais l’amour fraternel et la tolérance mutuelle entre nous, qui sommes différents en matière d’opinions religieuses, de convictions politiques, lesquelles sont dressées devant nous par la vie, que nous serons aptes à rendre l’État et la terre ukrainienne forts, florissants et riches. Encore une fois, j’adresse à tous mes vœux à l’occasion de l’indépendance de l’Ukraine. Que Dieu nous bénisse tous ».

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Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

Message du patriarche de Moscou Cyrille aux archipasteurs, pasteurs, diacres, moines et moniales et à tous les enfants fidèles de l’Église orthodoxe russe à l’occasion du centenaire du Concile de 1917-1918

« Vos Éminences les archipasteurs, Révérends pères et diacres, Révérends moines et moniales, Chers frères et sœurs,

Cent ans se seront écoulés cette année depuis le début des travaux du Concile local de 1917-1918, qui est devenu une étape éminemment importante dans l’histoire de l’Orthodoxie russe. Malgré le siècle qui est passé et qui nous sépare des événements de cette époque, le sens du Concile de 1917-1918 n’est pas encore pleinement saisi et estimé par le peuple ecclésial. Je suis profondément convaincu que son héritage nécessite une étude sérieuse et réfléchie, et qu’un grand nombre d’idées qui ont alors été exprimées seraient utiles et sollicitées aujourd’hui. Actuellement, de gros efforts sont entrepris pour diffuser des éléments sur l’activité du Concile ; en particulier, la première édition fondamentale et scientifique des documents du Concile a été réalisée, laquelle est fort importante pour préserver la mémoire de cet événement réellement grand, à la charnière des siècles. Le Concile a connu une période prolongée de préparation, au cours de laquelle a été accomplie une collecte d’informations, tandis qu’étaient demandées leurs opinions aux archipasteurs, théologiens, canonistes et historiens au sujet des questions les plus essentielles de la vie ecclésiale. Dans la presse – tant ecclésiastique que séculière – des débats avaient lieu sur les thèmes les plus actuels et sujets à controverses. De nombreux articles ont été publiés, donnant le ton et déterminant les vecteurs des discussions qui devaient suivre.  Quelques années avant le Concile a été créé un organe spécial, appelé « Commission préconciliaire », dont le but était de rassembler les données nécessaires à l’organisation correcte des discussions sur les thèmes actuels. L’héritière spirituelle de cet organe de nature conciliaire est la « Commission inter-conciliaire »  qui fonctionne actuellement, et aux travaux de laquelle participent activement non seulement les archipasteurs, mais les prêtres et aussi les laïcs. Les documents préparés par les efforts conjoints des membres de cette Commission, et  à la discussion desquels est convié un large public, sont proposés pour un examen complémentaire par le Saint-Synode ou l’Assemblée des évêques. Cela marque ainsi le triomphe indéniable de l’esprit de conciliarité dans la vie de l’Orthodoxie russe contemporaine. Ce ne sont pas toutes les décisions prises il y a un siècle, loin s’en faut, qui ont été incarnées dans la vie. Et les causes en sont diverses. L’obstacle le plus évident fut l’éclatement de la guerre civile qui suivit les événements révolutionnaires et les persécutions sans précédent contre l’Église et les fidèles qui s’en sont suivies. Nous accomplissons notre ministère dans des conditions historiques absolument différentes. La majorité de nos concitoyens, par la miséricorde divine, n’ont pas eu à faire l’expérience des persécutions pour confesser la foi. Aujourd’hui, nous pouvons réfléchir, dans la prière, au bilan des actes conciliaires, répondre à la question pourquoi certaines décisions conciliaires, malgré une multitude d’obstacles, ont été appliquées et ont trouvé leur place dans la vie de l’Église, tandis que d’autres, au contraire ne se sont pas avérées viables et n’ont pas été adoptées par la conscience ecclésiale. De nombreux participants au Concile ont témoigné de leur fidélité à l’Évangile par leur martyre ou l’exploit de la confession de la foi, manifestant pour nous, leurs descendants, un exemple de fermeté et de courage dans les épreuves. Il nous faut agir selon la parole de l’Écriture, qui nous appelle à considérer la fin de leur vie et à vénérer ceux qui ont œuvré sur le champ du Seigneur avant nous, imitant leur espoir immuable dans le Christ (Hébr. 13,7), afin de ne pas être ébranlé par l’incrédulité dans les promesses Divines, mais rester forts dans la foi, en donnant gloire à Dieu (Rom. 4,20). Amen ».

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Les fondations d’une église russo-serbe en République serbe de Bosnie seront bénies le jour du centenaire du martyre de la Famille impériale russe

La construction d’une église russo-serbe commencera à Banja Luka, en République serbe de Bosnie. Elle sera exécutée dans un style architectural russe. Selon l’évêque de Banja Luka Éphrem, il est prévu que la bénédiction des fondations de l’église soit effectuée le 17 juillet 2018, jour du centenaire du martyre du Tsar Nicolas II et de sa famille. Un accord a été signé en avril 2017 avec la société « Krajina » pour le transfert de la propriété d’un terrain destiné à la construction d’une église russe et d’un centre culturel. Le projet impliquera largement des travailleurs locaux, mais d’autres viendront aussi de Serbie et de Russie. Le président de la République serbe de Bosnie, Milorad Dodik a déclaré être fier de faire partie d’un peuple qui réalise un tel projet et le directeur de la société Krajina Borko Djurić a exprimé sa satisfaction du fait que ses employés y participeraient. La ville de Banja Luka prendra à sa charge certaines dépenses liées à l’entretien de l’église et du centre culturel. Le projet est basé sur le style architectural d’une ancienne église russe. Elle aura trois sanctuaires : l’un dédié à la Transfiguration du Seigneur, un autre aux martyrs de la Famille impériale russe et un dernier aux saints Syméon et Sava de Serbie. Mgr Éphrem a souligné que, bien que l’idée d’un tel édifice à Banja Luka remonte à 100 ans, il revêt maintenant une importance particulière du fait que l’église sera dédiée à la mémoire des martyrs impériaux, glorifiés par les Églises russe et serbe, et ce ne sera pas seulement un signe de reconnaissance envers l’empereur russe. La première initiative de construire une église-mémorial en reconnaissance à l’empereur Nicolas II avait été prise par les vétérans serbes de la première guerre mondiale. De nombreux Serbes de Bosnie et de Herzégovine avaient été conscrits dans l’armée autrichienne, mais une fois sur le front, ils ont été tués ou se sont rendus volontairement à l’armée russe. Nombreux sont parmi eux ceux qui devinrent membre du corps slave et serbe et finirent la guerre dans les rangs des libérateurs de la Serbie. Ces vétérans étaient désireux d’ériger une église en gratitude à l’empereur Nicolas II. Néanmoins, ce projet ne s’est pas réalisé en raison de difficultés économiques et l’éclatement de la seconde guerre mondiale. Le projet n’a pu voir le jour durant le régime communiste en Yougoslavie et sa réalisation a été interrompue par les guerres dans l’ex-Yougoslavie de 1992-1995.

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Fête de saint Cosmas d’Étolie au monastère de Koldkondas en Albanie

Le 24 août, fête de saint Cosmas Étolie, l’archevêque de Tirana Anastase, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, a célébré au monastère restauré de Kolkondas (district de Fier), dans le Sud de l’Albanie, qui a été rénové, et qui abrite la tombe du saint. Né en 1714, saint Cosmas devint moine sur le Mont Athos, et a accompli ensuite un grand nombre de voyages missionnaires dans toute la Grèce, qui se trouvait alors sous le joug ottoman. Pour cette raison, on lui a donné le titre « d’égal-aux-apôtres ». C’est précisément à Koldokondas qu’il a été arrêté et exécuté le 24 août 1779 par les autorités ottomanes. Sur l’emplacement de son exécution, une église a été construite, puis un monastère, qui a été bâti entre août 1813 et juin 1814 par Ali Pacha de Tepelena, qui était le gouverneur de la région de l’Épire pour le compte de l’Empire ottoman et qui respectait particulièrement saint Cosmas. La tombe du saint se trouve au centre d’un petit local, le long de l’église de l’Entrée au temple de la Mère de Dieu, qui a été détruite. Les reliques sont gardées dans une châsse en bois à l’archevêché de Tirana et sont transportées au monastère le seul jour de sa fête. Dans son homélie, Mgr Anastase a souligné que pour saint Cosmas, le fondement sur lequel il appuyé sa vie et son œuvre était le Christ, car des exploits, des actes, une vie, des sacrifices et des labeurs tels que les siens ne pouvaient avoir d’autre fondement. La relation de saint Cosmas avec le Christ, a poursuivi l’archevêque, n’était pas cérébrale, mais elle était le don entier de son cœur. Ensuite, des passages des enseignements de saint Cosmas ont été lus pour l’édification des fidèles. S’en est suivie une procession avec l’icône et les reliques du saint autour de l’église principale du monastère et une réception pour les autorités et le public dans la salle du monastère. Assistaient à la cérémonie le consul général de Grèce à Gjirokastër V. Tolios, le gouverneur régional d’Épire I. Karabinas, le professeur de l’Université de Thessalonique M. Tritos, le commandant de la police de Fier et un grand nombre de fidèles venus de différentes régions d’Albanie et de Grèce. Un concert de chants liturgiques a été donné ensuite par un chœur byzantin sous la direction du protopsalte de la cathédrale de Tirana. Quelques jours avant, l’archevêque Anastase, assisté du métropolite d’Elbasan Antoine, de l’évêque d’Amantias Nathanaël et du clergé local avait célébré la fête de la Transfiguration à Gjinari, dans une région où le christianisme a subsisté pendant l’empire ottoman malgré les fortes pressions. On peut visionner ici la célébration de la fête de la Transfiguration par l’archevêque Anastase.

Source avec photographies

Le jour de la fête de la Dormition (28 août selon l’ancien calendrier) auront lieu dans toutes les églises russes des offices d’intercession aux membres canonisés du Concile pan-russe de 1917-18

Avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe, aura lieu le 28 août, jour de la fête de la Dormition, un office d’intercession (« moleben ») aux membres canonisés du Concile panrusse de 1917-1918. Le 28 août 1917 était la date d’ouverture du Concile. L’office sera célébré dans toutes les paroisses de l’Église orthodoxe russe. À l’issue de celui-ci auront lieu des prières de requiem pour les membres non canonisés du Concile. Le patriarche de Moscou Cyrille célébrera à cette occasion la Liturgie en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou. Les membres canonisés du Concile sont les suivants :

St. Tikhon, Patriarche de Moscou et de toute la Russie († 1925)
Hiéromartyr métropolite Vladimir (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Andronique (Nikolsky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Vital (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr évêque Hermogène (Dolganev, † 1918)
Hiéromartyr évêque Éphrem (Kouznetsov, † 1918)
Hiéromartyr évêque Laurent (Knyazev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Barlaam (Konoplev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Matthieu (Pomerantsev, †1918)
Martyr Alexis Zverev († 1918)
Martyr Nicolas Varjansky († 1918)
Hiéromartyr archevêque Mitrophane (Krasnopolsky, † 1919)
Hiéromartyr évêque Platon (Koulbouch, † 1919)
Hiéromartyr archevêque Tikhon (Nikanorov, † 1920)
Hiéromartyr archevêque Sylvestre (Olchevsky, † 1920)
Hiéromartyr évêque Simon (Chleyov, † 1921)
Hiéromartyr métropolite Benjamin (Kazansky, † 1922)
Hiéromartyr archimandrite Serge (Cheïn, †1922)
St. Alexis (Soloviev, †1928)
Confesseur métropolite Agathange (Preobrazhensky, †1928)
Hiéromartyr archimandrite Benjamin (Kononov, †1928)
Hiéromartyr archevêque Hilarion (Troïtsky, †1929)
Hiéromartyr évêque Vital (Zelentsov, † 1930)
Hiéromartyr archevêque Jean (Pommer, † 1934)
Hiéromartyr prêtre Basile Malakhov († 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Alexandre Khotovitsky (†1937)
Hiéromartyr archiprêtre Constantin Bogoslovsky (†1937)
Hiéromartyr métropolite Eugène (Zernov, †1937)
Hiéromartyr métropolite Pierre (Poliansky, †1937)
Hiéromartyr métropolite Cyrille (Smirnov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Procope (Titov, † 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Élie Gromoglasov (†1937)
Hiéromartyr arhevêque Séraphim (Ostroumov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Nicolas (Dobronravov, † 1937)
Hiéromartyr archimandrite Cronide (Lioubimov, † 1937)
Hiéromartyr métropolite Séraphim (Tchitchagov, †1937)
Hiéromartyr archiprêtre Serge Golochapov († 1937)
Hiéromartyr archimandrite Isaac (Bobrakov, † 1938)
Hiéromartyr archevêque Alexandre (Trapitsine, †1938)
Hiéromartyr métropolite Anatole (Grisiouk, † 1938)
Martyr Jean Popov († 1938)
Hiéromartyr archiprêtre Jean Artobolesky (†1938)
Hiéromartyr archiprêtre Michel Okolovitch († 1938)
Hiéromartyr archevêque Nicodème (Krotkov, † 1938)
Confesseur évêque Athanase (Sakharov, †1962)
Confesseur archiprêtre Pierre Tchheltsov († 1972)

Sources : 1 et 2

Le patriarche de Géorgie a appelé à prier pour sauver les gorges de Borjomi dévastées par un incendie de forêt

« Dieu merci, grâce aux grands efforts des autorités, des pompiers, des sauveteurs et de la société, ces événements n’ont pas provoqués de victimes, mais les dommages au pays sont grands. En ces moments difficiles, plusieurs États nous ont aidés et de nombreux autres ont exprimé leur souhait de nous assister, ce dont nous les remercions au nom de l’Église de Géorgie » a déclaré le patriarche Élie II. « Nous appelons les ecclésiastiques et les fidèles à renforcer leurs prières pendant le Carême de la Dormition et tant que les problèmes ne seront pas surmontés » a souligné le primat. « Je bénis particulièrement la population des gorges de Borjomi et tous les gens qui se trouvent dans l’épreuve. Notre peuple, bien des fois, a montré un exemple de courage au moment des épreuves, et je crois qu’à l’aide du Seigneur, il en sera également ainsi à l’avenir » a déclaré encore le patriarche Élie II. La forêt de la ville thermale de Borjomi brûle déjà depuis cinq jours. Au début, l’incendie a pu être circonscrit, mais par la suite, de nouveaux foyers sont apparus. Plusieurs centaines de pompiers et de sauveteurs participent à l’extinction des foyers d’incendie dans la forêt de Borjomi. L’Azerbaïdjan, la Turquie, l’Arménie et la Biélorussie ont envoyé des hélicoptères et des avions en renfort des équipes locales.

Source

« Le rôle du Concile 1917-18 dans la renaissance de de l’Église orthodoxe russe » – une conférence de Mgr Hilarion (Alfeev)

Mgr Hilarion (Alfeev) donnera aujourd’hui à partir de 19h00 une conférence intitulée « Le rôle du Concile 1917-18 dans la renaissance de l’Église orthodoxe russe » dans le cadre du festival Rencontre à Rimini. C’est un événement organisé par le mouvement catholique Communion et Libération qui a lieu tous les ans à Rimini (Italie) la dernière semaine du mois d’août.

33% des écoliers de Saint-Pétersbourg choisissent l’option « bases de l’orthodoxie »

L’intérêt des écoliers pétersbourgeois pour l’étude des bases de l’orthodoxie s’accroît sur un fond d’intérêt général pour l’étude des cultures religieuses mondiales, selon le chef du comité de l’instruction publique de la ville, Jeanne Vorobiev. « Dans le cadre du cours ‘Bases des cultures religieuses et de l’éthique séculière », 40% des enfants choisissent d’étudier les cultures religieuses mondiales. Je puis dire que si, il y a quatre ans, l’étude des bases de l’orthodoxie n’était choisie que par 6% des écoliers, elle est retenue aujourd’hui par 33% d’entre eux. Ils choisissent également d’autres modules, ils sont au nombre de cinq. Mais plus que tous les autres, les cultures religieuses mondiales et l’orthodoxie », a déclaré Mme Vorobiev. Elle a fait remarquer que l’apprentissage des bases de l’éthique séculière est de moins en moins demandée par les élèves. « L’éthique séculière est bien moins choisie que ce n’était le cas auparavant. Il y avait alors de 25 à 30% de demandes. C’est certainement fondé, parce que la politesse et l’éthique peuvent être enseignées par la famille elle-même », a-t-elle ajouté. Dans toutes les écoles d’instruction générale de Russie a été introduit, le 1er septembre 2012, le cours « Bases des cultures religieuses et de l’éthique séculière ». Cette matière est étudiée pendant quatre ans à raison d’une heure par semaine, et se compose de six modules : « Les bases de la culture orthodoxe », « Les bases de la culture islamique », « Les bases de la culture juive », « Les bases de la culture bouddhiste », « Les bases des cultures religieuses mondiales », « Les bases de l’éthique séculière ». Les écoliers et leurs parents ont le droit de choisir l’un d’entre eux.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « La question de la rencontre avec le pape n’a pas été soulevée lors des discussions avec le secrétaire d’État du Vatican »

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré que le patriarche de Moscou et de toute la Russie n’avait pas discuté avec le cardinal Pietro Parolin de la possibilité d’une rencontre avec le pape de Rome. « À l’heure actuelle, de telles idées n’ont été émises ni par l’une, ni par l’autre des parties », a-t-il déclaré aux journalistes, répondant à la question si la possibilité d’une rencontre en Italie du patriarche et du souverain pontife avait été examinée. « Nous avons pour le moment de grandes tâches à accomplir, qui ont été établies lors de la rencontre de la Havane », a-t-il remarqué. « Une nouvelle étape dans le développement de nos relations a commencé, remplie d’événements très importants. Cela a été rendu possible parce que, à La Havane, nous avons accordé nos positions sur des problèmes d’actualité très importants » a déclaré de son côté le patriarche Cyrille mardi à Moscou. « Les positions communes nous donnent la possibilité d’établir les plans correspondants et de leur donner un réel contenu » a ajouté le patriarche. Celui-ci a souligné que l’événement le plus important suite à la rencontre de La Havane avait été la venue des reliques de saint Nicolas en Russie. Le cardinal Pietro Parolin a confirmé les propos du patriarche. Il a souligné que la rencontre de La Havane a réellement donné une nouvelle impulsion aux liens des deux Églises. Le cardinal a exprimé l’espoir que sa visite en Russie sera une « petite brique » dans la construction des nouvelles relations. Quant au patriarche Cyrille, il considère que les Églises catholique et orthodoxe doivent accorder ensemble l’aide humanitaire aux pays du Proche-Orient. « Notre Église prend activement part à l’aide humanitaire aux victimes du conflit en Syrie et dans les autres pays du Proche-Orient. Dans ce travail, il est très important de s’appuyer sur le soutien plus large de toute la communauté chrétienne », a déclaré le patriarche lors de la rencontre avec le secrétaire d’État du Vatican. « J’estime que les relations mutuelles de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique sur le plan de la réalisation de l’aide à ceux qui souffrent dans le conflit au Proche-Orient serait un très important facteur unifiant », a précisé le primat. Celui-ci a déclaré qu’en développant la coopération dans le domaine humanitaire, on peut créer la base de projets communs liés au soutien de ceux qui sont impliqués dans les conflits armés auProche-Orient. Pour sa part, le prêtre Igor Kovalevsky, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques romains de la Fédération de Russie, avait déclaré le 17 août que, selon lui la Russie n’était pas prête à recevoir le souverain pontife : « Personnellement, je ne soutiendrais pas cette visite, étant donné que notre société n’est pas encore mûre pour recevoir le pape de Rome. Il ne faut pas précipiter les événements ». Selon lui, la rencontre du souverain pontife et du patriarche constituait déjà « une très grande avancée ».

Sources : 1, 2, 3 et 4

Exposition : « Couleurs de l’orthodoxie – Pologne” à Bruxelles du 10 au 16 septembre 2017

Du 10 au 16 septembre se tiendra l’exposition « Couleurs de l’orthodoxie – Pologne dans la locaux de la paroisse orthodoxe d’expression polonaise de la Nativité de la Mère de Dieu (rue de la Floraison 35 1070 Bruxelles). Le vernissage aura lieu le vendredi le 8 septembre à 19h00 et l’exposition sera ouverte aux visiteurs du 10 au 16 septembre (18h00 – 21h00). Lors de l’ouverture de l’exposition, chantera le Chœur de chambre portant le nom de Bogdan Onisimowicz sous la direction de Dr Marcin Abijski.Plus de 200 photos prises par 57 photographes nous emmènent au voyage coloré montrant les couleurs de l’orthodoxie en Pologne vue à travers les lentilles photo et les coeurs des photographes. Vous pouvez voir des églises, des coutumes religieuses, des personnalités colorées et respectées liées à la foi orthodoxe: le clergé et les croyants. Cette exposition est le fruit du travail du site Internet Orthphoto.

Fête de la Transfiguration au monastère athonite de Koutloumousiou

On peut visionner sur le lien ci-dessous l’office de la fête de la Transfiguration, célébré le 19 août selon l’ancien calendrier, au monastère de Koutloumousiou sur le Mont Athos. On voit d’abord l’accueil de l’évêque qui présidait l’office, Mgr Macaire de Lampsaque, puis le début des vigiles nocturnes, l’hymne « Lumière Joyeuse » avec l’entrée des célébrants dans le sanctuaire, l’habillement liturgique de l’évêque, un extrait de la Liturgie, puis à l’issue de celle-ci la bénédiction traditionnelle du raisin le jour de la Transfiguration. On se rend ensuite au réfectoire en procession, où l’évêque prononce une allocution. Il y a ensuite le retour à l’église, où une courte ecténie conclut la fête.

Source

Le métropolite Hilarion : Il faut que les médias ne déforment pas ce que disent les hiérarques de l’Église

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a fêté le 30e anniversaire de son ordination sacerdotale le 19 août. Dans une interview à « RIA Novosti », Mgr Hilarion a parlé des « petits et des grands » miracles de sa vie, de l’influence qu’a exercé sur lui « l’atmosphère des pays occidentaux » pendant son ministère à l’étranger, de la visite du secrétaire d’état du Vatican à Moscou, Mgr Pietro Parolin, de l’orthodoxie en Ukraine. Il a aussi partagé ses idées sur la couverture de l’actualité ecclésiastique par les médias laïcs.

  • Monseigneur, vous avez été ordonné hiéromoine il y a 30 ans, le 19 août 1987, pour la fête de la Transfiguration du Seigneur. Que signifie pour vous la Transfiguration ? Y a-t-il eu dans votre vie des miracles qui ont affermi votre foi en Dieu ?
  • La Transfiguration n’est pas une fête comme les autres. Elle nous rappelle la lumière divine manifestée aux disciples du Sauveur sur le Mont Thabor. Lorsque nous célébrons la Divine liturgie, nous montons à notre propre Thabor et recevons un peu de cette lumière incréée. Je suis infiniment reconnaissant à Dieu de pouvoir me tenir à Son autel depuis 30 ans pour y célébrer la Liturgie.

Des miracles, j’en ai eu beaucoup, des petits et des grands. Je sens que le Seigneur me guide, m’enseigne et me remet sur le droit chemin à travers les différentes circonstances de la vie. Chaque jour de la vie est un miracle. Il y a beaucoup de miracles qu’on ne voit pas de l’extérieur. Par exemple, la transfiguration des âmes par leur participation à la vie de l’Église, par la communion, par la prière. C’est un miracle dont nous, ministres du culte, sommes constamment témoins, et qui nous réjouit.

  • Vous œuvrez beaucoup à l’instruction spirituelle des gens. Le 6e tome de votre épopée éditoriale, Jésus Christ. Sa vie, Sa doctrine, vient de sortir. Pour autant que je sache, il n’existait pas encore d’ouvrage de cette ampleur consacré au Fondateur du christianisme dans l’histoire de l’Église russe. Pourquoi vous êtes-vous attelé à cette tâche ?
  • Il y a trois ans, Sa Sainteté le patriarche a déclaré pendant une réunion du Haut conseil ecclésiastique qu’il faudrait renouveler la littérature destinée aux étudiants de nos écoles de théologie. On m’a chargé de présider un groupe de travail pour mettre en œuvre ce projet de grande envergure, qui supposait la rédaction d’au moins 60 nouveaux manuels, tant collectifs que d’auteur. Presque en même temps, nous avons lancé environ 15 projets, trouvant pour chacun d’entre eux un auteur ou un collectif d’auteurs. Ce sont plus de 100 personnes qui travaillent aujourd’hui sur ces projets.

Lorsqu’on m’a soumis le plan du manuel de Nouveau Testament, j’ai compris que le groupe d’auteurs chargé de l’ouvrage pensait se limiter à l’exposition des théories modernes sur le texte évangélique, sans commenter le texte lui-même. Je veux au contraire que nos étudiants, avant tout, lisent le texte de l’Évangile, soient capables de s’orienter dans le texte, connaissent les différences entre les récits des quatre évangélistes, puissent les confronter. Finalement, j’ai pris ma plume et je me suis mis à écrire. Il y avait tant de matériel que le résultat de trois années de travail a été un ouvrage en six tomes. On s’appuie maintenant sur eux pour rédiger les manuels sur l’Évangile. Le texte du premier tome du manuel (basé sur les deux premiers tomes de ma série) a été lu et approuvé par Sa Sainteté, puis, à sa sortie, présenté par moi au Haut conseil ecclésiastique. Le patriarche est en train de lire le tome II (sur les miracles et les paraboles). Nous travaillons au tome III.

  • Quelle influence ont eu sur vous vos années de vie et de ministère en Angleterre et en Autriche, des pays où la volonté européenne de « démocratisation » des traditions religieuses se fait fortement sentir ? A quel point un séjour prolongé dans cette atmosphère est-il un défi sérieux pour l’orthodoxe d’aujourd’hui ?
  • Je ne peux pas dire que l’atmosphère des pays occidentaux ait eu une quelconque influence sur moi. J’ai toujours vécu dans mon propre monde, qui suit le rythme des fêtes de l’Église, le calendrier des offices liturgiques, et dépend beaucoup des obédiences que m’a confié l’Église et de mon travail de théologien, qui n’a pratiquement pas connu d’interruption durant toutes les années de mon ministère sacerdotal.
  • Le secrétaire d’état du Vatican, Pietro Parolin, sera prochainement à Moscou. En tant que chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qu’attendez-vous de cette visite ? Quels thèmes sont à l’ordre du jour ? L’application de la déclaration commune du pape François et du patriarche Cyrille, adoptée lors de leur rencontre historique en février 2016, sera-t-elle discutée ? Quels problèmes existent toujours dans les relations interchrétiennes, quels moyens voyez-vous pour les surmonter ? En quoi et pourquoi les Églises doivent-elles développer leur coopération aujourd’hui ? Une visite du pape François en Russie ou du patriarche Cyrille au Vatican est-elle envisageable dans un proche avenir ?
  • Pour l’instant, des échanges de visite à ce niveau ne sont pas prévus. Nous avons encore un long chemin à parcourir avant que soit appliqué ce qui a été esquissé lors de la rencontre historique du pape et du patriarche à La Havane. Certes, c’est de cela que nous parlerons avant tout avec le cardinal Parolin. Nous avons tout un catalogue de thèmes que nous soulevons à chaque rencontre. La défense des chrétiens persécutés du Proche Orient, dont la situation est toujours extrêmement grave. La situation en Ukraine, où les schismatiques continuent à semer le désordre en s’emparant de nos églises, tandis que des projets de loi discriminatoires sont en préparation, car différentes forces, dont les uniates, en veulent à l’Église orthodoxe canonique. Il y a aussi la défense des valeurs familiales traditionnelles, et beaucoup d’autres sujets.
  • Compte tenu des récents succès des forces gouvernementales en Syrie et en Irak, peut-on espérer que la présence chrétienne sera tout de même préservée dans cette région ? Quels sont vos pronostics ?
  • Nous souhaitons ardemment le rétablissement de la paix sur la terre de Syrie, qui a tant souffert. Nous prions à cette intention et nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour y contribuer. Nous devons tout faire pour préserver la présence chrétienne dans la région où naquit le christianisme.
  • Les autorités ukrainiennes se sont souvent adressées au Patriarcat de Constantinople, le priant de reconnaître « l’autocéphalie » de l’Église ukrainienne, son indépendance du Patriarcat de Moscou. Jusqu’à présent, le Patriarcat de Constantinople n’a pas donné de réponse officielle. Savez-vous quelle est sa position ? Peut-être des rencontres personnelles vous ont-elles permis d’en savoir plus ? Que pensez-vous des perspectives de l’orthodoxie en Ukraine ?
  • Je crois que le schisme sera surmonté et que l’orthodoxie ukrainienne sera réunie. Mais ce n’est pas en « intégrant » l’Église canonique aux schismatiques, comme le proposent certains hommes politiques ukrainiens, qu’on y parviendra. Le retour à l’Église n’est possible que par la pénitence. Il n’y a pas besoin de créer une Église ukrainienne : elle existe déjà et sa canonicité est reconnue par toutes les Églises orthodoxes locales sans exception, tandis que la canonicité des schismatiques n’est reconnue par personne.

Sa Sainteté le patriarche Bartholomée a exprimé à plusieurs reprises son soutien à l’Église orthodoxe ukrainienne canonique. Il a souligné qu’il reconnaissait Sa Béatitude le métropolite Onuphre comme unique Primat canonique de l’Église orthodoxe en Ukraine. Je ne doute pas que le Patriarcat de Constantinople continuera à soutenir cette position à l’avenir. Il ne peut en être autrement, car nous sommes une seule famille d’Églises orthodoxes. Si une Église connaît un schisme, toutes les autres Églises le vivent précisément comme un schisme.

  • Ces dernières années, vous êtes à la tête du Conseil de rédaction de la publication officielle de l’Église, la Revue du Patriarcat de Moscou. A votre avis, à quels problèmes et à quels « défis », comme on dit aujourd’hui, sont confrontés les médias ecclésiastiques contemporains et les médias laïcs couvrant l’actualité ecclésiastique et religieuse ? De quoi ont-ils besoin pour gagner la guerre de l’information, si celle-ci est en cours ?
  • Il faut que les médias ne déforment pas – consciemment ou inconsciemment – ce que disent les hiérarques de l’Église. Malheureusement, nous sommes de plus en plus souvent confrontés à ce problème, ce qui crée une image faussée de l’Église. On voit de temps en temps de gros titres du genre « l’Église appelle à interdire… », « L’Église russe exige l’interdiction… », etc. A la lecture, on se rend compte que l’Église n’appelle nullement à interdire, au mieux il s’agit de réflexions sur ce qui est bon et ce qui est mauvais. Mais le titre a déjà frappé. N’oublions pas que beaucoup se contentent de lire les gros titres, sans consulter l’article.

Voici un exemple récent. On m’a demandé dans l’émission « l’Église et le monde » quel conseil je donnerais aux gens qui souhaiteraient envoyer leurs enfants faire des études à l’étranger. J’ai répondu littéralement ce qui suit : « Ce n’est pas mal du tout, d’envoyer des enfants, des jeunes gens et des jeunes filles, faire des études à l’étranger. J’ai moi-même fait deux ans d’études à l’université d’Oxford et j’en ai tiré beaucoup plus sur le plan scientifique que de mes années d’études au séminaire et à l’académie de Moscou, ou des années passées à étudier moi-même des livres ou des manuels. »

Ensuite, j’ai raconté que l’Église envoyait souvent des étudiants à l’étranger et recevait des étudiants de l’étranger. Nous avons toute une commission qui s’occupe des échanges estudiantins, et j’en suis le président en tant que chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Je suis chargé d’environ 100 étudiants de nos séminaires, qui font des études à l’étranger, en Grèce, en Serbie, en Italie, en Amérique, en Suisse, en Allemagne, et de presque autant d’étudiants étrangers qui poursuivent leur formation chez nous. Comme je l’ai dit dans l’émission, les échanges d’étudiants « c’est un bon processus, qui permet d’élargir l’horizon. »

En même temps, j’ai évoqué les inconvénients : si les étudiants que nous envoyons à l’étranger restent là-bas et ne reviennent pas « ce n’est pas très bien pour le pays, parce que nous perdons des citoyens. » Dans le même ordre idée, j’ai parlé du risque qu’on court en envoyant des enfants à l’étranger : « Lorsqu’on me pose ce genre de questions, et on me les pose assez souvent, je m’efforce toujours d’envisager la situation sous tous ses angles. S’il existe un risque que l’enfant envoyé à l’étranger ne revienne pas, alors, naturellement, je conseille aux parents de ne pas l’y envoyer».

Cette seule phrase a suffi pour qu’apparaisse les gros titres suivants : « L’Église orthodoxe russe déconseille d’envoyer les jeunes faire des études à l’étranger », « l’Église orthodoxe russe déclare que les études à l’étranger sont nocives », « un représentant de l’EOR, ancien élève d’Oxford, déclare que les études à l’étranger sont nocives », etc. On a complètement ignoré tout ce que j’avais dit sur l’avantage des études à l’étranger, et ma phrase sur les risques de ces déplacements a suscité une avalanche de commentaires. A l’antenne de la station de radio « Les échos de Moscou » (Ekho Moskvy), le premier vice-président du Comité de la Douma d’état à l’instruction et à la science de la fraction du PCRF, Oleg Smoline, a dit, comme s’il voulait me répondre, qu’introduire des restrictions à l’envoi d’enfants à l’étranger pour y faire leurs études était inefficace et contraire à la Constitution de la Fédération de Russie. Et d’ajouter : « Aucun hiérarque ne pourra remplacer la Constitution et la législation en vigueur. » Qu’est-ce que la Constitution vient faire ici ? Qui a parlé de législation, de restrictions et d’interdictions ? Visiblement, ce respectable député n’a pas regardé l’émission, il a dû voir quelque part un gros titre et a décidé qu’il devait y aller de son commentaire.

Je pourrais produire quantité d’exemples semblables, où l’on envoie un signal, qui est si mal reflété par les médias que la société reçoit au final un signal complètement différent. J’aimerais beaucoup que certains médias soient plus attentifs à la qualité de l’information qu’ils diffusent.

L’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou : «Nous récoltons les fruits de l’expérience athée»

Dans une interview au journal russe «Argumenty i Fakty», l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon de Moscou, donne son opinion au sujet de la jeunesse et de l’éducation en Russie :

– Vous vous êtes engagés depuis déjà 25 ans dans le domaine de la pédagogie. La jeunesse a-t-elle changé pendant cette période ?

– Maintenant, dans toute la société, mais particulièrement dans les églises, on peut voir de plus en plus de familles nombreuses, et ce sont de bonnes familles. Mais les parents, pour la plupart, sont des néophytes, c’est-à-dire qu’ils ont découvert la foi alors qu’ils étaient déjà à l’âge adulte, ayant été élevés dans des familles athées. Aussi, les femmes élèvent leurs enfants de la même façon qu’elles l’ont été par leur mères. Et il s’avère donc que souvent ces nouvelles mamans ne savent pas éduquer leurs enfants dans l’esprit traditionnel orthodoxe, elles ne savent tout simplement pas comment faire. C’est pour cette raison que même la jeunesse actuelle qui va à l’église n’est souvent pas telle qu’on voudrait qu’elle soit. En général, la jeunesse offre un spectacle absolument triste, voir même catastrophique.

– Mais n’en sommes pas nous-mêmes responsables ?

– Bien sûr, la faute revient à l’ancienne génération, aux grand-mères et grand-pères actuels, aux arrière-grands-mères et aux arrière-grands-pères, qui ont rejeté l’Église, qui ont oublié ce qu’est la foi et la moralité chrétiennes. Voici que maintenant le peuple et l’État récoltent les fruits de l’expérience athée.

– Les gens parlent de plus en plus mal leur langue maternelle. Pourquoi ?

– L’une des raisons est la tendance pathologique des Russes à penser que tout est chez nous pire que chez les autres peuples, et à singer l’Occident. Dites-moi pourquoi, en Russie, il y a des enseignes en anglais dans les rues ? De toute évidence, on est certain que c’est plus attirant pour les Russes ! C’est ainsi que l’on exploite la psychologie servile. C’est très triste et mène à ce que de très nombreux mots étrangers pénètrent dans la langue russe. Ce sont naturellement les médias qui y contribuent beaucoup. Il y a encore un grand malheur, il s’agit de la «nouvelle langue» [language de style bureaucratique bourré de mots étrangers], le style lapidaire de l’ordinateur, celui-ci étant naturellement fatal pour la langue. Et la dernière cause, l’époque technocratique actuelle, qui se fait souvent ressentir de façon catastrophique dans le domaine des sciences humaines. Il y a moins d’écrivains, les gens lisent moins, on regarde de plus en plus la télévision, l’ordinateur. Demandez aux étudiants : avez-vous lui Tolstoï, Dostoïevski, Pouchkine? Il s’avère qu’un grand nombre d’entre eux ne les ont jamais lus et qu’ils n’ont pas l’intention de les lire. Même à l’époque du pouvoir soviétique, il y avait une aspiration à la véritable culture dans la jeunesse, tandis que maintenant, pour celle-ci, la culture se limite aux données que l’on peut obtenir à l’aide de quelques «clics» rapides sur internet.

– On parle maintenant du danger des gadgets, des réseaux sociaux, on effraye les parents avec les «baleines bleues» [jeu informatique qui, selon certains, mènerait au suicide des adolescents, ndt]. Le danger n’est-il pas exagéré ?

– Chez nous (à l’Institut Saint-Tykhon), naturellement, il y a moins de tels cas, car ce sont des enfants d’une certaine catégorie de familles qui fréquent l’Institut orthodoxe. Mais il y a aussi chez nous des étudiants dont les sens moraux sont peu développés. Même sans «baleines bleues», il est terrible de voir qu’un enfant moyen ne peut plus vivre sans internet, sans réseaux sociaux. C’est une calamité réelle. Je me suis intéressé spécialement à ce que l’on faisait à ce niveau dans les pays européens et en Amérique. En Angleterre, par exemple, dans les collèges célèbres qui ont une histoire séculaire, les étudiants n’ont pas droit de porter sur eux un téléphone. Ils vivent en pensionnat, et il ne peut y avoir là ni internet, ni ordinateur, ni téléphone. Afin de parler avec leur famille au téléphone mobile, une autorisation spéciale est nécessaire, et la conversation est surveillée. Ils travaillent à l’ordinateur dans une grande salle, où se trouve de façon permanente un inspecteur: il voit sur l’écran qui fait quoi. Il n’y a aucun jeu, aucun réseau social, on ne peut que travailler avec l’ordinateur.

– Êtes-vous partisan ou adversaire de «l’examen d’État unifié» [examen final des établissements secondaires, unifié pour toute la Fédération de Russie, ndt]?

– Le passage à l’examen l’examen d’État unifié ne me plait pas, mais il faut bien se soumettre à la loi. Je pense que les réformes actuelles de l’instruction ont détruit dans une proportion significative ce qui a été accumulé par nos ancêtres. Du temps du pouvoir soviétique, nous avions un système d’instruction qui n’était pas mauvais. Son défaut principal et destructeur était l’athéisme. Mais le système russe actuel d’instruction est également construit sur une plateforme athée. Le système orthodoxe d’instruction que nous nous efforçons de mettre en forme et de développer de toutes les façons possibles, ne peut, assurément, remplacer immédiatement la tradition funeste qui s’est créée au temps du pouvoir soviétique. Toute instruction, même technique ou concernant les sciences naturelles, doit être basée sur une certaine conception du monde. Il y a quelques temps, j’ai lu les résultats d’une enquête statistique. Elle donnait une conclusion intéressante : la condition principale à la survie d’un État dans le monde contemporain est la qualité de son sytème éducatif. Mais si, auparavant, l’instruction était donnée sur le fondement d’une vision du monde chrétienne, aujourd’hui, celle-ci est matérialiste. Or, renoncer à tout ce qui a été créé à l’époque chrétienne, cela signifie anéantir la culture. Ces strates culturelles qui ont été créées par le christianisme ne sont pas seulement les racines de la culture contemporaine, mais son contenu. Particulièrement en Russie. Jusqu’à la révolution, l’État était orthodoxe, les délégations de pouvoir dans l’État se faisaient principalement sur la base de l’éthique orthodoxe. Toute la perception de la vie était chrétienne. Liquider la conception chrétienne du monde équivaut à l’assassinat de la culture. Et nous sommes malheureusement les témoins vivants de la réalisation de cette loi. La société soviétique a commencé graduellement à renoncer aux commandements chrétiens – ne vole pas, ne tue pas, ne commets pas d’adultère. Et qu’en est-il advenu ? La nation s’est retrouvée à la limite de l’extinction.

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Le patriarche Bartholomée est en visite officielle en Hongrie

Le patriarche œcuménique Bartholomée se trouve en visite officielle en Hongrie depuis le vendredi 18 août sur l’invitation des autorités hongroises. Lors de sa visite, un groupe de bâtiments situé dans le centre de Budapest, que le gouvernement hongrois a décidé de céder à l’exarchat du Patriarcat œcuménique en Hongrie, sera remis officiellement au patriarche Bartholomée. Il convient de rappeler qu’il y a trois ans, un accord de coopération avait été signé entre le Patriarcat et le gouvernement hongrois par lequel étaient réglées les relations de l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et de l’État. L’accord de coopération mentionne le rôle significatif joué par l’Église orthodoxe dans l’histoire de la Hongrie : « Cyrille et Méthode ont apporté ici le christianisme oriental, qui continu à être présent comme communauté ecclésiastique vivante. Avant même la fondation de l’État hongrois, l’antique Patriarcat œcuménique de Constantinople a entretenu des relations avec le peuple hongrois et avait envoyé l’évêque Hiérothée pour répandre le christianisme », est-il dit dans le préambule de l’accord signé par le gouvernement hongrois et le patriarcat.

Dans le cadre de cet accord a été signé en décembre passé entre le diocèse métropolitain d’Autriche et l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et le gouvernement hongrois, un mémorandum aux termes duquel était prévue la cession du bâtiment en question, qui abritera les installations de l’exarchat, l’Académie patriarcale, l’École grecque ainsi que le Musée d’art ecclésiastique. Il y aura également des possibilités d’hébergement pour les hôtes. Le souhait du Patriarcat œcuménique et du diocèse métropolitain est que le siège de l’exarchat constitue un espace de développement du dialogue et un centre culturel de rencontre de tous les hommes.

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Le patriarche de Roumanie Daniel exhorte les Roumains de la diaspora à honorer les confesseurs de la foi orthodoxe

À l’occasion du « Dimanche des émigrés roumains » (cette année le 20 août), le patriarche de Roumanie Daniel exhorte ceux-ci à honorer les confesseurs de la foi orthodoxe, par le message suivant :

« Chers Roumains de l’étranger,

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a proclamé l’année 2017 « année solennelle des saintes icônes, des iconographes et peintres des églises, ainsi qu’année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie à l’époque du communisme. Dans notre tradition orthodoxe, l’icône est en même temps un témoignage de foi et un appel à la prière, menant à la communion avec Dieu et Ses saints. En outre, par leur beauté particulière, les saintes icônes nous appellent à purifier nos sentiments et à embellir nos âmes avec des pensées, des paroles et des actions bonnes. Ainsi, la prière devant les saintes icônes devient une source de paix et de joie, de lumière et de renforcement de l’âme dans l’amour de Dieu et du prochain. En même temps, les peintures et les icônes en tant qu’objets d’art sacré ou liturgique enrichissent le trésor culturel national, par leur présence dans nos églises, monastères et skites, dont certains d’entre eux sont inclus dans le patrimoine culturel universel. Pour mieux comprendre l’importance de la vénération des saintes icônes a été organisée la VIème édition du concours national « L’icône orthodoxe – la lumière de la foi ». De cette façon a été mis en évidence le fait que l’icône orthodoxe n’est pas simplement un ornement dans une église, mais en premier lieu l’expression de la foi orthodoxe dans l’incarnation du Fils du Dieu invisible, Jésus-Christ, qui s’est fait homme terrestre pour accorder aux hommes la vie céleste éternelle. Cette année, 2017, avec les défenseurs de la vénération des saintes icônes face à la persécution iconoclaste (726-843), nous commémorons aussi les défenseurs et les confesseurs de l’orthodoxie à l’époque des persécutions communistes. Cette commémoration est un devoir moral à l’égard de nos ancêtres qui, dans des temps hostiles à l’Église et à la religion en général, ont témoigné leur foi dans le Christ crucifié et ressuscité au prix de la perte de leur liberté, voire de leur vie.

À l’occasion des 40 ans de son trépas (1977-2017), nous évoquons particulièrement le courage, la sagesse et l’œuvre missionnaire du patriarche Justinien au temps des persécutions communistes, et encore par le sacrifice des hiérarques, des professeurs de théologie, des étudiants, des moines, des laïcs intellectuels chrétiens, mais avant tout les souffrance et le sacrifice des 1800 prêtres orthodoxes roumains qui ont été arrêtés et incarcérés dans les prisons communistes pour avoir témoigné et défendu la foi chrétienne orthodoxe à l’époque du régime athée. Il existe de nombreux témoignages que nombreux sont parmi ces défenseurs et ces confesseurs de l’orthodoxie au temps des persécutions communistes, ceux qui ont vécu, par une foi vivante et par la prière, le changement de leurs souffrances physiques en une paix et une joie spirituelle, qui sont venues mystiquement dans leurs âmes par le Christ crucifié et ressuscité. Leur foi forte et leur courage pour témoigner du Christ à l’époque des persécutions, ont exprimé, en fait, une résistance active bien que silencieuse de l’Église contre l’athéisme militant et agressif. Aussi, leur lumière sacrificielle doit être commémorée avec reconnaissance et vénération, elle est une source de renforcement spirituel dans la vie et la mission de l’Église aujourd’hui. Les souffrances des martyrs des geôles communistes, la lutte digne d’être commémorée du patriarche Justinien Marina pour défendre la vie liturgique et l’activité pastorale de l’Église, ainsi que la mission liturgique des iconographes et des peintres des églises, qui enrichissent le patrimoine culturel religieux, doivent être appréciées et gardées constamment dans nos esprits et nos cœurs. Dans ce sens, je demande à tous les prêtres orthodoxes roumains et tous les orthodoxes roumains hors de Roumanie, dans l’esprit de notre tradition orthodoxe roumaine, d’honorer les saintes icônes et de cultiver sans cesse dans leurs âmes la reconnaissance envers tous ceux qui ont témoigné la foi orthodoxe dans les temps difficiles. Prions le miséricordieux Seigneur d’accorder à tous la santé, la paix, la joie et le salut, qu’Il vous protège et vous affermisse dans les bonnes œuvres, pour la joie de notre Église et de notre peuple roumain en tout lieu ! Avec gratitude, bénédiction et amour dans le Christ Seigneur, † Daniel, patriarche de l’Église orthodoxe roumaine ».

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Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a dirigé une procession de 35.000 fidèles à la vallée de Josaphat, dans le centre-ouest de l’Ukraine, sur le lieu d’une apparition de la Mère de Dieu

35.000 fidèles avec, à leur tête, le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre, ont effectué une procession sur le lieu de l’apparition de la très sainte Mère de Dieu, dans la région de Vinnitsa, dans le centre-ouest de l’Ukraine. Douze évêques accompagnaient le primat et les fidèles: les métropolites Jonathan de Toultchine et Bratslav, Antoine de Khmetnitsky et de Starokonstantinov, Syméon de Vinnitsa et de Bar, Agapit de Moguilev-Podolsk et Chargorod, Vladimir de Potchaïev, Alexandre de Pereyaslav-Khmelnitsky et Vichneva, les archevêques Pantéléimon de Boutchan et Pantéléimon d’Ouman et de Zvenigorod et les évêques Barsanuphe de Borodiansk, Benjamin de Fastov et Khotyn, ainsi que des prêtres de différents diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine. La procession de ces milliers de personnes a commencé en l’église du grand-martyr Dimitri de Thessalonique du village Goltchentsy, après l’office d’intercession, la bénédiction des icônes et de la grande croix, près de l’église.

Les participants de la procession ont prié pour la paix en Ukraine, beaucoup portaient des croix, afin de les placer dans la vallée. « Des prières particulières pour l’Ukraine ont été élevées par le métropolite Onuphre dans la vallée de Josaphat pendant la divine liturgie que le primat a célébrée avec les évêques et le clergé. Le métropolite Onuphre a prononcé l’homélie, qui concernait la confession de la foi, la protection de la Mère de Dieu et la nécessité de porter la croix de sa vie » est-il dit dans le communiqué officiel. À l’issue de la liturgie, le métropolite Onuphre a souhaité bonne fête aux participants. Les métropolites Syméon et Agapit ont également prononcé une allocution, ainsi que les représentants des autorités locales. La vallée de Josaphat, « la vallée des croix », est un lieu saint de la région ukrainienne de Podolié, connu comme le lieu de l’apparition de la Mère de Dieu à un habitant pauvre du village de Golintchentsy, le berger Jacques Mysik. En 1923, il vit, au-dessus d’une source, la Mère de Dieu avec l’Enfant-Dieu et, à sa question : « Que devons-nous faire ? », il entendit la réponse : « Placez des croix, glorifiez le Christ ». Le jour même les habitants du village fixèrent la première croix et, au bout de deux mois, tout l’emplacement autour de la source fut couvert de croix : on les apportait des villages voisins, mais aussi du Kouban, de la région d’Odessa, de Bessarabie, du Donbass, de l’Extrême orient russe et du Baïkal. Des cas de guérisons dans la vallée de Josaphat ont attiré à cet endroit encore plus de gens. En 1923 sont venus plus de 1,5 millions de fidèles en cinq mois. Les autorités soviétiques ont scié les croix à plusieurs reprises, espérant ainsi arrêter l’afflux des pèlerins. 9 prêtres et 18 laïcs furent traduits en justice. Jacques Mysik périt en martyr dans les casemates souterraines de Vinnitsa. La renaissance de la vallée de Josaphat a commencé en l’an 2000. Actuellement, il y a sur ce territoire plus de dix mille croix. On peut visionner ici la procession, les croix et la prédication du métropolite Onuphre (en ukrainien).

Sources : Pravlife, Uoj (photographies)

L’archevêque d’Athènes Jérôme : « Le peuple grec a été et sera toujours orthodoxe »

La ville de Thèbes a fêté solennellement, en présence du président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos, la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. Cette année, l’église de Thèbes dédiée à la Mère de Dieu, dite « Megali Panaghia », fêtait son 150ème anniversaire. Dans son homélie, l’archevêque d’Athènes Jérôme, qui présidait la divine liturgie, a déclaré que « ce peuple a été et sera toujours orthodoxe », rappelant que les Grecs, non seulement maintenant, mais à travers les siècles, accouraient à l’église lors de chaque difficulté de leur vie pour vénérer les saintes icônes et demander l’aide de la toute sainte Mère de Dieu afin de faire face aux difficultés de leurs vies. L’archevêque a également fêté le cinquantenaire de son accession au sacerdoce. À l’issue de la liturgie, le métropolite de Thèbes Georges a remis au président de la République Prokopis Pavlopoulos la plus haute distinction de son diocèse.

Source (dont photographie): Amen

L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « du Don » séjournera au monastère qui lui est dédié à Moscou

Le 1er septembre aura lieu la fête patronale du monastère Donskoï à Moscou, qui est dédié à l’icône de la Mère de Dieu « du Don ». L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « du Don », qui se trouve en permanence à la galerie Tretiakov, sera transportée au monastère pour que les fidèles puissent la vénérer. Le patriarche de Moscou Cyrille a donné sa bénédiction au transport de la sainte icône, qui bénéficie du soutien de la préfecture du district Sud de la capitale et de la galerie Tretiakov. L’icône séjournera au monastère Donskoï du 31 août jusqu’au 3 septembre. Pendant ce temps, des offices d’intercession et l’acathiste à la Mère de Dieu seront célébrés tout le temps. Le jour même de la fête, le patriarche de Moscou Cyrille célébrera la liturgie solennelle au monastère Donskoï. On suppose que cette icône du XIVème siècle a été peinte par saint Théophane le Grec. Il est dit dans les chroniques que l’icône a été transmise au prince Dimitri Donskoï avant la bataille de Koulikovo contre les Mongols, par les Cosaques du Don et « le peuple chrétien de rang militaire ». Depuis lors, l’icône a été vénérée comme protectrice de la Russie. En 1591, pour commémorer l’aide de la très sainte Mère de Dieu à la ville de Moscou a été commencée la construction de la petite église, le premier édifice en pierre du futur monastère Donskoï. À partir de cette époque, des processions annuelles, depuis le Kremlin jusqu’au monastère Donskoï, avaient lieu chaque année et étaient devenues une tradition. Les empereurs et les membres de la famille impériale y participaient. Après la renaissance du monastère Donskoï a été rétablie la tradition de la venue de l’icône dans l’enceinte du monastère pour y être vénérée. On peut faire sur ce site un tour virtuel de ce monastère.

Source (dont aperçu de l’icône) : Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Fête de la Dormition en la basilique de la Mère de Dieu à Tinos (Grèce)

Comme chaque année, la fête de la Dormition a attiré sur l’île de Tinos des pèlerins venus de toute la Grèce. La basilique renferme l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu, qui a cette occasion, est transportée en procession depuis l’église jusqu’au port de Tinos. Ensuite, l’icône regagne son emplacement habituel dans la basilique. On peut visionner ici un court film vidéo avec des extraits de la liturgie de la Dormition de cette année à Tinos, ainsi que la procession, puis l’hommage aux morts du croiseur « Héli » qui avait été torpillé le 15 août 1940, probablement sur l’ordre de Mussolini. Un site internet est également disponible ici dédié à la basilique de Tinos, avec des descriptions et des explications en français.

Source : YouTube. Photographie (basilique de Tinos) : Wikipedia

Des incendies de forêt mettent en danger deux monastères dans les environs d’Athènes

Des incendies de forêt se sont déclenchés dimanche après-midi, lesquels ont mis en danger deux monastères à Kalamo, dans l’Attique. Selon les informations de l’agence Romfea.gr, il s’agit du couvent féminin de la Transfiguration, métochion du monastère de Pendeli, et du monastère masculin Saint-Syméon-le-Nouveau-Théologien. Dans un premier temps, le couvent de la Transfiguration a été évacué. Selon les dernières informations, celui-ci a échappé par miracle à l’incendie, toute la forêt aux alentours ayant entièrement brûlé. Les sept moniales sont finalement revenues dans leur monastère, qui n’est plus en danger. Le monastère Saint-Syméon-le-Nouveau-Théologien n’a quant à lui pas échappé entièrement au danger, des foyers d’incendie ayant repris. Les moines n’ont pas été touchés. Néanmoins, l’atelier d’iconographie a été entièrement dévoré par les flammes. Le couvent féminin dédié à l’icône de la Mère de Dieu « Axion estin », dans le village de Varnavas, n’est actuellement pas en danger, mais les moniales sont inquiètes.

Sources : Romfea (1, dont photographie), traduit du grec pour Orthodoxie.com

Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie

Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie : « Jeudi dernier, la presse russe а titré en gros caractères : « Le pape de Rome vient chez nous ». La question de la venue du souverain pontife sur le territoire canonique orthodoxe serait donc à l’ordre du jour de la visite du secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin à Moscou, qui se déroulera du 20 au 23 août. La nouvelle sensationnelle est d’abord parue sur le site en langue russe de « Deutsche Welle ». Il y est dit clairement, en se référant à l’interview de Parolin au journal « Corriere della Sera », que « Le Vatican prépare la visite du pape en Russie ». Or, le secrétaire d’État du Vatican n’a rien dit de semblable. C’est plutôt le contraire : « Ma visite n’a rien de commun avec la préparation d’une possible visite du Saint Père en Russie ». Et, dans les meilleures traditions de la diplomatie vaticane, il a ajouté prudemment qu’il « espérait une contribution quelconque de ses discussions à Moscou dans cette direction ». Se rendre en Russie est le vieux rêve des papes de Rome. C’est ce qu’avaient déclaré déjà les prédécesseurs du pape actuel, Jean-Paul II et Benoît XVI, et François lui-même a dit plus d’une fois qu’il n’avait rien contre de visiter Moscou. Il semblerait que le premier pas sur cette voie a déjà été réalisé. En effet, en 2016 a eu lieu, pour la première fois dans l’histoire, la rencontre du souverain pontife et du patriarche Cyrille. Il est vrai qu’elle a été préparée pendant vingt ans. Et elle a eu lieu à Cuba. Pourquoi ? Pour que ne soit pas soulevée la question de savoir qui était l’hôte de qui. En fait, l’aéroport de la Havane, où les deux chefs d’Églises ont eu un contact si chaleureux, est l’un des rares aéroports du monde où il n’y a pas de salle de prière. Et cela voulait dire qu’était exclue à l’avance la question de la prière commune, qui aurait provoqué une vague de critiques de la part des conservateurs, tant orthodoxes que catholiques. Sans aucun doute, les relations des Églises de Rome et Moscou, sont beaucoup plus proches que précédemment. Le Vatican, au moins en paroles, renonce au prosélytisme agressif. Le Patriarcat de Moscou s’efforce de garder sous contrôle les orthodoxes les plus frénétiques, qui traitent « d’hérésie papale » n’importe quels contacts avec les catholiques. Les reproches mutuels ont été remplacés par la coopération selon les points concrets de la déclaration de La Havane. Ainsi, dans le proche avenir, il ne nous faut pas attendre des voyages pontificaux sensationnels. Mais le dialogue, au niveau gouvernemental et ecclésiastique sera mené par Parolin, diplomate brillant et cardinal le plus proche du pape. Le 22 août, il rencontrera le patriarche Cyrille et le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, tandis que le jour suivant, il se rendra à Sotchi pour des discussions avec Vladimir Poutine. Dans son interview au journal italien « Corriere della Sera », le secrétaire d’État Pietro Parolin a déclaré : « En ce moment historique, alors que nous voyons la montée de la tensions et des conflits sur tout le globe terrestre, la paix est la priorité claire et urgente, tant pour le pape François que pour moi-même. La nécessité d’une recherche rapide de la paix et les moyens d’y parvenir, seront les thèmes principaux des discussions avec le président russe et le Patriarcat de Moscou. L’Église a toujours appelé tous les hommes politiques de la planète à ne pas opposer les intérêts nationaux au bien général, à observer le droit international, non pas le droit à la force, mais la force du droit, ainsi que la concorde et à la coopération entre les nations. Et la méthode est toujours unique : le dialogue ».

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Les reliques de la grande-martyre et reine Khétévane séjourneront en Géorgie

Les reliques de la reine Khétévane reviendront en Géorgie pour six mois. Elles se trouvent actuellement en Inde. Le ministère de la Culture et de la Conservation des monuments ainsi que le ministère des Affaires étrangères de Géorgie assureront le transport des saintes reliques de la reine Khétévane dans les diverses régions de Géorgie, ainsi que l’organisation d’expositions, de conférences internationales, où seront traitées les questions liées aux recherches et à la conservation du patrimoine relatif à la reine Khétévane.

Selon les informations du ministère géorgien de la culture, outre le Musée national, les fragments des reliques de la reine-martyre seront amenés à l’église de la Sainte-Trinité et dans tous les diocèses de Géorgie, et tous les fidèles pourront effectuer des pèlerinages. Il convient de mentionner que l’Agence nationale de conservation du patrimoine culturel a financé la restauration du panneau qui se trouve au monastère de Graça à Lisbonne, représentant le martyre de la reine Tamara. Le panneau d’une largeur de 12 mètres et d’une hauteur de 3 mètres, est réalisé dans le style traditionnel d’art portugais, peint en bleu sur des plaques de faïence émaillées. Sur ce panneau est représenté le voyage de la reine Khétévane en Perse, son martyre, et ensuite la remise des reliques au roi Téimouraz par les moines augustins. À la conférence prévue seront présents des représentants du Portugal.

Selon les sources historiques, la reine de Kakhétie a été emmenée en captivité à l’époque de la campagne du chah Abbas en 1613. La reine refusa de changer de religion, raison pour laquelle elle fut punie de la peine de mort en 1624 dans la ville de Chiraz. Les missionnaires portugais, qui assistaient au martyre de la reine, exhumèrent secrètement ses restes et les apportèrent au monastère des Augustins à Ispahan. Plus tard, les missionnaires apportèrent des parties du corps de la reine Khétévane en Géorgie. Ils étaient gardés en l’église d’Alaverdi jusqu’en 1723, puis disparurent. Outre la Géorgie et la Russie, des reliques de la reine Khétévane furent amenées aussi à Goa, ainsi qu’au Vatican et en Belgique. Le monastère de Goa a été détruit au début du XIXème siècle. À diverses époques, des expéditions scientifiques ont recherché les saintes reliques de la reine Khétévane en Inde. En 2013, le périodique « Archeology » publia l’information selon laquelle il était établi que les os retrouvés dans les ruines de l’église se trouvant à Goa, appartenaient à la reine Khétévane (cf. ici un article sur l’étude génétique). Selon leurs informations, l’analyse ADN des os de la main, retrouvés dans un sarcophage en pierre, a montré que, selon une grande probabilité, les os ne sont pas liés à l’Inde, mais sont d’origine géorgienne. Suite à de longues négociations avec la partie indienne, a été prise la décision de la venue temporaire des saintes reliques de la reine en Géorgie.

Sources : Pravlife et icône de sainte Khétévane : Pravoslavie

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la liturgie au métochion du monastère athonite russe Saint-Pantéléimon à Constantinople

Le 9 août, fête de saint Pantéléimon selon l’ancien calendrier, le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la liturgie au métochion du monastère athonite russe dédié au saint, à Galata, quartier de Constantinople. Il était accompagné de l’évêque de Dervis Ezéchiel. Un grand nombre de fidèles de la communauté russe de Constantinople ainsi que de la communauté grecque d’Australie assistaient à l’office. À l’issue de celui-ci, le recteur du métochion, le hiéromoine Timothée, a exprimé par des paroles chaleureuses sa dévotion filiale à l’Église de Constantinople et à son primat, puis il a transmis les salutations de l’archimandrite Euloge, higoumène du monastère de Saint-Pantéléimon sur le Mont Athos, qui avait été lui-même recteur du métochion constantinopolitain pendant plusieurs années. Dans sa réponse, le patriarche a souligné le ministère universel et supranational du trône œcuménique envers tous les fidèles orthodoxes, indépendamment de leur origine ethnique et de leurs langues, et adressé à tous ses souhaits et bénédictions patriarcaux. Une réception a eu lieu ensuite dans la salle attenante du métochion.

Source (dont photographie) : Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Dans la région de Ternopol, les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine, chassés de leur église par les schismatiques, ont célébré leur fête patronale sous une tente

Dans le village de Kouta, les fidèles ont prié avec leur évêque diocésain, le métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, qui célébrait la divine liturgie dans une tente adaptée à l’office. Le 7 août, jour de la dormition de sainte Anne, la communauté orthodoxe du village de Kouta du district de Choumsk de la région de Ternopol a célébré sa fête patronale dans une tente installée à côté de l’église, dont se sont emparés les schismatiques. À cette occasion, le métropolite a amené, pour y être vénérée par les fidèles, une copie de l’icône de Potchaïev de la très sainte Mère de Dieu. Après l’office, le métropolite Serge a lu une prière aux saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne et s’est adressé à tous par une prédication, dans laquelle il a évoqué le sens de la fête, les hauts faits de sainte Anne, et appelé tous les fidèles à la paix, l’amour et au pardon.

Source (dont photographie) : Pravlife

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Jovan Nikoloski