19/10/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Message du patriarche œcuménique Bartholomée aux journalistes ukrainiens, prononcé en l’église patriarcale Saint-Georges, le 2 juillet

Le patriarche œcuménique a adressé le message suivant aux journalistes ukrainiens, le 2 juillet, en l’église patriarcale Saint-Georges, à Constantinople : « C’est une joie pour nous aujourd’hui de nous adresser au peuple ukrainien par les médias d’Ukraine. La profession journalistique a une fonction significative aujourd’hui, dans un monde de communication instante. Le rôle des journalistes est de transmettre la véritable information aux gens afin qu’ils comprennent mieux les défis et les circonstances dans lesquelles ils vivent. Cette fonction exige une grande responsabilité et peut présenter de nombreuses tentations. Comme une personnalité politique l’a déclaré récemment, « lorsque les organes d’informations répandent des mensonges éhontés, ils ne sont plus journalistiques. Ils sont des organes d’influence ». Les journalistes, particulièrement lorsqu’ils se considèrent chrétiens, doivent dire toujours la vérité, afin de servir fidèlement notre Seigneur Jésus-Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn XIV, 6). Ayant effectué, par la grâce de Dieu, vingt-cinq ans de ministère patriarcal, il ne nous est pas nécessaire de décrire notre amour pour le peuple ukrainien.

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Message de la synaxe double du Mont Athos au sujet des troubles provoqués par le Concile de Crète (2016)

Des moines athonites ayant interrompu la commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée en raison de leur opposition aux décisions du Concile de Crète (2016), la synaxe double de la Sainte Montagne a publié le communiqué suivant :
« La sainte synaxe double de la Sainte Montagne, convoquée pour la 206ème fois le 17/30 juin 2017 à Karyès, constituée des vingt représentants extraordinaires et vingt représentants ordinaires auprès de la Sainte Communauté, pour faire suite aux textes officiels de la Sainte Montagne déjà publiés récemment – tant au sujet de ses positions avant le Saint et Grand Concile que de l’évaluation des textes finaux du Concile – communique ce qui suit, mue par le sentiment de sa responsabilité et de respect envers notre sainte Église et son plérôme. On observe continuellement un trouble sous-jacent, provoqué par des oppositions aux décisions du Saint et Grand Concile (Crète 2016). Des suppressions et des interruptions de la commémoration de nos évêques sont proposées. Puisque nous sommes destinataires de ces manifestations d’inquiétude et que nous nous trouvons dans l’Église, nous adressons à tous la salutation du Christ ressuscité : La paix soit avec vous ! Le trouble est sans raison, puisque le Seigneur ressuscité se trouve à nos côtés. Le Concile a eu lieu après une préparation de nombreuses années. Avant le Concile, les documents préparés ont été portés à la connaissance des fidèles avec la possibilité pour eux d’exprimer quelque point de vue. La Sainte Montagne, pendant de nombreuses années a formulé clairement ses points de vue au sujet des dialogues qui ont eu lieu avec les chrétiens hétérodoxes. Lors des travaux du Concile, les hiérarques ont exprimé leurs opinions personnelles. Certains d’entre eux ont formulé leurs objections de façon correcte, sans interrompre leurs relations avec l’Église. Tout a été consigné. L’Église reste toujours « la colonne et l’affermissement de la vérité ». L’Église, selon saint Jean Chrysostome « est agitée par la tempête, mais elle ne fait jamais naufrage, elle fait face aux tourbillons, mais elle n’est pas engloutie, elle reçoit les flèches, mais elle n’est pas blessée », elle est le Dieu-homme Lui-même. Tous les saints, vivant en Christ, nous dirigent vers l’Église et nous offrent le repos. L’Esprit Saint « soude toute l’institution ecclésiale ». C’est Lui qui « soigne les faiblesses et comble les manquements ». Demeurant dans l’Église et ressentant les manquements et les faiblesses, nous recevons la guérison et la santé. Si, en tant qu’homme, nous avons dévié, la grâce de l’Esprit nous ramène sur la voie droite. C’est pourquoi toute peur est superflue, en tant que manifestation d’un manque de foi, puisque nous nous trouvons à l’intérieur de l’Église du Christ. Au demeurant, les quatre Patriarches d’Orient, par l’encyclique historique de 1848, nous tranquillisent en confessant que « ni les patriarches, ni les Conciles n’ont jamais pu introduire quelque innovation que ce soit car, chez nous, le gardien de la foi est le corps de l’Église, c’est-à-dire le peuple lui-même, qui vient préserver sa foi immuable et conforme à celle de ses Pères ». Par conséquence les troubles et le désespoir ne se justifient pas, lesquels mènent aux schismes. Nous appartenons à l’Église, Corps du Christ. Ce Corps a une telle santé, qu’il accepte toujours et assimile les éléments qu’il reçoit. De même qu’il rejette ceux qu’il considère étrangers. Nous avons confiance dans l’amour du Christ, non dans les opinions personnelles et rances qui mènent en dehors de l’Église et créent les enfers des hérésies. Par tout cela, nous ne voulons pas proposer le quiétisme de l’indifférence, mais souligner la signification de la vigilance et de la foi. Nous considérons comme une ingratitude envers Dieu et un manque d’amour envers tous les frères – ceux qui sont proches et ceux qui sont éloignés – de ne pas mettre l’accent, avec zèle et clarté, sur la richesse de la Grâce que nous recevons en vivant dans l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Et cela n’est pas notre exploit propre mais le don de notre seul Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui, d’une façon unique et absolue dit à Son propre sujet : Je suis la voie, la vérité et la vie. Sans Moi, vous ne pouvez rien faire. Je suis le bon pasteur qui sacrifie sa vie pour les brebis. Ceux qui sont venus avant Moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. Elles ne les suivront pas car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Ceux qui écoutaient étaient dans l’étonnement et dirent : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jn 7, 46). Il n’est pas simplement un homme, mais Il est le Dieu-homme. Il est le seul Saint, Jésus-Christ. « Il n’y a de salut en aucun autre » (Actes 4, 12). Il ne vient pas juger, mais sauver le monde. Il est crucifié pour le salut de ceux qui Le crucifient. Il porte nos péchés et souffre pour nous. Il accepte tout pour sauver l’homme. Il supporte tout pour sauver tous les hommes. Il est venu, nous L’avons vu, nous L’avons entendu et nos mains L’ont touché. Il a souffert, est ressuscité et monté aux cieux. Il a envoyé l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte et tous ont commencé à annoncer « les paroles étonnantes, les enseignements étonnants, les doctrines étonnantes de la Sainte Trinité ». L’Église est réunie avec toute la bienséance étonnante et divine. La prison du temps est détruite et nous entrons dans la liberté des choses dernières. Dans chaque sainte Liturgie brille la grâce de la Pentecôte et le Seigneur Dieu-homme est Celui qui « offre et est offert, qui reçoit et qui est distribué » pour le salut du monde entier. L’Église orthodoxe est la manifestation de l’amour ineffable de Dieu envers l’homme. Il nous sauve et nous endette inéluctablement pour ce témoignage d’amour. Au contraire, ceux qui semblent commander les peuples (comme dirigeants religieux ou séculiers) tyrannisent et asservissent les hommes. Les faux pasteurs ne sacrifient pas leurs âmes pour les brebis, mais les brebis pour leur théorie. Ils condamnent et anéantissent les autres comme causes du mal, pour redresser le monde. D’autres dévorent ceux qui sont considérés comme hérétiques et impies. D’autres, les hommes d’origine et de race inférieures, les troisièmes dévorent les ennemis du peuple… Ils règnent tous, mais ne sont pas éternels. Ils tourmentent les hommes et passent, mais retombent dans la même maladie. Par l’incarnation du Verbe de Dieu et la venue du Saint-Esprit est créée l’Église. Et « la demeure de Dieu avec les hommes! » (Apoc. 21,3) est renouvelée, le petit troupeau avec la mission divine. La Divinité Trine et l’unité ecclésiale n’existent pas de façons différentes. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17,21).Tout est accompli par l’Esprit Saint. « Réunissant tout leur savoir spirituel par le Saint Esprit, les vénérables Père ont divinement défini le dogme de la divinité du Seigneur Jésus et du Saint-Esprit, de même que celui de la Toujours-vierge Marie comme Mère de Dieu ». Tout l’édifice vivant de l’Église est érigé sur le fondement de la foi. Toute altération dans la vérité du dogme provoque des fissures dans le domaine de la vie. Avec l’éloignement de Rome de l’Église une et sainte s’en sont suivies les altérations connues dans le monde occidental : l’Église est comprise et organisée comme un État. La théologie est cultivée comme une philosophie scolastique et la vie spirituelle comme une ascèse morale dans le monde éphémère au moyen de la grâce créée. Il se produit la séparation entre la théologie et la vie, le sacerdoce et le mariage. S’ensuit toute la série des retombées connues… L’Église orthodoxe demeure toujours dans le plérôme de la grâce liturgique. Ici, la théologie n’est pas considérée comme occupation philosophique. Pas plus que l’on n’approche intellectuellement le mystère de la vie, mais on s’immerge entièrement dans les flots de la grâce. Lorsque l’on insiste, dans la prière, à l’instar de saint Grégoire Palamas qui s’exclamait « illumine mes ténèbres !», on reçoit l’illumination divine en tant que repos spirituel et on comprend la scolie du même saint : Autre est la lumière pour les sens, autre pour l’intellect de l’homme. Mais lorsque les hommes deviennent participants à la grâce divine, ils voient par les sens et l’intellect les mystères dépassant tout sens et l’intellect. Comme Dieu le sait et ceux qui vivent cela. Vivant à la Sainte Montagne, nous nous conduisons « selon les théologies inspirées de Dieu des saints et le pieux esprit de l’Église », non pas les théologies académiques des intellectuels et les conceptions de chaque époque. La communion des saints entoure les fidèles, et le pieux esprit de l’Église les dirige. Nous obtenons miséricorde en tant qu’enfants de la Grande Église du Christ, laquelle est crucifiée et de ce fait glorifiée. Nous avons reçu d’elle tous les biens. Nous la voyons constamment ensanglantée avec la multitude de ses martyrs et de ses saints moines. Nous restons reconnaissants et vigilants, gardant les traditions. Nous recevons la grâce de la liberté de l’Esprit et la fraternité en Christ dans l’Église orthodoxe. Si l’empire chrétien est passé en tant qu’événement historique, l’empire de l’amour reste pour toujours, il ne passe jamais. Nous nous trouvons dans ce paradis. Nous confessons la grâce, nous prêchons la miséricorde, nous ne dissimulons pas le bienfait. De même que le Seigneur est unique, Ses disciples ont la mission unique d’annoncer le message joyeux que « la mort est mise à mort ». Tout le reste n’est que relatif et insignifiant pour l’homme. Ceux qui sont dans l’Église chantent, car ils le vivent : « De la mort fêtons la mise à mort, de l’enfer la destruction, le début d’une vie autre et éternelle et, bondissant de joie, chantons Celui qui en est l’auteur ». Ils ne représentent pas une conception religieuse, pas plus qu’il n’est possible qu’on les exhorte à éviter les conversions, car ils sacrifient leur vie pour annoncer au monde que « la mort est tombée aux mains de la mort ». Ce que l’Église orthodoxe a de précieux et ce qui la nourrit est la vérité de la foi. Et elle n’a pas d’autre moyen pour offrir Son amour hors de l’invitation pascale : « Venez tous jouir du banquet de la foi ». « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine ». Il nous faudrait alors que nous sortions sur les routes et les ruelles, en collaborant avec les autres condamnés du pays de l’ombre de la mort, en demandant l’amélioration des conditions du malheur. Mais, loin de nous cette pensée blasphématoire ! « Maintenant, tout est rempli de lumière ! ». Et tous attendent l’aide de ceux qui ont reçu l’expérience de la Résurrection. Nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur ressuscité, a promis assurément d’être avec nous jusqu’à la consommation des siècles. C’est cette joie de la présence avec nous de Celui qui a anéanti la mort, qu’offre l’Église par ses innombrables saints, martyrs et moines. Et la Sainte Montagne, avec sa vie liturgique et sa présence reste toujours un témoignage de la foi orthodoxe et de l’espérance pour le monde entier. Au Christ notre Dieu ressuscité des morts, soient la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen. [signé par] Tous les représentants et supérieurs des vingt saints monastères du Mont Athos  réunis en synaxe double »

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Le métropolite Hilarion s’exprime au sujet du rétablissement de la monarchie en Russie

Le modèle monarchique d’organisation politique a de nombreux partisans parmi les fidèles orthodoxes, et l’Église orthodoxe russe pourrait prendre part à la discussion du rétablissement de la monarchie dans le pays, si ce débat commence. C’est ce qu’a déclaré samedi dernier le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. Répondant à la question de la présentatrice de l’émission «L’Église et le monde» sur la chaîne TV «Rossiya 24», au sujet des déclarations du patriarche de Géorgie Élie II concernant la possibilité de la restauration monarchique en Géorgie, le métropolite Hilarion a d’abord rappelé que l’Église orthodoxe russe est «neutre» à l’égard du pouvoir politique jusqu’au moment où celui-ci n’appelle pas à aller à l’encontre de la morale chrétienne, comme cela est expliqué dans les «Fondements de la conception sociale de l’Église orthodoxe russe». Ensuite le métropolite a poursuivi : «Il y a à l’intérieur de notre Église des gens, des groupes de gens, qui luttent pour le rétablissement de la monarchie, et je pense que, si à un moment donné notre société est mûre pour la discussion de cette question, l’Église prendra la participation la plus active à une telle discussion». Le métropolite Hilarion a mentionné qu’il exprimait là son opinion personnelle et a rappelé que dans la forme de gouvernement monarchique, le gouvernant «reçoit l’onction du clergé pour régner» et «non pas simplement le mandat des électeurs pour gouverner pour un délai déterminé ; mais il reçoit la confirmation de Dieu par l’intermédiaire de l’Église pour gouverner». Ce gouvernement «est à vie jusqu’au moment où il transmet le pouvoir à son héritier». En revanche, le métropolite ne voit guère d’intérêt dans la monarchie constitutionnelle, celle-ci n’ayant qu’un rôle « décoratif » selon ses propres paroles.

Source : et 2

Pour la deuxième année consécutive, la fête de la Dormition ne sera pas célébrée au monastère de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Soumela (région de Trébizonde)

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant, à l’attention de tous ceux qui s’adressent au Patriarcat au sujet de la liturgie du 15 août au monastère de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Soumela (Région de Trébizonde), qui avait été célébrée plusieurs fois dans ce monastère à présent désaffecté, mais qui, déjà l’an dernier, n’avait pas eu lieu : « Étant donné que sont adressées dernièrement au Patriarcat œcuménique des demandes à ce sujet, il est communiqué ce qui suit : 1) Cette année, à nouveau, la divine liturgie ne sera pas célébrée le jour de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu en l’église de la Mère de Dieu de Soumela à Matsouka, dans la région de Trébizonde (Pont), parce que les travaux de restauration continuent au monastère. Il est prévu que ceux-ci seront achevés avant la grande fête de la Mère de Dieu au mois d’août 2018. 2) En revanche, la sainte liturgie sera célébrée, par Sa Toute-sainteté le patriarche Bartholomée, sur les ruines de l’église du monastère de la Mère de Dieu « Faneromeni » près d’Artaki, dans la région de Cyzique, le 23 août, à l’occasion de la clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. Fait au Patriarcat le 27 juin 2017 ».

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Le patriarche de Serbie Irénée à célébré le jour de la saint Vit (« Vidovdan »), fête nationale serbe, au monastère de Gračanica et au « Gazimestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo

À l’occasion de l’anniversaire de la bataille du « Champ des merles » qui opposa les Serbes et les Ottomans en 1389, et qui est commémorée le 28 juin, jour de la saint Vit (ou saint Guy), le patriarche de Serbie Irénée a célébré la liturgie au monastère de Gračanica, au Kosovo. Il était assisté par l’évêque de Ras et Prizren Théodose ainsi que l’évêque émérite de Zahumlje et Herzégovine Athanase, les prêtres et les moines du diocèse de Ras et Prizren. Outre le grand nombre de fidèles venus de toutes les régions de Serbie, de République serbe de Bosnie et du Monténégro, assistaient à la divine liturgie le prince Alexandre Karageorgévitch et la princesse Katarina, le directeur du Bureau pour le Kosovo et la Métochie Marko Đurić, les représentants de la direction du Bureau de la République de Serbie pour la collaboration entre les Églises et les communautés religieuses et de nombreux représentants des Serbes du Kosovo et de Métochie. Le patriarche de Serbie Irénée a appelé les Serbes qui vivent au Kosovo et en Métochie à ne pas quitter leurs foyers ancestraux et ne pas vendre la terre qui, selon ses propres paroles, est abreuvée du sang de leurs ancêtres. À l’issue de la liturgie, le patriarche a dit que chaque motte de terre du Kosovo parle de la souffrance, ajoutant que là où elle est, il y a aussi la résurrection. « Nous nous sommes réunis en ce jour sur ce lieu saint… Peu nombreux sont ceux de nous qui sont restés sur cette terre serbe. Nous admirons ceux qui y sont restés. Nous admirons leur courage. Nous sommes venus vous encourager, vous qui vivez sur ces espaces, afin que vous y demeuriez. Ne vendez pas la terre, car celle-ci est abreuvée du sang des ancêtres » a déclaré le patriarche. Après la liturgie, le patriarche de Serbie Irénée, accompagné des évêques Théodose et Athanase, du clergé du diocèse de Ras et Prizren, se sont rendus au « Gazemestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo en mémoire des héros de la célèbre bataille. Là le patriarche, assisté des évêques et des prêtres, a célébré un office de requiem pour tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille en 1389. Après l’office, le prince Alexandre a prononcé un discours, soulignant que le « Vidovdan » est la fête de la foi et de l’espérance en un meilleur lendemain : « Nous commémorons le Vidovdan comme jour de la défaite. Cette fête représente le symbole de l’esprit et de la nation, mais aussi de la foi, de l’espoir en un meilleur lendemain. Tant que nous sommes fiers de notre histoire, notre avenir est radieux ». On peut visionner ici des extraits des cérémonies à Gračanica et au « Gazimestan » et aussi des discours du patriarche Irénée, de l’évêque Athanase et du prince Alexandre.

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Un hiérarque de l’Église orthodoxe russe a rencontré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban

Le 27 juin, l’évêque Tikhon de Podolsk, administrateur du diocèse de Budapest et de Hongrie, a rencontré le Premier-ministre hongrois, Viktor Orban. L’entretien a porté sur le développement de la coopération entre l’état et le diocèse pour la préservation et le développement des valeurs chrétiennes dans la société. L’évêque et le ministre ont aussi parlé de l’organisation de la visite du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie en Hongrie.

La restauration des églises a fait l’objet d’une attention particulière. Des travaux de restauration sont prévus à la cathédrale de la Dormition de Budapest, à l’église de la Sainte-Trinité de Miskolc et à l’église Saint-Nicolas de Tokaji. Une nouvelle église orthodoxe doit aussi être construite à Héviz. Ces travaux peuvent avoir lieu grâce aux subsides alloués par l’état hongrois au diocèse de Budapest et de Hongrie de l’Église orthodoxe russe. Des accords avaient été signés en ce sens en mars dernier.

Source (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

Les rémunérations du clergé ont été publiées en Grèce

Le ministre grec des Finances a publié des informations sur les rémunérations actuelles des fonctionnaires, auxquels sont assimilés les clercs de l’Eglise orthodoxe de Grèce, qui sont rémunérés par l’État. Selon la nouvelle loi sur la rémunération des fonctionnaires, le salaire de base de l’archevêque s’élève à 

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Communiqué de la skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos, démentant l’interruption de la commémoration du patriarche Bartholomée

La skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos a publié un communiqué daté du 26 juin, dans lequel elle dément l’information selon laquelle la commémoration du patriarche Bartholomée y aurait été interrompue en raison du Concile de Crète. Nous publions ci-après le communiqué in extenso :

« Étant donné que par différents moyens d’information, dont principalement internet, continuent d’apparaître des informations qui ne reflètent pas la réalité à la skite roumaine du Saint-Précurseur de la Sainte-Montagne, lesquelles provoquent trouble et perplexité dans les rangs des fidèles, nous avons le devoir de procéder aux précisions suivantes : lors de tous les offices célébrés dans la skite y est commémoré le nom du hiérarque sous la juridiction canonique duquel nous nous trouvons, à l’instar de toute la Sainte-Montagne de l’Athos, à savoir Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique. La commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée n’a jamais été interrompue à la skite. Jamais, dans le cadre de la communauté n’a été posée la question de l’interruption de la commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée, pas plus qu’il n’a été question d’un vote de la communauté par lequel les 50 moines de la skite auraient approuvé l’interruption de cette commémoration. Cette commémoration ne provient pas de l’imposition de la volonté d’une autorité extérieure à la skite, mais du désir même de la communauté de rester en communion avec le hiérarque sous la protection elle se trouve et avec l’Église orthodoxe entière. La skite roumaine du Saint-Précurseur n’a jamais envoyé ni n’envoie des représentants à des réunions publiques organisées sans la bénédiction du hiérarque du lieu et dans le cadre desquelles sont lancés des appels à la rupture avec l’Église. Ceux qui dans de telles circonstances se présentent comme des moines athonites ou de la skite du Saint-Précurseur et utilisent des images, des sigles et des icônes de la skite ou encore font des déclarations au nom de celle-ci comme s’ils en étaient les représentants, n’ont pas notre bénédiction et ne se trouvent pas en accord avec la communauté de la skite. Nous constatons avec grande préoccupation que le nom de la skite roumaine du Saint-Précurseur est utilisé pour créer des scissions dans l’Église, en utilisant des méthodes de grossière manipulation par la diffusion d’informations à contenu mensonger, faisant référence à des événements qui se sont produits à la skite, avec le but évident de créer une impression trompeuse sur la situation réelle. Ceci se trouve en totale contradiction avec l’esprit évangélique, à la fois par le langage utilisé et par le contenu du matériel publié. En outre, par des méthodes étrangères à la vie chrétienne et à la suite d’une désinformation persistante sur les événements ecclésiastiques, le père Julien de la skite du Saint-Précurseur s’est vu extorquer des déclarations par lesquelles les fidèles sont exhortés à interrompre la commémoration des hiérarques de l’Église, les dites déclarations étant en totale contradiction avec la pratique et l’enseignement du père Julien durant toute sa vie. Les informations selon lesquelles cinq moines qui se sont séparés de la vie liturgique et communautaire, ont été séquestrés, astreints à une pénitence, persécutés ou soumis à différentes pressions, sont inexactes. Au contraire, avec amour paternel, beaucoup de patience et d’indulgence, nos frères ont été dirigés sur la voie du salut selon les enseignements des saints Pères, conformément aux saints canons de l’Église orthodoxes et aux règles de la vie monastique, l’économie appliquée dans leur cas dépassant de beaucoup les limites posées par celles-ci. Or, les moines concernés continuent de vivre à leur façon, sont sortis de la Sainte Montagne et sont revenus à la skite sans aucune bénédiction, ils ne participent ni aux offices de la skite ni autres activités communautaires, et dénigrent ceux qui ne partagent pas leur point de vue. En même temps, nous exprimons notre profonde tristesse pour les discordes apparues récemment dans la vie de l’Église, lesquelles, avec plus de sagesse et de prière, auraient pu être évitées. Pour l’avenir, afin d’être protégés contre les perplexités et les confusions qui pourraient être provoquées par certains communiqués concernant les actualités ecclésiastiques qui ont trait à la skite roumaine du Saint-Précurseur, nous prions les chrétiens orthodoxes de considérer comme authentiques les seuls documents venant par la voie officielle, portant le sceau de la skite, la signature de l’higoumène et le numéro d’enregistrement. Avec amour en Christ, archimandrite Athanase, higoumène de la skite roumaine du Saint-Précurseur, et sa fraternité en Christ ».

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Un court métrage sur l’école ecclésiastique « Athonias » du Mont Athos est primé à Athènes

Un film documentaire sur l’école ecclésiastique athonite dite « Athonias » a été présenté et primé au festival du film documentaire à Athènes, sur un nombre total de 287 films à court métrage. Le film raconte l’histoire d’un prêtre qui avait étudié à l’Athonias. La voie de sa vie vers Dieu est présentée comme une sorte d’ascension vers la cîme du Mont Athos. Les prises de vue uniques de la vie athonite, des études à l’Athonias, et de la nature du Mont Athos, conjuguées avec de pieuses pensées et des citations de la Sainte Écriture, permettent au spectateur de pénétrer dans la vie de prière que l’on inculque aux élève de l’Athonias. Ce film que l’on peut visionner ici en grec existe également en version russe et roumaine « L’Athonias », un séminaire pour les jeunes gens, fut fondé en 1748 sur l’initiative du patriarche de Constantinople Cyrille V. Le premier recteur fut Eugène Voulgaris, professeur de philosophie, qui fut par la suite archevêque de Chersonèse. Dans cette école enseignèrent également saint Côme d’Etolie et saint Athanase de Paros. L’école disposait de 170 chambres, d’un réfectoire, d’une église, d’une bibliothèque et d’une grande salle. Après 1809, l’école a été fermée. En 1844, une nouvelle « Athonias » fut ouverte à Karyès. Au milieu du XXème siècle « l’Athonias » a déménagé sur son lieu actuel, dans l’aile ouest de la skite Saint-André, à Karyès. Hormis les matières prévues par le programme éducatif en vigueur en Grèce, l’enseignement théologique, la musique liturgique et l’iconographie y sont dispensés. Il convient de mentionner qu’y étudient des jeunes gens venus de Grèce et de Chypre, mais aussi quelques Russes, Roumains, Albanais et encore des ressortissants d’autres pays.

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Deux jeunes frères orthodoxes chiliens tués dans un incendie à Constantinople

Jacques et David Suez

Samedi 24 juin, le Patriarche Bartholomée a reçu au Phanar Térésa, la mère de Jacques et David Suez, âgés respectivement de 33 et 29 ans, pour lui apporter réconfort et le soutien de ses prières. Quelques jours plus tôt, ses deux fils en pèlerinage à Constantinople avaient trouvé la mort dans l’incendie de l’hôtel qui les hébergeaient. Trente-cinq personnes avaient été évacuées, une personne était morte sur le chemin de l’hôpital, et deux personnes avaient été retrouvées à l’intérieur : Jacques et son frère David. Les issues de secours de l’hôtel étaient verrouillées.
Le matin précédant le drame, les deux jeunes gens, issus d’une famille orthodoxe d’origine palestino-libanaise, avaient visité la basilique Sainte Sophie, puis l’église Sainte Irène, et envisageaient de se rendre au patriarcat le jour suivant. Dès qu’il apprit la nouvelle, le Patriarche a manifesté sa solidarité à la mère des deux garçons, ainsi qu’à leurs proches venus du Chili pour la difficile épreuve de l’identification des corps. Un trisagion a pu être célébré à la morgue pour le repos de leur âme par deux prêtres, membres du clergé patriarcal : les pères Amboise et Nyphon. La famille fut ensuite accueillie au Phanar par le patriarche pour la célébration d’un autre trisagion à la suite duquel le patriarche Batholomée leur exprima, au nom de l’Église mère, toute sa sympathie, les assurant du soutien de ses prières. Avant de partir, il remit en bénédiction à Térésa un dyptique de saint David d’Eubée et du bienheureux ancien Jacques Tsalikis, en hommage et en référence aux prénoms des deux frères. Les corps ont été rapatriés au Chili lundi 26 juin, et l’enterrement se déroulera demain, mardi 28 juin. Ingénieur de formation, Jacques avait étudié la théologie et venait de passer plusieurs années en Grèce, étudiant le grec et faisant des séjours dans différents monastères. (Ndlr : Il avait participé à Syndesmos en France en 2011 et avait marqué les participants par sa générosité et sa joie de vivre.) David séjournait en Europe pour la première fois.
Que le Seigneur accorde le repos à l’âme de ses serviteurs, et apporte force et consolation à leur famille.

Sources : 1 et 2

25ème anniversaire de la renaissance de l’Église orthodoxe d’Albanie

Bien que la liberté formelle ait alors été restaurée dans le pays, le début des années 1990 fut une période dramatique pour la communauté des fidèles orthodoxes en Albanie. Il n’y avait aucun évêque survivant, aucun candidat potentiel ne pouvait être élevé à ce rang ; il ne restait plus que 15 clercs retraités ou malades. Il n’y avait plus d’églises (elles étaient soit détruites, soit sécularisées) et il n’y avait pas non plus de moyens financiers pour les reconstruire en raison de la pauvreté ambiante et du fait que l’État ne voulait pas assumer la responsabilité de soutenir des communautés religieuses. Globalement, une situation désespérée existait. Dans de telles conditions la seule autorité qui avait la responsabilité et la capacité d’entreprendre des initiatives du rétablissement de l’Église orthodoxe en Albanie était le Patriarcat œcuménique de Constantinople. Afin de prendre connaissance de la situation et des nécessités de l’Église d’Albanie, le Patriarcat a envoyé alors en Albanie l’une des personnes les plus qualifiées, bien connu dans tout le monde orthodoxe et au-delà. Il s’agissait de Mgr Anastase, à l’époque métropolite d’Androussa, modérateur de la Commission sur la mission au monde et à l’évangélisation du COE et archevêque diocésain du Kenya, Ouganda et Tanzanie. Dès son arrivée en Albanie, l’archevêque fit face au vide spirituel et matériel effrayants que l’athéisme avait laissé derrière lui, mais il ne se laissa pas impressionner. Il s’engagea à changer cette situation. Il commença par ouvrir un séminaire pour préparer de jeunes membres du clergé et entreprit de restaurer les églises et les édifices existant, tout en démarrant des projets de construction de nouvelles églises. C’est cette œuvre, ce sacrifice, qui a convaincu les chrétiens orthodoxes d’Albanie de demander officiellement au Patriarcat œcuménique que le métropolite Anastase devienne leur père et archipasteur. Comme il le confessa lui-même, un tel ministère était pour lui « non un trône de puissance, mais une croix de sacrifice ». Sans cette bénédiction d’amour et de renoncement à lui-même de l’archevêque, les fidèles orthodoxes d’Albanie n’auraient pas aujourd’hui une Église organisée et en continuel développement, on considère cela comme un véritable miracle de Dieu. L’élection de Mgr Anastase comme archevêque d’Albanie a posé la fondation du rétablissement rapide de l’autocéphalie et a créé les prémices de la résurrection de l’Église. Il y avait ceux qui étaient opposés à l’élection et à la nomination de l’archevêque Anastase sous le prétexte de défendre l’autocéphalie et l’indépendance de l’Église d’Albanie. En fait, cette opposition aurait eu pour résultat de limiter l’Église d’Albanie à une province ecclésiastique dépendante des autres et incapable ainsi de croître pour devenir Église réelle, indépendante, et reprendre son rôle historique dans la société albanaise. La preuve des réussites et de la réapparition de l’Église d’Albanie, de même que sa reconnaissance canonique et officielle s’est manifestée clairement le 1er juin 2014, lorsque les primats de la majorité des Églises orthodoxes (et une représentation officielle des autres Églises) se sont réunis à Tirana pour la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ. Une autre preuve était la participation et la contribution de l’archevêque Anastase et de l’Église d’Albanie au grand et saint Concile de Crète (2016).

« En cet anniversaire significatif pour l’Église d’Albanie, lorsque tous les fidèles orthodoxes d’Albanie commémorent avec gratitude le 25ème anniversaire de l’élection de l’archevêque Anastase, nous ne devons pas oublier que cet événement majeur incarne le sang, la sueur, et les efforts des fidèles orthodoxes d’Albanie, afin de préserver la foi de leurs ancêtres et ce même dans les moments les plus difficiles, tels que la sombre époque athée, mais aussi pour surmonter avec leur archipasteur les difficultés et les nombreuses attaques. Une place significative et spéciale dans l’histoire de la communauté orthodoxe d’Albanie sera toujours dédiée à l’œuvre et au ministère personnel de l’archevêque Anastase, non seulement pour la résurrection de l’orthodoxie dans le pays, mais pour sont progrès indéniable, actuellement et à l’avenir », a écrit un fidèle de l’Église orthodoxe d’Albanie.

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Environ un million de Russes ont vénéré jusqu’à présent les reliques de saint Nicolas

Des milliers de personnes font quotidiennement la queue à Moscou afin de vénérer les reliques de saint Nicolas. Des offices d’intercession sont célébrés depuis le matin devant le coffre contenant les reliques du saint. Des pèlerins viennent de toute la Russie, des moines et des prêtres orthodoxes, mais aussi des militaires. On peut visionner ici  une vidéo avec le chœur « Pour la foi et la patrie » des soldats orthodoxes des troupes du génie. Comme le dit l’un des intervenants, saint Nicolas, s’il est considéré en Russie avant tout comme protecteur de la marine, l’est aussi des autres corps d’armée.

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Le patriarche de Serbie Irénée et plusieurs hiérarques de l’Église orthodoxe serbe ont assisté à la cérémonie d’entrée en fonction du président serbe Alexandre Vučić

À l’occasion de l’entrée en fonction du président de la République de Serbie, Alexandre Vučić, le patriarche de Serbie Irénée a assisté, le 23 juin, à la réception solennelle donnée au Palais de Serbie à Belgrade. Assistaient à la cérémonie, avec le patriarche : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Irénée de Bačka, Photios de Zvornik et Tuzla, Miloutine de Valjevo, Théodose de Ras et Prizren, et Arsène de Niš.

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Un volume de la revue de théologie orthodoxe Contacts sur le témoignage de l’orthodoxie

Le numéro 258 de Contacts, la revue française de l’orthodoxie, vient de paraître. Il est consacré à quelques aspects du témoignage de l’orthodoxie en Occident. On y trouvera notamment un article inédit d’Olivier Clément : « Témoigner de la joie pascale », un article de Sophie Clément-Stavrou : « L’étude du grec, un réveil de la conscience théologique », un article d’Olga Lossky-Laham : « Nouveauté de la liturgie, beauté du monde : le témoignage d’une quête ». Pour lire le sommaire et le liminaire du volume 258. Ce volume de 126 pages peut être commandé en envoyant un chèque de 11 € (frais de port à ajouter :4 € pour la France – 5 € pour l’Europe., reste du monde : 5 €) à Revue Contacts, 61 allée du Bois du Vincin, F-56000 Vannes, ou par message adressé à postmaster@revue-contacts.com après un virement de la somme totale au compte bancaire de la revue.

L’évêque de Yegorevsk Tikhon : l’expertise des « restes d’Ekaterinbourg » (les ossements attribués à la famille impériale de Russie) a révélé de nombreux faits nouveaux

Lors d’une réunion tenue le 14 juin au monastère Saint-Daniel, dans la capitale russe, les représentants du comité d’enquête ont rapporté au patriarche de Moscou Cyrille les conclusions intermédiaires de l’identification des restes qui, hypothétiquement, appartiennent aux membres de la famille du tsar-martyr Nicolas II. À la séance ont pris part les membres de la commission patriarcale spéciale chargée de l’étude des résultats de l’investigation des restes en question. L’évêque de Yegorevsk Tikhon (Chevkounov), vicaire du patriarche de Moscou, a donné une courte interview à l’agence Tass sur les résultats de la réunion au monastère Saint-Daniel, l’attitude de l’Église orthodoxe russe quant à la discussion sur l’authenticité des « restes d’Ekaterinbourg » et les plans, dans l’avenir le plus proche, de la commission patriarcale au sujet de la divulgation des résultats de l’expertise.

– Mgr Tikhon, comment s’est passée la réunion d’aujourd’hui, qui y a pris part et quelles sont les questions, outre le rapport des représentants du Comité d’enquête, qui y ont été discutées ?

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Le synode métropolitain de Iaşi propose de nouvelles canonisations dans l’Église orthodoxe roumaine

Lors de la session du synode métropolitain de Moldavie et Bucovine qui a s’est tenue à Iaşi le 15 juin, le métropolite Joseph Naniescu et l’ascète Georges Lazăr ont été proposés à la canonisation par l’Église orthodoxe roumaine. En même temps, il a été proposé que le saint moine Néophyte le Reclus de Chypre soit inscrit dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, comme cela a été précisé dans un communiqué publié par le Bureau de presse de l’Archevêché de Iaşi. La séance du Synode a eu lieu le 15 juin en la résidence métropolitaine de Iaşi, sous la présidence de Mgr Théophane, métropolite de Moldavie et de Bucovine. Le synode était constitué de : Mgr Pimène, archevêque de Suceava and Rădăuți, Mgr Joachim, archevêque de Roman et Bacău, de Mgr Corneille, évêque de Huși, de Mgr Callinique de Botoșani, évêque-vicaire de l’Archevêché de Iaşi. Conformément au communiqué de presse, le métropolite Joseph Naniescu a été proposé pour la canonisation sous le nom de « saint hiérarque Joseph le miséricordieux, métropolite de Moldavie » avec pour date de commémoration le 26 janvier, tandis que l’ascète Georges Lazăr, sous le nom de Georges le Pèlerin, sera commémoré le 17 août. Le métropolite Joseph est né en 1820 dans la famille du prêtre Ananie Mihalache, et a reçu le prénom de Jean au baptême. Resté orphelin de père à l’âge d’un an, il a été élevé par sa mère Théodosie jusqu’à l’âge de 10 ans, lorsqu’il a été confié à un parent, le hiérodiacre Théophylacte du monastère Frumoasa en Bessarabie. Ils vinrent tous deux à Iaşi en 1831, où ils vécurent au monastère Saint-Spyridon, sous la direction du hiérarque Barlaam Cuza Sardeon. Ils partirent ensuite au monastère « Saint-Prophète-Samuel » à Focșani, puis à l’évêché de Buzău. C’est là que Jean fut tonsuré par l’évêque Césaire, tandis que deux jours après, il fut ordonné diacre. Il suivit alors les cours du séminaire nouvellement établi de Buzău, de 1836 à 1840 et étudia au collège Saint-Sava de Bucarest, de 1840 à 1847. On lui confia ensuite la tâche d’higoumène du monastère de Șerbănești-Morunglavu – dans le district de Vâlcea (1849-1857), puis de Găiseni – dans le disctrict de Dâmbovița (1857-1863). Il fut ordonné prêtre le 29 août 1850 et élevé au rang de protosyncelle le 30 novembre 1852, puis archimandrite en 1860. Pendant une courte période, de 1863 à 1864, il fut higoumène du monastère de Sărindar à Bucarest. Il déploya une riche activité d’enseignement à Bucarest, étant professeur de religion au collège ‘Gh. Lazăr’ (1864-1866), au lycée ‘Matei Basarab’ (1866-1873) et à l’école normale ‘Carol Ier’ (1867-1873). Pendant une année, de 1870 à 1871, il fut directeur du séminaire ‘Central’ de Bucarest. Le 23 avril 1872, il fut élevé à l’épiscopat avec le titre d’évêque de « Myrrhe » (en Lycie), tandis que le 18 janvier 1873, il fut nommé évêque d’Argeș, pour être finalement nommé métropolite de Moldavie le 10 juin 1875, poste qu’il occupa jusqu’à son trépas le 26 janvier 1902. En raison de son amour pour les souffrants et les pauvres, il était appelé « le miséricordieux ». Quant à Georges Lazăr, il est né dans la commune de Şugag, dans le district d’Alba, En 1846, à l’âge de 24 ans, il se maria et eut ensuite cinq enfants. Il menait une vie chrétienne, vivant dans la prière le jeûne, et distribuant des aumônes. En 1884, il partit vénérer le Saint-Sépulcre et resta au monastère du désert du Jourdain et au Sinaï pendant un an. Ensuite, ayant vécu une année et demie dans l’ascèse au Mont Athos, il revint au pays. Il y vécut plusieurs années dans sa famille et éleva les enfants. En 1890, il se retira comme pèlerin dans les monastères de Moldavie. Il se fixa ensuite définitivement dans la ville de Piatra Neamţ où il vécut en ermite dans la tour du clocher d’Étienne-le-Grand au centre de la ville, pendant 26 ans, jusqu’à son trépas. Il y vécut seul, dans le jeûne et la prière, hiver comme été, sans chauffage, sans lit, avec un seul vêtement, sans chaussures aux pieds, vivant de la grâce de Dieu. Il partit vers l’éternité le 15 août 1916, et fut enterré au cimetière de la ville. En 1934, ses os furent transférés dans la crypte du monastère de Văratec.

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L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a envoyé ses salutations au président Vladimir Poutine

Lors de sa récente session l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a envoyé un message au roi de Bulgarie Syméon (dont c’était le 80ème anniversaire), à la chancelière Merkel (puisque l’Assemblée siégeait en Allemagne) ainsi qu’au président Vladimir Poutine. Nous reproduisons ci-après ce dernier message : « Monsieur le président, Nous évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, réunis en assemblée épiscopale ordinaire, qui se déroule maintenant au monastère de la Sainte-martyre-Elisabeth, près de Munich, nous aimerions vous exprimer notre chaleureuse gratitude pour avoir trouvé le temps de nous rencontrer au monastère Sretensky, lors de ces jours emplis de grâce du 10ème anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe. Nous n’oublierons jamais votre participation à la préparation de cette unité, atteinte au prix d’un certain nombre d’efforts et attendue si longtemps au sein de toute la Russie orthodoxe, dans la Patrie et la diaspora. Par la miséricorde divine, les prières de notre très sainte souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, de tous les saints qui ont brillé en terre de Russie, le miracle de l’unité ecclésiale s’est accompli et vous fûtes l’un de ceux que le Seigneur a appelés à la réalisation de Sa volonté concernant l’Église russe. Nous vous présentons nos vœux, Monsieur le Président, à l’occasion du récent Jour de la Russie, et nous vous souhaitons dans la prière l’aide constante du Seigneur dans vos tâches pour le bien de notre patrie gardée de Dieu. Avec amour en Christ, +Hilarion, métropolite d’Amérique orientale et de New York, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières ».

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En Russie, le nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes a augmenté de façon significative

Le comité de l’instruction de l’Église orthodoxe russe a annoncé la hausse substantielle du nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes. C’est ainsi que le nombre des étudiants de première année des établissements d’enseignement supérieur ecclésiastique, en 2016, a augmenté de 19% et a atteint le nombre de 1593 personnes, selon l’agence Interfax-religion. En outre, le nombre de ceux qui sont inscrits aux cours préparatoires d’entrée au séminaire a augmenté de 25% (827 personnes pour l’année scolaire 2016-2017, contre 662 en 2015-2016). En tout, dans les séminaires préparant au sacerdoce, il y a actuellement 5877 étudiants.

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Visite canonique de l’évêque Luc (diocèse d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe) aux paroisses du Benelux

L’évêque d’Europe occidentale Mgr Luc (Église orthodoxe serbe) a effectué du 3 au 18 juin une visite canonique aux paroisses de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg de son diocèse. À cette occasion, Mgr Luc a rendu visite aux quatre Serbes encore détenus au Tribunal international de La Haye. Le 3 juin a été célébré un office des défunts à Rotterdam. Le lendemain, dimanche 4 juin, à l’occasion de la fête patronale de l’église de la Sainte-Trinité, l’évêque Luc a présidé la liturgie. Il était assisté de l’archimandrite Justin (Jeremić), des archiprêtres Velizar Rakić et Milan Živanović d’Anvers, du prêtre Jean Bilbija de la paroisse d’Emmen ainsi que des prêtres de Rotterdam Vojislav Bilbija et Goran Kovačević, et de quatre diacres. Du 7 au 10 juin, une consultation a été organisée auprès de la nouvelle cathèdre orthodoxe de l’Université libre d’Amsterdam, destinée aux études pastorales, à laquelle, outre vingt autres théologiens orthodoxes, participait l’évêque d’Amérique occidentale Maxime (Vasiljević), professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Belgrade. À cette occasion ont été examinées avec l’administration universitaire les formes de coopération avec le diocèse d’Europe occidentale, particulièrement en ce qui concerne le travail pastoral avec les malades et les prisonniers d’origine serbe aux Pays-Bas. Le jour de la fête de Tous les saints, le dimanche 11 juin, l’évêque Maxime a célébré à la paroisse Saint-Nicolas à Amsterdam, assisté de l’archiprêtre Peran Bošković de Ljubljana. L’évêque Luc a célébré le 11 juin, dimanche de Tous les Saints, à Luxembourg à l’occasion de la fête patronale de l’église des saints Constantin-et-Hélène. Il était assisté du protopresbytre Panagiotis Moschonas, vicaire épiscopal de la Métropole grecque pour le Luxembourg, du recteur de l’église l’archiprêtre Zoran Radivojević et de l’archimandrite Justin (Jeremić). Le samedi et dimanche 17 et 18 juin, a eu lieu une rencontre des délégations du diocèse de l’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe et de l’archevêché de Belgique et des Pays-Bas du Patriarcat de Moscou, avec à sa tête l’archevêque Simon. La possibilité a été examinée de collaborer à l’occasion de l’achat d’une église à Nimègue, aux Pays-Bas, que les paroisses serbe et russe louent actuellement conjointement.

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Le nouvel archevêque de Wrocław et Szczecin Georges a été intronisé

Le nouvel archevêque de Wrocław et Szczecin Georges a été intronisé solennellement dans sa cathédrale le dimanche 18 juin. À la cérémonie, qui a eu lieu en la cathédrale de la Nativité de la Mère de Dieu à Wrocław, ont pris part les hiérarques de l’Église orthodoxe de Pologne, Abel de Lublin et Chełm, Jacques de Białystok et Gdansk, Païssy de Przemyśl et Gorlice, Grégoire de Supraśl ainsi que l’archevêque de Volhynie et Kovel Vladimir (Église orthodoxe d’Ukraine), les autorités locales, les représentants des autorités militaires, les clercs de l’archevêché de Wroclaw et Szczecin, les clercs et moines d’autres régions de Pologne et un grand nombre de fidèles. Le primat de l’Église orthodoxe de Pologne, le métropolite Sava, dans son message qui a été lu à l’issue de la sainte Liturgie, a exprimé ses vœux chaleureux au nouvel archipasteur et a souligné que celui-ci disposait de toutes les conditions pour suivre l’exemple de ses prédécesseurs, voire dépasser leur apport et leur ministère dans l’Église, soulignant qu’il « réalisera son ministère de la meilleure façon ». Dans son discours d’intronisation, Mgr Georges a promis de s’efforcer de suivre la voie pastorale de son prédécesseur de bienheureuse mémoire, Mgr Jérémie, lequel est décédé le lundi de la semaine de Pâques après trente ans de ministère épiscopal, ajoutant qu’il voudrait « être un instrument dans les mains de Dieu. Qu’Il dessine l’avenir de ce diocèse ! ». Il convient de mentionner que Mgr Georges, conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Pologne restera responsable de l’aumônerie militaire de l’armée polonaise, et sera en outre vice-doyen de l’Académie de théologie de Varsovie et professeur au séminaire de la même ville.

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Une higoumène par intérim a été nommée pour le monastère du Mont des Oliviers, qui dépend de la Mission en Terre Sainte de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

La moniale Barbara (Novikov) a été nommée higoumène par interim du monastère féminin de l’Ascension du Sauveur sur le Mont des Oliviers, en Terre Sainte. Le samedi soir du 17 juin, à la veille du deuxième dimanche après la Pentecôte, lors de l’office des Vigiles, le chef de la Mission ecclésiastique de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Jérusalem a lu le décret de l’Assemblée des évêques qui a siégé la semaine précédente à Buchendorf (Allemagne), lequel dispose ce qui suit : « Lors de la session de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe, qui a eu lieu le 31 mai / 12 juin 2017, nous avons écouté le rapport de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc sur la situation de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem. Nous avons décidé : 1) Reconnaissant ses mérites particuliers et ses labeurs au cours de nombreuses années, et regrettant l’état grave de sa santé, de mettre à la retraite l’higoumène Moïseïa (Boubnov), laquelle pourra choisir son lieu de résidence. 2) D’exprimer à l’higoumène Moïseïa notre profonde reconnaissance pour son service exceptionnellement dévoué à l’Église russe hors-frontières, lui décernant le droit de porter une seconde croix pectorale avec ornement. 3) De nommer la moniale (Novikov) higoumène par interim du couvent féminin de l’Ascension sur le Mont des Oliviers, lui accordant le droit de porter une croix pectorale dorée 4) De demander à l’higoumène Moïseïa dans le mois suivant la réception de la présente décision de transmettre tous les dossiers administratifs et financiers du monastère à la moniale Barbara, libérant pour celle-ci les locaux destinés à l’higoumène. 5) Dès lors, de commémorer dans les églises du Couvent féminin de l’Ascension sur le Mont des Oliviers le nom de la moniale Barbara lors des moments prévus à cet effet dans l’office ». La moniale Barbara, dans le monde Larissa Novikov, est née le 26 mai 1939 à Odessa. Alors qu’elle travaillait à la bibliothèque de l’Institut universitaire scientifique, elle fréquentait l’église et était la fille spirituelle de l’archimandrite Jonas (Ignatenko) du grand-habit. Elle est entrée au couvent de l’Ascension avec la bénédiction de l’higoumène Moïseïa en 2003. En 2010, elle a été tonsurée par l’archevêque de Berlin et d’Allemagne. Elle avait pour obédience au Couvent des Olivers le service de l’hôtellerie et était en charge des travaux de rénovation et de construction.

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L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce est convoquée en session extraordinaire le 20 juin

Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni aujourd’hui, mardi 20 juin 2017, sous la présidence de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, afin de s’informer des programmes du cours de religion [dans les établissements scolaires publics, ndt], après la parution des nouveaux numéros du Journal officiel. S.B. l’archevêque a rapporté que les travaux de la Commission de l’Église constituée de trois hiérarques et sa collaboration avec les membres compétents du ministère de l’Éducation, de la Recherche et des Religions, ont eu pour résultat l’abrogation des anciennes dispositions et la publication de nouvelles relativement à la leçon de religion. À la suite de cela, le Saint-Synode permanent a décidé à l’unanimité la convocation extraordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église de Grèce le mardi 27 juin prochain, afin d’informer celle-ci à ce sujet ».

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Visite de Konstantinos Zouraris, vice-ministre grec de l’Enseignement, de la Recherche et des Cultes au métropolite Athénagoras de Belgique

Le 16 juin dernier, le vice-ministre grec de l’Enseignement, de la Recherche et des Cultes, Konstantinos Zouraris, a rendu visite au métropolite de Belgique Athénagoras au siège de l’archevêché à Bruxelles ; il était accompagné par Mme Myrsini Roumeliotou, coordinatrice pour l’enseignement à Bruxelles et par Mme David, responsable du dossier « enseignement » à la représentation permanente de la Grèce auprès des communautés européennes à Bruxelles. A son arrivée, le vice-ministre a été accueilli par le métropolite, le vicaire général et des collaborateurs de l’Archevêché. Après s’être recueilli dans l’église de Ste-Marina, il a eu un entretien privé avec le métropolite. Durant cet entretien, le vice-ministre a reçu des informations sur la présence orthodoxe dans les pays du Benelux et principalement sur l’hellénisme dans les trois pays de l’Archevêché, outre la sollicitude pastorale de l’Eglise-mère, le Patriarcat œcuménique, pour la vie spirituelle des Grecs, mais pas seulement, dans la diaspora orthodoxe. Ensuite, M. Zouraris a été informé sur l’Ecole grecque de Bruxelles, dont le bâtiment a été offert à l’Archevêché par la famille Kestekidis et que l’Archevêché a mis durant de longues années à la disposition de l’Ecole. Une collaboration harmonieuse existe entre l’Archevêché et la coordinatrice de l’enseignement en Belgique pour la signature d’un protocole régissant l’utilisation du bâtiment. 
Le vice-ministre a aussi été renseigné sur l’enseignement du cours de religion dans les écoles publiques belges et les écoles européennes. Il a manifesté sa joie et son admiration pour ce qui est accompli dans ce domaine par près de trois-cents enseignants. Le métropolite a encore évoqué le « Centre de la Grèce » à l’université de Gand, où des professeurs et chercheurs philologues ont le souci de mettre la Grèce en valeur. L’un d’eux est Marc Janse qui s’est spécialisé dans le dialecte cappadocien. Le métropolite a proposé au vice-ministre de rendre visite à ce centre gantois lors d’une prochaine visite à Bruxelles. Enfin, ayant appris que le siège de l’Archevêché avait été rénové de fond en comble, M. Zouraris a manifesté le désir de visiter le bâtiment. 
L’entretien s’est déroulé dans un climat très amical et de respect mutuel.

Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle

Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle pour son pays. Pour le patriarche celle-ci apporterait la paix au pays. Il a rappelé dans son homélie, dimanche dernier, que la tradition monarchique est très ancienne en Géorgie.

Source : Orthodox christianity

L’évêque diocésain de l’Église orthodoxe d’Ukraine a prié devant l’église scellée à Kolomyïa

L’évêque d’Ivano-Frankiv et Kolomyïa Tykhon a procédé, le 18 juin, à la récitation de l’hymne acathiste à saint Job de Potchaïev devant l’église de Kolomyïa, dont les portes ont été scellées par les autorités ukrainiennes. L’évêque était assisté par les prêtres de l’église et du diocèse, rassemblés pour soutenir les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine qui, pour la troisième semaine consécutive, sont contraints à prier devant les portes fermées de leur église. L’évêque Tikhon s’est adressé avec des paroles de soutien aux paroissiens faisant face à ces difficultés. Comme l’a souligné le hiérarque, les chrétiens, à l’instar des apôtres, doivent suivre le Christ sans tarder, prier et avoir une foi et une espérance fermes dans le Seigneur. Le 4 juillet, le jour de la Pentecôte, treize prêtres uniates avaient tenté de s’emparer de l’église, suite à quoi, celle-ci a été scellée « jusqu’à la régularisation du problème dans le cadre de la législation ». Les autorités locales effectuent des tentatives d’inspection inopinées, injustifiées, de l’édifice. De leur côté les clercs uniates organisent auprès de l’église des offices d’intercession à caractère de meetings. Les fidèles de l’église continuent à se tenir dans la prière devant l’église. Les fidèles déclarent qu’ils continueront leur action jusqu’à ce que leurs droits constitutionnels soient rétablis et les portes de l’église ouvertes à nouveau.

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Message de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

En ces jours d’après-fête de la Pentecôte, nous, évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, nous sommes réunis en Assemblée épiscopale à Buchendorf, près de Munich, sous la protection de l’icône de la Mère de Dieu de Koursk. Cette année, nous commémorons avec tristesse le centenaire des événements sanglants de 1917, mais nous sommes simultanément emplis de joie par l’anniversaire du centenaire de la restauration du Patriarcat en Russie et le dixième anniversaire du rétablissement de l’unité au sein de l’Église russe. Nous nous rappelons de ceux qui ont œuvré au rétablissement de cette unité ainsi que ceux qui continuent à travailler au renforcement de nos liens spirituels. En la fête de l’Ascension du Seigneur, nous avons prié avec le primat de l’Église orthodoxe russe et le président de la Fédération de Russie lors des offices de la dédicace de l’église de la Résurrection du Christ et des saints néomartyrs et confesseurs de Russie située à la Lioubianka à Moscou, et nous terminons la session de notre Assemblée par la grande consécration de la cathédrale des saints néomartyrs et confesseurs de Russie à Munich, qui est la seule église relevant de l’Église russe hors-frontières dans laquelle a célébré Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Alexis, qui signa avec le métropolite Laur, tous deux d’éternelle mémoire, l’acte d’unité de l’Église orthodoxe russe. Nous avons toujours eu conscience du fait que cette unité extérieurement ébranlée a toujours été conservée dans sa dimension spirituelle. Nous commémorons également, avec gratitude envers Dieu, le centenaire de la naissance, en 1917, du néomartyr de l’Église russe, qui a justifié l’affirmation selon laquelle « le sang des martyrs chrétiens est la semence de la foi ». Il s’agit de St Alexandre de Munich (Schmorell), qui a versé son sang en Allemagne. À l’occasion de ce centenaire, non loin de sa tombe, a été achevée la construction de notre cathédrale. Celle-ci a été consacrée par Sa Béatitude le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, avec lequel concélébraient le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, l’ensemble de l’épiscopat de celle-ci, des hiérarques venus de Russie et d’Ukraine, des hiérarques des autres Églises orthodoxes locales. À la lumière de l’exploit des Néomartyrs russes, au nombre desquels figure aussi St Alexandre, il y a ici un pont unissant Orient et Occident. Le rétablissement du Patriarcat au cours du Concile local de l’Église russe, que nous fêtons aussi, fut un pas positif vers le retour à nos sources chrétiennes, à l’expérience du millénaire de l’existence de l’organisme ecclésial. Le rôle principal dans le rétablissement du Patriarcat a été joué par le hiérarque qui, par la suite, devint le premier primat de l’Église russe hors-frontières, Sa Béatitude le métropolite de Kiev et de Galicie Antoine (Khrapovitzky). S’appuyant sur les actes du Concile local de 1917-1918, il préserva dans les pays lointains de la Russie, avec ses frères dans l’épiscopat, la conciliarité de l’administration ecclésiale, et ce faisant, la fidélité à l’héritage de l’Église-Mère en Russie. La théologie du métropolite Antoine a ramené la conscience ecclésiale aux sources des saints Pères, elle a purifié la théologie russe d’influences étrangères et extérieures, a défini en grande partie la théologie de l’Église hors-frontières, et s’est manifestée dans la pratique du ministère pastoral dont elle a hérité. Le triomphe de la conciliarité de l’Église russe ainsi que de ses néomartyrs réside dans le fait que, malgré l’effondrement de l’Empire orthodoxe et l’instauration d’un pouvoir ayant pour but idéologique la lutte contre Dieu et tous ceux qui croyaient en Lui et le glorifiaient, la foi et l’Église n’ont pu être anéanties. En raison de l’athéisme qui commençait au XIXème siècle, le haut fait du témoignage de la foi « jusqu’à la mort » revêt une signification particulière, de même que l’exemple de pureté de la vie familiale du dernier empereur russe. Nous sommes tous appelés à prendre conscience de l’importance de la vie spirituelle, tant parmi les peuples de Russie, que dans le monde entier. La catastrophe spirituelle du peuple russe a amené l’effondrement du système d’organisation étatique d’un grand pays, avec de terribles souffrances. Comment a-t-il pu se produire qu’une partie importante du peuple qui, pendant presque mille ans portait le nom du Christ, se soit retournée contre l’Église ? Saint Jean de Cronstadt a pointé du doigt prophétiquement, à plusieurs reprises, les conséquences du reniement de l’Église. « Vous serez comme des dieux… » (Gen. 3,5) est devenu le slogan du nouvel ordre, et les gens ont aspiré à construire le monde sans Dieu. « La foi en la parole de Vérité, la Parole Divine, a disparu et a été remplacée par la foi dans la raison humaine », écrivait saint Jean, « l’obéissance des enfants aux parents, celle des enseignés aux enseignants, ont disparu… Les mariages sont profanés, la vie familiale se décompose ». Aujourd’hui, les peuples, tant dans la Patrie qu’à l’étranger, se trouvent devant le choix suivant : où bien développer l’édification spirituelle des âmes ou se donner exclusivement à la recherche de la prospérité matérielle. Que Dieu ne permette pas que nous assistions aux conséquences violentes d’un choix spirituel et moral erronés, à savoir livrer volontairement son âme aux succédanés venant du malin. Aussi, encore et à nouveau, nous appelons avec espoir, à la purification de la conscience, non dans le sens politique, mais spirituel, en fixant du regard la voie des saints Néomartyrs, et à se séparer des symboles de l’athéisme, à mettre fin à l’ancienne glorification des assassins qui consistait à attribuer leurs noms aux villes et aux villages, aux rues et aux places, aux stations de métro et aux parcs ; nous appelons à retirer de la place centrale du pays le corps de celui auquel est lié l’établissement du pouvoir ennemi de Dieu, de celui qui a sacrifié à son idéologie des millions de gens. Le retour aux sources chrétiennes est la base du choix moral. Il se bâtit sur la recherche de Dieu, la vie dans l’Église, l’étude de sa foi, la croissance et le renforcement dans l’exploit moral. C’est de ses parents que l’on doit recevoir la première expérience de la connaissance de Dieu, de la prière, de la participation aux Sacrements. Nous appelons les parents à œuvrer à leur perfection spirituelle, à enseigner leurs enfants non pas autant par les paroles que par les actes. C’est précisément dans la famille, cette « petite Église » qu’est créée et préservée une vie ecclésiale sensée et complète. L’exil d’une multitude de personnes de Russie a amené la rencontre du monde occidental et de l’Orthodoxie. C’est ainsi que la Providence Divine a fait que l’éloignement du bien provoque de bonnes conséquences. Et aujourd’hui, les chrétiens orthodoxes séjournant dans les pays occidentaux, où la crise de la vie familiale est aiguë, sont appelés à servir d’exemple de pureté morale dans leur milieu ambiant, tant dans la vie chrétienne familiale que monastique. Rappelant tout cela, écrions-nous courageusement, dans la joie lumineuse de l’Église, avec le saint apôtre Paul, avec saint Jean de Cronstadt, avec la famille du Tsar-martyr et les innombrables néomartyrs et confesseurs de Russie : « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil. 4,13). Avec amour en Christ, +

HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église russe hors-frontières (suivent les signatures des membres du Concile des Evêques) ».

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Le patriarche de Jérusalem s’est rendu à Constantinople pour participer avec le patriarche œcuménique Bartholomée à un pèlerinage en Cappadoce

Le Patriarche œcuménique a reçu la visite, le matin du vendredi 16 juin, du patriarche de Jérusalem Théophile, accompagné par l’archevêque de Konstantina Aristarque et de l’archidiacre Marc. Le patriarche Théophile était invité par le patriarche œcuménique Bartholomée à participer au pèlerinage annuel en Cappadoce. Le patriarche de Jérusalem a été accueilli sur l’aérodrome par le métropolite d’Iconium Théolèpte avec l’archevêque d’Anthidonos Nectaire, représentant du Saint-Sépulcre à Constantinople. À l’entrée du Patriarcat, il a été accueilli par le métropolite de Kallioupolis et Madyta Stéphane et les clercs de la Cour patriarcale, tandis que, devant l’entrée de l’église patriarcale Saint-Georges, les laïcs travaillant dans les services de la maison patriarcale l’attendaient pour recevoir sa bénédiction. Après avoir vénéré les icônes de l’église patriarcale, le patriarche Théophile s’est dirigé vers la Salle du Trône où il a été reçu par le patriarche Bartholomée. Les archevêques catholique-romains de Lecce et de Bari ainsi que le R.P. Andrea Palmieri, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens étaient également présents à la réception. Ils participeront également à la visite-pèlerinage qu’accomplit chaque année le patriarche œcuménique en Cappadoce.

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Symposium à Bucarest sur la réception des décisions du Concile de Crète

Un symposium organisé par le département de théologie de la Faculté « Patriarche Justinien » a eu lieu le jeudi 15 juin à Bucarest au sujet de la « réception des décisions du Saint et Grand Concile ». Le séminaire a eu lieu dans le cadre du 1er anniversaire du Saint et Grand Concile, qui a été convoqué du 16 au 26 juin de l’année passée en Crète. L’évêque de Ploiești Varlaam, qui a participé au Concile, a suivi les travaux du symposium. Lors de celui-ci, des professeurs de la Faculté ont présenté des communications concernant les textes et les décisions du Saint et Grand Concile. Au début des travaux a été lu le message du patriarche de Roumanie Daniel par le père Michel Tita, conseiller patriarcal. « Le Concile de Crète a confirmé expressément que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique » a déclaré le patriarche Daniel, mentionnant que « la délégation de l’Église roumaine a participé activement aux travaux du Concile et cela a été apprécié par les hiérarques présents en Crète ». Les orateurs ont également souligné que le Saint et Grand Concile n’était pas 

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Appel du métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, aux autorités municipales de Kiev, afin de ne pas autoriser la « gay pride » dans la ville le 18 juin

Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre, a appelé la mairie de Kiev à ne pas permettre le déroulement de la « gay pride » prévue le 18 juin dans cette ville. L’appel a été envoyé par le métropolite le 14 juin aux autorités. En outre, celui-ci a donné sa bénédiction pour que des prières soient élevées dans toutes les églises et monastères afin que « le Seigneur ne permette rien de tel ». Nous reproduisons ci-après le message in extenso : « En relation avec la publication d’informations sur l’organisation, dans notre capitale, de la soi-disant ‘marche de l’égalité ‘, à laquelle des gens qui prennent le nom de « société LGBT » veulent participer le 18 juin de cette année, je m’adresse à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe d’Ukraine par un appel à la prière renforcée, afin que ce projet 

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Rencontre du métropolite de Borispol et Brovary Antoine (Église orthodoxe d’Ukraine) et du nonce apostolique à Kiev, Mgr Claudio Gugerotti

Lors de la rencontre du métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, et du nonce apostolique à Kiev, Mgr Claudio Gugerotti, a été discutée la situation des relations entre orthodoxes et catholiques-romains au niveau global et ukrainien. La rencontre a eu lieu le 14 juin avec la bénédiction du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. À l’entretien assistait également le vice-président du Département des affaires extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine, l’archiprêtre Nicolas Danilevitch. La position de l’Église orthodoxe d’Ukraine concernant les événement récents qui se sont produits à l’église de Kolomyïa où un conflit a éclaté entre gréco-catholiques et orthodoxes,

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Le patriarche de Serbie Irénée a reçu Mme l’ambassadeur de France pour une visite d’adieu

Le 14 juin, le patriarche de Serbie Irénée a reçu l’ambassadeur de France en République de Serbie, Mme Christine Moro, dans les locaux du Patriarcat de Serbie à Belgrade. Mme Moro a exprimé sa gratitude au primat de l’Église orthodoxe serbe pour la chaleureuse réception, au cours de laquelle ont été évoquées l’histoire et la coopération des peuples serbe et français. Le patriarche Irénée a remercié son hôte pour cette visite et la considération manifestée durant son mandat diplomatique en Serbie, lui souhaitant tout bien du Seigneur dans la poursuite de sa mission. À la réception assistaient une fonctionnaire de l’ambassade de France et le chef de cabinet du patriarche, le diacre Alexandre Prašćević.

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Fête de saint Justin Popović au monastère de Ćelije (Serbie)

« Durant sa vie terrestre, par la volonté des persécuteurs athées, saint Justin est devenu reclus, confesseur de la foi du Christ. Durant trois décennies, il était rare qu’il sorte du monastère de Ćelije. Néanmoins, sa parole sagesse et emplie d’amour parvenait à ceux qui cherchaient Dieu, loin de ce lieu saint, près de la rivière Gradac. Aujourd’hui, elle arrive encore plus loin. Afin de lui offrir ses prières, le peuple fidèle venu de tout le monde orthodoxe, guidé par ses pasteurs, se rassemble à Ćelije » écrit le rédacteur du site du diocèse de Valjevo. Le 14 juin 2017, date de la fête de St Justin le philosophe et de St Justin Popović, la sainte Liturgie était célébrée par l’évêque de Valjevo Miloutine, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’archevêque de Michalovce-Košice Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie), l’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice, l’évêque de Ras et Prizren Théodose, l’évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande Silouane, ainsi que l’évêque émérite de Zahum et Herzégovine Athanase, assistés par l’archimandrite Méthode, pro-higoumène de la Laure athonite de Chilendar, de l’archimandrite Dorothée, recteur du monastère de la Sainte-Trinité à Bredared (Suède), ainsi que de nombreux prêtres et hiéromoines venus d’un grand nombre de diocèses. « Après avoir traversé le ‘Golgotha’ albanais avec l’armée serbe, le roi Pierre et le métropolite Dimitri, le jeune séminariste Blagoje Popović a prononcé ses vœux monastiques en l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva (maintenant détruite) à Shkodra, en Albanie, et est devenu le moine Justin, portant ainsi le nom du saint ancien Justin le Philosophe. Au moment de la crucifixion de son Église et de son peuple, il prit sur lui la Croix du Christ et jusqu’à la fin de sa vie terrestre, à l’instar de Simon de Cyrène, il porta le Golgotha du Christ, le sien propre et celui de son peuple. Le père Justin était un témoin vivifiant du Christ Dieu, crucifié et ressuscité » a dit dans son homélie le métropolite Amphiloque, qui a ajouté : « Le père Justin savait que celui porte la Croix précieuse, recevra la force et la lumière de la Résurrection du Christ. Ainsi, notre staretz le père Justin a vécu sa résurrection. Par lui et par les prières des sœurs de Ćelije intégrées à ce lieu saint, nous ressuscitons également, nous rassemblant sur ce saint lieu, sur cette sainte montagne. Et nous ressuscitons, nous inspirant et nous éduquant par la puissance de Dieu et l’exemple de Ses saints qui ont sanctifié ces terres de la Serbie centrale… Ici ont montré leur éclat les reliques du saint évêque Nicolas et du père Justin, deux luminaires merveilleux. C’est ce que ce peuple a engendré ! En ces temps insensés et athées, Dieu nous a envoyés ces nouveaux apôtres, et par nous, à toute l’Europe et au monde ». L’évêque de Valjevo Miloutine, de son côté, a exprimé sa grande joie pour ce rassemblement, autour de la châsse du père Justin, des évêques, des prêtres et des fidèles, venus cette année aussi, de tous les confins du monde : du Kosovo et de la Métochie, de Herzégovine, d’Australie, de Slovaquie, du Monténégro, du Mont Athos. Quant à l’archevêque de Michalovce-Košice Georges, il a rappelé que le père Justin avait séjourné, pour une mission particulière, en Slovaquie. Le ministère épiscopal lui avait été proposé pour ce pays, mais, se considérant indigne, il le refusa. Néanmoins, dans ces régions, Abba Justin n’a jamais été oublié. Il les a visitées, il parlait avec les prêtres, et à l’instar des évêques de l’époque, notamment de l’évêque Dosithée [futur métropolite de Zagreb, torturé par les oustachis, ndt], il a aidé la renaissance de l’Orthodoxie en Tchéquie et en Slovaquie. « J’apprécie beaucoup la mission, l’œuvre, et l’aide de l’épiscopat serbe à notre Église » a poursuivi l’archevêque Georges, soulignant: « Nos prêtres viennent sur le territoire de l’Église orthodoxe serbe, où ils progressent spirituellement. Lorsque je vois vos visages, je constate qu’il n’y a pas de différence entre nous. Nous sommes un seul peuple, non pas seulement en raison de la similitude de la langue. En premier lieu, en raison de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, ce que notre saint Abba proclamait magnifiquement. Il était le théologien de la poésie ». Transmettant la bénédiction du métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie, Mgr Rastislav, l’archevêque Georges a exprimé au nom de celui-ci sa gratitude à Mgr Miloutine pour l’honneur qu’il lui a fait de permettre au clergé de son Église de célébrer auprès des saintes reliques. L’higoumène du monastère de Ćelije, Mère Glycérie, a évoqué la bénédiction que le père Justin avait envoyée en 1971, par son intermédiaire et celui de la regrettée Mère Justine, à « ses enfants Athanase, Amphiloque et Artème », alors jeunes moines séjournant à Athènes. Par cette bénédiction, a révélé le métropolite Amphiloque, le père Justin les appelait à être « témoins du Dieu-homme Christ, qui en Lui rassemble tous les mondes connus et inconnus, à être témoins du Christ, Dieu parfait et homme parfait, avec tous les saints » ( …) L’archimandrite Méthode, pro-higoumène du monastère athonite de Chilendar, a rappelé que saint Justin n’était jamais allé sur le Mont Athos. Il se trouvait reclus pour la confession de la foi et ne pouvait aller vénérer les saints lieux. Mais, en esprit, il était avec les moines athonites, du temps de sa vie sur terre, mais encore plus depuis qu’il est parti vers le Seigneur. Le premier office au père Justin a été composé par un hymnographe athonite, et ses homélies et passages de ses livres sont souvent lus dans le ‘Jardin de la Mère de Dieu’ [c’est-à-dire le Mont Athos, ndt], a déclaré l’archimandrite Méthode. De même, dans le texte de la Synaxe des higoumènes athonites et des représentants des monastères athonites au sujet des documents préparés pour le Concile tenu récemment en Crète, il y a de nombreux passages tirés des œuvres du père Justin. Alors qu’il était étudiant et souhaitait devenir moine, l’archimandrite Méthode a souvent prié le père Justin et le saint évêque Nicolas. Il venait aussi à Ćelije le jour de l’Annonciation [jour du trépas de St Justin, ndt]… « Aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard, je viens comme moine et prêtre en ce saint lieu. Et un miracle du père Justin s’est réalisé sur ma personne : il m’a renforcé pour faire ce pas, quitter le monde et devenir moine. Aussi, ma supplication au père Justin est qu’il prie le Seigneur pour le salut des âmes de nous tous et de nos proches » a conclu l’archimandrite Méthode.

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Rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec les chefs des missions diplomatiques de l’Amérique latine

Le 8 juin, le patriarche Cyrille a reçu au monastère Saint-Daniel à Moscou les chefs des missions diplomatiques d’Amérique latine en Russie. Seize diplomates participaient à cette rencontre, dont une majorité d’ambassadeurs.

« Le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a rappelé que l’histoire de l’orthodoxie russe en Amérique latine avait commencé en 1901, quand la première église orthodoxe, dédiée à la Sainte-Trinité, a été construite à Buenos-Aires. Selon Sa Sainteté, il y a aujourd’hui des églises orthodoxes russes dans la plupart des pays d’Amérique latine. Leur principale mission est d’assurer la pastorale des expatriés russes et, plus généralement, des slaves orthodoxes vivant dans ces pays. »

Il est ensuite revenu sur ses visites en Amérique latine et sur les liens de l’Église orthodoxe russe avec différents pays. Il a aussi observé : « J’ai toujours senti, et cette fois plus particulièrement, qu’il y a beaucoup en commun entre la Russie et l’Amérique latine. D’abord, la foi chrétienne est très forte et vivante, c’est vraiment la foi de millions de personnes. Le christianisme, dans notre pays comme en d’Amérique latine, est un facteur important non seulement dans la vie spirituelle, mais aussi dans la vie intellectuelle. En Russie comme en Amérique latine, j’ai vu des églises pleines à craquer, j’ai vu d’excellents exemples de mission chrétienne, notamment parmi les pauvres. J’ai remarqué un grand intérêt pour la Russie, nous avons partout été accueilli chaleureusement et avec émotion, reçu de nombreuses marques de sympathie. »

Il a abordé également la construction de nouvelles églises orthodoxes à Moscou: « A l’heure actuelle, nous avons déjà bâti plus de 40 églises, mais nous commençons à comprendre que 200, ce ne sera pas assez. Nous ne faisons que commencer à construire, et les églises sont déjà si pleines qu’il n’y a pas de place, à la liturgie dominicale les gens n’ont pas où se tenir. »

Il est revenu sur sa rencontre avec le pape François à Cuba, signalant que depuis celle-ci les échanges entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique se sont intensifiés : « Comme l’Amérique latine et la Russie ont un rôle particulier à jouer dans la sauvegarde et le développement du christianisme contemporain, nous avons décidé que la première rencontre de l’histoire entre le Patriarche de Moscou et de toute la Russie et le Pape de Rome devait avoir lieu sur le sol latino-américain, a raconté Sa Sainteté. Les problèmes qui sont apparus dans les rapports entre les Églises d’Orient et d’Occident, entre orthodoxes et catholiques, sont beaucoup liés au contexte historique européen. Mais ils n’ont touché directement ni la Russie à l’époque, ni l’Amérique latine. Nous avons hérité des conséquences de la séparation qui s’est produite. Certes, aujourd’hui, entre orthodoxes et catholiques, il existe des différences, notamment des divergences théologiques. Nous avons conscience de leur importance et soutenons le dialogue théologique qui se poursuit entre nos Églises. Nous ne cherchons pas à minimiser ces divergences, mais nous comprenons en même temps que les chrétiens d’Amérique latine et de Russie peuvent réellement collaborer, qu’ils peuvent jouer de la force du christianisme pour résoudre de nombreux problèmes inquiétant la société d’aujourd’hui. »

Source et intégralité de l’information (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

Communiqué de la Vème réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« Le mercredi 7 et le jeudi 8 juin a eu lieu, en la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica (Monténégro), la cinquième réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates, dont la tâche est d’examiner ensemble le rôle du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Le thème de la rencontre était « Le cardinal-archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ». Au nom du Saint-Siège, la séance était présidée par R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Les représentants de l’Église orthodoxe serbe qui ont participé aux travaux de la Commission étaient : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, ainsi que des spécialistes qui ont été invités à cette occasion, à savoir le professeur Ljubodrag Dimić, professeur à la faculté de philosophie de Belgrade, le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique de l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade, et la professeur Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Les représentants de la Conférence des évêques croates qui ont participé à la session de cette commission étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Mgr Ratko Perić, ainsi que le Dr Jure Krišto et le Dr Mario Jareb, conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire. L’absence de l’évêque de Požega Antun Škorčević, membre de la commission, était excusée. Il est prévu que la prochaine et dernière session de la Commission soit tenue à Rome les 12 et 13 juillet 2017, au cours de laquelle seront résumés les travaux de la Commission qui ont eu lieu jusqu’à maintenant ».

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Troisième anniversaire de la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ à Tirana

Le 1er juin marque le troisième anniversaire de la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ à Tirana, un événement qui comportait de nombreuses significations et qui est toujours actuel. Premièrement, en ce jour, nous nous remémorons le temps où « l’œil spirituel » orthodoxe a été arraché violemment par le régime athée pour finalement retourner au centre de la capitale du pays. Deuxièmement, ce jour marque la confirmation finale de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie dans le sein de l’Église orthodoxe universelle, en tant qu’égale parmi les égales. Cela a été témoigné, sans laisser de place à des remarques équivoques, par la participation dans la divine Liturgie de toutes les autres Églises. Les offices [de consécration de la cathédrale] ont alors été présidés par Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée et Leurs Béatitudes Théophile, patriarche de Jérusalem, Irénée de Serbie, Daniel de Roumanie, Chrysostome de Chypre, Anastase de Tirana, Durrës et de toute l’Albanie, et Sava, archevêque de Varsovie. Concélébraient avec eux les métropolites et représentants des Patriarcats d’Alexandrie, Antioche, Moscou, Bulgarie et Géorgie. Pendant la cérémonie, le patriarche œcuménique a affirmé que : « Nous sommes rassemblés ici aujourd’hui pour célébrer un événement grand et historique tels que la consécration de la sainte église de la Résurrection qui confirme également la résurrection de l’Église orthodoxe autocéphale en Albanie… À ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, la résurrection semble être un mythe. Mais, par la vie des saints, nous obtenons l’expérience de la Résurrection, qui est à la fois une réalité et une expérience vitale pour nous. En ce sens, la consécration de cette splendide cathédrale de la Résurrection est une preuve que la Résurrection est une réalité et que l’Église orthodoxe en Albanie qui mourut naguère à cause de la persécution athée, est déjà à nouveau vivante, pleine de vie et de créativité ». Troisièmement, cette événement est une preuve évidente des réussites formidables accomplies par l’Église orthodoxe d’Albanie durant ces années de la résurrection merveilleuse et sans précédent de l’Église orthodoxe d’Albanie de ses ruines et tout ceci est dû au travail extraordinaire de l’archevêque Anastase. Quatrièmement, le complexe de la cathédrale est une œuvre architecturale et artistique magnifique. Il convient de mentionner particulièrement la grandiose mosaïque, les fresques de la chapelle de la Nativité du Christ et la grande salle d’exposition, qui est l’une des possibilités offertes aux activités artistiques. En outre, le complexe est devenu un site touristique « à ne pas manquer » pour les touristes visitant Tirana. En mémoire de ce jour important, la divine Liturgie a été célébrée, le 1er juin de cette année, en la cathédrale de la Résurrection du Christ. L’office était présidé par l’archevêque Anastase et les autres membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Albanie. S.E. Ignace, métropolite de Berat, S.E. Jean, Métropolite de Korçë, S.E. Dimitri, métropolite de Gjirokastër, S.E. Nicolas, métropolite d’Apollonia et Fier, S.E. Nathanaël, métropolite d’Amantia et l’évêque Asti de Bylis. Plus de quarante prêtres et diacres de l’archevêché et des diocèses métropolitains ont concélébré la Liturgie. La prédication était effectuée par le père Luc Veronis, venu des États-Unis, qui a servi pendant plusieurs années en Albanie. Finallement, s’adressant aux participants au sujet de cette journée historique, l’archevêque Anastase a rappelé qu’il y a trois ans, pendant la cérémonie de consécration, de nombreux représentants de toutes les Églises orthodoxes et huit primats étaient présents. Il a également souligné que « Lorsque nous avons initié cette tentative, nous ne pouvions imaginer l’abondance des dons que notre Seigneur nous accorderait dans les années à venir. Notre cœur est empli de gratitude pour tout cela. Le fait que nous sommes ici tous ensemble aujourd’hui, que tout le clergé de notre Église est uni, de même que les laïcs, est un signe pour l’Église vivante d’Albanie. Aussi, exprimons notre gratitude non seulement par nos sentiments, puisqu’ils ne durent pas longtemps, mais aussi en unissant nos vies avec la volonté de Dieu ». Comme l’a souligné l’archevêque Anastase dans son allocution, tout le clergé de l’Église autocéphale d’Albanie, venus de l’archevêché et des cinq autres diocèses, ont participé à la célébration. Après la divine Liturgie, ils se sont rassemblés dans le hall de la cathédrale pour assister à une conférence sur le rôle et les devoirs du clerc orthodoxe. Dans la conférence, l’archevêque Anastase s’est concentré sur la relation étroite que doit entretenir le clergé avec les livres et lectures spirituelles. Pendant la conférence, des discussions ont eu lieu sur des thèmes spécifiques et deux courts documentaires ont été présentés au sujet des aspects de la construction de la cathédrale et le rétablissement de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie.

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La visite annuelle de l’Institut de Chambésy (Suisse) à Constantinople

Selon la tradition établie depuis plusieurs années, l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy (Genève) a effectué son pèlerinage annuel au siège du Patriarcat œcuménique à Istanbul du 9 au 13 juin. Conduit par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, le groupe comprenait les professeurs de l’Institut archevêque Job de Telmessos et Constantin Délikonstantis, l’évêque Makarios de Lampsaque, vicaire du métropolite de Suisse, et dix étudiants venant de pays différents (Grèce, Canada, Russie, Biélorussie, Serbie et Géorgie). Au cours de cette visite, les membres de l’Institut ont été reçus en audience par le patriarche Bartholomée, ont participé aux vêpres célébrées au monastère de la Source Vivifiante à Baloukli et à la liturgie du dimanche de Tous les saints, fête également des saints apôtres Barnabée et Bartholomée, célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges et présidée par le patriarche. Au programme également la visite de plusieurs hauts lieux de Constantinople : Sainte-Sophie, monastère de Chora, la Vierge des Blachernes ainsi que le monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Halki au large d’Istanbul, siège de la célèbre école théologique du Patriarcat œcuménique, où le groupe a été accueilli par le métropolite Elpidophore de Pruse, higoumène de cette institution. Le programme a été complété par la rencontre avec deux métropolites doyens du patriarcat, Mgr Constantin de Derkos et Mgr Athanase de Chalcédoine, président du conseil d’administration du Centre orthodoxe de Chambésy, qui ont tous les deux reçu très chaleureusement les évêques, les professeurs et les étudiants en théologie de l’Institut.

Source de la photographie : Romfea

Interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur à la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Paris, à la chaîne TV de l’Église orthodoxe serbe

On peut visionner ici une interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, à la chaîne « TV Hram » de l’Église orthodoxe serbe. Le protodiacre Alexandre Kedroff dirigeait son chœur à la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, dans le cadre du Vème festival de musique sacrée qui s’est déroulé du 3 au 6 juin en Serbie. Le chœur chante ici le Notre Père, dont le compositeur est Nicolas Kedroff-père. Les questions de l’interview sont posées en serbe, tandis que le protodiacre Alexndre répond en français.

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Déclaration du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine au sujet des événements qui se sont produits en l’église de la ville de Kolomyïa, dans la région d’Ivano-Frankiv, en Ukraine occidentale

Suite à l’irruption de 13 prêtres uniates dans la paroisse orthodoxe ukrainienne de Kolomyïa , en Ukraine occidentale, le département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine a publié le communiqué suivant :

« Le 4 juin 2017, en la fête de la Pentecôte, 13 prêtres de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, avec leurs fidèles et le soutien des miliciens de la « Centaine noire », sont entrés dans l’église de l’Annonciation, qui dépend de l’Église orthodoxe d’Ukraine, où ils ont célébré la liturgie. Depuis lors, l’église est fermée illégalement, tandis que la communauté paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine n’a pas la possibilité de prier dans son église. Actuellement, des discussions sont en cours au sujet du sort ultérieur de l’église. Hormis la tentative du clergé et des fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine de s’emparer de l’église susmentionnée, des menaces sont également proférées, visant à l’accaparement d’une autre église appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine à Kolimyïa, à savoir l’église de la Sainte-Dormition. Des menaces sont également proférées envers le recteur de cette église, l’archiprêtre Nicolas Smetaniouk. On effraye les fidèles de notre Église, on diffuse des calomnies, des menaces de violence, celles-ci émanant entre autres des aumôniers uniates, dont le p. Michel Arsenitch. Des tracts comportant des informations mensongères et des appels dirigés contre notre Église sont distribués aux habitants de la ville de Kolomyïa. La paroisse de l’Église orthodoxe d’Ukraine utilise le local de l’église de l’Annonciation sur des bases légales et ce depuis 1990. Actuellement, le diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne dispose d’aucune confirmation juridique du fait que l’église en question lui a été remise sous condition qu’elle soit rendue à l’avenir à l’Église ukrainienne gréco-catholique. Si le diocèse gréco-catholique considère que l’église de l’Annonciation de la Très sainte Mère de Dieu est son église, il lui faut prouver lа justesse de ses affirmations de façon civilisée, à savoir au moyen d’un jugement. Malgré la position irénique adoptée à cette occasion dans la déclaration officielle du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et l’assurance donnée que « les événements mentionnés n’étaient pas pris à son initiative », le diocèse n’explique pas la participation dans ce conflit des prêtres de l’Église gréco-catholique, qui visent à l’accaparement de l’église paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine et appellent à s’en emparer. Nous considérons également inopportuns et intempestifs les appels, dans ladite déclaration, au rétablissement de « la justice historique » qui, selon le contenu de la déclaration, réside dans le fait que la communauté de l’Église orthodoxe d’Ukraine doit restituer l’église, qui à une certaine époque aurait soi-disant appartenu à l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Nous voyons dans une telle approche le danger de nouveaux affrontements interconfessionnels qui se baseraient sur le « rétablissement de la justice historique ». Nous considérons qu’en ce moment donné, il ne faut pas recourir à de telles actions qui peuvent amener à des prétentions réciproques à la propriété des églises entre les différentes confessions. Par exemple, à Kiev, l’église Saint-Nicolas à Aksoldova Mogila, et aussi l’église Saint-Nicolas dans le quartier de Podol ainsi que d’autres églises historiques, qui aujourd’hui sont utilisées par les communautés gréco-catholiques, ont été en leur temps construites comme églises orthodoxes et appartenaient historiquement à l’Église orthodoxe. Entre autres, l’archiprêtre Alexandre Glagolev (1872-1937), théologien orthodoxe connu, célébrait en l’église Saint-Nicolas à Podol. Aussi, si l’on suit cette logique, l’Église gréco-catholique doit également restituer à l’Église orthodoxe d’Ukraine les églises que ladite confession utilise actuellement, cette dernière « n’ayant aucun droit moral et juridique », selon la même logique poursuivie dans la déclaration, de « renoncer » à ses églises en faveur d’autres confessions religieuses ». La situation qui s’est créée autour de l’église de l’Annonciation à Kolymïa peut provoquer des actions réciproques visant des églises gréco-catholiques dans d’autres régions d’Ukraine. Nous sommes certains qu’une telle approche n’apportera pas la paix et la stabilité dans les rapports interconfessionnels. L’Église orthodoxe d’Ukraine se prononce pour la paix interconfessionnelle et le refus de tout affrontement religieux. En outre, comme on le sait, l’Église gréco-catholique d’Ukraine dispose d’environ 20 églises à Kolomyïa, alors que l’Église orthodoxe d’Ukraine n’en a que 2. Aussi, la tentative de s’emparer de l’église de l’Annonciation ne saurait être causée par le manque de lieux de prières pour les fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Après avoir pris connaissance des films vidéo pris sur le lieu du conflit, nous constatons que les prêtres uniates qui sont entrés dans l’église de l’Annonciation afin de convaincre la communauté orthodoxe de changer son appartenance confessionnelle, ont eu recours à une rhétorique absolument hostile et au harcèlement ouvert de leurs concitoyens selon leur appartenance confessionnelle. Nous sommes convaincus que de telles actions du clergé gréco-catholique ne correspondent pas à l’orientation des relations entre orthodoxes et catholiques-romains. En effet, conformément à la déclaration de La Havane, « Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables » (Déclaration de La Havane, point 25). Nous appelons les dirigeants de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, ainsi que ceux du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy, à aborder la résolution de cette question dans le calme et avec précaution, dans un esprit d’amour chrétien et de respect des convictions religieuses d’autres personnes, dans un esprit de pleine responsabilité ».

Source

Rencontre chaleureuse de l’archevêque d’Athènes et du patriarche oecuménique

Le patriarche œcuménique Bartholomée a rencontré, le 6 juin, l’archevêque Jérôme, à l’archevêché d’Athènes. Le patriarche a mentionné la situation actuelle en Grèce, soulignant que « l’Église se tient aux côtés du peuple grec et le soutient dans les nécessités auxquelles il fait face », et, s’adressant à l’archevêque, il a souligné que « par vos paroles et vos actes, vous soulagez le peuple ». Le patriarche a ensuite remercié l’archevêque pour son soutien absolu au sujet du grand événement du saint et grand Concile, mentionnant que « malheureusement, certaines Églises, au dernier moment, n’ont pas voulu cheminer avec nous, malgré ce que nous avions décidé tous ensemble à Genève ». Le patriarche a également évoqué la nécessité de diffuser les décisions du Concile, faisant observer que 

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Jovan Nikoloski