25/09/2017
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Résultats de la recherche : André Doudtchenko

« Condamner ou discuter ? Au sujet de l’excommunication des ‘kotchetkoviens’ du diocèse de Tver » par le père André Doudtchenko

Le 8 février 2007, les autorités diocésaines du diocèse de Tver ont pris la décision de ne pas admettre à la communion les membres de la Fraternité Bogolioubski, étroitement liée avec les cercles des partisans du prêtre de Moscou Georges Kotchetkov. Le 1er mars le site du diocèse de Tver a publié un commentaire officiel du département diocésain pour le travail missionnaire. Le commentaire explique les raisons d’une mesure d’interdiction aussi rigoureuse : c’est le « caractère manifestement sectaire » de la fraternité, le fait qu’elle a été constituée sans la bénédiction de l’évêque, le sentiment  « élitaire »  de leur « exclusivité spirituelle » que manifestent les membres de la fraternité.

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« Condamner ou discuter ? Au sujet de l’excommunication des 'kotchetkoviens' du diocèse de Tver » par le père André Doudtchenko

Le 8 février 2007, les autorités diocésaines du diocèse de Tver ont pris la décision de ne pas admettre à la communion les membres de la Fraternité Bogolioubski, étroitement liée avec les cercles des partisans du prêtre de Moscou Georges Kotchetkov. Le 1er mars le site du diocèse de Tver a publié un commentaire officiel du département diocésain pour le travail missionnaire. Le commentaire explique les raisons d’une mesure d’interdiction aussi rigoureuse : c’est le « caractère manifestement sectaire » de la fraternité, le fait qu’elle a été constituée sans la bénédiction de l’évêque, le sentiment  « élitaire »  de leur « exclusivité spirituelle » que manifestent les membres de la fraternité.

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« Avons-nous besoin d’une Eglise locale? » par le père André Doudtchenko

Au sein de l’orthodoxie d’Ukraine le débat sur la
nécessité de fonder une Eglise locale n’est jamais retombé durant toutes les
années qui se sont écoulées depuis l’établissement de l’indépendance. Dans ces
débats on trouve des arguments de poids tant en faveur de l’indépendance
complète de l’Eglise canonique d’Ukraine, qu’en faveur du maintien de l’unité
avec le Patriarcat de Moscou. Ce faisant les participants au débat semble
accorder un sens différent à la notion de « localité ».
Le primat de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, sa béatitude
le métropolite Vladimir, a dit un jour dans une interview que l’Eglise locale
en Ukraine existait déjà et qu’il s’agissait de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine
(EOU). D’autres, cependant, refusent de reconnaître comme Eglise locale une
Eglise qui reste canoniquement dépendante du Patriarcat de Moscou, même si elle
jouit d’une large autonomie. Cette question peut et doit être débattue, mais
souvent dans ce genre de débat on oublie ce qui, à mes yeux, est le plus
important.

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"Avons-nous besoin d’une Eglise locale?" par le père André Doudtchenko

Au sein de l’orthodoxie d’Ukraine le débat sur la
nécessité de fonder une Eglise locale n’est jamais retombé durant toutes les
années qui se sont écoulées depuis l’établissement de l’indépendance. Dans ces
débats on trouve des arguments de poids tant en faveur de l’indépendance
complète de l’Eglise canonique d’Ukraine, qu’en faveur du maintien de l’unité
avec le Patriarcat de Moscou. Ce faisant les participants au débat semble
accorder un sens différent à la notion de « localité ».
Le primat de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine, sa béatitude
le métropolite Vladimir, a dit un jour dans une interview que l’Eglise locale
en Ukraine existait déjà et qu’il s’agissait de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine
(EOU). D’autres, cependant, refusent de reconnaître comme Eglise locale une
Eglise qui reste canoniquement dépendante du Patriarcat de Moscou, même si elle
jouit d’une large autonomie. Cette question peut et doit être débattue, mais
souvent dans ce genre de débat on oublie ce qui, à mes yeux, est le plus
important.

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Tribune: « Il est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946 »

10_Mars_1946Une tribune intitulée « Il est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946 » est diffusée en plusieurs langues à l’occasion du 70e anniversaire du synode de Lviv, en Ukraine, le 10 mars 1946. Le premier paragraphe explique les circonstances historiques:

 » Le 10 mars 1946, à Lviv, l’Eglise orthodoxe de Russie a intégré de force l’Église grecque-catholique ukrainienne en son sein sous la pression du pouvoir soviétique. Au moment où les participants au synode votèrent les 8 et 9 mars pour la « réunification » de leur Église au Patriarcat de Moscou tous les évêques grecs catholiques ukrainiens se trouvaient en prison sous les verrous. Les 216 prêtres et 19 laïcs réunis à la cathédrale Saint-Georges de Lviv par le NKVD, ancêtre du KGB, étaient à la merci d’un « groupe d’initiative » conduit par deux évêques orthodoxes Antony Pelvetsky et Myhailo Melnyk et par un prêtre orthodoxe Gavril Kostelnyk. Les archives révèlent que c’est Staline lui-même qui décida de l’élimination de cette Église grecque-catholique ukrainienne en février 1945 douze jours après la conférence de Yalta tenue en compagnie de Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt. »

La suite de la tribune:

 » Les historiens et théologiens sérieux n’émettent aucun doute sur le fait que le synode de Lviv des 8-10 mars 1946 de L’Église grecque-catholique ukrainienne ne fut qu’un simulacre. Bohdan Bociurkiw, qui fut professeur d’histoire à l’université Carleton d’Ottawa, a écrit une somme à ce sujet qui n’a jamais été contredite. Le pape Benoît XVI a parlé en 2006 d’un « pseudo-synode » ayant « porté gravement atteinte à l’unité ecclésiale ». Nicolas Lossky, théologien orthodoxe français membre du patriarcat de Moscou, a reconnu lui aussi qu’il s’agissait d’un simulacre. A cause de sa suppression en 1946 et jusqu’en 1989, l’Église grecque-catholique, forte de plus de 5 millions de membres en Ukraine, devint de facto, la principale victime mais aussi la principale force d’opposition au régime soviétique à l’intérieur des frontières de l’URSS.  Aussi nous appelons les autorités orthodoxes actuelles, en Russie, en Ukraine et ailleurs, à reconnaître la nullité des décisions tragiques du concile de Lviv.

L’Église orthodoxe de Russie dans son ensemble ne peut pas être tenue responsable de décisions prises par des autorités ecclésiastiques manipulées ou terrorisés par le NKVD-KGB. Cependant nous, chrétiens orthodoxes, vivant 70 ans après les événements, nous nous sentons responsables du silence coupable qui entoure la destruction de cette Église par le régime soviétique avec la participation du patriarcat de Moscou. Nous savons que des millions de chrétiens orthodoxes dans le monde condamnent fermement les persécutions anti-religieuses du gouvernement soviétique et de Joseph Djougachvili en particulier. Aussi, en ce jour commémoratif du 10 mars 1946, et à la veille du dimanche 13 mars 2016, dimanche du Pardon dans le calendrier liturgique orthodoxe, nous assurons l’Église grecque-catholique ukrainienne de notre solidarité, de notre prière pour toutes les victimes innocentes de cette Église, qui furent emprisonnées, torturées, déportées et assassinées par le gouvernement soviétique avec la complicité du patriarcat de Moscou.

Nous leur demandons humblement pardon pour toutes les injustices dont ils ont été victimes sous couvert de l’autorité de l’Église orthodoxe, et nous nous inclinons devant les martyrs de cette Église grecque-catholique ukrainienne. « 

Pour lire la totalité de la tribune (avec les notes et tous les signataires): cliquez sur ce lien (mise à jour le 10 mars).

Parmi les cosignataires : les pères Georges KovalenkoAndré Doudtchenko, Michel Evdokimov, Michael Plekon, Christophe Levalois, André Louth, la poétesse et universitaire russe Olga Sedakova, l’historien Antoine Arjakovsky, les philosophes Bertrand Vergely et Constantin Sigov, le président de l’Acer-Mjo Cyrille Sollogoub, l’écrivain américain Jim Forest, l’universitaire Daniel Struve, et d’autres.

En complément: le film d’Antoine Arjakovsky (en anglais, version russe) sur le synode du 10 mars 1946 (dont la photographie ci-dessus est extraite). Par ailleurs, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) a appelé « de ses vœux les « efforts communs des orthodoxes et des gréco-catholiques » ukrainiens pour dépasser une hostilité historique » dans l’Osservatore Romano du 4 mars dernier (édition française du 10 mars, p.1 et 4).

Ajout: la tribune en anglais (1), en ukrainien (1), en russe, en polonais (1), en italien (1), en roumain, en allemand (1), en espagnol, en vietnamien, en taïwanais, en portugais, en arabe, en néerlandais, en hongrois, en slovaque.

Les réactions au sein de l’Église grecque-catholique d’Ukraine sont très reconnaissantes. Ainsi le père et professeur Bogdan Prach, recteur de l’Université catholique d’Ukraine à Lviv y voit un signe très positif porteur d’un grand espoir pour l’avenir (entretien en polonais). L’ancien dissident soviétique Myroslav Marynovytch (condamné à 10 ans de Goulag en 1977), vice-recteur de l’Université catholique d’Ukraine, fondateur d’Amnesty International en Ukraine, a remercié publiquement sur son blog pour les « paroles de vérité et de compassion » de la tribune.

La nuit du 25 décembre, la liturgie de Noël a été célébrée selon le nouveau calendrier dans le musée dédié au métropolite Vladimir à Kiev

Musée dédié au métropolite Vladimir auprès de la cathédrale de la Transfiguration à Kiev

La nuit du 25 décembre, la liturgie a été célébrée dans le musée dédié au métropolite Vladimir auprès de la cathédrale de la Transfiguration à Kiev. La liturgie, célébrée avec la bénédiction du métropolite de Peryaslav-Khmelnitsky Alexandre, était présidée par l’archevêque Valéry Kravets, assisté de l’archiprêtre Georges Kovalenko, président du Département culturel de l’Église orthodoxe d’Ukraine, du père Alexis Struve, clerc de l’Exarchat des paroisses de tradition russe en Europe occidentale (Patriarcat de Constantinople), des pères André Doudtchenko et Serge Berejnoï. Avant la liturgie, le père Valéry a lu l’acathiste à St Spiridon de Trimythonte [que l’on célèbre le 25 décembre, selon l’ancien calendrier]. Le chœur, sous la direction d’Alexandre Tarasenko, a chanté pendant la liturgie les hymnes de la Nativité du Christ et de saint Spiridon, ainsi que des « kolyadki » [chansons de Noël populaires]. Les deux Évangiles étaient lus : celui de la Nativité et celui de saint Spiridon. À l’issue de l’office le père Valéry a souhaité que la lumière du Sauveur qui est né apporte la paix à l’Ukraine et au monde entier, à chaque famille et à tous les hommes. Le père Alexis Struve, qui vit et célèbre en France, travaille en tant que consultant auprès de l’ambassade de France en Ukraine, a exprimé ses remerciements pour la joie de la communion eucharistique en cette sainte nuit. « En cette nuit est née une tradition [i.e. de fêter Noël selon le nouveau calendrier, ndt] et s’est a pris forme une idée qui peut aider à tous les chrétiens d’Ukraine à fêter Noël avec les chrétiens du monde », a déclaré le père Georges Kovalenko sur Facebook.

métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine

Pour sa part, le métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, lors de l’assemblée du clergé du diocèse de Kiev, le 28 décembre, a adressé des remontrances au métropolite Alexandre concernant un certain nombre de ses agissements. De son côté, le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, questionné par un site orthodoxe, le 28 décembre, au sujet de la célébration de Noël selon le nouveau calendrier en tant que mode de rapprochement avec le reste du mode chrétien, a donné la réponse suivante : « C’est déjà devenu une triste tradition, à la veille des fêtes de Noël, que certains commencent ici à agiter le peuple avec de telles idées. Cela est d’autant plus triste et étrange, lorsque ces idées, qui sèment la discorde dans la communauté de l’Église, sont promues par des gens de rang sacerdotal. Ceux qui, en vertu de leur vocation pastorale et de leur responsabilité particulière devant l’Église, doivent préserver saintement la tradition et les règles de celle-ci, son ordo liturgique, veiller à la continuité des traditions et préserver de toutes façons l’unité, la paix et le calme dans la vie interne de l’Église, apportent maintenant la discorde et la mésentente. Au lieu de se soumettre à la raison conciliaire de l’Église, ils se permettent de leur propre chef de changer la structure de vie établie de l’Église, d’abroger les anciens usages et d’en introduire de nouveaux. Un homme qui a reçu le rang sacerdotal, qui a fait le serment d’être en tout obéissant à la hiérarchie, s’accapare soudainement, unilatéralement, le pouvoir qui ne lui appartient pas. Il me semble qu’il y a là non seulement un problème canonique et spirituel, mais aussi psychologique (…) Chaque Église locale a défini pour elle-même son calendrier et les particularités de certaines traditions. Pour notre Église, le système chronologique est fixé selon le calendrier julien. On peut voir aussi en cela un effet particulier de la Providence divine. Le métropolite Antoine (Vadkovsky, +1912) disait : « Le calendrier julien et son application dans la pratique ecclésiale constitue dans tous les cas un ancrage fiable qui retient les orthodoxes contre leur absorption finale par le monde hétérodoxe, il est comme un étendard sous lequel les enfants de l’orthodoxie se rassemblent » (…) Pour ce qui concerne le fait d’atteindre l’unité chrétienne, il s’agit d’ici d’une inversion sournoise des concepts. On nous propose de sacrifier des principes de vie interne de l’Église pour quelques principes humanistes flous. Certaines personnes aiment « surfer » sur ce thème, sans être capables de trouver une langue commune avec leurs propres frères dans la foi, et malgré cela tentent de résoudre des problèmes de portée universelle… Apprenons d’abord l’obéissance à la mère Église, l’humilité et l’amour fraternel, apprenons à placer comme pierre d’angle de notre propre vie et de notre ministère non notre égoïsme et notre jactance, mais le principe de la catholicité et de l’obéissance, puis ensuite, sous une forme recevable, nous soulèverons les question qui ont une importance pour toute l’Église. Or, la compétence pour ces questions ne peut en aucun cas se limiter au « cercle d’initiative paroissiale ».

Sources : 1, 2 et 3

Ukraine : un colloque sur le dialogue inter-religieux et les fondamentalismes

Du 20 au
23 avril à Lviv (Ukraine) a eu lieu un colloque sur
le dialogue inter-religieux et le fondamentalisme. Il était organisé par l’Institut
d’études œcuméniques, l’Université
catholique d’Ukraine, l’ambassade
de France en Ukraine et le Conseil œcuménique
des Eglises. Le père
André
Doudtchenko,
de l’Eglise orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou), un des participants, a
rédigé un compte-rendu.

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L’autocéphalie canonique : pour ou contre ?

Dudchenko
Le père André Doudtchenko est né en 1976 et a été ordonné par le métropolite de Kiev Vladimir en 1997. Il est aujourd’hui prêtre à l’église Saint Agapit à Kiev. Fondateur, auteur et rédacteur en chef du site « Russie de Kiev – pour ceux qui veulent croire raisonnablement », il est aussi le rédacteur en chef du site « Orthodoxie en Ukraine ».

"L’autocéphalie canonique : pour ou contre ?" par le père André Doudtchenko

Écrire au sujet de l’Eglise locale d’Ukraine est chose ingrate pour un clerc du Patriarcat de Moscou. Les partisans de l’autocéphalie lui reprocheront son manque de résolution, tandis que ses adversaires le qualifieront d’ « ennemi de l’orthodoxie » en raison de son infidélité à l’idée d’une Eglise de Russie « une et indivisible ». Et pourtant il est indispensable d’aborder ce sujet aujourd’hui plus que jamais, alors que la question de l’Eglise locale d’Ukraine est de nouveau mise à l’ordre du jour.
Il y a quelque mois de cela, j’ai déjà exposé certaines de mes réflexions à ce sujet dans un article intitulé « Avons-nous besoin d’une Eglise locale ? ». Je tomberais toujours d’accord aujourd’hui avec ce que je disais alors.

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Un entretien avec le métropolite Kallistos (Ware) sur les relations œcuméniques, les questions inter orthodoxes et la situation en Ukraine

Sur le
site de l’Université catholique d’Ukraine un entretien avec le métropolite Kallistos (Ware), réalisé par le père André
Doudtchenko, du Patriarcat
de Moscou, vient d’être
mis en ligne
.

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Jovan Nikoloski