28/05/2017
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Résultats de la recherche : Chine

La mission orthodoxe russe en Chine (documentaire)

L’activité pastorale de l’Eglise orthodoxe russe en Chine a débuté au XVIIe siècle avec l’arrivée à Pékin du prêtre russe Maxime Leontiev. En 1713, la première mission orthodoxe russe en Chine est établie. C’est grâce aux efforts des missionnaires russes que l’orthodoxie a pénétré en terre chinoise. Isabelle Landry-Deron, chercheur spécialisé en littérature missionnaire sur la Chine des XVIIe et XVIIIe siècles, nous dévoile une page méconnue du public francophone sur la mission orthodoxe russe en Chine.

Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

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Les chrétiens orthodoxes de Chine célèbrent Pâques

Harbin — Vêtu de rouge et d’or, à la lueur des cierges, le premier prêtre orthodoxe ordonné en Chine continentale en soixante ans a célébré une messe de Pâques dimanche à Harbin (nord-est), symbole étonnant du réchauffement des relations entre Moscou et Pékin.

« C’est un jour heureux. Nous nous réjouissons de la résurrection », a affirmé le prêtre Alexandre Yu Shi, qui a dit des prières en slavon liturgique et en mandarin. « Il s’agit également d’une résurrection pour l’Église orthodoxe orientale à Harbin ».

Alexandre Yu Shi est le premier Chinois de l’histoire à avoir étudié dans un séminaire orthodoxe, en Russie, avec le soutien du Parti communiste chinois, pourtant athée.

« Avec l’aide des gouvernements des deux pays, j’ai pu apprendre la théologie » au séminaire de Saint-Pétersbourg, a affirmé à l’AFP cet ancien cadre de banque, ordonné prêtre l’année dernière, dont les grands-parents sont bouddhistes.

Pour sa première célébration de Pâques, quelque soixante fidèles étaient réunis, pour moitié des Chinois et pour moitié des expatriés russes.

La ville de Harbin était jadis qualifiée de « Paris de l’Est » pour sa population cosmopolite, avec des dizaines de milliers de Russes et ses plus de vingt églises orthodoxes.

Mais après l’arrivée au pouvoir du Parti communiste en 1949, de nombreux Russes ont fui ou ont été rapatriés et les fidèles sont entrés dans la clandestinité, tandis que les édifices religieux étaient détruits pendant la révolution culturelle déclenchée en 1966 par Mao Tsé-Toung.

Les messes orthodoxes ont repris en 1980, après la mort de Mao, mais faute de nouvelles ordinations, Harbin s’est retrouvée sans prêtres à la mort du dernier dans cette ville, en 2000.

Le Parti communiste reste toutefois méfiant vis-à-vis de la religion, comme en attestait la présence de plusieurs voitures de police surveillant la célébration de Pâques.

La Chine compte quelque 5,7 millions de catholiques et 23 millions de protestants, d’après des chiffres du Bureau des affaires religieuses datant de 2014. Le nombre des croyants orthodoxes est quant à lui évalué à 10 000.

Mais avec l’« Église souterraine » prospérant en dehors des organisations officielles, la communauté chrétienne chinoise pourrait au total compter quelque 60 millions de personnes, selon certaines évaluations.

Le réchauffement des relations entre Moscou et Pékin a donné un coup de pouce inespéré à l’Église orthodoxe : le président chinois Xi Jinping a rencontré à plusieurs reprises son homologue russe Vladimir Poutine ainsi que le patriarche orthodoxe russe Kirill, qui a célébré une messe historique à Pékin en 2013.

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La restauration de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (Chine) est terminée

Le 6 août, dans l’édifice restauré de l’église orthodoxe Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (province de Hubei, Chine) a été ouverte la Maison des échanges culturels russo-chinois.

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Le dernier prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine est décédé

Le clerc le plus ancien et seul prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine étant resté dans le pays, chinois de nationalité, le père Michel Wang Quansheng est décédé, après avoir servi l’Eglise pendant plus de cinquante ans. Le père Michel est né en 1925. En 1958, il a été ordonné à la prêtrise par l’évêque de Changhaï Syméon (Du), le premier évêque orthodoxe chinois, qui fut également le dernier de l’Église autonome chinoise. Après la mort de l’évêque de Pékin Basile (Yao Fu’an + 1962) et ensuite de l’évêque de Changhaï Syméon (Du, + 1965), l’Église de Chine est restée sans direction archipastorale. Les persécutions qui ont suivi la période de la « révolution culturelle » ont rendu la vie ecclésiale impossible. À partir de 1980, les autorités chinoises ont toutefois adouci leur attitude envers l’Orthodoxie. En novembre 2007 ont eu lieu des manifestations à Moscou, dédiées au cinquantenaire de l’Église autonome de Chine. À cette occasion, le patriarche Alexis II a décoré le prêtre Michel Wang de la médaille de saint Serge de Radonège, du premier rang. En 2008, lors de la fête de la Pentecôte, le prêtre Michel Wang, avec l’autorisation des autorités chinoises, a participé, pour la première fois, à la Liturgie dans les locaux du Consulat général de Russie. En août 2009, à Labdarine, en Mongolie intérieure, le père Michel a procédé à la bénédiction de l’église dédiée à saint Innocent d’Irkoutsk, construite en 1990. Il s’agit de l’une des quatre églises de Chine qui bénéficient d’un statut officiel. L’iconostase, l’aménagement et les ornements liturgiques ont été offerts par le diocèse de Tchita et Zabaïkal, qui est en charge de la paroisse conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe. En mai 2013, le père Michel Wang avait concélébré avec le patriarche Cyrille au cours de la première visite de celui-ci en Chine. La liturgie avait eu lieu alors à Changhaï, en la cathédrale dédiée à la Mère de Dieu dite « Secours des pécheurs » inaugurée par saint Jean de Changhaï. Dans les dernières années, le père Michel vivait à Changhaï, où il était le clerc le plus ancien et unique de l’Église orthodoxe de Chine résidant encore dans ce pays. Le nombre des chrétiens orthodoxes en Chine est actuellement évalué à 15.000. La plus grande partie vit à Pékin, Changhaï, dans la province de Heilongjiang et en Mongolie intérieure. Ce sont les prêtres du Patriarcat de Moscou célèbrent dans les paroisses de Pékin, Changhaï et Canton. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois. Il y a aussi une paroisse relevant du Patriarcat de Constantinople dans cette ville.

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Pour la première fois en un demi-siècle, un prêtre orthodoxe sera ordonné en Chine

À l’occasion de sa visite en Chine, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a convenu avec les autorités de l’ordination d’un prêtre chinois. Le métropolite Hilarion se trouvait en Chine dans le cadre de la IVème session du groupe de travail pour les contacts et la collaboration dans le domaine religieux. « Nous avons eu des discussions très constructives avec l’Administration d’État pour les affaires religieuses. Nous nous sommes mis d’accord sur l’ordination à la prêtrise d’un Chinois, qui a étudié plusieurs années en Russie. Nous espérons qu’il célébrera à Harbin et que l’église qui est ouverte dans cette ville, sera réellement active. Jusqu’à maintenant, elle n’avait pas de prêtre. Maintenant, Dieu voulant, elle en aura un », a déclaré le métropolite Hilarion. « Nous nous sommes également mis d’accord pour que deux étudiants étudient en Russie dans la perspective de leur éventuelle ordination » a-t-il ajouté. « J’espère que l’orthodoxie en Chine, avec l’aide de Dieu, se développera » a-t-il conclu.

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Le patriarche Cyrille a reçu le président de la République populaire de Chine Xi Jinping

Le 8 mai, au Kremlin de Moscou, le patriarche Cyrille a rencontré le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping. Saluant le primat de l’Église orthodoxe russe, le Président Xi a dit : « Sainteté ! Je suis très content de visiter votre pays, ainsi que de vous rencontrer une nouvelle fois. Je me souviens très bien de notre rencontre d’il y a deux ans. Je pense que votre visite en Chine vous a permis de connaître notre pays plus en profondeur, pour mieux œuvrer au développement des rapports russo-chinois. Je me souviens bien que lors de notre première rencontre, vous m’aviez dit que la préservation des traditions nationales russes et la défense des valeurs traditionnelles étaient une tâche primordiale pour l’Église orthodoxe russe. Je me souviens bien que pendant les années de la Grande guerre patriotique, l’Église orthodoxe russe a appelé le peuple à défendre la patrie, à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, la sécurité du pays. Et nous estimons hautement la contribution de votre Église à la lutte commune contre le fascisme. » De son côté, le patriarche Cyrille a répondu : « Excellence, je suis très content de vous revoir. Je me souviens de mon remarquable séjour en Chine et de notre première rencontre, qui m’a permis de comprendre, notamment, avec quel sérieux vous considériez le rôle de la culture, des traditions, du facteur moral dans la vie du peuple, dans la formation de la personne humaine. » Sa Sainteté a aussi constaté la grande importance de la communauté orthodoxe chinoise pour le développement des relations bilatérales entre les deux peuples. L’entretien qui a suivi portait sur la place de la tradition spirituelle dans la vie de la société, l’importance de l’éducation aux sentiments patriotiques. Les deux parties se sont déclarées satisfaites du développement de l’activité du groupe de travail russo-chinois pour les contacts et la coopération dans le domaine religieux. La vie de la communauté orthodoxe chinoise a aussi été évoquée, ainsi que la restauration des monuments ayant trait à l’histoire de la présence orthodoxe en Chine. A l’issue de l’entretien, le président de la RPC a souligné qu’il sentait que le patriarche Cyrille prenait très au sérieux les relations avec le peuple chinois. Xi Jinping a constaté : « L’Église orthodoxe russe a apporté une énergie positive particulière au développement des relations russo-chinoises et au partenariat stratégique. Je compte sur Votre Sainteté pour continuer à apporter sa contribution au renforcement de l’amitié et de la coopération entre nos peuples ». En souvenir de leur rencontre à Moscou, le patriarche Cyrille a offert à Xi Jinping un samovar du XIX siècle, ainsi que le thé traditionnel russe.

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L’ambassadeur de Chine a rendu visite à l’archevêque d’Athènes Jérôme

Le 3 novembre, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, M. Zou Xiaoli, a rendu visite à l’archevêque d’Athènes Jérôme. Ladite visite est le prolongement de la présence honorifique de l’archevêque à la réception officielle qui avait été organisée par l’ambassade de Chine, il y a un mois, à l’occasion du 65ème anniversaire de la fondation de la République de Chine. M. Xiaoli a qualifié la rencontre de « fructueuse et particulièrement constructive », laquelle a duré environ une heure et a donné l’occasion aux deux hommes de discuter non seulement des questions d’histoire et de civilisation des deux pays, mais aussi des modes de collaboration entre l’ambassade et l’archevêché. Dans ce but était présent à la rencontre le directeur de l’organisation caritative « Apostoli », qui a invité l’ambassadeur de Chine a visiter les bureaux de ladite organisation et de faire connaissance de près de l’œuvre sociale diversifiée de l’Église. M. Xiaoli est venu au palais archiépiscopal accompagné de son épouse Mme Ning Yi, qui est passionnée de culture grecque et qui a étudié durant quatre ans la langue grecque en Chine. L’archevêque a fait cadeau au couple d’une icône de l’apôtre Paul et de l’album historique « Béotie chrétienne », un récit de voyage de l’archevêque aux monuments de la terre de Béotie. L’ambassadeur a adressé à nouveau une invitation à l’archevêque de rendre visite à l’ambassade et à déguster les plats traditionnels de la cuisine asiatique.

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Le magazine anglais « The economist » consacre un article de son blog à l’orthodoxie en Chine

Le magazine anglais « The economist » consacre un article de son blog à l’orthodoxie en Chine, estimant le nombre des orthodoxes à moins de 0.1% des chrétiens chinois. L’article retrace l’histoire de l’Église orthodoxe en Chine depuis la venue des « Albaziniens » qui descendaient de prisonniers cosaques qui se sont installés en Chine au XVIIème siècle et des Evenks (ou Toungouses), un peuple qui vivaient des deux côtés de la frontière entre la Sibérie et la Chine. Le magazine évoque ensuite la présence des dizaines de milliers d’émigrés russes et une minorité de convertis chinois qui vivaient à Harbin et à Changhaï dans les années 1930, et notamment la figure de saint Jean Maximovitch, et ses « pouvoirs extraordinaires de guérison et de clairvoyance », ajoutant son rôle dans l’exode des 5000 réfugiés aux États-Unis. Mentionnant que ce qui restait de la présence orthodoxe russe en Chine avait été détruit pendant la « révolution culturelle », le magazine estime que le nombre total de chrétiens orthodoxes en Chine serait compris entre 10.000 et 15.000 personnes. Selon le magazine, la visite du patriarche Cyrille de Moscou en Chine et sa rencontre avec le président XI Jinping n’a rien changé au fait qu’il n’y a pas un seul prêtre orthodoxe chinois dans le pays. « Le seul rayon de lumière découle du fait qu’une poignée d’étudiants chinois ont reçu la permission d’étudier dans les séminaires russes. Ils pourraient finalement revenir en Chine et servir comme prêtres ». Le magazine expose ensuite la situation des orthodoxes à Hong Kong, qui est différente, rappelant que quelques mois avant le retour du territoire à la Chine, une mission orthodoxe y avait été établie par le Patriarcat œcuménique, lequel invoque les droits sur la diaspora que lui donnerait le Concile de Chalcédoine, interprétation niée par le Patriarcat de Moscou. L’auteur de l’article conclut de la façon suivante : « Sans doute, certains des orthodoxes en difficulté de ce pays pourraient donner cette pieuse riposte adéquate : ils placent leur espoirs non pas tant dans les institutions terrestres que sur la présence invisible des saints et des martyrs des générations précédentes. Et aujourd’hui serait le bon moment pour eux d’invoquer l’aide de l’archevêque Jean Maximovitch. Celui-ci éprouvait une aversion particulière à l’idée de chrétiens célébrant Halloween, qu’il considérait comme un festival des ténèbres. Et vraiment, il fit une fois irruption dans une salle de bal où certains des paroissiens fêtaient Halloween, rendant confus le groupe, qui cessa sa musique ».

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« Dans quinze ans, la Chine pourrait être le plus important pays chrétien du monde »

Le site Fait-religieux rapporte que selon certains spécialistes " en 2030, la population chrétienne totale de la Chine, y compris les catholiques, devrait dépasser les 247 millions de personnes, soit plus que celles du Mexique, du Brésil et des Etats-Unis", ce qui en ferait le pays avec le plus grand nombre de chrétiens dans le monde.

Le chef de la commission missionnaire du diocèse de Moscou, le hiéromoine Dimitri (Perchine), a proposé à l’État russe de soutenir le projet d’édition de l’Évangile dans les langues des peuples d’Asie centrale

C’est avec cette proposition que le père Dimitri est intervenu à la table ronde organisée à la Douma, dédiée à l’adaptation des migrants. « Il est très important que cette édition soit scientifique, académique, de qualité. Ce sera notre réponse à la nécessité de la société pour une adaptation culturelle et une intégration des travailleurs migrants. Notre réponse, ce n’est pas l’agression. C’est une norme linguistique et sémantique que nous pouvons proposer aux arrivants » a déclaré le prêtre. À côté de cela, il faut, a-t-il ajouté, un programme  éducatif simple et compréhensible, qui pourrait aider à supprimer les stéréotypes sur l’orthodoxie tels que les accusations de paganisme ou de polythéisme, « comme on la considère souvent dans les pays d’origine des migrants ».

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Source: Blagovest-info.ru, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Le père Tikhon (Chevnoukov) supérieur du monastère Sretensky de Moscou évoque ses impressions sur les progrès récents du christianisme en Chine

En automne de cette année, le cœur du monastère Sretensky de Moscou a fait une grande tournée de vingt jours dans les paroisses orthodoxes des États-Unis. Cette tournée s’est achevée… en Chine, où le chœur a été invité pour y effectuer des concerts. « L’Empire céleste», bien qu’il rappelle aux Russes, littéralement à chaque pas, leur propre pays, reste pour eux un pays énigmatique, pour ne pas dire complètement incompréhensible, étonnant et surprenant. L’higoumène du monastère Sretensky, l’archimandrite Tikhon (Chevnoukov) a partagé avec nous ses impressions sur la Chine.

– Père Tikhon, en fin de cette année, vous vous êtes rendus en Chine avec le chœur du monastère Sretensky. Comment cela a-t-il pu se produite, si l’on tient compte de l’attitude complexe des autorités chinoises envers l’Église orthodoxe ?

–  Le chœur du monastère, de façon inattendue pour nous, a été invité en Chine par M. Yulong, un  homme très connu en Chine, qui est le dirigeant du festival musical international de Pékin, auquel prennent part les orchestres symphoniques, les chœurs et les solistes les plus réputés. Au cours des discussions préalables, nous avons particulièrement souligné que le chœur Sretensky est en premier lieu religieux et orthodoxe. L’activité de l’Église orthodoxe en Chine est officiellement restreinte et ce depuis de nombreuses décennies. Aussi, il nous faut reconnaître que nous étions fort étonnés qu’un homme proche des plus hautes autorités chinoises, sachant pertinemment que nous étions orthodoxes, nous ait précisément invités. Mais le comité d’organisation du festival a confirmé : oui, nous invitons le chœur d’un monastère orthodoxe russe. Nous avons prévenu que nous n’avions pas l’intention d’enlever les chants religieux du programme de notre participation à la manifestation. En réponse, le comité d’organisation a proposé que nous donnions deux concerts, l’un de chants religieux, l’autre de chef-d’œuvres de l’art choral séculier. Nous avons donné notre accord.

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Les orthodoxes de Hong Kong fêtent le 300ème anniversaire de la fondation de la Mission ecclésiastique russe en Chine

En 2012, 300 ans se seront écoulés depuis la fondation de la première mission orthodoxe à Pékin. Le père Maxime Leontiev, le premier prêtre orthodoxe qui se trouvait avec les « Albazins » – cosaques détenus à Pékin – s’est endormi dans le Seigneur en 1712. Les Albazins orthodoxes, privés de pasteur après son décès, demandèrent à Lifan Yuan, en charge des minorités nationales vivant dans l'Empire Qing, qu’un nouveau prêtre leur fût envoyé. En 1712, l'empereur Kangxi rédigea un décret permettant à la mission ecclésiastique russe en Chine de commencer son activité et il s’adressa à l’empereur Pierre le Grand pour lui demander d’envoyer à Pékin une mission pour s’occuper de la pastorale de ses sujets orthodoxes.

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Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com
 

Chine: des publications orthodoxes en chinois ont été présentées à la Foire internationale du livre de Pékin

Dans le cadre de la Foire internationale du livre de Pékin, du 29 août au 2 septembre, était organisée une table ronde  sur le livre russe en Chine, hier, aujourd'hui et demain.  La table ronde a été consacrée à la traduction et à la publication de la littérature russe en Chine. Elle a réuni GM Gupalo, directeur de maison d'édition, le père Dionisy Pozdnyaev, recteur de la paroisse Saints-apôtres-Pierre-et-Paul à Hong Kong, et Zhang Baichun, professeur à l'Université normale de Pékin. La discussion a porté sur divers aspects de l'histoire des livres russes en Chine (…).
Les sujets de discussion de la  table ronde a touché la période peu explorée de l'édition par l'émigration russe à Pékin, à Harbin et à Shanghai au cours des années 20 et 40 du XXe siècle , ainsi que la question de l'interdépendance des cultures de la Chine et de la Russie, comme en témoigne en littérature l'expérience de l'émigration russe en Chine.

Source (dont photographie): Orthodox.cn

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’exprime sur la situation de l’Église orthodoxe autonome de Chine

Hilarion

Le 21 février 2012, le président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, s’est exprimé devant les étudiants et les professeurs des écoles théologiques de Moscou, dans un exposé intitulé « Une époque de nouveau martyre. La discrimination des chrétiens dans diverses régions du monde ». Répondant aux questions de l’assistance après la lecture de l’exposé, le président du département des relations extérieures a abordé, en partie, la question du souci pastoral des Russes orthodoxes vivant en Chine et de la situation de l’Église orthodoxe autonome chinoise. Selon le témoignage du métropolite Hilarion, un dialogue est mené actuellement entre l’Église orthodoxe russe et les autorités de la République populaire de Chine relativement au rétablissement de l’Église orthodoxe autonome chinoise. « Dans ce dialogue, nous avons pour objectif de donner la possibilité aux croyants orthodoxes demeurant en Chine – que ce soient nos compatriotes ou bien des autochtones – de confesser librement leur foi », a dit Mgr Hilarion.

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Une conférence sur l’orthodoxie en Chine s’est tenue à Almaty (Kazakhstan)

Une conférence sur l'orthodoxie en Chine s'est tenue à Almaty au Kazakhstan le 31 mai avec la bénédiction du métropolite Alexandre d'Astana et du Kazakhstan. Les interventions ont porté sur la prédication en Chine et parmi la diaspora chinoise, sur les problèmes et les perspectives de l'orthodoxie en Chine, sur la pastorale de la métropole du Kazakhstan (Patriarcat de Moscou) pour la communauté orthodoxe dans le Xinjiang. La mise en place de conférences régulières sur ces questions a été évoquée.

Source: Orthodox.cn

Pour la première fois depuis 2000, un prêtre orthodoxe chinois a célébré la divine liturgie à Harbin (Chine)

20100411harbinpokrov08Pour la première fois depuis 2000, un prêtre orthodoxe chinois a célébré la divine liturgie, le dimanche de Thomas (11 avril), à Harbin en Chine. Âgé de 86 ans, le père Michael Wang Quansheng, qui réside à Shanghai, a reçu l'autorisation de venir célébrer à Harbin. Il a été ordonné prêtre en 1958 par Mgr Syméon (Du) pour l'Église orthodoxe autonome chinoise à Shanghai. Il a été aidé pour cette célébration par un lecteur chinois, Papias Fu Xiliang. Une cinquantaine de Chinois et des Russes qui séjournent à Harbin ont participé à la célébration.

Source (dont photographie): Orthodox.cn

La déclaration du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe russe concernant la décision du Patriarcat de Constantinople de créer une structure diocésaine sur le territoire de l’Eglise orthodoxe autonome de Chine

Le 9 janvier 2008 le Saint Synode du Patriarcat de Constantinople a déterminé les frontières de la métropole de Hong Kong, établies en 1996 et comprenant dans son ensemble la République populaire de Chine ainsi que plusieurs Etats de l’Asie du Sud-Est. Par cela même on a déclaré la création d’une nouvelle structure diocésaine sur le territoire de l’Eglise orthodoxe et autonome de Chine.
Le 15 avril lors d’une réunion du Saint Synode, qui s’est tenue à Moscou une déclaration a été adoptée (voir le compte rendu n°20), dont le texte entier est publié ci-dessous.

« Le Saint Synode note avec un profond regret que la décision du Saint Synode du Patriarcat de Constantinople du 9 janvier 2008 sur la réorganisation de la métropole de Hong Kong et de l’Eglise orthodoxe de Constantinople en intégrant dans son ensemble le territoire de la République populaire de Chine constitue une attaque au droit de l’Eglise orthodoxe  autonome de Chine. Cette décision est adoptée unilatéralement, à l’insu des fidèles orthodoxes de Chine.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée invité aux jeux olympiques de 2008 en Chine

L’agence
Infocatho
reproduit une dépêche qui rapporte qu’il y a un mois le
patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée a été invité à assister aux
prochains jeux olympiques qui auront lieu en Chine en 2008. Le patriarche a
répondu qu’il était possible qu’il s’y rende.

Chine : visite du métropolite Cyrille de Smolensk pour l’inauguration de «l’année de la Russie en Chine»

Arrivé
hier en Chine, le métropolite Cyrille de Smolensk, président du Département des
relations extérieures du Patriarcat de Moscou, effectue une
visite
, durant deux jours, comme membre de la délégation du président russe Vladimir Poutine à
l’occasion de la cérémonie inaugurale de « l’année de la Russie en Chine ».
Il a célébré, aujourd’hui, un office dans l’ambassade russe.

Célébration de la Théophanie à Pékin (Chine)

Dans la nuit du 18 au 19 janvier, la Théophanie, selon le calendrier julien, a été célébrée à Pékin, en Chine, à l’ambassade de la Fédération de Russie. La divine liturgie a été présidée par le père Alexy Kiselevich qui dessert régulièrement la communauté orthodoxe de Shanghai. Pour connaître l’histoire de l’orthodoxie en Chine, cliquez sur ce lien (en anglais), pour Hong-Kong, voir ici.

16 mai

16 mai

Saint Théodore le Sanctifié (ou le Consacré), disciple de saint Pacôme en Égypte (368) ; saints Guy, Modeste et Crescence (env. 303) ; saint Pélerin, premier évêque d’Auxerre, martyr (304) ; saint Abda et Abdiésius, évêques, et de nombreux autres martyrs en Perse (env. 418) ; saint Fort, évêque de Bordeaux, martyr ; bienheureuse vierge Musa de Rome (Vème s.) ; saint Fale (ou Fidole), moine à Troyes (vers 540) ; saint Brendan le voyageur, abbé irlandais fondateur de plusieurs monastères (583) ; saint Eman, prêtre, martyr à Chartres (VIème s.) ; saint Germier, évêque de Toulouse (VIème s.) ; saint Honoré, évêque d’Amiens (600) ; les 44 saints moines massacrés par les Perses à la Laure de Saint-Sabas (614) ; saint Georges II, évêque de Méthylène (IXème s.) ; saints Cassien (1537) et Laurent (1548) de Komel ; saint martyr Voukachine (Serbie, 1943).

SAINT THÉODORE LE SANCTIFIÉ
Né dans une famille de notables chrétiens en Haute Égypte, saint Théodore mena dès son enfance une vie pieuse. À l’âge de douze ans, voyant le festin préparé par sa famille à l’occasion de la fête de la Théophanie, il fut touché de componction et se dit : « Si tu jouis de ces aliments, tu n’obtiendras pas la vie éternelle. » Dès lors, il jeûna tous les jours jusqu’au soir et s’abstint de tout aliment recherché. Deux ans plus tard, il fut reçu au monastère de Latopolis, où il mena la vie anachorétique auprès de quelques vieux moines ; puis, ayant entendu vanter la sagesse de saint Pacôme, il se rendit avec une brûlante ardeur à Tabennêsis (vers 328). Dès son arrivée au monastère, le jeune Théodore s’efforça d’imiter en tout notre Père Pacôme, qu’il regardait comme la présence visible de Dieu. Il veillait à garder rigoureusement la pureté du cœur, un langage mesuré et agréable et une obéissance inconditionnée jusqu’à la mort. Ses admirables progrès dans les vertus lui permirent de devenir, malgré son jeune âge, le réconfort et le modèle de nombreux frères. La première année de son séjour, comme il se levait un jour pour prier, sa cellule fut soudain illuminée et deux anges éblouissants lui apparurent. Effrayé, Théodore sortit précipitamment et grimpa sur le toit ; mais les anges vinrent le rassurer et lui remirent prophétiquement un grand nombre de clés.

Une autre fois, sa mère vint lui rendre visite, mais Théodore refusa de la voir, par crainte de se voir reprocher au jour du Jugement cette transgression du commandement prescrivant à ceux qui veulent obtenir la perfection de renoncer pour toujours à leurs parents, et il dit : « Je n’ai pas de mère et rien en ce monde, car il passe. » Lorsque saint Pacôme le réprimandait à tort pour l’éprouver, Théodore n’essayait pas de se justifier, mais il s’attribuait la faute et disait : « Il faut que je pleure jusqu’à ce que le Seigneur redresse mon cœur et que je mérite d’obéir à ses ordres. »

Un jour, un frère ayant été réprimandé par saint Pacôme, se préparait à quitter le monastère. Théodore vint alors à lui et feignant d’avoir pris une résolution semblable, il put rendre courage au frère et le sauver de la perdition. Une autre fois, ayant interrogé un moine ancien, et l’ayant trouvé incapable de renoncer à son attachement pour sa famille, il fit semblant de vouloir quitter un tel monastère, où l’on faisait si peu de cas de la parole évangélique (Lc 14, 26), et il put ainsi le corriger.

Quand il eut trente ans, un dimanche soir, saint Pacôme, ayant réuni les frères pour sa catéchèse habituelle, céda soudain la parole à Théodore. Obéissant, celui-ci commença à parler selon ce que le Seigneur lui inspirait, et saint Pacôme se tenait debout avec les autres moines pour l’écouter. Certains anciens s’irritèrent pourtant de cette élévation d’un plus jeune qu’eux et quittèrent l’assemblée. À l’issue de la synaxe, Pacôme déclara qu’ils s’étaient rendus étrangers à la miséricorde de Dieu et que s’ils ne se repentaient pas de ce mouvement d’orgueil, il leur serait difficile d’accéder à la vie éternelle. Après cela, il établit Théodore économe du monastère de Tabennêsis (vers 336) et fit de lui son adjoint dans l’administration de la Koinonia. Éprouvé dans l’humilité et dépouillé de toute volonté propre, Théodore ne changea rien à son attitude de disciple et progressa en édifiant les frères, car sa parole était remplie de grâce et sa charité couvrait toutes les faiblesses. Chaque jour, après son travail, il se rendait à Pabau afin d’écouter la catéchèse de Pacôme, puis il revenait à Tabennêsis pour la répéter à ses moines.

Ayant ensuite reçu de saint Pacôme l’ordre de visiter les monastères de la Koinonia, il était toujours accueilli par les frères avec grande joie, car Dieu lui avait accordé le charisme de la consolation, et Pacôme disait de lui : « Théodore et moi accomplissons le même service en l’honneur de Dieu, et il a pouvoir de commander en qualité de père et maître. » C’est pourquoi, après quelque temps, il le retira de Tabennêsis pour l’associer à la direction spirituelle de toute la congrégation. C’était lui qui recevait les nouveaux moines dans tous les monastères et qui expulsait les récalcitrants. Lorsqu’il corrigeait un frère, il s’astreignait à accomplir la même pénitence, craignant d’être condamné par Dieu pour ne pas avoir accompli lui-même ce qu’il ordonnait aux autres.

Une fois, saint Pacôme étant tombé malade, les frères vinrent trouver Théodore pour lui demander de prendre la succession dans le cas où le Père mourrait. Quand Pacôme se fut rétabli, il demanda compte à chacun de ses pensées. Théodore confessa que, sous la pression des frères, il avait acquiescé à leur proposition de lui succéder. Pacôme lui retira alors toute autorité sur les moines et le relégua dans un endroit solitaire, où il versa beaucoup de larmes à cause de son péché d’orgueil. Après des années de pénitence et peu de temps avant de mourir, Pachôme le rétablit dans ses fonctions, déclarant aux frères que cette épreuve avait fait progresser Théodore sept fois plus que ses ascèses antérieures, à cause de l’humble repentir qu’il avait montré.

Après la mort de saint Pacôme (346), Théodore, qui l’avait enseveli dans un endroit secret, fut envoyé à Alexandrie pour affaires. Il rendit visite à saint Antoine le Grand, qui témoigna de son admiration pour Pacôme et la vie cénobitique, et l’envoya à saint Athanase avec une lettre de recommandation. C’est à Alexandrie qu’il apprit la mort de Pétronios et, de retour en Thébaïde, il se soumit avec humilité et ferveur à saint Horsièse. Il était devant lui comme une brebis, ayant déraciné de son cœur toute pensée de pouvoir, bien qu’aux yeux de beaucoup il fût le plus digne de succéder à saint Pacôme. Voyant que de nombreux frères avaient recours à lui, et voulant éviter toute rivalité, il obtint d’être envoyé au monastère de Pachnoum, pour y diriger la boulangerie.

Lorsque le supérieur du monastère de Monchôsis (Thmousons), Apollonios, se fut révolté, prétendant rendre son monastère indépendant, Horsièse se retira et désigna Théodore pour lui succéder à la tête de la Koinonia. Théodore réunit aussitôt les frères et les exhorta, avec force larmes, à maintenir la tradition instituée par saint Pacôme et à garder l’unité de leur sainte assemblée. Puis il visita avec soin les monastères, changea tous les supérieurs et distribua de nouvelles charges. Se souvenant pourtant de la pénitence imposée jadis par Pacôme pour sa pensée concernant la succession, il ne s’estimait pas le supérieur des monastères, mais seulement remplaçant et serviteur d’abba Horsièse ; et chaque fois qu’il voulait prendre une décision, il allait d’abord en demander l’autorisation à Horsièse qui s’était retiré à Chenoboskion. Il était au milieu des frères un modèle d’humilité, tant dans l’habillement que dans la parole et dans tout son comportement, malgré sa renommée qui s’était étendue à toute l’Égypte, et les nombreuses guérisons qu’il accomplissait.

Grâce à sa diligence, il parvint à restaurer le bon ordre et à réanimer le zèle des moines. Il s’entretenait avec chacun, les exhortant à résister avec courage à l’assaut des pensées, et corrigeait les négligents avec patience, en priant ardemment pour leur correction. Aux monastères fondés par saint Pacôme, il ajouta ceux de Kaïor et Ouï dans la région d’Hermoupolis et un autre près d’Hermonthis, ainsi que deux monastères féminins.
Vers 363, saint Athanase, exilé, vint rendre visite à la Koinonia, dont il admira l’ordre et les règlements, aptes à procurer la paix à tant d’âmes. Théodore lui dit : « Cette faveur de Dieu nous appartient grâce à notre Père Pacôme. Mais quand nous te voyons, c’est comme le Christ que nous te voyons. »
Par la suite Théodore réussit à faire revenir Horsièse à Pabau et le servit en qualité de second, et ils alternaient pour visiter les monastères. Toutefois les préoccupations matérielles ayant considérablement augmenté du fait de l’accroissement du nombre des frères, Théodore se désolait de voir les moines abandonner la rigueur et la simplicité de vie instituées par saint Pacôme. Il se mortifiait pour qu’ils fassent pénitence et il allait passer de longues nuits de prière sur le tombeau de saint Pacôme, connu de lui seul.

Après la Pâque 368, Théodore tomba malade. Horsièse supplia le Seigneur de mourir le premier et de laisser Théodore, dont la Koinonia avait un si grand besoin. Mais tel n’était pas la volonté de Dieu et, après avoir confessé qu’il n’avait jamais rien fait sans obéissance, Théodore s’endormit très paisiblement, le 27 avril. Tous les frères poussèrent alors une grande clameur et s’écrièrent : « Nous sommes devenus orphelins, car c’est en effet notre juste Père Pacôme qui est mort aujourd’hui (en sa personne) ! » Après les funérailles, saint Horsièse alla déposer son corps aux côtés du tombeau secret de saint Pacôme. Aussitôt qu’il apprit la nouvelle, saint Athanase écrivit aux frères que Théodore ne cessait d’être parmi eux, puisqu’ils formaient un seul homme avec abba Horsièse, et il les exhorta à ne pas pleurer celui qui était désormais parvenu au séjour des bienheureux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8
Au milieu de la fête, abreuve mon âme assoiffée des eaux de la piété, car, ô Sauveur, Tu as clamé à tous : Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Source de notre vie, ô Christ Dieu, gloire à toi.

Tropaire du saint, ton 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Théodore porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l’oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Kondakion du saint, ton 2
Comme palmier tu as poussé dans la maison du Seigneur * et tu lui as offert les fruits des vertus * par l’excellence de tes labeurs ascétiques, * Père Théodore; c’est pourquoi * te voilà bienheureux maintenant * que tu occupes le rang des Incorporels.

Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4
Au milieu de la fête prescrite par la loi, Créateur et Maître de toutes choses, Tu as dit à ceux qui se tenaient auprès de toi : Venez puiser l’eau de l’immortalité. Aussi nous prosternons-nous devant toi et disons-nous avec foi : Accorde-nous ta compassion, ô Christ Dieu, car Tu es la source de notre vie.

Évangile DU JOUR
(Jn VIII, 51-59)
En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis: Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

Vidéo des matines et de la liturgie pascales en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

On peut visionner ci-dessous les matines et la divine liturgie pascales célébrées par le patriarche de Moscou Cyrille en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Au début du film vidéo, le patriarche prononce les paroles suivantes: « Avant le début de l’office pascal nocturne, je m’adresse à vous tous par une salutation, mes chers frères et sœurs, et je souhaite à chacun d’entre vous de ressentir la joie particulière du contact avec le Christ ressuscité en cette nuit ! Les gens qui fréquentent l’église lors de la nuit pascale, font l’expérience d’un état particulier. Et cela ne dépend pas des circonstances dans lesquelles se déroule l’office, du niveau de sa solennité, de son aspect spectaculaire, de la qualité du chœur. Nous savons que même dans les églises les plus modestes, où il n’y a pas une solennité comparable à celle des cathédrales, les gens ressentent en cette nuit une joie particulière dans leur cœur et vivent de celle-ci. Pourquoi cela se produit-il ? Cela se produit parce que le Seigneur ressuscité Lui-même nous accorde cet état. Nous appelons le dimanche « jour du Seigneur », fête du Seigneur. C’est réellement le jour du Christ ressuscité, le jour de Sa gloire, le jour de Sa victoire. Et en ce jour, Il nous transmet une grâce particulière, que nous puisons par des cœurs croyants grâce à la participation à l’office divin. Je voudrais souhaiter à chacun d’entre nous de garder ce sentiment plein de grâce le plus longtemps possible. Et si dans la vie – ce qui se produit immanquablement – nous traversons des circonstances difficiles, le souvenir de la joie pascale, la joie du contact avec le Christ ressuscité peut nous aider à surmonter ces difficultés. Je souhaite une bonne fête à tous les habitants de la Russie, ainsi qu’à nos frères et sœurs en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbekistan, en Kirghizie, au Tadjikistan, en Turkménie, au Japon, en Chine, ainsi qu’à ceux qui vivent dans l’étranger lointain : en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Afrique, en Australie, en Antarctique, tous ceux qui en cette nuit pascale, partagent avec nous la joie de la lumineuse Résurrection du Christ. Que Sa grâce, Sa force – celle du Christ qui a vaincu la mort – nous renforce dans notre foi et nous aide dans le cheminement de notre vie. Que le Seigneur vous garde tous ! Bonne fête de la Pâque de Dieu salvatrice qui va commencer !». On peut voir également sur ce film le président Vladimir Poutine, le premier ministre Dimitri Medvedev et son épouse, ainsi que le maire de Moscou S. Sobianine, qui assistaient à l’office.

4 avril (ancien calendrier)/17 avril (nouveau)

4 avril (ancien calendrier)/17 avril (nouveau)
Lundi lumineux

Saint Joseph l’hymnographe (883) ; saint Georges du Mont Maléon dans le Péloponnèse (Vème-VIème s.) ; sainte martyre Pherboutha, vierge, sa sœur et sa servante (341-343) ; saint Zosime (vers 560) ; saint Joseph le grand souffrant des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saint Zosime de Vorbozom (vers 1550)  saint néomartyrs de Russie : Benjamin (Kononov) et Nicéphore (Koutchine) (1928) ; hiéromartyr Nicolas, évêque de Velsk, sainte vénérable martyre Marie (Lelianov) (1932) ; saint hiéromartyr Jean (Vetchorko), prêtre (1933) ; saint martyr Jean (Kolesnikov) (1943).

SAINT GEORGES DU MONT MALÉON
Épris de Dieu depuis sa plus tendre enfance, notre saint Père Georges s’enfuit pour échapper à un mariage préparé par ses parents. Il revêtit l’Habit angélique et s’adonna dès lors, de toutes ses forces, aux travaux de l’ascèse : le jeûne, les mortifications corporelles, la méditation des saintes Écritures, la prière et les larmes, ainsi qu’à toutes les autres formes de la vertu qui rend semblable à Dieu. Rayonnant ainsi de la présence du Seigneur, il attira à lui quantité d’hommes qui, à son contact, trouvaient la voie du repentir. Il désirait cependant vivre dans l’hésychia et le silence, c’est pourquoi il s’enfuit de nouveau et alla se retirer sur le mont Maléon. Mais des hommes assoiffés de Dieu vinrent l’y rejoindre et l’implorèrent de les diriger dans la science de l’ascèse et de la prière. Il donna à chacun de ses disciples la règle de vie qui convenait à son caractère et à son avancement dans la vertu, et il leur attribua des cellules aux alentours de sa retraite. Les grâces que Dieu accordait à son serviteur et son discernement le rendirent célèbre auprès des grands et même auprès du souverain. Interrogé par eux sur toutes sortes de sujets, il leur adressait des lettres pleines de sève spirituelle et leur dispensait de sages conseils sur la manière d’appliquer l’Évangile dans le gouvernement du peuple, en prenant pour principes la bonté et l’aumône.
Saint Georges prédit trois ans à l’avance son départ de cette terre et prépara ses disciples à vivre sans l’assistance visible de leur père spirituel. Tombé légèrement malade, il rassembla tous les ascètes du mont Maléon, et après les avoir une dernière fois exhortés à ne rien négliger de ce qui plaît à Dieu et conduit l’âme au salut, il remit en paix son âme au Seigneur (dans le courant du ve ou vie siècle).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de Pâques, ton 5
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

Kondakion de Pâques, ton 8
Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

Évangile DU JOUR
(Jn I, 18-28)
Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non. Ils lui dirent alors: Qui es-tu? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète. Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens. Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète? Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

5 avril

5 avril
GRAND CARÊME

Saints Victorin, Victor, Nicéphore, Claude, Diodore, Sérapion et Papias, martyrs à Corinthe (251) ; saint martyr Agathopode, diacre, Théodule, lecteur, et leurs compagnons (vers 303) ; saint Publius d’Égypte (IVème s.) ; saint Marc d’Athènes (vers 400) ; saints Théonas, Siméon et Thorbin, reclus en Thébaïde (IV°) ; sainte Théodora, moniale à Thessalonique (892) ; saint Platon le Studite, confesseur (814) ; saint Georges, néo-martyr grec (1801) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexis (Krotenkov), prêtre (1930) ; Nicolas (Simo), prêtre (1931).

SAINT MARTYRS VICTORIN, VICTOR ET LEURS COMPAGNONS

Ces sept glorieux martyrs furent arrêtés comme chrétiens à Corinthe, pendant la persécution de Dèce (249-251), et furent traduits devant le proconsul du Péloponnèse, Tertius. Après avoir subi la flagellation et d’autres tourments avec ses compagnons, Victorin eut l’œil droit arraché, les extrémités des mains et des pieds coupées, puis il fut jeté dans un grand mortier où il eut les membres broyés et remit ainsi son âme à Dieu. Nicéphore, couvert de sang après les coups, fut pendu par les cheveux, se vit rompre les doigts un à un, et, comme les païens voulaient le forcer à boire du vin offert en libation aux idoles, il se jeta de lui-même dans le mortier, où il trouva la mort peu après Victorin.

Claude fut suspendu à une potence, eut les joues arrachées et rendit l’âme quand on lui amputa les mains et les pieds. Diodore gagna la palme du martyre en mourant par le feu, après avoir eut le corps lacéré à coups de lancettes. Sérapion fut, quant à lui, pendu la tête en bas, eut les membres rompus à coups de massues et mourut décapité.

Papias, enfin, eut les mains tranchées, se vit percer le corps avec des pointes aiguisées et fut précipité dans la mer avec une lourde pierre attachée au cou. C’est ainsi qu’ils reçurent tous les sept les couronnes de la victoire.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Martyricon du ton occurent

LECTURE DES PROVERBES (XII, 8-22)
On loue la bouche d’un homme intelligent ; les esprits vains sont moqués.
Mieux vaut être obscur et utile à soi-même, que se glorifier en manquant de pain. Le juste est compatissant, même pour la vie de ses bestiaux ;
les entrailles des impies sont sans pitié.
Qui travaille à sa terre se rassasiera de pain ;
mais ceux qui poursuivent des vanités sont dépourvus d’intelligence. Celui qui se plaît aux assemblées des buveurs léguera la honte à sa maison. Les désirs des impies sont mauvais ; les racines des hommes pieux sont indestructibles.
Par le péché même de ses lèvres, le pécheur tombe en des filets ;
le juste y échappe, et celui dont l’œil est bon excite l’indulgence ;
celui qui se dispute aux portes irrite les âmes.
L’âme de l’homme sera remplie de biens provenant de sa bouche,
et ses lèvres recevront leur récompense.
Les voies des insensés sont droites à leurs yeux ; le sage écoute les conseils. L’insensé à l’instant même montre sa colère ;
l’homme habile renferme en lui-même l’outrage qu’il a reçu.
Le juste déclare la pleine vérité ; le témoin des méchants est trompeur.
Il en est dont les paroles blessent comme des glaives ;
la langue des sages guérit.
Des lèvres véridiques n’ont point de détours sans leur témoignage ;
le témoin précipité a une langue inique.
La fraude est dans le cœur de celui qui machine le mal ;
ceux qui veulent la paix seront dans la joie.
Rien d’injuste ne plaira au juste ; les impies sont remplis de mal.
Les lèvres trompeuses sont en abomination au Seigneur ;
Il agrée l’homme de bonne foi.

4 avril

4 avril
GRAND CARÊME

Saint Joseph l’hymnographe (883) ; saint Georges du Mont Maléon dans le Péloponnèse (Vème-VIème s.) ; sainte martyre Pherboutha, vierge, sa sœur et sa servante (341-343) ; saint Zosime (vers 560) ; saint Joseph le grand souffrant des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saint Zosime de Vorbozom (vers 1550)  saint néomartyrs de Russie : Benjamin (Kononov) et Nicéphore (Koutchine) (1928) ; hiéromartyr Nicolas, évêque de Velsk, sainte vénérable martyre Marie (Lelianov) (1932) ; saint hiéromartyr Jean (Vetchorko), prêtre (1933) ; saint martyr Jean (Kolesnikov) (1943).

SAINT GEORGES DU MONT MALÉON

Saint Georges du Mont Maléon dans le Péloponnèse (Vème-VIème s.)

Épris de Dieu depuis sa plus tendre enfance, notre saint Père Georges s’enfuit pour échapper à un mariage préparé par ses parents. Il revêtit l’Habit angélique et s’adonna dès lors, de toutes ses forces, aux travaux de l’ascèse : le jeûne, les mortifications corporelles, la méditation des saintes Écritures, la prière et les larmes, ainsi qu’à toutes les autres formes de la vertu qui rend semblable à Dieu. Rayonnant ainsi de la présence du Seigneur, il attira à lui quantité d’hommes qui, à son contact, trouvaient la voie du repentir. Il désirait cependant vivre dans l’hésychia et le silence, c’est pourquoi il s’enfuit de nouveau et alla se retirer sur le mont Maléon. Mais des hommes assoiffés de Dieu vinrent l’y rejoindre et l’implorèrent de les diriger dans la science de l’ascèse et de la prière. Il donna à chacun de ses disciples la règle de vie qui convenait à son caractère et à son avancement dans la vertu, et il leur attribua des cellules aux alentours de sa retraite. Les grâces que Dieu accordait à son serviteur et son discernement le rendirent célèbre auprès des grands et même auprès du souverain. Interrogé par eux sur toutes sortes de sujets, il leur adressait des lettres pleines de sève spirituelle et leur dispensait de sages conseils sur la manière d’appliquer l’Évangile dans le gouvernement du peuple, en prenant pour principes la bonté et l’aumône.

Saint Georges prédit trois ans à l’avance son départ de cette terre et prépara ses disciples à vivre sans l’assistance visible de leur père spirituel. Tombé légèrement malade, il rassembla tous les ascètes du mont Maléon, et après les avoir une dernière fois exhortés à ne rien négliger de ce qui plaît à Dieu et conduit l’âme au salut, il remit en paix son âme au Seigneur (dans le courant du ve ou vie siècle).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Martyrikon du ton occurent
LECTURE DES PROVERBES (XI, 19 – XII, 6)
Un fils juste est né pour la vie ; ce que poursuit l’impie mène à la mort.
Les voies tortueuses sont en abomination au Seigneur ;
mais Il agrée tous ceux qui sont irréprochables dans leurs voies. Celui qui, dans une pensée injuste,
met sa main dans la main d’autrui ne sera point impuni ;
au contraire, qui sème la justice en récoltera le digne salaire.
Tel est un pendant d’oreille au museau d’une truie;
telle est la beauté chez la femme sans sagesse.
Le désir du juste est bon sans réserve ; l’espérance des impies périra. Il en est qui, en distribuant leurs biens, les augmentent ;
il en est qui, même en s’amusant, s’appauvrissent.
Toute âme simple est bénie ;
l’homme irascible n’est pas honoré.
Que celui qui amasse du blé le tienne en réserve pour les peuples ; la bénédiction est sur la tête de celui qui en fait part à autrui.
Celui qui médite le bien cherche une grâce salvatrice ;
celui qui songe au mal le recueillera pour lui-même.
Celui qui se fie en sa richesse tombera ; celui qui s’attache aux choses justes fleurira.
Celui qui ne s’occupe pas de sa propre maison n’aura que le vent pour héritage ; l’insensé sera le serviteur du sage.
Du fruit de la justice naît l’arbre de vie ;
les âmes des pervers seront emportées avant le temps.
Si le juste est difficilement sauvé,
que penser de l’impie et du pécheur ?
Celui qui aime la discipline aime la sagesse ;
celui qui hait les réprimandes est insensé.
Le meilleur est celui qui a trouvé la grâce du Seigneur ;
l’homme pervers tombera dans l’oubli.
L’homme ne tire aucun profit de l’injustice ;
les racines des justes ne seront pas arrachées.
Une femme forte est une couronne pour son mari ;
comme un ver qui ronge le bois, une femme malfaisante perd son mari.
Les pensées des justes sont des sentences ;
les impies n’ont pour se gouverner que la ruse.
Les paroles des impies sont trompeuses ;
la bouche des hommes droits les sauvera.

Recension: Vladimir Dimitrijevic, « Béni soit l’exil ! »

Vladimir Dimitrijević, Béni soit  l’exil ! Entretiens avec Gérard Conio. Coédition Éditions des Syrtes et L’Age d’Homme, Genève et Lausanne, 2017, 360 p.
Arrivé en Suisse en 1954 à l’âge de vingt ans, fuyant le régime communiste alors établi en Yougoslavie, Vladimir Dimitrijevic (1934-2011), passionné de littérature, devint libraire puis fonda en 1966 les éditions L’Age d’Homme à Lausanne, et créa aussi à Lausanne, Genève et Paris des librairies avant tout dédiées à la diffusion de ses publications, mais qui furent aussi des lieux de débat et d’échange. Il publia de grands auteurs russes et serbes alors inconnus du public francophone, mais aussi des auteurs oubliés, ou marginaux et parfois maudits, rejetés par les autres éditeurs mais en lesquels son goût et son intuition littéraires lui faisaient croire. Il publiait alors toutes leurs œuvres, même quand la vente de certains titres ne suivait pas, faisant preuve à leur égard d’une fidélité sans faille quitte à sacrifier la prospérité économique de sa maison d’édition. Son idéalisme littéraire le conduisait aussi à se sacrifier lui-même, notamment en prenant en charge personnellement les travaux de secrétariat, de manutention et de transport. Gérard Conio note dans sa préface: « On a souvent reproché à Vladimir Dimitrijević un refus des pratiques commerciales courantes. Vladimir Dimitrijevié était un mystique de l’édition. Il avait envers l’art littéraire un véritable culte qui l’empêchait de l’associer aux trois idoles dénoncées par Charles Péguy: l’argent, le pouvoir et l’orgueil. On a aussi reproché à Vladimir Dimitrijevié de restreindre excessivement ses dépenses aussi bien envers lui-même qu’envers ses collaborateurs. Il menait une vie ascétique, mangeant des sandwiches et dormant dans son camion, afin de pouvoir éditer un livre de plus. Et il exigeait des autres ce qui lui paraissait naturel à lui-même pour la gloire de la littérature. Et il a résisté jusqu’au bout à la marchandisation qui est devenue aujourd’hui la principale règle de l’édition. »
Béni soit l’exil ! est le titre choisi par Vladimir Dimitrijević lui-même à une série d’échanges qu’il eut entre 1996 et 2011 avec Gérard Conio – l’un des auteurs de la maison devenu ami de l’éditeur – et dont il corrigea lui-même la rédaction finale. Ces dialogues laissent voir l’éditeur inspiré, avant tout lecteur passionné, découvreur intrépide et passeur prenant tous les risques, habité par une frénésie de publication hors norme, mais également l’homme engagé, résolument insoumis à la dictature de la pensée unique.
On y retrouve son parcours personnel, la Serbie, ses positions pas toujours comprises mais toujours assumées, ses choix éditoriaux, son regard sans concession sur ses contemporains, la Russie, les médias, le communisme, l’Occident, la religion, l’art …
Ces entretiens laissent régulièrement apparaître la foi vibrante de ce chrétien orthodoxe qui fut aussi l’un des principaux éditeurs de livres orthodoxes dans le monde francophone, faisant place 1) d’abord à la collection « Sophia », fondée et dirigée et par Constantin Andronikof, qui en fut aussi le principal traducteur; 2) puis à la collection « La Lumière du Thabor » qui publia notamment les premières œuvres du Père (aujourd’hui saint) Justin Popović, les première œuvre de l’évêque (aujourd’hui saint) Nicolas Vélimirović, un précieux recueil d’études sur saint Augustin et quelques beaux ouvrages hagiographiques; 3) et enfin à la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », qu’il accepta avec enthousiasme lorsque je lui en présentai le projet, qu’il me permit de diriger avec une complète autonomie et une totale liberté, qui comportera bientôt près de 30 volumes, qui est devenue la principale collection de livres de spiritualité dans le monde orthodoxe, et dont le rayonnement touche tous les milieux.
Comme ultime hommage à ce grand éditeur, je voudrais citer les dernières pages de ce livre, qui témoignent à la fois de son bel enthousiasme, de son activité brûlante, foisonnante et inlassable, de sa distance critique vis-à-vis du monde moderne, et de sa foi orthodoxe:

« À la fin de sa vie, mon père m’a dit quelque chose qui m’a bouleversé. Je n’avais pas eu beaucoup d’occasions de parler avec lui, pendant ses années d’emprisonnement, puis avec mon exil. Mais il m’a dit cette phrase. Je la dirai d’abord en serbe, puis je tâcherai de la traduire en français. Il m’a dit: “Ne umri neistrosen”, ce qui veut dire: “Ne meurs pas sans avoir tout accompli, tout donné, meurs sans reste.” Ça m’a bouleversé et je l’ai aussitôt rattaché à un souvenir d’enfance qui m’avait beaucoup marqué. Oh! C’était une petite fable de mon livre de lecture, à l’école, quand j’étais tout petit, une histoire assez anodine, mais dont le sens m’avait frappé et m’était resté. On y racontait que deux charrues étaient à vendre. Un paysan en a acheté une. Le vendeur, dans le magasin, se moquait de l’acheteur et lui disait: “Maintenant, tu vas travailler, tu vas peiner, et moi, je vais me reposer dans le magasin.” Puis, quelque temps après, le paysan est revenu avec sa charrue pour faire une réparation. Et la charrue qui était restée dans le magasin était rouillée, tandis que l’autre avait acquis par le travail cet éclat qu’a l’outil usagé. Hier, on regardait un livre de photos sur les outils, ces outils qui ont été le prolongement de l’homme, qui ont une histoire. Quand mon père m’a dit cela, cette petite histoire m’est tout de suite revenue en tête. Je me suis dit: “Effectivement, je vais me dépenser, mais je vais me dépenser pour quelque chose. Je ne resterai pas rouillé. Je ne resterai pas là à pourrir.” Parce que je suis absolument certain que quelque chose doit sortir de nous tout le temps. Je ne veux pas parler forcément d’un travail physique. Autrement, c’est la catastrophe. Le grand danger pour la vie d’aujourd’hui est qu’on ne donne pas assez de travail aux gens, je ne parle pas du travail stupide, mécanique, mais du travail créateur, même le plus simple qui soit. Le travail artisanal est un travail créateur, tandis que le travail industriel, le travail administratif n’est pas un travail créateur, c’est une occupation dans laquelle on tue simplement le temps.
Aujourd’hui, nous avons les machines. Nous disposons de beaucoup de facilités qui soulagent le travail physique de l’homme. Mais il faut au plus vite trouver une activité qui aide l’homme à se développer. Et je ne parle pas du sport, parce qu’il ne faut pas remplacer une forme de travail par une forme de loisir, mais stimuler tout ce qui doit faire fonctionner nos cellules, car, étant donné toutes les découvertes réduisant les hommes à l’inactivité, elles pourraient un jour ne plus fonctionner. Il faut le faire, car pour moi la régression guette l’homme, la société. C’est comme quelque chose qui nous pousse vers la mort, vers la mort dans la vie. C’est un sentiment terrifiant, c’est pire que la mort. Il faut réagir.
Curieusement, ce monde-là ne veut pas dépenser de l’énergie, il ne veut pas se dépenser, il est, comme disait mon père, neistrosen. Il n’est pas utilisé. “Dépense-toi, disait-il, c’est la seule chose qui compte.” Ce n’est pas un appel au saccage ni à une quelconque manière de gaspillage. C’est les Actes des Apôtres. Les apôtres marchent tout le temps. Ils ne sont pas là comme des bouddhas. Je n’ai rien contre Bouddha. Bouddha est là et enseigne. C’est très bien.
Je ne peux pas entrer en contradiction avec Bouddha ou avec les gens qui se prosternent devant lui. Mais, pour moi, ce que j’ai senti dans l’appel de ma religion et de mon Dieu, c’est la nécessité de me dépenser. La passion est quelque chose qui brûle, une dépense. Pour moi, la charrue est une image d’enfant qui dit bien ce qu’elle veut dire: “Dépense-toi!” Les apôtres se sont dépensés. Ils ont témoigné, ils ont écrit des livres, des épîtres. C’est cela notre vision du monde et c’est cela notre vision de la fin du monde. Parce qu’il y aura une fin, il y aura un jugement. »

Jean-Claude Larchet

22 février (ancien calendrier)/6 mars (nouveau)

22 février (ancien calendrier)/6 mars (nouveau)

Invention des reliques des saints apôtres et martyrs au quartier d’Eugène à Constantinople (VIIème s.) ; saint martyr Maurice d’Apamée et ses 70 compagnons : Photin, Théodore, Philippe, et les autres (vers 305) ; saints Thalasse, Limnée et Baradate ermites en Syrie (Vème s.) ; saint Athanase, confesseur en Bithynie (821) ; saint Paschase, évêque de Vienne (310) ; saints Gouram, Adarnassé, Bakhar, Vatché, Bardzim, Datchi, Djvanchère, Ramaz et Pharrsam, les 9 enfants lapidés par les païens dans le village de Kola (VIème s.) ; saints néomartyrs de Russie : hiéromartyrs Joseph (Smirnov) et Vladimir (Ilinsky), prêtres, Jean (Kastorsky), diacre et Jean (Perebaskine), martyr (1918) ; hiéromartyrs Michel (Gorbounov), Jean (Orlov), Victor (Moriguerovsky), Jean (Parousnikov), Serge (Belokourov), André (Yasenev), Paul (Smirnov), prêtres, Serge (Voukachine) et Antipe (Kirillov), moines, Parascève (Makarov), moniale, Étienne (Frantov) et Nicolas (Nekrassov), Élisabeth (Timokhine), Irène (Smirnov) et Barbara (Lossev) (1938), André (Gnevychev) (1941), Philarète (Priakhine), moine (1942.

INVENTION DES RELIQUES DES SAINTS APÔTRES ET MARTYRS AU QUARTIER D’EUGÈNE À CONSTANTINOPLE

Invention des reliques des saints apôtres et martyrs au quartier d’Eugène à Constantinople (VIIème s.)

Sous le patriarcat de saint Thomas Ier (607-610), on découvrit un jour, enfouies sous la terre, dans le quartier d’Eugène à Constantinople, les reliques de saints martyrs inconnus. Dès que le patriarche Thomas les exposa à la vénération du peuple rassemblé de toutes parts, de nombreuses guérisons eurent lieu.
De longues années s’étaient écoulées, lorsqu’un clerc du nom de Nicolas, qui exerçait aussi la profession de calligraphe, découvrit, à la suite d’une révélation divine, que parmi ces reliques anonymes se trouvaient celles des saints apôtres et disciples de saint Paul, Andronique et Junia, qui sont mentionnés dans l’Épître aux Romains (16, 7). Par la suite, au xiie siècle, l’empereur Andronique Ier Comnène (1183-1185) fit construire une belle église à l’endroit où ces reliques étaient vénérées.
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire du dimanche, 7ème ton
Tu as détruit la mort par Ta Croix, Tu as ouvert le paradis au larron, Tu as transformé le pleur des myrophores, et ordonné à Tes Apôtres de prêcher que Tu es ressuscité, Christ Dieu, accordant au monde la grande miséricorde.

Kondakion du dimanche du Jugement dernier, ton 1
O Dieu, lorsque Tu viendras sur la terre dans la gloire et que trembleront toutes choses, un fleuve de feu coulera devant le tribunal, les livres seront ouverts et les secrets révélés. Délivre-moi du feu inextinguible et rends-moi digne de me tenir à Ta droite, Juge très juste.

Évangile du jour
(Matth. XXV, 31-46)

Lorsque le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s’assiéra sur le trône de sa gloire. Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d’avec les autres, comme le berger sépare les brebis d’avec les boucs; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, et t’avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire? Quand t’avons-nous vu étranger, et t’avons-nous recueilli; ou nu, et t’avons-nous vêtu? Quand t’avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: Retirez-vous de moi, maudits; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j’ai eu faim, et vous ne m’avez pas donné à manger; j’ai eu soif, et vous ne m’avez pas donné à boire; j’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; j’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. Ils répondront aussi: Seigneur, quand t’avons-nous vu ayant faim, ou ayant soif, ou étranger, ou nu, ou malade, ou en prison, et ne t’avons-nous pas assisté? Et il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle.

Le dernier clerc de la Mission ecclésiastique russe à Pékin est décédé

Le protodiacre Evangel Lu, dernier clerc de la de la Mission ecclésiastique russe à Pékin, est décédé à Changhaï, des suites d’une longue maladie. Le décès a été annoncé par le recteur de la paroisse des saints Apôtres Pierre et Paul à Hong Kong, le père Denis Pozdnyayev. « Le père Evangel a été ordonné en 1950 par le chef de la Mission russe en Chine, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor (Svyatine) », a déclaré le père Denis. Il a ajouté que le protodiacre « vivait à Changhaï comme retraité, participant aux offices de la communauté orthodoxe chinoise, notamment lors des visites en Chine du patriarche Cyrille et du métropolite de Volokolamsk Hilarion. En 2008, le père Evangel, à l’occasion du cinquantenaire de l’Église orthodoxe autonome de Chine, a été décoré de la médaille de saint Serge de Radonège ». « La mémoire du protodiacre Evangel nouvellement décédé restera dans les cœurs de ceux qui l’ont connu, de la communauté orthodoxe de Changhaï, comme étant l’un des confesseurs de la foi. Mémoire éternelle au protodiacre Evangel nouvellement décédé ! », a dit le père Denis. La Mission ecclésiastique russe de Pékin a été créée en 1712, d’un commun accord entre l’empereur Pierre le Grand et l’empereur de Chine Kangxi. Jusqu’en 1950, elle était le centre spirituel de l’Église orthodoxe en Chine. En 1956, l’Église orthodoxe russe a accordé l’autonomie à l’Église orthodoxe de Chine, créée par les soins des missionnaires russes. À cette époque, il y avait plus de 100 églises orthodoxes en Chine. Selon les estimations de l’Église orthodoxe russe, environ 13.000 chrétiens orthodoxes vivent actuellement en Chine. Sur la Mission orthodoxe russe, regardez notre documentaire !

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Jovan Nikoloski