26/07/2017
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Résultats de la recherche : Chine

La mission orthodoxe russe en Chine (documentaire)

L’activité pastorale de l’Eglise orthodoxe russe en Chine a débuté au XVIIe siècle avec l’arrivée à Pékin du prêtre russe Maxime Leontiev. En 1713, la première mission orthodoxe russe en Chine est établie. C’est grâce aux efforts des missionnaires russes que l’orthodoxie a pénétré en terre chinoise. Isabelle Landry-Deron, chercheur spécialisé en littérature missionnaire sur la Chine des XVIIe et XVIIIe siècles, nous dévoile une page méconnue du public francophone sur la mission orthodoxe russe en Chine.

Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

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Les chrétiens orthodoxes de Chine célèbrent Pâques

Harbin — Vêtu de rouge et d’or, à la lueur des cierges, le premier prêtre orthodoxe ordonné en Chine continentale en soixante ans a célébré une messe de Pâques dimanche à Harbin (nord-est), symbole étonnant du réchauffement des relations entre Moscou et Pékin.

« C’est un jour heureux. Nous nous réjouissons de la résurrection », a affirmé le prêtre Alexandre Yu Shi, qui a dit des prières en slavon liturgique et en mandarin. « Il s’agit également d’une résurrection pour l’Église orthodoxe orientale à Harbin ».

Alexandre Yu Shi est le premier Chinois de l’histoire à avoir étudié dans un séminaire orthodoxe, en Russie, avec le soutien du Parti communiste chinois, pourtant athée.

« Avec l’aide des gouvernements des deux pays, j’ai pu apprendre la théologie » au séminaire de Saint-Pétersbourg, a affirmé à l’AFP cet ancien cadre de banque, ordonné prêtre l’année dernière, dont les grands-parents sont bouddhistes.

Pour sa première célébration de Pâques, quelque soixante fidèles étaient réunis, pour moitié des Chinois et pour moitié des expatriés russes.

La ville de Harbin était jadis qualifiée de « Paris de l’Est » pour sa population cosmopolite, avec des dizaines de milliers de Russes et ses plus de vingt églises orthodoxes.

Mais après l’arrivée au pouvoir du Parti communiste en 1949, de nombreux Russes ont fui ou ont été rapatriés et les fidèles sont entrés dans la clandestinité, tandis que les édifices religieux étaient détruits pendant la révolution culturelle déclenchée en 1966 par Mao Tsé-Toung.

Les messes orthodoxes ont repris en 1980, après la mort de Mao, mais faute de nouvelles ordinations, Harbin s’est retrouvée sans prêtres à la mort du dernier dans cette ville, en 2000.

Le Parti communiste reste toutefois méfiant vis-à-vis de la religion, comme en attestait la présence de plusieurs voitures de police surveillant la célébration de Pâques.

La Chine compte quelque 5,7 millions de catholiques et 23 millions de protestants, d’après des chiffres du Bureau des affaires religieuses datant de 2014. Le nombre des croyants orthodoxes est quant à lui évalué à 10 000.

Mais avec l’« Église souterraine » prospérant en dehors des organisations officielles, la communauté chrétienne chinoise pourrait au total compter quelque 60 millions de personnes, selon certaines évaluations.

Le réchauffement des relations entre Moscou et Pékin a donné un coup de pouce inespéré à l’Église orthodoxe : le président chinois Xi Jinping a rencontré à plusieurs reprises son homologue russe Vladimir Poutine ainsi que le patriarche orthodoxe russe Kirill, qui a célébré une messe historique à Pékin en 2013.

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La restauration de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (Chine) est terminée

Le 6 août, dans l’édifice restauré de l’église orthodoxe Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (province de Hubei, Chine) a été ouverte la Maison des échanges culturels russo-chinois.

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Le dernier prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine est décédé

Le clerc le plus ancien et seul prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine étant resté dans le pays, chinois de nationalité, le père Michel Wang Quansheng est décédé, après avoir servi l’Eglise pendant plus de cinquante ans. Le père Michel est né en 1925. En 1958, il a été ordonné à la prêtrise par l’évêque de Changhaï Syméon (Du), le premier évêque orthodoxe chinois, qui fut également le dernier de l’Église autonome chinoise. Après la mort de l’évêque de Pékin Basile (Yao Fu’an + 1962) et ensuite de l’évêque de Changhaï Syméon (Du, + 1965), l’Église de Chine est restée sans direction archipastorale. Les persécutions qui ont suivi la période de la « révolution culturelle » ont rendu la vie ecclésiale impossible. À partir de 1980, les autorités chinoises ont toutefois adouci leur attitude envers l’Orthodoxie. En novembre 2007 ont eu lieu des manifestations à Moscou, dédiées au cinquantenaire de l’Église autonome de Chine. À cette occasion, le patriarche Alexis II a décoré le prêtre Michel Wang de la médaille de saint Serge de Radonège, du premier rang. En 2008, lors de la fête de la Pentecôte, le prêtre Michel Wang, avec l’autorisation des autorités chinoises, a participé, pour la première fois, à la Liturgie dans les locaux du Consulat général de Russie. En août 2009, à Labdarine, en Mongolie intérieure, le père Michel a procédé à la bénédiction de l’église dédiée à saint Innocent d’Irkoutsk, construite en 1990. Il s’agit de l’une des quatre églises de Chine qui bénéficient d’un statut officiel. L’iconostase, l’aménagement et les ornements liturgiques ont été offerts par le diocèse de Tchita et Zabaïkal, qui est en charge de la paroisse conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe. En mai 2013, le père Michel Wang avait concélébré avec le patriarche Cyrille au cours de la première visite de celui-ci en Chine. La liturgie avait eu lieu alors à Changhaï, en la cathédrale dédiée à la Mère de Dieu dite « Secours des pécheurs » inaugurée par saint Jean de Changhaï. Dans les dernières années, le père Michel vivait à Changhaï, où il était le clerc le plus ancien et unique de l’Église orthodoxe de Chine résidant encore dans ce pays. Le nombre des chrétiens orthodoxes en Chine est actuellement évalué à 15.000. La plus grande partie vit à Pékin, Changhaï, dans la province de Heilongjiang et en Mongolie intérieure. Ce sont les prêtres du Patriarcat de Moscou célèbrent dans les paroisses de Pékin, Changhaï et Canton. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois. Il y a aussi une paroisse relevant du Patriarcat de Constantinople dans cette ville.

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Pour la première fois en un demi-siècle, un prêtre orthodoxe sera ordonné en Chine

À l’occasion de sa visite en Chine, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a convenu avec les autorités de l’ordination d’un prêtre chinois. Le métropolite Hilarion se trouvait en Chine dans le cadre de la IVème session du groupe de travail pour les contacts et la collaboration dans le domaine religieux. « Nous avons eu des discussions très constructives avec l’Administration d’État pour les affaires religieuses. Nous nous sommes mis d’accord sur l’ordination à la prêtrise d’un Chinois, qui a étudié plusieurs années en Russie. Nous espérons qu’il célébrera à Harbin et que l’église qui est ouverte dans cette ville, sera réellement active. Jusqu’à maintenant, elle n’avait pas de prêtre. Maintenant, Dieu voulant, elle en aura un », a déclaré le métropolite Hilarion. « Nous nous sommes également mis d’accord pour que deux étudiants étudient en Russie dans la perspective de leur éventuelle ordination » a-t-il ajouté. « J’espère que l’orthodoxie en Chine, avec l’aide de Dieu, se développera » a-t-il conclu.

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Le patriarche Cyrille a reçu le président de la République populaire de Chine Xi Jinping

Le 8 mai, au Kremlin de Moscou, le patriarche Cyrille a rencontré le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping. Saluant le primat de l’Église orthodoxe russe, le Président Xi a dit : « Sainteté ! Je suis très content de visiter votre pays, ainsi que de vous rencontrer une nouvelle fois. Je me souviens très bien de notre rencontre d’il y a deux ans. Je pense que votre visite en Chine vous a permis de connaître notre pays plus en profondeur, pour mieux œuvrer au développement des rapports russo-chinois. Je me souviens bien que lors de notre première rencontre, vous m’aviez dit que la préservation des traditions nationales russes et la défense des valeurs traditionnelles étaient une tâche primordiale pour l’Église orthodoxe russe. Je me souviens bien que pendant les années de la Grande guerre patriotique, l’Église orthodoxe russe a appelé le peuple à défendre la patrie, à défendre la souveraineté, l’intégrité territoriale, la sécurité du pays. Et nous estimons hautement la contribution de votre Église à la lutte commune contre le fascisme. » De son côté, le patriarche Cyrille a répondu : « Excellence, je suis très content de vous revoir. Je me souviens de mon remarquable séjour en Chine et de notre première rencontre, qui m’a permis de comprendre, notamment, avec quel sérieux vous considériez le rôle de la culture, des traditions, du facteur moral dans la vie du peuple, dans la formation de la personne humaine. » Sa Sainteté a aussi constaté la grande importance de la communauté orthodoxe chinoise pour le développement des relations bilatérales entre les deux peuples. L’entretien qui a suivi portait sur la place de la tradition spirituelle dans la vie de la société, l’importance de l’éducation aux sentiments patriotiques. Les deux parties se sont déclarées satisfaites du développement de l’activité du groupe de travail russo-chinois pour les contacts et la coopération dans le domaine religieux. La vie de la communauté orthodoxe chinoise a aussi été évoquée, ainsi que la restauration des monuments ayant trait à l’histoire de la présence orthodoxe en Chine. A l’issue de l’entretien, le président de la RPC a souligné qu’il sentait que le patriarche Cyrille prenait très au sérieux les relations avec le peuple chinois. Xi Jinping a constaté : « L’Église orthodoxe russe a apporté une énergie positive particulière au développement des relations russo-chinoises et au partenariat stratégique. Je compte sur Votre Sainteté pour continuer à apporter sa contribution au renforcement de l’amitié et de la coopération entre nos peuples ». En souvenir de leur rencontre à Moscou, le patriarche Cyrille a offert à Xi Jinping un samovar du XIX siècle, ainsi que le thé traditionnel russe.

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L’ambassadeur de Chine a rendu visite à l’archevêque d’Athènes Jérôme

Le 3 novembre, l’ambassadeur de la République populaire de Chine, M. Zou Xiaoli, a rendu visite à l’archevêque d’Athènes Jérôme. Ladite visite est le prolongement de la présence honorifique de l’archevêque à la réception officielle qui avait été organisée par l’ambassade de Chine, il y a un mois, à l’occasion du 65ème anniversaire de la fondation de la République de Chine. M. Xiaoli a qualifié la rencontre de « fructueuse et particulièrement constructive », laquelle a duré environ une heure et a donné l’occasion aux deux hommes de discuter non seulement des questions d’histoire et de civilisation des deux pays, mais aussi des modes de collaboration entre l’ambassade et l’archevêché. Dans ce but était présent à la rencontre le directeur de l’organisation caritative « Apostoli », qui a invité l’ambassadeur de Chine a visiter les bureaux de ladite organisation et de faire connaissance de près de l’œuvre sociale diversifiée de l’Église. M. Xiaoli est venu au palais archiépiscopal accompagné de son épouse Mme Ning Yi, qui est passionnée de culture grecque et qui a étudié durant quatre ans la langue grecque en Chine. L’archevêque a fait cadeau au couple d’une icône de l’apôtre Paul et de l’album historique « Béotie chrétienne », un récit de voyage de l’archevêque aux monuments de la terre de Béotie. L’ambassadeur a adressé à nouveau une invitation à l’archevêque de rendre visite à l’ambassade et à déguster les plats traditionnels de la cuisine asiatique.

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Le magazine anglais « The economist » consacre un article de son blog à l’orthodoxie en Chine

Le magazine anglais « The economist » consacre un article de son blog à l’orthodoxie en Chine, estimant le nombre des orthodoxes à moins de 0.1% des chrétiens chinois. L’article retrace l’histoire de l’Église orthodoxe en Chine depuis la venue des « Albaziniens » qui descendaient de prisonniers cosaques qui se sont installés en Chine au XVIIème siècle et des Evenks (ou Toungouses), un peuple qui vivaient des deux côtés de la frontière entre la Sibérie et la Chine. Le magazine évoque ensuite la présence des dizaines de milliers d’émigrés russes et une minorité de convertis chinois qui vivaient à Harbin et à Changhaï dans les années 1930, et notamment la figure de saint Jean Maximovitch, et ses « pouvoirs extraordinaires de guérison et de clairvoyance », ajoutant son rôle dans l’exode des 5000 réfugiés aux États-Unis. Mentionnant que ce qui restait de la présence orthodoxe russe en Chine avait été détruit pendant la « révolution culturelle », le magazine estime que le nombre total de chrétiens orthodoxes en Chine serait compris entre 10.000 et 15.000 personnes. Selon le magazine, la visite du patriarche Cyrille de Moscou en Chine et sa rencontre avec le président XI Jinping n’a rien changé au fait qu’il n’y a pas un seul prêtre orthodoxe chinois dans le pays. « Le seul rayon de lumière découle du fait qu’une poignée d’étudiants chinois ont reçu la permission d’étudier dans les séminaires russes. Ils pourraient finalement revenir en Chine et servir comme prêtres ». Le magazine expose ensuite la situation des orthodoxes à Hong Kong, qui est différente, rappelant que quelques mois avant le retour du territoire à la Chine, une mission orthodoxe y avait été établie par le Patriarcat œcuménique, lequel invoque les droits sur la diaspora que lui donnerait le Concile de Chalcédoine, interprétation niée par le Patriarcat de Moscou. L’auteur de l’article conclut de la façon suivante : « Sans doute, certains des orthodoxes en difficulté de ce pays pourraient donner cette pieuse riposte adéquate : ils placent leur espoirs non pas tant dans les institutions terrestres que sur la présence invisible des saints et des martyrs des générations précédentes. Et aujourd’hui serait le bon moment pour eux d’invoquer l’aide de l’archevêque Jean Maximovitch. Celui-ci éprouvait une aversion particulière à l’idée de chrétiens célébrant Halloween, qu’il considérait comme un festival des ténèbres. Et vraiment, il fit une fois irruption dans une salle de bal où certains des paroissiens fêtaient Halloween, rendant confus le groupe, qui cessa sa musique ».

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« Dans quinze ans, la Chine pourrait être le plus important pays chrétien du monde »

Le site Fait-religieux rapporte que selon certains spécialistes " en 2030, la population chrétienne totale de la Chine, y compris les catholiques, devrait dépasser les 247 millions de personnes, soit plus que celles du Mexique, du Brésil et des Etats-Unis", ce qui en ferait le pays avec le plus grand nombre de chrétiens dans le monde.

Le chef de la commission missionnaire du diocèse de Moscou, le hiéromoine Dimitri (Perchine), a proposé à l’État russe de soutenir le projet d’édition de l’Évangile dans les langues des peuples d’Asie centrale

C’est avec cette proposition que le père Dimitri est intervenu à la table ronde organisée à la Douma, dédiée à l’adaptation des migrants. « Il est très important que cette édition soit scientifique, académique, de qualité. Ce sera notre réponse à la nécessité de la société pour une adaptation culturelle et une intégration des travailleurs migrants. Notre réponse, ce n’est pas l’agression. C’est une norme linguistique et sémantique que nous pouvons proposer aux arrivants » a déclaré le prêtre. À côté de cela, il faut, a-t-il ajouté, un programme  éducatif simple et compréhensible, qui pourrait aider à supprimer les stéréotypes sur l’orthodoxie tels que les accusations de paganisme ou de polythéisme, « comme on la considère souvent dans les pays d’origine des migrants ».

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Source: Blagovest-info.ru, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Chine: la fête de la Nativité à Pékin

Un compte rendu et des photographies de la fête de la Nativité à Pékin, dans l'église orthodoxe de la Dormition, dans la nuit du 6 au 7 janvier, se trouvent ici (en anglais). 200 personnes, originaires de Russie, d'Ukraine, de Biélorussie, de Roumanie, de Moldavie, d'Ethiopie, de France, des Etats-Unis, de Corée, du Canada, d'Allemagne, de Serbie et de Grèce, y ont pris part.

Le père Tikhon (Chevnoukov) supérieur du monastère Sretensky de Moscou évoque ses impressions sur les progrès récents du christianisme en Chine

En automne de cette année, le cœur du monastère Sretensky de Moscou a fait une grande tournée de vingt jours dans les paroisses orthodoxes des États-Unis. Cette tournée s’est achevée… en Chine, où le chœur a été invité pour y effectuer des concerts. « L’Empire céleste», bien qu’il rappelle aux Russes, littéralement à chaque pas, leur propre pays, reste pour eux un pays énigmatique, pour ne pas dire complètement incompréhensible, étonnant et surprenant. L’higoumène du monastère Sretensky, l’archimandrite Tikhon (Chevnoukov) a partagé avec nous ses impressions sur la Chine.

– Père Tikhon, en fin de cette année, vous vous êtes rendus en Chine avec le chœur du monastère Sretensky. Comment cela a-t-il pu se produite, si l’on tient compte de l’attitude complexe des autorités chinoises envers l’Église orthodoxe ?

–  Le chœur du monastère, de façon inattendue pour nous, a été invité en Chine par M. Yulong, un  homme très connu en Chine, qui est le dirigeant du festival musical international de Pékin, auquel prennent part les orchestres symphoniques, les chœurs et les solistes les plus réputés. Au cours des discussions préalables, nous avons particulièrement souligné que le chœur Sretensky est en premier lieu religieux et orthodoxe. L’activité de l’Église orthodoxe en Chine est officiellement restreinte et ce depuis de nombreuses décennies. Aussi, il nous faut reconnaître que nous étions fort étonnés qu’un homme proche des plus hautes autorités chinoises, sachant pertinemment que nous étions orthodoxes, nous ait précisément invités. Mais le comité d’organisation du festival a confirmé : oui, nous invitons le chœur d’un monastère orthodoxe russe. Nous avons prévenu que nous n’avions pas l’intention d’enlever les chants religieux du programme de notre participation à la manifestation. En réponse, le comité d’organisation a proposé que nous donnions deux concerts, l’un de chants religieux, l’autre de chef-d’œuvres de l’art choral séculier. Nous avons donné notre accord.

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Les orthodoxes de Hong Kong fêtent le 300ème anniversaire de la fondation de la Mission ecclésiastique russe en Chine

En 2012, 300 ans se seront écoulés depuis la fondation de la première mission orthodoxe à Pékin. Le père Maxime Leontiev, le premier prêtre orthodoxe qui se trouvait avec les « Albazins » – cosaques détenus à Pékin – s’est endormi dans le Seigneur en 1712. Les Albazins orthodoxes, privés de pasteur après son décès, demandèrent à Lifan Yuan, en charge des minorités nationales vivant dans l'Empire Qing, qu’un nouveau prêtre leur fût envoyé. En 1712, l'empereur Kangxi rédigea un décret permettant à la mission ecclésiastique russe en Chine de commencer son activité et il s’adressa à l’empereur Pierre le Grand pour lui demander d’envoyer à Pékin une mission pour s’occuper de la pastorale de ses sujets orthodoxes.

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Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com
 

Chine: des publications orthodoxes en chinois ont été présentées à la Foire internationale du livre de Pékin

Dans le cadre de la Foire internationale du livre de Pékin, du 29 août au 2 septembre, était organisée une table ronde  sur le livre russe en Chine, hier, aujourd'hui et demain.  La table ronde a été consacrée à la traduction et à la publication de la littérature russe en Chine. Elle a réuni GM Gupalo, directeur de maison d'édition, le père Dionisy Pozdnyaev, recteur de la paroisse Saints-apôtres-Pierre-et-Paul à Hong Kong, et Zhang Baichun, professeur à l'Université normale de Pékin. La discussion a porté sur divers aspects de l'histoire des livres russes en Chine (…).
Les sujets de discussion de la  table ronde a touché la période peu explorée de l'édition par l'émigration russe à Pékin, à Harbin et à Shanghai au cours des années 20 et 40 du XXe siècle , ainsi que la question de l'interdépendance des cultures de la Chine et de la Russie, comme en témoigne en littérature l'expérience de l'émigration russe en Chine.

Source (dont photographie): Orthodox.cn

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’exprime sur la situation de l’Église orthodoxe autonome de Chine

Hilarion

Le 21 février 2012, le président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, s’est exprimé devant les étudiants et les professeurs des écoles théologiques de Moscou, dans un exposé intitulé « Une époque de nouveau martyre. La discrimination des chrétiens dans diverses régions du monde ». Répondant aux questions de l’assistance après la lecture de l’exposé, le président du département des relations extérieures a abordé, en partie, la question du souci pastoral des Russes orthodoxes vivant en Chine et de la situation de l’Église orthodoxe autonome chinoise. Selon le témoignage du métropolite Hilarion, un dialogue est mené actuellement entre l’Église orthodoxe russe et les autorités de la République populaire de Chine relativement au rétablissement de l’Église orthodoxe autonome chinoise. « Dans ce dialogue, nous avons pour objectif de donner la possibilité aux croyants orthodoxes demeurant en Chine – que ce soient nos compatriotes ou bien des autochtones – de confesser librement leur foi », a dit Mgr Hilarion.

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Une conférence sur l’orthodoxie en Chine s’est tenue à Almaty (Kazakhstan)

Une conférence sur l'orthodoxie en Chine s'est tenue à Almaty au Kazakhstan le 31 mai avec la bénédiction du métropolite Alexandre d'Astana et du Kazakhstan. Les interventions ont porté sur la prédication en Chine et parmi la diaspora chinoise, sur les problèmes et les perspectives de l'orthodoxie en Chine, sur la pastorale de la métropole du Kazakhstan (Patriarcat de Moscou) pour la communauté orthodoxe dans le Xinjiang. La mise en place de conférences régulières sur ces questions a été évoquée.

Source: Orthodox.cn

Pour la première fois depuis 2000, un prêtre orthodoxe chinois a célébré la divine liturgie à Harbin (Chine)

20100411harbinpokrov08Pour la première fois depuis 2000, un prêtre orthodoxe chinois a célébré la divine liturgie, le dimanche de Thomas (11 avril), à Harbin en Chine. Âgé de 86 ans, le père Michael Wang Quansheng, qui réside à Shanghai, a reçu l'autorisation de venir célébrer à Harbin. Il a été ordonné prêtre en 1958 par Mgr Syméon (Du) pour l'Église orthodoxe autonome chinoise à Shanghai. Il a été aidé pour cette célébration par un lecteur chinois, Papias Fu Xiliang. Une cinquantaine de Chinois et des Russes qui séjournent à Harbin ont participé à la célébration.

Source (dont photographie): Orthodox.cn

La déclaration du Saint Synode de l’Eglise orthodoxe russe concernant la décision du Patriarcat de Constantinople de créer une structure diocésaine sur le territoire de l’Eglise orthodoxe autonome de Chine

Le 9 janvier 2008 le Saint Synode du Patriarcat de Constantinople a déterminé les frontières de la métropole de Hong Kong, établies en 1996 et comprenant dans son ensemble la République populaire de Chine ainsi que plusieurs Etats de l’Asie du Sud-Est. Par cela même on a déclaré la création d’une nouvelle structure diocésaine sur le territoire de l’Eglise orthodoxe et autonome de Chine.
Le 15 avril lors d’une réunion du Saint Synode, qui s’est tenue à Moscou une déclaration a été adoptée (voir le compte rendu n°20), dont le texte entier est publié ci-dessous.

« Le Saint Synode note avec un profond regret que la décision du Saint Synode du Patriarcat de Constantinople du 9 janvier 2008 sur la réorganisation de la métropole de Hong Kong et de l’Eglise orthodoxe de Constantinople en intégrant dans son ensemble le territoire de la République populaire de Chine constitue une attaque au droit de l’Eglise orthodoxe  autonome de Chine. Cette décision est adoptée unilatéralement, à l’insu des fidèles orthodoxes de Chine.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée invité aux jeux olympiques de 2008 en Chine

L’agence
Infocatho
reproduit une dépêche qui rapporte qu’il y a un mois le
patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée a été invité à assister aux
prochains jeux olympiques qui auront lieu en Chine en 2008. Le patriarche a
répondu qu’il était possible qu’il s’y rende.

Chine : visite du métropolite Cyrille de Smolensk pour l’inauguration de «l’année de la Russie en Chine»

Arrivé
hier en Chine, le métropolite Cyrille de Smolensk, président du Département des
relations extérieures du Patriarcat de Moscou, effectue une
visite
, durant deux jours, comme membre de la délégation du président russe Vladimir Poutine à
l’occasion de la cérémonie inaugurale de « l’année de la Russie en Chine ».
Il a célébré, aujourd’hui, un office dans l’ambassade russe.

Célébration de la Théophanie à Pékin (Chine)

Dans la nuit du 18 au 19 janvier, la Théophanie, selon le calendrier julien, a été célébrée à Pékin, en Chine, à l’ambassade de la Fédération de Russie. La divine liturgie a été présidée par le père Alexy Kiselevich qui dessert régulièrement la communauté orthodoxe de Shanghai. Pour connaître l’histoire de l’orthodoxie en Chine, cliquez sur ce lien (en anglais), pour Hong-Kong, voir ici.

11 juin (ancien calendrier) / 24 juin (nouveau)

11 juin (ancien calendrier) / 24 juin (nouveau)
Carême des saints Apôtres
Dispense de poisson

Saint Barthélémy et Saint Barnabé, apôtres (I) ; Saint Barnabé de Vetlouga (1445); Saints 222 martyrs de Chine (1900) ; transfert des reliques de Saint Ephrem de Novotorjsk (1572) ; icône de la Mère de Dieu « Il est digne ».

LES SAINTS APÔTRES BARTHÉLÉMY ET BARNABÉ
Le saint Apôtre Barthélemy (Bartholomée), était originaire de Cana en Galilée. Il fut compté parmi les Douze Apôtres qui suivirent le Christ jusqu’à sa Passion et furent témoins de sa résurrection. Après la Pentecôte, lorsque les Apôtres tirèrent au sort les parties du monde qui leur reviendraient à évangéliser, il fut désigné pour aller proclamer la Bonne Nouvelle en Arabie Heureuse (Nord du Yémen actuel). Il partit d’abord, en compagnie de l’Apôtre Philippe et de sa sœur Mariamne, évangéliser les régions de Lydie et de Mysie, en Asie Mineure. Ils furent arrêtés à Hiérapolis de Phrygie et crucifiés la tête en bas ; mais lorsque Philippe rendit l’âme, la terre s’ouvrit et engloutit un grand nombre de païens. Effrayés, les survivants décrochèrent Barthélemy et Mariamne. Celui-ci établit Stachys comme évêque de la ville et continua son périple missionnaire. Endurant avec constance la faim, le froid, les dangers des routes, les persécutions et les emprisonnements, il transmit à de nombreux païens la lumière de la Vérité : en Arabie, en Perse et dans les Inde (dans le monde ancien, ce nom désignait soit l’Arabie du Sud, soit l’Éthiopie), et leur laissa l’Évangile selon saint Matthieu, écrit en araméen, Puis il se rendit en Arménie, où il acheva sa course, crucifié à l’exemple de son maître à Albanopolis, sur l’ordre du roi Astrage (ou Astyagès), dont il avait converti le fils et délivré la fille d’un démon. Le corps de l’Apôtre fut ensuite déposé dans un cercueil de plomb et jeté à la mer. Mais, par l’intervention de Dieu, au lieu de s’enfoncer dans l’abîme, le sarcophage parvint dans l’île de Lipari, en Sicile, où ses reliques accomplirent de nombreux miracles. Le saint apôtre Barnabé était lévite, originaire de Chypre, Il habitait Jérusalem au temps de la formation de la première communauté chrétienne ; et voyant comment les croyants qui se rassemblaient autour des Apôtres, n’avaient qu’un cœur et qu’une âme et mettaient tout en commun, il vendit le champ qu’il possédait, et vint déposer l’argent aux pieds des Apôtres (Act IV, 36-37). Dès lors, il vécut du travail de ses mains, comme saint Paul (I Cor IX, 6). Homme de bien, rempli de l’Esprit Saint et de foi, il avait reçu le don de la parole d’exhortation et d’encouragement, c’est pourquoi les Apôtres changèrent son nom de Joseph en celui de Barnabé, qui signifie « Fils de la consolation ». Sur l’ordre des apôtres, St Barnabé fut envoyé à Antioche pour y confirmer les fidèles dans la foi. Il partit ensuite à Chypre, où sa prédication fut fructueuse. Le saint apôtre trépassa vers l’an 62, lapidé par les païens. Sous le règne de l’empereur Zénon (488), le saint apôtre Barnabé apparut en vision à l’évêque de Salamine, Anthémis, et lui révéla le lieu où son corps se trouvait caché. L’évêque s’y rendit aussitôt et trouva, dans la grotte indiquée par le saint, le cercueil où se trouvait son corps intact, et sur la poitrine duquel reposait un exemplaire en grec de l’Évangile de saint Matthieu, que l’apôtre avait copié de sa main.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints Apôtres, ton 3
Saints Apôtres, intercédez auprès du Dieu miséricordieux afin qu’Il accorde à nos âmes la rémission des péchés.

Kondakion du saint Apôtre Barthélémy, ton 4
Tu fus un grand soleil pour l’univers, illuminant ceux qui t’honorent par l’éclat de tes enseignements et tes miracles redoutables, Barthélémy, apôtre du Seigneur.

Kondakion du saint Apôtre Barnabé, ton 3
Tu fus le véritable serviteur du Seigneur, le premier parmi les septante apôtres, tu fis resplendir avec Paul ta prédication, annonçant à tous le Christ Sauveur ; c’est pour cela que nous célébrons par nos hymnes ta divine mémoire, ô Barnabé.

Évangile DU JOUR
(Lc X, 16-21)

Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m’a envoyé. Les soixante-dix revinrent avec joie, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton nom. Jésus leur dit: Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair. Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi; et rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint Esprit, et il dit: Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l’as voulu ainsi.

11 juin

11 juin
Dimanche de tous les saints. Saint Barthélémy et Saint Barnabé, apôtres (I) ; Saint Barnabé de Vetlouga (1445) ; Saints 222 martyrs de Chine (1900) ; transfert des reliques de Saint Ephrem de Novotorjsk (1572) ; icône de la Mère de Dieu « Il est digne ».

LOUEZ DIEU DANS SES SAINTS !
Les Saints vivent dans le Christ Jésus et le Christ vit en eux. Dans les Saints, Il répète inlassablement, jusqu’à la fin du monde, le mystère unique de Sa mort et de Sa Résurrection, de l’incarnation de Dieu et de la déification de l’homme. Sur les fresques représentant les Martyrs et les Saints militaires – celles de certains réfectoires du Mont Athos notamment – on constate que si les Saints ont des postures, des vêtements et des attributs différents, ils ont à peu près tous le même visage, et ce visage est celui du Christ. Tels sont en effet les Saints: identiques en Christ, mais infiniment divers dans leurs caractères personnels et les conditions dans lesquelles ils ont reproduit l’œuvre du Sauveur, dans un lieu et à un moment donnés. Chez les Saints toutefois cette reproduction de la Passion du Seigneur n’est pas morne répétition. Elle est toujours nouvelle, toujours originale, toujours unique et contribue de manière irremplaçable à l’édification de l’Église des premiers-nés. Le Seigneur Jésus a ouvert la voie, Il a sauvé la nature humaine en mettant à mort dans Son propre corps la mort, mais il faut maintenant que chaque personne participe librement à cette œuvre de salut. Ce qui manque aux tribulations du Christ, écrit Saint Paul, je le complète dans ma chair au profit de Son corps qui est l’Église (Col I, 24). Ces paroles de l’Apôtre ne signifient pas qu’il manque quoi que ce soit à l’œuvre du Christ et à notre Rédemption, mais seulement que chacun d’entre nous doit communier volontairement et de manière personnelle à Sa Passion, pour avoir part à l’héritage des Saints dans la lumière de Dieu (ibid.).
Unis au Christ par la foi et la grâce, les Saints accomplissent les œuvres du Christ (Jn XIV, 12). Habitant en eux par le Saint-Esprit, c’est le Christ Lui-même qui accomplit par eux des miracles, convertit les païens, enseigne les secrets de la science spirituelle, réconcilie les ennemis et donne à leur corps la force d’affronter avec joie les plus horribles tortures ; de sorte que l’Évangile ne cesse d’être écrit jusqu’aujourd’hui par les œuvres évangéliques des Saints. Voilà pourquoi les Saints, proches et lointains, anciens et nouveaux, sont pour nous des guides sûrs nous conduisant au Christ qui habite en eux. Devenez mes imitateurs, tout comme je le suis moi-même du Christ (I Cor XI, 1), nous disent-ils avec saint Paul. Si nous voulons faire resplendir en nous l’image du Christ, nous devons donc souvent tourner nos regards vers les Saints pour avoir des exemples vécus et pratiques de la marche à suivre. Le peintre qui désire faire le portrait d’une personne qu’il ne voit pas devant lui, se sert de reproductions, les regarde attentivement, les compare pour s’en inspirer, de même nous faut-il regarder vers les Saints, lire leurs Vies, les comparer, pour savoir comment progresser dans la vie en Christ.
En lisant assidûment les Vies des Saints, en vivant avec tous les Saints (Eph III, 18), en nous promenant chaque jour dans ce jardin spirituel qu’est le Synaxaire, nous trouverons peu à peu certains Saints qui attirent davantage notre sympathie, notre émotion, notre affection. Ils deviendront pour nous comme des amis intimes à qui nous aimerions confier nos joies et nos peines, à qui nous demanderions plus spécialement le secours de leurs prières, dont nous aimerions souvent relire la Vie, chanter les tropaires et vénérer l’icône. Ces amis intimes seront pour nous une puissante consolation et des guides privilégiés sur la route étroite qui nous mène au Christ (Mt VII, 14). Nous ne sommes pas seuls sur ce chemin et dans ce combat, nous avons avec nous notre Mère, la Toute-Sainte Mère de Dieu, notre Ange Gardien, le Saint dont nous portons le nom et ces quelques amis que nous aurons choisis parmi la grande Assemblée des témoins de l’Agneau. Et si nous trébuchons sous l’effet du péché, ils nous relèveront ; lorsque nous serons tentés par le désespoir, ils nous rappelleront qu’avant nous, et plus que nous, ils ont souffert pour le Christ et goûtent désormais à la joie éternelle. Ainsi, sur le chemin rocailleux de cette vie, ces saints amis nous feront voir un peu de la lumière de la Résurrection. Cherchons donc dans les Vies des Saints ces quelques amis intimes et, avec tous les Saints, marchons vers le Christ.
Dans notre vie spirituelle, nous pouvons communiquer quotidiennement avec les saints de trois façons : en chantant leurs hymnes et leur office liturgique, en vénérant leur icône et en lisant leur Vie dans le Synaxaire. S’il est difficile à ceux qui vivent dans le monde de se rendre chaque jour à l’église pour chanter les louanges des saints, tous les chrétiens peuvent cependant chez eux, seuls ou en famille, chanter le tropaire des Saints du jour, tous peuvent vénérer leur icône, tous peuvent consacrer quelques instants à lire ou à relire leur Vie dans le Synaxaire. Toutefois, la lecture quotidienne de ces résumés des Vies des Saints ne nous sera vraiment profitable que si nous nous approchons d’eux avec les mêmes dispositions que lorsque nous vénérons une icône. Si imparfaites soient-elles, les notices du Synaxaire sont, en effet, dans le domaine du récit ce que sont les icônes dans le domaine de l’image : elles nous rendent le saint présent et peuvent nous apporter autant de grâce que les saintes icônes. Tout dépend de la simplicité de notre cœur. Ainsi, où que nous nous trouvions, quel que soit l’état de notre avancement spirituel, quel que soit notre désir de consacrer notre vie à Dieu, nous trouverons dans le Synaxaire un renouvellement de nos forces et comme un avant-goût de la vie éternelle, où tous les saints danseront avec les anges autour du trône de Dieu en disant : Saint, Saint, Saint est le Seigneur le Dieu Tout-Puissant, Celui qui était, qui est et qui vient ! (Ap IV, 8).
Tropaire du dimanche du 8ème ton
Du haut des cieux, Tu es descendu, ô Miséricordieux ! Tu as accepté les trois jours au Tombeau afin de nous libérer des passions : ô notre Vie et notre Résurrection, Seigneur, gloire à Toi !

Tropaire de tous les saints, ton 4
Ornée du sang de Tes martyrs du monde entier comme de pourpre et de lin, Ton Église Te clame par leur intercession, ô Christ Dieu : étends Ta compassion sur Tes fidèles ; accorde la paix à Ton peuple et à nos âmes la grande miséricorde.

Kondakion de tous les Saints, ton 8
Comme prémices de la nature, le monde entier T’offre, Seigneur, les martyrs théophores, à Toi l’Auteur de la création ; par leurs supplications et les prières de la Mère de Dieu, garde Ton Église dans une paix profonde, ô Très-miséricordieux.

Évangile DU JOUR
(Matth. X, 32-33,37-38 ; XIX, 27-30)
En ce temps-là, Jésus déclara : « En vérité, je vous le dis, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux. Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère ; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. » Pierre, prenant alors la parole, lui dit : « Voici, nous avons tout quitté, et nous t’avons suivi ; qu’en sera-t-il pour nous ? » Jésus leur répondit : « Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l’homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d’Israël. Et quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères, ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou sa femme, ou ses enfants, ou ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle. Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers. »

Édition d’un catéchisme orthodoxe en langue chinoise

À Hong Kong a été éditée la traduction en langue chinoise du catéchisme de l’archiprêtre Oleg Davydenkov. La publication de la traduction, laquelle a été effectuée par le prêtre Anatole Kung, clerc de la paroisse Saints-Pierre-et-Paul de Hong Kong, a été réalisée par l’édition « China Orthodox Press ». La première édition du catéchisme en langue chinoise est un événement important pour la mission. Le livre présentera un intérêt pour les lecteurs chinois qui voudront systématiser leurs connaissances sur l’Orthodoxie, ainsi qu’aux étudiants chinois qui étudient dans les écoles ecclésiastiques orthodoxes. Évoquant le projet, le directeur de la maison d’édition, l’archiprêtre Denis Pozdniaïev, a déclaré : « Nous faisons face à une pénurie extrême de littérature catéchétique et liturgique en langue chinoise. Je pense que la présente parution peut répondre, ne serait-ce qu’en partie, à l’intérêt pour la foi orthodoxe que nous constatons chez beaucoup, en Chine ». Le catéchisme en langue chinoise sera également diffusé dans les paroisses orthodoxes de Pékin, Changhaï et Hong Kong.

Source

16 mai (ancien calendrier) / 29 mai (nouveau)

16 mai (ancien calendrier) / 29 mai (nouveau)

Saint Théodore le Sanctifié (ou le Consacré), disciple de saint Pacôme en Égypte (368) ; saints Guy, Modeste et Crescence (env. 303) ; saint Pélerin, premier évêque d’Auxerre, martyr (304) ; saint Abda et Abdiésius, évêques, et de nombreux autres martyrs en Perse (env. 418) ; saint Fort, évêque de Bordeaux, martyr ; bienheureuse vierge Musa de Rome (Vème s.) ; saint Fale (ou Fidole), moine à Troyes (vers 540) ; saint Brendan le voyageur, abbé irlandais fondateur de plusieurs monastères (583) ; saint Eman, prêtre, martyr à Chartres (VIème s.) ; saint Germier, évêque de Toulouse (VIème s.) ; saint Honoré, évêque d’Amiens (600) ; les 44 saints moines massacrés par les Perses à la Laure de Saint-Sabas (614) ; saint Georges II, évêque de Méthylène (IXème s.) ; saints Cassien (1537) et Laurent (1548) de Komel ; saint martyr Voukachine (Serbie, 1943).

SAINT THÉODORE LE SANCTIFIÉ
Né dans une famille de notables chrétiens en Haute Égypte, saint Théodore mena dès son enfance une vie pieuse. À l’âge de douze ans, voyant le festin préparé par sa famille à l’occasion de la fête de la Théophanie, il fut touché de componction et se dit : « Si tu jouis de ces aliments, tu n’obtiendras pas la vie éternelle. » Dès lors, il jeûna tous les jours jusqu’au soir et s’abstint de tout aliment recherché. Deux ans plus tard, il fut reçu au monastère de Latopolis, où il mena la vie anachorétique auprès de quelques vieux moines ; puis, ayant entendu vanter la sagesse de saint Pacôme, il se rendit avec une brûlante ardeur à Tabennêsis (vers 328). Dès son arrivée au monastère, le jeune Théodore s’efforça d’imiter en tout notre Père Pacôme, qu’il regardait comme la présence visible de Dieu. Il veillait à garder rigoureusement la pureté du cœur, un langage mesuré et agréable et une obéissance inconditionnée jusqu’à la mort. Ses admirables progrès dans les vertus lui permirent de devenir, malgré son jeune âge, le réconfort et le modèle de nombreux frères. La première année de son séjour, comme il se levait un jour pour prier, sa cellule fut soudain illuminée et deux anges éblouissants lui apparurent. Effrayé, Théodore sortit précipitamment et grimpa sur le toit ; mais les anges vinrent le rassurer et lui remirent prophétiquement un grand nombre de clés.

Une autre fois, sa mère vint lui rendre visite, mais Théodore refusa de la voir, par crainte de se voir reprocher au jour du Jugement cette transgression du commandement prescrivant à ceux qui veulent obtenir la perfection de renoncer pour toujours à leurs parents, et il dit : « Je n’ai pas de mère et rien en ce monde, car il passe. » Lorsque saint Pacôme le réprimandait à tort pour l’éprouver, Théodore n’essayait pas de se justifier, mais il s’attribuait la faute et disait : « Il faut que je pleure jusqu’à ce que le Seigneur redresse mon cœur et que je mérite d’obéir à ses ordres. »

Un jour, un frère ayant été réprimandé par saint Pacôme, se préparait à quitter le monastère. Théodore vint alors à lui et feignant d’avoir pris une résolution semblable, il put rendre courage au frère et le sauver de la perdition. Une autre fois, ayant interrogé un moine ancien, et l’ayant trouvé incapable de renoncer à son attachement pour sa famille, il fit semblant de vouloir quitter un tel monastère, où l’on faisait si peu de cas de la parole évangélique (Lc 14, 26), et il put ainsi le corriger.

Quand il eut trente ans, un dimanche soir, saint Pacôme, ayant réuni les frères pour sa catéchèse habituelle, céda soudain la parole à Théodore. Obéissant, celui-ci commença à parler selon ce que le Seigneur lui inspirait, et saint Pacôme se tenait debout avec les autres moines pour l’écouter. Certains anciens s’irritèrent pourtant de cette élévation d’un plus jeune qu’eux et quittèrent l’assemblée. À l’issue de la synaxe, Pacôme déclara qu’ils s’étaient rendus étrangers à la miséricorde de Dieu et que s’ils ne se repentaient pas de ce mouvement d’orgueil, il leur serait difficile d’accéder à la vie éternelle. Après cela, il établit Théodore économe du monastère de Tabennêsis (vers 336) et fit de lui son adjoint dans l’administration de la Koinonia. Éprouvé dans l’humilité et dépouillé de toute volonté propre, Théodore ne changea rien à son attitude de disciple et progressa en édifiant les frères, car sa parole était remplie de grâce et sa charité couvrait toutes les faiblesses. Chaque jour, après son travail, il se rendait à Pabau afin d’écouter la catéchèse de Pacôme, puis il revenait à Tabennêsis pour la répéter à ses moines.

Ayant ensuite reçu de saint Pacôme l’ordre de visiter les monastères de la Koinonia, il était toujours accueilli par les frères avec grande joie, car Dieu lui avait accordé le charisme de la consolation, et Pacôme disait de lui : « Théodore et moi accomplissons le même service en l’honneur de Dieu, et il a pouvoir de commander en qualité de père et maître. » C’est pourquoi, après quelque temps, il le retira de Tabennêsis pour l’associer à la direction spirituelle de toute la congrégation. C’était lui qui recevait les nouveaux moines dans tous les monastères et qui expulsait les récalcitrants. Lorsqu’il corrigeait un frère, il s’astreignait à accomplir la même pénitence, craignant d’être condamné par Dieu pour ne pas avoir accompli lui-même ce qu’il ordonnait aux autres.

Une fois, saint Pacôme étant tombé malade, les frères vinrent trouver Théodore pour lui demander de prendre la succession dans le cas où le Père mourrait. Quand Pacôme se fut rétabli, il demanda compte à chacun de ses pensées. Théodore confessa que, sous la pression des frères, il avait acquiescé à leur proposition de lui succéder. Pacôme lui retira alors toute autorité sur les moines et le relégua dans un endroit solitaire, où il versa beaucoup de larmes à cause de son péché d’orgueil. Après des années de pénitence et peu de temps avant de mourir, Pachôme le rétablit dans ses fonctions, déclarant aux frères que cette épreuve avait fait progresser Théodore sept fois plus que ses ascèses antérieures, à cause de l’humble repentir qu’il avait montré.

Après la mort de saint Pacôme (346), Théodore, qui l’avait enseveli dans un endroit secret, fut envoyé à Alexandrie pour affaires. Il rendit visite à saint Antoine le Grand, qui témoigna de son admiration pour Pacôme et la vie cénobitique, et l’envoya à saint Athanase avec une lettre de recommandation. C’est à Alexandrie qu’il apprit la mort de Pétronios et, de retour en Thébaïde, il se soumit avec humilité et ferveur à saint Horsièse. Il était devant lui comme une brebis, ayant déraciné de son cœur toute pensée de pouvoir, bien qu’aux yeux de beaucoup il fût le plus digne de succéder à saint Pacôme. Voyant que de nombreux frères avaient recours à lui, et voulant éviter toute rivalité, il obtint d’être envoyé au monastère de Pachnoum, pour y diriger la boulangerie.

Lorsque le supérieur du monastère de Monchôsis (Thmousons), Apollonios, se fut révolté, prétendant rendre son monastère indépendant, Horsièse se retira et désigna Théodore pour lui succéder à la tête de la Koinonia. Théodore réunit aussitôt les frères et les exhorta, avec force larmes, à maintenir la tradition instituée par saint Pacôme et à garder l’unité de leur sainte assemblée. Puis il visita avec soin les monastères, changea tous les supérieurs et distribua de nouvelles charges. Se souvenant pourtant de la pénitence imposée jadis par Pacôme pour sa pensée concernant la succession, il ne s’estimait pas le supérieur des monastères, mais seulement remplaçant et serviteur d’abba Horsièse ; et chaque fois qu’il voulait prendre une décision, il allait d’abord en demander l’autorisation à Horsièse qui s’était retiré à Chenoboskion. Il était au milieu des frères un modèle d’humilité, tant dans l’habillement que dans la parole et dans tout son comportement, malgré sa renommée qui s’était étendue à toute l’Égypte, et les nombreuses guérisons qu’il accomplissait.

Grâce à sa diligence, il parvint à restaurer le bon ordre et à réanimer le zèle des moines. Il s’entretenait avec chacun, les exhortant à résister avec courage à l’assaut des pensées, et corrigeait les négligents avec patience, en priant ardemment pour leur correction. Aux monastères fondés par saint Pacôme, il ajouta ceux de Kaïor et Ouï dans la région d’Hermoupolis et un autre près d’Hermonthis, ainsi que deux monastères féminins.
Vers 363, saint Athanase, exilé, vint rendre visite à la Koinonia, dont il admira l’ordre et les règlements, aptes à procurer la paix à tant d’âmes. Théodore lui dit : « Cette faveur de Dieu nous appartient grâce à notre Père Pacôme. Mais quand nous te voyons, c’est comme le Christ que nous te voyons. »
Par la suite Théodore réussit à faire revenir Horsièse à Pabau et le servit en qualité de second, et ils alternaient pour visiter les monastères. Toutefois les préoccupations matérielles ayant considérablement augmenté du fait de l’accroissement du nombre des frères, Théodore se désolait de voir les moines abandonner la rigueur et la simplicité de vie instituées par saint Pacôme. Il se mortifiait pour qu’ils fassent pénitence et il allait passer de longues nuits de prière sur le tombeau de saint Pacôme, connu de lui seul.

Après la Pâque 368, Théodore tomba malade. Horsièse supplia le Seigneur de mourir le premier et de laisser Théodore, dont la Koinonia avait un si grand besoin. Mais tel n’était pas la volonté de Dieu et, après avoir confessé qu’il n’avait jamais rien fait sans obéissance, Théodore s’endormit très paisiblement, le 27 avril. Tous les frères poussèrent alors une grande clameur et s’écrièrent : « Nous sommes devenus orphelins, car c’est en effet notre juste Père Pacôme qui est mort aujourd’hui (en sa personne) ! » Après les funérailles, saint Horsièse alla déposer son corps aux côtés du tombeau secret de saint Pacôme. Aussitôt qu’il apprit la nouvelle, saint Athanase écrivit aux frères que Théodore ne cessait d’être parmi eux, puisqu’ils formaient un seul homme avec abba Horsièse, et il les exhorta à ne pas pleurer celui qui était désormais parvenu au séjour des bienheureux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’Ascension, ton 4
Tu t’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, réjouissant Tes disciples par la promesse de l’Esprit Saint, et les affermissant par Ta bénédiction, car Tu es le Fils de Dieu, le Rédempteur du monde.

Tropaire du saint, ton 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Théodore porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l’oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Kondakion du saint, ton 2
Comme palmier tu as poussé dans la maison du Seigneur * et tu lui as offert les fruits des vertus * par l’excellence de tes labeurs ascétiques, * Père Théodore; c’est pourquoi * te voilà bienheureux maintenant * que tu occupes le rang des Incorporels.

Kondakion de l’Ascension, ton 6
Ayant accompli Ton dessein de Salut pour nous, et uni ce qui est sur terre à ce qui est aux cieux, Tu T’es élevé dans la gloire, ô Christ notre Dieu, sans nullement T’éloigner, mais en demeurant inséparable et clamant à ceux qui T’aiment : Je suis avec vous et personne ne prévaudra contre vous.

Évangile DU JOUR
(Jn XIV, 27 – XV,7)
Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. Vous avez entendu que je vous ai dit: Je m’en vais, et je reviens vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais au Père; car le Père est plus grand que moi. Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu’elles arrivent, afin que, lorsqu’elles arriveront, vous croyiez. Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient. Il n’a rien en moi; mais afin que le monde sache que j’aime le Père, et que j’agis selon l’ordre que le Père m’a donné, levez-vous, partons d’ici. Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé.

16 mai

16 mai

Saint Théodore le Sanctifié (ou le Consacré), disciple de saint Pacôme en Égypte (368) ; saints Guy, Modeste et Crescence (env. 303) ; saint Pélerin, premier évêque d’Auxerre, martyr (304) ; saint Abda et Abdiésius, évêques, et de nombreux autres martyrs en Perse (env. 418) ; saint Fort, évêque de Bordeaux, martyr ; bienheureuse vierge Musa de Rome (Vème s.) ; saint Fale (ou Fidole), moine à Troyes (vers 540) ; saint Brendan le voyageur, abbé irlandais fondateur de plusieurs monastères (583) ; saint Eman, prêtre, martyr à Chartres (VIème s.) ; saint Germier, évêque de Toulouse (VIème s.) ; saint Honoré, évêque d’Amiens (600) ; les 44 saints moines massacrés par les Perses à la Laure de Saint-Sabas (614) ; saint Georges II, évêque de Méthylène (IXème s.) ; saints Cassien (1537) et Laurent (1548) de Komel ; saint martyr Voukachine (Serbie, 1943).

SAINT THÉODORE LE SANCTIFIÉ
Né dans une famille de notables chrétiens en Haute Égypte, saint Théodore mena dès son enfance une vie pieuse. À l’âge de douze ans, voyant le festin préparé par sa famille à l’occasion de la fête de la Théophanie, il fut touché de componction et se dit : « Si tu jouis de ces aliments, tu n’obtiendras pas la vie éternelle. » Dès lors, il jeûna tous les jours jusqu’au soir et s’abstint de tout aliment recherché. Deux ans plus tard, il fut reçu au monastère de Latopolis, où il mena la vie anachorétique auprès de quelques vieux moines ; puis, ayant entendu vanter la sagesse de saint Pacôme, il se rendit avec une brûlante ardeur à Tabennêsis (vers 328). Dès son arrivée au monastère, le jeune Théodore s’efforça d’imiter en tout notre Père Pacôme, qu’il regardait comme la présence visible de Dieu. Il veillait à garder rigoureusement la pureté du cœur, un langage mesuré et agréable et une obéissance inconditionnée jusqu’à la mort. Ses admirables progrès dans les vertus lui permirent de devenir, malgré son jeune âge, le réconfort et le modèle de nombreux frères. La première année de son séjour, comme il se levait un jour pour prier, sa cellule fut soudain illuminée et deux anges éblouissants lui apparurent. Effrayé, Théodore sortit précipitamment et grimpa sur le toit ; mais les anges vinrent le rassurer et lui remirent prophétiquement un grand nombre de clés.

Une autre fois, sa mère vint lui rendre visite, mais Théodore refusa de la voir, par crainte de se voir reprocher au jour du Jugement cette transgression du commandement prescrivant à ceux qui veulent obtenir la perfection de renoncer pour toujours à leurs parents, et il dit : « Je n’ai pas de mère et rien en ce monde, car il passe. » Lorsque saint Pacôme le réprimandait à tort pour l’éprouver, Théodore n’essayait pas de se justifier, mais il s’attribuait la faute et disait : « Il faut que je pleure jusqu’à ce que le Seigneur redresse mon cœur et que je mérite d’obéir à ses ordres. »

Un jour, un frère ayant été réprimandé par saint Pacôme, se préparait à quitter le monastère. Théodore vint alors à lui et feignant d’avoir pris une résolution semblable, il put rendre courage au frère et le sauver de la perdition. Une autre fois, ayant interrogé un moine ancien, et l’ayant trouvé incapable de renoncer à son attachement pour sa famille, il fit semblant de vouloir quitter un tel monastère, où l’on faisait si peu de cas de la parole évangélique (Lc 14, 26), et il put ainsi le corriger.

Quand il eut trente ans, un dimanche soir, saint Pacôme, ayant réuni les frères pour sa catéchèse habituelle, céda soudain la parole à Théodore. Obéissant, celui-ci commença à parler selon ce que le Seigneur lui inspirait, et saint Pacôme se tenait debout avec les autres moines pour l’écouter. Certains anciens s’irritèrent pourtant de cette élévation d’un plus jeune qu’eux et quittèrent l’assemblée. À l’issue de la synaxe, Pacôme déclara qu’ils s’étaient rendus étrangers à la miséricorde de Dieu et que s’ils ne se repentaient pas de ce mouvement d’orgueil, il leur serait difficile d’accéder à la vie éternelle. Après cela, il établit Théodore économe du monastère de Tabennêsis (vers 336) et fit de lui son adjoint dans l’administration de la Koinonia. Éprouvé dans l’humilité et dépouillé de toute volonté propre, Théodore ne changea rien à son attitude de disciple et progressa en édifiant les frères, car sa parole était remplie de grâce et sa charité couvrait toutes les faiblesses. Chaque jour, après son travail, il se rendait à Pabau afin d’écouter la catéchèse de Pacôme, puis il revenait à Tabennêsis pour la répéter à ses moines.

Ayant ensuite reçu de saint Pacôme l’ordre de visiter les monastères de la Koinonia, il était toujours accueilli par les frères avec grande joie, car Dieu lui avait accordé le charisme de la consolation, et Pacôme disait de lui : « Théodore et moi accomplissons le même service en l’honneur de Dieu, et il a pouvoir de commander en qualité de père et maître. » C’est pourquoi, après quelque temps, il le retira de Tabennêsis pour l’associer à la direction spirituelle de toute la congrégation. C’était lui qui recevait les nouveaux moines dans tous les monastères et qui expulsait les récalcitrants. Lorsqu’il corrigeait un frère, il s’astreignait à accomplir la même pénitence, craignant d’être condamné par Dieu pour ne pas avoir accompli lui-même ce qu’il ordonnait aux autres.

Une fois, saint Pacôme étant tombé malade, les frères vinrent trouver Théodore pour lui demander de prendre la succession dans le cas où le Père mourrait. Quand Pacôme se fut rétabli, il demanda compte à chacun de ses pensées. Théodore confessa que, sous la pression des frères, il avait acquiescé à leur proposition de lui succéder. Pacôme lui retira alors toute autorité sur les moines et le relégua dans un endroit solitaire, où il versa beaucoup de larmes à cause de son péché d’orgueil. Après des années de pénitence et peu de temps avant de mourir, Pachôme le rétablit dans ses fonctions, déclarant aux frères que cette épreuve avait fait progresser Théodore sept fois plus que ses ascèses antérieures, à cause de l’humble repentir qu’il avait montré.

Après la mort de saint Pacôme (346), Théodore, qui l’avait enseveli dans un endroit secret, fut envoyé à Alexandrie pour affaires. Il rendit visite à saint Antoine le Grand, qui témoigna de son admiration pour Pacôme et la vie cénobitique, et l’envoya à saint Athanase avec une lettre de recommandation. C’est à Alexandrie qu’il apprit la mort de Pétronios et, de retour en Thébaïde, il se soumit avec humilité et ferveur à saint Horsièse. Il était devant lui comme une brebis, ayant déraciné de son cœur toute pensée de pouvoir, bien qu’aux yeux de beaucoup il fût le plus digne de succéder à saint Pacôme. Voyant que de nombreux frères avaient recours à lui, et voulant éviter toute rivalité, il obtint d’être envoyé au monastère de Pachnoum, pour y diriger la boulangerie.

Lorsque le supérieur du monastère de Monchôsis (Thmousons), Apollonios, se fut révolté, prétendant rendre son monastère indépendant, Horsièse se retira et désigna Théodore pour lui succéder à la tête de la Koinonia. Théodore réunit aussitôt les frères et les exhorta, avec force larmes, à maintenir la tradition instituée par saint Pacôme et à garder l’unité de leur sainte assemblée. Puis il visita avec soin les monastères, changea tous les supérieurs et distribua de nouvelles charges. Se souvenant pourtant de la pénitence imposée jadis par Pacôme pour sa pensée concernant la succession, il ne s’estimait pas le supérieur des monastères, mais seulement remplaçant et serviteur d’abba Horsièse ; et chaque fois qu’il voulait prendre une décision, il allait d’abord en demander l’autorisation à Horsièse qui s’était retiré à Chenoboskion. Il était au milieu des frères un modèle d’humilité, tant dans l’habillement que dans la parole et dans tout son comportement, malgré sa renommée qui s’était étendue à toute l’Égypte, et les nombreuses guérisons qu’il accomplissait.

Grâce à sa diligence, il parvint à restaurer le bon ordre et à réanimer le zèle des moines. Il s’entretenait avec chacun, les exhortant à résister avec courage à l’assaut des pensées, et corrigeait les négligents avec patience, en priant ardemment pour leur correction. Aux monastères fondés par saint Pacôme, il ajouta ceux de Kaïor et Ouï dans la région d’Hermoupolis et un autre près d’Hermonthis, ainsi que deux monastères féminins.
Vers 363, saint Athanase, exilé, vint rendre visite à la Koinonia, dont il admira l’ordre et les règlements, aptes à procurer la paix à tant d’âmes. Théodore lui dit : « Cette faveur de Dieu nous appartient grâce à notre Père Pacôme. Mais quand nous te voyons, c’est comme le Christ que nous te voyons. »
Par la suite Théodore réussit à faire revenir Horsièse à Pabau et le servit en qualité de second, et ils alternaient pour visiter les monastères. Toutefois les préoccupations matérielles ayant considérablement augmenté du fait de l’accroissement du nombre des frères, Théodore se désolait de voir les moines abandonner la rigueur et la simplicité de vie instituées par saint Pacôme. Il se mortifiait pour qu’ils fassent pénitence et il allait passer de longues nuits de prière sur le tombeau de saint Pacôme, connu de lui seul.

Après la Pâque 368, Théodore tomba malade. Horsièse supplia le Seigneur de mourir le premier et de laisser Théodore, dont la Koinonia avait un si grand besoin. Mais tel n’était pas la volonté de Dieu et, après avoir confessé qu’il n’avait jamais rien fait sans obéissance, Théodore s’endormit très paisiblement, le 27 avril. Tous les frères poussèrent alors une grande clameur et s’écrièrent : « Nous sommes devenus orphelins, car c’est en effet notre juste Père Pacôme qui est mort aujourd’hui (en sa personne) ! » Après les funérailles, saint Horsièse alla déposer son corps aux côtés du tombeau secret de saint Pacôme. Aussitôt qu’il apprit la nouvelle, saint Athanase écrivit aux frères que Théodore ne cessait d’être parmi eux, puisqu’ils formaient un seul homme avec abba Horsièse, et il les exhorta à ne pas pleurer celui qui était désormais parvenu au séjour des bienheureux.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Mi-Pentecôte, ton 8
Au milieu de la fête, abreuve mon âme assoiffée des eaux de la piété, car, ô Sauveur, Tu as clamé à tous : Celui qui a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Source de notre vie, ô Christ Dieu, gloire à toi.

Tropaire du saint, ton 1
Le désert fut ta cité, dans la chair tu fus un Ange, * tes miracles te signalèrent, Père Théodore porteur-de-Dieu; * par le jeûne, les veilles et l’oraison * tu as reçu les charismes du ciel * pour guérir les malades et les âmes des fidèles qui accourent vers toi. * Gloire à celui qui t’a donné ce pouvoir, * gloire à celui qui t’a couronné, * gloire à celui qui opère en tous, par tes prières, le salut.

Kondakion du saint, ton 2
Comme palmier tu as poussé dans la maison du Seigneur * et tu lui as offert les fruits des vertus * par l’excellence de tes labeurs ascétiques, * Père Théodore; c’est pourquoi * te voilà bienheureux maintenant * que tu occupes le rang des Incorporels.

Kondakion de la Mi-Pentecôte, ton 4
Au milieu de la fête prescrite par la loi, Créateur et Maître de toutes choses, Tu as dit à ceux qui se tenaient auprès de toi : Venez puiser l’eau de l’immortalité. Aussi nous prosternons-nous devant toi et disons-nous avec foi : Accorde-nous ta compassion, ô Christ Dieu, car Tu es la source de notre vie.

Évangile DU JOUR
(Jn VIII, 51-59)
En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Maintenant, lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis: Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être? Jésus répondit: Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu, et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais; et, si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais, et je garde sa parole. Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu’il verrait mon jour: il l’a vu, et il s’est réjoui. Les Juifs lui dirent: Tu n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis. Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui; mais Jésus se cacha, et il sortit du temple.

Vidéo des matines et de la liturgie pascales en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

On peut visionner ci-dessous les matines et la divine liturgie pascales célébrées par le patriarche de Moscou Cyrille en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Au début du film vidéo, le patriarche prononce les paroles suivantes: « Avant le début de l’office pascal nocturne, je m’adresse à vous tous par une salutation, mes chers frères et sœurs, et je souhaite à chacun d’entre vous de ressentir la joie particulière du contact avec le Christ ressuscité en cette nuit ! Les gens qui fréquentent l’église lors de la nuit pascale, font l’expérience d’un état particulier. Et cela ne dépend pas des circonstances dans lesquelles se déroule l’office, du niveau de sa solennité, de son aspect spectaculaire, de la qualité du chœur. Nous savons que même dans les églises les plus modestes, où il n’y a pas une solennité comparable à celle des cathédrales, les gens ressentent en cette nuit une joie particulière dans leur cœur et vivent de celle-ci. Pourquoi cela se produit-il ? Cela se produit parce que le Seigneur ressuscité Lui-même nous accorde cet état. Nous appelons le dimanche « jour du Seigneur », fête du Seigneur. C’est réellement le jour du Christ ressuscité, le jour de Sa gloire, le jour de Sa victoire. Et en ce jour, Il nous transmet une grâce particulière, que nous puisons par des cœurs croyants grâce à la participation à l’office divin. Je voudrais souhaiter à chacun d’entre nous de garder ce sentiment plein de grâce le plus longtemps possible. Et si dans la vie – ce qui se produit immanquablement – nous traversons des circonstances difficiles, le souvenir de la joie pascale, la joie du contact avec le Christ ressuscité peut nous aider à surmonter ces difficultés. Je souhaite une bonne fête à tous les habitants de la Russie, ainsi qu’à nos frères et sœurs en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbekistan, en Kirghizie, au Tadjikistan, en Turkménie, au Japon, en Chine, ainsi qu’à ceux qui vivent dans l’étranger lointain : en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Afrique, en Australie, en Antarctique, tous ceux qui en cette nuit pascale, partagent avec nous la joie de la lumineuse Résurrection du Christ. Que Sa grâce, Sa force – celle du Christ qui a vaincu la mort – nous renforce dans notre foi et nous aide dans le cheminement de notre vie. Que le Seigneur vous garde tous ! Bonne fête de la Pâque de Dieu salvatrice qui va commencer !». On peut voir également sur ce film le président Vladimir Poutine, le premier ministre Dimitri Medvedev et son épouse, ainsi que le maire de Moscou S. Sobianine, qui assistaient à l’office.

4 avril (ancien calendrier)/17 avril (nouveau)

4 avril (ancien calendrier)/17 avril (nouveau)
Lundi lumineux

Saint Joseph l’hymnographe (883) ; saint Georges du Mont Maléon dans le Péloponnèse (Vème-VIème s.) ; sainte martyre Pherboutha, vierge, sa sœur et sa servante (341-343) ; saint Zosime (vers 560) ; saint Joseph le grand souffrant des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saint Zosime de Vorbozom (vers 1550)  saint néomartyrs de Russie : Benjamin (Kononov) et Nicéphore (Koutchine) (1928) ; hiéromartyr Nicolas, évêque de Velsk, sainte vénérable martyre Marie (Lelianov) (1932) ; saint hiéromartyr Jean (Vetchorko), prêtre (1933) ; saint martyr Jean (Kolesnikov) (1943).

SAINT GEORGES DU MONT MALÉON
Épris de Dieu depuis sa plus tendre enfance, notre saint Père Georges s’enfuit pour échapper à un mariage préparé par ses parents. Il revêtit l’Habit angélique et s’adonna dès lors, de toutes ses forces, aux travaux de l’ascèse : le jeûne, les mortifications corporelles, la méditation des saintes Écritures, la prière et les larmes, ainsi qu’à toutes les autres formes de la vertu qui rend semblable à Dieu. Rayonnant ainsi de la présence du Seigneur, il attira à lui quantité d’hommes qui, à son contact, trouvaient la voie du repentir. Il désirait cependant vivre dans l’hésychia et le silence, c’est pourquoi il s’enfuit de nouveau et alla se retirer sur le mont Maléon. Mais des hommes assoiffés de Dieu vinrent l’y rejoindre et l’implorèrent de les diriger dans la science de l’ascèse et de la prière. Il donna à chacun de ses disciples la règle de vie qui convenait à son caractère et à son avancement dans la vertu, et il leur attribua des cellules aux alentours de sa retraite. Les grâces que Dieu accordait à son serviteur et son discernement le rendirent célèbre auprès des grands et même auprès du souverain. Interrogé par eux sur toutes sortes de sujets, il leur adressait des lettres pleines de sève spirituelle et leur dispensait de sages conseils sur la manière d’appliquer l’Évangile dans le gouvernement du peuple, en prenant pour principes la bonté et l’aumône.
Saint Georges prédit trois ans à l’avance son départ de cette terre et prépara ses disciples à vivre sans l’assistance visible de leur père spirituel. Tombé légèrement malade, il rassembla tous les ascètes du mont Maléon, et après les avoir une dernière fois exhortés à ne rien négliger de ce qui plaît à Dieu et conduit l’âme au salut, il remit en paix son âme au Seigneur (dans le courant du ve ou vie siècle).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de Pâques, ton 5
Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

Kondakion de Pâques, ton 8
Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

Évangile DU JOUR
(Jn I, 18-28)
Personne n’a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites, pour lui demander: Toi, qui es-tu? Il déclara, et ne le nia point, il déclara qu’il n’était pas le Christ. Et ils lui demandèrent: Quoi donc? es-tu Élie? Et il dit: Je ne le suis point. Es-tu le prophète? Et il répondit: Non. Ils lui dirent alors: Qui es-tu? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu de toi-même? Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: Aplanissez le chemin du Seigneur, comme a dit Ésaïe, le prophète. Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens. Ils lui firent encore cette question: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète? Jean leur répondit: Moi, je baptise d’eau, mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas, qui vient après moi; je ne suis pas digne de délier la courroie de ses souliers. Ces choses se passèrent à Béthanie, au delà du Jourdain, où Jean baptisait.

5 avril

5 avril
GRAND CARÊME

Saints Victorin, Victor, Nicéphore, Claude, Diodore, Sérapion et Papias, martyrs à Corinthe (251) ; saint martyr Agathopode, diacre, Théodule, lecteur, et leurs compagnons (vers 303) ; saint Publius d’Égypte (IVème s.) ; saint Marc d’Athènes (vers 400) ; saints Théonas, Siméon et Thorbin, reclus en Thébaïde (IV°) ; sainte Théodora, moniale à Thessalonique (892) ; saint Platon le Studite, confesseur (814) ; saint Georges, néo-martyr grec (1801) ; saints néo-martyrs de Russie : Alexis (Krotenkov), prêtre (1930) ; Nicolas (Simo), prêtre (1931).

SAINT MARTYRS VICTORIN, VICTOR ET LEURS COMPAGNONS

Ces sept glorieux martyrs furent arrêtés comme chrétiens à Corinthe, pendant la persécution de Dèce (249-251), et furent traduits devant le proconsul du Péloponnèse, Tertius. Après avoir subi la flagellation et d’autres tourments avec ses compagnons, Victorin eut l’œil droit arraché, les extrémités des mains et des pieds coupées, puis il fut jeté dans un grand mortier où il eut les membres broyés et remit ainsi son âme à Dieu. Nicéphore, couvert de sang après les coups, fut pendu par les cheveux, se vit rompre les doigts un à un, et, comme les païens voulaient le forcer à boire du vin offert en libation aux idoles, il se jeta de lui-même dans le mortier, où il trouva la mort peu après Victorin.

Claude fut suspendu à une potence, eut les joues arrachées et rendit l’âme quand on lui amputa les mains et les pieds. Diodore gagna la palme du martyre en mourant par le feu, après avoir eut le corps lacéré à coups de lancettes. Sérapion fut, quant à lui, pendu la tête en bas, eut les membres rompus à coups de massues et mourut décapité.

Papias, enfin, eut les mains tranchées, se vit percer le corps avec des pointes aiguisées et fut précipité dans la mer avec une lourde pierre attachée au cou. C’est ainsi qu’ils reçurent tous les sept les couronnes de la victoire.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Martyricon du ton occurent

LECTURE DES PROVERBES (XII, 8-22)
On loue la bouche d’un homme intelligent ; les esprits vains sont moqués.
Mieux vaut être obscur et utile à soi-même, que se glorifier en manquant de pain. Le juste est compatissant, même pour la vie de ses bestiaux ;
les entrailles des impies sont sans pitié.
Qui travaille à sa terre se rassasiera de pain ;
mais ceux qui poursuivent des vanités sont dépourvus d’intelligence. Celui qui se plaît aux assemblées des buveurs léguera la honte à sa maison. Les désirs des impies sont mauvais ; les racines des hommes pieux sont indestructibles.
Par le péché même de ses lèvres, le pécheur tombe en des filets ;
le juste y échappe, et celui dont l’œil est bon excite l’indulgence ;
celui qui se dispute aux portes irrite les âmes.
L’âme de l’homme sera remplie de biens provenant de sa bouche,
et ses lèvres recevront leur récompense.
Les voies des insensés sont droites à leurs yeux ; le sage écoute les conseils. L’insensé à l’instant même montre sa colère ;
l’homme habile renferme en lui-même l’outrage qu’il a reçu.
Le juste déclare la pleine vérité ; le témoin des méchants est trompeur.
Il en est dont les paroles blessent comme des glaives ;
la langue des sages guérit.
Des lèvres véridiques n’ont point de détours sans leur témoignage ;
le témoin précipité a une langue inique.
La fraude est dans le cœur de celui qui machine le mal ;
ceux qui veulent la paix seront dans la joie.
Rien d’injuste ne plaira au juste ; les impies sont remplis de mal.
Les lèvres trompeuses sont en abomination au Seigneur ;
Il agrée l’homme de bonne foi.

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Jovan Nikoloski