24/02/2017
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Fin de la XIV session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine

La XIV session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine s’est terminée le 21 septembre 2016, à Chieti (Italie).

Après adoption des amendements et addenda nécessaires, la session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine a approuvé le document commun « Synodalité et primauté pendant le Premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église ».

La délégation de l’Église orthodoxe géorgienne a publié une déclaration, exprimant son désaccord avec certains paragraphes du document. Cette déclaration a été incluse au communiqué publié par la séance plénière et figurera au document commun en tant que note. Le document devrait être prochainement publié au nom de la commission.

Pendant les séances, les participants ont discuté du thème de la poursuite du dialogue. Le chef de la délégation de l’Église orthodoxe russe, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a proposé de consacrer le prochain stade du dialogue au thème de la synodalité et du primat dans les Églises d’Orient et d’Occident durant le second millénaire. En parallèle, a-t-il souligné, il serait nécessaire de poursuivre la discussion sur l’uniatisme en tant que phénomène apparu après le schisme de 1054 et demeurant jusqu’à aujourd’hui une pierre d’achoppement dans les relations orthodoxes-catholiques.

Le Président du Département des relations ecclésiastiques extérieures a rappelé qu’en 2000, pendant la session de Baltimore (États-Unis), la Commission mixte aurait dû discuter le thème des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme. Cette discussion devait s’inscrire dans la poursuite du travail commencé dans les années 1990 avec l’adoption, en 1993, du document de Balamand (Liban), condamnant l’uniatisme. Un autre projet de document sur le même thème avait été élaboré à Aricca (Italie) en 1998. Cependant, la session de Baltimore n’avait pu terminer ses travaux à cause de divergences d’opinion entre les participants catholiques et orthodoxes, de même qu’à l’intérieur des deux parties.

Selon le métropolite Hilarion, « lorsque les travaux de la Commission mixte ont repris après une interruption de six ans, il a été proposé de reprendre la discussion de la question du primat et de la synodalité dans l’Église. L’Église orthodoxe russe a approuvé cette proposition, à condition que les conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’union seraient aussi abordées avec les thèmes de la primauté et de la conciliarité. Cependant, en 10 ans, de 2006 à 2016, la commission n’est pas revenue une fois à ce thème. La logique de notre dialogue exige qu’afin d’achever le travail sur le document consacré à la primauté et à la synodalité dans l’Église pendant le premier millénaire, nous passions à l’examen de la question de la synodalité et de la primauté dans les Églises d’Orient et d’Occident au second millénaire. Nous devrons nous pencher sur le schisme de 1054, ainsi que sur le problème de l’uniatisme, qui est central pour le second millénaire. Je suppose que les problèmes qui nous séparent seront discutés, et que nous n’arriverons pas à un accord sur chacun de ces points. Cependant, l’objectif de notre dialogue n’est pas de parvenir à un accord sur les questions sur lesquelles nous nous entendons déjà, mais de discuter des problèmes qui nous séparent. Le thème de l’uniatisme est l’un de ces problèmes, et d’une brûlante actualité. »

Le métropolite Hilarion a attiré l’attention des membres de la Commission mixte sur les actions de la direction de l’l’Église gréco-catholique ukrainienne, inadmissibles d’un point de vue chrétien. « Nous entendons les déclarations de l’archevêque suprême de l’EGCU, Sviatoslav Chevtchouk, qui sont en contradiction avec notre dialogue, qui suscitent des obstacles à ce dialogue, et sèment la méfiance entre orthodoxes et catholiques. En février de cette année, à La Havane, le Pape François a rencontré le Patriarche Cyrille. Pour notre Église, c’était un évènement historique, puisque le Pape et le Patriarche ne s’étaient jamais rencontrés. Nous en sommes convaincus, ce fut une bonne rencontre, ouvrant une nouvelle page dans nos relations bilatérales. Cependant, cette rencontre a immédiatement suscité les critiques des gréco-catholiques ukrainiens, et pas seulement d’un groupe de fidèles quelconques, mais de la direction même de l’l’Église gréco-catholique ukrainienne. Et il ne s’agit pas seulement de critique, mais d’offenses et d’attaques injustes. Nous devons nous rendre compte qu’à l’intérieur de nos Églises il y a des gens qui mettent des obstacles sur notre route, et nous devons garder cela à l’esprit lorsque nous pensons à l’avenir de notre dialogue. »

De son côté, l’archimandrite Irénée (Steenberg), membre de la délégation de l’Église orthodoxe russe, a montré que la discussion du thème de la primauté et de la synodalité dans les Églises d’Orient et d’Occident au second millénaire soulèveraient forcément des questions sur lesquelles les deux parties de la commission divergent sérieusement. Néanmoins, il est nécessaire d’aborder ces thèmes de même qu’il est nécessaire de discuter de l’uniatisme. L’archimandrite Irénée a souligné qu’il serait difficile à l’Église orthodoxe russe de poursuivre le dialogue orthodoxe-catholique si la question des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme restait sans solution.

Il a néanmoins été décidé de laisser le choix du thème des prochaines séances à l’examen du Comité de coordination de la Commission mixte, qui se réunira en 2017.

Dans le communiqué de clôture, les participants ont remercié Mgr Bruno Forte, archevêque de Chieti, de son hospitalité.

Les membres de la commission ont aussi exprimé leur solidarité avec la population du Proche Orient, de plusieurs pays d’Europe et du monde. Le document mentionne aussi les métropolites d’Alep Paul (Patriarcat d’Antioche), membre de la Commission mixte, et Grégoire Jean Ibrahim (Église syro-jacobite), enlevés par les terroristes.

Source

Fin des travaux de la XIII session plénière de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique-romaine

Le 22 septembre, à Amman, capitale de la Jordanie, la XIII séance plénière de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique-romaine. Vingt-trois délégués catholiques, ainsi que des représentants des Églises orthodoxes de Constantinople, d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Russie, de Géorgie, de Roumanie, de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie, des Terres tchèques et de Slovaquie ont pris part aux réunions de la commission. La délégation du Patriarcat de Moscou était dirigée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. La délégation se composait aussi du secrétaire du DREE aux relations interchrétiennes, l’higoumène Stéphane (Igoumnov), et du prêtre Alexis Dikarev, employé du DREE. Pendant les réunions de la Commission mixte, un projet de document sur le thème « Conciliarité et primauté » élaboré par le comité de coordination de la commission en 2012 à Paris a été examiné. Le texte a suscité un certain nombre de critiques sur le fond, et la commission mixte a donc pris la décision d’élaborer un nouveau projet qui a été proposé à la discussion de la présente assemblée plénière. Formée de membres de la commission, le groupe de rédaction a préparé un projet de nouveau document sous le titre « Sur la voie d’une compréhension commune de la conciliarité et de la primauté dans l’Église pendant le premier millénaire ». Après de longues discussions, ayant mis en évidence de sérieuses divergences sur le thème de la primauté dans l’Église, il a été recommandé de retravailler le texte au sein du comité de coordination de la commission mixte qui sera convoqué en 2015. Pendant les discussions sur le thème de la conciliarité et de la primauté dans l’Église, des remarques critiques ont été avancées à l’adresse du document adopté par la commission mixte le 13 octobre 2007 à Ravenne, sur « Les conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle de l’Église ». Le métropolite Hilarion a souligné en particulier que ce document ne faisait pas l’unanimité dans les Églises orthodoxes, dans la mesure où il avait été adopté en l’absence des représentants de l’Église russe, dont les critiques sur le texte, exprimées pendant son élaboration, étaient restées ignorées. De son côté, le représentant de l’Église orthodoxe géorgienne, le métropolite Théodore, a déclaré que l’Église géorgienne rejetait le document de Ravenne. La réunion de clôture de la session plénière a été honorée de la visite de sa Béatitude le patriarche Théophile III de Jérusalem et de toute la Palestine et d’un membre de la dynastie régnante du royaume de Jordanie, conseiller du roi Abdullah sur les questions religieuses. Les coprésidents de la commission mixte, le cardinal Kurt Koch et le métropolite Jean de Pergame (Patriarcat de Contantinople), au nom des membres du dialogue théologique orthodoxe-catholique ont remercié son Altesse, et, en sa personne, le roi de Jordanie, de leur aide dans l’organisation de la session plénière à Amman, ainsi que de leur hospitalité. Un communiqué commun a été adopté, dans lequel les membres de la commission mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxe et catholique sont revenus sur la situation extrêmement difficile des chrétiens du Proche-Orient, appelant à la libération immédiate de tous les otages, y compris celle des métropolites Paul d’Alep (Patriarcat d’Antioche) et mar Grégoire Ibrahim (Église orthodoxe syrienne), enlevés il y a un an et demi. Le document appelait aussi à l’arrêt immédiat des effusions de sang et à la restauration de la paix au Proche Orient. A la fin de la réunion de clôture, le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’est brièvement entretenu avec le prince Gazi ben Mohammed qui a parlé, notamment, des projets de développement des rives du Jourdain, où les représentants de différentes confessions chrétiennes ouvrent des centres de pèlerinage. De son côté, le métropolite Hilarion a remercié de l’attention que le prince accordait à ce projet et a perlé de sa visite au centre de pèlerinage de l’Église orthodoxe russe. Sa Béatitude le patriarche Théophile de Jérusalem participait à l’entretien.

Source et photographie : Mospat.ru

Réunion de la XIIIème session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine

La XIIIème session plénière de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine s’est réunie le 15 septembre à Aman et achèvera ses travaux le 23 septembre. La rencontre en question a lieu sur l’invitation du patriarche de Jérusalem Théophile. Elle fait suite à celle qui a eu lieu récemment à Chypre, lors de laquelle a été étudiée la question du « rôle de l’évêque de Rome durant le premier millénaire », et durant laquelle aucun document officiel n’a été produit. La Commission examinera le projet du document intitulé « Conciliarité et Primauté », rédigé par la Commission de coordination qui s’est réunie à Rome en 2011 et à Paris en 2012. En outre, un dialogue aura lieu en ce qui concerne le texte de Ravenne de 2007, intitulé « Conséquences ecclésiologiques de la nature mystique de l’Église. Communion ecclésiale, Conciliarité et primauté », dont l’Église orthodoxe russe s’était dissociée. Du côté orthodoxe, la commission est présidée par le métropolite de Pergame Jean Zizioulas, tandis que du côté catholique-romain, celle-ci est présidée par le cardinal Kurt Koch.

Source et photographie  : Dogma.gr

Pas de représentant bulgare lors de la prochaine réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique

L'agence Romfea rapporte que le Saint-Synode de l'Église orthodoxe bulgare a décidé de ne pas envoyer de représentants à la prochaine réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique qui se tiendra dans l'île de Chypre du 16 au 23 octobre. Le Saint-Synode a estimé que les précédentes réunions n'avaient pas abouti à un minimum de convergence dogmatique. Par contre, plutôt que de dialogue théologique, il souhaite que soient examinées lors de ces rencontres des questions relatives aux problèmes sociaux.

Source: Romfea

Des membres de la commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe se sont réunis à l’abbaye de Cîteaux

Huit
membres de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre
l’Église catholique et l’Église orthodoxe se sont réunis du 7 au
11 avril
à l’abbaye
de Cîteaux
(Bourgogne) à l’invitation de Mgr
Roland Minnerath
, archevêque de Dijon et membre de la
commission.

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Réunion de la commission mixte pour le dialogue théologique anglican-orthodoxe

Nous publions la traduction de l’anglais de deux documents récents qui se rapportent au dialogue théologique anglican-orthodoxe. Une rencontre de la commission mixte chargée de ce dialogue a eu lieu début juin à Chypre. Le premier document est la déclaration commune rédigée au cours de cette rencontre ; le second l’allocution de bienvenue de Mgr Nikifore. Pour les lire, cliquez sur ce lien . Ces deux documents se trouvent sur cette page du site de la Communion anglicane où l’on peut également consulter la liste des membres de cette commission. Une photographie de ceux-ci prise lors de cette réunion est en ligne ici.

Des tensions se sont manifestées au cours de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe

La XIVème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe a commencé ses travaux à Chieti, en Italie, le 16 septembre 2016. Dans le cadre de la réunion de la partie orthodoxe de la Commission, qui précédait la réunion plénière, une vive discussion a eu lieu au sujet de l’élection du co-président orthodoxe de la Commission mixte, selon les informations du site Romfea.gr. Conformément au règlement de la Commission, qui a été adopté en 1980, chaque partie au dialogue élit un co-président parmi ses membres. Le patriarche Bartholomée avait au préalable envoyé des lettres dans lesquelles il communiquait la nomination de l’archevêque de Telmessos Job (Getcha) comme membre de la délégation du Patriarcat œcuménique en remplacement du métropolite de Pergame Jean (Zizioulas). Cependant, la proposition d’élection de l’archevêque Job comme co-président de la Commission n’a pas reçu le soutien de la majorité des membres orthodoxes de celle-ci. La raison probable, selon Romfea.gr, était la réputation ambiguë de l’archevêque de Telmessos, qui a été destitué de sa fonction d’archevêque des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, en raison de conflits aigus entre lui, le clergé, le conseil de l’Archevêché, ainsi qu’avec le célèbre Institut théologique Saint-Serge connu dans le monde orthodoxe entier. En outre, S.E. Mgr Job n’a jamais été participant au dialogue entre orthodoxes et catholiques-romains. C’est pourquoi la majorité des membres orthodoxes de la Commission a proposé d’élire le métropolite de Sasime Gennade en tant que co-président. Seuls les représentants des Églises de Roumanie et de Pologne se sont prononcés en faveur de l’archevêque Job. En raison de l’impasse, il a été décidé de suspendre la réunion pendant une heure, afin de demander au patriarche œcuménique de changer sa décision, mais celui-ci l’a maintenue, invoquant le fait que le métropolite Gennade n’est pas membre de la délégation du Patriarcat œcuménique, mais seulement son secrétaire, tandis que les membres de ladite délégation sont le métropolite de Diokleia Calliste et l’archevêque Job, dont l’un doit être élu. Le métropolite Calliste s’est retiré volontairement, invoquant son âge et sa santé. L’archevêque Job a fait part aux membres de la Commission de sa discussion avec le patriarche œcuménique. Il en a résulté qu’en l’absence d’un autre choix, les membres de la Commission ont ratifié sa nomination en tant que co-président.

Source

L’archevêque Job (Getcha) nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique

maxresdefaultL’archevêque Job (Getcha) (photographie ci-contre) est le nouveau co-président de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique. Il succède à cette fonction au métropolite de Pergame, Mgr Jean (Zizioulas). Lors de la réception de la délégation orthodoxe au Vatican, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, le pape François dans son adresse a signalé offrir des prières pour le nouveau co-président. La Commission mixte est présidée par deux présidents, l’un orthodoxe, l’autre catholique.

Source: RISU

Session du Comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine

Du 15 au 18 septembre a eu lieu à Rome la session du Comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine. Le travail du comité a été réalisé sous la présidence du chef du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, Mgr Kurt Koch, et du métropolite de Pergame Jean (Patriarcat de Constantinople). L’Église orthodoxe russe était représentée par le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Au centre des discussions des participants orthodoxes et catholiques-romains se trouvait le projet de document « Sur la voie de la compréhension commune de la catholicité et de la primauté dans l’Église durant le premier millénaire », qui a été établi comme texte de base lors de la XIIIème session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine, qui s’était déroulée à Amman du 16 au 22 septembre 2014, et qui fut modifié de façon significative par le Comité de rédaction de ladite Commission à Rome, en juin 2015. Après avoir introduit les changements nécessaires, le Comité de coordination a approuvé le projet de document, qui sera envoyé pour examen à la XIVème session plénière de la Commission mixte en 2016.

Source

Communiqué final de la treizième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique

« La XIIIème réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique a été tenue du 15 au 23 septembre 2014 en Jordanie, à Amman, une ville avec une longue histoire liée aux racines du christianisme. La réunion était hébergée généreusement et fraternellement par S.B. Théophile III, Patriarche de Jérusalem. Vingt-trois membres catholiques étaient présents, quelques-uns ne purent assister. Toutes les Églises orthodoxes, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie, étaient représentées, à savoir le Patriarcat Œcuménique, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, le Patriarcat de Géorgie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église de Pologne, l’Église d’Albanie et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie. La Commission a travaillé sous la direction de ses deux co-présidents, le Cardinal Kurt Koch et le Métropolite Jean de Pergame, assistés par deux co-secrétaires, le métropolite Gennade de Sassime (Patriarcat Œcuménique) et Mgr André Palmieri (Conseil Pontifical pour l’Unité des Chrétiens). Lors de l’ouverture de la session plénière tenue le mercredi 17 septembre à al-Makhtas, le lieu du baptême de Jésus-Christ, la Commission a été chaleureusement accueillie par son hôte, S.B. le Patriarche Théophile III, qui a souligné :  

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 La Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique-romaine ».

Source : Amen.gr

Paris: une réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre les Églises orthodoxes et l’Église catholique

Le 20 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, est arrivé à Paris pour participer à la réunion du comité de coordination de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique catholico-orthodoxe où il représente l’Eglise orthodoxe russe. Le métropolite Emmanuel l’a accueilli à l’aéroport.
La commission qui est présidée par le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame du côté orthodoxe et par le cardinal Kurt Koch du côté catholique.
Le 21 novembre, jour de la fête de la Présentation de la Vierge au Temple, selon le calendrier grégorien, les membres du comité ont assisté à la liturgie en la cathédrale grecque Saint-Etienne à Paris.

Sources: diocèse de Chersonèse, Patriarcat de Moscou (photographie de la réunion)

Communiqué de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe – Vienne 2010

Nous vous invitons à lire le communiqué, traduit par nos soins, de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe réunie en 12ème séance plénière du 20 au 27 septembre à Vienne, Autriche.

COMMUNIQUÉ

La douzième réunion de la commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique romaine eut lieu à Vienne en Autriche, une ville historique, un pont entre l’Occident et l’Orient, et qui a une vie œcuménique riche. La réunion, accueillie généreusement et fraternellement par l’archidiocèse catholique romain de Vienne, se déroula du 20 au 27 septembre 2010 dans les locaux de Kardinal König Haus.
Vingt-trois membres catholiques romains y étaient présents ; quelques-uns n’ont pas pu y participer. Toutes les Eglises orthodoxes, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie y furent représentées, à savoir le Patriarcat œcuménique, les patriarcats d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Moscou, de Serbie, de Roumanie, de Géorgie et les Eglises de Chypre, de Grèce, de Pologne, d’Albanie et des Pays tchèques et de la Slovaquie.
La Commission a travaillé sous la direction de ses deux coprésidents, l’archevêque Kurt Koch et le métropolite Jean de Pergame, et avec l’aide des deux cosecrétaires, le métropolite Gennadios de Sasime (du Patriarcat œcuménique) et du R.P. Andrea Palmieri (Conseil pontifical pour la promotion de l’unité chrétienne).

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Réunion à Vienne de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe

08472b16a5 Depuis le 21 septembre, et jusqu'au 26, la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe tient sa 12ème réunion à Vienne. L'objet de l'analyse de la commission est le rôle de l’évêque de Rome dans la communion de l’Église pendant le premier millénaire. La commission travaille sur un document écrit par le comité de coordination à l'automne 2008 en Crète et qui a déjà fait l'objet d'une analyse à Chypre en octobre 2009.

Sources: Cerkiew.pl (dont photographie), Église russe, Interfax, Amen, Radio-Vatican.

“Chroniques antiochiennes”: les 40 ans de l’institut de théologie du Patriarcat d’Antioche, “Je rêve d’une Eglise”, “La commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe” par le métropolite Paul d’Alep

Ces 8ème "Chroniques antiochiennes", de Carol Saba, évoquent le 40ème anniversaire de l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean Damascène à Balamand au Liban, donnent un extrait d'un texte du métropolite Saba de Bosra, "Je rêve d'une Église",  annoncent la traduction prochaine d'une note du métropolite Paul (Yazigi) d'Alep sur la récente réunion de la commission mixte internationale de dialogue théologique  catholique-orthodoxe à Paphos sur l'île de Chypre. Pour les lire, cliquez sur ce lien.

Le communiqué final de la onzième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique

Zizioulas Le communiqué final de la onzième réunion de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique a été publié. Pour lire une traduction française de celui-ci, cliquez sur ce lien.
Source: Romfea
Photographie, de droite à gauche: l'archevêque de Chypre, Mgr Chrysostome, Mgr Jean (Zizioulas) de Pergame, Mgr Hilarion (Alfeyev) lors de la divine liturgie du 18 octobre (source).

La réunion de la commission internationale mixte pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique à Chypre

2787 Depuis le 16 et jusqu'au 23 octobre, la commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique est réunie à Chypre. Sur celle-ci, Radio-Vatican a émis cette présentation (l'écouter directement), la "Confession de foi" présentée dans cette note y est, entre autres, évoquée; quelques photographies (dont celle ci-contre) se trouvent ici et .

Premier bilan de la Xe session de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique

L’agence
russe Interfax nous informe  que les participants de la Xème session
plénière de la commission mixte orthodoxe-catholique
pour le dialogue
théologique à Ravenne (Italie) en ont signé le document final, malgré le fait
que la délégation du patriarcat de Moscou ait quitté la première séance avec
éclat. L’un des thèmes principaux de la session était la question de la
primauté dans l’Église universelle et la mise au point définitive du document
« Conséquences ecclésiologiques et canoniques de la nature sacramentelle
de l’Eglise. Conciliarité et synodalité dans l’Eglise », qui avait déjà été à
l’ordre du jour lors de la réunion de la commission réunie à Belgrade en
septembre 2006. Interfax cite le communiqué publié par l’agence catholique
Zenit : « Lors de la rencontre (à Ravenne), après l’examen de cette question,
la commission a approuvé un document commun proposant une base solide pour le
futur travail de la commission ».

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Le document commun « Synodalité et primauté pendant le premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église »

Le document commun « Synodalité et primauté pendant le premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église » approuvé par la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine à Chieti le 21 septembre 2016 a été traduit entièrement en français et est disponible sur le site suivant.

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « L’uniatisme continue de rester la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques ».

Le 16 septembre 2016 a commencé, dans ville de Chieti (Italie), la XIVème session plénière Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Par décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe du 15 juillet 2016, la délégation du Patriarcat de Moscou participant à la session plénière est constituée du métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures (chef de délégation), de l’archimandrite Irénée (Steenberg), recteur du monastère Saint-Silouane-l’Athonite de Sonora, en Californie (Église orthodoxe russe hors-frontières), ainsi que du collaborateur du Secrétariat pour les relations interchrétiennes du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le prêtre Alexis Dikarev, qui participe à la session en tant que consultant. Avant le début de la session plénière, les représentants des Églises orthodoxes locales se sont réunis séparément pour discuter du déroulement des futurs travaux. Intervenant devant les participants orthodoxes de la session, le métropolite Hilarion a rappelé la nécessité pour la commission de revenir à la question de l’uniatisme, dont la discussion avait commencé dans les années 1990, mais a été interrompue en l’an 2000. « Les agissements des gréco-catholiques en Ukraine et leur rhétorique agressive à l’endroit de l’Église orthodoxe témoignent que l’uniatisme continue à être une plaie ouverte sur le corps du christianisme mondial et la principale pierre d’achoppement au dialogue entre orthodoxes et catholiques » a souligné le métropolite. En raison de l’impossibilité pour le métropolite de Pergame Jean de continuer à remplir les obligations de co-président de la Commission mixte, les délégués orthodoxes, lors de leur session, ont discuté des candidatures possibles pour lui succéder à ce poste. À la suite de cette discussion, l’archevêque de Telmessos Job (Patriarcat de Constantinople) à été confirmé dans cette fonction. La session plénière de la Commission mixte, à laquelle prennent part les représentants de toutes les Églises orthodoxes reconnues, à l’exception du Patriarcat de Bulgarie, a été ouverte par les paroles d’accueil du co-président de la commission pour la partie catholique, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, ainsi que celles de l’archevêque de Telmessos Job, co-président pour la partie orthodoxe, et de l’archevêque catholique de la ville de Chieti, Mgr Burno Forte. À l’issue de la partie solennelle, les membres de la commission ont commencé l’examen du document consacré à la catholicité et la primauté dans l’Église du premier millénaire, approuvé lors de la session du Comité de coordination de la Commission mixte à Rome en octobre 2015.

Source

Remarques sur le texte préconciliaire intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » 

M. Dimitrios Tselengidis, professeur de dogmatique à la Faculté de théologie à l’Université Aristote de Thessalonique, a envoyé ses premières observations théologiques aux hiérarques orthodoxes de plusieurs Églises orthodoxes locales (dont celles de Grèce, Russie, Serbie, Géorgie, Bulgarie, Alexandrie et Antioche) concernant le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Nous reproduisons ci-dessous lesdites observations.
« Ce texte manifeste de façon récurrente l’inconséquence et la contradiction théologique. Ainsi, il proclame dans son article premier la conscience de soi qui est celle de l’Église orthodoxe, considérant celle-ci – et ce très justement – comme « L’Église une, sainte, catholique et apostolique ». Or, dans l’article 6, il y a contradiction avec la formulation de l’article premier susmentionné. Il mentionne en effet, de façon caractéristique, que « l’Église orthodoxe reconnaît l’existence historique d’autres églises et confessions chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle ». C’est ici qu’une question fort à propos se pose : si l’Église est « Une », conformément à notre Credo et à la conscience de soi de l’Église orthodoxe (article I), comment peut-il être fait mention d’autres Églises chrétiennes ? Il est clair que ces autres Églises sont hétérodoxes. Les « Églises » hétérodoxes, au demeurant, ne peuvent nullement être appelées « Églises » par les Orthodoxes. En considérant les choses dans une perspective dogmatique, il n’est pas possible de parler d’une multiplicité « d’Églises » avec des dogmes différents et ce dans un grand nombre de thèmes théologiques. En conséquence, tant que ces « Églises » restent inflexibles dans les erreurs de leur foi, il n’est pas juste théologiquement de leur accorder une ecclésialité – et ce institutionnellement – hors de « l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». Dans le même article (6), il y a une autre contradiction théologique sérieuse. Au commencement de l’article, il est dit ce qui suit : « D’après la nature ontologique de l’Église, son unité ne peut pas être compromise ». Or, à a fin du même article, il est écrit que, par sa participation dans le mouvement œcuménique, l’Église orthodoxe « a pour objectif d’aplanir la voie menant à l’unité ». Ici se pose la question : Étant donné que l’unité de l’Église est un fait reconnu, quel type d’unité des Églises est recherché dans le contexte du mouvement œcuménique ? Cela signifie-t-il, peut-être, le retour des chrétiens occidentaux à l’Église une et unique ? Une telle signification, cependant, ne transparaît ni dans la lettre, ni dans l’esprit du texte entier. Au contraire, en réalité, l’impression est donnée qu’il existe une division établie dans l’Église et que les perspectives des dialogues ont pour but l’unité déchirée de l’Église.

La confusion théologique est également causée par l’ambiguïté de l’article 20 qui dispose : « Les perspectives des dialogues théologiques de l’Église orthodoxe avec les autres Églises et confessions chrétiennes sont toujours déterminées sur la base des critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà constituée (canon des conciles œcuméniques : 7 du IIème et 95 du Quinisexte) ». Mais le 7ème canon du IIème concile œcuménique et le 95ème canon du concile Quinisexte concernent la reconnaissance du baptême d’hérétiques qui avaient manifesté leur intérêt à se réunir à l’Église orthodoxe. Or, il ressort de la lettre et de l’esprit du texte préconciliaire, considéré dans une perspective théologique, qu’il n’y est absolument pas question du retour des hétérodoxes à l’Église orthodoxe, la seule Église. Au contraire, dans le texte, le baptême des hétérodoxes est considéré comme accepté a priori – et ce sans décision panorthodoxe. En d’autres termes, le texte endosse « la théologie baptismale ». Simultanément, le texte ignore délibérément le fait historique que les hétérodoxes contemporains d’Occident (catholiques-romains et protestants) n’ont pas un seul, mais une série de dogmes qui diffèrent de l’Église orthodoxe (à côté du Filioque, de la grâce créée dans les sacrements, la primauté du pape, le rejet des icônes, le rejet des décisions des Conciles œcuméniques, etc.). L’article 21 soulève également des questions appropriées, lorsqu’il mentionne que « L’Église orthodoxe… évalue positivement les textes théologiques édités par la commission… [à savoir « Foi et Constitution] pour le rapprochement des Églises ». Il convient d’observer ici que ces documents [de la Commission] n’ont jamais été entérinés par les hiérarques des Églises orthodoxes locales. Enfin, l’article 22 donne l’impression que le futur grand et saint Concile juge à priori de l’infaillibilité de ses décisions, puisqu’il considère que « la préservation de la foi orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire, qui, depuis toujours au sein de l’Eglise, constitue le juge désigné et ultime en matière de foi ». Dans cet article, le fait historique est ignoré que, dans l’Église orthodoxe, le critère final est toujours la conscience dogmatique vigilante du plérôme de l’Église qui, dans le passé, a validé ou considéré comme « brigandages » des conciles œcuméniques. Le système conciliaire en lui-même n’assure pas mécaniquement la justesse de la foi orthodoxe. Cela se produit seulement lorsque les évêques conciliaires ont le Saint-Esprit et la voie hypostatique – le Christ – qui agissent en eux et ainsi, comme « syn – odikoi » (i.e. faisant route ensemble) en actes « suivent les saints Pères ».
Évaluation générale du texte
Par tout ce qui est écrit et ce qui est clairement sous-entendu dans le texte susmentionné, il est manifeste que ses initiateurs et rédacteurs entreprennent une légitimation institutionnelle du syncrétisme-œcuménisme chrétien par la décision d’un Concile panorthodoxe. Or, cela serait catastrophique pour l’Église orthodoxe. Pour cette raison, je propose humblement le retrait total du texte.
Pour terminer, une observation théologique sur le texte «Le sacrement du mariage et ses empêchements ». Il est mentionné dans l’article  5a) : « Le mariage entre orthodoxes et non orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par indulgence et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église orthodoxe ». Ici, la condition expresse que « les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Église orthodoxe » contredit la protection théologique du mariage comme sacrement de l’Église orthodoxe et ce parce que la maternité revient – en fonction du baptême des enfants dans l’Église orthodoxe – à légitimer la célébration du mariage mixte, laquelle est clairement interdit par un canon d’un Concile œcuménique (72è canon In Trullo). En d’autres termes, un concile non œcuménique, comme l’est le futur grand et saint Concile, relativise explicitement une décision d’un concile œcuménique. Cela est inacceptable. Et encore une autre question : si le mariage célébré ne donne pas d’enfants, est-ce que ce mariage est simplement légitimé par le fait de l’intention de l’épouse hétérodoxe d’intégrer ses enfants éventuels dans l’Église orthodoxe ?
Si l’on veut être conséquent théologiquement, l’article 5.1. doit être enlevé.
Dr Dimitrios Tselengidis

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Déclaration du service de communication du DREE suite à l’adoption d’une « Conception œcuménique » par le Concile des évêques de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne

Le Concile des évêques de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne a adopté une « Conception œcuménique de l’EGCU, qui entre en vigueur le 23 février 2016.

L’aspect positif de cette conception est de reconnaître les résultats du dialogue orthodoxe-catholique, en particulier les positions du document de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine « L’uniatisme, méthode d’union du passé et la recherche actuelle de la pleine communion » (Balamand, 1993), qui condamne les tentatives effectuées par Rome dans l’histoire de soumettre les chrétiens d’Orient au moyen de l’uniatisme, par exemple par l’union de Brest de 1596. Le nouveau document de l’EGCU reconnaît clairement que « Le trône apostolique romain percevait la réunion de Brest plutôt dans des catégories de soumission que de communion », et donne une appréciation négative du phénomène de l’uniatisme comme moyen de réunion des Eglises sur des bases théologiques erronées.

Cette déclaration des hiérarques gréco-catholiques aurait pu être un facteur très prometteur dans la perspective des relations entre l’EGCU et l’Eglise orthodoxe, tout spécialement en Ukraine, si elle ne s’accompagnait pas de toute une série d’affirmations historiquement irrecevables.

Ainsi, la « Conception œcuménique » affirme que « L’EGCU s’est formée à la suite de la séparation de l’Eglise de Moscou de la métropole de Kiev au XV – XVI siècles… Dans les conditions d’une crise intérieure, de l’affaiblissement du centre patriarcal de Constantinople et des défis posés par la réforme protestante et le catholicisme post-tridentin, la hiérarchie de l’Eglise de Kiev a pris la décision de rétablir la communion eucharistique avec l’évêque de Rome ».

Or, il est bien connu que l’Union de Florence de 1439, acceptée par Constantinople, n’a reçu aucun soutien de la Rus’. C’est précisément pour cette raison que le métropolite Isidore de Kiev a été obligé de s’enfuir en Occident. L’EGCU n’est apparue en réalité qu’à la fin du XVI siècle à la suite d’une intrigue politique. A l’origine conçue comme un compromis politique, l’union de Brest a été répandue par la force par les autorités de la République des Deux Nations, rencontrant une puissante opposition de la part des croyants orthodoxes.

Ayant formellement condamné l’union comme méthode de réunion des Eglises, la direction de l’EGCU s’efforce en même temps de lui donner une auréole, recourant à cet effet à des distorsions de la vérité historique. L’identification de l’EGCU à la métropole de Kiev, sans cesse reprise dans la « Conception œcuménique », ne peut être qualifiée autrement que de grossière fraude. La direction gréco-catholique essaie ainsi de présenter l’EGCU comme la seule héritière légitime de l’antique métropole de Kiev et, en même temps, d’établir une division artificielle entre Kiev et Moscou. Ceci se manifeste clairement dans l’affirmation suivante : « A compter de la fin du XVIII siècle, sur les territoires revenus à l’Empire russe, puis à l’URSS, il a été procédé à une éradication délibérée de l’Eglise de Kiev par la réunification forcée de ses fidèles à l’orthodoxie russe. L’EGCU condamne résolument ses pratiques de « l’uniatisme orthodoxe » et d’autres qui lui sont semblables. »

La thèse d’une éradication délibérée par la Russie de « l’Eglise de Kiev » est parfaitement absurde, puisque l’Eglise de Kiev fait partie intégrante de l’Eglise orthodoxe russe. La direction de l’Empire russe ne s’est pas donné pour objectif la destruction de l’Eglise gréco-catholique. En même temps, dans la mesure où sur les territoires traditionnellement orthodoxes d’Autriche-Hongrie et de Pologne, l’uniatisme était implantée par les autorités catholiques en ayant recours à la force, après la réunion de ces territoires à la Russie, une grande partie du peuple et du clergé a tout naturellement souhaité revenir à l’Orthodoxie, ce dont témoigne, par exemple, le Concile de Polotsk en 1839.

Certes, les autorités russes d’alors, favorisant ce processus, ont pu laisser passer des abus. S’il convient de condamner toute manifestation de violence dans les questions de foi, il est inacceptable de recourir à des substitutions de concepts comme se le permettent les auteurs de la « Conception œcuménique », dénonçant le sincère désir de revenir de l’union à l’Eglise orthodoxe comme de « l’uniatisme orthodoxe ».

Regrettant que les relations de l’EGCU et de l’Eglise orthodoxe russe soient assombries par un lourd passé historique, dont les conséquences se font sentir aujourd’hui encore, les auteurs du document se réfèrent pourtant uniquement aux évènements de 1839, 1871 et 1946, lorsque les gréco-catholiques ont été réunis à l’Eglise orthodoxe. Ils s’abstiennent de faire mention des persécutions orchestrées par la République des Deux Nations contre les orthodoxes refusant d’accepter l’union, ou les cruautés des gréco-catholiques de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne en Ukraine occidentale et en Biélorussie pendant la Seconde guerre mondiale. Avec cette approche de l’histoire, une seule des parties est présentée comme victime, comme Eglise-martyre.

Bien que le document affirme que « l’EGCU exprime sa volonté de chercher avec les frères orthodoxes des chemins de règlement des incompréhensions historiques », ses dirigeants, en contradiction avec cette thèse, continuent à insister sur la reconnaissance du statut patriarcal de l’EGCU. Pourtant, la question d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine, annoncé unilatéralement en 2002, est l’un des principaux obstacles au dialogue entre orthodoxes et gréco-catholiques. Comme on sait, la hiérarchie des Eglises orthodoxes locales a exprimé à Rome son opinion défavorable sur la reconnaissance de l’EGCU comme patriarcat, montrant quelles seraient les conséquences négatives qu’entraînerait cette reconnaissance pour la situation religieuse en Ukraine et le dialogue orthodoxe-catholique en général. Continuer à insister sur le soutien des « tentatives séculaires » de l’EGCU à « achever le processus de formation de sa structure jusqu’au niveau patriarcal » signifie bloquer dès le départ tout progrès dans le règlement des problèmes entre orthodoxes et gréco-catholiques.

Un autre obstacle au dialogue est la reconnaissance par l’EGCU des « églises orthodoxes en Ukraine » comme s’il n’existait pas qu’une seule Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, reconnue par l’ensemble du monde orthodoxe. « La conception œcuménique » laisse entendre que pour les dirigeants de l’EGCU, l’Eglise orthodoxe ukrainienne et les communautés schismatiques ont un statut identique « d’héritiers de l’Eglise de Kiev issue du baptême de Vladimir ».

Cette approche trouve son expression dans la pratique, lorsque les hiérarques de l’EGCU se permettent de participer à des offices communs avec des schismatiques, reconnaissant ainsi publiquement la validité de leurs sacrements (notamment du baptême et du sacerdoce), invitant des représentants du clergé schismatique dans leurs établissements d’enseignement, selon eux « pour une meilleure connaissance de l’Orthodoxie ». Ils effectuent avec ce clergé des visites communes à l’étranger où ils prononcent des déclarations à caractère politique. Ce soutien des gréco-catholiques aux schismatiques porte atteinte à l’unité chrétienne alors même que les Eglises orthodoxe et catholique recherchent de nouvelles voies de coopération.

La hiérarchie de l’Eglise russe a souvent attiré l’attention des dirigeants de l’EGCU sur la nécessité de respecter la structure canonique de l’Eglise orthodoxe, comme l’une des principales conditions au développement des relations entre les Eglises. Cependant, dans la pratique, les rapports étroits entre les hiérarques gréco-catholiques et les schismatiques, ainsi que les positions, maintenant fixées dans un document officiel, témoignent de ce que la direction de l’EGCU a l’intention de continuer à ignorer l’opinion des orthodoxes. Il reste à se demander comment, suivant une telle approche, les dirigeants de l’EGCU croient possible de parvenir à une quelconque avancée dans le dialogue avec l’Orthodoxie canonique.

Une autre affirmation suscite aussi l’étonnement : les auteurs du document assurent que dans les années 1990, « l’EGCU a établi un dialogue fructueux, bien qu’informel et non officiel avec les évêques et les théologiens de l’Eglise de Constantinople… dont l’objet était d’étudier comment rétablir la pleine communion avec l’Eglise mère de Constantinople. » Faisant partie de l’Eglise catholique et confessant la doctrine catholique, l’EGCU ne peut entreprendre par elle-même aucun dialogue pour la restauration de sa pleine communion avec l’Eglise de Constantinople en dehors du dialogue qui s’effectue dans le cadre de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique romaine. C’est la Commission mixte qui a les pleins pouvoirs pour discuter des problèmes théologiques existant entre orthodoxes et catholiques et chercher les moyens de les résoudre. Par ailleurs, le dialogue bilatéral entre l’EGCU et les représentants du Patriarcat de Constantinople, contournant l’Eglise orthodoxe ukrainienne, ne peut susciter que la méfiance et approfondir les contradictions qui exigent depuis déjà longtemps d’être résolues.

« La Conception œcuménique » de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne est un document contradictoire, posant de nombreuses questions aux orthodoxes. Déclarant leur volonté de développer le dialogue avec l’Eglise orthodoxe, les dirigeants de l’EGCU ne se montrent pas prêts à une analyse sérieuse du passé historique ni à une évaluation responsable de la situation ecclésiale en Ukraine actuellement. Le document montre que l’EGCU attend de l’Eglise orthodoxe qu’elle vienne elle-même à sa rencontre, tandis que l’Eglise gréco-catholique ne croit pas nécessaire d’entreprendre quoi que ce soit pour une vraie résolution des problèmes existants.

Malheureusement, les actions de l’EGCU en Ukraine aujourd’hui non seulement ne favorisent pas le rapprochement entre orthodoxes et catholiques, mais aggravent les divisions déjà existantes, encourageant le schisme et continuant à porter le trouble dans les esprits des gens. Ainsi se manifeste la nature de l’uniatisme qui, depuis ses origines, dit la déclaration de Balamand, « a créé une situation qui est devenue source de conflit et de souffrances d’abord pour les orthodoxes, mais aussi pour les catholiques ».

Les relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien

Projet de document du Concile panorthodoxe, adopté à la V Conférence panorthodoxe préconciliaire de Chambésy, 10-17 octobre 2015.

  1. L’Eglise Orthodoxe, étant l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique, croit fermement, dans sa conscience ecclésiale profonde, qu’elle occupe une place prépondérante pour la promotion de l’unité des chrétiens dans le monde d’aujourd’hui.
  2. L’Église orthodoxe assoit son unité sur le fait qu’elle a été fondée par notre Seigneur Jésus-Christ, ainsi que sur la communion dans la Sainte Trinité et dans les sacrements. Cette unité s’exprime à travers la succession apostolique et la tradition patristique, dont vit l’Église jusqu’à ce jour. L’Église orthodoxe a la mission et le devoir de transmettre et prêcher toute la vérité, contenue dans la sainte Écriture et la sainte Tradition, ce qui donne à l’Église son caractère universel.
  3. La responsabilité de l’Église orthodoxe ainsi que sa mission œcuménique quant à l’unité de l’Église ont été exprimées par les Conciles œcuméniques. Ceux-ci ont particulièrement souligné le lien indissoluble entre la vraie foi et la communion sacramentelle.
  4. L’Eglise orthodoxe qui prie sans cesse « pour l’union de tous », a toujours cultivé le dialogue avec ceux qui se sont séparées d’elle, lointains et proches, elle a même été à la tête de la recherche de voies et de moyens pour rétablir l’unité des croyants en Christ et a participé au Mouvement Œcuménique dès sa naissance et a contribué à sa formation et à son développement ultérieur. D’ailleurs, grâce à l’esprit œcuménique et philanthropique qui la distingue et selon la prescription divine « qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Tim. 2.4), l’Eglise orthodoxe a toujours combattu pour le rétablissement de l’unité des chrétiens. Ainsi donc, la participation orthodoxe au Mouvement œcuménique ne va aucunement à l’encontre de la nature et de l’histoire de l’Eglise orthodoxe, mais constitue l’expression conséquente de la foi et tradition apostolique dans des conditions historiques nouvelles.
  5. Les dialogues théologiques bilatéraux actuels de l’Eglise orthodoxe, ainsi que sa participation au Mouvement pour la restauration de l’unité des chrétiens, s’appuient sur la conscience même de l’Orthodoxie et sur son esprit œcuménique dans le but de rechercher, sur la base de la foi et de la tradition de l’Eglise ancienne des sept Conciles œcuméniques, l’unité perdue des Chrétiens.
  6. D’après la nature ontologique de l’Eglise, son unité ne peut pas être compromise. L’Eglise orthodoxe reconnaît l’existence historique d’autres églises et confessions chrétiennes ne se trouvant pas en communion avec elle, mais croit aussi que les relations qu’elle entretient avec ces dernières doivent se fonder sur une clarification, le plus rapidement et le plus objectivement possible, de toute la question de l’ecclésiologie et, plus particulièrement de l’enseignement général que celles-ci professent sur les sacrements, la grâce, le sacerdoce et la succession apostolique. Ainsi, elle est favorablement disposée, tant pour des raisons théologiques que pastorales, à prendre part à tout dialogue théologique avec différentes Eglises et Confessions chrétiennes et plus généralement, à participer au Mouvement œcuménique contemporain, convaincue que par le biais du dialogue, elle apporte un témoignage dynamique de la plénitude de la vérité en Christ et de ses trésors spirituels à tous ceux qui sont à l’extérieur de celle-ci, ayant pour objectif d’aplanir la voie menant à l’unité.
  7. C’est dans cet esprit toutes les saintes Églises orthodoxes locales participent activement aujourd’hui aux dialogues théologiques officiels, et la majorité d’entre elles à différents organismes inter-chrétiens bilatéraux et multilatéraux, et prennent part à différents organismes nationaux, régionaux ou internationaux ; cela malgré la crise profonde que traverse le Mouvement œcuménique. Cette activité œcuménique pluridimensionnelle a sa source dans le sentiment de responsabilité et dans la conviction que la coexistence, la compréhension réciproque, la collaboration et les efforts communs vers une unité chrétienne sont essentiels,pour ne pas créer d’obstacle à l’Évangile du Christ (I Co 9, 12).
  8. Il est évident que l’Église orthodoxe, tout en dialoguant avec les autres chrétiens, n’ignore pas les difficultés liées à une telle entreprise ; bien plus, elle comprend les obstacles qui se dressent sur la route d’une compréhension commune de la tradition de l’ancienne Église, et elle espère que le Saint-Esprit, qui constitue toute l’institution de l’Église, (stichère des vêpres de la Pentecôte) pourvoira aux insuffisances (vœu de l’ordination). En ce sens, au cours de ces dialogues théologiques, ainsi que dans le cadre de sa participation au Mouvement œcuménique, l’Église orthodoxe ne s’appuie pas uniquement sur les forces humaines de ceux qui mènent les dialogues, mais également sur la protection du Saint-Esprit et la grâce du Seigneur qui a priépour que tous soient un (Jn 17, 21).
  9. Les dialogues théologiques bilatéraux actuels, annoncés par des Conférences panorthodoxes, sont l’expression de la décision unanime de toutes les très saintes Églises orthodoxes locales qui ont le devoir de participer activement et avec continuité à leur déroulement ; ceci afin de ne pas mettre d’obstacle au témoignage unanime de l’Orthodoxie pour la gloire du Dieu Trinitaire. Dans le cas où une Église locale décide de ne pas désigner de délégués – pour l’un des Dialogues ou pour une assemblée précise – si cette décision n’est pas prise à l’échelon panorthodoxe, le dialogue se poursuit. L’absence d’une Église locale doit, quoi qu’il en soit – avant l’ouverture du dialogue ou de l’assemblée en question – faire l’objet d’une discussion au sein de la mission orthodoxe engagée dans le dialogue ; cela pour exprimer la solidarité et l’unité de l’Église orthodoxe.
  10. Les problèmes qui surgissent au cours des discussions théologiques des Commissions théologiques mixtes ne justifient pas toujours à eux seuls le rappel unilatéral des délégués ou même la suspension définitive de la participation d’une Église orthodoxe locale. En règle générale, on doit éviter qu’une Église ne se retire d’un dialogue en déployant tous les efforts nécessaires à l’échelon interorthodoxe pour rétablir la représentativité complète au sein de la Commission théologique orthodoxe engagée dans ce dialogue. Si une ou plusieurs Églises orthodoxes refusent de participer aux réunions de la Commission mixte théologique d’un certain dialogue pour des raisons ecclésiologiques, canoniques, pastorales ou morales, cette ou ces Églises doivent communiquer par écrit leur refus au Patriarche œcuménique et à toutes les Eglises orthodoxes, selon l’ordre panorthodoxe établi. Pendant la consultation panorthodoxe le Patriarche œcuménique cherche à obtenir le consensus de toutes les autres Eglises sur ce qu’il conviendra de faire, incluant la possibilité d’une réévaluation du processus d’un dialogue théologique concret, dans le cas où ceci serait considéré, à l’unanimité, comme indispensable.
  11.  La méthodologie suivie dans le déroulement des dialogues théologiques vise à trouver une solution aux divergences théologiques héritées du passé ou à celles qui ont pu apparaître récemment et à rechercher les éléments communs de la foi chrétienne. Elle présuppose également la mise au courant du plérome de l’Église sur l’évolution des différents dialogues. Dans le cas où on ne parvient pas à surmonter une divergence théologique précise, le dialogue théologique peut se poursuivre après qu’on a enregistré le désaccord constaté sur cette question théologique précise et qu’on a informé de ce désaccord toutes les Églises orthodoxes locales, cela en vue des mesures à prendre par la suite.
  12. Il est évident qu’au cours des dialogues théologiques, le but poursuivi par tous est le même : le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour. Il reste néanmoins que les divergences théologiques et ecclésiologiques existantes permettent en quelque sorte une hiérarchisation quant aux difficultés qui se présentent sur la voie de la réalisation de ce but fixé à l’échelon panorthodoxe. La spécificité des problèmes liés à chaque dialogue bilatéral présuppose une différenciation dans la méthodologie à suivre dans chaque cas ; mais pas une différenciation dans le but, car le but est le même pour tous les dialogues.
  13. Malgré cela, un effort de coordination de la tâche des différentes Commissions théologiques interorthodoxes s’impose, en cas de nécessité, d’autant plus que l’unité ontologique indissoluble de l’Église orthodoxe doit être révélée et se manifester également dans le cadre de ces dialogues.
  14. La conclusion de tout dialogue théologique proclamé officiellement correspond à l’achèvement de la tâche de la Commission théologique mixte désignée à cet effet ; le Président de la Commission interorthodoxe soumet un rapport au Patriarche œcuménique, lequel, en accord avec les Primats des Églises orthodoxes locales, annonce la clôture du dialogue. Aucun dialogue n’est considéré comme achevé avant que sa fin ne soit proclamée par une telle décision panorthodoxe
  15. La décision panorthodoxe, au cas où un dialogue théologique s’achèverait avec succès, de rétablir la communion ecclésiale doit pouvoir se fonder sur l’unanimité de toutes les Églises orthodoxes locales.
  16. Un des principaux organes du Mouvement œcuménique contemporain est le Conseil œcuménique des Églises (COE). Certaines Églises orthodoxes ont été membres fondateurs de ce Conseil, et par la suite, toutes les Églises orthodoxes locales en sont devenues membres. Le COE, en tant qu’organe interchrétien structuré, ainsi que d’autres organismes interchrétiens et organismes régionaux, telle que la Conférence des Eglises européennes (KEK) et le Conseil du Moyen Orient, bien qu’ils ne regroupent pas toutes les Églises et confessions chrétiennes, remplissent une mission fondamentale dans la promotion de l’unité du monde chrétien. Les Églises orthodoxes de Géorgie et de Bulgarie se sont retirées du Conseil Œcuménique des Églises, la première en 1997 et la seconde en 1998, car elles avaient un avis différent quant à l’œuvre du Conseil Œcuménique des Églises et, de ce fait, elles ne participent pas aux activités interchrétiennes menées par le Conseil Œcuménique des Églises et d’autres organismes interchrétiens.
  17. Les Églises orthodoxes locales – membres du COE participent à part entière et à part égale à l’organisme du Conseil Œcuménique des Églises et contribuent par tous les moyens dont elles disposent au témoignage de la vérité et à la promotion de l’unité des chrétiens. L’Eglise orthodoxe a accueilli favorablement la décision de COE de répondre à sa demande concernant la constitution d’une Commission spéciale pour la participation orthodoxe au COE conformément au mandat de la Conférence interorthodoxe de Thessalonique (1998). Les critères fixés par la Commission spéciale lesquels ont été proposés par les orthodoxes et acceptés par le COE, ont amené à la constitution d’un Comité permanent de collaboration et de consensus ont été ratifiés et incorporés aux Statuts et au Règlement intérieur de COE.
  18. L’Église orthodoxe, fidèle à son ecclésiologie, à l’identité de sa structure interne et à l’enseignement de l’Église ancienne, tout en participant au COE, n’accepte absolument pas l’idée de l’égalité des confessions et ne peut concevoir l’unité de l’Église comme un compromis interconfessionnel. Dans cet esprit, l’unité recherchée dans le COE ne peut être simplement le produit d’accords théologiques, mais aussi celui de l’unité de la foi de l’Église orthodoxe telle que vécue et préservée mystérieusement dans l’Église.
  19. Les Églises orthodoxes membres du COE considèrent comme une condition sine qua non de la participation au COE le respect de l’article-base de sa Constitution, conformément auquel seules les Églises et les Confessions qui reconnaissent le Seigneur Jésus Christ en tant que Dieu et Sauveur selon l’Écriture et croient en la Trinité, Dieu, Le Fils et le Saint-Esprit selon le Symbole de Nicée-Constantinople peuvent en être membres. Elles sont intimement convaincues que les présupposés ecclésiologiques contenus dans la Déclaration de Toronto (1950), intitulée L’Église, les Églises et le Conseil œcuménique des Églises, sont d’une importance capitale pour la participation orthodoxe audit Conseil. Il va de soi, dès lors, que le COE n’a rien d’une super-Église et ne doit en aucun cas le devenir. Le but poursuivi par le Conseil œcuménique des Églises n’est pas de négocier l’union des Églises, ce qui ne peut être le fait que des Églises elles-mêmes, sur leur propre initiative ; il s’agit plutôt de créer un contact vivant entre les Églises et de stimuler l’étude et la discussion des problèmes touchant à l’unité chrétienne (Déclaration de Toronto, § 2).
  20. Les perspectives des Dialogues Théologiques de l’Eglise orthodoxe avec les autres Eglises et Confessions chrétiennes sont toujours déterminés sur la base des critères canoniques de la tradition ecclésiastique déjà constituée (canon 7 du IIe et 95 du Quinisexte Conciles œcuméniques).
  21. L’Eglise orthodoxe souhaite renforcer l’œuvre de la commission « Foi et Constitution» et suit avec un vif intérêt l’apport théologique de celle-ci réalisé à ce jour. Elle évalue positivement les textes théologiques édités par celle-ci, la contribution estimable de théologiens orthodoxes, ce qui représente une étape importante dans le Mouvement œcuménique vers le rapprochement des Eglises. Toutefois, l’Eglise orthodoxe garde des réserves en ce qui concerne des points capitaux liés à la foi et à l’ordre.
  22. L’Eglise orthodoxe juge condamnable toute tentative de division de l’unité de l’Eglise, de la part de personnes ou de groupes, sous prétexte d’une présumée défense de la pure Orthodoxie. Comme en témoigne toute la vie de l’Eglise orthodoxe la préservation de la foi orthodoxe pure n’est sauvegardée que par le système conciliaire, qui, depuis toujours au sein de l’Eglise, constitue le juge désigné et ultime en matière de foi.
  23. L’Eglise orthodoxe a une conscience commune de la nécessité du dialogue théologique interchrétien qu’il doit aller toujours de pair avec le témoignage dans le monde et avec des actions qui expriment ‘la joie ineffable’ de l’Evangile (I P 1,8), excluant tout acte de prosélytisme ou d’autre action d’antagonisme confessionnel provocante. Dans cet esprit, l’Eglise orthodoxe considère qu’il est très important que tous les chrétiens de bonne volonté, inspirés par les principes fondamentaux communs de notre foi, essaient de donner une réponse empressée et solidaire, basée sur le modèle idéal par excellence du nouvel homme en Christ, aux problèmes épineux que nous pose le monde d’aujourd’hui.
  24. L’Église orthodoxe est consciente du fait que le mouvement pour la restauration de l’unité des chrétiens prend des formes nouvelles pour répondre à des situations nouvelles et faire face aux défis nouveaux du monde actuel. Il est indispensable que l’Eglise orthodoxe continue d’apporter son témoignage au monde chrétien divisé sur la base de la tradition apostolique et de sa foi.

Nous prions pour que les chrétiens œuvrent en commun afin que le jour soit proche où le Seigneur comblera l’espoir des Églises orthodoxes : Un seul troupeau, un seul berger (Jn 10, 16).

Chambésy, le 15 Octobre 2015

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Rapport du métropolite Jean de Pergame à l’assemblée de la hiérarchie du siège oecuménique (29 août 2015)

PergamouSainteté, Éminences et Excellences, saints Frères,

C’est pour moi un honneur particulier de pouvoir informer cette sainte assemblée sur l’évolution de la préparation du saint et grand Concile, qu’il a été décidé de convoquer, Dieu aidant, l’an prochain. Je remercie Votre Sainteté pour cet honneur ainsi que pour sa décision et celle de l’Église de me confier à mes faibles forces la responsabilité de présider les Commissions et Conférences préconciliaires, qui accomplissent le travail de préparation de ce grand événement historique dans la vie dans l’Église. Dans le présent rapport, je tenterai d’informer brièvement cette sainte assemblée sur les organes et l’ensemble de la procédure de préparation du saint et grand Concile, sur le travail préparatoire déjà réalisé et encore à accomplir, et sur les problèmes auxquels elle fait face.

A.    La procédure et les organes de préparation du Concile

L’idée de convoquer un Concile panorthodoxe, qui fut déjà conçue au Patriarcat œcuménique dès l’année 1923, a fait pour la première fois l’objet d’une préparation à l’époque du patriarche œcuménique Photios II, qui convoqua au monastère de Vatopédi une Commission panorthodoxe préparatoire en mai 1930, qui a dressé la première liste des thèmes du Concile.
Après un long laps de temps, durant lequel les circonstances historiques ne permettaient pas de promouvoir davantage la concrétisation de cette idée, le patriarche Athénagoras de bienheureuse mémoire a relancé l’idée dans une missive adressée aux primats des Églises autocéphales en date du 12 février 1951, suivie d’une autre missive le 25 septembre 1952 ; mais c’est seulement au cours de la première à Rhodes, en 1961, que les décisions définitives ont été arrêtées en vue de la préparation et de la convocation du Concile.

Durant cette conférence, la liste des thèmes du Concile a été rédigée ; elle comprenait les huit unités suivantes : 1) Foi et dogme ; 2) Culte divin ; 3) Administration et discipline ecclésiastique ; 4) Relations des Églises orthodoxes entre elles ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le reste du monde chrétien ; 6) L’orthodoxie et le monde ; 7) Questions théologiques (Economie et acribie. L’orthodoxie et les autres religions ; 8) Problèmes sociaux.
Cette liste ayant été très rapidement été jugée irréalisable sur le plan pratique, elle a été définitivement révisée par la première Conférence panorthodoxe préconciliaire (1976), qui a abouti aux dix thèmes suivants qui ont été considérés comme les problèmes les plus importants nécessitant une décision panorthodoxe authentique : 1) La question du calendrier ; 2) Les empêchements au mariage ; 3) Adaptation des prescriptions relatives au jeûne aux conditions présentes ; 4) Relations de l’Église orthodoxe avec les autres Églises et Confessions ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le mouvement œcuménique des Églises ; 6) Relation de l’Église orthodoxe avec le monde ; 7) Le problème de la diaspora orthodoxe ; 8) L’autocéphalie et la manière de la proclamer ; 9) L’autonomie et la manière de la proclamer ; et 10) Les diptyques de l’Église orthodoxe.

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Je vous remercie, Frères, de votre patience.

Source (dont photographie du métropolite Jean de Pergame): Thriskeftika, © Orthodoxie.com pour la traduction française, tous droits réservés.

La synaxe des évêques du Patriarcat œcuménique a examiné le cheminement des dialogues dans le cadre du mouvement œcuménique

Le cheminement des dialogues théologiques dans le cadre du mouvement œcuménique a été évoqué lors de la synaxe de la hiérarchie du Patriarcat œcuménique. Dimanche dernier, ses travaux ont eu lieu depuis midi jusqu’au soir, puis se sont poursuivis lundi. Le métropolite de Sasimes Gennade a présenté le cheminement de la participation de l’Église orthodoxe, principalement du Patriarcat œcuménique, au Conseil œcuménique des Églises, tandis que le métropolite de Pergame Jean, co-président de la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre les Églises catholique-romaine et orthodoxe, a présenté la marche du dialogue entre celles-ci. Il s’en est suivi un dialogue approfondi et exhaustif concernant le positionnement de nombreux hiérarques sur les problèmes posés, dont toutes les incidences ont été examinées dans le cadre des différentes circonstances pastorales de chaque diocèse du Trône œcuménique. Le matin du dimanche, l’archevêque de Thyatire et de Grande Bretagne présidait la liturgie en la cathédrale patriarcale, en présence du patriarche Bartholomée et d’un grand nombre de hiérarques qui participaient à la synaxe. Mais nombre de hiérarques ont aussi célébré dans les autres églises de Constantinople, bénissant et encourageant par leur présence le troupeau certes petit, mais également dynamique de l’archevêché de Constantinople. Après la liturgie et avant le début de la synaxe, le patriarche œcuménique a reçu chacun à leur tour les hiérarques du Trône, qui ont eu ainsi l’occasion de l’informer au sujet de leur ministère et des questions les préoccupant dans leurs diocèses. Le soir, après les travaux de la synaxe, le patriarche œcuménique et les évêques se sont rendus à l’église de la Mère de Dieu dite « Koumariotissa », à Nichori près du Bosphore, d’où était originaire saint Théodore de Byzance [martyrisé par les Turcs en 1795] et dont les reliques reposent aujourd’hui à Mytilène.

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Mgr Hilarion a rencontré le pape François

Le 17 octobre, au Vatican a eu lieu la rencontre entre le président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou, Mgr Hilarion métropolite de Volokolamsk et le pape François. Le métropolite Hilarion a transmis au primat de l’Église catholique romaine les salutations du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. À son tour, le pape a exprimé à Sa Sainteté le patriarche Cyrille des salutations fraternelles et les bons vœux.
Au cours de cette rencontre, une grande attention a été accordée à la situation dramatique en Ukraine, où depuis un an dure le conflit qui a coûté des milliers de vies. Le métropolite Hilarion a parlé de la situation dans l’est de l’Ukraine, où trois prêtres ont été tués et environ une cinquantaine d’églises ont été totalement ou partiellement détruites. Il a partagé avec le pape François, sa profonde préoccupation

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Une réunion du comité de coordination de la commission théologique mixte internationale orthodoxe-catholique

DSC_6522Du 22 novembre à aujourd'hui, le comité de coordination de la commission théologique mixte internationale pour le dialogue entre les Églises catholique et orthodoxes s’est réuni à Rome. Dans son discours du 22 novembre, " le métropolite Hilarion (de Volokolamsk, ndlr) a rappelé que l’une des conditions à la participation de l’Église orthodoxe russe au processus de dialogue orthodoxe-catholique avait été un retour sur le problème de l’uniatisme. Les membres orthodoxes de la rencontre ont soutenu cette position. Le métropolite Hilarion a également proposé de préciser la méthodologie du travail sur le document consacré à la primauté de l’évêque de Rome. Selon le métropolite, cette méthodologie doit tenir compte de l’expérience séculaire de polémique orthodoxe contre les prétentions des papes à l’autorité universelle dans l’Église."

Par ailleurs, toujours à Rome, le pape Benoit XVI a reçu, le 23 novembre, les participants du 2ème forum orthodoxe-catholique qui s’était réuni sur l’île de Rhodes en Grèce, du 18 au 22 octobre 2010, autour du thème des relations entre l’Église et l’Etat dans une perspective historique et théologique.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

La délégation du Patriarcat oecuménique au Vatican

Hier, le pape Benoit XVI a reçu au Vatican une délégation du Patriarcat oecuménique, conduite par le métropolite Emmanuel (Adamakis), au Vatican (vidéo), la veille de la fête des saints Pierre et Paul. Dans son discours, le pape a notamment observé: "Nous suivons avec grande attention le travail de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe dans son ensemble. Au regard purement humain, on pourrait avoir l’impression que le dialogue théologique a du mal à progresser. En réalité, le rythme du dialogue est lié à la complexité des thèmes en discussion, qui exigent un effort extraordinaire d’étude, de réflexion et d’ouverture réciproque."

Sur les relations de l’Eglise russe avec l’Eglise catholique romaine

Le 2 février dernier, lors du concile épiscopal de l'Eglise russe à Moscou, le patriarche Cyrille de Moscou a évoqué les relations de l'Eglise russe avec l'Eglise catholique romaine. Concernant les récentes réunions de la commission internationale mixte catholique-orthodoxe pour le dialogue théologique, il a souligné que "la discussion sera difficile et de longue haleine". Mais, il a aussi observé que sur de nombreuses questions, les positions sont communes. Il a notamment cité: le sécularisme libéral, les aspects négatifs de la mondialisation, les questions d'éthique sociale et économique, la crise des valeurs familiales, la destruction des valeurs de la morale traditionnelle. "Sur ces sujets, nous avons des perspectives de coopération dans les organisations internationales comme l'ONU et l'UNESCO, ainsi que l'OSCE – en particulier sur la discrimination dont sont victimes les chrétiens" a-t-il aussi indiqué. Il a rappelé qu'en 2009, l'Eglise russe a exprimé sa solidarité avec les catholiques italiens lors d'une décision de la Cour européenne des droits de l'homme sur l'inadmissibilité de la présence de crucifix dans les écoles italiennes. "Ce fut une attaque directe contre la tradition chrétienne européenne dans son ensemble" a-t-il dit. Toutefois, il a également noté que la situation dans l'ouest de l'Ukraine, entre communautés orthodoxes et communautés grecques-catholiques, reste difficile, "cette question reste non résolue et nécessite des mesures pratiques et concrètes du côté catholique".

Source: Patriarcat de Moscou

Le discours du patriarche oecuménique lors de la fête de saint André

Des extraits du discours du patriarche oecuménique Bartholomée, à l'adresse de la délégation du Vatican,  lors de la fête de saint André au Phanar, le 30 novembre, sont traduits dans cette dépêche de l'agence Zenit (intégralité en anglais). Evoquant la récente réunion de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique à Vienne, elle a, a-t-il précisé: "révélé les difficultés existantes, mais aussi la disponibilité et la détermination de tous les membres à surmonter ces difficultés avec amour et dans la fidélité à la doctrine et à la vie de l'Église qui nous sont transmises dès le premier millénaire afin de faire avancer leur résolution". Vidéos de la célébration: 1, 2.

Métropolite Hilarion de Volokalamsk: parler de «brèche» dans le dialogue orthodoxe-catholique ne correspond pas à la réalité

Comme l'a précisé Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, le document de travail de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l'Église catholique romaine et l'Église orthodoxe, diffusé par les médias, ne reflète pas la position de la partie orthodoxe sur la question de la primauté de l'évêque de Rome et ne peut être examiné que comme un matériel de travail pour la poursuite des travaux (ndt: voir cette note). Contrairement aux affirmations de la presse, lors de la réunion de la commission théologique orthodoxe-catholique à Vienne, aucune «brèche» n'a été faite. La réunion a été entièrement consacrée à l'examen du rôle de l'évêque de Rome au Ier millénaire. Un document, discuté l'année dernière à Chypre, avait été préalablement préparé par le comité de coordination de la commission. C'est le brouillon de ce document qui «a fui» dans la presse, et a été publié.

 

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Vienne : déclaration du métropolite Jean Zizioulas sur les travaux de la commission mixte du dialogue théologique entre orthodoxes et catholiques-romains

Pergam Le vendredi 24 septembre, le métropolite Jean Zizioulas, représentant du Patriarcat œcuménique de Constantinople, a fait les déclarations suivantes au cours de la conférence de presse qui a suivi les travaux de la commission mixte internationale catholique-orthodoxe pour le dialogue théologique:
« Il n’y a point de méfiance entre nos deux Eglises. Nos précédesseurs et surtout les chefs de nos Eglises, catholique et orthodoxe, ont préparé la voie pour une discussion amicale et fraternelle. Je dois vous assurer que tel est l’esprit qui a prévalu durant nos discussions. C’est pourquoi, je voudrais vous assurer que si nous poursuivons de la sorte, Dieu trouvera le moyen pour que soient surmontées toutes les difficultés en suspens et pour amener nos deux Eglises, les plus anciennes Eglises, à la pleine communion.
 Nous poursuivons l’étude du premier millénaire mais nous n’avons pas encore tiré de conclusion. Néanmoins, la chose principale et la plus importante que nous avons découverte au cours de la discussion c’est que ce qui a été décidé à Ravenne en Italie semble bien être confirmé par l’histoire du premier millénaire. En d’autres termes, durant le premier millénaire il y avait une reconnaissance du rôle particulier joué par l’évêque de Rome dans l’Eglise. De même, l’évêque de Rome n’agissait point sans concertation avec les autres évêques dans sa propre région et sur le plan universel. Voilà ce que nous découvrons dans l’histoire et il s’agit là d’un aspect important.

 

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Un nouveau président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens

L'archevêque de Bâle, Mgr Kurt Koch, a été nommé par le pape Benoit XVI président du Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens. Il remplace le cardinal Walter Kasper dont le départ à la retraite était prévu depuis longtemps. Âgé de 60 ans, déjà membre de ce même conseil depuis 2002, Mgr Kurt Koch est également, entre autres, membre de la commission internationale mixte catholique-orthodoxe pour le dialogue théologique.

Source: Zenit

Les relations entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique

Le 5 mai dernier, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, est intervenu au Centre Sèvres à Paris pour une conférence au cours de laquelle il a évoqué l'engagement œcuménique de l'Église catholique. Concernant les relations avec les orthodoxes, il a observé "Nous avons pris conscience que nous n´avions
pas la même interprétation du premier millénaire du christianisme". Il a estimé, d'autre part, qu'il n'y aura pas de document final, en septembre prochain, à l'issu de la réunion de la commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe. Il a souligné que les résistances à l'œcuménisme étaient particulièrement vives au sein de l'Église orthodoxe de Grèce. Le cardinal Walter Kasper quittera ses fonctions pour prendre sa retraite le 1er juillet prochain.

Sources: Infocatho, Centre Sèvres (podcast audio de la conférence)

“Le rôle de l’évêque de Rome dans la communion de l’Eglise pendant le premier millénaire”

Le mois dernier a été publié, sur cette page, en anglais, le document de travail de la commission mixte orthodoxe-catholique pour le dialogue théologique élaboré en 2008. A la suite de sa mise en ligne, le Conseil pontifical pour l'unité des chrétiens a publié un communiqué pour signaler que ce texte n'a ni "autorité", ni "caractère officiel", qu'il est "en train d'être examiné" et que ce document préparatoire consiste en "une liste de thèmes à étudier et à approfondir". Pour lire
une traduction française de ce document, faite par nos soins à partir de
la source en anglais, "cliquez ICI.

En complément: le Document de Ravenne (octobre 2007)

Un entretien avec le président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archevêque Hilarion

L'agence d'informations Amen a réalisé un entretien avec Mgr Hilarion (Alfeyev) dont nous vous proposons une traduction.
 Mgr Hilarion, qui est membre de la commission mixte sur le dialogue théologique des Églises orthodoxe et catholique romaine, a déclaré que la réunification des deux Églises se réalisera seulement au cas où les catholiques corrigeront leurs erreurs.
Cette prise de position du hiérarque russe est particulièrement intéressante: «entre catholiques et orthodoxes il existe une reconnaissance des sacrements. Nous reconnaissons la succession apostolique dans l'Église catholique romaine». (…).

Question: Quelle est votre évaluation de la récente réunion à Paphos, qui avait comme sujet la primauté de l'évêque de Rome durant le premier millénaire de l'Église indivise ?

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Le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) pour le dialogue avec l’Eglise catholique

2789 A l'occasion de la onzième réunion de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique orthodoxe-catholique à Paphos dans l'île de Chypre, le métropolite Jean de Pergame (Zizioulas) a été interrogé par l'Agence de presse athénienne et macédonienne sur le dialogue avec l'Eglise catholique, la rencontre de Ravenne et la récente "Confession de foi". Nous vous proposons une traduction française du grec à partir de la reproduction de cet entretien parue sur le site Amen.gr. Pour lire cet entretien, cliquez ici.

Photographie: Mgr Jean de Pergame entre l'archevêque de Chypre Chrysostome (à droite) et Mgr Gennade de Sassime (à gauche) (source).

Le Patriarcat de Jérusalem pour le dialogue avec l’Église catholique

Theofilos-galitis Comme il est connu, le Patriarcat de Jérusalem participe au dialogue théologique avec l'Église catholique comme le reste des Églises orthodoxes. En vue de l’assemblée de la session plénière de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique du 16 au 23 octobre à Chypre, Son Éminence le patriarche de Jérusalem Théophile a invité au patriarcat  Georgios Galitis, professeur émérite du département de théologie de l’Université d’Athènes et représentant du patriarcat au dialogue  pour que ce dernier l’informe sur le suivi du dialogue jusqu’à ce jour, le texte de Ravenne en particulier, et pour lui donner des directives sur sa continuation.

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Importants remous au sein des Églises orthodoxes à propos de la prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue à Chypre

PopeBenedictPatriarchBartholomewRome La prochaine réunion de la commission internationale mixte de dialogue qui doit se tenir à Chypre pour, dans la suite de la réunion de Ravenne, discuter de la question de la primauté du pape de Rome, suscite des craintes et d’importants remous dans les Églises orthodoxes, en particulier au sein de l’Église de Grèce.
Une «Confession de foi contre l’œcuménisme» est depuis le mois d’avril proposée à la signature des fidèles orthodoxes, notamment sur plusieurs sites Internet Elle a recueilli à ce jour 8600 signatures, dont celles de six métropolites et évêques grecs, serbe et bulgare, de cinq higoumènes du Mont-Athos, de trente-six higoumènes d’importants monastères de Grèce, de Chypre, de Serbie et des États-Unis, de professeurs de facultés de théologie (dont l’ex-doyen de la faculté de théologie d’Athènes et le professeur de patristique de la faculté de théologie de Thessalonique), de cinq cent trente clercs, moines et moniales de Grèce, du Mont-Athos, de Serbie, de Roumanie, de Palestine et de divers autres pays, et de plusieurs milliers de laïcs de différentes origines. Fait nouveau, ce document n’émane pas de groupes extrémistes non canoniques (habituellement qualifiés de «zélotes», au premier rang desquels se trouvent les «vieux-calendaristes»), mais est promu et approuvé par des personnalités connues et des fidèles rattachés canoniquement à l’Église orthodoxe.
La Sainte-Communauté du Mont-Athos, plusieurs métropolites, et un professeur de dogmatique de l’Université Aristote de Thessalonique ont par ailleurs publié des déclarations indépendantes constituant des mises en garde par rapport à la prochaine réunion de la commission de dialogue à Chypre.
Ce mouvement a pris naissance à la suite de la réunion de Ravenne, qui a constitué un pas important dans le rapprochement du Patriarcat de Constantinople avec l’Église catholique romaine, en particulier pour la reconnaissance d’une certaine primauté du pape de Rome, est s’est trouvé accéléré par la crainte de voir un accord définitif se réaliser sur ce point au cours de la prochaine réunion organisée à Chypre.
Cette réaction a pris suffisamment d’ampleur pour inquiéter le patriarche de Constantinople Bartholomée et son adjoint en matière de politique extérieure (qui est le principal artisan de la politique de rapprochement avec Rome et le président de la Commission internationale mixte de dialogue du côté orthodoxe), le métropolite Jean de Pergame, qui ont tous deux publié des déclarations où est clairement évoqué un risque de schisme au sein de l’Église orthodoxe.

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Le pape Benoit XVI évoque des “progrès significatifs” avec les orthodoxes

L'agence Zenit rapporte des propos tenus par le pape, le 12 décembre, lors d'une audience des participants à l'assemblée plénière du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, sur les progrès significatifs dans le dialogue œcuménique notamment avec les orthodoxes.

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Jovan Nikoloski