20/09/2017
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Résultats de la recherche : Géorgie

Le patriarche de Géorgie a appelé à prier pour sauver les gorges de Borjomi dévastées par un incendie de forêt

« Dieu merci, grâce aux grands efforts des autorités, des pompiers, des sauveteurs et de la société, ces événements n’ont pas provoqués de victimes, mais les dommages au pays sont grands. En ces moments difficiles, plusieurs États nous ont aidés et de nombreux autres ont exprimé leur souhait de nous assister, ce dont nous les remercions au nom de l’Église de Géorgie » a déclaré le patriarche Élie II. « Nous appelons les ecclésiastiques et les fidèles à renforcer leurs prières pendant le Carême de la Dormition et tant que les problèmes ne seront pas surmontés » a souligné le primat. « Je bénis particulièrement la population des gorges de Borjomi et tous les gens qui se trouvent dans l’épreuve. Notre peuple, bien des fois, a montré un exemple de courage au moment des épreuves, et je crois qu’à l’aide du Seigneur, il en sera également ainsi à l’avenir » a déclaré encore le patriarche Élie II. La forêt de la ville thermale de Borjomi brûle déjà depuis cinq jours. Au début, l’incendie a pu être circonscrit, mais par la suite, de nouveaux foyers sont apparus. Plusieurs centaines de pompiers et de sauveteurs participent à l’extinction des foyers d’incendie dans la forêt de Borjomi. L’Azerbaïdjan, la Turquie, l’Arménie et la Biélorussie ont envoyé des hélicoptères et des avions en renfort des équipes locales.

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Les reliques de la grande-martyre et reine Khétévane séjourneront en Géorgie

Les reliques de la reine Khétévane reviendront en Géorgie pour six mois. Elles se trouvent actuellement en Inde. Le ministère de la Culture et de la Conservation des monuments ainsi que le ministère des Affaires étrangères de Géorgie assureront le transport des saintes reliques de la reine Khétévane dans les diverses régions de Géorgie, ainsi que l’organisation d’expositions, de conférences internationales, où seront traitées les questions liées aux recherches et à la conservation du patrimoine relatif à la reine Khétévane.

Selon les informations du ministère géorgien de la culture, outre le Musée national, les fragments des reliques de la reine-martyre seront amenés à l’église de la Sainte-Trinité et dans tous les diocèses de Géorgie, et tous les fidèles pourront effectuer des pèlerinages. Il convient de mentionner que l’Agence nationale de conservation du patrimoine culturel a financé la restauration du panneau qui se trouve au monastère de Graça à Lisbonne, représentant le martyre de la reine Tamara. Le panneau d’une largeur de 12 mètres et d’une hauteur de 3 mètres, est réalisé dans le style traditionnel d’art portugais, peint en bleu sur des plaques de faïence émaillées. Sur ce panneau est représenté le voyage de la reine Khétévane en Perse, son martyre, et ensuite la remise des reliques au roi Téimouraz par les moines augustins. À la conférence prévue seront présents des représentants du Portugal.

Selon les sources historiques, la reine de Kakhétie a été emmenée en captivité à l’époque de la campagne du chah Abbas en 1613. La reine refusa de changer de religion, raison pour laquelle elle fut punie de la peine de mort en 1624 dans la ville de Chiraz. Les missionnaires portugais, qui assistaient au martyre de la reine, exhumèrent secrètement ses restes et les apportèrent au monastère des Augustins à Ispahan. Plus tard, les missionnaires apportèrent des parties du corps de la reine Khétévane en Géorgie. Ils étaient gardés en l’église d’Alaverdi jusqu’en 1723, puis disparurent. Outre la Géorgie et la Russie, des reliques de la reine Khétévane furent amenées aussi à Goa, ainsi qu’au Vatican et en Belgique. Le monastère de Goa a été détruit au début du XIXème siècle. À diverses époques, des expéditions scientifiques ont recherché les saintes reliques de la reine Khétévane en Inde. En 2013, le périodique « Archeology » publia l’information selon laquelle il était établi que les os retrouvés dans les ruines de l’église se trouvant à Goa, appartenaient à la reine Khétévane (cf. ici un article sur l’étude génétique). Selon leurs informations, l’analyse ADN des os de la main, retrouvés dans un sarcophage en pierre, a montré que, selon une grande probabilité, les os ne sont pas liés à l’Inde, mais sont d’origine géorgienne. Suite à de longues négociations avec la partie indienne, a été prise la décision de la venue temporaire des saintes reliques de la reine en Géorgie.

Sources : Pravlife et icône de sainte Khétévane : Pravoslavie

En Géorgie, la restauration de l’église de Nikortsminda, qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, coûtera plus de 780.000 euros

2.200.000 lari, soit environ 780.000 euros, seront alloués à la restauration de l’une des « perles » de l’architecture ecclésiastique géorgienne, l’église de Nikortsminda, qui se trouve sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon les informations fournies par l’administration de la région Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie, dans le centre du district d’Ambrolaouri, où est située l’église de Nikortsminda, le projet de restauration est déjà en cours d’examen. Il y a également un plan de travaux pour l’aménagement de l’infrastructure touristique et de remise en ordre des structures d’accès. Le projet est réalisé par le fonds de développement municipal. Le but du projet est la préservation de l’héritage culturel de la Géorgie, le développement du tourisme et l’idée de faire mieux connaître la région et ses monuments. La restauration complète de la façade de pierres, ainsi que du clocher et des fresques murales devrait être achevée en 2018. Au mois d’août de l’an dernier a été fêté solennellement à Ratcha le millénaire de la construction de l’église de Nikortsminda, en présence du catholicos-patriarche de toute la Géorgie Élie II. Les sources gouvernementales indiquent qu’environ 450 projets de restauration de l’héritage culturel ont été financés de 2013 à 2016. Nikortsminda est une cathédrale de l’Église orthodoxe de Géorgie, située dans la région historique de Ratcha, à 14 kilomètres au sud-ouest de la ville d’Ambrolaouri. À l’intérieur de l’église se trouvent des fresques datées des XVIème et XVIIème siècles. Sur les façades de l’église ont été conservées de riches sculptures sur pierre. L’Église a été érigée de 1010 à 1014, sous le règne de Bagrat III, fondateur du royaume unifié de Géorgie.

Source (dont photographie) : Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Selon les informations de la BBC, de magnifiques monastères géorgiens situés en territoire turc sont en ruines

La BBC a dédié un article aux monastères médiévaux géorgiens qui se trouvent maintenant sur le territoire du pays voisin, la Turquie. L’article est intitulé « Le royaume géorgien oublié de Turquie » et explique que les différends entre les gouvernements des deux États ont fait que les merveilles architecturales sombrent dans l’oubli. « Région accidentée et éloignée, où des roches implacables cèdent la place aux oasis vertes, le nord-est de la Turquie abrite de magnifiques monastères géorgiens de la principauté médiévale de Tao-Klarjeti, un ancien État féodal dirigé par la famille royale des Bagration » est-il dit dans l’article. Les auteurs de celui-ci, Katie Nadworny et Emma Harper, expliquent que le Tao-Klarjeti fut naguère une partie du Royaume uni de Géorgie qui était prospère aux XIIème et XIIIème siècles. Or, les incursions répétées du conquérant turco-mongol Tamerlan, à la fin du XIVème siècle a conduit à la disparition du royaume et, au milieu du XVIème siècle, le Tao-Klarjeti est passé sous la domination ottomane, ce qui a eu pour effet que la région est devenue une partie de la Turquie moderne. « Pendant l’âge d’or du royaume, le Tao-Klarjeti était le centre de la vie monastique, dirigé par l’Église orthodoxe de Géorgie. De nos jours, des restes frappants de l’influence spirituelle de la principauté restent dissimulés dans de petits villages turcs parmi les montagnes Kaçkar près de la frontière turco-géorgienne », est-il dit encore dans cet article. Les auteurs disent que le monastère d’Oshki (963-973) dans la province d’Erzurum, l’un des sites orthodoxes géorgiens les plus grandioses est en danger, parce que ce monastère étendu, en forme de croix, est maintenant pratiquement sans toit, bien que le ciel ouvert souligne la splendeur du dôme central. « Des désaccords entre les gouvernements turc et géorgien sur la façon d’agir relativement aux restaurations ont laissé le monastère dans un état d’oubli, et la majesté d’Oshki est livrée aux éléments, tombant lentement en ruines ». L’article dit que l’église Ishan près du village d’Arpacık, mentionné pour la première fois dans un manuscrit géorgien de 951, a souffert un sort pire que la négligence : une restauration aléatoire. « L’extérieure en pierre sablée montre l’âge du bâtiment, tandis que les pierres larges, lisses et carrées, dont certaines d’un blanc clinquant et d’autres d’un rose vif ont un aspect plus moderne que médiéval. Couronné d’un toit neuf en tuiles rouges, inégal, et bordant un site archéologique excavé négligemment, l’église révèle l’approche désordonnée de la conservation des monuments qui prévaut dans cette région ». Concernant l’église Dörtkilise, dans la ville de Yusufeli, les fresques des saints chrétiens orthodoxes ont disparu avec le temps et les murs blancs en dessous de celles-ci ont été profanés par des graffitis. « En outre, le plancher incliné couvert de débris donne crédit aux propos selon lesquels l’église aurait été très récemment encore utilisée comme une grange ». Les auteurs soulignent que, si un plan de conservation cohérent n’est pas mis en place, le sort de ces merveilles architecturales restera incertain.

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Le patriarche de Géorgie Élie II baptisera 600 enfants

Le 13 juillet, le patriarche de Géorgie Élie II procédera au 49ème baptême massif d’enfants géorgiens. Celui-ci aura lieu en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Tbilissi. Environ 600 enfants seront baptisés. Le patriarche baptise le troisième enfant et les enfants suivants de chaque famille, à partir du moment où les parents sont mariés à l’Église. Le but de cette initiative du primat de l’Église orthodoxe de Géorgie est l’amélioration de la démographie du pays. Depuis janvier 2008, le patriarche de Géorgie a baptisé environ 32.400 enfants.

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La station radio du Patriarcat de Géorgie est accessible sur les smartphones

Le Patriarcat orthodoxe de Géorgie a mentionné, sur son site internet officiel, que sa station radio « Iveria » est disponible 24 heures sur 24, quotidiennement, sur les smartphones sous Android, iOS et Windows avec l’application VLC. Le programme de cette station comprend les prières quotidiennes sept fois par jour, les vies des saints, les lectures du Nouveau Testament, les chants liturgiques, etc. La page internet du Patriarcat de Géorgie donne les instructions pour la configuration de l’application VLC.

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Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle

Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle pour son pays. Pour le patriarche celle-ci apporterait la paix au pays. Il a rappelé dans son homélie, dimanche dernier, que la tradition monarchique est très ancienne en Géorgie.

Source : Orthodox christianity

Le patriarche Élie II a appelé les travailleurs émigrés géorgiens à ne pas se hâter de revenir dans leur patrie

Le patriarche de Géorgie Élie II s’est adressé aux communautés orthodoxes géorgiennes à l’étranger à l’occasion du forum consacré à la « Journée de la diaspora », laquelle a lieu traditionnellement le 27 mai, le lendemain de la fête de l’indépendance de la Géorgie. Le forum, intitulé « Une forte diaspora pour une Géorgie unie », était organisé par le ministère des Affaires étrangères de Géorgie. Il ressort de l’intervention du primat de l’Église orthodoxe géorgienne, que celui-ci a changé sa position et n’appelle plus catégoriquement les émigrés à revenir dans leur patrie contrairement à ce qu’il avait fait l’an passé. « Il y a quelques années, je vous ai appelés à revenir dans la patrie. Maintenant, je dis : restez là où vous vivez. Mais en même temps, soyez avec la patrie. C’est nécessaire, en premier lieu pour la Géorgie. Et je souhaite vous remercier pour le soutien spirituel et matériel que vous apportez à la patrie. Vous devez nous aider dans la création d’entreprises petites et moyennes. Nous devons faire tout pour que nos enfants, qui travaillent et vivent à l’étranger, n’oublient pas la langue et la culture géorgiennes » a déclaré le patriarche, qui a également demandé que les représentants de la diaspora ne renoncent pas à leur citoyenneté géorgienne. Lors d’un forum analogue, il y a tout juste un an, le patriarche avait appelé les émigrés à revenir en Géorgie. Il avait dit alors : « Venez et prenez soin de votre patrie. Je souhaite dire à la diaspora géorgienne que les hommes d’affaires étrangers manifestent un grand intérêt envers la Géorgie, ils viennent, ils font des affaires. On ne peut permettre que, lorsque vous reviendrez, toutes les places soient déjà prises ». En outre, en juin 2015, à l’occasion d’une prédication dominicale, le patriarche Élie II avait déclaré que « nos jeunes travaillent à l’étranger comme domestiques, alors que les étrangers s’établissent et occupent notre terre en Géorgie ». Il avait ajouté alors qu’il serait préférable que les émigrés reviennent dans la patrie. En octobre 2015, le primat de l’Église de Géorgie avait appelé « habitude perverse » le fait que des milliers de femmes géorgiennes partent travailler à l’étranger. « En Géorgie est apparue une habitude perverse, à savoir que les femmes quittent leurs familles, partent à l’étranger et laissent à la maison leur mari, et des enfants sans surveillance. Certains pensent qu’il n’y a pas de travail ici, mais ce n’est pas juste » avait alors déclaré le patriarche de Géorgie. Ces propos avaient provoqué de l’émotion dans la population. La prédication avait donné lieu à des échos négatifs sur les réseaux sociaux, tandis que des activistes et défenseurs des droits de l’homme avaient mené une action de protestation devant le bâtiment du Patriarcat de Géorgie. Ils appelèrent le chef spirituel de la Géorgie à ne pas abaisser, mais à soutenir les nombreuses femmes qui sont obligées de soutenir leurs familles par des travaux pénibles à l’étranger. Selon des données non officielles des médias, près d’un demi-million d’habitants de la Géorgie sont partis du pays, soit définitivement, soit temporairement, pour chercher du travail. Plus de la moitié de ces migrants – 65% – sont des femmes. Leurs gains et leurs transferts de fonds depuis l’étranger constituent une grande partie des revenus, voire les seuls revenus, des familles des migrants.

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CD collector 10e anniversaire de l’ensemble « Harmonie géorgienne »

Quand la voix humaine approche de l’ineffable. À l’occasion du 10ème anniversaire de l’ensemble« Harmonie géorgienne » dirigé par Nana Peradze, les Éditions Jade sont heureuses de vous présenter le meilleur de son répertoire remasterisé. Un programme d’une qualité exceptionnelle.

Nana Peradze est née en Géorgie, dans une famille religieuse. Elle a reçu une formation musicale en piano et chant, puis, parallèlement, une formation théologique. Elle a été lauréate des concours nationaux de piano. Pendant la difficile période communiste, elle a participé activement à la renaissance de la vie ecclésiale en Géorgie, créant des chœurs dans de nombreux monastères et églises, et formant au chant choral un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Elle a enseigné la musique dans plusieurs établissements religieux, et a exercé la fonction de chef de chœur à l’église Saints-Pierre-et-Paul et à l’église de Kashveti de Tbilissi, ainsi que dans plusieurs églises de la région de Margveti. En 1999, elle est venue en France pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Elle a créé alors le chœur religieux de l’église géorgienne de Paris avant de prendre, en 2001, la direction du Chœur Saint- Siméon à la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris. Elle dirige parallèlement l’ensemble « Harmonie géorgienne », qu’elle a créé en 2006, et avec lequel elle a enregistré pour les éditions musicales Jade trois CD qui ont été unanimement salués par la presse internationale. Dotée d’une voix exceptionnelle, Nana Peradze est aussi une dirigeante rigoureuse, caractérisée par un sens aigu de l’harmonie et de l’équilibre des voix.

L’ensemble « Harmonie géorgienne »
Créé en 2006 par Nana Peradze, l’ensemble « Harmonie géorgienne » est constitué de professionnels et d’amateurs passionnés, d’origine géorgienne, russe et serbe, vivant en France. Sa vocation est de faire connaître les chants liturgiques orthodoxes, ceux de la tradition géorgienne, mais aussi ceux d’autres traditions (byzantine, russe, serbe, française…). Depuis sa création, il a donné divers concerts à Paris (Église Saint-Roch, Église de la Trinité, Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, Festival du Marais chrétien, « Journées du livre orthodoxe », Journées « L’ Age d’Homme, un éditeur européen », dans les salons de la mairie du VIe arrondissement), à Chartres (Festival de Pâques), à Champeaux (Collégiale royale), à Belgrade et dans d’autres villes de Serbie, en Géorgie (Festival international « Chveneburebi » de Tbilissi).

Vous pouvez écouter 4 extraits audio du CD ci-dessous :

Un concert de l’ensemble Harmonie géorgienne pour son 10e anniversaire et la parution d’un nouveau CD, le 21 mai

Le dimanche 21 mai, à partir de 15h30, l’ensemble Harmonie géorgienne donnera un concert dans l’église Saint-Jean-Baptiste à Leuville-sur-Orge, à l’occasion de son 10e anniversaire et de la parution d’un nouveau CD. Libre participation aux frais.

CD Collector 10e anniversaire de l’ensemble « Harmonie géorgienne »

Quand la voix humaine approche de l’ineffable. À l’occasion du 10ème anniversaire de l’ensemble« Harmonie géorgienne » dirigé par Nana Peradze, les Éditions Jade sont heureuses de vous présenter le meilleur de son répertoire remasterisé. Un programme d’une qualité exceptionnelle.

Nana Peradze est née en Géorgie, dans une famille religieuse. Elle a reçu une formation musicale en piano et chant, puis, parallèlement, une formation théologique. Elle a été lauréate des concours nationaux de piano. Pendant la difficile période communiste, elle a participé activement à la renaissance de la vie ecclésiale en Géorgie, créant des chœurs dans de nombreux monastères et églises, et formant au chant choral un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Elle a enseigné la musique dans plusieurs établissements religieux, et a exercé la fonction de chef de chœur à l’église Saints-Pierre-et-Paul et à l’église de Kashveti de Tbilissi, ainsi que dans plusieurs églises de la région de Margveti. En 1999, elle est venue en France pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Elle a créé alors le chœur religieux de l’église géorgienne de Paris avant de prendre, en 2001, la direction du Chœur Saint- Siméon à la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris. Elle dirige parallèlement l’ensemble « Harmonie géorgienne », qu’elle a créé en 2006, et avec lequel elle a enregistré pour les éditions musicales Jade trois CD qui ont été unanimement salués par la presse internationale. Dotée d’une voix exceptionnelle, Nana Peradze est aussi une dirigeante rigoureuse, caractérisée par un sens aigu de l’harmonie et de l’équilibre des voix.

L’ensemble « Harmonie géorgienne »
Créé en 2006 par Nana Peradze, l’ensemble « Harmonie géorgienne » est constitué de professionnels et d’amateurs passionnés, d’origine géorgienne, russe et serbe, vivant en France. Sa vocation est de faire connaître les chants liturgiques orthodoxes, ceux de la tradition géorgienne, mais aussi ceux d’autres traditions (byzantine, russe, serbe, française…). Depuis sa création, il a donné divers concerts à Paris (Église Saint-Roch, Église de la Trinité, Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, Festival du Marais chrétien, « Journées du livre orthodoxe », Journées « L’ ge d’Homme, un éditeur européen », dans les salons de la mairie du VIe arrondissement), à Chartres (Festival de Pâques), à Champeaux (Collégiale royale), à Belgrade et dans d’autres villes de Serbie, en Géorgie (Festival international « Chveneburebi » de Tbilissi).

Vous pouvez écouter 4 extraits audio du CD ci-dessous :

Le 25 mars, l’Église orthodoxe de Géorgie célèbre le centenaire du rétablissement de son autocéphalie

Le centenaire du rétablissement de l’ancienne autocéphalie de Église orthodoxe de Géorgie sera célébré le 25 mars par le catholicos-patriarche Élie II avec des autres clercs et fidèles, par une liturgie solennelle en la cathédrale Svetitskhoveli de Mtskheta, au Nord-Est de Tbilissi. La cathédrale est connue pour abriter la tunique du Christ et était le lieu du couronnement et de l’inhumation des rois de Géorgie. L’église d’origine a été construite au IVème siècle sous le roi Mirian II de Karthli. L’Église de Géorgie dépendait initialement du siège d’Antioche et ce jusqu’en 1010, lorsque le catholicos de Karthli a été élevé au rang de patriarche. L’empire russe a aboli l’autocéphalie de l’Église orthodoxe de Géorgie en 1811 ainsi que sa structure patriarcale, et l’a réduite à un exarchat subordonné au Saint-Synode russe. Après l’abdication du tsar-martyr Nicolas II, les évêques géorgiens ont restauré l’autocéphalie de leur Église le 25 mars 1917. Le premier nouveau patriarche de l’Église de Géorgie était le catholicos-patriarche Kirion II. L’Église orthodoxe russe a reconnu cette indépendance déjà existante le 31 octobre 1943. Le Patriarcat de Constantinople l’a reconnue le 2 mars 1990. D’autres manifestations sont également prévues pour célébrer cet anniversaire. L’exposition « Autocéphalie 100 » ouvrira le 23 mars à l’Université d’État de Tbilissi. Un certain nombre de publications et de manuscrits religieux uniques, dont une partie de la collection de livres du catholicos-patriarche Kirion II, de même que des photos du clergé qui a participé à la restauration de l’autocéphalie seront présentés. Une conférence académique aura lieu, avec des professeurs et des intervenants de différents établissements d’enseignement, des représentants du Patriarcat de Géorgie, lesquels présenteront des communications sur l’importance de l’autocéphalie ecclésiale, dont des informations précédemment inconnues sur la question de son rétablissement.

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Le patriarche de Géorgie : « La vérité sur l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé doit être connue du peuple »

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II considère que la situation complexe créée autour du patriarcat est non seulement le problème de l’Église, mais aussi celui de l’État. La question de la confrontation qui a surgi au sein du Patriarcat a commencé à être discutée à la fin de l’an passé déjà. Afin de résoudre le conflit au sein de l’Église, en décembre 2016, a été convoquée la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, mais un consensus n’a pas été atteint. L’arrestation de l’archiprêtre Georges Mamaladzé a provoqué une nouvelle vague de confrontations et d’accusations mutuelles au sein du clergé géorgien et des personnalités haut placées du Patriarcat de Géorgie. Les observateurs mentionnent que le scandale autour du Patriarcat gagne du terrain et peut se transformer en une sérieuse crise politique en Géorgie. Après un traitement médical et une opération en Allemagne, le patriarche Élie II est revenu à Tbilissi. II a déclaré que le Patriarcat étudiait l’affaire Mamaladzé avec les autorités géorgiennes. Le Parquet géorgien avait promis auparavant que, après le retour du patriarche, les preuves de la faute du clerc arrêté seraient publiées. Néanmoins, le Parquet s’abstient jusqu’à maintenant de révéler les détails. « Ces deux dernières semaines, l’état de ma santé est resté très complexe. J’ai été obligé de me rendre en Allemagne et de m’y faire soigner. Une opération assez compliquée a eu lieu. À ce moment s’est créée une situation très étrange, l’Église de Géorgie ne se rappelle pas d’un cas semblable. Ce problème n’est pas seulement celui de l’Église, mais aussi le problème du peuple et celui de l’État. Aussi, les autorités doivent-elles s’impliquer activement dans l’examen de cette question » a déclaré le patriarche de Géorgie. Cette déclaration du patriarche a été faite après sa rencontre avec les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie. Ceux-ci, sur l’initiative du patriarche, ont procédé à une rencontre, dont le thème principal était l’affaire Mamaladzé, en présence du président géorgien Guiorgui Margvelachvili. « Il y a déjà des échos venus de l’étranger, on demande ce qui se passe en Géorgie. Nous n’avons pas de position définie [du Parquet], même pas les résultats préliminaires de l’enquête, c’est pourquoi les autorités doivent aider. L’enquête commune de l’État et de l’Église doit être réalisée, et nous devons donner une réponse au peuple, qui est inquiet. Je pense que tout finira par s’éclaircir, mais chaque événement doit être appelé par son nom, pour la tranquillité publique », a souligné le patriarche Élie II. « En Géorgie est transgressée la présomption d’innocence », a déclaré de son côté le président Margvelachvili, commentant l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé, qui est accusé d’avoir préparé le meurtre d’un représentant haut placé du Patriarcat. En fonction des intérêts de l’enquête, de la défense de Mamaladzé, il a été interdit de parler des détails de l’affaire, alors qu’en même temps, l’accusation fait périodiquement des déclarations aux médias. Les avocats de l’archiprêtre se sont déjà adressés, à deux reprises, au Parquet principal de Géorgie, pour demander la levée de l’interdiction existante. « Nous devons donner à toutes les parties la possibilité de prouver leur vérité, leur version de la vérité à ce sujet. Nous devons donner la possibilité aux structures de défense des droits de l’homme de faire leur travail sans immixtion politique. Je veux rappeler à tous qu’aujourd’hui, en Géorgie, la présomption d’innocence est transgressée. La possibilité doit être donnée au père Georges et aux avocats de faire connaître à l’opinion publique leur vérité sur cette affaire », a déclaré le président. Le chef d’État a rencontré le catholicos-patriarche Élie II et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe géorgienne. Le thème principal de la réunion, organisée sur l’initiative du patriarche était l’affaire de l’archiprêtre Mamaladzé. « J’ai assisté à une discussion très ouverte et intéressante concernant les événements qui se développent autour de l’Église. Le patriarche a dirigé cette réunion très importante. Le patriarche et les évêques parlent ouvertement de difficultés essentielles », a déclaré le président Margvelachvili. L’archiprêtre Mamaladzé a été arrêté sur l’aéroport de Tbilissi le 10 février, alors qu’il se rendait à Berlin, à la clinique où avait lieu le traitement du catholicos-patriarche et se trouvait son entourage proche. Le Parquet affirme que du cyanure a été trouvé dans les bagages de l’archiprêtre, avec lequel celui-ci voulait empoisonner « une personne proche du Patriarcat ». Mamaladzé a été placé dans une cellule de détention provisoire dans l’établissement pénitentiaire N°9 de Tbilissi. Le soir du 17 février, il a été transféré dans la clinique cardiologique Tchapidzé après avoir subi un malaise et perdu connaissance. Selon les médecins, la cause de l’hospitalisation de l’archiprêtre était une pneumonie. Il reste jusqu’à présent dans la clinique. Selon les dernières informations, l’archiprêtre Georges Mamaladzé a été transporté à la clinique « Aversi ». Les avocats de Mamaladzé ont communiqué précédemment que « représentant haut placé du Patriarcat » dont il est question dans l’acte d’accusation est la secrétaire administrative du patriarche, Shorena Tetruashvili. Selon le nouvel avocat de l’archiprêtre Mamaladzé, Mikhail Ramishvili, qui a souligné qu’il n’avait pas signé de déclaration de non divulgation, le père Georges Mamalidzé donnera très prochainement un témoignage complet, c’est-à-dire qu’il rompra le silence. Selon l’avocat, l’information dont dispose l’archiprêtre Georges Mamaladzé met en doute la licéité des accusations formulées à son égard. « Nous considérons que le père Georges n’est pas coupable, il a une certaine base d’information qui met en doute la licéité de ce qui lui est attribué » a conclu Ramishvili.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a accordé un budget de 370.000 $ pour la restauration du monastère de Katskhi

Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a décidé récemment d’allouer la somme d’un million de Iari (370.000$) au projet de restauration globale du monastère de la Nativité du Sauveur, dans le village de Kaskhi, à 180 km au nord-ouest de Tbilissi. Le projet comprend notamment la construction d’une terrasse extérieure, la reconstruction de la route d’accès à l’église, l’installation de l’eau courante, d’un parking, etc. Selon le ministère concerné, le projet est soutenu par la Banque mondiale. La réalisation du projet est prévue pour avril 2017. Un centre touristique sera bâti en face du complexe monastique. On espère que l’amélioration de l’infrastructure attirera plus de touristes et contribuera à améliorer la situation socio-économique. Le monastère de Katskhi a été construit entre 988 et 1014. L’église est connue pour sa forme hexagonale et sa décoration ornementale. Il a été fermé par le gouvernement soviétique en 1924 et a été rouvert en 1990. Les icônes et les manuscrits médiévaux qui ont survécu dans ce centre monastique sont préservés dans les musées de Tbilissi. Katshki est également connu pour son piton de calcaire naturel.

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Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a parrainé 800 enfants lors de leur baptême le jour de la Théophanie à Tbilissi

Le jour de la Théophanie, en la cathédrale de la Sainte-Trinité (Sameba) à Tbilissi a eu lieu un baptême massif d’enfants. Près de 800 enfants sont devenus les filleuls du patriarche le 19 janvier, jour de la Théophanie. « Je souhaite à tous une bonne fête et que la grâce de ce jour lumineux descende sur tous les hommes. Toute notre famille est très heureuse et contente que notre troisième enfant soit devenu filleul du patriarche même de Géorgie, et je veux le remercier pour cela », a déclaré la mère de l’un des enfants, habitante de Tbilissi. Le catholicos-patriarche est parrain de baptême du troisième et des enfants suivants des parents qui ont été mariés à l’église. Le but de cette initiative est l’amélioration de la situation démographique dans le pays. Le premier baptême massif d’enfants a eu lieu le 19 janvier 2008 en la cathédrale de la Sainte-Trinité. À ce jour les filleuls du patriarche Élie II dépassent les 30 000. On peut visionner ci-dessous le dernier baptême massif le 19 janvier 2017.


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L’Église orthodoxe de Géorgie se prononce définitivement sur le Concile de Crète

Le 22 décembre 2016 s’est tenue la session ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II. Le métropolite de Zugididi et de Tsaïshi (Sharashenidzé) a été nommé secrétaire. Lors de la session a été examiné, entre autres, la question du Concile de Crète. Le Saint-Synode a pris la décision suivante : « En ce qui concerne les documents adoptés en Crète, le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava) a lu un rapport mentionnant ce qui suit : ‘Comme on le sait, du 17 au 26 juin, en Crète, a eu lieu le Concile, aux travaux duquel ont pris part les représentants de dix Églises locales orthodoxes. Un tel concile était prévu depuis plusieurs décennies, et sa tenue constitue un fait de la plus grande importance dans la vie de l’Église orthodoxe. Dès le début, la préparation du concile a été présidée par le Patriarcat de Constantinople, et toutes les Églises officielles ont été impliquées dans ce processus. Depuis 1961, les délégués du Patriarcat de Géorgie ont également participé aux rencontres de travail préconciliaires. Cela va sans dire que la contribution apportée par le clergé de l’ancienne génération au cours de plusieurs décennies est inestimable. Comme cela a été mentionné précédemment, de sérieux obstacles lors de la dernière étape de préparation au concile ont empêché plusieurs Églises locales de participer aux travaux du Concile de Crète. C’est pourquoi nous exprimons à nouveau notre regret, considérant toujours que l’étude et l’examen des questions soulevées par toutes les Églises était de rigueur, ce qui n’a pas été mis en œuvre’. Le Saint-Synode a décrété au sujet du thème concerné que : ‘Étant donné que les représentants de quatre Églises locales orthodoxes n’ont pas participé aux travaux du Concile de Crète, celui-ci ne peut être appelé Concile général, panorthodoxe ; lors de la préparation et du déroulement du Concile de Crète, le principe de consensus, établi et reconnu par les Églises orthodoxes, a été transgressé. Pour cette raison, les résolutions du Concile de Crète ne peuvent être contraignantes pour l’Église orthodoxe de Géorgie. Dans les documents confirmés par le Concile de Crète ne sont pas exprimées, en substance, les remarques fondamentales présentées par les Églises. C’est la raison pour laquelle la poursuite de leur remaniement et de leur correction sont indispensables. Il n’est pas exclu, dans certains cas, qu’il y ait lieu à la création de nouveaux documents. Aussi, il est indispensable que les textes traduits et envoyés par le secrétariat du Concile de Crète soient accessibles au clergé de l’Église de Géorgie, aux théologiens et aux fidèles laïcs et, en prenant en compte de leurs remarques fondées, qu’il soit conféré aux documents le caractère conforme, dogmatique et canonique, de l’Église orthodoxe. La réunion qui a eu lieu du 17 au 26 juin en Crète, peut être considérée comme une étape de la plus haute importance pour la tenue du Saint et Grand Concile qui doit permettre la prise de décisions sur le fondement de l’enseignement commun orthodoxe, un, catholique et apostolique. Le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a décidé de mettre en place une commission théologique constituée comme suit par : 1) Le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava), président, 2) le métropolite de Poti et Khobi Grigol (Berbitchachvili), 3) le métropolite de Senaki et Tchkhorotskhu Chio (Mudjiri), 4) le métropolite de Rustavi Jean (Gamrekeli), 5) l’évêque de Markveti et Ubisa Melchisédek (Khatchidzé) 6) le protopresbytre Georges (Zviadadzé) ».

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L’Église orthodoxe de Géorgie canonise deux rois, deux higoumènes et un catholicos

catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé),

catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé),

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, lors de sa réunion du 21 décembre 2016, a canonisé deux rois, Bagrat III et Salomon Ier, deux higoumènes, Nina (Amilakhvari) et Tamara (Mardzhanishvili), ainsi que le catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé), qui se trouvait à la tête de l’Église de Géorgie durant les années difficiles 1930 à 1950 du siècle passé. Bagrat III (960-1014) est connu comme unificateur de la Géorgie. Il réussit à réunir presque toute la Géorgie à l’exception de Tbilissi, qui resta sous l’autorité des Arabes. Salomon Ier (1753-1784) était le roi d’Iméréthie (Géorgie occidentale) durant la seconde moitié du XVIIIème s. Il combattit avec succès les Turcs et s’allia avec la Russie. Le catholicos-patriarche Callistrate naquit en 1866 dans une famille de prêtre, dans un village d’Iméréthie. Il fut diplômé du séminaire de Tiflis et de l’Académie ecclésiastique de Kiev. En 1892, il fut ordonné prêtre. En 1925, il devint évêque et, en 1932, fut élu catholicos. Il s’est alors efforcé d’arrêter les fermetures d’églises, leur destruction et leur pillage. Quant à l’higoumène Nina (Amilakhvari), elle vécut durant la seconde moitié du XIXème siècle. Elle œuvra à la renaissance de la vie monastique au monastère Sainte-Nina à Samtavro (Mtskheta).

Higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili

Higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili

L’higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili, 1869-1936) devint moniale au monastère de Bodbé, où sainte Nina acheva ses jours terrestres. En 1902, elle devint higoumène de ce monastère. En 1905, après avoir été visée par un attentat pendant la révolution, elle fut transférée à Moscou, où elle prit la tête de la communauté de la Protection de la Mère de Dieu. Elle fonda ensuite le skite de saint Séraphim et de l’icône de N.D. du Signe près de Moscou. Après que les bolcheviques l’eurent fermé, elle vécut dans la banlieue de Perkhuchkov, puis fut arrêtée en 1931, et exilée en Sibérie. Trois ans après, alors gravement malade, on l’autorisa à revenir dans la région de Moscou, où elle décéda en 1936.

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« La résurrection de l’Église géorgienne »

georgieSur cette page (dont photographie de la cathédrale à Tbilissi consacrée en 2004) : un entretien avec Mgr Dosithéos de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le renouveau de la foi dans ce pays.

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a remercié le patriarche de Moscou Cyrille pour avoir reconnu l’Abkhazie comme territoire de l’Église orthodoxe de Géorgie

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a exprimé se reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour sa position au sujet du statut ecclésial de l’Abkhazie. « J’ai été pendant onze ans évêque et métropolite du diocèse de Soukhoumi et d’Abkhazie. Il n’y avait pas de conflits dans la région. Tout était paisible. Les Abkhazes et les Ossètes vivaient en paix. Nous apprécions la position de l’Église orthodoxe russe qui, à plusieurs reprises, a déclaré qu’elle reconnaît la juridiction de l’Église orthodoxe de Géorgie sur ces régions » a souligné le patriarche Élie II en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche Cyrille. Comme l’a mentionné le catholicos-patriarche, la régularisation des relations entre la Russie et la Géorgie a une importance capitale pour les deux pays. « Nous sommes nécessaires l’un à l’autre. Je pense que la Géorgie doit être le lieu de la coopération pacifique entre l’Est et l’Ouest, le lieu du bon voisinage. L’antagonisme entre nos États est très dangereuse et peut dégénérer en conflit global », considère le patriarche Élie II.

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À Tbilissi a été commémorée la mémoire des cent mille martyrs géorgiens

Sur le pont Metekhi, au centre de la capitale géorgienne, se sont rassemblés le 13 novembre des milliers de fidèles pour commémorer les cent mille martyrs tués par les khorezmiens à Tbilissi en 1227. Sur le pont a été célébré un office d’intercession. « C’est aujourd’hui un jour particulier, c’et le jour de la mémoire des cent mille martyrs géorgiens, dont la vie et les œuvres ont été remarquables. Comme on le sait, ils ont reçu la palme du martyre du temps de Djalal-El-Dine. Que le Seigneur, par leurs prières, renforce et accorde le calme à la Géorgie », a déclaré le patriarche Élie II. En 1227, le sultan khorezmien Djalal-El-Din a attaqué la Géorgie. Le premier jour de la bataille, l’armée géorgienne a repoussé l’attaque de l’ennemi, mais les Perses habitant à Tbilissi ont ouvert la nuit les portes de la ville et laissèrent entrer les armées ennemies. Selon les chroniqueurs, ce furent « les jours les plus terribles dans l’histoire de la Géorgie », les chrétiens furent exterminés, les enfants tués, les femmes violées, les mères étaient tuées avec leurs enfants. Sur l’ordre de Jalal ad-Din, les icônes de la Mère de Dieu et du Sauveur furent transportées, depuis l’église de Sioni jusqu’au milieu du pont surplombant le fleuve Mtkvari. Rassemblant les habitants sur le pont, les hommes du sultan leur ordonnèrent de piétiner les icônes. Ceux qui renièrent le christianisme et profanèrent les icônes restèrent vivants, tandis que les autres furent décapités. Cent mille Géorgiens refusèrent et furent martyrisés. On peut visionner ici une courte vidéo de l’office.

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Visite de hiérarques géorgiens à la métropole du Patriarcat œcuménique en Belgique

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras, a reçu une délégation de hiérarques du Patriarcat de Géorgie le 10 novembre, au siège de métropole à Bruxelles. Les cinq hiérarques géorgiens avec, à leur tête l’évêque de l’Église de Géorgie en Belgique, Mgr Dosithée, se trouvaient à Bruxelles sur l’invitation des Organisations internationales en vue de l’intégration de leur pays dans l’Union européenne. Ils ont été chaleureusement accueillis par le métropolite Athénagoras, qui leur a présenté l’histoire de son diocèse, dont l’œuvre s’accomplit au cœur de l’Union européenne. Dans sa réponse, le métropolite de Zougdidi et Tsaïsi Gérasime a remercié le métropolite Athénagoras pour son accueil fraternel et l’a félicité pour l’œuvre très diversifiée de la métropole, et lui a fait cadeau d’une copie de l’icône de la cathédrale de la Sainte-Trinité de Sioni (Géorgie), invitant le hiérarque a visiter prochainement la Géorgie. Lors de la réunion, des échanges ont eu lieu sur les questions actuelles concernant la Géorgie et, par extension, son patriarcat, découlant de l’intégration européenne. Une discussion approfondie a eu lieu sur le système éducatif en Belgique et particulièrement l’enseignement religieux. Participaient à la réunion le métropolite de Zugdidi et Tsaichi Gérasime, président du département des affaires extérieures, le métropolite de Gori et Ateni André, le métropolite de Rustavi et Marneul Jean, le métropolite Dosithée de Belgique et le métropolite d’Allemagne Lazare, ainsi que cinq autres clercs.

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Un film documentaire est sorti sur saint Gabriel (Ourguébadzé), le staretz géorgien

Un film documentaire sur saint Gabriel (Ourguébadzé) intitulé « Le diadème du staretz » est projeté gratuitement dans une salle de Moscou. Le film contient notamment les témoignages des sœurs du staretz Gabriel, de différents prêtres et de ses enfants spirituels. Saint Gabriel de Samtavro (1929-1995) est un archimandrite de l’Église orthodoxe de Géorgie qui, à l’époque soviétique, fut un confesseur de la foi et un fol en Christ. Dès l’âge de douze ans, il connaissait bien l’Évangile, et il s’était aménagé dans la cour de sa maison une minuscule cellule. À son retour de l’armée, il construisit une petite chapelle, dont les murs étaient ornés de centaines d’icônes : il les découpait dans des périodiques, il les ramassait dans des décharges et les restaurait. En 1955, il fut ordonné prêtre et prononça ses vœux monastiques, recevant le nom de Gabriel. Il prêchait dans les rues, faisant revenir les gens à la foi, et il simulait souvent la folie, en marchant les pieds nus, en se faisant passer pour un ivrogne, pour un mendiant. Le 1er mai 1965, il brûla un portrait de Lénine qui mesurait douze mètres et se trouvait sur le bâtiment du Soviet suprême à Tbilissi. Il déclara lors de l’interrogatoire qui s’ensuivit : « Il ne faut diviniser un homme. Au lieu du portrait de Lénine, il faut mettre la Crucifixion du Christ. Pourquoi dites-vous « Gloire à Lénine » ? Il faut dire « Gloire au Seigneur Jésus-Christ ! » On menaça de le fusiller, mais on le considéra comme fou et il fut relâché. Derrière ses excentricités se cachait un amour immense envers les hommes, la force d’une prière ardente et une grande humilité. Par exemple, après avoir déversé une avalanche de paroles dures sur un homme dans le but de le raisonner, puis après l’avoir chassé, il commença immédiatement à prier avec des larmes pour lui et le bénit. Certains se détournaient de lui comme d’une personne dans l’illusion ou un fou, d’autres ressentaient son amour et bénéficiaient de ses instructions inspirées. Il a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe de Géorgie et le jour de sa mémoire a été fixé au 2 novembre. Rappelons que sa biographie, rédigée par Jean-Claude Larchet, est parue dans la collection « Grands spirituels du XXème siècle » aux Éditions de l’Âge d’Homme.
On peut visionner ici une bande-annonce (en russe) du film « Le diadème du staretz ».

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Le patriarche de Géorgie se rendra à Moscou à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche Cyrille

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II se rendra à Moscou au mois de novembre, à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille. Celui-ci avait envoyé une invitation au patriarche géorgien. Le patriarche Cyrille fêtera son 70ème anniversaire le 20 novembre. Le patriarche Élie II a été élu à la tête de l’Église orthodoxe de Géorgie en décembre 1977. Se prononçant pour des solutions pacifiques aux crises que connaît son pays, le patriarche Élie II est partisan des relations normales avec la Russie. Durant les douze dernières années, il a effectué plusieurs visites à Moscou pour s’entretenir avec les hiérarques de l’Église orthodoxe russe et avec de hautes personnalités de la Fédération de Russie, dont le président et le premier ministre. Selon le recensement de novembre 2014, 83.4% des 3,713 millions de Géorgiens sont orthodoxes, 10.7% sont musulmans, 2.9% appartiennent à l’Église arménienne, 0.5% sont catholiques-romains, tandis que les autres sont membres d’autres religions.

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Un concert de l’ensemble « Harmonie géorgienne » le 16 octobre à Nîmes

Dimanche 16 octobre, à partir de 16 heures, au musée des beaux-arts de Nîmes, dans le cadre du 36e Automne musical de Nîmes, aura lieu un concert de l’ensemble Harmonie géorgienne, avec des chants de la liturgie orthodoxe et du folklore géorgien, sous la direction de Nana Peradze.

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L’Église orthodoxe de Géorgie n’a pas envoyé de délégation à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi

Contrairement aux attentes, seuls 3000 habitants de la Géorgie ont assisté à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi, alors que le stade où a eu lieu la célébration peut accueillir 25000 personnes. Selon les journalistes, ce fut la messe la moins fréquentée au cours des 16 visites du pape à l’étranger. On présumait initialement qu’une délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie se rendrait à la cérémonie, mais, finalement, elle était absente. En outre, il a été conseillé aux fidèles de l’Église orthodoxe de Géorgie de ne pas prendre part à la cérémonie en raison des différences doctrinales avec l’Église catholique-romaine. Néanmoins, le patriarcat de Géorgie a qualifié d’inacceptables les déclarations publiques négatives de clercs orthodoxes géorgiens au sujet du souverain pontife. Au bord de la route menant de l’aéroport jusqu’à la ville, le pape avait été accueilli par des protestations d’activistes orthodoxes qui tenaient en leur main des panneaux avec l’inscription « Le Vatican est un agresseur spirituel ».

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L’Église orthodoxe de Géorgie appelle à s’abstenir « d’expressions de mécontentement » à l’occasion de la visite du pape François

L’Église orthodoxe de Géorgie appelle certains de ses prêtres et des groupes individuels de citoyens à ne pas manifester leur mécontentement et garder le calme lors de la visite du pape François, du 30 septembre au 2 octobre. « Le Patriarcat de Géorgie salue avec respect l’hôte et espère que sa visite contribuera à l’approfondissement des relations multilatérales et à l’affermissement de la paix dans la région. En même temps, nous considérons inacceptable l’expression de mécontentement au sujet de la visite du pape de Rome, de la part de certains clercs géorgiens et nous appelons tous au calme », est-il dit dans la déclaration du patriarcat, diffusée ce mercredi. Comme cela a été communiqué il y a deux semaines, plusieurs dizaines des membres de l’organisation « Union des parents orthodoxes » et quelques prêtres géorgiens ont procédé à une action de protestation devant le bâtiment du Vatican à Tbilissi, demandant que la visite du pape en Géorgie soit annulée. Il est également indiqué dans la déclaration du Patriarcat que le pape effectue la visite sur l’invitation du patriarche de Géorgie Élie II et du président géorgien Guiorgui Margvelachvili.

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Un site de Tbilissi publie le serment des médecins géorgiens du 16e siècle

Le site géorgien a publié le texte du serment des médecins orthodoxes géorgiens du 16e siècle, qui correspond en grande partie au serment d’Hypocrate (principalement dans sa composante chrétienne), mais qui présente également des différences de principe avec celui-ci. Le texte du serment du médecin orthodoxe est le suivant (traduction du russe) :

« Que le nom du Seigneur, Père de notre Sauveur Jésus-Christ, soit sanctifié, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Je ne mens pas ! Je ne profane pas l’art médical ! À quiconque, même s’il le souhaite, je ne donnerai aucun mélange mortel, ni ne transmettrai les voies pour l’obtenir, pas plus que je donnerai à une femme les moyens internes ou externes destinés à exterminer l’embryon. J’enseignerai l’art médical à tous ceux qui en ont besoin, sans prétentions à leur égard, ni l’exercice d’un quelconque tutorat. J’adopterai toutes les méthodes correspondant à mes possibilités et mon discernement pour aider les personnes souffrantes. Je garderai dans la sainteté et la pureté ma vie et mon art. Dans toute maison où j’entrerai, ce sera seulement pour aider le malade ; je m’abstiendrai de tout acte injuste qui me soit connu ou inconnu, qui mène à la mort ou aux souffrances de l’homme ; de même je m’abstiendrai de relations honteuses à l’égard d’un être humain libre ou non – homme ou femme. Je ne diffuserai pas ce que j’aurai vu ou appris dans le processus de guérison (et également au cercle des proches du malade) et qu’il ne faut pas dire, je le considérerai comme un secret sacré. Si j’observe et ne transgresse point ce serment, que le Sauveur m’aide dans la vie et l’art médical, si au contraire je le transgresse, que le Sauveur me prive de tout cela ».

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L’UNESCO a réintroduit les églises de Mtskheta (Géorgie) dans la liste principale des sites du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a retiré les monuments historiques de la ville géorgienne de Mtskheta de la liste des monuments en péril et les a réintroduits dans la liste principale des sites du patrimoine mondial. L’information a été communiquée par le ministère de la culture et de la préservation des monuments de Géorgie. La décision a été prise lors de la 40ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Istanbul. La cathédrale de Svétitshovéli (IXème s.), l’église de Djvari (VIIème s.) et le monastère de Samtavro (IVème s.), qui ont été introduits en 1994 dans la liste du patrimoine mondial, avaient été transférés en 2009 sur la liste des sites en péril. Ledit Comité de l’UNESCO s’était alors adressé à la Géorgie en demandant de préparer un plan d’action concernant ces monuments en raison du sérieux état de dégradation des maçonneries et des fresques. L’utilisation des terres entourant l’église, ainsi que la perte d’authenticité résultant de travaux effectués dans les installations intérieures, présentaient alors un caractère préoccupant. Une telle quantité de lieux saints et de culte, comme ceux de la ville de Mtskheta, à 20 km de Tbilissi et édifiée au Vème siècle avant Jésus-Christ, ne se trouve nulle part ailleurs en Géorgie. C’est la raison pour laquelle cette ville ancienne est appelée « deuxième Jérusalem ». C’est précisément là qu’est gardée l’une des reliques les plus saintes du monde chrétien, à savoir la Tunique du Christ. Cela explique le statut de Mtskheta comme ville sainte, où viennent des pèlerins et des touristes du monde entier.

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À Tbilissi est paru le guide « Pèlerinage orthodoxe en Géorgie »

L’Administration nationale du tourisme de Géorgie, en collaboration avec le Patriarcat géorgien, a préparé et édité le guide « Pèlerinage orthodoxe en Géorgie » en trois langues, géorgien, russe et anglais. Il s’agit de la première édition détaillée de cette sorte, se distinguant par son niveau typographique et la qualité de l’information. Le guide contient des informations sur les particularités de l’architecture des églises et des monastères, sur les fresques murales, les reliques de toutes les régions de Géorgie, ainsi que leur histoire. Des cartes accompagnent les textes ainsi que les chemins parcourus, selon la tradition, par le saint apôtre Paul et sainte Nina.

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Le Patriarcat de Géorgie maintient son refus de participer au Concile

elie_georgieEn date du 23 juin, le patriarche-catholicos de Géorgie Élie II a envoyé la lettre suivante au patriarche œcuménique Bartholomée :

« À Sa Sainteté l’archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique seigneur Bartholomée, Crète

Toute-Sainteté, cher Frère en Christ,

Nous Vous adressons nos salutations cordiales et prions le Seigneur afin qu’il Vous donne paix, santé et de longues années. Nous avons été informés par les médias qu’une lettre d’invitation de Votre part nous avait été envoyée le 17 juin de cette année. Nous souhaitons Vous informer qu’une telle lettre ne nous est pas parvenue, ce qui explique le retard de notre réponse. Toute-Sainteté, je ne puis répondre à Votre invitation, étant engagé par la décision du Saint-Synode de l’Église de Géorgie en date du 17 juin de cette année. Ladite décision vous a été envoyée ainsi qu’à Leurs Saintetés et Leurs Béatitudes les primats des Églises orthodoxes autocéphales. Ce texte explique les raisons exactes de notre absence du Synode. Aussi, il n’est pas correct d’attribuer l’absence de participation au Concile de la délégation de l’Église de Géorgie à des motifs politiques ou autres. Néanmoins, nous suivons le déroulement des travaux du Concile et nous espérons qu’avec la grâce de Dieu ses résultats finaux seront acceptés par le plérôme de l’Église. Permettez-moi de vous rappeler que l’Église de Géorgie n’a pas signé le projet de texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements », car elle considère inacceptable la transgression du 72è canon du Concile quinisexte, qui a un caractère dogmatique, et interdit les mariages mixtes en raison de la participation de non-orthodoxes à un sacrement de l’Église orthodoxe. Le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a rejeté le texte en question lors de sa session du 8 octobre 1998 et à nouveau le 25 mai 2016. Nous ne l’avons pas signé non plus lors de la synaxe des primats orthodoxes en janvier de cette année. Si certains invoquent notre signature sous les décisions de la synaxe susmentionnée, qui fixe les thèmes de l’ordre du jour, nous répondons que ces décisions ont été signées avant le vote des primats au sujet du texte litigieux. Lorsque nous avons signé les décisions, nous avions l’espoir que l’unanimité serait atteinte, ce qui finalement n’a pas été le cas. Malheureusement, les tractations à ce sujet, qui ont eu lieu en avril passé, lorsque, suite à Votre invitation, une délégation officielle de l’Église de Géorgie s’était rendue au Phanar dans ce but, n’ont pas été non plus fructueuses. À cette occasion avait également été discutée l’élimination de ce sujet de l’ordre du jour du Concile. Et maintenant, une nouvelle fois encore, nous nous adressons à Vous, en demandant que le texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements », étant donné que son approbation unanime n’a point été atteinte, ne soit pas discuté, étant encore donné qu’il n’a pas été accepté par l’Église d’Antioche non plus. Lors de notre dernière rencontre à Chambésy, j’ai dit que les textes pré-conciliaires approuvés jusqu’à maintenant, seraient, après leur publication, soumis au jugement du Concile des évêques de notre Église en vue de sa prise de position définitive. Réuni en date du 25 mai de cette année, le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a décidé que : 1) Le texte « Les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien » nécessite une révision sérieuse, en raison des fautes ecclésiologiques et terminologiques qu’il contient, sans quoi l’Église de Géorgie ne pourrait le signer. 2) Le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » nécessite absolument certains changements, que notre Église a indiqués. 3) Le texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements » ne peut être accepté sous sa forme actuelle, pour la raison déjà mentionnée. Toute-Sainteté, nous espérons en votre sagesse, et nous exprimons encore une fois notre attente que vous écarterez la création de problèmes au sein de l’Église, et aussi de décisions qui briseront l’unité des orthodoxes. Nous prions pour vous avec beaucoup d’amour en Christ et de respect, Élie II, archevêque de Mtskheta et Tiflis, et catholicos patriarche de toute la Géorgie, et métropolite de  Bichvinta et Ts’khum-Apkhazeti ».

Source (traduit du grec pour Orthodoxie.com): Romfea

 

La lettre du catholicos-patriarche de Géorgie Élie II au patriarche œcuménique Bartholomée

lettre_patrairche_georgieLe site Internet Romfea nous informe que le 13 juin  le patriarche de Géorgie Élie II a envoyé une lettre au patriarche œcuménique Bartholomée, dans laquelle il informe de la décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe géorgienne au sujet du Concile panorthodoxe.
« Le Saint-Synode a décidé de ne pas envoyer une délégation de l’Église orthodoxe géorgienne en Crète pour assister au grand et saint Concile, » – dit, entre autres, le patriarche géorgien au patriarche Bartholomée.

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Les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie ont déclaré qu’ils ne participeront pas au Concile en Crète

Les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie ont déclaré qu’ils ne participeront pas au Concile en Crète puisque le Patriarcat de Constantinople a ignoré les questions qui pour cette Église étaient très importantes. « Pour nous, la question des diptyques était une question importante. L’Église de Géorgie, selon les diptyques grecques, n’occupe pas le rang qui lui convient. Le Concile a laissé également de côté des questions aussi importantes que le calendrier liturgique, le mariage, cette dernière question ayant été soulevée activement par l’Église de Géorgie. Nous avons considéré qu’il serait juste de nous abstenir de participer », à déclaré le métropolite de Tsilkani et Dusheti Zosime (Shioshvili) aux journalistes après la session du Saint-Synode à Tbilissi. Selon le métropolite « si les documents qui sont adoptés au Concile sont acceptables, l’Église de Géorgie les acceptera ». « Les résultats du Conciles montreront à quel point les décisions prises seront canoniques. Nous examinerons la situation, et si ces décisions sont acceptées par l’Église orthodoxe universelle, elles seront légitimes, et si ce n’est pas le cas, il ne sera pas obligatoire de les exécuter », a ajouté le métropolite. Le métropolite de Mestia et Svaneti Hilarion (Kitiashvili), à son tour, a déclaré aux journalistes que « le principe essentiel d’unanimité qui se trouve à la base du déroulement du concile, n’est pas réalisé à cette étape, parce que la décision a été prise par l’Église de Géorgie de s’abstenir de participer ». Selon lui, il y avait encore d’autres arguments qui seront mentionnés plus tard dans l’acte du Saint-Synode. « Notre Église ne participera pas au Concile… Il y a également des questions fondamentales qui doivent être prises en compte par le Patriarcat de Constantinople et qui ne le sont pas, le patriarcat de Géorgie fera une déclaration plus tard sur les questions concrètes dont il s’agit», a-t-il ajouté.

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Communiqué de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le saint et grand Concile, avec la liste de ses participants

Synode_GeorgieLe 25 mai 2016, a eu lieu au Patriarcat de Géorgie la séance ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-patriarche de toute la Géorgie, Sa Saintété et Béatitude Élie II. Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku a été nommé secrétaire de la session. Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie II a prononcé le discours d’ouverture, saluant les membres du Saint-Synode et félicitant le peuple géorgien à l’occasion de la fête de l’Indépendance (…). Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie a voué une attention particulière à l’importance du Saint et Grand Concile orthodoxe en préparation pour le 16 juin de cette année, et a remercié les clercs et laïcs qui ont participé aux sessions des Conférences préparatoires préconciliaires. Ensuite, Sa Saintété et Béatitude le Catholicos-Patriarche Élie II a donné la parole aux évêques membres du Saint-Synode, afin qu’ils expriment leurs opinions au sujet des documents qui seront discutés lors du futur Concile. Le représentant de l’Église orthodoxe de Géorgie au Secrétariat du Saint et Grand Concile, le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni a fait une courte revue des documents du Concile panorthodoxe. Le métropolite Théodore (Tchuadzé) d’Alkhaltsikhe et Tao-Klarjeti a parlé au sujet des documents « Le sacrement du mariage et ses empêchements » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ».

Le Saint-Synode a décidé que deux points du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements » devaient être modifiés. Il s’agit notamment, dans la première partie, du point 10 et, dans la deuxième partie intitulée « empêchements au mariage » du point 5 alinéa I.

1) Le point 10 en question dispose : « L’Église n’accepte pas pour ses membres les contrats de cohabitation de même sexe, ni d’ailleurs toute forme de cohabitation différente du mariage. L’Église doit déployer tous ses efforts pastoraux possibles pour que ses membres qui s’engagent dans de telles formes de cohabitation puissent comprendre le véritable sens de la pénitence et de l’amour béni par l’Église ».
Ce point doit être modifié de la façon suivante : « L’Église n’accepte pas l’union sexuelle entre des personnes de même sexe, ainsi que toute autre forme de cohabitation distincte du mariage chrétien et condamne ce péché. L’Église est préoccupée du destin éternel des âmes immortelles des gens qui vivent dans ce péché et déploie tous ses efforts pastoraux afin qu’ils prennent conscience de l’extrême gravité de celui-ci et s’en éloignent au moyen de la véritable pénitence ».

2) Dans la deuxième partie, sous le point 5, alinéa I du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements », il est dit : « Le mariage entre orthodoxes et non-orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par condescendance et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Eglise Orthodoxe ».
Or il est connu de tous qu’aucun Concile ne peut s’opposer, annuler ou changer quelque canon que ce soit d’un Concile reconnu comme œcuménique.

Dans le document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », doivent être portées les modifications suivantes :

1) Dans le sous-titre, rédigé comme suit : « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres », doit être enlevée la phrase « et autres », car elle peut être commentée de différentes façons.

2) Le troisième point du chapitre « A » (« La dignité de la personnalité humaine ») du même document, dispose : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large en ce domaine [i.e. la paix, ndt]. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression du fanatisme de toutes parts; par-là elles œuvreront en faveur de la réconciliation des peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, au service de l’homme, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres ».
Selon la décision du Saint-Synode, le texte mentionné doit être exposé dans la rédaction suivante : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large dans le domaine de la paix. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression de toute manifestation de fanatisme. Par-là, elles œuvreront en faveur de l’affermissement de l’amitié parmi les peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, pour le bien de tout homme, dans le but de sa purification spirituelle, de sa déification et de l’obtention de la vie éternelle, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres, ce qui, naturellement, ne signifie pas la renonciation de la Sainte Église à l’activité missionnaire ».

3) Dans le premier point du chapitre « C » (« De la paix et de la justice ») doit être conservé le texte suivant : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27).
Cependant, la seconde partie du même point, qui dispose : « Car la paix du Christ est le fruit mûr de la récapitulation de toutes choses en Lui; de la valeur et de la grandeur de la personne humaine, en tant qu’image de Dieu; de la manifestation de l’unité organique du genre humain et du monde en Christ; de l’universalité des idéaux de la paix, de la liberté et de la justice sociale; et enfin de la fécondité de l’amour chrétien entre les hommes et les peuples », doit être enlevée.
Toutefois, la dernière partie de ce paragraphe du texte doit être conservée : « La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi ».
Ainsi, le premier point du chapitre II disposera : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27). La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi.

Pour ce qui concerne le document « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », le métropolite Stéphane (Kalaidjishvili) de Tsageri et Lentekhi a fait son rapport. Les remarques du professeur de dogmatique et de patrologie de l’Académie ecclésiastique et du séminaire de Tbilissi Edisher Chelidzé ont été lues. Elles ont a appelé des divergences d’opinion. Le métropolite Ananie (Japaridze) de Manglisi, le métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, le métropolite Pierre (Tsaava) de Chkondidi; le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi, et le métropolite Jacques (Iakobishvili) de Bodbe ont exprimé leurs positions. Il a été mentionné que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » a été inacceptable dès le début pour les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie, par lesquels il a été signé parce que l’éclaircissement suivant avait été porté dans le texte : « Les Églises orthodoxes de Géorgie et de Bulgarie se sont retirées du Conseil Œcuménique des Églises, la première en 1997 et la seconde en 1998, car elles avaient un avis différent quant à l’œuvre du Conseil Œcuménique des Églises et, de ce fait, elles ne participent pas aux activités interchrétiennes menées par le Conseil Œcuménique des Églises et d’autres organismes interchrétiens ». Le Saint-Synode a décidé que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » contient des erreurs ecclésiologiques et terminologiques et doit faire l’objet d’un sérieux remaniement.
Si ces modifications ne sont pas prises en compte et incluses dans le texte du document, l’Église géorgienne considèrera qu’il est pour elle impossible de le signer. À l’initiative du métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le Saint-Synode a décidé de créer une commission théologique, qui sur toute une série de questions théologiques, présentera ses propositions à l’examen du Saint-Synode. Celui-ci a également écouté le rapport du métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia sur les questions organisationnelles.

Pour chaque question susmentionnée sera publiée prochainement une information plus détaillée.

Le Saint-Synode a constitué la délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie au Grand et Saint Concile comme suit :

Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II;
Le métropolite Kalistrate (Margalitashvili de Kutaisi et Gaenti;
Le métropolite Daniel (Datuashvili) de Sachkhere et Chiatura;
Le métropolite Anania (Japaridzé) de Manglisi;
Le métropolite Georges (Shalamberidzé) de Tkibuli et Terjola;
L’Abba métropolite David (Makharadzé) de Alaverdi;
Le métropolite Serge (Chekurishvili) de Nekresi;
Le métropolite Joseph (Kikvidzé) de Shemokmedi;
Le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, et d’Amérique du Sud;
Le métropolite Théodore (Chuadze) de Akhaltsikhe et Tao-Klarjeti;
Le métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia;
Le métropolite Gérasime (Sharashenidzé) de Zugdidi et Tsaishi;
Le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni;
Le métropolite Stéphane (Kalaijishvili) de Tsageri et Lentekhi;
Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku et d’Australie ;
Le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi;
L’archevêque Spiridon (Abuladzé) de Skhalta;
L’archevêque Luc (Lomidzé) de Sagarejo et Ninotsminda;
L’évêque Michel (Gabrichidzé) de Tianeti et Pshav-Khevsureti;
L’évêque Dimitri (Kapanadze) de Khornabuji et Hereti;
L’évêque Damian (Khupenia) de Samtavisi et Kaspi;
L’évêque Grégoire (Katsia) de Tsalka;
L’évêque Dosithée (Bogveradzé) de Belgique et Hollande;
L’évêque Sabbas (Intskirveli) d’Amérique du Nord;
L’évêque Vakhtang (Liparteliani) de Nikortsminda;
Le protopresbytre Georges Zviadadze;
L’archimandrite David Chincharauli;
L’archiprêtre David Sharashenidzé;
L’archiprêtre Kakhaber Gogotishvili;
Le hiéromoine Michel Bregvadzé;
Le moine Anthime (Javakhishvili).

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Géorgie: la grâce présidentielle pour 95 prisonniers à l’occasion de la fête de Pâques orthodoxe

225449.bLe président géorgien Giorgy Margvelashvili a accordé la grâce présidentielle à 95 prisonniers à l’occasion de la fête de Pâques orthodoxe.

Source: Interfax. Photographie: le président géorgien et le patriarche Elie II (source)

Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .

Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :

« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.

Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».

1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.

2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.

3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !

Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.

4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.

Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».

5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.

Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.

En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».

Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.

6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.

7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?

8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.

Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».

9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.

10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?

11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.

12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.

Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

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Le patriarche de Géorgie Élie II : « J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant »

Dans sa prédication après l’office en la cathédrale de Svétitskhovéli, à Mtskheta, l’ancienne capitale de la Géorgie, le patriarche Élie II s’est exprimé sur la loi anti-discrimination adoptée en Géorgie en 2014, et les « mariages » de même sexe, répondant ainsi aux accusations à son endroit formulées par la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI). Il a déclaré notamment : « Aujourd’hui, nous devons encore penser et plus approfondir ces problèmes et questions qui se posent à notre pays et à notre Église. Aujourd’hui, l’homme considère comme des phénomènes naturels ce qui sont des péchés. Il est étonnant qu’aujourd’hui, certaines personnes veulent légaliser un péché tel que les « mariages » de même sexe. C’est un péché si grand que l’on ne doit même pas en parler dans une église. Il ne faut même pas prononcer le nom de ce grand péché. Dieu merci, notre peuple ressent cela et ne soutient pas cela. Le processus de globalisation qui se produit dans le monde entier est inévitable et nous ne pouvons l’arrêter. Cependant, nous ne devons choisir, dans ce processus, que ce qui est utile à l’âme et nécessaire pour notre peuple. Ces choses qui sont opposées à l’Orthodoxie, le peuple géorgien ne pourra jamais les accepter. Et il ne les acceptera pas », a déclaré le patriarche Élie. « Je voudrais dire quelques mots au sujet de la loi anti-discrimination. La Géorgie est un pays qui n’a jamais opprimé personne. La Géorgie est un pays où chacun s’est toujours senti libre, mais il y a des choses que l’on ne peut permettre. Comment légaliser l’iniquité ? Cela est un grand péché. C’est précisément ce dont j’ai parlé précédemment. J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant. Je me dois de parler de cela. Aucun croyant ne peut accepter la loi soi-disant anti-discrimination. Je veux dire également que le temps passera et nous nous demanderons comment nous avons pu permettre cela et adopter une telle loi ».

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Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin (Église orthodoxe de Géorgie) s’est exprimé sur les accusations de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) à l’endroit du patriarche de Géorgie Élie II

Dans son rapport publié le 1er mars, la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI) a accusé le patriarche de Géorgie Élie II d’avoir « recouru au discours de la haine ». « Le patriarche de l’Église orthodoxe de Géorgie a traité les rassemblements publics de personnes LGBT d’insultes à la nation géorgienne, et qualifié l’homosexualité de maladie » est-il affirmé dans le point 37 du rapport. Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin a commenté cette affirmation de la façon suivante : « Je suis profondément étonné par cette accusation. Il est dit dans la sainte Écriture que l’homosexualité est un péché. L’Église doit appeler tous ceux qui souffrent de ce péché, à s’en séparer. Qu’ils l’acceptent ou non, c’est leur affaire. Aucun clerc d’Église n’appelle à des « croisades », et le patriarche ne blesse personne. Mais appeler les fidèles aux vertus de la vie chrétienne et à l’humilité constitue le devoir des ecclésiastiques. L’homosexualité va à l’encontre des valeurs nationales de notre peuple très éprouvé. L’Église et chaque clerc se doivent d’appeler avec amour les gens à ne pas pécher, ils ont l’obligation de rappeler que ce péché périlleux pour l’âme est mentionné plusieurs fois. Et pour ce qui concerne le rapport et ses accusations, de mon point de vue, ils sont inconvenants et fort incorrects ».

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Jovan Nikoloski