28/03/2017
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Le 25 mars, l’Église orthodoxe de Géorgie célèbre le centenaire du rétablissement de son autocéphalie

Le centenaire du rétablissement de l’ancienne autocéphalie de Église orthodoxe de Géorgie sera célébré le 25 mars par le catholicos-patriarche Élie II avec des autres clercs et fidèles, par une liturgie solennelle en la cathédrale Svetitskhoveli de Mtskheta, au Nord-Est de Tbilissi. La cathédrale est connue pour abriter la tunique du Christ et était le lieu du couronnement et de l’inhumation des rois de Géorgie. L’église d’origine a été construite au IVème siècle sous le roi Mirian II de Karthli. L’Église de Géorgie dépendait initialement du siège d’Antioche et ce jusqu’en 1010, lorsque le catholicos de Karthli a été élevé au rang de patriarche. L’empire russe a aboli l’autocéphalie de l’Église orthodoxe de Géorgie en 1811 ainsi que sa structure patriarcale, et l’a réduite à un exarchat subordonné au Saint-Synode russe. Après l’abdication du tsar-martyr Nicolas II, les évêques géorgiens ont restauré l’autocéphalie de leur Église le 25 mars 1917. Le premier nouveau patriarche de l’Église de Géorgie était le catholicos-patriarche Kirion II. L’Église orthodoxe russe a reconnu cette indépendance déjà existante le 31 octobre 1943. Le Patriarcat de Constantinople l’a reconnue le 2 mars 1990. D’autres manifestations sont également prévues pour célébrer cet anniversaire. L’exposition « Autocéphalie 100 » ouvrira le 23 mars à l’Université d’État de Tbilissi. Un certain nombre de publications et de manuscrits religieux uniques, dont une partie de la collection de livres du catholicos-patriarche Kirion II, de même que des photos du clergé qui a participé à la restauration de l’autocéphalie seront présentés. Une conférence académique aura lieu, avec des professeurs et des intervenants de différents établissements d’enseignement, des représentants du Patriarcat de Géorgie, lesquels présenteront des communications sur l’importance de l’autocéphalie ecclésiale, dont des informations précédemment inconnues sur la question de son rétablissement.

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Le patriarche de Géorgie : « La vérité sur l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé doit être connue du peuple »

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II considère que la situation complexe créée autour du patriarcat est non seulement le problème de l’Église, mais aussi celui de l’État. La question de la confrontation qui a surgi au sein du Patriarcat a commencé à être discutée à la fin de l’an passé déjà. Afin de résoudre le conflit au sein de l’Église, en décembre 2016, a été convoquée la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, mais un consensus n’a pas été atteint. L’arrestation de l’archiprêtre Georges Mamaladzé a provoqué une nouvelle vague de confrontations et d’accusations mutuelles au sein du clergé géorgien et des personnalités haut placées du Patriarcat de Géorgie. Les observateurs mentionnent que le scandale autour du Patriarcat gagne du terrain et peut se transformer en une sérieuse crise politique en Géorgie. Après un traitement médical et une opération en Allemagne, le patriarche Élie II est revenu à Tbilissi. II a déclaré que le Patriarcat étudiait l’affaire Mamaladzé avec les autorités géorgiennes. Le Parquet géorgien avait promis auparavant que, après le retour du patriarche, les preuves de la faute du clerc arrêté seraient publiées. Néanmoins, le Parquet s’abstient jusqu’à maintenant de révéler les détails. « Ces deux dernières semaines, l’état de ma santé est resté très complexe. J’ai été obligé de me rendre en Allemagne et de m’y faire soigner. Une opération assez compliquée a eu lieu. À ce moment s’est créée une situation très étrange, l’Église de Géorgie ne se rappelle pas d’un cas semblable. Ce problème n’est pas seulement celui de l’Église, mais aussi le problème du peuple et celui de l’État. Aussi, les autorités doivent-elles s’impliquer activement dans l’examen de cette question » a déclaré le patriarche de Géorgie. Cette déclaration du patriarche a été faite après sa rencontre avec les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie. Ceux-ci, sur l’initiative du patriarche, ont procédé à une rencontre, dont le thème principal était l’affaire Mamaladzé, en présence du président géorgien Guiorgui Margvelachvili. « Il y a déjà des échos venus de l’étranger, on demande ce qui se passe en Géorgie. Nous n’avons pas de position définie [du Parquet], même pas les résultats préliminaires de l’enquête, c’est pourquoi les autorités doivent aider. L’enquête commune de l’État et de l’Église doit être réalisée, et nous devons donner une réponse au peuple, qui est inquiet. Je pense que tout finira par s’éclaircir, mais chaque événement doit être appelé par son nom, pour la tranquillité publique », a souligné le patriarche Élie II. « En Géorgie est transgressée la présomption d’innocence », a déclaré de son côté le président Margvelachvili, commentant l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé, qui est accusé d’avoir préparé le meurtre d’un représentant haut placé du Patriarcat. En fonction des intérêts de l’enquête, de la défense de Mamaladzé, il a été interdit de parler des détails de l’affaire, alors qu’en même temps, l’accusation fait périodiquement des déclarations aux médias. Les avocats de l’archiprêtre se sont déjà adressés, à deux reprises, au Parquet principal de Géorgie, pour demander la levée de l’interdiction existante. « Nous devons donner à toutes les parties la possibilité de prouver leur vérité, leur version de la vérité à ce sujet. Nous devons donner la possibilité aux structures de défense des droits de l’homme de faire leur travail sans immixtion politique. Je veux rappeler à tous qu’aujourd’hui, en Géorgie, la présomption d’innocence est transgressée. La possibilité doit être donnée au père Georges et aux avocats de faire connaître à l’opinion publique leur vérité sur cette affaire », a déclaré le président. Le chef d’État a rencontré le catholicos-patriarche Élie II et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe géorgienne. Le thème principal de la réunion, organisée sur l’initiative du patriarche était l’affaire de l’archiprêtre Mamaladzé. « J’ai assisté à une discussion très ouverte et intéressante concernant les événements qui se développent autour de l’Église. Le patriarche a dirigé cette réunion très importante. Le patriarche et les évêques parlent ouvertement de difficultés essentielles », a déclaré le président Margvelachvili. L’archiprêtre Mamaladzé a été arrêté sur l’aéroport de Tbilissi le 10 février, alors qu’il se rendait à Berlin, à la clinique où avait lieu le traitement du catholicos-patriarche et se trouvait son entourage proche. Le Parquet affirme que du cyanure a été trouvé dans les bagages de l’archiprêtre, avec lequel celui-ci voulait empoisonner « une personne proche du Patriarcat ». Mamaladzé a été placé dans une cellule de détention provisoire dans l’établissement pénitentiaire N°9 de Tbilissi. Le soir du 17 février, il a été transféré dans la clinique cardiologique Tchapidzé après avoir subi un malaise et perdu connaissance. Selon les médecins, la cause de l’hospitalisation de l’archiprêtre était une pneumonie. Il reste jusqu’à présent dans la clinique. Selon les dernières informations, l’archiprêtre Georges Mamaladzé a été transporté à la clinique « Aversi ». Les avocats de Mamaladzé ont communiqué précédemment que « représentant haut placé du Patriarcat » dont il est question dans l’acte d’accusation est la secrétaire administrative du patriarche, Shorena Tetruashvili. Selon le nouvel avocat de l’archiprêtre Mamaladzé, Mikhail Ramishvili, qui a souligné qu’il n’avait pas signé de déclaration de non divulgation, le père Georges Mamalidzé donnera très prochainement un témoignage complet, c’est-à-dire qu’il rompra le silence. Selon l’avocat, l’information dont dispose l’archiprêtre Georges Mamaladzé met en doute la licéité des accusations formulées à son égard. « Nous considérons que le père Georges n’est pas coupable, il a une certaine base d’information qui met en doute la licéité de ce qui lui est attribué » a conclu Ramishvili.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a accordé un budget de 370.000 $ pour la restauration du monastère de Katskhi

Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a décidé récemment d’allouer la somme d’un million de Iari (370.000$) au projet de restauration globale du monastère de la Nativité du Sauveur, dans le village de Kaskhi, à 180 km au nord-ouest de Tbilissi. Le projet comprend notamment la construction d’une terrasse extérieure, la reconstruction de la route d’accès à l’église, l’installation de l’eau courante, d’un parking, etc. Selon le ministère concerné, le projet est soutenu par la Banque mondiale. La réalisation du projet est prévue pour avril 2017. Un centre touristique sera bâti en face du complexe monastique. On espère que l’amélioration de l’infrastructure attirera plus de touristes et contribuera à améliorer la situation socio-économique. Le monastère de Katskhi a été construit entre 988 et 1014. L’église est connue pour sa forme hexagonale et sa décoration ornementale. Il a été fermé par le gouvernement soviétique en 1924 et a été rouvert en 1990. Les icônes et les manuscrits médiévaux qui ont survécu dans ce centre monastique sont préservés dans les musées de Tbilissi. Katshki est également connu pour son piton de calcaire naturel.

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Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a parrainé 800 enfants lors de leur baptême le jour de la Théophanie à Tbilissi

Le jour de la Théophanie, en la cathédrale de la Sainte-Trinité (Sameba) à Tbilissi a eu lieu un baptême massif d’enfants. Près de 800 enfants sont devenus les filleuls du patriarche le 19 janvier, jour de la Théophanie. « Je souhaite à tous une bonne fête et que la grâce de ce jour lumineux descende sur tous les hommes. Toute notre famille est très heureuse et contente que notre troisième enfant soit devenu filleul du patriarche même de Géorgie, et je veux le remercier pour cela », a déclaré la mère de l’un des enfants, habitante de Tbilissi. Le catholicos-patriarche est parrain de baptême du troisième et des enfants suivants des parents qui ont été mariés à l’église. Le but de cette initiative est l’amélioration de la situation démographique dans le pays. Le premier baptême massif d’enfants a eu lieu le 19 janvier 2008 en la cathédrale de la Sainte-Trinité. À ce jour les filleuls du patriarche Élie II dépassent les 30 000. On peut visionner ci-dessous le dernier baptême massif le 19 janvier 2017.


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L’Église orthodoxe de Géorgie se prononce définitivement sur le Concile de Crète

Le 22 décembre 2016 s’est tenue la session ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II. Le métropolite de Zugididi et de Tsaïshi (Sharashenidzé) a été nommé secrétaire. Lors de la session a été examiné, entre autres, la question du Concile de Crète. Le Saint-Synode a pris la décision suivante : « En ce qui concerne les documents adoptés en Crète, le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava) a lu un rapport mentionnant ce qui suit : ‘Comme on le sait, du 17 au 26 juin, en Crète, a eu lieu le Concile, aux travaux duquel ont pris part les représentants de dix Églises locales orthodoxes. Un tel concile était prévu depuis plusieurs décennies, et sa tenue constitue un fait de la plus grande importance dans la vie de l’Église orthodoxe. Dès le début, la préparation du concile a été présidée par le Patriarcat de Constantinople, et toutes les Églises officielles ont été impliquées dans ce processus. Depuis 1961, les délégués du Patriarcat de Géorgie ont également participé aux rencontres de travail préconciliaires. Cela va sans dire que la contribution apportée par le clergé de l’ancienne génération au cours de plusieurs décennies est inestimable. Comme cela a été mentionné précédemment, de sérieux obstacles lors de la dernière étape de préparation au concile ont empêché plusieurs Églises locales de participer aux travaux du Concile de Crète. C’est pourquoi nous exprimons à nouveau notre regret, considérant toujours que l’étude et l’examen des questions soulevées par toutes les Églises était de rigueur, ce qui n’a pas été mis en œuvre’. Le Saint-Synode a décrété au sujet du thème concerné que : ‘Étant donné que les représentants de quatre Églises locales orthodoxes n’ont pas participé aux travaux du Concile de Crète, celui-ci ne peut être appelé Concile général, panorthodoxe ; lors de la préparation et du déroulement du Concile de Crète, le principe de consensus, établi et reconnu par les Églises orthodoxes, a été transgressé. Pour cette raison, les résolutions du Concile de Crète ne peuvent être contraignantes pour l’Église orthodoxe de Géorgie. Dans les documents confirmés par le Concile de Crète ne sont pas exprimées, en substance, les remarques fondamentales présentées par les Églises. C’est la raison pour laquelle la poursuite de leur remaniement et de leur correction sont indispensables. Il n’est pas exclu, dans certains cas, qu’il y ait lieu à la création de nouveaux documents. Aussi, il est indispensable que les textes traduits et envoyés par le secrétariat du Concile de Crète soient accessibles au clergé de l’Église de Géorgie, aux théologiens et aux fidèles laïcs et, en prenant en compte de leurs remarques fondées, qu’il soit conféré aux documents le caractère conforme, dogmatique et canonique, de l’Église orthodoxe. La réunion qui a eu lieu du 17 au 26 juin en Crète, peut être considérée comme une étape de la plus haute importance pour la tenue du Saint et Grand Concile qui doit permettre la prise de décisions sur le fondement de l’enseignement commun orthodoxe, un, catholique et apostolique. Le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a décidé de mettre en place une commission théologique constituée comme suit par : 1) Le métropolite de Gori et d’Ateni André (Gvazava), président, 2) le métropolite de Poti et Khobi Grigol (Berbitchachvili), 3) le métropolite de Senaki et Tchkhorotskhu Chio (Mudjiri), 4) le métropolite de Rustavi Jean (Gamrekeli), 5) l’évêque de Markveti et Ubisa Melchisédek (Khatchidzé) 6) le protopresbytre Georges (Zviadadzé) ».

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L’Église orthodoxe de Géorgie canonise deux rois, deux higoumènes et un catholicos

catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé),

catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé),

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, lors de sa réunion du 21 décembre 2016, a canonisé deux rois, Bagrat III et Salomon Ier, deux higoumènes, Nina (Amilakhvari) et Tamara (Mardzhanishvili), ainsi que le catholicos-patriarche Callistrate (Tsintsadzé), qui se trouvait à la tête de l’Église de Géorgie durant les années difficiles 1930 à 1950 du siècle passé. Bagrat III (960-1014) est connu comme unificateur de la Géorgie. Il réussit à réunir presque toute la Géorgie à l’exception de Tbilissi, qui resta sous l’autorité des Arabes. Salomon Ier (1753-1784) était le roi d’Iméréthie (Géorgie occidentale) durant la seconde moitié du XVIIIème s. Il combattit avec succès les Turcs et s’allia avec la Russie. Le catholicos-patriarche Callistrate naquit en 1866 dans une famille de prêtre, dans un village d’Iméréthie. Il fut diplômé du séminaire de Tiflis et de l’Académie ecclésiastique de Kiev. En 1892, il fut ordonné prêtre. En 1925, il devint évêque et, en 1932, fut élu catholicos. Il s’est alors efforcé d’arrêter les fermetures d’églises, leur destruction et leur pillage. Quant à l’higoumène Nina (Amilakhvari), elle vécut durant la seconde moitié du XIXème siècle. Elle œuvra à la renaissance de la vie monastique au monastère Sainte-Nina à Samtavro (Mtskheta).

Higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili

Higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili

L’higoumène du grand habit Tamara (Mardjanishvili, 1869-1936) devint moniale au monastère de Bodbé, où sainte Nina acheva ses jours terrestres. En 1902, elle devint higoumène de ce monastère. En 1905, après avoir été visée par un attentat pendant la révolution, elle fut transférée à Moscou, où elle prit la tête de la communauté de la Protection de la Mère de Dieu. Elle fonda ensuite le skite de saint Séraphim et de l’icône de N.D. du Signe près de Moscou. Après que les bolcheviques l’eurent fermé, elle vécut dans la banlieue de Perkhuchkov, puis fut arrêtée en 1931, et exilée en Sibérie. Trois ans après, alors gravement malade, on l’autorisa à revenir dans la région de Moscou, où elle décéda en 1936.

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“La résurrection de l’Église géorgienne”

georgieSur cette page (dont photographie de la cathédrale à Tbilissi consacrée en 2004) : un entretien avec Mgr Dosithéos de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le renouveau de la foi dans ce pays.

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a remercié le patriarche de Moscou Cyrille pour avoir reconnu l’Abkhazie comme territoire de l’Église orthodoxe de Géorgie

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a exprimé se reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour sa position au sujet du statut ecclésial de l’Abkhazie. « J’ai été pendant onze ans évêque et métropolite du diocèse de Soukhoumi et d’Abkhazie. Il n’y avait pas de conflits dans la région. Tout était paisible. Les Abkhazes et les Ossètes vivaient en paix. Nous apprécions la position de l’Église orthodoxe russe qui, à plusieurs reprises, a déclaré qu’elle reconnaît la juridiction de l’Église orthodoxe de Géorgie sur ces régions » a souligné le patriarche Élie II en la cathédrale du Christ Sauveur de Moscou, à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche Cyrille. Comme l’a mentionné le catholicos-patriarche, la régularisation des relations entre la Russie et la Géorgie a une importance capitale pour les deux pays. « Nous sommes nécessaires l’un à l’autre. Je pense que la Géorgie doit être le lieu de la coopération pacifique entre l’Est et l’Ouest, le lieu du bon voisinage. L’antagonisme entre nos États est très dangereuse et peut dégénérer en conflit global », considère le patriarche Élie II.

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À Tbilissi a été commémorée la mémoire des cent mille martyrs géorgiens

Sur le pont Metekhi, au centre de la capitale géorgienne, se sont rassemblés le 13 novembre des milliers de fidèles pour commémorer les cent mille martyrs tués par les khorezmiens à Tbilissi en 1227. Sur le pont a été célébré un office d’intercession. « C’est aujourd’hui un jour particulier, c’et le jour de la mémoire des cent mille martyrs géorgiens, dont la vie et les œuvres ont été remarquables. Comme on le sait, ils ont reçu la palme du martyre du temps de Djalal-El-Dine. Que le Seigneur, par leurs prières, renforce et accorde le calme à la Géorgie », a déclaré le patriarche Élie II. En 1227, le sultan khorezmien Djalal-El-Din a attaqué la Géorgie. Le premier jour de la bataille, l’armée géorgienne a repoussé l’attaque de l’ennemi, mais les Perses habitant à Tbilissi ont ouvert la nuit les portes de la ville et laissèrent entrer les armées ennemies. Selon les chroniqueurs, ce furent « les jours les plus terribles dans l’histoire de la Géorgie », les chrétiens furent exterminés, les enfants tués, les femmes violées, les mères étaient tuées avec leurs enfants. Sur l’ordre de Jalal ad-Din, les icônes de la Mère de Dieu et du Sauveur furent transportées, depuis l’église de Sioni jusqu’au milieu du pont surplombant le fleuve Mtkvari. Rassemblant les habitants sur le pont, les hommes du sultan leur ordonnèrent de piétiner les icônes. Ceux qui renièrent le christianisme et profanèrent les icônes restèrent vivants, tandis que les autres furent décapités. Cent mille Géorgiens refusèrent et furent martyrisés. On peut visionner ici une courte vidéo de l’office.

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Visite de hiérarques géorgiens à la métropole du Patriarcat œcuménique en Belgique

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras, a reçu une délégation de hiérarques du Patriarcat de Géorgie le 10 novembre, au siège de métropole à Bruxelles. Les cinq hiérarques géorgiens avec, à leur tête l’évêque de l’Église de Géorgie en Belgique, Mgr Dosithée, se trouvaient à Bruxelles sur l’invitation des Organisations internationales en vue de l’intégration de leur pays dans l’Union européenne. Ils ont été chaleureusement accueillis par le métropolite Athénagoras, qui leur a présenté l’histoire de son diocèse, dont l’œuvre s’accomplit au cœur de l’Union européenne. Dans sa réponse, le métropolite de Zougdidi et Tsaïsi Gérasime a remercié le métropolite Athénagoras pour son accueil fraternel et l’a félicité pour l’œuvre très diversifiée de la métropole, et lui a fait cadeau d’une copie de l’icône de la cathédrale de la Sainte-Trinité de Sioni (Géorgie), invitant le hiérarque a visiter prochainement la Géorgie. Lors de la réunion, des échanges ont eu lieu sur les questions actuelles concernant la Géorgie et, par extension, son patriarcat, découlant de l’intégration européenne. Une discussion approfondie a eu lieu sur le système éducatif en Belgique et particulièrement l’enseignement religieux. Participaient à la réunion le métropolite de Zugdidi et Tsaichi Gérasime, président du département des affaires extérieures, le métropolite de Gori et Ateni André, le métropolite de Rustavi et Marneul Jean, le métropolite Dosithée de Belgique et le métropolite d’Allemagne Lazare, ainsi que cinq autres clercs.

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Un film documentaire est sorti sur saint Gabriel (Ourguébadzé), le staretz géorgien

Un film documentaire sur saint Gabriel (Ourguébadzé) intitulé « Le diadème du staretz » est projeté gratuitement dans une salle de Moscou. Le film contient notamment les témoignages des sœurs du staretz Gabriel, de différents prêtres et de ses enfants spirituels. Saint Gabriel de Samtavro (1929-1995) est un archimandrite de l’Église orthodoxe de Géorgie qui, à l’époque soviétique, fut un confesseur de la foi et un fol en Christ. Dès l’âge de douze ans, il connaissait bien l’Évangile, et il s’était aménagé dans la cour de sa maison une minuscule cellule. À son retour de l’armée, il construisit une petite chapelle, dont les murs étaient ornés de centaines d’icônes : il les découpait dans des périodiques, il les ramassait dans des décharges et les restaurait. En 1955, il fut ordonné prêtre et prononça ses vœux monastiques, recevant le nom de Gabriel. Il prêchait dans les rues, faisant revenir les gens à la foi, et il simulait souvent la folie, en marchant les pieds nus, en se faisant passer pour un ivrogne, pour un mendiant. Le 1er mai 1965, il brûla un portrait de Lénine qui mesurait douze mètres et se trouvait sur le bâtiment du Soviet suprême à Tbilissi. Il déclara lors de l’interrogatoire qui s’ensuivit : « Il ne faut diviniser un homme. Au lieu du portrait de Lénine, il faut mettre la Crucifixion du Christ. Pourquoi dites-vous « Gloire à Lénine » ? Il faut dire « Gloire au Seigneur Jésus-Christ ! » On menaça de le fusiller, mais on le considéra comme fou et il fut relâché. Derrière ses excentricités se cachait un amour immense envers les hommes, la force d’une prière ardente et une grande humilité. Par exemple, après avoir déversé une avalanche de paroles dures sur un homme dans le but de le raisonner, puis après l’avoir chassé, il commença immédiatement à prier avec des larmes pour lui et le bénit. Certains se détournaient de lui comme d’une personne dans l’illusion ou un fou, d’autres ressentaient son amour et bénéficiaient de ses instructions inspirées. Il a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe de Géorgie et le jour de sa mémoire a été fixé au 2 novembre. Rappelons que sa biographie, rédigée par Jean-Claude Larchet, est parue dans la collection « Grands spirituels du XXème siècle » aux Éditions de l’Âge d’Homme.
On peut visionner ici une bande-annonce (en russe) du film « Le diadème du staretz ».

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Le patriarche de Géorgie se rendra à Moscou à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche Cyrille

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II se rendra à Moscou au mois de novembre, à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille. Celui-ci avait envoyé une invitation au patriarche géorgien. Le patriarche Cyrille fêtera son 70ème anniversaire le 20 novembre. Le patriarche Élie II a été élu à la tête de l’Église orthodoxe de Géorgie en décembre 1977. Se prononçant pour des solutions pacifiques aux crises que connaît son pays, le patriarche Élie II est partisan des relations normales avec la Russie. Durant les douze dernières années, il a effectué plusieurs visites à Moscou pour s’entretenir avec les hiérarques de l’Église orthodoxe russe et avec de hautes personnalités de la Fédération de Russie, dont le président et le premier ministre. Selon le recensement de novembre 2014, 83.4% des 3,713 millions de Géorgiens sont orthodoxes, 10.7% sont musulmans, 2.9% appartiennent à l’Église arménienne, 0.5% sont catholiques-romains, tandis que les autres sont membres d’autres religions.

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L’Église orthodoxe de Géorgie n’a pas envoyé de délégation à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi

Contrairement aux attentes, seuls 3000 habitants de la Géorgie ont assisté à la messe célébrée par le pape François à Tbilissi, alors que le stade où a eu lieu la célébration peut accueillir 25000 personnes. Selon les journalistes, ce fut la messe la moins fréquentée au cours des 16 visites du pape à l’étranger. On présumait initialement qu’une délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie se rendrait à la cérémonie, mais, finalement, elle était absente. En outre, il a été conseillé aux fidèles de l’Église orthodoxe de Géorgie de ne pas prendre part à la cérémonie en raison des différences doctrinales avec l’Église catholique-romaine. Néanmoins, le patriarcat de Géorgie a qualifié d’inacceptables les déclarations publiques négatives de clercs orthodoxes géorgiens au sujet du souverain pontife. Au bord de la route menant de l’aéroport jusqu’à la ville, le pape avait été accueilli par des protestations d’activistes orthodoxes qui tenaient en leur main des panneaux avec l’inscription « Le Vatican est un agresseur spirituel ».

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L’Église orthodoxe de Géorgie appelle à s’abstenir « d’expressions de mécontentement » à l’occasion de la visite du pape François

L’Église orthodoxe de Géorgie appelle certains de ses prêtres et des groupes individuels de citoyens à ne pas manifester leur mécontentement et garder le calme lors de la visite du pape François, du 30 septembre au 2 octobre. « Le Patriarcat de Géorgie salue avec respect l’hôte et espère que sa visite contribuera à l’approfondissement des relations multilatérales et à l’affermissement de la paix dans la région. En même temps, nous considérons inacceptable l’expression de mécontentement au sujet de la visite du pape de Rome, de la part de certains clercs géorgiens et nous appelons tous au calme », est-il dit dans la déclaration du patriarcat, diffusée ce mercredi. Comme cela a été communiqué il y a deux semaines, plusieurs dizaines des membres de l’organisation « Union des parents orthodoxes » et quelques prêtres géorgiens ont procédé à une action de protestation devant le bâtiment du Vatican à Tbilissi, demandant que la visite du pape en Géorgie soit annulée. Il est également indiqué dans la déclaration du Patriarcat que le pape effectue la visite sur l’invitation du patriarche de Géorgie Élie II et du président géorgien Guiorgui Margvelachvili.

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Un site de Tbilissi publie le serment des médecins géorgiens du 16e siècle

Le site géorgien a publié le texte du serment des médecins orthodoxes géorgiens du 16e siècle, qui correspond en grande partie au serment d’Hypocrate (principalement dans sa composante chrétienne), mais qui présente également des différences de principe avec celui-ci. Le texte du serment du médecin orthodoxe est le suivant (traduction du russe) :

« Que le nom du Seigneur, Père de notre Sauveur Jésus-Christ, soit sanctifié, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles ! Je ne mens pas ! Je ne profane pas l’art médical ! À quiconque, même s’il le souhaite, je ne donnerai aucun mélange mortel, ni ne transmettrai les voies pour l’obtenir, pas plus que je donnerai à une femme les moyens internes ou externes destinés à exterminer l’embryon. J’enseignerai l’art médical à tous ceux qui en ont besoin, sans prétentions à leur égard, ni l’exercice d’un quelconque tutorat. J’adopterai toutes les méthodes correspondant à mes possibilités et mon discernement pour aider les personnes souffrantes. Je garderai dans la sainteté et la pureté ma vie et mon art. Dans toute maison où j’entrerai, ce sera seulement pour aider le malade ; je m’abstiendrai de tout acte injuste qui me soit connu ou inconnu, qui mène à la mort ou aux souffrances de l’homme ; de même je m’abstiendrai de relations honteuses à l’égard d’un être humain libre ou non – homme ou femme. Je ne diffuserai pas ce que j’aurai vu ou appris dans le processus de guérison (et également au cercle des proches du malade) et qu’il ne faut pas dire, je le considérerai comme un secret sacré. Si j’observe et ne transgresse point ce serment, que le Sauveur m’aide dans la vie et l’art médical, si au contraire je le transgresse, que le Sauveur me prive de tout cela ».

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L’UNESCO a réintroduit les églises de Mtskheta (Géorgie) dans la liste principale des sites du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a retiré les monuments historiques de la ville géorgienne de Mtskheta de la liste des monuments en péril et les a réintroduits dans la liste principale des sites du patrimoine mondial. L’information a été communiquée par le ministère de la culture et de la préservation des monuments de Géorgie. La décision a été prise lors de la 40ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Istanbul. La cathédrale de Svétitshovéli (IXème s.), l’église de Djvari (VIIème s.) et le monastère de Samtavro (IVème s.), qui ont été introduits en 1994 dans la liste du patrimoine mondial, avaient été transférés en 2009 sur la liste des sites en péril. Ledit Comité de l’UNESCO s’était alors adressé à la Géorgie en demandant de préparer un plan d’action concernant ces monuments en raison du sérieux état de dégradation des maçonneries et des fresques. L’utilisation des terres entourant l’église, ainsi que la perte d’authenticité résultant de travaux effectués dans les installations intérieures, présentaient alors un caractère préoccupant. Une telle quantité de lieux saints et de culte, comme ceux de la ville de Mtskheta, à 20 km de Tbilissi et édifiée au Vème siècle avant Jésus-Christ, ne se trouve nulle part ailleurs en Géorgie. C’est la raison pour laquelle cette ville ancienne est appelée « deuxième Jérusalem ». C’est précisément là qu’est gardée l’une des reliques les plus saintes du monde chrétien, à savoir la Tunique du Christ. Cela explique le statut de Mtskheta comme ville sainte, où viennent des pèlerins et des touristes du monde entier.

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À Tbilissi est paru le guide « Pèlerinage orthodoxe en Géorgie »

L’Administration nationale du tourisme de Géorgie, en collaboration avec le Patriarcat géorgien, a préparé et édité le guide « Pèlerinage orthodoxe en Géorgie » en trois langues, géorgien, russe et anglais. Il s’agit de la première édition détaillée de cette sorte, se distinguant par son niveau typographique et la qualité de l’information. Le guide contient des informations sur les particularités de l’architecture des églises et des monastères, sur les fresques murales, les reliques de toutes les régions de Géorgie, ainsi que leur histoire. Des cartes accompagnent les textes ainsi que les chemins parcourus, selon la tradition, par le saint apôtre Paul et sainte Nina.

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Le Patriarcat de Géorgie maintient son refus de participer au Concile

elie_georgieEn date du 23 juin, le patriarche-catholicos de Géorgie Élie II a envoyé la lettre suivante au patriarche œcuménique Bartholomée :

« À Sa Sainteté l’archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique seigneur Bartholomée, Crète

Toute-Sainteté, cher Frère en Christ,

Nous Vous adressons nos salutations cordiales et prions le Seigneur afin qu’il Vous donne paix, santé et de longues années. Nous avons été informés par les médias qu’une lettre d’invitation de Votre part nous avait été envoyée le 17 juin de cette année. Nous souhaitons Vous informer qu’une telle lettre ne nous est pas parvenue, ce qui explique le retard de notre réponse. Toute-Sainteté, je ne puis répondre à Votre invitation, étant engagé par la décision du Saint-Synode de l’Église de Géorgie en date du 17 juin de cette année. Ladite décision vous a été envoyée ainsi qu’à Leurs Saintetés et Leurs Béatitudes les primats des Églises orthodoxes autocéphales. Ce texte explique les raisons exactes de notre absence du Synode. Aussi, il n’est pas correct d’attribuer l’absence de participation au Concile de la délégation de l’Église de Géorgie à des motifs politiques ou autres. Néanmoins, nous suivons le déroulement des travaux du Concile et nous espérons qu’avec la grâce de Dieu ses résultats finaux seront acceptés par le plérôme de l’Église. Permettez-moi de vous rappeler que l’Église de Géorgie n’a pas signé le projet de texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements », car elle considère inacceptable la transgression du 72è canon du Concile quinisexte, qui a un caractère dogmatique, et interdit les mariages mixtes en raison de la participation de non-orthodoxes à un sacrement de l’Église orthodoxe. Le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a rejeté le texte en question lors de sa session du 8 octobre 1998 et à nouveau le 25 mai 2016. Nous ne l’avons pas signé non plus lors de la synaxe des primats orthodoxes en janvier de cette année. Si certains invoquent notre signature sous les décisions de la synaxe susmentionnée, qui fixe les thèmes de l’ordre du jour, nous répondons que ces décisions ont été signées avant le vote des primats au sujet du texte litigieux. Lorsque nous avons signé les décisions, nous avions l’espoir que l’unanimité serait atteinte, ce qui finalement n’a pas été le cas. Malheureusement, les tractations à ce sujet, qui ont eu lieu en avril passé, lorsque, suite à Votre invitation, une délégation officielle de l’Église de Géorgie s’était rendue au Phanar dans ce but, n’ont pas été non plus fructueuses. À cette occasion avait également été discutée l’élimination de ce sujet de l’ordre du jour du Concile. Et maintenant, une nouvelle fois encore, nous nous adressons à Vous, en demandant que le texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements », étant donné que son approbation unanime n’a point été atteinte, ne soit pas discuté, étant encore donné qu’il n’a pas été accepté par l’Église d’Antioche non plus. Lors de notre dernière rencontre à Chambésy, j’ai dit que les textes pré-conciliaires approuvés jusqu’à maintenant, seraient, après leur publication, soumis au jugement du Concile des évêques de notre Église en vue de sa prise de position définitive. Réuni en date du 25 mai de cette année, le Saint-Synode de l’Église de Géorgie a décidé que : 1) Le texte « Les relations de l’Église orthodoxe envers le reste du monde chrétien » nécessite une révision sérieuse, en raison des fautes ecclésiologiques et terminologiques qu’il contient, sans quoi l’Église de Géorgie ne pourrait le signer. 2) Le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » nécessite absolument certains changements, que notre Église a indiqués. 3) Le texte « Le sacrement du mariage et ses empêchements » ne peut être accepté sous sa forme actuelle, pour la raison déjà mentionnée. Toute-Sainteté, nous espérons en votre sagesse, et nous exprimons encore une fois notre attente que vous écarterez la création de problèmes au sein de l’Église, et aussi de décisions qui briseront l’unité des orthodoxes. Nous prions pour vous avec beaucoup d’amour en Christ et de respect, Élie II, archevêque de Mtskheta et Tiflis, et catholicos patriarche de toute la Géorgie, et métropolite de  Bichvinta et Ts’khum-Apkhazeti ».

Source (traduit du grec pour Orthodoxie.com): Romfea

 

La lettre du catholicos-patriarche de Géorgie Élie II au patriarche œcuménique Bartholomée

lettre_patrairche_georgieLe site Internet Romfea nous informe que le 13 juin  le patriarche de Géorgie Élie II a envoyé une lettre au patriarche œcuménique Bartholomée, dans laquelle il informe de la décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe géorgienne au sujet du Concile panorthodoxe.
“Le Saint-Synode a décidé de ne pas envoyer une délégation de l’Église orthodoxe géorgienne en Crète pour assister au grand et saint Concile,” – dit, entre autres, le patriarche géorgien au patriarche Bartholomée.

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Les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie ont déclaré qu’ils ne participeront pas au Concile en Crète

Les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie ont déclaré qu’ils ne participeront pas au Concile en Crète puisque le Patriarcat de Constantinople a ignoré les questions qui pour cette Église étaient très importantes. « Pour nous, la question des diptyques était une question importante. L’Église de Géorgie, selon les diptyques grecques, n’occupe pas le rang qui lui convient. Le Concile a laissé également de côté des questions aussi importantes que le calendrier liturgique, le mariage, cette dernière question ayant été soulevée activement par l’Église de Géorgie. Nous avons considéré qu’il serait juste de nous abstenir de participer », à déclaré le métropolite de Tsilkani et Dusheti Zosime (Shioshvili) aux journalistes après la session du Saint-Synode à Tbilissi. Selon le métropolite « si les documents qui sont adoptés au Concile sont acceptables, l’Église de Géorgie les acceptera ». « Les résultats du Conciles montreront à quel point les décisions prises seront canoniques. Nous examinerons la situation, et si ces décisions sont acceptées par l’Église orthodoxe universelle, elles seront légitimes, et si ce n’est pas le cas, il ne sera pas obligatoire de les exécuter », a ajouté le métropolite. Le métropolite de Mestia et Svaneti Hilarion (Kitiashvili), à son tour, a déclaré aux journalistes que « le principe essentiel d’unanimité qui se trouve à la base du déroulement du concile, n’est pas réalisé à cette étape, parce que la décision a été prise par l’Église de Géorgie de s’abstenir de participer ». Selon lui, il y avait encore d’autres arguments qui seront mentionnés plus tard dans l’acte du Saint-Synode. « Notre Église ne participera pas au Concile… Il y a également des questions fondamentales qui doivent être prises en compte par le Patriarcat de Constantinople et qui ne le sont pas, le patriarcat de Géorgie fera une déclaration plus tard sur les questions concrètes dont il s’agit», a-t-il ajouté.

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Communiqué de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le saint et grand Concile, avec la liste de ses participants

Synode_GeorgieLe 25 mai 2016, a eu lieu au Patriarcat de Géorgie la séance ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-patriarche de toute la Géorgie, Sa Saintété et Béatitude Élie II. Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku a été nommé secrétaire de la session. Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie II a prononcé le discours d’ouverture, saluant les membres du Saint-Synode et félicitant le peuple géorgien à l’occasion de la fête de l’Indépendance (…). Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie a voué une attention particulière à l’importance du Saint et Grand Concile orthodoxe en préparation pour le 16 juin de cette année, et a remercié les clercs et laïcs qui ont participé aux sessions des Conférences préparatoires préconciliaires. Ensuite, Sa Saintété et Béatitude le Catholicos-Patriarche Élie II a donné la parole aux évêques membres du Saint-Synode, afin qu’ils expriment leurs opinions au sujet des documents qui seront discutés lors du futur Concile. Le représentant de l’Église orthodoxe de Géorgie au Secrétariat du Saint et Grand Concile, le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni a fait une courte revue des documents du Concile panorthodoxe. Le métropolite Théodore (Tchuadzé) d’Alkhaltsikhe et Tao-Klarjeti a parlé au sujet des documents « Le sacrement du mariage et ses empêchements » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ».

Le Saint-Synode a décidé que deux points du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements » devaient être modifiés. Il s’agit notamment, dans la première partie, du point 10 et, dans la deuxième partie intitulée « empêchements au mariage » du point 5 alinéa I.

1) Le point 10 en question dispose : « L’Église n’accepte pas pour ses membres les contrats de cohabitation de même sexe, ni d’ailleurs toute forme de cohabitation différente du mariage. L’Église doit déployer tous ses efforts pastoraux possibles pour que ses membres qui s’engagent dans de telles formes de cohabitation puissent comprendre le véritable sens de la pénitence et de l’amour béni par l’Église ».
Ce point doit être modifié de la façon suivante : « L’Église n’accepte pas l’union sexuelle entre des personnes de même sexe, ainsi que toute autre forme de cohabitation distincte du mariage chrétien et condamne ce péché. L’Église est préoccupée du destin éternel des âmes immortelles des gens qui vivent dans ce péché et déploie tous ses efforts pastoraux afin qu’ils prennent conscience de l’extrême gravité de celui-ci et s’en éloignent au moyen de la véritable pénitence ».

2) Dans la deuxième partie, sous le point 5, alinéa I du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements », il est dit : « Le mariage entre orthodoxes et non-orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par condescendance et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Eglise Orthodoxe ».
Or il est connu de tous qu’aucun Concile ne peut s’opposer, annuler ou changer quelque canon que ce soit d’un Concile reconnu comme œcuménique.

Dans le document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », doivent être portées les modifications suivantes :

1) Dans le sous-titre, rédigé comme suit : « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres », doit être enlevée la phrase « et autres », car elle peut être commentée de différentes façons.

2) Le troisième point du chapitre « A » (« La dignité de la personnalité humaine ») du même document, dispose : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large en ce domaine [i.e. la paix, ndt]. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression du fanatisme de toutes parts; par-là elles œuvreront en faveur de la réconciliation des peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, au service de l’homme, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres ».
Selon la décision du Saint-Synode, le texte mentionné doit être exposé dans la rédaction suivante : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large dans le domaine de la paix. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression de toute manifestation de fanatisme. Par-là, elles œuvreront en faveur de l’affermissement de l’amitié parmi les peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, pour le bien de tout homme, dans le but de sa purification spirituelle, de sa déification et de l’obtention de la vie éternelle, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres, ce qui, naturellement, ne signifie pas la renonciation de la Sainte Église à l’activité missionnaire ».

3) Dans le premier point du chapitre « C » (« De la paix et de la justice ») doit être conservé le texte suivant : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27).
Cependant, la seconde partie du même point, qui dispose : « Car la paix du Christ est le fruit mûr de la récapitulation de toutes choses en Lui; de la valeur et de la grandeur de la personne humaine, en tant qu’image de Dieu; de la manifestation de l’unité organique du genre humain et du monde en Christ; de l’universalité des idéaux de la paix, de la liberté et de la justice sociale; et enfin de la fécondité de l’amour chrétien entre les hommes et les peuples », doit être enlevée.
Toutefois, la dernière partie de ce paragraphe du texte doit être conservée : « La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi ».
Ainsi, le premier point du chapitre II disposera : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27). La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi.

Pour ce qui concerne le document « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », le métropolite Stéphane (Kalaidjishvili) de Tsageri et Lentekhi a fait son rapport. Les remarques du professeur de dogmatique et de patrologie de l’Académie ecclésiastique et du séminaire de Tbilissi Edisher Chelidzé ont été lues. Elles ont a appelé des divergences d’opinion. Le métropolite Ananie (Japaridze) de Manglisi, le métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, le métropolite Pierre (Tsaava) de Chkondidi; le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi, et le métropolite Jacques (Iakobishvili) de Bodbe ont exprimé leurs positions. Il a été mentionné que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » a été inacceptable dès le début pour les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie, par lesquels il a été signé parce que l’éclaircissement suivant avait été porté dans le texte : « Les Églises orthodoxes de Géorgie et de Bulgarie se sont retirées du Conseil Œcuménique des Églises, la première en 1997 et la seconde en 1998, car elles avaient un avis différent quant à l’œuvre du Conseil Œcuménique des Églises et, de ce fait, elles ne participent pas aux activités interchrétiennes menées par le Conseil Œcuménique des Églises et d’autres organismes interchrétiens ». Le Saint-Synode a décidé que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » contient des erreurs ecclésiologiques et terminologiques et doit faire l’objet d’un sérieux remaniement.
Si ces modifications ne sont pas prises en compte et incluses dans le texte du document, l’Église géorgienne considèrera qu’il est pour elle impossible de le signer. À l’initiative du métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le Saint-Synode a décidé de créer une commission théologique, qui sur toute une série de questions théologiques, présentera ses propositions à l’examen du Saint-Synode. Celui-ci a également écouté le rapport du métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia sur les questions organisationnelles.

Pour chaque question susmentionnée sera publiée prochainement une information plus détaillée.

Le Saint-Synode a constitué la délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie au Grand et Saint Concile comme suit :

Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II;
Le métropolite Kalistrate (Margalitashvili de Kutaisi et Gaenti;
Le métropolite Daniel (Datuashvili) de Sachkhere et Chiatura;
Le métropolite Anania (Japaridzé) de Manglisi;
Le métropolite Georges (Shalamberidzé) de Tkibuli et Terjola;
L’Abba métropolite David (Makharadzé) de Alaverdi;
Le métropolite Serge (Chekurishvili) de Nekresi;
Le métropolite Joseph (Kikvidzé) de Shemokmedi;
Le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, et d’Amérique du Sud;
Le métropolite Théodore (Chuadze) de Akhaltsikhe et Tao-Klarjeti;
Le métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia;
Le métropolite Gérasime (Sharashenidzé) de Zugdidi et Tsaishi;
Le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni;
Le métropolite Stéphane (Kalaijishvili) de Tsageri et Lentekhi;
Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku et d’Australie ;
Le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi;
L’archevêque Spiridon (Abuladzé) de Skhalta;
L’archevêque Luc (Lomidzé) de Sagarejo et Ninotsminda;
L’évêque Michel (Gabrichidzé) de Tianeti et Pshav-Khevsureti;
L’évêque Dimitri (Kapanadze) de Khornabuji et Hereti;
L’évêque Damian (Khupenia) de Samtavisi et Kaspi;
L’évêque Grégoire (Katsia) de Tsalka;
L’évêque Dosithée (Bogveradzé) de Belgique et Hollande;
L’évêque Sabbas (Intskirveli) d’Amérique du Nord;
L’évêque Vakhtang (Liparteliani) de Nikortsminda;
Le protopresbytre Georges Zviadadze;
L’archimandrite David Chincharauli;
L’archiprêtre David Sharashenidzé;
L’archiprêtre Kakhaber Gogotishvili;
Le hiéromoine Michel Bregvadzé;
Le moine Anthime (Javakhishvili).

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Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .

Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :

« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.

Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».

1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.

2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.

3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !

Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.

4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.

Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».

5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.

Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.

En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».

Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.

6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.

7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?

8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.

Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».

9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.

10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?

11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.

12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.

Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

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Le patriarche de Géorgie Élie II : « J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant »

Dans sa prédication après l’office en la cathédrale de Svétitskhovéli, à Mtskheta, l’ancienne capitale de la Géorgie, le patriarche Élie II s’est exprimé sur la loi anti-discrimination adoptée en Géorgie en 2014, et les « mariages » de même sexe, répondant ainsi aux accusations à son endroit formulées par la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI). Il a déclaré notamment : « Aujourd’hui, nous devons encore penser et plus approfondir ces problèmes et questions qui se posent à notre pays et à notre Église. Aujourd’hui, l’homme considère comme des phénomènes naturels ce qui sont des péchés. Il est étonnant qu’aujourd’hui, certaines personnes veulent légaliser un péché tel que les « mariages » de même sexe. C’est un péché si grand que l’on ne doit même pas en parler dans une église. Il ne faut même pas prononcer le nom de ce grand péché. Dieu merci, notre peuple ressent cela et ne soutient pas cela. Le processus de globalisation qui se produit dans le monde entier est inévitable et nous ne pouvons l’arrêter. Cependant, nous ne devons choisir, dans ce processus, que ce qui est utile à l’âme et nécessaire pour notre peuple. Ces choses qui sont opposées à l’Orthodoxie, le peuple géorgien ne pourra jamais les accepter. Et il ne les acceptera pas », a déclaré le patriarche Élie. « Je voudrais dire quelques mots au sujet de la loi anti-discrimination. La Géorgie est un pays qui n’a jamais opprimé personne. La Géorgie est un pays où chacun s’est toujours senti libre, mais il y a des choses que l’on ne peut permettre. Comment légaliser l’iniquité ? Cela est un grand péché. C’est précisément ce dont j’ai parlé précédemment. J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant. Je me dois de parler de cela. Aucun croyant ne peut accepter la loi soi-disant anti-discrimination. Je veux dire également que le temps passera et nous nous demanderons comment nous avons pu permettre cela et adopter une telle loi ».

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Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin (Église orthodoxe de Géorgie) s’est exprimé sur les accusations de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) à l’endroit du patriarche de Géorgie Élie II

Dans son rapport publié le 1er mars, la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI) a accusé le patriarche de Géorgie Élie II d’avoir « recouru au discours de la haine ». « Le patriarche de l’Église orthodoxe de Géorgie a traité les rassemblements publics de personnes LGBT d’insultes à la nation géorgienne, et qualifié l’homosexualité de maladie » est-il affirmé dans le point 37 du rapport. Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin a commenté cette affirmation de la façon suivante : « Je suis profondément étonné par cette accusation. Il est dit dans la sainte Écriture que l’homosexualité est un péché. L’Église doit appeler tous ceux qui souffrent de ce péché, à s’en séparer. Qu’ils l’acceptent ou non, c’est leur affaire. Aucun clerc d’Église n’appelle à des « croisades », et le patriarche ne blesse personne. Mais appeler les fidèles aux vertus de la vie chrétienne et à l’humilité constitue le devoir des ecclésiastiques. L’homosexualité va à l’encontre des valeurs nationales de notre peuple très éprouvé. L’Église et chaque clerc se doivent d’appeler avec amour les gens à ne pas pécher, ils ont l’obligation de rappeler que ce péché périlleux pour l’âme est mentionné plusieurs fois. Et pour ce qui concerne le rapport et ses accusations, de mon point de vue, ils sont inconvenants et fort incorrects ».

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Selon le site bulgare « Dveri na Pravoslavieto », l’Église orthodoxe de Géorgie n’aurait pas rejeté le texte pré-concilaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

Le site bulgare « Dveri na Pravoslavieto » (« Les portes de l’orthodoxie ») publie l’information suivante, selon lequel l’Église orthodoxe de Géorgie n’aurait pas rejeté le texte pré-concilaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ».
Le mois dernier, les médias ecclésiastiques russes ont publié l’information selon laquelle, lors de sa session du 12 février de cette année, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie avait rejeté le projet de document intitulé “Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien”  ainsi que d’autres projets de documents destinés au Concile panorthodoxe. Plus tard, l’agence grecque Romfea a publié cette information comme émanant de ses propres sources. Il ressortait de cette information que le Saint-Synode d’une Église orthodoxe locale annulait post factum une décision, prise par sa direction ecclésiale suprême en présence des représentants de toutes les Églises orthodoxes locales lors d’une rencontre préparatoire destinée au Concile panorthodoxe. Aucune information officielle de l’Église de Géorgie n’a fait part d’une telle décision. Suite à sa session du 12 février, le Patriarcat de Géorgie a diffusé un communiqué dans lequel il était dit que le thème fondamental de ladite session était d’informer les métropolites des résultats de la rencontre de Genève. Le métropolite de Gori André a informé les métropolites présents du document «Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « Sur l’importance du jeûne ». Il est dit seulement dans la communication à ce sujet que, lors de la rencontre des primats, « les remarques de l’Église de Géorgie au sujet du premier document ont été partiellement prises en compte ». Le point suivant est le rapport du métropolite de Akhaltsikhe Théodore sur le projet de document « Sacrement du mariage et ses empêchements ». C’est précisément au sujet de ce document, que dans le communiqué du Synode de Géorgie, il est dit qu’il n’est pas signé par l’Église de Géorgie, ce qui est reflété dans tous les projets de documents signés par les primats. C’est la seule information officielle sur le site du Patriarcat de Géorgie à ce sujet. Le 16 février a eu lieu une deuxième réunion du Saint-Synode de l’Église de Géorgie, au cours de laquelle le thème principal était les documents concernant des relations avec les chrétiens hétérodoxes et le mariage. Des commissions ont été désignées pour préparer des propositions de modifications aux deux textes. Il n’y a pas eu de communiqué sur cette seconde réunion. En même temps, les sites ecclésiastiques russes ont publié une vidéo avec de courts propos du patriarche Élie II à la télévision géorgienne, dans lequel il a déclaré concernant la conclusion de la réunion de Chambésy : « Notre Église a rejeté les documents au sujet du calendrier, de l’œcuménisme ». Sur la base de ces propos succincts et hors de tout contexte, l’information a commencé à se répandre rapidement, selon laquelle l’Église de Géorgie avait rejeté post factum le document qu’elle avait signé peu de temps avant. Cela ne correspond pas à la vérité. Le patriarche Élie II parle de deux documents qui, après discussion, ont été retirés de l’ordre du jour, à savoir ceux concernant le calendrier et le mouvement œcuménique. Ainsi, jusqu’à l’heure actuelle, le Synode de l’Église de Géorgie n’a pas rejeté le projet de document «Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Le seul document qui n’a pas été signé par l’Église de Géorgie est celui qui concerne le sacrement du mariage. L’Église orthodoxe de Géorgie participera activement au Concile panorthodoxe et prépare des propositions visant à apporter des précisions aux projets de documents approuvés.

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Le Saint-Synode du Patriarcat de Géorgie a rejeté le projet de document pré-concilaire « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien »

À l’issue de la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie qui a s’est tenue le 16 février, le patriarche et catholicos Élie II de Géorgie a annoncé que le Saint-Synode a rejeté le document « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien », préparé pour le futur Concile panorthodoxe prévu en Crète au mois de juin 2016. L’Église de Géorgie a également émis des réserves sur d’autres documents présentés lors de la synaxe des primats. Le patriarche Élie II a déclaré : « Le grand et saint Concile doit avoir lieu au mois de juin… Notre Église maintiendra l’ancien calendrier… Notre Église était, est et sera une gardienne de l’orthodoxie. L’Église orthodoxe de Géorgie rejette le document concernant l’œcuménisme, élaboré pour le grand Concile. Notre Église est celle qui a sauvé notre pays et notre peuple ».

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Le monastère de David Garedja (Géorgie) sera restauré

David GaredjiLa division du Fonds de développement municipal du ministère du Développement régional et des infrastructures se prépare à réaliser la restauration du complexe monastique David Gareja (VIème siècle), avec le soutien de la Banque mondiale et du gouvernement géorgien. Le projet a pour but de contribuer à la préservation de l’héritage culturel et de contribuer au développement de l’infrastructure touristique en Géorgie. David Garedja est un ensemble monastique qui se situe dans la région de Kakheti, en Géorgie orientale, sur les pentes quasi-désertiques du Mont Garedja, non loin de la frontière avec l’Azebaïdjan. Le complexe comprend des centaines de cellules monastiques, des églises, des chapelles, des réfectoires et des habitations creusées dans le roc. Le projet prévoit l’alimentation en eau et en électricité, l’évacuation des eaux usées, la restauration des façades des cellules dans le complexe monastique, l’aménagement des abords et un centre pour les visiteurs avec un parking. Le projet coûtera 1 million de lari géorgiens (environ 400.000 €) et emploiera 30 personnes.

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Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II se rendra en Roumanie pour le 300ème anniversaire du trépas de saint Anthime l’Ibère

Le 11 février 2015, le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II a reçu le chef du bureau du Conseil de l’Europe en Géorgie, Cristian Urse. Au cours de l’entretien, le patriarche a déclaré qu’il était nécessaire « de tout faire, afin que la Géorgie devienne un membre actif des structures démocratiques de l’Europe ». De son côté, Cristian Urse a mentionné, qu’en tant que diplomate roumain, il comprend à la perfection le rôle de l’Église orthodoxe en Géorgie ainsi que l’importance du patriarche pour un pays orthodoxe. Ce faisant, le diplomate roumain a souligné que le Conseil de l’Europe respecte les droits de l’homme fondamentaux. « De notre côté, nous faisons également tout pour que la Géorgie devienne membre des structures européennes », a-t-il ajouté. Le primat de l’Église orthodoxe de Géorgie a informé son interlocuteur que, cette année, le 300ème anniversaire de St Anthime l’Ibère sera commémoré en Roumanie. « Nous avons eu une rencontre à Genève avec Sa Sainteté, le patriarche de Roumanie. Il m’a invité à participer aux manifestations organisées à cette occasion, et nous nous préparons à cette visite en Roumanie » a conclu le patriarche Élie II. Né en 1650 dans le Sud de la Géorgie, Anthime l’Ibère, après avoir aidé à la création d’une imprimerie en Russie, fut fait prisonnier par des bandits au Daghestan, puis libéré, après avoir été racheté par le patriarche de Jérusalem Dosithée II. Vers 1690, sur l’invitation du prince Constantin Brâncoveanu, il partit en Valachie, où il fit installer une imprimerie. Grâce à cela, la principauté devint un centre de l’Orthodoxie, fournissant des livres à tout l’Orient chrétien. En 1709, il créa également une imprimerie à Tbilissi. Montrant son intérêt envers son pays d’adoption, il participa à l’introduction de la langue roumaine dans les offices liturgiques. Sacré évêque en 1705, il fut élevé au rang de métropolite de Hongro-Valachie et fit construire plus d’une vingtaine d’églises et monastères. Après la destitution et la décapitation par les Turcs de Constantin Brâncoveanu, le successeur de celui-ci, Nicolas Mavrocordato, mécontent de l’attitude du hiérarque envers lui, obtint du Phanar la réduction à l’état laïc de celui-ci et son exil au Sinaï. Toutefois, Anthime fut assassiné par les Turcs en chemin, près de Gallipoli, en 1716. Il a été canonisé en 1992 par le Patriarcat de Roumanie.

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Le dirigeant du centre de presse du Patriarcat de Géorgie : « Notre peuple ne permettra pas les « mariages » de même sexe »

Le peuple géorgien se prononcera toujours contre les « mariages » de même sexe, au titre desquels une action en justice a été déposée récemment devant le tribunal. C’est ce qu’a déclaré au site « Novosti-Grouzia » le dirigeant du centre de presse du Patriarcat de Géorgie, l’archiprêtre David Charachenidzé. La semaine dernière, Georges Tatichvili a déposé une plainte devant la Cour constitutionnelle de Géorgie, exigeant de légaliser les « mariages » homosexuels. Peu de temps après, celui-ci a déclaré que des pressions étaient exercées contre lui, dont celles de certains parlementaires géorgiens. « Si l’on permet un tel précédent, qu’il émane du pouvoir exécutif, législatif ou judiciaire, le peuple géorgien, qui a une seule et même position à ce sujet, ne le permettra jamais » a dit le père David. Celui-ci a souligné qu’il se trouvait, au niveau du pouvoir en Géorgie, des gens qui pensent sainement et qui ne soutiendront pas les provocateurs. En commentant les déclarations que font périodiquement les représentants du mouvement LGBT au sujet de menaces et de sévices qu’ils auraient subis, l’archiprêtre a émis la possibilité que certains se blesseraient eux-mêmes afin d’engager des processus indésirables. « En Géorgie, personne ne les menacent. C’est complètement absurde », a souligné Charachenidzé. « Les portes de l’église sont ouvertes à tous, dont les LGBT », a-t-il mentionné. « Ils viennent à l’église. Nous ne nous détournons pas d’eux, au contraire, nous manifestons une grande attention à ces gens, afin de les aider à surmonter cela. J’avais un fils spirituel qui souffrait, on peut dire, de cette déviation, et il s’efforçait de la combattre », a conclu le père David.

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Le premier tome de l’encyclopédie de l’Église orthodoxe de Géorgie est paru

Dans ce premier tome de 548 pages, avec un texte réparti sur trois colonnes, sont publiés des articles qui commencent par « Abaata » (l’une des plus anciennes églises en Géorgie occidentale) et finissant par « Burnacheti » (église du Xème siècle dans la province historique de Javakheti, dans le Sud de la Géorgie). Il est prévu que l’encyclopédie comprenne 4 ou 5 tomes. Les domaines concernés sont l’histoire, l’art, les personnalités, les diocèses, les monastères, etc. Les rédacteurs de l’encyclopédie collaborent avec toutes les institutions en charge des sciences humaines de Géorgie, le centre d’histoire de l’art « K. Kekelidzé », la cathèdre d’histoire d’art géorgien de l’Université de Tbilissi « I. Djavakhishvili, » l’université géorgienne Saint-André-le-Premier-Appelé, l’Institut d’histoire et d’ethnographie « I. Djavakhishvili », l’Institut de littérature géorgienne Ch. Roustaveli.

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Un réalisateur de Hollywood a tourné un film sur les moines de Géorgie

On attend prochainement la première du film documentaire sur les moines orthodoxes de Géorgie, réalisé par James Higginson, qui a reçu dans le passé plusieurs récompenses, dont le prix « Emmy ». Le film, intitulé « Les religieux », décrit la vie « parmi les montagnes et le ciel », comme l’annonce le communiqué de presse, et a été tourné dans le diocèse d’Urbnissi et Ruissi de l’Église orthodoxe de Géorgie. La caméra de James Higginson a fixé des vues et des paysages des monastères, avec des fragments des offices et a filmé aussi l’évêque du diocèse, Mgr Job, ainsi que les moines qui passent leur vie dans la prière. Le film est annoncé pour le mois de mars. On peut visionner ici une présentation du film.

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Émission de radio “Orthodoxie” (France-Culture) du dimanche 29 novembre : “Saint Gabriel, fol-en-Christ de Géorgie”, avec Jean-Claude Larchet

France CultureL’émission de radio “Orthodoxie” sur France-Culture, du dimanche 29 novembre  avait pour thème : “Saint Gabriel, fol-en-Christ de Géorgie ”.
Elle portait sur la persécution de l’Église en Géorgie pendant la période soviétique, puis sur la vie et la personnalité de saint Gabriel, un fol-en-Christ géorgien (1929-1995) canonisé en 2012, qui a mené une grande partie de son existence dans ce contexte difficile.
L’invité d’Alexis Chryssostalis était Jean-Claude Larchet, auteur d’une monographie sur saint Gabriel parue dans la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle” aux éditions l’Âge d’Homme.
L’émission peut être réécoutée sur sur cette page où figure sa présentation, ou sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts ; elle peut aussi être téléchargée sur cette page.

Vidéos de la soirée « Orthodoxie géorgienne » le jeudi 17 septembre 2015

Dans le cadre de la soirée « Orthodoxie géorgienne »organisée le jeudi 17 septembre par les éditions L’Âge d’Homme, en collaboration avec Orthodoxie.com et la Mutuelle Saint-Christophe, Jean-Claude Larchet a présenté son livre, Saint Gabriel, fol-en-Christ de Géorgie, récemment paru dans la collection « Grands spirituels du XXe siècle » aux éditions L’Âge d’Homme. Des extraits de la Vie et des enseignements spirituels de saint Gabriel (1929-1995), ont été lus par Zorica Terzic. Un récital de chants religieux géorgiens a été donné par l’ensemble Harmonie géorgienne dirigé par Nana Peradze.

Jean-Claude Larchet présente son livre, Saint Gabriel, fol-en-Christ de Géorgie :

Récital de chants religieux géorgiens par l’ensemble Harmonie géorgienne dirigé par Nana Peradze :

Renaissance de la vie ascétique en Géorgie occidentale

En Géorgie occidentale, en Iméréthie, la vie monastique commence à renaître. En 1993, sur le rocher qui porte le nom de « piton de Katchkih », le moine Maxime (Kavtaradzé) a commencé la vie érémitique. Ne donnant pas d’interviews aux journalistes – il n’en a pas reçu la bénédiction – c’est le moine Hilarion (Gviriachvili) qui évoque la vie dans le monastère situé sur le piton, et comment on y vivait dans les temps anciens. Sous des vieux tilleuls, on a retrouvé un ossuaire, contenant les os des anciens moines, nous a-t-il dit. « Les ascètes qui vivaient ici, étaient d’un niveau si élevé dans la vie spirituelle qu’ils connaissaient la date de leur trépas [par une révélation divine] au préalable et se préparaient à l’avance à la rencontre avec le Seigneur », dit le père Hilarion. Le « piton de Katchkih », sur lequel est érigée une église dédiée à saint Syméon le Stylite, se trouve dans le village de Katchkih, en Géorgie occidentale, et constitue l’un des plus beaux endroits d’Iméréthie. La description de ce lieu a été faite jadis par le prince Bakhouche Bagration, célèbre historien et géographe, et son récit a été conservé. L’ancienne église a été construite entre le Vème et le VIème siècle. La vie monastique y a commencé au IXème siècle et s’est poursuivie jusqu’au XVIème siècle. Cet endroit était très vénéré par les chrétiens, qui y ressentaient leur proximité avec Dieu. Mais après les invasions ottomanes, l’église a été abandonnée durant de longs siècles. En 1944, l’alpiniste Alexandre Djaparidzé et l’écrivain Levan Gotua ont organisé une expédition spéciale et ont découvert à cet endroit les restes de l’église et des cellules. Les habitants du lieu ont toujours vénéré cet endroit. Après les années 90 du siècle dernier, alors que les persécutions religieuses se relâchaient, les gens venaient de plus en plus fréquemment visiter le « piton de Katchkih ». Lorsque le moine Maxime s’y est installé, il a commencé à rassembler des fonds pour la restauration de l’église. Avec l’aide de l’État, l’église et les cellules ont été reconstruites. Les moines actuels, avec l’aide de Dieu, s’efforcent de faire renaître l’esprit élevé de l’ascétisme dans ce lieu saint.

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A Tbilissi, rencontre du président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, et du patriarche de Géorgie Elie II

14468277814709260870_1000x669A Tbilissi, le 6 novembre, le président de l’Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a rencontré le patriarche de Géorgie Élie II. “Evoquant ses entretiens avec à Bakou le patriarche de l’Eglise orthodoxe de Géorgie, le président Ilham Aliyev a noté qu’en Azerbaïdjan, il y avait un grand respect pour Élie II. Le chef de l’État a fait savoir que l’activité du leader religieux de la Géorgie visait toujours le rétablissement de la paix dans la région, la résolution de tous les conflits, la compréhension mutuelle dans les relations religieuses, le respect mutuel et la paix. Le président de la République a dit que l’Azerbaïdjan et la Géorgie, qui étaient des États multiethniques et multireligieux, avaient réaffirmé à plusieurs reprises leur dévouement pour les valeurs humaines universelles.”

Source (dont photographie): Agence d’information d’État de l’Azerbaïdjan

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Jovan Nikoloski