26/09/2017
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Résultats de la recherche : métropolite Joseph

Métropolite Joseph – lettre pastorale pour la Nativité du Seigneur 2016

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre, aux hommes bienveillance. »

(Lc 2, 14)

Très-révérends Pères, frères et sœurs bien-aimés dans le Seigneur,

Nous exultons en ce jour de la grande fête de la Nativité de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Nous nous y sommes préparés 40 jours durant, essayant de nous approcher le plus possible dans nos cœurs du mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu, afin de pouvoir chacun d’entre nous L’accueillir dans notre vie et dans notre cœur.

Autour de nous et dans le monde entier, nous parviennent par les moyens de communication si présents dans la vie quotidienne d’aujourd’hui, les nouvelles de guerres et de conflits, à tous les niveaux de la vie humaine. Que ce soit entre pays, entre groupes, entre voisins ou dans les familles, entre époux, entre frères, entre parents et enfants ou au plus profond de notre âme, à tous les niveaux et dans tous les aspects de la vie humaine la guerre ou le conflit sont présents.

Déjà à l’entrée de la grotte où naissait le Christ petit enfant, la gloire de Dieu chantée dans les cieux par les anges proclame aussi sur terre la paix, qui est communiquée au monde par le divin Enfant de Bethléem. Lui, l’Enfant, est reconnu et révélé au monde comme « Prince de la paix », annoncé auparavant par le prophète Isaïe : « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule. On L’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix » (Is 9, 5).

Fidèles bien-aimés,

 Le Christ S’est incarné pour nous réconcilier avec le Père céleste, pour nous témoigner l’amour du Père et le fait que par Lui, par le Christ « …nous avons la paix avec Dieu… »comme nous le dit le Saint Apôtre Paul (Rm 5, 1). Il se fait comme nous, le Fils, pour réconcilier le Ciel et la terre séparés par le péché ancestral, et répandre la paix sur les âmes de tous les hommes de bonne volonté, pour régner Lui-même dans les cœurs humbles, qui se savent pauvres sans la lumière et la présence de Dieu, sans Sa paix. « Je vous laisse Ma paix, c’est Ma paix que Je vous donne ». (Jn 14, 27) La paix est le don du Christ pour que nous soyons nous-mêmes des hommes de paix, en disant bienheureux les pacificateurs et en les appelant fils de Dieu (cf. Mt 5, 9). La paix entre les hommes et dans le monde est rétablie lorsque l’homme lui-même, l’homme intérieur, est en paix avec lui-même et avec Dieu. La guerre dans le monde tire sa source dans le cœur de l’homme. Le tourment né de la jalousie poussa Caïn à tuer Abel, son frère. Dans son cœur, Caïn n’était pas en paix avec Abel. Lorsque nous ne sommes pas réconciliés avec nous-même, nous perdons aussi la paix avec Dieu et avec notre semblable, tout comme Caïn. Le désarroi de Caïn nous asservit lorsque nous ne pouvons pas comprendre le bien ni accepter la réussite de notre frère. Nous pouvons comprendre que l’absence de paix dans l’âme rend également défaillante la bonne volonté – à savoir le désir du bien de l’autre. La paix est un état de confiance profonde, d’insondable quiétude de l’âme qui se sait sous la protection éternelle de Dieu, et qui sait que rien ni personne ici sur terre ne lui peut infliger le mal éternel, à l’exception de celle qui est directement impliquée dans sa vie, c’est-à-dire elle-même. Mais si nous sommes en paix avec Dieu nous le sommes aussi avec nous-mêmes et aucune crainte ne peut plus avoir d’emprise sur l’âme réconciliée avec Dieu. Saint Jean Chrysostome dit : « … Quand bien même tout le monde nous ferait la guerre, si nous sommes en paix avec Dieu, nous n’aurons aucune blessure ».[1]

Pourtant, si bienfaisante et édifiante soit la paix, si beaux et aimés soient les pacificateurs, Dieu ne nous force pas à la paix. Il nous y exhorte, mais ne nous l’impose pas. Mais lorsque nous y avons goûté et comprenons que c’est un don de Dieu pour notre quiétude et notre joie, don sans lequel nous ne pouvons pas vivre, et que seul celui qui aime Dieu peut l’appréhender et la chercher, trouvant en elle la joie et le sens de la vie, alors nous la cherchons de toute notre force, et pour peu que nous l’ayons reçue, nous la préservons comme un présent  de grand prix, veillant avec crainte à ne pas la perdre. Parce qu’elle est celle qui nous apporte des jours de bonheur, d’après les dires du psalmiste : « Quel est l’homme qui veut la vie, qui désire voir des jours de bonheur ? Garde ta langue du mal, et tes lèvres pour qu’elles ne disent pas de fourberie. Éloigne-toi du mal et fais le bien, cherche la paix et poursuis-la » (Ps 34, 13-15). Pour l’homme de foi – dit Saint Jean Chrysostome – « … la paix est plus précieuse que tout autre bien »[2].

Frères et sœurs bien-aimés,

Toute notre vie dans le Christ et dans l’Église est fondée sur la réconciliation avec soi-même, avec notre prochain et avec Dieu. Nous ne pouvons pas nous approcher véritablement de Jésus Christ, du Dieu de la paix, sans être en paix avec notre frère, nous dit le Sauveur Lui-même : « Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens présenter ton offrande » (Mt 5, 23-24).

Avec notre frère, nous nous réconcilions en le pardonnant et en lui demandant pardon. Avec Dieu, nous nous réconcilions en Lui demandant pardon et en confessant nos péchés. Toute approche de Dieu nous guérit et nous apporte la paix, cette paix que nous sommes obligés d’acquérir si nous ne l’avons pas. C’est-à-dire que tout ce qui est malade est guéri par le Christ, lorsque notre volonté libre collabore avec Lui. C’est ce que signifient, selon Saint Jean Chrysostome, les paroles du Sauveur : « Ne croyez pas que Je sois venu apporter la paix sur la terre ; Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive » (Mt 10, 34). « Parce que, nous dit-il, la paix c’est surtout lorsque l’on coupe ce qui est malade, lorsque l’on écarte ce qui engendre la révolte… C’est ainsi que le médecin lui-même sauve le reste du corps, en coupant la partie qu’il ne peut pas guérir … »[3]. Et le glaive qui coupe ce qui est mauvais dans notre âme, le péché, c’est la grâce du Saint-Esprit, qui nous guérit et nous réconcilie avec le Père céleste, dans le Christ. Voilà comme le fidèle est revivifié par la confession des péchés et le pardon du prochain, qui nous apportent la paix de l’âme et la réconciliation avec Dieu.

Frères et sœurs bien-aimés,

N’oublions pas en ces jours de fête les nécessiteux de toutes sortes – plus proches ou plus lointains. Les affamés et assoiffés, les malades et ceux qui portent tous types de souffrances, mentionnons-les dans nos prières et offrons-leur de notre surplus, spirituel ou matériel. Soyons, là où nous vivons, des pacificateurs, afin de plaire au Christ qui nous a réconciliés avec le Père céleste, sans oublier les paroles du prophète Isaïe : « Qu’ils sont beaux sur les montagnes, les pieds du messager qui annonce la paix… » (Is 52, 7).

Je vous souhaite à tous de joyeuses et lumineuses fêtes de la Nativité du Seigneur et de la Théophanie.

Que la nouvelle année 2017 vous soit une source de bénédictions porteuse de fruits pour la Vie éternelle !

Votre père qui pour vous désire tout bien et intercède auprès de notre Seigneur Jésus Christ

 

Le Métropolite Joseph

Paris, La Nativité du Seigneur 2016

[1] Saint Jean Chrysostome, Commentaire sur la Première Épître aux Corinthiens, Ire Homélie.

[2] Saint Jean Chrysostome, Homélies sur la Genèse, Homélie XXXIII, IV.

[3] Saint Jean Chrysostome, Homélies sur l’Évangile de Saint Matthieu, Homélie XXXV, I.

23 Décembre 2016

L’Evangile selon saint Jean lu par le métropolite Joseph: un nouveau CD audio publié par la Métropole roumaine

Evangile_selon_St_JeanLes éditions de la Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale, après la suite de trois CD consacrés aux écrits de saint Silouane, vient de publier un CD contenant l’intégralité de l’Évangile selon saint Jean, dans l’excellent version de la Bible de Jérusalem, lu par le métropolite Joseph.
Cette version audio est fort utile car elle permet un contact avec l’Evangile non seulement aux personnes malvoyantes ou alitées par la maladie, mais encore à ceux qui sont occupés par les activité manuelles quotidiennes. Il existe d’autres versions audio de l’Ancien et du Nouvau Testament, mais la lecture y est faite par des acteurs, avec généralement un style et une emphase qui ne conviennent pas aux saintes Écritures. La lecture ici est naturelle, posée, paisible, sensible et objective (dans la mesure où elle ne met pas en avant la subjectivité du lecteur) et en un mot spirituelle. Sa relative lenteur permet à l’auditeur d’être attentif au texte, de le goûter, de le méditer et de l’assimiler. On souhaite que cette belle réalisation (où le métropolite Joseph témoigne une fois de plus de sa profonde implication pastorale et exerce d’une nouvelle manière la fonction apostolique de diffusion de l’Évangile inhérent au ministère épiscopal) soit prolongée par l’enregistrement des trois autres évangiles, et dans un second temps des épîtres.
Ce CD est disponible pour un prix modique à la librairie de la Métropole orthodoxe roumaine: 1, bd du Général Leclerc, 91470 Limours (librairie@mitropolia.eu).

Des responsables religieux, dont le métropolite Joseph, reçus à l’Elysée

Le 21 juillet, le président de la République, François Hollande, a reçu à l'Elysée, en présence de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, des responsables religieux, dont le métropolite Joseph. Un compte rendu est en ligne sur le site du quotidien La Croix (dont photographie). D'autres photographies sont proposées sur le site de l'Elysée.

Recension: Saint Silouane, « Écrits » – 3 CD audio d’extraits des écrits de saint Silouane lus par S. E. le métropolite Joseph.

SilouaneLa Métropole roumaine de France et d’Europe occidentale, qui avait publié il y a deux ans, un beau CD contenenant la lecture d’extraits des écrits de saint Silouane de l’Athos publiés par l’archimandrite Sophrony (Saint Silouane l'Athonite (1866-1938) Vie, doctrine et écrits, Cerf, 2010) poursuit cette belle entreprise par la pulication de deux nouveaux CD (vol. 1 et 3). Les trois volumes couvrent maintenant les trois-quarts des écrits du célèbre saint russe du Mont-Athos.
Bien que son nom ne soit pas mentionné par modestie, on reconnaît immédiatement le lecteur: monseigneur Joseph, métropolite de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, qui, malgré le grand nombre de ses occupations, ajoute une nouvelle dimension à sa remarquable activité pastorale, et fait bénéficier les auditeurs de sa voix paisible et chaleureuse.
Cette édition sera utile aux malvoyants, mais aussi à ceux qui souhaitent occuper leur esprit pas des textes spirituels lorsqu’ils se livrent à des travaux manuels, ou encore à ceux qui souhaitent recevoir d’une nouvelle manière ces enseignements et témoignages qui sont devenus des classiques de la spiritualité orthodoxe contemporaine.
Le CD1 contient les chapitres suivants: Nostalgie de Dieu; De l’humilité; De la paix; Du repentir; De l’amour; Des pensées pasionnelles et de l’illusion spirituelle; Récits d’expériences vécues et de quelques rencontres et conversations avec des ascètes.
Le CD2: De la grâce; De la volonté de Dieu et de la liberté; Des moines; Du combat spirituel.
Le CD3: De la prière; Les lamentations d’Adam; Récits d’expériences vécues et de quelques rencontres et conversations avec des ascètes; Pensées ascétiques, conseils et observations.

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Recension: Saint Silouane, « Écrits » – 3 CD audio d’extraits des écrits de saint Silouane lus par S. E. le métropolite Joseph.

SilouaneLa Métropole roumaine de France et d’Europe occidentale, qui avait publié il y a deux ans, un beau CD contenenant la lecture d’extraits des écrits de saint Silouane de l’Athos publiés par l’archimandrite Sophrony (Saint Silouane l'Athonite (1866-1938) Vie, doctrine et écrits, Cerf, 2010) poursuit cette belle entreprise par la pulication de deux nouveaux CD (vol. 1 et 3). Les trois volumes couvrent maintenant les trois-quarts des écrits du célèbre saint russe du Mont-Athos.
Bien que son nom ne soit pas mentionné par modestie, on reconnaît immédiatement le lecteur: monseigneur Joseph, métropolite de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, qui, malgré le grand nombre de ses occupations, ajoute une nouvelle dimension à sa remarquable activité pastorale, et fait bénéficier les auditeurs de sa voix paisible et chaleureuse.
Cette édition sera utile aux malvoyants, mais aussi à ceux qui souhaitent occuper leur esprit pas des textes spirituels lorsqu’ils se livrent à des travaux manuels, ou encore à ceux qui souhaitent recevoir d’une nouvelle manière ces enseignements et témoignages qui sont devenus des classiques de la spiritualité orthodoxe contemporaine.
Le CD1 contient les chapitres suivants: Nostalgie de Dieu; De l’humilité; De la paix; Du repentir; De l’amour; Des pensées pasionnelles et de l’illusion spirituelle; Récits d’expériences vécues et de quelques rencontres et conversations avec des ascètes.
Le CD2: De la grâce; De la volonté de Dieu et de la liberté; Des moines; Du combat spirituel.
Le CD3: De la prière; Les lamentations d’Adam; Récits d’expériences vécues et de quelques rencontres et conversations avec des ascètes; Pensées ascétiques, conseils et observations.

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« Faut-il désespérer du monde ? »: une conversation entre le métropolite Joseph et Pascal Bruckner

Mardi 19 novembre, à l'espace culturel Louis Vuitton à Paris (101, avenue des Champs-Elysées, 8e), à 13 heures, aura lieu une discussion entre le métropolite Joseph et le penseur Pascal Bruckner sur le thème "Faut-il désespérer du monde ?".

Commémoration annuelle en Biélorussie du métropolite Joseph (Semachko), qui fit revenir les uniates à l’orthodoxie en 1839

Des prières de requiem ont été élevées pour le métropolite Joseph (Semachko) dans toutes les églises de l’exarchat de Biélorussie de l’Église orthodoxe russe. Ce métropolite fit beaucoup pour la réunion des uniates de Biélorussie à l’Église orthodoxe. Au cours du même office, on a prié pour le repos de l’âme de l’archevêque de Polotsk et de Vitebsk Basile (Loujinsky), de l’archevêque de Minsk et de Bobruisk Antoine (Zoubko) et d’autres compagnons d’ascèse du métropolite Joseph qui ont réussi, en 1839, a surmonter la division des chrétiens de Biélorussie et de Lituanie provoquée de façon violente par les uniates en 1596. La commémoration annuelle du métropolite Joseph et des autres évêques a été instituée par la décision du synode de l’Exarchat de Biélorussie le 3 septembre de cette année. En outre, vu l’énorme importance qu’eut le retour des uniates à l’orthodoxie en Biélorussie, le synode a décidé de faire célébrer dans toutes les églises de Biélorussie un Te Deum chaque année le 12/25 février ou bien le dimanche le plus proche de cette date.  La réunion historique des uniates de Biélorussie et de Lituanie à l’orthodoxie eut lieu lors du Concile de Polotsk le 12/25 février 1839, le jour du Triomphe de l’orthodoxie. Plus de 1600 paroisses et 1.600.000 fidèles revinrent alors à l’orthodoxie.

Source et photographie : Pravoslavie.ru

Le texte de l’allocution du métropolite Joseph à l’Assemblée nationale

Le texte de l'allocution du métropolite Joseph (Métropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et méridionale) à l'Assemblée nationale, le 29 novembre, en tant que représentant de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, devant la commission des lois à propos du projet de loi sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité, intitulé "mariage pour tous", est proposé ici.

Photographie: capture d'écran de la vidéo de l'ensemble de l'audition (Youtube)

L’intervention du métropolite Joseph à l’Assemblée nationale à propos du projet de loi sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité

Le métropolite Joseph, en tant que représentant de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, est intervenu hier devant la commission des lois de l'Assemblée nationale sur le projet de loi sur le mariage homosexuel et l'homoparentalité, nommé "mariage pour tous". Il avait quelques minutes pour cela, ainsi que le cardinal André Vingt-Trois pour l'Eglise catholique, le pasteur Claude Baty pour la Fédération protestante de France, le grand rabbin Gilles Bernheim, Mohammed Moussaoui pour le Conseil français du culte musulman, la vénérable Marie-Stella Boussemart pour l'union bouddhiste de France. Les différentes interventions peuvent être vues et entendues sur cette page. Un compte-rendu de cette séance a été publié sur le site de l'hebdomadaire Le Point.

La paroisse des Saints Archanges à Paris passe sous l’omophore du métropolite Joseph

Hier, l'assemblée générale extraordinaire de la paroisse des
Saints-Archanges (9 bis, rue Jean de Beauvais, Paris 5e), a décidé en
unanimité de passer sous l'omophore de Mgr Joseph (Métropole orthodoxe roumaine de l'Europe occidentale et méridionale).

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Radio : la Roumanie dans l’Union Européenne – la semaine de prière pour l’unité des chrétiens, avec le métropolite Joseph

L’émission
de radio L’Eglise orthodoxe aujourd’hui
du dimanche 28 janvier, à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame, aura pour
invité le métropolite
Joseph
. Les deux sujets abordés seront l’entrée de la Roumanie dans l’Union
Européenne, son apport spirituelle, et la semaine de prière
pour l’unité des chrétiens. L’émission aura lieu en direct. Les auditeurs qui
le souhaitent auront la possibilité d’intervenir en direct par téléphone.

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Conférence à Paris: « Eglise et mission » par Mgr le métropolite Joseph

Vendredi 16 décembre, à partir de 20 heures, dans le cadre des Rencontres orthodoxes, Mgr le métropolite Joseph (Métropole roumaine d’Europe occidentale et méridionale), donnera une conférence sur le thème «Eglise et mission». Lieu : paroisse Saint Séraphin de Sarov (91, rue Lecourbe, Paris 15e).

Le métropolite de Kalavryta Ambroise (Église orthodoxe de Grèce) au patriarche œcuménique Bartholomée : « Le Concile de Crète est une voie vers le schisme ».

Le métropolite Ambroise de Kalavryta de l’Église orthodoxe de Grèce a envoyé une lettre, datée du 24 avril, au patriarche œcuménique concernant le Concile de Crète de l’an dernier. Le métropolite commence sa lettre en mentionnant « sa très profonde tristesse et son étonnement » lorsqu’il a appris que le patriarche l’avait « déshonoré » dans une lettre au primat de l’Église de Grèce Mgr Jérôme, appelant celui-ci à « protéger le corps sacré de la hiérarchie [de l’Église de Grèce, ndt] contre les voix extrêmes des métropolites de Kalavryta et du Pirée ». Le hiérarque souligne qu’une telle lettre pourrait être considérée comme un excès de pouvoir et « une tentative d’exercer une sorte de primauté d’autorité sur une Église sœur », le Patriarche de Constantinople ne disposant que « de la primauté d’honneur, non de dignité et d’autorité ». Le métropolite écrit encore que le résultat du Concile de Crète qui, selon lui « n’est ni saint, ni grand » est que l’Église orthodoxe s’est divisée en « scissions multiples, donnant lieu à des bouleversements dans le troupeau du Christ… Un nouveau schisme se développe ». Selon le métropolite, il a été particulièrement erroné d’accorder le titre d’ « Église » à des confessions non-orthodoxes et ce dans une déclaration officielle. « Nous nous demandons alors s’il existe beaucoup d’Églises. Pourquoi donc confessons-nous dans le Credo « l’Église, une, sainte, catholique et apostolique » ? Ne s’agit-il pas là d’une contradiction ecclésiologique, voire même d’une sérieuse déviation dogmatique ? » demande-t-il. « Quel est donc le sens et le contenu théologiques des dialogues promus par vous avec les autres ‘Églises et confessions chrétiennes » ? Pour ce qui nous concerne, nous n’accepterons jamais une telle déviation ecclésiologique. Nous ne renoncerons jamais à toi, bien-aimée orthodoxie [citation de Joseph Bryennios, théologien byzantin du XIVème s., ndt] ». « Autre chose, Toute-Sainteté, est de communiquer ou encore de collaborer avec les catholiques-romains et les autres confessions chrétiennes, au sujet de questions à caractère social, autre chose est de dévier dans des questions de notre foi immaculée ! » En conclusion, le métropolite écrit : « J’ai considéré de mon devoir de vous exposer, publiquement, mes pensées susmentionnées, et je vous demande avec profond respect : 1) de réexaminer, sans autre ajournement, la décision en question du Concile de Crète, sans quoi, nous allons tout droit vers un nouveau schisme au sein de notre orthodoxie, 2) de cesser immédiatement les persécutions des clercs, moines et fidèles enfants de notre Église qui expriment des objections [au Concile de Crète ndt]. Le texte entier de la lettre du métropolite est disponible (en grec) ici.

Source

Message de la Nativité du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

metropolite_StephanosNativité 2016

« Aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né,
qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2, 10-11).

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Quelle incommensurable bienveillance divine chaque fois que nous contemplons le mystère de la naissance du Messie, annoncé par les Prophètes ! Un mystère que ni les cieux ni la terre n’arrivent à saisir, que ni l’intelligence humaine n’est à même de pénétrer mais que nous pouvons accueillir avec foi dans nos âmes. « A tous ceux qui l’ont reçu, écrit l’évangéliste Jean (1,12-13), le Verbe de Dieu, le Christ, a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».

Dieu nous donne un Sauveur en la personne de Jésus, qui nait en ce jour à Bethléem du sein de la Vierge Marie. Non pas une naissance d’homme de plus sur cette terre ! Mais la naissance de Dieu dans un homme. Le Seigneur en effet qui nous est né, c’est bien Dieu qui s’est fait homme. Dieu s’est fait chair et dans la chair il a rouvert aux hommes le chemin de la déification, où le feu de la nature divine, à travers Jésus-Christ, embrase toute notre humanité.

« Et quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour appeler l’homme à naître en Dieu. Quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour qu’il soit invité à devenir à son tour un être de lumière et d’amour… infiniment ! » (*)

L’incarnation de Dieu est une « aventure », celle de l’amour de Dieu si grand pour sa créature qui va jusqu’à l’extrême, jusqu’à mourir pour lui et pour tous les autres ; qui a pour centre la souffrance et la croix et pour fin, l’achèvement de la victoire une fois pour toutes sur la mort. Un amour qui, vu sous l’angle de la vie éternelle, dépasse très largement et de manière décisive le simple cercle des amis, de la famille et des intimes pour se porter aussi vers l’ennemi et l’étranger et vers ceux qui sont peu rassurants.

Si nous avions la force de voir avec clairvoyance et certitude l’enfant divin couché dans la crèche avec autour de lui sa mère, Marie qui l’a mis au monde, avec Joseph qui n’a cessé de veiller sur eux et de les protéger, avec les bergers qui ne philosophent pas beaucoup mais qui se précipitent à la grotte avec grande joie, oui, « si nous savions voir et fêter ce jour comme une fête de l’avenir, comme une explosion d’éternité dans le temps, alors nous comprendrions que ce jour est, comme aucun autre, la fête des portes ouvertes, de la main tendue, des ponts qu’on jette vers les autres, vers celui qui n’a pas de voix, qui n’a plus aucun sentiment, qui est fermé, qui est centré sur lui seul et décidé à le rester jusqu’à l’absurde ». (**)

Il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui l’humanité connaît de grandes menaces, de grandes détresses. Des millions de personnes, hommes-femmes et enfants, meurent de faim, périssent dans des conditions atroces à cause de la guerre, quittent leurs foyers ancestraux pour des exils incertains, voient les efforts de toute une vie balayés d’un coup par des catastrophes naturelles, n’ont pas de travail. Pour faire face à toutes ces situations, pour les transformer, comme disait le patriarche Athénagoras, « en situation d’enfantement », ils faut des hommes et des femmes qui soient de bons serviteurs de la vie, de la communion, de la justice qui ne se sépare pas de l’amour. Des hommes et des femmes qui ne se laissent pas aller à l’abandon et au désespoir mais qui donnent aux autres courage et confiance.

Même si la venue de la lumière de la Nativité semble aujourd’hui très fragile, même si parmi nous il y a bien de personnes qui peinent à croire en elle, cette lumière ne peut en aucun cas mourir puisque c’est Dieu lui-même qui l’entretient et qui la propose inlassablement au cœur de tout homme. Notre temps, malgré les apparences et malgré les évidences les plus pessimistes, n’a pas d’autre choix que d’ouvrir des portes nouvelles où aucun homme ne peut rester plus longtemps seul et pour soi, ni aucun pays, ni aucun continent, ni aucune surpuissance.

Et puisque cette fête est la fête de l’enfant Jésus, ouvrons nous aussi, même petitement, ne fût-ce qu’une seule porte. La porte de cet incroyable mystère, que seule une espérance naïvement enfantine peut confesser sans se troubler: « Dieu n’est pas quelque part au-dessus de nous ; Dieu n’est pas ailleurs ; Dieu est avec nous ». Emmanuel est son nom !

Mes bien-aimés,

Comme le dit si bien un grand prédicateur français : « Accueillons cette visite de Dieu parmi nous ; elle est pour nous. Accueillons ce message de Dieu, qui est venu sur terre pour nous ouvrir la porte de la vraie vie. Il est pour nous. Laissons-nous faire par Dieu. Nous ne le regretterons pas ! » (***)

Que le Christ notre Dieu, né de la Vierge Marie et couché dans la crèche à Bethléem, nous donne plus que jamais de marcher résolument sur ses traces, Lui qui est la joie, la lumière, la paix et l’avenir du monde. Amen !

Tallinn, en ce 25 décembre 2016 de la Nativité.

+Stephanos, Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie.
——————
Bibliographie :
(*) Gérard Bressière-Hyacinthe Vuliez : Avec Jésus, DDB 1992, p.18.
(**) Hans Urs von Balthasar : Tu couronnes l’année de tes bontés, Ed.Salvator, Paris 2003, pp.246-247.
(***) Jean Corbineau : Parole de Dieu, paroles de fête, Ed.Karthala et CFRT, Paris 2006, p.45.

« La providence divine me conduit dans la vie ». Interview du métropolite Jonas (Paffhausen), ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Jonas (Paffhausen), ayant actuellement le statut d’évêque émérite au sein de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, fut primat de l’Église orthodoxe en Amérique avec le titre d’archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada, de 2008 à 2012. Le métropolite a accordé une interview au site orthodoxe russe « Pravoslavie.ru », dans lequel il a fait part de son expérience spirituelle et de ses souvenirs : ses rencontres avec les startsy Cyrille (Pavlov), Éphrem d’Arizona, l’aide miraculeuse de saint Jean de Changhaï et du grand-martyr Démètre de Thessalonique.

– Monseigneur, vous avez été reçu dans l’orthodoxie à l’âge de 19 ans, tout jeune. Qu’est-ce qui a contribué à cela ?

– J’ai été baptisé dans l’Église épiscopalienne. À une certaine époque, cette Église était assez proche de l’orthodoxie, elle reconnaissait les sacrements. Mais en 1976, elle est allée contre ses propres canons et a commencé à ordonner prêtres des femmes. J’ai rencontré deux ou trois de ces femmes prêtres à Los Angeles. C’était très désagréable. Plus exactement, horrible. Elles-mêmes, à mon avis, comprenaient mal ce qu’elles étaient devenues : femmes ou hommes. L’une d’entre elles voulait que je l’appelle « mon père ». Je ne pouvais plus rester dans cette Église. C’est alors que, dans une librairie où je me rendais souvent, j’ai aperçu le livre « Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient » du professeur Vladimir Lossky. J’ai ouvert la première page et j’ai vu la phrase : « Toute théologie est mystique, pour autant qu’elle manifeste le mystère divin, donné par la Révélation ». Et je savais que cela était juste. J’ai compris que je n’avais pas le choix : je devais devenir orthodoxe. J’ai commencé à chercher une église orthodoxe. J’en ai visité quelques-unes et j’ai trouvé la seule église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Moscou, à San Diego, dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. C’était dans les années 1970. À cette époque, en Amérique, il n’y avait que très peu de gens qui devenaient orthodoxes. Dans cette église célébrait un prêtre mexicain, le père Ramon Merlos. Lui et son épouse étaient titulaires d’un doctorat, ils étaient professeurs. Le père Ramon enseignait la linguistique et célébrait à l’église. Il m’a reçu en 1978 dans l’orthodoxie. J’ai fait connaissance de la paroisse : deux grand-mères russes, quelques Palestiniens, Roumains et Américains…

– Monseigneur, pourriez-vous nous dire qui considérez-vous comme vos guides spirituels dans l’orthodoxie ?

– Depuis 1979, je me nourrissais spirituellement auprès de l’archimandrite Dimitri (Egorov). Lorsque j’ai fait sa connaissance, il était déjà un vieillard et ne parlait pas volontiers de lui-même, si bien qu’il m’est difficile de parler de lui, d’essayer de reconstituer sa vie. Je sais qu’il grandit à Moscou, qu’il étudiait dans les années 1920 à la faculté de médecine. Il fut arrêté pour la possession et la lecture de la Bible, il fut envoyé aux Solovki. Les clercs qui y étaient détenus baptisèrent le jeune homme. Il passa deux ans aux Solovki et ensuite, avec un ami, il confectionna des skis et ils s’enfuirent en hiver. Ils avancèrent quelques jours dans la forêt, parvinrent à un village. Mais ils avaient peur d’y entrer, ils erraient. Finalement, l’ami du père Dimitri périt à cause du froid, tandis que lui-même se retrouva à nouveau dans le camp. Il fut puni pour sa fuite, privé de rations. Toutefois, il survécut au camp. Il ressentit fortement la perte d’un ami et décida de vivre désormais dans l’ascèse pour deux. Il rêvait de devenir moine à Valaam, mais ne put y être que novice. Il fut tonsuré et ordonné à Paris pendant la guerre, où il étudia à l’Institut Saint-Serge. Le père Dimitri vécut de nombreuses années comme ermite, il obtint le don de la prière continuelle, vivant quelque peu comme fol en Christ. Ensuite, déjà gravement malade, il vécut au monastère de la Dormition à Calistoga en Californie. Il avait le don de clairvoyance. Lorsque je me confessais à lui, il savait déjà tout ce que j’avais fait. Il me disait toujours des choses qui ont laissé des traces dans mon cœur. Il avait en outre le don de discernement spirituel. Je ressentais un lien spirituel fort avec lui, je ressentais sa prière pour moi. Il devint mon père spirituel, c’était une bénédiction divine. Il disait souvent : « Il faut chasser de soi, de son âme, l’hypocrisie et ce impitoyablement ». Depuis la mort du starets, il y a déjà presque vingt ans, je considère comme mon père et mon ami spirituels le supérieur du monastère de la Transfiguration-du-Seigneur à Valaam, l’évêque Pancrace (Jerdev). J’ai vécu plusieurs mois à Valaam comme novice. Avec le père Pancrace, nous sommes allés ensemble en 1993 chez le starets Cyrille (Pavlov) à la Laure de la Trinité- Saint-Serge. J’ai conservé des souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y avait un orage d’été. Le père Pancrace est allé le premier chez le starets ; lorsqu’il termina la conversation, on m’a invité. Ce fut une expérience unique. Le starets était alité, il souriait, il me questionna sur la vie ecclésiale en Californie. Malgré la maladie, il était très joyeux, lumineux. Je me suis confessé à lui. Il m’a dit : « Tu deviendras hiéromoine ». Je demandai : « Père Cyrille, pourriez-vous me dire quelle est la volonté de Dieu pour ce qui me concerne ? Je me suis préparé à Le servir… » « Je sais, je sais… » « Comment dois-je vivre, me marier, ou recevoir la tonsure monastique ? » « N’aie pas peur, tu deviendras hiéromoine ». C’est ainsi que s’achevèrent mes rêves de vie familiale. Le starets me bénit pour devenir moine et recevoir le sacerdoce. Et je savais bien dans mon cœur, qu’il avait dit la vérité à mon sujet. Que c’était la volonté de Dieu pour ce qui me concernait.

– Et cela s’est-il produit rapidement ?

Le métropolite Jonas avec l’icône de tous les saints d’Amérique du Nord

– Oui, un an après, j’ai été ordonné diacre, et la même année, prêtre, en la cathédrale de la Protection de la Très sainte Mère de Dieu à Los Angeles. Et encore un an après, en 1995, je fus tonsuré moine avec le nom de Jonas, au monastère Saint-Tykhon, dans l’État de Pennsylvanie, dans la ville de South Canaan. Vous savez, je ressens très fortement à quel point la providence divine me dirige dans la vie : par les startsy, les guides spirituels, même par des avertissements.

– Peut-être pouvez-vous partager avec nous une telle expérience spirituelle ?

– Lorsque j’avais quatorze ans, j’assistais une fois à un cours de mathématiques. Tout était habituel, et soudain j’entendis une voix : « Tu seras prêtre ». J’étais très étonné. Cela fut ma principale expérience spirituelle. Elle a transformé ma vie. Jusque là, je ne m’intéressais à l’Église, à la vie ecclésiale, en fait je rêvais de devenir architecte. Après cela, je fus convaincu que je devais devenir prêtre. Et vingt ans après, le starets Cyrille (Pavlov) m’a dit la même chose : que la volonté de Dieu était que je devienne prêtre. La volonté de Dieu m’a été révélée à plusieurs reprises par des startsy. En 1995, avec le père Pancrace, nous avons visité le starets athonite Éphrem d’Arizona, disciple de Joseph l’Hésychaste. Au début, le starets Éphrem et le père Pancrace ont parlé par l’intermédiaire d’un traducteur, et ensuite sans lui. Le starets Éphrem est un homme de prière et peut, à l’aide de la prière, comprendre tout homme. Ils ont parlé entre autres à mon sujet. C’est alors que fut résolue la question : devais-je partir à Moscou au métochion de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA) ou tenter de fonder un monastère en Amérique ? Le starets m’a donné sa bénédiction pour construire un monastère en Amérique. Et nous avons fondé un monastère en Californie, dédié à saint Jean de Changhaï. J’y ai passé douze ans, dont cinq en tant qu’higoumène. Ce fut une expérience spirituelle inestimable. J’ai eu recours à la direction spirituelle du père Pancrace et du starets Cyrille. En 2008, je fus élevé au rang d’archimandrite et on me donna la bénédiction pour quitter le monastère, car je devais devenir évêque. Je ne voulais vraiment pas partir du monastère, mais l’obéissance est l’obéissance…

– Avez-vous ressenti l’aide du protecteur céleste du monastère, saint Jean de Changhaï ?

– Oh, oui ! J’allais souvent chez le saint, c’est-à-dire que je priais devant ses reliques, je ressentais un lien très fort dans la prière, la proximité du saint, son aide rapide. Alors que nous avions à peine construit notre monastère, un homme vint chez nous. Dans sa jeunesse, il effectuait son service dans la flotte militaire, sur un sous-marin atomique. Il se produisit des radiations dues à une fuite, et il reçut une dose importante de ces radiations et tomba malade. Il fut alors atteint d’une oncologie du tissu osseux, il perdit l’un de ses bras ainsi que ses jambes. Il fut amputé. On lui fixa des prothèses, il marchait à grand-peine. Le marin a raconté qu’il venait chez nous depuis l’hôpital, où on lui proposait l’amputation du deuxième bras. Il demandait les prières. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, nous avons oint le malade avec l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône du saint. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus entendu parler de lui. Ensuite, il revint ici et dit joyeusement que saint Jean de Changhaï l’avait guéri entièrement et qu’il n’y avait plus de tumeurs dans son corps. Il y eut encore un autre cas. Il s’agissait d’une femme qui à une certaine époque étudiait avec moi au collège. Elle avait une fille sourde de naissance. Les médecins étaient dans l’incapacité de l’aider. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, et un véritable miracle se produisit : la fillette commença à parler ! Par la suite, elle chantait et il s’avéra même qu’elle avait une bonne oreille musicale.

– Peut-on vous demander auquel des saints vous vous adressez le plus souvent afin d’obtenir de l’aide dans la prière ?

– Je ressens un lien spirituel fort avec saint Serge de Radonège. Chaque fois, quand je visite la Russie, je vais chez lui. Une certaine fois, j’avais célébré à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en la cathédrale de la Sainte-Trinité, et j’étais dans l’étonnement : l’higoumène de la Laure avait une telle concentration pendant la célébration de la liturgie ! J’ai compris comment il fallait célébrer la liturgie ! À Diveevo, je me suis littéralement baigné dans la Grâce. La présence de saint Séraphin était tellement forte ! J’ai expérimenté la même chose à Bari, chez saint Nicolas le Thaumaturge… Je vénère encore le saint grand-martyr Démètre de Thessalonique. Une fois, je me rendis sur le Mont Athos. Je dus rester à Thessalonique, où mes papiers n’étaient pas prêts. Je visitai l’église du grand-martyr. Les reliques se trouvaient au centre de l’église, et je ressentis fortement la présence du saint. Je le priai : « J’ai un souci : je n’ai pas assez d’argent pour séjourner à Thessalonique, et mes papiers [i.e. le permis d’entrée sur l’Athos, ndt] ne sont pas prêts… Aide-moi à aller sur l’Athos ! » Une demie heure après, des dames de la paroisse m’invitèrent à déjeuner. L’une d’entre elle me dit : « Vous avez des difficultés avec les papiers ? Il n’y a pas de problème ! Mon père spirituel est l’higoumène du monastère de Grigoriou, l’archimandrite Georges (Kapsanis, maintenant défunt, ndt), il fait partie de la Sainte Communauté de l’Athos et peut aider ». Elle lui téléphona et me passa l’appareil. Il parlait couramment anglais et m’aida immédiatement à recevoir le permis. Au retour de l’Athos, j’entrai à nouveau dans l’église afin de rendre grâces au saint grand-martyr Démètre de Thessalonique pour mon voyage sur l’Athos. J’ai encore demandé son aide en 1995 pour récolter des fonds destinés à la construction du monastère Saint-Jean-de-Changhaï et je promis de construire une église qui lui serait dédiée. Et saint Démètre de Thessalonique m’a aidé : au bout de six mois, nous avions l’argent nécessaire. Aussi, j’ai aujourd’hui une dette envers ce saint.

– Monseigneur, vous pourriez peut-être partager vos préoccupations actuelles, vos rêves, avec nous ?

– J’enseigne actuellement la théologie dogmatique à l’école du dimanche de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Washington, et j’aide le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, ndt) a visiter les paroisses. Mon rêve est de créer un monastère ici, à Washington. Ce serait un monastère américain, avec les traditions spirituelles orthodoxes russes. Avec la prière de Jésus, comme en Essex chez le starets Sophrony (Sakharov). J’ai déjà la bénédiction du métropolite Hilarion (Kapral), de Mgr Pancrace (Jerdev)… Maintenant, je recherche le lieu et les fonds pour ce monastère, afin d’acheter la maison pour les frères du futur monastère.

– Saint Silouane du Mont Athos disait : « La recherche de la volonté de Dieu est ce qu’il y a de plus important dans notre vie, car lorsqu’il s’engage sur cette voie, l’homme se branche sur la vie éternelle ». Il disait encore : « L’âme qui s’est livrée à la volonté Divine ne craint rien ; ni les tempêtes, ni les voleurs, rien. Mais quoi qu’il arrive, elle dit « C’est agréable à Dieu ». Si il est malade, elle pense : la maladie m’est donc nécessaire, autrement Dieu ne me la donnerait pas. Et ainsi, la paix est préservée dans l’âme et dans le corps ». Je souhaite aux lecteurs du site « Pravoslavie ru » de rechercher la volonté de Dieu et de préserver la paix dans le corps et l’âme ! Faites la prière de Jésus : consacrez à la prière 20 minutes le matin et 20 minutes le soir. Certains prient vite, d’autres lentement, mais pendant un tel laps de temps chacun peut parvenir à lire non moins de 300 prières de Jésus. Je voudrais aussi demander aux lecteurs : priez, je vous en prie, pour vos guides spirituels, pour les prêtres et les évêques, parce qu’il ont beaucoup besoin de soutien spirituel.

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En Bulgarie la procédure de canonisation du métropolite de Nevrokopi Boris, d’éternelle mémoire, a commencé

Lors de sa session du 31 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, réuni au complet, a examiné la lettre du métropolite de Nevrokopi Séraphim, contenant une demande au Saint-Synode d’accorder sa bénédiction au début des démarches visant à canoniser le métropolite de Nevrokopi Boris (+1948). Le Saint-Synode a donné sa bénédiction pour commencer la procédure. Le métropolite Boris fut un pasteur zélé, très respecté et aimé, un érudit, un missionnaire et un patriote qui, en 1948, fut assassiné par un prêtre défroqué, agent et membre du parti communiste. Les raisons indiquées pour sa canonisation sont son ministère consciencieux, sa vie de confesseur et sa fin en martyr. Actuellement, les premières démarches sont entreprises pour récolter des informations sur la vie et les actes du métropolite. La demande du métropolite de Nevrokopi Séraphim est formulée à l’occasion du 70ème anniversaire de l’assassinat du métropolite Boris, qui s’approche. Lors des prochains mois, une commission spéciale sera constituée, laquelle procédera à l’examen de la vie, des œuvres, des dons reçus de Dieu et des miracles du métropolite Boris, d’après la documentation et les témoignages de ses contemporains, ainsi que des gens qui ont reçu son aide miraculeuse après son trépas. Le métropolite de Nevrokopi Boris (dans le monde Vangel Simov Razoumov) est né le 26 octobre 1888, le jour du saint grand-martyr Dimitri, au village de Giavato, dans le district de Bitol, actuellement situé en République de Macédoine. Sa vie était de façon miraculeuse liée à saint Dimitri, très vénéré dans sa patrie. C’est aussi le jour de saint Dimitri, qu’il est décédé, recevant la palme du martyre exactement soixante ans après sa naissance. Dès son jeune âge, le futur métropolite Boris a manifesté de l’ardeur envers la Parole de Dieu et les études. Il termina brillamment la troisième classe du collège d’Odrina en 1904. Peu avant, en automne 1903, son père est décédé, alors qu’il participait au soulèvement « du jour du Prophète Élie » contre le joug ottoman. En 1904, Vangel Razoumov assistait le clergé dans le sanctuaire de l’église bulgare Saint-Étienne à Constantinople, où il fut remarqué par l’exarque Joseph. Celui-ci lui accorda une bourse pour étudier au séminaire ecclésiastique de Constantinople, que le futur métropolite termina brillamment en 1910. Le 10 juin de la même année, en l’église Saint-Étienne, le métropolite de Nevrokopi Hilarion lui fit prononcer ses vœux monastiques, et l’éleva au diaconat. En 1915, le diacre Boris termina ses études à la faculté théologique de Tchernovtsy, alors en Autriche-Hongrie, obtenant un doctorat. Le 25 novembre 1917, le diacre Boris fut ordonné prêtre par le métropolite de Plovdiv Maxime. Le Saint-Synode lui confia la charge de la colonie bulgare de Budapest. De 1924 à 1926, il se trouva à la tête du département de la culture et de l’enseignement auprès du Saint-Synode et fut recteur de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Sofia. Les cinq années suivantes, jusqu’en septembre 1931, l’archimandrite Boris fut recteur du séminaire de Sofia. Ensuite, jusqu’en 1935, devenu évêque, il fut secrétaire du Saint-Synode. En 1932, on lui confia la tâche historique d’obtenir la levée des accusations de schisme proférées par le Patriarcat de Constantinople à l’endroit de l’Église orthodoxe bulgare. Les négociations se termineront avec succès en février 1945. Le 24 mars 1935, l’évêque Boris fut élu métropolite de Nevrokopi. Au cours de son ministère relativement court dans ce diocèse, il réussit à faire construire vingt églises. Il était appelé « conscience de l’Église bulgare » pour son érudition hors du commun (il parlait couramment treize langues) et sa lutte implacable contre l’athéisme de l’idéologie communiste. Le 29 septembre 1948, le métropolite Boris envoya au Saint-Synode une lettre de protestation contre les exactions du pouvoir communiste dans le diocèse de Nevrokopi. Il en résultera pour lui que le comité du parti communiste bulgare le déclare ennemi numéro un. Des persécutions furent entreprises contre lui. Une fois, le métropolite vint chez ses proches et leur dit : « Je suis venir faire mes adieux, parce que nous nous voyons pour la dernière fois. La nuit, j’ai eu une révélation selon laquelle ma fin s’approchait. J’ai vu en songe que le feu descendait du ciel, et celui-ci m’emportait au ciel. Je vais consacrer l’église Saint-Dimitri au village de Kolarovo, mais de toute évidence ce sera ma fin ». À Kolarovo, le 26 octobre / 8 novembre, à l’issue de la Liturgie et après la prédication, lorsque le métropolite bénissait la table festive et n’avait pas encore réussi à s’y asseoir, il fut appelé par un prêtre, qui avait été défroqué pour avoir volé des biens ecclésiastiques et pratiqué la délation et l’espionnage. Il exigea du métropolite de le rétablir dans le sacerdoce et lorsqu’il essuya un refus, il tira froidement sur lui devant un millier de fidèles. Le tueur fut condamné à sept ans d’incarcération, mais termina sa vie dans un asile psychiatrique, ne cessant pas de répéter « je l’ai tué, je l’ai tué… ».

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « La révolution révèle les côtés les plus vils de la nature humaine »

Le 12 septembre, Edouard Radzinsky, écrivain et dramaturge, était l’hôte de l’émission dirigée par le métropolite de Volokolamsk Hilarion sur la chaîne « Rossia 24 ». Nous reproduisons ci-dessous intégralement l’entretien.

Métropolite Hilarion : Bonjour, chers frères et sœurs ! Vous regardez l’émission « L’Église et le monde ». Le 12 septembre, l’Église fête la mémoire du saint prince orthodoxe Alexandre de la Neva. Cette fête a été établie par Pierre le Grand en 1721 pour marquer la fin de la guerre du Nord avec les Suédois. C’est alors que le premier empereur russe a ordonné de transférer les reliques du grand chef d’armée russe, depuis Vladimir jusque dans sa nouvelle capitale. Depuis lors, Alexandre de la Neva est devenu le protecteur et le défenseur de la capitale du nouvel empire et l’inspirateur de ses grandes victoires. En 2008, la chaîne télévisée « Rossia » a diffusé le programme « Nom de la Russie », dans lequel Alexandre de la Neva, suite à un vote populaire, a été élu le principal héros historique de notre pays. Le nom du saint prince orthodoxe, lors du programme, a été présenté par le métropolite Cyrille – actuellement S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie. Dans sa brillante intervention, celui-ci actualisa la personnalité et l’exploit du grand prince. Nous parlerons aujourd’hui du destin historique de la Russie, de ses victoires et de ses tragédies. Mon invité est l’écrivain, dramaturge et responsable d’émissions télévisées, Edouard Radzinsky. Bonjour, Édouard Stanislavovitch !

E. Radzinsky : Bonjour, Monseigneur ! Si l’on parle du programme « Nom de la Russie », il s’avère que contre toute attente, le nom de Staline s’était hissé considérablement dans le classement. Cela a provoqué une réaction absolument inattendue. Mais, il me semble que la cause de cela n’était pas tant l’affection populaire à l’égard de Joseph Staline que la désaffection envers la vie ambiante, c’est-à-dire que le capitalisme russe ne pouvait enthousiasmer les masses populaires et la pensée : « Staline n’est pas là pour s’occuper de vous ! » trouvait sa justification. Heureusement, en fin de compte, la majorité des voix a été donnée au saint prince orthodoxe Alexandre de la Neva qui, réellement, est l’un des plus grands symboles de la Russie.

Le métropolite Hilarion : Nombreux sont parmi nous ceux qui ont regardé ce programme télévisé, et qui ont donné leur préférence à différentes figures historiques. Or, il était difficile de choisir, par exemple, entre Dostoïevski et saint Alexandre de la Neva. Mais étant donné qu’il ne fallait choisir qu’un nom qui pourrait servir de symbole au pays, à son histoire, son identité, sa spiritualité, c’est donc Alexandre de la Neva qui a triomphé, me semble-t-il comme véritable homme-symbole, qui était un gouvernant, un vaillant chef d’armée, et en même temps, un homme miséricordieux et vertueux ; il a remporté des victoire exceptionnelles, tout en étant un exemple de véritable chrétien. Pour beaucoup de gens d’Église, la victoire d’Alexandre de la Neva dans le cadre du programme « Nom de la Russie » a été un point de repère, un test décisif, car il a montré qu’il y a chez nous beaucoup de gens qui sont sympathisants de différentes personnalités historiques, mais s’il faut choisir une seule personnalité parmi toutes, celle d’Alexandre de la Neva, le vaillant défenseur de la terre russe et de la foi orthodoxe, est alors absolument sans concurrence.

E. Radinsky : Je souhaitait que soit gagnant Alexandre Pouchkine, dont la poésie, selon moi, est le symbole de la grandeur de la Russie et de sa spiritualité. Mais s’il faut choisir entre la personnalité d’Alexandre de la Neva et la personnalité de Staline, la victoire du grand-prince est évidente. Pour parler honnêtement, j’ai été très intéressé par l’attitude des téléspectateurs envers Nicolas II, qui n’est pas entré dans la liste des douze « finalistes » du programme. Néanmoins, la personnalité du dernier empereur russe a ému de nombreuses personnes et je considère l’intérêt populaire envers Nicolas II assez légitime. La question de la révolution reste toujours pour moi la principale. Mon livre sur les révolutions russe et française sortira bientôt. Maximilien Robespierre a dit de façon remarquable : « La grande révolution nécessite beaucoup de sang ». C’était comme une réponse à notre grand écrivain Karamzine qui, en son temps, alors que commençait l’ère des Lumières dans le pays, qui paraissaient être un mouvement de liberté, a dit : « Le siècle des lumières ! Dans le feu et le sang je ne te reconnais pas ». Bien que Robespierre ait reconnu ce siècle. Vous savez, cela est étonnant que, outre le fait que la révolution est le sang, elle est toujours une folie.

Métropolite Hilarion : Dans vos films, que je regarde avec un immense intérêt, comme de nombreux téléspectateurs de notre pays, vous rappelez que la révolution est semblable à Saturne qui dévore ses enfants. Effectivement, les victimes de la révolution ne sont pas seulement ceux contre lesquels elle est dirigée (c’est seulement la première phase), mais aussi les révolutionnaires, qui commencent à se battre entre eux, à se détruire entre eux. La terrible machine révolutionnaire fonctionne toujours de la même façon. Sur ce plan, il y a beaucoup de similitudes entre la révolution française et la révolution russe de 1917. Et vous le montrez toujours justement dans vos programmes. Si notre pays s’était toujours développé de façon évolutive, où en serait-il aujourd’hui ? Je pense que, nombreux sont parmi nous qui posent cette question les uns aux autres. Qu’auriez-vous répondu ?

E. Radinsky : Vous avez raison, la révolution, c’est une méthode de progrès, mais une méthode barbare et la plus sanguinaire. C’est pourquoi les gens perdent la raison. Léon Tolstoï a reçu une fois une lettre d’un homme qui était tombé amoureux de la femme de son ami. À ce moment, l’ami en question fut envoyé aux travaux forcés, apparemment, pour avoir appartenu à un mouvement révolutionnaire. Et dans cette lettre est décrit un dilemme, qui a surgi entre l’amitié et le sentiment romantique éprouvé pour la femme de son ami. N’y a-t-il pas là quelque chose de non permis pour l’âme ? se demandait cet homme. Si à ce moment, on lui avait chuchoté que peu de temps passerait et que lui-même, qui est maintenant tourmenté par les remords de conscience, avec douze autres personnes fusillerait ensuite, froidement, onze personnes sans armes, parmi lesquels se trouveraient des femmes et des enfants… Je parle de Iourovski qui a participé à l’assassinat de la Famille impériale. C’était lui qui avait écrit la lettre à Tolstoï. La révolution, c’est réellement une folie. Vous avez dit à juste titre que les révolutions ne sont pas simplement semblables, elles se regardent dans le miroir, se reflétant les unes les autres. Dans ce « miroir », Robespierre tend la main à Vladimir Ilitch (Lénine), à qui, s’il on avait dit dans sa jeunesse combien de sentences de mort pèseraient ensuite sur sa conscience, aurait été étonné et, probablement, aurait répondu qu’il n’en serait jamais ainsi. Pour ce qui concerne votre question principale – que serait devenue la Russie – l’économiste français Edmond Théry a déjà répondu. Il est venu en Russie en 1912 et a dit que la Russie, vers le milieu du XXème siècle sera le géant industriel de toute l’Europe, parce que la quantité des minéraux promettait beaucoup, qui plus est en tenant compte du capitalisme qui avançait. Lorsque l’on essaye de me prouver que Joseph Staline était un « manager » efficace, je ne peux pas écouter cela. Selon moi, il est le « manager » le plus inefficace que l’on puisse imaginer. Dans le pays dont parlait Théry, présentant l’avenir de la Russie, où se trouve toute la table de Mendeleïev de classification des éléments, où les paysans recevaient des terres – commencer à détruire tout cela, enlever leurs terres aux paysans, tuer l’intelligentsia, qui massivement acceptait déjà de collaborer avec les bolcheviques… Où est là le « manager » efficace ?!

Métropolite Hilarion : commencer à tuer les soi-disant « koulaks », c’est-à-dire les paysans aisés…

E. Radzinsky : Commencer à tuer les koulaks et ne pas comprendre ce que la religion représentait pour le pays. L’académicien E.V. Tarlé a écrit un livre sur Napoléon. Il disait que si même Dieu n’existait pas, Napoléon l’aurait inventé, parce que l’empire ne peut pas, l’État ne peut pas, vivre sans Lui.
Métropolite Hilarion : Lorsque le pays se développe de façon évolutive naturelle, il existe en lui une structure étatique définie, et au cours du développement normal des événements, la tâche des gens qui dirigent le pays est justement l’utilisation du potentiel dont dispose ce pays. Avant tout, c’est le capital humain, ces ressources cachées dans l’âme du peuple. Que se passe-t-il lorsque se produit la révolution ? Celle-ci fait ressortir depuis le fond des âmes humaines tout ce qui est le plus vil, et non seulement elle le fait ressortir, mais c’est tout juste si elle ne le proclame pas comme vertu, c’est-à-dire que soi-disant au nom de buts futurs, elle justifie les meurtres massifs et les crimes monstrueux. Elle choisit au commencement un but, puis un autre, ensuite un troisième. On anéanti les gens, des couches et des classes entières de la population. Et tout cela est accompli par les mains de ceux qui, dans des conditions habituelles, non seulement ne se seraient pas permis de le faire, mais n’auraient même pas pensé à quelque chose de semblable. Ces mécanismes de retenue, qui existent tant dans la tradition religieuse que même dans n’importe quelle structure étatique, disparaissent quand commence la révolution, qui révèle les côtés les plus vils de la nature humaine.

E. Radzinsky : Oui, on peut se rappeler les événements de la nuit de la Saint Barthélémy et les jours de la révolution française lorsque l’on a anéanti dans les prisons les aristocrates et les prêtres. On tuait impitoyablement. Lorsque les Girondins s’adressèrent à Robespierre en disant que cela n’est pas possible, qu’il y a des lois, il leur dit à juste titre : Et la prise de la Bastille a-t-elle été légale ? Et le verdict concernant le roi est-il légal ? Pour la révolution, disait-il, il y a une seule loi : celle de la liberté, celle selon laquelle le tyran César a été assassiné à coups de poignard. Ces gens ne comprenaient malheureusement pas que la révolution n’a pas de pères, mais seulement des enfants impuissants, qui se trouvent dans les mains de cette terrible machine. Ils avaient affaire à trois classes, et plus tard apparaîtra une nouvelle classe, la principale classe de la révolution. C’est le lumpenprolétariat, les démunis, ceux qui aspirent à faire revenir la roue en arrière. Ce sont les enfants légitimes de la révolution. Aussi, sont condamnés dès le début ceux qui ont commencé la révolution, c’est-à-dire les Girondins, en Russie, les Cadets, ceux qui l’ont continué, puis – c’est le plus invraisemblable – ses héros, ses dirigeants. Pourquoi sont-ils condamnés ? Le révolutionnaire français a dit : « La révolution, tout comme le dieu Saturne, dévore ses enfants, faites attention, les dieux ont soif ». Mais, c’est ce qui est dit dans la Bible : « Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée » (Matth. 26, 52)

Métropolite Hilarion : La vague de violence engendre la violence.

E. Radzinsky : Absolument.
Métropolite Hilarion : Pour cette raison, l’Église a toujours été l’ennemie de la révolution et c’est précisément pour cela que toute révolution déclare que l’Église est son ennemi. Le but de la révolution est diamétralement opposé au but de l’Église qui s’occupe des âmes des hommes, s’efforçant de faire ressortir de celle-ci ce qui est le plus élevé, positif, tout ce qui emplit de sens la vie de l’homme. Les idéaux de la révolution sont faux, elle pose des buts pour lesquelles les vies humaines sont sacrifiées, des classes entières de gens sont anéanties. Et en définitive, elle ne rend pas les gens meilleurs, plus heureux, elle ne crée pas pour eux une vie magnifique. La révolution, en fin de compte, constitue toujours une duperie, même si elle est motivée par les buts les plus nobles. C’est pourquoi l’Église a toujours été l’une des victimes des révolutions. Malheureusement, nous avons épuisé notre temps, mais ce thème est si vaste qu’il nous faudra y revenir très prochainement.

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Le patriarche Jean X se rendra aux États-Unis pour l’intronisation du nouveau métropolite de l’Église orthodoxe d’Antioche en Amérique du Nord

Le patriarche d’Antioche Jean X viendra à Brooklyn (État de New York) le 6 décembre pour l’intronisation du nouveau métropolite du Patriarcat d’Antioche, Mgr Joseph, lequel se trouvera à la tête du diocèse de ladite Église en Amérique du Nord. Le métropolite Joseph a été élu le 3 juillet pour succéder au métropolite Philippe, qui est décédé le 19 mars de cette année. Le métropolite Joseph était précédemment évêque du diocèse de Los Angeles et de l’ouest des États-Unis. Il sera maintenant à la tête du diocèse d’Antioche aux États-Unis qui compte neuf évêques, plus de 400 clercs et 266 paroisses avec des missions aux États-Unis et au Canada.

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Rencontre du vice-président des États-Unis Joseph Biden et du patriarche œcuménique Bartholomée

La situation de la minorité chrétienne orthodoxe à Constantinople, celle des chrétiens au Moyen-Orient et la réouverture de la Faculté de théologie de Halki ont été les principaux sujets des conversations du vice-président des États-Unis Joseph Biden avec le patriarche œcuménique Bartholomée, le dimanche 23 novembre, au Phanar. Les entretiens ont duré une heure et demie. Des sources du patriarcat mentionnent que M. Biden, passant par la Turquie en revenant d’Ukraine, a discuté également avec le patriarche de la situation de l’Église orthodoxe dans ce dernier pays. Le vice-président était accompagné par l’ambassadeur des États-Unis à Ankara et de ses collaborateurs, tandis que le patriarche était entouré du métropolite de Prousse Elpidophore, directeur de la Faculté de Halki, du métropolite de Sélybrie Maxime, du secrétaire en chef du synode Bartholomée, du diacre Niphon et de l’archidiacre du trône œcuménique Jean Chryssavghis, professeur au séminaire Sainte-Croix à Boston. M. Biden est arrivé au Patriarcat œcuménique peu avant 12h. À l’entrée du patriarcat, il a été accueilli par le métropolite de Kallioupolis et Madyta Stéphane, le secrétaire en chef du Synode, l’archimandrite Bartholomée, et les clercs de la cour patriarcale. Arrivant au Patriarcat, le vice-président Biden a déclaré aux journalistes, au sujet du patriarche œcuménique : « C’est un homme qui fait ce qu’il dit ». Précédemment, il avait déclaré que la personnalité du patriarche Bartholomée l’impressionnait autant que l’avait impressionné Nelson Mandela. À l’issue des entretiens, M. Biden a visité l’église patriarcale Saint-Georges, où il a été guidé par le patriarche Bartholomée.

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Intronisation du nouvel évêque du diocèse antiochien orthodoxe de France et d’Europe occidentale et méridionale, le métropolite Ignatios (Alhochi)

IntronisationHier dimanche 17 novembre, en l’église Sainte-Hélène de Vaucresson, a eu lieu l’intronisation du nouvel évêque du diocèse antiochien orthodoxe de France et d’Europe occidentale et méridionale, S. E. le métropolite Ignatios (Alhochi).
La cérémonie était présidée par  Sa Béatitude le patriarche Jean X d’Antioche, entouré de plusieurs métropolites et évêques du patriarcat d’Antioche: Georges (Khodr) du Mont Liban, Saba (Esber) de Bosra, Georges (Abu Zakhem) de Homs, Damaskinos (Mansur) du Brésil, Isaac (Barakat) d'Allemagne, et Athanasios (Fahd) de Tartous.
L’intronisation a pris place dans le cadre de la divine liturgie, célébrée par le patriarche Jean X, entouré des évêques précités, et du métropolite Joseph (patriarcat de Roumanie), de l’évêque Nestor (patriarcat de Moscou), de l’évêque Michel (Église russe hors frontières), de l’évêque Porphyrios (Église de Chypre), tandis que se tenaient dans la nef le métropolite Emmanuel (patriarcat de Constantinople), le hiéromoine Justin (représentant Mgr Luka, patriarcat de Serbie), et le père Eugène (Czapiuk), représentant l'archimandrite Job (Getcha), archevêque élu de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.
Environ trois cents fidèles, en très grande majorité d’origine syrienne et libanaise, assistaient à la cérémonie.
Après lui avoir remis la crosse épiscopale et l'avoir invité à prendre place sur le trône de sa cathédrale, le patriarche a adressé à Mgr Ignatios un discours où il lui a rappelé les exigences de son nouveau ministère.
Le nouvel évêque a de son côté présenté les directions et l’esprit dans lequels il entend l’exercer, insistant fortement sur le thème de l’unité.
Le métropolite Emmanuel a transmis les félicitations du patriarche de Constantinople Bartholomée, et exprimé la joie de l’Assemblées de évêques orthodoxes de France d’accueillir le nouvel évêque en son sein. À l’occasion de cette cérémonie et au nom des liens qui unissent les communautés grecques et antiochiennes de Paris, le patriarche Jean X a offert un encolpion au métropolite Emmanuel.
Après qu'eut été lu un message de félicitations de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en charge des cultes, Mgr Bernard Dubasque, représentant la Conférence des évêques catholiques de France, le pasteur Jane Stranz, représentant la Féderation protestante de France, et le père Richerd Escudier, délégué épiscopal catholique à l’œcuménisme ont exprimé leurs vœux à Mgr Ignatios.
À l’issue de la cérémonie, chaque fidèle a pu féliciter le nouvel évêque et recevoir la bénédiction du patriarche Jean X et de tous les évêques présents. Pour voir l'album de photographies de l'évènement, cliquez ICI !

Intronisation du nouvel évêque du diocèse antiochien orthodoxe de France et d’Europe occidentale et méridionale, le métropolite Ignatios (Alhochi)

IntronisationHier dimanche 17 novembre, en l’église Sainte-Hélène de Vaucresson, a eu lieu l’intronisation du nouvel évêque du diocèse antiochien orthodoxe de France et d’Europe occidentale et méridionale, S. E. le métropolite Ignatios (Alhochi).
La cérémonie était présidée par  Sa Béatitude le patriarche Jean X d’Antioche, entouré de plusieurs métropolites et évêques du patriarcat d’Antioche: Georges (Khodr) du Mont Liban, Saba (Esber) de Bosra, Georges (Abu Zakhem) de Homs, Damaskinos (Mansur) du Brésil, Isaac (Barakat) d'Allemagne, et Athanasios (Fahd) de Tartous.
L’intronisation a pris place dans le cadre de la divine liturgie, célébrée par le patriarche Jean X, entouré des évêques précités, et du métropolite Joseph (patriarcat de Roumanie), de l’évêque Nestor (patriarcat de Moscou), de l’évêque Michel (Église russe hors frontières), de l’évêque Porphyrios (Église de Chypre), tandis que se tenaient dans la nef le métropolite Emmanuel (patriarcat de Constantinople), le hiéromoine Justin (représentant Mgr Luka, patriarcat de Serbie), et le père Eugène (Czapiuk), représentant l'archimandrite Job (Getcha), archevêque élu de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.
Environ trois cents fidèles, en très grande majorité d’origine syrienne et libanaise, assistaient à la cérémonie.
Après lui avoir remis la crosse épiscopale et l'avoir invité à prendre place sur le trône de sa cathédrale, le patriarche a adressé à Mgr Ignatios un discours où il lui a rappelé les exigences de son nouveau ministère.
Le nouvel évêque a de son côté présenté les directions et l’esprit dans lequels il entend l’exercer, insistant fortement sur le thème de l’unité.
Le métropolite Emmanuel a transmis les félicitations du patriarche de Constantinople Bartholomée, et exprimé la joie de l’Assemblées de évêques orthodoxes de France d’accueillir le nouvel évêque en son sein. À l’occasion de cette cérémonie et au nom des liens qui unissent les communautés grecques et antiochiennes de Paris, le patriarche Jean X a offert un encolpion au métropolite Emmanuel.
Après qu'eut été lu un message de félicitations de Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères en charge des cultes, Mgr Bernard Dubasque, représentant la Conférence des évêques catholiques de France, le pasteur Jane Stranz, représentant la Féderation protestante de France, et le père Richerd Escudier, délégué épiscopal catholique à l’œcuménisme ont exprimé leurs vœux à Mgr Ignatios.
À l’issue de la cérémonie, chaque fidèle a pu féliciter le nouvel évêque et recevoir la bénédiction du patriarche Jean X et de tous les évêques présents. Pour voir l'album de photographies de l'évènement, cliquez ICI !

L’office des funérailles de Mgr Gabriel de Comane – l’homélie du métropolite Emmanuel

L'office des funérailles de Mgr Gabriel de Comane a eu lieu hier matin à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. Il était présidé par Mgr Emmanuel, entouré par le métropolite Joseph et par Mgr Marc de la Métropole roumaine. L'archimandrite Job (Getcha) était également présent, ainsi que de nombreux prêtres, autres clercs et fidèles. Mgr Gérard Daucourt, évêque catholique de Nanterre, accompagné du père Richard Escudier, chargé des relations oecuméniques pour le diocèse de Paris, et un évêque arménien, étaient également présents. L'album de photographies se trouve ici. Nous vous proposons ci-dessous la vidéo de l'homélie de Mgr Emmanuel. Pour lire le texte de l'homélie, cliquez ici.

Visite du métropolite Hilarion de Volokolamsk sur le Mont Athos

IMG_0622La visite du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Eglise orthodoxe russe a commencé le 14 décembre 2011. Il était accompagné de plusieurs membres du département. Le premier jour du pèlerinage, le métropolite Hilarion a vénéré l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu dite « Celle qui exauce rapidement » au monastère de Docheiariou. Le même jour, il a également rendu visite au « kellion » de la Transfiguration dite « Moutaphi », où il s’est entretenu avec le responsable du centre des pèlerinages de la communauté du Nouvel Esphigménou, le moine Joseph, comme le rapporte le service de communication du département des affaires extérieures. Le soir du 14 décembre, les pèlerins avec, à leur tête, le métropolite Hilarion sont arrivés au monastère d’Iviron, où ils furent accueillis par l’higoumène et les moines. Mgr Hilarion a lu en grec l’Acathiste à la Mère de Dieu devant l’icône de N.D. d’Iviron.

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Concélébration historique de la divine liturgie par le métropolite Jonas, primat de l’Église orthodoxe en Amérique, et du métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors frontières

2011-0525-rocor Le métropolite Jonas, primat de l’Église orthodoxe en Amérique [OCA], le métropolite Hilarion, premier hiérarque de l’Église orthodoxe russe hors frontières [EORHF], ont concélébré la divine liturgie à la cathédrale Saint-Nicolas de New York le mardi 24 mai, en la fête des saints Cyrille et Méthode. Cette liturgie avait un caractère historique, en ce qu’elle a marqué « le premier office commun des évêques d’Amérique et de l’Eglise orthodoxe russe après près de soixante-dix années de période d’absence liturgique de communication », selon le site web des paroisses patriarcales aux États-Unis. Elle représente le fruit du travail assidu mené par la commission mixte OCA-EORHF. Concélébraient également: l’archevêque Justinien de Naro-Fominsk, administrateur des paroisses patriarcales aux Etats-Unis [PM], l’évêque Tikhon de Philadelphie et de l’Est de la Pennsylvanie [OCA], et l'évêque Jérôme de Manhattan [EORHF].
À la fin de la divine liturgie, le métropolite Jonas a fait don de reliques des saints Germain d’Alaska et Alexis Toth au métropolite Hilarion, qui de son côté a offert des reliques de saint Jean de Changhaï et de San Francisco au métropolite Jonas.

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Rencontre à Moscou du vice-président des Etats-Unis avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 10 mars, le vice-président des Etats-Unis, Joseph Biden, a rencontré, à l'ambassade des Etats-Unis en Russie, le métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. " Mgr Hilarion a parlé de l’Église orthodoxe russe et de ses relations extérieures, y compris de ses rapports avec les juridictions orthodoxes sur le continent américain, ainsi que de la vie des paroisses du Patriarcat de Moscou aux États-Unis. Joseph Biden a émis le désir de rencontrer le métropolite Hilarion de Volokolamsk au cours d’une prochaine visite du président du département des relations extérieures aux États-Unis pour un entretien plus complet sur les sujets abordés."

Source: Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou

Les funérailles du métropolite Bartholomée de Cluj-Napoca (Roumanie)

Le 31 janvier, le métropolite Bartholomée de ClujNapoca en Roumanie, âgé de 89 ans, est décédé. Cette dépêche du Service orthodoxe de presse, retrace sa vie. Les funérailles se sont déroulées hier. Elles étaient présidées par le patriarche Daniel. Le métropolite Joseph (Pop) d'Europe occidentale et méridionale y a participé.

Décès de l’ancien Joseph de Vatopedi

Joseph_vatopedi L’ancien Joseph de Vatopedi, l’une des plus grandes figures du monachisme athonite, est décédé le 1er juillet au matin. L’ancien Joseph de Vatopedi, né le 1er juillet 1921, est l’un des disciples de l’ancien Joseph l’Hésychaste du Mont Athos qui ont, après sa mort, répandu, par leur activité et leur rayonnement, son enseignement et sa pratique au Mont-Athos, puis dans toute la Grèce, à Chypre et jusqu'en Amérique du Nord. Il est l'auteur de nombreux livres, dont une présentation de la vie et de l'enseignement de son père spirituel, l'Ancien Joseph qui a été traduite et publiée en français. Le premier groupe de quatre disciples du futur l’ancien Joseph de Vatopedi, s’est créé à Paphos  à Chypre. Parmi eux figuraient le père Éphrem, l’actuel higoumène du Vatopedi, et le père Athanase, l'actuel métropolite de Limassol.

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Radio : entretien avec Mgr Joseph

L’émission
de radio L’Eglise orthodoxe aujourd’hui
du dimanche de saint Thomas, le 4 mai, à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame,
propose un entretien avec Mgr Joseph,
métropolite de la Métropole
orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale, sur la foi en la résurrection
du Christ, sur la signification et la célébration de la source de la guérison,
qui a été fêtée le vendredi radieux, ainsi que du dimanche de saint Thomas.

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Radio : un entretien avec Mgr Joseph

Radio-Vatican
a mis
en ligne un entretien
avec le métropolite Joseph (Métropole roumaine en
Europe occidentale et méridionale) qui appelle  au respect de la communauté roumaine à l’étranger
suite à l’émoi suscité en Italie par le meurtre d’une italienne par un jeune
roumain d’origine tzigane selon les premiers éléments de l’enquête. Pour
écouter cet entretien (environ 4 minutes), cliquez ici.

Recension : Georges Mantzaridis (éd.), L’Ancien Joseph l’Hésychaste du Mont Athos. Une expérience philocalique. Actes des colloques scientifiques interorthodoxes d’Athènes (22-24 octobre 2004) et de Limassol (21-23 octobre 2005)

Joseph
Georges Mantzaridis (éd.), L’Ancien Joseph l’Hésychaste du Mont Athos. Une expérience philocalique. Actes des colloques scientifiques interorthodoxes d’Athènes (22-24 octobre 2004) et de Limassol (21-23 octobre 2005), éditions du Saint et Grand Monastère de Vatopaidi, Mont-Athos, 2007, 844 p. (en grec avec des résumés en anglais).
Ce volumineux ouvrage, fort bien édité, regroupe les cinquante-sept communications qui ont été présentées à deux colloques scientifiques internationaux organisés par le Saint et Grand Monastère de Vatopaidi (Mont-Athos) et le Centre Grec de Civilisation Orthodoxe en collaboration avec les Facultés de théologie d’Athènes et de Thessalonique, en 2004 à Athènes et en 2005 à Limassol, et consacrés à une grande figure de la spiritualité orthodoxe du XXe siècle : l’Ancien Joseph l’Hésychate. Ce dernier est maintenant bien connu des lecteurs francophones qui s’intéressent à la spiritualité orthodoxe par deux livres publiés l’un par les éditions du Cerf qui présente, sous la plume de son disciple l’Ancien Joseph de Vatopaidi son enseignement, son expérience et sa vie, l’autre par les éditions L’Age d’Homme, qui présente ses Lettres spirituelles.

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Constantinople : élection d’un nouveau métropolite pour la Nouvelle Zélande

Amfilochios_bish_erythraLe bureau du Saint Synode du Patriarcat Oecuménique annonce que sur proposition de sa sainteté le patriarche oecuménique Bartholomée le Saint Synode a élu, le 13 octobre 2005, à l’unanimité l’évêque Amfilochios d’Erythra, auxiliaire du métropolite de Rhodes, métropolite de la Nouvelle Zélande.

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Le métropolite de Pergame Mgr Jean (Zizioulas) : les Eglises orthodoxes sont prêtes à renouer le dialogue avec les catholiques

Zizioulas_1« Les Eglises orthodoxes sont prêtes à renouer le dialogue avec l’Eglise catholique » a déclaré le 30 juin au Vatican Mgr Jean (Zizioulas), métropolite de Pergame, le chef de la délégation du Patriarcat œcuménique lors de l’audience papale à l’occasion de la fête des saints apôtres Pierre et Paul. Selon Mgr Jean, le Patriarcat œcuménique avait récemment demandé à toutes les Eglises orthodoxes de nommer chacune deux délégués qui participeraient au travail de la Commission mixte internationale.

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Réunion du comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine

Le 5 septembre, à l’île de Leros, (Grèce), le comité de coordination de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine a débuté ses travaux. La séance a débuté par une réception solennelle donnée à la métropole de Leros, lors de laquelle le métropolite Païssios de Leros (Patriarcat de Constantinople) a salué ses hôtes, ainsi que les représentants des autorités civiles et des forces militaires et navales grecques installées sur l’île. Le co-président de la Commission mixte, l’archevêque Job de Telmessos (Patriarcat de Constantinople) et le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens ont prononcé un discours d’accueil. Le matin du 6 septembre, les membres orthodoxes et catholiques du Comité ont siégé à part, définissant le nouveau thème à aborder dans le cadre du dialogue théologique poursuivi par la Commission mixte après l’adoption, en septembre 2016, à Chieti, en Italie, d’un document sur la conciliarité et le primat dans l’Église du Ier millénaire. Prenaient part à la réunion des membres orthodoxes du Comité : l’archevêque Job de Telmessos, le métropolite Gennade de Sassimes et le métropolite Maxime de Sardes (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Hilarion de Volokolamsk, le métropolite Joseph d’Europe occidentale (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Basile de Constantia-Ammokhostos (Église de Chypre), le métropolite Chrysostome de Messine (Église orthodoxe de Grèce), le professeur Ph. Iangou (Patriarcat de Jérusalem), le docteur N. Khopp (Église d’Albanie). Pendant la discussion sur le choix du thème pour la nouvelle étape du dialogue orthodoxe-catholique, le métropolite Hilarion a souligné que la question de l’uniatisme restait très actuelle pour l’Église orthodoxe russe, comme pour plusieurs autres Églises orthodoxes locales et devait donc être abordée dans un nouveau document de la Commission mixte. Mgr Hilarion a attiré l’attention sur le fait que le problème des conséquences ecclésiologiques et canoniques de l’uniatisme n’a plus été examiné depuis la session plénière de Baltimore (États-Unis), en 2000. Les travaux des réunions mixtes du Comité de coordination, avec la participation de ses membres orthodoxes et catholiques, se poursuivront jusqu’au 8 septembre. Le prêtre Alexis Dikarev, collaborateur du DREE, accompagne le métropolite Hilarion dans son voyage.

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Le synode métropolitain de Iaşi propose de nouvelles canonisations dans l’Église orthodoxe roumaine

Lors de la session du synode métropolitain de Moldavie et Bucovine qui a s’est tenue à Iaşi le 15 juin, le métropolite Joseph Naniescu et l’ascète Georges Lazăr ont été proposés à la canonisation par l’Église orthodoxe roumaine. En même temps, il a été proposé que le saint moine Néophyte le Reclus de Chypre soit inscrit dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, comme cela a été précisé dans un communiqué publié par le Bureau de presse de l’Archevêché de Iaşi. La séance du Synode a eu lieu le 15 juin en la résidence métropolitaine de Iaşi, sous la présidence de Mgr Théophane, métropolite de Moldavie et de Bucovine. Le synode était constitué de : Mgr Pimène, archevêque de Suceava and Rădăuți, Mgr Joachim, archevêque de Roman et Bacău, de Mgr Corneille, évêque de Huși, de Mgr Callinique de Botoșani, évêque-vicaire de l’Archevêché de Iaşi. Conformément au communiqué de presse, le métropolite Joseph Naniescu a été proposé pour la canonisation sous le nom de « saint hiérarque Joseph le miséricordieux, métropolite de Moldavie » avec pour date de commémoration le 26 janvier, tandis que l’ascète Georges Lazăr, sous le nom de Georges le Pèlerin, sera commémoré le 17 août. Le métropolite Joseph est né en 1820 dans la famille du prêtre Ananie Mihalache, et a reçu le prénom de Jean au baptême. Resté orphelin de père à l’âge d’un an, il a été élevé par sa mère Théodosie jusqu’à l’âge de 10 ans, lorsqu’il a été confié à un parent, le hiérodiacre Théophylacte du monastère Frumoasa en Bessarabie. Ils vinrent tous deux à Iaşi en 1831, où ils vécurent au monastère Saint-Spyridon, sous la direction du hiérarque Barlaam Cuza Sardeon. Ils partirent ensuite au monastère « Saint-Prophète-Samuel » à Focșani, puis à l’évêché de Buzău. C’est là que Jean fut tonsuré par l’évêque Césaire, tandis que deux jours après, il fut ordonné diacre. Il suivit alors les cours du séminaire nouvellement établi de Buzău, de 1836 à 1840 et étudia au collège Saint-Sava de Bucarest, de 1840 à 1847. On lui confia ensuite la tâche d’higoumène du monastère de Șerbănești-Morunglavu – dans le district de Vâlcea (1849-1857), puis de Găiseni – dans le disctrict de Dâmbovița (1857-1863). Il fut ordonné prêtre le 29 août 1850 et élevé au rang de protosyncelle le 30 novembre 1852, puis archimandrite en 1860. Pendant une courte période, de 1863 à 1864, il fut higoumène du monastère de Sărindar à Bucarest. Il déploya une riche activité d’enseignement à Bucarest, étant professeur de religion au collège ‘Gh. Lazăr’ (1864-1866), au lycée ‘Matei Basarab’ (1866-1873) et à l’école normale ‘Carol Ier’ (1867-1873). Pendant une année, de 1870 à 1871, il fut directeur du séminaire ‘Central’ de Bucarest. Le 23 avril 1872, il fut élevé à l’épiscopat avec le titre d’évêque de « Myrrhe » (en Lycie), tandis que le 18 janvier 1873, il fut nommé évêque d’Argeș, pour être finalement nommé métropolite de Moldavie le 10 juin 1875, poste qu’il occupa jusqu’à son trépas le 26 janvier 1902. En raison de son amour pour les souffrants et les pauvres, il était appelé « le miséricordieux ». Quant à Georges Lazăr, il est né dans la commune de Şugag, dans le district d’Alba, En 1846, à l’âge de 24 ans, il se maria et eut ensuite cinq enfants. Il menait une vie chrétienne, vivant dans la prière le jeûne, et distribuant des aumônes. En 1884, il partit vénérer le Saint-Sépulcre et resta au monastère du désert du Jourdain et au Sinaï pendant un an. Ensuite, ayant vécu une année et demie dans l’ascèse au Mont Athos, il revint au pays. Il y vécut plusieurs années dans sa famille et éleva les enfants. En 1890, il se retira comme pèlerin dans les monastères de Moldavie. Il se fixa ensuite définitivement dans la ville de Piatra Neamţ où il vécut en ermite dans la tour du clocher d’Étienne-le-Grand au centre de la ville, pendant 26 ans, jusqu’à son trépas. Il y vécut seul, dans le jeûne et la prière, hiver comme été, sans chauffage, sans lit, avec un seul vêtement, sans chaussures aux pieds, vivant de la grâce de Dieu. Il partit vers l’éternité le 15 août 1916, et fut enterré au cimetière de la ville. En 1934, ses os furent transférés dans la crypte du monastère de Văratec.

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Le 40e anniversaire de la paroisse de Louveciennes aura lieu le 25 juin

Le 25 juin sera fêté le 40e anniversaire de la paroisse de Louveciennes (Yvelines, à l’ouest de Paris) qui relève de la Métropole roumaine. Une histoire de la paroisse est proposée sur cette page (source de la photographie ci-dessous). Sur cette autre page sont présentés des activités de l’année 2017. L’invitation, le programme de la journée et la feuille d’inscription au repas qui suivra la liturgie pontificale présidée par le métropolite Joseph se trouvent ici.

Anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Marc de Neamț, évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale et méridionale

Le dimanche 7 mai est l’anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Marc de Neamț, évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale et méridionale. À cette occasion, le patriarche de Roumanie Daniel lui a adressé un message de félicitations. Mgr Marc (Alric) de Neamț est né le 11 mai 1958 à Paris dans une famille catholique-romaine française. Après ses études primaires et secondaires, il a suivi les cours de l’Institut d’urbanisme de l’Université Paris VIII, dont il a reçu le diplôme en 1980 et, en parallèle, ceux de la Faculté d’architecture de Paris, dont il a obtenu le diplôme en 1981. En 1980, il s’est converti à l’orthodoxie, puis est entré dans la communauté du monastère de Sihăstria. Le 6 septembre 1992, il a prononcé ses vœux monastiques, puis a été ordonné diacre le 9 septembre 1992, et prêtre, le 20 août 1994, par l’archevêque et métropolite Daniel de Moldavie et de Bucovine, l’actuel patriarche de Roumanie. En 1995, il achevé ses études à la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université A.J. Cuza de Jassy. En 1996, il est revenu en France, où il célébra à la paroisse « Saint-Germain-et-Saint-Cloud » de Louveciennes. À partir de 1997, il a servi quelques années au monastère Saint-Silouane à Saint-Mars-de-Locquenay. En avril 2003 lui a été confiée la responsabilité pastorale de la paroisse Saint-Joseph à Bordeaux et il fit partie du conseil du doyenné de France du diocèse orthodoxe roumain. En date du 27 octobre 2004, l’archevêque et métropolite Joseph a proposé sa candidature au poste d’évêque-vicaire de l’archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine l’a élu à ce ministère le 3 mars 2005. Le sacre épiscopal a eu lieu le samedi de la Semaine lumineuse, en l’église des Saints-Archange à Paris le 7 mai 2005. Mgr Marc a traduit en français la vie du grand spirituel roumain contemporain, le père Cléopas (Ilie), parue aux Éditions de l’Âge d’Homme en 2004.

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Jovan Nikoloski