23/03/2017
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Des célébrations en français le samedi dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris

cath_orthodoxe_russe_parisA partir du 11 février, tous les samedis une liturgie en français sera célébrée à partir de 10 heures dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris par la communauté du Séminaire orthodoxe russe (horaires).

Source: Séminaire orthodoxe russe. Photographie: Julija Vidovic.

“La nouvelle cathédrale orthodoxe de Paris au cœur d’une guérilla judiciaire”

XVMd06f95ec-edd6-11e5-aa9a-c06fe57a08f9-805x453Le quotidien La Croix a publié un article intitulé: “La nouvelle cathédrale orthodoxe de Paris au cœur d’une guérilla judiciaire”. Il débute en précisant: “Une décision de justice a reconnu au futur centre culturel orthodoxe, situé près de la tour Eiffel, le statut de bien diplomatique. Un vieux « droit de chapelle » a permis à la Fédération de Russie de mettre ce chantier à l’abri dans la bataille judiciaire mondiale qui l’oppose à l’ex-géant pétrolier Ioukos.” La suite de l’article est en ligne ici.

L’avancement des travaux du chantier de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris

timthumb.phpLe 29 septembre, l’archevêque Marc d’Egorievsk, chef de la direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, en visite de travail en France, est arrivé à Paris. Il s’est rendu sur le chantier de la nouvelle cathédrale du diocèse de Chersonèse, située sur les rives de la Seine. L’évêque Nestor de Chersonèse, le prêtre Maxime Politov, secrétaire de la direction diocésaine et l’archiprêtre Constantin Stépanov, qui accompagne Mgr Marc, ont également visité le chantier.

L’entreprise Bouygues, chargée des travaux, avait dépêché un représentant pour faire visiter le chantier à ses hôtes. La délégation de l’Église orthodoxe russe a pris connaissances des dernières réalisations et s’est informée des travaux restants. Après la visite de l’église en chantier, les hiérarques se sont rendus au centre de presse du centre culturel orthodoxe russe.

Source (dont photographie): Église orthodoxe russe

Rencontre du patriarche Cyrille avec le maire de Paris, Anne Hidalgo

Le 17 février, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu à la cathédrale du Christ-Sauveur le maire de la capitale française, Anne Hidalgo.

Le maire de Paris était accompagné de l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert, de Patrick Klugman, ajoint au maire, chargé des relations internationales, Jean-François Martins, adjoint au maire, chargé du sport et du tourisme, Patrizianna Sparacino-Thiellay, conseillère diplomatique du maire, Pierre Rabadan, conseiller du maire chargé des sports, Guy Drut, membre du CIO, Frédéric Mondoloni, ministre conseiller, François Courant, premier secrétaire et Madeleine Courant, deuxième conseillère.

L’Église orthodoxe russe était également représentée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, V. R. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du Service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Accueillant ses hôtes, le patriarche Cyrille a constaté : « Nous poursuivons notre échange, commencé à Paris. Cette rencontre nous permet de revivre l’évènement remarquable dont nous avons été témoins : la consécration de la cathédrale de la Trinité, dans la capitale française, et l’ouverture du Centre spirituel et culturelle sur le quai Branly. La télévision russe montre assez souvent ce Centre culturel et les manifestations qui y sont organisées. Je suis sincèrement heureux de voir se développer à côté de la cathédrale une vie culturelle, dont l’objectif est que nos peuples fassent mieux connaissance et prennent notamment conscience de la proximité de nos traditions culturelles ».

Le patriarche a souligné qu’il était important d’associer les dimensions culturelle et spirituelle dans la vie de l’homme moderne. « La culture véritable a pour objectif de faire grandir la personne. L’étymologie même du mot « culture » renvoie à l’idée de cultiver, d’améliorer : nous cultivons la terre pour que la récolte soit meilleure, nous cultivons la personne pour qu’elle s’élève. C’est ce à quoi travaille aussi l’Église : cultiver la personne, améliorer l’homme. Ainsi, la culture et la foi religieuse ont un même objectif. »

Durant la suite de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe russe a raconté l’histoire de l’église du Christ Sauveur, exemple d’association des dimensions spirituelle et culturelle.

« Nous avons résolu de nous écarter des plans de la première cathédrale, a relaté le patriarche. On vous aura sûrement raconté que cette église avait été détruite à la dynamite de la façon la plus barbare au début des années 30. Au départ, il était question de bâtir à la place un immense gratte-ciel surmonté d’une statue de Lénine. La statue à elle seule devait faire environ 100 mètres. Des gens raisonnables ont fait valoir qu’à Moscou, où le ciel est souvent bas, les gens ne verraient que les bottes de Lénine, le reste d’une statue aussi haute restant caché par les nuages. On a donc renoncé à cette idée, puis à l’idée du bâtiment, remplacé par une piscine à ciel ouvert. Lorsqu’il a été question de restaurer l’église du Christ Sauveur, nous avons d’abord pensé enterrer la piscine et restaurer la colline sur laquelle était à l’origine située la cathédrale. Mais nous avons finalement décidé que l’église serait à la fois un centre spirituel et un centre culturel, et nous avons donc construit un centre culturel là où était la piscine. »

Des concerts et des expositions y sont organisés, a expliqué le patriarche Cyrille, et ce lieu est aujourd’hui vraiment un centre spirituel et culturel pour tout Moscou. « Vous avez désormais quelque chose de semblable à Paris, et nous vous exprimons encore une fois notre gratitude, à vous en tant que maire, à l’État français, aux Français, aux Parisiens, d’avoir permis la réalisation de ce beau projet. »

Le primat de l’Église orthodoxe russe a dit espérer que les relations continueraient à se développer entre les capitales des deux pays, notamment dans le domaine spirituel et culturel.

De son côté, Mme Hidalgo a remercié Sa Sainteté d’avoir reçu la délégation française. « Je garde aussi en mémoire les vives impressions laissées par la cérémonie de consécration de la cathédrale à Paris, a partagé le maire de la capitale française. Ce fut un évènement important pour moi, et je considère comme un honneur la visite que vous m’avez rendue ce jour-là. Nous avions été d’accord pour affirmer que l’église et le centre culturel et spirituel deviendraient un lieu d’où partiraient les idées de notre coopération, où des relations amicales entre Paris et Moscou se maintiendraient. » Le maire de Paris a aussi témoigné de l’importance de la nouvelle cathédrale et du centre culturel pour la ville de Paris : « Les Parisiens ont aujourd’hui le sentiment que le centre a toujours existé à cet endroit. Il s’est parfaitement intégré au paysage architectural. Il va très bien avec le pont Alexandre-III tout proche. »

« Comme Votre Sainteté, j’estime que la culture doit contribuer à l’élévation de l’âme et lui enseigner le respect de soi et des autres. La lutte principale que nous avons à mener dans le monde, c’est la lutte contre l’absence de culture, a affirmé Anne Hidalgo. Elle a parlé des programmes de formation que le centre spirituel et culturel de Paris développera conjointement avec la mairie de Moscou. Le maire de Paris a aussi mentionné l’approfondissement des liens de la capitale française avec de nombreuses villes russes, notamment Moscou et Kazan, remarquant : « La France est si proche de la Russie, qu’il nous est très facile de développer des liens culturels ».

« Je suis très heureuse de me trouver dans ce lieu symbolique, a poursuivi Anne Hidalgo, parlant de sa visite du musée de l’église du Christ Sauveur, où sont notamment rassemblées des icônes anciennes du monde entier. Le Patriarche Cyrille a raconté en détail l’histoire de cette collection.

« C’est effectivement une collection unique, aussi bien à cause de la valeur historique et artistique de ces icônes, que parce qu’elles ont été rendues à la Russie depuis l’étranger. Durant la période soviétique, de nombreuses valeurs artistiques ont été exportées, résultant le plus souvent d’opérations criminelles : les icônes étaient volées aux églises, ensuite envoyées en secret à l’étranger, perdant tout lien avec l’Église russe. Avant mon élection au Patriarcat, je m’occupais des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, et je m’étais donné pour but de faire revenir en Russie le plus grand nombre possible d’œuvres iconographiques importantes. Miraculeusement, j’ai découvert deux collections privées. Elles devaient être vendues aux enchères chez Christie’s, non pas en tant que collection, mais pièce par pièce, ce qui était économiquement parlant plus intéressant pour les propriétaires. La collection aurait ainsi été perdue, car les icônes se seraient répandues dans le monde entier. Nous avons acquis la première collection en 1996, et la seconde assez récemment en 2007, ou même en 2008, grâce à des dons car ces collections étaient assez chères. C’est l’une des meilleures collections, qui montre l’histoire du développement de l’iconographie, à commencer par les fameux portraits de Fayoum. Les portraits de Fayoum ne sont pas des icônes, mais il faut les voir pour comprendre le développement de l’iconographie. Nous avons organisé une exposition afin que les gens puissent comprendre ce développement. La Byzance antique, l’école italo-crétoise, l’iconographie russe, la Bulgarie, la Roumanie, le monde orthodoxe dans son ensemble y sont représentés. Cette exposition est un élément important de notre travail culturel. »

Le primat de l’Église russe a aussi mentionné les concerts régulièrement organisés dans les locaux de l’église du Christ-Sauveur, les rassemblements de jeunesse et autres évènements culturels et éducatifs.

Abordant les relations de la France et de la Russie, de Paris et de Moscou, le patriarche Cyrille a dit : « Comme vous l’avez fort justement constaté, nos peuples ont beaucoup en commun. Il y a d’ailleurs beaucoup de rencontres historiques : le pont construit par l’empereur Alexandre III à Paris ; c’est d’ailleurs sous son règne qu’a été achevée et consacrée cette église, en 1883. Dès l’école, nous connaissons tous la littérature française, et je pense que beaucoup d’enfants perçoivent cette littérature non comme étrangère, mais comme faisant partie de leur propre culture. Je ne parlerais même pas de l’importance de la langue française en Russie avant la révolution. En dehors de cette proximité culturelle, j’estime qu’une certaine proximité émotionnelle entre nos peuples a son importance : nous percevons beaucoup de choses de façon identique. J’en ai souvent été frappé en échangeant avec des Français. Je pense que c’est ce qui fonde notre proximité culturelle et spirituelle, qui joue aujourd’hui un rôle très important. Je dis toujours que les hommes politiques passent, la politique est changeante, elle suit une ligne aujourd’hui, elle en suivra une autre demain, mais les peuples vivent leur propre vie. Je pense que ce que vous faites, ce que nous faisons, ressort justement de la vie du peuple. »

La participation des autorités locales, de représentants de la culture et de la religion dans la coopération culturelle entre différents pays est une importante contribution à la consolidation de l’amitié entre les peuples, a affirmé Sa Sainteté.

Anne Hidalgo a aussi souligné l’importance des liens unissant les nations russe et française, qui demeurent malgré les vicissitudes de la politique et aident à entretenir l’amitié entre les gens.

« Nous allons prier et œuvrer pour que les relations entre nos pays et entre nos peuples se développent » a souligné le patriarche Cyrille.

A l’issue de la rencontre, des cadeaux ont été échangés.

Vidéo de la première liturgie à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris

Aujourd’hui, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, a consacré la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris. À la liturgie, présidée par le patriarche Cyrille, ont assistéMgr Emmanuel (Patriarcat de Constantinople), Mgr Nestor (Sirotenko), évêque de Chersonèse, en charge des communautés du patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe russe en France, Suisse, Espagne et Portugal, Mgr Ignace (Patriarcat d’Antioche), Mgr Joseph et Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie), Mgr Jean de Charioupolis, Mgr Innocent de Vilnius et de Lituanie, Mgr Marc de Riazan et Mikhaïlovsk, Mgr Michel de Genève et d’Europe occidentale (Église russe hors-frontières), Mgr Serge de Solnetchnogorsk, Mgr Antoine de Bogorodsk. Parmi les personnes assistant à l’office se trouvaient Mme Svetlana Medvedev, épouse du premier ministre russe, M. Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, Mme Anne Hidalgo, maire de Paris. Le compte-rendu sur le site de l’hebdomadaire Le Point, un autre compte-rendu.

Ci-dessous la vidéo de l’évènement, la retransmission en direct de la chaîne de télévision KTO.

La consécration de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe dans la presse

Plusieurs articles dans la presse évoquent la consécration, ce dimanche 4 décembre, de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris par le patriarche Cyrille de Moscou. Certains articles sont en ligne in extenso. C’est le cas de celui-ci dans l’hebdomadaire Le Point, qui reprend une dépêche de l’Agence France presse, ou de celui là dans le quotidien La Croix. D’autres sont en partie en accès payant, comme cet article de l’hebdomadaire La Vie sur le patriarche Cyrille et les relations avec le pouvoir politique russe.

Photographie ci-dessous de la nouvelle cathédrale: Julija Vidovic

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“Double peau pour l’église orthodoxe russe à Paris”

la-cathedrale-orthodoxe-de-sainte-trinite-deLe magazine AMC (Architecture mouvement continuité) a mis en ligne sur son site un article, intitulé “Double peau pour l’église orthodoxe russe à Paris”, accompagné d’un diaporama (dont la photographie ci-contre) sur l’avancement de la construction de la nouvelle église orthodoxe russe, et le centre attenant, à Paris. En ligne ici.

La pose de la principale coupole sur la nouvelle église orthodoxe russe de Paris

XVMd06f95ec-edd6-11e5-aa9a-c06fe57a08f9-805x453Ci-dessous: une vidéo sur la pose de la principale coupole de la nouvelle église orthodoxe russe de Paris qui a eu lieu samedi 19 mars. Plusieurs personnalités étaient présentes, notamment: le secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen, le vice-Premier ministre de la Russie, Sergueï Prikhodko, l’ambassadeur de Russie en France, Alexandre Orlov, l’architecte de l’édifice, Jean-Michel Wilmotte, le directeur général de Bouygues, Bernard Mounier, Mgr Nestor de Chersonèse, Mgr Michel de Genève, Mgr Marc (Métropole roumaine). Présentation du projet sur le site de l’architecte ainsi que sur Orthodoxie.com !

Photographie: Le Figaro. Sources: L’observateur russe, RT (avec une vidéo plus longue), France-Info, La Croix.

La cérémonie des vœux de l’AEOF pour la nouvelle année civile 2016

La cérémonie des vœux de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) pour la nouvelle année civile 2016 a eu lieu le jeudi 14 janvier 2016  à la Cathédrale Saint-Stéphane de Paris. A cette occasion un office de « Te Deum » (doxologie) a été célébré, présidé par Son Éminence le métropolite Emmanuel, président de l’AEOF, avec la participation des évêques orthodoxes membres de l’Assemblée. La cérémonie a été suivie d’une réception et du partage de la traditionnelle Vassilopita (le gâteau traditionnel de saint Basile).

“Les bulbes de l’église russe de Paris sont plantés”

20151016_102131_cyrillecastelokLes cinq dômes de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris, quai Branly, ont été posés ainsi que le rapporte dans un article et un diaporama le site Batiactu. Outre l’église, l’ensemble comprendra aussi “un centre paroissial intégrant un auditorium de 200 places, une école franco-russe et un centre culturel avec librairie et salles d’exposition”. La livraison est prévue pour octobre 2016.

Source (dont photographies de Cyrille Castel et de Philippe Guignard ): Batiactu

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« Vœux pour la nouvelle cathédrale »: un article de l’écrivain Gabriel Matzneff sur le site de l’hebdomadaire Le Point.

Cathédrale russe de ParisLe site de l’hebdomadaire Le Point a publié, en date du 19 janvier, un article de l’écrivain Gabriel Matzneff  intitulé « Vœux pour la nouvelle cathédrale », où il justifie le projet de construction de la nouvelle cathédrale russe à Paris, et formule des vœux quant à sa dédicace et sa décoration intérieure.

Inauguration du nouveau centre orthodoxe russe à Paris mi-2015 ?

Le magazine Challenges, sur son site internet, annonce que le permis de construire pour le nouveau centre orthodoxe russe à Paris a été déposé à la préfecture. La mairie de Paris a émis un avis favorable. Les autorités russes espèrent que les travaux pourront commencer début 2014 afin de pouvoir inaugurer le nouveau centre, dont la nouvelle cathédrale, à la moitié de l'année 2015.

Visite et homélie à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris du métropolite Emmanuel

Le 19 janvier, le métropolite Emmanuel (Adamakis), locum tenens du trône archiépiscopal de l'Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, s'est rendu à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris où il a prononcé une homélie en ligne sur cette page. Il y précise notamment: " J’ai aujourd’hui l’insigne honneur de me tenir devant vous à cause des changements que votre Eglise va connaître. Vous vous préparez actuellement à ouvrir une nouvelle page de votre histoire. Ces changements ne sont jamais sans une certaine inquiétude face au futur. Ma présence et ma fonction jusqu’au jour de l’élection d’un nouveau pasteur consistent avant tout à rassurer, à encourager. La vie de l’Eglise est faite de ces moments de transition qui témoignent de la poursuite de l’œuvre du Christ dans l’histoire. Je suis à vos côtés et je demeure avec vous afin de soutenir le processus d’élection de la personne que vous choisirez comme nouveau pasteur. En outre, je tiens à vous assurer que l’Exarchat possède une place tout à fait particulière au sein du Patriarcat oecuménique et de l’orthodoxie. Soyez en conscients et fiers. Vous êtes les dépositaires d’un héritage spirituel qu’il faut continuer de faire fructifier, comme dans la parabole des talents."

La France est attachée au projet de construction d’une nouvelle église orthodoxe russe, a assuré le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault

Hier, à Paris, à l'occasion de la visite et de la conférence de presse conjointe avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que la France est attachée au projet de construction d'une nouvelle église orthodoxe russe à Paris. Il a toutefois précisé que le quartier est soumis à  des "règles d'architecture et de patrimoine", avant d'ajouter "Je crois que nous sommes sur la bonne voie pour trouver le bon projet (…) Je suis sûr que cette solution va être trouvée."

Sources: Le Nouvel observateur, AFP, sur BFMTV

Selon le “Journal du dimanche”, le projet de nouvelle église orthodoxe russe à Paris serait bloqué en l’état

Dans son édition d'hier, le Journal du dimanche affirme, concernant le projet de construction d'une nouvelle église orthodoxe russe à Paris, "Le permis de construire ne sera pas délivré "en l’état", selon nos informations. L'Élysée prend ainsi le risque de contrarier le président russe Vladimir Poutine. Bertrand Delanoë exulte. Mais des scénarios de compromis sont aussi à l’étude." Il est aussi précisé: "Le préfet de Paris et d’Ile-de-France, Daniel Canepa, attend les instructions de l’Elysée, où la directrice de cabinet, Sylvie Hubac, est à la manœuvre. Car le sujet est  "ultrasensible"." Il est aussi rapporté: "le ministère des Affaires étrangères préfèrerait éviter tout incident diplomatique avec la Russie. Mais Aurélie Filippetti, à la Culture, n’a toujours pas rendu son avis auquel le préfet ne peut se soustraire. Et elle n’est pas disposée à ce que celui-ci soit favorable sans un profond remaniement du projet dessiné par l’architecte espagnol Manuel Nunez-Yanowsky. "On essaie de réorienter le projet sans froisser nos interlocuteurs russes. On discute avec eux de manière constructive. Ils ne le prennent pas mal", dit-on au cabinet de la ministre." Selon le Journal du dimanche, plusieurs scénarios sont à l'étude à l'Elysée.

Source (et intégralité de l'article): Journal du dimanche
 

Des incertitudes concernant le projet de construction d’une nouvelle église orthodoxe russe à Paris

Un article du Journal du dimanche (JDD) rend compte des incertitudes concernant le projet de construction d'une nouvelle église orthodoxe russe à Paris. Il y est rapporté: " Le permis de construire une église orthodoxe au pied de la tour Eiffel doit être signé ou refusé le 29 novembre. La mairie de Paris est contre. L’Élysée hésite." Il est également indiqué: "En France, les autorités sont partagées. Le Quai d’Orsay plaide pour la poursuite du projet de cathédrale russe à Paris. "La Fédération de Russie est propriétaire du terrain. Nous souhaitons que ce dossier aille de l’avant", dit-on au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. La décision est entre les mains de l’Élysée… qui hésite. Le préfet de Paris attend un feu vert pour délivrer le permis de construire. Il lui manque aussi l’avis du ministère de la Culture, au titre de la mitoyenneté du projet avec plusieurs monuments historiques classés, dont le pont et le palais de l’Alma. Selon le cabinet de la ministre Aurélie Filippetti, "des discussions sont en cours avec l’État russe et l’Église orthodoxe pour définir des adaptations et des améliorations au projet et permettre sa réalisation". En clair, l’Élysée tente de trouver un compromis pour que personne ne perde la face. Mais que faire si la partie russe refuse de modifier son projet ? D’ici à quinze jours, l’acte de naissance, ou de décès, de la cathédrale russe parisienne devra être proclamé."

Source (et intégralité de l'article): Journal du dimanche. Image: maquette du projet choisi (source). Précédentes notes sur cette question: 1, 2, 3, 4, 5, 6

Ajout (13.11): le projet retenu et celui défendu par le maire de Paris (source: La Croix)

Un communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France sur la visite du patriarche Bartholomée à Paris et du patriarche Daniel à Strasbourg

Bartholomee_A la rencontre du mystère-couverture] L'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié hier un communiqué qui évoque notamment sur la visite du patriarche Bartholomée à Paris et celle du patriarche Daniel à Strasbourg. Extrait: " Le patriarche Bartholomée effectue une visite officielle en France du 11 au 14 avril 2011, où il aura l'occasion de rencontrer, à Paris, plusieurs officiels de notre pays. Le patriarche Bartholomée compte aussi rencontrer les évêques orthodoxes de France et d'échanger avec eux sur le vécu de l'Eglise orthodoxe dans notre pays ainsi que sur la coopération inter-orthodoxe au sein de l'AEOF. Le lundi 11 avril 2011 à 18h30, le patriarche Bartholomée célébrera une doxologie (Te Deum), ouverte à tous, en la cathédrale Saint-Stéphane. De même, à l'occasion de cette visite, Sa Sainteté participera le mardi 12 avril 2011 à 10h30 à une rencontre aux éditions du CERF à Paris pour la présentation de son livre (couverture ci-contre, en librairie le 21 avril, ndlr) À la rencontre du mystère. Comprendre le christianisme orthodoxe aujourd’hui. Une visite à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris est également programmée pour le jeudi 14 avril, à 10h, où se tiendra une séance académique ayant comme sujet la nouvelle édition de la TOB. L'AEOF diffusera le programme détaillé de l'ensemble de la visite du patriarche Bartholomée à Paris prochainement. De son côté, Sa Béatitude le patriarche Daniel, primat de l'Eglise orthodoxe de Roumanie, effectuera une visite du 9 au 13 avril à Strasbourg, invité par le Conseil de l'Europe à s'adresser à cette instance, comme ce fut le cas pour d'autres primats d'Eglises orthodoxes par le passé. "

Dix finalistes au concours international pour la construction d’une nouvelle église russe à Paris

Dix finalistes ont été retenus hier au concours international pour la construction d'une nouvelle église russe à Paris. Le lauréat devrait être désigné avant mars 2011. Les travaux débuteront en janvier 2012. Le Moniteur relate: "Pour Monseigneur Marc, ce concours marque "une étape symbolique pour l'architecture orthodoxe russe". Il confesse avoir noté des "projets intéressants faisant la synthèse entre l'architecture traditionnelle russe et l'architecture moderne occidentale". Il remarque aussi des "défauts" chez certains concepteurs. Aux Russes, il reproche la tentation de "reproduire les cathédrales existantes" dans leur pays. Aux Occidentaux, il critique leur "absence de connaissance sur la construction d'église dans le monde orthodoxe", et plus particulièrement sur leur aménagement intérieur "non-conforme aux canons" établis. A Paris, un conseiller de la mairie du 7e arrondissement avoue que la "préoccupation des habitants est d'éviter une architecture agressive et provocatrice." Les projets seront brièvement présentés, les 18 et 19 décembre, à la résidence de l'ambassadeur de Russie (79, rue de Grenelle, Paris 7ème).

Source: Le Moniteur

Paris: inauguration du nouveau lieu de culte de la communauté antiochienne

Image001 Le samedi 16 octobre, le métropolite Jean (Yazigi), évêque titulaire du diocèse d'Europe occidentale du Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche, a présidé un office des vêpres dédié a l'inauguration du nouveau lieu de culte de la paroisse grec-orthodoxe d'Antioche de Paris. La nouvelle église dédiée à sainte Hélène et qui se situe dans la ville de Vaucresson, à quelques kilomètres à l'ouest de Paris, a été inaugurée avec la participation de deux membres de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, en la personne du métropolite Joseph et Mgr Michel de Genève, du doyen de l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge le père Nicolas Cernokrak, du père Nicolas Ozoline, professeur à l'Institut, du père Jivko Panev, responsable de la formation théologique par correspondance à l'Institut, de l'évêque de Nanterre, Mgr Gérard Daucourt, de la juridiction duquel dépend l'église Sainte-Hélène mise à la disposition de la communauté antiochienne, ainsi que de nombreux clercs et laïcs d'autres églises chrétiennes du Proche Orient et du diocèse antiochien. De même, ont pris part aux côtés des autorités locales représentées par Virginie Michèle Paulson, maire de Vaucresson, les ambassadeurs de la Grèce, du Liban, de la Syrie, de la Jordanie, ainsi que l'ambassadeur de la Ligue arabe accrédité à Paris. Dans son allocution, le métropolite Jean a rendu grâce au Seigneur pour cette bénédiction d'un nouveau lieu de culte, et après avoir remercié tous les participants pour leur présence à cet office, il a rendu hommage á la "transition oecuménique" que représente la mise à disposition de la communauté orthodoxe antiochienne d'un lieu de culte de l'Eglise catholique romaine, et à l'attitude fraternelle de Mgr Daucourt en soulignant combien il a été un grand facilitateur pour faire en sorte que ce lieu de culte soit mis à la disposition des orthodoxes d'Antioche dans de bonnes conditions. Il a également rappelé les liens profonds qui unissent les orthodoxes d'Antioche à la cathédrale Saint-Stéphane de la Métropole grecque de France sous l'omophore du métropolite Emmanuel, cathédrale qui a accueilli fraternellement la communauté antiochienne de Paris depuis plus de 25 années déjà. Vous pouvez lire la totalité du discours du métropolite Jean en français que nous mettons à votre disposition ici.

A propos du projet de la nouvelle église russe à Paris

Le weblog "Parlons d'orthodoxie" a publié sur cette page la traduction d'un article sur la première réunion, le 30 septembre, de la commission de l’appel d’offre international du projet du centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris (quai Branly). "Les membres de la commission sont M.M. A.Avdéev et F. Mitterrand, ministres de la culture des deux pays, M. Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie en France, M. Bokov président de l’union des architectes de Russie, S.E. Marc, archevêque d’Egorievsk ainsi que plusieurs représentants de l’Eglise orthodoxe russe, de la municipalité de Paris et des associations". Concernant les constructions et aménagement prévus, il est indiqué: "Le terrain d’une superficie de 4.245 m2 se situe quai Branly. Y seront édifiés une cathédrale orthodoxe ainsi que les locaux administratifs du diocèse des salles d’études et des hémicycles destinés au Séminaire orthodoxe de Paris, un foyer étudiant et une bibliothèque. Un grand jardin est prévu au milieu du terrain".

Un article du “Nouvel observateur” sur l’acquisition du terrain pour la future cathédrale russe à Paris

L'hebdomadaire Le nouvel observateur a publié un article sur l'acquisition du terrain à Paris par la Fédération de Russie pour l'édification, notamment, d'une nouvelle cathédrale russe dans la capitale française. Cette enquête, par-delà le point de vue de son auteur, révèle un certain nombre de faits, d'actions et de réactions, dans les coulisses des tractations pour cette acquisition. Elle est en ligne sur le blog du journaliste qui en est l'auteur, Vincent Jauvert, et a été publiée dans la version papier du magazine n°2377 (27 mai- 2 juin 2010).

Cérémonie des voeux  de l’AEOF à l’occasion de la nouvelle année civile 2010

26012010147 Le 26 janvier dernier, a eu lieu à cathédrale grecque à Paris, la cérémonie des vœux à l'occasion de la nouvelle année organisée par l'Assemblée des évêques orthodoxe de France (AEOF).  Mgr Emmanuel, président de l'AEOF, avec les évêque membres ont célébré l'office de doxologie, suivi du partage du gâteau traditionnel de saint Basile (Vasilopitta) auquel ont participé, des fidèles orthodoxes de différentes juridictions, l'ambassadeur de Grèce en France, Constantin Chalastanis, le père Nicolas Cernokrak, doyen de l'Institut Saint-Serge à Paris, Mgr Norvan Zacharian primat de l’Eglise apostolique arménienne à Paris, Mgr Jean-Yves Nahmias, évêque auxiliaire de Paris, le pasteur Claude Baty, président la Fédération protestante de France (FPF), le père Michel Malèvre, ancien secrétaire du comité épiscopal pour l'unité des chrétiens ainsi que des fidèles catholiques et protestants. Avant d'inviter les présents à la réception, organisée par les membres de la paroisse Saint Etienne, Mgr Emmanuel a prononcé les vœux du nouvel an, au nom de tous évêques membres de l'AEOF. Nous vous invitons à visualiser l'album de photographies de la soirée.

Le dimanche de l’orthodoxie à Paris, Bruxelles, Rotterdam et Nice (16 mars)

A
Paris, une concélébration, à partir de 10h15, aura lieu le dimanche matin, 16
mars, dans la cathédrale
Saint-Etienne
. L’homélie sera prononcée par le père Nicolas Cernokrak,
doyen de l’Institut Saint-Serge. L’après-midi une fête des
paroisses de Paris et de la région parisienne
est organisée à l’Institut
Saint-Serge (affiche).
Au programme : repas, témoignages sur la vie et les activités de paroisses
des différentes juridictions, stands, thé-collation et vêpres en français (pour
d’autres informations, voir l’affiche).

A Bruxelles, une liturgie
rassemblant toutes les juridictions aura lieu dans la cathédrale des Saints
Archanges. Plus d’informations ICI et sur cette autre page.

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Dimanche du triomphe de l’orthodoxie à Paris, à Bruxelles et à Nice

De
nombreuses photographies du dimanche du
triomphe de l’orthodoxie à Paris ont été mises en ligne : la divine liturgie
à la cathédrale
Saint-Etienne
, l’après-midi
à l’Institut Saint-Serge (lire cette note),
voir aussi cet autre
album
. Pour Bruxelles : l’album de
photographies
, un compte rendu
avec l’homélie du père Panagiotis Moschonas.

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La journée du Dimanche de l’Orthodoxie à Paris

Plusieurs manifestations ont ponctué la journée du Dimanche de l’Orthodoxie à Paris. Le matin, la liturgie eucharistique, a été concélébrée par des évêques et prêtres des différentes juridictions présentes en France, sous la présidence du métropolite Emmanuel, avec en outre la participation de Mgr Kallistos (Ware), dans la cathédrale Saint-Etienne. Pour voir des photographies de cet évènement, cliquez ici .

P_lev_gillet_200305_1_1 Dans l’après-midi, une table ronde était organisée, à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la naissance au ciel du père Lev Gillet. Elle était intitulée : Le moine de l’Eglise d’Orient : père Lev Gillet. Environ 150 personnes étaient présentes. Des photographies de celle-ci sont en ligne sur cette page .

Photographie : la table ronde à l’Institut Saint-Serge. De gauche à droite : Elisabeth Behr-Sigel, Mgr Kallistos (Ware), Mgr Gabriel de Comane, diacre Nicolas Lossky, dom Emmanuel de Chevetogne, père Michel Evdokimov(photographie prise par A.S.).

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La journée du Dimanche de l'Orthodoxie à Paris

Plusieurs manifestations ont ponctué la journée du Dimanche de l’Orthodoxie à Paris. Le matin, la liturgie eucharistique, a été concélébrée par des évêques et prêtres des différentes juridictions présentes en France, sous la présidence du métropolite Emmanuel, avec en outre la participation de Mgr Kallistos (Ware), dans la cathédrale Saint-Etienne. Pour voir des photographies de cet évènement, cliquez ici .

P_lev_gillet_200305_1_1 Dans l’après-midi, une table ronde était organisée, à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la naissance au ciel du père Lev Gillet. Elle était intitulée : Le moine de l’Eglise d’Orient : père Lev Gillet. Environ 150 personnes étaient présentes. Des photographies de celle-ci sont en ligne sur cette page .

Photographie : la table ronde à l’Institut Saint-Serge. De gauche à droite : Elisabeth Behr-Sigel, Mgr Kallistos (Ware), Mgr Gabriel de Comane, diacre Nicolas Lossky, dom Emmanuel de Chevetogne, père Michel Evdokimov(photographie prise par A.S.).

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“Le Dimanche du Pardon 2017 et le mois d’Adar 5777” par le père Alexander Winogradsky Frenkel

Les anémones poussent dans le désert… et les champs du Néguev montrent les premières couleurs qui mènent à la moisson.

L’aurore boréale illumine en vert les cieux nordiques, de grosses avalanches viennent de se produire à Svalbard, dont la capitale Longyearbyen est aujourd’hui un centre international sur les études arctiques. Un lieu où Norvégiens, Anglais et Russes ne cessent de se croiser depuis deux siècles, et où des réfugiés érythréens, afghans et syriens viennent de trouver un asile plutôt temporaire.

Les Ukrainiens continuent de mener leur guerre en forme de sauvegarde d’héritages anciens alors que certains dériveraient vers l’Ouest et que d’autres se rattachent de manière dramatique à une Fédération de Russie puissante, amputée de nombreux territoires perdus après la chute du communisme.

Désormais, la fracture semble se confirmer : les autorités russes reconnaissent depuis deux semaines les passeports – non-reconnus au plan international – des Républiques du Donbass et de Lougansk.

Ne rejeter personne et tout supporter, en bien comme en mal.
Quel temps de pardon, quel temps de simples prises de conscience que des segmentations rebelles, tenaces, plus fortes que toute logique d’union subsistent, s’affermissent de manière obtue. Il reste surtout le souvenir de temps où les frontières semblaient impossibles à déterminer quand les territoires sont si immenses, hors d’un horizon raisonnable et perceptible.

A Jérusalem, la Mission ecclésiastique orthodoxe du Patriarcat de Moscou a ébauché le programme des festivités du centenaire de la Révolution bolchévique. L’argument se déploie dans le monde entier alors que l’Eglise de Moscou rénove ses possessions en Europe occidentale (cathédrales de Londres, de Paris et la paroisse historique de Zurich), notant, à l’occasion que ses paroisses sont parmi les plus fréquentées dans la péninsule italienne.

A Jérusalem, à Tibériade, à Eyn Karem ou au Chêne de Mambré (Hébron), l’Eglise russe de Moscou et les monastères de l’Eglise Hors Frontière (c’est-à-dire en dehors du territoire maternel de la Russie) s’apprêtent à commémorer le martyre de la famille du Tzar, assassinée à Ekaterinenbourg (anciennement Sverdlovsk).

Les portraits, les icônes fleurissent partout, y compris dans toute la Terre Sainte (en Jordanie et dans les Territoires Palestiniens). La question est problématique pour les ressortissants juifs d’Israël venus de l’ex-URSS. Encore que les mouvements de l’aliyah furent tellement paradoxaux que les générations actuelles peuvent en arriver, par ignorance, inconscience ou la découverte d’un monde différent de la yiddishkayt martyrisée sous les Tzars, à considérer les Romanov comme étant les héritiers évidents, de droit divin et historique d’une Russie qui se relève et mène le combat d’une rencontre indispensable avec la modernité. En Russie orthodoxe – sur le chemin ardu de retrouvailles avec la Sainte Russie sinon de la Troisième Rome – la légitimité de la famille Romanov ne fait aucun doute.

Le Patriarche Kirill de Moscou l’a décrit tout au long de son périple en Europe occidental voici quelques semaines : aucune autre nation chrétienne n’a autant subi le martyre du reniement total de la foi – on peut parler d’apostasie étatique, de destructions systématiques des églises, des couvents, de la déportation et de l’assassinat programmé et inflexible de milliers de membres de tous les clergés et de millions de laïcs (orthodoxes, catholiques, protestants) pendant tout le temps d’un 20ème siècle dépouillé de toute humanité apparente.

La réalité est si forte, la conviction si intime pour un grand nombre de fidèles et le clergé orthodoxe que le Patriarche Kirill semble isoler – il est suivi aussi par de nombreux « penseurs » ou croyants orthodoxes dans le monde, y compris en Israël – le martyrologe chrétien oriental, faisant l’impasse, sans doute de manière trop « naturelle », au niveau des populations de Russie et des anciens satellites – sur la catastrophe de la Shoah.

Est-il question de pardon ? de prise de conscience ? Le Patriarche moscovite l’a rappelé à Londres et à Paris : les peuples de Russie se sont fourvoyés en adoptant des idéologies qui semblaient puissantes, égalitaires, chargées d’inspiration pour le bien et le développement social et communiste de tous les peuples.

Il affirme aujourd’hui que ces idées ont vécu, leurs partisans ont disparu car, dit-il, « la Parole vivante de Dieu est seule vraie et porteuse de vérité, de vie et d’authenticité ». C’est vrai de l’héritage biblique comme de la Parole évangélique. Comme si d’une pravda/правда – vérité imposée faussement par les camarades et le Parti, l’homo post-sovieticus culbute et se mue en croyant conscient de sa tâche novatrice à lutter pour une nouvelle évangélisation, souvent plus puissante que celle de Rome. Il a désormais la tâche de lutter partout contre la déchristianisation et une société de mort.

Est-ce absurde ? La question est qu’il faut tout pardonner… Sans être dupe, sans que les gens vous prennent pour un idiot, car c’est fréquent, surtout dans le monde religieux un peu trop cosmopolite de la Terre Sainte et Affiliées.

Avant d’en appeler à la moralisation de la vie publique, politique, sociétale, le monde des responsables de la foi ont à donner une image conforme aux Commandements divins.
Il est possible de pardonner sans cesse, sans relâche, sans même que cela soit compréhensible ou humainement supportable. Dieu sait que nous pouvons pardonner… jusqu’à galvauder un mot dont la profondeur touche aux seules vérité célestes. Cela ne signifie pas que les êtres humains sachent comment exprimer ce pardon du plus profond de leur âme. C’est ce que le Créateur fait si nous le faisons d’abord. Nous en sommes plus rarement conscients.

Il y a un côté dérisoire sinon grotesque à affirmer cela dans un univers aussi paganisé. Il serait plus exact de dire que tous les continents sont soumis à des processus d’éloignement de la foi, pour les chrétiens cela se traduit par cette déchristianisation. Même christianisé, le monde de la Foi authentique témoigne d’une bien pauvre capacité à pardonner.

Les films russes montrent cette quête spirituelle de renouveau, de pureté. Le dernier film de Martin Scorsese « Silence » (particulièrement apprécié en Russie), insiste sur les limites possibles du témoignage de la foi. Au Japon, un Jésuite est tellement choqué et effrayé par le martyre subi par les fidèles chrétiens assassinés devant lui, qu’il abjure…

Notre décennie en est là : la montée de violences internationales, du peu de cas fait de chaque existence humaine, tout conduit à une soif de références venues de l’Autre divin avec des sentiments ambigus, hésitant entre abjuration et fondamentalisme irréfléchi. C’est une chose que d’éructer à l’année des paroles de pieuse bonté sucrée; partager la vie spirituelle requiert une vraie tolérance, de vrais dialogues et surtout le courage de tenir compte d’autres, de bien d’autres que soi et les siens.

La trahison, le mensonge se retrouvent toujours dans la corruption, dans le vagabondage de pensées qui se voudraient intelligentes et philosophiques. C’est l’un des dangers les plus noueux des personnes qui prétendent avoir la foi, qui s’engagent dans les Eglises mais aussi dans les structures du judaïsme et de bien d’autres systèmes religieux. Avant d’en appeler à la moralisation de la vie publique, politique, sociétale, le monde des responsables de la foi ont à donner une image conforme aux Commandements divins.

Trop souvent, les fractures apparaissent quand disparaît le devoir de sacrifice qu’implique la véritable unité, la réconciliation. Elle apparaît dans le silence.

Dieu est tellement Autre que nous avons du mal à comprendre que nous sommes créés à Son Image et à Sa Ressemblance.

Tel est le prix du Pardon. Savoir de manière intime, par quelque chose d’encore plus intime que l’intime conviction, que nous pouvons effacer, pardonner, racheter, oublier le mal et le dépasser, bref savoir que nous avons été rachetés. C’est l’âme du Kippour. C’est la respiration de la Communauté d’Israël.

Pourtant, celui qui pardonne ignore tout autant ce qu’il fait. Mais il agit ainsi d’une manière qui ne sera pas compréhensible, sinon peut-être sur un temps impossible à déterminer.

« Absous, remets, pardonne et rachète Dieu, / ainsi que toute la Maison D’Israël ainsi que l’étranger que demeure avec lui car toute le peuple (des êtres humains) a failli ». C’est sans doute l’une des prières les plus profondes d’Israël qui ignore le plus souvent que les traditions chrétiennes orientales la reprennent quasi mot pour mot.

Ne rejeter personne et tout supporter, en bien comme en mal ? Il ne sert à rien de rendre le mal pour le mal. De rendre la haine pour le mépris.

On trouve toute une « faune » de « para-chrétiens en mal d’eux-mêmes, de Juifs inaccomplis, de personnes chrétiennes qui sont plus juives que les Juifs ». D’autres ne peuvent même imaginer ou tolérer des êtres comme les Juifs, les Arméniens, les Tziganes et toutes sortes de « peuples » où foi et nation semblent s’entremêler.

Tout cela baigne dans une quête profonde d’identité qui ne peut s’effacer en quelques lignes corrigées et re-corrigées à la hâte pour cause d’ouverture au monde.

Que sont ces implosions de haine et de tueries sauvages, d’ignorance crasse des autres comme souvent de soi-même ou de ceux que l’ont affirment comme siens, ces brasiers de sang et d’irrespect ou chacun ne voit que sa tribu, son clan et s’étonne que les nations tremblent comme la terre ou les raz-de-marée.

Il y a alors une force spirituelle « inédite » : le pardon. Le pardon n’est pas la réconciliation. Je ne fréquente que des gens qui finissent par se détester à force de vouloir se réconcilier de manière fictive.

Voici ce que l’Eglise de Jérusalem célébrera ce dimanche vers 14 h. 30 et que je reprends d’un article précédent :

Après l’office des vêpres du dimanche soir qui précèdent l’entrée dans le temps du Grand Jeune (Carême) qui débute le lundi […], le clergé et les fidèles accomplissent un rite profond et signifiant, riche. C’est le dimanche du pardon (прощеное Bоскресенье).

Le rite est très long et solennel dans la tradition slave. Il aura lieu demain dans toutes les églises orthodoxes comme dans les rites byzantins catholiques. Les Eglises assyriennes et syriaques ont déjà rappelé les trois Jours de Ninive, de retournement à Dieu avant le début du Grand Carême qui mène à la Pâque chrétienne.

Après une série de prières de repentance et de pardon, le clergé de tout rang et les fidèles se prosternent deux par deux – face à face, se demandent mutuellement pardon pour toutes les fautes volontaires et involontaires, conscientes et non-conscientes et se relèvent en s’embrassant dans l’espérance de la Résurrection.

Le rite que nous accomplissons au Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, est succinct. Souvent le clergé et les fidèles échangent en grec un “Καλή Σαρακοστή!” (bonne quarantaine = de jeûne), voire souvent “Καλό Πάσχα! (Joyeuse Pâque)”.

Le Patriarche Théophilos lira, au début une prière pénitentielle qui implore le pardon de Dieu. En hébreu, on dit “tzom kal – צום קל” (jeune paisible, simple) en hébreu. La phrase est curieusement un décalque de celle que l’on dit pour le Yom Kippur, comme si l’on devait mettre l’accent sur le jeûne – en fait, l’accent est sur le pardon et, en hébreu il serait logique alors de dire “shalom uslikhah – שלום וסליחה”. En russe, on échange l’expression « S postom/с постом – (bon) Jeûne ».

Le rite provient du Kippour ou “Jour de Grand Pardon, de rachat, d’expiation totale”. Le pardon s’exprime de manière constante dans la prière chrétienne, mais uniquement en grec, dans le Notre Père qui indique : “Pardonne-nous nos offenses (péchés, remets-nous nos dettes) comme nous avons déjà remis, pardonne à ceux qui nous ont offensé”.

Le mois nouveau de Adar (rosh chodesh Adar = ראש חודש אדר) commence cette année dimanche soir.

Ces petits Yom Kippour ont été instaurés au 16eme siècle par l’Ecole de Safed puisque la lune est éclairée par le soleil par des reflets qui laisseraient croire qu’elle paraît, naît, grandit, devient pleine puis diminue et disparaît.

Ceci montre une permanence physique dans la fidélité de Dieu qui s’exprime par une dimension de double reflet : de la blancheur lumineuse de la lumière du soleil sur la lune et de ce reflet de la lune sur la terre.

Peut-on tout pardonner ? La question se pose de façon très réelle à tous les niveaux de la société, mais aussi de la nature humaine.

Il y a la question de Simon-Kaipha à Jésus : “Combien de fois dois-je pardonner ? Sept fois ?” – Jésus répond : “Soixante-dix (-sept) fois sept fois » (Matthieu 18, 21). Que la mesure soit de 49 ou dépasse 50, il ne faut pas penser que c’est une mesure déterminée.

Elle excède précisément, dans sa symbolique, les 500 qui était la mesure ou middah (mesure parfaite dans le Temple). Il n’est pas question d’un bâtiment ou d’une mesure rituelle.

Il y a une « plénitude ou surabondance » d’une autre nature. Le pardon se trouve à cette mesure, ce que la foi orthodoxe et orientale exprime dans le « plérôme de la foi ».

C’est en cela que le “pardon” est l’âme du judaïsme ET du christianisme. Cela dépasse toute chose démontrable ou explicable. C’est immatériel et pourtant le pardon est sans doute la forme la plus élevée, la plus difficile à atteindre pour l’être humain.

J’ai entendu des sermons, des homélies savantes ou apparemment persuasives et théologiquement fondées sur le pardon et la nécessité de pardonner. Face aux travaux pratiques, ces paroles se montraient fumeuses et ineptes.

L’âme du pardon est de tout supporter, non que tout soit supportable, loin de là. Mais, très souvent au cours de la journée, me viennent les paroles du psaume “Ils ne savent pas, ils ne comprennent pas – לא יודו לא יבינו”.

Ne pas savoir, ne pas comprendre pourquoi.

Les circonstances actuelle doivent nous inciter à une profonde introspection, un vrai « ‘heshbon-nefesh/חשבון-נפש ».

Justement, comment mesurer la cohérence de densité humaine ?

N’est-il pas curieux que le mot « perversion » vienne du latin « pervertere » qui signifie « retourner, renverser » comme dans le cas de la conversion-techouva/תשובה ». Il faut s’interroger sur cette propension – quasi morbide – de systématiquement tourner à la transgression la plus lâche et sale à faire un usage falsificateur d’un retournement positif vers l’Eternel. Comme si l’anéantissement et la destruction naturels ne pouvaient être rayonnants d’une force de vie et de vraie bonté.

Ce sont ces stratagèmes tortueux qui amènent à changer le bien en mal, avec un réel appétit de destruction. Et pourtant, la pensée hébraïque joue sur le paradoxe de facettes qui peuvent tourner du mal au bien, comme dans le film « Le Dictateur » où le tyran Adolf se mue imperceptiblement en Charlot, homme bon et juste.

La langue hébraïque est claire dans ses mots : « kèn/כן = oui » est lié à la racine « Kun, Kavana, kivoun, kohen/כון, כונה, כוון, כהן = diriger, intention, direction et sacrificateur) » et s’oppose à « lo/לא = non qui s’écrit à l’inverse du nom de l’Eternel ». (cf. Matthieu 5, 37 : « Que votre oui soit oui, que votre non soit non, le reste vient du Mauvais »).

La joie du mois d’Adar est comparable à celle qui traverse le Grand Jeûne ou Quarante Jours (Carême) des Chrétiens d’Orient dans leurs célébrations faites de paisible quiétude et de confiance.

Elle commence surtout par le 7 Adar, jour de commémoration de la naissance et de la mort de Moïse. Une soirée et une journée d’étude car celui qui a foi est conscient qu’il ne sait rien ou bien peu de choses. Il est pourtant possible de chercher et d’y trouver cette tranquillité d’être vivant. C’est aussi le jour mémorial où l’on fait mémoire de tous les soldats morts sans sépultures ou dans des lieux restés inconnus.

Dans des périodes de grande confusion, il est facile de donner des avis, des conseils qui s’avèrent vides, sans fondement. Les possibilités médiatiques mettent en scène en 24/24 – 7/7 des scenarii inconsistants, virtuels et surtout éphémères.

Je le redis sans cesse : à Jérusalem, il y a des âmes qui crient, hurlent – non seulement les vieilles souffrances de la persécution anti-juive. Il y a le cri de l’âme de tout habitant, de tout peuple, langue, nation, de souffrances si peu comprises et explicables qu’il ne semble rester que la solution de la déraison.

Il faut cependant savoir que, trop d’êtres humains, de créatures vivantes souffrent et que cela va bien plus profond que toutes les vidéos et notre chasse à l’événementiel.

C’est curieux : le véritable péché de Sodome et Gomorrhe est celui de l’exclusion. C’est une perversion invariante dans la douleur qui affecte l’être humain.

Le Petit Kippour comme le temps de Jeûne conviennent à maîtriser des pratiques, des actions, des comportements sociétaux où rien n’est plus évident. La foi et la conscience spirituelle invitent non pas à ergoter sur des principes théologiques alléchants – il y va de notre capacité humaine à nous rencontrer, à nous porter au moyen de la bénédiction de vie que nous recevons, ne fût-ce que parce que nous sommes vivants.

C’est aussi rencontrer son et ses prochains. En hébreu, cela suggère non pas celui que est proche (comme l’indique la Peshitta araméenne « qariba/קריבא – celui qui est proche, parent ») mais celui qui est « sien » mais peut aussi faire du mal et être un ennemi « ra’/רע – prochain (cf. lettres désignant le mal, bien qu’il y ait eu une mutation sémantique).

C’est aussi aider les organisations sociales qui luttent pour ceux qui sont dans le besoin, visiter les malades de manière fréquente, d’assister les prisonniers. Les grands Saints ont expliqué combien ce sont des actions qui expriment cette joie à vivre et à pacifier ceux qui sont rejetés, violentés, oubliés.

C’est là que tout est possible à l’Eternel et que le pardon prend son sens sur un chemin pascal.

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Jovan Nikoloski