23/03/2017
Actualités

Category Archives: Europe

Feed Subscription

Le patriarche Bartholomée a assité à la bénédiction du « Kouvouklion » à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Sur l’invitation fraternelle de le patriarche de Jérusalem Théophile III, le patriarche œcuménique Bartholomée est assisté à Jérusalem le 21 mars 2017, accompagné par le métropolite doyen de Chalcédoine, Mgr Athanase, le diacre Niphon et Μ. Marios Tarinas, afin d’assister à la cérémonie de bénédiction du « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre après l’achèvement des travaux de conservation et de restauration.

Source

Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphem

Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphem et tous les autres accusés au sujet d’un échange de terrains controversé entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi. En 2008 avait eu lieu un accord entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi au sujet d’un échange de terrains, lequel a fait l’objet d’actions en justice, pendant presque dix ans, avec de nombreux rebondissements. Finalement, la Cour d’Appel d’Athènes, par sa décision du 21 mars 2017, a acquitté définitivement l’archimandrite Éphrem, higoumène de Vatopédi, ainsi que tous les accusés. Le monastère de Vatopédi a publié le communiqué suivant : « Par la décision de ce jour de la justice hellénique est rétabli l’honneur de ceux qui ont souffert injustement pendant quasiment une décennie. Le saint Monastère de Vatopédi, rendant grâce à Dieu qui a permis que justice fût rendue, pourra ainsi continuer sans encombres son œuvre spirituelle et caritative. Gratitude est exprimée au patriarche œcuménique Bartholomée, à l’Église de Grèce, aux Patriarcats d’Alexandrie, Jérusalem et à tout le clergé et le peuple qui ont été à nos côtés durant toutes ces années ».

Source

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion appelle Staline « un bourreau » et soutient l’interdiction de l’immortalisation du souvenir de celui-ci en Ingouchie

On soutient dans l’Église orthodoxe russe la décision du Parlement d’Ingouchie d’interdire « l’immortalisation » du souvenir de Staline. « Cette décision est parfaitement justifiée, parce que les Tchétchènes et les Ingouches ont souffert du régime stalinien et des mesures dont ils ont été victime pendant la seconde guerre mondiale. Presqu’un million de gens ont été déportés. Mais ce ne furent pas les seules déportations. De nombreuses autres minorités nationales de ce qui était l’Union soviétique ont été exposées à ce genre de déportations », a déclaré le président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion lors de l’émission de la série « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossiya 24 ». Il a souligné que « l’immortalisation de la mémoire des bourreaux ne doit pas avoir lieu… Je pense que tôt ou tard, il y aura chez nous une seule évaluation de ces événements et de ces individus », a déclaré le hiérarque. Selon lui, l’Église a clairement exprimé son attitude envers le gouvernement de Lénine et de Staline, ainsi que celle de toute la période soviétique lorsqu’elle a canonisé au nombre des néo-martyrs et des confesseurs les victimes des persécutions en URSS. « Nous ne pouvons pas glorifier simultanément les victimes et les bourreaux. C’est ce qu’avait déjà dit le défunt patriarche Alexis II lorsqu’était discutée la canonisation des néo-martyrs et les questions liées à l’attitude envers les dirigeants du régime soviétique » a mentionné le métropolite.

Source

Le père Emmanuel Sarris, clerc de l’Église orthodoxe de Crète, qui avait interrompu la commémoration de son métropolite, est revenu sur sa décision

« Le diocèse métropolitain de Rethymnon et d’Avlopotamos annonce avec beaucoup de joie à ses fidèles que le père Emmanuel Sarris, qui appartient à son clergé, est revenu à l’ordre canonique et a commencé à commémorer, à nouveau, le nom de son évêque lors des offices liturgiques et ce sur proposition du Saint-Synode de l’Église de Crète et suite à des contacts personnels avec le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos, Mgr Eugène ». Le père Emmanuel avait interrompu la commémoration de celui-ci le Dimanche de l’orthodoxie, le 5 mars 2017. Le dimanche de la Vénération de la Croix, le 19 mars 2017, le prêtre a rétabli ses relations avec son évêque et son Église locale durant la liturgie célébrée dans sa paroisse, ce qu’il a confirmé dans son homélie. Le soir du même jour, lors des vêpres célébrées en la cathédrale métropolitaine de Rethymnon, le père Emmanuel, sur proposition de Mgr Eugène, a pris la parole pour souligner devant l’évêque, les prêtres et les fidèles, qu’il était revenu sur sa position préalable.

Source

Le métropolite Hilarion : Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes

Le 11 mars 2014, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a répondu aux questions de l’animatrice de télévision Ekaterina Gratcheva dans l’émission L’Église et le monde sur la chaîne Rossia-24. Cette émission est diffusée les samedis et les dimanches.

E.Gratcheva: Bonjour ! Nous nous entretiendrons avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Monseigneur, bonjour.

Métropolite Hilarion : Bonjour, Ekaterina. Chers frères et sœurs, bonjour.

E.Gratcheva: Le 20 février, l’un des startsy les plus vénérés de l’Église orthodoxe russe de ces deux siècles, père spirituel de trois Patriarches, l’archimandrite Cyrille (Pavlov), est décédé. Les fidèles qu’il dirigeait le considèrent comme leur père spirituel. Comment expliquer à tous les autres ce que sont les startsy orthodoxes russes ?

Métropolite Hilarion : Les startsy illustrent un mode de direction spirituel tout à fait particulier dans l’Église orthodoxe. Tout directeur spirituel n’est pas un starets. Le mot « starets » semble renvoyer l’âge de la personne (du mot « stary », ancien, âgé, NDT), mais il renvoie en fait à l’expérience spirituelle.

Dans l’Église orthodoxe russe, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, y compris un jeune prêtre. Dans l’Église grecque, la règle est différente : les confesseurs reçoivent un document officiel de leur évêque. Chez nous, au contraire, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, c’est-à-dire un conseiller auquel les gens ont recours non seulement en confession, mais aussi lorsqu’ils éprouvent le besoin d’un conseil spirituel.

Le starets est un homme extraordinaire, doté d’un charisme particulier. Ce n’est pas un ministère pour l’exercice duquel on reçoit un mandat écrit ou une nomination. Le starets est un homme choisi par Dieu pour ce rôle. C’est un directeur spirituel d’un genre spécial, que des foules de gens viennent voir, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations difficiles. Le starets, possédant une riche expérience intérieure, peut répondre à leurs questions. D’autre part, de nombreux startsy possèdent un don de clairvoyance, c’est-à-dire qu’ils voient l’homme tout entier. Par exemple, un inconnu vient voir un starets, mais celui-ci sait déjà comment il s’appelle, ou lui parle d’emblée des problèmes qu’il était venu exposer. Cela arrive souvent.

C’est ainsi qu’était le père Cyrille. J’ai eu le bonheur de faire sa connaissance lorsque j’avais 12 ans, et cette rencontre, ainsi que celle de plusieurs autres startsy, a joué un rôle déterminant dans mon choix de vie. Ces hommes m’ont tellement inspiré, j’ai vu en eux tant de bonté, de lumière, d’humilité, de beauté spirituelle que j’ai voulu suivre la voie du service de Dieu et de l’Église.

Ce qui frappe toujours, chez ces hommes, c’est qu’ils ont conservé toutes leurs qualités humaines de compassion, de pitié, d’amour, de sollicitude envers ceux qui viennent les voir. En même temps, dans tous leurs actes humains, ils étaient absolument pénétrés de la présence divine. Cette présence divine se faisait sentir à tous ceux qui venaient les voir.

E.Gratcheva: En dépit des stéréotypes, on remarque des représentants de toutes les couches de la société dans les foules qui font la queue à la porte du starets. Parmi eux, il y a des représentants de l’Administration présidentielle qui viennent demander conseil, ainsi que de grands financiers.

Pourquoi l’homme russe a-t-il autant confiance dans les conseils spirituels, dans les startsy orthodoxes lorsqu’il vient chercher la réponse à une question concrète ?

Le métropolite Hilarion : Avoir confiance dans le starets est tout à fait correct et tout à fait naturel. Mais il ne faut pas non plus confondre le don de Dieu, comme qui dirait, avec une omelette. Par exemple, si un homme d’affaires essaye de se décharger sur le starets de ses responsabilités dans ses affaires, je pense qu’il fait fausse route. Ou si un fonctionnaire de l’état vient faire peser sur le starets le poids des affaires gouvernementales, c’est tout à fait incorrect.

Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes. S’il s’agit d’une question concernant les affaires, mettons vendre ou ne pas vendre telle entreprise, on ne doit pas faire porter la responsabilité de cette décision au starets. Par contre, si le businessman a terminé une affaire et veut continuer dans une autre direction, qu’il a par ailleurs tout préparé à cet effet et veut demander la bénédiction de son directeur spirituel, il peut venir voir son père spirituel ou un starets, lui raconter son histoire, lui demander sa prière et sa bénédiction. Le starets donne généralement sa bénédiction, mais il peut arriver, dans certains cas, que le starets a eu une révélation divine, comme quoi cette nouvelle affaire n’est pas bonne, qu’elle risque de mal finir, et le starets en prévient celui qui vient le voir.

E.Gratcheva: Que pensez-vous du rôle des startsy dans la vie des serviteurs du culte et des fonctionnaires de l’état aujourd’hui en Russie ?

Le métropolite Hilarion : Les obsèques de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) ont montré quel rôle ce starets avait joué dans la vie de milliers de personnes. Pas moins de 20 hiérarques, plus d’une centaine de prêtres et des milliers, peut-être même des dizaines de milliers de laïcs sont venus assister aux funérailles. La Laure était aussi pleine que pour les jours de fêtes de saint Serge de Radonège. Et pourtant le père Cyrille était resté alité et malade pendant des années, il ne recevait plus personne. Tous ceux qui sont venus aux obsèques l’ont connu il y a 20, 30 ou 40 ans. Il avait conservé son influence sur eux, le peuple lui conservait son affection. Je pense d’ailleurs que le père Cyrille (Pavlov) et le père Jean (Krestiankine) seront sûrement canonisés un jour par l’Église. C’est un grand bonheur d’avoir pu connaître un saint de son vivant, pas sur les icônes, mais de l’avoir vu de ses yeux.

E.Gratcheva: Et en Grèce, spirituellement proche de la Russie, comment voit-on les startsy ? Y en a-t-il beaucoup là-bas ?

Le métropolite Hilarion : Il y a aussi des startsy en Grèce, très vénérés, notamment sur le Mont Athos. Les gens viennent les voir du monde entier. J’ai eu le bonheur de connaître un starets athonite qui est déjà canonisé. Il s’agit de saint Païssi l’Athonite. Je l’ai rencontré au début des années 90. C’était quelqu’un d’absolument stupéfiant. On faisait la queue pour arriver jusqu’à lui, il recevait un grand nombre de personnes, s’entretenait avec elles des choses les plus variées. Saint Païssi était extrêmement simple dans sa manière d’aborder les gens, comme le père Cyrille. Si l’on s’en tient à leur discours, à leur façon de transmettre leurs pensées, on ne dirait pas tout de suite qu’il y a quelque chose d’extraordinaire en eux. Mais ils rayonnaient de bonté et de charité, et la grâce de Dieu se faisait sentir lorsqu’ils parlaient, ainsi que cette lumière particulière qui émanait d’eux. Je pense que c’est ce qui attirait et continue à attirer des milliers de personnes à eux.

E.Gratcheva: Les paroissiens orthodoxes d’une église située à l’intérieur du monastère Saint-Andronique a adressé au maire de Moscou une requête, demandant de rebaptiser la station de métro toute proche, « Place Ilytch » en station « André Roubliov ». Le 1er mars, l’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg a voté le changement de nom du district « Parnas » en district Saint-Serge, en l’honneur de saint Serge de Radonège. Pourquoi l’Église insiste-t-elle sur ces changements de nom ? Et qui doit, à votre avis, décider de ce qui doit rester tel quel et de ce qui doit être rebaptisé ? Il y a eu tout un scandale autour du nom de la station « Voïkovskaïa », par exemple.

Le métropolite Hilarion : C’est le peuple qui doit décider de ce qu’il faut rebaptiser et de ce qu’il faut laisse comme tel, les gens doivent être satisfaits de ces nouvelles dénominations. Mais l’Église n’est pas indifférente à la question, car il s’agit de nos symboles nationaux. Les noms de terroristes, de révolutionnaires, d’assassins et de bourreaux, tous ces noms ont une connotation historique négative, ce que, je l’espère, nous finirons tôt ou tard par comprendre, car les gens sont encore assez divisés sur cette question comme sur la question de retirer Lénine de son mausolée, par exemple. Mais il me semble qu’il n’est possible de changer d’appellation que lorsqu’il existe un consensus à ce sujet.

E.Gratcheva: Quels facteurs, à votre avis, faut-il prendre encore en compte ? Les changements de nom entraînent sans doute d’importantes dépenses de la part de la municipalité, et les gens sont habitués à ces dénominations, il ne vaut pas la peine de les modifier ?

Le métropolite Hilarion : L’argument des dépenses municipales est surestimé : la ville prend constamment soin des rues, on y installe sans arrêt de nouvelles plaques. Changer les plaques, je ne pense pas que ce soit si cher. C’est plutôt un argument qui est mis en avant par les opposants aux changements de nom pour dire aux gens qu’ils les payeront de leur poche alors qu’ils n’en tireront aucun avantage.

De mon point de vue, c’est un argument démagogique, l’argument de l’habitude. Vous savez, l’habitude c’est sérieux. Je ne peux toujours pas m’habituer aux nouveaux noms de certaines stations de métro, alors qu’elles ont été rebaptisées il y a un quart de siècle. Mais je suis prêt à m’y faire pour que les noms de bourreaux et de brigands disparaissent de nos rues, de nos places, de nos stations de métro.

E.Gratcheva: Vladimir Poutine a demandé à perfectionner le programme de prévention du suicide chez les adolescents. Dans notre pays, la statistique en est effrayante. Pour la seule année 2016, on a recensé 700 suicides de mineurs. Il y a en moyenne deux fois plus de suicides en Russie que dans le reste du monde. Qu’est-ce c’est que ce nouveau phénomène des « groupes de la mort », sur les réseaux sociaux, et comment les parents peuvent-ils lutter contre ces groupes et discuter avec leurs enfants, leur expliquer de quoi il s’agit en réalité ?

Le métropolite Hilarion : C’est un phénomène terrible, dangereux et mal étudié. Pour nous, gens d’Église, il est évident qu’il s’agit du même phénomène que celui des sectes.

Certains défenseurs des droits de l’homme disent que les religions et les sectes doivent avoir les mêmes droits. Nous ne cessons de dire que les sectes sont dangereuses pour le psychisme des gens, pour leurs familles, qu’elles détruisent des vies. Ces fameux groupes de la mort sur les réseaux sociaux ont un phénomène du même ordre. Leurs fondateurs n’y voient généralement qu’une distraction, un hobby. Ils entraînent la jeunesse dans des discussions, utilisent les mêmes méthodes que les sectes, autrement dit, ils transforment les gens en zombies, les rendent dépendants du groupe. La victime sort peu à peu de la vie réelle, il lui semble bientôt que l’espace virtuel est la vie réelle. Ensuite, on lui insinue qu’il faut en finir avec la vie, qu’il faut mieux quitter la vie encore jeune afin d’éviter des problèmes.

C’est un phénomène épouvantable, et je suis convaincu que les gens qui créent ce genre de groupe doivent en porter la responsabilité pénale, car il s’agit bien d’un crime. Et il ne faut pas attendre que le suicide se commette. Aujourd’hui, pour autant que je sache, la législation ne reconnaît l’incitation au suicide comme crime que si le suicide a eu lieu ou si une tentative de suicide a été effectuée. Mais il est déjà trop tard. Nous devons pourtant remédier non aux conséquences, mais aux causes, c’est-à-dire que les gens qui font sur les réseaux sociaux la propagande du suicide doivent en porter la responsabilité pénale. Voilà ce dont les services spéciaux devraient s’occuper.

E.Gratcheva: Il y a toujours eu des suicides d’adolescents. Je me souviens que lorsque j’étais à l’école il y avait eu des cas, à cause d’un amour malheureux, ou de l’incompréhension des parents. A l’époque, cependant, il n’y avait pas de réseaux sociaux, Internet n’existait pas. Aujourd’hui, ce qui fait peur, c’est que les gens se suicident pratiquement en direct sur Internet. Qu’est-ce que ce nouveau phénomène ? Est-ce pour les adolescents un jeu dont ils ne mesurent pas les conséquences ? Et comment l’introduction d’un cours de fondements de la culture orthodoxe à l’école pourrait influer sur cette statistique, permettrait d’expliquer aux adolescents ce qu’est le suicide ?

Le métropolite Hilarion : Nous devons d’abord comprendre que nos adolescents font partie d’un groupe à risque, qu’ils ont besoin de l’attention soutenue de leurs parents, de l’école, de la société en général. Si les parents remarquent que leur enfant passe beaucoup de temps sur Internet, ils doivent se demander ce qu’il y fait. Peut-être cherche-t-il des informations intéressantes pour ses cours, ses études, c’est une chose. Mais peut-être va-t-il sur des sites pornographiques, c’est déjà autre chose. Peut-être encore est-il peu à peu happé par une secte, et c’est encore une autre situation. Les parents ne doivent pas rester indifférents.

Quant aux cours de culture orthodoxe, je pense que n’importe quel enseignement sur les traditions religieuses à l’école est l’un des vaccins contre le poison répandu par les sectes ou contre les gens qui se livrent à ces agissements. Les croyants commettent moins de suicides, car le suicide est interdit par l’Église. Du point de vue du Code pénal, le suicide n’est pas un crime ; du point de vue de l’Église, c’est un péché qui ne peut plus être racheté par le repentir. Le croyant sait que le suicide n’est pas une solution à ses problèmes et qu’il faut tâcher de trouver toutes les issues possibles aux situations difficiles, mais sans avoir jamais recours au suicide.

Dans la seconde partie de l’émission, le métropolite Hilarion a répondu aux questions des téléspectateurs postées à l’adresse du site de « L’Église et le monde », vera.vesti.ru.

Question : Un enfant peut-il être baptisé sans en avoir émis le désir et sans comprendre ce qui se passe ? N’est-ce pas lui faire violence que de l’attirer ainsi à l’Église ?

Le métropolite Hilarion : Le baptême des enfants est une tradition très ancienne, remontant aux tout premiers siècles, voire aux premières années de l’existence de l’Église chrétienne. Baptiser un enfant, ce n’est pas lui faire violence. De même que si la mère se met à allaiter son enfant, ce n’est pas l’attirer au sein par la violence.

Lorsque les parents choisissent dans quelle école envoyer leur enfants – école linguistique, école de musique, école de mathématiques ou école publique – ce sont justement généralement les parents qui font le choix. L’enfant ne participe pas au choix. Certes, on lui demande parfois son avis, mais l’initiative revient aux parents. Souvent, ce sont les parents qui décident du cheminement futur de leur enfant : dans les familles de musiciens, les enfants font de la musique, dans les familles de mathématiciens, les enfants deviennent mathématiciens, dans les familles d’hommes d’affaires, les enfants reprennent les affaires. Il y a, certes, des exceptions, mais ce sont quand même les parents qui donnent une orientation générale. Et il n’y a ici nulle violence. Au contraire, les parents doivent transmettre à leurs enfants ce qu’ils ont de meilleur. Ils doivent apprendre à leur enfant ce qu’ils savent faire.

Naturellement, lorsque l’enfant grandira, il pourra choisir sa profession, sa voie et son appartenance religieuse. Il arrive souvent que les parents apprennent la musique à leur enfant, mais il choisit le commerce. Ou les parents lui font apprendre les langues, mais il choisit une autre voie professionnelle. Il en va de même pour la confession religieuse. Il arrive que des gens éduqués dans une foi en choisissent une autre à l’âge adulte. Personne ne peut les en empêcher. Mais les parents ont sans aucun doute la responsabilité non seulement du bien-être matériel de leur enfant, mais aussi de son bien-être spirituel qui dépend avant tout de ce en quoi l’enfant croira et à quel système de repères moraux et spirituels il se référera. C’est pourquoi, non seulement on ne fait pas violence à l’enfant en le baptisant, mais c’est justement ce que les parents, s’ils sont eux-mêmes chrétiens et baptisés, doivent transmettre à leur enfant. Lorsqu’il grandira, qu’il choisisse sa voie lui-même.

Question : Selon quelles règles procède-t-on à une chirotonie ?

Le métropolite Hilarion : Le mot chirotonie est d’origine grecque et signifie « imposition des mains ». On ne peut recevoir les ordres sacrés dans l’Église que par l’imposition des mains de l’évêque. Pour devenir diacre ou prêtre, le candidat va voir l’évêque, qui lui impose les mains. Pour devenir évêque, il doit recevoir l’imposition des mains de plusieurs évêques.

Certes, l’ordination sacerdotale ou diaconale est précédée d’une longue préparation. Il faut suivre une formation dans un séminaire, une académie, et suivre une formation liturgique. En dehors de la formation, il est nécessaire de répondre à certains critères ou, comme disent les hommes d’Église, ne pas avoir d’empêchement canonique. De quels empêchements s’agit-il ? Par exemple, si un homme s’est remarié pour la deuxième fois, il ne peut devenir ni diacre, ni prêtre. Si sa femme l’a épousé en secondes noces, il ne peut pas non plus devenir diacre ou prêtre.

Telles sont les règles instituées par l’Église depuis l’Antiquité. Ces règles sont très sévères, mais elles sont instituées pour que le prêtre soit un modèle pour les fidèles. Comme l’apôtre Paul l’écrivait à Timothée : Montre-toi un modèle pour les croyants par la conduite, la charité, la foi, la pureté » (I Tim 4, 12). De nos jours, l’évêque redit ces mots de saint Paul à chaque prêtre au moment de l’ordination.

Le primat de l’Église des « vieux-croyants » russes a rencontré le président Poutine

La rencontre du président Poutine et du métropolite Corneille, primat de l’Église orthodoxe des « vieux-croyants » est le premier contact de ceux-ci avec le pouvoir civil russe depuis le schisme du XVIIème s. La rencontre s’est déroulée au Kremlin le 16 mars 2017. « Cette rencontre est très significative pour nous. Après de longues années de persécutions contre les vieux-croyants, nous commençons à bâtir de bonnes relations avec les autorités. C’est un événement capital, qui exercera une sérieuse influence sur nos relations avec les représentants non seulement des autorités fédérales, mais aussi régionales », a déclaré le secrétaire du métropolite, le protodiacre Victor (Savelev). Celui-ci a mentionné que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Selon le protodiacre, malgré toutes les difficultés, de bonnes relations se sont créées entre les vieux-croyants et les autorités de la capitale. « Grâce au soutien de la ville de Moscou, des travaux à grande échelle ont eu lieu pour restaurer et aménager les églises du site de Rogojskaïa Sloboda à Moscou, mais certaines églises, jusqu’à présent, ne sont pas utilisées conformément à leur destination. C’est ainsi que l’église située impasse Gavrikov, abrite une salle de sport. Nous négocions avec le gouvernement pour sa restitution. Nous espérons que cette question sera résolue », a-t-il poursuivi. Le secrétaire a ajouté que de un à deux millions de « vieux-croyants » vivaient actuellement en Russie. « Bien sûr, ce chiffre est très relatif. Après la révolution, les descendants des vieux-croyants se sont sécularisés, mais n’oublient pas leurs racines. Malgré toutes les difficultés, nous avons toujours été patriotes de notre pays, on peut toujours s’appuyer sur les vieux-croyants dans les moments difficiles ».

Source

Interview du Dr Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, au sujet de la nourriture au Mont Athos et de ses impressions du monastère de Vatopédi

Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, spécialiste en médecine interne et en gastro-entérologie, dans une brève interview (en anglais) au site Pemptousia.gr, donne son évaluation de la nourriture au Mont Athos, relevant notamment l’ambiance dans laquelle on prend le repas, et livre ses impressions sur la vie athonite, le phénomène de l’obéissance et les offices liturgiques.

Source

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Crète se prononce sur l’interruption de la commémoration de ses évêques par quatre de ses prêtres

Quatre prêtres de l’Église de Crète, l’archiprêtre Gabriel Mazanakis, le prêtre Emmanuel Sarris, le prêtre Spyridon Damanakis et le prêtre Paul Mazanakis ont informé leurs métropolites respectifs, à savoir le métropolite de Kydonia et Apokoronas Damascène, le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos Eugène et le métropolite de Lampis et Sphakia Irénée, qu’ils cessaient de les commémorer à partir du dimanche de l’Orthodoxie (le 5 mars 2017). Les prêtres mentionnés justifient leur action par la « condamnation de la pan-hérésie de l’œcuménisme et le rejet du pseudo-concile de Kolymbari [i.e. le Concile de Crète de juin 2016, ndt] ». Le Saint-Synode de l’Église de Crète s’est réuni le 16 mars 2017 à Héraklion et a procédé à la déclaration suivante : « Le Saint-Synode, entre autres, a examiné la question qui a récemment surgi, à savoir l’interruption de la commémoration de leurs évêques canoniques par certains clercs de l’Église de Crète, pendant la divine Liturgie, les sacrements et les offices liturgiques. Leurs Éminences les hiérarques de notre Église, avec amour pastoral et intérêt affectionné, appellent ces clercs à mettre fin à leur conduite erronée susmentionnée. Une commission a été nommée, sur décision unanime, constituée de trois membres, S.E. le métropolite de Petra et Cherronisos Mgr Gérasime, le révérendissime archimandrite Philothée Sanoudakis, higoumène, et le révérend archiprêtre Zacharie Adamakis, président de l’Union des associations des clercs de l’Église de Crète, afin de les rencontrer et de dialoguer avec eux, durant les prochains jours. Le Saint-Synode attend, avec de bons espoirs, des résultats positifs de cette rencontre, et sursoit à l’application des dispositions prévues par les saints canons de l’Église et la législation en vigueur ».

Source

Liturgie panorthodoxe au Luxembourg

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras (Patriarcat œcuménique), a célébré la liturgie le deuxième dimanche de Carême en la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Nicolas au Luxembourg. La célébration panorthodoxe de la liturgie, le deuxième dimanche de Carême, avait été introduite par le métropolite Athénagoras, et est devenue une tradition. La concélébration était présidée par le métropolite Athénagoras, qui a prononcé l’homélie, assisté par des clercs des patriarcats de Constantinople, Moscou, Roumanie et Serbie. Dans son homélie, le métropolite a évoqué la figure de saint Grégoire Palamas, dont c’était la fête, et a souligné la grande importance de la participation de tous les orthodoxes du Luxembourg à la liturgie, ainsi que celle du témoignage de l’unité en ces temps difficiles que nous vivons. Il a ajouté que l’orthodoxie, unie, donne toujours à l’homme l’espérance, une espérance qui jaillit de la Résurrection du Christ et qui est diffusée à travers les siècles par la présence des Pères de l’Église, comme saint Grégoire Palamas, et par le caractère synodal vivant qui a été relancé par le saint et grand Concile de l’an passé en Crète. À cette liturgie solennelle assistaient l’ambassadeur de Grèce au Luxembourg, Theodoros Georgakelos, et l’ambassadeur de Roumanie, mais aussi de nombreux fidèles, avec trois chorales, grecque, russe, et roumaine. À l’issue de l’office a eu lieu une réception au centre paroissial, où tous les orthodoxes ont eu l’occasion de se rencontrer.

Source

Parution du premier guide des monastères serbes édité par le Patriarcat de Serbie

À l’occasion de la commémoration du 1700ème anniversaire de l’édit de Milan et du 900ème anniversaire de la naissance de saint Syméon le Myroblite (Étienne Némania), un guide des monastères de l’Église orthodoxe serbe est édité pour la première fois par le Patriarcat de Serbie. Comme l’écrit le patriarche de Serbie dans l’introduction, « on ne peut imaginer l’Église sans monachisme et sans monastères… Aussi, la parution de ce livre à notre époque est un rappel et en même temps un appel à être et rester ce que nous avons été, un peuple de Dieu attaché aux saints de sa nation, qui nous ont laissé des monastères comme des fondations pour le salut de leurs âmes. Un peuple est chrétien orthodoxe dans la mesure où il a parmi les siens des gens qui sont prêts à tout laisser pour suivre le Seigneur Christ. C’est ainsi que le monachisme en tout temps et chez tout peuple chrétien orthodoxe (Russes, Bulgares, Grecs, Serbes, Roumains…) était et reste le meilleur indicateur et baromètre spirituels qui témoignent le plus exactement de la christianisation de ce peuple et de son attachement à Dieu ». Le guide, de 456 pages, en langue serbe peut être commandé sur le lien ci-dessous.

Source

Homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, prononcée à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie, le jour de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Nous publions ci-après in extenso l’homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, supérieur du monastère Sretensky, prononcée le 15 mars, à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie : « Nous savons que ce jour est particulier. C’est le jour où la Reine du Ciel, nous a donné le signe de Son icône « Souveraine » et a pris de façon providentielle le sceptre du pouvoir sur notre Patrie, sur la Russie, lequel est tombé des mains du dernier représentant de la dynastie tricentenaire, le saint martyr Nicolas II. Lorsque nous avons commencé à ériger cette église, nous avons prié afin que le Seigneur nous bénisse pour achever ce travail précisément ce jour, le centenaire du commencement des événements les plus tragiques, peut-être, qu’ait connu notre Patrie. C’est le commencement de ce chemin des épreuves que, par la miséricorde de Dieu, notre peuple a surmonté, ces épreuves qui ne l’ont pas brisé et qui ont amené au Christ, à la victoire de la Résurrection du Christ, les descendants de beaucoup de ceux qui, à un certain moment, avaient apostasié. L’église est dédiée à la Résurrection du Christ qui triomphe de tout, et aux fidèles disciples du Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire Ses saints Néomartyrs et Confesseurs. Le Seigneur a accompli le souhait de notre cœur. Et voici qu’aujourd’hui, en cette date anniversaire, importante au moins par le fait que nous réfléchissons à la voie parcourue par notre pays et notre peuple, nous prêtons l’oreille aux leçons que nous devons tirer et nous comprenons le principal : tout se trouve dans les mains de Dieu seulement. Le Seigneur fait descendre aux enfers et en fait remonter. C’est ce qui s’est produit aussi avec notre Patrie, descendue aux enfers et remontée vers la Résurrection du Christ, la résurrection de la vie en Dieu pour des millions de nos compatriotes. Les leçons de Dieu sont parfois très lourdes. Les leçons de Dieu résident encore dans le fait que l’insouciance, la pusillanimité, l’infidélité des hommes sont supportées longtemps par Lui, mais arrive ensuite la minute lors de laquelle les plus insouciants et leurs descendants doivent expier par une épreuve amère, mais salvatrice. Nous commémorons aujourd’hui les saints Néomartyrs, mais nous ne savons pas combien il y a eu de martyrs de l’ombre, qui à un certain moment ont renié l’Église et la foi, mais grâce aux épreuves et la voie du martyre sont revenus au Christ, peut-être durant les dernières minutes. Ils sont revenus et ont découvert le sens et le but de toute leur vie, l’union avec Dieu, l’union avec le Christ. Cela s’est produit de la même façon que sur le Golgotha avec le larron : se trouvant sur la croix, il a fait au dernier moment ce qui lui était possible, il prononça de tout cœur seulement quelques mots : « Souviens-Toi de moi, Seigneur, dans Ton Royaume ». Il n’a eu dans sa vie aucun labeur spirituel, aucune piété toute sa vie durant. Seulement les péchés d’abandon, de trahison, de lâcheté et de tromperie, selon l’expression de l’empereur Nicolas Alexandrovitch. C’est la même chose que, probablement, de nombreux compatriotes pouvaient dire d’eux-mêmes : ils étaient coupables de trahison, de lâcheté et de tromperie. À l’égard de l’Église, du Seigneur, il s’agissait de la voie historique de la Russie orthodoxe, la voie qu’ils connaissaient, mais qu’ils ont négligée. Ce sont des leçons pratiques pour nous tous. Nous fêtons la gloire des saints Néomartyrs, vilipendés et rejetés par ce siècle, ridiculisés et torturés par leurs contemporains. Notre mémoire, c’est comme une sorte d’icône, ici sur terre, de ce qui se produit dans le Royaume céleste. Notre mémoire, n’est qu’un petit éclat de la gloire que ces hommes ont dans le Royaume des cieux. Ils étaient peu nombreux, mais ils avaient précisément raison, ils ont choisi précisément la véritable voie, parce qu’ils ont choisie la Voie, la Vérité et la Vie – le Christ. Malgré cela, il semblait que tout, autour d’eux, leur criait : « Quittez-Le ! Laissez-Le – et vous vivrez ». Et eux disaient autre chose : « Cherchons Dieu, et notre âme vivra » (cf. Ps. 68,33). C’est une haute leçon spirituelle. Mais il y a aussi une leçon pratique. Elle ne vient pas des saints Pères, ni des grands ascètes, elle nous est enseignée par des contemporains, qui regardaient les événements depuis l’extérieur, en 1917. L’un d’entre eux n’était pas orthodoxe, je ne sais même pas s’il était chrétien, il s’agit de l’ambassadeur de France à Petrograd, Maurice Paléologue, qui disait : « C’est étonnant, je ne connais pas d’autre peuple plus influençable que le peuple russe ». Ces gens qui saluaient le renversement de l’autocratie, convaincus de la justesse de leurs actes, s’écriaient avec enthousiasme : « Hourra ! » (c’est le mot séculier pour « Hosanna »), de même qu’ils persuadaient tous et eux-mêmes qu’enfin tout changerait, que viendraient les gens les plus dignes, que commencerait le royaume du bonheur et de la justice. Quelques mois après, les mêmes personnes étaient horrifiés et pleuraient avec des larmes de sang, parce que le pays qu’ils avaient remis eux-mêmes à ceux qui étaient les plus dignes et qui avaient été élus, s’effondrait. Vers l’été 1917 déjà, il n’y avait pratiquement plus de Russie, voilà ce qu’en ont fait ceux qui avaient frénétiquement brigué le pouvoir, qui affirmaient avec suffisance et croyaient fermement qu’ils savaient comment faire mieux. Il s’est avéré que diriger l’État russe était plus que difficile. Le pays s’effondrait et tombait dans les mains de l’antichrist, de ses précurseurs. Qui a transmis la Russie et son peuple  aux mains de ces précurseurs ? – Ceux qui aimaient infiniment la Russie, comme ils le disaient. Et il faut dire qu’ils ne mentaient pas. Tous ces acteurs du complot ignoble – et les militaires, et les aristocrates, et les membres de la douma, et l’intelligentsia, et le peuple, criaient partout : nous faisons cela pour la Russie ! Nous sommes prêts à mourir pour elle ! Et, par la suite, ils ont prouvé leur amour parfois par leur mort même, dans l’armée blanche. Mais voici qu’en définitive ce sont précisément ces gens qui aimaient infiniment la Russie qui ont livré le pays aux mains de cet homme qui a déclaré : « Mes bons messieurs, je crache sur la Russie ! » Ces mots appartiennent à celui dont le corps gît encore aujourd’hui sur la Place Rouge. Voici ce qu’ont fait, avec grand amour pour la Patrie, ceux que l’on qualifiait alors d’espoir et de meilleurs hommes du pays. Ces leçons doivent s’imprimer dans notre esprit et dans notre cœur. Nous ne pouvons permettre à nouveau quelque chose de semblable. Maintenant, Dieu merci, les conditions préalables à pareille chose sont absentes. Mais, en un clin d’œil tout peut changer si les membres de l’Église du Christ ne le sont qu’en apparence. C’est alors que l’Esprit de Dieu les quittera. Et aujourd’hui, en ce soir magnifique, remarquable, de la Table du Seigneur, prions afin que le Seigneur ne nous laisse pas entrer en tentation, qu’Il nous délivre du malin, qu’Il nous préserve, nous le petit troupeau de Son Église. Afin que dans cette église en l’honneur des Néomartyrs, souhaitée et construite par nous tous, nous puissions durant de nombreuses années célébrer la Table du Seigneur. Afin que vos enfants et vos petits-enfants la célèbrent ici. Je voudrais vous remercier tous, au nom de toute la fraternité de notre monastère, pour la prière d’aujourd’hui. Je voudrais remercier la fraternité de notre monastère elle-même pour ses labeurs, pour la construction et l’aménagement de cette église. Je voudrais exprimer des paroles de reconnaissance à tous les constructeurs, architectes, aux remarquables artistes, aux ingénieurs. Je vous remercie vous tous pour avoir pu nous permettre, par vos labeurs et vos prières, de célébrer un office aussi extraordinaire. Probablement, ce n’est pas un hasard. Le premier office, ici au Monastère Sretensky, le jour de la fête de la Rencontre du Seigneur, en 1994, s’est produit également dans la rue, nous nous en rappelons. De même, le premier office devant la nouvelle église, se déroule, non pas à dessein, mais comme les choses l’ont voulu, en plein air, dans la grande église du monde Divin, dans lequel nous vivons tous. Je voudrais remercier également le chœur et tous les étudiants, puis encore une fois, tous nos paroissiens. Que Dieu vous aide, vous renforce dans la foi, et que la Reine du Ciel vous protège. Amen ».

Source

Commémorations liturgiques en Russie de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Le 15 mars, jour de la commémoration de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II ont eu lieu des offices solennels en l’église N.D. de Kazan à Kolomenskoïé (près de Moscou), au monastère Sretensky à Moscou, et en l’église des saints martyrs impériaux à Ekaterinbourg. Rappelons que l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », peinte probablement au XVIIIème s., avait été cachée dans la cave de l’église de N.D. de Kazan à Kolomenskoïe pendant l’invasion napoléonienne, puis était restée oubliée. Le jour même de l’abdication du tsar, le 15 mars 1917, une paysanne de la région de Moscou eut une vision de la Mère de Dieu lui enjoignant de se rendre au village de Kolomenskoïé pour rechercher une icône dont « la couleur changerait du noir au rouge ». Après des recherches effectuées avec le prêtre de l’église, l’icône en question, recouverte de suie, fut trouvée. Lorsqu’elle fut amenée à l’extérieur, la lumière du soleil fit ressortir que la Mère de Dieu était revêtue de la tunique écarlate d’un monarque, portant également un sceptre et un orbe, les symboles régaliens. Dans l’esprit du peuple russe, l’apparition de cette icône le jour de l’abdication impériale signifiait que le Mère de Dieu règnerait à la place de l’empereur. C’est donc dans l’église de Notre-Dame-de-Kazan à Kolomenskoïé que le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la liturgie des présanctifiés le 15 mars. On peut visionner ici https://youtu.be/q6U4iKlqI5A des extraits de la liturgie avec la prière pour « les défunts serviteurs de Dieu qui ont péri pendant les combats révolutionnaires fratricides », la prière au tsar-martyr Nicolas II et les passages du sermon patriarcal que nous reproduisons ci-après : « Ceux qui se sont appropriés le pouvoir impérial, l’ont livré à ces forces encore plus radicales, et nous savons comment s’est terminée cette tragédie. Elle ne s’est pas achevée immédiatement ; pas même après la terrible et sanglante guerre civile, pas même après les temps de dictature et des répressions massives qui lui étaient liées, pas même après la guerre sanglante qui a emporté des millions et des millions de vies, pas même après-guerre, et pas même dans les années 1990, lorsque nous avons réfléchi à nouveau comment changer la vie du pays… Le jour de l’abdication de l’empereur est apparue l’icône « Souveraine », et cet événement, qui s’est produit ici à Kolomenskoïé, a été perçu par tous comme une manifestation de la volonté Divine. Le tsar visible est parti et sur le trône russe est montée la reine du Ciel… Malgré toutes les réussites de notre peuple dans le domaine de la science, de l’art et d’autres encore, cette tragédie nationale ne quittera jamais notre mémoire. Tout ce qui s’est passé avec nous, il y a cent ans et s’est poursuivi au long d’une grande partie du siècle, est pour nous l’exemple le plus grand de la force de la Providence divine. Le Seigneur, à partir de ces pierres-ci peut susciter des enfants à Abraham. Il peut de façon miraculeuse changer la vie des gens et de tout le pays. Mais il est très important que les changements dans notre vie personnelle et celle de la société ne soient jamais accompagnés de cette injustice, de cette méchanceté qui ferment les portes à la grâce divine. Dieu se retire et nous livre à nous-mêmes, si par la violence, la méchanceté, le mensonge, nous tentons de construire une vie heureuse ». Au monastère Sretensky, la liturgie des présanctifiés a été célébrée en plein air, à 18h, devant l’église des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, construite sur lieu où ont été torturés de nombreux évêques et prêtres, où avaient lieu les interrogatoires et les exécutions. L’église n’étant pas encore consacrée, l’office présidé par l’évêque de Yegorievsk Tikhon, assisté par le clergé du monastère, a eu lieu sur le parvis, où étaient rassemblés environ 2000 fidèles, dont beaucoup ont communié. Le chant était assuré par les séminaristes de Sretensky. Après la liturgie, toutes les personnes présentes ont été invitées à un repas. Celles qui avaient communié avaient jeûné depuis minuit, à l’exception des malades, qui se sont abstenus de nourriture et de boisson depuis midi, selon le règlement en vigueur de l’Église orthodoxe russe. On peut voir ici un court film vidéo de cette liturgie. À Ekaterinbourg, une Liturgie solennelle a eu lieu en « l’église-sur-le-sang », construite sur le lieu de l’assassinat de la Famille impériale. La Liturgie était présidée par le métropolite d’Ekaterinbourg et Verkhotourié Cyrille, assisté des quatorze métropolites et évêques du district fédéral de l’Oural, et en présence d’une nombreuse assistance. On peut visionner ici des extraits de la cérémonie.

Sources : 1, 2 et 3

Le Premier ministre ukrainien a été reçu au Phanar

Dans le cadre de sa visite officielle en Turquie, le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groysman, s’est rendu au Patriarcat, accompagné par Volodymyr Kistion, vice-Premier ministre, Taras Kutovoy, ministre de l’Agriculture, Mme Liliya Hrynevych, ministre de l’Education,  Andrii Sybiha, ambassadeur d’Ukraine à Ankara et Maksym Vdovychenko, qui accomplit les fonctions de consul général à Istanbul, Serhii Popyk et Myroslav Koshliuk, conseillers du Premier ministre, Yurii Bodenchuk, secrétaire particulier du Premier ministre, Danylo Bilak, responsable des investissements et Stanislav Yezhov, traducteur. Le Premier ministre, qui a reçu les honneurs prévus par le protocole, a été accueilli à l’entrée par les clercs de la cour patriarcale, puis a été conduit à l’église patriarcale par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle russe et est archiviste du patriarcat. Ensuite, le premier ministre a été reçu avec tous les honneurs par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée dans son bureau officiel, où a eu lieu entre eux une discussion longue et cordiale ainsi qu’un échange de cadeaux, en présence du métropolite de France Mgr Emmanuel, du métropolite de Smyrne Mgr Bartholomée, secrétaire du Saint-Synode, et de l’archevêque de Pamphilos Mgr Daniel, desservant les Ukrainiens se trouvant sous l’omophore du Patriarcat œcuménique aux États-Unis. Ensuite, dans la salle du trône, le Premier ministre a présenté ses accompagnateurs puis, avec le patriarche a procédé à des déclarations aux médias. Enfin, le Premier ministre a été accompagné jusqu’à la sortie de la maison patriarcale par Sa Toute-Sainteté, avec les honneurs dus à sa personne.

Source (photographies)

La première pierre d’une église dédiée au tsar-martyr Nicolas II a été posée près de la gare d’où partit le train qui le mena à Pskov en vue de son abdication

Le 14 mars, le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe, avec le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak ont posé la première pierre de la future église dédiée aux saints martyrs impériaux, située à Dno, à une centaine de kilomètres de Pskov. À la cérémonie assistaient les habitants de la ville et les dirigeants du district. « L’empereur Nicolas aimait son peuple, il aimait Dieu, et n’a pas trahi au moment difficile le peuple russe dans la patrie. Nous plaçons cette charte bénie [dans la première pierre], sur l’emplacement du début du chemin de ses souffrances » a déclaré le métropolite Eusèbe. Il a remercié le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak pour avoir soutenu l’initiative de la construction de l’église et a souhaité le bon déroulement des travaux. La nouvelle église est bâtie non loin de la gare ferroviaire d’où est parti le train transportant le tsar, redirigé sur Pskov, où a eu lieu l’abdication le 15 mars 1917. Les habitants de la ville ont pris l’initiative de la construction de l’église. Ensuite, l’idée a été soutenue par le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak et le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe. Il était prévu à l’origine de construire une petite chapelle en bois, mais, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, la décision a été prise de construire une église en pierre. Selon la planification, la construction durera environ un an. Elle sera exécutée dans le style russe avec un dôme doré en forme de bulbe et un clocher de neuf cloches. Les murs extérieurs seront constitués de briques rouges, et l’intérieur sera décoré de fresques. L’inauguration est prévue pour le jour de l’assassinat de la Famille impériale. Le gouverneur a déjà offert à l’église une icône du saint tsar martyr Nicolas II.

Source

Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le Christ apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades »

« L’Évangile lu le deuxième dimanche du Grand Carême, appelé aussi dimanche de Saint Grégoire Palamas, montre que le pardon des péchés est le début de la guérison de la maladie » a déclaré le patriarche de Roumanie le 12 mars. Dans son homélie, prononcée en la chapelle de la Résidence patriarcale, le primat a souligné que le péricope évangélique lu ce jour à la sainte Liturgie est plein d’enseignements spirituels. Le texte évangélique montre qu’un malade était amené au Christ Sauveur. En raison de la foule, ceux qui l’avaient amené, firent une ouverture dans le toit et sont entrés par là pour rejoindre Jésus. Voyant leur foi, le Seigneur a dit au malade : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc II, 5). Le pardon des péchés est le commencement de la guérison du malade. Le péché lui-même est une maladie, une souffrance de l’âme. Jésus offre d’abord la santé de l’âme par le pardon des péchés, tandis qu’il accorde ensuite la guérison du corps également. En réfléchissant plus encore sur le texte évangélique, le patriarche Daniel a précisé que le Sauveur Christ n’a pas demandé au paralysé s’il avait la foi ou non. Le Seigneur a ressenti que sa grande souffrance l’avait mené à la foi et à l’humilité. Le Christ qui s’est montré un parfait confesseur, n’a pas divulgué en public quels étaient les péchés du paralysé, mais a seulement dit qu’ils étaient pardonnés. Le pécheur qui vient avec foi vers Jésus et demande la guérison devient un fils spirituel de l’amour divin. Par le pardon des péchés est accordé aux hommes la grâce de l’adoption. Dans l’Évangile de ce jour, nous n’avons pas seulement le pardon des péchés, mais le rétablissement de la dignité humaine. Lorsque nous nous confessons avec humilité et sincérité, nous recevons avec la rémission des péchés la grâce de l’adoption, nous devenons fils et filles spirituels de Dieu. En général, a dit le patriarche, la maladie n’est pas nécessairement la conséquence des péchés. Il existe une multitude de personnes qui sont malades depuis leur enfance. D’autres ont porté toute leur vie le fardeau de la maladie sans être de grands pécheurs. Souvent, la maladie est une pédagogie, une œuvre du Seigneur par laquelle l’homme est préservé du péché. Parfois, la maladie apporte beaucoup d’humilité et de compassion. Celui qui passe par la souffrance comprend mieux celui qui souffre. Expliquant le sens spirituel de la sagesse divine, le patriarche de Roumanie a souligné que la maladie peut être un moyen d’apprendre à l’homme que la santé est un don de Dieu et non un droit. Nous devons cultiver ce droit sans cesse. Il y a des cas dans lesquels la maladie est une œuvre mystique de Dieu, un appel à s’approcher du Seigneur. En approchant de Dieu, le malade transforme la souffrance en espérance de guérison. Continuant son homélie, le patriarche a présenté l’exemple du saint apôtre Paul qui a souffert d’une maladie grave durant la majeure partie de sa vie. Il a prié trois fois le Seigneur qu’Il le guérisse de la maladie. Le Seigneur a répondu que Sa grâce lui suffisait. Par cette réponse, saint Paul a compris que sa maladie était un appel à l’humilité et à la perfection spirituelle. Le patriarche Daniel a mis en évidence que notre Seigneur apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades. La guérison de celui qui souffre est devenue possible aussi par la foi des quatre hommes qui l’avaient amené à Jésus. Ces quatre hommes représentent le grand nombre de ceux qui ont pris soin de ceux qui se trouvent dans souffrance à travers les siècles. Pour finir, le patriarche de Roumanie a souligné que l’Église avait établi que le jour du deuxième dimanche du Carême serait commémoré également saint Grégoire Palamas, un grand maître de l’hésychasme orthodoxe athonite. Il est le théologien de la Gloire éternelle de Dieu, a conclu le patriarche.

Source

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion propose de débaptiser les rues portant le nom de révolutionnaires dans la mesure où un consensus à ce sujet est atteint dans la société

Le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, soutient la débaptisation des rues portant le nom de militants soviétiques odieux, mais appelle à ne pas se hâter de le faire. « Les changements de noms doivent convenir à la population, mais l’Église n’est pas indifférente à cette question, parce qu’il est question de nos symboles nationaux. Les noms des terroristes, des révolutionnaires, des assassins, des bourreaux, ce sont les noms qui sont entrés dans l’histoire avec un signe négatif. J’espère que tôt ou tard, nous le comprendrons tous. Jusqu’à maintenant, il existe une certaine division au sujet de cette question, de même qu’en ce qui concerne le retrait du corps (de Lénine) du mausolée », a déclaré le hiérarque sur les ondes du programme « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia-24 ». Le métropolite considère que « le changement de nom n’est possible que lorsqu’il existe un consensus dans la société ». Toutefois, il considère également que la question des dépenses occasionnées aux municipalités en cas de changement de noms a été amplifiée. « Changer les plaques, je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une mesure somptuaire. C’est plutôt un argument qui est toujours soulevé par les adversaires des changements de noms afin de dire aux gens que c’est de leurs poches que l’argent sortira, c’est vous qui en pâtirez. Cela, à mon avis, est un argument démagogique », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne les problèmes liés à l’habitude, le représentant de l’Église a reconnu que jusqu’à présent, il avait des difficultés à s’habituer aux nouvelles appellations des stations de métro à Moscou. « Mais je suis prêt à vivre avec ce désagrément, pourvu que les noms des bourreaux et des criminels disparaissent de nos rues, places et noms des stations de métro » a-t-il ajouté. Il y a quelques jours, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avait déclaré, dans un message dédié au centième anniversaire de la révolution http://orthodoxie.com/le-saint-synode-de-leglise-orthodoxe-russe-a-etabli-la-liste-des-initiatives-prevues-a-loccasion-du-centenaire-du-debut-des-persecutions-religieuses-en-russie/ que « l’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés… Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques ».

Source

Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

Source

Staretz Ephrème de Vatopaidi : orthodoxie et Internet

Le développement forcené de la technologie de l’information au cours des deux dernières décennies a vraiment produit des résultats inattendus, dont nous ne pouvions même pas rêver dans les années septante et même dans les années huitante.

L’Internet, le courrier électronique, les ressources Web, les réseaux sociaux: ils font partie de notre vie quotidienne, du travail, de la science, de l’éducation, de l’art et du divertissement. L’Internet nous a permis de réduire ou même d’abolir la distance. Ainsi, les nouvelles peuvent être transmises par Internet d’une extrémité de la terre à l’autre en quelques secondes – nous avons tous eu cette expérience.

Les conversations, parfois même impliquant le contact visuel, se déroulent maintenant sans à-coups, indépendamment de la distance. La seule condition est que l’utilisateur ait accès à Internet. En effet, l’utilisation d’Internet est si simple que tout enfant ou personne âgée peut facilement l’utiliser.

De la même manière, la Parole de Dieu peut être transmise partout dans le monde. De cette façon, ce qui se passe ici à Athènes devant un public de 100 personnes peut être enregistré et envoyé à des milliers, voire des millions d’utilisateurs, ou même transmis en ligne, comme cela se passe maintenant avec notre conférence.

Mais nous devons nous rendre compte que la Parole de Dieu n’est pas une simple parole humaine, mais porte l’Energie Divine, qui peut spirituellement raviver l’homme et vraiment le réconforter – et cela peut se passer par l’Internet. Nous connaissons de nombreux cas où diverses personnes – athées, idolâtres de l’Inde, du Japon et du Népal – ont trouvé l’Orthodoxie par Internet et sont nées à nouveau, parce qu’elles ont trouvé la vérité qu’elles cherchaient dans cette vie; Elles ont trouvé le Christ.

Il n’y a pas si longtemps, l’acteur hollywoodien Jonathan Jackson a visité notre monastère. Je lui ai demandé comment il est devenu orthodoxe. Il m’a dit que l’Internet l’avait beaucoup aidé. D’autre part, grâce à Internet, les chrétiens qui avaient quitté Dieu sont retournés à Lui, se sont trouvés et ont trouvé leur place dans ce monde.

Il y a des gens qui étaient au bord de la frustration absolue et, après avoir écouté quelques entretiens sur Internet, ils ont trouvé la force spirituelle nécessaire et l’espoir, et ils se développent maintenant spirituellement.

Bien sûr, la Parole orthodoxe de Dieu est moins présente sur Internet par rapport à d’autres paroles. Quand je parle d’autres paroles, je parle de la science, de l’économie, de la politique, et même de phénomènes tels que la mode, le show-business ou même certaines ressources corrompues qui, malheureusement, sont souvent visitées.

Il me semble qu’aujourd’hui la Parole de Dieu doit avoir en ligne une présence forte et puissante. La majorité des gens aujourd’hui sont désorientés, tombant constamment dans une impasse. À cette époque, seule la Parole de Dieu peut consoler l’homme, l’informer et lui assurer la possibilité de la vie éternelle. La Parole de Dieu transmise par Internet peut avoir une fonction de guérison pour l’homme.

La création de bibliothèques numériques au contenu pertinent peut et doit être encouragée et multipliée. Le patrimoine et la sagesse des saints Pères, avec leurs textes remarquables, doivent être utilisés autant que possible de la manière la plus moderne et la plus optimale. La numérisation et la catégorisation des saints Pères permettent aux internautes de trouver des textes et des informations sur des sujets qui les intéressent. De plus, la numérisation et la promotion à travers les pages Web de la Parole de Dieu, en particulier les enseignements des saints Pères ainsi que des startsy du XXe siècle apporteront un bénéfice spirituel à nos contemporains.

Le staretz Ephraïm de Katounakia a dit: “Oh, qu’il est dommage qu’il n’ait pas été possible d’enregistrer les paroles du staretz Joseph?” Nous comprenons qu’il est vraiment important que les choses soient dites par des gens qui ont vécu et acquis une expérience personnelle dans le combat spirituel invisible.

Saint Païssios a dit: “Notez tout ce que vous entendez de spirituel, ainsi que l’expérience que vous avez entendue des autres, parce que viendra un moment où cette expérience sera épuisée, et vous aurez une déficience spirituelle.” En effet, au cours des dernières années, la publication de livres de contenu théologique, en particulier en Grèce, mais aussi dans d’autres pays orthodoxes, a connu une forte croissance.

Mais, malheureusement, il y a des orthodoxes qui, en raison des barrières linguistiques, n’ont pas accès à ces précieux textes. En outre, le livre ordinaire, imprimé sur papier, est maintenant dans une grave crise. Dans le même temps, les ventes de livres électroniques sont de plus en plus fréquentes. Par conséquent, nous pouvons dire que nous pouvons utiliser cette tendance. Nous pouvons dire que tout cela est bon et agréable à Dieu, quand tout fonctionne correctement.

Internet est un outil moderne qui favorise la mondialisation. Ceux qui voudraient répandre leurs idées sur l’histoire mondiale, l’économie mondiale, un État mondial et un leader mondial savent comment utiliser l’Internet – et, en fait, ils l’utilisent à un niveau élevé. Pourquoi ne devrions-nous pas, nous orthodoxes, utiliser cet instrument pour promouvoir le rôle mondial de l’Orthodoxie? Pourquoi ne pas l’utiliser pour unir les orthodoxes et leur mission dans le monde connu?

La bonne utilisation de l’Internet dépend de l’utilisateur. Bien sûr, l’Internet ne peut pas remplacer le contact vivant. Bien sûr, personne ne peut atteindre un niveau donné de spiritualité à travers l’Internet seul.

L’Orthodoxie est centrée sur la personne. La priorité va également à la valeur essentielle de la personne, à la personne individuelle. L’Internet est un outil, un instrument qui nous aide et nous est bénéfique – mais pour que les fidèles mènent une vie spirituelle authentique, il est nécessaire qu’ils aient un contact personnel avec leur père spirituel.

De la même manière, il est essentiel de communiquer avec les autres frères, afin de faire l’expérience de l’amour et de participer à tous les Mystères de l’Église. Bien sûr, il y a aussi des cas où l’utilisation excessive d’Internet, même à des fins spirituelles et bonnes, peut créer la dépendance, entraînant un isolement asocial et un effet nuisible sur la personnalité. Ainsi, l’Internet peut avoir des résultats négatifs: au lieu de conduire l’utilisateur à être plus proche de Christ, cela peut, au contraire, le détourner de Dieu. C’est pourquoi nous avons la grande responsabilité de promouvoir et de partager la Parole de Dieu en utilisant les méthodes les plus créatives, les plus utiles et les plus modernes – mais nous devons également informer notre troupeau sur l’utilisation profitable de l’Internet en soulignant tous les effets négatifs que peut engendrer l’utilisation abusive de cette technologie.

C’est l’un des objectifs de notre conférence qui, pour la première fois, se déroule au niveau international pour les orthodoxes. C’est une grande bénédiction que la première de ces conférences ait lieu dans notre pays. Je tiens à remercier les organisateurs: le journal en ligne «Pemptousia», ainsi que les ressources en ligne et «Bogoslov» de Russie. Notre monastère soutient toujours avec beaucoup d’amour et d’intérêt l’activité de l’Institut “Saint Maxime le Grec”. Nous espérons que cette conférence sera en mesure de faire face aux défis du monde moderne et que tous les participants utiliseront ces nouvelles technologies et Internet pour leur bénéfice spirituel.

Le Christ est ressuscité! Je vous remercie.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après Pravmir (reprise discours de Père Ephraim de Vatopaidi à la conférence internationale de mai 2015 à Athènes)

Une liturgie sera célébrée mensuellement à Ankara par un archimandrite du Patriarcat oecuménique

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « À partir de ce jour, le 11 mars 2017, le Patriarcat œcuménique, de par sa sensibilité et sa responsabilité pastorales, mais également pour répondre aux demandes relatives, a fixé la célébration, actuellement une fois par mois, de la divine liturgie pour les orthodoxes de différentes nationalités habitant à Ankara, les membres des ambassades des pays orthodoxes, les professeurs d’université, ainsi que d’autres personnes travaillant dans la région. Ces liturgies et d’autres offices seront célébrés par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle la langue russe et qui se rendra à cette fin dans la capitale. Les offices seront célébrés en l’église catholique-romaine de la ville, qui est aimablement mise à disposition des orthodoxes ainsi que d’autres communautés chrétiennes du pays ».

Source

Le gouvernement hongrois a alloué 8 millions de dollars à la restauration d’églises orthodoxes russes

Le ministère hongrois des Ressources humaines a signé un accord avec le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe concernant l’allocation de 2,4 milliards de florints (environ 8,1 millions de dollars) à la restauration de trois églises dans le pays, dont la cathédrale à Budapest, et à la construction d’une autre église. « Les subsides sont alloués pour la restauration de la cathédrale de Budapest, l’église de la Très-Sainte-Trinité à Milkosc, l’église Saint-Nicolas à Tokaj. En outre, une nouvelle église orthodoxe sera construite à Héviz » selon les informations communiquées par le diocèse mentionné. L’évêque de Podolsk Tikhon, qui administre le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe a déclaré qu’un événement de cette envergure se produit pour la première fois dans l’histoire des relations entre l’Église orthodoxe russe et la Hongrie. « Ce financement est un apport du peuple hongrois non seulement à la restauration d’églises qui sont des monuments culturels et historiques de la Hongrie, mais aussi à la préservation des valeurs chrétiennes traditionnelles en Hongrie et en Europe », a souligné le hiérarque. La première église orthodoxe sur le territoire hongrois a été construit au XVIIIème siècle à Tokaj, où se trouvait une garnison cosaque ; là, sur des terres affermées par les tsars russes, les cosaques récoltaient et traitaient des raisins qu’ils acheminaient ensuite à Saint-Pétersbourg. L’église a été préservée jusqu’à nos jours. Une autre église russe, dédiée à la sainte martyre Alexandra, a été construite en 1803 dans la banlieue de Budapest sur le lieu du décès de la grande-duchesse Alexandra Pavlovna Romanov, fille de l’empereur russe Paul Ier. Plus tard fut constituée la mission ecclésiastique d’Ofen (ancienne appelation de Buda), qui fonctionnait auprès de la mission diplomatique russe et desservait les orthodoxes vivant dans la région.

Source

Message du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à l’occasion du centenaire des événements tragiques liés à la révolution en Russie et au début des persécutions religieuses

À l’occasion du centenaire des événements tragiques de révolution en Russie et du début des persécutions religieuses, le Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant, en date du 10 mars 2017 :
« Bien-aimés frères et sœurs en Christ,
Cette année, le monde entier et en premier lieu nous tous, nous remémorerons de la plus grande tragédie du XXème s. qui a bouleversé le sort de millions de gens. Cette tragédie a touché littéralement chaque famille russe, où qu’elle se trouvât. Nous commémorons maintenant le centenaire de la révolution sanguinaire et destructrice en Russie. En raison de la trahison du gouvernement et des autorités militaires, le Tsar a été contraint d’abdiquer, et il s’en est suivi une chaîne d’événements inévitables : l’effondrement de l’État, la mort en martyr du Tsar lui-même et de la Famille impériale, l’atroce guerre fratricide, les persécutions sans précédent en Russie contre l’Église orthodoxe et la foi en Dieu. En 1909, Pierre Stolypine disait : « Donnez à l’État vingt ans de paix interne et externe, et vous ne reconnaîtrez plus la Russie actuelle ». Mais le premier-ministre russe lui-même ne devait vivre que deux ans encore. Il fut assassiné en présence de son Tsar dans un théâtre de Kiev en 1911. Le fait que la Russie avançait à grands pas, était connu loin des frontières de notre Patrie, et précisément aux États-Unis d’Amérique. En novembre 1914 sortit un numéro spécial de la revue « National Geographic » consacré à la Russie. Les recherches sociales et économiques montraient qu’à la date indiquée par Stolypine, selon les indicateurs fondamentaux, la croissance de la Russie atteindrait un niveau imparable. Seule la révolution, organisée et soutenue par les pays occidentaux l’ont arrêtée. On n’a pas même donné vingt jours de tranquillité à notre Patrie. À ce sujet, il faut se rappeler que le dénigrement constant de la Russie par la « civilisation occidentale » auquel nous assistons aujourd’hui, existait il y a cent ans, voire bien avant. Le monde détestait l’Empire russe, héritier de la sainte Russie orthodoxe. Ni la fidélité de la Russie à ses devoirs en tant qu’alliée, ni la disposition des souverains russes à collaborer n’ont aidé. La déclaration du célèbre homme d’État britannique, Lord Palmerston, est caractéristique : « Comme il est difficile de vivre dans un monde où personne ne fait la guerre contre la Russie ». Cette déclaration remonte au milieu du XIXème siècle mais, malheureusement, est restée inaperçue. Au début même du XXème siècle, le saint hiérarque Macaire (Nevsky), métropolite de Moscou et de Kolomna, avait prévenu : « Nous passons par des temps troublés. Il y a eu en Russie des temps de tribulations, mais ils n’ont jamais été pires que maintenant. Alors, tous étaient pour Dieu, tous souhaitaient savoir ce qui Lui était agréable, mais ce n’est pas le cas maintenant. Alors, tous étaient pour le Tsar. Maintenant, ce n’est plus le cas. Maintenant s’élèvent des voix blasphématoires contre Dieu et des complots contre Son Oint… » Les classes instruites en Russie, éduquées dans les traditions occidentalistes, ont précipité la Russie dans l’abîme, avec une obstination quasi suicidaire, incitant de toutes manières le peuple russe à renoncer à sa foi, à son Tsar et à sa Patrie. Les paroles du psalmiste David viennent à l’esprit : « L’insensé dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu » (Ps. 13,1). Mais même dans les temps les plus difficiles des persécutions, le Seigneur n’a pas délaissé Son peuple. Ainsi, cette année, nous commémorons un autre jubilé centenaire, non moins important, celui du rétablissement du Patriarcat en Russie. Cela s’est produit précisément lorsqu’un Primat et intercesseur pour toute l’Église russe était particulièrement indispensable. L’intronisation du saint hiérarque, le patriarche-confesseur de toute la Russie, eut lieu le 21 novembre / 4 décembre 1917 en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, en la fête de l’Entrée au temple de la Très sainte Mère de Dieu. Mais avant encore, le jour même de l’abdication de l’Oint de Dieu, le Tsar Nicolas Alexandrovitch, le 2/15 mars 1917, la merveilleuse icône de la Mère de Dieu dite « Derjavnaïa » [la Souveraine] est apparue à notre peuple, comme un signe que la Très Pure Souveraine n’abandonnerait pas la Russie souffrante, laquelle était appelée depuis les temps immémoriaux « la Maison de la Très sainte Mère de Dieu ». Maintenant, alors que, comme l’a exprimé le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, « le Seigneur a changé Sa colère en miséricorde à l’égard de la Russie », la Providence a donné la possibilité à tous les Russes de revenir à leurs racines orthodoxes. Il nous est maintenant nécessaire de comprendre notre histoire et les raisons pour lesquelles de lourdes épreuves ont échu à la Russie. L’une des raisons de ces événements tragiques résulte de l’oubli de Dieu et de l’indifférence envers la foi du Christ, ainsi que du rejet du pouvoir établi par Dieu. On ne peut en aucun cas justifier les responsables de cette funeste révolution. L’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés. Ce sont tous les symboles du malheur, de la tragédie et de l’effondrement de l’État que Dieu nous avait donné. Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques. Durant les années de tribulations, l’Église russe hors-frontières a toujours considéré de son devoir sacré d’exprimer toute la vérité sur l’histoire russe, ce qui était impossible dans la Patrie, et avant tout de rappeler au peuple russe le calvaire des Néomartyrs. Ce n’est pas une question politique, comme certains le prétendent, mais c’est une question de conscience spirituelle. Il nous faut connaître le mieux possible l’histoire de l’exploit des Néomartyrs et confesseurs de Russie. Alors, nous l’espérons, l’homme russe lui-même, suivant l’injonction de sa conscience, arrivera à la conviction que dans son pays gardé de Dieu, il n’y a plus de place pour les symboles du pouvoir ennemi de Dieu et pour les noms des athées militants.Il y a dix ans, lors de la grande consécration de l’église du polygone de Boutovo, le métropolite Laure d’éternelle mémoire, s’adressant à l’assistance, déclara : « Ici, la terre est abondamment abreuvée du sang des martyrs et est jonchée de leurs os. Qu’elle soit un l’autel au Christ notre Dieu ! Le prophète s’est exprimé depuis longtemps sur les persécuteurs de l’Église : « J’ai vu l’impie triomphant, il se dressait comme les cèdres du Liban ; quand je suis repassé, voici qu’il n’était plus, je l’ai cherché, et on ne trouvait plus sa place » (Ps. 36, 35-36). Que soit effacé leur souvenir dans les cœurs des hommes, et que l’Église du Christ sur la Terre russe soit affermie dans les siècles ! » Nous appelons tous nos fidèles, tous les orthodoxes russes dans la patrie et dans la diaspora à garder, comme la prunelle de leurs yeux le don que le Seigneur nous a confiés : la sainte foi orthodoxe salvatrice, en se rappelant toujours des paroles du Christ : «Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice… » (Matth. 6,33). Amen.
Avec amour en Christ,
+ HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières
+ MARC, archevêque de Berlin et d’Allemagne
+ CYRILLE, archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale, secrétaire du Synode des évêques
+ GABRIEL, archevêque de Montréal et du Canada
+ PIERRE, archevêque de Chicago et d’Amérique centrale
+ NICOLAS, évêque de Manhattan, secrétaire-adjoint du Synode des évêques

Source

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a établi la liste des initiatives prévues à l’occasion du centenaire du début des persécutions religieuses en Russie

Lors de sa séance du 9 mars 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé les propositions qui suivent, préparées par le Comité que celui-ci avait constitué le 1er février 2017, afin d’établir le programme des commémorations ecclésiales du centenaire du début des persécutions contre l’Église orthodoxe russe :
1. Célébration de la sainte Liturgie, présidée par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie le 15 mars 2017, jour de l’abdication du saint empereur martyr Nicolas II et de l’apparition de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », perçue par les contemporains de l’événement comme un signe miraculeux de l’intercession de la Reine du Ciel pour la Terre russe.
2. À l’occasion de la consécration par S.S. le patriarche Cyrille, de l’église de la Résurrection du Christ érigée en mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe et située au monastère stavropégiaque Sretensky à Moscou, qui aura lieu en la fête de l’Ascension du Seigneur, le 25 mai 2017, commémoration, avec la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, du dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe [c’est-à-dire de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou, ndt] et ce
3. Réalisation en 2017, dans la salle des Conciles ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur, d’une conférence thématique scientifique, sa préparation étant confiée aux Académies ecclésiastiques de Moscou et de Saint-Pétersbourg ainsi qu’à l’Université orthodoxe Saint-Tykhon.
4. Célébration, au cours de l’année 2017, dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe, d’offices solennels dédiés à la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, accompagnés de processions, ainsi que de manifestations scientifiques et publiques.
5. Accomplissement de manifestations mémorielles non seulement en 2017, mais les années suivantes également, s’il y a des plans établis aux niveaux locaux, coïncidant en particulier avec les dates rondes du trépas des saints martyrs.
6. Réalisation par le Conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe de la coordination des publications dédiées au centenaire du début des persécutions de l’Église orthodoxe russe.
7. Publication par les Éditions du Patriarcat de Moscou d’un album illustré évoquant l’exploit et la vénération des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
8. Préparation par l’entreprise artistique « Sofrino » de cinq coffrets destinés aux vénérables reliques des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
9. Demande aux évêques diocésains de présenter pour le 1er décembre 2017 au Comité d’organisation les informations concernant les manifestations commémoratives ayant eu lieu dans leurs diocèses, pour information de S.S. le patriarche et des membres du Saint-Synode.

Source

Les saints martyrs de Lyon et d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme sont introduits dans le calendrier de l’Église orthodoxe russe

Lors de sa session du 9 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a décidé d’introduire dans son ménologe plusieurs saints occidentaux antérieurs au schisme. La commission chargée de l’établissement du ménologe de l’Église orthodoxe russe, créée le 18 septembre 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a constitué une liste des saints anciens qui ont vécu en Occident, sur la base de leur vénération par les orthodoxes des diocèses d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe, et également par d’autres Églises orthodoxes locales. Lors de l’examen de la question de l’introduction dans le ménologe de saints ayant vécu en Europe occidentale et centrale avant 1054, la commission a été guidée par les critères suivants : leur confession irréprochable de la foi orthodoxe, les circonstances dans lesquelles a eu lieu leur canonisation ; l’absence de la mention du saint dans des œuvres polémiques ayant pour but la lutte contre l’Église d’Orient et le rite oriental ; leur vénération actuelle dans les diocèses étrangers de l’Église orthodoxe russe et des autres Églises locales orthodoxes. En outre, lors de ce travail, ont été pris en compte les données contenues dans « le ménologe complet de l’Orient » de l’archevêque Serge (Spassky), le rapport du saint hiérarque Jean (Maximovitch) au Synode des évêques de l’Église russe hors-frontières en 1952, les articles de « l’Encyclopédie orthodoxe » [éditée par l’Église orthodoxe russe, ndt], ainsi que le Synaxaire composé par le hiéromoine Macaire (1 et 2) du monastère athonite de Simonos Petras.
Les saints suivants ont été inclus :
• hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
• martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
• martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
• martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
• hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre / 12 décembre, +IIIème s.)
• martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
• martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
• saint Honorat, évêque d’Arles (16 / 29 janvier, +429)
• saint Germain, évêque d’Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
• saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
• saint Patrick, illuminateur de l’Irlande (17/30 mars ; +après 460)
• saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
• sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
• saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
• saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053)

Source

La municipalité de Selivri (Turquie) va reconstruire la maison natale de saint Nectaire d’Égine

Le 20 février 2017, M. Ozcan Isiklar, maire de Selivri (anciennement Sélybrie), une localité de la province d’Istanbul qui jouxte la mer de Marmara en Turquie, a rencontré l’évêque local, le métropolite de Sélybrie Maxime (Patriarcat de Constantinople), afin de l’informer sur les travaux effectués pour reconstruire la maison où vécut St Nectaire d’Égine durant les quatorze premières années de sa vie. St Nectaire naquit dans cette maison le 1er octobre 1846 et partit étudier à Constantinople alors qu’il était adolescent. La maison a été détruite en 1976, mais la municipalité envisage maintenant de la reconstruire, en liaison avec le métropolite Maxime. La maison servira de musée, avec quelques objets de la vie de St Nectaire. On espère que le musée attirera des pèlerins chrétiens orthodoxes et stimulera l’économie locale. Une grande maquette du projet et une photo de St Nectaire ont été installés sur le site du futur musée.

Source

Le métropolite du Monténégro Amphiloque au sujet de la guerre en Ukraine : « On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! »

Au Monténégro, l’Église orthodoxe prie pour le salut de l’Ukraine souffrante. C’est ce qu’a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque dans un entretien avec le correspondant de l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine). « À chaque Liturgie, à chaque proscomédie [préparation des saints Dons pour la Liturgie, ndt], nous faisons une prière spéciale pour S.B. le métropolite de Kiev Onuphre et pour tous les Ukrainiens qui ont préservé la foi orthodoxe authentique », a précisé le métropolite. « Je suis très affecté par ces événements en Ukraine, cette guerre civile fratricide. Je dirai ceci : on peut aspirer à défendre son État, mais on ne peut participer à une guerre fratricide ! On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! » a ajouté Mgr Amphiloque. « Certains diront : puisqu’il est métropolite du Monténégro, qu’il s’occupe des affaires de son diocèse, de son peuple ! Mais je l’ai dit dès mon intronisation : bien que je sois évêque de l’Église du Monténégro, je suis en outre évêque de l’Église orthodoxe autocéphale locale de Serbie. En même temps, je suis évêque de l’Église Une, sainte, catholique et apostolique. Aussi, le métropolite Onuphre et moi-même nous nous trouvons dans la même Église » a poursuivi le métropolite du Monténégro, ajoutant : « S.B. le métropolite Onuphre est un homme humble. Son Église est maintenant crucifiée. Dieu soit loué, car sans cela il n’y a pas de Royaume céleste. C’est ainsi que les évêques doivent faire leur salut. Je ressens, que le métropolite Onuphre a réellement une compréhension ecclésiale profonde de la situation qui s’est créée. Il soutient son pays, son peuple ukrainien, mais il ne se met pas lui-même en opposition au peuple russe. Et là, on peut voir un point commun avec la position du chef de l’Église de Géorgie. Lorsqu’il y avait un conflit entre la Russie et la Géorgie, le patriarche Élie, père spirituel de la Géorgie contemporaine, a rencontré le patriarche de l’Église orthodoxe russe et a contribué à résoudre cette situation. Aucun conflit ne peut être résolu avec les méthodes que nous observons, malheureusement, en Ukraine. De la même façon qu’un Monténégrin ne peut bâtir son bonheur sur la haine envers un Ukrainien ou un Russe, un Ukrainien ne peut construire son avenir sur la haine envers ses frères avec lesquels il vit dans une seule maison, sur la haine envers les Russes et les autres nationalités. Et là, la sagesse est nécessaire aux hiérarques de l’Église. Grâce à Dieu, le métropolite Onuphre dispose d’une telle sagesse. Il montre que la sortie de tout conflit est unique : le repentir, l’amour envers le Seigneur et l’amour fraternel. Pendant le Grand Carême, nous devons développer en nous un tel amour fraternel. Seul celui-ci résout tous ces problèmes » a conclu Mgr Amphiloque.

Source

À Vienne s’est tenu un symposium scientifique international dédié au Concile panrusse de 1917-1918

Du 2 au 5 mars 2017 s’est tenu à Vienne un symposium scientifique international intitulé « 1917-2017 : centenaire du Concile local de l’Église orthodoxe russe », organisé par la Faculté catholique-romaine de l’Université de Vienne avec le soutien du fonds caritatif chrétien Pro Oriente. Ont participé aux travaux du forum des spécialistes de l’histoire de l’Église orthodoxe russe venus de Russie, des États-Unis et des pays européens. Le Comité de rédaction scientifique du monastère stavropégiaque Novospasski de Moscou, chargé de l’édition des documents du Concile de 1917-1918, était représenté par les rédacteurs concernés, G.M. Zapalski (tome « Section monastères et monachisme »), A.G. Kravetzky (tome « Section offices liturgiques, prédication et église », le professeur S.L. Firsov (tome « Section ‘edinoverie’ [vieux-croyants rattachés à l’Église officielle] et vieux-croyants [schismatiques] ; section « Mission interne et externe), et également par le directeur scientifique du projet A.I. Mramornov. Les chercheurs ont fait des communications sur les thèmes des tomes en préparation et ont participé aux discussions, qui ont eu lieu en anglais, russe et allemand. Au cours de la manifestation ont été discutées les questions de l’étude de l’héritage conciliaire. Il est prévu de publier les documents du symposium dans le périodique Ostkirchliche Studien, consacré aux questions de l’histoire de l’Église orthodoxe.

Source

Bénédiction du cimetière militaire russe à Milejczyce (Pologne) rénové après sa profanation

L’évêque de Siemiatycze Georges (Église orthodoxe de Pologne), aumônier militaire, a procédé à la bénédiction du cimetière rénové de l’Armée rouge de Milejczyce qui avait été vandalisé il y a deux ans. En septembre 2015, des inconnus avaient profané 57 tombes dans ce cimetière, où sont inhumés environ 1500 soldats de l’Armée rouge qui avaient combattu sur le front contre l’armée allemande de 1941 à 1944. Le 23 février 2017, le cimetière, rénové, a été béni solennellement. La rénovation du cimetière a été réalisée grâce au soutien financier du fonds caritatif de la Cathédrale maritime Saint-Nicolas à Kronstadt, en Russie, et du Bureau pour la mémoire des soldats tombés au combat, ainsi que d’autres associations de Pologne et de Russie. Après la bénédiction et l’office de requiem, l’évêque Georges a déclaré : « En tant que membre du clergé, en tant qu’évêque, je souhaite condamner ici tout vandalisme. Que Dieu fasse que plus personne ne porte la main sur un lieu où reposent les morts. Les hommes qui se sont endormis ont le droit sacré à la paix, et notre devoir est de respecter ce droit par la prière et le maintien de leur souvenir. Il en était ainsi dans l’Ancien Testament, il en est ainsi dans toutes les religions du monde, et il doit en être ainsi dans le christianisme également. Aussi, je vous remercie tous pour les prières et la rénovation du cimetière et je demande encore une fois que ce lieu soit un lieu de respect et de souvenir et que plus jamais les mains de malfaiteurs ne vienne salir ce saint lieu. Assistaient entre autres à la cérémonie les représentants de l’Ambassade de la Fédération de Russie en Pologne, le directeur du Fonds de la Cathédrale maritime Saint-Nicolas de Cronstadt, le représentant du consulat de Biéorussie à Bialystok et le maire de la commune de Milejczyce, qui a remercié tous ceux qui étaient venus à la bénédiction solennelle de ce saint lieu et ont rendu honneur aux militaires inhumés.

Sources : 1 et 2

Dimanche de l’orthodoxie à Munich

Le dimanche de l’orthodoxie, à la veille du début de la session de la Conférence des évêques orthodoxes d’Allemagne, a eu lieu en la cathédrale des saints Néomartyrs et Confesseurs de Russie à Munich (Église orthodoxe russe hors-frontières) la concélébration de la sainte Liturgie par les évêques qui accomplissent leur ministère en Allemagne,. L’office était présidé par l’archevêque de Berlin et d’Allemagne, recteur de la cathédrale, assisté par le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Isaac (Patriarcat d’Antioche), le métropolite d’Europe centrale et du Nord Séraphim (Patriarcat de Roumanie), l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Théophane (Patriarcat de Moscou), l’évêque de Francfort et d’Allemagne Serge (Église orthodoxe serbe), l’évêque de Stuttgart Agapit (Église russe hors-frontières) et l’évêque de Brașov Sofian (Patriarcat de Roumanie), ainsi que des prêtres et des diacres des Églises russe, serbe et roumaine. Le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Augustin (Patriarcat de Constantinople) a prié dans le sanctuaire. De nombreux fidèles ont communié. À l’issue de la divine liturgie a été célébré l’office de l’orthodoxie. Lors du repas qui a suivi, les évêques et les paroissiens de la cathédrale ont eu la possibilité de communiquer avec les évêques dans une atmosphère détendue. Dans son allocution, le président de la Conférence épiscopale d’Allemagne, le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Augustin, a mentionné que la famille traditionnelle et les valeurs familiales traditionnelles étaient l’objet d’attaques particulières en Europe, et a invoqué la bénédiction divine sur les familles présentes. Le soir du même dimanche, en l’église grecque de Tous les Saints de la ville a eu lieu la rencontre désormais traditionnelle des chœurs des différentes paroisses orthodoxes de Munich.

Source

Dimanche de l’orthodoxie à Jérusalem

Le 5 mars, dimanche de l’orthodoxie, le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté de sept évêques et de plusieurs prêtres et diacres, a célébré la liturgie en la basilique du Saint-Sépulcre. À l’issue de l’office, le patriarche a célébré l’office de l’orthodoxie. On peut visionner ici un court film vidéo de la procession autour du « Kouvouklion ».

Source

Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté à l’office du Dimanche de l’orthodoxie à la laure des Grottes de Kiev

Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté, le 5 mars, à l’office du Dimanche de l’orthodoxie en l’église des saints Antoine et Théodose, dite « du réfectoire », de la laure des Grottes de Kiev. La sainte Liturgie et l’office de l’Orthodoxie étaient présidés par le métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Après la lecture de l’Évangile, le métropolite s’est adressé aux fidèles par une prédication. Comme l’a mentionné l’archipasteur, le premier dimanche du Grand Carême, qui s’appelle le dimanche du « Triomphe de l’orthodoxie », des prières spécifiques sont élevées dans les églises orthodoxes du monde entier, « dans lesquelles nous rendons grâces à Dieu pour nous avoir aidés à préserver la foi orthodoxe dans des temps difficiles ». Mgr Onuphre a évoqué les persécutions des chrétiens pendant les trois premiers siècles et les hérésies qui sont apparues dans l’Église. C’est elle qui convoqua les Conciles œcuméniques, au nombre de sept, afin de condamner tous les enseignements erronés sur la nature du Christ, les hypostases de la sainte Trinité, la Mère de Dieu, la vénération des icônes et d’autres encore. « Sous l’impératrice Théodora, en 867, a triomphé la pureté de la foi et fut institué le Triomphe de l’orthodoxie. Depuis cette époque, est célébré un office d’actions de grâces le premier dimanche du Grand Carême, dans toutes les églises orthodoxes. Nous rendons grâces au Créateur pour nous avoir permis d’être au nombre de ceux qui Le confessent correctement. Que le Seigneur nous aide à préserver la pureté de la Foi orthodoxe. Nous devons la transmettre à nos descendants telle que nous l’avons reçue. Nous rendons grâces à Dieu d’être des membres de l’Église orthodoxe et de confesser la foi orthodoxe » a déclaré le primat. Concélébraient avec le primat lors de la sainte Liturgie le métropolite de Vychgorod et Tchernobyl Paul, supérieur de la Laure de Kiev, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, l’archevêque Gourias (Kouzmenko), l’archevêque de Boutchan Pantéléimon, l’archevêque de Makarov Hilaire, les prêtres de la Laure. De nombreux fidèles assistaient à l’office, dont les ambassadeurs et diplomates des États dont la majeure partie de la population est orthodoxe, à savoir la Fédération de Russie, la Biélorussie, la Géorgie, la Roumanie, la Grèce, la Moldavie, la Bulgarie, la Serbie et la Macédoine.

Source

Le 9 mars, jour de la fête des Quarante martyrs, seront commémorés dans les églises roumaines ceux qui ont souffert à l’époque communiste

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie a proclamé l’année 2017 « année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie à l’époque communiste », tandis que le parlement roumain a adopté la loi N°247/2011 déclarant le jour du 9 mars « Jour des prisonniers politiques anti-communistes de la période 1944-1989 », ce qui a fait l’objet d’une publication dans le journal officiel N°864 du 8 décembre 2011, précisant que la date de commémoration de ceux qui sont morts en tant que combattants contre le communisme serait le 9 mars de chaque année, jour de la fête des saints 40 martyrs de Sébaste. Le Patriarcat de Roumanie a transmis aux centres diocésains l’instruction de célébrer ce jour des offices de requiem pour ceux qui ont souffert à l’époque du communisme athée, défendant la foi en Dieu et la dignité du peuple roumain. Cette commémoration comprend une ecténie pour les héros, les soldats et les combattants roumains, ainsi que l’office de requiem pour les héros ».

Source

Une grande église orthodoxe est consacrée en Tchétchénie

L’église de la Nativité du Christ à Naurskaïa, en Tchétchénie, a été consacrée le 5 mars 2017 par l’évêque de Makhatchala et Grozny Barlaam, en présence du représentant du ministère de la politique nationale et d’autres officiels. L’église de la Nativité du Christ a été ouverte au printemps 2015, mais des travaux de finitions étaient encore en cours. Désormais, l’édifice sera pleinement fonctionnel. Jusqu’à 2015, la paroisse orthodoxe à Naurskaïa était abritée dans les anciens locaux du club local. L’église abrite 350 paroissiens. C’est la deuxième église par sa grandeur après celle de Grozny. Près de 1500 personnes sur 9800 qui habitent le centre de Naurskaïa, sont orthodoxes. Le financement de la construction de l’église a été offert par le directeur de la « Compagnie russe du cuivre », Igor Altouchkine. Le projet et la construction ont été effectués par des spécialistes d’Ekaterinbourg. L’iconostase a été peinte dans le style byzantin par les sœurs du monastère de Novo-Tikhvinsk à Ekaterinbourg. La nouvelle église a été construite précisément à l’endroit où se trouvait l’ancienne église détruite en 1936 par les bolcheviques. Il y a plusieurs paroisses orthodoxes sur le territoire de la Tchétchénie, dont une église en construction dans la localité de Chelkovskaïa. Selon certaines statistiques, le nombre total des habitants orthodoxes de Tchétchénie serait d’environ 17.000 personnes.

Source

Dimanche de l’orthodoxie à Constantinople

Le 5 mars 2017, dimanche de l’orthodoxie, la divine liturgie a été célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges de Constantinople par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des membres du Saint-Synode. Au cours de l’office a eu lieu le sacre épiscopal de l’évêque d’Eucarpie Hiérothée, supérieur du monastère Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York). On peut voir ici de nombreuses photos de la liturgie, du sacre épiscopal et de la procession avec les icônes à l’occasion du dimanche de l’orthodoxie.

Source

Dimanche de l’orthodoxie à Athènes

Le dimanche de l’orthodoxie a été fêté en la cathédrale métropolitaine de l’Annonciation à Athènes en présence du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos. La divine liturgie était présidée par l’archevêque d’Athènes Jérôme, assisté des métropolites de Dimitrias Ignace, d’Hydra Éphrem, du Pirée Séraphim, d’Édesse Joël, d’Éleuthéroupolis Chrysostome, de Kozani Paul, d’Alexandroupolis Anthime, de Neapolis Barnabé, et de l’évêque de Methoni Clément. Assistaient notamment à l’office le ministre de l’instruction publique M. Gavroglou, le responsable du domaine de l’éducation et de la religion au sein du parti de la Nouvelle Démocratie M. Fortsakis, les représentants de l’armée, de la marine et de la police, ainsi qu’un grand nombre de fidèles. Avant la fin de la liturgie a eu lieu la procession des saintes icônes, présidée par l’archevêque Jérôme, en mémoire du rétablissement de la vénération des icônes à Constantinople en 843.

Source

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, il n’y a pas de limite insurmontable »

Le 3 mars 2017, vendredi de la première semaine du Grand Carême, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a célébré la Liturgie des Présanctifiés en l’église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste, à Moscou. À cette occasion, il a prononcé l’homélie suivante : « Lors de la première semaine du Grand Carême, nous écoutons avec une attention spécifique les paroles du Grand Canon, qui est lu du lundi jusqu’au jeudi dans toutes les églises de l’Église orthodoxe russe. Nous nous tenons avec une piété particulière devant le Seigneur Jésus-Christ, qui se donne à nous dans les Saints Dons au cours de la Liturgie des Présanctifiés. Celle-ci est célébrée les mercredis et les vendredis durant les six premières semaines du Grand Carême, afin que nous ayons la possibilité de nous renforcer sur la voie du repentir. La sainte Église a institué cet office liturgique particulier afin que nous puissions, les jours du Grand Carême, communier plus souvent aux saints Mystères du Christ. La Liturgie complète, que ce soit celle de saint Basile le Grand, qui a un caractère solennel spécifique, ou celle de saint Jean Chrysostome (qui est célébrée tous les dimanches et les jours de semaine de l’année liturgique en dehors du Grand Carême et de ces cas particuliers où est célébrée la Liturgie de saint Basile le Grand) a un sens absolument particulier. Pour ce qui est de la Liturgie des Présanctifiés, nous communions aux Saints Dons, consacrés lors de la précédente Liturgie dominicale. Pour cette raison, cette Liturgie est dédiée à la vénération des Saints Dons déjà consacrés, qui se trouvent au début sur l’autel de la prothèse, et sont ensuite transférés sur l’Autel principal. Dans de nombreuses prières et hymnes de la Liturgie des Présanctifiés, nous entendons que les puissances célestes concélèbrent maintenant avec les hommes sur terre, adorant le Seigneur Jésus Christ, qui est présent parmi nous dans Ses Saints Dons. C’est ce qui est dit dans l’hymne chanté lors de la Liturgie des Présanctifiés au lieu de l’hymne des Chérubins : « Maintenant les puissances des cieux célèbrent invisiblement avec nous, car voici que s’avance le Roi de Gloire, voici que s’avance avec son escorte le sacrifice mystique déjà accompli ». Cet hymne, comme les autres prières de la Liturgie des Présanctifiés, indique pour nous la présence invisible, lors de l’office divin, de notre Seigneur Jésus-Christ, de Sa Très pure Mère, des puissances célestes. Ce n’est pas un hasard si les murs de nos églises sont ornés de fresques avec la représentation du Sauveur, de la Très sainte Mère de Dieu, des anges et de nombreux saints, ils sont tous présents parmi nous lors de l’office divin. Les gens posent souvent la question : que les attend-il après la mort ? Tous ne croient pas en l’immortalité de l’âme et ne peuvent imaginer que, après le passage dans l’autre vie, nous rencontrons nos proches et ces saints dont nous lisons la vie maintenant, que nous prions, dont nous voyons les représentations sur les icônes. Nombreux sont ceux qui ne croient pas que, après notre mort, c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui vient à notre rencontre. Au moment de sa mort, la Mère de Dieu a transmis son âme entre les mains de Son Fils. Sur l’icône de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, nous la voyons sur le lit de mort, et le Seigneur Jésus-Christ qui tient l’âme très pure de Celle-ci à l’instar d’un petit enfant. L’image de la Dormition témoigne du fait que la mort est un passage dans la vie éternelle. Le Seigneur attend chacun de nous sur le seuil de la mort, et Il est prêt de venir à la rencontre de l’âme de chacun d’entre nous et à la tenir dans Ses mains tout comme un petit enfant, afin qu’ayant achevé notre vie terrestre, nous commencions la voie vers la vie éternelle. Lorsque nous accomplissons l’office à l’église et prenons conscience qu’avec nous, dans celui-ci, participent tous les saints et les anges, nous comprenons qu’il n’existe pas de limite infranchissable entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni soupir, mais la vie sans fin, là où règne le Seigneur Lui-même avec la Très sainte Mère de Dieu et tous les saints. La sainte Église, par l’office, nous donne la possibilité, dès cette vie, d’être en contact avec la vie du siècle à venir, pour ainsi dire de regarder par la fenêtre et de voir ce qui nous attend de l’autre côté du seuil de la mort, de faire connaissance des saints que nous rencontrerons immanquablement dans le monde d’en-haut, si nous avons au préalable mené une vie chrétienne. Aux jours de la sainte Quarantaine, prions le Seigneur, afin que par l’exploit de la tempérance, Il purifie notre corps, et que par l’exploit du repentir, Il purifie notre âme. Afin que le Sauveur aimant nous rende dignes ici, sur la terre, de fêter la lumineuse Résurrection du Christ. Et afin que, dans le siècle à venir, nous soyons jugés dignes d’aller à la rencontre du Seigneur Jésus-Christ Lui-même et avec Lui, de la Très sainte Mère de Dieu, des saints anges et de tous les saints. Amen ».

Source

Le patriarche de Roumanie Daniel : « Les icônes sont le témoignage de la foi véritable »

L’Orthodoxie n’est pas seulement vraie, elle est également belle, a déclaré le patriarche aux fidèles rassemblés à la cathédrale patriarcale de Bucarest. Le patriarche a souligné que ce dimanche, celui de l’Orthodoxie n’est pas seulement le dimanche de la vraie foi, mais aussi celui de la beauté non éphémère de la gloire de la Très sainte Trinité, de la Mère de Dieu et de tous les saints du Royaume céleste. C’est le dimanche de la gloire du Royaume de Dieu, le dimanche de la joie des anges et des saints, a ajouté le primat. Qualifiant les icônes de « fenêtres ouvertes vers le royaume de l’amour éternel de Dieu et de la gloire de la Très sainte Trinité », le patriarche a expliqué que les processions de ce jour sont accomplies avec beaucoup de joie, étant le témoignage de la foi. Lorsque nous confessons la vraie foi, les cieux s’ouvrent à nous pour goûter d’avance la joie du Royaume de Dieu, la lumière de la lumière non éphémère, la béatitude de la béatitude éternelle du royaume des cieux. C’est cela l’Orthodoxie, a déclaré le patriarche. Cette homélie a été prononcée le 5 mars 2017, au cours de la sainte Liturgie célébrée par le primat en la cathédrale patriarcale, étant assisté de l’évêque Varlaam de Ploieşti, vicaire patriarcat, et de l’évêque Timothée de Prahova, évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest. Faisant référence à la fête, le patriarche Daniel a souligné qu’en ce jour nous commémorons la victoire de l’Église sur toutes les hérésies ainsi, qu’avant tout, la vénération des saintes icônes. Une grande partie de l’homélie a été dédiée aux icônes et à leur signification pour la vie des fidèles. Le patriarche a expliqué que les représentations iconographiques ne sont pas une simple parure esthétique, un décor. Il a insisté sur le fait que les icônes sont une nécessité, une façon liturgique de témoigner de la Vérité, une forme de témoignage de la foi droite. L’icône, a continué le primat, est le témoignage de la vérité de l’Incarnation, de la mort et de la Résurrection du Christ et la proclamation de Sa gloire éternelle qu’Il partage avec ceux qui croient en Lui. Les icônes sont une forme liturgique de témoignage silencieux, mais constant de la vérité selon laquelle le Fils de Dieu invisible s’est fait visible ; l’Éternel s’est fait homme mortel afin que par la mort et la résurrection Il nous accorde la vie nouvelle éternelle. Par l’icône, nous témoignons la vérité de l’incarnation et du devenir homme du Fils éternel de Dieu, afin que les hommes se déifient par la grâce. Les icônes ont aussi un rôle pédagogique. Elles nous acheminent vers le Royaume de Dieu, le but ultime de nos vies. Les icônes nous montrent la gloire du Royaume céleste comme notre but ultime, a continué le patriarche de Roumanie, qui a expliqué que l’homme n’était pas fait pour la tombe, mais pour la vie éternelle céleste dans le royaume de Dieu, vers lequel il doit se diriger. Dans l’icône, nous voyons le Ciel uni à la terre. Dans l’icône n’est pas uniquement peinte l’image du corps humain, mais aussi la gloire du Royaume céleste, soit par le fond doré de l’icône, soit par le nimbe de lumière entourant l’image des saints. Ainsi, il est insuffisant de dire que l’icône est la fenêtre vers le ciel, il faut que nous soulignions que l’icône est la fenêtre vers le Royaume des cieux, vers la gloire éternelle, incréée, du Royaume de Dieu. Le dimanche de l’Orthodoxie constitue aussi un anniversaire pour le patriarche de l’Église de Roumanie. Il y a 27 ans, le 4 mars 1990, le patriarche Daniel recevait le sacre épiscopal en la cathédrale de Timişoara. Environ trois décennies après cet événement, le patriarche Daniel, a marqué ce moment par la prière, en célébrant la sainte liturgie en la cathédrale patriarcale.

Source

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque : « Le slogan : une Église indépendante pour un pays indépendant est anti-évangélique »

Dans une interview à l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine), le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe), a déclaré que lors du Grand Concile qui s’est déroulé en 2016 en Crète, la question de l’ethno-phylétisme, à savoir la préférence accordée aux intérêts nationaux sur ceux de l’Église, a fait l’objet d’une attention particulière. « Le Grand Concile en Crète a confirmé le Concile de Constantinople de 1872, au cours duquel a été condamné l’ethno-phylétisme comme un venin de serpent qui détruit l’Église. Cette confirmation a eu lieu sur proposition du patriarche Irénée et de notre délégation [i.e. de l’Église orthodoxe serbe], et le Concile de 1872 a reçu le statut de concile d’importance œcuménique ». « Que cela signifie-t-il ? Personne, dans le monde orthodoxe, n’identifie la nation et l’Église, l’État et l’Église. C’est une hérésie, un mensonge contre l’Église. Le slogan selon lequel chaque État indépendant et chaque nation doivent avoir leur propre Église, est dans son essence, anti-évangélique », a déclaré le hiérarque. « L’Église respecte tant la nation ukrainienne que la nation monténégrine. Mais l’Église a une structure unique : elle est plus ancienne que tous les États, et nul n’a le droit de se mêler de l’organisation des Églises locales autocéphales. Il s’agit de leur affaire interne », a-t-il ajouté.

Source

L’institution dans laquelle les Bulgares ont le plus de confiance est L’Église orthodoxe

Selon un récent sondage sur l’attitude des Bulgares envers les différentes institutions, ceux-ci ont le plus de confiance envers l’Église, les organisations politiques venant en dernier. Le rapport de l’Institut pour une société ouverte à Sofia, daté du 28 février, sur l’opinion publique nationale, montre que 55% des sondés ont confiance dans l’Église orthodoxe de Bulgarie. Le même pourcentage de fait confiance à l’Union européenne, tandis que 31% sont défiants, et 30% ne font pas confiance à l’Église. Selon le recensement de 2011, 59.4% des Bulgares sont membres de l’Église orthodoxe, ce qui veut dire que la vaste majorité des chrétiens orthodoxes bulgares font confiance à leur Église. Le sondage a été effectué entre le 22 avril et le 14 mai 2016, auprès de 1197 adultes bulgares par l’Institut pour une société ouverte.

Source

En Bulgarie, premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogutchar

Le premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogoutchar et thaumaturge de Sofia, a été célébré le 26 février 2017, dimanche de la tyrophagie. L’archevêque Séraphin a été ajouté au synaxaire des Églises russe et bulgare en 2016. Avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Néophyte de Bulgarie, la Divine liturgie a été célébrée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski par le métropolite Nicolas de Plovdiv, en concélébration avec l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié (Église orthodoxe russe), plusieurs hiérarques bulgares, de nombreux clercs et moines, dont l’archimandrite Philippe (Vassiltsev), recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Le Patriarche Néophyte de Bulgarie assistait à l’office, célébré en présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Bulgarie, A. A. Makarov, de l’ambassadeur de Biélorussie en Bulgaire, V. A. Voronkovitch, de l’ancien premier ministre de la République de Bulgarie, G. Bliznachki, du président de la Société athonite des Balkans, A. V. Kristov. La liturgie était chantée par le chœur mixte de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, sous la direction de Dimitri Dimitrov, et par le chœur de chambre masculin « Résurrection », de Dniepropetrovsk, sous la direction d’A. Voskressenskaïa. Après la liturgie, le Patriarche Néophyte a prononcé une homélie, souhaitant à l’assistance une bonne fête et remerciant Dieu d’avoir donné un nouvel intercesseur à l’Église orthodoxe. L’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié a salué Sa Sainteté et offert au Primat de l’Église bulgare deux encolpions et une croix pectorale réalisés par les artisans du diocèse de Tikhvine. Le même jour, avec la bénédiction de S. S. le Patriarche Néophyte, l’évêque Arsène de Znepolska, membre de la commission mixte des Églises orthodoxes russe et bulgare pour la canonisation de l’archevêque Séraphin de Bogoutchar, a présidé la liturgie à l’église Saint-Nicolas, métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Il concélébrait avec le hiéromoine Zotik (Gaevski), secrétaire de la Représentation du Patriarche de Moscou et de toute la Russie auprès du Patriarche de Bulgarie, l’archimandrite Théophane (Dinovski), l’économe stavrophore Syméon Mintchev, et d’autres clercs de Sofia. S. S. Charenkova, présidente du Forum « Bulgarie-Russie », les participants de la conférence consacrée à l’anniversaire de la canonisation de saint Séraphin de Bogoutchar assistaient à la liturgie. Après l’écténie instante, l’évêque Arsène a prononcé la prière pour l’Ukraine. L’office était chanté par le chœur de la paroisse Saint-Nicolas, l’évangile était lu en bulgare. A midi, après les deux liturgies, le Patriarche Néophyte a célébré un office d’intercession devant les reliques de saint Séraphin à la crypte de l’église Saint-Nicolas. Il concélébrait avec le métropolite Nicolas de Plovdiv, l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Poli et plusieurs hiérarques, ainsi que l’archimandrite Philippe, recteur du métochion, et le clergé des églises de Sofia. Sa Sainteté a béni une icône de saint Séraphin qui sera placée au-dessus du tombeau du saint. La prière à saint Séraphin a été lue par le métropolite Nicolas de Plovdiv. Des offices d’intercession ont été célébrés toute la journée devant les reliques.

Source

Nouvelle composition du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique, siégeant le 1er mars sous la présidence du patriarche Bartholomée, a déterminé sa nouvelle composition pour la période du 1er mars au 31 août 2017, comme suit :

Mgr Constantin, doyen de Nicée
Mgr Grégoire de Thyatire et de Grande-Bretagne
Mgr Dimitri de Sébaste
Mgr Irénée de Myriophyton et Peristasis
Mgr Chrysostome de Myre
Mgr Denys de Synades
Mgr Gennade de Sasimes
Mgr Sabbas de Pittsburgh
Mgr Polycarpe d’Espagne et du Portugal
Mgr Stéphane de Kallioupolis et Madyta
Mgr Gérasime de Petras et de Cheronissos
Mgr Cyrille de Hierapytna et de Siteia

Source

Scroll To Top
Jovan Nikoloski