24/02/2017
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Category Archives: Europe

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Nous jeûnons pour voir la résurrection

Le jeûne n’est pas un régime alimentaire. Il en a pourtant bien l’apparence puisqu’il s’agit de contrôler le corps. Est-il esclave des passions ? Ou bien est-il un lieu où nous glorifions Dieu, où nous nous élevons vers Lui ? Quel est le but de l’abstinence de graisses et de la prise de nourriture carémique ? Importe-t-il à Dieu que notre repas soit carémique ou non ?
Nous contrôlons le corps en nous abstenant de consommer certains aliments car leur abondance, avec la boisson, porte préjudice à notre pureté. Car s’alimenter avec modération cela nous aide à être continent. Mais ce n’est pas là le plus important.
Le plus important, c’est ce que nous dit l’Evangile : « Si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous pardonnera aussi » (Matthieu 5,14). Celui qui te calomnie et te fait du tort a péché et toi tu souhaites qu’il se libère de son péché. Tu ne lui rends pas la haine pour la haine, sinon tu tombes dans le péché. Il te revient de le guérir, tu es son médecin. Jeûner sans pardonner est une perte de temps. Le régime alimentaire est alors sans valeur. Le pardon, autrement dit l’amour, signifie que nous ramenons tout homme dans le sein de Jésus.
La seconde chose dont parle l’Evangile est la joie, il faut que nous jeûnions dans la joie. La joie que l’apôtre Paul nomme « le fruit de l’Esprit » (Galates, 5,22), la joie dans le Christ, la joie des vertus que nous acquérons durant le jeûne, la joie de la prière que nous offrons.
La troisième chose dont parle l’Evangile aujourd’hui, est la plus difficile : « N’amassez point de trésors sur la terre » (Matthieu 5,22). Ceci ne veut pas dire que n’aies pas de compte en banque, non, mais bien que ton cœur ne s’y trouve pas. Où est ton cœur ? Jésus veut ton cœur, donne-le Lui. Ne mets rien d’autre dans ton cœur. En mettant le Christ dans ton cœur, tous tes problèmes trouveront leur solution. Si tu mets le Christ dans ton cœur, tu ramènes ceux avec lesquels tu t’es querellé, tu les ramènes dans ton cœur car tu crois que ton trésor c’est le Christ.
Durant le carême, nous évoquons l’amour de l’argent. Nous disons que tu dois fuir cet amour car il est meurtrier, car si l’argent te domine tu n’as plus de cœur. Si toi tu le domines, alors ton cœur demeurera pur, tendre, aimant, ouvert.
Toute cette pratique, qui dure quarante-neuf jours, est un acte d’abstinence, dont le but unique est que nous contemplions la résurrection. Moïse et Elie jeûnèrent avant de voir Dieu. Tu ne peux voir le Seigneur si tu es souillé par le péché. Pour que tu puisses vivre, tu as besoin d’aimer Celui qui est ressuscité d’entre les morts, qui a été crucifié par amour pour toi, t’a donné toute Sa vie et Son amour et t’a rétabli comme fils de Son Père.
Tu ne peux jouir de tout cela qu’après avoir dompté tes passions et ta colère. Tu ne peux contempler le Seigneur que si tu as contemplé les hommes, que si tu les as aimés, que si tu leur as pardonné. Dès lors, si tu les as ramenés à toi, tu les auras ramenés à Jésus.
Demain, nous entrerons dans ce combat (jihâd) dans cet état d’esprit, dans un esprit chrétien indulgent, humble, pour que nous puissions contempler le Christ le jour de Pâque.
Georges [Khodr], métropolite de Jbeil et Batroun et leurs dépendances (Mont-Liban)
Dimanche du Pardon, 26 février 2017
(traduit de l’arabe par Marcel Pirard pour Orthodoxie.com)
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Rencontre du patriarche Cyrille avec le maire de Paris, Anne Hidalgo

Le 17 février, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu à la cathédrale du Christ-Sauveur le maire de la capitale française, Anne Hidalgo.

Le maire de Paris était accompagné de l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert, de Patrick Klugman, ajoint au maire, chargé des relations internationales, Jean-François Martins, adjoint au maire, chargé du sport et du tourisme, Patrizianna Sparacino-Thiellay, conseillère diplomatique du maire, Pierre Rabadan, conseiller du maire chargé des sports, Guy Drut, membre du CIO, Frédéric Mondoloni, ministre conseiller, François Courant, premier secrétaire et Madeleine Courant, deuxième conseillère.

L’Église orthodoxe russe était également représentée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, V. R. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du Service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Accueillant ses hôtes, le patriarche Cyrille a constaté : « Nous poursuivons notre échange, commencé à Paris. Cette rencontre nous permet de revivre l’évènement remarquable dont nous avons été témoins : la consécration de la cathédrale de la Trinité, dans la capitale française, et l’ouverture du Centre spirituel et culturelle sur le quai Branly. La télévision russe montre assez souvent ce Centre culturel et les manifestations qui y sont organisées. Je suis sincèrement heureux de voir se développer à côté de la cathédrale une vie culturelle, dont l’objectif est que nos peuples fassent mieux connaissance et prennent notamment conscience de la proximité de nos traditions culturelles ».

Le patriarche a souligné qu’il était important d’associer les dimensions culturelle et spirituelle dans la vie de l’homme moderne. « La culture véritable a pour objectif de faire grandir la personne. L’étymologie même du mot « culture » renvoie à l’idée de cultiver, d’améliorer : nous cultivons la terre pour que la récolte soit meilleure, nous cultivons la personne pour qu’elle s’élève. C’est ce à quoi travaille aussi l’Église : cultiver la personne, améliorer l’homme. Ainsi, la culture et la foi religieuse ont un même objectif. »

Durant la suite de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe russe a raconté l’histoire de l’église du Christ Sauveur, exemple d’association des dimensions spirituelle et culturelle.

« Nous avons résolu de nous écarter des plans de la première cathédrale, a relaté le patriarche. On vous aura sûrement raconté que cette église avait été détruite à la dynamite de la façon la plus barbare au début des années 30. Au départ, il était question de bâtir à la place un immense gratte-ciel surmonté d’une statue de Lénine. La statue à elle seule devait faire environ 100 mètres. Des gens raisonnables ont fait valoir qu’à Moscou, où le ciel est souvent bas, les gens ne verraient que les bottes de Lénine, le reste d’une statue aussi haute restant caché par les nuages. On a donc renoncé à cette idée, puis à l’idée du bâtiment, remplacé par une piscine à ciel ouvert. Lorsqu’il a été question de restaurer l’église du Christ Sauveur, nous avons d’abord pensé enterrer la piscine et restaurer la colline sur laquelle était à l’origine située la cathédrale. Mais nous avons finalement décidé que l’église serait à la fois un centre spirituel et un centre culturel, et nous avons donc construit un centre culturel là où était la piscine. »

Des concerts et des expositions y sont organisés, a expliqué le patriarche Cyrille, et ce lieu est aujourd’hui vraiment un centre spirituel et culturel pour tout Moscou. « Vous avez désormais quelque chose de semblable à Paris, et nous vous exprimons encore une fois notre gratitude, à vous en tant que maire, à l’État français, aux Français, aux Parisiens, d’avoir permis la réalisation de ce beau projet. »

Le primat de l’Église orthodoxe russe a dit espérer que les relations continueraient à se développer entre les capitales des deux pays, notamment dans le domaine spirituel et culturel.

De son côté, Mme Hidalgo a remercié Sa Sainteté d’avoir reçu la délégation française. « Je garde aussi en mémoire les vives impressions laissées par la cérémonie de consécration de la cathédrale à Paris, a partagé le maire de la capitale française. Ce fut un évènement important pour moi, et je considère comme un honneur la visite que vous m’avez rendue ce jour-là. Nous avions été d’accord pour affirmer que l’église et le centre culturel et spirituel deviendraient un lieu d’où partiraient les idées de notre coopération, où des relations amicales entre Paris et Moscou se maintiendraient. » Le maire de Paris a aussi témoigné de l’importance de la nouvelle cathédrale et du centre culturel pour la ville de Paris : « Les Parisiens ont aujourd’hui le sentiment que le centre a toujours existé à cet endroit. Il s’est parfaitement intégré au paysage architectural. Il va très bien avec le pont Alexandre-III tout proche. »

« Comme Votre Sainteté, j’estime que la culture doit contribuer à l’élévation de l’âme et lui enseigner le respect de soi et des autres. La lutte principale que nous avons à mener dans le monde, c’est la lutte contre l’absence de culture, a affirmé Anne Hidalgo. Elle a parlé des programmes de formation que le centre spirituel et culturel de Paris développera conjointement avec la mairie de Moscou. Le maire de Paris a aussi mentionné l’approfondissement des liens de la capitale française avec de nombreuses villes russes, notamment Moscou et Kazan, remarquant : « La France est si proche de la Russie, qu’il nous est très facile de développer des liens culturels ».

« Je suis très heureuse de me trouver dans ce lieu symbolique, a poursuivi Anne Hidalgo, parlant de sa visite du musée de l’église du Christ Sauveur, où sont notamment rassemblées des icônes anciennes du monde entier. Le Patriarche Cyrille a raconté en détail l’histoire de cette collection.

« C’est effectivement une collection unique, aussi bien à cause de la valeur historique et artistique de ces icônes, que parce qu’elles ont été rendues à la Russie depuis l’étranger. Durant la période soviétique, de nombreuses valeurs artistiques ont été exportées, résultant le plus souvent d’opérations criminelles : les icônes étaient volées aux églises, ensuite envoyées en secret à l’étranger, perdant tout lien avec l’Église russe. Avant mon élection au Patriarcat, je m’occupais des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, et je m’étais donné pour but de faire revenir en Russie le plus grand nombre possible d’œuvres iconographiques importantes. Miraculeusement, j’ai découvert deux collections privées. Elles devaient être vendues aux enchères chez Christie’s, non pas en tant que collection, mais pièce par pièce, ce qui était économiquement parlant plus intéressant pour les propriétaires. La collection aurait ainsi été perdue, car les icônes se seraient répandues dans le monde entier. Nous avons acquis la première collection en 1996, et la seconde assez récemment en 2007, ou même en 2008, grâce à des dons car ces collections étaient assez chères. C’est l’une des meilleures collections, qui montre l’histoire du développement de l’iconographie, à commencer par les fameux portraits de Fayoum. Les portraits de Fayoum ne sont pas des icônes, mais il faut les voir pour comprendre le développement de l’iconographie. Nous avons organisé une exposition afin que les gens puissent comprendre ce développement. La Byzance antique, l’école italo-crétoise, l’iconographie russe, la Bulgarie, la Roumanie, le monde orthodoxe dans son ensemble y sont représentés. Cette exposition est un élément important de notre travail culturel. »

Le primat de l’Église russe a aussi mentionné les concerts régulièrement organisés dans les locaux de l’église du Christ-Sauveur, les rassemblements de jeunesse et autres évènements culturels et éducatifs.

Abordant les relations de la France et de la Russie, de Paris et de Moscou, le patriarche Cyrille a dit : « Comme vous l’avez fort justement constaté, nos peuples ont beaucoup en commun. Il y a d’ailleurs beaucoup de rencontres historiques : le pont construit par l’empereur Alexandre III à Paris ; c’est d’ailleurs sous son règne qu’a été achevée et consacrée cette église, en 1883. Dès l’école, nous connaissons tous la littérature française, et je pense que beaucoup d’enfants perçoivent cette littérature non comme étrangère, mais comme faisant partie de leur propre culture. Je ne parlerais même pas de l’importance de la langue française en Russie avant la révolution. En dehors de cette proximité culturelle, j’estime qu’une certaine proximité émotionnelle entre nos peuples a son importance : nous percevons beaucoup de choses de façon identique. J’en ai souvent été frappé en échangeant avec des Français. Je pense que c’est ce qui fonde notre proximité culturelle et spirituelle, qui joue aujourd’hui un rôle très important. Je dis toujours que les hommes politiques passent, la politique est changeante, elle suit une ligne aujourd’hui, elle en suivra une autre demain, mais les peuples vivent leur propre vie. Je pense que ce que vous faites, ce que nous faisons, ressort justement de la vie du peuple. »

La participation des autorités locales, de représentants de la culture et de la religion dans la coopération culturelle entre différents pays est une importante contribution à la consolidation de l’amitié entre les peuples, a affirmé Sa Sainteté.

Anne Hidalgo a aussi souligné l’importance des liens unissant les nations russe et française, qui demeurent malgré les vicissitudes de la politique et aident à entretenir l’amitié entre les gens.

« Nous allons prier et œuvrer pour que les relations entre nos pays et entre nos peuples se développent » a souligné le patriarche Cyrille.

A l’issue de la rencontre, des cadeaux ont été échangés.

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

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Office de requiem pour les 600 étudiants incarcérés au pénitencier de Pitești (Roumanie) pendant la période communiste

L’année 2017 a été déclarée par le Patriarcat de Roumanie « Année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste ». Dans ce cadre, le Bureau de l’éducation et de l’activité avec la jeunesse du diocèse d’Argeș a organisé une action dont le but était la commémoration des 600 étudiants incarcérés de 1945 à 1964 au pénitencier de Pitești, pendant la période communiste. L’événement, qui a eu lieu le 15 février 2017 au siège de ce qui fut le pénitencier de la ville, a rassemblé les élèves de la ville et les parents de ceux qui y ont souffert. Lors des allocutions ont été évoquées différentes personnalités, dont le prêtre Ioan Postelnicescu et Valeriu Gafencu, tous deux décédés des suites des mauvais traitements infligés par les communistes. Selon le père Dan Obrocea, conseiller diocésain, la manifestation a été conçue comme un rappel de ce que signifiait le « phénomène Pitești ». Il convient de rappeler que ce pénitencier fut tristement célèbre pour les tortures, tant physiques que morales, qu’ont subies ses détenus, dont le nombre est estimé entre 12.000 et 18.000 sur la période comprise entre 1945 à 1989.

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Le patriarche de Moscou Cyrille accomplira un pèlerinage en Oural en juillet 2018 à l’occasion du centenaire de l’assassinat du tsar martyr Nicolas II

Le patriarche de Moscou Cyrille prévoit de présider les manifestations qui auront lieu en 2018 dans la région de Sverdlovsk à l’occasion du centenaire de l’assassinat de la famille impériale russe. « Étant donné que l’année prochaine marquera le centenaire, il faut faire tout pour réaliser ce pèlerinage, si nous sommes vivant et en bonne santé » a déclaré le patriarche à Moscou, vendredi dernier, lors de sa rencontre avec le gouverneur de Sverdlovsk E. Kouïvachev, répondant à l’invitation de celui-ci de visiter la région. Le gouverneur a mentionné que les manifestations principales auront lieu dans la nuit du 17 juillet 2018. « Nous nous préparons avec le diocèse métropolitain d’Ekaterinbourg à cet événement et, naturellement, nous souhaitons vous inviter à participer aux manifestations qui seront dédiées à cette date tragique », a-t-il déclaré. À son tour, le patriarche a souligné que cette date est importante pour l’Oural, pour toute l’Église russe, pour le peuple et l’histoire. « Je voulais depuis longtemps me rendre précisément durant ces jours-là à Ekaterinbourg, afin de me rendre à la procession et prier avec le peuple », a-t-il mentionné.

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Déclaration du patriarche de Moscou Cyrille au sujet de la restitution à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg

Des contestations ont eu lieu dans l’opinion publique à Saint-Pétersbourg au sujet du retour à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac. Aussi, le 17 février 2017, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, au début de la séance ordinaire du Conseil ecclésial suprême de l’Église orthodoxe russe, le patriarche de Moscou Cyrille a fait la déclaration suivante à ce sujet :

« Une partie énorme des églises de l’Église orthodoxe russe est constituée par des monuments qui, pendant les années d’athéisme militant, a été enlevée par la force aux croyants et a été utilisée comme le considéraient opportun les autorités. Certaines de ces églises (c’était bien sûr la minorité) ont été transformées en musées ; les autres ont été utilisées dans des buts purement utilitaires, comme des ateliers, des granges, des entrepôts, des greniers… C’est un fait historique indéniable que ce sont précisément les croyants qui ont en grande partie créé le patrimoine culturel de notre pays – des milliers d’œuvres d’art, des églises, des monastères. Restituer le droit de conserver de façon indépendante nos lieux saints ne peut constituer quelque menace, alors qu’il est seulement question d’insuffler une vie authentique aux monuments, les faisant encore dans une plus grande mesure des moyens de culture populaire. Ce sera la poursuite des labeurs des dignes employés des musées, avec la contribution personnelle d’un grand nombre d’entre eux. Le transfert de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg l’année du centenaire des événements révolutionnaires est appelé à être le symbole de la réconciliation de notre peuple. À une certaine époque, la destruction des églises et les assassinats massifs de fidèles ont été la page la plus horrible de l’histoire de notre division nationale. Maintenant, la paix autour des églises restituées doit devenir le symbole de la concorde et du pardon mutuel – des blancs et des rouges, des croyants et incroyants, des riches et des pauvres. En effet, la beauté de la cathédrale Saint-Isaac qui est ouverte à tous, pénètre de la même façon jusqu’au cœur de chaque homme, indépendamment de sa nationalité, de ses convictions, de la langue qu’il parle. L’Église prie pour que la restitution de la cathédrale Saint-Isaac mette un terme aux mauvais desseins des gens qui font de la maison de prière une occasion de discorde. Nous croyons que le Seigneur très miséricordieux apportera la paix et dissipera les doutes qui ont surgi en raison de la méconnaissance ou de l’ignorance des faits. Je voudrais m’adresser en premier lieu aux gens bien disposés qui se prononcent aujourd’hui contre la restitution de la cathédrale de l’Église orthodoxe russe. J’énumérerai les raisons pour lesquelles ils expriment leur attitude négative au sujet d’une telle restitution. La première est la crainte que la cathédrale cesse d’offrir le libre accès aux gens étrangers à l’Orthodoxie. Je garantis que la cathédrale sera ouverte à tous ceux qui le souhaitent, à ceux qui veulent y prier comme à ceux qui veulent simplement voir la beauté de ce magnifique édifice et faire connaissance de l’histoire de ce remarquable monument. Qui plus est, contrairement à la pratique en vigueur aujourd’hui, l’entrée de la cathédrale sera gratuite. La deuxième préoccupation est liée à la poursuite de l’activité propre au musée. Naturellement, la cathédrale constitue une œuvre remarquable de notre culture nationale, et pour se familiariser avec ce monument, il est nécessaire d’être accompagné par des guides professionnels. Cet accompagnement sera réalisé pleinement, au même niveau qu’aujourd’hui. Bien plus, nous espérons que ce niveau ne fera que s’élever, de même que le niveau de l’activité de musée, sous ses aspects scientifique et éducatif. Enfin, on se préoccupe du fait que l’Église ne puisse faire face aux tâches de restauration comme le faisait le musée. Je vous assure que l’Église disposera des moyens nécessaires. Tandis que l’entrée sera absolument gratuite, les visites guidées seront payantes, ainsi que l’accès à la colonnade de la cathédrale Saint-Isaac, donnant la vue sur la ville. Selon nos comptes, ces moyens seront entièrement suffisants pour les travaux de restauration en cours tels qu’ils ont été réalisés durant les dernières dix années. Ce que je dis maintenant, en m’adressant à tous – je veux encore le souligner aux critiques bienveillants de la transmission à l’Église de la cathédrale Saint-Isaac – sera accompli. Toutes les garanties que nous donnons, seront réalisées. Aussi, nul ne doit s’inquiéter de la réduction du budget municipal en raison de certains crédits accordés à l’Église pour les travaux de restauration, ni de la réduction de l’activité touristique, ni la limitation de l’accès à la cathédrale. Cependant, on a l’impression qu’aujourd’hui la question de restitution de la cathédrale Saint-Isaac ne trouble pas autant les critiques bienveillants que ceux qui s’efforcent de l’exploiter à des fins politiques. Je demande à tous, tant aux autorités, qu’à la société, à notre peuple, percevoir précisément ainsi ces actions de protestations. Nous vivons dans des conditions de pluralisme politique, et les gens expriment leur point de vue à ce sujet ou un autre de la vie de l’État et de la société. Très souvent, leur position s’avère être orientée politiquement, telle est la réalité. Mais la restitution de la cathédrale Saint-Isaac à la l’Église ne doit pas dans son principe devenir la cause de protestations politiques. J’espère beaucoup que, après les clarifications données par le patriarche, ces actions de protestation cesseront. Et que Dieu fasse que la question de l’Église et de son rôle dans la vie de la société, pas plus que celles de l’art et de la culture, ne nous divise, et que nous puissions construire ensemble un meilleur avenir pour notre pays et notre peuple ».

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Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a élu évêque d’Eucarpie l’archimandrite Hiérothée Zakharis

Le Secrétariat du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode, sous la présidence de Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée s’est réuni le vendredi 17 février 2017 afin d’examiner les sujets inscrits à l’ordre du jour. Sur proposition de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, et par les suffrages canoniques du Saint-Synode en l’église patriarcale, le révérendissime archimandrite Hiérothée Zacharis, higoumène du saint monastère patriarcal et stavropégique Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York), a été élu à l’unanimité évêque avec le titre de l’évêché jadis prospère d’Eucarpie ».

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Décès de Lidia Stăniloae, fille du père Dumitru Stăniloae

Lidia Stăniloae, fille du célèbre prêtre et théologien roumain Dumitru Stăniloae est décédée le 17 février à l’âge de 83 ans. Les obsèques auront lieu le mercredi 22 février au monastère de Cernica. Lidia Ionescu Stăniloae est née le 8 octobre 1933 à Sibiu. Entre 1951 et 1955, elle a suivi les cours de la Faculté de physique – section physique nucléaire de l’Université de Bucarest, sous la direction de l’académicien Horia Hulubei. Son travail de diplôme a été le premier en Roumanie à traiter de la théorie de la fission nucléaire. Jusqu’en 1958, elle a travaillé dans le cadre de la Faculté de physique en qualité de chercheuse à l’Institut de physique nucléaire. Lors de l’arrestation de son père, en 1958, elle fut licenciée. Elle s’est mariée la même année et a eu un fils, Dumitru Horia Ionescu. En 1961, elle est devenue professeur de physique au Groupe scolaire de chimie alimentaire de Bucarest. La fille du grand théologien roumain a commencé une carrière littéraire en 1971, publiant des volumes de poésies. Elle a traduit de l’allemand les « Cahiers de Malte de Laurids Brigge » de Rilke, et un volume de vers de la poétesse allemande Hilde Domin. En 1984, elle a émigré avec son fils en Allemagne, où elle a travaillé à l’Université de Fribourg-en-Brisgau. En 1991, elle a publié le roman « Le paradis des innocents », puis, en l’an 2000 « La lumière de l’action dans la lumière du verbe ». En 2003, elle a publié le volume de vers « Rencontre avec le Seigneur ». En 2006, est paru, en langue allemande, le roman historique « Zähringerblut », avec pour thème la création de la ville de Fribourg en 1120, œuvre qui a été accueillie avec grand intérêt en Allemagne. En 2008 est paru le livre « Mémoires d’un fugitif ». En parallèle, Lidia Stăniloae a exercé une activité de conférencière dans plusieurs pays occidentaux : Allemagne, France, Belgique et autres. En 2013, déclarée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine « année commémorative du père Dumitru Stăniloae », le patriarche Daniel lui a offert le diplôme et la médaille commémorative en l’honneur du père Dumitru Stăniloae. En 2014, le patriarche de Roumanie lui accordé l’ordre de la Croix Maria Brâncoveanu.

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L’Italie est le diocèse du Patriarcat de Moscou à l’étranger dont le développement est le plus dynamique

L’Italie est le deuxième plus grand diocèse de l’Église orthodoxe russe situé à l’étranger, qui se développe de la façon la plus dynamique. C’est ce qu’a déclaré l’évêque de Bogorodsk Antoine, chef de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger. Il y a en Italie 70 paroisses qui relève du Patriarcat et leur quantité est en croissance constante, a souligné l’évêque. Au total, a-t-il poursuivi, l’Église orthodoxe russe dispose de « 900 paroisses situées dans l’étranger lointain » dont la plupart, outre l’Italie, sont situées en Allemagne. Il y a encore, selon l’évêque, une communauté assez forte qui s’est constituée en Tchéquie, et qui « croît continuellement ».

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La « marche pour la vie » aura lieu le 25 mars 2017 en Roumanie et en République de Moldavie

Dans de nombreuses localités de Roumanie et de République de Moldavie aura lieu « la marche pour la vie » le 25 mars 2017, avec pour slogan « Aidez la mère et l’enfant ! Ils dépendent de vous ! » Il s’agit de la 7ème édition nationale de cette manifestation. La Roumanie est le second pays du monde (après la Russie) pour le nombre d’avortements rapporté à sa population : 22.742.952 avortements légaux (uniquement dans les hôpitaux publics) ont eu lieu entre 1958 et juin 2016, pour une population de 19.760.000 habitants recensés le 1er janvier 2016. Le décret du régime communiste libéralisant l’avortement en 1957 n’a pas seulement eu un impact sur ceux qui voulaient le pratiquer. Il a profondément transformé la mentalité et la société. Cela explique que le nombre d’avortements annuels est passé de 112.500 en 1958 à 1.100.000 en 1964. Durant les dernières décennies du régime communiste, des restrictions avaient été imposées aux avortements, mises en vigueur en 1967, et ce en raison du déclin de la population. Mais après la chute du communisme, l’avortement a été de nouveau libéralisé. En République de Moldavie, dont la population au 1er janvier 2016 s’élevait à 3.553.056 habitants, les statistiques donnent un chiffre de 2.112.158 avortements dans les hôpitaux publics pratiqués entre 1960 et le 1er janvier 2016. Ce nombre place la République de Moldavie au 10ème rang dans le monde par rapport à la population du pays. La « marche pour la vie » a eu lieu dans 40 localités roumaines en 2014, 77 localités en 2015 et 130 en 2016. En République de Moldavie, ce nombre est passé de 2 en 2015 à 20 en 2016. Lors de sa session du 9 février 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a donné sa bénédiction et son soutien au niveau national à la « marche pour la vie », exprimant sa « préoccupation pour les valeurs chrétiennes traditionnelles ».

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Kiev Onuphre sur l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance 

À l’approche de la commémoration universelle des défunts, que l’Église orthodoxe célébrera ce samedi, nous reproduisons ci-dessous la récente interview du métropolite de Kiev Onuphre au sujet de l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance.

Dans toutes tes actions souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais ». Ces paroles du livre vétéro-testamentaire du Siracide (7,39) sont toujours actuelles. Du point de vue chrétien, la mémoire de la mort n’est pas une peur dictée par la panique, mais un regard pénitentiel sur sa propre vie avec l’espoir dans la miséricorde divine. Pourquoi de nombreuses personnes sont-elles effrayées à la simple idée de leur fin ? Quelle attitude adopter envers l’euthanasie, la crémation et les offices des funérailles célébrées à distance ? Comment vivre la mort d’un proche ? À toutes ces questions, et encore d’autres, S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine a répondu au rédacteur en chef du journal « Tserkovnaya pravoslavnaya gazeta.

– Votre Béatitude, comment expliquer du point de vue spirituel ce qu’est la mort ?

– L’attitude chrétienne devant la mort devient compréhensible lorsque l’on saisit ce qu’est la vie humaine et ce que représente l’homme. Par la providence divine, nous sommes créés pour l’éternité, aussi la mort est pour nous contre-nature. Si nos ancêtres, au paradis, n’avaient pas transgressé les commandements divins, nous vivrions éternellement. Après le péché originel, la nature humaine est devenue mortelle. La mort est la conséquence de l’éloignement de Dieu.

– Il en ressort que par sa chute dans le péché, l’homme a attiré sur lui un si terrible châtiment ?

– Il en est ainsi en partie. Mais si l’on regarde les choses plus profondément, la mort n’est pas autant un châtiment qu’un remède nécessaire. En effet, si l’humanité, se trouvant dans une situation de chute, était restée immortelle, elle se serait de plus en plus dégradée spirituellement. Et il en aurait résulté sa transformation en une société d’êtres semblables aux démons. Pour cette raison, le Seigneur miséricordieux a limité la durée de notre vie, donnant à chacun la possibilité de manifester sa volonté dans les conditions d’une lutte intérieure entre le bien et le mal. Et lorsque commencera la résurrection universelle, il sera donné à chaque âme un corps nouveau, non exposé au péché, à la corruption et à la mort. Avec ce corps immortel, les justes entreront au paradis, tandis que les pécheurs iront en enfer. Dans cet état, l’homme demeurera dans l’éternité.

– Pourquoi l’incroyant a-t-il une autre attitude envers la mort que le croyant ?

– Si l’homme ne pense pas à Dieu, il s’efforce de se défaire de la pensée de sa mort. Et lorsqu’il voit la mort des autres, il est pris d’effroi dans la mesure où il comprend que sa vie se terminera de la même façon. Pour l’incroyant, tout ce à quoi il a aspiré et pour quoi il a peiné, sera fini. Mais une telle âme, malgré tout, ressent qu’avec la venue de la mort s’ouvrent les portes de l’éternité. Chacun recevra un destin selon ses œuvres : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Gal. 6,8). Aussi, pour nous, croyants, il est très important de comprendre que la mémoire de la mort met tout à sa place. Dans ce cas, ce qui est le plus important et ce qui est moins important, ce qui est primordial et ce qui n’a pas d’importance, devient très clair. Après la mort, beaucoup de choses deviennent insignifiantes alors qu’elles semblaient, dans la vie terrestre, très importantes ou fortement désirées.

– Lors de chaque Liturgie, nous prions pour une fin « sans douleur, sans honte et paisible ». Quelle en est la raison ?

– La mort est l’examen spirituel le plus important pour l’homme. En effet, nous connaissons des cas lorsqu’un homme juste, au dernier moment de sa vie, le plus souvent par pusillanimité, reniait Dieu, et, au contraire, un pécheur, prenant profondément conscience de son état, faisait pénitence et était rendu digne de la grande miséricorde de Dieu. À titre d’exemple, on peut citer les quarante martyrs de Sébaste ou le repentir du bon larron. En priant pour une fin sans honte, nous demandons à Dieu de nous donner la possibilité de se préparer à la mort et de nous renforcer spirituellement à ce dernier et plus important moment de la vie terrestre, afin de passer à l’éternité dans la paix avec Dieu et le prochain.

– En regardant la mort d’un proche, nombreux sont ceux qui s’affligent. Comment consoler de telles personnes ?

– Le saint apôtre Paul répond à cette question : « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance » (I Thess. 4,13). Bien sûr, nous sommes affligés pour nos proches, lorsqu’ils partent vers l’éternité. Mais une telle affliction ne doit pas être désespérée (comme une perte irrémédiable). La mort, n’est qu’une séparation temporaire d’avec nos proches. Et si nous sommes rendus dignes de nous trouver au Royaume céleste, alors nous nous y rencontrerons tous. Dans ce cas, personne et rien ne pourrons nous séparer. Pour cette raison, notre douleur au sujet de la séparation doit se transformer en un labeur spirituel fervent : il faut ardemment préparer son âme au Royaume Céleste et accomplir une prière intense pour le pardon des péchés du défunt, afin qu’il soit reçu par Dieu.

– Afin de ménager le mourant, les médecins conseillent parfois de lui dissimuler la vérité sur son état de santé. Cela est-il justifié d’un point de vue spirituel ?

– Non, assurément. On ne doit pas dissimuler une telle information : la dernière période de la vie est la plus décisive. Il est nécessaire, avec le maximum de tact, de communiquer au mourant que sa fin est proche, de le soutenir spirituellement et de lui suggérer quelles prières il faut lire. Il ne faut pas oublier que le sens de la vie est la préparation à l’éternité, la rencontre avec Dieu. Il est extrêmement important que l’homme se prépare spirituellement au passage dans l’autre monde. En cas d’accord du malade, il convient d’inviter un prêtre pour le confesser et lui donner la sainte Communion.

– On sait que l’Église est catégoriquement opposée à l’euthanasie. Dans les pays où le « droit à la mort » est autorisé par la loi, les médecins proposent de tels « services » à ceux qui sont incurables, à leur demande. Il arrive que le malade souffre gravement pendant longtemps, qu’il ne puisse mourir, et les analgésiques n’aident pas. Comment aider un tel homme ?

– Seul le Seigneur peut disposer de la vie et de la mort de l’homme (cf. Jn 12,10). La soi-disant « euthanasie » n’est rien d’autre que la transgression du commandement divin « Tu ne tueras pas » (Exode 20,13). Pour ce qui concerne la demande du malade (pour une mort précipitée), elle est souvent provoquée par l’état maladif de sa conscience, la pusillanimité, le manque ou l’absence de foi. Si nous souhaitons vraiment le bien d’un tel homme, il est nécessaire de le convaincre d’achever chrétiennement son chemin terrestre. Dans de tels cas, l’Église peut s’adresser à Dieu avec une prière particulière pour celui qui souffre : « Délivre ton serviteur de cette maladie insupportable et des affections amères qui le tiennent, et donne-lui le repos là où demeurent les esprits des justes» (Euchologe, prière pour les grands malades). Il est important de rappeler que la maladie prolongée du mourant est une croix spirituelle pour ses proches. Ils sont appelés à s’occuper du malade avec patience, humilité et amour. Ces labeurs doivent être considérés comme ayant une valeur spirituelle, selon les paroles du Sauveur : «Ce que vous avez fait à ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40).

– On utilise de nos jours différentes technologies de réanimation, qui donnent la possibilité de soutenir des fonctions importantes vitales pendant une période prolongée. Quelle est l’attitude de l’Église envers une prolongation artificielle de l’existence d’une personne gravement malade ?

– Naturellement, on veut toujours retarder au maximum le moment du trépas d’un parent ou un proche mourant. Nous devons aspirer à faire tout ce qui est possible afin de prolonger la vie d’un malade, mais il faut cependant se rappeler cela : un tel retardement ne prolonge que momentanément ses souffrances. Les moyens médicaux ne peuvent pas toujours faire revenir à la vie active ou consciente. Aussi, en prolongeant la vie du malade, nous devons nous efforcer de soutenir spirituellement la personne, et d’inviter le prêtre pour le dernier adieu, entourer le malade de sa propre chaleur et de le remettre avec amour dans les mains de Dieu.

– Ces derniers temps, au lieu de procéder à l’inhumation, on procède souvent à la crémation. À quel point est-elle permise dans les circonstances actuelles ?

– Nous ne reconnaissons pas la crémation, étant donné qu’elle n’est pas approuvée par la Sainte Écriture. Depuis les temps anciens, la sainte Église a accompli l’inhumation, avec la prière, des corps des chrétiens défunts. Le corps était ou bien inhumé ou encore déposé dans des tombeaux et des grottes. Les chrétiens savent que le jour de la résurrection universelle, la terre rejettera les corps des défunts (cf. Isaïe 26,19) et que ce qui a été semé dans la corruption ressuscitera incorruptible (cf. I Cor. 15,42). Nous avons l’espoir que le jour de la résurrection universelle, le Seigneur Dieu nous ressuscitera nous également pour la vie éternelle. En outre, l’Église considère le corps du chrétien comme le temple de Dieu (cf. I Cor. 3,16). Aussi, l’enterrement est effectué avec le respect dû au défunt, dans la prière. En même temps, l’Église orthodoxe ne prive pas de commémoration liturgique ceux des chrétiens dont le corps pour différentes raisons, est resté au fond des eaux ou sur le champ de bataille, a été victime d’un incendie, est devenu la nourriture des animaux, ou encore a disparu (en raison de tremblements de terre ou autres catastrophes). Nous croyons que Dieu peut ressusciter n’importe quel corps victime de tout élément (cf. Apoc. 20,13).

– Peut-on célébrer l’office des funérailles à distance ?

– Ce type de funérailles a été largement répandu durant le siècle passé, au temps des persécutions contre l’Église et de la fermeture des églises, et aussi en raison du manque de prêtres. On ne peut considérer l’enterrement à distance comme conforme à la Tradition de l’Église. Il ne peut être justifié que dans les cas où les parents du défunt n’ont pas d’autre possibilité de participer à l’enterrement d’un chrétien qui est mort sur le champ de bataille, ou a été victime d’une catastrophe aérienne ou d’autres circonstances extraordinaires. Il est important que les pasteurs de l’Église se rappellent cela : pour beaucoup de gens qui n’ont pas reçu l’éducation chrétienne nécessaire, la participation à la prière commune lors de l’enterrement peut être la première expérience significative dans la vie ecclésiale et le premier contact avec la réalité de la vie spirituelle.

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Communiqué de presse de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale

La troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu les 13 et 14 février 2017. Nous publions ci-après le communiqué de presse :

« Le lundi 13 et le mardi 14 février 2017, au palais épiscopal de Novi Sad, a eu lieu la troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate, dont le but était d’examiner en commun le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant, et après la Seconde Guerre mondiale. Au nom du Saint-Siège, le père Bernard Ardura, président du Comité pontifical des sciences historiques a participé à la session, qui avait pour thème « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’État Indépendant de Croatie au temps des persécutions, de 1941 à 1945 ». Participaient en tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe à cette Commission : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Dr. Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. En outre, ont été invités cette fois les spécialistes suivants : le Dr. Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade, et le Dr. Milan Koljanin, chargé de recherché principal à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Ont participé en tant que représentants de la Conférence épiscopale croate à ladite Commission : le cardinal archevêque de Zagreb Joseph Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antoine Škvorčević, ainsi que le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb, conseiller scientifique auprès de l’Institut croate d’histoire. Il est prévu que la session suivante ait lieu à Požega (Croatie), le 22 avril 2017, sur le thème “Attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe, de 1941 à 1945 ».

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Une année après la rencontre entre le patriarche Cyrille et le pape François à La Havane

L’Institut d’études oecuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) a organisé une manifestation pour commémorer le premier anniversaire de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille qui a eu lieu le 12 février 2016 à La Havane, Cuba. Le portail catholique suisse en a publié un compte-rendu.

Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le Parquet géorgien a confirmé officiellement l’information selon laquelle il y a eu tentative d’assassiner le chef de l’Église orthodoxe de Géorgie, le catholicos-patriarche Élie II. Comme cela s’est avéré, le père Georges Mamaladzé, directeur de la gestion des biens du Patriarcat, projetait d’empoisonner le patriarche avec du cyanure. Dans ce but, il avait pris sur lui le poison pour se rendre à Berlin, où le primat se trouve actuellement en traitement médical. Le prêtre a été arrêté à l’aéroport de Tbilissi. Le procureur en chef de Géorgie, Irakli Shotadzé, a déclaré lors d’un briefing : « Georges Mamaladzé avait des relations systématiques avec le catholicos-patriarche et son entourage. Il est établi par l’enquête qu’il préparait le meurtre d’une personne et que c’est précisément dans ce but qu’il avait acquis à ce moment une substance toxique  chez un inconnu ». Il est communiqué que les investigations ont commencé après une déclaration au Parquet qui a été signifiée le 2 février 2017. Un homme, dont le nom est inconnu, avait révélé que le père Georges s’était adressé à lui dans le but de l’aider à acquérir du cyanure, proposant pour cela de le rétribuer. Quoi qu’il en soit, Mamaladzé a réussi à se procurer la substance toxique. Le poison a été découvert sur lui alors qu’il était fouillé sur l’aéroport. En outre, des armes à feu de fabrication artisanale et des munitions ont été trouvées au domicile du suspect. La chaîne TV « Rustavi-2 », affiliée à l’ex-président géorgien Saakachvili, a annoncé l’attentat manqué contre le patriarche (en se référant à des sources anonymes) quelques heures avant que cette information soit confirmée par la police. L’impression générale qui se dégage de cette affaire est que nombre de personnes se doutaient en Géorgie de la possibilité d’un attentat contre le patriarche Élie II. Le 8 février, par exemple, le politologue Artchil Gamzdaria écrivait sur Facebook que le patriarche de Géorgie Élie II était sérieusement menacé. L’auteur n’a pas révélé ses sources, mais a déclaré que, si l’intervention chirurgicale que devait subir le primat avait été effectuée à Tbilissi (comme cela était initialement prévu), cela aurait été pour celui-ci son arrêt de mort. Or, il a été finalement décidé de procéder à l’opération en Allemagne, mais cela ne garantissait pas pour autant la sécurité du patriarche. « Je pense qu’il y avait des frictions sérieuses dans cette affaire. Il est possible que les auteurs n’aient pu réaliser leur plan », a écrit Gamzardia. Selon le plan des conspirateurs, le patriarche ne devait pas revenir vivant de Berlin, considère-t-il.

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Rencontre à Paris du patriarche de Serbie Irénée et de Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe

S.S. le patriarche de Serbie Irénée a rencontré, le 9 février 2017, Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe, à l’aéroport Charles de Gaulle. Le patriarche était en escale à Paris, pour se rendre ensuite au Canada, où il effectue actuellement une visite pastorale. À la rencontre assistaient l’archiprêtre stavrophore Nicolas Škrbić, l’archimandrite Justin Jeremić et le protodiacre Damien Božić.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a accordé un budget de 370.000 $ pour la restauration du monastère de Katskhi

Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a décidé récemment d’allouer la somme d’un million de Iari (370.000$) au projet de restauration globale du monastère de la Nativité du Sauveur, dans le village de Kaskhi, à 180 km au nord-ouest de Tbilissi. Le projet comprend notamment la construction d’une terrasse extérieure, la reconstruction de la route d’accès à l’église, l’installation de l’eau courante, d’un parking, etc. Selon le ministère concerné, le projet est soutenu par la Banque mondiale. La réalisation du projet est prévue pour avril 2017. Un centre touristique sera bâti en face du complexe monastique. On espère que l’amélioration de l’infrastructure attirera plus de touristes et contribuera à améliorer la situation socio-économique. Le monastère de Katskhi a été construit entre 988 et 1014. L’église est connue pour sa forme hexagonale et sa décoration ornementale. Il a été fermé par le gouvernement soviétique en 1924 et a été rouvert en 1990. Les icônes et les manuscrits médiévaux qui ont survécu dans ce centre monastique sont préservés dans les musées de Tbilissi. Katshki est également connu pour son piton de calcaire naturel.

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Un psautier de l’époque d’Ivan le Terrible revient dans son lieu d’origine

Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » a annoncé l’acquisition d’un ouvrage ancien unique, à savoir un Psautier daté de 1577. Ce livre liturgique particulier revêt une signification spéciale pour le musée, du fait qu’il avait été imprimé à Sloboda. Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » est situé sur le territoire du Kremlin d’Alexandrov, à plus d’une centaine de kilomètres au nord-est de Moscou. Le Grand-Prince Basile III y avait construit un magnifique palais, en faisant l’une des plus anciennes résidences gouvernementales des Tsars moscovites. L’édifice est mieux connu comme maison du fils de Basile, Ivan IV « le Terrible ». S’y installant en 1564, il fit de Sloboda le plus grand centre culturel de l’État russe. Plusieurs dépendances de l’État étaient réunies à Alexandrovskaya Sloboda, y compris l’imprimerie fondée par Ivan Fedorov, l’un des pères de l’imprimerie slavonne de l’Est. Le Psautier, imprimé par l’élève de Fedorov, Andronique Neveja, pendant la vie d’Ivan IV, a été publié quatorze ans après le livre des épîtres de Fedorov, le premier livre russe daté. C’est le seul livre qui a été imprimé à Alexandrovskaya Sloboda. Le Psautier était imprimé en deux couleurs, ornementés de splendides caractères majuscules, et avec une gravure du Roi David. Seuls 24 exemplaires du Psautier de 1577 ont survécu. L’exemplaire acquis par le musée a été mis aux enchères avec un prix initial de 2,5 millions de Roubles (42.000$), mais la direction du musée a réussi à négocier son achat en dehors de la mise aux enchères.

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Selon un sondage réalisé au mois de décembre dans toute l’Ukraine, le peuple ukrainien fait plus confiance à l’Église qu’aux autres institutions du pays

Tandis que la confiance dans la quasi-totalité des institutions sociales a décliné en Ukraine, l’Église reste forte avec un pourcentage de 56.7%. Pour leur part, les volontaires dans les forces armées reçoivent 53% de la confiance de la population. Toutefois, beaucoup plus de confiance est placée dans l’armée en Ukraine occidentale qu’en Ukraine orientale. 22.7% des Ukrainiens sont incertains quant à leur attitude envers l’Église, tandis que seuls 8.7% ne lui font aucune confiance. C’est à peu près le même nombre que ceux qui font confiance au gouvernement et au parlement, avec respectivement 9.5% et 5.3%. Environ un quart des Ukrainiens croient dans les médias, ce qui est inférieur à l’an passé. L’Ukraine occidentale tend à avoir plus confiance dans les médias que les régions de l’Est. L’enquête a été conduite dans 110 localités dans toutes les régions de l’Ukraine, les sondés étant âgés de 18 ans et plus.

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L’évêque Théodose de Ras et Prizren : « Les Serbes du Kosovo craignent de nouvelles violences »

La police du Kosovo, en cas de troubles sérieux, ne pourra assurer la défense des lieux saints du Kosovo et de la Métochie, or il y a maintenant dans la région « un grand potentiel » de nouveaux troubles déclenchés par la population albanaise locale. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier l’évêque de Ras et Prizren Théodose (Šibalić) à l’Agence russe de presse RIA Novosti. En mars 2004, les Albanais du Kosovo avaient organisé des pogromes qui ont mené à l’exode massif des Serbes de la région et à la destruction de nombreux monuments de leur histoire et de leur culture. « La situation actuelle est pour nous meilleure que précédemment en ce sens qu’il n’y a plus autant d’attaques et d’actes de violence. On peut se déplacer librement, mais l’atmosphère générale continue à être assez tendue, particulièrement, ces derniers jours, et il y a un grand potentiel pour de nouveaux troubles », a déclaré l’évêque Théodose. Celui-ci a précisé que les relations entre Albanais et Serbes « ne sont pas identiques dans les différentes parties du Kosovo et de la Métochie  : En certains endroits, il y a une relative tolérance, par exemple à Prizren, mais à Djakovica, Dečani, Klina, la situation est bien plus difficile ». « Nous voudrions qu’il y ait bien plus d’exemples positifs, mais il est pratiquement impossible d’entendre qu’un Albanais du Kosovo dise publiquement quelque chose de positif sur notre Église ou sur les Serbes en général. Dans la presse locale, un nombre assez important d’articles sont publiés qui attisent ouvertement l’intolérance ethnique », a déclaré l’évêque. Comme celui-ci l’a encore déclaré, la sécurité des églises et monastères serbes dans les endroits peuplés principalement par des Albanais, est assurée actuellement par la police du Kosovo, constituée d’Albanais et de Serbes. Seul le monastère de Dečani se trouve encore sous la protection de la KFOR, en raison « de la situation extrêmement complexe concernant la sécurité dans la municipalité de Dečani”, a precise l’évêque, ajoutant que les attaques directes contre les églises orthodoxes au Kosovo se produisent maintenant plus rarement qu’avant, à l’exception du cas de l’église du Christ Sauveur à Priština où, « durant toutes ces dernières années, différentes provocations et actes de vandalisme continuent sans cesse ». Selon les statistiques du diocèse de Ras et Prizren, il y a actuellement 160 églises paroissiales et 14 monastères en fonction sur le territoire du Kosovo et de la Métochie. Les relations entre la Serbie et les autorités auto-proclamées du Kosovo se sont aggravées sérieusement le 14 janvier, lorsque les Albanais du Kosovo ont refusé de laisser passer un train de passagers en provenance de Belgrade pour Kosovska Mitrovica, menaçant de faire appel à ses unités spéciales. L’évêque Théodose a exprimé sa gratitude particulière au peuple russe: « Nous voulons exprimer avant tout notre gratitude au peuple russe pour le soutien spirituel, moral et matériel si importants, qu’il nous accorde. La compréhension qui existe en Russie concernant le Kosovo et la Métochia est pour nous très importante, et nous espérons que la Russie fera à l’avenir également tout son possible pour que soit assurée la vie libre aux Serbes orthodoxes qui sont restés au Kosovo et en Métochie, et, si Dieu le veut, pour que toutes les églises détruites soient reconstruites, et que notre peuple vivant en exil, revienne » a déclaré l’évêque Théodose. Parlant de l’aide qui est accordée aux Serbes du Kosovo par la Russie et l’Église orthodoxe russe, il a déclaré que des moyens importants avaient été recueillis précédemment par l’intermédiaire du monastère Sretensky de Moscou pour la reconstruction du séminaire de Prizren. En outre, la « Russie par le fonds de l’UNESCO a assuré l’attribution de 2,5 millions de Dollars pour la reconstruction des églises détruites suite aux désordres de 2004… La solidarité orthodoxe fraternelle, que nous donne le Patriarcat de Moscou, signifie beaucoup pour nous, de même que l’empressement constant de la Russie à défendre les Serbes qui sont restés ainsi que nos lieux saints au Kosovo et en Métochie », a déclaré l’évêque. À la demande d’établir un pronostic sur le développement ultérieur de la situation quant à la vie ecclésiale au Kosovo et en Métochie, l’évêque Théodose a fait remarquer que les Serbes dans cette région, « au cours de nombreux siècles passent par le Golgotha », mais que cependant le peuple « a toujours trouvé en lui les forces d’un renouveau spirituel ». « Nous espérons qu’il en sera de même cette fois encore, et que les Serbes ne quitteront jamais entièrement le Kosovo, parce qu’ici se trouve le centre de notre spiritualité et de notre histoire » a conclu l’évêque.

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Un comité d’organisation est constitué pour les manifestations du centenaire de la persécution contre l’Église orthodoxe russe

Le 1er février 2017, dans les appartements patriarcaux de la cathédrale du Christ-Sauveur a Moscou a eu lieu la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe sous la présidence du patriarche Cyrille. Les membres permanents du Saint-Synode sont : le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, le métropolite de Chișinău et de toute la Moldavie Vladimir, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre, chef du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent, chef du district métropolitain d’Asie Centrale ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Minsk et de Zaslavl Paul, exarque patriarcal de toute la Biélorussie ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président des Relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Ont été invités à participer à la session d’hiver (septembre-février) du Saint-Synode : le métropolite de Tchernovitsy et de Bucovine Mélèce, le métropolite de Penzensk et de Nijnelomovsk Séraphim, l’archevêque de Souroge Elisée, l’archevêque de Salekhardsk et Novy-Ourengoï Nicolas, l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim. Les membres du Synode ont pris la décision de constituer un comité d’organisation du programme des manifestations ecclésiales à l’occasion du centième anniversaire du début de l’époque des persécutions contre l’Église orthodoxe russe. Sont entrés dans le Comité d’organisation : le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, président, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kalouga et de Borovsk Clément, président du conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe ; le métropolite de Rostov et de Novotcherkassk Mercure, président du département synodal de l’instruction religieuse et de la catéchèse ; l’archevêque de Vereïsk Eugène, président du comité éducatif de l’Église orthodoxe russe ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, secrétaire ; l’évêque de Kaskelensk Gennade, chancelier du Synode du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou ; l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim ; l’évêque de Sloutsk et de Soligorsk Antoine ; l’évêque de Soroca Jean, vicaire du diocèse de Chisinau ; l’évêque d’Egorievsk Tikhon, président du Conseil patriarcat pour la culture ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions de l’étranger ; l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon, l’archiprêtre Cyrille Kaleda, président de la Commission pour les recherches concernant les hauts faits des Néomartyrs et confesseurs et l’immortalisation de la mémoire des clercs défunts de la ville de Moscou ; l’archiprêtre Maxime Maximov, membre de la commission synodale de la canonisation des saints ; l’higoumène Damascène (Orlovsky), secrétaire responsable du conseil ecclésial et social auprès du patriarche de Moscou et de toute la Russie pour la perpétuation de la mémoire des néomartyrs et confesseurs de l’Église russe : l’archiprêtre Vladimir Siloviev, rédacteur principal des Éditions du Patriarcat de Moscou ; l’archiprêtre Pierre Kholodny, clerc du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières ; V.R. Legoïda, président du Département synodal pour les relations de l’Église avec la société et les médias ; E.A. Parkhaïev, directeur des ateliers d’art liturgique « Sofrino ».

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18 chefs-d’œuvre d’art byzantin seront prochainement exposés à la Galerie Tretiakov de Moscou

18 chefs-d’œuvre du Xème jusqu’au XVème s., provenant des musées grecs et des collections privées, seront présentés à un exposition qui commencera le 8 février à la Galerie Tretiakov de Moscou. Les objets exposés « sont datés de la fin du Xème s. jusqu’au début du XVIème s. et donnent une idée des différentes périodes de l’art byzantin et des différents centres artistiques. L’exposition permet d’apprécier la perfection du travail des maîtres et également de comprendre les conceptions du monde spirituel au Moyen-Age, ainsi que de découvrir les nuances dans le coloris raffiné des icônes, les miniatures luxueuses des manuscrits, dans les pages desquels les artistes byzantins aspiraient à recréer la beauté du monde d’en haut », est-il dit dans le communiqué de présentation de l’exposition. Il est encore dit dans le communiqué que les objets exposés donnent la possibilité de présenter l’histoire de la culture byzantine et de tracer l’influence réciproque des traditions artistiques de l’Orient et de l’Occident chrétiens. L’objet le plus ancien de l’exposition est une croix de procession en argent de la fin du Xème siècle avec les représentations gravées du Christ, de la Mère de Dieu et des saints. L’un des objets les plus remarquables est un bas-relief représentant le saint grand-martyr Georges avec des scènes de sa vie. Il est un exemple de l’interaction des maîtres byzantins et occidentaux, qui a donné le phénomène des maîtres de l’époque des croisades du XIIIème s. « Un témoignage visible du dernier épanouissement de la culture byzantine du XIVème s. est l’icône remarquable, peinte des deux côtés de « la Mère de Dieu Odighitria, avec les douze fêtes. Le Trône préparé (pour la seconde venue du Christ », du XIVème s. Cette icône est contemporaine des œuvres de Théophane le Grec. Les deux maîtres utilisent les même procédés artistiques ; en partie, des lignes fines, les visages pénétrants de la Mère de Dieu et de l’Enfant, les énergies symbolisant la lumière divine », est-il encore souligné dans le communiqué. On pourra voir à cette exposition des icônes des XIIème au XIVème s., par exemple « la résurrection de Lazare », « St Jean Baptiste – l’Ange du désert ». Il y a aussi un encensoir avec la représentation des saints grand-martyrs Théodore et Démètre, et un voile brodé que l’on pose sur les Saints Dons. L’exposition a lieu dans le cadre de l’Année de la Grèce en Russie.

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Suite aux manifestations anti-gouvernementales dans le pays, le Patriarcat de Roumanie appelle « à la prière, au dialogue et à la coresponsabilité sociale »

Suite aux manifestations anti-gouvernementales à Bucarest et dans d’autres villes, le Patriarcat de Roumanie a publié l’appel suivant :

« La société roumaine est fortement troublée actuellement, en raison d’un conflit entre les institutions principales du pays et, en conséquence, d’une polarisation dans les rangs de la population. Tout en étant neutre du point de vue politique, l’Église n’est pas indifférente sur le plan social, elle est réceptive aux orientations ou aux souhaits majeurs de la population : la justice sociale, la diminution de la pauvreté et l’accroissement du niveau de vie. Dans ce sens, la lutte contre la corruption doit continuer, tandis que les coupables doivent être sanctionnés, car le vol et l’appropriation des biens d’autrui dégradent la société sur le plan moral et matériel. En outre, la lutte contre la corruption ne doit pas être utilisée à des fins politiques partisanes, tandis que les sanctions et l’utilisation des prisons ne doivent pas être confondues avec l’extermination, car leur but est le redressement et la réintégration sociale de ceux qui reconnaissent et regrettent les méfaits qu’ils ont commis. Dans ce contexte social polarisé et fracturé, en qualité de « facteur de paix sociale » (cf. Loi sur les cultes N° nr. 489/2006, art. 7, al.1), l’Église appelle à la prière, au dialogue et à la co-responsabilité sociale. La prière est nécessaire, parce qu’elle éclaire la raison, pacifie les passions égoïstes et cultive la communion d’amour des hommes avec le Seigneur et les autres. Le dialogue est nécessaire pour surmonter les conflits entre les personnes, les institutions et les orientations sociales divergentes. La co-responsabilité sociale est nécessaire, parce que le rejet de la responsabilité entière sur l’adversaire ne résout pas les problèmes communs de la société, qui a besoin de solutions concrètes élaborées ensemble. Aussi, le Patriarcat de Roumanie appelle tous les serviteurs du Saint Autel et tous les fidèles à la prière pour la paix et l’unité du peuple roumain, pour le renouveau de la vie morale et spirituelle de la société roumaine, de même qu’il encourage le dialogue et la co-responsabilité dans la société.

Bureau de presse du Patriarcat de Roumanie »

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Office de Te Deum à Bucarest en l’honneur des fondateurs de l’union des Principautés roumaines de 1859

L’office d’actions de grâce et le dépôt de couronnes de fleurs pour les fondateurs de l’union des Principautés roumaines [Valachie et Moldavie, ndt] en 1859 a eu lieu le 24 janvier. La commémoration a commencé par la célébration de la divine liturgie, suite à laquelle l’évêque de Ploieşti, Mgr Barlaam, vicaire patriarcal, a officié le Te Deum, en présence du patriarche de Roumanie Daniel. L’office a été célébré comme une action de grâce au Seigneur pour l’accomplissement de cet acte important de l’histoire du peuple roumain, auquel l’Église orthodoxe roumaine a contribué de façon significative. Ensuite a eu lieu le dépôt de couronnes de fleurs sur la colline du patriarcat, devant le monument dédié au prince Alexandre Jean Cuza, souverain des Principautés unies de Moldavie et de Valachie entre 1859 et 1866, de la part du patriarche de Roumanie, du président de l’Académie roumaine et d’autres représentants des institutions de l’État. Les personnes présentes ont ensuite participé à un colloque organisé au palais patriarcal. Un office de requiem a été également célébré pour les fondateurs de l’union de 1859.

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Le patriarche Néophyte a reçu l’ambassadeur de France en Bulgarie

L’ambassadeur de France à rencontré le 26 janvier 2017 le patriarche de Bulgarie Néophyte. « Nous avons souffert avec le peuple français, lorsque les citoyens français ont été les victimes du terrorisme. Nous avons exprimé nos condoléances et avons prié Dieu pour qu’Il renforce et console les victimes ainsi que ceux qui avaient perdu leurs proches, et pour que le mal ne se répète pas », a déclaré Sa Sainteté le patriarche de Bulgarie Néophyte à Son Excellence l’ambassadeur de France en Bulgarie, M. Éric Lebédel. Il a été souligné au cours de la discussion que le terrorisme fait tout ce qui lui est possible pour radicaliser les gens et opposer chrétiens et musulmans, mais en Bulgarie, la population vit dans la paix, indépendamment des différences de religion. En réponse à l’intérêt que l’ambassadeur Lebédel a manifesté concernant la place et le rôle de l’Église orthodoxe de Bulgarie dans la société bulgare, le patriarche Néophyte a informé son hôte sur l’importance historique et la situation actuelle de l’Église orthodoxe en Bulgarie. Le primat a souligné les bonnes relations qu’entretient l’État envers elle, et la coopération mutuelle entre les autorités ecclésiastiques et séculières dans différents domaines, comme l’entretien des églises et des monastères qui sont des monuments culturels, les différentes initiatives sociales et caritatives, les célébrations officielles, etc. « Avec l’aide de Dieu, nous nous efforçons de servir pour le bien de notre peuple et l’Église accomplit sa mission dans la société afin de devenir la garante de la moralité et des valeurs spirituelles non éphémères » a déclaré le patriarche Néophyte. Son Excellence l’ambassadeur Lebédel a félicité le patriarche Néophyte pour la nomination de l’Église orthodoxe bulgare au prix Nobel de la paix et a exprimé son soutien pour cette nomination, ce à quoi Sa Sainteté le patriarche a répondu : « Une telle attention envers l’Église orthodoxe de Bulgarie nous est chère. L’exploit réalisé par celle-ci dans la défense des Juifs bulgares a trouvé un écho dans le cœur des Bulgares et a inspiré notre peuple et ses dirigeants. L’Église orthodoxe de Bulgarie, en la personne de ses hiérarques, n’a pas eu peur de s’opposer à la volonté d’Hitler en prenant la décision de faire cesser les persécutions de nos concitoyens d’origine juive ». « Nous serons heureux, si l’on obtient cette distinction » a-t-il ajouté, mais le fait même de la nomination est un signe de reconnaissance. Nous la reconnaissons comme l’expression de la gratitude et de l’attention de la part des descendants des Juifs bulgares qui ont été sauvés et du peuple juif ». « Nous sommes dans la même rue « Oborichtché » a rappelé le patriarche à son interlocuteur, et « nos relations doivent être celles de bons voisins », a-t-il conclu.

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Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de Russie aura lieu en 2017

Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de l’Église orthodoxe russe aura lieu cette année, cent ans exactement après les événements de 1917, dans tous les diocèses de l’Église orthodoxe russe. Cela a été communiqué par le recteur de l’église des saints néomartyrs et confesseurs de Russie à Boutovo (banlieue de Moscou), l’archiprêtre Cyrille Kaleda, qui est aussi membre de la commission des canonisations des saints. L’archiprêtre a annoncé, lors de son intervention aux « Conférences de Noël » en la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou, qu’un groupe spécial avait été constitué pour l’organisation et la réalisation cette année de manifestations commémoratives ecclésiales. « Nous comprenons tous la signification de cette année. L’une des choses importantes qu’il est proposé d’accomplir, est de rassembler dans un coffret des fragments de reliques des nouveaux martyrs qui auront été retrouvées. Le coffret sera amené en procession dans tous les diocèses de notre Église orthodoxe russe, dans les frontières de la Russie. Ce sera une procession qui aura lieu au cours de toute l’année », a déclaré le père Cyrille. Celui-ci a précisé qu’actuellement, seules sont connues les reliques d’environ soixante néomartyrs sur les 1700 qui ont été canonisés. « Ayant une grande expérience dans l’organisation de telles processions, je comprends que ce qui est prévu, est une grande action spirituelle… Cette année n’est pas seulement celles de certaines manifestations, conférences, de la création de certains musées, mais cette année, en premier lieu, doit être celle de la prière », a ajouté le prêtre.

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Nomination du nouveau chef de l’administration patriarcale roumaine

Dans sa session du 19 janvier, le Conseil national permanent de l’Église roumaine a approuvé, en vue d’une meilleure organisation du Département des relations ecclésiastiques, inter-religieuses et des communications ecclésiastiques externes, la nomination du prêtre Dr. Michael Tiţa, conseiller patriarcal coordinateur, en tant que chef du protocole de l’administration patriarcale pour les relations inter-orthodoxes, interchrétiennes et inter-religieuses, ainsi que pour les relations du patriarcat de Roumanie avec les institutions d’État (Présidence, Parlement, Gouvernement, etc.) et avec les ambassadeurs étrangers accrédités à Bucarest. Pour l’exercice de ses nouvelles fonctions, on a tenu compte du fait que le père conseiller patriarcal Michael Tiţa dispose d’une formation théologique approfondie (doctorat de l’Université de Durham, Grande-Bretagne) et d’une riche expérience dans le cadre des dialogues interconfessionnels, au niveau national et international, étant en même temps un bon connaisseur des langues anglaise et française.

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L’higoumène du monastère schismatique d’Esphigménou, sur le Mont Athos, est condamné à vingt ans de prison pour des actes de violence commis en juillet 2013

Le tribunal pénal de Thessalonique a condamné par contumace l’higoumène Méthode de « l’ancienne communauté » du monastère rebelle d’Esphigménou sur le Mont Athos ainsi que le moine Antipas, de la même communauté, à vingt ans de prison. La raison de cette condamnation est la résistance 

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À l’Institut des hautes études du Patriarcat de Moscou, une rencontre sur le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe

Dans le cadre des XXV Conférences internationales de Noël, une table ronde sur le thème « Le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe » a eu lieu le 26 janvier 2017 à l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, présidait la réunion, organisée par l’Institut des Hautes Études et par la Maison de la diaspora russe Alexandre Soljenitsyne. Des représentants des confessions traditionnelles des scientifiques, des collaborateurs scientifiques de la Maison de la diaspora russe, des représentants du monde de la culture et de l’enseignement prenaient part à la rencontre.

Cette année, le thème des Conférences internationales de Noël ont pour thème « 1917-2017 : les leçons d’un siècle », a rappelé le métropolite Hilarion. « La table ronde que nous organisons aujourd’hui a pour vocation de contribuer à la réflexion sur le chemin historique parcouru par la Russie et l’Église russe ces cent dernières années, a dit le président du DREE. Comme vous le savez, nous célébrons cette année 2017 le centenaire des deux révolutions russes. L’Église orthodoxe russe a pris la décision de consacrer l’année à une réflexion sur les destinées de notre Patrie, sur le destin de nos compatriotes, non pas pour porter un jugement de valeur ou mettre les points sur les « i » (ces points ont déjà été posés par l’histoire, et l’Église a clairement énoncé sa position sur la période qui suivi la révolution en canonisant plus d’un millier et demi de nouveaux-martyrs et confesseur), mais pour réfléchir aux leçons de l’histoire et payer notre tribut à ceux qui ont subi les conséquences de ces deux révolutions. Il s’agit de plusieurs millions de gens. Les uns ont perdu la vie, d’autres leurs proches, un tiers a perdu sa patrie. C’est de ceux qui, à cause de la fièvre révolutionnaire, ont perdu leur Patrie, que nous parlerons aujourd’hui. »

Dans la communication qu’il a présentée par la suite, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a notamment constaté que la formation d’une émigration russe de plusieurs millions de personnes, comprenant de nombreux ecclésiastiques, a été une page marquante de l’histoire de la Russie du XX siècle. On ne saurait par ailleurs surévaluer l’influence spirituelle et culturelle des émigrés russes sur les pays de leur dispersion.
Le phénomène socio-historique de l’émigration russe de la première vague a été le sujet de l’exposé d’E. I. Pivovar, membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, président de l’université russe des sciences humaines.

Le recteur de l’université pédagogique d’état de Moscou, A. V. Loubkov, également membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, a proposé une communication sur « La diaspora russe et la Russie : un dialogue de derrière le miroir ».

La théologie de la rencontre dans l’expérience de la diaspora russe a été le thème de l’allocution d’A. S. Filonenko, chargé de cours à l’université nationale de Kharkov.

La seconde partie de la rencontre était présidée par A. V. Loubkov, avec la bénédiction du métropolite Hilarion de Volokolamsk.

E. A. Agapova, vice-président de la Société impériale orthodoxe de Palestine a proposé un exposé sur « La Société impériale orthodoxe de Palestine et l’émigration russe (1917-2017) ».

Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a parlé du dialogue entre le père Yves Congar et les théologiens de l’émigration russe.

E. B. Rachkovski, directeur scientifique du Groupe de sciences religieuses de la Bibliothèque russe de littérature étrangère a présenté un texte sur le thème de « La diaspora russe comme phénomène historique mondial : comment poser la question ».

A. L. Rytchkov a poursuivi en présentant des documents sur l’histoire de la diaspora russe tirés de la collection de N. M. Ziornova.

Les exposés suivants avaient pour thème la prose autobiographique de Vladimir Vyssotski, les lettres des lecteurs d’Ivan Chmeliov, l’historiosophie et l’apologétique de V. V. Zenkovski et l’œuvre de mère Marie (Skobtsova).

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Une table ronde sur le suivi des expatriés dans le cadre des « rencontres parlementaires de Noël »

Le 26 janvier, dans le cadre des V Rencontres parlementaires de Noël, une table ronde sur le thème : « Les compatriotes de l’étranger : passé et présent » avait lieu à la Douma d’État de l’Assemblée fédérale de la Fédération russe.

Des représentants des deux chambres de l’Assemblée fédérale, du ministère des Affaires étrangères de Russie, du Rossotrudnitchestvo, ainsi que des hiérarques orthodoxes, des ecclésiastiques, des étudiants de l’Académie de diplomatie du ministère participaient à cette manifestation.

La réunion était présidée par L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, et l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger. Assistaient à la séance L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés ; K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales ; A. V. Radkov, vice-directeur de l’Agence fédérale de la Fédération russe aux affaires de la CEI, des compatriotes résidant à l’étranger et à la coopération humanitaire internationale.

Parmi les représentants de l’Église, participant à la table ronde : le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans la pays d’Asie du Sud-Est et d’Asie orientale, ainsi que l’archiprêtre Serge Zvonariov, secrétaire du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, le prêtre Ilia Kossykh, chef du Service de communication du DREE, le hiérodiacre Roman (Kisseliov), du Secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain.

Ouvrant la séance, L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, a énuméré les différents problèmes rencontrés par les expatriés russes, constatant : « L’Église orthodoxe russe est un partenaire constant dans le suivi des compatriotes ».

Dans son allocution, L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a examiné les principales étapes de la formation des diasporas russes. « La Douma et le Comité que j’ai l’honneur de présider ont toujours considéré et continuent à considérer que l’une de leurs priorités est d’assurer une base légale au soutien des expatriés, à la défense de leurs droits et de leurs libertés, notamment par l’intermédiaire de la diplomatie parlementaire » a-t-il constaté.

L’Église orthodoxe russe s’intéresse depuis longtemps au thème des expatriés, a rappelé l’évêque Antoine de Bogorodsk : « Et ce depuis plusieurs siècles, lorsque, pour différentes raisons, les premiers Russes ont commencé à voyager à l’étranger. C’est à cette époque, il y a environ 300 ans, que les premières paroisses russes commencent à apparaître en Europe ».

« Pendant les 25 dernières années, nous avons été témoins d’une nouvelle vague de fondation de paroisses russes. De nombreux compatriotes (nous entendons ici les ressortissants de tous les pays faisant partie du territoire canonique du Patriarcat de Moscou) sont allés à l’étranger, à la recherche, disons, d’une vie meilleure, a poursuivi l’hiérarque. Durant ces années, le Patriarcat a reçu une énorme quantité de lettres émanant d’expatriés qui demandaient au Patriarche de voir s’il serait possible d’envoyer un prêtre dans telle ou telle ville du monde pour y organiser une paroisse. Les statistiques que nous possédons montrent que l’Église orthodoxe russe dessert hors de la CEI près de 900 paroisses ».

Selon Mgr Antoine, les expatriés se regroupent autour des paroisses aussi bien parce qu’ils ressentent la nécessité de participer à la vie liturgique, que parce que les paroisses de l’Église russe sont un lieu de rencontre pour les russophones. Presque chaque paroisse a une école, où, en dehors des matières propres à la formation catéchétique, on enseigne aussi la langue russe. « Ces écoles ont un rôle unique à jouer : elles rassemblent les gens qui partagent la même foi tout en étant de nationalités différentes ou en ayant des opinions politiques opposées, mais confessent les mêmes valeurs, celles de la foi orthodoxe » a souligné le responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger.

Les principaux sujets qui inquiètent aujourd’hui les compatriotes de l’étranger sont le maintien de la langue russe et la présence d’écoles russes à l’étranger, la possibilité de poursuivre des études en Russie pour les jeunes générations, a expliqué K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales.

Le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud a parlé de l’histoire de la diaspora en Amérique latine, de la situation actuelle des expatriés et de l’activité des paroisses russes dans cette région du monde. L’hiérarque a proposé de créer un centre de culture russe dans chaque pays d’Amérique latine.

A. V. Radkov, vice-directeur du Rossotroudnitchestvo, a parlé de l’activité de cette agence fédérale dans le suivi des compatriotes russes à l’étranger, notamment dans le domaine de la formation de la jeunesse et du soutien aux mouvements bénévoles parmi les expatriés.

L’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale a parlé, notamment, des particularités de la situation des expatriés russes en France, au Canada, et dans d’autres pays à différentes périodes du XX siècle.

K. F. Zatouline, premier vice-président du Comité de la Douma d’État aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a partagé ses réflexions sur différents aspects juridiques de la politique de l’État sur les compatriotes à l’étranger.

L’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou et administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans les pays d’Asie du Sud-est et d’Asie orientale, a décrit la vie des paroisses orthodoxes russes dans ces régions.

O. S. Malguinov, directeur du Département du ministère des Affaires étrangères au travail avec les compatriotes de l’étranger, a souligné que la Conception de la politique étrangère de la Fédération russe récemment adoptée définissait comme l’une des priorités de la politique étrangère le soutien des expatriés. « « L’Église orthodoxe russe a soutenu et soutient les Russes à l’étranger, a constaté O. S. Malguinov. J’espère que ce travail se poursuivra et s’intensifiera. »

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Message du Saint-Synode de l’Église de Grèce à tous ses fidèles au sujet du Concile de Crète

En date du 27 janvier 2016, le Saint-Synode de l’Église de Grèce a adressé le message suivant à tous les fidèles au sujet du Concile de Crète :
« Le Saint-Synode de l’Église de Grèce s’adresse à tous les fidèles afin de les informer sur le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes, qui s’est réuni en juin 2016 en Crète. Le but principal du Saint et Grand Concile était le renforcement et la manifestation de l’unité de toutes les Églises orthodoxes, mais aussi la façon de faire face à différents problèmes pastoraux.
• Sur la base des conclusions du Saint et Grand Concile :
• L’Église orthodoxe exprime son unité et sa catholicité par les Saints Mystères. La conciliarité sert l’unité et anime l’organisation de l’Église, la façon dont sont prises ses décisions et détermine son cheminement. Il convient de mentionner également que le Saint Concile ne s’est pas référé seulement à l’autorité des Conciles œcuméniques mais, pour la première fois, lors de celui-ci, ont été reconnus comme Conciles « d’une validité universelle », c’est-à-dire comme œcuméniques, le Grand Concile qui siégea sous le Photius le Grand, patriarche de Constantinople (879-880), les Grands Conciles (de 1341, 1351, 1368) sous saint Grégoire Palamas, et les Grands et Saints Conciles de Constantinople qui ont rejeté le Concile unioniste de Florence (1438-1439), les croyances protestantes (1638, 1642, 1672, 1691) et l’ethnophylétisme, en tant qu’hérésie ecclésiologique (1872).
• Les Églises orthodoxes autocéphales ne constituent pas une fédération d’Églises, mais l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour ce qui concerne la diaspora orthodoxe dans différents pays du monde, il a été décidé que continue le fonctionnement des Assemblées épiscopales avec des représentants des Églises autocéphales, afin que soit sauvegardé le principe de conciliarité, jusqu’à ce que soit appliquée l’acribie canonique.
• Pour l’Église orthodoxe, la famille constitue le fruit de l’union sacramentelle « dans le Christ et dans l’Église » d’un homme et d’une femme et elle la seule garantie de la naissance et de l’éducation des enfants.
• L’Église souligne continuellement la valeur de la tempérance, de l’ascèse chrétienne. L’ascèse chrétienne n’interrompt pas la relation de l’homme avec la vie et le prochain, mais elle le relie à la vie sacramentelle de l’Église. Elle ne concerne pas seulement les moines. L’ethos ascétique est caractéristique de la vie chrétienne.
• L’Église orthodoxe condamne les persécutions, l’expulsion et le meurtre de membres des communautés religieuses, la contrainte dans le vue de changer de foi religieuse, le commerce des réfugiés, les enlèvements, les tortures, les exécutions inhumaines, les catastrophes matérielles. Elle exprime particulièrement son inquiétude pour la situation des chrétiens et de toutes les minorités persécutés au Moyen Orient et dans d’autres endroits du monde.
• L’œuvre fondamentale de l’Église est la mission, c’est-à-dire la lutte pour donner constamment le témoignage de la foi et la prédication de l’Évangile soit aux fidèles qui vivent dans les sociétés contemporaines sécularisées, soit à ceux qui n’ont pas encore connu le Christ.
Le dialogue, principalement avec les chrétiens hétérodoxes (les autres confessions chrétiennes – les hérésies) a lieu sur la base du devoir de l’Église de témoigner dans toutes les directions la vérité et la foi apostolique. C’est ainsi que devient connue à ceux-ci l’authenticité de la Tradition orthodoxe, la valeur de l’enseignement patristique, l’expérience liturgique et la foi des Orthodoxes. Les dialogues ne signifient ni ne signifieront jamais quel compromis que ce soit dans les questions de foi. L’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, telle qu’elle est confessée dans le Symbole de Foi. La sainteté est inconcevable en dehors du Corps du Christ, c’est-à-dire en dehors de l’Église (Eph. I, 23). La sainteté est participation dans le mystère de l’Église et dans ses saints sacrements avec pour épicentre la sainte Eucharistie. Les saints représentent le Royaume de Dieu. L’Église est une, c’est l’Église orthodoxe. Selon saint Basile le Grand « tous ceux qui espèrent dans le Christ ne forment qu’un seul peuple, et les fidèles du Christ ne forment maintenant qu’une seule Église, bien qu’on l’appelle par des noms de lieu différents ». L’Église attend toujours le retour de tous les hommes en son sein, des hétérodoxes et des membres des autres religions. Les textes du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe sont l’objet d’un approfondissement et d’une étude ultérieure. Cela est valable pour tous les Synodes de l’Église. Le dialogue théologique n’est pas interrompu. La précondition nécessaire est naturellement que soit maintenue intacte la vérité théologique et que ce dialogue soit réalisé sans fanatismes et divisions, sans parasynagogues et schismes, qui blessent l’unité de l’Église. Les schismes sont des maladies spirituelles difficiles à guérir. Selon saint Jean Chrysostome : « diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même de l’assemblée [еcclésiale] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (PG 48, 872). Pour cette raison, les fidèles sont exhortés à ne pas donner de donner de poids au paroles de ceux qui les incitent à s’éloigner de l’Église dans le but de constituer un groupe séparé hors du plérôme de celle-ci, invoquant des causes imaginaires d’acribie dogmatique. En terminant ce message, nous souhaitons vous assurer que tous les évêques de l’Église de Grèce veillent, restent inébranlables dans la foi orthodoxe et sont dévoués envers l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (II Cor. XIII,11) ».

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Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels »

Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels ». Le métropolite d’Hydra Éphrem a souligné que l’Église orthodoxe de Grèce est en désaccord avec la directive du ministère de l’instruction publique et se prononce contre les leçons « d’éradication de l’homophobie et de la transphobie » dans les écoles grecques. Le métropolite exhorte les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser enfants assister à de telles « leçons ». Le métropolite de Glyfada Paul considère que l’introduction de ce qu’il appelle « leçon de sodomie » dans les écoles n’est pas un hasard et a rappelé les propos du vice-ministre grec de l’Instruction publique lors de la « gay parade » à Salonique, selon lesquels « les écoliers doivent savoir que la diversité dans les préférences sexuelles est une richesse devant laquelle il ne faut pas ressentir de retenue ou de peur ». Selon les paroles du métropolite, dans les programmes recommandés aux écoliers par le ministère, il est proposé, à côté des discussions sur « l’homosexualité » de parler des « symboles phalliques », de recopier dans un cahier les mots injurieux qu’ils ont entendus, et regarder aussi « les films de contenu correspondant [i.e. sur l’homosexualité] ». Le métropolite Paul a appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser leurs enfants participer aux nouveaux programmes en question. Quant au métropolite du Pirée Séraphim, il s’est adressé à ses fidèles dans une circulaire qui sera lue dans toutes les églises du diocèse métropolitain du Pirée lors des offices dominicaux du 29 janvier 2017. Dans son message, il appelle les parents et les écoliers à exprimer leur protestation et transmettre à la direction des écoles des déclarations de refus pour leurs enfants à participer à la semaine de « déconstruction des stéréotypes sexuels ». La manifestation en question aura lieu dans les écoles secondaires de Grèce conformément à la circulaire du ministère de l’Instruction publique, de la recherche scientifique et des affaires religieuses. Dans son message, le métropolite Séraphim déclare, entre autres : « Aujourd’hui, Satan redresse sa tête effrontément et menace de détruire tout ce qui est bon, élevé, moral, spirituel, chrétien, évangélique, apostolique et conforme à la Tradition des saints Pères, ce qui a été atteint pendant deux millénaires de la vie et de l’activité de l’Église orthodoxe. Il s’efforce de faire dévier l’homme du but de sa création qui est la soumission de la chair à l’esprit, la spiritualisation de l’homme et sa déification selon la grâce, et non le contraire, à savoir le réduire à la chair, soumettre l’esprit à la chair. Cela constitue un renversement du plan du Dieu-Trinité au sujet de l’homme. Satan veut que l’homme devienne un esclave de la chair, du plaisir, du péché, qu’il devienne non pas une créature spirituelle, mais matérielle, à l’instar des animaux sans raison ». Le métropolite Séraphim mentionne dans son message que « l’Église orthodoxe respecte la vie personnelle et privée de chaque homme en tant que choix responsable libre ». L’Église, poursuit le hiérarque, n’a aucunement l’intention de s’immiscer dans cette liberté. En même temps, explique-t-il « l’innocentisation, le soutien, la présentation des passions honteuses et infâmes comme étant un état naturel et une simple différence, heurte la conscience universelle, qui à travers les siècle reconnaît comme conduite sexuelle physiologique les relations d’un homme et d’une femme, du masculin et du féminin ». Le métropolite Séraphim rappelle que la Bible, « exprimant la volonté de Dieu, le Créateur de l’homme », « condamne l’homosexualité comme une passion (…) qui a été sévèrement puni par le feu et le soufre dans les villes de Sodome et de Gomorrhe ». « Pour tous les saints Pères, l’homosexualité est le péché le plus répugnant et impur et constitue une grande impiété devant Dieu, le créateur ». « La reconnaissance publique de l’homosexualité, outre le fait qu’elle offense la décence publique et notre conscience religieuse, envoie à la jeunesse un message de conduite sexuelle anormale et détruit les bases de la famille et de la société grecques dans les circonstances d’un problème démographique aigu, provoque des troubles psychopathologiques chez les enfants qui seront élevés par des couples homosexuels », souligne le métropolite Séraphim. « Dans le nouveau siècle du Royaume de Dieu qui est réalisé dans le cheminement historique et la vie de l’Église orthodoxe, les anciennes passions, les passions terrestres, charnelles, sont abandonnées et l’on vit dès maintenant en fonction des possibilités de chaque fidèle, soit dans le cadre de l’institution bénie du mariage (…) soit dans la vie égale aux anges des moines avec la vertu de la virginité, le cheminement du « selon l’image » jusqu’à la « ressemblance » de Dieu, la victoire de l’esprit sur la chair ».

Sources : 1 et 2

À l’occasion de la fête de St Sava, le patriarche de Serbie Irénée a célébré la liturgie en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade

Le 27 janvier, à l’occasion de la fête de St Sava (+1236), premier archevêque de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche de Serbie Irénée a célébré la sainte liturgie dans la crypte de la cathédrale dédiée au saint à Belgrade. Parmi la nombreuse assistance se trouvaient les directeurs du Bureau du gouvernement serbe pour le Kosovo et la Métochie, Marko Djurić, et du Bureau pour les relations avec les communautés religieuses, Mileta Radojević. En outre, trente enfants étaient venus de Kosovska Mitrovica (Kosovo) pour assister à l’office. On peut visionner ci-dessous des extraits de la liturgie et de la cérémonie du “slava”.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « Les peuples de Russie et d’Ukraine sont appelés à préserver leur fraternité »

Ce jeudi, le patriarche de Moscou Cyrille, au cours de son intervention devant la Douma d’État a qualifié la technologie et les moyens destinés à séparer les peuples russe et ukrainien « d’art du diable », et appelé à préserver la fraternité, fondée sur des héros nationaux communs. « L’Ukraine vit maintenant une étape très complexe de son histoire. Les troubles au sein du pays ont aussi une incidence sur les relations russo-ukrainiennes, ce qui est causé, cela n’est un secret pour personne, par les activités de forces extérieures. Mais les peuples de Russie et d’Ukraine, qui passent maintenant par de sérieuses épreuves, sont appelés en dépit de tout à préserver les relations et l’unité fraternelles, à montrer de la fermeté et ne pas permettre aux meules géopolitiques de broyer notre communauté culturelle et spirituelle séculaire ». a affirmé le patriarche. Celui-ci a ajouté que l’on peut voir maintenant comment « en utilisant les techniques et les moyens les plus sophistiqués », « les graines de la haine et de l’inimitié sont semées entre Russes et Ukrainiens  avec une expérience réellement diabolique ». En outre, tout est fait afin « qu’en s’enfonçant dans une atmosphère de passions et de haine insensée », les deux peuples oublient ce que signifie pour eux leur histoire pluriséculaire et les liens du sang. « Nous sommes appelés à ne pas oublier notre héros national commun, le prince Vladimir égal-aux-apôtres, dont nous restons les enfants spirituels, quoi qu’il se passe sur le forum international. Dans la famille des peuples de la Rous’ historique, il n’y a pas de frères indésirables », a conclu le patriarche.

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Dans son allocution d’ouverture des « Conférences de Noël », le patriarche de Moscou Cyrille a rappelé que l’Église orthodoxe russe avait canonisé 1760 martyrs

L’Église orthodoxe russe vénère la mémoire des chrétiens orthodoxes qui ont péri pour la foi durant les années de persécution de la religion et elle a canonisé 1760 martyrs. C’est ce qu’a rappelé le patriarche de Moscou Cyrille dans son allocution d’ouverture des « Conférences de Noël » le 25 janvier 2017, dédiées cette année à l’interprétation du centenaire de la révolution russe. « À ce jour les noms de 1760 clercs et laïcs qui ont péri pour la foi orthodoxe, ont été inscrits dans la liste de la Synaxe des néomartyrs et confesseurs de l’Église russe » a déclaré le primat. Le patriarche considère que ce qui est important n’est pas tant leur canonisation que la nécessité « d’enseigner à vénérer leur mémoire, étudier leur héritage, éduquer la génération montante dans le respect de leur exploit ». « Nous érigeons des églises dédiées aux saints du XXème siècle et prochainement aura lieu la consécration de l’une d’entre elle, ce qui revêt de l’importance non pas seulement pour Moscou, mais pour toute l’Église orthodoxe russe. Il s’agit de l’église de la Résurrection du Christ érigée en mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe « sur le sang », près de la Loubianka », a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe.

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Des églises « fantômes » abandonnées près de l’emplacement du baptême du Seigneur sur le fleuve du Jourdain seront rouvertes

Des églises abandonnées près de l’emplacement du baptême du Seigneur sur le fleuve du Jourdain seront rouvertes lorsque seront achevés les travaux de déminage des lieux. Selon l’Agence Reuters, ces églises pourraient ensuite être visitées par un nombre allant jusqu’à 500 000 pèlerins par an. La rive du fleuve a été une zone de combats entre Israël et la Jordanie et a été couverte de milliers de mines antipersonnel et antichars, d’obus et de bombes qui n’ont pas explosé. Et bien que la paix ait été conclue en 1994, de longues décennies se sont passées avant que commence le processus de déminage du territoire en question. Les deux pays affirment que le lieu du baptême de Jésus se trouve précisément sur leur rive respective, tandis que la Sainte Écriture mentionne seulement que « cela s’est passé à Béthanie, de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où Jean baptisait », raison pour laquelle il est impossible d’établir l’endroit précis. Le premier témoignage sur l’existence d’un monastère situé près du lieu du baptême du Christ remonte au VIe s. Il y est mentionné que le monastère a été érigé sur les instructions de l’empereur byzantin Anastase Ier (491-518). En 2002, les autorités jordaniennes ont ouvert l’accès au territoire où se trouvent les ruines des anciennes églises avec des inscriptions laissées par les pèlerins depuis des siècles. L’UNESCO a reconnu officiellement en 2015 ce lieu comme faisant partie du patrimoine mondial. Sur la rive occidentale du fleuve du Jourdain, occupée par Israël, a également été ouvert un lieu considéré comme étant celui du baptême du Seigneur, destiné aux pèlerins, avec des marches permettant à ceux-ci de descendre dans le fleuve. Cet emplacement est plus visité que celui de la rive jordanienne, mais les églises construites du côté israélien en 1930 sont encore inaccessibles. L’organisation caritative écossaise « Halo Trust » récolte des fonds dans le monde entier pour le déminage des sites du conflit (il est connu qu’à un certain moment, l’organisation mentionnée était sponsorisée par la princesse Diana). L’organisation récolte quatre millions de Dollars pour les travaux de déminage de ces emplacements de la rive occidentale. Les représentants de l’association disent que deux années sont nécessaires pour le déminage des églises « fantômes » abandonnées, lesquelles appartiennent à l’Église catholique-romaine et à l’Église orthodoxe. Elles sont situées sur un territoire d’environ 100 hectares, fortement couvertes d’explosifs. Les autorités d’Israël, de Jordanie et de l’Autonomie palestinienne ont déjà donné leur accord pour ces travaux dangereux. La zone minée se trouve environ à un kilomètre de la zone déjà nettoyée de Qasr el Yahud, où se rassemblent des foules de pèlerins venus se baigner dans le fleuve. « Chaque année, plus de 450.000 touristes et pèlerins venus du monde entier visitent ces lieux, et nous sommes certains que l’économie connaîtra une plus grande prospérité après le déminage du territoire des églises et la reconstruction de celles-ci » a déclaré Ronen Shimoni, dirigeant du projet Halo Trust pour le déminage de la rive occidentale. Par sa grandeur et son importance, le lieu du baptême du Seigneur est considéré le troisième des lieux saints du monde chrétien. Ce lieu a été miné à la fin des années 1970, et il est inaccessible depuis presque 50 ans aux touristes et aux pèlerins. C’est une zone militaire fermée, et on ne peut pas y prier et y accomplir des célébrations. Les chrétiens, au demeurant, accomplissent volontiers leurs rites baptismaux sur la rive du Jourdain où, ces dernières années ont été construites des églises de différentes confessions pour leurs pèlerins respectifs. Selon les communications des spécialistes de l’organisation Halo Trust, dans les églises « fantômes », des pièges minés sophistiqués ont été installés par les militaires israéliens, ce qui complique fortement le travail du groupe de déminage, constitué de 35-40 sapeurs. Pendant la guerre, Israël a installé également un grand nombre de champs de mines le long de la rive pour empêcher l’entrée d’éléments subversifs venant de Jordanie. « Nous nous attendons à devoir déminer 4500 objectifs. Il y a beaucoup de mines antichars, un bon nombre de mines antipersonnel, plusieurs centaines de munitions non explosées ou abandonnées, et aussi, ce qui est particulièrement dangereux, des engins explosifs artisanaux et des mines-pièges à l’intérieur de l’église » a annoncé Michael Heimann, officier du ministère de la défense israélien.

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Le patriarche de Bulgarie Néophyte a célébré un office d’intercession à l’occasion de l’investiture du nouveau président et de la nouvelle vice-présidente bulgares

Le président bulgare Roumen Radev et la vice-présidente Iliana Yotova, nouvellement élus, ont reçu le 19 janvier 2017 la bénédiction du patriarche de Bulgarie Néophyte, après avoir prêté serment devant l’Assemblée nationale. Après avoir fait le serment d’observer la constitution et les lois du pays ainsi que d’agir en tout dans l’intérêt du peuple, et signé le document relatif, le président et la vice-présidente ont vénéré la Croix et l’Évangile et reçu la bénédiction du Primat de l’Église orthodoxe bulgare, qui se tenait à leurs côtés pendant la cérémonie. Le dimanche 22 janvier, le président s’est rendu à la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Sofia, où le patriarche Néophyte a célébré un office d’intercession afin de demander que la Grâce divine renforce le président dans sa fonction. Le patriarche était assisté du métropolite de Veliko Tarnovo Grégoire, le métropolite de Plovdiv Nicolas, le métropolite de Nevrokop Séraphim, l’évêque de Melnik Gérasime, secrétaire principal du Saint-Synode, l’évêque de Branitsa Grégoire, vicaire de la métropole de Sofia, et l’évêque de Bélogradtchik Polycarpe, l’archimandrite Philippe (Vasiltsev) et le prêtre Neluţu Oprea, représentants des Églises orthodoxes russe et roumaine, ainsi que par le clergé de Sofia.

Source : 1 et 2

Un film documentaire sortira prochainement en anglais sur la « Doctoresse Liza »

Le célèbre journaliste de la chaîne télévisée « Russia Today », Graham Phillips, tourne en Grande-Bretagne un film sur la vie et la mémoire du médecin et chef du fonds « Aide équitable », Élisabeth Glinka, connue également comme « Doctoresse Liza ». Le film documentaire en anglais et destiné au public le plus large est dédié à cette personnalité courageuse et généreuse, qui a péri dans la catastrophe aérienne du 25 décembre 2016 au-dessus de la Mer Noire, alors qu’elle se rendait en Syrie. La  Doctoresse Liza était connue pour avoir participé à de nombreux projets humanitaires : l’organisation d’hospices pour enfants à Kiev, Moscou et d’autres villes de l’ex-URSS, l’aide pour évacuer les enfants blessés pendant la guerre civile en Ukraine, la fourniture de médicaments et d’aide humanitaire en Syrie, l’organisation de services de bénévoles d’aide médicale aux sans-abris et nécessiteux, etc… Elle est décédée comme elle a vécu : en aidant les gens. À bord de l’avion, elle accompagnait une cargaison de médicaments et de cadeaux pour les enfants syriens et, à son arrivée en Syrie, elle allait souhaiter la bonne année aux militaires russes en Syrie. L’artiste Xénia Simonov, connue pour ses magnifiques productions dans le domaine du film d’animation de sable, a consacré son nouveau film à la mémoire d’Élisabeth Glinka. « Une fois, un prêtre est mort du cancer devant moi, c’était un homme qui lui-même avait consolé les autres durant toute sa vie. Je lui ai demandé : « Quel est le péché le plus grand ? Et il a répondu : « Le plus grand péché, c’est d’offenser le faible ». « Pourquoi ? » « Parce que c’est ce qui est le plus facile à faire… » Cette pensée m’a frappé, ce qui est plus « facile » est d’accomplir le péché le plus grave… « Dites ces paroles aux enfants », avait déclaré la Doctoresse Liza dans l’une de ses interviews. Elle-même avait consacré toute sa vie à consoler les faibles. Le 19 janvier, Graham Phillips a annoncé qu’il achèvera très prochainement le film en question : « Il faut le faire le plus vite possible avec la meilleure qualité possible, afin d’obtenir un véritable matériel mémorial en son honneur. Bien sûr, cela est difficile, mais nous le ferons. Peut-être dans deux semaines. Je travaillerai, comme la Doctoresse Liza, jusqu’au bout ». Graham Phillips prévoit de montrer ce film au cercle le plus large de spectateurs aux États-Unis, en Europe et dans les autres pays du monde, afin que l’on sache quels sont les idéaux des Russes et qui leur sert d’exemple.

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Le gouvernement hongrois financera prochainement la reconstruction de quatre églises orthodoxes dans le pays

À l’occasion de la visite du président russe Vladimir Poutine en Hongrie, le gouvernement hongrois prendra la décision de financer la reconstruction de quatre églises orthodoxes. C’est ce qu’a annoncé le ministre hongrois des affaires étrangères Péter Szijjártó. « La coopération dans le domaine de la culture constituera un thème important lors de la visite du président russe… Nous pensons adopter le décret gouvernemental sur la reconstruction en Hongrie de quatre églises orthodoxes avant le 2 février (date de la visite du président Poutine) et leur financement » a déclaré M. Péter Szijjártó dans une interview au journal russe « Kommersant ». Celui-ci a mentionné que la Hongrie respectait la culture et la religion de la Russie.

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Les « Conférences de Noël » de Moscou seront consacrées cette année aux « Leçons du siècle »

Du 25 au 27 janvier 2017 se dérouleront à Moscou les traditionnelles « Conférences de Noël » qui seront consacrées cette année à la compréhension de la vie du pays durant les dernières 100 années. Le XXVe cycle de conférences intitulé cette année « 1917-2017 : les leçons d’un centenaire » s’ouvriront le 25 janvier 2017 par la divine Liturgie en la Cathédrale du Christ Sauveur. Le jeudi 26 janvier sont prévues les Ve Rencontres parlementaires de Noël, qui seront consacrées à la discussion des questions actuelles de coopération sociale, du service social, de la voie historique et du développement contemporain de la Russie. Est prévue la participation des sénateurs, des dirigeants de l’Assemblée fédérale, du Bureau du gouvernement, des chefs des commissions compétentes de la Douma, des chefs de départements synodaux, des collaborateurs des ministères et départements. Dans le cadre des Conférences se dérouleront les travaux des sections thématiques dans seize directions, dont : l’activité de l’Église pendant les années d’apostasie, la vie de l’Église et la tradition des saints Pères, l’histoire de la construction d’églises orthodoxes, la mission sociale de l’Église. En outre, lors des Conférences aura lieu la remise de décorations aux vainqueurs du concours panrusse dans le domaine de la pédagogie, de l’éducation, du travail avec les enfants et la jeunesse jusqu’à l’âge de vingt ans « Pour l’exploit moral de l’enseignant » et le concours panrusse de la création enfantine « La beauté du monde divin ». Aux travaux du forum prendront part plus de 15 000 personnes venues de Russie, de l’étranger proche, des États-Unis, de Grande-Bretagne, Allemagne, Canada, France, Suisse et aussi de Grèce et de Géorgie. On peut trouver ici le programme des conférences (en russe).

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Jovan Nikoloski