27/06/2017
Actualités

Archives de catégorie : Europe

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Un court métrage sur l’école ecclésiastique « Athonias » du Mont Athos est primé à Athènes

Un film documentaire sur l’école ecclésiastique athonite dite « Athonias » a été présenté et primé au festival du film documentaire à Athènes, sur un nombre total de 287 films à court métrage. Le film raconte l’histoire d’un prêtre qui avait étudié à l’Athonias. La voie de sa vie vers Dieu est présentée comme une sorte d’ascension vers la cîme du Mont Athos. Les prises de vue uniques de la vie athonite, des études à l’Athonias, et de la nature du Mont Athos, conjuguées avec de pieuses pensées et des citations de la Sainte Écriture, permettent au spectateur de pénétrer dans la vie de prière que l’on inculque aux élève de l’Athonias. Ce film que l’on peut visionner ici en grec existe également en version russe et roumaine « L’Athonias », un séminaire pour les jeunes gens, fut fondé en 1748 sur l’initiative du patriarche de Constantinople Cyrille V. Le premier recteur fut Eugène Voulgaris, professeur de philosophie, qui fut par la suite archevêque de Chersonèse. Dans cette école enseignèrent également saint Côme d’Etolie et saint Athanase de Paros. L’école disposait de 170 chambres, d’un réfectoire, d’une église, d’une bibliothèque et d’une grande salle. Après 1809, l’école a été fermée. En 1844, une nouvelle « Athonias » fut ouverte à Karyès. Au milieu du XXème siècle « l’Athonias » a déménagé sur son lieu actuel, dans l’aile ouest de la skite Saint-André, à Karyès. Hormis les matières prévues par le programme éducatif en vigueur en Grèce, l’enseignement théologique, la musique liturgique et l’iconographie y sont dispensés. Il convient de mentionner qu’y étudient des jeunes gens venus de Grèce et de Chypre, mais aussi quelques Russes, Roumains, Albanais et encore des ressortissants d’autres pays.

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Deux jeunes frères orthodoxes chiliens tués dans un incendie à Constantinople

Jacques et David Suez

Samedi 24 juin, le Patriarche Bartholomée a reçu au Phanar Térésa, la mère de Jacques et David Suez, âgés respectivement de 33 et 29 ans, pour lui apporter réconfort et le soutien de ses prières. Quelques jours plus tôt, ses deux fils en pèlerinage à Constantinople avaient trouvé la mort dans l’incendie de l’hôtel qui les hébergeaient. Trente-cinq personnes avaient été évacuées, une personne était morte sur le chemin de l’hôpital, et deux personnes avaient été retrouvées à l’intérieur : Jacques et son frère David. Les issues de secours de l’hôtel étaient verrouillées.
Le matin précédant le drame, les deux jeunes gens, issus d’une famille orthodoxe d’origine palestino-libanaise, avaient visité la basilique Sainte Sophie, puis l’église Sainte Irène, et envisageaient de se rendre au patriarcat le jour suivant. Dès qu’il apprit la nouvelle, le Patriarche a manifesté sa solidarité à la mère des deux garçons, ainsi qu’à leurs proches venus du Chili pour la difficile épreuve de l’identification des corps. Un trisagion a pu être célébré à la morgue pour le repos de leur âme par deux prêtres, membres du clergé patriarcal : les pères Amboise et Nyphon. La famille fut ensuite accueillie au Phanar par le patriarche pour la célébration d’un autre trisagion à la suite duquel le patriarche Batholomée leur exprima, au nom de l’Église mère, toute sa sympathie, les assurant du soutien de ses prières. Avant de partir, il remit en bénédiction à Térésa un dyptique de saint David d’Eubée et du bienheureux ancien Jacques Tsalikis, en hommage et en référence aux prénoms des deux frères. Les corps ont été rapatriés au Chili lundi 26 juin, et l’enterrement se déroulera demain, mardi 28 juin. Ingénieur de formation, Jacques avait étudié la théologie et venait de passer plusieurs années en Grèce, étudiant le grec et faisant des séjours dans différents monastères. (Ndlr : Il avait participé à Syndesmos en France en 2011 et avait marqué les participants par sa générosité et sa joie de vivre.) David séjournait en Europe pour la première fois.
Que le Seigneur accorde le repos à l’âme de ses serviteurs, et apporte force et consolation à leur famille.

Sources : 1 et 2

25ème anniversaire de la renaissance de l’Église orthodoxe d’Albanie

Bien que la liberté formelle ait alors été restaurée dans le pays, le début des années 1990 fut une période dramatique pour la communauté des fidèles orthodoxes en Albanie. Il n’y avait aucun évêque survivant, aucun candidat potentiel ne pouvait être élevé à ce rang ; il ne restait plus que 15 clercs retraités ou malades. Il n’y avait plus d’églises (elles étaient soit détruites, soit sécularisées) et il n’y avait pas non plus de moyens financiers pour les reconstruire en raison de la pauvreté ambiante et du fait que l’État ne voulait pas assumer la responsabilité de soutenir des communautés religieuses. Globalement, une situation désespérée existait. Dans de telles conditions la seule autorité qui avait la responsabilité et la capacité d’entreprendre des initiatives du rétablissement de l’Église orthodoxe en Albanie était le Patriarcat œcuménique de Constantinople. Afin de prendre connaissance de la situation et des nécessités de l’Église d’Albanie, le Patriarcat a envoyé alors en Albanie l’une des personnes les plus qualifiées, bien connu dans tout le monde orthodoxe et au-delà. Il s’agissait de Mgr Anastase, à l’époque métropolite d’Androussa, modérateur de la Commission sur la mission au monde et à l’évangélisation du COE et archevêque diocésain du Kenya, Ouganda et Tanzanie. Dès son arrivée en Albanie, l’archevêque fit face au vide spirituel et matériel effrayants que l’athéisme avait laissé derrière lui, mais il ne se laissa pas impressionner. Il s’engagea à changer cette situation. Il commença par ouvrir un séminaire pour préparer de jeunes membres du clergé et entreprit de restaurer les églises et les édifices existant, tout en démarrant des projets de construction de nouvelles églises. C’est cette œuvre, ce sacrifice, qui a convaincu les chrétiens orthodoxes d’Albanie de demander officiellement au Patriarcat œcuménique que le métropolite Anastase devienne leur père et archipasteur. Comme il le confessa lui-même, un tel ministère était pour lui « non un trône de puissance, mais une croix de sacrifice ». Sans cette bénédiction d’amour et de renoncement à lui-même de l’archevêque, les fidèles orthodoxes d’Albanie n’auraient pas aujourd’hui une Église organisée et en continuel développement, on considère cela comme un véritable miracle de Dieu. L’élection de Mgr Anastase comme archevêque d’Albanie a posé la fondation du rétablissement rapide de l’autocéphalie et a créé les prémices de la résurrection de l’Église. Il y avait ceux qui étaient opposés à l’élection et à la nomination de l’archevêque Anastase sous le prétexte de défendre l’autocéphalie et l’indépendance de l’Église d’Albanie. En fait, cette opposition aurait eu pour résultat de limiter l’Église d’Albanie à une province ecclésiastique dépendante des autres et incapable ainsi de croître pour devenir Église réelle, indépendante, et reprendre son rôle historique dans la société albanaise. La preuve des réussites et de la réapparition de l’Église d’Albanie, de même que sa reconnaissance canonique et officielle s’est manifestée clairement le 1er juin 2014, lorsque les primats de la majorité des Églises orthodoxes (et une représentation officielle des autres Églises) se sont réunis à Tirana pour la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ. Une autre preuve était la participation et la contribution de l’archevêque Anastase et de l’Église d’Albanie au grand et saint Concile de Crète (2016).

« En cet anniversaire significatif pour l’Église d’Albanie, lorsque tous les fidèles orthodoxes d’Albanie commémorent avec gratitude le 25ème anniversaire de l’élection de l’archevêque Anastase, nous ne devons pas oublier que cet événement majeur incarne le sang, la sueur, et les efforts des fidèles orthodoxes d’Albanie, afin de préserver la foi de leurs ancêtres et ce même dans les moments les plus difficiles, tels que la sombre époque athée, mais aussi pour surmonter avec leur archipasteur les difficultés et les nombreuses attaques. Une place significative et spéciale dans l’histoire de la communauté orthodoxe d’Albanie sera toujours dédiée à l’œuvre et au ministère personnel de l’archevêque Anastase, non seulement pour la résurrection de l’orthodoxie dans le pays, mais pour sont progrès indéniable, actuellement et à l’avenir », a écrit un fidèle de l’Église orthodoxe d’Albanie.

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Environ un million de Russes ont vénéré jusqu’à présent les reliques de saint Nicolas

Des milliers de personnes font quotidiennement la queue à Moscou afin de vénérer les reliques de saint Nicolas. Des offices d’intercession sont célébrés depuis le matin devant le coffre contenant les reliques du saint. Des pèlerins viennent de toute la Russie, des moines et des prêtres orthodoxes, mais aussi des militaires. On peut visionner ici  une vidéo avec le chœur « Pour la foi et la patrie » des soldats orthodoxes des troupes du génie. Comme le dit l’un des intervenants, saint Nicolas, s’il est considéré en Russie avant tout comme protecteur de la marine, l’est aussi des autres corps d’armée.

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Le patriarche de Serbie Irénée et plusieurs hiérarques de l’Église orthodoxe serbe ont assisté à la cérémonie d’entrée en fonction du président serbe Alexandre Vučić

À l’occasion de l’entrée en fonction du président de la République de Serbie, Alexandre Vučić, le patriarche de Serbie Irénée a assisté, le 23 juin, à la réception solennelle donnée au Palais de Serbie à Belgrade. Assistaient à la cérémonie, avec le patriarche : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Irénée de Bačka, Photios de Zvornik et Tuzla, Miloutine de Valjevo, Théodose de Ras et Prizren, et Arsène de Niš.

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Un volume de la revue de théologie orthodoxe Contacts sur le témoignage de l’orthodoxie

Le numéro 258 de Contacts, la revue française de l’orthodoxie, vient de paraître. Il est consacré à quelques aspects du témoignage de l’orthodoxie en Occident. On y trouvera notamment un article inédit d’Olivier Clément : « Témoigner de la joie pascale », un article de Sophie Clément-Stavrou : « L’étude du grec, un réveil de la conscience théologique », un article d’Olga Lossky-Laham : « Nouveauté de la liturgie, beauté du monde : le témoignage d’une quête ». Pour lire le sommaire et le liminaire du volume 258. Ce volume de 126 pages peut être commandé en envoyant un chèque de 11 € (frais de port à ajouter :4 € pour la France – 5 € pour l’Europe., reste du monde : 5 €) à Revue Contacts, 61 allée du Bois du Vincin, F-56000 Vannes, ou par message adressé à postmaster@revue-contacts.com après un virement de la somme totale au compte bancaire de la revue.

L’évêque de Yegorevsk Tikhon : l’expertise des « restes d’Ekaterinbourg » (les ossements attribués à la famille impériale de Russie) a révélé de nombreux faits nouveaux

Lors d’une réunion tenue le 14 juin au monastère Saint-Daniel, dans la capitale russe, les représentants du comité d’enquête ont rapporté au patriarche de Moscou Cyrille les conclusions intermédiaires de l’identification des restes qui, hypothétiquement, appartiennent aux membres de la famille du tsar-martyr Nicolas II. À la séance ont pris part les membres de la commission patriarcale spéciale chargée de l’étude des résultats de l’investigation des restes en question. L’évêque de Yegorevsk Tikhon (Chevkounov), vicaire du patriarche de Moscou, a donné une courte interview à l’agence Tass sur les résultats de la réunion au monastère Saint-Daniel, l’attitude de l’Église orthodoxe russe quant à la discussion sur l’authenticité des « restes d’Ekaterinbourg » et les plans, dans l’avenir le plus proche, de la commission patriarcale au sujet de la divulgation des résultats de l’expertise.

– Mgr Tikhon, comment s’est passée la réunion d’aujourd’hui, qui y a pris part et quelles sont les questions, outre le rapport des représentants du Comité d’enquête, qui y ont été discutées ?

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Le synode métropolitain de Iaşi propose de nouvelles canonisations dans l’Église orthodoxe roumaine

Lors de la session du synode métropolitain de Moldavie et Bucovine qui a s’est tenue à Iaşi le 15 juin, le métropolite Joseph Naniescu et l’ascète Georges Lazăr ont été proposés à la canonisation par l’Église orthodoxe roumaine. En même temps, il a été proposé que le saint moine Néophyte le Reclus de Chypre soit inscrit dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, comme cela a été précisé dans un communiqué publié par le Bureau de presse de l’Archevêché de Iaşi. La séance du Synode a eu lieu le 15 juin en la résidence métropolitaine de Iaşi, sous la présidence de Mgr Théophane, métropolite de Moldavie et de Bucovine. Le synode était constitué de : Mgr Pimène, archevêque de Suceava and Rădăuți, Mgr Joachim, archevêque de Roman et Bacău, de Mgr Corneille, évêque de Huși, de Mgr Callinique de Botoșani, évêque-vicaire de l’Archevêché de Iaşi. Conformément au communiqué de presse, le métropolite Joseph Naniescu a été proposé pour la canonisation sous le nom de « saint hiérarque Joseph le miséricordieux, métropolite de Moldavie » avec pour date de commémoration le 26 janvier, tandis que l’ascète Georges Lazăr, sous le nom de Georges le Pèlerin, sera commémoré le 17 août. Le métropolite Joseph est né en 1820 dans la famille du prêtre Ananie Mihalache, et a reçu le prénom de Jean au baptême. Resté orphelin de père à l’âge d’un an, il a été élevé par sa mère Théodosie jusqu’à l’âge de 10 ans, lorsqu’il a été confié à un parent, le hiérodiacre Théophylacte du monastère Frumoasa en Bessarabie. Ils vinrent tous deux à Iaşi en 1831, où ils vécurent au monastère Saint-Spyridon, sous la direction du hiérarque Barlaam Cuza Sardeon. Ils partirent ensuite au monastère « Saint-Prophète-Samuel » à Focșani, puis à l’évêché de Buzău. C’est là que Jean fut tonsuré par l’évêque Césaire, tandis que deux jours après, il fut ordonné diacre. Il suivit alors les cours du séminaire nouvellement établi de Buzău, de 1836 à 1840 et étudia au collège Saint-Sava de Bucarest, de 1840 à 1847. On lui confia ensuite la tâche d’higoumène du monastère de Șerbănești-Morunglavu – dans le district de Vâlcea (1849-1857), puis de Găiseni – dans le disctrict de Dâmbovița (1857-1863). Il fut ordonné prêtre le 29 août 1850 et élevé au rang de protosyncelle le 30 novembre 1852, puis archimandrite en 1860. Pendant une courte période, de 1863 à 1864, il fut higoumène du monastère de Sărindar à Bucarest. Il déploya une riche activité d’enseignement à Bucarest, étant professeur de religion au collège ‘Gh. Lazăr’ (1864-1866), au lycée ‘Matei Basarab’ (1866-1873) et à l’école normale ‘Carol Ier’ (1867-1873). Pendant une année, de 1870 à 1871, il fut directeur du séminaire ‘Central’ de Bucarest. Le 23 avril 1872, il fut élevé à l’épiscopat avec le titre d’évêque de « Myrrhe » (en Lycie), tandis que le 18 janvier 1873, il fut nommé évêque d’Argeș, pour être finalement nommé métropolite de Moldavie le 10 juin 1875, poste qu’il occupa jusqu’à son trépas le 26 janvier 1902. En raison de son amour pour les souffrants et les pauvres, il était appelé « le miséricordieux ». Quant à Georges Lazăr, il est né dans la commune de Şugag, dans le district d’Alba, En 1846, à l’âge de 24 ans, il se maria et eut ensuite cinq enfants. Il menait une vie chrétienne, vivant dans la prière le jeûne, et distribuant des aumônes. En 1884, il partit vénérer le Saint-Sépulcre et resta au monastère du désert du Jourdain et au Sinaï pendant un an. Ensuite, ayant vécu une année et demie dans l’ascèse au Mont Athos, il revint au pays. Il y vécut plusieurs années dans sa famille et éleva les enfants. En 1890, il se retira comme pèlerin dans les monastères de Moldavie. Il se fixa ensuite définitivement dans la ville de Piatra Neamţ où il vécut en ermite dans la tour du clocher d’Étienne-le-Grand au centre de la ville, pendant 26 ans, jusqu’à son trépas. Il y vécut seul, dans le jeûne et la prière, hiver comme été, sans chauffage, sans lit, avec un seul vêtement, sans chaussures aux pieds, vivant de la grâce de Dieu. Il partit vers l’éternité le 15 août 1916, et fut enterré au cimetière de la ville. En 1934, ses os furent transférés dans la crypte du monastère de Văratec.

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L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a envoyé ses salutations au président Vladimir Poutine

Lors de sa récente session l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a envoyé un message au roi de Bulgarie Syméon (dont c’était le 80ème anniversaire), à la chancelière Merkel (puisque l’Assemblée siégeait en Allemagne) ainsi qu’au président Vladimir Poutine. Nous reproduisons ci-après ce dernier message : « Monsieur le président, Nous évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, réunis en assemblée épiscopale ordinaire, qui se déroule maintenant au monastère de la Sainte-martyre-Elisabeth, près de Munich, nous aimerions vous exprimer notre chaleureuse gratitude pour avoir trouvé le temps de nous rencontrer au monastère Sretensky, lors de ces jours emplis de grâce du 10ème anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe. Nous n’oublierons jamais votre participation à la préparation de cette unité, atteinte au prix d’un certain nombre d’efforts et attendue si longtemps au sein de toute la Russie orthodoxe, dans la Patrie et la diaspora. Par la miséricorde divine, les prières de notre très sainte souveraine la Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, de tous les saints qui ont brillé en terre de Russie, le miracle de l’unité ecclésiale s’est accompli et vous fûtes l’un de ceux que le Seigneur a appelés à la réalisation de Sa volonté concernant l’Église russe. Nous vous présentons nos vœux, Monsieur le Président, à l’occasion du récent Jour de la Russie, et nous vous souhaitons dans la prière l’aide constante du Seigneur dans vos tâches pour le bien de notre patrie gardée de Dieu. Avec amour en Christ, +Hilarion, métropolite d’Amérique orientale et de New York, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières ».

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En Russie, le nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes a augmenté de façon significative

Le comité de l’instruction de l’Église orthodoxe russe a annoncé la hausse substantielle du nombre de ceux qui veulent devenir prêtres orthodoxes. C’est ainsi que le nombre des étudiants de première année des établissements d’enseignement supérieur ecclésiastique, en 2016, a augmenté de 19% et a atteint le nombre de 1593 personnes, selon l’agence Interfax-religion. En outre, le nombre de ceux qui sont inscrits aux cours préparatoires d’entrée au séminaire a augmenté de 25% (827 personnes pour l’année scolaire 2016-2017, contre 662 en 2015-2016). En tout, dans les séminaires préparant au sacerdoce, il y a actuellement 5877 étudiants.

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Visite canonique de l’évêque Luc (diocèse d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe) aux paroisses du Benelux

L’évêque d’Europe occidentale Mgr Luc (Église orthodoxe serbe) a effectué du 3 au 18 juin une visite canonique aux paroisses de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg de son diocèse. À cette occasion, Mgr Luc a rendu visite aux quatre Serbes encore détenus au Tribunal international de La Haye. Le 3 juin a été célébré un office des défunts à Rotterdam. Le lendemain, dimanche 4 juin, à l’occasion de la fête patronale de l’église de la Sainte-Trinité, l’évêque Luc a présidé la liturgie. Il était assisté de l’archimandrite Justin (Jeremić), des archiprêtres Velizar Rakić et Milan Živanović d’Anvers, du prêtre Jean Bilbija de la paroisse d’Emmen ainsi que des prêtres de Rotterdam Vojislav Bilbija et Goran Kovačević, et de quatre diacres. Du 7 au 10 juin, une consultation a été organisée auprès de la nouvelle cathèdre orthodoxe de l’Université libre d’Amsterdam, destinée aux études pastorales, à laquelle, outre vingt autres théologiens orthodoxes, participait l’évêque d’Amérique occidentale Maxime (Vasiljević), professeur à la Faculté de théologie de l’Université de Belgrade. À cette occasion ont été examinées avec l’administration universitaire les formes de coopération avec le diocèse d’Europe occidentale, particulièrement en ce qui concerne le travail pastoral avec les malades et les prisonniers d’origine serbe aux Pays-Bas. Le jour de la fête de Tous les saints, le dimanche 11 juin, l’évêque Maxime a célébré à la paroisse Saint-Nicolas à Amsterdam, assisté de l’archiprêtre Peran Bošković de Ljubljana. L’évêque Luc a célébré le 11 juin, dimanche de Tous les Saints, à Luxembourg à l’occasion de la fête patronale de l’église des saints Constantin-et-Hélène. Il était assisté du protopresbytre Panagiotis Moschonas, vicaire épiscopal de la Métropole grecque pour le Luxembourg, du recteur de l’église l’archiprêtre Zoran Radivojević et de l’archimandrite Justin (Jeremić). Le samedi et dimanche 17 et 18 juin, a eu lieu une rencontre des délégations du diocèse de l’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe et de l’archevêché de Belgique et des Pays-Bas du Patriarcat de Moscou, avec à sa tête l’archevêque Simon. La possibilité a été examinée de collaborer à l’occasion de l’achat d’une église à Nimègue, aux Pays-Bas, que les paroisses serbe et russe louent actuellement conjointement.

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Le nouvel archevêque de Wrocław et Szczecin Georges a été intronisé

Le nouvel archevêque de Wrocław et Szczecin Georges a été intronisé solennellement dans sa cathédrale le dimanche 18 juin. À la cérémonie, qui a eu lieu en la cathédrale de la Nativité de la Mère de Dieu à Wrocław, ont pris part les hiérarques de l’Église orthodoxe de Pologne, Abel de Lublin et Chełm, Jacques de Białystok et Gdansk, Païssy de Przemyśl et Gorlice, Grégoire de Supraśl ainsi que l’archevêque de Volhynie et Kovel Vladimir (Église orthodoxe d’Ukraine), les autorités locales, les représentants des autorités militaires, les clercs de l’archevêché de Wroclaw et Szczecin, les clercs et moines d’autres régions de Pologne et un grand nombre de fidèles. Le primat de l’Église orthodoxe de Pologne, le métropolite Sava, dans son message qui a été lu à l’issue de la sainte Liturgie, a exprimé ses vœux chaleureux au nouvel archipasteur et a souligné que celui-ci disposait de toutes les conditions pour suivre l’exemple de ses prédécesseurs, voire dépasser leur apport et leur ministère dans l’Église, soulignant qu’il « réalisera son ministère de la meilleure façon ». Dans son discours d’intronisation, Mgr Georges a promis de s’efforcer de suivre la voie pastorale de son prédécesseur de bienheureuse mémoire, Mgr Jérémie, lequel est décédé le lundi de la semaine de Pâques après trente ans de ministère épiscopal, ajoutant qu’il voudrait « être un instrument dans les mains de Dieu. Qu’Il dessine l’avenir de ce diocèse ! ». Il convient de mentionner que Mgr Georges, conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Pologne restera responsable de l’aumônerie militaire de l’armée polonaise, et sera en outre vice-doyen de l’Académie de théologie de Varsovie et professeur au séminaire de la même ville.

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Une higoumène par intérim a été nommée pour le monastère du Mont des Oliviers, qui dépend de la Mission en Terre Sainte de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

La moniale Barbara (Novikov) a été nommée higoumène par interim du monastère féminin de l’Ascension du Sauveur sur le Mont des Oliviers, en Terre Sainte. Le samedi soir du 17 juin, à la veille du deuxième dimanche après la Pentecôte, lors de l’office des Vigiles, le chef de la Mission ecclésiastique de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Jérusalem a lu le décret de l’Assemblée des évêques qui a siégé la semaine précédente à Buchendorf (Allemagne), lequel dispose ce qui suit : « Lors de la session de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe, qui a eu lieu le 31 mai / 12 juin 2017, nous avons écouté le rapport de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc sur la situation de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem. Nous avons décidé : 1) Reconnaissant ses mérites particuliers et ses labeurs au cours de nombreuses années, et regrettant l’état grave de sa santé, de mettre à la retraite l’higoumène Moïseïa (Boubnov), laquelle pourra choisir son lieu de résidence. 2) D’exprimer à l’higoumène Moïseïa notre profonde reconnaissance pour son service exceptionnellement dévoué à l’Église russe hors-frontières, lui décernant le droit de porter une seconde croix pectorale avec ornement. 3) De nommer la moniale (Novikov) higoumène par interim du couvent féminin de l’Ascension sur le Mont des Oliviers, lui accordant le droit de porter une croix pectorale dorée 4) De demander à l’higoumène Moïseïa dans le mois suivant la réception de la présente décision de transmettre tous les dossiers administratifs et financiers du monastère à la moniale Barbara, libérant pour celle-ci les locaux destinés à l’higoumène. 5) Dès lors, de commémorer dans les églises du Couvent féminin de l’Ascension sur le Mont des Oliviers le nom de la moniale Barbara lors des moments prévus à cet effet dans l’office ». La moniale Barbara, dans le monde Larissa Novikov, est née le 26 mai 1939 à Odessa. Alors qu’elle travaillait à la bibliothèque de l’Institut universitaire scientifique, elle fréquentait l’église et était la fille spirituelle de l’archimandrite Jonas (Ignatenko) du grand-habit. Elle est entrée au couvent de l’Ascension avec la bénédiction de l’higoumène Moïseïa en 2003. En 2010, elle a été tonsurée par l’archevêque de Berlin et d’Allemagne. Elle avait pour obédience au Couvent des Olivers le service de l’hôtellerie et était en charge des travaux de rénovation et de construction.

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L’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce est convoquée en session extraordinaire le 20 juin

Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni aujourd’hui, mardi 20 juin 2017, sous la présidence de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, afin de s’informer des programmes du cours de religion [dans les établissements scolaires publics, ndt], après la parution des nouveaux numéros du Journal officiel. S.B. l’archevêque a rapporté que les travaux de la Commission de l’Église constituée de trois hiérarques et sa collaboration avec les membres compétents du ministère de l’Éducation, de la Recherche et des Religions, ont eu pour résultat l’abrogation des anciennes dispositions et la publication de nouvelles relativement à la leçon de religion. À la suite de cela, le Saint-Synode permanent a décidé à l’unanimité la convocation extraordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église de Grèce le mardi 27 juin prochain, afin d’informer celle-ci à ce sujet ».

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Visite de Konstantinos Zouraris, vice-ministre grec de l’Enseignement, de la Recherche et des Cultes au métropolite Athénagoras de Belgique

Le 16 juin dernier, le vice-ministre grec de l’Enseignement, de la Recherche et des Cultes, Konstantinos Zouraris, a rendu visite au métropolite de Belgique Athénagoras au siège de l’archevêché à Bruxelles ; il était accompagné par Mme Myrsini Roumeliotou, coordinatrice pour l’enseignement à Bruxelles et par Mme David, responsable du dossier « enseignement » à la représentation permanente de la Grèce auprès des communautés européennes à Bruxelles. A son arrivée, le vice-ministre a été accueilli par le métropolite, le vicaire général et des collaborateurs de l’Archevêché. Après s’être recueilli dans l’église de Ste-Marina, il a eu un entretien privé avec le métropolite. Durant cet entretien, le vice-ministre a reçu des informations sur la présence orthodoxe dans les pays du Benelux et principalement sur l’hellénisme dans les trois pays de l’Archevêché, outre la sollicitude pastorale de l’Eglise-mère, le Patriarcat œcuménique, pour la vie spirituelle des Grecs, mais pas seulement, dans la diaspora orthodoxe. Ensuite, M. Zouraris a été informé sur l’Ecole grecque de Bruxelles, dont le bâtiment a été offert à l’Archevêché par la famille Kestekidis et que l’Archevêché a mis durant de longues années à la disposition de l’Ecole. Une collaboration harmonieuse existe entre l’Archevêché et la coordinatrice de l’enseignement en Belgique pour la signature d’un protocole régissant l’utilisation du bâtiment. 
Le vice-ministre a aussi été renseigné sur l’enseignement du cours de religion dans les écoles publiques belges et les écoles européennes. Il a manifesté sa joie et son admiration pour ce qui est accompli dans ce domaine par près de trois-cents enseignants. Le métropolite a encore évoqué le « Centre de la Grèce » à l’université de Gand, où des professeurs et chercheurs philologues ont le souci de mettre la Grèce en valeur. L’un d’eux est Marc Janse qui s’est spécialisé dans le dialecte cappadocien. Le métropolite a proposé au vice-ministre de rendre visite à ce centre gantois lors d’une prochaine visite à Bruxelles. Enfin, ayant appris que le siège de l’Archevêché avait été rénové de fond en comble, M. Zouraris a manifesté le désir de visiter le bâtiment. 
L’entretien s’est déroulé dans un climat très amical et de respect mutuel.

Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle

Une nouvelle fois, le patriarche Elie de Géorgie s’est déclaré en faveur de la restauration d’une monarchie constitutionnelle pour son pays. Pour le patriarche celle-ci apporterait la paix au pays. Il a rappelé dans son homélie, dimanche dernier, que la tradition monarchique est très ancienne en Géorgie.

Source : Orthodox christianity

L’évêque diocésain de l’Église orthodoxe d’Ukraine a prié devant l’église scellée à Kolomyïa

L’évêque d’Ivano-Frankiv et Kolomyïa Tykhon a procédé, le 18 juin, à la récitation de l’hymne acathiste à saint Job de Potchaïev devant l’église de Kolomyïa, dont les portes ont été scellées par les autorités ukrainiennes. L’évêque était assisté par les prêtres de l’église et du diocèse, rassemblés pour soutenir les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine qui, pour la troisième semaine consécutive, sont contraints à prier devant les portes fermées de leur église. L’évêque Tikhon s’est adressé avec des paroles de soutien aux paroissiens faisant face à ces difficultés. Comme l’a souligné le hiérarque, les chrétiens, à l’instar des apôtres, doivent suivre le Christ sans tarder, prier et avoir une foi et une espérance fermes dans le Seigneur. Le 4 juillet, le jour de la Pentecôte, treize prêtres uniates avaient tenté de s’emparer de l’église, suite à quoi, celle-ci a été scellée « jusqu’à la régularisation du problème dans le cadre de la législation ». Les autorités locales effectuent des tentatives d’inspection inopinées, injustifiées, de l’édifice. De leur côté les clercs uniates organisent auprès de l’église des offices d’intercession à caractère de meetings. Les fidèles de l’église continuent à se tenir dans la prière devant l’église. Les fidèles déclarent qu’ils continueront leur action jusqu’à ce que leurs droits constitutionnels soient rétablis et les portes de l’église ouvertes à nouveau.

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Message de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

En ces jours d’après-fête de la Pentecôte, nous, évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, nous sommes réunis en Assemblée épiscopale à Buchendorf, près de Munich, sous la protection de l’icône de la Mère de Dieu de Koursk. Cette année, nous commémorons avec tristesse le centenaire des événements sanglants de 1917, mais nous sommes simultanément emplis de joie par l’anniversaire du centenaire de la restauration du Patriarcat en Russie et le dixième anniversaire du rétablissement de l’unité au sein de l’Église russe. Nous nous rappelons de ceux qui ont œuvré au rétablissement de cette unité ainsi que ceux qui continuent à travailler au renforcement de nos liens spirituels. En la fête de l’Ascension du Seigneur, nous avons prié avec le primat de l’Église orthodoxe russe et le président de la Fédération de Russie lors des offices de la dédicace de l’église de la Résurrection du Christ et des saints néomartyrs et confesseurs de Russie située à la Lioubianka à Moscou, et nous terminons la session de notre Assemblée par la grande consécration de la cathédrale des saints néomartyrs et confesseurs de Russie à Munich, qui est la seule église relevant de l’Église russe hors-frontières dans laquelle a célébré Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Alexis, qui signa avec le métropolite Laur, tous deux d’éternelle mémoire, l’acte d’unité de l’Église orthodoxe russe. Nous avons toujours eu conscience du fait que cette unité extérieurement ébranlée a toujours été conservée dans sa dimension spirituelle. Nous commémorons également, avec gratitude envers Dieu, le centenaire de la naissance, en 1917, du néomartyr de l’Église russe, qui a justifié l’affirmation selon laquelle « le sang des martyrs chrétiens est la semence de la foi ». Il s’agit de St Alexandre de Munich (Schmorell), qui a versé son sang en Allemagne. À l’occasion de ce centenaire, non loin de sa tombe, a été achevée la construction de notre cathédrale. Celle-ci a été consacrée par Sa Béatitude le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, avec lequel concélébraient le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, l’ensemble de l’épiscopat de celle-ci, des hiérarques venus de Russie et d’Ukraine, des hiérarques des autres Églises orthodoxes locales. À la lumière de l’exploit des Néomartyrs russes, au nombre desquels figure aussi St Alexandre, il y a ici un pont unissant Orient et Occident. Le rétablissement du Patriarcat au cours du Concile local de l’Église russe, que nous fêtons aussi, fut un pas positif vers le retour à nos sources chrétiennes, à l’expérience du millénaire de l’existence de l’organisme ecclésial. Le rôle principal dans le rétablissement du Patriarcat a été joué par le hiérarque qui, par la suite, devint le premier primat de l’Église russe hors-frontières, Sa Béatitude le métropolite de Kiev et de Galicie Antoine (Khrapovitzky). S’appuyant sur les actes du Concile local de 1917-1918, il préserva dans les pays lointains de la Russie, avec ses frères dans l’épiscopat, la conciliarité de l’administration ecclésiale, et ce faisant, la fidélité à l’héritage de l’Église-Mère en Russie. La théologie du métropolite Antoine a ramené la conscience ecclésiale aux sources des saints Pères, elle a purifié la théologie russe d’influences étrangères et extérieures, a défini en grande partie la théologie de l’Église hors-frontières, et s’est manifestée dans la pratique du ministère pastoral dont elle a hérité. Le triomphe de la conciliarité de l’Église russe ainsi que de ses néomartyrs réside dans le fait que, malgré l’effondrement de l’Empire orthodoxe et l’instauration d’un pouvoir ayant pour but idéologique la lutte contre Dieu et tous ceux qui croyaient en Lui et le glorifiaient, la foi et l’Église n’ont pu être anéanties. En raison de l’athéisme qui commençait au XIXème siècle, le haut fait du témoignage de la foi « jusqu’à la mort » revêt une signification particulière, de même que l’exemple de pureté de la vie familiale du dernier empereur russe. Nous sommes tous appelés à prendre conscience de l’importance de la vie spirituelle, tant parmi les peuples de Russie, que dans le monde entier. La catastrophe spirituelle du peuple russe a amené l’effondrement du système d’organisation étatique d’un grand pays, avec de terribles souffrances. Comment a-t-il pu se produire qu’une partie importante du peuple qui, pendant presque mille ans portait le nom du Christ, se soit retournée contre l’Église ? Saint Jean de Cronstadt a pointé du doigt prophétiquement, à plusieurs reprises, les conséquences du reniement de l’Église. « Vous serez comme des dieux… » (Gen. 3,5) est devenu le slogan du nouvel ordre, et les gens ont aspiré à construire le monde sans Dieu. « La foi en la parole de Vérité, la Parole Divine, a disparu et a été remplacée par la foi dans la raison humaine », écrivait saint Jean, « l’obéissance des enfants aux parents, celle des enseignés aux enseignants, ont disparu… Les mariages sont profanés, la vie familiale se décompose ». Aujourd’hui, les peuples, tant dans la Patrie qu’à l’étranger, se trouvent devant le choix suivant : où bien développer l’édification spirituelle des âmes ou se donner exclusivement à la recherche de la prospérité matérielle. Que Dieu ne permette pas que nous assistions aux conséquences violentes d’un choix spirituel et moral erronés, à savoir livrer volontairement son âme aux succédanés venant du malin. Aussi, encore et à nouveau, nous appelons avec espoir, à la purification de la conscience, non dans le sens politique, mais spirituel, en fixant du regard la voie des saints Néomartyrs, et à se séparer des symboles de l’athéisme, à mettre fin à l’ancienne glorification des assassins qui consistait à attribuer leurs noms aux villes et aux villages, aux rues et aux places, aux stations de métro et aux parcs ; nous appelons à retirer de la place centrale du pays le corps de celui auquel est lié l’établissement du pouvoir ennemi de Dieu, de celui qui a sacrifié à son idéologie des millions de gens. Le retour aux sources chrétiennes est la base du choix moral. Il se bâtit sur la recherche de Dieu, la vie dans l’Église, l’étude de sa foi, la croissance et le renforcement dans l’exploit moral. C’est de ses parents que l’on doit recevoir la première expérience de la connaissance de Dieu, de la prière, de la participation aux Sacrements. Nous appelons les parents à œuvrer à leur perfection spirituelle, à enseigner leurs enfants non pas autant par les paroles que par les actes. C’est précisément dans la famille, cette « petite Église » qu’est créée et préservée une vie ecclésiale sensée et complète. L’exil d’une multitude de personnes de Russie a amené la rencontre du monde occidental et de l’Orthodoxie. C’est ainsi que la Providence Divine a fait que l’éloignement du bien provoque de bonnes conséquences. Et aujourd’hui, les chrétiens orthodoxes séjournant dans les pays occidentaux, où la crise de la vie familiale est aiguë, sont appelés à servir d’exemple de pureté morale dans leur milieu ambiant, tant dans la vie chrétienne familiale que monastique. Rappelant tout cela, écrions-nous courageusement, dans la joie lumineuse de l’Église, avec le saint apôtre Paul, avec saint Jean de Cronstadt, avec la famille du Tsar-martyr et les innombrables néomartyrs et confesseurs de Russie : « Je puis tout par celui qui me fortifie » (Phil. 4,13). Avec amour en Christ, +

HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église russe hors-frontières (suivent les signatures des membres du Concile des Evêques) ».

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Le patriarche de Jérusalem s’est rendu à Constantinople pour participer avec le patriarche œcuménique Bartholomée à un pèlerinage en Cappadoce

Le Patriarche œcuménique a reçu la visite, le matin du vendredi 16 juin, du patriarche de Jérusalem Théophile, accompagné par l’archevêque de Konstantina Aristarque et de l’archidiacre Marc. Le patriarche Théophile était invité par le patriarche œcuménique Bartholomée à participer au pèlerinage annuel en Cappadoce. Le patriarche de Jérusalem a été accueilli sur l’aérodrome par le métropolite d’Iconium Théolèpte avec l’archevêque d’Anthidonos Nectaire, représentant du Saint-Sépulcre à Constantinople. À l’entrée du Patriarcat, il a été accueilli par le métropolite de Kallioupolis et Madyta Stéphane et les clercs de la Cour patriarcale, tandis que, devant l’entrée de l’église patriarcale Saint-Georges, les laïcs travaillant dans les services de la maison patriarcale l’attendaient pour recevoir sa bénédiction. Après avoir vénéré les icônes de l’église patriarcale, le patriarche Théophile s’est dirigé vers la Salle du Trône où il a été reçu par le patriarche Bartholomée. Les archevêques catholique-romains de Lecce et de Bari ainsi que le R.P. Andrea Palmieri, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens étaient également présents à la réception. Ils participeront également à la visite-pèlerinage qu’accomplit chaque année le patriarche œcuménique en Cappadoce.

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Symposium à Bucarest sur la réception des décisions du Concile de Crète

Un symposium organisé par le département de théologie de la Faculté « Patriarche Justinien » a eu lieu le jeudi 15 juin à Bucarest au sujet de la « réception des décisions du Saint et Grand Concile ». Le séminaire a eu lieu dans le cadre du 1er anniversaire du Saint et Grand Concile, qui a été convoqué du 16 au 26 juin de l’année passée en Crète. L’évêque de Ploiești Varlaam, qui a participé au Concile, a suivi les travaux du symposium. Lors de celui-ci, des professeurs de la Faculté ont présenté des communications concernant les textes et les décisions du Saint et Grand Concile. Au début des travaux a été lu le message du patriarche de Roumanie Daniel par le père Michel Tita, conseiller patriarcal. « Le Concile de Crète a confirmé expressément que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique » a déclaré le patriarche Daniel, mentionnant que « la délégation de l’Église roumaine a participé activement aux travaux du Concile et cela a été apprécié par les hiérarques présents en Crète ». Les orateurs ont également souligné que le Saint et Grand Concile n’était pas 

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Appel du métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, aux autorités municipales de Kiev, afin de ne pas autoriser la « gay pride » dans la ville le 18 juin

Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre, a appelé la mairie de Kiev à ne pas permettre le déroulement de la « gay pride » prévue le 18 juin dans cette ville. L’appel a été envoyé par le métropolite le 14 juin aux autorités. En outre, celui-ci a donné sa bénédiction pour que des prières soient élevées dans toutes les églises et monastères afin que « le Seigneur ne permette rien de tel ». Nous reproduisons ci-après le message in extenso : « En relation avec la publication d’informations sur l’organisation, dans notre capitale, de la soi-disant ‘marche de l’égalité ‘, à laquelle des gens qui prennent le nom de « société LGBT » veulent participer le 18 juin de cette année, je m’adresse à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe d’Ukraine par un appel à la prière renforcée, afin que ce projet 

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Rencontre du métropolite de Borispol et Brovary Antoine (Église orthodoxe d’Ukraine) et du nonce apostolique à Kiev, Mgr Claudio Gugerotti

Lors de la rencontre du métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, et du nonce apostolique à Kiev, Mgr Claudio Gugerotti, a été discutée la situation des relations entre orthodoxes et catholiques-romains au niveau global et ukrainien. La rencontre a eu lieu le 14 juin avec la bénédiction du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. À l’entretien assistait également le vice-président du Département des affaires extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine, l’archiprêtre Nicolas Danilevitch. La position de l’Église orthodoxe d’Ukraine concernant les événement récents qui se sont produits à l’église de Kolomyïa où un conflit a éclaté entre gréco-catholiques et orthodoxes,

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Le patriarche de Serbie Irénée a reçu Mme l’ambassadeur de France pour une visite d’adieu

Le 14 juin, le patriarche de Serbie Irénée a reçu l’ambassadeur de France en République de Serbie, Mme Christine Moro, dans les locaux du Patriarcat de Serbie à Belgrade. Mme Moro a exprimé sa gratitude au primat de l’Église orthodoxe serbe pour la chaleureuse réception, au cours de laquelle ont été évoquées l’histoire et la coopération des peuples serbe et français. Le patriarche Irénée a remercié son hôte pour cette visite et la considération manifestée durant son mandat diplomatique en Serbie, lui souhaitant tout bien du Seigneur dans la poursuite de sa mission. À la réception assistaient une fonctionnaire de l’ambassade de France et le chef de cabinet du patriarche, le diacre Alexandre Prašćević.

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Fête de saint Justin Popović au monastère de Ćelije (Serbie)

« Durant sa vie terrestre, par la volonté des persécuteurs athées, saint Justin est devenu reclus, confesseur de la foi du Christ. Durant trois décennies, il était rare qu’il sorte du monastère de Ćelije. Néanmoins, sa parole sagesse et emplie d’amour parvenait à ceux qui cherchaient Dieu, loin de ce lieu saint, près de la rivière Gradac. Aujourd’hui, elle arrive encore plus loin. Afin de lui offrir ses prières, le peuple fidèle venu de tout le monde orthodoxe, guidé par ses pasteurs, se rassemble à Ćelije » écrit le rédacteur du site du diocèse de Valjevo. Le 14 juin 2017, date de la fête de St Justin le philosophe et de St Justin Popović, la sainte Liturgie était célébrée par l’évêque de Valjevo Miloutine, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’archevêque de Michalovce-Košice Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie), l’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice, l’évêque de Ras et Prizren Théodose, l’évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande Silouane, ainsi que l’évêque émérite de Zahum et Herzégovine Athanase, assistés par l’archimandrite Méthode, pro-higoumène de la Laure athonite de Chilendar, de l’archimandrite Dorothée, recteur du monastère de la Sainte-Trinité à Bredared (Suède), ainsi que de nombreux prêtres et hiéromoines venus d’un grand nombre de diocèses. « Après avoir traversé le ‘Golgotha’ albanais avec l’armée serbe, le roi Pierre et le métropolite Dimitri, le jeune séminariste Blagoje Popović a prononcé ses vœux monastiques en l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva (maintenant détruite) à Shkodra, en Albanie, et est devenu le moine Justin, portant ainsi le nom du saint ancien Justin le Philosophe. Au moment de la crucifixion de son Église et de son peuple, il prit sur lui la Croix du Christ et jusqu’à la fin de sa vie terrestre, à l’instar de Simon de Cyrène, il porta le Golgotha du Christ, le sien propre et celui de son peuple. Le père Justin était un témoin vivifiant du Christ Dieu, crucifié et ressuscité » a dit dans son homélie le métropolite Amphiloque, qui a ajouté : « Le père Justin savait que celui porte la Croix précieuse, recevra la force et la lumière de la Résurrection du Christ. Ainsi, notre staretz le père Justin a vécu sa résurrection. Par lui et par les prières des sœurs de Ćelije intégrées à ce lieu saint, nous ressuscitons également, nous rassemblant sur ce saint lieu, sur cette sainte montagne. Et nous ressuscitons, nous inspirant et nous éduquant par la puissance de Dieu et l’exemple de Ses saints qui ont sanctifié ces terres de la Serbie centrale… Ici ont montré leur éclat les reliques du saint évêque Nicolas et du père Justin, deux luminaires merveilleux. C’est ce que ce peuple a engendré ! En ces temps insensés et athées, Dieu nous a envoyés ces nouveaux apôtres, et par nous, à toute l’Europe et au monde ». L’évêque de Valjevo Miloutine, de son côté, a exprimé sa grande joie pour ce rassemblement, autour de la châsse du père Justin, des évêques, des prêtres et des fidèles, venus cette année aussi, de tous les confins du monde : du Kosovo et de la Métochie, de Herzégovine, d’Australie, de Slovaquie, du Monténégro, du Mont Athos. Quant à l’archevêque de Michalovce-Košice Georges, il a rappelé que le père Justin avait séjourné, pour une mission particulière, en Slovaquie. Le ministère épiscopal lui avait été proposé pour ce pays, mais, se considérant indigne, il le refusa. Néanmoins, dans ces régions, Abba Justin n’a jamais été oublié. Il les a visitées, il parlait avec les prêtres, et à l’instar des évêques de l’époque, notamment de l’évêque Dosithée [futur métropolite de Zagreb, torturé par les oustachis, ndt], il a aidé la renaissance de l’Orthodoxie en Tchéquie et en Slovaquie. « J’apprécie beaucoup la mission, l’œuvre, et l’aide de l’épiscopat serbe à notre Église » a poursuivi l’archevêque Georges, soulignant: « Nos prêtres viennent sur le territoire de l’Église orthodoxe serbe, où ils progressent spirituellement. Lorsque je vois vos visages, je constate qu’il n’y a pas de différence entre nous. Nous sommes un seul peuple, non pas seulement en raison de la similitude de la langue. En premier lieu, en raison de l’Église une, sainte, catholique et apostolique, ce que notre saint Abba proclamait magnifiquement. Il était le théologien de la poésie ». Transmettant la bénédiction du métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie, Mgr Rastislav, l’archevêque Georges a exprimé au nom de celui-ci sa gratitude à Mgr Miloutine pour l’honneur qu’il lui a fait de permettre au clergé de son Église de célébrer auprès des saintes reliques. L’higoumène du monastère de Ćelije, Mère Glycérie, a évoqué la bénédiction que le père Justin avait envoyée en 1971, par son intermédiaire et celui de la regrettée Mère Justine, à « ses enfants Athanase, Amphiloque et Artème », alors jeunes moines séjournant à Athènes. Par cette bénédiction, a révélé le métropolite Amphiloque, le père Justin les appelait à être « témoins du Dieu-homme Christ, qui en Lui rassemble tous les mondes connus et inconnus, à être témoins du Christ, Dieu parfait et homme parfait, avec tous les saints » ( …) L’archimandrite Méthode, pro-higoumène du monastère athonite de Chilendar, a rappelé que saint Justin n’était jamais allé sur le Mont Athos. Il se trouvait reclus pour la confession de la foi et ne pouvait aller vénérer les saints lieux. Mais, en esprit, il était avec les moines athonites, du temps de sa vie sur terre, mais encore plus depuis qu’il est parti vers le Seigneur. Le premier office au père Justin a été composé par un hymnographe athonite, et ses homélies et passages de ses livres sont souvent lus dans le ‘Jardin de la Mère de Dieu’ [c’est-à-dire le Mont Athos, ndt], a déclaré l’archimandrite Méthode. De même, dans le texte de la Synaxe des higoumènes athonites et des représentants des monastères athonites au sujet des documents préparés pour le Concile tenu récemment en Crète, il y a de nombreux passages tirés des œuvres du père Justin. Alors qu’il était étudiant et souhaitait devenir moine, l’archimandrite Méthode a souvent prié le père Justin et le saint évêque Nicolas. Il venait aussi à Ćelije le jour de l’Annonciation [jour du trépas de St Justin, ndt]… « Aujourd’hui, plus de vingt ans plus tard, je viens comme moine et prêtre en ce saint lieu. Et un miracle du père Justin s’est réalisé sur ma personne : il m’a renforcé pour faire ce pas, quitter le monde et devenir moine. Aussi, ma supplication au père Justin est qu’il prie le Seigneur pour le salut des âmes de nous tous et de nos proches » a conclu l’archimandrite Méthode.

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Rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec les chefs des missions diplomatiques de l’Amérique latine

Le 8 juin, le patriarche Cyrille a reçu au monastère Saint-Daniel à Moscou les chefs des missions diplomatiques d’Amérique latine en Russie. Seize diplomates participaient à cette rencontre, dont une majorité d’ambassadeurs.

« Le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a rappelé que l’histoire de l’orthodoxie russe en Amérique latine avait commencé en 1901, quand la première église orthodoxe, dédiée à la Sainte-Trinité, a été construite à Buenos-Aires. Selon Sa Sainteté, il y a aujourd’hui des églises orthodoxes russes dans la plupart des pays d’Amérique latine. Leur principale mission est d’assurer la pastorale des expatriés russes et, plus généralement, des slaves orthodoxes vivant dans ces pays. »

Il est ensuite revenu sur ses visites en Amérique latine et sur les liens de l’Église orthodoxe russe avec différents pays. Il a aussi observé : « J’ai toujours senti, et cette fois plus particulièrement, qu’il y a beaucoup en commun entre la Russie et l’Amérique latine. D’abord, la foi chrétienne est très forte et vivante, c’est vraiment la foi de millions de personnes. Le christianisme, dans notre pays comme en d’Amérique latine, est un facteur important non seulement dans la vie spirituelle, mais aussi dans la vie intellectuelle. En Russie comme en Amérique latine, j’ai vu des églises pleines à craquer, j’ai vu d’excellents exemples de mission chrétienne, notamment parmi les pauvres. J’ai remarqué un grand intérêt pour la Russie, nous avons partout été accueilli chaleureusement et avec émotion, reçu de nombreuses marques de sympathie. »

Il a abordé également la construction de nouvelles églises orthodoxes à Moscou: « A l’heure actuelle, nous avons déjà bâti plus de 40 églises, mais nous commençons à comprendre que 200, ce ne sera pas assez. Nous ne faisons que commencer à construire, et les églises sont déjà si pleines qu’il n’y a pas de place, à la liturgie dominicale les gens n’ont pas où se tenir. »

Il est revenu sur sa rencontre avec le pape François à Cuba, signalant que depuis celle-ci les échanges entre l’Église orthodoxe russe et l’Église catholique se sont intensifiés : « Comme l’Amérique latine et la Russie ont un rôle particulier à jouer dans la sauvegarde et le développement du christianisme contemporain, nous avons décidé que la première rencontre de l’histoire entre le Patriarche de Moscou et de toute la Russie et le Pape de Rome devait avoir lieu sur le sol latino-américain, a raconté Sa Sainteté. Les problèmes qui sont apparus dans les rapports entre les Églises d’Orient et d’Occident, entre orthodoxes et catholiques, sont beaucoup liés au contexte historique européen. Mais ils n’ont touché directement ni la Russie à l’époque, ni l’Amérique latine. Nous avons hérité des conséquences de la séparation qui s’est produite. Certes, aujourd’hui, entre orthodoxes et catholiques, il existe des différences, notamment des divergences théologiques. Nous avons conscience de leur importance et soutenons le dialogue théologique qui se poursuit entre nos Églises. Nous ne cherchons pas à minimiser ces divergences, mais nous comprenons en même temps que les chrétiens d’Amérique latine et de Russie peuvent réellement collaborer, qu’ils peuvent jouer de la force du christianisme pour résoudre de nombreux problèmes inquiétant la société d’aujourd’hui. »

Source et intégralité de l’information (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

Communiqué de la Vème réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« Le mercredi 7 et le jeudi 8 juin a eu lieu, en la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica (Monténégro), la cinquième réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates, dont la tâche est d’examiner ensemble le rôle du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Le thème de la rencontre était « Le cardinal-archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ». Au nom du Saint-Siège, la séance était présidée par R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Les représentants de l’Église orthodoxe serbe qui ont participé aux travaux de la Commission étaient : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, ainsi que des spécialistes qui ont été invités à cette occasion, à savoir le professeur Ljubodrag Dimić, professeur à la faculté de philosophie de Belgrade, le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique de l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade, et la professeur Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Les représentants de la Conférence des évêques croates qui ont participé à la session de cette commission étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Mgr Ratko Perić, ainsi que le Dr Jure Krišto et le Dr Mario Jareb, conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire. L’absence de l’évêque de Požega Antun Škorčević, membre de la commission, était excusée. Il est prévu que la prochaine et dernière session de la Commission soit tenue à Rome les 12 et 13 juillet 2017, au cours de laquelle seront résumés les travaux de la Commission qui ont eu lieu jusqu’à maintenant ».

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Troisième anniversaire de la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ à Tirana

Le 1er juin marque le troisième anniversaire de la consécration de la cathédrale de la Résurrection du Christ à Tirana, un événement qui comportait de nombreuses significations et qui est toujours actuel. Premièrement, en ce jour, nous nous remémorons le temps où « l’œil spirituel » orthodoxe a été arraché violemment par le régime athée pour finalement retourner au centre de la capitale du pays. Deuxièmement, ce jour marque la confirmation finale de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie dans le sein de l’Église orthodoxe universelle, en tant qu’égale parmi les égales. Cela a été témoigné, sans laisser de place à des remarques équivoques, par la participation dans la divine Liturgie de toutes les autres Églises. Les offices [de consécration de la cathédrale] ont alors été présidés par Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée et Leurs Béatitudes Théophile, patriarche de Jérusalem, Irénée de Serbie, Daniel de Roumanie, Chrysostome de Chypre, Anastase de Tirana, Durrës et de toute l’Albanie, et Sava, archevêque de Varsovie. Concélébraient avec eux les métropolites et représentants des Patriarcats d’Alexandrie, Antioche, Moscou, Bulgarie et Géorgie. Pendant la cérémonie, le patriarche œcuménique a affirmé que : « Nous sommes rassemblés ici aujourd’hui pour célébrer un événement grand et historique tels que la consécration de la sainte église de la Résurrection qui confirme également la résurrection de l’Église orthodoxe autocéphale en Albanie… À ceux qui ne croient pas en Jésus-Christ, la résurrection semble être un mythe. Mais, par la vie des saints, nous obtenons l’expérience de la Résurrection, qui est à la fois une réalité et une expérience vitale pour nous. En ce sens, la consécration de cette splendide cathédrale de la Résurrection est une preuve que la Résurrection est une réalité et que l’Église orthodoxe en Albanie qui mourut naguère à cause de la persécution athée, est déjà à nouveau vivante, pleine de vie et de créativité ». Troisièmement, cette événement est une preuve évidente des réussites formidables accomplies par l’Église orthodoxe d’Albanie durant ces années de la résurrection merveilleuse et sans précédent de l’Église orthodoxe d’Albanie de ses ruines et tout ceci est dû au travail extraordinaire de l’archevêque Anastase. Quatrièmement, le complexe de la cathédrale est une œuvre architecturale et artistique magnifique. Il convient de mentionner particulièrement la grandiose mosaïque, les fresques de la chapelle de la Nativité du Christ et la grande salle d’exposition, qui est l’une des possibilités offertes aux activités artistiques. En outre, le complexe est devenu un site touristique « à ne pas manquer » pour les touristes visitant Tirana. En mémoire de ce jour important, la divine Liturgie a été célébrée, le 1er juin de cette année, en la cathédrale de la Résurrection du Christ. L’office était présidé par l’archevêque Anastase et les autres membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Albanie. S.E. Ignace, métropolite de Berat, S.E. Jean, Métropolite de Korçë, S.E. Dimitri, métropolite de Gjirokastër, S.E. Nicolas, métropolite d’Apollonia et Fier, S.E. Nathanaël, métropolite d’Amantia et l’évêque Asti de Bylis. Plus de quarante prêtres et diacres de l’archevêché et des diocèses métropolitains ont concélébré la Liturgie. La prédication était effectuée par le père Luc Veronis, venu des États-Unis, qui a servi pendant plusieurs années en Albanie. Finallement, s’adressant aux participants au sujet de cette journée historique, l’archevêque Anastase a rappelé qu’il y a trois ans, pendant la cérémonie de consécration, de nombreux représentants de toutes les Églises orthodoxes et huit primats étaient présents. Il a également souligné que « Lorsque nous avons initié cette tentative, nous ne pouvions imaginer l’abondance des dons que notre Seigneur nous accorderait dans les années à venir. Notre cœur est empli de gratitude pour tout cela. Le fait que nous sommes ici tous ensemble aujourd’hui, que tout le clergé de notre Église est uni, de même que les laïcs, est un signe pour l’Église vivante d’Albanie. Aussi, exprimons notre gratitude non seulement par nos sentiments, puisqu’ils ne durent pas longtemps, mais aussi en unissant nos vies avec la volonté de Dieu ». Comme l’a souligné l’archevêque Anastase dans son allocution, tout le clergé de l’Église autocéphale d’Albanie, venus de l’archevêché et des cinq autres diocèses, ont participé à la célébration. Après la divine Liturgie, ils se sont rassemblés dans le hall de la cathédrale pour assister à une conférence sur le rôle et les devoirs du clerc orthodoxe. Dans la conférence, l’archevêque Anastase s’est concentré sur la relation étroite que doit entretenir le clergé avec les livres et lectures spirituelles. Pendant la conférence, des discussions ont eu lieu sur des thèmes spécifiques et deux courts documentaires ont été présentés au sujet des aspects de la construction de la cathédrale et le rétablissement de l’Église orthodoxe autocéphale d’Albanie.

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La visite annuelle de l’Institut de Chambésy (Suisse) à Constantinople

Selon la tradition établie depuis plusieurs années, l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy (Genève) a effectué son pèlerinage annuel au siège du Patriarcat œcuménique à Istanbul du 9 au 13 juin. Conduit par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre orthodoxe de Chambésy, le groupe comprenait les professeurs de l’Institut archevêque Job de Telmessos et Constantin Délikonstantis, l’évêque Makarios de Lampsaque, vicaire du métropolite de Suisse, et dix étudiants venant de pays différents (Grèce, Canada, Russie, Biélorussie, Serbie et Géorgie). Au cours de cette visite, les membres de l’Institut ont été reçus en audience par le patriarche Bartholomée, ont participé aux vêpres célébrées au monastère de la Source Vivifiante à Baloukli et à la liturgie du dimanche de Tous les saints, fête également des saints apôtres Barnabée et Bartholomée, célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges et présidée par le patriarche. Au programme également la visite de plusieurs hauts lieux de Constantinople : Sainte-Sophie, monastère de Chora, la Vierge des Blachernes ainsi que le monastère de la Sainte-Trinité sur l’île de Halki au large d’Istanbul, siège de la célèbre école théologique du Patriarcat œcuménique, où le groupe a été accueilli par le métropolite Elpidophore de Pruse, higoumène de cette institution. Le programme a été complété par la rencontre avec deux métropolites doyens du patriarcat, Mgr Constantin de Derkos et Mgr Athanase de Chalcédoine, président du conseil d’administration du Centre orthodoxe de Chambésy, qui ont tous les deux reçu très chaleureusement les évêques, les professeurs et les étudiants en théologie de l’Institut.

Source de la photographie : Romfea

Interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur à la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Paris, à la chaîne TV de l’Église orthodoxe serbe

On peut visionner ici une interview du protodiacre Alexandre Kedroff, chef de chœur de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, à la chaîne « TV Hram » de l’Église orthodoxe serbe. Le protodiacre Alexandre Kedroff dirigeait son chœur à la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, dans le cadre du Vème festival de musique sacrée qui s’est déroulé du 3 au 6 juin en Serbie. Le chœur chante ici le Notre Père, dont le compositeur est Nicolas Kedroff-père. Les questions de l’interview sont posées en serbe, tandis que le protodiacre Alexndre répond en français.

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Déclaration du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine au sujet des événements qui se sont produits en l’église de la ville de Kolomyïa, dans la région d’Ivano-Frankiv, en Ukraine occidentale

Suite à l’irruption de 13 prêtres uniates dans la paroisse orthodoxe ukrainienne de Kolomyïa , en Ukraine occidentale, le département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine a publié le communiqué suivant :

« Le 4 juin 2017, en la fête de la Pentecôte, 13 prêtres de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, avec leurs fidèles et le soutien des miliciens de la « Centaine noire », sont entrés dans l’église de l’Annonciation, qui dépend de l’Église orthodoxe d’Ukraine, où ils ont célébré la liturgie. Depuis lors, l’église est fermée illégalement, tandis que la communauté paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine n’a pas la possibilité de prier dans son église. Actuellement, des discussions sont en cours au sujet du sort ultérieur de l’église. Hormis la tentative du clergé et des fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine de s’emparer de l’église susmentionnée, des menaces sont également proférées, visant à l’accaparement d’une autre église appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine à Kolimyïa, à savoir l’église de la Sainte-Dormition. Des menaces sont également proférées envers le recteur de cette église, l’archiprêtre Nicolas Smetaniouk. On effraye les fidèles de notre Église, on diffuse des calomnies, des menaces de violence, celles-ci émanant entre autres des aumôniers uniates, dont le p. Michel Arsenitch. Des tracts comportant des informations mensongères et des appels dirigés contre notre Église sont distribués aux habitants de la ville de Kolomyïa. La paroisse de l’Église orthodoxe d’Ukraine utilise le local de l’église de l’Annonciation sur des bases légales et ce depuis 1990. Actuellement, le diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne dispose d’aucune confirmation juridique du fait que l’église en question lui a été remise sous condition qu’elle soit rendue à l’avenir à l’Église ukrainienne gréco-catholique. Si le diocèse gréco-catholique considère que l’église de l’Annonciation de la Très sainte Mère de Dieu est son église, il lui faut prouver lа justesse de ses affirmations de façon civilisée, à savoir au moyen d’un jugement. Malgré la position irénique adoptée à cette occasion dans la déclaration officielle du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et l’assurance donnée que « les événements mentionnés n’étaient pas pris à son initiative », le diocèse n’explique pas la participation dans ce conflit des prêtres de l’Église gréco-catholique, qui visent à l’accaparement de l’église paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine et appellent à s’en emparer. Nous considérons également inopportuns et intempestifs les appels, dans ladite déclaration, au rétablissement de « la justice historique » qui, selon le contenu de la déclaration, réside dans le fait que la communauté de l’Église orthodoxe d’Ukraine doit restituer l’église, qui à une certaine époque aurait soi-disant appartenu à l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Nous voyons dans une telle approche le danger de nouveaux affrontements interconfessionnels qui se baseraient sur le « rétablissement de la justice historique ». Nous considérons qu’en ce moment donné, il ne faut pas recourir à de telles actions qui peuvent amener à des prétentions réciproques à la propriété des églises entre les différentes confessions. Par exemple, à Kiev, l’église Saint-Nicolas à Aksoldova Mogila, et aussi l’église Saint-Nicolas dans le quartier de Podol ainsi que d’autres églises historiques, qui aujourd’hui sont utilisées par les communautés gréco-catholiques, ont été en leur temps construites comme églises orthodoxes et appartenaient historiquement à l’Église orthodoxe. Entre autres, l’archiprêtre Alexandre Glagolev (1872-1937), théologien orthodoxe connu, célébrait en l’église Saint-Nicolas à Podol. Aussi, si l’on suit cette logique, l’Église gréco-catholique doit également restituer à l’Église orthodoxe d’Ukraine les églises que ladite confession utilise actuellement, cette dernière « n’ayant aucun droit moral et juridique », selon la même logique poursuivie dans la déclaration, de « renoncer » à ses églises en faveur d’autres confessions religieuses ». La situation qui s’est créée autour de l’église de l’Annonciation à Kolymïa peut provoquer des actions réciproques visant des églises gréco-catholiques dans d’autres régions d’Ukraine. Nous sommes certains qu’une telle approche n’apportera pas la paix et la stabilité dans les rapports interconfessionnels. L’Église orthodoxe d’Ukraine se prononce pour la paix interconfessionnelle et le refus de tout affrontement religieux. En outre, comme on le sait, l’Église gréco-catholique d’Ukraine dispose d’environ 20 églises à Kolomyïa, alors que l’Église orthodoxe d’Ukraine n’en a que 2. Aussi, la tentative de s’emparer de l’église de l’Annonciation ne saurait être causée par le manque de lieux de prières pour les fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Après avoir pris connaissance des films vidéo pris sur le lieu du conflit, nous constatons que les prêtres uniates qui sont entrés dans l’église de l’Annonciation afin de convaincre la communauté orthodoxe de changer son appartenance confessionnelle, ont eu recours à une rhétorique absolument hostile et au harcèlement ouvert de leurs concitoyens selon leur appartenance confessionnelle. Nous sommes convaincus que de telles actions du clergé gréco-catholique ne correspondent pas à l’orientation des relations entre orthodoxes et catholiques-romains. En effet, conformément à la déclaration de La Havane, « Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables » (Déclaration de La Havane, point 25). Nous appelons les dirigeants de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, ainsi que ceux du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy, à aborder la résolution de cette question dans le calme et avec précaution, dans un esprit d’amour chrétien et de respect des convictions religieuses d’autres personnes, dans un esprit de pleine responsabilité ».

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Rencontre chaleureuse de l’archevêque d’Athènes et du patriarche oecuménique

Le patriarche œcuménique Bartholomée a rencontré, le 6 juin, l’archevêque Jérôme, à l’archevêché d’Athènes. Le patriarche a mentionné la situation actuelle en Grèce, soulignant que « l’Église se tient aux côtés du peuple grec et le soutient dans les nécessités auxquelles il fait face », et, s’adressant à l’archevêque, il a souligné que « par vos paroles et vos actes, vous soulagez le peuple ». Le patriarche a ensuite remercié l’archevêque pour son soutien absolu au sujet du grand événement du saint et grand Concile, mentionnant que « malheureusement, certaines Églises, au dernier moment, n’ont pas voulu cheminer avec nous, malgré ce que nous avions décidé tous ensemble à Genève ». Le patriarche a également évoqué la nécessité de diffuser les décisions du Concile, faisant observer que 

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500 000 personnes ont déjà vénéré les reliques de saint Nicolas à Moscou

À ce jour, un demi-million de fidèles ont vénéré les reliques de saint Nicolas en la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. La longueur de la file d’attente atteint en moyenne trois kilomètres, a déclaré le chef du service patriarcal de presse, le prêtre Alexandre Volkov. De leur côté, les organisateurs communiquent que le temps d’attente dans la file est d’environ 9 heures. Rappelons que du 23 mai au 12 juillet les fidèles peuvent vénérer à Moscou les reliques de saint Nicolas de 8h à 21h. Du 13 au 28 juillet, les reliques séjourneront à la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva à Saint-Pétersbourg.

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Le patriarche de Roumanie Daniel, à l’occasion de la fête de la Pentecôte en la cathédrale patriarcale de Bucarest : « L’eau vive se manifeste avec le feu purificateur dans les larmes du repentir »

Le jour de la Pentecôte, le patriarche de Roumanie a célébré la sainte Liturgie avec les vêpres de la génuflexion en la cathédrale patriarcale de Bucarest. Dans son homélie, le patriarche Daniel a évoqué l’œuvre du Saint-Esprit dans l’Église et la création entière. Dans la première partie de sa prédication, le patriarche a rappelé le contexte et la signification de l’événement célébré le jour de la Pentecôte. Celle-ci est la fête au cours de laquelle l’Esprit Saint, envoyé par Dieu le Père et à la demande de Dieu le Fils, est descendu dans le monde et a sanctifié les disciples du Sauveur, les préparant pour leur mission. Leur sanctification s’est accompagnée par une œuvre grande, celle de la diffusion de l’Évangile du salut à tous les peuples. La fête de ce jour marque la fondation de l’Église et l’établissement de la communion entre les hommes. Le jour de la Pentecôte est le jour de la constitution de l’Église par des personnes et des peuples différents. L’Esprit Saint rassemble dans l’amour de la Très sainte Trinité des personnes différentes de tempérament, de caractère, d’âge, de classe sociale, d’ère géographique, a souligné le patriarche Daniel. Des Juifs de différentes nations s’étaient rassemblés à Jérusalem à l’occasion de la fête de la première Loi de Moïse sur le Mont Sinaï. Mais maintenant, ils ont reçu quelque chose de bien plus grand que la loi du Sinaï : Le Saint-Esprit Lui-même, qui procède du Père et repose dans le Fils, comme il est dit dans l’office des vêpres de la Pentecôte. La communion, par l’Esprit, est totale. Par Lui, nous devenons frères entre nous et fils de Dieu : le Saint-Esprit nous adopte dans l’amour de Dieu le Père sur la base de la foi dans Dieu le Fils, a précisé le patriarche. Continuant, il a évoqué les formes de l’Esprit Saint sous lesquelles Il apparaît dans les textes bibliques. Ces figures expriment son œuvre dans le monde. L’Esprit Saint n’a pas la figure d’un homme parce qu’Il ne fait pas concurrence au Dieu-homme, ni ne le complète, mais plutôt Il Le confirme et Il Le communique. Il Le partage avec les hommes qui croient en Jésus-Christ et font la volonté du Père dans les cieux, a ajouté le patriarche. Paradoxalement, conformément à l’épitre lu le jour de la fête, l’Esprit Saint est descendu sous la forme de langues de feu, tandis que dans le texte de l’évangile lu le même jour, le Sauveur parle de l’Esprit Saint comme d’une eau vivifiante. Ces aspects nous appellent à comprendre la grandeur de l’œuvre de la Sainte Trinité dans l’Église. L’Esprit Saint est le feu de l’amour divin qui rassemble dans l’unité ce qui est aliéné et divisé, séparé et hostile. C’est le feu saint, purificateur des péchés et des passions ; c’est celui qui réchauffe les cœurs de ceux dont l’âme est endurcie et ils les rend communicatifs et fervents intercesseurs. L’Esprit Saint illumine nos esprits pour comprendre la Sainte Écriture et la vie éternelle. L’Esprit Saint est aussi l’eau vivifiante qui sous la forme de la grâce présente dans l’homme l’incite à jaillir vers les cieux. Cette eau vivifiante est aussi une eau purificatrice des péchés et répond à notre soif d’amour illimitée. De nombreux amours sont limités, éphémères et souvent trompeurs, tandis que l’amour apporté dans l’âme de l’homme par l’eau vivifiante du Saint Esprit est un amour pur, saint, non éphémère, humble et miséricordieux. L’eau vivifiante et le feu purifiant se manifestent dans les larmes du repentir, quand sous le feu du regret des péchés accomplis, l’homme commence à pleurer. C’est pourquoi le repentir a été appelé deuxième baptême. Prions la Très sainte Trinité pour que l’Esprit Saint qui est envoyé par le Père ensemble avec le Fils, et qui fonde l’Église du Christ, nous purifie, nous illumine, nous sanctifie, nous accorde l’amour saint et chaleureux envers Dieu, a conclu le patriarche. Après la sainte Liturgie, les hiérarques présents ont célébré les Vêpres de la génuflexion, dans le cadre desquelles, ils ont lu devant les Portes royales les sept prières spéciales d’invocation de la Sainte Trinité et ont béni les branches de tilleul et de noyer symbolisant les langues de feu qui sont descendues sur les apôtres. À la fin des vêpres, le primat de l’Église roumaine a présenté ses vœux à l’occasion du dimanche des parents et des enfants qui coïncidait cette année avec la Pentecôte.

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Le jour de la Pentecôte, 13 prêtres uniates ukrainiens ont tenté de s’emparer de l’église orthodoxe de Kolomyïa (Ukraine occidentale)

Le jour de la fête de la Pentecôte, des prêtres de l’Église gréco-catholique ont fait irruption dans une église orthodoxe et y ont célébré la liturgie. À l’aide des autorités locales et des activistes du mouvement « Tchornaya sotnya » [« la centaine noire », mouvement fasciste ukrainien, ndt], les gréco-catholiques (uniates) ont tenté de s’emparer de l’église orthodoxe de la Mère de Dieu située à Kolomyïa, dans le district d’Ivano-Frankiv, en Ukraine occidentale. Le jour de la Pentecôte, les prêtres de l’Église gréco-catholique sont entrés dans l’église et y ont célébré leur liturgie. Comme le raconte le recteur de l’église de l’Annonciation de la Très Sainte Mère de Dieu, l’archiprêtre Basile Kobelsky, ils sont venus à l’église avec un stratagème. « Ce jours des activistes et des prêtres de l’Église gréco-catholique ukrainienne ont organisé leur marche traditionnelle sur les tombes des volontaires de la légion ukrainienne [formation militaire sous l’empire austro-hongrois, ndt], qui se trouvent non loin de notre église. Le représentant des Services de sécurité ukrainiens (SBU) vint me trouver pour me demander que je les laisse entrer et prier dans l’église. Nous avons donné notre accord. Mais les prêtres gréco-catholiques, qui étaient au nombre de treize, sont entrés directement dans le sanctuaire et ont commencé à célébrer la liturgie. Nous ne nous attendions pas à cela », a déclaré le prêtre. Selon les gréco-catholiques, le but poursuivi était de convaincre la communauté paroissiale orthodoxe de se soustraire à la hiérarchie du Patriarcat de Moscou et de transmettre les droits d’utilisation de l’église, qui appartiennent à l’Église orthodoxe d’Ukraine, à l’Église gréco-catholique d’Ukraine. L’acte des intrus a provoqué la protestation de la communauté, et un conflit a surgi dans la cour de l’église. Le 23 mai déjà, les membres du conseil municipal local avaient tenté de transmettre l’église au « Patriarcat de Kiev » ou aux gréco-catholiques. Le président du conseil municipal avait alors promis que personne ne s’emparerait par la force de l’édifice et que l’on demanderait l’avis des fidèles de la communauté de l’Église orthodoxe d’Ukraine. L’archiprêtre Basile Kobelsky, a dit que jusqu’à maintenant, aucune déclaration officielle n’était venue de la part des autorités locales, mais les représentants du diocèse orthodoxe se sont adressés aux observateurs de l’OSCE et ont prévenu la représentation locale des Services de sécurité ukrainiens des provocations possibles. L’église de l’Annonciation de la Très sainte Mère de Dieu fait partie des monuments architecturaux d’importance nationale dans le district d’Ivano-Frankiv, qui se trouvent sous la protection de l’État et sous la tutelle du Bureau régional de l’administration publique. Selon le recteur de l’église, la décision des membres du conseil municipal concernant le transfert de juridiction de l’église est purement politique, favorisant les « tendances de l’époque ».

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Communiqué de la Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux (CEOB)

La Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux (CEOB) s’est réunie, pour la treizième fois, au siège de la métropole orthodoxe, à l’adresse avenue Charbo 71 à Bruxelles, le mercredi 7 juin (voir les photographies), sous la présidence du métropolite Athénagoras de Belgique (Patriarcat oecuménique). Étaient aussi présents l’archevêque Simon (Patriarcat de Moscou), l’évêque Marc (Patriarcat de Roumanie), l’évêque Dosithée (Patriarcat de Géorgie) et l’archevêque Michel (Église russe hors-frontières – Patriarcat de Moscou). Les évêques ont été informés sur les rencontres que les chefs des cultes reconnus en Belgique ont eu avec le roi Philippe de Belgique et avec le Premier ministre Charles Michel et le ministre de la Justice Koen Geens. La création d’une plateforme de dialogue permanent entre les cultes et le gouvernement fédéral belge, ainsi que la signature d’une charte entre les religions et le gouvernement flamand ont été aussi abordées.
Les hiérarques ont échangé des pensées sur le besoin d’une meilleure intégration sociale et linguistique des paroisses orthodoxes dans les sociétés locales, sur les évolutions autour de l’enseignement de cours de religion, ainsi que sur le projet de la création d’une école orthodoxe en Fédération Wallonie-Bruxelles. A l’instar d’autres religions aux Pays-Bas, les évêques ont accepté et signé une résolution pour la création d’une permanence pour assurer un soutien adéquat pour les éventuelles victimes d’abus sexuels et leurs familles. Les membres de la Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux réaffirment leur respect à la dignité de la vie humaine et désapprouvent la pratique de l’euthanasie pour les patients psychiatriques. Dans ce sens ils expriment leur soutien à la déclaration récente des évêques catholiques de Belgique appelant à la retenue et à la poursuite du dialogue concernant l’euthanasie des personnes souffrant psychiquement. Les évêques ont évoqué la situation et la vie de l’Église orthodoxe aux Pays-Bas et ont échangé des informations concernant la vie de chaque diocèse. Enfin, les évêques ont envisagé d’effectuer un pèlerinage au Mont Athos au début de l’année 2018 et d’organiser un congrès pour les orthodoxes du Benelux en automne 2018. La prochaine réunion de la Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux aura lieu le 14 novembre 2017. La Conférence épiscopale orthodoxe du Benelux fut créée sur décision prise par la IVe conférence panorthodoxe préconciliaire, réunie à Chambésy (Genève) en juin 2009.

L’office de la Pentecôte à la laure de la Trinité-Saint-Serge

Le 3 juin, le patriarche de Moscou Cyrille s’est rendu à la laure de la Trinité-Saint-Serge, dont il est le supérieur, et a présidé les vigiles de la fête. On peut visionner ici une vidéo montrant l’accueil du patriarche à la laure, tandis que le chœur chante le tropaire de la fête de la Pentecôte. Ensuite, le patriarche vénère les reliques de saint Serge. On voit ensuite le chant par le primat et les autres célébrants du mégalynaire : « Nous Te magnifions, ô Christ donateur de vie et nous vénérons Ton Esprit Tout-saint, que Tu as envoyé du Père à Tes divins disciples ». Ensuite, le patriarche procède à l’onction des fidèles, lit l’évangile des matines. À la fin du film, le patriarche souhaite une bonne fête aux fidèles. Sur une autre vidéo que l’on peut visionner,  figurent des extraits de l’office des vêpres de la génuflexion, qui suivent la liturgie de la Pentecôte. On voit ici l’entrée du patriarche et du clergé dans le sanctuaire, au chant vespéral « Lumière joyeuse », ensuite la lecture de la première prière de l’office de la génuflexion, dans laquelle on demande la rémission des péchés, l’aide de la grâce et l’admission dans le Royaume des cieux.

Sources : 1 et 2

Chants de la Pentecôte par le chœur byzantin de Belgrade « Mojsije Pretrović »

On peut visionner et écouter ici le chœur de Belgrade « Mojsije Pretrović », sous la direction de Nikola Popmihajlov, qui chante en slavon sur les modes byzantins les hymnes suivants de l’office de la Pentecôte : 1) Tropaire de la fête, ton 8 : « Béni es-Tu Christ notre Dieu, qui a rendu très-sages les pêcheurs, leur envoyant le Saint-Esprit, et qui par eux, a pris au filet l’univers, Ami des hommes, gloire à Toi ! » 2) Kondakion ton 8 : « Lorsque Tu descendis en confondant les langues, ô Très-Haut, Tu divisas les peuples, lorsque Tu distribuas les langues de feu, Tu appelas tous les hommes à l’unité, et tous d’une seule voix, nous glorifions le très-saint Esprit ! » 3) Chant d’entrée de la Liturgie : « Sois exalté, Seigneur, dans Ta force, nous chanterons et jouerons pour Tes puissances. Sauve-nous, Consolateur très bon, nous qui Te chantons : Alleluia ! » 4) Stichère du Lucernaire : « Fêtons la Pentecôte, et la venue de l’Esprit, et le moment fixé pour la promesse, et l’accomplissement de l’espérance, et le mystère de ce qui est grand et vénérable. Aussi, nous nous Te crions : Créateur de tout, Seigneur, gloire à Toi ! » 5) Doxasticon des vêpres (qui expose de la façon la plus précise l’enseignement orthodoxe sur la Sainte Trinité) : « Venez peuples, adorons la Divinité en Trois Hypostases, le Fils dans le Père, avec le Saint-Esprit ; car le Père engendra hors du temps le Fils coéternel et partageant le même Trône, et l’Esprit Saint fut dans le Père et glorifié avec le Fils; une seule Puissance, une seule Essence, une seule Divinité, à Laquelle nous disons en L’adorant : Saint Dieu, qui a tout créé par le Fils, dans la synergie avec l’Esprit Saint. Saint Fort, par Lequel nous avons connu le Père et l’Esprit Saint est venu dans le monde ; Saint Immortel, Esprit consolateur, qui procèdes du Père et reposes dans le Fils : Trinité Sainte, gloire à Toi ! »

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Des milliers de familles et d’enfants ont reçu de l’aide de l’Église orthodoxe en Russie et en Roumanie en 2016

Lors de la célébration de la Journée de la protection de l’enfance, les Églises orthodoxes russe et roumaine ont fait un rapport sur l’assistance offerte par leurs centres humanitaires durant l’an passé. Depuis le 1er juin 2016, l’Église orthodoxe russe a ouvert 55 nouveaux centres d’assistance. La construction des nouveaux centres a été rendue possible par la levée de fonds dans toute l’Église russe annoncée l’an passé par le patriarche Cyrille à la veille de cette Journée. Dans l’homélie qu’il prononça alors, le patriarche Cyrille appela les fidèles à apporter leur assistance : « Afin d’aider les femmes se trouvant dans des circonstances difficiles, et d’ouvrir de nouveaux centres sociaux, en ce jour de la Résurrection, je vous appelle à répondre à ma demande et à offrir ce que vous pouvez pour cet effort au niveau de toute l’Église. Les dons seront envoyés sur le compte du Département synodal des œuvres caritatives et des services sociaux, qui assumera la responsabilité de distribuer les fonds et d’organiser les centres d’aide humanitaire ». Les collectes auprès des paroissiens de l’Église orthodoxe russe ont atteint 39 millions de roubles. Les fonds ont été distribués par le Département sur la base de concours de projets, ce qui a mené à l’ouverture de 55 centres d’aide humanitaire. En trois mois de fonctionnement, 2.817 familles ont été aidées dans 589 localités. Il y a actuellement 100 centres de cette sorte en Russie, de même que 49 foyers pour les femmes enceintes ou avec enfants, lesquels sont organisés avec la participation de l’Église. « Un minimum de treize nouveaux centres seront ouverts à la fin de l’année. Probablement, il y en aura encore plus », a déclaré la directrice du Département synodal pour la protection de la famille, de la maternité et de l’enfance, Maria Stoudenikina. « Les diocèses ont répondu activement à l’appel à participer au concours et à créer des centres d’aide humanitaire. Notre expérience montre que les femmes qui sont tombées dans le désespoir et sont sur le point d’avorter, décident souvent de garder le bébé lorsqu’elles reçoivent de l’aide ». Au cours de la même période, en Roumanie, environ 30.000 enfants ont reçu de l’aide de centres similaires, selon le rapport de l’Agence d’information Basilica. « La préoccupation pour ces dons de Dieu pour la famille chrétienne », comme le patriarche Daniel a désigné les enfants, « est reflétée dans les projets sociaux et caritatifs de notre Église pour eux ». Sur 718 institutions sociales qui existent au Patriarcat de Roumanie, les institutions suivantes sont dédiées strictement aux enfants : 93 centres de jour, 36 centres de type familial, 40 jardins d’enfants à nature sociale et pour les heures extra-scolaires, 14 camps pour enfants, 47 centres d’éducation. Il y a cependant d’autres types d’institutions sociales de l’Église qui fournissent des services pour différentes catégories d’âges, dont la jeunesse : 159 cantines et boulangeries sociales, 38 institutions offrant des services médicaux et des médicaments, 22 bureaux d’assistance sociale et centres communautaires, 21 centres de secours pour les victimes de violences domestiques. « Les foyers pour orphelins ou les centres de jour pour les enfants gérés par l’Église ont pour lumière directrice l’amour miséricordieux que le Christ a montré aux enfants et aux jeunes, lorsqu’Il a guéri la fille malade de la Cananéenne », a souligné le patriarche Daniel.

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Pour la première fois, un film orthodoxe a été projeté dans une prison bulgare

Pour la première fois, un film orthodoxe a été projeté dans une prison bulgare, dans la ville de Stara Zagora. Il s’agissait du film « Le saint chirurgien », relatif à St Luc de Simféropol, lequel a été montré en exemple aux détenus, le jour de sa mémoire, le 29 mai 2017. « Nous voulons être utiles aux détenus à l’aide d’un bon exemple, et quel est le meilleur exemple si ce n’est St Luc de Crimée, qui lui-même fut prisonnier. La seule différence est qu’il transgressa la loi des hommes [la législation anti-religieuse soviétique, ndt] et non les lois de Dieu. Nous avons une approche des prisonniers non comme des criminels, mais comme des hommes, de la même façon que le thaumaturge de Crimée prenait soin des autres et ne les jugeait pas, malgré leurs défauts et leurs péchés, leur montrant la direction de la bonne voie », a déclaré l’auteur du film Angel Bontchev. Après la projection du film, l’aumônier de la prison, le prêtre Jordan Karageorgiev, a dit qu’il s’occupait des détenus depuis 23 ans, mais c’était la première fois que ceux-ci étaient parvenus à retenir leur attention pendant une heure et demie, un vrai miracle… Il est étonnant que les détenus ont réagi négativement lorsqu’ils ont vu les passages du film montrant les bolcheviques qui détruisaient les églises et en sortaient les icônes, ajoute-t-il. Les détenus ont exprimé leur gratitude pour avoir eu la possibilité de connaître la vie de saint Luc de Crimée et ont promis de réfléchir à ce qu’ils avaient vu et entendu. Le père Jordan a reçu en cadeau, pour l’église de la prison, une icône de St Luc de la part de l’auteur du film. Le même jour, à 18h30, le film a été montré à la bibliothèque régionale de Stara Zagora, ce qui a provoqué un grand intérêt, au point que l’on a dû installer des chaises supplémentaires dans la salle. Le film a été produit avec la bénédiction du métropolite de Plovdiv Nicolas. De son côté, le métropolite de Stara Zagora, a envoyé une lettre de félicitations à l’occasion de la projection du film : « La figure de saint Luc de Crimée détrône de nombreux mythes liés à la doctrine chrétienne, qui sont soutenus par les ennemis de Dieu. Ce grand vase du Saint-Esprit a exprimé clairement la pensée que l’enseignement du Christ sur l’amour et le sacrifice n’est pas une quelconque doctrine abstraite, éloignée de la vie réelle du monde, mais est une force efficace qui peut changer la vie. Saint Luc, qui est presque notre contemporain, nous a montré que la foi en Dieu n’est pas quelque chose de passé, mais qu’elle produit ses fruits aujourd’hui. Elle confirme que l’homme peut à la fois être un scientifique et en même temps se consacrer à Dieu. Elle nous donne un exemple de la conjonction d’une carrière brillante et d’une vie vertueuse ».

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Jovan Nikoloski