24/06/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Consécration de l’église de la sainte montagne Grabarka en Pologne

Le dimanche 21 mai, en la fête du saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien, a eu lieu le XXXVIIIème pèlerinage de la jeunesse orthodoxe à la sainte montagne Grabarka en Pologne. Ce pèlerinage rassemblait 500 participants, venus principalement de Pologne, mais également d’autres pays orthodoxes. À cette occasion a été célébrée la consécration solennelle de l’église dédiée à la Mère de Dieu « Joie des affligés », au monastère Marthe-et-Marie situé sur cette montagne. La cérémonie est consécutive à la restauration de l’édifice et était présidée par le métropolite de Varsovie et de toute la Pologne Sava. Il était assisté par le métropolite de Tchernovitsy et de Bucovine Mélèce (Église orthodoxe d’Ukraine), l’archevêque de Wroclaw et Szczecin Georges, et plusieurs archimandrites, hiéromoines, prêtres et protodiacres, des Églises orthodoxes de Pologne et d’Ukraine. Avant la consécration de l’église, le métropolite Sava s’est adressé aux participants du pèlerinage par une allocution, au cours de laquelle il a déclaré : « Ce jour est particulier et joyeux. Vous aurez une église restaurée, belle, l’autel sera consacré. Sur celui-ci sera célébrée la liturgie, au cours de laquelle nous nous unissons au Christ dans le sacrement de l’eucharistie ». C’est l’archevêque Georges qui prononça l’homélie sur l’Évangile du jour. Les chants de la liturgie étaient assurés par la chorale de Varsovie sous la direction de Bogdan Kuźmiuk. À l’issue de l’office, le métropolite Sava a exprimé sa gratitude pour tous les efforts entrepris par les iconographes et tous ceux qui ont participé à la restauration de l’édifice. Il a également souligné l’importance de la tradition de l’éducation des enfants dans l’esprit orthodoxe. « L’orthodoxie est un témoignage fondé sur l’amour, le respect et l’ouverture envers les autres. Ce n’est que par l’amour envers Dieu, l’Église et les rites orthodoxes que nous pouvons donner au monde qui nous entoure la preuve de la foi et de la doxologie véritables », a-t-il ajouté. Les travaux de l’église d’origine en l’honneur de la Mère de Dieu « joie des affligés » ont commencé en 1950 et ont été achevés en 1956. Le 6 novembre 1956, elle fut consacrée par le métropolite de Varsovie et de toute la Pologne Macaire. Avec le temps, l’église a été fortement endommagée par les insectes. La reconstruction et l’église et sa modernisation étaient indispensables et inévitables. La décision de démarrer les travaux de restauration a été prise en 2010. Grâce au soutien financier des fonds de l’Union européenne, les murs et le toit ont été reconstruits. Le « Fonds norvégien » a permis d’achever les travaux de l’intérieur de l’église. Les murs, le toit, le plancher et les escaliers ont été entièrement rénovés. Les travaux ont duré six ans. Un groupe d’iconographes, sous la direction des sœurs du monastère ont peint des fresques d’une surface de 250 m2. 200 saints sont représentés sur les murs de l’église. Trois lustres illuminent l’église. Ils ont été conçus par les moniales et réalisés par une firme de Poznań.

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Ordination sacerdotale à Utrecht (Pays-Bas)

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras, a célébré la divine liturgie en l’église de l’Annonciation à Utrecht ce dimanche 28 mai, jour de la commémoration des saints Pères du Ier concile œcuménique. Au cours de la liturgie, il a ordonné prêtre l’un des diacres de la Métropole, p. Alexandros Pitsikakis, qui sera en charge de cette paroisse. Le p. Alexandros est originaire de Héraklion en Crète, il est marié, et il remplacera prochainement le responsable de la paroisse d’Utrecht, p. Georgios Perris qui, après dix-sept années au service de l’Eglise en Hollande, a décidé de rentrer dans son île natale, Syros.  Dans son homélie, le métropolite a souligné la grandeur du ministère dont le nouveau clerc est appelé à se rendre digne, pour ensuite évoquer la nécessité de réorganiser la pastorale en Hollande. Il a également appelé le nouveau prêtre de la paroisse à être fier de servir le patriarcat œcuménique, ce qui engendre la responsabilité de préserver son identité œcuménique et supranationale. A la fin de la liturgie, le métropolite a élevé le prêtre sortant au rang honorifique de protopresbytre et il le remercia pour ces années de bon service.

Le roi Philippe de Belgique a rencontré les leaders des religions reconnues en Belgique

Le mardi 23 mai le roi Philippe, roi des Belges, a reçu en audience les leaders des six religions reconnues, ainsi que la laïcité organisée. Cette rencontre se déroula  au Palais royal à Bruxelles. L’Église orthodoxe en Belgique y fut représentée par le métropolite Athénagoras de Belgique (Patriarcat oecuménique), représentant officiel de l’ensemble de l’Église orthodoxe dans le pays. Parmi les autres délégués on pouvait distinguer le cardinal Jozef De Kesel, l’évêque Guy Harpigny (Église catholique romaine), le pasteur Steven Fuite et le Dr. Geert Lorein (Églises protestante et évangélique), le chanoine Jack McDonald (Église anglicane) et les représentants juif et musulman.  Pendant l’audience – qui a durée environ 2 heures – le roi et les chefs des cultes ont échangé sur le rôle des religions pour le vivre ensemble dans une société accueillante, où il y de la place pour tout un chacun, tout en soulignant l’importance d’accepter et de respecter les valeurs démocratiques. Il a été dit combien il est primordial que chaque personne humaine ait son identité, et même sur le plan religieux, mais que d’autre part nous devons travailler d’avantage à la cohésion sociale, au lieu de vivre dans un esprit de ghetto. Pour cela nous devons promouvoir le rôle de la famille, ainsi que celui du cours de religion, qui peut non seulement introduire les jeunes dans la tradition qui est la leur, mais par ce cours leur faire découvrir aussi les richesses des autres traditions. Ensemble,  nous devons nous dresser contre tout acte terroriste, quel qu’en soit la désignation et l’objectif.
Le roi Philippe a exprimé le souhait de poursuivre ce dialogue une à deux fois par an. Il y a quelques mois, il avait aussi rencontré  des jeunes représentants des religions et convictions reconnues. Il serait également envisageable d’imaginer une rencontre avec les leaders religieux et les jeunes.

Le métropolite de Belgique à la grande procession de Bruges

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athenagoras, était présent lors de la grande procession de Bruges le jeudi 25 mai à la mi-journée. Il était accompagné de l’archidiacre Philadelphos Kaphali. Une coutume ancestrale de la ville veut que la procession du « Saint-Sang » ait lieu le jeudi de l’Ascension dans les rues et ruelles de la ville moyenâgeuse de Flandre, dans le Nord-Ouest de la Belgique. Selon la tradition catholique-romaine, le « Saint-Sang », un linge imbibé du sang de notre Sauveur Jésus-Christ, a été offert par le Vatican à la ville de Bruges au XIIIe siècle et, depuis, les édiles de la ville, le clergé et le peuple ont voulu qu’il soit porté en procession le premier lundi du mois de mai ; la procession a toutefois été transférée au jeudi de l’Ascension afin qu’elle coïncide avec un jour férié. La procession part de la basilique du Saint-Sang, devant laquelle des scènes de la vie du Christ sont représentées, pour ensuite traverser toute la ville et s’achever sur la place de l’hôtel de ville où l’évêque catholique-romain bénit le peuple avec le reliquaire. C’est suite à l’aimable invitation de l’évêque catholique-romain de Bruges, et après avoir pris part au déjeuner festif à l’évêché, que le métropolite de Belgique a participé aux festivités, d’une part afin de manifester la présence orthodoxe lors de cet événement important de la ville de Bruges et, d’autre part, afin de pérenniser les bonnes relations avec l’Église locale, pour le bien des orthodoxes de la région. Le métropolite de Belgique est le fondateur de la paroisse orthodoxe des saints Constantin et Hélène à Bruges et en a été le premier desservant.

Le patriarche Cyrille a béni la première pierre de la nouvelle école Saint-Vladimir de Bichkek

 Le 28 mai, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a visité la cathédrale Saint-Vladimir de Bichkek, où l’attendait l’archiprêtre Alexeï Zaïtsev, recteur de la paroisse. Après avoir visité l’église, le primat de l’Église orthodoxe russe a célébré le rite de bénédiction de la première pierre des nouveaux locaux de l’école Saint-Vladimir. Participaient à l’office : le métropolite Vincent de Tachkent et d’Ouzbékistan, chef de la région métropolitaine d’Asie centrale, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archevêque Théophilacte de Piatigorsk et de Tcherkessk, administrateur intérimaire des paroisses de l’Église orthodoxe russe au Turkménistan, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, l’évêque Pitirime de Douchanbe et du Tadjikistan, l’évêque Daniel de Bichkek et de Kirghizie, le clergé de Bichkek. Le directeur de la commission d’État aux affaires religieuses de la République de Kirghizie, Z. J. Erguechov, le chef du département de politique ethnique et religieuse et des relations avec la société civile de l’appareil du président de la République de Kirghizie, A. O. Koulmatov, assistaient à la cérémonie, ainsi que le directeur de l’école Saint-Vladimir, S. I. Aristov, les enseignants, les élèves et les parents d’élèves de l’établissement. Après l’office, le patriarche s’est adressé à l’assistance :
« Nous avons accompli une œuvre très importante en bénissant la première pierre des futurs bâtiments de l’école orthodoxe, afin que le peuple garde la foi dans un monde où un torrent d’informations se déverse sur chacun, alors qu’il devient difficile de distinguer le bien du mal, la vérité du mensonge. Le chrétien orthodoxe peut aller bravement de l’avant, si foi et connaissance s’allient en lui, s’il est instruit, s’il est de son temps, capable de comprendre clairement où, dans le torrent d’informations qu’il reçoit chaque jour, se trouvent la vérité et le mensonge. Chacun doit être convaincu que la vie en dehors de la loi de Dieu, en contradiction avec la moralité divine inscrite dans notre nature est une vie ratée, une vie qui ne mène ni au bonheur, ni à la prospérité au sens vrai de ces termes. Afin que notre regard sur ce qui arrive aujourd’hui à chacun de nous, notre regard sur le passé, notre regard sur l’avenir soit clair et sûr, il faut former une nouvelle génération d’orthodoxes, pleinement enracinés dans la foi, instruits, capables de participer activement à la vie de la société et fonder leur vie sur la loi de Dieu. Les temps où nous vivions isolés, où personne ne s’intéressait à ce qui se passe dans l’Église, où un orthodoxe ne pouvait occuper une position plus ou moins élevée dans la société, être enseignant ou directeur d’école, ingénieur, scientifique ou homme politique, sont révolus. Aujourd’hui, les croyants peuvent tout faire, y compris en République de Kirghizie. C’est pourquoi il importe que les orthodoxes gardent la foi, fondent leur vie sur une base morale et puissent réussir, en recevant, notamment, une bonne instruction, en se spécialisant. Car quelqu’un qui occupe une position lui permettant d’influer sur les autres, peut transmettre tout autant le bien que le mal. Il importe que les postes importants soient occupés par des gens capables de transmettre le bien. C’est pour cette raison, je pense, que nous posons aujourd’hui cette première pierre. J’ai rencontré aujourd’hui les représentants du clergé musulman. Nous avons parlé, notamment, des fondements moraux de la vie de l’homme contemporain. Je me suis réjoui de voir que nous avions beaucoup en commun. Nos doctrines diffèrent, mais nous avons une morale commune, celle qui découle des textes sacrés. Il est heureux qu’aujourd’hui, en Kirghizie, non seulement les musulmans, mais aussi les orthodoxes, puissent recevoir un enseignement adapté et organiser leur vie comme ils l’entendent. Espérons que cela continuera. Espérons que les orthodoxes et les musulmans de ce pays continueront à vivre dans la paix et la prospérité. » Le patriarche Cyrille a offert une icône de saint Boris et saint Gleb à l’école. L’école orthodoxe de Bichkek a été ouverte en 2008, avec la bénédiction du métropolite Vladimir de Tachkent et d’Asie centrale. Aujourd’hui, elle accueille 120 élèves de la 1e à la 9e classe, et compte 35 enseignants. Les locaux, limités à 5 classes, sont devenus trop petits. Après sa nomination à la chaire de Bichkek et de Kirghizie, l’évêque Daniel a donné sa bénédiction à la construction d’un complexe scolaire moderne, devant fonctionner auprès de l’église Saint-Vladimir. Le nouvel établissement est prévu pour accueillir jusqu’à 420 élèves. Un terrain de football et un terrain de volley-ball, une salle des fêtes et des classes garnies de matériel pédagogique contemporains sont prévus. L’école suit un programme tenant compte des normes d’enseignements exigées par les deux pays. Elle peut servir d’école pilote pour l’élaboration de mécanismes d’interaction dans le domaine de l’enseignement, notamment dans le cadre des projets éducatifs de l’Union économique eurasienne.

Entretien avec Boško Bojović

Une semaine avant la Vème session de la commission mixte qui sera tenue à Podgorica (Monténégro) les 7 et 8 juin, sur le thème « L’archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 », nous mettons en ligne la vidéo d’un entretien avec Boško Bojović, professeur associé à l’EHESS,  directeur de recherches à l’Institut des études balkaniques de l’Académie Serbe des Sciences, en retraite et professeur à l’ECPD (Europian Center of Peace and Developement). Boško Bojović nous a exposé son analyse des travaux de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe, dont la tâche est d’examiner ensemble la personnalité du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

L’archevêque d’Athènes Jérôme : « L’Église doit être libre et indépendante économiquement »

L’archevêque d’Athènes, dans une interview à la chaîne télévisée grecque ERT1 a parlé de « l’Europe de l’exploitation ». Il a, entre autres, souligné ce qui suit : « Je ne vois pas aujourd’hui une Europe de la solidarité, mais je vois chaque jour plus encore et plus manifestement l’Europe de l’exploitation », ajoutant « qu’il faudrait que les fondements de cette Europe reviennent à leur point de départ, de là où elle a démarré, avec les mêmes pensées et le même but ». Le primat de l’Église de Grèce a abordé également le récent attentat de Manchester, au sujet duquel il a exprimé sa consternation et a condamné cette attaque, mentionnant que « le terrorisme est l’un des pires effets de la guerre », ajoutant « qu’il faut que nous voyons aussi l’autre face du problème, quels sont ceux qui mènent ces hommes à devenir terroristes ». Ensuite, l’archevêque a évoqué les relations entre l’Église et l’État, déclarant que le rôle de l’Église est de parler avec tous les hommes, dont ceux qui sont responsables de l’État, car « l’Église n’est pas un parti » et, par conséquent, « la collaboration est nécessaire ». À ce sujet, l’archevêque a abordé également la question des propriétés ecclésiastiques et a souligné que « sans soutien économique, l’œuvre spirituelle comme l’exige notre époque, ne peut avoir lieu ». L’archevêque a mentionné qu’il avait fait la proposition d’exploiter ces propriétés au profit du peuple et a déclaré que « l’Église doit être libre et indépendante économiquement ». Le primat a également évoqué ses relations avec le ministre de l’Éducation Kostas Gavroglou et a précisé qu’il était en contact avec celui-ci. « C’est un homme avec lequel la discussion est possible », a-t-il déclaré, ajoutant au sujet du cours de religion [dans les établissements scolaires publics, ndt], « les choses, jusqu’à présent, ont montré un bon cheminement », il suffit qu’il y ait une collaboration. Enfin, au sujet des réfugiés, l’archevêque a répété que « nous voyons les réfugiés comme des hommes dans le besoin », et a ajouté que leur destination devrait être leur patrie. Toujours est-il, a constaté le primat, qu’il faudrait à l’avenir se demander si « les réfugiés ne sont pas devenus une partie de l’exploitation de l’homme ».

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a décidé de créer sa représentation auprès des Institutions européennes et a pris un certain nombre d’autres décisions

Au cours de sa dernière session, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a examiné les projets de loi du gouvernement ukrainien dirigés contre l’Église, les problèmes de refus d’enregistrement des statuts locaux de l’Église d’Ukraine, la création d’une représentation auprès des Institutions européennes, ainsi que de l’élection d’un nouvel évêque et recteur du séminaire de Volhynie. La séance solennelle du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, sous la présidence du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre a eu lieu le 27 mai 2017, au monastère de la Protection de la Mère de Dieu dans la ville de Kharkov. La séance a eu lieu dans le bâtiment historique, où s’est déroulé, les 27 et 28 mai 1992 le Concile de Kharkov [аu cours duquel, le métropolite Philarète Denissenko avait été destitué et remplacé par le métropolite Vladimir Sabodan, et la fidélité au Patriarcat de Moscou, réaffirmée ndt]. La présente séance du Saint-Synode coïncidait avec l’anniversaire de cet événement capital de l’histoire de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Avant le début des travaux, les membres du Saint-Synode ont récité une prière pour le repos de l’âme des hiérarques du Concile de Kharkov décédés depuis. Les hiérarques ont souligné la signification du Concile de Kharkov de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que l’actualité et l’importance des décisions qui y avaient été prises. Les membres du Synode ont mentionné le courage et la fermeté des membres de ce Concile pour préserver la conciliarité et la canonicité de l’Église orthodoxe d’Ukraine, et se sont également adressés, par un message, à l’épiscopat, au clergé, aux moines et moniales ainsi qu’aux fidèles. Procédant à l’examen des initiatives législatives orientées contre l’Église et soumises au parlement en février et avril 2016, les membres du Saint-Synode ont constaté que l’adoption des projets législatifs №4128 et №4511 peuvent amener à l’animosité religieuse, la discrimination, la violation de la liberté de conscience et de religion. Les participants à la séance ont exprimé leur inquiétude au sujet de possibles conséquences négatives dans la société ukrainienne si les projets législatifs en question étaient adoptés, et ont appelé les députés à ne pas adopter les lois dirigées contre l’Église et l’État. Les membres du Synode ont remercié l’épiscopat, le clergé, les moines et moniales ainsi que les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour leur position chrétienne active, exprimée le 18 mai 2017, lorsqu’ils ont prié ensemble devant le parlement et dans de nombreuses villes et églises dans tout le pays. Après avoir écouté l’information donnée par S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre sur la situation qui s’est créée après le refus d’enregistrement des statuts des communautés de l’Église orthodoxe d’Ukraine, les participants à la séance ont constaté l’immixtion du Ministère de la culture de l’Ukraine dans le fonctionnement des administrations d’État régionales, dans le but de bloquer l’enregistrement des statuts des dites communautés. Les hiérarques ont souligné l’inadmissibilité d’une telle immixtion, et ont exprimé leur préoccupation à cette occasion, et ont appelé les représentants des organes de l’État à cesser leurs actes illégaux à l’égard de l’Église orthodoxe d’Ukraine. En raison de la nécessité de faire connaître les positions de l’Église orthodoxe d’Ukraine sur leurs conceptions religieuses, sociales et politiques, le Saint-Synode a décidé de créer une Représentation de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des Institutions européennes. Le président de la Représentation est nommé en la personne de l’archimandrite Victor (Kotsaba), clerc du diocèse de Kiev. Celui-ci est également élu évêque de Barychevka, vicaire du diocèse métropolitain de Kiev. Les membres du Saint-Synode ont également pris la décision de libérer l’archiprêtre Rustik Kapauz des fonctions de recteur du séminaire de Volhynie, et de nommer à sa place l’archimandrite Eumène (Mikhaïlevsky), de la Laure de la Dormition de Potchaïev. Le Synode a en outre nommé le hiéromoine Théodose (Mintenko) supérieur du monastère de la Nativité de la Mère de Dieu dans le diocèse de Chepetovo. Les protocoles de la séance ont été signés par S.B. le métropolite Onuphre, par les membres permanents du Synode : Agathange, métropolite d’Odessa et Izmaïlsk, Lazare, métropolite de Simféropol et de Crimée, Marc, métropolite de Hust et Vinogradov, Hilarion, métropolite de Donetsk et Marioupol, Théodore, métropolite de Kamenetsk-Podolsk et Gorodok, Théodore, Paul, métropolite de Vychgorod et Tchernobyl et supérieur de la Laure des Grottes de Kiev, Métrophane, métropolite de Lougansk et d’Altchevsk, Antoine, métropolite de Borispol et Brovary, secrétaire du Saint-Synode et chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine ; et les membres temporaires du Saint-Synode : Pitirim, métropolite de Nikolaïevsk et Otchakov, Pantéléimon, archevêque de Rovenky et Sverdlovsk, Nicolas, évêque de Kremetschug et Lubny.

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Le président Poutine a vénéré les reliques de saint Nicolas en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

Le 24 mai, après avoir présenté ses vœux au patriarche Cyrille, dont c’était la fête onomastique, le président Poutine s’est rendu à la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, où il a vénéré les reliques de saint Nicolas, qui y séjournent actuellement. On peut visionner ci-dessous une courte vidéo à ce sujet.

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Communiqué de l’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe tenue au Patriarcat de Peć et à Belgrade du 14 au 24 mai

« L’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe a commencé au monastère du Patriarcat de Peć par la célébration commune de la liturgie épiscopale et l’invocation du Saint-Esprit, puis a continué au Patriarcat de Serbie à Belgrade, sous la présidence du patriarche de Serbie Irénée. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la session, à l’exception de l’évêque d’Osijek et de Baranja Lucien, absent pour des raisons de santé. Au commencement de la première session de l’Assemblée, le patriarche, en tant que président de celle-ci, a mentionné, dans son adresse d’ouverture aux évêques rassemblés, les questions vitales de la vie ecclésiale aujourd’hui, à cette époque de grand défis spirituels et existentiels d’une part, et de grandes possibilités pour la mission de l’Église et le renouveau spirituel du peuple, d’autre part. La décision la plus importante de l’Assemblée est l’institution de nouvelles fêtes dans le calendrier de l’Église orthodoxe serbe, en d’autres termes de l’Église orthodoxe en général. C’est ainsi que l’Assemblée, à l’unanimité, a décidé de compter au nombre de la Synaxe des saints, c’est-à-dire de canoniser : 1) le patriarche de Peć Païssios Janjevac (+1647), dont la mémoire est fixée au 2/15 octobre, 2) l’archimandrite Étienne Jovanović (+1799), qui sera commémoré liturgiquement comme saint Étienne de Tronoša, dont la mémoire est fixée au 4/17 septembre, 3) le métropolite de Skoplje Vincent (Krdžić, +1915) et l’higoumène Vladimir (Protić +1915), martyrisés par les occupants bulgares à Surdulica, dont la mémoire est fixée au 16/29 mai ; les habitants de Piva [Monténégro, +1943, ndt] assassinés sauvagement, dont la mémoire est fixée au 25 mai / 7 juin, et les habitants martyrs de Velička еt de Gornje Polimlje [Monténégro, +1944, ndt], dont la mémoire est fixée au 15/28 juillet et enfin le moine Jacques (Radoje Arsović, +1946), qui est canonisé sous le nom de saint Jacques le Nouveau du monastère de Tuman, dont la mémoire est fixée au 8/21 août. L’Assemblée a adopté le rapport sur les travaux du Concile de Crète, c’est-à-dire le Saint et Grand Concile tenu en juin de l’an passé. L’Assemblée a également envoyé une lettre de soutien et de solidarité dans la prière au patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille au sujet de la discrimination et de la privation des droits auxquels sont exposés les évêques, le clergé, les moines et moniales ainsi que les fidèles de la plus grande et seule Église canonique en Ukraine, à savoir l’Église orthodoxe autonome d’Ukraine dans la structure de l’Église orthodoxe russe. Comme chaque année, l’Assemblée a prêté l’attention nécessaire à l’instruction et l’éducation ecclésiales. Des décisions ont été prises, lesquelles ont pour but l’amélioration des conditions de vie spirituelle et matérielle ainsi que celle du travail dans les séminaires, et particulièrement à la Faculté de théologie de l’Église orthodoxe serbe à Libertyville près de Chicago. La situation générale dans les diocèses de l’Église orthodoxe serbe en Europe occidentale, Amérique et Australie ont également été examinées. Dans ce contexte a été prise la décision du transfert du siège du diocèse d’Amérique orientale de Warren (New Jersey) à Park Hills (Yonkers, New York). Il a été décidé de fonder, auprès du Saint-Synode, un Département chargé de la sainteté du mariage et de la famille, un Département pour la bioéthique et un Département qui suivra l’activité destructrice des organisations hérétiques, des sectes et des groupuscules non-canoniques. L’Assemblée soutient la construction d’un Centre mémorial à Staro Sajmište [camp de concentration nazi à Belgrade, situé alors sur le territoire de « l’État indépendant de Croatie », ndt] comme monument commémoratif des victimes serbes du XXème s. ainsi que des victimes juives, roms et des autres peuples qui ont partagé le sort amer du peuple serbe en ce siècle tragique. L’Assemblée a examiné également la question du statut en droit ecclésiastique (canonique) des prêtres orthodoxes aumôniers de l’Armée serbe. Il a été également approuvé que le diocèse de Ras et Prizren, outre son siège à Prizren, puisse établir, pour des raisons administratives, un siège administratif dans l’ancienne Ras (actuellement Novi Pazar). L’Assemblée considère, comme elle l’a fait précédemment, que le lieu des cendres du grand homme serbe à réputation mondiale Nikola Tesla [inventeur et ingénieur, spécialisé dans le domaine de l’électricité, décédé en 1943 à New York, ndt] ne doit pas se trouver parmi les objets d’un musée – c’est un précédent unique et une honte universelle – mais dans une tombe et ce en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade ou, alternativement, sur le parvis situé devant celle-ci. L’Assemblée a entendu, en rendant grâces à Dieu et avec crainte révérencielle dans la prière, le rapport de l’invention (exhumation) des reliques du saint évêque Mardaire (Uskolović) de Libertyville, lesquelles se trouvent dans un état de pleine conservation et incorruptibilité, ce qui est le signe que le Seigneur l’a glorifié d’une façon particulière. À cette occasion a été acceptée la proposition selon laquelle, les 14 et 15 juillet de cette année, sera commémoré solennellement à Libertyville le centenaire de son arrivée en Amérique. Le rapport concernant la restauration de l’église Saint-Sava à New York a été adopté avec satisfaction. L’Assemblée a constaté que les clercs et fidèles de l’Église orthodoxe serbe au cours de la période sous revue ont travaillé très dur pour recueillir des fonds destinés à des fins caritatives et à alléger le fardeau du peuple très éprouvé. L’Assemblée a écouté attentivement plusieurs rapports importants, en premier lieu le rapport du Saint-Synode sur ses travaux durant la période écoulée, avec un accent particulier sur le travail réussi du Musée et des Archives de l’Église orthodoxe serbe, ainsi que de la Bibliothèque patriarcale. Ont ensuite été lus les rapports de la Commission pour la révision des statuts de l’Église orthodoxe serbe, du Conseil d’administration patriarcal, de la Fondation caritative « Čovekoljublje », de l’Agence de pèlerinages « Dobročinstvo » et d’autres formations et institutions ecclésiastiques. L’Assemblée a également examiné la question de l’activité anti-canonique et anti-ecclésiale du groupe schismatique connu sous le nom « d’Artémiens » du nom que porta naguère M. Marc Radosavljević [il s’agit de l’évêque Artemije, déposé par l’Assemblée des évêques serbes en 2010, ndt], dirigeant formel du groupe. À cette occasion, l’Assemblée a adressé un appel particulier au peuple fidèle, dans lequel elle appelle celui-ci à la vigilance spirituelle, à la mesure, au discernement et au véritable zèle évangélique, par opposition au « zèle irraisonné » schismatique et sectaire. Aussi, l’Assemblée appelle les schismatiques au repentir, la seule chose salvatrice, et au retour au sein de l’Église Mère. Ce faisant, l’Assemblée a décidé d’excommunier durablement Goran Mirković, le soi-disant chorévêque de Hvosno et Barajevo, qui est en réalité le hiéromoine destitué Nahum, étant entendu que cette excommunication ne cessera que dans le cas d’un repentir sincère et en actes. À son grand regret, l’Assemblée a constaté que l’Église orthodoxe roumaine continue non seulement ses incursions anti-canoniques dans la juridiction de l’Église orthodoxe serbe, mais encore les intensifie et les étend sur tout le territoire canonique serbe. Dans la mesure où elle ne cesse pas dans l’avenir le plus proche cette pratique on ne peut plus non fraternelle et ethno-phylétiste, le Saint-Synode, qui en reçoit le pouvoir par cette session de l’Assemblée, sera contraint de procéder à la mesure pénible, mais la seule possible, d’interrompre la communion liturgique et canonique avec cette Église jusqu’au retour de celle-ci « à la connaissance du droit ». L’Assemblée a examiné encore un problème inutile et en fait insensé. Il est question ici de l’implication d’un groupe d’enseignants et d’assistants de la Faculté de théologie de Belgrade dans un débat public sur la théorie de l’évolution de Darwin, « dogmatisée » entre-temps dans un sens plus ou moins athée, ce qui, dans les médias est proclamé en chœur comme un soutien au darwinisme sous son pire aspect et comme une contestation de la vérité révélée sur Dieu comme Créateur du monde et du récit biblique sur la création. Les signataires de ce texte se sont adressés à l’Assemblée par une confession authentique de la foi chrétienne dans le Dieu Créateur (le créationnisme saint et juste). L’Assemblée l’a acceptée, mais en rappelant que toute ce débat, indépendamment de ses intentions et conceptions, n’était pas de façon générale, nécessaire. L’Assemblée a décoré le patriarche de Serbie Irénée de l’ordre de saint Jean Vladimir, et l’évêque de Šabac Laurent, à l’occasion du cinquantenaire de son sacre épiscopal, de l’ordre de Saint Sava du premier degré. Quasiment tous les diocèses vacants de l’Église orthodoxe serbe ont reçu leur évêque. Mgr Chrysostome, jusqu’à maintenant évêque de Zvornik et Tuzla, est nommé métropolite de Dabro-Bosna ; Mgr Photius, jusqu’à maintenant évêque de Dalmatie est nommé évêque de Zvornik et Tuzla ; l’archimandrite Nicodème (Kosović), jusqu’à présent recteur du monastère de Krk, est nommé évêque de Dalamatie ; Mgr Athanase, jusqu’à présent évêque de Bihać et Petrovac, est nommé évêque de Mileševo ; Mgr Serge, jusqu’à maintenant évêque de Francfort et de toute l’Allemagne, est nommé évêque de Bihać et Petrovac, Mgr Arsène, jusqu’à présent évêque vicaire de Toplica, est nommé évêque de Niš, tandis que l’évêque d’Autriche et de Suisse André est nommé administrateur du diocèse de Francfort et de toute l’Allemagne. Le mandat de membre du Synode des évêques de Bačka Irénée et de Ras et Prizren Théodose venant à expiration, ceux-ci restent néanmoins membres suppléants, et à leur place, sur proposition du patriarche de Serbie Irénée, sont élus le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre et l’évêque de Valjevo Miloutine ».

Communiqué rédigé par l’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe.

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Le patriarche de Moscou Cyrille a consacré l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Moscou

Le 25 mai 2017, en la fête de l’Ascension du Seigneur, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré l’office de la grande dédicace de l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe, située au monastère stavropégique Sretensky de Moscou. Ensuite, le patriarche a présidé la célébration de la Divine Liturgie dans la nouvelle église. Concélébraient avec le patriarche : le métropolite de Kroutitsy et de Kolomna Juvénal, vicaire patriarcal du diocèse de Moscou ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou ; le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières ; le métropolite d’Istrinsky Arsène, premier vicaire patriarcal pour la ville de Moscou ; le métropolite de Saratov et de Volsk Longine ; l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Vereïa Eugène, président du comité de l’éducation de l’Église orthodoxe russe et recteur de l’Académie ecclésiastique de Moscou ; l’archevêque de Montréal Gabriel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Genève et d’Europe occidentale Michel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Chicago et d’Amérique centrale Pierre (Église russe hors-frontières); l’archevêque de Serguiev-Possad Théognoste, président du Département synodal des monastères et du monachisme, supérieur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou ; l’évêque Eutychès (Kourotchkine) ; l’évêque de Caracas et d’Amérique du Sud Jean (Église russe hors-frontières) , l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou et supérieur du monastère Novospassky de Moscou ; l’évêque de Yegorevsk Tikhon, président du Conseil patriarcal pour la culture, supérieur du monastère Sretensky ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’administration patriarcale pour les institutions de l’étranger. Un grand nombre de prêtres concélébraient, dont l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et l’archiprêtre Victor Potapov, recteur de l’église Saint-Jean-Baptiste à Washington. Outre le président Poutine, étaient présents le ministre de la culture de la Fédération de Russie V. Medinsky, le représentant plénipotentiaire du président de la Fédération de Russie dans le District fédéral central A. Beglov, le maire de Moscou S. Sobianine, ainsi que les entrepreneurs et artistes ayant participé à la construction de l’église. Au cours de l’office, les chants étaient assurés par deux chorales, celles du monastère et du séminaire de Sretensky. La cérémonie était retransmise en direct par les chaînes orthodoxes de télévision « SOYOUZ » et « SPAS ». Lors de la consécration, les reliques du saint hiéromartyr Hilarion (Troïtzky, +1929), archevêque de Vereïa, protecteur spirituel du monastère Sretensky, qui fut son recteur dans les années vingt du siècle passé, ont été transportées depuis l’église du monastère dédiée à l’icône de N.D. de Vladimir, jusqu’à la nouvelle église, et placées à droite du sanctuaire. La procession était présidée par le patriarche de Moscou Cyrille. Après l’ecténie double de la Liturgie, le patriarche a récité la prière pour la paix en Ukraine. La prédication avant la communion était prononcée par le hiéromoine Ignace (Chestakov) du monastère Sretensky. À l’issue de la Liturgie, l’évêque de Yegorevsk Tikhon a salué le patriarche et lui a offert un encolpion. Après avoir prononcé l’homélie, le patriarche Cyrille a remercié le maire de Moscou S. Sobianine pour son aide à la construction de la nouvelle cathédrale du monastère Sretensky et lui a décerné l’ordre du saint Prince Daniel de Moscou. Remerciant le patriarche pour cette distinction, S. Sobianine a déclaré : « Votre Sainteté, Chers amis, pour moi, cela est un grand honneur, une grande distinction. Je considère que cela représente de l’estime pour les travaux communs et la collaboration mutuelle entre la ville, le conseil municipal de Moscou et le Patriarcat de Moscou. Avec vous, Votre Sainteté, nous construisons à Moscou des dizaines de nouvelles églises, tandis que des dizaines d’édifices et d’églises anciennes renaissent de leurs ruines. Avec vous, nous rendons à Moscou son héritage spirituel et culturel. Et cette église remarquable constitue un exemple de ce que nous créons ensemble, de grandes églises, un grand héritage qui servira à la population des centaines d’années. Hormis la construction de l’église, un quartier entier de la Moscou historique a été reconstruit. C’est une « perle » qui servira de nombreuses années aux habitants de Moscou. Merci à vous, Votre Sainteté ! » Le patriarche Cyrille a ensuite remis l’ordre de Saint-Daniel à l’évêque de Yegorevsk Tikhon pour tous ses labeurs liés à la construction de la nouvelle église. Le patriarche a également fait don à la nouvelle église d’une ancienne icône du Sauveur. À son tour, le président Poutine s’est adressé à l’assistance par cette allocution : « Il est profondément symbolique que la nouvelle église soit inaugurée en l’année du centenaire des révolutions de février et d’octobre, qui ont été le point de départ de très nombreuses et très dures épreuves par lesquelles a dû passer notre pays au XXème siècle (…) Nous devons nous rappeler tant les pages lumineuses que les pages tragiques de l’histoire, nous devons apprendre à recevoir celle-ci dans son ensemble, objectivement, sans ne rien passer sous silence. C’est seulement ainsi qu’il est possible de comprendre dans son intégralité et tirer les conséquences des leçons que nous a apporté le passé », a continué V. Poutine. « Nous savons comme la paix civile est fragile, maintenant nous le savons, nous ne devons jamais l’oublier. Nous ne devons pas oublier à quel point il est difficile de cicatriser les blessures des division », a-t-il ajouté. « Aussi, notre obligation commune est précisément de faire tout ce qui dépend de nous pour préserver l’unité de la nation russe » a encore déclaré le président russe. La prise de conscience des objectifs communs « dont le principal est le bien-être de chaque homme en particulier et de notre Patrie dans son ensemble est la clef qui aide à surmonter les différends (…) La preuve la plus évidente en est le rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe, dont nous célébrons le dixième anniversaires en ces jours », a souligné le président. « L’Église orthodoxe russe ici, en Russie, souffrante, faisant des pertes énormes, a toujours été avec le peuple. Quant à l’Église orthodoxe russe à l’étranger, elle a toujours aidé nos compatriotes se trouvant loin de la Patrie, non seulement à garder la foi, mais aussi à ressentir son lien étroit avec la Patrie, la Russie, avec ses traditions, sa langue, avec notre culture (…) et le rétablissement de l’unité a renforcé ce lien. Ce rétablissement est devenu et demeure un événement d’un écho moral énorme, le symbole et l’exemple du fait que l’histoire de notre pays, son passé, peuvent et doivent non pas nous diviser, mais tous nous unir », a-t-il conclu. Le président a offert une icône de St Jean Baptiste du XIXème siècle à l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie. En réponse à l’allocution présidentielle, le patriarche Cyrille a déclaré : « De mon côté, je voudrais vous saluer tous chaleureusement à l’occasion du dixième anniversaire de la réunion de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou dans l’espoir que les résultats de cette réunification deviendront encore plus manifestes et significatifs pour toute notre Église. Nous avons le temps d’approfondir cette unité, la rendre encore plus solide, pour que dans toute sa plénitude, elle serve au rétablissement de la piété et de la foi dans notre peuple. Encore une fois, je souhaite à tous une bonne fête ! ». Des petites icônes du saint hiéromartyr Hilarion imprimées avec la bénédiction patriarcale, ont été distribuées à tous les fidèles présents. Ensuite, le président Poutine et le patriarche ont visité la crypte de la nouvelle cathédrale, dédiée à saint Jean Baptiste et aux douze apôtres, ainsi que le bâtiment du séminaire Sretensky, où a eu lieu une courte rencontre du président avec les hiérarques de l’Église russe hors-frontières venus à la dédicace de l’église. Le film vidéo complet de la consécration de l’église et de la Liturgie est disponible ci-dessous.

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Rencontre du président Poutine avec le patriarche Cyrille et les hiérarques de l’Église russe hors-frontières au séminaire Sretensky de Moscou

Le 25 mai, à l’issue de la liturgie en la nouvelle église de la Résurrection et des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, le président Poutine a reçu le patriarche de Moscou Cyrille et le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avec plusieurs hiérarques de cette Église. S’adressant au métropolite Hilarion et aux membres de la délégation de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, le président Poutine a déclaré : « Je souhaite vous saluer chaleureusement et vous dire un grand merci pour tout ce que vous faites pour les Russes qui vivent à l’étranger. Et non seulement pour cela, mais aussi pour votre aspiration au rétablissement intégral de l’unité de l’Église orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe russe à l’étranger. Cela est extrêmement important pour notre peuple et notre pays et pour tous les pays où vous vivez et travaillez. Parce qu’un tel lien spirituel vivant est très important, particulièrement dans le monde contemporain complexe et plein de contradictions. J’ai parlé aujourd’hui de l’unité de l’Église orthodoxe russe ; nous pouvons également parler de l’unité dans un sens plus large, dans un sens humanitaire. D’autant plus que toutes les religions mondiales s’appuient sur ce que l’on appelle les valeurs traditionnelles que, justement, vous défendez aussi. Je souhaite vous dire que vous êtes toujours des hôtes appréciés, plus que des hôtes, vous êtes ici chez vous. Nous sommes toujours heureux de vous voir en Russie. Un grand merci à vous ».

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Pour la première fois depuis 65 ans un chef d’État hellénique s’est rendu au Phanar

Le 22 mai au matin, le président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos s’est rendu au Phanar, où il a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée.

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Source (avec une vidéo) : Amen. Photographie: Fanarion

Le patriarche d’Antioche Jean X confirme son soutien à l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

En réponse à l’appel du patriarche de Moscou Cyrille au sujet des projets de loi 4128 et 4511 du parlement ukrainien visant à interdire l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, le patriarche d’Antioche Jean X a envoyé le message suivant :
« Béatissime patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, bien-aimé frère et concélébrant dans le Christ notre Seigneur, nous embrassons avec grande joie Votre Béatitude bien-aimée dans le Seigneur, et dans la profondeur de la douleur qui emplit le cœur de notre peuple et de notre Église, au milieu des tragédies qui se sont abattues sur notre Orient, nous nous adressons à vous en ces jours bénis avec la salutation pascale : le Christ est ressuscité ! Nous avons reçu votre lettre fraternelle № 01/2608 du 16 mai 2017, et voudrions exprimer notre profonde solidarité avec Votre Béatitude et avec tous nos frères se trouvant dans les limites territoriales du Patriarcat de Moscou. Nous condamnons toutes les mesures que ce soit qui peuvent porter atteinte à la souveraineté du peuple ukrainien, et nous condamnons fermement de même toutes les mesures ayant un impact négatif sur l’indépendance, l’authenticité, l’intégrité et la liberté de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine. De tels projets de loi limitatifs sont condamnables, du fait qu’ils permettent l’escalade de la tension et visent au changement de l’identité culturelle de toute la société ukrainienne. À cette occasion, nous confirmons à nouveau notre position concernant notre soutien à l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique, reconnue par toutes les Églises autocéphales. C’est une occasion d’appeler à la paix et à l’activité pacificatrice, et aussi d’attirer l’attention des organisations internationales, des États et des citoyens de tous les pays, sur le danger des actes qui n’aspirent pas au développement de l’idée de la tolérance et de la paix, mais cherchent à attiser les conflits et la haine. Embrassant votre Béatitude dans le Seigneur, nous exprimons notre profonde solidarité avec votre position concernant les derniers événements en Ukraine et demandons au Seigneur de vous renforcer et d’accorder à nous tous la paix. Avec amour fraternel et respect,

+Jean X, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient ».

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Accueil des reliques de saint Nicolas à Moscou

Le 21 mai, les reliques de saint Nicolas sont arrivées par vol spécial à l’aéroport de Vnoukovo à Moscou. Elles ont été accueillies ensuite en la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou, assisté d’un grand nombre de hiérarques et de prêtres. La cathédrale, qui contient 10.000 personnes, était pleine, et de nombreux fidèles sont restés dehors et dans les rues avoisinantes. Les saintes reliques resteront à la cathédrale jusqu’au 12 juillet, puis partiront le 13 juillet pour Saint-Pétersbourg où elles séjourneront jusqu’au 28 juillet, d’où elles retourneront en Italie. Dans une interview, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré : « C’est un événement sans précédent par son importance pour notre Église. C’est l’Église russe, précisément, qui dès le XIème siècle, quelques années après que les reliques de saint Nicolas aient été transportées de Myre en Lycie à Bari, a établi la fête en l’honneur de cet événement. Et chaque fois, lors de la fête d’été de saint Nicolas, le 22 mai, nous entendons lors de l’office, les paroles suivantes du tropaire : « Le jour de la solennité lumineuse a commencé, la cité de Bari se réjouit et avec elle tout l’univers est en liesse». C’est ainsi qu’aujourd’hui, toute l’Église orthodoxe russe se réjouit avec la ville italienne de Bari, parce que saint Nicolas visite ce pays où le peuple le vénère et l’aime. À Moscou et dans les autres villes de Russie, une multitude d’églises sont dédiées au saint hiérarque et thaumaturge Nicolas. Saint Nicolas est ce saint qui répond très rapidement aux prières, et de nombreuses personnes, ont été convaincues, de par leur propre expérience, qu’il exauce toutes les demandes, quelles qu’elles soient. C’est précisément pourquoi les fidèles vénèrent le saint hiérarque et thaumaturge Nicolas». On peut visionner ci-dessous le film de l’accueil des reliques à la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou Cyrille, les évêques, les prêtres et les fidèles.

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En Moldavie, des orthodoxes ont interrompu le déroulement d’une marche LGBT

Le 21 mai, des fidèles orthodoxes ont empêché les minorités sexuelles de défiler selon le trajet prévu à Chișinău, capitale de la Moldavie. Les fidèles ont bloqué la route sur laquelle s’avançait la marche. La police a évacué les participants de celle-ci en bus. À la marche avaient pris part quelques centaines de personnes, des activistes LGBT de l’ONG « Gender-doc », des représentants de la société civile, des politiciens et des journalistes. Il y avait également du personnel de plusieurs ambassades occidentales. La marche était organisée sans drapeaux arc-en-ciel, sans slogans et pancartes soutenant les minorités sexuelles, les organisateurs ayant déclaré que la marche était dirigée contre la discrimination en général. Les policiers ont accompagné les participants à la marche, entourant la colonne de tous les côtés. À peine les participants avaient-ils parcouru quelques centaines de mètres, moins de la moitié du trajet prévu, que quelques centaines de fidèles ont bloqué la rue. Les orthodoxes sont sortis avec des étendards et des pancartes, entonnant des chants liturgiques. Sur leurs pancartes était écrit « La Moldavie est un pays orthodoxe ! ». « Maman, papa, moi-même, c’est la famille ! », et d’autres slogans en faveur de la famille traditionnelle. Plusieurs centaines de policiers ont séparé les deux groupes. Au bout de quelques minutes, la décision a été prise d’interrompre la marche. Ses participants ont rejoint les bus mis à leur disposition par la police.

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« Une relique de saint Nicolas suscite la ferveur en Russie »

Le Figaro a publié un article, en ligne ici (dont photographie), sur la ferveur en Russie qui entoure l’exposition d’une relique de saint Nicolas, d’abord à Moscou jusqu’au 12 juillet, puis durant deux semaines à Saint-Pétersbourg. Elle retournera ensuite à Bari (Italie).

L’archevêque Anastase de Tirana présente à Thessalonique son livre « La vigilance, devoir des orthodoxes »

Le dimanche 14 mai a eu lieu, à l’occasion du XIVème salon national du livre à Thessalonique, la présentation officielle du nouveau livre de l’archevêque Anastase de Tirana, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, intitulé « La vigilance, devoir des orthodoxes ». L’archevêque Anastase est connu pour son œuvre missionnaire et principalement pour le rétablissement de l’Église orthodoxe en Albanie, anéantie par le régime communiste, et qui connaît maintenant une véritable renaissance. Après la présentation du livre par différents professeurs, l’archevêque Anastase a déclaré, entre autres : « Je ressens de la gratitude envers tous les hommes – dont beaucoup se trouvent ici – qui nous ont soutenus et aidés pendant toutes ces années. Vivre le mystère de la grâce de Dieu est une expérience plus importante que toutes les autres qui nous semblent l’être. Nous devons partager les dons de Dieu. En tant que peuple, nous ne devons pas faire les malheureux et les pauvres. Nous sommes les plus riches. Il se peut que nous n’ayons pas les grands dépôts bancaires des autres peuples, mais nous avons cependant la bénédiction d’une tradition qui irrigue sans cesse notre vie ». Et d’ajouter : « Je voudrais terminer par une phrase de Thomas Eliot, qui dit que la seule sagesse que nous pouvons acquérir est l’humilité. Celle-ci n’a pas de fin. Nous devons offrir la vérité et la beauté de notre foi jusqu’aux confins de la terre ». La présentation s’est achevée par la projection d’un court documentaire au sujet de l’œuvre de l’archevêque Anastase en Albanie.

Source (dont photographie): Romfea

En quelques jours, plus de 300.000 signatures ont été récoltées en Ukraine contre le nouveau projet de loi visant à interdire l’existence de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

Le parlement ukrainien examinera le 18 mai deux projets de lois sur le statut des organisations religieuses, le premier d’entre eux permettant de facto d’interdire l’existence de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, tandis que le second légalise le fait, pour les schismatiques, de s’emparer des églises canoniques. Le premier document, le projet de loi N°4511, intitulé « Sur le statut particulier des organisations religieuses, dont le centre dirigeant se trouve dans un État qui est reconnu par le parlement ukrainien comme État agresseur » dispose que de telles organisations religieuses ne pourront nommer des métropolites et des évêques qu’en accord avec les organes du pouvoir. Un autre alinéa précise qu’il sera possible d’interdire une confession si ses représentants collaborent avec des centres religieux situés dans l’État agresseur. Il n’est pas dit dans le projet de loi de quelle confession il s’agit, mais tous les critères qui y sont décrits ne se rapportent qu’à une seule d’entre elle, à savoir l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou. L’un des auteurs de l’initiative, le député du « Front populaire », Dmitri Tymtchouk, a confirmé que le document concerne précisément l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Dans tout le pays, les églises restent des points d’agitation contre la structure de l’État ukrainien. La littérature anti-ukrainienne est vendue même dans le centre de la capitale, à la Laure des Grottes de Kiev », a-t-il déclaré. À la direction principale d’expertise du Parlement ukrainien, le projet de loi a été critiqué et il a été recommandé de rejeter le projet comme étant contraire à la Constitution et aux lois en vigueur dans le pays. Le second projet de loi, sous le numéro 4128, propose de légaliser de facto le fait de s’emparer des églises. Par ce document est précisé le nombre minimal de représentants d’une communauté religieuse en fonction duquel peut être décidé la soumission aux centres religieux en fonction en Ukraine. Le métropolite du diocèse de Zaporojié de l’Église d’Ukraine, Mgr Luc, dans une lettre ouverte a vivement critiqué les projets de loi et leurs auteurs. « Aujourd’hui, les serviteurs du diable, qui proclament la « dé-communisation » ont dépassé leurs maîtres, les « néo-démocrates ». Utilisant leurs méthodes de pression sur l’Église, ils proposent d’adopter de nouveaux projets de lois, destinés à la destruction de la vie de prière de notre Église-Mère, de sa structure administrative et ecclésiale établie durant des siècles », a-t-il déclaré. Le département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a signalé pour sa part, qu’en quelques jours, 300.000 fidèles ukrainiens ont signé un appel aux députés leur demandant de ne pas adopter les projets de loi № 4128 et № 4511. « Les Ukrainiens appellent à cesser l’arbitraire législatif et à mettre fin à la discrimination envers l’Église orthodoxe d’Ukraine ainsi que d’autres organisations religieuses en Ukraine » est-il dit dans le communiqué. Le 18 mai, jour de l’examen des deux projets de loi, les fidèles feront célébrer devant les escaliers du parlement un office d’intercession afin que les députés reviennent à la raison.

Sources: Pravoslavie, Pravlife (dont photographie)

Un groupe musulman prie devant la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, exigeant la reconversion de celle-ci en mosquée

Une foule importante s’est rassemblée à l’extérieur de Sainte-Sophie à Constantinople dans la matinée du 13 mai, pour exiger sa reconversion en mosquée, selon le journal Hurriyet Daily News (dont photographie). Le 29 mai marque le 564ème anniversaire de la conversion de la basilique en mosquée en 1453 par les Ottomans, qui s’étaient récemment emparés de la ville. Le groupe, organisé par l’association de la Jeunesse d’Anatolie (AGD) s’est réuni à 4h du matin dans la rue, devant la basilique Sainte-Sophie, pour lire ses prières du matin et pour demander sous le slogan « Brisez les chaînes, ouvrez Sainte-Sophie » que « le musée soit reconverti en mosquée ». L’AGD considère avoir pour mission les paroles du défunt leader Necmettin Erbakan « La vie est la foi et le jihad ». Ils se dressent fermement contre tout ce qui n’est pas musulman dans la société turque. Depuis 2013, le parti « Justice et développement », qui est au pouvoir en Turquie, discute de la conversion du musée en mosquée en activité. Le président Recep Tayyip Erdoğan, qui a parlé de la période de l’Empire byzantin comme « d’un sombre chapitre » de l’histoire, a annoncé publiquement qu’il lirait les prières musulmanes à Sainte-Sophie le jour du Vendredi saint de cette année. Il prétend également que l’ordre de Kemal Ataturk de transformer la basilique en une mosquée était un faux. Bien qu’en définitive le président n’ait pas lu les prières, le mouvement appelant à transformer à nouveau la basilique Sainte-Sophie en mosquée gagne du terrain, comme on le voit avec la prière en groupe utilisée comme manifestation le 13 mai. La foule a été dispersée après avoir achevé ses prières.

Source: Pravoslavie

Liturgie patriarcale à Peć à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe (vidéo)

On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie célébrée par le patriarche de Serbie et un grand nombre d’évêques à Peć, à l’occasion de de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe.

Source : Église orthodoxe serbe

Un nouveau film du métropolite Hilarion (Alfeev) : « L’orthodoxie en terre de Crimée »

Ce film documentaire du métropolite Hilarion est consacré aux églises et monastères orthodoxes, l’histoire et les lieux saints de Crimée. C’est là que prêcha l’apôtre saint André, que fut exilé saint Clément, pape de Rome, disciple de l’apôtre Pierre. C’est aussi en Crimée que s’est produit un événement de grande importance : c’est là que selon la « chronique des temps passés » de Nestor de Kiev (XIème s.) que l’évêque de Chersonèse a baptisé le prince Vladimir en 988. Cela s’est produit sur les rives du Pont-Euxin. Parmi les participants du film se trouvent le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, des prêtres accomplissant leur ministère dans cette région, des archéologues et des historiens. On peut visionner ce film (en russe) ici !

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Accueil solennel des reliques de sainte Hélène à Athènes

Dans le cadre des festivités à l’occasion des 80 ans de l’organisation « Apostoliki Diakonia », la maison d’édition et l’institution missionnaire de l’Église orthodoxe de Grèce, les reliques de la sainte impératrice Hélène, actuellement à Venise, seront exposées à la vénération des fidèles à Athènes du 14 mai au 15 juin 2017. Ces saintes reliques avaient été transférées à Venise en 1211, après avoir été enlevées de l’église des Saints-Apôtres à Constantinople suite à la IVème croisade. Les reliques de la sainte, avec un fragment de la Croix du Seigneur conservé également à Venise, sont arrivés à Athènes dimanche soir par vol spécial. Elles ont été accueillies par l’archevêque d’Athènes Jérôme en l’église Sainte-Barbara, située dans la commune qui porte le nom de la sainte, Aghia Varvara, dans la banlieue ouest d’Athènes. L’archevêque a célébré une doxologie, en présence de plusieurs métropolites de l’Église orthodoxe de Grèce, du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, de membres du gouvernement, du parlement, des forces armées, des partis politiques, et du corps diplomatique. Les offices des matines, de la sainte Liturgie, et des Vêpres auront lieu chaque jour pendant la présence des reliques. Des vigiles nocturnes sont également prévues. Un site internet  avec tous les détails a été mis en place, lequel comprend également une page en français. Les reliques demeureront dans l’église Sainte-Barbara jusqu’au 15 juin 2017. Des milliers de fidèles y sont attendus. On peut visionner ci-dessous l’accueil des reliques :

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Le patriarche de Roumanie Daniel a présidé la canonisation des saints de Putna (vidéo)

Le dimanche 14 mai a eu lieu la canonisation des saints de Putna (Roumanie)  : le métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), les saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). La liturgie était présidée par le patriarche de Roumanie Daniel, assisté de dix-huit hiérarques de l’Église orthodoxe roumaine, de plusieurs prêtres et diacres, devant une assistance nombreuse. À l’issue de la divine liturgie a eu lieu la proclamation solennelle de la canonisation des saints de Putna. On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie et la lecture du tomos de canonisation par l’évêque de Huşi Corneille.

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Liturgie patriarcale au monastère de Peć (Kosovo) à la veille du début de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Le patriarche de Serbie Irénée a présidé la sainte Liturgie en l’église du patriarcat de Peć (Kosovo) le 14 mai 2017, en concélébration avec des évêques de l’Église orthodoxe serbe réunis à l’occasion du début de la session ordinaire de l’Assemblée des évêques de cette Église. Rappelons que Peć a été le siège de l’Église orthodoxe serbe de 1346 à 1463 et de 1557 à 1766. Concélébraient avec le patriarche Irénée le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Laurent de Šabac, Longin d’Amérique du centre et de l’ouest, Justin de Žiča, Pacôme de Vranje, Jean de Šumadija, Photius de Dalmatie, Athanase de Bihać et Petrovac, Joannice de Budimlja et Nikšić, Grégoire de Zahum et Herzégovine, Théodose de Ras et Prizren, Maxime d’Amérique occidentale, Serge de Francfort et d’Allemagne, Hilarion de Timok, Antoine de Moravica et Cyrille de Dioclée. Après la sainte Liturgie a été célébré le rite de l’invocation de l’Esprit Saint afin que les travaux de l’Assemblée soient bénis et réussis. L’Assemblée commencera le 15 mai 2017 au Palais patriarcal de Belgrade.

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15ème anniversaire de l’exhumation des reliques de saint Amphiloque à la Laure de Potchaïev (Ukraine)

Le 15ème anniversaire de l’exhumation des reliques incorrompues et de la canonisation de saint Amphiloque, thaumaturge de Potchaïev, a été fêté à la Laure de la Dormition de Potchaïev le 12 mai. La liturgie solennelle en la cathédrale de la Transfiguration de la Laure, de même que les vigiles, la veille au soir, ont été présidées par le métropolite de Khoust et Vinogradov Marc. Il était assisté par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Vinnitsa et Bar Syméon, le métropolite de Tchernigov et Novgorod-Serversky Ambroise, le supérieur de la Laure de Potchaïev Vladimir, l’archevêque de Boutcha Pantéléimon, l’archevêque de Vladimir-Volynsky et Kovel Vladimir, l’évêque de Choumsk et le clergé de la Laure. L’office festif s’est déroulé devant la châsse contenant les reliques de saint Amphiloque de Potchaïev, placé au centre de la cathédrale. Les chants étaient assurés par le chœur de la Laure et les étudiants du séminaire de Potchaïev. À la fin de l’office, la châsse a été transportée en procession dans l’église de la grotte, le lieu de son séjour habituel. Les reliques étaient accompagnées par les hiérarques et les prêtres ainsi que des milliers de fidèles, pélerins et paroissiens. Saint Amphiloque de Potchaïev (Golovatiouk, XXème s.) était higoumène du grand habit à la Laure de Potchaïev. Il avait le don des miracles et de clairvoyance. Arrivé à à la Laure à l’âge de 31 ans, il devint moine alors qu’il était âgé de 38 ans. Il accomplit diverses obédiences, comme celles d’infirmier et de chiropraticien. En 1962, il s’opposa à la fermeture, par les autorités soviétiques, de la cathédrale de la Trinité de la Laure, raison pour laquelle il fut interné dans un hôpital psychiatrique. Après en avoir été libéré, il revint dans son village natale de Malaïa Ilovitsa (région de Ternopol), vivant chez son neveu. Là, il célébrait des offices d’intercession et guérissait les malades. Sur l’incitation des autorités locales, il fut battu à mort par un parent. Agonisant, il fut transporté à la Laure, où il reçut le grand habit monastique. Il recouvra la santé et revint dans son village natal. Jusqu’à la fin de ses jours, il priait, recevait les malades. Décédé à l’âge de 77 ans, il a été canonisé le 12 mai 2002. On peut visionner ici une vidéo avec des extraits de l’office qui a eu lieu le 12 mai 2017 (extraits de l’acathiste au saint, de la liturgie).

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Les chrétiens orthodoxes en Europe centrale et orientale sont en faveur d’un rôle fort de la Russie dans la géopolitique et la religion

Environ un quart de siècle après la fin de l’ère soviétique, la Russie conserve une influence substantielle dans un grand nombre de parties de l’Europe centrale et orientale. La Russie est largement considérée par les chrétiens orthodoxes de cette région comme un important contrepoids aux influences occidentales et comme une protectrice globale des populations orthodoxes et des Russes ethniques, selon un nouveau rapport du Pew Research Center concernant 18 pays en Europe centrale et orientale. Dans pratiquement tous les pays majoritairement orthodoxes, objets du rapport, la majorité ou un grand nombre sont d’accord pour affirmer qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident et qu’elle a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes et les Russes ethniques hors de leurs frontières. Ce sentiment domine même dans trois pays majoritairement orthodoxes faisant l’objet du rapport et qui sont membres de l’Union Européenne : la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie. Mais le sentiment pro-russe a tendance à être le plus fort dans les Républiques ex-soviétiques qui sont majoritairement orthodoxes et ne font pas partie de l’Union Européenne, y compris l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie. Le soutien en faveur du rôle géopolitique et religieux de la Russie est nettement plus faible en Ukraine, un pays à majorité orthodoxe qui est toujours engagé dans un conflit avec les séparatistes pro-russes dans la partie Est du pays, après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. En outre, dans les pays à majorité catholique ou avec une diversité de religions en Europe centrale ou orientale, tels que la Pologne et la Hongrie, on est beaucoup moins enclin à soutenir le rôle fort de la Russie. À l’exception de l’Ukraine, le soutien pour le rôle de la Russie est répandu à travers tous les autres pays à majorité orthodoxe dans lesquels le Pew Research Center a enquêté. Par exemple, sept personnes sur dix, voire plus, en Grèce (70%), Biélorussie (76%), Serbie (80%), l’Arménie (83%) et la Russie elle-même (85%) sont d’accord, complètement ou en grande partie, avec cette affirmation : « Une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident ». D’autres analystes montrent que les gens qui sont d’accord sur le fait qu’il existe un conflit entre les valeurs occidentales et les valeurs traditionnelles de leur propre pays sont plus enclins que les autres à dire qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident. Il y a également un point de vue qui domine parmi les chrétiens orthodoxes selon lequel la Russie a une obligation de protéger au niveau international les populations orthodoxes. Dans chaque pays à majorité orthodoxe objet de l’enquête, à l’exception de l’Ukraine, la plupart disent qu’ils sont en accord avec la déclaration selon laquelle la « Russie a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes hors de ses frontières ». La majorité de chaque population orthodoxe concernée par l’enquête dans les pays autres que l’Ukraine dit aussi que la Russie a une obligation de protéger les Russes ethniques dans le monde entier. La Russie est également perçue comme le siège de l’autorité religieuse orthodoxe. Parmi les chrétiens orthodoxes, le patriarche de Moscou, qui est le chef de l’Église orthodoxe russe, est plus largement perçu comme une plus haute autorité de l’orthodoxie que le patriarche de Constantinople, malgré le statut de celui-ci de « premier parmi les égaux », les leaders orthodoxes. En fait, dans chaque pays avec une population orthodoxe significative mais qui ne dispose pas d’une Église nationale auto-administrée, les gens sont bien plus enclins à dire qu’ils considèrent le patriarche de Moscou comme la plus grande autorité dans l’orthodoxie. Ce n’est pas une surprise si la majorité en Russie (qui a sa propre Église nationale) considère également le patriarche de Moscou comme l’autorité orthodoxe la plus haute. Dans quatre des six pays étudiés qui disposent de leur Église autocéphale, à savoir la Géorgie, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, la plus grande partie des gens disent qu’ils perçoivent le chef de leur Église nationale comme la plus haute autorité orthodoxe. Il n’y a qu’en Grèce où la majorité voit dans le patriarche de Constantinople la plus haute autorité dans l’Église orthodoxe. Nonobstant le sentiment pro-russe, les chrétiens orthodoxes sont largement d’accord avec les autres Européens du Centre et de l’Est de l’Europe sur le fait que leurs pays devraient avoir des relations étroites avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. La majorité ou la plupart des gens le disent dans chaque pays étudié. Cela est même vrai dans les pays qui sont en faveur d’une Russie forte. Par exemple, une majorité d’adultes en Arménie (66%), Grèce (62%) et Serbie (61%) disent qu’il est de l’intérêt de leur pays de travailler étroitement avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. Cela dit, les sentiments étaient partagés lorsque le Pew Research Center a demandé aux gens dans les ex-républiques soviétiques s’il était plus important pour leur pays d’avoir des « liens forts » avec l’Union Européenne ou avec la Russie. La question n’a pas été posée aux Russes, mais dans trois des cinq pays à majorité orthodoxe où cela a été demandé, l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie, la majorité ou la plupart ont dit qu’il était plus important d’être allié avec la Russie, tandis que la Géorgie est très divisée à ce sujet. Dans les anciennes républiques soviétiques étudiées qui n’ont pas une majorité orthodoxe, les adultes sont plus enclins à dire qu’il est plus important d’avoir des liens forts avec l’Union européenne plutôt qu’avec la Russie.

Source (avec tableaux détaillés)

« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple » a déclaré le patriarche de Serbie Irénée à une délégation de l’Église orthodoxe d’Ukraine

« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. En suivant le Christ, nous pouvons parvenir à la paix en nous et autour de nous ». C’est ce qu’a déclaré le primat de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche Irénée, dans une discussion avec le métropolite de Zaporojié et Mélitopol Luc (Église orthodoxe d’Ukraine), qui a eu lieu le 2 mai à Belgrade. Comme l’a mentionné le patriarche, « les peuples serbe et ukrainien ont beaucoup de choses en commun, particulièrement à l’époque récente ». « Au tournant des XXème et XXIème siècles », a-t-il poursuivi, « le peuple serbe a subi l’effondrement du pays, la guerre fratricide, le schisme ecclésial [l’Église de Macédoine, ndt]… Ces processus ont été soutenus et continuent à l’être par des forces externes, hostiles à l’Orthodoxie. C’est ce dont ont témoigné clairement les bombardements de notre pays pendant la période pascale par les soi-disant « alliés ». Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. C’est pourquoi notre Église s’adresse constamment au peuple serbe, à la direction du pays, à tous ceux dont dépend la paix dans notre région, en les avertissant que la trahison de Dieu pour les honneurs, la gloire et la richesse terrestres, le recours à l’injustice et à la violence, le pillage des autres, le tout pour la satisfaction des intérêts de ce monde, le sacrifice des hommes pour ses propres idées, son idéologie et les pourcentages de popularité dans les sondages, tout cela n’amène jamais à la paix. Saint Sava a enseigné que notre voie est celle qui suit le Christ, qui amène à la vie éternelle. Ce n’est qu’en la parcourant que nous pouvons atteindre la paix en nous et autour de nous » a déclaré le patriarche Irénée. Abordant la question du schisme ecclésial, commune aux Serbes et aux Ukrainiens, le patriarche a souligné que « ces organisations [schismatiques] n’ont rien de commun avec l’Orthodoxie universelle ». « Nos séparatistes ecclésiaux, de même que ceux d’Ukraine, ne sont reconnus pas aucune Église orthodoxe du monde, ce sont des plaies sur le corps de l’Église qui se sont constituées par une ruse diabolique, qui résulte des ambitions humaines et politiques, mais en aucun cas de la volonté divine. La seule voie canonique de guérison du schisme est le retour de ses adeptes dans la famille orthodoxe, tandis que les voyages et les visites des politiciens chez les hiérarques de l’Église n’apportent rien », a ajouté le patriarche. Parlant du concile de Kharkov, abordé au cours de la discussion, au cours duquel les hiérarques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont défendu l’unité de l’Église [refusant de suivre le métropolite de Kiev Philarète Denissenko dans son schisme, ndt], le patriarche Irénée a déclaré que « c’était un événement historique remarquable dans l’histoire moderne, non seulement de l’Église d’Ukraine, mais aussi de toute l’Église orthodoxe… C’était un exemple de la défense courageuse de la Sainte orthodoxie et de lutte pour l’unité de l’Église. Les pères du Concile, au nom du peuple de Dieu en Ukraine ont confirmé l’unité avec l’orthodoxie universelle, défendant ainsi les principes de la catholicité de l’Église ». En conclusion, le patriarche a rappelé que dans des périodes troublées, « l’Église n’a pas le droit de soutenir ou de se prononcer pour l’une ou l’autre idée politique… Ce dont doit s’occuper l’Église est d’appeler constamment tous les hommes à la réconciliation et à prier. Les Écritures et la tradition nous enseignent que la prière peut déplacer les montagnes et, avec l’aide de Dieu, on peut faire que le mal lui-même, ainsi que ses conséquences, ne soit pas permis, qu’il soit évité ou diminué. Nous suivons les événements d’Ukraine et croyons fermement que les problèmes trouveront tôt ou tard leur solution. Nous prions et prierons pour l’adoucissement des cœurs mauvais, la cessation de la haine et des troubles tant sur notre terre que celle d’Ukraine, où depuis des temps immémoriaux ont vécu des gens de différentes nationalités et confessions dans la paix et la concorde. Nous prions avec une gratitude et un respect particuliers pour notre confrère, le métropolite Onuphre. L’exemple de son attachement aux principes dans les questions de canonicité de l’Église doit inspirer les évêques, les prêtres, les moines et les laïcs d’Ukraine dans leur fidélité à l’Église canonique, les inciter à ne pas s’engager dans les compromis avec leur conscience pour être agréables aux appels de ce monde », a déclaré le patriarche. Le patriarche a souhaité au Primat et à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe d’Ukraine l’aide de Dieu, la patience et à ne jamais perdre l’espoir. Aux discussions ont participé le métropolite de Zagreb Porphyre et l’évêque de Bačka Irénée.

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« La lumière de leur foi a surmonté l’obscurité du régime athée » déclare le patriarche de Daniel au sujet des martyrs et confesseurs de l’époque communiste en Roumanie

Le message suivant a été adressé par le patriarche de Roumanie Daniel à l’occasion de la conférence « Espoir dans la foi », organisée par le pénitencier de Ploieşti en collaboration avec le Patriarcat de Roumanie, au centre social et pastoral « La Sainte Croix », à Caraiman, Buşteni, dans le district de Prahova le 10 mai 2017 : « La Conférence « Espoir dans la foi », organisée au pénitencier de Ploieşti en collaboration avec le Patriarcat de Roumanie, au centre social et pastoral « La Sainte Croix », à Caraiman, Buşteni, souhaite mettre en évidence la nécessité d’exprimer de la gratitude envers le sacrifice des témoins de l’Orthodoxie dans les prisons communistes de Roumanie. Le thème de cette conférence s’inscrit dans la ligne des manifestations thématiques de l’année 2017, qui a été déclarée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine « année solennelle des saintes icônes, des iconographes et des peintres ecclésiastiques ainsi qu’année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste dans tout le Patriarcat de Roumanie. La commémoration des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste est un devoir moral à l’égard de nos ancêtres qui, en des temps hostiles à l’Église et à la religion en général, ont témoigné leur foi dans le Christ crucifié et ressuscité au prix de la perte de leur liberté, voire encore de leur vie. Aussi, la commémoration des confesseurs de l’Orthodoxie dans les prisons communistes est « un témoignage important de ce que signifie la puissance du sacrifice chrétien en Roumanie à une époque où l’on s’efforçait, de toutes façons façons et par tous les moyens, de faire disparaître le Sauveur Jésus-Christ des âmes et de la vie des hommes » (patriarche de Roumanie Théoctiste). La multitude des confesseurs et des martyrs de la foi de l’époque du régime communiste nous incite constamment à ne pas oublier la grandeur de leur souffrance pour garder une foi vivante et la dignité du peuple chrétien roumain, à une époque de terreur et de persécutions, alors que les puissances diaboliques de l’enfer se sont manifestées par la haine et la violence de ceux qui ont torturé et tourmenté à l’égard des détenus des prisons communistes. La lumière des martyrs doit être commémorée avec gratitude et vénération, car elle est une source de force spirituelle dans la vie et dans la mission de l’Église aujourd’hui. Aussi, nous apprenons de ces confesseurs et martyrs de l’époque du régime communiste que leur amour pour le Christ est plus fort que la peur des souffrances et de la mort et que confesser le Christ au prix de sa vie est un sacrifice ou une offrande de soi dans lequel on perçoit l’amour sacrificiel du Christ crucifié et ressuscité, qui souffre avec le martyr et qui le renforce au moment des tortures. « Par les sacrifices des fils de la chrétienté roumaine, le Christ Lui-même, a surmonté le pouvoir de l’incroyance et de l’obscurité » (Patriarche Théoctiste). C’est en ce sens que l’apôtre Paul dit: « Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit: C’est à cause de Toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés » (Rom. 8, 35-37), c’est-à-dire Jésus-Christ. Nous réitérons que dans les rangs des confesseurs et des martyrs de la foi de l’époque du régime communiste, avec le patriarche Justinien, il y a de nombreux hiérarques, professeurs de théologie, étudiants, moines, intellectuels chrétiens qui occupent la place d’honneur, mais avant tout, plus de 1800 prêtres orthodoxes qui ont été arrêtés et ont subi des interrogatoires, envoyés aux travaux forcés au canal Danube–Mer Noire, pour le courage de leur confession et la défense de l’Orthodoxie. Prions le Seigneur Jésus-Christ ressuscité des morts afin qu’Il bénisse les organisateurs et les participants lors des travaux de la conférence « Espoir dans la foi », et je les félicite pour la commémoration des défenseurs et des confesseurs de la foi droite qui, par leur vie et leur sacrifice, ne sont pas pour nous seulement des maîtres et des exemples lumineux, mais aussi des intercesseurs et des soutiens lorsque nous nous efforçons de suivre le Christ dans des situations difficiles pour recevoir le salut et la vie éternelle dans le Royaume de la Très sainte Trinité ».

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Le jour de la victoire, les noms de 14 000 militaires de la seconde guerre mondiale ont été commémorés au monastère de Valaam

Le 9 mai 2017, jour de la victoire en Russie, 14.000 militaires de la seconde guerre mondiale ont été commémorés nommément au monastère de la Transfiguration à Valaam. « Il y a quelques années, a été ouvert sur le site du monastère une adresse spéciale pour les lettres demandant la commémoration des soldats de la seconde guerre mondiale. Plus de 4000 lettres venues du monde orthodoxe entier ont été reçues et dans chacune, des noms, des faits, des commentaires » a annoncé le service de presse du monastère. Un synodique (liste des noms destinés à être commémorés à la Liturgie ou aux offices de requiem) de tous « ceux qui ont œuvré pour la victoire, qui ont donné leur vie sur le champ de bataille, qui ont succombé aux blessures ou à la faim, qui ont été torturés ou tués en captivité et dans les camps de travail forcé » a été constitué au monastère. 14.087 noms figurent dans ce synodique. Cette liste est lue entièrement le jour de la victoire. Parmi les noms commémorés se trouvent les défenseurs de Moscou et Leningrad, ceux qui sont tombés près de Rjev [ville de la région de Tver, les pertes de l’armée soviétique y sont évaluées à 2 millions de personnes. La ville fut entièrement rasée, passant de 40.000 à 248 habitants, ndt], lors de la bataille de Koursk, de Berlin et durant les jours de mai 1945. Il y a également parmi ces noms ceux de 36 soldats qui ont succombé à leurs blessures et sont enterrés à Valaam. Il s’agit de soldats de la 168ème division de fusiliers constituée en automne 1939 à Tcherepovets. Les moines ont érigé une stèle avec les noms des combattants de la division, et au cimetière dit « de l’higoumène » a été érigée une croix-mémorial avec les noms des militaires invalides morts de 1950 à 1984 dans la maison pour invalides mise en place à Valaam par le régime soviétique.

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Fête patronale de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

Le 10 mai, l’Église orthodoxe serbe commémore dans la prière le jour où furent brûlées, en 1594, les reliques de saint Sava sur la colline de Vračar à Belgrade par Sinan Pacha, commandant militaire turc. À cette époque, les Serbes du Banat s’étaient soulevés contre les autorités ottomanes, et le visage du saint était représenté sur leurs drapeaux. En réponse à ce soulèvement, Sinan Pacha a ordonné que les reliques de ce grand saint serbe soient amenées à Belgrade depuis le monastère de Mileševo, où elles se trouvaient depuis 350 ans, pour être brûlées sur la colline de Vračar. C’est sur le lieu qu’a été érigée l’actuelle cathédrale Saint-Sava. Cette année, les vigiles de la fête ont été célébrées dans la crypte de cette cathédrale par l’évêque de Toplica Arsène, assisté par plusieurs prêtres et diacres. On peut visionner ici des extraits de cet office (hymne « Lumière joyeuse », litie, artoclasia) avec des gros plans sur les fresques de la crypte. Le lendemain, le patriarche de Serbie a célébré la sainte Liturgie, assisté de l’évêque Arsène et d’autres clercs. On peut également visionner ici des extraits de la Liturgie (Grande Entrée, communion des fidèles) et l’office de la « slava ».

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La Chambre des députés de Roumanie vote à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme

La Chambre des députés de Roumanie, chambre basse du Parlement roumain, a voté à une majorité écrasante en faveur de l’amendement de la Constitution nationale, définissant explicitement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Son vote, par 232 voix sur 270, incluait également le renforcement des droits parentaux. Ce vote a eu lieu suite à la récolte de 3,1 millions de signatures sur l’initiative du mouvement « Coalition pour la famille », alors que seulement 500.000 signatures sont requises pour soumettre un projet législatif au parlement. « C’est un moment historique » a déclaré Mihai Gheorghiu, l’un des leaders de cette initiative, laquelle était soutenue par l’Église. « C’est une manifestation de solidarité sans précédent. Trois millions de Roumains ont signé l’amendement proposé », a-t-il ajouté. L’amendement concerné modifie l’article 48,1 de la Constitution roumaine qui dispose dans sa nouvelle rédaction : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ». La Cour constitutionnelle de Roumanie a approuvé la proposition législative de révision de la Constitution initiée par la Coalition pour la Famille le 20 juillet 2016, mentionnant que celle-ci était conforme à toutes les exigences constitutionnelles. L’initiative a trouvé un large soutien auprès de l’Église orthodoxe roumaine, les Églises catholique-romaine et évangélique, de même que des groupes juridiques internationaux comme ADF International, Liberty Counsel et European Center for Law and Justice. Toutefois, afin que l’amendement soit entériné, il faut encore l’approbation du Sénat. Si celui-ci se prononce en faveur de l’amendement, un référendum aura lieu automatiquement le dernier dimanche de la période de trente jours suivant le vote sénatorial.

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Félicitations du patriarche Cyrille à Emmanuel Macron, vainqueur des élections présidentielles en France

Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a adressé une lettre de félicitations à Emmanuel Macron, élu président de la République française.

Monsieur Emmanuel MACRON, président élu de la République française

Monsieur,

Recevez mes cordiales félicitations à la suite de votre victoire aux élections présidentielles de la République française.

Vos compatriotes ont placé en vous leurs espérances, aspirant au renforcement de la stabilité sociale et économique, à la préservation des traditions culturelles historiques. Aujourd’hui, les gens ont particulièrement besoin de se sentir protégés des manifestations d’extrémisme et de terrorisme.

J’espère que le gouvernement continuera à développer sous votre direction le dialogue interculturel et interreligieux au nom de la consolidation de la paix et de la concorde dans la société. Je tiens à vous assurer que l’Église orthodoxe russe est toujours ouverte à la coopération dans ce domaine.

Vous souhaitant une bonne santé et que Dieu vous aide et vous accorde le succès dans vos fonctions au service de la France et de son peuple, je vous assure, Monsieur, de ma respectueuse considération.

+CYRILLE,

PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE

Le patriarche de Moscou Cyrille, à l’occasion de la victoire de 1945 : « Ce fut une victoire historique qui a changé le cours de l’histoire »

Le 8 mai 2017, à la veille du 72ème anniversaire de la victoire de la seconde guerre mondiale, le patriarche de Moscou Cyrille a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, qui se trouve au jardin Alexandre, devant le mur du Kremlin. À la cérémonie ont également participé le métropolite de Kroutitsa et Kolomna Juvénal, vicaire patriarcal du diocèse régional de Moscou et chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe, le métropolite Valentin (Michtchouk), le métropolite d’Istrinsk Arsène, premier vicaire du patriarche de Moscou pour la ville de Moscou, l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, chef du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, ainsi que les vicaires du Patriarche et du diocèse de Moscou, les supérieurs et supérieures des monastères, le clergé de la capitale. Le général-lieutenant V.S. Ivanovsky, chef de la Direction principale de la police militaire du Ministère de la défense, le général-major E.A. Seleznev, commandant militaire de la ville de Moscou, la garde d’honneur du 154ème régiment Preobrajensky, les militaires participant à la parade de la Victoire du 9 mai, ont également pris part à la cérémonie. Avant la pose de la gerbe, le primat de l’Église orthodoxe russe s’est adressé aux militaires présents au Jardin Alexandre par l’allocution suivante : « Chers membres des forces militaires russes, Je m’adresse toujours à vous avec un sentiment particulier, ici, devant les murs sacrés du Kremlin de Moscou, près de la tombe du Soldat inconnu, laquelle nous rappelle le grand exploit de notre peuple lors de la Grande guerre patriotique. Nous avons vaincu. Ce fut une victoire historique, qui a changé le cours de l’histoire. C’était une victoire qui a sauvé notre peuple et notre pays. À l’avant-garde de cette victoire se trouvait notre armée, des gens capable d’accomplir un exploit. Dieu fasse que l’armée russe actuelle soit pleinement conforme aux grands idéaux de la vaillance militaire, au dévouement, à l’aptitude à accomplir des exploits, qui se manifestèrent durant les années de la Grande guerre patriotique. Que Dieu vous préserve tous de la participation réelle à quelques actions militaires meurtrières. Mais s’il surgit à un certain moment la nécessité de défendre la patrie, nous devons tous, et en premier lieu les forces armées, pouvoir la défendre. Je vous souhaite à tous des jours paisibles, une bonne santé, la force physique et le courage, si nécessaires pour réaliser votre vocation militaire. Bonne fête ! Bonne fête de la victoire ! Bonne fête du 9 mai ! » Après la pose de la gerbe et la minute de silence, l’orchestre militaire a exécuté l’hymne national russe. Le patriarche et le clergé de l’Église orthodoxe russe ont ensuite entonné l’hymne liturgique « mémoire éternelle » « aux dirigeants et aux militaires qui ont donné leur vie pour la foi et la patrie », puis ils ont chanté le tropaire de la fête de Pâques. À la fin eut lieu une marche solennelle de la garde d’honneur du 154ème régiment Preobrajensky. À l’issue de la cérémonie, le patriarche Cyrille a souhaité une bonne fête de la victoire au clergé de Moscou.

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Le patriarche Cyrille a procédé à la bénédiction de la croix à la mémoire du grand-duc Serge Alexandrovitch Romanov à Moscou

Au Kremlin a été inaugurée la croix érigée à la mémoire du grand-duc Serge Alexandrovitch Romanov. Ont participé à la cérémonie le patriarche de Moscou Cyrille et le président Vladimir Poutine. Cinquième fils de l’empereur Alexandre II, le grand-duc, gouverneur général de Moscou et époux de la grande-duchesse Élisabeth (canonisée au nombre des saints martyrs de Russie), fut assassiné au moyen d’une bombe jetée sur son carrosse, alors qu’il passait près de la tour Nikolskaïa du Kremlin, par le terroriste Ivan Kaliaïev. La croix, érigée en 1908 en mémoire de cet événement tragique fut démolie аu cours d’un « samedi de travail » (travail gratuit les jours fériés, généralement le samedi, à l’époque soviétique), auquel participait personnellement Lénine. Le 1er mai, 99 années se sont écoulées depuis la démolition de la croix d’origine. On peut visionner ci-dessous quelques extraits de la cérémonie :

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« Nous ne combattons pas les morts » : un prêtre russe raconte l’histoire du plus grand cimetière allemand de la Seconde Guerre mondiale en Russie

« Il est primordial d’enterrer correctement les soldats ennemis, car la victoire n’a pas de sens sans la bienveillance des vainqueurs », a déclaré le prêtre orthodoxe Viatcheslav, qui a aidé à organiser l’un des plus grands cimetières militaires allemands d’Europe, lequel est situé près de Saint-Pétersbourg. Dans ce cimetière militaire allemand, qui a été ouvert en l’an 2000 dans le village de Sologoubovka, à environ 80 km de Saint-Pétersbourg, sont enterrés environ 54.000 militaires allemands de la seconde guerre mondiale, selon le site officiel de la Commission des sépultures de guerre allemandes, ONG responsable pour l’entretien de celles-ci en Europe et en Afrique du Nord. Ce cimetière peut contenir jusqu’à 80.000 tombes. Jusqu’à maintenant plus de 35.000 soldats allemands ont été identifiés, selon la commission. « Nous sommes à un endroit unique pour les relations russo-allemandes » a déclaré le père Viatcheslav, qui est l’archiprêtre de l’église de la Dormition située non loin de là. « À mes yeux, il s’agit là du plus grand projet entre la Russie et l’Allemagne, dont l’initiative a été prise par la paroisse d’un petit village russe, mais qui a trouvé un écho chez les hommes politiques et le public dans toute l’Europe » a-t-il précisé. Sologoubovka a été choisi pour héberger le cimetière en raison des 3.500 militaires allemands qui y ont été enterrés pendant la seconde guerre mondiale. « C’était le facteur décisif pour installer le cimetière ici… Les restes ont été exhumés et transférés sur le lieu destiné à l’inhumation » a précisé le père Viatcheslav. Selon lui, le cimetière abrite actuellement « les restes des militaires allemands de tout le Nord-Ouest de la Russie, mais la majorité provient des proches districts de la région de Leningrad ». Les forces nazies n’ont jamais pu s’emparer de la ville de Leningrad, actuellement Saint-Pétersbourg. Cependant, elles procédèrent au blocus de la ville, qui dura 872 jours, du 9 septembre 1941 au 27 janvier 1944, qui coûta la vie de plus de 640.000 civils selon les statistiques officielles. Les nouveaux chiffres fournis par le ministère russe de la défense s’élèvent à 1,4 millions de personnes mortes pendant le siège. Le père Viatcheslav ajoute que les restes des troupes allemandes découverts en Russie étaient incinérés avant que ce cimetière soit ouvert. « Selon l’accord signé entre la Russie et l’Allemagne en 1992, la partie allemande n’a pas le droit d’indiquer les noms sur les tombes à Sologoubovka. Nous savons qui y est enterré, mais aucun signe personnel n’est placé sur les tombes, bien que nous pouvons voir les noms de chacun des morts gravé sur une pierre » a déclaré encore le père Viatcheslav. Le prêtre rappelle que des groupes entiers viennent d’Allemagne à la recherche de leurs proches, ajoutant qu’il essaye d’aider tous ceux qui viennent. Il précise encore que ceux qui reposent à Sologoubovka « ne relèvent pas de l’Église orthodoxe russe. Aussi, ils ne font pas l’objet de rites funéraires orthodoxes… mais la juste compréhension et l’aptitude à voir les résultats ravageurs de la guerre rendent ce cimetière très important pour les Russes également ». Le père Viatcheslav a poussé à la création de ce cimetière militaire allemand à Sologoubovka parce qu’il croit que « chaque soldat a le droit à une tombe ». « Nous devons rendre le soldat à la terre, indépendamment de qui il était… Nous ne combattons pas les morts… Les crimes et les criminels de guerre doivent être condamnés, mais il est vain de combattre les restes », a-t-il expliqué. Le prêtre a évoqué un officier militaire russe qui rend visite chaque année le 9 mai – jour de la victoire – pour y présenter ses respects, disant que « ceux-ci sont aussi des soldats. Un soldat n’est pas responsable de son commandement. Il ne fait que suivre les ordres ». Le père Viatcheslav ajoute que « si un vainqueur n’est pas bienveillant, cela veut dire qu’il n’a pas réellement vaincu… S’il est vindicatif, s’il est cruel, s’il ne dépasse pas la partie vaincue sur le niveau éthique, sa victoire est alors temporaire. Je pense que les Russes ont gagné cette guerre non pas seulement par des armes, mais par les valeurs morales professées par notre peuple et notre culture ». Près du cimetière, « le projet pacificateur » à Sologoubovka inclut l’église de la Dormition et le « Parc de la paix ». L’église « a été restaurée non seulement avec des fonds russes et allemands, mais aussi d’autres pays d’Europe ». Cette église, pendant la guerre, a été l’objet de tirs de l’artillerie nazie et a été détruite, restant « en ruine, couverte d’arbres et de buissons » dit l’archiprêtre. L’église devait être entièrement démolie pour laisser la place à une route conduisant au nouveau cimetière, mais l’engagement du père Viatcheslav a sauvé le lieu de culte. « Finalement, nous sommes arrivés à la conclusion que la reconstruction de l’église par des efforts communs serait un signe de réconciliation. Nous avons maintenu l’église, construit le cimetière et uni ces deux éléments dans le Parc de la paix ». Le Parc de la paix, « un terrain avec des plantations, des éléments architecturaux et des sculptures » est destiné « à souligner la tragédie de la guerre et la bénédiction de la paix ». Le père Viatcheslav déclare que tout le monde n’a pas bien accueilli l’idée de créer un cimetière pour les troupes ennemies. Cependant, nombreux sont ceux des opposants qui ont finalement compris l’importance d’un tel site pour le futur des relations pacifiques entre la Russie et l’Allemagne : « Comment cela s’est-il produit ? Nous les avons tout simplement amenés aux cimetières militaires russes en Allemagne. Ils ont vu que leurs amis reposaient dans des tombes bien entretenues avec leurs noms gravés dans la pierre ». L’archiprêtre déclare que ce qui s’est produit était presque un « miracle » : « Lorsque ces vieilles personnes, les vétérans, sont revenus à Sologoubovka, ils ont posé des fleurs sur les tombes allemandes ». Un court film vidéo sur le cimetière et l’église, avec les commentaires du père Viatcheslav est disponible ici https://youtu.be/eXBrDqn-01g (en russe avec sous-titres en anglais).

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Office de commémoration annuelle de l’archiprêtre Ignace Peckstadt

L’office de commémoration annuelle de l’archiprêtre Ignace Peckstadt a été célébrée le samedi 6 mai 2017 à la paroisse de Saint André à Gand. Un an après le décès de Père Ignace d’éternelle mémoire, son fils par la chair Son Eminence le Métropolite Athénagoras de Belgique et Exarque des Pays-Bas et du Luxembourg accompagné par des prêtres et de nombreux fidèles de la Sainte Métropole ont honoré sa mémoire et souhaité son repos éternel dans la paroisse de Gand qu’il a lui-même fondé. Au côté de Son Eminence se trouvaient Son Excellence l’Evêque Eymenios de Lefkis, Evêque auxiliaire de la Sainte Métropole d’Allemagne et ancien ami du défunt père, ainsi que son frère par la chair père Bernard et son gendre père Dominique, accompagnés des prêtres et diacres de la Sainte Métropole de Belgique. En prière, étaient également présentes Mère Ioanna, Mère Supérieure du Monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Asten aux Pays-Bas et soeur Sophia du Monastère de Saint Jean Baptiste à Essex en Grande Bretagne. Père Ignace était un avocat renommé à son époque puisqu’il a agit activement avec Son Eminence Panteleimon l’ancien Métropolite de Belgique pour la reconnaissance de l’Eglise Orthodoxe par l’Etat Belge. Il devint prêtre, organisant les paroisses de la région de Flandre et donnant à l’Eglise ses deux fils et son gendre qui servent comme clercs l’Orthodoxie au centre de l’Europe jusqu’à ce jour. Son Eminence le Métropolite Athénagoras de Belgique a célébré avec émotion, après la Divine Liturgie, l’office de commémoration annuelle et, à sa fin, il remercia toutes les personnes présentes qui honorèrent la mémoire de son père par la chair, exprimant également le message d’espoir de Résurrection qui émane de la Résurrection du Christ notre Sauveur.Après la Divine Liturgie et de l’office de la commémoration, une petite réception à été offerte à la salle de fête de la paroisse.

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Des coups de feu ont été tirés à Kiev en direction d’un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine

À Kiev, des coups de feu ont été tirés en direction de l’archiprêtre Zacharie Kerstiouk, dirigeant de la Mission « Charité sans frontières ». Le prêtre a raconté l’événement sur sa page Facebook. « Vers 16h10, près du grand magasin « Ukraina », deux tirs ont eu lieu dans ma direction », écrit l’archiprêtre. Alors qu’il se dirigeait vers l’arrêt du tramway, il entendit, venant de l’autre côté de la rue, des cris provenant d’hommes se trouvant dans une voiture blanche (type Renault Kangoo), attirèrent son attention. « Je regardai dans leur direction et j’ai vu un homme qui tenait un pistolet dans ses mains, pointé dans ma direction, je me suis immédiatement assis, puis couché sur l’asphalte. L’homme cria quelque chose comme « prends ça, crétin ! » et il tira deux fois. Il y a au moins une cinquantaine de témoins », a déclaré le père Zacharie. L’archiprêtre considère qu’il s’agit là d’une intimidation (« S’ils l’avaient voulu, ils seraient parvenus à me tuer »), qu’il lie à ses voyages caritatifs dans l’Est de l’Ukraine, que la Mission « Charité sans frontières », qui agit sous l’égide de l’Église orthodoxe d’Ukraine, réalise depuis le début du conflit armé au Donbass. « Il en ressort que les gens qui veulent me contraindre à renoncer aux voyages dans la zone de conflits, sont passés des menaces verbales aux actes réels », a ajouté le père Zacharie. L’archiprêtre a précisé qu’il ne s’adressera pas à la police, mais qu’il procédera au voyage dans la zone des conflits au Donbass, comme prévu. « Si vous voulez m’aider, tout simplement, priez ! », a conclu l’archiprêtre.

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Le nouveau gouvernement bulgare a prêté serment en présence du patriarche de Bulgarie Néophyte

Le nouveau gouvernement bulgare a prêté serment le 4 mai en présence du patriarche de Bulgarie Néophyte. Le premier ministre Boïko Borisov et les ministres de son cabinet ont prêté serment à l’Assemblée nationale. Ils l’on fait devant le saint Évangile et la Croix, en présence du patriarche Néophyte, qui est venu à l’Assemblée nationale accompagné par le métropolite d’Europe occidentale et centrale de l’Église orthodoxe bulgare, le métropolite Antoine. Le patriarche et sa suite ont été ensuite reçus par le président du parlement, M. Dimitar Glavtchev et son cabinet, où ils ont attendu la fin de la partie administrative de la séance. Après la présentation de la structure du gouvernement et sa composition, ainsi que le vote subséquent, le Président de l’Assemblée nationale a invité le Patriarche bulgare dans l’hémicycle pour la prestation de serment. Les députés et les ministres nouvellement élus se sont levés lors de l’entrée du patriarche en signe de respect. Après avoir reçu la bénédiction du patriarche, les nouveaux ministres avec à leur tête, le premier ministre Boïko Borisov, se sont approchés de la table sur laquelle étaient posés la Croix et l’Évangile, puis ont prêté serment d’observer la Constitution et les lois du pays et d’agir dans l’intérêt du peuple. À la sortie du parlement, devant les médias, le patriarche Néophyte a souhaité au nouveau parlement, « la réussite, la joie d’avoir accompli les promesses. Et nous prierons pour leur succès ».

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Le métropolite Hilarion : « Ne crachons pas sur notre histoire »

Le 22 avril 2017, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, répondait aux questions d’Ekaterina Gratcheva dans l’émission « L’Église et le monde » sur la chaîne de télévision « Rossia-24 ». Cette émission est diffusée les samedis et les dimanches.

E. Gratcheva : Bonjour ! Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, commente l’actualité de la semaine.
Le métropolite Hilarion : Bonjour, Ekaterina ! Bonjour, chers frères et sœurs.
E. Gratcheva : Le tribunal de grande instance de notre pays a interdit les « Témoins de Jéhovah » en tant qu’organisation sur l’ensemble du territoire de la Russie. Beaucoup ont salué cette nouvelle, mais certains craignent que le gouvernement perde tout contrôle sur cette organisation, maintenant qu’elle est interdite. Qu’en pensez-vous ?
Le métropolite Hilarion : Je ne pense pas que l’état contrôlait réellement cette organisation, parce qu’il s’agit d’une secte, qui plus est d’une secte totalitaire et nuisible. Je parle en connaissance de cause, car je me suis souvent entretenu avec d’anciens adeptes de cette secte. Dans l’église dont je suis le recteur, nous organisons tous les six mois une cérémonie de réintroduction dans l’Église des personnes l’ayant quittée pour faire partie d’une secte. Parmi elles, il y a d’anciens « Témoins de Jéhovah ».
Il s’agit vraiment d’une secte dangereuse, bien qu’elle se définisse comme confession chrétienne. Lorsque ses adeptes s’approchent des piétons dans la rue et leur proposent de prendre connaissance d’une brochure, ils ne disent pas qu’ils font partie de la secte des « Témoins de Jéhovah », ils se présentent comme chrétiens. Pourtant, ils tordent la doctrine chrétienne, proposent une interprétation inexacte de l’Évangile. La doctrine des Jéhovistes est faussée, ils ne croient pas que Jésus Christ est Dieu et Sauveur, ils n’acceptent pas le dogme de la Sainte Trinité. C’est pourquoi ils ne peuvent pas être appelés chrétiens.
Mais le danger de cette secte n’est pas tant dans ce détournement de la doctrine chrétienne, car ce n’est pas une raison pour mettre des gens en prison ou leur retirer leur licence. Elle est dangereuse parce que c’est une secte totalitaire, dont les agissements sont fondés sur la manipulation de conscience. Ses adeptes détruisent le psychisme des gens, détruisent les familles. Si quelqu’un décide de quitter la secte, ses plus proches parents, même son mari ou sa femme, ses enfants, ses parents, n’ont plus le droit de communiquer avec lui, ni doivent plus s’asseoir à sa table. L’ancien adepte devient paria dans sa propre famille si les membres de celle-ci continuent à faire partie de la secte.
Si, au contraire, quelqu’un fait partie des Témoins de Jéhovah, tandis que sa famille n’en n’est pas membre, il doit pratiquement rompre tout lien avec ses proches. Beaucoup de familles ont été ainsi détruites. Bien plus, les Témoins de Jéhovah, connus pour être contre les transfusions sanguines, sont responsables de la mort des gens qui auraient pu être sauvés par cette méthode de soin. Cela ne concerne pas seulement des vies d’adultes, mais aussi des vies d’enfants. Il y a eu des cas où des enfants sont morts parce qu’on ne leur a pas fait de transfusion sanguine à temps, la doctrine de cette secte l’interdisant.
On ne peut donc que se réjouir de l’interdiction de cette secte en Russie. En même temps, je tiens à souligner que l’Église n’est pour rien dans cette décision. On ne nous a pas consultés. L’Église, d’une façon générale, n’appelle pas à poursuivre en justice les hérétiques, les sectateurs, ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. L’état n’a pas pris sa décision en partant de motifs doctrinaux, mais parce que l’activité de cette secte a une dimension extrémiste. Il ne s’agit pas d’opposition aux fondements de la foi de telle ou telle religion, mais d’infraction au code civil.
Il est indéniable que les membres de la secte continueront leur activité. Je ne pense pas qu’il sera plus difficile de les contrôler, puisqu’on ne les contrôlait pas auparavant. Mais, du moins, ils cesseront de se présenter comme confession chrétienne. Autrement dit, sur le marché des confessions, ce produit ne sera plus présenté, ce qui sauvera certainement bien des familles et même des vies.
E. Gratcheva : En tous cas, ils ne pourront plus louer des Palais de la culture ou d’autres espaces pour leurs réunions.
Le métropolite Hilarion : Ils ne pourront plus louer de Palais de la culture, ni de stades, et leur influence délétère et néfaste diminuera donc.
E. Gratcheva : Nous venons d’apprendre que, pour la première fois depuis 930 ans, les reliques de l’un des saints les plus vénérés dans notre pays, saint Nicolas le Thaumaturge, seront amenées en Russie. Près de la moitié des églises russes lui sont dédiées, il y a des parcelles de ses reliques dans beaucoup d’églises. Alors, quel est le sens, quelle est l’importance de la visite de ces reliques, transportées depuis la ville italienne de Bari ?
Le métropolite Hilarion : Je tiens à parler de l’histoire de cet évènement. Saint Nicolas est sans doute le saint le plus vénéré, non seulement en Russie, mais dans bien d’autres parties du monde. Ses reliques étaient conservées dans la ville dont il fut l’évêque, Myre en Lycie, une ville située sur le territoire de l’actuelle Turquie. Aux VI, VII, VIII siècles, elle a souvent fait l’objet de raids de la part des Arabes, d’abord, puis des Turcs. Comme l’existence même du christianisme était menacée, en 1087, les habitants de de Bari ont pris la décision de transférer les reliques de saint Nicolas dans leur ville. Pour cela, ils ont tout simplement volé les reliques. Ils sont venus à Myre, ont ligoté les moines qui gardaient les reliques, les ont volé, et transporté en bateau. Lorsque les moines ont été libérés, il était trop tard.
Singulièrement, ce vol est célébré comme une fête dans l’Église russe. Le 22 mai, lorsque nous faisons mémoire de saint Nicolas, nous fêtons en fait la translation des reliques de saint Nicolas de Myre en Lycie à Bari. C’est un exemple de ce dont parlait saint Jean Damascène dans son Précis de la foi orthodoxe : Dieu utilise parfois les œuvres mauvaises des hommes pour en tirer un bien. On se demande, en effet, ce que seraient devenues ces reliques si elles n’avaient pas été transférées à temps à Bari. Cela s’est produit il y a 930 ans. Depuis, les reliques n’ont jamais quitté la ville italienne. Lorsque le Patriarche Cyrille a rencontré l’an dernier le Pape François, l’un des sujets de négociations a été la possibilité de transporter en Russie les reliques de saint Nicolas. C’est ainsi qu’une grande partie de ces reliques séjournera dans notre pays. Elles seront exposées à l’église du Christ Sauveur.
Saint Nicolas est un saint qui réagit étonnamment aux prières. Il y a des quantités de témoignages de grâces reçues très rapidement. Il aide dans les circonstances difficiles de la vie, dans les malheurs, et même pour résoudre les petits problèmes du quotidien.
E. Gratcheva : Monseigneur, j’aimerais soulever un thème dont nous discutons rarement dans notre émission : le cinéma. Le film d’Alexeï Outchitel’, « Matilda », qui doit prochainement sortir sur les écrans, a suscité de vives réactions dans la société. Ce film part de faits réels, l’histoire d’amour entre le futur empereur Nicolas II et la ballerine Mathilde Kchessinskaïa. Beaucoup d’orthodoxes, sans avoir vu le film, l’accusent d’offenser les sentiments des croyants. L’Église peut-elle et doit-elle, à votre avis, formuler sa propre opinion sur un film, sur une exposition, sur un livre, si ces œuvres parlent d’une personnalité canonisée ?
Le métropolite Hilarion : L’Église a naturellement déjà formulé sa position, et ce à plusieurs reprises.
Nous approchons du centenaire de la fin tragique du dernier empereur russe et de sa famille. Il y a quelques années, j’ai accompagné le Patriarche Cyrille dans un voyage en Serbie, et nous avons participé à un évènement étonnant : sous une pluie battante, le Primat de l’Église russe et le Patriarche Irénée de Serbie ont consacré un monument au tsar-martyr, le dernier Empereur de Russie, Nicolas II, en plein centre de Belgrade. C’était très touchant, car la Serbie manifestait ainsi sa reconnaissance à l’empereur de Russie, qui avait soutenu le peuple serbe.
Dans notre pays, pour autant que je sache, il n’y a aucun monument au dernier empereur russe. Nous avons des quantités de monuments à Lénine, qui peut à bon droit être critiqué. Nombre de personnages historiques douteux ont leur monument sur nos places ou sont représentés dans la toponymie de nos villes, mais le dernier empereur, pendant le règne duquel beaucoup de bonnes choses ont été faites pour le pays, n’a toujours pas de monument. Le centenaire de sa mort approche, celui de cette atroce exécution perpétrée sans jugement sur lui, sur son épouse et ses enfants mineurs. Comment le pays se prépare-t-il à cette date ? En tournant un film sacrilège, soi-disant basé sur des faits historiques, alors que les faits historiques y sont tous détournés. Ce film est, à mon avis, l’apothéose de la vulgarité.
E. Gratcheva : Vous avez vu le film ?
Le métropolite Hilarion : Oui, je l’ai vu, j’ai été invité par le metteur en scène en personne. Je dois dire qu’il y a deux ou trois ans, il m’avait montré son projet et voulait même que j’y prenne part, il pensait, par exemple, que ma musique pourrait être utilisée dans le film. J’ai dit tout de suite que le scénario me paraissait douteux et que les réactions risquaient d’être assez vives. Malgré tout, après avoir fini le film, Alexeï Efimovitch m’a proposé de le voir.
Après quelques hésitations, j’ai décidé d’aller voir le film, au moins pour ne pas être un de ceux qu’on accuse de critiquer sans avoir vu. Après avoir regardé, j’ai dit à Alexeï Efimovitch que je n’avais rien de bon à dire sur son film. Il a été déçu, peut-être vexé. Malheureusement, comme je l’ai dit, le film détourne les évènements historiques et tout y est présenté de façon caricaturale. Le film s’ouvre sur un cadre de la scène du théâtre Mariïnski : la bretelle du bustier de Mathilde Kchesinskaïa se dégrafe, dénudant le sein… L’héritier du trône, assis dans la loge impérial, se dresse sur son fauteuil, tout excité. Le film commence par cette vulgarité et continue dans le même esprit.
E. Gratcheva : Votre critique concerne le fond même de l’œuvre, donc on ne peut rien arranger au montage ou en post-production ?
Le métropolite Hilarion : Je ne pense pas qu’on puisse arranger quoi que ce soit. Certes, je n’ai vu le film qu’inachevé, il restait des choses à terminer. Mais je ne pense pas qu’on ait changé quoi que ce soit sur le fond. Et je ne pense pas non plus qu’on puisse y changer grand-chose, car c’est l’approche d’une personnalité historique de cette envergure qui est incorrecte. Je ne parle pas des qualités ou des défauts artistiques de ce film.
L’empereur Nicolas II a été canonisé, l’Église a sa façon à elle d’envisager cette personnalité. Le jour de son décès, le jour anniversaire de l’assassinat de la famille impériale, des dizaines de milliers de personnes participent à une procession allant du lieu de la fusillade au lieu présumé de l’inhumation. La procession dure cinq heures, et rassemble soixante, soixante-dix ou quatre-vingt-mille personnes. Vous vous imaginez quelle sera la réaction des fidèles orthodoxes lorsque ce film sortira !
Certes, on peut dire : vous n’avez qu’à ne pas regarder, si ça ne vous plaît pas. Mais il s’agit de notre patrimoine national, de notre histoire. Nous ne devons pas cracher sur notre histoire. Nous ne devons pas humilier de cette façon, publiquement, les gens de ce niveau, de cette envergure, en les représentant comme ce film représente le dernier empereur russe. Je ne parle même pas de la représentation de la dernière impératrice, Alexandra Feodorovna, dont le film fait une véritable sorcière, alors qu’elle aussi a été canonisée.
E. Gratcheva : Monseigneur, mais on pourrait objecter qu’il faut distinguer le personnage historique du saint orthodoxe, le souverain du martyr. Le critique littéraire I. Aïkhenvald disait bien : « Pouchkine, ce n’est pas Alexandre Serguievitch ». Où passe la frontière entre les deux ?
Le métropolite Hilarion : Nicolas II a vécu une histoire d’amour réelle, celle de son amour pour la femme qui est devenue l’impératrice. Il en est tombé amoureux dès l’adolescence, on peut même dire dès l’enfance, lorsqu’ils se sont vus pour la première fois. Et il est resté amoureux d’elle toute sa vie. Son aventure avec Mathilde Kchessinskaïa est un amour de jeunesse, qui n’a pas duré longtemps. Cette aventure s’est terminé après les fiançailles du futur tsar, et Nicolas II n’a jamais trompé sa femme. Pour résumer, il y a bien eu une histoire d’amour entre le tsarévitch et la ballerine. Mais en faire toute une histoire, en tirer une soi-disant œuvre d’art, un film qui cartonne en caisses, et célébrer ainsi le centenaire de l’assassinat de la famille impériale, tout cela est vraiment profondément incorrect.
E. Gratcheva : Le 18 avril, le Conseil d’état réuni à Novgorod a discuté de l’activité de ce qu’on appelle des « organisations de micro-finances », qui prêtent de petites sommes à des taux très élevés. Le Patriarche a publiquement condamné cette pratique, disant qu’il fallait plutôt créer des banques pour les pauvres. Comme l’Église propose-t-elle de lutter contre les usuriers du XXI siècle ?
Le métropolite Hilarion : L’Église s’est toujours prononcée contre l’usure, car l’usure est une forme légale d’exploitation des malheurs. Prenons ce qu’on appelle les « micro-crédits ». De quoi s’agit-il en réalité ? Quelqu’un n’a pas assez d’argent pour vivre jusqu’à sa prochaine paye, il fait un petit emprunt. Puis un second. Le pourcentage à rendre peut excéder plusieurs fois les sommes empruntées. Lorsque vient le moment de rendre l’argent, le créditeur n’a pas de quoi payer. On peut alors lui confisquer ses biens, son appartement, etc.
Il s’agit donc en fait d’un système criminel. Le Patriarche n’en a pas parlé pour rien : les gens viennent nous voir, nous, membres du clergé, ils écrivent au Patriarche. L’état doit contrôler cette activité. Le fait de pouvoir emprunter et rendre ensuite peu à peu une somme n’est pas mauvais en soi, cela aide beaucoup de gens, notamment les jeunes familles, qui peuvent ainsi acheter un appartement. Mais lorsque cela devient un moyen de soutirer aux gens l’argent qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront jamais, il s’agit d’une activité inadmissible qui doit être strictement contrôlée.
Dans la seconde partie de l’émission, le métropolite Hilarion a répondu aux questions postées par les téléspectateurs sur le site du programme « L’Église et le monde » vera.vesti.ru.
Question : Comment Dieu peut-il aider, lorsqu’un proche est à l’article de la mort ? Quelles prières peut-on dire pour que Dieu entende et aide ?
Le métropolite Hilarion : L’Église est très attentive envers les gens qui sont au seuil de la vie éternelle. Elle propose différentes prières et rites, ainsi que des sacrements qui sont célébrés pour que la personne puisse se préparer au mieux à la mort. Nous disons que toute la vie doit être une préparation à la mort, car la mort n’est pas seulement la fin de la vie terrestre, mais un passage à la vie éternelle. De notre vie sur terre dépend notre sort dans la vie éternelle. Si vous savez qu’un de vos parents va bientôt mourir, il faut avant tout se préoccuper de ce qu’il ne meure pas sans confession ni communion.
La confession et la communion sont les sacrements qui nous soutiennent tout au long de notre vie et nous aident à nous préparer à l’heure de la mort. La famille, par pitié envers le mourant, lui cache souvent l’approche de la mort, craint d’inviter le prêtre, de peur que le mourant ne devine sa fin prochaine. A cause de quoi, malheureusement, beaucoup de gens sont privés de la possibilité de se confesser et de communier avant de mourir. C’est pourquoi, si vous savez que quelqu’un va bientôt mourir, appeler le prêtre, sans attendre le moment où la personne aura déjà perdu connaissance et que la visite du prêtre devienne pratiquement inutile.

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Jovan Nikoloski