25/05/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Pour la première fois, une partie des reliques de saint Nicolas sera amenée depuis l’Italie en Russie

Une partie des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge, qui sont conservées dans la basilique de Bari, seront amenées en Russie, où elles séjourneront du 21 mai au 28 juillet 2017. Cette information a été communiquée aux journalistes par le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « C’est un événement unique depuis 930 ans que séjournent les reliques à Bari. Au cours de cette période, elles n’ont jamais quitté la ville » a déclaré le métropolite. Répondant aux questions, le métropolite a précisé que les reliques du saint seront présentées à la vénération des fidèles d’abord en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et, ensuite, dans l’une des principales cathédrales de Saint-Pétersbourg. Cette venue des reliques a été négociée entre le pape François et le patriarche Cyrille, suite à la rencontre de la Havane le 12 février de l’an passé. « Chaque année, des centaines de fidèles du Patriarcat de Moscou séjournent à Bari, afin de vénérer les précieuses reliques du grand saint de Dieu. Toutefois, pour la majorité des orthodoxes de Russie, de tels pèlerinages lointains sont difficiles à réaliser. Le pape de Rome François et le patriarche de Moscou et de toute la Russie espèrent que la prière auprès des reliques miraculeuses du saint serviront au renforcement de la foi dans le cœur du peuple » a déclaré le métropolite.

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L’Église orthodoxe russe appelle à honorer activement la mémoire de ceux qui ont souffert pour la foi pendant la période soviétique

Il faut ériger des monuments aux néomartyrs réprimés pour la foi pendant la période soviétique, et donner leurs noms aux rues, a déclaré le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « Voici à qui il faudrait ériger des monuments, voici les noms d’après lesquels il faudrait nommer les rues et les places, au lieu de soutenir artificiellement la vénération des bourreaux, des terroristes et des assassins, dont le souvenir est immortalisé dans les appellations des places et des rues de nombreuses villes de notre grande Patrie » a déclaré le métropolite Hilarion mercredi à Saint-Pétersbourg, au Vème plénum du Comité consultatif interconfessionnel chrétien dédié à la signification des événements de 1917. Il a rappelé que dans les années 1930, le nombre des victimes des persécutions parmi le clergé atteignait les dizaines de milliers, et parmi les fidèles des millions. « Selon les données de la Commission gouvernementale pour la réhabilitation des victimes des répressions politiques, 136.900 clercs orthodoxes ont été arrêtés en 1937, dont 85.300 ont été fusillés. En 1938, 28.300 ont été arrêtés, dont 21.500 ont été fusillés. Le nombre total des fidèles qui ont péri pendant les années des persécutions sont connus de Dieu seulement » a souligné le hiérarque, qui a mentionné qu’en 1939, il n’y avait plus que cent églises orthodoxes ouvertes sur plus de 60.000 en activité en 1917. Il ne restait alors en liberté que quatre évêques diocésains, pour lesquels « le NKVD avait fabriqué des « preuves » destinées à les faire arrêter, ce qui pouvait se produire à n’importe quel moment ». Le métropolite a rappelé que, actuellement, plus de 1760 néomartyrs et confesseurs de l’Église russe ont été canonisés, et il a qualifié « d’aveuglement spirituel » la cause des événements révolutionnaires en Russie. « Durant la période prérévolutionnaire, année après année, sous l’influence de différents facteurs, la justice Divine en tant que fondement de la vie nationale a été remplacée par la justice humaine. Le principe évangélique d’amour envers Dieu et le prochain a été remplacé par des fantasmes hédonistes et égoïstes. La figure du Christ comme idéal à imiter, a été remplacée par les figures des rebelles et des ennemis de Dieu. Les idées à la mode du courant libéral sont devenues plus populaires que l’Évangile. La débauche et l’ivrognerie sont devenues la norme de la vie », a-t-il fait remarqué. À la rencontre ont participé les représentants des communautés orthodoxes, catholiques-romaines et protestantes d’Azerbaïdjan, Arménie, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Ukraine et Estonie.

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L’exposition « églises et chapelles orthodoxes d’Estonie » a été inaugurée le 26 avril au musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade

L’exposition « églises et chapelles orthodoxes d’Estonie » a été inaugurée le 26 avril au musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade. Après l’allocution d’accueil prononcée par le diacre Vladimir Radovanović, directeur du Musée de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche de Serbie Irénée et M. Daniel Erik Schaer, ambassadeur de la République d’Estonie en Serbie, ont inauguré l’exposition en présence de nombreux invités et journalistes. À l’inauguration assistaient l’évêque de Toplica Arsène, Mileta Radojević, directeur du bureau pour la collaboration avec les Églises et communautés religieuses, Petar Rakocević, consul honoraire de la République d’Estonie en Serbie, Zoran Nedeljković, directeur de la Bibliothèque patriarcale, Radovan Pilipović, directeur des Archives de l’Église orthodoxe serbe, Zoran Mihajlović, directeur de l’Académie de l’Église orthodoxe serbe pour la restauration et la conservation des monuments, les représentants du corps diplomatiques, du ministère des Affaires étrangères, de la municipalité de Belgrade, ainsi que de nombreuses personnalités de la capitale. Remerciant tous ceux qui, par leur travail, ont contribué à ce que soit présentée, de façon agréable, l’orthodoxie d’Estonie, le patriarche Irénée a exprimé sa grande satisfaction que l’exposition ait eu lieu au Musée du patriarcat, et que l’on puisse ainsi faire connaissance de l’histoire, de la culture et des lieux saints d’Estonie. Sa Sainteté a souhaité que ces églises qui, par la force des événements historiques, ont été dévastées, soient remises en état au moins pour permettre que la sainte Liturgie y soit célébrée. L’ambassadeur d’Estonie, M. Schaer, a remercié le patriarche Irénée et l’Église orthodoxe serbe pour leur hospitalité, soulignant que, dans le cadre des relations bilatérales, les liens culturels et spirituels sont particulièrement importants et que cette exposition donne à chaque visiteur la possibilité de voir de nombreux édifices religieux, particulièrement les églises en bois, pour lesquelles ce pays d’Europe du Nord est connu dans le monde. Remerciant tous ceux qui ont soutenu la réalisation de l’exposition, l’ambassadeur a offert au patriarche de Serbie une monographie qui sur environ mille pages, offre un témoignage sur toutes les églises orthodoxes et monastères d’Estonie. Il a exprimé sa reconnaissance aux auteurs de l’exposition, qui est ouverte jusqu’au 19 mai 2017. Une vidéo de l’inauguration de l’exposition est disponible ci-dessous.

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Un nouveau film du métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Le monastère »

Aujourd’hui, sur toute la vaste étendue du territoire de l’Église orthodoxe russe, depuis la Carélie jusqu’à l’Extrême-Orient, se poursuit l’ouverture de nouveaux monastères. Le film du métropolite Hilarion, que l’on peut visionner ici (en russe) décrit le monastère contemporain et sa mission spirituelle. Qu’est-ce qui fait vivre les moines et quel est le but de leur vie ? Pourquoi les monastères russes, au cours des siècles, ont été considérés comme les appuis de l’Église et de l’État ? Le film raconte l’histoire des monastères et leur influence sur l’éducation morale du peuple, ainsi que la renaissance du monachisme dans la Russie contemporaine.

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« Ce n’est qu’en nous souvenant de nos martyrs que nous pouvons construire l’avenir de l’Église » – interview de l’archevêque Marc (Arndt) de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au site du monastère Sretensky de Moscou

De passage à Moscou, l’archevêque Marc (Arndt) de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a donné l’interview suivante, que nous reproduisons en intégralité, précédé par l’introduction du monastère Sretensky :

« Cette année, notre Église commémore le dixième anniversaire d’un événement très important : la réunion de ses deux branches : le Patriarcat de Moscou et l’Église russe hors-frontières. L’acte de communion canonique a été signé en mai 2007, le jour de la fête de l’Ascension du Seigneur. Et la fête de l’Ascension de cette année sera particulière au monastère Sretensky : en ce jour sera consacrée la nouvelle église du monastère, dédiée aux nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe. L’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Arndt), qui a fait beaucoup pour que la division de l’Église russe soit surmontée, évoque dans une interview l’expérience résultant de l’unité de l’Église pendant ces dix années, ce que signifie pour nous tous la vénération des néomartyrs, les événements et les processus ayant rendu possible la réunification ».

– Monseigneur, en tant que participant direct au processus de réunification des deux branches de l’Église russe – le Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe russe à l’étranger – comment évaluez-vous ces événements après que dix années se soient passées ?

Signature de l’Acte de communion canonique entre le Patriarcat de Moscou et l’Eglise russe hors-frontières en 2007

– Cela était nécessaire et juste. Nous avons toujours su que cela était nécessaire et maintenant, nous n’avons pas changé d’opinion. L’Église russe hors-frontières ne s’est jamais considérée comme un organisme séparé, indépendant, elle s’est toujours perçue comme une partie de l’Église russe une. C’est ce qui figurait sur la première page de nos statuts. C’est précisément pourquoi nous n’avons canonisé les néomartyrs qu’en 1981. Des appels en se sens avaient été formulés bien avant, mais nos pères avaient des doutes. Même le métropolite Anastase avait refusé la canonisation du saint et juste Jean de Cronstadt. Tous comprenaient qu’il fallait canoniser le père Jean, mais Mgr Anastase disait : « Nous ne voulons pas faire ce qui peut constituer une sorte de rupture entre les deux branches de l’Église russe ». Ce n’est que lorsqu’il nous a semblé que le pouvoir soviétique serait éternel, que rien ne changerait, tandis que l’Église en URSS n’était pas libre d’exprimer sa volonté, c’est alors que nous avons commencé à canoniser, graduellement : d’abord St Jean de Cronstadt, puis St Germain d’Alaska, Ste Xénia de Saint-Pétersbourg… et enfin les néomartyrs.

– Les martyrs impériaux ?

– Tous, toute l’assemblée des néomartyrs, dont les martyrs impériaux, non pas séparément, non pas en premier lieu. Cette retenue montre que nous n’avons jamais voulu nous séparer. On nous a demandé alors : pourquoi donc ne vous choisissez-vous pas un patriarche ? Ou : pourquoi célébrez-vous en slavon, en allemand et en français, et non en russe ? En fait, nous ne voulions rien créer de nouveau. Peut-être était-ce là une sorte de psychologie d’autoprotection, mais il était important de garder la tradition. Nous nous sommes efforcés de ne rien faire qui pouvait nous diviser. Et Dieu soit loué, il n’y eu pas chez nous de phénomènes comme les « rénovés » [schisme moderniste surgi après la révolution, ndt], les prêtres non canoniques mariés deux fois etc. Pour nous, cela était impensable. L’aspiration à l’unité de l’Église russe a toujours été présente chez nous. La réunification aurait pu se produire avant, en fait dès le début des années 1990, on aurait pu la commencer. Mais si nous y avions été prêts dans les années 1991-1992, nous aurions dû mener les négociations avec Denissenko [actuellement « primat » du « Patriarcat de Kiev », ndt], personne d’autre. Il était alors chargé de toutes les questions liées à l’étranger. Le Seigneur ne l’a pas permis. Tous savaient qui il était et que l’on ne pouvait s’asseoir à la table des négociations avec un tel individu. Un certain processus purificateur était nécessaire, qui permettait d’agir d’une nouvelle façon. Lorsque les néomartyrs ont été canonisés lors de l’Assemblée des évêques à Moscou en l’an 2000, cela a ouvert les portes. Naturellement, cela était alors difficile, et il reste maintenant encore certains problèmes. Par exemple, il y a jusqu’à présent deux archevêques de Berlin et d’Allemagne. Mais, globalement, nos deux diocèses qui couvrent le même territoire, croissent ensemble. Lentement, mais sûrement. Il y a une différence dans l’approche de la vie, les gens le ressentent, mais cela ne sort pas du cadre des différences habituelles. Un diocèse se distingue de l’autre, cela a toujours été ainsi. Les différences qui existent entre nous concernent en partie la célébration liturgique, en partie les usages, que nous avons hérités de nos pères. Nous, à l’étranger, sommes plus conservateurs qu’en Russie. Une communauté qui existe dans un environnement étranger, conserve avec plus de zèle ses particularités et ses traditions, tandis que chez eux [en Russie, ndt] les gens se développent et changent de façon naturelle. Nous sommes plus vulnérables, nous nous trouvons à la limite des civilisations, nous aspirons fortement à garder intact ce que nous avons hérité. Bien avant la réunification, nous avons eu des rencontres et des contacts constructifs. Des clercs de Russie ont participé à certaines de nos manifestations, nos clercs se rencontraient et discutaient avec des clercs de Russie, et ils ont commencé à mieux se comprendre mutuellement, à voir que tout n’est pas comme on se le représente au loin. J’ai toujours été étonné par le fait que les Russes à l’étranger ont gardé leur amour envers la Russie : malgré toutes les séparations et les frontières, cela s’est toujours trouvé à la première place pour eux. Aussi, nous séparer de l’Église russe, de la tradition des pères, cela était inimaginable. Ensuite sont apparus des « zélotes », le plus souvent des convertis récents, particulièrement en Amérique : « Non, non, nous seuls avons raison, et là-bas, en Russie, il n’y a aucune vérité ». Ils repoussaient tout ce qu’il y avait au Patriarcat de Moscou. Ils ne remarquaient que ce qu’il y avait de négatif, ils ne parlaient que de l’œcuménisme. Et là, je pense, nombreux sont parmi nous ceux qui se sont repris et ont compris qu’il fallait agir. Dieu nous a épargné d’en venir au rjet complet [du Patriarcat de Moscou, ndt], cette blessure serait restée incurable ensuite. Il est rare, dans l’histoire de l’Église, qu’un schisme soit guéri. Nous étions séparés administrativement, il n’y avait pas de schisme, il n’y en avait pas même les symptômes, mais il y avait un risque que ceux-ci se manifestent, il venait de gens qui n’étaient pas liés à la Russie, qui ne ressentaient pas envers elle l’amour que lui portaient les anciens émigrés.

– Si l’on considère le processus même de la réunification, non du point de vue canonique, historique, mais spirituel – qu’est-ce qui de votre point de vue était plus difficile à surmonter chez des gens qui ont participé à tout cela, qui en portaient la responsabilité ? Et quelle expérience avez-vous acquise ? Avez-vous peut-être fait quelque découverte ?

– Nous ressentons qu’il y a une différence sérieuse entre les clercs et laïcs qui se trouvent des deux côtés de la frontière – c’est normal vu que nous sommes passés par une voie différente et avons acquis une expérience différente également. Une expérience qui, malheureusement, n’est pas toujours transmise. Je rencontre parfois des jeunes gens qui ne savent déjà plus ce qu’est « le délégué » du gouvernement [qui surveillait et dirigeait de facto toute communauté religieuse du temps de l’URSS, ndt]. Et autres choses semblables. Et naturellement, on ne peut attendre que quelqu’un ici, en Russie, profite de notre expérience, ou que quelqu’un, chez nous, partage la vôtre : nous vivons dans des conditions, des circonstances différentes. Au début, lorsque nous vivions dans la vie locale, cela était très difficile. Le Patriarcat de Moscou participait alors activement aux rencontres œcuméniques, et c’était pour nous tout simplement inacceptable. Ensuite, beaucoup de choses sont devenues plus compréhensibles et faciles, mais il y a encore beaucoup de choses que nous ne comprenons pas maintenant. Il n’y a dans ma famille aucun orthodoxe, si ce n’est moi-même. Vous vivez entourés par des orthodoxes, même s’ils sont fictifs ou potentiels, mais ce n’est pas notre cas. Cela crée une toute autre configuration dans laquelle se développe la vie de l’homme. Notre attitude envers l’œcuménisme est fortement négative parce que nous vivons aux côtés des hétérodoxes, des hérétiques. Il y a encore la question de la sainte Communion : en Occident, dans l’émigration russe, la tradition de communier plus souvent est apparue plus tôt qu’ici, en Russie. L’Église de Moscou a conservé pendant des années, et peut-être le fait-elle en partie encore aujourd’hui les traditions du XIXème siècle. Nous qui vivons hors de Russie, avons plus ressenti ce qui s’est produit en Occident, nous avons vu comme le catholicisme et le protestantisme se décomposent. Nous comprenons que nous n’avons pas besoin de cela. Beaucoup de choses chez nous se passent autrement. Cela, pour nous, par exemple, est absolument inhabituel : il y a en Russie une très forte centralisation. Les Russes, en général, y sont plus enclins que les autres peuples. Nous avons tous un esprit de liberté. Chez nous, chaque diocèse a vraiment sa personnalité, son caractère, son autonomie, nous ressentons très fortement que nous n’avons aucun pouvoir central. Il est impensable que dans mon diocèse vienne quelque métropolite sans mon autorisation. Cette liberté donne une impulsion à la créativité, à la pensée créatrice. Nous n’attendons pas que quelqu’un nous dicte depuis Moscou ce que nous devons faire. Nous décidons nous-mêmes.

– Mais malgré tout, l’expérience de la vie ecclésiale dans la Russie contemporaine post-soviétique a-t-elle été utile pour vous – je veux dire l’Église hors-frontières ?

– Absolument. En premier lieu, la raison pour laquelle je suis ici [à Moscou ndt] aujourd’hui – la conférence inter-conciliaire – était la proposition des clercs de l’Église hors-frontières, et cela a été adopté. C’est important ! C’est précisément le signe de notre conciliarité. C’est l’exemple éclatant que l’Église peut se développer dans des conditions d’une liberté relative. Mais je pense que toute liberté est toujours relative. Bien sûr, nous sommes aussi liés par nos habitudes et nos traditions, mais l’Église devient plus forte lorsque les questions brûlantes de la vie ecclésiale sont largement discutées, et ce non seulement dans le cadre de l’Assemblée des évêques ou du Synode, mais aussi dans un cercle plus large. Cela pour nous, au moins dans cette forme, était impensable à l’étranger : nous vivons trop loin les uns des autres. Mais il y a toujours eu chez nous un contact plus étroit entre l’évêque et le peuple. Ici [en Russie, ndt] , je rencontre souvent l’isolement des évêques. Chez nous, normalement, lorsque l’évêque vient à la fête patronale dans une paroisse éloignée, il déjeune avec les paroissiens et non pas séparément, il leur parle de la vie ecclésiale, de ce dont il s’occupe au moment présent, il répond aux questions – c’est un contact réellement vivant. Et cela se produit dans toutes les paroisses qui ont leurs propres églises, et un local auprès de celle-ci où les paroissiens se rencontrent chaque dimanche après la Liturgie et communiquent entre eux. Nous avions une idée absolument trouble du mode de fonctionnement de la vie paroissiale en Russie, et généralement, de son peuple. Nous sommes éduqués par ce peuple russe qui est parti de Russie, les descendants des émigrés qui étaient des gens absolument différents, ils parlaient même différemment. Il est très important d’observer comment ont surgi et surgissent de nouvelles paroisses durant les vingt dernières années, non pas seulement la construction des édifices, mais la construction des paroisses, c’est-à-dire un organisme vivant où est possible un contact direct. Ce n’est pas toujours et partout réussi, mais il y a des exemples intéressants, et c’est un phénomène sain qui influe sur notre vie commune.

– L’Église à l’étranger a canonisé plus tôt que nous les néomartyrs, elle a commencé à peindre leurs icônes. Monseigneur, comment évaluez-vous la vénération des néomartyrs dans la Russie contemporaine ? Cette vénération était-elle attendue par vous ?

– Je l’attendais. J’ai compris dès le début des années 1990 que cette vénération existait déjà dans le peuple. Nous avons longuement hésité à procéder à la canonisation, mais nous recevions constamment des nouvelles dans ce sens, voire même des appels de Russie – et sur cette base, nous les avons canonisés. Aussi, la vénération des néomartyrs en Russie ne m’étonne pas. Elle progresse, peut-être plus lentement que chez nous. En son temps, nous nous sommes appuyés sur les documents que l’on pouvait trouver. Or, la source la plus fondamentale pour la canonisation était les journaux soviétiques où l’on communiquait sur les jugements et les exécutions du clergé. En ce qui concerne deux personnes qui ont servi la Famille impériale, on ignorait s’ils étaient orthodoxes (pour l’une d’entre elles, il est exact qu’elle ne l’était pas, pour ce qui concerne l’autre, les doutent subsistent). Et là, vérifier le cas de chacun scrupuleusement… Cela mène parfois à l’absurdité. Nous considérons qu’il est suffisant que la personne ait été exécutée, qu’elle ait prouvé par son sang qu’elle était chrétienne. L’approche peut être différente, mais je me réjouis du fait que lors des Assemblées épiscopales, on insiste sur la nécessité d’approfondir la vénération des néomartyrs, qu’on écrit beaucoup en Russie à leur sujet, que l’on édite des livres et des périodiques qui leurs sont dédiés. C’est juste, c’est seulement sur ce fondement que nous pouvons construire l’avenir de l’Église – en se souvenant de ses martyrs.

– Nous nous rencontrons avec vous sur un lieu où ont souffert de nombreux chrétiens. Que signifie pour vous la naissance de ce lieu saint, à savoir l’église dédiée aux nouveaux martyrs et confesseurs, dans le centre de Moscou [auprès du monastère Sretensky, ndt]. Cela est-il important pour toute notre Église réunie ?

– Je pense que cela nous unit. Et sur un lieu terrible comme le « polygone » de Boutovo, où ont péri des dizaines de milliers de chrétiens, une église est indispensable. En Russie, le Seigneur a fait que le passage soit plus doux de la dictature à démocratie que chez nous en Allemagne. Cela s’y est produit après la seconde guerre mondiale de façon tragique, brutale et très douloureuse (et Dieu soit loué que cela se soit produit), tandis qu’ici tout se passe très, très lentement. En fait, vous vivez jusqu’à maintenant au milieu de gens qui ont participé à toutes ces exécutions, qui ont persécuté l’Église. Et cela n’est pas dépassé, même pas au niveau symbolique : sur la Place Rouge se trouve encore dans le mausolée le cadavre du bourreau. C’est pourquoi un signe est très nécessaire. Afin de vaincre cette saleté, l’expulser du peuple. Nous soulevons souvent cette question aussi lors des Assemblées épiscopales et nous entendons les arguments suivants en guise de réponse : « Oui, mais il faut être ici très prudent, il faut se rappeler que nombreux sont ceux qui sont encore vivants… » Faut-il le faire ou non ? C’est une grande question. Je suis reconnaissant à Dieu qu’en Allemagne on s’est orienté de façon aussi décisive. Peut-être, il m’est plus facile d’être reconnaissant parce que ma famille n’était pas liée à ce mal. Mais j’ai vu comment peuvent se développer tragiquement les événements, si cette opération chirurgicale n’est pas faite au bon moment, par exemple en Yougoslavie. Je connaissais très bien la Yougoslavie, elle m’était toujours proche, je m’y rendais suivant, c’était l’unique pays socialiste où je pouvais aller. Et tout ce qui s’y est produit : les guerres, l’écroulement du pays est le résultat de ce que, au temps de Tito, on ne pouvait dire la vérité sur la seconde guerre mondiale, on la passait sous silence, et tous les conflits étaient enterrés, mais après malgré tout, tout a resurgi à la surface et a amené à des conséquences tragiques. Il faut tout faire en son temps. Pour nos paroissiens, il est particulièrement important que nous puissions venir ici, vénérer les saintes reliques, les saints lieux. Nous en rêvions depuis tant d’années… On ne pouvait même pas en rêver. J’ai été élevé sur le fondement du patericon de la Laure des Grottes de Kiev, mais je ne pouvais même pas penser que je viendrai un jour à Kiev. Lorsque je me suis trouvé à Novgorod pour la première fois et que j’ai pu entrer à Sainte-Sophie pour vénérer les reliques de saint Nicétas de Novgorod, j’en suis venu aux larmes. C’est sur le Mont Athos que j’ai fait connaissance des moines de Russie : c’est là qu’étaient venus, dans les années 1960, les tout premiers moines, et ces rencontres étaient les premières semences pour un futur rapprochement. C’était important. En effet, beaucoup d’émigrés ne comprenaient simplement pas ce qui se produisait ici. Cela, malheureusement, a particulièrement affecté l’Amérique du Sud qui, après la réunification est allée tout entière dans le schisme. Il y a là-bas peu de paroisses, de nombreux clercs se représentent les choses telles qu’elles étaient il y a quarante ans, ils connaissent mal ce qui s’est produit ici et ce qui se produit maintenant, et ils ont mené les gens au schisme. Lorsque le prêtre s’engage dans le schisme, où va le peuple ? Surtout si à cinquante kilomètres dans les alentours, il n’y a plus une seule église… C’est terrible. C’est le plus difficile pour nous, les gens qui sont partis dans le schisme.

– Mais s’est-il produit que certains d’entre eux qui au début n’ont pas accepté la réunification, ont compris ensuite qu’ils faisaient erreur ?

– Il y en a, Dieu soit loué.

– Qu’est-ce qui influe dans ce cas sur l’attitude des gens ?

– Ils changent d’attitude, probablement, parce qu’ils voient que « le pouvoir soviétique », et le Patriarcat de Moscou ne nous ont pas engloutis. Or, ils disaient : ils vont venir chez nous, tout prendre entre leurs mains, ils changeront tout, ils établiront leurs propres règles. Non, Dieu soit loué, nous vivons tranquillement.

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Visite du patriarche oecuménique Bartholomée à Taizé

Le  le 25 avril  dernier, le patriarche oecuménique Bartholomée s’est rendu pour la première fois à Taizé. Par ce pèlerinage à Taizé, le patriarche Bartholomée a conclu sa visite pastorale en Suisse à l’occasion des 50 ans du centre orthodoxe de Chambésy. À cette visite ont assisté les frères, plusieurs évêques dont Mgr Emmanuel (Adamakis), prêtres orthodoxes, les représentants des Eglises locales, et les jeunes présents cette semaine-là à Taizé. Vous trouverez sur le site Internet de Taizé la parole d’accueil de frère Alois, les deux extraits vidéo de la prière commune, et ci-dessous l’allocution prononcée par le patriarche Bartholomée au cours de la prière commune.

« Éminences,
Excellences,
Cher Frère Alois,
Chers frères de la Communauté,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Le Christ est ressuscité !

Depuis de nombreuses années, nous avons éprouvé le désir de nous rendre à Taizé, ce siège d’un œcuménisme spirituel, ce creuset de la réconciliation, ce lieu de rencontre qui inspire, à la suite de l’extraordinaire vision du Frère Roger, son fondateur, le rapprochement des chrétiens.

Si c’est la première fois qu’un patriarche œcuménique de Constantinople visite votre communauté – nous sommes particulièrement heureux que cette opportunité nous ait été offerte – les liens de Taizé avec le Patriarcat œcuménique remontent loin dans le passé. En effet, dès 1962, Frère Roger avait une première fois visité feu le patriarche œcuménique Athénagoras, à Constantinople. Frère Roger est rapidement devenu un frère de cœur de l’orthodoxie, tant la mission œcuménique qu’il entendait porter embrassait largement toutes les familles du christianisme, chacune selon son identité propre. Nous croyons savoir que vous avez conservé jusqu’à aujourd’hui l’icône que le patriarche œcuménique Athénagoras lui avait confiée. Cette icône de la Mère de Dieu ne représente pas seulement l’esprit de fraternité que nous tentons de faire grandir à l’ombre de la protection de notre Mère commune, la Vierge Marie, mais plus généralement la perspective dans laquelle s’inscrit notre prière en faveur de l’unité des chrétiens. Comme pour marquer le lien indéfectible entre Taizé et l’orthodoxie, le 15 avril 1963, la première pierre d’une chapelle orthodoxe est posée à Taizé, confirmant par ce geste la présence immuable du christianisme d’Orient en ces murs.

Vous-même, cher Frère Alois, avez repris avec fidélité cette belle tradition nous unissant. Nous nous souvenons avec émotion de vous avoir reçu au Phanar au cours de la fête de la Nativité de notre Seigneur, voilà déjà douze années. À cette occasion nous avions pu vous témoigner notre vif attachement pour les réunions de jeunes que vous organisez régulièrement au tournant des années, comme pour attester que le passage du temps rapproche inexorablement les chrétiens divisés en les faisant progresser ensemble sur le chemin de l’unité. Chaque année, vous nous faites l’honneur de transmettre notre message aux participants des Rencontres européennes. Nous sommes tout particulièrement heureux de pouvoir nous adresser à cette jeunesse européenne et chrétienne qui, en l’espace de quelques jours, fait l’expérience, même imparfaite, de la communion à laquelle nous aspirons. Frère Roger n’aimait-il pas à dire : « Le Christ n’est pas venu sur la terre pour créer une nouvelle religion, mais pour offrir à tout être humain une communion en Dieu. » Mentionnons aussi les pèlerinages de confiance sur terre qui forment une importante part de votre chantier œcuménique.

Cher Frère Alois,

Aujourd’hui vous nous recevez dans cette belle église de la réconciliation. Le thème de la réconciliation est central dans le christianisme et il faut distinguer, à notre avis, trois niveaux de lecture. Le premier niveau est le rapport de la réconciliation de l’humain avec le divin. L’œuvre du Christ dans le monde est une œuvre de réconciliation qui va au-delà de la religion en tant que liant verticalement et horizontalement Créateur et créatures. La réconciliation en Christ place ce dernier au centre de ce qui fait l’humanité, en tant qu’image de Dieu et dans un rapport dynamique de ressemblance. Le Christ est réconciliation. Rappelez-vous les mots du saint apôtre Paul : « Car de toute façon, c’était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation. » (2 Co. 5, 19) Il est d’ailleurs intéressant de noter que saint Paul, dans le verset précédent, parle même d’un « ministère de la réconciliation. » (2 Co 5, 18) La réconciliation est l’aune à partir de laquelle nous devons penser notre communion avec Dieu et notre unité en Église.

Le deuxième niveau découle directement du « ministère de communion » que nous venons de mentionner. De fait, il est plus œcuménique. Il répond à l’engagement pour l’unité des chrétiens dans laquelle s’inscrit l’action réconciliatrice que nous devons entreprendre. Si nous ne nous devions employer qu’une seule image, nous utiliserions celle de la guérison. Réconcilier en revient avant tout à guérir les maux de l’histoire, les cicatrices du temps, les incompréhensions mutuelles, les conflits de mémoire, les haines fratricides. En ce sens, la division entre chrétiens à laquelle nous entendons répondre en priant pour l’unité des Églises est une blessure spirituelle, aux responsabilités partagées – acceptées ou non. De fait, à l’ère œcuménique et à l’heure de la recherche de l’unité, il ne peut y avoir de réconciliation sans pardon. D’ailleurs, pour saint Jean Chrysostome, la réconciliation ne souffre pas l’attente. Si nous voulons être de véritables acteurs de réconciliation, nous devons prendre nos responsabilités, et être prêts à faire le premier pas.

Le troisième niveau est, quant à lui, plus global. L’amour du Christ, celui-là même qui nous presse vers cette réconciliation, englobe l’humanité tout entière. La réconciliation devient un agent de paix, un levier permettant de dépasser les antagonismes historiques, un moyen de neutraliser les polarisations du paysage social mondial et de désamorcer les conflits. La réconciliation est donc un enjeu global pour nos Églises et pour le monde en général. Permettez-nous de citer ce très beau texte luthéro-catholique, « Du conflit à la communion », qui en ce temps de commémoration du 500e anniversaire de la Réformation, rend parfaitement compte du cheminement spirituel et œcuménique que recouvre le principe de « réconciliation ». On y lit notamment : « L’engagement œcuménique pour l’unité de l’Église ne profite pas seulement à l’Église, mais aussi au monde, afin que le monde croie. Plus nos sociétés deviendront pluralistes en terme de religions, plus grande sera la tâche missionnaire de l’œcuménisme. Là aussi il convient de repenser les choses et de se repentir. » (par.243)

L’enjeu de la réconciliation nous dépasse, de même que nous dépasse l’événement historique qu’a vécu l’Église orthodoxe au cours du Saint et Grand Concile, réuni en Crète, en juin 2016. En effet, il ne s’agissait pas seulement d’étudier les thèmes à l’ordre du jour, aussi importants fussent-ils, mais il en allait de la réalité et de la place de l’orthodoxie tout entière dans le monde contemporain. À l’heure de la mondialisation, l’Église orthodoxe doit être capable de se doter d’outils lui permettant de répondre aux défis que lui pose la modernité. Le Saint et Grand Concile constitue un événement charnière, car il est à la fois un phénomène ecclésial de communion, qui manifeste l’unité de l’orthodoxie tout entière – cette unité n’est d’ailleurs pas remise en question par les Églises orthodoxes autocéphales qui n’y ont pas participé en raison du principe théologique de catholicité – et l’absolue nécessité d’une expérience conciliaire à l’échelle de la planète. La conciliarité, bien que traditionnelle dans l’orthodoxie au niveau local et régional, reste à (re)découvrir aujourd’hui à l’échelle mondiale. Aussi, nous rendons grâce à Dieu pour la tenue du Saint et Grand Concile et espérons que ce dernier n’est que le point de départ de l’exercice renouvelé de la conciliarité, comme le synonyme de la vie de l’Église. Comme nous pouvons le lire dans le Message du Saint et Grand Concile : « L’Église orthodoxe exprime son unité et sa catholicité dans le Concile. Sa conciliarité façonne son organisation, la manière par laquelle elle prend des décisions et la détermination de son destin. »

Chers amis,

Pour comprendre ce que représente Taizé pour l’Église orthodoxe, laissons un instant la place à Olivier Clément. Dans son bel ouvrage Taizé : un sens à la vie, le théologien orthodoxe ne considère pas Taizé comme une communauté au sens institutionnel, c’est aussi, pour ne pas dire avant tout, un événement. « L’événement Taizé » cristallise selon lui les aspirations d’une jeunesse en mal d’être, en mal de croire, en mal de vivre. « L’événement Taizé » agit comme une puissante parabole de conversion et de réconciliation, en mettant l’accent sur la vie intérieure qui permet d’entrer dans le mystère de l’unité, tout en s’inscrivant pleinement dans la vie du monde. Olivier Clément d’écrire en particulier : « La prière ne libère pas des tâches de ce monde : elle rend encore plus responsable. Rien n’est plus responsable que de prier. »

Ces paroles résonnent avec puissance dans la tradition orthodoxe et nous conduisent à approfondir le sens de la réconciliation au travers du mystère de la résurrection. Le temps liturgique dans lequel nous nous trouvons nous y invite d’autant plus fortement que nous touchons ici à la racine du mystère de la foi chrétienne. Saint Irénée de Lyon d’écrire : « Mais en fait, par la communion que nous avons avec lui, le Seigneur a réconcilié l’homme avec le Père, nous réconciliant avec lui-même par son corps de chair et nous rachetant par son sang… » (Adv. Haer. V, 14, 3)

Dans sa mort et sa résurrection, le Christ nous a réconciliés à Dieu. À l’heure où nous chantons les hymnes de Pâques, Orient et Occident chrétiens ensemble, continuons à prier pour que la lumière de la résurrection nous conduise sur le chemin de l’unité et de la communion.

Merci de nous accueillir aujourd’hui.

Le Christ est ressuscité ! »

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Le discours du patriarche Bartholomée, le 24 avril au Conseil oecuménique des Eglises

Le texte en français du discours du patriarche oecuménique Bartholomée au Conseil oecuménique des Églises, le 24 avril, est en ligne sur cette page. Il y évoque les relations œcuméniques, le Concile de Crète, le rôle du Conseil oecuménique des Églises. Il a aussi évoqué des questions concernant la protection de l’environnement et la protection des droits de l’enfant Dans l’après-midi, le patriarche s’est rendu à Fribourg, où il a été reçu en la cathédrale Saint-Nicolas avant de donner une conférence publique à l’Université catholique de cette ville.

Photographie (le patriarche Bartholomée durant son discours, à ses côtés, Mgr Job de Telmessos): Fanarion. Autre source: Fanarion

 

Assemblée générale 2017 du diocèse d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe

Le diocèse d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe a tenu la réunion annuelle de son assemblée générale, le Samedi radieux 22 avril à Paris. Convoqués par Mgr Luka, les membres de l’assemblée diocésaine se sont rassemblés le 22 avril à Paris pour la session annuelle. Vu des distances relativement grandes entre les paroisses du diocèse qui s’étend des Pays-Bas au nord, aux îles espagnoles de Ténériffe, au sud, cette réunion annuelle représente une importante occasion d’échange et de partage d’expériences paroissiales, créant des bases pour les projets en commun. La réunion a été précédée par la liturgie pascale du Samedi radieux célébrée en six langues utilisées dans ce diocèse où un tiers de clergé est d’origine française, un tiers d’origines ibériques et un tiers d’origine serbe. Lors de la réunion, l’adoption des rapports annuels a été suivie par des discussions sur le Concile de Crète, sur des différentes prescriptions pour le Carême, sur l’atelier iconographique au monastère d’Uchon en Bourgogne, et les projets du Centre orthodoxe au sein du monastère de Lectoure dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées.

Communiqué de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« La quatrième réunion de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe, dont la tâche est d’examiner ensemble la personnalité du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, s’est réuni au palais épiscopal de Požega (Croatie). Le thème de la rencontre était « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe de 1941 à 1945 ». Le R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques, a participé à la réunion, qu’il a présidée au nom du Saint-Siège. Les représentants de la Conférence épiscopale croate à la réunion étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antun Škvorčević, les conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb. En tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la réunion : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre Perić, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque Radović, l’évêque de Bačka Irénée Bulović et l’évêque de Slavonie Jean Ćulibruk. Le Dr Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, a été empêché de participer aux travaux. En tant que conseillers spécialistes invités de la partie serbe orthodoxe de la Commission, ont participé : le Dr Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut de l’histoire de la Serbie récente de Belgrade, le Dr Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade et le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique à l’Institut de l’histoire contemporaine de Belgrade. La Vème session de la commission mixte sera tenue à Podgorica (Monténégro) les 7 et 8 juin 2017, sur le thème « L’archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ».

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Visite du patriarche œcuménique à Genève

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé les manifestations organisées par le Centre orthodoxe de Chambésy (Genève) à l’occasion du 25e anniversaire de son élection au siège de Constantinople, du 50e anniversaire de la fondation de ce Centre et du 20e anniversaire de la création de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe. Dans la matinée du samedi 22 avril une séance solennelle a eu lieu en l’église Saint-Paul au cours de laquelle le patriarche et les responsables du Centre et de l’Institut ont prononcé des discours en présence de tous les professeurs et étudiants de l’Institut, des représentants de l’Université de Fribourg et de la Faculté de théologie de l’Université de Genève, des représentants du corps diplomatique et des autorités locales ainsi que de nombreux invités. Dimanche 23 avril, le patriarche a présidé la divine liturgie en concélébration avec les métropolites Athanase de Chalcédoine, Jérémie de Suisse (respectivement président du conseil d’administration et directeur du Centre de Chambésy), Augustin d’Allemagne, Gabriel de Nea Ionia et Philadelphia (Eglise de Grèce, ancien étudiant à l’Institut de Chambésy), Maxime de Silyvria, l’archevêque Job de Telmessos (représentant permanent du patriarcat au Conseil œcuménique des Églises et professeur à l’Institut de Chambésy) et l’évêque Makarios de Lampsaque (évêque vicaire de la métropole de Suisse) avec la participation de nombreux fidèles. Un repas officiel organisé ensuite dans un hôtel genevois a clos ces manifestations.

Sources: Fanarion (dont photographie) (1). Autres photographies : Amen.

Consécration de la nouvelle cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode à Lovetch (Bulgarie)

La nouvelle cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode de Lovetch sera consacrée le 30 avril, dimanche des Femmes myrrhophores. L’église a été réalisée maintenant, alors que sa construction avait été prévue au début du siècle passé. L’événement attendu par des générations d’habitants de Lovetch revêt une importance non seulement pour cette ville, mais aussi pour toute la Bulgarie, puisque, pour la première fois depuis 91 ans, une cathédrale sera consacrée dans le pays. La cérémonie de consécration sera présidée par S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, assisté des membres du Saint-Synode au complet, du métropolite de Nijni-Novgorod Georges, de l’évêque de Giurgiu Ambroise (Église orthodoxe roumaine) et de nombreux autres évêques et prêtres de l’Église orthodoxe de Bulgarie et des autres Églises orthodoxes locales. Parmi les hôtes officiels se trouveront de nombreux donateurs, parmi lesquels Boïko Borisov, ancien premier ministre, et le roi Syméon de Saxe-Cobourg. D’autres représentants locaux seront également présents. Le lieu destiné à la construction de l’église a été acheté en 2001. Le début des travaux, qui ont duré douze ans, a eu lieu en 2005. Ils ont été réalisés sous la direction du métropolite de Lovetch Gabriel. L’esquisse du projet a été réalisée par le hiéromoine Romain, du monastère « Paraclet » en Grèce, dont l’higoumène et staretz est l’archimandrite du Timothée Sakkas. La conception architecturale a été réalisée par l’architecte Tsvetana Kovatchev. La surface de la nouvelle église est de 850 m2 et sa hauteur est de 25 mètres. L’église est munie d’un grand lustre fabriqué en Ukraine et en Russie, de fresques réalisées par le peintre bulgare Vladimir Avraamov, et d’une iconostase en bois sculpté, œuvre des maîtres de Smolyan, ainsi que d’un beau sol en marbre. L’église comprend un local où sera installée la bibliothèque, une salle destinée à l’école du dimanche, qui sera ouverte en automne.

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« Haïti en chœur », une association destinée à soutenir les œuvres caritatives de l’Église orthodoxe en Haïti

L’histoire de l’association commence avec la collaboration de la Mission orthodoxe d’Haïti et de la paroisse Saint Job de Bruxelles à la rentrée scolaire 2016. Il apparaît alors déjà que certains besoins en matière d’éducation, particulièrement des plus jeunes, sont loin d’être satisfaits sur l’ensemble du territoire couvert par les sept paroisses haïtiennes relevant de la Mission orthodoxe, et c’est dans ce cadre que Martin Dumais, lui-même haïtien et séminariste en France, à Epinay-sous-Sénart, joue le rôle de relais entre les différentes parties engagées. La nouvelle des dégâts occasionnés par le passage sur l’île de l’ouragan Matthiew, en octobre 2016, conforte Martin Dumais dans la conviction que le premier élan de solidarité qui s’était exprimé doit être pérennisé pour ne pas ressembler à un simple feu de paille risquant de décevoir des dizaines d’enfants et leurs familles au moment même où ils avaient pu entrevoir une lueur d’espoir : un parrainage est alors mis en place, qui permet la rescolarisation de nombreux petits haïtiens ainsi que la mise en service d’une cantine à Port-au-Prince. Désireux de permettre à un plus grand nombre d’enfants d’intégrer dans les meilleures conditions possible le programme scolaire de la mission orthodoxe, notre séminariste fait alors appel aux bonnes volontés des fidèles qui fréquentent Epinay-Sous-Sénart et les convainc aisément de l’opportunité de créer une association capable de servir de base arrière solide à un projet désormais clairement voué à s’inscrire dans la durée. Forte de ses 15 premiers membres et de ses nouveaux statuts, l’association « Haïti en chœur », conforme à la loi de 1901, voit officiellement le jour le 15 mars 2017. On peut trouver ici tous les détails concernant cette association et comment soutenir ses projets !
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La canonisation des saints de Putna (Roumanie) aura lieu au mois de mai

Cette année, au milieu du moi de mai, aura lieu la canonisation des saints de Putna. Il est question du métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), des saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). L’événement aura lieu à Putna. Ces saints seront fêtés la première fois les 15 et 16 mai. La canonisation de ces quatre personnalités représentatives de la vie spirituelle roumaine du XVIIIème siècle a été décidée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine réuni en séance de travail en la résidence patriarcale du 6 au 7 juin 2016. Les propositions de canonisation ont été faites par l’archevêché de Suceava et de Rădăuți et ont reçu l’avis favorable du Synode métropolitain du diocèse de Moldavie et de Bucovine lors de sa séance du vendredi 20 mai 2016. Le métropolite Jacob de Putna est né le 20 janvier 1719 en Bucovine. Il est connu pour l’impression de livres ecclésiaux. Il a en outre imprimé des manuels scolaires en langue roumaine, promouvant ainsi l’enseignement en langue maternelle. Il est décédé le 15 mai 1778. Les saints moines Sila, Païssios et Nathan ont vécu dans l’ascèse au XVIIIème siècle au monastère Sihăstria de Putna, lieu d’hésychia stricte, où se retiraient de préférence les moines de Putna.

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Le patriarche de Moscou Cyrille s’est étonné de l’absence de réaction de la communauté internationale aux actes de violence commis contre l’Église en Ukraine

Lors de sa dernière rencontre avec le président italien Sergio Mattarella (le 12 avril), le patriarche de Moscou a présenté à son interlocuteur des photos d’actes de violence exercés à l’encontre les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine par des formations paramilitaires. « Le silence de la communauté internationale stupéfie », a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe à la réception pascale annuelle organisée par le Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie. « On opprime notre Église, on essaye de la priver de ses droits civiques, on essaye d’adopter des lois qui excluent l’enregistrement normal des paroisses orthodoxes en Ukraine, on s’empare des églises par la force. On peut en parler longtemps, mais lorsque l’on voit comment des groupes paramilitaires en tenue de camouflage expulsent par la force les gens des églises, c’est impressionnant ! » a déclaré le patriarche Cyrille dans son intervention. Le patriarche a ajouté que toutes les Églises orthodoxes locales soutiennent l’Église orthodoxe d’Ukraine dans son opposition au « Patriarcat de Kiev », non reconnu, et qu’il avait montré des photos des affrontements au président italien. « On appelle l’Église d’Ukraine ‘Église agresseur’, on exige qu’elle rompe ses relations avec le Patriarcat de Moscou, on l’accuse d’antipatriotisme. Mais le peuple reste fidèle à l’ordre canonique. Ceux qui sont expulsés des paroisses demeurent dans notre juridiction canonique, il est fréquent qu’une nouvelle église soit construite pour remplacer celle dont se sont emparés [les schismatiques]. Mais il y a encore des cas lorsque la nouvelle église a été elle-aussi saisie », a précisé le patriarche. « Il est étonnant que tout cela soit couvert par le silence dans le monde », a-t-il conclu.

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Liturgie pascale à Belgrade

On peut visionner ci-dessous dans son intégralité, la Liturgie pascale célébrée par le patriarche de Serbie Irénée dans la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade. Assistaient à l’office, entre autres, le prince Alexandre et la princesse Katarina Karageorgévitch, le ministre des affaires étrangères Ivica Dačić, le nonce apostolique Luciano Suriani, le directeur du bureau pour la collaboration avec les Églises et communautés religieuses, Mileta Radojević.

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Visite du patriarche Bartholomée en Suisse du 22 au 24 avril

Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra en Suisse pour la célébration des 50 ans du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy et le 20ème anniversaire de la création de l’Institut des études supérieures au même centre, du 22 au 24 avril. Pour trouver le programme cliquez sur ce lien (dont photographie). Vous pouvez suivre en direct à partir de 12h, samedi 22 avril,  la conférence du patriarche Bartholomée avec la vidéo ci-dessous. Dans sa communication, le patriarche évoquera les questions concernant le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu l’an passé en Crète, ainsi que les défis environnementaux et la protection des droits des enfants.
Une conférence à l’Université de Fribourg et une visite de pèlerinage à la communauté de Taizé font également partie de la visite.

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie), est décédé

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie) est décédé le mercredi de la Semaine sainte, le 12 avril Il était particulièrement connu pour son activité missionnaire sur internet, notamment le site du monastère de Lepavina, qui comporte aussi des articles en français. Né en 1944 dans la région de Požarevac, il devint moine au monastère de Rakovica, près de Belgrade, en 1964, puis vécut au Kosovo, notamment au monastère de Dečani, et partit ensuite sur le Mont Athos en 1971, où il fut ordonné prêtre. En 1984, il revint en Serbie. Le 17 août 1984, il fut nommé higoumène du monastère de Lepavina, en Croatie, où il resta jusqu’à son décès. Au cours de la guerre civile (1991-1995), il ne quitta pas son monastère. Il était connu pour son utilisation, dans son travail pastoral, des nouvelles technologies, notamment internet. Fin 2014, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe le nomma membre de son département missionnaire. Avec la bénédiction de son évêque, le métropolite Porphyre, il participa au premier symposium sur les médias numériques et la pastorale orthodoxe à Athènes en mai 2015. Les funérailles du père Gabriel ont eu lieu au monastère de Lepavina le lundi de Pâques. La sainte liturgie, suivie de l’office des funérailles, a été célébrée par le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, assisté de l’évêque de Pakrac et de Slavonie Jean et d’un grand nombre de prêtres. Dans son homélie, le métropolite Porphyre a évoqué la foi, les labeurs ascétiques et l’amour de l’archimandrite Gabriel envers le Christ et l’Église, mais aussi envers tout homme indépendamment de sa religion et sa nationalité. L’archimandrite Gabriel est inhumé au cimetière du monastère.

Sources : 1 et 2

Une pétition est lancée pour que le lundi de Pâques devienne un jour férié en Fédération de Russie

Le Centre « Saint Basile le Grand » a lancé une pétition en ligne pour que le lundi lumineux, c’est-à-dire le lundi de Pâques, devienne férié en Fédération de Russie. Le centre a été fondé à Moscou en 2016 avec pour mission de « promouvoir la protection et la diffusion de la Tradition orthodoxe et de la vision orthodoxe traditionnelle du monde dans le monde moderne ». « Étant donné l’importance de l’orthodoxie dans la vie de la Russie et le caractère constructif des relations Église-État, nous proposons d’introduire un jour de congé officiel lié à la fête chrétienne principale – Pâques. Étant donné le caractère et le moment de la célébration de la Résurrection lumineuse du Christ, le nouveau jour de congé devrait être le lundi lumineux, le premier jour après Pâques » est-il dit dans la pétition. Les auteurs du texte mentionnent que le lundi lumineux était un jour de congé public dans l’Empire russe avant la révolution, les employeurs étant contraints d’accorder à leurs employés le jour de congé, conformément à l’article 198 de la « Charte sur le travail industriel » de l’Empire. La pétition mentionne également les dispositions du 66ème canon du Concile quinisexte : « Depuis le saint jour de la résurrection du Christ notre Dieu jusqu’au nouveau dimanche, les fidèles doivent fréquenter sans négligence toute la semaine les saintes églises, se réjouissant dans le Christ et chantant des psaumes et des cantiques et des chants spirituels, s’appliquant à la lecture des saintes Écritures et faisant leurs délices de la communion aux saints Mystères ; en effet, nous serons ainsi ressuscités et exaltés avec le Christ. Qu’on ne donne point par conséquent, dans les jours en question, ni jeux d’hippodrome, ni autres spectacles publics ». Les auteurs de la pétition ont également souligné que la Russie est l’un des rares pays où le lundi de Pâques n’est pas un jour de congé, bien que la majorité de la population russe (70-80%) s’identifie comme chrétienne orthodoxe. La seule exception en Russie est la République de Crimée qui compte le lundi de Pâques comme férié et ce après sa réunification avec la Fédération de Russie. En outre, le parti libéral-démocratique de Russie a déposé un projet de loi à la Douma, dans le même sens, selon l’agence RIA-Novosti. Les auteurs du projet de loi croient qu’une telle loi honorerait les traditions historiques profondes de l’orthodoxie russe et confirmerait la reconnaissance par le gouvernement et la société du rôle spécifique de l’orthodoxie dans l’histoire de la Russie et dans la formation et le développement de sa spiritualité et sa culture. Le Centre Saint-Basile a également l’intention d’envoyer une lettre au président Vladimir Poutine et au patriarche Cyrille dans ce sens, « étant donné l’importance exceptionnelle de la fête de Pâques ainsi que l’expérience historique de la Russie et la pratique moderne de nombreux pays du monde ».

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Vidéo des matines et de la liturgie pascales en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

On peut visionner ci-dessous les matines et la divine liturgie pascales célébrées par le patriarche de Moscou Cyrille en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Au début du film vidéo, le patriarche prononce les paroles suivantes: « Avant le début de l’office pascal nocturne, je m’adresse à vous tous par une salutation, mes chers frères et sœurs, et je souhaite à chacun d’entre vous de ressentir la joie particulière du contact avec le Christ ressuscité en cette nuit ! Les gens qui fréquentent l’église lors de la nuit pascale, font l’expérience d’un état particulier. Et cela ne dépend pas des circonstances dans lesquelles se déroule l’office, du niveau de sa solennité, de son aspect spectaculaire, de la qualité du chœur. Nous savons que même dans les églises les plus modestes, où il n’y a pas une solennité comparable à celle des cathédrales, les gens ressentent en cette nuit une joie particulière dans leur cœur et vivent de celle-ci. Pourquoi cela se produit-il ? Cela se produit parce que le Seigneur ressuscité Lui-même nous accorde cet état. Nous appelons le dimanche « jour du Seigneur », fête du Seigneur. C’est réellement le jour du Christ ressuscité, le jour de Sa gloire, le jour de Sa victoire. Et en ce jour, Il nous transmet une grâce particulière, que nous puisons par des cœurs croyants grâce à la participation à l’office divin. Je voudrais souhaiter à chacun d’entre nous de garder ce sentiment plein de grâce le plus longtemps possible. Et si dans la vie – ce qui se produit immanquablement – nous traversons des circonstances difficiles, le souvenir de la joie pascale, la joie du contact avec le Christ ressuscité peut nous aider à surmonter ces difficultés. Je souhaite une bonne fête à tous les habitants de la Russie, ainsi qu’à nos frères et sœurs en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbekistan, en Kirghizie, au Tadjikistan, en Turkménie, au Japon, en Chine, ainsi qu’à ceux qui vivent dans l’étranger lointain : en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Afrique, en Australie, en Antarctique, tous ceux qui en cette nuit pascale, partagent avec nous la joie de la lumineuse Résurrection du Christ. Que Sa grâce, Sa force – celle du Christ qui a vaincu la mort – nous renforce dans notre foi et nous aide dans le cheminement de notre vie. Que le Seigneur vous garde tous ! Bonne fête de la Pâque de Dieu salvatrice qui va commencer !». On peut voir également sur ce film le président Vladimir Poutine, le premier ministre Dimitri Medvedev et son épouse, ainsi que le maire de Moscou S. Sobianine, qui assistaient à l’office.

Les célébrations de la Semaine sainte et de Pâques à Chambésy (Suisse)

Les célébrations de la Semaine sainte et du dimanche de Pâques ont eu lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, près de Genève, sous la présidence du métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre, avec la participation des prêtres de toutes les paroisses qui y sont abritées et d’un grand nombre de fidèles. Pendant la cérémonie de la Résurrection, les différentes chorales ont chanté le tropaire de Pâques en grec, français, arabe, slavon et roumain.

Source (dont photographie): Fanarion (1)

Message de Pâques 2017 du patriarche Irénée et de l’Assemblée des évêques orthodoxes serbes

Christ est ressuscité  

Christ est ressuscité des morts,
Par la mort Il a vaincu la mort,
A ceux qui sont dans les tombeaux
Il a donné la vie
(Tropaire de Pâques)

Chers frères et sœurs,

Pâques est la plus grande fête chrétienne, fête de la foi, de la vie et de toute bénédiction divine. Toute notre foi est dans Pâques, et Pâques dans notre foi. C’est pourquoi le saint apôtre Paul, l’éducateur du peuple, qu’on peut aisément désigner comme le plus grand prédicateur de la Résurrection, du Christ comme de la nôtre, affirme catégoriquement : Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi, avant d’ajouter : Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15, 17-20). La foi en la Résurrection du Christ constitue l’essence de la prédication et de l’enseignement chrétiens, le fondement de l’Eglise, de sa liturgie et de sa théologie.

Au sein de l’Ecriture Sainte, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la Résurrection est le thème central. Elle recouvre deux conceptions étroitement liées entre elles : la résurrection générale des morts à la fin de l’histoire humaine (Is26,19) et la Résurrection du Christ annoncée par les prophètes vétéro-testamentaires (Ps 15,10) et établie dans les prédications des saints apôtres (Ac 2, 23-24).

L’Ancien Testament nous parle en de nombreux endroits, avec ses mots et ses images, de la résurrection. Le prophète David en témoigne dans ses psaumes (Ps 15,9 ; 16,15). Job qui a tant souffert crie vers Dieu en ayant foi en la résurrection : je sais, moi, que mon Défenseur est vivant…je verrai Dieu…celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger (Jb 19, 25-27). Le prophète Jonas est le prototype de la Résurrection en trois jours du Christ (Mt 12,40). La vision la plus célèbre de résurrection des morts dans l’Ancien Testament se trouve dans le livre du prophète Ezéchiel : inspiré par l’Esprit de Dieu, il voit revivre des ossements desséchés, qui retrouvent ensuite leur corps d’homme (Ez 37,1-10). Cette vision a imprégné le cœur de tous les fidèles Hébreux de l’Ancien Testament ; elle était inséparable de la foi en la venue du Messie et de Sa Résurrection (Is 53,10).

Le Nouveau Testament, de son côté, est tout entier dans le mystère de la Croix et de la Résurrection du Christ. Cela nous est confirmé par les saints évangélistes dans leur récit bouleversant des épisodes ultimes de la vie du Christ qui se sont déroulés à Jérusalem : Sa comparution au tribunal devant Pilate, Sa Crucifixion, Sa mort sur la croix, mais aussi Sa glorieuse Résurrection (Mt 27-28 ; Lc 23-24). Les premières rendues dignes de devenir témoins de la Résurrection du Christ furent les femmes myrrophores (Mc 16, 1-2), puis les saints apôtres et la plénitude de l’Eglise primitive. Ils furent rejoints par les martyrs paléo-chrétiens, puis tous les martyrs et néo-martyrs ultérieurs, témoins véritables de la Résurrection du Christ ainsi que les Pères de l’Eglise qui, par leurs saints conciles, le Symbole de foi de Nicée-Constantinople et tout leur enseignement dogmatique, nous ont laissé la foi en la résurrection. L’Eglise est témoin que le Christ est avec nous jusqu’à la fin de l’âge (Mt 28,20). Elle en témoigne en particulier dans la sainte Liturgie, qui est célébrée en mémoire de « la mort et de la Résurrection du Christ ». Dans la sainte Liturgie, le Christ Ressuscité nous est offert à travers la sainte Communion. C’est pourquoi nous devons être les enfants de la Résurrection ! Vivons dans la Résurrection du Christ et ne laissons rien, selon les paroles du saint apôtre Paul, nous séparer de Son amour (Rm 8,35) !

Le grand starets russe, saint Séraphin de Sarov, avait pour habitude, tout au long de l’année, de saluer les pèlerins venus dans son monastère, par ces mots : « Christ est ressuscité, ma joie ! » Afin d’atteindre cet état spirituel, nous devons, selon les paroles du saint évêque Nicolas, « vénérer dans notre vie la Crucifixion du Christ, non par habitude, mais comme la nôtre, et Ses plaies comme nos propres plaies ».

Le cœur plein de tristesse et de douleur, nous devons dire que le monde actuel ne suit pas la route de la résurrection, mais davantage celle de la mort et du désespoir. En disant cela, nous songeons au fait qu’en Serbie, chaque année voit mourir l’équivalent d’une grande ville, parce que la mortalité est nettement supérieure aux naissances. Ce constat est une source de pleurs et de lamentations, mais aussi un signe pour donner l’alerte. Quelque chose doit être fait pour que cette route vers la mort s’arrête. C’est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus (Mt 2,18). L’avortement, toujours et partout, y compris dans notre peuple, constitue un péché mortel qui crie vers le ciel. Cessons de tuer nos propres enfants dans le sein de leur mère ! Eux aussi ont droit à la vie et à la résurrection. On se demande où sont les valeureux « combattants pour les droits de l’homme » afin de défendre les plus faibles, qui sont précisément les enfants non encore nés qui se trouvent encore dans le sein de leur mère ? Quittons, frères et sœurs, le pays du péché et de la mort, comme l’Israël vétérotestamentaire à la sortie d’Egypte, et Dieu nous accordera toute bénédiction spirituelle afin d’être le peuple du Dieu Vivant. Que les larmes joyeuses des nouveaux – nés, l’emportent sur les cris impuissants de la mort ! Que la Serbie – et le monde entier – devienne de nouveau un grand berceau ! Revenons avec foi dans la vie, revenons à la Résurrection !

Chers frères et sœurs, la sainte Eglise orthodoxe est notre Mère spirituelle. Elle veille sur ses enfants sans tenir compte des lieux où ils vivent ; elle s’étend de tous côtés avec ses fils et ses filles, afin que tous ensemble accèdent à la Résurrection. Réjouissons-nous avec ceux qui se réjouissent et soyons affligés avec les affligés, en portant les fardeaux les uns des autres, car c’est ainsi que nous accomplirons la loi du Christ (Ga 6,2). Le saint starets Sophronie (Saharov) affirme que le respect des commandements de Dieu écartèle le vieil homme en nous et ressuscite le nouveau, conçu à l’image de Dieu, notre Créateur et Sauveur. Saint Basile le Grand évoque, dans le même esprit, la portée transfiguratrice du carême et dit que les anges de Dieu inscrivent les noms de ceux qui accomplissent tout le Grand carême car ce faisant, ils renoncent à tout ce qui est terrestre et éphémère afin d’accéder à l’éternel et à l’impérissable, c’est-à-dire à la résurrection. En suivant les commandements de Dieu, nous exprimons et confirmons notre amour envers le Christ (Jn 14,15), mais aussi envers nos proches(Mt 22,40).

Le monde contemporain a grandement accepté une autre philosophie, celle du large chemin qui mène à la perdition (Mt 7,13). On essaie de remplacer les vertus chrétiennes par un humanisme apparent et la spiritualité mensongère de l’Extrême-Orient. Toutes les fausses religions et para-religions, philosophies et fausses philosophies, idéologies et mythologies modernes, sont elles-mêmes esclaves de la mort ; elles condamnent les êtres humains à la mort, dans la mesure où elles croient que l’homme est un « être destiné à la mort », non un être destiné à la vie éternelle ; elles le font d’autant plus qu’elles poussent les hommes au meurtre et au suicide, de façon instantanée (dans la guerre et dans les règlements de compte « pacificateurs » et sanglants) ou prolongée (par une vie de débauche et de vices, notamment dans l’esclavage de la drogue). Nous vivons à une époque où on essaie de proclamer que le mal est le bien, que le bien est le mal, et que le péché, selon les paroles du saint starets Païssios l’Athonite, est quelque chose de moderne et d’acceptable. A la place des exemples de vertu et d’honnêteté, on propose des idoles et des anti-héros, l’indiscipline à l’égard des parents et le rejet de toute autorité. La responsabilité de l’Eglise est grande, comme l’est celle de toutes les institutions éducatives de ce pays, car il faut aider la jeunesse à trouver la voie d’une vie authentique et de la résurrection. Enseignons aux enfants d’être semblablesau jeune homme de l’Evangile qui avait demandé au Seigneur : Que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? Ce jeune homme obtint la réponse suivante du Christ : Observe les commandements ! (Mt 19, 16-17). Telle est la voie du salut, celle de la résurrection !

Paternellement, nous invitons tous ceux qui se sont éloignés pour telle ou telle raison de l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, à revenir sous son égide. Le péché du schisme et de l’hérésie est terrible.Selon les saints Pères, même le sang des martyrs ne peut le laver.Pardonnons-nous les uns aux autres à cause de la Résurrection et redevenons frères au sein de la sainte Eglise, seul vaisseau porteur du salut !

Avec la salutation de Pâques, nous saluons tous nos enfants spirituels dans la patrie et la diaspora et prions le Seigneur Ressuscité qu’Il accorde à tous la joie de la Résurrection. Nous saluons particulièrement notre peuple du Kosovo-Métochie crucifié, partie inséparable de la Serbie, dont les sanctuaires sont les gardiens non seulement de l’Orthodoxie serbe mais aussi du christianisme en Europe. Le Kosovo a été et restera nôtre, car Dieu qui ne se trouve pas dans la force mais dans la justice, est en mesure de nous rendre ce qu’on essaie de nous arracher par la force.

Qu’avec cette fête de Pâques, la Serbie ressuscite ainsi que tout le peuple serbe, comme l’ont écrit nos poètes populaires. Que Dieu accorde que les hommes qui dirigent et maintiennent l‘Etat, soient inspirés par l’esprit de la Résurrection et la foi dans la victoire du bien sur le mal ! Que le Seigneur Ressuscité, Vainqueur de la mort et Source-de-vie, accorde tout bien à ce peuple, c’est-à-dire tout le genre chrétien et orthodoxe ainsi qu’à tous les hommes de bonne volonté, afin que tous ensemble, nous puissions avoir l’avant-goût de la joie de la vie à venir, la joie de la résurrection et de la vie éternelle !

CHRIST EST RESSUSCITĖ ! 

Au patriarcat serbe, à Belgrade – Pâques 2017

Le patriarche serbe Irénée et tous les évêques de l’Eglise orthodoxe serbe

 

Le président turc s’apprête à prier à Sainte-Sophie à Constantinople Vendredi saint

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à prier vendredi 14 avril à Sainte-Sophie à Constantinople, l’église déclarée musée en 1934 par le père de la Turquie républicaine Kemal Ataturk. Il sera accompagné des représentants de son parti AKP et des chefs religieux à Istanbul. Vendredi prochain est le Vendredi saint et l’événement se déroulera deux jours avant le référendum du 16 avril fortement soutenu par Erdogan en Turquie pour établir une présidence absolutiste néo-ottomane et islamiste. Ainsi, Erdogan, surnommé le «nouveau sultan» pour son extrémisme politique, cherchera à canaliser les fidèles musulmans en faveur d’un vote « Oui » («Evet»). Selon le calendrier musulman, le mois d’avril (Nisan) est le mois de naissance de Mohammed. L’annonce de cet événement est publiée dans les journaux pro-gouvernementaux, présentant le dernier livre de l’historien turc Mustafa Armagan intitulé «L’intrigue de Sainte-Sophie» (Aya Sofia Entrikalari). Ainsi, cherchent-ils à créer et à préparer le climat pour la prière, présenté comme volonté du président turc. Le livre prétend que le décret signé par Kemal Ataturk en 1934 transformant Sainte-Sophie de la mosquée en un musée n’est pas authentique. Selon Armagan, la signature de Kemal Ataturk sur le décret est fausse. Par conséquent, l’acte n’aurait pas de valeur juridique et, l’église peut être utilisée comme une mosquée, comme cela a été le cas après la conquête turque de Constantinople en 1453. Pour justifier ses thèses, l’historien turc rapporte que la signature de Kemal Ataturk sur le décret de 1934 serait différente de toute autre signature faite par le père de la République turque dans les précédents actes. Des sources diverses sont citées dans le livre qui prétend, selon l’auteur, que la transformation de Sainte-Sophie en un musée a été le résultat de la pression de diverses forces internationales de l’Occident, dirigée par l’ambassadeur des États-Unis Joseph Grew. Mustafa Armagan note également que la visite de Kemal Ataturk à Sainte-Sophie en 1935, trois mois après sa proclamation en tant que musée, n’a été signalée dans aucun journal turc de l’époque, mais seulement par le journal de langue grecque Apogevmatini publié le 7 février 1935, à Istanbul. L’auteur cite la forte réaction du journal égyptien « El Risale », fortement opposé à la transformation de Sainte-Sophie en musée. Ainsi, le climat pré-référendaire devient de plus en plus tendu et polarisé. D’autre part, le climat a été favorisé et créé par Erdogan lui-même avec ses déclarations récentes contre la période kémaliste, lorsqu’il a proclamé: « Cette période, qui a commencé en 1923, est sur le point de se terminer. Et c’est ainsi ».

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Ordination d’un nouveau prêtre au Limbourg (Belgique)

Le 5éme dimanche du Carême, le Métropolite Athénagoras de Belgique et Exarque des Pays-Bas et du Luxembourg a célébré la divine liturgie dans la paroisse de Sainte Barbe à Genk. Durant la divine liturgie, Son Eminence a ordonné prêtre l’un des diacres de la Sainte Métropole, le père Antonios Tarlizos qui va dorénavant servir la paroisse néerlandophone des Trois Hiérarchies à Hasselt, capitale du Limbourg, région dans le Nord-Est de Bruxelles.Lle père Antonios est marié et père de trois enfants, qui vont bientôt devenir quatre. Il est néerlandophone d’origine grecque et a été ordonné diacre à Bruxelles le Dimanche de l’Orthodoxie, tandis que précédant l’ordination, il aidait en tant que chantre la paroisse historique d’Anvers.
Dans son discours, le Métropolite Athénagoras de Belgique loua le grand mystère du sacerdoce, donna des conseils patristiques au nouveau prêtre et remercia son épouse et ses proches pour leur soutient dans le chemin difficile du service dans le vignoble du Seigneur. « Quel Dieu est grand comme notre Dieu? Tu es le Dieu qui fait tes merveilles »! Quelle joie peut se comparer avec la joie que nous vivons aujourd’hui? Quels mots peuvent décrire le miracle qui est accompli aujourd’hui? Quel homme peut comprendre l’honneur magistral qui t’es donné, c’est à dire te trouver dans le sacristain devant le trône du Seigneur? Dans peu de temps tu procèderas au sacrifice non sanglant, tu diviseras l’Agneau de Dieu, pour la vie et le salut de l’Humanité … Dans monde polymorphe d’aujourd’hui, l’Eglise Orthodoxe a beaucoup à apporter. Quiconque connaît la théologie et pratique orthodoxe, est appelé à donner une réponse aux questions de l’homme contemporain, tant du point de vue théologique qu’anthropologique et existentiel. L’Orthodoxie aujourd’hui est plus que jamais avec un esprit d’ouverture et porteuse de sens. »
A la joie du père Antonios se sont joints plusieurs prêtres de la Métropole, des chorales interprétant des hymnes en grec et en néerlandais, les proches et amis du père ainsi que de nombreux fidèles.

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Les prêtres de Saint-Pétersbourg ont rendu visite aux blessés de l’attentat terroriste

Selon les dernières informations, 14 personnes sont décédées et 49 se trouvent dans les hôpitaux. Les prêtres du diocèse de Saint-Pétersbourg visitent les blessés dans les hôpitaux, afin de leur assurer un soutien spirituel et psychologique. Les journées des 4 au 6 avril sont déclarées jours de deuil. Le patriarche de Moscou a célébré un office de requiem le 4 avril pour les personnes décédées à cette occasion. Le 5 avril, en la cathédrale de la Sainte-Trinité d’Izmaïlovo à Saint-Pétersbourg un autre office de requiem a été célébré pour toutes les Pétersbourgeois victimes d’attentats. « Des gens en rien coupables sont décédés » a déclaré, entre autres le patriarche Cyrille après l’office de requiem du 4 avril. « Pourquoi perçoit-on avec une telle acuité le décès de ces gens lors des actes terroristes causés par une volonté humaine mauvaise ? Parce que chacun se met à la place de ceux qui sont décédés. Il est impossible de prédire où et quand peut être accompli un tel acte terrible, et c’est précisément pourquoi l’information sur les victimes de la terreur marque aussi profondément chaque homme sensé. Dans un acte terroriste se manifeste dans toute sa laideur, son horreur, le mal humain, sans aucune fioriture ni ornement. Lorsque l’on réfléchit à ces terribles phénomènes, on comprend qu’on ne peut aucunement « flirter » avec le mal » a ajouté le patriarche. Les prêtres du diocèse de Saint-Pétersbourg visitent les blessés dans les hôpitaux, ce qu’a communiqué le site du Département synodal des œuvres caritatives et du service social. « 14 personnes sont entrées à l’hôpital N°26, dont 7 ont été renvoyés immédiatement chez elles, leurs blessures n’étant que minimes, a déclaré l’archiprêtre Eugène Goriantchik. « Une personne se trouve jusqu’à présent en réanimation. Actuellement, les gens demeurent dans un état de choc, raison pour laquelle nous nous limitons à un simple contact, sans leur apporter quelque aide pour le moment. Dans un jour ou deux, nous pourrons avoir un dialogue avec eux, et c’est alors que nous commencerons à comprendre quels sont leurs besoins concrets » a-t-il précisé. Avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, a eu lieu le 5 avril, en la cathédrale de la Sainte-Trinité d’Izmaïlovo, un office de requiem pour tous les Pétersbourgeois, victimes d’actes de terrorisme. Durant l’office ont été commémorés nommément les victimes de l’explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg le 3 avril, ainsi que ceux qui ont péri à bord du vol Charm-el-Cheikh le 31 octobre 2015 et les victimes de l’explosion « Nevsky Express, Moscou-Saint-Pétersbourg » du 27 novembre 2009. Après l’office de requiem a été célébré un office d’intercession pour les blessés, dont la plupart sont encore dans les hôpitaux de Saint-Pétersbourg. Toute l’aide spirituelle et le cas échéant, matérielle, sera prodiguée aux familles des morts et des blessés.

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L’une des plus anciennes églises orthodoxes d’Italie, l’église Saint-Nicolas de Merano, a été transmise à l’Église orthodoxe russe

L’église Saint-Nicolas de Merano, qui est l’une des plus anciennes églises russes d’Italie, a été transmise à l’Église orthodoxe russe. La signature de l’accord a eu lieu le 31 mars 2017 dans la capitale du Haut-Adige, Bolzano. Le document a été signé, pour l’Église orthodoxe russe, par l’évêque de Bogorodsk Antoine, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie. La paroisse orthodoxe au Tyrol du Sud a été constituée à la fin du XIXème siècle, lorsque cette région faisait partie de l’Empire austro-hongrois. En 1884 fut consacrée la première église orthodoxe dédiée à saint Nicolas à Merano. Quelques années après, en 1897, l’église fut aménagée dans l’étage supérieur d’un bâtiment de deux étages, qui faisait partie de la « Villa Borodine ». Durant la première guerre mondiale, l’église a été fermée, et les offices n’ont repris qu’en 1997. Depuis lors, ils sont célébrés régulièrement. Toutefois, jusqu’à présent, les horaires des offices étaient fixés chaque année en accord avec les autorités municipales. Or, maintenant, la paroisse dispose de toute latitude à cet égard, comme du droit d’utiliser l’église de façon permanente.

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Le patriarche de Moscou Cyrille a adressé ses condoléances aux familles des victimes des attentats terroristes à Saint-Pétersbourg

Le patriarche de Moscou Cyrille a exprimé ses condoléances aux parents et proches des victimes des actes terroristes qui ont eu lieu à Saint-Pétersbourg. Le lundi 3 avril vers 14h30, une ou deux explosions, selon les diverses sources, se sont produites dans le métro de la ville. L’une, a eu lieu à la station « Sennaïa Plochtchad », dans le centre. Selon les informations du Comité national anti-terroriste, l’attentat a fait des morts et des blessés. « S.S. le patriarche transmet ses plus profondes condoléances aux parents et aux proches des victimes, prie pour le repos de leurs âmes ainsi que pour le rétablissement de tous ceux qui ont été blessés pendant l’explosion », a déclaré à l’Agence RIA-Novosti, le secrétaire de presse du patriarche, le prêtre Alexandre Volkov. Comme l’a indiqué le service de la communication du diocèse métropolitain de Saint-Pétersbourg, l’archiprêtre Nicolas Brydine, chef du Département des œuvres caritatives et des services sociaux du diocèse de Saint-Pétersbourg, est en liaison opérationnelle avec la direction du Ministère des situations exceptionnelles de Saint-Pétersbourg et de la région de Leningrad ainsi qu’avec le Comité pour la politique sociale de la ville. Dès réception des informations concernant les adresses des hôpitaux où sont dirigés les blessés, des prêtres seront envoyés dans chacun d’eux pour soutenir spirituellement les victimes et de leurs proches. Avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg Barsanuphe, toute l’aide spirituelle possible et le cas échéant matérielle, seront accordées aux familles des morts et des blessés suite à ces explosions.

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L’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a été reçu à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration de l’indépendance grecque

Le 24 mars 2017, l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a été reçu à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration de l’indépendance de la Grèce. À cette occasion, il a prononcé l’allocution suivante : « Monsieur le Président, suivant une tradition établie depuis plusieurs années, nous avons l’insigne honneur et le privilège particulier de nous trouver à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration du Jour de l’indépendance grecque. Nous sommes profondément redevables, en tant que communauté grecque orthodoxe, pour une telle reconnaissance de notre peuple et pour votre gentillesse d’avoir signé la proclamation qui rend hommage à la Révolution historique grecque de 1821, laquelle a mené à la libération de la Grèce après quatre siècles amers sous la douloureuse occupation et le pouvoir de l’Empire ottoman. L’Amérique a été reliée à la Grèce d’une façon particulière et ce même avant la Révolution de 1821 et la création de la Grèce en tant qu’État indépendant. Permettez-moi de partager avec vous un exemple de l’ancienneté de ce lien fort : beaucoup de gens ne peuvent répondre lorsqu’on leur demande quelle a été la première guerre de l’Amérique sur un sol étranger. La réponse est : les guerres barbaresques, alors que Thomas Jefferson était président. À cette époque, le président Jefferson a nommé un envoyé spécial en la personne du général William Eaton qui partit en mission spéciale afin d’arrêter les pirates barbaresques qui réclamaient un tribu aux navires [américains ndt] voyageant près des États nord-africains, en particulier de la Lybie. Le 27 avril 1805 à 14h, le général Eaton, avec le lieutenant O’Bannon, menant une force d’attaque constituée de 7 marines américains et de 26 recrues grecques ainsi que de 24 mercenaires américains s’avancèrent vers la ville de Tripoli en Lybie. Dans cette bataille, les Grecs, qui avaient juré de protéger et défendre les États-Unis, menés par le capitaine Constantinos Lucas, combattirent côte à côte avec les marines américains et beaucoup tombèrent héroïquement sur le champ de bataille. Ensuite, nous devrions nous rappeler que la Grèce, avec les États-Unis, combattit du côté de la démocratie et contre la tyrannie durant les deux grandes guerres mondiales, puis pendant la guerre de Corée, lorsque les soldats du bataillon grec « Sparte » se trouvaient parmi les nombreux Grecs et Grecs-américains qui sacrifièrent leurs vies et ont reçu des citations du Congrès américain. Plus récemment, nous avons souffert ensemble de tragédies indescriptibles, particulièrement l’attaque terroriste du 11 septembre 2011, dont a été aussi victime notre église Saint-Nicolas au « Ground Zero ». Or, déterminés à surmonter toute adversité et pour prouver que l’esprit de vérité est victorieux sur le mal, nous reconstruisons ensemble le nouveau « World Trade Center », dont la nouvelle église orthodoxe grecque et sanctuaire national Saint-Nicolas, qui renaît de ses cendres, étant un symbole d’espérance et de victoire contre le mal et la barbarie. À travers l’histoire, les deux nations ont exercé sans compromis leur droit à briser le joug de la tyrannie et à recouvrer le don inestimable de la souveraineté et de l’indépendance. Avant tout, cela a eu pour point central la défense, la protection et la promotion de l’inestimable liberté religieuse. Durant nos rencontres fort courtoises en cette Maison Blanche, nous avons mentionné à maintes reprises que les idées et d’indépendance et de liberté religieuse s’appliquent douloureusement aux situations spécifiques concernant notre Patriarcat œcuménique, Chypre et l’appellation de la FYROM. Aujourd’hui, cependant, permettez-moi en outre de présenter ce pladoyer fort pour le pays même où la révolution historique de 1821 s’est produite. Ce pays est la Grèce, un allié fidèle, inflexible, dévoué, des États-Unis qui est resté vaillant malgré des circonstances exigeantes, sacrifiant des vies dans de nombreuses guerres dans lesquelles les États-Unis étaient engagés. Or, la Grèce, cet allié précieux et loyal des États-Unis, se trouve depuis les six dernières années au moins dans des épreuves et des tribulations financières continues. À cette occasion, le peuple de Grèce, et j’en parle d’expérience, se souvient très bien de l’impact sur l’Europe, et particulièrement sur la Grèce, du plan Marshall et de la doctrine Truman. Nous savons et nous sommes profondément reconnaissants aux États-Unis d’Amérique qui ont sauvé une Europe dévastée après la seconde Guerre mondiale. La contribution de l’Amérique a été réellement monumentale, aidant à rétablir financièrement une Europe ravagée par la guerre. Aujourd’hui, comparée à l’assistance gigantesque dont avait besoin l’Europe après la seconde guerre mondiale, une assistance bien moindre est nécessaire pour la Grèce afin de récupérer financièrement et de fonctionner à nouveau comme un État dynamique. Ce faisant, la possibilité sera donnée à la Grèce de reprendre et de poursuivre son rôle vital comme allié fidèle et nation qui a produit des vagues de cultures et de civilisation réussies pendant 6000 ans. En ce jour de l’indépendance grecque, nous prions Dieu avec ferveur de mettre fin à ce calvaire de la Grèce, la mère de la démocratie, de la culture, de la philosophie, de la science et même un modèle d’action caritative envers des centaines de milliers de réfugiés. Nous demandons la paix dans notre monde blessé. Nous prions pour les États-Unis, le ferme défenseur de la liberté et de la justice pour tous ; pour la famille du Président, le Président, et le Vice-président des États-Unis, et pour tous les gens qui ont besoin de l’assistance divine et humaine. Nous prions et nous croyons. Nous prions et nous espérons. Nous prions et sommes dans l’attente reconnaissante de votre initiative positive. Merci, Monsieur le Président ».

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Deux icônes d’une église de la région de Saint-Pétersbourg exsudent une huile miraculeuse

Dans l’église dédiée au saint hiéromartyr Thaddée, archevêque de Tver (fusillé en 1937), dans la locaité de Gorelovo du diocèse de Saint-Pétersbourg, deux icônes exsudent une huile miraculeuse. L’une des icônes représente le Christ, l’autre, la Très sainte Mère de Dieu. Elles se trouvent sur l’iconostase de l’église. Une commission diocésaine a vérifié les faits et établi un acte les confirmant. On peut visionner ci-dessous un court reportage, où l’on peut voir les deux icônes miraculeuses.

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Une nouvelle biographie du martyr Alexandre Schmorell est parue aux États-Unis

Les éditions du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville (USA) ont publié la première biographie en anglais de saint Alexandre de Munich. Rédigé par Matouchka Hélène Perekrestov, le livre a pour titre « Alexandre Schmorell, le saint de la résistance allemande » et constitue une narration historique précieuse et un aperçu de l’élévation spirituelle atteinte par ce luminaire de la diaspora russe. Né à Orenbourg à la veille de la révolution bolchevique, Alexandre Schmorell s’enfuit à Munich avec sa famille en 1921. Avec d’autres membres du groupe de résistants « La Rose Blanche », Alexandre a été fusillé en 1943 pour avoir composé et diffusé des opuscules critiques du régime nazi portant sur la nature anti-chrétienne de son idéologie. St Alexandre a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe russe hors-frontières comme saint vénéré localement. La canonisation a eu lieu en la cathédrale des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Munich qui, providentiellement, se trouve tout près de la tombe du saint martyr. L’auteur de la nouvelle biographie avait publié précédemment la vie du saint dans plusieurs numéros du périodique « Orthodox Life », de 2013 à 2014. La biographie qui est publiée maintenant a été révisée et augmentée par de nouvelles recherches. On peut trouver sur le site ci-dessous des renseignements complémentaires sur cet ouvrage.

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Selon l’expert russe Valery Alexeïev, le Phanar n’accordera jamais l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine, tout en pouvant néanmoins la promettre

L’Église orthodoxe d’Ukraine, comme toute autre, ne recevra jamais l’autocéphalie, telle est la position du Patriarcat œcuménique, selon le président du Fonds international de l’unité des peuples orthodoxes, Valery Alexeïev. C’est la conclusion à laquelle il est parvenu après ses contacts avec les dirigeants de Constantinople. « Il n’y aura plus jamais d’autocéphalies dans le monde, c’est la ferme position du monde grec. Il est clair que ce que veulent obtenir les autorités de Kiev, elles ne l’obtiendront jamais » a déclaré Alexeïev à la conférence de presse qui s’est tenue à Berlin à l’issue de la XXIIIème conférence internationale « Valeurs et intérêts dans un monde changeant : l’approche chrétienne ». Le président du fonds a également déclaré qu’il avait des contacts réguliers avec le patriarche Bartholomée qu’il a rencontré, entre autres, l’an passé dans sa résidence du Phanar. « Ils ont, en général, reconnu à grande peine, les autocéphalies d’après-guerre – qu’il s’agisse de la confirmation de l’autocéphalie de l’Église de Bulgarie, la reconnaissance des nouvelles autocéphalies de Pologne, Tchécoslovaquie, Albanie, qui n’avaient jamais existé. Ces Églises ont été créées dans l’Europe d’après-guerre, où l’influence de l’Union soviétique était très grande. Je vous le dis de façon tout-à-fait responsable, afin que vous le compreniez : il n’y aura aucune autocéphalie, bien qu’ils puissent infiniment promettre, jouer, avec l’octroi de l’autocéphalie », a assuré le président du fonds. Ce faisant, il a communiqué que, du côté de Constantinople, « un sorte de réponse asymétrique sortira, elle est en préparation » au sujet de l’appel du parlement ukrainien [à Constantinople pour l’octroi à l’Église d’Ukraine de l’autocéphalie, ndt]. Globalement, Alexeïev a reconnu que l’Église orthodoxe d’Ukraine, dans les conditions actuelles, bénéficie du maximum de liberté qu’elle puisse avoir, dans le cadre de « la plénitude d’une Église auto-administrée ». « Aujourd’hui, en fait, les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne sont pas confirmés après leur élection par le Synode de Moscou, tout ce passe formellement. Elle est, de facto, en général, une Église indépendante », a déclaré Alexeïev, ajoutant qu’en cas de passage à Constantinople, l’Église orthodoxe d’Ukraine n’aurait pas une telle liberté. « Au Patriarcat œcuménique, il y a deux autonomies formelles, celle de l’Église de Finlande et la semi-autonomie de l’Église de Crète. Mais en fait il n’y a rien là d’autonome – c’est une structure rigide, centralisée avec pour centre le Phanar. Toutes les questions minimes, voire même de la vie économique, sont agréées par le Phanar », remarque Alexeïev. Celui-ci a rappelé que la politique orientée vers « la réception ou la conquête de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe d’Ukraine », est menée constamment en Ukraine depuis l’époque du premier président Léonide Kravtchouk. Aujourd’hui aussi, selon l’expert, « cette question est plutôt utilisée dans le cadre de certaines spéculations, d’un grand jeu géopolitique, dans lequel on s’efforce d’attirer des acteurs globaux, en premier lieu les États-Unis ».

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Célébration à Odessa du jour de l’indépendance grecque

Le jour où la Grèce célèbre le jour de son indépendance (le 25 mars, cette date coïncidant avec l’Annonciation, ndt), un office solennel a eu lieu en la cathédrale grecque de la Sainte-Trinité à Odessa. Le métropolite d’Odessa et d’Izmaïl Agathange, avec le clergé de la ville, a célébré la Liturgie, à laquelle assistaient les Odéssites et les Grecs orthodoxes, parmi lesquels se trouvaient les représentants des autorités helléniques, dont le ministre de la marine marchande et de la politique insulaire, Panayotis Kouroumblís, des représentants du corps diplomatique et des partis politiques grecs. Rappelons que la ville d’Odessa est étroitement liée à l’indépendance grecque, puisque c’est dans cette ville qu’a été créée en 1814 la « Philiki Etaireia » ou « Société des Amis », qui joua un rôle fondamental dans l’indépendance. On peut visionner ici un court film de l’office à Odessa.

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« Semaine de la prière dans les pénitenciers » de la région d’Ekaterinbourg

Sous le slogan « Prier pour ceux qui ont fait une faute est notre devoir », la « Semaine de la prière » s’est achevée dans les prisons se trouvant sur le territoire du diocèse d’Ekaterinbourg. Des offices ont eu lieu dans tous les établissements pénitentiaires de la région de Sverdlovsk le dimanche de la Croix (3è dimanche de Carême), avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et du métropolite d’Ekaterinbourg et de Verkhotouryé Cyrille. On peut visionner ici un court film vidéo de la Liturgie célébrée dans l’un des pénitenciers de la région d’Ekaterinbourg, au cours de laquelle chante le chœur constitué par les détenus.

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Durant les dernières semaines du Grand Carême, des prières seront élevées dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers

Durant les dernières semaines du Grand Carême, dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine seront élevées des prières instantes pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers. Une circulaire ad hoc a été envoyée par la chancellerie du diocèse métropolitain de Kiev à tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Lors de l’office de l’un des dimanches du reste du Grand Carême, dans les églises et monastères du diocèse qui vous est confié, il est nécessaire de réciter une prière pour la cessation du conflit armé et du rétablissement de la paix en Ukraine, pour les habitants du Donbass qui souffrent de l’affrontement militaire, et pour la libération des prisonniers », est-il dit dans le document. Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev et d’Ukraine Onuphre a donné sa bénédiction à cette prière dans toute l’Église du pays. Par ailleurs, le site de l’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne que depuis le début de 2017, on dénombre 116 victimes civiles des combats dans le Donbass, dont 21 personnes sont décédées et 95, blessées. Ce sont les chiffres avancés par Alexander Hughes, vice-président de la commission spéciale de monitoring de l’OSCE en Ukraine.

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Volokolamsk Hilarion à l’agence grecque Romfea.gr au sujet du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et de l’Europe

Dans une interview à l’agence grecque Romfea.gr, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires extérieures du Patriarcat de Moscou, a abordé les questions du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et aussi de l’Europe. Nous publions ci-dessous, in extenso, cette interview.

– Votre Éminence, quelle est l’image générale de l’Orthodoxie quelques mois après le Saint et Grand Concile de Crète ?

– Malheureusement, ce n’était pas un Saint et Grand Concile, alors que notre espoir était qu’il soit effectivement panorthodoxe. Notre Église a tout fait pour que le Concile soit préparé convenablement et nous espérions jusqu’à la fin qu’il soit réellement panorthodoxe. Nous avions acheté les billets d’avion, réservé notre séjour à l’hôtel, mais, à notre grande déception, le Concile ne s’est pas réuni comme il le fallait. Je dis cela, parce qu’au Concile ont participé dix Églises orthodoxes locales, tandis que cinq autres Églises se sont abstenues de prendre part aux travaux du Concile. Dans ce nombre, j’inclus l’Église d’Amérique [OCA, ndt], que nous reconnaissons comme Église locale. Quelle est cependant la raison pour laquelle nous ne pouvions pas participer au Concile ? La raison est que nous avions insisté pour que les décisions du Concile fussent prises à l’unanimité. Depuis le début, nous avons compris l’unanimité comme étant celle de toutes les Églises orthodoxes communément reconnues. Celles-ci sont au nombre de quatorze, mais il n’existe pas d’accord pour ce qui concerne le statut de l’Église orthodoxe d’Amérique. Dès que nous avons été informés que les Églises d’Antioche, de Bulgarie et de Géorgie avaient décidé de ne pas venir en Crète, nous avons constaté immédiatement que nous ne pouvions plus parler d’unanimité. C’est alors que nous avons demandé au Patriarche œcuménique de convoquer une réunion extraordinaire des Primats, ayant alors à notre disposition deux à trois semaines avant le Concile. Cette réunion n’a jamais eu lieu, et malgré le fait que nous avions tous reçu les invitations de participer au Concile, il était impossible que nous participions en l’absence de trois Églises. Ce que nous avions demandé n’a pas été respecté, à savoir l’unanimité, mais néanmoins le patriarche Cyrille a envoyé un message de félicitations aux participants du Concile de Crète. Tous ont respecté leur conscience, le Concile a été convoqué. Nous voyons en lui un pas important dans le cheminement vers le Grand Concile panorthodoxe. Nous continuons à étudier les décisions du Concile de Crète. Nos théologiens travaillent très dur à ce sujet, car à un certain moment, nous devons aboutir à certaines conclusions et évaluer en détails ces textes. Tant de façon conciliaire, que préconciliaire, notre but principal est de renforcer l’unité panorthodoxe et de nous abstenir de tout ce qui peut la saper.

– Votre Éminence, l’un des sujets d’actualité est celui de l’Ukraine, la plupart des Grecs ignorent la situation pour ce qui concerne l’Église dans ce pays. Que se passe-t-il finalement en Ukraine ?

– Tout d’abord, M. Polygenis [directeur de l’Agence Romfea.gr, ndt], il existe en Ukraine un schisme qui est survenu comme un schisme politique en 1992. Concrètement, lorsque le métropolite Philarète [Denisenko, ndt] n’a pas été élu patriarche de Moscou, il a été déçu et s’en est pris à ses frères hiérarques de l’Église russe qui ont élu un autre patriarche. C’est alors qu’il a décidé de proclamer sa propre autocéphalie en Ukraine, sans l’assentiment du patriarche de Russie et de toutes les Églises orthodoxes autocéphales. La hiérarchie de l’Église de Russie ne l’a pas suivi, pas plus que les fidèles, car il s’est rattaché à un schisme déjà existant dans l’Église avec un siège en Amérique et dans ce schisme il s’est auto-proclamé patriarche. Cet individu, excommunié, patriarche auto-proclamé, procède à de nombreuses actions hostiles dirigées contre l’Église russe. Les autorités ukrainiennes actuelles, sous de nombreuses formes, suivent une ligne visant à la proclamation d’une Église locale unie en Ukraine. Mais comment les politiciens la voient-ils ? L’Église orthodoxe canonique qui existe en Ukraine rassemble la majeure partie des fidèles du pays. C’est cette Église qu’ils veulent détacher pour la soumettre à la juridiction de ce pseudo-patriarche. En outre, ils veulent y inclure encore une autre Église schismatique ukrainienne, et aussi les Gréco-catholiques [uniates, ndt].

– Pensez-vous que les uniates se dissimulent derrière cela ?

– Non, ce que je vois est qu’il y a derrière cela les politiciens qui veulent s’impliquer dans toute cette affaire.

– Puisque vous avez mentionné les politiciens ukrainiens, comment commentez-vous leurs fréquentes visites au Phanar ? Leur demande au patriarche de Bartholomée est la proclamation d’une Église unie.

– C’est le droit du Patriarcat œcuménique Bartholomée de recevoir des visiteurs de n’importe quel pays, mais aussi n’importe quel politicien. Nous considérons le patriarche œcuménique avec un respect particulier, et nous ne pouvons faire des commentaires sur qui il reçoit à son siège. Toutefois, lorsque prolifèrent des schismatiques et des pseudo-hiérarques, cela ne peut pas ne pas nous préoccuper. Ces individus publient des photographies de leurs rencontres avec le patriarche et informent le monde du contenu de leurs entretiens. Nous ne pouvons pas savoir, cependant, à quel point ils reproduisent et transmettent fidèlement ce qu’ils ont discuté. Malgré cela, nous voyons qu’on les soutient, qu’on leur promet la création d’une Église locale unie, après le détachement de l’Église russe. Naturellement, nous ne voulons pas croire ces informations ! Nous avons entendu en plusieurs occasions, de la bouche du patriarche œcuménique Bartholomée que la seule Église qu’il soutient en Ukraine est l’Église canonique avec à sa tête le métropolite Onuphre. C’est donc sur ces confirmations du Patriarche œcuménique que nous appuyons nos relations avec le Patriarcat [œcuménique, ndt]. Notre priorité est de soutenir l’Unité panorthodoxe et d’éviter absolument que soit détruite la paix et l’harmonie inter-ecclésiales qui existent jusqu’à ce jour.

– Votre Éminence, l’Église russe, dès le début, s’est trouvée aux côtés de la Syrie, vous, particulièrement avez personnellement toujours parlé de la situation qui prédomine au Moyen-Orient. Où nous trouvons-nous aujourd’hui ?

– Tout d’abord, il faut que finisse la guerre en Syrie et que nous en délogions les terroristes. Tant que ceux-ci ne seront pas partis, il est impossible de parler de quelque évolution et d’un arrangement là-bas. Lorsque les politiciens et les représentants des cercles politiques occidentaux nous assurent que la résolution du problème syrien passe par la démission du président Assad, nous leur rappelons que des scénarios identiques ont déjà eu lieu en Irak et en Lybie. Ces scénarios n’ont pas apporté la démocratie, pas plus qu’ils n’ont amélioré la situation générale, au contraire, cela a contribué à l’explosion du terrorisme et au génocide des chrétiens dans ces pays. En bref, c’est ce scénario qui se serait produit en Syrie, si la Russie n’avait accordé son aide avec les troupes qui ont aidé à la lutte contre le terrorisme. De mon point de vue, les terroristes constituent un défi pour le monde civilisé entier. Pour vaincre le terrorisme, il faut unir tous les efforts, les politiciens doivent surmonter leurs désaccords pour s’unir et former un front uni. Naturellement, il faut aussi une aide humanitaire, que nous accordons nous-mêmes durant toutes ces années, mais qui n’est qu’une goutte dans l’océan. Le pays est aujourd’hui détruit, ainsi que ses infrastructures, et il faut des efforts énormes pour le reconstruire.

– Votre Éminence, il y a quelques jours, l’higoumène du monastère de Vatopédi, le père Éphrem, a été innocenté de toutes les accusations par le tribunal et après cette décision, il a remercié entre autres le peuple russe. L’Église russe se sent-elle justifiée aujourd’hui ? Je le dis parce que le patriarche et le président Poutine, dès le début, croyaient en l’innocence du père Éphrem.

– Tant l’Église russe que la Fédération de Russie, dès le début, ont soutenu l’higoumène de Vatopédi, le père Éphrem, dans la lutte pour le rétablissement de la justice. Nous ne nous sommes pas immiscés dans la procédure judiciaire car, dès le début, nous avons compris qu’il s’agissait d’un scandale fabriqué et d’une affaire dirigée contre l’Église. Nous avons soutenu l’higoumène Éphrem, comme un Ancien respecté du Mont Athos, et c’est une joie pour nous que cette affaire, qui a duré de nombreuses années, se soit terminée positivement. Car le seul but était de porter atteinte à l’image de l’Église.

– Maintenant, alors que nous nous trouvons à Chypre, comment commentez-vous la construction d’une église russe dans ce pays ? Serait-il bien de voir quelque chose de semblable dans d’autres parties de la Grèce ?

– Selon mon moi, cet événement significatif était exceptionnel et extraordinaire. C’est la première église de rite russe à Chypre. Cependant, nous ne parlons pas d’une église de l’Église russe, mais de l’Église de Chypre. C’est une église de style russe construite avec le soutien de bienfaiteurs russes, dans laquelle les offices seront célébrés en slavon et en grec. Plus de 50.000 Russes et Grecs fréquenteront cette église. C’est pourquoi j’ai exprimé aujourd’hui l’espoir que d’autres églises semblables seraient construites à Chypre. C’est un exemple extraordinaire de l’unité inter-orthodoxe, mais aussi de la préoccupation du métropolite local de Tamassos, Mgr Isaïe, pour les nécessités spirituelles des hommes et j’ai de bons espoirs qu’il soit imité par d’autres hiérarques en Grèce.

– Pour terminer, dites-nous quels sont les plans de l’Église russe en Europe. Le patriarche Cyrille a effectué récemment des visites dans les pays d’Europe, mais vous-mêmes aussi vous y rendez régulièrement.

– Je voudrais dire que la Russie n’est jamais sortie de l’Europe, mais c’est l’Europe qui a fermé ses portes à la Russie. Les sanctions imposées par la Russie étaient une réponse aux sanctions de l’Europe, mais je ne me sens pas à l’aise pour aborder la politique problématique comme un expert. En revanche, si nous parlons des questions morales et de la vie, l’Église russe est fortement préoccupée par les évolutions dans l’Europe contemporaine, où le christianisme est méthodiquement marginalisé et exclu de la vie publique. Si elle rejette les valeurs chrétiennes, l’Europe rejettera sa propre identité. Alors, nous ne parlerons plus que d’une simple organisation qui ne sera pas prête à faire face aux défis, et, de mon avis, du point de vue politique, l’Europe était et doit rester chrétienne. En même temps, il faut qu’elle reste hospitalière pour les hommes de religions différentes, et bien sûr pour les hommes qui ne professent aucune religion. Toutefois, la défense du christianisme est notre objectif commun et je souhaite que la voix de l’Orthodoxie soit fortement entendue dans le monde contemporain, ce qui constitue encore une raison pour laquelle nous devons tous être unis.

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Visite du Prince Charles au Patriarcat de Roumanie

Le jeudi 30 mars 2017, le patriarche de Roumanie Daniel a reçu au Palais patriarcal le prince Charles de Galles, qui se trouve en visite officielle en Roumanie. Le patriarche a exprimé sa joie pour l’inclusion dans le programme du prince de la visite au Patriarcat de Roumanie et a souligné l’intérêt particulier que Son Altesse Royale a manifesté pour les beautés spirituelles, culturelles et naturelles de Roumanie, devenant ainsi un ami du pays et du peuple roumain. Le patriarche Daniel a mentionné qu’au Royaume Uni vivent de nombreux fidèles orthodoxes roumains, soit étudiants, soit engagés dans les différents domaines d’activité de la société britannique. Aussi, il existe actuellement en Grande-Bretagne 45 paroisses orthodoxes roumaines, dont la desserte pastorale est assurée par un évêque vicaire et 42 clercs. Les paroisses bénéficient du soutien de l’Église d’Angleterre, notamment par la mise à disposition de lieux de culte. Dans le contexte où Son Altesse Royale a évoqué ses visites à certaines organisations humanitaires de Roumanie dans lesquelles sont impliquées des institutions britanniques, le patriarche de Roumanie a présenté les programmes sociaux du Patriarcat de Roumanie « Choisissez l’école ! » destiné à aider les enfants exposés au risque d’abandon scolaire, « Donnez du sang ! Sauvez la vie ! » et « Santé pour les villages », pour le soutien des personnes âgées et pauvres en milieu rural. Le prince de Galles a souligné l’importance de l’héritage culturel roumain et a apprécié la réceptivité de la Roumanie pour sa conservation. Dans ce contexte a été abordée la possibilité d’une coopération entre le Patriarcat de Roumanie, la Fondation du Prince de Galles et la Fondation Pro Patrimonio, en vue de la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et religieux roumain. Le patriarche de Roumanie a reçu avec joie cette proposition, parce que l’Église orthodoxe roumaine montre une préoccupation constante pour ce qui concerne la conservation du patrimoine ecclésiastique national. À l’issue de la visite, le patriarche Daniel a offert au prince Charles une icône réalisée avec la technique de la mosaïque, représentant le saint Apôtre André, protecteur de la Roumanie. Ensuite, il a remercié le prince Charles et a transmis à S.M. la reine Elisabeth II, ses vœux de bonne santé et sa bénédiction.

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Outre saint Patrick, l’Église orthodoxe russe inclura dans son calendrier d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme de 1054

Le Patriarcat de Moscou continuera d’inclure dans son calendrier les noms de saints vénérés dans les pays occidentaux. « Ce processus n’est pas achevé, il ne fait que commencer » a déclaré le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, dans l’émission « l’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia 24 ». Comme on le sait, au début du mois de mars, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a inclus dans son ménologe saint Patrick ainsi que quinze saints anciens ayant vécu dans les pays d’Europe occidentale avant le schisme de 1054. Il y a parmi eux saint Patrick, illuminateur de l’Irlande, qui sera désormais commémoré le 30 mars par l’Église orthodoxe russe. Le métropolite Hilarion a précisé que ces saints ont été inclus sur la demande des diocèses de l’Église orthodoxe russe en Europe occidentale. « Il y a encore d’autres saints occidentaux, qui se trouvent déjà sur la liste et qui, je l’espère, seront inclus en temps opportun dans le calendrier de notre Église », a déclaré le métropolite Hilarion. Comme il l’a expliqué, le critère fondamental pour inclure un saint dans le ménologe est la vénération du saint dans l’un ou l’autre lieu. En outre, ce saint devait vivre antérieurement au schisme de 1054 « parce que tout se qui s’est produit ensuite, c’est déjà l’histoire séparée de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique ». Il est également important, selon le hiérarque, que la personne concernée n’ait pas été impliquée dans la lutte contre l’orthodoxie, « comme cela s’est parfois produit avec certains religieux occidentaux ». Ce faisant, le métropolite a fait remarquer, qu’il n’interpréterait pas l’inclusion des saints occidentaux dans le ménologe de l’Église orthodoxe russe comme un pas dans le rapprochement avec les catholiques-romains. « Je l’interpréterais plutôt comme un pas dans le rapprochement avec la réalité ecclésiale locale », a-t-il ajouté.

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Le Patriarcat de Roumanie et le « Conseil national d’étude des archives de la Securitate » ont signé un accord de coopération

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Dans le contexte de l’Année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste, le Patriarcat de Roumanie et le Conseil national d’étude des archives de la Securitate ont signé aujourd’hui, le 28 mars 2017, un accord de coopération. L’objet de cet accord est l’étude du passé récent de l’Église orthodoxe roumaine et la présentation de celui-ci dans des travaux scientifiques et des supports audio-video. L’accord a été signé, de la part du Patriarcat de Roumanie, par Mgr Barlaam de Ploiești, évêque vicaire patriarcal et secrétaire du Saint-Synode, et, de la part Conseil national d’étude des archives de la Securitate, par M. Dragoș Petrescu, président ».

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Jovan Nikoloski