26/05/2017
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Archives de catégorie : Europe

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Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté à l’office du Dimanche de l’orthodoxie à la laure des Grottes de Kiev

Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté, le 5 mars, à l’office du Dimanche de l’orthodoxie en l’église des saints Antoine et Théodose, dite « du réfectoire », de la laure des Grottes de Kiev. La sainte Liturgie et l’office de l’Orthodoxie étaient présidés par le métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Après la lecture de l’Évangile, le métropolite s’est adressé aux fidèles par une prédication. Comme l’a mentionné l’archipasteur, le premier dimanche du Grand Carême, qui s’appelle le dimanche du « Triomphe de l’orthodoxie », des prières spécifiques sont élevées dans les églises orthodoxes du monde entier, « dans lesquelles nous rendons grâces à Dieu pour nous avoir aidés à préserver la foi orthodoxe dans des temps difficiles ». Mgr Onuphre a évoqué les persécutions des chrétiens pendant les trois premiers siècles et les hérésies qui sont apparues dans l’Église. C’est elle qui convoqua les Conciles œcuméniques, au nombre de sept, afin de condamner tous les enseignements erronés sur la nature du Christ, les hypostases de la sainte Trinité, la Mère de Dieu, la vénération des icônes et d’autres encore. « Sous l’impératrice Théodora, en 867, a triomphé la pureté de la foi et fut institué le Triomphe de l’orthodoxie. Depuis cette époque, est célébré un office d’actions de grâces le premier dimanche du Grand Carême, dans toutes les églises orthodoxes. Nous rendons grâces au Créateur pour nous avoir permis d’être au nombre de ceux qui Le confessent correctement. Que le Seigneur nous aide à préserver la pureté de la Foi orthodoxe. Nous devons la transmettre à nos descendants telle que nous l’avons reçue. Nous rendons grâces à Dieu d’être des membres de l’Église orthodoxe et de confesser la foi orthodoxe » a déclaré le primat. Concélébraient avec le primat lors de la sainte Liturgie le métropolite de Vychgorod et Tchernobyl Paul, supérieur de la Laure de Kiev, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, l’archevêque Gourias (Kouzmenko), l’archevêque de Boutchan Pantéléimon, l’archevêque de Makarov Hilaire, les prêtres de la Laure. De nombreux fidèles assistaient à l’office, dont les ambassadeurs et diplomates des États dont la majeure partie de la population est orthodoxe, à savoir la Fédération de Russie, la Biélorussie, la Géorgie, la Roumanie, la Grèce, la Moldavie, la Bulgarie, la Serbie et la Macédoine.

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Le 9 mars, jour de la fête des Quarante martyrs, seront commémorés dans les églises roumaines ceux qui ont souffert à l’époque communiste

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie a proclamé l’année 2017 « année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie à l’époque communiste », tandis que le parlement roumain a adopté la loi N°247/2011 déclarant le jour du 9 mars « Jour des prisonniers politiques anti-communistes de la période 1944-1989 », ce qui a fait l’objet d’une publication dans le journal officiel N°864 du 8 décembre 2011, précisant que la date de commémoration de ceux qui sont morts en tant que combattants contre le communisme serait le 9 mars de chaque année, jour de la fête des saints 40 martyrs de Sébaste. Le Patriarcat de Roumanie a transmis aux centres diocésains l’instruction de célébrer ce jour des offices de requiem pour ceux qui ont souffert à l’époque du communisme athée, défendant la foi en Dieu et la dignité du peuple roumain. Cette commémoration comprend une ecténie pour les héros, les soldats et les combattants roumains, ainsi que l’office de requiem pour les héros ».

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Une grande église orthodoxe est consacrée en Tchétchénie

L’église de la Nativité du Christ à Naurskaïa, en Tchétchénie, a été consacrée le 5 mars 2017 par l’évêque de Makhatchala et Grozny Barlaam, en présence du représentant du ministère de la politique nationale et d’autres officiels. L’église de la Nativité du Christ a été ouverte au printemps 2015, mais des travaux de finitions étaient encore en cours. Désormais, l’édifice sera pleinement fonctionnel. Jusqu’à 2015, la paroisse orthodoxe à Naurskaïa était abritée dans les anciens locaux du club local. L’église abrite 350 paroissiens. C’est la deuxième église par sa grandeur après celle de Grozny. Près de 1500 personnes sur 9800 qui habitent le centre de Naurskaïa, sont orthodoxes. Le financement de la construction de l’église a été offert par le directeur de la « Compagnie russe du cuivre », Igor Altouchkine. Le projet et la construction ont été effectués par des spécialistes d’Ekaterinbourg. L’iconostase a été peinte dans le style byzantin par les sœurs du monastère de Novo-Tikhvinsk à Ekaterinbourg. La nouvelle église a été construite précisément à l’endroit où se trouvait l’ancienne église détruite en 1936 par les bolcheviques. Il y a plusieurs paroisses orthodoxes sur le territoire de la Tchétchénie, dont une église en construction dans la localité de Chelkovskaïa. Selon certaines statistiques, le nombre total des habitants orthodoxes de Tchétchénie serait d’environ 17.000 personnes.

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Dimanche de l’orthodoxie à Constantinople

Le 5 mars 2017, dimanche de l’orthodoxie, la divine liturgie a été célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges de Constantinople par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des membres du Saint-Synode. Au cours de l’office a eu lieu le sacre épiscopal de l’évêque d’Eucarpie Hiérothée, supérieur du monastère Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York). On peut voir ici de nombreuses photos de la liturgie, du sacre épiscopal et de la procession avec les icônes à l’occasion du dimanche de l’orthodoxie.

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Dimanche de l’orthodoxie à Athènes

Le dimanche de l’orthodoxie a été fêté en la cathédrale métropolitaine de l’Annonciation à Athènes en présence du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos. La divine liturgie était présidée par l’archevêque d’Athènes Jérôme, assisté des métropolites de Dimitrias Ignace, d’Hydra Éphrem, du Pirée Séraphim, d’Édesse Joël, d’Éleuthéroupolis Chrysostome, de Kozani Paul, d’Alexandroupolis Anthime, de Neapolis Barnabé, et de l’évêque de Methoni Clément. Assistaient notamment à l’office le ministre de l’instruction publique M. Gavroglou, le responsable du domaine de l’éducation et de la religion au sein du parti de la Nouvelle Démocratie M. Fortsakis, les représentants de l’armée, de la marine et de la police, ainsi qu’un grand nombre de fidèles. Avant la fin de la liturgie a eu lieu la procession des saintes icônes, présidée par l’archevêque Jérôme, en mémoire du rétablissement de la vénération des icônes à Constantinople en 843.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, il n’y a pas de limite insurmontable »

Le 3 mars 2017, vendredi de la première semaine du Grand Carême, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a célébré la Liturgie des Présanctifiés en l’église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste, à Moscou. À cette occasion, il a prononcé l’homélie suivante : « Lors de la première semaine du Grand Carême, nous écoutons avec une attention spécifique les paroles du Grand Canon, qui est lu du lundi jusqu’au jeudi dans toutes les églises de l’Église orthodoxe russe. Nous nous tenons avec une piété particulière devant le Seigneur Jésus-Christ, qui se donne à nous dans les Saints Dons au cours de la Liturgie des Présanctifiés. Celle-ci est célébrée les mercredis et les vendredis durant les six premières semaines du Grand Carême, afin que nous ayons la possibilité de nous renforcer sur la voie du repentir. La sainte Église a institué cet office liturgique particulier afin que nous puissions, les jours du Grand Carême, communier plus souvent aux saints Mystères du Christ. La Liturgie complète, que ce soit celle de saint Basile le Grand, qui a un caractère solennel spécifique, ou celle de saint Jean Chrysostome (qui est célébrée tous les dimanches et les jours de semaine de l’année liturgique en dehors du Grand Carême et de ces cas particuliers où est célébrée la Liturgie de saint Basile le Grand) a un sens absolument particulier. Pour ce qui est de la Liturgie des Présanctifiés, nous communions aux Saints Dons, consacrés lors de la précédente Liturgie dominicale. Pour cette raison, cette Liturgie est dédiée à la vénération des Saints Dons déjà consacrés, qui se trouvent au début sur l’autel de la prothèse, et sont ensuite transférés sur l’Autel principal. Dans de nombreuses prières et hymnes de la Liturgie des Présanctifiés, nous entendons que les puissances célestes concélèbrent maintenant avec les hommes sur terre, adorant le Seigneur Jésus Christ, qui est présent parmi nous dans Ses Saints Dons. C’est ce qui est dit dans l’hymne chanté lors de la Liturgie des Présanctifiés au lieu de l’hymne des Chérubins : « Maintenant les puissances des cieux célèbrent invisiblement avec nous, car voici que s’avance le Roi de Gloire, voici que s’avance avec son escorte le sacrifice mystique déjà accompli ». Cet hymne, comme les autres prières de la Liturgie des Présanctifiés, indique pour nous la présence invisible, lors de l’office divin, de notre Seigneur Jésus-Christ, de Sa Très pure Mère, des puissances célestes. Ce n’est pas un hasard si les murs de nos églises sont ornés de fresques avec la représentation du Sauveur, de la Très sainte Mère de Dieu, des anges et de nombreux saints, ils sont tous présents parmi nous lors de l’office divin. Les gens posent souvent la question : que les attend-il après la mort ? Tous ne croient pas en l’immortalité de l’âme et ne peuvent imaginer que, après le passage dans l’autre vie, nous rencontrons nos proches et ces saints dont nous lisons la vie maintenant, que nous prions, dont nous voyons les représentations sur les icônes. Nombreux sont ceux qui ne croient pas que, après notre mort, c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui vient à notre rencontre. Au moment de sa mort, la Mère de Dieu a transmis son âme entre les mains de Son Fils. Sur l’icône de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, nous la voyons sur le lit de mort, et le Seigneur Jésus-Christ qui tient l’âme très pure de Celle-ci à l’instar d’un petit enfant. L’image de la Dormition témoigne du fait que la mort est un passage dans la vie éternelle. Le Seigneur attend chacun de nous sur le seuil de la mort, et Il est prêt de venir à la rencontre de l’âme de chacun d’entre nous et à la tenir dans Ses mains tout comme un petit enfant, afin qu’ayant achevé notre vie terrestre, nous commencions la voie vers la vie éternelle. Lorsque nous accomplissons l’office à l’église et prenons conscience qu’avec nous, dans celui-ci, participent tous les saints et les anges, nous comprenons qu’il n’existe pas de limite infranchissable entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni soupir, mais la vie sans fin, là où règne le Seigneur Lui-même avec la Très sainte Mère de Dieu et tous les saints. La sainte Église, par l’office, nous donne la possibilité, dès cette vie, d’être en contact avec la vie du siècle à venir, pour ainsi dire de regarder par la fenêtre et de voir ce qui nous attend de l’autre côté du seuil de la mort, de faire connaissance des saints que nous rencontrerons immanquablement dans le monde d’en-haut, si nous avons au préalable mené une vie chrétienne. Aux jours de la sainte Quarantaine, prions le Seigneur, afin que par l’exploit de la tempérance, Il purifie notre corps, et que par l’exploit du repentir, Il purifie notre âme. Afin que le Sauveur aimant nous rende dignes ici, sur la terre, de fêter la lumineuse Résurrection du Christ. Et afin que, dans le siècle à venir, nous soyons jugés dignes d’aller à la rencontre du Seigneur Jésus-Christ Lui-même et avec Lui, de la Très sainte Mère de Dieu, des saints anges et de tous les saints. Amen ».

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Le patriarche de Roumanie Daniel : « Les icônes sont le témoignage de la foi véritable »

L’Orthodoxie n’est pas seulement vraie, elle est également belle, a déclaré le patriarche aux fidèles rassemblés à la cathédrale patriarcale de Bucarest. Le patriarche a souligné que ce dimanche, celui de l’Orthodoxie n’est pas seulement le dimanche de la vraie foi, mais aussi celui de la beauté non éphémère de la gloire de la Très sainte Trinité, de la Mère de Dieu et de tous les saints du Royaume céleste. C’est le dimanche de la gloire du Royaume de Dieu, le dimanche de la joie des anges et des saints, a ajouté le primat. Qualifiant les icônes de « fenêtres ouvertes vers le royaume de l’amour éternel de Dieu et de la gloire de la Très sainte Trinité », le patriarche a expliqué que les processions de ce jour sont accomplies avec beaucoup de joie, étant le témoignage de la foi. Lorsque nous confessons la vraie foi, les cieux s’ouvrent à nous pour goûter d’avance la joie du Royaume de Dieu, la lumière de la lumière non éphémère, la béatitude de la béatitude éternelle du royaume des cieux. C’est cela l’Orthodoxie, a déclaré le patriarche. Cette homélie a été prononcée le 5 mars 2017, au cours de la sainte Liturgie célébrée par le primat en la cathédrale patriarcale, étant assisté de l’évêque Varlaam de Ploieşti, vicaire patriarcat, et de l’évêque Timothée de Prahova, évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest. Faisant référence à la fête, le patriarche Daniel a souligné qu’en ce jour nous commémorons la victoire de l’Église sur toutes les hérésies ainsi, qu’avant tout, la vénération des saintes icônes. Une grande partie de l’homélie a été dédiée aux icônes et à leur signification pour la vie des fidèles. Le patriarche a expliqué que les représentations iconographiques ne sont pas une simple parure esthétique, un décor. Il a insisté sur le fait que les icônes sont une nécessité, une façon liturgique de témoigner de la Vérité, une forme de témoignage de la foi droite. L’icône, a continué le primat, est le témoignage de la vérité de l’Incarnation, de la mort et de la Résurrection du Christ et la proclamation de Sa gloire éternelle qu’Il partage avec ceux qui croient en Lui. Les icônes sont une forme liturgique de témoignage silencieux, mais constant de la vérité selon laquelle le Fils de Dieu invisible s’est fait visible ; l’Éternel s’est fait homme mortel afin que par la mort et la résurrection Il nous accorde la vie nouvelle éternelle. Par l’icône, nous témoignons la vérité de l’incarnation et du devenir homme du Fils éternel de Dieu, afin que les hommes se déifient par la grâce. Les icônes ont aussi un rôle pédagogique. Elles nous acheminent vers le Royaume de Dieu, le but ultime de nos vies. Les icônes nous montrent la gloire du Royaume céleste comme notre but ultime, a continué le patriarche de Roumanie, qui a expliqué que l’homme n’était pas fait pour la tombe, mais pour la vie éternelle céleste dans le royaume de Dieu, vers lequel il doit se diriger. Dans l’icône, nous voyons le Ciel uni à la terre. Dans l’icône n’est pas uniquement peinte l’image du corps humain, mais aussi la gloire du Royaume céleste, soit par le fond doré de l’icône, soit par le nimbe de lumière entourant l’image des saints. Ainsi, il est insuffisant de dire que l’icône est la fenêtre vers le ciel, il faut que nous soulignions que l’icône est la fenêtre vers le Royaume des cieux, vers la gloire éternelle, incréée, du Royaume de Dieu. Le dimanche de l’Orthodoxie constitue aussi un anniversaire pour le patriarche de l’Église de Roumanie. Il y a 27 ans, le 4 mars 1990, le patriarche Daniel recevait le sacre épiscopal en la cathédrale de Timişoara. Environ trois décennies après cet événement, le patriarche Daniel, a marqué ce moment par la prière, en célébrant la sainte liturgie en la cathédrale patriarcale.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque : « Le slogan : une Église indépendante pour un pays indépendant est anti-évangélique »

Dans une interview à l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine), le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe), a déclaré que lors du Grand Concile qui s’est déroulé en 2016 en Crète, la question de l’ethno-phylétisme, à savoir la préférence accordée aux intérêts nationaux sur ceux de l’Église, a fait l’objet d’une attention particulière. « Le Grand Concile en Crète a confirmé le Concile de Constantinople de 1872, au cours duquel a été condamné l’ethno-phylétisme comme un venin de serpent qui détruit l’Église. Cette confirmation a eu lieu sur proposition du patriarche Irénée et de notre délégation [i.e. de l’Église orthodoxe serbe], et le Concile de 1872 a reçu le statut de concile d’importance œcuménique ». « Que cela signifie-t-il ? Personne, dans le monde orthodoxe, n’identifie la nation et l’Église, l’État et l’Église. C’est une hérésie, un mensonge contre l’Église. Le slogan selon lequel chaque État indépendant et chaque nation doivent avoir leur propre Église, est dans son essence, anti-évangélique », a déclaré le hiérarque. « L’Église respecte tant la nation ukrainienne que la nation monténégrine. Mais l’Église a une structure unique : elle est plus ancienne que tous les États, et nul n’a le droit de se mêler de l’organisation des Églises locales autocéphales. Il s’agit de leur affaire interne », a-t-il ajouté.

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L’institution dans laquelle les Bulgares ont le plus de confiance est L’Église orthodoxe

Selon un récent sondage sur l’attitude des Bulgares envers les différentes institutions, ceux-ci ont le plus de confiance envers l’Église, les organisations politiques venant en dernier. Le rapport de l’Institut pour une société ouverte à Sofia, daté du 28 février, sur l’opinion publique nationale, montre que 55% des sondés ont confiance dans l’Église orthodoxe de Bulgarie. Le même pourcentage de fait confiance à l’Union européenne, tandis que 31% sont défiants, et 30% ne font pas confiance à l’Église. Selon le recensement de 2011, 59.4% des Bulgares sont membres de l’Église orthodoxe, ce qui veut dire que la vaste majorité des chrétiens orthodoxes bulgares font confiance à leur Église. Le sondage a été effectué entre le 22 avril et le 14 mai 2016, auprès de 1197 adultes bulgares par l’Institut pour une société ouverte.

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En Bulgarie, premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogutchar

Le premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogoutchar et thaumaturge de Sofia, a été célébré le 26 février 2017, dimanche de la tyrophagie. L’archevêque Séraphin a été ajouté au synaxaire des Églises russe et bulgare en 2016. Avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Néophyte de Bulgarie, la Divine liturgie a été célébrée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski par le métropolite Nicolas de Plovdiv, en concélébration avec l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié (Église orthodoxe russe), plusieurs hiérarques bulgares, de nombreux clercs et moines, dont l’archimandrite Philippe (Vassiltsev), recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Le Patriarche Néophyte de Bulgarie assistait à l’office, célébré en présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Bulgarie, A. A. Makarov, de l’ambassadeur de Biélorussie en Bulgaire, V. A. Voronkovitch, de l’ancien premier ministre de la République de Bulgarie, G. Bliznachki, du président de la Société athonite des Balkans, A. V. Kristov. La liturgie était chantée par le chœur mixte de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, sous la direction de Dimitri Dimitrov, et par le chœur de chambre masculin « Résurrection », de Dniepropetrovsk, sous la direction d’A. Voskressenskaïa. Après la liturgie, le Patriarche Néophyte a prononcé une homélie, souhaitant à l’assistance une bonne fête et remerciant Dieu d’avoir donné un nouvel intercesseur à l’Église orthodoxe. L’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié a salué Sa Sainteté et offert au Primat de l’Église bulgare deux encolpions et une croix pectorale réalisés par les artisans du diocèse de Tikhvine. Le même jour, avec la bénédiction de S. S. le Patriarche Néophyte, l’évêque Arsène de Znepolska, membre de la commission mixte des Églises orthodoxes russe et bulgare pour la canonisation de l’archevêque Séraphin de Bogoutchar, a présidé la liturgie à l’église Saint-Nicolas, métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Il concélébrait avec le hiéromoine Zotik (Gaevski), secrétaire de la Représentation du Patriarche de Moscou et de toute la Russie auprès du Patriarche de Bulgarie, l’archimandrite Théophane (Dinovski), l’économe stavrophore Syméon Mintchev, et d’autres clercs de Sofia. S. S. Charenkova, présidente du Forum « Bulgarie-Russie », les participants de la conférence consacrée à l’anniversaire de la canonisation de saint Séraphin de Bogoutchar assistaient à la liturgie. Après l’écténie instante, l’évêque Arsène a prononcé la prière pour l’Ukraine. L’office était chanté par le chœur de la paroisse Saint-Nicolas, l’évangile était lu en bulgare. A midi, après les deux liturgies, le Patriarche Néophyte a célébré un office d’intercession devant les reliques de saint Séraphin à la crypte de l’église Saint-Nicolas. Il concélébrait avec le métropolite Nicolas de Plovdiv, l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Poli et plusieurs hiérarques, ainsi que l’archimandrite Philippe, recteur du métochion, et le clergé des églises de Sofia. Sa Sainteté a béni une icône de saint Séraphin qui sera placée au-dessus du tombeau du saint. La prière à saint Séraphin a été lue par le métropolite Nicolas de Plovdiv. Des offices d’intercession ont été célébrés toute la journée devant les reliques.

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Nouvelle composition du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique, siégeant le 1er mars sous la présidence du patriarche Bartholomée, a déterminé sa nouvelle composition pour la période du 1er mars au 31 août 2017, comme suit :

Mgr Constantin, doyen de Nicée
Mgr Grégoire de Thyatire et de Grande-Bretagne
Mgr Dimitri de Sébaste
Mgr Irénée de Myriophyton et Peristasis
Mgr Chrysostome de Myre
Mgr Denys de Synades
Mgr Gennade de Sasimes
Mgr Sabbas de Pittsburgh
Mgr Polycarpe d’Espagne et du Portugal
Mgr Stéphane de Kallioupolis et Madyta
Mgr Gérasime de Petras et de Cheronissos
Mgr Cyrille de Hierapytna et de Siteia

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Les travaux de restauration du Saint-Sépulcre seront terminés pour la fête de Pâques

Le chef de la mission du Patriarcat de Moscou à Jérusalem, l’archimandrite Alexandre (Elissov), a exprimé sa certitude que les travaux de restauration de l’édicule (le « Kouvouklion »), la chapelle qui abrite le Saint-Sépulcre, seraient terminés pour Pâques et que les traditions festives séculaires seraient donc observées. Le Samedi saint a lieu la descente du Feu sacré au « Kouvouklion », et des dizaines de milliers de pèlerins orthodoxes, dont de nombreux Russes, viennent à Jérusalem à cette occasion. « Toutes les célébrations liées à la descente du Feu sacré et à la fête de Pâques par toutes les confessions doivent avoir lieu au moment prévu et après l’achèvement des travaux », a déclaré l’archimandrite Alexandre. Pâques sera fêté cette année le 16 avril, et la descente du Feu sacré a lieu le 15 avril. Sous sa forme actuelle, le « Kouvouklion » a été érigé en 1810 à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre, sur lieu de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ. Il s’agit de sa première restauration dans l’histoire. Les travaux sont effectués par des spécialistes de l’Université technique nationale d’Athènes. « Les travaux ont été provoqués par des circonstances objectives, à savoir le danger d’effondrement, voire même de pertes humaines, qui était réel » a déclaré l’archimandrite Alexandre. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem a indiqué que la date de fin des travaux était fixée au 22 mars.

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Les funérailles du célèbre mathématicien russe et défenseur de l’Église Igor Chafarevitch ont eu lieu au monastère Sretensky à Moscou

Le 22 février 2017 ont eu lieu les funérailles d’Igor Chafarevitch au monastère Sretensky de Moscou. Grand mathématicien, penseur brillant et activiste social, Igor Chafarevitch est décédé le 19 février 2017, à l’âge de 94 ans. Né à Jitomir en 1923 dans la famille d’un professeur d’université, il montra très tôt ses dons de mathématicien. À l’âge de 17 ans, il acheva ses études en mathématiques à l’Université de Moscou. À l’âge de 19 ans, il défendit sa thèse de « candidat » puis, à l’âge de 24 ans, son doctorat. En 1944, il commença à enseigner à la faculté de mécanique et de mathématiques de Moscou. « J’ai suivi les cours d’algèbre d’Igor Chafarevitch en tant qu’étudiante de mathématiques. L’auditorium était toujours bondé. Il était une légende vivante », se rappelle la veuve d’Alexandre Soljenitsyne, Natalia Dmitrievna. En 1959, il fut élu membre correspondant de l’Académie des sciences de l’URSS. En 1955, il signa la « lettre des 300 », le manifeste des savants soviétiques critiquant les partisans de Lyssenko, destiné au Comité central du PCUS. À la fin des années 1960, Igor Chafarevitch fait des déclarations publiques pour défendre les fidèles de l’Église orthodoxe russe et organise une conférence de presse à cet effet. En 1974, parut à Paris un recueil conçu par Soljenitsyne et lui-même sous le titre « Des voix sous les décombres », dans lequel il écrivit trois articles. Le 14 novembre 1974, il donna une conférence de presse pour les médias étrangers à Moscou, dédiée à ce recueil. Il s’exprima sur l’absence de liberté en URSS, se prononçant également contre le socialisme et le marxisme. Il fut ensuite exclu de l’Université de Moscou. En décembre 1991, il fut élu à l’Académie russe des sciences dans la section mathématiques, mécanique et informatique. Dès 1990, il commença à collaborer avec différentes organisations patriotiques, et prit la décision de se concentrer sur le travail littéraire et journalistique. En 2003, il signa l’appel aux acteurs du monde scientifique et culturel condamnant l’exposition blasphématoire au centre Sakharov, intitulée « Danger, religion ! » Igor Chafarevitch a apporté une contribution inestimable à l’histoire de la pensée sociale russe avec ses livres « Le Phénomène socialiste », la « Russophobie », « le peuple russe dans la batailles des civilisations ». Ses interventions se distinguaient par leur rigueur scientifique, leur approche analytique des problèmes et leurs racines dans une foi chrétienne inébranlable. En 2001, il fit un cycle de conférences au séminaire du monastère Sretensky.

La cérémonie des funérailles a été présidée par l’higoumène Cyprien (Parts), assisté par le clergé du monastère Sretensky. Au nom de la communauté monastique, et avec la bénédiction de Mgr Tikhon, supérieur du monastère Sretensky, le hiéromoine Ignace (Chestakov) a prononcé l’éloge funèbre.

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Le métropolite de Borispol et Brovary Antoine (Église orthodoxe d’Ukraine) : « Le carême est une protestation contre le péché »

« Le Grand Carême est une période au cours de laquelle chaque homme doit particulièrement pénétrer dans son cœur et saisir le sens de sa vie ». C’est ce qu’a déclaré le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, lors d’une réunion consacrée au Carême. Le métropolite a évoqué le sens du Grand Carême ainsi, qu’en partie, les offices de la première semaine, et a mis en garde les fidèles contre l’abattement. « L’homme vit pour l’éternité. Mais pour vivre dans l’éternité, nous devons nous y préparer. Et cela signifie que nous devons purifier notre cœur afin que Dieu soit présent dans notre vie », a-t-il souligné. Le Grand Carême est une période au cours de laquelle on doit se garder de tout ce qui empêche chacun de nous d’être lui-même, a-t-il rappelé. « Malheureusement, il nous semble parfois que les passions, les péchés, sont justement notre vie. Mais l’âme chrétienne se fatigue de cela, parce qu’elle ne vit que lorsque Dieu vit en nous. Dieu ne demeure que dans l’âme purifiée du péché, purifiée de la protestation contre Dieu, et pour cette raison le Carême lui-même est une protestation contre le péché ». « Le Grand Carême n’est pas un but en soi, ce n’est pas se limiter jusqu’au minimum de la nourriture. Le but du Carême est avant tout notre cœur, nos pensées, nos sens », a déclaré le métropolite. Il est important, a-t-il ajouté que, pendant le Carême, l’homme ne tombe pas dans l’abattement. « L’abattement se produit lorsque l’homme se pose un but qu’il ne peut atteindre. Aussi, il faut tout commencer graduellement, afin de ressentir pendant cette période la joie du Carême… La première semaine du Grand Carême est une période très importante. S’il en a la possibilité, le chrétien orthodoxe se trouve presque toute la journée à l’église pendant la première semaine. Ce sont des offices particuliers, sereins, calmes, où la Sainte Écriture est beaucoup lue. Le but principal de la première semaine du Grand Carême est de trouver la sérénité, le calme. Par la prière, par l’attitude réfléchie envers tout ce qu’il y a dans la vie ». Le métropolite a conseillé aux fidèles, s’ils en ont la possibilité, d’aller à l’église pour l’office du Grand Canon de saint André de Crète. « C’est un canon unique, qui est pénétré de repentir. En lui sont réunis presque tous les exemples de repentir qui se trouvent dans l’Ancien et le Nouveau Testament, et lorsqu’on le lit avec réflexion, on revit pour ainsi dire toute l’histoire du genre humain », a conclu le métropolite Antoine.

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Déclaration de l’Église orthodoxe roumaine au sujet du projet de « partenariat civil » en Roumanie

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Patriarcat de Roumanie considère avec préoccupation les mesures liées à l’officialisation éventuelle, ces jours-ci, du « partenariat civil », ceci étant matérialisé par un projet de loi qui figure en ce moment à l’ordre du jour de la Chambre des députés. Nous considérons que l’institutionnalisation d’une forme alternative de famille est contraire à la foi chrétienne et à la tradition du peuple roumain, avec des conséquences potentiellement graves pour la vie morale, familiale et sociale de celui-ci. D’un point de vue chrétien, mais aussi constitutionnel, à l’exception de l’adoption et de la parenté de sang, la famille naît exclusivement du mariage entre un homme et une femme. Le partenariat civil ne fera qu’encourager le concubinage et déresponsabilisera les deux partenaires au détriment de la mère et de l’enfant. Plus précisément, le cadre légal qui protège de façon optimale « l’éducation et l’instruction des enfants » est justement la famille (art. 48 al. 1 de la Constitution roumaine). Les tentatives visant à redéfinir la famille naturelle et traditionnelle, entérinée moralement et légalement tout au long de l’histoire de l’humanité, semble faire partie d’un agenda idéologique qui discrédite les valeurs et les bienfaits sociaux de la famille. L’Église orthodoxe roumaine continuera à défendre et à promouvoir les valeurs fondamentales de la famille traditionnelle, bénéfiques pour le présent et l’avenir de la société roumaine ».

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Les étudiants du séminaire de Volyn (Ukraine occidentale) liront le Psautier sans interruption pendant tout le Grand Carême

Les étudiants du séminaire de Volyn ont commencé la lecture ininterrompue du Psautier le premier jour du Grand Carême, le 27 février. « Il y a une bonne et pieuse habitude au séminaire de Volyn, à savoir la lecture ininterrompue du Psautier. Cette année, la lecture du Psautier a été commencée par l’administrateur du séminaire de Volyn, l’évêque de Volyn et de Loutsk Nathanaël. Celui-ci a lu le premier cathisme [le Psautier, dans l’Église orthodoxe est divisé en vingt sections principales appelées « cathismes] », a déclaré le secrétaire de presse du diocèse, l’archiprêtre Valentin Martchouk. La lecture ininterrompue du Psautier continue au séminaire durant tout le Grand Carême. Les cathismes sont lus alternativement par les étudiants et les enseignants du séminaire. À la fin de la lecture de chaque section du Psautier, on commémore les noms des vivants et des défunts et une prière est récitée pour la paix en Ukraine.

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La majorité des Russes ne changeront pas leur régime alimentaire pendant le Grand Carême

Les trois quarts des Russes (73%) maintiendront leur régime alimentaire habituel pendant le Grand Carême, selon le centre de recherches sociologiques et de sondages « Levada ». Néanmoins, 18% prévoient de jeûner partiellement (par exemple s’abstenir de viande ou d’alcool), tandis que 4% ont l’intention de jeûner la dernière semaine du Carême. 2% des Russes sont disposés à observer le Carême entièrement durant les sept semaines. Globalement, 30% des Russes sont prêts à restreindre la consommation d’alcool pendant le Carême, tandis que 15% sont disposés à limiter les relations sexuelles, 19% à réduire leur consultation d’informations divertissantes et leurs loisirs. C’est ce qu’a montré un sondage accompli du 17 au 20 février sur un échantillon de 1600 personnes dans 137 localités de la Fédération de Russie

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Consécration de l’église Saint-Jean-le-Théologien de la Laure de Supraśl (Pologne)

Le métropolite de Varsovie Sava a consacré, le 12 février 2017, l’église Saint-Jean-le-Théologien de la Laure de Supraśl, après d’importants travaux de restauration commencés en 1993. Conformément à la Tradition de l’Église, une parcelle des reliques a été placée dans l’Autel. Cette fois, il s’agissait des reliques d’un saint local, saint Gabriel de Białystok, martyrisé en 1690 à l’âge de six ans. Après la consécration de l’église, la sainte Liturgie, présidée par le métropolite Sava, a commencé. Il était assisté par l’archevêque de Białostok et Gdańsk Jacques, l’évêque Supraśl Grégoire, et l’évêque de Siemiatycze Georges. Après la sainte Liturgie, un office d’intercession aux Trois saints Hiérarques a été célébré, à l’occasion de leur commémoration le 12 février, selon l’ancien calendrier désormais suivi par l’ensemble de l’Église orthodoxe de Pologne. Dans son homélie, le métropolite Sava a mentionné les efforts soutenus effectués en des temps difficiles pour reconstruire la Laure de Supraśl. Il a exprimé son souhait et son espoir de consacrer l’église principale – le catholicon – de l’Annonciation, où les fresques sont en cours de restauration. Le métropolite a remercié tous ceux qui s’étaient engagés dans la rénovation de l’édifice et les festivités du jour. Abordant la lecture évangélique dominicale, celle du Fils Prodigue, le primat a appelé tous ceux qui avaient quitté l’Église à revenir à leur Mère, parce que « l’Église orthodoxe est la voie de la vie et du salut ». Il a rappelé que l’Église orthodoxe avait survécu en Pologne seulement par la foi et le sacrifice de leurs pères, et ainsi les fidèles sont responsables envers ce qu’ils avaient reçu de leurs ancêtres.

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Le Grand Carême : diète ou exploit spirituel ?

Le Grand Carême est une période pleine de grâce dans la vie de chaque fidèle. C’est ce qu’a évoqué l’archevêque de Sumy et Akhtyrka Euloge (Église orthodoxe d’Ukraine) au cours d’une conférence en ligne intitulée « Le Grand Carême : diète ou exploit spirituel ? ». L’archevêque, entre autres, a expliqué pourquoi est nécessaire le jeûne corporel – l’abstinence de nourriture – et en quoi consiste le jeûne spirituel. Nous nous tenons sur le seuil d’une période importante de l’année : la sainte Quarantaine… Le jeûne a un fondement biblique : dans les premiers chapitres du livre de la Genèse, il est dit que Dieu a ordonné le jeûne aux hommes qu’il avait créés, afin qu’ils s’élevent moralement avec toujours plus de vigueur : ils ne devaient pas goûter de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », a dit Mgr Euloge. Dans le Nouveau Testament, l’exemple du Carême a été donné par Jésus-Christ Lui-même qui, avant de sortir prêcher, n’a pas pris de nourriture pendant quarante jours. Le hiérarque a rappelé que le carême n’est pas seulement l’abstinence de nourriture d’origine animale. « Afin que le carême devienne réel, nous ne devons pas oublier sa composante spirituelle. L’abstinence de nourriture est une composante importante du jeûne, mais ce n’est pas, loin s’en faut, le but du carême. Celui-ci est d’équilibrer les nécessités corporelles et spirituelles dans notre nature humaine ». Selon le hiérarque, en humiliant par la tempérance la nature humaine, il est donné la possibilité au chrétien d’élever l’esprit, qui doit dominer sur les aspirations charnelles. « Le christianisme est une thérapie destinée à la guérison des maladies de la nature humaine déchue, endommagée par le péché. Et si toute la vie humaine a pour but de soigner nos maladies peccamineuses, on peut dire que le Grand Carême est une période de thérapie intensive », a déclaré l’archevêque Euloge. Celui-ci a conseillé à tous de déterminer ses habitudes peccamineuses qui prennent le dessus, et trouver dans la Philocalie la définition de ces passions ainsi que les témoignages sur les méthodes patristiques pour lutter contre elles. Il est nécessaire de lire chaque jour les sentences des Saints Pères et de s’efforcer d’appliquer les conseils proposés. « Ce sera un carême spirituel » a-t-il ajouté. Il est aussi nécessaire d’unir la prière au jeûne ». « La prière est une conversation avec Dieu », a dit l’archevêque, rappelant que celle-ci devait être attentive, emplie du sentiment de repentir. « Si l’homme perd la disposition repentante de son âme, il perd la foi. La véritable foi orthodoxe est toujours animée par les sentiments de repentir. La perte du repentir est la perte de la foi salvatrice, étant donné que la foi devient démoniaque », a-t-il encore ajouté. « Le Grand Carême nous aide à découvrir le repentir, par le haut-fait de la prière » a conclu le hiérarque.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a déclaré que, de son point de vue, le chef du « Patriarcat de Kiev » Philarète ne croit pas en Dieu

Répondant au correspondant de « l’Union des Journalistes orthodoxes » ukrainiens, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a déclaré que le chef du « Patriarcat de Kiev » Philarète ne croit pas en Dieu. « Nul n’a le droit de faire ce qu’accomplit, malheureusement, ce Denisenko [Philarète, ndt]. Cela est très triste, mais je le connais. Lorsqu’il était métropolite du Patriarcat de Moscou, candidat au poste de patriarche de Moscou, je l’ai rencontré. Je considère que s’il avait été alors élu, il n’y aurait actuellement aucun « Patriarcat de Kiev ». Je l’ai dit et dois le répéter : je doute que Denisenko croit en Dieu », a déclaré le métropolite du Monténégro. « Lorsque j’ai vu qu’il avait demandé des armes à l’Amérique pour tuer son peuple, soutenir une guerre sanglante en Ukraine, je ne pouvais le croire ! C’est honteux ! Cet homme ne peut croire en Dieu. Que Dieu lui donne le repentir. En tant que personne privée, il peut vivre comme il le veut, mais il a utilisé son poste de métropolite de Kiev pour accomplir un schisme », a déclaré Mgr Amphiloque. « La pire déchirure qui puisse exister, est le schisme ecclésial. Il a déchiré la tunique du Christ en Ukraine, la Russie de Kiev. La Laure des Grottes de Kiev est une perle de l’Orthodoxie mondiale. À l’échelle non de l’Ukraine, mais du monde entier et de toute l’Église orthodoxe. Comment n’a-t-il pas honte d’accomplir de tels crimes contre son peuple, contre son Église » a poursuivi le hiérarque. Son « Patriarcat de Kiev » est fondé sur la haine. Comment peut-il célébrer la Liturgie alors qu’il éprouve la haine envers ses frères ?! Pense-t-il que c’est en cela que se trouve l’avenir de l’Ukraine et du peuple ukrainien ? Ensuite, je poserai cette question : comment ce Denisenko compte-t-il paraître devant le visage du Christ Dieu lors du Jugement redoutable ? Après tous ces crimes qu’il commet contre lui-même, son peuple, l’Église de Dieu en Ukraine. Comment pense-t-il rencontrer Dieu ? Il est habitué à rencontrer Porochenko, les autres politiciens et chercher de l’aide auprès d’eux. Or, maintenant, il lui faut chercher l’aide du Seigneur. Et je lui souhaite sincèrement ainsi qu’à ses partisans de se libérer du mensonge, de la haine, sur lesquels il tente de bâtir l’avenir et de l’Ukraine, du peuple ukrainien et de l’Église orthodoxe d’Ukraine. J’espère beaucoup que Dieu l’aidera. Excusez-moi de parler ainsi, mais en déchirant l’Église et l’unité du peuple de la Russie de Kiev, Denisenko aide satan à détruire l’unité du peuple et du Corps ecclésial de la Russie de Kiev. Que Dieu lui donne la raison. Et que Dieu nous donne à tous la raison, afin de séparer ce qui est ecclésial de ce qui est national » a conclu le métropolite.

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Jean-François Copé s’est rendu au Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou

Le 22 février, l’archiprêtre Sergui Zvonariov a accueilli au Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou Jean-François Copé, député de l’Assemblée nationale de la République française, membre du parti des Républicains. L’archiprêtre Sergui a souhaité la bienvenue à M. Copé au nom du président du Département des relations ecclésiastiques extérieures, le métropolite Hilarion de Volokolamsk. Il a parlé de l’histoire, de la vie actuelle et de l’activité de l’Église orthodoxe russe, de sa place et de son rôle dans la société, des relations entre l’Église et l’état. L’entretien a porté sur la nécessaire présence de la foi dans la vie de chacun, ainsi que sur la diversité religieuse dans la société russe et sur la coopération interreligieuse. Les interlocuteurs ont plus longuement traité de la lutte contre le terrorisme international, de la défense des chrétiens au Proche Orient et en Afrique du Nord, ainsi que des réfugiés en Europe.

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Témoignage : « De la Terre Sainte à Liège en passant par la Bretagne : notre chemin vers l’Église »

Nous vous invitons à lire le témoignage d’Anne et Nicolas Van Cranenbroeck sur leur cheminement spirituel. Cet article a été publié dans Nadejda/Espérance (bulletin de la paroisse Saints Alexandre Nevsky et Séraphin de Sarov de Liège (N° 28, janvier-février-mars 2017).

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Ntre chrismation en l’église orthodoxe de Quimper (Bretagne) par le Père Yannick Provost.

« C’est le dimanche 28 août 2016 que nous avons été chrismés, Anne et moi, par le Père Yannick (Provost), recteur de la paroisse orthodoxe de Quimper (Bretagne) faisant partie de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, Exarchat du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Ce fut l’aboutissement, pour moi, Nicolas, d’un long chemin remontant à mon enfance et qui m’a fait découvrir, étape par étape et avec la grâce de l’Esprit Saint, l’église orthodoxe.

C’est enfant que j’ai été pour la première fois en vacances avec mes parents et mon jeune frère dans le village voisin du monastère (catholique) bénédictin de Chevetogne. C’est là que j’ai visité avec admiration l’église byzantine avec ses merveilleuses fresques et ses icônes. C’est aussi à Chevetogne que mes parents m’ont offert ma première icône (que je conserve précieusement).

Nos familles respectives, à Anne et à moi, nous ont offert comme cadeau de naissance une Foi catholique vivante. Depuis notre mariage, le 29 mai 1982, nous avons essayé de continuer à la vivre de notre mieux, entourés des vivants et des défunts. Lors de la Révolution française, mes ancêtres paternels ont caché un prêtre. Ma famille maternelle a quitté Reims au début du XXème siècle pour revenir en Belgique afin de pouvoir continuer à élever les enfants dans la Foi. L’un de ces sept enfants est devenu Père Jésuite. Anne a eu la grâce d’avoir un oncle moine à l’abbaye trappiste Notre-Dame d’Orval.

Adolescent, j’ai pris conscience de la situation dramatique des chrétiens d’URSS et des pays communistes d’Europe de l’Est grâce la lecture des Cahiers du Samizdat, du mensuel Catacombes (dont le rédacteur en chef était Sergiu Grossu), du bulletin d’informations de l’Aide à l’église en Détresse (AED), association catholique internationale animée par le Père Werenfried van Straaten, et par les publications du Foyer Oriental Chrétien de Bruxelles. De la lecture à l’action, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que j’ai signé des pétitions, envoyé des lettres et même manifesté devant l’ambassade d’URSS à Bruxelles avec Maman (je me souviens même des agents qui nous photographiaient avec des téléobjectifs depuis l’ambassade).

En même temps, j’ai écouté, parfois durant des soirées entières, les premiers 33 tours des chants liturgiques russes du monastère de Chevetogne.

Puis ce fut la rencontre avec l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne. À la fin de mes études secondaires, j’avais écrit un article élogieux dans la revue étudiante sur le livre Soljenitsyne, le croyant – lettres, discours, témoignages d’André Martin (1973) que j’avais lu sur les conseils de mes parents et fort apprécié. Dans l’édition suivante de la revue étudiante, un professeur, fortement influencé par l’idéologie marxiste, écrivait un article en réponse critiquant mes propos. Il y affirmait qu’Alexandre Soljenitsyne était un authentique communiste qui cherchait avant tout par ses écrits à réformer le socialisme. Piqué au vif par cette attaque à laquelle je ne m’attendais pas, j’ai alors décidé de lire les ouvrages du Prix Nobel de Littérature de l’année 1970. J’y ai découvert non seulement un grand homme mais aussi un grand chrétien orthodoxe. Alexandre Soljenitsyne m’a aussi fait palper ce que l’on appelle « l’âme russe ». C’est Alexandre Soljenitsyne, lors d’une émission de télévision Apostrophes avec Bernard Pivot, qui m’a appris ce qu’était le repentir orthodoxe : celui-ci repose sur la prise de conscience dans tout son être de son état de pécheur et sur la nécessité du retournement (metanoia) qui en découle pour revenir sans cesse dans la plus grande humilité à Dieu.

Le film d’Andreï Tarkovski consacré à Andreï Roublev (1966) m’a fasciné (je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai ensuite revu, au cinéma ou en vidéo) et m’a ouvert un grand nombre d’autres portes grâce aux autres films de ce grand réalisateur russe. C’est lui également qui m’a confirmé l’importance du repentir pour un chrétien orthodoxe. C’est aussi le premier film que nous avons été voir ensemble, Anne et moi, lorsque nous étions fiancés.

Mes parents, catholiques pratiquants, m’ont toujours encouragé dans cette découverte de l’Orthodoxie. C’est grâce à eux que j’ai pu lire (et relire) les Récits d’un pèlerin russe. Et de là, je suis parti à la recherche de la Philocalie (l’Amour de la Beauté). La Prière de Jésus m’est alors devenue familière.

À la fin de l’année 2011, Maman (veuve depuis 1995) entend une présentation sur RCF (radio catholique française diffusée notamment en Belgique francophone) d’un nouveau livre consacré au monastère des sœurs orthodoxes de Solan dans le Gard (sud de la France) : Le Monastère de Solan – Une aventure agroécologique. Connaissant mon grand intérêt et mon engagement pour la protection de la nature et la sauvegarde de la création depuis 1973 mais aussi ma grande sensibilité pour l’Orthodoxie, Maman s’empresse de me signaler la sortie de presse de ce livre. Je l’achète immédiatement et je le lis et le relis.

Peu de temps après, je parle avec enthousiasme de ce livre à un collègue orthodoxe qui me dit avoir déjà été à Solan. En mars 2012, il me propose de nous rendre à deux à Solan en passant par le monastère (orthodoxe) de Saint-Antoine-le-Grand dans le Vercors, fondé par le Père Placide (Deseille), moine du monastère de Simonos Petra (Sainte Montagne de l’Athos). C’est alors que ma découverte de l’Orthodoxie s’est amplifiée et que ma vision du monachisme catholique actuel s’est ouverte sur une tradition infiniment plus ancienne et plus authentique (celle des Pères de l’église et des Pères du Désert). À Solan, j’ai eu l’occasion de rencontrer le Père Placide et de me procurer ses nombreux petits fascicules que j’ai lus et relus.

Le soleil que je voyais alors comme catholique était certes le soleil mais il était voilé et sa chaleur était amoindrie. Je commençais à percevoir que le soleil était en réalité plus lumineux et plus chaud que ce que je ressentais alors.

Puis, ce fut le grand cadeau de la Mère de Dieu et d’Anne : ce sont elles qui m’ont permis d’aller huit jours en pèlerinage à la Saint Montagne de l’Athos avec mon collègue orthodoxe et un autre collège catholique. Ce pèlerinage m’a profondément bouleversé (retourné au sens de la metanoia). L’église orthodoxe devenait de plus en plus tangible. N’ayant pas emporté de rasoir, j’ai laissé pousser ma barbe (je la porte toujours aujourd’hui). Je n’avais pas non plus emmené mon appareil photographique, préférant tout conserver en mon cœur, comme la Mère de Dieu.

Depuis ma première visite à Solan, Anne et moi avons pu correspondre par la voie postale (les sœurs n’utilisent en effet pas internet) avec la révérende Mère Hypandia, l’higoumène de cette belle communauté, et la spiritualité orthodoxe est encore devenue plus enthousiasmante, notamment grâce aux livres qu’elle m’avait conseillé de lire. Grand lecteur, d’autres nombreux beaux et bons livres m’ont permis de progresser dans la connaissance de l’Orthodoxie. Et internet m’a ouvert de nombreuses portes et fenêtres (et plus spécifiquement le site internet www.orthodoxie.com que je consulte chaque jour).

En août 2015, Anne et moi sommes partis passer quelques jours à Uzès dans le Gard, à proximité du saint monastère de Solan. Nous avons participé à la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création organisée depuis plus de deux décennies par les sœurs de Solan et l’association des Amis de Solan (dont nous faisons partie, Anne et moi). Cette association a pour objectif d’aider les sœurs dans leur démarche agroécologique et son président n’est autre que Pierre Rabhi, agriculteur bio, essayiste et poète français d’origine algérienne. La démarche de Solan m’a alors permis de découvrir, sur le terrain, l’engagement pris en 1989 par sa sainteté Dimitrios Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, en faveur de la Sauvegarde de la Création. C’est lui en effet, mû par l’Esprit Saint, qui a institué la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création le 1er septembre de chaque année, premier jour du nouvel an ecclésial (tout un programme). Et c’est seulement en 2015 que le Pape François a proposé aux catholiques de s’associer à l’église orthodoxe pour prier ensemble durant cette journée. Pour moi qui était et reste engagé en matière de protection de la nature et de sauvegarde de la création, la position précoce de l’église orthodoxe dans ce domaine m’a ouvert les yeux et le cœur sur sa solidité théologique, basée sur les saintes écritures tout autant que sur les Pères de l’église et sur les nombreux saints qui ont montré, durant leur vie, qu’il était possible de retrouver, sur terre, la création d’origine, celle qui existait avant la chute.

En décembre 2015, nous nous rendons, Anne et moi, dans une grande librairie catholique de Bruxelles pour y admirer l’exposition des sœurs orthodoxes du monastère Sainte-élisabeth de Minsk en Biélorussie. Nous les avions écoutées à plusieurs reprises lors de concerts en Belgique et connaissions leur remarquable engagement, à la fois spirituel et social. En échangeant avec une sœur parlant français sur mes lectures orthodoxes, celle-ci m’a demandé de manière très directe : « Mais pourquoi n’êtes-vous pas orthodoxe ? » Je lui ai répondu que l’Esprit Saint saurait bien m’indiquer le moment de ce choix car je ne voulais en aucun cas forcer mon épouse à me suivre.

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Durant l’année 2015, grâce au site internet www.orthodoxie.com, j’apprends l’organisation par l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale d’un pèlerinage orthodoxe en Terre Sainte en octobre de la même année. En prenant connaissance du programme, j’en ai aussitôt parlé à Anne en ces termes : « Regarde ce beau programme : nous sommes à présent pensionnés et si nous devons faire un jour ce pèlerinage, je pense que ce sera celui-ci. Mais serons-nous acceptés en tant que catholiques ? » La réponse du Père Yannick (Provost), organisateur et guide, ne s’est pas fait attendre : nous étions non seulement acceptés mais aussi fraternellement accueillis. Par suite des tensions sévissant à Jérusalem, le pèlerinage a été reporté de l’automne 2015 au printemps 2016, en plein Carême orthodoxe. C’est ce pèlerinage qui nous a ouvert les yeux du cœur et de l’âme : c’est en Terre Sainte, là où le Christ a vécu, que nous avons compris que l’église orthodoxe était réellement l’église indivise, celle qui a été fondée par le Christ sur ses apôtres, sur leurs successeurs et sur le peuple de Dieu. Les prières et la fraternité des pèlerins tout autant que celles des nombreux chrétiens orthodoxes rencontrés (dont des évêques, des prêtres, des moines, des moniales et de pieux fidèles) nous ont assurément menés sur ce chemin de vérité.

Au retour du vol Tel Aviv-Paris, au moment de nous séparer, plusieurs pèlerins ont été surpris d’apprendre que nous étions catholiques. Nous nous étions en effet faits tout petits, dans un profond respect mutuel.

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Ce pèlerinage en Terre Sainte [1] restera l’un des moments les plus forts de notre vie. La présence du Père Yannick et de son épouse Anastasia, du Père Stephen (Headley), recteur de la paroisse de Vézelay, et de Monseigneur Jean de Charioupolis a contribué à ce retournement vécu en couple.

De retour en Belgique, nous avons été invités par une amie orthodoxe à participer à la Divine Liturgie du jour de Pâques célébrée par Monseigneur Jean de Charioupolis en l’église des Saints-Côme-et-Damien à Ixelles (Bruxelles) : nous avons vécu la fête des fêtes comme l’aboutissement de notre pèlerinage (lequel, rappelons-le, a eu lieu en partie en Carême).

Anne et moi n’avons ensuite pas dû nous parler beaucoup : l’illumination reçue en Terre Sainte était totalement partagée. Cependant, jamais je n’aurais voulu forcer Anne à me suivre dans la demande d’entrée en communion de l’église. Après avoir accepté il y a 34 ans de m’épouser et après avoir mis au monde nos deux enfants, Marie et François, Anne m’a fait un nouveau et magnifique cadeau en me proposant de demander notre entrée à deux dans la communion de l’église.

Lors de notre chrismation par le Père Yannick, nous étions entourés des paroissiens de Quimper, de notre fils François (notre fille Marie et son mari Jean-Michel n’avaient pu nous rejoindre) mais aussi de tous les pèlerins bretons de Terre Sainte. La « bonne odeur de l’Esprit Saint » s’est alors emparée de tout notre être et le soleil est enfin devenu brillant et chaud.

Nous avons choisi pour commencer notre vie de « bébés orthodoxes » (nous avons en effet beaucoup à découvrir et c’est une grande grâce) de nous insérer dans la paroisse russe de Liège. Et, cadeau du ciel, c’est Monseigneur Jean de Charioupolis qui est devenu de ce fait notre Archevêque. Merci au Père Guy (Fontaine) et au Père Alexandre (Galaka) mais aussi à tous les paroissiens de nous accueillir et de nous aider à poursuivre notre chemin qui mène à Dieu.

Merci aussi  à toutes celles et tous ceux qui nous ont conduits vers Dieu depuis notre Baptême : c’est dans le face à face qui suivra notre naissance au ciel que nous saurons tout ce que nous leur devons.

Nicolas Van Cranenbroeck

En la fête de saint Nicolas, le 6 décembre 2016″

[1] Monique De Vaere-Descamps en a parlé dans son article intitulé « Quelques jours en terre sainte – Pèlerinage organisé par notre archevêché » publié dans Nadejda/Espérance N° 26, juillet-août-septembre 2016, pp. 21 à 23.

Funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) de la Laure de la Trinité-Saint-Serge

Le 23 février 2017 ont eu lieu les funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov), père spirituel renommé de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. L’archimandrite Cyrille est décédé à l’âge de 98 ans et a été le confesseur du patriarche Alexis II. L’office, célébré en l’église de la Dormition de la Laure, était présidé par le patriarche de Moscou Cyrille. Les 21 et 22 février ont eu lieu des offices de requiem dans toutes les églises du monastère. L’accès à l’église de la Dormition était ouvert jour et nuit pour permettre aux fidèles de faire leurs adieux au défunt. Avant le début de l’office, le patriarche a prononcé l’homélie suivante : « Votre Béatitude, Chers hiérarques, pères, frères, mères higoumènes, frères et sœurs. Nous nous tenons devant la tombe du père Cyrille (Pavlov), confesseur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, confesseur de S.S. le patriarche Alexis II, confesseur de très nombreux hiérarques de l’Église russe, de clercs et d’une énorme quantité de fidèles orthodoxes, qui affluaient à la Laure de la Trinité-Saint-Serge pour vénérer les reliques de saint Serge et demander des conseils spirituels au père Cyrille. Il accomplissait le ministère éminent de confesseur pour des milliers et des milliers de gens, et ce ministère exigeait un exploit particulier. Non pas seulement du fait qu’écouter les problèmes de l’homme n’est pas toujours facile, mais aussi parce qu’il ne faisait pas simplement qu’écouter ces problèmes. Il pénétrait profondément dans l’état intérieur de l’homme. Au moment de la confession, il s’identifiait littéralement à celui qui venait chercher un conseil auprès de lui. Cela demandait, naturellement, une kénose, une énorme dépense de forces intérieures et physiques. Mais le père Cyrille ne maugréait jamais et accomplissait avec humilité son ministère, non seulement en confessant les gens, mais en répondant à d’innombrables lettres. J’ai rencontré le père Cyrille pour la première fois, en l’année lointaine déjà 1966. Il n’avait pas alors la gloire de staretz et de confesseur de toute la Russie, il était relativement jeune, fort, vif. Et lorsque je demandai à mon directeur spirituel, le métropolite Nicodème d’éternelle mémoire, auquel des frères [de la Laure] je devais me confesser, il répondit calmement : « Vas chez le père Cyrille ». C’était effectivement un ministère particulier du staretz Cyrille pour notre peuple pieux, et particulièrement pour ceux qui avaient besoin de son conseil spirituel. Donner des conseils est toujours une affaire risquée. Parfois, les gens viennent chez le confesseur et lui demandent ce que l’homme, en raison de ses limites, ne peut savoir. Certains confesseurs prennent sur eux un risque énorme, en donnant un conseil selon ce qu’il leur semble. Le père Cyrille était un confesseur qui donnait des conseils tirés non de son propre entendement, mais de son expérience spirituelle. Il s’est produit des cas où il ne donnait aucun conseil. Mais les gens se pressaient chez lui parce qu’ils sentaient sa force spirituelle, parce que la paternité spirituelle n’est pas seulement l’exploit d’une réflexion spirituelle sobre, mais également un exploit de prière. Le père Cyrille a manifesté à de nombreux clercs l’exemple d’une telle paternité spirituelle, d’une direction spirituelle authentique pour ceux qui étaient prêts à recevoir sa direction spirituelle. Les dernières années, le Seigneur, tout en gardant la vie physique du père Cyrille, lui a retiré son contact avec monde. C’était une sorte de réclusion particulière. Il partit de ce monde, restant physiquement un homme vivant. Beaucoup ne comprenaient pas ce qui s’était produit avec le staretz. Mais c’était une sorte de signe divin. Le staretz était nécessaire même lorsqu’il ne pouvait plus parler aux hommes, et beaucoup venaient chez le père Cyrille pour simplement rester près de son lit, toucher sa main. Il continuait à servir les gens par son silence, sa maladie, son détachement de ce monde, et le Seigneur l’a rappelé chez lui dans sa 98ème année. C’est une joie de voir aujourd’hui un grand nombre de gens à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Votre présence, chers hiérarques, pères, frères et sœurs, constitue le signe le plus manifeste que le père Cyrille a fait quelque chose pour chacun de nous. Rendons-lui aujourd’hui notre devoir. Prions pour le repos de son âme, afin que le Seigneur le prenne auprès de Lui dans le Royaume céleste, et constituons une mémoire éternelle de sa personne dans nos cœurs. Amen ». Lors de la célébration de l’office, le patriarche était assisté du métropolite de Kiev Onuphre et de dix-huit autres hiérarques, de plusieurs higoumènes de monastères et d’un grand nombre de prêtres. Assistaient à l’office les moines de la Laure, les professeurs et étudiants de l’Académie ecclésiastique de Moscou et de nombreux fidèles. L’église de la Dormition ne pouvait accueillir tous ceux qui étaient venus faire leurs adieux à l’archimandrite Cyrille, de nombreux fidèles sont restés à l’extérieur, devant l’église. Les chants étaient exécutés par le chœur monastique de la Trinité-Saint-Serge et dirigés par l’archimandrite Gleb (Kojevnikov) et le chœur de l’Académie ecclésiastique de Moscou, dirigé par l’higoumène Nicéphore (Kirzine). L’office a été retransmis en direct sur la chaîne télévisée orthodoxe « Soyouz ». La prière d’absoute a été récitée par le métropolite de Kiev Onuphre. Avant l’inhumation, le cercueil a été porté en procession autour de l’église de la Dormition. L’archimandrite Cyrille a été enterré sur le territoire de la Laure, derrière l’autel de l’église du Saint-Esprit. On peut visionner ici https://youtu.be/S9NCP7rh2NU et ici https://youtu.be/ulArhq8VmoM quelques images de l’archimandrite Cyrille, suivies du chant du tropaire et du mégalynaire de St Serge, puis ensuite le discours du patriarche de Moscou Cyrille et des extraits de l’office des funérailles.

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Le patriarche de Géorgie : « La vérité sur l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé doit être connue du peuple »

Le catholicos-patriarche de Géorgie Élie II considère que la situation complexe créée autour du patriarcat est non seulement le problème de l’Église, mais aussi celui de l’État. La question de la confrontation qui a surgi au sein du Patriarcat a commencé à être discutée à la fin de l’an passé déjà. Afin de résoudre le conflit au sein de l’Église, en décembre 2016, a été convoquée la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, mais un consensus n’a pas été atteint. L’arrestation de l’archiprêtre Georges Mamaladzé a provoqué une nouvelle vague de confrontations et d’accusations mutuelles au sein du clergé géorgien et des personnalités haut placées du Patriarcat de Géorgie. Les observateurs mentionnent que le scandale autour du Patriarcat gagne du terrain et peut se transformer en une sérieuse crise politique en Géorgie. Après un traitement médical et une opération en Allemagne, le patriarche Élie II est revenu à Tbilissi. II a déclaré que le Patriarcat étudiait l’affaire Mamaladzé avec les autorités géorgiennes. Le Parquet géorgien avait promis auparavant que, après le retour du patriarche, les preuves de la faute du clerc arrêté seraient publiées. Néanmoins, le Parquet s’abstient jusqu’à maintenant de révéler les détails. « Ces deux dernières semaines, l’état de ma santé est resté très complexe. J’ai été obligé de me rendre en Allemagne et de m’y faire soigner. Une opération assez compliquée a eu lieu. À ce moment s’est créée une situation très étrange, l’Église de Géorgie ne se rappelle pas d’un cas semblable. Ce problème n’est pas seulement celui de l’Église, mais aussi le problème du peuple et celui de l’État. Aussi, les autorités doivent-elles s’impliquer activement dans l’examen de cette question » a déclaré le patriarche de Géorgie. Cette déclaration du patriarche a été faite après sa rencontre avec les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie. Ceux-ci, sur l’initiative du patriarche, ont procédé à une rencontre, dont le thème principal était l’affaire Mamaladzé, en présence du président géorgien Guiorgui Margvelachvili. « Il y a déjà des échos venus de l’étranger, on demande ce qui se passe en Géorgie. Nous n’avons pas de position définie [du Parquet], même pas les résultats préliminaires de l’enquête, c’est pourquoi les autorités doivent aider. L’enquête commune de l’État et de l’Église doit être réalisée, et nous devons donner une réponse au peuple, qui est inquiet. Je pense que tout finira par s’éclaircir, mais chaque événement doit être appelé par son nom, pour la tranquillité publique », a souligné le patriarche Élie II. « En Géorgie est transgressée la présomption d’innocence », a déclaré de son côté le président Margvelachvili, commentant l’affaire de l’archiprêtre Georges Mamaladzé, qui est accusé d’avoir préparé le meurtre d’un représentant haut placé du Patriarcat. En fonction des intérêts de l’enquête, de la défense de Mamaladzé, il a été interdit de parler des détails de l’affaire, alors qu’en même temps, l’accusation fait périodiquement des déclarations aux médias. Les avocats de l’archiprêtre se sont déjà adressés, à deux reprises, au Parquet principal de Géorgie, pour demander la levée de l’interdiction existante. « Nous devons donner à toutes les parties la possibilité de prouver leur vérité, leur version de la vérité à ce sujet. Nous devons donner la possibilité aux structures de défense des droits de l’homme de faire leur travail sans immixtion politique. Je veux rappeler à tous qu’aujourd’hui, en Géorgie, la présomption d’innocence est transgressée. La possibilité doit être donnée au père Georges et aux avocats de faire connaître à l’opinion publique leur vérité sur cette affaire », a déclaré le président. Le chef d’État a rencontré le catholicos-patriarche Élie II et les membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe géorgienne. Le thème principal de la réunion, organisée sur l’initiative du patriarche était l’affaire de l’archiprêtre Mamaladzé. « J’ai assisté à une discussion très ouverte et intéressante concernant les événements qui se développent autour de l’Église. Le patriarche a dirigé cette réunion très importante. Le patriarche et les évêques parlent ouvertement de difficultés essentielles », a déclaré le président Margvelachvili. L’archiprêtre Mamaladzé a été arrêté sur l’aéroport de Tbilissi le 10 février, alors qu’il se rendait à Berlin, à la clinique où avait lieu le traitement du catholicos-patriarche et se trouvait son entourage proche. Le Parquet affirme que du cyanure a été trouvé dans les bagages de l’archiprêtre, avec lequel celui-ci voulait empoisonner « une personne proche du Patriarcat ». Mamaladzé a été placé dans une cellule de détention provisoire dans l’établissement pénitentiaire N°9 de Tbilissi. Le soir du 17 février, il a été transféré dans la clinique cardiologique Tchapidzé après avoir subi un malaise et perdu connaissance. Selon les médecins, la cause de l’hospitalisation de l’archiprêtre était une pneumonie. Il reste jusqu’à présent dans la clinique. Selon les dernières informations, l’archiprêtre Georges Mamaladzé a été transporté à la clinique « Aversi ». Les avocats de Mamaladzé ont communiqué précédemment que « représentant haut placé du Patriarcat » dont il est question dans l’acte d’accusation est la secrétaire administrative du patriarche, Shorena Tetruashvili. Selon le nouvel avocat de l’archiprêtre Mamaladzé, Mikhail Ramishvili, qui a souligné qu’il n’avait pas signé de déclaration de non divulgation, le père Georges Mamalidzé donnera très prochainement un témoignage complet, c’est-à-dire qu’il rompra le silence. Selon l’avocat, l’information dont dispose l’archiprêtre Georges Mamaladzé met en doute la licéité des accusations formulées à son égard. « Nous considérons que le père Georges n’est pas coupable, il a une certaine base d’information qui met en doute la licéité de ce qui lui est attribué » a conclu Ramishvili.

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La morale chrétienne et la guerre : les aumôniers dans l’armée ukrainienne

« L’Église orthodoxe d’Ukraine ne sépare pas ses fidèles en différentes catégories. Pour nous, tous nous sont chers et estimés : ceux qui se trouvent de part et d’autre de la ligne de démarcation. Partant de ce principe, le plus important pour l’Église aujourd’hui est de prier Dieu pour que s’instaure la paix qui mettrait un terme au déferlement de la violence et à la poursuite de la partition du pays ». C’est ce qu’a déclaré le métropolite Antoine (Pakanitch), chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, qui aborde la question des aumôniers militaires dans les circonstances actuelles :

– Monseigneur, quand l’institution des aumôniers militaires est-elle apparue ?

– Dans notre Église, les premiers pas dans ce domaine ont été accomplis en 1991 ; nous avons commencé à assurer la desserte spirituelle des militaires, qui après l’obtention de l’indépendance ukrainienne, ont prêté serment de fidélité envers le peuple ukrainien. En grande partie, tout a été constitué sur l’initiative du clergé régional et a été considéré dans le contexte de l’activité missionnaire de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Cependant, au milieu des années 1990, la collaboration de l’Église avec l’armée a graduellement fait l’objet d’un segment spécifique de travail. Le point culminant de cette tendance a été la création, en 1999, du Département synodal de coopération avec les Forces armées et les autres formations militaires d’Ukraine. Au début des années 2000, nous avons signé les accords de collaboration avec les Forces armées d’Ukraine, les armées des forces de l’intérieur et les policiers des frontières. Sur la base de tels accords, les prêtres de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenus, en 2004, participants à la mission de paix des Forces armées de notre pays en Irak. Il est finalement assez difficile de définir la date de création de l’institution des aumôniers militaires, vu que ce processus a été graduel et long. Un point de départ pourrait être, par exemple, la création du Département synodal ad hoc.

– La tâche principale des aumôniers militaires, maintenant, est de soutenir et de guider les militaires. L’aumônier et son Église, doit-il croire en la tendance morale de la guerre ? Ou bien n’est-ce pas obligatoire ?

– Le contact entre la morale et la guerre est une question très ténue et complexe. Notre Église a donné une réponse exhaustive dans ses « bases de la conception sociale ». La guerre est un mal. Sa cause réside dans le mauvais usage de la liberté de l’homme, « car du cœur en effet procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations » (Matth. XV, 19). Le meurtre est une manifestation terrible de la guerre. Non seulement, celui-ci piétine directement le commandement divin « Tu ne tueras point », mais il crée les conditions pour la croissance de la haine mutuelle, de l’hostilité et de la soif de vengeance, ce qui, à son tour, peut amener dans la guerre l’utilisation et la justification de n’importe quelles méthodes, même les plus épouvantables, à l’encontre de son ennemi. L’Église n’accepte pas la guerre, mais néanmoins elle n’empêche pas ses enfants de participer aux conflits armés s’il est question de défendre ses proches. Ce faisant, l’une des tâches les plus importantes de l’Église est d’inculquer de multiples façons à ceux qui servent dans l’armée dont elle assure l’aumônerie, l’idée que l’homme qui combat ne doit pas perdre ses qualités morales et oublier que son adversaire est un homme semblable à lui-même. On ne peut permettre dans la guerre le maraudage, la torture et la violence à l’endroit de la population civile. Tout crime anéantit la supériorité morale sur ses ennemis et devient la cause de terribles défaites. Pour cette raison, la guerre doit être accomplie avec une colère juste, mais pas avec méchanceté, cupidité, convoitise (cf I Jn. II, 16) et les autres rejetons de l’enfer.

– L’armée britannique, par exemple, s’efforce de répondre aux demandes des différentes religions, voire même des minorités religieuses : on y propose entre autres de la viande halal et casher dans les régiments. Une salle spéciale pour la prière est mise à disposition des soldats confessant l’Islam, et il leur est permis également d’observer le Ramadan, si cela ne gêne pas l’accomplissement de leurs obligations immédiates. Comment, dans l’armée ukrainienne, répond-on aux besoins des fidèles orthodoxes ?

– L’expérience de l’aumônerie militaire en Grande-Bretagne est très solide. Ses racines remontent au XVIIIème siècle. Cependant, il convient de souligner qu’ils ne sont pas arrivés à un tel cadre immédiatement. De mon point de vue, nous aurions atteint encore un meilleur modèle de collaboration avec l’armée, s’il n’y avait pas eu la révolution et le coup d’état de 1917 qui ont mis un point d’arrêt à la coopération de l’Église avec l’armée. Actuellement, tout se développe d’une façon systématique et naturelle. Je me rappelle que, dans les années 1990, il arrivait que notre clergé doive prouver avec insistance aux chefs militaires que le soldat avait le droit de porter une croix ou avoir une petite icône. Aujourd’hui, les temps ont changé. Les militaires viennent vers nous eux-mêmes et demandent un soutien spirituel. Par exemple, beaucoup de commandants aident à organiser pour leur régiment des offices liturgiques festifs, bien que rien ne soit dit à ce sujet dans le règlement. Je suis certain qu’une telle coopération s’élargira.

guerre– N’importe quel prêtre peut-il devenir aumônier militaire ? Un moine le peut-il ?

– Il existe des exigences et des règles définies. Pour être aumônier militaire, le prêtre doit être citoyen ukrainien, avoir trois ans d’expérience pastorale, ainsi qu’une éducation ecclésiastique (au minimum avoir terminé le séminaire). En outre, il doit disposer d’une bonne santé qui lui permette d’accomplir son ministère dans n’importe quel lieu où se trouvent les soldats, unité militaire ou zone de conflits armés. Et naturellement, le prêtre ne peut accomplir les obligations d’aumônier, sans avoir la bénédiction de la hiérarchie. Le moine, s’il n’a pas reçu l’ordination sacerdotale, n’est pas en droit de demander la fonction d’aumônier. Néanmoins, il peut tout-à-fait devenir l’assistant de l’aumônier, aidant le prêtre dans la célébration des offices et l’accomplissement d’entretiens spirituels avec les militaires.

– Les aumôniers militaires, accomplissent-ils leur ministère lors de toutes les sortes de guerre ?

– Oui, étant donné que là où est le troupeau, doit être aussi le pasteur…

– Les aumôniers sont-ils considérés comme militaires ? Ont-ils le droit de porter les armes et de s’en servir ?

– L’État définit le statut de l’aumônier. Actuellement, il n’est pas militaire. Bien plus, il est « non-combattant ». C’est ainsi que sont appelées les personnes qui entrent dans la composition des forces armées, et dont les fonctions se limitent à la desserte et l’approvisionnement des forces armées combattantes. Selon les règles de l’Église, l’aumônier militaire n’a pas le droit de porter et d’utiliser les armes.

– Aujourd’hui, l’Ukraine est divisée par une guerre civile, et cette division n’a pas épargné les fidèles orthodoxes. Par la force des choses, les uns se sont trouvés d’un côté du front, les autres, de l’autre. Comment cela est-il pris en compte dans le travail des aumôniers militaires ?

– Si l’on parle concrètement des aumôniers, conformément à l’accord signé précédemment entre l’Église et le Ministère de la défense, le Ministère de l’intérieur, la Police des frontières, etc.., ils desservent spirituellement ces structures. Globalement, l’Église orthodoxe d’Ukraine ne sépare pas ses fidèles entre différentes catégories. Pour nous, tous nous sont chers et estimés : ceux qui se trouvent de part et d’autre de la ligne de démarcation. Partant de ce principe, le plus important pour l’Église aujourd’hui est de prier Dieu pour que s’instaure la paix qui mettrait un terme au déferlement de la violence et à la poursuite de la partition du pays.

– Comment se produit le choix des candidats ? Les prêtres sont-ils évalués selon des critères, psychologiques, physiques, spirituels ? Les futurs aumôniers doivent-ils être prêts à travailler dans des conditions extrêmes, préparer les soldats à une possible mort et à la nécessité de tuer ?

– La capacité des aumôniers à travailler dans des conditions extrêmes dépend beaucoup de la profondeur de la foi et de l’expérience spirituelle du prêtre. L’homme n’est jamais prêt au stress déclenché par le fait qu’il peut être tué et qu’il lui est inévitable de tuer lui-même. Une véritable réévaluation des valeurs se produit chez le soldat. Il est extrêmement important pour le prêtre de ne pas manquer cette phase. Le plus petit retard ou des mots prononcés à mauvais escient peuvent rendre le cœur du militaire insensible, et emplir son âme de la soif de vengeance et de meurtre. Un tel renversement devient une véritable défaite spirituelle, étant donné que seule la victoire sur le mal dans l’âme ouvre à l’homme la possibilité de l’emploi correct de la force.

– Est-il permis aux aumôniers militaires de soulever les questions de morale ? S’il a des doutes concernant certains plans du commandement, l’aumônier a-t-il le droit d’en discuter avec l’officier ?

– La pratique mondiale témoigne que dans certains pays étrangers, les aumôniers sont même inclus dans la planification des opérations militaires. Pour ce qui nous concerne, nous sommes naturellement loin d’un tel niveau de coopération avec l’armée. Cependant, sans aucun doute, si l’aumônier militaire a des doutes sur le plan moral ou éthique, il doit exprimer toutes ses pensées au commandant du de l’unité militaire où il accomplit son ministère. Si cela est nécessaire, l’aumônier doit communiquer l’information concernée à l’aumônier militaire en chef.

– Quel est le programme de préparation des aumôniers militaires ?

– À la fin de l’année dernière, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a décidé de procéder à l’élaboration d’un enseignement spirituel et pastoral des Forces armées d’Ukraine destiné aux étudiants des Institutions d’enseignement supérieur de l’Église orthodoxe d’Ukraine et d’introduire ces cours à partir du deuxième semestre 2016/17 de l’année universitaire. À l’Académie et au Séminaire ecclésiastiques de Kiev, ce cours est déjà élaboré. Il est destiné aux séminaristes de quatrième année. Pour ce qui concerne la préparation du cours parallèle au Ministère de la défense, il est au stade préparatif, pour autant que je le sache. Dans son cadre seront étudiés les bases du travail militaire, les questions de préparation humanitaire et psychologique dans le cadre de l’armée.

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« L’après Crète » par Assaad Elias Kattan (Centre d’études religieuses, Université de Münster)

L’institution « Eglise orthodoxe » va demeurer dans l’état d’inertie qui était le sien avant le concile de Crète qui s’est tenu récemment, si les responsables ecclésiastiques ne s’activent pas à tirer les leçons des fautes qu’ils ont commises dans le passé, et ce en forgeant une vision d’avenir « commune » destinée à surmonter les cassures qui frappent les Orthodoxes et à prendre des mesures audacieuses pour aviver leur vie ecclésiale. Certains diront peut-être que nous exagérons. Pourtant, les événements de ces derniers mois ont montré, d’une manière incontestable, que les Orthodoxes sont encore toujours en-deçà, plus de quinze ans après leur entrée dans le troisième millénaire, de l’esprit conciliaire dont ils ne cessent de s’enorgueillir. Ils sont, sans doute aucun, en-deçà de l’esprit conciliaire que l’Eglise catholique a manifesté pendant le concile de Vatican II, ce concile qui a changé le visage du catholicisme et l’a poussé en avant sur la voie de sa transformation en une Eglise qui est sérieusement en intelligence avec la situation de l’homme contemporain, ses préoccupations et ses aspirations.
A peine le concile de Crète venait-il de s’achever, que les milieux de l’Eglise constantinopolitaine se mirent à l’afficher comme un « succès » éclatant. Ce faisant, ils passent sous silence le fait qu’au moins la moitié du monde orthodoxe n’était pas représentée en Crète, et que les délégations participantes, exception faite des Eglises de Roumanie et de Serbie, ont un caractère essentiellement grec, et adhèrent à la tradition hellénophone, non seulement comme un universalisme culturel – c’est le cas de tous les Orthodoxes –, mais comme le fondement d’un nationalisme hypertrophié et maladif. Certes, le traitement du chancre nationaliste qui aujourd’hui déchire le monde orthodoxe ne se fera pas en le remplaçant par un autre, russe, roumain, serbe ou arabe, non moins maladif et pléthorique, mais bien en critiquant et en brisant le penchant nationaliste et en retournant à l’esprit de l’Evangile. C’est ce que de grands théologiens ne cessent de répéter depuis soixante-cinq ans. Mais l’autre malheur qui ravage notre Eglise, c’est l’énorme cassure, absolument sans précédent, entre l’autorité ecclésiastique et la pensée théologique, au point qu’il semble à l’observateur que l’Eglise orthodoxe se compose d’agrégats fragmentés, à savoir une autorité ecclésiastique qui se considère comme « l’Eglise », d’un peuple en grande partie indifférent, et d’une troupe de théologiens qui le plus souvent se trouve en plein désarroi entre l’autoritarisme des chefs et le désintérêt du peuple.
Certes, l’Eglise de Constantinople s’emploie à présenter le concile de Crète comme une grande réalisation qui contribue à renforcer l’image que les milieux de cette Eglise s’efforce de forger ces derniers temps, en particulier en ce qui concerne le rôle du patriarche de Constantinople : pour notre part, notre propos n’est pas ici de discuter de ce rôle, de son étendue et de son cadre. C’est là une question que les Orthodoxes se doivent d’examiner « ensemble » et de lui trouver une formule acceptable, loin de toute concurrence, prise de bec et vocifération. Tel n’est donc pas ici le problème. Le problème réside dans le mépris de l’intelligence humaine lorsque le concile de Crète est présenté comme une « réalisation » et « un succès », alors que tout un chacun connaît l’inconsistance des documents qu’il a publiés et le style hautain qui a dominé le message qu’il a adressé au « monde ». Tout le monde se rend compte que ce qui a été présenté comme une « ouverture » aux autres Eglises et aux autres religions n’était rien d’autre qu’une tentative pour arrondir les angles, et cela alors que les pères conciliaires se heurtèrent, premièrement, à leur division sur les grandes questions qui touchent à la modernité, à la mondialisation et à la relation à l’autre, et, deuxièmement, au manque du temps nécessaire pour lancer le chantier d’un authentique dialogue sur ces questions. L’évêque Calliste (Ware), qui était présent en Crète, a reconnu que la tâche des pères conciliaires se limitait, la plupart du temps, à entériner des documents qui laissaient à désirer, préparés à l’avance, à l’exception de légères modifications, dont quelques-unes sont peut-être à propos, mais qui ne désaltèrent pas des millions d’Orthodoxes assoiffés d’une parole de vie.
Mais qu’en est-il de l’après Crète ? L’importance de tout concile, quelles que soient les fautes et les failles qui accompagnèrent sa tenue, réside dans la capacité des Eglises orthodoxes à l’ « assimiler » de manière positive. Cette assimilation ne signifie pas l’acceptation des documents du concile dans leur forme actuelle. En effet, l’expérience historique nous enseigne que la réception des grands conciles était un processus fécond comportant souvent la critique, l’interrogation et le remaniement, voire même l’accord sur une nouvelle formulation. Il se peut que certains s’attendent à ce que l’Eglise de Constantinople, qui est le parrain du concile et son propagateur, s’empresse à transmettre ses travaux et ses documents à toutes les Eglises orthodoxes, en leur demandant de les étudier et de les entériner. Il convient de rappeler ici que ceci ne s’applique pas seulement aux Eglises qui ont boycotté le concile, mais encore celles qui y étaient également représentées, étant donné que l’entreprise de réception n’est pas limitée à une délégation, mais concerne l’ensemble du corps ecclésial, et surtout le peuple croyant. Mais qui a dit que ce rôle devait être limité à l’Eglise de Constantinople ? Et qu’en serait-il si cette Eglise ne s’empressait pas ou tardait à le remplir ? Et qui a dit que le traitement du malaise existant dans le monde orthodoxe se limite à « assimiler » les travaux et les documents du concile de Crète ? La blessure qui fissure le corps de l’Eglise orthodoxe n’est-elle pas bien plus profonde que ce qui fut dit en Crète ? Ce qui n’y a pas été dit, ou ce que les pères conciliaires se contentèrent de survoler rapidement, n’est-il pas bien ô combien plus important que ce qu’ils ont déclaré et consigné par écrit ? Eh bien oui ! L’avenir de l’Eglise orthodoxe est plus important que le concile de Crète. Et les défis qu’elle affronte dépassent les textes qui y ont été entérinés. Et les grandes questions qui mettent toute notre identité orthodoxe à l’épreuve, elles n’ont aucunement été abordées sur l’île grecque. Où a-t-il été question de ce qu’il y a d’immuable et de mouvant dans la tradition ? Où a-t-il été question du rôle des charismes dans l’Eglise, y compris le monachisme, et le rôle des femmes ? Où a-t-il été question de la liturgie et de sa réforme ? Où a-t-il été question de l’éducation théologique ? Où a-t-il été question de la réhabilitation du diaconat ? Où a-t-il été question des relations entre l’autorité ecclésiastique et la politique après la chute de Constantinople et l’effacement du monde byzantin ? Où a-t-il été question de la position face à la modernité et ses défis, et en particulier la liberté de l’individu et de la pensée, ainsi que des réalisations dans le domaine des sciences humaines ? L’importance du concile de Crète ne réside ni dans sa tenue ni dans ses documents, mais en ce qu’elle nous indique la profondeur de la crise qui aujourd’hui meurtrit notre Eglise. La responsabilité de la sortie de cette crise n’incombe pas uniquement à l’Eglise de Constantinople ; ce n’est pas non plus la responsabilité de la seule Eglise russe, ni d’ailleurs celle de la seule Eglise roumaine et qu’on voudrait la voir porter, à savoir jouer un rôle « conciliateur » entre Istanbul et Moscou, selon le vœu de l’évêque Calliste (Ware). C’est véritablement la responsabilité commune de tous les Orthodoxes et la responsabilité de tous ceux que l’Esprit du Seigneur a appelés à jouer un rôle positif en aidant notre belle Eglise à sortir de son inhibition et de sa régression.
Sur cette base, notre Eglise antiochienne est appelée elle aussi à dépasser le retrait « inéluctable » qui a découlé de son boycott du concile de Crète, et cela malgré la légitimité de sa position et la sincérité de son interrogation critique à l’endroit de ce concile. Et ce dépassement ne sera effectif qu’en élaborant un plan d’avenir, dont nous devons dès à présent dessiner les grandes lignes. Inutile de dire que ce plan exige, de prime abord, que nous rassemblions les ressources intellectuelles dans cette Eglise, y compris théologiques et juridiques, et celles spécialisées dans les sciences humaines, et qu’en bénéficie tout un chacun selon le charisme qui lui a été prodigué, ce qui n’est pas le cas jusqu’à présent malgré les promesses qui ont été faites à plus d’une reprise sur l’importance d’aviver les charismes dans l’aire antiochienne. Il va de soi que ce plan doit comporter une vision claire sur la manière de surmonter le complexe du concile de Crète et d’œuvrer à sa diffusion en établissant des canaux de communication avec toutes les Eglises orthodoxes. Mais ce qui est plus important que le concile de Crète en soi, c’est de préparer un futur concile qui incitera les Eglises orthodoxes à affronter les grandes questions en apportant un témoignage vivant et unique de l’Evangile de Jésus crucifié et ressuscité d’entre les morts, ce qui n’est quasiment pas le cas aujourd’hui. Ne méritons-nous pas, nous Antiochiens, d’être les pionniers de cette vision, nous qui fûmes les premiers à critiquer le concile de Crète à juste titre et à en indiquer les défauts ? Ne convient-il pas que nous nous inspirions de notre glorieux héritage sans invoquer notre petit nombre et des guerres et des malheurs qui nous ont fait souffrir ces dernières années ? L’Evangile de Jésus, qui a jailli en notre sein, ne nous incite-t-il point à tirer notre force de notre faiblesse et de nous transformer en une ruche bourdonnante afin que nous disions aux Orthodoxes ce qui doit être dit, et d’indiquer ce qui doit être fait ?
Que celui qui a des oreilles entende, et que celui qui en est dépourvu ne s’en prenne qu’à lui-même…

(Al-Nour, Beyrouth, vol. 6, 2016 Traduction de l’arabe par Marcel Pirard)

Nous jeûnons pour voir la résurrection

Le jeûne n’est pas un régime alimentaire. Il en a pourtant bien l’apparence puisqu’il s’agit de contrôler le corps. Est-il esclave des passions ? Ou bien est-il un lieu où nous glorifions Dieu, où nous nous élevons vers Lui ? Quel est le but de l’abstinence de graisses et de la prise de nourriture carémique ? Importe-t-il à Dieu que notre repas soit carémique ou non ?
Nous contrôlons le corps en nous abstenant de consommer certains aliments car leur abondance, avec la boisson, porte préjudice à notre pureté. Car s’alimenter avec modération cela nous aide à être continent. Mais ce n’est pas là le plus important.
Le plus important, c’est ce que nous dit l’Evangile : « Si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous pardonnera aussi » (Matthieu 6,14). Celui qui te calomnie et te fait du tort a péché et toi tu souhaites qu’il se libère de son péché. Tu ne lui rends pas la haine pour la haine, sinon tu tombes dans le péché. Il te revient de le guérir, tu es son médecin. Jeûner sans pardonner est une perte de temps. Le régime alimentaire est alors sans valeur. Le pardon, autrement dit l’amour, signifie que nous ramenons tout homme dans le sein de Jésus.
La seconde chose dont parle l’Evangile est la joie, il faut que nous jeûnions dans la joie. La joie que l’apôtre Paul nomme « le fruit de l’Esprit » (Galates, 5,22), la joie dans le Christ, la joie des vertus que nous acquérons durant le jeûne, la joie de la prière que nous offrons.
La troisième chose dont parle l’Evangile aujourd’hui, est la plus difficile : « N’amassez point de trésors sur la terre » (Matthieu 6,19). Ceci ne veut pas dire que n’aies pas de compte en banque, non, mais bien que ton cœur ne s’y trouve pas. Où est ton cœur ? Jésus veut ton cœur, donne-le Lui. Ne mets rien d’autre dans ton cœur. En mettant le Christ dans ton cœur, tous tes problèmes trouveront leur solution. Si tu mets le Christ dans ton cœur, tu ramènes ceux avec lesquels tu t’es querellé, tu les ramènes dans ton cœur car tu crois que ton trésor c’est le Christ.
Durant le carême, nous évoquons l’amour de l’argent. Nous disons que tu dois fuir cet amour car il est meurtrier, car si l’argent te domine tu n’as plus de cœur. Si toi tu le domines, alors ton cœur demeurera pur, tendre, aimant, ouvert.
Toute cette pratique, qui dure quarante-neuf jours, est un acte d’abstinence, dont le but unique est que nous contemplions la résurrection. Moïse et Elie jeûnèrent avant de voir Dieu. Tu ne peux voir le Seigneur si tu es souillé par le péché. Pour que tu puisses vivre, tu as besoin d’aimer Celui qui est ressuscité d’entre les morts, qui a été crucifié par amour pour toi, t’a donné toute Sa vie et Son amour et t’a rétabli comme fils de Son Père.
Tu ne peux jouir de tout cela qu’après avoir dompté tes passions et ta colère. Tu ne peux contempler le Seigneur que si tu as contemplé les hommes, que si tu les as aimés, que si tu leur as pardonné. Dès lors, si tu les as ramenés à toi, tu les auras ramenés à Jésus.
Demain, nous entrerons dans ce combat (jihâd) dans cet état d’esprit, dans un esprit chrétien indulgent, humble, pour que nous puissions contempler le Christ le jour de Pâque.
Georges [Khodr], métropolite de Jbeil et Batroun et leurs dépendances (Mont-Liban)
Dimanche du Pardon, 26 février 2017
(traduit de l’arabe par Marcel Pirard pour Orthodoxie.com)
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Rencontre du patriarche Cyrille avec le maire de Paris, Anne Hidalgo

Le 17 février, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu à la cathédrale du Christ-Sauveur le maire de la capitale française, Anne Hidalgo.

Le maire de Paris était accompagné de l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert, de Patrick Klugman, ajoint au maire, chargé des relations internationales, Jean-François Martins, adjoint au maire, chargé du sport et du tourisme, Patrizianna Sparacino-Thiellay, conseillère diplomatique du maire, Pierre Rabadan, conseiller du maire chargé des sports, Guy Drut, membre du CIO, Frédéric Mondoloni, ministre conseiller, François Courant, premier secrétaire et Madeleine Courant, deuxième conseillère.

L’Église orthodoxe russe était également représentée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, V. R. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du Service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Accueillant ses hôtes, le patriarche Cyrille a constaté : « Nous poursuivons notre échange, commencé à Paris. Cette rencontre nous permet de revivre l’évènement remarquable dont nous avons été témoins : la consécration de la cathédrale de la Trinité, dans la capitale française, et l’ouverture du Centre spirituel et culturelle sur le quai Branly. La télévision russe montre assez souvent ce Centre culturel et les manifestations qui y sont organisées. Je suis sincèrement heureux de voir se développer à côté de la cathédrale une vie culturelle, dont l’objectif est que nos peuples fassent mieux connaissance et prennent notamment conscience de la proximité de nos traditions culturelles ».

Le patriarche a souligné qu’il était important d’associer les dimensions culturelle et spirituelle dans la vie de l’homme moderne. « La culture véritable a pour objectif de faire grandir la personne. L’étymologie même du mot « culture » renvoie à l’idée de cultiver, d’améliorer : nous cultivons la terre pour que la récolte soit meilleure, nous cultivons la personne pour qu’elle s’élève. C’est ce à quoi travaille aussi l’Église : cultiver la personne, améliorer l’homme. Ainsi, la culture et la foi religieuse ont un même objectif. »

Durant la suite de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe russe a raconté l’histoire de l’église du Christ Sauveur, exemple d’association des dimensions spirituelle et culturelle.

« Nous avons résolu de nous écarter des plans de la première cathédrale, a relaté le patriarche. On vous aura sûrement raconté que cette église avait été détruite à la dynamite de la façon la plus barbare au début des années 30. Au départ, il était question de bâtir à la place un immense gratte-ciel surmonté d’une statue de Lénine. La statue à elle seule devait faire environ 100 mètres. Des gens raisonnables ont fait valoir qu’à Moscou, où le ciel est souvent bas, les gens ne verraient que les bottes de Lénine, le reste d’une statue aussi haute restant caché par les nuages. On a donc renoncé à cette idée, puis à l’idée du bâtiment, remplacé par une piscine à ciel ouvert. Lorsqu’il a été question de restaurer l’église du Christ Sauveur, nous avons d’abord pensé enterrer la piscine et restaurer la colline sur laquelle était à l’origine située la cathédrale. Mais nous avons finalement décidé que l’église serait à la fois un centre spirituel et un centre culturel, et nous avons donc construit un centre culturel là où était la piscine. »

Des concerts et des expositions y sont organisés, a expliqué le patriarche Cyrille, et ce lieu est aujourd’hui vraiment un centre spirituel et culturel pour tout Moscou. « Vous avez désormais quelque chose de semblable à Paris, et nous vous exprimons encore une fois notre gratitude, à vous en tant que maire, à l’État français, aux Français, aux Parisiens, d’avoir permis la réalisation de ce beau projet. »

Le primat de l’Église orthodoxe russe a dit espérer que les relations continueraient à se développer entre les capitales des deux pays, notamment dans le domaine spirituel et culturel.

De son côté, Mme Hidalgo a remercié Sa Sainteté d’avoir reçu la délégation française. « Je garde aussi en mémoire les vives impressions laissées par la cérémonie de consécration de la cathédrale à Paris, a partagé le maire de la capitale française. Ce fut un évènement important pour moi, et je considère comme un honneur la visite que vous m’avez rendue ce jour-là. Nous avions été d’accord pour affirmer que l’église et le centre culturel et spirituel deviendraient un lieu d’où partiraient les idées de notre coopération, où des relations amicales entre Paris et Moscou se maintiendraient. » Le maire de Paris a aussi témoigné de l’importance de la nouvelle cathédrale et du centre culturel pour la ville de Paris : « Les Parisiens ont aujourd’hui le sentiment que le centre a toujours existé à cet endroit. Il s’est parfaitement intégré au paysage architectural. Il va très bien avec le pont Alexandre-III tout proche. »

« Comme Votre Sainteté, j’estime que la culture doit contribuer à l’élévation de l’âme et lui enseigner le respect de soi et des autres. La lutte principale que nous avons à mener dans le monde, c’est la lutte contre l’absence de culture, a affirmé Anne Hidalgo. Elle a parlé des programmes de formation que le centre spirituel et culturel de Paris développera conjointement avec la mairie de Moscou. Le maire de Paris a aussi mentionné l’approfondissement des liens de la capitale française avec de nombreuses villes russes, notamment Moscou et Kazan, remarquant : « La France est si proche de la Russie, qu’il nous est très facile de développer des liens culturels ».

« Je suis très heureuse de me trouver dans ce lieu symbolique, a poursuivi Anne Hidalgo, parlant de sa visite du musée de l’église du Christ Sauveur, où sont notamment rassemblées des icônes anciennes du monde entier. Le Patriarche Cyrille a raconté en détail l’histoire de cette collection.

« C’est effectivement une collection unique, aussi bien à cause de la valeur historique et artistique de ces icônes, que parce qu’elles ont été rendues à la Russie depuis l’étranger. Durant la période soviétique, de nombreuses valeurs artistiques ont été exportées, résultant le plus souvent d’opérations criminelles : les icônes étaient volées aux églises, ensuite envoyées en secret à l’étranger, perdant tout lien avec l’Église russe. Avant mon élection au Patriarcat, je m’occupais des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, et je m’étais donné pour but de faire revenir en Russie le plus grand nombre possible d’œuvres iconographiques importantes. Miraculeusement, j’ai découvert deux collections privées. Elles devaient être vendues aux enchères chez Christie’s, non pas en tant que collection, mais pièce par pièce, ce qui était économiquement parlant plus intéressant pour les propriétaires. La collection aurait ainsi été perdue, car les icônes se seraient répandues dans le monde entier. Nous avons acquis la première collection en 1996, et la seconde assez récemment en 2007, ou même en 2008, grâce à des dons car ces collections étaient assez chères. C’est l’une des meilleures collections, qui montre l’histoire du développement de l’iconographie, à commencer par les fameux portraits de Fayoum. Les portraits de Fayoum ne sont pas des icônes, mais il faut les voir pour comprendre le développement de l’iconographie. Nous avons organisé une exposition afin que les gens puissent comprendre ce développement. La Byzance antique, l’école italo-crétoise, l’iconographie russe, la Bulgarie, la Roumanie, le monde orthodoxe dans son ensemble y sont représentés. Cette exposition est un élément important de notre travail culturel. »

Le primat de l’Église russe a aussi mentionné les concerts régulièrement organisés dans les locaux de l’église du Christ-Sauveur, les rassemblements de jeunesse et autres évènements culturels et éducatifs.

Abordant les relations de la France et de la Russie, de Paris et de Moscou, le patriarche Cyrille a dit : « Comme vous l’avez fort justement constaté, nos peuples ont beaucoup en commun. Il y a d’ailleurs beaucoup de rencontres historiques : le pont construit par l’empereur Alexandre III à Paris ; c’est d’ailleurs sous son règne qu’a été achevée et consacrée cette église, en 1883. Dès l’école, nous connaissons tous la littérature française, et je pense que beaucoup d’enfants perçoivent cette littérature non comme étrangère, mais comme faisant partie de leur propre culture. Je ne parlerais même pas de l’importance de la langue française en Russie avant la révolution. En dehors de cette proximité culturelle, j’estime qu’une certaine proximité émotionnelle entre nos peuples a son importance : nous percevons beaucoup de choses de façon identique. J’en ai souvent été frappé en échangeant avec des Français. Je pense que c’est ce qui fonde notre proximité culturelle et spirituelle, qui joue aujourd’hui un rôle très important. Je dis toujours que les hommes politiques passent, la politique est changeante, elle suit une ligne aujourd’hui, elle en suivra une autre demain, mais les peuples vivent leur propre vie. Je pense que ce que vous faites, ce que nous faisons, ressort justement de la vie du peuple. »

La participation des autorités locales, de représentants de la culture et de la religion dans la coopération culturelle entre différents pays est une importante contribution à la consolidation de l’amitié entre les peuples, a affirmé Sa Sainteté.

Anne Hidalgo a aussi souligné l’importance des liens unissant les nations russe et française, qui demeurent malgré les vicissitudes de la politique et aident à entretenir l’amitié entre les gens.

« Nous allons prier et œuvrer pour que les relations entre nos pays et entre nos peuples se développent » a souligné le patriarche Cyrille.

A l’issue de la rencontre, des cadeaux ont été échangés.

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

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Office de requiem pour les 600 étudiants incarcérés au pénitencier de Pitești (Roumanie) pendant la période communiste

L’année 2017 a été déclarée par le Patriarcat de Roumanie « Année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste ». Dans ce cadre, le Bureau de l’éducation et de l’activité avec la jeunesse du diocèse d’Argeș a organisé une action dont le but était la commémoration des 600 étudiants incarcérés de 1945 à 1964 au pénitencier de Pitești, pendant la période communiste. L’événement, qui a eu lieu le 15 février 2017 au siège de ce qui fut le pénitencier de la ville, a rassemblé les élèves de la ville et les parents de ceux qui y ont souffert. Lors des allocutions ont été évoquées différentes personnalités, dont le prêtre Ioan Postelnicescu et Valeriu Gafencu, tous deux décédés des suites des mauvais traitements infligés par les communistes. Selon le père Dan Obrocea, conseiller diocésain, la manifestation a été conçue comme un rappel de ce que signifiait le « phénomène Pitești ». Il convient de rappeler que ce pénitencier fut tristement célèbre pour les tortures, tant physiques que morales, qu’ont subies ses détenus, dont le nombre est estimé entre 12.000 et 18.000 sur la période comprise entre 1945 à 1989.

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Le patriarche de Moscou Cyrille accomplira un pèlerinage en Oural en juillet 2018 à l’occasion du centenaire de l’assassinat du tsar martyr Nicolas II

Le patriarche de Moscou Cyrille prévoit de présider les manifestations qui auront lieu en 2018 dans la région de Sverdlovsk à l’occasion du centenaire de l’assassinat de la famille impériale russe. « Étant donné que l’année prochaine marquera le centenaire, il faut faire tout pour réaliser ce pèlerinage, si nous sommes vivant et en bonne santé » a déclaré le patriarche à Moscou, vendredi dernier, lors de sa rencontre avec le gouverneur de Sverdlovsk E. Kouïvachev, répondant à l’invitation de celui-ci de visiter la région. Le gouverneur a mentionné que les manifestations principales auront lieu dans la nuit du 17 juillet 2018. « Nous nous préparons avec le diocèse métropolitain d’Ekaterinbourg à cet événement et, naturellement, nous souhaitons vous inviter à participer aux manifestations qui seront dédiées à cette date tragique », a-t-il déclaré. À son tour, le patriarche a souligné que cette date est importante pour l’Oural, pour toute l’Église russe, pour le peuple et l’histoire. « Je voulais depuis longtemps me rendre précisément durant ces jours-là à Ekaterinbourg, afin de me rendre à la procession et prier avec le peuple », a-t-il mentionné.

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Déclaration du patriarche de Moscou Cyrille au sujet de la restitution à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg

Des contestations ont eu lieu dans l’opinion publique à Saint-Pétersbourg au sujet du retour à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac. Aussi, le 17 février 2017, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, au début de la séance ordinaire du Conseil ecclésial suprême de l’Église orthodoxe russe, le patriarche de Moscou Cyrille a fait la déclaration suivante à ce sujet :

« Une partie énorme des églises de l’Église orthodoxe russe est constituée par des monuments qui, pendant les années d’athéisme militant, a été enlevée par la force aux croyants et a été utilisée comme le considéraient opportun les autorités. Certaines de ces églises (c’était bien sûr la minorité) ont été transformées en musées ; les autres ont été utilisées dans des buts purement utilitaires, comme des ateliers, des granges, des entrepôts, des greniers… C’est un fait historique indéniable que ce sont précisément les croyants qui ont en grande partie créé le patrimoine culturel de notre pays – des milliers d’œuvres d’art, des églises, des monastères. Restituer le droit de conserver de façon indépendante nos lieux saints ne peut constituer quelque menace, alors qu’il est seulement question d’insuffler une vie authentique aux monuments, les faisant encore dans une plus grande mesure des moyens de culture populaire. Ce sera la poursuite des labeurs des dignes employés des musées, avec la contribution personnelle d’un grand nombre d’entre eux. Le transfert de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg l’année du centenaire des événements révolutionnaires est appelé à être le symbole de la réconciliation de notre peuple. À une certaine époque, la destruction des églises et les assassinats massifs de fidèles ont été la page la plus horrible de l’histoire de notre division nationale. Maintenant, la paix autour des églises restituées doit devenir le symbole de la concorde et du pardon mutuel – des blancs et des rouges, des croyants et incroyants, des riches et des pauvres. En effet, la beauté de la cathédrale Saint-Isaac qui est ouverte à tous, pénètre de la même façon jusqu’au cœur de chaque homme, indépendamment de sa nationalité, de ses convictions, de la langue qu’il parle. L’Église prie pour que la restitution de la cathédrale Saint-Isaac mette un terme aux mauvais desseins des gens qui font de la maison de prière une occasion de discorde. Nous croyons que le Seigneur très miséricordieux apportera la paix et dissipera les doutes qui ont surgi en raison de la méconnaissance ou de l’ignorance des faits. Je voudrais m’adresser en premier lieu aux gens bien disposés qui se prononcent aujourd’hui contre la restitution de la cathédrale de l’Église orthodoxe russe. J’énumérerai les raisons pour lesquelles ils expriment leur attitude négative au sujet d’une telle restitution. La première est la crainte que la cathédrale cesse d’offrir le libre accès aux gens étrangers à l’Orthodoxie. Je garantis que la cathédrale sera ouverte à tous ceux qui le souhaitent, à ceux qui veulent y prier comme à ceux qui veulent simplement voir la beauté de ce magnifique édifice et faire connaissance de l’histoire de ce remarquable monument. Qui plus est, contrairement à la pratique en vigueur aujourd’hui, l’entrée de la cathédrale sera gratuite. La deuxième préoccupation est liée à la poursuite de l’activité propre au musée. Naturellement, la cathédrale constitue une œuvre remarquable de notre culture nationale, et pour se familiariser avec ce monument, il est nécessaire d’être accompagné par des guides professionnels. Cet accompagnement sera réalisé pleinement, au même niveau qu’aujourd’hui. Bien plus, nous espérons que ce niveau ne fera que s’élever, de même que le niveau de l’activité de musée, sous ses aspects scientifique et éducatif. Enfin, on se préoccupe du fait que l’Église ne puisse faire face aux tâches de restauration comme le faisait le musée. Je vous assure que l’Église disposera des moyens nécessaires. Tandis que l’entrée sera absolument gratuite, les visites guidées seront payantes, ainsi que l’accès à la colonnade de la cathédrale Saint-Isaac, donnant la vue sur la ville. Selon nos comptes, ces moyens seront entièrement suffisants pour les travaux de restauration en cours tels qu’ils ont été réalisés durant les dernières dix années. Ce que je dis maintenant, en m’adressant à tous – je veux encore le souligner aux critiques bienveillants de la transmission à l’Église de la cathédrale Saint-Isaac – sera accompli. Toutes les garanties que nous donnons, seront réalisées. Aussi, nul ne doit s’inquiéter de la réduction du budget municipal en raison de certains crédits accordés à l’Église pour les travaux de restauration, ni de la réduction de l’activité touristique, ni la limitation de l’accès à la cathédrale. Cependant, on a l’impression qu’aujourd’hui la question de restitution de la cathédrale Saint-Isaac ne trouble pas autant les critiques bienveillants que ceux qui s’efforcent de l’exploiter à des fins politiques. Je demande à tous, tant aux autorités, qu’à la société, à notre peuple, percevoir précisément ainsi ces actions de protestations. Nous vivons dans des conditions de pluralisme politique, et les gens expriment leur point de vue à ce sujet ou un autre de la vie de l’État et de la société. Très souvent, leur position s’avère être orientée politiquement, telle est la réalité. Mais la restitution de la cathédrale Saint-Isaac à la l’Église ne doit pas dans son principe devenir la cause de protestations politiques. J’espère beaucoup que, après les clarifications données par le patriarche, ces actions de protestation cesseront. Et que Dieu fasse que la question de l’Église et de son rôle dans la vie de la société, pas plus que celles de l’art et de la culture, ne nous divise, et que nous puissions construire ensemble un meilleur avenir pour notre pays et notre peuple ».

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Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a élu évêque d’Eucarpie l’archimandrite Hiérothée Zakharis

Le Secrétariat du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode, sous la présidence de Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée s’est réuni le vendredi 17 février 2017 afin d’examiner les sujets inscrits à l’ordre du jour. Sur proposition de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, et par les suffrages canoniques du Saint-Synode en l’église patriarcale, le révérendissime archimandrite Hiérothée Zacharis, higoumène du saint monastère patriarcal et stavropégique Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York), a été élu à l’unanimité évêque avec le titre de l’évêché jadis prospère d’Eucarpie ».

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Décès de Lidia Stăniloae, fille du père Dumitru Stăniloae

Lidia Stăniloae, fille du célèbre prêtre et théologien roumain Dumitru Stăniloae est décédée le 17 février à l’âge de 83 ans. Les obsèques auront lieu le mercredi 22 février au monastère de Cernica. Lidia Ionescu Stăniloae est née le 8 octobre 1933 à Sibiu. Entre 1951 et 1955, elle a suivi les cours de la Faculté de physique – section physique nucléaire de l’Université de Bucarest, sous la direction de l’académicien Horia Hulubei. Son travail de diplôme a été le premier en Roumanie à traiter de la théorie de la fission nucléaire. Jusqu’en 1958, elle a travaillé dans le cadre de la Faculté de physique en qualité de chercheuse à l’Institut de physique nucléaire. Lors de l’arrestation de son père, en 1958, elle fut licenciée. Elle s’est mariée la même année et a eu un fils, Dumitru Horia Ionescu. En 1961, elle est devenue professeur de physique au Groupe scolaire de chimie alimentaire de Bucarest. La fille du grand théologien roumain a commencé une carrière littéraire en 1971, publiant des volumes de poésies. Elle a traduit de l’allemand les « Cahiers de Malte de Laurids Brigge » de Rilke, et un volume de vers de la poétesse allemande Hilde Domin. En 1984, elle a émigré avec son fils en Allemagne, où elle a travaillé à l’Université de Fribourg-en-Brisgau. En 1991, elle a publié le roman « Le paradis des innocents », puis, en l’an 2000 « La lumière de l’action dans la lumière du verbe ». En 2003, elle a publié le volume de vers « Rencontre avec le Seigneur ». En 2006, est paru, en langue allemande, le roman historique « Zähringerblut », avec pour thème la création de la ville de Fribourg en 1120, œuvre qui a été accueillie avec grand intérêt en Allemagne. En 2008 est paru le livre « Mémoires d’un fugitif ». En parallèle, Lidia Stăniloae a exercé une activité de conférencière dans plusieurs pays occidentaux : Allemagne, France, Belgique et autres. En 2013, déclarée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine « année commémorative du père Dumitru Stăniloae », le patriarche Daniel lui a offert le diplôme et la médaille commémorative en l’honneur du père Dumitru Stăniloae. En 2014, le patriarche de Roumanie lui accordé l’ordre de la Croix Maria Brâncoveanu.

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L’Italie est le diocèse du Patriarcat de Moscou à l’étranger dont le développement est le plus dynamique

L’Italie est le deuxième plus grand diocèse de l’Église orthodoxe russe situé à l’étranger, qui se développe de la façon la plus dynamique. C’est ce qu’a déclaré l’évêque de Bogorodsk Antoine, chef de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger. Il y a en Italie 70 paroisses qui relève du Patriarcat et leur quantité est en croissance constante, a souligné l’évêque. Au total, a-t-il poursuivi, l’Église orthodoxe russe dispose de « 900 paroisses situées dans l’étranger lointain » dont la plupart, outre l’Italie, sont situées en Allemagne. Il y a encore, selon l’évêque, une communauté assez forte qui s’est constituée en Tchéquie, et qui « croît continuellement ».

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La « marche pour la vie » aura lieu le 25 mars 2017 en Roumanie et en République de Moldavie

Dans de nombreuses localités de Roumanie et de République de Moldavie aura lieu « la marche pour la vie » le 25 mars 2017, avec pour slogan « Aidez la mère et l’enfant ! Ils dépendent de vous ! » Il s’agit de la 7ème édition nationale de cette manifestation. La Roumanie est le second pays du monde (après la Russie) pour le nombre d’avortements rapporté à sa population : 22.742.952 avortements légaux (uniquement dans les hôpitaux publics) ont eu lieu entre 1958 et juin 2016, pour une population de 19.760.000 habitants recensés le 1er janvier 2016. Le décret du régime communiste libéralisant l’avortement en 1957 n’a pas seulement eu un impact sur ceux qui voulaient le pratiquer. Il a profondément transformé la mentalité et la société. Cela explique que le nombre d’avortements annuels est passé de 112.500 en 1958 à 1.100.000 en 1964. Durant les dernières décennies du régime communiste, des restrictions avaient été imposées aux avortements, mises en vigueur en 1967, et ce en raison du déclin de la population. Mais après la chute du communisme, l’avortement a été de nouveau libéralisé. En République de Moldavie, dont la population au 1er janvier 2016 s’élevait à 3.553.056 habitants, les statistiques donnent un chiffre de 2.112.158 avortements dans les hôpitaux publics pratiqués entre 1960 et le 1er janvier 2016. Ce nombre place la République de Moldavie au 10ème rang dans le monde par rapport à la population du pays. La « marche pour la vie » a eu lieu dans 40 localités roumaines en 2014, 77 localités en 2015 et 130 en 2016. En République de Moldavie, ce nombre est passé de 2 en 2015 à 20 en 2016. Lors de sa session du 9 février 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a donné sa bénédiction et son soutien au niveau national à la « marche pour la vie », exprimant sa « préoccupation pour les valeurs chrétiennes traditionnelles ».

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Kiev Onuphre sur l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance 

À l’approche de la commémoration universelle des défunts, que l’Église orthodoxe célébrera ce samedi, nous reproduisons ci-dessous la récente interview du métropolite de Kiev Onuphre au sujet de l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance.

Dans toutes tes actions souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais ». Ces paroles du livre vétéro-testamentaire du Siracide (7,39) sont toujours actuelles. Du point de vue chrétien, la mémoire de la mort n’est pas une peur dictée par la panique, mais un regard pénitentiel sur sa propre vie avec l’espoir dans la miséricorde divine. Pourquoi de nombreuses personnes sont-elles effrayées à la simple idée de leur fin ? Quelle attitude adopter envers l’euthanasie, la crémation et les offices des funérailles célébrées à distance ? Comment vivre la mort d’un proche ? À toutes ces questions, et encore d’autres, S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine a répondu au rédacteur en chef du journal « Tserkovnaya pravoslavnaya gazeta.

– Votre Béatitude, comment expliquer du point de vue spirituel ce qu’est la mort ?

– L’attitude chrétienne devant la mort devient compréhensible lorsque l’on saisit ce qu’est la vie humaine et ce que représente l’homme. Par la providence divine, nous sommes créés pour l’éternité, aussi la mort est pour nous contre-nature. Si nos ancêtres, au paradis, n’avaient pas transgressé les commandements divins, nous vivrions éternellement. Après le péché originel, la nature humaine est devenue mortelle. La mort est la conséquence de l’éloignement de Dieu.

– Il en ressort que par sa chute dans le péché, l’homme a attiré sur lui un si terrible châtiment ?

– Il en est ainsi en partie. Mais si l’on regarde les choses plus profondément, la mort n’est pas autant un châtiment qu’un remède nécessaire. En effet, si l’humanité, se trouvant dans une situation de chute, était restée immortelle, elle se serait de plus en plus dégradée spirituellement. Et il en aurait résulté sa transformation en une société d’êtres semblables aux démons. Pour cette raison, le Seigneur miséricordieux a limité la durée de notre vie, donnant à chacun la possibilité de manifester sa volonté dans les conditions d’une lutte intérieure entre le bien et le mal. Et lorsque commencera la résurrection universelle, il sera donné à chaque âme un corps nouveau, non exposé au péché, à la corruption et à la mort. Avec ce corps immortel, les justes entreront au paradis, tandis que les pécheurs iront en enfer. Dans cet état, l’homme demeurera dans l’éternité.

– Pourquoi l’incroyant a-t-il une autre attitude envers la mort que le croyant ?

– Si l’homme ne pense pas à Dieu, il s’efforce de se défaire de la pensée de sa mort. Et lorsqu’il voit la mort des autres, il est pris d’effroi dans la mesure où il comprend que sa vie se terminera de la même façon. Pour l’incroyant, tout ce à quoi il a aspiré et pour quoi il a peiné, sera fini. Mais une telle âme, malgré tout, ressent qu’avec la venue de la mort s’ouvrent les portes de l’éternité. Chacun recevra un destin selon ses œuvres : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Gal. 6,8). Aussi, pour nous, croyants, il est très important de comprendre que la mémoire de la mort met tout à sa place. Dans ce cas, ce qui est le plus important et ce qui est moins important, ce qui est primordial et ce qui n’a pas d’importance, devient très clair. Après la mort, beaucoup de choses deviennent insignifiantes alors qu’elles semblaient, dans la vie terrestre, très importantes ou fortement désirées.

– Lors de chaque Liturgie, nous prions pour une fin « sans douleur, sans honte et paisible ». Quelle en est la raison ?

– La mort est l’examen spirituel le plus important pour l’homme. En effet, nous connaissons des cas lorsqu’un homme juste, au dernier moment de sa vie, le plus souvent par pusillanimité, reniait Dieu, et, au contraire, un pécheur, prenant profondément conscience de son état, faisait pénitence et était rendu digne de la grande miséricorde de Dieu. À titre d’exemple, on peut citer les quarante martyrs de Sébaste ou le repentir du bon larron. En priant pour une fin sans honte, nous demandons à Dieu de nous donner la possibilité de se préparer à la mort et de nous renforcer spirituellement à ce dernier et plus important moment de la vie terrestre, afin de passer à l’éternité dans la paix avec Dieu et le prochain.

– En regardant la mort d’un proche, nombreux sont ceux qui s’affligent. Comment consoler de telles personnes ?

– Le saint apôtre Paul répond à cette question : « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance » (I Thess. 4,13). Bien sûr, nous sommes affligés pour nos proches, lorsqu’ils partent vers l’éternité. Mais une telle affliction ne doit pas être désespérée (comme une perte irrémédiable). La mort, n’est qu’une séparation temporaire d’avec nos proches. Et si nous sommes rendus dignes de nous trouver au Royaume céleste, alors nous nous y rencontrerons tous. Dans ce cas, personne et rien ne pourrons nous séparer. Pour cette raison, notre douleur au sujet de la séparation doit se transformer en un labeur spirituel fervent : il faut ardemment préparer son âme au Royaume Céleste et accomplir une prière intense pour le pardon des péchés du défunt, afin qu’il soit reçu par Dieu.

– Afin de ménager le mourant, les médecins conseillent parfois de lui dissimuler la vérité sur son état de santé. Cela est-il justifié d’un point de vue spirituel ?

– Non, assurément. On ne doit pas dissimuler une telle information : la dernière période de la vie est la plus décisive. Il est nécessaire, avec le maximum de tact, de communiquer au mourant que sa fin est proche, de le soutenir spirituellement et de lui suggérer quelles prières il faut lire. Il ne faut pas oublier que le sens de la vie est la préparation à l’éternité, la rencontre avec Dieu. Il est extrêmement important que l’homme se prépare spirituellement au passage dans l’autre monde. En cas d’accord du malade, il convient d’inviter un prêtre pour le confesser et lui donner la sainte Communion.

– On sait que l’Église est catégoriquement opposée à l’euthanasie. Dans les pays où le « droit à la mort » est autorisé par la loi, les médecins proposent de tels « services » à ceux qui sont incurables, à leur demande. Il arrive que le malade souffre gravement pendant longtemps, qu’il ne puisse mourir, et les analgésiques n’aident pas. Comment aider un tel homme ?

– Seul le Seigneur peut disposer de la vie et de la mort de l’homme (cf. Jn 12,10). La soi-disant « euthanasie » n’est rien d’autre que la transgression du commandement divin « Tu ne tueras pas » (Exode 20,13). Pour ce qui concerne la demande du malade (pour une mort précipitée), elle est souvent provoquée par l’état maladif de sa conscience, la pusillanimité, le manque ou l’absence de foi. Si nous souhaitons vraiment le bien d’un tel homme, il est nécessaire de le convaincre d’achever chrétiennement son chemin terrestre. Dans de tels cas, l’Église peut s’adresser à Dieu avec une prière particulière pour celui qui souffre : « Délivre ton serviteur de cette maladie insupportable et des affections amères qui le tiennent, et donne-lui le repos là où demeurent les esprits des justes» (Euchologe, prière pour les grands malades). Il est important de rappeler que la maladie prolongée du mourant est une croix spirituelle pour ses proches. Ils sont appelés à s’occuper du malade avec patience, humilité et amour. Ces labeurs doivent être considérés comme ayant une valeur spirituelle, selon les paroles du Sauveur : «Ce que vous avez fait à ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40).

– On utilise de nos jours différentes technologies de réanimation, qui donnent la possibilité de soutenir des fonctions importantes vitales pendant une période prolongée. Quelle est l’attitude de l’Église envers une prolongation artificielle de l’existence d’une personne gravement malade ?

– Naturellement, on veut toujours retarder au maximum le moment du trépas d’un parent ou un proche mourant. Nous devons aspirer à faire tout ce qui est possible afin de prolonger la vie d’un malade, mais il faut cependant se rappeler cela : un tel retardement ne prolonge que momentanément ses souffrances. Les moyens médicaux ne peuvent pas toujours faire revenir à la vie active ou consciente. Aussi, en prolongeant la vie du malade, nous devons nous efforcer de soutenir spirituellement la personne, et d’inviter le prêtre pour le dernier adieu, entourer le malade de sa propre chaleur et de le remettre avec amour dans les mains de Dieu.

– Ces derniers temps, au lieu de procéder à l’inhumation, on procède souvent à la crémation. À quel point est-elle permise dans les circonstances actuelles ?

– Nous ne reconnaissons pas la crémation, étant donné qu’elle n’est pas approuvée par la Sainte Écriture. Depuis les temps anciens, la sainte Église a accompli l’inhumation, avec la prière, des corps des chrétiens défunts. Le corps était ou bien inhumé ou encore déposé dans des tombeaux et des grottes. Les chrétiens savent que le jour de la résurrection universelle, la terre rejettera les corps des défunts (cf. Isaïe 26,19) et que ce qui a été semé dans la corruption ressuscitera incorruptible (cf. I Cor. 15,42). Nous avons l’espoir que le jour de la résurrection universelle, le Seigneur Dieu nous ressuscitera nous également pour la vie éternelle. En outre, l’Église considère le corps du chrétien comme le temple de Dieu (cf. I Cor. 3,16). Aussi, l’enterrement est effectué avec le respect dû au défunt, dans la prière. En même temps, l’Église orthodoxe ne prive pas de commémoration liturgique ceux des chrétiens dont le corps pour différentes raisons, est resté au fond des eaux ou sur le champ de bataille, a été victime d’un incendie, est devenu la nourriture des animaux, ou encore a disparu (en raison de tremblements de terre ou autres catastrophes). Nous croyons que Dieu peut ressusciter n’importe quel corps victime de tout élément (cf. Apoc. 20,13).

– Peut-on célébrer l’office des funérailles à distance ?

– Ce type de funérailles a été largement répandu durant le siècle passé, au temps des persécutions contre l’Église et de la fermeture des églises, et aussi en raison du manque de prêtres. On ne peut considérer l’enterrement à distance comme conforme à la Tradition de l’Église. Il ne peut être justifié que dans les cas où les parents du défunt n’ont pas d’autre possibilité de participer à l’enterrement d’un chrétien qui est mort sur le champ de bataille, ou a été victime d’une catastrophe aérienne ou d’autres circonstances extraordinaires. Il est important que les pasteurs de l’Église se rappellent cela : pour beaucoup de gens qui n’ont pas reçu l’éducation chrétienne nécessaire, la participation à la prière commune lors de l’enterrement peut être la première expérience significative dans la vie ecclésiale et le premier contact avec la réalité de la vie spirituelle.

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Communiqué de presse de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale

La troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu les 13 et 14 février 2017. Nous publions ci-après le communiqué de presse :

« Le lundi 13 et le mardi 14 février 2017, au palais épiscopal de Novi Sad, a eu lieu la troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate, dont le but était d’examiner en commun le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant, et après la Seconde Guerre mondiale. Au nom du Saint-Siège, le père Bernard Ardura, président du Comité pontifical des sciences historiques a participé à la session, qui avait pour thème « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’État Indépendant de Croatie au temps des persécutions, de 1941 à 1945 ». Participaient en tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe à cette Commission : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Dr. Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. En outre, ont été invités cette fois les spécialistes suivants : le Dr. Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade, et le Dr. Milan Koljanin, chargé de recherché principal à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Ont participé en tant que représentants de la Conférence épiscopale croate à ladite Commission : le cardinal archevêque de Zagreb Joseph Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antoine Škvorčević, ainsi que le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb, conseiller scientifique auprès de l’Institut croate d’histoire. Il est prévu que la session suivante ait lieu à Požega (Croatie), le 22 avril 2017, sur le thème “Attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe, de 1941 à 1945 ».

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Une année après la rencontre entre le patriarche Cyrille et le pape François à La Havane

L’Institut d’études oecuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) a organisé une manifestation pour commémorer le premier anniversaire de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille qui a eu lieu le 12 février 2016 à La Havane, Cuba. Le portail catholique suisse en a publié un compte-rendu.

Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le Parquet géorgien a confirmé officiellement l’information selon laquelle il y a eu tentative d’assassiner le chef de l’Église orthodoxe de Géorgie, le catholicos-patriarche Élie II. Comme cela s’est avéré, le père Georges Mamaladzé, directeur de la gestion des biens du Patriarcat, projetait d’empoisonner le patriarche avec du cyanure. Dans ce but, il avait pris sur lui le poison pour se rendre à Berlin, où le primat se trouve actuellement en traitement médical. Le prêtre a été arrêté à l’aéroport de Tbilissi. Le procureur en chef de Géorgie, Irakli Shotadzé, a déclaré lors d’un briefing : « Georges Mamaladzé avait des relations systématiques avec le catholicos-patriarche et son entourage. Il est établi par l’enquête qu’il préparait le meurtre d’une personne et que c’est précisément dans ce but qu’il avait acquis à ce moment une substance toxique  chez un inconnu ». Il est communiqué que les investigations ont commencé après une déclaration au Parquet qui a été signifiée le 2 février 2017. Un homme, dont le nom est inconnu, avait révélé que le père Georges s’était adressé à lui dans le but de l’aider à acquérir du cyanure, proposant pour cela de le rétribuer. Quoi qu’il en soit, Mamaladzé a réussi à se procurer la substance toxique. Le poison a été découvert sur lui alors qu’il était fouillé sur l’aéroport. En outre, des armes à feu de fabrication artisanale et des munitions ont été trouvées au domicile du suspect. La chaîne TV « Rustavi-2 », affiliée à l’ex-président géorgien Saakachvili, a annoncé l’attentat manqué contre le patriarche (en se référant à des sources anonymes) quelques heures avant que cette information soit confirmée par la police. L’impression générale qui se dégage de cette affaire est que nombre de personnes se doutaient en Géorgie de la possibilité d’un attentat contre le patriarche Élie II. Le 8 février, par exemple, le politologue Artchil Gamzdaria écrivait sur Facebook que le patriarche de Géorgie Élie II était sérieusement menacé. L’auteur n’a pas révélé ses sources, mais a déclaré que, si l’intervention chirurgicale que devait subir le primat avait été effectuée à Tbilissi (comme cela était initialement prévu), cela aurait été pour celui-ci son arrêt de mort. Or, il a été finalement décidé de procéder à l’opération en Allemagne, mais cela ne garantissait pas pour autant la sécurité du patriarche. « Je pense qu’il y avait des frictions sérieuses dans cette affaire. Il est possible que les auteurs n’aient pu réaliser leur plan », a écrit Gamzardia. Selon le plan des conspirateurs, le patriarche ne devait pas revenir vivant de Berlin, considère-t-il.

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Jovan Nikoloski