21/08/2017
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Category Archives: Europe

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En Moldavie, des orthodoxes ont interrompu le déroulement d’une marche LGBT

Le 21 mai, des fidèles orthodoxes ont empêché les minorités sexuelles de défiler selon le trajet prévu à Chișinău, capitale de la Moldavie. Les fidèles ont bloqué la route sur laquelle s’avançait la marche. La police a évacué les participants de celle-ci en bus. À la marche avaient pris part quelques centaines de personnes, des activistes LGBT de l’ONG « Gender-doc », des représentants de la société civile, des politiciens et des journalistes. Il y avait également du personnel de plusieurs ambassades occidentales. La marche était organisée sans drapeaux arc-en-ciel, sans slogans et pancartes soutenant les minorités sexuelles, les organisateurs ayant déclaré que la marche était dirigée contre la discrimination en général. Les policiers ont accompagné les participants à la marche, entourant la colonne de tous les côtés. À peine les participants avaient-ils parcouru quelques centaines de mètres, moins de la moitié du trajet prévu, que quelques centaines de fidèles ont bloqué la rue. Les orthodoxes sont sortis avec des étendards et des pancartes, entonnant des chants liturgiques. Sur leurs pancartes était écrit « La Moldavie est un pays orthodoxe ! ». « Maman, papa, moi-même, c’est la famille ! », et d’autres slogans en faveur de la famille traditionnelle. Plusieurs centaines de policiers ont séparé les deux groupes. Au bout de quelques minutes, la décision a été prise d’interrompre la marche. Ses participants ont rejoint les bus mis à leur disposition par la police.

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“Une relique de saint Nicolas suscite la ferveur en Russie”

Le Figaro a publié un article, en ligne ici (dont photographie), sur la ferveur en Russie qui entoure l’exposition d’une relique de saint Nicolas, d’abord à Moscou jusqu’au 12 juillet, puis durant deux semaines à Saint-Pétersbourg. Elle retournera ensuite à Bari (Italie).

L’archevêque Anastase de Tirana présente à Thessalonique son livre « La vigilance, devoir des orthodoxes »

Le dimanche 14 mai a eu lieu, à l’occasion du XIVème salon national du livre à Thessalonique, la présentation officielle du nouveau livre de l’archevêque Anastase de Tirana, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, intitulé « La vigilance, devoir des orthodoxes ». L’archevêque Anastase est connu pour son œuvre missionnaire et principalement pour le rétablissement de l’Église orthodoxe en Albanie, anéantie par le régime communiste, et qui connaît maintenant une véritable renaissance. Après la présentation du livre par différents professeurs, l’archevêque Anastase a déclaré, entre autres : « Je ressens de la gratitude envers tous les hommes – dont beaucoup se trouvent ici – qui nous ont soutenus et aidés pendant toutes ces années. Vivre le mystère de la grâce de Dieu est une expérience plus importante que toutes les autres qui nous semblent l’être. Nous devons partager les dons de Dieu. En tant que peuple, nous ne devons pas faire les malheureux et les pauvres. Nous sommes les plus riches. Il se peut que nous n’ayons pas les grands dépôts bancaires des autres peuples, mais nous avons cependant la bénédiction d’une tradition qui irrigue sans cesse notre vie ». Et d’ajouter : « Je voudrais terminer par une phrase de Thomas Eliot, qui dit que la seule sagesse que nous pouvons acquérir est l’humilité. Celle-ci n’a pas de fin. Nous devons offrir la vérité et la beauté de notre foi jusqu’aux confins de la terre ». La présentation s’est achevée par la projection d’un court documentaire au sujet de l’œuvre de l’archevêque Anastase en Albanie.

Source (dont photographie): Romfea

En quelques jours, plus de 300.000 signatures ont été récoltées en Ukraine contre le nouveau projet de loi visant à interdire l’existence de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

Le parlement ukrainien examinera le 18 mai deux projets de lois sur le statut des organisations religieuses, le premier d’entre eux permettant de facto d’interdire l’existence de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, tandis que le second légalise le fait, pour les schismatiques, de s’emparer des églises canoniques. Le premier document, le projet de loi N°4511, intitulé « Sur le statut particulier des organisations religieuses, dont le centre dirigeant se trouve dans un État qui est reconnu par le parlement ukrainien comme État agresseur » dispose que de telles organisations religieuses ne pourront nommer des métropolites et des évêques qu’en accord avec les organes du pouvoir. Un autre alinéa précise qu’il sera possible d’interdire une confession si ses représentants collaborent avec des centres religieux situés dans l’État agresseur. Il n’est pas dit dans le projet de loi de quelle confession il s’agit, mais tous les critères qui y sont décrits ne se rapportent qu’à une seule d’entre elle, à savoir l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou. L’un des auteurs de l’initiative, le député du « Front populaire », Dmitri Tymtchouk, a confirmé que le document concerne précisément l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Dans tout le pays, les églises restent des points d’agitation contre la structure de l’État ukrainien. La littérature anti-ukrainienne est vendue même dans le centre de la capitale, à la Laure des Grottes de Kiev », a-t-il déclaré. À la direction principale d’expertise du Parlement ukrainien, le projet de loi a été critiqué et il a été recommandé de rejeter le projet comme étant contraire à la Constitution et aux lois en vigueur dans le pays. Le second projet de loi, sous le numéro 4128, propose de légaliser de facto le fait de s’emparer des églises. Par ce document est précisé le nombre minimal de représentants d’une communauté religieuse en fonction duquel peut être décidé la soumission aux centres religieux en fonction en Ukraine. Le métropolite du diocèse de Zaporojié de l’Église d’Ukraine, Mgr Luc, dans une lettre ouverte a vivement critiqué les projets de loi et leurs auteurs. « Aujourd’hui, les serviteurs du diable, qui proclament la « dé-communisation » ont dépassé leurs maîtres, les « néo-démocrates ». Utilisant leurs méthodes de pression sur l’Église, ils proposent d’adopter de nouveaux projets de lois, destinés à la destruction de la vie de prière de notre Église-Mère, de sa structure administrative et ecclésiale établie durant des siècles », a-t-il déclaré. Le département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a signalé pour sa part, qu’en quelques jours, 300.000 fidèles ukrainiens ont signé un appel aux députés leur demandant de ne pas adopter les projets de loi № 4128 et № 4511. « Les Ukrainiens appellent à cesser l’arbitraire législatif et à mettre fin à la discrimination envers l’Église orthodoxe d’Ukraine ainsi que d’autres organisations religieuses en Ukraine » est-il dit dans le communiqué. Le 18 mai, jour de l’examen des deux projets de loi, les fidèles feront célébrer devant les escaliers du parlement un office d’intercession afin que les députés reviennent à la raison.

Sources: Pravoslavie, Pravlife (dont photographie)

Un groupe musulman prie devant la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, exigeant la reconversion de celle-ci en mosquée

Une foule importante s’est rassemblée à l’extérieur de Sainte-Sophie à Constantinople dans la matinée du 13 mai, pour exiger sa reconversion en mosquée, selon le journal Hurriyet Daily News (dont photographie). Le 29 mai marque le 564ème anniversaire de la conversion de la basilique en mosquée en 1453 par les Ottomans, qui s’étaient récemment emparés de la ville. Le groupe, organisé par l’association de la Jeunesse d’Anatolie (AGD) s’est réuni à 4h du matin dans la rue, devant la basilique Sainte-Sophie, pour lire ses prières du matin et pour demander sous le slogan « Brisez les chaînes, ouvrez Sainte-Sophie » que « le musée soit reconverti en mosquée ». L’AGD considère avoir pour mission les paroles du défunt leader Necmettin Erbakan « La vie est la foi et le jihad ». Ils se dressent fermement contre tout ce qui n’est pas musulman dans la société turque. Depuis 2013, le parti « Justice et développement », qui est au pouvoir en Turquie, discute de la conversion du musée en mosquée en activité. Le président Recep Tayyip Erdoğan, qui a parlé de la période de l’Empire byzantin comme « d’un sombre chapitre » de l’histoire, a annoncé publiquement qu’il lirait les prières musulmanes à Sainte-Sophie le jour du Vendredi saint de cette année. Il prétend également que l’ordre de Kemal Ataturk de transformer la basilique en une mosquée était un faux. Bien qu’en définitive le président n’ait pas lu les prières, le mouvement appelant à transformer à nouveau la basilique Sainte-Sophie en mosquée gagne du terrain, comme on le voit avec la prière en groupe utilisée comme manifestation le 13 mai. La foule a été dispersée après avoir achevé ses prières.

Source: Pravoslavie

Liturgie patriarcale à Peć à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe (vidéo)

On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie célébrée par le patriarche de Serbie et un grand nombre d’évêques à Peć, à l’occasion de de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe.

Source : Église orthodoxe serbe

Un nouveau film du métropolite Hilarion (Alfeev) : « L’orthodoxie en terre de Crimée »

Ce film documentaire du métropolite Hilarion est consacré aux églises et monastères orthodoxes, l’histoire et les lieux saints de Crimée. C’est là que prêcha l’apôtre saint André, que fut exilé saint Clément, pape de Rome, disciple de l’apôtre Pierre. C’est aussi en Crimée que s’est produit un événement de grande importance : c’est là que selon la « chronique des temps passés » de Nestor de Kiev (XIème s.) que l’évêque de Chersonèse a baptisé le prince Vladimir en 988. Cela s’est produit sur les rives du Pont-Euxin. Parmi les participants du film se trouvent le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, des prêtres accomplissant leur ministère dans cette région, des archéologues et des historiens. On peut visionner ce film (en russe) ici !

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Accueil solennel des reliques de sainte Hélène à Athènes

Dans le cadre des festivités à l’occasion des 80 ans de l’organisation « Apostoliki Diakonia », la maison d’édition et l’institution missionnaire de l’Église orthodoxe de Grèce, les reliques de la sainte impératrice Hélène, actuellement à Venise, seront exposées à la vénération des fidèles à Athènes du 14 mai au 15 juin 2017. Ces saintes reliques avaient été transférées à Venise en 1211, après avoir été enlevées de l’église des Saints-Apôtres à Constantinople suite à la IVème croisade. Les reliques de la sainte, avec un fragment de la Croix du Seigneur conservé également à Venise, sont arrivés à Athènes dimanche soir par vol spécial. Elles ont été accueillies par l’archevêque d’Athènes Jérôme en l’église Sainte-Barbara, située dans la commune qui porte le nom de la sainte, Aghia Varvara, dans la banlieue ouest d’Athènes. L’archevêque a célébré une doxologie, en présence de plusieurs métropolites de l’Église orthodoxe de Grèce, du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, de membres du gouvernement, du parlement, des forces armées, des partis politiques, et du corps diplomatique. Les offices des matines, de la sainte Liturgie, et des Vêpres auront lieu chaque jour pendant la présence des reliques. Des vigiles nocturnes sont également prévues. Un site internet  avec tous les détails a été mis en place, lequel comprend également une page en français. Les reliques demeureront dans l’église Sainte-Barbara jusqu’au 15 juin 2017. Des milliers de fidèles y sont attendus. On peut visionner ci-dessous l’accueil des reliques :

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Le patriarche de Roumanie Daniel a présidé la canonisation des saints de Putna (vidéo)

Le dimanche 14 mai a eu lieu la canonisation des saints de Putna (Roumanie)  : le métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), les saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). La liturgie était présidée par le patriarche de Roumanie Daniel, assisté de dix-huit hiérarques de l’Église orthodoxe roumaine, de plusieurs prêtres et diacres, devant une assistance nombreuse. À l’issue de la divine liturgie a eu lieu la proclamation solennelle de la canonisation des saints de Putna. On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie et la lecture du tomos de canonisation par l’évêque de Huşi Corneille.

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Liturgie patriarcale au monastère de Peć (Kosovo) à la veille du début de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Le patriarche de Serbie Irénée a présidé la sainte Liturgie en l’église du patriarcat de Peć (Kosovo) le 14 mai 2017, en concélébration avec des évêques de l’Église orthodoxe serbe réunis à l’occasion du début de la session ordinaire de l’Assemblée des évêques de cette Église. Rappelons que Peć a été le siège de l’Église orthodoxe serbe de 1346 à 1463 et de 1557 à 1766. Concélébraient avec le patriarche Irénée le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Laurent de Šabac, Longin d’Amérique du centre et de l’ouest, Justin de Žiča, Pacôme de Vranje, Jean de Šumadija, Photius de Dalmatie, Athanase de Bihać et Petrovac, Joannice de Budimlja et Nikšić, Grégoire de Zahum et Herzégovine, Théodose de Ras et Prizren, Maxime d’Amérique occidentale, Serge de Francfort et d’Allemagne, Hilarion de Timok, Antoine de Moravica et Cyrille de Dioclée. Après la sainte Liturgie a été célébré le rite de l’invocation de l’Esprit Saint afin que les travaux de l’Assemblée soient bénis et réussis. L’Assemblée commencera le 15 mai 2017 au Palais patriarcal de Belgrade.

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15ème anniversaire de l’exhumation des reliques de saint Amphiloque à la Laure de Potchaïev (Ukraine)

Le 15ème anniversaire de l’exhumation des reliques incorrompues et de la canonisation de saint Amphiloque, thaumaturge de Potchaïev, a été fêté à la Laure de la Dormition de Potchaïev le 12 mai. La liturgie solennelle en la cathédrale de la Transfiguration de la Laure, de même que les vigiles, la veille au soir, ont été présidées par le métropolite de Khoust et Vinogradov Marc. Il était assisté par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Vinnitsa et Bar Syméon, le métropolite de Tchernigov et Novgorod-Serversky Ambroise, le supérieur de la Laure de Potchaïev Vladimir, l’archevêque de Boutcha Pantéléimon, l’archevêque de Vladimir-Volynsky et Kovel Vladimir, l’évêque de Choumsk et le clergé de la Laure. L’office festif s’est déroulé devant la châsse contenant les reliques de saint Amphiloque de Potchaïev, placé au centre de la cathédrale. Les chants étaient assurés par le chœur de la Laure et les étudiants du séminaire de Potchaïev. À la fin de l’office, la châsse a été transportée en procession dans l’église de la grotte, le lieu de son séjour habituel. Les reliques étaient accompagnées par les hiérarques et les prêtres ainsi que des milliers de fidèles, pélerins et paroissiens. Saint Amphiloque de Potchaïev (Golovatiouk, XXème s.) était higoumène du grand habit à la Laure de Potchaïev. Il avait le don des miracles et de clairvoyance. Arrivé à à la Laure à l’âge de 31 ans, il devint moine alors qu’il était âgé de 38 ans. Il accomplit diverses obédiences, comme celles d’infirmier et de chiropraticien. En 1962, il s’opposa à la fermeture, par les autorités soviétiques, de la cathédrale de la Trinité de la Laure, raison pour laquelle il fut interné dans un hôpital psychiatrique. Après en avoir été libéré, il revint dans son village natale de Malaïa Ilovitsa (région de Ternopol), vivant chez son neveu. Là, il célébrait des offices d’intercession et guérissait les malades. Sur l’incitation des autorités locales, il fut battu à mort par un parent. Agonisant, il fut transporté à la Laure, où il reçut le grand habit monastique. Il recouvra la santé et revint dans son village natal. Jusqu’à la fin de ses jours, il priait, recevait les malades. Décédé à l’âge de 77 ans, il a été canonisé le 12 mai 2002. On peut visionner ici une vidéo avec des extraits de l’office qui a eu lieu le 12 mai 2017 (extraits de l’acathiste au saint, de la liturgie).

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Les chrétiens orthodoxes en Europe centrale et orientale sont en faveur d’un rôle fort de la Russie dans la géopolitique et la religion

Environ un quart de siècle après la fin de l’ère soviétique, la Russie conserve une influence substantielle dans un grand nombre de parties de l’Europe centrale et orientale. La Russie est largement considérée par les chrétiens orthodoxes de cette région comme un important contrepoids aux influences occidentales et comme une protectrice globale des populations orthodoxes et des Russes ethniques, selon un nouveau rapport du Pew Research Center concernant 18 pays en Europe centrale et orientale. Dans pratiquement tous les pays majoritairement orthodoxes, objets du rapport, la majorité ou un grand nombre sont d’accord pour affirmer qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident et qu’elle a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes et les Russes ethniques hors de leurs frontières. Ce sentiment domine même dans trois pays majoritairement orthodoxes faisant l’objet du rapport et qui sont membres de l’Union Européenne : la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie. Mais le sentiment pro-russe a tendance à être le plus fort dans les Républiques ex-soviétiques qui sont majoritairement orthodoxes et ne font pas partie de l’Union Européenne, y compris l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie. Le soutien en faveur du rôle géopolitique et religieux de la Russie est nettement plus faible en Ukraine, un pays à majorité orthodoxe qui est toujours engagé dans un conflit avec les séparatistes pro-russes dans la partie Est du pays, après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. En outre, dans les pays à majorité catholique ou avec une diversité de religions en Europe centrale ou orientale, tels que la Pologne et la Hongrie, on est beaucoup moins enclin à soutenir le rôle fort de la Russie. À l’exception de l’Ukraine, le soutien pour le rôle de la Russie est répandu à travers tous les autres pays à majorité orthodoxe dans lesquels le Pew Research Center a enquêté. Par exemple, sept personnes sur dix, voire plus, en Grèce (70%), Biélorussie (76%), Serbie (80%), l’Arménie (83%) et la Russie elle-même (85%) sont d’accord, complètement ou en grande partie, avec cette affirmation : « Une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident ». D’autres analystes montrent que les gens qui sont d’accord sur le fait qu’il existe un conflit entre les valeurs occidentales et les valeurs traditionnelles de leur propre pays sont plus enclins que les autres à dire qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident. Il y a également un point de vue qui domine parmi les chrétiens orthodoxes selon lequel la Russie a une obligation de protéger au niveau international les populations orthodoxes. Dans chaque pays à majorité orthodoxe objet de l’enquête, à l’exception de l’Ukraine, la plupart disent qu’ils sont en accord avec la déclaration selon laquelle la « Russie a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes hors de ses frontières ». La majorité de chaque population orthodoxe concernée par l’enquête dans les pays autres que l’Ukraine dit aussi que la Russie a une obligation de protéger les Russes ethniques dans le monde entier. La Russie est également perçue comme le siège de l’autorité religieuse orthodoxe. Parmi les chrétiens orthodoxes, le patriarche de Moscou, qui est le chef de l’Église orthodoxe russe, est plus largement perçu comme une plus haute autorité de l’orthodoxie que le patriarche de Constantinople, malgré le statut de celui-ci de « premier parmi les égaux », les leaders orthodoxes. En fait, dans chaque pays avec une population orthodoxe significative mais qui ne dispose pas d’une Église nationale auto-administrée, les gens sont bien plus enclins à dire qu’ils considèrent le patriarche de Moscou comme la plus grande autorité dans l’orthodoxie. Ce n’est pas une surprise si la majorité en Russie (qui a sa propre Église nationale) considère également le patriarche de Moscou comme l’autorité orthodoxe la plus haute. Dans quatre des six pays étudiés qui disposent de leur Église autocéphale, à savoir la Géorgie, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, la plus grande partie des gens disent qu’ils perçoivent le chef de leur Église nationale comme la plus haute autorité orthodoxe. Il n’y a qu’en Grèce où la majorité voit dans le patriarche de Constantinople la plus haute autorité dans l’Église orthodoxe. Nonobstant le sentiment pro-russe, les chrétiens orthodoxes sont largement d’accord avec les autres Européens du Centre et de l’Est de l’Europe sur le fait que leurs pays devraient avoir des relations étroites avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. La majorité ou la plupart des gens le disent dans chaque pays étudié. Cela est même vrai dans les pays qui sont en faveur d’une Russie forte. Par exemple, une majorité d’adultes en Arménie (66%), Grèce (62%) et Serbie (61%) disent qu’il est de l’intérêt de leur pays de travailler étroitement avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. Cela dit, les sentiments étaient partagés lorsque le Pew Research Center a demandé aux gens dans les ex-républiques soviétiques s’il était plus important pour leur pays d’avoir des « liens forts » avec l’Union Européenne ou avec la Russie. La question n’a pas été posée aux Russes, mais dans trois des cinq pays à majorité orthodoxe où cela a été demandé, l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie, la majorité ou la plupart ont dit qu’il était plus important d’être allié avec la Russie, tandis que la Géorgie est très divisée à ce sujet. Dans les anciennes républiques soviétiques étudiées qui n’ont pas une majorité orthodoxe, les adultes sont plus enclins à dire qu’il est plus important d’avoir des liens forts avec l’Union européenne plutôt qu’avec la Russie.

Source (avec tableaux détaillés)

« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple » a déclaré le patriarche de Serbie Irénée à une délégation de l’Église orthodoxe d’Ukraine

« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. En suivant le Christ, nous pouvons parvenir à la paix en nous et autour de nous ». C’est ce qu’a déclaré le primat de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche Irénée, dans une discussion avec le métropolite de Zaporojié et Mélitopol Luc (Église orthodoxe d’Ukraine), qui a eu lieu le 2 mai à Belgrade. Comme l’a mentionné le patriarche, « les peuples serbe et ukrainien ont beaucoup de choses en commun, particulièrement à l’époque récente ». « Au tournant des XXème et XXIème siècles », a-t-il poursuivi, « le peuple serbe a subi l’effondrement du pays, la guerre fratricide, le schisme ecclésial [l’Église de Macédoine, ndt]… Ces processus ont été soutenus et continuent à l’être par des forces externes, hostiles à l’Orthodoxie. C’est ce dont ont témoigné clairement les bombardements de notre pays pendant la période pascale par les soi-disant « alliés ». Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. C’est pourquoi notre Église s’adresse constamment au peuple serbe, à la direction du pays, à tous ceux dont dépend la paix dans notre région, en les avertissant que la trahison de Dieu pour les honneurs, la gloire et la richesse terrestres, le recours à l’injustice et à la violence, le pillage des autres, le tout pour la satisfaction des intérêts de ce monde, le sacrifice des hommes pour ses propres idées, son idéologie et les pourcentages de popularité dans les sondages, tout cela n’amène jamais à la paix. Saint Sava a enseigné que notre voie est celle qui suit le Christ, qui amène à la vie éternelle. Ce n’est qu’en la parcourant que nous pouvons atteindre la paix en nous et autour de nous » a déclaré le patriarche Irénée. Abordant la question du schisme ecclésial, commune aux Serbes et aux Ukrainiens, le patriarche a souligné que « ces organisations [schismatiques] n’ont rien de commun avec l’Orthodoxie universelle ». « Nos séparatistes ecclésiaux, de même que ceux d’Ukraine, ne sont reconnus pas aucune Église orthodoxe du monde, ce sont des plaies sur le corps de l’Église qui se sont constituées par une ruse diabolique, qui résulte des ambitions humaines et politiques, mais en aucun cas de la volonté divine. La seule voie canonique de guérison du schisme est le retour de ses adeptes dans la famille orthodoxe, tandis que les voyages et les visites des politiciens chez les hiérarques de l’Église n’apportent rien », a ajouté le patriarche. Parlant du concile de Kharkov, abordé au cours de la discussion, au cours duquel les hiérarques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont défendu l’unité de l’Église [refusant de suivre le métropolite de Kiev Philarète Denissenko dans son schisme, ndt], le patriarche Irénée a déclaré que « c’était un événement historique remarquable dans l’histoire moderne, non seulement de l’Église d’Ukraine, mais aussi de toute l’Église orthodoxe… C’était un exemple de la défense courageuse de la Sainte orthodoxie et de lutte pour l’unité de l’Église. Les pères du Concile, au nom du peuple de Dieu en Ukraine ont confirmé l’unité avec l’orthodoxie universelle, défendant ainsi les principes de la catholicité de l’Église ». En conclusion, le patriarche a rappelé que dans des périodes troublées, « l’Église n’a pas le droit de soutenir ou de se prononcer pour l’une ou l’autre idée politique… Ce dont doit s’occuper l’Église est d’appeler constamment tous les hommes à la réconciliation et à prier. Les Écritures et la tradition nous enseignent que la prière peut déplacer les montagnes et, avec l’aide de Dieu, on peut faire que le mal lui-même, ainsi que ses conséquences, ne soit pas permis, qu’il soit évité ou diminué. Nous suivons les événements d’Ukraine et croyons fermement que les problèmes trouveront tôt ou tard leur solution. Nous prions et prierons pour l’adoucissement des cœurs mauvais, la cessation de la haine et des troubles tant sur notre terre que celle d’Ukraine, où depuis des temps immémoriaux ont vécu des gens de différentes nationalités et confessions dans la paix et la concorde. Nous prions avec une gratitude et un respect particuliers pour notre confrère, le métropolite Onuphre. L’exemple de son attachement aux principes dans les questions de canonicité de l’Église doit inspirer les évêques, les prêtres, les moines et les laïcs d’Ukraine dans leur fidélité à l’Église canonique, les inciter à ne pas s’engager dans les compromis avec leur conscience pour être agréables aux appels de ce monde », a déclaré le patriarche. Le patriarche a souhaité au Primat et à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe d’Ukraine l’aide de Dieu, la patience et à ne jamais perdre l’espoir. Aux discussions ont participé le métropolite de Zagreb Porphyre et l’évêque de Bačka Irénée.

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« La lumière de leur foi a surmonté l’obscurité du régime athée » déclare le patriarche de Daniel au sujet des martyrs et confesseurs de l’époque communiste en Roumanie

Le message suivant a été adressé par le patriarche de Roumanie Daniel à l’occasion de la conférence « Espoir dans la foi », organisée par le pénitencier de Ploieşti en collaboration avec le Patriarcat de Roumanie, au centre social et pastoral « La Sainte Croix », à Caraiman, Buşteni, dans le district de Prahova le 10 mai 2017 : « La Conférence « Espoir dans la foi », organisée au pénitencier de Ploieşti en collaboration avec le Patriarcat de Roumanie, au centre social et pastoral « La Sainte Croix », à Caraiman, Buşteni, souhaite mettre en évidence la nécessité d’exprimer de la gratitude envers le sacrifice des témoins de l’Orthodoxie dans les prisons communistes de Roumanie. Le thème de cette conférence s’inscrit dans la ligne des manifestations thématiques de l’année 2017, qui a été déclarée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine « année solennelle des saintes icônes, des iconographes et des peintres ecclésiastiques ainsi qu’année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste dans tout le Patriarcat de Roumanie. La commémoration des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste est un devoir moral à l’égard de nos ancêtres qui, en des temps hostiles à l’Église et à la religion en général, ont témoigné leur foi dans le Christ crucifié et ressuscité au prix de la perte de leur liberté, voire encore de leur vie. Aussi, la commémoration des confesseurs de l’Orthodoxie dans les prisons communistes est « un témoignage important de ce que signifie la puissance du sacrifice chrétien en Roumanie à une époque où l’on s’efforçait, de toutes façons façons et par tous les moyens, de faire disparaître le Sauveur Jésus-Christ des âmes et de la vie des hommes » (patriarche de Roumanie Théoctiste). La multitude des confesseurs et des martyrs de la foi de l’époque du régime communiste nous incite constamment à ne pas oublier la grandeur de leur souffrance pour garder une foi vivante et la dignité du peuple chrétien roumain, à une époque de terreur et de persécutions, alors que les puissances diaboliques de l’enfer se sont manifestées par la haine et la violence de ceux qui ont torturé et tourmenté à l’égard des détenus des prisons communistes. La lumière des martyrs doit être commémorée avec gratitude et vénération, car elle est une source de force spirituelle dans la vie et dans la mission de l’Église aujourd’hui. Aussi, nous apprenons de ces confesseurs et martyrs de l’époque du régime communiste que leur amour pour le Christ est plus fort que la peur des souffrances et de la mort et que confesser le Christ au prix de sa vie est un sacrifice ou une offrande de soi dans lequel on perçoit l’amour sacrificiel du Christ crucifié et ressuscité, qui souffre avec le martyr et qui le renforce au moment des tortures. « Par les sacrifices des fils de la chrétienté roumaine, le Christ Lui-même, a surmonté le pouvoir de l’incroyance et de l’obscurité » (Patriarche Théoctiste). C’est en ce sens que l’apôtre Paul dit: « Qui nous séparera de l’amour de Christ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée? Selon qu’il est écrit: C’est à cause de Toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par Celui qui nous a aimés » (Rom. 8, 35-37), c’est-à-dire Jésus-Christ. Nous réitérons que dans les rangs des confesseurs et des martyrs de la foi de l’époque du régime communiste, avec le patriarche Justinien, il y a de nombreux hiérarques, professeurs de théologie, étudiants, moines, intellectuels chrétiens qui occupent la place d’honneur, mais avant tout, plus de 1800 prêtres orthodoxes qui ont été arrêtés et ont subi des interrogatoires, envoyés aux travaux forcés au canal Danube–Mer Noire, pour le courage de leur confession et la défense de l’Orthodoxie. Prions le Seigneur Jésus-Christ ressuscité des morts afin qu’Il bénisse les organisateurs et les participants lors des travaux de la conférence « Espoir dans la foi », et je les félicite pour la commémoration des défenseurs et des confesseurs de la foi droite qui, par leur vie et leur sacrifice, ne sont pas pour nous seulement des maîtres et des exemples lumineux, mais aussi des intercesseurs et des soutiens lorsque nous nous efforçons de suivre le Christ dans des situations difficiles pour recevoir le salut et la vie éternelle dans le Royaume de la Très sainte Trinité ».

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Le jour de la victoire, les noms de 14 000 militaires de la seconde guerre mondiale ont été commémorés au monastère de Valaam

Le 9 mai 2017, jour de la victoire en Russie, 14.000 militaires de la seconde guerre mondiale ont été commémorés nommément au monastère de la Transfiguration à Valaam. « Il y a quelques années, a été ouvert sur le site du monastère une adresse spéciale pour les lettres demandant la commémoration des soldats de la seconde guerre mondiale. Plus de 4000 lettres venues du monde orthodoxe entier ont été reçues et dans chacune, des noms, des faits, des commentaires » a annoncé le service de presse du monastère. Un synodique (liste des noms destinés à être commémorés à la Liturgie ou aux offices de requiem) de tous « ceux qui ont œuvré pour la victoire, qui ont donné leur vie sur le champ de bataille, qui ont succombé aux blessures ou à la faim, qui ont été torturés ou tués en captivité et dans les camps de travail forcé » a été constitué au monastère. 14.087 noms figurent dans ce synodique. Cette liste est lue entièrement le jour de la victoire. Parmi les noms commémorés se trouvent les défenseurs de Moscou et Leningrad, ceux qui sont tombés près de Rjev [ville de la région de Tver, les pertes de l’armée soviétique y sont évaluées à 2 millions de personnes. La ville fut entièrement rasée, passant de 40.000 à 248 habitants, ndt], lors de la bataille de Koursk, de Berlin et durant les jours de mai 1945. Il y a également parmi ces noms ceux de 36 soldats qui ont succombé à leurs blessures et sont enterrés à Valaam. Il s’agit de soldats de la 168ème division de fusiliers constituée en automne 1939 à Tcherepovets. Les moines ont érigé une stèle avec les noms des combattants de la division, et au cimetière dit « de l’higoumène » a été érigée une croix-mémorial avec les noms des militaires invalides morts de 1950 à 1984 dans la maison pour invalides mise en place à Valaam par le régime soviétique.

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Fête patronale de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

Le 10 mai, l’Église orthodoxe serbe commémore dans la prière le jour où furent brûlées, en 1594, les reliques de saint Sava sur la colline de Vračar à Belgrade par Sinan Pacha, commandant militaire turc. À cette époque, les Serbes du Banat s’étaient soulevés contre les autorités ottomanes, et le visage du saint était représenté sur leurs drapeaux. En réponse à ce soulèvement, Sinan Pacha a ordonné que les reliques de ce grand saint serbe soient amenées à Belgrade depuis le monastère de Mileševo, où elles se trouvaient depuis 350 ans, pour être brûlées sur la colline de Vračar. C’est sur le lieu qu’a été érigée l’actuelle cathédrale Saint-Sava. Cette année, les vigiles de la fête ont été célébrées dans la crypte de cette cathédrale par l’évêque de Toplica Arsène, assisté par plusieurs prêtres et diacres. On peut visionner ici des extraits de cet office (hymne « Lumière joyeuse », litie, artoclasia) avec des gros plans sur les fresques de la crypte. Le lendemain, le patriarche de Serbie a célébré la sainte Liturgie, assisté de l’évêque Arsène et d’autres clercs. On peut également visionner ici des extraits de la Liturgie (Grande Entrée, communion des fidèles) et l’office de la « slava ».

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La Chambre des députés de Roumanie vote à une majorité écrasante la définition constitutionnelle du mariage comme étant celui d’un homme et d’une femme

La Chambre des députés de Roumanie, chambre basse du Parlement roumain, a voté à une majorité écrasante en faveur de l’amendement de la Constitution nationale, définissant explicitement le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Son vote, par 232 voix sur 270, incluait également le renforcement des droits parentaux. Ce vote a eu lieu suite à la récolte de 3,1 millions de signatures sur l’initiative du mouvement « Coalition pour la famille », alors que seulement 500.000 signatures sont requises pour soumettre un projet législatif au parlement. « C’est un moment historique » a déclaré Mihai Gheorghiu, l’un des leaders de cette initiative, laquelle était soutenue par l’Église. « C’est une manifestation de solidarité sans précédent. Trois millions de Roumains ont signé l’amendement proposé », a-t-il ajouté. L’amendement concerné modifie l’article 48,1 de la Constitution roumaine qui dispose dans sa nouvelle rédaction : « La famille est fondée sur le mariage librement consenti entre un homme et une femme, leur pleine égalité et le droit et le devoir des parents d’assurer l’éducation et l’instruction des enfants ». La Cour constitutionnelle de Roumanie a approuvé la proposition législative de révision de la Constitution initiée par la Coalition pour la Famille le 20 juillet 2016, mentionnant que celle-ci était conforme à toutes les exigences constitutionnelles. L’initiative a trouvé un large soutien auprès de l’Église orthodoxe roumaine, les Églises catholique-romaine et évangélique, de même que des groupes juridiques internationaux comme ADF International, Liberty Counsel et European Center for Law and Justice. Toutefois, afin que l’amendement soit entériné, il faut encore l’approbation du Sénat. Si celui-ci se prononce en faveur de l’amendement, un référendum aura lieu automatiquement le dernier dimanche de la période de trente jours suivant le vote sénatorial.

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Félicitations du patriarche Cyrille à Emmanuel Macron, vainqueur des élections présidentielles en France

Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a adressé une lettre de félicitations à Emmanuel Macron, élu président de la République française.

Monsieur Emmanuel MACRON, président élu de la République française

Monsieur,

Recevez mes cordiales félicitations à la suite de votre victoire aux élections présidentielles de la République française.

Vos compatriotes ont placé en vous leurs espérances, aspirant au renforcement de la stabilité sociale et économique, à la préservation des traditions culturelles historiques. Aujourd’hui, les gens ont particulièrement besoin de se sentir protégés des manifestations d’extrémisme et de terrorisme.

J’espère que le gouvernement continuera à développer sous votre direction le dialogue interculturel et interreligieux au nom de la consolidation de la paix et de la concorde dans la société. Je tiens à vous assurer que l’Église orthodoxe russe est toujours ouverte à la coopération dans ce domaine.

Vous souhaitant une bonne santé et que Dieu vous aide et vous accorde le succès dans vos fonctions au service de la France et de son peuple, je vous assure, Monsieur, de ma respectueuse considération.

+CYRILLE,

PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE

Le patriarche de Moscou Cyrille, à l’occasion de la victoire de 1945 : « Ce fut une victoire historique qui a changé le cours de l’histoire »

Le 8 mai 2017, à la veille du 72ème anniversaire de la victoire de la seconde guerre mondiale, le patriarche de Moscou Cyrille a déposé une gerbe sur la tombe du soldat inconnu, qui se trouve au jardin Alexandre, devant le mur du Kremlin. À la cérémonie ont également participé le métropolite de Kroutitsa et Kolomna Juvénal, vicaire patriarcal du diocèse régional de Moscou et chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe, le métropolite Valentin (Michtchouk), le métropolite d’Istrinsk Arsène, premier vicaire du patriarche de Moscou pour la ville de Moscou, l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, chef du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, ainsi que les vicaires du Patriarche et du diocèse de Moscou, les supérieurs et supérieures des monastères, le clergé de la capitale. Le général-lieutenant V.S. Ivanovsky, chef de la Direction principale de la police militaire du Ministère de la défense, le général-major E.A. Seleznev, commandant militaire de la ville de Moscou, la garde d’honneur du 154ème régiment Preobrajensky, les militaires participant à la parade de la Victoire du 9 mai, ont également pris part à la cérémonie. Avant la pose de la gerbe, le primat de l’Église orthodoxe russe s’est adressé aux militaires présents au Jardin Alexandre par l’allocution suivante : « Chers membres des forces militaires russes, Je m’adresse toujours à vous avec un sentiment particulier, ici, devant les murs sacrés du Kremlin de Moscou, près de la tombe du Soldat inconnu, laquelle nous rappelle le grand exploit de notre peuple lors de la Grande guerre patriotique. Nous avons vaincu. Ce fut une victoire historique, qui a changé le cours de l’histoire. C’était une victoire qui a sauvé notre peuple et notre pays. À l’avant-garde de cette victoire se trouvait notre armée, des gens capable d’accomplir un exploit. Dieu fasse que l’armée russe actuelle soit pleinement conforme aux grands idéaux de la vaillance militaire, au dévouement, à l’aptitude à accomplir des exploits, qui se manifestèrent durant les années de la Grande guerre patriotique. Que Dieu vous préserve tous de la participation réelle à quelques actions militaires meurtrières. Mais s’il surgit à un certain moment la nécessité de défendre la patrie, nous devons tous, et en premier lieu les forces armées, pouvoir la défendre. Je vous souhaite à tous des jours paisibles, une bonne santé, la force physique et le courage, si nécessaires pour réaliser votre vocation militaire. Bonne fête ! Bonne fête de la victoire ! Bonne fête du 9 mai ! » Après la pose de la gerbe et la minute de silence, l’orchestre militaire a exécuté l’hymne national russe. Le patriarche et le clergé de l’Église orthodoxe russe ont ensuite entonné l’hymne liturgique « mémoire éternelle » « aux dirigeants et aux militaires qui ont donné leur vie pour la foi et la patrie », puis ils ont chanté le tropaire de la fête de Pâques. À la fin eut lieu une marche solennelle de la garde d’honneur du 154ème régiment Preobrajensky. À l’issue de la cérémonie, le patriarche Cyrille a souhaité une bonne fête de la victoire au clergé de Moscou.

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Le patriarche Cyrille a procédé à la bénédiction de la croix à la mémoire du grand-duc Serge Alexandrovitch Romanov à Moscou

Au Kremlin a été inaugurée la croix érigée à la mémoire du grand-duc Serge Alexandrovitch Romanov. Ont participé à la cérémonie le patriarche de Moscou Cyrille et le président Vladimir Poutine. Cinquième fils de l’empereur Alexandre II, le grand-duc, gouverneur général de Moscou et époux de la grande-duchesse Élisabeth (canonisée au nombre des saints martyrs de Russie), fut assassiné au moyen d’une bombe jetée sur son carrosse, alors qu’il passait près de la tour Nikolskaïa du Kremlin, par le terroriste Ivan Kaliaïev. La croix, érigée en 1908 en mémoire de cet événement tragique fut démolie аu cours d’un « samedi de travail » (travail gratuit les jours fériés, généralement le samedi, à l’époque soviétique), auquel participait personnellement Lénine. Le 1er mai, 99 années se sont écoulées depuis la démolition de la croix d’origine. On peut visionner ci-dessous quelques extraits de la cérémonie :

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« Nous ne combattons pas les morts » : un prêtre russe raconte l’histoire du plus grand cimetière allemand de la Seconde Guerre mondiale en Russie

« Il est primordial d’enterrer correctement les soldats ennemis, car la victoire n’a pas de sens sans la bienveillance des vainqueurs », a déclaré le prêtre orthodoxe Viatcheslav, qui a aidé à organiser l’un des plus grands cimetières militaires allemands d’Europe, lequel est situé près de Saint-Pétersbourg. Dans ce cimetière militaire allemand, qui a été ouvert en l’an 2000 dans le village de Sologoubovka, à environ 80 km de Saint-Pétersbourg, sont enterrés environ 54.000 militaires allemands de la seconde guerre mondiale, selon le site officiel de la Commission des sépultures de guerre allemandes, ONG responsable pour l’entretien de celles-ci en Europe et en Afrique du Nord. Ce cimetière peut contenir jusqu’à 80.000 tombes. Jusqu’à maintenant plus de 35.000 soldats allemands ont été identifiés, selon la commission. « Nous sommes à un endroit unique pour les relations russo-allemandes » a déclaré le père Viatcheslav, qui est l’archiprêtre de l’église de la Dormition située non loin de là. « À mes yeux, il s’agit là du plus grand projet entre la Russie et l’Allemagne, dont l’initiative a été prise par la paroisse d’un petit village russe, mais qui a trouvé un écho chez les hommes politiques et le public dans toute l’Europe » a-t-il précisé. Sologoubovka a été choisi pour héberger le cimetière en raison des 3.500 militaires allemands qui y ont été enterrés pendant la seconde guerre mondiale. « C’était le facteur décisif pour installer le cimetière ici… Les restes ont été exhumés et transférés sur le lieu destiné à l’inhumation » a précisé le père Viatcheslav. Selon lui, le cimetière abrite actuellement « les restes des militaires allemands de tout le Nord-Ouest de la Russie, mais la majorité provient des proches districts de la région de Leningrad ». Les forces nazies n’ont jamais pu s’emparer de la ville de Leningrad, actuellement Saint-Pétersbourg. Cependant, elles procédèrent au blocus de la ville, qui dura 872 jours, du 9 septembre 1941 au 27 janvier 1944, qui coûta la vie de plus de 640.000 civils selon les statistiques officielles. Les nouveaux chiffres fournis par le ministère russe de la défense s’élèvent à 1,4 millions de personnes mortes pendant le siège. Le père Viatcheslav ajoute que les restes des troupes allemandes découverts en Russie étaient incinérés avant que ce cimetière soit ouvert. « Selon l’accord signé entre la Russie et l’Allemagne en 1992, la partie allemande n’a pas le droit d’indiquer les noms sur les tombes à Sologoubovka. Nous savons qui y est enterré, mais aucun signe personnel n’est placé sur les tombes, bien que nous pouvons voir les noms de chacun des morts gravé sur une pierre » a déclaré encore le père Viatcheslav. Le prêtre rappelle que des groupes entiers viennent d’Allemagne à la recherche de leurs proches, ajoutant qu’il essaye d’aider tous ceux qui viennent. Il précise encore que ceux qui reposent à Sologoubovka « ne relèvent pas de l’Église orthodoxe russe. Aussi, ils ne font pas l’objet de rites funéraires orthodoxes… mais la juste compréhension et l’aptitude à voir les résultats ravageurs de la guerre rendent ce cimetière très important pour les Russes également ». Le père Viatcheslav a poussé à la création de ce cimetière militaire allemand à Sologoubovka parce qu’il croit que « chaque soldat a le droit à une tombe ». « Nous devons rendre le soldat à la terre, indépendamment de qui il était… Nous ne combattons pas les morts… Les crimes et les criminels de guerre doivent être condamnés, mais il est vain de combattre les restes », a-t-il expliqué. Le prêtre a évoqué un officier militaire russe qui rend visite chaque année le 9 mai – jour de la victoire – pour y présenter ses respects, disant que « ceux-ci sont aussi des soldats. Un soldat n’est pas responsable de son commandement. Il ne fait que suivre les ordres ». Le père Viatcheslav ajoute que « si un vainqueur n’est pas bienveillant, cela veut dire qu’il n’a pas réellement vaincu… S’il est vindicatif, s’il est cruel, s’il ne dépasse pas la partie vaincue sur le niveau éthique, sa victoire est alors temporaire. Je pense que les Russes ont gagné cette guerre non pas seulement par des armes, mais par les valeurs morales professées par notre peuple et notre culture ». Près du cimetière, « le projet pacificateur » à Sologoubovka inclut l’église de la Dormition et le « Parc de la paix ». L’église « a été restaurée non seulement avec des fonds russes et allemands, mais aussi d’autres pays d’Europe ». Cette église, pendant la guerre, a été l’objet de tirs de l’artillerie nazie et a été détruite, restant « en ruine, couverte d’arbres et de buissons » dit l’archiprêtre. L’église devait être entièrement démolie pour laisser la place à une route conduisant au nouveau cimetière, mais l’engagement du père Viatcheslav a sauvé le lieu de culte. « Finalement, nous sommes arrivés à la conclusion que la reconstruction de l’église par des efforts communs serait un signe de réconciliation. Nous avons maintenu l’église, construit le cimetière et uni ces deux éléments dans le Parc de la paix ». Le Parc de la paix, « un terrain avec des plantations, des éléments architecturaux et des sculptures » est destiné « à souligner la tragédie de la guerre et la bénédiction de la paix ». Le père Viatcheslav déclare que tout le monde n’a pas bien accueilli l’idée de créer un cimetière pour les troupes ennemies. Cependant, nombreux sont ceux des opposants qui ont finalement compris l’importance d’un tel site pour le futur des relations pacifiques entre la Russie et l’Allemagne : « Comment cela s’est-il produit ? Nous les avons tout simplement amenés aux cimetières militaires russes en Allemagne. Ils ont vu que leurs amis reposaient dans des tombes bien entretenues avec leurs noms gravés dans la pierre ». L’archiprêtre déclare que ce qui s’est produit était presque un « miracle » : « Lorsque ces vieilles personnes, les vétérans, sont revenus à Sologoubovka, ils ont posé des fleurs sur les tombes allemandes ». Un court film vidéo sur le cimetière et l’église, avec les commentaires du père Viatcheslav est disponible ici https://youtu.be/eXBrDqn-01g (en russe avec sous-titres en anglais).

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Office de commémoration annuelle de l’archiprêtre Ignace Peckstadt

L’office de commémoration annuelle de l’archiprêtre Ignace Peckstadt a été célébrée le samedi 6 mai 2017 à la paroisse de Saint André à Gand. Un an après le décès de Père Ignace d’éternelle mémoire, son fils par la chair Son Eminence le Métropolite Athénagoras de Belgique et Exarque des Pays-Bas et du Luxembourg accompagné par des prêtres et de nombreux fidèles de la Sainte Métropole ont honoré sa mémoire et souhaité son repos éternel dans la paroisse de Gand qu’il a lui-même fondé. Au côté de Son Eminence se trouvaient Son Excellence l’Evêque Eymenios de Lefkis, Evêque auxiliaire de la Sainte Métropole d’Allemagne et ancien ami du défunt père, ainsi que son frère par la chair père Bernard et son gendre père Dominique, accompagnés des prêtres et diacres de la Sainte Métropole de Belgique. En prière, étaient également présentes Mère Ioanna, Mère Supérieure du Monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Asten aux Pays-Bas et soeur Sophia du Monastère de Saint Jean Baptiste à Essex en Grande Bretagne. Père Ignace était un avocat renommé à son époque puisqu’il a agit activement avec Son Eminence Panteleimon l’ancien Métropolite de Belgique pour la reconnaissance de l’Eglise Orthodoxe par l’Etat Belge. Il devint prêtre, organisant les paroisses de la région de Flandre et donnant à l’Eglise ses deux fils et son gendre qui servent comme clercs l’Orthodoxie au centre de l’Europe jusqu’à ce jour. Son Eminence le Métropolite Athénagoras de Belgique a célébré avec émotion, après la Divine Liturgie, l’office de commémoration annuelle et, à sa fin, il remercia toutes les personnes présentes qui honorèrent la mémoire de son père par la chair, exprimant également le message d’espoir de Résurrection qui émane de la Résurrection du Christ notre Sauveur.Après la Divine Liturgie et de l’office de la commémoration, une petite réception à été offerte à la salle de fête de la paroisse.

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Des coups de feu ont été tirés à Kiev en direction d’un prêtre de l’Église orthodoxe d’Ukraine

À Kiev, des coups de feu ont été tirés en direction de l’archiprêtre Zacharie Kerstiouk, dirigeant de la Mission « Charité sans frontières ». Le prêtre a raconté l’événement sur sa page Facebook. « Vers 16h10, près du grand magasin « Ukraina », deux tirs ont eu lieu dans ma direction », écrit l’archiprêtre. Alors qu’il se dirigeait vers l’arrêt du tramway, il entendit, venant de l’autre côté de la rue, des cris provenant d’hommes se trouvant dans une voiture blanche (type Renault Kangoo), attirèrent son attention. « Je regardai dans leur direction et j’ai vu un homme qui tenait un pistolet dans ses mains, pointé dans ma direction, je me suis immédiatement assis, puis couché sur l’asphalte. L’homme cria quelque chose comme « prends ça, crétin ! » et il tira deux fois. Il y a au moins une cinquantaine de témoins », a déclaré le père Zacharie. L’archiprêtre considère qu’il s’agit là d’une intimidation (« S’ils l’avaient voulu, ils seraient parvenus à me tuer »), qu’il lie à ses voyages caritatifs dans l’Est de l’Ukraine, que la Mission « Charité sans frontières », qui agit sous l’égide de l’Église orthodoxe d’Ukraine, réalise depuis le début du conflit armé au Donbass. « Il en ressort que les gens qui veulent me contraindre à renoncer aux voyages dans la zone de conflits, sont passés des menaces verbales aux actes réels », a ajouté le père Zacharie. L’archiprêtre a précisé qu’il ne s’adressera pas à la police, mais qu’il procédera au voyage dans la zone des conflits au Donbass, comme prévu. « Si vous voulez m’aider, tout simplement, priez ! », a conclu l’archiprêtre.

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Le nouveau gouvernement bulgare a prêté serment en présence du patriarche de Bulgarie Néophyte

Le nouveau gouvernement bulgare a prêté serment le 4 mai en présence du patriarche de Bulgarie Néophyte. Le premier ministre Boïko Borisov et les ministres de son cabinet ont prêté serment à l’Assemblée nationale. Ils l’on fait devant le saint Évangile et la Croix, en présence du patriarche Néophyte, qui est venu à l’Assemblée nationale accompagné par le métropolite d’Europe occidentale et centrale de l’Église orthodoxe bulgare, le métropolite Antoine. Le patriarche et sa suite ont été ensuite reçus par le président du parlement, M. Dimitar Glavtchev et son cabinet, où ils ont attendu la fin de la partie administrative de la séance. Après la présentation de la structure du gouvernement et sa composition, ainsi que le vote subséquent, le Président de l’Assemblée nationale a invité le Patriarche bulgare dans l’hémicycle pour la prestation de serment. Les députés et les ministres nouvellement élus se sont levés lors de l’entrée du patriarche en signe de respect. Après avoir reçu la bénédiction du patriarche, les nouveaux ministres avec à leur tête, le premier ministre Boïko Borisov, se sont approchés de la table sur laquelle étaient posés la Croix et l’Évangile, puis ont prêté serment d’observer la Constitution et les lois du pays et d’agir dans l’intérêt du peuple. À la sortie du parlement, devant les médias, le patriarche Néophyte a souhaité au nouveau parlement, « la réussite, la joie d’avoir accompli les promesses. Et nous prierons pour leur succès ».

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Le métropolite Hilarion : “Ne crachons pas sur notre histoire”

Le 22 avril 2017, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, répondait aux questions d’Ekaterina Gratcheva dans l’émission « L’Église et le monde » sur la chaîne de télévision « Rossia-24 ». Cette émission est diffusée les samedis et les dimanches.

E. Gratcheva : Bonjour ! Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, commente l’actualité de la semaine.
Le métropolite Hilarion : Bonjour, Ekaterina ! Bonjour, chers frères et sœurs.
E. Gratcheva : Le tribunal de grande instance de notre pays a interdit les « Témoins de Jéhovah » en tant qu’organisation sur l’ensemble du territoire de la Russie. Beaucoup ont salué cette nouvelle, mais certains craignent que le gouvernement perde tout contrôle sur cette organisation, maintenant qu’elle est interdite. Qu’en pensez-vous ?
Le métropolite Hilarion : Je ne pense pas que l’état contrôlait réellement cette organisation, parce qu’il s’agit d’une secte, qui plus est d’une secte totalitaire et nuisible. Je parle en connaissance de cause, car je me suis souvent entretenu avec d’anciens adeptes de cette secte. Dans l’église dont je suis le recteur, nous organisons tous les six mois une cérémonie de réintroduction dans l’Église des personnes l’ayant quittée pour faire partie d’une secte. Parmi elles, il y a d’anciens « Témoins de Jéhovah ».
Il s’agit vraiment d’une secte dangereuse, bien qu’elle se définisse comme confession chrétienne. Lorsque ses adeptes s’approchent des piétons dans la rue et leur proposent de prendre connaissance d’une brochure, ils ne disent pas qu’ils font partie de la secte des « Témoins de Jéhovah », ils se présentent comme chrétiens. Pourtant, ils tordent la doctrine chrétienne, proposent une interprétation inexacte de l’Évangile. La doctrine des Jéhovistes est faussée, ils ne croient pas que Jésus Christ est Dieu et Sauveur, ils n’acceptent pas le dogme de la Sainte Trinité. C’est pourquoi ils ne peuvent pas être appelés chrétiens.
Mais le danger de cette secte n’est pas tant dans ce détournement de la doctrine chrétienne, car ce n’est pas une raison pour mettre des gens en prison ou leur retirer leur licence. Elle est dangereuse parce que c’est une secte totalitaire, dont les agissements sont fondés sur la manipulation de conscience. Ses adeptes détruisent le psychisme des gens, détruisent les familles. Si quelqu’un décide de quitter la secte, ses plus proches parents, même son mari ou sa femme, ses enfants, ses parents, n’ont plus le droit de communiquer avec lui, ni doivent plus s’asseoir à sa table. L’ancien adepte devient paria dans sa propre famille si les membres de celle-ci continuent à faire partie de la secte.
Si, au contraire, quelqu’un fait partie des Témoins de Jéhovah, tandis que sa famille n’en n’est pas membre, il doit pratiquement rompre tout lien avec ses proches. Beaucoup de familles ont été ainsi détruites. Bien plus, les Témoins de Jéhovah, connus pour être contre les transfusions sanguines, sont responsables de la mort des gens qui auraient pu être sauvés par cette méthode de soin. Cela ne concerne pas seulement des vies d’adultes, mais aussi des vies d’enfants. Il y a eu des cas où des enfants sont morts parce qu’on ne leur a pas fait de transfusion sanguine à temps, la doctrine de cette secte l’interdisant.
On ne peut donc que se réjouir de l’interdiction de cette secte en Russie. En même temps, je tiens à souligner que l’Église n’est pour rien dans cette décision. On ne nous a pas consultés. L’Église, d’une façon générale, n’appelle pas à poursuivre en justice les hérétiques, les sectateurs, ceux qui ne sont pas d’accord avec elle. L’état n’a pas pris sa décision en partant de motifs doctrinaux, mais parce que l’activité de cette secte a une dimension extrémiste. Il ne s’agit pas d’opposition aux fondements de la foi de telle ou telle religion, mais d’infraction au code civil.
Il est indéniable que les membres de la secte continueront leur activité. Je ne pense pas qu’il sera plus difficile de les contrôler, puisqu’on ne les contrôlait pas auparavant. Mais, du moins, ils cesseront de se présenter comme confession chrétienne. Autrement dit, sur le marché des confessions, ce produit ne sera plus présenté, ce qui sauvera certainement bien des familles et même des vies.
E. Gratcheva : En tous cas, ils ne pourront plus louer des Palais de la culture ou d’autres espaces pour leurs réunions.
Le métropolite Hilarion : Ils ne pourront plus louer de Palais de la culture, ni de stades, et leur influence délétère et néfaste diminuera donc.
E. Gratcheva : Nous venons d’apprendre que, pour la première fois depuis 930 ans, les reliques de l’un des saints les plus vénérés dans notre pays, saint Nicolas le Thaumaturge, seront amenées en Russie. Près de la moitié des églises russes lui sont dédiées, il y a des parcelles de ses reliques dans beaucoup d’églises. Alors, quel est le sens, quelle est l’importance de la visite de ces reliques, transportées depuis la ville italienne de Bari ?
Le métropolite Hilarion : Je tiens à parler de l’histoire de cet évènement. Saint Nicolas est sans doute le saint le plus vénéré, non seulement en Russie, mais dans bien d’autres parties du monde. Ses reliques étaient conservées dans la ville dont il fut l’évêque, Myre en Lycie, une ville située sur le territoire de l’actuelle Turquie. Aux VI, VII, VIII siècles, elle a souvent fait l’objet de raids de la part des Arabes, d’abord, puis des Turcs. Comme l’existence même du christianisme était menacée, en 1087, les habitants de de Bari ont pris la décision de transférer les reliques de saint Nicolas dans leur ville. Pour cela, ils ont tout simplement volé les reliques. Ils sont venus à Myre, ont ligoté les moines qui gardaient les reliques, les ont volé, et transporté en bateau. Lorsque les moines ont été libérés, il était trop tard.
Singulièrement, ce vol est célébré comme une fête dans l’Église russe. Le 22 mai, lorsque nous faisons mémoire de saint Nicolas, nous fêtons en fait la translation des reliques de saint Nicolas de Myre en Lycie à Bari. C’est un exemple de ce dont parlait saint Jean Damascène dans son Précis de la foi orthodoxe : Dieu utilise parfois les œuvres mauvaises des hommes pour en tirer un bien. On se demande, en effet, ce que seraient devenues ces reliques si elles n’avaient pas été transférées à temps à Bari. Cela s’est produit il y a 930 ans. Depuis, les reliques n’ont jamais quitté la ville italienne. Lorsque le Patriarche Cyrille a rencontré l’an dernier le Pape François, l’un des sujets de négociations a été la possibilité de transporter en Russie les reliques de saint Nicolas. C’est ainsi qu’une grande partie de ces reliques séjournera dans notre pays. Elles seront exposées à l’église du Christ Sauveur.
Saint Nicolas est un saint qui réagit étonnamment aux prières. Il y a des quantités de témoignages de grâces reçues très rapidement. Il aide dans les circonstances difficiles de la vie, dans les malheurs, et même pour résoudre les petits problèmes du quotidien.
E. Gratcheva : Monseigneur, j’aimerais soulever un thème dont nous discutons rarement dans notre émission : le cinéma. Le film d’Alexeï Outchitel’, « Matilda », qui doit prochainement sortir sur les écrans, a suscité de vives réactions dans la société. Ce film part de faits réels, l’histoire d’amour entre le futur empereur Nicolas II et la ballerine Mathilde Kchessinskaïa. Beaucoup d’orthodoxes, sans avoir vu le film, l’accusent d’offenser les sentiments des croyants. L’Église peut-elle et doit-elle, à votre avis, formuler sa propre opinion sur un film, sur une exposition, sur un livre, si ces œuvres parlent d’une personnalité canonisée ?
Le métropolite Hilarion : L’Église a naturellement déjà formulé sa position, et ce à plusieurs reprises.
Nous approchons du centenaire de la fin tragique du dernier empereur russe et de sa famille. Il y a quelques années, j’ai accompagné le Patriarche Cyrille dans un voyage en Serbie, et nous avons participé à un évènement étonnant : sous une pluie battante, le Primat de l’Église russe et le Patriarche Irénée de Serbie ont consacré un monument au tsar-martyr, le dernier Empereur de Russie, Nicolas II, en plein centre de Belgrade. C’était très touchant, car la Serbie manifestait ainsi sa reconnaissance à l’empereur de Russie, qui avait soutenu le peuple serbe.
Dans notre pays, pour autant que je sache, il n’y a aucun monument au dernier empereur russe. Nous avons des quantités de monuments à Lénine, qui peut à bon droit être critiqué. Nombre de personnages historiques douteux ont leur monument sur nos places ou sont représentés dans la toponymie de nos villes, mais le dernier empereur, pendant le règne duquel beaucoup de bonnes choses ont été faites pour le pays, n’a toujours pas de monument. Le centenaire de sa mort approche, celui de cette atroce exécution perpétrée sans jugement sur lui, sur son épouse et ses enfants mineurs. Comment le pays se prépare-t-il à cette date ? En tournant un film sacrilège, soi-disant basé sur des faits historiques, alors que les faits historiques y sont tous détournés. Ce film est, à mon avis, l’apothéose de la vulgarité.
E. Gratcheva : Vous avez vu le film ?
Le métropolite Hilarion : Oui, je l’ai vu, j’ai été invité par le metteur en scène en personne. Je dois dire qu’il y a deux ou trois ans, il m’avait montré son projet et voulait même que j’y prenne part, il pensait, par exemple, que ma musique pourrait être utilisée dans le film. J’ai dit tout de suite que le scénario me paraissait douteux et que les réactions risquaient d’être assez vives. Malgré tout, après avoir fini le film, Alexeï Efimovitch m’a proposé de le voir.
Après quelques hésitations, j’ai décidé d’aller voir le film, au moins pour ne pas être un de ceux qu’on accuse de critiquer sans avoir vu. Après avoir regardé, j’ai dit à Alexeï Efimovitch que je n’avais rien de bon à dire sur son film. Il a été déçu, peut-être vexé. Malheureusement, comme je l’ai dit, le film détourne les évènements historiques et tout y est présenté de façon caricaturale. Le film s’ouvre sur un cadre de la scène du théâtre Mariïnski : la bretelle du bustier de Mathilde Kchesinskaïa se dégrafe, dénudant le sein… L’héritier du trône, assis dans la loge impérial, se dresse sur son fauteuil, tout excité. Le film commence par cette vulgarité et continue dans le même esprit.
E. Gratcheva : Votre critique concerne le fond même de l’œuvre, donc on ne peut rien arranger au montage ou en post-production ?
Le métropolite Hilarion : Je ne pense pas qu’on puisse arranger quoi que ce soit. Certes, je n’ai vu le film qu’inachevé, il restait des choses à terminer. Mais je ne pense pas qu’on ait changé quoi que ce soit sur le fond. Et je ne pense pas non plus qu’on puisse y changer grand-chose, car c’est l’approche d’une personnalité historique de cette envergure qui est incorrecte. Je ne parle pas des qualités ou des défauts artistiques de ce film.
L’empereur Nicolas II a été canonisé, l’Église a sa façon à elle d’envisager cette personnalité. Le jour de son décès, le jour anniversaire de l’assassinat de la famille impériale, des dizaines de milliers de personnes participent à une procession allant du lieu de la fusillade au lieu présumé de l’inhumation. La procession dure cinq heures, et rassemble soixante, soixante-dix ou quatre-vingt-mille personnes. Vous vous imaginez quelle sera la réaction des fidèles orthodoxes lorsque ce film sortira !
Certes, on peut dire : vous n’avez qu’à ne pas regarder, si ça ne vous plaît pas. Mais il s’agit de notre patrimoine national, de notre histoire. Nous ne devons pas cracher sur notre histoire. Nous ne devons pas humilier de cette façon, publiquement, les gens de ce niveau, de cette envergure, en les représentant comme ce film représente le dernier empereur russe. Je ne parle même pas de la représentation de la dernière impératrice, Alexandra Feodorovna, dont le film fait une véritable sorcière, alors qu’elle aussi a été canonisée.
E. Gratcheva : Monseigneur, mais on pourrait objecter qu’il faut distinguer le personnage historique du saint orthodoxe, le souverain du martyr. Le critique littéraire I. Aïkhenvald disait bien : « Pouchkine, ce n’est pas Alexandre Serguievitch ». Où passe la frontière entre les deux ?
Le métropolite Hilarion : Nicolas II a vécu une histoire d’amour réelle, celle de son amour pour la femme qui est devenue l’impératrice. Il en est tombé amoureux dès l’adolescence, on peut même dire dès l’enfance, lorsqu’ils se sont vus pour la première fois. Et il est resté amoureux d’elle toute sa vie. Son aventure avec Mathilde Kchessinskaïa est un amour de jeunesse, qui n’a pas duré longtemps. Cette aventure s’est terminé après les fiançailles du futur tsar, et Nicolas II n’a jamais trompé sa femme. Pour résumer, il y a bien eu une histoire d’amour entre le tsarévitch et la ballerine. Mais en faire toute une histoire, en tirer une soi-disant œuvre d’art, un film qui cartonne en caisses, et célébrer ainsi le centenaire de l’assassinat de la famille impériale, tout cela est vraiment profondément incorrect.
E. Gratcheva : Le 18 avril, le Conseil d’état réuni à Novgorod a discuté de l’activité de ce qu’on appelle des « organisations de micro-finances », qui prêtent de petites sommes à des taux très élevés. Le Patriarche a publiquement condamné cette pratique, disant qu’il fallait plutôt créer des banques pour les pauvres. Comme l’Église propose-t-elle de lutter contre les usuriers du XXI siècle ?
Le métropolite Hilarion : L’Église s’est toujours prononcée contre l’usure, car l’usure est une forme légale d’exploitation des malheurs. Prenons ce qu’on appelle les « micro-crédits ». De quoi s’agit-il en réalité ? Quelqu’un n’a pas assez d’argent pour vivre jusqu’à sa prochaine paye, il fait un petit emprunt. Puis un second. Le pourcentage à rendre peut excéder plusieurs fois les sommes empruntées. Lorsque vient le moment de rendre l’argent, le créditeur n’a pas de quoi payer. On peut alors lui confisquer ses biens, son appartement, etc.
Il s’agit donc en fait d’un système criminel. Le Patriarche n’en a pas parlé pour rien : les gens viennent nous voir, nous, membres du clergé, ils écrivent au Patriarche. L’état doit contrôler cette activité. Le fait de pouvoir emprunter et rendre ensuite peu à peu une somme n’est pas mauvais en soi, cela aide beaucoup de gens, notamment les jeunes familles, qui peuvent ainsi acheter un appartement. Mais lorsque cela devient un moyen de soutirer aux gens l’argent qu’ils n’ont pas et qu’ils n’auront jamais, il s’agit d’une activité inadmissible qui doit être strictement contrôlée.
Dans la seconde partie de l’émission, le métropolite Hilarion a répondu aux questions postées par les téléspectateurs sur le site du programme « L’Église et le monde » vera.vesti.ru.
Question : Comment Dieu peut-il aider, lorsqu’un proche est à l’article de la mort ? Quelles prières peut-on dire pour que Dieu entende et aide ?
Le métropolite Hilarion : L’Église est très attentive envers les gens qui sont au seuil de la vie éternelle. Elle propose différentes prières et rites, ainsi que des sacrements qui sont célébrés pour que la personne puisse se préparer au mieux à la mort. Nous disons que toute la vie doit être une préparation à la mort, car la mort n’est pas seulement la fin de la vie terrestre, mais un passage à la vie éternelle. De notre vie sur terre dépend notre sort dans la vie éternelle. Si vous savez qu’un de vos parents va bientôt mourir, il faut avant tout se préoccuper de ce qu’il ne meure pas sans confession ni communion.
La confession et la communion sont les sacrements qui nous soutiennent tout au long de notre vie et nous aident à nous préparer à l’heure de la mort. La famille, par pitié envers le mourant, lui cache souvent l’approche de la mort, craint d’inviter le prêtre, de peur que le mourant ne devine sa fin prochaine. A cause de quoi, malheureusement, beaucoup de gens sont privés de la possibilité de se confesser et de communier avant de mourir. C’est pourquoi, si vous savez que quelqu’un va bientôt mourir, appeler le prêtre, sans attendre le moment où la personne aura déjà perdu connaissance et que la visite du prêtre devienne pratiquement inutile.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a publié la liste des saints qui seront commémorés dans le cadre de la « Fête des Pères du Concile panrusse de 1917-1918 »

Lors de sa séance du 4 mai, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a décidé la commémoration des Pères du Concile panrusse de 1917-1918, fixée au 5/18 novembre, jour de l’élection du saint hiérarque Tikhon au siège patriarcal de Moscou. Le Saint-Synode a décidé d’introduire dans ménologe liturgique la mémoire collective des Pères du Concile local de l’Église russe de 1917-1918, selon la liste ci-dessous :

St. Tikhon, patriarche de Moscou et de toute la Russie († 1925)
Hiéromartyr métropolite Vladimir (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Andronique (Nikolsky, † 1918)
Hiéromartyr archevêque Basile (Bogoyavlensky, † 1918)
Hiéromartyr évêque Hermogène (Dolganev, † 1918)
Hiéromartyr évêque Éphrem (Kouznetsov, † 1918)
Hiéromartyr évêque Laurent (Knyazev, † 1918)
Hiéromartyr archimandite Barlaam (Konoplev, † 1918)
Hiéromartyr archimandrite Matthieu (Pomerantsev, †1918)
Martyr Alexis Zverev († 1918)
Martyr Nicolas Varjansky († 1918)
Hiéromartyr archevêque Métrophane (Krasnopolsky, † 1919)
Hiéromartyr évêque Platon (Koulbouch, † 1919)
Hiéromartyr archevêque Tikhon (Nikanorov, † 1920)
Hiéromartyr archevêque Sylvestre (Olchevsky, † 1920)
Hiéromartyr évêque Simon (Chleyov, † 1921)
Hiéromartyr métropolite Benjamin (Kazansky, † 1922)
Hiéromartyr archimandrite Serge (Cheïn, †1922)
St. Alexis (Soloviev, †1928)
Confesseur métropolite Agathange (Preobrajensky, †1928)
Hiéromartyr archimandrite Benjamin (Kononov, †1928)
Hiéromartyr archevêque Hilarion (Troïtsky, †1929)
Hiéromartyr évêque Basile (Zelentsov, † 1930)
Hiéromartyr archevêque Jean (Pommer, † 1934)
Hiéromartyr prêtre Malakhov († 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Alexandre Khotovitsky (†1937)
Hiéromartyr archiprêtre Constantin Bogoslovsky (†1937)
Hiéromartyr métropolite Eugène (Zernov, †1937)
Hiéromartyr métropolite Pierre (Polyansky, †1937)
Hiéromartyr métropolite Cyrille (Smirnov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Procope (Titov, † 1937)
Hiéromartyr archiprêtre Élie Gromoglasov (†1937)
Hiéromartyr archevêque Séraphim (Ostroumov, †1937)
Hiéromartyr archevêque Nicolas (Dobronravov, † 1937)
Hiéromartyr archimandrite Cronide (Lioubimov, † 1937)
Hiéromartyr métropolite Séraphim (Tchitchagov, †1937)
Hiéromartyr archiprêtre Serge Golochapov († 1937)
Hiéromartyr archimandrite Isaac (Bobrakov, † 1938)
Hiéromartyr archevêque Alexandre (Trapitsine, †1938)
Hiéromartyr Métropolite Anatole (Grisiouk, † 1938)
Martyr Jean Popov († 1938)
Hiéromartyr archiprêtre Jean Artobolesky (†1938)
Hiéromartyr archiprêtre Michel Okolovitch († 1938)
Hiéromartyr archevêque Nicodème (Krotkov, † 1938)
Confesseur évêque Athanase (Sakharov, †1962)
Confeseur archiprêtre Tcheltsov († 1972)

Il est proposé à la commission liturgique de présenter pour examen au Saint-Synode les textes du tropaire, du kondakion et du mégalynaire des saints Pères du Concile local de l’Église russe. Il a été également décidé de constituer un office à ces saints, et jusqu’à sa rédaction, de célébrer l’office commun aux saints néomartyrs et confesseurs de Russie, qui se trouve dans les ménées sous la date du 25 janvier.

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Célébration solennelle à Nea Makri, près d’Athènes, de la fête de saint Éphrem le Nouveau, un néomartyr de la période ottomane, en présence du président de la République hellénique

En présence du président de la République hellénique, M. Prokopis Pavlopoulos, a été commémorée le 5 mai la mémoire du saint moine martyr Éphrem au monastère de l’Annonciation de la Mère de Dieu, qui est également dédié au saint et qui se trouve sur le « Mont des Immaculés » situé dans l’Attique. Devenu moine dans ce monastère, saint Éphrem fut martyrisé par les Turcs le 5 mai 1426. Son histoire était totalement ignorée jusqu’en 1950, lorsque ses reliques furent découvertes, exhalant un parfum. Le saint apparut de nombreuses fois depuis 1965 aux habitants du village, leur racontant son martyre et accomplissant de nombreux miracles. Le 5 mai de cette année, la Liturgie solennelle en l’honneur du saint était présidée par l’archevêque Jérôme d’Athènes, assisté des métropolites Chrysostome de Chalcis, Macaire de Sidirokastro, Athénagoras d’Ilia, Timothée de Thessalie, ainsi que du métropolite du lieu, Cyrille de Kifisia. Celui-ci a prononcé l’homélie, évoquant la vie du saint et la découverte miraculeuse de ses reliques, puis il a remercié l’archevêque et les métropolites qui sont venus concélébrer dans ce monastère. Il a également remercié le président de la République, qui était son professeur à la Faculté de droit d’Athènes, pour avoir honoré de sa présence la fête de saint Éphrem. Ensuite, l’archevêque Jérôme a décerné à M. Prokopis Pavlopoulos la plus haute distinction du diocèse métropolitain de Kifisia, la Grande Croix du saint moine martyr Éphrem le Nouveau. Le président a remercié l’archevêque d’Athènes pour cette distinction et à déclaré : « Cet honneur très élevé détermine la hauteur de mon devoir. Ici, sur le Mont des Immaculés, saint Éphrem a remis son corps et son esprit, il s’est sacrifié sur l’autel des saints et vénérables de notre foi et de notre patrie. Cet exemple est celui qui illumine ma propre route dans l’exercice de mes devoirs de servir ce qui est sacré et saint dans notre patrie, notre peuple, ce qui est inspiré des principes et des valeurs du christianisme, et particulièrement des grandes valeurs de l’humanisme, de la paix et de la justice et, comme je vous l’ai dit, je sais honorer aussi la dette que j’ai reçue aujourd’hui ».

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L’Église orthodoxe russe instaure une fête de commémoration des Pères du Concile local de 1917-1918

Le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe a instauré une nouvelle fête : « La commémoration des Pères du Concile local de 1917-1918 ». C’est concile qui a décidé de rétablir le patriarcat en Russie. Le jour de la fête est le 18 novembre, date de l’élection de saint Tikhon au trône patriarcal.
Selon Alexandre Mazyrine, docteur en histoire de l’Église : « Le Concile de 1917-1918 est l’évènement le plus marquant dans l’histoire moderne de l’Église. Grâce à lui l’union s’est faite au sein de l’Église face à la vague de la répression». « Il a autorisé la participation active du clergé et des laïcs au gouvernement de l’ Église, leur donnant ainsi un sens de responsabilité pour le destin de l’Église. La restauration de l’institution de Patriarcat dans la personne du nouvellement élu patriarche Tikhon a donné à l’Église un guide spirituel de l’Église, symbole de son unité, de la sainteté et de la conciliarité, et pas un « papa moscovite », écrasant toutes les autres parties du corps de l’Église, dont beaucoup redoutaient,» – at – il dit. Selon l’opinion de l’historien, si le Concile ne s’était pas réuni, l’Église aurait moins résisté aux persécutions. Il a également rappelé que 50 participants du Concile ont été proclamé plus tard martyrs et confesseurs.

Le métropolite de Kalavryta Ambroise (Église orthodoxe de Grèce) au patriarche œcuménique Bartholomée : « Le Concile de Crète est une voie vers le schisme ».

Le métropolite Ambroise de Kalavryta de l’Église orthodoxe de Grèce a envoyé une lettre, datée du 24 avril, au patriarche œcuménique concernant le Concile de Crète de l’an dernier. Le métropolite commence sa lettre en mentionnant « sa très profonde tristesse et son étonnement » lorsqu’il a appris que le patriarche l’avait « déshonoré » dans une lettre au primat de l’Église de Grèce Mgr Jérôme, appelant celui-ci à « protéger le corps sacré de la hiérarchie [de l’Église de Grèce, ndt] contre les voix extrêmes des métropolites de Kalavryta et du Pirée ». Le hiérarque souligne qu’une telle lettre pourrait être considérée comme un excès de pouvoir et « une tentative d’exercer une sorte de primauté d’autorité sur une Église sœur », le Patriarche de Constantinople ne disposant que « de la primauté d’honneur, non de dignité et d’autorité ». Le métropolite écrit encore que le résultat du Concile de Crète qui, selon lui « n’est ni saint, ni grand » est que l’Église orthodoxe s’est divisée en « scissions multiples, donnant lieu à des bouleversements dans le troupeau du Christ… Un nouveau schisme se développe ». Selon le métropolite, il a été particulièrement erroné d’accorder le titre d’ « Église » à des confessions non-orthodoxes et ce dans une déclaration officielle. « Nous nous demandons alors s’il existe beaucoup d’Églises. Pourquoi donc confessons-nous dans le Credo « l’Église, une, sainte, catholique et apostolique » ? Ne s’agit-il pas là d’une contradiction ecclésiologique, voire même d’une sérieuse déviation dogmatique ? » demande-t-il. « Quel est donc le sens et le contenu théologiques des dialogues promus par vous avec les autres ‘Églises et confessions chrétiennes » ? Pour ce qui nous concerne, nous n’accepterons jamais une telle déviation ecclésiologique. Nous ne renoncerons jamais à toi, bien-aimée orthodoxie [citation de Joseph Bryennios, théologien byzantin du XIVème s., ndt] ». « Autre chose, Toute-Sainteté, est de communiquer ou encore de collaborer avec les catholiques-romains et les autres confessions chrétiennes, au sujet de questions à caractère social, autre chose est de dévier dans des questions de notre foi immaculée ! » En conclusion, le métropolite écrit : « J’ai considéré de mon devoir de vous exposer, publiquement, mes pensées susmentionnées, et je vous demande avec profond respect : 1) de réexaminer, sans autre ajournement, la décision en question du Concile de Crète, sans quoi, nous allons tout droit vers un nouveau schisme au sein de notre orthodoxie, 2) de cesser immédiatement les persécutions des clercs, moines et fidèles enfants de notre Église qui expriment des objections [au Concile de Crète ndt]. Le texte entier de la lettre du métropolite est disponible (en grec) ici.

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Dix tonnes de mosaïques destinées à la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées depuis Moscou dans la capitale serbe

Les premières parties de la mosaïque destinée à la grande coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées à destination, après sept jours de voyage et un parcours de deux mille kilomètres. Les parties de la mosaïque des saints apôtres Pierre et Paul ont été bénies et amenées à la cathédrale, où un office d’intercession a été célébré. À l’issue de l’office, le métropolite du Monténégro Amphiloque, au nom du patriarche serbe Irénée, a remercié le patriarche de Moscou Cyrille, ainsi que le président Vladimir Poutine et le gouvernement russe, pour l’aide apportée à la construction. « Nous avons le devoir de nous souvenir de tous ceux qui ont édifié cette église, mais aussi de ceux qui nous révéleront le visage de Dieu par la beauté de cette mosaïque », a déclaré le métropolite. Le vice-président du gouvernement serbe Ivica Dačić a remercié la Fédération russe qui a pris la décision d’aider à l’achèvement de l’église. « Nous sommes maintenant à mi-chemin. Cette église est le lieu de notre unité à l’avenir. Il faut développer la fraternité en ces temps troublés, alors que des amis nous sont nécessaires », a déclaré Ivica Dačić. Il a répété les propos du premier ministre Alexandre Vučić selon lesquels le gouvernement serbe financera l’achèvement de la construction de la cathédrale. « Nous n’entrerons pas dans le prochain centenaire sans l’avoir terminé » a ajouté M. Dačić. À la fin de la cérémonie, Nicolas Moukhine, membre de l’Académie russe des Arts, et artiste du peuple de la Fédération de Russie, s’est adressé à l’assistance, et a rendu grâce à Dieu « car nous n’attendrons plus longtemps l’embellissement de cette église… Nous nous efforcerons d’achever aussi le sanctuaire avant 2019 car, comme le dit le métropolite Amphiloque, il est le coeur de l’église », a ajouté M. Moukhine. Celui-ci a remercié particulièrement la compagnie “Gazprom Neft” qui a trouvé les moyens financiers destinés à la fabrication des mosaïques. Pendant une journée, les Belgradois auront l’occasion unique de voir les parties des mosaïques avant qu’elles soient posées dans la coupole de l’église. Des dizaines de tonnes de mosaïques de “l’Ascension du Christ”, emballées dans 62 palettes, sont parties de l’atelier de Moscou de l’artiste Nicolas Moukhine, par la Russie, la Biélorussie, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, pour trouver leur destination en Serbie. La mosaïque du Christ Sauveur, d’une surface de 1230 m2, d’un diamètre de 30 mètres et d’un poids de 40 tonnes, sera posée dans la coupole de l’église par une équipe russo-serbe, et on attend le début des travaux les jours prochains. Le coût de ce travail est de quatre millions d’Euros et est financé par “Gazprom Neft”. Il devrait être terminé avant la fin de l’année.

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Film vidéo de la fête de sainte Matrone au monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Moscou

On peut voir sur ce court film vidéo l’entrée du patriarche Cyrille au monastère, où il vénère les reliques de sainte Matrone, puis la procession autour de l’église après la liturgie, tandis que le chœur chante les hymnes de Pâques.

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L’Église orthodoxe russe a organisé plus de 500 projets de lutte contre l’alcoolisme

À la VIIIème conférence interrégionale sur le ministère social de l’Église étaient présents des représentants de dix-huit diocèses, des clercs, des travailleurs sociaux, des infirmières et des bénévoles, qui ont discuté les questions de l’assistance aux familles nombreuses, femmes en difficultés et handicapés, de la réhabilitation par l’Église de toxicomanes et d’alcooliques, ainsi que d’autres problèmes. La conférence a été tenue à Saint-Pétersbourg du 26 au 28 avril. En particulier, le troisième jour, la question de l’aide de l’Église aux toxicomanes et aux alcooliques a été discutée. À cette occasion, il a été mentionné que plus de 500 projets sont actuellement en cours en Russie sous les auspices de l’Église orthodoxe russe. « L’une des œuvres les plus réussies de l’Église dans le domaine de l’éducation à la tempérance est la célébration du ‘jour panrusse de la sobriété’ le 11 septembre » a déclaré Valery Doronkine, chef du Centre de coordination de la lutte contre l’alcoolisme et de l’adoption de la sobriété, qui relève du département synodal des œuvres caritatives. Des prières spéciales sont ajoutées à la grande ecténie de la liturgie et à l’ecténie double, le « jour de la sobriété ». Le patriarche Cyrille a déclaré lors de cette journée en 2016 : « Par la décision du Saint-Synode de 2014, le jour de la Décollation de saint Jean Baptiste est réputé ‘Journée de la sobriété’, précisément parce que l’état de folie d’Hérode, ivre lors de ce banquet, a été la cause de l’ordre effrayant qu’il donna, à savoir de décapiter le saint prophète. Nous savons quelles terribles souffrances l’ivrognerie a apporté à notre peuple dans le passé, et qui continue aujourd’hui : la destruction des familles, la mise au monde d’enfants malades, la perte du sens de la vie et de la santé – alors que l’on est appelé à la plénitude de l’existence -, l’invalidité en pleine jeunesse pour la seule raison qu’ils n’ont pas eu suffisamment de force pour se détourner de l’attrait du péché et d’arrêter de boire ». La mise au point de critères pour évaluer les activités préventives et réhabilitatives de l’Église orthodoxe russe a été également discutée. « De tels critères sont extrêmement nécessaires pour créer notre propre système ecclésial de certification des centres de réhabilitation orthodoxes » a déclaré le chef du département en charge du travail avec les toxicomanes, Alexis Lazarev. La question du financement de tels centres a été également examinée. En outre, l’Église orthodoxe russe a organisé plus de 4000 projets sociaux, y compris 95 abris pour les sans domiciles, plus de 80 centres d’aide humanitaire, plus de 70 centres de réhabilitation pour les toxicomanes, 49 abris pour les mamans, 10 services de mobile homes pour les sans domicile, au moyen de plus de 700 bénévoles en Russie. Le département des œuvres caritatives tient une conférence annuelle sur les services sociaux de l’Église depuis 2010 avec la bénédiction du patriarche Cyrille.

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Nouvelles menaces contre le monastère de Dečani (Kosovo)

Depuis quelques mois déjà, la municipalité de Dečani refuse ouvertement d’appliquer la décision finale et irrévocable du Tribunal constitutionnel du Kosovo qui, au mois de juin de l’an dernier, a confirmé les droits de propriété du monastère. Au lieu de respecter la loi, un groupe de nationalistes albanais, depuis des semaines, menace, dans la presse kosovare, de procéder au blocus du monastère. L’Église orthodoxe serbe salue le communiqué du bureau de l’Union Européenne au Kosovo, qui a demandé le 20 avril 2017 l’exécution urgente de la décision du jugement en faveur du monastère et a condamné l’annonce du blocus du monastère ainsi que les menaces concernant ce saint lieu. « Toute tentative de blocus de la libre circulation et l’accès aux fidèles et aux touristes sera un exemple flagrant de violation de la loi et un indicateur de l’intolérance religieuse et ethnique dans cette municipalité, qui reste inchangée ces dernières 18 années. L’obstruction à la décision du Tribunal constitutionnel du Kosovo et la menace d’utiliser la violence à l’égard d’un lieu saint chrétien et un monument de l’UNESCO porte une grande atteinte à tous les habitants du Kosovo et de la Métochie et mettent en péril leur avenir » est-il dit dans le communiqué de la chancellerie du diocèse de Ras et Prizren de l’Église orthodoxe serbe.

Sourcehttp://www.eparhija-prizren.com/sr/vesti/povodom-novih-pretnji-manastiru-visoki-decani

« La bienheureuse Matrone est plus populaire que n’importe quel homme politique du monde », a déclaré le patriarche de Moscou Cyrille

À l’occasion du 65ème anniversaire du trépas de la bienheureuse Matrone de Moscou, le patriarche Cyrille a célébré la Liturgie au monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Moscou, où reposent les reliques de la sainte. « Auprès de qui, parmi les grands, les puissants, les hommes glorieux, vient autant de monde qu’auprès de la vieille femme aveugle Matrone, qui a passé toute sa vie alitée ? Aucun des dirigeants dans le monde ne bénéficie de ce pèlerinage quotidien, nul ne fait la queue la nuit pour vénérer leur tombe ! » a déclaré le patriarche après la Liturgie. Dans le meilleur des cas, a poursuivi le primat, on garde de la gratitude envers l’un ou l’autre des personnalités remarquables. « Mais on ne vient pas la nuit sur leur tombe, parce qu’il n’y a pas de lien réel avec de tels héros, tandis que l’on garde avec les saints un lien réel, les saints sont présents dans notre vie », a-t-il ajouté. Sainte Matrona est née en 1885 dans la province de Toula. Elle n’était pas simplement aveugle de naissance, elle n’avait pas d’yeux du tout, mais elle avait dès son jeune âge le don de vue spirituelle. Depuis ses jeunes années, elle percevait non seulement les péchés des hommes, mais aussi leurs crimes et même leurs pensées. Elle ressentait l’approche du danger, elle prévoyait les catastrophes naturelles et les malheurs qui frappaient la société. Par ses prières, les gens recevaient la guérison des maladies et la consolation de leurs afflictions. En 1925, sainte Matrone s’installa à Moscou, où elle resta jusqu’à la fin de ses jours. Le 2 mai 1952, elle décéda. Avant sa mort, elle dit : « Venez tous, tous, chez moi, racontez, comme à une personne vivante, vos afflictions, je vous verrai et vous entendrai, je vous aiderai ». Sainte Matrone avait prophétisé qu’après sa mort, il y aurait peu de gens qui viendraient sur sa tombe mais que, de nombreuses années après, elle serait connue et des foules viendraient lui demander son aide dans les peines et lui demanderaient son intercession. C’est ce qui s’est produit : une file ininterrompue de personnes souffrantes qui viennent lui demander son aide. Les reliques de la sainte ont été retrouvées le 8 mars 1998 au cimetière de Saint-Daniel à Moscou. Le 1er mai 1998, la tombe avec ses reliques fut transférées au monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu à Moscou. En 2004, elle a été canonisée.

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IVe Conférence patristique internationale, consacrée au « Patrimoine spirituel de saint Ephrem le Syrien » à Moscou

Le 27 avril, à la salle de conférences de l’Institut des Hautes-Études Saints-Cyrille-et-Méthode, avait lieu l’ouverture de la IVe Conférence patristique internationale, consacrée au « Patrimoine spirituel de saint Ephrem le Syrien ».

La cérémonie d’ouverture était présidée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et recteur de l’Institut, qui a chaleureusement accueilli les participants et les invités du forum.

L’archimandrite Jacob (Halil, Patriarcat d’Antioche), professeur d’exégèse néotestamentaire à l’Institut théologique de Balamand, le prêtre Jean Akiki (Université du Saint-Esprit, Liban), l’archimandrite Raban Roger-Youssef Akhrass (Église orthodoxe syro-jacobite), le professeur Baby Varghese (prêtre du séminaire malankare orthodoxe, Inde), l’archiprêtre John Behr, doyen du séminaire orthodoxe Saint-Vladimir ont prononcé un discours d’ouverture.

Le métropolite Niphon de Philippopolis, représentant du Patriarche d’Antioche auprès du Patriarche de Moscou, assistait à la séance

Dans le cadre de la I session, sur « La vie, l’œuvre, les traductions et le patrimoine manuscrit de saint Ephrem le Syrien », le métropolite Hilarion a présenté l’exposé central.

Parmi les participants à la conférence : l’évêque Irénée de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique de l’Ouest de l’Église russe hors frontières, doyen de l’Institut d’études théologique Saint-Athanase-Saint-Cyrille ; l’higoumène Denis (Chlenov, Académie de théologie de Moscou), le prêtre Mikhaïl Jeltov (Institut des Hautes Études), le prêtre et docteur Dominique Cerbelaud (diocèse dominicain de Toulouse, France), le prêtre Nikodim Ioukhanaev (Église assyrienne d’Orient en Arménie), le professeur de théologie évangélique Karl Pingger (Université de Marbourg, Allemagne), Jeffrey Wickes, professeur de théologie (Université Saint-Louis, Missouri, États-Unis), le professeur Kathleen E. McVey (Séminaire théologique de Princeton, New Jersey, États-Unis), le professeur Ute Possekel (Université Humboldt, Berlin, Allemagne), le professeur Hannah Hunt (Université ouverte, Milton-Kins, Grande-Bretagne), le professeur de théologie Martin Tamcke (Université Georg-August, Göttingen, Allemagne), Sabino Chiala (communauté de Bose, Italie), Adalberto Mainardi (Communauté de Bose, Italie), A. R. Fokine (Institut Saints-Cyrille-et-Méthode), Grigory Kessel (Académie autrichienne des sciences, Vienne, Autriche), E. V. Barski (Centre de recherches ecclésiastiques « Encyclopédie orthodoxe »), E. A. Zabolotni (Centre de recherches ecclésiastiques « Encyclopédie orthodoxe »), M. G. Kalinine (Académie de théologie orthodoxe, Institut Saints-Cyrille-et-Méthode).

La conférence s’est poursuivie jusqu’au 29 avril.

Le métropolite Amphiloque a célébré un office de requiem pour les victimes des bombardements de l’OTAN au « Monténégro, en Serbie et dans le monde entier »

À la veille du vote du parlement du Monténégro en faveur de l’adhésion du pays à l’OTAN, une liturgie funèbre a été célébrée à Podgorica le 27 avril, suivie d’un office de requiem pour les victimes de l’OTAN au Monténégro, en Serbie et dans le monde entier. La liturgie était présidée par le métropolite du Monténégro Amphiloque, assisté de l’évêque de Budimlja-Nikšlć Joannice. Après la liturgie, les deux évêques et le clergé ont célébré un office de requiem pour les victimes de l’OTAN. La veille de l’office, le métropolite Amphiloque a déclaré : « Tout comme le jour de Pâques 1941 a été bombardée et détruite la capitale Belgrade, en 1999, aux alentours de Pâques, la capitale actuelle du Monténégro, Podgorica, a été l’objet d’un bombardement dit « allié ». C’est ainsi qu’a été choisi pour ce nouveau bombardement le jour de Pâques, le jour de la joie, de la lumière, de la paix, de la réconciliation entre Dieu et les hommes, le jour du pardon mutuel, tant dans la famille que dans la société et dans la communauté internationale ». Le métropolite a rappelé que nous, en tant qu’Église de Dieu, avons le devoir de nous souvenir de ceux qui ont péri lors de ce bombardement de 1999 et des bombardements précédents. « Nous le devons et nous y sommes tenus ici, devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje, devant le bras de saint Jean Baptiste et devant le fragment de la précieuse Croix du Christ notre Dieu [reliques se trouvant au monastère de Cetinje, ndt], sur laquelle le Seigneur a montré que seuls ces hommes et ces peuples terrestres qui se sacrifient pour les autres, pour le bien des autres, pour la prospérité de l’humanité et du monde, seuls ces hommes et peuples sont de vrais hommes et de vrais peuples », a-t-il ajouté. Mgr Amphiloque a encore déclaré que ceux qui sont semblables au mauvais larron, ceux qui sont semblables à Hérode, Ponce Pilate et à ceux qui alors étaient à la tête des Juifs, qui sacrifient les autres pour leurs idées, leurs idéologies et leurs intérêts, se mettent au nombre non des disciples de l’Agneau de Dieu immolé pour la vie du monde, mais à celui des sectateurs de Judas qui vendent Dieu pour l’honneur, la gloire et la richesse terrestres. « Saint Pierre de Cetinje a écrit, et il le témoigne par son saint reliquaire, que dans le nom de Dieu se trouvent le jugement et la justice. Et, avant lui, St Alexandre de la Neva a dit que Dieu n’est pas dans la force, mais dans la justice. Et c’est cela que respirait et ce dont vivait le Monténégro et notre peuple depuis le temps de saint Jean-Vladimir » a déclaré le métropolite, qui a rappelé que saint Pierre de Cetinje n’avait pas défendu son peuple seulement de la violence des Turcs, mais aussi de celle de Napoléon. « Nous nous tenons ici devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje afin d’apprendre de lui, et nous y appelons les autres également, la voie dans laquelle doit cheminer le Monténégro. Si nous voulons cheminer sur la vraie voie, c’est celle de saint Jean-Vladimir qui s’est sacrifié pour son prochain », a-t-il souligné, ajoutant qu’avant lui c’est sur cette voie que nous ont dirigés les Némanides, saint Syméon et saint Sava. « Saint Sava nous a enseigné cette voie du Christ qui mène à la vie éternelle. Nous avons suivi cette voie depuis le XIIIème siècle et du XIIIè siècle à nos jours. C’est cette voie que nous enseigne ce trône apostolique, celui de saint Pierre de Cetinje et de saint Sava » a déclaré le métropolite. « Devenir le serviteur du tyran, c’est ce que peuvent faire uniquement ceux qui se détournent de la voie de la justice et de la vérité divines. Saint Pierre de Cetinje prescrit et rappelle à tous, et aussi à nous, aussi à ceux qui actuellement dirigent cet État, sa voie du martyre entre la tyrannie asiatique et européenne, comme l’a exprimé son neveu Pierre II [Niégoch, ndt]. Et rien n’a changé jusqu’à aujourd’hui » a averti le métropolite. Celui-ci a répété que la violence du pacte de l’OTAN est la continuation de la violence nazie. « Aussi, il serait bon que ceux qui aujourd’hui se réfèrent à leur anti-fascisme comprennent que ceux qui ont péri à Sutjeska [bataille des partisans yougoslaves contre les forces de l’Axe, ndt], de même que ceux qui ont péri à Stara Gradiška [lors de la libération du camp de concentration en Croatie, ndt] en 1945 ne se sont pas sacrifiés avec leur dignité humaine afin d’exercer la violence et spolier les autres, mais pour se défendre contre la violence et la spoliation exercées par les autres », a souligné le métropolite. Il a ajouté que chacun est libre d’adopter l’autre voie, celle de la violence contre soi et l’humanité contemporaine. « Tandis que nous, sommes fidèles à saint Pierre de Cetinje, nous accomplissons ce saint devoir, nous souvenant de tous ceux qui ont souffert pour la vérité de Dieu à notre époque récente, et nous appelons le peuple du Monténégro, et ceux à qui a échu de décider en ces jours son sort, nous les appelons à réexaminer la voie sur laquelle nous cheminerons : servir l’injustice et la violence, la spoliation des autres, la satisfaction de ses intérêts terrestres, ou se sacrifier soi-même à la façon de saint Pierre de Cetinje » a conclu le métropolite Amphiloque. Étaient entre autres présents à la liturgie et l’office de requiem les dirigeants des partis d’opposition.

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Rallye automobile orthodoxe de Zaporojié (Ukraine) à Belgrade

Un rallye automobile aux lieux saints de Serbie est parti de Zaporojié (Ukraine) le matin du 28 avril. 27 personnes, avec à leur tête le métropolite de Zaporojié et de Melitopol Luc participeront à ce rallye. Les participants effectueront un trajet d’environ 5000 kilomètres, faisant des haltes aux églises et monastères situés sur l’itinéraire. Chaque jour, les fidèles élèveront des prières pour la paix dans le monde entier et particulièrement pour les fidèles du diocèse de Zaporojié. Le groupe présidé par Mgr Luc est constitué de 13 prêtres et 13 laïcs. « Ce rallye est une forme unique de pèlerinage orthodoxe, appelant à témoigner de la véracité de l’Orthodoxie et de son rôle spirituel rassembleur de l’unité internationale en Christ » ont déclaré les participants avant le départ.

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7e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) – 2 mai

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera le mardi 2 avril sa 7e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu demain à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI de sa 2ème conférence LÀ, de sa 3e conférence , de sa 4 conférence, de sa 5e conférence et de sa 6e conférence.

Pour la première fois, une partie des reliques de saint Nicolas sera amenée depuis l’Italie en Russie

Une partie des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge, qui sont conservées dans la basilique de Bari, seront amenées en Russie, où elles séjourneront du 21 mai au 28 juillet 2017. Cette information a été communiquée aux journalistes par le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « C’est un événement unique depuis 930 ans que séjournent les reliques à Bari. Au cours de cette période, elles n’ont jamais quitté la ville » a déclaré le métropolite. Répondant aux questions, le métropolite a précisé que les reliques du saint seront présentées à la vénération des fidèles d’abord en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et, ensuite, dans l’une des principales cathédrales de Saint-Pétersbourg. Cette venue des reliques a été négociée entre le pape François et le patriarche Cyrille, suite à la rencontre de la Havane le 12 février de l’an passé. « Chaque année, des centaines de fidèles du Patriarcat de Moscou séjournent à Bari, afin de vénérer les précieuses reliques du grand saint de Dieu. Toutefois, pour la majorité des orthodoxes de Russie, de tels pèlerinages lointains sont difficiles à réaliser. Le pape de Rome François et le patriarche de Moscou et de toute la Russie espèrent que la prière auprès des reliques miraculeuses du saint serviront au renforcement de la foi dans le cœur du peuple » a déclaré le métropolite.

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L’Église orthodoxe russe appelle à honorer activement la mémoire de ceux qui ont souffert pour la foi pendant la période soviétique

Il faut ériger des monuments aux néomartyrs réprimés pour la foi pendant la période soviétique, et donner leurs noms aux rues, a déclaré le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « Voici à qui il faudrait ériger des monuments, voici les noms d’après lesquels il faudrait nommer les rues et les places, au lieu de soutenir artificiellement la vénération des bourreaux, des terroristes et des assassins, dont le souvenir est immortalisé dans les appellations des places et des rues de nombreuses villes de notre grande Patrie » a déclaré le métropolite Hilarion mercredi à Saint-Pétersbourg, au Vème plénum du Comité consultatif interconfessionnel chrétien dédié à la signification des événements de 1917. Il a rappelé que dans les années 1930, le nombre des victimes des persécutions parmi le clergé atteignait les dizaines de milliers, et parmi les fidèles des millions. « Selon les données de la Commission gouvernementale pour la réhabilitation des victimes des répressions politiques, 136.900 clercs orthodoxes ont été arrêtés en 1937, dont 85.300 ont été fusillés. En 1938, 28.300 ont été arrêtés, dont 21.500 ont été fusillés. Le nombre total des fidèles qui ont péri pendant les années des persécutions sont connus de Dieu seulement » a souligné le hiérarque, qui a mentionné qu’en 1939, il n’y avait plus que cent églises orthodoxes ouvertes sur plus de 60.000 en activité en 1917. Il ne restait alors en liberté que quatre évêques diocésains, pour lesquels « le NKVD avait fabriqué des « preuves » destinées à les faire arrêter, ce qui pouvait se produire à n’importe quel moment ». Le métropolite a rappelé que, actuellement, plus de 1760 néomartyrs et confesseurs de l’Église russe ont été canonisés, et il a qualifié « d’aveuglement spirituel » la cause des événements révolutionnaires en Russie. « Durant la période prérévolutionnaire, année après année, sous l’influence de différents facteurs, la justice Divine en tant que fondement de la vie nationale a été remplacée par la justice humaine. Le principe évangélique d’amour envers Dieu et le prochain a été remplacé par des fantasmes hédonistes et égoïstes. La figure du Christ comme idéal à imiter, a été remplacée par les figures des rebelles et des ennemis de Dieu. Les idées à la mode du courant libéral sont devenues plus populaires que l’Évangile. La débauche et l’ivrognerie sont devenues la norme de la vie », a-t-il fait remarqué. À la rencontre ont participé les représentants des communautés orthodoxes, catholiques-romaines et protestantes d’Azerbaïdjan, Arménie, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Ukraine et Estonie.

Source et photographie

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Jovan Nikoloski