18/12/2014
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Message du patriarche de Serbie Irénée au sujet de la « gay pride » prévue à Belgrade le 28 septembre

« En la fête de la Nativité de la très sainte Mère de Dieu

Ces jours-ci, la « gay pride » à nouveau est imposée par la force à Belgrade et à la Serbie. Les organisateurs d’un défilé de cette sorte ainsi que leurs mentors européens ne souhaitent pas tirer un enseignement de tout ce qu’ont provoqué les parades précédentes : l’opposition de l’immense majorité des citoyens indépendamment de leur appartenance religieuse, politique, idéologique ; le malaise et l’instigation à l’agressivité, le réveil de l’instinct de destructivité dans certaines couches de la population, particulièrement chez les plus jeunes, la contrainte, pour les autorités, d’engager pratiquement l’appareil policier entier du pays pour assurer la sécurité de ce groupe minoritaire. Faut-il en raison de ce défilé réellement absurde, que l’État, dans la situation actuelle de pauvreté, dépense des millions pour la sécurité d’une poignée de ses concitoyens et de leurs hôtes, pour une « parade » de quelques centaines de mètres dans la centre de Belgrade ? Le ministère de l'Intérieur doit faire venir de toutes les régions de Serbie des milliers de policiers, leur assurer le séjour dans la ville de Belgrade, les repas, avec en outre des risques réels pour eux d’être blessés, voire de mettre en péril leurs vies. Prenant en compte tous les dangers que cette parade peut provoquer des deux côtés, de même que la menace sérieuse à la sécurité dans la ville, nous prenons la liberté avec un souci paternel, au nom de l’Église – la gardienne séculaire de la dignité humaine et des principes moraux sains –  et aussi au nom de ses fidèles qui constituent environ 80% de toute la population de la République de Serbie, de nous adresser aux organisateurs et aux participants de la « gay pride » avec quelques questions : 

1. La défense de ses intérêts privés doit-elle et peut-elle se réaliser par l’humiliation et le piétinement des sentiments moraux de l’immense majorité de l’humanité ? 
2. Est-ce que, par le mépris de la Loi Divine et de l’ordre moral inscrit dans la nature humaine, se réalise la dignité humaine ?
3. Si l’orientation sexuelle « gay » est justifiée, et qu’il faille la propager, sur la base de quoi la même chose n’est pas valable pour la pédophilie (répandue massivement dans le monde occidental), pour l’inceste, pour la zoophilie, et autres instincts sexuels pervers ? En quoi leur droit est-il inférieur au soi-disant droit de votre (dés)orientation ?
4. Êtes-vous à ce point aveuglés par votre vice et votre égoïsme qu’il ne vous gêne pas de mettre en branle tout l’appareil d’État de la Serbie et donner lieu à des dépenses matérielles infondées ? Et aussi de provoquer chez vos frères et concitoyens tant de trouble et d’agitation, bien souvent avec des conséquences catastrophiques sur les deux côtés ?
5. Est-ce que par vos « parades » vous propagez seulement vos « droits » ou tentez-vous peut-être d’imposer votre style de vie aux autres, particulièrement aux enfants innocents et à la jeunesse inexpérimentée, en raison de quoi, absolument à juste titre, leurs parents et leurs enseignants sont préoccupés ? 
6. Le fait même que vous qualifiez votre parade de « parade de la fierté », ne témoigne-t-il pas de l’incertitude de votre conscience quant au bien-fondé de votre orientation et votre mode de vie ?

Quoi qu’il en soit, une seule chose est certaine : vous avez le droit de défiler, mais seulement à vos propres frais et celles de vos mandants, quel que soit le nom dont ils s’affublent et ce tant pour la parade elle-même que pour votre sécurité, mais non aux frais de la Serbie : bombardée, détruite, paralysée moralement et économiquement, appauvrie, inondée, clouée au pilori… Outre tout cela, ni nous ni vous, ni qui que ce soit, ne saurions oublier cela : nous pouvons tout faire, mais tout n’est pas pour notre utilité et notre bien, ni pour atteindre la véritable dignité humaine.
Les droits et la vie humaine ne se mesurent pas seulement par la justice humaine, mais par celle de Dieu, éternelle et divino-humaine ! »

Source et photographie

Le premier prêtre orthodoxe noir en Amérique

Par Matthew Namee, le 15 juillet 2009 

Permettez-moi de vous présenter ci-dessous le texte de la conférence que j'ai donnée dans le cadre la Confrérie saint Moïse l’Ethiopien à Indianapolis à la fin du mois de mai de cette année. Le sujet en est le père Raphaël Morgan, le premier prêtre orthodoxe noir en Amérique. Plus tard cette année,  la revue trimestrielle du séminaire Saint-Vladimir devrait publier l’article que j'ai écrit sur ​​le père Raphaël. 
Je suis ici aujourd'hui pour vous parler de l'une des figures les plus intéressantes de l'histoire de l'orthodoxie américaine. Mais plutôt que de simplement vous raconter l’histoire de sa vie dans l'ordre chronologique, je me propose de vous dire tout d ‘abord comment je l’ai rencontré. 
Il ya plusieurs années, je suis allé fouiller dans la bibliothèque du séminaire Saint-Vladimir, à la recherche de documents sur le père Ingram Irvine, un Américain converti très tôt à l'orthodoxie. J’ai consulté certains numéros du Russian Orthodox American Messenger, qui était l’ancienne publication en langue anglaise de l'Église russe en Amérique. Dans l'un de ses numéros, celui d’octobre novembre 1904 pour être précis, j'ai remarqué une lettre écrite par une personne du nom de Robert Morgan Josias. Cet homme, Morgan, était apparemment un diacre de l’Eglise épiscopalienne qui avait récemment visité la Russie et qui, dans sa lettre, disait à quel point il avait apprécié son voyage. J’oubliai un peu cette découverte à l'époque, mais heureusement, j'ai fait une photocopie, pensant que cette lettre pourrait m’être utile à l'avenir. Et puis j'ai rapidement tout oublié sur Robert Josias Morgan. 
Mais peu de temps après, alors que je consultais d’anciens numéros de journaux en ligne, à la recherche d'articles numérisés sur saint Raphaël de Brooklyn. J'avais indiqué quelques mots-clés comme "Raphaël" et "Eglise orthodoxe», ou quelque chose comme ça, et je suis tombé sur un ensemble de résultats provenant d'un journal jamaïcain de 1913. J'ai cliqué sur le premier numéro, et sur ​​mon écran est apparu un résultat étonnant. Sur la couverture du journal figurait la photo d'un homme noir, habillé avec des vêtements noirs, et portant autour du cou une chaîne et une croix pectorale. Au dessus de la photographie, le titre imprimé était le suivant : "la visite du prêtre, le père Raphaël de l'Eglise orthodoxe grecque".
Inutile de dire que j'ai été surpris. Qui était ce prêtre ? Quelle était son histoire? Et pourquoi n'avais-je pas jamais entendu parler de lui avant ? Il m'a fallu un certain temps pour reconstituer les détails de la vie du père Raphaël, et même maintenant, il y a encore d'énormes lacunes. Un auteur non orthodoxe, écrivant sur le père Raphaël dans les années 1970 a écrit : «L'histoire de Morgan est si complètement improbable que l'on a tendance à la rejeter comme étant un canular. » Mais moi je vous assure que ce n'est pas un canular.  
Robert Josias Morgan est né en Jamaïque dans les années 1860 ou au tout début des années 1870, pendant ou juste après la guerre de Sécession. Il n’est pas possible de fixer sa date de naissance plus précisément que cela. Il n'a jamais connu son père, qui est mort avant sa venue au monde. Encore jeune, Morgan s’est engagé dans une vie étonnante et difficilement explicable, effectuant de nombreux voyages. Je n'ai aucune idée de comment il a pu financer tous ces déplacements. Il s’est rendu d’abord à Panama puis au Honduras, avant de découvrir les Etats-Unis. On le retrouve ensuite missionnaire en Allemagne, dans différentes régions. Il a effectué également plusieurs séjours en Angleterre. À une date et dans des circonstances indéterminées, il est devenu ministre de l'Église épiscopale méthodiste africaine, avant de rejoindre plus tard l'Église d'Angleterre. Il est allé en Afrique, en Sierra Leone, où il a étudié le grec et le latin dans une école anglicane. Il a été prédicateur laïc, puis a travaillé comme missionnaire au Liberia durant un certain nombre d'années. 
Il a ensuite fait un autre voyage en Amérique, avant de retourner en Angleterre afin de reprendre des études avec le projet de devenir diacre. Il est ensuite reparti aux Etats-Unis et a été ordonné diacre en 1895, il a servi dans de nombreuses régions : Delaware, Charleston, Richmond, Nashville et Philadelphie. 
À un certain moment au tout début du XXe siècle, Morgan a commencé à mettre en question sa foi anglicane. Pendant trois ans, il a étudié l'anglicanisme, le catholicisme romain, et l'orthodoxie, en essayant de déterminer où était la véritable Église. Comme d’autres l’ont dit avant lui, « Il eut la conviction définitive que la sainte Eglise orthodoxe grecque catholique et apostolique constituait la colonne et le fondement de la vérité." Mais il n'est pas devenu orthodoxe tout de suite. Il est allé effectuer ce voyage en Russie que je l'ai déjà mentionné, visitant des églises et des monastères. Il était présent au service d'anniversaire pour le couronnement du tsar Nicolas II, et il a également assisté à la cérémonie commémorative pour le tsar Alexandre III. Morgan a été traité comme un invité spécial du Kremlin, et sa photographie aurait été publiée dans diverses revues russes. Dans son récit après le voyage, il écrit : « Je suis venu comme un simple touriste, principalement dans le but de voir les églises et les monastères de ce pays, d'observer les rites et les usages de la sainte Église orthodoxe, dont j'avais tellement entendu parler à l'étranger. Et je suis tout à fait satisfait de tout ce que j'ai vu et de ce dont j'ai été témoin ». Morgan a ensuite continué ses voyages, visitant la Turquie, Chypre et la Terre Sainte. 
Mais il n'était toujours pas devenu encore orthodoxe. Il a passé encore trois ans à étudier avec les prêtres grecs en Amérique, se préparant au baptême. Maintenant, une question se pose : pourquoi Morgan a t’il le projet de rejoindre les Grecs plutôt que les Russes ? N'oublions pas, nous sommes au début du XXe siècle. Les Grecs en Amérique étaient assez désorganisés, il n'y avait pas d’évêques, pas de séminaires, pas de structure réelle d'aucune sorte. En pratique, la plupart des paroisses ont fonctionné comme de petites unités autonomes, au service exclusif des immigrants grecs. Cela contraste avec les Russes : ils avaient un évêque, saint Tikhon, qui était bien connu parmi les anglicans. Juste à cette époque, en 1904, les Russes ont établi leur premier séminaire, à Minneapolis. D'une manière générale, les Russes étaient très bien organisés. Et, encore une fois, juste à cette époque, en 1905, Ingram Irvine, un ancien prêtre épiscopalien, se convertit à l'orthodoxie dans l'église russe. La chose la plus évidente à faire pour Morgan  aurait été de rejoindre les Russes. Mais il ne l'a pas fait, et je ne sais pas pourquoi. Peut-être qu'il a simplement eu la chance de bien connaître les Grecs de Philadelphie et qu’il les appréciaient. Ce qui est sûr, c’est qu’il était à Philadelphie, et qu’il a été membre l'église grecque. 
En janvier 1906, Morgan était présent à la liturgie de Noël de l'église grecque de Philadelphie. Pour mémoire, c'était avant la mise en place du nouveau calendrier, de sorte que les Grecs célébraient Noël le 7 janvier. Quoi qu'il en soit, le Philadelphia Inquirer du lendemain publia un article disant que « Le révérend R.J. Morgan de l'Église catholique américaine, un ancien membre de l'Eglise épiscopale protestante, a assisté à la liturgie ». L'été suivant, en 1907, Morgan s’est embarqué pour Istanbul. Il était porteur de deux lettres. L’une était écrite par le prêtre grec de Philadelphie, le père Demetrios Petrides, qui recommandait que Morgan soit baptisé, puis ordonné prêtre orthodoxe. Il y avait aussi une autre lettre provenant de la communauté grecque de Philadelphie, soutenant l'ordination de Morgan et disant également que s’il ne parvenait pas à créer et développer une paroisse orthodoxe noire, il serait toujours le bienvenu pour aider leur prêtre et pasteur. Donc Morgan est arrivé à Istanbul, et il a été interrogé par le métropolite Joachim de Pelagoneia, l'un des rares évêques du Patriarcat qui savait l'anglais. Le métropolite Joachim recommanda donc que Morgan se fasse baptiser, chrismer, ordonner, puis soit renvoyé en Amérique afin de « porter la lumière de la foi orthodoxe parmi ses frères de race ».  Morgan a été baptisé au mois d’août devant trois mille personnes, et le jour de la fête de la Dormition, il a été ordonné prêtre. Il a pris à cette occasion le nom de "père Raphaël" à la place de Robert. Le Patriarcat œcuménique le renvoya en Amérique avec des vêtements, des livres liturgiques, une croix, et vingt livres sterling. Il a reçu le droit de confesser, mais le Saint-Synode a rejeté sa demande pour un antimension et le saint chrême. 
Dès que le père Raphaël a été de retour en Amérique, il a baptisé sa femme et ses enfants. Mais il y a ici quelque chose d’étrange : il a baptisé sa famille juste après son retour en Amérique, probablement à la fin de l’année 1907, mais, en 1911, il a effectué un voyage en Grèce, et, sur ​​la liste des passagers, il est inscrit comme célibataire. En outre, un journal jamaïcain affirme dans un article publié en 1913 qu'il « est connu dans le monde sous le nom de Robert Josias Morgan ». Deux années plus tard, dans le Who’s who of the Coloured Race, il est indiqué que « le nom de la famille Morgan a été abandonné et devrait jamais plus être utilisé en s'adressant à lui ». Il semblerait donc qu’il soit devenu moine à un moment donné. Et voici encore une autre chose à signaler : dans de nombreux articles  écrits sur sa jeunesse, Morgan est appelé le "fondateur et supérieur" d'une fraternité religieuse connue sous le nom d’ « Ordre de la Croix du Golgotha​​ » et je n'ai aucune idée de ce qu’était cet ordre. Je ne l'ai jamais vu mentionné nulle part ailleurs, mais en tout état de cause, vous n'entendez pas habituellement des prêtres mariés appelés «supérieurs» des ordres religieux. Jusqu'à récemment, j’ai pensé que l'épouse de Morgan aurait pu être décédée. Mais il y a quelques mois, j'ai découvert que la femme de Morgan avait déposé une demande de divorce en 1909, mentionnant sa « cruauté » et son « refus de soutenir les enfants du couple ». Je ne sais pas exactement ce que cela signifie. Il me semble qu’à la suite de cela, Morgan est allé en Grèce et qu’il se fit tonsurer moine. Il a été autorisé à continuer à servir en tant que prêtre, et son épouse s'est remariée et a conservé la garde de leur fils Cyrille. Les documents du divorce sont encore conservés dans les archives judiciaires du comté de Delaware, en Pennsylvanie. Je tente en ce moment d'obtenir des copies de ces documents, mais les démarches auprès de la cour sont assez difficiles. J'espère que je vais finir par avoir des copies et que je serai ainsi en mesure de faire la lumière sur cette période de la vie du père Raphaël. 
Quoi qu'il en soit, continuons notre récit… Père Raphaël semble avoir fait de la paroisse grecque de Philadelphie sa base stable pour ses activités. Il est allé à la Jamaïque en 1913 et y est resté pendant plusieurs mois, en 1914, il a visité l'île, donnant de nombreuses  conférences sur ses voyages, sur la Terre Sainte, et sur d’autres sujets. Un événement intéressant a eu lieu en décembre 1913 : un navire de guerre russe a fait escale en Jamaïque, et le père Raphaël a célébré la divine liturgie avec le prêtre russe à bord du navire. Un certain nombre de Jamaïcains d’origine syrienne y ont assisté, et le père Raphaël a utilisé l’anglais comme langue liturgique. Le lendemain, le journal local a écrit : « Père Raphaël déclare qu'il est maintenant en relation avec l'évêque syrien orthodoxe de Brooklyn en ce qui concerne les Syriens d’ici, et espère qu’avant longtemps quelque chose sera fait pour leur bien-être spirituel ». Bien sûr, l'évêque syrien orthodoxe de Brooklyn était saint Raphaël Hawaweeny. Je ne sais pas si quelque chose s’est concrétisé suite à ces échanges. Saint Raphaël est tombé malade en 1914 et est décédé en Février 1915, il est donc possible qu'il n'ai jamais été en mesure de faire quelque chose pour les Syriens de Jamaïque. Finalement, beaucoup de ces Syriens et leurs descendants sont devenus anglicans. 
Pourtant, il est important de noter que le père Raphaël et saint Raphaël ont été en contact l’un avec l'autre. Père Raphaël était un prêtre de l'église grecque, mais il n'a eu aucun problème à coopérer avec un autre orthodoxe en Amérique. En fait, il y a des preuves qu'il avait aussi des contacts avec la cathédrale russe à New York. Sur un manifeste des passagers de 1911, alors qu'il revenait en Amérique après son voyage en Grèce, le père Raphaël a indiqué que sa destination était la cathédrale russe à New York. Encore une fois, je n'ai aucune idée  sur les motifs de sa visite, ni sur ce qui s’est passé, mais il y a clairement eu une des relations entre lui et la cathédrale russe. 
La dernière chose que j'ai pu trouver sur le père Raphaël date de 1916, il était encore à Philadelphie. Lui et une douzaine d'autres Américains originaires de Jamaïque ont écrit une lettre aux rédacteurs en chef des principaux journaux de Jamaïque. Ils se plaignaient de Marcus Garvey, qui faisait ​​une tournée de conférences en Amérique. C'est assez intéressant. Vous avez peut être entendu parler de Marcus Garvey. C’était un nationaliste noir actif dans le parti du mouvement de retour à l'Afrique à cette période. Il a fondé la Universal Negro Improvement Association, et ses conférences en Amérique ont souvent réveillé les tensions raciales. Garvey parlait des relations raciales en Jamaïque d’une manière très négative. Père Raphaël et ses amis n'étaient pas heureux à ce sujet. Dans leur lettre, ils écrivaient : « Nous, après avoir assisté à ses conférences, nous avons constaté qu’elles sont pernicieuses, trompeuses, et portent atteinte au prestige du gouvernement et du peuple de la Jamaïque ». Garvey a rédigé une réponse, publiée dans un journal jamaïcain. Il y écrivait que la lettre du père Raphaël était « une invention et une fabrication grossière » écrite dans le cadre d'un complot contre lui. 
Voilà donc toute l’histoire. Après l'échange avec Marcus Garvey, père Raphaël semble avoir disparu. Paul Manolis, un historien orthodoxe grec, a interviewé plusieurs grecs âgés de Philadelphie à la fin des années 1970. L'une d'elle a dit qu'elle se souvenait s’être assise sur les genoux du père Raphaël qui lui donnait des bananes à manger. Elle a également dit que la fille du père Raphaël avait fait des études à Oxford. Je n'ai aucune idée si cela est vrai. Un homme a dit également que le père Raphaël parlait un «  grec haché » et utilisait l'anglais pour la liturgie. Enfin, un homme nommé George Liacouras a dit à Paul Manolis qu'il se souvenait que le père Raphaël « était parti à Jérusalem pour ne plus jamais revenir, après avoir servi quelques années avec le père Petrides ».
Il y a donc beaucoup de questions sans réponses. Père Raphaël est peut-être mort à la fin des années 1910, il se peut qu’il soit vraiment parti à Jérusalem,  il est également possible qu’il soit allé finir sa vie en Jamaïque ou en Afrique. Est-il resté orthodoxe ? A t-il jamais réussi dans son projet de convertir ses compatriotes noirs à l'orthodoxie ? 
À première vue, sa mission semble avoir été un échec. Sauf pour sa propre famille, il n'y a aucune preuve qu'il ai converti qui que ce soit. 
L'histoire pourrait s’arrêter là, mais … Eh bien, ce n’est pas le cas, pas tout à fait. Il est possible que le père Raphaël soit indirectement responsable de la conversion de milliers d'Africains à l'orthodoxie. Et voici comment. 
Sur le site de l'église épiscopalienne Saint-Philippe à Richmond, en Virginie, il y a une liste des pasteurs. Et là, nous trouvons Robert Josias Morgan répertorié comme étant le recteur de la paroisse pour une courte période, en 1901, mais il était juste diacre, comment pouvait-il en être le recteur ? La seule explication que je peux trouver, c’est que c'était une position intérimaire : l'ancien recteur était parti, et Morgan a assuré cette fonction jusqu'à ce qu’un prêtre permanent ai pu être trouvé. Il était déjà probablement le diacre de la paroisse, donc il était naturel qu’il remplisse cette fonction pendant quelques mois. Le recteur précédent était un prêtre nommé George Alexander McGuire. Vraisemblablement, Morgan et McGuire se connaissaient forcément. Ils étaient tous les deux des hommes noirs des Caraïbes, et les deux avaient été ordonnés à la même époque. Ils ont tous deux servi à Richmond, et par la suite, tous deux servi à Philadelphie. Il est donc logique de penser qu'ils se connaissaient bien.
Bon, alors pourquoi ces questions ? Qui était George Alexander McGuire ? Eh bien, je vais vous le dire. Plusieurs années plus tard, en 1920, George McGuire est devenu un proche collaborateur de Marcus Garvey, ce même Marcus Garvey à qui le père Raphaël avait écrit quelques années auparavant. Et puis, en 1921, George McGuire a été sacré évêque par un certain Mgr Joseph Vilatte de l'Eglise catholique américaine. Vous vous rappelez que j'ai mentionné plus haut qu'avant de devenir orthodoxe, le père Raphaël avait été très brièvement membre de cette même Église catholique américaine. Vilatte était en quelque sorte d'un évêque vagant. Je suppose qu’il était assez proche de l’Eglise « vieille-catholique », mais il était en fait une sorte de schismatique mélangeant les traditions épiscopalienne et catholique romaine. Depuis plusieurs années, il était aussi en bons termes avec les orthodoxes. Et comme je le disais, le père Raphaël a été brièvement dans son église en 1906. Et puis, en 1921, Vilatte consacre George McGuire évêque. 
Et que va faire George McGuire maintenant qu'il est devenu évêque ? Pourquoi, a t’il fondé un groupe appelé « l'Église orthodoxe africaine » ? Ce n'était pas vraiment très orthodoxe ! Il a fait adopter par son groupe un grand nombre de signes, de symboles et a adopté le vocabulaire de l'orthodoxie, mais il n'était en communion avec aucune des Églises orthodoxes dans le monde, et il était par ailleurs étroitement associé avec le mouvement nationaliste noir. Il n’était orthodoxe que le nom. Cependant, l'Église orthodoxe africaine s'est finalement développée progressivement dans presque toute l’Afrique. Et après la Seconde Guerre mondiale, les communautés de l’Eglise orthodoxe africaine qui se trouvaient en Afrique ont rejoint le Patriarcat orthodoxe d'Alexandrie. Une grande partie de la présence de l'orthodoxie dans l'Afrique d'aujourd'hui, dans des pays comme l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, peut être attribuée à ce mouvement. 
Les raisons pour lesquelles George McGuire a créé une église orthodoxe africaine restent mystérieuses. Il était à l’origine un prêtre épiscopalien. Pourquoi aurait-il voulu devenir orthodoxe ? Il est très, très probable, et je ne suis pas la première personne à le suggérer, que McGuire ai eu l'idée de devenir orthodoxe grâce au père Raphaël Morgan. Il connaissait certainement beaucoup de choses sur le ​​père Raphaël, et ils se fréquentaient très certainement. Il est même tout à fait possible que le père Raphaël ai essayé de convertir McGuire, semant ainsi des graines qui allaient amener plus tard McGuire à rechercher l'orthodoxie. 
Nous arrivons maintenant à la fin de notre histoire. D’une certaine manière, nous avons surtout des questions sur le père Raphaël. Comment a t-il réussi à voyager autour du monde autant de fois? Comment a t-il vraiment réussi à découvrir et à connaître l'orthodoxie ? Pourquoi a t-il rejoint les Grecs en Amérique plutôt que les Russes ? A t-il jamais réussi à convertir directement quelqu'un à la foi orthodoxe ? En quoi consistait son Ordre de la Croix du Golgotha​​ ? Qu’est-il arrivé à sa femme et ses enfants ? Et  finalement, qu’est-il devenu ? Est-il vraiment allé à Jérusalem, comme ce vieux grec de Philadelphie l’a suggéré ? Ou bien s’est il finalement passé toute autre chose ? 
Je ne peux pas répondre à l’ensemble de ces questions. Si vous pensez que vous pouvez m’aider à faire la lumière sur l'histoire du père Raphaël, s'il vous plaît faites le moi savoir. J'aimerais moi aussi en savoir plus sur cet homme fascinant. 
Avant de terminer, je voudrais réfléchir avec vous un instant sur ​​ce que l’histoire du père Raphaël signifie pour nous aujourd'hui. 
Le message le plus clair de sa vie, du moins à mon avis, est que la foi orthodoxe est pour tout le monde. Elle n'est pas seulement destinée à ceux qui sont nés dans un berceau orthodoxe, à ceux qui ont connu l’orthodoxie grâce à leurs origines. Il a montré à sa manière que l’Eglise était ouverte à tous ceux qui souhaitaient se convertir. Je suis certain qu'il semblait à tous ses contemporains totalement improbable qu'un homme noir jamaïcain devienne un prêtre orthodoxe. Pour autant que l’on puisse le dire, personne n’est venu à lui, personne n’a essayé de partager sa foi avec lui. Il a cherché  lui-même, à l’extérieur de son milieu, et quand il l'a trouvée, il l'a reconnue et gardée comme une perle de grand prix. 
D'une part, par sa conversion, il continue à témoigner aujourd'hui encore de la vérité de la foi orthodoxe. Et d'autre part, il nous exhorte à reconnaître que la foi orthodoxe est offerte au monde entier, et pas seulement à ceux qui ont eu la chance de naître dans un milieu orthodoxe, mais aussi à ces convertis qui ont pu découvrir l'orthodoxie. Pas seulement non plus à nos amis et à nos connaissances avec que nous pouvons facilement partager notre foi. Nous devons, comme l’est l'Eglise, être ouverts à tout moment à tous les peuples. Le père Raphaël Morgan constitue pour nous un rappel exemplaire de cette importante vérité.

Source : Orthodoxhistory.org

” Au Brésil, le football est désormais vraiment une religion “

Cet article du site Fait religieux rapporte que la "religion du football" a été légalement déclarée au Brésil. Désormais, "grâce à la loi brésilienne sur le respect des cultes religieux, chacun peut désormais quitter son poste de travail pour aller suivre les matchs de la Coupe comme s'il s'agissait d'aller prier à l'église ou à la mosquée !".

Un article de l’hebdomadaire « La Vie » sur le père Ibrahim Sarouj

Ibrahim SaroujL’hebdomadiare « La Vie » de cette semaine consacre une double page au père Ibrahim Sarouj. Ce prêtre orthodoxe de Tripoli (Liban), qui est maintenant âgé de soixante-douze ans, a fondé en 1974, avec deux amis membres du mouvement libanais de la jeunesse orthodoxe, une librairie, qui est aussi devenue au fil du temps une bibliothèque (dans laquelle chacun, quelle que soit son appartenance religieuse, peut venir lire), et une petite maison d’édition. Le 3 janvier, ce lieu unique de culture, de rencontre et de dialogue a été incendié par des islamistes qui accusaient faussement le propriétaire d’avoir mis en vente un livre insultant pour Mahomet. Environ 5000 ouvrages sur les 85.000 que contenait le local ont brûlé. Cet acte criminel, dont de nombreux médias ont rendu compte, a suscité l’indignation générale. Une campagne de solidarité a été lancée parmi les habitants de Tripoli pour reconstituer le fond détruit et créer au sein de la  librairie un centre culturel.

Audition du métropolite Emmanuel par l’Observatoire de la laïcité

Le métropolite Emmanuel, président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, a été auditionné ce mardi 4 février par l'Observatoire de la laïcité. Pour lire le texte de son audition cliquez ICI ! L'observatoire de la laïcité est une instance rattachée au Premier ministre ayant pour objet de conseiller et d’assister le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France.

Le document de l’Église orthodoxe russe sur le baptême des nourrissons nés avec l’aide d’une « mère porteuse »

Nous publions en version intégrale le document adopté lors de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe des 25-26 décembre 2013 sur le baptême des enfants issus d’une « mère porteuse ». Le résumé précédemment cité en référence étant insuffisant à faire comprendre la position exacte de l’Église russe et ayant donné lieu à quelques malentendus, il convient de souligner que la décision de l’Église russe de refuser le baptême aux enfants nés de « mères de substitutions » (encore appelées « mères porteuses ») repose sur un principe qui s’applique à d’autres cas : le baptême n’est pas dans la vie d’une personne un acte isolé, sans exigences et sans suite, mais l’inauguration d’une vie nouvelle et d’une croissance spirituelle qui, dans le cas des petits enfants, implique une éducation adéquate donnée par les parents et les parrains et marrraines en référence aux valeurs chrétiennes. Or cette condition n’est pas remplie dans le cas, entre autres, où les parents ont eu recours aux services d’une « mère porteuse », puisque cette pratique, comme le démontre le document, est en désaccord avec des valeurs chrétiennes fondamentales relatives à la personne et à son corps, ainsi qu’aux besoins de l’enfant dans ses rapports originels avec ses parents (en particulier sa mère au cours de la période de gestation), et qu’elle modifie la conception chrétienne de la nature et de la personne humaines, du mariage et de la famille. Cette décision est, par son caractère frappant, un signal donné à une société où la légalisation du recours aux mères porteuses (y compris par des personnes célibataires) a banalisé cet acte. Par rapport aux couples concernés, elle s'inscrit dans une démarche pastorale et a une visée pédagogique:  inciter les parents à se recentrer, à travers la pénitence, sur les valeurs chrétiennes, et à recadrer par là-même l’éducation chrétienne qu'ils ont le devoir de donner à leurs enfants.
Le document a éte traduit pour Orthodoxie.com ; les sous-titres, commentaires et numéros entre crochets sont de la rédaction.

Le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch), présences orthodoxes dans le calendrier « Paroles d’espérance » 2014

Starets_Kirill_et_SergeLe calendrier « Paroles d’espérance 2014 » présente pour chacune des 52 semaines de l’année une courte parole de sagesse à méditer. Certaines de ces paroles viennent de malades ou de détenus. La plupart viennent de témoins connus des grandes religions, ou de philosophes et d’écrivains célèbres ayant vécu à différentes époques. Sur une double page, avec le calendrier de la semaine figure une photographie de l’auteur, un résumé de sa biographie et une courte bibliographie.
Ce calendrier est destiné aux détenus des prisons françaises (20.000 d’entre eux le recevont gratuitement cette année), aux lecteurs des revues La Vie et Prier, et aux auditeurs des Radios chrétiennes francophones (RCF). L’éditeur, d’après la diffusion des années précédentes, estime à 5000 le nombre de particuliers qui devraient le commander sur son site.
Deux grands représentants contemporains de la spiritualité orthodoxe – le starets Cyril (Pavlov) et le starets Serge (Chévitch) – figurent dans ce calendrier 2014, aux côtés d’Abba Poemen (un père du désert du Ve siècle), du pape François, de Ma Ananda Moyî, de Djalâl-ud Dîn Rûmî, d’Arthur Schopenhauer, de Jean Vanier, de Vivekananda, de Milarepa, de Ramakrishna, de Jean-Marie Vianney (le curé d’Ars), de Confucius, de François d’Assise, de Taisen Deshimaru, d’Ibn Arabi, de Socrate ou de Charles de Foucault (la diversité des auteurs se veut respecteuse de la diversité d’appartenance confessionnelle du public auquel ce calendrier s’adresse).
L’archimandrite Cyril Pavlov est l’un des plus grands startsi russes actuels. Né en 1920 en Russie dans une famille de paysans croyants, il fut éduqué à partir de douze ans par son frère, non croyant, auprès duquel il perdit peu à peu la foi. Héros de la bataille de Stalingrad – son nom figure dans tous les manuels d’histoire – sa vie prit un tournant décisif en 1946 quand il entra au séminaire. Il y reçut de nombreux signes et miracles qui fortifièrent sa foi. Confesseur des patriarches Alexis Ier, Pimène et Alexis II, et des moines du célèbre monastère de la laure de la Trinité Saint-Serge, il est actuellement en Russie l’un des pères spirituels les plus vénérés, bien que la maladie le maintienne alité depuis plusieurs années et ne lui permette guère de recevoir des visites. De nombreux enseignements et homélies du starets Cyril peuvent être écoutés sur le Web.
Le starets Serge Chévitch (1903-1987) fut l’une des figures les plus charismatiques et les plus lumineuses de l’Église orthodoxe en Occident. Né à La Haye (Pays-Bas), il passa son enfance en Finlande puis près de Saint-Pétersbourg, où son père était général des hussards de la garde de l’empereur Nicolas II. Quelques années après la révolution de 1917, il dut, avec sa famille, prendre le chemin de l’exil et vint s’installer définitivement en France en 1923. De plus en plus en plus engagé dans la vie spirituelle, c’est avec la bénédiction de saint Silouane de l’Athos qu’il devint, en 1941, à la fois moine et prêtre. Menant une vie de renoncement et de pauvreté tout entière vouée à la célébration de Dieu et à l’amour du prochain, son activité se partagea désormais entre la modeste église orthodoxe de Vanves (Hauts-de-Seine) et le petit ermitage du Saint-Esprit à Le Mesnil-St-Denis (Yvelines). Possédant au plus haut degré les vertus de pénitence, d’humilité, de simplicité et de charité, doué des charismes de la prière ininterrompue, de la lecture dans les cœurs et du discernement, il aida, par son intercession et ses conseils empreints de simplicité et de sagesse, de nombreux hommes de toutes conditions venus de toute l’Europe chercher auprès de lui lumière et consolation. Il est actuellement vénéré dans la plupart des pays orthodoxes comme l’un des grands spirituels du siècle dernier.

« Douleur des peuples et voies de paix », thème de la rencontre internationale organisée par la communauté Sant’Egidio

« Douleur des peuples et voies de paix »: c’est un des thèmes qui ont été explorés lors de la rencontre internationale pour la paix de la communauté Sant’Egidio qui s’est tenue à Rome fin septembre et début octobre. La question de la souffrance des victimes de conflits, de celle de personnes souffrant de maladie, d’exclusion, d’isolement a été abordée par des personnalités de diverses appartenances religieuses qui ont témoigné pour la plupart de souffrances qu’elles ont personnellement subies.
Le cardinal Vinko Puljic, archevêque catholique de Sarajevo, est revenu sur son expérience durant la guerre au début des années 1990 en Bosnie-Herzégovine. L’archevêque arménien Armash Nalbandian, a évoqué le conflit qui déchire son pays, la Syrie. Rita Prigmore, de la communauté sinti d’Allemagne, a raconté sa propre histoire, le génocide dont a été victime sa communauté et la manière dont elle a survécu et a pardonné à ses bourreaux alors qu’elle n’était qu’un bébé. Le rabbin David Rosen, du congrès juif américain, a parlé de la Shoah et de la souffrance du peuple juif. Le père Antoine Guggenheim, prêtre catholique, directeur du « Pôle de recherche » du collège des Bernardins à Paris, a abordé dans son intervention ce thème de la souffrance à travers trois intellectuels contemporains: Irving Greenberg, juif américain qui aborde la Shoah comme défi pour le judaïsme; Jean-Claude Larchet, penseur français orthodoxe (auteur de « Dieu ne veut pas la souffrance des hommes ») qui appelle à un renouvellement du christianisme, et Julia Kristeva, psychanalyste française qui aborde le problème de la souffrance via le cas des personnes handicapées. Le texte du père Antoine Guggenheim figure en italien sur le site de la communauté Sant’Egidio.

Source: Radio Vatican

Une histoire du dimanche

Le site Hérodote a mis en ligne un article sur l'histoire du dimanche de l'Antiquité à nos jours. Il s'intitule "Sacré dimanche !" et apporte de nombreuses précisions tant historiques que religieuses.

En Grèce, pour la première fois, le nombre des mariages civils a dépassé celui des mariages religieux

Outre les mariages, les baptêmes et les enterrements ont également été affectés par la crise et la pauvreté en Grèce. Les mariages deviennent de plus en plus sobres, tandis que, pour la première fois les mariages civils (qui, par définition, sont beaucoup moins chers), ont dépassé en nombre les mariages religieux en 2012. En fait, l’esprit d’économie mène beaucoup de couples de faire « d’une pierre deux coups » en faisant célébrer le mariage avec le baptême du premier enfant. En 2012, on a relevé une diminution de presque 10% des mariages par rapport à 2011. C’est ainsi qu’en 2011, 55.099 mariages ont été célébrés en Grèce, alors que ce nombre a chuté à 49.710 en 2012. Mais il est peut-être plus significatif que l’an passé, pour la première fois, le nombre des mariages civils a dépassé celui des mariages religieux, soit 25.730 contre 23.980 dans toute la Grèce. Ce développement a manifestement des raisons économiques. Durant la période de 1980 (lorsque le mariage civil a été institué – à l’égal du mariage religieux qui est reconnu par l’État) à l’an 2000, peu de couples recouraient au mariage civil. En 2001, par exemple, les mariages civils s’élevaient seulement à 10.404 contre 48.087 mariages religieux. Le fait suivant est révélateur de la tendance pour un mariage «sobre»: dans la municipalité d’Athènes, il n’y a pratiquement pas d’invités aux mariages civils, à l’exception des témoins et des parents proches. Il n’y a pas d’apéritif, ni d’autres dépenses. Seuls 10 à 20% de ces mariages ont lieu avec des invités. Il convient encore de mentionner que la grande majorité des mariés sont d’origine grecque, et par conséquent la probabilité de mariages impliquant d’autres religions et (justifiant par conséquent le recours au mariage civil) est minime. En réponse à cette tendance au mariage civil, le métropolite de Dimitrias Ignace a déclaré récemment que, dans les églises du ressort de son diocèse, les cérémonies de mariage seraient gratuites pour ceux qui font face à des problèmes économiques.

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

France: aucun croyant pratiquant au sein du Gouvernement

Le site Fait religieux rapporte que, pour la première fois, il n'y a aucun croyant pratiquant au sein du Gouvernement en France. Le site a repris la liste des gouvernements en France depuis 1974 et a observé qu'il s'agit d'une première. Toutefois, sur les 38 membres du Gouvernement, deux n'ont pas répondu. D'autre part, six se sont dits croyants sans être pratiquants. Onze se sont déclarés athées et cinq agnostiques. Les quatorze autres n'ont pas fait de commentaire.

Source: Fait religieux.com

Recension: Père Marc-Antoine de Beauregard, « Regard chrétien sur l’homosexualité »

CostaMarc-Antoine de Beauregard, « Regard chrétien sur l’homosexualité », Éditions de L’Œuvre, Paris, 2013, 127 p.
Tout en restant très minoritaire, l’homosexualité, devient de plus en plus voyante, se répand et se banalise dans nos sociétés occidentales depuis plusieurs décennies, par l’effet 1) de l’active propagande des associations et lobbies homosexuels, 2) de la volonté de l’idéologie libérale (de droite et surtout de gauche), au nom d’une certaine conception de la liberté et de l’égalité, d’en faire une institution bénéficiant de toutes les possibilités et de tous les avantages assurés par la loi au couple marié et à la famille, 3) de l’appui des médias, surtout télévisuels, qui, pour des raisons d’audience, mettent en valeur les minorités déviantes tant dans des reportages que dans des séries télévisées) et donnent l’illusion de leur représentativité, 4) d’une idéologie philosophique (la « théorie du gender » ou genre), largement vulgarisée, selon laquelle c’est le choix de l’individu et non sa nature qui définit son sexe. Ce mouvement dans son ensemble entend déculpabiliser les homosexuels, mais en revanche culpabiliser ceux qui n’acceptent pas de reconnaître l’homosexualité comme une forme normale de sexualité, toute critique de l’homosexualité et des revendications propres aux homosexuels se voyant taxer d’« homophobie », selon un type d’amalgame qui a largement fait ses preuves dans d’autres domaines. Déjà du temps du précédent gouvernement en France, des associations homosexuelles ont reçu du ministère de l’Education le privilège de pénétrer dans les écoles primaires pour apprendre aux enfants, à partir de dessins animés mettant en scène des animaux, à considérer comme normales les relations amoureuses entre êtres de même sexe; la « théorie du genre », selon laquelle l’être humain se définit plus par son orientation sexuelle personnelle que par son identité sexuelle naturelle a été introduite officiellement dans les lycées français en 2011 dans les manuels de SVT (Sciences de la vie et de la terre) de la classe de Première, bien qu’en toute rigueur elle n’ait rien à y faire puisqu’elle relève d’une théorie philosophique qui n’a aucun caractère scientifique. Les adolescents, qui sont, de nos jours, dans beaucoup de cas, sans repères religieux et moraux, en viennent à considérer l’homosexualité comme un terme d’une alternative dont l’autre terme est l’hétérosexualité, ces deux termes étant également possibles et légitimes et s’offrant tous deux également a priori à leur choix. Le mot « hétéroxexualité », qui désigne la sexualité normale a d’ailleurs été créé pour la faire apparaître comme optionnelle face à l’homosexualité, de même que le mot « hétéroparentalité » commence à se répandre pour faire apparaître la parenté normale (d’une père et d’une mère) comme une simple option, tandis que d’autres changements de vocabulaire sont sciemment introduits pour changer les mentalités (par exemple « les parents » au lieu de « le père et la mère », « les familles » au lieu de « la famille », afin d’inclure dans ces notions les pseudo-parents et les pseudo-familles constituées par les couples homosexuels…). Le mariage homosexuel et la possibilité pour les couples homosexuels d’avoir des enfants (par voie d’adoption, par procréation médicalement assistée ou par le recours à des mères porteuses) sont déjà devenus des institutions dans plusieurs pays et sont en passe de le devenir en France, faisant ainsi courir à la société le risque grave d’une destruction de la cellule familiale sur laquelle elle est fondée, et à une multitude d’enfants acquis artificiellement et élevés par deux parents de même sexe de subir des perturbations psychologiques importantes (faute de bénéficier de la relation psycho-affective et spirituelle liée à la gestation et à la filiation naturelles, et faute de disposer, lors de leur croissance psychologique, des modèles d’identification, masculin et féminin, dont ils ont besoin pour se contruire).

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Les Français et Noël

L'Ifop (Institut français d'opinion publique) a publié un sondage sur les Français et Noël effectué en décembre 2012 pour Sud-Ouest Dimanche. Présentation des résultats (résultats de l'étude): " Par la passé perçue plutôt comme une fête religieuse, la fête de Noël est aujourd’hui plutôt représentée comme une fête familiale, un moment de rassemblement avec ses proches. La tradition familiale est particulièrement prégnante et est de plus en plus présente dans les représentations associées à la fête de Noël.
Les Français restent quasi-unanimes à considérer le réveillon du 24 décembre comme une occasion de faire plaisir à ses proches (89%, -5 par rapport à 1997) et un moment de tradition qui rappelle l’enfance (89%, +6). Dans le même ordre d’idées, Noël apparaît de plus en plus comme une occasion unique de se retrouver en famille pour trois quarts des personnes interrogées (77%, +14) dans une société plus individualiste et plus mobile et dans laquelle la sphère familiale s’est réduite. Traduisant une hausse de dix points par rapport à 1997, 87% estiment également que Noël correspond à une rare occasion d’entretenir les traditions familiales et de conserver ses racines. La fête de Noël tient ainsi lieu de moment de retrouvailles qui permet de renouer avec sa famille, avec son enfance. Le mouvement de repli sur la sphère privée et sur la famille se manifeste par ailleurs avec l’affaiblissement de l’esprit de solidarité pendant Noël. 75% des Français assimilaient Noël en 1997 à un moment où l’on se sent plus solidaire des pauvres et des isolés, contre 57% aujourd’hui, soit une baisse de 18 points. Opère sur ce point un clivage générationnel : les séniors insistent davantage sur la solidarité au moment de Noël (72%) et s’opposent aux autres générations (57% en moyenne).

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Slovaquie: la nouvelle pièce de deux euros avec les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix ?

Sous la pression des instances de l'Union européenne, la nouvelle pièce slovaque de deux euros, pourrait présenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole et sans croix sur les vêtements (photographie ci-contre). Le site Euractiv signale que, outre en Slovaquie, la presse bulgare a accueilli avec inquiétude le dessin remanié, en rappelant que durant la période communiste les autorités demandaient aux peintres et aux sculpteurs de représenter les saints Cyrille et Méthode sans auréole. Toutefois, le quotidien La Croix rapporte que, suite à l'émoi suscité en Slovaquie et aux protestations, la Banque centrale slovaque a décidé, le 23 novembre, de revenir à la proposition initiale du graveur qui comporte les auréoles et les croix sur les vêtements (photographie ci-dessous). Mais la nouvelle pièce doit être encore soumise à l'approbation du Conseil européen.

Sources (dont photographie de la nouvelle pièce, version remanié, ci-dessus, et version originale, ci-dessous): Orthodoxologie, Euractiv , La Croix

Les conséquences de la loi sur le mariage homosexuel

Le Figaro s'est procuré le document qui fait le tour de changements concrets, nombreux, liés au projet de loi sur le mariage homosexuel. L'un de ces changements concerne le code civil et le livret de mariage: "Les termes «père» et «mère» ou «mari» et «femme» et «homme» et «femme» seraient amenés à disparaître du Code civil. La réforme envisagée aurait des conséquences inévitables sur le contenu des actes de l'état civil. «En effet, il conviendra de modifier le contenu des actes de naissance, de reconnaissance, de mariage et de décès. L'instruction générale relative à l'état civil, dont le travail de refonte est actuellement en cours par la Chancellerie, devra contenir les nouvelles formules adaptées aux situations des couples ou des parents de même sexe», rappelle ce document. Il sera également nécessaire de modifier, pour l'adapter, le livret de famille pour qu'il comporte les nouvelles mentions liées à l'existence de couples et parents de même sexe. De nouveaux exemplaires de ces documents devront être commandés."

Source: Le Figaro

Nos précédentes notes sur cette question: 1, 2, 3, 4, 5. Sur cette page du site Sagesse orthodoxe, plusieurs notes évoquent cette question. Le père Boris Bobrinskoy figure dans le comité de parrainage de la pétition "Tous pour le mariage" qui a recueilli près de 90 000 signatures à ce jour.

France: fin de la seule émission religieuse de la TNT

La seule émission religieuse de la TNT, "Dieu merci !", diffusée tous les vendredis dans la matinée, a été arrêtée. Cette disparition intervient suite au changement de propriétaire de la chaîne D8 (anciennement Direct 8). Celle-ci a été rachetée pour le groupe Canal+. Elle appartenait auparavant au groupe Bolloré. Les vidéos de l'émission "Dieu merci !" sont toujours en ligne sur le site dédié. Des orthodoxes y ont parfois été invités.

Par ailleurs, toujours en ce qui concerne le "Paysage audiovisuel français" (le "PAF"), il y a quelques mois, le CSA a refusé, pour la deuxième fois, que la chaine de télévision catholique KTO intègre la TNT.

Pour le modèle naturel du mariage fondé sur l’union d’un homme et d’une femme

Une pétition, "Tous pour le mariage", est en ligne pour défendre "le modèle naturel du mariage fondé sur l'union d'un homme et une femme". Son comité de parrainage comprend notamment plusieurs évêques catholiques, des universitaires, des députés, des pasteurs, un imam et un président de mosquée, un ancien ministre de la Justice. Sur ce sujet, voir le dernier communiqué de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (1), cette note, le texte de l'avant-projet de loi sur "le mariage pour tous".

Religion et athéisme dans le monde et en France

The Gallup Organization vient de publier son index mondial de la religion et de l'athéisme (ici au format pdf, en anglais). Pour la France, 37% des personnes sondées se considèrent comme religieuses, 34% comme non religieuses et 29% comme athées, ce qui place la France pour ce dernier chiffre à la 4ème position parmi les 57 pays mentionnés dans l'index. Les sans réponses constituent 1% des sondés. En 2005, les chiffres pour la France donnaient 57% de personnes religieuses (donc une chute de 21% de 2005 à 2012). Durant la même période, ceux qui déclarent athées sont passés de 14 à 29%, donc une hausse de 15% en sept ans. En Europe, les pourcentages les plus élevés pour les personnes qui se disent religieuses (en 5e et 6e position dans le "top 10" mondial) se trouvent en Macédoine avec 90%, en augmentation de 5% par rapport à 2005 (1% se déclarent athées, en recul de 2%, 8% non religieux, 1% sans réponse), et la Roumanie avec 89%, en augmentation de 4% (6% non religieux, 1% d'athées, chiffre stable, 3% sans réponse).

France: une proposition pour déchristianiser des jours fériés

L'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) en France vient de proposer (voir ici) la banalisation de trois jours fériés d'origine chrétienne avec la possibilité de les échanger contre d'autres jours dans l'année. Les jours visés sont le 15 août, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte. La raison invoquée est la diversité religieuse dans les entreprises. Elle demande l'ouverture d'un débat national sur la question (premières réactions). Présent une journée au congrès de l'ANDRH, le ministre du Travail, Michel Sapin, à qui les propositions ont été présentées, a recommandé aux entreprises «d'agir sur ce sujet avec beaucoup de prudence».

Source: Le Figaro

Les progrès contrastés de l’incroyance dans le monde

Le site Religioscope a publié, le 23 avril, un article sur des récentes études relatives à la croyance, à l’incroyance et à l’athéisme dans le monde. L’une de ces études, rendue publique le 18 avril, montre notamment que “la croyance en Dieu demeure forte, mais a diminué dans la plupart des pays: le déclin est modeste, mais une érosion (pour l’instant très lente) touche la majorité des pays considérés. Il existe aussi des pays dans lesquels la croyance en Dieu a augmenté entre 1991 et 2008: Israël, la Russie et la Slovénie. Plusieurs pays présentent des évolutions contrastées selon les aspects considérés.” Donnant quelques exemples, il précise ainsi: “En 2008, 52,1% des habitants de l’Allemagne de l’Est disaient ne pas croire en Dieu (dont 46,1% de non croyants “forts”, qui ne croient pas en Dieu, n’y ont jamais cru et refusent totalement l’idée d’un Dieu personnel); ils sont suivis par 39,9% des Tchèques et 23,3% des habitants de la France. A l’autre extrême, seuls 0,7% des Philippins, 1,9% des Chypriotes et des Chiliens, 3% des habitants des États-Unis et 3,3% des Polonais se trouvaient dans les rangs des athées.”

Source: Religioscope

La crèche du marché de Noël des Champs-Elysées

Une crèche a fini par être mise, malgré les hésitations municipales, dans le marché de Noël aux Champs-Elysées rapporte l'agence Info-catho. La paroisse catholique locale s'est entendue avec les responsables de ce marché mais " la veille de l’ouverture, les bureaux de l'Hôtel de Ville de Paris signifient à la paroisse que « la connotation religieuse » du projet risque de « gêner ». La presse s’intéresse à l’affaire. Les agences touristiques trouvent ridicules une telle laïcité si éloignée des visiteurs asiatiques, indiens, chinois ou japonais comme des visiteurs italiens ou espagnols. Craignant une polémique, la municipalité finit par autoriser la crèche sous trois conditions : « Que la paroisse n’apparaisse plus comme étant l’organisateur, qu’il n’y ait aucun prosélytisme et aucune présence humaine » (…)".

Source: Info-catho

Une photographie blasphématoire dans une exposition à Avignon

Une photographie blasphématoire d'une exposition en cours à Avignon, montrant un crucifix plongé dans un bocal d'urine, du photographe américain Andres Serrano, intitulée "Piss Christ", suscite une vive polémique. Les catholiques locaux ont vivement réagi à commencer par l'archevêque d'Avignon, Jean-Pierre Cattenoz. Cette "oeuvre" a servi d'affiche, diffusée dans de nombreux endroits, à l'exposition dans le magnifique hôtel du XVIIIe siècle qui abrite la "Collection Lambert". L'exposition a reçu de nombreux soutiens et financements, de la municipalité, de la région, du ministère de la Culture, mais aussi du groupe LVMH et d'autres. Une pétition pour protester contre cette image blasphématoire est en ligne. L'exposition qui avait été fermée une journée a été réouverte. Hier, à Strasbourg, le parquet a requis trois mois de prison avec sursis pour un homme qui a brûlé et uriné sur un Coran et en a diffusé la vidéo sur Internet.

Une forte hausse du vandalisme dans les églises en France

Le quotidien La Croix a publié cet article sur la forte hausse du vandalisme dans les églises en France à la suite de données transmises par le ministère de l'Intérieur. Il y est notamment précisé: "Depuis la création de notre service en 2008, nous avons systématisé leur recensement. En 2008, 275 lieux de culte chrétiens ont été vandalisés (146 cimetières et 129 églises, chapelles ou calvaires). L’année suivante, les chiffres ont grimpé de 42 % à respectivement 180 et 209. Et pour le premier semestre 2010, nous sommes déjà à 288 actes recensés, tous lieux de culte chrétiens compris."

Les Français et la religion

Le quotidien La Croix vient de publier les dernières données de l'enquête de l'Ifop, laquelle provient d'un cumul de 135 enquêtes durant la période 2005-2009. Il en ressort que 64% des Française se disent catholiques (87% en 1972, 75% en 1987), mais 4,5% vont à la messe tous les dimanches (27% en 1952, 6% en 1987, 5% en 2001) et 15% s'y rendent régulièrement (au moins une fois par mois). On observe aussi que ceux qui se réclament du protestantisme sont passés de 1 à 3% depuis 1987, les "autres religions" de 3 à 5% durant la même période et les "sans religion" de 21 à 28%. Enfin, on remarque aussi que la moyenne d'âge des pratiquants est plus élevée que la moyenne d'âge nationale. L'enquête fournit d'autres éléments parmi lesquels des pourcentages régionaux et d'autres sur les opinions politiques.

Sources: article, infographie, l'étude Ifop-La Croix (au format Powerpoint)

C’est en France, dans la région des Ardennes, que se trouve l’une des plus importantes et des dernières fabriques de pigments naturels d’Europe.

Moulin012 C’est dans le petit village d’Ecordal, dans les crêtes préardennaises (où les écrivains Arthur Rimbaud et André Dhôtel passèrent leur enfance), que se situe l’une des dernières et des plus importantes fabriques de pigments naturels d’Europe. Les pigments naturels sont des poudres colorantes d’origine minérale et, dans une proportion moindre, végétale et animale, qui sont utilisées depuis toujours en iconographie pour la réalisation d’icônes et de fresques. Ils ont l’avantage d’offrir des couleurs à la fois chaudes et délicates ; ils possèdent une bonne résistance à la lumière et à l’humidité, et donc aussi une excellente tenue dans le temps. Ils se prêtent aussi au projet eucharistique du chrétien de rendre en offrande au Créateur ce qu’il a reçu de Lui comme don : «Ce qui est à Toi, le tenant de Toi, nous Te l’offrons…»

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Les Français et Jésus

L'agence TNS-Sofres a publié il y a quelques jours, pour l'hebdomadaire le Pèlerin, une étude sur le thème "Les Français et Jésus". Le sondage a été réalisé en novembre dernier auprès de 970 personnes. Pour consulter les résultats, cliquez ici. Ceux-ci montrent notamment que 87% des sondés ont une image "sympathique" ("très" et "plutôt") de Jésus et que pour 52% d'entre eux il est le fils de Dieu. En novembre, pour la même revue, l'agence TNS-Sofres a rendu publique une enquête sur "Les Français et l'Apocalypse" et, il y a un an, sur "Les Français et Noël" (pour 14% des sondés, il s'agit d'une fête religieuse et 17% envisageaient de participer à une messe).

Un rapport parlementaire sur les profanations de sépultures en France

Deux députés, Jean-Frédéric Poisson et André Flajolet, viennent de remettre un rapport sur les profanations de sépultures en France. Il est observé: "Il est notable de constater que ces actes trouvent leurs origines dans
le manque de repères et de négation de la mort dans notre société
contemporaine." Le rapport signale que 10 à 15% des profanations sont des actes à caractère satanique (p.10-11). Pour lire le rapport, cliquez sur ce lien.

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Jovan Nikoloski