24/02/2017
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Un hiérarque de l’Église orthodoxe russe en visite au Cambodge

Du 13 au 16 février 2017, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, a séjourné au Cambodge. Avec ce séjour au Royaume du Cambodge, l’archevêque achevait sa visite pastorale dans les pays d’Asie du Sud-Est. Le 13 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk a été accueilli à l’aéroport par l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Royaume du Cambodge, D. Y. Tsvetkov, le représentant de l’Église orthodoxe russe au Royaume de Thaïlande, l’archimandrite Oleg (Tcherepanine), et le marguillier de l’église Saint-Georges de Phnom Penh, S. A. Stepanov. L’archevêque Serge a visité l’église Saint-Georges, actuellement en construction, et célébré un office d’intercession au saint patron de la paroisse. Il a concélébré avec l’archimandrite Oleg (Tcherepanine), l’higoumène Paul (Khokhlov), clerc de l’église Saint-Michel de Kuala-Lumpur, le hiéromoine Pitirime (Dondenko), clerc de la paroisse de la Dormition de Singapour, le prêtre Roman Postnikov, recteur intérimaire de l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk, le hiérodiacre Juvénal (Lapchine) de l’église de la Sainte-Trinité d’Ostankino (Moscou). Les membres de la communauté, D. I. Petrovski, collaborateur du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, et le marguillier de l’église, S. A. Stepanov, assistaient à l’office. Mgr Serge a examiné les locaux de la paroisse et discuté de la fin des travaux. Le lendemain, veille de la fête de la Sainte-Rencontre, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk a présidé la célébration des vigiles nocturnes à l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk. Le jour de la fête, 15 février, il a célébré la Divine liturgie dans la même église en concélébration avec l’higoumène Paul (Khokhlov), clerc de l’église Saint-Michel de Kuala-Lumpur, le hiéromoine Pitirime (Dondenko), le prêtre Evgueni Chmeliov et le diacre Dimitri Semacha, clercs de la paroisse de la Dormition de Singapour, le prêtre Roman Postnikov, recteur intérimaire de l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk et le hiérodiacre Juvénal (Lapchine) de l’église de la Sainte-Trinité d’Ostankino. Plus de 30 personnes ont communié aux Saints Mystères du Christ. L’hiérarque a souhaité une bonne fête à l’assistance. Au nom de la paroisse, le prêtre Roman Postnikov a prononcé un chaleureux discours de bienvenue et remercié Monseigneur de sa venue. Le père Roman a aussi congratulé l’archevêque Serge, qui fêtait le 10e anniversaire de sa consécration épiscopale, lui offrant une icône de saint Pantéléimon, patron de la paroisse. Dans l’après-midi du 15 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, accompagné du hiéromoine Pitirime (Dondenko) et de D. Petrovski, du DREE, a visité le terrain où était autrefois située la représentation commerciale de la Fédérale de Russie à Phnom Penh. L’archevêque a aussi visité le terrain où sera située l’église Saint-Nicolas, et rencontré des employés de l’Ambassade croyants. L’archevêque Serge leur a souhaité une bonne fête et prononcé une homélie sur le sens de la fête, avant de répondre aux questions des fidèles. Mgr Serge a aussi rencontré l’ambassadeur russe, D. Y. Tsetkov. L’entretien a porté sur l’organisation de la pastorale des expatriés russes au Cambodge. Le 16 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk et les personnes l’accompagnant ont quitté le Royaume du Cambodge.

Source

La mission orthodoxe russe en Chine (documentaire)

L’activité pastorale de l’Eglise orthodoxe russe en Chine a débuté au XVIIe siècle avec l’arrivée à Pékin du prêtre russe Maxime Leontiev. En 1713, la première mission orthodoxe russe en Chine est établie. C’est grâce aux efforts des missionnaires russes que l’orthodoxie a pénétré en terre chinoise. Isabelle Landry-Deron, chercheur spécialisé en littérature missionnaire sur la Chine des XVIIe et XVIIIe siècles, nous dévoile une page méconnue du public francophone sur la mission orthodoxe russe en Chine.

Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II au Congo-Kinshasa

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II effectue actuellement une visite pastorale et missionnaire au Congo-Kinshasa. Le primat est arrivé le 11 février à l’aéroport de Lubumbashi, accompagné par l’archimandrite Daniel Biazis, secrétaire principal du Saint-Synode. Ils y ont été accueillis par le métropolite du Katanga Mélèce, le métropolite de Kinshasa Nicéphore, l’évêque vicaire du Burundi et Rwanda Innocent, le consul général honoraire de Grèce M. Gerasimos Dounis, représentant l’ambassadeur de Grèce à Kinshasa, M. Georges Psarommatis président de la Communauté hellénique de Lubumbashi, un grand nombre de clercs et des centaines de chrétiens orthodoxes. Immédiatement après son arrivée, le primat a été reçu solennellement à la Mairie par le maire de Lubumbashi M. Oscar Sanguza Mutunda, qui a exprimé sa reconnaissance pour l’apport à différents niveaux de l’Église orthodoxe locale, tandis qu’il a qualifié la présence du patriarche de grand honneur et de bénédiction pour la société locale. De son côté, le patriarche a remercié M. Oscar Sanguza Mutunda pour la réception officielle, son soutien à l’Église orthodoxe, et il a fait l’éloge du progrès et du développement qu’il a observés au cours du temps dans la ville. Ensuite, le primat a signé le Livre des visiteurs. Après cette visite, le patriarche s’est dirigé vers la cathédrale de l’Annonciation de la Mère de Dieu, où a été célébrée une doxologie en son honneur, en présidence du clergé du diocèse métropolitain du Katanga et de centaines de fidèles. Le 12 février, le patriarche a célébré la sainte Liturgie dans la même cathédrale, assisté du métropolite de Kinshasa Nicéphore, du métropolite Mélèce et de l’évêque Innocent. Au cours de la Liturgie, le patriarche a procédé à l’ordination presbytérale d’un clerc du diocèse de Kinshasa. Environ 5000 fidèles orthodoxes assistaient à l’office. Les médias locaux ont signalé l’événement et la Liturgie a été retransmise en direct à la télévision. Dans son homélie, le patriarche a évoqué la parabole du « Fils prodigue », soulignant la nécessité du repentir continuel pour chaque chrétien, du retour de tous à la maison Paternelle qui est toujours ouverte, à savoir l’Église du Christ, où le Dieu Ami des hommes attend toujours l’homme fatigué et meurtri par le péché, afin de lui le donner le repos dans les bras de Son amour infini. Enfin, le primat a remercié les fidèles pour leur réception et leur attachement à la foi orthodoxe, sainte et immaculée. Il convient de mentionner qu’à la tête de la mission se sont succédés le père Amphiloque, actuellement métropolite de Nouvelle Zélande, puis le père Mélèce du monastère athonite de Grigoriou, actuellement métropolite du Katanga. Celui-ci avait entrepris l’œuvre missionnaire au Congo avec la bénédiction de son père spirituel, le défunt archimandrite Georges (Kapsanis) de Grigoriou. Depuis lors, ce monastère soutient cette œuvre missionnaire.

Sources : 1 et 2

« Il est temps pour nous de comprendre le sens de notre propre histoire ». Interview de l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Église orthodoxe russe hors-frontières)

Dans une interview accordée à la fin du mois de décembre 2016, l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Chemodakov) a exprimé son opinion sur le mode de fonctionnement des Synodes du Patriarcat de Moscou et de l’Église hors-frontières, le Concile de Crète, la situation ecclésiale en Russie, la crise ukrainienne, les schismes qui se sont produits dans l’Église hors-frontières au Canada, et enfin la signification de la révolution bolchevique. Nous publions ci-après la traduction intégrale de cette interview.

– Votre Éminence, l’année présente marque pour vous le vingtième anniversaire de votre sacre épiscopal et le cinquante-cinquième anniversaire de votre naissance. Et vous êtes en outre membre du Synode des Évêques de l’Église orthodoxe russe depuis vingt ans. C’est une expérience significative du travail synodal. Or, cette année (2016), vous, qui êtes membres permanent du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, avez participé au Synode du Patriarcat de Moscou, auquel vous avez été appelé pour la session d’été. En quoi résident les similitudes et les différences de la procédure synodale à New York et à Moscou ?

– Au début de mon épiscopat, j’ai rejoint au Synode [de l’Église russe hors-frontières] ceux de nos évêques qui étaient nés encore en Russie impériale : je ne mentionnerai que l’archevêque Antoine de San Francisco et le métropolite Vital du Canada, tous deux d’éternelle mémoire. D’eux émanait un esprit russe particulier. J’ai ressenti celui-ci alors que j’étais encore enfant, en Australie, où un nombre important de Russes avaient émigré, et plus tard, lorsque j’étudiais au Séminaire de la Sainte-Trinité [à Jordanville, USA, ndt], où j’ai rencontré ces moines qui avaient commencé leur ministère ecclésial en Russie impériale et qui se rappelaient de celle-ci. Parmi ceux qui avaient cet esprit russe, il faut bien sûr mentionner aussi l’archevêque (le futur métropolite) Laure, qui était alors secrétaire du Synode, dont je fus rapidement nommé le remplaçant. Ainsi, par la miséricorde de Dieu, il y avait pour moi chez qui apprendre, j’ai eu la possibilité de puiser de l’expérience, dont celle du travail synodal. Si j’essaye de définir l’essence de cette expérience, je dirais qu’elle a pour fondement l’approche conciliaire : en d’autres termes, tout doit être décidé conciliairement. De mon expérience personnelle dans ce milieu, il ressort en premier ce qui suit : il faut absolument s’efforcer d’éviter les décisions hâtives. Il faut, avec tout le bon sens qui nous est donné, peser le « pour » et le « contre ». Il faut résoudre les questions qui surgissent, dans la prière, soigneusement, minutieusement, afin que l’on ait pas à regretter ensuite sa précipitation. Une telle approche est dictée par le fardeau de la haute responsabilité archipastorale. Ce fardeau, de toute évidence, a toujours été ressenti par nos remarquables hiérarques, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors des sessions de notre Synode. Ce faisant, ou plutôt, grâce à cela, ils étaient des exemples de modestie et d’accessibilité. J’ai remarqué une approche semblable au cours des sessions du Synode des évêques du Patriarcat de Moscou, qui se sont déroulées sous la direction réellement sage de S.S. le patriarche Cyrille, et auxquelles j’ai eu l’honneur de prendre part cet été. Les sessions ont commencé à Saint-Pétersbourg, la vie natale de ma famille du côté maternel, ce dont j’étais particulièrement heureux. Enfin, j’ai pu trouver notre maison natale, sur le boulevard Souvorov. Les sessions de Saint-Pétersbourg ont eu lieu dans le bâtiment historique du Saint-Synode, et nous avons été logés dans l’hôtel du monastère restauré de Novodievitchi.

– Vous avez mentionné une certaine similitude dans le travail des Synodes de l’Étranger et en Russie. Mais quelles sont les différences ?

– On ne peut comparer le volume du travail. [À Moscou] il est même impossible techniquement de discuter en une seule journée de la liste des questions entrant dans l’ordre du jour, sans parler de la prise de décision au cours de la discussion. Aussi, des propositions détaillées sont préparées avant les sessions, puis elles sont soumises à la discussion. À l’étranger, nous pouvons nous permettre de discuter des questions courantes, et tout cela dure un jour et demi en tout. Le principal est – je l’ai ressenti pendant les sessions – qu’elles se sont passées dans l’esprit d’amour fraternel.

– Votre participation à la session d’été du Synode a coïncidé avec un événement de la vie ecclésiale actuelle qui, s’il n’était pas le plus important, comme cela s’est avéré, a été indubitablement le plus discuté, à savoir la rencontre des Églises locales en Crète. Celle-ci a été appelée tantôt Concile panorthodoxe, tantôt consultation panorthodoxe, voire le Huitième Concile œcuménique. Toutes ces appellations se sont avérées prématurées. Que pourriez-vous dire à ce sujet ?

– Une discussion animée a eu lieu sur la participation au « Concile de Crète ». Au mois d’avril encore, semble-t-il, tous étaient convaincus que l’Église orthodoxe russe devait prendre part à cette rencontre. Des chambres avaient déjà été réservées dans les hôtels, les billets d’avions étaient achetés. Mais, naturellement, la participation de la délégation de l’Église russe supposait des conditions définies. Or, il est apparu, dans le processus de régularisation des points restés non résolus, que Constantinople ne donnait pas de réponse aux questions posées. Ce silence du Phanar a tout décidé. Au mois d’avril, je me trouvais à Jérusalem avec un groupe de pèlerins du Canada et des États-Unis. Le chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite Barsanuphe, m’a téléphoné, pour savoir si je pouvais venir à la session extraordinaire du Saint-Synode, où il sera question de la rencontre de Crète. J’ai répondu que je n’avais pas la possibilité d’être présent à la session, mais en cas de vote, j’ai demandé que mon opinion soit prise en compte : s’abstenir de participer à cette rencontre. D’après les résultats du vote, il s’est avéré que le Saint-Synode était précisément parvenu à cette décision. En définitive, la discussion de la « question de Crète » par nos hiérarques du Saint-Synode avec à leur tête S.S. le patriarche est devenue, je ne crains pas de le dire, le triomphe de la communion et de la catholicité fraternelles.

– Vous êtes membres de la Commission synodale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières pour la canonisation des néomartyrs de Russie. Des sessions communes de l’Église hors-frontières et du Patriarcat de Moscou ont eu lieu. Pourriez-vous dire ce qui est discuté maintenant à ces sessions ?

– Des rencontres communes ont commencé en 2014. La seconde a eu lieu sous la présidence de S.S. le patriarche. Notre œuvre principale est la mise en ordre de la liste des Néomartyrs et Confesseurs de Russie. Actuellement, la liste de Russie et celle de l’étranger ne coïncident pas entièrement, et nous voudrions, naturellement, qu’elle soit unique. Il est question de l’élaboration d’un principe d’approche des documents, dont en partie, les protocoles d’interrogatoires de ceux qui ont souffert pour la foi en Christ. Les persécuteurs s’efforçaient de justifier les persécutions auxquelles étaient exposés les croyants. Ensuite, il faut prendre en compte que dans les protocoles des interrogatoires et les autres documents semblables ont pu être altérées, non seulement les causes, pour lesquelles les martyrs de la foi étaient arrêtés, mais aussi la figure morale et spirituelle des condamnés. Ce sont des circonstances qui, comme je le présume, doivent absolument être prises en compte.

– Vous avez effectué un pèlerinage en Russie avant les événements de 1991 déjà. Et vous avez accompagné dans ce pèlerinage le métropolite Laure d’éternelle mémoire. Il en a résulté que vous avez pu observer la renaissance de l’Église russe. Pourriez-vous faire en quelque sorte une comparaison : que s’est-il produit à cette époque dans la Russie ecclésiale, et comment la situation se présente-t-elle aujourd’hui ?

– Je suis allé pour la première fois en pèlerinage aux saints lieux de la Patrie en 1988, l’année du millénaire du baptême de la Russie, avec un petit groupe de nos pèlerins de New York. Nous sommes allés à Moscou, à Kiev et à Saint-Pétersbourg. Quant à mon second pèlerinage dans la Patrie, il a eu lieu au mois d’août 1993. Et j’ai accompagné l’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité Laure, d’éternelle mémoire, avec mon camarade d’études au séminaire, maintenant archiprêtre, le père Paul Ivanov. Nous avons visité Moscou, parcouru « l’Anneau d’or », nous sommes allés à Novgorod, Pskov, Gous-Khroustalny, Belgorod. Nous avons vu la Russie ecclésiale, telle qu’elle était alors. J’ajoute que S.E. Mgr Laure est parti en pèlerinage, pour ainsi dire, « incognito » : il ne portait qu’une croix pectorale, sans encolpion. L’arrière-plan des événements de cette époque, pour moi, descendant d’émigrés de la « première vague », n’était pas toujours clair, mais j’avais vu que, au cours des cinq dernières années passées, beaucoup de choses avaient changé dans l’Église russe : elle renaissait, elle se remettait sur pied, et les événements tragiques qui avaient eu lieu sur notre terre avaient ramené l’homme russe dans l’enceinte de l’Église. Telle est la volonté de Dieu nous concernant, et la renaissance de l’Église n’était pas fonction de la croissance du nombre des paroissiens. Cette croissance est le résultat du fait que le peuple russe revient à ses racines orthodoxes, sur lesquelles a crû notre civilisation russe. Si l’on considère les données statistiques, le pourcentage n’a pas encore atteint le niveau que nous espérons, mais c’est seulement le début du chemin. Aujourd’hui, la tâche principale de l’Église est l’ecclésialisation de notre peuple. En même temps, en Occident, les églises vides en raison de l’absence des paroissiens sont transformées en « condominiums », en clubs et en restaurant, tandis qu’en Russie, grâce à Dieu, dans la seule ville de Moscou il est prévu de construire 200 nouvelles églises. Mais le diable ne dort pas. Ce n’est pas en vain que les forces démoniaques s’attaquent avec une telle violence obstinée sur la Russie d’aujourd’hui. Notre Patrie est accusée de tous les crimes possibles et imaginables, on fait tout pour que soit semée dans les cœurs des hommes en Occident la haine de la Russie. Mais cela n’est pas nouveau : la floraison de la Russie orthodoxe était haïe par les forces du mal il y a des centaines d’années déjà. C’est précisément ce que nous observons aujourd’hui également. C’est pourquoi il est si important pour le peuple russe de réfléchir sur le sens du sort de la Russie au XXème s. Or, hélas, peu de gens en Russie savent quelque chose sur l’état des esprits avant les troubles de 1917, sur l’essence des persécutions de l’Église dans les années vingt. Si les gens en savaient plus sur les hauts faits des néomartyrs de Russie, ils seraient abasourdis. Et ils aspireraient à recréer la Russie historique. Les résultats des événements de 1991 ont provoqué une illusion assez répandue, selon laquelle quelque variante du rétablissement de l’URSS serait un bien. Alors que pour nous, comme idéal, nous devons aspirer précisément à la renaissance de l’État orthodoxe russe. Mais notre peuple est-il prêt à cela ?… Et le fait que ce qui s’est produit en 1917 s’est prolongé ensuite durant plus de sept décennies, a été vraiment permis par Dieu, ce dont en 1905 déjà avait parlé St Jean de Constadt : « S’il n’y a pas de repentir dans le peuple russe, la fin du monde sera proche. Dieu lui enlèvera le pieux tsar et enverra un fléau en la personne de gouvernants impies, violents, autoproclamés, qui innonderont toute la terre de sang et de larmes ». Dieu soit loué que la renaissance de la Russie ait commencé. À ce sujet, je suis allé cette année dans la maison où vécut le saint pasteur de Cronstadt, je me suis assis devant sa table… On sent une grâce particulière dans cette maison.

– Vous avez mentionné votre séjour à Jérusalem en automne. Au même moment se trouvait en Terre Sainte le métropolite de Kiev Onuphre, que l’on connaît bien et que l’on aime dans l’Église russe hors-frontières. L’Église orthodoxe, sur les anciennes terres de Kiev passe par des moments difficiles. Comme caractériseriez-vous la situation ?

– Ce n’est pas la première fois que je rencontre Mgr Onuphre en Terre Sainte. Cette fois, j’ai eu le bonheur de concélébrer avec Sa Béatitude le métropolite de Kiev à la Liturgie et ce au Saint-Sépulcre. Mgr Onuphre est un authentique archipasteur et moine, et pour cette raison, il est humble et accessible. La Terre d’Ukraine souffre, et notre Église, l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, porte ces souffrances. Dans ces circonstances, la tâche qui a été confiée à S.B. Mgr Onuphre est, comme on l’exprime dans le langage ecclésiastique, le port de la croix. Pour ce qui concerne les événements tragiques sur ces terres, qui durent depuis l’automne-hiver 2013, je voudrais rappeler à ceux qui calomnient la Russie, en affirmant que celle-ci a été quasiment l’initiatrice de l’effusion de sang : pendant toute la crise ukrainienne, les mesures prises par la Russie n’ont été que réactives, ce qu’a dit à maintes reprises le président Poutine. Aussi, nombreux sont les citoyens russes qui considèrent que ces réactions sont insuffisantes, trop modérées. Et posons-nous la question : que se serait-il passé si, non pas à Kiev, mais à Washington, devant la Maison Blanche, s’était assemblée une foule bruyante, munie de cocktails Molotov, voire même d’armes à feu, et avait essayé de renverser le président élu à la majorité des voix ? Tout homme sensé connaît très bien la réponse à cette question ; la foule aurait été sans tarder dispersée par les forces armées. Il va de soi qu’aucun changement de pouvoir ne se serait alors produit.

– Il y a huit ans, l’Assemblée des évêques de l’Église russe hors-frontières vous a nommé au siège épiscopal de Montréal et du Canada. Actuellement, le diocèse du Canada, qui fut naguère l’un des plus féconds de l’Église russe hors frontières, n’est pas encore entièrement remis des conséquences des schismes et troubles ecclésiastiques de 2001, qui ont déposé leur empreinte sur tout le cours des affaires diocésaines. Maintenant, Dieu soit loué, la situation est autre : le nombre des paroisses augmente, un grand nombre de fidèles et de clercs qui avaient été troublés par les organisateurs du schisme, sont revenus dans l’enceinte de l’Église. Quels sont vos plans, et peut-être vos espérances, en tant qu’archevêque diocésain ?

– La chaire épiscopale de Montréal a été établie sous l’archevêque Joasaph (Skorodoumov) d’éternelle mémoire. En 1929, l’archimandrite Joasaph est venu de Serbie à Montréal, où il fut recteur de la paroisse et bénéficia du respect tant du clergé que des fidèles. Le 12 octobre 1930, à Belgrade, eut lieu son sacre épiscopal, présidé par S.B. le métropolite Antoine (Khrapovitzky), « l’abba » de l’Église russe hors-frontières. L’évêque Joasaph a été nommé évêque de Montréal. Historiquement, le diocèse canadien s’est développé d’Ouest en Est : cela était lié à l’établissement des émigrés orthodoxes qui arrivaient au Canada. Lorsque fut établi un diocèse indépendant d’Edmonton et du Canada occidental, c’est là que fut nommé l’évêque Joasaph. L’évêque voyageait constamment dans tous les confins de ce Canada immense : soit en train, soit en bateau, parfois même à pied. Au cours d’une vingtaine d’année, il construisait, baptisait, mariait, organisait des offices, dirigeait et prêchait. Il est vrai que notre diocèse a subi des dégâts importants du fait des schismes de 2001. Mais, Dieu merci, les choses se sont rétablies graduellement. Le principal est qu’il est maintenant évident que « les zélateurs irraisonnés » qui nous faisaient craindre une chute rapide et inévitable dans les abîmes de l’œcuménisme, et sous ce motif ont créé un épiscopat non canonique – ces « zélateurs » ont fait une grande erreur. Tous ont pu se convaincre durant ces dernières années que nous-même, l’Église orthodoxe russe hors-frontières, n’avons pas « chuté », et l’Église russe dans la Patrie s’est renforcée dans la fidélité aux canons des saints Pères. Mentionnons ne serait-ce qu’une fois encore la position ferme de S.S. le patriarche au sujet de la rencontre de Crète. Je m’adresse à ceux qui ont quitté alors l’enceinte de l’Église : réfléchissez, frères et sœurs ! Il est temps pour nous de comprendre, orthodoxes russes, dans la Patrie et dans la diaspora, que l’unité est particulièrement indispensable. Vous êtes tous témoins du fait que le groupe qui s’appelle « véritable Église hors-frontières » s’est déjà divisé. À sa place se sont substitués cinq, voire six groupes, qui se font la guerre, et cette fragmentation continue jusqu’à maintenant, ce que peut-être certains d’entre vous ignorent. À ceux qui sont partis de chez nous, alors qu’ils ont le rang sacerdotal, il est nécessaire de réfléchir. Nous savons que, selon les saints canons, on ne peut se séparer de son évêque qu’en raison d’une hérésie condamnée par les saints Conciles ou les Pères, lorsque l’évêque prêche publiquement une hérésie, et l’enseigne ouvertement à l’église. Mais qui oserait soutenir que le métropolite Laure d’éternelle mémoire, qui, en sa qualité de primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger a rétabli la communion avec l’Église patriarcale dans la Patrie, prêchait une hérésie ? Et peut-on en accuser nos présents hiérarques ? Nous nous tenons fermement à nos fondements, qui ont été définis par S.B. le métropolite Antoine, à savoir depuis le début des années vingt du siècle passé. Si quelqu’un se veut patriote russe, il ne peut en aucun cas être séparé de l’Église russe, il ne peut rester dans le schisme. De tous temps, le sort des schismes a toujours été le même : tôt ou tard, ils sombrent dans l’oubli et ceux qui y sont « piégés » risquent leur salut. Le phénomène même du schisme ne sert que ceux qui haïssent la Russie. Dans notre diocèse, par la grâce de Dieu, de nouvelles paroisses continuent à s’ouvrir. Ainsi, en 2015, lors du millénaire du bienheureux trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, est apparue à Saskatoon (province du Saskatchewan) la première paroisse de l’Église orthodoxe russe qui, dans l’histoire du Canada, porte le nom du baptiste de la Russie. À Calgary (Alberta) a été instituée une nouvelle paroisse, dédiée à saint Jean Chrysostome. J’ajouterai que les nouvelles paroisses dans notre diocèse sont fondées par de nouvelle générations de Russes qui se sont installés pour diverses raisons au Canada.

– Parmi les « nouveautés » qui ont vu le jour dans le diocèse par vos soins, il convient de mentionner les pèlerinages réguliers aux Lieux Saints. Auriez-vous l’intention d’élargir et de compléter les circuits des pèlerinages ?

– Nous accomplissons sans faute tous les deux ans des pèlerinages et ce depuis 2008. Ce printemps, nous sommes allés en Terre Sainte, pour la quatrième fois déjà. Il est important que chaque orthodoxe, au moins une fois dans sa vie, ait la possibilité de visiter les lieux où notre Seigneur Jésus-Christ a accompli Sa mission terrestre. Nos pèlerinages, habituellement, s’achèvent le jour de l’Ascension au monastère du Mont des Oliviers, en l’église dédiée à cette fête. Ce monastère a été créé par les soins de l’archimandrite Antonin (Kapoustine) qui, par la volonté de Dieu, est devenu de facto le fondateur de la présence ecclésiale russe en Terre Sainte. En août 2017, ce sera le deuxième centenaire de sa naissance. Une partie des monastères russes, fondés par le père Antonin en Terre Sainte, a été préservée par les soins de l’Église russe hors-frontières. Si nous n’avions pas ces monastères, il serait plus difficile d’organiser les pèlerinages. Nous espérons que l’année se trouvant entre deux pèlerinages en Terre Sainte, nous partirons vénérer les saints lieux de Russie. Nous pensons que nous aurons aussi l’occasion de séjourner dans les saints lieux de Rome, Bari, auprès des reliques de saint Nicolas, et sur l’île de Corfou chez saint Spiridon de Trimythonte. Naturellement, nous l’annoncerons à nos fidèles en temps utile.

– Votre Éminence, il ne reste quelques jours jusqu’à l’année 2017. Cette année sera étroitement liée dans la conscience russe avec des dates tragiques : lе coup d’État de février 1917, l’abdication de l’Empereur Nicolas II, le saint tsar-martyr. Et suite à tout cela, la révolution d’octobre… Ces dernières années, nous observons qu’un certain nombre de Russes sont enclins à ne pas faire cas de ces événements sinistres et sanguinaires qui, d’une façon ou une autre, ont été le résultat du gouvernement des bolcheviques. En réponse à la mention de ce fait historique incontestable, on entend souvent : sous ce gouvernement, sous le pouvoir soviétique, sous Staline, en fait sous sa direction, nous sommes parvenus à la plus grande victoire sur la partie de l’Europe envahie par l’Allemagne ! Ne dénigrez pas notre victoire ! Quelle est votre attitude à une telle approche de l’histoire russe du milieu du XXème siècle ?

– Je le dis tout de suite : « sous le régime soviétique », ne veut dire en aucun cas « grâce » à lui. Ce n’était pas la volonté divine que la Russie périsse, et c’est pourquoi la victoire nous a été donnée sur les adversaires. La victoire est advenue indépendamment des gouvernants athées, on peut même dire, malgré eux. Mais voyons les choses dans l’ordre. Lors de la dernière séance de décembre du Synode des évêques de l’Église hors-frontières qui, comme le veut notre usage, a été fixée au 10 décembre, c’est-à-dire le jour de la découverte de l’icône de la Mère de Dieu de Koursk, qui est appelée chez nous « l’hodigitria » de la Russie de l’étranger, nous avons discuté la façon de commémorer cette année tragique. Mais avant, je me permettrai d’exprimer mon opinion personnelle. J’ai dit plus d’une fois qu’il fallait que notre peuple connaisse le mieux possible sa propre histoire. C’est alors, en partie, que changera son attitude envers les symboles de la révolution destructrice, qui sont précisément les symboles de la défaite, les symboles des troubles fratricides. Au nombre de ces symboles soviétiques, il faut ranger aussi les appellations « révolutionnnaires » de nombreuses villes russes, notamment de la ville natale de ma famille, Viatka, qui jusqu’à maintenant s’appelle Kirov [révolutionnaire soviétique, ndt]. Or les habitants de Viatka se sont prononcés contre le retour au nom historique de leur ville… Rappelons-le : Lénine et Staline sont coupables des massacres de millions de leurs compatriotes, parmi eux la Famille Impériale, et les saints néomartyrs de Russie, qui ont été tués sauvagement. Notre peuple doit prendre conscience de ces horreurs. Cela demande notre reconnaissance et la glorification des hauts faits des néomartyrs. En Allemagne, on a pris assez rapidement conscience des atrocités d’Hitler. Pourquoi, en Russie, n’est-on pas pleinement conscient de la tragédie de la révolution, et ne condamne-t-on pas les bourreaux qui l’ont engendrée et qui ont été engendrés par elle ? Le corps non inhumé de Lénine, qui, toujours est-il, demeure dans le centre même de la capitale russe, est peut-être le symbole principal de la défaite russe, de la ruine de la Russie historique. Pouvons-nous imaginer que se dresse un monument sur la tombe d’Hitler, celui qui amené l’Allemagne à une défaite écrasante, qui en a fait « un objet d’opprobre pour ses voisins » pour des siècles – et que les Allemands en regardant ce monument le considèrent comme un symbole de victoire ? En 2017, tout ce qui est possible doit être fait afin que le corps de Lénine soit enfin enlevé de la Place rouge. Il est temps pour nous d’apprendre à comprendre le sens de notre propre histoire. En février 2017, le Synode des évêques de l’Église hors-frontières s’adressera par un message spécial à l’occasion du centenaire des troubles russes du XXème siècle. Toutefois, nous célébrerons bientôt une date joyeuse. Au début de l’été 2017 aura lieu à Munich l’Assemblée régulière des évêques de l’Église russe hors-frontières, à l’issue de laquelle, ceux-ci se rendront à Moscou pour célébrer le dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe. Ces solennités seront présidées par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Il est possible que cette commémoration coïncide avec la fête de tous les saints de Russie, la fête de la victoire spirituelle russe.

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Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien américain Ethnikos Keryx/The National Herald, il a expliqué que « des catholiques-romains et des protestants y participaient également et que différents thèmes y ont été développés, notamment concernant les réfugiés, sur la nature du rôle de la religion, de l’approche du problème et sur la manière dont les Eglises peuvent aider dans ce domaine ». Lui-même a évoqué l’initiative du patriarche œcuménique Bartholomée qui, ensemble avec le pape Francis et l’archevêque d’Athènes Jérôme, se sont rendu en avril 2016 à Lesvos, initiative qui a précisément illustré l’intérêt que portent les religions à la question de l’immigration ».
Le métropolite a insisté sur le fait que « nous condamnons toute forme de violence, toute forme de conflit armé, car le mal s’est précisément déclaré à cause de la guerre en Syrie. Nous voulons croire qu’un accord sera trouvé en vue de la cessation des hostilités ». « Il est impossible d’arrêter le flux des réfugiés, actuellement la Turquie abrite trois millions de réfugiés, j’espère qu’un moyen sera trouvé pour que ces gens retournent dans leurs foyers».
Interrogé sur l’existence de réfugiés en France, il a précisé qu’ « il y en a effectivement mais c’est en Allemagne que leur nombre est le plus élevé. Mais chaque pays européen a accepté un certain nombre d’entre eux ».
Concernant la présence grecque en France, il a précisé que «nous avons une troisième et une quatrième génération de Grecs, ajoutant que « la langue grecque est bien sûr conservée ; les offices liturgiques et la Liturgie eucharistique sont célébrés à 80 pour cent en grec, mais nous utilisons les deux langues lorsque nous prêchons. Nous avons des écoles grecques dont la plupart des enseignants viennent de Grèce ; leur nombre a toutefois diminué en raison de la crise économique».
« Sans la langue grecque, nous ne pouvons continuer à dire que nous sommes Grecs orthodoxes. Je le dis et je le répète : si les Juifs ont survécu après tant de persécutions et sont parvenu à recréer un Etat, c’est parce qu’ils ont conservé leur religion et leur langue ». «Si nous perdons la langue grecque nous perdrons notre identité. Si un Français devient orthodoxe nous ne lui imposerons pas la langue grecque car nous ne sommes pas chauvins. Quant à ceux qui ont des racines grecques, je voudrais que les générations à venir connaissent la langue grecque, sans que nous ne modifions notre insertion dans la société où nous vivons, car l’Eglise orthodoxe grecque n’a jamais créé de ghettos ».
A propos du grand concile de Crète, il a affirmé qu’ « il s’agissait d’un événement unique dans la vie de l’Eglise orthodoxe. C’était notre rêve à tous et surtout du patriarche œcuménique Bartholomée qui y croyait et c’est pourquoi nous y sommes arrivés ». « Bien que quatre Eglises s’abstinrent en dernière minute de participer au grand concile et qu’elles ne tinrent pas à accepter l’invitation qui leur avait été adressée durant les travaux préparatoires en sorte que les primats concélèbrent au moins tous ensemble pour manifester l’unité de l’Eglise, je considère qu’il s’agissait d’une erreur, mais cela n’enlève rien à l’essence même et au résultat du concile ». « Je crois que les décisions du concile seront acceptées et respectées par tous».

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Le séminaire St-Tikhon, à South Canann (Pennsylvanie) accueillera un symposium dédié au père Georges Florovsky

Le séminaire Saint-Tikhon, qui relève de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), accueillera le sixième « Symposium Florovsky » annuel les 24 et 25 février 2017, au cours duquel aura lieu une conférence magistrale du hiéromoine Nicolas Sakharov, du monastère Saint-Jean-Baptiste à Maldon, en Grande-Bretagne. Le symposium est une tradition annuelle qui a été créée par une société savante de l’Université de Princeton et qui attire des érudits, des clercs et laïcs du monde entier qui sont intéressés à allier un travail universitaire sérieux avec la fidélité à la tradition de l’Église. Le thème de l’assemblée de cette année : « Un marchepied pour la contemplation : l’ascétisme et la théologie dans l’Écriture et la Tradition ». Ce thème est tiré des paroles de saint Grégoire le Théologien qui écrit : « Souhaitez-vous devenir un jour un théologien, et digne de la divinité ? Gardez les commandements ; marchez sur la voie des préceptes. Car la vertu pratique est le marchepied vers la contemplation. Travaillez à cultiver votre âme au moyen du corps ». Outre le hiéromoine Nicolas, les autres intervenants sont Mary Ford (Séminaire St Tikhon), Brian Dunkle, S.J. (Boston College) et Nicholas Marinides (Holy Cross School of Theology). Le symposium commencera dans la soirée du vendredi 24 février et se terminera pour les vigiles du samedi 25 février.

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Décès à New York du moine Joseph (Lambertsen), traducteur de nombreux textes liturgiques orthodoxes en anglais

Le 27 janvier, le moine Joseph (dans le monde Isaac Lambertsen), traducteur de longue date de textes liturgiques en anglais, est décédé d’un cancer à l’âge de 67 ans. Edward Lambertsen est né le 22 octobre 1949. Il a été élevé à Scotch Plains, dans le New Jersey, où il a achevé ses études secondaires en 1967. Il a été reçu ensuite dans l’orthodoxie avec le nom d’Isaac, et a suivi les cours du Séminaire de la Sainte-Trinité (Église orthodoxe russe hors-frontières) à Jordanville, dans l’État de New York. Après avoir reçu le diplôme de théologie, il commença à travailler au Synode, à New York. Parlant couramment l’anglais, le russe, le français et connaissant parfaitement le slavon d’Église et le latin, le lecteur Isaac a passé des décennies à traduire les offices liturgiques en anglais : l’Octoèque entier, les ménées de toute l’année, le Pentecostaire, les offices des saints nouvellement glorifiés, et ceux d’autres saints qui ne se trouvent pas dans les ménées grecques ou slavonnes, des acathistes, et un livre de prière bilingue. Il traduisait aussi les messages du primat, les directives et résolutions synodales et le calendrier annuel du Comité de la jeunesse orthodoxe russe (ROYC). Le 16 octobre, après avoir reçu le diagnostic d’un cancer, le lecteur Isaac prononça ses vœux monastiques avec le nom de Joseph, en l’honneur de saint Joseph l’Hymnographe. Il ne recevait pratiquement aucune rémunération pour tout son travail. Les chrétiens orthodoxes anglophones, non pas seulement de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, mais ceux de toutes les juridictions orthodoxes, ont une énorme dette envers lui. Mémoire éternelle !

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Mgr Georges (Khodr) a reçu les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre

khodrLe lundi 30 janvier dernier, le président de la République libanaise, le général Michel Aoun, a remis les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre à Mgr Georges Khodr, métropolite du Mont-Liban, âgé aujourd’hui de 93 ans, en hommage à sa stature exceptionnelle en tant que symbole national reconnu par tous, et pour son engagement pour le Liban, l’Eglise d’Orient, la théologie, la pensée humaine. Assistaient à la cérémonie le patriarche d’Antioche Jean X, et plusieurs ministres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires du palais présidentiel.
A cette occasion, le père George Massouh, directeur du centre d’études islamo-chrétiennes à l’université de Balamand, a publié un commentaire dans le quotidien libanais Lebanon Files, intitulé « Le quatrième astre ». En voici quelques extraits significatifs : « (…) Le titre officiel du métropolite Georges Khodr est le « Métropolite libanais Georges Khodr » puisque la tradition ecclésiale veut que l’évêque ne porte pas son nom propre mais bien celui du diocèse dont il a la charge. En qualité de métropolite du Mont-Liban, il est par conséquent métropolite du Liban, d’après l’appellation en vigueur avant la création du grand Liban en 1920 et avant l’octroi au cœur du Liban du nom de « Mont-Liban ». Le fait que Georges Khodr soit métropolite du Liban est porteur de grands symboles : Khodr a voulu faire du Liban rien moins qu’un royaume où règnent les vertus et les valeurs évangéliques. La mission fondamentale du métropolite est de sanctifier son peuple par la parole divine, mais aussi par le lavement des pieds et le service des pauvres. Il est le métropolite du Liban qui est bordé par la mer et la plaine et qui a pour centre la montagne, mais il a voulu dire aux hommes, aux hommes de partout : venez au Liban pour voir un royaume qui est devenu réalité avant l’heure. Venez et montons au ciel, au Mont-Liban, dès à présent (…). « Ce pays est grand », dit-il, « et il n’a pas besoin d’être magnifié par qui que ce soit ; à cause du Liban, nous sommes appelés à être grands ». Comment être grands ? « Par l’humilité » répond-il. Toute parole de Khodr s’appuie sur le Livre saint : « Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18,14). Etre grands cela signifie pour nous être humbles. Pour l’Orthodoxie, l’humilité est la porte de toutes les vertus. Il n’acceptait pas que les Libanais soient moins que saints, qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils soient compatissants les uns envers les autres, « qu’ils aient tout en commun » (…). Georges Khodr ne tient pas à être l’évêque d’une communauté confessionnelle car elle est de ce monde et y restera. Il aime être évêque de l’Eglise, évêque de la communauté des croyants (…).
Que le président de la République, Michel Aoun, ait choisi le lendemain du 30 janvier pour honorer le métropolite Georges Khodr, ce n’est pas une coïncidence : n’est-ce pas le lendemain que l’Eglise orthodoxe célèbre la fête des trois astres, saints Basile le Grand, Jean Chrysostome et Grégoire le Théologien ? Non, ce n’est pas une coïncidence ; nous ne croyons pas aux coïncidences mais à la providence divine. Le métropolite Georges Khodr est digne d’être le « quatrième astre », docteur universel, non seulement en vertu de sa science et de son esprit, mais par son humilité et son amour, par la croix du Liban qu’il porte ».

Père Georges Massouh :” M. Trump : Occupez-vous de vos affaires !”

Nous vous invitons à lire l’article du père Georges Massouh, directeur du Centre pour les études chrétiennes et musulmanes de l’Université de Balamand (Liban), paru dans le quotidien libanais Al Nahar.

Nous ne sommes concernés par la décision de M. Donald Trump, président des Etats-Unis d’Amérique, d’interdire l’accueil de citoyens de certains pays, dont la Syrie, qu’en ce qui touche la distinction opérée, dans sa décision, entre musulmans et chrétiens. Sa décision est exclusivement une affaire de souveraineté américaine. Seuls les Américains ont le droit de demander des comptes à leur président et de l’interroger sur le caractère correct ou non de sa décision. Dès lors, ce qui nous concerne, c’est l’impact de sa décision sur les relations entre chrétiens et musulmans dans notre pays.
Dès lors que Trump fait une exception pour les chrétiens dans sa décision, il les considère comme « des minorités » en danger. Il joue le rôle de protecteur des minorités opprimées, mais au même moment il veut ériger un mur de séparation avec le Mexique « chrétien ». Pourquoi donc ce zèle pour les chrétiens syriens d’une part, et l’exclusion des chrétiens mexicains ? Donc, ce qui préoccupe Trump ce n’est pas l’avenir du christianisme et des chrétiens en Orient, mais les intérêts américains, et c’est son droit puisqu’il est le président des Etats-Unis d’Amérique et point le pape de Rome ou le patriarche de Constantinople.
Dans leur grande majorité, les chrétiens syriens ne désirent pas être considérés comme des minorités. Ils appartiennent au pays, dès avant l’Islam et ils y sont restés, sans recevoir de faveurs de quiconque. Leurs relations avec les musulmans ont certes varié d’une époque à l’autre en fonction de l’humeur des dirigeants, des gouverneurs et des envahisseurs …, mais ils ont prouvé qu’ils étaient l’une des composantes fondamentales du pays. Leur présence s’étend de l’extrême nord, d’Alep, Lattakieh et Hassake jusqu’à l’extrême sud, au Hauran et dans la « province d’Arabie », en passant par Hama, Homs, Tartous, le Wadi al-Nasara et Damas. Il est par conséquent impossible d’établir une discrimination entre les chrétiens syriens et les autres Syriens.

Les chrétiens syriens ne veulent pas que M. Trump les traite comme « chrétiens syriens » mais comme « citoyens syriens ». Interdire l’accueil des Syriens dans son pays, fort bien. Mais faire une exception pour les chrétiens, ce n’est pas bien. En outre, la décision implique qu’il y a une crise entre les musulmans et les chrétiens, que les chrétiens sont persécutés par les musulmans, et que leur avenir dans la région est menacé … ce qui n’est pas vrai. La crise des chrétiens et musulmans a commencé avant l’apparition de groupes islamistes extrémistes. Elle a commencé avec la tyrannie pratiquée du régime en place. Par conséquent, la crise des chrétiens orientaux est tout autant la crise des musulmans eux-mêmes et la solution de la crise des uns n’ira pas sans celle des autres. Leurs destins sont corrélatifs et inséparables. Il est vain de sortir de ce cadre.

Il ne fait aucune doute que la décision de M. Trump contribue à jeter de l’huile sur le feu du racisme, de l’animosité et de la haine qui dévore le monde entier, mais la décision sert aussi les intérêts de ceux que les Etats-Unis et la Russie prétendent combattre, EI, al-Nosra et d’autres groupes terroristes semblables. Comment est-il possible de lutter contre l’extrémisme islamique en voyant dans tous les musulmans un danger pour la communauté internationale ? Interdire un musulman de se rendre aux Etats-Unis, cela ne revient-il pas à l’accuser d’être un terroriste pour la simple raison qu’il est musulman ? Ensuite, comment M. Trump peut-il ignorer le fait que l’EI ne fait pas de discrimination entre le Syrien musulman et le Syrien chrétien dans leurs opérations terroristes ? A cet égard – et à cet égard seulement – EI semble meilleur que Trump, puisqu’il ne pratique pas de discrimination raciale ou religieuse.

Cette hypocrisie que M. Trump pratique dans son traitement de la situation des chrétiens au Proche-Orient n’est pas nouvelle. Qu’on fait les Etats-Unis pour que les chrétiens de Palestine et d’Irak restent chez eux ? Qu’a fait l’Occident en général pour empêcher les massacres des Arméniens ou empêcher les Turcs, alors que l’empire ottoman s’effondrait, d’expulser les Grecs de Turquie occidentale, d’expulser les Syriaques de Mardin et de Diyarbakir et d’expulser les Roums d’Antioche ?

Les chrétiens n’accepteront pas d’être des pions entre les mains des racistes. Ils sont les maîtres de leur propre destin. Ils ont traversé des années et des siècles de vaches maigres, pires que ce qui se passe maintenant, et ils n’ont pas été éliminés. Ils sont là. Ils resteront là. C’est leur pays et il le restera. Quant à M. Trump, nous lui disons : « occupez-vous de vos affaires » [litt. « Trouve-toi une autre aiguille pour coudre »].

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L’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a assisté à la cérémonie d’investiture du président Donald Trump

S.E. l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique), invité par le Comité de l’investiture présidentielle et représentant l’Église orthodoxe grecque aux États-Unis, a assisté le 20 janvier 2017 à l’Office de prière spécial pour le jour de l’investiture du nouveau président, en l’église épiscopalienne de Washington Saint-Jean. Le président Trump et le vice-président Mike Pence, avec leurs familles et un groupe sélectionné d’invités assistaient à la cérémonie. Peu après, l’archevêque Dimitri, accompagné par le père Alexandre Karloutsos, a été placé à la tribune des personnalités éminentes au Capitole, où ils ont assisté à l’investiture et au serment présidentiel du 45ème président des États-Unis Donald Trump. Le samedi 21 janvier, l’archevêque Dimitri a assisté à l’Office de prière nationale pour le nouveau président en la cathédrale nationale de Washington.

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La veille de la fête de la Théophanie, une icône du Sauveur a exsudé une huile parfumée à Karataou, au Kazakhstan

icone_myrobliteLa seule icône myroblite au Kazakhstan, celle dite du « Sauveur non faite de main d’homme », se trouve dans la région de Djamboul, dans la ville de Karataou. La veille de la fête de la Théophanie, l’icône a donné à nouveau du myron (huile parfumée). L’icône, qui se trouve dans l’église des Trois Hiérarques à Karataou, a été peinte par l’artiste local Victor Isaïev en 1999. Cette icône a donné du myron pour la première fois le 26 mars 2000 pendant la Semaine Sainte. Sur le visage du Christ sont apparues des gouttes de myron dégageant un parfum. Elle fut alors amenée à Taras pour la célébration d’un office d’intercession, pendant lequel a été consigné le premier cas de guérison, celui d’une fillette de neuf ans, aveugle, qui a recouvré la vue à cette occasion. Il y eut ensuite plusieurs cas de guérison de maladies des reins, de graves maladies de peau et de dépendance de la drogue. Selon le recteur de l’église des Trois Hiérarques à Karataou, le père Pierre, qui célèbre dans cette église depuis plus de vingt ans, cette icône miraculeuse a cette fois donné du myron le 15 janvier, lors de l’avant-fête de la Théophanie. L’église des Trois Hiérarques a été la première église construite à Karataou, en 1989. Les trois saints Hiérarques, Basile le Grand, Jean Chrysostome et Grégoire le Théologien sont considérés les saints protecteurs de la ville de Karataou, fondée au milieu des années soixante du siècle passé. Sous l’église a été construit une maison d’habitation. Lors de l’ouragan qui a frappé la ville, lorsque des immeubles locatifs, des bâtiments industriels ont été fortement endommagés, l’église a résisté. Aujourd’hui, l’église des Saints Hiérarques avec son icône unique est devenu un lieu de pèlerinage.

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Message du métropolite de toute l’Amérique et du Canada Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique, à l’occasion du « Dimanche de la sainteté de la vie »

Le 22 janvier 2017 sera observé comme le « Dimanche de la sainteté de la vie » dans les paroisses des États-Unis. La commémoration marquera le 44ème anniversaire de l’arrêt « Roe c/Wade » de la Cour suprême des États-Unis qui a reconnu l’avortement comme un droit constitutionnel, invalidant les lois le prohibant ou le restreignant. À cette occasion, le métropolite Tikhon a adressé le message suivant, en date du 22 janvier, aux clercs et laïcs de l’Église orthodoxe en Amérique.

« Mes bien-aimés frères et sœurs en Christ. Lorsque le Christ s’est approché du fleuve du Jourdain pour descendre dans ses eaux, Jean le Baptiste trembla. Dans une vision spirituelle, il reconnut le Seigneur en ce jour, car ils s’étaient rencontrés bien des années auparavant, alors qu’ils n’étaient pas encore sortis du sein de leur mère. Élisabeth ressentit que Jean bondissait dans son sein alors qu’il entendait la voix de la Sainte Vierge. Le petit cœur de Jean brûlait déjà de joie en percevant la présence de Celui qui allait prendre les péchés du monde. Jean était prêt à passer sa vie entière à se préparer à une future rencontre avec ce même Agneau de Dieu, mais ce qui se produisit ce jour au fleuve était différent de tout ce qu’il aurait pu prévoir. Le Christ, qui n’avait aucun péché a pris le poids de nos péchés sur Lui-même. Au Jourdain, Il s’est soumis à la purification rituelle des péchés, afin de nous purifier de la saleté des passions. Il est descendu dans les eaux comme dans une tombe, afin que la vie nouvelle et éternelle puisse nous être accordée. Ces thèmes lumineux trouvent un écho dans nos ouïes au début du mois de janvier de chaque année par la célébration ecclésiale de la fête de la Théophanie. La joie des péchés pardonnés, de nos cœurs qui ont été purifiés, des yeux spirituels qui ont été lavés et illuminés par le visage resplendissant du Christ : ce sont des joies que « nul ne nous ravira » (cf. Jean XVI, 22). Ce n’est qu’avec une telle vision corrigée, avec de telles pensées et des cœurs purifiés que, plus tard dans le mois de janvier de chaque année, nous pouvons tourner notre attention, avec sobriété et vraiment avec tristesse, sur l’anniversaire de l’arrêt de la Cour suprême « Roe c/Wade) et tout ce qu’il comporte. Et où a mené, en fait, l’avortement légalisé ? Nous avons besoin de poser cette question et d’y donner une réponse franche, ne serait-ce que partielle, car presque cinq décennies depuis l’arrêt en question, un profond cynisme culturel et moral s’est installé, et je crains que nos oreilles, nos pensées et nos cœurs puissent être devenus insensibles à toute l’horreur que représente l’avortement. Pour beaucoup de gens, c’est une « question » politique parmi d’autres, dépassée, à laquelle on donne trop d’importance, qui divise, tandis que pour d’autres, elle peut faire resurgir à la surface une peine longtemps cachée et douloureuse. Dans les deux cas, il est parfois suggéré qu’il serait préférable que l’Église ne se prononce pas. Or le Seigneur a doté Son Église d’une voix de miséricorde et de vérité, une voix de justice et de paix (cf. Ps. 84,10). Et tant que Rachel continue à pleurer ses enfants car ils ne sont plus, la voix de l’Église ne peut rester silencieuse (cf. Matth. 2,18). Aussi, l’Église ne peut cesser de consoler les femmes qui, pour quelle raison que ce soit, qu’elles se trouvent sous pression ou abandonnées par d’autres, voire accablées par un sens de l’impuissance ou du désespoir, ont eu recours à l’avortement. Où il y a le malheur, l’Église doit offrir l’espoir ; où il y a la blessure, elle doit offrir la guérison, et où il y a le repentir, elle doit offrir le pardon et la réconciliation. L’Église a aussi le devoir perpétuel d’éduquer ses membres les plus jeunes au sujet de la sanctification du mariage et de la sexualité, lesquels sont inextricablement liés au don sacré d’une nouvelle vie. Là où le monde enseigne avidement à notre jeunesse de s’identifier à leurs passions et les servir, les chrétiens adultes, par leurs paroles et leur exemple, doivent les former à une vie de retenue ascétique, sans laquelle les passions provoquent la tourmente et la destruction. Mais peut-être ce qui est plus controversé mais non moins vrai, est que l’Église doit fournir un témoignage prophétique et une réprimande ouverte aux puissants de ce monde, à l’industrie de l’avortement et ceux qui lui donnent un soutien financier et légal. En introduisant des instruments mortels dans l’intimité sacrée du sein d’une mère, l’industrie de l’avortement a réussi à marchandiser la vulnérabilité et la fragilité humaines. Tout en se considérant comme un fournisseur de «santé reproductive», elle laisse dans son sillage l’épave d’un traumatisme psychologique et physique, une ruine spirituelle et un nombre de morts dans des proportions stupéfiantes, tout en accumulant son propre profit et prestige. Aucun chrétien ne peut accepter un tel mal. Aucune Église ne peut manquer à le dénoncer. Nos paroles, naturellement, doivent être confirmées par nos actes. Dans les nombreux efforts du mouvement pro-vie, tels que les centres de crise destinés aux femmes enceintes, les lignes d’assistance bénévole et les groupes d’étudiants du campus, nous voyons la réalisation du commandement « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ ». L’humilité et le désintéressement manifestés dans de telles bonnes actions montrent le mensonge de ceux qui présentent le mouvement pro-vie comme alimenté par une rancœur pharisaïque. En fait, les Pharisiens ont mis sur les épaules des hommes des fardeaux pesants (Matth. 23,4), mais notre Sauveur est venu enlever le lourd joug du péché. Il se tint parmi les pécheurs sur les rives du Jourdain, non pour soutenir ou fermer les yeux sur le péché, mais pour que les péchés du monde soient posés sur Ses épaules. En tant que Ses disciples, nous avons l’ordre d’amener toutes les nations au Christ le Vivificateur, en les baptisant et les enseignant à observer tout ce qu’Il a commandé (Matth. 28,20). Dans notre société, cela nous amènera souvent à exprimer des opinions impopulaires qui, tout en étant exprimées aimablement et avec douceur, peuvent bien amener les autres à nous marginaliser ou nous rejeter. Le Seigneur a averti à maintes reprises Ses disciples de cette probabilité. Mais si nous voulons prendre part à l’œuvre salvatrice du Christ, alléger la lourde charge du péché de Son peuple, nous ne pouvons alors négliger un tel témoignage de fidélité. Humblement, mais aussi avec hardiesse, nous devons être avec le Christ. Et, bien que le malin nous dise autre chose, les commandements du Christ ne sont pas pénibles. Son joug est léger. Son joug n’est pas pénible. Son fardeau est léger (I Jn 5,3 ; Matth. 11,30). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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Nouvelles de l’école orthodoxe Saint-Jean-de-Changhaï à Haïti

Martin Luther Paul Dumais, séminariste à Épinay-sous-Sénart, communique ce qui suit au sujet de l’école orthodoxe Saint-Jean-de-Changhaï à Haïti :

« Je voudrais dans ce courriel vous donner les dernières nouvelles de notre œuvre: l’école saint Jean au sud d’Haïti. « La zone où se situe notre église aux Cayes avait le grand besoin d’un centre scolaire compte tenu des dizaines d’enfants qui n’étaient pas encore allés à l’école »,  nous raconte Matushka Rose Legouté, coordinatrice sur le terrain. Notre école, effectivement, a ouvert « ses » portes le 28 novembre 2016 à l’intérieur de la petite maison qui sert d’église à la communauté de saint Jean de Shanghaï et de San Francisco dans la ville des Cayes. Ceci, grâce à votre soutien spirituel et moral, grâce à votre disponibilité, grâce à votre charité et votre générosité. Nous avons fait des travaux et acheté le minimum nécessaire grâce à vous. L’école a reçu jusque-là 1378 dollars américains (après déduction des frais de transfert et de change) qui sont intégralement des dons venant de vous, camarades de classe, fidèles de l’Église orthodoxe en France, et amis solidaires. Beaucoup a été fait, plus encore reste à faire. Je remercie chacune et chacun de vous. Permettez-moi de citer en particulier la promotion 2012-2017 du 1er Cycle de Théologie de l’Institut catholique de Paris, la Paroisse saint Jean le Théologien à Meudon, le Séminaire orthodoxe russe en France, le Fonds d’Assistance de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, nos bénévoles en Haïti.  Et l’aventure continue. Nous sommes en train d’offrir un avenir à ces enfants dépourvus de presque tout.  Ils ont entre 3 et 10 ans. Pourtant, ce n’est qu’une école maternelle pour l’instant, selon ce que voulait la communauté elle-même. Voici un grand extrait de la conversation que j’ai eu avec le Lecteur Jonas, l’un de nos deux bénévoles sur place:
Martin: Comment va l’école?
Jonas: Cela avance bien. L’effectif d’enfants inscrits est supérieur à 40. L’effectif des enfants présents en salle de classe a atteint 33 en décembre.
Quel genre d’enfant fréquentent l’école?
J: Ces enfants sont complètement démunis. Parmi eux, il y en a qui ne sont jamais allés à l’école; d’autres auraient deux ans de perdus sans notre initiative; et d’autres encore avaient commencé à fréquenter un établissement scolaire cette année, mais ont été déjà renvoyés à la maison pour cause de non-paiement des frais de scolarité.

Qu’espèrent les parents?
J: D’après plusieurs parents, l’ouverture de cette école est une belle opportunité permettant la scolarisation de leurs enfants. Ils attendent qu’on ne les « lâche pas en chemin » puisque d’autres initiatives de ce genre sont souvent prises mais ne sont plus poursuivies après deux ou trois ans. Ils n’aimeraient pas que nous fermions l’école après quelques années.

Où habitent ces enfants?
J: Ces enfants viennent de différents quartiers de la ville des Cayes comme Nan Savann (Dans-la-Savanne);Lòtbò Reno (Autre-rive-Reno), site Delma (Cité Delma), Dèyèfò (Derrière-Fort), Kwamati (Croix-Martyrs),Pon Salomon (Pont Salomon). Certains des enfants se lèvent tôt pour venir à l’école en parcourant plus de 1, 5 km à pied. D’autres qui ont 3 ou 4 ans viennent en taxi-motocyclette et repartent à pied.

Y a-t-il des enfants de la paroisse saint-Jean-de-Changhaï et de San Francisco à l’école?
Certaines mamans font partie de la paroisse, d’autres qui l’avaient abandonnée reviennent grâce à l’école. Certains parents que j’ai rencontrés pendant les vacances me demandent: « où est la nourriture que vous avez promis de donner? »

Quelle importance a la cantine pour l’école et les parents?
J: Cela a beaucoup d’importance. Pour certains enfants, ce sera au jour de cantine, leur collation et leur souper. Déjà à 9h du matin, certains de ces écoliers pleurent parce qu’ils ont faim. L’école est vraiment une école pour les démunis c’est-à-dire pour des enfants dont les parents n’ont pas les moyens d’accorder un plat chaud chaque jour à leurs enfants.

Les parents travaillent-ils?
J: Beaucoup font des petits jobs de lessive, de service domestiques, ou bien travaillent au jardin.

Et toi, que fais-tu?
J: Moi, j’apprends la couture.

Et pourquoi les autres inscrits ne viennent  pas à l’école?
J: Beaucoup ont des problèmes de vêtements.

Après les vacances de Noël, l’école a repris le lundi 9 janvier 2017. Actuellement, nous comptons lancer une cantine scolaire qui offrira un plat chaud une fois par semaine de classe à ces écoliers. Nous venons de nous procurer un réchaud à gaz propane plus éco-responsable que les réchauds traditionnels à charbon de bois.

Chers amis, plusieurs d’entre vous m’ont conseillé de monter une association afin d’ouvrir un peu plus l’initiative sur le long terme. Cela rejoint d’ailleurs la préoccupation des parents qui veulent la continuité de l’oeuvre et pour qui cette école est leur seul espoir pour la scolarisation de leur enfant. Il s’agit de creuser le pont humain créé entre ces enfants haïtiens et nous en France en établissant des liens pour que l’on connaisse mieux les gens qu’on aide, pour une bien meilleure idée des besoins, et pour recenser les actions ou échanges qui peuvent apporter du sens. Nous générerions alors, en plus des dons, une dynamique sur la base de l’enseignement et du travail. Certains éléments sont déjà là. Quant à moi, je suis prêt à m’y lancer. J’invite chacun de vous donc que cela intéresse à me le signaler et  à prendre part au montage, à l’administration et à la gestion de cette future association. Les enfants défavorisés d’Haïti ont humblement besoin de vous. Haïti, par la Mission orthodoxe, compte véritablement sur nous.
Enfin, suivez sur Facebook et faites connaître toutes nous actions dans le social en Haïti depuis le passage de l’Ouragan Matthew en tapant « Initiative de soutien aux Haïtiens » sur Google ou dans la barre de recherche d’amis Facebook.

Vous êtes quotidiennement dans nos coeurs et nos humbles prières. Que le Seigneur Jésus vous rende le centuple! »

Célébration annuelle des Pères défunts de la Confrérie du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Le dimanche 1er janvier a été célébré l’office annuel de requiem des pères, patriarches, hiérarques, prêtres, hiéromoines, hiérodiacres et moines de la Fraternité du Saint-Sépulcre, au catholicon de la basilique de la Résurrection, après la divine liturgie, présidée par le métropolite d’Hélénoupolis Joachim. L’office de requiem était présidé par le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté par des évêques, prêtres, diacres et moines de l’Église de Jérusalem. La cérémonie était suivie d’une réception en mémoire des défunts au palais patriarcal.

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Le patriarche orthodoxe d’Antioche Jean X a célébré Noël à Alep

S.B. le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé à Alep le samedi 24 décembre 2016, pour célébrer Noël avec les enfants de son diocèse fidèle, qui sont blessés par l’absence de leur pasteur, S.E. le métropolite Paul. Sa Béatitude est entré dans l’église en procession solennelle au rythme d’une fanfare, à la grande joie des fidèles. Il a célébré les matines et la divine Liturgie en la cathédrale du Prophète Élie à Alep, assisté par l’évêque Nicolas (Baalbaki), l’archimandrite Mousa al-Khasi, vicaire du métropolite Paul, l’archimandrite Alexis Shehadeh, directeur du Département patriarcal des relations œcuménique et du développement, ainsi que par de nombreux prêtres et diacres du diocèse. L’archimandrite Mousa a accueilli Sa Béatitude par le discours suivant : « Notre Maître, Votre Béatitude le patriarche d’Antioche et de tout l’Orient Jean X, plus de cinq ans se sont écoulés depuis le commencement des souffrances de notre cher pays, plus de quatre ans se sont passés depuis que se fût ouverte la plaie dans notre diocèse d’Alep et d’Alexandrette, à savoir l’enlèvement de notre pasteur le métropolite Paul, et aujourd’hui, au milieu de cette souffrance, le Seigneur nous visite par une consolation divine, la consolation de votre présence parmi nous, et votre bénédiction pour nous en la fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus. La Nativité du Christ est l’inauguration d’une nouvelle étape dans la vie du genre humain. Dieu a créé l’homme pour vivre avec Lui dans l’intimité et la communion d’amour. L’homme a choisi de se séparer de Dieu et de tomber dans le péché, mais l’amour de Dieu ne l’a pas abandonné à son sort inévitable. Le Christ s’est incarné afin de restaurer cette intimité et d’inaugurer une nouvelle étape de la vie humaine, l’étape de la régénération du genre humain et de la résurrection. En cette fête de la Nativité de cette année, nous faisons l’expérience de cette sensation de renaissance et de résurrection. Aujourd’hui, notre ville secoue de ses épaules la poussière des dures circonstances, tandis qu’elle inaugure une nouvelle étape, une étape de renaissance, une étape de guérison et de construction. Aujourd’hui, le diocèse d’Alep et d’Alexandrette initie à Alep la voie de la guérison de ses blessures, malgré la plaie ouverte qui demeure dans son cœur, l’absence du pasteur. Mais ce diocèse de Job a appris que la douleur des blessures ne signifie pas qu’il doive capituler devant elles, mais que celles-ci constituent un rappel constant à poursuivre la voie de la guérison. Nos enfants de ce diocèse ont souffert quotidiennement à Alep, Idlib et Tabaka du manque de sécurité physique et ils souffrent toujours de l’impact de conditions de vie difficiles, comme du déplacement et de l’isolement avec toutes les souffrances et les épreuves qu’ils apportent, à l’instar de leurs frères à Alexandrette, Mersin, Arsuz et dans tous les coins du monde. La question, aujourd’hui, avec le commencement de cette nouvelle étape dans la vie d’Alep est la suivante : le temps du repos est-il arrivé pour nous ? Oui, Votre Béatitude, le temps du repos est arrivé, mais nous avons appris que le repos n’est pas un moment de relaxation ; le repos de l’âme consiste à lutter pour chercher la résurrection avec son Rédempteur. Aussi, nous, enfants de ce diocèse faisons aujourd’hui une promesse devant vous, Votre Béatitude, devant notre pasteur absent mais présent, et devant l’Église entière, depuis ce lieu, depuis l’église de saint Élie à Alep, qui n’a pas abandonné ses enfants et qui n’a pas été abandonnée par ceux-ci, malgré les dangers et les épreuves effrayantes : nous ne nous reposerons pas si ce n’est dans la résurrection. Nous ne nous reposerons pas, si ce n’est dans la renaissance. Nous ne nous reposerons pas, si ce n’est dans la guérison. Nous vous promettons que la bénédiction de votre présence parmi nous sera l’inauguration du reste de cette guérison. Quand Alep passait par les dangers les plus grands et les circonstances les plus sombres, deux grandes personnalités y sont entrées, défiant tous ces dangers et ces circonstances : son pasteur, le métropolite Paul, qui a refusé de ne pas célébrer la Résurrection avec ses enfants, ce qui a provoqué son enlèvement alors qu’il était en route vers ceux-ci, mais son voyage continue sur la voie de leurs cœurs, car jour après jour il est plus présent encore dans leurs cœurs, leurs prières et leurs espérances ; et leur patriarche, Jean X, qui, en étant présent en 2014 pour célébrer Noël avec ses enfants à Alep, a incarné le courage, la hardiesse et l’amour sacrificiel. Aujourd’hui, le jour de Noël 2016, vous êtes venu, Votre Béatitude, pour inaugurer pour nous par votre présence parmi nous cette nouvelle étape, celle de la lutte et de l’espérance, la lutte pour le travail et la construction, et l’espérance que votre présence bénie parmi nous constituera les prémices d’une présence qui rassemblera pour toujours notre pasteur avec ses enfants afin de célébrer ensemble la Résurrection du Christ. J’espère que vous me permettrez de vous offrir, en toute humilité, au nom du diocèse de Job, de son pasteur, ses prêtres, ses conseils paroissiaux et ses fidèles cette icône de mosaïque faite par des mains alépines pour la gloire de votre saint patron, Jean le Théologien, se tenant devant la Croix de notre Seigneur. Et ce dans l’espoir que tout comme il se reposa sur la poitrine de son Bien-Aimé lors de la Cène mystique et pria avec Lui sur la Croix, vous nous porterez dans vos saintes prières à chaque fois que vous célébrerez la Cène mystique de l’Église lors de la divine Liturgie et que vous prierez devant la Croix de notre Seigneur Jésus. Nombreuses années à vous, Maître ! » Dans sa prédication, Sa Béatitude a expliqué la signification de la fête et de l’incarnation du Christ pour l’humanité. Il a souhaité que cette fête apporte la paix à Alep, en union avec la terre de la nation syrienne entière. Il a souligné la résolution du peuple d’Alep, sa détermination et son dévouement pour son pays et sa nation, et son espérance que nous célébrerons tout cela en présence du métropolite Paul, très bientôt. Ont assisté à l’office le gouverneur d’Alep, le président du conseil municipal, et une délégation de personnalités officielles. La divine Liturgie a été suivie par une fête dans la cour de l’église, après quoi Sa Béatitude s’est rendu dans la salle de l’église où une galette à été découpée, et où les fidèles sont venus pour recevoir la bénédiction patriarcale et pour lui adresser leurs félicitations à l’occasion de la fête. Sa Béatitude continuera le programme de sa visite à Alep durant les prochains jours.

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La « Conférence Saint Germain d’Alaska » de la jeunesse orthodoxe a lieu actuellement à Washington

Cette conférence, organisée par les diocèses d’Amérique du Nord de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a lieu à Washington du 23 au 27 décembre. Le programme est constitué par une série de tables rondes, et par des offices et différentes manifestations dans l’église orthodoxe russe de la ville, dédiée à saint Jean Baptiste. Comme l’a évoqué le recteur de la paroisse, l’archiprêtre Victor Potapov, la conférence, qui a lieu pour la 37ème fois, rassemble 200 personnes, âgées de 14 à 27 ans. Celles-ci viennent de différentes villes des diocèses des États-Unis de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, mais aussi du Canada, d’Australie et de Russie. Le père Victor a rappelé que « saint Germain d’Alaska était un grand missionnaire russe de la fin XVIIIème siècle et du début du XIXème, qui était venu en Alaska apporter aux habitants locaux la lumière de l’orthodoxie ». Dans le cadre de la conférence ont lieu deux communications principales, dont l’une est intitulée « comment mener une vie orthodoxe dans une société non-orthodoxe ». Comme l’a souligné le père Victor, « c’est très important, parce que l’orthodoxie n’est pas une religion dominante en Amérique ». En outre, une autre conférence est dédiée à l’un des saints les plus vénérés dans la diaspora russe, saint Jean de Changhaï et de San Francisco, dont le cinquantenaire du trépas a été commémoré cette année. Sa vie a est racontée par l’archiprêtre Pierre Perekrestov de San Francisco. Celui-ci a apporté un coffret avec les reliques du saint qui restera dans l’église pendant toute la durée de la conférence. Parmi les activités de la conférence, il y a également les « classes de maîtres » pendant lesquelles des thèmes comme le sacrement du mariage et du baptême sont évoquées, ainsi que l’importance d’être de bons parrains et marraines.

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Le représentant du patriarche Bartholomée a célébré un trisagion devant le cercueil de l’ambassadeur André Karlov sur l’aéroport d’Ankara

Le premier sujet évoqué sur les chaînes télévisées turques, en retransmission directe, a été la cérémonie d’adieux devant le cercueil de l’ambassadeur russe Andreï Karlov. Lors d’une courte cérémonie sur l’aéroport d’Ankara, les représentants de la direction politique et culturelle de la République de Turquie, des autorités militaires ainsi que des membres du corps diplomatique, ont fait leurs adieux à l’ambassadeur russe assassiné. Les épouses des ambassadeurs en poste à Ankara, dont l’épouse de l’ambassadeur grec, ont présenté leurs condoléances à l’épouse du défunt. Les derniers adieux ont été prononcés par le grand archimandrite Bessarion, au nom du patriarche Bartholomée. Le cercueil a été placé dans un local spécialement aménagé, où le père Bessarion a célébré un trisagion. Celui-ci a prié pour le repos de l’âme du défunt, fils de l’Église orthodoxe, en présence de la veuve. Ensuite, il a présenté à celle-ci les condoléances du patriarche Bartholomée. À son tour, la veuve a exprimé sa reconnaissance au patriarche pour avoir envoyé un prêtre réciter la prière des défunts devant le cercueil, avant son départ pour la Russie. Ensuite, le père Bessarion a encensé le cercueil jusqu’à l’avion. Le même jour, le patriarche œcuménique s’est rendu au consulat de la Fédération de Russie à Istanbul, afin d’y signer le registre de condoléances.

Sources : 1 et 2

Un évêque du Patriarcat orthodoxe d’Antioche a évoqué les miracles qui se sont produits pendant la guerre en Syrie

Le vicaire du patriarche d’Antioche Jean X, l’évêque d’Erzurum Mgr Sadiq Qais, dans une interview au site de l’Église orthodoxe d’Ukraine a évoqué les manifestations de l’aide divine aux chrétiens orthodoxes pendant la terrible guerre de Syrie. « Les fidèles témoignent souvent de miracles. C’est ainsi qu’il y a environ deux ans, dans l’église de la Sainte-Croix à Damas, un obus a percé le mur et s’est arrêté devant l’icône de sainte Catherine. S’il avait explosé, il y aurait eu des milliers de victimes. Un autre miracle s’est produit au célèbre couvent de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu à Saidnaya. L’usage veut que l’on brûle ici, à titre d’offrande votive, des cierges de grande hauteur, de la taille de ceux qui les offrent. Pendant un office, un homme (il s’avéra par la suite qu’il était musulman) offrit un tel cierge et demanda à une moniale de l’allumer. Après avoir transmis ce cierge, il descendit immédiatement par l’escalier de l’église, mais fut frappé par une crise cardiaque et s’effondra. Pendant ce temps, les moniales essayèrent plusieurs fois d’allumer le cierge, mais n’y parvinrent pas (il s’éteignait constamment). Or à cet instant, elles entendirent un cri et furent informées que l’homme qui avait apporté ce cierge se trouvait mal. Elles se rendirent immédiatement à l’endroit où il était affaissé. Il se mit à parler et dit aux sœurs : « Attention, dans le cierge que j’ai apporté, il y a de la dynamite », puis il mourut sur les marches de l’escalier. Il s’avéra qu’il était musulman… Le doigt de Dieu est toujours avec nous, nous le sentons », a conclu l’évêque Qais. Dans son interview, l’évêque syrien a abordé la question des monuments historiques détruits : « Les envahisseurs qui sont passés par le Moyen Orient au cours de l’histoire, les Mongolo-Tatares, les Croisés, les Mamelouks, les Turcs, n’ont pas détruit les monuments de la civilisation chrétienne. Les extrémistes islamistes détruisent tout aujourd’hui. Des gens sont tués sous nos yeux, des adultes et des enfants, on les décapite… Aujourd’hui, en Syrie, ce ne sont pas seulement nos églises qui sont attaquées, mais des villes antiques romaines entières, voire même des mosquées. Qui a détruit la mosquée des Omeyades à Alep qui constitue le patrimoine de toute la culture mondiale ? Ce sont les islamistes radicaux. La question surgit : qui se trouve derrière tout cela, qui fournit des armes aux rebelles, qui a créé l’EIIL, qui a amené les mercenaires (les représentants de 70 nationalités participent à cette guerre) sur nos terres ? Pourquoi l’ONU n’élève-t-elle pas sa voix, afin de condamner ces gens comme criminels ? Même l’UNESCO garde le silence au sujet de la destruction des monuments culturels ! ». L’évêque Qais a déclaré également, en ce qui concerne le sort des métropolites d’Alep Paul et Yohanna (Jean) Ibrahim, enlevés en 2013, que « l’on observe une indifférence totale de la part des organisations internationales pour la défense des droits de l’homme ». En outre, il a précisé que seul un petit nombre de chrétiens quittaient la Syrie. En fait, ils passent simplement de régions déchirées par la guerre dans des régions plus sûres, telles que par exemple la « vallée des chrétiens » (Wadi al-Nasara), où se trouvent 56 villages chrétiens, principalement orthodoxes. « En tout, 1% de tous les réfugiés qui quittent la Syrie sont des chrétiens, tous les autres sont musulmans », a fait remarquer l’évêque.

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Le Conseil épiscopal d’Amérique du Nord et du Sud de l’Église orthodoxe serbe souhaite que celle-ci quitte le COE

Le Conseil épiscopal d’Amérique du Nord et du Sud de l’Église orthodoxe serbe a siégé au monastère Saint-Sava de Libertyville, près de Chicago, les 8 et 9 décembre. Le Conseil était présidé par l’évêque de la Nouvelle Gračanica et du Midwest Longin, les autres participants étant l’évêque du Canada Mitrophane, l’évêque d’Amérique de l’Ouest Maxime, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et l’évêque de Dioclée Cyrille. L’évêque d’Amérique de l’Est Irénée est arrivé le 9 décembre. Différents rapports ont été soumis au Conseil, concernant l’activité des diocèses d’Amérique du Nord et du Sud durant la période précédente, au cours de laquelle l’évêque Mitrophane a été transféré du diocèse d’Amérique orientale à celui du Canada, tandis que l’évêque d’Australie Irénée était nommé au diocèse d’Amérique orientale. Outre les questions courantes, la date de la canonisation officielle, à Libertyville, de saint Mardaire Uskoković (premier évêque du diocèse serbe d’Amérique et du Canada, +1935) a été fixée aux 15 et 16 juillet 2017. Il est souligné que cet événement est de grande importance pour l’Église orthodoxe et le peuple serbes en Amérique, mais aussi pour l’orthodoxie entière. Aussi, la canonisation doit être effectuée au plus haut niveau possible. Le métropolite Amphiloque a offert à tous les évêques et à tous les membres du Conseil ecclésiastique une vie succincte de saint Mardaire ainsi que son office liturgique et son acathiste. Il a été également question de l’amélioration du niveau de la Faculté de théologie à Libertyville et de la construction d’un nouveau bâtiment. Le lendemain, en l’église de la Résurrection du Christ, dans les environs de Chicago, a eu lieu une réunion du Conseil ecclésiastique central de l’Amérique du Nord, dont le Canada, et de l’Amérique du Sud. Les représentants de tous les diocèses de l’Église orthodoxe serbe sur ces territoires y étaient présents. Outre la question de la reconnaissance de l’État dans les différents pays où l’Église serbe accomplit sa mission, la construction d’une église dédiée à la Sainte-Trinité à Resistencia (Argentine), où vivent la plupart des émigrés serbes, il a été question des relations de l’Église orthodoxe serbe envers les hétérodoxes. À ce sujet, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a rendu publique l’opinion du Conseil diocésain, selon laquelle l’Église orthodoxe serbe devrait renoncer à sa qualité de membre organique Conseil oecuménique des Églises, comme cela avait été au demeurant décidé par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe en 1997 déjà. Cette opinion est due aux nouvelles tendances d’étiolement dogmatique et éthique chez certaines dénominations chrétiennes (cf. le clergé féminin, les mariages homosexuels, etc) et sera communiquée pour examen à l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe. Des questions d’ordre financier ont été évoquées, notamment pour les paroisses pauvres d’Amérique du Sud. Au sujet de ce dernier continent, le métropolite Amphiloque a évoqué les cas de la recherche de l’orthodoxie par de nombreux Américains du Sud, soulignant que la mission de l’Église orthodoxe serbe n’était pas seulement orientée vers les fidèles d’origine serbe, mais aussi au-delà. La question de la protection de l’appellation de l’Église orthodoxe serbe en Amérique a été soulevée, l’adjectif « orthodoxe » étant abusivement utilisée par certaines dénominations hétérodoxes. Le métropolite Amphiloque a suggéré que dans l’appellation figure « Église une, sainte, catholique, apostolique et orthodoxe du Patriarcat de Serbie ». Le métropolite a évoqué la formation des conférences épiscopales des Églises orthodoxes qui fonctionnent sur différents territoires de la diaspora, par exemple en Amérique du Nord, du Sud et Centrale. Le métropolite a déclaré que cela constitue indubitablement la préparation de la formation d’Églises orthodoxes locales, bien que le chemin pour y aboutir soit long. Les Églises locales ont à ce sujet des opinions diverses, qu’elles doivent harmoniser. Mais il est indubitable également que l’identité de l’Église une, sainte, catholique et apostolique orthodoxe doit être enracinée dans la conscience des fidèles locaux, Américains, Canadiens ou Américains du Sud. Le métropolite a souligné que certaines tentatives au sein de l’épiscopat du Patriarcat de Constantinople sont dictées par une nouvelle doctrine de ce patriarcat qui, sur la base du 28ème Concile de Chalcédoine, souhaite imposer ses propres évêques dans la diaspora comme seuls évêques canoniques, tandis que tous les autres évêques sont considérés comme les représentants de leurs groupes ethniques, nationaux. Cela est contraire à la tradition historique de l’Église ainsi qu’aux conditions nouvelles dans lesquelles l’Église agit, a souligné encore le métropolite. Cela abroge les décisions du Concile orthodoxe de 1872 qui a condamné l’ethnophylétisme comme « venin de serpent », et nous voyons ici des tentatives de « fabrication » de certains groupes ecclésiastiques ethniques fermés. Or, ce Concile (de 1872) a été confirmé lors du récent Grand et Saint Concile tenu en Crète. La session du Conseil ecclésiastique central de l’Église orthodoxe serbe en Amérique du Nord et du Sud s’est poursuivie jusqu’au samedi 10 décembre. À la fin des discussions, le métropolite Amphiloque est revenu sur la canonisation de saint Mardaire, et a souligné qu’il convenait d’y inviter tous les évêques orthodoxes d’Amérique ainsi que le patriarche œcuménique, le patriarche de Moscou et le patriarche de Serbie. Le métropolite a également suggéré qu’au nom du Conseil ecclésiastique central soit envoyé une lettre de félicitation au nouveau président américain Donald Trump, qui a la sympathie de tout le peuple serbe. L’évêque Maxime a rappelé que le saint évêque Mardaire avait en son temps écrit au président des États-Unis, lequel lui avait envoyé une réponse bienveillante. La proposition du métropolite Amphiloque a été adoptée, et l’évêque d’Amérique orientale Irénée a été chargé de rédiger la lettre en question.

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Session du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à New York

Le jeudi 8 décembre, la session ordinaire du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a été ouverte en la résidence synodale à New York par son primat le métropolite Hilarion. Ont participé à la session l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique de l’Ouest Cyrille, l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel, l’archevêque de Chicago et d’Amérique centrale Pierre, l’évêque de Manhattan Nicolas et l’évêque de Sacramento Irénée. L’archimandrite Romain (Krasovsky), chef de la Mission de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Jérusalem, a exposé en détails la vie des couvents russes de l’Ascension sur le Mont des Oliviers et de Sainte-Marie-Madeleine à Gethsémani, ainsi que de la laure Saint-Chariton-le-Confesseur. Il a également évoqué les préparatifs, au Mont des Olivers, des fêtes dédiées au 200ème anniversaire de la naissance de l’archimandrite Antonin (Kapoustine), ainsi que les bonnes relations entre les deux parties de la Mission orthodoxe russe à Jérusalem, grâce au travail commun de leurs chefs. Les archipasteurs ont évoqué la situation dans le diocèse de Grande-Bretagne, où les fresques de la cathédrale de la Dormition à Londres sont actuellement peintes par les meilleurs iconographes sous la direction d’un professeur de l’école iconographique de l’Académie ecclésiastique de Moscou. Les fresques seront terminées en automne de l’an prochain, et il est prévu alors de procéder à la grande consécration de l’église, qui sera alors dédiée à la Nativité de la Mère de Dieu [les deux églises orthodoxes russes de Londres, celles du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières étant actuellement dédiées à la même fête, i.e. la Dormition, ndt). Après avoir écouté le rapport de l’archevêque Marc de Berlin et d’Allemagne, le Synode des Evêques a donné satisfaction à la requête de celui-ci demandant d’être libéré de la charge du diocèse de Grande-Bretagne. Les paroisses concernées seront désormais rattachées directement au président du Synode des évêques. L’archiprêtre André Sommer, vice-président du Département synodal de la jeunesse, a fait un rapport sur le chœur synodal des jeunes, créé l’an passé, lequel a effectué un pèlerinage en mai de cette année aux lieux saints de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Ce chœur a participé aux offices aux Laures de Kiev et de Potchaïev, au monastère de l’Ascension à Bantcheny (diocèse de Tchernovtsy et Bucovine), au monastère de la Protection de la Mère de Dieu et dans les autres églises de la capitale ukrainienne. Sur l’initiative du Département synodal de la jeunesse a été organisé le programme « la tirelire scolaire », par laquelle les élèves des écoles paroissiales russes en Amérique du nord ont récolté plus de 10’000 dollars pour l’orphelinat du monastère de l’Ascension à Bantcheny. Outre le pèlerinage en Ukraine, le chœur des jeunes a donné des concerts et a participé aux offices à la cathédrale synodale à New York, ainsi que dans les églises Saint-Séraphim à Sea-Cliff et de la Protection de la Mère de Dieu à Glen Cove, dans l’État de New York. L’archiprêtre André Sommer a mentionné que l’an prochain marquera le dixième anniversaire du rétablissement de la communion dans l’Église orthodoxe russe, et que les programmes et projets du Département de la jeunesse ont beaucoup contribué au renforcement de cette unité. L’archiprêtre a ensuite évoqué l’œuvre sociale dudit Département, a présenté le plan d’activité pour l’an prochain, et a répondu aux questions des évêques présents à la Session. Le Synode des évêques a décidé que la prochaine Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières aurait lieu du 9 au 15 juin 2017. Une commission destinée à sa préparation sera constituée de l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel, de l’archevêque de Chicago et d’Amérique centrale Pierre et de l’évêque de Manhattan Nicolas. Le Synode des évêques a également examiné la question du centenaire de la révolution russe. À ce sujet, le Synode des évêques s’adressera au clergé et aux fidèles par un message particulier et a donné sa bénédiction pour commémorer dans la prière, en 2017, « toutes les victimes innocentes au temps des malheurs, qui ont été tuées, ont souffert et été torturées, qui ont péri en exil et en prison d’une mort terrible, eux dont Toi seul, Seigneur, connais les noms ». Cette commémoration aura lieu dans toutes églises relevant de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, le samedi de l’abstinence de viande, les samedis des défunts du Grand Carême et le samedi de saint Dimitri. Un décret sera envoyé à ce sujet à tous les évêques diocésains. Le deuxième jour de la session, le Synode des évêques a examiné un rapport sur le projet de location de certaines parties du bâtiment du Synode à New York ainsi que sur la rénovation de celui-ci. Le Synode des évêques a confié au Comité synodal des traductions de revoir la traduction anglaise de l’office à saint Jonas, évêque de Hankou [Mandchourie, +1925]. Le comité devra présenter un rapport à ce sujet lors de la prochaine session du Synode. Ensuite, le Synode a pris une série de décisions administratives et a approuvé un projet de lettre de félicitations au président Trump nouvellement élu. Enfin, le métropolite Hilarion de New York et d’Amérique orientale a remercié ses frères dans l’épiscopat pour leur amour, leur sagesse et le zèle dans leur activité. La prochaine session du Synode aura lieu en février 2017.

Source : 1 et 2

Sixième assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Australie, Nouvelle Zélande et Océanie

La sixième assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Australie, Nouvelle Zélande et Océanie a tenu sa séance de travail le jeudi 8 décembre. Celle-ci a eu lieu au bureau de l’Archidiocèse orthodoxe grec de Sydney. Conformément au règlement des Assemblées épiscopales dans la diaspora orthodoxe, la séance était présidée par le représentant du Patriarcat œcuménique, S.E. l’archevêque Stylianos. Les évêques canoniques suivants des diocèses orthodoxes d’Australie et de Nouvelle Zélande ont participé à la session : l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’archevêque Paul (Patriarcat d’Antioche), l’évêque Georges de Canberra (Patriarcat de Moscou – Église russe hors-frontières), l’évêque Silouane (Patriarcat de Serbie), l’évêque Michel (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Amphiloque (Patriarcat œcuménique), l’évêque Ezechiel, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Séraphim d’Apollonia, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Nicandre de Dorilaion, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique), l’évêque Jacques de Miletoupolis, évêque auxiliaire de l’archevêque Stylianos (Patriarcat œcuménique). Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Assemblée épiscopale a mentionné le 25ème anniversaire de l’élection et de l’intronisation de S.S. Bartholomée en tant qu’archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome, et Patriarche œcuménique. Il a également souhaité la bienvenue au nouvel évêque serbe, Mgr Silouane, au sein de l’Assemblée épiscopale. L’archevêque Stylianos a souligné l’importance du Saint et Grand Concile qui a eu lieu en juin de cette année. Il a déclaré ensuite que, après de nombreux siècles, grâce aux efforts du patriarche Bartholomée et des primats des Églises orthodoxes, avec la participation de nombreux hiérarques, l’unité de l’Église orthodoxe a été proclamée au monde. En outre, l’occasion y a été donnée de discuter des conditions difficiles dans lesquelles l’Église orthodoxe doit s’affirmer elle-même dans une monde sécularisé et plein de défis. L’Église orthodoxe est appelée à répondre à ceux-ci et à guider le peuple orthodoxe. Après la séance de travail, un communiqué a été publié, dans lequel les évêques ont souligné les problèmes auxquels est confrontée l’Église orthodoxe en Australie et en Nouvelle Zélande : la sacralité du mariage entre un homme et une femme doit être manifestée dans la vie du couple béni par Dieu au moyen du sacrement du mariage ; le programme d’éducation basé sur des principes chrétiens, grâce auquel un enfant peut être élevé ; canonicité des clercs en Australie ; aumôniers orthodoxes à l’université ; rapport sur les aumôniers des hôpitaux. Les évêques ont dénoncé toute forme de violence qui est faite au nom de la religion. Ils ont aussi appelé chacun à exprimer et à cultiver le respect mutuel, indépendamment de la race, de la langue, et la religion ou des convictions personnelles. Le site de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques en Australie, Nouvelle Zélande et Océanie donne des renseignements très détaillés sur l’orthodoxie dans ces pays, avec la liste des évêques, le nombre et la situation des églises et monastères de toutes les juridictions, une carte interactive, etc.

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En Terre Sainte a eu lieu une réunion des deux chefs de mission de l’Église orthodoxe russe

Le jeudi 2 décembre, au couvent russe de l’Ascension sur le Mont des Oliviers, a eu lieu, sous la présidence de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Église orthodoxe russe hors-frontières) une réunion commune de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem pour l’organisation, en 2017, des fêtes jubilaires à l’occasion du 170ème anniversaire de la fondation de la mission, du 145ème anniversaire de la consécration de l’église de la Sainte-Trinité et du 200ème anniversaire de la naissance de l’archimandrite Antonin (Kapoustine). À la réunion ont participé les chefs des deux missions ecclésiastiques russes à Jérusalem, l’archimandrite Romain (Krasovsky, Église russe hors frontières) et l’archimandrite Alexandre (Elisov, Patriarcat de Moscou). La réunion constitue la suite de la rencontre qui a eu lieu à Moscou le 18 novembre avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille. Lors de la réunion ont été examinées les questions liées à la réalisation des manifestations jubilaires concernant Jérusalem.

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Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II : « Dans les affaires ecclésiastiques, il n’y a pas de place pour la politique »

Les politiciens ne doivent pas se mêler des affaires ecclésiastiques, il est indispensable d’observer le principe de l’unité ecclésiale, a déclaré le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, dans une interview à l’agence russe RIA Novosti, alors qu’il commentait les tentatives de créer en Ukraine une Église ukrainienne indépendante. « Je connais très bien l’Ukraine, tant les évêques que les fidèles, et j’ai une très bonne représentation des stimuli qui dirigent les gens qui tentent aujourd’hui de semer la discorde en Ukraine. Dès le début, alors que venait de surgir le problème du schisme ecclésial, le patriarcat d’Alexandrie et moi-même en tant que son représentant avons adopté la position selon laquelle l’Église d’Ukraine constitue une part indissociable de l’Église orthodoxe russe. Et lorsque j’ai célébré la divine Liturgie en la Laure des Grottes de Kiev, j’ai déclaré que pour l’Église d’Alexandrie, le primat canonique de l’Église canonique d’Ukraine était le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Vladimir (Slobodan, +2014, ndt). Ensuite, lorsque les schismatiques ont tenté sans invitation, par la violence, de pénétrer dans l’église de la Sainte-Trinité à Odessa, qui était alors metochion de l’Église d’Alexandrie, je suis allé devant la porte et je leur ai dit : c’est hors de question. L’Église ancienne d’Alexandrie formule ainsi sa position : nous nous tenons devant Dieu avec l’Église orthodoxe russe et nous appelons à ce que l’Église orthodoxe soit une et indivisée, comme cela a toujours été. Dans les affaires ecclésiales, il n’y a pas de place pour la politique. Celle-ci va et vient, tandis que l’Église reste dans les siècles », a déclaré le primat de l’Église d’Alexandrie.

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Fête patronale de l’église Saint-Jean-Chrysostome à Kinshasa

La paroisse de Kasangulu à Kinshasa (République démocratique du Congo) a fêté la mémoire de son saint protecteur, St Jean Chrysostome. Le matin a été célébrée la sainte Liturgie, présidée par l’archimandrite Théodose (Tsitsivos), qui représentait le métropolite de Kinshasa Nicéphore, qui se trouve actuellement en Grèce avant de se rendre à Alexandrie pour participer aux travaux du Saint-Synode. Le père Théodose concélébrait avec le recteur de l’église, le père Gérasime Kanku et avec les diacres Chrysostome Kamuanga et Gérasime Belesi. Tous les fidèles sont arrivés très tôt à l’église afin d’honorer le saint de leur paroisse. Une chorale nombreuse avec de belles voix chantait l’office des matines et la sainte Liturgie. À l’issue de l’office le père Théodose a prononcé une homélie et transmis les vœux du patriarche d’Alexandrie Théodore II et du métropolite Nicéphore. À l’extérieur de l’église, les enfants ont marqué l’événement avec des chants et des récits sur la vie de saint Jean Chrysostome.

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Le nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, nommé par Donald Trump, est chrétien orthodoxe

Donald Trump a nommé Reince [Reinhold Richard] Priebus, un chrétien orthodoxe, comme secrétaire général de la Maison Blanche à partir de janvier 2017. C’est par les efforts conjoints du futur secrétaire général et des autres orthodoxes membres du parti républicain, que la nécessité de défendre la liberté religieuse dans des endroits à risques élevés pour les chrétiens orthodoxes, a été ajoutée à la plateforme du parti mentionné, selon le site officiel de l’Archidiocèse grec d’Amérique. R. Priebus est un membre actif de la cathédrale orthodoxe grecque Sainte-Sophie à Washington. En 2016, il a adressé le message pascal suivant : « Christos anesti ! [«Le Christ est ressuscité ! »] Je souhaite aux chrétiens orthodoxes dans le monde entier une fête de Pâques heureuse et bénie. Comme notre Église l’a fait durant des générations, nous célébrons la résurrection du Christ et l’amour de Dieu, qui nous a donné un Sauveur. Tout comme les premiers chrétiens louaient Dieu à la vue du Tombeau vide, nous louons également notre Dieu bon et miséricordieux pour sa victoire sur la mort. L’œuvre sacrificielle du Christ fournit un exemple à nous tous, et nous nous joignons avec le Psalmiste en disant : « Tu m’as fait connaître les voies de la vie ». Pâques est un moment de célébration de la vie nouvelle, et je prie pour que nous puisions ce nouvel espoir durant toute l’année ». Sur son compte personnel Twitter, il a écrit : « À mes amis grecs orthodoxes, Kalo Pascha et Christos anesti ! (« Bonne fête de Pâque et le Christ est ressuscité ! »

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Interview de l’archimandrite Luc (Murianka), recteur du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église russe hors-frontières) aux États-Unis, au sujet des manifestations dédiées au millénaire du monachisme russe sur le Mont Athos, à Moscou

Du 21 au 25 septembre 2016 ont eu lieu à Moscou des célébrations solennelles dédiées au millénaire du monachisme russe sur le Mont Athos. L’archimandrite Luc (Mourianka), recteur du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église russe hors-frontières) aux États-Unis a participé à celles-ci, notamment à la conférence académique et à l’assemblée des pères et mères higoumènes de l’Église russe. Le diacre André Psarev a rencontré le père Luc et lui a demandé d’évoquer ses impressions.

– Père Luc, vous venez de rentrer de votre court voyage en Russie, moins d’une semaine. Votre attachement à Jordanville est impressionnant. Quel était le but de votre voyage ?

– On m’a invité aux festivités du millénaire de la présence monastique russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. À Moscou se sont réunis plus de 600 pères et mères higoumènes des monastères, qui ont participé aux offices liturgiques, aux conférences, aux discussions, à l’inauguration de l’exposition consacrée à cet événement au musée de la cathédrale du Christ Sauveur.

– Ces solennités ont duré cinq jours. Je comprends qu’il y avait de nombreux spécialistes venus de tous les coins du monde. Qu’avez-vous appris au cours de ce séjour intensif à Moscou ?

– Nous avons écouté les interventions de S.S. le patriarche Cyrille, avons participé aux conférences et aux discussions qui étaient édifiantes et nous étaient destinées, à nous, membres de la communauté monastique, particulièrement aux pères et mères higoumènes. Au cours des conférences et des discussions, qui nous ont encouragés, nous avons reçu une série de recommandations. On nous a présenté le tableau du passé lointain (avant la révolution), de ce qui s’est produit pendant la révolution, et ce qui se passe concrètement dans la vie monastique aujourd’hui. Cela m’a beaucoup ému, et j’ai ressenti un sentiment de renouveau spirituel, lorsque Sa Sainteté a décrit très clairement la situation des monastères en Russie, faisant remarquer les côtés forts ainsi que les problèmes auxquels se heurte la vie monastique en Russie aujourd’hui. Des évêques et des prêtres de différentes régions sont également intervenus, principalement de Russie. Je voudrais mentionner la communication du hiéromoine Kyrion du monastère Saint-Pantéléimon sur l’histoire des traditions monastiques athonites, ainsi que la conférence de Jean-Claude Larchet sur la vie spirituelle et le monachisme. Le plus utile et le plus édifiant pour moi étaient les interventions concernant l’importance de la confession, la révélation des pensées, et l’obéissance. Les autres interventions portaient un caractère plus historique, académique. Pour moi, les interventions les plus importantes étaient celles qui concernaient la pratique de la vie monastique, et je suis parti avec certaines idées que je pourrais réaliser ici. Ainsi, la cause la plus importante de mon voyage était de trouver la possibilité d’améliorer notre communauté monastique ici, à Jordanville.

– Avez-vous eu aussi la possibilité de vous rendre à la Laure de la Trinité-Saint-Serge ?

– Non. Ce jour-là, notre groupe était scindé et nous pouvions choisir : rester à Moscou et écouter le message du Patriarche aux pères et mères higoumènes, tandis que l’autre groupe, d’inspiration plus académique, est allé à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. J’aurais naturellement voulu visiter la Laure. Mais j’étais venu à Moscou en tant qu’higoumène de monastère, afin de participer à la rencontre même, au cours de laquelle le Patriarche exposait ses pensées, ses idées et nous prodiguait ses conseils.

– Avez-vous eu la possibilité de rencontrer vos collègues – higoumènes de Russie ou d’autres endroits, et d’échanger des points de vue ?

– Oui, entre les conférences, on avait du temps. Mais nous avons tant entendu, discuté, et nos discussions étaient à tel point fournies, que pour intervenir et discuter, nous avons omis certaines interruptions prévues. Mais, entre les interventions et les conférences, et également à d’autres moments, j’avais la possibilité d’entrer en contact avec les higoumènes russes, particulièrement avec trois d’entre eux, et j’ai discuté certaines de mes idées avec l’higoumène Sophie de Saint-Pétersbourg. J’ai été très impressionné par la façon dont elle a évoqué les difficultés qui surgissent aujourd’hui devant les pères et mères higoumènes en Russie, en raison du milieu culturel et psychologique dans lequel vit la jeunesse. Et lors de la formation d’une communauté monastique, il faut une approche strictement individuelle de chaque personne. Elle a commenté de façon intéressante la situation dans laquelle elle doit agir aujourd’hui, alors qu’Internet est encore pire que toutes les sortes de drogues. Et on a souvent parlé de cela pendant la conférence. Le patriarche et les autres intervenants ont soulevé le problème de moines obsédés par les téléphones portables et l’internet. C’est une partie du monde réel ; l’ouverture envers le monde. Il faut nous attendre à ce que les moines viendront vers nous avec leurs difficultés, leurs faiblesses et nous devons avoir les yeux ouverts pour regarder ces choses et les résoudre. Il ne faut pas tout idéaliser. Il faut simplement les accepter et, comme l’a fait remarquer Mère Sophia, la communauté monastique nécessite une approche très individualisée. Une seule règle pour tout le monde, cela ne fonctionne pas. C’est impossible.

– Puis-je en déduire que vos impressions du voyage sont très positives ?

– J’ai beaucoup appris. Je pense que le patriarche et les autres intervenants ont défini très clairement deux problèmes principaux de la Russie : l’absence de continuité entre le présent et le passé, ainsi que le jeune âge de nombreux dirigeants de monastères, recteurs et higoumènes. Comme l’a dit le patriarche « vous devez enseigner les autres, mais vous-mêmes devez encore apprendre ». Pendant le communisme, les maîtres spirituels étaient chassés, et les monastères, détruits. Les gens qui avaient quelque continuité qui pouvait être transmise, étaient disparus dans bien des cas. Ainsi, beaucoup de communautés monastiques sont constituées de personnes qui ont très peu d’expérience et n’ont pas reçu l’enseignement de l’ancienne génération. Et des gens absolument sans expérience s’engagent dans le monachisme. C’est pour ainsi dire depuis zéro. Comme me l’a dit une fois le métropolite Laur, et je ne l’ai pas alors compris, la Russie doit tout recommencer comme du temps du saint prince Vladimir. Maintenant, je comprends de plus en plus qu’il en est réellement ainsi. Je suis très reconnaissant pour ce que j’ai entendu sur la continuité parce que cela me donne une meilleure perspective pour l’avenir de notre monastère. Il existe chez nous une tradition ininterrompue. J’ai en vue cette génération qui n’est plus là. J’ai eu la possibilité d’apprendre chez elle, d’être en contact avec elle et d’avoir à lui obéir. Je sais que le lieu où ils ont reçu leur expérience monastique est authentique, lié au passé. Par le lien physique, par la lecture de beaucoup de ce qu’ont laissé les pères plus anciens, par les conseils qu’ils me donnaient à diverses occasions, je me rappelle exactement ce qu’ils me disaient. Et ces conseils m’ont réellement formé. J’ai vu comment ils ont été formés, aussi je sais qu’ici, à Jordanville, existe la tradition monastique ininterrompue.

– Peut-être est-ce là ce que nous pourrions apporter au monachisme contemporain ?

– Oui, nous pourrions… Si nous sommes suffisamment humbles pour ne pas penser que nous avons des réponses à toutes les questions. Si je pensais que peux enseigner 600 pères et mères higoumènes, ce serait absurde, et je ne peux même y songer un seul instant. J’ai partagé certaines de mes pensées, répété certaines paroles de l’archimandrite Cyprien (Pyjov), de Mgr Laur, et d’autres pères de Jordanville, j’ai partagé l’expérience que j’ai reçue pendant quatre décennies de mon séjour au monastère. Tous les participants au forum étaient plus jeunes que moi, à l’exception, peut-être, de Sa Sainteté.

– Vous étiez probablement l’un des plus anciens clercs selon l’ordination ?

– Dans une certaine mesure, oui. Je ne l’ai pas demandé. Nous ne devons pas aspirer à occuper la première place, aussi je me suis « caché », jusqu’à ce qu’ils me traînent littéralement devant. Ils ont continué à me pousser toujours plus devant jusqu’à ce qu’à la fin je me trouve pratiquement à côté du dernier évêque. On m’a réellement poussé et on m’a dit : « Allez, allez, là-bas ! »

– Alors, en principe, d’après ce que j’entends de vous, nous pourrions apporter – humblement – quelque chose au monachisme contemporain ?

– Je pense que oui, mais c’est très individuel, si quelqu’un nous le demande. Dans des contacts personnels, j’exprime librement mes pensées, ce que j’ai vécu moi-même, et je parle de ces leçons que j’ai apprises des pères plus anciens. Et dans chaque cas, comme je l’ai vu, ils le reçoivent avec étonnement, même avec une certaine perplexité. Pour eux, c’était une véritable édification, comme s’ils l’entendaient pour la première fois. Et ils disaient : « Nous ne savons comment lutter contre cela. C’est étonnant ! Nous n’avons jamais entendu parler de cela auparavant, et effectivement, nous pourrions utiliser cette expérience ! » Malheureusement, de nombreuses fois, les jeunes pères et mères higoumènes prennent simplement des livres, les règles, différentes directives monastiques, et avec ces textes, ils commencent la vie monastique. Ils n’ont pas la tradition vivante pour les interpréter, afin de savoir comment les appliquer correctement. J’ai parlé du cœur, et cela a produit de l’impression. Je ne m’y attendais pas. Je n’étais pas là pour impressionner.

– Père Luc, pourquoi la Russie est-elle si importante pour le monde monastique et académique de Jordanville ? À quel point est-il important pour nous de rester à l’écoute de la Russie ?

– Parce que nous sommes une partie de l’Église russe. C’est le lieu d’où proviennent nos racines – l’Église russe. C’est là que se produit une véritable et grande renaissance spirituelle et, en partie, dans la vie monastique. Beaucoup de personnes sincères qui mènent une façon de vivre orthodoxe, une façon de vivre monastique, ils s’y efforcent à tout le moins. Je pense qu’il est important d’être en contact, dans la mesure du possible, avec ces gens, car nous pouvons aussi apprendre chez eux, nous pouvons nous édifier et puiser de l’inspiration de leurs œuvres. En étant en contact avec eux, en les écoutant, je suis revenu après avoir acquis des informations utiles, inspiré par les offices liturgiques, la pieuse vie. Je pense que les gens doivent aller là-bas et faire l’expérience de tout cela. L’instruction et l’érudition en Russie sont immenses. Et le niveau s’élève tout le temps. J’ignore s’il y a une limite à tout ce qui se produit maintenant, mais parfois j’avais que le sentiment, que la vie théologique, académique, étaient restées au XIXème ou s’approchait du XXème s. Pour cette raison, certains de leurs points de vue théologiques sont parfois une surprise pour nous. C’est comme si nous parlions à des gens qui vivaient dans les années 1840 ou 1880, et non d’après notre expérience, qui nous est venue des dirigeants spirituels qui ont posé les bases et qui dirigent aujourd’hui la vie de l’Église russe hors-frontières. C’est encore une question très importante.

– De tout ce que vous avez dit, je peux également tirer la conclusion que le niveau des discussions était honnête et ouvert. Est-ce le cas ?

– C’était très « désaltérant ». Je me rappelle, il y a cinq à dix ans, alors que j’étais en Russie dans le cadre des commissions pour la réconciliation de nos deux Églises, il n’y avait guère le souhait de parler avec franchise sur ce qui s’était produit durant les 70-80 dernières années. Même lorsque nous avons fait mention de certaines choses, se manifestait, semblait-il, une sorte de réticence lors des discussions. Mais cette fois-ci, j’ai entendu parler à plusieurs reprises, tant par S.S. le patriarche Cyrille que par les autres intervenants, des destructions accomplies par les bolcheviques, leurs violences, les tueries massives, etc. La discussion était très ouverte, alors qu’avant ils s’efforçaient de ne pas parler de ces choses. Cette fois, il n’y avait absolument plus aucun doute, et la dernière chose dite par le patriarche était : « Nous serons bientôt en 2017, et ce sera le temps opportun pour nous de nous rappeler et de refaire l’examen tout ce qui nous est arrivé et pourquoi ». Pour la Russie, il est très important d’avoir une compréhension véritablement orthodoxe, spirituelle, de la révolution – non pas politique, mais spirituelle – de ce que cela signifie et comment cela s’est produit. Comme on le dit : « C’est comme si Dieu avait dit : « Vous voulez créer le paradis sur terre ? Alors essayez, et regardez ce qui en résulte. Regardez si vous pouvez vivre sans Moi et sans le tsar russe gardé de Dieu ». St Jean de Cronstadt disait qu’il ne fallait pas toucher à l’Oint de Dieu [le tsar], sans quoi il y aurait une effusion de sang. Et c’est se qui s’est produit précisément, c’est ce que qu’avaient prévu les prophètes russes. Je pense que tout cela est repensé maintenant. Et de ce que j’ai vu se dégage une très bonne perspective. Le patriarche a mentionné beaucoup de faiblesses dans la vie monastique, dont certaines, au demeurant, existaient dans la Russie prérévolutionnaire. Il a dit que le monastère doit être un lieu de prière et non un kolkhoze, où les gens simplement travaillent. Il a encore dit que nous devions être très prudents, ne pas penser que la vie monastique correcte résultera du travail jour et nuit. Il a ajouté que ce n’est pas du tout cela pourquoi nous étions réunis ici. On peut dire qu’il nous a fait des reproches, il nous a dirigés, a parlé des défauts du passé et du présent, avec l’espoir qu’ils ne se transmettront pas dans l’avenir, que la situation s’améliorera. En conclusion, Sa Sainteté a dit qu’il fallait faire tout très prudemment et avec amour. Nous ne devons pas sortir avec le marteau ou la hache et imposer aux gens la discipline militaire. Il ne faut absolument pas corriger les choses de cette façon ; lorsque nous commençons à appliquer la règle, il faut se souvenir de la personne concrète. Je considère que cela est absolument correct, et je l’ai toujours pensé ainsi. Si vous voulez, une bonne conclusion de cette interview serait de rappeler l’approche individuelle de l’homme et de la manifestation de l’amour envers lui. Lorsque vous commencez à appliquer des règles etc., vous devez le faire avec amour et vous rappeler de la personne individuelle et ne pas insister pour imposer une seule règle à tout le monde. Il faut avoir cela en vue. Il y a des choses communes qui sont bonnes et auxquelles on doit aspirer. Lorsque nous commençons à corriger et à diriger, il faut prendre en compte l’époque à laquelle nous vivons et les personnes avec lesquelles nous parlons.

– Merci beaucoup pour cette interview instructif, père Luc. C’était très agréable d’entendre parler de votre voyage et de vos impressions positives.

– Je voudrais remercier les organisateurs de la conférence pour l’invitation. J’ai acquis une impression très bonne de leur travail, auquel ont pris part beaucoup de jeunes. Ce qui m’a frappé le plus, est qu’ils se conduisaient avec beaucoup de déférence, d’attention et de culture spirituelle, tous depuis le premier jusqu’au dernier, qui m’a ouvert le coffre du taxi lorsqu’il m’a conduit à l’aéroport. Il s’est incliné devant moi, a pris la bénédiction et m’a dit : « Que Dieu bénisse votre voyage, que l’Ange vous accompagne durant votre voyage ».

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion au sujet de l’élection de Donald Trump : «Avec son élection apparaît l’espoir de l’amélioration de tout le système des relations internationales»

met.HilarionLe métropolite de Volokolamsk Hilarion a accordé une interview à l’agence russe « Interfax Religion » au sujet de l’élection de Donald Trump, que nous reproduisons intégralement ci-dessous :

– Monseigneur comment évaluez-vous la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles aux États-Unis ?

– Les élections présidentielles sont une affaire interne des États-Unis d’Amérique. Nous ne sommes ici que des observateurs extérieurs. Mais j’ai suivi avec grand intérêt le développement des événements, particulièrement lors des dernières heures avant l’annonce des résultats. La chaîne télévisée CNN a fait une retransmission en direct, et le ton des commentaires changeait au fur et à mesure que tous les États, les uns après les autres, donnaient leur préférence à Trump. Mais à quel point ces estimations étaient-elles objectives ? Lorsque les élections elles-mêmes ont commencé, un favori s’est dessiné depuis le début. Cela a amené les commentateurs de CNN à un certain embarras, et je dirais même, à un choc. Ils se sont efforcés de trouver une explication, et chacun le faisait à sa façon. L’un accusait de tout le directeur du FBI, l’autre en est arrivé à dire que la Russie était coupable de tout. Il a dit à peu près ce qui suit : « Ce sont les premières élections dans l’histoire de l’Amérique quand l’ennemi s’en mêle directement ». Et il a nommé la Russie. Or, le peuple américain, au cours de toute la campagne pré-électorale avait la possibilité d’observer les candidats, d’écouter leurs interventions, évaluer leur approche des problèmes internationaux. Et il a fait son choix en conséquence. La rhétorique de Mme Clinton n’a pas convaincu la majorité des électeurs, et même le soutien actif du président en exercice Obama ne lui a pas ajouté des voix.

– Qu’est-ce qui, à votre avis, a été décisif pour les électeurs américains ?

– Le choix n’était pas seulement entre deux personnalités. En fait, la question suivante était posée aux Américains : voulez-vous que tout reste comme tel, ou voulez-vous des changements ? Et le peuple américain a voté pour les changements.

– Qu’est-ce qui est important, pour vous personnellement dans ces élections ?

– Pour moi, en tant que président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, c’est la question du Moyen Orient qui m’a particulièrement intéressé. La politique de l’Amérique au Moyen Orient, à commencer par le renversement de Saddam Hussein et jusqu’aux derniers événements en Syrie, a été, de mon point de vue, à courte vue et erronée. Renversant les uns après les autres les régimes existants dans les pays du Moyen Orient, soi-disant au nom de la démocratie, l’Amérique n’a apporté ni celle-ci, ni la liberté à la région. Au contraire, elle a provoqué le chaos, l’exil massif de la population civile, le génocide des minorités ethniques et religieuses. Les terroristes de « l’État islamique » n’auraient pas eu un tel succès en Syrie et en Irak s’ils n’avaient reçu de soutien international. Trump a parlé de tout cela directement et sans ambiguïté. Il a critiqué le gouvernement américain pour sa politique moyen-orientale, pour son refus de relations d’alliance avec la Russie. Et le peuple américain l’a entendu.

– Quelle doit être l’attitude des Russes envers l’issue des élections aux États-Unis d’Amérique ?

– Je ne pense pas que nous devions nous livrer à l’euphorie à l’occasion de la victoire du candidat républicain. Le temps montrera quel président il sera, s’il tient les promesses qu’il a données pendant la campagne électorale. Mais avec son élection apparaît l’espoir d’une amélioration de tout le système des relations internationales, pour la création d’une coalition du monde entier contre le terrorisme.

Source: Interfax

Le métropolite de Boston Méthode (Patriarcat œcuménique) s’est exprimé contre la légalisation de la marijuana dans l’État du Massachussetts

Le diocèse grec-orthodoxe de Boston participe de façon active aux efforts de l’archevêché catholique-romain de la ville, du gouverneur du Massachussetts Charlie Baker, du maire de la ville Marty Walsh et encore de 150 groupes et confessions religieuses pour empêcher la légalisation de la vente et de la consommation de la marijuana dans l’État du Massachussetts et, par conséquent, dans la ville de Boston. La question sera posée aux électeurs le mardi 8 novembre. Dans une interview à l’hebdomadaire grec-américain « Ethniko Kyrix », le métropolite de Boson Méthode a déclaré que « cette initiative a été démarrée par le cardinal Sean O’Malley, et adoptée par 150 dirigeants religieux, et il s’agit que cette loi ne soit pas approuvée, car beaucoup de jeunes sont morts de la marijuana et d’autres drogues encore plus fortes », ajoutant que « la marijuana mène à des drogues plus fortes ». Le métropolite Méthode a déclaré également que « dans l’État du Colorado, où la drogue a été légalisée, il y a beaucoup de localités où la marijuana est vendue dans les McDonalds et les Starbucks. Étant questionné sur ce que disent nos prêtres au sujet de la marijuana et des drogues en général, sachant que des jeunes de la colonie grecque sont morts par surdose, le métropolite a dit « que tous ces jeunes qui sont décédés des suites de la consommation de drogue, ont commencé par la marijuana, ont essayé, deviennent intoxiqués et peu à peu passent à d’autres drogues ». Il a ajouté que « c’est dans l’État du New Hampshire qu’existent un sérieux problème, avec de nombreux décès suite à des surdoses de drogue, et le maire grec de Manchester-by-the- Sea Ted Gatzas peut vous dire beaucoup de choses à ce sujet ». Le métropolite Méthode propose aux Grecs orthodoxes du Massachussetts et de Boston de voter contre la loi. À la question qui lui était posée, le métropolite a répondu « oui, naturellement, je propose que l’on vote non à la loi N°4 [sur la libéralisation de la drogue] », et a ajouté que « bien que nous recevions certains courriels dans lesquels on nous dit de ne pas nous mêler de questions politiques, car il y a une séparation entre l’État et l’Église, nous répondons qu’il ne s’agit pas ici d’une question politique, mais d’un sujet moral et à coup sûr pastoral, et encore une question de vie ou de mort pour ces jeunes ». « Nous avons le devoir d’exprimer notre opinion au sujet de questions de nature pastorale. Ce serait une faute de ma part si je disais aux gens « votez Trump, ou votez Clinton », ce n’est pas mon affaire, et je n’ai pas le droit de faire quelque chose de pareil, et je ne ferai jamais. Mais il s’agit ici des drogues qui, elles, menacent la vie de nos gens et surtout celles de nos jeunes, et nous avons le devoir de parler », a-t-il conclu.

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La nouvelle église Saint-Nicolas de Manhattan (archevêché orthodoxe grec d’Amérique) prend forme

A New York, la discrète église orthodoxe grecque Saint-Nicolas de Manhattan qui se trouvait près du World Trade Center a été détruite par l’attentat du 11 septembre. 15 années plus tard, la nouvelle église commence à prendre forme, sous la direction du célèbre architecte Santiago Calatrava. L’église Saint-Nicolas comprend des éléments byzantins de Sainte-Sophie et de l’église de Moni-in-Chora (Kariye Camii) de Constantinople. Ces prochains jours, le dôme majeur de l’église sera mis en place.

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Vidéo de l’ouverture du tombeau du Christ

Le magazine National Geographic vient de mettre en ligne une vidéo exceptionnelle. Le tombeau de Jésus-Christ, recouvert depuis la Renaissance d’une épaisse plaque de marbre, a été ouvert cette semaine par des scientifiques afin de procéder à sa restauration. Depuis le 22 mars dernier, les travaux la restauration complète du Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre sont entrepris.

Appel à soutenir l’Église orthodoxe en Haïti après l’ouragan « Matthew »

Il y a deux semaines un terrible ouragan a causé 900 morts et près de 1,5 millions de sans-abris au sud d’Haïti. L’une de nos paroisses, la Paroisse saint Jean de Shangaï, dans le sud du pays est encore en grande difficulté. Beaucoup de nos fidèles vivent sous des tentes ou des abris de fortune. Une démarche de solidarité a pris naissance à la Paroisse saint Job à Bruxelles pour soutenir les Haïtiens en cette circonstance et au-delà. Nous appelons toutes les paroisses orthodoxes à prendre part à cet élan de solidarité. Ce soutien peut être ponctuel ou durable selon les propositions que nous formulons dans les lignes suivantes.

L’Église orthodoxe en Haïti
L’Église orthodoxe est présente en Haïti depuis les années 80. En 1994, le travail missionnaire du prêtre orthodoxe haïtien Abraham Lapointe a été reconnu par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières (EORHF). En 1995, le Père Jean Dumais a été ordonné au Séminaire de Jordanville, dans l’État de New York. Celui-ci, actuel Responsable National de la Mission orthodoxe d’Haïti, fonda l’église Notre Dame de la Nativité, actuellement la plus ancienne église orthodoxe (russe) dans la capitale du pays. Six autres églises devaient suivre et cartographient actuellement le sol haïtien.

Les difficultés
Dès le début, l’Église orthodoxe en Haïti a été confrontée à la pauvreté de ses fidèles. Au fur et à mesure qu’elle grandit, elle est de plus en plus comme « obligée » de les soutenir financièrement et socialement. Notre but est la prédication de l’Évangile du Salut de Jésus Christ au sein de son Eglise, mais comment prêcher à l’autre sans tendre l’oreille à sa souffrance? En fermant les yeux sur la misère des destinataires du Message? De plus, cette pauvreté matérielle des paroissiens est souvent associée à une pauvreté intellectuelle et spirituelle qui est, bien sûr, pire encore. En voulant remédier durablement à cette situation, la Mission orthodoxe d’Haïti a compté sur l’éducation et comme moyen de faire grandir les paroissiens en humanité et comme moyen de faire connaitre l’Église orthodoxe dans la société. Des écoles ont donc été fondées dans les églises mêmes ou auprès d’elles. Celles-ci accueillent des enfants de 3 à 12 ans des classes les plus défavorisées des endroits où elles se trouvent. Mais cette situation difficile s’est aggravée avec le séisme qui a frappé Haiti en 2010 et qui a fait plus de 300.000 morts dont l’un de nos Lecteurs. Entre autres, le bâtiment de la paroisse Notre Dame de la Nativité a été fissuré. Le bâtiment de trois étages de l’École Notre Dame des Petits s’était complètement effondré, et est encore aujourd’hui en reconstruction. Quelques années plus tard, notre école Saint-Jean-Chrysostome dans le sud du pays a dû fermer faute de moyens financiers. Et, six ans après le séisme, c’est l’ouragan « Matthew » qui vient de ravager le sud du pays. En trois jours, la pluie et les rafales de vents ont fait près de 900 morts et environ 1,5 millions de sans-abris. Dans ces circonstances douloureuses, notre volonté de poursuivre l’œuvre commencée ne peut que se raffermir dans l’espérance.

Nos besoins
Notre appel consiste en tout premier lieu en une collecte de fonds pour les Haïtiens en difficulté après le passage de l’ouragan « Matthew », notamment les fidèles de la Paroisse Saint-Jean-de -Shanghaï et de San Francisco, dans la ville des Cayes, dans le sud. Elle consiste ensuite à apporter un soutien plus durable à la Mission orthodoxe d’Haïti afin qu’elle puisse se prendre en charge progressivement et poursuivre paisiblement son œuvre d’évangélisation et d’instruction des enfants défavorisés ou orphelins. Nous aimerions avoir la possibilité de prendre en charge la formation professionnelle et universitaire de certains paroissiens engagés, et de mieux préparer ceux qui se destinent au service de l’Église. Concrètement, votre contribution pourrait:

Financer une cantine scolaire dans chacune des écoles de la Mission orthodoxe d’Haïti. C’est d’une importance capitale car beaucoup d’enfants qui viennent à l’école n’ont pas l’assurance de recevoir chez eux un repas chaud équilibré au cours de la journée, de même certains arrivent sans avoir pris le petit déjeuner à la maison et sans apporter de lunch. Or, cette situation pénalise l’apprentissage scolaire des enfants, voire est l’une des causes directes de l’échec scolaire et du décrochage.
Participer aux paiements des professeurs qualifiés et donc aider les écoles à garder leurs professeurs compétents, de former ceux qui ont des lacunes, et ainsi d’assurer une éducation de qualité.
Parrainer les études professionnelles et universitaires des paroissiens de la Mission orthodoxe d’Haïti et des meilleurs écoliers sortant de nos institutions.
Trouver aussi un lieu adéquat pour l’encadrement des orphelins et des enfants sans abri de la Mission orthodoxe d’Haïti et assurer leur éducation complète.

Comment donner
Un petit geste peut changer toute une vie comme un petit sourire peut remplir tout un cœur. N’hésitez pas à faire votre geste pour l’Eglise orthodoxe en Haïti et pour les Haïtiens qui espèrent votre solidarité. Prenez contact avec nous et participez à la réalisation d’un ou plusieurs de nos projets.
Vous pouvez faire votre don:
Si vous vous trouvez sur le continent américain, sur le site du Fund for Assistance of Russian Orthodox Church Outside of Russia : avec la communication « Haïti ». Et pour toute information, s’adresser à Père Daniel Mckenzie: frdanmck@yahoo.com ; Tél.: 305-448-7087.
Si vous êtes en Europe et spécialement en Belgique, vous pouvez déposer votre don d’argent sur le compte de la Paroisse orthodoxe de Saint Job BE56 0682 4238 0088 avec la communication « Haïti ». Et pour toute information, s’adresser à Françoise Marichal: f.marichal7@yahoo.fr ; Tél: 0495 407518.

Nous vous tiendrons informé de l’évolution des projets auxquels vous contribuez par mail et sur Facebook :  .
Nous vous remercions beaucoup!

Au nom de la MODH,
avec la bénédiction de l’archiprêtre Jean DUMAIS,
Lecteur Martin Luther Paul DUMAIS, séminariste.
dumais21@yahoo.fr.

L’Autorité palestinienne fait un don de 150.000 euros pour la restauration de l’Anastasis

Le lundi 17 octobre 2016, les chefs des trois grandes communautés chrétiennes de Jérusalem, à savoir le patriarche Theophile III de Jérusalem, le frère Francesco, custode de Terre Sainte, et S.B. Nourhan Manougian, patriarche arménien à Jérusalem, accompagnés de délégués de chacune des communautés, ont rencontré le président de l’Autorité palestinien, Mahmoud Abbas Abou Mazen. Au cours de la réunion, le patriarche Theophile s’est adressé au président au nom du Patriarcat et des deux autres communautés.
Dans sa réponse, le président a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette rencontre et pour la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans au sein de l’État palestinien. Il a également déclaré que les chrétiens, bien que non majoritaires dans cet État, en faisaient partie intégrante, et qu’ils ont en fait précédé les musulmans en Terre Sainte, et enfin que les églises chrétiennes sont considérées par les musulmans comme des lieux saints, au même titre que leurs mosquées. M. Abbas a ensuite déclaré que pour toutes ces raisons, l’Autorité palestinienne avait décidé d’offrir 150.000 euros pour contribuer au projet de restauration de l’édicule du Saint-Sépulcre. Les chefs des trois communautés ont remercié le président pour son don et lui ont souhaité plein succès dans ses efforts pour achever le processus de reconnaissance de l’État de Palestine.

Australie, orthodoxie et monastères

australie_egliseIle-continent des antipodes, l’Australie, à la fois très jeune et peuplée depuis 50 000 ans, n’est pas, dans son immensité et ses contrastes, étrangère à l’orthodoxie. Bien au contraire. L’orthodoxie a progressivement fleuri en Australie depuis le début du XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers russes suivis, notamment, de migrants grecs et syriens fuyant les persécutions ottomanes ou cherchant une vie meilleure. Cet afflux régulier s’est poursuivi au fil des tribulations du XXème siècle, et aujourd’hui les Australiens orthodoxes sont plusieurs centaines de milliers, convertis ou enfants de 2èmes, 3èmes ou 4èmes générations, rattachés à de multiples juridictions. Il existe même dans le New South Wales une paroisse australienne aborigène. Le développement de la vie monastique est sans doute l’un des aspects le plus frappants et les plus inattendus de la présence orthodoxe en Australie.

croix_australieIl n’est pas peu surprenant de voir sortir de terre des dômes byzantins dans la mangrove de la ‘Central Coast’ au Nord de Sydney, ou des clochers russes dans le ‘bush’ au Sud de Canberra. Les monastères et couvents orthodoxes d’Australie, qui certes ne sont pas légions (une petite vingtaine) et sont âgés de trois ou quatre décennies tout au plus, comptent assurément de hauts lieux spirituels. Ils sont une incroyable surprise pour ces voyageurs qui, à y réfléchir, se préfèrent pèlerins. Et l’on apprend au passage que Saint Païsios s’était lui-même rendu au pays de ‘Down Under’ en 1977, prédisant que l’Australie produirait des saints. Ces monastères orthodoxes australiens comptent notamment, toutes juridictions confondues, Holy Monastery of the Mother of God Pantanassa, Holy Monastery of the Holy Cross, Holy Monastery of Panagia Gorgoepikoos, Holy Transfiguration Monastery ou encore Our Lady or Kazan Convent – où se produisent autant de petits miracles quotidiens, en plus d’icônes, de potteries, de miel ou de bougies. Aujourd’hui ces graines d’orthodoxies continuent d’être semées en Australie, où des pères viennent en visite d’Europe ou d’ailleurs, et qui produit des moines dont certains partent à leur tour pour le Mont Athos et même pour le Sinaï. L’Australie, partagée entre son ultra-modernité et ses étendues sauvages infinies, est tout sauf un désert spirituel : cette vaste « terre d’opportunités » en est aussi une pour ceux qui cherchent … quelque chose d’encore plus grand.

(anonyme)

Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie en Tanzanie

Le samedi 8 octobre 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné de l’archimandrite Agathonique Nikolaïdis, est arrivé à l’aéroport de Mwanza, capitale de la province du même nom en Tanzanie, où il effectue une visite pastorale. Le primat a été accueilli à l’aéroport par le métropolite du lieu, Mgr Jérôme, avec des membres de son clergé, ainsi que par le préfet de la province de Mwanza. Le dimanche 9 octobre, le pape et patriarche d’Alexandrie a présidé la divine Liturgie en la cathédrale Saint-Nicolas de Mwanza, assisté par le métropolite de Mwanza Jérôme et le métropolite de Kampala Jonas. Par la même occasion, il a procédé à la bénédiction de la cathédrale, dont la construction a été entièrement financée par le diocèse métropolitain de Phthiotide (Église de Grèce). Au cours de la liturgie a eu lieu l’ordination diaconale de Gaspar Kayungi. Étaient présents le consul honoraire de Grèce à Dar Es Salaam M. William Ferentinos, le président de la Société grecque de Tanzanie, M. Dimitri Matthaiakis, le préfet de Mwanza, M. John Mwengera, le député du parlement grec M. Dimitri Kyriazidis, membre du Centre missionnaire « Porevthendès », la moniale Alexia qui sert depuis huit ans la mission aux côtés du métropolite Jérôme, des pèlerins venus de Grèce et un grand nombre de fidèles. À l’issue de la sainte Liturgie, le primat s’est adressé aux fidèles et a offert des Vases sacrés à l’église. L’après-midi du même jour, il a visité, en compagnie du métropolite Jérôme le séminaire, dont la construction a été interrompue en raison de la crise économique. Le soir, il a assisté au dîner donné en son honneur par le métropolite Jérôme.

Source

Extrait du discours de l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du Concile panorthodoxe, prononcé lors de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

Une partie du discours de l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) à l’occasion de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis était consacrée au Concile de Crète, auquel il participait. L’archevêque retrace l’histoire de ce Concile et donne son point de vue sur l’attitude que doivent adopter les évêques orthodoxes en Amérique malgré leur différend au sujet de la reconnaissance de celui-ci par leurs Églises locales respectives. Nous publions ci-dessous l’extrait en question : « Permettez-moi de commencer avec le Saint et Grand Concile qui s’est réuni sur l’île de Crète en juin dernier (18-26 juin 2016). Comme vous le savez, la décision de réunir un Concile panorthodoxe a été prise par les représentants des Églises orthodoxes autocéphales en 1961, il y a 55 ans, et pendant une réunion spéciale tenue sur l’île de Rhodes, en Grèce (20 septembre – 5 octobre 1961). Plusieurs réunions relatives à la décision mentionnée ont suivi. Il y a eu des réunions panorthodoxes intitulées « Commissions préparatoires inter-orthodoxes) ou « Consultations préparatoires préconciliaires ». Les dates de ces réunions sont 1963 (Rhodes, Grèce), 1964 (Rhodes), 1966 (Belgrade), 1968, 1976, 1982, 1986, 1990 et 1993 (toutes à Genève). La tâche des Commissions ou Consultations était la création d’une liste de sujets devant être discutés par le Concile panorthodoxe lorsqu’il se réunirait et la préparation de textes correspondant aux sujets sélectionnés. Des événements importants en Europe et au Moyen Orient ont provoqué une pause temporaire du processus mentionné. En 2008 (10-12 octobre 2008), au cours d’une Synaxe à Constantinople des Chefs et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, les travaux de préparation du Concile panorthodoxe ont redémarré. Ainsi, six ans plus tard (6-9 mars 2014), la décision historique a été prise de convoquer le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes au printemps 2016 en l’église Sainte-Irène (lieu du Second Concile Œcuménique) à Constantinople. La Sainte Synaxe préconciliaire des Primats et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu à Genève cette année (21-26 janvier 2016). Au cours de cette Synaxe, trois choses importantes se sont produites : 1) Le lieu du Saint et Grand Concile a été transféré de Constantinople, en Turquie, à l’île de Crète, pour des raisons bien connues, 2) Le règlement des travaux au Concile a été discuté et approuvé et 3) Les textes des six sujets finaux ont été discutés en détails et approuvés avec quelques modifications. Le Saint et Grand Concile, après 55 années de préparation a été convoqué comme prévu du dimanche de la Pentecôte (Juin 2016) au dimanche de Tous les Saints (Juin 26, 2016). Dix des quatorze Églises orthodoxes autocéphales ont participé, à savoir : le Patriarche œcuménique de Constantinople, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et l’Église d’Albanie. Quatre des quatorze Églises orthodoxes autocéphales n’ont pas participé au Saint et Grand Concile, à savoir le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Bulgarie et le Patriarcat de Géorgie. Douze évêques de notre Assemblée ont eu le grand honneur de participer au Saint et Grand Concile et de faire l’expérience d’une semaine de discussions pleines de dignité, honnêtes, libres et productives, dans un esprit d’amour, d’unité et de respect mutuel. Je ne connais pas d’autre événement de l’histoire ecclésiastique récente qui ait attiré l’attention d’autant de personnes et qui ait exposé l’Église à tant d’éloges et de critiques. En effet, à défaut d’autre chose, nous pouvons certainement dire que le Concile nous a aidés à acquérir une meilleure perception de ce que nous sommes, et nous sommes devenus plus conscients de la nécessité de lutter constamment pour l’unité. Pour certains, le Concile n’était pas l’expression de l’unité orthodoxe qu’ils envisageaient et qu’ils espéraient. C’est compréhensible. Le programme, la mission, les travaux et les documents du Saint Concile révèlent cependant l’engagement de l’Église orthodoxe dans la conciliarité. Bien sûr, l’absence de quatre Églises orthodoxes au Concile a été et reste un événement douloureux à bien des égards. Cela, néanmoins, n’est pas un signe de notre désunion, mais nous encourage à rester patients l’un avec l’autre et à cultiver l’unité par tous les moyens. En dépit de nos propres faiblesses et de nos imperfections, nous devons tous insister pour rester et croître dans l’unité du Christ. Notre tâche première, en tant que hiérarques aux États-Unis n’est pas de débattre sur le Concile de Crète. Nous ne pouvons nous payer le luxe de tels débats. En tant que pasteurs du troupeau du Seigneur, nous devons rester liés les uns aux autres, fermes dans notre mission et engagés à dépasser tout défi et à utiliser toutes les occasions de façon fraternelle, fructueuse, véridique et conciliaire. Nous sommes une Assemblée d’évêques orthodoxes ; nul ne peut redire à cela ou le changer. Nous sommes un dans le Christ. Si nous ne vivons pas notre responsabilité de travailler comme un seul corps, chers Frères, nous laissons les fidèles à la merci d’un monde froid et impitoyable. Et nous pouvons rester assurés que la société ne demandera pas si quelqu’un est grec ou bulgare, russe ou ukrainien, serbe ou roumain, géorgien ou antiochien, converti ou orthodoxe de naissance. Notre peuple finira par devenir la proie des attaques et des railleries. Ma prière est que nous, dans les conditions et les défis présents, puissions tous renouveler notre engagement les uns envers les autres en tant qu’Assemblée d’évêques ».

Sources

Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique

L’Assemblée annuelle des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique s’est réunie pour la septième fois et ce du 4 au 6 octobre 2016. Cette année, l’Assemblée avait lieu à Detroit. Nous publions ci-après son message :

« Bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,
Rassemblés à Detroit, dans le Michigan, pour notre VIIème réunion annuelle, du 4 au 6 octobre 2016, nous, membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, vous saluons avec amour en Christ, Lui rendant gloire et action de grâces. 41 hiérarques se sont rassemblés afin de déclarer et de renforcer leur unité dans la Foi orthodoxe. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont planifié et préparé l’Assemblée de cette année, qui a été ouverte officiellement par la célébration de la Divine Liturgie en la basilique orthodoxe antiochienne Sainte-Marie à Livonia, dans le Michigan. Les hiérarques ont été accueillis par leur hôte, l’évêque Antoine. Nous nous sommes souvenus de nos frères hiérarques enlevés en Syrie, le métropolite grec-orthodoxe Paul Yazigi (frère de S.B. le patriarche Jean X d’Antioche) et l’archevêque syriaque orthodoxe Jean Ibrahim et avons prié pour eux. En outre, nous avons exprimé nos sincères félicitations à Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion bénie du 25ème anniversaire de son élection comme archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique. Lors de la session d’ouverture, l’archevêque Dimitri d’Amérique, président de l’Assemblée, a prononcé son discours, soulevant un nombre de questions importantes concernant la nécessité d’encourager l’unité dans le Christ. Le texte complet [en anglais, ndt] est disponible ici. L’archevêque Dimitri a exhorté l’Assemblée à rester attachée au mandat initial des Églises Mères de travailler de manière conciliaire vers l’unité canonique pour le bien de nos fidèles, avec lesquels l’Assemblée collabore. Les hiérarques ont entendu également les rapports exécutifs des cadres de l’Assemblée. Après avoir entendu les rapports officiels du personnel des Agences officielles de l’Assemblée, y compris le Ministère chrétien orthodoxe dans les prisons, l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions, le Réseau chrétien orthodoxe, et la Confrérie chrétienne orthodoxe, les hiérarques ont examiné les façons de faire progresser ces ministères vitaux. Un forum spécial d’information a été présenté sur la liberté religieuse et a provoqué une discussion animée. Les invités ont évoqué devant l’Assemblée le Premier amendement [de la Constitution des États-Unis], la représentation de la religion faite par les médias, et les perspectives globales de la liberté religieuse. L’Assemblée a exprimé particulièrement sa gratitude au Secrétaire sortant, l’évêque Basile, et au trésorier, le métropolite Antoine. Leurs remplaçants élus au Comité exécutif sont l’évêque Grégoire, secrétaire, et l’archevêque Michel, trésorier. Les présidents des Comités de l’Assemblée ont présenté leurs rapports, puis un compte-rendu sur leurs organisations, avec une attention particulière sur la présentation effectuée par le Comité de planification canonique régionale. Pendant la session finale, ce dernier Comité a été autorisé et reçu l’approbation pour mener une étude nationale sur l’état présent de la coopération inter-orthodoxe au niveau local. L’Assemblée a également entériné et approuvé les demandes faites par le Comité de la jeunesse, ainsi que celles de ses agences l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions. Nous avons donné notre accord sur ce qui suit en ce qui concerne la société dans laquelle nous exerçons notre ministère archipastoral :

1) Nous affirmons notre soutien complet à la préservation du mariage comme union à vie entre un homme et une femme. Nous soulignons l’importance de la parentalité et de la famille comme fondements inébranlables de toute société. Du fait que la famille tire son origine de notre Père Céleste (Éph. 3,15), elle trouve sa perfection dans la ressemblance iconique de l’intercommunion de la Trinité Sainte et Vivifiante.

2) Nous continuons à dénoncer de façon non équivoque la violence et l’effusion de sang dans notre pays et dans le monde entier, particulièrement au Moyen Orient et en Afrique, où l’hostilité et la brutalité se produisent parmi les membres de différentes religions, parfois prétendument au nom de la religion, et aussi en Ukraine. Nous prions pour une paix juste et durable au Moyen Orient, pour la protection des chrétiens et des autres communautés vulnérables contre les actes de génocide, en Syrie, Iraq et Palestine, de même que pour la cessation du terrorisme et des persécutions, des actes d’intimidation et du déplacement des populations, de la discrimination raciale et du fanatisme religieux.

3) En outre, nous sommes conscients des faits suivants, que nous déplorons : la crise dans l’expression publique, la polarisation de la société, la persistance de la pauvreté, les défis à la liberté religieuse, la résurgence du racisme et l’escalade de la violence dans nos communautés. L’Assemblée étudiera ces questions et autres problèmes urgents afin de préparer les réponses appropriées et interviendra auprès du gouvernement et des dirigeants afin d’éviter et d’atténuer ces problèmes de société.

En conclusion, nous continuons à élever nos prières paternelles, afin que le Seigneur notre Dieu ne permette pas que nous nous lassions à faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous (Gal. 6, 9-10). Que les grâces abondantes de notre Dieu très miséricordieux soit avec vous tous »

Source

118 baptêmes ont été célébrés le 11 septembre au Rwanda

Avec la bénédiction du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, a eu lieu le baptême de 118 personnes au Rwanda. L’évêque vicaire Innocent, père spirituel et évêque du Burundi et du Rwanda a manifesté sa joie pour ces âmes assoiffées qui ont rejoint l’orthodoxie. Il exerce la mission dans ce pays depuis 2012. Après le baptême massif a eu lieu la divine Liturgie épiscopale, et le groupe folklorique « Abatarutinya » des danseurs orthodoxes a animé les réjouissances qui s’ensuivirent.

Source (avec photos)

Avec l’aide du Patriarcat de Moscou, de l’aide humanitaire est parvenue à la Vallée des chrétiens en Syrie

Tenant compte de la situation humanitaire catastrophique dans la Vallée des chrétiens, en Syrie, le Centre russe pour la réconciliation des belligérants sur le territoire de la République arabe syrienne, avec l’aide du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de la Section moscovite de la Société impériale orthodoxe de Palestine, a fait parvenu un premier convoi d’aide humanitaire dans cette région. La population de la Vallée des chrétiens souffre d’un grave manque d’eau, de nourriture, de carburant et d’électricité.

Le Patriarcat de Moscou continue à entretenir des liens étroits avec les leaders et les représentants des communautés chrétiennes de Syrie et à agir pour la défense de leurs droits dans tous les domaines

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La Vallée des chrétiens est un ensemble de village dans la province d’Homs, où résident principalement des chrétiens. A l’heure actuelle, la population est chiffrée à environ 250 000 personnes. Dans un contexte d’opérations militaires et de violentes persécutions de la part des extrémistes, la Vallée des chrétiens est restée un refuge sûr pour bien des croyants de Syrie. Depuis 2011, l’évêque Élie (Toume) de Pirga, vicaire de la métropole de l’Akkar (Église orthodoxe d’Antioche) dessert les fidèles orthodoxes de la région.

Source

L’archevêque de Chypre concélèbre la divine liturgie en l’église de la Sainte-Croix à Kassah

KassahLe 24 juillet, c’est par la concélébration d’une divine liturgie pontificale avec la participation d’une grande affluence officielle et ecclésiale que l’archevêque de Chypre Chrysostome II a couronné la visite qu’il effectuait à l’Eglise d’Antioche. Ont concélébré Sa Béatitude Jean X d’Antioche, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient avec les métropolites Saba (Eesper) du Houran, Georges (Abou Zakhm) d’Emèz, Ghattas (Hazim) de Bagdad et du Kuwait, des évêques Grégoire (Eglise de Chypre), Luc (Khoury) Nicolas (Baalbaki), Athanase (Fahd), Dimitri (Charbak), Elie (Tohme), Kosta (Kayal) et Grégoire (Khouri) ainsi que nombres de prêtres et de diacres.

La liturgie à laquelle a pris part de nombreux fidèles a été retransmise en direct (une vidéo).

A l’issue de la prière, Sa Béatitude Jean X a accueilli de nouveau son invité au nom de l’Eglise d’Antioche et a souligné la grande importance qui caractérise la visite de l’archevêque Chrysostome en termes de solidarité avec l’Eglise d’Antioche et le peuple syrien. Il a insisté sur le fait que les chrétiens vont rester dans leur terre et celle de leurs ancêtres en dépit de toutes les difficultés. Il a affirmé également que le peuple syrien constitue un seul et même tissu en dépit de la diversité des composantes et des communautés et qu’il restera uni et enraciné dans sa terre quelle que soit la dureté des circonstances. Sa Béatitude Jean X a salué aussi le peuple de l’Eglise de Chypre et réaffirmant le fait que l’amour chrétien uni Antioche et Chypre maintenant et toujours.

De son côté, l’archevêque de Chypre a exprimé sa joie pour sa présence au sein de l’Eglise d’Antioche et en particulier en Syrie en réaffirmant la solidarité et le soutien de l’Eglise et du peuple de Chypre aux côtés de leurs frères antiochiens. Il a insisté sur le fait que l’Orient est la terre de la chrétienté et qu’on ne pouvait pas imaginer cette terre sans la présence chrétienne.

Après les échanges des présents, leurs Béatitudes se sont dirigés vers les salles paroissiales de l’église de la Sainte-Croix où ils ont béni les fidèles et les participants. De grandes agapes ont par la suite été célébrées à l’initiative de Sa Béatitude Jean X en l’honneur du grand invité Chrysostome II, auxquelles ont pris part de nombreux invités, ministres, députés et ambassadeurs et religieux des différentes communautés.

Sources (dont photographie): Patriarcat d’Antioche et Dogma

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Jovan Nikoloski