19/08/2017
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Category Archives: Monde

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Le rapport du Département d’État américain sur la liberté religieuse en Turquie évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Dans son rapport annuel 2016 sur la liberté religieuse en Turquie, le Département d’État américain évoque la question de la Faculté de Halki et de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, ainsi que les interventions des diplomates des États-Unis à ce sujet : « Le gouvernement [turc] continue à ne pas reconnaître le Patriarcat œcuménique comme le leader des 300 millions de chrétiens orthodoxes dans le monde, de façon cohérente avec la position gouvernementale selon laquelle il n’y a pas d’obligation légale de le faire. La position du gouvernement reste que le patriarche œcuménique n’est pas « œcuménique », mais qu’il est seulement le leader religieux de la population grecque orthodoxe minoritaire du pays. Le gouvernement continue à permettre aux seuls citoyens turcs de voter dans le cadre du Saint-Synode patriarcal ou à être élus patriarche. Toutefois, il a continué sa pratique d’accorder la citoyenneté à un certain nombre de métropolites orthodoxes grecs, ceci constituant une solution « bouche-trou » arrêtée en 2011, afin d’élargir le panel des candidats lors de la prochaine élection patriarcale. Le Gouvernorat d’Istanbul, qui représente le gouvernement à Istanbul, continue à soutenir que les leaders des Grecs orthodoxes (le Patriarcat œcuménique), de l’Église apostolique orthodoxe arménienne, et des communautés juives doivent être des citoyens turcs, bien que les coreligionnaires de ceux-ci venus de l’extérieur du pays aient assumé des positions dirigeantes dans ces groupes, de façon informelle, dans certains cas. Pendant le mois du Ramadan, la chaîne de la télévision d’État Diyanet TV, a retransmis la déclamation de versets du Coran depuis Sainte-Sophie, qui avait été sécularisée et transformée en musée en 1935. Le directeur des affaires étrangères a donné une interview spéciale depuis Sainte-Sophie, alors que l’appel musulman à la prière était retransmis depuis ses minarets. Au mois d’octobre, le gouvernement a nommé un imam à plein temps au Pavillon du Sultan, une annexe construite durant la période ottomane, adjacent à la basilique, mais qui en est séparé. Dans le passé, le pavillon hébergeait les prières deux fois par jour avec la participation d’un imam d’une mosquée avoisinante. Depuis la nomination du nouvel imam à plein temps, les prières ont été effectuées cinq fois par jour dans le pavillon. Le Patriarcat apostolique arménien et le Patriarcat œcuménique ont continué à rechercher une reconnaissance légale. Leurs communautés opèrent comme des agglomérations de fondations religieuses individuelles. Étant donné que les patriarcats ne disposent pas de la personnalité juridique, des fondations associées contrôlées par des conseils individuels détiennent tous les biens des communautés religieuses, et les patriarcats n’ont pas l’autorité légale leur permettant d’utiliser leur patrimoine ou de diriger de quelque façon leurs communautés. Lors de leurs rencontres avec les représentants du gouvernement [turc], l’ambassadeur et le consul général [des États-Unis] à Istanbul ont soulevé la question de l’importance historique de Sainte-Sophie ainsi que de sa signification extraordinaire, en tant que symbole de la coexistence pacifique et de dialogue significatif entre les religions (…). Lors de rencontres à Washington, le secrétaire d’État et le secrétaire d’État adjoint ont exhorté les représentants du gouvernement à rouvrir le Séminaire orthodoxe grec à Halki. L’ambassadeur des États-Unis, lors des rencontres avec les représentants du gouvernement, a réitéré la position des États-Unis sur cette question. En octobre, le représentant spécial du Département d’État pour la religion et les affaires mondiales a rencontré des représentants du gouvernement [turc] et des différentes minorités religieuses, y compris les communautés protestante, musulmane alévite et orthodoxe syriaque, afin de discuter de ses préoccupation au sujet de la liberté religieuses suite au coup d’État du 15 juillet 2016. Le représentant spécial a également exprimé son soutien à la réouverture du Séminaire de Halki aux représentants du gouvernement et au patriarche Bartholomée ».

Source : Département D’État des Etats-Unis

Rencontre de la ministre égyptienne de l’Immigration avec le pape d’Alexandrie Théodore II

Le 3 août, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a accueilli, au monastère patriarcal Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire, la ministre de l’Immigration et des Égyptiens de la diaspora, l’ambassadrice Nabila Makram Nodel Saied, qui avait exprimé le souhait de le rencontrer. Le patriarche a discuté avec elles les problèmes concernant le Patriarcat d’Alexandrie, l’informant des activités du Patriarcat en Égypte et dans toute l’Afrique. De son côté, la ministre a donné une analyse détaillée des affaires relevant de son ministère. Elle a également déclaré qu’elle avait l’intention, dans un très proche avenir, d’inviter des Grecs d’Égypte qui vivent et travaillent à l’étranger, en Grèce, Amérique, Australie et ailleurs, afin qu’ils renouent leurs liens avec l’Égypte et de leur rappeler les lieux où ils ont été élevés et vivaient. La ministre a l’intention de couvrir leurs dépenses de voyage jusqu’à Char El Cheik, afin qu’ils puissent célébrer ensemble leurs retrouvailles avec leur première patrie, l’Égypte. En conclusion, elle a promis au patriarche de lui rendre visite le 17 août à Alexandrie afin de discuter en détails le programme en question. Le patriarche a assuré de son côté qu’il offrirait toute l’assistance possible, donnant notamment accès aux archives, afin que les Grecs d’Égypte puissent être identifiés et que le programme soit ainsi réalisé. Le patriarche a ensuite accompagné la ministre pour une visite de la Rotonde Saint-Georges, ainsi que des musées du monastère, et a exprimé ses remerciements pour la visite. Il a aussi demandé de transmettre ses salutations les plus chaleureuses à M. Sisi, président de la République arabe d’Égypte.

Source (dont photographie) : Patriarcat d’Alexandrie

Le patriarche de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien concernant la vente de terrains appartenant au patriarcat

Le Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien reconnaissant légale la vente de terrains appartenant à l’Église à des compagnies israéliennes qui veulent élargir leur présence dans l’ancienne ville de Jérusalem. Dans une annonce au journal palestinien « Al Quds » paru mardi, le patriarche de Jérusalem affirme que le contrat concerné a été conclu de façon illégale, sous la supervision de son prédécesseur, lequel a été révoqué pour cette raison. La décision du tribunal ouvre la possibilité à ce qu’un bail de 99 ans portant sur des biens du patriarcat dans la vieille ville soit concédé à « Ateret Cohanim », un groupe associé aux colons israéliens de Cisjordanie. Le patriarche déclare qu’il « produira tous les efforts juridiques et financiers possibles pour faire invalider le contrat ». La plupart des chrétiens orthodoxes de Jérusalem sont palestiniens et refusent de vendre des terrains aux Juifs.

Source (dont photographie) : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe au Canada

Le 23 juillet, dans la localité de Old Wostok (province d’Alberta) ont eu lieu des festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe en terre canadienne et du 150ème anniversaire du pays. En 1897, des Ruthènes uniates émigrés au Canada se sont adressés à l’évêque des Iles aléoutes et d’Alaska Nicolas (Ziorov) pour se joindre à l’Église orthodoxe russe et ouvrir une paroisse orthodoxe. Les paysans Théodore et Catherine Nermirski ont fait don d’un terrain pour la construction de la future église et la même année, avec la bénédiction de l’évêque Nicolas, sont venus au Canada le prêtre Dimitri Kamnev et le diacre Vladimir Alexandrov, qui ont célébré la première liturgie et ont réuni plus de 600 personnes à l’Église orthodoxe russe. L’évêque de Bogorodsk Antoine, responsable du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, a reçu la bénédiction du patriarche de Moscou pour venir participer aux solennités jubilaires. L’évêque de Kachira Job, qui administre les paroisses patriarcales russes au Canada et l’évêque Antoine, ont concélébré la liturgie le 23 juillet, à l’endroit, où, il y a 120 ans, a été célébré pour la première fois un office orthodoxe. Des prêtres des paroisses du Patriarcat de Moscou au Canada, de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Roumanie ont concélébré avec les deux hiérarques. Parmi les assistants se trouvait l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Canada, A.N. Dartchiev. Les chants, durant la liturgie, étaient exécutés en slavon et en anglais par le chœur uni du district paroissial « Orthodox 5 » des paroisses patriarcales russes au Canada. À l’issue de la liturgie a été célébré un office d’action de grâce, puis un office de requiem pour les défunts de l’Église orthodoxe russe qui ont travaillé au renforcement de la foi orthodoxe en terre canadienne. L’évêque Antoine a transmis à l’assistance la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et s’est adressé en anglais aux fidèles : « À l’exemple de nos pieux prédécesseurs, qui ont séjourné dans ces contrées il y a 120 ans, nous voyons que pour eux, c’était la foi qui avait infiniment plus d’importance. Ayant quitté pour toujours leur patrie, il sont partis « pour un pays lointain », n’ayant pris avec eux que le strict nécessaire, en premier lieu les livres ecclésiastiques, les ornements liturgiques, les icônes. Arrivés dans des lieux nouveaux, ils se préoccupèrent de la construction, le plus rapidement possible, des églises, qu’ils avaient jusque là préservées magnifiquement sur leur terre natale. Pour eux, la foi était un trésor précieux, un lien vivant avec Dieu, en Lequel seul ils plaçaient leur expérience dans les conditions de vie difficiles auxquelles ils étaient confrontés à l’étranger », a souligné l’évêque. Celui-ci souhaita aux paroissiens actuels des paroisses patriarcales au Canada d’imiter la foi forte de leurs ancêtres et de garder l’orthodoxie en terre canadienne. Le même jour, l’évêque Antoine a visité une série de paroisses dans la province d’Alberta, l’église Saint-Jean-Baptiste à Chipman, l’église de l’Ascension du Seigneur à Skaro et l’église Saint-Jacques à Mander.

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En Syrie, une église a été dédiée à saint Païssios du Mont Athos

Une nouvelle église, dédiée à l’Ancien Païssios, a été consacrée en Syrie le 11 juillet, à la veille de la fête du saint. L’église est située au monastère de la Source-Vivifiante-de-la-Mère-de-Dieu, dans la province syrienne de Lattaquié. Pendant  l’office du soir a eu lieu la tonsure monastique d’un novice, qui a reçu le nom de Païssios, laquelle a été célébrée par le métropolite de Laodicée Jean. La consécration de l’église était célébrée par le protosyncelle Alexis et l’higoumène du monastère de la Source-Vivifiante, le père Michel (Yakub). Saint Païssios a été canonisé récemment, en 2015, mais il y a déjà un certain nombre d’églises qui lui sont dédiées dans différents pays orthodoxes. Une autre église, dans la ville syrienne de Jaramana a été consacrée par le patriarche d’Antioche Jean X en l’honneur du saint, le 13 février de cette année. En Grèce, à Patras, une chapelle dédiée au saint avait été construite dans la cour de l’église Saint-Nicolas et ce même avant sa canonisation officielle, qui a été annoncée un jour après l’ouverture de l’édifice. L’église des saints Arsène de Cappadoce et Païssios  a été ouverte à Ekale, près de Limassol, à Chypre, en février 2015, et il est prévu qu’une autre église dédiée au saint serait construite à La Canée, en Crète. Les militaires de la petite ville grecque d’Ambelonas (Thessalie) ont démarré la construction d’une église dédiée au saint en octobre 2015. Une autre église à Patras a été consacrée au saint en mars 2016. La première église russe dédiée au saint est en cours de construction en Crimée, tandis qu’une aile de l’église Saint-Vladimir dans le district de Mitino, dans le nord-ouest de Moscou, a été consacrée au saint. En outre, la première pierre d’une église en l’honneur du saint a été bénie le 2 octobre 2016 à Sloutsk, en Biélorussie centrale.

Source: Orthodox Christianity. Photographie : Romfea

Le 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe à Chicago sera célébré le 30 septembre 2017

Proclamant l’année 2017 comme celle du « 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe dans le grand Chicago », les évêques diocésains de la région ont approuvé la célébration historique de l’événement pour le 30 septembre de cette année. Parrainé par « l’association du clergé chrétien orthodoxe du Grand Chicago », la commémoration inclura la célébration d’une liturgie épiscopale panorthodoxe, suivie par un banquet. La présidence de l’événement est assumée par l’archevêque Nicolas Dahdal, recteur de l’église Saint-Georges du Patriarcat d’Antioche à Cicero (Illinois). L’évêque Paul du diocèse du Midwest de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) et d’autres hiérarques de Chicago, avec tout le clergé de la région, concélébreront la liturgie. L’évêque Irénée, du diocèse orthodoxe serbe d’Amérique orientale, sera chargé de l’homélie. Les chants seront assurés par le chœur panorthodoxe du « Grand Chicago ». La présence orthodoxe à Chicago a commencé à la fin des années 1800 par l’établissement d’une « communauté gréco-slave », qui incluait des émigrants venus particulièrement de Sparte et de Corfou, du Monténégro et de Herzégovine, ainsi que des Carpatho-russes et des Galiciens de ce qui était alors l’empire austro-hongrois. Après s’être adressés aux centres ecclésiastiques de leurs patries respectives, des prêtres ont été envoyés en 1892 pour desservir les fidèles du diocèse orthodoxe russe d’Alaska. Cela fut à l’origine de l’église Saint-Vladimir, aujourd’hui cathédrale de la Sainte-Trinité de l’OCA, de la cathédrale grecque orthodoxe de l’Annonciation et de la cathédrale orthodoxe serbe de la Résurrection. Il y a aujourd’hui environ 80 paroisses orthodoxes dans la région du Grand Chicago. Un comité panorthodoxe représentant vingt paroisses travaille à l’organisation de cet événement.

Source (dont illustration): OCA, traduit de l’anglais pour Orthodoxie.com

L’Église orthodoxe serbe glorifie saint Mardaire (Uskoković) à Libertyville, près de Chicago

La célébration festive de la glorification liturgique de saint Mardaire de Libertyville a eu lieu le week-end passé du 14-16 juillet dans différentes églises et monastères serbes, cette célébration culminant par la Liturgie de canonisation au monastère de saint Sava à Libertyville, près de Chicago, où reposent ses reliques incorrompues. Les célébrations étaient présidées par le patriarche Irénée de Serbie qui est parti de Serbie le 13 juillet, déclarant à cette occasion : « nous anticipons joyeusement la célébration à venir de la canonisation de saint Mardaire à Libertyville, le premier évêque orthodoxe serbe d’Amérique et du Canada, et nous partageons ce grand jubilé spirituel de notre Église avec nos enfants spirituels en Amérique ». Alors qu’il se rendait à Libertyville, le patriarche s’est arrêté à New York pour visiter le site de la cathédrale Saint-Sava qui a avait été détruite par un incendie après les célébrations pascales en 2016. Il y a rencontré l’archevêque Dimitri (Archidiocèse grec des États-Unis) et l’évêque Irénée d’Amérique orientale (Église orthodoxe serbe), lequel l’a informé brièvement sur les plans de reconstruction. Arrivé à Chicago le 14 juillet, le patriarche y a été accueilli par l’évêque Longin de la Nouvelle Gračanica et de l’Amérique du Midwest et le clergé de la cathédrale de la Sainte-Résurrection, où ont eu lieu les vêpres, suivies par un symposium sur « La vie et l’époque de saint Mardaire ». Parmi les points forts du symposium, outre les différentes communications sur la vie et les œuvres du saint, dont le discours d’ouverture du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, intitulé « Saint Mardaire : « Dieu est merveilleux dans Ses saints », il convient de mentionner la première présentation du nouveau film sur la vie de saint Mardaire produit par le monastère d’Ostrog. Les évêques suivants des différentes Église autocéphales ont rejoint ensuite le patriarche Irénée : le métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique, OCA), l’archevêque Nicodème du Donetsk nord et de Starobelsky (Église orthodoxe d’Ukraine), l’archevêque Pierre de Chicago et d’Amérique centrale et l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), le métropolite de Vani et Baghdati Antoine et le métropolite d’Amérique Sava (Église orthodoxe de Géorgie), le métropolite des Amériques Nicolas (Église orthodoxe de Roumanie) et encore d’autres hiérarques, ainsi que des prêtres, moines et fidèles. Le week-end a continué le samedi avec la Liturgie patriarcale célébrée au monastère de la Nouvelle Gračanica, à Third Lake, dans la banlieue de Chicago. Dans son homélie, le patriarche Irénée a mentionné « la personnalité exceptionnelle » de saint Mardaire, soulignant qu’il était grand devant Dieu et l’Église orthodoxe, vivant la vie des saints apôtres et d’autres grands saints, imitant ainsi le Seigneur. Le patriarche a ajouté que comme saint dans la ressemblance de Dieu, saint Mardaire appartient à toutes les Églises orthodoxes et non pas seulement à l’Église serbe. « Bien que nous soyons dispersés, il y a un pouvoir qui nous garde dans une unité d’esprit et de sang, c’est notre communauté, notre Église. Et celle-ci a envoyé ici un saint commun en la personne de saint Mardaire qui a accompli un labeur apostolique ici, pour prendre soin de vous… Prenez soin de votre foi, frères et sœurs, car les trésors de ce monde vont et viennent, mais la seule richesse qui demeure est la foi dans le Seigneur, la vie dans Son Église et l’œuvre pour le Christ. C’est un trésor… Gloire au Seigneur qui nous a donné un saint qui a vécu dans ce pays et qui attirera beaucoup de gens à l’Église » a conclu le patriarche. Les fidèles sont revenus ensuite au monastère de saint Sava pour les vigiles de canonisation en l’honneur de saint Mardaire, l’office étant chanté par le chœur du Séminaire Saint-Vladimir. Le jour suivant a eu lieu la Liturgie de canonisation. Pendant la sainte Liturgie, le métropolite Amphiloque a prononcé une homélie dans laquelle il a lu des extraits du message pascal de saint Mardaire en 1935, qui révèle la vie intérieure du saint. Le métropolite a commencé son homélie par les paroles « Le Christ est ressuscité ! », puis il a évoqué brièvement la vie du saint, et notamment le fait que celui-ci était tombé gravement malade alors qu’il servait en Amérique, mais il avait prié le Seigneur de prolonger sa vie pour qu’il puisse continuer son ministère. Passant au message pascal de saint Mardaire, le métropolite en a lu les paroles suivantes : « … Des profondeurs de mon âme, je Te crie « Christ est ressuscité ! » Le saint racontait dans son message les grandes souffrances qu’il avait éprouvées avec ses poumons en hémorragie pendant trois jours, ce qui l’aida à acquérir un esprit et une sagesse plus grande que celle dont il disposait précédemment. S’adressant aux fidèles, le saint a déclaré : « Je confesse maintenant devant vous que je ne désire qu’une seule chose, à savoir de vous renforcer dans votre foi en Dieu qui fut, qui est et qui sera, que les gens croient en Lui ou non ». Saint Mardaire continue son message en rappelant que les médecins étaient certains qu’il mourrait bientôt de la tuberculeuse, et que son clergé s’était rassemblé de toute l’Amérique et du Canada pour lui faire ses adieux. On lui donna la sainte Communion, et durant la nuit il murmurait des prières au Christ. « Je sentais la présence pleine de grâce du Christ » disait-il, « je priais : « Seigneur Jésus-Christ mon Dieu, cela ne me dérange pas de mourir, cela ne me dérange pas de quitter ce monde. Cela ne me dérange pas de quitter ce monde, je suis préparé à fermer mes yeux fatigués, et à me ternir devant Ton juste Jugement, croyant que Ta vie et Ta miséricorde paternelles me pardonneront si durant ma vie terrestre, je n’ai pas avancé en toute chose selon les lois de Dieu. Si je n’ai pas été suffisamment zélé dans la grande responsabilité du ministère épiscopal que Tu m’as conféré par l’Église. Tu me pardonneras, je le sais car Ton amour paternel est sans limite… Je ne crains pas de mourir, et vraiment, je m’en réjouis… sachant qu’en Christ, la mort est devenu un passage vers le Royaume éternel ». Des centaines de fidèles ont communié lors de la sainte Liturgie qui était suivie d’une procession des fidèles et de tous les enfants autour du monastère, avec des bannières, le chœur et les reliques de saint Mardaire. Lors du banquet qui a suivi la Liturgie dominicale, le patriarche Irénée a exhorté les fidèles à suivre la voie de la vie de saint Mardaire, les appelant tous à l’amour et la paix, et de partager leur culture et surtout le trésor de la foi orthodoxe qui unit tous les fidèles orthodoxes.

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Posted by Saint Sava Monastery on Sunday, 16 July 2017

Le diocèse du Patriarcat de Moscou aux États-Unis lance une station radio en ligne

Le diocèse des paroisses patriarcales russes aux États-Unis (Patriarcat de Moscou) a lancé une nouvelle station de radio orthodoxe en ligne. La station intitulée « Salvation » (« Le salut ») constitue nouveau media missionnaire des paroisses patriarcales russes, sur lequel on peut écouter des nouvelles de l’Église orthodoxe russe, des vies des saints, des explications sur les fêtes ecclésiales, de la musique liturgique, des homélies, des conférences et des discussions, etc. La station, créée avec la bénédiction de l’évêque de Naro-Fominsk Jean, administrateur des paroisses patriarcales russes en Amérique, est conçue comme un instrument missionnaire, catéchétique, éducatif, pour les fidèles de l’Église orthodoxe russe vivant en Amérique et ailleurs. La station est accessible 24h sur 24, 7 jours sur 7. Actuellement, elle n’émet qu’en langue russe. On peut écouter cette station sur ce lien.

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Découverte de rares manuscrits dans le Sinaï

C’est une découverte de plus dans le riche patrimoine culturel et historique de l‘Égypte. Il s’agit d’une série de manuscrits anciens et très rares découverts dans le monastère Sainte-Catherine, situé au pied du mont Sinaï, au Nord-Est de l‘Égypte. Ils ont été présentés mardi dernier à la presse par les autorités égyptiennes. « Les prêtres nous ont contactés pour nous dire qu’ils avaient découvert des manuscrits lors de la rénovation de la bibliothèque. Ce sont des textes médicaux, et ils sont importants, car ils ont été utilisés plusieurs fois. », souligne Khaled al-Anani, ministre égyptien des Antiquités. Certains textes de ces manuscrits qui datent du 5e ou 6e siècle sont de textes médicaux dont des parties d’une recherche du médecin grec Hippocrate. « La partie supérieure de ces manuscrits comprend des textes en arabe des évangiles. Et la partie inférieure, qui est un siècle et demi plus ancienne, comprend des textes médicaux du célèbre médecin grec Hippocrate. », précise l’Archevêque Damianos du Sinaï, de Pharan et de Raithu. Classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 2002, le monastère orthodoxe Sainte-Catherine, détient l’une des plus grandes collections de manuscrits médiévaux. Sa bibliothèque abrite plus de 8 000 manuscrits et livres religieux antérieurs, ce qui en fait la deuxième derrière celle du Vatican.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) commémore le 75ème anniversaire de la déportation des Aléoutiens orthodoxes par les autorités américaines pendant la Seconde Guerre mondiale

« Avant l’invasion japonaise d’Attu et Kiska en Alaska, environ 900 Aléoutes vivant dans les Aléoutiennes et l’archipel des Pribilof ont été forcés [par les autorités américaines, ndt] en 1942 a se réinstaller dans des camps dans Sud-Est de l’Alaska », explique l’évêque David de Sitka et d’Alaska (OCA). « On a estimé que plus de 10% des évacués ont péri durant cet épisode peu connu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». En 1942, alors que les Japonais multipliaient leurs attaques contre les États-Unis, ils envoyèrent deux groupes de vaisseaux aux Iles aléoutes, dans le territoire de l’Alaska. Leur but était de contraindre les Américains à séparer leurs forces et abandonner leur véritable objectif, Midway, avec des défenses moindres. La ruse ne fonctionna pas, mais les forces de défense d’Alaska ne réussirent pas à écourter l’occupation japonaise. Durant ce processus, les natifs aléoutiens furent déplacés de leurs foyers par le gouvernement américain et envoyés dans le Sud-Est de l’Alaska pour y être internés, soi-disant pour « leur protection ». C’est explication était sujette à caution, car les non natifs n’étaient pas astreints à partir, et le programme d’internement n’était conçu que partiellement avec aucun plan réel quant à la destination, le logement et l’alimentation. Les sites ont été choisis après que les Aléoutes aient quitté leurs foyers, alors que les navires étaient en route pour « quelque part », loin des hostilités. À peine étaient-ils partis qu’ils firent face au premier des trop nombreux décès : un bébé nouveau-né est mort et immergé en mer, en route vers Funter Bay. Les 885 Aléoutes furent répartis en cinq sites, Funter Bay et Killisnoo, à l’ouest de l’Ile de l’Amirauté ; Wrangell Insitute, un site d’escale sur l’île Wrangell, au sud-est de l’île de l’Amirauté ; Burnett Inlet, un camp permanent sur lîle Wrangell, et Ward Cove sur l’île Revillagigedo. Entre temps, les troupes d’occupation japonaises profitèrent de l’absence des habitants pour piller leurs maisons, ne leur laissant virtuellement rien à leur retour. Afin de commémorer ces événements, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Amérique a produit le décret suivant :
« – Attendu que durant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont attaqué les îles aléoutiennes en juin 1942 en bombardant Unalaska/Dutch Harbor et en s’emparant des îles d’Attu et Kiska afin de créer une diversion et d’éloigner les forces américaines de la campagne de Midway durant cette guerre ;
– Attendu qu’au motif apparent d’éloigner les gens du danger, les Aléoutes habitant ces îles ont été déplacés « pour leur propre protection » et placé dans des camps d’internement dans le sud-est de l’Alaska. ;
– Attendu que ce mois marque le 75ème anniversaire de l’internement du peuple aléoutien d’Alaska par le gouvernement des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale ;
– Attendu que l’internement, géré par le Département de l’Intérieur, le Service du poisson et de la faune d’Alaska et le Bureau d’Alaska pour les affaires indiennes, était mal géré et administré, causant difficultés, dommage et même décès chez les nombreux Aléoutes qu’ils prétendaient aider ;
– Attendu que les habitants d’Attu, ayant été arrêtés par les Japonais, restèrent prisonniers jusqu’à la fin du conflit ;
– Attendu qu’en raison de cette mauvaise gestion, les Aléoutes ont été placés dans des conserveries et mines abandonnées, lesquelles n’étaient pas destinées à accueillir tant de personnes et n’avaient pas été construites pour préserver de la rigueur de l’hiver, et que tout cela eut pour résultat le décès de 10% des 885 personnes internées ;
– Attendu que malgré ces mauvais traitement de la part de leur propre gouvernement, ces chrétiens orthodoxes ont survécu grâce à l’aide de la population autochtone de Tlingit (beaucoup parmi eux étaient aussi orthodoxes) et ont enduré cette situation jusqu’à la fin de la guerre, enterrant ceux qu’ils aimaient dans une contrée aussi éloignée de la leur ;
– et attendu que cet événement est resté largement ignoré par beaucoup :

Il a été décidé que le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique, assemblé en session au monastère de la Sainte-Dormition à Rives Junction, Michigan :
– élève ses prières et donne son soutien au peuple aléoute des anciens villages de Mukushin, Kashega, Biorka, et des localités repeuplées de Unalaska, St. George, St. Paul, Akutan, Nikolski, et Atka;
– se tienne aux côtés des Aléoutes pour dire que « plus jamais » aucun peuple ne soit forcé d’endurer ce que ces pieux orthodoxes ont subi des mains de notre propre gouvernement ;
– et décide que des prières soient élevés par les fidèles orthodoxes de notre Église pour faire mémoire des fidèles défunts des camps d’internement, lors des samedis des défunts observés par notre Église ». Une liste de ceux qui sont décédés dans le camp d’internement est jointe au décret du Saint-Synode. On peut également consulter ici un article de « La Libre Belgique » sur cette page tragique de la seconde guerre mondiale.

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Le 2 juillet, une prière spéciale sera lue dans toutes les églises orthodoxes du Canada, à l’occasion du 150ème anniversaire de la création de la Confédération canadienne

À l’occasion de la 150ème célébration de la fête du Canada, l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques du Canada a rédigé une ecténie spéciale qui, avec la bénédiction de tous les évêques orthodoxes du Canada, sera prononcée dans toutes les églises orthodoxes lors de la liturgie du 2 juillet :
– Ô Dieu saint, Père tout-puissant, Fils Unique et Saint-Esprit, qui par Ta très sage Providence as autorité et domination sur toutes choses, nous Te rendons grâce et Te prions pour notre pays du Canada gardé de Dieu, son peuple aimé de Dieu et ses autorités civiles,
– Accorde-nous, ô Seigneur, une paix profonde et durable, insuffle en nos cœurs l’amour pour Ta sainte Église orthodoxe et tout Ton peuple, afin que nous dirigions nos vies dans la paix et la pureté, en toute piété et vertu,
– Protège, ô Seigneur notre pays du Canada à l’occasion de son 150ème anniversaire, de la famine, la peste, le tremblement de terre, l’inondation, l’incendie, le glaive, l’invasion des ennemis, la guerre civile,
– Maintiens nos familles dans la concorde et l’amour, enseigne nos enfants, guide notre jeunesse, soutiens les personnes âgées, protège les pauvres, guéris les malades, souviens-toi des prisonniers, remets sur le droit chemin ceux qui sont égarés, et unis-les à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique,
– Car Tu es notre Dieu et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

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Décès du métropolite du Mexique Antoine (Chedraoui), le hiérarque le plus âgé du Patriarcat d’Antioche

Le patriarche d’Antioche Jean X, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche et l’archidiocèse d’Amérique du Nord de cette Église ont annoncé le décès du métropolite Antoine (Chedraoui), dans la matinée du 14 juin. Né a Tripoli (Liban) le 17 janvier 1932, il reçut son baccalauréat ès arts au Liban et son baccalauréat en théologie à l’Université d’Athènes. Le 20 juillet 1952, il fut ordonné diacre et, le 29 août 1958, il fut ordonné prêtre et élevé au rang d’archimandrite. Le 5 juin 1966, il fut sacré évêque et nommé vicaire patriarcal pour le Mexique, le Venezuela, l’Amérique centrale et les Caraïbes. Le 12 juin 1996, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche éleva le diocèse mentionné au rang d’archevêché et Mgr Antoine fut nommé métropolite et archevêque de la nouvelle entité, position qu’il occupa jusqu’à son décès. Le défunt avait obtenu le respect, l’estime et l’amitié de plusieurs présidents mexicains, dont MM. Gustavo Diaz Ordaz et Vicente Fox Quesada, ainsi que de plusieurs secrétaires d’État et de dirigeants de diverses Églises.

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69ème remise des diplômes au Séminaire orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Jordanville (États-Unis)

Une nouvelle année scolaire s’est terminée avec succès au Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville, qui dépend de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. C’est ainsi que le dimanche 28 mai, le Séminaire a commémoré la 69ème remise des diplômes par un office d’intercession, la cérémonie des récompenses et une réception. Six étudiants ont achevé leurs études, dont quatre ont reçu le diplôme de cum laude à summa cum laude. Le recteur du séminaire et recteur du monastère de la Sainte-Trinité, l’archimandrite Luc (Murianka), ainsi que l’évêque de Sacramento Irénée se sont adressés par des allocutions aux lauréats. Élevé récemment à l’épiscopat, Mgr Irénée, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières, a obtenu un doctorat en patristique à Oxford. Il a aussi l’expérience de l’enseignement supérieur. L’évêque a prononcé un discours très convaincant sur la façon d’apporter au monde la lumière du Christ après avoir reçu une formation théologique. Il a également souligné le statut unique du Séminaire de la Sainte-Trinité comme institution théologique qui ne se limite pas à l’unique enseignement orthodoxe traditionnel, mais forme la vie entière de ses étudiants, leur permettant de s’immerger dans le rythme de la vie ecclésiale et, ce faisant, crée en eux des habitudes solides qui les aident à s’orienter dans le monde contemporain. Toute la journée, les étudiants, leurs familles et amis ont partagé la réussite des diplômés et la joie de la réception.

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Élection par le Saint synode du patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient de Mgr Nicolas (Baallbaki) comme métropolite du diocèse de Hama (Syrie).

Mgr Nicolas Baallbaki, métropolite de Hama (Syrie)

Au cours de sa huitième session extraordinaire tenue à Balamand (Liban), le saint-synode du Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche a élu l’évêque Nicolas Ba’albaki métropolite de Hama et de ses dépendances. Les membres du saint-synode ont choisi l’évêque Nicolas parmi six candidats qui avaient été auparavant choisis par l’assemblée clérico-laïque qui s’est réunie à Hama. Le nouveau métropolite est né à Damas en 1957. Il a terminé ses études de médecine à l’université de Damas en 1980 et sa spécialisation en chirurgie générale en 1984. De 1993 à 1998 il a étudié à la faculté de théologie de Balamand. Il a été sacré évêque par feu le patriarche Ignace IV en 2011. Il était locum tenens de l’éparchie de Hama depuis le 30 mars 2017.

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Édition d’un catéchisme orthodoxe en langue chinoise

À Hong Kong a été éditée la traduction en langue chinoise du catéchisme de l’archiprêtre Oleg Davydenkov. La publication de la traduction, laquelle a été effectuée par le prêtre Anatole Kung, clerc de la paroisse Saints-Pierre-et-Paul de Hong Kong, a été réalisée par l’édition « China Orthodox Press ». La première édition du catéchisme en langue chinoise est un événement important pour la mission. Le livre présentera un intérêt pour les lecteurs chinois qui voudront systématiser leurs connaissances sur l’Orthodoxie, ainsi qu’aux étudiants chinois qui étudient dans les écoles ecclésiastiques orthodoxes. Évoquant le projet, le directeur de la maison d’édition, l’archiprêtre Denis Pozdniaïev, a déclaré : « Nous faisons face à une pénurie extrême de littérature catéchétique et liturgique en langue chinoise. Je pense que la présente parution peut répondre, ne serait-ce qu’en partie, à l’intérêt pour la foi orthodoxe que nous constatons chez beaucoup, en Chine ». Le catéchisme en langue chinoise sera également diffusé dans les paroisses orthodoxes de Pékin, Changhaï et Hong Kong.

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Des cahiers d’activités pour enfants et jeunes adolescents orthodoxes sont publiés à Ottawa en anglais, espagnol, roumain et français

Avec les bénédictions de Leurs Éminences les archevêques Irénée d’Ottawa et Alejo de Mexico, tous deux relevant de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), plusieurs cahiers d’activités destinés aux écoles du dimanche et camps d’été, dont un en français, ont été publiés par Lengua Viva Publishers à Ottawa. L’auteur en est Ioana Dimitriu, d’origine roumaine et membre de la paroisse de l’Annonciation à Ottawa. Elle commença à rédiger ces cahiers d’activités durant le voyage missionnaire organisé par l’Église orthodoxe en Amérique et le Centre missionnaire chrétien orthodoxe. Enseignant l’espagnol et de langue maternelle roumaine, Ioana Dimitriu a utilisé ses compétences linguistiques pour développer du matériel catéchétique destiné aux enfants orthodoxes dans les paroisses multilingues qui célèbrent en espagnol, français ou roumain, ainsi qu’en anglais. Le premier volume, les douze grandes fêtes de l’Église orthodoxe, comprend des récits sur les fêtes et de nombreuses activités attrayantes, des illustrations, des mots croisés etc. Actuellement, seul ce volume est disponible en français. Les autres cahiers concernent l’explication du Credo, le Grand Carême, la Semaine Sainte, Pâques. Ces livres sont destinés aux enfants de 8 à 12 ans. Les illustrations ont été faites par Ana-Maria Lemnaru, une jeune artiste roumaine, s’inspirant de la tradition iconographique byzantine. Ces cahiers d’activités peuvent être commandés en ligne auprès de Lengua Viva. Des renseignements complémentaires sont disponibles sur ce lien.

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11 ordinateurs et d’autres dons viennent d’être envoyés en Haïti par l’association orthodoxe « Haïti en chœur »

L’association caritative orthodoxe « Haïti en chœur » vient d’envoyer 11 ordinateurs et d’autres dons en Haïti. On peut consulter sur le lien ci-dessous les détails de cette œuvre caritative.

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Le premier office depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de Zabadani (Syrie)

Les chrétiens commencent à revenir dans les régions de Syrie libérées des islamistes. Après l’opération militaire réussie de l’armée syrienne pour libérer des islamistes la vallée de Wadi-Barada à l’ouest de Damas, la paix y règne maintenant. Dans les villes de Zabadani et de Madaya continue le rétablissement de la paix et la renaissance des églises complètement détruites. Beaucoup de Syriens orthodoxes vivaient traditionnellement dans cette région. Malgré toutes les difficultés, ils reviennent déjà dans leurs foyers ancestraux. Avec les fidèles, la prière revient dans les églises orthodoxes. C’est ainsi qu’à l’initiative des chrétiens revenus de leur exil, le premier office liturgique depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de la ville de Zabadani. La région de la vallée de Wadi-Barada est appelée en Syrie « coin de paradis » en raison de la beauté de la nature et du climat. Selon la tradition locale, c’est dans les montagnes avoisinantes que Caïn a enterré Abel. Pendant six ans, ces lieux ont été le théâtre de conflits armés. Les islamistes du groupe Jabhat al-Nosra y ont institué la charia stricte, après quoi des dizaines de milliers de civils se sont enfuis. Mais au mois de mars pour Wadi-Barada et au mois d’avril pour Zabadani et Madaya, les rebelles sont partis sous la pression de l’armée. Après l’expulsion des islamistes, l’armée syrienne a repris le contrôle sur les 130 kilomètres de frontières avec le Liban, mettant ainsi fin au trafic de drogue. Actuellement, malgré les destructions importantes, 20.000 personnes sont revenues dans cette région. La fourniture d’eau et d’électricité a été rétablie. Les autorités, l’ONU et le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie procèdent à l’approvisionnement en nourriture, médicaments et autres produits de première nécessité.

Source, traduit du russe pour Orthodoxie.com : Pravoslavie. Photographie: Rusvesna

Le président américain Donald Trump a été accueilli au Saint-Sépulcre par le patriarche de Jérusalem Théophile III

Le lundi 22 mai, le président américain Donald Trump est arrivé à l’aéroport Ben Gourion, où lors de la réception en son honneur, était présent le patriarche de Jérusalem Théophile III. Dans l’après-midi, le patriarche, accompagné de l’archevêque de Hiérapolis Isidore et des archimandrites Matthieu et Polycarpe, du custode de Terre sainte Francesco Patton et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Manougian, a accueilli le président dans la cour de la basilique du Saint-Sépulcre. Depuis la cour, le patriarche Théophile, suivi par le père Francesco Patton et du représentant du patriarcat arménien, a conduit le président au Tombeau du Christ et au Golgotha. Ensuite, le président s’est rendu au bureau de la Basilique de la Résurrection, où lui a été offerte une icône de la Nativité par le patriarche Théophile. Le président a exprimé son émotion pour sa visite au monument le plus ancien et le plus saint de la chrétienté et a souhaité la paix pour la région du Moyen Orient et pour le monde entier.

Source (dont photographie) : Romfea

Les reliques de saint Mardaire (Uskoković, +1935) ont été trouvées partiellement incorrompues

Avec la bénédiction de l’évêque Longin de la Nouvelle-Gračanica et du Midwest (l’un des diocèses de l’Église orthodoxe serbe aux État-Unis), les reliques de saint Mardaire (Uskoković) ont été exhumées le 5 mai en l’église Saint-Sava du monastère de Libertyville, (Illinois), où elles reposaient depuis leur inhumation en décembre 1935. L’exhumation, réalisée en vue des cérémonies de glorification panorthodoxe du saint qui se tiendront du 14 au 16 juillet 2017, a révélé que les reliques sont partiellement incorrompues, ce qu’a confirmé le père Nicolas Kostur, qui préside le sous-comité liturgique de la glorification de saint Mardaire. Le 4 mai 2017, après la Liturgie et un acathiste au saint célébrés par l’évêque Longin, la pierre tombale a été enlevée, révélant que le cercueil se trouvait dans un caveau en ciment, qui a été ouvert le dimanche suivant. Pendant l’exhumation, « Le Christ est ressuscité » et d’autres hymnes de Pâques, ainsi que le tropaire de saint Mardaire, ont été chantés selon les mélodies serbes et russes. Le cercueil a été fissuré tandis qu’on le dégageait, laissant échapper un doux parfum qui se dissipa rapidement. En inspectant soigneusement les reliques, le père Nicolas Kostur a découvert que les mains du saint étaient entièrement intactes, avec la peau et les ongles. En ôtant soigneusement les vêtements dans lesquels le saint avait été inhumé, il s’est avéré que les reliques étaient intactes à partir des genoux. Les cheveux et la barbe du saint sont souples comme si le saint avait été enterré hier. Le reste des reliques a été ensuite été lavé avec de l’eau chaude et du vin blanc, puis ointes avec un parfum, et placées ensuite dans un stikharion, en attendant d’être revêtues de tous les ornements liturgiques pour la cérémonie de glorification au mois de juillet. St Mardaire, évêque de l’Église serbe en Amérique a accompli un immense travail missionnaire en Amérique et a fondé le monastère Saint-Sava, où il a été inhumé le 12 décembre 1935. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe a introduit son nom au calendrier le 29 mai 2015.

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Le métropolite Hilarion est intervenu au Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés

Le 11er mai 2017, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté un exposé lors de l’assemblée plénière du Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés, à Washington.

Présentant le métropolite Hilarion, le président de l’association évangélique Billy Graham, F. Graham, a mentionné sa visité en Russie, fin 2015, expliquant que l’idée de ce sommet pour la défense des chrétiens persécutés lui était venue à Moscou, pendant son entretien avec le président du DREE.

Le métropolite Hilarion a salué les participants du sommet au nom de l’Église orthodoxe russe. Il a remercié l’Association Billy Graham et son président Franklin Graham d’avoir organisé un forum de cette ampleur, afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur l’épouvantable tragédie des chrétiens persécutés dans le monde d’aujourd’hui.

Le hiérarque orthodoxe a rappelé que les persécutions contre les disciples du Christ ne sont pas un phénomène nouveau. « Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement toute sorte d’infamie à cause de Moi », disait le Seigneur Jésus Christ (Mt 5, 10). Le thème des persécutions est un des leitmotivs de sa prédication, revenant sans cesse dans ses entretiens avec les apôtres. « L’apôtre Pierre dit : « Très chers, ne jugez pas étrange l’incendie qui sévit au milieu de vous pour vous éprouver, comme s’il vous survenait quelque chose d’étrange. Mais, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse. Heureux, si vous êtes outragés pour le nom du Christ, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous. Que nul de vous n’ait à souffrir comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme délateur, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas honte, qu’il glorifie Dieu de porter ce nom » (I P 4, 12-16).

L’Église a été persécutée partout durant les trois premiers siècles de son existence, a souligné le métropolite Hilarion. Durant les siècles suivants, les chrétiens ont aussi été soumis à de nombreuses persécutions, sous différentes formes. « Il n’y a pas un siècle dans l’histoire du christianisme où nous n’ayons pas été persécutés, dans une partie du monde ou dans l’autre », a témoigné l’hiérarque.

Poursuivant la même idée, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rappelé que le XX siècle avait posé avec plus que jamais d’acuité la question du prix que les chrétiens devaient payer pour leur foi. Ainsi, la série de révolutions qui a bouleversé tant d’états en Europe, en Asie et en Amérique latine, a provoqué une puissante vague de violences contre les chrétiens. En Turquie, le début du XX siècle a été marqué par une extermination massive des Arméniens, des Assyriens et des représentants d’autres peuples chrétiens. L’état des Jeunes Turcs a lancé un génocide contre la population chrétienne de l’Empire ottoman, qui s’est poursuivi après la chute de l’empire. Les exécutions, particulièrement cruelles, les assassinats, les déportations massives ont touché plus d’un million de personnes. Dans l’Allemagne d’Hitler et dans l’Espagne républicaine des années 30, les chrétiens de différentes confessions ont fait l’objet de persécutions plus ou moins violentes. Les persécutions contre l’Église catholique ont été particulièrement cruelles et sanglantes au Mexique dans les années 1920. Au milieu du XX siècle, la « révolution culturelle » chinoise a entraîné des répressions massives contre le clergé chrétien.

« Cette année, la Russie et les autres pays de ‘l’espace post-soviétique’ commémorent le centenaire de la révolution d’octobre 1917, point de départ d’une époque de cruelles persécutions contre l’Église orthodoxe russe, a rappelé le président du DREE. Le pouvoir, en la personne de Lénine et de Staline, a initié des répressions d’une ampleur sans précédent contre son propre peuple ; des dizaines de millions de personnes ont été victimes de ces répressions. » Durant ces années, a constaté le métropolite, l’Église s’est enrichie d’une multitude de saints qui, selon le mot de l’apôtre, « se sont laissés torturés afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent l’épreuve des dérisions et des fouets, et même celles des chaînes et de la prison » (Heb 11, 35-36). »

« Au XX siècle, les nouveaux martyrs et confesseurs russes n’étaient pas mis à mort à cause d’actes concrets, à cause de transgressions, de violations de la loi ou de crimes. Ils étaient systématiquement éliminés parce qu’ils croyaient en Jésus Christ, Dieu et Sauveur, a souligné Mgr Hilarion. Les églises chrétiennes étaient dynamitées pour la seule raison qu’elles étaient chrétiennes. Les icônes étaient brûlées parce qu’elles représentaient le Christ. »

Elle est longue, la triste liste des pays où les chrétiens ont été l’objet de persécutions au XX siècle, a constaté l’archipasteur. Le début du XXI siècle s’ouvre sur une nouvelle vague de persécutions de grande envergure contre les chrétiens dans différentes parties du monde. »

« Les chrétiens souffrent surtout aujourd’hui dans les pays du Proche-Orient et d’Afrique, a raconté le métropolite. Depuis près de deux mille ans, les chrétiens vivent dans ces régions. Aujourd’hui, ils entravent la voie d’intérêts politiques ou économiques pour des forces qui ne répugnent pas à employer des terroristes pour atteindre leurs buts, faisant de ces terroristes des combattants pour la liberté et la démocratie. L’ampleur des persécutions contre les chrétiens est obstinément tue dans les médias et au sein de la communauté internationale. »

Mgr Hilarion a cité plusieurs exemples illustrant la détresse des chrétiens dans différents pays du Proche-Orient. Si près d’un million et demi de chrétiens vivaient en Irak avant 2003, ils ne sont plus aujourd’hui que 150 à 250 000, selon les estimations, la plus grande partie de cette population ayant dû quitter le pays après le début du soi-disant « printemps arabe ». En Lybie, le « printemps arabe » a entraîné la quasi-disparition des chrétiens. Les autorités actuelles du pays déclarent ouvertement qu’elles ne souhaitent pas que les chrétiens y restent.

En Égypte, après la venue au pouvoir des « Frères-musulmans », les assassinats de chrétiens et les incendies d’églises étaient devenus systématiques. La population chrétienne a commencé à quitter le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir d’As-Sissi, la situation s’est améliorée, mais des explosions meurtrières ont toujours lieu dans les églises d’Égypte, et des dizaines de personnes tombent victimes des bombes des terroristes.

Dans les régions de Syrie tombées aux mains des terroristes pendant la guerre, les chrétiens ont été exterminés sans pitié. Le monde n’aurait sans doute rien su de ces tragédies si les terroristes eux-mêmes n’avaient partagé sur internet les scènes atroces de ces exécutions contre les chrétiens. Ceux des chrétiens qui sont restés en vie sont soumis à des tortures et à différentes humiliations.

Le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a constaté : « Nous partageons la position de Leurs Saintetés les Patriarches Jean X (Église orthodoxe d’Antioche) et Ephrem II (Église syro-jacobite), formulée récemment dans un message commun à l’occasion de l’anniversaire de l’enlèvement de deux hiérarques, les métropolites Paul d’Alep et Jean Ibrahim. Ce message témoigne que les chrétiens d’Orient sont désireux de rester sur la terre de leurs ancêtres, que les discours du « monde civilisé » sur la démocratie ne doivent pas distraire des véritables problèmes de la population syrienne et de la nécessité de cesser la guerre, qu’il est aussi nécessaire d’arrêter de financer les groupements terroristes, donnant plutôt du pain aux affamés ». Il faut entendre cette voix et la faire entendre aux grands de ce monde, parce qu’elle exprime l’opinion des chrétiens de Syrie, a souligné l’hiérarque.

Le génocide des chrétiens se poursuit aujourd’hui sous les yeux du monde civilisé, a témoigné le métropolite Hilarion. Jusqu’à une date récente, l’Occident se taisait, les hommes politiques et les médias gardant obstinément le silence sur ce thème. « Aujourd’hui, ce ‘complot du silence’ a été brisé, on commence à parler des persécutions contre les chrétiens au plus haut niveau international. Mais beaucoup de ceux qui évoquent ce thème, aujourd’hui encore, s’efforce de le détourner : « Ne parlons pas des chrétiens, parlons plutôt des minorités ». Ils appellent ainsi à taire le problème, détournant la conversation dans le domaine des discours politiquement corrects sur la tolérance envers n’importe quelle minorité, notamment sexuelle, ou autre » a constaté Mgr Hilarion.

Le président du DREE a aussi rappelé que le monde était peu au courant du génocide des chrétiens en Afrique. Pourtant, au Nigéria et dans les pays limitrophes, les terroristes du groupe « Boko Haram » et les tribus nomades tuent les chrétiens par villages entiers. Rien qu’au Nigéria, les extrémistes ont détruit 900 églises ces derniers temps. Les autorités du Soudan du Nord jettent des bombes sur les chrétiens et les soumettent à des discriminations permanentes. Les attaques contre les chrétiens se poursuivent en Somalie et en Tanzanie.

« Nos frères et sœurs sont aussi soumis à de multiples souffrances et persécutions dans les pays d’Asie, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Inde, en Birmanie » a continué le métropolite Hilarion.

L’archipasteur a constaté que l’Église orthodoxe russe avait été l’une des premières à parler publiquement des persécutions contre les chrétiens à une époque où tout le monde se taisait. Le Patriarcat de Moscou a exprimé ses inquiétudes quant au sort de la population chrétienne du Proche-Orient et en Afrique dès le début des évènements du printemps arabe.

En novembre 2011, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie s’était rendu en Syrie et au Liban pour une visite irénique dont l’objet était, notamment, d’entretenir les liens fraternels entre les Églises chrétiennes dans le contexte d’un conflit pressenti.

Durant les années qui ont suivi, l’Église orthodoxe russe s’est efforcée et continue à s’efforcer d’entreprendre tout ce qui est en son pouvoir pour défendre les droits des chrétiens persécutés, a témoigné le métropolite Hilarion de Volokolamsk. Aucune rencontre de Sa Sainteté le Patriarche de Moscou et de toute la Russie et du président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou avec les hommes politiques étrangers ne se passe sans que soit évoquée la situation des communautés chrétiennes du Proche-Orient et d’Afrique. La hiérarchie et les représentants de l’Église orthodoxe russe participent activement aux forums internationaux et interreligieux consacrés à la situation au Proche-Orient.

Mgr Hilarion a aussi évoqué le rôle du dialogue interreligieux dans l’aide aux chrétiens persécutés. Le 12 février 2016, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et le Pape François de Rome se sont rencontrés à La Havane. « Les primats des deux plus grandes Églises chrétiennes ont témoigné de ce que les deux parties comprenaient que la situation dans le monde exigeait des mesures urgentes et, comme il est écrit dans la déclaration commune signée à La Havane, des actions coordonnées » a constaté Mgr Hilarion.

L’Église orthodoxe russe défend aussi les droits des chrétiens persécutés dans le dialogue qu’elle mène avec les autres religions, a poursuivi le métropolite.

« Les manifestations d’agression à l’encontre des chrétiens dans le monde contemporaine, en dehors des violences physiques, prennent souvent la forme de la négation du droit des gens à exprimer publiquement leur foi, à en suivre les valeurs, à porter ouvertement des symboles religieux, a poursuivi le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Nous constatons avec affliction et inquiétude le processus de déchristianisation de l’espace public de l’Ancien et du Nouveau monde, historiquement pourtant les bastions les plus importants de la civilisation chrétienne. Les églises et les communautés chrétiennes sont regardées comme des reliquats de l’ancien temps et non comme des acteurs de plein droit des processus sociaux. »

L’archipasteur a rappelé que, dans la société contemporaine, des phénomènes qui contredisent les commandements évangéliques sont de plus en plus souvent considérés comme normaux. La volonté de nombreux états de légaliser la pratique de l’euthanasie suscite de sérieuses inquiétudes. Dans certains pays (Pays-Bas, Belgique, Canada, Luxembourg), le patient est autorisé par la loi à mettre fin à ses jours. Récemment, en Italie, une nouvelle discussion sur la possibilité de l’euthanasie a suscité de vifs débats. Dans beaucoup de pays d’Europe et d’Amérique, les médias et le système éducatif font la promotion d’une idéologie favorable aux minorités sexuelles et à la propagande d’un mode de vie homosexuel.

L’Église orthodoxe russe proclame la sainteté de la vie humaine dès l’instant de la conception jusqu’à la mort naturelle, elle confesse les idéaux évangéliques du mariage et de la famille, a souligné le métropolite de Volokolamsk, rappelant : « La position de notre Église est une position de principe. La société doit préserver les valeurs traditionnelles, apprendre à observer un équilibre entre les droits et les libertés de l’homme, d’une part, et la responsabilité pour le bien-être moral de la personne, de l’autre. Il est triste que la réalisation des droits de l’homme soit de plus en plus souvent synonyme de permissivité et de débauche morale. Cette tendance est une impasse pour le développement social ».

L’hiérarque de l’Église orthodoxe russe a appelé les représentants des différentes confessions chrétiennes à ne pas rester indifférents devant les souffrances de leurs frères et sœurs persécutés. « Aujourd’hui, plus que jamais, les chrétiens doivent être solidaires et intercéder pour ceux qui souffrent, pour les persécutés qui glorifient le Christ par leurs prouesses » a souligné le président du DREE.
« Cette solidarité interchrétienne doit être plus importante au niveau pratique que les divergences entre confessions chrétiennes qui se sont accumulées depuis des siècles. Ces divergences continueront à nous diviser, mais elles ne doivent pas être un obstacle à des actions concertées pour la défense des chrétiens persécutés, indépendamment de la confession à laquelle ils appartiennent » a déclaré l’archipasteur.

Par ailleurs, selon le président du DREE, la coopération interreligieuse revêt aujourd’hui une importance particulière. « Le terrorisme est un défi commun aux chrétiens, aux musulmans et aux représentants d’autres traditions religieuses. Il faut que tous en aient clairement conscience. La bombe du terroriste ne choisit pas qui sera touché par ses éclats : ses victimes seront des hommes de différentes appartenances religieuses » a dit le métropolite.

On peut, a-t-il poursuivi, citer beaucoup d’exemples de construction d’un climat social de paix et d’harmonie interreligieux. Les chrétiens et les musulmans vivent en bon voisinage au Liban et en Jordanie. L’Égypte a choisi la voie du dialogue interreligieux et de l’éradication de l’extrémisme. Il y a aussi l’expérience séculaire de coopération interreligieuse qui est celle de la Russie, où les chrétiens, les musulmans, les juifs et les bouddhistes non seulement ne sont pas en conflit, mais se réunissent dans le cadre du Conseil interreligieux de Russie pour résoudre les problèmes de l’actualité, pour élaborer ensemble une position commune et défendre les valeurs morales et spirituelles.

« Aujourd’hui, le rôle d’une instruction religieuse de qualité devient de plus en plus important, estime le métropolite Hilarion. Le succès des terroristes tient notamment au fait que, dans beaucoup de pays du monde, le niveau de connaissances religieuses est extrêmement bas. Les gens rejoignent les terroristes parce qu’ils ne connaissent pas la vérité ni sur l’islam, ni sur le christianisme. Les idéologues de la terreur affirment à leurs adeptes que les chrétiens sont les suppôts des colonisateurs étrangers, les ennemis de l’islam et qu’il n’y a pas d’autre moyen de défendre l’islam que d’éliminer les chrétiens. Des âmes fragiles se laissent influencer par cette idéologie. »

« Ensemble, nous pouvons faire beaucoup, a souligné le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Le monde entier prête aujourd’hui attention à notre sommet. Les confessions chrétiennes doivent témoigner d’une seule voix de notre solidarité avec nos frères et sœurs persécutés, appeler la communauté internationale à intensifier la lutter contre l’extrémisme, le terrorisme et la christianophobie. »

Les travaux du Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés se poursuivront jusqu’au 13 mai. Le forum est organisé par l’Association évangélique Billy Graham et rassemblé 800 participants venus de plus de 135 pays.

Les orthodoxes participent au Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés

Du 10 mai au 13 mai 2017, Washington, capitale des États-Unis accueillait un Sommet mondial des leaders chrétiens pour la défense des chrétiens persécutés. Il est organisé par l’Association évangélique Billy Graham. Des représentants de différentes confessions chrétiennes, venus de plus de 135 pays, sont rassemblés à cette occasion. La rencontre est suscitée par la situation des chrétiens persécutés au Proche Orient, en Afrique et dans d’autres régions du monde, situation sans précédent dans l’histoire récente, rappelant les persécutions endurées par les chrétiens durant les premiers siècles et celles orchestrées par les états athées au XX siècle. Des méfaits d’une telle envergure ne pouvaient laisser indifférente la communauté chrétienne. Le sommet pour la défense des chrétiens persécutés veut être un espace de discussion de ce problème, afin d’améliorer la situation. Des délégations des Églises orthodoxes locales participent aussi au Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés. Ces délégations sont présidées par Sa Béatitude l’archevêque Tikhon de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada (Église orthodoxe en Amérique), l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat de Constantinople), l’archevêque Joseph de New-York, métropolite de toute l’Amérique du Nord (Patriarcat d’Antioche).

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Les chrétiens orthodoxes des États-Unis commémorent les 25 ans des œuvres philanthropiques de l’agence humanitaire officielle (IOCC) de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis

Cette année, les chrétiens orthodoxes aux États-Unis commémoreront les 25 ans de de l’ « International Orthodox Christian Charities » (IOCC), agence humanitaire officielle de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis. Cette agence a été constituée en 1992 par la Conférence permanente des évêques orthodoxes canoniques des Amériques (SCOBA) qui a précédé l’Assemblée actuelle. Ses fondateurs laïcs étaient Charles R. Ajalat, Andrew A. Athens, et John G. Rangos Sr. L’IOCC est également reconnaissante au soutien fidèles des membres honoraires du Conseil d’administration Georges M. Marcus et le défunt George J. Farha qui ont tous deux joué un rôle essentiel dans son expansion pendant les 25 dernières années. L’IOCC a uni les efforts des chrétiens orthodoxes en réponse au bouleversement historique causé par la dissolution de l’Union soviétique et les guerres dans l’ex-Yougoslavie, lesquelles ont déplacé 2,5 millions de personnes. Depuis lors, l’IOCC a fourni plus de 600 millions de dollars en assistance humanitaire aux personnes vulnérables dans plus de 60 pays. Les programmes en cours incluent l’aide humanitaire aux personnes déplacées à l’intérieur de la Syrie et les réfugiés fuyant la guerre civile dans ce pays ; le soutien au peuple grec affecté par la crise économique prolongée ; des projets éducatifs, sanitaires et d’irrigation en Éthiopie, Tanzanie, Ouganda et dans le monde entier. L’IOCC entretient l’un des réseaux de distribution d’aide humanitaire les plus importants en Syrie, où son programme a pour objectif de fournir de l’eau potable, de la nourriture, des médicaments, un soutien psychologique et d’autres formes d’assistance à des millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et celles cherchant refuge dans les pays voisins. Au cours de son existence, l’IOCC a également répondu aux crises des réfugiés en Éthiopie du Sud et en Irak. Il a fourni du soutien et de l’aide médicale aux familles réfugiées avec des enfants handicapés en Jordanie, a offert des cours d’anglais et d’informatique aux réfugiés au Liban afin de les aider à trouver un emploi. Aux États-Unis, l’équipe des situations d’urgence de l’IOCC a formé le clergé et les laïcs orthodoxes bénévoles à soutenir les efforts de secours, lesquels se sont montrés actifs après l’ouragan Katrina et les innombrables tornades, inondations et désastres dus aux intempéries à travers le pays. Outre les situations d’urgences et l’aide aux réfugiés, l’IOCC soutient également les projets de développement à long terme. En Grèce, où l’on estime maintenant qu’un tiers de la population vit au-dessous du seuil de la pauvreté, l’IOCC fournit de l’aide alimentaire et des fournitures scolaires à 5000 familles grecques en difficulté et travaille à stimuler l’agriculture dans le nord du pays afin de créer des emplois pour 2000 cultivateurs. Dans les Balkans occidentaux, l’IOCC a assisté plus d’un million et demi de personnes par l’aide au retour des réfugiés, à l’agriculture et la production alimentaire, au développement communautaire, à l’éducation et au développement économique. Le programme de micro-crédits en Bosnie-Herzégovine, qui a commencé en 2002, a fait l’objet d’un investissement de 22 millions de Dollars dans 13.000 prêts pour micro-entreprises avec un taux moyen de remboursement mensuel de 99%. Mark D. Stavropoulos, président du Conseil d’Administration a commenté le 25ème anniversaire de l’Agence : « Cela a été mon grand privilège de servir aux côtés des membres du Conseil, du personnel dévoué de l’IOCC à travers le monde, de nos partenaires exceptionnels de l’Église orthodoxe, de nos organisations partenaires, afin d’aider ceux qui sont dans le besoin. Nous prenons soin de sélectionner des projets qui sont aptes à avoir le plus long impact possible parmi le grand nombre de bénéficiaires. Et bien que nos programmes soient conçus pour aider les autres, nos bénéficiaires apportent en retour à l’équipe entière de l’IOCC un amour sans bornes, de l’espérance, et la sagesse qui fait que nous restons humbles dans notre travail ».

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L’archidiocèse orthodoxe grec d’Amérique lance l’opération « sacs bruns » permettant de nourrir des milliers de sans-abris à Salt Lake City (États-Unis)

Le samedi 30 avril, l’église orthodoxe grecque de Salt Lake City a lancé un programme connu sous le nom d’opération « sacs bruns » qui a pour but de nourrir les personnes sans domicile fixe de la ville. Des fidèles de la cathédrale de la Sainte-Trinité et de l’église du Prophète-Élie ont réuni leurs forces et préparé plus de 3.500 sacs de nourriture comprenant des sandwiches, des fruits et des chips destinés aux sans abris. Dans une déclaration, l’Église a expliqué que même si elle nourrit environ 3.000 sans abris à l’occasion du « Thanksgiving day », « ceux-ci, ainsi que les nécessiteux ont faim toute l’année ».

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Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra à Smyrne du 7 au 10 mai

Le patriarche œcuménique Bartholomée effectuera des visites patriarcales et pastorales dans la région de Smyrne, suite à l’invitation des maires et d’autres personnalités de la région, ainsi qu’à la demande de la communauté orthodoxe de la ville, qui a été reconstituée. C’est ainsi que, pour la troisième fois cette année, aura lieu une visite du patriarche sur la terre de Ionie. Le programme, à compter du dimanche 7 mai, jusqu’au mercredi 10 mai est constitué de rencontres avec les pouvoirs locaux et d’offices liturgiques. En outre, ce programme comprend la participation du patriarche au IIIème Congrès hagiologique sur le thème « Les Pères apostoliques et leur époque », qui aura lieu à Smyrne. Le patriarche arrivera sur l’aéroport de Smyrne dans l’après-midi du dimanche et partira immédiatement dans le village de montagne de Çirkince, près d’Éphèse, où il célébrera les vêpres en l’église Saint-Jean-Baptiste. Le lundi, jour de la mémoire du saint apôtre Jean le Théologien, le patriarche présidera la divine Liturgie en la basilique paléochrétienne d’Éphèse, sur la tombe du saint. Ensuite, le patriarche effectuera des visites protocolaires au sous-préfet de la région et au maire d’Éphèse. L’après-midi du lundi, il présidera les vêpres dans les ruines de l’ancienne église de la Mère de Dieu située sur le site archéologique d’Éphèse (l’église du IIIème Concile œcuménique). Enfin, le soir, le patriarche proclamera la clôture du IIIème congrès hagiologique. Le mardi 9 mai, le patriarche assistera à la liturgie en l’église de Saint-Constantin à Menemeni. Il rencontrera le même jour le maire de Menemeni, le maire, ainsi que le préfet de Smyrne. Le soir, il présidera les vêpres orthodoxes en l’église catholique-romaine Saint-Polycarpe. Avant de partir pour Constantinople, le patriarche se rendra sur la péninsule de Karaburun.

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Intronisation à Chicago du premier métropolite du diocèse des deux Amériques de l’Église orthodoxe roumaine

Le dimanche des Myrophores (30 avril 2017) a été intronisé le premier métropolite du diocèse de l’Église orthodoxe roumaine des deux Amériques. L’événement a eu lieu en la cathédrale des saints Constantin et Hélène à Chicago. La délégation de l’Église orthodoxe roumaine était dirigée par S.E. le métropolite Niphon, archevêque de Târgovişte. L’élévation à la dignité de métropolite de Mgr Nicolas avait eu lieu le 30 octobre 2016 en la cathédrale patriarcale de Bucarest, après la sainte Liturgie. Le métropolite Nicolas est né le 15 avril 1967 à Constanța. Il a fait ses études secondaires dans cette ville et à Bucarest, puis a étudié à la faculté de théologie de Sibiu entre 1988 et 1992. Il a bénéficié d’une bourse d’études de l’Université Marc Bloch de Strasbourg entre 1994 et 2001, où il a obtenu le diplôme d’études approfondies (1995) et reçu le titre de docteur en théologie (2001). De décembre 2001 à mars 2002, il a été secrétaire à la chancellerie patriarcale. Il a prononcé ses vœux monastiques en décembre 2011 au monastère Radu Vodă à Bucarest. Depuis mars 2002, il était archevêque orthodoxe roumain des deux Amériques. On peut visionner sur le lien ci-dessous la Liturgie et la cérémonie d’intronisation du nouveau métropolite

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« Allez, faites de toutes les nations des disciples : évangélisation et mission externe dans les paroisses orthodoxes aux États-Unis », un rapport publié par l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis 

La première étude jamais réalisée aux États-Unis sur l’évangélisation et la mission externe dans les paroisses orthodoxes de ce pays a été publiée par l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis. Un résumé et le rapport complet sont disponibles en anglais. Le rapport « « Allez, faites de toutes les nations des disciples : évangélisation et mission externe dans les paroisses orthodoxes aux États-Unis » examine les pratiques et les stratégies développées par certaines paroisses orthodoxes qui peuvent être considérées comme « exemplaires » dans leurs efforts missionnaires et de mission externe. Le lecteur trouvera, par exemple, ce qui suit dans le rapport :
– « Les secrets » pour être une paroisse qui attire et accueille les nouveaux membres
– Huit bonnes pratiques d’accueil de ceux qui visitent la paroisse pour la première fois et de ceux qui posent des questions sur la foi
– Comment les paroisses « exemplaires » atteignent un degré élevé d’engagement de leurs membres dans la vie paroissiale
– Quatre traits distinctifs de l’instruction religieuse dans les paroisses « exemplaires »
– Six « leçons » que la direction de l’Église (les évêques) peut apprendre des paroisses « exemplaires ».
Les paroisses de sept juridictions orthodoxes des États-Unis ont participé à cette étude. Le rapport a été préparé par Alexei Krindatch, coordinateur des recherches de l’Assemblée, en coopération avec le père Eric Tosi (OCA), le père John Parker (OCA) et Adam Roberts (Archevêché d’Antioche). L’étude a été lancée et financée par le Comité pour les Agences et les Organisations agréées (comité de l’Assemblée de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis, présidé par l’évêque de Nysse Grégoire).

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Patriarche Bartholomée : « La religion, élément clé du processus de paix »

Le patriarche œcuménique Bartholomée I,  a prononcé son discours”La religion, élément clé du processus de paix” à l’occasion de la Conférence mondiale sur la paix d’al-Azhar qui s’est déroulée les 27 et 28 avril 2017 au Caire.

 « Religions et paix »

Conférence mondiale de la paix du Conseil des Aînés d’Al-Azhar et des Musulmans

Le Caire, le 27 avril 2017

Vos Béatitudes, Éminences, Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

C’est un honneur d’être invité à prendre la parole à cette Conférence sur la paix mondiale organisée par Al-Azhar et le Conseil musulman des Aînés. Nous félicitons sincèrement Son Eminence, M. Ahmad Al-Tayyeb, Grand Imam d’Al-Azhar, d’avoir eu le courage et la vision d’organiser cette initiative cruciale pour la promotion de la paix par les religions.

Au cours des deux dernières décennies, l’humanité a connu des attaques terroristes continues, qui sont à l’origine de la mort et des blessures de milliers de personnes, et qui deviennent la plus grande menace et source de peur pour les sociétés contemporaines. Depuis lors, les religions ont souvent été soupçonnées ou ouvertement accusées d’avoir inspiré le terrorisme et la violence. Notre vie quotidienne s’est remplie d’horribles nouvelles sur les attaques terroristes au nom de la religion.

Dans le même temps, nous constatons la volonté de notre monde de promouvoir le dialogue au lieu des conflits et la capacité à le faire. Cela est vrai non seulement pour les dirigeants politiques et les organisations laïques, mais aussi pour les dirigeants religieux et les institutions qui se sont montrés prêts à s’engager dans un dialogue de paix au niveau local et international, afin d’assurer une coexistence pacifique et une collaboration entre les gens.

Comment, après tant de conférences, de déclarations et d’initiatives pour la paix, pouvons-nous être témoins d’une augmentation de la violence, au lieu de remarquer un progrès dans la paix ? Comment la communauté mondiale peut-elle justifier les derniers actes terroristes de Paris, Bruxelles, Istanbul, Saint-Pétersbourg ou Stockholm ? Comment expliquer les guerres en cours, les conflits armés et les effusions de sang au Moyen-Orient ? Comment pouvons-nous accepter les attaques dans les églises coptes de Tanta et d’Alexandrie il y a environ deux semaines ? Permettez-nous d’exprimer encore une fois à la communauté copte et à tout le peuple égyptien nos sincères condoléances et les prières du Patriarcat œcuménique.

Afin de comprendre ce qui se passe dans notre monde d’aujourd’hui, réfléchissons sur le rôle de la religion dans l’humanité. Paradoxalement, au lieu de l’attente moderniste d’un ‘âge laïque post religieux’, notre époque devient en fait une ‘période post-laïque’ ou même une période d’ ‘explosion religieuse’. La religion apparaît comme une dimension centrale de la vie humaine, tant au niveau personnel que social. Elle revendique un rôle public et participe à tous les discours contemporains centraux.

Les fonctions cruciales de la religion sont évidentes dans les quatre domaines suivants de l’existence humaine et de la coexistence :

  1. La religion est liée aux préoccupations profondes de l’être humain. Elle fournit des réponses à des questions existentielles cruciales, donnant l’orientation et le sens de la vie. La religion ouvre aux êtres humains la dimension de l’éternité et la profondeur de la vérité.
  2. La religion est liée à l’identité des peuples et des civilisations. C’est pourquoi la connaissance de la croyance et de la religion de l’autre est une condition préalable indispensable à la compréhension de l’altérité et à l’établissement du dialogue.
  3. La religion a créé et conservé les plus grandes réalisations culturelles de l’humanité, les valeurs morales essentielles, la solidarité et la compassion, ainsi que le respect de toute la création.
  4. La religion est un facteur vital dans le processus de paix. Comme saint Paul l’a écrit autrefois : « Dieu n’est pas un dieu de désordre mais de la paix » (1 Co 14,33). La religion peut, bien sûr, diviser en provoquant l’intolérance et la violence. Mais c’est plutôt là son échec, et non son essence qui consiste en la protection de la dignité humaine.

Malheureusement, notre monde contemporain est marqué soit par le relativisme – profondément lié à la laïcité – soit par le fondamentalisme, que beaucoup considèrent comme une réaction au premier. En effet, le fondamentalisme se considère souvent comme menacé ou même persécuté par le relativisme. Alors que ce dernier nie l’existence de la vérité, l’intégrisme considère que sa propre vérité est unique et doit donc être imposée aux autres, ce qui rend impossible à la religion de servir de pont entre les êtres humains. Dans l’histoire récente, le phénomène du nationalisme et du post-colonialisme a transformé l’extrémisme et l’intégrisme religieux en une simple idéologie, utilisée à des fins politiques.

Malheureusement, l’éclatement continu du fondamentalisme religieux et des actes de violence terribles au nom de la religion, donnent aux critiques modernes de la foi religieuse des arguments contre la foi et appuient l’identification de la religion avec ses aspects négatifs. La vérité est que la violence est la négation des croyances religieuses fondamentales et de la doctrine. La vraie foi ne libère pas les humains d’être responsables du monde, de respecter la dignité humaine et de lutter pour la justice et la paix. Au contraire, elle renforce l’engagement de l’action humaine, elle élargit notre témoignage pour la liberté et les valeurs fondamentales humaines.

La région méditerranéenne a connu dans le passé, pendant plusieurs siècles, une cohabitation pacifique de juifs, de chrétiens et de musulmans. Cette expérience démontre que les personnes de différentes religions peuvent vivre ensemble, en trouvant le message le plus fondamental pour l’humanité qui unit, au lieu d’être une source de division. Cela montre que les religions peuvent servir de ponts entre les gens, d’instruments de paix et de compréhension mutuelle, de tolérance entre les êtres humains et de dialogue interreligieux.

Pour cette raison, le dialogue interreligieux reconnaît les différences des traditions religieuses et favorise la coexistence pacifique et la coopération entre les personnes et les cultures. Le dialogue interreligieux ne veut pas nier sa propre foi, mais plutôt changer son esprit ou son attitude envers l’autre. Il peut aussi guérir et balayer les préjugés et contribuer à une compréhension mutuelle et à la résolution pacifique des conflits. Les partis pris et les préjugés proviennent d’une fausse représentation de la religion. Par notre présence aujourd’hui, lors de cette importante conférence, nous voulons nous opposer à au moins un préjugé : l’islam n’est pas égal au terrorisme, car le terrorisme est étranger à toute religion. C’est pourquoi le dialogue interreligieux peut chasser la peur et le soupçon. Il est central pour la paix, mais seulement dans un esprit de confiance et de respect mutuels.

En juin dernier, nous avons eu le privilège de présider le Saint et Grand Conseil de l’Église orthodoxe à travers le monde, réunis en Grèce, sur l’île de Crète. Parmi plusieurs questions, le Conseil a rejeté et condamné l’intégrisme. Son encyclique souligne que, malheureusement, nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une augmentation de la violence au nom de Dieu. Les explosions du fondamentalisme au sein des communautés religieuses menacent de faire penser que le fondamentalisme appartient à l’essence du phénomène de la religion.

La vérité, cependant, est que le fondamentalisme, comme « zèle que n’éclaire pas la pleine connaissance » (Rom 10.2), constitue l’expression d’une religiosité morbide ». En outre, le Conseil a souligné qu’ « un dialogue interreligieux honnête contribue au développement de la confiance mutuelle et à la promotion de la paix et de la réconciliation. (…) La vraie paix n’est pas atteinte par la force des armes, mais seulement par l’amour qui « ne recherche pas son intérêt » (1 Cor 13,5). L’huile de foi doit être utilisée pour calmer et soigner les blessures des autres, et non pour rallumer de nouveaux feux de haine » (Encyclique, 17).

La crédibilité des religions dépend aujourd’hui de leur attitude à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité de l’homme, ainsi que de leur contribution à la paix. C’est la présupposition non seulement de la coexistence pacifique, mais aussi de la survie pure de l’humanité. Nous ne pouvons affronter ces défis que tous ensemble. Personne – pas une nation, pas un État, pas une religion, ni la science ni la technologie – ne peut affronter les problèmes actuels. Nous avons besoin les uns des autres ; nous avons besoin d’une mobilisation commune, d’efforts communs, d’objectifs communs, d’un esprit commun.

Par conséquent, nous considérons la crise aux multiples facettes actuelle comme une opportunité pour pratiquer la solidarité, pour le dialogue et la coopération, pour l’ouverture et la confiance. Notre avenir est commun, et la voie vers cet avenir est un voyage commun. Comme il est écrit dans les psaumes : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! » (Psaume 132,1).

Votre Éminence le Grand Imam,

Chers participants

Nous croyons profondément que la contribution des religions demeure cruciale dans notre recherche commune de la paix sur terre. Elle est précieuse car, pour les religions, la vraie paix dans le monde n’est pas simplement l’absence de guerre, mais essentiellement la présence de la liberté, de la justice et de la solidarité. Ce qui est nécessaire pour la religion, c’est de guider les gens à la profondeur de cette vérité, à un changement d’esprit et de vie et à la compréhension mutuelle. C’est en effet le cœur de nos traditions religieuses. Pour cette raison, l’humanité a le droit d’attendre de nous plus que ce que nous donnons effectivement. C’est le plus grand défi pour les religions : développer leurs propres potentiels d’amour, de solidarité et de compassion. C’est ce que l’humanité attend profondément de la religion aujourd’hui.

Je vous remercie de votre aimable attention ! »

Source et photographie

Le patriarche œcuménique Bartholomée a visité l’église orthodoxe Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire

Dans son allocution d’accueil, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore a qualifié la visite du patriarche œcuménique Bartholomée de « plus grand événement après la consécration de l’église Saint-Georges [suite à sa rénovation], il y a deux ans. Le patriarche Bartholomée a été reçu avec les honneurs par les autorités ecclésiastiques en ce lieu sacré qui est considéré comme la « Rotonde » du Moyen Orient, dans lequel, selon la tradition ecclésiastique, s’est réfugiée la Sainte Famille pour fuir la colère d’Hérode, et a été martyrisé saint Georges. Le patriarche Bartholomée a exprimé sa joie pour la réception donnée en son honneur, mais a souligné sa plus grande émotion pour avoir vénéré l’icône de saint Georges, à laquelle il a offert une grande veilleuse. Dans son allocution, le patriarche œcuménique a mentionné que, depuis son enfance à Imbros, il servait et chantait dans une église dédiée à saint Georges. Il a en outre rappelé que l’église patriarcale du Phanar était également dédiée au saint. Enfin le patriarche a souligné qu’il considère toujours le saint comme « le protecteur céleste de sa vie et de son ministère ». Au son des cloches de l’église et des tambours des scouts grecs et arabophones, le patriarche a été accueilli par le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore, ainsi que par les représentants du Conseil Œcuménique des Églises qui se trouvent au Caire à l’occasion du congrès pour la paix organisé par l’Université al-Azhar. Le patriarche œcuménique s’est exprimé à ce forum le 27 avril, tandis que le pape François y a prononcé un discours le 28 avril. Évoquant la visite du chef de l’Église catholique-romaine au Caire et la joie que celui-ci avait exprimée pour avoir visité l’Égypte, le patriarche œcuménique a exprimé à son tour sa joie pour cette visite au pays des Pharaons, au pays où s’est réfugié la Sainte Famille, le pays où naquit le saint apôtre Marc, fondateur du Patriarcat d’Alexandrie, et a souhaité que règne toujours la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans. On peut visionner ici https://youtu.be/LTq-qke1GoM un film vidéo de l’accueil du patriarche œcuménique en l’église Saint-Georges du Caire.

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Des sapeurs russes ont déminé une église orthodoxe à Alep

Des militaires russes ont déminé l’église orthodoxe de la Dormition de la Mère de Dieu à Alep. Lorsque les sapeurs ont examiné la cour, ils ont découvert les tombes de deux diplomates de l’Empire russe, inhumés à la fin du XIXème siècle – début du XXème siècle. Il s’agit du consul Mikhaïl Yakimansky et du conseiller d’État Ivan Grigorovitch. Comme le raconte Antoine Nakule, sacristain de cette église construite au XVème siècle, les terroristes ont visé directement l’édifice, dont la coupole et les murs ont été endommagés. Les rebelles ont également pillé l’église, brûlé des icônes uniques et l’Evangéliaire, mais une grande partie des objets sacrés et icônes ont pu être sauvés, dont celles de la Mère de Dieu et du Christ. « Ces icônes ont été peintes au début du XVIIIème s. Elles avaient été apportées de Russie. Nous les avions cachées avant que les terroristes ne fassent irruption dans l’église. La majorité des autres icônes ont été détruites par les rebelles » raconte le recteur de la paroisse, le prêtre Hassan Ward. Pour la première fois après de longs mois, les cloches de l’église ont retenti. Dans les prochains jours commencera la restauration de l’édifice.

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Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie seraient toujours en vie

“Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie sont toujours en vie”, a affirmé samedi dernier l’évêque syriaque orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, lors de la cérémonie de commémoration du 47e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie au-dessus du dôme de la cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé.
Le souvenir de ces apparitions, que cette Église commémore invariablement le premier dimanche après Pâques, a coïncidé cette année avec le 4e anniversaire de l’enlèvement en Syrie (22 avril 2013), des deux évêques syriaque et grec-orthodoxe d’Alep, Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, dont on est sans nouvelles. Les portraits des deux évêques ont été affichés à l’intérieur de la cathédrale et portés lors de la procession aux flambeaux qui a marqué l’anniversaire des apparitions.
Au cours de la cérémonie marquant ce double anniversaire, l’évêque syriaque-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, président de la commission de suivi de cette affaire, a assuré qu’autant qu’il le sache « les deux évêques sont toujours vivants ». « Ceux qui croient le contraire doivent nous donner les preuves de ce qu’ils avancent », a-t-il ajouté, précisant que la commission a frappé à toutes les portes possibles, au Liban et en Syrie, avec plus ou moins de succès, pour retrouver leurs traces. Mgr Kourié a invité l’État libanais à faire de cette affaire une cause nationale touchant à la coexistence et au dialogue entre les religions. Il a dénoncé « le nettoyage religieux et ethnique en cours en Syrie, en Irak et en Égypte » et les États qui l’appuient sous la forme d’apports en hommes, en armes et en argent.

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La main droite de la grande-duchesse martyre Élisabeth, sera amenée de New York à Saint-Pétersbourg

Grande-Duchesse martyre Élisabeth

Un reliquaire contenant la main droite de la sainte grande-duchesse Élisabeth Feodorovna sera amené à Saint-Pétersbourg le 5 mai, où il restera jusqu’au 11 mai. Il partira de la cathédrale du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à New York. La relique sera amenée à Saint-Pétersbourg afin de commémorer le 100ème anniversaire des événements tragiques de la révolution de 1917, qui ont mené au martyre de sainte Élisabeth et de millions d’autres personnes, dont la Famille impériale. La sainte relique restera à la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva, du 5 au 9 mai, puis à la cathédrale dédiée à l’icône de la Mère de Dieu « Feodorovskaïa », en mémoire du 300ème anniversaire de la maison des Romanov, du 9 au 11 mai. La main de sainte Elisabeth sera accueillie solennellement le 5 mai à 12h30 à la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva. Un office d’intercession sera célébré devant la relique, chanté par le chœur diocésain des jeunes, après quoi les fidèles pourront la vénérer. Le reliquaire vient à Saint-Pétersbourg avec la bénédiction du métropolite Hilarion de New York (Église russe hors-frontières) et du métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga. Le chœur des jeunes gens du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières séjournera également à Saint-Pétersbourg du 4 au 15 mai, et participera à l’office célébré devant les reliques les 5 et 7 mai à la Laure et le 9 mai à la cathédrale de l’icône « Feodorovskaïa ».

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L’office des vêpres de Pâques à Jérusalem

On peut visionner ci-dessous la vidéo de l’office des vêpres de Pâques au Patriarcat de Jérusalem. Selon la tradition des Églises hellénophones, c’est lors de cet office que l’Évangile est lu en plusieurs langues.

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« L´Espérance des “serviteurs de Jésus” dans la traversée du désert » par Mgr Silouane

 «Voici Mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point le lumignon qui fume, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom » (Matthieu 12, 18-21)

Cette prophétie résume la vie de ce «serviteur» que Dieu «a choisi» et en qui Son «âme a pris plaisir», le vase d´élection de son «Esprit», Sa Parole «aux nations» leur révélant Son amour et Sa volonté, l’Icône par excellence de fidélité jusqu’à la fin, dans une humilité extrême y un abandon total, en vue de réaliser la merveilleuse providence de Dieu, et de «faire triompher la justice». Ce «serviteur» dont a parlé Isaïe (42, 1-4) n´est autre que Jésus qui, grâce à cette providence, conduit l’homme qui s´est éloigné de la justice, – se laissant être altéré par le péché, aliéné de Dieu, et soustrait à son humanité authentique -, vers la dignité que Dieu lui remet, non seulement pour être l’objet de Son amour et de Sa prédilection, mais aussi pour la beauté de la vertu de sa créature. C´est cette justice-dignité qui a été instaurée par la Croix du Calvaire, confirmée par la pierre roulée de la porte de la tombe, et qui est offerte à jamais à notre monde souffrant en vue d´aller à Sa suite. Aujourd’hui, les «serviteurs de Jésus», qui se trouvent dans la «fournaise de feu» et qui «espèrent en Son nom», traversent le « désert », ce temps qui sépare le moment de l´adoption de cette providence et de sa réalisation dans la vie de chacun d´eux. Ils suivent le chemin inauguré par « ce Serviteur choisi » tout en étant «pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus», portant «ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu», pour que «la vie de Jésus soit aussi manifestée dans leur corps» (2 Cor 4, 8-10; 7; 11). Ces «serviteurs» enrichissent à beaucoup grâce à la lumière de leur foi vivante conjuguée avec le fait de donner la gloire à Dieu de tout leur cœur ; au lieu d’être l’opprobre du monde, ils sont devenus la cause d’une espérance vivante et éternelle dans un monde que se vide d’avoir «espérance en Son nom». En traversant ce désert pour célébrer notre Pâque mystique, notre église antiochienne ne peut sinon continuer de contempler ce mystère en la personne de l’un de ses «serviteurs», qui «ne conteste point, ne crie point, et que personne n’entende sa voix dans les rues», le métropolite Paul d’Alep. Tout en étant toujours investi de sa « mission ecclésiale singulière », et en vertu de la grâce de l´épiscopat qu’il porte, il prie pour ceux qui, comme lui, «espèrent en Son nom», pour qu’ils soient consolés, et aussi pour ceux qui ignorent ce nom pour que leur conscience soit illuminée, afin qu’ils puissent connaître «l’espérance en Son nom». Dans ce temps de gestation de notre espérance, je me remets à vos prières pour pouvoir chanter avec vous l´hymne des «serviteurs de Jésus» : «Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !».

Mgr Silouane, métropolite de Buenos Aires et de toute l’Argentine (Patriarcat d’Antioche)

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Message de Pâques du patriarche oecuménique Bartholomée Ier – avril 2017

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique que la grâce, la paix et la miséricorde du Christ glorieusement ressuscité soient avec tout le plérôme de l’Église

No de protocole 315

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur ressuscité,

« En ce monde vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33) : c’est l’assurance que donne aux générations le Seigneur, le seul à avoir anéanti la mort par la mort. Christ est ressuscité ! Nous nous écrions, à notre tour, devant tous ceux qui sont proches et tous ceux qui se trouvent loin, depuis cette cour sacrée de la croix et de la détresse vécues dans le monde ; depuis cette cour qui est aussi celle de la Résurrection ; depuis ce coin de la terre, la ville de Constantin, d’où nous proclamons que « la vie règne », toute corruption, voire la mort elle-même étant dissipée.

Au cours de Sa présence corporelle, le Seigneur a souvent averti Ses disciples qu’ils seraient dans la détresse à cause de Son sacrifice sur la croix, sur le redoutable Golgotha ; à cause aussi de leur action sur terre – la leur, mais aussi celle de tous ceux qui allaient croire au Christ – moyennant cependant un détail significatif : « vous allez gémir et vous lamenter tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés mais votre affliction tournera en joie (…) C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur alors se réjouira » (Jn 16, 20-22).

Les premières à avoir vécu cette joie surnaturelle sont les femmes porteuses de parfums venues de grand matin au sépulcre du Dispensateur de vie, en entendant le Seigneur leur dire : « Je vous salue » (Mt 28, 9). Éprouvant cette même joie pascale, l’Église Mère de Constantinople déclare aujourd’hui d’une voix de stentor : « Voici le jour que le Seigneur a fait : qu’il soit notre bonheur et notre joie ! » (Ps 118 [117], 24). L’ultime ennemi, la mort, le chagrin, les problèmes, la corruption, la détresse, l’épreuve, sont dépouillés et anéantis par le Seigneur, le Dieu-homme vainqueur.

Nous vivons cependant dans un monde où les médias transmettent sans cesse des nouvelles pénibles faisant état d’attentats terroristes, de guerres locales, de phénomènes naturels désastreux, de problèmes dus au fanatisme religieux, à la famine, à la tragédie des réfugiés, à des maladies incurables, à l’indigence, à des désarrois psychologiques, au sentiment d’insécurité, avec leur cohorte de situations affligeantes.

Alors que nous sommes confrontés à ces « croix » quotidiennes que nous portons en nous répandant en « récriminations », notre Mère la sainte Église orthodoxe vient nous rappeler que nous pouvons être joyeux, car Christ notre chef a vaincu celles-ci, qu’il est le porteur de joie, celui qui « a illuminé l’univers ».

Notre joie est fondée sur notre certitude concernant la victoire du Christ. Nous avons la certitude absolue que le bien l’emportera, car le Christ est venu dans le monde « et il partit en vainqueur et pour vaincre » (Ap 6, 2). Le monde dans lequel nous vivrons éternellement c’est le Christ : la lumière, la vérité, la vie, la paix.

Malgré les croix et les détresses quotidiennes, l’Église Mère, la sainte Grande Église du Christ, ne vit que l’événement de la joie. Elle vit d’ores et déjà, dès la vie présente, le Royaume de Dieu. Depuis ce centre sacré de l’Orthodoxie, du tréfonds du Phanar supplicié, nous déclarons qu’« en cette nuit radieuse messagère du jour » la croix et la détresse prendront fin ; que l’humanité sera consolée de toute souffrance, grâce à la promesse dominicale : « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14, 18). « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20). C’est ce message que tous nous devons écouter, que notre contemporain doit écouter et s’abandonner pour voir le Christ marcher à ses côtés. Oui, Le voir à ses côtés. Et il ne Le verra que s’il écoute, s’il expérimente Sa parole.

La vie l’a emporté sur la mort, la lumière rayonnante de la bougie pascale, la Lumière sans déclin de la Résurrection, a vaincu les ténèbres du désordre et de la dissolution, des afflictions et des problèmes : c’est ce message que le Patriarcat œcuménique livre au monde entier, en invitant les êtres humains à en faire l’expérience. Il les appelle à se tenir avec foi et espérance devant le Christ ressuscité, devant le mystère de la vie ; il les appelle à se confier au Seigneur ressuscité qui tient les rênes de la création tout entière, le Seigneur de la joie et de l’allégresse.

Écrions-nous donc, frères et enfants : Christ est ressuscité ! Que la grâce et l’infinie miséricorde de notre Seigneur, maître de la vie et vainqueur de la mort, soient avec vous tous.

Phanar, saintes Pâques 2017 † Bartholomée de Constantinople votre fervent intercesseur dans le Christ Ressuscité

Le patriarche Bartholomée a assisté à la bénédiction du « Kouvouklion » à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Sur l’invitation fraternelle du patriarche de Jérusalem Théophile III, le patriarche œcuménique Bartholomée est assisté à Jérusalem le 21 mars 2017, accompagné par le métropolite doyen de Chalcédoine, Mgr Athanase, le diacre Niphon et Μ. Marios Tarinas, afin d’assister à la cérémonie de bénédiction du « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre après l’achèvement des travaux de conservation et de restauration.

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Fête de saint Gérasime au Patriarcat de Jérusalem

Le Patriarcat de Jérusalem a fêté le 17 mars, selon l’ancien calendrier, la mémoire de saint Gérasime (+ 475), dans le monastère qui porte son nom dans le désert du Jourdain, à une courte distance de la Mer morte. Ce monastère a été fondé par saint Gérasime, venu en Terre Sainte depuis Lycie en Asie mineure, dirigeant spirituellement des milliers de moines et de laïcs. Le saint est connu, entre autres, pour sa défense du dogme de Chalcédoine. La fête était présidée par le patriarche de Jérusalem Théophile, qui a célébré la liturgie des présanctifiés, assisté de deux hiérarques, de nombreux hiéromoines et hiérodiacres de la confrérie du Saint-Sépulcre. Plusieurs hiérarques assistaient à l’office dans le sanctuaire. Les chants étaient exécutés en grec, arabe, slavon et roumain. Des clercs et laïcs étaient venus de Galilée, Naplouse, Samarie et Jéricho, de Grèce et de Chypre. On peut visionner ici des extraits des matines et du début de la liturgie des présanctifiés présidées par le patriarche Théophile au monastère de saint Gérasime.

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Jovan Nikoloski