29/03/2017
Actualités
Page d'accueil > Actualités > Monde (page 2)

Category Archives: Monde

Feed Subscription

L’Autorité palestinienne fait un don de 150.000 euros pour la restauration de l’Anastasis

Le lundi 17 octobre 2016, les chefs des trois grandes communautés chrétiennes de Jérusalem, à savoir le patriarche Theophile III de Jérusalem, le frère Francesco, custode de Terre Sainte, et S.B. Nourhan Manougian, patriarche arménien à Jérusalem, accompagnés de délégués de chacune des communautés, ont rencontré le président de l’Autorité palestinien, Mahmoud Abbas Abou Mazen. Au cours de la réunion, le patriarche Theophile s’est adressé au président au nom du Patriarcat et des deux autres communautés.
Dans sa réponse, le président a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette rencontre et pour la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans au sein de l’État palestinien. Il a également déclaré que les chrétiens, bien que non majoritaires dans cet État, en faisaient partie intégrante, et qu’ils ont en fait précédé les musulmans en Terre Sainte, et enfin que les églises chrétiennes sont considérées par les musulmans comme des lieux saints, au même titre que leurs mosquées. M. Abbas a ensuite déclaré que pour toutes ces raisons, l’Autorité palestinienne avait décidé d’offrir 150.000 euros pour contribuer au projet de restauration de l’édicule du Saint-Sépulcre. Les chefs des trois communautés ont remercié le président pour son don et lui ont souhaité plein succès dans ses efforts pour achever le processus de reconnaissance de l’État de Palestine.

Australie, orthodoxie et monastères

australie_egliseIle-continent des antipodes, l’Australie, à la fois très jeune et peuplée depuis 50 000 ans, n’est pas, dans son immensité et ses contrastes, étrangère à l’orthodoxie. Bien au contraire. L’orthodoxie a progressivement fleuri en Australie depuis le début du XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers russes suivis, notamment, de migrants grecs et syriens fuyant les persécutions ottomanes ou cherchant une vie meilleure. Cet afflux régulier s’est poursuivi au fil des tribulations du XXème siècle, et aujourd’hui les Australiens orthodoxes sont plusieurs centaines de milliers, convertis ou enfants de 2èmes, 3èmes ou 4èmes générations, rattachés à de multiples juridictions. Il existe même dans le New South Wales une paroisse australienne aborigène. Le développement de la vie monastique est sans doute l’un des aspects le plus frappants et les plus inattendus de la présence orthodoxe en Australie.

croix_australieIl n’est pas peu surprenant de voir sortir de terre des dômes byzantins dans la mangrove de la ‘Central Coast’ au Nord de Sydney, ou des clochers russes dans le ‘bush’ au Sud de Canberra. Les monastères et couvents orthodoxes d’Australie, qui certes ne sont pas légions (une petite vingtaine) et sont âgés de trois ou quatre décennies tout au plus, comptent assurément de hauts lieux spirituels. Ils sont une incroyable surprise pour ces voyageurs qui, à y réfléchir, se préfèrent pèlerins. Et l’on apprend au passage que Saint Païsios s’était lui-même rendu au pays de ‘Down Under’ en 1977, prédisant que l’Australie produirait des saints. Ces monastères orthodoxes australiens comptent notamment, toutes juridictions confondues, Holy Monastery of the Mother of God Pantanassa, Holy Monastery of the Holy Cross, Holy Monastery of Panagia Gorgoepikoos, Holy Transfiguration Monastery ou encore Our Lady or Kazan Convent – où se produisent autant de petits miracles quotidiens, en plus d’icônes, de potteries, de miel ou de bougies. Aujourd’hui ces graines d’orthodoxies continuent d’être semées en Australie, où des pères viennent en visite d’Europe ou d’ailleurs, et qui produit des moines dont certains partent à leur tour pour le Mont Athos et même pour le Sinaï. L’Australie, partagée entre son ultra-modernité et ses étendues sauvages infinies, est tout sauf un désert spirituel : cette vaste « terre d’opportunités » en est aussi une pour ceux qui cherchent … quelque chose d’encore plus grand.

(anonyme)

Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie en Tanzanie

Le samedi 8 octobre 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné de l’archimandrite Agathonique Nikolaïdis, est arrivé à l’aéroport de Mwanza, capitale de la province du même nom en Tanzanie, où il effectue une visite pastorale. Le primat a été accueilli à l’aéroport par le métropolite du lieu, Mgr Jérôme, avec des membres de son clergé, ainsi que par le préfet de la province de Mwanza. Le dimanche 9 octobre, le pape et patriarche d’Alexandrie a présidé la divine Liturgie en la cathédrale Saint-Nicolas de Mwanza, assisté par le métropolite de Mwanza Jérôme et le métropolite de Kampala Jonas. Par la même occasion, il a procédé à la bénédiction de la cathédrale, dont la construction a été entièrement financée par le diocèse métropolitain de Phthiotide (Église de Grèce). Au cours de la liturgie a eu lieu l’ordination diaconale de Gaspar Kayungi. Étaient présents le consul honoraire de Grèce à Dar Es Salaam M. William Ferentinos, le président de la Société grecque de Tanzanie, M. Dimitri Matthaiakis, le préfet de Mwanza, M. John Mwengera, le député du parlement grec M. Dimitri Kyriazidis, membre du Centre missionnaire « Porevthendès », la moniale Alexia qui sert depuis huit ans la mission aux côtés du métropolite Jérôme, des pèlerins venus de Grèce et un grand nombre de fidèles. À l’issue de la sainte Liturgie, le primat s’est adressé aux fidèles et a offert des Vases sacrés à l’église. L’après-midi du même jour, il a visité, en compagnie du métropolite Jérôme le séminaire, dont la construction a été interrompue en raison de la crise économique. Le soir, il a assisté au dîner donné en son honneur par le métropolite Jérôme.

Source

Extrait du discours de l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du Concile panorthodoxe, prononcé lors de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

Une partie du discours de l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) à l’occasion de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis était consacrée au Concile de Crète, auquel il participait. L’archevêque retrace l’histoire de ce Concile et donne son point de vue sur l’attitude que doivent adopter les évêques orthodoxes en Amérique malgré leur différend au sujet de la reconnaissance de celui-ci par leurs Églises locales respectives. Nous publions ci-dessous l’extrait en question : « Permettez-moi de commencer avec le Saint et Grand Concile qui s’est réuni sur l’île de Crète en juin dernier (18-26 juin 2016). Comme vous le savez, la décision de réunir un Concile panorthodoxe a été prise par les représentants des Églises orthodoxes autocéphales en 1961, il y a 55 ans, et pendant une réunion spéciale tenue sur l’île de Rhodes, en Grèce (20 septembre – 5 octobre 1961). Plusieurs réunions relatives à la décision mentionnée ont suivi. Il y a eu des réunions panorthodoxes intitulées « Commissions préparatoires inter-orthodoxes) ou « Consultations préparatoires préconciliaires ». Les dates de ces réunions sont 1963 (Rhodes, Grèce), 1964 (Rhodes), 1966 (Belgrade), 1968, 1976, 1982, 1986, 1990 et 1993 (toutes à Genève). La tâche des Commissions ou Consultations était la création d’une liste de sujets devant être discutés par le Concile panorthodoxe lorsqu’il se réunirait et la préparation de textes correspondant aux sujets sélectionnés. Des événements importants en Europe et au Moyen Orient ont provoqué une pause temporaire du processus mentionné. En 2008 (10-12 octobre 2008), au cours d’une Synaxe à Constantinople des Chefs et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, les travaux de préparation du Concile panorthodoxe ont redémarré. Ainsi, six ans plus tard (6-9 mars 2014), la décision historique a été prise de convoquer le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes au printemps 2016 en l’église Sainte-Irène (lieu du Second Concile Œcuménique) à Constantinople. La Sainte Synaxe préconciliaire des Primats et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu à Genève cette année (21-26 janvier 2016). Au cours de cette Synaxe, trois choses importantes se sont produites : 1) Le lieu du Saint et Grand Concile a été transféré de Constantinople, en Turquie, à l’île de Crète, pour des raisons bien connues, 2) Le règlement des travaux au Concile a été discuté et approuvé et 3) Les textes des six sujets finaux ont été discutés en détails et approuvés avec quelques modifications. Le Saint et Grand Concile, après 55 années de préparation a été convoqué comme prévu du dimanche de la Pentecôte (Juin 2016) au dimanche de Tous les Saints (Juin 26, 2016). Dix des quatorze Églises orthodoxes autocéphales ont participé, à savoir : le Patriarche œcuménique de Constantinople, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et l’Église d’Albanie. Quatre des quatorze Églises orthodoxes autocéphales n’ont pas participé au Saint et Grand Concile, à savoir le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Bulgarie et le Patriarcat de Géorgie. Douze évêques de notre Assemblée ont eu le grand honneur de participer au Saint et Grand Concile et de faire l’expérience d’une semaine de discussions pleines de dignité, honnêtes, libres et productives, dans un esprit d’amour, d’unité et de respect mutuel. Je ne connais pas d’autre événement de l’histoire ecclésiastique récente qui ait attiré l’attention d’autant de personnes et qui ait exposé l’Église à tant d’éloges et de critiques. En effet, à défaut d’autre chose, nous pouvons certainement dire que le Concile nous a aidés à acquérir une meilleure perception de ce que nous sommes, et nous sommes devenus plus conscients de la nécessité de lutter constamment pour l’unité. Pour certains, le Concile n’était pas l’expression de l’unité orthodoxe qu’ils envisageaient et qu’ils espéraient. C’est compréhensible. Le programme, la mission, les travaux et les documents du Saint Concile révèlent cependant l’engagement de l’Église orthodoxe dans la conciliarité. Bien sûr, l’absence de quatre Églises orthodoxes au Concile a été et reste un événement douloureux à bien des égards. Cela, néanmoins, n’est pas un signe de notre désunion, mais nous encourage à rester patients l’un avec l’autre et à cultiver l’unité par tous les moyens. En dépit de nos propres faiblesses et de nos imperfections, nous devons tous insister pour rester et croître dans l’unité du Christ. Notre tâche première, en tant que hiérarques aux États-Unis n’est pas de débattre sur le Concile de Crète. Nous ne pouvons nous payer le luxe de tels débats. En tant que pasteurs du troupeau du Seigneur, nous devons rester liés les uns aux autres, fermes dans notre mission et engagés à dépasser tout défi et à utiliser toutes les occasions de façon fraternelle, fructueuse, véridique et conciliaire. Nous sommes une Assemblée d’évêques orthodoxes ; nul ne peut redire à cela ou le changer. Nous sommes un dans le Christ. Si nous ne vivons pas notre responsabilité de travailler comme un seul corps, chers Frères, nous laissons les fidèles à la merci d’un monde froid et impitoyable. Et nous pouvons rester assurés que la société ne demandera pas si quelqu’un est grec ou bulgare, russe ou ukrainien, serbe ou roumain, géorgien ou antiochien, converti ou orthodoxe de naissance. Notre peuple finira par devenir la proie des attaques et des railleries. Ma prière est que nous, dans les conditions et les défis présents, puissions tous renouveler notre engagement les uns envers les autres en tant qu’Assemblée d’évêques ».

Sources

Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique

L’Assemblée annuelle des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique s’est réunie pour la septième fois et ce du 4 au 6 octobre 2016. Cette année, l’Assemblée avait lieu à Detroit. Nous publions ci-après son message :

« Bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,
Rassemblés à Detroit, dans le Michigan, pour notre VIIème réunion annuelle, du 4 au 6 octobre 2016, nous, membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, vous saluons avec amour en Christ, Lui rendant gloire et action de grâces. 41 hiérarques se sont rassemblés afin de déclarer et de renforcer leur unité dans la Foi orthodoxe. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont planifié et préparé l’Assemblée de cette année, qui a été ouverte officiellement par la célébration de la Divine Liturgie en la basilique orthodoxe antiochienne Sainte-Marie à Livonia, dans le Michigan. Les hiérarques ont été accueillis par leur hôte, l’évêque Antoine. Nous nous sommes souvenus de nos frères hiérarques enlevés en Syrie, le métropolite grec-orthodoxe Paul Yazigi (frère de S.B. le patriarche Jean X d’Antioche) et l’archevêque syriaque orthodoxe Jean Ibrahim et avons prié pour eux. En outre, nous avons exprimé nos sincères félicitations à Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion bénie du 25ème anniversaire de son élection comme archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique. Lors de la session d’ouverture, l’archevêque Dimitri d’Amérique, président de l’Assemblée, a prononcé son discours, soulevant un nombre de questions importantes concernant la nécessité d’encourager l’unité dans le Christ. Le texte complet [en anglais, ndt] est disponible ici. L’archevêque Dimitri a exhorté l’Assemblée à rester attachée au mandat initial des Églises Mères de travailler de manière conciliaire vers l’unité canonique pour le bien de nos fidèles, avec lesquels l’Assemblée collabore. Les hiérarques ont entendu également les rapports exécutifs des cadres de l’Assemblée. Après avoir entendu les rapports officiels du personnel des Agences officielles de l’Assemblée, y compris le Ministère chrétien orthodoxe dans les prisons, l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions, le Réseau chrétien orthodoxe, et la Confrérie chrétienne orthodoxe, les hiérarques ont examiné les façons de faire progresser ces ministères vitaux. Un forum spécial d’information a été présenté sur la liberté religieuse et a provoqué une discussion animée. Les invités ont évoqué devant l’Assemblée le Premier amendement [de la Constitution des États-Unis], la représentation de la religion faite par les médias, et les perspectives globales de la liberté religieuse. L’Assemblée a exprimé particulièrement sa gratitude au Secrétaire sortant, l’évêque Basile, et au trésorier, le métropolite Antoine. Leurs remplaçants élus au Comité exécutif sont l’évêque Grégoire, secrétaire, et l’archevêque Michel, trésorier. Les présidents des Comités de l’Assemblée ont présenté leurs rapports, puis un compte-rendu sur leurs organisations, avec une attention particulière sur la présentation effectuée par le Comité de planification canonique régionale. Pendant la session finale, ce dernier Comité a été autorisé et reçu l’approbation pour mener une étude nationale sur l’état présent de la coopération inter-orthodoxe au niveau local. L’Assemblée a également entériné et approuvé les demandes faites par le Comité de la jeunesse, ainsi que celles de ses agences l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions. Nous avons donné notre accord sur ce qui suit en ce qui concerne la société dans laquelle nous exerçons notre ministère archipastoral :

1) Nous affirmons notre soutien complet à la préservation du mariage comme union à vie entre un homme et une femme. Nous soulignons l’importance de la parentalité et de la famille comme fondements inébranlables de toute société. Du fait que la famille tire son origine de notre Père Céleste (Éph. 3,15), elle trouve sa perfection dans la ressemblance iconique de l’intercommunion de la Trinité Sainte et Vivifiante.

2) Nous continuons à dénoncer de façon non équivoque la violence et l’effusion de sang dans notre pays et dans le monde entier, particulièrement au Moyen Orient et en Afrique, où l’hostilité et la brutalité se produisent parmi les membres de différentes religions, parfois prétendument au nom de la religion, et aussi en Ukraine. Nous prions pour une paix juste et durable au Moyen Orient, pour la protection des chrétiens et des autres communautés vulnérables contre les actes de génocide, en Syrie, Iraq et Palestine, de même que pour la cessation du terrorisme et des persécutions, des actes d’intimidation et du déplacement des populations, de la discrimination raciale et du fanatisme religieux.

3) En outre, nous sommes conscients des faits suivants, que nous déplorons : la crise dans l’expression publique, la polarisation de la société, la persistance de la pauvreté, les défis à la liberté religieuse, la résurgence du racisme et l’escalade de la violence dans nos communautés. L’Assemblée étudiera ces questions et autres problèmes urgents afin de préparer les réponses appropriées et interviendra auprès du gouvernement et des dirigeants afin d’éviter et d’atténuer ces problèmes de société.

En conclusion, nous continuons à élever nos prières paternelles, afin que le Seigneur notre Dieu ne permette pas que nous nous lassions à faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous (Gal. 6, 9-10). Que les grâces abondantes de notre Dieu très miséricordieux soit avec vous tous »

Source

118 baptêmes ont été célébrés le 11 septembre au Rwanda

Avec la bénédiction du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, a eu lieu le baptême de 118 personnes au Rwanda. L’évêque vicaire Innocent, père spirituel et évêque du Burundi et du Rwanda a manifesté sa joie pour ces âmes assoiffées qui ont rejoint l’orthodoxie. Il exerce la mission dans ce pays depuis 2012. Après le baptême massif a eu lieu la divine Liturgie épiscopale, et le groupe folklorique « Abatarutinya » des danseurs orthodoxes a animé les réjouissances qui s’ensuivirent.

Source (avec photos)

Avec l’aide du Patriarcat de Moscou, de l’aide humanitaire est parvenue à la Vallée des chrétiens en Syrie

Tenant compte de la situation humanitaire catastrophique dans la Vallée des chrétiens, en Syrie, le Centre russe pour la réconciliation des belligérants sur le territoire de la République arabe syrienne, avec l’aide du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de la Section moscovite de la Société impériale orthodoxe de Palestine, a fait parvenu un premier convoi d’aide humanitaire dans cette région. La population de la Vallée des chrétiens souffre d’un grave manque d’eau, de nourriture, de carburant et d’électricité.

Le Patriarcat de Moscou continue à entretenir des liens étroits avec les leaders et les représentants des communautés chrétiennes de Syrie et à agir pour la défense de leurs droits dans tous les domaines

***

La Vallée des chrétiens est un ensemble de village dans la province d’Homs, où résident principalement des chrétiens. A l’heure actuelle, la population est chiffrée à environ 250 000 personnes. Dans un contexte d’opérations militaires et de violentes persécutions de la part des extrémistes, la Vallée des chrétiens est restée un refuge sûr pour bien des croyants de Syrie. Depuis 2011, l’évêque Élie (Toume) de Pirga, vicaire de la métropole de l’Akkar (Église orthodoxe d’Antioche) dessert les fidèles orthodoxes de la région.

Source

L’archevêque de Chypre concélèbre la divine liturgie en l’église de la Sainte-Croix à Kassah

KassahLe 24 juillet, c’est par la concélébration d’une divine liturgie pontificale avec la participation d’une grande affluence officielle et ecclésiale que l’archevêque de Chypre Chrysostome II a couronné la visite qu’il effectuait à l’Eglise d’Antioche. Ont concélébré Sa Béatitude Jean X d’Antioche, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient avec les métropolites Saba (Eesper) du Houran, Georges (Abou Zakhm) d’Emèz, Ghattas (Hazim) de Bagdad et du Kuwait, des évêques Grégoire (Eglise de Chypre), Luc (Khoury) Nicolas (Baalbaki), Athanase (Fahd), Dimitri (Charbak), Elie (Tohme), Kosta (Kayal) et Grégoire (Khouri) ainsi que nombres de prêtres et de diacres.

La liturgie à laquelle a pris part de nombreux fidèles a été retransmise en direct (une vidéo).

A l’issue de la prière, Sa Béatitude Jean X a accueilli de nouveau son invité au nom de l’Eglise d’Antioche et a souligné la grande importance qui caractérise la visite de l’archevêque Chrysostome en termes de solidarité avec l’Eglise d’Antioche et le peuple syrien. Il a insisté sur le fait que les chrétiens vont rester dans leur terre et celle de leurs ancêtres en dépit de toutes les difficultés. Il a affirmé également que le peuple syrien constitue un seul et même tissu en dépit de la diversité des composantes et des communautés et qu’il restera uni et enraciné dans sa terre quelle que soit la dureté des circonstances. Sa Béatitude Jean X a salué aussi le peuple de l’Eglise de Chypre et réaffirmant le fait que l’amour chrétien uni Antioche et Chypre maintenant et toujours.

De son côté, l’archevêque de Chypre a exprimé sa joie pour sa présence au sein de l’Eglise d’Antioche et en particulier en Syrie en réaffirmant la solidarité et le soutien de l’Eglise et du peuple de Chypre aux côtés de leurs frères antiochiens. Il a insisté sur le fait que l’Orient est la terre de la chrétienté et qu’on ne pouvait pas imaginer cette terre sans la présence chrétienne.

Après les échanges des présents, leurs Béatitudes se sont dirigés vers les salles paroissiales de l’église de la Sainte-Croix où ils ont béni les fidèles et les participants. De grandes agapes ont par la suite été célébrées à l’initiative de Sa Béatitude Jean X en l’honneur du grand invité Chrysostome II, auxquelles ont pris part de nombreux invités, ministres, députés et ambassadeurs et religieux des différentes communautés.

Sources (dont photographie): Patriarcat d’Antioche et Dogma

L’archevêque de Chypre Chrysostome II s’est rendu en Syrie

L’archevêque de Chypre Chyrsostome II s’est rendu en Syrie le 22 juillet, à l’invitation de Bachar Al-Assad. Dans ses déclarations à l’agence d’informations chypriote « RIK », l’archevêque a mentionné que son but était d’offrir un soutien effectif aux chrétiens et au peuple syrien. « Se tenir aux côtés de son frère lorsqu’il a un problème, cela a de la valeur », a souligné le hiérarque, qui a voyagé par avion jusqu’à Beyrouth, puis en voiture jusqu’à Damas. Lorsqu’il est arrivé à la frontière, il a été accueilli par le mufti de la République syrienne et le représentant du ministère syrien des cultes. Peu après huit heures du soir, il est arrivé à Damas, où il a été chaleureusement reçu par le patriarche d’Antioche, puis une doxologie s’en est suivie en la cathédrale patriarcale.
Source

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento

Au cours de sa session du 1er juillet 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale, sous réserve de l’approbation du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, comme cela est prévu dans l’acte canonique de communion entre les deux Églises. Le sacre est prévu le 6 novembre 2016 en la cathédrale de la Mère de Dieu « Joie de tous les affligés », à San Francisco. L’archimandrite Irénée (Matthew Craig Steenberg) est né le 7 décembre 1978 sur la base américaine d’Okinawa au Japon et est parti un an après avec sa famille aux États-Unis. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Moscow (Ohio), mais aussi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a fait une partie de ses études à Bruxelles et a achevé ses études secondaires avec un double diplôme de baccalauréat en lettres classiques et en religions, puis a reçu ensuite une bourse Marshall pour étudier en Grande-Bretagne où il a obtenu un master et un doctorat en patristique et histoire ecclésiastique à Oxford. De 2007 à 2010, il a enseigné à l’université de Leeds. En 2004, il avait été ordonné lecteur et nommé chef de chœur à Oxford, où il a participé à la création de la nouvelle paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas en 2006. En 2007, en la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, il a été ordonné diacre. En 2010, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église orthodoxe russe hors-frontières) l’a invité à San Francisco pour y fonder un institut supérieur d’études théologiques. Le 8 mars 2010, il a prononcé ses vœux monastiques à San Francisco et a reçu le nom d’Irénée, le hiéromartyr de Lyon. Le dimanche suivant, il a été ordonné prêtre par l’archevêque Cyrille et nommé à l’église Saint-Tikhon de San Francisco. En 2011, il a été élevé au rang d’archimandrite. À l’heure actuelle, il est doyen des monastères et des moines du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières. En 2014, il a été nommé membre de la commission de l’éducation du diocèse d’Amérique occidentale. Il est également membre, depuis avril 2016, de la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou. En 2012, il a été nommé directeur de l’Institut d’études orthodoxes Saints-Athanase-et-Cyrille d’Alexandrie à San Francisco. La même année, il a été nommé au secrétariat de l’Assemblée des évêques orthodoxes des États-Unis. En 2014, il a participé à la fondation du monastère dédié à St Silouane à Sonora, en Californie, dont il a été nommé recteur. L’archimandrite Irénée a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les saints Pères, la vie et la spiritualité orthodoxes, et l’histoire russe, et prend part régulièrement à différentes émissions de radio sur la vie spirituelle orthodoxe.

Source

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique) a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique), le 20 juillet, a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland, immédiatement après le discours du candidat au poste de vice-président des Etats-Unis, Mike Pence. L’archevêque a été présenté par le président du Parti républicain, Reince Priebus, qui est d’origine grecque. L’archevêque a été accueilli chaleureusement à la convention et sa prière a été diffusée en direct, atteignant des millions d’Américains qui suivaient l’événement. Le texte de la prière était le suivant : « Dieu Tout-Puissant, seigneur de la paix, de la justice et de l’amour, nous magnifions Ton nom glorieux pour toutes les bénédictions que Tu as répandues sur notre nation : bénédictions de la terre et de la mer, de la santé et de la prospérité, de la loi et des valeurs, de la paix et de la liberté. Bénis-nous aussi, ô Seigneur, avec le don précieux de l’unité : l’unité dans notre processus politique, dans notre système judiciaire, dans nos voisinages et nos villes, et dans toute notre nation. Comme le dit la sainte Bible, « Une maison divisée ne peut subsister ». Aussi, ouvre les cœurs et les esprits de tout notre peuple, afin qu’avec unité de but, dans l’esprit et dans la vérité, nos États-Unis d’Amérique Te servent, ô Dieu, fidèlement et avec ferveur. À cette unité, Père céleste, ajoute la bénédiction suprême de la paix : la paix à l’intérieur de nos frontières et la paix autour du globe. Accorde-nous et à tout le peuple la sagesse d’en haut, la patience et la confiance dans Ta bonté, afin que nous puissions apprendre à vivre conformément à Ta volonté, en harmonie et dans l’indulgence: afin que nous puissions apprendre à aimer le peuple comme Tu nous aimes. En outre, Seigneur immortel, envoie Ta main directrice sur Tes serviteurs, les délégués de la Convention républicaine et leurs candidats pour la haute fonction de président et de vice-président des États-Unis d’Amérique, et dirige-les vers la sagesse et le discernement, afin qu’ils puissent accomplir Ta sainte volonté dans tous les cas et toutes les circonstances et qu’ils soient toujours des agents de l’unité, de la paix, de la justice et de l’amour, tant dans notre pays qu’à travers le monde. Car Tu es notre Créateur et notre Sauveur et nous T’offrons la gloire, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen ». On peut visionner ici le film vidéo de l’archevêque au congrès.

Source (dont photographie): Romfea

Église orthodoxe russe hors-frontières : l’archimandrite Irénée (Steenberg) élu évêque de Sacramento

208524.pAu cours de sa session du 1er juillet, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale, sous réserve de l’approbation du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, comme cela est prévu dans l’acte canonique de communion entre les deux Églises. Le sacre est prévu le 6 novembre 2016 en la cathédrale de la Mère de Dieu « Joie de tous les affligés », à San Francisco. L’archimandrite Irénée (Matthew Craig Steenberg) est né le 7 décembre 1978 sur la base américaine d’Okinawa au Japon et est parti un an après avec sa famille aux États-Unis. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Moscow (Ohio), mais aussi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a fait une partie de ses études à Bruxelles et a achevé ses études secondaires avec un double diplôme de baccalauréat en lettres classiques et en religions, puis a reçu ensuite une bourse Marshall pour étudier en Grande-Bretagne où il a obtenu un master et un doctorat en patristique et histoire ecclésiastique à Oxford. De 2007 à 2010, il a enseigné à l’université de Leeds. En 2004, il avait été ordonné lecteur et nommé chef de chœur à Oxford, où il a participé à la création de la nouvelle paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas en 2006. En 2007, en la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, il a été ordonné diacre. En 2010, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église orthodoxe russe hors-frontières) l’a invité à San Francisco pour y fonder un institut supérieur d’études théologiques. Le 8 mars 2010, il a prononcé ses vœux monastiques à San Francisco et a reçu le nom d’Irénée, le hiéromartyr de Lyon. Le dimanche suivant, il a été ordonné prêtre par l’archevêque Cyrille et nommé à l’église Saint-Tikhon de San Francisco. En 2011, il a été élevé au rang d’archimandrite. À l’heure actuelle, il est doyen des monastères et des moines du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières. En 2014, il a été nommé membre de la commission de l’éducation du diocèse d’Amérique occidentale. Il est également membre, depuis avril 2016, de la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou. En 2012, il a été nommé directeur de l’Institut d’études orthodoxes Saints-Athanase-et-Cyrille d’Alexandrie à San Francisco. La même année, il a été nommé au secrétariat de l’Assemblée des évêques orthodoxes des États-Unis. En 2014, il a participé à la fondation du monastère dédié à saint Silouane à Sonora, en Californie, dont il a été nommé recteur. L’archimandrite Irénée a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les saints Pères, la vie et la spiritualité orthodoxes, et l’histoire russe, et prend part régulièrement à différentes émissions de radio sur la vie spirituelle orthodoxe.

Source: Église orthodoxe russe hors frontières. Photographie: Pravoslavie.

Symposium panorthodoxe de musique liturgique à Minneapolis

Des participants de presque toutes les juridictions orthodoxes d’Amérique du Nord ont assisté au Symposium panorthodoxe de musique liturgique qui a eu lieu en la cathédrale Sainte-Marie de Minneapolis du 23 au 26 juin 2016. Environ 150 personnes étaient présentes, venues de 31 États des États-Unis et de 5 pays, dix juridictions orthodoxes étant représentées. Le symposium de cinq jours, subventionné par la Société internationale de musique liturgique orthodoxe (ISOCM) s’est achevée par la sainte Liturgie épiscopale le dimanche de tous les Saints, le 26 juin, célébré par l’évêque Paul de Chicago (Église orthodoxe en Amérique) et le métropolite Élie d’Oulu (Église de Finlande). Durant la Liturgie, les participants ont chanté de nouvelles mélodies des tropaires après la communion, composées par l’archiprêtre Serge Glagolev ainsi que d’autres compositions écrites spécialement pour le symposium. Les jeunes de la cathédrale Sainte-Marie ont chanté des parties des vigiles et la liturgie avec les participants au symposium. Celui-ci comprenait également des ateliers sur l’utilisation du chant byzantin dans la pratique paroissiale, l’enseignement du chant aux enfants, ainsi que des présentations sur la façon de travailler avec les membres âgés d’un chœur. L’allocution de clôture a été prononcée par le père Ivan Moody, qui a exposé comment la beauté, la prière et la musique sont inhérentes à notre ethos chrétien orthodoxe et notre expérience liturgique. L’ISOCM travaille à accroître la sensibilisation à la musique et au chant liturgique orthodoxe, en organisant des assemblées à travers le monde, en publiant des ressources et en facilitant les études qui explorent les multiples facettes de la musique chrétienne orthodoxe. Un site est dédié à cet événement, sur lequel seront publiées les différentes conférences.

Source

Célébration solennelle à San Francisco pour le 50ème anniversaire du trépas de saint Jean de Changhaï

Le diocèse d’Amérique orientale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières organise une célébration solennelle du 60ème anniversaire du trépas de saint Jean de Changhaï. Outre les offices présidés par le métropolite de New York Hilarion, primat de ladite Église, un symposium sera organisé le 30 juin et le 1er juillet, au cours duquel s’exprimeront des personnes qui ont connu le saint. On peut également visionner un court film vidéo ci-dessous avec des commentaires en anglais, publié par le diocèse susmentionné à l’occasion de ce 60ème anniversaire, avec des images d’archives où l’on voit, entre autres, le saint à la fin de la célébration de la sainte liturgie, ainsi que des photos de la cérémonie de canonisation. Rappelons que la vie du saint a été publiée en français dans la collection « Grands spirituels orthodoxes ». L’office qui lui est dédié est disponible en ligne, en version slavon-français, sur ce lien.


Source

Le texte de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome en khmer

Le texte de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome en khmer vient de paraître nous informe le site de l’Église orthodoxe en Thaïlande (Patriarcat de Moscou). Outre le texte de la liturgie, le livre contient aussi des prières avant la sainte communion, et les prières d’action de grâces après la sainte communion. La traduction a été fait avec la bénédiction du représentant de l’Eglise orthodoxe russe en Thaïlande l’archimandrite Oleg (Cherepanin). Le groupe de traduction, sous la direction du hiéromoine Païsios (Ipate), recteur des paroisses orthodoxes au Cambodge, comprend aussi bien des paroissiens russophones que les Khmers. Basil (Prom Phanom), Dionysius et Maria Nikitin et Than Sinan ont beaucoup contribué avec leurs efforts. Compte tenu de la nature de la langue khmer pour éviter toute déformation du sens dogmatique, les termes théologiques difficilement traduisibles ont été laissés en russe ou en grec, avec des notes explicatives. Comme les premiers lecteurs ont déjà remarqué que « la traduction est bien acceptée et comprise par des locuteurs locaux.” La publication sera distribuée dans les paroisses du Patriarcat de Moscou dans le Royaume du Cambodge.

Source

Le comité en charge du message du Concile panorthodoxe : “Les Églises orthodoxes plantent les graines de l’unité en dépit de conditions difficiles”

Kolymbari, Crète, Grèce, 11 juin 2016

Les Églises orthodoxes plantent les graines de l’unité en dépit de conditions difficiles.
Le comité en charge du message, ensemble dans la communion.

Les bourgeons du prochain Saint et Grand Concile ont  commencé à se former lorsque « le comité en charge du message » s’est réuni. Ce rassemblement est l’expression d’une foi qui partage les mêmes racines, malgré une histoire complexe, elles s’étendent sur des centaines d’années et mobilisent des cultures incroyablement différentes. Collaborant à la mise en commun des arguments du Message, les Églises orthodoxes du monde font preuve d’une unité sans précédent par le simple fait de se retrouver autour d’une table pour parler ensemble.
Son Éminence, le Métropolite Georges de Paphos a présidé ce matin la divine liturgie à l’occasion de la fête de l’Ascension au monastère patriarcal et stravropégique de « Gonia », une cérémonie qui a inspiré le comité dans ses délibérations et qu’ils porteront tout au long de la journée.
Le Comité en charge du message se réunit du 9 au 16 juin à l’Académie orthodoxe de Crète, à Kolymbary. Quels sont les points à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile ? Ces sujets ont été discutés avec passion et attention pendant plus de 40 ans par de nombreux Primats orthodoxes – mais jamais comme un seul corps.
Le travail du comité en charge du message. Le comité en charge du message préparera un projet comprenant un ensemble de
déclarations qui sera examiné par la Synaxe – ou rencontre – des Primats alors qu’ils travaillent à la réalisation complète du Concile.
Le message aura un impact non seulement sur l’Église orthodoxe dans son ensemble, mais il marquera aussi une étape historique dans l’histoire du christianisme. Au moment où le comité en charge du message se réunit, de nombreuses Églises orthodoxes autocéphales de par le monde traversent des temps de détresse, aux prises avec des conflits les poussant à exprimer leur besoin de solidarité. Ensemble, elles font face à des défis idéologiques, à la confusion spirituelle, aux troubles sociaux, à la stigmatisation et à la discrimination qui ont conduit à leur persécution.
Le comité en charge du message fera la démonstration de ce dont la foi est capable – et des fruits dont elle pourrait être porteuse – en dépit d’un contexte difficile.
Le Saint et Grand Concile sera ouvert officiellement le 20 juin à l’Académie orthodoxe de Crète, en Grèce.

Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique demande à toutes les Églises orthodoxes de participer au Concile panorthodoxe

Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique demande à toutes les Églises orthodoxes de participer au Concile panorthodoxe nous informe le site internet Romfea.gr. Dans une interview donnée à la station de radio 98,4, le patriarche a qualifié d’historique le Concile panorthodoxe. Le patriarche a déclaré que l’Église orthodoxe devrait être loin d’intérêts politiques, nationaux et raciaux. À titre d’exemple, il a cité l’Église catholique et le pape François. « Il est impossible d’imaginer que, au dernier moment en raison des aspirations personnelles et de l’amertume envers la place de primauté et le rôle de coordinateur dont joui le patriarche de Constantinople, de ne pas venir au Concile, bien que la décision ait été prise à l’unanimité ! » a dit le patriarche Théodore. Il a estimé que la Bulgarie ne changera guère sa décision, à la différence des trois autres Églises qui n’avaient pas catégoriquement dit non. Selon lui, la Bulgarie ne devrait pas changer sa décision, à la différence des trois autres Églises, qui n’ont pas définitivement dit «non». « Il est impensable aujourd’hui, quand le monde souffre, de poser la question de savoir qui siège où. Il est difficile pour toute Église à dire « non », à révoquer sa décision”, a dit le patriarche. Il a proposé aux primats qui expriment des vues sur la supériorité de certains peuples de se lever de leurs chaises ornées et de visiter l’Afrique pour comprendre la signification des pauvres et des humbles du Christ. »

Source

Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) au sujet du saint et grand Concile qui doit être convoqué sur l’île de Crète du 20 au 26 juin 2016

« Nous vous saluons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie (Jean XIV, 6). Pendant plusieurs décennies, l’Église orthodoxe a produit des efforts afin de rassembler un saint et grand Concile comme un témoignage contemporain de la sainte foi orthodoxe. L’initiative de cette tentative moderne appartenait au patriarche œcuménique Athénagoras. Le lent pèlerinage vers le saint et grand Concile a commencé dans les années 1960. Il y eut de longues pauses dans ce pèlerinage, suivies par une période renouvelée de préparation intense à l’initiative Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Au cours de ces décennies, des conférences panorthodoxes, des consultations et des rencontres de patriarches et de primats ont révisé la liste des thèmes. Au cours des derniers mois, tandis que les Églises avaient revu les projets de documents et fait connaître leurs observations, de nouvelles propositions ont été avancées et des désaccords nouveaux ont surgi. Même lors de cette dernière étape, la participation au saint et grand Concile est incertaine, tout comme son issue. Au milieu de ces incertitudes, il y a une certitude : l’Église orthodoxe en Amérique, qui n’est pas reconnue universellement comme une Église autocéphale, n’est pas invitée à participer. Notre réaction est la tristesse, mais non le détachement. Avec gratitude envers Dieu, nous affirmons notre identité comme l’Église orthodoxe en Amérique. Nous affirmons également avec gratitude envers Dieu pour notre autocéphalie, telle qu’elle nous a été accordée par l’Église orthodoxe russe et qui est reconnue par les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne, des Terres tchèques et Slovaquie. Nous affirmons avec une gratitude profonde envers Dieu notre communion eucharistique avec toutes les Églises orthodoxes, à commencer avec le Patriarcat œcuménique. Aussi, nous acceptons et nous affirmons nos droits et devoirs à accompagner le saint et grand Concile avec amour, réflexion et prière. Les discussions et débats autour des projets de documents expriment les inquiétudes et les objections qui surgissent dans les Églises orthodoxes. On soutient que l’intensité des objections démontre que le Saint et Grand Concile devrait être ajourné afin d’éviter de possibles schismes. Une telle conclusion s’avère être le rejet de la vision et de la pratique conciliaires de l’Église orthodoxe. Les défis de notre temps demandent plus de réflexion et de débats théologiques, non pas moins. L’urgence de telles réflexions et débats théologiques appellent pour plus de conciliarité, mais pas pour moins. Au cœur des préoccupations et objections au Concile et ses projets de documents se trouve la crainte d’une érosion de l’identité et de la conscience de soi orthodoxes, la dilution de la théologie orthodoxe (la vérité sur Dieu) et de l’ecclésiologie (la vérité sur l’Église). Le défi d’aujourd’hui pour l’Église orthodoxe est le même que celui qui a toujours été : amener tous les hommes aux Christ, qui est la voie, la vérité et la vie, apporter l’Évangile du Christ à tous les hommes avec amour et compassion, de rendre un culte à Dieu de façon eucharistique dans l’Esprit et la vérité. La libération de la crainte et la croissance dans la vie, la foi et la compréhension spirituelle (liturgie de saint Jean Chrysostome) se trouvent dans la fidélité à cette voie orthodoxe. L’engagement de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée pour construire un consensus, comme cela est montré par la convocation périodique de la synaxe des patriarches et primats, a ouvert la voie au saint et grand Concile. Même à ces derniers moments de préparation, les obstacles sur ce chemin apparaissent avec une force plus grande que précédemment. Les signes très récents de la crise ressortent de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe le 3 juin 2016. Le procès-verbal de cette réunion énumère les défis procéduraux et substantiels rencontrés par les Églises orthodoxes à la veille du Concile, dont la dispute non résolue entre les patriarches d’Antioche et Jérusalem, les exigences quant aux modifications de certains des projets de documents venant des Églises de Géorgie, Serbie et Grèce, ainsi que des monastères du Mont Athos, et finalement la décision de l’Église de Bulgarie, insistant pour l’ajournement du Concile et déclarant catégoriquement qu’elle ne participera pas au Concile prévu pour la fin du moins de juin 2016. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a conclu que cette situation exceptionnelle pourrait être résolue par la convocation d’une consultation préconciliaire panorthodoxe extraordinaire qui devrait se réunir le 10 juin au plus tard. Cette consultation aurait pour but une revue de la situation existante et l’examen des modifications proposées aux documents conciliaires. Sur la base de la conclusion de la consultation, les Églises pourraient déterminer si la convocation du Concile aux dates annoncées est possible. La convocation du saint et grand Concile comme signe d’unité et de témoignage de l’unité est une vision digne pour l’orthodoxie, poursuivie avec patience et détermination par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Les difficultés douloureuses dans la réalisation de cette vision ont toujours été évidentes. Les dangers sur la voie vers cette vision sont particulièrement visibles aujourd’hui, mais pourtant la beauté de cette vision est claire comme jamais elle ne l’a été. Aujourd’hui, les Églises orthodoxes se trouvent face au monde, dans l’incapacité de dissimuler les blessures de nos relations fracturées. Or, la vision de l‘unité ne sera pas reniée, parce qu’elle vient du cœur de la foi orthodoxe et est intrinsèque à la Bonne nouvelle du Christ. Malgré les difficultés et les blessures que nous portons, nous suivons le Christ ressuscité et nous détenons le pouvoir qui nous est donné par la Pentecôte de témoigner partout l’Évangile du Christ et en tout temps. C’est notre espoir sincère et notre prière fervente que le pèlerinage vers la convocation du saint et grand Concile porte ses fruits pour l’unité de l’Église orthodoxe et sa mission, ainsi que son témoignage dans le monde. Tout comme nous prions lors de la divine liturgie pour la descente du Saint-Esprit sur nous et sur les dons offerts, prions que le Saint-Esprit descende sur nous tous et sur les dons de la conciliarité qui sont offerts à Dieu ».

Source

Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche au sujet du Concile panorthodoxe

Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche

 Balamand, le 6 juin 2016

 Décision synodale

 Dans le cadre de sa septième session spéciale du 25 mai 2016, le Saint Synode de l’Église d’Antioche a tenu, le 6 juin 2016, une séance présidée par Sa Béatitude le Patriarche Jean X en présence de leurs Éminences les évêques, pour étudier les récentes prises de position des Églises orthodoxes autocéphales au sujet du grand et saint Concile (ci-après « grand Concile ») et les sujets inscrits à son ordre du jour. Et pour définir la position de l’Eglise d’Antioche à son propos, tenant compte de la décision du Saint-Synode du Patriarcat Œcuménique en date du 31 mai 2016, qui stipule la formation «d’un comité de représentants des Eglises d’Antioche et de Jérusalem, avec le Patriarcat oecuménique pour coordinateur, qui se réunirait directement après le grand Concile  » dans le but de  résoudre la violation de l’Église de Jérusalem des limites territoriales canoniques de l’Église d’Antioche dans l’ Émirat du Qatar.

 Étant donné, qu’après examen des positions des Églises orthodoxes autocéphales, il a été noté que

  1. Les positions de nombre de ces Églises sur la plupart des sujets figurant à l’ordre du jour du grand Concile restent divergentes, et que certaines d’entre elles rejettent la version actuelle de certains documents qui seront soumis à son attention, et que ces positions et rejet ont été ouvertement prises dans des décisions de leurs saints-synodes respectifs qui ne prêtent pas à confusion ;
  1. Un certain nombre d’Eglises émet des réserves de fond sur les aspects organisationnels du grand Concile, son coût financier et les modalités de mise en application des décisions prises durant la synaxe des primats des Églises orthodoxes de Chambésy, en 2016 ;
  1. L’Église de Bulgarie a adopté, en date du 1er juin 2016, une décision synodale dans laquelle elle énumère ses réserves et demande à Sa Sainteté le patriarche oecuménique de reporter la tenue du grand Concile à une date ultérieure, sans pour cela cesser sa préparation de manière efficace. Sinon, elle a indiqué qu’elle n’y participera point ;
  1. L’Église de Russie a adopté une décision synodale, en date du 3 juin 2016, dans laquelle elle propose la tenue d’une réunion préconciliaire avant la date du grand Concile, pour examiner les différents dossiers en souffrance et parvenir à un consensus sur les observations émises par les Eglises au sujet des documents synodaux, tout en insistant sur la nécessité de respecter le principe d’unanimité concernant la participation de toutes les Eglises autocéphales à ce Concile ;

Compte tenu du fait qu’il est apparu aux Pères du Saint Synode Antiochien que :

  1. Les observations et réserves émises par l’Eglise d’Antioche concernant le règlement interne de fonctionnement du grand Concile et les décisions prises par la synaxe des primats des Eglises orthodoxes, tenue à Chambésy du 21 au 28 janvier 2016, n’ont pas été à ce jour pris en compte, ainsi que son refus de ratification de ces deux documents. Ce qui viole les principes de base convenus pour toute action orthodoxe commune, institués par Sa Sainteté le patriarche oecuménique Athénagoras Ier lors du lancement des travaux préparatoires en vue du grand Concile, et qui exigent l’unanimité des Eglises autocéphales sur toutes les décisions ;
  1. Le document concernant le sacrement du mariage et ses empêchements figure toujours à l’ordre du jour du grand Concile, malgré sa non-ratification par l’Eglise d’Antioche et l’Eglise de Géorgie ;
  1. La question de la diaspora a été mise à l’ordre du jour du grand Concile sans la moindre évaluation du travail effectué par les assemblées épiscopales, et sans prendre en compte la position maintes fois exprimée par l’Eglise d’Antioche quant à la nécessité de tenir une réunion spécifique pour évaluer le travail de ces assemblées et suggérer les solutions ecclésiales adéquates avant le grand Concile. En effet, ces assemblées avaient été mises en place ‘pour une phase transitoire afin de préparer le terrain à une solution adéquate à la question de la diaspora avant la tenue du grand Concile, afin que ce dernier soit en mesure de lui trouver une solution canonique’ (paragraphe 1.b de la décision concernant la diaspora orthodoxe, adoptée par la 4ème conférence orthodoxe préconciliaire de Chambésy, du 6 au 12 juin 2009). C’est pourquoi il s’avère primordial d’évaluer le travail de ces assemblées avant la tenue du grand Concile, pour éviter que ce dernier ne soit amené à aborder directement cette question en l’absence de travail préparatoire ;
  1. La question du « calendrier ecclésiastique et de l’unification de la célébration de Pâques » a été retirée de l’ordre du jour malgré l’importance de ce sujet pour le peuple des fidèles du Siège d’Antioche, qui attend de la catholicité de l’Eglise orthodoxe une prise de position pastorale à ce sujet ;
  1. La section relative à l’évaluation des dialogues en cours avec les autres chrétiens, qui devait être préparée en amont du grand Concile, pour qu’elle puisse figurer dans le document relatif à « La relation de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », n’a été ni préparée ni son contenu soumis au consensus des Églises ;
  1. Le sujet de « l’autodétermination et les modalités de sa déclaration » nécessite un accord sur son contenu avant de l’inscrire dans sa version finale  à l’ordre du jour du grand Concile;
  1. L’absence de participation effective des Églises orthodoxes au travail préliminaire et préparatoire, la lenteur d’action du secrétariat du Concile et l’absence de clarté sur le programme de ses séances et la façon de les conduire qui ont marqué la dernière phase préparatoire, pourraient entraver les échanges durant le Concile;
  1. La dernière décision du Patriarcat oecuménique en date du 31 mai 2016, de reporter la recherche d’une solution au conflit persistant avec le Patriarcat de Jérusalem à une date ultérieure à la tenue du grand Concile, ignore l’initiative prise par le patriarche œcuménique (du 5 avril 2016) de régler ce problème et l’accueil favorable qui lui a été faite par l’Eglise d’Antioche. Elle fait également abstraction des profondes implications de ce différend et de ses répercussions sur le grand Concile. En effet, ce dernier ne peut être tenu dans le cadre d’une rupture de communion entre deux Eglises apostoliques, et ce en raison de son caractère avant tout eucharistique. L’adoption d’une telle résolution, juste avant la tenue du Concile, place l’Église d’Antioche face à une option unique inacceptable, à savoir participer au grand Concile sans participer à l’eucharistie, en raison de l’absence de solution définitive à la violation du Patriarcat de Jérusalem, qui persiste depuis plus de trois ans (cf. Communiqué du Synode d’Antioche du 1er juin 2016 sur ce différend).
  1. La question de cette violation prend une dimension inquiétante et dangereuse du fait des prétentions du Patriarcat de Jérusalem, dans sa correspondance avec le Patriarcat d’Antioche, de s’approprier d’autres régions situées dans le territoire canonique du Siège d’Antioche ;

Etant donné que l’Eglise d’Antioche N’a ménagé aucun effort pour préserver l’unité orthodoxe, à laquelle elle tient et qu’elle a manifesté depuis le lancement de l’idée de la tenue du grand Concile en 1961. Elle reste fidèle à la ligne tracée par le patriarche Elias IV et confirmée par le patriarche Ignace IV, qui ont contribué à en faire avancer grandement les travaux préparatoires. Elle persévère aujourd’hui, en la personne du patriarche Jean X, dans la même voie pour consolider cette unité avec engagement, persévérance et esprit de sacrifice ;
Bien qu’elle n’ait pas ratifié les résolutions de la synaxe des primats des Eglises orthodoxes du Fanar (en mars 2014), a participé dans un esprit d’économie aux comités préparatoires du grand Concile et aux travaux de la Vème Conférence préconciliaire de Chambésy en 2015, puis à la synaxe des primats des Eglises orthodoxes de Chambésy en 2016. Et bien qu’elle n’ait pas ratifié les décisions finales de cette synaxe, elle a participé, aussi dans un esprit d’économie, au travail des comités préparatoires du grand Concile, afin de faciliter le travail orthodoxe commun et de l’accompagner, comme elle l’a toujours fait au cours des dernières décennies, mue par l’espérance de régler toutes les questions en suspens préalablement à la tenue de ce Concile ;
A donné à cet événement, le plus grand et le plus beau dans la vie contemporaine de l’Eglise, la place qu’il mérite, en en traduisant tous les documents préparatoires en arabe, et en les rendant accessibles à tous ses fidèles. De plus, le Saint Synode de l’Eglise d’Antioche a accompagné de près le travail préparatoire et proposé des modifications appropriées à ses documents.
Considère, à la lumière de ce qui précède, que la tenue du grand Concile, en cours de préparation depuis des générations, est entravée par de nombreuses difficultés, et a besoin d’un surcroît de préparation des sujets inscrits à son ordre du jour et des détails pratiques et de procédure concernant sa tenue et la manière de diriger ses travaux ;
En dépit des crises étouffantes qu’elle traverse, les plus graves de son histoire, et malgré les conditions de vie aléatoires de ses fidèles, notamment en Syrie, au Liban et en Irak, n’a ménagé aucun effort, aucune prière ni occasion pour concilier et faciliter les initiatives pour la tenue du Concile, et pour y participer, en dépit de toutes les difficultés humaines et économiques qu’elle vit ;
Attendu que ce Concile, s’il est tenu dans le cadre de l’interruption de la communion entre deux Eglises apostoliques, suggère que la participation aux délibérations conciliaires sont possibles sans participation à la sainte eucharistie, ce qui fait perdre au Concile son caractère ecclésiologique, ce qui le fait revêtir une nature administrative, en opposition à la tradition orthodoxe conciliaire solidement établie ;
Considère que ce Concile est convoqué afin d’exprimer l’unité orthodoxe, et que cela nécessite un climat d’amour et de fraternité en Christ, et le souci de s’adresser à l’homme d’aujourd’hui, ce qui demande un consensus sur un grand nombre de questions entre les Eglises orthodoxes autocéphales, et exige leur participation à ses travaux et leur approbation unanime de ses décisions ;
Constate que le peuple des fidèles, après avoir étudié l’agenda du Concile et ses documents, a exprimé sa grande déception du fait qu’il ne s’’adresse pas aux défis auxquels il est confronté; en particulier ceux de la jeunesse,  et a fait part de sa préoccupation de l’orientation qu’a pris ce Concile, qui porte atteinte à la vision de base qui a été la cause de sa tenue, à savoir affronter ensemble les défis qui interpellent l’Eglise orthodoxe de nos jours, afin exprimer un témoignage commun dans le monde d’aujourd’hui ;

Les Pères du Saint Synode Antiochien ont décidé à l’unanimité ce qui suit :

1. Demande à Sa Sainteté le patriarche œcuménique d’œuvrer à trouver un consensus concernant toutes les réserves exprimées par les Eglises autocéphales relatives au grand Concile, et ce pendant la période qui sépare de la date prévue d’ouverture du Concile . Si ce consensus s’avère difficile à trouver, l’Eglise d’Antioche demande de reporter la réunion du grand Concile à une date ultérieure, où les relations entre toutes les Eglises autocéphales seraient encore plus iréniques, et où il serait possible d’assurer l’unanimité orthodoxe sur les sujets du Concile, son règlement intérieur et ses procédures pratiques ;

2. La non-participation du Siège d’Antioche au grand Concile tant que des raisons empêchent la participation de tous à l’eucharistie durant ses travaux, implique de trouver une solution définitive à la violation de Jérusalem des frontières canoniques du Siège d’Antioche, qui a mené à la l’interruption de la communion avec le Patriarcat de Jérusalem ;

3. Réaffirmer de nouveau l’importance de la participation de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales au grand Concile et que ses décisions soient prises unanimement en leur présence, conformément au principe de base du Concile, et ce dans le but de sauvegarder l’unité de l’Eglise orthodoxe universelle.

4. S’adresser à toutes les Eglises orthodoxes et les informer du contenu de la position antiochienne et de ses bien-fondés.

5. Demander aux fidèles de prier avec leurs évêques pour que le Saint-Esprit inspire l’Église dans sa marche dans l’unité, et son témoignage pour le Christ dans le monde.  La version arabe du présent communiqué tient lieu de texte référence.

Madagascar: inauguration d’une nouvelle église orthodoxe à Antsiranana

eglise-orthodoxe-d-antsiranana-fit-640x435Le 15 mai, Mgr Ignace (Sennis), du Patriarcat d’Alexandrie, a inauguré une nouvelle église orthodoxe à Antsiranana. Il s’agit de la première église orthodoxe dans la région Diana à Madagascar. Bâtie sur un terrain donné de 1000 mètres carrés, cette église de 210 mètres carrés peut accueillir de 200 à 300 fidèles.

Source (dont photographie) et intégralité de l’article : La Tribune de Diego et du nord de Madagascar

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a effectué sa première visite pastorale au Swaziland

Le 19 mai 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, après sa visite au Kenya s’est envolé pour le Sud de l’Afrique, où il a effectué sa première visite pastorale au Royaume du Swaziland. Le même jour, le patriarche, accompagné des représentants de la communauté et du clergé grecs, a rendu visite au premier ministre du pays P. Dlamini et au ministre des affaires étrangères, D. Ndlangamandla au Palais du gouvernement, où il a été reçu chaleureusement. Au cours de cette rencontre, le Primat a évoqué l’histoire deux fois millénaire du Patriarcat d’Alexandrie et l’activité missionnaire et caritative de celui-ci sur tout le continent africain. À cette occasion, le premier ministre Dlamini, au nom du roi, a fait don d’un grand terrain au Patriarcat afin qu’il puisse développer son activité missionnaire. Ensuite, le patriarche s’est rendu à l’église Saint-Georges, afin d’y célébrer sa dédicace et une litie avec la bénédiction des pains. À l’office assistaient des expatriés de Grèce, Russie, Ukraine, Serbie et d’autres pays orthodoxes encore. À l’issue de l’office, le patriarche s’est adressé aux fidèles par une prédication, dans laquelle il a souligné l’importance de ce moment historique – l’inauguration de la première église au Royaume du Swaziland. Cette église fixe le début de la prédication de l’Évangile aux peuples se trouvant à l’extrémité de la Terre africaine.

Source

Intronisation de deux nouveaux évêques au Kenya

13244802_1172822679416999_6794248127771766934_n-1Le patriarche Théodore d’Alexandrie a intronisé au Kenya, le 13 et le 15 mai, deux nouveaux évêques: Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Un compte rendu et une courte biographie des deux nouveaux évêques, en anglais, ainsi que des photographies (dont celle ci-contre) sont en ligne sur ce site.

Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

Source

« La providence divine me conduit dans la vie ». Interview du métropolite Jonas (Paffhausen), ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Jonas (Paffhausen), ayant actuellement le statut d’évêque émérite au sein de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, fut primat de l’Église orthodoxe en Amérique avec le titre d’archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada, de 2008 à 2012. Le métropolite a accordé une interview au site orthodoxe russe « Pravoslavie.ru », dans lequel il a fait part de son expérience spirituelle et de ses souvenirs : ses rencontres avec les startsy Cyrille (Pavlov), Éphrem d’Arizona, l’aide miraculeuse de saint Jean de Changhaï et du grand-martyr Démètre de Thessalonique.

– Monseigneur, vous avez été reçu dans l’orthodoxie à l’âge de 19 ans, tout jeune. Qu’est-ce qui a contribué à cela ?

– J’ai été baptisé dans l’Église épiscopalienne. À une certaine époque, cette Église était assez proche de l’orthodoxie, elle reconnaissait les sacrements. Mais en 1976, elle est allée contre ses propres canons et a commencé à ordonner prêtres des femmes. J’ai rencontré deux ou trois de ces femmes prêtres à Los Angeles. C’était très désagréable. Plus exactement, horrible. Elles-mêmes, à mon avis, comprenaient mal ce qu’elles étaient devenues : femmes ou hommes. L’une d’entre elles voulait que je l’appelle « mon père ». Je ne pouvais plus rester dans cette Église. C’est alors que, dans une librairie où je me rendais souvent, j’ai aperçu le livre « Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient » du professeur Vladimir Lossky. J’ai ouvert la première page et j’ai vu la phrase : « Toute théologie est mystique, pour autant qu’elle manifeste le mystère divin, donné par la Révélation ». Et je savais que cela était juste. J’ai compris que je n’avais pas le choix : je devais devenir orthodoxe. J’ai commencé à chercher une église orthodoxe. J’en ai visité quelques-unes et j’ai trouvé la seule église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Moscou, à San Diego, dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. C’était dans les années 1970. À cette époque, en Amérique, il n’y avait que très peu de gens qui devenaient orthodoxes. Dans cette église célébrait un prêtre mexicain, le père Ramon Merlos. Lui et son épouse étaient titulaires d’un doctorat, ils étaient professeurs. Le père Ramon enseignait la linguistique et célébrait à l’église. Il m’a reçu en 1978 dans l’orthodoxie. J’ai fait connaissance de la paroisse : deux grand-mères russes, quelques Palestiniens, Roumains et Américains…

– Monseigneur, pourriez-vous nous dire qui considérez-vous comme vos guides spirituels dans l’orthodoxie ?

– Depuis 1979, je me nourrissais spirituellement auprès de l’archimandrite Dimitri (Egorov). Lorsque j’ai fait sa connaissance, il était déjà un vieillard et ne parlait pas volontiers de lui-même, si bien qu’il m’est difficile de parler de lui, d’essayer de reconstituer sa vie. Je sais qu’il grandit à Moscou, qu’il étudiait dans les années 1920 à la faculté de médecine. Il fut arrêté pour la possession et la lecture de la Bible, il fut envoyé aux Solovki. Les clercs qui y étaient détenus baptisèrent le jeune homme. Il passa deux ans aux Solovki et ensuite, avec un ami, il confectionna des skis et ils s’enfuirent en hiver. Ils avancèrent quelques jours dans la forêt, parvinrent à un village. Mais ils avaient peur d’y entrer, ils erraient. Finalement, l’ami du père Dimitri périt à cause du froid, tandis que lui-même se retrouva à nouveau dans le camp. Il fut puni pour sa fuite, privé de rations. Toutefois, il survécut au camp. Il ressentit fortement la perte d’un ami et décida de vivre désormais dans l’ascèse pour deux. Il rêvait de devenir moine à Valaam, mais ne put y être que novice. Il fut tonsuré et ordonné à Paris pendant la guerre, où il étudia à l’Institut Saint-Serge. Le père Dimitri vécut de nombreuses années comme ermite, il obtint le don de la prière continuelle, vivant quelque peu comme fol en Christ. Ensuite, déjà gravement malade, il vécut au monastère de la Dormition à Calistoga en Californie. Il avait le don de clairvoyance. Lorsque je me confessais à lui, il savait déjà tout ce que j’avais fait. Il me disait toujours des choses qui ont laissé des traces dans mon cœur. Il avait en outre le don de discernement spirituel. Je ressentais un lien spirituel fort avec lui, je ressentais sa prière pour moi. Il devint mon père spirituel, c’était une bénédiction divine. Il disait souvent : « Il faut chasser de soi, de son âme, l’hypocrisie et ce impitoyablement ». Depuis la mort du starets, il y a déjà presque vingt ans, je considère comme mon père et mon ami spirituels le supérieur du monastère de la Transfiguration-du-Seigneur à Valaam, l’évêque Pancrace (Jerdev). J’ai vécu plusieurs mois à Valaam comme novice. Avec le père Pancrace, nous sommes allés ensemble en 1993 chez le starets Cyrille (Pavlov) à la Laure de la Trinité- Saint-Serge. J’ai conservé des souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y avait un orage d’été. Le père Pancrace est allé le premier chez le starets ; lorsqu’il termina la conversation, on m’a invité. Ce fut une expérience unique. Le starets était alité, il souriait, il me questionna sur la vie ecclésiale en Californie. Malgré la maladie, il était très joyeux, lumineux. Je me suis confessé à lui. Il m’a dit : « Tu deviendras hiéromoine ». Je demandai : « Père Cyrille, pourriez-vous me dire quelle est la volonté de Dieu pour ce qui me concerne ? Je me suis préparé à Le servir… » « Je sais, je sais… » « Comment dois-je vivre, me marier, ou recevoir la tonsure monastique ? » « N’aie pas peur, tu deviendras hiéromoine ». C’est ainsi que s’achevèrent mes rêves de vie familiale. Le starets me bénit pour devenir moine et recevoir le sacerdoce. Et je savais bien dans mon cœur, qu’il avait dit la vérité à mon sujet. Que c’était la volonté de Dieu pour ce qui me concernait.

– Et cela s’est-il produit rapidement ?

Le métropolite Jonas avec l’icône de tous les saints d’Amérique du Nord

– Oui, un an après, j’ai été ordonné diacre, et la même année, prêtre, en la cathédrale de la Protection de la Très sainte Mère de Dieu à Los Angeles. Et encore un an après, en 1995, je fus tonsuré moine avec le nom de Jonas, au monastère Saint-Tykhon, dans l’État de Pennsylvanie, dans la ville de South Canaan. Vous savez, je ressens très fortement à quel point la providence divine me dirige dans la vie : par les startsy, les guides spirituels, même par des avertissements.

– Peut-être pouvez-vous partager avec nous une telle expérience spirituelle ?

– Lorsque j’avais quatorze ans, j’assistais une fois à un cours de mathématiques. Tout était habituel, et soudain j’entendis une voix : « Tu seras prêtre ». J’étais très étonné. Cela fut ma principale expérience spirituelle. Elle a transformé ma vie. Jusque là, je ne m’intéressais à l’Église, à la vie ecclésiale, en fait je rêvais de devenir architecte. Après cela, je fus convaincu que je devais devenir prêtre. Et vingt ans après, le starets Cyrille (Pavlov) m’a dit la même chose : que la volonté de Dieu était que je devienne prêtre. La volonté de Dieu m’a été révélée à plusieurs reprises par des startsy. En 1995, avec le père Pancrace, nous avons visité le starets athonite Éphrem d’Arizona, disciple de Joseph l’Hésychaste. Au début, le starets Éphrem et le père Pancrace ont parlé par l’intermédiaire d’un traducteur, et ensuite sans lui. Le starets Éphrem est un homme de prière et peut, à l’aide de la prière, comprendre tout homme. Ils ont parlé entre autres à mon sujet. C’est alors que fut résolue la question : devais-je partir à Moscou au métochion de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA) ou tenter de fonder un monastère en Amérique ? Le starets m’a donné sa bénédiction pour construire un monastère en Amérique. Et nous avons fondé un monastère en Californie, dédié à saint Jean de Changhaï. J’y ai passé douze ans, dont cinq en tant qu’higoumène. Ce fut une expérience spirituelle inestimable. J’ai eu recours à la direction spirituelle du père Pancrace et du starets Cyrille. En 2008, je fus élevé au rang d’archimandrite et on me donna la bénédiction pour quitter le monastère, car je devais devenir évêque. Je ne voulais vraiment pas partir du monastère, mais l’obéissance est l’obéissance…

– Avez-vous ressenti l’aide du protecteur céleste du monastère, saint Jean de Changhaï ?

– Oh, oui ! J’allais souvent chez le saint, c’est-à-dire que je priais devant ses reliques, je ressentais un lien très fort dans la prière, la proximité du saint, son aide rapide. Alors que nous avions à peine construit notre monastère, un homme vint chez nous. Dans sa jeunesse, il effectuait son service dans la flotte militaire, sur un sous-marin atomique. Il se produisit des radiations dues à une fuite, et il reçut une dose importante de ces radiations et tomba malade. Il fut alors atteint d’une oncologie du tissu osseux, il perdit l’un de ses bras ainsi que ses jambes. Il fut amputé. On lui fixa des prothèses, il marchait à grand-peine. Le marin a raconté qu’il venait chez nous depuis l’hôpital, où on lui proposait l’amputation du deuxième bras. Il demandait les prières. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, nous avons oint le malade avec l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône du saint. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus entendu parler de lui. Ensuite, il revint ici et dit joyeusement que saint Jean de Changhaï l’avait guéri entièrement et qu’il n’y avait plus de tumeurs dans son corps. Il y eut encore un autre cas. Il s’agissait d’une femme qui à une certaine époque étudiait avec moi au collège. Elle avait une fille sourde de naissance. Les médecins étaient dans l’incapacité de l’aider. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, et un véritable miracle se produisit : la fillette commença à parler ! Par la suite, elle chantait et il s’avéra même qu’elle avait une bonne oreille musicale.

– Peut-on vous demander auquel des saints vous vous adressez le plus souvent afin d’obtenir de l’aide dans la prière ?

– Je ressens un lien spirituel fort avec saint Serge de Radonège. Chaque fois, quand je visite la Russie, je vais chez lui. Une certaine fois, j’avais célébré à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en la cathédrale de la Sainte-Trinité, et j’étais dans l’étonnement : l’higoumène de la Laure avait une telle concentration pendant la célébration de la liturgie ! J’ai compris comment il fallait célébrer la liturgie ! À Diveevo, je me suis littéralement baigné dans la Grâce. La présence de saint Séraphin était tellement forte ! J’ai expérimenté la même chose à Bari, chez saint Nicolas le Thaumaturge… Je vénère encore le saint grand-martyr Démètre de Thessalonique. Une fois, je me rendis sur le Mont Athos. Je dus rester à Thessalonique, où mes papiers n’étaient pas prêts. Je visitai l’église du grand-martyr. Les reliques se trouvaient au centre de l’église, et je ressentis fortement la présence du saint. Je le priai : « J’ai un souci : je n’ai pas assez d’argent pour séjourner à Thessalonique, et mes papiers [i.e. le permis d’entrée sur l’Athos, ndt] ne sont pas prêts… Aide-moi à aller sur l’Athos ! » Une demie heure après, des dames de la paroisse m’invitèrent à déjeuner. L’une d’entre elle me dit : « Vous avez des difficultés avec les papiers ? Il n’y a pas de problème ! Mon père spirituel est l’higoumène du monastère de Grigoriou, l’archimandrite Georges (Kapsanis, maintenant défunt, ndt), il fait partie de la Sainte Communauté de l’Athos et peut aider ». Elle lui téléphona et me passa l’appareil. Il parlait couramment anglais et m’aida immédiatement à recevoir le permis. Au retour de l’Athos, j’entrai à nouveau dans l’église afin de rendre grâces au saint grand-martyr Démètre de Thessalonique pour mon voyage sur l’Athos. J’ai encore demandé son aide en 1995 pour récolter des fonds destinés à la construction du monastère Saint-Jean-de-Changhaï et je promis de construire une église qui lui serait dédiée. Et saint Démètre de Thessalonique m’a aidé : au bout de six mois, nous avions l’argent nécessaire. Aussi, j’ai aujourd’hui une dette envers ce saint.

– Monseigneur, vous pourriez peut-être partager vos préoccupations actuelles, vos rêves, avec nous ?

– J’enseigne actuellement la théologie dogmatique à l’école du dimanche de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Washington, et j’aide le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, ndt) a visiter les paroisses. Mon rêve est de créer un monastère ici, à Washington. Ce serait un monastère américain, avec les traditions spirituelles orthodoxes russes. Avec la prière de Jésus, comme en Essex chez le starets Sophrony (Sakharov). J’ai déjà la bénédiction du métropolite Hilarion (Kapral), de Mgr Pancrace (Jerdev)… Maintenant, je recherche le lieu et les fonds pour ce monastère, afin d’acheter la maison pour les frères du futur monastère.

– Saint Silouane du Mont Athos disait : « La recherche de la volonté de Dieu est ce qu’il y a de plus important dans notre vie, car lorsqu’il s’engage sur cette voie, l’homme se branche sur la vie éternelle ». Il disait encore : « L’âme qui s’est livrée à la volonté Divine ne craint rien ; ni les tempêtes, ni les voleurs, rien. Mais quoi qu’il arrive, elle dit « C’est agréable à Dieu ». Si il est malade, elle pense : la maladie m’est donc nécessaire, autrement Dieu ne me la donnerait pas. Et ainsi, la paix est préservée dans l’âme et dans le corps ». Je souhaite aux lecteurs du site « Pravoslavie ru » de rechercher la volonté de Dieu et de préserver la paix dans le corps et l’âme ! Faites la prière de Jésus : consacrez à la prière 20 minutes le matin et 20 minutes le soir. Certains prient vite, d’autres lentement, mais pendant un tel laps de temps chacun peut parvenir à lire non moins de 300 prières de Jésus. Je voudrais aussi demander aux lecteurs : priez, je vous en prie, pour vos guides spirituels, pour les prêtres et les évêques, parce qu’il ont beaucoup besoin de soutien spirituel.

Source

À Astana a eu lieu le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan

Le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les organisateurs du forum étaient la commission de la jeunesse du district métropolitain du Kazakhstan et le mouvement de la jeunesse orthodoxe d’Astana. Le 9 mai, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre a célébré en la cathédrale de la Dormition un office de requiem pour tous ceux « qui avaient œuvré pour la Victoire ». Lors de l’office priaient les clercs du doyenné d’Astana et les délégués du congrès. Dans la deuxième partie du jour, dans la grande salle de concert du Centre spirituel et culturel « Saints-Cyrille-et-Méthode » auprès de la cathédrale de la Dormition, le primat de l’Église orthodoxe du Kazakhstan a pris la parole devant les délégués du congrès de la jeunesse. Après son rapport, l’archipasteur qui, en tant qu’archevêque de Kostroma et de Galitch présidait le Département synodal pour la jeunesse, a répondu aux questions des participants. Ensuite, le métropolite a distribué des distinctions à ceux qui ont particulièrement œuvré au service de la jeunesse sur la Terre du Kazakhstan. Le lauréat du grand prix littéraire de Russie, l’écrivain Victor Nicolaïev, a fait une communication intitulée « Morale, éthique et monde contemporain », qui a provoqué un grand intérêt chez les hôtes et les participants du forum. Le soit eut lieu un concert festif, dédié au Jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, ainsi que la cérémonie de clôture du Vème Congrès de la jeunesse du Kazakhstan. Dans le document publié à cette occasion, il est proposé de :
– créer un programme d’enseignement pour la préparation des dirigeants de la jeunesse orthodoxe
– créer une base électronique sur internet pour diffuser l’expérience des conférences diocésaines de jeunesse sur des thèmes actuels pour la jeune génération
– organiser parmi les jeunes filles orthodoxes le mouvement « Transfiguration » dans le but d’inculquer le concept de la chasteté
– d’insister sur l’opportunité d’unir les efforts des organisations publiques et religieuses dans le domaine de l’aide caritative et bénévole aux femmes enceintes se trouvant dans des situations difficiles, et aussi l’introduction au Kazakhstan des « jours du silence » contre l’avortement, donnant la possibilité aux organisations caritatives de soutenir durant ces jours les futures mères et les préserver du terrible péché de l’infanticide
– de créer un groupe de travail commun d’enseignement pour l’activité destinée à la jeunesse et la mission

Source

Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été ouverte au Daghestan

Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été inaugurée le samedi 7 mai sur le territoire de la Maison du gouvernement au Daghestan. À la cérémonie d’inauguration ont pris part le chef du gouvernement du Daghestan Ramazan Abdoulatipov, l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, les dirigeants du gouvernement, du parlement, des ministres de la république, ainsi que les représentants de l’Église orthodoxe russe et les paroissiens. « En ce jour, nous rétablissons la vérité. Ici, à une certaine époque, il y avait la cathédrale Saint-Alexandre-de-la Néva, qui a été dynamitée, et en inaugurant la nouvelle église, nous devons laver ce péché qui pesait sur nous. Grâce à l’influence importante de Mgr Barlaam, on n’a pas érigé une simple chapelle, mais une véritable église, où l’on peut célébrer tous les offices. Je considère que c’est une grande fête pour nous tous, tant pour les chrétiens, que les juifs et les musulmans, pour tout le Daghestan » a déclaré le président Abdoulatipov lors de l’inauguration. Comme l’a mentionné l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, l’ouverture de cette église est un grand événement : « Nous accomplissons un événement historique et j’espère que celui-ci nous aidera tous à prendre conscience d’une vérité principale – nous sommes tous les enfants d’un seul Dieu. Que Dieu fasse que l’événement d’aujourd’hui nous encourage afin que nous tous – orthodoxes, musulmans et juifs – comprenions le plus important : notre maison est la Russie et nous devons la construire, la renforcer et, c’est le plus important, nous devons vivre dans la paix et la concorde », a conclu l’évêque Barlaam. L’église a été construite sur l’initiative du président de Daghestan Ramazan Abdoulatipov, et avec la bénédiction de l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam. Le nombre des chrétiens au Daghestan s’élève à environ 60.000 personnes, soit 2% de la population.

Source

Le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad est devenu orthodoxe

Le dimanche 17 avril, le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad, Nikita Eremeev, a été reçu dans l’orthodoxie. Cette information a été communiquée par le site officiel du diocèse de Kaliningrad. « Mon retour à l’orthodoxie à partir du protestantisme, ce n’est pas la désertion de l’armée ennemie, mais le résultat d’une certaine évolution de ma vision du monde. Dans le protestantisme, j’ai fait connaissance du Christ de l’histoire évangélique. Dans l’orthodoxie, j’ai fait connaissance du Christ qui vit maintenant dans les sacrements du corps de l’Église », a raconté le jeune pasteur au sujet de son choix. Nikita Eremeev a comparé l’orthodoxie avec la Terre promise : « Je comparerais ma venue dans la communauté protestante avec la fuite de l’Égypte spirituelle (la fuite du monde pécheur) vers le désert du Sinaï. Ma venue à l’orthodoxie est la traversée du Jourdain, c’est le commencement de la conquête de la Terre promise. C’est précisément ainsi que les anciens Pères de l’Église décrivent la vie du chrétien : c’est le combat et la mort dans la bataille pour la terre de la douceur, la vie avec le Christ dans le royaume céleste ». Le dirigeant du département missionnaire du diocèse de Kaliningrad, le père Alexandre Permiakov affirme que d’autres protestants ressentent un fort intérêt envers l’orthodoxie. Mais le problème est que les protestants rencontrent une orthodoxie dans les livres, mais autre chose dans la vie des orthodoxes mêmes. Et c’est la raison principale pour laquelle ces gens sincères ne sont pas avec nous jusqu’à maintenant », a fait remarquer le prêtre.

Source

Visite pastorale du patriarche Bartholomée en Asie Mineure

Le dimanche de Thomas, également jour de la mémoire, cette année, de l’apôtre et évangéliste Jean, le patriarche œcuménique a présidé la liturgie à Ephèse, en plein air, sur le lieu où selon la tradition avait prêché l’apôtre. Le patriarche était assisté des métropolites de Neapolis et Stavroupolis Barnabé et d’Autriche Arsène, ainsi que des clercs venus de Grèce. Le lundi suivant, le patriarche a présidé la célébration en l’église restaurée des saints Constantin et Hélène à Mainemeni, dans la région de Smyrne, et y a prêché. Il était assisté des métropolites de Koroneia Pantéléimon et de Neapolis et Stavroupolis Barnabé, ainsi que de clercs venus de Grèce. Après la sainte liturgie, dans la cour de l’église eurent lieu les allocutions du maire et du patriarche, suivies d’un programme festif avec des chœurs locaux, dans un esprit d’amitié et de joie. Des pèlerins venus de Grèce ont assisté à ces célébrations.

Source

Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie au Kenya

Le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II est arrivé le 9 mai au Kenya, accompagné de l’archiprêtre Athénodore Papaevripiadis, exarque du patriarcat à Chypre, afin de procéder à une visite pastorale et de célébrer l’intronisation des deux nouveaux évêques, Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport international du pays par S.E. le métropolite de Nairobi Mgr Macaire, l’ambassadeur de Grèce Constantin Moatsos ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte au Kenya M. Kadri Abdel-Motelib et un grand nombre de clercs. Le même jour, le primat de l’Église d’Alexandrie, en présence des évêques susmentionnés, a procédé à une rencontre avec les responsables des équipes et des paroisses missionnaires des régions orthodoxes du Kenya, afin d’organiser une planification plus efficace et systématique de la mission. Le primat a fait part de ses exhortations et conseils afin que tous les efforts possibles soient effectués dans le domaine missionnaire, en tenant compte également des problèmes économiques existants. Le patriarche a souligné que deux nouveaux évêchés dans la région élargie du Kenya sont parties intégrantes de l’Église orthodoxe, apostolique et catholique, par leurs liens spirituels avec le vénérable centre du Patriarcat d’Alexandrie.

Source

Le patriarche oecuménique Bartholomée a célébré hier à Éphèse dans les ruines de la basilique dédiée à saint Jean le Théologien

13177085_10208651901110455_1909133284084519487_nLe patriarche œcuménique Bartholomée a célébré le dimanche 8 mai la divine liturgie à l’occasion de la fête de saint Jean le Théologien dans les ruines de la basilique dédiée à ce saint à Éphèse. En visite dans la région  de l’Ionie (programme, en grec), le patriarche devait ce même jour inaugurer l’église récemment restaurée de Saint-Jean Prodrome à Sirince près d’Izmir, puis présider les vêpres dans l’ancienne basilique où a eu lieu le 3e Concile œcuménique à Éphèse en 431 et, enfin, célébrer de nouveau une liturgie lundi 9 mai en l’église des Saints Constantin et Hélène à Menemen, toujours dans la région d’Izmir.

Source (dont photographie) : Fanarion

Voeux aux orthodoxes pour la fête de Pâques

_59670478_014510058-1Le président des États-Unis, Barack Obama, et sa femme, Michelle, ont adressé leurs vœux aux orthodoxes à l’occasion de la fête de Pâques. C’est également le cas du président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre du Canada, Justin Trudeau et de son épouse, Sophie.

Photographie: au Saint-Sépulcre à Jérusalem, la cérémonie du “Feu sacré” (source: BBC)

Etats-Unis: un gigantesque incendie a dévasté la cathédrale orthodoxe serbe de Manhattan

ChaEe9pWYAIc77eUn gigantesque incendie a dévasté hier la cathédrale orthodoxe serbe Saint-Sava à Manhattan (New York). Celui-ci s’est déclaré en matinée après la célébration nocturne de Pâques à laquelle 700 fidèles ont participé. 170 pompiers ont été mobilisé pour éteindre le feu. L’église a été construite en 1850 dans un style néo-gothique. En 1943, elle a été acquise par le diocèse orthodoxe serbe à New York. Ci-dessous: une vidéo de l’incendie.

Sources : RT (article et vidéo), photographie (dont des photographies de l’intérieur de l’église et de la célébration) : ABC7NY.com

Vers une rencontre entre le patriarche oecuménique de Constantinople et le président turc à propos de l’Institut théologique de Halki

bartholomee“Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, se prépare à demander un rendez-vous au président turc, Tayyip Erdogan, afin de discuter du statut du patriarcat et surtout pour avoir des explications concernant les récents épisodes qui semblent contredire et annihiler les précédentes dispositions législatives concernant la restitution aux communautés religieuses minoritaires de biens qui leur avaient été illégitimement expropriés par le passé par les autorités turques. Au cours d’une récente conférence de presse convoquée au siège du patriarcat, Bartholomée Ier a relevé que les relations entre les autorités turques et les minorités religieuses connaissent à nouveau actuellement un moment critique et il a soulevé encore une fois la question de l’Institut théologique patriarcal de Halki, qui, depuis 45 ans, se voit interdire toute activité de formation théologique.”

Source (et intégralité de l’article): agence Fides

L’enlèvement des deux évêques d’Alep en Syrie : trois ans déjà dans le silence le plus opaque

p03-1_388629_largeLe 19 avril, à Beyrouth (Liban), s’est déroulée une cérémonie en l’honneur des deux évêques d’Alep enlevés il y a trois ans et dont on est sans nouvelle. “Jeudi, cela fera trois ans que les deux évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe) ont été enlevés près d’Alep dans l’indifférence quasi générale. C’est d’ailleurs l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication ni de véritables négociations pour obtenir leur libération. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Ce désintérêt médiatique en dit long en tout cas sur la place qu’occupent les Églises d’Orient dans les préoccupations des dirigeants occidentaux et de la communauté internationale en général.”

Source et intégralité de l’article (dont photographie): L’Orient-Le Jour – Autre source: Fides.

Une procédure judiciaire de la part de l’Etat turc visant à reprendre les terres restituées au Patriarcat œcuménique de Constantinople

aabadoluajansi_2012_20121010094945“La Turquie vient d’entreprendre une action judiciaire contre le Patriarcat œcuménique de Constantinople afin d’annuler les actes juridiques par lesquels des terrains étaient revenus au siège patriarcal orthodoxe dans le respect des lois disposant la restitution aux communautés religieuses minoritaires des biens leur ayant été séquestrés par le passé par les autorités turques. (…) Le procès, intenté ces derniers jours par les institutions d’Ankara, vise en particulier à exproprier à nouveau le Patriarcat d’un terrain de quelques 40 ha sis à Goksu et d’une autre zone, située elle à Umit, qui avait été assignée à l’Institut de théologie orthodoxe d’Halki au cours de ces quatre dernières années.”

Source (et intégralité de l’information): agence Fides. Également: Cath.ch, Radio Vatican. Photographie: entrée du Séminaire de Halki.

Etats-Unis: une journée dédiée à la mémoire de l’archevêque Averky (Taushev) pour le 40ème anniversaire de son trépas

Le 13 avril marque le 40ème anniversaire du trépas de l’archevêque Averky de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville. Cette année, l’anniversaire de son trépas a été commémoré au centre diocésain de Howell. Le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a célébré la liturgie des dons présanctifiés, assisté par l’évêque Nicolas de Manhattan. Après la liturgie, un office de requiem a été célébré, suite auquel le protopresbytre Valery Loukianov a fait une communication sur la vie et l’héritage de l’archevêque Averky. Celui-ci (dans le monde Alexandre Pavlovitch Taushev) est né le 19 octobre 1906 à Kazan, dans une famille aristocratique. Après 1920, les Taushev ont pris la route de l’exil, et le futur hiérarque passa sa jeunesse en Bulgarie. En 1926, il fut diplômé de l’école russe, tandis qu’en 1930, il obtint un diplôme de théologie de l’Université de Sofia. Il étudia auprès de l’archevêque Séraphin (Sobolev, canonisé le 3 février 2016). L’archevêque Averky servit l’Église en Russie subcarpathique, en Hongrie, en Yougoslavie et en Allemagne et enseignait le catéchisme dans les camps de personnes déplacées après la seconde guerre mondiale. En 1951, à l’invitation de l’archevêque Vitaly (Maximenko), l’archimandrite Averky partit aux États-Unis, où il devint professeur au Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville. En 1952, il devint recteur du séminaire, et le rédacteur en chef du périodique « Pravoslavnaya Rus » (« La Russie orthodoxe »). Il était universitaire et théologien, auteur d’exégèses renommées du Nouveau Testament. Le 17 août 1961, il fut élevé à l’épiscopat, avec le titre d’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité. À partir de 1964, il fut membre permanent du Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Il décéda le 13 avril 1976 et est inhumé dans la crypte de l’église de la Sainte-Trinité à Jordanville.

Source

Le roi de Jordanie Abdallah II paiera les travaux de restauration du « Kouvouklion » de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Les restaurateurs du Saint-Sépulcre à Jérusalem peuvent compter sur l’aide financière personnelle du roi de Jordanie Abadallah II. Le Palais royal d’Amman a communiqué le 10 avril au patriarche de Jordanie Théophile III que le monarque hachémite accomplirait un « makrouma » (« Don, action généreuse et noble ») assumant toutes les dépenses pour la restauration du Kouvouklion, la chapelle érigée au-dessus du Tombeau du Seigneur dans la basilique de la Résurrection du Christ. Le patriarche Théophile III a grandement apprécié la générosité du roi, rappelant que celui-ci a toujours été et reste « un fidèle gardien des saints lieux chrétiens et musulmans de Jérusalem et des territoires palestiniens ». Le primat de l’Église de Jérusalem a également remercié Abdallah II pour son rôle dans la préservation de la présence chrétienne en Terre sainte et pour participer « à semer les graines de l’amour et de la fraternité entre musulmans et chrétiens ». « Nous récoltons les fruits de ces efforts au moment où, en raison des guerres  déclenchées par des fanatiques, des pays entiers se sont trouvés la proie des flammes et sont couverts de sang », a déclaré le patriarche.

Source

Note de la rédaction: le roi de Jordanie paiera une partie des frais de restauration (Cf.: Christianpost.com). Les communautés chrétiennes, notamment, orthodoxe, arménienne et latine, prennent en charge le restant des frais dont le montant total est estimé à 3,4 millions de dollars.

Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .

Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :

« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.

Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».

1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.

2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.

3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !

Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.

4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.

Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».

5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.

Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.

En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».

Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.

6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.

7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?

8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.

Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».

9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.

10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?

11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.

12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.

Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

Source

Le patriarche œcuménique Bartholomée invite le patriarche d’Antioche à venir au Phanar pour régler son différend sur la juridiction du Qatar

Le quotidien grec « To Vima » a publié l’article suivant au sujet du différend entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar. « Le conflit a commencé il y a environ trois ans et maintenant, deux mois avant la convocation du Grand Concile, le patriarche d’Antioche Jean déclare, dans sa lettre au patriarche œcuménique Bartholomée que, si le problème n’est pas résolu, il ne participera pas au Concile en Crète. Le patriarche œcuménique lui-même, la semaine passée, face à l’impasse, a envoyé une lettre au patriarche Jean, l’invitant à Constantinople le mercredi après-midi, soit en personne, soit par des représentants de l’Église d’Antioche. La lettre du patriarche Jean « a provoqué de la tristesse, de la douleur dans l’âme et beaucoup de peine » pour lui, déclare le patriarche Bartholomée, la lettre en question laissant ouverte l’éventualité l’absence du patriarche d’Antioche au Grand Concile, si le problème « de l’Émirat du Qatar » n’est pas résolu. « Certainement, Sa Béatitude [le patriarche Jean] se rappelle, ainsi que son Église sœur [le patriarcat d’Antioche], tout le labeur, durant des années, et les efforts, qu’elle a déployés elle-aussi par l’intermédiaire de chacune de ses représentations pour la préparation de ce Concile, que le Patriarcat œcuménique estime à leur juste valeur comme toujours positives, et au titre desquels il exprime sa gratitude et sa reconnaissance », déclare le patriarche Bartholomée, qui ajoute : « Entre-temps, cependant, a surgi, malheureusement, le problème connu du Qatar, les très saintes Églises d’Antioche et de Jérusalem produisant les mêmes arguments ». Et de terminer : « Comme cela est connu de vous, Béatissime Frère, le Patriarcat œcuménique, en collaboration avec les délégations des deux Patriarcats aînés [les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem], mais aussi des représentants à Athènes de l’honorable Gouvernement hellénique ont produit beaucoup d’efforts, sans cependant que le résultat souhaitable et positif, satisfaisant pour les deux Églises, attendu jusqu’à aujourd’hui, ne soit atteint ». Dans ce cadre, « le Patriarcat œcuménique prend l’initiative d’inviter votre délégation au Phanar, dans son devoir coordinateur et primatial, et en vue de l’entreprise historique de la convocation du Saint et Grand Concile, lequel doit montrer l’unité de notre Église orthodoxe Une et Unique ainsi que son témoignage envers le monde contemporain (…) » L’invitation a été envoyée, mais selon certaines informations, le patriarche d’Antioche ne peut se rendre au Phanar et, jusqu’à maintenant, aucune délégation n’est partie de Damas pour Constantinople. Il convient de mentionner que le différend entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem avait surgi à l’occasion de l’élection par le Patriarcat de Jérusalem d’un hiérarque portant le titre de métropolite « du Qatar », région qui, selon le Patriarcat d’Antioche appartient à sa juridiction ecclésiastique. La question qui préoccupe depuis un certain temps les deux côtés a souvent assombri les rencontres inter-orthodoxes de délégations à haut niveau et les Synaxes de Primats orthodoxes, mais jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible d’aboutir à une solution acceptable pour les deux parties. Le patriarche œcuménique a entrepris, ne serait-ce qu’au dernier moment, une initiative, afin de ne pas causer des problèmes pendant le Saint et Grand Concile. Le patriarche d’Antioche a défini la composition de sa délégation en Crète, mais a informé le patriarche Bartholomée que, si le problème du Qatar n’est pas résolu, il y a éventualité que, finalement, l’Église d’Antioche ne soit pas même représentée par des métropolites au Grand Concile. Et en tenant compte du fait que ses représentants, qui ont participé à la synaxe des primats orthodoxes en janvier à Genève, n’ont pas signé les communiqués des patriarches et des archevêques, le problème se complique encore plus, étant donné que le principe d’unanimité qui constitue le paramètre principal du saint et grand Concile montre une «  fissure ».

Source

Scroll To Top
Jovan Nikoloski