29/04/2017
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Archives de catégorie : Monde

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En Terre Sainte a eu lieu une réunion des deux chefs de mission de l’Église orthodoxe russe

Le jeudi 2 décembre, au couvent russe de l’Ascension sur le Mont des Oliviers, a eu lieu, sous la présidence de l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Église orthodoxe russe hors-frontières) une réunion commune de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem pour l’organisation, en 2017, des fêtes jubilaires à l’occasion du 170ème anniversaire de la fondation de la mission, du 145ème anniversaire de la consécration de l’église de la Sainte-Trinité et du 200ème anniversaire de la naissance de l’archimandrite Antonin (Kapoustine). À la réunion ont participé les chefs des deux missions ecclésiastiques russes à Jérusalem, l’archimandrite Romain (Krasovsky, Église russe hors frontières) et l’archimandrite Alexandre (Elisov, Patriarcat de Moscou). La réunion constitue la suite de la rencontre qui a eu lieu à Moscou le 18 novembre avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille. Lors de la réunion ont été examinées les questions liées à la réalisation des manifestations jubilaires concernant Jérusalem.

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Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II : « Dans les affaires ecclésiastiques, il n’y a pas de place pour la politique »

Les politiciens ne doivent pas se mêler des affaires ecclésiastiques, il est indispensable d’observer le principe de l’unité ecclésiale, a déclaré le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II, dans une interview à l’agence russe RIA Novosti, alors qu’il commentait les tentatives de créer en Ukraine une Église ukrainienne indépendante. « Je connais très bien l’Ukraine, tant les évêques que les fidèles, et j’ai une très bonne représentation des stimuli qui dirigent les gens qui tentent aujourd’hui de semer la discorde en Ukraine. Dès le début, alors que venait de surgir le problème du schisme ecclésial, le patriarcat d’Alexandrie et moi-même en tant que son représentant avons adopté la position selon laquelle l’Église d’Ukraine constitue une part indissociable de l’Église orthodoxe russe. Et lorsque j’ai célébré la divine Liturgie en la Laure des Grottes de Kiev, j’ai déclaré que pour l’Église d’Alexandrie, le primat canonique de l’Église canonique d’Ukraine était le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Vladimir (Slobodan, +2014, ndt). Ensuite, lorsque les schismatiques ont tenté sans invitation, par la violence, de pénétrer dans l’église de la Sainte-Trinité à Odessa, qui était alors metochion de l’Église d’Alexandrie, je suis allé devant la porte et je leur ai dit : c’est hors de question. L’Église ancienne d’Alexandrie formule ainsi sa position : nous nous tenons devant Dieu avec l’Église orthodoxe russe et nous appelons à ce que l’Église orthodoxe soit une et indivisée, comme cela a toujours été. Dans les affaires ecclésiales, il n’y a pas de place pour la politique. Celle-ci va et vient, tandis que l’Église reste dans les siècles », a déclaré le primat de l’Église d’Alexandrie.

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Fête patronale de l’église Saint-Jean-Chrysostome à Kinshasa

La paroisse de Kasangulu à Kinshasa (République démocratique du Congo) a fêté la mémoire de son saint protecteur, St Jean Chrysostome. Le matin a été célébrée la sainte Liturgie, présidée par l’archimandrite Théodose (Tsitsivos), qui représentait le métropolite de Kinshasa Nicéphore, qui se trouve actuellement en Grèce avant de se rendre à Alexandrie pour participer aux travaux du Saint-Synode. Le père Théodose concélébrait avec le recteur de l’église, le père Gérasime Kanku et avec les diacres Chrysostome Kamuanga et Gérasime Belesi. Tous les fidèles sont arrivés très tôt à l’église afin d’honorer le saint de leur paroisse. Une chorale nombreuse avec de belles voix chantait l’office des matines et la sainte Liturgie. À l’issue de l’office le père Théodose a prononcé une homélie et transmis les vœux du patriarche d’Alexandrie Théodore II et du métropolite Nicéphore. À l’extérieur de l’église, les enfants ont marqué l’événement avec des chants et des récits sur la vie de saint Jean Chrysostome.

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Le nouveau secrétaire général de la Maison Blanche, nommé par Donald Trump, est chrétien orthodoxe

Donald Trump a nommé Reince [Reinhold Richard] Priebus, un chrétien orthodoxe, comme secrétaire général de la Maison Blanche à partir de janvier 2017. C’est par les efforts conjoints du futur secrétaire général et des autres orthodoxes membres du parti républicain, que la nécessité de défendre la liberté religieuse dans des endroits à risques élevés pour les chrétiens orthodoxes, a été ajoutée à la plateforme du parti mentionné, selon le site officiel de l’Archidiocèse grec d’Amérique. R. Priebus est un membre actif de la cathédrale orthodoxe grecque Sainte-Sophie à Washington. En 2016, il a adressé le message pascal suivant : « Christos anesti ! [«Le Christ est ressuscité ! »] Je souhaite aux chrétiens orthodoxes dans le monde entier une fête de Pâques heureuse et bénie. Comme notre Église l’a fait durant des générations, nous célébrons la résurrection du Christ et l’amour de Dieu, qui nous a donné un Sauveur. Tout comme les premiers chrétiens louaient Dieu à la vue du Tombeau vide, nous louons également notre Dieu bon et miséricordieux pour sa victoire sur la mort. L’œuvre sacrificielle du Christ fournit un exemple à nous tous, et nous nous joignons avec le Psalmiste en disant : « Tu m’as fait connaître les voies de la vie ». Pâques est un moment de célébration de la vie nouvelle, et je prie pour que nous puisions ce nouvel espoir durant toute l’année ». Sur son compte personnel Twitter, il a écrit : « À mes amis grecs orthodoxes, Kalo Pascha et Christos anesti ! (« Bonne fête de Pâque et le Christ est ressuscité ! »

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Interview de l’archimandrite Luc (Murianka), recteur du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église russe hors-frontières) aux États-Unis, au sujet des manifestations dédiées au millénaire du monachisme russe sur le Mont Athos, à Moscou

Du 21 au 25 septembre 2016 ont eu lieu à Moscou des célébrations solennelles dédiées au millénaire du monachisme russe sur le Mont Athos. L’archimandrite Luc (Mourianka), recteur du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église russe hors-frontières) aux États-Unis a participé à celles-ci, notamment à la conférence académique et à l’assemblée des pères et mères higoumènes de l’Église russe. Le diacre André Psarev a rencontré le père Luc et lui a demandé d’évoquer ses impressions.

– Père Luc, vous venez de rentrer de votre court voyage en Russie, moins d’une semaine. Votre attachement à Jordanville est impressionnant. Quel était le but de votre voyage ?

– On m’a invité aux festivités du millénaire de la présence monastique russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. À Moscou se sont réunis plus de 600 pères et mères higoumènes des monastères, qui ont participé aux offices liturgiques, aux conférences, aux discussions, à l’inauguration de l’exposition consacrée à cet événement au musée de la cathédrale du Christ Sauveur.

– Ces solennités ont duré cinq jours. Je comprends qu’il y avait de nombreux spécialistes venus de tous les coins du monde. Qu’avez-vous appris au cours de ce séjour intensif à Moscou ?

– Nous avons écouté les interventions de S.S. le patriarche Cyrille, avons participé aux conférences et aux discussions qui étaient édifiantes et nous étaient destinées, à nous, membres de la communauté monastique, particulièrement aux pères et mères higoumènes. Au cours des conférences et des discussions, qui nous ont encouragés, nous avons reçu une série de recommandations. On nous a présenté le tableau du passé lointain (avant la révolution), de ce qui s’est produit pendant la révolution, et ce qui se passe concrètement dans la vie monastique aujourd’hui. Cela m’a beaucoup ému, et j’ai ressenti un sentiment de renouveau spirituel, lorsque Sa Sainteté a décrit très clairement la situation des monastères en Russie, faisant remarquer les côtés forts ainsi que les problèmes auxquels se heurte la vie monastique en Russie aujourd’hui. Des évêques et des prêtres de différentes régions sont également intervenus, principalement de Russie. Je voudrais mentionner la communication du hiéromoine Kyrion du monastère Saint-Pantéléimon sur l’histoire des traditions monastiques athonites, ainsi que la conférence de Jean-Claude Larchet sur la vie spirituelle et le monachisme. Le plus utile et le plus édifiant pour moi étaient les interventions concernant l’importance de la confession, la révélation des pensées, et l’obéissance. Les autres interventions portaient un caractère plus historique, académique. Pour moi, les interventions les plus importantes étaient celles qui concernaient la pratique de la vie monastique, et je suis parti avec certaines idées que je pourrais réaliser ici. Ainsi, la cause la plus importante de mon voyage était de trouver la possibilité d’améliorer notre communauté monastique ici, à Jordanville.

– Avez-vous eu aussi la possibilité de vous rendre à la Laure de la Trinité-Saint-Serge ?

– Non. Ce jour-là, notre groupe était scindé et nous pouvions choisir : rester à Moscou et écouter le message du Patriarche aux pères et mères higoumènes, tandis que l’autre groupe, d’inspiration plus académique, est allé à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. J’aurais naturellement voulu visiter la Laure. Mais j’étais venu à Moscou en tant qu’higoumène de monastère, afin de participer à la rencontre même, au cours de laquelle le Patriarche exposait ses pensées, ses idées et nous prodiguait ses conseils.

– Avez-vous eu la possibilité de rencontrer vos collègues – higoumènes de Russie ou d’autres endroits, et d’échanger des points de vue ?

– Oui, entre les conférences, on avait du temps. Mais nous avons tant entendu, discuté, et nos discussions étaient à tel point fournies, que pour intervenir et discuter, nous avons omis certaines interruptions prévues. Mais, entre les interventions et les conférences, et également à d’autres moments, j’avais la possibilité d’entrer en contact avec les higoumènes russes, particulièrement avec trois d’entre eux, et j’ai discuté certaines de mes idées avec l’higoumène Sophie de Saint-Pétersbourg. J’ai été très impressionné par la façon dont elle a évoqué les difficultés qui surgissent aujourd’hui devant les pères et mères higoumènes en Russie, en raison du milieu culturel et psychologique dans lequel vit la jeunesse. Et lors de la formation d’une communauté monastique, il faut une approche strictement individuelle de chaque personne. Elle a commenté de façon intéressante la situation dans laquelle elle doit agir aujourd’hui, alors qu’Internet est encore pire que toutes les sortes de drogues. Et on a souvent parlé de cela pendant la conférence. Le patriarche et les autres intervenants ont soulevé le problème de moines obsédés par les téléphones portables et l’internet. C’est une partie du monde réel ; l’ouverture envers le monde. Il faut nous attendre à ce que les moines viendront vers nous avec leurs difficultés, leurs faiblesses et nous devons avoir les yeux ouverts pour regarder ces choses et les résoudre. Il ne faut pas tout idéaliser. Il faut simplement les accepter et, comme l’a fait remarquer Mère Sophia, la communauté monastique nécessite une approche très individualisée. Une seule règle pour tout le monde, cela ne fonctionne pas. C’est impossible.

– Puis-je en déduire que vos impressions du voyage sont très positives ?

– J’ai beaucoup appris. Je pense que le patriarche et les autres intervenants ont défini très clairement deux problèmes principaux de la Russie : l’absence de continuité entre le présent et le passé, ainsi que le jeune âge de nombreux dirigeants de monastères, recteurs et higoumènes. Comme l’a dit le patriarche « vous devez enseigner les autres, mais vous-mêmes devez encore apprendre ». Pendant le communisme, les maîtres spirituels étaient chassés, et les monastères, détruits. Les gens qui avaient quelque continuité qui pouvait être transmise, étaient disparus dans bien des cas. Ainsi, beaucoup de communautés monastiques sont constituées de personnes qui ont très peu d’expérience et n’ont pas reçu l’enseignement de l’ancienne génération. Et des gens absolument sans expérience s’engagent dans le monachisme. C’est pour ainsi dire depuis zéro. Comme me l’a dit une fois le métropolite Laur, et je ne l’ai pas alors compris, la Russie doit tout recommencer comme du temps du saint prince Vladimir. Maintenant, je comprends de plus en plus qu’il en est réellement ainsi. Je suis très reconnaissant pour ce que j’ai entendu sur la continuité parce que cela me donne une meilleure perspective pour l’avenir de notre monastère. Il existe chez nous une tradition ininterrompue. J’ai en vue cette génération qui n’est plus là. J’ai eu la possibilité d’apprendre chez elle, d’être en contact avec elle et d’avoir à lui obéir. Je sais que le lieu où ils ont reçu leur expérience monastique est authentique, lié au passé. Par le lien physique, par la lecture de beaucoup de ce qu’ont laissé les pères plus anciens, par les conseils qu’ils me donnaient à diverses occasions, je me rappelle exactement ce qu’ils me disaient. Et ces conseils m’ont réellement formé. J’ai vu comment ils ont été formés, aussi je sais qu’ici, à Jordanville, existe la tradition monastique ininterrompue.

– Peut-être est-ce là ce que nous pourrions apporter au monachisme contemporain ?

– Oui, nous pourrions… Si nous sommes suffisamment humbles pour ne pas penser que nous avons des réponses à toutes les questions. Si je pensais que peux enseigner 600 pères et mères higoumènes, ce serait absurde, et je ne peux même y songer un seul instant. J’ai partagé certaines de mes pensées, répété certaines paroles de l’archimandrite Cyprien (Pyjov), de Mgr Laur, et d’autres pères de Jordanville, j’ai partagé l’expérience que j’ai reçue pendant quatre décennies de mon séjour au monastère. Tous les participants au forum étaient plus jeunes que moi, à l’exception, peut-être, de Sa Sainteté.

– Vous étiez probablement l’un des plus anciens clercs selon l’ordination ?

– Dans une certaine mesure, oui. Je ne l’ai pas demandé. Nous ne devons pas aspirer à occuper la première place, aussi je me suis « caché », jusqu’à ce qu’ils me traînent littéralement devant. Ils ont continué à me pousser toujours plus devant jusqu’à ce qu’à la fin je me trouve pratiquement à côté du dernier évêque. On m’a réellement poussé et on m’a dit : « Allez, allez, là-bas ! »

– Alors, en principe, d’après ce que j’entends de vous, nous pourrions apporter – humblement – quelque chose au monachisme contemporain ?

– Je pense que oui, mais c’est très individuel, si quelqu’un nous le demande. Dans des contacts personnels, j’exprime librement mes pensées, ce que j’ai vécu moi-même, et je parle de ces leçons que j’ai apprises des pères plus anciens. Et dans chaque cas, comme je l’ai vu, ils le reçoivent avec étonnement, même avec une certaine perplexité. Pour eux, c’était une véritable édification, comme s’ils l’entendaient pour la première fois. Et ils disaient : « Nous ne savons comment lutter contre cela. C’est étonnant ! Nous n’avons jamais entendu parler de cela auparavant, et effectivement, nous pourrions utiliser cette expérience ! » Malheureusement, de nombreuses fois, les jeunes pères et mères higoumènes prennent simplement des livres, les règles, différentes directives monastiques, et avec ces textes, ils commencent la vie monastique. Ils n’ont pas la tradition vivante pour les interpréter, afin de savoir comment les appliquer correctement. J’ai parlé du cœur, et cela a produit de l’impression. Je ne m’y attendais pas. Je n’étais pas là pour impressionner.

– Père Luc, pourquoi la Russie est-elle si importante pour le monde monastique et académique de Jordanville ? À quel point est-il important pour nous de rester à l’écoute de la Russie ?

– Parce que nous sommes une partie de l’Église russe. C’est le lieu d’où proviennent nos racines – l’Église russe. C’est là que se produit une véritable et grande renaissance spirituelle et, en partie, dans la vie monastique. Beaucoup de personnes sincères qui mènent une façon de vivre orthodoxe, une façon de vivre monastique, ils s’y efforcent à tout le moins. Je pense qu’il est important d’être en contact, dans la mesure du possible, avec ces gens, car nous pouvons aussi apprendre chez eux, nous pouvons nous édifier et puiser de l’inspiration de leurs œuvres. En étant en contact avec eux, en les écoutant, je suis revenu après avoir acquis des informations utiles, inspiré par les offices liturgiques, la pieuse vie. Je pense que les gens doivent aller là-bas et faire l’expérience de tout cela. L’instruction et l’érudition en Russie sont immenses. Et le niveau s’élève tout le temps. J’ignore s’il y a une limite à tout ce qui se produit maintenant, mais parfois j’avais que le sentiment, que la vie théologique, académique, étaient restées au XIXème ou s’approchait du XXème s. Pour cette raison, certains de leurs points de vue théologiques sont parfois une surprise pour nous. C’est comme si nous parlions à des gens qui vivaient dans les années 1840 ou 1880, et non d’après notre expérience, qui nous est venue des dirigeants spirituels qui ont posé les bases et qui dirigent aujourd’hui la vie de l’Église russe hors-frontières. C’est encore une question très importante.

– De tout ce que vous avez dit, je peux également tirer la conclusion que le niveau des discussions était honnête et ouvert. Est-ce le cas ?

– C’était très « désaltérant ». Je me rappelle, il y a cinq à dix ans, alors que j’étais en Russie dans le cadre des commissions pour la réconciliation de nos deux Églises, il n’y avait guère le souhait de parler avec franchise sur ce qui s’était produit durant les 70-80 dernières années. Même lorsque nous avons fait mention de certaines choses, se manifestait, semblait-il, une sorte de réticence lors des discussions. Mais cette fois-ci, j’ai entendu parler à plusieurs reprises, tant par S.S. le patriarche Cyrille que par les autres intervenants, des destructions accomplies par les bolcheviques, leurs violences, les tueries massives, etc. La discussion était très ouverte, alors qu’avant ils s’efforçaient de ne pas parler de ces choses. Cette fois, il n’y avait absolument plus aucun doute, et la dernière chose dite par le patriarche était : « Nous serons bientôt en 2017, et ce sera le temps opportun pour nous de nous rappeler et de refaire l’examen tout ce qui nous est arrivé et pourquoi ». Pour la Russie, il est très important d’avoir une compréhension véritablement orthodoxe, spirituelle, de la révolution – non pas politique, mais spirituelle – de ce que cela signifie et comment cela s’est produit. Comme on le dit : « C’est comme si Dieu avait dit : « Vous voulez créer le paradis sur terre ? Alors essayez, et regardez ce qui en résulte. Regardez si vous pouvez vivre sans Moi et sans le tsar russe gardé de Dieu ». St Jean de Cronstadt disait qu’il ne fallait pas toucher à l’Oint de Dieu [le tsar], sans quoi il y aurait une effusion de sang. Et c’est se qui s’est produit précisément, c’est ce que qu’avaient prévu les prophètes russes. Je pense que tout cela est repensé maintenant. Et de ce que j’ai vu se dégage une très bonne perspective. Le patriarche a mentionné beaucoup de faiblesses dans la vie monastique, dont certaines, au demeurant, existaient dans la Russie prérévolutionnaire. Il a dit que le monastère doit être un lieu de prière et non un kolkhoze, où les gens simplement travaillent. Il a encore dit que nous devions être très prudents, ne pas penser que la vie monastique correcte résultera du travail jour et nuit. Il a ajouté que ce n’est pas du tout cela pourquoi nous étions réunis ici. On peut dire qu’il nous a fait des reproches, il nous a dirigés, a parlé des défauts du passé et du présent, avec l’espoir qu’ils ne se transmettront pas dans l’avenir, que la situation s’améliorera. En conclusion, Sa Sainteté a dit qu’il fallait faire tout très prudemment et avec amour. Nous ne devons pas sortir avec le marteau ou la hache et imposer aux gens la discipline militaire. Il ne faut absolument pas corriger les choses de cette façon ; lorsque nous commençons à appliquer la règle, il faut se souvenir de la personne concrète. Je considère que cela est absolument correct, et je l’ai toujours pensé ainsi. Si vous voulez, une bonne conclusion de cette interview serait de rappeler l’approche individuelle de l’homme et de la manifestation de l’amour envers lui. Lorsque vous commencez à appliquer des règles etc., vous devez le faire avec amour et vous rappeler de la personne individuelle et ne pas insister pour imposer une seule règle à tout le monde. Il faut avoir cela en vue. Il y a des choses communes qui sont bonnes et auxquelles on doit aspirer. Lorsque nous commençons à corriger et à diriger, il faut prendre en compte l’époque à laquelle nous vivons et les personnes avec lesquelles nous parlons.

– Merci beaucoup pour cette interview instructif, père Luc. C’était très agréable d’entendre parler de votre voyage et de vos impressions positives.

– Je voudrais remercier les organisateurs de la conférence pour l’invitation. J’ai acquis une impression très bonne de leur travail, auquel ont pris part beaucoup de jeunes. Ce qui m’a frappé le plus, est qu’ils se conduisaient avec beaucoup de déférence, d’attention et de culture spirituelle, tous depuis le premier jusqu’au dernier, qui m’a ouvert le coffre du taxi lorsqu’il m’a conduit à l’aéroport. Il s’est incliné devant moi, a pris la bénédiction et m’a dit : « Que Dieu bénisse votre voyage, que l’Ange vous accompagne durant votre voyage ».

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion au sujet de l’élection de Donald Trump : «Avec son élection apparaît l’espoir de l’amélioration de tout le système des relations internationales»

met.HilarionLe métropolite de Volokolamsk Hilarion a accordé une interview à l’agence russe « Interfax Religion » au sujet de l’élection de Donald Trump, que nous reproduisons intégralement ci-dessous :

– Monseigneur comment évaluez-vous la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles aux États-Unis ?

– Les élections présidentielles sont une affaire interne des États-Unis d’Amérique. Nous ne sommes ici que des observateurs extérieurs. Mais j’ai suivi avec grand intérêt le développement des événements, particulièrement lors des dernières heures avant l’annonce des résultats. La chaîne télévisée CNN a fait une retransmission en direct, et le ton des commentaires changeait au fur et à mesure que tous les États, les uns après les autres, donnaient leur préférence à Trump. Mais à quel point ces estimations étaient-elles objectives ? Lorsque les élections elles-mêmes ont commencé, un favori s’est dessiné depuis le début. Cela a amené les commentateurs de CNN à un certain embarras, et je dirais même, à un choc. Ils se sont efforcés de trouver une explication, et chacun le faisait à sa façon. L’un accusait de tout le directeur du FBI, l’autre en est arrivé à dire que la Russie était coupable de tout. Il a dit à peu près ce qui suit : « Ce sont les premières élections dans l’histoire de l’Amérique quand l’ennemi s’en mêle directement ». Et il a nommé la Russie. Or, le peuple américain, au cours de toute la campagne pré-électorale avait la possibilité d’observer les candidats, d’écouter leurs interventions, évaluer leur approche des problèmes internationaux. Et il a fait son choix en conséquence. La rhétorique de Mme Clinton n’a pas convaincu la majorité des électeurs, et même le soutien actif du président en exercice Obama ne lui a pas ajouté des voix.

– Qu’est-ce qui, à votre avis, a été décisif pour les électeurs américains ?

– Le choix n’était pas seulement entre deux personnalités. En fait, la question suivante était posée aux Américains : voulez-vous que tout reste comme tel, ou voulez-vous des changements ? Et le peuple américain a voté pour les changements.

– Qu’est-ce qui est important, pour vous personnellement dans ces élections ?

– Pour moi, en tant que président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, c’est la question du Moyen Orient qui m’a particulièrement intéressé. La politique de l’Amérique au Moyen Orient, à commencer par le renversement de Saddam Hussein et jusqu’aux derniers événements en Syrie, a été, de mon point de vue, à courte vue et erronée. Renversant les uns après les autres les régimes existants dans les pays du Moyen Orient, soi-disant au nom de la démocratie, l’Amérique n’a apporté ni celle-ci, ni la liberté à la région. Au contraire, elle a provoqué le chaos, l’exil massif de la population civile, le génocide des minorités ethniques et religieuses. Les terroristes de « l’État islamique » n’auraient pas eu un tel succès en Syrie et en Irak s’ils n’avaient reçu de soutien international. Trump a parlé de tout cela directement et sans ambiguïté. Il a critiqué le gouvernement américain pour sa politique moyen-orientale, pour son refus de relations d’alliance avec la Russie. Et le peuple américain l’a entendu.

– Quelle doit être l’attitude des Russes envers l’issue des élections aux États-Unis d’Amérique ?

– Je ne pense pas que nous devions nous livrer à l’euphorie à l’occasion de la victoire du candidat républicain. Le temps montrera quel président il sera, s’il tient les promesses qu’il a données pendant la campagne électorale. Mais avec son élection apparaît l’espoir d’une amélioration de tout le système des relations internationales, pour la création d’une coalition du monde entier contre le terrorisme.

Source: Interfax

Le métropolite de Boston Méthode (Patriarcat œcuménique) s’est exprimé contre la légalisation de la marijuana dans l’État du Massachussetts

Le diocèse grec-orthodoxe de Boston participe de façon active aux efforts de l’archevêché catholique-romain de la ville, du gouverneur du Massachussetts Charlie Baker, du maire de la ville Marty Walsh et encore de 150 groupes et confessions religieuses pour empêcher la légalisation de la vente et de la consommation de la marijuana dans l’État du Massachussetts et, par conséquent, dans la ville de Boston. La question sera posée aux électeurs le mardi 8 novembre. Dans une interview à l’hebdomadaire grec-américain « Ethniko Kyrix », le métropolite de Boson Méthode a déclaré que « cette initiative a été démarrée par le cardinal Sean O’Malley, et adoptée par 150 dirigeants religieux, et il s’agit que cette loi ne soit pas approuvée, car beaucoup de jeunes sont morts de la marijuana et d’autres drogues encore plus fortes », ajoutant que « la marijuana mène à des drogues plus fortes ». Le métropolite Méthode a déclaré également que « dans l’État du Colorado, où la drogue a été légalisée, il y a beaucoup de localités où la marijuana est vendue dans les McDonalds et les Starbucks. Étant questionné sur ce que disent nos prêtres au sujet de la marijuana et des drogues en général, sachant que des jeunes de la colonie grecque sont morts par surdose, le métropolite a dit « que tous ces jeunes qui sont décédés des suites de la consommation de drogue, ont commencé par la marijuana, ont essayé, deviennent intoxiqués et peu à peu passent à d’autres drogues ». Il a ajouté que « c’est dans l’État du New Hampshire qu’existent un sérieux problème, avec de nombreux décès suite à des surdoses de drogue, et le maire grec de Manchester-by-the- Sea Ted Gatzas peut vous dire beaucoup de choses à ce sujet ». Le métropolite Méthode propose aux Grecs orthodoxes du Massachussetts et de Boston de voter contre la loi. À la question qui lui était posée, le métropolite a répondu « oui, naturellement, je propose que l’on vote non à la loi N°4 [sur la libéralisation de la drogue] », et a ajouté que « bien que nous recevions certains courriels dans lesquels on nous dit de ne pas nous mêler de questions politiques, car il y a une séparation entre l’État et l’Église, nous répondons qu’il ne s’agit pas ici d’une question politique, mais d’un sujet moral et à coup sûr pastoral, et encore une question de vie ou de mort pour ces jeunes ». « Nous avons le devoir d’exprimer notre opinion au sujet de questions de nature pastorale. Ce serait une faute de ma part si je disais aux gens « votez Trump, ou votez Clinton », ce n’est pas mon affaire, et je n’ai pas le droit de faire quelque chose de pareil, et je ne ferai jamais. Mais il s’agit ici des drogues qui, elles, menacent la vie de nos gens et surtout celles de nos jeunes, et nous avons le devoir de parler », a-t-il conclu.

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La nouvelle église Saint-Nicolas de Manhattan (archevêché orthodoxe grec d’Amérique) prend forme

A New York, la discrète église orthodoxe grecque Saint-Nicolas de Manhattan qui se trouvait près du World Trade Center a été détruite par l’attentat du 11 septembre. 15 années plus tard, la nouvelle église commence à prendre forme, sous la direction du célèbre architecte Santiago Calatrava. L’église Saint-Nicolas comprend des éléments byzantins de Sainte-Sophie et de l’église de Moni-in-Chora (Kariye Camii) de Constantinople. Ces prochains jours, le dôme majeur de l’église sera mis en place.

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Vidéo de l’ouverture du tombeau du Christ

Le magazine National Geographic vient de mettre en ligne une vidéo exceptionnelle. Le tombeau de Jésus-Christ, recouvert depuis la Renaissance d’une épaisse plaque de marbre, a été ouvert cette semaine par des scientifiques afin de procéder à sa restauration. Depuis le 22 mars dernier, les travaux la restauration complète du Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre sont entrepris.

Appel à soutenir l’Église orthodoxe en Haïti après l’ouragan « Matthew »

Il y a deux semaines un terrible ouragan a causé 900 morts et près de 1,5 millions de sans-abris au sud d’Haïti. L’une de nos paroisses, la Paroisse saint Jean de Shangaï, dans le sud du pays est encore en grande difficulté. Beaucoup de nos fidèles vivent sous des tentes ou des abris de fortune. Une démarche de solidarité a pris naissance à la Paroisse saint Job à Bruxelles pour soutenir les Haïtiens en cette circonstance et au-delà. Nous appelons toutes les paroisses orthodoxes à prendre part à cet élan de solidarité. Ce soutien peut être ponctuel ou durable selon les propositions que nous formulons dans les lignes suivantes.

L’Église orthodoxe en Haïti
L’Église orthodoxe est présente en Haïti depuis les années 80. En 1994, le travail missionnaire du prêtre orthodoxe haïtien Abraham Lapointe a été reconnu par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières (EORHF). En 1995, le Père Jean Dumais a été ordonné au Séminaire de Jordanville, dans l’État de New York. Celui-ci, actuel Responsable National de la Mission orthodoxe d’Haïti, fonda l’église Notre Dame de la Nativité, actuellement la plus ancienne église orthodoxe (russe) dans la capitale du pays. Six autres églises devaient suivre et cartographient actuellement le sol haïtien.

Les difficultés
Dès le début, l’Église orthodoxe en Haïti a été confrontée à la pauvreté de ses fidèles. Au fur et à mesure qu’elle grandit, elle est de plus en plus comme « obligée » de les soutenir financièrement et socialement. Notre but est la prédication de l’Évangile du Salut de Jésus Christ au sein de son Eglise, mais comment prêcher à l’autre sans tendre l’oreille à sa souffrance? En fermant les yeux sur la misère des destinataires du Message? De plus, cette pauvreté matérielle des paroissiens est souvent associée à une pauvreté intellectuelle et spirituelle qui est, bien sûr, pire encore. En voulant remédier durablement à cette situation, la Mission orthodoxe d’Haïti a compté sur l’éducation et comme moyen de faire grandir les paroissiens en humanité et comme moyen de faire connaitre l’Église orthodoxe dans la société. Des écoles ont donc été fondées dans les églises mêmes ou auprès d’elles. Celles-ci accueillent des enfants de 3 à 12 ans des classes les plus défavorisées des endroits où elles se trouvent. Mais cette situation difficile s’est aggravée avec le séisme qui a frappé Haiti en 2010 et qui a fait plus de 300.000 morts dont l’un de nos Lecteurs. Entre autres, le bâtiment de la paroisse Notre Dame de la Nativité a été fissuré. Le bâtiment de trois étages de l’École Notre Dame des Petits s’était complètement effondré, et est encore aujourd’hui en reconstruction. Quelques années plus tard, notre école Saint-Jean-Chrysostome dans le sud du pays a dû fermer faute de moyens financiers. Et, six ans après le séisme, c’est l’ouragan « Matthew » qui vient de ravager le sud du pays. En trois jours, la pluie et les rafales de vents ont fait près de 900 morts et environ 1,5 millions de sans-abris. Dans ces circonstances douloureuses, notre volonté de poursuivre l’œuvre commencée ne peut que se raffermir dans l’espérance.

Nos besoins
Notre appel consiste en tout premier lieu en une collecte de fonds pour les Haïtiens en difficulté après le passage de l’ouragan « Matthew », notamment les fidèles de la Paroisse Saint-Jean-de -Shanghaï et de San Francisco, dans la ville des Cayes, dans le sud. Elle consiste ensuite à apporter un soutien plus durable à la Mission orthodoxe d’Haïti afin qu’elle puisse se prendre en charge progressivement et poursuivre paisiblement son œuvre d’évangélisation et d’instruction des enfants défavorisés ou orphelins. Nous aimerions avoir la possibilité de prendre en charge la formation professionnelle et universitaire de certains paroissiens engagés, et de mieux préparer ceux qui se destinent au service de l’Église. Concrètement, votre contribution pourrait:

Financer une cantine scolaire dans chacune des écoles de la Mission orthodoxe d’Haïti. C’est d’une importance capitale car beaucoup d’enfants qui viennent à l’école n’ont pas l’assurance de recevoir chez eux un repas chaud équilibré au cours de la journée, de même certains arrivent sans avoir pris le petit déjeuner à la maison et sans apporter de lunch. Or, cette situation pénalise l’apprentissage scolaire des enfants, voire est l’une des causes directes de l’échec scolaire et du décrochage.
Participer aux paiements des professeurs qualifiés et donc aider les écoles à garder leurs professeurs compétents, de former ceux qui ont des lacunes, et ainsi d’assurer une éducation de qualité.
Parrainer les études professionnelles et universitaires des paroissiens de la Mission orthodoxe d’Haïti et des meilleurs écoliers sortant de nos institutions.
Trouver aussi un lieu adéquat pour l’encadrement des orphelins et des enfants sans abri de la Mission orthodoxe d’Haïti et assurer leur éducation complète.

Comment donner
Un petit geste peut changer toute une vie comme un petit sourire peut remplir tout un cœur. N’hésitez pas à faire votre geste pour l’Eglise orthodoxe en Haïti et pour les Haïtiens qui espèrent votre solidarité. Prenez contact avec nous et participez à la réalisation d’un ou plusieurs de nos projets.
Vous pouvez faire votre don:
Si vous vous trouvez sur le continent américain, sur le site du Fund for Assistance of Russian Orthodox Church Outside of Russia : avec la communication « Haïti ». Et pour toute information, s’adresser à Père Daniel Mckenzie: frdanmck@yahoo.com ; Tél.: 305-448-7087.
Si vous êtes en Europe et spécialement en Belgique, vous pouvez déposer votre don d’argent sur le compte de la Paroisse orthodoxe de Saint Job BE56 0682 4238 0088 avec la communication « Haïti ». Et pour toute information, s’adresser à Françoise Marichal: f.marichal7@yahoo.fr ; Tél: 0495 407518.

Nous vous tiendrons informé de l’évolution des projets auxquels vous contribuez par mail et sur Facebook :  .
Nous vous remercions beaucoup!

Au nom de la MODH,
avec la bénédiction de l’archiprêtre Jean DUMAIS,
Lecteur Martin Luther Paul DUMAIS, séminariste.
dumais21@yahoo.fr.

L’Autorité palestinienne fait un don de 150.000 euros pour la restauration de l’Anastasis

Le lundi 17 octobre 2016, les chefs des trois grandes communautés chrétiennes de Jérusalem, à savoir le patriarche Theophile III de Jérusalem, le frère Francesco, custode de Terre Sainte, et S.B. Nourhan Manougian, patriarche arménien à Jérusalem, accompagnés de délégués de chacune des communautés, ont rencontré le président de l’Autorité palestinien, Mahmoud Abbas Abou Mazen. Au cours de la réunion, le patriarche Theophile s’est adressé au président au nom du Patriarcat et des deux autres communautés.
Dans sa réponse, le président a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette rencontre et pour la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans au sein de l’État palestinien. Il a également déclaré que les chrétiens, bien que non majoritaires dans cet État, en faisaient partie intégrante, et qu’ils ont en fait précédé les musulmans en Terre Sainte, et enfin que les églises chrétiennes sont considérées par les musulmans comme des lieux saints, au même titre que leurs mosquées. M. Abbas a ensuite déclaré que pour toutes ces raisons, l’Autorité palestinienne avait décidé d’offrir 150.000 euros pour contribuer au projet de restauration de l’édicule du Saint-Sépulcre. Les chefs des trois communautés ont remercié le président pour son don et lui ont souhaité plein succès dans ses efforts pour achever le processus de reconnaissance de l’État de Palestine.

Australie, orthodoxie et monastères

australie_egliseIle-continent des antipodes, l’Australie, à la fois très jeune et peuplée depuis 50 000 ans, n’est pas, dans son immensité et ses contrastes, étrangère à l’orthodoxie. Bien au contraire. L’orthodoxie a progressivement fleuri en Australie depuis le début du XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers russes suivis, notamment, de migrants grecs et syriens fuyant les persécutions ottomanes ou cherchant une vie meilleure. Cet afflux régulier s’est poursuivi au fil des tribulations du XXème siècle, et aujourd’hui les Australiens orthodoxes sont plusieurs centaines de milliers, convertis ou enfants de 2èmes, 3èmes ou 4èmes générations, rattachés à de multiples juridictions. Il existe même dans le New South Wales une paroisse australienne aborigène. Le développement de la vie monastique est sans doute l’un des aspects le plus frappants et les plus inattendus de la présence orthodoxe en Australie.

croix_australieIl n’est pas peu surprenant de voir sortir de terre des dômes byzantins dans la mangrove de la ‘Central Coast’ au Nord de Sydney, ou des clochers russes dans le ‘bush’ au Sud de Canberra. Les monastères et couvents orthodoxes d’Australie, qui certes ne sont pas légions (une petite vingtaine) et sont âgés de trois ou quatre décennies tout au plus, comptent assurément de hauts lieux spirituels. Ils sont une incroyable surprise pour ces voyageurs qui, à y réfléchir, se préfèrent pèlerins. Et l’on apprend au passage que Saint Païsios s’était lui-même rendu au pays de ‘Down Under’ en 1977, prédisant que l’Australie produirait des saints. Ces monastères orthodoxes australiens comptent notamment, toutes juridictions confondues, Holy Monastery of the Mother of God Pantanassa, Holy Monastery of the Holy Cross, Holy Monastery of Panagia Gorgoepikoos, Holy Transfiguration Monastery ou encore Our Lady or Kazan Convent – où se produisent autant de petits miracles quotidiens, en plus d’icônes, de potteries, de miel ou de bougies. Aujourd’hui ces graines d’orthodoxies continuent d’être semées en Australie, où des pères viennent en visite d’Europe ou d’ailleurs, et qui produit des moines dont certains partent à leur tour pour le Mont Athos et même pour le Sinaï. L’Australie, partagée entre son ultra-modernité et ses étendues sauvages infinies, est tout sauf un désert spirituel : cette vaste « terre d’opportunités » en est aussi une pour ceux qui cherchent … quelque chose d’encore plus grand.

(anonyme)

Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie en Tanzanie

Le samedi 8 octobre 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné de l’archimandrite Agathonique Nikolaïdis, est arrivé à l’aéroport de Mwanza, capitale de la province du même nom en Tanzanie, où il effectue une visite pastorale. Le primat a été accueilli à l’aéroport par le métropolite du lieu, Mgr Jérôme, avec des membres de son clergé, ainsi que par le préfet de la province de Mwanza. Le dimanche 9 octobre, le pape et patriarche d’Alexandrie a présidé la divine Liturgie en la cathédrale Saint-Nicolas de Mwanza, assisté par le métropolite de Mwanza Jérôme et le métropolite de Kampala Jonas. Par la même occasion, il a procédé à la bénédiction de la cathédrale, dont la construction a été entièrement financée par le diocèse métropolitain de Phthiotide (Église de Grèce). Au cours de la liturgie a eu lieu l’ordination diaconale de Gaspar Kayungi. Étaient présents le consul honoraire de Grèce à Dar Es Salaam M. William Ferentinos, le président de la Société grecque de Tanzanie, M. Dimitri Matthaiakis, le préfet de Mwanza, M. John Mwengera, le député du parlement grec M. Dimitri Kyriazidis, membre du Centre missionnaire « Porevthendès », la moniale Alexia qui sert depuis huit ans la mission aux côtés du métropolite Jérôme, des pèlerins venus de Grèce et un grand nombre de fidèles. À l’issue de la sainte Liturgie, le primat s’est adressé aux fidèles et a offert des Vases sacrés à l’église. L’après-midi du même jour, il a visité, en compagnie du métropolite Jérôme le séminaire, dont la construction a été interrompue en raison de la crise économique. Le soir, il a assisté au dîner donné en son honneur par le métropolite Jérôme.

Source

Extrait du discours de l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du Concile panorthodoxe, prononcé lors de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

Une partie du discours de l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) à l’occasion de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis était consacrée au Concile de Crète, auquel il participait. L’archevêque retrace l’histoire de ce Concile et donne son point de vue sur l’attitude que doivent adopter les évêques orthodoxes en Amérique malgré leur différend au sujet de la reconnaissance de celui-ci par leurs Églises locales respectives. Nous publions ci-dessous l’extrait en question : « Permettez-moi de commencer avec le Saint et Grand Concile qui s’est réuni sur l’île de Crète en juin dernier (18-26 juin 2016). Comme vous le savez, la décision de réunir un Concile panorthodoxe a été prise par les représentants des Églises orthodoxes autocéphales en 1961, il y a 55 ans, et pendant une réunion spéciale tenue sur l’île de Rhodes, en Grèce (20 septembre – 5 octobre 1961). Plusieurs réunions relatives à la décision mentionnée ont suivi. Il y a eu des réunions panorthodoxes intitulées « Commissions préparatoires inter-orthodoxes) ou « Consultations préparatoires préconciliaires ». Les dates de ces réunions sont 1963 (Rhodes, Grèce), 1964 (Rhodes), 1966 (Belgrade), 1968, 1976, 1982, 1986, 1990 et 1993 (toutes à Genève). La tâche des Commissions ou Consultations était la création d’une liste de sujets devant être discutés par le Concile panorthodoxe lorsqu’il se réunirait et la préparation de textes correspondant aux sujets sélectionnés. Des événements importants en Europe et au Moyen Orient ont provoqué une pause temporaire du processus mentionné. En 2008 (10-12 octobre 2008), au cours d’une Synaxe à Constantinople des Chefs et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, les travaux de préparation du Concile panorthodoxe ont redémarré. Ainsi, six ans plus tard (6-9 mars 2014), la décision historique a été prise de convoquer le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes au printemps 2016 en l’église Sainte-Irène (lieu du Second Concile Œcuménique) à Constantinople. La Sainte Synaxe préconciliaire des Primats et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu à Genève cette année (21-26 janvier 2016). Au cours de cette Synaxe, trois choses importantes se sont produites : 1) Le lieu du Saint et Grand Concile a été transféré de Constantinople, en Turquie, à l’île de Crète, pour des raisons bien connues, 2) Le règlement des travaux au Concile a été discuté et approuvé et 3) Les textes des six sujets finaux ont été discutés en détails et approuvés avec quelques modifications. Le Saint et Grand Concile, après 55 années de préparation a été convoqué comme prévu du dimanche de la Pentecôte (Juin 2016) au dimanche de Tous les Saints (Juin 26, 2016). Dix des quatorze Églises orthodoxes autocéphales ont participé, à savoir : le Patriarche œcuménique de Constantinople, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et l’Église d’Albanie. Quatre des quatorze Églises orthodoxes autocéphales n’ont pas participé au Saint et Grand Concile, à savoir le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Bulgarie et le Patriarcat de Géorgie. Douze évêques de notre Assemblée ont eu le grand honneur de participer au Saint et Grand Concile et de faire l’expérience d’une semaine de discussions pleines de dignité, honnêtes, libres et productives, dans un esprit d’amour, d’unité et de respect mutuel. Je ne connais pas d’autre événement de l’histoire ecclésiastique récente qui ait attiré l’attention d’autant de personnes et qui ait exposé l’Église à tant d’éloges et de critiques. En effet, à défaut d’autre chose, nous pouvons certainement dire que le Concile nous a aidés à acquérir une meilleure perception de ce que nous sommes, et nous sommes devenus plus conscients de la nécessité de lutter constamment pour l’unité. Pour certains, le Concile n’était pas l’expression de l’unité orthodoxe qu’ils envisageaient et qu’ils espéraient. C’est compréhensible. Le programme, la mission, les travaux et les documents du Saint Concile révèlent cependant l’engagement de l’Église orthodoxe dans la conciliarité. Bien sûr, l’absence de quatre Églises orthodoxes au Concile a été et reste un événement douloureux à bien des égards. Cela, néanmoins, n’est pas un signe de notre désunion, mais nous encourage à rester patients l’un avec l’autre et à cultiver l’unité par tous les moyens. En dépit de nos propres faiblesses et de nos imperfections, nous devons tous insister pour rester et croître dans l’unité du Christ. Notre tâche première, en tant que hiérarques aux États-Unis n’est pas de débattre sur le Concile de Crète. Nous ne pouvons nous payer le luxe de tels débats. En tant que pasteurs du troupeau du Seigneur, nous devons rester liés les uns aux autres, fermes dans notre mission et engagés à dépasser tout défi et à utiliser toutes les occasions de façon fraternelle, fructueuse, véridique et conciliaire. Nous sommes une Assemblée d’évêques orthodoxes ; nul ne peut redire à cela ou le changer. Nous sommes un dans le Christ. Si nous ne vivons pas notre responsabilité de travailler comme un seul corps, chers Frères, nous laissons les fidèles à la merci d’un monde froid et impitoyable. Et nous pouvons rester assurés que la société ne demandera pas si quelqu’un est grec ou bulgare, russe ou ukrainien, serbe ou roumain, géorgien ou antiochien, converti ou orthodoxe de naissance. Notre peuple finira par devenir la proie des attaques et des railleries. Ma prière est que nous, dans les conditions et les défis présents, puissions tous renouveler notre engagement les uns envers les autres en tant qu’Assemblée d’évêques ».

Sources

Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique

L’Assemblée annuelle des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique s’est réunie pour la septième fois et ce du 4 au 6 octobre 2016. Cette année, l’Assemblée avait lieu à Detroit. Nous publions ci-après son message :

« Bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,
Rassemblés à Detroit, dans le Michigan, pour notre VIIème réunion annuelle, du 4 au 6 octobre 2016, nous, membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, vous saluons avec amour en Christ, Lui rendant gloire et action de grâces. 41 hiérarques se sont rassemblés afin de déclarer et de renforcer leur unité dans la Foi orthodoxe. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont planifié et préparé l’Assemblée de cette année, qui a été ouverte officiellement par la célébration de la Divine Liturgie en la basilique orthodoxe antiochienne Sainte-Marie à Livonia, dans le Michigan. Les hiérarques ont été accueillis par leur hôte, l’évêque Antoine. Nous nous sommes souvenus de nos frères hiérarques enlevés en Syrie, le métropolite grec-orthodoxe Paul Yazigi (frère de S.B. le patriarche Jean X d’Antioche) et l’archevêque syriaque orthodoxe Jean Ibrahim et avons prié pour eux. En outre, nous avons exprimé nos sincères félicitations à Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion bénie du 25ème anniversaire de son élection comme archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique. Lors de la session d’ouverture, l’archevêque Dimitri d’Amérique, président de l’Assemblée, a prononcé son discours, soulevant un nombre de questions importantes concernant la nécessité d’encourager l’unité dans le Christ. Le texte complet [en anglais, ndt] est disponible ici. L’archevêque Dimitri a exhorté l’Assemblée à rester attachée au mandat initial des Églises Mères de travailler de manière conciliaire vers l’unité canonique pour le bien de nos fidèles, avec lesquels l’Assemblée collabore. Les hiérarques ont entendu également les rapports exécutifs des cadres de l’Assemblée. Après avoir entendu les rapports officiels du personnel des Agences officielles de l’Assemblée, y compris le Ministère chrétien orthodoxe dans les prisons, l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions, le Réseau chrétien orthodoxe, et la Confrérie chrétienne orthodoxe, les hiérarques ont examiné les façons de faire progresser ces ministères vitaux. Un forum spécial d’information a été présenté sur la liberté religieuse et a provoqué une discussion animée. Les invités ont évoqué devant l’Assemblée le Premier amendement [de la Constitution des États-Unis], la représentation de la religion faite par les médias, et les perspectives globales de la liberté religieuse. L’Assemblée a exprimé particulièrement sa gratitude au Secrétaire sortant, l’évêque Basile, et au trésorier, le métropolite Antoine. Leurs remplaçants élus au Comité exécutif sont l’évêque Grégoire, secrétaire, et l’archevêque Michel, trésorier. Les présidents des Comités de l’Assemblée ont présenté leurs rapports, puis un compte-rendu sur leurs organisations, avec une attention particulière sur la présentation effectuée par le Comité de planification canonique régionale. Pendant la session finale, ce dernier Comité a été autorisé et reçu l’approbation pour mener une étude nationale sur l’état présent de la coopération inter-orthodoxe au niveau local. L’Assemblée a également entériné et approuvé les demandes faites par le Comité de la jeunesse, ainsi que celles de ses agences l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions. Nous avons donné notre accord sur ce qui suit en ce qui concerne la société dans laquelle nous exerçons notre ministère archipastoral :

1) Nous affirmons notre soutien complet à la préservation du mariage comme union à vie entre un homme et une femme. Nous soulignons l’importance de la parentalité et de la famille comme fondements inébranlables de toute société. Du fait que la famille tire son origine de notre Père Céleste (Éph. 3,15), elle trouve sa perfection dans la ressemblance iconique de l’intercommunion de la Trinité Sainte et Vivifiante.

2) Nous continuons à dénoncer de façon non équivoque la violence et l’effusion de sang dans notre pays et dans le monde entier, particulièrement au Moyen Orient et en Afrique, où l’hostilité et la brutalité se produisent parmi les membres de différentes religions, parfois prétendument au nom de la religion, et aussi en Ukraine. Nous prions pour une paix juste et durable au Moyen Orient, pour la protection des chrétiens et des autres communautés vulnérables contre les actes de génocide, en Syrie, Iraq et Palestine, de même que pour la cessation du terrorisme et des persécutions, des actes d’intimidation et du déplacement des populations, de la discrimination raciale et du fanatisme religieux.

3) En outre, nous sommes conscients des faits suivants, que nous déplorons : la crise dans l’expression publique, la polarisation de la société, la persistance de la pauvreté, les défis à la liberté religieuse, la résurgence du racisme et l’escalade de la violence dans nos communautés. L’Assemblée étudiera ces questions et autres problèmes urgents afin de préparer les réponses appropriées et interviendra auprès du gouvernement et des dirigeants afin d’éviter et d’atténuer ces problèmes de société.

En conclusion, nous continuons à élever nos prières paternelles, afin que le Seigneur notre Dieu ne permette pas que nous nous lassions à faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous (Gal. 6, 9-10). Que les grâces abondantes de notre Dieu très miséricordieux soit avec vous tous »

Source

118 baptêmes ont été célébrés le 11 septembre au Rwanda

Avec la bénédiction du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, a eu lieu le baptême de 118 personnes au Rwanda. L’évêque vicaire Innocent, père spirituel et évêque du Burundi et du Rwanda a manifesté sa joie pour ces âmes assoiffées qui ont rejoint l’orthodoxie. Il exerce la mission dans ce pays depuis 2012. Après le baptême massif a eu lieu la divine Liturgie épiscopale, et le groupe folklorique « Abatarutinya » des danseurs orthodoxes a animé les réjouissances qui s’ensuivirent.

Source (avec photos)

Avec l’aide du Patriarcat de Moscou, de l’aide humanitaire est parvenue à la Vallée des chrétiens en Syrie

Tenant compte de la situation humanitaire catastrophique dans la Vallée des chrétiens, en Syrie, le Centre russe pour la réconciliation des belligérants sur le territoire de la République arabe syrienne, avec l’aide du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de la Section moscovite de la Société impériale orthodoxe de Palestine, a fait parvenu un premier convoi d’aide humanitaire dans cette région. La population de la Vallée des chrétiens souffre d’un grave manque d’eau, de nourriture, de carburant et d’électricité.

Le Patriarcat de Moscou continue à entretenir des liens étroits avec les leaders et les représentants des communautés chrétiennes de Syrie et à agir pour la défense de leurs droits dans tous les domaines

***

La Vallée des chrétiens est un ensemble de village dans la province d’Homs, où résident principalement des chrétiens. A l’heure actuelle, la population est chiffrée à environ 250 000 personnes. Dans un contexte d’opérations militaires et de violentes persécutions de la part des extrémistes, la Vallée des chrétiens est restée un refuge sûr pour bien des croyants de Syrie. Depuis 2011, l’évêque Élie (Toume) de Pirga, vicaire de la métropole de l’Akkar (Église orthodoxe d’Antioche) dessert les fidèles orthodoxes de la région.

Source

L’archevêque de Chypre concélèbre la divine liturgie en l’église de la Sainte-Croix à Kassah

KassahLe 24 juillet, c’est par la concélébration d’une divine liturgie pontificale avec la participation d’une grande affluence officielle et ecclésiale que l’archevêque de Chypre Chrysostome II a couronné la visite qu’il effectuait à l’Eglise d’Antioche. Ont concélébré Sa Béatitude Jean X d’Antioche, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient avec les métropolites Saba (Eesper) du Houran, Georges (Abou Zakhm) d’Emèz, Ghattas (Hazim) de Bagdad et du Kuwait, des évêques Grégoire (Eglise de Chypre), Luc (Khoury) Nicolas (Baalbaki), Athanase (Fahd), Dimitri (Charbak), Elie (Tohme), Kosta (Kayal) et Grégoire (Khouri) ainsi que nombres de prêtres et de diacres.

La liturgie à laquelle a pris part de nombreux fidèles a été retransmise en direct (une vidéo).

A l’issue de la prière, Sa Béatitude Jean X a accueilli de nouveau son invité au nom de l’Eglise d’Antioche et a souligné la grande importance qui caractérise la visite de l’archevêque Chrysostome en termes de solidarité avec l’Eglise d’Antioche et le peuple syrien. Il a insisté sur le fait que les chrétiens vont rester dans leur terre et celle de leurs ancêtres en dépit de toutes les difficultés. Il a affirmé également que le peuple syrien constitue un seul et même tissu en dépit de la diversité des composantes et des communautés et qu’il restera uni et enraciné dans sa terre quelle que soit la dureté des circonstances. Sa Béatitude Jean X a salué aussi le peuple de l’Eglise de Chypre et réaffirmant le fait que l’amour chrétien uni Antioche et Chypre maintenant et toujours.

De son côté, l’archevêque de Chypre a exprimé sa joie pour sa présence au sein de l’Eglise d’Antioche et en particulier en Syrie en réaffirmant la solidarité et le soutien de l’Eglise et du peuple de Chypre aux côtés de leurs frères antiochiens. Il a insisté sur le fait que l’Orient est la terre de la chrétienté et qu’on ne pouvait pas imaginer cette terre sans la présence chrétienne.

Après les échanges des présents, leurs Béatitudes se sont dirigés vers les salles paroissiales de l’église de la Sainte-Croix où ils ont béni les fidèles et les participants. De grandes agapes ont par la suite été célébrées à l’initiative de Sa Béatitude Jean X en l’honneur du grand invité Chrysostome II, auxquelles ont pris part de nombreux invités, ministres, députés et ambassadeurs et religieux des différentes communautés.

Sources (dont photographie): Patriarcat d’Antioche et Dogma

L’archevêque de Chypre Chrysostome II s’est rendu en Syrie

L’archevêque de Chypre Chyrsostome II s’est rendu en Syrie le 22 juillet, à l’invitation de Bachar Al-Assad. Dans ses déclarations à l’agence d’informations chypriote « RIK », l’archevêque a mentionné que son but était d’offrir un soutien effectif aux chrétiens et au peuple syrien. « Se tenir aux côtés de son frère lorsqu’il a un problème, cela a de la valeur », a souligné le hiérarque, qui a voyagé par avion jusqu’à Beyrouth, puis en voiture jusqu’à Damas. Lorsqu’il est arrivé à la frontière, il a été accueilli par le mufti de la République syrienne et le représentant du ministère syrien des cultes. Peu après huit heures du soir, il est arrivé à Damas, où il a été chaleureusement reçu par le patriarche d’Antioche, puis une doxologie s’en est suivie en la cathédrale patriarcale.
Source

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento

Au cours de sa session du 1er juillet 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale, sous réserve de l’approbation du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, comme cela est prévu dans l’acte canonique de communion entre les deux Églises. Le sacre est prévu le 6 novembre 2016 en la cathédrale de la Mère de Dieu « Joie de tous les affligés », à San Francisco. L’archimandrite Irénée (Matthew Craig Steenberg) est né le 7 décembre 1978 sur la base américaine d’Okinawa au Japon et est parti un an après avec sa famille aux États-Unis. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Moscow (Ohio), mais aussi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a fait une partie de ses études à Bruxelles et a achevé ses études secondaires avec un double diplôme de baccalauréat en lettres classiques et en religions, puis a reçu ensuite une bourse Marshall pour étudier en Grande-Bretagne où il a obtenu un master et un doctorat en patristique et histoire ecclésiastique à Oxford. De 2007 à 2010, il a enseigné à l’université de Leeds. En 2004, il avait été ordonné lecteur et nommé chef de chœur à Oxford, où il a participé à la création de la nouvelle paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas en 2006. En 2007, en la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, il a été ordonné diacre. En 2010, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église orthodoxe russe hors-frontières) l’a invité à San Francisco pour y fonder un institut supérieur d’études théologiques. Le 8 mars 2010, il a prononcé ses vœux monastiques à San Francisco et a reçu le nom d’Irénée, le hiéromartyr de Lyon. Le dimanche suivant, il a été ordonné prêtre par l’archevêque Cyrille et nommé à l’église Saint-Tikhon de San Francisco. En 2011, il a été élevé au rang d’archimandrite. À l’heure actuelle, il est doyen des monastères et des moines du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières. En 2014, il a été nommé membre de la commission de l’éducation du diocèse d’Amérique occidentale. Il est également membre, depuis avril 2016, de la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou. En 2012, il a été nommé directeur de l’Institut d’études orthodoxes Saints-Athanase-et-Cyrille d’Alexandrie à San Francisco. La même année, il a été nommé au secrétariat de l’Assemblée des évêques orthodoxes des États-Unis. En 2014, il a participé à la fondation du monastère dédié à St Silouane à Sonora, en Californie, dont il a été nommé recteur. L’archimandrite Irénée a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les saints Pères, la vie et la spiritualité orthodoxes, et l’histoire russe, et prend part régulièrement à différentes émissions de radio sur la vie spirituelle orthodoxe.

Source

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique) a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique), le 20 juillet, a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland, immédiatement après le discours du candidat au poste de vice-président des Etats-Unis, Mike Pence. L’archevêque a été présenté par le président du Parti républicain, Reince Priebus, qui est d’origine grecque. L’archevêque a été accueilli chaleureusement à la convention et sa prière a été diffusée en direct, atteignant des millions d’Américains qui suivaient l’événement. Le texte de la prière était le suivant : « Dieu Tout-Puissant, seigneur de la paix, de la justice et de l’amour, nous magnifions Ton nom glorieux pour toutes les bénédictions que Tu as répandues sur notre nation : bénédictions de la terre et de la mer, de la santé et de la prospérité, de la loi et des valeurs, de la paix et de la liberté. Bénis-nous aussi, ô Seigneur, avec le don précieux de l’unité : l’unité dans notre processus politique, dans notre système judiciaire, dans nos voisinages et nos villes, et dans toute notre nation. Comme le dit la sainte Bible, « Une maison divisée ne peut subsister ». Aussi, ouvre les cœurs et les esprits de tout notre peuple, afin qu’avec unité de but, dans l’esprit et dans la vérité, nos États-Unis d’Amérique Te servent, ô Dieu, fidèlement et avec ferveur. À cette unité, Père céleste, ajoute la bénédiction suprême de la paix : la paix à l’intérieur de nos frontières et la paix autour du globe. Accorde-nous et à tout le peuple la sagesse d’en haut, la patience et la confiance dans Ta bonté, afin que nous puissions apprendre à vivre conformément à Ta volonté, en harmonie et dans l’indulgence: afin que nous puissions apprendre à aimer le peuple comme Tu nous aimes. En outre, Seigneur immortel, envoie Ta main directrice sur Tes serviteurs, les délégués de la Convention républicaine et leurs candidats pour la haute fonction de président et de vice-président des États-Unis d’Amérique, et dirige-les vers la sagesse et le discernement, afin qu’ils puissent accomplir Ta sainte volonté dans tous les cas et toutes les circonstances et qu’ils soient toujours des agents de l’unité, de la paix, de la justice et de l’amour, tant dans notre pays qu’à travers le monde. Car Tu es notre Créateur et notre Sauveur et nous T’offrons la gloire, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen ». On peut visionner ici le film vidéo de l’archevêque au congrès.

Source (dont photographie): Romfea

Église orthodoxe russe hors-frontières : l’archimandrite Irénée (Steenberg) élu évêque de Sacramento

208524.pAu cours de sa session du 1er juillet, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale, sous réserve de l’approbation du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, comme cela est prévu dans l’acte canonique de communion entre les deux Églises. Le sacre est prévu le 6 novembre 2016 en la cathédrale de la Mère de Dieu « Joie de tous les affligés », à San Francisco. L’archimandrite Irénée (Matthew Craig Steenberg) est né le 7 décembre 1978 sur la base américaine d’Okinawa au Japon et est parti un an après avec sa famille aux États-Unis. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Moscow (Ohio), mais aussi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a fait une partie de ses études à Bruxelles et a achevé ses études secondaires avec un double diplôme de baccalauréat en lettres classiques et en religions, puis a reçu ensuite une bourse Marshall pour étudier en Grande-Bretagne où il a obtenu un master et un doctorat en patristique et histoire ecclésiastique à Oxford. De 2007 à 2010, il a enseigné à l’université de Leeds. En 2004, il avait été ordonné lecteur et nommé chef de chœur à Oxford, où il a participé à la création de la nouvelle paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas en 2006. En 2007, en la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, il a été ordonné diacre. En 2010, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église orthodoxe russe hors-frontières) l’a invité à San Francisco pour y fonder un institut supérieur d’études théologiques. Le 8 mars 2010, il a prononcé ses vœux monastiques à San Francisco et a reçu le nom d’Irénée, le hiéromartyr de Lyon. Le dimanche suivant, il a été ordonné prêtre par l’archevêque Cyrille et nommé à l’église Saint-Tikhon de San Francisco. En 2011, il a été élevé au rang d’archimandrite. À l’heure actuelle, il est doyen des monastères et des moines du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières. En 2014, il a été nommé membre de la commission de l’éducation du diocèse d’Amérique occidentale. Il est également membre, depuis avril 2016, de la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou. En 2012, il a été nommé directeur de l’Institut d’études orthodoxes Saints-Athanase-et-Cyrille d’Alexandrie à San Francisco. La même année, il a été nommé au secrétariat de l’Assemblée des évêques orthodoxes des États-Unis. En 2014, il a participé à la fondation du monastère dédié à saint Silouane à Sonora, en Californie, dont il a été nommé recteur. L’archimandrite Irénée a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les saints Pères, la vie et la spiritualité orthodoxes, et l’histoire russe, et prend part régulièrement à différentes émissions de radio sur la vie spirituelle orthodoxe.

Source: Église orthodoxe russe hors frontières. Photographie: Pravoslavie.

Symposium panorthodoxe de musique liturgique à Minneapolis

Des participants de presque toutes les juridictions orthodoxes d’Amérique du Nord ont assisté au Symposium panorthodoxe de musique liturgique qui a eu lieu en la cathédrale Sainte-Marie de Minneapolis du 23 au 26 juin 2016. Environ 150 personnes étaient présentes, venues de 31 États des États-Unis et de 5 pays, dix juridictions orthodoxes étant représentées. Le symposium de cinq jours, subventionné par la Société internationale de musique liturgique orthodoxe (ISOCM) s’est achevée par la sainte Liturgie épiscopale le dimanche de tous les Saints, le 26 juin, célébré par l’évêque Paul de Chicago (Église orthodoxe en Amérique) et le métropolite Élie d’Oulu (Église de Finlande). Durant la Liturgie, les participants ont chanté de nouvelles mélodies des tropaires après la communion, composées par l’archiprêtre Serge Glagolev ainsi que d’autres compositions écrites spécialement pour le symposium. Les jeunes de la cathédrale Sainte-Marie ont chanté des parties des vigiles et la liturgie avec les participants au symposium. Celui-ci comprenait également des ateliers sur l’utilisation du chant byzantin dans la pratique paroissiale, l’enseignement du chant aux enfants, ainsi que des présentations sur la façon de travailler avec les membres âgés d’un chœur. L’allocution de clôture a été prononcée par le père Ivan Moody, qui a exposé comment la beauté, la prière et la musique sont inhérentes à notre ethos chrétien orthodoxe et notre expérience liturgique. L’ISOCM travaille à accroître la sensibilisation à la musique et au chant liturgique orthodoxe, en organisant des assemblées à travers le monde, en publiant des ressources et en facilitant les études qui explorent les multiples facettes de la musique chrétienne orthodoxe. Un site est dédié à cet événement, sur lequel seront publiées les différentes conférences.

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Célébration solennelle à San Francisco pour le 50ème anniversaire du trépas de saint Jean de Changhaï

Le diocèse d’Amérique orientale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières organise une célébration solennelle du 60ème anniversaire du trépas de saint Jean de Changhaï. Outre les offices présidés par le métropolite de New York Hilarion, primat de ladite Église, un symposium sera organisé le 30 juin et le 1er juillet, au cours duquel s’exprimeront des personnes qui ont connu le saint. On peut également visionner un court film vidéo ci-dessous avec des commentaires en anglais, publié par le diocèse susmentionné à l’occasion de ce 60ème anniversaire, avec des images d’archives où l’on voit, entre autres, le saint à la fin de la célébration de la sainte liturgie, ainsi que des photos de la cérémonie de canonisation. Rappelons que la vie du saint a été publiée en français dans la collection « Grands spirituels orthodoxes ». L’office qui lui est dédié est disponible en ligne, en version slavon-français, sur ce lien.


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Le texte de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome en khmer

Le texte de la divine liturgie de saint Jean Chrysostome en khmer vient de paraître nous informe le site de l’Église orthodoxe en Thaïlande (Patriarcat de Moscou). Outre le texte de la liturgie, le livre contient aussi des prières avant la sainte communion, et les prières d’action de grâces après la sainte communion. La traduction a été fait avec la bénédiction du représentant de l’Eglise orthodoxe russe en Thaïlande l’archimandrite Oleg (Cherepanin). Le groupe de traduction, sous la direction du hiéromoine Païsios (Ipate), recteur des paroisses orthodoxes au Cambodge, comprend aussi bien des paroissiens russophones que les Khmers. Basil (Prom Phanom), Dionysius et Maria Nikitin et Than Sinan ont beaucoup contribué avec leurs efforts. Compte tenu de la nature de la langue khmer pour éviter toute déformation du sens dogmatique, les termes théologiques difficilement traduisibles ont été laissés en russe ou en grec, avec des notes explicatives. Comme les premiers lecteurs ont déjà remarqué que « la traduction est bien acceptée et comprise par des locuteurs locaux. » La publication sera distribuée dans les paroisses du Patriarcat de Moscou dans le Royaume du Cambodge.

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Le comité en charge du message du Concile panorthodoxe : « Les Églises orthodoxes plantent les graines de l’unité en dépit de conditions difficiles »

Kolymbari, Crète, Grèce, 11 juin 2016

Les Églises orthodoxes plantent les graines de l’unité en dépit de conditions difficiles.
Le comité en charge du message, ensemble dans la communion.

Les bourgeons du prochain Saint et Grand Concile ont  commencé à se former lorsque « le comité en charge du message » s’est réuni. Ce rassemblement est l’expression d’une foi qui partage les mêmes racines, malgré une histoire complexe, elles s’étendent sur des centaines d’années et mobilisent des cultures incroyablement différentes. Collaborant à la mise en commun des arguments du Message, les Églises orthodoxes du monde font preuve d’une unité sans précédent par le simple fait de se retrouver autour d’une table pour parler ensemble.
Son Éminence, le Métropolite Georges de Paphos a présidé ce matin la divine liturgie à l’occasion de la fête de l’Ascension au monastère patriarcal et stravropégique de « Gonia », une cérémonie qui a inspiré le comité dans ses délibérations et qu’ils porteront tout au long de la journée.
Le Comité en charge du message se réunit du 9 au 16 juin à l’Académie orthodoxe de Crète, à Kolymbary. Quels sont les points à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile ? Ces sujets ont été discutés avec passion et attention pendant plus de 40 ans par de nombreux Primats orthodoxes – mais jamais comme un seul corps.
Le travail du comité en charge du message. Le comité en charge du message préparera un projet comprenant un ensemble de
déclarations qui sera examiné par la Synaxe – ou rencontre – des Primats alors qu’ils travaillent à la réalisation complète du Concile.
Le message aura un impact non seulement sur l’Église orthodoxe dans son ensemble, mais il marquera aussi une étape historique dans l’histoire du christianisme. Au moment où le comité en charge du message se réunit, de nombreuses Églises orthodoxes autocéphales de par le monde traversent des temps de détresse, aux prises avec des conflits les poussant à exprimer leur besoin de solidarité. Ensemble, elles font face à des défis idéologiques, à la confusion spirituelle, aux troubles sociaux, à la stigmatisation et à la discrimination qui ont conduit à leur persécution.
Le comité en charge du message fera la démonstration de ce dont la foi est capable – et des fruits dont elle pourrait être porteuse – en dépit d’un contexte difficile.
Le Saint et Grand Concile sera ouvert officiellement le 20 juin à l’Académie orthodoxe de Crète, en Grèce.

Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique demande à toutes les Églises orthodoxes de participer au Concile panorthodoxe

Théodore II, patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique demande à toutes les Églises orthodoxes de participer au Concile panorthodoxe nous informe le site internet Romfea.gr. Dans une interview donnée à la station de radio 98,4, le patriarche a qualifié d’historique le Concile panorthodoxe. Le patriarche a déclaré que l’Église orthodoxe devrait être loin d’intérêts politiques, nationaux et raciaux. À titre d’exemple, il a cité l’Église catholique et le pape François. « Il est impossible d’imaginer que, au dernier moment en raison des aspirations personnelles et de l’amertume envers la place de primauté et le rôle de coordinateur dont joui le patriarche de Constantinople, de ne pas venir au Concile, bien que la décision ait été prise à l’unanimité ! » a dit le patriarche Théodore. Il a estimé que la Bulgarie ne changera guère sa décision, à la différence des trois autres Églises qui n’avaient pas catégoriquement dit non. Selon lui, la Bulgarie ne devrait pas changer sa décision, à la différence des trois autres Églises, qui n’ont pas définitivement dit «non». « Il est impensable aujourd’hui, quand le monde souffre, de poser la question de savoir qui siège où. Il est difficile pour toute Église à dire « non », à révoquer sa décision », a dit le patriarche. Il a proposé aux primats qui expriment des vues sur la supériorité de certains peuples de se lever de leurs chaises ornées et de visiter l’Afrique pour comprendre la signification des pauvres et des humbles du Christ. »

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Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) au sujet du saint et grand Concile qui doit être convoqué sur l’île de Crète du 20 au 26 juin 2016

« Nous vous saluons au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le chemin, la vérité et la vie (Jean XIV, 6). Pendant plusieurs décennies, l’Église orthodoxe a produit des efforts afin de rassembler un saint et grand Concile comme un témoignage contemporain de la sainte foi orthodoxe. L’initiative de cette tentative moderne appartenait au patriarche œcuménique Athénagoras. Le lent pèlerinage vers le saint et grand Concile a commencé dans les années 1960. Il y eut de longues pauses dans ce pèlerinage, suivies par une période renouvelée de préparation intense à l’initiative Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Au cours de ces décennies, des conférences panorthodoxes, des consultations et des rencontres de patriarches et de primats ont révisé la liste des thèmes. Au cours des derniers mois, tandis que les Églises avaient revu les projets de documents et fait connaître leurs observations, de nouvelles propositions ont été avancées et des désaccords nouveaux ont surgi. Même lors de cette dernière étape, la participation au saint et grand Concile est incertaine, tout comme son issue. Au milieu de ces incertitudes, il y a une certitude : l’Église orthodoxe en Amérique, qui n’est pas reconnue universellement comme une Église autocéphale, n’est pas invitée à participer. Notre réaction est la tristesse, mais non le détachement. Avec gratitude envers Dieu, nous affirmons notre identité comme l’Église orthodoxe en Amérique. Nous affirmons également avec gratitude envers Dieu pour notre autocéphalie, telle qu’elle nous a été accordée par l’Église orthodoxe russe et qui est reconnue par les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne, des Terres tchèques et Slovaquie. Nous affirmons avec une gratitude profonde envers Dieu notre communion eucharistique avec toutes les Églises orthodoxes, à commencer avec le Patriarcat œcuménique. Aussi, nous acceptons et nous affirmons nos droits et devoirs à accompagner le saint et grand Concile avec amour, réflexion et prière. Les discussions et débats autour des projets de documents expriment les inquiétudes et les objections qui surgissent dans les Églises orthodoxes. On soutient que l’intensité des objections démontre que le Saint et Grand Concile devrait être ajourné afin d’éviter de possibles schismes. Une telle conclusion s’avère être le rejet de la vision et de la pratique conciliaires de l’Église orthodoxe. Les défis de notre temps demandent plus de réflexion et de débats théologiques, non pas moins. L’urgence de telles réflexions et débats théologiques appellent pour plus de conciliarité, mais pas pour moins. Au cœur des préoccupations et objections au Concile et ses projets de documents se trouve la crainte d’une érosion de l’identité et de la conscience de soi orthodoxes, la dilution de la théologie orthodoxe (la vérité sur Dieu) et de l’ecclésiologie (la vérité sur l’Église). Le défi d’aujourd’hui pour l’Église orthodoxe est le même que celui qui a toujours été : amener tous les hommes aux Christ, qui est la voie, la vérité et la vie, apporter l’Évangile du Christ à tous les hommes avec amour et compassion, de rendre un culte à Dieu de façon eucharistique dans l’Esprit et la vérité. La libération de la crainte et la croissance dans la vie, la foi et la compréhension spirituelle (liturgie de saint Jean Chrysostome) se trouvent dans la fidélité à cette voie orthodoxe. L’engagement de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée pour construire un consensus, comme cela est montré par la convocation périodique de la synaxe des patriarches et primats, a ouvert la voie au saint et grand Concile. Même à ces derniers moments de préparation, les obstacles sur ce chemin apparaissent avec une force plus grande que précédemment. Les signes très récents de la crise ressortent de la réunion du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe le 3 juin 2016. Le procès-verbal de cette réunion énumère les défis procéduraux et substantiels rencontrés par les Églises orthodoxes à la veille du Concile, dont la dispute non résolue entre les patriarches d’Antioche et Jérusalem, les exigences quant aux modifications de certains des projets de documents venant des Églises de Géorgie, Serbie et Grèce, ainsi que des monastères du Mont Athos, et finalement la décision de l’Église de Bulgarie, insistant pour l’ajournement du Concile et déclarant catégoriquement qu’elle ne participera pas au Concile prévu pour la fin du moins de juin 2016. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a conclu que cette situation exceptionnelle pourrait être résolue par la convocation d’une consultation préconciliaire panorthodoxe extraordinaire qui devrait se réunir le 10 juin au plus tard. Cette consultation aurait pour but une revue de la situation existante et l’examen des modifications proposées aux documents conciliaires. Sur la base de la conclusion de la consultation, les Églises pourraient déterminer si la convocation du Concile aux dates annoncées est possible. La convocation du saint et grand Concile comme signe d’unité et de témoignage de l’unité est une vision digne pour l’orthodoxie, poursuivie avec patience et détermination par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée. Les difficultés douloureuses dans la réalisation de cette vision ont toujours été évidentes. Les dangers sur la voie vers cette vision sont particulièrement visibles aujourd’hui, mais pourtant la beauté de cette vision est claire comme jamais elle ne l’a été. Aujourd’hui, les Églises orthodoxes se trouvent face au monde, dans l’incapacité de dissimuler les blessures de nos relations fracturées. Or, la vision de l‘unité ne sera pas reniée, parce qu’elle vient du cœur de la foi orthodoxe et est intrinsèque à la Bonne nouvelle du Christ. Malgré les difficultés et les blessures que nous portons, nous suivons le Christ ressuscité et nous détenons le pouvoir qui nous est donné par la Pentecôte de témoigner partout l’Évangile du Christ et en tout temps. C’est notre espoir sincère et notre prière fervente que le pèlerinage vers la convocation du saint et grand Concile porte ses fruits pour l’unité de l’Église orthodoxe et sa mission, ainsi que son témoignage dans le monde. Tout comme nous prions lors de la divine liturgie pour la descente du Saint-Esprit sur nous et sur les dons offerts, prions que le Saint-Esprit descende sur nous tous et sur les dons de la conciliarité qui sont offerts à Dieu ».

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Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche au sujet du Concile panorthodoxe

Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche

 Balamand, le 6 juin 2016

 Décision synodale

 Dans le cadre de sa septième session spéciale du 25 mai 2016, le Saint Synode de l’Église d’Antioche a tenu, le 6 juin 2016, une séance présidée par Sa Béatitude le Patriarche Jean X en présence de leurs Éminences les évêques, pour étudier les récentes prises de position des Églises orthodoxes autocéphales au sujet du grand et saint Concile (ci-après « grand Concile ») et les sujets inscrits à son ordre du jour. Et pour définir la position de l’Eglise d’Antioche à son propos, tenant compte de la décision du Saint-Synode du Patriarcat Œcuménique en date du 31 mai 2016, qui stipule la formation «d’un comité de représentants des Eglises d’Antioche et de Jérusalem, avec le Patriarcat oecuménique pour coordinateur, qui se réunirait directement après le grand Concile  » dans le but de  résoudre la violation de l’Église de Jérusalem des limites territoriales canoniques de l’Église d’Antioche dans l’ Émirat du Qatar.

 Étant donné, qu’après examen des positions des Églises orthodoxes autocéphales, il a été noté que

  1. Les positions de nombre de ces Églises sur la plupart des sujets figurant à l’ordre du jour du grand Concile restent divergentes, et que certaines d’entre elles rejettent la version actuelle de certains documents qui seront soumis à son attention, et que ces positions et rejet ont été ouvertement prises dans des décisions de leurs saints-synodes respectifs qui ne prêtent pas à confusion ;
  1. Un certain nombre d’Eglises émet des réserves de fond sur les aspects organisationnels du grand Concile, son coût financier et les modalités de mise en application des décisions prises durant la synaxe des primats des Églises orthodoxes de Chambésy, en 2016 ;
  1. L’Église de Bulgarie a adopté, en date du 1er juin 2016, une décision synodale dans laquelle elle énumère ses réserves et demande à Sa Sainteté le patriarche oecuménique de reporter la tenue du grand Concile à une date ultérieure, sans pour cela cesser sa préparation de manière efficace. Sinon, elle a indiqué qu’elle n’y participera point ;
  1. L’Église de Russie a adopté une décision synodale, en date du 3 juin 2016, dans laquelle elle propose la tenue d’une réunion préconciliaire avant la date du grand Concile, pour examiner les différents dossiers en souffrance et parvenir à un consensus sur les observations émises par les Eglises au sujet des documents synodaux, tout en insistant sur la nécessité de respecter le principe d’unanimité concernant la participation de toutes les Eglises autocéphales à ce Concile ;

Compte tenu du fait qu’il est apparu aux Pères du Saint Synode Antiochien que :

  1. Les observations et réserves émises par l’Eglise d’Antioche concernant le règlement interne de fonctionnement du grand Concile et les décisions prises par la synaxe des primats des Eglises orthodoxes, tenue à Chambésy du 21 au 28 janvier 2016, n’ont pas été à ce jour pris en compte, ainsi que son refus de ratification de ces deux documents. Ce qui viole les principes de base convenus pour toute action orthodoxe commune, institués par Sa Sainteté le patriarche oecuménique Athénagoras Ier lors du lancement des travaux préparatoires en vue du grand Concile, et qui exigent l’unanimité des Eglises autocéphales sur toutes les décisions ;
  1. Le document concernant le sacrement du mariage et ses empêchements figure toujours à l’ordre du jour du grand Concile, malgré sa non-ratification par l’Eglise d’Antioche et l’Eglise de Géorgie ;
  1. La question de la diaspora a été mise à l’ordre du jour du grand Concile sans la moindre évaluation du travail effectué par les assemblées épiscopales, et sans prendre en compte la position maintes fois exprimée par l’Eglise d’Antioche quant à la nécessité de tenir une réunion spécifique pour évaluer le travail de ces assemblées et suggérer les solutions ecclésiales adéquates avant le grand Concile. En effet, ces assemblées avaient été mises en place ‘pour une phase transitoire afin de préparer le terrain à une solution adéquate à la question de la diaspora avant la tenue du grand Concile, afin que ce dernier soit en mesure de lui trouver une solution canonique’ (paragraphe 1.b de la décision concernant la diaspora orthodoxe, adoptée par la 4ème conférence orthodoxe préconciliaire de Chambésy, du 6 au 12 juin 2009). C’est pourquoi il s’avère primordial d’évaluer le travail de ces assemblées avant la tenue du grand Concile, pour éviter que ce dernier ne soit amené à aborder directement cette question en l’absence de travail préparatoire ;
  1. La question du « calendrier ecclésiastique et de l’unification de la célébration de Pâques » a été retirée de l’ordre du jour malgré l’importance de ce sujet pour le peuple des fidèles du Siège d’Antioche, qui attend de la catholicité de l’Eglise orthodoxe une prise de position pastorale à ce sujet ;
  1. La section relative à l’évaluation des dialogues en cours avec les autres chrétiens, qui devait être préparée en amont du grand Concile, pour qu’elle puisse figurer dans le document relatif à « La relation de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », n’a été ni préparée ni son contenu soumis au consensus des Églises ;
  1. Le sujet de « l’autodétermination et les modalités de sa déclaration » nécessite un accord sur son contenu avant de l’inscrire dans sa version finale  à l’ordre du jour du grand Concile;
  1. L’absence de participation effective des Églises orthodoxes au travail préliminaire et préparatoire, la lenteur d’action du secrétariat du Concile et l’absence de clarté sur le programme de ses séances et la façon de les conduire qui ont marqué la dernière phase préparatoire, pourraient entraver les échanges durant le Concile;
  1. La dernière décision du Patriarcat oecuménique en date du 31 mai 2016, de reporter la recherche d’une solution au conflit persistant avec le Patriarcat de Jérusalem à une date ultérieure à la tenue du grand Concile, ignore l’initiative prise par le patriarche œcuménique (du 5 avril 2016) de régler ce problème et l’accueil favorable qui lui a été faite par l’Eglise d’Antioche. Elle fait également abstraction des profondes implications de ce différend et de ses répercussions sur le grand Concile. En effet, ce dernier ne peut être tenu dans le cadre d’une rupture de communion entre deux Eglises apostoliques, et ce en raison de son caractère avant tout eucharistique. L’adoption d’une telle résolution, juste avant la tenue du Concile, place l’Église d’Antioche face à une option unique inacceptable, à savoir participer au grand Concile sans participer à l’eucharistie, en raison de l’absence de solution définitive à la violation du Patriarcat de Jérusalem, qui persiste depuis plus de trois ans (cf. Communiqué du Synode d’Antioche du 1er juin 2016 sur ce différend).
  1. La question de cette violation prend une dimension inquiétante et dangereuse du fait des prétentions du Patriarcat de Jérusalem, dans sa correspondance avec le Patriarcat d’Antioche, de s’approprier d’autres régions situées dans le territoire canonique du Siège d’Antioche ;

Etant donné que l’Eglise d’Antioche N’a ménagé aucun effort pour préserver l’unité orthodoxe, à laquelle elle tient et qu’elle a manifesté depuis le lancement de l’idée de la tenue du grand Concile en 1961. Elle reste fidèle à la ligne tracée par le patriarche Elias IV et confirmée par le patriarche Ignace IV, qui ont contribué à en faire avancer grandement les travaux préparatoires. Elle persévère aujourd’hui, en la personne du patriarche Jean X, dans la même voie pour consolider cette unité avec engagement, persévérance et esprit de sacrifice ;
Bien qu’elle n’ait pas ratifié les résolutions de la synaxe des primats des Eglises orthodoxes du Fanar (en mars 2014), a participé dans un esprit d’économie aux comités préparatoires du grand Concile et aux travaux de la Vème Conférence préconciliaire de Chambésy en 2015, puis à la synaxe des primats des Eglises orthodoxes de Chambésy en 2016. Et bien qu’elle n’ait pas ratifié les décisions finales de cette synaxe, elle a participé, aussi dans un esprit d’économie, au travail des comités préparatoires du grand Concile, afin de faciliter le travail orthodoxe commun et de l’accompagner, comme elle l’a toujours fait au cours des dernières décennies, mue par l’espérance de régler toutes les questions en suspens préalablement à la tenue de ce Concile ;
A donné à cet événement, le plus grand et le plus beau dans la vie contemporaine de l’Eglise, la place qu’il mérite, en en traduisant tous les documents préparatoires en arabe, et en les rendant accessibles à tous ses fidèles. De plus, le Saint Synode de l’Eglise d’Antioche a accompagné de près le travail préparatoire et proposé des modifications appropriées à ses documents.
Considère, à la lumière de ce qui précède, que la tenue du grand Concile, en cours de préparation depuis des générations, est entravée par de nombreuses difficultés, et a besoin d’un surcroît de préparation des sujets inscrits à son ordre du jour et des détails pratiques et de procédure concernant sa tenue et la manière de diriger ses travaux ;
En dépit des crises étouffantes qu’elle traverse, les plus graves de son histoire, et malgré les conditions de vie aléatoires de ses fidèles, notamment en Syrie, au Liban et en Irak, n’a ménagé aucun effort, aucune prière ni occasion pour concilier et faciliter les initiatives pour la tenue du Concile, et pour y participer, en dépit de toutes les difficultés humaines et économiques qu’elle vit ;
Attendu que ce Concile, s’il est tenu dans le cadre de l’interruption de la communion entre deux Eglises apostoliques, suggère que la participation aux délibérations conciliaires sont possibles sans participation à la sainte eucharistie, ce qui fait perdre au Concile son caractère ecclésiologique, ce qui le fait revêtir une nature administrative, en opposition à la tradition orthodoxe conciliaire solidement établie ;
Considère que ce Concile est convoqué afin d’exprimer l’unité orthodoxe, et que cela nécessite un climat d’amour et de fraternité en Christ, et le souci de s’adresser à l’homme d’aujourd’hui, ce qui demande un consensus sur un grand nombre de questions entre les Eglises orthodoxes autocéphales, et exige leur participation à ses travaux et leur approbation unanime de ses décisions ;
Constate que le peuple des fidèles, après avoir étudié l’agenda du Concile et ses documents, a exprimé sa grande déception du fait qu’il ne s’’adresse pas aux défis auxquels il est confronté; en particulier ceux de la jeunesse,  et a fait part de sa préoccupation de l’orientation qu’a pris ce Concile, qui porte atteinte à la vision de base qui a été la cause de sa tenue, à savoir affronter ensemble les défis qui interpellent l’Eglise orthodoxe de nos jours, afin exprimer un témoignage commun dans le monde d’aujourd’hui ;

Les Pères du Saint Synode Antiochien ont décidé à l’unanimité ce qui suit :

1. Demande à Sa Sainteté le patriarche œcuménique d’œuvrer à trouver un consensus concernant toutes les réserves exprimées par les Eglises autocéphales relatives au grand Concile, et ce pendant la période qui sépare de la date prévue d’ouverture du Concile . Si ce consensus s’avère difficile à trouver, l’Eglise d’Antioche demande de reporter la réunion du grand Concile à une date ultérieure, où les relations entre toutes les Eglises autocéphales seraient encore plus iréniques, et où il serait possible d’assurer l’unanimité orthodoxe sur les sujets du Concile, son règlement intérieur et ses procédures pratiques ;

2. La non-participation du Siège d’Antioche au grand Concile tant que des raisons empêchent la participation de tous à l’eucharistie durant ses travaux, implique de trouver une solution définitive à la violation de Jérusalem des frontières canoniques du Siège d’Antioche, qui a mené à la l’interruption de la communion avec le Patriarcat de Jérusalem ;

3. Réaffirmer de nouveau l’importance de la participation de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales au grand Concile et que ses décisions soient prises unanimement en leur présence, conformément au principe de base du Concile, et ce dans le but de sauvegarder l’unité de l’Eglise orthodoxe universelle.

4. S’adresser à toutes les Eglises orthodoxes et les informer du contenu de la position antiochienne et de ses bien-fondés.

5. Demander aux fidèles de prier avec leurs évêques pour que le Saint-Esprit inspire l’Église dans sa marche dans l’unité, et son témoignage pour le Christ dans le monde.  La version arabe du présent communiqué tient lieu de texte référence.

Madagascar: inauguration d’une nouvelle église orthodoxe à Antsiranana

eglise-orthodoxe-d-antsiranana-fit-640x435Le 15 mai, Mgr Ignace (Sennis), du Patriarcat d’Alexandrie, a inauguré une nouvelle église orthodoxe à Antsiranana. Il s’agit de la première église orthodoxe dans la région Diana à Madagascar. Bâtie sur un terrain donné de 1000 mètres carrés, cette église de 210 mètres carrés peut accueillir de 200 à 300 fidèles.

Source (dont photographie) et intégralité de l’article : La Tribune de Diego et du nord de Madagascar

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a effectué sa première visite pastorale au Swaziland

Le 19 mai 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, après sa visite au Kenya s’est envolé pour le Sud de l’Afrique, où il a effectué sa première visite pastorale au Royaume du Swaziland. Le même jour, le patriarche, accompagné des représentants de la communauté et du clergé grecs, a rendu visite au premier ministre du pays P. Dlamini et au ministre des affaires étrangères, D. Ndlangamandla au Palais du gouvernement, où il a été reçu chaleureusement. Au cours de cette rencontre, le Primat a évoqué l’histoire deux fois millénaire du Patriarcat d’Alexandrie et l’activité missionnaire et caritative de celui-ci sur tout le continent africain. À cette occasion, le premier ministre Dlamini, au nom du roi, a fait don d’un grand terrain au Patriarcat afin qu’il puisse développer son activité missionnaire. Ensuite, le patriarche s’est rendu à l’église Saint-Georges, afin d’y célébrer sa dédicace et une litie avec la bénédiction des pains. À l’office assistaient des expatriés de Grèce, Russie, Ukraine, Serbie et d’autres pays orthodoxes encore. À l’issue de l’office, le patriarche s’est adressé aux fidèles par une prédication, dans laquelle il a souligné l’importance de ce moment historique – l’inauguration de la première église au Royaume du Swaziland. Cette église fixe le début de la prédication de l’Évangile aux peuples se trouvant à l’extrémité de la Terre africaine.

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Intronisation de deux nouveaux évêques au Kenya

13244802_1172822679416999_6794248127771766934_n-1Le patriarche Théodore d’Alexandrie a intronisé au Kenya, le 13 et le 15 mai, deux nouveaux évêques: Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Un compte rendu et une courte biographie des deux nouveaux évêques, en anglais, ainsi que des photographies (dont celle ci-contre) sont en ligne sur ce site.

Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

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« La providence divine me conduit dans la vie ». Interview du métropolite Jonas (Paffhausen), ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Jonas (Paffhausen), ayant actuellement le statut d’évêque émérite au sein de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, fut primat de l’Église orthodoxe en Amérique avec le titre d’archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada, de 2008 à 2012. Le métropolite a accordé une interview au site orthodoxe russe « Pravoslavie.ru », dans lequel il a fait part de son expérience spirituelle et de ses souvenirs : ses rencontres avec les startsy Cyrille (Pavlov), Éphrem d’Arizona, l’aide miraculeuse de saint Jean de Changhaï et du grand-martyr Démètre de Thessalonique.

– Monseigneur, vous avez été reçu dans l’orthodoxie à l’âge de 19 ans, tout jeune. Qu’est-ce qui a contribué à cela ?

– J’ai été baptisé dans l’Église épiscopalienne. À une certaine époque, cette Église était assez proche de l’orthodoxie, elle reconnaissait les sacrements. Mais en 1976, elle est allée contre ses propres canons et a commencé à ordonner prêtres des femmes. J’ai rencontré deux ou trois de ces femmes prêtres à Los Angeles. C’était très désagréable. Plus exactement, horrible. Elles-mêmes, à mon avis, comprenaient mal ce qu’elles étaient devenues : femmes ou hommes. L’une d’entre elles voulait que je l’appelle « mon père ». Je ne pouvais plus rester dans cette Église. C’est alors que, dans une librairie où je me rendais souvent, j’ai aperçu le livre « Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient » du professeur Vladimir Lossky. J’ai ouvert la première page et j’ai vu la phrase : « Toute théologie est mystique, pour autant qu’elle manifeste le mystère divin, donné par la Révélation ». Et je savais que cela était juste. J’ai compris que je n’avais pas le choix : je devais devenir orthodoxe. J’ai commencé à chercher une église orthodoxe. J’en ai visité quelques-unes et j’ai trouvé la seule église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Moscou, à San Diego, dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. C’était dans les années 1970. À cette époque, en Amérique, il n’y avait que très peu de gens qui devenaient orthodoxes. Dans cette église célébrait un prêtre mexicain, le père Ramon Merlos. Lui et son épouse étaient titulaires d’un doctorat, ils étaient professeurs. Le père Ramon enseignait la linguistique et célébrait à l’église. Il m’a reçu en 1978 dans l’orthodoxie. J’ai fait connaissance de la paroisse : deux grand-mères russes, quelques Palestiniens, Roumains et Américains…

– Monseigneur, pourriez-vous nous dire qui considérez-vous comme vos guides spirituels dans l’orthodoxie ?

– Depuis 1979, je me nourrissais spirituellement auprès de l’archimandrite Dimitri (Egorov). Lorsque j’ai fait sa connaissance, il était déjà un vieillard et ne parlait pas volontiers de lui-même, si bien qu’il m’est difficile de parler de lui, d’essayer de reconstituer sa vie. Je sais qu’il grandit à Moscou, qu’il étudiait dans les années 1920 à la faculté de médecine. Il fut arrêté pour la possession et la lecture de la Bible, il fut envoyé aux Solovki. Les clercs qui y étaient détenus baptisèrent le jeune homme. Il passa deux ans aux Solovki et ensuite, avec un ami, il confectionna des skis et ils s’enfuirent en hiver. Ils avancèrent quelques jours dans la forêt, parvinrent à un village. Mais ils avaient peur d’y entrer, ils erraient. Finalement, l’ami du père Dimitri périt à cause du froid, tandis que lui-même se retrouva à nouveau dans le camp. Il fut puni pour sa fuite, privé de rations. Toutefois, il survécut au camp. Il ressentit fortement la perte d’un ami et décida de vivre désormais dans l’ascèse pour deux. Il rêvait de devenir moine à Valaam, mais ne put y être que novice. Il fut tonsuré et ordonné à Paris pendant la guerre, où il étudia à l’Institut Saint-Serge. Le père Dimitri vécut de nombreuses années comme ermite, il obtint le don de la prière continuelle, vivant quelque peu comme fol en Christ. Ensuite, déjà gravement malade, il vécut au monastère de la Dormition à Calistoga en Californie. Il avait le don de clairvoyance. Lorsque je me confessais à lui, il savait déjà tout ce que j’avais fait. Il me disait toujours des choses qui ont laissé des traces dans mon cœur. Il avait en outre le don de discernement spirituel. Je ressentais un lien spirituel fort avec lui, je ressentais sa prière pour moi. Il devint mon père spirituel, c’était une bénédiction divine. Il disait souvent : « Il faut chasser de soi, de son âme, l’hypocrisie et ce impitoyablement ». Depuis la mort du starets, il y a déjà presque vingt ans, je considère comme mon père et mon ami spirituels le supérieur du monastère de la Transfiguration-du-Seigneur à Valaam, l’évêque Pancrace (Jerdev). J’ai vécu plusieurs mois à Valaam comme novice. Avec le père Pancrace, nous sommes allés ensemble en 1993 chez le starets Cyrille (Pavlov) à la Laure de la Trinité- Saint-Serge. J’ai conservé des souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y avait un orage d’été. Le père Pancrace est allé le premier chez le starets ; lorsqu’il termina la conversation, on m’a invité. Ce fut une expérience unique. Le starets était alité, il souriait, il me questionna sur la vie ecclésiale en Californie. Malgré la maladie, il était très joyeux, lumineux. Je me suis confessé à lui. Il m’a dit : « Tu deviendras hiéromoine ». Je demandai : « Père Cyrille, pourriez-vous me dire quelle est la volonté de Dieu pour ce qui me concerne ? Je me suis préparé à Le servir… » « Je sais, je sais… » « Comment dois-je vivre, me marier, ou recevoir la tonsure monastique ? » « N’aie pas peur, tu deviendras hiéromoine ». C’est ainsi que s’achevèrent mes rêves de vie familiale. Le starets me bénit pour devenir moine et recevoir le sacerdoce. Et je savais bien dans mon cœur, qu’il avait dit la vérité à mon sujet. Que c’était la volonté de Dieu pour ce qui me concernait.

– Et cela s’est-il produit rapidement ?

Le métropolite Jonas avec l’icône de tous les saints d’Amérique du Nord

– Oui, un an après, j’ai été ordonné diacre, et la même année, prêtre, en la cathédrale de la Protection de la Très sainte Mère de Dieu à Los Angeles. Et encore un an après, en 1995, je fus tonsuré moine avec le nom de Jonas, au monastère Saint-Tykhon, dans l’État de Pennsylvanie, dans la ville de South Canaan. Vous savez, je ressens très fortement à quel point la providence divine me dirige dans la vie : par les startsy, les guides spirituels, même par des avertissements.

– Peut-être pouvez-vous partager avec nous une telle expérience spirituelle ?

– Lorsque j’avais quatorze ans, j’assistais une fois à un cours de mathématiques. Tout était habituel, et soudain j’entendis une voix : « Tu seras prêtre ». J’étais très étonné. Cela fut ma principale expérience spirituelle. Elle a transformé ma vie. Jusque là, je ne m’intéressais à l’Église, à la vie ecclésiale, en fait je rêvais de devenir architecte. Après cela, je fus convaincu que je devais devenir prêtre. Et vingt ans après, le starets Cyrille (Pavlov) m’a dit la même chose : que la volonté de Dieu était que je devienne prêtre. La volonté de Dieu m’a été révélée à plusieurs reprises par des startsy. En 1995, avec le père Pancrace, nous avons visité le starets athonite Éphrem d’Arizona, disciple de Joseph l’Hésychaste. Au début, le starets Éphrem et le père Pancrace ont parlé par l’intermédiaire d’un traducteur, et ensuite sans lui. Le starets Éphrem est un homme de prière et peut, à l’aide de la prière, comprendre tout homme. Ils ont parlé entre autres à mon sujet. C’est alors que fut résolue la question : devais-je partir à Moscou au métochion de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA) ou tenter de fonder un monastère en Amérique ? Le starets m’a donné sa bénédiction pour construire un monastère en Amérique. Et nous avons fondé un monastère en Californie, dédié à saint Jean de Changhaï. J’y ai passé douze ans, dont cinq en tant qu’higoumène. Ce fut une expérience spirituelle inestimable. J’ai eu recours à la direction spirituelle du père Pancrace et du starets Cyrille. En 2008, je fus élevé au rang d’archimandrite et on me donna la bénédiction pour quitter le monastère, car je devais devenir évêque. Je ne voulais vraiment pas partir du monastère, mais l’obéissance est l’obéissance…

– Avez-vous ressenti l’aide du protecteur céleste du monastère, saint Jean de Changhaï ?

– Oh, oui ! J’allais souvent chez le saint, c’est-à-dire que je priais devant ses reliques, je ressentais un lien très fort dans la prière, la proximité du saint, son aide rapide. Alors que nous avions à peine construit notre monastère, un homme vint chez nous. Dans sa jeunesse, il effectuait son service dans la flotte militaire, sur un sous-marin atomique. Il se produisit des radiations dues à une fuite, et il reçut une dose importante de ces radiations et tomba malade. Il fut alors atteint d’une oncologie du tissu osseux, il perdit l’un de ses bras ainsi que ses jambes. Il fut amputé. On lui fixa des prothèses, il marchait à grand-peine. Le marin a raconté qu’il venait chez nous depuis l’hôpital, où on lui proposait l’amputation du deuxième bras. Il demandait les prières. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, nous avons oint le malade avec l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône du saint. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus entendu parler de lui. Ensuite, il revint ici et dit joyeusement que saint Jean de Changhaï l’avait guéri entièrement et qu’il n’y avait plus de tumeurs dans son corps. Il y eut encore un autre cas. Il s’agissait d’une femme qui à une certaine époque étudiait avec moi au collège. Elle avait une fille sourde de naissance. Les médecins étaient dans l’incapacité de l’aider. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, et un véritable miracle se produisit : la fillette commença à parler ! Par la suite, elle chantait et il s’avéra même qu’elle avait une bonne oreille musicale.

– Peut-on vous demander auquel des saints vous vous adressez le plus souvent afin d’obtenir de l’aide dans la prière ?

– Je ressens un lien spirituel fort avec saint Serge de Radonège. Chaque fois, quand je visite la Russie, je vais chez lui. Une certaine fois, j’avais célébré à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en la cathédrale de la Sainte-Trinité, et j’étais dans l’étonnement : l’higoumène de la Laure avait une telle concentration pendant la célébration de la liturgie ! J’ai compris comment il fallait célébrer la liturgie ! À Diveevo, je me suis littéralement baigné dans la Grâce. La présence de saint Séraphin était tellement forte ! J’ai expérimenté la même chose à Bari, chez saint Nicolas le Thaumaturge… Je vénère encore le saint grand-martyr Démètre de Thessalonique. Une fois, je me rendis sur le Mont Athos. Je dus rester à Thessalonique, où mes papiers n’étaient pas prêts. Je visitai l’église du grand-martyr. Les reliques se trouvaient au centre de l’église, et je ressentis fortement la présence du saint. Je le priai : « J’ai un souci : je n’ai pas assez d’argent pour séjourner à Thessalonique, et mes papiers [i.e. le permis d’entrée sur l’Athos, ndt] ne sont pas prêts… Aide-moi à aller sur l’Athos ! » Une demie heure après, des dames de la paroisse m’invitèrent à déjeuner. L’une d’entre elle me dit : « Vous avez des difficultés avec les papiers ? Il n’y a pas de problème ! Mon père spirituel est l’higoumène du monastère de Grigoriou, l’archimandrite Georges (Kapsanis, maintenant défunt, ndt), il fait partie de la Sainte Communauté de l’Athos et peut aider ». Elle lui téléphona et me passa l’appareil. Il parlait couramment anglais et m’aida immédiatement à recevoir le permis. Au retour de l’Athos, j’entrai à nouveau dans l’église afin de rendre grâces au saint grand-martyr Démètre de Thessalonique pour mon voyage sur l’Athos. J’ai encore demandé son aide en 1995 pour récolter des fonds destinés à la construction du monastère Saint-Jean-de-Changhaï et je promis de construire une église qui lui serait dédiée. Et saint Démètre de Thessalonique m’a aidé : au bout de six mois, nous avions l’argent nécessaire. Aussi, j’ai aujourd’hui une dette envers ce saint.

– Monseigneur, vous pourriez peut-être partager vos préoccupations actuelles, vos rêves, avec nous ?

– J’enseigne actuellement la théologie dogmatique à l’école du dimanche de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Washington, et j’aide le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, ndt) a visiter les paroisses. Mon rêve est de créer un monastère ici, à Washington. Ce serait un monastère américain, avec les traditions spirituelles orthodoxes russes. Avec la prière de Jésus, comme en Essex chez le starets Sophrony (Sakharov). J’ai déjà la bénédiction du métropolite Hilarion (Kapral), de Mgr Pancrace (Jerdev)… Maintenant, je recherche le lieu et les fonds pour ce monastère, afin d’acheter la maison pour les frères du futur monastère.

– Saint Silouane du Mont Athos disait : « La recherche de la volonté de Dieu est ce qu’il y a de plus important dans notre vie, car lorsqu’il s’engage sur cette voie, l’homme se branche sur la vie éternelle ». Il disait encore : « L’âme qui s’est livrée à la volonté Divine ne craint rien ; ni les tempêtes, ni les voleurs, rien. Mais quoi qu’il arrive, elle dit « C’est agréable à Dieu ». Si il est malade, elle pense : la maladie m’est donc nécessaire, autrement Dieu ne me la donnerait pas. Et ainsi, la paix est préservée dans l’âme et dans le corps ». Je souhaite aux lecteurs du site « Pravoslavie ru » de rechercher la volonté de Dieu et de préserver la paix dans le corps et l’âme ! Faites la prière de Jésus : consacrez à la prière 20 minutes le matin et 20 minutes le soir. Certains prient vite, d’autres lentement, mais pendant un tel laps de temps chacun peut parvenir à lire non moins de 300 prières de Jésus. Je voudrais aussi demander aux lecteurs : priez, je vous en prie, pour vos guides spirituels, pour les prêtres et les évêques, parce qu’il ont beaucoup besoin de soutien spirituel.

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À Astana a eu lieu le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan

Le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les organisateurs du forum étaient la commission de la jeunesse du district métropolitain du Kazakhstan et le mouvement de la jeunesse orthodoxe d’Astana. Le 9 mai, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre a célébré en la cathédrale de la Dormition un office de requiem pour tous ceux « qui avaient œuvré pour la Victoire ». Lors de l’office priaient les clercs du doyenné d’Astana et les délégués du congrès. Dans la deuxième partie du jour, dans la grande salle de concert du Centre spirituel et culturel « Saints-Cyrille-et-Méthode » auprès de la cathédrale de la Dormition, le primat de l’Église orthodoxe du Kazakhstan a pris la parole devant les délégués du congrès de la jeunesse. Après son rapport, l’archipasteur qui, en tant qu’archevêque de Kostroma et de Galitch présidait le Département synodal pour la jeunesse, a répondu aux questions des participants. Ensuite, le métropolite a distribué des distinctions à ceux qui ont particulièrement œuvré au service de la jeunesse sur la Terre du Kazakhstan. Le lauréat du grand prix littéraire de Russie, l’écrivain Victor Nicolaïev, a fait une communication intitulée « Morale, éthique et monde contemporain », qui a provoqué un grand intérêt chez les hôtes et les participants du forum. Le soit eut lieu un concert festif, dédié au Jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, ainsi que la cérémonie de clôture du Vème Congrès de la jeunesse du Kazakhstan. Dans le document publié à cette occasion, il est proposé de :
– créer un programme d’enseignement pour la préparation des dirigeants de la jeunesse orthodoxe
– créer une base électronique sur internet pour diffuser l’expérience des conférences diocésaines de jeunesse sur des thèmes actuels pour la jeune génération
– organiser parmi les jeunes filles orthodoxes le mouvement « Transfiguration » dans le but d’inculquer le concept de la chasteté
– d’insister sur l’opportunité d’unir les efforts des organisations publiques et religieuses dans le domaine de l’aide caritative et bénévole aux femmes enceintes se trouvant dans des situations difficiles, et aussi l’introduction au Kazakhstan des « jours du silence » contre l’avortement, donnant la possibilité aux organisations caritatives de soutenir durant ces jours les futures mères et les préserver du terrible péché de l’infanticide
– de créer un groupe de travail commun d’enseignement pour l’activité destinée à la jeunesse et la mission

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Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été ouverte au Daghestan

Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été inaugurée le samedi 7 mai sur le territoire de la Maison du gouvernement au Daghestan. À la cérémonie d’inauguration ont pris part le chef du gouvernement du Daghestan Ramazan Abdoulatipov, l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, les dirigeants du gouvernement, du parlement, des ministres de la république, ainsi que les représentants de l’Église orthodoxe russe et les paroissiens. « En ce jour, nous rétablissons la vérité. Ici, à une certaine époque, il y avait la cathédrale Saint-Alexandre-de-la Néva, qui a été dynamitée, et en inaugurant la nouvelle église, nous devons laver ce péché qui pesait sur nous. Grâce à l’influence importante de Mgr Barlaam, on n’a pas érigé une simple chapelle, mais une véritable église, où l’on peut célébrer tous les offices. Je considère que c’est une grande fête pour nous tous, tant pour les chrétiens, que les juifs et les musulmans, pour tout le Daghestan » a déclaré le président Abdoulatipov lors de l’inauguration. Comme l’a mentionné l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, l’ouverture de cette église est un grand événement : « Nous accomplissons un événement historique et j’espère que celui-ci nous aidera tous à prendre conscience d’une vérité principale – nous sommes tous les enfants d’un seul Dieu. Que Dieu fasse que l’événement d’aujourd’hui nous encourage afin que nous tous – orthodoxes, musulmans et juifs – comprenions le plus important : notre maison est la Russie et nous devons la construire, la renforcer et, c’est le plus important, nous devons vivre dans la paix et la concorde », a conclu l’évêque Barlaam. L’église a été construite sur l’initiative du président de Daghestan Ramazan Abdoulatipov, et avec la bénédiction de l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam. Le nombre des chrétiens au Daghestan s’élève à environ 60.000 personnes, soit 2% de la population.

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Le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad est devenu orthodoxe

Le dimanche 17 avril, le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad, Nikita Eremeev, a été reçu dans l’orthodoxie. Cette information a été communiquée par le site officiel du diocèse de Kaliningrad. « Mon retour à l’orthodoxie à partir du protestantisme, ce n’est pas la désertion de l’armée ennemie, mais le résultat d’une certaine évolution de ma vision du monde. Dans le protestantisme, j’ai fait connaissance du Christ de l’histoire évangélique. Dans l’orthodoxie, j’ai fait connaissance du Christ qui vit maintenant dans les sacrements du corps de l’Église », a raconté le jeune pasteur au sujet de son choix. Nikita Eremeev a comparé l’orthodoxie avec la Terre promise : « Je comparerais ma venue dans la communauté protestante avec la fuite de l’Égypte spirituelle (la fuite du monde pécheur) vers le désert du Sinaï. Ma venue à l’orthodoxie est la traversée du Jourdain, c’est le commencement de la conquête de la Terre promise. C’est précisément ainsi que les anciens Pères de l’Église décrivent la vie du chrétien : c’est le combat et la mort dans la bataille pour la terre de la douceur, la vie avec le Christ dans le royaume céleste ». Le dirigeant du département missionnaire du diocèse de Kaliningrad, le père Alexandre Permiakov affirme que d’autres protestants ressentent un fort intérêt envers l’orthodoxie. Mais le problème est que les protestants rencontrent une orthodoxie dans les livres, mais autre chose dans la vie des orthodoxes mêmes. Et c’est la raison principale pour laquelle ces gens sincères ne sont pas avec nous jusqu’à maintenant », a fait remarquer le prêtre.

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Visite pastorale du patriarche Bartholomée en Asie Mineure

Le dimanche de Thomas, également jour de la mémoire, cette année, de l’apôtre et évangéliste Jean, le patriarche œcuménique a présidé la liturgie à Ephèse, en plein air, sur le lieu où selon la tradition avait prêché l’apôtre. Le patriarche était assisté des métropolites de Neapolis et Stavroupolis Barnabé et d’Autriche Arsène, ainsi que des clercs venus de Grèce. Le lundi suivant, le patriarche a présidé la célébration en l’église restaurée des saints Constantin et Hélène à Mainemeni, dans la région de Smyrne, et y a prêché. Il était assisté des métropolites de Koroneia Pantéléimon et de Neapolis et Stavroupolis Barnabé, ainsi que de clercs venus de Grèce. Après la sainte liturgie, dans la cour de l’église eurent lieu les allocutions du maire et du patriarche, suivies d’un programme festif avec des chœurs locaux, dans un esprit d’amitié et de joie. Des pèlerins venus de Grèce ont assisté à ces célébrations.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie au Kenya

Le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II est arrivé le 9 mai au Kenya, accompagné de l’archiprêtre Athénodore Papaevripiadis, exarque du patriarcat à Chypre, afin de procéder à une visite pastorale et de célébrer l’intronisation des deux nouveaux évêques, Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport international du pays par S.E. le métropolite de Nairobi Mgr Macaire, l’ambassadeur de Grèce Constantin Moatsos ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte au Kenya M. Kadri Abdel-Motelib et un grand nombre de clercs. Le même jour, le primat de l’Église d’Alexandrie, en présence des évêques susmentionnés, a procédé à une rencontre avec les responsables des équipes et des paroisses missionnaires des régions orthodoxes du Kenya, afin d’organiser une planification plus efficace et systématique de la mission. Le primat a fait part de ses exhortations et conseils afin que tous les efforts possibles soient effectués dans le domaine missionnaire, en tenant compte également des problèmes économiques existants. Le patriarche a souligné que deux nouveaux évêchés dans la région élargie du Kenya sont parties intégrantes de l’Église orthodoxe, apostolique et catholique, par leurs liens spirituels avec le vénérable centre du Patriarcat d’Alexandrie.

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Jovan Nikoloski