23/10/2017
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Intronisation de deux nouveaux évêques au Kenya

13244802_1172822679416999_6794248127771766934_n-1Le patriarche Théodore d’Alexandrie a intronisé au Kenya, le 13 et le 15 mai, deux nouveaux évêques: Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Un compte rendu et une courte biographie des deux nouveaux évêques, en anglais, ainsi que des photographies (dont celle ci-contre) sont en ligne sur ce site.

Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

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« La providence divine me conduit dans la vie ». Interview du métropolite Jonas (Paffhausen), ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Jonas (Paffhausen), ayant actuellement le statut d’évêque émérite au sein de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, fut primat de l’Église orthodoxe en Amérique avec le titre d’archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada, de 2008 à 2012. Le métropolite a accordé une interview au site orthodoxe russe « Pravoslavie.ru », dans lequel il a fait part de son expérience spirituelle et de ses souvenirs : ses rencontres avec les startsy Cyrille (Pavlov), Éphrem d’Arizona, l’aide miraculeuse de saint Jean de Changhaï et du grand-martyr Démètre de Thessalonique.

– Monseigneur, vous avez été reçu dans l’orthodoxie à l’âge de 19 ans, tout jeune. Qu’est-ce qui a contribué à cela ?

– J’ai été baptisé dans l’Église épiscopalienne. À une certaine époque, cette Église était assez proche de l’orthodoxie, elle reconnaissait les sacrements. Mais en 1976, elle est allée contre ses propres canons et a commencé à ordonner prêtres des femmes. J’ai rencontré deux ou trois de ces femmes prêtres à Los Angeles. C’était très désagréable. Plus exactement, horrible. Elles-mêmes, à mon avis, comprenaient mal ce qu’elles étaient devenues : femmes ou hommes. L’une d’entre elles voulait que je l’appelle « mon père ». Je ne pouvais plus rester dans cette Église. C’est alors que, dans une librairie où je me rendais souvent, j’ai aperçu le livre « Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient » du professeur Vladimir Lossky. J’ai ouvert la première page et j’ai vu la phrase : « Toute théologie est mystique, pour autant qu’elle manifeste le mystère divin, donné par la Révélation ». Et je savais que cela était juste. J’ai compris que je n’avais pas le choix : je devais devenir orthodoxe. J’ai commencé à chercher une église orthodoxe. J’en ai visité quelques-unes et j’ai trouvé la seule église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Moscou, à San Diego, dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. C’était dans les années 1970. À cette époque, en Amérique, il n’y avait que très peu de gens qui devenaient orthodoxes. Dans cette église célébrait un prêtre mexicain, le père Ramon Merlos. Lui et son épouse étaient titulaires d’un doctorat, ils étaient professeurs. Le père Ramon enseignait la linguistique et célébrait à l’église. Il m’a reçu en 1978 dans l’orthodoxie. J’ai fait connaissance de la paroisse : deux grand-mères russes, quelques Palestiniens, Roumains et Américains…

– Monseigneur, pourriez-vous nous dire qui considérez-vous comme vos guides spirituels dans l’orthodoxie ?

– Depuis 1979, je me nourrissais spirituellement auprès de l’archimandrite Dimitri (Egorov). Lorsque j’ai fait sa connaissance, il était déjà un vieillard et ne parlait pas volontiers de lui-même, si bien qu’il m’est difficile de parler de lui, d’essayer de reconstituer sa vie. Je sais qu’il grandit à Moscou, qu’il étudiait dans les années 1920 à la faculté de médecine. Il fut arrêté pour la possession et la lecture de la Bible, il fut envoyé aux Solovki. Les clercs qui y étaient détenus baptisèrent le jeune homme. Il passa deux ans aux Solovki et ensuite, avec un ami, il confectionna des skis et ils s’enfuirent en hiver. Ils avancèrent quelques jours dans la forêt, parvinrent à un village. Mais ils avaient peur d’y entrer, ils erraient. Finalement, l’ami du père Dimitri périt à cause du froid, tandis que lui-même se retrouva à nouveau dans le camp. Il fut puni pour sa fuite, privé de rations. Toutefois, il survécut au camp. Il ressentit fortement la perte d’un ami et décida de vivre désormais dans l’ascèse pour deux. Il rêvait de devenir moine à Valaam, mais ne put y être que novice. Il fut tonsuré et ordonné à Paris pendant la guerre, où il étudia à l’Institut Saint-Serge. Le père Dimitri vécut de nombreuses années comme ermite, il obtint le don de la prière continuelle, vivant quelque peu comme fol en Christ. Ensuite, déjà gravement malade, il vécut au monastère de la Dormition à Calistoga en Californie. Il avait le don de clairvoyance. Lorsque je me confessais à lui, il savait déjà tout ce que j’avais fait. Il me disait toujours des choses qui ont laissé des traces dans mon cœur. Il avait en outre le don de discernement spirituel. Je ressentais un lien spirituel fort avec lui, je ressentais sa prière pour moi. Il devint mon père spirituel, c’était une bénédiction divine. Il disait souvent : « Il faut chasser de soi, de son âme, l’hypocrisie et ce impitoyablement ». Depuis la mort du starets, il y a déjà presque vingt ans, je considère comme mon père et mon ami spirituels le supérieur du monastère de la Transfiguration-du-Seigneur à Valaam, l’évêque Pancrace (Jerdev). J’ai vécu plusieurs mois à Valaam comme novice. Avec le père Pancrace, nous sommes allés ensemble en 1993 chez le starets Cyrille (Pavlov) à la Laure de la Trinité- Saint-Serge. J’ai conservé des souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y avait un orage d’été. Le père Pancrace est allé le premier chez le starets ; lorsqu’il termina la conversation, on m’a invité. Ce fut une expérience unique. Le starets était alité, il souriait, il me questionna sur la vie ecclésiale en Californie. Malgré la maladie, il était très joyeux, lumineux. Je me suis confessé à lui. Il m’a dit : « Tu deviendras hiéromoine ». Je demandai : « Père Cyrille, pourriez-vous me dire quelle est la volonté de Dieu pour ce qui me concerne ? Je me suis préparé à Le servir… » « Je sais, je sais… » « Comment dois-je vivre, me marier, ou recevoir la tonsure monastique ? » « N’aie pas peur, tu deviendras hiéromoine ». C’est ainsi que s’achevèrent mes rêves de vie familiale. Le starets me bénit pour devenir moine et recevoir le sacerdoce. Et je savais bien dans mon cœur, qu’il avait dit la vérité à mon sujet. Que c’était la volonté de Dieu pour ce qui me concernait.

– Et cela s’est-il produit rapidement ?

Le métropolite Jonas avec l’icône de tous les saints d’Amérique du Nord

– Oui, un an après, j’ai été ordonné diacre, et la même année, prêtre, en la cathédrale de la Protection de la Très sainte Mère de Dieu à Los Angeles. Et encore un an après, en 1995, je fus tonsuré moine avec le nom de Jonas, au monastère Saint-Tykhon, dans l’État de Pennsylvanie, dans la ville de South Canaan. Vous savez, je ressens très fortement à quel point la providence divine me dirige dans la vie : par les startsy, les guides spirituels, même par des avertissements.

– Peut-être pouvez-vous partager avec nous une telle expérience spirituelle ?

– Lorsque j’avais quatorze ans, j’assistais une fois à un cours de mathématiques. Tout était habituel, et soudain j’entendis une voix : « Tu seras prêtre ». J’étais très étonné. Cela fut ma principale expérience spirituelle. Elle a transformé ma vie. Jusque là, je ne m’intéressais à l’Église, à la vie ecclésiale, en fait je rêvais de devenir architecte. Après cela, je fus convaincu que je devais devenir prêtre. Et vingt ans après, le starets Cyrille (Pavlov) m’a dit la même chose : que la volonté de Dieu était que je devienne prêtre. La volonté de Dieu m’a été révélée à plusieurs reprises par des startsy. En 1995, avec le père Pancrace, nous avons visité le starets athonite Éphrem d’Arizona, disciple de Joseph l’Hésychaste. Au début, le starets Éphrem et le père Pancrace ont parlé par l’intermédiaire d’un traducteur, et ensuite sans lui. Le starets Éphrem est un homme de prière et peut, à l’aide de la prière, comprendre tout homme. Ils ont parlé entre autres à mon sujet. C’est alors que fut résolue la question : devais-je partir à Moscou au métochion de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA) ou tenter de fonder un monastère en Amérique ? Le starets m’a donné sa bénédiction pour construire un monastère en Amérique. Et nous avons fondé un monastère en Californie, dédié à saint Jean de Changhaï. J’y ai passé douze ans, dont cinq en tant qu’higoumène. Ce fut une expérience spirituelle inestimable. J’ai eu recours à la direction spirituelle du père Pancrace et du starets Cyrille. En 2008, je fus élevé au rang d’archimandrite et on me donna la bénédiction pour quitter le monastère, car je devais devenir évêque. Je ne voulais vraiment pas partir du monastère, mais l’obéissance est l’obéissance…

– Avez-vous ressenti l’aide du protecteur céleste du monastère, saint Jean de Changhaï ?

– Oh, oui ! J’allais souvent chez le saint, c’est-à-dire que je priais devant ses reliques, je ressentais un lien très fort dans la prière, la proximité du saint, son aide rapide. Alors que nous avions à peine construit notre monastère, un homme vint chez nous. Dans sa jeunesse, il effectuait son service dans la flotte militaire, sur un sous-marin atomique. Il se produisit des radiations dues à une fuite, et il reçut une dose importante de ces radiations et tomba malade. Il fut alors atteint d’une oncologie du tissu osseux, il perdit l’un de ses bras ainsi que ses jambes. Il fut amputé. On lui fixa des prothèses, il marchait à grand-peine. Le marin a raconté qu’il venait chez nous depuis l’hôpital, où on lui proposait l’amputation du deuxième bras. Il demandait les prières. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, nous avons oint le malade avec l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône du saint. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus entendu parler de lui. Ensuite, il revint ici et dit joyeusement que saint Jean de Changhaï l’avait guéri entièrement et qu’il n’y avait plus de tumeurs dans son corps. Il y eut encore un autre cas. Il s’agissait d’une femme qui à une certaine époque étudiait avec moi au collège. Elle avait une fille sourde de naissance. Les médecins étaient dans l’incapacité de l’aider. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, et un véritable miracle se produisit : la fillette commença à parler ! Par la suite, elle chantait et il s’avéra même qu’elle avait une bonne oreille musicale.

– Peut-on vous demander auquel des saints vous vous adressez le plus souvent afin d’obtenir de l’aide dans la prière ?

– Je ressens un lien spirituel fort avec saint Serge de Radonège. Chaque fois, quand je visite la Russie, je vais chez lui. Une certaine fois, j’avais célébré à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en la cathédrale de la Sainte-Trinité, et j’étais dans l’étonnement : l’higoumène de la Laure avait une telle concentration pendant la célébration de la liturgie ! J’ai compris comment il fallait célébrer la liturgie ! À Diveevo, je me suis littéralement baigné dans la Grâce. La présence de saint Séraphin était tellement forte ! J’ai expérimenté la même chose à Bari, chez saint Nicolas le Thaumaturge… Je vénère encore le saint grand-martyr Démètre de Thessalonique. Une fois, je me rendis sur le Mont Athos. Je dus rester à Thessalonique, où mes papiers n’étaient pas prêts. Je visitai l’église du grand-martyr. Les reliques se trouvaient au centre de l’église, et je ressentis fortement la présence du saint. Je le priai : « J’ai un souci : je n’ai pas assez d’argent pour séjourner à Thessalonique, et mes papiers [i.e. le permis d’entrée sur l’Athos, ndt] ne sont pas prêts… Aide-moi à aller sur l’Athos ! » Une demie heure après, des dames de la paroisse m’invitèrent à déjeuner. L’une d’entre elle me dit : « Vous avez des difficultés avec les papiers ? Il n’y a pas de problème ! Mon père spirituel est l’higoumène du monastère de Grigoriou, l’archimandrite Georges (Kapsanis, maintenant défunt, ndt), il fait partie de la Sainte Communauté de l’Athos et peut aider ». Elle lui téléphona et me passa l’appareil. Il parlait couramment anglais et m’aida immédiatement à recevoir le permis. Au retour de l’Athos, j’entrai à nouveau dans l’église afin de rendre grâces au saint grand-martyr Démètre de Thessalonique pour mon voyage sur l’Athos. J’ai encore demandé son aide en 1995 pour récolter des fonds destinés à la construction du monastère Saint-Jean-de-Changhaï et je promis de construire une église qui lui serait dédiée. Et saint Démètre de Thessalonique m’a aidé : au bout de six mois, nous avions l’argent nécessaire. Aussi, j’ai aujourd’hui une dette envers ce saint.

– Monseigneur, vous pourriez peut-être partager vos préoccupations actuelles, vos rêves, avec nous ?

– J’enseigne actuellement la théologie dogmatique à l’école du dimanche de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Washington, et j’aide le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, ndt) a visiter les paroisses. Mon rêve est de créer un monastère ici, à Washington. Ce serait un monastère américain, avec les traditions spirituelles orthodoxes russes. Avec la prière de Jésus, comme en Essex chez le starets Sophrony (Sakharov). J’ai déjà la bénédiction du métropolite Hilarion (Kapral), de Mgr Pancrace (Jerdev)… Maintenant, je recherche le lieu et les fonds pour ce monastère, afin d’acheter la maison pour les frères du futur monastère.

– Saint Silouane du Mont Athos disait : « La recherche de la volonté de Dieu est ce qu’il y a de plus important dans notre vie, car lorsqu’il s’engage sur cette voie, l’homme se branche sur la vie éternelle ». Il disait encore : « L’âme qui s’est livrée à la volonté Divine ne craint rien ; ni les tempêtes, ni les voleurs, rien. Mais quoi qu’il arrive, elle dit « C’est agréable à Dieu ». Si il est malade, elle pense : la maladie m’est donc nécessaire, autrement Dieu ne me la donnerait pas. Et ainsi, la paix est préservée dans l’âme et dans le corps ». Je souhaite aux lecteurs du site « Pravoslavie ru » de rechercher la volonté de Dieu et de préserver la paix dans le corps et l’âme ! Faites la prière de Jésus : consacrez à la prière 20 minutes le matin et 20 minutes le soir. Certains prient vite, d’autres lentement, mais pendant un tel laps de temps chacun peut parvenir à lire non moins de 300 prières de Jésus. Je voudrais aussi demander aux lecteurs : priez, je vous en prie, pour vos guides spirituels, pour les prêtres et les évêques, parce qu’il ont beaucoup besoin de soutien spirituel.

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À Astana a eu lieu le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan

Le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les organisateurs du forum étaient la commission de la jeunesse du district métropolitain du Kazakhstan et le mouvement de la jeunesse orthodoxe d’Astana. Le 9 mai, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre a célébré en la cathédrale de la Dormition un office de requiem pour tous ceux « qui avaient œuvré pour la Victoire ». Lors de l’office priaient les clercs du doyenné d’Astana et les délégués du congrès. Dans la deuxième partie du jour, dans la grande salle de concert du Centre spirituel et culturel « Saints-Cyrille-et-Méthode » auprès de la cathédrale de la Dormition, le primat de l’Église orthodoxe du Kazakhstan a pris la parole devant les délégués du congrès de la jeunesse. Après son rapport, l’archipasteur qui, en tant qu’archevêque de Kostroma et de Galitch présidait le Département synodal pour la jeunesse, a répondu aux questions des participants. Ensuite, le métropolite a distribué des distinctions à ceux qui ont particulièrement œuvré au service de la jeunesse sur la Terre du Kazakhstan. Le lauréat du grand prix littéraire de Russie, l’écrivain Victor Nicolaïev, a fait une communication intitulée « Morale, éthique et monde contemporain », qui a provoqué un grand intérêt chez les hôtes et les participants du forum. Le soit eut lieu un concert festif, dédié au Jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, ainsi que la cérémonie de clôture du Vème Congrès de la jeunesse du Kazakhstan. Dans le document publié à cette occasion, il est proposé de :
– créer un programme d’enseignement pour la préparation des dirigeants de la jeunesse orthodoxe
– créer une base électronique sur internet pour diffuser l’expérience des conférences diocésaines de jeunesse sur des thèmes actuels pour la jeune génération
– organiser parmi les jeunes filles orthodoxes le mouvement « Transfiguration » dans le but d’inculquer le concept de la chasteté
– d’insister sur l’opportunité d’unir les efforts des organisations publiques et religieuses dans le domaine de l’aide caritative et bénévole aux femmes enceintes se trouvant dans des situations difficiles, et aussi l’introduction au Kazakhstan des « jours du silence » contre l’avortement, donnant la possibilité aux organisations caritatives de soutenir durant ces jours les futures mères et les préserver du terrible péché de l’infanticide
– de créer un groupe de travail commun d’enseignement pour l’activité destinée à la jeunesse et la mission

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Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été ouverte au Daghestan

Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été inaugurée le samedi 7 mai sur le territoire de la Maison du gouvernement au Daghestan. À la cérémonie d’inauguration ont pris part le chef du gouvernement du Daghestan Ramazan Abdoulatipov, l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, les dirigeants du gouvernement, du parlement, des ministres de la république, ainsi que les représentants de l’Église orthodoxe russe et les paroissiens. « En ce jour, nous rétablissons la vérité. Ici, à une certaine époque, il y avait la cathédrale Saint-Alexandre-de-la Néva, qui a été dynamitée, et en inaugurant la nouvelle église, nous devons laver ce péché qui pesait sur nous. Grâce à l’influence importante de Mgr Barlaam, on n’a pas érigé une simple chapelle, mais une véritable église, où l’on peut célébrer tous les offices. Je considère que c’est une grande fête pour nous tous, tant pour les chrétiens, que les juifs et les musulmans, pour tout le Daghestan » a déclaré le président Abdoulatipov lors de l’inauguration. Comme l’a mentionné l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, l’ouverture de cette église est un grand événement : « Nous accomplissons un événement historique et j’espère que celui-ci nous aidera tous à prendre conscience d’une vérité principale – nous sommes tous les enfants d’un seul Dieu. Que Dieu fasse que l’événement d’aujourd’hui nous encourage afin que nous tous – orthodoxes, musulmans et juifs – comprenions le plus important : notre maison est la Russie et nous devons la construire, la renforcer et, c’est le plus important, nous devons vivre dans la paix et la concorde », a conclu l’évêque Barlaam. L’église a été construite sur l’initiative du président de Daghestan Ramazan Abdoulatipov, et avec la bénédiction de l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam. Le nombre des chrétiens au Daghestan s’élève à environ 60.000 personnes, soit 2% de la population.

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Le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad est devenu orthodoxe

Le dimanche 17 avril, le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad, Nikita Eremeev, a été reçu dans l’orthodoxie. Cette information a été communiquée par le site officiel du diocèse de Kaliningrad. « Mon retour à l’orthodoxie à partir du protestantisme, ce n’est pas la désertion de l’armée ennemie, mais le résultat d’une certaine évolution de ma vision du monde. Dans le protestantisme, j’ai fait connaissance du Christ de l’histoire évangélique. Dans l’orthodoxie, j’ai fait connaissance du Christ qui vit maintenant dans les sacrements du corps de l’Église », a raconté le jeune pasteur au sujet de son choix. Nikita Eremeev a comparé l’orthodoxie avec la Terre promise : « Je comparerais ma venue dans la communauté protestante avec la fuite de l’Égypte spirituelle (la fuite du monde pécheur) vers le désert du Sinaï. Ma venue à l’orthodoxie est la traversée du Jourdain, c’est le commencement de la conquête de la Terre promise. C’est précisément ainsi que les anciens Pères de l’Église décrivent la vie du chrétien : c’est le combat et la mort dans la bataille pour la terre de la douceur, la vie avec le Christ dans le royaume céleste ». Le dirigeant du département missionnaire du diocèse de Kaliningrad, le père Alexandre Permiakov affirme que d’autres protestants ressentent un fort intérêt envers l’orthodoxie. Mais le problème est que les protestants rencontrent une orthodoxie dans les livres, mais autre chose dans la vie des orthodoxes mêmes. Et c’est la raison principale pour laquelle ces gens sincères ne sont pas avec nous jusqu’à maintenant », a fait remarquer le prêtre.

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Visite pastorale du patriarche Bartholomée en Asie Mineure

Le dimanche de Thomas, également jour de la mémoire, cette année, de l’apôtre et évangéliste Jean, le patriarche œcuménique a présidé la liturgie à Ephèse, en plein air, sur le lieu où selon la tradition avait prêché l’apôtre. Le patriarche était assisté des métropolites de Neapolis et Stavroupolis Barnabé et d’Autriche Arsène, ainsi que des clercs venus de Grèce. Le lundi suivant, le patriarche a présidé la célébration en l’église restaurée des saints Constantin et Hélène à Mainemeni, dans la région de Smyrne, et y a prêché. Il était assisté des métropolites de Koroneia Pantéléimon et de Neapolis et Stavroupolis Barnabé, ainsi que de clercs venus de Grèce. Après la sainte liturgie, dans la cour de l’église eurent lieu les allocutions du maire et du patriarche, suivies d’un programme festif avec des chœurs locaux, dans un esprit d’amitié et de joie. Des pèlerins venus de Grèce ont assisté à ces célébrations.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie au Kenya

Le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II est arrivé le 9 mai au Kenya, accompagné de l’archiprêtre Athénodore Papaevripiadis, exarque du patriarcat à Chypre, afin de procéder à une visite pastorale et de célébrer l’intronisation des deux nouveaux évêques, Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport international du pays par S.E. le métropolite de Nairobi Mgr Macaire, l’ambassadeur de Grèce Constantin Moatsos ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte au Kenya M. Kadri Abdel-Motelib et un grand nombre de clercs. Le même jour, le primat de l’Église d’Alexandrie, en présence des évêques susmentionnés, a procédé à une rencontre avec les responsables des équipes et des paroisses missionnaires des régions orthodoxes du Kenya, afin d’organiser une planification plus efficace et systématique de la mission. Le primat a fait part de ses exhortations et conseils afin que tous les efforts possibles soient effectués dans le domaine missionnaire, en tenant compte également des problèmes économiques existants. Le patriarche a souligné que deux nouveaux évêchés dans la région élargie du Kenya sont parties intégrantes de l’Église orthodoxe, apostolique et catholique, par leurs liens spirituels avec le vénérable centre du Patriarcat d’Alexandrie.

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Le patriarche oecuménique Bartholomée a célébré hier à Éphèse dans les ruines de la basilique dédiée à saint Jean le Théologien

13177085_10208651901110455_1909133284084519487_nLe patriarche œcuménique Bartholomée a célébré le dimanche 8 mai la divine liturgie à l’occasion de la fête de saint Jean le Théologien dans les ruines de la basilique dédiée à ce saint à Éphèse. En visite dans la région  de l’Ionie (programme, en grec), le patriarche devait ce même jour inaugurer l’église récemment restaurée de Saint-Jean Prodrome à Sirince près d’Izmir, puis présider les vêpres dans l’ancienne basilique où a eu lieu le 3e Concile œcuménique à Éphèse en 431 et, enfin, célébrer de nouveau une liturgie lundi 9 mai en l’église des Saints Constantin et Hélène à Menemen, toujours dans la région d’Izmir.

Source (dont photographie) : Fanarion

Voeux aux orthodoxes pour la fête de Pâques

_59670478_014510058-1Le président des États-Unis, Barack Obama, et sa femme, Michelle, ont adressé leurs vœux aux orthodoxes à l’occasion de la fête de Pâques. C’est également le cas du président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre du Canada, Justin Trudeau et de son épouse, Sophie.

Photographie: au Saint-Sépulcre à Jérusalem, la cérémonie du « Feu sacré » (source: BBC)

Etats-Unis: un gigantesque incendie a dévasté la cathédrale orthodoxe serbe de Manhattan

ChaEe9pWYAIc77eUn gigantesque incendie a dévasté hier la cathédrale orthodoxe serbe Saint-Sava à Manhattan (New York). Celui-ci s’est déclaré en matinée après la célébration nocturne de Pâques à laquelle 700 fidèles ont participé. 170 pompiers ont été mobilisé pour éteindre le feu. L’église a été construite en 1850 dans un style néo-gothique. En 1943, elle a été acquise par le diocèse orthodoxe serbe à New York. Ci-dessous: une vidéo de l’incendie.

Sources : RT (article et vidéo), photographie (dont des photographies de l’intérieur de l’église et de la célébration) : ABC7NY.com

Vers une rencontre entre le patriarche oecuménique de Constantinople et le président turc à propos de l’Institut théologique de Halki

bartholomee« Le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, se prépare à demander un rendez-vous au président turc, Tayyip Erdogan, afin de discuter du statut du patriarcat et surtout pour avoir des explications concernant les récents épisodes qui semblent contredire et annihiler les précédentes dispositions législatives concernant la restitution aux communautés religieuses minoritaires de biens qui leur avaient été illégitimement expropriés par le passé par les autorités turques. Au cours d’une récente conférence de presse convoquée au siège du patriarcat, Bartholomée Ier a relevé que les relations entre les autorités turques et les minorités religieuses connaissent à nouveau actuellement un moment critique et il a soulevé encore une fois la question de l’Institut théologique patriarcal de Halki, qui, depuis 45 ans, se voit interdire toute activité de formation théologique. »

Source (et intégralité de l’article): agence Fides

L’enlèvement des deux évêques d’Alep en Syrie : trois ans déjà dans le silence le plus opaque

p03-1_388629_largeLe 19 avril, à Beyrouth (Liban), s’est déroulée une cérémonie en l’honneur des deux évêques d’Alep enlevés il y a trois ans et dont on est sans nouvelle. « Jeudi, cela fera trois ans que les deux évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe) ont été enlevés près d’Alep dans l’indifférence quasi générale. C’est d’ailleurs l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication ni de véritables négociations pour obtenir leur libération. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Ce désintérêt médiatique en dit long en tout cas sur la place qu’occupent les Églises d’Orient dans les préoccupations des dirigeants occidentaux et de la communauté internationale en général. »

Source et intégralité de l’article (dont photographie): L’Orient-Le Jour – Autre source: Fides.

Une procédure judiciaire de la part de l’Etat turc visant à reprendre les terres restituées au Patriarcat œcuménique de Constantinople

aabadoluajansi_2012_20121010094945« La Turquie vient d’entreprendre une action judiciaire contre le Patriarcat œcuménique de Constantinople afin d’annuler les actes juridiques par lesquels des terrains étaient revenus au siège patriarcal orthodoxe dans le respect des lois disposant la restitution aux communautés religieuses minoritaires des biens leur ayant été séquestrés par le passé par les autorités turques. (…) Le procès, intenté ces derniers jours par les institutions d’Ankara, vise en particulier à exproprier à nouveau le Patriarcat d’un terrain de quelques 40 ha sis à Goksu et d’une autre zone, située elle à Umit, qui avait été assignée à l’Institut de théologie orthodoxe d’Halki au cours de ces quatre dernières années. »

Source (et intégralité de l’information): agence Fides. Également: Cath.ch, Radio Vatican. Photographie: entrée du Séminaire de Halki.

Etats-Unis: une journée dédiée à la mémoire de l’archevêque Averky (Taushev) pour le 40ème anniversaire de son trépas

Le 13 avril marque le 40ème anniversaire du trépas de l’archevêque Averky de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville. Cette année, l’anniversaire de son trépas a été commémoré au centre diocésain de Howell. Le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a célébré la liturgie des dons présanctifiés, assisté par l’évêque Nicolas de Manhattan. Après la liturgie, un office de requiem a été célébré, suite auquel le protopresbytre Valery Loukianov a fait une communication sur la vie et l’héritage de l’archevêque Averky. Celui-ci (dans le monde Alexandre Pavlovitch Taushev) est né le 19 octobre 1906 à Kazan, dans une famille aristocratique. Après 1920, les Taushev ont pris la route de l’exil, et le futur hiérarque passa sa jeunesse en Bulgarie. En 1926, il fut diplômé de l’école russe, tandis qu’en 1930, il obtint un diplôme de théologie de l’Université de Sofia. Il étudia auprès de l’archevêque Séraphin (Sobolev, canonisé le 3 février 2016). L’archevêque Averky servit l’Église en Russie subcarpathique, en Hongrie, en Yougoslavie et en Allemagne et enseignait le catéchisme dans les camps de personnes déplacées après la seconde guerre mondiale. En 1951, à l’invitation de l’archevêque Vitaly (Maximenko), l’archimandrite Averky partit aux États-Unis, où il devint professeur au Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville. En 1952, il devint recteur du séminaire, et le rédacteur en chef du périodique « Pravoslavnaya Rus » (« La Russie orthodoxe »). Il était universitaire et théologien, auteur d’exégèses renommées du Nouveau Testament. Le 17 août 1961, il fut élevé à l’épiscopat, avec le titre d’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité. À partir de 1964, il fut membre permanent du Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Il décéda le 13 avril 1976 et est inhumé dans la crypte de l’église de la Sainte-Trinité à Jordanville.

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Le roi de Jordanie Abdallah II paiera les travaux de restauration du « Kouvouklion » de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Les restaurateurs du Saint-Sépulcre à Jérusalem peuvent compter sur l’aide financière personnelle du roi de Jordanie Abadallah II. Le Palais royal d’Amman a communiqué le 10 avril au patriarche de Jordanie Théophile III que le monarque hachémite accomplirait un « makrouma » (« Don, action généreuse et noble ») assumant toutes les dépenses pour la restauration du Kouvouklion, la chapelle érigée au-dessus du Tombeau du Seigneur dans la basilique de la Résurrection du Christ. Le patriarche Théophile III a grandement apprécié la générosité du roi, rappelant que celui-ci a toujours été et reste « un fidèle gardien des saints lieux chrétiens et musulmans de Jérusalem et des territoires palestiniens ». Le primat de l’Église de Jérusalem a également remercié Abdallah II pour son rôle dans la préservation de la présence chrétienne en Terre sainte et pour participer « à semer les graines de l’amour et de la fraternité entre musulmans et chrétiens ». « Nous récoltons les fruits de ces efforts au moment où, en raison des guerres  déclenchées par des fanatiques, des pays entiers se sont trouvés la proie des flammes et sont couverts de sang », a déclaré le patriarche.

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Note de la rédaction: le roi de Jordanie paiera une partie des frais de restauration (Cf.: Christianpost.com). Les communautés chrétiennes, notamment, orthodoxe, arménienne et latine, prennent en charge le restant des frais dont le montant total est estimé à 3,4 millions de dollars.

Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .

Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :

« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.

Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».

1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.

2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.

3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !

Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.

4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.

Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».

5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.

Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.

En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».

Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.

6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.

7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?

8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.

Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».

9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.

10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?

11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.

12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.

Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

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Le patriarche œcuménique Bartholomée invite le patriarche d’Antioche à venir au Phanar pour régler son différend sur la juridiction du Qatar

Le quotidien grec « To Vima » a publié l’article suivant au sujet du différend entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar. « Le conflit a commencé il y a environ trois ans et maintenant, deux mois avant la convocation du Grand Concile, le patriarche d’Antioche Jean déclare, dans sa lettre au patriarche œcuménique Bartholomée que, si le problème n’est pas résolu, il ne participera pas au Concile en Crète. Le patriarche œcuménique lui-même, la semaine passée, face à l’impasse, a envoyé une lettre au patriarche Jean, l’invitant à Constantinople le mercredi après-midi, soit en personne, soit par des représentants de l’Église d’Antioche. La lettre du patriarche Jean « a provoqué de la tristesse, de la douleur dans l’âme et beaucoup de peine » pour lui, déclare le patriarche Bartholomée, la lettre en question laissant ouverte l’éventualité l’absence du patriarche d’Antioche au Grand Concile, si le problème « de l’Émirat du Qatar » n’est pas résolu. « Certainement, Sa Béatitude [le patriarche Jean] se rappelle, ainsi que son Église sœur [le patriarcat d’Antioche], tout le labeur, durant des années, et les efforts, qu’elle a déployés elle-aussi par l’intermédiaire de chacune de ses représentations pour la préparation de ce Concile, que le Patriarcat œcuménique estime à leur juste valeur comme toujours positives, et au titre desquels il exprime sa gratitude et sa reconnaissance », déclare le patriarche Bartholomée, qui ajoute : « Entre-temps, cependant, a surgi, malheureusement, le problème connu du Qatar, les très saintes Églises d’Antioche et de Jérusalem produisant les mêmes arguments ». Et de terminer : « Comme cela est connu de vous, Béatissime Frère, le Patriarcat œcuménique, en collaboration avec les délégations des deux Patriarcats aînés [les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem], mais aussi des représentants à Athènes de l’honorable Gouvernement hellénique ont produit beaucoup d’efforts, sans cependant que le résultat souhaitable et positif, satisfaisant pour les deux Églises, attendu jusqu’à aujourd’hui, ne soit atteint ». Dans ce cadre, « le Patriarcat œcuménique prend l’initiative d’inviter votre délégation au Phanar, dans son devoir coordinateur et primatial, et en vue de l’entreprise historique de la convocation du Saint et Grand Concile, lequel doit montrer l’unité de notre Église orthodoxe Une et Unique ainsi que son témoignage envers le monde contemporain (…) » L’invitation a été envoyée, mais selon certaines informations, le patriarche d’Antioche ne peut se rendre au Phanar et, jusqu’à maintenant, aucune délégation n’est partie de Damas pour Constantinople. Il convient de mentionner que le différend entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem avait surgi à l’occasion de l’élection par le Patriarcat de Jérusalem d’un hiérarque portant le titre de métropolite « du Qatar », région qui, selon le Patriarcat d’Antioche appartient à sa juridiction ecclésiastique. La question qui préoccupe depuis un certain temps les deux côtés a souvent assombri les rencontres inter-orthodoxes de délégations à haut niveau et les Synaxes de Primats orthodoxes, mais jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible d’aboutir à une solution acceptable pour les deux parties. Le patriarche œcuménique a entrepris, ne serait-ce qu’au dernier moment, une initiative, afin de ne pas causer des problèmes pendant le Saint et Grand Concile. Le patriarche d’Antioche a défini la composition de sa délégation en Crète, mais a informé le patriarche Bartholomée que, si le problème du Qatar n’est pas résolu, il y a éventualité que, finalement, l’Église d’Antioche ne soit pas même représentée par des métropolites au Grand Concile. Et en tenant compte du fait que ses représentants, qui ont participé à la synaxe des primats orthodoxes en janvier à Genève, n’ont pas signé les communiqués des patriarches et des archevêques, le problème se complique encore plus, étant donné que le principe d’unanimité qui constitue le paramètre principal du saint et grand Concile montre une «  fissure ».

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Le « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre à Jérusalem sera prochainement restauré

Le Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre

Le 22 mars, en la basilique du Saint-Sépulcre, le patriarche de Jérusalem Théophile, en présence du frère Pierbattista Pizzaballa, custode franciscain pour la Terre Sainte, et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Ier Manougian, a annoncé le début de la restauration complète du Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre. La cérémonie s’est déroulée près de l’édifice, où des échafaudages spéciaux ont été installés. La décision de restauration a été prise après l’examen technique du Kouvouklion, effectué sur la demande du Patriarcat de Jérusalem par des spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes. L’édifice actuel construit au-dessus du Saint-Sépulcre a été construit en 1801 sur le projet de l’architecte grec N. Komnenos, après un incendie qui a eu lieu dans l’église de la Résurrection en 1808. Le projet de Kouvouklion réalisé alors était particulier en ce sens que l’architecte faisait face à la tâche complexe de conserver tous les détails historiques de l’authentique Sépulcre du Seigneur et des aménagements successifs qui ont été érigés au-dessus de lui au cours des siècles. Le Kouvouklion n’a pas été restauré depuis 1810. Pendant plusieurs décennies, l’édifice a été exposé aux précipitations, étant donné que, jusqu’en 1868, la coupole de la rotonde se trouvant au-dessus du Kouvouklion était percée d’un oculus ouvert sur le ciel. En 1927 et en 1934, des tremblements de terre, dont le premier était de 6 degrés sur l’échelle de Richter endommagèrent sérieusement le Kouvouklion, ce qui entraîna la perte de stabilité de l’édifice et risquait de provoquer son effondrement partiel. Ensuite, en 1947, à titre de mesures provisoires, des étais en acier furent installés autour du Kouvouklion. Une influence négative sur l’édifice est causée par une humidité accrue, résultant de la présence et de la respiration de millions de pèlerins et de touristes qui visitent chaque année le lieu principal du christianisme, ainsi que par la chaleur dégagée par les cierges. Aussi, la nécessité s’est manifestée de renforcer la construction, de rénover les mortiers intérieurs et extérieurs du Kouvouklion et également de changer les fragments endommagés de son parement en marbre. En outre, il est indispensable de nettoyer les décorations de la suie qui s’y est amassée. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem а coordonné le projet actuel de restauration avec la Custode franciscaine de Terre Sainte et le Patriarcat arménien qui, conformément au statu quo en vigueur, ont également des droits sur Kouvouklion. La restauration sera effectuée par les spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes en coordination avec les collaborateurs de l’Université de Florence et des experts venant d’Arménie. Les travaux doivent commencer dans quelques semaines, après la fête de Pâques qui, chez les orthodoxes, sera célébrée cette année le 1er mai. Les travaux ne dureront pas moins de huit mois. La fin de la restauration est prévue pour le début de 2017. Le patriarche de Jérusalem Théophile a fait savoir que l’accès au Lieu saint serait maintenu pendant les travaux.

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Message du métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique – OCA) pour le commencement du Grand Carême

« Venez, ô peuples, et recevons en ce jour la grâce du Carême comme un don de Dieu » (Matines du lundi de la première semaine du Grand Carême »

La prière, le jeûne et l’aumône. Ces trois « piliers » de nos vies spirituelles sont inséparables. Ils sont au cœur de tout ce que, comme peuple de Dieu, nous nous efforçons d’accomplir pour l’amour de notre Sauveur très miséricordieux, que ce soit à l’église ou dans nos maisons et nos lieux d’études et de travail. Ces trois pratiques ascétiques sont si centrales que le Christ nous exhorte, dans le Sermon sur la Montagne, à les approcher non pas comme les Pharisiens qui recherchaient les louanges des autres, mais dans le silence et l’humilité, avec vigilance. Dans Son sermon sur la Montagne, le Christ indique clairement que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas « optionnels ». Il n’a pas dit « si vous jeûnez » ou « si vous faites l’aumône ». Mais Il dit : « Lorsque vous jeûnez… lorsque vous faites l’aumône ». Il présume que ceux qui souhaitent Le suivre feront ces choses, non pas « par choix », mais par conviction – et comme moyen de conversion personnelle. Combien de fois avons-nous été négligents dans notre vie quotidienne, manquant à la prière, au jeûne ou encore à l’aumône envers ceux qui ont un besoin authentique, tout en cherchant à nous excuser par le manque de temps ou de moyens ? Et combien de fois avons-nous oublié que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas limités à des périodes de pénitence, comme celle que nous commençons, mais sont centrales dans nos vies et notre témoignage de chaque jour, 365 jours par an ? Pendant le Grand Carême, nous sommes appelés à « rentrer en nous-mêmes », tout comme le Fils prodigue a reconnu l’erreur de ses voies et a cherché le pardon de son père. Nous sommes appelés à fuir l’orgueil du pharisien et à adopter les larmes du publicain. Nous sommes invités à opérer un changement essentiel dans la qualité et le rythme de notre vie, par ailleurs trépidant, et à tourner notre attention à ces choses qui sont « utiles » pour accomplir notre salut. Et, alors que nous est donnée encore une fois l’occasion de revenir à notre Père céleste et à rechercher Son amour inconditionnel, Sa miséricorde et Son pardon, nous devons Le « repositionner » au centre même de nos vies. Engagés comme nous le sommes à « l’école du repentir », nous prions, jeûnons et faisons l’aumône comme des moyens destinés à nous préparer à nouveau pour la grande et glorieuse Pâque qui, en retour, nous offre un avant-goût du Royaume qui doit encore être pleinement révélé, mais est toutefois déjà pleinement présent parmi nous dans la vie du Corps – l’Épouse du Christ – l’Église. Que nos efforts de Carême ne soient pas considérés comme un fardeau – notre Seigneur prend sur Lui nos fardeaux et adoucit nos jougs – mais comme une occasion de « rentrer en nous-mêmes », en imitant Celui qui Lui-même a prié, jeûné et donné des aumônes, ou plutôt, a donné Sa vie même pour nous. Assurément, nous ne pouvons faire moins en cette période de « tristesse radieuse », alors que nous embrassons « la Lumière qui n’est pas saisie par les ténèbres », elle qui nous mène de « la mort à la vie, de la terre au ciel ». Que tout ce que nous fassions et vivions pendant ce très saint temps de préparation, serve à Le glorifier, que par nous « en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ » (I Pierre 4,11). Demandant humblement votre pardon et vous assurant de mes prières pour le parcours du Carême, je reste, avec amour en Christ. + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada.

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Le président roumain a visité le monastère orthodoxe russe du Mont des Oliviers à Jérusalem

Le mercredi 9 mars, le chef de la Mission ecclésiastique de l’Église russe hors-frontières à Jérusalem, l’archimandrite Romain (Krasovsky), et l’higoumène Moïsseïa avec les moniales du couvent de l’Ascension du Sauveur sur le Mont des Oliviers, ont accueilli, à la porte principale du couvent, le président roumain Klaus-Werner Iohannis, en visite officielle en Israël. Pendant la partie de sa visite consacrée aux pèlerinages, le président roumain a visité les lieux saints, dont le Mont des Oliviers. L’archimandrite Romain a salué le président, lui souhaitant toute l’aide de Dieu dans son service au peuple orthodoxe roumain. Ensuite, aux chants du tropaire de l’Ascension du Seigneur, le président Iohannis a vénéré les saintes reliques de l’église, où est enterré l’archimandrite Antonin (Kapoustine), fondateur de la mission ecclésiastique russe en Terre Sainte, et la chapelle Saint-Jean Baptiste. Le président a ensuite émis le souhait de monter en haut du clocher, puis il s’est entretenu avec les moniales, dont certaines sont roumaines. Après un échange de cadeaux, le président roumain a pris congé de l’archimandrite Romain et de l’higoumène Moïseïa, pour effectuer la prochaine étape de son pèlerinage en Terre Sainte.

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Togo: décès du père Thomas-Grâce Lugudor

unnamed_B« Chers pères, frères et soeurs et amis de l’Eglise orthodoxe du Togo,
père Thomas-Grâce Lugudor (photographie ci-contre), prêtre de l’Église orthodoxe du Togo, est né au ciel le 9 mars.
Ordonné prêtre en 2005 par le métropolite Alexandros de l’archidiocèse du Nigéria, dans la juridiction du Patriarcat grec-orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique, père Thomas-Grâce avait accompli, au cours de ses dix années de ministère sacerdotal, une grande œuvre au service de l’Église orthodoxe au Togo. Père de deux enfants et unique prêtre desservant les cinq communautés paroissiales qu’il avait, dans la grâce de l’Esprit, créées dans le pays, père Thomas parcourait, infatigable, le pays du nord au sud et d’est en ouest pour affermir la foi orthodoxe des nouveaux convertis, assurer les catéchèses et administrer les sacrements. Il assurait la gestion au sein de l’Église orthodoxe de deux établissements scolaires d’enseignement primaire et secondaire, regroupant chacun plus de 200 élèves. Une exploitation agro-pastorale d’une dizaine d’hectares avait été créée pour venir en aide financièrement aux besoins de l’Église et des établissements scolaires. Père Thomas recueillait les enfants orphelins de père et de mère chez lui et prenait en charge leurs besoins et leur éducation. Son projet de création d’un orphelinat, qui lui tenait tant à cœur durant toutes ces années, n’a malheureusement pas pu se réaliser. Que le Seigneur lui donne le repos dans la paix et la lumière, et lui accorde une éternelle mémoire. » (J.A.)

Construction du premier monastère orthodoxe sur l’île de Sakhaline

Mgr Tikhon bénissasnt le réfectoire du monastère féminin de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, en construction dans le village de Berezniaki

L’archevêque de Sakhaline du Sud et des îÎes Kouriles Tikhon a béni le réfectoire du monastère féminin de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, en construction dans le village de Berezniaki. Rappelons qu’avant la révolution, Sakhaline était un lieu de bagne avec des conditions très strictes. Il n’y avait pas de monastères sur l’île, d’autant plus féminins. La construction d’un monastère a commencé en novembre 2015, et se poursuit à un rythme rapide. La moniale la plus ancienne, la sœur Ariadna (Orlov) a raconté que lorsqu’elle est arrivée, il y a six mois, il n’y avait, sur le lieu du monastère que l’église, et des herbes sauvages. Il y a quelques jours, le réfectoire a été achevé. « Ce réfectoire a été construit très rapidement. Nos ancêtres commençaient toute construction par l’église, ensuite suivaient la salle de bain et les lieux destinés à la préparation de la nourriture, puis à la fin seulement les lieux d’habitation. Il m’est très agréable aujourd’hui de consacrer aussi le réfectoire, et que Dieu fasse que l’on élève dans ce monastère des prières pour les personnes qui en sont les bienfaitrices. L’expression la plus répandue dans la Bible est « vive le Seigneur ». Et en regardant ce lieu, on a envie de dire « Le Seigneur est vivant », a déclaré l’évêque. Quatre moniales vivent actuellement dans ce monastère.

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Le Patriarcat orthodoxe de Moscou garde le contact avec ses paroissiens en Martinique – Martinique 1ère

La chaîne de télévision Martinique 1ère a fait un reportage sur la visite de Mgr Nestor à la communauté orthodoxe située à Tartenson à Fort-de-France. Interviennent dans le sujet : Mgr Nestor, le père Jean Denis recteur de la paroisse Saint-Gabriel et Véronique Bataille, paroissienne.

Le corps de Mgr Dimitri (Royster), archevêque de Denver de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a été retrouvé incorrompu

Le père Dimitri Royster (de son nom civil Robert Royster), est né le 2 novembre 1923 au Texas, et fut archevêque de Denver (1978-2009) et exarque du Mexique (1972-2008). Il naquit dans une famille de protestants baptistes. Tout jeune, il étudiait la Sainte Écriture et comprit que l’esprit de celle-ci était incompatible avec le protestantisme. En 1941, il reçut avec sa sœur le baptême dans l’Église orthodoxe grecque de Dallas. De 1941 à 1943, il étudia à l’université du Texas. En 1943, il servit dans l’armée américaine en tant que traducteur de japonais. À l’issue de son service dans l’armée, il reprit des études et obtint le diplôme de « Master of Arts » en langue espagnole et devint professeur de philologie espagnole. En 1954, il fut ordonné prêtre et recteur de l’église Saint-Séraphim-de-Sarov à Dallas, relevant de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA). Le 29 juin 1969, il fut sacré évêque auxiliaire du diocèse de San Francisco et d’Amérique occidentale. En 1978, il fut désigné évêque diocésain de Dallas et du Sud des États-Unis. En 1933, il reçut le titre d’archevêque et, de novembre 2008 à mars 2009, en tant qu’évêque le plus ancien, il fut locum tenens du trône primatial de l’Église orthodoxe d’Amérique. Il est décédé le 28 août 2011. Son corps a été retrouvé intact le 4 mars 2015. Rappelons que l’incorruptibilité d’un corps est considérée dans l’orthodoxie comme l’un des signes de sainteté, mais ne constitue pas le seul critère pour procéder à une canonisation.

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Deux des îles de l’archipel des Kouriles porteront le nom des saints Innocent d’Irkoutsk et de Nicolas du Japon

Dans la province de Sakhaline, très prochainement, deux des îles Kouriles porteront le nom des saints Innocent d’Irkoutsk et de Nicolas du Japon. C’est ce qu’a annoncé le directeur par intérim du département des relations inter-confessionnelles, inter-nationales, et du travail avec les associations de la région de Sakhaline, Vitaly Zagorodny. « Pour la première fois, saint Innocent (Veniaminov) est venu sur nos terres en août 1861, lorsque le clipper « Gaydamak », sur lequel il naviguait depuis Nikolaevsk jusqu’en Kamtchatka, a échoué sur le rivage. Depuis plusieurs années, un camp de jeunes orthodoxes a lieu à cet endroit, avec plus de 1000 participants. Très prochainement, pour perpétuer la mémoire du saint, nous attribuerons son nom à l’une des îles actuellement sans nom dans l’archipel de Sakhaline, et l’autre portera le nom de son disciple, saint Nicolas du Japon » a déclaré V. Zagorodny. Rappelons que, dans la région d’Irkoutsk, ont lieu les préparatifs pour la célébration du 220ème anniversaire de la naissance et le 40ème anniversaire de la canonisation, de l’apôtre de la Sibérie et de l’Alaska St Innocent d’Irkoutsk.

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Une rencontre des patriarches d’Antioche et de Jérusalem est prévue fin mars pour régler leur différend sur le Qatar

Selon les informations de l’agence grecque Romfea.gr une rencontre des patriarches d’Antioche et de Jérusalem serait prévue fin mars à Chypre, afin de régler le différend des deux patriarcats au sujet de la juridiction sur le Qatar. Ladite rencontre avait été proposée en janvier dernier par l’archevêque Chrysostome II de Chypre. Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II participera à la rencontre.
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L’intronisation du nouveau métropolite Jean de Zambie et Malawi

Dimanche dernier a eu lieu l’intronisation du métropolite Jean de Zambie et Malawi dans l’église de Saint-Alexandre à Lusaka. Le pape et patriarche de toute l’Afrique Théodore II y fut représenté par le métropolite Macaire de Kenya tandis que d’autres hiérarques d’Afrique y furent aussi présents.
Le député indépendant d’Achaïe et président du parti chrétien-démocrate grec Nikos Nikolopoulos assista à la cérémonie et prononça une allocution cordiale : « Aujourd’hui ce lieu accueillant est en fête. Lusaka, la Zambie et le Malawi intronisent leur hiérarque, un enfant du Christ et de la Grèce bien méritant ».  Et de poursuivre : «vos pas, Monseigneur, du village Agios Kirikas de Zante jusqu’à l’église de Saint-Alexandre où nous nous trouvons aujourd’hui furent nombreux, courageux et impressionnants. Et je suis sûr que vos bonnes œuvres seront elles aussi nombreuses, courageuses et impressionnantes en ce lieu qui est un champ du Christ fertile malgré les nombreux et grands défis auxquels est confrontée la mission dans les pays où la majorité des gens n’ont même pas l’essentiel, ce qui dans d’autres pays est considéré comme un acquis. »
« Notre civilisation est l’œuvre de peu de gens. De gens qui ont en eux la flamme du don et du sacrifice ; qui se sont identifiés au destin des autres ; qui ont soumis l’intérêt personnel à l’intérêt général ; qui n’ont pas trahi leur destin ; qui ont vaincu le destin humain et vécu la beauté ultime d’un autre monde. C’est parmi ces gens que vous appartenez Monseigneur. Votre chemin est une croix lumineuse qui montre à nous tous qu’il n’existe de lumière plus brillante que la lucidité spirituelle et morale ; et qu’aux antipodes il n’existe de noirceur plus profond que la décomposition morale.
Votre chemin est une croix et la mitre que vous portez est une couronne d’épines, comme le saint martyr de la nation le métropolite Chrysostome de Smyrne avait prophétisé. »
M. Nikolopoulos conclut son allocution en souhaitant « bonne santé, longues années, patience et endurance. Je suis sûr », a-t-il poursuivi, « que l’enfant éclairé de Fior di Levante laissera son empreinte ineffaçable sur l’orthodoxie épanouie de Zambie et de Malawi. »

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Les patriarches de Jérusalem et d’Antioche vont se rencontrer à Chypre pour résoudre leur différend

Les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, sur l’initiative de l’archevêque de Chypre Chrysostome, se rencontreront à Chypre, où il siègeront à huis clos, afin de résoudre les différends entre les deux Patriarcats. Le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore, qui, dans la matinée du 17 février, a rencontré le président chypriote Nikos Anastasiadis, accompagné par l’archevêque Chrysostome, a exprimé le souhait que le problème soit résolu. Questionné au sujet du différend existant entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche concernant la juridiction sur le Qatar, le patriarche d’Alexandrie a déclaré que cette question avait été déjà discutée lors de la Synaxe des Primats à Genève. À cette occasion, l’archevêque de Chypre avait pris l’initiative d’inviter les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, ainsi que le patriarche d’Alexandrie, à siéger au palais archiépiscopal de Nicosie et ce à huis clos afin de trouver une solution. « Je crois que lorsque l’on ouvrira les portes, nous aurons résolu le problème de telle façon que, réconciliés, nous irons au Saint et Grand Concile le 19 juin en Crète » a déclaré le patriarche d’Alexandrie.

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Une parlementaire turque a reçu le baptême orthodoxe

Le journaliste turc Ünsal Ergel a révélé dans la presse que la députée d’Izmir (l’ancienne Smyrne) et représentante du Parti républicain du peuple (CHP) – le deuxième parti au parlement turc – Mme Selin Saye Böke, a été baptisée orthodoxe. Dans une interview donnée au journaliste qui lui demandait si elle était chrétienne, elle a reconnu avoir été baptisée. Mme Selin Saye Böke provient d’une famille connue de professeurs d’université originaire d’Hatay, une région frontalière de la Syrie, où ont vécu et vivent encore beaucoup de chrétiens orthodoxes arabophones. La députée a été baptisée en l’église orthodoxe d’Alexandrette, aujourd’hui İskenderun, qui dépend du Patriarcat d’Antioche, dont le siège est à Damas. La parlementaire, malgré les oppositions à l’intérieur de son parti, n’a pas hésité à recevoir le baptême, mais aussi à l’annoncer publiquement.

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Première réunion du groupe de travail pour la coordination de la mission de l’Église orthodoxe russe aux Philippines

Une première réunion du groupe de travail pour l’organisation, le soutien et la coordination de l’activité missionnaire de l’Église orthodoxe russe aux Philippines, créé avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, a eu lieu le 10 février 2016 au Département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou.

La réunion était présidée par le métropolite Jean de Belgorod et de Stary Oskol, président du Département synodal des missions. Prenaient part à la rencontre : l’évêque Antoine de Bogorodsk, chef de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, l’higoumène Sérapion (Mitko), vice-président du Département synodal des missions, le prêtre Georges Maximov, clerc moscovite, le prêtre Stanislav Raspoutine, direction du Département missionnaire du diocèse de Petrozavodsk, le hiéromoine Philippe (Balinguit), chef du doyenné des Philippines du diocèse d’Australie et de Nouvelle Zélande de l’Église russe hors-frontières, le hiéromoine Léon (Skliarov), secrétaire de presse du Département synodal des missions, le prêtre Ioann Moroz, du même département, et D. Petrovski, du DREE.

Il a été question de l’organisation de la mission aux Philippines et du rétablissement de la présence historique de l’Église orthodoxe russe dans ce pays.

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Le patriarche œcuménique a célébré en l’église de Krini (Çeşme) en Asie Mineure

Pour la première fois depuis 94 ans a eu lieu la liturgie en l’église, récemment restaurée, de Saint-Charalambos à Krini, actuellement Çeşme, en Asie Mineure. Le patriarche était assisté des métropolites de Chios Marc et d’Adrianoupolis Amphiloque. Le maire de Çeşme était présent et a accueilli chaleureusement le patriarche œcuménique Bartholomée devant cette église historique. Étaient également présents le consul général de Grèce à Smyrne, Theodoros Tsakiris, le maire de Chios Manolis Vournous, le président de la chambre de commerce de Smyrne, le député de Chios Andreas Michaelidis, l’archimandrite Cyrille Sykis, recteur de la communauté orthodoxe de Smyrne, des représentants des associations d’originaires d’Asie Mineure et un grand nombre de fidèles venus de Smyrne et de Chios. L’église Saint-Charalambos a été bâtie en 1832 et reste aujourd’hui un ornement architectural de la ville de Çeşme. Dans son homélie, le patriarche a souligné l’importance donnée par le Patriarcat œcuménique à sa présence sur la Terre d’Asie Mineure « dans laquelle tant d’événements historiques ont eu lieu dès les premiers instants de la fondation de l’Église chrétienne. On peut assurément exprimer que l’Asie mineure constitue le deuxième « lieu saint » du christianisme ». Le patriarche a également qualifié cette région « de pont d’amour, d’unité et de coopération entre les deux peuples voisins, les peuples turc et grec, mais également entre les autres peuples de ce monde, en faisant connaître ses saints lieux de pèlerinage qui constituent des pôles d’attraction des chrétiens du monde entier ».

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L’Église orthodoxe a été reconnue officiellement par la République du Gabon

Le 3 février, l’évêque de Brazzaville et du Gabon Pantéléimon (Patriarcat d’Alexandrie), à l’occasion de sa visite pastorale à Libreville, a rencontré le ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, qui lui a transmis la reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe locale par la République du Gabon, soulignant que l’État se réjouit de sa présence créative et féconde. L’évêque a exprimé la gratitude du primat du trône d’Alexandrie, le patriarche Théodore II et de l’Église locale envers le président du Gabon Ali Bongo Ondimba, qui a donné son approbation aux mesures juridiques consécutives à la demande déposée par l’évêque en 2014, ainsi qu’envers le ministre, pour sa collaboration fructueuse. En outre, M. Boubeya a informé l’évêque Pantéléimon au sujet de l’avancement du permis de construire concernant la première église orthodoxe au centre de la capitale gabonaise.

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Pour la première fois, une femme a été élue présidente du conseil paroissial de la plus ancienne paroisse grecque aux Etats-Unis

Barbara-Stavis-WolfLe 25 janvier, Barbara Stavis Wolf a été élue présidente du conseil paroissial de la cathédrale orthodoxe grecque de la Sainte-Trinité à la Nouvelle-Orléans. C’est la première fois qu’une femme occupe cette fonction dans la plus ancienne paroisse grecque des États-Unis qui a fêtée en 2014 son 150e anniversaire (voir son message en p.4 du bulletin mensuel). Auparavant, la nouvelle présidente avait eu différentes responsabilités au sein de cette communauté.

Source (dont photographie): Hellenic news of America

Le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie à Smyrne à l’occasion de la fête de saint Boucole

C’est avec une solennité qui a fait renaître l’époque antérieure à 1922 (expulsion de la population grecque de la ville) que les chrétiens orthodoxes – Grecs de Turquie et de Grèce, Russes, Ukrainiens et Géorgiens de Smyrne, actuellement Izmir, – ont fêté la mémoire de saint Boucole, premier évêque de la ville historique et bien-aimé disciple de l’apôtre Paul. Saint Boucole, selon la tradition, a été enterré avec les honneurs, près du cimetière de la « Porte d’Ephèse ». Un grand myrte avait poussé sur sa tombe, lequel avait des vertus miraculeuses. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, sur un terrain proche de la tombe du saint, a été construite par la communauté hellénique de Smyrne la grande église Saint-Boucole, dans le quartier de Basmane. En raison de la population turque dans le voisinage, l’église n’a pas été brûlée en 1922, mais a été pillée et utilisée d’abord comme musée archéologique, puis plus tard comme entrepôt destiné à l’opéra. À la fin de l’an 2000, sur l’initiative du maire de Smyrne Aziz Kocaoğlu, l’église a été restaurée comme musée, certaines fresques ont été mises à jour et, depuis l’an passé, l’église est ouverte au culte orthodoxe à certains moments de l’année. Le 6 février 2016, la sainte Liturgie a été célébrée par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des métropolites de Neapolis Barnabé et de Drama Paul (Église orthodoxe de Grèce). À cette occasion, le monastère athonite de Vatopédi a offert à la communauté orthodoxe de Smyrne une copie de l’icône miraculeuse dite « Mère de Dieu consolatrice » apportée la veille par les hiéromoine Eudocime et Barnabé dudit monastère. Dans son homélie, le patriarche œcuménique Bartholomée a souligné qu’il était venu à Smyrne pour honorer « l’ornement de Ionie, pour faire mémoire de nos ancêtres qui ont vécu ici dans la paix durant des siècles ». « Vraiment, nous vivons aujourd’hui une renaissance spirituelle de Smyrne qui, au demeurant, n’a jamais cessé de vivre dans notre cœur, dans le cœur de notre nation, qui n’a jamais cessé d’être l’objet des soupirs et des aspirations de notre Nation très éprouvée » a poursuivi le patriarche Bartholomée, qui a souligné : « L’ancienne Smyrne n’a pas brûlé. Elle n’a jamais cessé d’exister ». Ont assisté à la liturgie des pèlerins de Grèce, le vice-ministre des Affaires étrangères Ioanis Amanatidis, l’ambassadeur de Grèce à Ankara Loukakis, le consul général Theodoros Tsakiris, l’archevêque catholique-romain, le maire de Konak-Izmir et d’autres officiels.

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Le patriarche de Jérusalem a exprimé sa volonté de faire des concessions au Patriarcat d’Antioche

Selon les informations de l’agence grecque Romfea, les patriarches Théophile III de Jérusalem et Jean X d’Antioche (lequel n’est pas venu à Chambésy) sont prêts à faire des efforts en vue de leur réconciliation. Toujours selon l’agence, le patriarche de Jérusalem a exprimé son inclination à faire des concessions et à trouver « un juste milieu » dans les négociations sur le problème actuel. Néanmoins, la partie antiochienne a stipulé certaines conditions que le patriarche Théophile de Jérusalem a décidé de ne pas révéler, de peur que tous les efforts vers la réconciliation soient vains. L’Église d’Antioche a rompu la communion avec le Patriarcat de Jérusalem en raison d’une dispute concernant la juridiction canonique sur le Qatar, que revendiquent les deux patriarcats. L’archevêque de Chypre Chrysostome II a invité les deux primats à Chypre, afin de régler la question par la médiation du patriarche Théodore d’Alexandrie, et ce avant le début du Concile panorthodoxe prévu en juin 2016. Il convient de mentionner que le patriarche d’Antioche n’a pas désapprouvé le fait que le métropolite Macaire (du Patriarcat de Jérusalem) exerce son ministère au Qatar. Il a seulement demandé que le métropolite renonce à son titre actuel de « métropolite du Qatar » et prenne un autre titre, ce qui rendrait évident que le patriarcat d’Antioche a juridiction sur ladite région.

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L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson a enregistré un album musical consacré à l’orthodoxie

L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson, vedette du feuilleton américain « L’hôpital général » a fait paraître un album musical avec son groupe « Enation », intitulé « Vasileia ton Ouranon » (« Le royaume des Cieux ») qui a pour sujet l’orthodoxie. L’album a été sponsorisé par le monastère athonite de Vatopedi et son higoumène, le père Ephrem. La station radio sur internet « Pemptousia FM » du monastère de Vatopedi a aidé la production de l’album. « Bob Dylan disait que la forme la plus élevée du chant est la prière. Et je le crois. Bob Dylan et Bono et certains autres artistes disaient aussi que les meilleurs chants ne sont pas écrits par nous. Ils sont découverts. Ils sont déjà écrits et nous ne faisons que de les découvrir. Et la prière, pour moi, aide à créer dans la musique et les textes une atmosphère de guérison, d’éveil, d’aspiration pour quelque chose. Elle n’est pas écrite seulement pour les chrétiens, mais pour tous. Et je veux que la musique et les paroles soient adressés aux gens, indépendamment de qui ils sont », a raconté l’acteur à la radio monastique. La famille Jackson a été reçue dans l’orthodoxie en 2012 ce qui, selon l’acteur populaire, a constitué « une décision consciente ». Mis à part sa carrière sur le petit et le grand écran, Jackson participe à l’industrie de la musique depuis 2002 avec son groupe. L’artiste est le compositeur et l’auteur des textes du groupe. Comme il l’a dit, les 16 chansons inclues dans l’album « Le Royaume du Ciel » ont été choisies à l’aide des moines du monastère de Vatopedi.

Vous pouvez écouter une chanson du groupe sur Youtube :

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Session du Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche

Le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche s’est réuni le 11 janvier, sous la présidence du patriarche Jean, à Balamand. Lors de cette session, le Saint-Synode a examiné la question de la préparation du Concile panorthodoxe. À l’issue des travaux, le primat de l’Église d’Antioche a parlé de la situation en Syrie et au Moyen Orient. Le patriarche a également mentionné les métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim qui ont été kidnappés, soulignant que l’on prie jour et nuit pour leur libération. Enfin, le patriarche Jean a mentionné les défis actuels, et n’a pas manqué d’insister sur la grande importance que revêt pour l’orthodoxie la convocation du Concile.

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Baptêmes de masse au Katanga lors de la fête de la Théophanie

Depuis quarante ans, l’Église orthodoxe du Patriarcat d’Alexandrie prêche la parole de Dieu au Congo, en toute liberté. Chaque année, plus de 1500 personnes entrent dans le sein de l’Église orthodoxe. Le 6 février, jour de la Théophanie, 330 catéchumènes ont reçu le baptême. Ensuite a eu lieu le mariage ecclésiastique pour nombre d’entre eux. On peut voir sur le lien ci-dessous des photos de l’événement, qui témoignent la vitalité de l’Église dans cette région du Congo.
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La fête de la Théophanie à Kolwezi (République démocratique du Congo)

La fête de la Théophanie a été célébrée solennellement à Kolwezi (République démocratique du Congo). Malgré le jour ouvrable, un nombre assez important de fidèles s’est rendu à l’église pour recevoir l’eau bénite. Le site Romfea.gr a publié plusieurs photographies de la cérémonie que l’on peut voir sur le lien ci-dessous.

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Jovan Nikoloski