23/10/2017
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Archives de catégorie : Monde

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Première bénédiction des eaux à Izmir (Smyrne) depuis 1922

Les autorités turques ont donné leur autorisation à la célébration de la bénédiction des eaux à l’occasion des fêtes de la Théophanie orthodoxe à Izmir (anciennement Smyrne), et ce pour la première fois depuis la catastrophe d’Asie Mineure en 1922. « Pour la première fois, nous célébrerons la bénédiction des eaux au port d’Izmir. Officiellement, c’est la première fois.

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Un livre illustré pour les enfants orthodoxes chinois, « C’est demain dimanche » vient de paraître à Hong Kong

Les éditions « China Orthodox Press » de Hong Kong ont publié un livre sur la liturgie pour les enfants orthodoxes chinois. La publication, préparée par la Fraternité des saints apôtres Pierre et Paul à Hong Kong est une traduction en chinois du livre publié en grec par Mme Grigoridis-Soureli sous le titre « C’est demain dimanche ». La traduction a été réalisée par Ivan Chtchelokov, étudiant de l’Académie ecclésiastique de Moscou, qui a étudié la langue chinoise à l’Université de Jinan. Le livre évoque la signification de la divine liturgie et la préparation qui doit la précéder. « Ce livre expose la liturgie sous la forme d’un récit, durant lequel la famille se prépare à l’office du dimanche, prépare les prosphores, les apporte à l’église, prie et communie » explique le recteur de l’église des saints apôtres Pierre et Paul à Hong Kong, l’archiprêtre Denis Pozdniaiev. Comme il le précise, l’original présente l’histoire d’une famille grecque. « Mais nous avons décrit une famille chinoise, donnant aux protagonistes de l’histoire des noms chinois et les plaçant dans un contexte chinois ». Plus de vingt dessins illustrent les textes avec une famille chinoise. L’auteur des illustrations est Youlia Naoumov. « C’est une artiste remarquable. Nous voyons dans ses illustrations une famille chinoise, nous reconnaissons Bej-Guan, le lieu saint des orthodoxes chinois, à savoir la mission russe de Pékin. Nous voyons un prêtre et un diacre chinois », a mentionné le père Denis. « C’est un livre non pas de ce qu’il y eut une fois. C’est un livre sur notre espérance et celle des chrétiens orthodoxes chinois, laquelle, malgré la situation complexe actuelle et une histoire tragique, reste vivante » a conclu l’archiprêtre. Le livre est vendu sur le site de l’édition Orthodox press.

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Des moines athonites ont visité la Syrie

Une délégation de moines athonites a séjourné en Syrie. Les moines sont venus soutenir « le peuple syrien qui endure des épreuves ». Des moines du monastère de Simonos Petras ont assisté aux festivités liées à l’installation d’un sapin de Noël d’une hauteur de vingt mètres dans la ville de Safita (région de Tartous). Dans une interview aux médias syriens, le chef de la délégation athonite, l’archimandrite Élisée, higoumène du monastère de Simonos Petras, a déclaré : « Nous sommes venus en Syrie pour apporter la bonne nouvelle de l’espérance et de la joie au peuple syrien. Nous sommes très émus par les souffrances et les terribles tragédies qui ont atteint les Syriens. Nous prions Dieu pour que soient surmontés les injustices et les malheurs qui ont frappé le peuple syrien ». L’archimandrite Elisée a déclaré que la Grèce, en tant que membre de l’Union européenne doit aspirer à ce que la possibilité soit donnée aux Syriens de vivre dignement sans immixtion extérieure.

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L’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim : « Nous fêterons Noël comme nous l’avons toujours fait »

Le quotidien britannique « The Guardian » a annoncé que le gouvernement du Tadjikistan, sur l’initiative du ministère de l’Instruction publique, avait publié une décision portant sur l’interdiction de la célébration de Noël et du nouvel an. En partie, sont interdits les arbres de Noël et la distribution de cadeaux aux enfants dans les écoles. Le site Pravmir.ru a demandé à l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim (Tvorogov) ce que cela signifiait pour les orthodoxes du Tadjikistan, lequel a répondu comme suit : « L’information sur l’interdiction de la célébration de Noël au Tadjikistan ne correspond pas à la réalité. C’est la célébration du nouvel an qui a été interdite dans les écoles. Des arbres de Noël sont installés dans la ville. Et il n’est pas question de la fête de Noël elle-même. Je me suis rendu justement hier au Comité des affaires religieuses, et on ne m’a rien dit sur l’interdiction de la célébration de Noël. Cette interdiction porte un caractère déclaratif, de même que l’interdiction aux enfants de fréquenter les églises jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle est appliquée dans toute sa rigueur aux mosquées, mais pour ce qui nous concerne, nous orthodoxes, les autorités ferment les yeux, étant donné que nous ne constituons aucune menace. Les écoles du dimanche, catholiques et protestantes, ont été interdites et fermées, mais nous ne sommes pas touchés jusqu’à présent. Tous ces durcissements de la politique à l’égard des communautés religieuses concernent, en premier lieu, les musulmans. Mais les répressions, dans les conditions actuelles, ne peuvent avoir un caractère unilatéral. De jure, tous sont concernés, mais de facto seuls ceux qui présentent une menace réelle. Les musulmans par leur extrémisme, les catholiques et les protestants, par leur prosélytisme. Par conséquent, nous fêterons Noël comme nous l’avons toujours fait. Et pour ce qui concerne le nouvel an, je ne l’ai, personnellement, jamais fêté, j’essaye de m’endormir avant les éclatements de pétards… »

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L’orthodoxie à Madagascar

L’évêque Ignace de Madagascar (Patriarcat d’Alexandrie) a envoyé une lettre à l’association grecque qui aide la mission orthodoxe dans ce pays, dans laquelle il donne des nouvelles sur le développement de celle-ci

Chers amis de la Mission, réjouissez-vous dans le Seigneur !

Je vous contacte avec joie, d’abord pour vous remercier de votre soutien constant à notre humble ministère missionnaire, et ensuite pour vous informer de la progression des travaux concernant les deux églises, dont vous avez entrepris le financement. Les travaux de construction de la première église, à Diego, dédiée aux saints archanges approchent à leur fin, et l’église sera opérationnelle vers Noël. Comme je l’ai mentionné plusieurs fois, ici, dans ce pays, tous les types de travaux sont faits manuellement, avec des moyens primitifs et de nombreux obstacles, ce qui retardent leur achèvement. En outre, des conditions météorologiques défavorables telles que des pluies abondantes, empêchent le travail continu. La seconde église, dédiée à la Transfiguration, plus petite que la première, est déjà terminée et attend son ouverture. En raison de la longue distance, il m’a été impossible de vous envoyer les photos des églises. J’espère être bientôt en mesure de répondre à votre demande. Nous louons Dieu et remercions nos donateurs pour cette bénédiction qui fait que, au milieu de la crise, des églises soient construites pour la gloire du Dieu trinitaire et le salut de l’humanité. Notre lutte continue dans chaque domaine et, malgré les grandes difficultés, beaucoup de gens se convertissent à l’orthodoxie chaque jour. Après une catéchèse en bonne et due forme, ils sont menés au premier sacrement de notre Église, le baptême. Cette année, nous avons célébré de nombreux baptêmes en groupes dans une rivière. En outre, avec la bénédiction de notre vénérable prélat, le pape et patriarche Théodore, certains de nos séminaristes ont été ordonnés au premier degré du sacerdoce (le diaconat) et d’autres au deuxième (la prêtrise), remplissant ainsi certains des nombreux postes vacants dans nos paroisses. Le séminaire fonctionne normalement, avec de nouveaux et d’anciens étudiants. Nous continuons à visiter les villages pour catéchiser, célébrer les offices, revoir les projets et, ce qui est très important, communiquer avec la population, ce dont ils ont un grand besoin. Les gens sont assoiffés d’entendre la parole de Dieu de même que d’apprendre plus sur notre Dieu et notre foi orthodoxe en général. Ce qui m’impressionne le plus est qu’ils assistent régulièrement aux offices, sans épargner leur peine, effectuant de longs trajets, pieds nus, sous un soleil de plomb. Le travail caritatif continue aussi, bien que non aussi intensivement que dans le passé. Certaines activités ont dû cesser en raison de la crise financière. De nouvelles institutions démarreront très prochainement, après avoir été inaugurées pendant la visite de notre patriarche. Il s’agit d’édifices tels que l’orphelinat, la nouvelle aile de l’hôpital, l’Université et plusieurs églises. Nous rendons gloire à Dieu et remercions les donateurs. Si possible, nous aimerions vous demander de nous aider à acheter l’équipement intérieur des deux nouvelles églises susmentionnées. En outre, l’équipement de l’aile du bâtiment de l’orphelinat, lequel a été construit avec les fonds offerts par une dame anonyme de Thessalonique par l’intermédiaire votre fraternité, coûtera environ 15.000 euros. Enfin, je vous saurais gré si vous pouviez prévoir l’expédition d’un nouveau conteneur avec les marchandises dont nous avons besoin, telles que nourriture, appareils ménagers d’occasion et fournitures pour les étudiants. Ainsi, vous aiderez substantiellement notre œuvre, comme vous l’avez fait dans le passé. Merci pour tout. Que Dieu soit avec vous.

†Ignace, évêque de Madagascar »

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« Vous avez des frères qui vous aiment. Ne nous oubliez pas ! » Interview de l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum (Patriarcat d’Antioche)

Du 28 au 30 novembre a eu lieu la visite à Odessa du vicaire du patriarche d’Antioche, l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum. Le dernier jour du séjour de l’évêque en Ukraine, Fares Nofal, correspondant du site Pravoslavie.ru (Moscou), a eu l’occasion de s’entretenir avec lui de la guerre au Moyen Orient, des activités du Patriarcat d’Antioche, du destin du christianisme arabe, ainsi que des raisons du conflit juridictionnel entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche.

Votre Excellence, vous êtes le témoin direct de ce qui se produit aujourd’hui dans les lieux saints du Moyen Orient, le berceau du Christ et du christianisme. Mais avant de commencer, pourriez-vous parler un peu de vous-même à nos lecteurs ?

– D’abord, je veux rendre grâce à Dieu de m’avoir permis de me trouver avec vous dans ces terres saintes, bénies, qui nous ont donné tant de saints maîtres et guides. Le peuple lui-même, l’Église orthodoxe russe, nous a toujours soutenus, tant par la prière que matériellement, et les fidèles de Syrie, d’Irak, de Palestine et de Jordanie se rappellent de l’aide russe qui leur a été accordée aux jours de l’occupation ottomane. Mais aujourd’hui aussi, les chrétiens – russes et ukrainiens – n’oublient pas de prier pour nous, nous donnant leur amour fraternel, luttant pour notre présence chrétienne dans les pays arabes. Je suis devenu évêque, il y a presqu’un an, avec le titre d’évêque d’Erzurum. Ce lieu peut être trouvé aujourd’hui sur la carte politique de la Turquie. Comme de nombreux autres diocèses historiques d’Antioche, cette métropole a été témoin de l’expulsion massive des fidèles chrétiens arabes et arméniens. Jugez par vous-même : selon différentes estimations, environ 25.000 à 30.000 chrétiens orthodoxes vivaient à Erzurum en 1917. Or, en 1925, le nombre des chrétiens y a été réduit à zéro. Ils furent tous victimes du massacre turc ; et, malheureusement, les ambitions ottomanes, de même que leurs méthodes politiques, sont aussi cruelles et brutales aujourd’hui. Hormis mon obédience de vicaire, assistant de S.B. le patriarche Jean X, j’exerce, par la miséricorde de Dieu, la fonction de directeur du Centre orthodoxe de recherches œcuméniques, fondé par nous à Amman, il y a vingt ans. La devise du centre est « Service et témoignage ». Celle-ci reflète ses buts missionnaires. Nous nous efforçons d’élever le niveau d’instruction religieuse de nos paroissiens arabes qui, par la force des choses, se trouvent dans l’Église de Jérusalem. Hélas, de nombreux fidèles se plaignent à juste titre que Jérusalem se trouve entièrement dans les mains des Grecs qui, à leur tour, préfèrent à la mission et au service du peuple arabe, la poursuite de leurs propres buts, qui nous sont incompréhensibles. Je m’occupe également de notre troupeau en Roumanie, qui s’est accru fortement durant ces dernières années. À ce jour, dans la seule ville de Bucarest vivent près de 150 familles arabes, et sur le territoire de ce pays sont dispersées 50 familles. Précédemment, du temps du défunt patriarche Ignace IV, j’occupais les fonctions de conseiller du Tribunal supérieur ecclésiastique de l’Église d’Antioche et de chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat d’Antioche, et ce en tant que professeur de droit canon et de théologie liturgique de l’Université de Balamand. Cette expérience s’est avérée pour moi fort utile par la suite, lorsque que je commençai à représenter la Jordanie dans les comités d’éthique de l’UNESCO et de l’UNICEF, ainsi que l’Église d’Antioche dans plus de 92 pays du monde, dans lesquels vivent de façon permanent des fils et des filles de l’Orient arabe.

– Votre journée du dimanche, hier, a été riche en événements : vous avez rencontré l’évêque diocésain d’Odessa, le métropolite Agathange, vous avez prié pour la première fois avec les membres de la communauté locale orthodoxe arabe. Quelles sont vos premières impressions ? Et comment voyez-vous l’avenir des Arabes orthodoxes de cette ville ?

– Mgr Agathange nous a reçus très chaleureusement. Nous avons discuté très longtemps des questions qui nous préoccupent dont, en partie, celle du passé et de l’avenir des relations de nos Églises-sœurs, et ses paroles m’ont simplement attaché à cette terre bénie ! Le matin, lorsque nous avons assisté à la divine liturgie en la cathédrale de la Sainte –Trinité, je ne pouvais cesser d’observer les innombrables enfants et adolescents qui s’approchaient du Calice, c’est quelque chose que l’on peut difficilement voir aujourd’hui dans les églises en Europe… C’est en cela que je vois la preuve principale que la foi ardente vit jusqu’à maintenant dans ce peuple bon, pieux, dont l’espérance, après des années d’oppression et de persécutions, est préservée dans ses enfants, les futurs membres de l’Église vivante. Pour ce qui concerne notre troupeau, je suis venu ici seulement pour écouter leurs souhaits, leurs voix et, à ce sujet, je remercie spécialement le métropolite Niphon [Saykali], représentant du patriarche d’Antioche auprès du patriarche de Moscou, qui m’a soutenu dans mon souhait de venir ici). Hélas, nombreux sont nos fidèles qui ne comprennent pas la langue liturgique, le slavon de l’Église russe, et je suis content qu’ils aient la possibilité de prier ici dans leur langue maternelle ; cela les maintient ensemble, leur donne de l’aise dans leur communication avec le Créateur. Malheureusement, je n’ai eu que très peu de temps pour converser avec eux, mais demain ou après-demain, je me ferai l’écho de leurs besoins auprès de S.B. le métropolite Onuphre ce qui, je l’espère, constituera le premier pas dans l’aménagement de la vie ecclésiale ici, à Kiev et Odessa.

Comme on le sait, toute le plérôme de l’Église orthodoxe a condamné avec détermination les premiers fruits du « printemps arabe », et voici que cinq années se sont déjà écoulées depuis le début de la soi-disant « révolution syrienne ». Comment les chrétiens d’Antioche voient-ils le résultat de cette « révolution » ? Quel est, généralement parlant, la nature de leur lutte quotidienne?

– « Le printemps arabe », à mon avis, n’est pas une révolution, mais plutôt un « automne arabe » détruisant notre civilisation. Et, de toute évidence, derrière les coulisses de cet « automne », se trouvent des mains étrangères, absolument pas arabes. J’espérais que des micro-révolutions auraient lieu dans les pays arabes et les amèneraient à certains changements positifs ; mais ce que nous voyons, par exemple, en Syrie, ce n’est pas une micro-révolution, mais un véritable jeu sur le sang des gens, dirigé à distance. Le président Bahar al Assad est un homme instruit, comprenant bien les problèmes de son État. Dès le début de sa présidence, il s’est efforcé d’ouvrir la Syrie au monde, sous sa direction a commencé la renaissance culturelle et économique du pays, il s’est efforcé comme on le dit « de changer le système ». Et il est absolument naturel que le processus « de changement du système » dure non pas 24 heures, non pas même deux ou trois ans. Mais ses efforts ont été enterrés par les fruits de la conférence coloniale de Londres de 1907, qui a démembré et affaibli le monde arabe depuis de nombreuses années. Tout ce qui se produit au Moyen Orient aujourd’hui, c’est le cadeau tardif de l’Occident à ses satellites dans la région. Ainsi ce « cadeau » a détruit notre héritage chrétien, nos musées ont été pillés, nos lieux saints détruits. Les Mongols qui s’étaient accaparés des terres du Califat, ont fait ce qu’ils voulaient, mais ils n’ont pas touché à ses pierres et à son esprit ; or, maintenant, les combattants de L’État islamique, soutenus par les wahhabites d’Arabie Saoudite et du Qatar, les radicaux de Turquie et les géopoliticiens américains, déploient de grands efforts pour effacer de la face de la terre la culture chrétienne de l’Orient – naturellement avec ceux qui en sont les porteurs vivants. Il n’est pas étonnant que le but suivant de cette force est devenu la Russie. Les commanditaires de cette terreur ne le cachent pas : même Kissinger a déclaré que « la chute du mur européen de la paix » constituait un moyen efficace de s’opposer à la présence russe… Des migrants de Turquie séjournent en Europe, alors que les véritables chrétiens syriens constituent moins de 10% du nombre total des réfugiés. Il en résulte que tous profitent de notre sang, le sang des véritables victimes, alors que nous souffrons plus que tous !

Vous avez rappelé l’émigration forcée – une véritable tragédie de la culture arabe. Mais la Russie orthodoxe est passé par quelque chose de semblable au début du XXème siècle. « Les bateaux des philosophes» [allusion aux philosophes russes expulsés par bateaux d’URSS en 1922, ndt] ont fait connaître à nouveau l’Orthodoxie à l’Occident. Que pensez-vous, est-ce que la tragédie actuelle de l’Orthodoxie arabe a une chance de devenir le début d’une nouvelle étape de son existence ? Peut-être nous faut-il nous préparer à l’apparition d’un « Saint-Serge » arabe en Europe ?

– Bien sûr, notre histoire se rappelle aussi de ses « bateaux des philosophes» à sa manière. La deuxième partie du XIXème siècle, comme on le sait, a été marquée par une série de génocides au Liban et à Damas, forçant de nombreux penseurs et artistes arabes à émigrer en Égypte, puis en Amérique du Nord et Latine. C’est ainsi qu’est apparu tout un mouvement dans la littérature arabe, appelée « Littérature de la diaspora », qui s’est créée, en partie, dans les publications arabe d’Amérique, dans les « clubs arabes » du Brésil et d’Argentine. Et cette littérature est principalement chrétienne. Le XXème siècle a apporté à l’Orient de nouvelles guerres, éloignant toujours plus de leur patrie historique de nouveaux philosophes, poètes, théologiens et musiciens. Beaucoup de médecins, savants et professeurs éminents en Occident aujourd’hui sont des intellectuels arabes chrétiens, contraints de fuir de leurs foyers. Nous espérons que ceux de nos frères qui sont devenus les victimes de la force aveugle des islamistes, ne chasseront pas le Christ des terres de leurs cœurs et resteront Ses témoins fidèles. Quant à nous, naturellement, c’est là notre devoir : qui, si ce n’est l’Église-mère, rassemblera ses fils dans les pays de la diaspora ? Nous devons rester les apôtres de l’amour et de la vérité et reconnaître sans honte notre christianisme, notre Orthodoxie. Nous ne pouvons être « une minorité », nous sommes la pincée de sel qui rend une nourriture abondante appropriée pour un repas.

Il y a quelques jours, l’État islamique a appelé l’Ukraine, après la Russie, « son ennemi ». La Russie, comme on le sait, est intervenue dans la situation politique dans la région, et comme l’estiment certains critiques parmi les politologues, publicistes et même des clercs de l’Église orthodoxe russe, elle a fait là une sérieuse faute. D’un autre côté, le métropolite Luc (al Khoury), après sa récente prière en la cathédrale orthodoxe « Mariamite » de Damas, a soutenu l’assistance militaire russe dans le combat contre l’islamisme. Comment pouvez-vous estimer la situation ? Quel est le rôle de l’aide russe dans le combat des chrétiens syriens ?

– Bien sûr, nous devons différencier les relations politiques et ecclésiastiques. Pour ce qui concerne les dernières, l’Église orthodoxe russe ne nous a jamais abandonnés : les nombreuses prières des peuples russe et ukrainiens, leurs dons abondants on atteint leur but. Grâce à ce soutien, nous sentons que nous ne sommes pas isolés. En outre, l’an dernier, l’Église orthodoxe roumaine a décidé également de nous aider. Elle a fait un don à l’Église d’Antioche de 500.000 Euros pour l’aide aux nécessiteux. Mais cependant, il n’y a pas de plus grand don que les saintes prières pour la paix en Orient, élevées dans vos maisons et vos églises. Du point de vue politique, tout est bien plus simple : chaque État a ses intérêts. L’Église ne peut soutenir la guerre et ou les mener, mais elle est obligée de bénir les défenseurs de sa patrie. Pour nous, en tant que chrétiens, la patrie est l’espace de notre témoignage sur le Christ. Il est connu que le bienheureux Augustin d’Hippone bénissait les soldats qui défendaient leur ville, disant : « Comme chacun de nous a une mère qu’il est appelé à protéger, nous devons défendre notre mère commune – la patrie ». Défendre notre État, est notre obligation bénie. La Syrie a ses intérêts, liés à ceux de la Russie, et la Russie a ses intérêts, liés à la Syrie. Mais en fin de compte, l’armée syrienne reçoit de l’aide, et c’est l’armée de la vérité qui se bat contre les meurtriers de notre histoire, de notre pensée. Et elle va tenir.

Voici déjà quelques années que les médias mondiaux décrivent les souffrances des chrétiens d’Orient, et cela, bien entendu, correspond à la réalité, car l’Église d’Antioche, indubitablement, est une Église souffrante. Mais certains peuvent soudain la considérer faussement comme morte, sans force. Ne pourriez-vous pas, pour que personne ne puisse avoir de doutes sur l’authenticité de la vie du christianisme orthodoxe en Syrie et en Irak, nous raconter les principaux événements de la chronique de l’Église d’Antioche, qui ont eu lieu durant les deux-trois dernières années ?

– Indubitablement, notre Église n’est pas morte – elle est l’Église des témoins, l’Église du martyre. En confessant le Christ crucifié et ressuscité, elle traverse aujourd’hui Son chemin de Croix depuis le Golgotha jusqu’à la résurrection des morts. Nous sommes fiers qu’Antioche enfante jusqu’à maintenant des martyrs, vivant éternellement devant le Trône du Très-Haut : c’est précisément eux qui sont la vie authentique de l’Église. Et, si ce ne sont les enfants fidèles de l’Église russe, qui comprendra et ressentira tout cela ? Eux qui gardent avec tremblement les saintes reliques de centaines et de centaines de leurs martyrs ? Cependant, comme l’a dit le Sauveur, que l’incroyant « vienne et voit ». Malgré toutes les adversités, malgré l’absence d’un minimum de financement, l’Église d’Antioche continue à servir les chrétiens et les musulmans de Syrie, de Jordanie, du Liban et d’Irak par ses écoles, hôpitaux et organisations caritatives. S.B. le patriarche d’Antioche Jean X a insufflé personnellement une nouvelle vie à nombre de ces projets, et bien qu’il soit lui-même dans une situation extrêmement non enviable (il suffit de se rappeler des malheurs du troupeau qui lui a été confié et l’enlèvement de son frère cadet Paul, métropolite d’Alep), il continue son ministère avec espérance, foi et dans la prière. En grande partie grâce à lui, une nouvelle université orthodoxe du monde arabe ouvre ses portes à Al-Khumaira, la seconde après l’université de Balamand qui accueille plus de 70 étudiants ayant déjà reçu une première éducation universitaire. Par les prières de nombreux fidèles s’achève la construction de l’hôpital patriarcal de la Vierge Marie de Balamand. Il n’est pas moins important pour nous de donner aux jeunes orthodoxes d’Antioche une autre chance de rester sur leurs terres, aussi nous vendons à crédit des terrains, près de Beyrouth, aux jeunes familles chrétiennes du Liban avec des maisons clés en mains et ce à leur prix de revient. J’espère qu’à l’avenir également, notre Église continuera à servir son troupeau, en renforçant le lien de celui-ci avec sa sainte patrie.

La nouvelle de la cessation de la communion eucharistique entre Damas et Jérusalem a choqué beaucoup de fidèles orthodoxes dans le monde entier. Quelles sont les véritables racines de ce conflit ? Quels pas ont été entrepris par les deux parties pour le surmonter ?

– C’est une question très douloureuse. En fait, la décision [de nommer un évêque au Qatar, ndt] prise par l’Église de Jérusalem, qui foule aux pieds les bases mêmes du droit canonique, a été pour nous absolument imprévue. C’est le signe, premièrement, d’un rejet profond du droit de l’Église-sœur à être présente dans les pays du Golf persique, et, deuxièmement, du déclin de l’amour dans les cœurs de nos frères évêques. Tout a commencé, comme d’habitude, par la politique. Souhaitant « acquitter sa dette » au monde, les dirigeants du Qatar ont décidé de démontrer leur ouverture au dialogue en général et au dialogue religieux, en particulier. En donnant aux confessions des terrains pour construire des lieux de culte, les autorités du Qatar n’ont pas pour autant oublié leur aversion envers le clergé orthodoxe arabe, auquel il était interdit de séjourner de façon permanente sur le territoire du pays (ce que je sais de par mon expérience personnelle). C’est ainsi que dans les années 1990, la question de la présence orthodoxe au Qatar a été réglée par le directeur du département régional du renseignement américain, dans le passé ambassadeur des États-Unis à Amman, sur la base de sa propre origine familiale : l’identité grecque de sa mère a donné lieu à ce que le fonctionnaire s’adresse au patriarche de Jérusalem. C’est précisément l’actuel patriarche de la Ville Sainte, alors archimandrite, qui a été envoyé à l’ambassade des États-Unis, et c’est sous sa direction qu’a été construite l’église orthodoxe, dont la première pierre a été posée par le défunt patriarche de Jérusalem Diodore, à l’encontre de toutes les normes juridiques en vigueur de l’Église. Contrairement à l’Église de Jérusalem, absolument toutes les Églises, dont l’Église russe, selon la discipline ecclésiale, ont sollicité la permission du défunt patriarche d’Antioche Ignace pour construire des églises, par exemple dans les Émirats Arabes Unis. « Votre séjour sur ces terres est précieux pour notre propre présence sur celles-ci », c’est ainsi que le patriarche d’Antioche a répondu à la demande du primat de l’Église russe de bâtir une église à Sharjah. Mais les hiérarques de Jérusalem ne l’ont pas fait. En 1999, en ma présence, à Amman, le patriarche Ignace a demandé au patriarche Diodore : « Monseigneur, lorsque vous rendez visite à votre frère, est-ce que vous ne frappez pas d’abord à sa porte ou ne lui-demandez vous pas une invitation ? Pourquoi n’avez-vous pas frappé à notre porte ? » Aucune réponse compréhensible, bien sûr, n’a suivi. Toujours est-il que nous avons accepté le fait accompli, bien que les Arabes orthodoxes du Qatar, pour parler posément, n’étaient guère enchantés par le prêtre hellénophone qui les desservait. Mais visiblement, tout cela n’était pas suffisant pour Jérusalem. La mort du patriarche Ignace IV et la situation catastrophique en Syrie et en Irak ont poussé les dirigeants de l’Église de Jérusalem (avec, indubitablement le soutien du Qatar, qui est intéressé dans la politique de la région) à choisir un évêque pour ce territoire ; et malgré notre appel à ne permettre un tel acte barbare, Jérusalem a néanmoins ordonné un évêque avec un titre correspondant. On peut légitimement se poser alors la question suivante : comment pouvons-nous parler d’unité lorsque nos frères font tout pour piétiner celle-ci ? Les Églises russe et antiochienne, hélas, ont fait une amère expérience semblable : nous n’avons pas encore oublié l’immixtion du Patriarcat œcuménique dans le schisme ukrainien. Dans de tels cas, nous devons nous rappeler, si ce n’est de notre amour, à tout le moins du droit canon, qui réglemente précisément toutes les procédures de ce genre. J’espère que Jérusalem, à la veille du Concile panorthodoxe, oubliera sa politique grecque, que le Trône œcuménique accomplira ses obligations concernant la cessation du présent conflit, et que les Églises orthodoxes russes et roumaines se prononceront – prononceront la parole de vérité – en ce qui concerne la situation qui s’est créée.

Quelles paroles voudriez-vous adresser à nos lecteurs, en tant que bon pasteur, frère fidèle et fils du Saint Orient ?

– Votre terre, est une terre sainte, sanctifiée par vous. Vous l’avez reconquise vous-mêmes. Vos innombrables martyrs, ce sont votre grand trésor. Votre Église a été crucifiée, et maintenant vous témoignez de sa résurrection. Préservez vos fidèles, ne préservez pas les pierres : ce sont justement les hommes qui sont « les temples de l’Esprit Saint », qui insufflent la vie aux églises de pierre par leurs métanies (prosternations) à terre. Vous, membres vivants de l’Église, pourrez garder votre foi et la transmettre au futur, à la postérité non encore née. Et bien sûr, n’oubliez pas que loin de vos pays, vous avez des frères qui vous aiment, qui n’ont pas cessé de le faire même lorsque les communistes persécutaient vos saints. Aujourd’hui, à l’aide de vos prières, votre amour, il nous faut surmonter les mêmes épreuves. Ne nous oubliez pas !

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Session du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

La dernière session de l’année 2015 du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a eu lieu les 8 et 9 décembre en la résidence de son primat, le métropolite Hilarion, à New York. Ouvrant la session, celui-ci a salué les archipasteurs, leur souhaitant l’aide de Dieu dans leur œuvre, puis s’est adressé en particulier à l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, pour le féliciter à l’occasion du 35ème anniversaire de son sacre épiscopal et pour son ministère dévoué envers la sainte Église du Christ. Dans sa réponse, l’archevêque Marc a exprimé sa gratitude à Mgr Hilarion et a demandé les saintes prières des évêques membres du Synode, puis il a informé les archipasteurs sur la Mission ecclésiastique de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Jérusalem et sur les travaux de la conférence panorthodoxe destinée à la préparation du futur Concile panorthodoxe, qui doit avoir lieu en 2016. L’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel a procédé à un compte-rendu financier, puis a évoqué la réunion, en octobre dernier, de la commission chargée d’harmoniser le ménologe de l’Église orthodoxe russe, avec le patriarche de Moscou Cyrille. L’évêque de Manhattan Nicolas, vice-secrétaire du Synode des Évêques a parlé de ses voyages avec l’icône de N.D. de Koursk en Australie, en Europe occidentale et dans les diocèses des métropoles de Koursk, Ekaterinbourg et Oufa de l’Église orthodoxe russe. Il a également présenté le projet des voyages de l’icône pour l’an prochain. Le Synode a examiné les demandes des métropolites Germain de Koursk et Rylsk et Zénobe de de Saransk et de Mordovie, lesquels ont demandé que ladite icône visite leurs diocèses. Il a été décidé de s’adresser au patriarche de Moscou Cyrille afin qu’il accorde sa bénédiction à ce sujet. Après avoir écouté le rapport du président de la commission de musique liturgique, l’archiprêtre André Papkov, le Synode des évêques a déclaré qu’il appréciait grandement l’activité de celui-ci et a imploré la bénédiction Divine sur les travaux à venir de la commission. L’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille a proposé au Synode des évêques de commémorer l’an prochain le cinquantenaire du trépas de saint Jean de Changhaï, à San Francisco et à Seattle. Une communication sur la date des célébrations et des autres manifestations à ce sujet sera publiée un peu plus tard. La session s’est terminée par la participation des archipasteurs à la fête patronale de la cathédrale synodale de la Mère de Dieu « du Signe », durant laquelle une commémoration spéciale des métropolites Anastase (Gribanovsky, +1965) et Philarète (Voznesensky, + 1985) a eu lieu. À la fin de la sainte Liturgie célébrée le jeudi 10 décembre, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne a reçu la distinction synodale de l’ordre de l’icône de Koursk, du 1er degré. La prochaine session du Synode des évêques aura lieu en février 2016 à Moscou, où les archipasteurs participeront à l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe, coïncidant avec l’anniversaire de l’intronisation du patriarche Cyrille.

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La plus grande église orthodoxe d’Asie centrale a été consacrée à Bichkek (Kirghizstan)

Le rite de la grande dédicace célébré par le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent

Le 10 décembre, dans le cadre des solennités dédiées au millénaire du trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, la plus grande église orthodoxe d’Asie centrale a été consacrée à Bichkek, au Kirghizstan. Vingt années ont été nécessaires à la construction de l’édifice. La pose de la première pierre de celui-ci, dédiée à saint Vladimir, avait été effectué par l’archevêque de Tachkent et d’Asie centrale Vladimir le 18 mars 1995. L’église peut accueillir jusqu’à 2500 personnes, et son architecte est Anatole Mejourine. Le rite de la grande dédicace a été célébré par le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent, assisté de l’archevêque de Piatigorsk et de Circassie Théophilacte, administrateur provisoire du doyenné des paroisses patriarcales de l’Église orthodoxe russe au Turkménistan, de l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim, de l’évêque d’Alatyr et de Poretskoye Théodore, de l’évêque de Bichkek et du Kirghizstan Daniel, ainsi que des prêtres invités et du clergé diocésain. Après la consécration de l’église a été célébrée la première liturgie, à laquelle étaient présents les moines et moniales du diocèse ainsi qu’un grand nombre de fidèles. À la cérémonie solennelle de l’ouverture de l’église sont venus les représentants du cabinet présidentiel et du gouvernement du Kirghizstan, des représentants des missions diplomatiques, le maire de la ville de Bichkek, les représentants des ministères, des acteurs de la vie publique. À la fin de l’office a eu lieu la remise de distinctions patriarcales aux représentants des autorités de l’État, des dirigeants des institutions municipales, des bienfaiteurs, des savants et artistes. Sur le clocher provisoire construit récemment ont sonné pour la première fois neuf nouvelles cloches, fondues à Kamensk-Ouralsky, annonçant joyeusement la naissance de la nouvelle église. La consécration solennelle de l’Autel de la plus grande église en Asie centrale a été l’un des événements importants du monde orthodoxe au Kirghizstan.

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Un monument au patriarche Alexis II et au métropolite Laure inauguré aux États-Unis

Le 4 décembre, en la fête de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple (calendrier julien), le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York a présidé la célébration de la divine liturgie à la cathédrale de Howell (état du New Jersey, États-Unis). Le premier hiérarque de l’Église russe hors-frontières concélébrait avec l’évêque Nicolas de Manhattan, des clercs du diocèse d’Amérique de l’Est et des paroisses patriarcales aux États-Unis.
De nombreux clercs et fidèles assistaient à l’office. L’icône de la Mère de Dieu dite de la Racine de Koursk, relique principale de l’Église hors-frontières, avait été apportée dans l’église. Après la liturgie, l’icône a été emmenée en procession jusqu’à un nouveau monument en l’honneur de la réunion de l’Église russe hors-frontières avec le Patriarcat de Moscou. La composition, qui représente le patriarche Alexis II et le métropolite Laure, tenant à la main l’église du Christ-Sauveur de Moscou est l’œuvre du sculpteur André Klykov et des architectes G. et A. Kouznetsovy. Une inscription proclame que ce monument est « un don de la diaspora russe au peuple de la Russie orthodoxe ». Un monument semblable a été récemment installé en Russie. Sa seule différence avec le nouveau monument est que les deux hiérarques y tiennent l’icône de la Racine de Koursk. Le monument est intitulé « Réunion », en mémoire de l’évènement historique qui mit fin à une période de tragique séparation au sein de l’Église russe au XX siècle, avec la signature de l’Acte de réunion canonique entre le Patriarcat de Moscou et l’Église russe hors frontières le 17 mai 2007. Inaugurant le monument, le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York, premier hiérarque de l’Église russe hors-frontières, a qualifié la composition de « remarquable monument à deux remarquables personnalités ». Le concile de la Fédération de Russie à New York, I. Goloubovski, une délégation de Koursk emmenée par le député de la Douma régionale V. Kharine, des représentants des cosaques de Kouban assistaient à la cérémonie, au cours de laquelle de nombreux discours ont été prononcés et plusieurs décorations distribuées. Le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York a consacré le monument. Les personnes présentes ont poursuivi leurs échanges au cours d’un repas organisé par la fraternité de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski.

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Divine liturgie en la basilique Saint-Nicolas à Myre en Lycie pour la fête du saint

Le dimanche 6 décembre, la divine liturgie a été célébrée en la basilique de Myre en Lycie (aujourd’hui Demre, en Turquie). L’office était présidé par le métropolite de Myre Chrysostome, assisté de plusieurs prêtres et en présence de fidèles venus de Rhodes et des Russes habitant la région. Le consul général de Grèce à Smyrne était également présent. Le métropolite avait organisé au préalable un pèlerinage de cinq jours dans la région. C’est ainsi que les pèlerins ont visité Patare, le lieu de naissance de saint Nicolas, ainsi que d’autre lieux archéologiques de Lycie. Le samedi matin 5 septembre, la liturgie a eu lieu dans la chapelle de l’évêché, dédiée à saint Jean Chrysostome, tandis que, dans l’après-midi les vêpres ont été célébrées dans la basilique de saint Nicolas, présidées par le métropolite Chrysostome. La presse et les médias locaux turques ont couvert ces cérémonies. On peut visionner ici https://youtu.be/DW1h5VCslKM un court film vidéo avec des extraits de la liturgie.

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En Floride sera consacrée la plus grande église orthodoxe de la côte Sud-Est des États-Unis

Le 12 décembre sera consacrée à Miami, par le métropolite de New York et d’Amérique orientale Hilarion (Église orthodoxe russe hors-frontières), la plus grande église orthodoxe de la côte Sud-Est des États-Unis. La paroisse, dédiée à sainte Matrone de Moscou, fonctionne depuis 2011. Les offices, jusqu’à présent, étaient célébrés dans des locaux en location, situés dans le quartier de Hallandale Beach. En quatre ans, les fidèles ont rassemblé les fonds et ont acquis une ancienne église méthodiste, qu’ils ont restaurée selon les critères d’une église orthodoxe. L’iconostase, en faïence, est en cours de réalisation par un atelier d’Ekaterinbourg. Le jour de la dédicace seront amenés, depuis les anciens locaux, deux coffrets, l’un contenant les reliques de la sainte bienheureuse Matrone de Moscou, l’autre contenant les reliques de 115 grands saints orthodoxes. L’église peut accueillir jusqu’à 700 fidèles. L’édifice comporte également une grande salle à manger, ainsi que des locaux destinés à des projets éducatifs et culturels. Le jour de la dédicace sera amené l’icône miraculeuse de N.D. de Koursk. Selon les différentes estimations, 100 à 200.000 personnes de langue russe habiteraient dans la région du grand Miami.

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Fête du saint hiéromartyr Philouménos au Patriarcat de Jérusalem

Le dimanche 29 novembre 2015, le Patriarcat de Jérusalem a fêté la mémoire du saint hiéromartyr Philouménos, en l’église du Puits de Jacob. Comme on le sait, le saint hiéromartyr était originaire de Chypre et membre de la confrérie du Saint-Sépulcre. Après avoir rempli différente tâches, il avait été nommé recteur de l’église du Puits de Jacob à Naplouse, en Samarie, en 1979. C’est là qu’il fut assassiné par un Israélien fanatique. En 2009, par décision du Saint-Synode du patriarcat de Jérusalem, il a été canonisé, sa mémoire étant fixée au 16/29 novembre, jour de son martyre. Cette année, la Liturgie, en la magnifique église dédiée à sainte Photine (la Samaritaine), a et présidée par le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté de l’archevêque de Constantine Aristarque, du métropolite de Pereyaslav-Khmelnitsky Alexandre (Église orthodoxe d’Ukraine), de l’ancien métropolite de Zambie Joachim (Patriarcat d’Alexandrie) et de plusieurs prêtres et diacres, en présence du consul général de Grèce à Jérusalem, M. Georges Zakharioudakis, et de fidèles venus de Naplouse et des villages voisins, ainsi que de pèlerins de Grèce, Russie, Ukraine et Roumanie. Les chants étaient assurés par deux chorales, l’une hellénophone, l’autre, arabophone. On peut visionner ici une partie de l’office des matines et le début de la sainte Liturgie, célébrées en grec et en arabe.

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Les informations résumées mensuelles de l’Église orthodoxe d’Amérique (OCA) sont désormais disponibles en version numérique

2015-1201-ocareviewLe numéro de décembre 2015 de « L’OCA Review », une version résumée des informations mensuelles de l’Église orthodoxe d’Amérique est désormais disponible en version numérique, en couleur ou en noir et blanc. Cette revue, avec la bénédiction du métropolite Tikhon, a fait ses débuts en octobre 2015. Chaque livraison mensuelle comporte huit ou dix articles parus au cours du mois sur le site internet de l’OCA. Les paroisses devront imprimer la revue et la distribuer, particulièrement à ceux qui n’ont pas accès à internet. Toutes les paroisses et le clergé de l’OCA recevront une version PDF de la revue par courrier électronique. Tous ceux qui le souhaitent pourront s’abonner à cette version électronique et ce gratuitement. Une série de plus de 320 bulletins hebdomadaires du Département d’éducation chrétienne de l’OCA peuvent également être téléchargés. Les sujets concernés sont les commentaires des Saintes Écritures, les vies de saints, les comptes rendus sur les livres ou les films, et les thèmes d’intérêt spirituel général. La série du même département, intitulée « D’un dimanche à l’autre »  est également téléchargeable gratuitement.

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Damas : agrypnie à Bâb Touma pour la fête de sainte Catherine

La célébration d’une agrypnie pourrait être un événement anodin un peu partout dans le monde. Les mass media évoquent quotidiennement la tragédie syrienne mais fort rarement la situation à Damas, où la population vit constamment dans la crainte de tirs de roquettes en provenance de la région environnante. Le quartier de Bâb Touma, qui compte avec Bâb Sharqi de nombreuses églises (dont le siège du patriarcat grec-orthodoxe et la cathédrale patriarcale Mariamiyya) ne fait pas exception. C’est dans ce climat que le 24 novembre dernier une agrypnie a été célébrée en l’église Saint Jean de Damas à Bâb Touma, par l’évêque Ephrem (Ma’louli), vicaire patriarcal, et la participation de deux prêtres et, notamment, des membres de la Fraternité universitaire Sainte-Catherine (section Saint Jean de Damas) qui en ce jour fêtaient leur sainte patronne. Durant la célébration, les chants de la chorale Saint Jean de Damas et des fidèles résonnaient dans l’édifice. Les jeunes de la Fraternité se sont ensuite rendus au siège du patriarcat (situé sur la « rue Droite », cf. Actes 9,11) pour quelques moments égrenés de chants liturgiques et autres, ainsi qu’une collation.
Quatre photos sont disponibles sur le lien suivant (de haut en bas : photo de groupe au patriarcat, chants avec instruments, réunion au patriarcat, l’évêque Ephrem entouré des deux prêtres).

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On ignore le sort des moniales du couvent orthodoxe Sainte-Catherine, dans le Nord de l’Irak

Peu nombreux sont ceux qui savent qu’il existe en Irak des chrétiens arabophones qui appartiennent au Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Des églises et des monastères du IVème siècle sont en voie de disparition, tandis que des moines et des moniales luttent quotidiennement pour leur foi. Un journaliste d’Al Jazeera a parlé le 26 novembre de moniales de la région, dont on ignore le sort. Concrètement, des informations font état d’un monastère Sainte-Catherine dans le nord de l’Irak, qui a été construit par les empereurs byzantins à la fin du VIème siècle, et qui se trouve aux mains de l’État islamique. Les islamistes ont fait irruption dans le monastère au moment où les moniales célébraient la mémoire de sainte Catherine. Selon les informations disponibles, les moniales n’ont pas quitté leur monastère et se trouvent sans défense face aux islamistes. On dit également que ceux-ci auraient bombardé la coupole de l’église, qui a été entièrement détruite.

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Un monastère orthodoxe, dédié à saint Séraphim de Sarov, a été inauguré en Argentine

Consecration du nouveau monastère, dédié à saint Séraphim de Sarov, à La Plata, à soixante kilomètres de Buenos Aires

Le 24 novembre 2015, en la fête du saint roi Étienne de Dečani, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, a consacré le nouveau monastère, dédié à saint Séraphim de Sarov, à La Plata, à soixante kilomètres de Buenos Aires. Le monastère dépend de l’Église orthodoxe serbe, dont le diocèse d’Amérique du Sud relève actuellement du métropolite Amphiloque, en tant qu’administrateur. La sainte Liturgie et le rite de la dédicace de l’église ont été célébrés par le métropolite Amphiloque, assisté de l’archimandrite Cyrille Bojović, vicaire épiscopal et recteur de l’église serbe de Buenos Aires, de l’higoumène du nouveau monastère, le hiéromoine David (Lestani), du prêtre Marc Obradović, recteur de la paroisse de Sao Paulo, du prêtre Stéphane Jovanović, prêtre à Venado Tuerto, et du protodiacre Igor Balaban. Étaient présents des fidèles orthodoxes de La Plata et de Buenos Aires. Dans son homélie, le métropolite Amphiloque a rappelé que saint Séraphim de Sarov, par ses labeurs ascétiques et son enseignement témoigne avant tout du but de la vie chrétienne. Et celui-ci, comme le disait saint Séraphim, est l’acquisition de la grâce du Saint-Esprit, l’acquisition de la lumière divine. Il est évident que l’homme doive s’efforcer d’accomplir tout ce qui est bien, d’acquérir toutes les vertus, dont les plus grandes, à savoir la foi, l’espérance et la charité, mais en définitive, il doit remplir tout cela du contenu essentiel de la lumière divine. Le métropolite a félicité l’higoumène David à l’occasion de la dédicace du monastère. Il a souligné que cela constituait un grand jour aussi pour La Plata, car le monastère est l’un des premiers lieux saints orthodoxes de la ville et il a souhaité que celui-ci y soit réellement un centre de vie spirituelle. Le monastère a été érigé sur un terrain appartenant aux parents de l’higoumène David, lesquels sont tous deux orthodoxes – le père est d’origine italienne, tandis que la mère est serbe d’Albanie du nord. Le père de l’higoumène, ingénieur civil, a pris lui-même en charge la construction du monastère. Après le repas, le métropolite Amphiloque s’est rendu à la cathédrale de l’Église orthodoxe serbe à Buenos Aires. Dans la soirée, le métropolite Amphiloque a reçu le métropolite Silouane, qui dirige l’Église d’Antioche en Argentine. Les deux hiérarques se sont entretenus de la vie de l’Église orthodoxe en Amérique du Sud ainsi que du monde orthodoxe en général. La veille, le 23 novembre 2015, le métropolite Amphiloque avait rencontré M. Gordan Stojović, ambassadeur du Monténégro en Argentine ainsi que ses collaborateurs, et avait rendu visite à l’Ambassade de la République de Serbie, où il a été reçu par Mme Tatiana Conić, chargée d’affaires, en attendant l’arrivée de la nouvelle ambassadrice Mme Jela Baćović.

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Communiqué du secrétariat du Patriarcat œcuménique

Le Saint-Synode s’est réuni en séance ordinaire jeudi 26 novembre, sous la présidence du patriarche Bartholomée, afin d’examiner les sujets inscrits à l’ordre du jour. À cette occasion, le Saint-Synode, sur proposition du patriarche œcuménique Bartholomée, a élevé l’archevêché d’Amérique au rang des diocèses doyens du Trône [patriarcal] en la personne de l’archevêque d’Amérique Mgr Demetrios, qui dorénavant aura le titre d’archevêque doyen [Gheron] d’Amérique.

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Chypre continue à soutenir le travail missionnaire et caritatif du Patriarcat d’Alexandrie

Le 17 novembre, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a reçu la visite du nouvel ambassadeur de Chypre en Égypte, Haris Moritsis. Dans une atmosphère particulièrement agréable, le primat a eu l’occasion d’exprimer au nouvel ambassadeur sa gratitude à l’Église de Chypre qui, de différentes façons, soutient les efforts caritatifs et missionnaires du patriarcat, par l’apport de nombreux hiérarques au ministère du Trône de saint Marc, de même que par la création de l’exarchat du Patriarcat d’Alexandrie à Chypre, où, au centre des Chypriotes de l’étranger originaires d’Afrique, une vaste activité caritative est développée dans la région de Geri. Il a été également mentionné, lors de la rencontre, que le rôle des Chypriotes est important, en tant que centre de rencontre des leaders politiques et religieux pour la paix au Moyen Orient. De même, l’alliance entre les trois pays, l’Égypte, Chypre et la Grèce, est d’une importance décisive pour la paix et le progrès dans la Méditerranée orientale. De son côté, l’ambassadeur a informé le patriarche sur différents sujets concernant les communautés grecque et chypriotes au Caire. Le même jour, le patriarche a reçu au siège patriarcal un nouveau prêtre africain, le père Sylvestre Kisitu, qui est originaire d’Ouganda et qui a passé dix ans à étudier la théologie en Grèce. Après ses études, il a servi comme prêtre dans le diocèse de Rhodes, auprès du métropolite Cyrille. Le père Sylvestre a été élevé au rang d’archimandrite par le patriarche le jour de l’inauguration de l’église Saint-Gérasime en Crète, le 11 juillet 2015. Le prêtre servira au monastère patriarcal Saint-Sabbas-le-Sanctifié à Alexandrie. L’Ouganda – l’un des premiers diocèses historiques d’Afrique – constitue l’espoir du patriarche d’Alexandrie, ayant déjà offert de riches fruits spirituels.

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Le département de la jeunesse de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a lancé un nouveau projet numérique intitulé « Les saints que vous avez manqués à l’école du dimanche »

Le département de la jeunesse, des jeunes adultes et du ministère auprès des cités universitaires, a lancé un nouveau projet numérique intitulé « Les saints que vous avez manqués à l’école du dimanche ». Ce projet met l’accent sur les vies de certains saints qui sont moins connus. « Les vies de nos saints sont une ressource incroyable pour nous tous, démontrant la prédication continuelle de l’Évangile à travers l’histoire et nous encourageant au travail missionnaire, à une prière plus profonde et aux actes de charité par leurs exemples » a déclaré André Boyd, directeur de la jeunesse de l’OCA. « Par le lancement du programme « les saints que vous avez manqués à l’école du dimanche » nous espérons présenter ces saints d’une façon qui est plus facile à partager sur les réseaux sociaux et autres moyens numériques, les rendant plus accessibles à la jeunesse et aux jeunes adultes ».

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Le prêtre Grégoire Legouté, clerc de la mission orthodoxe en Haïti, est décédé

Le prêtre Grégoire Legouté

Le prêtre Grégoire Legouté

Le mardi 17 novembre, le prêtre Grégoire Legouté, clerc de la mission orthodoxe de l’Église orthodoxe russe hors-frontières en Haïti est décédé à l’âge de 53 ans. Le père Grégoire est né en 1962 à Les Cayes, en Haïti. Il était devenu orthodoxe et, en 1996, avait été ordonné sous-diacre et diacre par l’évêque Hilarion de Manhattan, actuel primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. En 2002, il a été ordonné à la prêtrise par l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale de la même Église. Le père Grégoire avait servi la mission haïtienne pendant treize ans, desservant spirituellement les sept paroisses de la Mission avec son collègue le père Jean Chenier-Dumais. Il était marié et père de deux filles.

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Le professeur Paul Meyendorff (Église orthodoxe d’Amérique) et le hiéromoine Romain (Église de Finlande) ont rendu visite à la Faculté de théologie du diocèse du Kenya du Patriarcat d’Alexandrie

L’un des professeur de la faculté écrit : « Nous soulignons toujours l’importance de l’éducation ici, dans les établissements scolaires, secondaires et supérieurs, laquelle est donnée selon les critères corrects de la spiritualité orthodoxes. C’est ce que nous vivons quotidiennement ici, dans l’espace de notre Faculté patriarcale, où sont formés des jeunes de différents pays du continent africain. C’est ce que nous avons ressenti tout spécialement à l’occasion de la visite deux professeurs, le père Romain, de Finlande, et le Dr. Paul Meyendorff, fils du prêtre et théologien Jean Meyendorff, d’éternelle mémoire. Lors de leur séjour ici, les deux professeurs ont été admiratifs du sérieux des étudiants, de leur attitude et leur application, de leur façon de vivre les offices quotidiens, matin et soir, avec leurs voix harmonieuses et leur participation active. Les professeurs ont été impressionnés et sont partis tard le soir. Le matin, dans la grande salle de la bibliothèque de la faculté, le professeur Meyendorff a parlé devant environ 200 jeunes gens et jeunes filles, ainsi que les prêtres, au sujet de l’ecclésiologie du sacrement du Baptême. Tant les enseignants que les étudiants, de même que d’autres jeunes ont posé des questions au professeur Meyendorff et au métropolite du Kenya, lesquels ont donné leur réponse avec des effets excellents. Tous sont partis satisfaits et enthousiastes. Le métropolite a remercié les deux professeurs pour leur venue. Le père Romain a informé l’auditoire que la Faculté patriarcale sera reconnue bientôt comme égale à toutes les autres facultés de théologie, les deux professeurs étant convaincus du niveau académique élevé de la faculté locale. Le métropolite a célébré et a prêché dans une église provisoire dédiée à saint Jean, en présence des deux professeurs et des étudiants de la Faculté patriarcale. L’éducation académique, lorsqu’elle est accompagnée de la vie liturgique quotidienne selon la Tradition de l’Église orthodoxe est synonyme de sainteté. C’est ce que nous vivons chaque jour et nous voyons le changement, l’impact chez les jeunes qui sont éduqués ici. Il en résulte qu’ils deviennent de véritables enseignants et pédagogues ».

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Visite du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II en Ouganda

Le 6 novembre, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a visité les centres missionnaires et les communautés de Kampala et des régions avoisinantes. C’est ainsi qu’il s’est rendu à la paroisse de l’apôtre Luc à Kabogne et dans les écoles voisines, où il a souligné la valeur de l’instruction lorsque celle-ci est unie à la foi et à la piété. Il a rendu visite ensuite à la clinique du diocèse et a été informé du soutien de l’Église orthodoxe aux malades de la région. Le même jour, le primat a visité la paroisse de la Transfiguration du Sauveur à Degeya, ainsi que l’orphelinat qu’elle y a organisé, et il s’est entretenu avec les orphelins, leur distribuant des cadeaux. À cette occasion, il a félicité les dames en charge de l’orphelinat pour leur contribution volontaire à l’éducation des enfants. Ensuite, le patriarche a visité la paroisse Saint-Antoine et le couvent féminin récemment érigé non loin de celle-ci. Le couvent est dédié à sainte Marie l’Égyptienne et a été fondé il y a quatre ans par le patriarche. Durant sa visite, celui-ci a évoqué l’apport du monachisme à la vie de l’Église, et a présidé la profession monastique de l’une des novices, lui donnant le nom de Marie en l’honneur de sainte Marie l’Égyptienne. Il a remercié également le monastère de la Mère de Dieu « Chrissopigi » en Crète, qui soutient le nouveau monastère en Ouganda et a aidé spirituellement ses premières moniales.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II en Ouganda

Le lundi 2 novembre, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné par le métropolite de Nubie Narcisse, est arrivé à Entebbe, en Ouganda, afin d’effectuer une visite pastorale au diocèse métropolitain de Kampala. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport par le métropolite de Kampala et d’Ouganda Jonas, le métropolite de Mwanza Jérôme, de l’évêque vicaire du Burundi et du Rwanda Innocent, ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte Ahmed Abdel Aziz Mostafa, et un grand nombre de clercs, fidèles et élèves des écoles missionnaires de Kampala. À la fin de la doxologie en la cathédrale Saint-Nicolas, le métropolite Jonas a prononcé une allocution de bienvenue au patriarche, lequel a remercié toutes les personnes présentes pour leur accueil enthousiaste, qui montre l’amour et le dévouement de l’Église locale envers le Patriarcat et son primat, ainsi que l’apport de l’Église orthodoxe à l’Ouganda. Ensuite, le patriarche a célébré un court office de requiem sur les tombes des évêques Christophore et Théodore de bienheureuse mémoire et des premiers collaborateurs de la mission dans le pays. Puis, il s’est entretenu en tête-à-tête avec les évêques pour évoquer différents problèmes pastoraux de la mission en Ouganda et, plus largement, sur le continent africain. La première journée de la visite pastorale patriarcale à Kampala s’est terminée par un programme festif présenté par les élèves des écoles en l’honneur du primat.

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Le patriarche Jean X : « Nous avons été appelés à défendre le christianisme »

À l’occasion de la Conférence « Pluralisme religio-culturel et coexistence pacifique au Moyen Orient », tenue à Athènes le 19 octobre, le patriarche d’Antioche Jean X s’est adressé aux experts de la conférence. La guerre s’est produite sur toute la terre syrienne, a déclaré le Primat de l’Église d’Antioche, n’épargnant personne, même dans les territoires relativement paisibles. « Je vis non loin de l’église mariamite [cathédrale orthodoxe de Damas] – à quelques kilomètres des lieux où la paix dont jouissaient ses résidents a été enterrée sous les obus qui y ont explosé. Oui, les habitants de la terre, où les chrétiens ont reçu pour la première fois leur appellation, payent pour cela aujourd’hui un prix élevé – celui du sang », a affirmé le patriarche. Selon le point de vue du patriarche, la cause principale « du retour de la société à l’époque de l’ignorance bestiale » a été le soi-disant « printemps arabe », « qui a parsemé ensuite des missiles  dans le ciel pascal d’Alep ». « Oui, messieurs, ce qui se produit en Orient, ne peut être appelé que ‘l’enterrement vivant d’une civilisation’. Notre terre n’est pas créée pour être une fosse commune massive ; nos gens ne sont pas nés pour mourir à l’étranger ; nos enfants n’ont pas ouvert leurs yeux ici afin de les fermer dans les profondeurs de la mer ! L’incapacité de la communauté internationale de régler le conflit syrien, c’est l’échec de tout le système de défense des droits de l’homme ! » À cette occasion, le patriarche n’a pas passé sous silence le fait que « l’on ignorait le sort des deux métropolites d’Alep kidnappés », Paul (Yazigi, le frère du patriarche) et Jean (Ibrahim, de l’Église syro-jacobite). « Pour ainsi dire, le monde entier a oublié ces malheureux, leurs noms ne résonnent plus dans les endroits où sont prises les décisions vitales. Nous élevons notre voix et exigeons que soient libérés nos frères des mains de leurs ravisseurs et, de la part des autorités responsables – des pas décisifs pour la libération des captifs », a déclaré le patriarche Jean X. Cependant, malgré tout cela, les chrétiens de Syrie resteront vivre et servir sur les terres de leur patrie que – le patriarche en est convaincu – personne ne quittera volontairement : « Nous sommes forts dans le Christ et nous avons été semés sur Sa terre… Nous avons été nourri de l’Orthodoxie avec le lait maternel et nous avons été appelés à sa défense depuis deux mille ans. Nous, chrétiens, ne sommes pas d’accord pour être des « gens de seconde catégorie », payant un impôt pour notre propre existence [i.e. la jizya, taxe prélevée sur la population chrétienne par « l’État islamique » sur les territoires occupés par lui] – non, nous sommes issus du cœur de notre terre et nous y resterons ! »

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Décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe en Amérique concernant l’archevêque à la retraite Seraphim

OCA_logo_01_145x220« Lors de leur session annuelle de l’automne tenue à Détroit au Michigan du 19 au 23 octobre 2015, les membres du Saint Synode des évêques de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) ont voté à l’unanimité la déposition de l’évêque à la retraite Seraphim du statut et de toutes les fonctions sacrées de l’épiscopat, son retrait des rangs du clergé et son retour au statut de moine laïque. » Le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique, a adressé une lettre pastorale à l’archidiocèse du Canada concernant cette décision (version anglaise).

Source: Archidiocèse du Canada

Beyrouth : Le métropolite Elias Audeh, l’Eglise et la guerre

Durant la divine liturgie qu’il a célébrée ce dimanche 18 octobre en la cathédrale Saint-Georges, le métropolite de Beyrouth, Elias Audeh, a parlé après l’Evangile en ces termes : «Jésus a dit à ses disciples : ‘Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécuté et si l’on vous calomnie à cause de moi. Soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux …’
Lorsque le Seigneur dit ces paroles ou vit cette vie devant nous, c’est pour nous raffermir et faisons en sorte de vivre une vie dans laquelle nous répondons au mal par le bien et à l’injustice par l’amour. C’est la raison pour laquelle Il dit à ses disciples et à ceux qui croyaient en Lui : « Si vous voulez devenir Mes disciples ou si vous êtes véritablement mes disciples, vous devez faire comme Moi et être à Mon image car vous êtes un avec Moi ». C’est pourquoi l’Eglise ne bénit absolument pas ceux qui s’attaquent à d’autres et ceux qui font du mal aux autres. L’Eglise ne bénit pas ceux qui tuent les autres car la vie humaine est la propriété du Seigneur et lorsque quelqu’un tue un autre, c’est comme s’il voulait tuer Dieu. En réalité, celui qui est tué va vers le Seigneur, tandis que le cœur du tueur est injuste. L’injuste est habité par Satan et Satan n’entrera pas dans le Royaume des Cieux. C’est pourquoi l’Eglise ne bénit pas de guerres et ne les considère pas comme saintes. Cela signifie qu’elle ne sanctifie pas les guerres et n’accepte pas de telles paroles. Toute Eglise doit agir ainsi si elle prodigue l’enseignement du Seigneur ou écoute Ses paroles. C’est la raison pour laquelle nous Orthodoxes, en particulier à Antioche, même si nous souffrons, si nous sommes expulsés de nos maisons et si nous sommes insultés, nous ne combattons pas nos ennemis. Ainsi que nous le constatons, nos gens dans cette région quittent ou abandonnent leurs maisons et vivent dans la misère, certains sont partis, mais ils ne rendent pas le mal par le mal. C’est pourquoi il doit être clair que notre Eglise orthodoxe, dont nous sommes membres, ne bénit pas de guerres, elle ne les considère pas comme saintes et ne traite aucune guerre de sainte. Je doute que quiconque affirme une pareille chose ait jamais entendu les paroles du Seigneur Jésus : ‘Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous persécutent. Faites le bien à ceux qui vous haïssent’ (…) ».

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Athènes : Efforts pour renouer le dialogue entre Antioche et Jérusalem

D’intenses efforts ecclésiastiques et diplomatiques pour renouer le dialogue les primats des patriarcats d’Antioche et de Jérusalem sont déployés depuis ces dernières vingt-quatre heures à Athènes. A l’occasion de la rencontre internationale organisée par le ministère hellénique des affaires étrangères sur la coexistence pacifique au Moyen-Orient, qui débute demain à Athènes, tant les deux patriarches que le patriarche œcuménique en personne se retrouveront sous le même toit pour la première fois depuis la rupture de la communion avec Jérusalem décidée par Antioche.
Le gouvernement hellénique, garant traditionnel de la sécurité et la stabilité des patriarcats grec-orthodoxes, désire, en coopération avec le patriarcat œcuménique, la fin du conflit de nature canonique entre les deux patriarcats du Proche-Orient dans des circonstances particulièrement difficiles pour tous les chrétiens dans la région et dans la perspective du concile panorthodoxe de 2016. C’est un effort semblable que le ministère hellénique des affaires étrangères avait déployé durant l’été 2013 sous la supervision du vice-ministre K. Tsiaras. Les deux parties s’étaient alors réunies autour de la table des négociations à Athènes en présence de représentants du patriarcat œcuménique et du gouvernement grec, sans que cela ne débouche sur aucun accord. Cette fois-ci, la présence des deux patriarches à Athènes est considérée comme une occasion en or pour la reprise du dialogue au plus haut niveau. En raison du caractère crucial du sujet, aucune partie ne confirme ni ne dément quoi que ce soit.

Historique
Tout a commencé au début 2013, quand le patriarcat de Jérusalem décida d’élire un archevêque au Qatar. Le patriarcat d’Antioche réagit immédiatement en informant au patriarcat de Jérusalem que cette décision était anti-canonique puisque le Qatar appartenait à sa propre juridiction. Jérusalem répondit en avançant ses propres arguments qu’il n’en était rien. Depuis lors, malgré les efforts qui ont été déployés, non seulement les deux patriarcats n’ont pas trouvé le juste milieu mais ils ont aggravé le conflit en atteignant le point de non-retour, à savoir la rupture de la communion entre eux. En outre, lors de la dernière rencontre des primats des Eglises orthodoxes, le patriarche d’Antioche était absent pour des raisons de santé, ce que certains ont qualifié de « maladie diplomatique », tandis que sa délégation refusa, en dernière minute, de signer le communiqué commun. Il convient de préciser qu’au Qatar, qui constitue la « pomme de discorde », il n’y a qu’une seule paroisse qui veille aux besoins religieux des travailleurs étrangers et de fonctionnaires diplomatiques dans ce pays dont pratiquement aucun natif n’est orthodoxe.

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Philippines: près de 200 Philippins ont été baptisés dans l’océan

kreshhenie-600x450Près de 200 Philippins de la province de Sarangani, convertis à l’orthodoxie, ont été baptisés dans l’océan récemment malgré des vagues hautes parfois de 2,5 mètres. Le mauvais temps n’a pas permis de baptiser deux cents autres personnes qui seront par conséquent baptisées ultérieurement.

Sources: Pravmir (version en anglais). Photographie: Pravmir (version en russe)

Le Prix des droits de l’homme Athénagoras au vice-président des Etats-Unis

072215bidenL’Ordre de Saint-André l’Apôtre, archontes du Patriarcat oecuménique, remettra aujourd’hui le Prix des droits de l’homme Athénagoras au vice-président des États-Unis, Joe (Joseph) Biden. En décembre 2011, il fut le premier vice-président américain à visiter le patriarche Bartholomée à Constantinople.

Source: Archidiocèse grec orthodoxe d’Amérique. Photographie: visite au Phanar et rencontre avec le patriarche Bartholomée en novembre 2014 du vice-président Joe Biden (source: Ordre de Saint-André l’Apôtre).

Rapport du métropolite Jean de Pergame à l’assemblée de la hiérarchie du siège oecuménique (29 août 2015)

PergamouSainteté, Éminences et Excellences, saints Frères,

C’est pour moi un honneur particulier de pouvoir informer cette sainte assemblée sur l’évolution de la préparation du saint et grand Concile, qu’il a été décidé de convoquer, Dieu aidant, l’an prochain. Je remercie Votre Sainteté pour cet honneur ainsi que pour sa décision et celle de l’Église de me confier à mes faibles forces la responsabilité de présider les Commissions et Conférences préconciliaires, qui accomplissent le travail de préparation de ce grand événement historique dans la vie dans l’Église. Dans le présent rapport, je tenterai d’informer brièvement cette sainte assemblée sur les organes et l’ensemble de la procédure de préparation du saint et grand Concile, sur le travail préparatoire déjà réalisé et encore à accomplir, et sur les problèmes auxquels elle fait face.

A.    La procédure et les organes de préparation du Concile

L’idée de convoquer un Concile panorthodoxe, qui fut déjà conçue au Patriarcat œcuménique dès l’année 1923, a fait pour la première fois l’objet d’une préparation à l’époque du patriarche œcuménique Photios II, qui convoqua au monastère de Vatopédi une Commission panorthodoxe préparatoire en mai 1930, qui a dressé la première liste des thèmes du Concile.
Après un long laps de temps, durant lequel les circonstances historiques ne permettaient pas de promouvoir davantage la concrétisation de cette idée, le patriarche Athénagoras de bienheureuse mémoire a relancé l’idée dans une missive adressée aux primats des Églises autocéphales en date du 12 février 1951, suivie d’une autre missive le 25 septembre 1952 ; mais c’est seulement au cours de la première à Rhodes, en 1961, que les décisions définitives ont été arrêtées en vue de la préparation et de la convocation du Concile.

Durant cette conférence, la liste des thèmes du Concile a été rédigée ; elle comprenait les huit unités suivantes : 1) Foi et dogme ; 2) Culte divin ; 3) Administration et discipline ecclésiastique ; 4) Relations des Églises orthodoxes entre elles ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le reste du monde chrétien ; 6) L’orthodoxie et le monde ; 7) Questions théologiques (Economie et acribie. L’orthodoxie et les autres religions ; 8) Problèmes sociaux.
Cette liste ayant été très rapidement été jugée irréalisable sur le plan pratique, elle a été définitivement révisée par la première Conférence panorthodoxe préconciliaire (1976), qui a abouti aux dix thèmes suivants qui ont été considérés comme les problèmes les plus importants nécessitant une décision panorthodoxe authentique : 1) La question du calendrier ; 2) Les empêchements au mariage ; 3) Adaptation des prescriptions relatives au jeûne aux conditions présentes ; 4) Relations de l’Église orthodoxe avec les autres Églises et Confessions ; 5) Relations des Églises orthodoxes avec le mouvement œcuménique des Églises ; 6) Relation de l’Église orthodoxe avec le monde ; 7) Le problème de la diaspora orthodoxe ; 8) L’autocéphalie et la manière de la proclamer ; 9) L’autonomie et la manière de la proclamer ; et 10) Les diptyques de l’Église orthodoxe.

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Je vous remercie, Frères, de votre patience.

Source (dont photographie du métropolite Jean de Pergame): Thriskeftika, © Orthodoxie.com pour la traduction française, tous droits réservés.

Un symposium consacré à la vie du saint patriarche Tikhon a lieu au séminaire de la Sainte-Trinité, à Jordanville, aux États-Unis

Un symposium dédié à la vie du saint hiérarque Tikhon, le patriarche-confesseur de Moscou, et à son temps, a lieu actuellement au séminaire de la Sainte-Trinité, à Jordanville, qui dépend de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. « Le symposium est consacré au 150ème anniversaire de la naissance et au 90ème anniversaire du trépas de saint Tikhon (Bellavine), premier patriarche de toute la Russie depuis le rétablissement du patriarcat en 1917 et qui avait passé une partie de son épiscopat en tant que missionnaire en Amérique du Nord (de 1898 à 1907) et qui devint un confesseur de la foi pendant les persécutions bolcheviques » est-il dit dans le communiqué du site internet de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. « Des conférenciers venus des horizons les plus larges participent au symposium, des membres du clergé et des théologiens d’Amérique et d’Europe, qui passent en revue les différents aspects de la vie du patriarche Tikhon, de ses labeurs et de l’héritage de cette figure monumentale dans l’histoire de l’Église orthodoxe russe ».

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Des partitions de chants liturgiques orthodoxes en langue chinoise, qui suivent la tradition du chant local, ont été éditées à Hong Kong

La paroisse orthodoxe dédiée aux apôtres Pierre et Paul à Hong Kong a mis au point un recueil de chants liturgiques orthodoxes, basés sur les intonations de la musique populaire chinoise. L’auteur de cette musique liturgique est la chef de chœur de l’église de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu à Pékin (Patriarcat de Moscou), Nina Starostina. Comme l’a mentionné le recteur de l’église des Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul à Hong Kong, l’archiprêtre Denis Pozdniaiev, qui a été le coordinateur de ce travail, l’ouvrage intitulé « Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome – recueil de partitions chinoises » est disponible, mais n’a pas fait l’objet d’un tirage. « Nous ne disposons pas de moyens suffisants pour faire imprimer le recueil en quantité. Il sera disponible sur demande. Nous envoyons des exemplaires gratuits du nouveau recueil liturgique aux paroisses orthodoxes de Chine ». On peut obtenir ce recueil sur le site de l’édition http://www.orthodoxbookshop.asia/, où sont déjà disponibles un certain nombre de livres orthodoxes en langue chinoise. Le père Denis a souligné que la sortie d’un tel recueil constituait la première tentative de cette sorte dans l’histoire de l’Orthodoxie en Chine : « Quelque chose de semblable avait été déjà entrepris par les catholiques et les protestants, mais pour ce qui concerne la tradition liturgique orthodoxe, la création d’un tel recueil est la première tentative ». Le père Denis a déclaré qu’il « espérait poursuivre ce travail à l’avenir, et qu’il était possible que l’on aborde l’office des vigiles ». Pour sa part, l’auteur du recueil, Nina Starostina a déclaré que le travail effectué pour ce recueil était intéressant et inhabituel. « Son principe est d’accorder la parole tonale chinoise avec la mélodie traditionnelle chinoise, c’est-à-dire qu’en quelque sorte le texte « dicte » l’orientation de la mélodie. Une telle interdépendance des tons de la parole et de l’orientation de la mélodie sont très typiques de la musique chinoise, tant ancienne que moderne » a-t-elle précisé. Selon les participants au projet, le but a été d’effectuer les premiers pas sur la voie de la création d’une musique orthodoxe authentique dans le cadre de la culture musicale chinoise, et aussi d’adapter l’office orthodoxe à l’oreille des fidèles orthodoxes chinois, non seulement le texte, mais la mélodie et le rythme. « Pour ce qui concerne l’aspect purement stylistique musical, j’ai effectué d’une part une intonation traditionnelle chinoise et de l’autre, j’ai gardé pour certains chants l’intonation des mélodies grecques (à la demande de certains Chinois orthodoxes), harmonisées, il est vrai, dans leur variante russe », a ajouté N. Starostina. Celle-ci a achevé ses études au département historico-théorique du Conservatoire national de Moscou P.I. Tchaïkovsky, et a effectué ensuite un stage de deux ans au conservatoire de Tianjin, où elle a étudié le guzheng, instrument populaire chinois, ainsi que le folklore chanté et instrumental, puis l’histoire de l’esthétique musicale de la musique traditionnelle chinoise. Actuellement, la Chine compte environ 15.000 fidèles orthodoxes, dont la majeure partie vivent à Pékin, Changhaï, ainsi que dans la province de Heilongjiang, les régions autonomes de Xinjiang et en Mongolie intérieure. Les paroisses de Pékin, Changhaï et Guangzhou sont desservies par le clergé du Patriarcat de Moscou. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois.

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Fête de la Nativité de la Mère de Dieu à Jérusalem

À l’occasion de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu, le lundi 21 septembre, ont eu lieu les matines et la liturgie solennelles au tombeau de la Mère de Dieu à Gethsémani. La liturgie était présidée par l’archevêque de Gerason Théophane, assisté par le clergé du lieu saint, l’assistance étant constituée par des moines, moniales et pèlerins venus de Grèce, Russie et Roumanie ainsi que des fidèles arabes locaux. On peut visionner ici des extraits des matines et de la liturgie.

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L’icône de la Mère de Dieu de Koursk est arrivée en Russie

Icône de la Mère de Dieu dite du « Signe » de Koursk

Le 23 septembre, l’icône de la Mère de Dieu dite du « Signe » de Koursk, qui se trouve habituellement à New York, est arrivée à l’ermitage de la Nativité de la Mère de Dieu où, il y a 720 ans, elle a été trouvée. L’icône est accompagnée par une délégation de l’Église orthodoxe russe hors frontières, dirigée par l’évêque de Manhattan Nicolas (Olkhovsky). L’icône était attendue à la porte de l’ermitage par le métropolite de Koursk et Rylsk Germain, l’évêque de Jeleznogorsk et Lgovsk Benjamin, l’higoumène de l’ermitage mentionné Séraphim (Kotelnikov) avec sa communauté monastique, les clercs du diocèse métropolitain de Koursk et un grand nombre de pèlerins. L’icône a été accueillie en procession au chant de son tropaire et au son des cloches, puis a été amenée sous les voûtes de l’église de la Nativité de la Mère de Dieu et posée sur un lutrin orné de fleurs. Les hiérarques et les prêtres ont célébré un office d’intercession devant l’icône miraculeuse, à l’issue duquel tous les fidèles ont chanté la prière à la Très sainte Mère de Dieu. Dans son homélie, Mgr Germain à souhaité à tous les fidèles une bonne fête. Le métropolite a rappelé que les fidèles, qui priaient devant l’icône miraculeuse de la Reine du Ciel avec espoir, foi et piété, avaient reçu beaucoup de bienfaits de celle-ci. Maintenant, a-t-il poursuivi, elle est devenue la sainte icône commune de l’Église en Russie et de l’Église russe hors frontières. Elle est « l’Odighitria » de la Russie de l’Étranger, et accomplit une grande mission, visitant de nombreux pays du monde, réunissant les orthodoxes, les soutenant, accomplissant un ministère particulier. Le métropolite Germain a remercié chaleureusement la délégation de l’Église orthodoxe russe hors frontières pour cette grande joie apportée aux fidèles orthodoxes de Koursk et pour la possibilité de prier à nouveau devant la sainte icône de la Mère de Dieu, la protectrice qui intercède pour la région de Koursk. Le métropolite a rappelé que l’icône resterait à l’ermitage de Koursk jusqu’au 25 septembre. Des offices d’intercession seront célébrés devant elle. Le 25 septembre, après la sainte Liturgie aura lieu la procession traditionnelle avec celle-ci à Koursk, où elle restera en la cathédrale du « Signe » jusqu’au 2 octobre. Après l’office, le métropolite Germain a montré à la délégation de l’Église orthodoxe russe une sculpture dit « La Réunion », représentant le patriarche de Moscou et de toute la Russie Alexis II et le primat de l’Église orthodoxe russe hors frontières, le métropolite Laur, qui tiennent ensemble l’icône de la Mère de Dieu de Koursk. Le monument a été bâti et placé sur le territoire du monastère avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et sera béni pendant le séjour de l’icône dans le diocèse de Koursk. On peut visionner sur le lien ci-dessous une courte vidéo de l’arrivée de l’icône à Koursk ainsi que des photos.

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Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

À l’issue de sa sixième session annuelle, l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis a adressé le message suivant aux chrétiens orthodoxes de ce pays.

« À nos bien-aimés fidèles chrétiens orthodoxes des États-Unis d’Amérique,

« Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8,28).

Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, nous, membres de l’Assemblées des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis, rassemblés à Chicago, à l’occasion de notre sixième rencontre annuelle du 15 au 17 septembre 2015, vous saluons avec amour paternel, en rendant gloire et actions de grâces à notre Seigneur Jésus-Christ. 45 évêques se sont rassemblés afin de reconnaître et affirmer notre unité dans la Foi orthodoxe, de célébrer notre communion dans la Sainte Eucharistie, de rappeler ce qui a été accompli dans la collaboration fraternelle durant les dernières années et réfléchir au travail stimulant qui se présente devant nous. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont travaillé pour la réunion de l’Assemblée de cette année. 

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Les recherches des reliques de saint Jacques (Netsvetov) ont commencé en Alaska

Il y a quelques mois, l’évêque David de Sitka et d’Alaska (de l’Église orthodoxe en Amérique, OCA) a rencontré les représentants du Parc national de Sitka. « J’ai été informé des plans, comprenant notamment la réfection de la zone dite « Block House Hill », et modifiant celle-ci pour refléter plus fidèlement son aspect du temps de la colonisation russe », a déclaré l’évêque David. « Au cours de la discussion, on a évoqué la possibilité de localiser la tombe de saint Jacques Netsvetov. Nous savions qu’il avait été enterré dans le voisinage, mais l’endroit exact est resté un mystère ». La directrice du parc, Marie Miller – dont le père, par une heureuse coïncidence, avait été dans le passé le chef de chœur de la cathédrale Saint-Michel de Sitka – soutient les recherches. L’évêque David espère que les reliques du saint seront retrouvées et transmises à la cathédrale du diocèse de Sitka, Anchorage et d’Alaska. Marie Miller a suggéré que l’on recherche la tombe à l’aide d’un radar pénétrant le sol. Le Dr. Thomas Urban de l’Université Cornell, spécialisé dans les recherches archéologiques, est arrivé sur les lieux durant la dernière semaine du mois d’août et dirige les recherches. « Nous espérons que les données rassemblées par le Dr Urban aideront à retrouver les reliques » a précisé l’évêque David. Saint Jacques Netsvetov, disciple de saint Innocent de Moscou, a été le premier natif de l’Alaska à être ordonné prêtre. Après avoir reçu son instruction théologique au séminaire d’Irkoutsk, il commença son travail de missionnaire et fut chargé des îles aléoutiennes. Son troupeau se trouvait sur un territoire s’étendant sur plus de trois mille kilomètres. Dans les conditions difficiles d’un climat très rude, il voyageait sans relâche comme un véritable pasteur. Il traduisait également la Sainte Écriture, et préparait des échantillons botaniques d’Alaska pour les musées de Saint-Pétersbourg. L’œuvre du père Jacques fut la propagation de la parole de Dieu parmi les tribus éloignées d’Alaska. La publication de son journal, qui était précédemment inconnu, ont été retrouvés il y a une vingtaine d’années. Les notes du père Jacques ont amené à sa vénération comme saint, ascète et missionnaire. En 1994, il a été canonisé par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) en tant « qu’illuminateur des peuples d’Alaska ».

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Sixième session annuelle de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis à Chicago

L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis s’est réunie à Chicago le 15 septembre, pour sa sixième session annuelle. 45 hiérarques y ont participé. La journée a commencé par la célébration de la liturgie en l’église Saint-Jean-Baptiste à Des Plaines (Illinois). L’archevêque Demetrios, président de l’Assemblée a ouvert la session. Son allocution est disponible ici (en anglais). Une revue des affaires courantes s’en est suivie, dont l’adoption du procès-verbal de la Vème assemblée (disponible ici, en anglais), le rapport financier du trésorier de l’Assemblée, le métropolite Antoine, et les brefs rapports du secrétaire de l’Assemblée, l’évêque Basile, et du président des Comités, l’évêque Maxime. Le métropolite Antoine a mentionné qu’un déficit budgétaire est attendu et a exprimé l’espoir que les hiérarques rechercheraient des dons des fidèles pour le combler. L’évêque Maxime a attiré l’attention des comités qui ont été particulièrement actifs : ceux des agences et organisations approuvées, de la planification canonique régionale, des relations œcuméniques, des affaires financières, de la pratique pastorale, des communautés monastiques et de la jeunesse. Les hiérarques ont ensuite consacré plusieurs heures à la question de la planification canonique régionale, qui constituait la première des deux sessions prévues. Chacun des primats des 12 juridictions de l’Assemblée a exprimé son opinion sur une proposition qui avait été mise en circulation au préalable par ledit comité. Cette proposition se concentre sur trois domaines principaux de travail commun réparti sur les trois prochaines années : pratiques pastorales divergentes selon les juridictions ; développement de modèles d’une administration ecclésiale canonique réorganisée, et une plus grande coopération et intégration des ministères et départements juridictionnels. Les hiérarques disposaient d’environ 15 minutes chacun pour exprimer leur opinion sur la proposition. Le métropolite Joseph de l’archidiocèse antiochien n’était pas présent ; sa déclaration a été lue en son nom. La discussion sur les opinions exprimées devaient suivre lors de la session du mercredi. Le soir, les hiérarques ont rejoint une centaine de jeunes réunis en la cathédrale orthodoxe de la Résurrection pour un office d’action de grâces et un forum de questions et réponses avec les évêques. Quatre évêques, l’évêque Grégoire (diocèse carpatho-russe), l’évêque Antoine (archevêché d’Antioche), l’évêque Maxime (patriarcat de Serbie), et l’archevêque Michel (OCA) ont répondu aux questions des jeunes. Celles-ci concernaient un vaste éventail de sujets, notamment ce que les paroisses peuvent faire pour garder la jeunesse dans l’Église, l’anxiété et la souffrance, la possibilité d’unité de l’Église et le point de vue de l’Église sur l’homosexualité. Le forum a été enregistré en vidéo et sera disponible dans un proche avenir sur le site de l’Assemblée.

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Les travaux de construction de l’église orthodoxe grecque, sur l’emplacement de celle qui a été détruite lors de l’attentat 11 septembre 2001 à New York, ont enfin commencé

14 ans après la tragédie du 11 décembre 2001 à New York, la construction du centre mémoriel national, dont l’église orthodoxe grecque dédiée à saint Nicolas, a enfin commencé. Cela a été le résultat des efforts de plusieurs années de l’archevêché grec du Patriarcat de Constantinople aux États-Unis, qui a surmonté l’opposition des autorités. Il convient de mentionner que la nouvelle église ne sera pas du tout semblable à celle qui a été construite en 1916 par un groupe d’immigrés grecs et qui a été détruite le 11 septembre 2001 sous les ruines des deux tours jumelles. Ledit édifice était appelé « l’église oubliée » car, jusqu’à l’attentat, seuls les paroissiens savaient qu’au pied des grandioses tours se trouvait un édifice de quatre étages surmontés d’une coupole et d’une Croix. Le projet du nouveau centre mémoriel a été créé par le célèbre architecte espagnol Santiago Calatrava. Le 28 août a eu lieu la première coulée de béton. Au début de septembre a commencé le coffrage de l’installation de plafonnement de l’église, qui aura une forme circulaire. La construction durera deux ans. L’église, dont les coûts de construction atteindront 35 millions de dollars, sera recouverte de marbre blanc provenant de la carrière de la montagne de Penteli, près d’Athènes. C’est de ce marbre qu’est construit le Parthenon. En 2001, il semblait que reconstruire cette petite église Saint-Nicolas serait facile, mais il s’est avéré que ce projet des plus complexes. En outre, cette église avait une mission particulière. « Le principal objet, est de créer quelque chose qui ouvre une fenêtre vers l’éternité », a déclaré l’archevêque Dimitri, qui est à la tête de l’archidiocèse grec du Patriarcat œcuménique en Amérique. Au cours des dernières années, le projet de reconstruction de ladite église s’est déroulé lentement, en raison des conflits continuels entre l’archevêché grec d’Amérique et les Autorités portuaires de New York et du New Jersey. La raison en était que lesdites autorités voulaient utiliser le terrain situé à la Cedar Street, où se trouvait l’ancienne église, pour y installer un parking souterrain. Or, l’Archevêché voulait obtenir une compensation pour ce terrain. Des différends ont également éclaté à l’intérieur de l’Église : tandis que l’archevêque Dimitri avait déclaré qu’il voyait l’avenir du projet non comme une église paroissiale, mais comme une église-mémorial, la paroisse bien que restreinte mais active, marquait son désaccord et voulait conserver le contrôle du projet. Les autorités et le diocèse ne sont parvenus à un accord qu’en 2011, lorsqu’il fut décidé de construire l’église à l’extrémité Est du « Liberty Park », créé par la direction des autorités portuaires sur le parc souterrain. 13 projets architecturaux ont été soumis. L’archevêque Dimitri avait déclaré que les projets devaient à la fois revêtir un caractère « authentiquement ecclésial et en même temps être contemporains, en harmonie avec le nouveau centre d’affaires ». La commission ad hoc a retenu à l’unanimité le projet de M. Calatrava. Comme l’a évoqué l’archevêque Dimitri, la commission s’est prononcé pour ce projet parce que S. Calatrava se trouvait sous la forte influence de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople.

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Fête patronale du monastère orthodoxe de la Nativité de la Mère de Dieu à Saïdnaya (Syrie)

syadne1Situé à 35 km de Damas, le monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Saïdnaya avait essuyé les coups de feu des rebelles le dimanche 29 janvier 2012. Toutefois, l’obus, qui avait traversé le mur et atteint l’une des cellules monastiques n’avait pas explosé. Jusqu’à maintenant, les sœurs et le clergé restent sur place dans la prière, de même que les chrétiens vivants à Saïdnaya, malgré le fait que la guerre se rapproche de plus en plus. En dépit de la situation dans le pays et le danger des actes de terrorisme, des centaines de fidèles de différents endroits de Syrie sont venus au monastère de Saïdnaïa pour fêter dans la prière la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu, la Protectrice de ce grand lieu saint de Syrie. La veille de la fête, appelée dans le peuple « la fête de Saïdnaya », le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé au monastère. Il a ensuite célébré les vigiles solennelles, qui avaient été précédées d’une grande procession avec l’icône de la Mère de Dieu de Saïdnaya. Aux fidèles orthodoxes s’étaient joints des représentants d’autres religions chrétiennes et les chefs de la communauté musulmane. Le lendemain, des centaines de pèlerins ont prié lors de la sainte Liturgie, présidée par le patriarche, assisté de plusieurs évêques et du clergé des monastères locaux. Pendant l’office, le patriarche a procédé à une ordination diaconale. Des demandes pour la paix en terre syrienne et au Moyen Orient ont été introduites dans les ecténies. À l’issue de la Liturgie, le Primat a reçu le clergé, les moines et moniales, les fidèles de Saïdnaya et tous ceux qui souhaitaient le rencontrer. On peut voir sur le lien ci-dessous un certain nombre de photos de la fête, avec notamment les moniales du monastère et les orphelines dont elles s’occupent.

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Jovan Nikoloski