20/10/2017
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Résultats de la recherche : Alexandre Men

Une conférence à Paris le 5 février sur Mère Marie Skobtsov et sur le père Alexandre Men

Dimanche 5 février, à partir de 14 heures, dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov (91, rue Lecourbe, 15e), aura lieu une conférence sur Mère Marie Skobtsov et sur le père Alexandre Men. Pour plus d’informations, voir l’affiche ci-dessous.

5_02_2017

Le frère du père Alexandre Men accuse les services spéciaux de l’assassinat du P. Alexandre en 1990

Sur le site Parlons d'orthodoxie: cette traduction d'une dépêche d'Interfax sur une déclaration de Paul Men, co-président de la fondation Alexandre Men, qui accuse les services spéciaux d'avoir assassiné son frère, le père Alexandre Men (1), en 1990.

Le frère du père Alexandre Men accuse les services spéciaux de l’assassinat du P. Alexandre en 1990

Sur le site Parlons d'orthodoxie: cette traduction d'une dépêche d'Interfax sur une déclaration de Paul Men, co-président de la fondation Alexandre Men, qui accuse les services spéciaux d'avoir assassiné son frère, le père Alexandre Men (1), en 1990.

L’ancien premier ministre anglais Tony Blair s’intéresse aux ouvrages du père Alexandre Men

Le chef d'orchestre Vladimir Spivakov a rapporté que lors d'une conversation, l'ancien premier ministre anglais Tony Blair lui a demandé de lui trouver des ouvrages en anglais du père Alexandre Men.

Source: Interfax

Parution du n°21 du « Messager de l’Eglise orthodoxe russe » avec un dossier consacré au père Alexandre Men

2492068-3504936 Le n°21 (juillet-septembre 2010) du Messager de l'Eglise orthodoxe russe vient de paraître. Il comprend un dossier consacré au père Alexandre Men. Présentation: "Le numéro 21 du Messager de l'Église orthodoxe russe est consacré au père Alexandre Men, assassiné près de Moscou il y a vingt ans. Le dossier comprend des témoignages du métropolite Juvénal, évêque diocésain du père Alexandre, du cardinal Jean-Marie Lustiger, d'Alexandre Soljénitsyne, une biographie par André Erémine et deux textes du père Alexandre lui-même, dont un inédit en français. Un chapitre du Messager relate l'ordination épiscopale de Mgr Nestor, auxiliaire du diocèse de Chersonèse. Il propose la version française du discours de Mgr Nestor prononcé aux évêques participant à son ordination et celle de l'adresse du patriarche Cyrille. Enfin, le numéro contient la traduction française de la conférence du métropolite Hilarion sur les relations entre l'Église et l'État dans la Russie post-soviétique, donnée au colloque orthodoxe-catholique de Rhodes en octobre dernier." Pour le commander en ligne, cliquez ici.

Pour le 20e anniversaire de l’assassinat du père Alexandre Men

A l'occasion du 20e anniversaire de l'assassinat du père Alexandre Men sont organisés: à Paris, un office des défunts, le jeudi 9 septembre, à 19h30, dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky; à Bruxelles, une conférence du père Serge Model, vendredi 10 septembre à 19 heures, intitulée "Une vie au service de l'Evangile: le père Alexandre Men (1935-1990)".

Deux documentaires de KTO (télévision): le patriarche Cyrille de Moscou – le père Alexandre Men

La chaîne de télévision catholique KTO a diffusé et mis en ligne sur son site internet deux documentaires relatifs à l'Église russe composés d'images d'archives et d'entretiens: l'un sur le patriarche Cyrille de Moscou et les défis qui se posent à l'Église dont il est le primat (52 minutes), l'autre sur le père Alexandre Men (1, 2)(41 minutes).

Intervention du père Léonid Kichkovsky à la XVIe conférence internationale Alexandre Men « Religion et culture » à Moscou

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La XVIe conférence internationale Alexandre Men s’est déroulée les 22 et 23 janvier dans la Bilbiothèque nationale de littérature étrangère Roudomino, dans la salle même où le prêtre, aujourd’hui connu dans le monde entier, donnait des conférences peut avant sa mort en septembre 1990. Ces conférences internationales, qui ont lieu annuellement le jour de son anniversaire, sont devenues une tradition. Celle de cette année était organisée par les collaborateurs de la Bibliothèque nationale de littérature étrangère, la Fondation humanitaire et philanthropique Alexandre Men, la Fondation Dimitri Likhatchev (Saint-Pétersbourg), et la Fondation Friedrich Naumann (Allemagne).
L’archiprêtre Alexandre Borisov s’est adressé à l’assistance en soulignant que le père Alexandre Men avait réuni en se personne la religion et la culture.

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« Un prêtre pour notre temps » – entretien avec le père Michel Evdokimov sur le père Alexandre Men

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Il
y a quelques mois est paru un ouvrage
du père Michel
Evdokimov
, aux éditions Desclée de Brouwer, sur le père Alexandre Men (1935-1990),
une grande figure de l’orthodoxie
contemporaine. Pour lire cet entretien accordé à Orthodoxie.com
cliquez sur
ce lien
. 

Photographie :
le père Alexandre Men (source)

Visite du patriarche oecuménique Bartholomée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris

Le 29 janvier, le patriarche oecuménique s'est rendu dans la matinée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. L'allocution de Mgr Job de Telmessos et la réponse du patriarche sont en ligne ici et un album de photographies là.

Visite du patriarche oecuménique Bartholomée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris

Le 29 janvier, le patriarche oecuménique s'est rendu dans la matinée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. L'allocution de Mgr Job de Telmessos et la réponse du patriarche sont en ligne ici et un album de photographies là.

À Vladikavkaz a commencé la construction de la plus grande église du Caucase du nord, dédiée à saint Alexandre de la Neva

CaucaseÀ Vladikavkaz a eu lieu la pose de la première pierre de l’église dédiée à saint Alexandre de la Neva. Il s’agira de la plus grande église dans la région du nord du Caucase. La hauteur du clocher dépassera 70 mètres, et l’édifice sera construit sur l’emplacement du « Parc de la victoire » de Vladikavkaz. La construction sera effectuée dans le cadre du programme « Alexandre de la Neva », établi par le « Centre de la gloire nationale de la Fédération de Russie ». Conformément à ce programme, des églises dédiées au saint, qui est le protecteur de la Russie, seront bâties aux quatre confins du pays. Sur la frontière nord de la Russie sera restaurée l’église de la Sainte-Trinité sur l’île Anzer des Solovki. Deux des églises planifiées dans le cadre du programme susmentionné, qui recevront le statut de metochion (dépendance) patriarcal, ont déjà été construites dans le sud de l’île Sakhaline et sur la frontière orientale de la Russie, dans la ville de Baltiisk, selon les informations de « Rossiïskaïa Gazieta ».

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Un entretien avec le métropolite Alexandre sur les récents évènements sanglants au Nigeria

Le métropolite Alexandre (Gianniris), qui est à la tête de l'archidiocèse orthodoxe du Nigeria (Patriarcat d'Alexandrie) a condamné les récents massacres dans la région de Jos au Nigeria dans un entretien avec l'agence Romfea. Il a déclaré: "L'Église orthodoxe condamne fermement tout acte de violence au
nom de Dieu, d'où qu 'il vienne (1). Elle condamne tous ceux qui utilisent
sans scrupule le nom de Dieu pour atteindre des objectifs politiques et
économiques." Il a observé: " Fondamentalement, ces conflits ne sont pas principalement
religieux. Ils se rapportent d'abord à la possession et à l'utilisation
des terres fertiles dans la région." Mais il a ajouté: "Il est vrai que ces dernières années le fanatisme religieux et des conflits dans d'autres parties du monde ont été amenés dans d'autres pays comme le Nigeria pour servir, je crois, des intérêts géopolitiques. Ces tensions pourraient avoir des conséquences sur l'unité du pays (…) Le problème est le contrôle des riches gisements pétroliers du pays."

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Les enregistrements du colloque « Héritage du père Alexandre Schmemann »

Les enregistrements audio des exposés présentés au colloque « Héritage du père Alexandre Schmemann », qui s’est déroulé du 11 a 14 décembre 2008  à l’Institut de théologie Saint Serge à Paris, sont désormais en ligne sur le site Internet du colloque (ici en anglais et là en russe). On peut également y voir des photographies. Nous vous invitons à visionner le film vidéo de l’évènement.

Archiprêtre Alexandre Lebedev : « Nous attendons avec fébrilité le moment où l’unité ecclésiastique sera rétablie »

Récemment s’est tenue la dernière réunion du synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières (ÉORHF), avant la signature prévue le 17 mai à Moscou de « l’Acte de communion canonique ». Ses conclusions, l’attitude de l’Église orthodoxe russe hors frontières à l’égard de la participation du Patriarcat de Moscou au Conseil oecuménique des Églises, les sentiments avec lesquels la délégation se prépare à la visite à Moscou — c’est à ces questions du portail Interfax.ru que répond l’archiprêtre Alexandre Lebedev, secrétaire de la commission de l’ÉORHF pour le dialogue avec le Patriarcat de Moscou.

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Archiprêtre Alexandre Lebedev : « Nous attendons avec fébrilité le moment où l'unité ecclésiastique sera rétablie »

Récemment s’est tenue la dernière réunion du synode de l’Église orthodoxe russe hors frontières (ÉORHF), avant la signature prévue le 17 mai à Moscou de « l’Acte de communion canonique ». Ses conclusions, l’attitude de l’Église orthodoxe russe hors frontières à l’égard de la participation du Patriarcat de Moscou au Conseil oecuménique des Églises, les sentiments avec lesquels la délégation se prépare à la visite à Moscou — c’est à ces questions du portail Interfax.ru que répond l’archiprêtre Alexandre Lebedev, secrétaire de la commission de l’ÉORHF pour le dialogue avec le Patriarcat de Moscou.

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Moscou : le père Alexandre (Siniakov) nommé responsable pour les relations publiques et œcuméniques en Europe occidentale

En début
de semaine, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a nommé le père hiéromoine Alexandre
(Siniakov) responsable
pour les relations publiques et œcuméniques en Europe occidentale pour le
diocèse de Chersonèse tout en
restant membre de la représentation de
l’Eglise russe à Bruxelles.

« Un hiver œcuménique » par le hiéromoine Alexandre (Siniakov)

Le
hiéromoine Alexandre (Siniakov), membre de la Représentation de l’Eglise russe
auprès des institutions européennes à Bruxelles, a publié, mardi 14 mars, un
texte, intitulé « Un hiver œcuménique » dans le quotidien La libre Belgique. Avec son aimable
autorisation, nous le reproduisons ci-dessous.

Dans
les années 70, la possibilité de la communion eucharistique entre les Eglises
orthodoxe et catholique semblait un horizon possible. Mais alors, que s’est-il
donc passé ?

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Une réédition attendue depuis longtemps : L’Eucharistie, sacrement du Royaume du père Alexandre Schmemann

Une très bonne nouvelle que cette réédition. Cet ouvrage fondamental du père Alexandre Schmemann (1921-1983), achevé un mois avant son rappel à Dieu, vient d’être coédité par Ymca-Press et François-Xavier de Guibert dans la collection « L’Echelle de Jacob » qui est, par la même occasion, relancée. Celle-ci est désormais dirigée par Jean-Marie Gourvil, Jean-Marc Joubert et Daniel Struve. Le prochain ouvrage à paraître dans cette collection, également du père Alexandre, s’intitule Vous tous qui avez soif !… –Entretiens spirituels . Il s’agit d’homélies dominicales prononcées à la radio à destination de la Russie.

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L’action sociale et spirituelle a commencé dans la région de Novossibirsk

Le site du diocèse métropolitain de Novossibirsk a annoncé, le 11 octobre, que la 22ème action sociale, caritative et d’instruction spirituelle du train « Pour la renaissance spirituelle de la Russie » a commencé. Cette action est consacrée cette année au 80ème anniversaire de la création de la région (« oblast ») de Novossibirsk. Les participants à la tournée du train seront au nombre de 200, et englobera 19 districts de la région. À la gare centrale de Novossibirsk, les missionnaires, les prêtres, les artistes, les travailleurs sociaux, les médecins, les acteurs de l’éducation et de la culture ont été accompagnés par le métropolite de Novossibirsk et de Berd Tikhon, le vice-gouverneur de la région de Novossibirsk Alexandre Titkov, le vice-directeur de l’administration des Chemins de fer de la région de Novossibirsk G. Mankov. Après l’office d’intercession pour les voyageurs, le métropolite Tikhon s’est adressé aux participants du train par ces paroles : « Vous apportez la joie de la fête du jubilé de la région aux villageois, vous leur accordez une aide spirituelle, sociale, médicale, des activités éducatives. Les villageois vous attendent et préparent un accueil chaleureux ». Le métropolite a également remercié les autres organisateurs de l’action, le gouvernement de la région de Novossibirsk et la direction des chemins de fer de Sibérie occidentale, pour leur travail fructueux et ce depuis des années pour le bien de la région. Il a fait remarquer que l’un des objectifs fondamentaux du train est l’aide aux villages, le soutien aux habitants de la Sibérie profonde. « Cette action fait de nous un seul peuple, il unit la ville et le village », a souligné Mgr Tikhon. « Lorsque nous parlons de la renaissance spirituelle de la Russie, nous comprenons que ce n’est pas seulement un appel à nos citadins, nos compatriotes à retourner à nos racines historiques, mais c’est encore une collaboration laborieuse destinée à apporter un renouveau spirituel quotidien à notre région de Novossibirsk », a déclaré le vice-gouverneur de la région de Novossibirsk A.P. Titkov. Au nom du gouvernement de la région, il a remercié le métropolite Tikhon pour ses labeurs pour le bien des habitants de la région. L’action continue jusqu’au 20 octobre.

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À Saint-Pétersbourg, 100 000 personnes ont participé à la procession de saint Alexandre de la Neva avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Soumela, venue de Grèce

Le 12 septembre 2017, environ 100 000 personnes ont participé à la procession en l’honneur de la fête de la translation des reliques de saint Alexandre de la Neva, qui sont gardées à la Laure du même nom à Saint-Pétersbourg. Les célébrations ont commencé par la sainte Liturgie célébrée par le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe en la cathédrale de Kazan, assisté par le métropolite de Véria et Naoussa Pantéléimon (Église orthodoxe de Grèce) et d’autres hiérarques de l’Église russe. Аprès la sainte Liturgie, la procession a parcouru l’avenue Nevsky, depuis la cathédrale de Kazan jusqu’à la Place Alexandre Nevsky. « La procession a eu lieu pour la cinquième fois. C’est une renaissance de la tradition de Saint-Pétersbourg. Cette année, la procession était dirigée par le hiérarque diocésain, le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga. Outre l’icône miraculeuse de N.D. de Kazan, l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Soumela [qui se trouvait au monastère de Soumela, dans la région du Pont, et qui a été rapatriée en Grèce en 1931, où elle se trouve jusqu’à nos jours ndt] était portée à la tête de la procession » a déclaré Natalia Rodomanov, chargée de la communication au diocèse de Saint-Pétersbourg. L’icône de la Mère de Dieu de Soumela qui, selon la Tradition, a été peinte par l’apôtre Luc, a été amenée tôt dans la matinée par la délégation de l’Église de Grèce, présidée par le métropolite de Véria et Naoussa Pantéléimon. Le clergé grec participera à toutes les festivités dédiées au jour du saint patron de la ville, St Alexandre de la Neva. Après la procession, l’icône de la Mère de Dieu de Soumela a été placée dans la cathédrale de la Transfiguration, où elle pourra être vénérée par les fidèles jusqu’au 18 septembre. La sainte Liturgie a été également célébrée par les évêques de Kronstadt Nazaire et de Tikhvin Mstislav, ainsi que par le clergé de la Laure, tôt dans la matinée en la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva à Saint-Pétersbourg, qui abrite les reliques du saint. Après la Liturgie, les reliques de St Alexandre ont été transportées depuis la cathédrale jusqu’à la place située devant la Laure, où la procession venue de la cathédrale de Kazan s’est arrêtée. Un office d’intercession a été célébré devant les reliques de saint Alexandre par le métropolite Barsanuphe. Celui a prononcé une homélie à cette occasion, dans laquelle il a souligné que l’exemple du saint prince Alexandre de la Neva est particulièrement important en cette année du centenaire des événements tragiques qui ont ébranlé le pays en 1917, lorsqu’a été promulgué le nouvel « idéal » communiste d’un homme qui changerait le monde par sa propre force plutôt que par la grâce de Dieu. St Alexandre, par ailleurs, fut un grand dirigeant, un homme d’État et un guerrier, tout en se confiant lui-même entièrement à la protection divine, prononçant même ses vœux monastiques avant son trépas. L’archevêque a souhaité à tous ceux qui étaient rassemblés de s’inspirer de la vie de St Alexandre « afin de croître dans la foi et l’unanimité de pensée, travailler pour le bien de la Patrie et de notre ville natale avec diligence et sacrifice ». « Selon des estimations provisoires, environ 100.000 personnes ont participé à la procession, non seulement des résidents de Saint-Pétersbourg, mais aussi des hôtes de différentes régions de Russie, ainsi que la délégation venue de Grèce » a encore déclaré Mme Rodomanov, en charge de la communication du diocèse de Saint-Pétersbourg. Les reliques de saint Alexandre de la Neva ont été transférées de Vladimir à Saint-Pétersbourg le 12 septembre 1724, sur l’ordre de l’empereur Pierre le Grand. L’impératrice Elisabeth a institué une procession dans la ville le 12 septembre 1743. Celle-ci fut interrompue pendant le régime soviétique, mais a été instituée à nouveau à l’occasion de la célébration du 300ème anniversaire de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva. On peut visionner ici la procession du 12 septembre 2017.

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Vidéo en anglais : « Reflection on Jewish Martyrdom in the multi-faceted context of the New Martyrs of Jasenovac » par le père Alexandre Winogradsky

C’est à l’invitation du « Comité Jasenovac » de l’assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, de Mgr Jovan de Slavonia que le père Alexandre Winogradsky a participé aux commémorations du 75ème anniversaire de la libération du camp de concentration de Jasenovac. Dans ce camp, établi par les Ustashi croates influencés par l’idéologie nazie allemande ont péri des milliers de Serbes orthodoxes, des Juifs, des Romas (Tsiganes et Sinti) et un grand nombre de résistants antifascistes.  Cette année le Jasenovac Committte, en ce soixante-quinzième anniversaire, le Comité Jasenovac rappelle de manière plus particulière la persécution qui s’abattit sur le peuple Kozara des montagnes dont des milliers d’enfants et de femmes ont été déportés à Jasenovac et assassinés tandis que seul un petit nombre a pu être sauvé par Diana Budisavljevic et ses collaborateurs. C’est le 9 septembre qu’une liturgie mémorielle aura lieu au monastère Saint-Jean le Baptiste de Jasenovac qui rassemblera les évêques de différentes Églises orthodoxes pour pour célébrer les nouveaux martyrs de Jasenovac et rappeler leur mémoire éternelle. Il s’agit de dix jours consacrés à la mémoire des nouveaux martyrs qui commencera le dimanche 3 septembre par une divine liturgie quotidienne jusqu’au 13 septembre. Le vendredi 8 septembre s’est tenu le troisième symposium scientifique sur « Les nouveaux martyrs : Des perspectives multiples » à Zagreb. Sa contribution en anglais traite du sens du martyre dans la tradition juive comme en perspective des interprétations chrétiennes sur la période d’extermination systématique telles qu’elles sont étudiées par le Mémorial de Jasenovac.

Un office de requiem pour le neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a été célébré à Kislovodsk, ville natale du grand écrivain

Le 3 août, à l’occasion du neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a eu lieu la « marche » traditionnelle, dont les participants sont les habitants de la ville thermale de Kislovodsk (Caucase) et les curistes. La « marche » emprunte la route suivie en septembre 1994 par Alexandre Soljenitsyne, alors qu’il était rentré en Russie et traversait sa ville natale, se rappelant de sa lointaine enfance. À la fin de cette marche « sur l’itinéraire du retour de Soljenitsyne » a été célébré un office de requiem pour l’écrivain d’éternelle mémoire en l’église Saint-Pantéléimon, où il avait été baptisé en 1918. L’office a été célébré par le doyen des paroisses du district de Kislovodsk, le recteur de l’église Saint-Nicolas, l’archiprêtre Jean Znamensky assisté par le clergé de l’église Saint-Pantéléimon. À l’issue de l’office, l’archiprêtre a transmis à l’assistance la bénédiction de l’archevêque de Piatigorsk et de Tcherkessie Théophilacte et a rappelé sa rencontre avec le grand écrivain à Kislovodsk en 1994. L’archiprêtre a attiré l’attention sur « l’exploit de vie chrétienne d’Alexandre Soljenitsyne qui durant les années d’athéisme a gardé la foi transmise dans sa famille de génération en génération, et qui s’est renforcée dans les camps du Goulag. Il vivait d’après la foi. C’était la vie de son âme. La vie comme prière et comme accomplissement de l’Évangile. Les obsèques d’Alexandre Soljenitsyne a eu lieu au monastère Donskoï de Moscou, le lieu du repos de nombreux dignes fils de l’Église et de la Russie. C’est le témoignage que cet homme avait réellement suivit notre Seigneur Jésus-Christ durant sa vie terrestre ». Ensuite a été proposé à tous les assistants des colybes bénis lors de l’office. Soljenitsyne mourut à Moscou le 3 août 2008 à l’âge de 90 ans.

Source (dont photographie) : Blago-kavkaz

Commémoration en Serbie des victimes de l’opération « Tempête » menée par les troupes croates en 1995

Le 4 août, le jour de la commémoraison des victimes de l’opération « Tempête », menée par les troupes croates contre la population serbe de Croatie, a été commémoré à Veternik, près de Novi Sad (Voïvodine). Au cours de cette opération, qui a eu lieu du 4 au 7 août 1995, 2000 Serbes ont été tués et 200.000 ont été chassés de leurs foyers ancestraux. L’office de requiem était présidé cette année par le patriarche de Serbie Irénée. Assistaient à l’office Mgr Irénée de Bačka, évêque diocésain, le président de la République de Serbie Alexandre Vučić, le président de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik, la première ministre de Serbie Ana Brnabić, des ministres, ainsi que des réfugiés serbes de Croatie, des membres des familles des tués et disparus, ainsi que de nombreux fidèles.

Source (de la photographie) : Église orthodoxe serbe

Des orthodoxes protestent à Moscou, avec le soutien de l’higoumène du monastère athonite de Saint-Pantéléimon, contre un film déshonorant le tsar-martyr Nicolas II

Les activistes orthodoxes du mouvement « Quarante fois quarante » [allusion au nombre d’églises à Moscou dans l’ancienne Russie ndt] ont protesté vendredi dernier contre le nouveau film « Mathilde », près de la Douma, du bureau du procureur et du ministère de la Culture. Le film traite de façon calomnieuse de la jeunesse du tsar-martyr Nicolas II. « Aujourd’hui, des fidèles orthodoxes ont protesté avec des pancartes contre le film ‘Mathilde’ devant les principaux bâtiments publics, le ministère de la Culture, la Douma, l’administration présidentielle, le bureau du procureur, les studios du réalisateur Alexis Outchitel à Saint-Pétersbourg et du Fond du cinéma à Moscou » a déclaré un représentant du mouvement. Le coordinateur de celui-ci, André Kormoukhine, avait annoncé plus tôt que des piquets de protestation étaient prévus devant les agences ayant autorité pour prendre une décision au sujet du film. Celui-ci est dédié à l’histoire de la vie de la ballerine Mathilde Kschessinska, qui était en relation avec le futur tsar et martyr Nicolas II. Le rôle principal est joué par l’actrice polonaise Mikhalina Olshansky, et celui du tsarévitch, le futur tsar, par un Allemand, Lars Eidinger. Beaucoup pensent que le film n’est pas historiquement exact, altérant la vérité sur le pieux et saint empereur. On pouvait lire sur les pancartes « Ne touchez pas au tsar russe ! », « L’orthodoxie a bâti la Russie, ‘Mathilde’ la détruit… », « Vladimir Vladimirovitch [Poutine], protège la Russie ! » et un autre encore, citait le verset biblique « Ne touchez pas à mes oints » (Ps. 104,15). « Les piquets de protestation ont eu lieu pour exprimer l’opinion du peuple qui, pour quelque raison, veut rester en marge de la controverse sur ‘Mathilde’. Chaque participant a fait son propre poster et a écrit qu’il ce qu’il voulait transmettre à ceux qui décident. « Nous ne sommes pas contre Alexei Outchitel ; nous sommes contre un film blasphématoire qui insulte le saint tsar, l’histoire russe, et les sensibilités des fidèles orthodoxes par son contenu », ont déclaré les activistes. L’action contre le film a été également rejointe par la députée Natalia Poklonskaïa, bien connue pour sa grande vénération du martyr impérial Nicolas II et sa famille. Elle a rassemblé 100’000 appels et signatures des citoyens qui s’opposent au film et s’est adressée au procureur général ainsi qu’aux ministères de l’Intérieur et de la Culture. Selon elle, 37 députés de la Douma, dont son vice-président, ont également signé une demande pour prendre des mesures afin de prévenir « les insultes aux sensibilités religieuses des croyants et la profanation des saints orthodoxes ». Bien que « Mathilde » ait causé un scandale parmi les fidèles, le président du département synodal pour l’Église et la société et les médias, Vladimir Legoïda, pense que c’est une erreur d’organiser une collecte de signatures contre le film. Répondant à l’appel du métropolite de Khanty-Mansiysk et Sourgout Paul qui, le 18 juin, avait appelé à collecter les signatures dans son diocèse contre le film, V. Legoïda a écrit sur sa page Facebook : « Je peux comprendre que beaucoup n’aiment pas l’idée du réalisateur… Cependant, je considère que la récolte centralisée de signatures dans les paroisses du diocèse afin d’interdire le film est une erreur ».

La grande-duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison des Romanov, a déclaré qu’elle était indignée par la sortie prochaine du film « Mathilde » mais, en même temps, elle pense qu’il est vain de l’interdire, comme d’autres films, car cela ne fait qu’attirer une attention excessive. « Son altesse impériale la grande duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison impériale russe des Romanov, est déçue par le fait que, lors du centenaire des événements tragiques de la révolution de 1917 et à la veille du centenaire de l’assassinat du tsar, soit prévue la sortie du film représentant l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra Feodorovna et toute une série d’autres figures historiques sous un jour complètement altéré, comme des gens immoraux et mentalement déséquilibrés » a déclaré Alexandre Zakatov, directeur de la chancellerie de la maison impériale. Le réalisateur de « Mathilde », Alexei Outchitel a déclaré de son côté que rien dans le film ne devrait offenser les chrétiens orthodoxes. « Il n’y a rien là qui peut heurter la sensibilité des croyants. Il n’y a pas là de vulgarité », a-t-il dit, tandis que la maison impériale considère qu’il connaissait très bien les réactions qu’il y aurait à son film. Contrairement à V. Legoïda, l’higoumène du monastère athonite de Saint-Pantéléimon et sa communauté soutiennent N. Poklonskaïa et sa tentative d’interdire le film : « Nous vous supportons de tout cœur et partageons votre attitude sur ce projet qui déshonore la mémoire des saints martyrs impériaux ». Répondant à la demande de la députée de faire une déclaration concernant le film, le père Euloge a qualifié le film de « délibérément provocant », soulignant qu’il déclenche « l’hostilité chez tout homme qui a du respect pour l’histoire de la patrie et qui a préservé tout son sens moral ». Mentionnant que la mémoire des martyrs impériaux est célébrée avec respect et amour sur la Sainte-Montagne, l’higoumène écrit que le fait qu’un tel film paraisse dans un pays orthodoxe « est profondément affligeant et déprimant ». « Nous ne pouvons qualifier ce film autrement qu’un mépris à l’égard de la sensibilité des fidèles », écrit le père Euloge au nom de sa communauté monastique.

Le métropolite Hilarion (Alfeev) avait dit précédemment à A. Outchitel qu’il n’aimait pas son film, le qualifiant de « vulgarité ». Il avait également dit qu’il ferait connaître publiquement son opinion. A. Outchitel a déclaré de son côté qu’il respectait le métropolite et son évaluation et l’a remercié pour son honnêteté. L’évêque Tikhon (Chevnoukov), higoumène du monastère Sretensky et chef du Conseil patriarcal pour la culture a appelé le film une « falsification éhontée » et une « diffamation », déclarant qu’il appartient au genre de fantaisie. Dans une interview à « Rossiskaïa Gazeta », il demande : « Pourquoi font-ils croire au spectateur en l’historicité de scènes déchirantes inventées par eux ‘de triangle amoureux’ dans lesquelles Nicolas, avant et après le mariage est déchiré entre Mathilde et Alexandra ? » ajoutant « Que cela est-il ? La vision de l’auteur ? Non, c’est une calomnie contre des personnes réelles », manifestant ainsi son désaccord profond avec le réalisateur. Tandis que le film décrit une relation durable avec la ballerine, même après le mariage de Nicolas avec Alexandra, A. Zakatov, représentant de la maison impériale, mentionne que sur la base des journaux intimes de Nicolas II, de ses correspondances avec Alexandra, des mémoires de Mathilde Kschessinska, et de plusieurs autres sources authentiques et dignes de foi, il est connu que la relation concernée a cessé en 1894, lorsque la décision a été prise que le tsarévitch se marierait à la future impératrice Alexandra. Selon Zakatov, la relation qui a duré de 1892 à 1894 est utilisée comme un tremplin pour des « fantaisies sans fondement, aptes à nuire au bon renom de la sainte famille martyre et de Mathilde Kschessinka dans l’opinion publique ». La première du film est prévue pour le 6 octobre au théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, tandis que sa projection générale est programmée fin octobre ».

Source (dont photographie) : Orthodox Christianity

Le patriarche de Serbie Irénée à célébré le jour de la saint Vit (« Vidovdan »), fête nationale serbe, au monastère de Gračanica et au « Gazimestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo

À l’occasion de l’anniversaire de la bataille du « Champ des merles » qui opposa les Serbes et les Ottomans en 1389, et qui est commémorée le 28 juin, jour de la saint Vit (ou saint Guy), le patriarche de Serbie Irénée a célébré la liturgie au monastère de Gračanica, au Kosovo. Il était assisté par l’évêque de Ras et Prizren Théodose ainsi que l’évêque émérite de Zahumlje et Herzégovine Athanase, les prêtres et les moines du diocèse de Ras et Prizren. Outre le grand nombre de fidèles venus de toutes les régions de Serbie, de République serbe de Bosnie et du Monténégro, assistaient à la divine liturgie le prince Alexandre Karageorgévitch et la princesse Katarina, le directeur du Bureau pour le Kosovo et la Métochie Marko Đurić, les représentants de la direction du Bureau de la République de Serbie pour la collaboration entre les Églises et les communautés religieuses et de nombreux représentants des Serbes du Kosovo et de Métochie. Le patriarche de Serbie Irénée a appelé les Serbes qui vivent au Kosovo et en Métochie à ne pas quitter leurs foyers ancestraux et ne pas vendre la terre qui, selon ses propres paroles, est abreuvée du sang de leurs ancêtres. À l’issue de la liturgie, le patriarche a dit que chaque motte de terre du Kosovo parle de la souffrance, ajoutant que là où elle est, il y a aussi la résurrection. « Nous nous sommes réunis en ce jour sur ce lieu saint… Peu nombreux sont ceux de nous qui sont restés sur cette terre serbe. Nous admirons ceux qui y sont restés. Nous admirons leur courage. Nous sommes venus vous encourager, vous qui vivez sur ces espaces, afin que vous y demeuriez. Ne vendez pas la terre, car celle-ci est abreuvée du sang des ancêtres » a déclaré le patriarche. Après la liturgie, le patriarche de Serbie Irénée, accompagné des évêques Théodose et Athanase, du clergé du diocèse de Ras et Prizren, se sont rendus au « Gazemestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo en mémoire des héros de la célèbre bataille. Là le patriarche, assisté des évêques et des prêtres, a célébré un office de requiem pour tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille en 1389. Après l’office, le prince Alexandre a prononcé un discours, soulignant que le « Vidovdan » est la fête de la foi et de l’espérance en un meilleur lendemain : « Nous commémorons le Vidovdan comme jour de la défaite. Cette fête représente le symbole de l’esprit et de la nation, mais aussi de la foi, de l’espoir en un meilleur lendemain. Tant que nous sommes fiers de notre histoire, notre avenir est radieux ». On peut visionner ici des extraits des cérémonies à Gračanica et au « Gazimestan » et aussi des discours du patriarche Irénée, de l’évêque Athanase et du prince Alexandre.

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Déclaration du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine au sujet des événements qui se sont produits en l’église de la ville de Kolomyïa, dans la région d’Ivano-Frankiv, en Ukraine occidentale

Suite à l’irruption de 13 prêtres uniates dans la paroisse orthodoxe ukrainienne de Kolomyïa , en Ukraine occidentale, le département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine a publié le communiqué suivant :

« Le 4 juin 2017, en la fête de la Pentecôte, 13 prêtres de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, avec leurs fidèles et le soutien des miliciens de la « Centaine noire », sont entrés dans l’église de l’Annonciation, qui dépend de l’Église orthodoxe d’Ukraine, où ils ont célébré la liturgie. Depuis lors, l’église est fermée illégalement, tandis que la communauté paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine n’a pas la possibilité de prier dans son église. Actuellement, des discussions sont en cours au sujet du sort ultérieur de l’église. Hormis la tentative du clergé et des fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine de s’emparer de l’église susmentionnée, des menaces sont également proférées, visant à l’accaparement d’une autre église appartenant à l’Église orthodoxe d’Ukraine à Kolimyïa, à savoir l’église de la Sainte-Dormition. Des menaces sont également proférées envers le recteur de cette église, l’archiprêtre Nicolas Smetaniouk. On effraye les fidèles de notre Église, on diffuse des calomnies, des menaces de violence, celles-ci émanant entre autres des aumôniers uniates, dont le p. Michel Arsenitch. Des tracts comportant des informations mensongères et des appels dirigés contre notre Église sont distribués aux habitants de la ville de Kolomyïa. La paroisse de l’Église orthodoxe d’Ukraine utilise le local de l’église de l’Annonciation sur des bases légales et ce depuis 1990. Actuellement, le diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne dispose d’aucune confirmation juridique du fait que l’église en question lui a été remise sous condition qu’elle soit rendue à l’avenir à l’Église ukrainienne gréco-catholique. Si le diocèse gréco-catholique considère que l’église de l’Annonciation de la Très sainte Mère de Dieu est son église, il lui faut prouver lа justesse de ses affirmations de façon civilisée, à savoir au moyen d’un jugement. Malgré la position irénique adoptée à cette occasion dans la déclaration officielle du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy de l’Église gréco-catholique d’Ukraine et l’assurance donnée que « les événements mentionnés n’étaient pas pris à son initiative », le diocèse n’explique pas la participation dans ce conflit des prêtres de l’Église gréco-catholique, qui visent à l’accaparement de l’église paroissiale de l’Église orthodoxe d’Ukraine et appellent à s’en emparer. Nous considérons également inopportuns et intempestifs les appels, dans ladite déclaration, au rétablissement de « la justice historique » qui, selon le contenu de la déclaration, réside dans le fait que la communauté de l’Église orthodoxe d’Ukraine doit restituer l’église, qui à une certaine époque aurait soi-disant appartenu à l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Nous voyons dans une telle approche le danger de nouveaux affrontements interconfessionnels qui se baseraient sur le « rétablissement de la justice historique ». Nous considérons qu’en ce moment donné, il ne faut pas recourir à de telles actions qui peuvent amener à des prétentions réciproques à la propriété des églises entre les différentes confessions. Par exemple, à Kiev, l’église Saint-Nicolas à Aksoldova Mogila, et aussi l’église Saint-Nicolas dans le quartier de Podol ainsi que d’autres églises historiques, qui aujourd’hui sont utilisées par les communautés gréco-catholiques, ont été en leur temps construites comme églises orthodoxes et appartenaient historiquement à l’Église orthodoxe. Entre autres, l’archiprêtre Alexandre Glagolev (1872-1937), théologien orthodoxe connu, célébrait en l’église Saint-Nicolas à Podol. Aussi, si l’on suit cette logique, l’Église gréco-catholique doit également restituer à l’Église orthodoxe d’Ukraine les églises que ladite confession utilise actuellement, cette dernière « n’ayant aucun droit moral et juridique », selon la même logique poursuivie dans la déclaration, de « renoncer » à ses églises en faveur d’autres confessions religieuses ». La situation qui s’est créée autour de l’église de l’Annonciation à Kolymïa peut provoquer des actions réciproques visant des églises gréco-catholiques dans d’autres régions d’Ukraine. Nous sommes certains qu’une telle approche n’apportera pas la paix et la stabilité dans les rapports interconfessionnels. L’Église orthodoxe d’Ukraine se prononce pour la paix interconfessionnelle et le refus de tout affrontement religieux. En outre, comme on le sait, l’Église gréco-catholique d’Ukraine dispose d’environ 20 églises à Kolomyïa, alors que l’Église orthodoxe d’Ukraine n’en a que 2. Aussi, la tentative de s’emparer de l’église de l’Annonciation ne saurait être causée par le manque de lieux de prières pour les fidèles de l’Église gréco-catholique d’Ukraine. Après avoir pris connaissance des films vidéo pris sur le lieu du conflit, nous constatons que les prêtres uniates qui sont entrés dans l’église de l’Annonciation afin de convaincre la communauté orthodoxe de changer son appartenance confessionnelle, ont eu recours à une rhétorique absolument hostile et au harcèlement ouvert de leurs concitoyens selon leur appartenance confessionnelle. Nous sommes convaincus que de telles actions du clergé gréco-catholique ne correspondent pas à l’orientation des relations entre orthodoxes et catholiques-romains. En effet, conformément à la déclaration de La Havane, « Orthodoxes et gréco-catholiques ont besoin de se réconcilier et de trouver des formes de coexistence mutuellement acceptables » (Déclaration de La Havane, point 25). Nous appelons les dirigeants de l’Église gréco-catholique d’Ukraine, ainsi que ceux du diocèse de Kolomyïa-Tchernovtsy, à aborder la résolution de cette question dans le calme et avec précaution, dans un esprit d’amour chrétien et de respect des convictions religieuses d’autres personnes, dans un esprit de pleine responsabilité ».

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Le métropolite Amphiloque a célébré un office de requiem pour les victimes des bombardements de l’OTAN au « Monténégro, en Serbie et dans le monde entier »

À la veille du vote du parlement du Monténégro en faveur de l’adhésion du pays à l’OTAN, une liturgie funèbre a été célébrée à Podgorica le 27 avril, suivie d’un office de requiem pour les victimes de l’OTAN au Monténégro, en Serbie et dans le monde entier. La liturgie était présidée par le métropolite du Monténégro Amphiloque, assisté de l’évêque de Budimlja-Nikšlć Joannice. Après la liturgie, les deux évêques et le clergé ont célébré un office de requiem pour les victimes de l’OTAN. La veille de l’office, le métropolite Amphiloque a déclaré : « Tout comme le jour de Pâques 1941 a été bombardée et détruite la capitale Belgrade, en 1999, aux alentours de Pâques, la capitale actuelle du Monténégro, Podgorica, a été l’objet d’un bombardement dit « allié ». C’est ainsi qu’a été choisi pour ce nouveau bombardement le jour de Pâques, le jour de la joie, de la lumière, de la paix, de la réconciliation entre Dieu et les hommes, le jour du pardon mutuel, tant dans la famille que dans la société et dans la communauté internationale ». Le métropolite a rappelé que nous, en tant qu’Église de Dieu, avons le devoir de nous souvenir de ceux qui ont péri lors de ce bombardement de 1999 et des bombardements précédents. « Nous le devons et nous y sommes tenus ici, devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje, devant le bras de saint Jean Baptiste et devant le fragment de la précieuse Croix du Christ notre Dieu [reliques se trouvant au monastère de Cetinje, ndt], sur laquelle le Seigneur a montré que seuls ces hommes et ces peuples terrestres qui se sacrifient pour les autres, pour le bien des autres, pour la prospérité de l’humanité et du monde, seuls ces hommes et peuples sont de vrais hommes et de vrais peuples », a-t-il ajouté. Mgr Amphiloque a encore déclaré que ceux qui sont semblables au mauvais larron, ceux qui sont semblables à Hérode, Ponce Pilate et à ceux qui alors étaient à la tête des Juifs, qui sacrifient les autres pour leurs idées, leurs idéologies et leurs intérêts, se mettent au nombre non des disciples de l’Agneau de Dieu immolé pour la vie du monde, mais à celui des sectateurs de Judas qui vendent Dieu pour l’honneur, la gloire et la richesse terrestres. « Saint Pierre de Cetinje a écrit, et il le témoigne par son saint reliquaire, que dans le nom de Dieu se trouvent le jugement et la justice. Et, avant lui, St Alexandre de la Neva a dit que Dieu n’est pas dans la force, mais dans la justice. Et c’est cela que respirait et ce dont vivait le Monténégro et notre peuple depuis le temps de saint Jean-Vladimir » a déclaré le métropolite, qui a rappelé que saint Pierre de Cetinje n’avait pas défendu son peuple seulement de la violence des Turcs, mais aussi de celle de Napoléon. « Nous nous tenons ici devant le reliquaire de saint Pierre de Cetinje afin d’apprendre de lui, et nous y appelons les autres également, la voie dans laquelle doit cheminer le Monténégro. Si nous voulons cheminer sur la vraie voie, c’est celle de saint Jean-Vladimir qui s’est sacrifié pour son prochain », a-t-il souligné, ajoutant qu’avant lui c’est sur cette voie que nous ont dirigés les Némanides, saint Syméon et saint Sava. « Saint Sava nous a enseigné cette voie du Christ qui mène à la vie éternelle. Nous avons suivi cette voie depuis le XIIIème siècle et du XIIIè siècle à nos jours. C’est cette voie que nous enseigne ce trône apostolique, celui de saint Pierre de Cetinje et de saint Sava » a déclaré le métropolite. « Devenir le serviteur du tyran, c’est ce que peuvent faire uniquement ceux qui se détournent de la voie de la justice et de la vérité divines. Saint Pierre de Cetinje prescrit et rappelle à tous, et aussi à nous, aussi à ceux qui actuellement dirigent cet État, sa voie du martyre entre la tyrannie asiatique et européenne, comme l’a exprimé son neveu Pierre II [Niégoch, ndt]. Et rien n’a changé jusqu’à aujourd’hui » a averti le métropolite. Celui-ci a répété que la violence du pacte de l’OTAN est la continuation de la violence nazie. « Aussi, il serait bon que ceux qui aujourd’hui se réfèrent à leur anti-fascisme comprennent que ceux qui ont péri à Sutjeska [bataille des partisans yougoslaves contre les forces de l’Axe, ndt], de même que ceux qui ont péri à Stara Gradiška [lors de la libération du camp de concentration en Croatie, ndt] en 1945 ne se sont pas sacrifiés avec leur dignité humaine afin d’exercer la violence et spolier les autres, mais pour se défendre contre la violence et la spoliation exercées par les autres », a souligné le métropolite. Il a ajouté que chacun est libre d’adopter l’autre voie, celle de la violence contre soi et l’humanité contemporaine. « Tandis que nous, sommes fidèles à saint Pierre de Cetinje, nous accomplissons ce saint devoir, nous souvenant de tous ceux qui ont souffert pour la vérité de Dieu à notre époque récente, et nous appelons le peuple du Monténégro, et ceux à qui a échu de décider en ces jours son sort, nous les appelons à réexaminer la voie sur laquelle nous cheminerons : servir l’injustice et la violence, la spoliation des autres, la satisfaction de ses intérêts terrestres, ou se sacrifier soi-même à la façon de saint Pierre de Cetinje » a conclu le métropolite Amphiloque. Étaient entre autres présents à la liturgie et l’office de requiem les dirigeants des partis d’opposition.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée a visité l’église orthodoxe Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire

Dans son allocution d’accueil, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore a qualifié la visite du patriarche œcuménique Bartholomée de « plus grand événement après la consécration de l’église Saint-Georges [suite à sa rénovation], il y a deux ans. Le patriarche Bartholomée a été reçu avec les honneurs par les autorités ecclésiastiques en ce lieu sacré qui est considéré comme la « Rotonde » du Moyen Orient, dans lequel, selon la tradition ecclésiastique, s’est réfugiée la Sainte Famille pour fuir la colère d’Hérode, et a été martyrisé saint Georges. Le patriarche Bartholomée a exprimé sa joie pour la réception donnée en son honneur, mais a souligné sa plus grande émotion pour avoir vénéré l’icône de saint Georges, à laquelle il a offert une grande veilleuse. Dans son allocution, le patriarche œcuménique a mentionné que, depuis son enfance à Imbros, il servait et chantait dans une église dédiée à saint Georges. Il a en outre rappelé que l’église patriarcale du Phanar était également dédiée au saint. Enfin le patriarche a souligné qu’il considère toujours le saint comme « le protecteur céleste de sa vie et de son ministère ». Au son des cloches de l’église et des tambours des scouts grecs et arabophones, le patriarche a été accueilli par le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore, ainsi que par les représentants du Conseil Œcuménique des Églises qui se trouvent au Caire à l’occasion du congrès pour la paix organisé par l’Université al-Azhar. Le patriarche œcuménique s’est exprimé à ce forum le 27 avril, tandis que le pape François y a prononcé un discours le 28 avril. Évoquant la visite du chef de l’Église catholique-romaine au Caire et la joie que celui-ci avait exprimée pour avoir visité l’Égypte, le patriarche œcuménique a exprimé à son tour sa joie pour cette visite au pays des Pharaons, au pays où s’est réfugié la Sainte Famille, le pays où naquit le saint apôtre Marc, fondateur du Patriarcat d’Alexandrie, et a souhaité que règne toujours la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans. On peut visionner ici https://youtu.be/LTq-qke1GoM un film vidéo de l’accueil du patriarche œcuménique en l’église Saint-Georges du Caire.

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La main droite de la grande-duchesse martyre Élisabeth, sera amenée de New York à Saint-Pétersbourg

Grande-Duchesse martyre Élisabeth

Un reliquaire contenant la main droite de la sainte grande-duchesse Élisabeth Feodorovna sera amené à Saint-Pétersbourg le 5 mai, où il restera jusqu’au 11 mai. Il partira de la cathédrale du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à New York. La relique sera amenée à Saint-Pétersbourg afin de commémorer le 100ème anniversaire des événements tragiques de la révolution de 1917, qui ont mené au martyre de sainte Élisabeth et de millions d’autres personnes, dont la Famille impériale. La sainte relique restera à la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva, du 5 au 9 mai, puis à la cathédrale dédiée à l’icône de la Mère de Dieu « Feodorovskaïa », en mémoire du 300ème anniversaire de la maison des Romanov, du 9 au 11 mai. La main de sainte Elisabeth sera accueillie solennellement le 5 mai à 12h30 à la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva. Un office d’intercession sera célébré devant la relique, chanté par le chœur diocésain des jeunes, après quoi les fidèles pourront la vénérer. Le reliquaire vient à Saint-Pétersbourg avec la bénédiction du métropolite Hilarion de New York (Église russe hors-frontières) et du métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga. Le chœur des jeunes gens du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières séjournera également à Saint-Pétersbourg du 4 au 15 mai, et participera à l’office célébré devant les reliques les 5 et 7 mai à la Laure et le 9 mai à la cathédrale de l’icône « Feodorovskaïa ».

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Une nouvelle biographie du martyr Alexandre Schmorell est parue aux États-Unis

Les éditions du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville (USA) ont publié la première biographie en anglais de saint Alexandre de Munich. Rédigé par Matouchka Hélène Perekrestov, le livre a pour titre « Alexandre Schmorell, le saint de la résistance allemande » et constitue une narration historique précieuse et un aperçu de l’élévation spirituelle atteinte par ce luminaire de la diaspora russe. Né à Orenbourg à la veille de la révolution bolchevique, Alexandre Schmorell s’enfuit à Munich avec sa famille en 1921. Avec d’autres membres du groupe de résistants « La Rose Blanche », Alexandre a été fusillé en 1943 pour avoir composé et diffusé des opuscules critiques du régime nazi portant sur la nature anti-chrétienne de son idéologie. St Alexandre a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe russe hors-frontières comme saint vénéré localement. La canonisation a eu lieu en la cathédrale des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Munich qui, providentiellement, se trouve tout près de la tombe du saint martyr. L’auteur de la nouvelle biographie avait publié précédemment la vie du saint dans plusieurs numéros du périodique « Orthodox Life », de 2013 à 2014. La biographie qui est publiée maintenant a été révisée et augmentée par de nouvelles recherches. On peut trouver sur le site ci-dessous des renseignements complémentaires sur cet ouvrage.

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L’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a assisté à la cérémonie d’investiture du président Donald Trump

S.E. l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique), invité par le Comité de l’investiture présidentielle et représentant l’Église orthodoxe grecque aux États-Unis, a assisté le 20 janvier 2017 à l’Office de prière spécial pour le jour de l’investiture du nouveau président, en l’église épiscopalienne de Washington Saint-Jean. Le président Trump et le vice-président Mike Pence, avec leurs familles et un groupe sélectionné d’invités assistaient à la cérémonie. Peu après, l’archevêque Dimitri, accompagné par le père Alexandre Karloutsos, a été placé à la tribune des personnalités éminentes au Capitole, où ils ont assisté à l’investiture et au serment présidentiel du 45ème président des États-Unis Donald Trump. Le samedi 21 janvier, l’archevêque Dimitri a assisté à l’Office de prière nationale pour le nouveau président en la cathédrale nationale de Washington.

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Un obus est tombé sur l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva et l’école du dimanche à Debaltsevo dans l’Est de l’Ukraine

Le 23 décembre à 14h55, dix obus ont été tirés depuis la ligne de front par l’armée ukrainienne, dont l’un est tombé sur le territoire de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva. Des projectiles d’un calibre de 150mm ont été utilisés, ce qui est interdit par les accords de Minsk. L’information a été communiquée par le site internet du diocèse de Gorlovka et de Slaviansk. Le bâtiment de l’école du dimanche a été fortement endommagé : un mur est détruit en totalité, et les autres, en partie. Heureusement, il n’y avait pas d’enfants à ce moment. Pour ce qui concerne l’église, les vitres sont brisées, la façade a été endommagée par des éclats d’obus, la porte d’acier a été perforée, et la nouvelle coupole a été touchée et est tombée à terre. Il n’y a pas de victimes. L’école N°3 de la ville, le jardin d’enfants et des maisons d’habitations ont été touchés également, mais aucune information n’est disponible jusqu’à maintenant sur les morts et les blessés.

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Interview de l’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la mission du Patriarcat de Moscou en Terre Sainte

En 2017, plusieurs dates liées à la présence russe en Terre sainte seront commémorées : 135 ans de la fondation de la Société impériale orthodoxe de la Palestine, 145 ans de l’église de la Sainte-Trinité à Jérusalem, 170 ans de la fondation de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem et les 200 ans de l’anniversaire de l’un des ecclésiastiques les plus actifs qu’ait connu la Terre Sainte, à savoir l’archimandrite Antonin (Kapoustine). L’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la Mission ecclésiastique russe du Patriarcat de Moscou en Terre sainte a accordé l’interview suivante au correspondant de l’Agence « Interfax-Religion », au sujet des manifestations festives prévues et de la vie de la « Palestine russe »

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– Très révérend Père, en quoi se distingue le XXIème siècle pour la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem ?

– C’est maintenant le XXIème siècle, mais en fait, les buts de la Mission n’ont pas changé. Celle-ci a été fondée dans le but de s’occuper des pèlerins venant en Terre Sainte depuis tout le territoire de l’Église orthodoxe russe, et cela est resté son principal ministère. Et nous nous réjouissons que cette idée réalisée en son temps par les pères fondateurs, notamment l’archimandrite Antonin (Kapoustine), dont nous commémorerons le 200ème anniversaire de la naissance l’an prochain, présente toujours une nécessité aujourd’hui. Il y avait une période lorsque la Terre Sainte était désertée par les pèlerins russes. Ce furent quelques décennies d’une attente anxieuse. Le Seigneur a conduit notre peuple et l’Église orthodoxe russe sur la voie des épreuves, et à l’époque où nous n’avions pas la possibilité de mener la vie spirituelle de façon active dans le cadre de notre Église, nous étions privés de la possibilité de séjourner aussi en Terre Sainte. Heureusement, cette période s’est achevée, un nouvel afflux de pèlerins a commencé, et nous comprenons aujourd’hui ce regard prophétique des fondateurs de la Mission, lesquels avaient ressenti intérieurement que cette tâche de la Mission ecclésiastique russe serait aussi actuelle à l’époque moderne. Aujourd’hui, nous recevons environ 5000 personnes de l’Église orthodoxe russe, de tout le pays et de l’étranger lointain, qui trouvent chez nous un lieu d’accueil, de la sollicitude et une direction spirituelle. Les sœurs du monastère Gorny accompagnent les pèlerins lors de leurs visites des lieux saints. Historiquement, font également partie de l’activité de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem le soutien à la population chrétienne locale et les contacts avec le Patriarcat de Jérusalem. C’est ainsi que l’on construit [pour les habitants locaux] des écoles et d’autres édifices, que fonctionnent pour eux des centres culturels à Bethléem et à Jéricho, dont la mission éducative est immense. Je voudrais rappeler que la Mission ecclésiastique russe et la Société impériale orthodoxe de Palestine accomplissaient déjà un tel travail au cours de la période prérévolutionnaire. L’assistance aux pèlerins de Terre Sainte demeure notre but principal. À cet égard, des contacts sont entretenus avec le Patriarcat de Jérusalem afin de créer, par des efforts conjoints, les conditions les plus appropriées pour ceux qui souhaitent visiter les Lieux Saints. Tout ceci dans le but que soient accessibles les Lieux Saints liés avec la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, des Justes de l’Ancien Testament et des Ancêtres du Seigneur, c’est-à-dire avec les événements bibliques et évangéliques. C’est précisément dans ce domaine que nous travaillons de façon très étroite. Le patriarche de Jérusalem Théophile consacre une grande partie de sa journée de travail à l’accueil de nos pèlerins. Il les reçoit chez lui, discute avec eux, il leur donne sa bénédiction. Le Patriarcat de Jérusalem contribue grandement à ce que les pèlerins russes se sentent ici comme chez eux. Et c’est en cela que consiste l’un des aspect de notre activité : soutenir ce type de contacts avec le Patriarcat de Jérusalem et trouver la meilleure variante de coopération, afin d’assister les pèlerins et ne pas défaire les traditions et institutions locales qui, déjà pendant de nombreux siècles sont devenues la norme des relations entre les différentes confessions chrétiennes.

– Qu’est-ce qui fait partie aujourd’hui de la « Palestine russe » ?

– La « Palestine russe » présente aujourd’hui de multiples facettes. Ce sont avant tous les lieux qui ont été acquis par les pères fondateurs de la Mission ecclésiastique russe et qui sont directement liés aux événements bibliques et évangéliques. L’acquisition de sites a eu lieu au temps de l’Empire ottoman. Ce fut difficile à réaliser mais, néanmoins, des possibilités juridiques diverses ont été trouvées permettant de trouver des solutions à des questions très sensibles. Ainsi, nous avons aujourd’hui un certain nombre de sites et nous nous préoccupons de leur bon entretien. Sur le territoire du monastère « Gorny » continue la construction de bâtiments destinés aux pèlerins. Tout cela fait partie de nos tâches pour la « Palestine russe », dans le même esprit qui était celui de ses fondateurs. L’archimandrite Antonin (Kapoustine) a accompli bon nombre de travaux dans ce sens. Les sites de la « Palestine russe » rassemblés par ses effort aident de nos jours non seulement les pèlerins, mais aussi nos compatriotes originaires des différentes extrémités de l’ancien Empire russe, de l’Union soviétique, qui sont arrivés ici, ont reçu la citoyenneté (israélienne) et vivent maintenant en Israël ou en Palestine. Nous avons deux sites paroissiaux très actifs, à Jaffa et à Haïfa. Dans ces villes vivent des émigrants de l’ex-URSS, et ils reçoivent la nourriture spirituelle dans nos églises. Il y a là-bas des écoles russes, à Haïfa 30 enfants y étudient, à Jaffa, plus de 50. Dans le programme de ces écoles figurent l’étude de la langue russe et le catéchisme de l’Église orthodoxe. Les paroissiens participent activement au travail social, ils rendent visite, par exemple, aux enfants qui se trouvent ici pour soigner des maladies oncologiques. Les sites de Jaffa et de Haïfa ont acquis aujourd’hui un sens et une importance étonnantes pour la Russie de Palestine et pour la vie spirituelle en Israël. Ce sont des intermédiaires spécifiques pour la vie extérieure, la vie de la société israélienne même, ce qui pour nous n’est pas de moindre importance. Nous ne voulons pas nous trouver dans un quelconque isolement, nous voulons montrer que l’Orthodoxie, et en partie l’Église orthodoxe russe, occupe une part active, notamment dans les questions de service social. Il y a un site remarquable sur la rive du lac de Génésareth, sur le lieu lié à la vie de sainte Marie Madeleine. Il y a là des sources de radon utiles à la santé. Dans la ville de Tibériade, près de ce site, nous avons un bâtiment, acheté à l’époque prérévolutionnaire, qui a été préservé depuis l’époque des Croisés, dans lequel a été aménagée une hôtellerie très confortable pour les pèlerins. À Bethléem, à côté de la basilique de la Nativité du Christ a été ouverte une belle hôtellerie, où est logée habituellement une grande partie des pèlerins qui viennent chez nous. Il convient de mentionner aussi qu’avec le soutien de l’État russe, le centre historique de la ville est restauré. La rue de l’Étoile, qui jouxte la basilique, est reconstruite. À Jéricho, il y a le site lié au publicain repentant Zachée, devenu par la suite l’un des apôtres, ainsi qu’aux prophètes Élie et Élisée. Ce lieu connaît aussi maintenant une vie active, il y a un foyer de bonne qualité pour les pèlerins, une petite chapelle qui, selon la tradition, est bâtie sur le lieu de la maison de Zachée, dans laquelle le Seigneur était entré pour parler à celui-ci. À l’aide de bénévoles et d’ouvriers sont effectués les travaux fondamentaux de restauration de la maison, d’aménagement du territoire, de la mise en place d’un nouveau portail. Le forage de puits a commencé, ce qui est ici indispensable. Nous avons là un beau jardin de citronniers et d’autres plantes exotiques qui, naturellement, nécessite un entretien. Grâce au patriarche de Moscou Cyrille, qui a exposé notre demande de coopération pour l’aménagement du territoire du site au président palestinien Mahmoud Abbas, et maintenant sur l’initiative de ce dernier, sous son patronage, ces travaux sont en cours de réalisation. Le patriarche est très attentif à nos problèmes, et nous lui sommes reconnaissants pour son aide à régler des questions globales. En 2010-2011, à Jéricho, un parc-musée a été aménagé avec les fonds de la Russie, sur le territoire duquel le figuier de Zachée, lequel continue à donner des fruits. Ce complexe accomplit également une mission éducatrice, ce qui nous réjouit et nous rapproche : il est important pour la population locale, et une rue a reçu le nom de Dimitri Medvedev, grâce au décret duquel, alors qu’il était président de la Fédération de Russie, a été bâti le musée. Le monastère « Gorny », constitue nos poumons spirituels qui assainissent l’atmosphère, tant dans la mission elle-même qu’en Israël. C’est un monastère étonnant, le plus grand de ceux qui existent en Terre Sainte. Il y a plus de 80 moniales qui y vivent de façon permanente et y prient. Elles ont une bibliothèque remarquable, et détiennent aussi les archives de la Mission ecclésiastique russe. Les sœurs s’occupent constamment des pèlerins, notamment de l’immense réfectoire qui nourrit des centaines de pèlerins. J’ai énuméré les sites principaux et les centres spirituels qui sont liés à notre mission, mais je n’ai pas encore mentionné les deux monastères qui se trouvent sur le Mont des Oliviers et à Gethsémani. Ils constituent également une partie de notre mission, mais ils sont traditionnellement du ressort de la partie hors-frontières de l’Église orthodoxe russe. Spirituellement, nous sommes déjà ensemble, nous fêterons l’an prochain le dixième anniversaire de la réunion du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières, et nous ressentons que nous nous sommes renforcés aujourd’hui dans la prière commune. Les évêques et les laïcs pèlerins qui viennent en Terre Sainte, vont aussi dans ces monastères, ces églises. Les membres du clergé y concélèbrent la sainte Liturgie. Pour nous, c’est très important. L’unité qui existe réellement aujourd’hui, aide à panser les plaies du schisme d’autrefois et offre une radieuse perspective pour l’avenir, aussi nous sommes très heureux du fait que ces deux monastères existent maintenant comme seul espace de vie et de responsabilité. Je parlerai en dernier de l’église de la Sainte-Trinité, bien qu’elle constitue le cœur de la « Palestine russe ». Il y a maintenant ici des offices réguliers : des offices quotidiens pour nos besoins internes et de nombreux offices hebdomadaires pour les pèlerins et les paroissiens. Cette église acquiert maintenant une importance paroissiale également et nous espérons que ce ministère se développera. Actuellement, le nombre des baptêmes et des mariages a augmenté, ce qui, bien sûr, nous réjouit beaucoup.

– En 2017, on fêtera à la fois plusieurs dates commémoratives liées à la présence russe en Terre Sainte. Quelles sont les manifestations prévues dans le cadre des solennités ?

– Avec la bénédiction du Patriarche, nous élaborons actuellement ce programme. Le 18 novembre, à Moscou, j’ai participé au groupe de travail, et nous avons décidé qu’il y aurait plusieurs étapes dans les manifestations festives. C’est la Société impériale orthodoxe de Palestine qui les commencera en juin, par la tenue d’une conférence scientifique. Ensuite, au mois d’août, on prévoit à Jérusalem des fêtes liées au jubilé de l’archimandrite Antonin, qui est inhumé en l’église de l’Ascension sur le Mont des Oliviers. Ce sera organisé par la partie hors-frontières de notre Mission. Il est prévu un office, une réception solennelle et une exposition : l’archimandrite Antonin était un homme aux multiples intérêts. C’est ainsi qu’outre l’organisation de la « Palestine de Russie », il s’intéressait à l’astronomie, l’archéologie. On a gardé ses affaires qui seront le patrimoine de cette exposition. Et, vers la fin de l’année, en octobre-novembre, nous accomplirons des manifestations liées à la célébration du 170ème anniversaire de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem. Nous prévoyons un office festif, une conférence scientifique, ainsi qu’une exposition. Un grand forum terminera l’année jubilaire, lequel aura lieu à Moscou. Ses participants pourront visiter le diocèse de Kourgan, le village de Batourino, où est né l’archimandrite Antonin. Ce sont des orientations, le programme sera encore revu, délibéré et les dates exactes seront choisies.

– L’Église orthodoxe russe participe-t-elle à la restauration du « Kouvouklion » ? Si c’est le cas, de quelle façon ?

– Traditionnellement, la Russie est un pays qui a toujours, dans les temps passés, et de nos jours également, fait des dons plus que les autres pour la restauration et la préservation des saints Lieux dans le monde entier, et bien sûr, en premier lieu, en Terre Sainte. Nos fidèles, toute notre Église participe par des dons, à la restauration du plus grand lieu saint du christianisme, le « Kouvouklion » qui abrite le Saint-Sépulcre et nous savons qu’à ce jour l’apport de la Russie et de l’Église orthodoxe russe est le plus grand.

– Les travaux de restauration à la basilique du Saint-Sépulcre n’empêchent-ils pas sa visite par nos pèlerins ?

– Non, le « Kouvouklion » est toujours ouvert aux pèlerins, et tous les offices traditionnels en la basilique du Saint-Sépulcre sont célébrés. Les pèlerins peuvent visiter sans obstacle le Kouvouklion, et les travaux de restaurations effectués ici, ne dérangent en rien l’atmosphère respectueuse dans l’église.

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Conférence de presse à Moscou : « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement »

Une conférence de presse avait lieu à Moscou le 16 novembre sur le thème « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement ». Y participaient l’évêque Pantéléimon d’Orekhovo-Zouïevo, président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social, V. P. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

L’Église orthodoxe russe accomplit son ministère dans le monde contemporain, témoignant de la foi orthodoxe, collaborant avec les communautés hétérodoxes et les représentants des autres religions pour défendre les valeurs traditionnelles confrontées aux défis d’un monde sécularisé. L’Église se consacre aussi aux œuvres de miséricorde, collectant des fonds pour les nécessiteux et les personnes en détresse, appelant toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur charité. Les persécutions contre les chrétiens au Proche Orient et dans d’autres parties du monde sont aussi à l’ordre du jour. La position active de l’Église orthodoxe russe sur de nombreux thèmes d’actualité est pour beaucoup définie par le patriarche Cyrille. Cette année, le primat de l’Église russe fête son 70e anniversaire.

Le sort des métropolites Paul d’Alep (Église orthodoxe d’Antioche) et Grégoire Jean Ibrahim (Église syro-jacobite) a aussi été abordé. « L’absence d’information sur leur décès permet de garder l’espoir, de continuer à prier et à entreprendre tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser leur libération. Nous n’avons pas manqué de soulever la question du sort des métropolites enlevés à Alep à chacune de nos rencontres avec les représentants des autorités ecclésiastiques ou gouvernementales de tous les pays impliqués dans le conflit au Proche Orient. Nous espérons que les efforts entrepris aboutiront finalement à la libération des métropolites » a dit l’archimandrite Philarète (Boulekov).

Le vice-président du DREE a fait le point sur l’état de l’Église orthodoxe russe. Il a mentionné le centenaire de la révolution d’octobre, qui sera célébré l’an prochain, et les conséquences tragiques des évènements révolutionnaires et de la guerre civile, ainsi que des répressions des années 30. Il a souligné que l’Église, au sortir de ces épreuves, n’était devenue « ni une pièce de musée, ni un élément du patrimoine national, mais demeurait un organisme vivant. »

L’archimandrite Philarète a rappelé que le patriarche Cyrille avait vécu plus de la moitié de cette période tragique de l’histoire russe. « Il est né à l’époque des répressions, qui ont touché sa famille et influé sur sa propre destinée » a résumé le vice-président du DREE.

De son côté, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie, a présenté le programme des célébrations du 70e anniversaire de Sa Sainteté, auxquelles participeront les primats ou les représentants de nombreuses Églises orthodoxes locales. Tous participeront à un office solennel à l’église du Christ Sauveur et s’entretiendront avec Sa Sainteté le patriarche Cyrille du dialogue entre les Églises. Selon le directeur du service de presse du patriarche, Sa Sainteté recevra aussi des délégations des Églises catholique romaine et apostolique arménienne, ainsi que des représentants du clergé musulman.

Parlant des prochaines cérémonies, Mgr Pantéléimon a rappelé que le patriarche Cyrille a demandé aux paroisses moscovites à ne pas lui faire adresser de bouquets de fleurs pour son jubilé, mais à faire un don à un organisme caritatif. « Les sommes dépensées auparavant pour des fleurs distribuées ensuite dans les églises, serviront à l’achat de matériel médical pour l’hôpital Saint-Alexis » a dit le président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social.

De son côté, le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, V. Legoïda, a déclaré que l’intérêt des médias pour l’activité de l’Église orthodoxe russe et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie était en constante augmentation. Les homélies du patriarche à l’occasion de différentes commémorations, le ministère du primat, l’activité sociale et internationale de l’Église orthodoxe russe, ainsi que les initiatives de l’Église sur la société russe et les relations entre l’Église et l’état sont les thèmes qui intéressent le plus les médias, a constaté V. Legoïda. Quant aux relations entre l’Église et l’état, elles peuvent être définies actuellement par le terme « coopération ».

Comme l’a constaté le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, la rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le pape François de Rome a particulièrement intéressé les médias. « Les sondages effectués sur ce thème ont montrés qu’un très fort pourcentage de reporters ont commenté positivement la rencontre des deux primats et ses résultats » a jouté V. Legoïda.

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Forum inter-orthodoxe à Blagoevgrad (Bulgarie) au sujet du fondamentalisme

Du 22 au 25 septembre 2016 s’est tenue pour la neuvième fois consécutive la conférence du Réseau d’initiatives d’études des cultes et religions destructifs sous le titre « Fondamentalisme. Fidélité à la tradition ou innovation ? » Cette année, la rencontre a eu lieu à Blagoevgrad, et son hôte était le métropolite de Nevrokop Séraphim. Le patriarche de Bulgarie Néophyte était venu spécialement pour bénir la rencontre, avec l’évêque de Branitsa Grégoire, vicaire du diocèse métropolitain de Sofia. Le patriarche a salué l’assemblée et exprimé sa joie à l’occasion de la rencontre, souhaitant aux participants un travail couronné de succès et fructueux au nom du Christ. Le forum a été ouvert le 22 septembre par un office d’intercession célébré par le métropolite Séraphim. La conférence d’introduction a été donnée par l’évêque de Karpasia Christophore (Église de Chypre), qui est également le coordinateur principal du Forum international. À celui-ci ont participé les représentants de la quasi-totalité des Églises orthodoxes, à savoir Constantinople, Antioche (l’évêque de Safita Dimitri), Jérusalem (l’archevêque du Qatar Macaire), Russie, Géorgie, Serbie (l’évêque de Vranje Pacôme), Roumanie, Chypre, Grèce, Pologne, Albanie, qui ont transmis les vœux de leurs primats. Seules les Églises d’Alexandrie et des Terres tchèques et de Slovaquie étaient absentes. Presque tous les diocèses de Bulgarie étaient représentés, celui de Sofia étant représenté par M. Zdravko Konev, secrétaire technique du diocèse de Sofia. Le 23 septembre, premier jour de la conférence, ont été entendues les communications suivantes : 1) « Le fondamentalisme dans l’Islam : phénomènes spirituels, sociaux et culturels », par le professeur Alexandre Savine, de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon de Moscou, 2) « Les homosexuels et l’imposition de leurs vues sur la société » par Christos Iakovou, chef « du centre de recherches de Chypre », 3) « Le fondamentalisme dans le protestantisme », par l’archiprêtre Basile Georgopoulos, professeur à la Faculté de théologie de Thessalonique. Le 24 septembre, deuxième jour de la conférence, les communications suivantes ont été données : 1) « Le fondamentalisme parmi les orthodoxes et dans la spiritualité orthodoxe », dont l’auteur était le métropolite de Zagreb Porphyre et Ljubljana (Patriarcat de Serbie), 2) « Le fondamentalisme dans le mouvement du New Age » par les prêtres Antoine Panayi et Élie Koutraphouris (archevêché de Chypre). Après les conférences et les discussions qui ont suivi, l’évêque de Karpasia Christophore a invité les participants à constituer des groupes de travail pour élaborer les documents finaux destinés à être proposés à toutes les Églises orthodoxes. Quatre projets de documents ont été préparés. À la fin du séminaire a eu lieu une visite des participants au monastère de Rila, où ils ont assisté aux Vêpres dominicales, durant lesquelles chacun des prêtres a lu et chanté dans sa langue maternelle. Le dimanche, la Liturgie a été présidée par le métropolite Séraphim en concélébration avec les prêtres participants.

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Jovan Nikoloski