21/10/2017
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Le patriarche Bartholomée est en visite officielle en Hongrie

Le patriarche œcuménique Bartholomée se trouve en visite officielle en Hongrie depuis le vendredi 18 août sur l’invitation des autorités hongroises. Lors de sa visite, un groupe de bâtiments situé dans le centre de Budapest, que le gouvernement hongrois a décidé de céder à l’exarchat du Patriarcat œcuménique en Hongrie, sera remis officiellement au patriarche Bartholomée. Il convient de rappeler qu’il y a trois ans, un accord de coopération avait été signé entre le Patriarcat et le gouvernement hongrois par lequel étaient réglées les relations de l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et de l’État. L’accord de coopération mentionne le rôle significatif joué par l’Église orthodoxe dans l’histoire de la Hongrie : « Cyrille et Méthode ont apporté ici le christianisme oriental, qui continu à être présent comme communauté ecclésiastique vivante. Avant même la fondation de l’État hongrois, l’antique Patriarcat œcuménique de Constantinople a entretenu des relations avec le peuple hongrois et avait envoyé l’évêque Hiérothée pour répandre le christianisme », est-il dit dans le préambule de l’accord signé par le gouvernement hongrois et le patriarcat.

Dans le cadre de cet accord a été signé en décembre passé entre le diocèse métropolitain d’Autriche et l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et le gouvernement hongrois, un mémorandum aux termes duquel était prévue la cession du bâtiment en question, qui abritera les installations de l’exarchat, l’Académie patriarcale, l’École grecque ainsi que le Musée d’art ecclésiastique. Il y aura également des possibilités d’hébergement pour les hôtes. Le souhait du Patriarcat œcuménique et du diocèse métropolitain est que le siège de l’exarchat constitue un espace de développement du dialogue et un centre culturel de rencontre de tous les hommes.

Source

Budapest (Hongrie): une rencontre pour élargir la coopération entre orthodoxes et catholiques

Le site
internet
du diocèse de Chersonèse rapporte que «Le 22 décembre 2006 l’
évêque Hilarion de Vienne et
d’Autriche, représentant de l’Eglise orthodoxe russe près les institutions
européennes, et le cardinal Peter
Erdö
, archevêque de Budapest et président du Conseil des conférences
épiscopales européennes (CCEE)
, se sont rencontrés à Budapest pour parler
de l’élargissement de la coopération entre catholiques et orthodoxes en Hongrie
et, plus largement en Europe.»

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20 août (ancien calendrier) / 2 septembre (nouveau)

20 août (ancien calendrier) / 2 septembre (nouveau)

Après-Fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; saint Samuel, prophète (Xlème s. av. J.-C.) ; saints Sévère et Memnon, martyrs en Thrace avec 37 compagnons (304) ; saint Amadour, ermite dans le Quercy ; saint Mesme, abbé-fondateur de Chinon (Vème s.) ; saint Hardouin, évêque du Mans (654) ; saint Philibert abbé-fondateur de Jumièges et Noirmoutier (685) ; saint Hiérothée, premier évêque et illuminateur de la Hongrie (Xème s.) ; saint néomartyr Théocharis de Néapolis (1740) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Alexandre Malinovsky, Léon Erchov, Vladimir Tchetverine, prêtres (1918), Nicolas Birioukov, prêtre (1919).

SAINT PROPHÈTE SAMUEL[1]

Saint prophète Samuel

Le saint prophète Samuel était originaire de Rama (Ramatayim), bourg de la tribu d’Éphraïm. Sa mère, Anne [9 déc.], une des deux épouses d’Elqana, était restée stérile et elle devait supporter les affronts de sa rivale, quand ils se rendaient en famille, chaque année, au sanctuaire de Silo pour y offrir leur sacrifice. Mais Dieu entendit ses prières, et elle donna naissance à un fils qu’elle nomma Samuel, ce qui signifie « obtenu de Dieu ». Une fois sevré, l’enfant fut consacré au Seigneur et confié au prêtre Éli à Silo, pour y servir Dieu tous les jours de sa vie, dans le sanctuaire, devant l’Arche d’Alliance. Il grandit en taille et en grâce, en présence de Dieu, et chaque année sa mère lui apportait un petit manteau qu’elle avait confectionné pour lui. Les fréquents entretiens avec les prêtres et les hommes pieux lui permirent de s’instruire de la Loi de Moïse, pure de toute influence des cultes païens qui pervertissaient alors le peuple récemment installé en terre de Canaan. En ces temps d’apostasie, il était rare que Dieu se révélât, et les visions étaient peu fréquentes. Un soir pourtant, alors que Samuel, âgé de douze ans, était couché dans le sanctuaire où brûlait la lampe signalant la présence de Dieu, il entendit une voix l’appeler par son nom. Croyant qu’il s’agissait du prêtre Éli, il courut à son chevet ; mais celui-ci le renvoya se coucher. L’appel s’étant réitéré, Éli comprit que Dieu appelait l’enfant et il lui recommanda de répondre : « Parle, Seigneur, car ton serviteur t’écoute. » Dès qu’il eut fait cette réponse, Dieu se tint invisiblement devant Samuel et lui annonça qu’Il allait châtier Éli et sa maison, à cause de la conduite impie de ses deux fils, qui détournaient à leur profit les victimes offertes par le peuple en sacrifice. Au matin, sur les instances d’Éli, l’enfant lui rapporta ce que Dieu lui avait révélé, sans rien lui cacher. Par la suite, le Seigneur continua de se manifester à Samuel ; tout le peuple d’Israël le reconnaissait comme prophète, l’appelant le Voyant, et respectait sa parole comme la parole de Dieu lui-même. Comme les fils d’Éli persévéraient dans leur impiété, la sentence divine ne tarda pas à se réaliser. Les Philistins ayant infligé une grande défaite à Israël, les Hébreux firent venir l’Arche, que l’armée accueillit avec de grandes acclamations. Les ennemis prirent peur, mais au lieu de s’enfuir, ils s’élancèrent avec l’énergie du désespoir. Trente mille Hébreux succombèrent dans le combat, et les Philistins s’emparèrent de l’Arche d’Alliance. Un des rescapés courut porter la nouvelle du désastre à Silo. Il trouva le vieux prêtre Éli, alors âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, assis anxieux au seuil de sa demeure. Quand il lui annonça que ses fils avaient péri dans la bataille et que l’Arche avait été enlevée, à la mention de l’Arche, Éli tomba à la renverse, sa nuque se brisa et il mourut. Entre temps les Philistins avaient introduit l’Arche dans le temple du dieu Dâgon ; mais le lendemain, ils découvrirent l’idole gisant à terre brisée. La main de Dieu s’appesantit sur leur peuple et leur infligea des tumeurs. Après s’être concertés, les princes des Philistins se décidèrent à renvoyer l’Arche aux Israélites. Mais le sanctuaire de Silo ayant été détruit, le peuple d’Israël se trouvait dépourvu de centre religieux, aussi l’Arche fut-elle déposée à Qiryat-Yéarim, dans la maison d’Abinadab, où elle resta vingt ans. Samuel le prophète avait succédé au prêtre Éli comme juge d’Israël, c’est-à-dire chef suprême chargé de guider le peuple opprimé sous le joug des Philistins. Il entreprit sa tâche de restauration spirituelle en prêchant dans tout le pays le repentir, le retour à l’observance de la Loi et le renoncement aux cultes de Baal et d’Astarté. Fixez votre cœur dans le Seigneur, et Il vous délivrera des Philistins : Tel était son programme de gouvernement. Il organisa une grande assemblée à Mispa, au cours de laquelle les Israélites jeûnèrent et reconnurent publiquement leur faute devant Dieu, et le prophète intercéda pour leur salut. Comme les Philistins, avertis de ce rassemblement, étaient passés à l’attaque, à la demande du peuple, le prophète offrit un agneau en holocauste et invoqua le Seigneur, qui répondit aussitôt en faisant retentir un grand fracas dans le ciel. Les Philistins, pris de panique, furent battus, et les Israélites purent reprendre possession des villes qui avaient été prises.

La paix rétablie, Samuel continua de juger Israël à Rama, où il avait élevé un autel. Chaque année, il faisait une tournée dans le pays, pour trancher les différends et exhorter le peuple à la piété et à l’observance de la Loi. Une fois devenu vieux, il transmit ses pouvoirs à ses fils, Yoël et Abiyya, qui étaient établis à Bersabée. Mais ces derniers se montrèrent indignes de leur père, ils acceptaient des présents et firent fléchir le droit. Les anciens d’Israël allèrent s’en plaindre auprès de Samuel à Rama et lui demandèrent d’établir à leur tête un roi, pour qu’il les gouverne comme les autres nations. Affligé par cette demande, le prophète finit par se plier, sur ordre de Dieu, à leur désir ; mais il les avertit solennellement qu’avec l’institution de la royauté, ils allaient perdre la belle liberté que Dieu leur avait octroyée en faisant d’eux le seul peuple ayant pour roi et chef le Créateur. Samuel fut alors envoyé par Dieu auprès de Saül, fils de Qish de la tribu de Benjamin, un vaillant guerrier qui dépassait tous les hommes de son peuple tant par sa prestance que par sa bravoure. Le prenant à part, il répandit sur sa tête l’huile d’onction et déclara que Dieu l’avait choisi pour être le chef d’Israël et le délivrer de ses ennemis. Une éclatante victoire sur les Ammonites confirma bientôt cette élection divine, et Saül fut proclamé roi à Gilgal par tout le peuple en liesse. Samuel déclara qu’il avait désormais rempli sa mission et qu’il laissait le roi à leur tête, afin de se consacrer désormais à la prière et à l’enseignement. Il les exhorta à la fidélité envers Dieu et envers son oint, et pour sceller ses paroles, il pria et fit tonner et pleuvoir, alors que le ciel était radieux. Saül engagea la guerre contre les Philistins. Alors qu’il se trouvait en position critique et que Samuel tardait à venir réconforter la troupe prête à faire défection, le roi offrit lui-même l’holocauste, outrepassant ses pouvoirs et s’attribuant la fonction sacerdotale. Il achevait le sacrifice quand Samuel survint. L’homme de Dieu repoussa toutes les bonnes raisons que Saül avançait et lui déclara que, puisqu’il avait voulu agir seul et n’avait pas observé la Loi divine, la royauté lui serait retirée. Loin de se repentir, Saül persista dans son orgueil, et se préparant une autre fois à livrer bataille, il écarta le prêtre qui avait été convoqué pour consulter Dieu et engagea le combat. Il fit la guerre de tous côtés, contre Moab, contre les Ammonites, Édom, Amalec et les Philistins, et délivra Israël par sa vaillance. Toutefois ces victoires restaient fragiles, car elles reposaient sur des forces humaines. Envoyé contre Amalec, sur ordre de Dieu qui avait parlé par l’intermédiaire de Samuel, Saül remporta une nouvelle victoire. Mais, au lieu de livrer tout ce peuple à l’anathème, il épargna le roi Agag et le meilleur du bétail, pour n’offrir à Dieu que des troupeaux sans valeur. Se faisant de nouveau l’interprète sans compromis de la volonté divine, Samuel lui annonça que cette nouvelle désobéissance avait scellé sa déchéance. Et, résumant en quelques mots la prédication de toute sa vie, il dit au roi : « L’obéissance vaut mieux que le sacrifice, la docilité, plus que la graisse des béliers. Parce que tu as rejeté la parole du Seigneur, Il t’a rejeté de la royauté. » (1 Sam 15, 22). Saül implora en vain son pardon, et après avoir exécuté Agag de ses propres mains, Samuel rentra à Rama. Alors qu’il pleurait sur le sort du roi Saül, le saint prophète fut envoyé par Dieu à Bethléem, chez Jessé de la tribu de Juda, et y oignit en secret le jeune et gracieux David comme roi d’Israël . L’esprit de Dieu s’étant retiré de Saül, le roi fut pris d’un esprit malin et souffrait de crises de démence. C’est alors que David entra à son service comme écuyer, et il calmait Saül en jouant de la cithare quand le roi était saisi par le mauvais esprit. Il jouissait de sa faveur, mais quand il eut remporté de brillantes victoires et se fut attiré l’admiration du peuple, l’affection de Saül se tourna en haine meurtrière. David prit la fuite et se réfugia à Rama, chez Samuel, qui s’adonnait à la contemplation en compagnie d’un groupe de prophètes. Le prophète Samuel s’endormit quelque temps après, chargé de jours, et tout le peuple d’Israël se rassembla à Rama pour le pleurer (1 Sam 25, 1). Par la suite, il fut honoré parmi les grands intercesseurs de l’Ancienne Alliance, au même titre que Moïse et Aaron : Moïse et Aaron étaient parmi ses prêtres, et Samuel parmi ceux qui invoquaient son Nom ; ils invoquaient le Seigneur, et il les exauçait (Ps 98, 6). Ses reliques furent solennellement transférées de Palestine à Constantinople, au temps de l’empereur Arcade (19 mai 406). Déposées provisoirement à Sainte-Sophie, elles furent ensuite placées dans l’église qui lui avait été dédiée à l’Hebdomon, dans la banlieue de la capitale (7 octobre 410).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Dormition, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

 Tropaire du saint prophète Samuel, ton 2

Célébrant la mémoire de ton prophète Samuel, Seigneur, par ses prières, nous t’en supplions, sauve nos âmes. 

Kondakion du saint prophète Samuel, ton 8

Comme un don précieux tu fus offert à Dieu avant ta conception, Bienheureux, et dès l’enfance comme un Ange le servant, tu fus jugé digne de prédire l’avenir; c’est pourquoi nous te disons: réjouis-toi, grand prêtre et prophète, de Dieu, Samuel.

Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

 

ÉPITRE du jouR

(I Cor. II, 6-9)

 Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis; nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles, avait destinée pour notre gloire, sagesse qu’aucun des chefs de ce siècle n’a connue, car, s’ils l’eussent connue, ils n’auraient pas crucifié le Seigneur de gloire. Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment.

 

Évangile du jour

(Matth. XXII, 15-22)

Alors les pharisiens allèrent se consulter sur les moyens de surprendre Jésus par ses propres paroles. Ils envoyèrent auprès de lui leurs disciples avec les hérodiens, qui dirent: Maître, nous savons que tu es vrai, et que tu enseignes la voie de Dieu selon la vérité, sans t’inquiéter de personne, car tu ne regardes pas à l’apparence des hommes. Dis-nous donc ce qu’il t’en semble: est-il permis, ou non, de payer le tribut à César? Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: Pourquoi me tentez-vous, hypocrites? Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. Et ils lui présentèrent un denier. Il leur demanda: De qui sont cette effigie et cette inscription? De César, lui répondirent-ils. Alors il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Étonnés de ce qu’ils entendaient, ils le quittèrent, et s’en allèrent.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

Le gouvernement hongrois fait une donation de 1.7 million de dollars pour la restauration des églises au Liban

Le gouvernement hongrois fait une donation de 1.7 million de dollars pour aider la restauration des églises chrétiennes du Liban. Cette donation ira au fond de restauration de 31 églises et constitue une partie des efforts du gouvernement hongrois pour soutenir la communauté chrétienne du Liban, afin qu’elle puisse continuer à vivre dans son propre pays et aide à préserver l’identité et la présence chrétiennes au Moyen Orient. Outre son apport au projet, la Hongrie sera également engagée dans la coordination de la restauration des églises. Selon le site Hungarian Free Press, le projet sera supervisé par l’ambassade de Hongrie à Beyrouth, ainsi que par des membres de l’Université catholique Pázmány Péter et des spécialistes de l’Université du Saint-Esprit de Kaslikot.

Le gouvernement hongrois donne également des fonds pour la restauration des lieux de culte en Hongrie. Un total de 100 millions de florints (environ 381.000 dollars US) ont été alloués à la restauration d’une église orthodoxe à Budapest et 2,4 milliards de florints (environ 9 millions de dollars US) ont été engagés pour le soutien aux édifices du Patriarcat de Moscou en Hongrie. Le journal conservateur « Magyar Nemzet » a suggéré que le soutien gouvernemental à l’Église orthodoxe russe provient de l’alliance politique avec le président russe Vladimir Poutine, lequel suit de près le sort des communautés orthodoxes hors de Russie.

La Hongrie a manifesté son désir de soutenir les chrétiens du Moyen Orient, et elle est le premier pays du monde à avoir créé un bureau gouvernemental destiné à soutenir les chrétiens persécutés de la région. En janvier, le gouvernement hongrois a annoncé qu’il souhaitait que son pays devienne un « point central et un support » pour les groupes qui assistent les chrétiens persécutés pour leur foi.

L’annonce a été faite pendant une conférence internationale à Budapest, où les principaux groupes de défense s’étaient rassemblés pour discuter de la persécution des chrétiens à travers le globe. Bence Rétvári, le secrétaire d’État aux Ressources humaines, a dit aux délégués qui assistaient à l’événement qu’il y a « plus de chrétiens persécutés aujourd’hui dans le monde que du temps de l’empereur romain Néron ». Il a ajouté que les dirigeants religieux au Moyen Orient ont appelé à aider les chrétiens persécutés dans la région en leur fournissant de l’aide humanitaire « plutôt que les prendre chez eux ». « Lorsque j’ai voyagé en Irak, j’ai également rencontré de nombreux dirigeants religieux. Tous demandent que nous n’aidions pas les Irakiens et les persécutés à venir en Europe. Nous devrions plutôt aider les habitants à recommencer leur vie [dans le pays] », a-t-il déclaré. Pendant la conférence, Rétvári a également annoncé que la Hongrie lancerait une exposition itinérante à travers l’Europe sur les persécutions des chrétiens.

Source (dont photographie) : Pravmir

Un hiérarque de l’Église orthodoxe russe a rencontré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban

Le 27 juin, l’évêque Tikhon de Podolsk, administrateur du diocèse de Budapest et de Hongrie, a rencontré le Premier-ministre hongrois, Viktor Orban. L’entretien a porté sur le développement de la coopération entre l’état et le diocèse pour la préservation et le développement des valeurs chrétiennes dans la société. L’évêque et le ministre ont aussi parlé de l’organisation de la visite du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie en Hongrie.

La restauration des églises a fait l’objet d’une attention particulière. Des travaux de restauration sont prévus à la cathédrale de la Dormition de Budapest, à l’église de la Sainte-Trinité de Miskolc et à l’église Saint-Nicolas de Tokaji. Une nouvelle église orthodoxe doit aussi être construite à Héviz. Ces travaux peuvent avoir lieu grâce aux subsides alloués par l’état hongrois au diocèse de Budapest et de Hongrie de l’Église orthodoxe russe. Des accords avaient été signés en ce sens en mars dernier.

Source (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

Les chrétiens orthodoxes en Europe centrale et orientale sont en faveur d’un rôle fort de la Russie dans la géopolitique et la religion

Environ un quart de siècle après la fin de l’ère soviétique, la Russie conserve une influence substantielle dans un grand nombre de parties de l’Europe centrale et orientale. La Russie est largement considérée par les chrétiens orthodoxes de cette région comme un important contrepoids aux influences occidentales et comme une protectrice globale des populations orthodoxes et des Russes ethniques, selon un nouveau rapport du Pew Research Center concernant 18 pays en Europe centrale et orientale. Dans pratiquement tous les pays majoritairement orthodoxes, objets du rapport, la majorité ou un grand nombre sont d’accord pour affirmer qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident et qu’elle a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes et les Russes ethniques hors de leurs frontières. Ce sentiment domine même dans trois pays majoritairement orthodoxes faisant l’objet du rapport et qui sont membres de l’Union Européenne : la Bulgarie, la Grèce et la Roumanie. Mais le sentiment pro-russe a tendance à être le plus fort dans les Républiques ex-soviétiques qui sont majoritairement orthodoxes et ne font pas partie de l’Union Européenne, y compris l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie. Le soutien en faveur du rôle géopolitique et religieux de la Russie est nettement plus faible en Ukraine, un pays à majorité orthodoxe qui est toujours engagé dans un conflit avec les séparatistes pro-russes dans la partie Est du pays, après l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. En outre, dans les pays à majorité catholique ou avec une diversité de religions en Europe centrale ou orientale, tels que la Pologne et la Hongrie, on est beaucoup moins enclin à soutenir le rôle fort de la Russie. À l’exception de l’Ukraine, le soutien pour le rôle de la Russie est répandu à travers tous les autres pays à majorité orthodoxe dans lesquels le Pew Research Center a enquêté. Par exemple, sept personnes sur dix, voire plus, en Grèce (70%), Biélorussie (76%), Serbie (80%), l’Arménie (83%) et la Russie elle-même (85%) sont d’accord, complètement ou en grande partie, avec cette affirmation : « Une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident ». D’autres analystes montrent que les gens qui sont d’accord sur le fait qu’il existe un conflit entre les valeurs occidentales et les valeurs traditionnelles de leur propre pays sont plus enclins que les autres à dire qu’une Russie forte est nécessaire pour équilibrer l’influence de l’Occident. Il y a également un point de vue qui domine parmi les chrétiens orthodoxes selon lequel la Russie a une obligation de protéger au niveau international les populations orthodoxes. Dans chaque pays à majorité orthodoxe objet de l’enquête, à l’exception de l’Ukraine, la plupart disent qu’ils sont en accord avec la déclaration selon laquelle la « Russie a une obligation de protéger les chrétiens orthodoxes hors de ses frontières ». La majorité de chaque population orthodoxe concernée par l’enquête dans les pays autres que l’Ukraine dit aussi que la Russie a une obligation de protéger les Russes ethniques dans le monde entier. La Russie est également perçue comme le siège de l’autorité religieuse orthodoxe. Parmi les chrétiens orthodoxes, le patriarche de Moscou, qui est le chef de l’Église orthodoxe russe, est plus largement perçu comme une plus haute autorité de l’orthodoxie que le patriarche de Constantinople, malgré le statut de celui-ci de « premier parmi les égaux », les leaders orthodoxes. En fait, dans chaque pays avec une population orthodoxe significative mais qui ne dispose pas d’une Église nationale auto-administrée, les gens sont bien plus enclins à dire qu’ils considèrent le patriarche de Moscou comme la plus grande autorité dans l’orthodoxie. Ce n’est pas une surprise si la majorité en Russie (qui a sa propre Église nationale) considère également le patriarche de Moscou comme l’autorité orthodoxe la plus haute. Dans quatre des six pays étudiés qui disposent de leur Église autocéphale, à savoir la Géorgie, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, la plus grande partie des gens disent qu’ils perçoivent le chef de leur Église nationale comme la plus haute autorité orthodoxe. Il n’y a qu’en Grèce où la majorité voit dans le patriarche de Constantinople la plus haute autorité dans l’Église orthodoxe. Nonobstant le sentiment pro-russe, les chrétiens orthodoxes sont largement d’accord avec les autres Européens du Centre et de l’Est de l’Europe sur le fait que leurs pays devraient avoir des relations étroites avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. La majorité ou la plupart des gens le disent dans chaque pays étudié. Cela est même vrai dans les pays qui sont en faveur d’une Russie forte. Par exemple, une majorité d’adultes en Arménie (66%), Grèce (62%) et Serbie (61%) disent qu’il est de l’intérêt de leur pays de travailler étroitement avec les États-Unis et les autres puissances occidentales. Cela dit, les sentiments étaient partagés lorsque le Pew Research Center a demandé aux gens dans les ex-républiques soviétiques s’il était plus important pour leur pays d’avoir des « liens forts » avec l’Union Européenne ou avec la Russie. La question n’a pas été posée aux Russes, mais dans trois des cinq pays à majorité orthodoxe où cela a été demandé, l’Arménie, la Biélorussie et la Moldavie, la majorité ou la plupart ont dit qu’il était plus important d’être allié avec la Russie, tandis que la Géorgie est très divisée à ce sujet. Dans les anciennes républiques soviétiques étudiées qui n’ont pas une majorité orthodoxe, les adultes sont plus enclins à dire qu’il est plus important d’avoir des liens forts avec l’Union européenne plutôt qu’avec la Russie.

Source (avec tableaux détaillés)

Dix tonnes de mosaïques destinées à la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées depuis Moscou dans la capitale serbe

Les premières parties de la mosaïque destinée à la grande coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées à destination, après sept jours de voyage et un parcours de deux mille kilomètres. Les parties de la mosaïque des saints apôtres Pierre et Paul ont été bénies et amenées à la cathédrale, où un office d’intercession a été célébré. À l’issue de l’office, le métropolite du Monténégro Amphiloque, au nom du patriarche serbe Irénée, a remercié le patriarche de Moscou Cyrille, ainsi que le président Vladimir Poutine et le gouvernement russe, pour l’aide apportée à la construction. « Nous avons le devoir de nous souvenir de tous ceux qui ont édifié cette église, mais aussi de ceux qui nous révéleront le visage de Dieu par la beauté de cette mosaïque », a déclaré le métropolite. Le vice-président du gouvernement serbe Ivica Dačić a remercié la Fédération russe qui a pris la décision d’aider à l’achèvement de l’église. « Nous sommes maintenant à mi-chemin. Cette église est le lieu de notre unité à l’avenir. Il faut développer la fraternité en ces temps troublés, alors que des amis nous sont nécessaires », a déclaré Ivica Dačić. Il a répété les propos du premier ministre Alexandre Vučić selon lesquels le gouvernement serbe financera l’achèvement de la construction de la cathédrale. « Nous n’entrerons pas dans le prochain centenaire sans l’avoir terminé » a ajouté M. Dačić. À la fin de la cérémonie, Nicolas Moukhine, membre de l’Académie russe des Arts, et artiste du peuple de la Fédération de Russie, s’est adressé à l’assistance, et a rendu grâce à Dieu « car nous n’attendrons plus longtemps l’embellissement de cette église… Nous nous efforcerons d’achever aussi le sanctuaire avant 2019 car, comme le dit le métropolite Amphiloque, il est le coeur de l’église », a ajouté M. Moukhine. Celui-ci a remercié particulièrement la compagnie “Gazprom Neft” qui a trouvé les moyens financiers destinés à la fabrication des mosaïques. Pendant une journée, les Belgradois auront l’occasion unique de voir les parties des mosaïques avant qu’elles soient posées dans la coupole de l’église. Des dizaines de tonnes de mosaïques de “l’Ascension du Christ”, emballées dans 62 palettes, sont parties de l’atelier de Moscou de l’artiste Nicolas Moukhine, par la Russie, la Biélorussie, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, pour trouver leur destination en Serbie. La mosaïque du Christ Sauveur, d’une surface de 1230 m2, d’un diamètre de 30 mètres et d’un poids de 40 tonnes, sera posée dans la coupole de l’église par une équipe russo-serbe, et on attend le début des travaux les jours prochains. Le coût de ce travail est de quatre millions d’Euros et est financé par “Gazprom Neft”. Il devrait être terminé avant la fin de l’année.

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Le gouvernement hongrois a alloué 8 millions de dollars à la restauration d’églises orthodoxes russes

Le ministère hongrois des Ressources humaines a signé un accord avec le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe concernant l’allocation de 2,4 milliards de florints (environ 8,1 millions de dollars) à la restauration de trois églises dans le pays, dont la cathédrale à Budapest, et à la construction d’une autre église. « Les subsides sont alloués pour la restauration de la cathédrale de Budapest, l’église de la Très-Sainte-Trinité à Milkosc, l’église Saint-Nicolas à Tokaj. En outre, une nouvelle église orthodoxe sera construite à Héviz » selon les informations communiquées par le diocèse mentionné. L’évêque de Podolsk Tikhon, qui administre le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe a déclaré qu’un événement de cette envergure se produit pour la première fois dans l’histoire des relations entre l’Église orthodoxe russe et la Hongrie. « Ce financement est un apport du peuple hongrois non seulement à la restauration d’églises qui sont des monuments culturels et historiques de la Hongrie, mais aussi à la préservation des valeurs chrétiennes traditionnelles en Hongrie et en Europe », a souligné le hiérarque. La première église orthodoxe sur le territoire hongrois a été construit au XVIIIème siècle à Tokaj, où se trouvait une garnison cosaque ; là, sur des terres affermées par les tsars russes, les cosaques récoltaient et traitaient des raisins qu’ils acheminaient ensuite à Saint-Pétersbourg. L’église a été préservée jusqu’à nos jours. Une autre église russe, dédiée à la sainte martyre Alexandra, a été construite en 1803 dans la banlieue de Budapest sur le lieu du décès de la grande-duchesse Alexandra Pavlovna Romanov, fille de l’empereur russe Paul Ier. Plus tard fut constituée la mission ecclésiastique d’Ofen (ancienne appelation de Buda), qui fonctionnait auprès de la mission diplomatique russe et desservait les orthodoxes vivant dans la région.

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Décès de l’archimandrite Cyrille Pavlov

kirill_pavlovLe 20 février s’est endormi dans le Seigneur, à l’âge de 97 ans, l’archimandrite Cyrille (Pavlov), considéré comme le plus grand starets russe des dernières décennies.
L’archimandrite Cyrille (dans le monde Ivan Dimitrievich Pavlov) est né le 8 septembre 1919 dans le village de Makovskie Vyselki dans la province de Riazan, dans une famille paysanne pieuse. Il perdit la foi après avoir vécu pendant 12 ans avec son frère athée. Il la retrouva pendant la Seconde Guerre mondiale, où il combattit comme lieutenant dans l’armée soviétique.
Ivan Pavlov se distingua dans la fameuse bataille de Stalingrad où il commanda un peloton et reçut la médaille et le titre de « héros de Union soviétique ». Il combattit également en Hongrie, et c’est en Autriche, en 1946, qu’il termina son service dans l’armée.
L’archimandrite Cyrille a décrit comment il a retrouvé la foi pendant la guerre. Il était de garde dans Stalingrad détruit, en avril 1943, quand il trouva parmi les ruines un livre des Evangiles : « J’ai commencé à le lire et j’ai senti quelque chose de très cher à mon âme. C’était l’Evangile. J’avais trouvé un tel trésor, une telle consolation! J’ai rassemblé toutes les pages ensemble – le livre avait été déchiré – et cet Évangile est resté avec moi pour toujours. Avant cela, je me posais beaucoup de questions: Pourquoi cette guerre? Pourquoi combattons-nous? Il y avait beaucoup de choses que je ne pouvais pas comprendre, parce qu’il y avait l’athéisme partout, des mensonges, et que l’on ne pouvait pas trouver la vérité… J’ai marché avec l’Evangile, et n’ai plus jamais eu peur. Jamais. Il m’a donné cette grâce! Le Seigneur était simplement avec moi, à côté de moi, et je ne craignais rien. »
Aussitôt après l’armée, Ivan alla au séminaire. À cette époque, le séminaire théologique de Moscou était situé dans le monastère de Novodevichy. Après y avoir terminé la formation proposée, il pousuivit ses études à l’Académie théologique de Moscou, où il obtint son diplôme en 1954.
Le 25 août 1954, Ivan Pavlov fut tonsuré moine à la Laure de la Sainte-Trinité-Saint-Serge, avec le nom Cyrille. En 1970, il fut nommé trésorier de la Laure. En 1965, le père Cyrille fut été élevé au rang d’archimandrite, et nommé père spirituel des moines du monastère.
Le père Cyrille a été appelé « le père spirituel de toute la Russie ». Il fut le confesseur de trois patriarches consécutifs: Alexis Ier, Pimen, et Alexis II. Lorsqu’il fut nommé confesseur du patriarche Alexis II, il fut muté à la résidence patriarcale de Peredelkino, dans banlieue de Moscou, où il continua cependant à être le le père spirituel de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. À Peredelkino, le père Cyrille reçut des milliers de personnes venue de toute la Russie et de l’étranger, entendant les confessions et donnant des conseils spirituels. Il a touché la vie d’innombrables personnes. Beaucoup de ses homélies et de ses enseignements spirituels ont été publiés dans des livres, et près de 5.000 lettres ont été écrites par lui à des membre du clergé de tous ordres, ainsi qu’à des laïcs, dont certains étaient ses enfants spirituels.
En 2004, le père Cyrille subit un accident vasculaire cérébral qui le paralysa complètement, l’obligeant à rester en pemanence alité et le privant de la parole, bien qu’il restât conscient de son environnement. Il continua à recevoir ses proches enfants spirituels, qui ont témoigné du fait qu’il priait pour tous, et même parlait au besoin à de rares occasions. L’archimandrite Alexis (Polycarpov), higoumène du monastère Saint-Daniel à Moscou, a dit de lui à cette époque: « Il est très faible et infirme, mais il prie pour nous. Il est très difficile pour lui de parler maintenant, il ne peut presque pas parler du tout, mais il a dit un jour: “Chacun doit faire son propre travail…” »
Les funérailles de l’Archimandite Cyrille ont été célébréés le 23 février par le patriarche Cyrille de Moscou. On peut en voir un extrait sur cette vidéo.
Mémoire éternelle à l’un des plus grands startsi de la Russie des temps modernes!

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14 janvier (ancien calendrier)/27 janvier (nouveau)

14 janvier (ancien calendrier)/27 janvier (nouveau)
Jour de jeûne
Clôture de la fête de la Théophanie ; Les saints Pères martyrs au Mont Sinaï et à Raïthou, dont : Isaïe, Sabas, Moïse et son disciple Moïse, Jérémie, Paul, Adam, Serge, Domne, Proclus, Hypatios, Isaac, Macaire, Marc, Benjamin, Eusèbe, Élie et leurs compagnons (IVème-Vème s.) ; saint Joseph d’Aila (IVème s.) .) ; sainte Nina (ou Nino), égale aux apôtres, apôtre de la Géorgie (335) ; saint Théodule, moine au Mont Sinai (Vème s.) ; sainte Néosnadie, vierge en Poitou (Vème s.) ; Saint Euphrasius, évêque de Clermont-Ferrand (v. 515) ; saint Firmin, évêque dans le Gévaudan (Vème s.) ; saint Étienne, fondateur du monastère de Chenolakkos en Bithynie (VIIIème s.) ; ; saint Sabas (ou Sava), premier archevêque de Serbie (1236) ; saint Jean (Kevroletine), confesseur (1961).

Sainte Nina (ou Nino), égale aux apôtres, apôtre de la Géorgie (335)

SAINTE NINA DE GÉORGIE
Elle était apparentée à saint Georges le Mégalomartyr et à Juvénal, patriarche de Jérusalem. Après que ses parents, nobles de Cappadoce, furent tous deux devenus moines, elle fut éduquée sous la surveillance du patriarche Juvénal. Ayant entendu parler du peuple géorgien, la jeune Nina avait, dès son jeune âge, exprimé le souhait de se rendre en Géorgie et de faire baptiser les Géorgiens. La Très Sainte Mère de Dieu lui apparut et lui promit qu’elle l’amènerait dans ce pays. Et lorsque le Seigneur lui ouvrit la voie, la jeune Nina se rendit aussitôt en Géorgie, où elle acquit, en peu de temps, une grande affection populaire. Elle réussit à faire baptiser Mirian, roi de Géorgie, son épouse Nana et leur fils Bakar, qui secondèrent ensuite avec beaucoup de Zèle Nina, dans son œuvre missionnaire. Nina réussit, durant son existence, à parcourir toute la Géorgie et à amener toute la population à la foi chrétienne, et ceci durant une persécution féroce des chrétiens ordonnée par l’empereur Dioclétien. Après avoir déployé beaucoup d’efforts, elle entra dans la paix du Seigneur en 335. Sainte Nina accomplit beaucoup de miracles aussi bien dans sa vie terrestre qu’après son trépas.

Saint Sabas (ou Sava), premier archevêque de Serbie (1236)

SAINT SABAS (SAVA), ARCHEVÊQUE DE SERBIE
St Sabas naquit en 1169. Ses parents, le grand prince Étienne Némania et son épouse Anne avaient déjà quelques enfants, mais prièrent ardemment, alors qu’ils étaient déjà âgés, afin d’obtenir encore un enfant. Le fruit de leurs prières fut un fils, auquel ils donnèrent le nom de Rastko (diminutif de Rostislav). Lorsqu’il eut 17 ans, son père Etienne Némania le fit venir auprès de lui, dans l’intention de le marier à une princesse voisine. Mais, au même moment, Rastko rencontra quelques moines athonites, serbes et russes, qui séjournaient au palais. Rastko passa toute la nuit dans une conversation avec l’un de ces moines russes, qui avait une grande expérience spirituelle, et, lors de cet entretien mûrit sa décision : quitter le monde et devenir moine. Sachant que ses parents n’accepteraient jamais telle décision, il quitta secrètement le palais, et se rendit sur la Ste Montagne de l’Athos, afin de devenir novice au Rossikon, le monastère russe. Cependant, il y fut rejoint par des envoyés du prince Etienne Némania, qui avaient reçu l’ordre de ramener Rastko, de gré ou de force, chez ses parents. L’higoumène du Rossikon rencontra les émissaires et leur promit une entrevue avec Rastko le jour suivant. Or, la nuit même, celui-ci prononça ses vœux monastiques et reçut le nom de Sabas. Le matin suivant, les émissaires s’approchèrent de la tour du monastère, ils virent sur le balcon le jeune prince revêtu de l’habit monastique, qui leur jeta son vêtement princier en signe de renoncement au monde. Après un certain temps, le moine Sabas s’installa au monastère grec de Vatopédi, où il vécut douze années, apprit le grec à la perfection, ainsi que les usages et les canons de l’Église Orthodoxe. Entre temps, son père accepta le saint mode de vie de son fils et devint moine lui-même avec le nom de Syméon. Au bout d’un certain temps, les saints Syméon et Sabas fondèrent un nouveau monastère athonite, serbe, le monastère de Chilandar, qui devint par la suite l’un des principaux foyers de la piété serbe. St Syméon mourut peu après, et de ses reliques s’épancha un baume parfumé et miraculeux. C’est à cette époque que des luttes intestines éclatèrent en Serbie entre les frères de St Sabbas. Ces luttes sanglantes durèrent quatre ans jusqu’à ce qu’ils demandent au saint de venir chez eux et de rétablir la paix dans le pays. St Sabas décida de revenir dans sa patrie et prit avec lui les reliques de son père. Devant les reliques, sous l’influence des enseignements spirituels de St Sabas, les frères jusqu’alors ennemis se réconcilièrent. La Terre serbe retrouva la paix. Après cela, on ressentit la nécessité d’un centre destiné au travail spirituel dans le pays, et St Sabas, avec son frère Étienne, commença à faire construire le monastère de Jitcha. Toutefois, lorsque son frère promit de recevoir la couronne royale des mains du pape de Rome, afin que le roi de Hongrie renonce à envahir la Serbie, St Sabas ne voulut point participer à l’apostasie de son frère et revint au Mont Athos, où il passa son temps dans le silence et la prière pour son peuple. En 1219, St Sabas se rendit à Nicée, où se trouvait alors la capitale de l’Empire Byzantin et où résidait le patriarche de Constantinople. Le saint fit part à l’empereur et au patriarche des dangers d’établir dans ce pays un archevêché indépendant de Constantinople. L’empereur et le patriarche donnèrent leur accord, à la condition que Sabas lui-même devienne archevêque. Ayant reçu le sacre épiscopal, St Sabas revint en Serbie et reçut dans l’Orthodoxie son frère qui était devenu catholique-romain. Ensuite, il le couronna roi de Serbie. Pendant quatorze années, St Sabas parcourut toutes les villes et cités de Serbie, y instituant des évêques, ordonnant des prêtres, faisant construire des monastères et des églises. St Sabas fit beaucoup pour éradiquer l’hérésie des bogomiles, semblable à celles des albigeois. En 1235, le saint, après avoir laissé la cathèdre archiépiscopale à son successeur et ancien disciple St Arsène, partit vénérer les lieux saints de Palestine. À son retour, il se sentit malade, et dans la capitale bulgare de Tarnovo, le jour de la clôture de la fête de la Théophanie, après avoir communié aux Saints Mystères et prononcé les mots « Gloire à Dieu pour tout », il trépassa. Ses reliques furent transportées ensuite au monastère de Milechevo en Serbie. En 1595, le vizir turc Sinan-Pacha ordonna de faire transférer les reliques à Belgrade, afin de les faire brûler. Sur l’emplacement où le corps du saint fut brûlé, une cathédrale a été récemment érigée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Théophanie, ton 1
Lors de Ton baptême dans le Jourdain, Seigneur, fut manifestée l’adoration due à la Trinité : car la voix du Père Te rendit témoignage en Te donnant le nom de Fils bien-aimé, et l’Esprit, sous la forme d’une colombe, confirmait l’irréfragable vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à Toi !

Tropaire de Sainte Nina de Géorgie, ton 4
Servante de la Parole Divine, imitant dans la prédication apostolique André le premier-appelé et les autres apôtres, illuminatrice de l’Ibérie, lyre de l’Esprit Saint, sainte Nina égale-aux-apôtres, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Tropaire de la saint Sabas de Serbie, ton 3
Voie menant à la vie, tu fus un guide, un primat et un maître ; étant venu le premier, hiérarque Sabas, tu illuminas ta patrie et tu la régénéras par l’Esprit Saint, tel un olivier, tu as planté dans le paradis spirituel tes enfants très sanctifiés. Aussi, comme partageant le trône des apôtres et des hiérarques, nous te vénérons et prions : prie le Christ Dieu de nous accorder grande miséricorde.

Kondakion de Sainte Nina de Géorgie, ton 2
Venez tous en ce jour, chantons l’élue du Christ égale-aux-apôtres, la prédicatrice de la parole de Dieu, la sage annonciatrice de la bonne nouvelle, qui a mené le peuple de Carthalinie sur la voie de la vie et de la vérité, la disciple de la Mère de Dieu, notre secours fervent et notre garde qui veille sans cesse, Nina la digne de louanges.

Kondakion de Saint Sabas de Serbie, ton 8
Comme un grand primat et un émule des apôtres, l’Église et ton peuple te glorifient, ô saint, mais comme ayant accès au Christ Dieu, sauve-nous de tout malheur par tes prières, afin que nous t’acclamions : réjouis-toi Sabas, ô sage en Dieu.

Kondakion de la Théophanie, ton 4
Tu es apparu au monde en ce jour, Seigneur, et Ta lumière s’est manifestée à nous qui, Te connaissant, Te chantons : Tu es venu, Tu es apparu, Lumière inaccessible.

Évangile du jour
(Mc VIII, 30-34)
Jésus leur recommanda sévèrement de ne dire cela de lui à personne. Alors il commença à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffrît beaucoup, qu’il fût rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât trois jours après. Il leur disait ces choses ouvertement. Et Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre. Mais Jésus, se retournant et regardant ses disciples, réprimanda Pierre, et dit: Arrière de moi, Satan! Car tu ne conçois pas les choses de Dieu, tu n’as que des pensées humaines. Puis, ayant appelé la foule avec ses disciples, il leur dit: Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive.

Le gouvernement hongrois financera prochainement la reconstruction de quatre églises orthodoxes dans le pays

À l’occasion de la visite du président russe Vladimir Poutine en Hongrie, le gouvernement hongrois prendra la décision de financer la reconstruction de quatre églises orthodoxes. C’est ce qu’a annoncé le ministre hongrois des affaires étrangères Péter Szijjártó. « La coopération dans le domaine de la culture constituera un thème important lors de la visite du président russe… Nous pensons adopter le décret gouvernemental sur la reconstruction en Hongrie de quatre églises orthodoxes avant le 2 février (date de la visite du président Poutine) et leur financement » a déclaré M. Péter Szijjártó dans une interview au journal russe « Kommersant ». Celui-ci a mentionné que la Hongrie respectait la culture et la religion de la Russie.

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14 janvier

14 janvier

Clôture de la fête de la Théophanie ; Les saints Pères martyrs au Mont Sinaï et à Raïthou, dont : Isaïe, Sabas, Moïse et son disciple Moïse, Jérémie, Paul, Adam, Serge, Domne, Proclus, Hypatios, Isaac, Macaire, Marc, Benjamin, Eusèbe, Élie et leurs compagnons (IVème-Vème s.) ; saint Joseph d’Aila (IVème s.) .) ; sainte Nina (ou Nino), égale aux apôtres, apôtre de la Géorgie (335) ; saint Théodule, moine au Mont Sinai (Vème s.) ; sainte Néosnadie, vierge en Poitou (Vème s.) ; Saint Euphrasius, évêque de Clermont-Ferrand (v. 515) ; saint Firmin, évêque dans le Gévaudan (Vème s.) ; saint Étienne, fondateur du monastère de Chenolakkos en Bithynie (VIIIème s.) ; saint Sabas (ou Sava), premier archevêque de Serbie (1236) ; saint Jean (Kevroletine), confesseur (1961).

sainte Nina (ou Nino), égale aux apôtres, apôtre de la Géorgie (335)

SAINTE NINA DE GÉORGIE
Elle était apparentée à saint Georges le Mégalomartyr et à Juvénal, patriarche de Jérusalem. Après que ses parents, nobles de Cappadoce, furent tous deux devenus moines, elle fut éduquée sous la surveillance du patriarche Juvénal. Ayant entendu parler du peuple géorgien, la jeune Nina avait, dès son jeune âge, exprimé le souhait de se rendre en Géorgie et de faire baptiser les Géorgiens. La Très Sainte Mère de Dieu lui apparut et lui promit qu’elle l’amènerait dans ce pays. Et lorsque le Seigneur lui ouvrit la voie, la jeune Nina se rendit aussitôt en Géorgie, où elle acquit, en peu de temps, une grande affection populaire. Elle réussit à faire baptiser Mirian, roi de Géorgie, son épouse Nana et leur fils Bakar, qui secondèrent ensuite avec beaucoup de Zèle Nina, dans son œuvre missionnaire. Nina réussit, durant son existence, à parcourir toute la Géorgie et à amener toute la population à la foi chrétienne, et ceci durant une persécution féroce des chrétiens ordonnée par l’empereur Dioclétien. Après avoir déployé beaucoup d’efforts, elle entra dans la paix du Seigneur en 335. Sainte Nina accomplit beaucoup de miracles aussi bien dans sa vie terrestre qu’après son trépas.

Saint Sabas (ou Sava), premier archevêque de Serbie (1236)

SAINT SABAS (SAVA), ARCHEVÊQUE DE SERBIE
St Sabas naquit en 1169. Ses parents, le grand prince Étienne Némania et son épouse Anne avaient déjà quelques enfants, mais prièrent ardemment, alors qu’ils étaient déjà âgés, afin d’obtenir encore un enfant. Le fruit de leurs prières fut un fils, auquel ils donnèrent le nom de Rastko (diminutif de Rostislav). Lorsqu’il eut 17 ans, son père Etienne Némania le fit venir auprès de lui, dans l’intention de le marier à une princesse voisine. Mais, au même moment, Rastko rencontra quelques moines athonites, serbes et russes, qui séjournaient au palais. Rastko passa toute la nuit dans une conversation avec l’un de ces moines russes, qui avait une grande expérience spirituelle, et, lors de cet entretien mûrit sa décision : quitter le monde et devenir moine. Sachant que ses parents n’accepteraient jamais telle décision, il quitta secrètement le palais, et se rendit sur la Ste Montagne de l’Athos, afin de devenir novice au Rossikon, le monastère russe. Cependant, il y fut rejoint par des envoyés du prince Etienne Némania, qui avaient reçu l’ordre de ramener Rastko, de gré ou de force, chez ses parents. L’higoumène du Rossikon rencontra les émissaires et leur promit une entrevue avec Rastko le jour suivant. Or, la nuit même, celui-ci prononça ses vœux monastiques et reçut le nom de Sabas. Le matin suivant, les émissaires s’approchèrent de la tour du monastère, ils virent sur le balcon le jeune prince revêtu de l’habit monastique, qui leur jeta son vêtement princier en signe de renoncement au monde. Après un certain temps, le moine Sabas s’installa au monastère grec de Vatopédi, où il vécut douze années, apprit le grec à la perfection, ainsi que les usages et les canons de l’Église Orthodoxe. Entre temps, son père accepta le saint mode de vie de son fils et devint moine lui-même avec le nom de Syméon. Au bout d’un certain temps, les saints Syméon et Sabas fondèrent un nouveau monastère athonite, serbe, le monastère de Chilandar, qui devint par la suite l’un des principaux foyers de la piété serbe. St Syméon mourut peu après, et de ses reliques s’épancha un baume parfumé et miraculeux. C’est à cette époque que des luttes intestines éclatèrent en Serbie entre les frères de St Sabbas. Ces luttes sanglantes durèrent quatre ans jusqu’à ce qu’ils demandent au saint de venir chez eux et de rétablir la paix dans le pays. St Sabas décida de revenir dans sa patrie et prit avec lui les reliques de son père. Devant les reliques, sous l’influence des enseignements spirituels de St Sabas, les frères jusqu’alors ennemis se réconcilièrent. La Terre serbe retrouva la paix. Après cela, on ressentit la nécessité d’un centre destiné au travail spirituel dans le pays, et St Sabas, avec son frère Étienne, commença à faire construire le monastère de Jitcha. Toutefois, lorsque son frère promit de recevoir la couronne royale des mains du pape de Rome, afin que le roi de Hongrie renonce à envahir la Serbie, St Sabas ne voulut point participer à l’apostasie de son frère et revint au Mont Athos, où il passa son temps dans le silence et la prière pour son peuple. En 1219, St Sabas se rendit à Nicée, où se trouvait alors la capitale de l’Empire Byzantin et où résidait le patriarche de Constantinople. Le saint fit part à l’empereur et au patriarche des dangers d’établir dans ce pays un archevêché indépendant de Constantinople. L’empereur et le patriarche donnèrent leur accord, à la condition que Sabas lui-même devienne archevêque. Ayant reçu le sacre épiscopal, St Sabas revint en Serbie et reçut dans l’Orthodoxie son frère qui était devenu catholique-romain. Ensuite, il le couronna roi de Serbie. Pendant quatorze années, St Sabas parcourut toutes les villes et cités de Serbie, y instituant des évêques, ordonnant des prêtres, faisant construire des monastères et des églises. St Sabas fit beaucoup pour éradiquer l’hérésie des bogomiles, semblable à celles des albigeois. En 1235, le saint, après avoir laissé la cathèdre archiépiscopale à son successeur et ancien disciple St Arsène, partit vénérer les lieux saints de Palestine. À son retour, il se sentit malade, et dans la capitale bulgare de Tarnovo, le jour de la clôture de la fête de la Théophanie, après avoir communié aux Saints Mystères et prononcé les mots « Gloire à Dieu pour tout », il trépassa. Ses reliques furent transportées ensuite au monastère de Milechevo en Serbie. En 1595, le vizir turc Sinan-Pacha ordonna de faire transférer les reliques à Belgrade, afin de les faire brûler. Sur l’emplacement où le corps du saint fut brûlé, une cathédrale a été récemment érigée.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la Théophanie, ton 1
Lors de Ton baptême dans le Jourdain, Seigneur, fut manifestée l’adoration due à la Trinité : car la voix du Père Te rendit témoignage en Te donnant le nom de Fils bien-aimé, et l’Esprit, sous la forme d’une colombe, confirmait l’irréfragable vérité de cette parole. Christ Dieu qui es apparu et qui as illuminé le monde, gloire à Toi !

Tropaire de Sainte Nina de Géorgie, ton 4
Servante de la Parole Divine, imitant dans la prédication apostolique André le premier-appelé et les autres apôtres, illuminatrice de l’Ibérie, lyre de l’Esprit Saint, sainte Nina égale-aux-apôtres, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes.

Tropaire de la saint Sabas de Serbie, ton 3
Voie menant à la vie, tu fus un guide, un primat et un maître ; étant venu le premier, hiérarque Sabas, tu illuminas ta patrie et tu la régénéras par l’Esprit Saint, tel un olivier, tu as planté dans le paradis spirituel tes enfants très sanctifiés. Aussi, comme partageant le trône des apôtres et des hiérarques, nous te vénérons et prions : prie le Christ Dieu de nous accorder grande miséricorde.

Kondakion de Sainte Nina de Géorgie, ton 2
Venez tous en ce jour, chantons l’élue du Christ égale-aux-apôtres, la prédicatrice de la parole de Dieu, la sage annonciatrice de la bonne nouvelle, qui a mené le peuple de Carthalinie sur la voie de la vie et de la vérité, la disciple de la Mère de Dieu, notre secours fervent et notre garde qui veille sans cesse, Nina la digne de louanges.

Kondakion de Saint Sabas de Serbie, ton 8
Comme un grand primat et un émule des apôtres, l’Église et ton peuple te glorifient, ô saint, mais comme ayant accès au Christ Dieu, sauve-nous de tout malheur par tes prières, afin que nous t’acclamions : réjouis-toi Sabas, ô sage en Dieu.

Kondakion de la Théophanie, ton 4
Tu es apparu au monde en ce jour, Seigneur, et Ta lumière s’est manifestée à nous qui, Te connaissant, Te chantons : Tu es venu, Tu es apparu, Lumière inaccessible.

Évangile du jour
(Lc XX,9-18)
ll se mit ensuite à dire au peuple cette parabole: Un homme planta une vigne, l’afferma à des vignerons, et quitta pour longtemps le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour qu’ils lui donnent une part du produit de la vigne. Les vignerons le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya encore un autre serviteur; ils le battirent, l’outragèrent, et le renvoyèrent à vide. Il en envoya encore un troisième; ils le blessèrent, et le chassèrent. Le maître de la vigne dit: Que ferai-je? J’enverrai mon fils bien-aimé; peut-être auront-ils pour lui du respect. Mais, quand les vignerons le virent, ils raisonnèrent entre eux, et dirent: Voici l’héritier; tuons-le, afin que l’héritage soit à nous. Et ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, que leur fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. Lorsqu’ils eurent entendu cela, ils dirent: A Dieu ne plaise! Mais, jetant les regards sur eux, Jésus dit: Que signifie donc ce qui est écrit: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle? Quiconque tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

A Budapest, célébrations du 1700e anniversaire de saint Martin de Tours

Le 27 décembre 2016, l’évêque Tikhon de Podolsk, administrateur du diocèse de Hongrie, et l’archevêque Georges de Michalovce-Košice (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie), ont célébré la Divine liturgie à la cathédrale de la Dormition de Budapest. Le clergé du diocèse de Hongrie et plusieurs prêtres du diocèse de Michalovce-Košice concélébraient l’office célébrant le 1700e anniversaire de la naissance de saint Martin de Tours. La jeunesse orthodoxe de la cathédrale Saint-Nicolas de Vienne, en pèlerinage en Hongrie avec la bénédiction de Mgr Tikhon, assistait à la liturgie. Après l’office, l’évêque Tikhon et l’archevêque Georges ont célébré un requiem à l’intention des victimes de la catastrophe aérienne survenue le 25 décembre au-dessus de la Mer Noire. Mgr Tikhon a ensuite prononcé quelques mots de bienvenue à l’intention de l’archevêque Georges, lui souhaitant un joyeux Noël et l’aide de Dieu dans son travail de pastorale avec les fidèles orthodoxes de Slovaquie. Mgr Georges a transmis les condoléances de Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie. Après avoir remercié Mgr Tikhon de Podolsk de son accueil, l’archevêque Georges a souhaité de bonnes fêtes à l’assistance. Il a insisté sur l’exemple de saint Martin de Tours, dit Martin le Miséricordieux, pour les fidèles orthodoxes de Hongrie, de Slovaquie et du monde entier.

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11 novembre (ancien calendrier)/24novembre (nouveau)

11 novembre (ancien calendrier)/24novembre (nouveau)

Saint Ménas, mégalomartyr en Phrygie (304) ; saint Victor, martyr à Damas (IIème s.) ; saint Vincent de Saragosse, diacre, martyr à Valence (304) ; sainte Stéphanide, martyre en Syrie (IIème s.) ; saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397) ; saint Véran, évêque de Vence (449) ; saint Berthuin, évêque fondateur de l’abbaye de Malone en Belgique (698) ;saint Théodore le Studite, confesseur (826); saint Étienne de Detchani (1336) ; saint Maxime, fol en Christ de Moscou (1434) ; saint Martyrios de Zélénets (1603) ; saint néo-martyr Eugène (Vassiliev), prêtre (1937).

SAINT MARTIN LE MISÉRICORDIEUX, ÉVÊQUE DE TOURS

Saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397)

Saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397)

Fils d’un officier des légions romaines, saint Martin naquit en 316 à Sabaria en Pannonie (Hongrie), où son père était en garnison. Il fut cependant élevé dans la patrie de sa famille, à Pavie (Italie), et il était, selon l’usage en vigueur, destiné lui aussi à servir dans les armes. Dès l’âge de dix ans, bien que ses parents fussent païens, le jeune garçon demanda à être reçu comme catéchumène. Deux ans plus tard, ayant entendu parler des exploits des solitaires d’Orient, il rêvait de partir loin des troubles du monde pour mener la vie monastique, mais il dut se soumettre à la volonté de ses parents et fut enrôlé dans l’armée.
Sa profession ne l’empêchait pourtant pas de pratiquer les saintes vertus évangéliques. À l’âge de dix-huit ans, alors qu’il était en garnison à Amiens en Gaule, il rencontra, un jour d’hiver un pauvre nu et grelottant de froid aux portes de la ville. Voyant que personne n’était touché de compassion à ce spectacle, et bien qu’il n’eût sur lui que son manteau, ayant déjà distribué ce qu’il possédait en aumônes, le serviteur de Dieu saisit son épée, coupa son manteau par le milieu, en donna une partie au pauvre et se revêtit du reste, malgré les railleries de ceux qui l’entouraient. La nuit suivante, il vit le Christ lui apparaître, vêtu de la partie du manteau dont il avait recouvert le pauvre, et il l’entendit dire à la multitude des anges qui l’entouraient : « Martin, encore catéchumène, m’a couvert de ce vêtement. » Martin fut baptisé peu après cet événement, et voulut aussitôt quitter l’armée pour devenir moine. Il dut cependant céder aux instances de son tribun et resta dans le monde, tout en étant moine au fond de lui-même. Il n’obtint son congé que bien des années après, alors qu’il était devenu officier de la garde impériale (juillet 356). Il se précipita alors à Poitiers, pour s’attacher à la personne du grand saint Hilaire [13 janv.], l’homologue de saint Athanase pour l’Occident, qui, avant d’être envoyé en exil en Phrygie, lui conféra le ministère d’exorciste et lui donna sa bénédiction pour aller vivre seul dans un endroit retiré. Avant de mettre son projet à exécution, Martin partit pour la Pannonie, afin de convertir ses vieux parents. Il amena sa mère à la foi et, trouvant ces régions de l’Illyricum agitées par les séquelles de l’arianisme, il engagea presque seul la lutte contre les hérétiques, en fidèle disciple de son père spirituel Hilaire.

Après avoir souffert bien des mauvais traitements, il revint en Italie, à Milan, où il apprit que l’Église des Gaules était également dans le trouble depuis l’exil de saint Hilaire. Aussi décida-t-il de rester sur place, dans une cellule solitaire, pour se livrer, enfin, à la vie contemplative, à laquelle il aspirait depuis tant d’années. Mais, là encore, il se trouva en butte aux ariens et, chassé par l’évêque hérétique de Milan, Auxence, il partit se réfugier dans une petite île de la côte Ligure, Gallinaria.

Dès qu’il reçut la nouvelle que saint Hilaire avait regagné Poitiers, Martin courut le rejoindre et s’installa dans une étroite cellule, à Ligugé, situé à huit kilomètres de la ville. La vie monastique était alors à ses débuts en Gaule et saint Martin en fut presque l’initiateur ; mais son zèle pour les œuvres saintes et pour la prière lui permit d’acquérir rapidement la science des moines les plus expérimentés d’Orient, et d’autres aspirants à la vie angélique ne tardèrent pas à se joindre à lui pour devenir ses disciples.

Au bout d’une dizaine d’années, le siège épiscopal de Tours étant vacant, le clergé et les fidèles de la ville parvinrent, à l’aide d’un stratagème, à arracher le serviteur de Dieu à sa solitude et à le faire consacrer évêque malgré lui (371). Ce changement d’état ne lui fit en rien changer sa manière de vivre : même humilité de l’âme, même pauvreté dans les vêtements et la nourriture. « Il avait toute la dignité d’un évêque, sans abandonner le genre de vie et la vertu d’un moine », écrit son biographe, Sulpice Sévère. Saint Martin renonça même à loger dans la riche demeure épiscopale et s’installa dans une cellule proche de l’église. Mais, comme il était constamment dérangé par les visiteurs dans ses saintes occupations, il se retira dans un ermitage situé dans un lieu désert, à deux milles de la cité. Ce lieu allait devenir le célèbre monastère de Marmoutier. L’évêque habitait une cellule en bois, et les nombreux frères qui vinrent se joindre à lui établirent leurs demeures dans des grottes de la montagne qui surplombait l’endroit. Il y avait là environ quatre-vingts moines qui vivaient dans une parfaite pauvreté évangélique. Ne possédant rien en propre, ils étaient unis par la charité fraternelle, ne travaillant que le temps qui était nécessaire pour subvenir à leurs besoins, car ils consacraient leurs jours et leurs nuits à la prière et à la méditation, sous la direction paternelle de saint Martin.
Épris de solitude, le serviteur de Dieu n’en était pas moins un évêque conscient de sa mission apostolique dans cette Gaule encore partiellement christianisée. Si l’Évangile avait pénétré dans les villes, les campagnes étaient encore livrées aux cultes idolâtres et aux superstitions. Ce fut Martin qui organisa le premier des paroisses rurales dans son diocèse. Il parcourait les campagnes en proclamant le message du Salut, confirmant la vérité de ses paroles par de nombreux miracles et amenant les populations païennes à détruire d’elles-mêmes les temples des idoles pour les remplacer par des églises. La réputation de thaumaturge de l’évêque de Tours s’étendit bien au-delà des limites de son diocèse, si bien qu’on a pu l’appeler « l’Apôtre des campagnes ». Partout où il passait, les miracles abondaient, les malades guérissaient, les morts ressuscitaient, les incrédules trouvaient la foi, comme si le Christ lui-même était présent à nouveau dans la personne du saint évêque.

Sa réputation était si grande que son autorité s’imposait même aux plus hauts personnages. À trois reprises, il se rendit à Trèves, résidence de l’empereur d’Occident, pour intercéder en faveur de son peuple ou pour obtenir de l’empereur Maxime — qui usurpa le pouvoir de 383 à 388 — la grâce pour certains hérétiques du parti de Priscillien qui avaient été condamnés à mort. Le saint prélat gardait à la cour la même attitude noble et assurée qui témoignait partout de sa familiarité avec Dieu, et il ne craignit pas de manifester à l’empereur la prééminence de la dignité épiscopale sur le pouvoir temporel, ce qui provoqua une telle admiration chez l’impératrice qu’elle insista pour le servir à table comme une humble servante. Dans les campagnes auprès des paysans comme à la cour, dans la solitude de son monastère comme dans son évêché, saint Martin montrait toujours une humilité et une charité exemplaires. Persévérant toute sa vie dans le jeûne et la veille, « l’élan de son âme était toujours tourné vers le ciel ». « Jamais Martin n’a laissé passer une heure, un moment sans se livrer à la prière ou sans s’absorber dans la lecture. Que ce soit en lisant ou en s’adonnant à toute autre occupation, il ne cessait de prier Dieu… Jamais personne ne le vit s’irriter, ni s’émouvoir, ni s’affliger, ni rire. Toujours un, toujours le même, le visage resplendissant d’une joie pour ainsi dire céleste, il semblait échapper aux lois de la nature humaine. Dans sa bouche, rien d’autre que le Nom du Christ ; dans son âme, rien que l’amour, la paix et la miséricorde ».
Comme le Christ et tous ses fidèles disciples, le saint dut cependant subir des épreuves de la part de certains de ses collègues dans l’épiscopat, qui étaient jaloux de ses faveurs auprès des grands et parmi le peuple. Martin endura calomnies, mépris, injustes accusations, même de la part de ses proches ; mais jamais il ne se départit de sa sérénité et de sa charité. S’étant rendu un jour, malgré ses quatre-vingt-un ans, dans une de ses paroisses rurales pour en réconcilier les clercs, le saint évêque tomba malade. Il rassembla alors ses disciples et leur annonça sa mort prochaine. Comme ceux-ci se lamentaient et le suppliaient de ne pas les laisser orphelins, Martin leur répondit en se tournant vers le Seigneur : « Seigneur, si je suis encore nécessaire à ton Église, je ne me dérobe point à la peine. Que ta volonté soit faite ! » Refusant tout réconfort, il persévéra jusqu’à la fin dans la prière. Allongé sur un lit de cendre, couvert d’un cilice, il disait : « Il ne convient pas qu’un chrétien meure autrement que sur la cendre. Si je vous laissais un autre exemple, j’aurai péché. » Comme le diable lui apparaissait pour le tenter une dernière fois, le saint le railla, en disant : « Tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne, maudit ! C’est le sein d’Abraham qui va me recevoir. » C’est en prononçant ces paroles qu’il rendit son âme à Dieu. Son visage s’illumina alors comme le visage d’un ange. « Son aspect était tel qu’il semblait se montrer dans la gloire de la résurrection future et dans la nature d’une chair transfigurée ».

Le saint évêque remit son âme à Dieu le 8 novembre 397. Son corps fut aussitôt transféré à Tours, où ses funérailles eurent lieu, le 11 novembre, en présence d’une multitude de fidèles accourus des villes et des campagnes environnantes. Saint Martin fut le premier confesseur (non martyr) objet d’un culte public en Occident. Ses reliques attirèrent à Tours, pendant de nombreux siècles, des foules de pèlerins. Il est considéré comme le saint protecteur de la France.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de saint Ménas, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Tropaire de saint Théodore, ton 8
Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, / luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, / Théodore, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, / toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. / Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
Tropaire de saint Martin, ton 4
Brûlant de zèle pour le vrai Dieu, en moine et hiérarque tu l’as servi ; dans le ciel tu as trouvé la couronne des saints et sur terre grande gloire, ô Martin ; pour vêtir un pauvre tu partageas en deux ton manteau, dont tu vis ensuite le Christ revêtu ; dans les campagnes tu portas la lumière de la foi et de tes miracles mainte ville fut témoin. Père célébré dans tout l’univers pour ton zèle de pasteur et ton ardente charité, prie le Christ notre Dieu en faveur de nos âmes.
Kondakion de saint Ménas, ton 4
T’arrachant à l’armée temporelle, / victorieux athlète Ménas, / c’est le compagnon des armées célestes / que fit de toi le Christ notre Dieu, / l’immarcescible couronne des Martyrs.

Kondakion de saint Théodore, ton 8
Ta vie ascétique et angélique, tu l’éclairas / par la splendeur de tes exploits athlétiques; / partageant désormais la demeure des Anges dans le ciel, / bienheureux Père Théodore, avec eux / tu intercèdes sans cesse en faveur de nous tous / auprès du Christ notre Dieu.

Kondakion de saint Martin, ton 8
En soldat du Christ tu as parcouru l’Occident, où tu défendis la vraie foi contre la doctrine d’Arius ; aux humbles tu prêchas l’Évangile du salut, en toi les misérables ont trouvé leur bienfaiteur, les opprimés un protecteur, les prisonniers un libérateur ; le fait unique d’avoir taillé en deux ton manteau pour vêtir un pauvre sans vêtement t’a rendu célèbre dans le monde entier. C’est pourquoi, vénérant ta mémoire, nous te chantons : Réjouis-toi, Père égal-aux-Apôtres, saint hiérarque Martin !

Évangile du jour
(Lc XII, 42-48)

Et le Seigneur dit: Quel est donc l’économe fidèle et prudent que le maître établira sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable? Heureux ce serviteur, que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi! Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais, si ce serviteur dit en lui-même: Mon maître tarde à venir; s’il se met à battre les serviteurs et les servantes, à manger, à boire et à s’enivrer, le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas, il le mettra en pièces, et lui donnera sa part avec les infidèles. Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups. Mais celui qui, ne l’ayant pas connue, a fait des choses dignes de châtiment, sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.

Le patriarche de Bulgarie Néophyte a soutenu une initiative contre les mariages homosexuels

Le patriarche de Bulgarie Néophyte a déclaré son soutien à l’initiative « Mère, Père et Enfants » qui insiste sur la définition d’un concept unique du mariage et de la famille dans l’Union Européenne, à savoir l’union d’un homme et d’une femme, et de la famille sur le fondement du mariage et/ou de la descendance. C’est ce qu’a annoncé l’Association « Société et Valeurs ». Dans la lettre du patriarche Néophyte, il est dit que l’Église orthodoxe comme gardienne du mariage traditionnel, de la famille et des enfants, soutient le droit de chaque État membre de l’Union Européenne à définir sa politique dans le domaine du mariage et de la famille, ce droit étant inscrit dans l’article 9 dans la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne. Selon les organisateurs de l’initiative « Mère, Père et Enfants », qui est partie de Hongrie, Slovaquie, Pologne, Croatie, Suède, France, Portugal et Allemagne, celle-ci « donne la possibilité aux citoyens de répondre à une pression accrue et abusive de Bruxelles durant ces dernières années pour la redéfinition du mariage ». L’initiative cite la déclaration de Frans Timmermans du mois de juin 2015, dans laquelle il appelle chaque État membre de l’Union à légaliser les mariages de même sexe. Le but de l’initiative est de récolter le soutien d’un million de citoyens de l’Union Européenne jusqu’au 10 décembre, mais jusqu’à maintenant, elle a récolté moins d’un tiers des signatures nécessaires. Si néanmoins l’initiative aboutit, elle sera discutée à la Commission européenne.

Source

11 novembre

11 novembre
Jour de jeûne

Saint Ménas, mégalomartyr en Phrygie (304) ; saint Victor, martyr à Damas (IIème s.) ; saint Vincent de Saragosse, diacre, martyr à Valence (304) ; sainte Stéphanide, martyre en Syrie (IIème s.) ; saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397) ; saint Véran, évêque de Vence (449) ; saint Berthuin, évêque fondateur de l’abbaye de Malone en Belgique (698) ;saint Théodore le Studite, confesseur (826); saint Étienne de Detchani (1336) ; saint Maxime, fol en Christ de Moscou (1434) ; saint Martyrios de Zélénets (1603) ; saint néo-martyr Eugène (Vassiliev), prêtre (1937).

SAINT MARTIN LE MISÉRICORDIEUX, ÉVÊQUE DE TOURS

Saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397)

Saint Martin le Miséricordieux, évêque de Tours (397)

Fils d’un officier des légions romaines, saint Martin naquit en 316 à Sabaria en Pannonie (Hongrie), où son père était en garnison. Il fut cependant élevé dans la patrie de sa famille, à Pavie (Italie), et il était, selon l’usage en vigueur, destiné lui aussi à servir dans les armes. Dès l’âge de dix ans, bien que ses parents fussent païens, le jeune garçon demanda à être reçu comme catéchumène. Deux ans plus tard, ayant entendu parler des exploits des solitaires d’Orient, il rêvait de partir loin des troubles du monde pour mener la vie monastique, mais il dut se soumettre à la volonté de ses parents et fut enrôlé dans l’armée.
Sa profession ne l’empêchait pourtant pas de pratiquer les saintes vertus évangéliques. À l’âge de dix-huit ans, alors qu’il était en garnison à Amiens en Gaule, il rencontra, un jour d’hiver un pauvre nu et grelottant de froid aux portes de la ville. Voyant que personne n’était touché de compassion à ce spectacle, et bien qu’il n’eût sur lui que son manteau, ayant déjà distribué ce qu’il possédait en aumônes, le serviteur de Dieu saisit son épée, coupa son manteau par le milieu, en donna une partie au pauvre et se revêtit du reste, malgré les railleries de ceux qui l’entouraient. La nuit suivante, il vit le Christ lui apparaître, vêtu de la partie du manteau dont il avait recouvert le pauvre, et il l’entendit dire à la multitude des anges qui l’entouraient : « Martin, encore catéchumène, m’a couvert de ce vêtement. » Martin fut baptisé peu après cet événement, et voulut aussitôt quitter l’armée pour devenir moine. Il dut cependant céder aux instances de son tribun et resta dans le monde, tout en étant moine au fond de lui-même. Il n’obtint son congé que bien des années après, alors qu’il était devenu officier de la garde impériale (juillet 356). Il se précipita alors à Poitiers, pour s’attacher à la personne du grand saint Hilaire [13 janv.], l’homologue de saint Athanase pour l’Occident, qui, avant d’être envoyé en exil en Phrygie, lui conféra le ministère d’exorciste et lui donna sa bénédiction pour aller vivre seul dans un endroit retiré. Avant de mettre son projet à exécution, Martin partit pour la Pannonie, afin de convertir ses vieux parents. Il amena sa mère à la foi et, trouvant ces régions de l’Illyricum agitées par les séquelles de l’arianisme, il engagea presque seul la lutte contre les hérétiques, en fidèle disciple de son père spirituel Hilaire.

Après avoir souffert bien des mauvais traitements, il revint en Italie, à Milan, où il apprit que l’Église des Gaules était également dans le trouble depuis l’exil de saint Hilaire. Aussi décida-t-il de rester sur place, dans une cellule solitaire, pour se livrer, enfin, à la vie contemplative, à laquelle il aspirait depuis tant d’années. Mais, là encore, il se trouva en butte aux ariens et, chassé par l’évêque hérétique de Milan, Auxence, il partit se réfugier dans une petite île de la côte Ligure, Gallinaria.

Dès qu’il reçut la nouvelle que saint Hilaire avait regagné Poitiers, Martin courut le rejoindre et s’installa dans une étroite cellule, à Ligugé, situé à huit kilomètres de la ville. La vie monastique était alors à ses débuts en Gaule et saint Martin en fut presque l’initiateur ; mais son zèle pour les œuvres saintes et pour la prière lui permit d’acquérir rapidement la science des moines les plus expérimentés d’Orient, et d’autres aspirants à la vie angélique ne tardèrent pas à se joindre à lui pour devenir ses disciples.

Au bout d’une dizaine d’années, le siège épiscopal de Tours étant vacant, le clergé et les fidèles de la ville parvinrent, à l’aide d’un stratagème, à arracher le serviteur de Dieu à sa solitude et à le faire consacrer évêque malgré lui (371). Ce changement d’état ne lui fit en rien changer sa manière de vivre : même humilité de l’âme, même pauvreté dans les vêtements et la nourriture. « Il avait toute la dignité d’un évêque, sans abandonner le genre de vie et la vertu d’un moine », écrit son biographe, Sulpice Sévère. Saint Martin renonça même à loger dans la riche demeure épiscopale et s’installa dans une cellule proche de l’église. Mais, comme il était constamment dérangé par les visiteurs dans ses saintes occupations, il se retira dans un ermitage situé dans un lieu désert, à deux milles de la cité. Ce lieu allait devenir le célèbre monastère de Marmoutier. L’évêque habitait une cellule en bois, et les nombreux frères qui vinrent se joindre à lui établirent leurs demeures dans des grottes de la montagne qui surplombait l’endroit. Il y avait là environ quatre-vingts moines qui vivaient dans une parfaite pauvreté évangélique. Ne possédant rien en propre, ils étaient unis par la charité fraternelle, ne travaillant que le temps qui était nécessaire pour subvenir à leurs besoins, car ils consacraient leurs jours et leurs nuits à la prière et à la méditation, sous la direction paternelle de saint Martin.
Épris de solitude, le serviteur de Dieu n’en était pas moins un évêque conscient de sa mission apostolique dans cette Gaule encore partiellement christianisée. Si l’Évangile avait pénétré dans les villes, les campagnes étaient encore livrées aux cultes idolâtres et aux superstitions. Ce fut Martin qui organisa le premier des paroisses rurales dans son diocèse. Il parcourait les campagnes en proclamant le message du Salut, confirmant la vérité de ses paroles par de nombreux miracles et amenant les populations païennes à détruire d’elles-mêmes les temples des idoles pour les remplacer par des églises. La réputation de thaumaturge de l’évêque de Tours s’étendit bien au-delà des limites de son diocèse, si bien qu’on a pu l’appeler « l’Apôtre des campagnes ». Partout où il passait, les miracles abondaient, les malades guérissaient, les morts ressuscitaient, les incrédules trouvaient la foi, comme si le Christ lui-même était présent à nouveau dans la personne du saint évêque.

Sa réputation était si grande que son autorité s’imposait même aux plus hauts personnages. À trois reprises, il se rendit à Trèves, résidence de l’empereur d’Occident, pour intercéder en faveur de son peuple ou pour obtenir de l’empereur Maxime — qui usurpa le pouvoir de 383 à 388 — la grâce pour certains hérétiques du parti de Priscillien qui avaient été condamnés à mort. Le saint prélat gardait à la cour la même attitude noble et assurée qui témoignait partout de sa familiarité avec Dieu, et il ne craignit pas de manifester à l’empereur la prééminence de la dignité épiscopale sur le pouvoir temporel, ce qui provoqua une telle admiration chez l’impératrice qu’elle insista pour le servir à table comme une humble servante. Dans les campagnes auprès des paysans comme à la cour, dans la solitude de son monastère comme dans son évêché, saint Martin montrait toujours une humilité et une charité exemplaires. Persévérant toute sa vie dans le jeûne et la veille, « l’élan de son âme était toujours tourné vers le ciel ». « Jamais Martin n’a laissé passer une heure, un moment sans se livrer à la prière ou sans s’absorber dans la lecture. Que ce soit en lisant ou en s’adonnant à toute autre occupation, il ne cessait de prier Dieu… Jamais personne ne le vit s’irriter, ni s’émouvoir, ni s’affliger, ni rire. Toujours un, toujours le même, le visage resplendissant d’une joie pour ainsi dire céleste, il semblait échapper aux lois de la nature humaine. Dans sa bouche, rien d’autre que le Nom du Christ ; dans son âme, rien que l’amour, la paix et la miséricorde ».
Comme le Christ et tous ses fidèles disciples, le saint dut cependant subir des épreuves de la part de certains de ses collègues dans l’épiscopat, qui étaient jaloux de ses faveurs auprès des grands et parmi le peuple. Martin endura calomnies, mépris, injustes accusations, même de la part de ses proches ; mais jamais il ne se départit de sa sérénité et de sa charité. S’étant rendu un jour, malgré ses quatre-vingt-un ans, dans une de ses paroisses rurales pour en réconcilier les clercs, le saint évêque tomba malade. Il rassembla alors ses disciples et leur annonça sa mort prochaine. Comme ceux-ci se lamentaient et le suppliaient de ne pas les laisser orphelins, Martin leur répondit en se tournant vers le Seigneur : « Seigneur, si je suis encore nécessaire à ton Église, je ne me dérobe point à la peine. Que ta volonté soit faite ! » Refusant tout réconfort, il persévéra jusqu’à la fin dans la prière. Allongé sur un lit de cendre, couvert d’un cilice, il disait : « Il ne convient pas qu’un chrétien meure autrement que sur la cendre. Si je vous laissais un autre exemple, j’aurai péché. » Comme le diable lui apparaissait pour le tenter une dernière fois, le saint le railla, en disant : « Tu ne trouveras rien en moi qui t’appartienne, maudit ! C’est le sein d’Abraham qui va me recevoir. » C’est en prononçant ces paroles qu’il rendit son âme à Dieu. Son visage s’illumina alors comme le visage d’un ange. « Son aspect était tel qu’il semblait se montrer dans la gloire de la résurrection future et dans la nature d’une chair transfigurée ».

Le saint évêque remit son âme à Dieu le 8 novembre 397. Son corps fut aussitôt transféré à Tours, où ses funérailles eurent lieu, le 11 novembre, en présence d’une multitude de fidèles accourus des villes et des campagnes environnantes. Saint Martin fut le premier confesseur (non martyr) objet d’un culte public en Occident. Ses reliques attirèrent à Tours, pendant de nombreux siècles, des foules de pèlerins. Il est considéré comme le saint protecteur de la France.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de saint Ménas, ton 4
Tes Martyrs, Seigneur, pour le combat qu’ils ont mené / ont reçu de toi, notre Dieu, la couronne d’immortalité; / animés de ta force, ils ont terrassé les tyrans / et réduit à l’impuissance l’audace des démons; / par leurs prières sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.
Tropaire de saint Théodore, ton 8
Guide de l’orthodoxie, maître de piété et de sainteté, / luminaire de l’univers, ornement des moines inspiré de Dieu, / Théodore, tu nous as tous illuminés par tes sages enseignements, / toi qui fus comme une lyre vibrant au souffle de l’Esprit. / Intercède auprès du Christ notre Dieu pour qu’il sauve nos âmes.
Tropaire de saint Martin, ton 4
Brûlant de zèle pour le vrai Dieu, en moine et hiérarque tu l’as servi ; dans le ciel tu as trouvé la couronne des saints et sur terre grande gloire, ô Martin ; pour vêtir un pauvre tu partageas en deux ton manteau, dont tu vis ensuite le Christ revêtu ; dans les campagnes tu portas la lumière de la foi et de tes miracles mainte ville fut témoin. Père célébré dans tout l’univers pour ton zèle de pasteur et ton ardente charité, prie le Christ notre Dieu en faveur de nos âmes.
Kondakion de saint Ménas, ton 4
T’arrachant à l’armée temporelle, / victorieux athlète Ménas, / c’est le compagnon des armées célestes / que fit de toi le Christ notre Dieu, / l’immarcescible couronne des Martyrs.
Kondakion de saint Théodore, ton 8
Ta vie ascétique et angélique, tu l’éclairas / par la splendeur de tes exploits athlétiques; / partageant désormais la demeure des Anges dans le ciel, / bienheureux Père Théodore, avec eux / tu intercèdes sans cesse en faveur de nous tous / auprès du Christ notre Dieu.

Kondakion de saint Martin, ton 8
En soldat du Christ tu as parcouru l’Occident, où tu défendis la vraie foi contre la doctrine d’Arius ; aux humbles tu prêchas l’Évangile du salut, en toi les misérables ont trouvé leur bienfaiteur, les opprimés un protecteur, les prisonniers un libérateur ; le fait unique d’avoir taillé en deux ton manteau pour vêtir un pauvre sans vêtement t’a rendu célèbre dans le monde entier. C’est pourquoi, vénérant ta mémoire, nous te chantons : Réjouis-toi, Père égal-aux-Apôtres, saint hiérarque Martin !

Évangile du jour
(Lc XI, 42-46)

Mais malheur à vous, pharisiens! Parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue, et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l’amour de Dieu: c’est là ce qu’il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses. Malheur à vous, pharisiens! Parce que vous aimez les premiers sièges dans les synagogues, et les salutations dans les places publiques. Malheur à vous! Parce que vous êtes comme les sépulcres qui ne paraissent pas, et sur lesquels on marche sans le savoir. Un des docteurs de la loi prit la parole, et lui dit: Maître, en parlant de la sorte, c’est aussi nous que tu outrages. Et Jésus répondit: Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l’un de vos doigts.

La 15ème assemblée générale de la Conférence des Églises européennes se tiendra à Novi Sad, Serbie

La Conférence des Eglises européennes a accepté l’invitation du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe de tenir sa 15e Assemblée générale à Novi Sad (Serbie). L’Assemblée sera organisée par les Eglises membres de la CEC en Serbie, et également d’autres Eglises de la région autonome de Voïvodine. La décision sur l’emplacement de l’Assemblée a été faite par la présidence de la CEC sur la base du mandat qui lui a été octroyé par le Conseil d’administration qui s’est tenu en juin 2016. Le Secrétariat de la CEC ainsi que les Eglises locales étudient à présent les dates pour l’Assemblée. Deux options sont présentes : en juin 2018 ou en octobre 2018.
« Novi Sad est le carrefour de l’Europe, carrefour historique, politique et œcuménique. Nous sommes enthousiasmés par les possibilités que ce lieu offre et par les nouvelles perspectives qui se présentent pour la CEC », a commenté le Secrétaire général de la CEC, P. Heikki Huttunen.
Président de la CEC le Tr. Rév. Christopher Hill a ajouté: «Je suis ravi de dire que le patriarche Irinej de Serbie nous offre son accueil chaleureux à la Serbie; notre visite signalera que la CEC est vraiment «à l’échelle européenne».
Les préparatifs de l’Assemblée ont commencé la semaine dernière avec une séance de consultations à Budapest (Hongrie), où s’est tenue la 14ème Assemblée générale. Pendant trois jours, des représentants des Conseils européens nationaux d’Eglises, le Comité de planification, et les Secrétaires des affaires européennes ont discuté de l’avenir de l’Europe et comment cela va informer les préparatifs de l’organisation. L’événement a été organisé par le Conseil œcuménique des Églises de la Hongrie.

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Exposition exceptionnelle d’icônes au Musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade

Les visiteurs du Musée de l’Église orthodoxe serbe auront l’occasion, jusqu’à mi-décembre 2016, de voir une centaine d’icônes des plus grands iconographes de la période de la restauration du Patriarcat de Peć (1557-1690). Ces icônes constituent une partie de la collection du Musée de l’Église orthodoxe serbe et des trésors les plus importants des monastères serbes. Le rétablissement du Patriarcat de Peć comme organisation ecclésiale indépendante dans les Balkans s’est produit après un siècle d’effondrement du despotat serbe et de la réunion finale des anciennes terres serbes dans le cadre de l’empire ottoman. Mehmed pacha Solović et son parent le patriarche Macaire Sokolović ont eu un rôle clé dans la restauration de l’indépendance du patriarcat de Peć, sous la juridiction de laquelle se sont trouvées des régions s’étendant la Haute-Hongrie jusqu’aux frontières Sud de l’Albanie actuelle. Ce grand territoire, au cours de la seconde moitié du XVIème et XVIIème siècle, a été divisé en diocèses dont le nombre a varié entre quarante et cinquante, selon les années. Par le fait que les orthodoxes sur le territoire nord-ouest des Balkans ont été regroupés sous un grand patriarcat, le processus d’islamisation a ralenti, la foi orthodoxe a été préservée, le déclin du peuple serbe s’est interrompu. La restauration du Patriarcat de Peć en 1557 eut pour effet la transformation de la vie spirituelle des Serbes à l’intérieur de ses frontières. Sous la protection du Patriarcat commencent les entreprises de construction, de peinture et d’artisanat pour le renouveau de l’activité liturgique. Les icônes ont occupé une place importante dans la renaissance de la vie ecclésiale, lesquelles étaient peintes pour les églises et les monastères dans les limites de sa juridiction. Jusqu’à nos jours, près de 450 icônes avec des inscriptions en slavon serbe, ont été préservées sur le territoire du Patriarcat de Peć restauré. Sur ces icônes sont représentées le plus souvent la Mère de Dieu et le Christ et les thèmes qui leur sont dédiés, destinées aux iconostases. L’iconographie serbe entre 1557 et 1690 se distingue par un programme riche et une indépendance stylistique par rapport au reste de l’iconographie post-byzantine. Sa particularité est la représentation des saints serbes. Les portraits du fondateur de la dynastie des Némanides, saint Syméon, et particulièrement de saint Sava en tant qu’archevêque de Serbie, sont entre autres comme un rappel des trois siècles et demi d’indépendance du Patriarcat de Peć. Sur les icônes sont représentés aussi saint Étienne de Dečani, le Tsar Uroš, le prince Lazare et les saint Branković : le métropolite Maxime, la despote Angelina et les despotes Jean et Étienne. Un certain nombre de maîtres ont laissé leurs noms sur les icônes. Les iconographes les plus célèbres de cette époque furent Longin, Georges Mitrofanović, Jean, André Raičević, Radul, les maîtres anonymes de Dečani, le prêtre Stahinja de Budimlje, Mitrophane le Zographe, Kyr Georges et Côme le Zographe, ainsi que les artistes anonymes du Patriarcat de Peć au service du patriarche Païssios. Après la grande migration de 1690, les courants créatifs se déplacent hors des frontières du Patriarcat, au nord de la Sava et du Danube, dans la monarchie des Habsbourg. Bien que l’iconographie serbe depuis la restauration du patriarcat ait fortement maintenu l’héritage des traditions iconographiques byzantines et serbes, au milieu du XVIIIème siècle intervint une forte pénétration de nouvelles influences venues d’Occident. L’exposition sera inaugurée par le Patriarche de Serbie Irénée et le ministre serbe de la Culture et de l’Information Vladan Vukosavljević, en présence des membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe.

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Ouverture à Moscou d’un symposium international des spécialistes du Nouveau Testament

Le 26 septembre 2016, le VIIème Symposium international des spécialistes du Nouveau Testament a commencé ses travaux à Moscou dans la salle conférence de l’hôtel « Danilovskaïa ». Le thème retenu cette année était « L’histoire et la théologie dans les récits évangéliques ». Les organisateurs étaient la Société Internationale des Études Néotestamentaires et l’Institut des Hautes Études Saints Cyrille et Méthode de Moscou. Karl-Wilhelm Niebuhr, célèbre spécialiste du Nouveau Testament à l’université d’Iéna (Allemagne) a salué les participants. Il a fait remarquer que le thème concerné peut offrir une large approche des études bibliques et appelé tous les participants à ressentir la force spirituelle de la Bible. « Aujourd’hui, nous nous rencontrons à cette conférence scientifique qui rassemble des savants du monde entier et qui représentent différentes traditions et confessions ecclésiales, voire même des spécialistes qui, peut-être, n’appartiennent à aucune confession. Cela reflète l’environnement et la situation dans laquelle se trouvent les études bibliques contemporaines », a-t-il déclaré. À son tour, le président du Conseil d’experts de la Commission supérieure d’attestation (agence du Gouvernement fédéral russe) pour la théologie, le président de l’Université d’État russe pour les sciences humaines, le professeur E. Pivovar a souligné : « Pour nous, la tenue de ce colloque est très importante, le fait même de cette conférence est important ainsi que son ouverture au monde ». Intervenant à l’ouverture du symposium, le recteur de l’Institut des Hautes Etudes Saints Cyrille et Méthode, le président du Département des affaires ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou ainsi que de la Commission biblico-théologique, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, a dit entre autres : « Je suis heureux de vous saluer au VIIème symposium est-européen des spécialistes du Nouveau Testament – l’un des plus importants projets d’envergure internationale, consacré aux questions actuelles des études bibliques contemporaines. Ces questions sont très diverses : elles englobent aussi le domaine des traductions bibliques, les témoignages contenus dans les nouveaux manuscrits de la Sainte Écriture, les découvertes archéologiques et les traditions de l’exégèse de la Bible par les saints Pères, tant dans leur contexte historique que sous l’aspect de la vie contemporaine de l’Église chrétienne ». Le métropolite Hilarion a ensuite donné une conférence sur le thème de la « démythologisation de la science néotestamentaire », dans laquelle il appelé à renoncer aux mythes scientifiques de différentes sortes, qui ont envahi la science néotestamentaire des XIXème et XXème s. Dans son intervention, le métropolite a démystifié les théories les plus répandues chez les spécialistes qui ont tenté de reconstruire le personnage du « Jésus historique ». « Le fondement des recherches néotestamentaires doit redevenir le texte de l’Évangile dans son intégralité, qu’il faut analyser tant dans son contexte historique que du point de vue théologique », a déclaré le métropolite Hilarion. Il y a encore une tâche importante selon lui, à savoir l’interprétation des paroles de Jésus dans le contexte de la tradition de l’Église fondée par Lui. « Ce faisant, nous ne devons pas ignorer les résultats de la recherche scientifique contemporaine, mais il faut aborder celle-ci de façon critique, en séparant le bon grain de l’ivraie » a-t-il précisé. Près de 70 participants prennent part au forum, venus des pays de la C.E.I., des Pays baltes, de Bulgarie, Hongrie, Roumanie, Macédoine, Pologne, Serbie et aussi des États-Unis et d’Europe occidentale. Parmi eux, il y a le professeur Carl R. Holladay, professeur de Nouveau Testament à l’Université d’Emory (Atlanta, États-Unis), Thomas Schumacher, professeur d’exégèse néotestamentaire à l’Université de Fribourg (Suisse), le professeur de l’Université de Saint-Pétersbourg A.A. Alexeïev, titulaire de la cathèdre des études bibliques, M.G. Seleznev, chef du département des études bibliques de l’Institut Supérieur Saints Cyrille et Méthode de Moscou et autres. Dans le cadre de ce programme seront présentées dix conférences des chercheurs éminents dans le domaine du Nouveau Testament, des sections de travail seront organisées, ainsi que trois séminaires thématiques. Le Symposium se poursuivra jusqu’au 30 septembre.

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Composition de la délégation de l’Église orthodoxe roumaine au saint et grand Concile

La délégation de l’Église orthodoxe roumaine, qui participera au saint et grand Concile, est la suivante :

S.B. Daniel, patriarche de l’Église orthodoxe roumaine
S.E. Théophane, archevêque de Iaşi et métropolite de Moldavie et de Bucovine
S.E. Laurent, archevêque de Sibiu et métropolite d’Ardeal
S.E. André, archevêque de Vad, Feleac et Cluj, et métropolite de Cluj, Maramureş et Sălaj
S.E. Irénée, archevêque de Craiova et métropolite d’Olténie
S.E. Jean, archevêque de Timișoara et métropolite du Banat
S.E. Joseph, archevêque orthodoxe roumain de l’Europe occidentale et métropolite orthodoxe roumain en Europe occidentale et méridionale
S.S. Séraphin, archevêque orthodoxe roumain d’Allemagne, Autriche et Luxembourg, et métropolite orthodoxe roumain d’Allemagne, Europe centrale et septentrionale
S.E. Niphon, métropolite honorifique, archevêque de Târgovişte
S.E. Irénée, archevêque d’Alba Iulia
S.E. Barsanuphe, archevêque de Râmnicu
S.E. Joachim, archevêque de Roman et Bacău
S.E. Cassien, archevêque du Bas-Danube
S.E. Timothée, archevêque d’Arad
S.E. Nicolas, archevêque orthodoxe roumain des deux Amériques
S.E. Sophrone, évêque orthodoxe roumain d’Oradea
S.E. Nicodème, évêque de Severin et Strehaia
S.E. Bessarion, évêque de Tulcea
S.E. Petronios, évêque de Sălaj
S.E. Silouane, évêque orthodoxe roumain de Hongrie
S.E. Silouane, évêque orthodoxe roumain d’Italie
S.E. Timothée, évêque orthodoxe roumain d’Espagne et du Portugal
S.E. Macaire, évêque orthodoxe roumain d’Europe du Nord
S.E. Barlaam de Ploieşti, évêque-vicaire patriarcal, secrétaire du Saint-Synode
S.E. Émilien de Loviştea, évêque-vicaire de l’archevêché de Râmnicu

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Etats-Unis: une journée dédiée à la mémoire de l’archevêque Averky (Taushev) pour le 40ème anniversaire de son trépas

Le 13 avril marque le 40ème anniversaire du trépas de l’archevêque Averky de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité de Jordanville. Cette année, l’anniversaire de son trépas a été commémoré au centre diocésain de Howell. Le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a célébré la liturgie des dons présanctifiés, assisté par l’évêque Nicolas de Manhattan. Après la liturgie, un office de requiem a été célébré, suite auquel le protopresbytre Valery Loukianov a fait une communication sur la vie et l’héritage de l’archevêque Averky. Celui-ci (dans le monde Alexandre Pavlovitch Taushev) est né le 19 octobre 1906 à Kazan, dans une famille aristocratique. Après 1920, les Taushev ont pris la route de l’exil, et le futur hiérarque passa sa jeunesse en Bulgarie. En 1926, il fut diplômé de l’école russe, tandis qu’en 1930, il obtint un diplôme de théologie de l’Université de Sofia. Il étudia auprès de l’archevêque Séraphin (Sobolev, canonisé le 3 février 2016). L’archevêque Averky servit l’Église en Russie subcarpathique, en Hongrie, en Yougoslavie et en Allemagne et enseignait le catéchisme dans les camps de personnes déplacées après la seconde guerre mondiale. En 1951, à l’invitation de l’archevêque Vitaly (Maximenko), l’archimandrite Averky partit aux États-Unis, où il devint professeur au Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville. En 1952, il devint recteur du séminaire, et le rédacteur en chef du périodique « Pravoslavnaya Rus » (« La Russie orthodoxe »). Il était universitaire et théologien, auteur d’exégèses renommées du Nouveau Testament. Le 17 août 1961, il fut élevé à l’épiscopat, avec le titre d’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité. À partir de 1964, il fut membre permanent du Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Il décéda le 13 avril 1976 et est inhumé dans la crypte de l’église de la Sainte-Trinité à Jordanville.

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En Bulgarie la procédure de canonisation du métropolite de Nevrokopi Boris, d’éternelle mémoire, a commencé

Lors de sa session du 31 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, réuni au complet, a examiné la lettre du métropolite de Nevrokopi Séraphim, contenant une demande au Saint-Synode d’accorder sa bénédiction au début des démarches visant à canoniser le métropolite de Nevrokopi Boris (+1948). Le Saint-Synode a donné sa bénédiction pour commencer la procédure. Le métropolite Boris fut un pasteur zélé, très respecté et aimé, un érudit, un missionnaire et un patriote qui, en 1948, fut assassiné par un prêtre défroqué, agent et membre du parti communiste. Les raisons indiquées pour sa canonisation sont son ministère consciencieux, sa vie de confesseur et sa fin en martyr. Actuellement, les premières démarches sont entreprises pour récolter des informations sur la vie et les actes du métropolite. La demande du métropolite de Nevrokopi Séraphim est formulée à l’occasion du 70ème anniversaire de l’assassinat du métropolite Boris, qui s’approche. Lors des prochains mois, une commission spéciale sera constituée, laquelle procédera à l’examen de la vie, des œuvres, des dons reçus de Dieu et des miracles du métropolite Boris, d’après la documentation et les témoignages de ses contemporains, ainsi que des gens qui ont reçu son aide miraculeuse après son trépas. Le métropolite de Nevrokopi Boris (dans le monde Vangel Simov Razoumov) est né le 26 octobre 1888, le jour du saint grand-martyr Dimitri, au village de Giavato, dans le district de Bitol, actuellement situé en République de Macédoine. Sa vie était de façon miraculeuse liée à saint Dimitri, très vénéré dans sa patrie. C’est aussi le jour de saint Dimitri, qu’il est décédé, recevant la palme du martyre exactement soixante ans après sa naissance. Dès son jeune âge, le futur métropolite Boris a manifesté de l’ardeur envers la Parole de Dieu et les études. Il termina brillamment la troisième classe du collège d’Odrina en 1904. Peu avant, en automne 1903, son père est décédé, alors qu’il participait au soulèvement « du jour du Prophète Élie » contre le joug ottoman. En 1904, Vangel Razoumov assistait le clergé dans le sanctuaire de l’église bulgare Saint-Étienne à Constantinople, où il fut remarqué par l’exarque Joseph. Celui-ci lui accorda une bourse pour étudier au séminaire ecclésiastique de Constantinople, que le futur métropolite termina brillamment en 1910. Le 10 juin de la même année, en l’église Saint-Étienne, le métropolite de Nevrokopi Hilarion lui fit prononcer ses vœux monastiques, et l’éleva au diaconat. En 1915, le diacre Boris termina ses études à la faculté théologique de Tchernovtsy, alors en Autriche-Hongrie, obtenant un doctorat. Le 25 novembre 1917, le diacre Boris fut ordonné prêtre par le métropolite de Plovdiv Maxime. Le Saint-Synode lui confia la charge de la colonie bulgare de Budapest. De 1924 à 1926, il se trouva à la tête du département de la culture et de l’enseignement auprès du Saint-Synode et fut recteur de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Sofia. Les cinq années suivantes, jusqu’en septembre 1931, l’archimandrite Boris fut recteur du séminaire de Sofia. Ensuite, jusqu’en 1935, devenu évêque, il fut secrétaire du Saint-Synode. En 1932, on lui confia la tâche historique d’obtenir la levée des accusations de schisme proférées par le Patriarcat de Constantinople à l’endroit de l’Église orthodoxe bulgare. Les négociations se termineront avec succès en février 1945. Le 24 mars 1935, l’évêque Boris fut élu métropolite de Nevrokopi. Au cours de son ministère relativement court dans ce diocèse, il réussit à faire construire vingt églises. Il était appelé « conscience de l’Église bulgare » pour son érudition hors du commun (il parlait couramment treize langues) et sa lutte implacable contre l’athéisme de l’idéologie communiste. Le 29 septembre 1948, le métropolite Boris envoya au Saint-Synode une lettre de protestation contre les exactions du pouvoir communiste dans le diocèse de Nevrokopi. Il en résultera pour lui que le comité du parti communiste bulgare le déclare ennemi numéro un. Des persécutions furent entreprises contre lui. Une fois, le métropolite vint chez ses proches et leur dit : « Je suis venir faire mes adieux, parce que nous nous voyons pour la dernière fois. La nuit, j’ai eu une révélation selon laquelle ma fin s’approchait. J’ai vu en songe que le feu descendait du ciel, et celui-ci m’emportait au ciel. Je vais consacrer l’église Saint-Dimitri au village de Kolarovo, mais de toute évidence ce sera ma fin ». À Kolarovo, le 26 octobre / 8 novembre, à l’issue de la Liturgie et après la prédication, lorsque le métropolite bénissait la table festive et n’avait pas encore réussi à s’y asseoir, il fut appelé par un prêtre, qui avait été défroqué pour avoir volé des biens ecclésiastiques et pratiqué la délation et l’espionnage. Il exigea du métropolite de le rétablir dans le sacerdoce et lorsqu’il essuya un refus, il tira froidement sur lui devant un millier de fidèles. Le tueur fut condamné à sept ans d’incarcération, mais termina sa vie dans un asile psychiatrique, ne cessant pas de répéter « je l’ai tué, je l’ai tué… ».

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« Message aux frères et sœurs orthodoxes qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946 « 

collage-psevdosoborIl y a un mois une tribune intitulée « Il est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946« , signée par une vingtaine de personnalités orthodoxes du monde entier, a été diffusée. De nombreux sites sur l’Internet l’ont reproduite, en tout en 16 langues. Elle a suscité un grand écho en Ukraine, mais aussi en Pologne. L’Église orthodoxe ukrainienne (autonome au sein du Patriarcat de Moscou) a publié un communiqué répondant aux critiques formulées. Dans l’édition française du 10 mars de l’Osservatore Romano, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) a appelé de ses vœux les « efforts communs des orthodoxes et des gréco-catholiques » ukrainiens pour dépasser une « hostilité historique ».

Le 17 mars, à l’occasion d’un colloque à l’Université nationale Tarass Chevtchenko à Kiev, une réponse à cette tribune a été publiée. Elle est signée par des évêques de l’Église grecque-catholique (uniate) d’Ukraine, en premier par son primat, l’archevêque Sviatoslav (Shevchuk), des universitaires, des chercheurs, des enseignants et des journalistes défendant la cause de cette Église. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de cette réponse. NB : le « Patriarcat de Kiev » et l’Église autocéphale ukrainienne mentionnés dans ce texte ne sont pas canoniques.

Message aux frères et sœurs orthodoxes  qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946

Nous, évêques, clergé et laïcs gréco-catholiques, universitaires et chercheurs de divers pays, exprimons notre sincère gratitude et reconnaissance pour votre lettre dans laquelle vous appelez à juste titre ce rassemblement un « pseudo-synode. »

Vous faites appel à la hiérarchie orthodoxe en Russie et en Ukraine pour «reconnaître la nullité des décisions tragiques » et pour assurer l’Église gréco-catholique ukrainienne (UGCC) de votre solidarité et de votre prière « pour toutes les victimes innocentes de cette Église qui ont été emprisonnées, torturées, déportées et assassinées par le gouvernement soviétique avec la complicité du Patriarcat de Moscou « .

Le Seigneur est le Dieu de la paix, et donc un sentiment de paix terrestre nous donne un vif avant-goût  du Royaume des Cieux. Lorsque nous nous réconcilions les uns avec les autres, on peut dire que nous confirmons la force durable des paroles du Christ:
Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va-t’en premièrement te réconcilier avec ton frère; et après cela viens, et présente ton offrande. (Matthieu 5: 23-24)

Cette année, votre cadeau de Pâques aura du prix aux yeux du Seigneur. Nous espérons qu’Il nous donnera aussi sa miséricorde.

Nous admirons sincèrement votre courage, car il est difficile d’être le premier – et il est encore plus difficile de rester seul. On peut toujours rencontrer la suspicion et la méfiance de l’autre côté ainsi que l’incompréhension et le manque de soutien de son propre côté. Nous sommes convaincus que votre appel reflète l’opinion véritable et la conviction de nombreux orthodoxes à travers le monde. Donc, aujourd’hui, nous nous souvenons avec gratitude de toutes ces expressions individuelles de compassion, de compréhension et de solidarité avec cette Église qui a été condamnée au silence; ces expressions retentissaient dans toutes les décennies précédentes et encore son aujourd’hui. Presque en même temps que votre appel, le centre de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Kyiv) a dit qu’ils « partagent la douleur des Ukrainiens gréco-catholiques du fait de la souffrance et des pertes qu’ils ont subies à la suite de répressions soviétiques. » Ces deux initiatives sont apparues dans le contexte du travail récent sur l’unité eucharistique entre orthodoxes et gréco-catholiques qui a commencé l’année dernière par la proposition du sobor de l’éparchie de Kharkiv-Poltava de l’Église orthodoxe ukrainienne autocéphale renouvelée.

Notre réponse ne peut mieux s’exprimer que par les paroles suivantes : «Nous pardonnons et nous demandons pardon.» Ce sont les mêmes paroles par lesquelles il y a 50 ans exactement les évêques polonais ont fait appel aux évêques allemands, et qui sont depuis devenus la formule sur laquelle se fonde la culture européenne de la compréhension. Dans l’Église gréco-catholique ukrainienne, cette formule a été entendue pour la première fois en 1987 de la part du chef de cette Église, le cardinal Myroslav Ivan Lubachivsky, et a été confirmé à plusieurs reprises par les primats ultérieurs.

Bien sûr, on ne saurait ne pas remarquer que la position officielle de l’Église qui avait été un instrument de persécution des gréco-catholiques entre les mains du régime totalitaire athée est encore une position de réticence manifeste à accepter les faits, et de déni concernant la réalité historique. L’histoire de la persécution de l’UGCC continue d’être falsifiée à l’instar des directives secrètes staliniennes et devient un instrument de propagande idéologique néo-impériale, et constitue même un exemple de guerre hybride menée sur le territoire de l’Ukraine par ceux qui bâtissent leur soi-disant « monde russe » (« Russkiy mir ») en s’octroyant un monopole en tant que seuls représentants de la « civilisation orthodoxe ». Toutefois, un monde basé sur un concept de la vraie civilisation ne peut pas être construit sur la haine, la violence et la déformation de la vérité historique; une telle pseudo-civilisation, un tel pseudo-monde n’a pas d’avenir. Que tous ceux qui succombent à la tentation de remplacer la vérité interne par une force extérieure s’en souviennent.

Cependant, nous savons que « les moulins de Dieu moulent lentement, » et pour cette raison nous croyons que les constructions idéologiques fausses tomberont tôt ou tard. La puissance du Christ ne dépend pas du soutien du gouvernement ou de son influence politique propre, mais plutôt de ce que sa puissance vient plutôt de ce qu’il a semé la Parole de vie éternelle et témoigné de la Vérité. Inspiré par l’exemple de Notre Sauveur, nous espérons et croyons que votre appel sera la graine de moutarde de l’Évangile qui pousse à merveille. Il ouvre la possibilité dans un avenir proche pour les orthodoxes et les gréco-catholiques de se rendre compte de ce pourquoi nous prions chaque année dans les stichères des offices de Pâques: «Le jour de la Résurrection; soyons radieux pour la fête, et embrassons-nous les uns les autres. Disons, frères … « 

Néanmoins, nous ne pouvons pas aller de l’avant avec la tête tournée vers l’arrière. Nos relations sont marquées par des siècles d’âpres polémiques religieuses et des conflits encore frais des dernières décennies – conflits qui divisaient les communautés et même les familles. Aujourd’hui, nous devons une fois pour toutes abandonner ce style et cette manière d’expliquer nos relations, laissant le passé aux historiens et à Dieu tout-puissant, qui est le meilleur médecin de nos esprits et nos cœurs. Toute discussion sur le passé devrait se passer dans une atmosphère calme et conviviale de recherche commune de la vérité objective, basée sur la méthodologie scientifique, l’honnêteté intellectuelle et la responsabilité. Mais le but ultime d’un tel dialogue ne doit pas être une simple clarification de la vérité historique. Nous sommes appelés à un but plus élevé – l’unité de l’Église du Christ.

Par le passé, chacun a péché en ne cherchant pas nécessairement la véritable unité dans l’amour, mais plutôt une absorption de l’autre en soi-même, traitant les autres non pas comme une communauté de frères et sœurs dans le Christ, mais comme un adversaire, voire même comme un ennemi. Cette absorption a été déguisée en « réunification », et constituait, en fait, rien de moins que ce funeste « uniatisme » que les deux parties, catholique et orthodoxe, ont condamné comme une méthode inadéquate pour l’union de l’Église. Nos communautés ont suivi chacune son propre chemin historique et ont des expériences différentes de la vie ecclésiale. Jusqu’à présent, cela a été la cause de notre conflit, mais pourrait en fait devenir la base de notre enrichissement mutuel. Que ceci soit notre engagement d’amour fraternel et d’unité que le Christ nous a demandés. En adhérant à cette unité, nous devons témoigner au monde le fondement de notre foi et de la fidélité à notre tradition commune.

Frères et sœurs orthodoxes, votre lettre nous a aidé à transcender notre douleur et à vivre ce triste anniversaire du pseudo-synode dans un sentiment d’espoir. Nous espérons que nos appels communs, auxquels nos autres coreligionnaires sont libres d’adhérer, seront la base de notre future collaboration. Que le Saint Esprit puisse guérir nos blessures historiques et nous guider vers le pardon, la réconciliation et l’union véritable dans le Christ, qui par sa résurrection vainc la mort et nous donne l’espérance de la vie éternelle.

Kyiv, le 17 Mars 2016

Au nom des participants de la conférence internationale «Le pouvoir de la foi contre la violence des autorités: les grecs-catholiques en Europe centrale et orientale dans le contexte de la persécution par les régimes totalitaires après la Seconde Guerre mondiale » tenue à l’Université nationale Tarass Chevtchenko de Kyiv le 17 Mars 2016, et les chercheurs de cette question (parmi les signataires, ndlr):

+ Sviatoslav (Shevchuk), primat de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Bohdan (Dziurakh), secrétaire du Synode des évêques de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Borys (Gudziak), éparque de l’Église grecque-catholique éparchie ukrainienne de Saint-Volodymyr le Grand, Paris
+ Vasyl (Tuchapets), exarque de Kharkiv de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kharkiv
Fr. Bohdan Prakh, recteur de l’Université catholique d’Ukraine (UCU), Lviv
Fr. Ivan Dacko, président de l’Institut d’études œcuméniques à UCU, Lviv
Myroslav Marynovych, président de l’Institut de la religion et la société de l’UCU, Lviv
Oleh Turiy, titulaire de la chaire de l’histoire de l’Église à UCU, Lviv
Volodymyr Tylishchak, vice-directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Kyiv
Fr. Peter Šturák, doyen de la Faculté de théologie catholique grecque de l’Université de Prešov, Slovaquie
Fr. Yury P. Avvakumov, professeur de théologie historique de l’Université de Notre Dame, États-Unis
Igor Hałagida, professeur de l’Université de Gdańsk, Pologne
Fr. Andriy Mykhaleyko, professeur invité d’histoire de l’Église, Université catholique de Eichstätt / Ingolstadt, Allemagne
Svitlana Hurkina, directeur de l’Institut d’histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Daniel Galadza, adjoint post-doctoral, Institut de théologie historique, Université de Vienne, Autriche
Fr. Taras Bublyk, chercheur à l’Institut d’Histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Iryna Fenno, adjoint du Département d’études religieuses de l’Université nationale Tarass Chevtchenko, Kyiv
Olga Zbrozhko, chercheur du Centre de recherche du Mouvement de libération, Lviv
Anatoly Babinski, rédacteur en chef de la revue « Patriarkhat », Lviv
John Reves, Deacon UGCC, Centre pour l’Est spiritualité chrétienne « Byzantinisches Gebetszentrum », Salzbourg, Autriche
Tamás Véghseő, recteur, Institut théologique gréco-catholique St-Athanase, Nyíregyháza, Hongrie
Giovanni Codevilla, professeur de droit comparé ecclésiastique, Milan, Italie

Sources: News.ugcc (dont illustration: photographies du « concile » du 10 mars 1946), RISU

Le métropolite d’Autriche Arsène : « L’indifférence de l’Europe envers la Grèce est scandaleuse »

Le métropolite d’Autriche et exarque d’Hongrie et d’Europe centrale du Patriarcat oecuménique, Mgr Arsène, qualifie « de simplement scandaleuse » l’attitude de l’Europe, qui détourne son regard de la situation en Grèce. Le hiérarque lance en même temps une mise en garde contre « le commencement de la fin de l’Europe unie », dans une interview à l’agence d’information de l’Église catholique-romaine Kathpress. Le métropolite discerne un grand danger pour l’Europe dans la position des gouvernements européens à l’égard du problème des migrants. Le fait que chaque pays ne s’intéresse qu’à lui-même et passe les problèmes aux autres « pourrait être le commencement de la fin de l’Europe unie ». Il y a maintenant en Grèce une « double crise humanitaire », a déclaré le métropolite d’Autriche, étant donné que, après la crise économique qui a conduit ce pays depuis cinq ans à un chômage de masse et à une coupe drastique dans les salaires, la situation humanitaire s’aggrave par l’arrivée quotidienne de 3 à 4000 migrants depuis la Mer Egée, pour lesquels il ne reste rien d’autre qu’à fournir de l’aide, parce que « la Grèce ne peut laisser simplement les réfugiés se noyer ». Malgré leur situation difficile, les Grecs sont prompts à aider, comme le montre la participation de milliers de personnes privées et d’organisations ecclésiastiques dans l’aide des migrants, souligne le métropolite, ajoutant que les possibilités d’assistance sur place ne peuvent cependant faire face à la congestion, « et si cela continue cela pourrait conduire à une déstabilisation en Grèce également ». Mentionnant que, parmi les réfugiés qui se trouvent aujourd’hui en Grèce, il y a des milliers d’enfants qui sont forcés de dormir en plein air, subissant la pluie et le froid. Le métropolite souligne que les Grecs tentent de toutes leurs forces d’aider les migrants, mais ne comprennent pas la raison de l’indifférence de l’Europe. Enfin, il adresse une supplique à toutes les autres Églises chrétiennes afin d’agir pour une politique humaine de migration, ainsi que pour une solution solidaire pan-européenne.

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L’archiprêtre Vsevolod Tchapline, au sujet de la rencontre du pape et du patriarche : « Notre foi est différente »

Dans une interview à la BBC publiée le 9 février, l’archiprêtre Vsevolod Tchapline, qui supervisait le dialogue orthodoxe-catholique dans le département des relations inter-ecclésiales de l’Église orthodoxe russe dans les années 2003-2009 et qui, récemment, a été démis de ses fonctions de chef du département synodal pour les relations entre l’Église et la société  du Patriarcat de Moscou, fait part de ses réflexions au sujet de la prochaine rencontre du patriarche de Moscou Cyrille et du pape François.

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Un concert de l’ensemble vocal masculin « Chantres orthodoxes russes » – samedi 27 février

Concert_ParisUn concert de chants orthodoxes russes sera donné en l’église Sainte Elisabeth de Hongrie, église conventuelle de l’Ordre de Malte, le samedi 27 février à 16h00 par l’ensemble vocal masculin « Chantres orthodoxes russes ». Vous pourrez écouter des chants orthodoxes russes liés à la passion du Christ ainsi qu’à la lumineuse fête de Pâques et goûter à la beauté et à la force de ces chants qui perpétuent la tradition russe aux mélodies vibrantes de profondeur. Le panorama de la musique liturgique et monastique russe, qui sera interprété, illustre la riche histoire de la musique orthodoxe russe depuis l’abandon du chant byzantin à la fin du XVIe siècle.
Depuis leur création en 2013, les « Chantres orthodoxes russes » se consacrent au répertoire liturgique russe et plus particulièrement aux œuvres des grands centres spirituels comme la laure de Kiev, mais surtout la laure de la Sainte-Trinité- Saint-Serge ou certains des chantres ont fait leurs classes. »

Déclaration du service de communication du DREE suite à l’adoption d’une « Conception œcuménique » par le Concile des évêques de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne

Le Concile des évêques de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne a adopté une « Conception œcuménique de l’EGCU, qui entre en vigueur le 23 février 2016.

L’aspect positif de cette conception est de reconnaître les résultats du dialogue orthodoxe-catholique, en particulier les positions du document de la Commission internationale mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine « L’uniatisme, méthode d’union du passé et la recherche actuelle de la pleine communion » (Balamand, 1993), qui condamne les tentatives effectuées par Rome dans l’histoire de soumettre les chrétiens d’Orient au moyen de l’uniatisme, par exemple par l’union de Brest de 1596. Le nouveau document de l’EGCU reconnaît clairement que « Le trône apostolique romain percevait la réunion de Brest plutôt dans des catégories de soumission que de communion », et donne une appréciation négative du phénomène de l’uniatisme comme moyen de réunion des Eglises sur des bases théologiques erronées.

Cette déclaration des hiérarques gréco-catholiques aurait pu être un facteur très prometteur dans la perspective des relations entre l’EGCU et l’Eglise orthodoxe, tout spécialement en Ukraine, si elle ne s’accompagnait pas de toute une série d’affirmations historiquement irrecevables.

Ainsi, la « Conception œcuménique » affirme que « L’EGCU s’est formée à la suite de la séparation de l’Eglise de Moscou de la métropole de Kiev au XV – XVI siècles… Dans les conditions d’une crise intérieure, de l’affaiblissement du centre patriarcal de Constantinople et des défis posés par la réforme protestante et le catholicisme post-tridentin, la hiérarchie de l’Eglise de Kiev a pris la décision de rétablir la communion eucharistique avec l’évêque de Rome ».

Or, il est bien connu que l’Union de Florence de 1439, acceptée par Constantinople, n’a reçu aucun soutien de la Rus’. C’est précisément pour cette raison que le métropolite Isidore de Kiev a été obligé de s’enfuir en Occident. L’EGCU n’est apparue en réalité qu’à la fin du XVI siècle à la suite d’une intrigue politique. A l’origine conçue comme un compromis politique, l’union de Brest a été répandue par la force par les autorités de la République des Deux Nations, rencontrant une puissante opposition de la part des croyants orthodoxes.

Ayant formellement condamné l’union comme méthode de réunion des Eglises, la direction de l’EGCU s’efforce en même temps de lui donner une auréole, recourant à cet effet à des distorsions de la vérité historique. L’identification de l’EGCU à la métropole de Kiev, sans cesse reprise dans la « Conception œcuménique », ne peut être qualifiée autrement que de grossière fraude. La direction gréco-catholique essaie ainsi de présenter l’EGCU comme la seule héritière légitime de l’antique métropole de Kiev et, en même temps, d’établir une division artificielle entre Kiev et Moscou. Ceci se manifeste clairement dans l’affirmation suivante : « A compter de la fin du XVIII siècle, sur les territoires revenus à l’Empire russe, puis à l’URSS, il a été procédé à une éradication délibérée de l’Eglise de Kiev par la réunification forcée de ses fidèles à l’orthodoxie russe. L’EGCU condamne résolument ses pratiques de « l’uniatisme orthodoxe » et d’autres qui lui sont semblables. »

La thèse d’une éradication délibérée par la Russie de « l’Eglise de Kiev » est parfaitement absurde, puisque l’Eglise de Kiev fait partie intégrante de l’Eglise orthodoxe russe. La direction de l’Empire russe ne s’est pas donné pour objectif la destruction de l’Eglise gréco-catholique. En même temps, dans la mesure où sur les territoires traditionnellement orthodoxes d’Autriche-Hongrie et de Pologne, l’uniatisme était implantée par les autorités catholiques en ayant recours à la force, après la réunion de ces territoires à la Russie, une grande partie du peuple et du clergé a tout naturellement souhaité revenir à l’Orthodoxie, ce dont témoigne, par exemple, le Concile de Polotsk en 1839.

Certes, les autorités russes d’alors, favorisant ce processus, ont pu laisser passer des abus. S’il convient de condamner toute manifestation de violence dans les questions de foi, il est inacceptable de recourir à des substitutions de concepts comme se le permettent les auteurs de la « Conception œcuménique », dénonçant le sincère désir de revenir de l’union à l’Eglise orthodoxe comme de « l’uniatisme orthodoxe ».

Regrettant que les relations de l’EGCU et de l’Eglise orthodoxe russe soient assombries par un lourd passé historique, dont les conséquences se font sentir aujourd’hui encore, les auteurs du document se réfèrent pourtant uniquement aux évènements de 1839, 1871 et 1946, lorsque les gréco-catholiques ont été réunis à l’Eglise orthodoxe. Ils s’abstiennent de faire mention des persécutions orchestrées par la République des Deux Nations contre les orthodoxes refusant d’accepter l’union, ou les cruautés des gréco-catholiques de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne en Ukraine occidentale et en Biélorussie pendant la Seconde guerre mondiale. Avec cette approche de l’histoire, une seule des parties est présentée comme victime, comme Eglise-martyre.

Bien que le document affirme que « l’EGCU exprime sa volonté de chercher avec les frères orthodoxes des chemins de règlement des incompréhensions historiques », ses dirigeants, en contradiction avec cette thèse, continuent à insister sur la reconnaissance du statut patriarcal de l’EGCU. Pourtant, la question d’un patriarcat gréco-catholique en Ukraine, annoncé unilatéralement en 2002, est l’un des principaux obstacles au dialogue entre orthodoxes et gréco-catholiques. Comme on sait, la hiérarchie des Eglises orthodoxes locales a exprimé à Rome son opinion défavorable sur la reconnaissance de l’EGCU comme patriarcat, montrant quelles seraient les conséquences négatives qu’entraînerait cette reconnaissance pour la situation religieuse en Ukraine et le dialogue orthodoxe-catholique en général. Continuer à insister sur le soutien des « tentatives séculaires » de l’EGCU à « achever le processus de formation de sa structure jusqu’au niveau patriarcal » signifie bloquer dès le départ tout progrès dans le règlement des problèmes entre orthodoxes et gréco-catholiques.

Un autre obstacle au dialogue est la reconnaissance par l’EGCU des « églises orthodoxes en Ukraine » comme s’il n’existait pas qu’une seule Eglise orthodoxe ukrainienne canonique, reconnue par l’ensemble du monde orthodoxe. « La conception œcuménique » laisse entendre que pour les dirigeants de l’EGCU, l’Eglise orthodoxe ukrainienne et les communautés schismatiques ont un statut identique « d’héritiers de l’Eglise de Kiev issue du baptême de Vladimir ».

Cette approche trouve son expression dans la pratique, lorsque les hiérarques de l’EGCU se permettent de participer à des offices communs avec des schismatiques, reconnaissant ainsi publiquement la validité de leurs sacrements (notamment du baptême et du sacerdoce), invitant des représentants du clergé schismatique dans leurs établissements d’enseignement, selon eux « pour une meilleure connaissance de l’Orthodoxie ». Ils effectuent avec ce clergé des visites communes à l’étranger où ils prononcent des déclarations à caractère politique. Ce soutien des gréco-catholiques aux schismatiques porte atteinte à l’unité chrétienne alors même que les Eglises orthodoxe et catholique recherchent de nouvelles voies de coopération.

La hiérarchie de l’Eglise russe a souvent attiré l’attention des dirigeants de l’EGCU sur la nécessité de respecter la structure canonique de l’Eglise orthodoxe, comme l’une des principales conditions au développement des relations entre les Eglises. Cependant, dans la pratique, les rapports étroits entre les hiérarques gréco-catholiques et les schismatiques, ainsi que les positions, maintenant fixées dans un document officiel, témoignent de ce que la direction de l’EGCU a l’intention de continuer à ignorer l’opinion des orthodoxes. Il reste à se demander comment, suivant une telle approche, les dirigeants de l’EGCU croient possible de parvenir à une quelconque avancée dans le dialogue avec l’Orthodoxie canonique.

Une autre affirmation suscite aussi l’étonnement : les auteurs du document assurent que dans les années 1990, « l’EGCU a établi un dialogue fructueux, bien qu’informel et non officiel avec les évêques et les théologiens de l’Eglise de Constantinople… dont l’objet était d’étudier comment rétablir la pleine communion avec l’Eglise mère de Constantinople. » Faisant partie de l’Eglise catholique et confessant la doctrine catholique, l’EGCU ne peut entreprendre par elle-même aucun dialogue pour la restauration de sa pleine communion avec l’Eglise de Constantinople en dehors du dialogue qui s’effectue dans le cadre de la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Eglise orthodoxe et l’Eglise catholique romaine. C’est la Commission mixte qui a les pleins pouvoirs pour discuter des problèmes théologiques existant entre orthodoxes et catholiques et chercher les moyens de les résoudre. Par ailleurs, le dialogue bilatéral entre l’EGCU et les représentants du Patriarcat de Constantinople, contournant l’Eglise orthodoxe ukrainienne, ne peut susciter que la méfiance et approfondir les contradictions qui exigent depuis déjà longtemps d’être résolues.

« La Conception œcuménique » de l’Eglise gréco-catholique ukrainienne est un document contradictoire, posant de nombreuses questions aux orthodoxes. Déclarant leur volonté de développer le dialogue avec l’Eglise orthodoxe, les dirigeants de l’EGCU ne se montrent pas prêts à une analyse sérieuse du passé historique ni à une évaluation responsable de la situation ecclésiale en Ukraine actuellement. Le document montre que l’EGCU attend de l’Eglise orthodoxe qu’elle vienne elle-même à sa rencontre, tandis que l’Eglise gréco-catholique ne croit pas nécessaire d’entreprendre quoi que ce soit pour une vraie résolution des problèmes existants.

Malheureusement, les actions de l’EGCU en Ukraine aujourd’hui non seulement ne favorisent pas le rapprochement entre orthodoxes et catholiques, mais aggravent les divisions déjà existantes, encourageant le schisme et continuant à porter le trouble dans les esprits des gens. Ainsi se manifeste la nature de l’uniatisme qui, depuis ses origines, dit la déclaration de Balamand, « a créé une situation qui est devenue source de conflit et de souffrances d’abord pour les orthodoxes, mais aussi pour les catholiques ».

Parution : « « La théologie byzantine et sa tradition (volume I/1, VIe-VIIe siècle)»

Après la parution du premier volume (2002), les éditions de Brepols publient le deuxième volume de « La théologie byzantine et sa tradition » (volume I/1, VIe-VIIe siècle). La théologie byzantine et sa tradition a été mise en chantier par Carmelo Giuseppe Conticello dans le cadre des activités du « Laboratoire d’études sur les monothéismes » (CNRS, Paris). Sa réalisation est le résultat de la collaboration d’un grand nombre de spécialistes – patrologues, byzantinistes, orientalistes, théologiens, philologues, historiens, biblistes, canonistes – de 14 pays : Allemagne, Autriche, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, GrandeBretagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pays-Bas, Russie, ex-Yougoslavie. La théologie byzantine et sa tradition se propose d’offrir au monde universitaire et au public cultivé un instrument de travail pour entreprendre des recherches dans ce domaine. C’est la raison pour laquelle un soin particulier a été accordé à la prosopographie, à la constitution de répertoires complets des œuvres de chaque auteur considéré – cette section constitue l’esquisse d’une Clavis Auctorum Byzantinorum, sur le modèle de la Clavis Patrum Graecorum –, au repérage des manuscrits pour les œuvres inédites, à l’exhaustivité et à la présentation critique des bibliographies en langues occidentales et orientales, à l’élaboration d’indices détaillés. Pour illustrer l’exposé sur la doctrine des auteurs traités, partie centrale de chaque contribution, l’ouvrage présente également des textes pour la première fois traduits ou édités de façon critique. Pour en savoir plus ou commander l’ouvrage (dont le prix est de 150 euros hors taxes), consulter le prospectus du livre.

Réunion du Saint-Synode de l’Eglise russe du 22 octobre 2015

Au cours de sa réunion, qui a eu lieu le 22 octobre 2015, sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe a examiné différentes questions relatives aux relations extérieures.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté son rapport sur la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire qui s’est déroulée à Chambésy (Suisse) du 10 au 17 octobre. A la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk avait présidé la délégation de l’Église orthodoxe russe, qui se composait également de l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, de l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, de l’archimandrite Irénée (Steenberg), clerc du diocèse d’Amérique de l’Ouest et le prêtre Anatole Tchouriakov, interprète.

Cette conférence avait été convoquée conformément à une décision de la Synaxe des Primats des Églises orthodoxes locales, réunis à Istanbul les 6-9 mars 2014, afin d’examiner le projet de document, « L’autonomie et son mode de proclamation », élaboré pendant les séances de la Commission préparatoire interorthodoxe de 2009. La conférence devait aussi étudier les résultats des travaux de la Commission interorthodoxe spéciale pour la révision des documents du Concile panorthodoxe, dont les réunions avaient eu lieu à Chambésy du 30 septembre au 3 octobre 2014, du 16 au 20 février et du 30 mars au 2 avril 2015.

Le projet de document du Concile panorthodoxe « L’autonomie et le mode de sa proclamation », ainsi que les documents révisés « L’importance du jeûne et de son observance aujourd’hui », ainsi que « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » ont été approuvés.

Le document « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres » a été renommé « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Conformément à un décret du Saint Synode en date du 13 juillet 2015 (procès-verbal n°52), la délégation de l’Église orthodoxe russe a présenté à la conférence des amendements au texte sur des questions de principe. Le consensus étant impossible sur plusieurs positions essentielles, le projet de document révisé par la conférence panorthodoxe préconciliaire n’a pas été signé par les chefs des délégations des Églises orthodoxe russe et géorgienne.

La position de la délégation de l’Église orthodoxe russe à la V Conférence panorthodoxe préconciliaire a été approuvée par le Saint Synode. La Commission synodale biblique et théologique est chargée de poursuivre l’étude du projet de document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », en tenant compte des discussions l’ayant entouré lors de la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire. Elle devra présenter ses conclusions lors de la prochaine réunion du Synode.

Le Synode a exprimé sa profonde préoccupation devant l’absence de projet de décision conciliaire sur le thème de « la Diaspora orthodoxe », ainsi que devant l’absence de consensus sur le contenu des projets de document du Concile panorthodoxe « La question du calendrier » et « Les empêchements au mariage », en cours d’élaboration depuis plusieurs décennies. Les membres du Saint Synode ont reconnu l’importance du consensus panorthodoxe sur le projet de document « L’autocéphalie dans l’Église orthodoxe et le mode de sa proclamation ». Ils ont approuvé son introduction à l’agenda du Concile panorthodoxe.

Le Concile s’est également penché sur le dialogue entre l’Église orthodoxe russe et l’Église assyrienne de l’Orient. Conformément aux accords du 28 mai 2014, lors de la rencontre de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et le Catholicos-Patriarche Mar Dinkha IV, pendant la visite du Primat de l’Église assyrienne en Russie, une réunion de travail avait eu lieu le 21 juillet à Moscou sur le dialogue entre l’Église orthodoxe russe et l’Église assyrienne de l’Orient. Les propositions pour la formation d’une Commission de dialogue bilatéral avaient été formulées. Les thèmes principaux des travaux de la Commission seront : les consultations théologiques communes, le développement de la coopération dans le domaine académique, la lutte contre les manifestations de christianophobie, la coopération dans le domaine de l’information et du ministère caritatif de l’Église.

L’archevêque Marc d’Egorievsk, administrateur des diocèses de Vienne et d’Autriche et de Hongrie, chef de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger est relevé de ses fonctions à ces postes et devient métropolite de Riazan et de Mikhaïlovsk.

Les diocèses de Vienne et d’Autriche et de Hongrie seront administrés par l’évêque Tikhon de Podolsk, vicaire du Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

La Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger est confiée à l’archimandrite Antoine (Sevriouk), secrétaire de l’administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie, recteur de l’église Sainte-Catherine de Rome. Le Saint-Synode l’a élu évêque de Bogorodsk, vicaire du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, lui confiant la responsabilité pastorale des paroisses du Patriarcat ed Moscou en Italie.

Source

Lettre pastorale du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine pour le Dimanche de l’orthodoxie 2015

La lettre pastorale du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxie roumaine
Dimanche de l’orthodoxie de l’an de grâce du Seigneur 2015

La foi véritable et la véritable bonne conduite dans l’ascension spirituelle du saint Carême de Pâques

À la sainte communauté monastique, au révérend clergé et aux fidèles bien aimés du Patriarcat roumain

 

Grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu Père, Fils et Saint Esprit, et de la nôtre, bénédiction paternelle !

Révérends pères, bien-aimés fidèles,

Après plus d’un siècle de tourments au sein de la Sainte Église, tourments provoqués par les adversaires des saintes icônes, le Synode de Constantinople, qui s’est tenu en l’an 843, à la demande de l’impératrice Théodora et du patriarche Méthode de Constantinople, a rétabli la paix et le calme en réaffirmant les décisions des sept synodes œcuméniques, y compris le dogme qui permet la vénération des saintes icônes. Ce dogme avait été formulé, lors du VIIème Synode Œcuménique de Constantinople (787) en conformité avec les saintes Écritures et avec la pratique ancestrale de l’Église. Dans la mesure où chacune des hérésies condamnées à cette occasion contestait un aspect ou un autre du salut acquis par l’incarnation du Fils de Dieu et alors que l’hérésie iconoclaste avait pour cible le salut dans son ensemble, le rétablissement du culte des icônes ne représente pas une victoire isolée, mais le triomphe de l’orthodoxie toute entière.

« La catastrophe de l’iconoclasme a requis un effort de résistance considérable, l’unification de toutes les forces de l’Église, le sang de ses martyrs et de ses confesseurs, l’expérience et la sagesse des Pères défenseurs des icônes, la foi inébranlable des fidèles qui ont vécu la vraie foi»[1]. Alors, en leur mémoire et pour fêter le triomphe de la vraie foi contre toutes les hérésies, à partir du 11 mars 843, sans interruption, le premier dimanche du saint Carême de Pâques, l’Église Orthodoxe célèbre, tous les ans, le Dimanche de l’orthodoxie chantant : « la louange à l’icône s’élève vers le Seigneur […] Pour cela, nous louons avec amour les icônes de notre Sauveur Jésus Christ et de tous ses saints pour que, sous leur inspiration, nous ne soyons plus jamais soumis à la tentation de l’impiété. »[2]

L’icône est une manifestation visible de l’invisible et n’existe pas en elle-même. C’est la voie qui nous mène vers d’autres personnes, c’est un objet saint qui nous montre la présence de notre Sauveur Jésus Christ, de la bienheureuse Mère de Dieu et des saints, tel que cela a été affirmé par le Synode de Constantinople en l’an 869 : « L’icône nous annonce et rend présent ce que l’Évangile nous annonce par la parole »[3].

L’icône est une mémoire visuelle et une représentation de la réalité historique de notre Sauveur Jésus Christ incarné, de la bienheureuse Mère de Dieu et des saints, une image ou un visage de ces derniers et notre Église n’a jamais confondu l’icône et la divinité. « Les chrétiens ne vénèrent pas les icônes comme si elles étaient des dieux et en les vénérant ils ne s’éloignent pas du vrai Dieu. Au contraire, par leur intermédiaire, ils sont guidés vers Dieu lorsqu’ils prient les saints représentés d’intercéder pour eux auprès du Seigneur. »[4]

Mes bien-aimés enfants dans le Seigneur,

La représentation de Dieu sous la forme de l’art iconographique est devenu possible, selon les enseignements de notre foi, grâce à la réalité de l’incarnation du Fils de Dieu : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la parole de vie, – car la vie a été manifestée, et nous l’avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, – ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ. » (1 Jean 1 : 1-3) La présence corporelle du Fils de Dieu dans le monde, par son incarnation, est la découverte suprême de Dieu, car dans le Christ « habite, corporellement toute la plénitude de la divinité. » (Colossiens 2 : 9).

Les icônes témoignent, avec l’Évangile, le mystère de l’incarnation du Verbe éternel de Dieu : « Et la parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1 : 14). Si nous analysons les choses du point de vue de la théologie patristique, admirablement synthétisée par saint Jean Damascène, l’incarnation du Fils et du Verbe de Dieu constitue le thème principal de la vénération des icônes. Saint Jean Damascène nous dit : « Nous ne commettons point de faute en représentant dans une icône le Dieu incarné, qui s’est montré sur terre, qui a pris chair et qui a habité parmi les hommes et qui, par son immense bonté, a pris la nature, la matérialité, la forme et la couleur du corps. »[5]

Par son incarnation, notre Sauveur Jésus Christ nous a donné la possibilité et le droit de Lui peindre l’icône. Il ne s’agit pas d’une représentation de la nature divine ou de l’être divin, car ce dernier est purement spirituel. Il s’agit simplement d’une représentation des diverses formes sous lesquelles Dieu ou les anges se sont montrés dans le monde. Dans l’icône, notre Seigneur Jésus Christ est représenté en tant que Dieu-Homme et, comme nous l’enseigne saint Jean Damascène : « Je peins le Dieu invisible, non pas comme un invisible, mais comme un Dieu qui s’est montré et a été vu parmi nous en ayant pris corps de chair et de sang. Je ne peins pas la divinité invisible, mais le corps vu de Dieu ; car, s’il est impossible de peindre l’âme, il est d’autant plus difficile de peindre Dieu qui a donné à l’âme sa nature immatérielle. »[6]

Les saintes icônes sont pour nous, les chrétiens, de véritables « fenêtres vers le ciel », à travers lesquelles nous regardons vers Dieu et vers le monde invisible et à travers lesquelles Il regarde vers nous avec amour et bonté. A travers elles, nous recevons la joie de la vision spirituelle, nous voyons le ciel ouvert, ce même ciel que notre Sauveur nous a promis dans l’Évangile d’aujourd’hui : « vous verrez désormais le ciel ouvert » (Jean 1 : 51). L’ouverture du ciel donne à l’homme la possibilité de connaître Dieu et de gagner la sainteté, par la grâce du Saint Esprit, ainsi que la possibilité d’arriver à ressembler de plus en plus à Dieu.

L’icône illumine la voie de l’homme vers l’accomplissement spirituel par la sanctification de nos propres vies en allant de la ressemblance à l’image de Dieu, qui nous a été révélée par la grâce, vers une ressemblance de plus en plus grande à Dieu, par le pouvoir et par l’œuvre du Saint Esprit. Il est possible de ressembler à Dieu, comme nous le démontre la multitude de saints représentés sans les icônes, qui sont, en vérité, des icônes de la sainteté de Dieu, par la grâce et par l’observance du commandement divin : « Vous vous sanctifierez donc, et vous serez saints; car je suis saint » (Lévitique 11 : 44)

Les saintes icônes nous montrent aussi bien l’humilité que la gloire de notre Seigneur Jésus Christ. L’icône de la Nativité, par exemple, nous le représente dans une hypostase d’humilité, en tant qu’enfant dans la grotte, alors que l’icône de la Résurrection nous le montre Vainqueur contre la mort, rempli de lumière et de gloire éternelle. Les saintes icônes sont une partie de la mémoire vivante de ce que le Christ a accompli sur terre pour notre salut mais aussi une vision prophétique de son nouvel avènement sur les nuages du ciel, quand les élus « verront sa face, et son nom sera sur leur front » (Apocalypse 22 : 4).

Par cette présence du Christ Sauveur crucifié, ressuscité et glorifié, entouré de ses saints, l’icône nous prépare à la vie en communion avec l’Église, devenant un moyen de transmission de la foi, de rencontre des fidèles dans la liturgie eucharistique pour communier à son corps très saint et à son sang très pur. C’est pour cela qu’avant de communier, nous vénérons les saintes icônes, goûtant en avance la rencontre avec le Christ, celui qui a dit : « je ne mettrai point dehors celui qui viendra à moi » (Jean 6 : 37).

Mes bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,

L’éloignement de l’homme de Dieu et son isolement vis-à-vis de ses semblables le mènent vers des modes de vies constitués d’un matérialisme pernicieux, et d’un consumérisme sans commune mesure, altérant ainsi la vie spirituelle de l’homme qui devrait toujours avoir pour modèle de vie l’amour humble de la sainte Trinité. La persévérance dans la foi véritable (orthodoxie) et dans la véritable bonne conduite (l’orthopraxie) sont les conditions principales pour que l’homme puisse accomplir l’ascension vers la ressemblance à Dieu qui est saint et bon. La foi de l’homme est étroitement liée à l’accomplissement du bien, c’est-à-dire que si nous avons la vraie foi, nous devons la confesser sans cesse par une conduite juste et par de bonnes actions.

Les bonnes actions représentent la manifestation la plus sûre et la plus saine de la vraie foi. La foi s’exprime, se renforce et se manifeste à ses semblables par des faits. La foi – nous dit le saint apôtre Jacques – « si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même » (Jacques 2 : 17). Saint Jean Chrysostome, grand théologien de l’Église, particulièrement commémoré par notre Église cette année, ajoute : « dans la mesure où les actions expriment la foi, la foi rend les actions véritables. »[7]. L’amour pour son prochain se manifeste surtout par les bonnes actions qui sont le fruit de la foi « qui est agissante par la charité » (Galates 5 : 6) et la preuve de notre foi réside dans les œuvres accomplis par amour pour le prochain, comme nous l’enseigne une fois de plus le saint apôtre Jacques « je te montrerai la foi par mes œuvres » (Jacques 2 : 18).
L’année 2015, proclamée par le Saint Synode « L’année commémorative de la mission de la paroisse et du monastère d’aujourd’hui », est pour nous l’occasion d’intensifier notre œuvre missionnaire, en tant que personnes vivantes du Corps du Christ, c’est-à-dire de l’Église. Ainsi, le chrétien ne peut être une personne isolée. Il est appelé à vivre dans une communion de plus en plus intense avec ses semblables, selon le modèle de la sainte Trinité : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17 : 21).

Pour accomplir la mission à laquelle nous sommes appelés, nous avons besoin de communion et d’unité absolue dans la communauté de l’église, manifestée sous ses deux formes : la paroisse et le monastère, là où s’opèrent l’illumination, la sanctification et le salut des fidèles. Il est donc important de comprendre que nous vivons véritablement dans le Christ seulement quand nous vivons en communion et en unité avec les autres, quand nous œuvrons ensemble dans le monde avec amour et en nous mettant au service de nos semblables. Lorsqu’un disciple a demandé à Abba Pimène comment faire pour éviter de juger son prochain, ce dernier lui a répondu : « Nous et les frères sommes deux icônes. Quand quelqu’un est attentif à lui-même et se juge lui-même, il apprécie son frère comme il se doit ; en revanche, quand il se croit bon, il trouve son frère mauvais »[8]. Nous n’arriverons à une réelle appréciation de notre prochain qu’en connaissant et en reconnaissant nos propres limites. Dans ce sens, la charité, c’est-à-dire l’amour du prochain, est une œuvre fondamentale de l’orthopraxie (la bonne conduite, la bonne pratique) et devient un témoignage et une incarnation de l’orthodoxie (la vraie foi). Nous devons toujours voir le Christ dans notre prochain et, c’est pour cela que, chaque homme est une icône vivante et concrète du Christ, le vrai Dieu et le vrai Homme : « le Christ est devenu un être humain, seul et véritable et il restera ainsi dans les siècles des siècles, un frère parmi les autres hommes. Il veille au respect de ses frères qu’il a aimés au point de devenir l’un d’entre eux » [9] nous dit père Dumitru Stăniloae. Dans la main tendue du prochain, nous devons toujours voir la main du Christ tendue vers nous. La main du pauvre qui demande rencontre la main du Christ en nous qui offre. Selon les enseignements de l’Église, l’homme n’est qu’un administrateur des biens qui sont à sa disposition et non pas leur propriétaire : « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jacques 1 : 17). Tout ce qui n’est pas absolument nécessaire à l’homme, est un surplus, comme nous l’enseigne saint Jean Chrysostome : « Le surplus et tout ce qui est plus que nécessaire. Lorsque nous pouvons vivre décemment et en bonne santé sans ajouter quoi que ce soit, tout ce qui s’ajoute est un surplus. » [10]. D’ailleurs, Clément d’Alexandrie, lettré de l’église du IIIème siècle souligne que ce n’est pas celui qui possède beaucoup qui est riche, mais celui qui donne, car « riche n’est pas celui qui a et qui garde, mais celui qui donne ; l’homme est heureux en donnant non pas en gardant. »[11].

Nous ne devons pas nous laisser guider par l’esprit de l’époque où nous vivons, où l’égoïsme individualiste, le pernicieux assouvissement des envies et l’isolement de notre prochain sont de faux modes de vies qui conduisent l’homme, non pas vers la vraie richesse, mais vers son échec en tant qu’être communautaire, devenant un être incapable de voir le monde comme un cadeau de Dieu, à partager avec son prochain, en accomplissant la parole de l’Évangile, comme nous encourage le saint apôtre Paul : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ » (Galates 6 : 2). Le remède pour dépasser ces faux modes de vie égoïste, c’est l’effort commun de se libérer du péché de l’avarice en voyant la présence du Christ dans notre prochain afin de vivre véritablement le mystère de l’Église en tant que corps du Christ.

Mes bien-aimés fidèles,

Notre Église est constamment attentive aux problèmes de la société et offre au chrétien des solutions concrètes pour sa croissance spirituelle, mais aussi pour assurer ce qui lui est indispensable dans la vie, en tant que support nécessaire à son ascension spirituelle. Dans un premier temps, nous devons redécouvrir, en ce sens, notre vocation de missionnaires, de confesseurs et d’annonciateurs de l’amour de notre sauveur Jésus Christ en défendant la vraie foi de notre Église face à toutes les attaques de notre société contemporaine sécularisée et fragmentée.

Nous vivons aujourd’hui des temps où nous devons être de plus en plus sensibles à la souffrance de notre prochain à l’intérieur duquel c’est le Christ Lui-Même qui souffre. Nous devons comprendre que l’enseignement de la foi, appris très tôt, au sein de la famille et à l’école aux cours d’éducation religieuse, doit être transposé dans des œuvres de charité. Soyons attentifs à l’amour du Christ pour l’homme et ne soyons pas indifférents à la souffrance de notre frère affligé, affamé et nu (cf. Matthieu 25 : 35 – 46), car « le Christ attache tellement d’importance à ce que nous respections et que nous aimions nos semblables, qu’il en a fait la mesure selon laquelle nous serons jugés : ʻʻJe vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faitesʼʼ » (Matthieu 25 : 40)[12].

Comme nous le savons déjà, notre Église a étendu ses activités sociales, caritatives et philanthropiques pour aider les nécessiteux et les malades, elle a continué son action de soutien aux paroisses pauvres dans notre pays et à l’étranger et, lorsque le besoin s’est fait ressentir, elle est intervenue pour aider les familles qui ont souffert suite aux catastrophes naturelles, aux inondations ou aux glissements de terrain, que nous avons connus en 2014. Toutes ces activités ont été possibles grâce aux efforts, à l’amour et à la générosité de chacun d’entre vous, témoignée à ces « plus petits frères » (Matthieu 25 : 40) de notre sauveur Jésus Christ.

C’est pour cela qu’avec amour paternel nous encourageons tous les prêtres de nos églises, les membres des conseils et des comités paroissiaux, ainsi que tous les fidèles orthodoxes des paroisses ou les pèlerins qui se rendent aux monastères, à continuer ensemble, cette année aussi, la belle tradition de notre Église d’organiser une collecte de fonds dans toutes les paroisses du Patriarcat Roumain, à partir de ce Dimanche de l’orthodoxie et jusqu’à la fête de l’Annonciation. Les sommes collectées, destinées aux nécessiteux, seront rassemblées dans le Fonds central missionnaire, dont le but est d’appuyer l’activité missionnaire, éducative et d’intérêt public des paroisses et des monastères se trouvant sur le territoire de notre pays ou à l’étranger, pour le bien de notre Église orthodoxe roumaine.

Nous prions pour que notre Seigneur, Dieu de miséricorde, récompense la générosité de « tous ceux qui font des dons et de bonnes œuvres dans les saintes églises de Dieu »[13] pour que nous grandissions dans l’amour du Christ et du prochain et pour que nous arrivions, le jour de Sa sainte Résurrection, remplis de paix et de joie. Nous vous remercions pour votre générosité, nous vous souhaitons de progresser dans l’ascension spirituelle du saint Carême de Pâques et prions que Dieu vous bénisse :

«Que la grâce du Seigneur Jésus-Christ, l’amour de Dieu, et la communication du Saint-Esprit, soient avec vous tous! Amen !» (2 Corinthiens 13:13)

LE PRESIDENT DU SAINT-SYNODE DE L’ÉGLISE ORTHODOXE ROUMAINE
† D A N I E L
Archevêque de Bucarest,
Métropolite de Munténie et de Dobroudgéa,
Lieutenant du trône de Césarée de Cappadoce,
Lieutenant de l’Archevêque de Timisoara et Métropolite du Banat et
Patriarche de l’Église Orthodoxe Roumaine

† Teofan
Archevêque de Iassy et Métropolite de Moldavie et de Bucovine

† Laurenţiu
Archevêque de Sibiu et Métropolite d’Ardeal

† Andrei
Archevêque de Vad, Feleac et Cluj et Métropolite de Cluj, Maramures et Salaj

† Irineu
Archevêque de Craiova et Métropolite d’Olténie

† Ioan
Archevêque de Timisoara et Métropolite du Banat

† Petru
Archevêque de Kichinev, Métropolite de Bessarabie et Exarque

† Iosif
Archevêque orthodoxe roumain d’Europe occidentale
et Métropolite orthodoxe roumain d’Europe occidentale et méridionale
16/11/14 Lettre pastorale du Saint-Synode

† Serafim
Archevêque orthodoxe roumain d’Allemagne, d’Autriche et du Luxembourg
et Métropolite orthodoxe roumain d’Allemagne, d’Europe du Centre et du Nord

† Nifon
Métropolite honoraire, Archevêque de Târgoviste et Exarque patriarcal

† Teodosie
Archevêque de Tomis

† Pimen
Archevêque de Suceava et de Radauti

† Irineu
Archevêque d’Alba Iulia

† Varsanufie
Archevêque de Râmnic

† Ioachim
Archevêque de Roman et de Bacau

† Ciprian
Archevêque de Buzau et de Vrancea

† Calinic
Archevêque d’Argesh et de Muscel

† Casian
Archevêque du Bas Danube

† Timotei
Archevêque d’Arad

† Nicolae
Archevêque orthodoxe roumain des deux Amériques

† Justinian
Archevêque honoraire, Évêque orthodoxe roumain du Maramures et de Satmar

† Corneliu
Évêque de Husi

† Lucian
Évêque de Caransebes

† Sofronie
Évêque orthodoxe roumain d’Oradea

† Nicodim
Évêque de Severin et Strehaia

† Vincenţiu
Évêque de Slobozia et de Calarasi

† Andrei
Évêque de Covasna et de Hargita

† Galaction
Évêque d’Alexandria et de Teleorman

† Ambrozie
Évêque de Giurgiu

† Sebastian
Évêque de Slatina et de Romanati

† Visarion
Évêque de Tulcea

† Petroniu
Évêque de Salaj

† Gurie
Évêque de Deva et de Hunedoara

† Daniil
Évêque- suppléant (administrateur) du diocèse Dacia Felix

† Siluan
Évêque orthodoxe roumain de Hongrie

† Mihail
Évêque orthodoxe roumain d’Australie et de Nouvelle-Zélande

† Siluan
Évêque orthodoxe roumain d’Italie

† Timotei
Évêque orthodoxe roumain d’Espagne et du Portugal

† Macarie
Évêque orthodoxe roumain d’Europe du Nord

† Varlaam Ploieşteanul
Évêque-vicaire patriarcal

† Ieronim Sinaitul
Évêque-vicaire patriarcal

† Timotei Prahoveanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Bucarest

† Calinic Botoşăneanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Iassi

† VACANT
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Sibiu

† Vasile Someşeanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Vad, Feleac et Cluj

† Paisie Lugojeanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Timisoara

† Antonie d’Orhei
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Kichinev

† Marc Neamţeanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Europe occidentale

† Sofian Braşoveanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain d’Allemagne, d’Autriche et du Luxembourg

† Emilian Lovişteanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Râmnic

† Ioachim Băcăuanul
Évêque-vicaire de l’Archevêché de Roman et de Bacau

† Ioan Casian de Vicina
Évêque-vicaire de l’Archevêché orthodoxe roumain des deux Amériques

† Iustin Sigheteanul
Évêque-vicaire du Diocèse orthodoxe roumain du Maramuresh et de Satmar

† Ignatie Mureşeanul
Évêque-vicaire du Diocèse orthodoxe roumain d’Espagne et du Portugal

NOTES :

[1] Leonid Uspensky, Théologie de l’icône dans l’Église Orthodoxe, Ed. Anastasia, Bucuresti 1994, p. 99.
[2] 4e stichère de « Seigneur, j’ai crié vers toi », petits vêpres du 1er dimanche du grand carême (Triodion).

[3] Michel Quenot, L’icône, fenêtre sur l’absolu, Ed. Enciclopedică, Bucureşti, 1993, p. 57.

[4] Pr. prof. Ene Branişte, La théologie des icônes, dans „Studii Teologice”, nr. 3-4/1952, p. 180-181.

[5] Saint Jean Damascène, Trois traités contre les iconoclastes, III, 2, traduction Pr. Dumitru Fecioru, EIBMBOR, Bucureşti, 1998, p. 123.

[6] Ibidem, p. 41

[7] Saint Jean Chrysostome, Homélie à la Nativité du Seigneur, dans « Homélies », traduction par Pr. D. Fecioru, col. „Izvoarele Ortodoxiei”, vol. 5, Tipografia cărţilor bisericeşti, Bucureşti, 1942, p. 10

[8] Abba Pimène, 148, dans Paterikon ou les Apophtègmes des pères du désert,version en roumain Ed. Polirom, Iaşi, 2003, p. 291.

[9] Pr. prof. Dumitru Stăniloae, La suprême appréciation de son prochain, version en roumain, vol. „Culture et spiritualité”, col. Œuvres complètes III, Ed. BASILICA, Bucureşti, 2012, p. 99.

[10] Saint Jean Chrysostome, Homélie à II Corinthiens 15, traduit par l’archiprêtre Theodosie Ploeşteanu, Bucureşti, 1910, p. 195.

[11] Clément d’Alexandrie, Le pédagogue, III, VI, 35, 5, traduction par Pr. Dumitru Fecioru, în col.
PSB, vol. 4, EIBMBOR, Bucureşti, 1992, p. 326.

[12] Pr. prof. Dumitru Stăniloae, art. cité, p.100.

[13] Cf. La liturgie de saint Jean Chrysostome, dans Eucologue, EIBMO, Bucureşti, 2012, p. 151

25 Février 2015

Source

Vient de paraître : Boško I. Bojović – « L’Église orthodoxe serbe – histoire, spiritualité, modernité »

bosko2Au milieu du XIIe siècle, la Serbie est une principauté insérée entre l’Adriatique et les puissants royaumes de Hongrie et de Bulgarie, mais surtout, voisine l’Empire byzantin. Évangélisés depuis la fn du Ixe siècle, le pays des Serbes ne compte qu’une demi-douzaine de monastères, alors qu’à Byzance le monachisme est en plein essor depuis le Xe siècle. C’est alors que leur prince, le grand joupan Stefan Nemanja, s’investit dans la construction des églises et la fondation des monastères, avant d’abdiquer pour se faire moine, puis rejoindre son fls cadet, le moine Sava (futur premier archevêque de l’Église de Serbie) au Mont Athos, pour y fonder le monastère serbe de Chilandar. En quelques dizaines d’années à peine, la Serbie est constellée de dizaines, puis de centaines d’églises et de monastères.
L’assimilation de la culture byzantine est un processus continu auquel s’ajoute vers la fn du Moyen Age une interprétation locale des structures sociales. Les cultes des saints jouent un rôle d’individuation au sein des sociétés cristallisées autour des hiérarchies monarchiques.
L’autorité séculière et sacerdotale cultive les témoignages individuels et les manifestations collectives du bien-fondé eschatologique de l’ordre établi.
Le fait est que la transformation de la société issue d’un modèle traditionnel, y compris les tenants et les aboutissants de valeur religieuse, se prolonge sans interruption dans les Balkans, avec néanmoins quelques périodes de stagnation et de régression. La modernité érigée comme un principe universel, sensé être mis en pratique dans la société serbe, progresse lentement et avec atermoiements, s’inscrivant dans la longue durée depuis plus de deux siècles.
Boško I. Bojović, est directeur de recherches à l’Institut des études balkaniques de l’Académie serbe des sciences et des arts ; professeur des universités, professeur associé à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, spécialisé en histoire et société du Sud-Est européen. Auteur de plusieurs ouvrages, dont : L’idéologie monarchique dans les hagio-biographies dynastiques du Moyen-Âge serbe, Rome 1995 ; Raguse et l’Empire ottoman (1430-1520), Paris 1998 ; Le millénaire byzantin (324-1453), Paris 2008 ; Chilandar (Mont-Athos) et les pays roumains (XVe-XVIIe siècle), Paris 2010 ; Kosovo et les Balkans occidentaux. Question de stabilité régionale et de sécurité européenne, Belgrade 2011 ; Byzance-Balkans-Europe : appartenance et altérité (en serbe), Belgrade 2014.

A Rome, une table ronde sur la collaboration de l’Église orthodoxe russe avec les expatriés d’Europe

Le 18 novembre, à la résidence de l’ambassadeur de Russie en Italie, une table ronde sur le thème « L’Église orthodoxe russe et les expatriés : expérience de collaboration en Europe » était organisée par le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie et le département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.
Avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou, une délégation de l’Église orthodoxe russe présidée par l’archevêque Marc d’Egorievsk, administrateur des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, est arrivée à Rome. La délégation se composait également de l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du DREE, de l’archiprêtre Serguiy Zvonariov, secrétaire du DREE aux affaires de l’étranger lointain, du père André Choumkine, de l’administration des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, du prêtre Serge Kalachnikov, ainsi que du hiérodiacre Romain (Kisseliov), du secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain.
Prenaient part à la table ronde les hiérarques en fonction en Europe : l’archevêque Théophane de Berlin et d’Allemagne, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale (Église russe hors-frontières), l’archevêque Élisée de Souroge, l’évêque Nestor de Chersonèse, ainsi que des prêtres de paroisses et des expatriés résidant en Belgique, Grande-Bretagne, Hongrie, Allemagne, Grèce, Pays-Bas, Norvège, Suisse et Suède.
Avant l’assemblée plénière, un office d’intercession a été dit à l’église Sainte-Catherine de Rome. Ouvrant la séance, l’archimandrite Philarète a prononcé un discours d’accueil, soulignant que semblable forum revêtait une importance particulière pour les expatriés.
L’archevêque Marc d’Egorievsk a présenté un rapport sur l’expérience des diocèses et des paroisses de l’Église orthodoxe russe dans les pays d’Europe.
Ensuite, ont été entendus plusieurs intervenants parmi lesquels l’ambassadeur de Russie en Italie, S. Razov, l’ambassadeur de Russie au Vatican A. Avdeev, le vice-directeur du Département au travail avec les expatriés du ministère des Affaires étrangères B. Gontcharenko, l’archevêque Théophane de Berlin et d’Allemagne, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Élisée de Souroge, l’évêque Nestor de Chersonèse, l’archimandrite Antoine (Sevriouk), etc.
Pendant le forum, qui s’est déroulé dans un climat de dialogue constructif, ses participants ont examiné les problèmes relatifs au soutien de la diaspora russophone sur le continent européen. L’assistance a partagé son expérience de pastorale des expatriés, examiné la problématique de l’organisation du travail des écoles du dimanche et des écoles de langue russe, l’enseignement de la culture orthodoxe dans les écoles des ambassades dans les pays européens. Le soir du même jour, l’ambassadeur de Russie en Italie, S. Razov, a donné une réception en l’honneur des participants de la table ronde.

La première conférence consacrée à la collaboration de l’Église russe avec les expatriés vivant dans différentes régions du monde avait eu lieu les 21-22 juin 2009 à Bruxelles, la seconde les 22-23 août 2010 à Buenos-Aires, la troisième les 10-11 décembre 2011 à Pékin, la quatrième le 24 août 2012 à Saint-Francisco et la cinquième le 21 décembre 2013 à Johannesburg.

Source

Le patriarche Bartholomée a signé à Budapest un accord de coopération entre le patriarcat œcuménique et le gouvernement hongrois

Patriarxis sthn Ouggaria

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Source : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: Fanarion

La liturgie orthodoxe a été retransmise pour la première fois sur les ondes de la radio nationale hongroise « Kossuth Radio »

kradioLe 3 novembre, les orthodoxes de Hongrie ont pu écouter la liturgie à la radio. La décision a été prise par la chaîne radiophonique nationale « Kossuth Radio ». L’office a été retransmis depuis la cathédrale de la Dormition à Budapest. La construction de ladite cathédrale remonte à 1791. Les offices y étaient célébrés en grec. Après le passage de la cathédrale de la Dormition et encore de quelques autres paroisses hongroises sous la juridiction de l’Église orthodoxe russe, les offices y sont célébrés en langue hongroise. Le nombre des chrétiens orthodoxes en Hongrie s’élève à environ 15.000 personnes, soit 0,15% de la population.

Source: Hungary.orthodoxia.org, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Compte rendu du XXe colloque oecuménique international de spiritualité orthodoxe au monastère de Bose (Italie) sur « L’homme, gardien de la création »

Un compte rendu du XXe colloque oecuménique international de spiritualité orthodoxe, qui s'est tenu au monastère de Bose en Italie, du 5 au 8 septembre, est proposé sur le site du monastère. Il présente des photographies, une revue de presse, une revue du web, des émissions de radio (en italien), les messages, lettres et salutations reçus, les conclusions du colloque (en français), le communiqué de presse final:

" Dans la tradition chrétienne d’Orient et d’Occident, habiter la terre est une tâche et un don confié aux hommes, gardiens, mais à la fois hôtes de la création. À L’homme gardien de la création était consacré la vingtième édition du Colloque œcuménique International de spiritualità orthodoxe, organisé en collaboration avec les Églises orthodoxes auprès du Monastère de Bose du 5 au 8 septembre 2012.

Les Églises orthodoxes ont été les premières à porter l’attention des chrétiens sur le thème de l’écologie comme problème spirituel. En 1989 le patriarche de Constantinople Dimitrios proclamait le 1er septembre, date du commencement de l’année liturgique byzantine, « jour de la création », où élever des prières et des invocations pour la défense de la création. Il invitait « tous les hommes de bonne volonté » à s’abstenir de faire tort à la nature.

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Italie: le XXe colloque oecuménique international de spiritualité orthodoxe au monastère de Bose

Du 5 au 8 septembre aura lieu le XXe colloque oecuménique international de spiritualité orthodoxe au monastère catholique de Bose en Italie. Extrait du communiqué de presse:

" Dans la tradition chrétienne d’Orient et d’Occident, habiter la terre est une tâche est un don confiés aux hommes, gardiens mais en même temps hôtes de la création. Sur ces sujets interviendront, au cours de la première journée de la rencontre, le prieur de Bose Enzo Bianchi, et le métropolite de Pergame Jean Zizioulas, un des théologiens contemporains majeurs, qui représentera le patriarche œcuménique Bartholomée Ier, lequel s’est beaucoup investi, avec conviction et par des initiatives nombreuses, pour rappeler les fondements spirituels et chrétiens de l’engagement écologique. Au colloque sont attendus des métropolites et des évêques des Églises orthodoxes et de l’Église catholique (parmi lesquels le cardinal Roger Etchegaray – vice-doyen du Collège cardinalice, l'archevêque Antonio Mennini – nonce apostolique en Grande-Bretagne, l’évêque de Pistoia Mansueto Bianchi – président de la commission pour l’œcuménisme et le dialogue interreligieux des évêques italiens et l’évêque Biella Gabriele Mana – ordinaire du lieu), des représentants de l’Église d’Angleterre et de la Réforme, du Conseil œcuménique des Églises (dr. Tamara Grdzelidze) et du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens (Mgr Andrea Palmieri), ainsi que des théologiens, des patrologues et des chercheurs du monde entier.

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Intronisation du nouveau métropolite d’Autriche

Mgr_arsenios_intronisationDurant la cérémonie de son intronisation dans la cathédrale grecque-orthodoxe de la Sainte-Trinité à Vienne, le nouveau métropolite d’Autriche, exarque de Hongrie et d’Europe centrale, Arsène, a souligné que le poids de la responsabilité qui lui incombait, en assumant la charge de cette métropole « historique, illustre et glorieuse » du Trône œcuménique, était pour lui un défi en tant qu’évêque et pasteur. S’adressant aux responsables des communautés ecclésiales d’Autriche et de Hongrie, le nouveau métropolite a loué leurs précieux efforts pour préserver l’héritage culturel et l’identité ainsi que le maintien des traditions ; il a aussi évoqué avec émotion l’école nationale grecque de Vienne, la plus ancienne école grecque à l’étranger, qui fut fondée il y a 207 ans et fonctionne de manière ininterrompue jusqu’à ce jour. Le métropolite Arsène a été élu à l’unanimité par le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique le 3 novembre dernier parmi trois candidats et a été consacré évêque mardi dernier au Phanar par le patriarche Bartholomée ; il succède au métropolite Michel, décédé le 18 octobre et qui fut durant les deux dernières décennies le symbole de l’orthodoxie en Europe centrale.

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Communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France à la suite de la réunion du 18 novembre

A la suite de sa réunion périodique du 18 novembre, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié un communiqué (pdf) qui en rend compte. Il est notamment rapporté que " Les évêques se réjouissent de l’élection par le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique de Constantinople, de l’archimandrite Arsénios Kardamakis, jusqu’alors vicaire de la Métropole orthodoxe grecque de France (Patriarcat oecuménique) et secrétaire orthodoxe du Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF), à la tête de la Métropole orthodoxe d’Autriche et de l’exarchat de Hongrie."

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Planification de l’avenir de la Conférence des Églises européennes (KEK) – réunion du comité central de la KEK à Prague

Kek_pragueA l'invitation de l'Eglise hussite tchécoslovaque et du Conseil œcuménique des Églises en République tchèque, le comité central de la Conférence des Églises européennes (KEK) a tenu sa réunion annuelle du 21 au 24 septembre à Prague. Mgr Emmanuel, qui assure la présidence de la KEK depuis 2009 a lu un message que vous pouvez lire en format PDF. Le révérend Viorel Ionita, secrétaire général par intérim de la KEK, prendra sa retraite le 31 octobre. Le comité central a noté qu'il avait volontairement prolongé son mandat au moment de la démission de l'ancien secrétaire général et l'a remercié pour son service. Le comité central a ensuite voté une structure temporaire pour la gouvernance du secrétariat général de la KEK. La présidence de la KEK sera responsable de cette structure qui sera de nouveau revue à la prochaine réunion du comité central qui aura lieu en janvier 2012.

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Jovan Nikoloski