22/09/2017
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Résultats de la recherche : Alep

Des sapeurs russes ont déminé une église orthodoxe à Alep

Des militaires russes ont déminé l’église orthodoxe de la Dormition de la Mère de Dieu à Alep. Lorsque les sapeurs ont examiné la cour, ils ont découvert les tombes de deux diplomates de l’Empire russe, inhumés à la fin du XIXème siècle – début du XXème siècle. Il s’agit du consul Mikhaïl Yakimansky et du conseiller d’État Ivan Grigorovitch. Comme le raconte Antoine Nakule, sacristain de cette église construite au XVème siècle, les terroristes ont visé directement l’édifice, dont la coupole et les murs ont été endommagés. Les rebelles ont également pillé l’église, brûlé des icônes uniques et l’Evangéliaire, mais une grande partie des objets sacrés et icônes ont pu être sauvés, dont celles de la Mère de Dieu et du Christ. « Ces icônes ont été peintes au début du XVIIIème s. Elles avaient été apportées de Russie. Nous les avions cachées avant que les terroristes ne fassent irruption dans l’église. La majorité des autres icônes ont été détruites par les rebelles » raconte le recteur de la paroisse, le prêtre Hassan Ward. Pour la première fois après de longs mois, les cloches de l’église ont retenti. Dans les prochains jours commencera la restauration de l’édifice.

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Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie seraient toujours en vie

« Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie sont toujours en vie », a affirmé samedi dernier l’évêque syriaque orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, lors de la cérémonie de commémoration du 47e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie au-dessus du dôme de la cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé.
Le souvenir de ces apparitions, que cette Église commémore invariablement le premier dimanche après Pâques, a coïncidé cette année avec le 4e anniversaire de l’enlèvement en Syrie (22 avril 2013), des deux évêques syriaque et grec-orthodoxe d’Alep, Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, dont on est sans nouvelles. Les portraits des deux évêques ont été affichés à l’intérieur de la cathédrale et portés lors de la procession aux flambeaux qui a marqué l’anniversaire des apparitions.
Au cours de la cérémonie marquant ce double anniversaire, l’évêque syriaque-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, président de la commission de suivi de cette affaire, a assuré qu’autant qu’il le sache « les deux évêques sont toujours vivants ». « Ceux qui croient le contraire doivent nous donner les preuves de ce qu’ils avancent », a-t-il ajouté, précisant que la commission a frappé à toutes les portes possibles, au Liban et en Syrie, avec plus ou moins de succès, pour retrouver leurs traces. Mgr Kourié a invité l’État libanais à faire de cette affaire une cause nationale touchant à la coexistence et au dialogue entre les religions. Il a dénoncé « le nettoyage religieux et ethnique en cours en Syrie, en Irak et en Égypte » et les États qui l’appuient sous la forme d’apports en hommes, en armes et en argent.

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Office de prières pour le retour des évêques d’Alep – le samedi 22 avril à 17h à Vaucresson

L’Archevêché orthodoxe antiochien de France, d’Europe occidentale et méridionale organise un office de prières pour le retour des deux évêques d’Alep qui aura lieu le 22 avril 2017 à 17h à l’église Saint-Hélène des grec-orthodoxes d’Antioche (12 avenue de la Celle Saint Cloud 92420 Vaucresson) en présence des représentants des autorités civiles et religieuses et des Églises orientales. Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le père Michel Kayyal (catholique arménien) et le père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible.

Prière de confirmer votre présence par retour d’email pour accréditation.

Le patriarche orthodoxe d’Antioche Jean X a célébré Noël à Alep

S.B. le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé à Alep le samedi 24 décembre 2016, pour célébrer Noël avec les enfants de son diocèse fidèle, qui sont blessés par l’absence de leur pasteur, S.E. le métropolite Paul. Sa Béatitude est entré dans l’église en procession solennelle au rythme d’une fanfare, à la grande joie des fidèles. Il a célébré les matines et la divine Liturgie en la cathédrale du Prophète Élie à Alep, assisté par l’évêque Nicolas (Baalbaki), l’archimandrite Mousa al-Khasi, vicaire du métropolite Paul, l’archimandrite Alexis Shehadeh, directeur du Département patriarcal des relations œcuménique et du développement, ainsi que par de nombreux prêtres et diacres du diocèse. L’archimandrite Mousa a accueilli Sa Béatitude par le discours suivant : « Notre Maître, Votre Béatitude le patriarche d’Antioche et de tout l’Orient Jean X, plus de cinq ans se sont écoulés depuis le commencement des souffrances de notre cher pays, plus de quatre ans se sont passés depuis que se fût ouverte la plaie dans notre diocèse d’Alep et d’Alexandrette, à savoir l’enlèvement de notre pasteur le métropolite Paul, et aujourd’hui, au milieu de cette souffrance, le Seigneur nous visite par une consolation divine, la consolation de votre présence parmi nous, et votre bénédiction pour nous en la fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus. La Nativité du Christ est l’inauguration d’une nouvelle étape dans la vie du genre humain. Dieu a créé l’homme pour vivre avec Lui dans l’intimité et la communion d’amour. L’homme a choisi de se séparer de Dieu et de tomber dans le péché, mais l’amour de Dieu ne l’a pas abandonné à son sort inévitable. Le Christ s’est incarné afin de restaurer cette intimité et d’inaugurer une nouvelle étape de la vie humaine, l’étape de la régénération du genre humain et de la résurrection. En cette fête de la Nativité de cette année, nous faisons l’expérience de cette sensation de renaissance et de résurrection. Aujourd’hui, notre ville secoue de ses épaules la poussière des dures circonstances, tandis qu’elle inaugure une nouvelle étape, une étape de renaissance, une étape de guérison et de construction. Aujourd’hui, le diocèse d’Alep et d’Alexandrette initie à Alep la voie de la guérison de ses blessures, malgré la plaie ouverte qui demeure dans son cœur, l’absence du pasteur. Mais ce diocèse de Job a appris que la douleur des blessures ne signifie pas qu’il doive capituler devant elles, mais que celles-ci constituent un rappel constant à poursuivre la voie de la guérison. Nos enfants de ce diocèse ont souffert quotidiennement à Alep, Idlib et Tabaka du manque de sécurité physique et ils souffrent toujours de l’impact de conditions de vie difficiles, comme du déplacement et de l’isolement avec toutes les souffrances et les épreuves qu’ils apportent, à l’instar de leurs frères à Alexandrette, Mersin, Arsuz et dans tous les coins du monde. La question, aujourd’hui, avec le commencement de cette nouvelle étape dans la vie d’Alep est la suivante : le temps du repos est-il arrivé pour nous ? Oui, Votre Béatitude, le temps du repos est arrivé, mais nous avons appris que le repos n’est pas un moment de relaxation ; le repos de l’âme consiste à lutter pour chercher la résurrection avec son Rédempteur. Aussi, nous, enfants de ce diocèse faisons aujourd’hui une promesse devant vous, Votre Béatitude, devant notre pasteur absent mais présent, et devant l’Église entière, depuis ce lieu, depuis l’église de saint Élie à Alep, qui n’a pas abandonné ses enfants et qui n’a pas été abandonnée par ceux-ci, malgré les dangers et les épreuves effrayantes : nous ne nous reposerons pas si ce n’est dans la résurrection. Nous ne nous reposerons pas, si ce n’est dans la renaissance. Nous ne nous reposerons pas, si ce n’est dans la guérison. Nous vous promettons que la bénédiction de votre présence parmi nous sera l’inauguration du reste de cette guérison. Quand Alep passait par les dangers les plus grands et les circonstances les plus sombres, deux grandes personnalités y sont entrées, défiant tous ces dangers et ces circonstances : son pasteur, le métropolite Paul, qui a refusé de ne pas célébrer la Résurrection avec ses enfants, ce qui a provoqué son enlèvement alors qu’il était en route vers ceux-ci, mais son voyage continue sur la voie de leurs cœurs, car jour après jour il est plus présent encore dans leurs cœurs, leurs prières et leurs espérances ; et leur patriarche, Jean X, qui, en étant présent en 2014 pour célébrer Noël avec ses enfants à Alep, a incarné le courage, la hardiesse et l’amour sacrificiel. Aujourd’hui, le jour de Noël 2016, vous êtes venu, Votre Béatitude, pour inaugurer pour nous par votre présence parmi nous cette nouvelle étape, celle de la lutte et de l’espérance, la lutte pour le travail et la construction, et l’espérance que votre présence bénie parmi nous constituera les prémices d’une présence qui rassemblera pour toujours notre pasteur avec ses enfants afin de célébrer ensemble la Résurrection du Christ. J’espère que vous me permettrez de vous offrir, en toute humilité, au nom du diocèse de Job, de son pasteur, ses prêtres, ses conseils paroissiaux et ses fidèles cette icône de mosaïque faite par des mains alépines pour la gloire de votre saint patron, Jean le Théologien, se tenant devant la Croix de notre Seigneur. Et ce dans l’espoir que tout comme il se reposa sur la poitrine de son Bien-Aimé lors de la Cène mystique et pria avec Lui sur la Croix, vous nous porterez dans vos saintes prières à chaque fois que vous célébrerez la Cène mystique de l’Église lors de la divine Liturgie et que vous prierez devant la Croix de notre Seigneur Jésus. Nombreuses années à vous, Maître ! » Dans sa prédication, Sa Béatitude a expliqué la signification de la fête et de l’incarnation du Christ pour l’humanité. Il a souhaité que cette fête apporte la paix à Alep, en union avec la terre de la nation syrienne entière. Il a souligné la résolution du peuple d’Alep, sa détermination et son dévouement pour son pays et sa nation, et son espérance que nous célébrerons tout cela en présence du métropolite Paul, très bientôt. Ont assisté à l’office le gouverneur d’Alep, le président du conseil municipal, et une délégation de personnalités officielles. La divine Liturgie a été suivie par une fête dans la cour de l’église, après quoi Sa Béatitude s’est rendu dans la salle de l’église où une galette à été découpée, et où les fidèles sont venus pour recevoir la bénédiction patriarcale et pour lui adresser leurs félicitations à l’occasion de la fête. Sa Béatitude continuera le programme de sa visite à Alep durant les prochains jours.

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« Contre l’oubli » – Réunion à Athènes à l’occasion du troisième anniversaire de l’enlèvement du métropolite d’Alep Paul

Le 18 mai, le site internet Pemptousia et le monastère patriarcal de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Balamand (Liban) organisent à Athènes un événement intitulé « Contre l’oubli », à l’occasion du troisième anniversaire de l’enlèvement du métropolite d’Alep. Les intervenants sont des personnalités de Grèce et de Syrie qui ont été en relation avec le métropolite d’Alep Paul, du Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Le principal orateur est le métropolite de Mésogée et Laurentie Nicolas (Église orthodoxe de Grèce). Les représentants du Patriarche d’Antioche, de l’archevêque d’Athènes et du monde politique salueront l’assemblée. Près de trois années se sont écoulées depuis l’enlèvement du métropolite d’Alep Paul qui, avec le métropolite syro-jacobite Johanna Ibrahim, a été enlevé alors qu’il revenait à Alep depuis la Turquie. Depuis lors, leur sort est inconnu. Durant la manifestation, des films vidéo seront projetés provenant d’interviews, de l’œuvre et de la vie du métropolite d’Alep ainsi que des images de manifestations similaires en sa faveur à l’étranger. Participeront à la soirée la chorale des pères du monastère de Hamatoura au Liban, ainsi qu’une chorale de chant byzantin. L’allocution de clôture sera prononcée par le métropolite de Buenos Aires du Patriarcat d’Antioche, Mgr Silouane. Une résolution sera lue ensuite au sujet du silence international qui dure depuis trois ans autour de cet enlèvement. L’événement sera retransmis en direct à partir de 16h00.

L’enlèvement des deux évêques d’Alep en Syrie : trois ans déjà dans le silence le plus opaque

p03-1_388629_largeLe 19 avril, à Beyrouth (Liban), s’est déroulée une cérémonie en l’honneur des deux évêques d’Alep enlevés il y a trois ans et dont on est sans nouvelle. « Jeudi, cela fera trois ans que les deux évêques Boulos Yazigi (grec-orthodoxe) et Youhanna Ibrahim (syriaque-orthodoxe) ont été enlevés près d’Alep dans l’indifférence quasi générale. C’est d’ailleurs l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication ni de véritables négociations pour obtenir leur libération. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible. Ce désintérêt médiatique en dit long en tout cas sur la place qu’occupent les Églises d’Orient dans les préoccupations des dirigeants occidentaux et de la communauté internationale en général. »

Source et intégralité de l’article (dont photographie): L’Orient-Le Jour – Autre source: Fides.

« Toi, Paul, évêque d’Alep, en captivité, quelque part là-bas en Orient, depuis deux ans »

PaulLe 15 février, dans sa chronique de l’émission Lumière de l’orthodoxie, sur Radio Notre-Dame, Carol Saba, a rappelé et évoqué la captivité, depuis deux ans, de Mgr Paul (Yazigi) d’Alep (photographie ci-contre). Pour lire cette chronique, cliquez ici.

Déclaration de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique à l’occasion du premier anniversaire de l’enlèvement des métropolites Paul d’Alep (Église orthodoxe) et de Mar Gregorios Yohanna (Église syriaque) enlevés en Syrie

1. Nous, hiérarques de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis d’Amérique, représentant des millions de chrétiens orthodoxes, exprimons notre grave préoccupation au sujet de l’escalade des troubles et de la violence continue dans les pays du Moyen Orient, particulièrement en Égypte, en Iraq et en Syrie.

2. Notre Assemblée dénonce toute attaque, que ce soit au moyen de la violence, des enlèvements, de la torture ou du meurtre, contre tous les êtres humains, indépendamment de leur race, origine ethnique et religion. En outre, nous déplorons la destruction de tous les lieux de culte ou la transformation forcée de leur destination initiale.

3. Nous sommes particulièrement découragés par l’indifférence inexcusable et l’inaction injustifiable des gouvernements locaux et nationaux qui ont manqué à leur devoir de protéger la population chrétienne dans ces régions. Nous sommes aussi profondément troublés par le fait que les représentants des anciennes communautés chrétiennes en Syrie ne sont pas inclus dans le processus de paix et de réconciliation. Les chrétiens, en Iraq, en Égypte et en Syrie ont coexisté pacifiquement avec les fidèles de toutes religions dans la région pendant deux mille ans. En tant que tels, ils doivent être respectés et inclus dans toutes les décisions visant la justice sociale et politique.

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Des négociations sont en cours pour la libération des deux métropolites d’Alep enlevés

Le président de la Ligue syriaque Habib Afram a confirmé l’information selon laquelle les hiérarques kidnappés sont vivants. Il y a en outre des avancées positives quant à leur libération. Les négociations en vue de la libération des métropolites Paul Yazigi et Mar Gregorios Yohanna Ibrahim  enlevés par des extrémistes le 22 avril de cette années près d’Alep, sont conduites parallèlement à celles concernant la libération de neuf otages libanais à Azaz, a précisé Habib Afram, se rapportant à une information du général-major libanais Ibrahim Abbas. Les évêques sont détenus jusqu’à présent pour un groupuscule de rebelles dans la ville de Bshaqtin, à vingt kilomètres d’Alep. Habib Afram a déclaré que les Turcs, qui s’occupent de la libération des otages libanais, travaillent aussi à la libération des hiérarques. Ils ont émis le souhait que les métropolites soient libérés le 15 octobre, lorsque les musulmans fêtent Eïd Al-Adha. Dans l’article, publié par le quotidien An-Nahar, il est même mentionné que les hiérarques ont été portés sur la liste des invités de la conférence qui doit se tenir au Liechtenstein le 25 octobre.

Source: Sedmitza, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Pour le patriarche Cyrille de Moscou, s’appuyant sur des témoignages indirects, les deux évêques d’Alep enlevés sont encore en vie

Intervenant après la célébration de la fête de saint Serge de Radonège, le 8 octobre, le patriarche Cyrille de Moscou a évoqué la situation en Syrie. Parlant des deux évêques d'Alep enlevés, il a observé: " Dès que ce malheur est arrivé, je me suis adressé au président Poutine, lui demandant de les faire rechercher. Je me suis aussi adressé au président Obama. Dans ma lettre, j’insistais aussi sur le fait que les forces extérieures à la Syrie ne devaient pas y intervenir, qu’il ne devait pas y avoir d’agression contre ce pays. Je me suis adressé aussi à M. R. Erdogan. Pour l’instant, malheureusement, nous n’avons pas d’informations précises sur le sort de nos frères. Nous possédons cependant des témoignages indirects selon lesquels ils seraient en vie. Nous espérons qu’il en est ainsi. Nous ne serons pas tranquilles tant qu’ils ne seront pas libérés." Il a ajouté: " Nous considérons les souffrances du peuple syrien comme les nôtres".

Source (et intégralité de l'information): Patriarcat de Moscou

Une communauté chrétienne au nord d’Alep (Syrie) prise au piège

L'agence Fidès rapporte: "Environ 1.000 fidèles chrétiens grecs orthodoxes et catholiques latins sont pris au piège dans le petit village entièrement chrétien de Yaakoubieh, au nord d’Alep. Privés de tout, sans nourriture, sans électricité, manquant des biens de première nécessité, ils se trouvent au milieu d’intenses combats entre les forces loyalistes et des groupes d’opposition. (…) Avant la guerre, le village comptait environ 3.000 chrétiens, répartis entre arméniens, orthodoxes et catholiques, qui se sont désormais presque tous enfuis."

Source (et intégralité de l'information): Fidès

L’église orthodoxe de la Mère de Dieu à Alep a été frappée par un tir de roquettes

Selon les informations du diocèse métropolitain d’Alep, Bérée et Alexandrette, diffusées par l’agence Amen.gr, une roquette a atteint, la semaine dernière, l’église historique de la Mère de Dieu dans la vieille ville, provoquant d’importants dégâts matériels. Le mercredi 17 octobre, le palais épiscopal du diocèse, situé de même dans la vieille ville, construit il y a 400 ans, a subi également des dommages matériels, mais heureusement aucun des prêtres n’a été blessé.

« Notre Église prie pour la paix et le dialogue. Les chrétiens ne prennent pas part aux affrontements mais, au contraire, jouent et joueront un rôle significatif dans la réconciliation et la paix, offrant en même temps une grande aide humanitaire à ceux qui en ont besoin, sans faire de distinction entre le parti auquel ils appartiennent » déclare le communiqué du diocèse métropolitain.

Source (dont photographie): Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Communiqué du diocèse métropolitain d’Alep au sujet des événements dans cette ville

L’archipasteur, le clergé et le pieux peuple de la sainte métropole d’Alep, Beroea et Alexandrette, expriment leurs chaleureux remerciements à leurs éminences les évêques, aux saints monastères, aux révérends pères, aux professeurs, officiels et à tous les amis qui nous ont contactés ou essayé de le faire, pour transmettre un message d’espérance, de consolation et d’union dans les circonstances difficiles que traverse la ville d’Alep.
En raison de l’interruption des moyens de communication, nous souhaiterions, au moyen de cette page internet, exprimer notre reconnaissance, mais aussi informer au sujet de la situation et du déroulement du travail pastoral dans la ville d’Alep.

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La communication d’Eglise à l’honneur au Patriarcat d’Antioche (diocèse d’Alep)

Alep A la clôture de la 3ème édition de son Festival de la lumière, le diocèse orthodoxe d'Alep sous l’omophore du métropolite Paul (Yazigi) d’Alep a accueilli le lundi 19 avril 2010, dans les locaux du monastère de l'Annonciation, une rencontre thématique ayant pour thème: "Le témoignage chrétien dans les médias modernes". Cette rencontre constitue une première édition dans son genre au Patriarcat d'Antioche. Une série de conférences organisées sous la forme de trois tables rondes, a fait intervenir plusieurs spécialistes des médias chrétiens clercs et laïcs, venant de différents horizons et patriarcats, qui ont évoqué les différentes facettes du témoignage chrétien dans les médias modernes. Les trois tables rondes qui ont rythmé les travaux de cette rencontre avaient pour thème dans l'ordre: "le témoignage chrétien dans les médias audiovisuels, visions et défis", "le témoignage chrétien sur internet: visions et défis" et "le témoignage chrétien dans le journalisme et la presse écrite". Carol Saba, responsable de la communication de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, a présenté via internet, une contribution en arabe (traduction en français à paraître prochainement sur Orthodoxie.com) sur les considérations et impératifs de la communication d'Église intitulée: "Et Philippe lui dit: Viens et Vois". Toutes les interventions ont été filmées et diffusées en direct sur les ondes de la télévision par internet Al Bishara (Annonciation), un des médias de transmission de la foi, avec la Radio Al Bishara, mis en place par le diocèse d'Alep pour favoriser les conditions audio-visuelles d'explication et de transmission de la foi. L’album de photographies (dont photographie ci-dessus) peut être consulté ici.

Les interventions seront regroupées et publiées dans un livret à paraître prochainement.

Pour lire la traduction française du compte rendu, cliquez sur ce lien.

« Chroniques antiochiennes »: les 40 ans de l’institut de théologie du Patriarcat d’Antioche, « Je rêve d’une Eglise », « La commission mixte internationale pour le dialogue théologique catholique-orthodoxe » par le métropolite Paul d’Alep

Ces 8ème "Chroniques antiochiennes", de Carol Saba, évoquent le 40ème anniversaire de l'Institut de théologie orthodoxe Saint Jean Damascène à Balamand au Liban, donnent un extrait d'un texte du métropolite Saba de Bosra, "Je rêve d'une Église",  annoncent la traduction prochaine d'une note du métropolite Paul (Yazigi) d'Alep sur la récente réunion de la commission mixte internationale de dialogue théologique  catholique-orthodoxe à Paphos sur l'île de Chypre. Pour les lire, cliquez sur ce lien.

« Chroniques antiochiennes »: hommage au patriarche Paul de Serbie, les paroisses d’Antioche en Turquie, les Antiochiens de France à Tours, le monde de l’Internet au service de la pastorale à Alep

Les sixièmes "Chroniques antiochiennes" de Carol Saba proposent un hommage au patriarche Paul de Serbie, une présentation des paroisses d'Antioche en Turquie, un retour sur la "journée antiochienne" auprès des reliques de saint Martin à Tours, l'évocation d'un texte du métropolite Paul (Yazigi) sur "Le monde de l'Internet au service de la pastorale à Alep". Pour les lire, cliquez ici. Pour lire les précédentes chroniques, voir cette note.

Une visite en Turquie du métropolite d’Alep

Le blog de la paroisse Saint Ignace le Théophore à Nice rend compte de la visite pastorale récente  (photographies) effectuée par le métropolite Paul (Yazigi) d'Alep dans les villes turques de Mersin et d'Iskenderun (Alexandrette). On y apprend aussi que le prêtre de la paroisse de Mersin, le père Spirou Timour a traduit plusieurs livres liturgiques en langue turque. Plusieurs textes en français du métropolite Paul (Yazigi) sont en ligne sur cette page (en bas de page).

Alep : station radiophonique de l’archevêché roum (« grec »)-orthodoxe

L’archevêché
roum-orthodoxe d’Alep a ouvert une station radiophonique sur l’Internet ;
il s’agit de la première radio arabe chrétienne de diffusion
continue (outre l’arabe, elle comprend quelques programmes en grec,
anglais et espagnol).

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Alep (Syrie): demande d’une date de Pâques commune par les fidèles lors d’une rencontre oecuménique

Une dépêche de l’agence Fides relate une initiative œcuménique récente à Alep en Syrie. Le métropolite orthodoxe de cette ville, Mgr Paul Yazigi, a invité un évêque catholique à parler de l’oecuménisme à un groupe de l’Eglise qui travaille sur l’unité des chrétiens.

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Alep (Syrie): demande d'une date de Pâques commune par les fidèles lors d'une rencontre oecuménique

Une dépêche de l’agence Fides relate une initiative œcuménique récente à Alep en Syrie. Le métropolite orthodoxe de cette ville, Mgr Paul Yazigi, a invité un évêque catholique à parler de l’oecuménisme à un groupe de l’Eglise qui travaille sur l’unité des chrétiens.

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Selon le responsable des contacts interreligieux du Patriarcat de Moscou, la Corée du Nord figure en tête des pays où les chrétiens et les membres des autres confessions sont persécutés

La Corée du Nord occupe la position de « leader » dans le monde pour la persécution des chrétiens et des membres des autres confessions, bien que très peu d’informations soient disponibles à ce sujet, selon les déclarations du prêtre Dimitri Safonov, en charge des contacts inter-religieux du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Il s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse, jeudi dernier. Selon les données dudit Département, 70.000 chrétiens purgeaient des peines en 2012, dans 30 camps de travail. Sur 24 millions d’habitants que compte ce pays, les chrétiens sont au nombre de 400.000. L’immense majorité d’entre eux sont des protestants de dénominations diverses. « Selon toutes les données statistiques que fournissent les différentes organisations internationales importantes, telles que « Open Doors », « Christian Solidarity Worldwide », la Corée du Nord est en tête pour l’intensité des persécutions. Malheureusement, même ces organisations soulignent qu’il y a peu d’informations. « Nous ne savons pratiquement pas, ce qui s’y passe », a précisé le prêtre Dimitri Safonov. Cela dit, il a fait remarquer que la situation en Corée du Nord est particulière, il s’agit « de persécutions contre toute dissidence ». « Ce ne sont pas spécifiquement des persécutions contre les chrétiens en tant que tels, mais contre toute pensée qui ne rentre pas dans le système : la société totalitaire anéantit toute dissidence », a déclaré le représentant du Département. Abordant la situation des chrétiens en Corée du Nord, il a souligné que l’échelle des persécutions est « naturellement très sérieuse ». L’organisation internationale de défense des chrétiens contre les persécutions « Open Doors », a déclaré que selon les conclusions de son monitoring pour l’année 2016, la Somalie, la Corée du Nord, le Nigéria, l’Irak, la Syrie, l’Afghanistan, le Pakistan et le Soudan sont les pays les plus dangereux pour les chrétiens. Une escalade de l’intolérance se fait jour également en Inde. Les défenseurs des droits de l’homme mentionnent par exemple, que 400.000 chrétiens vivaient à Alep avant le début de la guerre civile en Syrie en 2011, dont seuls 60.000 sont restés. D’après le père D. Safonov, l’intensité des persécutions des chrétiens de Syrie et d’Irak par les rebelles de l’organisation de l’État islamique s’est quelque peu amoindrie par rapport aux années précédentes ». Toutefois, « c’est seulement parce que la majeure partie des chrétiens se sont enfuis, ou parce qu’ils ont été anéantis par les extrémistes ». Actuellement, les représentants de l’Église orthodoxe russe et de l’Église catholique-romaine élaborent des projets communs destinés à étudier la situation des chrétiens au Moyen Orient et dans les autres points chauds, a conclu le prêtre.

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Un second lot d’aide humanitaire collecté par les organisations religieuses russes est arrivé en Syrie

Le 22 août 2017, un second lot d’aide humanitaire destiné à la population syrienne, qui souffre cruellement du conflit, a été envoyé en Syrie. Cette aide a été collectée par le Groupe de travail interreligieux du Conseil présidentiel pour la coopération avec les organisations religieuses. Cette fois, une grande partie du chargement était composée de médicaments indispensables, pour un poids d’environ 3 tonnes, s’ajoutant à 6 tonnes de produits alimentaires, jouets d’enfants et fournitures scolaires. L’aide humanitaire est arrivée à l’aéroport de Latakia, transportée par un convoi du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. La distribution de l’aide humanitaire a été effectuée à Alep, au Centre médical pour les enfants ayant des maladies du sang. Des médicaments ont été remis à l’hôpital, et les enfants victimes de la guerre ont reçu des jouets et des fournitures scolaires. Ainsi, les enfants d’Alep libéré ont pu recevoir le matériel nécessaire avant le début de l’année scolaire. Le gouverneur d’Alep, Hussein Diab, participait à la distribution. Une partie de l’aide, notamment des produits alimentaires, a été transportée à Homs. Le reste du chargement sera distribué dans les jours prochains à la population d’une des zones de sécurité. Les fonds devant servir à l’achat de l’aide humanitaire par chacune des communautés chrétiennes et musulmanes représentées au Groupe de travail. Ensuite, les fonds collectés ont permis d’acheter les médicaments, les produits alimentaires et le reste du chargement. La contribution la plus importante a été versée à l’initiative de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. En mai 2017, Sa Sainteté avait demandé que les moyens que les paroisses moscovites prévoyaient d’employer à l’achat de fleurs pour sa fête soient reversés pour l’achat d’aide humanitaire. L’Église orthodoxe russe est le curateur principal du projet, qui regroupe les principales communautés religieuses de Russie.

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28 juillet (ancien calendrier) / 10 août (nouveau)

28 juillet (ancien calendrier) / 10 août (nouveau)

 

Saints Prochore, Nicanor, Timon et Parménas, diacres, apôtres (Ier s.) ; saint Julien, martyr en Campanie (Iième s.) ; saint Eustache, martyr à Ancyre (vers 316) ; saint Acace, martyr en Syrie (vers 320) ; saint Pérégrin, prêtre à Lyon (IIème s.) ; saint Camélien, évêque de Troyes (536) ;  saint Leubace, abbé de Sennevrières (540) ; saint Samson évêque de Dol en Bretagne (565) ; sainte Irène de Cappadoce, qui pratiqua l’ascèse au monastère de Chrysovalanton (IXème siècle) ; saint Paul de Xiropotamou, moine, fondateur de monastères au Mont-Athos (Xème s.) ; saint Moïse, thaumaturge des Grottes de Kiev (XIIIème-XIVème s.)  saint Pitrim, évêque de Tambov (1698) ; saint néomartyr David d’Alep (1660) ; saint néomartyr Christodule de Cassandra (1777) ; saints néomartyrs de Russie : Nicolas Ponomarev, diacre (1918) ; moine Basile Erekaev, moniales Anastasie Kamaïev et Hélène Astachine, Arètha Eremkine, Jean Lomakine, Jean Selmanov, Jean Milechime et martyre Maure Moïseev (1937).

 

Saints Prochore, Nicanor, Timon et Parménas, diacres, apôtres [1]

Ces saints étaient disciples des Douze Apôtres, et furent comptés au nombre des Soixante-Dix Disciples [4 janv.]. Comme le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (6, 5) : hommes de bonne réputation et remplis de l’esprit de sagesse, ils furent choisis comme diacres, avec saint Étienne [27 déc.], pour assurer le service matériel de la communauté apostolique. Lorsqu’ils cessèrent de servir les veuves et les pauvres de Jérusalem, Prochore partit pour proclamer la Bonne Nouvelle, en se mettant au service du Disciple bien-aimé, saint Jean le Théologien. C’est à lui que saint Jean dicta son Évangile, ses Lettres et l’Apocalypse, et ils subirent ensemble toutes sortes d’épreuves et de tribulations pour le Nom du Christ [26 sept.]. Après le départ de saint Jean pour le ciel, Prochore devint, dit-on, évêque de Nicomédie. Il se chargea là de corriger les habitants qui étaient esclaves de leurs passions. Avec persévérance et douceur, il leur enseignait à ne pas soumettre le supérieur à l’inférieur, c’est-à-dire l’âme au corps, mais au contraire à gouverner le corps par l’usage de la droite raison et par le jugement sain de l’âme purifiée par le repentir. C’est dans cette tâche que le bienheureux termina sa vie terrestre et alla rejoindre saint Jean dans l’assemblée des Premiers-nés. Saint Nicanor, lui, remit son âme à Dieu le jour même où son compagnon dans le diaconat, saint Étienne, était lapidé par les Juifs. Il convenait en effet que ces deux bienheureux, unis par l’amour du Christ, trouvent leur repos le même jour. Saint Parménas assura toute sa vie le service des Apôtres, et devint ainsi agréable au Christ et à ses saints. Il remit son âme à Dieu, à la suite d’une maladie, et fut enterré par les Apôtres. Saint Timon subvenait également aux besoins des Apôtres, en compagnie de saint Étienne. Il fut ensuite consacré évêque de Bostra en Arabie . Il y mena un combat surhumain pour la prédication de la Bonne Nouvelle et amena un grand nombre de païens à la foi. Certains barbares, rendus furieux par ses succès, s’emparèrent de lui, le flagellèrent et le firent périr par le feu.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints Apôtres, ton 4

Pour accompagner les Apôtres du Christ et servir la sainte assemblée vous fûtes choisis par suffrage divin: Prochore, Parménas, Nicanor et Timon, priez le Seigneur de nous accorder le pardon.

Kondakion des saints Apôtres, ton 1

Avec foi vous vous êtes montrés de saints diacres, les témoins du Verbe, ses vases d’élection, Prochore, Nicanor, Parménas et Timon; c’est pourquoi nous fêtons en ce jour votre mémoire sacrée, dans l’allégresse du cœur vous disant bienheureux.

 

Évangile DU JOUR

(Matth. XXI, 43-46)

C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c’était d’eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui; mais ils craignaient la foule, parce qu’elle le tenait pour un prophète.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

28 juillet

28 juillet

Jour de jeûne

Saints Prochore, Nicanor, Timon et Parménas, diacres, apôtres (Ier s.) ; saint Julien, martyr en Campanie (Iième s.) ; saint Eustache, martyr à Ancyre (vers 316) ; saint Acace, martyr en Syrie (vers 320) ; saint Pérégrin, prêtre à Lyon (IIème s.) ; saint Camélien, évêque de Troyes (536) ;  saint Leubace, abbé de Sennevrières (540) ; saint Samson évêque de Dol en Bretagne (565) ; sainte Irène de Cappadoce, qui pratiqua l’ascèse au monastère de Chrysovalanton (IXème siècle) ; saint Paul de Xiropotamou, moine, fondateur de monastères au Mont-Athos (Xème s.) ; saint Moïse, thaumaturge des Grottes de Kiev (XIIIème-XIVème s.)  saint Pitrim, évêque de Tambov (1698) ; saint néomartyr David d’Alep (1660) ; saint néomartyr Christodule de Cassandra (1777) ; saints néomartyrs de Russie : Nicolas Ponomarev, diacre (1918) ; moine Basile Erekaev, moniales Anastasie Kamaïev et Hélène Astachine, Arètha Eremkine, Jean Lomakine, Jean Selmanov, Jean Milechime et martyre Maure Moïseev (1937).

 

Saints Prochore, Nicanor, Timon et Parménas, diacres, apôtres [1]

Ces saints étaient disciples des Douze Apôtres, et furent comptés au nombre des Soixante-Dix Disciples [4 janv.]. Comme le rapporte saint Luc dans les Actes des Apôtres (6, 5) : hommes de bonne réputation et remplis de l’esprit de sagesse, ils furent choisis comme diacres, avec saint Étienne [27 déc.], pour assurer le service matériel de la communauté apostolique. Lorsqu’ils cessèrent de servir les veuves et les pauvres de Jérusalem, Prochore partit pour proclamer la Bonne Nouvelle, en se mettant au service du Disciple bien-aimé, saint Jean le Théologien. C’est à lui que saint Jean dicta son Évangile, ses Lettres et l’Apocalypse, et ils subirent ensemble toutes sortes d’épreuves et de tribulations pour le Nom du Christ [26 sept.]. Après le départ de saint Jean pour le ciel, Prochore devint, dit-on, évêque de Nicomédie. Il se chargea là de corriger les habitants qui étaient esclaves de leurs passions. Avec persévérance et douceur, il leur enseignait à ne pas soumettre le supérieur à l’inférieur, c’est-à-dire l’âme au corps, mais au contraire à gouverner le corps par l’usage de la droite raison et par le jugement sain de l’âme purifiée par le repentir. C’est dans cette tâche que le bienheureux termina sa vie terrestre et alla rejoindre saint Jean dans l’assemblée des Premiers-nés. Saint Nicanor, lui, remit son âme à Dieu le jour même où son compagnon dans le diaconat, saint Étienne, était lapidé par les Juifs. Il convenait en effet que ces deux bienheureux, unis par l’amour du Christ, trouvent leur repos le même jour. Saint Parménas assura toute sa vie le service des Apôtres, et devint ainsi agréable au Christ et à ses saints. Il remit son âme à Dieu, à la suite d’une maladie, et fut enterré par les Apôtres. Saint Timon subvenait également aux besoins des Apôtres, en compagnie de saint Étienne. Il fut ensuite consacré évêque de Bostra en Arabie . Il y mena un combat surhumain pour la prédication de la Bonne Nouvelle et amena un grand nombre de païens à la foi. Certains barbares, rendus furieux par ses succès, s’emparèrent de lui, le flagellèrent et le firent périr par le feu.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire des saints Apôtres, ton 4

Pour accompagner les Apôtres du Christ et servir la sainte assemblée vous fûtes choisis par suffrage divin: Prochore, Parménas, Nicanor et Timon, priez le Seigneur de nous accorder le pardon.

 Kondakion des saints Apôtres, ton 1

Avec foi vous vous êtes montrés de saints diacres, les témoins du Verbe, ses vases d’élection, Prochore, Nicanor, Parménas et Timon; c’est pourquoi nous fêtons en ce jour votre mémoire sacrée, dans l’allégresse du cœur vous disant bienheureux.

 

Évangile DU JOUR

(Matth. XVII, 10-18)
Les disciples lui firent cette question: Pourquoi donc les scribes disent-ils qu’Élie doit venir premièrement? Il répondit: Il est vrai qu’Élie doit venir, et rétablir toutes choses. Mais je vous dis qu’Élie est déjà venu, qu’ils ne l’ont pas reconnu, et qu’ils l’ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l’homme souffrira de leur part. Les disciples comprirent alors qu’il leur parlait de Jean Baptiste. Lorsqu’ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus, et dit: Seigneur, aie pitié de mon fils, qui est lunatique, et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu, et souvent dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, et ils n’ont pas pu le guérir. Race incrédule et perverse, répondit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi ici. Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de lui, et l’enfant fut guéri à l’heure même.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

Podcast audio, “Orthodoxie” (France-Culture) : « Monuments chrétiens de Syrie »

Ci-dessous: le podcast audio de l’émission Orthodoxie sur France-Culture du 25 juin consacrée aux monuments chrétiens de Syrie. L’invité est Widad Khoury, architecte et archéologue syrienne, chargée de recherche temporaire dans l’équipe « Monde byzantin » au laboratoire « Orient et Méditerranée » du CNRS. Présentation: « Entretien sur le patrimoine architectural chrétien, en particulier protobyzantin, de Syrie et la situation actuelle de ces monuments. »

Photographie (crédits: Widad Khoury): Syrie, église protobyzantine de Qal’at Sim’an dans le Jebel Sim’an (36 km au nord-ouest d’Alep).

 

Le métropolite Hilarion est intervenu au Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés

Le 11er mai 2017, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté un exposé lors de l’assemblée plénière du Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés, à Washington.

Présentant le métropolite Hilarion, le président de l’association évangélique Billy Graham, F. Graham, a mentionné sa visité en Russie, fin 2015, expliquant que l’idée de ce sommet pour la défense des chrétiens persécutés lui était venue à Moscou, pendant son entretien avec le président du DREE.

Le métropolite Hilarion a salué les participants du sommet au nom de l’Église orthodoxe russe. Il a remercié l’Association Billy Graham et son président Franklin Graham d’avoir organisé un forum de cette ampleur, afin d’attirer l’attention de la communauté internationale sur l’épouvantable tragédie des chrétiens persécutés dans le monde d’aujourd’hui.

Le hiérarque orthodoxe a rappelé que les persécutions contre les disciples du Christ ne sont pas un phénomène nouveau. « Heureux êtes-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera, et qu’on dira faussement toute sorte d’infamie à cause de Moi », disait le Seigneur Jésus Christ (Mt 5, 10). Le thème des persécutions est un des leitmotivs de sa prédication, revenant sans cesse dans ses entretiens avec les apôtres. « L’apôtre Pierre dit : « Très chers, ne jugez pas étrange l’incendie qui sévit au milieu de vous pour vous éprouver, comme s’il vous survenait quelque chose d’étrange. Mais, dans la mesure où vous participez aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que lors de la révélation de sa gloire, vous soyez aussi dans la joie et l’allégresse. Heureux, si vous êtes outragés pour le nom du Christ, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu repose sur vous. Que nul de vous n’ait à souffrir comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme délateur, mais si c’est comme chrétien, qu’il n’ait pas honte, qu’il glorifie Dieu de porter ce nom » (I P 4, 12-16).

L’Église a été persécutée partout durant les trois premiers siècles de son existence, a souligné le métropolite Hilarion. Durant les siècles suivants, les chrétiens ont aussi été soumis à de nombreuses persécutions, sous différentes formes. « Il n’y a pas un siècle dans l’histoire du christianisme où nous n’ayons pas été persécutés, dans une partie du monde ou dans l’autre », a témoigné l’hiérarque.

Poursuivant la même idée, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rappelé que le XX siècle avait posé avec plus que jamais d’acuité la question du prix que les chrétiens devaient payer pour leur foi. Ainsi, la série de révolutions qui a bouleversé tant d’états en Europe, en Asie et en Amérique latine, a provoqué une puissante vague de violences contre les chrétiens. En Turquie, le début du XX siècle a été marqué par une extermination massive des Arméniens, des Assyriens et des représentants d’autres peuples chrétiens. L’état des Jeunes Turcs a lancé un génocide contre la population chrétienne de l’Empire ottoman, qui s’est poursuivi après la chute de l’empire. Les exécutions, particulièrement cruelles, les assassinats, les déportations massives ont touché plus d’un million de personnes. Dans l’Allemagne d’Hitler et dans l’Espagne républicaine des années 30, les chrétiens de différentes confessions ont fait l’objet de persécutions plus ou moins violentes. Les persécutions contre l’Église catholique ont été particulièrement cruelles et sanglantes au Mexique dans les années 1920. Au milieu du XX siècle, la « révolution culturelle » chinoise a entraîné des répressions massives contre le clergé chrétien.

« Cette année, la Russie et les autres pays de ‘l’espace post-soviétique’ commémorent le centenaire de la révolution d’octobre 1917, point de départ d’une époque de cruelles persécutions contre l’Église orthodoxe russe, a rappelé le président du DREE. Le pouvoir, en la personne de Lénine et de Staline, a initié des répressions d’une ampleur sans précédent contre son propre peuple ; des dizaines de millions de personnes ont été victimes de ces répressions. » Durant ces années, a constaté le métropolite, l’Église s’est enrichie d’une multitude de saints qui, selon le mot de l’apôtre, « se sont laissés torturés afin d’obtenir une meilleure résurrection. D’autres subirent l’épreuve des dérisions et des fouets, et même celles des chaînes et de la prison » (Heb 11, 35-36). »

« Au XX siècle, les nouveaux martyrs et confesseurs russes n’étaient pas mis à mort à cause d’actes concrets, à cause de transgressions, de violations de la loi ou de crimes. Ils étaient systématiquement éliminés parce qu’ils croyaient en Jésus Christ, Dieu et Sauveur, a souligné Mgr Hilarion. Les églises chrétiennes étaient dynamitées pour la seule raison qu’elles étaient chrétiennes. Les icônes étaient brûlées parce qu’elles représentaient le Christ. »

Elle est longue, la triste liste des pays où les chrétiens ont été l’objet de persécutions au XX siècle, a constaté l’archipasteur. Le début du XXI siècle s’ouvre sur une nouvelle vague de persécutions de grande envergure contre les chrétiens dans différentes parties du monde. »

« Les chrétiens souffrent surtout aujourd’hui dans les pays du Proche-Orient et d’Afrique, a raconté le métropolite. Depuis près de deux mille ans, les chrétiens vivent dans ces régions. Aujourd’hui, ils entravent la voie d’intérêts politiques ou économiques pour des forces qui ne répugnent pas à employer des terroristes pour atteindre leurs buts, faisant de ces terroristes des combattants pour la liberté et la démocratie. L’ampleur des persécutions contre les chrétiens est obstinément tue dans les médias et au sein de la communauté internationale. »

Mgr Hilarion a cité plusieurs exemples illustrant la détresse des chrétiens dans différents pays du Proche-Orient. Si près d’un million et demi de chrétiens vivaient en Irak avant 2003, ils ne sont plus aujourd’hui que 150 à 250 000, selon les estimations, la plus grande partie de cette population ayant dû quitter le pays après le début du soi-disant « printemps arabe ». En Lybie, le « printemps arabe » a entraîné la quasi-disparition des chrétiens. Les autorités actuelles du pays déclarent ouvertement qu’elles ne souhaitent pas que les chrétiens y restent.

En Égypte, après la venue au pouvoir des « Frères-musulmans », les assassinats de chrétiens et les incendies d’églises étaient devenus systématiques. La population chrétienne a commencé à quitter le pays. Depuis l’arrivée au pouvoir d’As-Sissi, la situation s’est améliorée, mais des explosions meurtrières ont toujours lieu dans les églises d’Égypte, et des dizaines de personnes tombent victimes des bombes des terroristes.

Dans les régions de Syrie tombées aux mains des terroristes pendant la guerre, les chrétiens ont été exterminés sans pitié. Le monde n’aurait sans doute rien su de ces tragédies si les terroristes eux-mêmes n’avaient partagé sur internet les scènes atroces de ces exécutions contre les chrétiens. Ceux des chrétiens qui sont restés en vie sont soumis à des tortures et à différentes humiliations.

Le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a constaté : « Nous partageons la position de Leurs Saintetés les Patriarches Jean X (Église orthodoxe d’Antioche) et Ephrem II (Église syro-jacobite), formulée récemment dans un message commun à l’occasion de l’anniversaire de l’enlèvement de deux hiérarques, les métropolites Paul d’Alep et Jean Ibrahim. Ce message témoigne que les chrétiens d’Orient sont désireux de rester sur la terre de leurs ancêtres, que les discours du « monde civilisé » sur la démocratie ne doivent pas distraire des véritables problèmes de la population syrienne et de la nécessité de cesser la guerre, qu’il est aussi nécessaire d’arrêter de financer les groupements terroristes, donnant plutôt du pain aux affamés ». Il faut entendre cette voix et la faire entendre aux grands de ce monde, parce qu’elle exprime l’opinion des chrétiens de Syrie, a souligné l’hiérarque.

Le génocide des chrétiens se poursuit aujourd’hui sous les yeux du monde civilisé, a témoigné le métropolite Hilarion. Jusqu’à une date récente, l’Occident se taisait, les hommes politiques et les médias gardant obstinément le silence sur ce thème. « Aujourd’hui, ce ‘complot du silence’ a été brisé, on commence à parler des persécutions contre les chrétiens au plus haut niveau international. Mais beaucoup de ceux qui évoquent ce thème, aujourd’hui encore, s’efforce de le détourner : « Ne parlons pas des chrétiens, parlons plutôt des minorités ». Ils appellent ainsi à taire le problème, détournant la conversation dans le domaine des discours politiquement corrects sur la tolérance envers n’importe quelle minorité, notamment sexuelle, ou autre » a constaté Mgr Hilarion.

Le président du DREE a aussi rappelé que le monde était peu au courant du génocide des chrétiens en Afrique. Pourtant, au Nigéria et dans les pays limitrophes, les terroristes du groupe « Boko Haram » et les tribus nomades tuent les chrétiens par villages entiers. Rien qu’au Nigéria, les extrémistes ont détruit 900 églises ces derniers temps. Les autorités du Soudan du Nord jettent des bombes sur les chrétiens et les soumettent à des discriminations permanentes. Les attaques contre les chrétiens se poursuivent en Somalie et en Tanzanie.

« Nos frères et sœurs sont aussi soumis à de multiples souffrances et persécutions dans les pays d’Asie, en Afghanistan, au Pakistan, en Indonésie, en Inde, en Birmanie » a continué le métropolite Hilarion.

L’archipasteur a constaté que l’Église orthodoxe russe avait été l’une des premières à parler publiquement des persécutions contre les chrétiens à une époque où tout le monde se taisait. Le Patriarcat de Moscou a exprimé ses inquiétudes quant au sort de la population chrétienne du Proche-Orient et en Afrique dès le début des évènements du printemps arabe.

En novembre 2011, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie s’était rendu en Syrie et au Liban pour une visite irénique dont l’objet était, notamment, d’entretenir les liens fraternels entre les Églises chrétiennes dans le contexte d’un conflit pressenti.

Durant les années qui ont suivi, l’Église orthodoxe russe s’est efforcée et continue à s’efforcer d’entreprendre tout ce qui est en son pouvoir pour défendre les droits des chrétiens persécutés, a témoigné le métropolite Hilarion de Volokolamsk. Aucune rencontre de Sa Sainteté le Patriarche de Moscou et de toute la Russie et du président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou avec les hommes politiques étrangers ne se passe sans que soit évoquée la situation des communautés chrétiennes du Proche-Orient et d’Afrique. La hiérarchie et les représentants de l’Église orthodoxe russe participent activement aux forums internationaux et interreligieux consacrés à la situation au Proche-Orient.

Mgr Hilarion a aussi évoqué le rôle du dialogue interreligieux dans l’aide aux chrétiens persécutés. Le 12 février 2016, le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et le Pape François de Rome se sont rencontrés à La Havane. « Les primats des deux plus grandes Églises chrétiennes ont témoigné de ce que les deux parties comprenaient que la situation dans le monde exigeait des mesures urgentes et, comme il est écrit dans la déclaration commune signée à La Havane, des actions coordonnées » a constaté Mgr Hilarion.

L’Église orthodoxe russe défend aussi les droits des chrétiens persécutés dans le dialogue qu’elle mène avec les autres religions, a poursuivi le métropolite.

« Les manifestations d’agression à l’encontre des chrétiens dans le monde contemporaine, en dehors des violences physiques, prennent souvent la forme de la négation du droit des gens à exprimer publiquement leur foi, à en suivre les valeurs, à porter ouvertement des symboles religieux, a poursuivi le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Nous constatons avec affliction et inquiétude le processus de déchristianisation de l’espace public de l’Ancien et du Nouveau monde, historiquement pourtant les bastions les plus importants de la civilisation chrétienne. Les églises et les communautés chrétiennes sont regardées comme des reliquats de l’ancien temps et non comme des acteurs de plein droit des processus sociaux. »

L’archipasteur a rappelé que, dans la société contemporaine, des phénomènes qui contredisent les commandements évangéliques sont de plus en plus souvent considérés comme normaux. La volonté de nombreux états de légaliser la pratique de l’euthanasie suscite de sérieuses inquiétudes. Dans certains pays (Pays-Bas, Belgique, Canada, Luxembourg), le patient est autorisé par la loi à mettre fin à ses jours. Récemment, en Italie, une nouvelle discussion sur la possibilité de l’euthanasie a suscité de vifs débats. Dans beaucoup de pays d’Europe et d’Amérique, les médias et le système éducatif font la promotion d’une idéologie favorable aux minorités sexuelles et à la propagande d’un mode de vie homosexuel.

L’Église orthodoxe russe proclame la sainteté de la vie humaine dès l’instant de la conception jusqu’à la mort naturelle, elle confesse les idéaux évangéliques du mariage et de la famille, a souligné le métropolite de Volokolamsk, rappelant : « La position de notre Église est une position de principe. La société doit préserver les valeurs traditionnelles, apprendre à observer un équilibre entre les droits et les libertés de l’homme, d’une part, et la responsabilité pour le bien-être moral de la personne, de l’autre. Il est triste que la réalisation des droits de l’homme soit de plus en plus souvent synonyme de permissivité et de débauche morale. Cette tendance est une impasse pour le développement social ».

L’hiérarque de l’Église orthodoxe russe a appelé les représentants des différentes confessions chrétiennes à ne pas rester indifférents devant les souffrances de leurs frères et sœurs persécutés. « Aujourd’hui, plus que jamais, les chrétiens doivent être solidaires et intercéder pour ceux qui souffrent, pour les persécutés qui glorifient le Christ par leurs prouesses » a souligné le président du DREE.
« Cette solidarité interchrétienne doit être plus importante au niveau pratique que les divergences entre confessions chrétiennes qui se sont accumulées depuis des siècles. Ces divergences continueront à nous diviser, mais elles ne doivent pas être un obstacle à des actions concertées pour la défense des chrétiens persécutés, indépendamment de la confession à laquelle ils appartiennent » a déclaré l’archipasteur.

Par ailleurs, selon le président du DREE, la coopération interreligieuse revêt aujourd’hui une importance particulière. « Le terrorisme est un défi commun aux chrétiens, aux musulmans et aux représentants d’autres traditions religieuses. Il faut que tous en aient clairement conscience. La bombe du terroriste ne choisit pas qui sera touché par ses éclats : ses victimes seront des hommes de différentes appartenances religieuses » a dit le métropolite.

On peut, a-t-il poursuivi, citer beaucoup d’exemples de construction d’un climat social de paix et d’harmonie interreligieux. Les chrétiens et les musulmans vivent en bon voisinage au Liban et en Jordanie. L’Égypte a choisi la voie du dialogue interreligieux et de l’éradication de l’extrémisme. Il y a aussi l’expérience séculaire de coopération interreligieuse qui est celle de la Russie, où les chrétiens, les musulmans, les juifs et les bouddhistes non seulement ne sont pas en conflit, mais se réunissent dans le cadre du Conseil interreligieux de Russie pour résoudre les problèmes de l’actualité, pour élaborer ensemble une position commune et défendre les valeurs morales et spirituelles.

« Aujourd’hui, le rôle d’une instruction religieuse de qualité devient de plus en plus important, estime le métropolite Hilarion. Le succès des terroristes tient notamment au fait que, dans beaucoup de pays du monde, le niveau de connaissances religieuses est extrêmement bas. Les gens rejoignent les terroristes parce qu’ils ne connaissent pas la vérité ni sur l’islam, ni sur le christianisme. Les idéologues de la terreur affirment à leurs adeptes que les chrétiens sont les suppôts des colonisateurs étrangers, les ennemis de l’islam et qu’il n’y a pas d’autre moyen de défendre l’islam que d’éliminer les chrétiens. Des âmes fragiles se laissent influencer par cette idéologie. »

« Ensemble, nous pouvons faire beaucoup, a souligné le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Le monde entier prête aujourd’hui attention à notre sommet. Les confessions chrétiennes doivent témoigner d’une seule voix de notre solidarité avec nos frères et sœurs persécutés, appeler la communauté internationale à intensifier la lutter contre l’extrémisme, le terrorisme et la christianophobie. »

Les travaux du Sommet mondial pour la défense des chrétiens persécutés se poursuivront jusqu’au 13 mai. Le forum est organisé par l’Association évangélique Billy Graham et rassemblé 800 participants venus de plus de 135 pays.

« L´Espérance des « serviteurs de Jésus » dans la traversée du désert » par Mgr Silouane

 «Voici Mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point le lumignon qui fume, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom » (Matthieu 12, 18-21)

Cette prophétie résume la vie de ce «serviteur» que Dieu «a choisi» et en qui Son «âme a pris plaisir», le vase d´élection de son «Esprit», Sa Parole «aux nations» leur révélant Son amour et Sa volonté, l’Icône par excellence de fidélité jusqu’à la fin, dans une humilité extrême y un abandon total, en vue de réaliser la merveilleuse providence de Dieu, et de «faire triompher la justice». Ce «serviteur» dont a parlé Isaïe (42, 1-4) n´est autre que Jésus qui, grâce à cette providence, conduit l’homme qui s´est éloigné de la justice, – se laissant être altéré par le péché, aliéné de Dieu, et soustrait à son humanité authentique -, vers la dignité que Dieu lui remet, non seulement pour être l’objet de Son amour et de Sa prédilection, mais aussi pour la beauté de la vertu de sa créature. C´est cette justice-dignité qui a été instaurée par la Croix du Calvaire, confirmée par la pierre roulée de la porte de la tombe, et qui est offerte à jamais à notre monde souffrant en vue d´aller à Sa suite. Aujourd’hui, les «serviteurs de Jésus», qui se trouvent dans la «fournaise de feu» et qui «espèrent en Son nom», traversent le « désert », ce temps qui sépare le moment de l´adoption de cette providence et de sa réalisation dans la vie de chacun d´eux. Ils suivent le chemin inauguré par « ce Serviteur choisi » tout en étant «pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus», portant «ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu», pour que «la vie de Jésus soit aussi manifestée dans leur corps» (2 Cor 4, 8-10; 7; 11). Ces «serviteurs» enrichissent à beaucoup grâce à la lumière de leur foi vivante conjuguée avec le fait de donner la gloire à Dieu de tout leur cœur ; au lieu d’être l’opprobre du monde, ils sont devenus la cause d’une espérance vivante et éternelle dans un monde que se vide d’avoir «espérance en Son nom». En traversant ce désert pour célébrer notre Pâque mystique, notre église antiochienne ne peut sinon continuer de contempler ce mystère en la personne de l’un de ses «serviteurs», qui «ne conteste point, ne crie point, et que personne n’entende sa voix dans les rues», le métropolite Paul d’Alep. Tout en étant toujours investi de sa « mission ecclésiale singulière », et en vertu de la grâce de l´épiscopat qu’il porte, il prie pour ceux qui, comme lui, «espèrent en Son nom», pour qu’ils soient consolés, et aussi pour ceux qui ignorent ce nom pour que leur conscience soit illuminée, afin qu’ils puissent connaître «l’espérance en Son nom». Dans ce temps de gestation de notre espérance, je me remets à vos prières pour pouvoir chanter avec vous l´hymne des «serviteurs de Jésus» : «Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !».

Mgr Silouane, métropolite de Buenos Aires et de toute l’Argentine (Patriarcat d’Antioche)

Source

12 février (ancien calendrier)/25 février (nouveau)

12 février (ancien calendrier)/25 février (nouveau)

Saint Mélèce, archevêque d’Antioche (381) ; sainte Eulalie de Barcelone (312) ; sainte Marie, appelée Marin, et son père, saint Eugène, moines (VIème s.) ; saint Rioc, moine en Bretagne (VIIème s.) ; saint Antoine II Cauléas, patriarche de Constantinople (895) ; saint Prochore le géorgien, restaurateur du monastère géorgien de la sainte Croix de Jérusalem (XIème s.) ; saint Luc de Jérusalem (Moukhaïze), martyr (1277) ; saint Nicolas (Dvali), martyr (1314) ; saint Alexis, métropolite de Moscou, thaumaturge (1378) ; saint Mélèce, archevêque de Kharkov (1840) ; saint Christos le jardinier, néo-martyr grec (1748) ; icône de la Mère de Dieu d’Iveron.

SAINT MÉLÈCE

Saint Mélèce, archevêque d’Antioche (381)

Luminaire de l’orthodoxie et modèle de vie évangélique, homme de paix et de réconciliation, saint Mélèce fut un des principaux artisans de la restauration de l’unité de l’Église qui, malgré les décisions du Concile de Nicée (325), continua d’être douloureusement déchirée pendant tout le ive siècle par les séquelles de l’hérésie d’Arius.

Issu d’une noble famille de Mélitène, en Petite Arménie, il devint un prêtre honoré de tous pour sa vaste culture et sa vertu. Son application à l’observance rigoureuse des commandements de Dieu avait fait de lui un digne réceptacle du Saint-Esprit et une source de charité qui procurait la paix, la joie et la sérénité à ceux qui l’approchaient. Humble de cœur, doux comme David, sage comme Salomon, doté par Dieu d’une autorité spirituelle semblable à celle de Moïse, il enseignait la vraie doctrine avec mesure et pondération, de manière à rallier toutes les brebis du Christ dispersées dans d’innombrables partis. La douceur de son visage, délivré des passions, et l’attrait de son sourire étaient la preuve qu’il était l’authentique porte-parole de la vérité.

D’abord élu évêque de Sébaste, après la déposition d’Eustathe (358), il y avait trouvé un peuple indiscipliné et divisé par les factions, c’est pourquoi il fut bientôt obligé d’abandonner son siège pour se rendre à Bérée (Alep), en Syrie, sans pour cela se désintéresser des affaires de son Église. Après la déposition de l’arien Eudoxe, qui allait un peu plus tard usurper le siège de Constantinople, Mélèce fut élu archevêque d’Antioche, la plus grande métropole de l’Orient, qui se trouvait dans un état déplorable depuis l’exil de saint Eustathe [21 fév.]. Mélèce avait réuni tous les suffrages, car les ariens de différentes tendances, croyant qu’il était favorable à leur erreur, espéraient gagner par lui tout l’Orient ; et les orthodoxes, constatant ses vertus, avaient confiance qu’elles ne pouvaient être que l’expression de la pureté de sa foi. Réconciliant donc tout le peuple par sa présence, le nouvel évêque fut accueilli dans la ville par la foule en liesse, y compris juifs et païens, comme une véritable image vivante du Christ. L’intronisation eut lieu en présence de l’empereur Constance, favorable aux ariens, qui proposa avec fourberie à Mélèce et à d’autres évêques de commenter au peuple le verset de l’Écriture si controversé, que les ariens utilisaient pour nier la consubstantialité du Fils de Dieu : Le Seigneur m’a créé au commencement de ses voies… (Pr 8, 22). Prenant la parole après l’arien extrémiste Georges et le confus Acace de Césarée, Mélèce exposa avec clarté la vraie doctrine de l’Église. Il fut salué par les applaudissements des orthodoxes, à la confusion des hérétiques qui constataient l’échec de leurs espérances. L’archidiacre, un arien notoire, eut même l’audace de se précipiter sur le prélat pour lui fermer la bouche de la main ; mais Mélèce tendit alors sa main vers le peuple et joignit trois doigts puis en replia deux, afin de montrer que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont égales en nature et ne font qu’un seul Dieu. Les ariens, furieux de leur échec, commencèrent aussitôt à comploter contre le nouvel évêque et convainquirent l’empereur de l’exiler à Mélitène pour mettre à sa place un sectateur d’Arius. Mais le peuple lui portait déjà une telle affection qu’il tenta de lyncher l’officier qui venait arrêter Mélèce. Le saint lui sauva la vie en le couvrant de son manteau, enseignant ainsi à tous la magnanimité à l’égard de nos ennemis. Une fois le prélat exilé, ses partisans se rendaient en foule jusqu’en Arménie pour lui rendre visite et pour entendre son enseignement. À Antioche, les orthodoxes donnaient son nom à leurs enfants, peignaient son image sur les murs de leurs maisons et se comportaient comme s’il était présent, sans accepter de communier avec l’intrus.
La mort ayant frappé l’empereur hérétique d’un juste châtiment (361), son successeur, Julien l’Apostat, publia un édit permettant le libre exercice de toutes les religions dans l’Empire, dans le but de préparer la restauration du paganisme. Mélèce put donc regagner son siège épiscopal, avec tous les autres évêques orthodoxes qui avaient été exilés par Constance. La population orthodoxe se précipita comme un seul homme à la rencontre de son évêque pour lui baiser les mains et les pieds, comme une vivante icône du Seigneur, et recevoir au contact de ce corps porteur du Saint-Esprit, la bénédiction de Dieu. Sa vue seule était suffisante pour instruire le peuple sur toutes les vertus évangéliques, et le son de sa voix faisait clairement résonner la doctrine de la vérité.

Une fois passée cette réception enthousiaste, Mélèce constata que les orthodoxes de la cité étaient eux-mêmes divisés. Les uns lui étaient restés fidèles, mais les autres, qui mettaient en doute la validité de son élection à laquelle avaient participé des ariens et qui étaient restés étroitement attachés à la lettre du Concile de Nicée ainsi qu’à la mémoire de saint Eustathe, refusaient de l’accepter comme évêque légitime, et ils firent élire le prêtre Paulin. Ce schisme, soutenu par les occidentaux, au sein même de l’Église Orthodoxe, au moment où la plus grande solidarité était nécessaire, dura quatre-vingt-cinq ans, jusqu’en 414, et retarda lamentablement la victoire de l’Orthodoxie sur l’hérésie arienne, malgré les tentatives patientes de saint Basile pour convaincre les évêques d’Occident de rentrer en communion avec Mélèce. Le saint archevêque essaya, quant à lui, de collaborer charitablement avec Paulin et de fortifier son peuple dans la vraie foi pour résister à la menace grandissante de la persécution païenne de Julien. Ayant renvoyé le saint en exil, l’empereur ne tarda pas à mourir, en laissant le trône au pieux Jovien qui rappela Mélèce et les autres évêques exilés.

Mais l’empereur orthodoxe étant subitement décédé au bout de huit mois seulement de règne (364), le pouvoir tomba entre les mains de Valens, partisan fanatique du parti arien et cruel persécuteur des orthodoxes. Pour la troisième fois, Mélèce dut prendre le chemin de l’exil avec tous les autres confesseurs chassés de leur siège par le souverain. Retiré dans une de ses propriétés, située aux confins de l’Arménie et de la Cappadoce, il eut alors de nombreuses occasions de rencontrer saint Basile, dont il partageait pleinement la doctrine, et qui devint l’un de ses partisans les plus actifs pour son rétablissement sur le trône épiscopal d’Antioche. En quittant sa cité, l’évêque avait laissé des fidèles disciples, ardents défenseurs de l’Orthodoxie, tels Diodore, devenu plus tard évêque de Tarse, Flavien son successeur sur le trône d’Antioche et surtout saint Jean Chrysostome, auquel il avait administré le baptême et qu’il avait tiré des études profanes pour l’appliquer à l’étude de la sainte Écriture, avant de l’ordonner diacre. Animé de zèle par l’exemple de leur saint pasteur et par les admonitions des anachorètes qui descendaient des montagnes voisines pour l’encourager, le peuple d’Antioche était prêt à souffrir toutes persécutions pour la cause de la Vérité, et il resta inébranlable aux menaces de l’empereur jusqu’au retour du saint après la mort de Valens (378) et la publication d’un décret sur la liberté religieuse par le nouvel empereur d’Occident, Gratien, qui était disciple de saint Ambroise. Mélèce réunit alors sans tarder un concile de cent cinquante évêques qui confessèrent sans équivoque la doctrine de Nicée et condamnèrent toutes les hérésies en proclamant une la règle de foi (automne 379).
Le pieux empereur Théodose le Grand (379-395) avait eu, juste avant son avènement, une vision dans laquelle il avait vu saint Mélèce le revêtir de la pourpre impériale et lui poser la couronne sur la tête. Comme il avait formé le projet de mettre fin une fois pour toutes aux divisions provoquées par l’arianisme et les autres hérésies, en réunissant à Constantinople un grand concile œcuménique qui viendrait confirmer les décisions du Concile de Nicée, il convoqua Mélèce dans la capitale, le reçut avec de grands égards et le chargea de présider le Second Concile Œcuménique (mai 381).

Après avoir réuni les suffrages des Pères sur le bien-fondé du transfert de saint Grégoire le Théologien de Sasimes à Constantinople pour le bien de l’Église [25 janv.], Mélèce tomba malade et rendit son âme à Dieu au cours des sessions du Concile. Ses funérailles solennelles réunirent tout le peuple de la capitale autour de l’empereur et des Pères du Concile. Saint Grégoire de Nysse prononça alors un discours émouvant, dans lequel il pleurait la perte de celui qui avait été pour l’Église d’Antioche, pour le Concile et pour tout l’Orient, le médecin des âmes, le stratège de l’armée du Christ et le pilote du vaisseau de l’Église livrée à la tempête des hérésies. Ses saintes reliques, après avoir reçu dans toutes les villes qu’elles traversaient l’accueil réservé aux généraux triomphants, furent transférées en grande pompe à Antioche, où elles furent déposées dans le tombeau de saint Babylas.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Mélèce, ton 4
La justice de tes œuvres fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, pontife Mélétios, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Mélèce, ton 2
Toi qu’animaient les sentiments de l’orthodoxie, * tu t’es montré pour l’Église forteresse et rempart * en éclairant de ta doctrine le monde entier, * bienheureux pontife Mélèce, * toi le brillant luminaire de l’Eglise du Christ.

Évangile du jour
(Mc. XIII, 31 – XIV, 2)

Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul. Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra. Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l’autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller. Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin; craignez qu’il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine. Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez. La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens d’arrêter Jésus par ruse, et de le faire mourir. Car ils disaient: Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu’il n’y ait pas de tumulte parmi le peuple.

4 février (ancien calendrier)/17 février (nouveau)

4 février (ancien calendrier)/17 février (nouveau)
Jour de jeûne

Après-fête de la sainte rencontre de notre Seigneur. Saint Isidore de Péluse, moine (vers 449) ; saint hiéromartyr Abraham, évêque d’Arbela (344-347), saint Hiadore, martyr (IIIème s.) ; saint Aventin, prêtre et ermite à Troyes (538), saint Aventin, évêque de Chartres (528) ; saint Vincent, évêque de Troyes (546) ; saint Évagre, prince de Tsikhédidi et compagnon de saint Chio des Grottes (Mrvimévi) (VIème s.) ; saint Nicolas le Studite, confesseur (868) ; saint Georges, Prince de Vladimir (1238) ; saint Cyrille de Novoyezero (1532) ; saints Abraham et Coprios de Vologda (XVème s.) ; saint Joseph d’Alep, néo-martyr grec (1686) ; saints néomartyrs de Russie : saints hiéromartyrs Méthode, évêque de Petropavlovsk (1921), Eustathe (Sokolski), Jean (Artobolevski), Alexandre (Minervine), Serge (Soloviev), Jean (Alechkovski), Alexandre (Sokolov), Nicolas (Kandaourov), Alexis Kniajesksy, Nicolas (Golychev), Alexis (Charov), Alexandre (Pokrovsky), Arcade (Lobtsov), Boris (Nazarov), Michel (Rybine), Nicolas (Pospelov), Alexis (Lebedev), André (Bednov), Démètre (Kedrolivansky), Jean (Tikhomirov), Pierre (Sokolov), prêtres, Séraphim (Vavilov) et Théodose (Bobkov), moines (1938) et Raphaëla (Vichniakov), Anne (Ephremov), Marie (Vinogradov). Catherine (Dekaline), martyr Jean Chouvalov, Basile (Ivanov), Démètre (Ilinsky), Théodore (Palchkov) et Démètre (Kazamatsky) (1938).

SAINT ISIDORE DE PÉLUSE

Saint Isidore de Péluse, moine (vers 449)

Saint Isidore, né vers 360, était originaire d’une noble et illustre famille d’Alexandrie apparentée à celle du patriarche Théophile et de son neveu saint Cyrille [9 juin] . Il reçut une excellente éducation, profane et sacrée, dans les écoles de cette métropole de la sagesse antique, et il s’attacha avec zèle à suivre la doctrine des Pères qui l’avaient précédé, en particulier de saint Jean Chrysostome, dont il est considéré comme l’un des principaux disciples.

Il enseigna d’abord, pour quelque temps, la rhétorique à l’est du Delta du Nil ; mais son amour de Dieu lui fit rapidement renoncer aux vains attraits de cette vie passagère et il se retira au désert de Nitrie. Après une année de vie ascétique, son souci de l’édification de l’Église le convainquit de retourner à Péluse, où il fut ordonné prêtre par l’évêque Ammonios qui lui confia la charge de l’enseignement des fidèles et des catéchumènes. Son talent oratoire et sa connaissance approfondie de l’Écriture sainte, qu’il avait acquise dans l’hésychia, firent de lui un maître renommé dans toute l’Égypte, et de nombreux juifs et païens se convertirent après l’avoir entendu prêcher. Mais lorsqu’un certain Eusèbe fut élu comme nouvel évêque de Péluse (413), il imposa une telle pression sur l’Église qu’Isidore décida de « fuir » de nouveau vers le Désert. Il se retira alors dans un monastère, près d’Aphnaion, où il passa le reste de ses jours en reclus. Il ne portait qu’un vêtement de poil très rude et ne vivait, à l’exemple de saint Jean-Baptiste, que d’herbes et de feuilles.

Regardé comme le modèle vivant de la vertu et de la science, et placé sur la montagne comme un luminaire qui diffuse partout sa lumière, saint Isidore dispensa son enseignement avec autorité pendant de longues années, sans crainte des persécutions et de la haine des hommes à l’esprit charnel, par l’entremise d’innombrables lettres concises et profondes, dont plus de deux mille nous sont conservées. En réponse à ses correspondants de toutes origines, il résolvait avec pénétration spirituelle les difficultés de l’Écriture sainte, réfutait les interprétations erronées des juifs, exposait clairement les mystères de la Sainte Trinité et de l’Incarnation de notre Seigneur, confondant ainsi les hérétiques ariens, nestoriens, sabelliens et autres propagateurs de divisions. Il louait en de lyriques accents la grandeur du sacerdoce et blâmait les évêques, les prêtres, les diacres et les moines qui avaient une conduite indigne de leur vocation. Sans considération pour la puissance humaine, il adressait aussi ses remontrances aux magistrats, aux gouvernants et à l’empereur Théodose II (408-450) lui-même, pour leur rappeler leurs devoirs envers le peuple de Dieu et la sainte Église. Il pourchassait partout le vice, inspirait l’amour de la justice et de la vertu, jugeait et tranchait avec autorité les affaires de ce monde, tout en restant hors du monde.

Comme saint Cyrille, devenu archevêque d’Alexandrie, s’était laissé entraîné à la suite de son oncle, le trop fougueux Théophile, et refusait de commémorer le nom de saint Jean Chrysostome dans les diptyques pendant la Divine Liturgie, saint Isidore lui écrivit en lui rappelant avec force que Dieu lui-même nous a enseigné à ne pas nous fier aux rumeurs et à nos préjugés pour porter un jugement équitable . À la suite de cette lettre et d’une révélation divine, saint Cyrille, changeant humblement d’attitude, rétablit non seulement le nom du saint archevêque de Constantinople dans les diptyques, mais devint aussi l’un des plus fervents propagateurs de son culte. Quelques années plus tard (433), constatant que saint Cyrille mettait trop d’âpreté dans sa dispute contre l’archevêque d’Antioche, Jean, après la condamnation de Nestorius par le Concile d’Éphèse, Isidore lui écrivit de nouveau pour l’exhorter à faire de raisonnables concessions au profit de la paix, en disant : « Comme votre père, puisque vous voulez bien me donner ce nom, ou plutôt comme votre fils, je vous conjure de mettre un terme à cette dissension, de peur que vous ne reportiez votre opiniâtreté au sujet de l’injure qui vous a été faite à l’Église vivante, y suscitant ainsi une éternelle division sous prétexte de piété » .
Cette autorité, semblable au zèle des anciens prophètes, admise par des hommes de Dieu tel saint Cyrille, lui suscita cependant de nombreux tourments . Mais saint Isidore restait impassible au sein des tribulations comme devant les grands problèmes qui agitaient alors l’Église, car il avait la conviction que c’est par la souffrance et la croix que nous acquérons la vie éternelle et que l’Église prépare sa gloire future. C’est dans de telles dispositions qu’il accueillit la mort, comme une libératrice et comme le couronnement de ses longs combats (entre 435 et 440).

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la sainte Rencontre, ton 1
Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui as reçu sur tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.

Tropaire de saint Isidore de Péluse, ton 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * saint Isidore, avec les Anges dans le ciel.

Kondakion de saint Isidore de Péluse, ton 4
En toi, l’Église a trouvé un autre astre du matin, ô très glorieux ; éclairée par l’éclat de tes paroles, elle t’acclame : réjouis-toi, très bienheureux et sage en Dieu, Isidore.

Kondakion de la fête de la Ste Rencontre, ton 1
O Toi qui as sanctifié par Ta naissance le sein virginal et qui as béni, comme il le fallait, les bras de Siméon, Tu es venu, Christ Dieu, nous sauver en ce jour. Dans ses guerres, donne la paix à Ta cité et affermis les chrétiens orthodoxes que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

Évangile du jour
(Mc XII, 28-37)

Un des scribes, qui les avait entendus discuter, sachant que Jésus avait bien répondu aux sadducéens, s’approcha, et lui demanda: Quel est le premier de tous les commandements? Jésus répondit: Voici le premier: Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur; et: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là. Le scribe lui dit: Bien, maître; tu as dit avec vérité que Dieu est unique, et qu’il n’y en a point d’autre que lui, et que l’aimer de tout son cœur, de toute sa pensée, de toute son âme et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c’est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices. Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit: Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osa plus lui proposer des questions. Jésus, continuant à enseigner dans le temple, dit: Comment les scribes disent-ils que le Christ est fils de David? David lui-même, animé par l’Esprit Saint, a dit: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied. David lui-même l’appelle Seigneur; comment donc est-il son fils? Et une grande foule l’écoutait avec plaisir.

12 février

12 février
Jour de jeûne
Saint Mélèce, archevêque d’Antioche (381) ; sainte Eulalie de Barcelone (312) ; sainte Marie, appelée Marin, et son père, saint Eugène, moines (VIème s.) ; saint Rioc, moine en Bretagne (VIIème s.) ; saint Antoine II Cauléas, patriarche de Constantinople (895) ; saint Prochore le géorgien, restaurateur du monastère géorgien de la sainte Croix de Jérusalem (XIème s.) ; saint Luc de Jérusalem (Moukhaïze), martyr (1277) ; saint Nicolas (Dvali), martyr (1314) ; saint Alexis, métropolite de Moscou, thaumaturge (1378) ; saint Mélèce, archevêque de Kharkov (1840) ; saint Christos le jardinier, néo-martyr grec (1748).

SAINT MÉLÈCE

Saint Mélèce, archevêque d’Antioche (381)

Luminaire de l’orthodoxie et modèle de vie évangélique, homme de paix et de réconciliation, saint Mélèce fut un des principaux artisans de la restauration de l’unité de l’Église qui, malgré les décisions du Concile de Nicée (325), continua d’être douloureusement déchirée pendant tout le ive siècle par les séquelles de l’hérésie d’Arius.

Issu d’une noble famille de Mélitène, en Petite Arménie, il devint un prêtre honoré de tous pour sa vaste culture et sa vertu. Son application à l’observance rigoureuse des commandements de Dieu avait fait de lui un digne réceptacle du Saint-Esprit et une source de charité qui procurait la paix, la joie et la sérénité à ceux qui l’approchaient. Humble de cœur, doux comme David, sage comme Salomon, doté par Dieu d’une autorité spirituelle semblable à celle de Moïse, il enseignait la vraie doctrine avec mesure et pondération, de manière à rallier toutes les brebis du Christ dispersées dans d’innombrables partis. La douceur de son visage, délivré des passions, et l’attrait de son sourire étaient la preuve qu’il était l’authentique porte-parole de la vérité.

D’abord élu évêque de Sébaste, après la déposition d’Eustathe (358), il y avait trouvé un peuple indiscipliné et divisé par les factions, c’est pourquoi il fut bientôt obligé d’abandonner son siège pour se rendre à Bérée (Alep), en Syrie, sans pour cela se désintéresser des affaires de son Église. Après la déposition de l’arien Eudoxe, qui allait un peu plus tard usurper le siège de Constantinople, Mélèce fut élu archevêque d’Antioche, la plus grande métropole de l’Orient, qui se trouvait dans un état déplorable depuis l’exil de saint Eustathe [21 fév.]. Mélèce avait réuni tous les suffrages, car les ariens de différentes tendances, croyant qu’il était favorable à leur erreur, espéraient gagner par lui tout l’Orient ; et les orthodoxes, constatant ses vertus, avaient confiance qu’elles ne pouvaient être que l’expression de la pureté de sa foi. Réconciliant donc tout le peuple par sa présence, le nouvel évêque fut accueilli dans la ville par la foule en liesse, y compris juifs et païens, comme une véritable image vivante du Christ. L’intronisation eut lieu en présence de l’empereur Constance, favorable aux ariens, qui proposa avec fourberie à Mélèce et à d’autres évêques de commenter au peuple le verset de l’Écriture si controversé, que les ariens utilisaient pour nier la consubstantialité du Fils de Dieu : Le Seigneur m’a créé au commencement de ses voies… (Pr 8, 22). Prenant la parole après l’arien extrémiste Georges et le confus Acace de Césarée, Mélèce exposa avec clarté la vraie doctrine de l’Église. Il fut salué par les applaudissements des orthodoxes, à la confusion des hérétiques qui constataient l’échec de leurs espérances. L’archidiacre, un arien notoire, eut même l’audace de se précipiter sur le prélat pour lui fermer la bouche de la main ; mais Mélèce tendit alors sa main vers le peuple et joignit trois doigts puis en replia deux, afin de montrer que les trois Personnes de la Sainte Trinité sont égales en nature et ne font qu’un seul Dieu. Les ariens, furieux de leur échec, commencèrent aussitôt à comploter contre le nouvel évêque et convainquirent l’empereur de l’exiler à Mélitène pour mettre à sa place un sectateur d’Arius. Mais le peuple lui portait déjà une telle affection qu’il tenta de lyncher l’officier qui venait arrêter Mélèce. Le saint lui sauva la vie en le couvrant de son manteau, enseignant ainsi à tous la magnanimité à l’égard de nos ennemis. Une fois le prélat exilé, ses partisans se rendaient en foule jusqu’en Arménie pour lui rendre visite et pour entendre son enseignement. À Antioche, les orthodoxes donnaient son nom à leurs enfants, peignaient son image sur les murs de leurs maisons et se comportaient comme s’il était présent, sans accepter de communier avec l’intrus.
La mort ayant frappé l’empereur hérétique d’un juste châtiment (361), son successeur, Julien l’Apostat, publia un édit permettant le libre exercice de toutes les religions dans l’Empire, dans le but de préparer la restauration du paganisme. Mélèce put donc regagner son siège épiscopal, avec tous les autres évêques orthodoxes qui avaient été exilés par Constance. La population orthodoxe se précipita comme un seul homme à la rencontre de son évêque pour lui baiser les mains et les pieds, comme une vivante icône du Seigneur, et recevoir au contact de ce corps porteur du Saint-Esprit, la bénédiction de Dieu. Sa vue seule était suffisante pour instruire le peuple sur toutes les vertus évangéliques, et le son de sa voix faisait clairement résonner la doctrine de la vérité.

Une fois passée cette réception enthousiaste, Mélèce constata que les orthodoxes de la cité étaient eux-mêmes divisés. Les uns lui étaient restés fidèles, mais les autres, qui mettaient en doute la validité de son élection à laquelle avaient participé des ariens et qui étaient restés étroitement attachés à la lettre du Concile de Nicée ainsi qu’à la mémoire de saint Eustathe, refusaient de l’accepter comme évêque légitime, et ils firent élire le prêtre Paulin. Ce schisme, soutenu par les occidentaux, au sein même de l’Église Orthodoxe, au moment où la plus grande solidarité était nécessaire, dura quatre-vingt-cinq ans, jusqu’en 414, et retarda lamentablement la victoire de l’Orthodoxie sur l’hérésie arienne, malgré les tentatives patientes de saint Basile pour convaincre les évêques d’Occident de rentrer en communion avec Mélèce. Le saint archevêque essaya, quant à lui, de collaborer charitablement avec Paulin et de fortifier son peuple dans la vraie foi pour résister à la menace grandissante de la persécution païenne de Julien. Ayant renvoyé le saint en exil, l’empereur ne tarda pas à mourir, en laissant le trône au pieux Jovien qui rappela Mélèce et les autres évêques exilés.

Mais l’empereur orthodoxe étant subitement décédé au bout de huit mois seulement de règne (364), le pouvoir tomba entre les mains de Valens, partisan fanatique du parti arien et cruel persécuteur des orthodoxes. Pour la troisième fois, Mélèce dut prendre le chemin de l’exil avec tous les autres confesseurs chassés de leur siège par le souverain. Retiré dans une de ses propriétés, située aux confins de l’Arménie et de la Cappadoce, il eut alors de nombreuses occasions de rencontrer saint Basile, dont il partageait pleinement la doctrine, et qui devint l’un de ses partisans les plus actifs pour son rétablissement sur le trône épiscopal d’Antioche. En quittant sa cité, l’évêque avait laissé des fidèles disciples, ardents défenseurs de l’Orthodoxie, tels Diodore, devenu plus tard évêque de Tarse, Flavien son successeur sur le trône d’Antioche et surtout saint Jean Chrysostome, auquel il avait administré le baptême et qu’il avait tiré des études profanes pour l’appliquer à l’étude de la sainte Écriture, avant de l’ordonner diacre. Animé de zèle par l’exemple de leur saint pasteur et par les admonitions des anachorètes qui descendaient des montagnes voisines pour l’encourager, le peuple d’Antioche était prêt à souffrir toutes persécutions pour la cause de la Vérité, et il resta inébranlable aux menaces de l’empereur jusqu’au retour du saint après la mort de Valens (378) et la publication d’un décret sur la liberté religieuse par le nouvel empereur d’Occident, Gratien, qui était disciple de saint Ambroise. Mélèce réunit alors sans tarder un concile de cent cinquante évêques qui confessèrent sans équivoque la doctrine de Nicée et condamnèrent toutes les hérésies en proclamant une la règle de foi (automne 379).
Le pieux empereur Théodose le Grand (379-395) avait eu, juste avant son avènement, une vision dans laquelle il avait vu saint Mélèce le revêtir de la pourpre impériale et lui poser la couronne sur la tête. Comme il avait formé le projet de mettre fin une fois pour toutes aux divisions provoquées par l’arianisme et les autres hérésies, en réunissant à Constantinople un grand concile œcuménique qui viendrait confirmer les décisions du Concile de Nicée, il convoqua Mélèce dans la capitale, le reçut avec de grands égards et le chargea de présider le Second Concile Œcuménique (mai 381).

Après avoir réuni les suffrages des Pères sur le bien-fondé du transfert de saint Grégoire le Théologien de Sasimes à Constantinople pour le bien de l’Église [25 janv.], Mélèce tomba malade et rendit son âme à Dieu au cours des sessions du Concile. Ses funérailles solennelles réunirent tout le peuple de la capitale autour de l’empereur et des Pères du Concile. Saint Grégoire de Nysse prononça alors un discours émouvant, dans lequel il pleurait la perte de celui qui avait été pour l’Église d’Antioche, pour le Concile et pour tout l’Orient, le médecin des âmes, le stratège de l’armée du Christ et le pilote du vaisseau de l’Église livrée à la tempête des hérésies. Ses saintes reliques, après avoir reçu dans toutes les villes qu’elles traversaient l’accueil réservé aux généraux triomphants, furent transférées en grande pompe à Antioche, où elles furent déposées dans le tombeau de saint Babylas.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de saint Mélèce, ton 4
La justice de tes œuvres fait de toi * pour ton troupeau une règle de foi, * un modèle de douceur, * un maître de tempérance; * c’est pourquoi tu as obtenu par ton humilité l’exaltation * et par ta pauvreté la richesse. * Père saint, pontife Mélétios, * prie le Christ notre Dieu * de sauver nos âmes.

Kondakion de saint Mélèce, ton 2
Toi qu’animaient les sentiments de l’orthodoxie, * tu t’es montré pour l’Église forteresse et rempart * en éclairant de ta doctrine le monde entier, * bienheureux pontife Mélèce, * toi le brillant luminaire de l’Eglise du Christ.

Évangile du jour
(Mc. XII, 1-12)

Jésus se mit ensuite à leur parler en paraboles. Un homme planta une vigne. Il l’entoura d’une haie, creusa un pressoir, et bâtit une tour; puis il l’afferma à des vignerons, et quitta le pays. Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour recevoir d’eux une part du produit de la vigne. S’étant saisis de lui, ils le battirent, et le renvoyèrent à vide. Il envoya de nouveau vers eux un autre serviteur; ils le frappèrent à la tête, et l’outragèrent. Il en envoya un troisième, qu’ils tuèrent; puis plusieurs autres, qu’ils battirent ou tuèrent. Il avait encore un fils bien-aimé; il l’envoya vers eux le dernier, en disant: Ils auront du respect pour mon fils. Mais ces vignerons dirent entre eux: Voici l’héritier; venez, tuons-le, et l’héritage sera à nous. Et ils se saisirent de lui, le tuèrent, et le jetèrent hors de la vigne. Maintenant, que fera le maître de la vigne? Il viendra, fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. N’avez-vous pas lu cette parole de l’Écriture: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l’angle; C’est par la volonté du Seigneur qu’elle l’est devenue, Et c’est un prodige à nos yeux? Ils cherchaient à se saisir de lui, mais ils craignaient la foule. Ils avaient compris que c’était pour eux que Jésus avait dit cette parabole. Et ils le quittèrent, et s’en allèrent.

4 février

4 février

Après-fête de la sainte rencontre de notre Seigneur. Saint Isidore de Péluse, moine (vers 449) ; saint hiéromartyr Abraham, évêque d’Arbela (344-347), saint Hiadore, martyr (IIIème s.) ; saint Aventin, prêtre et ermite à Troyes (538), saint Aventin, évêque de Chartres (528) ; saint Vincent, évêque de Troyes (546) ; saint Évagre, prince de Tsikhédidi et compagnon de saint Chio des Grottes (Mrvimévi) (VIème s.) ; saint Nicolas le Studite, confesseur (868) ; saint Georges, Prince de Vladimir (1238) ; saint Cyrille de Novoyezero (1532) ; saints Abraham et Coprios de Vologda (XVème s.) ; saint Joseph d’Alep, néo-martyr grec (1686) ; saints néomartyrs de Russie : saints hiéromartyrs Méthode, évêque de Petropavlovsk (1921), Eustathe (Sokolski), Jean (Artobolevski), Alexandre (Minervine), Serge (Soloviev), Jean (Alechkovski), Alexandre (Sokolov), Nicolas (Kandaourov), Alexis Kniajesksy, Nicolas (Golychev), Alexis (Charov), Alexandre (Pokrovsky), Arcade (Lobtsov), Boris (Nazarov), Michel (Rybine), Nicolas (Pospelov), Alexis (Lebedev), André (Bednov), Démètre (Kedrolivansky), Jean (Tikhomirov), Pierre (Sokolov), prêtres, Séraphim (Vavilov) et Théodose (Bobkov), moines (1938) et Raphaëla (Vichniakov), Anne (Ephremov), Marie (Vinogradov). Catherine (Dekaline), martyr Jean Chouvalov, Basile (Ivanov), Démètre (Ilinsky), Théodore (Palchkov) et Démètre (Kazamatsky) (1938).

Saint Isidore de Péluse, moine (vers 449)

SAINT ISIDORE DE PÉLUSE
Saint Isidore, né vers 360, était originaire d’une noble et illustre famille d’Alexandrie apparentée à celle du patriarche Théophile et de son neveu saint Cyrille [9 juin] . Il reçut une excellente éducation, profane et sacrée, dans les écoles de cette métropole de la sagesse antique, et il s’attacha avec zèle à suivre la doctrine des Pères qui l’avaient précédé, en particulier de saint Jean Chrysostome, dont il est considéré comme l’un des principaux disciples.
Il enseigna d’abord, pour quelque temps, la rhétorique à l’est du Delta du Nil ; mais son amour de Dieu lui fit rapidement renoncer aux vains attraits de cette vie passagère et il se retira au désert de Nitrie. Après une année de vie ascétique, son souci de l’édification de l’Église le convainquit de retourner à Péluse, où il fut ordonné prêtre par l’évêque Ammonios qui lui confia la charge de l’enseignement des fidèles et des catéchumènes. Son talent oratoire et sa connaissance approfondie de l’Écriture sainte, qu’il avait acquise dans l’hésychia, firent de lui un maître renommé dans toute l’Égypte, et de nombreux juifs et païens se convertirent après l’avoir entendu prêcher. Mais lorsqu’un certain Eusèbe fut élu comme nouvel évêque de Péluse (413), il imposa une telle pression sur l’Église qu’Isidore décida de « fuir » de nouveau vers le Désert. Il se retira alors dans un monastère, près d’Aphnaion, où il passa le reste de ses jours en reclus. Il ne portait qu’un vêtement de poil très rude et ne vivait, à l’exemple de saint Jean-Baptiste, que d’herbes et de feuilles.
Regardé comme le modèle vivant de la vertu et de la science, et placé sur la montagne comme un luminaire qui diffuse partout sa lumière, saint Isidore dispensa son enseignement avec autorité pendant de longues années, sans crainte des persécutions et de la haine des hommes à l’esprit charnel, par l’entremise d’innombrables lettres concises et profondes, dont plus de deux mille nous sont conservées. En réponse à ses correspondants de toutes origines, il résolvait avec pénétration spirituelle les difficultés de l’Écriture sainte, réfutait les interprétations erronées des juifs, exposait clairement les mystères de la Sainte Trinité et de l’Incarnation de notre Seigneur, confondant ainsi les hérétiques ariens, nestoriens, sabelliens et autres propagateurs de divisions. Il louait en de lyriques accents la grandeur du sacerdoce et blâmait les évêques, les prêtres, les diacres et les moines qui avaient une conduite indigne de leur vocation. Sans considération pour la puissance humaine, il adressait aussi ses remontrances aux magistrats, aux gouvernants et à l’empereur Théodose II (408-450) lui-même, pour leur rappeler leurs devoirs envers le peuple de Dieu et la sainte Église. Il pourchassait partout le vice, inspirait l’amour de la justice et de la vertu, jugeait et tranchait avec autorité les affaires de ce monde, tout en restant hors du monde.
Comme saint Cyrille, devenu archevêque d’Alexandrie, s’était laissé entraîné à la suite de son oncle, le trop fougueux Théophile, et refusait de commémorer le nom de saint Jean Chrysostome dans les diptyques pendant la Divine Liturgie, saint Isidore lui écrivit en lui rappelant avec force que Dieu lui-même nous a enseigné à ne pas nous fier aux rumeurs et à nos préjugés pour porter un jugement équitable . À la suite de cette lettre et d’une révélation divine, saint Cyrille, changeant humblement d’attitude, rétablit non seulement le nom du saint archevêque de Constantinople dans les diptyques, mais devint aussi l’un des plus fervents propagateurs de son culte. Quelques années plus tard (433), constatant que saint Cyrille mettait trop d’âpreté dans sa dispute contre l’archevêque d’Antioche, Jean, après la condamnation de Nestorius par le Concile d’Éphèse, Isidore lui écrivit de nouveau pour l’exhorter à faire de raisonnables concessions au profit de la paix, en disant : « Comme votre père, puisque vous voulez bien me donner ce nom, ou plutôt comme votre fils, je vous conjure de mettre un terme à cette dissension, de peur que vous ne reportiez votre opiniâtreté au sujet de l’injure qui vous a été faite à l’Église vivante, y suscitant ainsi une éternelle division sous prétexte de piété » .
Cette autorité, semblable au zèle des anciens prophètes, admise par des hommes de Dieu tel saint Cyrille, lui suscita cependant de nombreux tourments . Mais saint Isidore restait impassible au sein des tribulations comme devant les grands problèmes qui agitaient alors l’Église, car il avait la conviction que c’est par la souffrance et la croix que nous acquérons la vie éternelle et que l’Église prépare sa gloire future. C’est dans de telles dispositions qu’il accueillit la mort, comme une libératrice et comme le couronnement de ses longs combats (entre 435 et 440).
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la sainte Rencontre, ton 1
Réjouis-toi, ô Pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu, car de toi s’est levé le Soleil de Justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres. Sois aussi dans l’allégresse, juste vieillard, qui as reçu sur tes bras Celui qui libère nos âmes et nous donne la Résurrection.

Tropaire de saint Isidore de Péluse, ton 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * saint Isidore, avec les Anges dans le ciel.

Kondakion de saint Isidore de Péluse, ton 4
En toi, l’Église a trouvé un autre astre du matin, ô très glorieux ; éclairée par l’éclat de tes paroles, elle t’acclame : réjouis-toi, très bienheureux et sage en Dieu, Isidore.

Kondakion de la fête de la Ste Rencontre, ton 1
O Toi qui as sanctifié par Ta naissance le sein virginal et qui as béni, comme il le fallait, les bras de Siméon, Tu es venu, Christ Dieu, nous sauver en ce jour. Dans ses guerres, donne la paix à Ta cité et affermis les chrétiens orthodoxes que Tu as aimés, Toi seul Ami des hommes.

Évangile du jour
(Mc X, 17-27)

Comme Jésus se mettait en chemin, un homme accourut, et se jetant à genoux devant lui: Bon maître, lui demanda-t-il, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle? Jésus lui dit: Pourquoi m’appelles-tu bon? Il n’y a de bon que Dieu seul. Tu connais les commandements: Tu ne commettras point d’adultère; tu ne tueras point; tu ne déroberas point; tu ne diras point de faux témoignage; tu ne feras tort à personne; honore ton père et ta mère. Il lui répondit: Maître, j’ai observé toutes ces choses dès ma jeunesse. Jésus, l’ayant regardé, l’aima, et lui dit: Il te manque une chose; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi. Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu’il sera difficile à ceux qui ont des richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Les disciples furent étonnés de ce que Jésus parlait ainsi. Et, reprenant, il leur dit: Mes enfants, qu’il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d’entrer dans le royaume de Dieu! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres; Et qui peut être sauvé? Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu.

Père Georges Massouh : » M. Trump : Occupez-vous de vos affaires ! »

Nous vous invitons à lire l’article du père Georges Massouh, directeur du Centre pour les études chrétiennes et musulmanes de l’Université de Balamand (Liban), paru dans le quotidien libanais Al Nahar.

Nous ne sommes concernés par la décision de M. Donald Trump, président des Etats-Unis d’Amérique, d’interdire l’accueil de citoyens de certains pays, dont la Syrie, qu’en ce qui touche la distinction opérée, dans sa décision, entre musulmans et chrétiens. Sa décision est exclusivement une affaire de souveraineté américaine. Seuls les Américains ont le droit de demander des comptes à leur président et de l’interroger sur le caractère correct ou non de sa décision. Dès lors, ce qui nous concerne, c’est l’impact de sa décision sur les relations entre chrétiens et musulmans dans notre pays.
Dès lors que Trump fait une exception pour les chrétiens dans sa décision, il les considère comme « des minorités » en danger. Il joue le rôle de protecteur des minorités opprimées, mais au même moment il veut ériger un mur de séparation avec le Mexique « chrétien ». Pourquoi donc ce zèle pour les chrétiens syriens d’une part, et l’exclusion des chrétiens mexicains ? Donc, ce qui préoccupe Trump ce n’est pas l’avenir du christianisme et des chrétiens en Orient, mais les intérêts américains, et c’est son droit puisqu’il est le président des Etats-Unis d’Amérique et point le pape de Rome ou le patriarche de Constantinople.
Dans leur grande majorité, les chrétiens syriens ne désirent pas être considérés comme des minorités. Ils appartiennent au pays, dès avant l’Islam et ils y sont restés, sans recevoir de faveurs de quiconque. Leurs relations avec les musulmans ont certes varié d’une époque à l’autre en fonction de l’humeur des dirigeants, des gouverneurs et des envahisseurs …, mais ils ont prouvé qu’ils étaient l’une des composantes fondamentales du pays. Leur présence s’étend de l’extrême nord, d’Alep, Lattakieh et Hassake jusqu’à l’extrême sud, au Hauran et dans la « province d’Arabie », en passant par Hama, Homs, Tartous, le Wadi al-Nasara et Damas. Il est par conséquent impossible d’établir une discrimination entre les chrétiens syriens et les autres Syriens.

Les chrétiens syriens ne veulent pas que M. Trump les traite comme « chrétiens syriens » mais comme « citoyens syriens ». Interdire l’accueil des Syriens dans son pays, fort bien. Mais faire une exception pour les chrétiens, ce n’est pas bien. En outre, la décision implique qu’il y a une crise entre les musulmans et les chrétiens, que les chrétiens sont persécutés par les musulmans, et que leur avenir dans la région est menacé … ce qui n’est pas vrai. La crise des chrétiens et musulmans a commencé avant l’apparition de groupes islamistes extrémistes. Elle a commencé avec la tyrannie pratiquée du régime en place. Par conséquent, la crise des chrétiens orientaux est tout autant la crise des musulmans eux-mêmes et la solution de la crise des uns n’ira pas sans celle des autres. Leurs destins sont corrélatifs et inséparables. Il est vain de sortir de ce cadre.

Il ne fait aucune doute que la décision de M. Trump contribue à jeter de l’huile sur le feu du racisme, de l’animosité et de la haine qui dévore le monde entier, mais la décision sert aussi les intérêts de ceux que les Etats-Unis et la Russie prétendent combattre, EI, al-Nosra et d’autres groupes terroristes semblables. Comment est-il possible de lutter contre l’extrémisme islamique en voyant dans tous les musulmans un danger pour la communauté internationale ? Interdire un musulman de se rendre aux Etats-Unis, cela ne revient-il pas à l’accuser d’être un terroriste pour la simple raison qu’il est musulman ? Ensuite, comment M. Trump peut-il ignorer le fait que l’EI ne fait pas de discrimination entre le Syrien musulman et le Syrien chrétien dans leurs opérations terroristes ? A cet égard – et à cet égard seulement – EI semble meilleur que Trump, puisqu’il ne pratique pas de discrimination raciale ou religieuse.

Cette hypocrisie que M. Trump pratique dans son traitement de la situation des chrétiens au Proche-Orient n’est pas nouvelle. Qu’on fait les Etats-Unis pour que les chrétiens de Palestine et d’Irak restent chez eux ? Qu’a fait l’Occident en général pour empêcher les massacres des Arméniens ou empêcher les Turcs, alors que l’empire ottoman s’effondrait, d’expulser les Grecs de Turquie occidentale, d’expulser les Syriaques de Mardin et de Diyarbakir et d’expulser les Roums d’Antioche ?

Les chrétiens n’accepteront pas d’être des pions entre les mains des racistes. Ils sont les maîtres de leur propre destin. Ils ont traversé des années et des siècles de vaches maigres, pires que ce qui se passe maintenant, et ils n’ont pas été éliminés. Ils sont là. Ils resteront là. C’est leur pays et il le restera. Quant à M. Trump, nous lui disons : « occupez-vous de vos affaires » [litt. « Trouve-toi une autre aiguille pour coudre »].

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Le patriarche d’Antioche Jean X a célébré la sainte liturgie à Balamand en présence de plusieurs ministres libanais

Le patriarche d’Antioche Jean X a célébré la sainte liturgie le 15 janvier 2017 au monastère de Balamand. Il était assisté par des prêtres et diacres du Patriarcat. Le vice-premier ministre, le ministre de la santé, le ministre de la défense et le ministre d’État contre la corruption, ainsi que des députés, des officiers et un grand nombre de fidèles assistaient à l’office. Le patriarche a prononcé l’homélie dans laquelle il a abordé la question de la paix, mais a également souligné que nous devons être reconnaissants à Dieu pour les bienfaits qu’Il nous accorde. Ensuite, le primat de l’Église d’Antioche a salué les ministres, soulignant l’importance de l’esprit de réconciliation. « La présence chrétienne au Liban constitue un pylône de puissance et de vie du christianisme en Orient », a déclaré entre autres le patriarche d’Antioche Jean. Enfin, le primat a abordé une fois de plus la question des deux hiérarques enlevés à Alep, soulignant que « nous tous prions quotidiennement pour leur libération ».

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Un évêque du Patriarcat orthodoxe d’Antioche a évoqué les miracles qui se sont produits pendant la guerre en Syrie

Le vicaire du patriarche d’Antioche Jean X, l’évêque d’Erzurum Mgr Sadiq Qais, dans une interview au site de l’Église orthodoxe d’Ukraine a évoqué les manifestations de l’aide divine aux chrétiens orthodoxes pendant la terrible guerre de Syrie. « Les fidèles témoignent souvent de miracles. C’est ainsi qu’il y a environ deux ans, dans l’église de la Sainte-Croix à Damas, un obus a percé le mur et s’est arrêté devant l’icône de sainte Catherine. S’il avait explosé, il y aurait eu des milliers de victimes. Un autre miracle s’est produit au célèbre couvent de la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu à Saidnaya. L’usage veut que l’on brûle ici, à titre d’offrande votive, des cierges de grande hauteur, de la taille de ceux qui les offrent. Pendant un office, un homme (il s’avéra par la suite qu’il était musulman) offrit un tel cierge et demanda à une moniale de l’allumer. Après avoir transmis ce cierge, il descendit immédiatement par l’escalier de l’église, mais fut frappé par une crise cardiaque et s’effondra. Pendant ce temps, les moniales essayèrent plusieurs fois d’allumer le cierge, mais n’y parvinrent pas (il s’éteignait constamment). Or à cet instant, elles entendirent un cri et furent informées que l’homme qui avait apporté ce cierge se trouvait mal. Elles se rendirent immédiatement à l’endroit où il était affaissé. Il se mit à parler et dit aux sœurs : « Attention, dans le cierge que j’ai apporté, il y a de la dynamite », puis il mourut sur les marches de l’escalier. Il s’avéra qu’il était musulman… Le doigt de Dieu est toujours avec nous, nous le sentons », a conclu l’évêque Qais. Dans son interview, l’évêque syrien a abordé la question des monuments historiques détruits : « Les envahisseurs qui sont passés par le Moyen Orient au cours de l’histoire, les Mongolo-Tatares, les Croisés, les Mamelouks, les Turcs, n’ont pas détruit les monuments de la civilisation chrétienne. Les extrémistes islamistes détruisent tout aujourd’hui. Des gens sont tués sous nos yeux, des adultes et des enfants, on les décapite… Aujourd’hui, en Syrie, ce ne sont pas seulement nos églises qui sont attaquées, mais des villes antiques romaines entières, voire même des mosquées. Qui a détruit la mosquée des Omeyades à Alep qui constitue le patrimoine de toute la culture mondiale ? Ce sont les islamistes radicaux. La question surgit : qui se trouve derrière tout cela, qui fournit des armes aux rebelles, qui a créé l’EIIL, qui a amené les mercenaires (les représentants de 70 nationalités participent à cette guerre) sur nos terres ? Pourquoi l’ONU n’élève-t-elle pas sa voix, afin de condamner ces gens comme criminels ? Même l’UNESCO garde le silence au sujet de la destruction des monuments culturels ! ». L’évêque Qais a déclaré également, en ce qui concerne le sort des métropolites d’Alep Paul et Yohanna (Jean) Ibrahim, enlevés en 2013, que « l’on observe une indifférence totale de la part des organisations internationales pour la défense des droits de l’homme ». En outre, il a précisé que seul un petit nombre de chrétiens quittaient la Syrie. En fait, ils passent simplement de régions déchirées par la guerre dans des régions plus sûres, telles que par exemple la « vallée des chrétiens » (Wadi al-Nasara), où se trouvent 56 villages chrétiens, principalement orthodoxes. « En tout, 1% de tous les réfugiés qui quittent la Syrie sont des chrétiens, tous les autres sont musulmans », a fait remarquer l’évêque.

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Conférence de presse à Moscou : « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement »

Une conférence de presse avait lieu à Moscou le 16 novembre sur le thème « L’Église orthodoxe russe : son ministère dans un monde évoluant rapidement ». Y participaient l’évêque Pantéléimon d’Orekhovo-Zouïevo, président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social, V. P. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

L’Église orthodoxe russe accomplit son ministère dans le monde contemporain, témoignant de la foi orthodoxe, collaborant avec les communautés hétérodoxes et les représentants des autres religions pour défendre les valeurs traditionnelles confrontées aux défis d’un monde sécularisé. L’Église se consacre aussi aux œuvres de miséricorde, collectant des fonds pour les nécessiteux et les personnes en détresse, appelant toutes les personnes de bonne volonté à manifester leur charité. Les persécutions contre les chrétiens au Proche Orient et dans d’autres parties du monde sont aussi à l’ordre du jour. La position active de l’Église orthodoxe russe sur de nombreux thèmes d’actualité est pour beaucoup définie par le patriarche Cyrille. Cette année, le primat de l’Église russe fête son 70e anniversaire.

Le sort des métropolites Paul d’Alep (Église orthodoxe d’Antioche) et Grégoire Jean Ibrahim (Église syro-jacobite) a aussi été abordé. « L’absence d’information sur leur décès permet de garder l’espoir, de continuer à prier et à entreprendre tout ce qui est en notre pouvoir pour favoriser leur libération. Nous n’avons pas manqué de soulever la question du sort des métropolites enlevés à Alep à chacune de nos rencontres avec les représentants des autorités ecclésiastiques ou gouvernementales de tous les pays impliqués dans le conflit au Proche Orient. Nous espérons que les efforts entrepris aboutiront finalement à la libération des métropolites » a dit l’archimandrite Philarète (Boulekov).

Le vice-président du DREE a fait le point sur l’état de l’Église orthodoxe russe. Il a mentionné le centenaire de la révolution d’octobre, qui sera célébré l’an prochain, et les conséquences tragiques des évènements révolutionnaires et de la guerre civile, ainsi que des répressions des années 30. Il a souligné que l’Église, au sortir de ces épreuves, n’était devenue « ni une pièce de musée, ni un élément du patrimoine national, mais demeurait un organisme vivant. »

L’archimandrite Philarète a rappelé que le patriarche Cyrille avait vécu plus de la moitié de cette période tragique de l’histoire russe. « Il est né à l’époque des répressions, qui ont touché sa famille et influé sur sa propre destinée » a résumé le vice-président du DREE.

De son côté, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie, a présenté le programme des célébrations du 70e anniversaire de Sa Sainteté, auxquelles participeront les primats ou les représentants de nombreuses Églises orthodoxes locales. Tous participeront à un office solennel à l’église du Christ Sauveur et s’entretiendront avec Sa Sainteté le patriarche Cyrille du dialogue entre les Églises. Selon le directeur du service de presse du patriarche, Sa Sainteté recevra aussi des délégations des Églises catholique romaine et apostolique arménienne, ainsi que des représentants du clergé musulman.

Parlant des prochaines cérémonies, Mgr Pantéléimon a rappelé que le patriarche Cyrille a demandé aux paroisses moscovites à ne pas lui faire adresser de bouquets de fleurs pour son jubilé, mais à faire un don à un organisme caritatif. « Les sommes dépensées auparavant pour des fleurs distribuées ensuite dans les églises, serviront à l’achat de matériel médical pour l’hôpital Saint-Alexis » a dit le président du département synodal des œuvres caritatives et du ministère social.

De son côté, le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, V. Legoïda, a déclaré que l’intérêt des médias pour l’activité de l’Église orthodoxe russe et du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie était en constante augmentation. Les homélies du patriarche à l’occasion de différentes commémorations, le ministère du primat, l’activité sociale et internationale de l’Église orthodoxe russe, ainsi que les initiatives de l’Église sur la société russe et les relations entre l’Église et l’état sont les thèmes qui intéressent le plus les médias, a constaté V. Legoïda. Quant aux relations entre l’Église et l’état, elles peuvent être définies actuellement par le terme « coopération ».

Comme l’a constaté le président du département synodal aux relations entre l’Église et la société et les médias, la rencontre du patriarche Cyrille de Moscou avec le pape François de Rome a particulièrement intéressé les médias. « Les sondages effectués sur ce thème ont montrés qu’un très fort pourcentage de reporters ont commenté positivement la rencontre des deux primats et ses résultats » a jouté V. Legoïda.

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« La malédiction des chrétiens dʹOrient » sur RTS (Radio télévision suisse)

La RTS (Radio télévision suisse) a diffusé aujourd’hui un entretien »La malédiction des chrétiens dʹOrient » de Jean-François Colosimo avec des témoignages de Georges Casmoussa, évêque émérite de Mossoul, et Ziad Hilal, prêtre jésuite syrien présent à Alep.
« Le Moyen Orient est le berceau du christianisme. Pourtant, avec les années de guerre en Irak et en Syrie, la présence des chrétiens sʹétiole. Nombreux sont ceux qui ont été poussés sur les chemins de lʹexil. Ces événements tragiques marquent-ils la fin de la présence millénaire des chrétiens en Orient? Quelles conséquences pour le christianisme, mais aussi pour lʹEurope et le monde ? ».
Pour écouter le podcast audio en ligne cliquez ICI !

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Jovan Nikoloski