25/04/2017
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Petite synaxe des primats des Églises orthodoxes du 17 juin

Le patriarche œcuménique Bartholomée a organisé une petite synaxe ce matin, des primats des Eglises orthodoxes, à l’Académie orthodoxe de Crète, pour étudier  » le projet de message »du grand et saint Concile. Chaque primat était accompagné de deux évêques. Plus tôt ce matin, les primats ont visité le monastère stavropigial et patriarcal de Panagias, à Gonias.

Vidéo de la petite synaxe du 17 juin:

Source  et photographie ©2016 Sean Hawkey

Le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti « les raisons personnelles » justifiant l’absence de l’archevêque d’Athènes à la synaxe des primats orthodoxes

Le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti « les raisons personnelles » justifiant l’absence de l’archevêque d’Athènes à la synaxe des primats orthodoxes et mentionnées dans le communiqué officiel de celle-ci.
Rappelons que le communiqué de la synaxe des primats, réunie au mois de janvier 2016, mentionnait que l’archevêque Jérôme en était absent « pour des raisons personnelles », ce que le Saint-Synode de l’Église de Grèce a démenti lors de sa récente session. Suite à cela, en date du 19 février, le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « En raison des publications répétées concernant le communiqué de la synaxe des primats orthodoxes tenue récemment à Genève et faisant référence à l’absence à celle-ci de S.B. l’archevêque d’Athènes pour des raisons personnelles (que le Patriarcat œcuménique respecte, quelles qu’elles soient), nous publions, sur décision synodale, telle quelle, la lettre [N°5822 du 8 décembre 2015] de Sa Béatitude [i.e. l’archevêque d’Athènes] en vue de confirmer l’affirmation susmentionnée : « Toute-sainteté, archevêque de Constantinople la Nouvelle Rome et patriarche œcuménique, très cher frère et concélébrant de notre humilité, seigneur Bartholomée, embrassant votre Toute-sainteté dans le Seigneur, nous vous communiquons volontiers ce qui suit. En réponse aux lettres patriarcales N°1081/14.11.2015 et 1114/27.11.2015, par décision synodale, prise lors de la session du Synode permanent du 8 décembre de cette année, nous communiquons à Votre Sainteté que :

1epistoli°) l’Église orthodoxe de Grèce, à la commission spéciale inter-orthodoxe, convoquée à Athènes du 15 au 19 décembre de cette année, sera représentée par le métropolite Chrysostome de Peristerion, et le métropolite Ignace de Dimitrias et Almyros ;
2°) au titre de la convocation de la sainte synaxe des primats orthodoxes du 21 au 28 janvier 2016 à Chambésy en Suisse, notre humilité étant empêchée d’y participer pour des raisons personnelles, les représentants du Saint-Synode de l’Église de Grèce ont été désignés comme suit : Leurs Éminences le métropolite de Karystia et Skyros Séraphim, le métropolite de Peristerion Chrysostome et le métropolite de Messinia Chrysostome, accompagnés du révérend archimandrite Ignace Sotiriadis, secrétaire de notre commission synodale pour les relations inter-orthodoxes et interchrétiennes. En outre, ayant la conviction que la participation de ces distingués représentants de notre sainte Église fera avancer positivement l’œuvre des éminentes synaxes susmentionnées, nous souhaitons chaleureusement, par avance, Dieu voulant, leur succès, et nous embrassons Votre Toute Sainteté très-aimée et pleine de sagesse. Votre frère aimé en Christ, +Jérôme II d’Athènes, président du Saint-Synode ». Suite à cette publication, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce a procédé au communiqué suivant, le 20 février 2016 : « Pour la meilleure information des médias électroniques, relativement à leurs publications concernant la représentation de l’Église de Grèce à la synaxe des primats à Genève, et afin de ne pas créer d’impressions erronées, nous vous envoyons une copie exacte, tirée des archives du Saint-Synode, de la lettre de celui-ci, en date du 13 janvier 2016, concernant la représentation de notre Église à la synaxe des primats, qui a eu lieu du 21 au 28 janvier à Genève. « Des raisons personnelles » relatives à l’absence de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme II à la synaxe susmentionnée n’y sont pas mentionnées, du fait que les circonstances, entre temps, ne s’y prêtaient pas. Il va de soi que les positions définitives de l’expéditeur sont constituées par sa dernière lettre et non par quelque lettre intermédiaire » : « Toute-sainteté, archevêque de Constantinople la Nouvelle Rome et patriarche œcuménique, très cher frère et concélébrant de notre humilité, seigneur Bartholomée, embrassant votre Toute-Sainteté dans le Seigneur, nous vous communiquons volontiers ce qui suit : suite à notre lettre N°5822 et notre acte synodal du 8 décembre 2015 ainsi qu’à votre lettre patriarcale N°8/1.1.2016, par la décision synodale prise lors de la session du Synode permanent du 13 janvier de cette année, nous informons votre Toute-Sainteté que, au titre de la convocation de la sainte synaxe des primats orthodoxes du 21 au 28 janvier 2016 à Chambésy en Suisse, notre humilité étant empêchée d’y participer, le représentant du Saint-Synode a été désigné en la personne de S.E. le métropolite d’Ilia Germain, accompagné de leurs Éminences les métropolites de Peristerion Chrysostome et de Messinia Chrysostome. En outre, ayant la conviction que la participation de la représentation susmentionnée de notre sainte Église fera avancer positivement l’œuvre de l’éminente synaxe susmentionnée, nous souhaitons chaleureusement, par avance, Dieu voulant, son succès, nous embrassons Votre Toute Sainteté très-aimée et pleine de sagesse ». Par conséquent, le Saint-Synode de l’Église de Grèce considère que le Patriarcat œcuménique aurait dû publier la dernière lettre de l’archevêque d’Athènes, celle-ci ne mentionnant plus « les raisons personnelles » et constituant la seule lettre faisant foi. Selon le site Orthodoxia.gr, il existe encore une troisième lettre, qui aurait été écrite sur la même question entre les deux lettres susmentionnées et qui, de même, ne mentionne aucune « raison personnelle ».

Sources : 12. et 3.

Lettre du métropolite de Limassol Athanase au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien » 

Le métropolite de Limassol Athanase a adressé la lettre suivante au Saint-Synode de l’Église de Chypre concernant le document adopté par la synaxe des primats au sujet des « Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien ».

Béatitude, saints Pères,

J’ai reçu les textes qui ont été approuvés en tant que décisions des différentes conférences préconciliaires, qui ont eu lieu de temps à autre pour la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, lesquels textes entérinent officiellement les sujets qui seront soumis au saint et grand Concile, afin d’y être adoptés. Je vous remercie chaleureusement de leur envoi.

Puisque, conformément au règlement d’organisation et de fonctionnement du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe qui nous a été envoyé, et concrètement dans l’article 12, paragraphes 2 et 3, il est mentionné que nous pouvons exprimer nos vues à notre synode local tout d’abord, je soumets humblement au Saint-Synode de notre très sainte Église, sur l’injonction de ma conscience, mes opinions et mes convictions au sujet des questions ci-dessous.

En ce qui concerne le texte de la Vème conférence préconciliaire orthodoxe, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Genève-Chambésy, et qui est intitulé « Les Relations des Églises orthodoxes avec l’ensemble du monde chrétien », je dois déclarer ce qui suit :

Je suis absolument en accord avec les trois premiers articles du texte. Cependant, pour ce qui concerne les articles 4 et suivants, je dois observer ce qui suit : lorsque l’Église orthodoxe prie – ce qu’elle fait toujours – « pour l’union de tous », je pense qu’elle a en vue le retour dans l’union avec elle de tous ceux qui s’en sont retranchés et qui s’en sont éloignés, à savoir les hérétiques et les schismatiques. Ce retour a lieu après qu’ils aient renié leur hérésie ou leur schisme. Après avoir quitté cela, ils s’incorporent à l’Église orthodoxe et la rejoignent – s’unissent à elle – par la pénitence et la procédure prévue par les saints canons.

L’Église orthodoxe du Christ n’a jamais perdu « l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit » et n’accepte pas la théorie du rétablissement de l’unité de « ceux qui croient dans le Christ », parce qu’elle croit que ladite unité existe déjà dans celle de ses enfants baptisés. Cette unité existe entre eux et avec le Christ, dans la foi droite [de l’Église], laquelle n’existe pas chez les hérétiques et les schismatiques. C’est pourquoi l’Église souhaite à ces derniers leur retour au sein de l’orthodoxie dans la pénitence.

Je crois que ce qui est mentionné dans l’article 5 au sujet de « l’unité perdue des chrétiens » constitue une faute, car l’Église, comme peuple des fidèles de Dieu unis entre eux et avec le chef de l’Église qui est le Christ, n’a jamais perdu cette unité, qui est la sienne et n’a donc pas besoin d’être retrouvée, voire encore à être recherchée, et ce parce qu’elle a toujours existé et existera, étant donné que l’Église du Christ n’a jamais cessé ou ne cessera pas d’exister. Il s’est produit que des groupes ou des peuples, ou encore des personnes isolées, soient partis du corps de l’Église. Or, celle-ci souhaite et doit s’efforcer, dans un esprit missionnaire, que ceux-ci reviennent tous dans la pénitence par la voie canonique dans l’Église orthodoxe. Cela signifie qu’il n’existe pas d’autres Églises, mais seulement des hérésies et des schismes, si nous voulons être exacts dans nos formulations. La formule « pour la restauration de l’unité chrétienne» est erronée parce que l’unité des chrétiens – à savoir les membres de l’Église du Christ – n’a jamais été rompue, du fait que ces derniers restent unis avec l’Église. La séparation d’avec l’Église et l’abandon de l’Église a malheureusement eu lieu de nombreuses fois par les hérésies et les schismes, mais la perte de l’unité interne de l’Église ne s’est jamais produite.

Je me demande pourquoi il est question dans le texte d’une référence multiple aux « Églises » et aux « Confessions » ? Quelle est la différence entre elles et quel élément les caractérise pour que certaines soient appelées « Églises » et les autres « Confessions » ? Quelle Église est celle qui est hérétique, quelle est celle qui constitue un groupe ou une confession schismatique ? Quant à nous, nous confessons une seule Église, et toutes les autres sont des hérésies et des schismes.

Je considère que l’attribution du titre « Église » à des communautés hérétiques ou schismatiques sont, théologiquement, dogmatiquement et canoniquement, absolument erronées, car une est l’Église du Christ, comme cela est mentionné dans l’article 1, et une communauté ou groupe hérétique ou schismatique ne peut être appelé par nous Église. Seule l’Église orthodoxe peut l’être.

Rien, dans ce texte, ne mentionne que la seule voie qui conduit à l’unité avec l’Église est seulement le retour des hérétiques et des schismatiques, dans la pénitence, à l’Église une, sainte, catholique et apostolique du Christ, qui, conformément à l’article 1 est notre Église orthodoxe.

La référence à la compréhension « de la tradition de l’Église ancienne » donne l’impression qu’il existe une différence ontologique entre l’Église ancienne des saints sept conciles œcuméniques et sa continuation authentique jusqu’à aujourd’hui, laquelle est notre Église orthodoxe. Nous croyons qu’absolument aucune différence n’existe entre l’Église du XXIème siècle et celle du premier siècle, car l’un des traits distinctifs de l’Église est le fait que nous confessons dans le Credo que celle-ci est apostolique.

Dans l’article 12, il est mentionné que le but commun des dialogues théologiques est « le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour ». L’impression est donnée que nous, orthodoxes, cherchons notre rétablissement dans la foi vraie et l’unité de l’amour, comme si nous l’avions perdue et que nous cherchions à la trouver par des dialogues théologiques avec les hétérodoxes. Je considère que cette théorie est théologiquement inadmissible par nous tous.

La référence du texte au « Conseil oecuménique des Églises » me donne l’occasion de définir ma position à l’égard de différents événements syncrétistes anti-canoniques qui s’y sont produits de temps à autre, et aussi de son appellation, puisque, en lui, l’Église orthodoxe est considérée comme « l’une des Églises », ou une branche de l’Église une, qui cherche et lutte pour sa réalisation en lui. Mais pour nous, la seule et unique Église du Christ est celle que nous confessons dans le Credo.

Pour ce qui concerne l’idée selon lequel la sauvegarde de la foi orthodoxe authentique n’est assurée seulement que par le système conciliaire qui « constitue le juge désigné et ultime en matière de foi » contient une dose d’exagération et n’est pas conforme à la vérité. En effet, dans l’histoire ecclésiastique, de nombreux conciles ont professé et légalisé des dogmes erronés et hérétiques, tandis que le peuple fidèle les a rejetés et a sauvegardé la foi orthodoxe, faisant triompher la confession orthodoxe. Ni un concile sans le peuple fidèle – le plérôme de l’Église – ni le peuple sans concile des évêques peuvent se considérer comme le corps et l’Église du Christ, et exprimer correctement l’expérience et le dogme de l’Église.

Je comprends, Béatitude et saints frères synodaux, que des expressions dures et outrageantes ne peuvent figurer dans des textes ecclésiastiques contemporains, et que personne, je pense, ne veut des expressions de ce type. Cependant, la vérité doit être exprimée avec exactitude et clarté, toujours, naturellement, avec discernement pastoral et amour réel envers tous. Nous avons un devoir également envers nos frères qui se trouvent dans les hérésies et les schismes, d’être absolument sincères avec eux et, avec amour et peine, de prier et de faire tout pour leur retour dans l’Église du Christ.

Je pense humblement que des textes d’une telle importance et d’un tel poids émanant du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, doivent être rédigés avec soin et formulés avec toute l’exactitude théologique et canonique, de telle façon qu’il n’en surgissent pas des définitions et des déclarations qui ne sont pas claires et appropriées théologiquement, ainsi que des formulations erronées qui peuvent mener à de mauvaises interprétations et à des altérations du vrai point de vue de l’Église orthodoxe. Par ailleurs, un concile, pour être valide et canonique, ne doit en rien se départir de l’esprit et de la doctrine des saints conciles qui l’ont précédé, ainsi que de l’enseignement des saints Pères et des saintes Écritures, et il ne doit peser aucune ombre sur la formulation de la vraie foi.

Quand les groupes hérétiques et schismatiques ont-ils été appelés Églises par nos saints Pères, quand et où dans les textes des saints canons et les définitions des conciles œcuméniques ou locaux ? Si les hérésies sont des Églises, où est la seule et Une Église du Christ et des saints Apôtres ?

En outre, j’exprime humblement mon désaccord au sujet de l’abolition de la pratique de tous les saints conciles locaux et œcuméniques en vigueur jusqu’ici, laquelle voulait que chaque évêque disposât de son propre suffrage. Il n’a jamais été question de ce schéma : un suffrage par Église – ce qui rend les membres du saint et grand Concile, excepté les primats, de simples éléments décoratifs, leur ôtant le droit de vote.

J’ai encore certains autres désaccords et objections sur d’autres points des textes, mais je ne veux pas vous fatiguer plus avec cela, et je me limite aux thèmes que je considère de plus grande importance, au titre desquels j’exprime mon désaccord, mon point de vue et ma foi.

Je ne veux, par ce que j’ai écrit, attrister personne, et je ne souhaite pas que l’on considère que je donne une leçon ou que je juge mes frères et mes pères en Christ. Simplement, je ressens le besoin d’exprimer ce que ma conscience m’impose.

Je demande que mes opinions soient inclues dans les actes du Saint-Synode.

En demandant vos saintes prières, je reste votre humble frère dans le Christ,
+ Athanase de Limassol.

Source

Les documents approuvés par les participants de la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales à Chambésy (21-28 janvier) – mise à jour du 30 janvier

Communiqué de la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy, 21-28 janvier 2016

Sur l’invitation de Sa Toute-Sainteté le patriarche oecuménique Bartholomée, la synaxe des primats des Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique à Genève-Chambésy du 21 au 28 janvier 2016. Les primats suivants y ont assisté :

Patriarche oecuménique Bartholomée
Patriarche Théodore d’Alexandrie
Patriarche Théophile de Jérusalem
Patriarche Cyrille de Moscou
Patriarche Irénée de Serbie
Patriarche Daniel de Roumanie
Patriarche Néophyte de Bulgarie
Patriarche Élie de Géorgie
Archevêque Chrysostome de Chypre
Archevêque Anastase d’Albanie
Archevêque Rastislav des Terres tchèques et de Slovaquie

Les primats suivants ont été dans l’impossibilité de participer : Leurs Béatitudes le patriarche Jean X d’Antioche et le métropolite Sava de Varsovie et de toute la Pologne, ce pour des raisons de santé, et l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, pour des raisons personnelles. Néanmoins, tous les trois ont été représentés par des délégations officielles de leurs Églises.

Les primats des Églises orthodoxes se sont réunis afin de finaliser les textes destinés au saint et grand Concile. Dans le cadre de la synaxe, le dimanche 24 janvier, la divine liturgie a été célébrée en la sainte église stavropégique Saint-Paul. Avec le patriarche oecuménique, qui présidait, leurs Béatitudes et chefs des délégations des Églises orthodoxes ont concélébré la liturgie, à l’exception du chef de délégation du Patriarcat d’Antioche.

Pendant la synaxe, dont les sessions ont été tenues dans l’esprit apostolique de « professer la vérité dans la charité » (Eph. 4,15), dans la concorde et la compréhension, les primats ont affirmé leur décision de convoquer le saint et grand Concile. Celui-ci sera tenu à l’Académie orthodoxe de Crète du 16 au 27 juin 2016. À cette fin, les primats invoquent humblement la grâce et la bénédiction de la sainte Trinité et invitent ardemment à la prière le plérôme de l’Église, clergé et laïcs, durant la période menant au saint et grand Concile et durant celui-ci.
Les thèmes approuvés officiellement pour examen et adoption par le saint et grand Concile sont : La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain, la diaspora orthodoxe, l’autonomie et la façon de la proclamer, le sacrement du mariage et ses empêchements, l’importance du jeûne et son application aujourd’hui, et les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien. Par décision des primats, tous les documents approuvés seront publiés.

Les primats ont également discuté et défini l’établissement d’un secrétariat panorthodoxe, le règlement interne du Concile, la participation d’observateurs non-orthodoxes lors des sessions d’ouverture et de clôture, ainsi que les coûts budgétaires relatifs au Concile.

En outre, les primats ont exprimé leur soutien pour les chrétiens persécutés du Moyen-Orient et leur préoccupation constante pour les deux métropolites, Paul Yazigi du Patriarcat d’Antioche et Gregorios Yohanna Ibrahim de l’archidiocèse syriaque, qui ont été kidnappés.

Les débats de la synaxe ont pris fin le mercredi soir 27 janvier 2016 par le discours de clôture de Sa Toute-Sainteté le patriarche oecuménique Bartholomée.

Au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique
à Genève-Chambésy, le 27 janvier 2016

Le secrétariat de la sainte synaxe

Message du patriarche Irénée de Serbie à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy

« Votre Toute-Sainteté, très-respecté et bien-aimé président de cette vénérable assemblée, vos Saintetés et vos Béatitudes, vos Éminences et Excellences frères hiérarques, réunis à cette haute et sainte assemblée, révérends pères, chers frères et sœurs,
Nous exprimons notre gratitude à Dieu qui nous a rendus dignes de la grande grâce d’être les participants de l’assemblée panorthodoxe ici, au Centre du Patriarcat œcuménique, lequel nous est cher, à Chambésy. Ladite Assemblée a pour but l’œuvre agréable à Dieu de définir et confirmer à l’unanimité le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe orientale, préparé et attendu depuis longtemps.

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Compte-rendu de l’allocution du patriarche de Moscou Cyrille à la synaxe des primats de l’Église orthodoxe à Genève-Chambésy

Le service de presse du patriarche de Moscou a publié le compte-rendu suivant de l’allocution du patriarche de Moscou Cyrille à la synaxe des primats de l’Église orthodoxe à Genève-Chambésy .

Le 22 janvier, le patriarche de Moscou Cyrille s’est adressé aux participants à la synaxe des primats de l’Église orthodoxe à Genève-Chambésy. Au début de son allocution, le primat de l’Église orthodoxe russe a mentionné que chaque rencontre des primats des Églises orthodoxes constitue un événement qui revêt une signification particulière. « C’est la possibilité d’échanger des opinions, de discuter des problèmes qui nous préoccupent, de prendre des décisions concertées sur les questions d’importance pour toute l’orthodoxie. Mais avant tout, c’est la possibilité de ressentir à nouveau notre unité, lorsque nous communions ensemble à un seul Calice, ayant conscience que nous tous sommes un seul corps en Christ », a déclaré le patriarche, exprimant également sa reconnaissance au patriarche de Constantinople Bartholomée, qui a agi en tant qu’initiateur et organisateur de la présente rencontre. Ensuite, le patriarche Cyrille a soulevé les différents aspects de la préparation du Concile panorthodoxe. « En nous réunissant ensemble, nous avons pleinement et clairement conscience que notre Église est une et catholique, que la préservation et le renforcement de son unité constitue un souci de première importance, qui est à la base de tout notre ministère. Le saint et grand Concile est appelé à être le témoignage visible, clair et convaincant de l’unité de l’Église orthodoxe, et nous comprenons tous que le Concile ne peut être tel que s’il reflète l’unanimité authentique des Églises orthodoxes locales. Afin d’atteindre une telle unanimité, il nous faut tous travailler de façon renforcée pendant la période préconciliaire », a souligné le patriarche. Dans ce contexte, le primat a constaté avec satisfaction que « la préoccupation causée par l’absence de reconnaissance panorthodoxe de S.B. le métropolite Rostislav, primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, exprimée à plusieurs reprises tant par le Patriarcat de Moscou, que par d’autres Églises, a été écoutée. Aussi, Sa Béatitude est présente aujourd’hui parmi nous, recevant maintenant la due reconnaissance de toutes les Églises locales ». Abordant les problèmes faisant obstacles à l’unanimité intégrale parmi les Églises orthodoxes locales, le patriarche Cyrille a exprimé ses regrets au sujet de l’interruption de la communion entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem. Son rétablissement, selon la conviction du patriarche de Moscou, constitue une tâche essentielle de nos jours, alors que le monde entier suit avec angoisse les événements au Moyen Orient, car « c’est précisément des communautés religieuses de cette région que les hommes attendent en premier lieu un exemple de cohésion, d’aptitude à surmonter les différends ». Au cours de son allocution, le patriarche Cyrille a donné un éclairage détaillé sur la situation ecclésiale en Ukraine. « Aujourd’hui, plus de 30 églises de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont été saisies par la violence [par les schismatiques, ndt], pas moins d’une dizaine sont menacées d’attaques de la part des schismatiques et nationalistes, qui font passer ces faits pour un soi-disant passage volontaire des fidèles à l’ainsi nommé « Patriarcat de Kiev », a souligné le primat, qui a ajouté : « En fait, il s’agit là de véritables raids, d’attaques menées par des bandits pour s’emparer des églises. Ces attaques sont accomplies par des groupes de personnes n’ayant rien à faire avec les communautés paroissiales. Ensuite, à l’aide des autorités, elles falsifient des documents légaux, s’emparent de l’église avec les forces paramilitaires nationalistes, et jettent dehors la communauté paroissiale avec son prêtre ! » Le primat de l’Église orthodoxe russe a exprimé sa profonde préoccupation au sujet des actions de certains hiérarques du Patriarcat de Constantinople qui, lorsqu’ils visitent l’Ukraine, expriment leur soutien aux schismatiques, soi-disant au nom de Sa Sainteté le patriarche de Constantinople et, ce faisant, sèment le trouble parmi les fidèles et le clergé ukrainien. On ne pourrait s’imaginer, a continué le patriarche Cyrille, qu’en Suisse, en Grèce ou un autre pays européen, des représentants d’une autre confession puissent venir dans une église orthodoxe et « prendre la décision » que ce sont eux qui, désormais, utiliseraient cette église. « Or, en Ukraine, cela est maintenant une réalité. Les communautés de l’Église canonique chassées de leurs lieux de culte gagnent tous leurs procès en justice, mais les schismatiques et leurs milices de malfaiteurs armés ignorent les décisions des tribunaux », a souligné avec tristesse le primat. Comme exemple criant de la haine des nationalistes envers les fidèles de l’Église canonique en Ukraine, le patriarche Cyrille a mentionné la situation dans le village de Ptitchya, dans le district de Rovno, soulignant que les sectateurs du schisme « sèment le mal, provoquent consciemment des conflits inter-religieux, divisent la société ukrainienne ». « Tout récemment, l’un de leurs partisans a déclaré publiquement : si le métropolite Onuphre [primat de l’Église canonique, ndt] appartient jusqu’à maintenant à l’Église canonique, c’est pour l’unique raison que l’on n’a pas trouvé un instrument de torture adéquat – un fer à repasser ou un fer à souder. Il est terrible d’imaginer ce qui se passerait si ces bandits recevaient une légalisation canonique et se fondaient dans notre milieu ! » a déclaré le patriarche Cyrille. Celui-ci a exprimé sa reconnaissance aux Églises locales sœurs – notamment aux Églises d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem, de Serbie, de Bulgarie et de Pologne – pour leurs prières et leur soutien à l’Église orthodoxe d’Ukraine. « S.S. le patriarche de Serbie Irénée m’a écrit à juste titre, au sujet des schismatiques ukrainiens : ces gens n’appartiennent que nominalement à l’orthodoxie et « leur mépris des normes de la morale chrétienne, leur inclination à la haine, au mensonge et à verser le sang constitue un témoignage vivant de cela », a communiqué le patriarche Cyrille, qui a poursuivi : « Pour de tels gens, il n’y a qu’une voie menant à l’Église, c’est la pénitence. On nous demande pourquoi nous ne voulons pas nous unir à eux. Or, ils exigent de nous de commencer le dialogue pratiquement sur un pied d’égalité. Mais quel peut être l’accord entre le Christ et Bélial ? » « Le peuple orthodoxe d’Ukraine, tout comme auparavant, soutient l’Église canonique » a témoigné le patriarche, qui a évoqué les dizaines de milliers de fidèles qui s’étaient rassemblés et priaient lors de la procession à Kiev, le jour de la fête du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres. Je crois dans l’avenir de l’Église orthodoxe d’Ukraine : ses fidèles sont unis dans leur condamnation du schisme, et la violence ainsi que le mal les renforcent dans leur exploit d’amour et de foi ». Ensuite, le patriarche Cyrille a mentionné que le processus de préparation du Concile panorthodoxe, ces derniers temps, s’est notablement activé. Le patriarche s’est arrêté sur les causes de la non exécution d’un certain nombre de mandats confiés par la précédente synaxe des primats, dans le cadre de l’activité de la Commission spéciale inter-orthodoxe et de la Vème Conférence préconciliaire panorthodoxe. Entre autres, le primat a souligné l’importance de prendre en compte les positions de toutes les Églises locales, qui accomplissent leur mission dans diverses conditions. À ce sujet ont été mentionnées des suggestions qui, jusqu’à présent, sont restées sans suite, lesquelles, durant les deux dernières années, ont été portées à l’ordre du jour pour le Concile panorthodoxe de la part de plusieurs Églises locales, dont celles d’Antioche, de Russie, de Géorgie, de Serbie et de Bulgarie. En outre, le primat de l’Église orthodoxe russe a exprimé sa conviction qu’il était indispensable de réexaminer le projet du document sur « la question du calendrier », soulignant que le thème « de la fixation d’une date de Pâques plus exacte » n’est absolument pas actuelle pour l’Église orthodoxe et ne peut que semer le trouble parmi de nombreux fidèles. Non moins préoccupant est, selon les paroles du patriarche, le projet du document « sur les empêchements au mariage », dans lequel n’est contenue qu’une sèche énumération des empêchements canoniques, tandis que la position de l’Église concernant l’institution de la famille dans le monde contemporain n’est nullement reflétée. Le primat de l’Église orthodoxe russe a nommé le thème de « l’autocéphalie et le mode de sa proclamation » comme étant l’une des directions très importante des travaux, proposant de confirmer lors du Concile l’accord de principe déjà atteint au cours des sessions de la commission préparatoire inter-orthodoxe, à savoir que l’institution de nouvelles Églises autocéphales doit être accomplie sur une échelle panorthodoxe, nécessitant de parvenir à un consensus de toutes les Églises locales orthodoxes dans chaque cas distinct. La nécessité a également été soulignée d’une étude préliminaire approfondie du document conciliaire sur le thème de la « diaspora orthodoxe ». La question du lieu du déroulement du Concile, abordée dans le discours du patriarche Cyrille, et qui avait été déjà soulevé dans la lettre au patriarche de Serbie Irénée [au patriarche Bartholomée], a fait l’objet d’une discussion longue et approfondie. « Comme nous le voyons, de nombreuses questions doivent encore être résolues par nous, ensemble, afin de rendre possible la convocation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. J’en suis convaincu : la cause réelle pour laquelle une convergence n’a pas été atteinte, jusqu’à présent, sur de nombreux documents, ne provient pas de l’existence d’opinions opposées dans les différentes Églises, mais dans l’inefficacité de la méthodologie du Concile », a souligné le patriarche Cyrille. À ce sujet, le primat a partagé l’expérience de l’activité de la « Conférence inter-conciliaire » de l’Église orthodoxe russe, sous la forme d’une discussion ouverte, qui permet à tout membre intéressé de l’Église d’exprimer sa position. « Je pense que c’est précisément ainsi, de façon ouverte, que doit se dérouler la préparation du Concile, si nous sommes vraiment intéressés à son déroulement réussi », a dit le primat, soulignant l’importance de la publication des projets de documents conciliaires et de remédier ainsi au déficit d’informations fiables, qui provoque des soupçons chez beaucoup de fidèles. « Je suis convaincu que la publication, qui a mûri depuis longtemps, des projets des documents conciliaires et la possibilité de libre discussion à leur sujet, non seulement ne fera pas obstacle au déroulement du Concile, mais nous montrera à nous-mêmes et au monde entier le caractère authentiquement conciliaire de notre Église, ce qui aidera au renforcement de l’unité panorthodoxe », a déclaré le patriarche Cyrille, appelant tous les participants à prier le Seigneur pour qu’Il envoie Son aide lors des travaux communs pour le bien de l’Église et pour la résolution des difficultés qui surgissent sur la voie de la réalisation du Concile panorthodoxe.

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Reportage: « Ouverture de la synaxe des Eglises orthodoxes »

SYNAXI5La chaîne de télévision KTO a diffusé un reportage, que l’on peut visionner ici, sur la synaxe des primats orthodoxes qui se tient actuellement à Genève-Chambésy. Carol Saba et le métropolite Jérémie de Suisse ont été  interrogés pour ce reportage.

Reportages photographiques du premier jour de la synaxe: Fanarion (dont photographie ci-dessus), Patriarcat de Moscou.

Autre vidéo: l’ouverture et le discours du patriarche Cyrille de Moscou sur la chaîne Youtube de l’Église orthodoxe russe.

Liste des participants à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Genève-Chambésy et compte-rendu succinct de la première journée

Le service de presse du Patriarche de Moscou a publié la liste des participants à la synaxe des Église orthodoxes qui se tient actuellement à Genève-Chambésy, ainsi qu’un compte-rendu succinct de la première journée :

Le 22 janvier a commencé, au Centre orthodoxe du Patriarcat de Constantinople à Chambésy (Suisse), la Réunion des primats des Église orthodoxes locales. À la session, sous la présidence du patriarche de Constantinople Bartholomée, participent :
– Patriarcat de Constantinople : consultants du président : le métropolite de France Emmanuel et l’archimandrite Bartholomée (Samaras) ; l’archevêque d’Amérique Démétrios, l’archevêque de Telmessos Job
– Patriarcat d’Alexandrie : le patriarche d’Alexandrie Théodore II, le métropolite de Léontopolis Gabriel, le métropolite de Guinée Georges
– Patriarcat d’Antioche : le métropolite des Iles britanniques et d’Irlande Silouane, le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Isaac, le prêtre Porphyre Gheorgi
– Patriarcat de Jérusalem : le patriarche de Jérusalem Théophile III, l’archevêque d’Anfidon Nectaire, l’archevêque Aristarchos de Constantina, secrétaire général du Patriarcat de Jérusalem, l’archidiacre Euloge, F. Yangou
– Patriarcat de Moscou : le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, et l’archiprêtre Nicolas Balachov
– Patriarcat de Géorgie : le catholicos-patriarche de toute la Géorgie Élie II ; métropolite de Zougdidi et Tsaich Gérasime, le métropolite André de Gori et Ateni André, le protopresbytre Georges Zviadadzé
– Patriarcat de Serbie : le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, le prêtre Vladimir Vranić

– Patriarcat de Roumanie : le patriarche de Roumanie Daniel, le métropolite d’Europe occidentale et méridionale Joseph, le métropolite de Târgoviște Niphone, l’archiprêtre Stéphane Ababei
– Patriarcat de Bulgarie : le patriarche de Bulgarie Néophyte, le métropolite de Varna et Veliki Preslav Jean, le métropolite de Nevrokopi Séraphim, l’archimandrite Gérasime, I. Dimitrov, F. Afanasov, D. Arnaudov

– Église de Chypre : l’archevêque de Chypre Chrysostome II, l’évêque de Karpasia Christophore, le diacre Cyprien Kountouris
– Église de Grèce : le métropolite d’Ilia Germain, le métropolite de Peristerion Chrysostome, le métropolite de Messinia Chrysostome
– Église d’Albanie : l’archevêque de Tirana et de toute l’Albanie Anastase, le métropolite de Gjirokastër Dimitri, le métropolite de Korçë Jean, le diacre Spyridon Topadza
– Église de Pologne : l’évêque de Siemiatycze Georges
– Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie : le métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie Rostislav, l’archevêque de Michalovce-Košice Georges, l’archevêque de Prague Michel, l’archimandrite Séraphim (Šemiatovski)

Le secrétariat est constitué du métropolite de Suisse Jérémie, de l’archidiacre Jean Chryssavghis, V. Phidas, et K. Delikostandis (Patriarcat de Constantinople).
Après la prière commune et le commencement des travaux de l’assemblée en l’église Saint-Paul, le patriarche de Constantinople Bartholomée a prononcé l’allocution d’ouverture. Ensuite, les autres primats et représentants des Églises orthodoxes locales ont adressé leurs salutations à l’assemblée. Le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, dans son allocution, a soulevé différents thèmes actuels concernant les relations inter-orthodoxes, et a abordé en détails les questions liées à la préparation du Concile panorthodoxe. À l’issue des allocutions des primats des Églises locales a eu lieu un échange d’opinions concernant les questions soulevées lors desdites interventions. Le patriarche de Constantinople Bartholomée a, entre autres, salué la présence à la réunion du métropolite de Kiev Onuphre que, selon les paroles de Sa Sainteté, toutes les Églises orthodoxes reconnaissent en tant que seul primat canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine. À la fin du premier jour des travaux de la réunion ont été créées les commissions pour l’établissement du règlement ainsi que pour la préparation du texte du document final de l’assemblée.

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Début des travaux de la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Genève-Chambésy

Les travaux de la synaxe des primats et représentants des Églises orthodoxes locales, sous la présidence du patriarche œcuménique Bartholomée à Genève ont commencé. La synaxe a lieu à huis clos en l’église Saint-Paul du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy. Il convient de mentionner que le patriarche d’Antioche Jean, l’archevêque d’Athènes Jérôme et le métropolite de Varsovie Sava sont absents de la synaxe. Enfin, le dimanche 24 janvier aura lieu en ladite église une concélébration inter-orthodoxe, présidée par le patriarche œcuménique Bartholomée.

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Le patriarche de Moscou Cyrille participera à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy

Le bureau de presse du patriarche de Moscou a publié le communiqué suivant : « Conformément à la décision ecclésiale commune, le 22 janvier 2016 commencera, au Centre orthodoxe du Patriarcat de Constantinople à Chambésy, la synaxe des primats et des représentants de toutes les Églises orthodoxes locales. Au cours de la synaxe, qui durera une semaine, seront discutées les questions concernant la préparation du Concile panorthodoxe. Feront partie de la délégation de l’Église orthodoxe russe à cette synaxe [outre le patriarche de Moscou, ndt] S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le président du département des relations ecclésiastiques extérieures le métropolite de Volokolamsk Hilarion, et le vice-président dudit département, l’archiprêtre Nicolas Balachov. L’Église orthodoxe russe a toujours participé et continue de prendre une participation active au processus préconciliaire, malgré un certain nombre de difficultés existant dans la préparation du Concile panorthodoxe. En raison de la nécessité de la participation, en personne, du primat de l’Église orthodoxe russe à la Synaxe et ce tous les jours des travaux de celle-ci, S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, ne pourra cette année présider la cérémonie d’ouverture des « Conférences de Noël » [à Moscou, ndt] le 25 janvier. Les rencontres parlementaires de Noël, auxquelles est attendue la participation de S.S. le patriarche Cyrille, auront lieu cette année le 29 janvier au Conseil de la Fédération. Avec la bénédiction de Sa Sainteté, le 25 janvier, jour de l’ouverture des Conférences de Noël, la divine liturgie en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou sera présidée par le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal. Le primat de l’Église orthodoxe russe transmet sa bénédiction à tous les participants des Conférences de Noël pour participer activement à ce forum public, lequel est important pour toute notre Église ».

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Le patriarche de Bulgarie Néophyte participera à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Chambésy

La liste de la délégation de l’Église orthodoxe de Bulgarie à la synaxe des primats des Églises orthodoxes, qui se tiendra à Chambésy du 21 au 28 janvier, a été établie. C’est ainsi que le patriarche de Bulgarie Néophyte participera à a réunion et sera accompagné du métropolite de Varna Jean, du métropolite de Nevrokopi Séraphin, de l’archimandrite Gérasime, secrétaire général du Saint-Synode, de Théodore Atanasov, chef du cabinet et Dimitri Arnausov, traducteur.

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Communiqué du Patriarcat œcuménique au sujet de la synaxe des primats des Églises orthodoxes

Le Patriarcat œcuménique annonce que, suite à l’invitation de Sa Toute-Sainteté adressée à leurs Béatitudes les primats des très saintes Églises orthodoxes locales, aura lieu, sous sa présidence, leur synaxe au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Genève-Chambésy, du 21 au 28 de ce mois de janvier.
Tous les primats ont déclaré leur participation en personne, à l’exception de leurs Béatitudes le patriarche d’Antioche Jean et le métropolite de Varsovie Sava, empêchés pour raisons de santé, ainsi que de l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme pour des raisons personnelles. Les trois primats seront représentés par des représentants autorisés.
La synaxe en question traitera de questions relatives à la préparation du grand et saint concile, qu’il a été décidé de convoquer dans le courant de l’année présente. Dans le cadre de cette synaxe, aura lieu, le 24 janvier, une divine liturgie inter-orthodoxe en la sainte église stavropégiaque de l’Apôtre Paul, présidée par sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée, avec la participation de leurs Béatitudes les primats.
Lors des travaux de cette sainte synaxe, la représentation du Patriarcat oecuménique sera constituée de son Éminence l’archevêque doyen d’Amérique Mgr Demetrios avec son Excellence l’archevêque de Telmessos Mgr Job, tandis que sa Toute-Sainteté sera accompagnée, par leurs Éminences le métropolite doyen de Pergame Mgr Jean et le métropolite de France Mgr Emmanuel.

Fait au Patriarcat, le 18 janvier 2016
Bureau du secrétaire en chef du Saint-Synode

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie concernant la synaxe des primats, la famille traditionnelle et autres sujets

Le 14 janvier, en la salle synodale de la résidence patriarcale, sous la présidence du patriarche Daniel, a eu lieu la première session de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie de cette année. Parmi les décisions prises figurent les suivantes :

1. Mandat a été confié au patriarche Daniel pour soutenir la position de l’Église orthodoxe roumaine à la synaxe des primats des Églises orthodoxes, qui aura lieu du 22 au 28 janvier au Centre de conférences du Patriarcat œcuménique à Chambésy, près de Genève. Le but de cette synaxe est d’évaluer et de valider les textes proposés à l’approbation lors de la prochaine réunion du grand concile de l’Église orthodoxe, annoncée pour le mois de juin 2016, vers les fêtes de la Pentecôte.
2. Renouveler l’appel d’aide aux communautés paroissiales dont les revenus sont modestes, spécialement en milieu rural, par les paroisses aux possibilités financières plus grandes, et identifier de nouveaux moyens d’entraide fraternelle.
3. Solliciter les diocèses d’examiner l’impact des nouvelles règles de soutien accordé aux cultes reconnus en Roumanie, sur les activités d’édition et d’œuvres sociales, caritatives, de l’Église.
4. Prendre acte avec approbation de l’initiative citoyenne destinée à amender l’article 48 de la Constitution roumaine, afin de préciser que la famille est constituée par le mariage consenti librement entre un homme et une femme. Cette initiative des laïcs appartenant à plusieurs religions est soutenue par l’Église orthodoxe roumaine, parce qu’elle exprime son enseignement sur la famille et sa position constante du point de vue juridique.

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L’archevêque d’Athènes ne se rendra pas à la synaxe des primats des Églises orthodoxes prévue le 21 janvier, et le patriarche de Bulgarie pose ses conditions pour y participer

Lors de la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce du 13 janvier, il a été décidé que l’archevêque d’Athènes ne se rendrait pas en personne à la synaxe des primats des Églises orthodoxes prévue le 21 janvier,

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Sources : 1 et 2[/private]

L’Église orthodoxe russe n’a pas reçu de lettre l’avisant du transfert de la synaxe des primats de Constantinople à Genève

L’Église orthodoxe russe n’a reçu aucune lettre officielle du Patriarcat œcuménique au sujet du transfert de la synaxe de Constantinople à Genève. « Nous attendons une lettre officielle » a déclaré au site russe Pravmir le secrétaire pour les relations inter-orthodoxes du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Igor Yakimtchouk. Comme l’annonce l’agence RIA Novosti, la forme de participation de l’Église orthodoxe russe à la synaxe sera décidée après la réception de la lettre du Patriarcat de Constantinople. L’archiprêtre Igor Yakimtchouk a mentionné que, c’est ce qui est le plus probable, les primats des Églises orthodoxes locales pourraient se rencontrer « au centre du Patriarcat de Constantinople, dans la banlieue de Genève, à Chambésy, où se déroulent habituellement ce genre de manifestations ». Il a souligné que, jusqu’à la réception de la lettre officielle sur le lieu du déroulement de la réunion, on ne peut « que faire des suppositions ». Auparavant, l’agence d’information grecque Romfea avait annoncé qu’il était proposé de transférer de Turquie en Suisse la synaxe des primats des Églises orthodoxes.

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C’est à Genève, et non à Constantinople, que devrait se tenir la prochaine synaxe des primats des Églises orthodoxes

genikoSelon les informations de l’agence d’informations Romfea, c’est à Genève, et non  à Constantinople, que devrait finalement se tenir la synaxe des primats des Églises orthodoxes, qui siègera le 21 janvier. Selon les informations recueillies par Romfea, le patriarche œcuménique Bartholomée aurait pris cette décision au dernier moment, afin qu’il n’y ait pas de justifications, de la part des autres Églises locales, pour ne pas participer à cette synaxe, destinée à préparer le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe.

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Source (dont photographie): Romfea

Synaxe des pères et mères higoumènes de l’archevêché de Bucarest

La Synaxe des pères et des mères higoumènes de l’archevêché de Bucarest et des monastères patriarcaux stavropégiaques roumains s’est déroulée les 5 et 6 octobre 2015 au Centre social et pastoral « Sainte-Croix » du monastère Caraiman, dans le département de Prahova. Les thèmes discutés ont été la mission des paroisses et des monastères aujourd’hui, ainsi que la vie et l’œuvre de saint Jean Chrysostome et des grands spirituels des diocèses. La synaxe était présidée par le patriarche de Roumanie Daniel.

La mission première du moine est l’accueil des pèlerins au monastère

Dans son allocution, le patriarche Daniel a parlé de la mission du moine dans la société d’aujourd’hui. « La mission des moines ne consiste pas à se rendre d’un lieu à un autre. Il y a eu des cas lorsque les moines ont été envoyés comme missionnaires pour christianiser le peuple, renforcer la vie spirituelle là où elle était plus faible, mais la mission la plus importante du moine n’est pas tant d’aller sur le terrain que de recevoir les fidèles et les pèlerins au monastère. Le père Cléopas (Ilie, +1998), n’a pas été envoyé faire des missions en Afrique, en Asie, mais mettre de l’ordre dans certains monastères sur les injonctions du patriarche Justinien. En même temps, il est devenu missionnaire par sa façon de recevoir les fidèles et les pèlerins au monastère. Il les nourrissait spirituellement avec une parole édifiante, toujours fondée sur la Sainte Écriture et les Saints Pères, non sur des idées originales ou des opinions personnelles » a déclaré le patriarche.

Apportons le témoignage de la l’amour du Christ dans le monde

Le primat de l’Église orthodoxe roumain a souligné le fait que le rôle des établissements monastiques est de donner un témoignage de la foi véritable, d’apporter l’aide aux hommes qui se trouvent dans le besoin. « La mission des monastères est un témoignage de la foi véritable, de la vie droite, d’aide à ceux qui ont besoin de bons conseils, de la lumière pour la vie et d’encouragements. Il y a un moment où nous devons combiner une parole lumineuse avec une bonne œuvre, afin de porter témoignage de l’amour du Christ dans le monde, parce que le Christ œuvre au moyen de Son Corps mystique, au moyen de l’Église. En particulier, la vie monastique est une lumière, un guide pour la vie de l’Église, comme le dit saint Jean Chrysostome, qui appelle les monastères « havre de tranquillité, de prière, et de vie et de joie spirituelles », a ajouté le patriarche.

Les actes et les paroles de ceux qui vivent dans les monastères sont jusqu’à aujourd’hui une source d’eau vivante
L’évêque Bessarion, évêque de Tulcea était un invité spécial à la synaxe monastique. Dans son allocution, le hiérarque a expliqué que de nos jours, le moine est resté l’espoir de l’humanité parce qu’il révèle l’image de Dieu aux hommes en pleine crise spirituelle. « Le moine est l’homme angélique dont parle saint Jean le Climaque lorsqu’il dit : « Les anges sont la lumière des moines, tandis que la vie monastique est la lumière pour tous les hommes ». Saint Jean Chrysostome, cet illustre Père de l’Église, a appelé les moines de son temps les torches qui illuminent la face de la terre entière et en même temps, les remparts pour les villes, exhortant les fidèles à se rendre dans les monastères et à rencontrer ceux qui y vivent pour y recevoir un profit spirituel. C’est parce que, alors et aujourd’hui encore, les fidèles ont vu dans ceux qui vivent dans les monastères non pas des pères et mères selon la chair, mais selon l’esprit, lesquels, par leur propre naissance, enfantent et font renaître spirituellement les autres, tandis que leurs œuvres et leurs paroles sont jusqu’à aujourd’hui un source d’eau vivante » a précisé l’évêque. À cette rencontre ont participé également Mgr Timothée de Prahova, évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest, l’archimandrite Benjamin Goreanu, conseiller administratif dudit archevêché, les pères et mères higoumènes de l’archevêché de Bucarest et des monastères stavropégiaques. Les travaux de la Synaxe ont été précédés par la sainte Liturgie, qui a été célébrée par l’évêque de Prahova Timothée.

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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à la synaxe de la hiérarchie du Trône (le 29 août) – 3ère partie

Cet esprit de réconciliation et de contribution à la symbiose harmonieuse des hommes qui découle de l’Évangile et caractérise par excellence notre sainte Église orthodoxe, a conduit le patriarcat œcuménique à étendre l’effort du dialogue au delà du monde chrétien. Ainsi, depuis des années il se place à la tête du dialogue interreligieux entre chrétiens, juifs et musulmans ; à travers ce dialogue on ne vise pas tant l’étude des différences théologiques mais le développement et la promotion du principe et de la conviction que nous avons personnellement soulignés dans le cadre de la rencontre interreligieuse de Bosphore, il y a quelques années, que « la guerre au nom de la religion est une guerre contre la religion ». Un regard sur la situation actuelle du monde suffit pour convaincre à propos de la vérité et de la pertinence de cette phrase. Dans ce domaine aussi le patriarcat œcuménique offre son témoignage.

Mais comme nous avons déjà sous-entendu, la sainte Providence a placé sur les épaules de l’institution sacrée que nous servons tous par la grâce de Dieu, une lourde responsabilité de plus, celle de la préservation de l’unité de toute l’Église orthodoxe. Le patriarcat œcuménique a aujourd’hui l’obligation de réaliser la primauté d’honneur, que les canons sacrés des saints conciles œcuméniques ont reconnue à l’évêque de Constantinople, pour le bénéfice de l’ensemble de l’orthodoxie.

Dans le cadre de sa responsabilité pour l’ordre canonique et l’unité de l’ensemble de l’Église orthodoxe, le patriarcat œcuménique reçoit des appels pour la résolution de questions survenant entre les Églises orthodoxes ou même parfois à l’intérieur de certaines d’entre elles ; le patriarcat agit avec pertinence et résout ces questions comme cela s’est passé il y a quelques années dans l’Église de Bulgarie, dans le patriarcat de Jérusalem et dans l’Église de Chypre, ou récemment lors de la discorde entre les patriarcats de Jérusalem et de Roumanie. Malheureusement, des questions d’une telle nature ne cessent de survenir et le patriarcat œcuménique à travers sa commission synodale pour les affaires interorthodoxes et les décisions du saint Synode s’emploie à trouver les meilleures solutions. Comme vous en avez été certainement informés, un conflit grave est récemment survenu entre les patriarcats anciens d’Antioche et de Jérusalem à propos de la juridiction canonique au Qatar, pour la résolution duquel nous travaillons intensément. En même temps, il y a aussi la question interne concernant l’élection du primat de l’Église de Tchéquie et de Slovaquie dont la canonicité est contestée tant à l’intérieur de cette Église que par le patriarcat œcuménique et par de nombreuses autres Eglises orthodoxes.

Pour toutes ces questions et d’autres problèmes similaires comme la division persistante du troupeau orthodoxe en Ukraine, notre patriarcat reçoit des appels et veille à leur résolution. Parallèlement, il développe des initiatives pour une collaboration plus étroite et des relations plus suivies entre les Églises orthodoxes de sorte que l’Eglise orthodoxe acquière une voix commune et qu’elle développe en elle la conscience d’une seule Église qui s’exprime « d’une seule bouche et d’un seul cœur » malgré sa structure canonique constituée d’un ensemble de nombreuses Églises autocéphales.

Ainsi, depuis déjà la première année de notre patriarcat nous convoquâmes une synaxe des primats des Églises orthodoxes pour échanger des vues sur les questions mondiales qui nécessitaient une parole commune de la part de l’Église orthodoxe. Jusqu’à présent, cinq de ces synaxes ont été convoquées, toutes tenues ici, au centre sacré, à l’exception ce celle tenue sur l’île de Patmos et celle de l’an 2000 qui eut lieu à Jérusalem à l’occasion des festivités pour le nouveau millénaire. Toutes ces synaxes se tinrent dans une ambiance fraternelle et émirent des messages communs qui ont eu un retentissement important.

Au cours de la dernière synaxe des primats, convoquée ici au mois de mars de l’an 2014, une décision historique fut prise sur notre proposition : la convocation ici, au cours de l’an 2016, du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. Il faut souligner la signification et l’importance de cet événement. Depuis l’an 1923, le patriarcat œcuménique envisageait la convocation d’un synode panorthodoxe en 1925, à l’occasion de la commémoration du premier concile œcuménique. Ce concile ne put avoir lieu en raison des circonstances historiques connues. Le patriarcat œcuménique réitéra cet effort en l’an 1930, quand se réunit au Mont Athos la commission panorthodoxe préparatoire du concile, mais encore une fois la tenue du concile s’avéra impossible en raison de la situation internationale. La question fut ouverte à nouveau au début des années 1960, quand la convocation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe fut décidée au niveau panorthodoxe et un processus préparatoire du concile fut mis en place. Malgré le fait que la préparation débuta immédiatement, sa réalisation a pris pendant presque cinq décennies, un retard inacceptable en raison de certains problèmes interorthodoxes.

Son Éminence le métropolite Jean de Pergame, président de la commission synodale des affaires interorthodoxes, président des commissions interorthodoxes préparatoires du concile et président des conférences panorthodoxes préconciliaires va informer ce corps sacré sur la situation actuelle des préparations du saint et grand Concile.

Tout d’abord il faut que nous soulignions l’importance et le besoin de convoquer immédiatement de Concile. Le long retard dans sa tenue a mis l’Église orthodoxe dans une position difficile devant le reste du monde chrétien, et même au-delà, jusqu’au point que nous nous sentons littéralement embarrassés lorsque l’on nous demande quand aura lieu finalement le Concile annoncé. Dans son ecclésiologie, l’Église orthodoxe met l’accent et enseigne la conciliarité, mais en réalité elle ne la pratique pas au niveau universel donnant l’image d’une confédération d’Églises et non pas celle de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Tout retard dans la convocation du Concile met l’Église orthodoxe dans l’embarras, pas seulement aux yeux des non-orthodoxes mais aussi face à ses propres principes et convictions ecclésiologiques. Au contre-argument de bonne volonté que la préparation du Concile devrait être plus complète et inclure des questions brûlantes et d’actualité nous répondons que la priorité la plus importante est la tenue même du Concile qui constituera un premier pas vers d’autres Conciles au cours desquels les questions brûlantes et d’actualité pourraient être abordées. Le meilleur est l’ennemi du bien, comme on le dit, mais il serait dommage de perdre ce qui est nécessaire en cherchant ce qui serait parfait.

Une deuxième remarque sur cette même question concerne la nature du saint et grand Concile convoqué. Au cours du choix de l’appellation de ce Concile par la première conférence préconciliaire, nous avons évité en toute conscience le terme Concile œcuménique pour la raison que les chrétiens de l’Occident n’y sont pas conviés en tant que membres du Concile, comme ce fut toujours le cas dans la convocation des conciles œcuménique de l’Église primitive. L’autorité de ce Concile s’étend alors uniquement sur le monde de l’Église orthodoxe, sans que cela signifie pour autnat que le Concile ne puisse prendre des décisions touchant aux relations entre l’orthodoxie et le reste du monde chrétien.

Finalement, ce serait une omission si nous ne soulignions pas devant ce corps sacré les difficultés de la préparation du saint et grand Concile. Parmi toutes les difficultés, les plus nombreuses et les plus graves viennent du fait que malheureusement, l’esprit du nationalisme et parfois même celui de l’ethnophylétisme condamné en tant qu’hérésie, qui met l’Église au service d’objectifs politiques et étatiques, a pénétré dans nombre d’Églises locales autocéphales. Ainsi, certaines des Églises orthodoxes sœurs, en collaboration étroite avec les gouvernements de leurs pays et jouissant de leur plein soutien économique, emploient tous les moyens, y compris le saint et grand Concile en préparation, afin de promouvoir des intérêts et des objectifs de nature politique provoquant de cette manière des fractures sur l’unité de l’orthodoxie. Le patriarcat œcuménique, en tant qu’Église supranationale, lutte contre ce type de tendances car il place l’unité et l’intérêt de l’Église au dessus de tout. Dans ce ministère, il est souvent confronté à des tentatives, ouvertes ou dissimulées, de contestation de son rôle comme première parmi les Églises et comme garant de l’unité orthodoxe.

Frères bien aimés en Christ,

La raison pour tout ce qui a précédé est que nous voulions vous faire part, même brièvement, de l’œuvre qui est accomplie dans ce centre sacré pour la réalisation de la mission suprême qui a été attribué par la Providence divine à la première parmi les Églises que nous avons tous le grand privilège de servir. Cette œuvre multidimensionnelle et pleine de responsabilités est accomplie avec succès en dépit des moyens limités dont dispose le patriarcat œcuménique et du nombre restreint de son personnel suite à la fermeture de l’Ecole théologique de Halki, mais grâce à la diligence et à la dévotion du personnel administratif du patriarcat, auquel nous exprimons encore une fois la gratitude de la mère Église et nos remerciements personnels.

Nous désirons tout particulièrement mentionner la contribution des nos saints frères qui composent le saint Synode qui, avec le patriarche, veillent au progrès de l’œuvre de l’Église en prenant les décisions nécessaires et qui ne sont pas toujours faciles. Nous ressentons une satisfaction particulière et glorifions le Dieu donateur des biens parce que c’est au cours de notre patriarcat que fut restauré le système de participation par rotation au Saint Synode de tous les métropolites du Trône en activité, ce qui leur permet d’exercer leur droit et devoir découlant des saints canons et forge davantage les liens entre le saint centre et les diocèses du Trône.

Tout ce qui a été dit et tout ce qui a été omis afin que ce discours n’ait pas trop de longueur témoigne du fait que la grâce de Dieu « qui guérit tout ce qui est faible et remplit tout ce qui manque » n’a pas cessé de protéger et de guider cette institution sacrée dans l’accomplissement de sa mission suprême, nous donnant ainsi l’espoir certain qu’aucune force opposée ni prédiction humainement défavorable ne pourra interrompre ou gêner la réalisation de cette mission. Car la mère Église, selon Saint Paul « sait vivre dans l’humiliation, et sait vivre dans l’abondance ; en tout et partout elle a appris à être rassasiée et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette » (voir Phil. 4.12). Marchant à travers les siècles comme l’apôtre « à travers l’honneur et l’ignominie, à travers la mauvaise et la bonne réputation » (2 Cor. 6.8) elle sait comme lui que la puissance de Dieu « s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12.9). Les quelques dix-sept siècles de son existence historique témoignent et confirment les mots du psalmiste : « Avec le Seigneur à mon côté, je n’ai pas peur de ce qu’un homme peut faire à moi » (Ps. 117.6).

Frères bien aimés,

L’Église n’est pas de ce monde mais vit dans le monde (cf. Jean 17.6). Les problèmes du monde contemporain sont aussi les problèmes de l’Église car ils sont les problèmes de ses fidèles. Vous savez cela très bien, surtout ceux parmi vous qui servez en tant que pasteurs dans vos diocèses. Ces problèmes peuvent varier d’une région à l’autre mais deviennent constamment de plus en plus communs. Les sociétés traditionnellement chrétiennes se sécularisent rapidement et cela rend nécessaire l’ajustement de l’Église aux nouvelles conditions sociales sans que le noyau de l’Évangile et de la foi délivrée une fois pour toutes aux saints soit altéré (voir Jude 3-4).

Notre sainte Église orthodoxe est caractérisée par sa dévotion à la Tradition. Pourtant à travers des siècles, en exerçant une bonne acception de l’économie elle a réussi son ajustement aux conditions de chaque époque sans s’éloigner du cœur de l’Évangile. Adoptant comme guide les mots du Seigneur que « le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat » (voir Marc 2.27) et appliquant la dernière règle d’or du Concile quinisexte (Canon 102), l’Église orthodoxe a posé la personne humaine, cette icône de Dieu trinitaire, comme critère suprême de ses décisions. Cela présuppose bien évidemment du discernement spirituel et n’est peut être assuré qu’à travers de décisions synodales. C’est pour cette raison que l’échange d’avis sur ces questions entre les évêques de l’Église est jugé particulièrement utile et nécessaire. La présente synaxe à comme but de nous offrir cette possibilité aussi.

Pour finir, nous devons attirer notre attention sur le fait que, outre les dangers découlant de la sécularisation de nos sociétés, l’Église se trouve aujourd’hui face à des agitations plus générales qui, dans certains cas, mettent en péril son existence même. Cela est particulièrement vrai dans des régions où des Églises orthodoxes ont existé depuis des siècles ; nos pensées et nos prières sont constamment tournées vers elles. Devant ce danger nous n’avons qu’un seul remède : la prédication et les efforts pour la paix et la réconciliation. Le dialogue pour la réconciliation n’est pas aujourd’hui un luxe mais c’est un besoin vital pour nous mêmes d’abord, puis pour l’Église. C’est pour cette raison que le patriarcat œcuménique se place de toutes ses forces à la tête de chaque effort de réconciliation. Les temps sont cruciaux et notre responsabilité et notre devoir en tant qu’Église du Seigneur souffrant pour le monde nous appellent tous à l’accomplissement de cette mission.

Ce sont ces pensées et sentiments que nous avons ressenti le besoin de partager avec vous comme introduction aux délibérations de cette synaxe. À travers ces pensées et sentiments nous avons voulu vous faire part « de l’œuvre de la foi et de la labeur de l’amour et de la patience de l’espoir » (1 Thess. 1.3) de la mère Église qui a confié à chacun d’entre nous l’honneur et la responsabilité suprêmes du service épiscopal. En espérant avec grande joie l’échange avec vous de toute préoccupation et pensée qui concerne la réalisation de notre responsabilité, nous déclarons l’ouverture des délibérations de cette synaxe en la plaçant sous le souffle du Paraclet.

« Au reste, frères, réjouissez-vous, perfectionnez-vous, soyez consolés, ayez un même sentiment; vivez en paix: et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (2 Cor. 13.11)

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Un compte rendu de la synaxe des hiérarques du Patriarcat oecuménique

11984421_10206598917478852_1946156944_oLes métropolites Emmanuel de France et Athénagoras de Belgique, l’archevêque Job de Telmessos et l’évêque Jean de Charioupolis ont participé à la synaxe des hiérarques du Patriarcat œcuménique du 29 août au 2 septembre à Istanbul. Un compte rendu en français est proposé sur cette page.

Photographie: Fanarion

Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à la synaxe de la hiérarchie du Trône (le 29 août) – 2ème partie

Fidèle à ce devoir devant l’ensemble de l’humanité, le patriarcat œcuménique a entrepris des initiatives d’une très grande importance pour l’homme contemporain comme la protection de l’environnement, qui se trouve aujourd’hui face à l’ultime danger, à cause du comportement irrationnel et égoïste de l’homme. Ainsi, depuis déjà 1989, par l’encyclique de notre vénérable prédécesseur le patriarche œcuménique Démétrios, notre patriarcat, en premier parmi les institutions religieuses du monde, a souligné l’importance cruciale du problème écologique et la nécessité que l’Église contribue avec ses forces spirituelles et théologiques à la formation d’une conscience et d’un comportement respectueux envers la création de Dieu, qui a été donné à l’homme « pour la cultiver et la préserver » (Gen. 2.15). A cette fin, avec une encyclique synodale, il a instauré le premier septembre, début de l’indiction et de l’année ecclésiastique, comme un jour de prière pour la protection de la création.

Cette initiative du feu patriarche Démétrios a été poursuivie et développée plus par notre humble personne à travers toute une série d’activités comme l’organisation de symposiums scientifiques internationaux entre leaders religieux et spécialistes scientifiques pour la résolution de problèmes écologiques spécifiques, mais aussi avec d’autre activités qui ont fait de notre patriarcat un pionnier mondial dans la lutte contre un problème qui est aujourd’hui reconnu parmi les problèmes le plus sérieux et urgents de l’humanité, comme en témoigne le fait que les leaders politiques de l’humanité prennent aujourd’hui des initiatives pour sa résolution urgente. Une des ces initiatives, prise par le président de la République française, est l’organisation au mois de décembre prochain d’une conférence internationale à Paris à laquelle notre humble personne a été conviée à participer. Notons que l’Église catholique romaine aussi, reconnaissant le caractère crucial de la question, participe à cet effort à travers la publication récente d’une encyclique papale spéciale, à la présentation officielle de laquelle fut invité pour la première fois un hiérarque du Trône œcuménique en tant qu’unique commentateur théologique.

Ainsi, malgré ses ressources humbles et limitées le patriarcat œcuménique se montre pionnier dans la lutte contre les problèmes cruciaux de l’homme, lesquels ne peuvent laisser l’Église indifférente. L’importance de ce fait pour le prestige et la reconnaissance internationale de notre institution sacrée doit être soulignée. Gloire au Dieu saint pour cela et pour toute autre chose !

Un autre domaine où le patriarcat œcuménique a développé des initiatives et continue à jouer un rôle de leader est celui de la réconciliation entre les chrétiens et les autres religions. Ce domaine d’initiatives du patriarcat œcuménique subit une campagne de dénigrement et de diffamation par certains cercles qui l’accusent de trahison de la foi orthodoxe. Mais la réconciliation entre les hommes et avec Dieu constitue la raison même de l’incarnation de la Parole de Dieu et de Sa sacrifice sur la croix (Rom. 5.10, 2 Cor. 5.19) ; ainsi notre sainte Église orthodoxe ne cesse de prier « pour l’unité de tous ». Le patriarcat œcuménique a été un pionnier dans la création du mouvement œcuménique moderne avec les encycliques de Joachim III en 1902 et du Synode patriarcal en 1920 et nous n’avons guère de raisons pour avoir des regrets. Notre participation au mouvement œcuménique, soit sous forme de dialogues théologiques soit par notre engagement dans les organisations interconfessionnelles, ne se heurte point à notre conviction que l’Église orthodoxe est l’Église une, sainte, catholique et apostolique que nous confessons dans notre Symbole de Nicée et ne suggère ni ne signifie la négation ou l’altération des doctrines de notre foi ni ne conduit, comme certains disent de manière malveillante, au « syncrétisme » et à l’établissement d’une super-église. Au contraire, à travers notre participation au mouvement œcuménique et surtout par le biais des dialogues théologiques, nous donnons témoignage de la foi orthodoxe et démontrons la primauté de l’orthodoxie, le respect pour laquelle s’est visiblement accru de nos jours en Occident, grâce notamment à cette promotion et participation. En « professant la vérité dans la charité », selon l’exhortation apostolique (Eph. 4.15), nous n’avons rien à perdre.

Notre réconciliation avec les autres chrétiens devient particulièrement urgente dans l’espace de ladite diaspora orthodoxe, où vit une grande partie des fidèles de notre patriarcat. Dans de nombreuses métropoles du patriarcat œcuménique en Europe et en Amérique nos relations avec les catholiques romains et les protestants qui y vivent sont et doivent rester harmonieuses ; pour cela il faut féliciter les frères hiérarques de ces régions pour leur contribution au développement et à la promotion de ces bonnes relations qui sont particulièrement bénéfiques pour leurs fidèles. Grâce à ces relations, le troupeau orthodoxe peut avoir ses lieux de culte nécessaires et peuvent faire face à d’autres besoins nécessaires pour leur survie. Cela aurait été un signe d’ingratitude de notre part de ne pas reconnaître le respect et l’amour désintéressés avec lesquels les frères chrétiens membres des autres Églises et confessions entourent nos fidèles et de ne pas nous le leur rendre pas les mêmes sentiments et les mêmes actes.

Nous sommes tous obligés de reconnaître que le temps des sociétés et des nations « pures » est déjà révolu et que les peuples sont appelés à accepter la diversité comme un élément constitutif de leurs sociétés s’ils ne veulent pas être amenés à des situations de conflit et de tourment. La coexistence et la symbiose des orthodoxes avec les autres chrétiens sont déjà dans l’espace de la diaspora une réalité incontournable qui s’étend rapidement même à l’intérieur de pays et de sociétés autrefois entièrement orthodoxes ; cela oblige l’Église à ajuster par économie toute sa vie pastorale. Ainsi par exemple, l’augmentation du nombre des mariages mixtes est déjà une réalité qui oblige l’Église à accepter la prière et la célébration communes avec les hétérodoxes, ce qu’elle pratique dans toutes les Églises orthodoxes. Cela ne constitue point une dérogation de l’élément fondamental de la séparation des orthodoxes des autres chrétiens ; cet élément réside dans la sainte Eucharistie qui est conditionnée par l’accord parfait dans la foi de l’Église. Sur ce point il n’y a aucune place pour l’économie.

Cela pris en considération, le patriarcat œcuménique développe de bonnes relations avec les autres chrétiens à tous les niveaux, de la plus petite paroisse et évêché jusqu’à son autorité suprême. Ainsi, c’est avec joie, amour et honneur que notre humble personne accueille tous les représentants et même les leaders des autres Églises et confessions chrétiennes et leur rend courtoisement visite à son tour, comme il convient à un comportement civilisé et chrétien. Cela est tout particulièrement vrai sans le cas de l’Église catholique romaine qui est la plus grande communauté chrétienne et dont les liens historiques de communion parfaite avec nous dans la foi et dans les sacrements pendant tout un millénaire ne cessent de constituer un héritage commun ; c’est sur cette base que nous devons retrouver et reconstruire la communion parfaite que nous avons malheureusement perdue. Dans ce but, nous poursuivons le dialogue théologique officiel, qui a fait l’objet d’un accord panorthodoxe, à propos duquel le co-président de ce corps sacré donnera des informations. En plus, nous échangeons des visites au plus haut niveau où les deux côtés affirment leur désir de marcher en amour et en vérité vers la pleine communion entre eux. Ainsi, outre les visites de coutume entre représentations officielles lors des fêtes patronales des deux Églises, notre humble personne assista personnellement à l’intronisation du nouveau pape François à Rome il y a deux ans, rencontra celui-ci à Jérusalem à l’occasion du cinquantième anniversaire de la rencontre historique de notre prédécesseur feu le patriarche Athénagoras avec le pape Paul VI et nous avons reçu la visite officielle du pape actuel à notre siège lors de la fête patronale de notre patriarcat en novembre dernier. Ces rencontres et les déclarations communes signées à ces occasions eurent un retentissement mondial et promurent la présence et l’importance du patriarcat œcuménique sur le plan international. Ainsi le patriarcat œcuménique et l’Église orthodoxe, au lieu de s’isoler, sont mises en valeur et se font connaître dans le monde entier, ce qui est bénéfique tant à nous qu’à notre peuple.

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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à la synaxe de la hiérarchie du Trône (le 29 août 2015) – 1ère partie

Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à la synaxe de la hiérarchie du Trône (le 29 août 2015)

Éminences et Excellences frères en Christ,

« Voici, qu’il est agréable et doux pour des frères de demeurer ensemble » (Psaume 132). C’est ce verset du saint psalmiste qui vient à notre esprit lorsque nous regardons vos visages bien aimés dans notre synaxe, nous qui avons le grand privilège mais aussi l’honneur suprême et la responsabilité de servir ce Trône saint, historique et martyre en tant que hiérarques ayant succédé dans le sacerdoce à une longue série de prédécesseurs dont une multitude entière d’hommes saints qui ont bâti l’Église par leur labeur, leur sueur et parfois même par leur sang. Que Dieu le Seigneur leur accorde du repos et de la vie éternelle dans la communion de Ses saints.

Nous rendons gloire et louons notre Dieu trinitaire, car Il nous a rendus dignes de ce grand don d’être rassemblés au même endroit en Son nom et de L’avoir, selon Sa propre assurance (Matt. 18.20), parmi nous, Son amour nous unissant (2 Cor. 5.14), « nous efforçant de conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix » (Eph. 4.3), témoignant et confirmant que « nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps » (1 Cor. 10.17), une Église, « bien que dispersée à travers l’univers jusqu’aux confins de la terre » (Irénée, Contre les hérésies I, x, 1). De tout cœur nous vous remercions tous et chacun d’avoir répondu de bon gré à notre invitation et d’avoir accouru ici tant de près que de loin comme un signe d’amour et de dévotion envers la mère Eglise et ce Trône dont vous portez la croix avec le Patriarche, comme des co-Cyrénéens, là où il a échu à chacun d’entre vous. Comblés de joie et de sérénité, nous vous accueillons à la cour de la mère Église et vous souhaitons un séjour agréable et joyeux dans cette ville historique qui est la grande nourricière de notre peuple et de la civilisation contemporaine.

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La synaxe des évêques du Patriarcat œcuménique a examiné le cheminement des dialogues dans le cadre du mouvement œcuménique

Le cheminement des dialogues théologiques dans le cadre du mouvement œcuménique a été évoqué lors de la synaxe de la hiérarchie du Patriarcat œcuménique. Dimanche dernier, ses travaux ont eu lieu depuis midi jusqu’au soir, puis se sont poursuivis lundi. Le métropolite de Sasimes Gennade a présenté le cheminement de la participation de l’Église orthodoxe, principalement du Patriarcat œcuménique, au Conseil œcuménique des Églises, tandis que le métropolite de Pergame Jean, co-président de la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre les Églises catholique-romaine et orthodoxe, a présenté la marche du dialogue entre celles-ci. Il s’en est suivi un dialogue approfondi et exhaustif concernant le positionnement de nombreux hiérarques sur les problèmes posés, dont toutes les incidences ont été examinées dans le cadre des différentes circonstances pastorales de chaque diocèse du Trône œcuménique. Le matin du dimanche, l’archevêque de Thyatire et de Grande Bretagne présidait la liturgie en la cathédrale patriarcale, en présence du patriarche Bartholomée et d’un grand nombre de hiérarques qui participaient à la synaxe. Mais nombre de hiérarques ont aussi célébré dans les autres églises de Constantinople, bénissant et encourageant par leur présence le troupeau certes petit, mais également dynamique de l’archevêché de Constantinople. Après la liturgie et avant le début de la synaxe, le patriarche œcuménique a reçu chacun à leur tour les hiérarques du Trône, qui ont eu ainsi l’occasion de l’informer au sujet de leur ministère et des questions les préoccupant dans leurs diocèses. Le soir, après les travaux de la synaxe, le patriarche œcuménique et les évêques se sont rendus à l’église de la Mère de Dieu dite « Koumariotissa », à Nichori près du Bosphore, d’où était originaire saint Théodore de Byzance [martyrisé par les Turcs en 1795] et dont les reliques reposent aujourd’hui à Mytilène.

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Rapport de l’archevêque Demetrios d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du fonctionnement des Assemblées des évêques orthodoxes canoniques de la diaspora, lu à la synaxe des hiérarques du Patriarcat œcuménique, qui s’est tenue du 28 août au 2 septembre à Constantinople

L’archevêque Demetrios d’Amérique (Patriarcat œcuménique) a rédigé un rapport sur la base de ses propres constations aux États-Unis ainsi que celles des présidents des Assemblées épiscopales orthodoxes des autres pays, concernant le fonctionnement desdites institutions, leurs côtés positifs et négatifs. Le rapport commence par un rappel de l’historique de ces Assemblées, leur composition etc. Nous traduisons ici les quatre derniers paragraphes du rapport concernant ce que l’archevêque appelle « l’anomalie canonique » de la diaspora.

« 3. La question des tentatives de plans visant à supprimer l’anomalie canonique de la diaspora.

Bien que pendant la période appréciable écoulée depuis l’institution des Assemblées, le travail des commissions des Assemblées épiscopales de la diaspora ait été très significatif, principalement pour ce qui concerne les questions pastorales, liturgiques, éducatives et inter-orthodoxes, il ne semble pas exister un progrès décisif au sujet du thème majeur de l’étude et de la soumission de projets de surpassement de l’anomalie canonique existante dans la diaspora. Dans les rapports soumis par les présidents des Assemblées épiscopales, à l’exception d’un ou deux cas, il n’est pas fait mention d’une commission de l’Assemblée, ou de l’Assemblée siégeant аu complet, qui aurait étudié particulièrement la question « de l’anomalie canonique dans la diaspora », ni de plans et propositions éventuels de surpassement de l’anomalie. 

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Début des travaux de la synaxe de la hiérarchie du Trône œcuménique à Constantinople

synaxi - anamnistikiLes raisons qui ont mené à la convocation de la hiérarchie du Trône œcuménique, mais aussi l’existence des circonstances actuelles dans lesquelles l’Église du premier trône de l’orthodoxie est appelée à manifester son témoignage au monde, se sont trouvées au centre de l’exposé du patriarche œcuménique Bartholomée lors du début des travaux de la synaxe des hiérarques du Trône patriarcal, qui se déroule depuis samedi matin en l’église de la Sainte-Trinité à Pera. Au début de son allocution, le patriarche œcuménique a souhaité la bienvenue aux hiérarques du Trône œcuménique et a fait une mention particulière de la présence des métropolites des « Nouveaux Territoires » [des diocèses de Grèce du Nord, ndt]. À ce sujet, hors texte, le patriarche œcuménique a mentionné qu’une information était parvenue à sa connaissance quant à une certaine amertume de l’archevêque d’Athènes pour ne pas avoir été informé de l’initiative du Patriarcat d’inviter les métropolites des « Nouveaux Territoires », et notamment pour le fait que ladite question n’ait pas été évoquée lors de la rencontre du patriarche et de l’archevêque d’Athènes à Genève, au mois de juin passé.

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Source : 1 et 2

Synaxe des moines et moniales de l’archevêché de Bucarest

À la fin de cette semaine aura lieu au monastère de la Sainte-Croix près du Mont Caraiman, en Munténie, la synaxe des moines et moniales de l’archevêché de Bucarest. Les pères et mères higoumènes des institutions monastiques du diocèse participeront à la liturgie, qui précédera le début des travaux. La synaxe aura lieu les 12 et 13 septembre. Il existe dans le diocèse de Bucarest 43 établissements monastiques – monastères, skites et dépendances – qui abritent 776 moines, moniales et novices. Le thème de la synaxe sera « Le lien entre la pénitence et l’eucharistie – la lumière de la vie monastique ».

Source et photographie : Biserica

Message de la synaxe des primats des Églises orthodoxes

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

Par la Grâce de Dieu, les primats des très saintes Églises orthodoxes autocéphales, aux fidèles orthodoxes sur toute la terre, à tous nos frères et sœurs chrétiens dans le monde et à tout homme de bonne volonté, bénédiction de Dieu et salut d’amour et de paix.

« Nous rendons grâces à Dieu à tout moment pour vous tous, en faisant mention de vous sans cesse dans nos prières. Nous nous rappelons en présence de notre Dieu et Père l’activité de votre foi, le labeur de votre charité, la constance de votre espérance » (I Thess. I, 2-4).

1. Étant rassemblés par la grâce du Dieu de toute bonté, à l’invitation de l’archevêque de la ville de Constantin et patriarche oecuménique Bartholomée au Phanar, entre le 6 et le 9 mars 2014, nous avons délibéré dans l’amour fraternel au sujet des problèmes préoccupant aujourd’hui notre très-sainte Église.

Concélébrant la liturgie au Seigneur en l’église patriarcale très-vénérable de Saint-Georges en ce dimanche insigne et illustre de l’orthodoxie, nous vous adressons une parole d’amour, de paix et de consolation.

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3. Nous prions ardemment pour les négociations de paix et pour la réconciliation dans la prière en Ukraine, afin que l’on parvienne à la sortie de la crise qui continue. Nous condamnons les menaces d’occupation violente des saints monastères et églises et nous prions pour le retour au sein de la sainte Église de nos frères, qui aujourd’hui se trouvent hors de sa communion.

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A Istanbul, ouverture de la synaxe des Primats des Églises orthodoxes 6-9 mars 2014

Le 6 mars 2014, les Primats et les représentants des Églises orthodoxes locales se sont réunis à la cathédrale Saint-Georges du Phanar (résidence du Patriarche de Constantinople).
Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople a présidé un office avant le début de la réunion. Il a ensuite ouvert l’assemblée, énonçant dans son allocution les principaux thèmes de la discussion : les persécutions des chrétiens dans différentes régions du monde, en particulier au Moyen Orient ; l’éviction de l’Église à la périphérie de la vie publique dans des pays autrement chrétiens ; les conséquences des processus de globalisation du progrès technique ; la crise économique ; le renforcement de l’unité de l’Orthodoxie ; la préparation et la tenue du Concile panorthodoxe.

Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée a déclaré « étrangère à l’ecclésiologie orthodoxe » toute représentation admettant « la domination universelle de toute Église locale ou de son Primat ». Il a aussi souligné : « Nous sommes tous responsables de l’unité de notre sainte Église ».

Ensuite, chaque Primat s’est exprimé, une discussion animée suivant l’intervention de chacun.

Sa Sainteté le Patriarche Cyrille a notamment présenté dans son discours la façon dont l’Église orthodoxe russe envisage la préparation du Concile panorthodoxe, exposée par le Concile épiscopal de Moscou en 2013. Les participants de ce concile s’étaient dit convaincus de ce que les décisions prises pendant le Concile panorthodoxe devraient l’être sur la base de l’expression de la volonté de toutes les Églises locales et non à la majorité des voix. Le règlement et l’ordre du jour du Concile panorthodoxe, ses principes, le protocole des offices liturgiques et des réunions, les projets de documents conciliaires devraient être approuvés à l’avance par toutes les Églises orthodoxes locales. « Les hiérarques de l’Église russe estiment que la préparation du Concile panorthodoxe doit supposer une large discussion des décrets en préparation et se distinguer par un souci particulier de la pureté de la doctrine orthodoxe. Les membres du Concile épiscopal croient nécessaire que le présidium du Concile panorthodoxe soit composé des Primats de toutes les Églises orthodoxes locales et que l’épiscopat de chaque Église soit représenté au maximum » affirment les décrets du Concile épiscopal de l’Église orthodoxe russe.

Expliquant cette position, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille a rappelé que jusqu’à présent le processus préconciliaire entamé à la conférence de Rhodes en 1961, partait précisément du principe de consensus. Ce principe y avait été énoncé à l’initiative du Patriarcat de Constantinople. C’est sur cette base que la liste des points à l’ordre du jour, le règlement des travaux des conférences préconciliaires panorthodoxes et les projets de décisions sur huit des dix thèmes soulevés au Concile avaient été adoptés. « Le principe de consensus a démontré son efficacité, et il serait contre-productif et extrêmement dangereux d’y renoncer pendant la préparation du Concile » a assuré le Primat de l’Église orthodoxe.

Remarquant que les conférences épiscopales de la diaspora fonctionnaient également par consensus, le Patriarche a souligné : « C’est le principe grâce auquel l’unité de l’Église est préservée dans les conditions historiques actuelles ».

« Proposer au Concile des thèmes non approuvés à l’avance signifie le transformer en un lieu de divisions, faire peser une menace sur l’unité de l’Église, complexifier la réception des décrets conciliaires dans nos Églises locales. Notre objectif est de manifester l’unité de l’Église sur les questions qui inquiètent le monde orthodoxe. La voix de chaque Église, indépendamment de sa taille et de son ancienneté historique, doit être entendue. Le Concile panorthodoxe doit être un lieu où l’Esprit Saint manifeste Sa présence dans la concorde ecclésiale, où est impossible la soumission tyrannique de la minorité à la volonté de la majorité » a poursuivi Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Sa Sainteté a désapprouvé l’opinion selon laquelle le principe de consensus ralentirait la prise de décisions et la préparation du Concile. « J’estime que la raison de cette lenteur est ailleurs : nous ne possédons pas, malheureusement, de mécanisme suffisamment efficace. Le secrétariat pour la préparation du concile, fondé il y a déjà longtemps et dans lequel devaient siéger des représentants des Églises orthodoxes locales, ne fonctionne pas. L’Église russe a souvent proposé d’envoyer son représentant au secrétariat, mais ses propositions n’ont pas rencontré l’accueil escompté. »

La préparation du Concile doit être active, et pour cela il est nécessaire d’y attirer des forces vives, est convaincu le Patriarche Cyrille. Il a proposé de créer un organe effectif composé de représentants des Églises locales, qui se réuniraient régulièrement pour y échanger leurs opinions, des documents, y compris en utilisant les moyens de communication modernes qui facilitent grandement la tâche.

« Si nous voulons vraiment convoquer un Concile panorthodoxe, nous devons apprendre à travailler de cette façon » a dit le Primat de l’Église orthodoxe russe, rappelant qu’il restait encore beaucoup à faire aussi bien sur la thématique du Concile, que sur son règlement. Comme le disait Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée de Constantinople dans son allocution, même les huit thèmes qui ont déjà été travaillés et approuvés ont besoin d’être rediscutés en tenant compte des réalités actuelles.

« Tous les thèmes à l’ordre du jour du Concile doivent être préparés soigneusement ensemble, un accord doit être trouvé sur chacun d’eux. Si nous ne nous entendons pas immédiatement sur certaines questions, il ne faut pas avoir peur de les laisser à l’examen des prochains conciles. Si nous parvenons à préparer convenablement ce Concile, je pense qu’il ne sera pas le dernier » a déclaré le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Il a également attiré l’attention de l’assemblée sur les défis de la modernité que le Concile ne peut passer sous silence. « C’est l’exil massif des chrétiens chassés des régions moyen-orientale et nord-africaine, la menace d’extinction de la présence chrétienne sur les terres où le christianisme s’était initialement diffusé. C’est le péril spirituel auquel expose le culte de la consommation à la base de la crise économique qui frappe actuellement de nombreux pays du monde chrétien. Du monde pseudo-chrétien, aujourd’hui, malheureusement. Ce sont les tentatives d’introduction de la philosophie dite du « genre » qui détruit les fondements de la morale et de la famille, tentatives qui touchent les pays occidentaux et menacent maintenant l’orient chrétien. Ce sont les problèmes de bioéthique, comme le clonage, la gestation par autrui et tout ce qui prétend faire intrusion dans la nature humaine créée par Dieu. »

Sa Sainteté s’est dit certaine que l’Église orthodoxe devait donner une réponse claire et concertée, enracinée dans la tradition, à toutes ces questions d’actualité. « Et il faut donner une réponse non seulement théologique, mais aussi pastorale, a poursuivi le Primat de l’Église russe. Notre Église est aujourd’hui confrontée à la question du baptême des enfants nés de « mères porteuses ». Nous ne pouvons attendre une réponse panorthodoxe à cette question, car la discussion est très vive en Russie. Une commission spéciale a élaboré des recommandations pastorales concernant la possibilité du baptême pour les enfants nés de « mères porteuses ».

Le Patriarche Cyrille a encore abordé le thème du règlement du futur concile panorthodoxe. Le Primat de l’Église russe a rappelé aux participants de la synaxe que le projet de règlement du Concile n’avait pas encore été présenté. « Pourtant la question du règlement du Concile est loin d’être formelle. Le Concile doit clairement exprimer notre ecclésiologie orthodoxe, de même que la Divine liturgie et sa concélébration collégiale en sont l’expression ».

L’Église orthodoxe russe insiste aussi sur le fait que le présidium du Concile panorthodoxe doit se composer des Primats de toutes les Églises orthodoxes locales et être présidé par Sa Sainteté le Patriarche de Constantinople, a dit le Patriarche Cyrille. « Un présidium se composant des Primats de toutes les Églises, indépendamment de leur taille ou de leur ancienneté, sera une démonstration ostensible de notre ecclésiologie, selon laquelle toute Église orthodoxe locale en communion avec les autres Églises a les mêmes droits qu’elle » a dit Sa Sainteté.

Le Primat de l’Église russe a dit regretter que tous les Primats n’aient pas été invités à la synaxe. « Il faut faire en sorte que toutes les Églises locales prennent part à la préparation du Concile panorthodoxe, alors seulement notre Concile sera l’expression de la voix prophétique de l’Église adressée autant aux nôtres qu’à ceux de l’extérieur ». Nos fidèles doivent sentir l’unité de l’Église. Les autres doivent voir dans le Concile la force vive et le dynamisme de l’Orthodoxie, qui lui sont donnés par Dieu. Nous devons mettre en place toutes les conditions pour ne pas empêcher l’Esprit Saint d’agir en nous et par nous ».

Le Patriarche a proposé de mettre en place un Secrétariat renouvelé, composé de représentants des Églises orthodoxes locales, qui retravaillerait les projets de documents en vue du Concile, et élaborerait toutes les questions de procédure, afin de présenter les résultats de leurs travaux à l’examen de la conférence préconciliaire panorthodoxe. Après leur approbation, la conférence pourra proposer une date pour la convocation du Concile.

Le Primat de l’Église orthodoxe géorgienne a remarqué dans son allocution que, tandis que les précédents Conciles œcuméniques avaient été organisé dans le but de défendre l’orthodoxie contre l’hérésie et d’affermir la vraie foi, l’objectif du prochain Concile était différent : démontrer au monde moderne l’unité et l’unanimité des peuples orthodoxes. « C’est pourquoi nous estimons qu’il convient de ne convoquer ce Concile que lorsque toutes les questions à l’ordre du jour auront été examinés et approuvés par consensus, lorsque les intérêts de toutes les Églises auront été pris en compte. Le format de ce Concile doit être lui aussi approuvé par consensus. Cela permettra d’éviter des tensions entre les Églises. Par ailleurs, il est nécessaire de réexaminer les questions sur lesquelles nous avions déjà travaillé, afin de renforcer notre position en tenant compte de la situation actuelle » a dit Sa Sainteté le Catholicos-Patriarche Élie II de toute la Géorgie.

A son tour, le Patriarche Daniel de Roumanie a rappelé qu’une réunion des Primats « n’était pas un Concile panorthodoxe, mais la représentation panorthodoxe des synodes autocéphales, dont les Primats participant à la synaxe sont les présidents… L’autorité spirituelle de la synaxe augmente lorsque la responsabilité commune est encouragée au nom de l’unité de l’Orthodoxie. »

Selon lui, les Églises orthodoxes locales doivent se réunir plus souvent et collaborer pour répondre aux trois grands défis du monde moderne. Il a énuméré la sécularisation et l’indifférence religieuse, le phénomène des migrations qui crée de nouveaux problèmes sociaux et pastoraux, en particulier lorsque la migration fait suite à une guerre ou à un génocide comme on peut l’observer aujourd’hui en Syrie ou ailleurs, et enfin la crise économique qui oblige les chrétiens à se montrer plus solidaires envers les pauvres, les malades et les personnes seules.

Une commission de rédaction a été créée, chargée de préparer les documents finaux de la réunion. Elle est présidée par Sa Béatitude l’archevêque Anastase de Tirana et de toute l’Albanie et se compose d’évêques de différentes Églises locales, dont le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

La synaxe réunit tous les Primats des Églises orthodoxes locales, sauf le Primat de l’Église d’Antioche représentée entre autres par deux métropolites. Chaque Primat est accompagné d’une délégation.

Source

Selon le site grec « Romfea », le patriarche d’Antioche Jean ne participerait pas à la synaxe des primats orthodoxes à Constantinople, fixée au 9 mars 2014, Dimanche de l’orthodoxie

Selon le site grec « Romfea », « On considère au Phanar comme inéluctable l’absence du patriarche d’Antioche Jean le Dimanche de l’orthodoxie. La raison principale est le désaccord persistant de celui-ci avec le patriarche de Jérusalem Théophile au sujet de l’archevêché du Qatar. On ne prévoit aucun progrès dans les relations entre les deux Églises et on considère quasiment certain que le patriarche d’Antioche ne viendra pas à Constantinople. Pour les mêmes raisons, la présence du patriarche de Roumanie Daniel au siège du Patriarcat œcuménique est considérée incertaine. Le primat de l’Église de Roumanie a encore des différents insurmontables avec le Patriarcat œcuménique et le Patriarcat de Jérusalem. Ce dernier reste inflexible sur ses positions à l’égard des patriarcats de Roumanie et d’Antioche. Il semble cependant très probable que le patriarche de Jérusalem soit présent à ladite synaxe. Le grand débat qui a été ouvert il y a quelques jours au sujet de la « primauté » amoindrit également les probabilités de la présence du patriarche de Moscou Cyrille à la concélébration qui aura lieu en la cathédrale patriarcale Saint-Georges au Phanar. Pour leurs raisons propres, les patriarches de Bulgarie et de Serbie décideront – selon les renseignements de Romfea – au dernier moment, s’ils participeront à la synaxe. En revanche, on considère que la présence du patriarche d’Alexandrie Théodore et des archevêques d’Athènes Jérôme, de Chypre Chrysostome et d’Albanie Anastase est acquise ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

 

Selon le site grec « Romfea », le patriarche d’Antioche Jean ne participerait pas à la synaxe des primats orthodoxes à Constantinople, fixée au 9 mars 2014, Dimanche de l’orthodoxie

Selon le site grec « Romfea », « On considère au Phanar comme inéluctable l’absence du patriarche d’Antioche Jean le Dimanche de l’orthodoxie. La raison principale est le désaccord persistant de celui-ci avec le patriarche de Jérusalem Théophile au sujet de l’archevêché du Qatar. On ne prévoit aucun progrès dans les relations entre les deux Églises et on considère quasiment certain que le patriarche d’Antioche ne viendra pas à Constantinople. Pour les mêmes raisons, la présence du patriarche de Roumanie Daniel au siège du Patriarcat œcuménique est considérée incertaine. Le primat de l’Église de Roumanie a encore des différents insurmontables avec le Patriarcat œcuménique et le Patriarcat de Jérusalem. Ce dernier reste inflexible sur ses positions à l’égard des patriarcats de Roumanie et d’Antioche. Il semble cependant très probable que le patriarche de Jérusalem soit présent à ladite synaxe. Le grand débat qui a été ouvert il y a quelques jours au sujet de la « primauté » amoindrit également les probabilités de la présence du patriarche de Moscou Cyrille à la concélébration qui aura lieu en la cathédrale patriarcale Saint-Georges au Phanar. Pour leurs raisons propres, les patriarches de Bulgarie et de Serbie décideront – selon les renseignements de Romfea – au dernier moment, s’ils participeront à la synaxe. En revanche, on considère que la présence du patriarche d’Alexandrie Théodore et des archevêques d’Athènes Jérôme, de Chypre Chrysostome et d’Albanie Anastase est acquise ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

 

Selon le site grec « Romfea », le patriarche d’Antioche Jean ne participerait pas à la synaxe des primats orthodoxes à Constantinople, fixée au 9 mars 2014, Dimanche de l’orthodoxie

Selon le site grec « Romfea », « On considère au Phanar comme inéluctable l’absence du patriarche d’Antioche Jean le Dimanche de l’orthodoxie. La raison principale est le désaccord persistant de celui-ci avec le patriarche de Jérusalem Théophile au sujet de l’archevêché du Qatar. On ne prévoit aucun progrès dans les relations entre les deux Églises et on considère quasiment certain que le patriarche d’Antioche ne viendra pas à Constantinople. Pour les mêmes raisons, la présence du patriarche de Roumanie Daniel au siège du Patriarcat œcuménique est considérée incertaine. Le primat de l’Église de Roumanie a encore des différents insurmontables avec le Patriarcat œcuménique et le Patriarcat de Jérusalem. Ce dernier reste inflexible sur ses positions à l’égard des patriarcats de Roumanie et d’Antioche. Il semble cependant très probable que le patriarche de Jérusalem soit présent à ladite synaxe. Le grand débat qui a été ouvert il y a quelques jours au sujet de la « primauté » amoindrit également les probabilités de la présence du patriarche de Moscou Cyrille à la concélébration qui aura lieu en la cathédrale patriarcale Saint-Georges au Phanar. Pour leurs raisons propres, les patriarches de Bulgarie et de Serbie décideront – selon les renseignements de Romfea – au dernier moment, s’ils participeront à la synaxe. En revanche, on considère que la présence du patriarche d’Alexandrie Théodore et des archevêques d’Athènes Jérôme, de Chypre Chrysostome et d’Albanie Anastase est acquise ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

 

Dans son homélie de la nouvelle année, le patriarche œcuménique Bartholomée a annoncé la synaxe des primats des Églises orthodoxes pour le dimanche de l’orthodoxie, le 9 mars, en vue de « l’étape finale de la préparation du saint et grand concile de l’Église orthodoxe »

fanari - Protoxronia 2014Dans son homélie pour la nouvelle année, le patriarche Bartholomée, effectuant une rétrospective des événements de l’année écoulée pour le Patriarcat œcuménique et évoquant son programme pour la nouvelle année, a déclaré, entre autres : « Nous attribuons une importance particulière à la synaxe des primats des Églises orthodoxes sous la présidence de notre humilité, qui aura lieu en notre centre sacré [c’est-à-dire le Phanar, ndt], le Dimanche de l’orthodoxie, le 9 mars 2014, et ce en vue de l’étape finale de la préparation et de la convocation du saint et grand concile de l’Église orthodoxe, événement réellement très significatif et historique, qui démontrera de façon tangible l’unité de l’institution pleine d’harmonie de l’orthodoxie une ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: Fanarion

Dans son homélie de la nouvelle année, le patriarche œcuménique Bartholomée a annoncé la synaxe des primats des Églises orthodoxes pour le dimanche de l’orthodoxie, le 9 mars, en vue de « l’étape finale de la préparation du saint et grand concile de l’Église orthodoxe »

fanari - Protoxronia 2014Dans son homélie pour la nouvelle année, le patriarche Bartholomée, effectuant une rétrospective des événements de l’année écoulée pour le Patriarcat œcuménique et évoquant son programme pour la nouvelle année, a déclaré, entre autres : « Nous attribuons une importance particulière à la synaxe des primats des Églises orthodoxes sous la présidence de notre humilité, qui aura lieu en notre centre sacré [c’est-à-dire le Phanar, ndt], le Dimanche de l’orthodoxie, le 9 mars 2014, et ce en vue de l’étape finale de la préparation et de la convocation du saint et grand concile de l’Église orthodoxe, événement réellement très significatif et historique, qui démontrera de façon tangible l’unité de l’institution pleine d’harmonie de l’orthodoxie une ».

Source: Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com. Photographie: Fanarion

Mont-Athos : réunion extraordinaire de la double Synaxe

Le 14 mai, la double Synaxe de la Sainte Montagne de l’Athos (composée des représentants des vingt monastères et de leurs higoumènes) a tenu une réunion extraordinaire au cours de laquelle elle s’est penchée sur les conséquences, pour les monastères, des mesures fiscales récemment décidées par le gouvernement grec, tout en manifestant sa compassion pour le peuple grec dans le contexte plus général de crise spirituelle et économique. Traitant d’infondées les informations qui circulent relativement à une rupture des relations entre la Sainte Montagne et l’Etat grec, la Synaxe a rappelé que « la Sainte Montagne fait partie intégrante de l’Etat hellénique et qu’elle s’efforce de collaborer de manière constructive et avec ses représentants en vue de la résolution de ses problèmes ». Elle précise que « la Sainte Montagne constitue une entité spirituelle millénaire ; les fondateurs des saints monastères les ont chaque fois dotés de dépendances agricoles hors de ses frontières, afin que la Montagne puisse survivre et remplir sa mission historique et spirituelle. De la sorte, la Sainte Montagne a été en mesure de prendre part aux tribulations historiques de la nation et aux combats pour la renaissance nationale et de consentir des sacrifices : moines, vivres et trésors sans prix. En outre, en 1924, elle a mis environ 120.000 hectares de terres agricoles à la disposition des réfugiés suite à la catastrophe de l’Asie Mineure (…).

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Constantinople : Synaxe des primats des anciennes Eglises orthodoxes le 2 septembre 2011

Patriarche_bartholomee Le premier septembre, qui marque le début de l’année ecclésiastique, a été choisi par le patriarche œcuménique pour tenir une rencontre très importante, la synaxe des primats des anciennes Eglises orthodoxes. Dans ce but, il a invité les primats  des anciens patriarcats – Alexandrie, Antioche, Jérusalem – ainsi que l’archevêque de Chypre. Bien que l’Eglise de Chypre ne soit pas un patriarcat et occupe la dixième place dans les diptyques ecclésiastiques, son primat a été invité au Phanar car elle doit son autocéphalie à un concile œcuménique, à l’instar des trois anciens patriarcats. Dans la lettre qu’il a adressée aux trois patriarches et à l’archevêque de Chypre, le patriarche Bartholomée : « Les anciens patriarcats de l’Eglise orthodoxe ayant, avec la très sainte Eglise de Chypre, vu leur autocéphalie confirmée par un concile œcuménique, se doivent de se concerter plus souvent concernant les affaires orthodoxes car elles constituent le tronc commun de la structure et de l’articulation de l’Eglise orthodoxe, non point certes afin d’exclure les autres Eglises orthodoxes des décisions panorthodoxes, mais au contraire, afin d’appuyer et faciliter l’unité panorthodoxe ».

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26 mars

26 mars
GRAND CARÊME
Dispense d’huile et de vin

Clôture de la Fête de l’Annonciation. Synaxe de l’archange Gabriel ; saint hiéromartyr Irénée, évêque de Sirmium (304) ; les 26 martyrs Goths dont saints Bathuse et Véréka, prêtres, Arpyla, moine, Abippas, Hagias, Ryas, Hégathrax, Hiscoès, Silas, Sigétzas, Souerilas, Souemblas, Guimblas, Therthas, Philgas , Anna, Allas, Baride, Manéa, Virco, Animais et un autre martyr anonyme (370) ; saint Malc de Syrie (IVème s.) ; saint Basile le jeune, ermite à Constantinople (952) ; saint Sicaire, évêque de Lyon (vers 435) ; néomartyr Georges de Sofia, brûlé vif à Andrinople (1437), martyre Parscève (Kontchev) (1939).

SYNAXE DE L’ARCHANGE GABRIEL

L’archange Gabriel

En ce jour, comme il est de coutume après les grandes fêtes du Seigneur, nous célébrons celui qui a été envoyé par Dieu auprès de la Très Sainte Vierge pour être le messager de la Bonne Nouvelle. Depuis l’origine, et tout au long de l’histoire de notre salut, ce prince des Puissances incorporelles fut pour nous, hommes, l’Ange de la miséricorde et de la bienveillance divines. Être de feu, dégagé de toute altération et consacré en permanence à la contemplation de la gloire divine, l’Archange Gabriel a été désigné par le Seigneur comme serviteur chargé d’un ministère et envoyé en service pour ceux qui doivent hériter le salut (Hb 1, 14). Selon saint Proclos de Constantinople, son nom, qui peut être interprété comme « Dieu et homme », le vouait à annoncer tous les mystères qui ont concouru à la préparation de l’Incarnation de notre Seigneur Jésus-Christ. Le sommet et le terme de sa mission fut donc le : Réjouis-Toi ! qu’il annonça à la Mère de Dieu et qui est devenu la formule de louange et d’action de grâces de tous ceux qui ont, grâce à lui, hérité le Salut et s’efforcent d’imiter sur la terre le mode de vie des anges.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de l’archange Gabriel, ton 4
Archistratège des célestes armées, / malgré notre indignité nous te prions / de nous protéger par tes prières et nous garder / à l’ombre des ailes de ta gloire immatérielle, / nous qui nous prosternons devant toi et te supplions instamment: / délivre-nous de tout danger, / grand Prince des Puissances d’en-haut.

Tropaire de l’Annonciation, ton 4
Aujourd’hui, c’est l’aurore de notre salut, / où se manifeste le mystère éternel: / le Fils de Dieu devient fils de la Vierge / et Gabriel annonce cette grâce. / Avec l’Ange disons donc à la Mère de Dieu: / Réjouis-toi, Pleine de grâce, le Seigneur est avec toi.
Kondakion de l’archange Gabriel, ton 2
Archistratège de Dieu, serviteur de sa gloire, / guide des mortels et chef des Anges, obtiens-nous / ce qui est utile à nos âmes et la grande miséricorde.

Évangile du jour
(Mc I, 35-44)

Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, Jésus se leva, et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche ; et, quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent: Tous te cherchent. Il leur répondit: Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi; car c’est pour cela que je suis sorti. Et il alla prêcher dans les synagogues, par toute la Galilée, et il chassa les démons. Un lépreux vint à lui; et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant: Si tu le veux, tu peux me rendre pur. Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et dit: Je le veux, sois pur. Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié. Jésus le renvoya sur-le-champ, avec de sévères recommandations, et lui dit: Garde-toi de rien dire à personne; mais va te montrer au sacrificateur, et offre pour ta purification ce que Moïse a prescrit, afin que cela leur serve de témoignage.

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Jovan Nikoloski