20/09/2017
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Résultats de la recherche : métropolite Stéphane

Message de la Nativité du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

metropolite_StephanosNativité 2016

« Aujourd’hui, dans la ville de David, un Sauveur vous est né,
qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2, 10-11).

Chers Frères et Sœurs en Christ,

Quelle incommensurable bienveillance divine chaque fois que nous contemplons le mystère de la naissance du Messie, annoncé par les Prophètes ! Un mystère que ni les cieux ni la terre n’arrivent à saisir, que ni l’intelligence humaine n’est à même de pénétrer mais que nous pouvons accueillir avec foi dans nos âmes. « A tous ceux qui l’ont reçu, écrit l’évangéliste Jean (1,12-13), le Verbe de Dieu, le Christ, a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ».

Dieu nous donne un Sauveur en la personne de Jésus, qui nait en ce jour à Bethléem du sein de la Vierge Marie. Non pas une naissance d’homme de plus sur cette terre ! Mais la naissance de Dieu dans un homme. Le Seigneur en effet qui nous est né, c’est bien Dieu qui s’est fait homme. Dieu s’est fait chair et dans la chair il a rouvert aux hommes le chemin de la déification, où le feu de la nature divine, à travers Jésus-Christ, embrase toute notre humanité.

« Et quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour appeler l’homme à naître en Dieu. Quand Dieu naît dans l’homme, c’est pour qu’il soit invité à devenir à son tour un être de lumière et d’amour… infiniment ! » (*)

L’incarnation de Dieu est une « aventure », celle de l’amour de Dieu si grand pour sa créature qui va jusqu’à l’extrême, jusqu’à mourir pour lui et pour tous les autres ; qui a pour centre la souffrance et la croix et pour fin, l’achèvement de la victoire une fois pour toutes sur la mort. Un amour qui, vu sous l’angle de la vie éternelle, dépasse très largement et de manière décisive le simple cercle des amis, de la famille et des intimes pour se porter aussi vers l’ennemi et l’étranger et vers ceux qui sont peu rassurants.

Si nous avions la force de voir avec clairvoyance et certitude l’enfant divin couché dans la crèche avec autour de lui sa mère, Marie qui l’a mis au monde, avec Joseph qui n’a cessé de veiller sur eux et de les protéger, avec les bergers qui ne philosophent pas beaucoup mais qui se précipitent à la grotte avec grande joie, oui, « si nous savions voir et fêter ce jour comme une fête de l’avenir, comme une explosion d’éternité dans le temps, alors nous comprendrions que ce jour est, comme aucun autre, la fête des portes ouvertes, de la main tendue, des ponts qu’on jette vers les autres, vers celui qui n’a pas de voix, qui n’a plus aucun sentiment, qui est fermé, qui est centré sur lui seul et décidé à le rester jusqu’à l’absurde ». (**)

Il n’est un secret pour personne qu’aujourd’hui l’humanité connaît de grandes menaces, de grandes détresses. Des millions de personnes, hommes-femmes et enfants, meurent de faim, périssent dans des conditions atroces à cause de la guerre, quittent leurs foyers ancestraux pour des exils incertains, voient les efforts de toute une vie balayés d’un coup par des catastrophes naturelles, n’ont pas de travail. Pour faire face à toutes ces situations, pour les transformer, comme disait le patriarche Athénagoras, « en situation d’enfantement », ils faut des hommes et des femmes qui soient de bons serviteurs de la vie, de la communion, de la justice qui ne se sépare pas de l’amour. Des hommes et des femmes qui ne se laissent pas aller à l’abandon et au désespoir mais qui donnent aux autres courage et confiance.

Même si la venue de la lumière de la Nativité semble aujourd’hui très fragile, même si parmi nous il y a bien de personnes qui peinent à croire en elle, cette lumière ne peut en aucun cas mourir puisque c’est Dieu lui-même qui l’entretient et qui la propose inlassablement au cœur de tout homme. Notre temps, malgré les apparences et malgré les évidences les plus pessimistes, n’a pas d’autre choix que d’ouvrir des portes nouvelles où aucun homme ne peut rester plus longtemps seul et pour soi, ni aucun pays, ni aucun continent, ni aucune surpuissance.

Et puisque cette fête est la fête de l’enfant Jésus, ouvrons nous aussi, même petitement, ne fût-ce qu’une seule porte. La porte de cet incroyable mystère, que seule une espérance naïvement enfantine peut confesser sans se troubler: « Dieu n’est pas quelque part au-dessus de nous ; Dieu n’est pas ailleurs ; Dieu est avec nous ». Emmanuel est son nom !

Mes bien-aimés,

Comme le dit si bien un grand prédicateur français : « Accueillons cette visite de Dieu parmi nous ; elle est pour nous. Accueillons ce message de Dieu, qui est venu sur terre pour nous ouvrir la porte de la vraie vie. Il est pour nous. Laissons-nous faire par Dieu. Nous ne le regretterons pas ! » (***)

Que le Christ notre Dieu, né de la Vierge Marie et couché dans la crèche à Bethléem, nous donne plus que jamais de marcher résolument sur ses traces, Lui qui est la joie, la lumière, la paix et l’avenir du monde. Amen !

Tallinn, en ce 25 décembre 2016 de la Nativité.

+Stephanos, Métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie.
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Bibliographie :
(*) Gérard Bressière-Hyacinthe Vuliez : Avec Jésus, DDB 1992, p.18.
(**) Hans Urs von Balthasar : Tu couronnes l’année de tes bontés, Ed.Salvator, Paris 2003, pp.246-247.
(***) Jean Corbineau : Parole de Dieu, paroles de fête, Ed.Karthala et CFRT, Paris 2006, p.45.

XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: entretien avec le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

IMG_4822Lors du XVe congrès orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est tenu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai (compte rendu), de jeunes reporters ont interrogé des participants. Mgr Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie (photographie prise lors de ce congrès) a répondu à leurs questions sur sa conférence et le congrès. L’équipe des jeunes reporters était composée de : Sophie Sollogoub, Michel Kadar, Thais Rakovic, Elisabeth Kadar, Sarah Hammou et Boris Sollogoub. Environ 600 personnes ont participé à ce XVe congrès.

Première partie:

Deuxième partie:

Les précédents reportages-vidéos: Bienvenue ! ; Interview: les congrès de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale ; XVe congrès orthodoxe d’Europe occidentale: un nouvel entretien sur le congrès et la première conférence ; Entretien: Comment organiser la présence de l’Eglise orthodoxe en Occident ?  ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage de Sophie Lossky ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: témoignage d’une première participation à un congrès ; XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale à Bordeaux: le témoignage d’Élisabeth Toutounov .

Programme du Salon du livre orthodoxe: conférence sur le thème « Face aux défis du temps présent : quelle édition orthodoxe ? » avec le métropolite Stéphane de Tallinn et Carol Saba

met_StephaneSamedi 26 avril à Paris, au Salon du livre orthodoxe, de 16 heures à 17h15, une double conférence sera donnée par le métropolite Stéphane de Tallinn (photographie ci-contre), primat de l'Eglise orthodoxe d'Estonie (autonome au sein du Patriarcat oecuménique), et Carol Saba, sur le thème: "Face aux défis du temps présent: quelle édition orthodoxe ?". Le métropolite Stéphane dédicacera ensuite son ouvrage, La véritable histoire des orthodoxes d'Estonie (L'Harmattan), avec son co-auteur Jean-François Jolivalt, de 17h15 à 19 heures, en salle Port-Royal.

« A propos d’ecclésiologie: la co-territorialité – Etat des lieux de l’orthodoxie en ce début de XXIe siècle » par le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

T2_ulestousmine08_49 Nous vous proposons cette réflexion inédite du métropolite Stéphane de Tallinn, primat de l'Eglise orthodoxe estonienne (autonome dans la juridiction du Patriarcat oecuménique) intitulée "A propos d'ecclésiologie: la co-territorialité – Etat des lieux de l'orthodoxie en ce début de XXIe siècle". Dans ce texte, le métropolite Stéphane aborde des questions d'ecclésiologie qui sont d'actualité, notamment le phylétisme, la diaspora, le territoire canonique, le rôle du patriarche oecuménique. Il évoque également les récentes rencontres dans le cadre de la préparation du grand concile orthodoxe et celle qui s'est terminée le 3 septembre dernier. Pour lire le texte, cliquez ICI.

Photographie: le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l'Estonie (source)

Estonie: une rencontre entre le métropolite Stéphane de Tallinn et le métropolite Hilarion de Volokolamsk

IMG_5214_ Le 30 avril, à Tallinn, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a rencontré le métropolite Stéphane de Tallinn (1), primat de l'Eglise orthodoxe estonienne (autonome au sein du Patriarcat oecuménique). Selon le communiqué, du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, "le thème de l'entretien était la situation de l'orthodoxie en Estonie et les moyens pour la résolution des problèmes existants".

La veille, également dans la capitale de l'Estonie, le métropolite Hilarion a participé, avec le métropolite Corneille de Tallinn, primat de l'Eglise orthodoxe d'Estonie autonome au sein du Patriarcat de Moscou, à la présentation d'un ouvrage sur l'histoire de l'Eglise orthodoxe en Estonie.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou (1)

Au sujet de l’Estonie : une réaction du métropolite Stéphane

Nous
avons reçu du métropolite
Stéphane
, primat
(1) de l’Eglise
autonome d’Estonie, dans la juridiction du Patriarcat œcuménique, le message
qui suit.Joopres_42_001

J’ai pris connaissance ce matin du bloc-notes de
J-F Colosimo et pour ce qui est de l’Estonie j’aimerais lui dire ce qui
suit:
« Le problème de
l’Estonie, par rapport à la Russie, n’est pas – selon ce qu’écrivent
habituellement et avec une certaine légèreté certains médias – qu’une affaire
d’antagonisme entre deux Patriarcats en mal de puissance ou selon ses propres
dires « le résultat d’une rébellion séparatiste ethnico-religieuse, apparue aux marches, dans les Pays Baltes…, souvent
manipulée par les potentats locaux »
(in Le Figaro du 2 octobre 2007).

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«L’Europe a besoin du témoignage de la foi chrétienne» par le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

Nous vous proposons, avec l’aimable autorisation de son
auteur, la traduction française d’un texte duT2_0064
métropolite
Stéphane
, primat de l’Eglise autonome d’Estonie (Patriarcat œcuménique),
qui vient d’être publié il y a peu dans la revue Pro Estonia. Il évoque l’héritage chrétien de l’Europe et son
indispensable témoignage dans l’actuelle construction européenne, dont celui de
l’orthodoxie, et l’expérience, à cet égard, des Eglises orthodoxes de Finlande
et d’Estonie. Pour lire ce texte, cliquez sur
ce lien
.

Photographie : le métropolite Stéphane (source)

Entretien avec Mgr Stéphane de Tallinn, métropolite et primat de l’Eglise autonome d’Estonie

Mgr_stefanos_1
Mgr le métropolite Stéphane de Tallinn, primat de l’Eglise autonome d’Estonie (dans la juridiction du Patriarcat œcuménique, autre site), nous a accordé un entretien. Il évoque dans celui-ci l’Eglise orthodoxe en Estonie, son histoire, la situation actuelle, les réalisations, les défis et les projets, les relations avec l’Etat et avec l’Eglise orthodoxe sous la juridiction du Patriarcat de Moscou. Au cours de l’entretien, il nous a appris, notamment, que selon les derniers chiffres du ministère de l’intérieur d’Estonie, les orthodoxes étaient devenus majoritaires parmi les croyants alors que jusqu’à il y a peu encore c’était l’Eglise luthérienne.

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur Play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier en cliquant sur le logo « podcast ».

Reprise des divines liturgies mensuelles en français à la cathédrale Saint- Stéphane à Paris

Avec la bénédiction du métropolite Emmanuel, la cathédrale Saint-Stéphane  (7 rue Georges Bizet, 75116 Paris) annonce la reprise à partir de ce samedi 10 septembre, à 18h, des divines liturgies mensuelles célébrées et chantées entièrement en français selon la tradition byzantine: liturgies en fr 2016. La prédication est également assurée en français. Pour  plus d’informations : Archim. Grégoire Ioannidis, responsable des célébrations (tél : 01 47 20 82 35 et 06 79 51 69 72).

Le métropolite du Monténégro Amphiloque : « Personne n’exige de l’Église orthodoxe de Macédoine qu’elle devienne serbe ou grecque, mais que du schisme elle revienne à une situation canonique »

Dans une interview exclusive au quotidien macédonien « Sloboden Pečat », le métropolite du Monténégro Amphiloque a déclaré : « L’Église orthodoxe serbe est ouverte à un dialogue fraternel pour la résolution du statut de l’Église en Macédoine, mais sans coercition ou pressions politiques, quelles qu’elles soient. Nous attendons des organes gouvernementaux de Macédoine qu’ils en fassent la démonstration en actes, à savoir par la cessation de la persécution de l’archevêque d’Ohrid Jean, emprisonné pour sa fidélité à l’unité de l’Église orthodoxe, et par sa libération le plus rapidement possible ». L’article a été publié le 26 février dernier mais reste actuel et fournit un éclairage supplémentaire au communiqué de l’Église orthodoxe serbe que nous avons publié ici.

Monseigneur, il n’y a pas si longtemps que vous agité toute l’opinion publique par une violente opposition à la création d’une Église orthodoxe du Monténégro, mais aussi à l’indépendance du Monténégro. Je sais qu’il est inopportun de comparer la situation au Monténégro et en Macédoine, mais votre « dossier » provoque un malaise chez les gens qui évaluent la personne [i.e. le métropolite Amphiloque] qui, dans les années à venir, influencera de manière cruciale les négociations entre l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine. Aussi, je dois dès maintenant poser la question-clé : l’Église orthodoxe serbe et vous-même personnellement acceptez-vous le fait que les Macédoniens soit un peuple particulier, qui souhaite avoir son Église, à l’instar des peuples serbe, bulgare, russe et les autres encore dans le monde orthodoxe ?

– Le rôle de l’Église du Christ, depuis sa fondation jusqu’à aujourd’hui et jusqu’à la fin du monde et la consommation des siècles, n’est pas de créer des nations, des peuples, mais de créer, à partir de tous les peuples (nations) terrestres un peuple de Dieu, « une race élue, une nation sainte, un peuple acquis, afin d’annoncer les vertus de Celui (le Christ) qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (I Pierre 2,9). Dieu a « fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre… afin qu’ils cherchent le Seigneur… » (Actes 17, 26-27). Parmi ces peuples, il existe aujourd’hui aussi un peuple qui se considère, et qui est appelé, macédonien. C’est un fait que l’Église orthodoxe serbe, et moi-même aussi, acceptons et reconnaissons, de même que l’Église reconnaît et respecte tous les peuples de la terre. Ce faisant, le rôle de l’Église n’a jamais été de diviniser quel peuple que ce soit ou de s’identifier à lui (pas plus que ce n’était le cas avec ce premier peuple juif élu), mais de faire « de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matth. 28,19), transfigurant et unissant les hommes et les peuples. Aussi, l’appartenance nationale n’a jamais été une propriété de l’Église et, pour cette raison, nous orthodoxes, ne croyons pas en une Église grecque, russe, serbe, bulgare, macédonienne ou autre, qui reçoit de telles appellations selon la majorité de ses fidèles, membres d’une nation, ou selon son territoire géographique, mais nous croyons : « en l’Église une, sainte, catholique et apostolique » du Christ. C’est et ce fut la raison pourquoi les anciennes Églises portaient le nom et l’appellation, non pas en fonction de la nation, mais de la ville ou du lieu où se trouvait le siège principal de l’évêque (ou de l’archevêque, du métropolite) d’une Église locale (autocéphale, autonome) : l’Église de Jérusalem, d’Antioche, de Constantinople, d’Ohrid, de Peć, de Kiev, de Moscou etc. Ce n’est qu’à l’époque récente, en premier lieu chez les peuples slaves, au moment du réveil des nations individuelles, que certaines Églises ont commencé de s’appeler d’après leurs nations. Tant que cette appellation ne devient pas une propriété de l’Église, mais désigne le peuple majoritaire qui appartient à celle-ci, ou l’appellation géographique d’après l’État, le nom historique du territoire etc., cela peut être et est assurément acceptable. Cependant, l’identification de la nation avec l’Église, particulièrement au XIXème siècle, il s’est créé et est né un danger dans l’orthodoxie, celui de la maladie spirituelle de « l’ethnophylétisme » (1872) appelée, à juste titre hérésie, « dangereux venin de serpent ».

L’orthodoxie du XXème siècle n’est-elle pas, comme vous le dites, empoisonnée par le « venin de serpent » ? Êtes-vous prêt à reconnaître la vérité selon laquelle les Macédoniens orthodoxes ne voient pas de motifs valables de rejoindre l’Église serbe, grecque ou bulgare, comme ils l’ont fait dans le passé ?

– Que la nation et l’État, malgré de tels dangers, ne soient pas devenus un facteur essentiel et une condition préalable à la création d’Églises autocéphales est témoigné par le fait que, par exemple, un peuple – le peuple grec – dispose de cinq Églises autocéphales (Constantinople, Jérusalem, Alexandrie, Chypre, Athènes), et qu’une Église locale, par exemple l’Église russe, est constituée de quinze nations et ce sur les territoires de différents États. Ce faisant, d’autres Églises locales (l’Église serbe et d’autres), nonobstant leur appellation nationale, ont en elles d’autres nationalités, qu’elles respectent et qui sont répandues dans de nombreux États. L’Église qui est appelée à être un facteur d’unité de tous les peuples, oserait-elle devenir une pomme de discorde et une cause de haine parmi les peuples ? L’Église oserait-elle être la dot et la servante de quelle nation ou État que ce soit, d’autant plus à notre époque, lorsque les nations deviennent de moins en moins chrétiennes et les États de plus en plus sécularisés ? Aussi, je pose la question tant à moi-même qu’aux autres : Avec tout mon respect envers le peuple macédonien et l’État indépendant de Macédoine, est-ce que notre Patriarcat de Peć, alors qu’il réexamine lui-même le bien-fondé canonique de son appellation récente (il a reçu le nom d’Église orthodoxe serbe en 1931 à l’occasion de l’adoption de ses statuts d’alors), peut-il et ose-t-il accepter, si facilement, sans accord des autres Églises orthodoxes, l’indépendance, l’autocéphalie de l’une de ses parties canoniques, identifiant le glorieux Archevêché d’Ohrid, qui n’a jamais été délimité par les frontières d’une nation ou d’un État (il a été tant byzantino-grec, que bulgare et serbe, et maintenant, sur son territoire, le peuple macédonien n’est que peuple majoritaire, mais non unique), avec une nation et un État sous l’appellation la plus récente d’Église orthodoxe de Macédoine ? Et ce sous l’appellation qui, comme cela est connu de tous, est justement la pomme de discorde, tant entre États que parmi les peuples voisins ! Il est connu de tous que l’Église serbe, malgré ces problèmes et encore d’autres, a accordé l’autonomie à l’Église orthodoxe de Macédoine (1959) ; elle lui a ordonné, ce qui est essentiel pour la reconnaissance d’une Église, son épiscopat ; et le patriarche Germain signait même « de Serbie et de Macédoine », jusqu’à la proclamation arbitraire de son « autocéphalie » (1967). Ainsi, personne ne demande à l’Église orthodoxe de Macédoine qu’elle revienne dans l’Église serbe, grecque ou bulgare, mais seulement qu’elle abandonne le schisme pour revenir à une situation canonique, afin qu’alors l’Église puisse proposer une voie canonique pour la pleine indépendance de l’Église orthodoxe de Macédoine.

Comme vous l’avez dit vous-même, l’Église orthodoxe de Macédoine a reçu en 1959 le statut d’autonomie de l’Église orthodoxe serbe, et le métropolite Dosithée et l’évêque Nahum ont été ordonnés par le patriarche serbe. C’était une décision politique et non canonique de l’Église orthodoxe serbe et, pour autant que je le sache, il n’existe pas de tomos à ce sujet. Huit ans plus tard, sous l’influence des circonstances politiques, l’Église en Macédoine a renoncé à ses liens avec le patriarche serbe et a proclamé l’autocéphalie. Et même dans l’hypothèse que l’Église orthodoxe de Macédoine aurait réellement commis un délit canonique, je ne comprends pas l’obstination avec laquelle, durant quatre décennies entières, l’Église orthodoxe serbe insiste sur la « pénitence » pour ce « péché », sur le retour de l’Église de Macédoine au sein de l’Église serbe, et à la répétition de cette procédure à nouveau. Cela est-il réellement indispensable ? Qu’est-ce qui empêche l’Église orthodoxe serbe d’accepter simplement la situation telle quelle est actuellement et d’appeler l’Église orthodoxe de Macédoine à l’unité canonique ?

– Le tomos d’autonomie de 1959 n’existe pas, c’est exact, car à cette époque c’est le Patriarcat de Constantinople qui délivrait toujours des tomos d’autonomie et d’autocéphalie. Par les toutes dernières décisions panorthodoxes à Chambésy, le tomos d’autonomie est accordé par « l’Église-Mère » (en l’espèce le Patriarcat de Peć – Belgrade), avec information à Constantinople et à toutes les autres Églises orthodoxes. Le statut d’autonomie de l’Église orthodoxe de Macédoine de 1959 a été effectivement réalisé sous la pression du pouvoir athée de Macédoine et de Yougoslavie, mais il était néanmoins canonique par la décision du saint concile des évêques et par l’ordination d’évêques, ce par quoi était rendu possible l’organisation canonique et légale de l’Église en Macédoine. Ce qui a été demandé depuis presque 50 ans est la cessation du schisme et le retour dans une situation canonique, afin que notre Église puisse alors prendre les mesures destinées à l’obtention de l’autocéphalie acceptée par toutes les Églises orthodoxes avec, à leur tête, le Patriarcat de Constantinople. J’espère que, finalement, cela deviendra clair pour tous en Macédoine : l’Église orthodoxe serbe n’accorde et ne peut accorder l’autocéphalie ; elle ne peut que proposer à Constantinople et à toutes les Églises orthodoxes d’accorder l’autocéphalie, mais seulement lorsque l’Église orthodoxe de Macédoine reviendra à une situation canonique. L’archevêque Stéphane et tous les évêques de ladite Église savent bien cela, nous en avons parlé à plus d’une reprise. C’est ce que leur ont confirmé au cours de conversations, tant le patriarche de Constantinople que le patriarche de Moscou (ce dernier lors d’un entretien récent avec M. Ivanov, président de la République de Macédoine). C’était au demeurant le fondement de l’accord de Niš. Mais au lieu de s’engager sur cette unique voie canonique, ils [les hiérarques macédoniens] ont, malheureusement, maintenu avec obstination leur statut autoproclamé « d’autocéphalie », demeurant dans le schisme, en dehors du plérôme de l’Église orthodoxe, comme leur a dit le défunt évêque de Choumadie Sava, lorsqu’il les rencontra au monastère de St Nahum : « Je ne te donne rien, mais garde-le fermement ! »

Il me semble, comme laïc, cher Monseigneur, que l’Église orthodoxe serbe insiste excessivement sur la question d’être « l’aînée » à savoir que dans la période de l’indépendance de l’Église orthodoxe de Macédoine, l’Église serbe avait le statut d’ « Église Mère ». Toutes les Églises orthodoxes les plus importantes ne sont devenues autocéphales qu’au XXème siècle. Que sont ces différences en comparaison avec la conscience que sur le territoire de la Macédoine actuelle, la vie ecclésiale existe depuis des siècles ? Y a-t-il, disons, un sens à bâtir toute une histoire, comme le font certains d’entre nous, sur la base du fait historique que l’archevêché d’Ohrid est plus ancien que le Patriarcat de Peć ?

– Vous avez raison, l’archevêché d’Ohrid est plus ancien que le Patriarcat de Peć. Il tire son origine de la Justiniana Prima (VIème siècle). Son territoire canonique, jusqu’en 1219 recouvrait aussi alors les diocèses de l’archevêché de Žiča de l’époque, c’est-à-dire le patriarcat de Peć. L’archevêché d’Ohrid a repris les évêchés du Patriarcat de Peć, lorsque celui fut abrogé anti-canoniquement et par la force (1459), et ce jusqu’à son premier rétablissement (1557). Alors, sous la juridiction du Patriarcat de Peć se sont retrouvés non seulement ses propres évêchés, mais un grand nombre d’autres, tant celui de l’archevêché actuel d’Ohrid (Église orthodoxe de Macédoine) que du Patriarcat de Tarnovo (l’actuelle Église orthodoxe de Bulgarie). Ces deux derniers ont été abrogés presqu’en même temps (1776-1777), alors que le Patriarcat de Peć était rétabli par le tomos patriarcal (1920-1922), comprenant également des diocèses du Patriarcat de Constantinople situés dans l’actuelle République de Macédoine, de même que les diocèses actuels de Ras et Prizren et de Dabro-Bosna et d’autres. Qui sont là « la mère » et la « fille » ? Les deux ont été l’un et l’autre. En fait, si nous utilisons cette langue (depuis longtemps dépassée) : les deux sont des « filles » du Patriarcat de Constantinople ! Ce qui est ici essentiel, n’est pas cela, mais l’ordre canonique reconnu par tous et le territoire de chacun d’entre eux à des intervalles de temps définis : conformément à cet ordre canonique reconnu de façon panorthodoxe, il y a presque 100 ans que les évêchés de l’archevêché historique d’Ohrid dans les régions de l’actuelle République de Macédoine appartiennent à nouveau au Patriarcat de Peć, à savoir l’Église orthodoxe serbe. Toutes ces transformations historiques et changements de juridiction de l’un et de l’autre confirment ce faisant quelque chose qui est particulièrement important : le facteur national et étatique est devenu décisif, pour la première fois dans l’histoire de cette Église, dans la demande de formation et de rétablissement de l’archevêché d’Ohrid sous le nom d’Église orthodoxe de Macédoine (en 1959 seulement). Car à travers les siècles, elle a eu en son sein, sur le plan national (et aussi étatique) ceux qui aujourd’hui sont grecs, bulgares, serbes, valaques et arbanasses (albanais) (comme le Patriarcat de Peć), de même bien sûr, que les actuels Macédoniens. Aussi, ce n’est pas un hasard que son appellation la plus adéquate soit : archevêché orthodoxe d’Ohrid.

Par le célèbre accord d’Ohrid de 2002 que, pour dire la vérité, les signataires macédoniens ont pratiquement renié plus tard, il était entendu que l’Église orthodoxe serbe « reconnaissait » l’Église orthodoxe de Macédoine sous le nom d’ « archevêché d’Ohrid », mais que celle-ci maintenait son nom d’Église orthodoxe de Macédoine pour ainsi dire « à usage interne ». Récemment, le patriarche russe Cyrille a renouvelé cette proposition qui, dans les hautes sphères de l’Église orthodoxe de Macédoine, à l’étonnement de tous, a été accueillie avec une approbation euphorique. N’est-ce pas justement ce sur quoi insiste l’Église serbe – à savoir que l’Église orthodoxe de Macédoine revienne dans le sein de l’Église orthodoxe serbe, faisant ainsi « pénitence » pour son « péché », et l’Église orthodoxe serbe délivrerait ensuite un tomos d’autocéphalie à l’archevêché d’Ohrid ? Ou n’est-ce pas aussi simple ?

– Si le synode de l’Église orthodoxe de Macédoine était resté fidèle à son acceptation de l’accord de Niš (par lui, l’archevêché d’Ohrid – l’Église orthodoxe de Macédoine a reçu son « caractère propre ») on n’en serait pas venu à la fondation de l’archevêché d’Ohrid avec à sa tête l’archevêque Jean actuellement emprisonné, qui était alors membre du Synode ayant accepté l’accord et l’unité avec le patriarcat de Peć. En outre, il est certain que de cette façon, la possibilité aurait été donnée à l’Église orthodoxe serbe d’accomplir sa promesse et de soulever la question, par l’intermédiaire du Patriarcat œcuménique, de l’obtention par l’archevêché d’Ohrid de l’autocéphalie, au moyen de l’accord de toutes les Églises locales, lesquelles uniquement sont habilitées à cet acte, cette voie étant également indiquée par le patriarche de Moscou Cyrille. Au lieu de cela, l’Église orthodoxe de Macédoine a cédé à la pression politico-idéologique électorale en Macédoine à ce moment, et a commencé et soutenu la persécution de l’archevêque Jean, des évêques, des prêtres et moines de l’archevêché d’Ohrid, le seul en Macédoine qui soit reconnu canoniquement et par toute l’orthodoxie … Ainsi, la situation de l’Église en Macédoine est devenue encore plus complexe et s’est trouvée plus encore dans l’impasse. Je le regrette, mais je dois le dire : la haute hiérarchie actuelle de l’Église orthodoxe de Macédoine se montre immature pour faire face de façon responsable et indépendante à ce problème ecclésial ; elle continue à permettre, comme ses prédécesseurs, que les politiciens et les idéologues lui imposent leurs décisions, la menant à l’impasse. Ce faisant, elle accuse l’Église serbe de tout, elle s’enferme de façon autiste dans l’autosatisfaction de son schisme, refusant la main fraternelle qui lui est tendue et l’appel à s’engager sur la seule voie, qui ait fait ses preuves par une expérience séculaire, de réalisation de l’unité de l’Église et de la dignité indépendante de l’archevêché d’Ohrid, par son intégration organique dans le plérôme de l’universalité orthodoxe.

L’opinion existe, selon laquelle il ne sert en général à rien à l’Église orthodoxe de Macédoine de discuter, car l’Église orthodoxe serbe n’est prête en aucun cas à « offrir » l’autocéphalie à l’Église de Macédoine, mais seulement l’autonomie. Cela est-il exact ? L’Église orthodoxe serbe a-t-elle l’ambition d’élire les évêques de l’Église de Macédoine et de dicter pour une longue durée la vie ecclésiale en Macédoine ?

– Il ressort de ce qui a été dit plus haut qu’il est absolument clair que l’Église orthodoxe serbe est pleinement ouverte au dialogue réellement fraternel pour régler le statut canonique de l’Église en Macédoine, mais sans coercition et pression politique aucune. Elle est ouverte à un dialogue entre Églises, comme seule véritable voie, sans immixtion de la politique et des politiciens, et c’est exactement ce que m’a rappelé l’un des leaders les plus intelligents de la vie politique macédonienne : un homme qui croit et qui sait ce qu’est l’Église et à quel point a été désastreuse l’immixtion de facteurs extérieurs, particulièrement politico-idéologiques, dans sa structure et sa vie. Nous attendons des autorités civiles de Macédoines qu’elles manifestent cela aussi dans les faits, par la cessation de la persécution de l’archevêque d’Ohrid Jean, qui a été emprisonné pour sa fidélité à l’Église orthodoxe, et par sa libération le plus promptement possible.

L’impression générale est qu’en filigrane de la controverse entre l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine se trouve la question du nom de celle-ci et de la nation macédonienne, précisément la question posée par l’État hellénique et l’Église orthodoxe de Grèce. Ne s’agit-il pas ici beaucoup plus d’un conflit politique plutôt que d’un conflit canonique ?

– En ce qui concerne le nom de l’Église, et vous l’avez vous-même remarqué dans l’accord de Niš – cela était clair pour tous depuis le début (1959) – que notre patriarcat, tout en insistant pour d’innombrables raisons sur le rétablissement de l’ancienne appellation d’archevêché d’Ohrid, n’est aucunement gêné par l’utilisation du nom d’Église orthodoxe de Macédoine. Cependant, ayant en vue la réalisation du but souhaité – l’indépendance totale de l’Église en Macédoine, au moyen de sa reconnaissance par toutes les Églises orthodoxes, nous revenons à la question déjà posée : l’Église qui est reconnue afin d’être un facteur d’unité de tous les peuples, saurait-elle être une pomme de discorde et une cause de haine entre les peuples, ne serait-ce qu’en raison d’un nom ? Pour celui qui considère que l’Église et la réalisation de sa mission chez chaque peuple en particulier et chez tous les peuples en général, est de première importance, la réponse est claire.

En supposant que l’Église orthodoxe serbe et l’Église orthodoxe de Macédoine négocient une issue canonique définitive au différend, reste la question du statut de l’archevêché orthodoxe d’Ohrid de Mgr Jean, que les autorités macédoniennes ne reconnaissent pas et persécutent. Il est connu que l’Église orthodoxe serbe exige la libération rapide de Mgr Jean, et, personnellement, je considère que cette exigence est pleinement justifiée et raisonnable. Mais le problème demeure – peut-il se produire que la Macédoine dispose de deux Églises, toutes deux « d’Ohrid », ou bien l’Église serbe insistera-t-elle malgré tout que les deux s’unissent ?

– Il est connu de tous que la reprise du dialogue et la véritable résolution de la question ecclésiale en Macédoine est impossible sans la libération de l’archevêque d’Ohrid Jean. En outre, l’archevêché canonique d’Ohrid n’est pas créé pour constituer une Église et une hiérarchie parallèles en Macédoine, une sorte d’archevêché « serbe », et celui-ci constitue encore moins un empêchement à la réalisation de l’unité, mais au contraire un pont de réconciliation mutuelle et de réalisation canonique de la pleine indépendance de l’archevêché d’Ohrid – de l’Église orthodoxe de Macédoine. Le fait que l’unité de la hiérarchie orthodoxe en Macédoine soit de première nécessité et qu’elle soit possible est confirmé par le fait que, il n’y a pas si longtemps, le schisme a été surmonté dans l’Église orthodoxe de Bulgarie et sa hiérarchie a trouvé son unité, l’unité du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières a été rétablie, il en a été de même pour le schisme d’Amérique dans l’Église orthodoxe serbe etc.

Dans certains médias en Macédoine, le thème principal de ces derniers jours dans certains médias macédoniens était le prétendu conflit entre l’Église orthodoxe russe et le Patriarcat de Constantinople, qui, comme ils le disent, affaiblirait la position de l’Église orthodoxe serbe à l’égard de l’Église orthodoxe de Macédoine. Qu’y a-t-il de vrai à ce sujet ?

– Les patriarcats de Constantinople et de Moscou, comme au demeurant les autres Églises orthodoxes, se préparent de façon responsable au grand concile de l’Église orthodoxe. Dans ce but se tiendra au début du mois de mars une réunion de tous les primats des Églises orthodoxes autocéphales, à laquelle participera aussi le patriarche Irénée avec ses collaborateurs.

À la fin de cette conversation, cher Monseigneur, dites-nous que sera l’étape suivante dans la relation Belgrade – Skopje ? Jusqu’à quand les négociations seront-elles gelées ? À qui est le tour de « jouer » maintenant ?

– Je suis certain que la prompte libération de l’archevêque Jean serait saluée chaleureusement à Constantinople par les patriarches et représentants de toutes les Églises orthodoxes [i.e. lors de la synaxe des primats orthodoxes qui s’est tenue l’an passé] et que cela contribuerait à la création d’un climat positif lors de cette conférence à l’égard de l’Église orthodoxe de Macédoine. Ainsi serait réalisée une condition préliminaire à un dialogue fraternel véritable et authentique.

Source

Communiqué de l’Église orthodoxe serbe au sujet de la visite du métropolite de Volokolamsk Hilarion en République de Macédoine

À l’occasion de la visite du métropolite de Volokolamsk Hilarion en République de Macédoine, l’Église orthodoxe serbe a publié le communiqué suivant, signé par son porte-parole l’évêque Irénée de Bačka :

« Sur la base du mémorandum que S.S. le patriarche de Serbie Irénée et S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, ont signé à Belgrade le 15 novembre 2014, S.E. le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a séjourné en République de Macédoine les 19 et 20 décembre 2014, avec la bénédiction des deux patriarches, russe et serbe, pour une visite de travail. S.E. le métropolite Hilarion a rendu visite le 20 décembre à Mgr Jean, archevêque d’Ohrid et métropolite de Skoplje qui, en raison de la rencontre, a été transféré de la prison d’Idrizovo à la clinique « Mère Thérèse » de Skoplje. Après l’entretien, l’archevêque Jean a été reconduit en prison. Le même jour, le métropolite Hilarion, avec M. Oleg Chtcherbak, ambassadeur de la Fédération de Russie en République de Macédoine, a rencontré le président de ladite république, Georges Ivanov. Ensuite, le président du département pour les relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou s’est entretenu avec le président du Conseil de la République de Macédoine M. Nicolas Grouievsky et le ministre des affaires étrangères Nicolas Popovski. Enfin, le métropolite Hilarion s’est entretenu avec le primat de l’Église orthodoxe de Macédoine autoproclamée et non-canonique, Mgr Stéphane. Les entretiens que S.E. le métropolite Hilarion a menés à Skopje ont été dirigés par le souci de l’unité de l’Église, de sa mission dans la grâce et de son salut des âmes baptisées en République de Macédoine, et concernaient les perspectives de régularisation du statut canonique de l’Église sur cette espace ainsi que la libération définitive et sans conditions de l’archevêque d’Ohrid et métropolite de Skopje Jean, condamné à un emprisonnement sévère suite à un procès politique monté. L’Église orthodoxe serbe exprime sa profonde gratitude à l’Église sœur orthodoxe russe, à S.S. le patriarche de Moscou Cyrille et à S.E. le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour leur amour et leur collaboration fraternelles, ainsi que pour les grands efforts qu’ils ont déployé au service de l’ordre canonique et de l’unité ecclésiale, ainsi que pour la libération de S.B. l’archevêque Jean, incarcéré pour la justice de Dieu et exposé à un régime pénitentiaire cruel et ce malgré une santé sévèrement atteinte.

Source

Rencontre du métropolite de Volokolamsk Hilarion avec le président de la République de Macédoine

gruevski_hilarionLe 20 décembre, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou s’est rendu à Skopje avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille. Il y a rencontré le président de la République de Macédoine, G. Ivanov. À la rencontre a pris part l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Macédoine O.N. Chtcherbak. Ensuite, dans la résidence du gouvernement a eu lieu un entretien entre le métropolite Hilarion et le Premier ministre N. Gruevski. Participaient également à ladite réunion, le ministre des Affaires étrangères de Macédoine N. Popovski et le chef de la représentation diplomatique russe dans ce pays O.N. Chtcherbak. Le même jour a eu lieu la rencontre du métropolite Hilarion avec l’archevêque d’Ohrid et de Macédoine Stéphane, chef de l’Église orthodoxe de Macédoine. Le thème des conversations était la régulation du statut canonique de ladite structure ecclésiale, qui se trouve hors de la communion avec l’orthodoxie mondiale. À la rencontre ont pris part le secrétaire du synode de l’Église de Macédoine, l’évêque d’Heraklea, et les personnes accompagnant le métropolite Hilarion. Celui-ci a également rendu visite à l’ambassade de Fédération de Russie en République de Macédoine, où a eu lieu son entretien avec l’ambassadeur O.N. Chtcherbak. Accompagnaient le métropolite Hilarion, le secrétaire du département des affaires ecclésiastiques extérieures pour les relations inter-orthodoxes l’archiprêtre Igor Yakimtchouk et le hiérodiacre Nicolas (Ono). À l’occasion de sa visite, le métropolite Hilarion a rencontré l’archevêque Jean, qui est actuellement emprisonné le 20 décembre également, à la clinique « Mère Térésa » de Skopje. L’archevêque Jean est le primat de l’archevêché orthodoxe d’Ohrid, se trouvant dans le cadre de l’Église orthodoxe serbe depuis 2005. Il se trouve en prison depuis 2013. Selon les médias serbes, l’archevêque Jean a reçu la visite de sa mère le 27 novembre 2014, laquelle a témoigné de son état de santé insatisfaisant et des conditions difficiles dans lesquelles il est détenu.
Sources : 1 et 2

Allocution du métropolite Emmanuel à l’occasion de la visite du patriarche Bartholomée

Nous vous proposons de regarder l'enregistrement vidéo de l'allocution du métropolite Emmanuel, après la doxologie célébrée dans la cathédrale Saint-Stéphane à l'occasion de la la visite à Paris du patriarche oecuménique Bartholomée Ier. Pour retrouver l'allocution en grec, cliquez ICI.

 

Pour le quarantième jour du rappel au Seigneur du métropolite Gabriel (Saliby)

A
l’occasion du quarantième jour du rappel au
Seigneur
du métropolite
Gabriel
(Saliby)
, évêque titulaire du diocèse des grec-orthodoxes d’Antioche en
Europe occidentale et centrale, une liturgie eucharistique sera célébrée le
samedi 24 novembre 2007, à 18h30, à la cathédrale grecque, 7 rue Georges Bizet,
75116 Paris, paroisse Saint Stéphane. L’office du trisagion (office de prières
pour les morts) sera célébré à la fin de la liturgie. Les condoléances auront
lieu dans la salle paroissiale de l’Eglise Saint Stéphane.

Les funérailles du métropolite Gabriel (Saliby)

Les funérailles
du métropolite
Gabriel
(Saliby) auront lieu à la cathédrale grecque Saint Stéphane, 7 rue Georges
Bizet, 75116 Paris le vendredi 26 octobre 2007. Une liturgie eucharistique sera
célébrée à 10h et sera suivie à 12h30 de l’office des funérailles. Pour lire le
communiqué de l’Archevêché du Patriarcat d’Antioche en Europe occidentale et
centrale, cliquez
ICI
.

Moscou : une conférence sur l’héritage du métropolite Antoine (Bloom)

Anthony_bloom
La
première conférence consacrée à l’étude de l’héritage du métropolite Antoine (Bloom) de
Souroge
s’est ouverte le 28 septembre à la Bibliothèque de l’Etranger
russe. La conférence a été organisée par le fonds « Héritage spirituel du
métropolite Antoine de Souroge » et par la Bibliothèque-fonds l’Etranger russe.
Des prêtres et des laïcs de Russie ainsi que de pays de la CEI et de l’Union
Européenne ont pris part aux débats. La conférence s’est prolongée jusqu’au 30
septembre.

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«L’Eglise orthodoxe et l’unité des Eglises : vers une communauté solidaire au sein d’une Europe unie ? » par Mgr Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie

Une
conférence œcuménique a eu lieu à Velehrad (République Tchèque) du 28 juin au
1er juillet. Elle était organisée par l’Institut d’études œcuméniques de Lviv (Ukraine)
avec le Centro Aletti d’Olomouc. Parmi les 150 participants à la manifestation
se trouvaient 35 évêques catholiques, grecs-catholiques et orthodoxes. Parmi
les personnalités présentes, le cardinal Vlk de Prague, le cardinal Spidlik de
Rome, Mgr
Stéphane
,P1010007
métropolite orthodoxe de Tallinn et de toute l’Estonie, Mgr Syméon
d’Olomouc (Eglise orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie), le père Filaret
Egorov (Eglise orthodoxe ukrainienne, Patriarcat de Moscou), le professeur Constantin Sigov de l’Université Moghila à Kiev. Le communiqué
final est proposé sur
cette page
. Celui-ci précise notamment : «Exprimant notre
solidarité profonde avec sa sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier
de Constantinople et avec tous les chrétiens en Turquie se trouvant dans des
situations difficiles, nous souhaitons adresser au gouvernement de la Turquie une
lettre soutenant le Patriarcat de Constantinople dans son droit de jouir de ses
libertés civiles et en particulier de son droit à restaurer son séminaire à
Halki.»

Au cours de cette
rencontre, Mgr
Stéphane
de Tallinn a prononcé une conférence sur le thème «L’Eglise
orthodoxe et l’unité des Eglises : vers une communauté solidaire au sein
d’une Europe unie ? ». Avec son accord, nous vous proposons le
texte de celle-ci
.

Photographie :
A Velehrad, Mgr Stéphane (à droite) célèbre la liturgie avec Mgr Syméon d’Olomouc

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Communiqué de l’Église orthodoxe de Géorgie sur le saint et grand Concile, avec la liste de ses participants

Synode_GeorgieLe 25 mai 2016, a eu lieu au Patriarcat de Géorgie la séance ordinaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie, sous la présidence du Catholicos-patriarche de toute la Géorgie, Sa Saintété et Béatitude Élie II. Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku a été nommé secrétaire de la session. Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie II a prononcé le discours d’ouverture, saluant les membres du Saint-Synode et félicitant le peuple géorgien à l’occasion de la fête de l’Indépendance (…). Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie a voué une attention particulière à l’importance du Saint et Grand Concile orthodoxe en préparation pour le 16 juin de cette année, et a remercié les clercs et laïcs qui ont participé aux sessions des Conférences préparatoires préconciliaires. Ensuite, Sa Saintété et Béatitude le Catholicos-Patriarche Élie II a donné la parole aux évêques membres du Saint-Synode, afin qu’ils expriment leurs opinions au sujet des documents qui seront discutés lors du futur Concile. Le représentant de l’Église orthodoxe de Géorgie au Secrétariat du Saint et Grand Concile, le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni a fait une courte revue des documents du Concile panorthodoxe. Le métropolite Théodore (Tchuadzé) d’Alkhaltsikhe et Tao-Klarjeti a parlé au sujet des documents « Le sacrement du mariage et ses empêchements » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ».

Le Saint-Synode a décidé que deux points du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements » devaient être modifiés. Il s’agit notamment, dans la première partie, du point 10 et, dans la deuxième partie intitulée « empêchements au mariage » du point 5 alinéa I.

1) Le point 10 en question dispose : « L’Église n’accepte pas pour ses membres les contrats de cohabitation de même sexe, ni d’ailleurs toute forme de cohabitation différente du mariage. L’Église doit déployer tous ses efforts pastoraux possibles pour que ses membres qui s’engagent dans de telles formes de cohabitation puissent comprendre le véritable sens de la pénitence et de l’amour béni par l’Église ».
Ce point doit être modifié de la façon suivante : « L’Église n’accepte pas l’union sexuelle entre des personnes de même sexe, ainsi que toute autre forme de cohabitation distincte du mariage chrétien et condamne ce péché. L’Église est préoccupée du destin éternel des âmes immortelles des gens qui vivent dans ce péché et déploie tous ses efforts pastoraux afin qu’ils prennent conscience de l’extrême gravité de celui-ci et s’en éloignent au moyen de la véritable pénitence ».

2) Dans la deuxième partie, sous le point 5, alinéa I du document « Le sacrement du mariage et ses empêchements », il est dit : « Le mariage entre orthodoxes et non-orthodoxes ne peut être béni selon l’acribie canonique (canon 72 du Concile Quinisexte in Trullo). Toutefois, il peut être célébré par condescendance et amour de l’homme à la condition que les enfants issus de ce mariage soient baptisés et élevés dans l’Eglise Orthodoxe ».
Or il est connu de tous qu’aucun Concile ne peut s’opposer, annuler ou changer quelque canon que ce soit d’un Concile reconnu comme œcuménique.

Dans le document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », doivent être portées les modifications suivantes :

1) Dans le sous-titre, rédigé comme suit : « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres », doit être enlevée la phrase « et autres », car elle peut être commentée de différentes façons.

2) Le troisième point du chapitre « A » (« La dignité de la personnalité humaine ») du même document, dispose : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large en ce domaine [i.e. la paix, ndt]. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression du fanatisme de toutes parts; par-là elles œuvreront en faveur de la réconciliation des peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, au service de l’homme, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres ».
Selon la décision du Saint-Synode, le texte mentionné doit être exposé dans la rédaction suivante : « La reconnaissance commune de la valeur éminente de la personne humaine peut servir de présupposé à une collaboration plus large dans le domaine de la paix. Les Églises orthodoxes sont appelées à contribuer à la concertation et à la collaboration interreligieuses et, par ce biais, à la suppression de toute manifestation de fanatisme. Par-là, elles œuvreront en faveur de l’affermissement de l’amitié parmi les peuples et du triomphe des biens que constituent la liberté et la paix dans le monde, pour le bien de tout homme, dans le but de sa purification spirituelle, de sa déification et de l’obtention de la vie éternelle, indépendamment des races et des religions. Il va de soi que cette collaboration exclut tout syncrétisme ainsi que toute tentative d’une religion de s’imposer aux autres, ce qui, naturellement, ne signifie pas la renonciation de la Sainte Église à l’activité missionnaire ».

3) Dans le premier point du chapitre « C » (« De la paix et de la justice ») doit être conservé le texte suivant : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27).
Cependant, la seconde partie du même point, qui dispose : « Car la paix du Christ est le fruit mûr de la récapitulation de toutes choses en Lui; de la valeur et de la grandeur de la personne humaine, en tant qu’image de Dieu; de la manifestation de l’unité organique du genre humain et du monde en Christ; de l’universalité des idéaux de la paix, de la liberté et de la justice sociale; et enfin de la fécondité de l’amour chrétien entre les hommes et les peuples », doit être enlevée.
Toutefois, la dernière partie de ce paragraphe du texte doit être conservée : « La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi ».
Ainsi, le premier point du chapitre II disposera : «L’Église orthodoxe reconnaît et souligne depuis des temps immémoriaux la place centrale de la paix et de la justice dans la vie humaine. La révélation même en Christ est caractérisée comme évangile de paix (Ep 6,15), car le Christ en instaurant la paix par le sang de sa Croix (Col 1,20), est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin, paix pour ceux qui étaient proches (Ep 2,17). Il est devenu notre paix (Ep 2,14). Cette paix qui surpasse toute intelligence (Ph 4,7), est, comme le Christ lui-même l’a dit à ses apôtres avant sa Passion, plus large et plus essentielle que celle promise par le monde: Je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne; je ne vous la donne pas comme le monde la donne (Jn 14,27). La véritable paix est le fruit du triomphe sur terre de tous ces idéaux chrétiens. C’est la paix qui vient d’en haut que l’Église orthodoxe appelle toujours de ses vœux dans ses prières quotidiennes, en la demandant à Dieu qui peut tout et qui exauce les prières de ceux qui viennent à Lui avec foi.

Pour ce qui concerne le document « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », le métropolite Stéphane (Kalaidjishvili) de Tsageri et Lentekhi a fait son rapport. Les remarques du professeur de dogmatique et de patrologie de l’Académie ecclésiastique et du séminaire de Tbilissi Edisher Chelidzé ont été lues. Elles ont a appelé des divergences d’opinion. Le métropolite Ananie (Japaridze) de Manglisi, le métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, le métropolite Pierre (Tsaava) de Chkondidi; le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi, et le métropolite Jacques (Iakobishvili) de Bodbe ont exprimé leurs positions. Il a été mentionné que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » a été inacceptable dès le début pour les représentants de l’Église orthodoxe de Géorgie, par lesquels il a été signé parce que l’éclaircissement suivant avait été porté dans le texte : « Les Églises orthodoxes de Géorgie et de Bulgarie se sont retirées du Conseil Œcuménique des Églises, la première en 1997 et la seconde en 1998, car elles avaient un avis différent quant à l’œuvre du Conseil Œcuménique des Églises et, de ce fait, elles ne participent pas aux activités interchrétiennes menées par le Conseil Œcuménique des Églises et d’autres organismes interchrétiens ». Le Saint-Synode a décidé que le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » contient des erreurs ecclésiologiques et terminologiques et doit faire l’objet d’un sérieux remaniement.
Si ces modifications ne sont pas prises en compte et incluses dans le texte du document, l’Église géorgienne considèrera qu’il est pour elle impossible de le signer. À l’initiative du métropolite Grégoire (Berbichashvili) de Poti et Khobi, le Saint-Synode a décidé de créer une commission théologique, qui sur toute une série de questions théologiques, présentera ses propositions à l’examen du Saint-Synode. Celui-ci a également écouté le rapport du métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia sur les questions organisationnelles.

Pour chaque question susmentionnée sera publiée prochainement une information plus détaillée.

Le Saint-Synode a constitué la délégation de l’Église orthodoxe de Géorgie au Grand et Saint Concile comme suit :

Le Catholicos-Patriarche de toute la Géorgie Élie II;
Le métropolite Kalistrate (Margalitashvili de Kutaisi et Gaenti;
Le métropolite Daniel (Datuashvili) de Sachkhere et Chiatura;
Le métropolite Anania (Japaridzé) de Manglisi;
Le métropolite Georges (Shalamberidzé) de Tkibuli et Terjola;
L’Abba métropolite David (Makharadzé) de Alaverdi;
Le métropolite Serge (Chekurishvili) de Nekresi;
Le métropolite Joseph (Kikvidzé) de Shemokmedi;
Le métropolite Nicolas (Pachuashvili) de Akhalkalaki et Kumurdo, et d’Amérique du Sud;
Le métropolite Théodore (Chuadze) de Akhaltsikhe et Tao-Klarjeti;
Le métropolite Sabbas (Gigiberia) de Khoni et Samtredia;
Le métropolite Gérasime (Sharashenidzé) de Zugdidi et Tsaishi;
Le métropolite André (Gvazava) de Gori et Ateni;
Le métropolite Stéphane (Kalaijishvili) de Tsageri et Lentekhi;
Le métropolite Shio (Mujiri) de Senaki et Chkhorotsku et d’Australie ;
Le métropolite Jean (Gamrekeli) de Rustavi;
L’archevêque Spiridon (Abuladzé) de Skhalta;
L’archevêque Luc (Lomidzé) de Sagarejo et Ninotsminda;
L’évêque Michel (Gabrichidzé) de Tianeti et Pshav-Khevsureti;
L’évêque Dimitri (Kapanadze) de Khornabuji et Hereti;
L’évêque Damian (Khupenia) de Samtavisi et Kaspi;
L’évêque Grégoire (Katsia) de Tsalka;
L’évêque Dosithée (Bogveradzé) de Belgique et Hollande;
L’évêque Sabbas (Intskirveli) d’Amérique du Nord;
L’évêque Vakhtang (Liparteliani) de Nikortsminda;
Le protopresbytre Georges Zviadadze;
L’archimandrite David Chincharauli;
L’archiprêtre David Sharashenidzé;
L’archiprêtre Kakhaber Gogotishvili;
Le hiéromoine Michel Bregvadzé;
Le moine Anthime (Javakhishvili).

Source

Messages de Pâques

La-Résurrection1Messages de Pâques en français: du patriarche oecuménique de Constantinople Bartholomée, du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, du patriarche Irénée de Serbie, du métropolite Tikhon (Église orthodoxe en Amérique), du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel, du métropolite Athénagoras de Belgique, exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, de l’archevêque Jean, de Mgr Nestor de Chersonèse, du métropolite Joseph.

Icône de la Résurrection ci-contre: blog “Icône et tradition”

Messages pour la fête de la Nativité

noelCliquez sur les liens suivants pour lire les messages en français pour la fête de la Nativité: du patriarche oecuménique Bartholomée, du patriarche Jean X d’Antioche, du métropolite Tikhon de l’Église orthodoxe en Amérique, du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, du métropolite Joseph, de l’évêque Jean de Charioupolis.

Source de l’icône de la Nativité (Novgorod, fin XVe): Pages orthodoxes

Un volume de Contacts dédié au Actes du 15e Congrès orthodoxe d’Europe occidentale

Le volume 251 de Contacts, Revue française de l’orthodoxie, vient de paraître avec tous les Actes du XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale qui a eu lieu à Bordeaux du 30 avril au 3 mai 2015, sur le thème « Être pleinement dans le monde mais pas de ce monde« . On y trouve les riches contributions des quatre conférenciers principaux : Jean Gueit (Marseille), Assaad Elias Kattan (Münster, Allemagne), métropolite Stéphane de Tallin (Estonie) et Athanase Papathanassiou (Athènes, Grèce), le compte rendu de  la table ronde sur le futur concile panorthodoxe, ainsi que les rapports des divers ateliers.
Béni par l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, ce XVe Congrès orthodoxe, qui était organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, a rassemblé près de six cents participants.
Pour voir le sommaire et le liminaire du volume 251 :
Ce volume de 144 pages peut être commandé en envoyant :
soit un chèque de 13 € (frais de port inclus) à Revue Contacts, 61 Allée du Bois du Vincin, 56000 Vannes,
soit un courriel à postmaster@revue-contacts.com après un virement bancaire de 13 € au compte de la revue :
On notera les derniers volumes thématiques Contacts parus récemment :
N° 250 : Liberté et obéissance dans la communauté ecclésiale
N° 249 : Le phylétisme ou nationalisme ecclésial, un défi pour la conscience orthodoxe
N° 248 : Questions sur l’Église et l’eucharistie

Vidéo de l’émission de télévision “L’orthodoxie, ici et maintenant” (KTO) du 26 mai: le XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale

Ce soir: l’émission de télévision « L’orthodoxie, ici et maintenant » sur KTO

Le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale (Bordeaux, 30 avril-3 mai)

Affiche_Frat_2015Ci-dessous: le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale, organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est déroulé à Bordeaux du 30 avril au 3 mai (programme, reportage de FR3, vidéos, photographies).

Un événement panorthodoxe : le XVe Congrès orthodoxe
en Europe occidentale
(Bordeaux, 30 avril – 3 mai 2015)

Du 30 avril au 3 mai 2015 s’est tenu à Bordeaux, sous l’égide de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale. Cette quinzième édition, depuis le premier congrès de 1971, a rassemblé près de 600 participants de divers diocèses orthodoxes, venus des pays d’Europe occidentale et au-delà, pour un partage commun sur le thème de la condition des chrétiens « pleinement dans le monde, mais pas de ce monde ». Quatre conférences plénières, trois tables rondes et une quarantaine d’ateliers ont permis d’approfondir la question, ainsi que des temps de prière et une soirée d’hommage consacrée à la mémoire du père Cyrille Argenti.
Le congrès a débuté le vendredi 1er mai par la divine liturgie qui a d’emblée donné le ton de l’événement : un rassemblement de fidèles très divers puisant son unité à la table eucharistique. Nicolas Behr, au nom de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui était organisatrice de l’événement, a ensuite souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants. Des messages de soutien envoyés par plusieurs évêques retenus ailleurs ont été lus à cette occasion : le métropolite de France, Mgr Emmanuel, président de l’AEOF, soulignait notamment que le chrétien est appelé à devenir médiateur entre le visible et l’invisible ; le métropolite de Belgique Mgr Athénagoras, dans un message long et chaleureux adressé aux congressistes, rappelait pour sa part qu’il avait participé à tous les congrès orthodoxes précédents, « lieux d’expériences fabuleuses et combien enrichissantes » et que sa personnalité avait été « forgée » par les « grands personnages » qu’on y entendait ; quant à l’archevêque Job (Exarchat des paroisses de tradition russe), il a mis l’accent sur la dimension panorthodoxe d’un tel rassemblement, appelant les participants à être des « éléments constructifs » dans l’Église.
Le premier conférencier, le père Jean Gueit, recteur de la paroisse Saint-Hermogène (Marseille), professeur émérite de droit (Université d’Aix-en-Provence) et aumônier de la Fraternité orthodoxe, a axé sa réflexion sur l’adage patristique « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Il a introduit la problématique du congrès en montrant que le mode de fonctionnement de l’humanité est marqué par des polarités conflictuelles de plus en plus violentes et mortifères. Seule l’élaboration du droit et l’organisation d’un pouvoir politique rendent possible la vie en société. Mais Dieu dépasse cette conflictualité en nous réconciliant avec nous-mêmes et avec le cosmos. Pour conclure, le père Jean a insisté sur la force libératrice de l’Esprit Saint face à toute forme d’autoritarisme : l’Eglise n’est pas un carcan mais le corps du Christ ressuscité.
Dans l’après-midi, la deuxième session plénière fut l’occasion d’accueillir à la tribune le professeur Assaad Kattan (Université de Münster), théologien laïc du Patriarcat d’Antioche, spécialiste de l’interprétation des Pères de l’Église et du dialogue entre christianisme et islam. Dans son allocution intitulée « Pour une théologie orthodoxe contre la démission », Assaad Kattan a appelé à un renouveau créatif de la théologie qui permette d’établir des ponts entre la réalité actuelle post-moderne et le vécu ecclésial. Le théologien a souligné trois aspects : la nécessité de revenir à une interprétation dynamique de la tradition ecclésiale, permettant d’en dégager le message essentiel sous ses formes transitoires, l’importance d’avoir une approche théologique qui valorise la raison, enfin l’urgence de développer de nouveaux modes de lecture des textes au fondement de la tradition.
Une série d’ateliers a ensuite permis aux participants de réfléchir sur des questions aussi diverses que le rapport entre psychothérapie et paternité spirituelle, la transmission de la foi en famille, la vie du chrétien en entreprise, le dialogue entre islam et christianisme, etc. En soirée, un hommage au père Cyrille Argenti devait rappeler, au fil des témoignages, combien cet artisan de la Fraternité orthodoxe, ardent promoteur d’une orthodoxie francophone et du dialogue œcuménique, fut avant tout un grand et authentique pasteur, s’efforçant de conduire vers le Christ les nombreuses personnes qui sollicitaient son aide.
Après l’office des matines, la deuxième journée du congrès (samedi 2 mai) s’est ouverte sur la troisième session plénière la conférence de Mgr Stéphane, primat de l’Église orthodoxe d’Estonie (autonome au sein du Patriarcat œcuménique de Constantinople). Celui-ci, dans une riche méditation, s’est demandé comment les chrétiens, en particulier orthodoxes, peuvent trouver des repères entre un Occident en pleine décroyance et le fanatisme montant au Proche-Orient et en Afrique. Il a montré que de cette tension peuvent naître les conditions d’une nouvelle rencontre authentique du monde avec l’Évangile. Mais, a-t-il souligné, « seule une pastorale de communion peut émouvoir la société sécularisée » en faisant redécouvrir à l’homme une réalité secrète qui ne peut que se contempler et en rappelant à la société son sens de l’amour.
Une seconde série d’ateliers a suivi cette conférence plénière. Puis, en début d’après-midi, s’est tenu un temps de prière œcuménique à l’intention des chrétiens d’Orient persécutés. Ce moment d’une grande ferveur a rassemblé, outre les participants au congrès, divers représentants religieux, notamment Mgr Laurent Dognin, l’évêque auxiliaire catholique de Bordeaux, tous unis dans une même prière pour les martyrs de notre temps.
Trois tables rondes simultanées se sont ensuite déroulées : la première, intitulée « Que peut-on attendre du futur concile panorthodoxe ? », et animée par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge), avait pour intervenants le père Dimitrios Bathrellos (Athènes), Pierre Sollogoub (Fraternité orthodoxe en Europe occidentale) et le père Alexis Struve (Nantes, Kiev). Elle a permis de faire le point sur la préparation du concile panorthodoxe à venir et sur les attentes qu’il suscite. Les intervenants ont souligné le peu d’informations diffusées auprès du peuple de Dieu et la prise de conscience encore faible de l’importance de cet événement en gestation. La deuxième table ronde,  consacrée à « la psychologie contemporaine et les Pères de l’Église » et menée en anglais par le diacre Michael Bakker (Pays-Bas), avait pour intervenants Christine Artiga, psychothérapeute (Bordeaux), Silouane Deutekom (Orthodox Peace Fellowship) et Matthieu Sollogoub, professeur de chimie moléculaire (Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris VI). Intitulée « Questions actuelles d’éthique », la troisième table ronde, sous la houlette du père Christophe D’Aloisio (Institut Saint-Jean-le-Théologien, Bruxelles) et avec la participation de l’évêque Jean de Charioupolis (Genève, Paris), du docteur Denys Clément (Paris) et de la psychologue Nathalie Victoroff (Paris), a abordé quelques questions éthiques telles que l’interruption médicale de grossesse, la fin de vie, la sexualité… Cette table ronde fut l’occasion de rappeler qu’il convient de ne pas sacraliser la vie au détriment de la personne et qu’un travail de formation des pasteurs comme des fidèles est indispensable pour que l’Église puisse relever les défis éthiques posés par le monde contemporain. Des vigiles festives, chantées en anglais, français, roumain, arabe, grec, ont clôturé cette seconde journée.
Le dimanche 3 mai, 3e jour du congrès, la divine liturgie a été présidée par le métropolite Stéphane d’Estonie auquel se sont joints Mgr Marc (Métropole roumaine) – qui a prononcé une belle homélie sur la guérison du paralytique – et Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique). À l’issue de cette célébration de tonalité pentecostale, Mgr Stéphane a qualifié ce moment de sommet du congrès et a laissé voir son émotion devant cette assemblée orthodoxe occidentale à laquelle il s’est dit lié par de profondes attaches spirituelles, faisant siennes ses joies et ses peines.
La dernière conférence plénière, prononcée par le théologien laïc grec Thanasis Papathanassiou, ayant pour thème « Quand l’idolâtrie séduit et mène à une Église sans mission », fut un appel à se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour faire de la vie chrétienne bien plus qu’une simple observance de rites. Le théologien a souligné le danger de croire qu’on peut posséder le Dieu vivant dans l’Église, transformant ainsi la foi en idolâtrie et faisant des prêtres une caste chargée d’administrer seule l’Église. Il importe de toujours se souvenir que la lex credendi (règle de foi) et la lex orandi (règle de prière) sont ancrées dans la lex sequendi : appel à « suivre le Christ nu » (saint Colomban). Car l’homme est appelé à être image de Dieu et non idole, ce ne sont pas les autels de pierre qui importent mais les autels vivants.

Ces trois journées de réflexion, de dialogue, de prière, d’échanges informels – notamment avec le métropolite Stéphane d’Estonie, Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique), Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie, Bordeaux) et Mgr Nestor (Patriarcat de Moscou, Paris) – ont offert des moments de fraternité intense, qui ont permis de partager une véritable communion ecclésiale, respectueuse de la riche diversité des personnes, de leurs multiples ancrages juridictionnels et points de vue, tout en leur donnant de vivre pleinement leur unité en Christ. La joie de la Résurrection n’a cessé d’être proclamée, chantée et vécue durant ce congrès, sans perdre de vue la réalité de la situation des chrétiens au cœur du monde, invitant chacun à répandre à sa manière cette joie, une fois rentré dans son cadre de vie quotidien. Les Actes de ce congrès (textes de conférences et rapports d’ateliers et de tables rondes) seront publiés prochainement dans la revue orthodoxe Contacts (www.revue-contacts.com). Les non-abonnés peuvent commander à l’avance ce volume en envoyant un chèque de 13 € à : Revue Contacts, 61 allée du Bois du Vincin 56000 Vannes.

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Vidéo de l’émission de télévision « L’orthodoxie, ici et maintenant » (KTO) du 24 février

On peut visionner ci-dessous la vidéo de l’émission de télévision “L’orthodoxie, ici et maintenant“, sur KTO, du 24 février. L’invité était le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie (photographie ci-dessus).

Messages de la Nativité

noelCliquez sur les liens pour lire les messages de la Nativité: du patriarche œcuménique Bartholomée,  du patriarche d’Antioche Jean X, du métropolite Ephrem de Triopoli, métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, de l’archevêque Job de Telmessos, de Mgr Irénée, évêque d’Ottawa et du Canada.

Source de l’icône de la Nativité (Novgorod, fin XVe): Pages orthodoxes

Communiqué du bureau de presse de l’Eglise orthodoxe d’Estonie sur la réforme du calendrier liturgique

T2_ulestousmine08_49 Le bureau de presse de l'Eglise orthodoxe d'Estonie (autonome dans la juridiction du Patriarcat oecuménique) a publié un communiqué de son primat, Mgr Stéphane de Tallinn et de toute l'Estonie, sur la réforme du calendrier liturgique, laquelle sera appliquée à partir de 2012. A partir de cette date, sauf quelques exceptions par économie pastorale qui sont évoquées, "les fêtes fixes seront désormais célébrées selon le calendrier grégorien et les fêtes mobiles (dont les périodes du triode et du pentécostaire) selon le calendrier julien". Pour lire ce communiqué, cliquez ICI.

Photographie: le métropolite Stéphane de Tallinn (source)

« Les Eglises face au défi des migrants » – thème du volume 232 de la revue Contacts

Contacts232 Le volume 232 de Contacts, la revue française de l’orthodoxie, paru récemment, est consacré au défi que constituent les migrants pour les Eglises, une question brûlante s'il en est, en raison de l'actualité politique en France, de l'origine exogène de la plupart des communautés orthodoxes en Occident mais aussi de la vertu cardinale de l'hospitalité prônée par la tradition orthodoxe. Reprenant la plupart des interventions du colloque du CECEF sur les migrations qui s'est déroulé à l'Institut catholique de Paris le 11 mars 2010, ce volume thématique, introduit par un message du métropolite Stéphane d'Estonie, rassemble les analyses de deux spécialistes reconnus des migrations, Bertrand Badie (Institut d'études politiques de Paris) et  Catherine Wihtol de Wenden (CNRS, Centre d'études et de recherche internationales), puis trois études théologiques sur les migrants : "La figure de l'étranger ou du migrant dans la Bible" par Daniel Gerber (Faculté de théologie protestante de Strasbourg), "Les Pères de l'Eglise face au défi des migrants" par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge, Paris) et « Pour un pluralisme éthique de la question des migrations », par sœur Geneviève Médevielle (Institut catholique de Paris). Suit une étude du P. Michel Evdokimov : "Les vagabonds mystiques dans la Russie des XIXe – XXe siècles" (voir le sommaire et le liminaire du volume).

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La 33e rencontre de l’E.I.I.R. au monastère Saint-Jean-de-Rila en Bulgarie

La 33e rencontre de l'E.I.I.R. (rencontres internationales et interconfessionnelles de religieux/ses) s'est déroulée au monastère Saint-Jean-de-Rila en Bulgarie du 13 au 19 juillet (photographies). Un compte rendu est proposé sur cette page. Parmi les participants se trouvaient le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l'Estonie, Mgr Athénagoras de Sinope (Belgique), l'archimandrite Syméon du monastère Saint-Silouane. Cliquez ici pour lire le message du patriarche œcuménique Bartholomée et là pour le discours de Mgr Athénagoras intitulé "La vie en Christ – Défi et espérance". La prochaine rencontre est prévue à Pomeyrol, en France, du 13 au 19 juillet 2012.

Le communiqué final de la conférence panorthodoxe préconciliaire à Chambésy du 6 au 12 juin 2009

 

 

Conférence panorthodoxe préconciliaire à Chambésy: un appel à la prière et des réflexions

Alors que la conférence panorthodoxe préconciliaire se poursuit à Chambésy, un appel à la prière, "pour soutenir ce cheminement", a été lancé conjointement par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale et par l'Acer-Mjo. Le texte, en plusieurs langues (français, anglais, russe, grec et arabe), est en ligne sur cette page et cette autre. L'association Oltr a publié un communiqué adressé aux participants de la conférence. Sur celle-ci, voir aussi: "Adresse du diocèse de Chersonèse aux participants de la IVe consultation préconciliaire panorthodoxe" et «Le 28e canon du IVe concile oecuménique et la “diaspora orthodoxe”» par le métropolite Stéphane de Tallinn.

Deux ordinations épiscopales en Estonie

Sur cette page, il est rendu compte des deux ordinations épiscopales, au sein de l'Église apostolique orthodoxe d'Estonie, autonome dans la juridiction du Patriarcat œcuménique, qui ont eu lieu les 10 et 12 janvier. Pour lire les discours du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l'Estonie, cliquez ici. Un album de photographies se trouve là.

Chypre: « La civilisation de la paix : religions et cultures en dialogue »

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C’est aujourd’hui que se termine à Nicosie, dans l’île de Chypre, la rencontre internationale organisée conjointement par la communauté catholique Sant’Egidio et l’Église orthodoxe de Chypre sur le thème "La civilisation de la paix: religions et cultures en dialogue". De nombreuses personnalités
religieuses, politiques et culturelles y participent. On peut trouver
les textes des interventions, dont certains en version française, sur cette page qui comprend aussi le programme. Parmi les orthodoxes, outre l’archevêque Chrysostome
de Chypre, le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Théodore,
est notamment présent, ainsi que le métropolite Krystof, primat de
l’Eglise de Tchéquie et de Slovaquie, et le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie. Le site de la communauté de Sant’Egidio propose des vidéos en ligne dont celle de la divine liturgie ou encore cette présentation de la rencontre avec un commentaire en français.

Photographie: lors de la divine liturgie, de droite à gauche, le
métropolite Krystof, le patriarche Théodore, l’archevêque Chrysostome,
le métropolite Stéphane (source: Eglise de Chypre)

Communiqué à l’occasion de l’assemblée des primats des Eglises orthodoxes

Patriarches
Les primats des Églises locales sont réunis du 9 au 12 octobre à Istanbul. A cette occasion, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié un communiqué dont nous vous proposons la traduction française.

"Communiqué à l’occasion de l’assemblée des primats des Églises orthodoxes de par le monde
Dans le cadre des festivités de l’an 2008 qui a été consacrée à l’apôtre Paul par le Patriarcat œcuménique, ce dernier a convoqué à Constantinople à une assemblée (synaxe) des primats des Églises orthodoxes de par le monde, du 9 au 12 octobre.
Participeront personnellement à cette manifestation d’importance majeure les patriarches Théodore d’Alexandrie (Egypte), Ignace d’Antioche (Damas, Syrie), Théophile de Jérusalem, Alexis de Moscou (Russie), les archevêques Chrysostome de Chypre, Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, Anastase de Tirana et de toute l’Albanie, Christophore de Tchéquie et Slovaquie, Léon de Finlande, ainsi que le métropolite Stéphane de Tallin et de toute l’Estonie. Les Églises de Serbie, Roumanie, Bulgarie, Géorgie et Pologne seront représentées par des délégations épiscopales.

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Visite des évêques de l’Eglise orthodoxe macédonienne à Moscou

Selon
Interfax.ru, les évêques macédoniens déclarent à Moscou qu’ils n’ont aucune part
à la persécution contre Mgr Jovan (Vraniskovski). "L’Eglise orthodoxe macédonienne
n’a aucune part à la répression dont est la victime l’archevêque Jovan (Vraniskovski)",
qu’un tribunal macédonien a condamné l’an dernier à une seconde peine de
prison. Mgr Jovan (Vraniskovski) est le chef de l’archevêché d’Ohrid, fondé par
l’Eglise serbe
sur le territoire de la Macédoine, et qui n’est reconnu ni par
l’Eglise orthodoxe macédonienne ni par l’Etat macédonien. Actuellement, Mgr
Jovan (Vraniskovski ) ne se trouve plus en prison, mais en liberté
conditionnelle. Il sera définitivement libéré à partir du 1er mai. Les évêques
de Macédoine en ont informé le métropolite Cyrille de Smolensk et de
Kaliningrad, président du département des relations extérieures de l’Eglise de
Russie (DREE), lors de la rencontre qu’ils ont eu avec lui vendredi 20 avril. (Le
jour même, Mgr Jovan a été remis en liberté NdT).

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Emission de radio en Belgique sur des rencontres œcuméniques

Sur
RTBF – la Une, à 20 heures, après le flash, dans l’émission, deux entretiens
seront diffusés, l’un avec le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, l’autre l’archimandrite
Job (Getcha), doyen de l’Institut de
théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris. Ils porteront sur la prochaine visite
du pape au Patriarcat de Constantinople, sur une rencontre œcuménique en Allemagne
et sur l’assemblée du Conseil œcuménique des Eglises à Porto Alegre au Brésil.

Il est possible de suivre l’émission
par l’Internet à partir de cette
page
.

Théologie de la beauté

Le 1er octobre dernier, Mgr le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie (dans le Patriarcat œcuménique) a présenté, lors d’une conférence, un ensemble de réflexions et d’extraits d’ouvrages sur le thème « Pour un essai de théologie de la beauté ». Pour lire ce texte, cliquez sur ce lien.

Radio : l’orthodoxie en Estonie

Sur la RTBF – La Première (francophone), lundi 17 octobre, à 19h30,
entretien avec son éminence le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, primat de l’Eglise orthodoxe autonome d’Estonie (Patriarcat œcuménique).

Pour écouter par l’Internet en direct ou pour réécouter, cliquez sur ce lien.

IIIe Rencontre internationale à l’occasion du millénaire du monastère de Grottaferrata

A l’occasion du millénaire du monastère de Grottaferrata, du 22 au 26 septembre, s’est déroulée au même monastère (près de Rome, Italie) la IIIe Rencontre internationale, consacrée cette année, au « Monachisme orthodoxe dans les pays baltes : la Finlande et l’Estonie ». Les communications, présentées par des représentants des Eglises orthodoxes autonomes de Finlande et d’Estonie, ainsi que du Patriarcat œcuménique, étaient :

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Jovan Nikoloski