24/05/2017
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Résultats de la recherche : saint Sava

Podcast audio: “Orthodoxie” (France-Culture), « La vie de saint Sava par saint Nicolas Vélimirovitch »

SavaL’émission Orthodoxie sur France-Culture (podcast audio ci-dessous) du 30 octobre avait pour sujet « La vie de saint Sava par saint Nicoles Vélimirovitch« . L’invité était Lioubomir Mihailovitch, traducteur d’ouvrages serbes. Présentation: « La vie de saint Sava, fondateur au 13e siècle de l’Église et de l’État serbes, par une figure emblématique de l’orthodoxie serbe du 20e siècle, l’évêque Nicolas Vélimirovitch, vénéré lui aussi comme un saint. »

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »

SavaSaint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.

Jean-Claude Larchet

NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

Fête de saint Sava et ordination diaconale à Bruxelles

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Le 26 janvier
a eu lieu à Bruxelles, avec la participation de Mgr Luka et de Mgr Athénagoras,
ainsi que de huit prêtres et d’un diacre représentants différentes
juridictions, la fête de saint
Sava, dans la paroisse
qui porte ce nom, et une ordination diaconale lors de celle-ci. Un compte rendu
se trouve ici
et des photographies
.

Icône :
saint Sava (source)

Conférence « La vie de saint Sava et l’identité du peuple serbe » (28 janvier)

Dans le cadre de la série de conférences consacrées à l’histoire du peuple serbe à travers les siècles, organisées par la paroisse orthodoxe Saint-Sava à Paris, M. Ljuba Mihajlovic a prononcé le 28 janvier dernier la conférence intitulée « La vie de saint Sava et l’identité du peuple serbe ». Nous vous invitons à la télécharger et à la lire en cliquant ICI !

Conférence « La vie de saint Sava et l'identité du peuple serbe » (28 janvier)

Dans le cadre de la série de conférences consacrées à l’histoire du peuple serbe à travers les siècles, organisées par la paroisse orthodoxe Saint-Sava à Paris, M. Ljuba Mihajlovic a prononcé le 28 janvier dernier la conférence intitulée « La vie de saint Sava et l’identité du peuple serbe ». Nous vous invitons à la télécharger et à la lire en cliquant ICI !

Conférence à Paris : « La vie de Saint Sava et l’identité du peuple serbe »

La paroisse Saint-Sava à Paris de l’Eglise orthodoxe serbe organise le dimanche 28 janvier à 17 heures la première d’une série de conférences consacrées à l’histoire du peuple serbe à travers les siècles. La conférence, qui sera donnée  en français, aura lieu dans la salle paroissiale au 23, rue du Simplon 75018 Paris.

Conférence à Paris : "La vie de Saint Sava et l'identité du peuple serbe"

La paroisse Saint-Sava à Paris de l’Eglise orthodoxe serbe organise le dimanche 28 janvier à 17 heures la première d’une série de conférences consacrées à l’histoire du peuple serbe à travers les siècles. La conférence, qui sera donnée  en français, aura lieu dans la salle paroissiale au 23, rue du Simplon 75018 Paris.

Etats-Unis: 20ème anniversaire de l’École de théologie orthodoxe Saint Sava à Libertyville

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Le 28 octobre dernier, l’École de théologie
orthodoxe Saint-Sava (Église orthodoxe serbe) à Libertyville, dans l’Illinois
(Etats-Unis) a fêté son vingtième anniversaire. Les festivités ont commencé par
la célébration de la divine liturgie présidée par Mgr Christophore, métropolite
du diocèse d’Amérique Midwest de l’Eglise orthodoxe serbe et doyen de l’école,
Mgr Mitrophane, métropolite du diocèse serbe d’Amérique de l’Est et professeur du
Nouveau Testament, Mgr Maxime, métropolite du diocèse serbe d’Amérique de l’Ouest
ainsi que Mgr Iakovos, de la Métropole grecque de Chicago. Depuis la création de l’École
théologique en 1986, 75 étudiants ont diplômé dont 55 servent dans l’Eglise
orthodoxe serbe en Amérique.

Source et photos : Easterndiocese.org

Recension : Mgr Nicolas Velimirovic, «Vie de saint Sava»

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Mgr Nicolas Velimirovitch : Vie de saint Sava,  traduit de l’original anglais par Ljubomir
Mihailovic. Coédition L’Age d’Homme/Diocèse serbe d’Europe occidentale, Paris,
2001, 158 pages.
La très belle Vie de saint Sava rédigée en anglais
par l’évêque Nicolas Velimirovitch (1880-1956) auquel son talent d’orateur et
d’écrivain a valu le surnom de « Chrysostome serbe », a été publiée
par les éditions L’Age d’Homme la même année dans deux traductions
différentes : l’une, due à Hélène Pignot, dans la collection « La
Lumière du Thabor », l’autre, meilleure selon nous, due à Ljubomir
Mihailovic, dans une coédition avec le Diocèse orthodoxe serbe d’Europe
occidentale.

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Fête patronale de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

Le 10 mai, l’Église orthodoxe serbe commémore dans la prière le jour où furent brûlées, en 1594, les reliques de saint Sava sur la colline de Vračar à Belgrade par Sinan Pacha, commandant militaire turc. À cette époque, les Serbes du Banat s’étaient soulevés contre les autorités ottomanes, et le visage du saint était représenté sur leurs drapeaux. En réponse à ce soulèvement, Sinan Pacha a ordonné que les reliques de ce grand saint serbe soient amenées à Belgrade depuis le monastère de Mileševo, où elles se trouvaient depuis 350 ans, pour être brûlées sur la colline de Vračar. C’est sur le lieu qu’a été érigée l’actuelle cathédrale Saint-Sava. Cette année, les vigiles de la fête ont été célébrées dans la crypte de cette cathédrale par l’évêque de Toplica Arsène, assisté par plusieurs prêtres et diacres. On peut visionner ici des extraits de cet office (hymne « Lumière joyeuse », litie, artoclasia) avec des gros plans sur les fresques de la crypte. Le lendemain, le patriarche de Serbie a célébré la sainte Liturgie, assisté de l’évêque Arsène et d’autres clercs. On peut également visionner ici des extraits de la Liturgie (Grande Entrée, communion des fidèles) et l’office de la « slava ».

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Dix tonnes de mosaïques destinées à la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées depuis Moscou dans la capitale serbe

Les premières parties de la mosaïque destinée à la grande coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade sont arrivées à destination, après sept jours de voyage et un parcours de deux mille kilomètres. Les parties de la mosaïque des saints apôtres Pierre et Paul ont été bénies et amenées à la cathédrale, où un office d’intercession a été célébré. À l’issue de l’office, le métropolite du Monténégro Amphiloque, au nom du patriarche serbe Irénée, a remercié le patriarche de Moscou Cyrille, ainsi que le président Vladimir Poutine et le gouvernement russe, pour l’aide apportée à la construction. « Nous avons le devoir de nous souvenir de tous ceux qui ont édifié cette église, mais aussi de ceux qui nous révéleront le visage de Dieu par la beauté de cette mosaïque », a déclaré le métropolite. Le vice-président du gouvernement serbe Ivica Dačić a remercié la Fédération russe qui a pris la décision d’aider à l’achèvement de l’église. « Nous sommes maintenant à mi-chemin. Cette église est le lieu de notre unité à l’avenir. Il faut développer la fraternité en ces temps troublés, alors que des amis nous sont nécessaires », a déclaré Ivica Dačić. Il a répété les propos du premier ministre Alexandre Vučić selon lesquels le gouvernement serbe financera l’achèvement de la construction de la cathédrale. « Nous n’entrerons pas dans le prochain centenaire sans l’avoir terminé » a ajouté M. Dačić. À la fin de la cérémonie, Nicolas Moukhine, membre de l’Académie russe des Arts, et artiste du peuple de la Fédération de Russie, s’est adressé à l’assistance, et a rendu grâce à Dieu « car nous n’attendrons plus longtemps l’embellissement de cette église… Nous nous efforcerons d’achever aussi le sanctuaire avant 2019 car, comme le dit le métropolite Amphiloque, il est le coeur de l’église », a ajouté M. Moukhine. Celui-ci a remercié particulièrement la compagnie “Gazprom Neft” qui a trouvé les moyens financiers destinés à la fabrication des mosaïques. Pendant une journée, les Belgradois auront l’occasion unique de voir les parties des mosaïques avant qu’elles soient posées dans la coupole de l’église. Des dizaines de tonnes de mosaïques de “l’Ascension du Christ”, emballées dans 62 palettes, sont parties de l’atelier de Moscou de l’artiste Nicolas Moukhine, par la Russie, la Biélorussie, la Pologne, la Slovaquie et la Hongrie, pour trouver leur destination en Serbie. La mosaïque du Christ Sauveur, d’une surface de 1230 m2, d’un diamètre de 30 mètres et d’un poids de 40 tonnes, sera posée dans la coupole de l’église par une équipe russo-serbe, et on attend le début des travaux les jours prochains. Le coût de ce travail est de quatre millions d’Euros et est financé par “Gazprom Neft”. Il devrait être terminé avant la fin de l’année.

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Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

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À l’occasion de la fête de St Sava, le patriarche de Serbie Irénée a célébré la liturgie en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade

Le 27 janvier, à l’occasion de la fête de St Sava (+1236), premier archevêque de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche de Serbie Irénée a célébré la sainte liturgie dans la crypte de la cathédrale dédiée au saint à Belgrade. Parmi la nombreuse assistance se trouvaient les directeurs du Bureau du gouvernement serbe pour le Kosovo et la Métochie, Marko Djurić, et du Bureau pour les relations avec les communautés religieuses, Mileta Radojević. En outre, trente enfants étaient venus de Kosovska Mitrovica (Kosovo) pour assister à l’office. On peut visionner ci-dessous des extraits de la liturgie et de la cérémonie du “slava”.

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Exposition sur la dynastie des Romanov en la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

À l’occasion des 400 ans de la montée sur le trône de Russie de la dynastie des Romanov, aura lieu en la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, le 17 juillet, jour du martyre du saint tsar Nicolas II Romanov, de sa famille et de ses serviteurs, l’inauguration de l’exposition « Quatre siècles de la maison des Romanov – éveil des souvenirs ». Avant l’inauguration aura lieu, le matin, la liturgie célébrée par le patriarche de Serbie Irénée en ladite cathédrale. Nombreux furent les liens de la Serbie et de la Russie au cours du règne des Romanov, notamment lors des guerres de libération et d’indépendance, et particulièrement durant la Grande Guerre au cours de laquelle Nicolas II a pris la défense de la Serbie alors que celle-ci était menacée d’anéantissement. L’exposition est conçue comme un rappel et un ensemble de notes visuelles qui se réfèrent au fait que la période du règne des Romanov a laissé une trace profonde dans l’histoire non seulement de l’Empire russe, mais du monde entier. Le tsar et sa famille ont été introduits dans le ménologe de l’Église orthodoxe russe et représentent le symbole de la souffrance et l’icône de l’endurance humaine. L’exposition est constituée de blocs de photographies historiques de Karl Bulla, qui pendant une longue période fut le photographe officiel du palais impérial, mais aussi de photographies originales, des reproductions, des copies de peintures, des graphiques et autres matériels d’illustration. L’exposition est organisée par l’Association pour la construction de la cathédrale Saint-Sava, à la tête de laquelle se trouvent le patriarche de Serbie et le président serbe. Ladite exposition sera ouverte au public du 17 au 30 juillet 2015.

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Liturgie panorthodoxe en l’église Saint-Sava de Berlin à l’occasion de sa fête patronale

Pour la première fois, l’évêque d’Europe centrale de l’Église orthodoxe serbe, Mgr Serge, a célébré en tant qu’évêque diocésain en l’église Saint-Sava, située au centre de Berlin, à l’occasion de la fête patronale. L’évêque Serge, avec les prêtres serbes de Berlin, a célébré les vêpres de la fête de saint Sava. Le lendemain a eu lieu la liturgie de la fête, présidée par l’évêque Serge, assisté de l’évêque de Palmyra Jean (Haikala) du Patriarcat d’Antioche, et de neuf prêtres de Berlin : l’archimandrite Emmanuel Sfiatkos (Patriarcat œcuménique), les archiprêtres André Sikoïev et Alexis (Église russe hors-frontières), le protosyncelle Clément Londroman (Patriarcat de Roumanie), les archiprêtres Lioubomir Leontinov et Julien (Patriarcat de Bulgarie), les archiprêtres Dragan Sekulić et Veljko Gačić, ainsi que le prêtre Radomir Kolundžić. Le chant était assuré par le chœur de la paroisse, placé sous la protection de saint Étienne de Dečani.

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Des savants ont reconstitué le visage de saint Nicolas

Des savants ont reconstitué le visage du grand saint d’après ses reliques. Sur la base de recherches archéologiques, anatomiques et anthropologiques, les chercheurs russes ont décrit l’image réelle du saint : sa taille, le teint et même les traits du visage. Ils ont également défini les maladies dont il souffrait. L’étude anthropologique des reliques témoigne que le grand saint ne mangeait pas de viande, mais seulement de la nourriture végétale. La taille du saint est de 1,67 m. Les artistes russes, utilisant les technologies informatiques contemporaines ont tenté de recréer le visage du saint, que l’on peut voir sur la photo(ci-dessus). Pour procéder à cette étude, le tombeau de saint Nicolas à Bari a été ouvert. L’expertise a été menée par le professeur Luigi Martino. Le visage du saint a été reconstitué d’après le crâne. Le professeur a tiré des conclusions sur les maladies du saint. Ses articulations sont endommagées. La colonne vertébrale et les os de la cage thoracique témoignent de tortures que le saint a subies en prison. L’examen radiologique du crâne a révélé un large resserrement interne de la boîte crânienne. Le professeur Martino considère que ces modifications sont provoquées par une influence de plusieurs années du froid et de l’humidité d’une prison (le saint a passé en prison près de vingt ans). Le professeur Luigi Martino a conclu, sur la base de l’étude des reliques, que le visage représenté sur les icônes correspond pleinement à l’aspect extérieur de l’homme enterré dans le tombeau : « D’après la construction du crâne et du squelette, le saint appartenait à la race  blanche méditerranéenne, pour laquelle est caractéristique une taille moyenne et une peau foncée. Avec un front haut, un nez plutôt aquilin, des pommettes et un menton saillants, un squelette de force moyenne ».

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Consécration de l’église orthodoxe serbe Saint-Sava à Stockholm

Les premiers arrivants d’origine serbe en Suède sont venus immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Il y en avait deux catégories. Les uns sont venus comme prisonniers de guerre qui, par la tourmente de la guerre, sont arrivés en Norvège. Ils ont été employés à la construction des routes et des voies ferrées qui passaient par la Suède en raison de l’attaque prévue par les Allemands contre l’Union soviétique dans le nord. Les autres ont été transférés de différents camps en Europe immédiatement après la guerre. Plus tard, des émigrants sont venus pour des raisons économiques, ce qui se produit jusqu’à maintenant. La communauté paroissiale serbe de Stockholm a fait ses débuts en 1975, tandis que les travaux de construction de l’église actuelle dédiée à saint Sava ont démarré en 1990, mais les événements en Serbie ont ralenti le projet. Toutefois, finalement, celui-ci a pu être mené à terme et, le dimanche 5 octobre 2014, le patriarche de Serbie Irénée a procédé à la dédicace de l’église. Concélébraient avec lui le métropolite Cléopas du Patriarcat œcuménique, l’évêque Macaire de l’Église orthodoxe roumaine, le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, l’évêque du Canada Georges, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Jegar Jérôme et l’évêque diocésain de Grande-Bretagne et Scandinavie Dosithée, une quarantaine de prêtres et deux diacres. Un grand nombre de fidèles étaient présents, notamment le prince héritier Alexandre Karageorgévitch et la princesse Catherine, les représentants d’autres confessions ainsi que les ambassadeurs des pays orthodoxes en Suède. Après la consécration et la sainte liturgie, un déjeuner solennel a eu lieu dans la grande salle de l’Église syriaque de Stockholm. À cette occasion, des distinctions ont été remises aux fondateurs et bienfaiteurs de l’église.
Source et photographie

 

Exposition au musée de l’Académie russe des arts des projets d’aménagement intérieur de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

Du 23 septembre au 5 octobre a eu lieu au musée de l’Académie russe des arts à Moscou les projets entrant dans le cadre du concours destiné à l’aménagement intérieur de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade. Celle-ci est érigée comme cathédrale-mémorial symbolisant la renaissance et le renforcement de la vie spirituelle du peuple serbe et de l’orthodoxie sur le lieu où ont été brûlées les reliques de saint Sava, le premier archevêque de l’Église orthodoxe serbe, par les autorités ottomanes en 1594. Le concours a été organisé sur la demande du président Vladimir Poutine et suite au protocole d’accord entre les ministères de la Culture de la Fédération de Russie et des Affaires étrangères de la République de Serbie portant sur la participation de la Russie à l’aménagement intérieur de la cathédrale Saint-Sava. Des artistes de Moscou, Saint-Pétersbourg, Minsk et Iaroslav ont participé au concours. À l’exposition ont été présentés plus de 50 travaux, projets, photographies, mosaïques. Après la fin de l’exposition, le jury siègera dans les salles du musée pour procéder au choix du projet retenu. On peut voir sur le site ci-dessous, des photos des projets.

Source

Concert de chants liturgiques orthodoxes, le vendredi 7 mars à Levallois-Perret, par le chœur Saint-Siméon de la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris sous la direction de Nana Peradze

Concert_Choeur_Saint_SimeonLe chœur Saint-Siméon de la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris, placé sous la direction de Nana Peradze, donnera un concert de chants liturgiques orthodoxes le vendredi 7 mars, à 20h30, à l’église Saint-Justin de Levallois-Perret.
Le progamme sera en grande partie emprunté au contenu d’un nouveau CD, intitulé « Résurrection », publié par les éditions Jade, qui sera disponible chez les disquaires et sur internet à partir du 24 mars, mais que l’on pourra déjà se procurer à l’issue du concert.
Le chœur Saint-Siméon a été fondé en 1997 par Divna Ljubojević. Il a été confié en 2001, par Mgr Luka, évêque du diocèse d’Europe occidentale de l’Église serbe, à la direction de Nana Peradze.
Il porte le nom de saint Siméon le Myroblite (1117-1199), qui fut roi de Serbie sous le nom de Stéfan Némanja, et le père de saint Sava, avant de devenir moine à la fin de sa vie, auprès de son fils, au monastère athonite de Chilandar. Il est le chœur principal de la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris, située 23 rue du Simplon, dans le 18e arrondissement.
Le chœur Saint-Siméon est composé de quelques chanteurs ayant une haute formation musicale et de fidèles en nombre variable. Son répertoire fait une grande place aux différentes composantes du chant liturgique de l’Église serbe, mais a aussi à cœur de représenter la richesse mélodique et linguistique de l’Église orthodoxe, et comporte aussi des chants des traditions byzantine, russe et géorgienne, ainsi que des chants en langue française.
Adressse du concert: Église Saint-Justin, Parvis Jean-Paul II, Place d’Estienne d’Orves, 92300 Levallois. Métro ligne 3 Anatole France. Entrée libre.

Les reliques de saint Maxime le Confesseur sont présentées à la vénération des fidèles en la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

Avec la bénédiction et au nom du patriarche de Serbie Irénée, l’évêque de Hvostan Athanase a célébré la liturgie le dimanche 21 octobre en l’église de Saint-Sava à Belgrade, assisté par les hiéromoines du monastère Saint-Paul du Mont Athos et des prêtres de l’archevêché de Belgrade et Karlovci. Assistait en outre à l’office l’évêque de Wichita et d’Amérique centrale du Patriarcat d’Antioche. Avant la liturgie ont été apportées les reliques de saint Maxime le Confesseur, qui ont été vénérées par un grand nombre de fidèles de la capitale serbe.

Source (dont photographie) : Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Les reliques de saint Mardaire (Uskoković, +1935) ont été trouvées partiellement incorrompues

Avec la bénédiction de l’évêque Longin de la Nouvelle-Gračanica et du Midwest (l’un des diocèses de l’Église orthodoxe serbe aux État-Unis), les reliques de saint Mardaire (Uskoković) ont été exhumées le 5 mai en l’église Saint-Sava du monastère de Libertyville, (Illinois), où elles reposaient depuis leur inhumation en décembre 1935. L’exhumation, réalisée en vue des cérémonies de glorification panorthodoxe du saint qui se tiendront du 14 au 16 juillet 2017, a révélé que les reliques sont partiellement incorrompues, ce qu’a confirmé le père Nicolas Kostur, qui préside le sous-comité liturgique de la glorification de saint Mardaire. Le 4 mai 2017, après la Liturgie et un acathiste au saint célébrés par l’évêque Longin, la pierre tombale a été enlevée, révélant que le cercueil se trouvait dans un caveau en ciment, qui a été ouvert le dimanche suivant. Pendant l’exhumation, « Le Christ est ressuscité » et d’autres hymnes de Pâques, ainsi que le tropaire de saint Mardaire, ont été chantés selon les mélodies serbes et russes. Le cercueil a été fissuré tandis qu’on le dégageait, laissant échapper un doux parfum qui se dissipa rapidement. En inspectant soigneusement les reliques, le père Nicolas Kostur a découvert que les mains du saint étaient entièrement intactes, avec la peau et les ongles. En ôtant soigneusement les vêtements dans lesquels le saint avait été inhumé, il s’est avéré que les reliques étaient intactes à partir des genoux. Les cheveux et la barbe du saint sont souples comme si le saint avait été enterré hier. Le reste des reliques a été ensuite été lavé avec de l’eau chaude et du vin blanc, puis ointes avec un parfum, et placées ensuite dans un stikharion, en attendant d’être revêtues de tous les ornements liturgiques pour la cérémonie de glorification au mois de juillet. St Mardaire, évêque de l’Église serbe en Amérique a accompli un immense travail missionnaire en Amérique et a fondé le monastère Saint-Sava, où il a été inhumé le 12 décembre 1935. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe a introduit son nom au calendrier le 29 mai 2015.

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Des savants américains ont reproduit l’acoustique exacte des anciennes églises byzantines

Des savants américains ont réalisé une reproduction exacte de l’acoustique des anciennes églises byzantines, et un auditoire de Los Angeles a écouté l’hymne acathiste dans un environnement acoustique authentique, comme si l’on était présent à l’église Sainte-Sophie de Thessalonique. Des centaines de personnes se sont rendues à la grande salle située sur la Normandy Avenue dans le centre de Los Angeles et ont écouté avec grande attention et recueillement l’Acathiste exécuté par quatre chantres. L’effet spectaculaire de l’exécution n’était pas dû cette fois au talent des chantres seulement, mais aussi à la magnifique acoustique de l’ancienne basilique Sainte-Sophie de Thessalonique, que l’on a réussi à reproduire à l’aide des technologies audio contemporaines. Cette réalisation étonnante a été obtenue grâce au travail de deux professeurs qui travaillent à recréer les espaces et les moyens acoustiques des anciens édifices. « Nous créons ce que j’aime appeler une « photocopie acoustique », a déclaré Chris Kyriakakis, professeur d’ingénierie électrique et directeur du Laboratoire immersif audio de l’Université de Californie du Sud. « Lorsque vous avez cela, vous avez capturé l’âme d’un bâtiment ». Le récital de Los Angeles, qui a eu lieu dans la salle de l’église orthodoxe Sainte-Sophie a été le premier cas de mise en pratique par les savants de la copie acoustique destinée à la reconstitution de l’atmosphère sonore d’un ancien édifice devant un auditoire. Malgré la publicité modeste et la très courte durée de la prestation, 700 personnes étaient réunies pour cet événement. La musique et le chant liturgiques constituent une partie très significative de l’office divin dans l’Église orthodoxe et c’est pour cette raison qu’il est si important lors de leur exécution dans des salles ordinaires de reproduire impeccablement le milieu sonore, « l’écologie acoustique » des volumes des églises, afin de faire parvenir jusqu’aux auditeurs toute la profondeur et la haute spiritualité de ces œuvres. « Ces édifices ont été ici pendant des milliers d’années et, espérons-le, ils le seront pendant des milliers d’années encore. Mais il n’est pas exclu qu’ils disparaissent ». L’objet du projet est précisément de conserver le trésor principal des églises que les historiens ne remarquent pas habituellement, à savoir leur expérience sonore. Chris Kyriakakis et Sharon Gerstel, professeur de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), espèrent que les résultats de leurs recherches aideront le public mondial à prendre conscience de l’importance de l’atmosphère sonore des anciennes églises en tant que part éminente du patrimoine historique. L’initiative du projet revient à Sharon Gerstel, professeur d’histoire de l’art, qui a étudié l’architecture byzantine et qui a eu cette idée, lorsqu’elle a lu dans le New York Times un article sur les recherches du professeur Kyriakakis dans le domaine de l’audio immersif. Elle lui a alors immédiatement proposé l’idée d’un projet et d’un voyage communs en Grèce. Kyriakakis a accepté volontiers la proposition, d’autant plus qu’il avait été baptisé précisément en l’église Sainte-Sophie de Thessalonique, raison pour laquelle il considéra le projet comme son devoir spirituel. « Je considère que notre projet est une expédition historique. Je crois en l’utilisation de la science contemporaine pour dévoiler le passé », a-t-il déclaré. Les deux savants de « l’expédition » ont pu enregistrer les sons dans neuf églises grecques-orthodoxes, utilisant sept appareils d’enregistrement hauts de gamme pour capturer les voix des chantres. L’information acoustique peut ensuite être stockée numériquement et être relayée par des haut-parleurs afin de recréer les sons enregistrés. Sharon Gerstel dit que la combinaison de l’impression visuelle émanant de la représentation des saints sur les icônes et le chant avec les effets acoustiques changent les réactions neurologiques chez l’auditeur, et c’est précisément cette impression que l’on obtenait dans les anciennes églises orthodoxes grecques. « Lorsque vous entendez et voyez simultanément, votre corps ressent une expérience très forte », dit encore Gerstel. « C’est essentiel dans la réponse émotionnelle à l’office liturgique, et je pense que les Byzantins étaient très forts dans ce domaine », a-t-elle ajouté. Le père Jean Bakas, prêtre de la cathédrale Sainte-Sophie à Los Angeles confirme la grande importance des chants, également pour les prières actuelles. « Cette musique donne la possibilité de sortir des limites de ce monde, de desserer le carcan de la vanité terrestre, d’écouter sa propre âme, de méditer et de prier », dit-il. « Le but principal de cette musique ne consiste pas à susciter l’enthousiasme ou attirer l’attention envers soi-même, mais à élever l’âme et créer une disposition de prière chez les paroissiens », dit Dimos Papatsalakis, l’un des exécutants de l’Acathiste. « Ce faisant, le prêtre, la paroisse et le chantre « fusionnent » pour ainsi dire en un seul corps, en un seul élan, vers Dieu » a-t-il précisé. De son côté, Sharon Gerstel dit qu’elle a traité avec un soin particulier la question de l’importance liturgique des chants sans accompagnement instrumental. Les experts ont appuyé les voix des chanteurs grâce à des données acoustiques qui ont permis au son projeté d’imiter ce qu’on entendrait à Sainte-Sophie de Thessalonique. Le projet actuel est de reproduire l’acoustique de différents espaces religieux, montrant « à quel point le son est important et calculé délibérément pour la perception du sacré et pour la transformation spirituelle. L’équipe a déjà été invitée pour collecter des données d’édifices historiques en Turquie et de cathédrales gothiques en France. Le but final est de créer un « musée de l’acoustique » où les visiteurs peuvent faire virtuellement l’expérience des sons de ces espaces. Vous pouvez écouter ci-dessous deux chants :

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Consécration de l’église Saint-Jean-le-Théologien de la Laure de Supraśl (Pologne)

Le métropolite de Varsovie Sava a consacré, le 12 février 2017, l’église Saint-Jean-le-Théologien de la Laure de Supraśl, après d’importants travaux de restauration commencés en 1993. Conformément à la Tradition de l’Église, une parcelle des reliques a été placée dans l’Autel. Cette fois, il s’agissait des reliques d’un saint local, saint Gabriel de Białystok, martyrisé en 1690 à l’âge de six ans. Après la consécration de l’église, la sainte Liturgie, présidée par le métropolite Sava, a commencé. Il était assisté par l’archevêque de Białostok et Gdańsk Jacques, l’évêque Supraśl Grégoire, et l’évêque de Siemiatycze Georges. Après la sainte Liturgie, un office d’intercession aux Trois saints Hiérarques a été célébré, à l’occasion de leur commémoration le 12 février, selon l’ancien calendrier désormais suivi par l’ensemble de l’Église orthodoxe de Pologne. Dans son homélie, le métropolite Sava a mentionné les efforts soutenus effectués en des temps difficiles pour reconstruire la Laure de Supraśl. Il a exprimé son souhait et son espoir de consacrer l’église principale – le catholicon – de l’Annonciation, où les fresques sont en cours de restauration. Le métropolite a remercié tous ceux qui s’étaient engagés dans la rénovation de l’édifice et les festivités du jour. Abordant la lecture évangélique dominicale, celle du Fils Prodigue, le primat a appelé tous ceux qui avaient quitté l’Église à revenir à leur Mère, parce que « l’Église orthodoxe est la voie de la vie et du salut ». Il a rappelé que l’Église orthodoxe avait survécu en Pologne seulement par la foi et le sacrifice de leurs pères, et ainsi les fidèles sont responsables envers ce qu’ils avaient reçu de leurs ancêtres.

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Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

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Nouvelles de l’école orthodoxe Saint-Jean-de-Changhaï à Haïti

Martin Luther Paul Dumais, séminariste à Épinay-sous-Sénart, communique ce qui suit au sujet de l’école orthodoxe Saint-Jean-de-Changhaï à Haïti :

« Je voudrais dans ce courriel vous donner les dernières nouvelles de notre œuvre: l’école saint Jean au sud d’Haïti. « La zone où se situe notre église aux Cayes avait le grand besoin d’un centre scolaire compte tenu des dizaines d’enfants qui n’étaient pas encore allés à l’école »,  nous raconte Matushka Rose Legouté, coordinatrice sur le terrain. Notre école, effectivement, a ouvert « ses » portes le 28 novembre 2016 à l’intérieur de la petite maison qui sert d’église à la communauté de saint Jean de Shanghaï et de San Francisco dans la ville des Cayes. Ceci, grâce à votre soutien spirituel et moral, grâce à votre disponibilité, grâce à votre charité et votre générosité. Nous avons fait des travaux et acheté le minimum nécessaire grâce à vous. L’école a reçu jusque-là 1378 dollars américains (après déduction des frais de transfert et de change) qui sont intégralement des dons venant de vous, camarades de classe, fidèles de l’Église orthodoxe en France, et amis solidaires. Beaucoup a été fait, plus encore reste à faire. Je remercie chacune et chacun de vous. Permettez-moi de citer en particulier la promotion 2012-2017 du 1er Cycle de Théologie de l’Institut catholique de Paris, la Paroisse saint Jean le Théologien à Meudon, le Séminaire orthodoxe russe en France, le Fonds d’Assistance de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, nos bénévoles en Haïti.  Et l’aventure continue. Nous sommes en train d’offrir un avenir à ces enfants dépourvus de presque tout.  Ils ont entre 3 et 10 ans. Pourtant, ce n’est qu’une école maternelle pour l’instant, selon ce que voulait la communauté elle-même. Voici un grand extrait de la conversation que j’ai eu avec le Lecteur Jonas, l’un de nos deux bénévoles sur place:
Martin: Comment va l’école?
Jonas: Cela avance bien. L’effectif d’enfants inscrits est supérieur à 40. L’effectif des enfants présents en salle de classe a atteint 33 en décembre.
Quel genre d’enfant fréquentent l’école?
J: Ces enfants sont complètement démunis. Parmi eux, il y en a qui ne sont jamais allés à l’école; d’autres auraient deux ans de perdus sans notre initiative; et d’autres encore avaient commencé à fréquenter un établissement scolaire cette année, mais ont été déjà renvoyés à la maison pour cause de non-paiement des frais de scolarité.

Qu’espèrent les parents?
J: D’après plusieurs parents, l’ouverture de cette école est une belle opportunité permettant la scolarisation de leurs enfants. Ils attendent qu’on ne les « lâche pas en chemin » puisque d’autres initiatives de ce genre sont souvent prises mais ne sont plus poursuivies après deux ou trois ans. Ils n’aimeraient pas que nous fermions l’école après quelques années.

Où habitent ces enfants?
J: Ces enfants viennent de différents quartiers de la ville des Cayes comme Nan Savann (Dans-la-Savanne);Lòtbò Reno (Autre-rive-Reno), site Delma (Cité Delma), Dèyèfò (Derrière-Fort), Kwamati (Croix-Martyrs),Pon Salomon (Pont Salomon). Certains des enfants se lèvent tôt pour venir à l’école en parcourant plus de 1, 5 km à pied. D’autres qui ont 3 ou 4 ans viennent en taxi-motocyclette et repartent à pied.

Y a-t-il des enfants de la paroisse saint-Jean-de-Changhaï et de San Francisco à l’école?
Certaines mamans font partie de la paroisse, d’autres qui l’avaient abandonnée reviennent grâce à l’école. Certains parents que j’ai rencontrés pendant les vacances me demandent: « où est la nourriture que vous avez promis de donner? »

Quelle importance a la cantine pour l’école et les parents?
J: Cela a beaucoup d’importance. Pour certains enfants, ce sera au jour de cantine, leur collation et leur souper. Déjà à 9h du matin, certains de ces écoliers pleurent parce qu’ils ont faim. L’école est vraiment une école pour les démunis c’est-à-dire pour des enfants dont les parents n’ont pas les moyens d’accorder un plat chaud chaque jour à leurs enfants.

Les parents travaillent-ils?
J: Beaucoup font des petits jobs de lessive, de service domestiques, ou bien travaillent au jardin.

Et toi, que fais-tu?
J: Moi, j’apprends la couture.

Et pourquoi les autres inscrits ne viennent  pas à l’école?
J: Beaucoup ont des problèmes de vêtements.

Après les vacances de Noël, l’école a repris le lundi 9 janvier 2017. Actuellement, nous comptons lancer une cantine scolaire qui offrira un plat chaud une fois par semaine de classe à ces écoliers. Nous venons de nous procurer un réchaud à gaz propane plus éco-responsable que les réchauds traditionnels à charbon de bois.

Chers amis, plusieurs d’entre vous m’ont conseillé de monter une association afin d’ouvrir un peu plus l’initiative sur le long terme. Cela rejoint d’ailleurs la préoccupation des parents qui veulent la continuité de l’oeuvre et pour qui cette école est leur seul espoir pour la scolarisation de leur enfant. Il s’agit de creuser le pont humain créé entre ces enfants haïtiens et nous en France en établissant des liens pour que l’on connaisse mieux les gens qu’on aide, pour une bien meilleure idée des besoins, et pour recenser les actions ou échanges qui peuvent apporter du sens. Nous générerions alors, en plus des dons, une dynamique sur la base de l’enseignement et du travail. Certains éléments sont déjà là. Quant à moi, je suis prêt à m’y lancer. J’invite chacun de vous donc que cela intéresse à me le signaler et  à prendre part au montage, à l’administration et à la gestion de cette future association. Les enfants défavorisés d’Haïti ont humblement besoin de vous. Haïti, par la Mission orthodoxe, compte véritablement sur nous.
Enfin, suivez sur Facebook et faites connaître toutes nous actions dans le social en Haïti depuis le passage de l’Ouragan Matthew en tapant « Initiative de soutien aux Haïtiens » sur Google ou dans la barre de recherche d’amis Facebook.

Vous êtes quotidiennement dans nos coeurs et nos humbles prières. Que le Seigneur Jésus vous rende le centuple! »

Interview du métropolite de Varsovie et de toute la Pologne Sava à l’Agence RIA Novosti

La perception en Pologne de la crise ecclésiale et politique en Ukraine, l’atmosphère au Concile de Crète qui n’est pas devenu panorthodoxe, la première église orthodoxe polonaise à Bruxelles, les migrants du Moyen Orient qui ravivent le Christianisme en Europe, sont autant de thèmes qui ont été soulevés dans une interview par l’Agence RIA Novosti du métropolite de Varsovie Sava, qui a participé aux solennités à l’occasion du 70ème anniversaire du patriarche de Moscou Cyrille.

– Votre Éminence, vous êtes liés depuis longtemps par des liens amicaux avec le patriarche Cyrille. Est-ce que ces liens aident à la préservation de bonnes relations entre les Églises orthodoxes russe et polonaise, en tenant particulièrement compte de la situation politique complexe entre nos pays ?

– Je connais le patriarche depuis les années 1960. Alors qu’il était étudiant, il assistait le métropolite Nicodème (Rotov) dans ses fréquents voyages à l’étranger. Il leur arrivait souvent de faire une escale à Varsovie. J’allais à leur rencontre, je les aidais, et depuis ce moment, des liens amicaux se sont tissés entre nous, qui se sont maintenus jusqu’à ce jour. Par la suite, le futur patriarche Cyrille venait souvent en Pologne et, en 2013, il nous a rendu une visite officielle historique. Aucun patriarche de Moscou n’était venu jusque là en Pologne. Cette visite, peut-on dire, a apposé un grand sceau sur nos relations, tant entre les Églises orthodoxes qu’avec le monde hétérodoxe. Certes, la Pologne est un pays catholique et les catholiques ont pris une part active dans la préparation de cette rencontre. Pour ce qui concerne la politique, elle se doit d’être active, la politique et la vie sociale changent, tandis que l’Église reste toujours la même, quand dans la politique tout dépend de différentes tendances et courants. Lors de la rencontre avec le patriarche, j’ai dit qu’il nous faut développer les contacts, nous enrichir spirituellement mutuellement. L’Église russe est grande et nombreuse, tandis que la nôtre est petite, en tout un demi-million de personnes, vivant pour la plupart dans la partie orientale de la Pologne. Actuellement, il y a une immigration, venant particulièrement d’Ukraine, de Moldavie, il y a de nombreux nouveaux-venus, le nombre des orthodoxes s’est accru, mais ce ne sera pas éternel. C’est aujourd’hui comme cela, demain, non. Mais nous nous efforçons de les servir, bien sûr.

– Vous avez parlé des migrants d’Ukraine. On sait que l’Ukraine et la Pologne ont toujours été proches historiquement. Le conflit qui se produit en Ukraine, particulièrement la situation des croyants, la discrimination de l’Église orthodoxe, comment cela semble-t-il depuis la Pologne ?

– Je réprouve toujours les troubles ecclésiaux en Ukraine. La discrimination [des croyants] ne doit et ne peut être, et l’État qui aspire à être démocratique, doit faire tout afin qu’elle disparaisse. Bien sûr, chez eux, la démocratie n’est que naissante et différentes forces agissent, mais il est très douloureux pour nous que leur Église soit divisée, l’une étant canonique et l’autre non-canonique. En Pologne, cela est très important pour moi. Je suis originaire de région de Kholm, c’est la province de Lublin. Les orthodoxes y étaient toujours majoritaires, et de 1945 à 1947, de nombreux gens de chez nous ont été expulsés en Zaporojié, en Volhynie, en Prusse polonaise [il est question ici de l’opération d’expulsion de la population non polonaise du Sud-Est du pays vers les territoires du Nord et de l’Ouest, qui faisaient partie de l’Allemagne, tandis que la population ukrainienne était transférée en République soviétique d’Ukraine, ndlr], il y a même une partie de ma famille en Zaporojié [Ukraine]. Je souhaite toujours qu’il y ait là-bas la paix, le calme, mais ce n’est pas le cas jusqu’à maintenant. Nous compatissons comme nous le pouvons, nous aidons là où nous le pouvons, nous parlons de tout cela. La politique, lorsqu’elle s’immisce dans les affaires ecclésiastiques, est toujours préjudiciable, parce que les politiciens ne comprennent rien à l’Église. Et je pense qu’il faut de toutes ses forces essayer, surtout en Ukraine, de régulariser cette question ecclésiale. Alors on pourra établir un ordre social et politique. Car l’un et l’autre sont liés indissociablement. Quant nous parlons d’une question religieuse, nous remuons ce qui gît dans l’âme de l’homme, la foi, et celui qui touche à ma foi, ne trouvera pas d’ami en ma personne, chaque politicien doit le savoir, faute de quoi il perdra des adeptes.

– Fin mars, en Pologne, a été fermé le monastère Saints-Cyrille-et-Méthode, dont les moines ont commencé à recevoir des représentants du soi-disant Patriarcat de Kiev et de concélébrer des offices avec eux. Le monastère, dans de nombreux médias, était appelé le plus grand de Pologne…

– Il n’est pas le plus grand, non, c’est un petit monastère, nous l’avons reçu des uniates. En tout, il n’y avait là que deux moines. On l’a fermé parce qu’ils avaient commencé à se particulariser, instaurer leur ordre propre, c’est tout. Et après, ils se sont liés à des évêques non canoniques. Nous leur avons dit : choisissez, si vous voulez être avec nous, d’accord, mais si vous voulez ne pas observer les règles ecclésiastiques, nous vous interdisons de célébrer. Nous l’avons fermé, et l’État en a pris acte. Ils n’ont pas de succès, mais font des vagues.

– En été, en Crète, s’est déroulé le Concile panorthodoxe. Plusieurs Églises n’y ont pas participé, dont l’Église russe. Au contraire, l’Église de Pologne y était. Quelle est votre position à l’égard de ceux qui ne sont pas venus au Concile ?

– Dans l’Orthodoxie, il y a la liberté. Chacun a sa libre volonté. Bien sûr, on aurait beaucoup souhaité que tous soient là. Mais nous sommes tous différents. Il est quelque peu douloureux que nous ne nous sommes pas unis avant la fin [du Concile]. Nous avons tant préparé ce Concile, nous venions à peine de l’ouvrir, et il y avait les obstacles. Effectivement, nous avons adopté les documents, qui ne sont pas mauvais, bien que, naturellement, chaque document pourrait être meilleur. Nous n’avons pas touché la dogmatique, et c’était bien ainsi, car si nous avions discuté des questions dogmatiques qui sont plus strictes, la question (de venir ou non au Concile) s’eût été posée autrement. L’atmosphère au Concile était bonne, on pouvait dire ce que l’on souhaitait, c’était libre, personne ne vous gênait, et je suis personnellement heureux que ce Concile ait eu lieu. Je pense que tout mûrira encore, ce sont des étapes d’un long chemin, j’espère que maintenant aura lieu le [Concile] suivant, qu’il sera possible de discuter avec ceux qui n’ont pas participé, d’aller à leur rencontre. Il n’y a pas de tragédie.

– C’est-à-dire que l’on peut malgré tout parler de l’unité de l’Orthodoxie ?

– On le peut. Personne n’a été lésé. Ces solennités (70ème anniversaire du patriarche Cyrille, ndlr) en témoignent. Tous les orthodoxes sont venus ! Si l’unité avait été atteinte, ils ne seraient pas là. Les gens à l’esprit séculier ne comprennent pas souvent que le principal pour ce qui nous concerne : si nous commençons à faire le bien, c’est le mal, satan, qui s’en mêlera toujours. Nous sommes des gens de foi, nous le savons. Et nous luttons contre son immixtion. Mais tout se mettra progressivement en ordre.

– Que considérez-vous maintenant, en Pologne et dans le reste du monde, comme les principaux défis pour l’Orthodoxie ?

– Lors de ma rencontre avec le Patriarche [Cyrille], j’ai évoqué le grand défit qui se dressait devant nous. Parce que le monde qui, selon l’Évangile, gît dans le mal, est chancelant. Il y a un grand chaos, moral, spirituel et autre. Aussi, le Christianisme, particulièrement l’occidental, est allé loin de sa première source. Et il en a résulté une crise. Nous orthodoxes, sommes appelés conservateurs, nous gardons dans une certaine mesure ce que le Christ nous a laissé au milieu de la débauche qui nous entoure. Il y a un grand intérêt envers l’Orthodoxie dans le monde. Nous devons le mettre à profit et amener chaque âme à l’Orthodoxie. C’est très compliqué, mais c’est ainsi que nous devons agir. Hormis cela, la migration depuis le Moyen Orient, permet l’élargissement de l’Orthodoxie. Pourquoi ? Dans l’ouest de l’Europe, jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’Orthodoxie était absente, mais maintenant elle est là. Ceux qui sont venus, ont fuit les conflits, ils y organisent leur vie ecclésiale, et sèment la « contagion » chez les autres. Il était impensable que notre Église ait sa paroisse à Bruxelles, et maintenant elle existe. C’est précisément sur ce quoi j’ai attiré l’attention. Il y a un vide, et il y a ceux chez qui ce vide ne plait pas, ils s’organisent et établissent leur vie. Je pense que le XXIème siècle, c’est le siècle de l’Orthodoxie.

– C’est-à-dire, si j’ai correctement compris, les réfugiés du Proche-Orient contribuent à l’intérêt envers le christianisme ?

– Bien sûr. Et c’est vrai même en Pologne. Comme je l’ai dit, en 1947, on a déplacé les orthodoxes. On les a envoyés jusqu’à Wroclaw, Gdansk, où vivaient les Allemands. On les a expulsés, déplacés, il semblait que commencerait l’assimilation. En effet, il n’y a jamais eu là bas ne serait-ce qu’une paroisse. Et ils les ont créés, et maintenant nous y avons même un diocèse ! Alors, tout sera possible !

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Les Norvégiens ont trouvé l’endroit où a été inhumé saint Olaf

Saint Ola, roi de Norvège

Saint Ola, roi de Norvège

Selon les informations du site orthodoxe russe Pravoslavie.ru, les archéologues norvégiens ont fait une intéressante découverte. En effet, ils ont trouvé une église dans laquelle ont été inhumées les reliques de saint Olaf, qui a baptisé la Norvège. Il s’avère que les archéologues de l’Institut norvégien de l’héritage culturel ont trouvé à Trondheim les fondations de l’église Saint-Clément. C’est là qu’a été dégagé un autel rectangulaire en pierre. Comme l’assurent les savants, il s’agit de celui où se trouvent les reliques de saint Olaf. C’est un monument unique de l’histoire de la Norvège, selon la dirigeante des fouilles, Anna Petersen. « Les racines de l’identité nationale des Norvégiens remontent en grande partie au culte de saint Olaf, et c’est précisément ici que se trouve son commencement », a-t-elle souligné. Saint Olaf est le dernier saint commun à l’Occident et à l’Orient. Olaf II Haraldson, connu après sa canonisation comme saint Olaf, fut roi de Norvège de 1015 à 1028. En 1014, il reçut le saint baptême [probablement à Rouen, par l’archevêque Robert le Danois, ndt] et s’est efforcé de répandre le christianisme en Norvège. En Russie, une église fut dédiée à St Olaf, à Novgorod, où il vécut quelques années, ainsi qu’à Staraïa Ladoga. Au Moyen Âge, les échos concernant les miracles accomplis après une prière à St Olaf se répandirent dans le monde entier. Rapidement, de nombreuses églises furent construites partout où se répandait l’influence des Vikings : de Dublin jusqu’aux îles Orcades et Novgorod. En Angleterre, 40 anciennes églises lui ont été dédiées, et sa fête est mentionnée dans tous les calendriers. À Constantinople existait aussi une église qui lui était dédiée.

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Fête de la Transfiguration sur la sainte montagne de Grabarka (Pologne)

Comme chaque année, des milliers de fidèles orthodoxes de toute la Pologne, mais aussi des groupes de pèlerins venus de Belgique, Russie, Biélorussie, Slovaquie et de Grèce se sont rendus cette année à la sainte montagne de Grabarka, dans l’Est du pays, pour la fête de la Transfiguration. Cette année, des prières ont été élevées non seulement pour les orthodoxes de Pologne et des pays proches, mais aussi pour la Syrie et le Moyen Orient. Le patriarche d’Antioche Jean X a accompli ce pèlerinage avec le métropolite de Varsovie Sava. Chaque année, les fidèles apportent des Croix en bois qu’ils plantent sur la montagne, auprès du Couvent Marthe et Marie. Les origines de ce pèlerinage remontent à 1710 où, lors d’une épidémie, un habitant de la région reçut la révélation qu’il fallait faire une procession sur le sommet de la montagne, y célébrer un office d’intercession et planter des Croix. L’épidémie cessa et, en reconnaissance de l’événement, une chapelle fut construite au sommet de la montagne. En 1947, le couvent féminin Marthe-et-Marie y fut fondé. Chaque année, lors de la fête de la Transfiguration selon l’ancien calendrier (19 août), des milliers de fidèles accomplissent ce pèlerinage. Un court film vidéo (en russe) peut être visionné sur le lien ci-dessous.

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Interview de l’archidiacre Jean Chrysavghis, directeur du bureau de presse du Patriarcat œcuménique pour le saint et grand Concile, au sujet de l’absence de l’Église orthodoxe russe et de ses conséquences

Le père Jean Chysavghis, archidiacre du Trône œcuménique et clerc de l’archevêché grec d’Amérique, a donné l’interview suivante à l’agence grecque Romfea.gr au sujet de l’absence de l’Église orthodoxe russe au grand et saint Concile.

– Père Jean, comment commentez-vous la récente décision de l’Église russe de ne pas participer au saint Concile ?

– Je respecte la décision de l’Église de Russie de ne pas venir. Mais je sais aussi, cependant, que beaucoup d’Églises qui participent ont exprimé le sentiment de douleur, non pas seulement pour l’absence de l’Église de Russie, mais aussi pour les autres Églises qui ont changé d’avis. Ce n’est pas moins regrettable lorsqu’une petite Église, comme celle de Bulgarie ou de Géorgie ne participe pas au Concile, que lorsqu’il s’agit d’une Église plus grande comme celles d’Antioche ou de Russie. La différence en nombre, grandeur et puissance n’a jamais eu d’importance pour l’Église orthodoxe. En même temps, cependant, les Églises qui ont déjà envoyé leurs représentants en Crète (qui travaillent durement pour le Concile imminent), et se préparent pour envoyer demain leurs délégations officielles, se sentent confuses au sujet de toute cette situation. Je ne suis pas en mesure de juger les questions internes et les problèmes des Églises individuelles, ni la raison pour laquelle certaines Églises ont choisi de changer d’opinion – alors qu’elles avaient donné leur parole – qu’elles participeraient au Concile. Je suis certain que les Églises de Russie, de Bulgarie et de Géorgie ont probablement eu du mal à prendre cette décision. Cela aurait été bien sûr une bonne chose qu’elles aient respecté le travail difficile, les ressources et les dépenses des autres Églises qui ont majoritairement tenu parole et se trouvent déjà en Crète. Malgré cela, nous ne devons pas perdre le contact avec le but lointain du Concile, c’est-à-dire l’unité, qui est un processus lent et difficile. Et il faut nous rappeler que l’unité est toujours un but et non un point de départ. L’unité est la fin et non le commencement. L’unité est toujours emplie et complétée par le Saint Esprit qui « supplie aux déficiences ». Aucun Concile ne siège jamais pour fêter l’unité. Au contraire, chaque Concile qui s’est réuni dans le passé, a été précisément convoqué pour aboutir à une plus grande unité, alors qu’il existait quelque problème (soit théologique, soit canonico-administratif). C’est un fait, la plupart des conciles, à travers les temps, ont réellement été convoqués pour résoudre des problèmes administratifs, et non des problèmes dogmatiques.
– Maintenant, alors que toutes les Églises ne participent pas, les décisions seront-elles valides ? Puisque, conformément à la logique du règlement (du présent Concile), l’absence d’accord d’une seule Église seulement constitue un empêchement absolu à la convocation du Concile.
– Il n’est dit nulle part dans le règlement que l’absence d’une Église empêche la convocation du Concile. Il est très important de mentionner avec précision les documents officiels. Le règlement dit que le saint et grand Concile peut être convoqué par Sa Toute-Sainteté [le patriarche de Constantinople, ndt] avec le consentement de toutes les Églises orthodoxes, ce qui est exactement ce qui s’est passé à Genève au mois de janvier de cette année, lorsque toutes les Églises orthodoxes étaient présentes à la synaxe des primats et ont répété, réaffirmé et décidé conjointement la convocation du Concile lors de prochaine fête de la Pentecôte. Je me pose également des questions au sujet de la façon dont les gens se réfèrent à la notion d’unanimité. Dans les règlements conciliaires, Il n’y a aucune référence à l’invalidité d’un Concile et de ses décisions, dans le cas où une Église quelconque ne peut y assister. En réalité, lorsqu’une Église quelconque s’est efforcée au cours de la même synaxe d’inclure ce genre de langage dans les règlements, elle a fait face au rejet massif de toutes les Églises, y compris celle de Russie. Le saint et grand Concile peut encore ne pas avoir de quorum, mais je considère qu’il est très difficile de ne pas l’appeler « panorthodoxe », car dans ce cas concret, il a été précédé par une décision panorthodoxe de convocation du Concile et le consentement des Églises pour y participer. Malheureusement, pour certaines raisons, certaines Églises ont décidé au dernier moment qu’elles ne pouvaient pas être présentes. Quoi qu’il en soit, cela ne change pas la validité du Concile et de ses décisions. En outre, le Concile est assurément un « grand Concile », car il est indubitablement plus officiel que n’importe quel concile local individuel. Sincèrement, je ne puis comprendre que certains se paniquent lorsqu’ils entendent que ce Concile est contraignant ainsi que ses décisions. Où est la confiance dans les dirigeants de notre Église ? En même temps, il nous faut comprendre qu’il existe toujours dans l’Église un processus de réception des décisions d’un Concile, comme c’était exactement le cas pour chaque Concile dans l’histoire, y compris les Conciles œcuméniques. Toutefois, le point de vue selon lequel les décisions d’un Concile sont invalides parce que certaines Églises n’étaient pas présentes, est privé de toutes bases ecclésiologiques, théologiques et encore logiques. Il y a eu beaucoup de Conciles au cours des derniers siècles, auxquels ont participé très peu d’Églises, sans que toutefois quelqu’un ait mis en doute leur validité. Par exemple, l’Église de Russie n’a pas assisté au célèbre Concile de 1872, qui a condamné l’ethnophylétisme, mais je voudrais espérer que ses décisions sont considérées contraignantes pour Moscou aujourd’hui, au même titre que pour les Églises qui participaient.

– Nombreux sont ceux se demandent quel est le sens de discuter l’unité entre tous les chrétiens (catholiques etc), alors même que l’unité des orthodoxes est brisée.

– Il est facile de jouer avec les mots. Mais comment pourrait être brisée l’unité dans le cadre de la tentative concrète d’une plus grande unité entre les Églises ? L’unité peut être brisée uniquement en l’absence d’une telle tentative. La conciliarité et l’unanimité sont des réalités instables. L’autoritarisme est probablement plus simple. Cependant, ce n’est pas la voie ou la méthode orthodoxe. Si le patriarche œcuménique avait en réalité – ou ambitionnait comme on l’en accuse – l’autorité que certaines Églises lui attribuent, on ne se trouverait pas dans cette situation. Ce n’est pas étonnant que l’Église catholique-romaine paraît plus unie que nous. Au-delà du concept occidental de la loi et de l’ordre, qui est souvent absent dans nos cercles, il y a aussi une perception verticale de l’autorité et de la prise des décisions dans l’Église catholique-romaine. Cela n’a jamais constitué une partie de la tradition et de la pratique orthodoxes. Malgré tout cela, nous avons assurément un ordre et une hiérarchie dans l’Église orthodoxe, même si certains refusent à l’accepter pour une raison ou pour une autre. Et cela est la beauté de l’Orthodoxie : même dans les moments de dispersion et de faiblesse, nous sommes unis. Nous pourrions peut-être voir cela de cette façon. C’est-à-dire que [ce concile] est le premier pas de nos Églises vers la conciliarité après plus de mille ans ! Par conséquent, il est très naturel que tout le processus semble maladroit. Mais pour moi, cela est également la grandeur, la beauté de l’événement ! C’est comme si nous observions quelqu’un en train de faire ses premiers pas : nous pouvons sourire d’embarras, mais nous pouvons aussi admirer le courage et la détermination de l’effort.

– Pensez-vous qu’il existait quelque plan des Églises visant à faire échouer le Concile ?

– Ce serait assurément un grand scandale pour tous si cela était la vérité. Je ne voudrais jamais croire à cela. D’autres, peut-être savent mieux les choses. Mais je suis réellement stupéfait de la façon avec laquelle certains parlent des événements concernant le processus de cheminement vers le saint et grand Concile. Par exemple, dans une récente interview avec vous et dans d’autres encore, je me demande si le métropolite Hilarion se réfère aux mêmes séances préconciliaires que celles auxquelles j’ai assisté. Ce qu’il décrit semble être très éloigné de la réalité que j’ai observée. Par exemple, il dénonce que de nombreuses positions de l’Église de Russie n’ont pas été acceptées, ou ont encore été rejetées catégoriquement, et n’ont pas été inclues dans les documents ou les décisions (des séances préconciliaires). Je voudrais déclarer sincèrement que les positions d’aucune autre Église n’ont été acceptées aussi généreusement par les autres Églises (souvent sous une grande pression) que celles de l’Église de Russie. Aucune position d’une autre Église, voire même les mots exacts, ne se reflètent tant dans les décisions que dans les documents, que celles de l’Église de Russie. En particulier, je me rappelle que chaque fois qu’une Église était en désaccord, la réponse de la délégation russe était de menacer de ne pas signer le texte. Une telle conduite ne peut être qualifiée ni d’unanimité ni de logique commune. S’il existe une Église dans le monde qui peut affirmer qu’elle a souvent de façon persistante et certaines fois de façon fastidieuse élaboré les décisions et les textes, c’est bien l’Église de Russie. Aussi, vraiment, c’est une surprise, voire même un choc d’entendre ces protestations. Il est probable qu’aucune autre Église dans le monde ne devrait protester contre les documents. Vous voyez, c’est la vérité – comme l’affirme à nouveau le métropolite Hilarion – que l’unité ne peut être imposée. Néanmoins, l’unité n’est pas le monopole de ceux qui ont changé – soudain et littéralement à l’ultime moment – leur opinion et ne veulent pas maintenant participer au Concile. L’unité, assurément, ne peut jamais être imposée par l’absence et l’isolement. Naturellement, les Églises sont libres et indépendantes dans leurs décisions. Mais l’indépendance ne peut jamais se manifester aux dépens de l’unité. Et la divergence cruciale est ici que chaque Église, sans exception, avait donné son accord à la convocation du saint et grand Concile et à sa participation. Aussi, les affirmations selon lesquelles « une Église s’en va après l’autre » sont injustes et erronées, voire même trompeuses et presque fallacieuses. En réalité, une Église après l’autre a confirmé qu’elle participera, malgré les problèmes et les provocations. Et ce ne seront pas seulement « les Églises grecques » comme cela est avancé dans certains cercles, d’une façon provocante et sensationnelle. Pourquoi les gens ne se souviennent pas et ne soulignent pas la présence, l’engagement et le dévouement des Églises de Pologne, Serbie, Albanie, Roumanie ainsi que de Tchéquie-Slovaquie ? Je ne pense pas qu’il existe une « cabale », comme vous le dites. Mais ma question est la suivante : comment pouvez-vous vous-mêmes ou quelqu’un d’autre expliquer le fait que certaines Églises ont décidé au dernier instant de ne pas participer ? Pour ce qui concerne le cas de l’Église de Russie, cela s’est produit littéralement 48 heures avant la Synaxe des Primats ? Pour dire les choses simplement, comment nos fidèles peuvent comprendre, et qui aurait pu attendre cela de leurs dirigeants ? Comment les gens peuvent ne pas respecter leur parole, exprimée il y a juste quelques mois, leur promesse et leur signature ? Si les gens savaient seulement combien de signatures ont apposées toutes les Églises, sans exception, sous une décision après l’autre, sous un document après l’autre, mais aussi sous une traduction après l’autre, je me réfère littéralement à des centaines de signatures de chaque Église sur des textes concernant les documents et les décisions du Saint et Grand Concile, ils seraient scandalisés, et je trouve très difficile de comprendre comment une quelconque Église peut changer d’avis au dernier moment ! En tout cas, le Saint et Grand Concile sera le rassemblement le plus grand et le plus représentatif de l’Église orthodoxe après plus de mille ans, qui est convoqué après une décision et un consentement panorthodoxes. Je suis heureux de voir que l’Église de Russie en a appelé à la générosité et au discernement du patriarche œcuménique. Je n’ai jamais vu quelqu’un de plus patient que Sa Toute-Sainteté [le patriarche de Constantinople, ndt] pendant tout ce processus. Je vois avec un sentiment d’humilité tant d’Églises orthodoxes qui se trouvent déjà en Crète, répondant avec amour de l’homme et générosité à l’appel du Saint-Esprit pour l’unité.

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Un concert du choeur Saint-Siméon à Vézelay le 18 juin

Le chœur Saint-SiméPhoto Choeur Saint-Siméonon, sous la direction de Nana Péradzé, chantera dans la basilique de Vézelay samedi 18 juin à 21 heures.

Le chœur Saint-Siméon a été fondé en 1997 par Divna Ljubojevic, il a été confié en 2001, par S.E. Luka, évêque  du diocèse  d’Europe occidentale de l’Eglise serbe, à la direction de Nana Peradze. Il est le choeur principal de la cathédrale serbe Saint-Sava à Paris. Il porte le nom de saint Siméon le Myroblite (1117-1199), qui fut roi de Serbie sous le nom de Stéfan Némanja, et le père de saint Sava, avant de devenir moine à la fin de sa vie, auprès de son fils, au monastère athonite de Chilandar.

Le chœur Saint-Siméon est composé de quelques chanteurs  ayant une haute formation musicale et de fidèles en nombre variable. Il se produit en tant que quatuor ou quintette selon les besoins. Le  CD « Résurrection »  a été produit en mars 2014 par les éditions Jade, et fait suite à deux autres disques également édités par Jade. Ce disque a reçu un accueil chaleureux du public. Le chœur Saint-Siméon interprète des chants serbes, slavons, byzantins et géorgiens.

Participation 22 euros, tarif réduit 16 euros. Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés d’un adulte.

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mercredi de la Troisième semaine du Grand Carême
Il est remarquable que la Sagesse appelle à elle les sots: Celui qui est stupide, qu’il entre ici (Proverbes 9:4). Ainsi, le savant ne peut pas entrer dans la maison de la Sagesse, ou dans la Sainte Eglise.Toute intelligence doit être mise de côté à l’entrée même de cette maison. D’autre part, si toute la sagesse et les connaissances ne sont situés qu’à l’intérieur de la maison de la Sagesse, alors à l’extérieur de cette maison, en dehors de la sainte Eglise, il n’y a que sottise, ignorance et aveuglement. Quelle merveille que l’institution de Dieu! Laissez votre intelligence derrière vous à l’entrée de l’Église, et vous deviendrez vraiment intelligents; laissez votre activité indépendante et vous deviendrez véritablement actifs; niez tout de vous-mêmes et vous aurez la véritable maîtrise sur ​​vous-mêmes. Oh, quand le monde comprendra cette sagesse! Mais cette sagesse est cachée au monde. Le monde se rebelle contre la sagesse de Dieu, car il ne la comprend pas, et il maintient ces « malins » qui sont en fait des sots, dans son aveuglement

Version française Claude Lopez-Ginisty

Le prince Charles a visité la cathédrale Saint-Georges à Prizren, au Kosovo

L’archimandrite Sava, le prince Charles de Galles et l’évêque de Ras et Prizren Théodose

Le samedi 19 mars, l’évêque de Ras et Prizren Théodose et l’archimandrite Sava, higoumène du monastère de Dečani, avec le clergé, les étudiants du séminaire de Prizren et les fidèles, ont accueilli le prince Charles de Galles en la cathédrale Saint-Georges de Prizren (Kosovo). À l’entrée, la jeune Milica Djordjević, seul enfant serbe vivant encore à Prizren, a offert un bouquet de fleur au prince. À l’entrée de l’église, l’évêque Théodose s’est adressé à l’héritier de la couronne par une allocution de bienvenue, dans laquelle il a évoqué les lieux saints du Kosovo et de la Métochie, les souffrances que l’Église a subies avec son peuple durant les dernières années, ainsi que la reconstruction et surtout la « résurrection » du séminaire de Prizren qui avait été détruit. Le prince Charles a salué chaleureusement les séminaristes qui ont chanté en son honneur le tropaire de la Résurrection du Christ en serbe et en anglais. L’évêque Théodose et le père Sava ont ensuite fait visiter au prince une petite exposition de photographies montrant les destructions lors du pogrom antiserbe de mars 2004 ainsi que les restaurations des lieux saints et des maisons qui s’en sont suivies. L’évêque Théodose a remercié particulièrement le gouvernement britannique pour l’aide relative à la reconstruction de maisons destinées aux Serbes revenus dans leurs foyers au Kosovo. L’évêque a expliqué à son hôte que, seize ans après le conflit armé, 200.000 Serbes ne peuvent toujours pas revenir au Kosovo et en Métochie et que, à Prizren, des 8.000 Serbes qui y vivaient, seule une vingtaine y est restée, principalement des personnes âgées. Le prince Charles s’est entretenu brièvement avec le groupe de personnes revenues à Prizren, qui ont exprimé leur souhait ferme de rester vivre dans leur ville natale, malgré la tragédie qui les a atteints en 2004, lorsque toutes les églises et maisons serbes de Prizren ont été incendiées. Enfin, le prince Charles a visité une petite église du XVème siècle dédiée à saint Georges, fondation de la famille Runović, incendiée lors des événements de mars 2004. Le prince a manifesté un intérêt particulier pour la restauration et la conservation des fresques endommagées dans les anciennes églises de Prizren, effectuées par des spécialistes grecs, serbes et italiens. En mémoire de la visite de son hôte, l’évêque Théodose a offert à celui-ci une édition de luxe de la monographie du monastère de Dečani en langue anglaise, ajoutant quelques mots sur les lieux saints les plus importants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie qui, en raison de leur signification, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’évêque Théodose et le père Sava ont exprimé l’espoir que l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, avec son identité historique et culturelle, sera défendu de façon adéquate par des garanties internationales ad hoc.

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Les reliques de saint Antoine le Romain ont été retrouvées à Novgorod

Selon les informations de l’agence russe Interfax, les reliques de saint Antoine le Romain (+1147) ont été retrouvées dans la réserve du musée de Novgorod. « Jusqu’à la révolution, les reliques miraculeuses du saint étaient gardées dans unе châsse en matériaux précieux, en l’église de la Nativité du monastère Saint-Antoine à Novgorod. Lors de la campagne antireligieuse en 1927, la châsse a été profanée et les reliques ont été envoyées au musée antireligieux installé dans la cathédrale Sainte-Sophie du kremlin de Novgorod. Là, les reliques de saint Antoine le Romain ont été égarées parmi d’autres et étaient considérées perdues » a déclaré l’interlocuteur de l’agence Interfax. Les travaux d’études des reliques, qui étaient gardées en la cathédrale Sainte-Sophie, ont commencé il y a vingt ans. Denis Pejemsky, un savant de Moscou, doctorant en sciences biologiques, était chargé des restes qui pouvaient être les reliques de saint Antoine. « On a réussi à isoler les reliques d’Antoine le Romain de tous les autres restes. L’analyse historico-anthropologique est terminée. Les reliques de saint Antoine le Romain ont été transmises au métropolite de Novgorod et Staroroussky Léon », a conclu D. Pejemsky. Saint Antoine, originaire de Rome, était arrivé de façon miraculeuse à Novgorod en 1106. La même année, le saint y avait établi un monastère qui reçut ensuite son nom. Actuellement, il s’agit d’un des plus anciens monastères de Russie. L’invention des reliques incorrompues du saint et sa canonisation eurent lieu en 1597. Lesdites reliques ont été considérées perdues pendant presque 80 ans.

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Russie: des députés de la Douma proposent de restituer la basilique Sainte-Sophie de Constantinople à l’Église orthodoxe

Des députés de la Douma ont soutenu l’idée de demander la restitution de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople à l’Église orthodoxe, a déclaré Serge Gavrilov, chef du comité de la Douma pour les questions de propriété et coordinateur du groupe interpartis pour la défense des valeurs chrétiennes. Le député a rappelé que, le 23 septembre 2015, avait été solennellement inaugurée la grande mosquée de Moscou. « L’importance de cet événement ressort du fait que le président russe Poutine, le président de la République de Turquie Recep Erdoğan, le président de la Palestine Mahmoud Abbas et de nombreuses délégations musulmanes du monde entier, des chefs de gouvernements et des présidents de parlements d’États étrangers participaient à la cérémonie d’inauguration », a souligné le parlementaire. Aujourd’hui, alors que les relations russo-turques « passent par des tests de résistance », les initiatives et propositions amicales réciproques sont particulièrement importantes. « La partie russe considère possible de se rappeler du lieu saint le plus ancien de tout le monde chrétien, qui se trouve en Turquie, à Istanbul – Sainte-Sophie (Aya Sofia) – l’ancienne basilique byzantine à l’histoire de laquelle est liée celle de l’Église chrétienne universelle. Nous attendons de la partie turque un pas amical – la restitution de la basilique Sainte-Sophie à l’Église chrétienne », a déclaré Gavrilov. Il a ajouté que la partie russe est prête à fournir son assistance matérielle, et aussi à engager les meilleurs spécialistes et savants russes à la restauration du monument chrétien universel. « Ce pas pourrait aider la Turquie et l’islam à démonter que la bonne volonté se trouve au-dessus de la politique. Il est nécessaire de rendre Sainte-Sophie aux chrétiens » a conclu le parlementaire.

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Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Jeudi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte
Philippiens 3:1-8 et Luc 7:17-30

Saint Jean le Précurseur envoie ses disciples pour demander au Seigneur s’Il est Celui Qui devait venir? Ou doivent-ils en attendre un autre? Il n’a pas demandé pour lui-même mais pour ses disciples, car il savait précisément qui était Jésus-Christ, étant informé de cela par le Ciel.

Les disciples cherchaient une réponse à cette question non pas par curiosité vaine, mais par un désir sincère de connaître la vérité. Pour ce genre de personnes, il n’est pas nécessaire d’en dire beaucoup, le Seigneur ne parle pas, il indique seulement ce qui avait été accompli par Lui à ce moment-là. Des actes divins témoignaient de Sa divinité.

C’était si évident, que les questionneurs ne posèrent plus de question. C’est ainsi que cela se passe toujours. La puissance de Dieu vit dans l’Eglise, un chercheur sincère de la vérité la sent immédiatement et il est sûr de cette vérité.

Cette certitude de l’expérience met fin à toutes les questions et apaise complètement. Celui qui ne veut pas croire, et, ayant perdu sa foi, commence à chercher dans l’Église et le christianisme non pas les fondements de la foi, mais les motifs pour justifier son incrédulité, ne trouvera pas nulle indication satisfaisante. Il considère son incrédulité comme bien-fondée, bien que ses fondements soient mesquins et insignifiants. Son cœur le veut, c’est pourquoi c’est d’autant plus tolérable.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Pensées de chaque jour de saint Théophane le Reclus

Mardi de la Vingt-et-Unième Semaine après la Pentecôte
Philippiens 2:17-23 et Luc 6:37-45

Ne jugez pas, pardonnez, donnez… Cela ne semble rien d’autre que des dépenses, sans aucun profit. Mais voici ce qui est promis: si vous ne condamnez pas, vous ne serez pas condamnés; si vous pardonnez, vous serez pardonnés, si vous donnez, il vous sera donné.

À l’heure actuelle le bénéfice n’est pas visible, mais il viendra sans doute pour celui qui fait ces dépenses du cœur-il viendra précisément à ce moment-là quand il aura le plus besoin de ne pas être condamné et du pardon. Comme il se réjouira quand il sera soudain rendu digne de recevoir ces bons dons comme si de rien n’était! Et au contraire, comme un autre s’affligera et sera chagriné, parce qu’il ne savait pas comment gérer de façon profitable sa propriété! Il pardonnerait maintenant tout et donnerait tout, mais il est trop tard: il y a un temps pour tout.
Tout le monde ne poursuit pas un profit qui vient directement dans les mains, presque immédiatement après la dépense. Un proverbe russe dit, jetez du pain et du sel derrière vous, et vous le trouverez en face de vous. Ce genre d’action revient vraiment à jeter quelque chose, mais dans ce cas, ce n’est pas jeté sous les pieds pour être piétiné, mais dans les mains de Dieu. Ces mains sont loyales, et on est assurés de recevoir en retour ce qu’elles reçoivent. Gardez seulement la foi et l’espérance.

Version française Claude Lopez-Ginisty

Le Vème Congrès pan-russe des médecins orthodoxes s’est déroulé à Saint-Pétersbourg

Du 1 au 3 octobre s’est déroulé à Saint-Pétersbourg, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, le Vème Congrès pan-russe des médecins orthodoxes, lequel a pour thème cette année « L’Église et les traditions de la médecine russe ». Aux travaux participent des membres du clergé, des représentants des départements régionaux de la Société des médecins orthodoxes de Russie, leurs collègues de Biélorussie, Ukraine et Kazakhstan, des collaborateurs des organismes de la santé publique, des étudiants des instituts supérieurs de médecine, les infirmières. Les organisateurs de la manifestation sont le Département synodal de bienfaisance et d’œuvres sociales, le diocèse de Saint-Pétersbourg, le conseil municipal de la ville, la Société des médecins orthodoxes de Russie et de Saint-Pétersbourg, le centre de recherches médicales Vladimir Almazov. Avant le début des travaux, les délégués du Congrès ont assisté à la sainte Liturgie célébrée par l’évêque d’Orekhovo-Zouïevsk Pantéléimon, président du Département synodal de la bienfaisance et des œuvres sociales du Patriarcat de Moscou. Inaugurant la session plénière du forum, l’évêque Pantéléimon a lu le message du patriarche de Moscou Cyrille aux participants du Congrès. « L’Église orthodoxe russe accorde une attention particulière aux questions de la préservation de la vie humaine, car la vie est un grand don de Dieu, que nous devons apprécier et préserver par tous les moyens… En se préoccupant de la santé des hommes, l’Église considère immuablement l’activité médicale avec un grand respect, car dans son fondement se trouve le ministère de l’amour, dirigé vers la prévention et le soulagement des souffrances humaines ». Le primat de l’Église orthodoxe russe a mentionné l’importance de la disposition intérieure du médecin, son souhait et sa résolution sincères d’accomplir consciencieusement son devoir, son empressement à dispenser toute l’aide nécessaire à celui qui en a besoin. « Aujourd’hui, il est important de développer la collaboration de l’Église avec les instituts d’État et les structures publiques, qui ont la responsabilité de la vie et de la santé de la population. Une telle collaboration mutuelle permettra la guérison tant spirituelle que corporelle de l’homme, ainsi que le développement réussi du système national de la santé », a souligné le patriarche. Dans son allocution, le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe a mentionné qu’il n’y a en réalité aucune opposition entre la science et la foi. « Malheureusement, l’erreur répandue selon laquelle il y a opposition entre la science et la foi n’est pas totalement dépassée. Or, cette erreur est réfutée par la vie même des grands savants qui, sans le dissimuler, se sont positionnés comme des gens profondément croyants, mais aussi par l’exemple de ceux qui participent aujourd’hui au Congrès ». « Conformément à la tradition de la théologie des saints Pères, l’image du Christ comme médecin qui guérit la nature humaine affectée par le péché, est l’une des expressions les plus exactes et profondes de Son œuvre messianique », a déclaré le métropolite de Minsk et de Zaslavsk Paul. « L’Évangile est une icône écrite du Christ » a affirmé pour sa part l’évêque d’Orekhovo-Zouïevsk Pantéléimon. L’icône, a-t-il dit est une entrée dans l’autre monde, le lien avec l’autre monde, avec Celui dirige la vie de ce monde et sans la volonté Duquel aucun événement ne se produit. L’Évangile nous aide à donner un sens et à comprendre la volonté de Dieu à notre sujet et celui du monde, à trouver un chemin, à trouver la Vérité et à apprendre à vivre pleinement le mode de vie prévu par le Créateur. Nous recevons le message de l’Évangile non pas seulement lorsque nous le lisons chez nous, mais lorsque nous l’écoutons lors de la sainte Liturgie. C’est un contact vivant avec le Christ, avec Celui qui nous aime plus que nous nous aimons nous-mêmes ». L’évêque Pantéléimon a ensuite abordé les paroles du Christ dans l’Évangile, où il est question de l’union de l’homme avec Dieu : « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde… » Ces paroles du Christ, selon le hiérarque sont actuelles pour les médecins : ils veulent que le malade vive et que la vie en lui soit complète. Communier au Christ par l’Eucharistie est la communion à la joie et à la vie éternelle. Il existe un seul véritable médecin, Dieu qui guérit toute infirmité par les mains des médecins et leurs actions, a ajouté l’évêque Pantéléimon. « L’Évangile est la bonne nouvelle de la victoire sur la mort par la résurrection du Christ – et dans chaque véritable médecin est uni, d’une part, la non acceptation de la maladie et de la mort, et de l’autre, la compréhension du sens de la souffrance, de la mort de l’homme qui ne constitue pas la fin de la vie, mais le passage à une vie meilleure. Et la souffrance sert de purification à l’âme. Lorsque l’homme passe par la maladie et les afflictions, son âme se purifie et il acquiert la capacité d’aimer ». L’évêque Pantéléimon a rappelé l’exploit de médecins remarquables comme saint Luc Voïno-Iasenetsky. Leur trait distinctif était leur caractère désintéressé. Cette qualité se développe par la lecture de l’Évangile et la participation à la vie ecclésiale, a fait remarquer l’évêque. Les médecins font partie de ceux qui accomplissent directement le commandement du Christ donné lors de la Dernière Cène, le commandement de servir les hommes. Se rappeler que le Christ a lavé les pieds de Ses disciples est important pour le médecin. L’amour, la générosité et le soin des malades, ce sont les qualités traditionnelles et les qualités principales du médecin, a souligné l’évêque Pantéléimon. D’autres messages ont été adressés aux participants, notamment par le métropolite de Kiev Onuphre, le vice-gouverneur de Saint-Pétersbourg, Olga Kazansky, le dirigeant de l’agence fédérale médico-biologique de Russie, Vladimir Ouïba, et encore d’autres personnalités du monde médical. Le deuxième jour du Congrès, le 2 octobre, ont été lues des conférences sur les points ambigus de contact entre le point de vue orthodoxe et la science médicale, et la résolution du Congrès a été adoptée. Dans une interview, l’évêque Pantéléimon a déclaré que ce congrès constitue le témoignage que « les traditions de la médecine russe sont vivantes. Ce sont les plans que nous apprêtons à réaliser ». La Société des médecins orthodoxes de Russie « Saint-Luc (Voïno-Iasenetsky) » a été formée par les représentants de 49 diocèses de l’Église orthodoxe russe qui ont participé au Ier Congrès des médecins orthodoxes qui a eu lieu à Belgorod en 2007. Le but fondamental de la dite Société est l’amélioration de l’assistance médicale à la population de la Russie, fondée tant sur les remèdes spirituels que sur la dispensation aux membres des sociétés régionales d’aide professionnelle gratuite. La société des médecins orthodoxes de Saint-Pétersbourg « St Luc (Voïno-Iasenetsky) » a été organisée en 1999 et résultait de la collaboration des associations d’infirmières et aides soignantes, celles de la Protection-de-la-Mère de Dieu et de la sainte martyre Tatienne.

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Jovan Nikoloski