24/06/2017
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Archives de catégorie : Monde

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Un symposium consacré à la vie du saint patriarche Tikhon a lieu au séminaire de la Sainte-Trinité, à Jordanville, aux États-Unis

Un symposium dédié à la vie du saint hiérarque Tikhon, le patriarche-confesseur de Moscou, et à son temps, a lieu actuellement au séminaire de la Sainte-Trinité, à Jordanville, qui dépend de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. « Le symposium est consacré au 150ème anniversaire de la naissance et au 90ème anniversaire du trépas de saint Tikhon (Bellavine), premier patriarche de toute la Russie depuis le rétablissement du patriarcat en 1917 et qui avait passé une partie de son épiscopat en tant que missionnaire en Amérique du Nord (de 1898 à 1907) et qui devint un confesseur de la foi pendant les persécutions bolcheviques » est-il dit dans le communiqué du site internet de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. « Des conférenciers venus des horizons les plus larges participent au symposium, des membres du clergé et des théologiens d’Amérique et d’Europe, qui passent en revue les différents aspects de la vie du patriarche Tikhon, de ses labeurs et de l’héritage de cette figure monumentale dans l’histoire de l’Église orthodoxe russe ».

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Des partitions de chants liturgiques orthodoxes en langue chinoise, qui suivent la tradition du chant local, ont été éditées à Hong Kong

La paroisse orthodoxe dédiée aux apôtres Pierre et Paul à Hong Kong a mis au point un recueil de chants liturgiques orthodoxes, basés sur les intonations de la musique populaire chinoise. L’auteur de cette musique liturgique est la chef de chœur de l’église de la Dormition-de-la-Mère-de-Dieu à Pékin (Patriarcat de Moscou), Nina Starostina. Comme l’a mentionné le recteur de l’église des Saints-Apôtres-Pierre-et-Paul à Hong Kong, l’archiprêtre Denis Pozdniaiev, qui a été le coordinateur de ce travail, l’ouvrage intitulé « Divine Liturgie de saint Jean Chrysostome – recueil de partitions chinoises » est disponible, mais n’a pas fait l’objet d’un tirage. « Nous ne disposons pas de moyens suffisants pour faire imprimer le recueil en quantité. Il sera disponible sur demande. Nous envoyons des exemplaires gratuits du nouveau recueil liturgique aux paroisses orthodoxes de Chine ». On peut obtenir ce recueil sur le site de l’édition http://www.orthodoxbookshop.asia/, où sont déjà disponibles un certain nombre de livres orthodoxes en langue chinoise. Le père Denis a souligné que la sortie d’un tel recueil constituait la première tentative de cette sorte dans l’histoire de l’Orthodoxie en Chine : « Quelque chose de semblable avait été déjà entrepris par les catholiques et les protestants, mais pour ce qui concerne la tradition liturgique orthodoxe, la création d’un tel recueil est la première tentative ». Le père Denis a déclaré qu’il « espérait poursuivre ce travail à l’avenir, et qu’il était possible que l’on aborde l’office des vigiles ». Pour sa part, l’auteur du recueil, Nina Starostina a déclaré que le travail effectué pour ce recueil était intéressant et inhabituel. « Son principe est d’accorder la parole tonale chinoise avec la mélodie traditionnelle chinoise, c’est-à-dire qu’en quelque sorte le texte « dicte » l’orientation de la mélodie. Une telle interdépendance des tons de la parole et de l’orientation de la mélodie sont très typiques de la musique chinoise, tant ancienne que moderne » a-t-elle précisé. Selon les participants au projet, le but a été d’effectuer les premiers pas sur la voie de la création d’une musique orthodoxe authentique dans le cadre de la culture musicale chinoise, et aussi d’adapter l’office orthodoxe à l’oreille des fidèles orthodoxes chinois, non seulement le texte, mais la mélodie et le rythme. « Pour ce qui concerne l’aspect purement stylistique musical, j’ai effectué d’une part une intonation traditionnelle chinoise et de l’autre, j’ai gardé pour certains chants l’intonation des mélodies grecques (à la demande de certains Chinois orthodoxes), harmonisées, il est vrai, dans leur variante russe », a ajouté N. Starostina. Celle-ci a achevé ses études au département historico-théorique du Conservatoire national de Moscou P.I. Tchaïkovsky, et a effectué ensuite un stage de deux ans au conservatoire de Tianjin, où elle a étudié le guzheng, instrument populaire chinois, ainsi que le folklore chanté et instrumental, puis l’histoire de l’esthétique musicale de la musique traditionnelle chinoise. Actuellement, la Chine compte environ 15.000 fidèles orthodoxes, dont la majeure partie vivent à Pékin, Changhaï, ainsi que dans la province de Heilongjiang, les régions autonomes de Xinjiang et en Mongolie intérieure. Les paroisses de Pékin, Changhaï et Guangzhou sont desservies par le clergé du Patriarcat de Moscou. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois.

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Fête de la Nativité de la Mère de Dieu à Jérusalem

À l’occasion de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu, le lundi 21 septembre, ont eu lieu les matines et la liturgie solennelles au tombeau de la Mère de Dieu à Gethsémani. La liturgie était présidée par l’archevêque de Gerason Théophane, assisté par le clergé du lieu saint, l’assistance étant constituée par des moines, moniales et pèlerins venus de Grèce, Russie et Roumanie ainsi que des fidèles arabes locaux. On peut visionner ici des extraits des matines et de la liturgie.

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L’icône de la Mère de Dieu de Koursk est arrivée en Russie

Icône de la Mère de Dieu dite du « Signe » de Koursk

Le 23 septembre, l’icône de la Mère de Dieu dite du « Signe » de Koursk, qui se trouve habituellement à New York, est arrivée à l’ermitage de la Nativité de la Mère de Dieu où, il y a 720 ans, elle a été trouvée. L’icône est accompagnée par une délégation de l’Église orthodoxe russe hors frontières, dirigée par l’évêque de Manhattan Nicolas (Olkhovsky). L’icône était attendue à la porte de l’ermitage par le métropolite de Koursk et Rylsk Germain, l’évêque de Jeleznogorsk et Lgovsk Benjamin, l’higoumène de l’ermitage mentionné Séraphim (Kotelnikov) avec sa communauté monastique, les clercs du diocèse métropolitain de Koursk et un grand nombre de pèlerins. L’icône a été accueillie en procession au chant de son tropaire et au son des cloches, puis a été amenée sous les voûtes de l’église de la Nativité de la Mère de Dieu et posée sur un lutrin orné de fleurs. Les hiérarques et les prêtres ont célébré un office d’intercession devant l’icône miraculeuse, à l’issue duquel tous les fidèles ont chanté la prière à la Très sainte Mère de Dieu. Dans son homélie, Mgr Germain à souhaité à tous les fidèles une bonne fête. Le métropolite a rappelé que les fidèles, qui priaient devant l’icône miraculeuse de la Reine du Ciel avec espoir, foi et piété, avaient reçu beaucoup de bienfaits de celle-ci. Maintenant, a-t-il poursuivi, elle est devenue la sainte icône commune de l’Église en Russie et de l’Église russe hors frontières. Elle est « l’Odighitria » de la Russie de l’Étranger, et accomplit une grande mission, visitant de nombreux pays du monde, réunissant les orthodoxes, les soutenant, accomplissant un ministère particulier. Le métropolite Germain a remercié chaleureusement la délégation de l’Église orthodoxe russe hors frontières pour cette grande joie apportée aux fidèles orthodoxes de Koursk et pour la possibilité de prier à nouveau devant la sainte icône de la Mère de Dieu, la protectrice qui intercède pour la région de Koursk. Le métropolite a rappelé que l’icône resterait à l’ermitage de Koursk jusqu’au 25 septembre. Des offices d’intercession seront célébrés devant elle. Le 25 septembre, après la sainte Liturgie aura lieu la procession traditionnelle avec celle-ci à Koursk, où elle restera en la cathédrale du « Signe » jusqu’au 2 octobre. Après l’office, le métropolite Germain a montré à la délégation de l’Église orthodoxe russe une sculpture dit « La Réunion », représentant le patriarche de Moscou et de toute la Russie Alexis II et le primat de l’Église orthodoxe russe hors frontières, le métropolite Laur, qui tiennent ensemble l’icône de la Mère de Dieu de Koursk. Le monument a été bâti et placé sur le territoire du monastère avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et sera béni pendant le séjour de l’icône dans le diocèse de Koursk. On peut visionner sur le lien ci-dessous une courte vidéo de l’arrivée de l’icône à Koursk ainsi que des photos.

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Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

À l’issue de sa sixième session annuelle, l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis a adressé le message suivant aux chrétiens orthodoxes de ce pays.

« À nos bien-aimés fidèles chrétiens orthodoxes des États-Unis d’Amérique,

« Nous savons que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Rom. 8,28).

Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, nous, membres de l’Assemblées des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis, rassemblés à Chicago, à l’occasion de notre sixième rencontre annuelle du 15 au 17 septembre 2015, vous saluons avec amour paternel, en rendant gloire et actions de grâces à notre Seigneur Jésus-Christ. 45 évêques se sont rassemblés afin de reconnaître et affirmer notre unité dans la Foi orthodoxe, de célébrer notre communion dans la Sainte Eucharistie, de rappeler ce qui a été accompli dans la collaboration fraternelle durant les dernières années et réfléchir au travail stimulant qui se présente devant nous. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont travaillé pour la réunion de l’Assemblée de cette année. 

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Les recherches des reliques de saint Jacques (Netsvetov) ont commencé en Alaska

Il y a quelques mois, l’évêque David de Sitka et d’Alaska (de l’Église orthodoxe en Amérique, OCA) a rencontré les représentants du Parc national de Sitka. « J’ai été informé des plans, comprenant notamment la réfection de la zone dite « Block House Hill », et modifiant celle-ci pour refléter plus fidèlement son aspect du temps de la colonisation russe », a déclaré l’évêque David. « Au cours de la discussion, on a évoqué la possibilité de localiser la tombe de saint Jacques Netsvetov. Nous savions qu’il avait été enterré dans le voisinage, mais l’endroit exact est resté un mystère ». La directrice du parc, Marie Miller – dont le père, par une heureuse coïncidence, avait été dans le passé le chef de chœur de la cathédrale Saint-Michel de Sitka – soutient les recherches. L’évêque David espère que les reliques du saint seront retrouvées et transmises à la cathédrale du diocèse de Sitka, Anchorage et d’Alaska. Marie Miller a suggéré que l’on recherche la tombe à l’aide d’un radar pénétrant le sol. Le Dr. Thomas Urban de l’Université Cornell, spécialisé dans les recherches archéologiques, est arrivé sur les lieux durant la dernière semaine du mois d’août et dirige les recherches. « Nous espérons que les données rassemblées par le Dr Urban aideront à retrouver les reliques » a précisé l’évêque David. Saint Jacques Netsvetov, disciple de saint Innocent de Moscou, a été le premier natif de l’Alaska à être ordonné prêtre. Après avoir reçu son instruction théologique au séminaire d’Irkoutsk, il commença son travail de missionnaire et fut chargé des îles aléoutiennes. Son troupeau se trouvait sur un territoire s’étendant sur plus de trois mille kilomètres. Dans les conditions difficiles d’un climat très rude, il voyageait sans relâche comme un véritable pasteur. Il traduisait également la Sainte Écriture, et préparait des échantillons botaniques d’Alaska pour les musées de Saint-Pétersbourg. L’œuvre du père Jacques fut la propagation de la parole de Dieu parmi les tribus éloignées d’Alaska. La publication de son journal, qui était précédemment inconnu, ont été retrouvés il y a une vingtaine d’années. Les notes du père Jacques ont amené à sa vénération comme saint, ascète et missionnaire. En 1994, il a été canonisé par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) en tant « qu’illuminateur des peuples d’Alaska ».

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Sixième session annuelle de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis à Chicago

L’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis s’est réunie à Chicago le 15 septembre, pour sa sixième session annuelle. 45 hiérarques y ont participé. La journée a commencé par la célébration de la liturgie en l’église Saint-Jean-Baptiste à Des Plaines (Illinois). L’archevêque Demetrios, président de l’Assemblée a ouvert la session. Son allocution est disponible ici (en anglais). Une revue des affaires courantes s’en est suivie, dont l’adoption du procès-verbal de la Vème assemblée (disponible ici, en anglais), le rapport financier du trésorier de l’Assemblée, le métropolite Antoine, et les brefs rapports du secrétaire de l’Assemblée, l’évêque Basile, et du président des Comités, l’évêque Maxime. Le métropolite Antoine a mentionné qu’un déficit budgétaire est attendu et a exprimé l’espoir que les hiérarques rechercheraient des dons des fidèles pour le combler. L’évêque Maxime a attiré l’attention des comités qui ont été particulièrement actifs : ceux des agences et organisations approuvées, de la planification canonique régionale, des relations œcuméniques, des affaires financières, de la pratique pastorale, des communautés monastiques et de la jeunesse. Les hiérarques ont ensuite consacré plusieurs heures à la question de la planification canonique régionale, qui constituait la première des deux sessions prévues. Chacun des primats des 12 juridictions de l’Assemblée a exprimé son opinion sur une proposition qui avait été mise en circulation au préalable par ledit comité. Cette proposition se concentre sur trois domaines principaux de travail commun réparti sur les trois prochaines années : pratiques pastorales divergentes selon les juridictions ; développement de modèles d’une administration ecclésiale canonique réorganisée, et une plus grande coopération et intégration des ministères et départements juridictionnels. Les hiérarques disposaient d’environ 15 minutes chacun pour exprimer leur opinion sur la proposition. Le métropolite Joseph de l’archidiocèse antiochien n’était pas présent ; sa déclaration a été lue en son nom. La discussion sur les opinions exprimées devaient suivre lors de la session du mercredi. Le soir, les hiérarques ont rejoint une centaine de jeunes réunis en la cathédrale orthodoxe de la Résurrection pour un office d’action de grâces et un forum de questions et réponses avec les évêques. Quatre évêques, l’évêque Grégoire (diocèse carpatho-russe), l’évêque Antoine (archevêché d’Antioche), l’évêque Maxime (patriarcat de Serbie), et l’archevêque Michel (OCA) ont répondu aux questions des jeunes. Celles-ci concernaient un vaste éventail de sujets, notamment ce que les paroisses peuvent faire pour garder la jeunesse dans l’Église, l’anxiété et la souffrance, la possibilité d’unité de l’Église et le point de vue de l’Église sur l’homosexualité. Le forum a été enregistré en vidéo et sera disponible dans un proche avenir sur le site de l’Assemblée.

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Les travaux de construction de l’église orthodoxe grecque, sur l’emplacement de celle qui a été détruite lors de l’attentat 11 septembre 2001 à New York, ont enfin commencé

14 ans après la tragédie du 11 décembre 2001 à New York, la construction du centre mémoriel national, dont l’église orthodoxe grecque dédiée à saint Nicolas, a enfin commencé. Cela a été le résultat des efforts de plusieurs années de l’archevêché grec du Patriarcat de Constantinople aux États-Unis, qui a surmonté l’opposition des autorités. Il convient de mentionner que la nouvelle église ne sera pas du tout semblable à celle qui a été construite en 1916 par un groupe d’immigrés grecs et qui a été détruite le 11 septembre 2001 sous les ruines des deux tours jumelles. Ledit édifice était appelé « l’église oubliée » car, jusqu’à l’attentat, seuls les paroissiens savaient qu’au pied des grandioses tours se trouvait un édifice de quatre étages surmontés d’une coupole et d’une Croix. Le projet du nouveau centre mémoriel a été créé par le célèbre architecte espagnol Santiago Calatrava. Le 28 août a eu lieu la première coulée de béton. Au début de septembre a commencé le coffrage de l’installation de plafonnement de l’église, qui aura une forme circulaire. La construction durera deux ans. L’église, dont les coûts de construction atteindront 35 millions de dollars, sera recouverte de marbre blanc provenant de la carrière de la montagne de Penteli, près d’Athènes. C’est de ce marbre qu’est construit le Parthenon. En 2001, il semblait que reconstruire cette petite église Saint-Nicolas serait facile, mais il s’est avéré que ce projet des plus complexes. En outre, cette église avait une mission particulière. « Le principal objet, est de créer quelque chose qui ouvre une fenêtre vers l’éternité », a déclaré l’archevêque Dimitri, qui est à la tête de l’archidiocèse grec du Patriarcat œcuménique en Amérique. Au cours des dernières années, le projet de reconstruction de ladite église s’est déroulé lentement, en raison des conflits continuels entre l’archevêché grec d’Amérique et les Autorités portuaires de New York et du New Jersey. La raison en était que lesdites autorités voulaient utiliser le terrain situé à la Cedar Street, où se trouvait l’ancienne église, pour y installer un parking souterrain. Or, l’Archevêché voulait obtenir une compensation pour ce terrain. Des différends ont également éclaté à l’intérieur de l’Église : tandis que l’archevêque Dimitri avait déclaré qu’il voyait l’avenir du projet non comme une église paroissiale, mais comme une église-mémorial, la paroisse bien que restreinte mais active, marquait son désaccord et voulait conserver le contrôle du projet. Les autorités et le diocèse ne sont parvenus à un accord qu’en 2011, lorsqu’il fut décidé de construire l’église à l’extrémité Est du « Liberty Park », créé par la direction des autorités portuaires sur le parc souterrain. 13 projets architecturaux ont été soumis. L’archevêque Dimitri avait déclaré que les projets devaient à la fois revêtir un caractère « authentiquement ecclésial et en même temps être contemporains, en harmonie avec le nouveau centre d’affaires ». La commission ad hoc a retenu à l’unanimité le projet de M. Calatrava. Comme l’a évoqué l’archevêque Dimitri, la commission s’est prononcé pour ce projet parce que S. Calatrava se trouvait sous la forte influence de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople.

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Fête patronale du monastère orthodoxe de la Nativité de la Mère de Dieu à Saïdnaya (Syrie)

syadne1Situé à 35 km de Damas, le monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Saïdnaya avait essuyé les coups de feu des rebelles le dimanche 29 janvier 2012. Toutefois, l’obus, qui avait traversé le mur et atteint l’une des cellules monastiques n’avait pas explosé. Jusqu’à maintenant, les sœurs et le clergé restent sur place dans la prière, de même que les chrétiens vivants à Saïdnaya, malgré le fait que la guerre se rapproche de plus en plus. En dépit de la situation dans le pays et le danger des actes de terrorisme, des centaines de fidèles de différents endroits de Syrie sont venus au monastère de Saïdnaïa pour fêter dans la prière la Nativité de la Très sainte Mère de Dieu, la Protectrice de ce grand lieu saint de Syrie. La veille de la fête, appelée dans le peuple « la fête de Saïdnaya », le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé au monastère. Il a ensuite célébré les vigiles solennelles, qui avaient été précédées d’une grande procession avec l’icône de la Mère de Dieu de Saïdnaya. Aux fidèles orthodoxes s’étaient joints des représentants d’autres religions chrétiennes et les chefs de la communauté musulmane. Le lendemain, des centaines de pèlerins ont prié lors de la sainte Liturgie, présidée par le patriarche, assisté de plusieurs évêques et du clergé des monastères locaux. Pendant l’office, le patriarche a procédé à une ordination diaconale. Des demandes pour la paix en terre syrienne et au Moyen Orient ont été introduites dans les ecténies. À l’issue de la Liturgie, le Primat a reçu le clergé, les moines et moniales, les fidèles de Saïdnaya et tous ceux qui souhaitaient le rencontrer. On peut voir sur le lien ci-dessous un certain nombre de photos de la fête, avec notamment les moniales du monastère et les orphelines dont elles s’occupent.

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La canonisation de l’archimandrite Sébastien (Dabović) a eu lieu à Alhambra (Californie)

Saint Sébastien de San Francisco et de Jackson (1863-1940)

Saint Sébastien de San Francisco et de Jackson (1863-1940)

Le vendredi 4 septembre, le patriarche de Serbie Irénée est arrivé à Alhambra (Californie) pour rendre visite au diocèse d’Amérique occidentale de l’Église orthodoxe serbe et participer aux « Journées » dudit diocèse. Le moment central de celles-ci était, cette année, la canonisation de saint Sébastien de San Francisco et de Jackson. C’est précisément pour cette raison que le primat de l’Église orthodoxe serbe est venu cette fois aux États-Unis, accompagné de plusieurs hiérarques. Outre le patriarche, ont participé aux solennités l’archevêque grec d’Amérique Dimitri (Patriarcat de Constantinople), l’évêque de la Nouvelle Gračanica et de l’Amérique centrale et occidentale Longin, l’évêque d’Amérique orientale Mitrophane, l’évêque de Žiča Justin (Église orthodoxe serbe), l’évêque Benjamin (Église orthodoxe d’Amérique) et l’évêque Sava (Église orthodoxe de Géorgie). La cathédrale Saint-Étienne à Alhambra ne pouvant accueillir tous les fidèles venus à la canonisation de saint Sébastien, des écrans placés à l’extérieur ont permis à ceux qui ne pouvaient entrer de suivre la liturgie. Celle-ci, suivie de la cérémonie de canonisation, a eu lieu le samedi 5 septembre et a été présidée par le patriarche de Serbie Irénée, assisté par les hiérarques mentionnés. L’archimandrite Sébastien (Dabović, 1863-1940) est né dans une famille d’émigrés serbes à San Francisco. Еn 1884, il entra à l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg, puis prononça ses vœux monastiques en 1888. Il rentra ensuite en Amérique pour y servir l’Église, et fonda un certain nombre de paroisses aux États-Unis, travaillant en outre à l’édition de littérature chrétienne en anglais. En 1905, l’évêque d’Amérique du Nord et des îles aléoutiennes Tykhon (le futur patriarche de Moscou), nomma l’higoumène Sébastien dirigeant de la mission spirituelle serbe et l’éleva au rang d’archimandrite. En 1936, celui-ci partit en Serbie et s’installa au monastère de Žiča. On pense qu’il fut le premier prêtre orthodoxe né aux États-Unis. Son intense activité missionnaire, pastorale et littéraire constitua son apport à l’Orthodoxie dans ce pays. Le jour de la mémoire de saint Sébastien (Dabović) a été fixée au 30 novembre par l’Assemblée des évêques de l’Eglise orthodoxe serbe.

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Baptême massif de 239 catéchumènes orthodoxes aux Iles Philippines

Le 21 août dernier, a eu lieu un baptême massif de 239 catéchumènes philippins, ayant appartenu à l’Église dite « Aglipayan », ou « Église philippine indépendante », qui s’était séparée de l’Église catholique-romaine en 1902 et était en communion avec l’Église épiscopalienne des États-Unis depuis 1960. C’est toute une paroisse, dédiée à saint Jean Baptiste et située à Ladol, Alabel, dans la province de Sarangani, qui a rejoint l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Parmi ces 239 catéchumènes se trouvaient deux anciens évêques et quatre prêtres de « l’Église philippine indépendante ». Encore cinq d’entre eux sont candidats pour étudier dans un séminaire en Russie. Le baptême a été célébré par le père Cyrille Sckharboul (Église russe hors-frontières) et le père Georges Maximov (Patriarcat de Moscou), un missionnaire actif en Russie, après une préparation au baptême des catéchumènes, qui a duré deux ans. La paroisse servait précédemment comme cathédrale de l’Église “Aglipayan”, où l’évêque de ladite Église avait son siège. La nouvelle paroisse est la quatrième paroisse de l’Église orthodoxe russe aux Philippines.

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La communauté orthodoxe chinoise de Pékin a célébré la Dormition de la très sainte Mère de Dieu

Le 28 août, le prêtre Serge Voronine, recteur de l’église de la Dormition, qui se trouve sur le territoire de l’ambassade de la Fédération de Russie, a célébré la liturgie dans l’une des églises catholique-romaines de Pékin pour les citoyens orthodoxes de la République populaire de Chine. Les orthodoxes chinois – descendants des cosaques russes qui ont semé en Chine, il y a 330 ans, les prémices de la foi orthodoxe – se sont adressés aux autorités chinoises pour célébrer l’office festif, le jour de la Dormition de la très sainte Mère de Dieu. Jusqu’à nos jours vivent en Chine, à Pékin, Changhaï, Harbin et d’autres villes, quelques centaines de des descendants des Albazins qui, au cours des siècles, ont gardé la foi du Christ. La date exacte de l’arrivée à Pékin des cosaques – qui avaient été faits prisonniers – et de leur prêtre Maxime Leontiev, depuis la prison d’Albazino, est inconnue. Pour cette raison, sa commémoration est fixée à la date de la fête patronale de la première église orthodoxe de Pékin, qui a été consacrée par le père Maxime en 1696 en l’honneur de la Sagesse de Dieu. En 1732, l’église a été reconsacrée en l’honneur de la Dormition de la Mère de Dieu par le chef de la seconde Mission ecclésiastique russe en Chine, l’archimandrite Antoine (Platkovsky). L’église de la Dormition, située dans la rue Chuzhen Myao, était la cathédrale du premier primat de l’Église orthodoxe de Chine, l’évêque Basile (Yao Fu’an), descendant des cosaques albazins, mais a été fermée à l’époque de la « révolution culturelle ». Pour cette raison, les catholiques-romains, avec le soutien des autorités, ont aimablement prêté l’une de leurs églises de Pékin aux orthodoxes afin d’y célébrer leurs offices. 80 personnes ont participé à la liturgie, dont la plupart se sont confessé et ont communié. Ont participé à l’office des chinois-albazins, de jeunes chinois qui ont fait le choix de l’orthodoxie, des collaborateurs de l’ambassade de Russie à Pékin et d’autres Russes. Était présent à l’office également le célèbre professeur slaviste chinois Zhang Baychun. La paroisse de la Dormition de la Mère de Dieu a offert aux fidèles chinois, notamment, une icône des 222 martyrs chinois.

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La plus haute statue au monde du Christ sera peut-être érigée prochainement à Vladivostok

inside_schemeLa plus haute statue du Christ au monde sera peut-être érigée prochainement en Russie, à Vladivostok précisément. Un homme d’affaires, Alexis Shchepin, a cédé un terrain de deux hectares avec vue sur la mer pour cela. La statue, coulée en 2013, est l’œuvre du sculpteur russo-géorgien Zourab Tsereteli. Le monument sera composé de deux parties: la statue elle-même et le piédestal qui abritera une église dédiée à l’archange Michel. L’ensemble s’élèvera à 80 mètres, plus haut que le Christ Rédempteur à Rio-de-Janeiro et que le Christ Roi à Lisbonne. Il reste à trouver aux organisateurs, qui affirment avoir le soutien de l’Église orthodoxe, 15 millions de dollars pour la mise en place.

Source (dont illustration): The Siberian Times

Un doctorat honoris causa sera décerné au patriarche de Serbie Irénée par le Séminaire Saint-Vladimir, aux États-Unis

Le 11 septembre, le Séminaire Saint-Vladimir, à New York, décernera un doctorat honoris causa au patriarche de Serbie Irénée. Lors de la cérémonie, le patriarche Irénée donnera une conférence sur le thème « La théologie comme espoir pour l’avenir de l’Église ». Le patriarche Irénée arrivera le 11 septembre sur le campus du Séminaire et, après avoir visité la chapelle du séminaire dédiée aux Trois saints hiérarques, il participera à la réunion académique, suite à laquelle sera offerte une réception en son honneur. Né à Čačak, en Yougoslavie, le futur patriarche a terminé ses études au séminaire de Prizren (Kosovo) en 1951, puis à la Faculté de théologie de Belgrade. Il a ensuite poursuivi des études postuniversitaires à la Faculté de théologie d’Athènes. En octobre 1959, il a reçu l’habit monastique des mains du patriarche de Serbie Germain au monastère de Rakovica, près de Belgrade. Le 24 octobre 1959, il a été ordonné diacre puis, le 27 octobre de la même année, prêtre. De 1959 à 1968, il a enseigné au séminaire de Prizren, et à partir de 1969, il a été chargé de l’école monastique du monastère d’Ostrog, au Monténégro. De 1971 à 1974, il a été professeur, puis recteur du séminaire de Prizren. En mai 1974, il a été élu évêque vicaire du patriarche de Serbie. Le 14 juillet de la même année eu lieu son sacre épiscopal. Depuis 1975, jusqu’à la fin de 2009, il a été évêque de Niš. Le 22 janvier 2010, il a été élu patriarche de Serbie.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée a célébré le 15 août au sanctuaire de la Mère de Dieu de Soumela en Turquie

Pour la sixième fois consécutive, le patriarche œcuménique a célébré la fête de la Dormition dans l’ancien monastère de la Mère de Dieu de Soumela, dans la région du Pont, en Turquie. Le monastère a été fondé en 386, sous l’empereur Théodose Ier. En 1923, le monastère a été livré à l’abandon, suite à l’échange de populations entre la Grèce et la Turquie. Le monastère abritait une icône de la Mère de Dieu dite de « Soumela », qui a été transférée en Grèce, dans un monastère situé près de Naoussa. Ayant été endommagé et pillé, l’ancien monastère de Soumela est en cours de restauration depuis 2012 par les soins du gouvernement turc. En 2010, la première fois, le patriarche a reçu l’autorisation de celui-ci d’y célébrer une fois par an, le 15 août, fête patronale du monastère. Cette année, le patriarche Bartholomée, lors de la célébration de la liturgie, était assisté par le métropolite d’Estonie Stéphane (Patriarcat œcuménique), le métropolite d’Italie Gennade (Patriarcat œcuménique), et le métropolite de Contantia Basile (Église de Chypre), en présence de milliers de fidèles. Le patriarche Bartholomée, dans son homélie, a évoqué « la sixième répétition d’un véritable miracle (…) En ce jour empli de lumière, les yeux humectés de douleur, mais aussi du sentiment que c’est la parole de Dieu qui est déterminante et que celle-ci est salvifique ». C’est une liturgie « de purification du passé et de sanctification du présent » et la création d’une future « coexistence en tant qu’amis chaleureux des anciens et des nouveaux habitants du lieu » du Pont, a déclaré ensuite le patriarche, si ce n’était « le silence assourdissant » de la Mère de Dieu de Soumela « de nos jours ». Le patriarche a prié pour l’extinction des passions et le rétablissement de la paix dans les lieux où se déroulent des crimes barbares, comme au Moyen Orient et en Ukraine, où les affrontements « ce qui ne devrait pas être, ont lieu entre chrétiens ». Enfin, le patriarche a prié pour ceux qui souffrent de la crise, non seulement économique, mais aussi morale. Étaient également présents, cette année, à la liturgie, l’ambassadeur de Grèce à Ankara, Kyriakos Loukakis, et le consul général de Grèce à Constantinople, Evanghelos Sekeris.

Source : 1 et 2

Le département de musique liturgique de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) mettra en ligne un cours intitulé « Direction de chorale pour les débutants »

Le département de musique liturgique de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) mettra en ligne un cours interactif, intitulé « Direction de chorale pour les débutants », qui débutera le 14 septembre. Le responsable du cours est David Drillock, professeur émérite de musique liturgique au Séminaire Saint-Vladimir de New York. Les détails peuvent être consultés sur le site ci-dessous.
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Un communiqué du Patriarcat d’Antioche à propos de la situation au Qatar

PatriarcatdAntiocheLe Patriarcat d’Antioche vient de publier un communiqué sur la situation au Qatar. Pour lire la version française de ce communiqué, cliquez ici. Il constitue une réponse au communiqué récent du Patriarcat de Jérusalem sur cette question (sa paroisse à Doha, une visite de celle-ci par le prince Charles en 2014).

La restauration de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (Chine) est terminée

Le 6 août, dans l’édifice restauré de l’église orthodoxe Saint-Alexandre-de-la-Neva à Wuhan (province de Hubei, Chine) a été ouverte la Maison des échanges culturels russo-chinois.

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Interview de l’évêque de Zabadani Constantin, du Patriarcat orthodoxe d’Antioche : « Malgré les persécutions, les chrétiens restent en Syrie »

Les chrétiens du Moyen Orient, qui vivent dans les conditions d’une guerre continuelle et de persécutions allant en s’accroissant, ne désespèrent pas de la paix dans la région. Le vicaire du patriarche orthodoxe d’Antioche, supérieur du monastère Saint-Élie à Chouwaya (Liban), l’évêque de Zabadani Constantin, a donné une interview à l’agence RIA Novosti, à l’occasion de son séjour en Russie, alors qu’il dirigeait la délégation du Patriarcat d’Antioche aux solennités du millénaire du trépas du saint prince Vladimir. Dans cet interview, il évoque la situation actuelle des habitants orthodoxes de la Syrie, le destin des gens enlevés et des monastères menacés, les relations avec l’Église orthodoxe russe, la situation en Ukraine et encore d’autres questions cruciales pour les Chrétiens.

Comment pouvez-vous caractériser la situation des chrétiens du Moyen Orient maintenant, particulièrement sur le territoire de la Syrie ?

– La situation est la plus horrible qui soit. J’ai le sentiment que nous vivons à l’époque des premières persécutions contre les chrétiens. On nous tue, on nous découpe, comme du bétail ! Mais, comme l’a dit saint Jean Chrysostome, l’Église vainc toujours dans les persécutions. Dieu soit loué, malgré les persécutions, les chrétiens restent dans la région. Beaucoup de gens viennent à l’église. Ils demandent à Dieu et à Sa très sainte Mère de les protéger. Ce qui se produit maintenant n’est en rien inhabituel pour l’Église : chacune des Églises locales, en leur temps, sont passées par les persécutions. Je voudrais demander à l’Église russe et aux chrétiens du monde entier de prier pour nous, afin que nous sauvegardions notre foi.

Actuellement, de nombreuses personnes se sauvent en fuyant le Moyen Orient. Il y a beaucoup de réfugiés d’Irak, par exemple. N’y a-t-il pas un danger de disparition du christianisme dans la région qui est son berceau ?

– Effectivement, les chrétiens s’enfuient, très nombreux sont ceux qui s’enfuient. Mais nous gardons toujours l’espérance dans le Christ et croyons qu’Il ne nous délaissera pas. Les Apôtres, qui ont illuminé le monde entier, étaient au nombre de douze. S’il se trouve chez nous ne seraient-ce que douze bons chrétiens, le christianisme pourra toujours renaître. Je pense que le Seigneur nous raisonne, nous tend ces épreuves, afin que nous devenions meilleurs, afin que nous soyons de bons chrétiens. Je crois que le Seigneur ne nous abandonnera pas.

Sait-on quelque chose sur le sort du métropolite d’Alep Paul (Yazigi), le frère du patriarche d’Antioche Jean X et du métropolite syro-jacobite d’Alep, mar Grégoire Jean Ibrahim, enlevés en Syrie en avril 2013 par des terroristes ?

– Malheureusement, nous ne savons rien, ni officiellement, ni officieusement. Nous ne savons même pas s’ils sont vivants.

Et quelle est la situation dans deux des monastères syriens les plus connus qui, à plusieurs reprises, ont été exposés aux attaques des rebelles ? En particulier, le monastère de la Nativité de la Mère de Dieu à Saidnaya et celui de Sainte-Thècle à Maaloula (lieu, comme on le sait, unique en ce sens que l’on y parle encore araméen, la langue du Christ) ?

– À Maaloula, on restaure actuellement une aile du monastère, afin que les sœurs du monastère puissent y revenir. Il est clair que le danger est toujours là, mais il nous faut retourner là-bas. Nous devons témoigner en actes que nous sommes déterminés à rester sur cette terre sainte. À Saidnaya, l’environnement est particulièrement radical, ce sont souvent des musulmans fanatiques. Tout le monastère est entouré de villages musulmans, mais la Mère de Dieu nous garde. Tous les chrétiens qui vivent à Saidnaya sentent Sa présence et n’abandonnent pas leurs foyers. Ni les moniales, ni les laïcs ne partent.

Monseigneur, je me rappelle bien des pèlerins musulmans, dont ceux d’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, qui venaient dans ces monastères…

– C’est absolument exact, ils viennent parce que la Mère de Dieu et sainte Thècle font des miracles. Nous n’avons pas de malentendus avec les musulmans modérés. Nous vivons à leurs côtés, ils partagent tant nos joies que nos peines. Nous vivons dans le monde. Et non seulement les gens simples, musulmans et chrétiens, mais aussi les dirigeants politiques appartenant aux deux confessions, entretiennent entre eux des relations amicales.

L’icône de la Mère de Dieu à Saidnaya, qui a été peinte par l’apôtre Luc, a-t-elle été conservée dans son monastère ?

– Oui, bien sûr !

Êtes-vous au fait et que pensez-vous de la situation en Ukraine aujourd’hui, où les civils, à l’Est du pays, sont tués lors des conflits armés, où il y a une multitude de réfugiés, où les fidèles orthodoxes sont privés de leurs églises, où les églises sont exposés aux tirs ?

– Avant tout, la compréhension mutuelle et l’amour sont nécessaires. Nous soutenons toujours l’Église orthodoxe en Ukraine – l’Église orthodoxe russe. Mais le diable ne dort point. Et même dans l’Église, parmi les clercs et les hiérarques, il y a des Judas. Comme nous l’a enseigné l’apôtre nations, saint Paul, il n’existe pas de nationalités pour les chrétiens. Nous tous avons le même sang. Nous sommes tous nés sur les mêmes fonts baptismaux, par le baptême au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Aussi, je prie pour la paix en Ukraine, afin que son peuple ait un seul cœur et un seul esprit. Afin que le saint Calice les unisse tous.

Quels sont selon vous les défis pour l’Orthodoxie ?

– Avant tout, c’est le problème de la jeunesse à l’Église. Il n’y a pas, dans ce domaine, malheureusement, une approche définie de toutes les Églises locales. Il n’y a pas une telle approche qui permettrait d’attirer la jeunesse à l’Église, plutôt que celle-ci consomme de la drogue, traîne dans les cafés, etc. Il n’y a pas ce que l’on appelle en français une « vision », il n’y a pas une représentation de notre troupeau.

Pourquoi ?

– C’est probablement de l’égoïsme, de l’orgueil. Le Christ allait toujours à la rencontre des hommes. Il n’attendait pas que les gens viennent à Lui. Et nous, clercs, attendons que les gens viennent à l’église nous voir. Il faut que nous allions nous-même à leur rencontre. Les saluer, les embrasser, leur donner notre soutien. Les guérir spirituellement et mentalement. Le peuple est très malade, particulièrement la jeunesse. Il s’agit d’une maladie spirituelle, ce n’est pas seulement corporel. Et l’Église est un hôpital spirituel, un dispensaire, comme l’enseignent les saints Pères. C’est en cela que se trouve notre problème fondamental : il est indispensable que l’Église soit ouverte au monde, sous tous ses aspects, partout. L’Église doit toujours être auprès de ceux qui souffrent, leur apporter son amour. C’est ce qui nous manque aujourd’hui à tous. Nous n’avons pas assez d’amour.

Vous avez séjourné à Moscou à l’occasion des solennités de l’Église orthodoxe russe consacrées au millénaire du trépas du prince Vladimir. Est-il connu au Moyen Orient ? Comment pouvez-vous caractériser les relations du Patriarcat d’Antioche et de l’Église orthodoxe russe ?

– Les relations de nos Églises ont été excellentes depuis les temps anciens. L’Église d’Antioche a toujours soutenu l’Église russe et inversement. Par exemple, à la fin du XIXème siècle, grâce au soutien russe en Syrie, des institutions éducatives ont été ouvertes, des écoles, et des églises ont été construites. Maintenant, alors qu’une partie de l’Église d’Antioche s’est trouvée sur le territoire en guerre, l’Église orthodoxe russe nous a accordé un soutien important. Par exemple, il y a deux ans, elle nous a donné une aide significative. Bien sûr, il s’agissait d’une aide économique, et il est difficile d’évaluer un soutien spirituel. Quant à saint Vladimir, naturellement, il est connu. Nous célébrons le jour de sa fête. Non sur une échelle semblable à celle de la Russie, mais nous le commémorons toujours. Tout le monde sait que Vladimir est le baptiste de la sainte Russie.

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Une délégation de l’Eglise orthodoxe de Géorgie reçue à la Direction des musulmans du Caucase (Azerbaïdjan)

14381751044288438735_1000x669Le chef de la Direction des musulmans du Caucase (Azerbaïdjan), Allahchukur Pachazadé, s’est entretenu à Bakou avec une délégation conduite par Mgr Gérasime (Charachenidze), métropolite de l’Église orthodoxe de Géorgie, directeur du département des relations extérieures au Patriarcat de Géorgie. Un compte rendu en français de cette rencontre est proposé sur cette page.

Source (dont photographie): Agence de l’information d’État de l’Azerbaïdjan

Homs (Syrie): un mariage célébré dans une église en ruine

cropped520_vue haut egliseLe 12 juillet à Homs, en Syrie, dans l’église orthodoxe Saint-Georges, en ruine, elle-même située dans un quartier fortement endommagé, a été célébré un mariage. C’est le métropolite Georges (Abou Zakhm) de Homs qui a présidé la célébration (photographies).

Source (dont photographies): France24

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Visite du primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine à l’Église orthodoxe russe hors-frontières aux États-Unis

Du 16 au 19 juillet a eu lieu la visite du métropolite de Kiev Onuphre à l’Église orthodoxe russe hors-frontières aux États-Unis. Le but principal de la visite était, pour le primat, de célébrer un office de requiem sur la tombe du métropolite Laur (Škurla, + 2008) d’éternelle mémoire. Le métropolite Onuphre était accompagné par l’évêque de Khotine Eusèbe, vicaire du diocèse de Tchernovitsy et de Bucovine. Le 18 juillet, jour de la fête de saint Serge de Radonège, le métropolite Onuphre a célébré la sainte liturgie au monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville. Il était assisté du métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, et des évêques de Cleveland Pierre et de Khotine Eusèbe, ainsi que d’un grand nombre de prêtres de l’Église russe hors-frontières. Après la sainte liturgie, le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a célébré un office de requiem sur la tombe du métropolite Laur, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, lequel avait signé avec le patriarche de Moscou Alexis II, le 17 mai 2007, l’acte de communion entre les deux parties de l’Église orthodoxe russe. Le dimanche 19 juillet, le métropolite Onuphre a célébré la sainte liturgie en la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Howell (New Jersey) en la présence de l’icône myrroblite de Hawaï. Concélébraient avec le métropolite Onuphre, le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, l’évêque de Manhattan Nicolas (Église russe hors-frontières) et l’évêque de Khotine Eusèbe, ainsi que de nombreux prêtres du diocèse. Un certain nombre de fidèles qui, avant l’émigration, étaient paroissiens et enfants spirituels du métropolite Onuphre, alors à la tête du diocèse de Tchernovitsy, sont venus à l’office. Dans son allocution, le métropolite Onuphre a exprimé sa joie de célébrer avec des évêques et des prêtres venus spécialement à cette occasion à Howell de différentes régions des États-Unis. Il a mentionné qu’il était venu de nombreuses fois à l’église Saint-Alexandre-de-la-Néva à Howell et a exprimé sa gratitude au père Valéry, recteur de l’église, pour avoir construit une si belle église : « Tout est magnifiquement installé et à chaque fois que je suis venu ici, je ressens que tout dispose l’homme à la prière : la célébration, le chant, la beauté de l’architecture ». « Aujourd’hui », a poursuivi le métropolite Onuphre, « les temps sont complexes : le sang humain coule en Ukraine. Rien ne peut justifier le crime, parce qu’il y a toujours des solutions pacifiques à tous les problèmes. Nous en parlons toujours, nous témoignons et prions pour la paix. Je sais que l’on prie ici pour la paix en Ukraine. Le Seigneur nous envoie des épreuves, et nous devons les supporter sans perdre non seulement la dignité chrétienne, mais aussi humaine. L’homme, dans cette vie terrestre, ne peut vivre sans épreuves, où qu’il vive, que ce soit en Amérique, en Australie, ou en Ukraine, il a ses épreuves qui se reflètent douloureusement dans la vie humaine ». Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a souhaité aux fidèles l’aide de Dieu dans les épreuves, avec la prière, l’action de grâce et le repentir, ainsi que la miséricorde du Seigneur et la bonne santé. Le vice-recteur de l’église, le père Serge a remercié le primat, mentionnant que celui-ci célébrait en l’église Saint-Alexandre-de-la Neva pour la première fois en tant que primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ce qui constitue une joie pour le clergé et les fidèles qui ont reçu en ce jour un grand don : concélébrer, prier, être en contact avec un archipasteur qui est l’incarnation de la fermeté spirituelle, de la sagesse céleste, et de la véritable humilité monastique.

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Le patriarche d’Antioche Jean a rencontré l’archevêque d’Amérique Démétrios

Le patriarche d’Antioche Jean X a rencontré l’archevêque d’Amérique Démétrios (Patriarcat œcuménique), le 20 juillet à la faculté théologique de la Sainte-Croix à Boston. L’archevêque Démétrios, après avoir souhaité la bienvenue au patriarche et à sa suite, a mentionné les liens historiques entre les Patriarcats de Constantinople et d’Antioche. L’archevêque a ensuite rappelé l’enlèvement des deux évêques au Moyen-Orient, dont le métropolite d’Alep Paul, le propre frère du patriarche Jean X. De sont côté, le patriarche d’Antioche a parlé des problèmes auxquels fait face l’Église au Moyen-Orient et de la persécution des chrétiens. Le patriarche a évoqué également la récente interruption de la communion entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem, soulignant « que toutes les possibilités avaient été épuisées et que nous avons pris avec beaucoup de douleur cette décision ». Enfin, le patriarche a mentionné les efforts du Patriarcat œcuménique pour trouver une solution à ce conflit, soulignant par la même occasion le rôle important du patriarche Bartholomée dans la société contemporaine.

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Arrivée aux États-Unis du patriarche d’Antioche Jean X

Le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé aux États-Unis le 16 juillet. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport par le métropolite Joseph, archevêque de New York du Patriarcat d’Antioche, ainsi que par d’autres clercs et fidèles dudit patriarcat. Le patriarche rend visite actuellement à ses enfants spirituels aux États-Unis et au Canada et présidera le 52ème Congrès de l’archidiocèse d’Amérique du Nord du Patriarcat d’Antioche. Ledit congrès aura lieu à Boston, du 20 au 26 juillet. Le 27 juillet, le patriarche Jean X rendra visite au Séminaire St-Vladimir, à Crestwood, où il recevra un doctorat honoris causa. À cette occasion, le métropolite évoquera la situation actuelle des chrétiens au Moyen Orient.

Source : 1 et 2

Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au sujet de la reconnaissance des « mariages de même sexe » par la Cour suprême des États-Unis

Lorsque notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ a enseigné à Ses saints Apôtres « de rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matth. 22,21), Il prédisait l’avenir, qui était déjà réalité aux jours de l’empire romain : à savoir que le chrétien ne sera jamais celui qui se tient nonchalamment à l’écart du monde et de son gouvernement. Mais, de même, ne sera pas non plus chrétien celui pour lequel l’évolution constante des caprices de la gouvernance sociale sera la voix principale qui dirigera sa vie. Nous, disciples du Seigneur, enfants de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ (Phil.3,14), nous suivons le Pasteur dont nous connaissons la voix (cf Jn 10,4), croyant que Son enseignement nous préservera de toute erreur et nous amènera au havre de la vie éternelle. Après la décision du 26 juin 2015 de la Cour suprême des États-Unis au sujet du cas « Obergefell c/Hodges », chaque pieux chrétien a trouvé l’occasion de réfléchir à nouveau à ces paroles du Sauveur. Bien que nos fidèles, vivant aux États-Unis, et en général tous les citoyens de ce pays, sont et restent reconnaissants à Dieu ainsi qu’aux idéaux fondateurs du pays pour cette liberté dans laquelle ils vivent, et qui garantit comme l’une des valeurs fondamentales, la liberté des opinions et de la pratique religieuses, ni nous, ni eux, ne peuvent accepter les principes créés par décret juridique d’un organe de l’État, qui contredisent de façon aussi flagrante l’enseignement, la volonté, la loi et l’amour de Dieu. Bien que la Cour suprême des États-Unis ait entériné dans la loi que le soi-disant « mariage » entre deux personnes de même sexe est reconnu, tout pieux chrétien ne voit dans cela cela autre chose que la tentative de l’État de s’attribuer les droits appartenant à Dieu. En effet, c’est précisément Dieu – et non l’État, ni les instances juridiques, ni les électeurs – qui a créé l’homme et la femme à partir de la terre, c’est Dieu qui a béni l’union de l’homme et de la femme, tant dans l’Éden qu’à Cana de Galilée (cf. Gen. 2, 18-25 ; Jn 2, 1-11), Lui qui seul dispose du droit relativement à la nature fondamentale de cette union. Il est le seul législateur et juge (Jc. 4, 12) et Il n’est pas lié par les décisions des juges terrestres. Sa parole est vérité (Jn 14,6) et Sa vérité n’est soumise à redéfinition par aucun organe social ou étatique. Affirmant aujourd’hui, comme toujours, la réalité immuable du repentir, en tant que voie ouverte à tous, sans limitation, et nous détournant de ceux qui réagissent à tout péché ou à tout pécheur autrement que par l’amour et la promesse de la vie nouvelle accordée par une pénitence sincère, nous ne nous succomberons pas pour autant au courant social prédominant à notre époque, qui considère comme de l’amour la reconnaissance et l’acceptation du péché. Or la légalisation du péché est précisément ce que réalise cet acte juridique, quels que puissent être son objectif et son but. Le mariage, depuis la création du monde, est et sera toujours l’union d’un homme et d’une femme, et l’Église ne reconnaîtra et ne bénira rien d’autre à la place de cette union sacrée, établie par Dieu Lui-même.
Nous regrettons profondément que la Cour suprême des États-Unis ait pris la décision qui rejette si catégoriquement la volonté de Dieu, exprimée dans Sa révélation, et qui annonce aux habitants de ce pays l’accroissement des souffrances et des afflictions, et accentue encore la diminution de la stabilité morale. Le fait que la société, depuis des temps immémoriaux ait attribué la première place à la famille traditionnelle, ainsi qu’à la nécessité d’élever les enfants dans les bras du père et de la mère, est annihilé par un acte du pouvoir juridique qui excède ses pouvoirs, et nous sommes affligés au sujet des épreuves profondes qui résulteront immanquablement de cet acte, étant donné que l’apostasie de la volonté divine mène inévitablement à la souffrance. Étant cependant les enfants du Dieu tout-puissant et irremplaçable, dont le pouvoir n’est pas contrecarré par les actions des hommes, nous appelons les enfants fidèles de l’Église à « faire le bien, sans se relâcher » (cf. Gal. 6,9) face aux épreuves de ce monde. Le commandement divin est fidèle et immuable, et rien ne pourra lui résister. Nos cœurs restent calmes et inébranlables, et nous prions ardemment le Dieu de nos pères d’épancher Sa miséricorde sur ce pays, afin de diriger son peuple et son État sur la voie droite. Et quant au monde qui est devenu tiède envers la vérité, pour lequel le choix entre le bien et le mal s’estompe toujours plus par les erreurs politiques semblables à celle dont il est question ici, nous l’appelons à la fermeté et à la confiance dont ont fait preuve les chrétiens au cours des siècles, exprimées fermement par la bouche du prophète : « Et si vous ne trouvez pas bon de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Quant à moi et ma maison, nous servirons le Seigneur » (Josué 24,15).

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Communiqué du secrétariat général du Patriarcat de Jérusalem

Le Patriarcat de Jérusalem exprime sa tristesse suite à la récente décision du Patriarcat d’Antioche de rompre la communion avec elle, et souhaite informer sincèrement et honnêtement les autres Eglises orthodoxes et leurs fidèles sur les points suivants :
– Tout d’abord, le Patriarcat de Jérusalem, répondant à une invitation formulée par les chrétiens du Qatar, un territoire géographique relevant de sa juridiction ecclésiastique, nommé en 1997 l’archimandrite Théophile, maintenant patriarche de Jérusalem, comme prêtre desservant, alors qu’il n’y avait pas encore d’église dans la région, et qu’il n’y avait aucune célébration liturgique. Depuis lors et jusqu’à ce jour, les chrétiens orthodoxes au Qatar participent à la liturgie, d’abord célébrée dans des maisons, et depuis 2009 dans l’église dédiée à saint George, le glorieux mégalomartyr et à saint Isaac le Syrien, fondée par le Patriarcat sur un terrain offert par Son Altesse l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani.
– Deuxièmement, le défunt patriarche Diodore de Jérusalem a effectué une première visite pastorale au Qatar en 1999, et Sa Béatitude Théophile, devenu patriarche de Jérusalem, une seconde visite patriarcale en 2010. Durant cette activité pastorale de dix-huit ans, mais aussi avant cela, le Patriarcat d’Antioche n’avait jamais été présent là-bas, et n’avait jamais contesté cette situation. Ses protestations ont débutées lorsque le Patriarcat a consacré l’archimandrite Macaire, qui dessert cette communauté depuis 2004, comme archevêque du Qatar. Le Patriarcat de Jérusalem, avec l’aide de Dieu, a développé son projet au Qatar dans le cadre d’un centre inter-orthodoxe multilingue au service d’une communauté estimée à environ 12.000 âmes, sans aucune considération raciale. Par contre, le Patriarcat d’Antioche pose le problème sur une base ethnique, raciale, comme on le voit dans la lettre adressée au ministère des Affaires étrangères du Qatar, et qui suggère que « le patriarche Jean X de Antioche et de tout l’Orient est le seul patriarche reconnu de la communauté orthodoxe (Taife) sur l’ensemble du Moyen-Orient et représente la communauté orthodoxe dans tous les pays arabes, y compris par exemple l’Irak, la Syrie, la Jordanie, le Liban, Jérusalem, l’Égypte, le Bahreïn, les Émirats, l’Iran ».
– Troisièmement, le Patriarcat de Jérusalem réfute totalement l’allégation non étayée du Patriarcat d’Antioche concernant un prétendu accord visant à modifier le titre de l’archevêque Macaire du Qatar décidé lors d’une réunion à la direction des affaires ecclésiastiques au ministère des Affaires étrangères grec en juillet 2013, en invoquant le témoignage des délégués du Patriarcat œcuménique et de la Direction des affaires ecclésiastiques.
– Quatrièmement, le Patriarcat de Jérusalem demeure fermement attaché à la conciliation et de dialogue, ce qui a été sa position depuis le début, et propose la mise en place d’un Comité d’experts en droit canonique qui auront à se prononcer sur cette question, sans interrompre la commémoration de l’Église orthodoxe d’Antioche, pour le bien de l’unité de l’Église orthodoxe.

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Le site jordanien du lieu supposé du baptême du Christ inscrit au Patrimoine mondial

1024px-Bethany_(5)Le 3 juillet, lors de sa 39e session à Bonn, le Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco a inscrit le site jordanien du lieu supposé du baptême du Christ dans le Jourdain sur la Liste du patrimoine mondial. Il existe deux sites en concurrence: l’un israélien, l’autre jordanien.

Photographie: le site jordanien du baptême du Christ (Wikipedia)

Décision du Patriarcat d’Antioche à propos du Qatar et de sa relation avec le Patriarcat de Jérusalem

image.phpConstatant la non évolution de la situation au Qatar, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche a décidé de rompre la communion ecclésiastique avec le Patriarcat de Jérusalem. Pour lire sa déclaration, cliquez ici.

Photographie: Patriarcat d’Antioche

Liban (Balamand ) : Election du métropolite de Grande-Bretagne et d’Irlande

Lors de la séance extraordinaire qu’il a tenue à Balamand (Liban) le 24 juin, le saint synode du patriarcat orthodoxe d’Antioche a élu l’archimandrite Silouan (Oner), higoumène du monastère patriarcal Saint-Georges à Humeira, métropolite des Iles britanniques et de l’Irlande. Le nouveau métropolite est né à Lattakieh (Syrie) le 21 aout 1970 ; il a obtenu un master en théologie à la Faculté de théologie Saint-Jean Damascène à Balamand en 2005 et un doctorat en théologie à l’université de Thessalonique en 2010.

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Le séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (États-Unis) annonce la tenue d’un symposium dédié au saint patriarche Tykhon

Un symposium dédié à « Saint Tykhon, patriarche de Moscou (1865-1925) : sa vie et son temps » aura lieu les 9 et 10 octobre 2015 au séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église orthodoxe russe hors-frontières). Ledit symposium est consacré au 150ème anniversaire de la naissance et au 90ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Tykhon (Bellavine), le premier patriarche de toute la Russie depuis le rétablissement de l’institution patriarcale en 1917. Le patriarche avait été au préalable missionnaire en Amérique du Nord (1898-1907) et devint confesseur de la foi lors des persécutions bolcheviques. Le Dr. Scott M. Kenworthy, professeur associé de religion comparée à l’Université de Miami (Oxford, Ohio) prononcera le discours d’ouverture le vendredi 9 octobre. Prendront également part au symposium le métropolite Jonas (Paffhausen), le Dr David Ford (Séminaire St Tikhon, South-Canaan, Pennsylvanie), l’archiprêtre Grégoire Joyce (École pastorale de Chicago de l’Église russe hors-frontières), le Dr. Serge Firsov (Saint-Pétersbourg), le Dr. André Kostrioukov (Moscou), Matthieu Namee (Société d’histoire chrétienne orthodoxe en Amérique), le Dr Alexandre Gavriline (Riga), et d’autres personnalités encore. Le programme complet sera publié prochainement sur le site du séminaire events@hts.edu. Les renseignements pratiques sont disponibles sur le site ci-dessous.

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Profanation de la cathédrale de la Résurrection du Christ et des reliques de saint Germain à Kodiak (Alaska)

Le 10 juin, la cathédrale de la Résurrection du Christ à Kodiak, en Alaska, ainsi que les reliques de saint Germain d’Alaska qui y reposent, ont été vandalisées et profanées. « Dès que les détectives m’ont permis d’entrer dans la cathédrale, j’ai pu constater les dégâts » a déclaré le recteur de la cathédrale, l’archiprêtre Innocent Drezdov. « Il y avait partout des débris de verre. Derrière le comptoir des cierges se trouvait une boîte avec les offrandes des fidèles, mais elle est restée intacte. Le malfaiteur ne s’intéressait qu’aux objets les plus sacrés. Alors que les reliques mêmes de saint Germain d’Alaska n’ont pas fait l’objet d’effraction, la vue de la châsse du saint a provoqué mes larmes. La croix monastique du saint a été détruite. La skoufia (calotte) de saint Germain et les chaînes avec la croix que le saint portait sur lui étaient jetées pêle-mêle. « Ce sont l’autel et le siège épiscopal derrière celui-ci qui ont été le plus endommagés. L’évangéliaire se trouvant sur l’autel a été fortement abîmé. L’antimension a été retrouvé sur le sol, froissé, mais non abîmé. Une bouteille contenant la sainte huile a été brisée, les croix d’autel ont été tordues, les saints Dons gardés dans le tabernacle ont été répandus par terre ». Une enquête est en cours.

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Conclusions de la retraite annuelle du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Dans son rapport initial, le métropolite Tikhon a évoqué le rôle positif de l’OCA au sein de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et au-delà de celle-ci. Le métropolite a rappelé sa visite au Patriarcat œcuménique, prévue le 16 juin 2015, avec les membres du Comité exécutif de ladite Assemblée. Il a été également décidé de rédiger une lettre de congé canonique à l’ancien archevêque de Washington, le métropolite Jonas, pour rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Son congé devient officiel dès réception par lui de ladite lettre. Les hiérarques ont également donné leur plein soutien à la révision des statuts de l’OCA devant être présentée au XVIIIème Concile panaméricain. Les paroisses sont encouragées à partager et revoir les modifications proposées avant ledit Concile. Les hiérarques ont aussi exprimé leur soutien à la résolution révisée concernant les finances. En outre, ceux-ci ont décidé que tous les moines et moniales devraient être inscrits formellement dans leurs monastères respectifs, les registres y relatifs devant être tenus par les monastères et les hiérarques diocésains. Les moines et moniales ne résidant pas dans un monastère doivent être inscrits dans le diocèse de leur lieu de résidence. Les évêques diocésains doivent prendre en charge la direction spirituelle des moines et moniales. De même, il a été décidé que tous les aumôniers militaires retraités, dès leur libération de leur ministère auprès des armées, seront transférés de l’omophore du Métropolite à celui de l’évêque du diocèse dans lequel ils résident. Enfin, les membres du Saint-Synode ont écouté un rapport de l’archiprêtre Léonide Kishkovsky sur les événements actuels dans le monde orthodoxe.

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Le métropolite Jonas, ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a reçu un congé canonique pour rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières avec le statut de hiérarque retraité

Le métropolite Jonas, ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a reçu un congé canonique du métropolite Tikhon, actuel Primat de ladite Église et de son Synode, lui permettant ainsi de rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Le métropolite Hilarion (Kapral), primat de cette dernière Église a reçu la notification y relative. Le métropolite Jonas est donc reçu dans l’Église orthodoxe russe hors-frontières, mais toutefois avec le statut de hiérarque retraité. Il continuera a célébrer dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Washington, où il servait la plupart du temps durant ces trois dernières années. Il y poursuivra son ministère, notamment ses homélies et ses conférences. Dans un avenir non défini, le métropolite envisage de fonder un monastère.
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Visite du patriarche d’Alexandrie Théodore II en Guinée

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II effectue actuellement une visite pastorale en Guinée. Il s’est rendu directement dans la ville de Kindia, où il a visité l’endroit où sont construits actuellement une église dédiée aux saints Parthène et Charalambos ainsi qu’un collège. Après avoir donné ses recommandations pour l’achèvement de l’église, le primat a ensuite célébré un office d’intercession, afin de rendre grâces à la Mère de Dieu pour son aide et ce dans un pays islamique. Le primat a ensuite visité les écoles locales et a fait don de distributeurs automatiques de produits antiseptiques pour le lavage des mains lors de l’entrée et la sortie des écoles, afin de protéger les enfants contre l’épidémie du virus de l’Ebola qui frappe le pays depuis 15 mois. La Banque nationale de Grèce a donné son soutien à cette œuvre caritative. Ensuite, le patriarche a rendu visite à la première école orthodoxe qui, provisoirement, se trouve dans une terrasse en plein air.

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Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré le président de Madagascar

Le 3 juin 2015, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré le président de Madagascar, M. Hery Rajaonarimampianina. Il était accompagné par le métropolite local, Mgr Ignace, l’ambassadeur de la République d’Égypte à Madagascar, M. Cherif Abbas, le consul de Grèce et de Chypre à Madagascar, M. Panayotis Taloumis, l’archimandrite Marc Theodosi et le prêtre africain Stéphane. Le primat de l’Église d’Alexandrie a remis au président malgache la Grande Croix de St Marc avec l’étoile. Il a informé brièvement le président sur l’œuvre pastorale, missionnaire et humanitaire du Patriarcat, notamment la construction d’écoles, hôpitaux, églises et autres institutions pour les Africains et Grecs en Afrique. Le président a souligné le travail accompli par l’Église orthodoxe à Madagascar, à savoir les 50 églises, 35 écoles, 22 centres médicaux, 4 orphelinats et 2 maisons pour personnes âgées, et tout spécialement la nouvelle université à Manakara. Le primat a donné une interview à la presse et a souhaité la prospérité ainsi que la paix à tout le peuple de Madagascar, et la santé au président et toutes les autorités.

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Inauguration de la première université orthodoxe à Madagascar

Le 3 juin, le patriarche d’Alexandrie Théodore s’est rendu à Manakara, sur l’île de Madagascar, où il a été reçu par le préfet régional et une foule nombreuse. Le primat de l’Église orthodoxe d’Alexandrie a visité les bureaux du préfet, d’où il a transmis un message spirituel aux habitants de la région, les appelant à montrer de la patience pour un meilleur avenir dans les conditions difficiles où ils vivent. En l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité, toujours dans la région de Manakara, les enfants et la foule ont reçu le patriarche avec une doxologie et ont offert au patriarche des objets traditionnels fabriqués à la main. La journée s’est achevée par l’inauguration de la première université orthodoxe à Madagascar sous l’égide du diocèse métropolitain de l’île. Le patriarche a célébré l’office de bénédiction. Étaient présents le représentant du parlement malgache, le maire de Manakara, le préfet de la région, le métropolite diocésain, les clercs du diocèse et les fidèles de la ville. Le patriarche a parlé avec compassion et amour au peuple, disant que cette faculté était destinée aux enfants de Manakara, lesquels constituent l’avenir du pays. Il a également exprimé le souhait que d’autres instituts caritatifs soient créés en faveur de cet endroit si pauvre. S’adressant au père Apostolos, il a souhaité que fleurisse également ici un centre monastique d’amour et d’apport spirituels à la population. L’université est un don de l’archimandrite Cyriaque Tsolakis de Karditsa (Grèce), que le patriarche a mentionné avec reconnaissance.

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Le « Pew Research Center » relève que les orthodoxes perdent plus rapidement leur identité aux États-Unis que les autres groupes religieux

Le « Pew Research Center », le célèbre centre d’études et de recherches religieuses, sociales et politiques, a produit un rapport concernant les religions aux États-Unis, dont l’orthodoxie. Il résulte de ce rapport que les orthodoxes perdent plus rapidement leur identité aux États-Unis que les autres groupes religieux. L’étude présente des résultats statistiques concernant le christianisme orthodoxe aux États-Unis les comparant avec celles des autres entités religieuses, chrétiennes et non-chrétiennes. Concrètement, selon l’enquête, « les chrétiens orthodoxes se trouvent au niveau le plus bas en ce qui concerne leur fidélité à la foi orthodoxe d’une génération à une autre, c’est-à-dire que seuls 50% déclarent qu’ils s’identifient à la foi orthodoxe dans le pays, au milieu de chrétiens et de non-chrétiens. Plus particulièrement, seuls 53% des adultes qui ont été élevés au sein de l’Église orthodoxe continuent à s’appeler chrétiens orthodoxes tandis que ce chiffre est de 80% chez les hindouistes, 75% chez les israélites, 64% chez les mormons et 59% chez les catholiques-romains. Les mariages religieux connaissent une chute générale de 6%, tandis que le pourcentage des mariages chez les chrétiens orthodoxes se trouve à un niveau bien plus bas que dans les autres confessions. En 2007, 58% des chrétiens orthodoxes se déclaraient mariés, tandis qu’en 2014, ce chiffre n’était que de 48%, ce qui correspond à une chute de 10%. Or, chez les catholiques-romains, le chiffre correspondant est de 6%, chez les protestants, 4% et chez les israélites, 1%. En même temps, le nombre des mariages de ceux qui se définissent comme athées a diminué de 3%. Il est également mentionné dans l’étude que « l’Église orthodoxe montre qu’elle est plus touchée par les mariages inter-religieux que toutes les autres religions. Les hindouistes sont les plus nombreux à avoir un époux ou compagnon de même religion, et le pourcentage correspondant s’élève à 91%. Suivent les mormons avec 82%, les musulmans avec 79%, tandis que 75% des catholiques-romains et des protestants évangéliques sont mariés ou bien cohabitent avec un époux ou compagnon qui appartient à la même religion. Pour les chrétiens orthodoxes, ce chiffre n’est que de 53%. Du point de vue économique, les chrétiens orthodoxes disposent des revenus les plus élevés par personne, comparés aux autres religions chrétiennes. 29% des chrétiens orthodoxes ont un revenu familial annuel supérieur à 100.000 dollars, en comparaison avec les catholiques-romains pour lesquels ce pourcentage est de 19%, et de 14% pour les évangéliques. L’enquête intégrale a été publiée le 12 mai 2015 sous le titre « «America’s Changing Religious Landscape» ici.

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Le dernier prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine est décédé

Le clerc le plus ancien et seul prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine étant resté dans le pays, chinois de nationalité, le père Michel Wang Quansheng est décédé, après avoir servi l’Eglise pendant plus de cinquante ans. Le père Michel est né en 1925. En 1958, il a été ordonné à la prêtrise par l’évêque de Changhaï Syméon (Du), le premier évêque orthodoxe chinois, qui fut également le dernier de l’Église autonome chinoise. Après la mort de l’évêque de Pékin Basile (Yao Fu’an + 1962) et ensuite de l’évêque de Changhaï Syméon (Du, + 1965), l’Église de Chine est restée sans direction archipastorale. Les persécutions qui ont suivi la période de la « révolution culturelle » ont rendu la vie ecclésiale impossible. À partir de 1980, les autorités chinoises ont toutefois adouci leur attitude envers l’Orthodoxie. En novembre 2007 ont eu lieu des manifestations à Moscou, dédiées au cinquantenaire de l’Église autonome de Chine. À cette occasion, le patriarche Alexis II a décoré le prêtre Michel Wang de la médaille de saint Serge de Radonège, du premier rang. En 2008, lors de la fête de la Pentecôte, le prêtre Michel Wang, avec l’autorisation des autorités chinoises, a participé, pour la première fois, à la Liturgie dans les locaux du Consulat général de Russie. En août 2009, à Labdarine, en Mongolie intérieure, le père Michel a procédé à la bénédiction de l’église dédiée à saint Innocent d’Irkoutsk, construite en 1990. Il s’agit de l’une des quatre églises de Chine qui bénéficient d’un statut officiel. L’iconostase, l’aménagement et les ornements liturgiques ont été offerts par le diocèse de Tchita et Zabaïkal, qui est en charge de la paroisse conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe. En mai 2013, le père Michel Wang avait concélébré avec le patriarche Cyrille au cours de la première visite de celui-ci en Chine. La liturgie avait eu lieu alors à Changhaï, en la cathédrale dédiée à la Mère de Dieu dite « Secours des pécheurs » inaugurée par saint Jean de Changhaï. Dans les dernières années, le père Michel vivait à Changhaï, où il était le clerc le plus ancien et unique de l’Église orthodoxe de Chine résidant encore dans ce pays. Le nombre des chrétiens orthodoxes en Chine est actuellement évalué à 15.000. La plus grande partie vit à Pékin, Changhaï, dans la province de Heilongjiang et en Mongolie intérieure. Ce sont les prêtres du Patriarcat de Moscou célèbrent dans les paroisses de Pékin, Changhaï et Canton. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois. Il y a aussi une paroisse relevant du Patriarcat de Constantinople dans cette ville.

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Construction d’un orphelinat orthodoxe en Sierra Leone

Le dimanche de la Pentecôte, le métropolite de Guinée Georges (Patriarcat d’Alexandrie) a célébré en l’église des saints Constantin-et-Hélène à Freetown, capitale de Sierra Leone, pays touché depuis plus d’un an par le virus Ebola. Le métropolite était assisté de l’archimandrite Thémistocle Adamopoulos et des clercs autochtones. À cette occasion, le métropolite a procédé à l’ordination presbytérale du diacre Alexandre Kamara ainsi qu’à l’ordination diaconale du lecteur Cyriaque Komora. Le nouveau diacre est le premier diplômé de l’École patriarcale d’Alexandrie en provenance de Sierra Leone et est responsable des écoles de catéchisme et de la jeunesse. Le métropolite a transmis au clergé et aux fidèles la bénédiction du patriarche d’Alexandrie et a souligné que celui-ci, durant les 12 derniers mois, prie quotidiennement pour la Sierra Leone et les milliers de victimes de l’Ebola. Il a ensuite évoqué la présence et l’apport importants du père Thémistocle, « un véritable héros contemporain » comme il l’a désigné, entrainant les applaudissements des fidèles. Jusqu’à maintenant, celui-ci met en danger sa vie par sa présence auprès des malades, sans craindre le virus mortel, apportant le soulagement quotidien à des centaines d’hommes, ainsi que de la nourriture, des médicaments etc., mais avant tout la Parole du Seigneur et l’exemple du bon Samaritain. À l’issue de la liturgie, dans l’avant-cour de l’église, еn présence du ministre de la Prévoyance sociale, a eu lieu la pose de la première pierre d’un orphelinat qui constituera un refuge pour les enfants qui ont perdu leurs parents en raison de l’Ebola. Dans son allocution, le ministre a remercié, au nom du président de la république, l’Église orthodoxe pour son apport social à la Sierra Leone, et particulièrement pendant la grande épreuve de l’Ebola, qui a décimé la population et a conduit le pays à des conditions similaires à celles de la guerre civile qui a duré dix ans. Il a également souligné le fait que, pour la première fois, le gouvernement d’après-guerre donnait l’autorisation au fonctionnement d’un orphelinat, ce qu’il fait en raison de la grande confiance qu’il a dans l’Église orthodoxe, qui a prouvé jusqu’à maintenant son réel intérêt pour les nécessiteux.

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Dédicace d’une nouvelle église à Madagascar par le patriarche d’Alexandrie

Le 31 mai, jour de la Pentecôte selon le calendrier orthodoxe, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a célébré la dédicace de la nouvelle église dédiée à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, à Andoharanofotsy, à environ 80 km d’Antananarivo. La liturgie a ensuite été célébrée dans l’église, où de nombreux fidèles étaient rassemblés. Dans son homélie, le patriarche a évoqué le jour de la Pentecôte et le Saint-Esprit qui, comme il est dit dans l’office, « rassemble l’institution de l’Église ». Il a ensuite expliqué l’office de dédicace de l’église. À l’issue de l’office, il a béni séparément chaque fidèle et a remercié toutes les personnes présentes, parmi lesquelles l’ambassadeur de la République d’Égypte à Madagascar M. Cherif Abbas, le nonce de l’Église catholique-romaine et le représentant du consulat de Grèce à Antananarivo. Le patriarche a ensuite présidé le repas organisé en son honneur par le métropolite local, Mgr Ignace, et auquel étaient présents le président de la communauté hellénique de Madagascar M. Nicolas Keramidas ainsi que les membres de la paroisse.

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Jovan Nikoloski