28/04/2017
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Archives de catégorie : Monde

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Homs (Syrie): un mariage célébré dans une église en ruine

cropped520_vue haut egliseLe 12 juillet à Homs, en Syrie, dans l’église orthodoxe Saint-Georges, en ruine, elle-même située dans un quartier fortement endommagé, a été célébré un mariage. C’est le métropolite Georges (Abou Zakhm) de Homs qui a présidé la célébration (photographies).

Source (dont photographies): France24

cropped520_vue du haut quartier

Visite du primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine à l’Église orthodoxe russe hors-frontières aux États-Unis

Du 16 au 19 juillet a eu lieu la visite du métropolite de Kiev Onuphre à l’Église orthodoxe russe hors-frontières aux États-Unis. Le but principal de la visite était, pour le primat, de célébrer un office de requiem sur la tombe du métropolite Laur (Škurla, + 2008) d’éternelle mémoire. Le métropolite Onuphre était accompagné par l’évêque de Khotine Eusèbe, vicaire du diocèse de Tchernovitsy et de Bucovine. Le 18 juillet, jour de la fête de saint Serge de Radonège, le métropolite Onuphre a célébré la sainte liturgie au monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville. Il était assisté du métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, et des évêques de Cleveland Pierre et de Khotine Eusèbe, ainsi que d’un grand nombre de prêtres de l’Église russe hors-frontières. Après la sainte liturgie, le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a célébré un office de requiem sur la tombe du métropolite Laur, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, lequel avait signé avec le patriarche de Moscou Alexis II, le 17 mai 2007, l’acte de communion entre les deux parties de l’Église orthodoxe russe. Le dimanche 19 juillet, le métropolite Onuphre a célébré la sainte liturgie en la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva à Howell (New Jersey) en la présence de l’icône myrroblite de Hawaï. Concélébraient avec le métropolite Onuphre, le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, l’évêque de Manhattan Nicolas (Église russe hors-frontières) et l’évêque de Khotine Eusèbe, ainsi que de nombreux prêtres du diocèse. Un certain nombre de fidèles qui, avant l’émigration, étaient paroissiens et enfants spirituels du métropolite Onuphre, alors à la tête du diocèse de Tchernovitsy, sont venus à l’office. Dans son allocution, le métropolite Onuphre a exprimé sa joie de célébrer avec des évêques et des prêtres venus spécialement à cette occasion à Howell de différentes régions des États-Unis. Il a mentionné qu’il était venu de nombreuses fois à l’église Saint-Alexandre-de-la-Néva à Howell et a exprimé sa gratitude au père Valéry, recteur de l’église, pour avoir construit une si belle église : « Tout est magnifiquement installé et à chaque fois que je suis venu ici, je ressens que tout dispose l’homme à la prière : la célébration, le chant, la beauté de l’architecture ». « Aujourd’hui », a poursuivi le métropolite Onuphre, « les temps sont complexes : le sang humain coule en Ukraine. Rien ne peut justifier le crime, parce qu’il y a toujours des solutions pacifiques à tous les problèmes. Nous en parlons toujours, nous témoignons et prions pour la paix. Je sais que l’on prie ici pour la paix en Ukraine. Le Seigneur nous envoie des épreuves, et nous devons les supporter sans perdre non seulement la dignité chrétienne, mais aussi humaine. L’homme, dans cette vie terrestre, ne peut vivre sans épreuves, où qu’il vive, que ce soit en Amérique, en Australie, ou en Ukraine, il a ses épreuves qui se reflètent douloureusement dans la vie humaine ». Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine a souhaité aux fidèles l’aide de Dieu dans les épreuves, avec la prière, l’action de grâce et le repentir, ainsi que la miséricorde du Seigneur et la bonne santé. Le vice-recteur de l’église, le père Serge a remercié le primat, mentionnant que celui-ci célébrait en l’église Saint-Alexandre-de-la Neva pour la première fois en tant que primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ce qui constitue une joie pour le clergé et les fidèles qui ont reçu en ce jour un grand don : concélébrer, prier, être en contact avec un archipasteur qui est l’incarnation de la fermeté spirituelle, de la sagesse céleste, et de la véritable humilité monastique.

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Le patriarche d’Antioche Jean a rencontré l’archevêque d’Amérique Démétrios

Le patriarche d’Antioche Jean X a rencontré l’archevêque d’Amérique Démétrios (Patriarcat œcuménique), le 20 juillet à la faculté théologique de la Sainte-Croix à Boston. L’archevêque Démétrios, après avoir souhaité la bienvenue au patriarche et à sa suite, a mentionné les liens historiques entre les Patriarcats de Constantinople et d’Antioche. L’archevêque a ensuite rappelé l’enlèvement des deux évêques au Moyen-Orient, dont le métropolite d’Alep Paul, le propre frère du patriarche Jean X. De sont côté, le patriarche d’Antioche a parlé des problèmes auxquels fait face l’Église au Moyen-Orient et de la persécution des chrétiens. Le patriarche a évoqué également la récente interruption de la communion entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem, soulignant « que toutes les possibilités avaient été épuisées et que nous avons pris avec beaucoup de douleur cette décision ». Enfin, le patriarche a mentionné les efforts du Patriarcat œcuménique pour trouver une solution à ce conflit, soulignant par la même occasion le rôle important du patriarche Bartholomée dans la société contemporaine.

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Arrivée aux États-Unis du patriarche d’Antioche Jean X

Le patriarche d’Antioche Jean X est arrivé aux États-Unis le 16 juillet. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport par le métropolite Joseph, archevêque de New York du Patriarcat d’Antioche, ainsi que par d’autres clercs et fidèles dudit patriarcat. Le patriarche rend visite actuellement à ses enfants spirituels aux États-Unis et au Canada et présidera le 52ème Congrès de l’archidiocèse d’Amérique du Nord du Patriarcat d’Antioche. Ledit congrès aura lieu à Boston, du 20 au 26 juillet. Le 27 juillet, le patriarche Jean X rendra visite au Séminaire St-Vladimir, à Crestwood, où il recevra un doctorat honoris causa. À cette occasion, le métropolite évoquera la situation actuelle des chrétiens au Moyen Orient.

Source : 1 et 2

Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au sujet de la reconnaissance des « mariages de même sexe » par la Cour suprême des États-Unis

Lorsque notre Seigneur Dieu et Sauveur Jésus-Christ a enseigné à Ses saints Apôtres « de rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » (Matth. 22,21), Il prédisait l’avenir, qui était déjà réalité aux jours de l’empire romain : à savoir que le chrétien ne sera jamais celui qui se tient nonchalamment à l’écart du monde et de son gouvernement. Mais, de même, ne sera pas non plus chrétien celui pour lequel l’évolution constante des caprices de la gouvernance sociale sera la voix principale qui dirigera sa vie. Nous, disciples du Seigneur, enfants de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ (Phil.3,14), nous suivons le Pasteur dont nous connaissons la voix (cf Jn 10,4), croyant que Son enseignement nous préservera de toute erreur et nous amènera au havre de la vie éternelle. Après la décision du 26 juin 2015 de la Cour suprême des États-Unis au sujet du cas « Obergefell c/Hodges », chaque pieux chrétien a trouvé l’occasion de réfléchir à nouveau à ces paroles du Sauveur. Bien que nos fidèles, vivant aux États-Unis, et en général tous les citoyens de ce pays, sont et restent reconnaissants à Dieu ainsi qu’aux idéaux fondateurs du pays pour cette liberté dans laquelle ils vivent, et qui garantit comme l’une des valeurs fondamentales, la liberté des opinions et de la pratique religieuses, ni nous, ni eux, ne peuvent accepter les principes créés par décret juridique d’un organe de l’État, qui contredisent de façon aussi flagrante l’enseignement, la volonté, la loi et l’amour de Dieu. Bien que la Cour suprême des États-Unis ait entériné dans la loi que le soi-disant « mariage » entre deux personnes de même sexe est reconnu, tout pieux chrétien ne voit dans cela cela autre chose que la tentative de l’État de s’attribuer les droits appartenant à Dieu. En effet, c’est précisément Dieu – et non l’État, ni les instances juridiques, ni les électeurs – qui a créé l’homme et la femme à partir de la terre, c’est Dieu qui a béni l’union de l’homme et de la femme, tant dans l’Éden qu’à Cana de Galilée (cf. Gen. 2, 18-25 ; Jn 2, 1-11), Lui qui seul dispose du droit relativement à la nature fondamentale de cette union. Il est le seul législateur et juge (Jc. 4, 12) et Il n’est pas lié par les décisions des juges terrestres. Sa parole est vérité (Jn 14,6) et Sa vérité n’est soumise à redéfinition par aucun organe social ou étatique. Affirmant aujourd’hui, comme toujours, la réalité immuable du repentir, en tant que voie ouverte à tous, sans limitation, et nous détournant de ceux qui réagissent à tout péché ou à tout pécheur autrement que par l’amour et la promesse de la vie nouvelle accordée par une pénitence sincère, nous ne nous succomberons pas pour autant au courant social prédominant à notre époque, qui considère comme de l’amour la reconnaissance et l’acceptation du péché. Or la légalisation du péché est précisément ce que réalise cet acte juridique, quels que puissent être son objectif et son but. Le mariage, depuis la création du monde, est et sera toujours l’union d’un homme et d’une femme, et l’Église ne reconnaîtra et ne bénira rien d’autre à la place de cette union sacrée, établie par Dieu Lui-même.
Nous regrettons profondément que la Cour suprême des États-Unis ait pris la décision qui rejette si catégoriquement la volonté de Dieu, exprimée dans Sa révélation, et qui annonce aux habitants de ce pays l’accroissement des souffrances et des afflictions, et accentue encore la diminution de la stabilité morale. Le fait que la société, depuis des temps immémoriaux ait attribué la première place à la famille traditionnelle, ainsi qu’à la nécessité d’élever les enfants dans les bras du père et de la mère, est annihilé par un acte du pouvoir juridique qui excède ses pouvoirs, et nous sommes affligés au sujet des épreuves profondes qui résulteront immanquablement de cet acte, étant donné que l’apostasie de la volonté divine mène inévitablement à la souffrance. Étant cependant les enfants du Dieu tout-puissant et irremplaçable, dont le pouvoir n’est pas contrecarré par les actions des hommes, nous appelons les enfants fidèles de l’Église à « faire le bien, sans se relâcher » (cf. Gal. 6,9) face aux épreuves de ce monde. Le commandement divin est fidèle et immuable, et rien ne pourra lui résister. Nos cœurs restent calmes et inébranlables, et nous prions ardemment le Dieu de nos pères d’épancher Sa miséricorde sur ce pays, afin de diriger son peuple et son État sur la voie droite. Et quant au monde qui est devenu tiède envers la vérité, pour lequel le choix entre le bien et le mal s’estompe toujours plus par les erreurs politiques semblables à celle dont il est question ici, nous l’appelons à la fermeté et à la confiance dont ont fait preuve les chrétiens au cours des siècles, exprimées fermement par la bouche du prophète : « Et si vous ne trouvez pas bon de servir le Seigneur, choisissez aujourd’hui qui vous voulez servir, ou les dieux que servaient vos pères au delà du fleuve, ou les dieux des Amoréens dans le pays desquels vous habitez. Quant à moi et ma maison, nous servirons le Seigneur » (Josué 24,15).

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Communiqué du secrétariat général du Patriarcat de Jérusalem

Le Patriarcat de Jérusalem exprime sa tristesse suite à la récente décision du Patriarcat d’Antioche de rompre la communion avec elle, et souhaite informer sincèrement et honnêtement les autres Eglises orthodoxes et leurs fidèles sur les points suivants :
– Tout d’abord, le Patriarcat de Jérusalem, répondant à une invitation formulée par les chrétiens du Qatar, un territoire géographique relevant de sa juridiction ecclésiastique, nommé en 1997 l’archimandrite Théophile, maintenant patriarche de Jérusalem, comme prêtre desservant, alors qu’il n’y avait pas encore d’église dans la région, et qu’il n’y avait aucune célébration liturgique. Depuis lors et jusqu’à ce jour, les chrétiens orthodoxes au Qatar participent à la liturgie, d’abord célébrée dans des maisons, et depuis 2009 dans l’église dédiée à saint George, le glorieux mégalomartyr et à saint Isaac le Syrien, fondée par le Patriarcat sur un terrain offert par Son Altesse l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani.
– Deuxièmement, le défunt patriarche Diodore de Jérusalem a effectué une première visite pastorale au Qatar en 1999, et Sa Béatitude Théophile, devenu patriarche de Jérusalem, une seconde visite patriarcale en 2010. Durant cette activité pastorale de dix-huit ans, mais aussi avant cela, le Patriarcat d’Antioche n’avait jamais été présent là-bas, et n’avait jamais contesté cette situation. Ses protestations ont débutées lorsque le Patriarcat a consacré l’archimandrite Macaire, qui dessert cette communauté depuis 2004, comme archevêque du Qatar. Le Patriarcat de Jérusalem, avec l’aide de Dieu, a développé son projet au Qatar dans le cadre d’un centre inter-orthodoxe multilingue au service d’une communauté estimée à environ 12.000 âmes, sans aucune considération raciale. Par contre, le Patriarcat d’Antioche pose le problème sur une base ethnique, raciale, comme on le voit dans la lettre adressée au ministère des Affaires étrangères du Qatar, et qui suggère que « le patriarche Jean X de Antioche et de tout l’Orient est le seul patriarche reconnu de la communauté orthodoxe (Taife) sur l’ensemble du Moyen-Orient et représente la communauté orthodoxe dans tous les pays arabes, y compris par exemple l’Irak, la Syrie, la Jordanie, le Liban, Jérusalem, l’Égypte, le Bahreïn, les Émirats, l’Iran ».
– Troisièmement, le Patriarcat de Jérusalem réfute totalement l’allégation non étayée du Patriarcat d’Antioche concernant un prétendu accord visant à modifier le titre de l’archevêque Macaire du Qatar décidé lors d’une réunion à la direction des affaires ecclésiastiques au ministère des Affaires étrangères grec en juillet 2013, en invoquant le témoignage des délégués du Patriarcat œcuménique et de la Direction des affaires ecclésiastiques.
– Quatrièmement, le Patriarcat de Jérusalem demeure fermement attaché à la conciliation et de dialogue, ce qui a été sa position depuis le début, et propose la mise en place d’un Comité d’experts en droit canonique qui auront à se prononcer sur cette question, sans interrompre la commémoration de l’Église orthodoxe d’Antioche, pour le bien de l’unité de l’Église orthodoxe.

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Le site jordanien du lieu supposé du baptême du Christ inscrit au Patrimoine mondial

1024px-Bethany_(5)Le 3 juillet, lors de sa 39e session à Bonn, le Comité du Patrimoine mondial de l’Unesco a inscrit le site jordanien du lieu supposé du baptême du Christ dans le Jourdain sur la Liste du patrimoine mondial. Il existe deux sites en concurrence: l’un israélien, l’autre jordanien.

Photographie: le site jordanien du baptême du Christ (Wikipedia)

Décision du Patriarcat d’Antioche à propos du Qatar et de sa relation avec le Patriarcat de Jérusalem

image.phpConstatant la non évolution de la situation au Qatar, le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche a décidé de rompre la communion ecclésiastique avec le Patriarcat de Jérusalem. Pour lire sa déclaration, cliquez ici.

Photographie: Patriarcat d’Antioche

Liban (Balamand ) : Election du métropolite de Grande-Bretagne et d’Irlande

Lors de la séance extraordinaire qu’il a tenue à Balamand (Liban) le 24 juin, le saint synode du patriarcat orthodoxe d’Antioche a élu l’archimandrite Silouan (Oner), higoumène du monastère patriarcal Saint-Georges à Humeira, métropolite des Iles britanniques et de l’Irlande. Le nouveau métropolite est né à Lattakieh (Syrie) le 21 aout 1970 ; il a obtenu un master en théologie à la Faculté de théologie Saint-Jean Damascène à Balamand en 2005 et un doctorat en théologie à l’université de Thessalonique en 2010.

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Le séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (États-Unis) annonce la tenue d’un symposium dédié au saint patriarche Tykhon

Un symposium dédié à « Saint Tykhon, patriarche de Moscou (1865-1925) : sa vie et son temps » aura lieu les 9 et 10 octobre 2015 au séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Église orthodoxe russe hors-frontières). Ledit symposium est consacré au 150ème anniversaire de la naissance et au 90ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Tykhon (Bellavine), le premier patriarche de toute la Russie depuis le rétablissement de l’institution patriarcale en 1917. Le patriarche avait été au préalable missionnaire en Amérique du Nord (1898-1907) et devint confesseur de la foi lors des persécutions bolcheviques. Le Dr. Scott M. Kenworthy, professeur associé de religion comparée à l’Université de Miami (Oxford, Ohio) prononcera le discours d’ouverture le vendredi 9 octobre. Prendront également part au symposium le métropolite Jonas (Paffhausen), le Dr David Ford (Séminaire St Tikhon, South-Canaan, Pennsylvanie), l’archiprêtre Grégoire Joyce (École pastorale de Chicago de l’Église russe hors-frontières), le Dr. Serge Firsov (Saint-Pétersbourg), le Dr. André Kostrioukov (Moscou), Matthieu Namee (Société d’histoire chrétienne orthodoxe en Amérique), le Dr Alexandre Gavriline (Riga), et d’autres personnalités encore. Le programme complet sera publié prochainement sur le site du séminaire events@hts.edu. Les renseignements pratiques sont disponibles sur le site ci-dessous.

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Profanation de la cathédrale de la Résurrection du Christ et des reliques de saint Germain à Kodiak (Alaska)

Le 10 juin, la cathédrale de la Résurrection du Christ à Kodiak, en Alaska, ainsi que les reliques de saint Germain d’Alaska qui y reposent, ont été vandalisées et profanées. « Dès que les détectives m’ont permis d’entrer dans la cathédrale, j’ai pu constater les dégâts » a déclaré le recteur de la cathédrale, l’archiprêtre Innocent Drezdov. « Il y avait partout des débris de verre. Derrière le comptoir des cierges se trouvait une boîte avec les offrandes des fidèles, mais elle est restée intacte. Le malfaiteur ne s’intéressait qu’aux objets les plus sacrés. Alors que les reliques mêmes de saint Germain d’Alaska n’ont pas fait l’objet d’effraction, la vue de la châsse du saint a provoqué mes larmes. La croix monastique du saint a été détruite. La skoufia (calotte) de saint Germain et les chaînes avec la croix que le saint portait sur lui étaient jetées pêle-mêle. « Ce sont l’autel et le siège épiscopal derrière celui-ci qui ont été le plus endommagés. L’évangéliaire se trouvant sur l’autel a été fortement abîmé. L’antimension a été retrouvé sur le sol, froissé, mais non abîmé. Une bouteille contenant la sainte huile a été brisée, les croix d’autel ont été tordues, les saints Dons gardés dans le tabernacle ont été répandus par terre ». Une enquête est en cours.

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Conclusions de la retraite annuelle du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Dans son rapport initial, le métropolite Tikhon a évoqué le rôle positif de l’OCA au sein de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques d’Amérique du Nord et au-delà de celle-ci. Le métropolite a rappelé sa visite au Patriarcat œcuménique, prévue le 16 juin 2015, avec les membres du Comité exécutif de ladite Assemblée. Il a été également décidé de rédiger une lettre de congé canonique à l’ancien archevêque de Washington, le métropolite Jonas, pour rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Son congé devient officiel dès réception par lui de ladite lettre. Les hiérarques ont également donné leur plein soutien à la révision des statuts de l’OCA devant être présentée au XVIIIème Concile panaméricain. Les paroisses sont encouragées à partager et revoir les modifications proposées avant ledit Concile. Les hiérarques ont aussi exprimé leur soutien à la résolution révisée concernant les finances. En outre, ceux-ci ont décidé que tous les moines et moniales devraient être inscrits formellement dans leurs monastères respectifs, les registres y relatifs devant être tenus par les monastères et les hiérarques diocésains. Les moines et moniales ne résidant pas dans un monastère doivent être inscrits dans le diocèse de leur lieu de résidence. Les évêques diocésains doivent prendre en charge la direction spirituelle des moines et moniales. De même, il a été décidé que tous les aumôniers militaires retraités, dès leur libération de leur ministère auprès des armées, seront transférés de l’omophore du Métropolite à celui de l’évêque du diocèse dans lequel ils résident. Enfin, les membres du Saint-Synode ont écouté un rapport de l’archiprêtre Léonide Kishkovsky sur les événements actuels dans le monde orthodoxe.

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Le métropolite Jonas, ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a reçu un congé canonique pour rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières avec le statut de hiérarque retraité

Le métropolite Jonas, ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a reçu un congé canonique du métropolite Tikhon, actuel Primat de ladite Église et de son Synode, lui permettant ainsi de rejoindre l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Le métropolite Hilarion (Kapral), primat de cette dernière Église a reçu la notification y relative. Le métropolite Jonas est donc reçu dans l’Église orthodoxe russe hors-frontières, mais toutefois avec le statut de hiérarque retraité. Il continuera a célébrer dans la paroisse Saint-Jean-Baptiste de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Washington, où il servait la plupart du temps durant ces trois dernières années. Il y poursuivra son ministère, notamment ses homélies et ses conférences. Dans un avenir non défini, le métropolite envisage de fonder un monastère.
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Visite du patriarche d’Alexandrie Théodore II en Guinée

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II effectue actuellement une visite pastorale en Guinée. Il s’est rendu directement dans la ville de Kindia, où il a visité l’endroit où sont construits actuellement une église dédiée aux saints Parthène et Charalambos ainsi qu’un collège. Après avoir donné ses recommandations pour l’achèvement de l’église, le primat a ensuite célébré un office d’intercession, afin de rendre grâces à la Mère de Dieu pour son aide et ce dans un pays islamique. Le primat a ensuite visité les écoles locales et a fait don de distributeurs automatiques de produits antiseptiques pour le lavage des mains lors de l’entrée et la sortie des écoles, afin de protéger les enfants contre l’épidémie du virus de l’Ebola qui frappe le pays depuis 15 mois. La Banque nationale de Grèce a donné son soutien à cette œuvre caritative. Ensuite, le patriarche a rendu visite à la première école orthodoxe qui, provisoirement, se trouve dans une terrasse en plein air.

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Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré le président de Madagascar

Le 3 juin 2015, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a rencontré le président de Madagascar, M. Hery Rajaonarimampianina. Il était accompagné par le métropolite local, Mgr Ignace, l’ambassadeur de la République d’Égypte à Madagascar, M. Cherif Abbas, le consul de Grèce et de Chypre à Madagascar, M. Panayotis Taloumis, l’archimandrite Marc Theodosi et le prêtre africain Stéphane. Le primat de l’Église d’Alexandrie a remis au président malgache la Grande Croix de St Marc avec l’étoile. Il a informé brièvement le président sur l’œuvre pastorale, missionnaire et humanitaire du Patriarcat, notamment la construction d’écoles, hôpitaux, églises et autres institutions pour les Africains et Grecs en Afrique. Le président a souligné le travail accompli par l’Église orthodoxe à Madagascar, à savoir les 50 églises, 35 écoles, 22 centres médicaux, 4 orphelinats et 2 maisons pour personnes âgées, et tout spécialement la nouvelle université à Manakara. Le primat a donné une interview à la presse et a souhaité la prospérité ainsi que la paix à tout le peuple de Madagascar, et la santé au président et toutes les autorités.

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Inauguration de la première université orthodoxe à Madagascar

Le 3 juin, le patriarche d’Alexandrie Théodore s’est rendu à Manakara, sur l’île de Madagascar, où il a été reçu par le préfet régional et une foule nombreuse. Le primat de l’Église orthodoxe d’Alexandrie a visité les bureaux du préfet, d’où il a transmis un message spirituel aux habitants de la région, les appelant à montrer de la patience pour un meilleur avenir dans les conditions difficiles où ils vivent. En l’église orthodoxe de la Sainte-Trinité, toujours dans la région de Manakara, les enfants et la foule ont reçu le patriarche avec une doxologie et ont offert au patriarche des objets traditionnels fabriqués à la main. La journée s’est achevée par l’inauguration de la première université orthodoxe à Madagascar sous l’égide du diocèse métropolitain de l’île. Le patriarche a célébré l’office de bénédiction. Étaient présents le représentant du parlement malgache, le maire de Manakara, le préfet de la région, le métropolite diocésain, les clercs du diocèse et les fidèles de la ville. Le patriarche a parlé avec compassion et amour au peuple, disant que cette faculté était destinée aux enfants de Manakara, lesquels constituent l’avenir du pays. Il a également exprimé le souhait que d’autres instituts caritatifs soient créés en faveur de cet endroit si pauvre. S’adressant au père Apostolos, il a souhaité que fleurisse également ici un centre monastique d’amour et d’apport spirituels à la population. L’université est un don de l’archimandrite Cyriaque Tsolakis de Karditsa (Grèce), que le patriarche a mentionné avec reconnaissance.

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Le « Pew Research Center » relève que les orthodoxes perdent plus rapidement leur identité aux États-Unis que les autres groupes religieux

Le « Pew Research Center », le célèbre centre d’études et de recherches religieuses, sociales et politiques, a produit un rapport concernant les religions aux États-Unis, dont l’orthodoxie. Il résulte de ce rapport que les orthodoxes perdent plus rapidement leur identité aux États-Unis que les autres groupes religieux. L’étude présente des résultats statistiques concernant le christianisme orthodoxe aux États-Unis les comparant avec celles des autres entités religieuses, chrétiennes et non-chrétiennes. Concrètement, selon l’enquête, « les chrétiens orthodoxes se trouvent au niveau le plus bas en ce qui concerne leur fidélité à la foi orthodoxe d’une génération à une autre, c’est-à-dire que seuls 50% déclarent qu’ils s’identifient à la foi orthodoxe dans le pays, au milieu de chrétiens et de non-chrétiens. Plus particulièrement, seuls 53% des adultes qui ont été élevés au sein de l’Église orthodoxe continuent à s’appeler chrétiens orthodoxes tandis que ce chiffre est de 80% chez les hindouistes, 75% chez les israélites, 64% chez les mormons et 59% chez les catholiques-romains. Les mariages religieux connaissent une chute générale de 6%, tandis que le pourcentage des mariages chez les chrétiens orthodoxes se trouve à un niveau bien plus bas que dans les autres confessions. En 2007, 58% des chrétiens orthodoxes se déclaraient mariés, tandis qu’en 2014, ce chiffre n’était que de 48%, ce qui correspond à une chute de 10%. Or, chez les catholiques-romains, le chiffre correspondant est de 6%, chez les protestants, 4% et chez les israélites, 1%. En même temps, le nombre des mariages de ceux qui se définissent comme athées a diminué de 3%. Il est également mentionné dans l’étude que « l’Église orthodoxe montre qu’elle est plus touchée par les mariages inter-religieux que toutes les autres religions. Les hindouistes sont les plus nombreux à avoir un époux ou compagnon de même religion, et le pourcentage correspondant s’élève à 91%. Suivent les mormons avec 82%, les musulmans avec 79%, tandis que 75% des catholiques-romains et des protestants évangéliques sont mariés ou bien cohabitent avec un époux ou compagnon qui appartient à la même religion. Pour les chrétiens orthodoxes, ce chiffre n’est que de 53%. Du point de vue économique, les chrétiens orthodoxes disposent des revenus les plus élevés par personne, comparés aux autres religions chrétiennes. 29% des chrétiens orthodoxes ont un revenu familial annuel supérieur à 100.000 dollars, en comparaison avec les catholiques-romains pour lesquels ce pourcentage est de 19%, et de 14% pour les évangéliques. L’enquête intégrale a été publiée le 12 mai 2015 sous le titre « «America’s Changing Religious Landscape» ici.

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Le dernier prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine est décédé

Le clerc le plus ancien et seul prêtre de l’Église orthodoxe autonome de Chine étant resté dans le pays, chinois de nationalité, le père Michel Wang Quansheng est décédé, après avoir servi l’Eglise pendant plus de cinquante ans. Le père Michel est né en 1925. En 1958, il a été ordonné à la prêtrise par l’évêque de Changhaï Syméon (Du), le premier évêque orthodoxe chinois, qui fut également le dernier de l’Église autonome chinoise. Après la mort de l’évêque de Pékin Basile (Yao Fu’an + 1962) et ensuite de l’évêque de Changhaï Syméon (Du, + 1965), l’Église de Chine est restée sans direction archipastorale. Les persécutions qui ont suivi la période de la « révolution culturelle » ont rendu la vie ecclésiale impossible. À partir de 1980, les autorités chinoises ont toutefois adouci leur attitude envers l’Orthodoxie. En novembre 2007 ont eu lieu des manifestations à Moscou, dédiées au cinquantenaire de l’Église autonome de Chine. À cette occasion, le patriarche Alexis II a décoré le prêtre Michel Wang de la médaille de saint Serge de Radonège, du premier rang. En 2008, lors de la fête de la Pentecôte, le prêtre Michel Wang, avec l’autorisation des autorités chinoises, a participé, pour la première fois, à la Liturgie dans les locaux du Consulat général de Russie. En août 2009, à Labdarine, en Mongolie intérieure, le père Michel a procédé à la bénédiction de l’église dédiée à saint Innocent d’Irkoutsk, construite en 1990. Il s’agit de l’une des quatre églises de Chine qui bénéficient d’un statut officiel. L’iconostase, l’aménagement et les ornements liturgiques ont été offerts par le diocèse de Tchita et Zabaïkal, qui est en charge de la paroisse conformément à la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe. En mai 2013, le père Michel Wang avait concélébré avec le patriarche Cyrille au cours de la première visite de celui-ci en Chine. La liturgie avait eu lieu alors à Changhaï, en la cathédrale dédiée à la Mère de Dieu dite « Secours des pécheurs » inaugurée par saint Jean de Changhaï. Dans les dernières années, le père Michel vivait à Changhaï, où il était le clerc le plus ancien et unique de l’Église orthodoxe de Chine résidant encore dans ce pays. Le nombre des chrétiens orthodoxes en Chine est actuellement évalué à 15.000. La plus grande partie vit à Pékin, Changhaï, dans la province de Heilongjiang et en Mongolie intérieure. Ce sont les prêtres du Patriarcat de Moscou célèbrent dans les paroisses de Pékin, Changhaï et Canton. À Hong Kong célèbrent des prêtres russes et chinois. Il y a aussi une paroisse relevant du Patriarcat de Constantinople dans cette ville.

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Construction d’un orphelinat orthodoxe en Sierra Leone

Le dimanche de la Pentecôte, le métropolite de Guinée Georges (Patriarcat d’Alexandrie) a célébré en l’église des saints Constantin-et-Hélène à Freetown, capitale de Sierra Leone, pays touché depuis plus d’un an par le virus Ebola. Le métropolite était assisté de l’archimandrite Thémistocle Adamopoulos et des clercs autochtones. À cette occasion, le métropolite a procédé à l’ordination presbytérale du diacre Alexandre Kamara ainsi qu’à l’ordination diaconale du lecteur Cyriaque Komora. Le nouveau diacre est le premier diplômé de l’École patriarcale d’Alexandrie en provenance de Sierra Leone et est responsable des écoles de catéchisme et de la jeunesse. Le métropolite a transmis au clergé et aux fidèles la bénédiction du patriarche d’Alexandrie et a souligné que celui-ci, durant les 12 derniers mois, prie quotidiennement pour la Sierra Leone et les milliers de victimes de l’Ebola. Il a ensuite évoqué la présence et l’apport importants du père Thémistocle, « un véritable héros contemporain » comme il l’a désigné, entrainant les applaudissements des fidèles. Jusqu’à maintenant, celui-ci met en danger sa vie par sa présence auprès des malades, sans craindre le virus mortel, apportant le soulagement quotidien à des centaines d’hommes, ainsi que de la nourriture, des médicaments etc., mais avant tout la Parole du Seigneur et l’exemple du bon Samaritain. À l’issue de la liturgie, dans l’avant-cour de l’église, еn présence du ministre de la Prévoyance sociale, a eu lieu la pose de la première pierre d’un orphelinat qui constituera un refuge pour les enfants qui ont perdu leurs parents en raison de l’Ebola. Dans son allocution, le ministre a remercié, au nom du président de la république, l’Église orthodoxe pour son apport social à la Sierra Leone, et particulièrement pendant la grande épreuve de l’Ebola, qui a décimé la population et a conduit le pays à des conditions similaires à celles de la guerre civile qui a duré dix ans. Il a également souligné le fait que, pour la première fois, le gouvernement d’après-guerre donnait l’autorisation au fonctionnement d’un orphelinat, ce qu’il fait en raison de la grande confiance qu’il a dans l’Église orthodoxe, qui a prouvé jusqu’à maintenant son réel intérêt pour les nécessiteux.

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Dédicace d’une nouvelle église à Madagascar par le patriarche d’Alexandrie

Le 31 mai, jour de la Pentecôte selon le calendrier orthodoxe, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a célébré la dédicace de la nouvelle église dédiée à l’Entrée au Temple de la Mère de Dieu, à Andoharanofotsy, à environ 80 km d’Antananarivo. La liturgie a ensuite été célébrée dans l’église, où de nombreux fidèles étaient rassemblés. Dans son homélie, le patriarche a évoqué le jour de la Pentecôte et le Saint-Esprit qui, comme il est dit dans l’office, « rassemble l’institution de l’Église ». Il a ensuite expliqué l’office de dédicace de l’église. À l’issue de l’office, il a béni séparément chaque fidèle et a remercié toutes les personnes présentes, parmi lesquelles l’ambassadeur de la République d’Égypte à Madagascar M. Cherif Abbas, le nonce de l’Église catholique-romaine et le représentant du consulat de Grèce à Antananarivo. Le patriarche a ensuite présidé le repas organisé en son honneur par le métropolite local, Mgr Ignace, et auquel étaient présents le président de la communauté hellénique de Madagascar M. Nicolas Keramidas ainsi que les membres de la paroisse.

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Remise des diplômes à l’École patriarcale Saint-Athanase à Alexandrie

9-768x538Le dimanche 24 mai, à Alexandrie, a eu lieu la cérémonie de remise des diplômes à l’École patriarcale Saint-Athanase. Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore assistait en personne à la cérémonie et a remis les diplômes aux étudiants. À cette occasion, il a souligné l’importance de former un clergé local pour le travail missionnaire de l’Église de saint Marc sur tout le continent africain. En outre, le patriarche a invité les diplômés à poursuivre leur ministère et leur témoignage pour le Christ dans toute l’Afrique, suivant la vie missionnaire des saints apôtres et a souligné que l’Église a besoin d’ouvriers de l’Évangile, car la moisson est abondante. Il a affirmé que le Patriarcat suivrait de près les progrès des étudiants dans la vie ecclésiale de leurs pays respectifs et qu’il les assisterait paternellement dans leurs nécessités. Enfin, le primat de l’Église d’Alexandrie leur a demandé de devenir les ambassadeurs et les messagers de l’esprit de charité dont ils ont fait l’expérience durant leurs études de deux années au centre patriarcal.

Source (dont photographie): Esperinos

Les membres du comité exécutif de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis se rendront prochainement à Constantinople afin de rencontrer le patriarche Bartholomée

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Source: Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis

Symposium de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) dédié à la mémoire du métropolite Léonty (Tourkevitch)

Le 14 mai a eu lieu au séminaire Saint-Tykhon de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), un symposium consacré à la vie et au ministère du métropolite Léonty (Tourkevitch). Le forum a été ouvert par la divine liturgie et l’office de requiem sur la tombe du métropolite Léonty, présidé par le primat de l’Église orthodoxe en Amérique, le métropolite Tykhon.

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Reportage sur les missions orthodoxes en Indonésie

Le blog « Orthodoxologie » a publié un reportage du père Georges Maximov sur les missions orthodoxes en Indonésie. Le reportage est publié en six parties sur les liens suivants : 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

Solennités à New York en l’honneur du saint hiérarque Raphaël de Brooklyn

Avec la bénédiction du métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, a eu lieu la commémoration du centième anniversaire du trépas de saint Raphaël de Brooklyn, en l’église Saint-Jean-Baptiste de Brooklyn, qui relève de ladite juridiction. L’évêque Raphaël (1860, Damas – 1915, New York) est un saint particulièrement vénéré dans l’Église russe et dans de nombreuses autres Églises sur le continent américain. Il fut un ecclésiastique et une personnalité publique remarquables de Brooklyn au début du XXème siècle.

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À l’occasion de la fête de saint Jean le Théologien, le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie à Ephèse dans les ruines de la célèbre basilique dédiée au saint

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Turquie: le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie dans les ruines de l’ancienne basilique Saint-Jean le Théologien à Ephèse

4Le vendredi 8 mai à Ephèse, le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie dans les ruines de l’ancienne basilique Saint-Jean le Théologien. Ont concélébré avec le patriarche, les métropolites Jean de Pergame, Chrysostome d’Eleutheroupolis (Grèce du Nord) et Maxime de Sylivrie. La veille le patriarche y a présidé l’office des vêpres.

L’archevêque Demetrios du diocèse orthodoxe grec d’Amérique du Nord : « Le mariage est une institution sacrée entre un homme et une femme »

« La redéfinition du mariage légal afin d’y inclure une relation autre que celle d’un homme et d’une femme a des conséquences sérieuses », a déclaré le synode diocésain présidé par l’archevêque Demetrios des États-Unis (Patriarcat œcuménique). Quelques jours avant l’audition par la Cour suprême des États-Unis des arguments sur les droits des États à définir le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme, plus de 30 chefs religieux représentant des dizaines de millions de citoyens américains de différentes communautés religieuses à travers les États-Unis ont réaffirmé leur engagement commun pour le mariage et la liberté religieuse. Une lettre ouverte intitulée « La défense du mariage et le droit à la liberté religieuse : réaffirmer un témoignage commun », a été adressée à tous ceux qui occupaient un poste dans la fonction publique en date du 23 avril. L’archevêque Demetrios d’Amérique, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques aux États-Unis a signé la lettre ouverte pour le synode diocésain. Il a été rejoint par d’autres chefs religieux, dont l’archevêque Joseph E. Kurtz de Louisville, au Kentucky, président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, l’archevêque Salvatore Cordileone de San Francisco, président du sous-comité de la conférence catholique pour la promotion et la défense du mariage, et par le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA). Nous publions ci-dessous le texte intégral de la lettre, qui a été signée et publiée par les membres du Synode diocésain en date du 23 avril 2015 :

« Chers Amis,

En ce temps important dans l’histoire de notre nation, alors que l’institution du mariage se trouve pour examen devant la Cour suprême des États-Unis, nous réaffirmons notre engagement pour promouvoir et défendre le mariage – l’union d’un homme et d’une femme. En tant que chefs religieux de différentes communautés, nous reconnaissons que le mariage est le fondement de la famille, dans laquelle les enfants sont élevés par une mère et un père ensemble. Notre engagement pour le mariage a été exprimé en diverses occasions, y compris dans la lettre d’engagement commun et celle concernant le mariage et la liberté religieuse. Cet engagement est inséparable de l’affirmation de la dignité égale de tous les hommes et la nécessité de protéger leurs droits fondamentaux. L’État a un intérêt impérieux à maintenir le mariage tel qu’il a été compris par les religions et les cultures pendant des millénaires, parce qu’il a un intérêt impérieux au bien-être des enfants. Chaque enfant a une mère et un père, et chaque enfant mérite l’occasion, là où cela est possible, d’être élevé par ses propres mère et père mariés dans un foyer stable et aimant. Le mariage, comme l’union d’un homme et d’une femme est la seule institution qui encourage et sauvegarde le lien entre les enfants et leur mère et père. Bien que ce lien ne peut pas toujours être réalisé et soutenu – bien des parents seuls, par exemple, déploient des efforts héroïques pour élever leurs enfants – il est dans le meilleur intérêt de l’État d’encourager et de soutenir la famille fondée sur le mariage et de permettre et renforcer la protection légale de l’union du mari et de l’épouse. La redéfinition du mariage légal pour inclure tout autre type de relation a de sérieuses conséquences, particulièrement pour la liberté religieuse. Cela change toute loi impliquant le statut matrimonial, exigeant que tout autres relations soient traitées comme si elles étaient les mêmes que la relation matrimoniale d’un homme et d’une femme. Aucune personne ou communauté, dont les organisations religieuses et les individus croyants, ne doivent être contraints à accepter cette redéfinition. Pour beaucoup de personnes, accepter une redéfinition du mariage serait agir contre leur conscience et nier leurs croyances religieuses ainsi que leurs convictions morales. Le Gouvernement doit protéger les droits de ceux qui ont des vues différentes sur le mariage à exprimer leurs croyances et leurs convictions sans craindre d’être intimidés, marginalisés et être exposés à des accusations injustes selon lesquelles leurs valeurs impliqueraient l’hostilité, l’animosité ou la haine des autres. En cela et en tout ce que nous faisons, nous sommes motivés par notre devoir d’aimer Dieu et notre prochain. Cet amour s’étend à ceux qui sont en désaccord avec nous sur ce sujet. Le bien-être des hommes, femmes et de leurs enfants, nous contraint à nous prononcer pour le mariage comme l’union d’un homme et d’une femme. Nous appelons à la préservation de l’unique sens du mariage dans la loi et pour le respect renouvelé de la liberté religieuse ainsi que pour la liberté de conscience conforme au bien commun ».

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Les paroissiens du Patriarcat de Moscou aux États-Unis et du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières ont expédié plus de 7 tonnes d’aide humanitaire aux civils du Sud-Est de l’Ukraine

Avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et du métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, les clercs et laïcs des paroisses patriarcales et du diocèse d’Amérique orientale ont expédié, le 29 avril, plus de 7 tonnes de marchandises, médicaments, et produits alimentaires aux habitants du Sud-Est de l’Ukraine. C’est le département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou et la mission internationale humanitaire « Charité sans frontières » de Kiev qui assureront la répartition de l’aide parmi les civils de la région concernée d’Ukraine.

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Décès de l’archimandrite Roman (Braga), confesseur de la foi en Roumanie, puis prêtre missionnaire aux États-Unis

L’archimandrite Roman [Braga] est décédé à l’âge de 93 ans au monastère de la Dormition à Rives Junction (Michigan) le 28 avril 2015. Père Roman est né à Condrița, en Bessarabie, le 2 avril 1922. Il était le septième enfant des époux Cosmas et Marie Braga. Élevé par sa pieuse mère dans la proximité du monastère de Condrița, il fut élevé dans un entourage orthodoxe. Pendant ces années, il avait l’exemple vivant de sa mère, qui imprégna sur ses enfants les vertus de la vie chrétienne. Il se rappelait souvent comme sa mère assistait à de longs offices au monastère de son enfance, et comme il restait, somnolent et fatigué, à ses côtés. Ces années posèrent pour lui la fondation d’une stricte discipline pour sa vie entière. À l’âge de sept ans, il entra à l’école primaire de son village. Cinq ans plus tard, il fut envoyé au monastère de Căldărușani, près de Bucarest, et de là, on l’envoya au séminaire monastique de Cernica, également près de Bucarest, où il entretiendra des amitiés durables avec certains des plus grands spirituels roumains. C’est là qu’il rencontra les pères Sofian Boghiu, Félix Dubneac, Benedict Ghiuş, Grigore Băbuş, et Gratian Radu. Plus tard, il fut emprisonné avec certains d’entre eux, qu’il rejoindra ultérieurement aux États-Unis. En 1942, il revint au séminaire de Chișinău en Bessarabie et il commença simultanément des études à l’Institut théologique, à la Faculté des lettres et de philosophie ainsi qu’à l’Institut pédagogique de Bucarest. En 1947, il reçut son diplôme « Magna cum Laude » de l’Institut théologique, avec un certificat de professeur de langue roumaine et de théologie. L’année suivante, il suivit un programme de doctorat à l’Institut de théologie de Bucarest. Cependant, il ne put continuer ses études, du fait qu’il fut arrêté en été 1948 et détenu pendant un an pour subir des interrogatoires, étant accusé d’appartenir à un mouvement antisémite. Il fut détenu à Bucarest à la prison de Jilava et envoyé ensuite à Pitești, lieu de détention connu pour « laver les cerveaux », où il fut placé dans un cachot. En 1951, il fut envoyé dans un camp de travail dans le delta du Danube. En 1953, il fut libéré sous condition. Il s’installa alors à Iași où vivait sa sœur, qui était moniale. Il prononça ses vœux monastiques en janvier 1954 et fut ordonné au diaconat la semaine suivante à la métropole de Iași, où on lui donna la permission de rester jusqu’en 1959, tout en se trouvant sous la surveillance des services secrets. À cette époque, il célébrait quotidiennement à la cathédrale métropolitaine et chantait dans le chœur. Il dirigea également des sessions théologiques à la Faculté de médecine et autres universités, discutant de la prière de Jésus et commentant la Philocalie pour les étudiants. Cela mena à sa seconde arrestation et une année d’interrogatoires en 1959. Ne sachant exactement de quoi l’accuser, le régime inventa 16 chefs d’accusations, dont celui d’avoir participé au mouvement du « Buisson ardent ». En définitive, il fut condamné à 18 ans de travaux forcés. De 1959 à 1964, il connut différents camps de concentration dans le delta du Danube. Sous la pression occidentale, il fut été relâché en 1964 après le décret d’amnistie général libérant tous les prisonniers politiques en Roumanie. À la fin de la même année, il fut ordonné prêtre dans le diocèse d’Oradea et, le 1er janvier 1965, il fut nommé dans une paroisse du nord de la Roumanie. Là, il organisa un chœur de cent enfants, ainsi qu’une école du dimanche. Les autorités ne voyaient pas d’un bon œil son activité, il fut transféré secrètement, deux ans après, à une autre paroisse. Considéré comme un « élément indésirable » par le gouvernement communiste, le Patriarcat l’envoya comme missionnaire au Brésil. En 1972, après quatre ans de ministère à Sao Paulo, il fut invité par le défunt archevêque Valérien (Trifa) du diocèse roumain de l’Église orthodoxe d’Amérique (OCA), à s’installer aux États-Unis. Là, pendant cinq ans, il adapta la musique liturgique roumaine à l’anglais, continua la poursuite de programmes religieux éducatifs pour les enfants et participa au comité de traduction des textes religieux roumains en anglais. Il servit également dans plusieurs paroisses aux États-Unis et au Canada. À l’occasion de la fête de l’Annonciation en 2015, l’archevêque Nathanael, lui remit l’ordre de saint Romain le Mélode, de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique, en reconnaissance de son travail dans le domaine de la musique liturgique. En 1979, il fut nommé prêtre de la paroisse de la Sainte-Trinité, à Youngstown, dans l’Ohio, puis, en 1982, à la cathédrale Saint-Georges, à Southfield, Michigan. L’année suivante, il fut transféré au monastère de la Transfiguration à Ellwood City, en Pennsylvanie, où il fut aumônier jusqu’en 1988, lorsqu’il prit sa retraite au monastère de la Dormition de la Mère de Dieu, à Rives Junction, dans le Michigan, où il passa le reste de sa vie. Ses années au monastère de la Dormition étaient ponctuées par le cycle complet des offices liturgiques, les conseils aux fidèles et le ministère pastoral. Jusqu’aux deux années précédant son décès, il ne manquait jamais un office, et il maintint sa règle de prière : lever à deux heures du matin, prières jusqu’à 5h où il se rendait à l’église. Même après le diagnostic d’un cancer de la prostate, il maintint en grande partie ce programme, jusqu’au moment où il n’en eut plus la force. Malgré tout, il ne manquait jamais la Liturgie, s’y préparant quelque soit son état de fatigue. Ses enfants spirituels ne l’ont jamais oublié, même s’ils ne l’avaient plus vu depuis des années. Le père Roman a été alité 10 jours avant son trépas, tout en restant lucide jusqu’à la fin. Mémoire éternelle au père Roman !

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« L’État islamique » entraîne des femmes-combattantes dans les ruines du monastère de saint Siméon le Stylite, en Syrie

Les rebelles du groupe terroriste « État Islamique » continuent à mener la guerre contre l’héritage chrétien séculaire de la Syrie : cette fois, ce sont les ruines du plus ancien monastère du monde qui ont été profanées. Un film vidéo a été publié récemment par « l’État islamique » montrant des scènes d’instruction d’environ 45 femmes à « l’art masculin » de la guerre. Vêtues de hijabs et niqabs, les femmes et les jeunes filles ont montré devant les caméras un excellent maniement des armes. Ce faisant, en criant les formules du takbir, elles se sont dirigées sur l’ancien monastère de saint Siméon le Stylite, qui a été grandement endommagé au cours de cette dernière année par les rebelles. Arrivées au monastère historique, les femmes se sont alignées, laissant la parole à leur commandant qui a proféré des menaces contre le régime de Bachar el-Assad. Rappelons que le monastère, choisi comme camp d’entraînement par les terroristes, est le monastère de saint Siméon, construit en 490, sur le lieu des luttes ascétiques du grand saint. La construction, entreprise sur l’initiative de saint Daniel le Stylite a commencé sous l’empereur Zénon (474-491) et a duré jusqu’en 490. En 2011, le monastère a été introduit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

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Interview de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de la Mission de Pékin de l’Église orthodoxe russe

L’archiprêtre mitré Michel Li

Archiprêtre Michel Li

L’archiprêtre mitré Michel Li, chef de la Mission russo-chinoise de l’Église orthodoxe russe hors-frontières en Australie, clerc de la cathédrale de Tous-les-Saints glorifiés en terre russe à Croydon, a fêté ses 90 ans au mois de janvier de cette année. Le père Michel est le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique de Pékin, qui continue encore à célébrer régulièrement. Le père Michel raconte sa vie, l’histoire de l’orthodoxie en Chine, les souffrances qu’il a endurées pour la foi pendant la « révolution culturelle » pour les lecteurs du site « Pravoslavie.ru ». Il a été interviewé par le prêtre Georges Maximov.

– Père Michel, peut-on vous poser quelques questions ?

– Oui, mais je ne parle pas très bien russe. J’ai oublié la langue russe. À partir de 1966, je me suis trouvé en exil, et ai passé vingt ans aux travaux « noirs » (travaux forcés dans les carrières de pierres). J’étais privé du droit de parler. À cette époque, j’ai tout oublié, on ne pouvait dire aucun mot en russe. Mais avant, je connaissais bien le russe, on nous l’avait bien appris. En 1966, nous avons été expulsés de nos maisons et on nous a envoyé aux travaux « noirs », en raison de notre foi orthodoxe.

– Peu de choses nous sont connues de cette période de l’Église orthodoxe en Chine. Pourriez-vous nous raconter ce qui s’est passé à cette époque ?

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Le métropolite Hilarion et le P. Michael Li à Croydon, Australie

– C’était une époque difficile. La Mission ecclésiastique russe était fermée. Tous les paroissiens avaient été chassés. Nous avons tout perdu. Or, nous vivions là-bas, dans un appartement appartenant à l’Église. On nous a expulsés et on nous a donné une très petite chambre, sans cuisine, sans eau, sans électricité, sans toilettes. Nous y avons vécu vingt ans avec quatre enfants. Ensuite, on m’a forcé à travailler dans les carrières de pierres, où je devais produire des quantités énormes de pierres par jour. C’était dur, dur. Ensuite on m’a libéré. En 1986 a été ouverte une église orthodoxe à Harbin. On m’a proposé trois fois d’y célébrer. Mais là-bas, on était surveillé par les « organes », on nous convoquait, on nous questionnait sur les paroissiens : que disaient-ils ? Que faisaient-ils ? Cela ne me convenait pas, je ne voulais pas prendre part à cela. Et j’ai arrêté d’y célébrer. Mais l’un des paroissiens de Harbin raconta à Mgr Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières), qui était alors archevêque en Australie, que le père Michel Li était encore vivant et se trouvait à Changhaï. Et Mgr Hilarion m’a invité, m’a aidé à déménager et j’ai commencé à célébrer en Australie.

– Pendant les persécutions, lorsque vous étiez exilé et vous trouviez aux « travaux noirs », qu’est-ce qui vous a aidé à garder la foi ?

– La lecture des prières. Mais il fallait prier secrètement.

– Parlez de votre enfance, alors que l’orthodoxie en Chine était pleinement florissante.

L'archevêque Victor avec les travailleurs de fermes laitières. Pékin. Bay-guan. 1956

L’archevêque Victor avec les travailleurs de ferme laitière. Pékin. Bay-guan. 1956

– Je suis né à Pékin, à la Mission ecclésiastique russe. Le territoire de la mission était très grand, c’était tout un complexe. Il y avait une imprimerie, une ferme et encore beaucoup d’autres choses. Tous ceux qui y travaillaient étaient orthodoxes. Ce fut une très belle époque. Mon père, qui s’appelait Grégoire, travaillait au séminaire, pensait devenir moine, mais finalement il se maria. Il a eu six enfants, et j’étais le cadet. À l’âge de sept ans, j’allais à l’école, sur le territoire de la Mission. Elle s’appelait « école orthodoxe russo-chinoise ». Dès l’âge de dix ans, je chantais dans le chœur de l’église, on nous avait appris à chanter d’après les notes, j’étais première voix. Avant, je chantais bien, mais après vingt ans aux travaux « noirs », j’ai tout oublié. Maintenant, je me souviens de bien peu de choses. Alors que j’étais petit, j’aimais beaucoup l’église, la prière… Après l’office de Pâques, je restais là-bas toute la nuit. J’aimais beaucoup les offices.

– Y avait-il en ce temps beaucoup de Chinois orthodoxes à Pékin ?

– Oui, beaucoup. Presque deux mille.

– Qui a été votre premier père spirituel ?

– Mgr Victor. De mon temps, il y eut successivement trois évêques chefs de mission : le métropolite Innocent (+ 1931), le second fut l’archevêque Simon (+1933) et le troisième l’archevêque Victor (+1966). Celui-ci partit ensuite en Russie (en 1955). Il m’a ordonné prêtre en 1952.

– Comment cela s’est-il produit ?

– Après l’école, je suis entré au séminaire. Nous étions vingt à l’école de la Mission, mais beaucoup n’étudiaient pas sérieusement. Trois étudiants de notre cycle ont été ordonnés prêtres : le premier était le moine Thaddée, le second Evangel, et j’étais le troisième. Thaddée devint diacre le premier, et il fut ensuite assassiné pendant la révolution culturelle. Le diacre Evangel vit actuellement à Changhaï. Récemment, il est tombé et s’est cassé la jambe, maintenant il est alité, il ne peut pas marcher. Je suis resté le seul à pouvoir célébrer.

– Lorsque finalement vous avez célébré la première liturgie après une longue interruption, qu’avez-vous ressenti ?

– J’étais très heureux. Mais j’étais aussi nerveux du fait que j’avais beaucoup oublié. On m’avait tout donné, l’Évangile, le liturgicon, l’euchologe. Mais j’avais complètement oublié comment célébrer. Mais pouvez-vous vous imaginer que lors du premier office, je me suis rappelé de tout ?

– Avez-vous vu saint Jean de Changhaï  ?

– Oui, une fois, il était venu chez l’archevêque Victor et avait célébré la liturgie à Pékin. Je servais dans le sanctuaire et j’avais reçu la bénédiction du saint hiérarque Jean. Il était de petite taille.

– Et votre famille, vos enfants, ont-ils pu garder la foi orthodoxe ?

– Oui, mais les enfants sont restés à Changhaï. Je ne suis venu en Australie qu’avec mon épouse.

– Lorsque vous avez été ordonné, vous célébriez en chinois ou en slavon ?

– Les premiers temps, en chinois, tant l’Évangile que presque tout le reste, je disais très peu de choses en slavon. J’avais l’Évangile, le liturgicon et l’euchologe en chinois, beaucoup de livres, mais on m’a ensuite tout confisqué et brûlé.

– Y a-t-il des orthodoxes chinois parmi vos paroissiens ?

La liturgie dans l'église de Saints-Pierre-et-Paul à Hong Kong. 2012

La liturgie dans l’église de Saints-Pierre-et-Paul à Hong Kong. 2012

– Oui, beaucoup. Ils ont émigré de Guangzhou. Certains ne comprenaient ni l’anglais, ni le russe.

– Que pensez-vous de l’avenir de l’orthodoxie en terre chinoise ?

– Je ne sais pas ce qu’il arrivera. Il est difficile de le dire. Actuellement, en Chine, chaque parole, chaque action, sont liées à la politique. Or, le chrétien doit se trouver hors de la politique. Il faut endurer. Seulement prier. C’est Dieu qui dirige. Il sait tout. En Lui est tout notre espoir.

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Le métropolite de Guinée Georges (Patriarcat d’Alexandrie) : « Le Patriarcat fait le nécessaire pour qu’il n’y ait pas de migrants »

Dans un entretien avec l’Agence grecque Romfea.gr, le métropolite de Guinée Georges a évoqué l’afflux de migrants en Grèce. Le métropolite s’est référé au rôle du Patriarcat d’Alexandrie au sujet de ce problème, soulignant que « si l’on considère l’afflux de réfugiés venant principalement d’Afrique du Nord, il n’y a jamais parmi les migrants un seul orthodoxe ! ». « Et cela est dû au fait que le Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique prend soin, là où existe le Patriarcat et l’orthodoxie, de créer une situation telle que ces hommes n’aient pas besoin d’affronter ce danger et de migrer en Europe » a ajouté Mgr Georges. Par ailleurs, le métropolite a fait remarquer que « nous nous soucions toujours de construire, auprès de chaque église, une école, une université, une clinique, de telle façon de créer les conditions pour que les fidèles puissent rester sur leur terre natale, y travailler et créer une société saine ». À la question de savoir si le Patriarcat collabore à éviter les flux migratoires, le métropolite de Guinée a répondu : « Naturellement, et comme en Grèce où l’Église organise partout des cantines populaires pour aider les nécessiteux à survivre, nous faisons de même en Afrique ». « Pour cette raison, il n’y a pas d’orthodoxes qui entrent dans ce processus qui les fait traverser la Méditerranée en exposant leur vie » a ajouté le métropolite. Pour ce qui concerne les djihadistes, le métropolite a souligné, entre autres : « Les djihadistes font leur travail, ils s’efforcent de propager l’islam où ils peuvent. Et je demanderai, de mon côté, nous, chrétiens, que faisons-nous ? Faisons-nous les efforts nécessaires pour propager l’Évangile ? » « Nous nous reposons sur notre confort, et nous ne luttons pas comme il le faut. Eux vont partout pour enseigner l’Islam, quant à nous, allons enseigner partout l’Évangile comme nous l’a demandé le Christ » a ajouté le métropolite, qui a conclu : « C’est ce que fait le Patriarcat d’Alexandrie sur tout le continent africain, là où il peut transmettre le message de l’Évangile, afin qu’y parvienne la flamme de l’orthodoxie et que nous enseignions la résurrection du Christ ».

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Les catholiques-romains ont cédé une église située dans le centre de Mexico au diocèse métropolitain d’Amérique centrale du Patriarcat œcuménique

Le 20 avril a eu lieu la cérémonie officielle de signature et de cession d’une des plus belles églises de Mexico au diocèse d’Amérique centrale du Patriarcat œcuménique. Il s’agit de l’église de la Conception de sainte Anne, située dans le centre de la ville, dans le quartier de Zócalo. La cession a été réalisée par les représentants de l’Église catholique-romaine au Mexique, suite aux efforts du métropolite Athénagoras, qui ont duré plusieurs années. « Nous sommes très fiers que la parole de la foi orthodoxe, après beaucoup de persévérance et de dévouement du métropolite du Mexique, prend chair et os. Nous vivons quotidiennement la parole du Christ ressuscité « Allez, faites de toutes les nations des disciples ». Dans le nouvel édifice que nous avons reçu de l’Église catholique-romaine, nous avons déjà commencé les transformations à l’intérieur conformément aux nécessités de la tradition orthodoxe. Ce sera un phare pour les orthodoxes de Mexico » a déclaré l’archimandrite Damien après la signature. Le gouvernement mexicain a réalisé la restauration de la partie extérieure de l’église. De nombreux habitants du quartier étaient présents à la cérémonie de transmission des clefs, lesquels ont exprimé leur joie particulière que l’église appartienne désormais au Patriarcat œcuménique.

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Le monastère orthodoxe russe de la Sainte-Trinité (Jordanville, Etats-Unis) poursuit son travail de rééditions et de traductions

Au cours des quatre derniers mois, les éditions du monastère de la Sainte-Trinité a Jordanville (Église orthodoxe russe hors-frontières) a procédé à plusieurs rééditions et traductions. Au mois de décembre 2014 ont été édités quatre livres, un CD audio, ainsi que le « Calendrier orthodoxe russe 2015 ». Trois livres, parmi les quatre, sont des rééditions en langue russe, qui avaient été précédemment édités par l’imprimerie du monastère, à savoir « L’ermitage d’Optino et son temps » de I.M. Kontzevitch ; « La vérité sur l’assassinat de la Famille impériale » de P.P. Paganuzzi et « Les lettres du père Séraphim (Rose) ». Le 1er janvier 2015 a été édité un disque comportant 18 chants exécutés par le chœur du monastère et séminaire de la Sainte-Trinité, sous le titre « Je bénirai le Seigneur en tout temps ; chants liturgiques du monastère de la Sainte Trinité ». Les chants de ce disque reflètent la riche tradition musicale dudit monastère. Le 1er mars 2015 a été édité en anglais « Temps du repentir ; homélies de carême de St Jean de Cronstadt ». Ce livre contient des prédications de grand Carême de St Jean de Cronstadt. Celles-ci commencent le dimanche du Pharisien et du Publicain et se terminent le Vendredi saint.

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L’Église orthodoxe russe hors-frontière a désigné un nouvel évêque-vicaire pour son diocèse d’Australie

Le jeudi 16 avril est arrivé à Sydney, depuis les Etats-Unis, l’évêque de Mayfield Georges, qui sera évêque-vicaire du diocèse d’Australie et Nouvelle-Zélande de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, avec le titre d’évêque de Canberra. Tôt dans la matinée, à l’aéroport international Kingsford Smith, l’évêque a été accueilli par les clercs diocésains : l’archiprêtre Georges et le prêtre Gabriel Lapardine, ainsi que le protodiacre Alexandre Kotliarov. Le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, également en charge du diocèse d’Australie, a salué l’évêque dans sa résidence de Croydon. « L’arrivée de Mgr Georges est un joyeux événement, qui renforcera la présence épiscopale dans le diocèse » a-t-il déclaré. Évoquant la vie ecclésiale, Mgr Georges, qui est américain, a déclaré de son côté : « Les offices dans le diocèses continueront en slavon, mais là où cela est nécessaire, on pourra officier dans les deux langues. J’ai remarqué que de nombreux jeunes Russes aiment, mais ne comprennent pas la langue slavonne d’Église. Je pense qu’il faut observer un certain équilibre pour ce qui concerne cette question. En Amérique, j’ai participé aux offices dans différentes églises. Dans certaines, ils avaient lieu en slavon, dans d’autres en anglais, et dans d’autres encore, dans les deux langues ». Mgr Georges a fait remarquer qu’il regrettait beaucoup de se séparer de ses amis de longue date, prêtres et moines aux États-Unis et a exprimé l’espoir que la vie ecclésiale se renforcera et s’élargira dans tous les domaines en Australie. Le jour suivant, le vendredi 17 avril, en la cathédrale saints Pierre et Paul à Stratfield s’est déroulé un office solennel, au cours duquel le métropolite Hilarion a présenté le nouvel évêque au clergé et aux paroissiens du diocèse. À cet office de la période pascale sont venus les prêtres de la quasi-totalité des paroisses du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Outre le clergé du diocèse, l’évêque Irénée, de l’Église orthodoxe serbe en Australie, a pris part à l’office.

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Le ministre grec de la Défense, P. Kamenos, en visite officielle en Égypte, a rendu visite au patriarche d’Alexandrie au monastère Saint-Georges du Caire

Le 20 avril, le patriarche d’Alexandrie Théodore II a reçu le ministre grec de la Défense P. Kamenos au monastère Saint-Georges, situé dans la vieille ville du Caire. Étaient présents les métropolites Alexis de Carthage, Georges de Guinée, Niphone de Péluse, higoumène du monastère, et des évêques Mélèce de Naucratis, higoumène du monastère patriarcal Saint-Sabbas à Alexandrie, Chrysostome de Bérénice. Le patriarche a informé le ministre, qui était en visite officielle au Caire, sur l’œuvre du Patriarcat en Égypte et dans toute l’Afrique. Il lui a en outre fait visiter l’église, dont la restauration est déjà achevée, les musées se trouvant dans la crypte ainsi que les tombes des patriarches d’Alexandrie.

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Jovan Nikoloski