18/12/2014
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Toutes les cinq minutes, un chrétien meurt au Moyen Orient

Le père Gabriel Nadaf est un prêtre de l’Église orthodoxe grecque [Patriarcat de Jérusalem]. Il vit à Nazareth et fait face à des menaces de mort pour avoir fait connaître la situation des chrétiens au Moyen Orient. Le père Nadaf bénéficie d’une escorte de sécurité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit le plus haut niveau de protection offert par les autorités israéliennes. Cependant, lors de son récent voyage en Espagne, il a déclaré à l’agence d’information catholique CNA qu’il n’avait pas peur et était venu « pour faire entendre les voix des chrétiens d’Orient ». « Ce qui se produit au Moyen Orient est un génocide, et cela se produit aujourd’hui, maintenant » a déclaré le père Nadaf qui continue : « Toutes les cinq minutes, un chrétien meurt au Moyen Orient, et les leaders musulmans le savent ».

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A la mémoire de Nicolas Ossorguine, 40-e jour de son rappel à Dieu

Il a su plaire à Dieu au point d’en être aimé! (…)
Devenu parfait, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur…” Sagesse de Salomon, 4, 7-15Décès de Nicolas Ossorguine (1924-2014) 

Un émouvant hommage, publié au moment de son décès sur le site de Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale, a été rendu à Nicolas Michailovitch Ossorguine par Antoine Nivière. Il nous a donné une vision détaillée de sa vie, de son œuvre personnelle, de son travail ecclésial. D’un autre côté, ses proches pourraient nous dire quel homme il était dans sa famille et dans sa vie quotidienne, à l’Institut comme à la maison. Mais il y a encore, pour nous orthodoxes, une autre dimension, celle de la communion de l’Eglise.

Le travail visible, l’activité extérieure sont sans prix. Mais ce qui rend ce travail fructueux et lui donne une dimension plus vaste, ce qui le mène au-delà du temps, c’est le dévouement intérieur et l’accomplissement spirituel de celui qui le réalise. Cet aspect plus profond d’une personne se révèle grâce à l’Eglise, là où elle entre en résonnance avec les autres. Au portrait qui nous a été donné, je voudrais en ce sens ajouter quelques touches plus personnelles.

De Nicolas Michaïlovitch, nous avons tous reçu énormément; il fut, à mon sens, pendant de longues années, la forme que prit pour nous la Providence de Dieu. J’ai la conviction qu’il avait fait, dès ici-bas, l’expérience de la Résurrection.
Tous, à des degrés divers, nous avons connu la joie pascale. Mais c’est une chose différente que de connaître dès ici bas la résurrection de l’âme.

De cela je peux énumérer quelques signes.
A tous ceux qui l’approchaient, conscients ou non, il témoignait à son insu de cette expérience, il en transmettait un reflet par sa personne et par sa manière d’être. Il portait en lui une sérénité et une joie qui réconfortaient et pacifiaient le cœur. Avec discernement et détachement, il savait recentrer les problèmes, tout remettre à sa place. Comme attirés par un aimant, tous reconnaissaient aisément son autorité et s’y soumettaient avec reconnaissance.
Il était au nombre de ceux qui ont déjà “fait connaissance” avec le Seigneur, qui L’ont rencontré personnellement. Je ne peux dire si le Seigneur lui était apparu visiblement mais Nicolas s’était approché de Lui suffisamment pour Lui appartenir et Le porter en lui.

Il ne pouvait entendre ou prononcer Son Nom sans que ses yeux s’emplissent de larmes.
Le Christ, la Mère de Dieu et les Saints étaient pour lui, tangiblement, des personnes vivantes et présentes. En dehors de la célébration liturgique, il ne se consacrait pas d’une manière manifeste à la prière pour les autres; sa prière était plutôt comme un état, une intimité avec des Amis, à laquelle il nous conviait avec lui. Tous peuvent le confirmer en ce qui concerne saint Serge de Radonej.

Il s’exprimait toujours, surtout évidemment quand il s’agissait de sujets sacrés, comme d’une profondeur ; il avait plongé très loin et revenait porteur de ce qu’il avait entendu ou déchiffré sur un radar secret, au fond de lui-même. Il parlait une langue tout en nuances qu’il était souvent impossible de répéter et difficile de reconstituer rationnellement. Pour parler la même langue, il fallait entrer dans la même communion, se laisser illuminer, s’il était possible, par la même lumière; il fallait parcourir à notre façon le chemin qu’il avait parcouru lui-même pour y parvenir.

Il faut insister sur la patience, la bonté, l’affection, la simplicité avec laquelle il partageait son enseignement, avec les plus savants comme avec les plus simples, dès qu’il sentait brûler même faiblement la flamme de l’amour pour Dieu.

Ce n’était pas seulement le contenu de son enseignement, rare et précieux, qu’il répandait sur tous! Il abordait les textes liturgiques et scripturaires avec un respect impressionnant, comme on vénère une Icône. Il projetait sur eux comme un rayon de cette Lumière qui éclairait son cœur. Les textes resplendissaient d’une signification cachée jamais entendue auparavant et autrement inaccessible. Il révélait un jeu de correspondances inconnues entre l’Ecriture, les rubriques et les textes liturgiques, qui composaient alors un tout organique, comme tissé par l’Esprit Saint, comme la tunique sans couture du Christ.

Il manifestait ainsi tangiblement, à tous ceux qui voulaient bien le saisir, la sainteté resplendissante de l’Eglise. Plus, bien que simple laïc, il nous agrégeait à Elle par l’office, par les chants, par les lectures, par sa voix, purifiée de tout sentimentalisme et de tout égoïsme. Il avait la capacité de nous unir à Dieu sans interférer lui-même. Lui même n’existait pas, il s’effaçait entièrement devant Dieu.

Pendant la célébration, nous partagions à ses côtés et ainsi apprenions à apprécier quelque chose qui ressemble à ce que saint Nectaire d’Egine demandait aux moniales d’Egine: “Je ne veux pas, disait-il, que vous accomplissiez une prière formelle, mais une prière d’adoration; en effet, ce n’est pas la règle qui procure un contentement du cœur, mais l’adoration, ni la lecture de tous les canons, lesquels furent écrits pour la célébration des Saints, mais la qualité de la prière! ” (1)

Il a su nous révéler que la Tradition de l’Eglise, dans sa source ininterrompue, pouvait à chaque époque, dans chaque lieu ou situation, dans chaque langue, dans l’âme de chaque être humain, se manifester avec la même Vie immuable et toujours nouvelle, ce dont il était l’exemple par excellence: il gardait comme un trésor la Tradition Russe dans sa pureté et, par son accomplissement personnel, en révélait l’Universalité.

On ne venait pas à l’église écouter le chœur ou la musique de Nicolas Michailovitch ; on s’approchait avec foi et crainte de Dieu, pour plonger dans la lumière et dans la prière de l’Eglise invisible, le “Paradis où les chœurs des Saints et des Justes resplendissent comme des astres”! Ce qui imprégnait sans cesse d’une nouveauté secrète la musique sobre et habituelle (обиходная) qu’il choisissait, était la Grâce de Dieu, la création incessante de l’Esprit Saint qui reste à jamais scellée pour la volonté de l’homme.

La musique que nous gardions dans l’oreille – mais d’abord dans le cœur – en quittant l’église, ne pouvait pas ne pas être le chant qui retentirait pour toujours dans le Royaume à venir!

Il est aussi important de rappeler à ce propos l’atmosphère monastique dans laquelle Nicolas Michailovitch accomplissait tout ce qu’il faisait. C’est justement ainsi, porteurs de cette atmosphère, qu’avec son épouse Irina Vitoldovna, ils paraissent comme un modèle des époux chrétiens.

Au moment de la fondation de l’Institut, le père de Nicolas, Michail Michailovitch avait, avec l’évêque Benjamin Fedtchenkov, alors inspecteur des étudiants, transcrit d’oreille tout l’Obikhod, car il n’existait alors aucun livre de musique disponible.

Ainsi les mélodies qui sont utilisées à l’Institut sont-elles particulièrement exemplaires de la Tradition Russe vivante : d’abord, parce qu’elles appartiennent au répertoire monastique, moins susceptible d’accueillir les influences séculières ; ensuite parce qu’elles étaient, sauf exception, harmonisée spontanément et donc libres d’évoluer avec les hommes et les jours; ensuite parce qu’elles ont été transmises de manière entièrement personnelle, à travers la mémoire vivante de deux personnes ; finalement, parce que ces deux personnes étaient des “filtres” d’une très grande finesse spirituelle.

L’ambiance générale de l’Institut Saint Serge était alors très monastique. Un nombre assez important d’étudiants, en effet, désiraient devenir moines autour de l’évêque Benjamin mais ce mouvement fut interrompu par la crise de 1931.

Il faut encore ajouter un fait non négligeable : il avait parmi eux le hiéromoine Athanase (Netchaev) de bienheureuse mémoire, auquel les parents de Nicolas faisaient appel quand ils avaient besoin de le faire garder. Nicolas avait pour lui il avait une très grande affection et sa prière ne l’a pas quitté de toute sa vie.

Le plan académique n’est pas tout, mais il nous a appris à considérer la Nature comme une icône. La doctrine enseignée est unique à bien des égards. Tous témoigneront, en effet, que la pensée de Nicolas Michaïlovitch sur la lumière cosmique icône du salut, l’idée d’une astronomie théologique fondée sur l’analyse du cycle liturgique, est absolument inspirée et n’a jamais été enseignée que par lui seul, quoiqu’elle prolonge avec bonheur la pensée des Pères. Il ne prétendait pourtant lui-même aucunement être théologien alors que sa pensée a fait des Rubriques une chaire de Théologie de l’Eglise.

Il nous a appris à appréhender l’Ecriture, les textes liturgiques et les Rubriques comme des Icônes. Et aussi, à lire et à comprendre l’Ecriture comme un texte liturgique, fait pour être prié et chanté ! Personne ne peut savoir pleinement ce que cela signifie s’il n’a entendu Nicolas Michaïlovitch psalmodier la prophétie d’Ezéchiel aux matines du Samedi Saint.

Comme une Icône, il nous a montré comment composer l’office – utiliser les tons, sélectionner les stichères et combiner les fêtes. Il ne nous a pas seulement transmis des informations techniques sur le Typikon (Oustav), mais il nous a appris comment respecter et manifester sa secrète harmonie, sa secrète splendeur.

Des règles de l’Eglise, de leur aspect formel, il a fait voir la signification éternelle et la lumière qu’elles portent. Ainsi le vieux slave, par exemple, la langue liturgique de l’Eglise Orthodoxe Russe, était pour lui comme un ornement liturgique que revêt le chantre ou le lecteur pour pénétrer dans l’Eglise et y prier le Dieu des Connaissances.
Comme des Icônes également, il nous a appris à considérer les mélodies traditionnelles de l’Eglise. Il avait la même liberté, mais aussi la même rigueur ascétique qu’Ouspensky pour la peinture, tant dans la pratique que dans l’enseignement. La sobriété du chant était le gage de sa justesse spirituelle – mais aussi la joie et l’enthousiasme, d’autant qu’ils concernent des mélodies créées dans le renoncement à l’élévation autant qu’au plaisir esthétique. Il voulait que les chanteurs fussent comme des soldats qui veillent.

Sa très profonde modestie lui donne, dans notre cœur à tous, une place particulière ; son souvenir suscite le respect et nous rappelle l’essentiel. Il était conscient des dons il avait reçus et ce dont il était responsable mais sans l’ombre d’une présomption. Il ne s’attribuait rien à lui-même, il servait. Grâce à cela, il était comme un rocher sur lequel tous pouvaient s’appuyer.

Comme tout ce qui est profondément mystique, sa vie est sans doute restée cachée au plus grand nombre. Comme dit saint Paul, “Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu et non à nous” . ( 2)
Puisse le Seigneur nous juger digne de le retrouver dans le “jour Un” de la Résurrection!
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“Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés, ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour un mauvais traitement, leur départ d’auprès de nous nous a semblé la ruine, mais ils sont dans la paix. S’ils ont aux yeux des hommes connu le châtiment, leur espérance était pourtant pleine d’immortalité; et pour avoir été réprimandés un peu, ils recevront de grands bienfaits; car Dieu les a soumis à l’épreuve et Il les a trouvés dignes de Lui; comme l’or au creuset, ils les a éprouvés et comme un sacrifice d’holocauste, Il les a agréés; au jour de leur visite, ils resplendiront, ils courront comme étincelle sur le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur règnera pour toujours. Ceux qui se fient en Lui comprendront la vérité et ceux qui sont fidèles dans l’amour demeureront en Lui; car la grâce et la miséricorde sont pour les Saints, Sa visite pour ceux qu’Il a choisis .”
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(1) Saint Nectaire d’Egine, Lettres pastorales aux moniales d’Egine, Bagnolet, 2011, traduction de la moniale Nectaria, p. 68.
( 2) 2 Corinthiens, 4, 6-7

Emilie Van Taack

Une thèse de doctorat en français sur « La vie monastique [en Moldavie] pendant la période soviétique : l’exemple de Noul-Neamț »

Le hiéromoine Joseph Pavlinciuc, clerc du diocèse de Chersonèse, a soutenu le 4 décembre sa thèse de doctorat sur la vie monastique en Moldavie pendant la période soviétique sur la base de l’exemple du monastère de Noul-Neamţ (« le Nouveau Neamţ »). La thèse évoque également l’histoire de la fondation de ce célèbre monastère, entre 1856 et 1864, qui devint un centre de l’hésychasme, affilié à sa maison-mère, le monastère de Neamţ lié au grand saint Païssy Velitchkovsky. Puis ce fut une histoire mouvementée : première guerre mondiale, rattachement à la Roumanie, rattachement en 1940 à l’Union soviétique, seconde guerre mondiale, après-guerre, persécutions sous Khrouchtchev, fermeture en 1962. Réouvert en 1989, ce monastère fête cette année ses 150 ans et est le monastère le plus visité de Moldavie. En définitive, ce sont 24 monastères et plus de 700 églises qui furent fermés par le pouvoir soviétique en Moldavie. Ces lieux de culte et d’habitation furent transformés en dépôts, en écuries, en salles de sport, en hôpitaux ou en musée (le clocher de Noul-Neamţ fut transformé en musée de la gloire de l’Armée soviétique). On peut consulter sur le lien ci-dessous des détails supplémentaires sur cette thèse qui, comme le souhaite l’auteur, « pourra être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Moldavie, à l’histoire de la période soviétique et à l’histoire des mentalités dans l’Europe de l’Est et des Balkans ». Des photos du monastère sont disponibles sur ce lien.

Source

Rencontre saint Justin de Tchélié

Sur cette page vous trouverez des souvenirs de Komnen Becirovic sur saint Justin de Tchélié, rédigés par l’auteur peu de temps apres sa rencontre avec le pere Justin, a été publié dans le numéro 88 de la revue Le Messager orthodoxe.

Une liturgie orthodoxe a été célébrée à l’abbaye Saint-Maurice d’Agaune en Valais

Le samedi 25 octobre un pèlerinage des deux diocèses – celui de Chersonèse et celui du diocèse de l’Église russe hors frontières – a eu lieu en Suisse. Il était présidé par l’évêque Nestor de Chersonèse (P.M.) et l’archevêque Michel de Genève (EORHF). Douze prêtres et quatre diacres ont concélébré la liturgie. L’abbé Joseph Roduit, supérieur du lieu, était parmi les fidèles. Les pèlerins (plus de 250) étaient venus de divers endroits d’Italie, de Suisse et de France. Accompagnés par les frères de l’abbaye les pèlerins ont visité le trésor de l’abbaye. Le plus baptistère le plus ancien de Suisse se trouve à l’abbaye, il date du IVe siècle. Le martyre de saint Maurice et de ses compagnons vers 286 a permis l’enracinement durable de la foi chrétienne en Suisse. Rappelons que l’abbaye de Saint-Maurice en Valais fête les 1500 ans de sa fondation. Pour lire la suite, cliquez ICI !

Une visite virtuelle de la laure de la Trinité Saint Serge en ligne

Une visite virtuelle en trois dimensions de la laure de la Trinité Saint Serge est accessible sur son site internet. On peut y voir l’intérieur des églises, dont la cathédrale de la Trinité (1420-1423), la châsse en argent avec les reliques de saint Serge, les icônes de saint André Roublev. En outre, de nombreux objets liés à la vie du saint ont été numérisés : des objets lui ayant appartenu et qui sont gardés à la laure, des fragments de fresques et de mosaïques, le livre d’Epiphane le Sage sur la vie du saint. 

Source et photographie

Le premier prêtre orthodoxe noir en Amérique

Par Matthew Namee, le 15 juillet 2009 

Permettez-moi de vous présenter ci-dessous le texte de la conférence que j'ai donnée dans le cadre la Confrérie saint Moïse l’Ethiopien à Indianapolis à la fin du mois de mai de cette année. Le sujet en est le père Raphaël Morgan, le premier prêtre orthodoxe noir en Amérique. Plus tard cette année,  la revue trimestrielle du séminaire Saint-Vladimir devrait publier l’article que j'ai écrit sur ​​le père Raphaël. 
Je suis ici aujourd'hui pour vous parler de l'une des figures les plus intéressantes de l'histoire de l'orthodoxie américaine. Mais plutôt que de simplement vous raconter l’histoire de sa vie dans l'ordre chronologique, je me propose de vous dire tout d ‘abord comment je l’ai rencontré. 
Il ya plusieurs années, je suis allé fouiller dans la bibliothèque du séminaire Saint-Vladimir, à la recherche de documents sur le père Ingram Irvine, un Américain converti très tôt à l'orthodoxie. J’ai consulté certains numéros du Russian Orthodox American Messenger, qui était l’ancienne publication en langue anglaise de l'Église russe en Amérique. Dans l'un de ses numéros, celui d’octobre novembre 1904 pour être précis, j'ai remarqué une lettre écrite par une personne du nom de Robert Morgan Josias. Cet homme, Morgan, était apparemment un diacre de l’Eglise épiscopalienne qui avait récemment visité la Russie et qui, dans sa lettre, disait à quel point il avait apprécié son voyage. J’oubliai un peu cette découverte à l'époque, mais heureusement, j'ai fait une photocopie, pensant que cette lettre pourrait m’être utile à l'avenir. Et puis j'ai rapidement tout oublié sur Robert Josias Morgan. 
Mais peu de temps après, alors que je consultais d’anciens numéros de journaux en ligne, à la recherche d'articles numérisés sur saint Raphaël de Brooklyn. J'avais indiqué quelques mots-clés comme "Raphaël" et "Eglise orthodoxe», ou quelque chose comme ça, et je suis tombé sur un ensemble de résultats provenant d'un journal jamaïcain de 1913. J'ai cliqué sur le premier numéro, et sur ​​mon écran est apparu un résultat étonnant. Sur la couverture du journal figurait la photo d'un homme noir, habillé avec des vêtements noirs, et portant autour du cou une chaîne et une croix pectorale. Au dessus de la photographie, le titre imprimé était le suivant : "la visite du prêtre, le père Raphaël de l'Eglise orthodoxe grecque".
Inutile de dire que j'ai été surpris. Qui était ce prêtre ? Quelle était son histoire? Et pourquoi n'avais-je pas jamais entendu parler de lui avant ? Il m'a fallu un certain temps pour reconstituer les détails de la vie du père Raphaël, et même maintenant, il y a encore d'énormes lacunes. Un auteur non orthodoxe, écrivant sur le père Raphaël dans les années 1970 a écrit : «L'histoire de Morgan est si complètement improbable que l'on a tendance à la rejeter comme étant un canular. » Mais moi je vous assure que ce n'est pas un canular.  
Robert Josias Morgan est né en Jamaïque dans les années 1860 ou au tout début des années 1870, pendant ou juste après la guerre de Sécession. Il n’est pas possible de fixer sa date de naissance plus précisément que cela. Il n'a jamais connu son père, qui est mort avant sa venue au monde. Encore jeune, Morgan s’est engagé dans une vie étonnante et difficilement explicable, effectuant de nombreux voyages. Je n'ai aucune idée de comment il a pu financer tous ces déplacements. Il s’est rendu d’abord à Panama puis au Honduras, avant de découvrir les Etats-Unis. On le retrouve ensuite missionnaire en Allemagne, dans différentes régions. Il a effectué également plusieurs séjours en Angleterre. À une date et dans des circonstances indéterminées, il est devenu ministre de l'Église épiscopale méthodiste africaine, avant de rejoindre plus tard l'Église d'Angleterre. Il est allé en Afrique, en Sierra Leone, où il a étudié le grec et le latin dans une école anglicane. Il a été prédicateur laïc, puis a travaillé comme missionnaire au Liberia durant un certain nombre d'années. 
Il a ensuite fait un autre voyage en Amérique, avant de retourner en Angleterre afin de reprendre des études avec le projet de devenir diacre. Il est ensuite reparti aux Etats-Unis et a été ordonné diacre en 1895, il a servi dans de nombreuses régions : Delaware, Charleston, Richmond, Nashville et Philadelphie. 
À un certain moment au tout début du XXe siècle, Morgan a commencé à mettre en question sa foi anglicane. Pendant trois ans, il a étudié l'anglicanisme, le catholicisme romain, et l'orthodoxie, en essayant de déterminer où était la véritable Église. Comme d’autres l’ont dit avant lui, « Il eut la conviction définitive que la sainte Eglise orthodoxe grecque catholique et apostolique constituait la colonne et le fondement de la vérité." Mais il n'est pas devenu orthodoxe tout de suite. Il est allé effectuer ce voyage en Russie que je l'ai déjà mentionné, visitant des églises et des monastères. Il était présent au service d'anniversaire pour le couronnement du tsar Nicolas II, et il a également assisté à la cérémonie commémorative pour le tsar Alexandre III. Morgan a été traité comme un invité spécial du Kremlin, et sa photographie aurait été publiée dans diverses revues russes. Dans son récit après le voyage, il écrit : « Je suis venu comme un simple touriste, principalement dans le but de voir les églises et les monastères de ce pays, d'observer les rites et les usages de la sainte Église orthodoxe, dont j'avais tellement entendu parler à l'étranger. Et je suis tout à fait satisfait de tout ce que j'ai vu et de ce dont j'ai été témoin ». Morgan a ensuite continué ses voyages, visitant la Turquie, Chypre et la Terre Sainte. 
Mais il n'était toujours pas devenu encore orthodoxe. Il a passé encore trois ans à étudier avec les prêtres grecs en Amérique, se préparant au baptême. Maintenant, une question se pose : pourquoi Morgan a t’il le projet de rejoindre les Grecs plutôt que les Russes ? N'oublions pas, nous sommes au début du XXe siècle. Les Grecs en Amérique étaient assez désorganisés, il n'y avait pas d’évêques, pas de séminaires, pas de structure réelle d'aucune sorte. En pratique, la plupart des paroisses ont fonctionné comme de petites unités autonomes, au service exclusif des immigrants grecs. Cela contraste avec les Russes : ils avaient un évêque, saint Tikhon, qui était bien connu parmi les anglicans. Juste à cette époque, en 1904, les Russes ont établi leur premier séminaire, à Minneapolis. D'une manière générale, les Russes étaient très bien organisés. Et, encore une fois, juste à cette époque, en 1905, Ingram Irvine, un ancien prêtre épiscopalien, se convertit à l'orthodoxie dans l'église russe. La chose la plus évidente à faire pour Morgan  aurait été de rejoindre les Russes. Mais il ne l'a pas fait, et je ne sais pas pourquoi. Peut-être qu'il a simplement eu la chance de bien connaître les Grecs de Philadelphie et qu’il les appréciaient. Ce qui est sûr, c’est qu’il était à Philadelphie, et qu’il a été membre l'église grecque. 
En janvier 1906, Morgan était présent à la liturgie de Noël de l'église grecque de Philadelphie. Pour mémoire, c'était avant la mise en place du nouveau calendrier, de sorte que les Grecs célébraient Noël le 7 janvier. Quoi qu'il en soit, le Philadelphia Inquirer du lendemain publia un article disant que « Le révérend R.J. Morgan de l'Église catholique américaine, un ancien membre de l'Eglise épiscopale protestante, a assisté à la liturgie ». L'été suivant, en 1907, Morgan s’est embarqué pour Istanbul. Il était porteur de deux lettres. L’une était écrite par le prêtre grec de Philadelphie, le père Demetrios Petrides, qui recommandait que Morgan soit baptisé, puis ordonné prêtre orthodoxe. Il y avait aussi une autre lettre provenant de la communauté grecque de Philadelphie, soutenant l'ordination de Morgan et disant également que s’il ne parvenait pas à créer et développer une paroisse orthodoxe noire, il serait toujours le bienvenu pour aider leur prêtre et pasteur. Donc Morgan est arrivé à Istanbul, et il a été interrogé par le métropolite Joachim de Pelagoneia, l'un des rares évêques du Patriarcat qui savait l'anglais. Le métropolite Joachim recommanda donc que Morgan se fasse baptiser, chrismer, ordonner, puis soit renvoyé en Amérique afin de « porter la lumière de la foi orthodoxe parmi ses frères de race ».  Morgan a été baptisé au mois d’août devant trois mille personnes, et le jour de la fête de la Dormition, il a été ordonné prêtre. Il a pris à cette occasion le nom de "père Raphaël" à la place de Robert. Le Patriarcat œcuménique le renvoya en Amérique avec des vêtements, des livres liturgiques, une croix, et vingt livres sterling. Il a reçu le droit de confesser, mais le Saint-Synode a rejeté sa demande pour un antimension et le saint chrême. 
Dès que le père Raphaël a été de retour en Amérique, il a baptisé sa femme et ses enfants. Mais il y a ici quelque chose d’étrange : il a baptisé sa famille juste après son retour en Amérique, probablement à la fin de l’année 1907, mais, en 1911, il a effectué un voyage en Grèce, et, sur ​​la liste des passagers, il est inscrit comme célibataire. En outre, un journal jamaïcain affirme dans un article publié en 1913 qu'il « est connu dans le monde sous le nom de Robert Josias Morgan ». Deux années plus tard, dans le Who’s who of the Coloured Race, il est indiqué que « le nom de la famille Morgan a été abandonné et devrait jamais plus être utilisé en s'adressant à lui ». Il semblerait donc qu’il soit devenu moine à un moment donné. Et voici encore une autre chose à signaler : dans de nombreux articles  écrits sur sa jeunesse, Morgan est appelé le "fondateur et supérieur" d'une fraternité religieuse connue sous le nom d’ « Ordre de la Croix du Golgotha​​ » et je n'ai aucune idée de ce qu’était cet ordre. Je ne l'ai jamais vu mentionné nulle part ailleurs, mais en tout état de cause, vous n'entendez pas habituellement des prêtres mariés appelés «supérieurs» des ordres religieux. Jusqu'à récemment, j’ai pensé que l'épouse de Morgan aurait pu être décédée. Mais il y a quelques mois, j'ai découvert que la femme de Morgan avait déposé une demande de divorce en 1909, mentionnant sa « cruauté » et son « refus de soutenir les enfants du couple ». Je ne sais pas exactement ce que cela signifie. Il me semble qu’à la suite de cela, Morgan est allé en Grèce et qu’il se fit tonsurer moine. Il a été autorisé à continuer à servir en tant que prêtre, et son épouse s'est remariée et a conservé la garde de leur fils Cyrille. Les documents du divorce sont encore conservés dans les archives judiciaires du comté de Delaware, en Pennsylvanie. Je tente en ce moment d'obtenir des copies de ces documents, mais les démarches auprès de la cour sont assez difficiles. J'espère que je vais finir par avoir des copies et que je serai ainsi en mesure de faire la lumière sur cette période de la vie du père Raphaël. 
Quoi qu'il en soit, continuons notre récit… Père Raphaël semble avoir fait de la paroisse grecque de Philadelphie sa base stable pour ses activités. Il est allé à la Jamaïque en 1913 et y est resté pendant plusieurs mois, en 1914, il a visité l'île, donnant de nombreuses  conférences sur ses voyages, sur la Terre Sainte, et sur d’autres sujets. Un événement intéressant a eu lieu en décembre 1913 : un navire de guerre russe a fait escale en Jamaïque, et le père Raphaël a célébré la divine liturgie avec le prêtre russe à bord du navire. Un certain nombre de Jamaïcains d’origine syrienne y ont assisté, et le père Raphaël a utilisé l’anglais comme langue liturgique. Le lendemain, le journal local a écrit : « Père Raphaël déclare qu'il est maintenant en relation avec l'évêque syrien orthodoxe de Brooklyn en ce qui concerne les Syriens d’ici, et espère qu’avant longtemps quelque chose sera fait pour leur bien-être spirituel ». Bien sûr, l'évêque syrien orthodoxe de Brooklyn était saint Raphaël Hawaweeny. Je ne sais pas si quelque chose s’est concrétisé suite à ces échanges. Saint Raphaël est tombé malade en 1914 et est décédé en Février 1915, il est donc possible qu'il n'ai jamais été en mesure de faire quelque chose pour les Syriens de Jamaïque. Finalement, beaucoup de ces Syriens et leurs descendants sont devenus anglicans. 
Pourtant, il est important de noter que le père Raphaël et saint Raphaël ont été en contact l’un avec l'autre. Père Raphaël était un prêtre de l'église grecque, mais il n'a eu aucun problème à coopérer avec un autre orthodoxe en Amérique. En fait, il y a des preuves qu'il avait aussi des contacts avec la cathédrale russe à New York. Sur un manifeste des passagers de 1911, alors qu'il revenait en Amérique après son voyage en Grèce, le père Raphaël a indiqué que sa destination était la cathédrale russe à New York. Encore une fois, je n'ai aucune idée  sur les motifs de sa visite, ni sur ce qui s’est passé, mais il y a clairement eu une des relations entre lui et la cathédrale russe. 
La dernière chose que j'ai pu trouver sur le père Raphaël date de 1916, il était encore à Philadelphie. Lui et une douzaine d'autres Américains originaires de Jamaïque ont écrit une lettre aux rédacteurs en chef des principaux journaux de Jamaïque. Ils se plaignaient de Marcus Garvey, qui faisait ​​une tournée de conférences en Amérique. C'est assez intéressant. Vous avez peut être entendu parler de Marcus Garvey. C’était un nationaliste noir actif dans le parti du mouvement de retour à l'Afrique à cette période. Il a fondé la Universal Negro Improvement Association, et ses conférences en Amérique ont souvent réveillé les tensions raciales. Garvey parlait des relations raciales en Jamaïque d’une manière très négative. Père Raphaël et ses amis n'étaient pas heureux à ce sujet. Dans leur lettre, ils écrivaient : « Nous, après avoir assisté à ses conférences, nous avons constaté qu’elles sont pernicieuses, trompeuses, et portent atteinte au prestige du gouvernement et du peuple de la Jamaïque ». Garvey a rédigé une réponse, publiée dans un journal jamaïcain. Il y écrivait que la lettre du père Raphaël était « une invention et une fabrication grossière » écrite dans le cadre d'un complot contre lui. 
Voilà donc toute l’histoire. Après l'échange avec Marcus Garvey, père Raphaël semble avoir disparu. Paul Manolis, un historien orthodoxe grec, a interviewé plusieurs grecs âgés de Philadelphie à la fin des années 1970. L'une d'elle a dit qu'elle se souvenait s’être assise sur les genoux du père Raphaël qui lui donnait des bananes à manger. Elle a également dit que la fille du père Raphaël avait fait des études à Oxford. Je n'ai aucune idée si cela est vrai. Un homme a dit également que le père Raphaël parlait un «  grec haché » et utilisait l'anglais pour la liturgie. Enfin, un homme nommé George Liacouras a dit à Paul Manolis qu'il se souvenait que le père Raphaël « était parti à Jérusalem pour ne plus jamais revenir, après avoir servi quelques années avec le père Petrides ».
Il y a donc beaucoup de questions sans réponses. Père Raphaël est peut-être mort à la fin des années 1910, il se peut qu’il soit vraiment parti à Jérusalem,  il est également possible qu’il soit allé finir sa vie en Jamaïque ou en Afrique. Est-il resté orthodoxe ? A t-il jamais réussi dans son projet de convertir ses compatriotes noirs à l'orthodoxie ? 
À première vue, sa mission semble avoir été un échec. Sauf pour sa propre famille, il n'y a aucune preuve qu'il ai converti qui que ce soit. 
L'histoire pourrait s’arrêter là, mais … Eh bien, ce n’est pas le cas, pas tout à fait. Il est possible que le père Raphaël soit indirectement responsable de la conversion de milliers d'Africains à l'orthodoxie. Et voici comment. 
Sur le site de l'église épiscopalienne Saint-Philippe à Richmond, en Virginie, il y a une liste des pasteurs. Et là, nous trouvons Robert Josias Morgan répertorié comme étant le recteur de la paroisse pour une courte période, en 1901, mais il était juste diacre, comment pouvait-il en être le recteur ? La seule explication que je peux trouver, c’est que c'était une position intérimaire : l'ancien recteur était parti, et Morgan a assuré cette fonction jusqu'à ce qu’un prêtre permanent ai pu être trouvé. Il était déjà probablement le diacre de la paroisse, donc il était naturel qu’il remplisse cette fonction pendant quelques mois. Le recteur précédent était un prêtre nommé George Alexander McGuire. Vraisemblablement, Morgan et McGuire se connaissaient forcément. Ils étaient tous les deux des hommes noirs des Caraïbes, et les deux avaient été ordonnés à la même époque. Ils ont tous deux servi à Richmond, et par la suite, tous deux servi à Philadelphie. Il est donc logique de penser qu'ils se connaissaient bien.
Bon, alors pourquoi ces questions ? Qui était George Alexander McGuire ? Eh bien, je vais vous le dire. Plusieurs années plus tard, en 1920, George McGuire est devenu un proche collaborateur de Marcus Garvey, ce même Marcus Garvey à qui le père Raphaël avait écrit quelques années auparavant. Et puis, en 1921, George McGuire a été sacré évêque par un certain Mgr Joseph Vilatte de l'Eglise catholique américaine. Vous vous rappelez que j'ai mentionné plus haut qu'avant de devenir orthodoxe, le père Raphaël avait été très brièvement membre de cette même Église catholique américaine. Vilatte était en quelque sorte d'un évêque vagant. Je suppose qu’il était assez proche de l’Eglise « vieille-catholique », mais il était en fait une sorte de schismatique mélangeant les traditions épiscopalienne et catholique romaine. Depuis plusieurs années, il était aussi en bons termes avec les orthodoxes. Et comme je le disais, le père Raphaël a été brièvement dans son église en 1906. Et puis, en 1921, Vilatte consacre George McGuire évêque. 
Et que va faire George McGuire maintenant qu'il est devenu évêque ? Pourquoi, a t’il fondé un groupe appelé « l'Église orthodoxe africaine » ? Ce n'était pas vraiment très orthodoxe ! Il a fait adopter par son groupe un grand nombre de signes, de symboles et a adopté le vocabulaire de l'orthodoxie, mais il n'était en communion avec aucune des Églises orthodoxes dans le monde, et il était par ailleurs étroitement associé avec le mouvement nationaliste noir. Il n’était orthodoxe que le nom. Cependant, l'Église orthodoxe africaine s'est finalement développée progressivement dans presque toute l’Afrique. Et après la Seconde Guerre mondiale, les communautés de l’Eglise orthodoxe africaine qui se trouvaient en Afrique ont rejoint le Patriarcat orthodoxe d'Alexandrie. Une grande partie de la présence de l'orthodoxie dans l'Afrique d'aujourd'hui, dans des pays comme l'Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, peut être attribuée à ce mouvement. 
Les raisons pour lesquelles George McGuire a créé une église orthodoxe africaine restent mystérieuses. Il était à l’origine un prêtre épiscopalien. Pourquoi aurait-il voulu devenir orthodoxe ? Il est très, très probable, et je ne suis pas la première personne à le suggérer, que McGuire ai eu l'idée de devenir orthodoxe grâce au père Raphaël Morgan. Il connaissait certainement beaucoup de choses sur le ​​père Raphaël, et ils se fréquentaient très certainement. Il est même tout à fait possible que le père Raphaël ai essayé de convertir McGuire, semant ainsi des graines qui allaient amener plus tard McGuire à rechercher l'orthodoxie. 
Nous arrivons maintenant à la fin de notre histoire. D’une certaine manière, nous avons surtout des questions sur le père Raphaël. Comment a t-il réussi à voyager autour du monde autant de fois? Comment a t-il vraiment réussi à découvrir et à connaître l'orthodoxie ? Pourquoi a t-il rejoint les Grecs en Amérique plutôt que les Russes ? A t-il jamais réussi à convertir directement quelqu'un à la foi orthodoxe ? En quoi consistait son Ordre de la Croix du Golgotha​​ ? Qu’est-il arrivé à sa femme et ses enfants ? Et  finalement, qu’est-il devenu ? Est-il vraiment allé à Jérusalem, comme ce vieux grec de Philadelphie l’a suggéré ? Ou bien s’est il finalement passé toute autre chose ? 
Je ne peux pas répondre à l’ensemble de ces questions. Si vous pensez que vous pouvez m’aider à faire la lumière sur l'histoire du père Raphaël, s'il vous plaît faites le moi savoir. J'aimerais moi aussi en savoir plus sur cet homme fascinant. 
Avant de terminer, je voudrais réfléchir avec vous un instant sur ​​ce que l’histoire du père Raphaël signifie pour nous aujourd'hui. 
Le message le plus clair de sa vie, du moins à mon avis, est que la foi orthodoxe est pour tout le monde. Elle n'est pas seulement destinée à ceux qui sont nés dans un berceau orthodoxe, à ceux qui ont connu l’orthodoxie grâce à leurs origines. Il a montré à sa manière que l’Eglise était ouverte à tous ceux qui souhaitaient se convertir. Je suis certain qu'il semblait à tous ses contemporains totalement improbable qu'un homme noir jamaïcain devienne un prêtre orthodoxe. Pour autant que l’on puisse le dire, personne n’est venu à lui, personne n’a essayé de partager sa foi avec lui. Il a cherché  lui-même, à l’extérieur de son milieu, et quand il l'a trouvée, il l'a reconnue et gardée comme une perle de grand prix. 
D'une part, par sa conversion, il continue à témoigner aujourd'hui encore de la vérité de la foi orthodoxe. Et d'autre part, il nous exhorte à reconnaître que la foi orthodoxe est offerte au monde entier, et pas seulement à ceux qui ont eu la chance de naître dans un milieu orthodoxe, mais aussi à ces convertis qui ont pu découvrir l'orthodoxie. Pas seulement non plus à nos amis et à nos connaissances avec que nous pouvons facilement partager notre foi. Nous devons, comme l’est l'Eglise, être ouverts à tout moment à tous les peuples. Le père Raphaël Morgan constitue pour nous un rappel exemplaire de cette importante vérité.

Source : Orthodoxhistory.org

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La sainteté du père Serge Chévitch († 25 juillet 1987) sur le site de la revue grecque Pemptousia

À l’occasion de l’anniversaire de la dormition du Père Serge (Chévitch), le 25 juillet, le site grec de la revue Pemptousia a publié un article en grec intitulé "La sainteté du père Serge Chévitch († 25 juillet 1987)" (1re partie, 2e partie). L’archimandrite Serge fut de 1945 à 1987 le recteur de la paroisse de la Sainte-Trinité à Vanves (Hauts-de-Seine) et l’higoumène du skit du Saint-Esprit à Le-Mesnil-Saint-Denis (Yvelines).

« Nous devons retourner à nos racines ». Un entretien avec le père Gabriel Bunge

Arch_Gabriel_BungeLe site Orthodoxologie présente, sous le titre « Nous devons retourner à nos racines », la traduction française intégrale d’une longue interview de l’archimandrite Gabriel Bunge, réalisée par la moniale Cornelia Rees et parue en russe sur le site Pravmir. Le père Gabriel y évoque son enfance et sa formation catholiques, sa conversion à l’orthodoxie, et la situation actuelle du catholicisme en Europe, dont il juge très sévèrement la sécularisation. On trouvera ici et ici (vidéo en français) d'autres interviews de l'archimandrite Gabriel.

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Jovan Nikoloski