28/08/2015
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“Le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois : histoire et enjeux identitaires d’un coin de Russie en France

Les Cahiers du MIMMOC est une revue électronique en libre accès proposée par le groupe de recherche MIMMOC (Mémoire(s), Identité(s) et Marginalité(s) dans le Monde Occidental contemporain) de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société de l’Université de Poitiers. Elle a récemment mis en ligne l’étude “Le cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois : histoire et enjeux identitaires d’un coin de Russie en France” de Vassilis Pnevmatikakis, docteur en géopolitique de l’Université Paris VIII.

Un site orthodoxe russe destiné aux parents dont l’enfant est décédé a été créé sur Internet

Un site Internet orthodoxe russe a été récemment créé sous le nom de « Nos anges ». Il est destiné aux parents qui ont vécu un chagrin immense, la perte de leur enfant. « En général, il n’est pas de mise de parler de cela, or cela ne signifie pas que ce thème ne soit pas d’actualité », a déclaré la dirigeante du site, Sophie Anoufriev. Nombreux sont ceux qui, à cette occasion, ressentent le besoin d’un soutien, mais en règle générale, chacun reste isolé avec son problème, du fait qu’il n’y a personne à qui s’adresser. Chaque mère qui a perdu son enfant, qu’il s’agisse d’un nourrisson ou d’un adolescent, a besoin d’aide, afin de surmonter cette douleur, et particulièrement d’une aide à caractère ecclésial ». Sophie Anufriev considère que, si l’enfant meurt avant la naissance ou les premiers jours qui suivent celle-ci, un livret contenant un minimum d’informations devrait être remis à la mère lors de la sortie de l’hôpital. Lorsqu’un tel événement survint, le père, au lieu de rencontrer l’heureuse maman avec le petit enfant, vient chercher la mère brisée par le chagrin et reçoit le certificat de décès de l’enfant. Les parents, en état de choc, doivent décider d’urgence des mesures à prendre pour l’enterrement de l’enfant. Dans cette situation, les membres les plus proches de la famille ne savent pas comment aider, comment soutenir, quelles paroles prononcer pour exprimer leur sympathie. Et après les funérailles, chacun reste face à son propre chagrin. Il est prévu que sur ce site, les parents qui ont subi la perte d’un enfant, s’assistent mutuellement, partagent leur expérience. Un forum y est organisé, sur lequel on pourra toujours espérer un soutien. Une partie importante du site est dédiée à l’enseignement de l’Église sur la mort des enfants et le sort des enfants non baptisés. Il y a également une section avec des vers dédiés à des enfants décédés, des articles où il est question de ce que l’on peut dire ou non à des parents éprouvés. Les fondateurs du site considèrent que celui-ci viendra combler une lacune, étant donné qu’il n’y a pas de soutien organisé dans ce domaine. La première semaine de son fonctionnement, le site a reçu 300 visites en provenance de Russie et de l’étranger proche. Selon les statistiques, le nombre des enfants décédés avant d’avoir atteint l’âge d’un an était en Russie de 15500 en 2013.

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«Un chrétien doit avoir un regard chrétien sur son évêque, et non pas un regard profane», une homélie de l’archimandrite Placide Deseille

P_PlacideLe site Moinillon au quotidien donne le texte d’une homélie de l’archimandrite Placide (Deseille) prononcée lors du dimanche des Myrophores où il s’exprime sur la façon dont doit être considéré l’évêque par les fidèles de son diocèse. Le père Placide écrit notamment :
«Les évêques et ceux qu’ils ont établis pour participer à leur ministère, les prêtres qui ont charge de paroisse, ont pour tâche essentielle de sanctifier le peuple chrétien. C’est pour cela qu’ils sont comme les icônes vivantes du Christ, quelle que soit leur sainteté personnelle. S’ils ne sont pas dignes de la charge qui leur est confiée, ils en rendront compte au Seigneur, mais cela n’empêche pas qu’ils doivent toujours être respectés comme des icônes vivantes du Christ, et non pas simplement vus avec un regard purement humain.
Il y a quelque temps, je demandais à un laïc qui se plaignait de son évêque : “Mais qu’est-ce que l’évêque, pour vous?” Et après un instant d’hésitation il m’a répondu : “L’évêque, c’est le président de l’administration diocésaine”. Je lui ai dit : “Non! L’évêque, c’est l’icône du Christ pour son diocèse”. Et c’est tout à fait autre chose. Un chrétien doit avoir un regard chrétien sur son évêque, et non pas un regard profane. Sinon il y a là une laïcisation de l’Église qui est une déformation complète des choses. Il peut arriver, bien sûr, qu’un évêque commette des fautes. Saint Pierre lui-même a du être repris publiquement par saint Paul parce qu’à un moment donné de son ministère, il a agi d’une façon répréhensible. Saint Paul n’a pas hésité à le reprendre en face. Un évêque n’est pas un dictateur qui a toujours raison, donc, il est inévitable qu’un évêque commette des faux pas et que, les fidèles, à ce moment-là, doivent réagir. Mais réagir comment? Réagir chrétiennement, dans un regard de foi, et non pas en traitant l’évêque comme un fonctionnaire qui aurait manqué à ses devoirs.
Tout récemment, dans un diocèse orthodoxe de France, des fidèles ont estimé à avoir à se plaindre de leur évêque. C’était leur droit. Mais comment devaient-ils réagir? En informant le métropolite, en remontant, au besoin, jusqu’au patriarche, mais non pas, comme malheureusement beaucoup l’ont fait, en publiant une lettre ouverte, exprimant leurs griefs d’une manière purement “séculière”, dans les termes qu’on emploie pour se plaindre d’un fonctionnaire qui n’est pas correct, qui ne se comporte pas selon les exigences de sa fonction. À cette occasion, des laïcs de ce diocèse qui connaissaient des membres du groupe de laïcs qui fréquentent habituellement nos deux monastères de Saint Antoine-le-Grand et de Solan leur ont demandé de signer eux aussi cette lettre ouverte de protestation contre leur évêque. Je n’ai pas à juger du bien fondé de leurs grief, je n’ai pas, moi-même, les informations détaillées qu’il faudrait pour cela, mais, de toutes manières, j’estime que ce procédé était profondément incorrect. C’était traiter l’évêque comme une personnalité laïque, comme un fonctionnaire de la République. C’est inadmissible de la part de fidèles orthodoxes. Et c’est pour cela que j’ai demandé à tous les fidèles qui m’ont demandé conseil de refuser de signer cette lettre ouverte. L’évêque doit toujours être vénéré, respecté, car il est pour son diocèse l’icône vivante du Christ comme l’higoumène dans le monastère, et non un fonctionnaire.»
Nous donnons ici l’intégralité de cette homélie.

Le site Internet de la paroisse Saint-Jean-Cassien-et-Sainte-Geneviève à Trappes (78)

La paroisse orthodoxe Saint-Jean-Cassien-et-Sainte-Geneviève (Patriarcat de Roumanie), située dans la communauté, de communes de Saint Quentin en Yvelines, a désormais un site Internet. Vous y trouverez une présentation de la paroisse et de ses activités, ainsi que les catéchèses et les homélies enregistrées du recteur de la paroisse, le père Yves Dulac et du père diacre Laurent Kloble (qui par ailleurs anime les cours d’études bibliques dans les locaux d’Orthodoxie.com) .

Reportage sur les missions orthodoxes en Indonésie

Le blog « Orthodoxologie » a publié un reportage du père Georges Maximov sur les missions orthodoxes en Indonésie. Le reportage est publié en six parties sur les liens suivants : 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

Un site internet dédié au monachisme russe sur le Mont Athos

Ce site internet (en russe) donne de nombreux renseignements sur l’histoire et l’actualité du monachisme russe sur la Sainte Montagne de l’Athos. Une section du site concerne des vidéo sur le Mont Athos, notamment sur les importants travaux de rénovation du monastère Saint-Pantéléimon, ainsi que d’autres lieux du monachisme athonite russe.

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Un entretien avec le patriarche oecuménique Bartholomée

CBlsKuCVEAAhcW9La revue italienne La Civiltà Cattolica vient de publier un entretien avec le patriarche œcuménique Bartholomée. Il a été réalisé par le directeur de la revue, le père jésuite Antonio Spadaro, un spécialiste de la communication. La version italienne de l’entretien est ici, la version anglaise .

Photographie, de gauche à droite: le père Antonio Spadaro, le patriarche Bartholomée, le pape François (source).

Une application orthodoxe pour smartphone réalisée en collaboration avec des moines athonites

agio-orosUne application gratuite pour smartphone vient d’être crée par une société de Thessalonique en collaboration avec des moines athonites.
Elle permet d’obtenir sur son smartphone, selon l’ancien ou le nouveau calendrier, des informations sur les saints du jour,  les fêtes religieuses et les jours de jeûne, ainsi qu’un apophtegme.
L’application a été créée par AST SA, une société basée à Thessalonique, avec l’aide des pères du monastère athonite de Pantocrator.
Cette application est pour le moment en langue grecque. Il est prévu de la développer dans d’autres langues et de faire évoluer son contenu en proposant chaque jour des textes spirituels.
L’application est disponible sur l’App Store pour iOS et Google Play pour les appareils Android.
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Un blog en français sur les icônes miraculeuses de la Mère de Dieu

On trouvera ci-après le lien d’un nouveau blog de Claude Lopez-Ginisty, dédié aux icônes de la très sainte Mère de Dieu. « Dans ce blog débutant en janvier » est-il dit dans l’introduction, « nous présentons les différentes icônes de la Mère de Dieu qui sont offertes à la vénération des fidèles orthodoxes tout au long de l’année liturgique. Lorsque nous le pouvons, nous donnons aussi l’acathiste ou l’office qui y sont associés ».

Fête de la Théophanie au Patriarcat de Jérusalem

On peut visionner sur ci-dessous la grande bénédiction des eaux et la liturgie de la Théophanie présidées par le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté de plusieurs évêques et prêtres en la basilique du Saint-Sépulcre.

Une présentation du livre du patriarche oecuménique Bartholomée intitulé “A la rencontre du mystère”

9782204095150Mgr Job de Telmessos a présenté le 4 décembre dernier, au siège du Conseil œcuménique des Églises à Genève, le livre du patriarche œcuménique Bartholomée intitulé A la rencontre du mystère – Comprendre le christianisme orthodoxe aujourd’hui, paru aux éditions du Cerf en 2011 dans la collection “Orthodoxie“. L’archevêque Job est lui-même le traducteur, de l’anglais, de l’ouvrage. Le texte de son allocution, prononcée en présence du patriarche Bartholomée, est en ligne sur cette page.

Toutes les cinq minutes, un chrétien meurt au Moyen Orient

Le père Gabriel Nadaf est un prêtre de l’Église orthodoxe grecque [Patriarcat de Jérusalem]. Il vit à Nazareth et fait face à des menaces de mort pour avoir fait connaître la situation des chrétiens au Moyen Orient. Le père Nadaf bénéficie d’une escorte de sécurité vingt-quatre heures sur vingt-quatre, soit le plus haut niveau de protection offert par les autorités israéliennes. Cependant, lors de son récent voyage en Espagne, il a déclaré à l’agence d’information catholique CNA qu’il n’avait pas peur et était venu « pour faire entendre les voix des chrétiens d’Orient ». « Ce qui se produit au Moyen Orient est un génocide, et cela se produit aujourd’hui, maintenant » a déclaré le père Nadaf qui continue : « Toutes les cinq minutes, un chrétien meurt au Moyen Orient, et les leaders musulmans le savent ».

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A la mémoire de Nicolas Ossorguine, 40-e jour de son rappel à Dieu

Il a su plaire à Dieu au point d’en être aimé! (…)
Devenu parfait, il a fourni une longue carrière; son âme était agréable au Seigneur…” Sagesse de Salomon, 4, 7-15Décès de Nicolas Ossorguine (1924-2014) 

Un émouvant hommage, publié au moment de son décès sur le site de Archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale, a été rendu à Nicolas Michailovitch Ossorguine par Antoine Nivière. Il nous a donné une vision détaillée de sa vie, de son œuvre personnelle, de son travail ecclésial. D’un autre côté, ses proches pourraient nous dire quel homme il était dans sa famille et dans sa vie quotidienne, à l’Institut comme à la maison. Mais il y a encore, pour nous orthodoxes, une autre dimension, celle de la communion de l’Eglise.

Le travail visible, l’activité extérieure sont sans prix. Mais ce qui rend ce travail fructueux et lui donne une dimension plus vaste, ce qui le mène au-delà du temps, c’est le dévouement intérieur et l’accomplissement spirituel de celui qui le réalise. Cet aspect plus profond d’une personne se révèle grâce à l’Eglise, là où elle entre en résonnance avec les autres. Au portrait qui nous a été donné, je voudrais en ce sens ajouter quelques touches plus personnelles.

De Nicolas Michaïlovitch, nous avons tous reçu énormément; il fut, à mon sens, pendant de longues années, la forme que prit pour nous la Providence de Dieu. J’ai la conviction qu’il avait fait, dès ici-bas, l’expérience de la Résurrection.
Tous, à des degrés divers, nous avons connu la joie pascale. Mais c’est une chose différente que de connaître dès ici bas la résurrection de l’âme.

De cela je peux énumérer quelques signes.
A tous ceux qui l’approchaient, conscients ou non, il témoignait à son insu de cette expérience, il en transmettait un reflet par sa personne et par sa manière d’être. Il portait en lui une sérénité et une joie qui réconfortaient et pacifiaient le cœur. Avec discernement et détachement, il savait recentrer les problèmes, tout remettre à sa place. Comme attirés par un aimant, tous reconnaissaient aisément son autorité et s’y soumettaient avec reconnaissance.
Il était au nombre de ceux qui ont déjà “fait connaissance” avec le Seigneur, qui L’ont rencontré personnellement. Je ne peux dire si le Seigneur lui était apparu visiblement mais Nicolas s’était approché de Lui suffisamment pour Lui appartenir et Le porter en lui.

Il ne pouvait entendre ou prononcer Son Nom sans que ses yeux s’emplissent de larmes.
Le Christ, la Mère de Dieu et les Saints étaient pour lui, tangiblement, des personnes vivantes et présentes. En dehors de la célébration liturgique, il ne se consacrait pas d’une manière manifeste à la prière pour les autres; sa prière était plutôt comme un état, une intimité avec des Amis, à laquelle il nous conviait avec lui. Tous peuvent le confirmer en ce qui concerne saint Serge de Radonej.

Il s’exprimait toujours, surtout évidemment quand il s’agissait de sujets sacrés, comme d’une profondeur ; il avait plongé très loin et revenait porteur de ce qu’il avait entendu ou déchiffré sur un radar secret, au fond de lui-même. Il parlait une langue tout en nuances qu’il était souvent impossible de répéter et difficile de reconstituer rationnellement. Pour parler la même langue, il fallait entrer dans la même communion, se laisser illuminer, s’il était possible, par la même lumière; il fallait parcourir à notre façon le chemin qu’il avait parcouru lui-même pour y parvenir.

Il faut insister sur la patience, la bonté, l’affection, la simplicité avec laquelle il partageait son enseignement, avec les plus savants comme avec les plus simples, dès qu’il sentait brûler même faiblement la flamme de l’amour pour Dieu.

Ce n’était pas seulement le contenu de son enseignement, rare et précieux, qu’il répandait sur tous! Il abordait les textes liturgiques et scripturaires avec un respect impressionnant, comme on vénère une Icône. Il projetait sur eux comme un rayon de cette Lumière qui éclairait son cœur. Les textes resplendissaient d’une signification cachée jamais entendue auparavant et autrement inaccessible. Il révélait un jeu de correspondances inconnues entre l’Ecriture, les rubriques et les textes liturgiques, qui composaient alors un tout organique, comme tissé par l’Esprit Saint, comme la tunique sans couture du Christ.

Il manifestait ainsi tangiblement, à tous ceux qui voulaient bien le saisir, la sainteté resplendissante de l’Eglise. Plus, bien que simple laïc, il nous agrégeait à Elle par l’office, par les chants, par les lectures, par sa voix, purifiée de tout sentimentalisme et de tout égoïsme. Il avait la capacité de nous unir à Dieu sans interférer lui-même. Lui même n’existait pas, il s’effaçait entièrement devant Dieu.

Pendant la célébration, nous partagions à ses côtés et ainsi apprenions à apprécier quelque chose qui ressemble à ce que saint Nectaire d’Egine demandait aux moniales d’Egine: “Je ne veux pas, disait-il, que vous accomplissiez une prière formelle, mais une prière d’adoration; en effet, ce n’est pas la règle qui procure un contentement du cœur, mais l’adoration, ni la lecture de tous les canons, lesquels furent écrits pour la célébration des Saints, mais la qualité de la prière! ” (1)

Il a su nous révéler que la Tradition de l’Eglise, dans sa source ininterrompue, pouvait à chaque époque, dans chaque lieu ou situation, dans chaque langue, dans l’âme de chaque être humain, se manifester avec la même Vie immuable et toujours nouvelle, ce dont il était l’exemple par excellence: il gardait comme un trésor la Tradition Russe dans sa pureté et, par son accomplissement personnel, en révélait l’Universalité.

On ne venait pas à l’église écouter le chœur ou la musique de Nicolas Michailovitch ; on s’approchait avec foi et crainte de Dieu, pour plonger dans la lumière et dans la prière de l’Eglise invisible, le “Paradis où les chœurs des Saints et des Justes resplendissent comme des astres”! Ce qui imprégnait sans cesse d’une nouveauté secrète la musique sobre et habituelle (обиходная) qu’il choisissait, était la Grâce de Dieu, la création incessante de l’Esprit Saint qui reste à jamais scellée pour la volonté de l’homme.

La musique que nous gardions dans l’oreille – mais d’abord dans le cœur – en quittant l’église, ne pouvait pas ne pas être le chant qui retentirait pour toujours dans le Royaume à venir!

Il est aussi important de rappeler à ce propos l’atmosphère monastique dans laquelle Nicolas Michailovitch accomplissait tout ce qu’il faisait. C’est justement ainsi, porteurs de cette atmosphère, qu’avec son épouse Irina Vitoldovna, ils paraissent comme un modèle des époux chrétiens.

Au moment de la fondation de l’Institut, le père de Nicolas, Michail Michailovitch avait, avec l’évêque Benjamin Fedtchenkov, alors inspecteur des étudiants, transcrit d’oreille tout l’Obikhod, car il n’existait alors aucun livre de musique disponible.

Ainsi les mélodies qui sont utilisées à l’Institut sont-elles particulièrement exemplaires de la Tradition Russe vivante : d’abord, parce qu’elles appartiennent au répertoire monastique, moins susceptible d’accueillir les influences séculières ; ensuite parce qu’elles étaient, sauf exception, harmonisée spontanément et donc libres d’évoluer avec les hommes et les jours; ensuite parce qu’elles ont été transmises de manière entièrement personnelle, à travers la mémoire vivante de deux personnes ; finalement, parce que ces deux personnes étaient des “filtres” d’une très grande finesse spirituelle.

L’ambiance générale de l’Institut Saint Serge était alors très monastique. Un nombre assez important d’étudiants, en effet, désiraient devenir moines autour de l’évêque Benjamin mais ce mouvement fut interrompu par la crise de 1931.

Il faut encore ajouter un fait non négligeable : il avait parmi eux le hiéromoine Athanase (Netchaev) de bienheureuse mémoire, auquel les parents de Nicolas faisaient appel quand ils avaient besoin de le faire garder. Nicolas avait pour lui il avait une très grande affection et sa prière ne l’a pas quitté de toute sa vie.

Le plan académique n’est pas tout, mais il nous a appris à considérer la Nature comme une icône. La doctrine enseignée est unique à bien des égards. Tous témoigneront, en effet, que la pensée de Nicolas Michaïlovitch sur la lumière cosmique icône du salut, l’idée d’une astronomie théologique fondée sur l’analyse du cycle liturgique, est absolument inspirée et n’a jamais été enseignée que par lui seul, quoiqu’elle prolonge avec bonheur la pensée des Pères. Il ne prétendait pourtant lui-même aucunement être théologien alors que sa pensée a fait des Rubriques une chaire de Théologie de l’Eglise.

Il nous a appris à appréhender l’Ecriture, les textes liturgiques et les Rubriques comme des Icônes. Et aussi, à lire et à comprendre l’Ecriture comme un texte liturgique, fait pour être prié et chanté ! Personne ne peut savoir pleinement ce que cela signifie s’il n’a entendu Nicolas Michaïlovitch psalmodier la prophétie d’Ezéchiel aux matines du Samedi Saint.

Comme une Icône, il nous a montré comment composer l’office – utiliser les tons, sélectionner les stichères et combiner les fêtes. Il ne nous a pas seulement transmis des informations techniques sur le Typikon (Oustav), mais il nous a appris comment respecter et manifester sa secrète harmonie, sa secrète splendeur.

Des règles de l’Eglise, de leur aspect formel, il a fait voir la signification éternelle et la lumière qu’elles portent. Ainsi le vieux slave, par exemple, la langue liturgique de l’Eglise Orthodoxe Russe, était pour lui comme un ornement liturgique que revêt le chantre ou le lecteur pour pénétrer dans l’Eglise et y prier le Dieu des Connaissances.
Comme des Icônes également, il nous a appris à considérer les mélodies traditionnelles de l’Eglise. Il avait la même liberté, mais aussi la même rigueur ascétique qu’Ouspensky pour la peinture, tant dans la pratique que dans l’enseignement. La sobriété du chant était le gage de sa justesse spirituelle – mais aussi la joie et l’enthousiasme, d’autant qu’ils concernent des mélodies créées dans le renoncement à l’élévation autant qu’au plaisir esthétique. Il voulait que les chanteurs fussent comme des soldats qui veillent.

Sa très profonde modestie lui donne, dans notre cœur à tous, une place particulière ; son souvenir suscite le respect et nous rappelle l’essentiel. Il était conscient des dons il avait reçus et ce dont il était responsable mais sans l’ombre d’une présomption. Il ne s’attribuait rien à lui-même, il servait. Grâce à cela, il était comme un rocher sur lequel tous pouvaient s’appuyer.

Comme tout ce qui est profondément mystique, sa vie est sans doute restée cachée au plus grand nombre. Comme dit saint Paul, “Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu et non à nous” . ( 2)
Puisse le Seigneur nous juger digne de le retrouver dans le “jour Un” de la Résurrection!
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“Les âmes des justes sont dans la main de Dieu et nul tourment ne les atteindra. Aux yeux des insensés, ils ont paru mourir, leur sortie de ce monde a passé pour un mauvais traitement, leur départ d’auprès de nous nous a semblé la ruine, mais ils sont dans la paix. S’ils ont aux yeux des hommes connu le châtiment, leur espérance était pourtant pleine d’immortalité; et pour avoir été réprimandés un peu, ils recevront de grands bienfaits; car Dieu les a soumis à l’épreuve et Il les a trouvés dignes de Lui; comme l’or au creuset, ils les a éprouvés et comme un sacrifice d’holocauste, Il les a agréés; au jour de leur visite, ils resplendiront, ils courront comme étincelle sur le chaume; ils jugeront les nations, domineront les peuples et sur eux le Seigneur règnera pour toujours. Ceux qui se fient en Lui comprendront la vérité et ceux qui sont fidèles dans l’amour demeureront en Lui; car la grâce et la miséricorde sont pour les Saints, Sa visite pour ceux qu’Il a choisis .”
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(1) Saint Nectaire d’Egine, Lettres pastorales aux moniales d’Egine, Bagnolet, 2011, traduction de la moniale Nectaria, p. 68.
( 2) 2 Corinthiens, 4, 6-7

Emilie Van Taack

Une thèse de doctorat en français sur « La vie monastique [en Moldavie] pendant la période soviétique : l’exemple de Noul-Neamț »

Le hiéromoine Joseph Pavlinciuc, clerc du diocèse de Chersonèse, a soutenu le 4 décembre sa thèse de doctorat sur la vie monastique en Moldavie pendant la période soviétique sur la base de l’exemple du monastère de Noul-Neamţ (« le Nouveau Neamţ »). La thèse évoque également l’histoire de la fondation de ce célèbre monastère, entre 1856 et 1864, qui devint un centre de l’hésychasme, affilié à sa maison-mère, le monastère de Neamţ lié au grand saint Païssy Velitchkovsky. Puis ce fut une histoire mouvementée : première guerre mondiale, rattachement à la Roumanie, rattachement en 1940 à l’Union soviétique, seconde guerre mondiale, après-guerre, persécutions sous Khrouchtchev, fermeture en 1962. Réouvert en 1989, ce monastère fête cette année ses 150 ans et est le monastère le plus visité de Moldavie. En définitive, ce sont 24 monastères et plus de 700 églises qui furent fermés par le pouvoir soviétique en Moldavie. Ces lieux de culte et d’habitation furent transformés en dépôts, en écuries, en salles de sport, en hôpitaux ou en musée (le clocher de Noul-Neamţ fut transformé en musée de la gloire de l’Armée soviétique). On peut consulter sur le lien ci-dessous des détails supplémentaires sur cette thèse qui, comme le souhaite l’auteur, « pourra être utile à tous ceux qui s’intéressent à l’histoire de la Moldavie, à l’histoire de la période soviétique et à l’histoire des mentalités dans l’Europe de l’Est et des Balkans ». Des photos du monastère sont disponibles sur ce lien.

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Rencontre saint Justin de Tchélié

Sur cette page vous trouverez des souvenirs de Komnen Becirovic sur saint Justin de Tchélié, rédigés par l’auteur peu de temps apres sa rencontre avec le pere Justin, a été publié dans le numéro 88 de la revue Le Messager orthodoxe.

Une liturgie orthodoxe a été célébrée à l’abbaye Saint-Maurice d’Agaune en Valais

Le samedi 25 octobre un pèlerinage des deux diocèses – celui de Chersonèse et celui du diocèse de l’Église russe hors frontières – a eu lieu en Suisse. Il était présidé par l’évêque Nestor de Chersonèse (P.M.) et l’archevêque Michel de Genève (EORHF). Douze prêtres et quatre diacres ont concélébré la liturgie. L’abbé Joseph Roduit, supérieur du lieu, était parmi les fidèles. Les pèlerins (plus de 250) étaient venus de divers endroits d’Italie, de Suisse et de France. Accompagnés par les frères de l’abbaye les pèlerins ont visité le trésor de l’abbaye. Le plus baptistère le plus ancien de Suisse se trouve à l’abbaye, il date du IVe siècle. Le martyre de saint Maurice et de ses compagnons vers 286 a permis l’enracinement durable de la foi chrétienne en Suisse. Rappelons que l’abbaye de Saint-Maurice en Valais fête les 1500 ans de sa fondation. Pour lire la suite, cliquez ICI !

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Jovan Nikoloski