18/10/2017
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Résultats de la recherche : saint Nicolas

Russie: une délégation du Vatican attendue aujourd’hui pour rapporter les reliques de saint Nicolas à Bari

« Une délégation du Vatican et de l’Italie est attendue à Saint-Pétersbourg (Russie) le 28 juillet, pour rapporter à Bari la relique de saint Nicolas, évêque de Myre, exposé à la vénération dans le pays depuis le 21 mai. A la tête de cette délégation : le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui doit rencontrer les autorités du patriarcat de Moscou.

Dans une déclaration à L’Osservatore Romano la veille de son départ, le cardinal Kurt Koch, a souligné que « l’œcuménisme des saints est une très belle occasion pour le dialogue entre les Églises… la vénération des reliques peut aider les fidèles à être plus engagés dans le dialogue ». Les reliques de saint Nicolas ont été vénérés par plus de deux millions et demi de fidèles. »

Source (et intégralité de la dépêche): Zénit. Photographie: RT

Après avoir été vénérées par 1 807 600 pèlerins, les reliques de saint Nicolas quittent Moscou pour Saint-Pétersbourg

Le 13 juillet, les reliques de saint Nicolas ont quitté Moscou pour Saint-Pétersbourg. Pendant la période du 21 mai au matin jusqu’au 12 juillet, 1.807.600 pèlerins les ont vénérées. Le 13 juillet, à 5 heures du matin, le premier vicaire du patriarche de Moscou, le métropolite d’Istrinsk Arsène, a célébré un office d’intercession en la cathédrale du Christ-Sauveur, assisté du protopresbytre Vladimir Divakov, secrétaire patriarcal pour la ville de Moscou, de l’archiprêtre Michel Riazantsev, vice-recteur de la cathédrale, et des membres du clergé de Moscou. Les chants étaient assurés par le chœur du couvent de la Protection de la Mère de Dieu, sous la direction de A.G. Tikhomirova. De nombreux fidèles, dont des officiels, assistaient à la cérémonie. Le métropolite Arsène s’est adressé à l’assistance par une courte allocution, au cours de laquelle il a déclaré, entre autres : « Pendant tous ces jours, il n’a pas été facile, probablement, pour les clercs de la cathédrale et les bénévoles, d’accomplir leurs tâches. Ce n’était pas facile non plus pour tout le clergé du diocèse de Moscou, étant donné que la vénération du saint est très forte et qu’il y avait beaucoup de gens qui voulaient donner leur cœur au saint, leur amour, leur chaleur, et demander en échanger protection, intercession dans la prière et miséricorde. J’espère que le saint a accepté toutes nos demandes, tous nos soupirs, toutes nos afflictions, et qu’il accomplira, par la miséricorde de Dieu, ce que chacun a demandé. Je pense que nous n’attendrons pas encore mille ans pour que le saint séjourne en Russie, et si Dieu le veut dans Sa miséricorde, cela se produira bien avant. Nous avons montré à toute la société à quel point nos saints chrétiens nous sont chers, à quel point nos valeurs religieuses le sont également… Dans les nouvelles retransmises par la télévision, il y a eu des témoignages intéressants de personnes venues de différentes régions de notre pays, d’Astrakhan, de l’Extrême-Orient russe et de nombreuses autres pour vénérer le saint thaumaturge Nicolas. Nous avons vu à Moscou, pendant ce mois et demi le grand nombre de nos concitoyens qui faisaient la queue sur les berges de la Moskova pendant plusieurs heures pour entrer dans la cathédrale et avoir un bref contact avec les précieuses reliques. Et voici que maintenant, dans quelques minutes, après nos dernières supplications dans la prière sous les voûtes de cette majestueuse cathédrale, le saint, accompagné par nos chants glorifiant ses labeurs et son ascèse, sera transporté vers la capitale du Nord (Saint-Pétersbourg) ». À la fin de l’office, les clercs, avec à leur tête le métropolite Arsène, ont amené la châsse avec les reliques de saint Nicolas jusqu’au portail de la cathédrale du Christ Sauveur, où elles étaient accompagnées par une garde d’honneur jusqu’à l’aéroport de Vnoukovo. À l’aéroport, les reliques ont été déposées devant la passerelle de l’avion, pour un dernier office d’intercession célébré par l’évêque de Dmitrov Théophylacte, assisté par le clergé. Les employés de l’aéroport de Vnoukovo sont venus pour vénérer les reliques à l’issue de l’office. Un cortège d’honneur a accompagné les reliques jusqu’à l’intérieur de l’avion, au chant du mégalynaire à saint Nicolas. L’avion est arrivé à Saint-Pétersbourg à 8h30 du matin. On peut visionner ici  le départ des reliques. Après l’allocution du métropolite Arsène, on peut voir des extraits de l’office, puis l’acheminement des reliques jusqu’à l’aéroport. Ici on peut voir l’arrivée à Saint-Pétersbourg. Des fidèles ont passé la nuit devant les murs de la Laure pour accueillir les reliques. Certains d’entre eux lisent l’Acathiste et des prières au saint. On voit ensuite l’arrivée des reliques dans la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure. Le commentateur du film mentionne que le métro de Saint-Pétersbourg, à cette occasion a ouvert une heure plus tôt et fermé une heure plus tard. Du 13 au 28 juillet, les reliques se trouveront à la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva de Saint-Pétersbourg. Ensuite elles regagneront la ville de Bari.

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À Moscou l’office d’intercession à saint Nicolas destiné à la jeunesse a rassemblé 800 jeunes gens et jeunes filles

Le soir du 4 juillet, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, a eu lieu l’office d’intercession avec le chant de l’acathiste du saint, devant les reliques du saint. L’office était destiné à la jeunesse. Avant le début de l’office, l’évêque de Lioubertsy Séraphim a demandé à tous « de prier doublement pour les jeunes, tant pour ceux qui sont croyants que ceux qui se trouvent encore dans leur cheminement vers Dieu ; prier pour que chaque jeune dans notre pays trouve le véritable sens de la vie et soit heureux mais, et c’est le principal, qu’il découvre Dieu et le monde spirituel merveilleux de la vie avec Lui ». Plus de 800 jeunes gens et jeunes filles se sont inscrits par les réseaux sociaux du département de la jeunesse du diocèse de la ville de Moscou et du mouvement « Bénévoles orthodoxes ». Plus de 250 chantres des églises de Moscou ont participé aux chants liturgiques, sous la direction de la chef de chœur du mouvement « Bénévoles orthodoxes » Anne Golik. À la fin de l’office, l’évêque Séraphim a souligné que « l’exploit de saint Nicolas était de vivre vertueusement, conformément à l’enseignement de l’Évangile. Il manifestait envers tous amour, miséricorde et compassion ; il aidait ceux qui en avaient besoin ; il intervenait pour ceux qui étaient injustement condamnés ; et en même temps, il dénonçait ceux qui le méritaient. C’est précisément cette façon de vivre qui fit de Nicolas un saint… Saint Nicolas était particulièrement proche de la jeunesse. Nous nous souvenons bien de cet épisode de sa vie, lorsqu’il aida des jeunes filles à se marier tandis que leur père faisait face à des difficultés matérielles. Le saint leur jeta alors la nuit des pièces d’or à travers la fenêtre. Demandons à saint Nicolas de manifester son soin spirituel à notre jeunesse, la gardant des tentations et des malheurs » a-t-il conclu. Après l’office, tous les jeunes ont vénéré les reliques de saint Nicolas et ont reçu une icône du saint avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille. La presse russe du 6 juillet annonce une file d’attente jusque là jamais atteinte, d’une longueur de huit kilomètres, pour la vénération des reliques de saint Nicolas.

Sources : 1 et 2

Environ un million de Russes ont vénéré jusqu’à présent les reliques de saint Nicolas

Des milliers de personnes font quotidiennement la queue à Moscou afin de vénérer les reliques de saint Nicolas. Des offices d’intercession sont célébrés depuis le matin devant le coffre contenant les reliques du saint. Des pèlerins viennent de toute la Russie, des moines et des prêtres orthodoxes, mais aussi des militaires. On peut visionner ici  une vidéo avec le chœur « Pour la foi et la patrie » des soldats orthodoxes des troupes du génie. Comme le dit l’un des intervenants, saint Nicolas, s’il est considéré en Russie avant tout comme protecteur de la marine, l’est aussi des autres corps d’armée.

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500 000 personnes ont déjà vénéré les reliques de saint Nicolas à Moscou

À ce jour, un demi-million de fidèles ont vénéré les reliques de saint Nicolas en la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. La longueur de la file d’attente atteint en moyenne trois kilomètres, a déclaré le chef du service patriarcal de presse, le prêtre Alexandre Volkov. De leur côté, les organisateurs communiquent que le temps d’attente dans la file est d’environ 9 heures. Rappelons que du 23 mai au 12 juillet les fidèles peuvent vénérer à Moscou les reliques de saint Nicolas de 8h à 21h. Du 13 au 28 juillet, les reliques séjourneront à la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva à Saint-Pétersbourg.

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Le président Poutine a vénéré les reliques de saint Nicolas en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

Le 24 mai, après avoir présenté ses vœux au patriarche Cyrille, dont c’était la fête onomastique, le président Poutine s’est rendu à la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, où il a vénéré les reliques de saint Nicolas, qui y séjournent actuellement. On peut visionner ci-dessous une courte vidéo à ce sujet.

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Accueil des reliques de saint Nicolas à Moscou

Le 21 mai, les reliques de saint Nicolas sont arrivées par vol spécial à l’aéroport de Vnoukovo à Moscou. Elles ont été accueillies ensuite en la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou, assisté d’un grand nombre de hiérarques et de prêtres. La cathédrale, qui contient 10.000 personnes, était pleine, et de nombreux fidèles sont restés dehors et dans les rues avoisinantes. Les saintes reliques resteront à la cathédrale jusqu’au 12 juillet, puis partiront le 13 juillet pour Saint-Pétersbourg où elles séjourneront jusqu’au 28 juillet, d’où elles retourneront en Italie. Dans une interview, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré : « C’est un événement sans précédent par son importance pour notre Église. C’est l’Église russe, précisément, qui dès le XIème siècle, quelques années après que les reliques de saint Nicolas aient été transportées de Myre en Lycie à Bari, a établi la fête en l’honneur de cet événement. Et chaque fois, lors de la fête d’été de saint Nicolas, le 22 mai, nous entendons lors de l’office, les paroles suivantes du tropaire : « Le jour de la solennité lumineuse a commencé, la cité de Bari se réjouit et avec elle tout l’univers est en liesse». C’est ainsi qu’aujourd’hui, toute l’Église orthodoxe russe se réjouit avec la ville italienne de Bari, parce que saint Nicolas visite ce pays où le peuple le vénère et l’aime. À Moscou et dans les autres villes de Russie, une multitude d’églises sont dédiées au saint hiérarque et thaumaturge Nicolas. Saint Nicolas est ce saint qui répond très rapidement aux prières, et de nombreuses personnes, ont été convaincues, de par leur propre expérience, qu’il exauce toutes les demandes, quelles qu’elles soient. C’est précisément pourquoi les fidèles vénèrent le saint hiérarque et thaumaturge Nicolas». On peut visionner ci-dessous le film de l’accueil des reliques à la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou Cyrille, les évêques, les prêtres et les fidèles.

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« Une relique de saint Nicolas suscite la ferveur en Russie »

Le Figaro a publié un article, en ligne ici (dont photographie), sur la ferveur en Russie qui entoure l’exposition d’une relique de saint Nicolas, d’abord à Moscou jusqu’au 12 juillet, puis durant deux semaines à Saint-Pétersbourg. Elle retournera ensuite à Bari (Italie).

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Le Prologue d’Ohrid », tome 2 (Mai à Août)

Saint Nicolas Vélimirovitch, Le Prologue d’Ohrid, tome 2 (Mai à Août), collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Age d’Homme, Lausanne, 2017, 512 p.
Le Prologue d’Ohrid est l’une des œuvres majeures et les plus connues de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de Saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid et surnommé « le Chrysostome serbe » en raison de l’excellence de son talent littéraire.
C’est une œuvre à la fois classique et originale. Divisée en autant de chapitres que de jours de l’année, elle comporte pour chacun: 1) une courte Vie des principaux saints du jour  (c’est donc un Synaxaire abrégé); 2) un poème spirituel consacré à l’un de ces saints; 3) une brève réflexion ; 4) un thème de contemplation; 5) une courte homélie.
Cet ensemble riche et varié en fait un manuel de vie spirituelle au quotidien, que la brièveté des chapitres rend utilisable même par des personnes disposant de peu de temps, et qui peut aussi rendre de grands services dans le cadre de la catéchèse et de la formation spirituelle.
La qualité stylistique des poèmes, des méditations et des homélies place également cet ouvrage dans la catégorie des grands livres de littérature religieuse qui nourrissent l’intelligence et réjouissent le cœur.
Saint Justin (Popovitch) écrivait à son sujet: « C’est le manuel le plus nécessaire – un saint manuel, un saint Euchologe… Dans chaque malheur, ouvre ce saint manuel, et tu trouveras ce qui t’est nécessaire. Il n’y a pas de tourment qui te visite et pour lequel ce saint Euchologe ne te donne la force de le maîtriser par le Christ Dieu. Il n’y a pas de passion qui puisse dominer ton âme et pour laquelle tu n’y trouves de remède qui ait fait ses preuves et qui soit sûr. Il n’y a pas de péché qui puisse te trouver et faire pénétrer la mort dans ton âme, et pour lequel tu ne trouves pas dans le saint Prologue d’Ohrid comment t’en sauver. »
Faisant suite au 1er tome, publié en 2009 et comportant les mois de janvier à avril, ce 2e tome contient les mois de mai, juin, juillet et août.
L’ouvrage ne sera disponible en librairie que dans les prochaines semaines, mais peut être obtenu dès maintenant en étant commandé en ligne sur le site de L’Age d’Homme. Les frais de port sont offerts pour une commande supérieure à 50 euros.

Jean-Claude Larchet

Pour la première fois, une partie des reliques de saint Nicolas sera amenée depuis l’Italie en Russie

Une partie des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge, qui sont conservées dans la basilique de Bari, seront amenées en Russie, où elles séjourneront du 21 mai au 28 juillet 2017. Cette information a été communiquée aux journalistes par le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « C’est un événement unique depuis 930 ans que séjournent les reliques à Bari. Au cours de cette période, elles n’ont jamais quitté la ville » a déclaré le métropolite. Répondant aux questions, le métropolite a précisé que les reliques du saint seront présentées à la vénération des fidèles d’abord en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et, ensuite, dans l’une des principales cathédrales de Saint-Pétersbourg. Cette venue des reliques a été négociée entre le pape François et le patriarche Cyrille, suite à la rencontre de la Havane le 12 février de l’an passé. « Chaque année, des centaines de fidèles du Patriarcat de Moscou séjournent à Bari, afin de vénérer les précieuses reliques du grand saint de Dieu. Toutefois, pour la majorité des orthodoxes de Russie, de tels pèlerinages lointains sont difficiles à réaliser. Le pape de Rome François et le patriarche de Moscou et de toute la Russie espèrent que la prière auprès des reliques miraculeuses du saint serviront au renforcement de la foi dans le cœur du peuple » a déclaré le métropolite.

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Célébration de la fête de saint Nicolas Planas à Sartrouville (Yvelines), le 5 mars

saint_nicholas_o_planasLa paroisse de la Présentation du Sauveur au Temple à Sartrouville, dans les Yvelines (Métropole grecque de France, Patriarcat œcuménique), qui détient des reliques de saint Nicolas Planas, célèbrera solennellement la fête de ce saint (mort en 1932, reconnu saint par le Patriarcat de Constantinople en 1992, fête fixée au calendrier liturgique le 2 mars) le dimanche 5 mars, premier dimanche du grand Carême cette année et Dimanche de l’orthodoxie.
La divine liturgie sera suivie d’une artoclasie (bénédiction des pains) et d’un office d’action de grâce auprès des reliques de saint Nicolas Planas. Un buffet sera servi aux fidèles à l’issue de l’office, dans la salle paroissiale. Matines, suivies des laudes : à 9 h 30. Divine liturgie : vers 10 h 15. Adresse : 100, avenue Maurice Berteaux – 78500 Sartrouville.

Le patriarche œcuménique a vénéré le tombeau de saint Nicolas à Bari

Le patriarche œcuménique Bartholomée a vénéré le tombeau de saint Nicolas situé dans la crypte de la basilique de Bari. En présence des représentants du diocèse catholique-romain, des moines qui servent à la basilique, des représentants des pouvoirs municipaux et de centaines de catholiques romains et d’orthodoxes, le patriarche œcuménique s’est agenouillé et a prié devant les reliques de saint Nicolas. Pendant sa visite à la basilique, le patriarche œcuménique a accompli une célébration spéciale pendant laquelle il a proclamé le début de l’année académique de la Faculté de théologie d’Apulia. Dans le cadre de cette cérémonie a été lu un message du pape François. Le soir, le patriarche a présidé les vêpres dans l’église située au centre de la ville, que l’archevêque catholique-romain de Bari cédera au métropolite du Patriarcat œcuménique en Italie, Mgr Gennade, pour les besoins de la paroisse orthodoxe grecque de la ville.

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Podcast audio: “Orthodoxie” (France-Culture), « La vie de saint Sava par saint Nicolas Vélimirovitch »

SavaL’émission Orthodoxie sur France-Culture (podcast audio ci-dessous) du 30 octobre avait pour sujet « La vie de saint Sava par saint Nicoles Vélimirovitch« . L’invité était Lioubomir Mihailovitch, traducteur d’ouvrages serbes. Présentation: « La vie de saint Sava, fondateur au 13e siècle de l’Église et de l’État serbes, par une figure emblématique de l’orthodoxie serbe du 20e siècle, l’évêque Nicolas Vélimirovitch, vénéré lui aussi comme un saint. »

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Vie de saint Sava »

SavaSaint Nicolas Vélimirovitch, Vie de saint Sava, 2e édition revue et corrigée, traduction par Lioubomir Mihailovitch, introduction par Jean-Claude Larchet, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 198 pages.
Il y a de nombreuses années, les éditions L’Age d’Homme avaient publié simultanément deux traductions différentes de La Vie de saint Sava de saint Nicolas Vélimirovitch. Alors qu’elles sont épuisées depuis longtemps, la meilleure d’entre elles vient d’être reprise dans la collecion « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » dans une 2e édition revue, corrigée et légèrement augmentée par les soins de Lioubomir Mihailovitch.
Le talent exceptionnel d’orateur et d’écrivain de l’évêque Nicolas, qui lui a valu le surnom de « Chrysostome serbe », se manifeste de manière particulièrement brillante dans cette Vie somptueuse, consacrée à celui qui, par un destin exceptionnel ménagé par la Providence divine, joua un rôle primordial pour développer le monachisme au Mont-Athos et dans les Balkans, et surtout pour donner à l’Église serbe ses premières et plus solides fondations, contribuant aussi considérablement à son rayonnement dans le monde orthodoxe. Grand organisateur de la vie ecclésiale en général et monastique en particulier, saint Sava ne fut pas seulement un héritier de sang royal mettant toute sa fortune au service de l’Église, devenant ainsi le prototype en Serbie d’une longue lignée de saints rois et princes faisant de même avant, souvent, de couronner spirituellement leur existence terrestre par le choix de la vie monastique. Il fut aussi un très grand spirituel, héritier de la tradition hésychaste, qui constitue un modèle pour l’Orthodoxie universelle.
Débutant comme un conte merveilleux (« Il y a fort longtemps, vivait un jeune prince. Il était exceptionnellement intelligent, riche et beau… »), écrite dans un style lyrique très poétique et empreinte d’une profonde spiritualité, cette Vie se lit de bout en bout comme un roman passionnant.
Fils du roi de Serbie Nemanja, le prince Rastko (1174-1235), pourvu de tous les dons et de tous les biens de ce monde, renonça au brillant avenir auquel il était promis dans le monde et s’enfuit du palais paternel à l’âge de dix-sept ans pour devenir moine au Mont-Athos sous le nom de Sava. Mettant à profit l’autorité que lui conférait sa prestigieuse ascendance ainsi que les nombreux dons que lui faisait parvenir sa famille, il s’activa très tôt à développer le monastère de Vatopaidi, qui l’avait accueilli, et à soutenir d’autres monastères dans le besoin. Dix ans plus tard, son père, le roi Nemanja qui avait de son côté œuvré avec succès à l’unification de la Serbie jusqu’à en faire l’un des plus puissants royaumes d’Europe centrale, renonça au pouvoir et aux privilèges de son état pour embrasser la vie monastique sous le nom de Syméon, s’installant quelques mois au monastère de Studenica avant de rejoindre son fils au monastère de Vatopaidi ; il était alors âgé de quatre-vingt quatre ans. Tous deux se mirent à restaurer le monastère de Chilandar, dépendance de Vatopaidi alors abandonnée, acquirent son indépendance auprès de leur parent l’empereur de Byzance, et en firent l’un des plus beaux et des plus grands monastères de l’Athos. Après avoir mené une vie monastique courte mais exemplaire, Syméon s’endormit dans le Seigneur, âgé de quatre vingt-sept ans ; le myrrhon qui s’écoula depuis lors de ses reliques témoignant visiblement de sa sainteté. Sava de son côté n’était pas seulement un bâtisseur : il menait une vie ascétique particulièrement exigeante et aimait à se retirer dans l’hésychastère (appelé Mislionica) qu’il fit construire près de Karyès à l’intention des moines de Chilandar qui souhaitaient mener une vie plus isolée et plus austère. C’est contre son gré qu’il dut continuer à participer à la gestion du monastère de Chilandar et qu’il dut œuvrer à régler les conflits qui opposèrent ses frères Stéphane et Vukan à la suite de l’abdication de leur père. Il fut ensuite appelé par son frère Stéphane, devenu roi, à développer l’Église serbe. Il devint d’abord higoumène du monastère de Studenica, près duquel il bâtit un hésychastère semblable à celui qu’il avait fondé sur la Sainte Montagne et dans lequel il avait également l’habitude de se retirer pour se consacrer entièrement à la prière. Puis il construisit le monastère de Žiča, avant de retourner au Mont-Athos. Face à deux forces qui menaçaient la religion du peuple serbe – à l’extérieur la pression des Latins partis à la conquête de l’Orient, à l’intérieur celle de l’hérésie bogomile (une résurgence du messalianisme) qui se développait dangereusement –Sava ressentit la nécessité de fonder une Église serbe indépendante et forte. Il obtint de l’empereur et du patriarche de Constantinople qu’un archevêque y fût nommé (il fut lui-même désigné, contre son gré, pour remplir cette fonction), puis que fussent créés des diocèses sur le territoire du royaume, et enfin que l’Église serbe devînt autocéphale, ce qui fut accordé en 1219. Il fut consacré primat de l’Église serbe au monastère de Žiča tandis que le même jour son frère Stéphane était solennellement intronisé roi de Serbie. Stéphane devait malheureusement mourir en 1228, et Sava eut fort à faire pour empêcher que le royaume ne fût disloqué par les rivalités qui opposaient ses neveux. Il réussit à sauvegarder ce que son père et son frère avaient réalisé, et entreprit alors un long pèlerinage en Terre Sainte et dans tout le Moyen-Orient. C’est au retour de ce pèlerinage, en 1235, alors qu’il traversait la Bulgarie et s’apprêtait à rentrer en Serbie, qu’il tomba malade et mourut. Il fut vénéré immédiatement comme un saint. Durant sa vie monastique, non seulement il avait toujours mené une vie irréprochable et gardé la même règle de vie austère dans toutes les circonstances, mais il avait manifesté de nombreux charismes et accompli beaucoup de miracles. Son tombeau, au monastère de Mileševa fut l’objet d’une grande vénération de la part non seulement du peuple orthodoxe des Balkans, mais de la population musulmane elle-même, et cela pendant trois siècles et demi, avant qu’un pacha moins éclairé et tolérant que ses prédécesseurs n’en prenne ombrage et n’ordonne, en 1595, de brûler le corps du saint. Le souhait qu’avait toujours eu saint Sava de mourir en martyr pour le Christ se réalisa ainsi après sa mort.
La Vie de saint Sava par l’évêque Nicolas est un chef-d’œuvre littéraire, qui se lit avec beaucoup de plaisir et d’émotion. C’est en même temps un récit historique qui nous instruit sur la situation politique et religieuse de l’époque, et sur l’édification du royaume et de l’Église de Serbie. C’est aussi et surtout une œuvre spirituelle qui évoque de manière détaillée le mode de vie monastique (en particulier au Mont-Athos, saint Sava ayant transposé en Serbie le typikon liturgique et la règle monastique athonites) et qui présente l’exemple édifiant d’un homme qui sut renoncer à tout ce que les hommes recherchent généralement dans ce monde – la richesse, le pouvoir et la gloire – pour consacrer toute sa vie à Dieu.

Jean-Claude Larchet

NB : La librairie de L’Âge d’Homme sise à Paris rue Férou ayant été fermée suite à la vente des locaux, c’est le dépôt de la maison d’édition, sis à Levier dans le département du Doubs, qui gère désormais les commandes, qui peuvent toujours être faites par le site internet de la maison d’édition. Commander les livres directement à la maison d’édition permet de la soutenir en lui évitant le prélèvement de 60% du prix du livre pratiqué par les diffuseurs et distibuteurs extérieurs.

Vidéos la présentation des livres “La vie liturgique” et “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch

Le samedi 5 mars à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Jean-Claude Larchet a présenté son livre “La vie liturgique” récemment paru aux éditions du Cerf, et les “Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête” de saint Nicolas Vélimirovitch, dernier volume de la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle”.

Présentation du livre “La vie liturgique”

Présentation des « Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête » de saint Nicolas Vélimirovitch :

Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Homélies sur les évangiles pour les dimanches et jours de fête »

Nicolas Velimirovitch Homelies RSaint Nicolas Vélimirovitch, Homélies sur les évangiles pour les dimanches et jours de fête. Introduction de Jean-Claude Larchet, traduction du serbe de Lioubomir Mohailovitch, collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Âge d’Homme, Lausanne, 2016, 680 p.
Ce gros volume rassemble 60 homélies de saint Nicolas Velimirović (1881-1956) qui couvrent tout l’année liturgique à travers ses trois cycles majeurs, à savoir: 1) celui de la Nativité (incluant l’Annonciation et la Théophanie); 2) celui du Pré-Triode (période préparatoire du Grand carême), du Triode (période du Grand carême), de la Grande semaine et de Pâques; 3) celui de la Pentecôte (avec tous les dimanches « après » la fête).
Il y a moins d’homélies que de fêtes et de dimanches que n’en comptent ces cycles pour la raison que ces homélies sont exclusivement des commentaires de l’évangile du jour, et que certaines péricopes évangéliques sont lues plusieurs fois au cours de l’année liturgique.
Cette édition française présente une différence par rapport à l’édition serbe, qui place en fin de volume les homélies des cycles du Pré-Triode, du Triode, de la Grande Semaine et de Pâques: ces homélies sont ici replacées parmi les autres de manière à respecter l’ordre chronologique global de l’année liturgique, ce qui facilite aussi une lecture continue.
Ces homélies datent de la période où saint Nicolas Vélimirović était évêque de Bitolj et d’Ohrid, soit entre le moment où il fut affecté à cette éparchie (fin 1920) et le moment de leur publication (1925).
En tant que commentaires de l’évangile du jour, ces homélies ont une visée essentiellement exégétique: il s’agit à chaque fois avant tout d’expliquer et de commenter le contenu du texte.
Cependant, chaque homélie commence par des considérations générales en rapport avec le thème principal ou un thème essentiel de la péricope, qui pourraient suffire à constituer le sermon du jour si l’auteur se proposait seulement de tirer un enseignement spirituel de l’épisode relaté (ce à quoi se limitent beaucoup de prédicateurs).
Ces introductions donnent lieu à des considérations plus personnelles, où l’on reconnaît le style lyrique très caractéristique de l’évêque Nicolas, surtout en cette période qui suit de peu celle de la composition des Prières sur le lac, dont on retrouve certains accents typiques dans quelques homélies.
Mais la suite, le corps de chaque homélie, est toujours une explication soigneuse, menée pas à pas, de la péricope évangélique.
L’exégèse de Mgr Nicolas combine harmonieusement le type antiochien (privilégiant le sens littéral ou historique) et le type alexandrin (privilégiant le sens allégorique ou symbolique) que distinguent les spécialistes.
1) D’une part, il s’attache beaucoup à la littéralité du texte, à sa forme (il y a beaucoup de remarques linguistiques), à son contenu historique, au contexte social et religieux, à la psychologie des acteurs.
Mgr Nicolas fait presque toujours une lecture synoptique, c’est-à-dire que dans son commentaire d’un évangile, il tient compte de ce que disent sur le même sujet les évangiles parallèles, souvent pour enrichir son commentaire, parfois pour justifier les différences qui existent entre les récits. Par exemple, dans la 3e homélie pour la fête de la Nativité où il commente Mt 2, 1-12, Mgr Nicolas note: « Luc évoque l’empereur romain Auguste et les bergers de Bethléem, tandis que Matthieu ne mentionne ni l’un ni les autres. En outre Matthieu cite Hérode, le roi de Judée, et des mages venus d’Orient, alors que Luc ne les évoque pas. Qu’est-ce que cela signifie? N’y a-t-il pas une insuffisance, une imperfection ? Non, car il s’agit de la plénitude de deux sources, qui s’additionnent et se complètent. » Dans l’homélie pour le 2e dimanche après Pâques, il montre comment les évangélistes attribuent à Joseph d’Arimathie des qualités différentes, mais comment celles-ci se complètent pour dresser son portrait. Dans l’homélie pour le dimanche avant la Théophanie, il constate que les quatre évangiles commencent différemment: « L’évangéliste Jean commence par l’éternité, Matthieu par Abraham, Luc par la naissance terrestre du Sauveur et Marc par le baptême dans le Jourdain. » Il se demande alors: « Pourquoi tous les évangélistes ne commencent-ils pas par un début unique? » Et il répond que cela veut exprimer apophatiquement la difficulté de définir l’origine « de Celui-qui-donne-la-vie et qui est à l’origine de la vie ». Dans l’homélie pour le 2e dimanche après Pâques, il rend ainsi compte des différences qui existent, dans le récit de la venue au tombeau des femmes myrrhophores, entre les évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc quant à la place et au nombre des anges: « Le fait que Matthieu raconte que l’ange de Dieu était assis sur la pierre détachée du tombeau, alors que Marc dit que l’ange était à l’intérieur du tombeau ne constitue nullement une contradiction. Les femmes ont pu d’abord voir l’ange assis sur la pierre, puis entendre ensuite sa voix à l’intérieur du tombeau. Car un ange n’est pas une créature charnelle et difficilement mobile : en un instant, il peut apparaître là où il veut. Le fait que Luc mentionne deux anges alors que Matthieu et Marc n’en évoquent qu’un seul, ne doit pas non plus troubler les croyants. Quand le Seigneur est né à Bethléem, un ange s’est soudain retrouvé parmi les bergers et “ils furent saisis d’une grande crainte […]. Et soudain se joignit à l’ange une troupe nombreuse de l’armée céleste” (Lc 2, 9-13). Peut-être que des légions d’anges de Dieu ont assisté au Golgotha à la résurrection du Seigneur; quel prodige y aurait-il donc à ce que les femmes myrrhophores en aient vu tantôt un, tantôt deux? »
Quant à la différence de forme qui existe entre les quatre évangiles, Mgr Nicolas l’explique à la fois par leur complémentarité et par le souci de Dieu d’adapter à chaque type de tempérament humain le mode d’expression qui lui convient le mieux: « De façon générale, les quatre évangélistes, dont chacun constitue une entité admirable, se complètent mutuellement comme une étoile complète une autre étoile, comme l’été complète le printemps, et l’hiver l’automne. De même que l’Est est inconcevable sans l’Ouest, et le Nord sans le Sud, de même un évangéliste est inconcevable sans un autre, comme deux d’entre eux sans un troisième ou trois sans le quatrième. De même que les quatre points cardinaux, chacun à sa manière, révèlent la gloire et la grandeur du Dieu vivant et Trine, de même les quatre évangélistes, chacun à sa manière, révèlent la gloire et la grandeur du Christ Sauveur. Certains hommes, conformément à leur tempérament – on compte quatre types principaux de tempéraments humains – trouvent plus de sérénité et d’équilibre pour leur existence physique, en Occident, d’autres en Orient, d’autres au Nord et d’autres au Sud. Pour celui qui ne trouve ni sérénité ni équilibre pour son corps dans aucun des quatre points cardinaux, on a l’habitude de dire que le monde n’est pas responsable de cela, mais lui-même. De même certaines personnes, selon leur structure spirituelle et leur état d’esprit, trouvent plus de repos et de remède spirituel chez l’évangéliste Matthieu, d’autres chez Marc, d’autres chez Luc et d’autres chez Jean. Quant à celui qui ne trouve sérénité et équilibre chez aucun des quatre évangélistes, on peut dire que la responsabilité n’en incombe pas aux évangélistes, mais à lui-même. On peut même affirmer librement qu’il n’y pas de remède à une telle situation. Le Créateur de l’humanité est très sage et très miséricordieux. Il connaît la diversité des hommes et les faiblesses de la nature humaine; aussi a-t-Il mis quatre évangiles à notre disposition, afin de donner la possibilité à chacun de nous, selon son inclination spirituelle, d’adopter un évangile plus rapidement et facilement que les trois autres, de façon que cet évangile lui serve de guide et de clé pour les trois autres » (Troisième homélie pour la fête de la Nativité).
2) Mais d’autre part, Mgr Nicolas voit dans les récits évangéliques des symboles, et dégage les différents autres sens de l’Écriture, que, depuis Origène on désigne par les qualificatifs de  « moral » et « spirituel », et, depuis saint Jean Cassien, par ceux d’ « allégorique », d’ « anagogique » et de « tropologique  ».
Par exemple, à propos de la parole du Christ : « En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 40), Mgr Nicolas écrit : « [Cette affirmation] revêt une double signification, l’une apparente, l’autre intérieure. La signification apparente est claire pour tout le monde: celui qui donne à manger à un homme qui a faim, donne à manger au Christ; qui donne à boire à celui qui a soif, donne à boire au Seigneur; qui donne un vêtement à l’homme nu, donne un vêtement au Seigneur; qui accueille un étranger, accueille le Seigneur; qui rend visite au malade, au malheureux ou au prisonnier, rend visite au Seigneur. […] La signification intérieure, elle, concerne le Christ en nous-mêmes. Dans toute pensée lumineuse de notre esprit, dans tout sentiment généreux de notre cœur, dans toute aspiration noble de notre âme en vue de l’accomplissement du bien, apparaît le Christ en nous, par la force du Saint-Esprit. Toutes ces pensées lumineuses, sentiments généreux et aspirations nobles, Il leur donne le nom de “plus petits de [Ses] frères”. Il les appelle ainsi parce qu’ils constituent en nous une minorité infime par rapport à la masse énorme de boue terrestre et de méchanceté qui est en nous. Si notre esprit a faim de Dieu et que nous lui permettons de se nourrir, nous avons nourri le Christ en nous ; si notre cœur est dépourvu de toute bonté et générosité divine, et que nous lui permettons de se vêtir, nous avons revêtu le Christ en nous; si notre âme est malade et emprisonnée par notre propre méchanceté et nos mauvaises actions, et que nous nous souvenons des autres et leur rendons visite, nous avons visité le Christ en nous. En un mot, si nous donnons protection à l’autre homme qui est en nous, celui qui a occupé jadis le premier rôle et qui représente le juste, écrasé et humilié par l’homme mauvais, le pécheur, qui est aussi en nous, nous donnons protection au Christ en nous-mêmes. Petit, tout petit, est le juste qui est en nous; énorme, immense, est le pécheur qui est en nous. Mais le juste qui est en nous est le petit frère du Christ, alors que le pécheur qui est en nous est un adversaire du Christ de la taille de Goliath. Par conséquent, si nous protégeons le juste qui est en nous, si nous le rendons libre, si nous lui donnons des forces et l’amenons vers la lumière, si nous l’élevons au-dessus du pécheur afin qu’il puisse régner totalement sur le pécheur, alors nous pourrions dire comme l’apôtre Paul: “Ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi” (Ga 2, 20) » (Homélie pour le dimanche de Carnaval).
Un autre exemple d’interprétation selon l’esprit et non selon la lettre est celui des dix commandements, que le Christ recommande au jeune homme riche de suivre (Mt 19, 17-19): « Tous les commandements mentionnés ont un sens profond particulier pour les gens riches. Ainsi, Tu ne tueras pas signifie: en prenant trop soin de ton corps dans la richesse et le luxe, tu es en train de tuer l’âme. Tu ne commettras pas d’adultère signifie: l’âme est destinée à Dieu comme la fiancée à son fiancé; si l’âme s’attache excessivement à la richesse et à l’éclat terrestres, au faste et aux plaisirs éphémères, elle commet ainsi un adultère envers son fiancé éternel, Dieu. Tu ne voleras pas signifie: ne vole pas l’âme au profit du corps ; ne t’épargne aucun souci ni effort que tu dois consacrer à ton âme, et n’en fais pas don au corps. Celui qui est riche en surface devient habituellement pauvre à l’intérieur. Et d’habitude – mais pas toujours – toute la richesse de l’homme extérieur correspond à un vol commis au dépens de l’homme intérieur: un corps qui a grossi correspond à une âme amaigrie; des parures corporelles fastueuses correspondent à une nudité spirituelle; l’éclat extérieur à l’obscurité intérieure; la force extérieure à l’impuissance intérieure. Tu ne porteras pas de faux témoignage signifie: ne justifie en rien ton amour pour les richesses et la négligence de ton âme, car cela consiste à inverser la vérité divine et faire un faux témoignage devant Dieu et ta conscience. Honore ton père et ta mère signifie : ne rends pas seulement hommage à toi-même, car cela te perdra; honore ton père et ta mère, par qui tu es venu au monde, afin d’apprendre ainsi à honorer Dieu, grâce à qui tes parents et toi êtes venus au monde. Tu aimeras ton prochain comme toi-même signifie : dans ce cours élémentaire d’entraînement au bien [où nous sommes présentement], il te faut apprendre à aimer ton prochain, afin de t’élever au niveau où l’on est en mesure d’aimer Dieu. Aime ton prochain, car cet amour te préservera de l’amour-propre qui peut te faire périr. Aime les autres hommes comme toi-même, afin de te soumettre, t’abaisser et te mettre au niveau des autres hommes à tes propres yeux. Faute de quoi l’orgueil qui découle de la richesse, prédominera en toi et te précipitera en enfer » (Homélie pour le 12e dimanche après la Pentecôte).
On peut encore citer comme exemple caractéristique de l’exégèse allégorique de Mgr Nicolas, son commentaire de la parabole du bon samaritain: « Le fait de bander les plaies correspond au contact direct du Christ avec le genre humain malade. Par Sa bouche très pure, Il parlait aux hommes à l’oreille, par Ses mains très pures Il a effleuré des yeux morts, des oreilles sourdes, des corps envahis par la lèpre, des cadavres. C’est avec un onguent qu’on panse les plaies. Le Seigneur Lui-même est cet onguent pour l’humanité pécheresse. Il s’est Lui-même proposé pour panser les plaies de l’humanité. L’huile et le vin symbolisent la miséricorde et la vérité. […] De même que l’huile adoucit la blessure du corps, de même la miséricorde divine adoucit l’âme tourmentée et aigrie des hommes; de même que le vin semble aigre mais réchauffe les entrailles, de même la vérité et la justice de Dieu paraissent aigres à l’âme pécheresse, mais une fois plongées en elle, elles la réchauffent et la rendent plus forte. La monture désigne le corps humain dans lequel le Seigneur Lui-même s’est incarné afin d’être plus proche et plus compréhensible. De même que le bon berger, quand il trouve une brebis perdue, la met sur son épaule et la porte joyeusement jusqu’à la bergerie, de même le Seigneur se charge Lui-même des âmes égarées afin qu’elles se retrouvent là où Il est. […] Le Seigneur est le bon Pasteur, qui est venu rechercher Ses brebis afin de les mettre à l’abri des loups avec Son corps. […] Dans Sa douceur infinie et Son amour infini pour l’humanité blessée et à demi-morte, le Seigneur vivant et immortel revêtit Lui-même cette tenue charnelle afin que, en tant que Dieu, Il soit plus accessible aux hommes, plus abordable comme Médecin, et plus reconnaissable pour les brebis comme Pasteur. L’hôtellerie correspond à l’Église sainte, catholique et apostolique, tandis que l’hôtelier désigne les Apôtres et leurs successeurs, pasteurs et maîtres de l’Église. L’Église a été fondée pendant la vie terrestre du Christ, car il est dit que le Samaritain a conduit le blessé à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le Seigneur est le fondateur de l’Église et son premier ouvrier. […] Les deux deniers désignent, selon certains exégètes, les deux Testaments laissés par Dieu aux hommes: l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. C’est l’Écriture sainte, la sainte Révélation de la miséricorde et de la vérité divines. Nul ne peut être sauvé du péché, des blessures infligées à son âme, tant qu’il n’a pas connu la miséricorde et la vérité divines, révélées dans l’Écriture Sainte. […] Mais ces deux deniers désignent aussi les deux natures du Seigneur Jésus, la divine et l’humaine. Le Seigneur a apporté ces deux natures dans ce monde et les a mises au service du genre humain. Nul ne peut se sauver des blessures terribles du péché, sans reconnaître ces deux natures du Seigneur Jésus. Car les blessures du péché se guérissent par la miséricorde et la vérité; l’un de ces remèdes sans l’autre, n’est pas un remède. Le Seigneur n’aurait pas pu montrer une miséricorde parfaite envers les hommes, s’Il n’était pas né dans le corps d’un homme; et Il n’aurait pu, comme homme, découvrir la vérité parfaite, s’Il n’était pas Dieu. Les deux deniers désignent aussi le corps et le sang du Christ, où les pécheurs trouvent remède et nourriture à l’Église. Le blessé a besoin d’être pansé, oint et nourri. Telle est la médication parfaite. Il a besoin de nourriture, de bonne nourriture. De même qu’une bonne nourriture, que les médecins prescrivent au malade couché dans son lit, change, fortifie et purifie le sang, c’est-à-dire ce qui constitue le fondement de la vie organique de l’homme, de même cette nourriture divine, le corps et le sang du Christ, transforme fondamentalement, fortifie et purifie l’âme humaine. […] À mon retour : ces mots se réfèrent à la deuxième venue du Christ. Quand Il reviendra comme Juge, non dans une tenue humiliante en peau de bête, mais dans Son éclat et Sa gloire immortels, alors les hôteliers – les pasteurs et les enseignants de Son Église – Le reconnaîtront comme le Samaritain qui leur confia jadis la tâche de prendre soin des âmes malades des pécheurs » (Homélie pour le 25e dimanche après la Pentecôte).
Le style de Mgr Nicolas est lyrique et souvent grandiose, autant que le permettent les contraintes d’une exégèse qui ne néglige aucun détail du texte. C’est dans les parties introductives surtout que s’exerce pleinement le talent de celui qu’à juste titre on a surnommé « le Chrysostome serbe ».
On retrouve aussi dans ces homélies, malgré l’obligation de coller à un texte déjà bien connu des auditeurs ou des lecteurs, la capacité extraordinaire – et doit-on dire: géniale – qu’a l’évêque Nicolas de se renouveler constamment, d’avoir une approche sans cesse originale tout en préservant un contenu parfaitement traditionnel.
C’est pourquoi ses homélies, bien qu’elles portent sur des textes souvent répétés et souvent commentés, ne donnent jamais une impression de redite, de déjà lu ou de déjà entendu, mais renouvellent, d’une manière vivante et souvent inattendue, notre approche de l’évangile et des fêtes qui sont en relation avec ses différents épisodes.

(Extrait de l’Introduction de Jean-Claude Larchet)

 

Présentation ce samedi 5 mars à la librairie L’Age d’Homme par Jean-Claude Larchet de son livre « La vie liturgique » et des « Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête » de saint Nicolas Vélimirovitch

JCL_NVCe samedi 5 mars à 17h, à la librairie L’Âge d’Homme (5 rue Férou, Paris 6e, métro Saint-Sulpice), Jean-Claude Larchet présentera son livre « La vie liturgique » récemment paru aux éditions du Cerf, et les « Homélies sur les évangiles des dimanches et jours de fête » de saint Nicolas Vélimirovitch, dernier volume de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » paraissant cette semaine.
La présentation sera suivie de lectures, d’un débat et d’une séance de dédicaces.

Le jour de la fête de saint Nicolas du Japon, l’ambassadeur japonais à Kiev a rendu visite à la Laure de Sviatogorsk, en Ukraine

Dans le cadre du projet « Rétablissement économique et social du Donbass » financé par le gouvernement japonais, le programme de développement de l’ONU (PNUD) reconstruit 20 sites d’infrastructure soit économique, soit sociale dans la région. L’un des sites à caractère social retenu pour sa reconstruction est l’école de musique de la ville de Sviatogorsk.

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Une procession massive de toute la Russie aura lieu en l’honneur de saint Nicolas du 3 au 8 juin 2015, de Kirov à Velikoretskoïe, à 800 km de Moscou

Le 3 juin commencera dans le diocèse de Viatka la Procession pan-russe de Velikoretskoïe. Il s’agit d’une procession solennelle avec l’icône de saint Nicolas, de la ville de Kirov jusqu’au village de Velikorestkoïe, sur les rives du fleuve « Velikaïa », où une icône miraculeuse de saint Nicolas fut trouvée, il y a 600 ans. Pour la première fois, le métropolite de Viatka et Slobodsk Marc prendra la tête de cette procession dans la prière qui parcourra une distance de plus de 150 kilomètres. Avec le métropolite, des dizaines de milliers de fidèles accompliront ce pèlerinage, lesquels viendront des diocèses de Viatka, Urjumsk, Iaransk et encore d’autres endroits, ainsi que plus de 70 prêtres et diacres de l’Église orthodoxe russe. Cette année, étant donné que les solennités sur les rives du fleuve Velikaïa, auront lieu un samedi, à savoir le 6 juin, on attend jusqu’à 100.000 personnes. Les pèlerins orthodoxes de Viatka et d’autres régions de Russie, ainsi que de l’étranger proche et lointain, devront parcourir à pied plus de 150 kilomètres : traverser champs, forêts et marais, avec des haltes dans quelques localités, récitant des prières à saint Nicolas à ciel ouvert. L’itinéraire traverse les anciens villages russes de Bobino, Zagarié, Monastyrskoïe, Grohovo, Velikoretskoïe, Mediany et celui plus récent de Murygino. La procession de Velikoretskoïé est l’une de celles qui a duré le plus longtemps en Russie. La découverte de l’icône de saint Nicolas a eu lieu en 1383. Le paysan Agalakov du village de Kroutitsa a découvert l’icône sur les rives du fleuve « Velikaïa », d’où le nom de celle-ci « Velikorestkaïa ». Vers 1400, l’icône a été transférée à la ville de Khlynov, appelée ensuite Viatka et, à l’époque soviétique, Kirov. En 1935, lors de la destruction de la cathédrale de la ville par les communistes, l’icône a été perdue. La procession a été interdite dans les années 1930, puis rétablie officiellement en 1989. Depuis lors, elle a lieu chaque année au début du mois de juin. Maintenant, au lieu de l’icône miraculeuse de saint Nicolas, qui a été perdue, les fidèles portent l’une de ses copies. En l’an 2000, le défunt patriarche de Moscou Alexis II a attribué à cette procession le statut de « pan-russe ». La procession a lieu chaque année du 3 au 8 juin. Les solennités les plus importantes ont lieu les 5 et 6 juin près du fleuve Velikaïa et dans les églises de la dépendance de Velikoretskoïe du monastère Saint-Triphon. Selon la tradition, les personnalités de la province et de la ville participent auxdites solennités.

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Procession de saint Nicolas au Pirée

Une procession solennelle avec l’icône de saint Nicolas et des saintes reliques a eu lieu samedi 6 décembre dans les rues du port du Pirée. La procession avait à sa tête les métropolites de Nikaia Alexis, de Kastoria Séraphim et du Pirée Séraphim. Outre les hiérarques, participaient à la procession de nombreux prêtres, les élèves des écoles, et un grand nombre de fidèles du Pirée. On peut voir les photos de la procession sur ce site.

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Des savants ont reconstitué le visage de saint Nicolas

Des savants ont reconstitué le visage du grand saint d’après ses reliques. Sur la base de recherches archéologiques, anatomiques et anthropologiques, les chercheurs russes ont décrit l’image réelle du saint : sa taille, le teint et même les traits du visage. Ils ont également défini les maladies dont il souffrait. L’étude anthropologique des reliques témoigne que le grand saint ne mangeait pas de viande, mais seulement de la nourriture végétale. La taille du saint est de 1,67 m. Les artistes russes, utilisant les technologies informatiques contemporaines ont tenté de recréer le visage du saint, que l’on peut voir sur la photo(ci-dessus). Pour procéder à cette étude, le tombeau de saint Nicolas à Bari a été ouvert. L’expertise a été menée par le professeur Luigi Martino. Le visage du saint a été reconstitué d’après le crâne. Le professeur a tiré des conclusions sur les maladies du saint. Ses articulations sont endommagées. La colonne vertébrale et les os de la cage thoracique témoignent de tortures que le saint a subies en prison. L’examen radiologique du crâne a révélé un large resserrement interne de la boîte crânienne. Le professeur Martino considère que ces modifications sont provoquées par une influence de plusieurs années du froid et de l’humidité d’une prison (le saint a passé en prison près de vingt ans). Le professeur Luigi Martino a conclu, sur la base de l’étude des reliques, que le visage représenté sur les icônes correspond pleinement à l’aspect extérieur de l’homme enterré dans le tombeau : « D’après la construction du crâne et du squelette, le saint appartenait à la race  blanche méditerranéenne, pour laquelle est caractéristique une taille moyenne et une peau foncée. Avec un front haut, un nez plutôt aquilin, des pommettes et un menton saillants, un squelette de force moyenne ».

Source et photographie

Le président serbe Tomislav Nikolić a participé à la liturgie au monastère de Lelić à l’occasion de la fête de saint Nicolas Vélimirovitch

Pour la première fois dans l’histoire serbe récente, un président serbe a participé à la divine liturgie. Au cours de l’office, le président Tomislav Nikolić a lu le Credo et le Notre Père, puis a reçu la communion. Ensuite, il a coupé le pain de la « slava » en l’honneur de la fête de saint Nicolas Vélimirovitch.

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Source: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

Le patriarche œcuménique Bartholomée a célébré à Myre en Lycie à l’occasion de la fête de saint Nicolas

St-Nicolas_MyreLe 6 décembre, jour de la fête de saint Nicolas, le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie en la basilique de Myre en Lycie, aujourd’hui Demre, en Turquie. 

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Source (dont photographie): Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Le patriarche œcuménique Bartholomée a célébré à Myre en Lycie à l’occasion de la fête de saint Nicolas

St-Nicolas_MyreLe 6 décembre, jour de la fête de saint Nicolas, le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie en la basilique de Myre en Lycie, aujourd’hui Demre, en Turquie. 

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Source (dont photographie): Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Un colloque international sur saint Nicolas, du 5 au 7 décembre à Saint-Nicolas-de-Port et à Lunéville

affiche_saint_nicolas_0Organisé par Catherine Guyon, Catherine Vincent, Véronique Gazeau et l’Université de Lorraine, rassemblant 25 chercheurs universitaires de sept nationalités différentes, un colloque international consacré à saint Nicolas se tiendra à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port (la seule ville, en dehors de Bari, à détenir des reliques authentiques de saint Nicolas de Myre) au moment des fêtes de la Saint-Nicolas d’hiver (6-7 décembre 2013). Ce colloque bénéficie du soutien de nombreuses institutions universitaires (Université de Lorraine, CRULH, Institut universitaire de France, Université de Paris X Nanterre, CRAHAM, AIRS) et de collectivités territoriales lorraines (Conseil général de Meurthe-et-Moselle, villes de Lunéville et de Saint-Nicolas-de-Port, Communauté de communes du Lunévillois).
Après avoir rappelé les origines de saint Nicolas à travers les apports récents des fouilles archéologiques du groupe épiscopal de Myre-Demre en Turquie et les textes de la translation de ses reliques à Bari, les intervenants se pencheront sur le développement de son culte à travers l’Europe, depuis les empereurs byzantins et ottoniens en passant par les prélats réformateurs francs et les clercs des universités médiévales, jusqu’aux marchands et artisans de la Mitteleuropa, à la lumière de multiples indices (vies de saints, dédicaces, onomastique et toponymie, reliques et reliquaires, sceaux, enseignes de pèlerinage et objets de dévotion…). L’iconographie sera largement abordée à travers des exemples d’Orient (icônes et images populaires) et d’Occident (enluminures, fresques, vitraux). La démarche proposée, qui s’inscrit dans la longue durée, inclut également les apports des enquêtes ethnologiques et abordera les formes prises par les fêtes et les traditions dans leurs variations régionales, lorraines et alsaciennes, slaves, latines, hispaniques et anglo-saxonnes.
 Ce colloque sera jumelé avec quatre expositions qui se tiendront à Lunéville et à Saint-Nicolas-de-Port, ainsi qu’avec des visites de la basilique portoise et des vestiges du prieuré de Varangéville;  il s’achèvera par la grande fête de saint Nicolas (défilé de chars, procession aux flambeaux à la basilique), à laquelle participent chaque année des clercs et de nombreux fidèles orthodoxes.
On trouvera ICI le programme du colloque et ICI le progamme des expositions, dont d'icônes byzantines et russes de saint Nicolas.

Exposition d’icônes consacrées à saint Nicolas au musée de Recklinghausen (Allemagne)

Le 19 octobre, au célèbre musée de Recklinghausen, a été ouverte une exposition intitulée « Nicolas, le saint pour toutes les situations. Vie, légende, icônes ». Environ 120 icônes grecques et russes représentant le saint y sont exposées. L’icône la plus ancienne est datée du XI-XIIème siècle. La plupart des icônes viennent des réserves des musées et remontent à la période du XVème au XIXème siècle. Les icônes sont peintes sur bois, verre et métal. Le musée d’icônes de Recklinghausen, ouvert en 1956, abrite une collection qui est la plus importante des pays non-orthodoxes. Actuellement, la collection du musée dépasse mille objets de Russie, Ukraine, Biélorussie, Roumanie, Grèce, Égypte, Ethiopie et encore d’autres pays. Outre les icônes, il y a des objets utilisés dans l’office orthodoxe, mais aussi des livres anciens à thématique religieuse.

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

« Fribourg ne rendra pas les reliques de saint Nicolas à la Turquie »

Alors que la Turquie a relancé sa campagne (1) pour récupérer les reliques de saint Nicolas (1) en Europe (Bari, Fribourg en Suisse, Saint-Nicolas-de-Port en Lorraine) , le prévôt de la cathédrale de Fribourg l'a exclu. Il a notamment souligné: "On peut faire un très beau musée pour illustrer la très grande figure de Nicolas de Myre avec d'autres documents et d'autres témoignages que ses ossements (…). Un musée, ce n'est pas une église. Les reliques servent à un culte, et non pas à une exposition."

Source: Portail catholique suisse

Une église historique dédiée à saint Nicolas sera démolie en Turquie

La décision de démolir une église, construite il y a 232 ans, dans le district de Bodrum de la province occidentale de Muğla a surpris les habitants qui s’attendaient à ce qu’elle fût restaurée, selon les informations du quotidien turc Radikal du 9 novembre.
Les habitants avaient demandé que l’église Saint Nicolas (Aya Nikolaya) fût restaurée, mais la municipalité a décidé de la démolir, suivant une assertion de l’Université de Pamukkale selon laquelle le bâtiment serait délabré. La décision a été signée par Dursun Göktepe du Parti républicain du peuple (CHP) qui remplaçait le maire Mehmet Kocadon, alors que celui-ci était emprisonné sur des allégations de corruption. Or, Kocadon était opposé à la démolition et il a annoncé qu’il lancerait une enquête au sujet de ladite décision.
Depuis 1965, l’église Saint-Nicolas est utilisée comme lieu de stockage, cinéma, théâtre et hangar à bateaux.

Sources (dont photographie de l'église): Hurriyet daily news, traduit de l'anglais pour Orthodoxie.com

Une partie de l’exposition « La Russie orthodoxe » à Moscou est dédiée à saint Nicolas du Japon

Une partie de l’exposition « La Russie orthodoxe » à Moscou (du 4 au 8 novembre) sera consacrée à saint Nicolas du Japon, dont le centième anniversaire du trépas a été commémoré en 2012. Le 10 avril 1970, le Patriarcat de Moscou a canonisé le saint au titre des « égaux-aux-apôtres »,  en raison de son activité missionnaire au Japon. La cathédrale orthodoxe de Tokyo, érigée par le saint, est connue comme « Nicolas-Do », la « Maison de Nicolas »,  cette appellation reflétant le respect des Japonais pour lui.

Dans le cadre de l’exposition « La Russie orthodoxe » qui est dédiée aux dates historiques mémorables, une partie est consacrée au ministère de saint Nicolas au Japon, à son activité missionnaire, à l’affermissement de l’orthodoxie dans ce pays, et aussi à la vie actuelle de l’Église orthodoxe du Japon. Seront présentées également les éditions consacrées au saint, qui sont parues à différents moments dans les langues russe et japonaise, et aussi les livres liturgiques parus au Japon. Les matériaux présentés aideront les visiteurs à mieux connaître le patrimoine écrit de saint Nicolas et l’histoire de sa canonisation. Cette partie de l’exposition a été préparée par le département des affaires ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou.
 

Source (dont photographie de saint Nicolas du Japon): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Re-consécration de l’église Saint Nicolas « d’un jour » à Bucarest

BiserciaLe dimanche des myrophores, le 29 avril 2012, le patriarche Daniel de Roumanie se trouvait au milieu des fidèles de la paroisse Saint Nicolas « d’un jour », à Bucarest, pour célébrer la ré-consécration de leur église, suivie de la liturgie concélébrée avec un grand nombre de prêtres et diacres. L’église a fait récemment l’objet de nombreux travaux de restauration, après ceux de 1827. L’église est appelée Saint Nicolas d’un jour en raison de sa construction, en bois, en un seul jour, au XVIIème siècle. Reconstruite en pierre en 1702, elle fut ravagée par un incendie en 1825, et reconstruite en 1826-1827. De 1911 à 1945, cette église fut mise à la disposition de la communauté orthodoxe albanaise.


Lors de la cérémonie, le patriarche Daniel a évoqué l’importance de l’édifice ecclésial pour notre salut : « Le lieu dans lequel nous nous préparons pour la résurrection et la vie éternelle est l’église. C’est pourquoi elle a été appelée le « laboratoire » de la résurrection par les saints pères Maxime le Confesseur et Nicolas Cabasilas. Aussi, dans l’église, nous avons un grand mystère, car aucun édifice de ce monde ne peut le remplacer ou avoir une importance égale avec lui. Parce que, ici en ce monde, nous nous préparons dans l’église pour le royaume céleste (…)  Le patriarche a expliqué également pourquoi des parcelles reliques de saints martyrs étaient déposées dans les pieds des autels des églises orthodoxes : « Seules des reliques de saints martyrs sont déposées dans l’autel, non pas des reliques de saints moines ou d’autres saints. Pourquoi ? Parce la foi la plus forte et la plus brillante est la foi des martyrs qui confessèrent le Christ au prix de leurs vies ! Leurs reliques sont proches de la croix du saint autel, montrant que le même amour sacrificiel du Christ a été partagé par les saints martyrs. Comment le savons-nous ? Dans le livre de l’Apocalypse est montrée une vision du royaume de Dieu et il est dit que près du trône de l’Agneau immolé et ressuscité des morts, près du trône du Christ crucifié, se trouvent les âmes de ceux qui ont lavé leurs vêtements dans le sang de l’Agneau, c’est-à-dire ceux qui sont passés par le sacrifice sanglant du martyre. En outre, les premières églises ont été construites sur les tombes des martyrs » a ajouté le patriarche.

Source  et photographie: Biserica.ro

Fête de saint Nicolas Planas dans la paroisse Présentation du Sauveur au Temple à Sartrouville

Dimanche 11 mars, la paroisse Présentation du Sauveur au Temple à Sartrouville (Métropole grecque) fêtera saint Nicolas Planas dont la paroisse détient des reliques. 9h30: matines, vers 10h15: divine liturgie. Adresse: 100 avenue Maurice Berteaux, 78500 Sartrouville.

Commémoration à Tokyo du 100ème anniversaire du trépas de saint Nicolas du Japon

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Le 16 février 2012 a été célébré solennellement le 100ème anniversaire du trépas du saint égal-aux-apôtres, Nicolas du Japon. La cathédrale de Tokyo est connue sous le nom de Nicolaï-Do (« la maison de Nicolas »). Cette appellation exprime le respect des Japonais envers la mémoire de ce fils de la Russie qui a fait connaître la foi orthodoxe dans les îles du Pays du soleil levant. La célébration de la liturgie en ce jour de fête était présidée par l’évêque de Sendai Séraphin. Concélébraient avec lui le recteur de la représentation de l’Église orthodoxe russe à Tokyo, l’archiprêtre Nicolas Katsiouban, et les clercs de l’Église autonome du Japon. À l’issue de la liturgie, le métropolite Daniel de Tokyo et du Japon a souhaité une bonne fête aux fidèles et décrit l’intensité des labeurs de saint Nicolas pour illuminer les habitants du Japon par la bonne nouvelle du Christ. Ensuite, sur la tombe du saint, qui se trouve au cimetière municipal de Yanaka, l’épiscopat de l’Église autonome du Japon, avec un grand nombre de prêtres célébra un office d’intercession. L’évêque de Sendai Séraphin célébra après cela un court office de requiem sur les tombes des hiérarques de l’Église japonaise qui sont inhumés dans le même cimetière.

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Pèlerinages orthodoxes à Myre en Lycie et à Bari à l’occasion de la fête de saint Nicolas

PelerenageAvec la bénédiction du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine, Mgr Vladimir, une délégation de l’Église orthodoxe d’Ukraine (Patriarcat de Moscou) a visité les lieux qui sont liés à la vie et au ministère du saint hiérarque Nicolas, archevêque de Myre en Lycie, sur le territoire de la Turquie actuelle. La délégation était constituée du métropolite Onuphre de Tchernovitsy et de Bucovine, de l’évêque Jonas d’Obukhov, ainsi que de clercs et de laïcs de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Le 17 décembre eut lieu la rencontre des membres de la délégation avec le patriarche Bartholomée en sa résidence patriarcale de Constantinople. Le patriarche exprima sa préoccupation au sujet de la santé de S.B. le métropolite Vladimir de Kiev. Par la même occasion, il souhaita au peuple ukrainien l’intercession des prières de saint Nicolas le Thaumaturge et donna sa bénédiction aux hiérarques et aux clercs pour célébrer la  liturgie dans l’ancienne basilique, où le saint fut enterré.

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À Ekaterinbourg (Russie) s’ouvre une exposition consacrée à saint Nicolas de Myre en Lycie

Saint_nicolasegliseLe 19 décembre, à l’Institut patriarcal d’Ekaterinbourg s’ouvrira l’exposition « Règle de foi et modèle de tempérance… » (premières paroles du tropaire de saint Nicolas) consacrée au thaumaturge, qui était le saint protecteur de l’empereur Nicolas II, assassiné avec sa famille dans cette ville. Les visiteurs pourront voir des livres du fonds de la bibliothèque « Derjavnaïa », qui racontent la vie et les miracles du saint. Ils pourront aussi prendre connaissance de matériaux contenant des informations sur les églises de l’Oural dédiées au saint. Par exemple, l’église Saint-Nicolas et le monastère du même nom à Verkhotourié. Actuellement, dans la province de Sverdlovsk, il y a 43 églises dédiées à saint Nicolas, contre 78 avant la révolution. L’histoire suivante, liée à l’église Saint-Nicolas à Ganina-Yama (construite sur l’emplacement d’un puits de mine où, dans un premier temps, les corps du tsar et de la famille impériale furent jetés après avoir été assassinés), est digne d’intérêt : le principal objet sacré de cette église est une icône de saint Nicolas qui appartenait au tsar-martyr Nicolas II.

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Fête de saint Nicolas à Myre en Lycie, aujourd’hui Demre, en Turquie

Saint_nicolasÀ l’occasion de la fête de saint Nicolas, le 6 décembre, le métropolite Chrysostome de Myre en Lycie (Patriarcat oecuménique) a célébré en la basilique dédiée au saint, située dans ladite ville, aujourd’hui Demre, en Turquie. Cette basilique, où se trouve le tombeau (vide) de saint Nicolas, est actuellement un musée, et les autorités turques ont donné l’autorisation à la célébration. Des clercs du monastère athonite de Vatopédi ont également pris part à la liturgie, à laquelle assistaient 200 fidèles venus de Grèce. Selon le site d'informations Romfea.gr, le monastère de Vatopédi aurait fait un don de 10 000 euros à la métropole de Myre pour soutenir son action philanthropique en faveur des familles pauvres de la région.

Source : Romfea.gr

Saint Nicolas Cabasilas évoqué sur le site Graecia orthodoxa

Le site Graecia orthodoxa vient de consacrer un long article à saint Nicolas Cabasilas à l'occasion de la publication de la correspondance du saint byzantin réalisée par Marie-Hélène Congourdeau aux éditions Les Belles Lettres et qui a fait l'objet ici-même d'une recension récente. Cet article note, d'un point de vue historique, que les treize lettres adressées à Cabasilas qui figurent dans l’ouvrage (outre celles écrites par lui-même), révèlent des aspects méconnus de la personnalité du célèbre théologien : ses compétences de juriste ; son rôle de médiateur dans de durs conflits tels que la crise zélote, « révolution populaire » byzantine ; son implication dans d’âpres querelles religieuses, comme la querelle palamite ou la confrontation avec l’Église latine. L'article constate que la correspondance de Nicolas Cabasilas fournit ainsi une documentation capitale pour la connaissance du milieu théologique, humaniste et politique du 14e siècle byzantin.

L’émission « l’Église orthodoxe aujourd’hui » du 5 décembre 2010 : « Saint Nicolas »

Dans l'émission de radio « L'Église orthodoxe aujourd'hui » du dimanche 5 décembre 2010, Bogdan Florin Vlaïcu présente l'histoire de Saint Nicolas et des entretiens avec des participants au pèlerinage œcuménique à sa relique préservée dans la basilique de Saint Nicolas de Port en Lorraine : père George Dacian Zuba, le diacre Jean Claude Hippeau, et Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul.

Podcast Audio (Durée : 29’40)

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Jovan Nikoloski