20/10/2017
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Archives de catégorie : Livres

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Parution de l’édition italienne de « Prendre soin de l’autre – Une vision chrétienne de la communication » en livre numérique

9788821582318g_26342Prendersi cura dell'altro – Uno sguardo cristiano sulla comunicazione, l'édition italienne de l'ouvrage du P. Christophe Levalois paru aux éditions du Cerf en 2012, vient d'être publiée, il y a quelques jours, en livre numérique (livre électronique, e-book), au format EPUB, par les éditions San Paolo, qui avaient édité la version papier en mai dernier (vente en ligne: 1, 2). Amazon le propose pour le Kindle (1) (Amazon Italie).

Pour la première fois, les œuvres complètes de saint Ambroise de Milan sont traduites en russe

am_knLa présentation des trois premiers volumes des œuvres complètes de saint Ambroise de Milan, en russe avec texte original latin parallèle, a eu lieu à Moscou le 12 décembre. Le projet complet comprend 14 tomes,  qui seront publiés à raison de deux tomes par an. Il est mené par le conseil des Éditions de l’Église orthodoxe russe et de l’Université orthodoxe Saint-Tikhon, dont les collaborateurs travaillent directement à l’édition. Dans le premier tome sont publiées les vies de saint Ambroise selon leurs différentes variantes. Ledit projet est unique en ce sens que, pour la première fois, les œuvres complètes de saint Ambroise seront publiées en russe. Au cours de la présentation, le pro-recteur de l’Université Saint-Tikhon chargé des travaux internationaux, l’archiprêtre Georges Orekhanov, a mentionné qu’avant la révolution n’avaient été traduits en russe que quelques textes de saint Ambroise, malgré le fait qu’il était très vénéré en Russie. A ce sujet, le père Georges a ajouté que, récemment, a été retrouvé l’office à ce saint en slavon, composé en 1870. Ledit office était célébré dans sa cellule par saint Ambroise d’Optino (+1891), qui portait le nom du hiérarque de Milan. « Nous voulons faire renaître cette tradition, et célébrer cet office le 20 décembre de chaque année, jour de la fête du saint (selon l’ancien calendrier) dans notre église Saint-Nicolas à Moscou » a déclaré en outre le père Georges.

Source (dont photographie): Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Chronique: « Vies des saints serbes »

Dans sa chronique du 8 décembre, dans l'émission Lumière de l'orthodoxie, sur Radio Notre-Dame, le père Christophe Levalois a évoqué l'ouvrage Vies des saints serbes de saint Justin Popovic (L'Age d'Homme, 2013). Voici le texte de cette chronique:

St-Justin-Vie-des-saints-serbesLes éditions L’Age d’Homme ont publié cette année, dans l’excellente collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », dirigée par Jean-Claude Larchet, la traduction française des Vies des saints serbes du père Justin Popovic, devenu lui-même saint depuis sous le nom de saint Justin de Tchélié (Celije) et qui est fêté le 1er juin.  Ce synaxaire – vies des saints en suivant le calendrier – de 470 pages permet non seulement de prendre connaissance des nombreux saints et saintes qui y sont évoqués, en tout 62, mais aussi d’entrer dans l’histoire et la richesse spirituelle du peuple serbe.
 
C’est une histoire pleine de nombreux combats et de beaucoup de souffrances ainsi que de sacrifices collectifs au fil des siècles. Aujourd’hui, c’est encore le cas avec le Kosovo. Rappelons juste que le peuple serbe a été pendant des siècles en première ligne face aux invasions de l’Empire ottoman et qu’il a, de ce fait, été le défenseur pendant des siècles de l’Europe chrétienne, ce qu’il a payé par un prix très élevé en vies humaines et en destructions. Au XXe siècle, après la domination ottomane, plusieurs tragédies historiques l’ont frappé cruellement : les deux guerres mondiales et le régime communiste. Cette très longue mémoire est toujours présente aujourd’hui. Cette histoire explique aussi qu’un nombre important de rois, de reines et de princes se trouvent dans cet ouvrage. En effet, un tiers des saints présentés ont une ascendance noble.
 
Je présenterai juste, rapidement, trois exemples. Le premier est saint Sava. Le grand saint national serbe. Né vers 1169, mort en 1236, fils du roi Stefan Nemanja, lui-même saint très populaire sous le nom de saint Syméon le Myroblite, saint Sava a fondé le monastère de Chilandar sur le Mont Athos et fut le premier primat de l’Eglise orthodoxe serbe qui obtient grâce à lui son autonomie et qu’il a organisée. Il est fêté le 14 janvier.

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La thèse d’Antoine Arjakovsky sur les penseurs religieux russes à Paris durant l’Entre-deux-guerres publiée en anglais

P01526La thèse d'Antoine Arjakovsky, sur les penseurs religieux de l'émigration russe à Paris durant l'Entre-deux-guerres, vient d'être publiée en anglais par University of Notre Dame Press (couverture ci-contre).

Parution du texte de la liturgie de saint Jacques en slavon et en français

Liturgie_St_Jacques" Le Séminaire orthodoxe russe fait paraître, en novembre, la Divine liturgie de saint Jacques, frère du Seigneur, en version bilingue: en slavon et en français.  (…)
La liturgie attribuée à saint Jacques, frère du Seigneur et premier évêque de Jérusalem, est une des plus anciennes liturgies eucharistiques conservées par l’Église orthodoxe. Si la liturgie de saint Basile et celle de saint Jean Chrysostome remontent, dans leur forme actuelle, au rite célébré à Byzance, Constantinople, la liturgie de saint Jacques est l’héritage de la communauté chrétienne de Jérusalem.
Ce rituel est rarement utilisé par les orthodoxes aujourd’hui. La liturgie proprement byzantine – constantinopolitaine – s’est imposée au deuxième millénaire à l’ensemble des Églises orthodoxes. Cependant, la pratique d’utiliser la liturgie de saint Jacques le jour de sa mémoire le 23 octobre et le dimanche après la Nativité du Seigneur (associé au souvenir du roi David, de Joseph, l’époux de la Vierge, et de saint Jacques) subsiste dans le patriarcat de Jérusalem, en Grèce et dans quelques autres diocèses. Dans certaines Églises, comme sur l’île grecque de Zante (Zakynthos), cette liturgie est célébrée de manière régulière.
L’Église orthodoxe russe a découvert cette liturgie au XXe siècle. L’Église russe hors frontières y a joué un rôle de premier plan, en publiant et diffusant le rite de saint Jacques. En Russie même, l’usage de cette liturgie fut introduit à Saint-Pétersbourg par le métropolite Nicodème Rotov. Il y subsiste et se répand actuellement. (…)
La présente édition suit, pour ce qui concerne l’ordo, la version de l’Église russe hors frontières. En revanche, la traduction des prières est faite, par le P. Alexandre Siniakov, à partir du texte grec publié par l’Église de Grèce. La maquette du livre est l'oeuvre de Victor Smirnov, formateur au Séminaire.
Le livre sera disponible fin novembre, mais vous pouvez d'ores et déjà le commander, en écrivant à secrétariat (at)seminaria.fr. Le Séminaire poursuivra la publication des livres liturgiques orthodoxes en version bilingue, slavon-français. "

Source: Séminaire orthodoxe russe en France

« Les édifices religieux du XXe siècle en Ile-de-France (1905-2000) »

lesedificesreligieux_2013Dans l'ouvrage Les édifices religieux du XXe siècle en Ile-de-France (1905-2000), publié par Beaux arts éditions en mars 2013, qui présente 75 lieux de culte "patrimoine du XXe siècle", quatre édifices orthodoxes sont évoqués: l'église Saint-Serge à Paris, le skite du Saint-Esprit au Mesnil-Saint-Denis, Notre-Dame-de-toutes-les-protections à Champagne-sur-Seine et Notre-Dame-de-Kazan à Moisenay. 160 pages, 12,50 euros.

Un compte rendu de lecture de l’ouvrage « L’Orthodoxie » du métropolite Hilarion (Alfeyev) paru dans « Irénikon »

met_HilarionEn 2012, la revue Irénikon, éditée par le monastère de Chevetogne, a publié un compte rendu de lecture des deux volumes (1, 2) parus du livre du métropolite Hilarion (Alfeyev), aux éditions du Cerf, L'Orthodoxie. Pour le lire, cliquez sur ce lien.

Photographie: le métropolite Hilarion aux premières Journées du livre orthodoxe en France (source)

Parution de la nouvelle édition de l’ « Annuaire de l’Eglise orthodoxe de France »

couverture_annuaire_ 2013La nouvelle édition de l'Annuaire de l'Eglise orthodoxe de France (couverture ci-contre) vient d'être publiée par le monastère de Cantauque. Dans les 88 pages de l'annuaire (son introduction): une carte couleur des lieux de culte orthodoxe en France (45 x 55 cm), une présentation de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, la liste des 220 lieux de culte, par départements et par juridictions, la liste des 300 prêtres et diacres et leurs coordonnées, les monastères et les écoles de théologie, les mouvements, les institutions et les médias, les librairies et les ciergeries, la liste des clercs aumôniers, les ateliers de chant liturgique et d’iconographie. Le prix à l'unité est de 8 euros (six euros et deux euros pour le port). Pour d'autres informations, voir ce document (notamment pour la commande de plusieurs exemplaires) ou cette page.

Samedi 12 octobre à la librairie L’Age d’Homme à Paris

Invitation_12_octobre 2013_BSamedi 12 octobre, à la librairie L'Age d'Homme à Paris (5, rue Férou, 6e), le père Christophe Levalois présentera son ouvrage Prendre soin de l'autre – Une vision chrétienne de la communication (Cerf, 2012; San Paolo, 2013). Un texte de Jean-François Colosimo sera lu in absentia.

Une revue et un livre sur saint Antoine le Grand

La revue Mikhtav n° 67, éditée par la Fraternité Saint-Elie (F-21500 Saint-Rémy / RO 547575 Stânceni), vient de paraître. Elle contient les actes du colloque international sur saint Antoine le Grand en Orient qui s’est tenu le 20 juillet à Saint-Remy, lors de la fête du saint prophète Élie (la revue peut être commandée à schitulstanceni@yahoo.fr : 9€, franco de port). Le colloque a été ouvert par le P. Iulian Nistea qui a présenté les raisons de ce thème (écoutez en podcast audio ou téléchargez l’audio mp3 ou lisez le texte au format pdf).

Ont suivi diverses communications scientifiques en deux sessions, avec pour modérateur le professeur Benoît Gain  (Grenoble), puis le P. Damase Zuazua (carme espagnol). Outre les exposés de Michel Federspiel et Jacques Chollet (Université de Clermont-Ferrant), de Bernard Outtier (CNRS, Villejuif), de Nicole Béranger et Jeanine Monin (Université de Bourgogne) on notera ceux de deux coptes orthodoxes, Georg Farag (Centre de patristique du Caire dont la thèse de doctorat concerne les Lettres d’Antoine dans la tradition arabe) et Ashraf Sadek (égyptologue, directeur de la revue Le monde copte, Limoges). La présentation par Antoine Arjakovsky de son livre Qu’est-ce que l’orthodoxie ? est téléchargeable ici.
Ce colloque était organisé autour du volume préparé par Éliane Poirot, Saint Antoine le Grand dans l’Orient chrétien. Dossier hagiographique, patristique, liturgique, iconographique, avec la collaboration de spécialistes dont plusieurs orthodoxes (table des matières).
Avec plus de 1000 pages, un hors-texte iconographique couleur de 40 pages, il va être édité en deux tomes sous coffret, par les éditions Peter Lang, dans la collection Patrologia. Pour l’acquérir au prix de souscription, écrire à schitulstanceni@yahoo.fr.

Source (et autres informations): Echo orthodoxe

Recension: Amphiloque d’Iconium, Homélies – Fragments – Lettres

AmphiloqueAmphiloque d’Iconium, « Homélies (1-5) ». Introduction, traduction, notes et index par Michel Bonnet, avec la collaboration de Sever Voicu, Éditions du Cerf, Paris, 2012, « Sources chrétiennes » n° 552, 375 p. ; « Homélies (6-10) – Fragments – Lettres ». Traduction, notes et index par Michel Bonnet, avec la collaboration de Sever Voicu, Éditions du Cerf, Paris, 2012, « Sources chrétiennes » n° 553, 389 p.
Amphiloque d’Iconium est aujourd’hui peu connu et parfois déprécié ; il est en tout cas peu étudié puisque, depuis la célèbre monographie que lui a consacrée, au début du siècle dernier K. Holl (Amphilochius von Ikonium in seinem Verhältnis zu den grossen Kappadoziern, Tübingen, 1904), il n’a fait l’objet d’aucune étude d’ensemble. Il a pourtant joui à son époque d’une assez grande notoriété. Cousin de saint Grégoire de Nazianze, il était l’ami de saint Basile de Césarée et de saint Grégoire de Nysse, et a partagé leurs combats pour l’orthodoxie de la foi. Le grand historien H. I. Marrou le qualifiait « d’astre mineur de la constellation cappadocienne », mais saint Jérôme le plaçait au même rang que Basile et Grégoire, et ceux qui le sortent aujourd’hui de l’oubli l’appellent volontiers « le quatrième Cappadocien ».
De ses œuvres il ne subsiste aujourd’hui que des homélies, quelques traités et des fragments connus par des citations d’auteurs postérieurs.

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Présentation des carnets du père Cyprien (Kern) à Jérusalem

P_Cyprien_KernLe 23 janvier, à l’occasion du séminaire orthodoxe de Jérusalem, a eu lieu la présentation du livre « Montons à Jérusalem. Carnets de Jérusalem de l’archimandrite Cyprien (Kern). Octobre 1928 – juin 1930 » (en russe). À la présentation prirent part l’archevêque Marc de Berlin (Église orthodoxe russe hors-frontières), en charge de la supervision de la Mission ecclésiastique russe en Terre Sainte, le hiéromoine Romain (Krasovsky), chef de la dite mission (Église orthodoxe russe hors-frontières), de la mère higoumène Elisabeth du couvent de Gethsemani, de moines et laïcs de Jérusalem. Le livre a été présenté par le diacre Alexandre Zanemonetz, qui a préparé l’édition.

Le père Cyprien (Kern) est connu aux habitants de Jérusalem, en premier lieu, comme auteur de la seule monographie existant jusqu’à maintenant sur le père  à Antonin (Kapoustine, qui dirigea la Mission ecclésiastique en Terre Sainte et réussit à acquérir de nombreux lieux saints). Il est connu également des séminaristes et du clergé par son livre de pastorale orthodoxe, et des savants par ses travaux liturgiques. Depuis la moitié des années 1920 jusqu’à sa mort, le père Cyprien enseigna (d’abord en Yougoslavie, puis ensuite à l’Institut Saint-Serge à Paris) l’apologétique, le grec ancien, la patristique. Il fut l’initiateur des « congrès liturgiques » annuels auprès de l’Institut Saint-Serge, qui continuent jusqu’à maintenant. Mais peu de gens savent que le père Cyprien passa deux ans à Jérusalem alors qu’il était jeune, en tant que chef de la Mission ecclésiastique russe. Ces années (1928-1930), sont décrites dans ses carnets qui sont édités maintenant et accessibles aux lecteurs, tant en Terre Sainte qu’en Russie.

Les sujets abordés dans les carnets sont les plus variés. On peut y trouver des pages sur la vie interne de « la Palestine russe », au temps du mandat britannique, que dirigeait en ces années le père Cyprien et l’archevêque Anastase (Gribanovsky), futur primat de l’Église russe hors-frontières. Les contacts entre orthodoxes et anglicans et autres hétérodoxes en Terre Sainte y sont évoqués en détails. On peut encore y avoir des informations sur les rencontres du père Cyprien avec un grand nombre de personnalités vivant alors à Jérusalem ou venues en Terre sainte, sur le conflit entre Juifs et Arabes en 1929, ainsi que sur les relations entre les différentes Églises locales orthodoxes et aussi entre les différentes parties de la diaspora russe.

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« Regard chrétien sur l’homosexualité »: entretien avec le père Marc-Antoine Costa de Beauregard

Orthodoxie.com a interrogé -vidéo ci-dessous- le père Marc-Antoine Costa de Beauregard sur son dernier ouvrage, préfacé par le métropolite Joseph (Pop), Regard chrétien sur l'homosexualité (éditions de l'Oeuvre, 2013).

« La véritable histoire des orthodoxes d’Estonie »

EstonieVient de paraître aux éditions L'Harmattan: La véritable histoire des orthodoxes d'Estonie, par Jean-François Jolivalt et le métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l'Estonie (374 pages, 38 euros). Présentation de l'éditeur: "En mars 1999, le métropolite Stephane (Charalambidès) reçoit du patriarche oecuménique de Constantinople la mission de restaurer l'Eglise orthodoxe d'Estonie dans ses droits spirituels, historiques et temporels. Il ne soupçonne pas encore que cette charge pastorale cache le choc de deux mondes; la revendication démocratique depuis 1991, et la nostalgie soviétique. Mgr Stephane et Jean-François Jolivalt, journaliste, nous racontent son combat courageux et ses initiatives pastorales."

A paraître prochainement: « Regard chrétien sur l’homosexualité » du père Marc-Antoine Costa de Beauregard

Plat 1 regard chrétienUn nouvel ouvrage du père Marc-Antoine Costa de Beauregard (1,2), Regard chrétien sur l'homosexualité, paraîtra au tout début de l'année 2013 (il sera en librairie dans la première quinzaine de janvier) aux éditions de l'Oeuvre. L'ouvrage est préfacé par le métropolite Joseph (Pop). Une première version de cette étude a été publiée par Orthodoxie.com en 2005. Le texte a été revu, actualisé, augmenté. Il comporte en plus, entre autres, la relation d'expériences pastorales. La réflexion du père Marc-Antoine s'appuie sur la Bible et les enseignements des Pères. Il approfondit la question de l'altérité sexuelle. Il procède, souligne Mgr Joseph dans sa préface, "d'une lecture théologique de la condition humaine". Ce livre apporte ainsi un éclairage orthodoxe sur cette question au coeur de nombreux débats sociétaux aujourd'hui. En outre, comme le souligne également le métropolite Joseph, il constitue une "contribution à la réflexion contemporaine".

« Chypre, géopolitique et minorités » un livre de Nicolas Kazarian

Nicolas Kazarian, chargé de cours en histoire de l'Église en Occident à l'Insitut Saint-Serge vient de publier un livre intitulé Chypre, géopolitique et minorités aux éditions de l'Harmattan. La position de carrefour de Chypre confirme jusqu'à aujourd'hui sa mosaïque ethnique et religieuse. Latins, Arméniens, Maronites, Roms, voire Juifs, Russes et tant d'autres, participent au destin multiculturel de l'île. La dimension territoriale des deux principaux projets nationalistes chypriotes, grec et turc, est aussi à prendre en compte. La géopolitique à Chypre tient une place déterminante dans la constitution de ses communautés minoritaires, anciennes comme nouvelles.

« Sur la trace de l’archange » – récit d’un pèlerinage au Mont-Saint-Michel

Sur la trace de l’archange par François-Xavier Maigre, Bayard, 2012, 305 pages, 16 euros.

Le sous-titre de ce livre est explicite : « 450 kilomètres à pied jusqu’au Mont-Saint-Michel ». L’ouvrage relate l’odyssée pédestre d’une jeune famille catholique : deux parents de moins de trente ans, François-Xavier et Pauline, avec leurs deux jeunes enfants, Faustine et Martin, respectivement  deux ans et demi et sept mois ! De Versailles au Mont-Saint-Michel en 33 jours !  Une route incertaine malgré une préparation soigneuse ! Mais un chemin plein de grâces !

Accompagnés par un âne, les membres de la jeune famille Maigre se sont élancés avec l’audace de l’enthousiasme, que d’aucuns qualifient de témérité, sinon de folie, sur un antique chemin de pèlerinage aujourd’hui oublié, malgré les efforts de quelques personnes. Eux qui étaient des jacquets (pour avoir parcouru un des chemins vers Saint-Jacques-de-Compostelle) sont devenus des miquelots, c’est-à-dire des pèlerins du Mont-Saint-Michel par cette étonnante aventure.

C’est au VIIIe siècle que débute l’histoire chrétienne de ce rocher que l’on commence à appeler Mont-Saint-Michel-au-péril-de-la-Mer. Un texte du IXe siècle raconte que l’évêque saint Aubert d’Avranches, dans son sommeil, en 708, a reçu l’ordre de l’archange Michel de faire édifier un oratoire sur ce lieu nommé jusqu’alors le Mont-Tombe. Cette construction, à la demande de l’archange, devait être une réplique du sanctuaire dédié à saint Michel au Mont-Gargan en Italie, lequel date du Ve siècle. Le récit rapporte aussi que la dédicace de l’église a eu lieu le 16 octobre 709. Des vestiges de ce premier oratoire ont été retrouvés accolés à la chapelle carolingienne (Xe siècle) Notre-Dame-sous-Terre. Le premier récit connu de miquelot, celui du moine Bernard, date de 867. Au IXe siècle donc, le Mont-Saint-Michel est déjà une destination connue pour des pèlerins de plus en plus nombreux au cours du Moyen-âge et après. La Révolution française, en transformant l’abbaye en prison, jusqu’au Second empire, a porté un coup fatal aux pèlerinages, malgré des initiatives au XIXe siècle, notamment après 1863. Aujourd’hui, quelques personnes, notamment au sein de l’association Les chemins du Mont-Saint-Michel, tentent de promouvoir ces chemins, à l’image de ce qui a été fait pour Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Textes liturgiques: parution de « La Nativité du Christ » et de « La Théophanie »

La paroisse Saint-Hermogène, à Marseille, vient de publier les textes liturgiques de la Nativité du Christ et de la Théophanie. Chaque volume est disponible avec un dos carré collé ou une reliure à spirale. Présentation du volume consacré à la Nativité du Christ (sommaire et présentation pour celui de la Théophanie): " Les textes liturgiques de la fête de la Nativité du Christ, présentés dans cette édition, comprennent l’ensemble des services de l’Eglise orthodoxe pour le jour de la fête : les vêpres suivies de la liturgie de saint Basile, la vigile (selon la tradition slave) constituée des grandes complies suivies des matines, et enfin la liturgie du jour de la fête.
Nous avons choisi de donner le texte complet de ces services, sans aucune abréviation ni renvoi à un autre livre (sauf pour la deuxième partie de la liturgie, dite liturgie des fidèles). Le lecteur, ou le chœur, dispose ainsi d’un texte d’un seul tenant. Les textes liturgiques sont traduits directement du grec, sur la base de la Septante pour ce qui concerne l’Ancien Testament, et sur la base des Ménées grecs pour les textes propres à la fête. Pour les textes communs des différentes heures, nous avons suivi l’édition de la vigile établie par l’Archevêché de tradition russe (Patriarcat de Constantinople), en la complétant si nécessaire par l’Horologion grec. Les ecténies et la liturgie des catéchuménes respectent la version établie par la Fraternité orthodoxe pour la liturgie de saint Jean Chrysostome. Les textes des épitres et des évangiles sont tirés de la traduction de Louis Segond (1910), parfois légèrement aménagée en fonction de la tradition orthodoxe. Pour les psaumes, et pour les versets tirés des psaumes, nous avons choisi de respecter (sauf en quelques cas, pour respecter certains usages dans le chant du chœur) la traduction de la Septante du père Placide Deseille, qui est celle d’un psautier complet (la référence au psaume est donnée en note). "

Les livres sont disponibles à la librairie Saint-Serge ou peuvent être commandés, au prix de 13 euros ttc chaque volume (à l'ordre de l'Association cultuelle orthodoxe russe de Marseille), auprès de Corinne Fried (Les Cyprés, 37 allée des Pins, 13009 Marseille, e-mail: corinne.fried@gmail.com).

Parution de « Un dimanche à l’église orthodoxe – Raconté aux enfants »

Une équipe de catéchètes de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, avec la bénédiction de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, vient d’éditer, après plusieurs années de travail, un quatrième livre intitulé Un dimanche à l’église orthodoxe – Raconté aux enfants (présentation).
Ce livre illustré de 44 pages qui suit la chronologie de la liturgie, donne aux parents et catéchètes un outil pour accompagner les enfants dans leur participation à la liturgie. Chaque illustration est accompagnée d’une phrase repère de la liturgie et d’une petite phrase explicative qui s’adresse plus particulièrement à l’enfant.
Il est complété d’un livret détachable de 18 pages, qui s’adresse plus particulièrement aux parents.
Ce livre est vendu au prix public de 8,50€ (frais de port en sus). Il a été également édité par la Fraternité en langue roumaine.
Pour en faire l'acquisition: Olga Victoroff , 9 allée d’Arques, 91390 Morsang-sur-Orge, ovicto@sfr.fr , ou en librairie: librairie Saint-Serge, Editeurs réunis, La Procure-Paris, La Procure-Lyon; ainsi que les autres volumes de cette collection (1).

« L’Ancien Charalampos » par le Hiéromoine Joseph de Dionysiou, un nouveau volume de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »

« L’Ancien Charalampos » par le hiéromoine Joseph de Dionysiou, un nouveau volume de la collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle».
Hiéromoine Joseph de Dionysiou, « L’Ancien Charalampos ». Introduction de Jean-Claude Larchet, traduction du grec par Yvan Koenig, Éditions L’Âge d’Homme, Lausanne, 2012, 189 p.
L’Ancien Charalampos (1910-2001), moine du Mont-Athos, fut l’un des plus proches disciples du grand Joseph l’Hésychaste (1898-1959), et même, selon certains témoins, son disciple préféré.
Ce livre, qui retrace sa vie, dépeint sa personnalité spirituelle et trans­met ses principaux enseignements, a été écrit par l’un des moines de sa commu­nauté, qui a vécu auprès de lui pendant trente-six ans.
Le père Charalampos vécut dans la petite communauté de l’Ancien Joseph de 1950 jusqu’à la dormition de celui-ci en 1959. Il continua ensuite, avec son oncle, l’Ancien Arsène le Spiléote, compagnon d’ascèse de l’Ancien Joseph, à mener le même genre de vie hésychaste à Néa-Skiti puis, à partir de 1967, au kellion de Bourazéri.
En 1979, il fut appelé à venir avec sa communauté repeupler le grand monas­tère cénobitique de Dionysiou, dont il devint l’higoumène jusqu’en 1989 et le père spirituel jusqu’à sa dormition en 2001.
Grand ascète et grand orant, l’Ancien Charalampos acquit très tôt une grande réputation, au Mont-Athos et bien au-delà, comme confesseur et comme père spirituel, et surtout comme maître de la prière hésychaste. Beaucoup le considéraient même, dans les dernières décennies du xxe siècle, comme le plus grand hésychaste du Mont-Athos.

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« Paulin de Nole et l’amitié chrétienne »

L'association Caritas patrum vient de publier les actes de la "Petite journée de patristique", qui s'est déroulée à Saintes le 17 mars dernier, intitulés "Paulin de Nole et l'amitié chrétienne". Diffusion: les éditions du Cerf. Originaire de Bordeaux, saint Paulin de Nole a vécu aux IVe et Ve siècle.

Livre: Xénia Krivochéine, « La beauté salvatrice. Mère Marie Skobtsov. Peintures – Dessins – Broderies »

Xénia Krivochéine, artiste peintre et grande admiratrice de Mère Marie Skobtsov (1891-1945) à qui elle a dédié un site internet (en russe), vient de publier un livre consacré à la production artistique de celle-ci (éditions du Cerf, 2012, 107 p.,). On y trouve de nombreuses reproductions, restées jusqu’à présent inédites, de peintures, dessins et broderies conservés par des collectionneurs européens ou dans des paroisses orthodoxes en France et de Grande-Bretagne, ainsi qu’au Musée russe et au Musée Anna Akhmatova à Saint-Pétersbourg. Le livre, qui comporte un rappel chronologique de la vie de Mère Marie, est préfacé par le patriarche Cyrille de Moscou, et postfacé par le professeur Georges Nivat ; il a été traduit de l’original russe (publié à Saint-Pétersbourg en 2004) par le père Serge Model.
« Comme nombre de ses contemporains, explique Xénia Krivochéine, Mère Marie n’a pas suivi de formation académique. Elle n'est pas allée apprendre dans les ateliers ou les studios de peintres célèbres. Sa famille, sa présence dans les cercles artistiques de l'époque de sa jeunesse lui ont servi d'école. Les longues années qu’elle a vécu en France ont profondément marqué son art. »

Parution dans la collection « Sources chrétiennes » du tome 2 des « Questions à Thalassios » de saint Maxime le Confesseur

Maxime le Confesseur, « Questions à Thalassios, tome 2, Questions 41 à 55 », traduction par Françoise Vinel, par Jean-Claude Larchet, éditions du Cerf, Paris, 2012, 303 p., coll. « Sources chrétiennes » n° 554.
Ce volume continue la parution en trois tomes, dans la collection de référence « Sources chrétiennes », des « Questions à Thalassios », l’une des œuvres les plus célèbres du grand théologien byzantin saint Maxime le Confesseur (580-662), destinée de prime abord à expliquer des passages difficiles de la sainte Écriture, mais servant en fait de prétexte à l’auteur pour exposer sa doctrine spirituelle.
Figurent dans ce deuxième tome les Questions 41 à 55.
Face à l’édition critique qui reprend, avec quelques corrections, celle du Corpus Christianorum Series Graeca, vol. 7, Françoise Vinel, professeur de patrologie à la faculté de théologie catholique de l’Université de Strasbourg, bien connue comme spécialiste de saint Grégoire de Nysse et l’une des traductrices de la Septante, propose une traduction claire et précise, tandis que Jean-Claude Larchet propose des annotations qui font apparaître les relations de la pensée de saint Maxime avec celle d’autres Pères, éclairent le sens de passages et d’expressions difficiles ou précisent la signification de termes auxquels Maxime donne un sens particulier.
La lisibilité de cette traduction permet une autre lecture de l’œuvre que celle d’Emmanuel Ponsoye (éditions de l’Ancre, 1992), qui a rendu de grands services et qui était généralement juste quant au sens, mais qui comportait des omissions et était truffée d’archaïsmes, de néologismes et de tournures syntaxiques qui ajoutaient des difficultés nouvelles à un texte en soi déjà complexe.
Un troisième tome, à paraître l’an prochain, permettra de faire une lecture suivie et complète de cette œuvre fondamentale.

La vie et l’œuvre théologique de Georges-Grégoire de Chypre: un nouveau livre publié par Jean-Claude Larchet

Jean-Claude Larchet (éd.), « La vie et l’œuvre de Georges-Grégoire II de Chypre (1241-1290), patriarche de Constantinople », Édition du Cerf, Paris, 2012, 332 p. (collection « Théologie byzantine »).
Georges de Chypre (1241-1290), un brillant écrivain byzantin qui devint patriarche de Constantinople de 1283 à 1289 sous le nom de « Grégoire II » est encore peu connu en France: de nombreux petits articles lui ont, depuis longtemps, été consacrés, mais il n’a encore fait l’objet d’aucune étude d’enver­gure et aucune de ses œuvres n’a encore été traduite dans notre langue.
Pourtant son nom revient souvent dans les réflexions sur la question du Filioque, en particulier dans le cadre des débats œcuméniques de fond visant à trouver un accord entre orthodoxes et catholiques, qui restent jusqu’à ce jour profondément divisés sur ce sujet. Sa pensée, en effet, offre des perspec­tives nouvelles puisque, tout en refusant fermement le filioquisme latin (se­lon lequel l’Esprit procède aussi du Fils), elle explicite l’idée de certains Pères grecs selon laquelle l’Esprit Saint procède du Père par le Fils dans un sens ac­cep­table pour l’Église orthodoxe: celui d’une manifestation de l’Esprit non seulement temporelle (plan économique) mais éternelle (plan théolo­gique). Cette idée se trouvait déjà dans la théologie de son prédécesseur Nicéphore Blemmydès, mais accompagnée d’ambiguïtés et de compromis qui ont classé ce dernier parmi les représentants du courant latinophrone (litt.: « qui pense à la manière latine ») et, en dépit de quelques tentatives de réhabilitation, l’ont définitivement disqualifié aux yeux de la Tradition orthodoxe.
Ce volume, fruit d’un long travail qui a mobilisé des spécialistes de divers hori­zons, vient combler une lacune.

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Les conclusions du livre « La parabole de la lampe allumée – La communication religieuse à l’ère de l’information »

Nous avons signalé, le 9 août, la parution récente, en Roumanie, de l'ouvrage du père Nicolae Dascălu, Parabola făcliei aprinse. Comunicarea religioasă în era informaţională, "La parabole de la lampe allumée. La communication religieuse à l'ère de l'information", aux éditions Basilica (624 p.). L'ouvrage fait suite à la thèse soutenue par le père Nicolae en 2008, à la Faculté de théologie de Iasi, sur "La communication religieuse à l'âge de l'information". Nous vous proposons, avec l'accord de son auteur, les conclusions, en français, de l'ouvrage. Le père Nicolae est conseiller patriarcal, directeur de Ziarul Lumina et coordonnateur du centre de presse du Patriarcat de Roumanie Basilica.

Un nouvel ouvrage orthodoxe sur la communication

Le père Nicolae Dascălu, conseiller patriarcal, directeur de Ziarul Lumina et coordonnateur du centre de presse du Patriarcat de Roumanie Basilica, a publié, au printemps de la présente année, un nouvel ouvrage orthodoxe sur la communication intitulé Parabola făcliei aprinse. Comunicarea religioasă în era informaţională, "La parabole de la lampe allumée. La communication religieuse à l'ère de l'information", aux éditions Basilica (624 p.). L'ouvrage fait suite à la thèse soutenue par le père Nicolae en 2008, à la Faculté de théologie de Iasi, sur "La communication religieuse à l'âge de l'information".

Nous vous proposons ci-dessous deux extraits en français des conclusions de l'ouvrage:

" La vocation prophétique et pastorale de la communication religieuse se manifeste par l’affirmation de la nécessité d’une communication verticale, à travers laquelle les hommes peuvent maintenir leur lien avec Dieu, Créateur du ciel et de la terre. L’amélioration des technologies de communication et la multiplication toujours plus complexe des échanges d’informations peuvent assurer la qualité et l’efficacité de la communication religieuse au plan horizontal, mais ne sauraient jamais garantir par elles-mêmes le bonheur et l’harmonie entre les personnes."

 

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Livres: « Elder Sergei of Vanves. Life and Teachings » (Le starets Serge de Vanves. Vie et enseignements).

Sous le titre « Elder Sergei of Vanves. Life and Teachings », les éditions américaines « Divine Ascent » viennent de publier la traduction anglaise du livre de Jean-Claude Larchet « Le starets Serge » (Cerf). Cette édition américaine, dont l’initiative revient au métropolite Jonah, primat de l’Église Orthodoxe d’Amérique (OCA) et dont la traduction a été assurée par les moines du monastère Saint-Jean-de-Changhaï à Manton (Californie), vient à la suite des éditions grecque, russe, serbe, roumaine et allemande. L’archimandrite Serge Chévitch (1903-1987) fut pendant plusieurs décennies le recteur de la paroisse de la Sainte-Trinité à Vanves (Hauts-de-Seine) et  l’higoumène du skit du Saint-Esprit à Le-Mesnil-Saint-Denis (Yvelines). Le texte de présentation note qu’ « il fut l’une des personnalités les plus charismatiques au XXe siècle en Europe occidentale », qu’ « en lui les saintes traditions de l’Ancien Valaam vont à la rencontre l’Occident post-chrétien ».
Dans l’une des premières réactions à l’édition américaine on peut lire : « Ce livre est un must. Les paroles du Starets Serge se lisent comme celles de l’Évangile. On peut sentir chez le starets la même grâce, le même esprit qui imprègnent la vie et les enseignements de saint Silouane et de son disciple, l’Archimandrite Sophony, qui sans aucun doute est aussi un saint. Ce sont des saints du XXe siècle, des preuves vivantes que la lignée charismatique transmise de génération en génération depuis le Christ et les Apôtres jusqu’aux saints hommes et femmes de notre temps a été préservée intacte et sans interruption ; que la tradition et la foi qui ont été confiées aux saints est toujours vivante et a le pouvoir de sanctifier et de transformer l’homme ».

Vient de paraître: Jean-Claude Larchet, « L’Église, corps du Christ », volume 2, « Le relations entre les Églises »

Vient de paraître aux édtions du Cerf un nouveau livre de Jean-Claude Larchet : « L’Église, corps du Christ », volume 2, « Les relations entre les Églises » (231 pages, collection « Théologies »).
Après un premier tome consacré à la nature et à la structure de l’Église selon la conception orthodoxe, l’auteur, dans ce deuxième tome étudie, dans leurs aspects problématiques, les rela­tions des Églises orthodoxes locales entre elles et avec les autres confessions chrétiennes.
Sont d’abord examinées la question, aujourd’hui très dé­bat­­­tue dans le cadre du dialogue œcuménique, de la pri­mauté du siège de Rome (p. 9-86), et celle, faisant l’objet d’un vif débat interne parmi les Églises locales orthodoxes, de la nature de la primauté du siège de Constantinople et de l’étendue de ses attributions (p. 87-117).
Sont ensuite étudiés les problèmes posés par l’organisation ecclésiale de la diaspora orthodoxe au XXe siècle ; à travers cette étude sont abordés certains aspects problématiques de la po­li­tique actuelle du patriarcat de Constantinople et du patriar­cat de Moscou (p. 119-144).
Sont enfin analysées les relations de l’Église orthodoxe avec les autres confessions chrétiennes. L’auteur évoque tout d’abord les relations avec les Églises orientales séparées, nestorienne et non-chalcédoniennes, puis présente de manière détaillée ce qui distingue l’Église orthodoxe de l’Église catholique-romaine d’une part et des confessions issues de la Réforme d’autre part (p. 150-168). Après avoir présenté les conditions d’une éventuelle réunion, il développe une réflexion sur la nature, le contenu et la forme du mouvement œcuménique (p. 168-184). Un long chapitre propose enfin une analyse historique et ecclésiologique des divers modes de réception des non-orthodoxes au sein de l’Église orthodoxe en relation avec une réflexion sur la nature et la validité des sacrements reçus en dehors de l’Église orthodoxe (p. 184-227).

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Vient de paraître: Archimandrite Ioannichié Balan, « Le Père Païssié Olaru »

Vient de paraître : Archimandrite Ioannichié Balan, « Le Père Païssié Olaru ». Traduit du roumain par Félicia Dumas. Préface de S. B. Daniel, patriarche de Roumanie. Introduction de Jean-Claude Larchet. Collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle ». Éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2012, 145 p.
Ce nouveau volume de la collection « Grands spirituels du XXe siècle », est le complément attendu d’un livre, écrit par le même auteur, qui a paru dans la même collection en 2003 et qui était consacré au célèbre père Cléopas Ilié. Si le père Païssié Olaru (1897-1990) est moins connu que ce dernier, il compte néanmoins parmi les spirituels roumains les plus remarquables et les plus marquants du xxe siècle. L’auteur de ce livre, qui fut l’un de ses proches, fait remarquer que « dans les décen­nies qui précédèrent sa mort, il était considéré comme le père spirituel le plus recherché en Roumanie et l’un de ceux qui avait le plus d’enfants spiri­tuels ».
On ne trouvera cependant rien de spectaculaire dans l’enseignement du père Passié ou dans sa personnalité. Le père Païssié se cararactérisait par une grande modestie et une grande discrétion, et même ses proches ignoraient qu’elles étaient l’extension de son ascèse et la nature de sa vie intérieure. Son apparence était modeste et il aimait rester silencieux. Oublieux de lui-même, il se consacrait entièrement au service des autres et se sacri­fiait pour eux.
Ayant dépouillé les passions, il rayonnait des vertus chrétiennes. Ceux qui l’ont rencontré ont été frappés par sa componction, son humilité, sa douceur, sa compas­sion, son indulgence, son aptitude à aimer tous les hommes également.
C’est par ces vertus, par la paix qui émanait de lui, par son discer­nement et par la sagesse qu’il avait reçus de l’Esprit, qu’il a pu apaiser, conso­ler, récon­forter, revigorer, réorienter  des milliers d’âmes affligées, affaiblies, décou­ra­­gées, désespérées par les malheurs et les épreuves de cette vie.
Ce livre ne nous permet pas seulement d’apprécier la personnalité spirituelle du père Païssié. Il donne à ses lecteurs, qu’ils soient prêtres, moines ou laïcs, de précieux conseils pour la vie spirituelle adaptés à diverses circonstances, qui sont le fruit tant de l’expérience spirituelle personnelle du père Païssié que de sa longue pratique de la confession et de la paternité spirituelle.
Nous donnons ci-dessous en « bonnes feuilles » la préface écrite par Sa Béatitude Daniel, patriarche de l’Église de Roumanie, alors qu’il était encore métropolite de Moldavie et de Bucovine, éparchie dont dépendait le père Païssié.

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Une recension de « Prendre soin de l’autre – Une vision chrétienne de la communication »

Carol Saba a publié sur le site de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France une recension de l'ouvrage de P. Christophe Levalois, qui vient de paraître aux éditions du Cerf, Prendre soin de l'autre – Une vision chrétienne de la communication. Il souligne notamment: " Indiscutablement, il s’agit là d’un très beau travail, concentré, documenté et utile que le père Christophe Levalois apporte comme contribution à l’Eglise. Une analyse d’ensemble d’une question centrale pour la diaconie de l’Eglise, qu’est la communication d’Eglise. Au-delà de tout, il s’agit là d’une véritable mise en perspective ecclésiologique et théologique da la diaconie de communication. Y sont abordées les problématiques liées à la communication moderne, ses risques, promesses et dérives, dans le monde global et connecté qui est le nôtre. Mais aussi les travaux chrétiens sur la communication chrétienne, ses méthodes et finalités, avant d’arriver à une interrogation centrale : "Peut-il exister une théologie de la communication, c'est-à-dire une vision théologique sur la communication ?" C’est autour, et à partir de cette interrogation que le père Christophe entame une tentative de systématisation de la réflexion, dans une perspective orthodoxe, d’une certaine vision théologique de la communication d'Eglise, centrée sur la communion et ses exigences." Il conclue en remarquant: " (…) c’est un livre précieux à lire certainement et … pas que par les gens de la "Com" !"

Pour lire l'intégralité de la recension, cliquez ici.

Vient de paraître: « Prendre soin de l’autre – Une vision chrétienne de la communication », par le P. Christophe Levalois

Levalois 2_premièreVient de paraître aux éditions du Cerf : Prendre soin de l'autre – Une vision chrétienne de la communication par le P. Christophe Levalois (160 pages, site dédié). Texte de présentation de la 4ème de couverture: " Quel peut être l’apport de la tradition chrétienne à la communication aujourd’hui ? Alors que les interrogations sur la « société de communication » se multiplient, ce livre invite à puiser dans la tradition chrétienne pour apporter une vision en mesure de répondre aux défis actuels dans ce domaine. Après avoir examiné les réflexions et les pratiques des trois grandes confessions chrétiennes, il pose les grandes lignes d’une vision théologique de la communication à partir des Ecritures, mais aussi des écrits des Pères de l’Eglise et de la conception chrétienne de la personne. Cet ouvrage apporte, pour la première fois, un éclairage sur la compréhension de cette question au sein des Eglises orthodoxes et sur les actions entreprises par celles-ci.
Un « essai novateur » signale Jean-François Colosimo dans sa «Préface», en ajoutant notamment : « Le panorama sans précédent qu’offre Christophe Levalois ouvre à de cruciales interrogations ».

Présentation de l'ouvrage en anglais, en russe et en roumain.

Un article du journal « La Croix » sur le dernier livre de Jean-Claude Larchet, « L’Église corps du Christ, tome 1, Nature et structure »

6a00d83451c30d69e201630135798f970d-800wiDans les pages « Livres et idées » de son édition du jeudi 22 mars, le quotidien « La Croix », a consacré, sous la plume de Marcel Neusch, un long article au dernier livre de Jean-Claude Larchet, « L’Église corps du Christ, tome 1, Nature et structure ». On peut lire cet article, intitulé « Visage de l’Église dans la conception orthodoxe », en ligne sur le site du journal, ou sur cette image de la page de la version papier.

Mont-Athos : édition critique des « Discours ascétiques » de saint Isaac le Syrien

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Le monastère d’Iviron, au Mont-Athos, a publié, le 29 février dernier, une édition critique de la version grecque des Discours ascétiques de saint Isaac le Syrien, établie par Marcel Pirard (Belgique). Un communiqué de presse est disponible ici en grec, ainsi qu’un historique en français de la version grecque.

Un nouvel ouvrage du théologien orthodoxe Vladimir Lossky

Photo Lossky TD

Vladimir Lossky, Théologie dogmatique, édité par Olivier Clément et Michel Stavrou Paris, éditions du Cerf, coll. « Patrimoines – Orthodoxie », 2012, ISBN 978-2-204-09340-8 Prix : 20 €.

Cet ouvrage nouvellement paru aux éditions du Cerf contient l’édition augmentée du cours dispensé par Vladimir Lossky (1) (1903-1958), l’un des plus grands théologiens orthodoxes du XXe siècle, entre 1954 et 1958, sur la base des notes de son disciple Olivier Clément (1921-2009), classées et enrichies des références patristiques par Michel Stavrou, professeur à l’Institut Saint-Serge. Une première version de ce cours avait été publiée dans des revues dès 1964 : elle est ici corrigée sur la base de transcriptions revues par V. Lossky et enrichie de plusieurs parties et chapitres supplémentaires représentant 35 % de textes entièrement inédits. Dans la lignée de son célèbre Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient, Vladimir Lossky propose dans ce volume une synthèse claire et accessible de la doctrine chrétienne, s’appuyant sur la pensée vivante des Pères de l’Église.

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Vient de paraître: le Grand canon de saint André de Crète, édition bilingue slavon-français

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Le périodique « La voix orthodoxe » (Lyon) vient de publier, en version bilingue slavon-français, le Grand canon de Saint André de Crète, traduit par Bernard Le Caro dans le cadre des « Feuillets liturgiques » de la cathédrale orthodoxe russe de Genève. Il s’agit d’une version revue et corrigée par rapport aux éditions précédentes.
Le livret comporte d’abord le Grand canon en quatre parties, comme il est lu durant la première semaine de Carême, puis en entier pour le jeudi de la cinquième semaine. Des notes explicatives complètent la version intégrale du jeudi. La traduction a été établie sur la base d’une édition critique du texte original grec publié par l’université de Vienne, mais tient compte des versions slavonne et roumaine, ainsi que des traductions modernes en anglais et en français. Le texte slavon est accentué, ce qui permet au célébrant, dans les paroisses bilingues, de passer rapidement du slavon au français et inversement.
Cet ouvrage est disponible au prix de 10 Euros à l’adresse suivante: Église orthodoxe russe Saint-Jean-le-Russe, 4, petite rue de la Viabert, F-69006 Lyon.

Métropolite Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk : « L’Orthodoxie » II – La doctrine de l’Église orthodoxe

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Vient de paraître aux éditions du Cerf le deuxième tome du livre L'Orthodoxie écrit par Mgr Hilarion (Alfeyev) qui traite de la doctrine de l'Église orthodoxe. L'Orthodoxie du métropolite Hilarion présente le christianisme comme un système théologique et liturgique, comme une vision du monde achevée dont tous les éléments sont organiquement liés : la théologie orthodoxe est fondée sur l'expérience liturgique, les principales caractéristiques de l'art orthodoxe — icône, chant, architecture des églises — découlent de la théologie et de la liturgie. Théologie et liturgie inspirent les pratiques ascétiques, la piété personnelle de chaque chrétien. Elles marquent l'élaboration de la doctrine morale et sociale de l'Église, les rapports de celle-ci avec les autres confessions chrétiennes, les autres religions et le monde séculier.  Dans le premier volume, l'auteur a présenté l'enracinement historique de l'orthodoxie — elle est historique par essence, donc de tradition — et a posé les fondements canoniques dont découlent ses structures et son organisation.  Le présent volume — second tome de la synthèse du métropolite Hilarion — aborde et présente la doctrine théologique de l'Église orthodoxe. D'abord, il traite des sources de celle-ci : les saintes Écritures, l'Ancien et le Nouveau Testament, puis les décrets des conciles universels et locaux, les œuvres des Pères et docteurs de l'Église, et enfin les monuments de la poésie liturgique. Ensuite, il expose et développe, à partir des sources, chacun des traités de la doctrine de Dieu : son Nom et sa gloire, son unité et Trinité, Dieu et le mal, la Providence divine, l'amour divin, l'essence et les énergies divines, la lumière divine. Enfin sont traités la doctrine du monde et de l'homme, le Christ, l'Église et l'eschatologie. Le tome suivant sera consacré à la liturgie, aux sacrements et aux rites de l'Église, à sa doctrine ascétique et mystique, ainsi qu'à l'art chrétien, à l'architecture, à l'iconographie et au chant liturgique. Un dernier volume recueillera la doctrine sociale et morale de l'Église orthodoxe ainsi que l'exposé des relations de cette dernière avec les autres confessions chrétiennes, les autres religions et le monde séculier.

Un nouveau livre de Jean-Claude Larchet: « L’Église, corps du Christ », tome 1, « Nature et structure »

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Peu de temps après avoir publié un recueil de ses écrits dogmatiques sous le titre « Personne et nature », Jean-Claude Larchet publie un nouveau livre aux éditions du Cerf. Ce volume de 256 pages, qui est intitulé « L’Église, corps du Christ, I, Nature et structure » et qui paraît dans la collection « Théologies », est le premier tome d’une série de trois consacrée à la conception orthodoxe de l’Église.
L’auteur examine d’abord l’origine, les fondements, la nature et les qualités de l’Église. Il s’arrête ensuite sur la nature et l’importance de la tradition ecclésiale.
Puis il analyse l’organisation de l’Église dans les premiers siècles, accordant toute son attention à l’Église locale et précisant son rapport avec les autres Églises locales et avec l’Église universelle. Il souligne à cette occasion l’importance de la synodalité qui, aujourd’hui encore, régit le fonctionnement des Églises orthodoxes. Sont ensuite présentées les évolutions historiques qui ont vu apparaître le système de la Pentarchie, puis de nouvelles Églises autocéphales et autonomes ; l’auteur aborde alors les problèmes, toujours actuels, posés par le nationalisme et le principe de territorialité.
Une partie importante de l’ouvrage est consacrée à la hiérarchie ecclésiastique. Y sont examinés la place et le rôle fondamentaux de l’évêque, puis la place et le rôle du prêtre. À propos de ce dernier point, sont abordées les questions du mariage des prêtres et de l’accès des femmes à la prêtrise. Sont analysés ensuite le rôle du diacre et celui de tous les ordres mineurs. Une annexe s’intéresse au symbolisme, très significatif pour l’ecclésiologie, des vêtements liturgiques. Un dernier chapitre définit la place des laïcs dans l’Église.
Cet ouvrage apparaît au total comme une synthèse vaste, claire et bien documentée sur la nature et l’organisation de l’Église. Il constitue une contribution importante à la compréhension  de l’ecclésiologie orthodoxe dont, à la différence de certaines théories modernes, il donne une vision très équilibrée, se fondant constamment sur les sources scripturaires, conciliaires et patristique.
On peut télécharger ici la table des matières complète de ce volume.

Réimpression du livre d’Olivier Clément « Byzance et le christianisme »

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Le livre d’Olivier Clément, « Byzance  et le christianisme », paru en 1964 aux Presses universitaires de France et depuis longtemps épuisé, vient d’être réédité par les éditions Desclée de Brouwer qui ont aussi réédité en 2009 « L’essor du christianisme oriental » dont il est la suite. Ce livre est surtout consacré au mouvement hésychaste, le dernier chapitre présentant « la relève russe ». Il s’agit d’une initiation claire et vivante à une période complexe et riche en controverses, qui englobe à la fois le plan historique et le plan théologique.

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Jovan Nikoloski