24/09/2017
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Résultats de la recherche : archimandrite Elie

La collection des 10 opuscules des homélies et conférences de l’archimandrite Elie (Ragot)

La collection des 10 opuscules des homélies et conférences de l’archimandrite Elie (Ragot) vient de paraître. Cette collection, reprend de différentes homélies ou conférences du père Élie prononcées à diverses occasions et se propose de montrer quelques aspects de la vie chrétienne. Les opuscules sont vendus au profit de la construction de l’église patronale du monastère de la Transfiguration. Pour les commander, cliquez ICI !

Les opuscules 1 à 10 des homélies et conférences de l’archimandrite Elie :
Opus 1 : L’image du Christ.

Opus 2 : La construction d’une église : épiphanie d’un mystère.

Opus 3 : Une vie chrétienne épanouie : c’est la sainteté.

Opus 4 : L’inverse d’une foi figée : Dieu nous divinise.

Opus 5 : La confession des péchés.

Opus 6 : La vie du ciel sur la terre : La divine liturgie.

Opus 7 : Un guide lumineux et illuminateur des âmes : Géronda Aimilianos.

Opus 8 : Place du monachisme dans l’Église.

Opus 9 : Le monachisme : un idéal et un défi.

Opus 10 : Sur l’amour de la beauté : la Philocalie.

Vidéo de la conférence “L’espérance” de l’archimandrite Elie du monastère de la Transfiguration de Terrasson

Le 5 février dernier,  l’archimandrite Elie, aumônier du monastère de la Transfiguration de Terrasson, a donné une conférence sur le thème “L’espérance” dans le cadre des rencontres hebdomadaires à l’église orthodoxe russe des Trois-Saints-Docteurs organisée par l’association de jeunes orthodoxes « Chersonèse » Pour consulter les prochaines conférences, cliquez ICI. Nous vous invitons à visionner la conférence en ligne :

« L’espérance » une conférence de l’archimandrite Elie du monastère de la Transfiguration de Terrasson – 5 février

Le vendredi 5 février prochain, à 19h30 l’archimandrite Elie aumônier du monastère de la Transfiguration de Terrasson, donnera une conférence sur le thème « L’espérance » à la cathédrale des Trois-Saints-Hiérarques, 26 rue Péclet, 75015, Paris, Salle diocésaine, 1er étage.

Une interview de l’archimandrite Élie (Ragot) a été publiée sur le site internet du monastère Sretensky de Moscou

Le monastère Sretensky de Moscou a publié sur son site une interview (en russe) de l’archimandrite Élie (Ragot), higoumène du monastère de la Transfiguration à Terrasson, en Dordogne. Le père Élie y évoque son cheminement dans l’orthodoxie, la personnalité de l’archimandrite Aimilianos de Simonos Petras, et l’établissement du monastère de Terrasson.

Source

Conférence de l’archimandrite Elie (monastère de la Transfiguration): « La construction d’une église: l’épiphanie d’un mystère »

l_orthodoxieDans le cadre des conférences organisée par la paroisse Saint-Séraphin de Sarov et de la Mère de Dieu  – 91 rue Lecourbe, Paris 15e – l’archimandrite Elie, higoumène du monastère de la Transfiguration à Terrasson, viendra parler de « La construction une église:  l’épiphanie d’un mystère », le dimanche 15 mars à partir de 13h30. A cette occasion son dernier ouvrage L’orthodoxie, qu’est-ce que c’est ? sera proposé.

« Le pouvoir dans l’Eglise » par l’archimandrite Elie

Dans l’après-midi du 4 décembre dernier, dans le cadre des Rencontres orthodoxes, dans la paroisse Saint Séraphin de Sarov à Paris, l’archimandrite Elie (Ragot), du monastère de la Transfiguration, près de Terrasson en Dordogne, a donné une homélie sur « Le pouvoir dans l’Eglise ». Pour lire celle-ci, cliquez sur ce lien.

Conférence à Paris: « Le pouvoir dans l’Eglise » par l’archimandrite Elie

Dimanche 4 décembre, à partir de 14 heures, après la divine liturgie et des agapes, dans le cadre des Rencontres orthodoxes, l’archimandrite Elie (Ragot), du monastère de la Transfiguration près de Terrasson (Dordogne), donnera une conférence intitulée « Le pouvoir dans l’Eglise ». Paroisse Saint Séraphin de Sarov, 91, rue Lecourbe, Paris 15e.

Conférence à Paris: « Le pouvoir dans l’Eglise » par l'archimandrite Elie

Dimanche 4 décembre, à partir de 14 heures, après la divine liturgie et des agapes, dans le cadre des Rencontres orthodoxes, l’archimandrite Elie (Ragot), du monastère de la Transfiguration près de Terrasson (Dordogne), donnera une conférence intitulée « Le pouvoir dans l’Eglise ». Paroisse Saint Séraphin de Sarov, 91, rue Lecourbe, Paris 15e.

«Un chrétien doit avoir un regard chrétien sur son évêque, et non pas un regard profane», une homélie de l’archimandrite Placide Deseille

P_PlacideLe site Moinillon au quotidien donne le texte d’une homélie de l’archimandrite Placide (Deseille) prononcée lors du dimanche des Myrophores où il s’exprime sur la façon dont doit être considéré l’évêque par les fidèles de son diocèse. Le père Placide écrit notamment :
«Les évêques et ceux qu’ils ont établis pour participer à leur ministère, les prêtres qui ont charge de paroisse, ont pour tâche essentielle de sanctifier le peuple chrétien. C’est pour cela qu’ils sont comme les icônes vivantes du Christ, quelle que soit leur sainteté personnelle. S’ils ne sont pas dignes de la charge qui leur est confiée, ils en rendront compte au Seigneur, mais cela n’empêche pas qu’ils doivent toujours être respectés comme des icônes vivantes du Christ, et non pas simplement vus avec un regard purement humain.
Il y a quelque temps, je demandais à un laïc qui se plaignait de son évêque : “Mais qu’est-ce que l’évêque, pour vous?” Et après un instant d’hésitation il m’a répondu : “L’évêque, c’est le président de l’administration diocésaine”. Je lui ai dit : “Non! L’évêque, c’est l’icône du Christ pour son diocèse”. Et c’est tout à fait autre chose. Un chrétien doit avoir un regard chrétien sur son évêque, et non pas un regard profane. Sinon il y a là une laïcisation de l’Église qui est une déformation complète des choses. Il peut arriver, bien sûr, qu’un évêque commette des fautes. Saint Pierre lui-même a du être repris publiquement par saint Paul parce qu’à un moment donné de son ministère, il a agi d’une façon répréhensible. Saint Paul n’a pas hésité à le reprendre en face. Un évêque n’est pas un dictateur qui a toujours raison, donc, il est inévitable qu’un évêque commette des faux pas et que, les fidèles, à ce moment-là, doivent réagir. Mais réagir comment? Réagir chrétiennement, dans un regard de foi, et non pas en traitant l’évêque comme un fonctionnaire qui aurait manqué à ses devoirs.
Tout récemment, dans un diocèse orthodoxe de France, des fidèles ont estimé à avoir à se plaindre de leur évêque. C’était leur droit. Mais comment devaient-ils réagir? En informant le métropolite, en remontant, au besoin, jusqu’au patriarche, mais non pas, comme malheureusement beaucoup l’ont fait, en publiant une lettre ouverte, exprimant leurs griefs d’une manière purement “séculière”, dans les termes qu’on emploie pour se plaindre d’un fonctionnaire qui n’est pas correct, qui ne se comporte pas selon les exigences de sa fonction. À cette occasion, des laïcs de ce diocèse qui connaissaient des membres du groupe de laïcs qui fréquentent habituellement nos deux monastères de Saint Antoine-le-Grand et de Solan leur ont demandé de signer eux aussi cette lettre ouverte de protestation contre leur évêque. Je n’ai pas à juger du bien fondé de leurs grief, je n’ai pas, moi-même, les informations détaillées qu’il faudrait pour cela, mais, de toutes manières, j’estime que ce procédé était profondément incorrect. C’était traiter l’évêque comme une personnalité laïque, comme un fonctionnaire de la République. C’est inadmissible de la part de fidèles orthodoxes. Et c’est pour cela que j’ai demandé à tous les fidèles qui m’ont demandé conseil de refuser de signer cette lettre ouverte. L’évêque doit toujours être vénéré, respecté, car il est pour son diocèse l’icône vivante du Christ comme l’higoumène dans le monastère, et non un fonctionnaire.»
Nous donnons ici l’intégralité de cette homélie.

Homélie de l’archimandrite Job (Getcha) à Notre-Dame de Paris

Dimanche
dernier, 14 octobre, en fin d’après-midi, des vêpres orthodoxes ont été
célébrées à Notre-Dame
de Paris
. L’homélie a été prononcée par l’archimandrite
Job
(Getcha), doyen de l’Institut
de théologie orthodoxe Saint-Serge. Pour lire celle-ci, cliquez sur
ce lien
.

Dimanche de l’Orthodoxie: une homélie de l’archimandrite Job (Getcha)

Triumph A l’occasion du Dimanche de l’Orthodoxie, nous vous proposons cette homélie de l’archimandrite Job (Getcha), de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, professeur à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Cette homélie a été prononcée le 29 février 2004 dans la cathédrale Saint-Stéphane (Saint-Etienne) à Paris (Métropole grecque). Pour la lire, cliquez  ICI.

Icône : Dimanche de l’Orthodoxie (source)

Dimanche de l'Orthodoxie: une homélie de l'archimandrite Job (Getcha)

Triumph A l’occasion du Dimanche de l’Orthodoxie, nous vous proposons cette homélie de l’archimandrite Job (Getcha), de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale, professeur à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Cette homélie a été prononcée le 29 février 2004 dans la cathédrale Saint-Stéphane (Saint-Etienne) à Paris (Métropole grecque). Pour la lire, cliquez  ICI.

Icône : Dimanche de l’Orthodoxie (source)

Fêtes au couvent russe du Mont des Oliviers à Jérusalem en l’honneur du bicentenaire de la naissance de l’archimandrite Antonin Kapoustine

Des festivités ont eu lieu au couvent du Mont des Oliviers, qui relève de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’archimandrite Antonin Kapoustine. L’archimandrite Antonin Kapoustine, l’une des plus grandes personnalités ayant œuvré en Terre Sainte, qui fut chef de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem et grâce aux labeurs duquel a été créé un héritage unique de l’Église orthodoxe russe, appelé maintenant « Palestine russe », est né le 25 août 1817. La décision de fêter ce jubilé a été prise en novembre 2016 au cours des réunions communes des hiérarques du Patriarcat de Moscou et de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, à laquelle prirent part l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, l’évêque de l’administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, Mgr Antoine de Zvenigorod, le chef de la Mission de l’Église russe hors-frontières l’archimandrite Romain (Krasovsky), le chef de la Mission du Patriarcat de Moscou l’archimandrite Alexandre (Elisov), et d’autres personnalités officielles. Le 24 août, la veille de la mémoire de l’archimandrite Antonin, a été célébré l’office des vêpres au couvent du Mont des Oliviers, présidé par le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Concélébraient avec lui le métropolite de Kazan et du Tatarstan Théophane, représentant officiel du patriarche de Moscou Cyrille pour ces festivités, le métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, les chefs des deux Missions, des prêtres venus en pèlerinage. Le 25 août, le métropolite Hilarion, assisté des métropolites Théophane et Serge, de l’archevêque Marc et du clergé, a célébré la divine liturgie. Au moment de la petite entrée, la moniale Barbara (Novikov) a été élevée au rang d’higoumène du couvent du Mont des Oliviers. À l’issue de l’office, le métropolite Hilarion a remis à mère Barbara le bâton d’higoumène. Ensuite a eu lieu la partie solennelle de la fête, au cours de laquelle le primat a remis aux participants des festivités la médaille frappée spécialement pour le jubilé. Enfin a eu lieu une réception pendant laquelle a eu lieu la présentation du volume « L’archimandrite Antonin Kapoustine, prédications, et ses traductions effectuées à Kiev », dans lequel sont publiées des prédications qui étaient jusqu’à présent inconnues, ainsi que ses traductions des homélies de saint Jean Chrysostome sur l’Évangile selon saint Jean. Après la présentation a eu lieu la projection du nouveau film documentaire du réalisateur Alexandre Slobodski « L’archimandrite Antonin Kapoustine, bâtisseur de la Palestine russe » et une exposition de documents d’archives liés au père Antonin.

Source (dont photographie): Église russe hors frontières

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie), est décédé

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie) est décédé le mercredi de la Semaine sainte, le 12 avril Il était particulièrement connu pour son activité missionnaire sur internet, notamment le site du monastère de Lepavina, qui comporte aussi des articles en français. Né en 1944 dans la région de Požarevac, il devint moine au monastère de Rakovica, près de Belgrade, en 1964, puis vécut au Kosovo, notamment au monastère de Dečani, et partit ensuite sur le Mont Athos en 1971, où il fut ordonné prêtre. En 1984, il revint en Serbie. Le 17 août 1984, il fut nommé higoumène du monastère de Lepavina, en Croatie, où il resta jusqu’à son décès. Au cours de la guerre civile (1991-1995), il ne quitta pas son monastère. Il était connu pour son utilisation, dans son travail pastoral, des nouvelles technologies, notamment internet. Fin 2014, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe le nomma membre de son département missionnaire. Avec la bénédiction de son évêque, le métropolite Porphyre, il participa au premier symposium sur les médias numériques et la pastorale orthodoxe à Athènes en mai 2015. Les funérailles du père Gabriel ont eu lieu au monastère de Lepavina le lundi de Pâques. La sainte liturgie, suivie de l’office des funérailles, a été célébrée par le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, assisté de l’évêque de Pakrac et de Slavonie Jean et d’un grand nombre de prêtres. Dans son homélie, le métropolite Porphyre a évoqué la foi, les labeurs ascétiques et l’amour de l’archimandrite Gabriel envers le Christ et l’Église, mais aussi envers tout homme indépendamment de sa religion et sa nationalité. L’archimandrite Gabriel est inhumé au cimetière du monastère.

Sources : 1 et 2

Funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) de la Laure de la Trinité-Saint-Serge

Le 23 février 2017 ont eu lieu les funérailles de l’archimandrite Cyrille (Pavlov), père spirituel renommé de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. L’archimandrite Cyrille est décédé à l’âge de 98 ans et a été le confesseur du patriarche Alexis II. L’office, célébré en l’église de la Dormition de la Laure, était présidé par le patriarche de Moscou Cyrille. Les 21 et 22 février ont eu lieu des offices de requiem dans toutes les églises du monastère. L’accès à l’église de la Dormition était ouvert jour et nuit pour permettre aux fidèles de faire leurs adieux au défunt. Avant le début de l’office, le patriarche a prononcé l’homélie suivante : « Votre Béatitude, Chers hiérarques, pères, frères, mères higoumènes, frères et sœurs. Nous nous tenons devant la tombe du père Cyrille (Pavlov), confesseur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge, confesseur de S.S. le patriarche Alexis II, confesseur de très nombreux hiérarques de l’Église russe, de clercs et d’une énorme quantité de fidèles orthodoxes, qui affluaient à la Laure de la Trinité-Saint-Serge pour vénérer les reliques de saint Serge et demander des conseils spirituels au père Cyrille. Il accomplissait le ministère éminent de confesseur pour des milliers et des milliers de gens, et ce ministère exigeait un exploit particulier. Non pas seulement du fait qu’écouter les problèmes de l’homme n’est pas toujours facile, mais aussi parce qu’il ne faisait pas simplement qu’écouter ces problèmes. Il pénétrait profondément dans l’état intérieur de l’homme. Au moment de la confession, il s’identifiait littéralement à celui qui venait chercher un conseil auprès de lui. Cela demandait, naturellement, une kénose, une énorme dépense de forces intérieures et physiques. Mais le père Cyrille ne maugréait jamais et accomplissait avec humilité son ministère, non seulement en confessant les gens, mais en répondant à d’innombrables lettres. J’ai rencontré le père Cyrille pour la première fois, en l’année lointaine déjà 1966. Il n’avait pas alors la gloire de staretz et de confesseur de toute la Russie, il était relativement jeune, fort, vif. Et lorsque je demandai à mon directeur spirituel, le métropolite Nicodème d’éternelle mémoire, auquel des frères [de la Laure] je devais me confesser, il répondit calmement : « Vas chez le père Cyrille ». C’était effectivement un ministère particulier du staretz Cyrille pour notre peuple pieux, et particulièrement pour ceux qui avaient besoin de son conseil spirituel. Donner des conseils est toujours une affaire risquée. Parfois, les gens viennent chez le confesseur et lui demandent ce que l’homme, en raison de ses limites, ne peut savoir. Certains confesseurs prennent sur eux un risque énorme, en donnant un conseil selon ce qu’il leur semble. Le père Cyrille était un confesseur qui donnait des conseils tirés non de son propre entendement, mais de son expérience spirituelle. Il s’est produit des cas où il ne donnait aucun conseil. Mais les gens se pressaient chez lui parce qu’ils sentaient sa force spirituelle, parce que la paternité spirituelle n’est pas seulement l’exploit d’une réflexion spirituelle sobre, mais également un exploit de prière. Le père Cyrille a manifesté à de nombreux clercs l’exemple d’une telle paternité spirituelle, d’une direction spirituelle authentique pour ceux qui étaient prêts à recevoir sa direction spirituelle. Les dernières années, le Seigneur, tout en gardant la vie physique du père Cyrille, lui a retiré son contact avec monde. C’était une sorte de réclusion particulière. Il partit de ce monde, restant physiquement un homme vivant. Beaucoup ne comprenaient pas ce qui s’était produit avec le staretz. Mais c’était une sorte de signe divin. Le staretz était nécessaire même lorsqu’il ne pouvait plus parler aux hommes, et beaucoup venaient chez le père Cyrille pour simplement rester près de son lit, toucher sa main. Il continuait à servir les gens par son silence, sa maladie, son détachement de ce monde, et le Seigneur l’a rappelé chez lui dans sa 98ème année. C’est une joie de voir aujourd’hui un grand nombre de gens à la Laure de la Trinité-Saint-Serge. Votre présence, chers hiérarques, pères, frères et sœurs, constitue le signe le plus manifeste que le père Cyrille a fait quelque chose pour chacun de nous. Rendons-lui aujourd’hui notre devoir. Prions pour le repos de son âme, afin que le Seigneur le prenne auprès de Lui dans le Royaume céleste, et constituons une mémoire éternelle de sa personne dans nos cœurs. Amen ». Lors de la célébration de l’office, le patriarche était assisté du métropolite de Kiev Onuphre et de dix-huit autres hiérarques, de plusieurs higoumènes de monastères et d’un grand nombre de prêtres. Assistaient à l’office les moines de la Laure, les professeurs et étudiants de l’Académie ecclésiastique de Moscou et de nombreux fidèles. L’église de la Dormition ne pouvait accueillir tous ceux qui étaient venus faire leurs adieux à l’archimandrite Cyrille, de nombreux fidèles sont restés à l’extérieur, devant l’église. Les chants étaient exécutés par le chœur monastique de la Trinité-Saint-Serge et dirigés par l’archimandrite Gleb (Kojevnikov) et le chœur de l’Académie ecclésiastique de Moscou, dirigé par l’higoumène Nicéphore (Kirzine). L’office a été retransmis en direct sur la chaîne télévisée orthodoxe « Soyouz ». La prière d’absoute a été récitée par le métropolite de Kiev Onuphre. Avant l’inhumation, le cercueil a été porté en procession autour de l’église de la Dormition. L’archimandrite Cyrille a été enterré sur le territoire de la Laure, derrière l’autel de l’église du Saint-Esprit. On peut visionner ici https://youtu.be/S9NCP7rh2NU et ici https://youtu.be/ulArhq8VmoM quelques images de l’archimandrite Cyrille, suivies du chant du tropaire et du mégalynaire de St Serge, puis ensuite le discours du patriarche de Moscou Cyrille et des extraits de l’office des funérailles.

Source

Décès de l’archimandrite Cyrille Pavlov

kirill_pavlovLe 20 février s’est endormi dans le Seigneur, à l’âge de 97 ans, l’archimandrite Cyrille (Pavlov), considéré comme le plus grand starets russe des dernières décennies.
L’archimandrite Cyrille (dans le monde Ivan Dimitrievich Pavlov) est né le 8 septembre 1919 dans le village de Makovskie Vyselki dans la province de Riazan, dans une famille paysanne pieuse. Il perdit la foi après avoir vécu pendant 12 ans avec son frère athée. Il la retrouva pendant la Seconde Guerre mondiale, où il combattit comme lieutenant dans l’armée soviétique.
Ivan Pavlov se distingua dans la fameuse bataille de Stalingrad où il commanda un peloton et reçut la médaille et le titre de « héros de Union soviétique ». Il combattit également en Hongrie, et c’est en Autriche, en 1946, qu’il termina son service dans l’armée.
L’archimandrite Cyrille a décrit comment il a retrouvé la foi pendant la guerre. Il était de garde dans Stalingrad détruit, en avril 1943, quand il trouva parmi les ruines un livre des Evangiles : « J’ai commencé à le lire et j’ai senti quelque chose de très cher à mon âme. C’était l’Evangile. J’avais trouvé un tel trésor, une telle consolation! J’ai rassemblé toutes les pages ensemble – le livre avait été déchiré – et cet Évangile est resté avec moi pour toujours. Avant cela, je me posais beaucoup de questions: Pourquoi cette guerre? Pourquoi combattons-nous? Il y avait beaucoup de choses que je ne pouvais pas comprendre, parce qu’il y avait l’athéisme partout, des mensonges, et que l’on ne pouvait pas trouver la vérité… J’ai marché avec l’Evangile, et n’ai plus jamais eu peur. Jamais. Il m’a donné cette grâce! Le Seigneur était simplement avec moi, à côté de moi, et je ne craignais rien. »
Aussitôt après l’armée, Ivan alla au séminaire. À cette époque, le séminaire théologique de Moscou était situé dans le monastère de Novodevichy. Après y avoir terminé la formation proposée, il pousuivit ses études à l’Académie théologique de Moscou, où il obtint son diplôme en 1954.
Le 25 août 1954, Ivan Pavlov fut tonsuré moine à la Laure de la Sainte-Trinité-Saint-Serge, avec le nom Cyrille. En 1970, il fut nommé trésorier de la Laure. En 1965, le père Cyrille fut été élevé au rang d’archimandrite, et nommé père spirituel des moines du monastère.
Le père Cyrille a été appelé « le père spirituel de toute la Russie ». Il fut le confesseur de trois patriarches consécutifs: Alexis Ier, Pimen, et Alexis II. Lorsqu’il fut nommé confesseur du patriarche Alexis II, il fut muté à la résidence patriarcale de Peredelkino, dans banlieue de Moscou, où il continua cependant à être le le père spirituel de la Laure de la Trinité-Saint-Serge. À Peredelkino, le père Cyrille reçut des milliers de personnes venue de toute la Russie et de l’étranger, entendant les confessions et donnant des conseils spirituels. Il a touché la vie d’innombrables personnes. Beaucoup de ses homélies et de ses enseignements spirituels ont été publiés dans des livres, et près de 5.000 lettres ont été écrites par lui à des membre du clergé de tous ordres, ainsi qu’à des laïcs, dont certains étaient ses enfants spirituels.
En 2004, le père Cyrille subit un accident vasculaire cérébral qui le paralysa complètement, l’obligeant à rester en pemanence alité et le privant de la parole, bien qu’il restât conscient de son environnement. Il continua à recevoir ses proches enfants spirituels, qui ont témoigné du fait qu’il priait pour tous, et même parlait au besoin à de rares occasions. L’archimandrite Alexis (Polycarpov), higoumène du monastère Saint-Daniel à Moscou, a dit de lui à cette époque: « Il est très faible et infirme, mais il prie pour nous. Il est très difficile pour lui de parler maintenant, il ne peut presque pas parler du tout, mais il a dit un jour: “Chacun doit faire son propre travail…” »
Les funérailles de l’Archimandite Cyrille ont été célébréés le 23 février par le patriarche Cyrille de Moscou. On peut en voir un extrait sur cette vidéo.
Mémoire éternelle à l’un des plus grands startsi de la Russie des temps modernes!

Source

Interview de l’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la mission du Patriarcat de Moscou en Terre Sainte

En 2017, plusieurs dates liées à la présence russe en Terre sainte seront commémorées : 135 ans de la fondation de la Société impériale orthodoxe de la Palestine, 145 ans de l’église de la Sainte-Trinité à Jérusalem, 170 ans de la fondation de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem et les 200 ans de l’anniversaire de l’un des ecclésiastiques les plus actifs qu’ait connu la Terre Sainte, à savoir l’archimandrite Antonin (Kapoustine). L’archimandrite Alexandre (Elissov), chef de la Mission ecclésiastique russe du Patriarcat de Moscou en Terre sainte a accordé l’interview suivante au correspondant de l’Agence « Interfax-Religion », au sujet des manifestations festives prévues et de la vie de la « Palestine russe »

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– Très révérend Père, en quoi se distingue le XXIème siècle pour la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem ?

– C’est maintenant le XXIème siècle, mais en fait, les buts de la Mission n’ont pas changé. Celle-ci a été fondée dans le but de s’occuper des pèlerins venant en Terre Sainte depuis tout le territoire de l’Église orthodoxe russe, et cela est resté son principal ministère. Et nous nous réjouissons que cette idée réalisée en son temps par les pères fondateurs, notamment l’archimandrite Antonin (Kapoustine), dont nous commémorerons le 200ème anniversaire de la naissance l’an prochain, présente toujours une nécessité aujourd’hui. Il y avait une période lorsque la Terre Sainte était désertée par les pèlerins russes. Ce furent quelques décennies d’une attente anxieuse. Le Seigneur a conduit notre peuple et l’Église orthodoxe russe sur la voie des épreuves, et à l’époque où nous n’avions pas la possibilité de mener la vie spirituelle de façon active dans le cadre de notre Église, nous étions privés de la possibilité de séjourner aussi en Terre Sainte. Heureusement, cette période s’est achevée, un nouvel afflux de pèlerins a commencé, et nous comprenons aujourd’hui ce regard prophétique des fondateurs de la Mission, lesquels avaient ressenti intérieurement que cette tâche de la Mission ecclésiastique russe serait aussi actuelle à l’époque moderne. Aujourd’hui, nous recevons environ 5000 personnes de l’Église orthodoxe russe, de tout le pays et de l’étranger lointain, qui trouvent chez nous un lieu d’accueil, de la sollicitude et une direction spirituelle. Les sœurs du monastère Gorny accompagnent les pèlerins lors de leurs visites des lieux saints. Historiquement, font également partie de l’activité de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem le soutien à la population chrétienne locale et les contacts avec le Patriarcat de Jérusalem. C’est ainsi que l’on construit [pour les habitants locaux] des écoles et d’autres édifices, que fonctionnent pour eux des centres culturels à Bethléem et à Jéricho, dont la mission éducative est immense. Je voudrais rappeler que la Mission ecclésiastique russe et la Société impériale orthodoxe de Palestine accomplissaient déjà un tel travail au cours de la période prérévolutionnaire. L’assistance aux pèlerins de Terre Sainte demeure notre but principal. À cet égard, des contacts sont entretenus avec le Patriarcat de Jérusalem afin de créer, par des efforts conjoints, les conditions les plus appropriées pour ceux qui souhaitent visiter les Lieux Saints. Tout ceci dans le but que soient accessibles les Lieux Saints liés avec la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, des Justes de l’Ancien Testament et des Ancêtres du Seigneur, c’est-à-dire avec les événements bibliques et évangéliques. C’est précisément dans ce domaine que nous travaillons de façon très étroite. Le patriarche de Jérusalem Théophile consacre une grande partie de sa journée de travail à l’accueil de nos pèlerins. Il les reçoit chez lui, discute avec eux, il leur donne sa bénédiction. Le Patriarcat de Jérusalem contribue grandement à ce que les pèlerins russes se sentent ici comme chez eux. Et c’est en cela que consiste l’un des aspect de notre activité : soutenir ce type de contacts avec le Patriarcat de Jérusalem et trouver la meilleure variante de coopération, afin d’assister les pèlerins et ne pas défaire les traditions et institutions locales qui, déjà pendant de nombreux siècles sont devenues la norme des relations entre les différentes confessions chrétiennes.

– Qu’est-ce qui fait partie aujourd’hui de la « Palestine russe » ?

– La « Palestine russe » présente aujourd’hui de multiples facettes. Ce sont avant tous les lieux qui ont été acquis par les pères fondateurs de la Mission ecclésiastique russe et qui sont directement liés aux événements bibliques et évangéliques. L’acquisition de sites a eu lieu au temps de l’Empire ottoman. Ce fut difficile à réaliser mais, néanmoins, des possibilités juridiques diverses ont été trouvées permettant de trouver des solutions à des questions très sensibles. Ainsi, nous avons aujourd’hui un certain nombre de sites et nous nous préoccupons de leur bon entretien. Sur le territoire du monastère « Gorny » continue la construction de bâtiments destinés aux pèlerins. Tout cela fait partie de nos tâches pour la « Palestine russe », dans le même esprit qui était celui de ses fondateurs. L’archimandrite Antonin (Kapoustine) a accompli bon nombre de travaux dans ce sens. Les sites de la « Palestine russe » rassemblés par ses effort aident de nos jours non seulement les pèlerins, mais aussi nos compatriotes originaires des différentes extrémités de l’ancien Empire russe, de l’Union soviétique, qui sont arrivés ici, ont reçu la citoyenneté (israélienne) et vivent maintenant en Israël ou en Palestine. Nous avons deux sites paroissiaux très actifs, à Jaffa et à Haïfa. Dans ces villes vivent des émigrants de l’ex-URSS, et ils reçoivent la nourriture spirituelle dans nos églises. Il y a là-bas des écoles russes, à Haïfa 30 enfants y étudient, à Jaffa, plus de 50. Dans le programme de ces écoles figurent l’étude de la langue russe et le catéchisme de l’Église orthodoxe. Les paroissiens participent activement au travail social, ils rendent visite, par exemple, aux enfants qui se trouvent ici pour soigner des maladies oncologiques. Les sites de Jaffa et de Haïfa ont acquis aujourd’hui un sens et une importance étonnantes pour la Russie de Palestine et pour la vie spirituelle en Israël. Ce sont des intermédiaires spécifiques pour la vie extérieure, la vie de la société israélienne même, ce qui pour nous n’est pas de moindre importance. Nous ne voulons pas nous trouver dans un quelconque isolement, nous voulons montrer que l’Orthodoxie, et en partie l’Église orthodoxe russe, occupe une part active, notamment dans les questions de service social. Il y a un site remarquable sur la rive du lac de Génésareth, sur le lieu lié à la vie de sainte Marie Madeleine. Il y a là des sources de radon utiles à la santé. Dans la ville de Tibériade, près de ce site, nous avons un bâtiment, acheté à l’époque prérévolutionnaire, qui a été préservé depuis l’époque des Croisés, dans lequel a été aménagée une hôtellerie très confortable pour les pèlerins. À Bethléem, à côté de la basilique de la Nativité du Christ a été ouverte une belle hôtellerie, où est logée habituellement une grande partie des pèlerins qui viennent chez nous. Il convient de mentionner aussi qu’avec le soutien de l’État russe, le centre historique de la ville est restauré. La rue de l’Étoile, qui jouxte la basilique, est reconstruite. À Jéricho, il y a le site lié au publicain repentant Zachée, devenu par la suite l’un des apôtres, ainsi qu’aux prophètes Élie et Élisée. Ce lieu connaît aussi maintenant une vie active, il y a un foyer de bonne qualité pour les pèlerins, une petite chapelle qui, selon la tradition, est bâtie sur le lieu de la maison de Zachée, dans laquelle le Seigneur était entré pour parler à celui-ci. À l’aide de bénévoles et d’ouvriers sont effectués les travaux fondamentaux de restauration de la maison, d’aménagement du territoire, de la mise en place d’un nouveau portail. Le forage de puits a commencé, ce qui est ici indispensable. Nous avons là un beau jardin de citronniers et d’autres plantes exotiques qui, naturellement, nécessite un entretien. Grâce au patriarche de Moscou Cyrille, qui a exposé notre demande de coopération pour l’aménagement du territoire du site au président palestinien Mahmoud Abbas, et maintenant sur l’initiative de ce dernier, sous son patronage, ces travaux sont en cours de réalisation. Le patriarche est très attentif à nos problèmes, et nous lui sommes reconnaissants pour son aide à régler des questions globales. En 2010-2011, à Jéricho, un parc-musée a été aménagé avec les fonds de la Russie, sur le territoire duquel le figuier de Zachée, lequel continue à donner des fruits. Ce complexe accomplit également une mission éducatrice, ce qui nous réjouit et nous rapproche : il est important pour la population locale, et une rue a reçu le nom de Dimitri Medvedev, grâce au décret duquel, alors qu’il était président de la Fédération de Russie, a été bâti le musée. Le monastère « Gorny », constitue nos poumons spirituels qui assainissent l’atmosphère, tant dans la mission elle-même qu’en Israël. C’est un monastère étonnant, le plus grand de ceux qui existent en Terre Sainte. Il y a plus de 80 moniales qui y vivent de façon permanente et y prient. Elles ont une bibliothèque remarquable, et détiennent aussi les archives de la Mission ecclésiastique russe. Les sœurs s’occupent constamment des pèlerins, notamment de l’immense réfectoire qui nourrit des centaines de pèlerins. J’ai énuméré les sites principaux et les centres spirituels qui sont liés à notre mission, mais je n’ai pas encore mentionné les deux monastères qui se trouvent sur le Mont des Oliviers et à Gethsémani. Ils constituent également une partie de notre mission, mais ils sont traditionnellement du ressort de la partie hors-frontières de l’Église orthodoxe russe. Spirituellement, nous sommes déjà ensemble, nous fêterons l’an prochain le dixième anniversaire de la réunion du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières, et nous ressentons que nous nous sommes renforcés aujourd’hui dans la prière commune. Les évêques et les laïcs pèlerins qui viennent en Terre Sainte, vont aussi dans ces monastères, ces églises. Les membres du clergé y concélèbrent la sainte Liturgie. Pour nous, c’est très important. L’unité qui existe réellement aujourd’hui, aide à panser les plaies du schisme d’autrefois et offre une radieuse perspective pour l’avenir, aussi nous sommes très heureux du fait que ces deux monastères existent maintenant comme seul espace de vie et de responsabilité. Je parlerai en dernier de l’église de la Sainte-Trinité, bien qu’elle constitue le cœur de la « Palestine russe ». Il y a maintenant ici des offices réguliers : des offices quotidiens pour nos besoins internes et de nombreux offices hebdomadaires pour les pèlerins et les paroissiens. Cette église acquiert maintenant une importance paroissiale également et nous espérons que ce ministère se développera. Actuellement, le nombre des baptêmes et des mariages a augmenté, ce qui, bien sûr, nous réjouit beaucoup.

– En 2017, on fêtera à la fois plusieurs dates commémoratives liées à la présence russe en Terre Sainte. Quelles sont les manifestations prévues dans le cadre des solennités ?

– Avec la bénédiction du Patriarche, nous élaborons actuellement ce programme. Le 18 novembre, à Moscou, j’ai participé au groupe de travail, et nous avons décidé qu’il y aurait plusieurs étapes dans les manifestations festives. C’est la Société impériale orthodoxe de Palestine qui les commencera en juin, par la tenue d’une conférence scientifique. Ensuite, au mois d’août, on prévoit à Jérusalem des fêtes liées au jubilé de l’archimandrite Antonin, qui est inhumé en l’église de l’Ascension sur le Mont des Oliviers. Ce sera organisé par la partie hors-frontières de notre Mission. Il est prévu un office, une réception solennelle et une exposition : l’archimandrite Antonin était un homme aux multiples intérêts. C’est ainsi qu’outre l’organisation de la « Palestine de Russie », il s’intéressait à l’astronomie, l’archéologie. On a gardé ses affaires qui seront le patrimoine de cette exposition. Et, vers la fin de l’année, en octobre-novembre, nous accomplirons des manifestations liées à la célébration du 170ème anniversaire de la Mission ecclésiastique russe à Jérusalem. Nous prévoyons un office festif, une conférence scientifique, ainsi qu’une exposition. Un grand forum terminera l’année jubilaire, lequel aura lieu à Moscou. Ses participants pourront visiter le diocèse de Kourgan, le village de Batourino, où est né l’archimandrite Antonin. Ce sont des orientations, le programme sera encore revu, délibéré et les dates exactes seront choisies.

– L’Église orthodoxe russe participe-t-elle à la restauration du « Kouvouklion » ? Si c’est le cas, de quelle façon ?

– Traditionnellement, la Russie est un pays qui a toujours, dans les temps passés, et de nos jours également, fait des dons plus que les autres pour la restauration et la préservation des saints Lieux dans le monde entier, et bien sûr, en premier lieu, en Terre Sainte. Nos fidèles, toute notre Église participe par des dons, à la restauration du plus grand lieu saint du christianisme, le « Kouvouklion » qui abrite le Saint-Sépulcre et nous savons qu’à ce jour l’apport de la Russie et de l’Église orthodoxe russe est le plus grand.

– Les travaux de restauration à la basilique du Saint-Sépulcre n’empêchent-ils pas sa visite par nos pèlerins ?

– Non, le « Kouvouklion » est toujours ouvert aux pèlerins, et tous les offices traditionnels en la basilique du Saint-Sépulcre sont célébrés. Les pèlerins peuvent visiter sans obstacle le Kouvouklion, et les travaux de restaurations effectués ici, ne dérangent en rien l’atmosphère respectueuse dans l’église.

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Les étudiants de l’Académie ecclésiastique de Kiev et du Séminaire de Potchaïev ont rencontré l’archimandrite Gabriel (Bunge), supérieur d’une skite orthodoxe en Suisse

L’archimandrite Gabriel (Bunge), théologien et patrologue, supérieur de la skite de la Sainte-Croix à Roveredo (Tessin), a rencontré les étudiants du séminaire de Potchaïev et de l’Académie ecclésiastique de Kiev. Le père Gabriel a fait part aux étudiants de son expérience spirituelle et a répondu à de nombreuses questions. La rencontre au Séminaire de Potchaïev a eu lieu le 20 octobre en présence du métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, des enseignants et des étudiants du séminaire, des moines de la Laure de Potchaïev, ainsi que de l’archimandrite Ambroise (Makar) qui accompagnait le père Gabriel. Celui-ci a répondu aux questions des relations actuelles avec l’Église catholique-romaine, des différences des pratiques spirituelles des catholiques-romains et des orthodoxes, des défis contemporains de l’Orthodoxie dans le monde. Il a également évoqué son cheminement dans l’Orthodoxie et les livres qu’il a édités, notamment au sujet de son analyse des œuvres d’Évagre le Pontique, et a donné des enseignements sur les études et sur la vie spirituelle. À l’issue de la rencontre, le métropolite Serge a remercié l’archimandrite Gabriel pour sa visite et, résumant les discussions, a souligné que l’étude de l’héritage des saints Pères ne devait pas se limiter à la théorie, mais s’incarner dans la pratique et la vie quotidienne. Dans sa discussion avec les étudiants et les enseignants des écoles ecclésiastiques de Kiev, le 23 octobre, l’archimandrite Gabriel a évoqué son cheminement et son ministère, et a répondu aux questions concernant le schisme de 1054, la théologie, la vie spirituelle. Le premier pro-recteur de l’Académie et du Séminaire ecclésiastiques de Kiev, le métropolite Antoine (Pakanitch) a remercié le père Gabriel pour sa visite des écoles ecclésiastiques et a souligné l’importance de la rencontre pour le futur ministère pastoral des étudiants, puis a souhaité l’aide de Dieu au père Gabriel pour son œuvre spirituelle. Ces rencontres ont eu lieu dans le cadre du pèlerinage de l’archimandrite Gabriel en Ukraine (18-24 octobre). Le premier jour, celui-ci a visité la Laure des Grottes de Kiev et a participé à deux rencontres, avec les moines du monastère et aussi avec le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Le 19 octobre, le père Gabriel a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite Onuphre ainsi que le chancelier de cette Église, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, puis il a répondu aux questions du site « Pravoslavnaïa Jizn ». Le programme du séjour du père Gabriel en Ukraine comprenait également des voyages aux lieux saints de Potchaïev et de Bucovine.

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Archimandrite Basile (monastère d’Iviron, Mont-Athos) sur le grand Concile de l’Eglise orthodoxe

L’archimandrite Basile (Gondikakis)  du monastère d’Iviron, Mont-Atho, a publié, sur le site Internet Romfea.gr un long article à propos du grand Concile convoqué du 16 au 27 juin.

« D’un grand concile en préparation, il en est question depuis plusieurs décennies. D’aucuns préfèrent qu’il ne se tienne pas. D’autres s’interrogent sur son appellation ou sur les thèmes qu’il doit traiter.

Le grand et saint devoir des orthodoxes, ce n’est pas simplement de faire quelque chose, mais de manifester la richesse de la grâce que nous vivons liturgiquement dans l’Eglise. Ceci demeure inaliénable, même si l’univers est ébranlé et les montagnes déplacées au cœur des mers.

L’Eglise orthodoxe a conscience d’être l’Eglise une, sainte, catholique et apostolique. Ce n’est pas une simple prétention, mais une bénédiction qui vient du sacrifice du Dieu-Homme sur la Croix, qui aboutit à la Résurrection. Et du sacrifice des saints qui suivent son exemple. Ils forment son corps. Ils constituent l’Eglise, tel le peu de levain qui fait lever notre pâte terrestre (1 Cor. 5,9).

L’exhortation du Seigneur est claire : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renie lui-même et prenne sa croix » (Mc 8,34). Et « Celui qui ne porte pas sa croix et ne marche pas à ma suite ne peut pas être mon disciple » (Lc 14,27).

Je vous ai donné un exemple. Qu’il vienne à moi celui qui le désire. Portez votre croix et suivez-moi, sans avoir de grief à l’égard de quiconque. Mais « aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, bénissez ceux qui vous maudissent … » (Lc 6, 27-28).

L’Eglise est le Dieu-Homme Lui-même. C’est là l’événement qui nous maintient en vie. La question n’est donc pas de savoir comment nous allons apporter des solutions à des problèmes [« à la manière du monde » (Jn 14,27)], mais de laisser se manifester la manière dont le Seigneur, qui vit en nous, résout les problèmes. Lorsque cela s’accomplit, la sérénité règne sur tous.

Personne ne peut résister au Dieu-Homme qui ne provoque personne mais qui Lui-même « supporte tout » pour le salut de tous.

Il vient pour se sacrifier par amour pour ses amis.

Ce ne sont point ceux qui L’aime qu’Il considère comme ses amis, mais bien ceux qu’Il aime Lui. Il les aime tous, et ceux qui le renient, le haïssent et le crucifient. Telle est la révolution de l’amour, « la seule nouveauté sous le soleil » (St Jean Damascène).

Il sait qu’au fond tous L’aime et L’attendent. Il n’y a pas d’autre salut en dehors de cet amour unique qui a tout créé. Qui supporte tout pour le salut de tous. Il n’y a pas d’amour plus grand que cet amour.

Il ne se plaint pas parce qu’ils ne font pas montre de compréhension. Il sait ce qui se passe en eux ; comment ils considèrent la vérité et le mensonge, comment ils se voient eux-mêmes et voient les autres. C’est Lui qui porte tout le poids.

Si certains, dans un concile, parlent en s’appuyant sur leur propre sagesse et leur intelligence, ils entraînent les autres à agir de même et si, avec leur sagesse et leur intelligence, ils promeuvent leurs positions, mettent en avant leur supériorité et s’imposent, alors nous vivons la réalité de la querelle. Nous demeurons dans le champ de la corruption et nous redonnons vie au conflit connu et stérile (qui soumettra qui).

Lorsque nous demandons que soit faite la volonté de l’Un, pas la nôtre, il en va autrement.

Si ma dernière parole et mon désir se trouvent dans la demande : « Que se réalise non point ma volonté mais la Tienne » (Lc 22,2), alors je suis serein. Je gagne en force. Je transmets aux autres la paix. Et même si certains veulent me frapper pour n’importe quelle raison et de n’importe quelle manière, ils me font du bien. Ils m’aident à connaître la volonté de Dieu le Père. Et aussi de passer outre à ma propre opinion, relative et inefficace.

Dès lors, dans le premier cas, celui où je veux faire ma volonté, je manifeste ma faiblesse et je me jette dans la prison de ma condamnation.

Dans le second cas, celui où je demande que la volonté de Dieu soit faite, je me revêts d’une autre force et je transforme tout un chacun, que je le veuille ou non, en collaborateur qui contribue à l’œuvre unique du salut du monde entier.

L’Eglise n’est pas de ce monde, mais elle vient lui donner le témoignage de la vie et du royaume à venir. Ceci se réalise car elle ne fait pas sa volonté mais celle du Père céleste. D’emblée cette obéissance définit la raison et le mode de son existence.

La Vierge Marie, lors de son entretien avec l’archange Gabriel de l’’Annonciation aboutit à : « Voici la servante du Seigneur. Qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1,38). Et elle est manifestée comme Mère de Dieu.

Jésus, à Gethsémani, clôt sa prière en disant : « Que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise » (Lc 22,42). Et il vainc la mort par la mort.

L’Eglise demande chaque jour avec la prière dominicale « que ta volonté soit faite, sur la terre comme au ciel » (Mt 8,10) et elle chemine vers la plénitude des choses dernières. « Que ta volonté soit faite » est l’aboutissement d’un combat personnel. Et le début d’un cheminement avec une autre force invincible.

Nous vivons la réalité qui naît de l’obéissance à la volonté divine. « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné de surcroît » (Mt. 6,33).

Ici se trouve la primauté. Nous recherchons une chose, et toutes les autres suivent.

Tous les problèmes sont résolus bien qu’ils semblent insolubles. Car le Seigneur ressuscité se trouve parmi nous, Lui qui nous communique la grâce de la divinité trinitaire.

Il ne nous abandonne pas comme des orphelins, sans la présence de l’Esprit Saint ; ni ne résout les problèmes de manière mécanique, en sous-estimant notre existence.

Le grand devoir des orthodoxes n’est pas de tenir ou non un concile général. Mais de laisser se manifester le concile perpétuel du ciel et de la terre, que nous vivons liturgiquement comme mystagogie théologique. Et c’est un don de l’incarnation du Verbe de Dieu ainsi que de la présence du Saint Esprit qui construit tout l’édifice de l’Eglise.

Il n’y a pas un mode d’existence propre à la divinité trinitaire et un autre mode qui serait propre à l’unité ecclésiale. « Comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin que tous soient un » (Jn 17, 21).

L’Eglise n’a pas un mode d’existence différent de son enseignement ou de sa théologie. Son mode d’existence manifeste la source de sa vie et proclame sa théologie. La théologie est un témoignage de foi. Et l’Eglise, l’affirmation que Dieu aime le monde.

Le mode de vie de l’Eglise ne diffère pas du mode de vie de chaque croyant. Tout comme dans la vie de l’Eglise la Pentecôte est « l’ultime fête et l’accomplissement de la promesse » et le jour de la naissance de l’Eglise, ainsi aussi dans la vie du croyant, les vertus ne sont pas le but mais bien l’humilité, qui naît des vertus, qui attire la grâce de l’Esprit Saint (Abba Isaac le Syrien). Les véritables saints, par l’humilité, deviennent dignes de vivre la liberté du siècle à venir tel un jour de naissance.

Au jour de la Pentecôte, nous avons le premier concile liturgique, la création de l’Eglise, l’illumination du Saint Esprit sur chaque apôtre.

Tous se mettent à annoncer les paroles étonnantes, les enseignements étonnants, les doctrines étonnantes de la Sainte Trinité (Matines de la Pentecôte). Ces choses étranges et étonnantes sont familières et intelligibles. Tous sont en paix et se nourrissent spirituellement. Chacun entend les merveilles de Dieu dans sa propre langue.

Avec Babel, l’audace de la construction d’une tour qui s’élèverait jusqu’au ciel, a amené la confusion des langues et la séparation entre les hommes. A la Pentecôte, les langues de feu unifièrent les peuples pour la connaissance divine.

« Jadis, en punition, fut abrogé le mutisme ; maintenant est renouvelée l’harmonie pour le salut de nos âmes » (Matines de la Pentecôte).

L’Orthodoxie est une bénédiction pour tous, par-dessus les paroles et les pensées. « Pure Mère de Dieu, ton miracle s’élève au-dessus de la force des paroles » (Office de la Dormition).

Dans sa vie liturgique, elle a incorporé la vérité tout entière du Dieu-Homme ; l’incarnation, la croix, la résurrection, l’ascension. Ceci tu le discernes sur le corps transfiguré de son existence.

Toute chose est transformée par la grâce divine : la théologie des théologiens, l’iconographie des peintres d’icônes, la mélodie des compositeurs, la vie des fidèles. Cette divine transformation, comme conséquence de la constitution trinitaire de l’Eglise, convainc ceux qui ont soif de la vérité que Dieu n’abandonne pas mais aime le monde, comme Il aime son Fils unique.

L’Eglise orthodoxe chemine dans l’histoire comme le Christ ressuscité épanchant la paix et l’allégresse.

Tu dois te sentir affamé et assoiffé pour les choses éternelles et indifférent aux choses éphémères. Alors tu Le verras comme Dieu parfait et homme parfait qui te conduit vers la plénitude de la vie d’ici-bas et à venir.

« Le Verbe que rien ne contient était tout entier dans le monde d’en-bas sans avoir quitté celui d’en-haut. Car ce qui se produisit ce fut une condescendance divine, point un déplacement dans l’espace » (Hymne Acathiste).

Il nous offre ce qu’il est. Il nous élève là où il se tient.

Tel est le principe de la théologie. Ce n’est pas un « déplacement dans l’espace » que tu peux suivre par les sens, contrôler par la pensée et régler par ta volonté. Mais une « condescendance divine » qui transforme et transfigure ta vie.

La condescendance divine t’offre la bénédiction de l’ascension que l’on atteint par la grandeur de l’humilité.

Il est Dieu parfait et devient homme parfait. Il n’apporte pas quelque chose de relatif et éphémère parmi les choses que nous avions, mais quelque chose de divin, éternel et accompli dans l’Esprit. « C’est un feu que je suis venu apporter sur la terre » (Lc 12, 49).

Tel est le nouveau mode qui apporte la vie et la paix dans le monde. Chaque saint authentique, par l’humilité et la grâce de l’Esprit, est une visite divine et une consolation pour tous les faibles.

Le Seigneur descend à notre niveau. Il parle notre langue. Il entend la peine et résout nos problèmes. Rassasie notre faim. Ressuscite nos morts. Nous console.  Guérit nos maladies. Nous libère des esprits impurs.

Il ne reste pas là. Il descend dans l’Hadès. Abolit la mort. Relève tous ceux qui se sont endormis. « Et il n’est plus de mort au tombeau » (Homélie pascale de Saint Jean Chrysostome).

Tous Il nous unit dans l’espace infini de la liberté du siècle à venir.

Après la Passion et la Résurrection, il trouve les apôtres apeurés, enfermés dans des lieux étroits. Il leur accorde la paix et la joie. Ils le voient et se réjouissent. Ils croient pour L’avoir touché (Lc 24, 39).

Ils croient pour l’avoir vu (Jn20,29). Ils croient car ils sont vivants (Jn 14,19). Ils restent constamment ensemble. Il les envoie dans le monde pour prêcher l’Evangile.

Dans la Divine Liturgie, ils trouvent l’Eglise comme une théophanie incarnée. Dieu « s’est manifesté dans la chair …, Il s’est élevé dans la gloire » (I Tim. 3,16). Et Il demeure sans cesse avec nous par l’Esprit Saint.

Il est venu et nous a visités. Il est parti et alors Il s’est manifesté. Sanctifiés l’arrivée et le départ, l’incarnation et l’ascension, la présence et l’absence.

Lorsque tu demandes que sa volonté soit faite, une lumière intemporelle illumine ta vie. Qui abolit les séparations et les distances. Au milieu de la houle des problèmes, tu entends le Seigneur qui dit : « C’est Moi. Ne craignez point ».

La sérénité se déploie autour de toi et en toi. Pour rien tu ne t’inquiètes. Tu as confiance dans son amour. C’est Lui ta vie et la vie de tous.

Ce qui est mensonger est troublé et infondé car il recherche ce qui est à lui et non ce qui est au grand nombre afin qu’ils fussent sauvés. Ce qui est vrai est serein et tout-puissant, car il naît du sacrifice de tous.

Le croyant a conscience de sa propre faiblesse et de la force de l’amour du Fort. Il ne s’interroge pas sur la façon dont les choses vont évoluer, car en vivant en Christ il se trouve au commencement et à la fin de la création.

Dans l’Eglise nous ne commémorons pas des événements historiques, mais nous vivons liturgiquement le salut qui par Jésus-Christ est venu et qui vient. Tous sont présents. Le ciel et la terre se réjouissent ensemble.

« Maintenant les Puissances célestes invisiblement célèbrent avec nous … Voici que s’avance, escorté, le sacrifice mystique, parfait » (Liturgie des Saints Dons Présanctifiés).

Il est escorté et entouré par ceux qui se sont endormis dans la foi, Ancêtres, Pères, Patriarches … et tout esprit juste.

Sont présents tous ceux qui sont authentiques, qui ont été sanctifiés en s’offrant tout entiers au Dieu de l’amour.

Tu vis dans un monde inaliénable et tu envisages autrement les choses altérées.

Lorsque l’Eglise se rassemble, « toute chair humaine fait silence » (Divine Liturgie du Grand Jeudi). Et l’on entend le Verbe de Dieu incarné par l’Esprit Saint qui était, qui est et qui sera.

Ceux qui disent : jadis il y avait des grands Pères et théologiens, aujourd’hui il n’y en a plus, parlent comme s’ils n’avaient jamais fait l’expérience de la vie liturgique. Ceux qui sont vraiment authentiques en Esprit, une fois qu’ils ont existé, jamais ils ne sont perdus. Ils entrent dans la concélébration de la vie éternelle. Ils sont toujours présents. Plus ils s’éloignent dans le temps, plus ils s’approchent de nous de manière plus évidente.

Personne ne peut museler celui qui parle en se taisant. Ni oblitérer sa présence qui se meut en s’absentant.

C’est cela que nous vivons et chantons tous dans la Divine Liturgie.

Ainsi, le prêtre, par la force du Saint Esprit,

– revêtu de la grâce du sacerdoce,

– entouré par le peuple chrétien, sans lequel la Divine Liturgie ne peut être célébrée,

– entouré par l’univers, pour lequel la Divine Liturgie est offerte,

sert le mystère, non pas en paroles, mais en acte.

Il transfuse sans bruit le sang de la vie à tout le corps de l’Eglise. Ici l’homme rencontre la ferveur de l’empathie qui porte l’espoir caché de la liberté finale.

Tu as confiance en Celui qui est amour. Tu demeures dans le lieu de la tendresse divine et tu mûris. Tu fais silence et apprends à parler. Tes problèmes sont résolus avant même de les formuler. Tu es récompensé pour un travail que tu n’as pas accompli.

Autrement, en dehors de la Divine Liturgie, tu ne trouves pas de solutions car tu te positionnes de manière erronée. Tu cherches que ta volonté soit faite.

L’aboutissement conscient de ton angoisse t’amène à dire « que Ta volonté soit faite » et ouvre le chemin de la vie.

« Le Bon Pasteur appelle ses brebis chacune par son nom et il les emmène dehors » (Jn 10,3). Cette sortie est tout à la fois entrée dans un autre lieu, plus vaste et plus illuminé.

L’Eglise n’est pas la communauté de ceux qui, à la manière du monde, ont réussi et sont bien organisés pour la vie passagère. Mais l’ensemble de ceux qui sont authentiques et désespérés par les réussites et bonheurs du monde, indignes de l’homme. Ils trouvent refuge dans le Donateur de vie qui est « l’aide des démunis, l’espoir des désespérés, le sauveur des affligés, le port des navigateurs, le médecin des malades » (divine liturgie de saint Basile).

Dans l’esprit de bouleversement de la conception séculière des choses, dans le « Il ne doit pas en être ainsi parmi vous » du Seigneur (Mt 20, 26), se situe la parole de l’Apôtre : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort ». (2 Cor 12,10) et le témoignage de la primauté qui lui appartient (point du pouvoir mais de la contrition). « Le Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs dont je suis le premier» (I Tim 1, 15).

Celui qui peut intérieurement arriver à cette primauté jouit de la quiétude du siècle à venir pour le bien de tous.

Le Seigneur a demandé que nous fussions unis selon le monde trinitaire. Que nous vivions de manière conciliaire, en demandant que se fasse la volonté de Dieu. Ainsi nous goûtons à la joie du paradis. C’est seulement cela qui parle sans voix et convainc le monde de la valeur de la vie.

Si notre vie ne donne pas le témoignage du salut, alors notre parole ne convaincra pas de la vérité de notre théologie.

Point de concile ni d’Eglise en dehors de la divine liturgie. Nous n’offrons pas la divine liturgie au début et à la fin de nos travaux puis laissons notre théologie et notre vie sans expérience liturgique. Cela revient à dire que nous réglons tout selon notre propre logique.

Qu’un concile soit ou non appelé œcuménique et quelle place il occupera dans la vie de l’Eglise, ce n’est point là une décision humaine, mais l’œuvre de la conscience ecclésiale vive en Esprit, qui juge et classe parfaitement tout concile et tout théologien selon la place qui lui revient (grand est l’exemple des conciles du 14e siècle avec saint Grégoire Palamas).

Que nous vivions la liturgie lorsque nous y participons, toute la question est là.

Si comme l’Apôtre nous pouvons dire (autant que possible) : « Ce n’est plus moi qui vit, c’est  le Christ qui vit en moi » (Gal. 2, 20).

Si avec audace, sans condamnation, nous osons appeler Dieu le Père céleste et dire : « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel ».

Alors nous vivons le concile du ciel et de la terre, qui sans cesse est célébrée dans l’Eglise qui confesse : « Pour nous, notre façon de penser s’accorde avec l’Eucharistie, et l’Eucharistie en retour confirme notre façon de penser » (saint Irénée, Contre les hérésies). Alors nous disons spontanément : « Le Saint Esprit et nous-mêmes avons décidé». Et nous perpétuons l’unique tradition, dans le cénacle liturgique où le Dieu-Homme a conduit son Eglise.

Si tu désires des choses éphémères et des préséances, Il te dit : tu ne sais point ce que tu demandes (Mc 10, 36-38). Si tu recherches les choses précieuses qui concernent le salut de l’homme, alors Il t’accompagne et, au milieu de mille tourments, Il t’amène vers la lumière. Tu saisis ce qu’il a dit : « Il fallait que le Christ souffrit et qu’Il entrât dans sa gloire » (Lc 24, 26).

Il fallait que toi aussi tu souffres ; que tu traverses toutes les épreuves qui bien souvent t’accablent. Pour que tu comprennes qu’Il était avec toi même lorsque tu ne le savais point.

A présent tu Le reconnais à la fraction du Pain, et à la rupture de ta résistance Il apparaît comme le Ressuscité. Et toi tu es transformé par un éclat secret. Tu acquiers un sentir et une certitude autres. La vie continue.

Toutes choses sont transfigurées et réunies. Il ne cesse le cheminement qui semble comme un arrêt ; ni la parole qui est confinée dans le silence. Tout est rassemblé dans l’infime qui est immensité. Dans un instant qui est l’éternité. Dans une perle sainte qui est le Christ tout entier.

L’homme trouve l’un qu’il recherche, lorsqu’en un instant toutes choses lui sont révélées ; lorsqu’il parvient au sommet liturgique (« pour nous élever jusqu’au ciel ») et reconnaît le Seigneur comme Dieu-Homme. Alors dans l’éclair de la divinité il voit ce qui a précédé et ce qui va suivre. En une fois il se trouve partout. Sa conduite est scellée. Son cœur est apaisé. Il connaît celui qui est l’Alpha et l’Oméga. Il est humilié de joie comme un indigne pour l’honneur qui lui est fait : voir les choses invisibles. Et se voir interpréter les choses incompréhensibles de l’amour divin.

Lorsqu’à Emmaüs le Seigneur est devenu invisible lors de la fraction du pain, ils ne pouvaient le « forcer » à demeurer avec eux. Car Il ne « feignit » (Lc 24, 28) pas d’aller autre part, comme cela survint antérieurement, mais Il est réellement parti et est resté avec eux comme Ressuscité. Ils sont arrivés au terme ; là où les amena l’Inconnu. Ils sont arrivés à Lui qui est le commencement et la fin.

Alors se réalise ce qu’il avait demandé : « Je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi » (Jn 17, 24).

A présent se réalise aussi son autre demande au Père céleste : Je ne demande pas de les ôter du monde, mais de les protéger face au Malin (voir Jean, 17,15), au danger de la tentation de saisir les choses célestes de la création nouvelle et de la théologie à la manière du monde.

A présent tu comprends la parole : « Là où est Jésus Christ là est l’Eglise catholique » (Saint Irénée de Lyon, Aux Ephésiens). Tout existe et est saisi d’une manière autre.

La valeur de la vie ne s’évalue pas humainement à l’aune d’éléments mesurables, mais elle se situe, par la grâce, dans l’infime qui se dilate à l’infini.

Tu reçois le peu qu’Il t’offre et tu jouis du tout qui « n’est pas monté au cœur de l’homme » (I Cor 2, 9).

L’abondance ne se trouve ni ne croît par la quantité mais se perpétue par la gratitude.

Tu gagnes ce que tu perds en l’offrant par amour à Celui qui est don perpétuel.

Et Lui qui se manifeste en devenant invisible te prend avec Lui dans la Cité nouvelle.

Le Verbe s’incarne et la théologie se vit « en pensant et en agissant » liturgiquement.

La présence du Seigneur est une théophanie. « C’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de mon propre chef, c’est Lui qui m’a envoyé » (Jn 8,42). Je vous transmets la vie et la grâce de la divinité trinitaire. « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour » (Jn. 15,9).

Je ne viens pas, à l’instar du monde, apporter une paix éphémère et un amour factice. Je suis venu pour apporter la santé et la vie éternelle. « Celui qui est de la terre est terrestre et parle de façon terrestre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tout et témoigne de ce qu’il a vu et entendu » (Jn 3, 31-32).

Je veux vous transmettre ce que j’ai vu et entendu de mon Père : « Je dis ce que j’ai vu auprès de mon Père » (Jn 8,38). Et « Je vous ai fait connaître ce que j’ai entendu auprès de mon Père » (Jn 15,15).

« Père saint », je veux qu’ils voient la gloire que tu m’as donnée, car tu m’as aimé dès l’origine du monde.

Qu’ils voient le lien de la gloire avec l’amour. Qu’ils jouissent de la liberté dans l’obéissance. Qu’ils soient un, comme nous sommes un. Qu’ils voient la gloire qui était mienne avant l’origine du monde et qui sera mienne quand le monde passera. Et c’est avec elle que je viendrai « juger les vivants et les morts ».

Qu’ils voient ma gloire pour rassasier leur faim. « Je me rassasierai en contemplant ta gloire » (Ps. 16,15).

Qu’ils soient convaincus de la vérité de l’amour. Et qu’ils trouvent le repos après le labeur et les croix de la vie.

Que brille la lumière. « Sur qui a soufflé la grâce qui s’épanche de Dieu » (Canon de la Pentecôte).

Que point ne leur soit donné quelque chose d’illusoire, qui n’étanche pas la soif de l’homme.

Que soit greffée la bouture de leur existence sur le bon olivier de l’amour qui jamais ne faillit. Que soit sauvée « la grande blessure, l’homme » (Vêpres du Dimanche de Thomas).

Un saint authentique, alors même qu’il semble être une exception quant à la pureté de l’esprit et la grandeur de sa mission, devient, par l’humilité qui le distingue, une visite divine et une consolation pour tous ceux qui sont faibles et méprisés.

Il ne se remplit pas d’orgueil à cause de ses exploits ; mais il atteint l’humilité pour la grâce qui l’a transformé. Il transmet l’expérience du Paradis qu’il vit. Et il console tout un chacun par sa seule existence. Il participe au combat complexe de pacification de l’univers, alors même qu’il n’apparaît nulle part.

L’Eglise, par son existence trinitaire, diffuse des messages de vie et d’espoir. Les reçoivent ceux qui en ont vraiment besoin.

Nombreux sont partout les vrais affligés qui recherchent les choses précieuses et subissent de grands tourments. Lorsqu’ils reçoivent le message de l’Eglise, ils sont une bénédiction pour tous.

Beaucoup sont sacrifiés et immolés. Ceux-là trouvent le Seigneur qui « une fois pour toutes s’est offert en sacrifice. Toujours immolé, il sanctifie ceux qui participent à son immolation ». (Prières du soir avant la divine Communion)

Et Lui il les trouve là où l’on ne l’imaginerait pas et il confesse : « Même en Israël je n’ai pas trouvé une telle foi » (Lc 7, 9). Divines sont les dimensions de l’Eglise.

Ce qui est vrai (fût-il infime), ceux qui sont affamés le trouvent et le reçoivent à distance. Ce qui est faux (même s’il est beaucoup vanté) ceux qui sont authentiques le rejettent.

Le saint se meut et parle d’une autre manière, inhabituelle et salutaire. Il dit : « Je veux partir, me perdre, ne pas exister », échouer. Elle ne me contient pas la gloire qui passe ni non plus la réussite du monde qui me place au-dessus des autres. Elle n’étanche pas ma soif. Elle ne rassasie pas ma faim.

Je ne désire pas être glorifié, sauver mon âme par mes propres forces dans le champ de la corruption. Je veux la perdre pour l’unique Verbe de Dieu qui supporte tout pour sauver tout le monde. Qui se manifeste en devenant invisible. Et qui est honoré dans l’Eglise orthodoxe comme Roi de Gloire, Crucifié en toute sérénité, et qui est couché sur le dos, mort, sur l’Epitaphios (icône du Christ au tombeau, brodée sur un tissu et vénérée dans les églises orthodoxes les Grands Vendredi et Samedi).

Je veux me perdre, ne pas faire le saint avec les farces de mes exploits, mais être rendu digne de Ta propre gloire.

« Qui perd son âme à cause de moi, celui-là la sauvera » (Lc 9,24). Le salut qui est digne de l’homme revêt les dimensions de la perte.

La perte l’enveloppe maternellement. Et le salut qui lui est offert l’assume sur un autre niveau et le rend proche de nous.

Il est une bénédiction pour tous les affligés qui se rassemblent auprès de lui. Et pour lui, tous les tourments sont une bénédiction.

Un saint, qui trouve son âme en la perdant à cause du Seigneur, trouve la paix dans l’Esprit. Il ne se dispute avec personne, car le vécu est au-dessus de la force des paroles. Ses apories ont été résolues.

Il reçoit intérieurement le changement étonnant et diffuse par toute son existence un indicible parfum qui nourrit le monde. « Tous nous avons été nourris par un arôme indicible qui ne nous rassasie point » (Martyre de Sainte Perpétue).

Il en est beaucoup qui, alors même qu’ils font les théologiens ou les faiseurs de miracles, sont dans le trouble et la ténèbre. Cette ténèbre du trouble ils ne peuvent la réfréner, mais ils la répandent en créant un climat de confusion sous la forme d’une théologie qui te serre le cœur et te cause un malaise. Elle ne conduit pas à la source de la vie et de la quiétude.

Au lieu de voir dans leur invalidité humaine et la lourdeur de leur cœur une occasion de repentir, ils la considèrent comme une possibilité de témoignage théologique. Au lieu de se réfugier chez le Médecin des âmes et des corps, ils mettent en évidence leur maladie psychique comme une inquiétude spirituelle qui est provoquée par l’éloignement du monde de Dieu. Mais le mensonge est évident et la maladie ne se dissimule pas. Tout cela n’a aucun lien avec le repos que l’Eglise prodigue par ses Saints crucifiés.

Ce n’est pas ainsi que les problèmes sont résolus ni notre maladie guérie.

La parole du salut de l’unique Verbe de Dieu vient comme consolation de l’Esprit qui vivifie tout le monde et préserve sa quintessence. Tous nous avons besoin de la miséricorde du Dieu-Homme, et point des actions et des interventions humaines.

Tout comme le soleil n’est point touché par les turbulences atmosphériques de la terre, ainsi la vie trinitaire de la divinité et la structure conciliaire de l’Eglise ne sont point altérées par des troubles et des turbulences historiques.

Le peuple croyant vit dans la sérénité du mystère accompli, peu importe que viennent et disparaissent les empires et idéologies qui ont menacé et tourmenté le monde. Et qui croyaient changer à jamais la vie des hommes.

Si aujourd’hui certains terrorisent le monde avec des attaques meurtrières et des mises en scène de massacres, le Dieu-Homme demeure immuablement le Maître de l’amour et de la compréhension. Il est la solution dernière de tous nos problèmes, même si notre superficialité l’ignore.

Il reçoit pacifiquement « toute la cohorte » (Mc 15, 16) de l’histoire qui se moque de Lui, lui pose sur la tête une couronne d’épines. Il fait face avec amour à tous ceux qui viennent s’opposer à Lui.

Il ne frappe personne, sauf la haine et l’inimitié. Dans tout criminel il voit la victime d’autres crimes et de la dépravation spirituelle. De cela nous sommes tous responsables.

Il ne considère pas comme innocents ceux qui, à l’instar de Pilate, se lavent les mains et confessent « Je suis innocent de ce sang » (Mt 27, 24).

Il est venu pour que cesse l’hypocrisie et le glissement de la corruption, la pulsion irrésistible de mort.

« Seigneur, par ta mort vivifiante tu as brisé le cours de la mort et la corruption » (Matines, Dimanche du 2e ton).

L’Eglise orthodoxe a l’ampleur de l’Esprit qui embrasse l’univers. Voilà le mode et le but de sa vie.

Par cette Liturgie, elle a fait face aux tourments des épreuves et des menaces. Dangers de voleurs, dangers de nations, dangers avec les brebis galeuses. Elle les a tous dépassés. Elle est restée reconnaissante pour les épreuves. Elle se réjouit des tentations et des tourments.

Et ceux qui se sont opposés à elle, de n’importe quelle façon ou intention, pour la frapper, l’aliéner et s’imposer à elle, elle les considère comme des victimes de l’égarement. Elle voit en eux des frères vulnérables qui ont besoin d’aide.

Elle a seulement appris à aimer. Elle a vécu et vit l’amour et la tolérance du Dieu-Homme. Elle a reçu une nourriture et une conduite céleste.

Nous arrivons à notre époque. Nous vivons dans l’ère des dialogues. Nous les chrétiens nous essayons de rétablir l’unité que le Dieu-Homme nous a donnée et qu’Il souhaite.

Parmi nous il y a les dits progressistes, enclins au dialogue. Et aussi ceux qui sont considérés comme des conservateurs qui généralement refusent les contacts.

C’est ici qu’est jugée l’authenticité et la force de notre foi, car nous ne préservons pas la vérité en maudissant les égarés ni n’offrons avec de fallacieuses affabilités ce que recherche l’âme de l’homme.

Ici sont requis les véritables héros de la foi, qui sauvent leur âme en la perdant à cause du Seigneur (Lc 9, 24).

Eux, ils sont sereins comme inexistants. Ils se réjouissent en n’étant pas. Alors ils voient qu’existe Celui qui appelle « ce qui n’est pas (ceux qui ne sont pas) pour réduire à rien ce qui est » (1 Cor 1, 28), les extrait de leur réussite imaginaire, qui est une vie fallacieuse et une véritable maladie.

Même s’il semble que les oecuménistes superficiels et les zélotes fanatiques ont des positions opposées, dans la réalité ils partagent la même indigence ; ils sont enfermés dans la même prison. Ils commencent et finissent dans leur propre conception. Il leur manque l’audace de la foi et la vérité de l’amour qui libèrent l’homme.

Ils tourmentent et se tourmentent avec des menaces sans signification ou des affabilités sans contenu. La présence de l’un nourrit l’existence de l’autre. Et il ne cesse point le désordre de la dispute des autorités imaginaires.

Aux deux parties se fait entendre la parole de Dieu : « Je ne les ai pas envoyés, je ne leur ai rien ordonné, je ne leur ai point parlé ; visions de mensonge … et rêveries de leurs cœurs, voilà ce qu’ils vous prophétisent » (Jér. 14, 14).

Considérons les choses avec sérénité ; dans le dialogue entre chrétiens, nous avons trébuché :

  • avec les catholiques-romains, en abordant la question de l’uniatisme,
  • avec les protestants, en constatant qu’ils se divisent perpétuellement, que sans cesse de nouvelles confessions sont créées. Alors, humainement, tu reconnais ta faiblesse. Mais « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Lc 18, 27).

Revenons brièvement en arrière ; nous voyons l’évènement du schisme. Puis vient la tentative de prosélytisme à l’égard des orthodoxes. Ils n’arrivent pas à grand-chose. L’uniatisme naît, phase caractéristique de l’histoire.

C’est comme si l’Occident s’adressait à la partie orthodoxe en disant :

« Tu prétends avoir le Christ de ton côté. Tout le climat de ta Tradition apparaît altéré. Il est palpable dans un monde transfiguré.

Tout ce qui apparaît et est palpable est rempli de grâce divine. La grâce, je ne puis la saisir, l’enfermer.

Je veux te dire : Moi je suis une grande puissance. Je ne toucherai pas à ce qui apparaît ; je vais même te le garantir. Je te demande seulement quelque chose d’infime : de croire que j’ordonne tout infailliblement : (c’est ainsi que je le comprends et le vis à ma propre façon).

Je t’ôte le danger de la liberté et le tourment de la responsabilité qui engendrent des problèmes.

Toutes les autres choses que tu vois et que tu as, nous les conserverons telles quelles. Tu ne distingueras aucune différence. Seulement ils ne pousseront pas de la racine de ton être. Toute cette création ne sera pas engendrée par ton mode de vie ; sacrifie-les totalement pour le Seigneur. Vois-les reprendre vie de manière incorruptible. Cela seul tu ne l’auras pas. Tu auras néanmoins l’icône de la Résurrection.

Moi je vais te peindre la plus belle icône de la Résurrection qui existe pour que tu n’oublies point ce que tu avais. Je vais t’imprimer les meilleures copies. Tu les honoreras. Ce ne seront pas des créations de ta vie. Tu seras cependant couvert par la puissance de Rome. Ainsi, comme si nous étions unis, tous les Chrétiens nous ferons face aux ennemis communs ».

A une telle proposition, la conscience orthodoxe réagit immanquablement, par amour pour tous les hommes :

Il s’agit d’une moquerie et d’un refus du nouveau mode de vie qu’offre au monde entier la Résurrection du Seigneur. De la sorte, nous devenons tous des copies humaines, ni authentiques ni libres en Christ.

Ce que vit et dit l’Eglise orthodoxe, c’est qu’existe la grâce de notre Seigneur Jésus Christ et l’amour de Dieu le Père et la communion du Saint Esprit, qui nous invite et nous offre la vie : « Que celui qui a soif vienne. Que celui qui le veut reçoive de l’eau vive, gratuitement » (Apoc. 22, 17).

Nous nous divisons nous-mêmes en mille morceaux qui sans cesse se multiplient. Le Christ ressuscité demeure notre salut à tous. Seuls, malgré notre bonne volonté, nous ne pouvons les rassembler.

D’ailleurs, le drame des divisions, que nous voulons guérir, a pour origine une « bonne intention ».

D’aucuns, « bien intentionnés », se sont considérés comme infaillibles. Cela a  modifié leur comportement et leurs exigences.

Les autres ont réagi pour échapper à la soumission, inconnue dans l’Eglise du Christ. De nouveaux groupes se sont créés avec des individualismes partiels infaillibles.

Et nous arrivons à la situation actuelle. Le Christ est la solution.

La réaction des Protestants est naturelle. Elle est le signe d’une santé spirituelle et elle est utile pour tous, pourvu qu’elle soit envisagée avec intelligence « selon le Christ ».

L’homme recherche l’unité et la liberté afin d’atteindre la plénitude de la vie, qui est l’amour.

C’est cela qui est offert par l’Eglise, dans laquelle nous nous nourrissons du Pain céleste « qui est rompu sans être divisé » (Divine Liturgie).

Nous vivons le fait que le Dieu-Homme est indivisible. Et Son Eglise non plus ne se divise pas. Nous jouissons de l’union et de la liberté.

Chaque croyant, au moment de la sainte Communion, reçoit en lui le Christ tout entier. Et l’Eglise entière est le Christ Lui-même.

Ceux qui sont dispersés … ne seront pas égarés mais ils seront rassemblés par le Seigneur (voir Is. 35, 8-10). La dispersion a la grâce du rassemblement, et l’unité la liberté de l’Esprit.

« Ayant demandé l’unité de la foi et la communion du Saint Esprit, offrons-nous nous-mêmes, les uns les autres et toute notre vie au Christ notre Dieu » (Divine Liturgie).

Nous parlons la langue maternelle de l’homme, la langue de la vérité et de l’amour, qui préserve la liberté et l’unité comme prérequis de vie.

Lorsque nous disons que dans le saint des saints de l’Eglise se trouve l’unique vérité, le Christ qui se manifeste en devenant invisible, ce n’est pas quelque chose qui flatte certains et dévalorise d’autres (sinon nous serions tous raillés).

Il n’y a point de confrontation engendrant des vainqueurs et des vaincus ; il s’agit là des passions du siècle présent. Ici, existe l’amour de l’Un qui sauve tous les hommes.

Les Orthodoxes ne sont pas victorieux dans le dialogue ; est victorieux le Dieu-Homme qui a vaincu la mort par Sa mort pour le salut de tout le genre humain.

Les orthodoxes sont les vaincus (c’est ainsi que nous le vivons liturgiquement) par l’amour du Christ. Ce ne sont pas l’Eglise et les saints qui vivent, mais le Christ qui vit en eux. Eux, ils ne vivent plus. C’est le Christ qui est tout en tous. C’est Lui leur vie, et pas leur existence biologique ou des ambitions mondaines ou séculières.

Tu vis cette réalité : c’est Lui la Résurrection, moi je suis la chute. C’est Lui qui est l’unique vérité de la vie et du sacrifice. Il s’offre comme joie pour que tous soient vainqueurs, se réjouissent, se divinisent. Que personne ne reste en dehors du banquet de la foi et de la joie du Seigneur. Que personne ne perde la possibilité d’offrir le peu qu’il a pour jouir, « avec  tous les saints », du tout qui est indescriptible.

Personne n’est une créature sans volonté, ni un accessoire de machine. Nous sommes tous, par la grâce, enfants de Dieu. Tout ce que Dieu a, l’homme l’acquiert par la grâce, sauf l’identité de l’essence.

Le devoir sacré des orthodoxes est de manifester le mystère du salut qui sans cesse est accompli par la présence du Seigneur Dieu-Homme, qui offre et est offert dans l’unique Liturgie du salut du monde entier.

C’est une bénédiction qui s’épanche sur tout homme qui est véritablement affamé et assoiffé de la vérité de la vie.

A l’instar de la lumière du soleil qui illumine tout l’univers, comme surabondance de vie et de bénédiction ; vivifie tout ce qui vit et décompose les corps morts.

La présence du Christ agit avec amour et énergie. Elle bénit et juge tout le monde.

Personne ne peut éteindre le soleil en jetant des pierres en l’air. Et personne ne peut abolir les actions du Médecin des âmes et des corps par une quelconque frivolité ou méchanceté.

Sa présence discrète agit dans l’histoire en libérant l’homme. Elle guérit tout. Il suffit que nous ne nous pressions pas et ne donnions pas nos propres solutions.

L’Evangile est vraiment la bonne nouvelle, car il dit toute la vérité. Il ne cache point les faiblesses humaines ni n’ignore la présence salutaire du Dieu-Homme.

Judas, après avoir trahi le Maître, s’étant rapidement repenti, a apporté sa propre solution, « et alla se pendre » (Mt 27, 5).

Pierre, après sa chute, a donné une autre solution. Il trouva un endroit et pleura amèrement. Il a reçu le repos du pardon. Et il est devenu la pierre de la foi pour avoir fondu en pleurs.

Les choses sont simples dans la mesure où nous croyons dans le Christ et déposons en Lui toute notre vie.

Tu es rempli de stupeur devant la toute-puissance de Son amour et la délicatesse de Son comportement ; Il s’en va dès qu’il semble que tu ne désires pas Sa présence.

Lorsqu’il alla au pays des Géraséniens, là où les possédés d’un esprit impur circulaient nus et terrorisaient les gens, Il ne les a pas réprimandés pour leur comportement inadéquat qui provoquait la répugnance, ni ne leur a formulé des vérités théologiques. Ceux-là non seulement étaient insensibles à la parole mais ils déchirèrent leurs vêtements et brisèrent leurs chaînes (voir Mc 5,1).

Il les a libérés des esprits impurs et ils se tenaient à ses côtés, vêtus et assagis. Et quand Il autorisa la légion des démons à entrer dans le troupeau de porcs et à se noyer dans la mer, les habitants de la région furent saisis d’une « grande peur » et demandèrent au Seigneur de quitter « leur territoire » (Mt 8,34). En effet sa présence causait des dommages aux unités de production et une récession économique.

Le Seigneur ne leur parla pas de leurs propres écarts, mais Il monta sur la barque et s’en alla. Cette conduite nous juge et nous sauve.

Que la grâce de Dieu nous illumine pour que nous puissions nous tenir en présence de Jésus, non point avec la question : « Que nous veux-tu, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant le temps ? » (Mt 8, 29), mais avec la certitude qu’Il est celui qui vient pour nous libérer des tourments.

3 février 2016″

“La construction d’une église : l’épiphanie d’un mystère”- une conférence de père Elie

Dans le cadre des conférences organisée par la paroisse Saint-Séraphin de Sarov et de la Mère de Dieu – 91 rue Lecourbe, Paris 15e – l’archimandrite Elie, higoumène du monastère de la Transfiguration à Terrasson, a parlé de “La construction d’une église : l’épiphanie d’un mystère”, le dimanche 15 mars 2015. Fondé en 1978, le monastère de la Transfiguration est un métochion (dépendance) du monastère de Simonos-Pétra et il est placé sous la protection des saints Nectaire d’Egine, Simon le Myroblite et Marie-Madeleine. Il compte actuellement six moniales, accompagnées du Père Elie, fondateur, aumônier et père spirituel de la communauté. Le monastère a entrepris un grand projet d’extension et d’aménagement, pour lequel il a lancé un appel aux dons.

L’archimandrite Syméon (Krayopoulos), célèbre père spirituel à Thessalonique, est décédé

L’higoumène du monastère de la Sainte-Trinité, situé dans le quartier de Panorama à Thessalonique, le père Syméon (Krayopoulos), est décédé le 30 septembre. Le défunt était très connu dans les cercles ecclésiastiques de Thessalonique, et bien au-delà. Pendant des décennies, il assumait la charge pastorale de nombreuses personnes, dont tout spécialement les jeunes. Il avait créé un centre spirituel avec un monastère dédié à la sainte Trinité et une communauté qui s’y était constituée avec le temps. Une foule de fidèles y accourait pour recevoir de l’aide spirituelle, y vivre une authentique vie liturgique grâce aux vigiles nocturnes régulières et aux autres offices monastiques. Le père Syméon assistait les fidèles non seulement en tant que confesseur et père spirituel, mais aussi par ses livres. C’est ainsi qu’il a laissé un grand nombre d’œuvres à caractère pastoral et spirituel. Les thèmes qu’il retenait était liés à la vie familiale, le combat spirituel, les problèmes sotériologiques, la souffrance dans la vie de l’homme. Il a également laissé de nombreuses homélies, qu’il prononçait à l’occasion des fêtes.

Source

Le patriarche de Jérusalem Théophile III a célébré la liturgie en la paroisse orthodoxe arabophone du prophète Élie à Tarchira, qui fête son centenaire

Le 21 septembre, le patriarche de Jérusalem Théophile a présidé la liturgie en la paroisse orthodoxe arabophone de Tarchira, dans la région d’Acre au nord d’Israël. C’était le centenaire de la fondation de l’église dédiée au prophète Élie. Le patriarche a été chaleureusement accueilli à l’entrée de la localité par le peuple orthodoxe, le clergé et le maire, puis il s’est dirigé vers l’église. Concélébraient avec le patriarche le métropolite de Nazareth Cyriaque, l’archevêque de Constantine Aristarque, secrétaire du Saint-Synode, l’archimandrite Hilarion du Mont Thabor ainsi que d’autres clercs, notamment ceux de la localité. Après la liturgie, une réception a eu lieu, au cours de laquelle les enfants ont chanté en arabe l’hymne à la Mère de Dieu écrit par saint Nectaire d’Église «Vierge pure Souveraine… Réjouis-toi épouse inépousée » et dont la musique a été composée par le hiéromoine Athanase du monastère athonite de Simonos Petras. On peut visionner sur lien ci-dessous un premier film avec l’artoclasia (bénédiction des pains) suivie de la liturgie, en arabe et en grec et, un deuxième film avec la réception et le chant susmentionné de saint Nectaire.

Source et photographie

Une église dédiée à l’Annonciation et à saint Justin de Tchélié est en cours de construction au skite Saint-Spyridon à Gelnau (Allemagne)

Une église dédiée à l’Annonciation et à saint Justin de Tchélié est en cours de construction au skite Saint-Spyridon à Gelnau (Hesse), dépendant de l’Église orthodoxe serbe. Le skite, dirigé par l’archimandrite Basile (Grolimund), disciple de saint Justin et ancien étudiant à l’Institut Saint-Serge, abrite une communauté monastique depuis vingt ans. Les offices y sont célébrés principalement en allemand, mais  aussi en serbe, slavon, grec et parfois en anglais et français. La nouvelle église sera une réplique, en bois massif, de celle du monastère de Gradac en Serbie, fondé par la sainte reine Hélène d’Anjou (1237-1314).

Sources: Eglise orthodoxe serbe, traduit du serbe pour Orthodoxie.com, skite Saint-Spyridon

L’office des funérailles de Mgr Gabriel de Comane – l’homélie du métropolite Emmanuel

L'office des funérailles de Mgr Gabriel de Comane a eu lieu hier matin à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. Il était présidé par Mgr Emmanuel, entouré par le métropolite Joseph et par Mgr Marc de la Métropole roumaine. L'archimandrite Job (Getcha) était également présent, ainsi que de nombreux prêtres, autres clercs et fidèles. Mgr Gérard Daucourt, évêque catholique de Nanterre, accompagné du père Richard Escudier, chargé des relations oecuméniques pour le diocèse de Paris, et un évêque arménien, étaient également présents. L'album de photographies se trouve ici. Nous vous proposons ci-dessous la vidéo de l'homélie de Mgr Emmanuel. Pour lire le texte de l'homélie, cliquez ici.

Déclaration du chancelier du Patriarcat œcuménique au sujet de l’Abkhazie

La rencontre du patriarche œcuménique Bartholomée qui a eu lieu avec la délégation de la prétendue « Métropole d’Abkhazie » était informelle et non officielle, selon un représentant du Patriarcat de Constantinople. Le Patriarcat de Géorgie, dans un communiqué, mentionne que le chancelier du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique, l’archimandrite Bartholomée Samaras, a déclaré que «l’occasion, pour les représentants de l’Abkhazie, de rencontrer le patriarche est intervenue après un grand nombre de demandes [de ceux-ci] ».

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« Nous sommes attristés par l’incarcération de l’higoumène Éphrem » a déclaré le patriarche Élie de Géorgie

Patriarche_gerogie« Nous sommes attristés par l’incarcération de l’higoumène Éphrem » a déclaré le patriarche Élie de Géorgie, en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Tbilissi. Au cours de son sermon, il s’est exclamé : « … Je vais vous communiquer une désagréable nouvelle. Comme vous le savez, nous avions offert ici l’hospitalité au père Éphrem du Mont Athos, grec de nationalité, et qui est l’higoumène du monastère de Vatopédi. Vous avez probablement vu à la télévision qu’il était venu en Russie et y avait amené un fragment de la sainte Ceinture de la Mère de Dieu. À Moscou, des millions et des millions de personnes sont venus la vénérer ». « … Maintenant, nous apprenons que l’archimandrite Éphrem a été mis en prison. C’est un triste événement. Je vous demande tous de prier pour le père Éphrem afin que le Seigneur le libère. Nous espérons qu’Il écoutera nos prières » ajouta le patriarche, qui mentionna aussi que « nous sommes affligés par cet événement. Ce père, le géronda Éphrem, est une personne particulièrement spirituelle ». « Il y a aussi, à Vatopédi, des moines géorgiens. Nous leur exprimons notre sympathie, ainsi qu’à toute la communauté monastique », a souligné le primat de l’Église de Géorgie.

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Recension: trois livres de l’archimandrite Zacharias aux éditions Mount Thabor

ArchimandritezachariaszacharouArchimandrite Zacharias (Zacharou), « The Enlargement of the Heart in the Theology of Saint Silouan the Athonite and Elder Sophrony of Essex », Mount Thabor Publishing, South Canaan, 2006, 244 p. ; « “The Hidden Man of the Heart”. The Cultivation of the Heart in Orthodox Christian Anthropology », Mount Thabor Publishing, Waymart, 2008, 193 p. ; « “Remember thy first love”. The Three Stages of the Spiritual Life in the Theology of Elser Sophrony », Mount Thabor Publishing, Dalton, 2010, 463 p.
L’archimandrite Zacharias (Zacharou), hiéromoine du monastère Saint Jean Baptiste de Maldon (Angleterre) est un disciple de l’archimandrite Sophrony et l’un des pères spirituels actuels les plus appréciés. D’origine chypriote et pratiquant de nombreuses langues dont le français, il a donné aux États-Unis, en anglais, en 2001 et 2007, plusieurs séries de conférences sur la vie spirituelle que les éditions Mount Thabor, dirigées par Christopher Veniamin (bien connu comme traducteur en anglais des homélies de saint Grégoire Palamas), ont rassemblées et publiés dans les deux premiers volumes, chaque conférence étant suivie de questions et de réponses. On y trouvera de précieuses réflexions sur « le réveil du cœur humain », la synergie de l’effort humain et de la grâce, la pénitence, la lutte contre les passions, la crucifixion de l’intelligence, l’humilité, la prière, la paternité spirituelle, les charismes de l’Esprit, le monachisme, etc. Ces réflexions sont largement inspirées par la pensée de l’archimandrite Sophrony et par certains thèmes récurrents de la spiritualité de saint Silouane de l’Athos. Le troisième volume est un essai qui se veut plus proche encore de l’enseignement de l’archimandrite Sophrony, en particulier sur l’amour, la connaissance spirituelle et l’expérience de la grâce, et sur tout ce qui y conduit.

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Le patriarche Théophile de Jérusalem reçoit le métropolite Barsonuphe de Saransk et de Mordovie, chancelier du Patriarcat de Moscou

VisitejerusalemLe site officiel du département des relations extérieure de l'Église orthodoxe russe nous informe que le chancelier du Patriarcat de Moscou, Mgr Barsonuphe, métropolite de Saransk et de Mordovie est arrivé le 17 octobre en pèlerinage en Terre Sainte. Accompagné d’un groupe de pèlerins, Mgr Barsonuphe a visité le Patriarcat de Jérusalem, où il a été reçu par Sa Béatitude le patriarche Théophile de Jérusalem et de toute la Palestine. Au cours de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe de Jérusalem a transmis ses cordiales salutations au patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. S’adressant aux pèlerins russes, le patriarche Théophile a remarqué que la visite de la ville et de la Terre Sainte était une source particulière de grâce et de bénédictions car cette terre était imprégnée du sang de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, crucifié et ressuscité. Après avoir vénéré le Saint Sépulcre, le métropolite Barsonuphe a également visité la Mission russe, dont il a rencontré le responsable, l’archimandrite Isidore (Minaev) ainsi que les clercs.

Source: site officiel du département des relations extérieures.

Recension: Archimandrite Nektarios Antonopoulos, « L’archevêque Lucas Voïno-Yasenetski, saint prélat et chirurgien (1877-1961) »

Lucas Archimandrite Nektarios Antonopoulos, «L’archevêque Lucas. L’archevêque Lucas Voïno-Yasenetski, saint prélat et chirurgien (1877-1961)», traduit du grec par Maria Xanthaki, éditions Archontariki, Athènes, 2011.
Ce livre présente une biographie du saint archevêque Luc de Simféropol composée sur la base de deux livres russes et de témoignages recueillis par l’auteur à l’occasion d’un voyage en Russie. Il est un complément de l’autobiographie rédigée par l’archevêque Luc à la fin de sa vie, qui a été publiée en traduction française par les éditions Le Sel de la Terre et les éditions du Cerf en 2001 sous le titre «Voyages à travers la souffrance. Autobiographie d'un archevêque-chirurgien pendant la grande persécution soviétique ».
Rappelons que l’archevêque Luc de Simféropol (1877-1961), a été canonisé comme saint local de Crimée en 1995 et comme saint de l’Église orthodoxe russe tout entière en août 2000, et qu’il est aujourd’hui très vénéré en Russie, mais aussi en Grèce, et dans divers pays orthodoxes, où de nombreux fidèles lui sont redevables de guérisons miraculeuses accomplies après son décès.

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L’émission de France culture: « Saint Justin de Tchélié », avec Jean-Claude Larchet

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 26 septembre était consacrée à l’archimandrite Justin (Popovitch), récemment canonisé par l’Église serbe sous le nom de saint Justin de Tchélié. Au cours d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet a évoqué sa vie, son œuvre, quelques traits de sa personnalité et son apport à l’Église orthodoxe. L'émission peut être réécoutée sur Internet pendant deux semaines en cliquant ici.

Radio (France culture): « Saint Justin de Tchélié », avec Jean-Claude Larchet

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 26 septembre, à partir de 8 heures, sera consacrée à l’archimandrite Justin (Popovitch), récemment canonisé par l’Église serbe sous le nom de saint Justin de Tchélié. Au cours d’un entretien avec Alexis Chryssostalis, Jean-Claude Larchet évoquera sa vie, son œuvre, quelques traits de sa personnalité et son apport à l’Église orthodoxe.
L'émission pourra être écoutée en direct par l’Internet en cliquant ici, puis pendant les deux semaines qui suivront sa diffusion radiophonique, pour cela voir cette page.

Miracles de saint Justin de Tchélié

Justin_PopovicAlors qu’il était évêque du Banat, Mgr Athanase  (Jevtić) a recensé un certain nombre de miracles accomplis entre 1952 et 1985 par son père spirituel, l’archimandrite Justin (Popović), récemment canonisé. On en trouvera ici, dans une traduction de Lioubomir Mihailovitch, les témoignages, qui ont été publiés en 1991 dans la revue « Messager du Banat ».
Depuis 1985, de nombreux autres miracles ont été accomplis par saint Justin de Tchélié.

Recension: «Petit Horologion», traduction française par l’archimandrite Placide (Deseille).

Petit_horologion «Petit Horologion», traduction française par l’archimandrite Placide (Deseille), coédition du monastère Saint-Antoine-le-Grand et du monastère de Solan, 2009, 160 p.
C’est dans une très belle édition reliée et bicolore (les prières en noir, les rubriques en rouge) que paraît, en traduction française, ce petit livre d’heures traduit par l’archimandrite Placide (Deseille).
Le volume comprend successivement : les prières initiales, l’office de vêpres, les petites complies, l’office de minuit du lundi au samedi, l’office de minuit du dimanche, l’office de l’orthros (matines), l’heure de prime, l’heure de tierce, l’heure de sexte, l’office des typiques, l’heure de none, l’Acathiste à la Mère de Dieu, la Paraclisis à la Mère de Dieu, l’office de la sainte communion, l’heure pascale et un tableau de répartition des cathismes du psautier pour les offices où ils sont lus.
Ce volume a l’avantage par rapport à d’autres déjà parus de comporter
les psaumes dans l’excellente version du même traducteur, et d’offrir
partout une traduction précise et juste. On a ici un texte fiable à
tous égards, dû à un traducteur qui a non seulement une pratique
liturgique bien établie qui lui a permis de «roder» cette traduction,
mais encore une bonne connaissance de la langue grecque liturgique dans
laquelle le texte original a été composé. On apprécie également la
clarté et la précision des rubriques.

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Recension: In memoriam Archimandrite Denis, Hymnographe.

Denis_guillaume
In memoriam Archimandrite Denis, Hymnographe. Fascicule 1, «Biographie», 97 p.; fascicule 2, «Bibliographie», 97 p.; fascicule 3, «Homéliaire», 20 p. et 16 p. Éditions du monastère Saint-Gény, Lectoure, 2008.
Le décès, le 21 juin dernier, de l’archimandrite Denis Guillaume n’a été suivi d’aucune déclaration ni message de condoléances d’aucune juridiction orthodoxe de France, ce qui est surprenant quant on sait que la grande majorité des paroisses orthodoxes francophones utilisent, pour leurs services liturgiques, les traductions qu’il a réalisées.
Le père Denis Guillaume en a en effet traduit l’intégralité des services liturgiques orthodoxes, et en outre une partie des Ménées russes, grecques, serbes et roumaines, composant aussi pour les saints du sol de France et des pays environnants des services qui n’existaient pas encore, ainsi que de nombreux acathistes.

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L’archimandrite Job (Getcha) nouveau doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris

Pere_job_1 Le conseil des professeurs de l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris a élu aujourd’hui l’archimandrite Job (Getcha) doyen. Le père Job Getcha  est professeur d’histoire de l’Église, et de rubriques. Il est titulaire d’un doctorat conjoint en théologie orthodoxe (de l’Institut Saint Serge) et en théologie (de l’Institut Catholique de Paris) soutenu en 2003 portant sur le thème de « La réforme liturgique du métropolite Cyprien de Kiev. L’introduction du Typikon sabaïte dans l’office divin ». Le père Job est également membre du Conseil de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale. Deux textes de l’archimandrite Job ont été publiés sur Orthodoxie.com : une homélie prononcée en 2004 lors du dimanche de l’orthodoxie et celui d’une conférence sur L’évêque, le diocèse et l’Eglise locale – L’administration de l’Église dans l’esprit des canons anciens donnée lors de l’assemblée pastorale de l’Archevêché du 1er novembre 2004.

Photographie : Exarchat.org

L'archimandrite Job (Getcha) nouveau doyen de l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris

Pere_job_1 Le conseil des professeurs de l’Institut de théologie orthodoxe Saint Serge à Paris a élu aujourd’hui l’archimandrite Job (Getcha) doyen. Le père Job Getcha  est professeur d’histoire de l’Église, et de rubriques. Il est titulaire d’un doctorat conjoint en théologie orthodoxe (de l’Institut Saint Serge) et en théologie (de l’Institut Catholique de Paris) soutenu en 2003 portant sur le thème de « La réforme liturgique du métropolite Cyprien de Kiev. L’introduction du Typikon sabaïte dans l’office divin ». Le père Job est également membre du Conseil de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale. Deux textes de l’archimandrite Job ont été publiés sur Orthodoxie.com : une homélie prononcée en 2004 lors du dimanche de l’orthodoxie et celui d’une conférence sur L’évêque, le diocèse et l’Eglise locale – L’administration de l’Église dans l’esprit des canons anciens donnée lors de l’assemblée pastorale de l’Archevêché du 1er novembre 2004.

Photographie : Exarchat.org

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Jovan Nikoloski