22/09/2017
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Résultats de la recherche : saint Païssios

Des disciples de saint Païssios construisent sur le Mont Athos une église qui lui sera dédiée

Une nouvelle église est actuellement en construction dans la kalyve [petit ermitage] de la Résurrection à Kapsala, sur le Mont Athos. Le projet a été entrepris par le père Euthyme et sa communauté. Celui-ci est un enfant spirituel de saint Païssios et de l’Ancien Isaac, lequel était lui-même disciple du saint. Les travaux ont commencé en juillet 2016 et il est prévu qu’ils soient achevés dans quelques mois. La communauté espère que la consécration de la nouvelle église aura lieu entre le milieu de l’automne de cette année et juin 2018. Le père Euthyme a contribué à la biographie de saint Païssios rédigée par l’Ancien Isaac et qui est disponible en français. L’Ancien Isaac reçut le grand habit monastique de saint Païssios, avec nom de saint Isaac le Syrien. Avec la bénédiction du saint, il constitua la communauté de la kalyve de la Résurrection.

Source (dont photographie de l’église en construction) : Orthodox Christianity

En Syrie, une église a été dédiée à saint Païssios du Mont Athos

Une nouvelle église, dédiée à l’Ancien Païssios, a été consacrée en Syrie le 11 juillet, à la veille de la fête du saint. L’église est située au monastère de la Source-Vivifiante-de-la-Mère-de-Dieu, dans la province syrienne de Lattaquié. Pendant  l’office du soir a eu lieu la tonsure monastique d’un novice, qui a reçu le nom de Païssios, laquelle a été célébrée par le métropolite de Laodicée Jean. La consécration de l’église était célébrée par le protosyncelle Alexis et l’higoumène du monastère de la Source-Vivifiante, le père Michel (Yakub). Saint Païssios a été canonisé récemment, en 2015, mais il y a déjà un certain nombre d’églises qui lui sont dédiées dans différents pays orthodoxes. Une autre église, dans la ville syrienne de Jaramana a été consacrée par le patriarche d’Antioche Jean X en l’honneur du saint, le 13 février de cette année. En Grèce, à Patras, une chapelle dédiée au saint avait été construite dans la cour de l’église Saint-Nicolas et ce même avant sa canonisation officielle, qui a été annoncée un jour après l’ouverture de l’édifice. L’église des saints Arsène de Cappadoce et Païssios  a été ouverte à Ekale, près de Limassol, à Chypre, en février 2015, et il est prévu qu’une autre église dédiée au saint serait construite à La Canée, en Crète. Les militaires de la petite ville grecque d’Ambelonas (Thessalie) ont démarré la construction d’une église dédiée au saint en octobre 2015. Une autre église à Patras a été consacrée au saint en mars 2016. La première église russe dédiée au saint est en cours de construction en Crimée, tandis qu’une aile de l’église Saint-Vladimir dans le district de Mitino, dans le nord-ouest de Moscou, a été consacrée au saint. En outre, la première pierre d’une église en l’honneur du saint a été bénie le 2 octobre 2016 à Sloutsk, en Biélorussie centrale.

Source: Orthodox Christianity. Photographie : Romfea

Des milliers de fidèles se sont rendus le 12 juillet sur la tombe de saint Païssios à Souroti, près de Thessalonique, à l’occasion de la commémoration de son trépas

Des milliers de fidèles se sont rendus sur la tombe de saint Païssios du Mont Athos le 12 juillet, jour de son trépas et de sa commémoration. Le saint est inhumé au couvent Saint-Jean-le-Théologien, près de Thessalonique. Il a été canonisé le 13 janvier 2015 par le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique. Né en juillet 1924 à Pharassa, en Cappadoce, il partit la même année avec ses parents en Grèce, lors de l’échange des populations. En 1953, il s’installa sur la Sainte-Montagne de l’Athos, où il passa la quasi-totalité de sa vie monastique, avec une interruption de quelques années, d’abord à Stomion, près de Konitsa, puis au monastère de sainte Catherine sur le Mont Sinaï. De retour sur la Sainte-Montagne, il fut à l’origine du rétablissement de la vie cénobitique au monastère de Stavronikita, puis de la fondation du couvent Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, où reposent aujourd’hui ses saintes reliques. Les exploits dans le jeûne et la prière du père Païssios sont sans aucun doute considérables, mais connus de Dieu seul. Comme tous les saints, il les dissimulait au regard des hommes. Innombrables sont les miracles accomplis par ses prières, tant de son vivant qu’après son trépas. Après une grave maladie, il décéda en 1994. En langue française, on peut trouver sa biographie, ainsi qu’un certain nombre de ses œuvres et de ses enseignements spirituels. Le dernier ouvrage paru est « Le combat spirituel », aux éditions du monastère Saint-Jean-le-Théologien, Souroti de Thessalonique. On peut visionner une vidéo filmée devant la tombe du saint le 12 juillet dernier.

Source

Recension: Saint Païssios l’Athonite, « Paroles 3 – Le combat spirituel »

paissiosSaint Païssios l’Athonite, Paroles 3 – Le combat spirituel, Éditions du Monastère Saint-Jean-le-Théologien, Souroti de Thessalonique, Grèce, 2016, 318 p.
Les sœurs du monastère de Souroti près de Thessalonique, dont saint Païssios l’Athonite (1924-1994) fut le fondateur et le père spirituel, ont pendant plusieurs années rassemblé ses enseignements spirituels – la plupart dispensés dans le cadre du monastère, qu’il visitait régulièrement et dans lequel il passa la fin de sa vie terrestre – et en ont composé cinq forts volumes de « Paroles ». Le premier, intitulé Avec amour et douleur pour le monde contemporain – qui répondait aux inquiétudes des fidèles dans une société qui s’éloigne de plus en plus des valeurs chrétiennes – a paru en 2011. Voici le volume 3, intitulé Le combat spirituel, qui est sans doute l’un des plus beaux et utiles livres de spiritualité parus ces dernières années. Les questions posées par différentes personnes et les réponses de l’Ancien ont été regroupées par thèmes, eux-mêmes regroupés en cinq parties: 1) Le combat contre les pensées (Les bonnes et les mauvaises pensées, Les pensées de blasphème, La confiance en son propre jugement, La lutte contre les pensées); 2) Justice et injustice (Accepter l’injustice, L’autojustification chasse la grâce, Justice divine et justice humaine); 3) Péché et repentir (Comment le péché tourmente l’homme, L’examen de conscience, L’observation et la conscience de soi, Prendre conscience de son état de pécheur touche le cœur de Dieu, La puissance du repentir); 4) Les forces des ténèbres (Sur la magie noire, Au sujet des possédés, L’illusion spirituelle, Égareurs et égarés); 5) La force de la confession (Le besoin d’un guide spirituel, Ce qu’est une bonne confession, Le médecin spirituel de l’âme, Le travail du père spirituel sur les âmes).
On trouve ici toute la spiritualité philocalique, mais avec des références seulement implicites aux Pères qui l’ont développée. Saint Païssios, dans sa vie d’ascèse, a en effet assimilé cette grande et ancienne tradition spirituelle de l’Église orthodoxe, en a fait son propre bien, qu’il partage généreusement avec ses auditeurs et lecteurs. Toutes ses paroles sont fondées sur une expérience personnelle, ce qui les rend à la fois vivantes, profondes et convaincantes. Au cours de sa vie et de ses rencontres avec des milliers de pèlerins venus se confier à lui et lui demander conseil, ce grand starets contemporain a acquis une riche expérience des différentes situations vécues par les hommes et de leurs besoins ; il émaille ainsi son discours d’une multitude d’anecdotes, semblables à celles des Apophtegmes, qui concrétisent son propos. Il recourt aussi à de multiples comparaisons et analogies liées à la nature ou à la vie professionnelle qui prennent forme de paraboles.
Sans jamais être une technique, la maîtrise des pensées – en vue de cultiver et à d’accroître progressivement les bonnes tout en écartant progressivement les mauvaises, jusqu’à acquérir la pureté de l’esprit et du cœur indispensable à la réception de la grâce et de sa fructification – est néanmoins méthodique, et l’Ancien développe dans l’ensemble de ses propos une véritable pédagogie dont le but est de donner à la vie spirituelle un caractère constamment dynamique et en progrès ascendant. Si des cas extrêmes pouvant faire difficulté pour certains fidèles sont abordés (les pensées de blasphème, la magie noire, la possession, le rôle néfaste des gourous…), la priorité est néanmoins donnée à la vie spirituelle dans sa quotidienneté, qui doit être un processus de combat intérieur destiné à nécroser progressivement le vieil homme pour faire émerger l’homme nouveau en Christ. Dans ce combat intérieur, où l’effort généreux du fidèle entre en synergie avec la grâce divine, il est indispensable, rappelle l’Ancien, de recourir à l’aide du père spirituel, véritable médecin de l’âme, et à la confession, véritable cure d’âme si elle est bien et régulièrement menée.
Les conseils de l’Ancien, comme ceux de tous les grands startsi, sont exempts de tout formalisme et ont en vue une seule chose: le progrès spirituel de l’homme qui doit le rapprocher de plus en plus de Dieu. Cette absence de formalisme apparaît dès les premières pages, où l’Ancien n’hésite pas à affirmer: « Une seule bonne pensée a autant de force spirituelle qu’une vigile nocturne de plusieurs heures », ou encore: « Une bonne pensée, une pensée pure, a plus de puissance que toute ascèse ». « Oui, ajoute l’Ancien, à la base de tout est la bonne pensée. C’est elle qui élève l’homme, le transforme positivement ». L’Ancien Païssios rejoint ici l’enseignement du starets Thaddée, selon lequel l’homme se façonne lui-même et façonne son environnement selon la nature de ses pensées.
Comme exemple du style imagé et parabolique de l’Ancien, sur les pensées encore, citons encore ce long extrait du début du livre, qui montre comment la vision du monde de l’homme et son état se trouvent modifiés selon qu’il a de bonnes ou de mauvaises pensées:

« Celui qui a de bonnes pensées est en bonne santé au plan spirituel, et il transforme le mal en bien. Je me rappelle que durant l’Occupation, les enfants de robuste constitution mangeaient avec appétit du pain au maïs et ils étaient en excellente santé. En revanche, des enfants de riches ayant une faible constitution mangeaient du pain beurré et étaient maladifs. Il en est ainsi dans la vie spirituelle. Même si tu frappes injustement quelqu’un qui a de bonnes pensées, il se dira : “Dieu a permis celte épreuve, afin que je rachète quelques-unes de mes fautes passées. Grâces soient rendues à Dieu!” En revanche, si tu t’apprêtes à caresser celui qui n’a pas de bonnes pensées, il pensera que tu vas le frapper. Prends l’exemple de l’homme ivre. S’il est méchant par nature, l’ivresse lui fait tout casser. Mais s’il est bon par nature, l’ivresse le fait pleurer ou pardonner à tous. Un ivrogne disait: “Je vais donner un seau de pièces d’or à tout homme qui me déteste!”
Certains m’avouèrent se scandaliser en voyant maintes choses incorrectes dans l’Église, et je leur ai répliqué: Si tu interroges une mouche et lui demandes: “Y a-t-il des fleurs dans les environs?”, elle répondra: “Je ne sais pas. Plus bas, il y a des boîtes de conserve, du fumier, des saletés”, et elle t’énumérera toutes les ordures dont elle s’est approchée. En revanche, si tu demandes à une abeille: “As-tu vu quelque saleté dans les environs?”, elle te répondra: “Des saletés? Non, je n’en ai vu nulle part. Le lieu est rempli de fleurs odorantes”, et elle t’énumérera une montagne de fleurs du jardin, de f1eurs des champs, etc. La mouche, vois-tu, sait seulement qu’il y a des ordures, alors que l’abeille sait qu’il ya plus loin un lys, plus loin encore, une jacinthe ….
Comme je l’ai constaté, certains ressemblent à la mouche, d’autres à l’abeille. Les premiers cherchent en toute occasion à dénicher le mal pouvant exister et s’y intéressent. Ils ne voient jamais de bien nulle part. Les seconds trouvent en toute circonstance le bien qui existe. Le sot pense sur tout sottement, il prend tout de travers, voit tout à l’envers. Au contraire, celui qui a de bonnes pensées, pense toujours positivement, quoi que l’on fasse et quoi qu’on lui dise. »

La suite rappelle un Apophtegme célèbre et montre l’humilité de l’Ancien tout en prolongeant son enseignement sur le fait qu’un homme bon et pur voit tout en positif :

« Un élève de collège est venu un jour à mon ermitage et sonna la simandre à la porte pour signaler sa présence. J’avais un tas de lettres à lire, mais je décidai de sortir pour voir ce que voulait ce gamin. “Que veux-tu, mon gaillard? — C’est l’ermitage du Père Païssios? me demanda-t-il. Je veux lui parler. — Oui, c’est son ermitage, mais il est absent. Il est parti acheter des cigarettes. — C’est sûrement pour rendre service à quelqu’un qu’il est parti acheter des cigarettes, remarqua-t-il avec une bonne pensée. — Non, c’est pour lui-même! Il avait fini son paquet, et il était comme enragé. Il m’a laissé ici tout seul, et je ne sais à quelle heure il va rentrer, répliquai-je. S’il tarde, je vais m’en aller!» Ses yeux se remplirent de larmes et, plein de bonnes pensées, il reprit: “Nous fatiguons le Géronda. — Que lui veux-tu? — Je veux recevoir sa bénédiction! — Quelle bénédiction, fou que tu es! Ce moine est dans l’illusion, il n’a pas la grâce. Moi, je le connais bien. N’attends pas en vain! Car quand il rentrera, il sera énervé et peut-être même ivre, vu qu’il s’adonne à la boisson”. Mais ce gosse n’avait que de bonnes pensées. “Finalement, je vais attendre encore un peu, que désires-lu que je lui dise? —- J’ai une lettre à lui remettre, mais je veux attendre pour recevoir sa bénédiction”. Voyez-vous, à tout ce que je lui disais, lui réagissait avec de bonnes pensées. J’affirmais: “Il était comme enragé à cause du manque de cigarettes”, et le malheureux, les yeux pleins de larmes, me répondait en soupirant: “Qui sait, il est parti acheter des cigarettes pour rendre service à quelqu’un”. Certains lisent tant et plus, mais ne savent pas cultiver les bonnes pensées. Et cet élève de collège, avoir tant de bonnes pensées! On s’efforce de combattre sa pensée positive, et lui exprime alors une pensée encore plus positive et en tire une meilleure conclusion!

Ce livre à lire absolument est disponible dans les librairies des monastères de la Transfiguration, de Saint-Antoine-le-Grand, et de Solan.

Jean-Claude Larchet

Radio (France Culture): « Saint Païssios de l’Athos »

France CultureDans le cadre des rediffusions estivales, l’émission « Orthodoxie » (France Culture) proposera ce dimanche 21 août à 8h une réécoute de l’émission du 22 février 2015 sur Saint Païssios avec Jean-Claude Larchet.

L’archevêque d’Athènes Jérôme : « Saint Païssios a joué un rôle dans ma vie et mon cheminement »

« Je viens avec émotion et componction » a déclaré l’archevêque Jérôme à son arrivée au monastère Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, où reposent les reliques de saint Païssios du Mont Athos, dont la fête est célébrée pour la deuxième fois depuis sa canonisation par le Patriarcat œcuménique en 2015. L’archevêque d’Athènes, accompagné du métropolite de Syros Dorothée et du métropolite de Kassandra Nicodème, ainsi que de l’archimandrite Syméom Voliotis, a été accueilli sur place par l’évêque local, le métropolite de Kassandra Nicodème. L’higoumène du monastère, Mère Philothée a souhaité la bienvenue à l’archevêque, soulignant l’importance de l’événement de la venue de celui-ci au monastère. Dans sa réponse, l’archevêque a souligné que « dans un monde fatigué, les monastères sont les poumons de l’Église » et que « ce pèlerinage a également un caractère de reconnaissance et de gratitude » car, a-t-il dit, « saint Païssios a joué un rôle dans ma vie et mon cheminement ». Ensuite, l’archevêque a évoqué avec émotion la figure de saint Païssios, et s’est rendu sur sa tombe, qu’il a vénérée. L’office des vigiles a commencé à huit heures du soir et s’est achevé à quatre heures du matin. Il était présidé par l’archevêque d’Athènes, assisté du métropolite de Serrès Théologue, du métropolite de Syros Dorothée, du métropolite de Messinia Chrysostome, et du métropolite de Kassandra Nicodème ainsi que des prêtres de plusieurs diocèses. Des milliers de fidèles se sont rendus au monastère pour la fête du saint. Des photos sont disponibles sur les liens ci-dessous.

Sources : 1 et 2

Vidéo de la liturgie célébrée par le patriarche œcuménique le jour de la première fête de saint Païssios l’Athonite

On peut visionner ci-dessous l’intégralité de la liturgie célébrée par le patriarche œcuménique Bartholomée au monastère de Souroti, près de Thessalonique, lors de la première fête de saint Païssios l’Athonite. Source

Vigiles patriarcales pour la canonisation de saint Païssios l’Athonite au monastère de Souroti, près de Thessalonique

La première fête de saint Païssios l’Athonite – le 12 juillet – a été marquée par les célébrations qui ont eu lieu au monastère dédié aux saints Jean le Théologien, Arsène de Cappadoce et Païssios l’Athonite à Souroti, près de Thessalonique. Lesdites célébrations étaient présidées par le patriarche œcuménique Bartholomée. Les fidèles, qui selon les estimations, dépassaient les 20.000 personnes, ont attendu en file pour vénérer la tombe du saint contemporain et participer aux vigiles. Concélébraient avec le patriarche œcuménique le métropolite de Naupacte Hiérothée, qui représentait l’archevêque d’Athènes Jérôme et le Saint-Synode de l’Église de Grèce, le métropolite de Milet Apostolos, le métropolite de Kastoria Séraphim, le métropolite de Madytos et Kallioupolis Stéphane, protosyncelle du Patriarcat œcuménique, le métropolite de Kassandra Nicodème, évêque diocésain de la région, et l’évêque d’Amorion Nicéphore, ainsi que des prêtres du diocèse de Kassandra. Dans son homélie, le patriarche œcuménique a souligné que l’Église-Mère de Constantinople, sur la base du rapport positif unanime de la commission canonique synodale, a entériné officiellement au mois de janvier passé, par un acte patriarcal et synodal, la certitude absolue de la sainteté de l’Ancien Païssios dans la conscience du plérôme chrétien et a introduit son nom dans le ménologe de l’Église, fixant sa fête officielle le jour de sa dormition, à savoir le 12 juillet 1994. Le patriarche a déclaré entre autres : « Dans sa figure, dès le début, nous avons distingué non seulement la célèbre piété cappadocienne, non seulement l’ascèse monastique athonite stricte et l’observation exacte des commandements divins, mais au degré le plus élevé le « bon changement de la Droite du Très Haut », qui se manifestait dans chacune de ses paroles, chacun de ses mouvements, chaque expression de son visage, de même que la présence en lui des charismes du Saint-Esprit ». « Nous avons connu le véritable homme de Dieu, son amour sacrificiel envers Dieu et l’homme, l’homme de très profonde humilité, de la patience de Job et de la persévérance des martyrs », a ajouté le patriarche. Ensuite, celui-ci a exprimé la certitude qu’avec l’amour et la foi envers Dieu, les problèmes auxquels font face les fidèles seront dépassés. « La présente soirée est historique. Ce n’est pas seulement la première fête de la mémoire de saint Païssios, laquelle coïncide avec un moment particulièrement décisif et crucial pour la nation des Hellènes. C’est principalement et avant tout la consolation et le réconfort. Si nous avons l’amour de Dieu et notre espoir en Lui, alors nous avons tout » a déclaré le patriarche. « Notre peuple est passé par tant de tempêtes et de tourments comme le disait saint Païssios et il ne s’est pas perdu. Nous n’avons pas peur des tempêtes passagères, nous les Grecs orthodoxes, lesquelles sont apaisées par le Seigneur qui marche sur la mer et qui nous renforce, comme jadis l’apôtre Pierre qui perdait courage» a conclu le patriarche œcuménique.

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Homélie du patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion de la parution en langue turque de la vie de saint Païssios du Mont Athos

«DAVETYE PAİSİOS EN SON REVİZE HALİ Le Patriarcat œcuménique et nous-même personnellement accueillons avec beaucoup de joie et d’émotion ce soir la traduction en langue turque de la vie de saint Païssios l’Athonite, originaire de Farassa de Cappadoce, une grande figure spirituelle contemporaine de la Sainte Montagne et de toute l’Église orthodoxe. Il a été récemment inscrit sur la liste des saints de l’Église orthodoxe, sur décision officielle du Patriarcat œcuménique, traduisant ainsi la conscience du plérôme de notre Église sur sa sainteté. Et nous le disons avec émotion, car la manifestation de ce soir à l’occasion de la circulation officielle de cette traduction est réalisée lors d’une heureuse coïncidence : à savoir immédiatement après notre retour de notre pèlerinage désormais annuel en Cappadoce, le lieu d’origine du saint et, deuxièmement, peu après la fête de la Synaxe des Pères du Mont Athos [le deuxième dimanche après la Pentecôte, ndt]. Cette fête a été célébrée solennellement hier sur la Sainte Montagne, et durant celle-ci a été mentionné, pour la première fois, parmi les saints, l’Ancien Païssios, notre Acte patriarcal et synodal y relatif ayant été lu en l’église très sainte du Protaton à Karyès sur le Mont Athos. Saint Païssios, ayant la double identité de moine athonite et de cappadocien, continue la célèbre tradition ascétique cappadocienne, laquelle a ses origines dans la personne de saint Basile le Grand et s’est poursuivi jusqu’aux jours du célèbre Hadji-éfendis, le vénérable Arsène de Cappadoce qui baptisa le saint. Ayant encore un souvenir frais de notre récent pèlerinage au lieu d’origine du saint, tous nos sentiments sont remplis du parfum spirituel de la Cappadoce qui enfanta tant de saints. Aussi, nous souhaitons vous rendre tous participants de l’affermissement et de la consolation divine que nous avons reçus de la Grâce demeurant dans « les vastes espaces de la Cappadoce », du témoignage, du martyre, du sacrifice, de la kénose, des larmes, de la prière, des persécutions et des calamités jusqu’au « désespoir même de conserver la vie » des générations orthodoxes qui y ont vécu. La Cappadoce a reçu avec beaucoup de simplicité l’appel de Dieu, la semence évangélique et, se mettant à la suite du Seigneur « par la porte étroite » (Lc XIII,24), elle « donna du fruit au centuple » (Lc VIII,8), des fleurs de piété, des saints dont le nom est connu, mais aussi des hommes de Dieu anonymes, porteurs de la tradition ascétique de l’Orthodoxie, des confesseurs et des abstinents, qui ont atteint la perfection avec les esprits des justes. Tous ceux-ci, indubitablement, même après l’interruption de la présence continue orthodoxe durant des siècles en ce lieu, ne cessent d’intercéder pour leurs descendants et héritiers de leurs vénérables traditions, pour leurs terres qui ont été abreuvées par la sueur de leurs labeurs et le sang de leurs cœurs et, ce qui n’était pas rare, par leur martyre pour le Christ et la foi en Lui. Rendant grâces à Dieu pour la bénédiction d’avoir dans notre héritage ce lieu béni, nous plaçons tout notre espoir dans Son amour et dans l’intercession des saints de Cappadoce : Jean le Russe, Georges de Néapolis, le néomartyr Théocharis de Néapolis, les saints Arsène et Païssios l’Athonite. Et encore, les grands Cappadociens, saint Basile le Grand, saint Grégoire le Théologien et saint Grégoire de Nysse, sainte Macrine et encore d’autres, dont le Seigneur connaît les noms, n’ont pas cessé de protéger les lieux où ils sont nés, de renforcer notre espoir que, « maintenant et toujours » se poursuivra le témoignage éternel, par ce qui est visible et invisible, par les anges et les hommes et la célébration de la divine Liturgie dans les lieux terrestres où ceux-ci se sont sanctifiés, et ont sanctifiés les lieux, dont ceux de la sainte Cappadoce. Nous vous témoignons avec émotion que saint Païssios, tout en étant cappadocien, appartient au monde entier, comme en témoigne la traduction de sa vie et de son enseignement en de nombreuses langues, dont maintenant le turc, mais aussi que la vénération de sa sainte figure est le lot non seulement des Orthodoxes grecs, mais également des fidèles des autres Églises orthodoxes, lesquelles se sont empressées de promouvoir sa sainte personne, dès qu’elles eurent connaissance de son introduction dans liste des saints de notre Église. En conclusion, nous souhaitons partager avec vous encore une pensée : les Cappadociens avaient une longue tradition de littérature chrétienne turcophone, les célèbres « karamanlidika » [littérature rédigée en langue turque avec des caractères grecs, ndt] qui était essentiellement chrétienne. Nous croyons que la Providence divine a incité ceux qui aiment le saint à traduire sa merveilleuse vie en langue turque de telle façon que celui-ci devienne la propriété également des lecteurs turcophones. Nous ressentons que, par cette traduction, continue d’une certaine façon la pieuse tradition des lettres « karamanlies », bien qu’en utilisant la langue turque contemporaine, tandis que les « karamanlidika », comme on le sait, dérogent quelque peu à celle-ci, présentant des différences dialectales et étant écrits à l’aide de caractères grecs. Nous sommes convaincus que la présente édition de la vie de saint Païssios, qui a été composée par deux hommes qui ont vécu très près de lui et ont été ses enfants spirituels et compagnons d’ascèse, le défunt Ancien Isaac qui venait du Liban et son disciple le hiéromoine Euthyme, supérieur de la sainte Kalyve de la sainte Résurrection du Seigneur sur le Mont Athos, aidera un grand nombre de nos contemporains à connaître la grandeur du saint, à s’émerveiller de ses exploits spirituels et de son amour pour Dieu, ainsi qu’à l’invoquer pour demander son aide et sa grâce ».

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Saint Païssios l’Athonite figure désormais au calendrier de l’Église orthodoxe russe

Le 13 janvier, le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a canonisé saint Païssios l’Athonite, ce dont le patriarche de Constantinople Bartholomée a informé le patriarche de Moscou Cyrille dans sa lettre du 28 janvier 2015. Le 5 mai, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a introduit saint Païssios l’Athonite dans son ménologe, la date de sa fête étant fixée au 29 juin / 12 juillet, suivant en cela la décision de l’Église de Constantinople.

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Émission de radio “Orthodoxie” (France-Culture) du dimanche 22 février : « Saint Païssios du Mont-Athos », avec Jean-Claude Larchet

FCL’émission de radio “Orthodoxie”, sur France-Culture, de ce dimanche 22 février, à partir de 8h07, aura pour thème: “Saint Païssios du Mont-Athos”.
Elle portera sur la vie, les œuvres et l’enseignement de ce père spirituel de grande renommée dans le monde orthodoxe, qui a été inscrit le 13 janvier 2015 par le Patriarcat œcuménique au calendrier de l’Église et est désormais vénéré comme un saint.
L’invité d’Alexis Chryssostalis sera Jean-Claude Larchet, qui a connu saint Païssios et qui est l’éditeur et l’auteur de l’introduction du livre du hiéromoine Isaac, L’Ancien Païssios de la Sainte Montagne, traduit du grec par Yvan Koenig et publié dans la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle” aux éditions l’Âge d’Homme.
L’émission pourra être écoutée en direct par l’Internet sur le site de France-Culture, puis, ensuite, sur cette page où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.
Une présentation de l’émission, ainsi qu’une bibliographie figure sur cette page du site de France-Culture.

L’ inauguration de la première église dédiée à saint Païssios de la Sainte Montagne

arsene_apissiosÀ Chypre, dans le district d’Ekale, près de Limassol, a été construite une église dédiée aux saints Arsène de Cappadoce (+1924) et Païssios du Mont Athos (+1994). L’église est située au nord de l’autoroute Nicosie – Limassol, à la hauteur du lieu dit « Tsipeiou Stadio ». L’église se trouve sous l’omophore du métropolite de Limassol Athanase. L’église a été construite dans le style byzantin avec deux coupoles et quatre chapelles (dédiées à St Païssios, aux Saints martyrs Barachise et Jonas, à St David d’Eubée et à l’icône de la Mère de Dieu dite « Machairiotissa »). Au sous-sol fonctionnera une librairie religieuse, une salle de réunion pour la jeunesse, une bibliothèque et une salle de réception. Bien que des chapelles aient été construites récemment en l’honneur de St Païssios à Alexandroupolis et à Patras, c’est à Chypre qu’est construite la première grande église qui est dédiée au saint. Du 23 au 29 janvier 2015 aura lieu la consécration de la nouvelle église ainsi que de ses chapelles dédiées à saint Païssios et aux saints Barachise et Jonas (en l’honneur de ces deux saints martyrs était dédiée l’église du village de Farassa, en Turquie, la patrie de St Arsène de Cappadoce, qui y baptisa saint Païssios en 1924, avant l’exode des Grecs d’Asie Mineure). L’église sera ouverte quotidiennement de 6h30 à 20h, et les fidèles pourront y vénérer les reliques de saint Arsène et des objets ayant appartenu à saint Païssios. Rappelons que l’Ancien Païssios du Mont Athos (1924-1994) a été canonisé par le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique le 13 janvier 2015.

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Des centaines de pèlerins vénèrent la tombe de saint Païssios, près de Thessalonique

Un grand nombre de fidèles orthodoxes voyagent jusqu’à Thessalonique pour prier sur la tombe de saint Païssios, qui a été canonisé le 13 janvier 2015 par le Patriarcat œcuménique. Environ 1500 pèlerins visitent chaque semaine le couvent Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, et on s’attend à ce que ce nombre augmente encore. Les pèlerins viennent non seulement de différentes régions de Grèce, mais aussi du monde entier, et en particulier de Russie.

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Conférence dédiée à l’ancien Païssios du Mont Athos et à saint Cosmas d’Étolie

Le mardi 28 octobre aura lieu à Moscou une conférence dédiée à l’Ancien Païssios du Mont Athos et à St Cosmas d’Etolie. Ladite conférence aura lieu le jour de la fête nationale grecque du « Non » de la Grèce à Mussolini en 1940. Prendront part à la conférence des prêtres, théologiens, érudits de l’enseignement supérieur russe, des acteurs du domaine culturel et autres. En 2014 est commémoré le 300ème anniversaire de la naissance et le 235ème anniversaire du martyre de saint Cosmas d’Etolie et également le 90ème anniversaire du jour de naissance, ainsi que le 20ème anniversaire du trépas de l’Ancien Païssios de la Sainte Montagne. La conférence est organisée par la maison d’édition « Sviataya Gora » (« La Sainte Montagne ») avec la collaboration du Fond de préservation de la culture spirituelle et morale « Pokrov » (« Protection de la Mère de Dieu »). À cette occasion, le chœur de musique byzantine de Moscou « Psaltika » se produira. En outre aura lieu la première d’une série de films présentant les souvenirs de personnes qui ont connu et étaient étroitement lié au père Païssios. Des passages des enseignements de saint Cosmas d’Étolie et du staretz Païssios seront également lus.

Source et photographie

Recension: Père Isaac, «L’Ancien Païssios de la Sainte-Montagne»

Passios
Père Isaac, L’Ancien Païssios de la Sainte-Montagne, traduit du grec par Yvan Koenig, introduction de Jean-Claude Larchet, collection «Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle», éditions L’Age d’Homme, Lausanne, 2009, 438 p.
L’Ancien Païssios du Mont-Athos (1924-1994) est, parmi les grands spirituels orthodoxes du XXe siècle, un géant. Les dizaines de milliers de personnes qui ont trouvé auprès de lui lumière, espoir, consolation, force, paix et joie le savent déjà. Ceux qui liront ce texte en seront rapidement convaincus.
De la dizaine de livres qui lui ont, à ce jour, été consacrés, celui-ci, qui a déjà connu huit éditions en Grèce et a déjà été traduit en douze langues, est considéré comme le meilleur.

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Le patriarche de Roumanie Daniel a présidé la canonisation des saints de Putna (vidéo)

Le dimanche 14 mai a eu lieu la canonisation des saints de Putna (Roumanie)  : le métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), les saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). La liturgie était présidée par le patriarche de Roumanie Daniel, assisté de dix-huit hiérarques de l’Église orthodoxe roumaine, de plusieurs prêtres et diacres, devant une assistance nombreuse. À l’issue de la divine liturgie a eu lieu la proclamation solennelle de la canonisation des saints de Putna. On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie et la lecture du tomos de canonisation par l’évêque de Huşi Corneille.

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La canonisation des saints de Putna (Roumanie) aura lieu au mois de mai

Cette année, au milieu du moi de mai, aura lieu la canonisation des saints de Putna. Il est question du métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), des saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). L’événement aura lieu à Putna. Ces saints seront fêtés la première fois les 15 et 16 mai. La canonisation de ces quatre personnalités représentatives de la vie spirituelle roumaine du XVIIIème siècle a été décidée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine réuni en séance de travail en la résidence patriarcale du 6 au 7 juin 2016. Les propositions de canonisation ont été faites par l’archevêché de Suceava et de Rădăuți et ont reçu l’avis favorable du Synode métropolitain du diocèse de Moldavie et de Bucovine lors de sa séance du vendredi 20 mai 2016. Le métropolite Jacob de Putna est né le 20 janvier 1719 en Bucovine. Il est connu pour l’impression de livres ecclésiaux. Il a en outre imprimé des manuels scolaires en langue roumaine, promouvant ainsi l’enseignement en langue maternelle. Il est décédé le 15 mai 1778. Les saints moines Sila, Païssios et Nathan ont vécu dans l’ascèse au XVIIIème siècle au monastère Sihăstria de Putna, lieu d’hésychia stricte, où se retiraient de préférence les moines de Putna.

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine s’est réuni en séance de travail les 6 et 7 juin 2016, sous la présidence du patriarche Daniel, dans la salle synodale de la résidence patriarcale. Mentionnons parmi les décisions prises par le Saint-Synode :
– La canonisation de Jacques de Putna, métropolite de Moldavie (1750-1760), sa fête étant fixée le 15 mai, et des moines Silas, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria Putnei, avec pour jour de fête le 16 mai
– L’identification de nouvelles modalités de soutien à la famille, aux jeunes et aux communautés paroissiales pauvres
– L’intensification de l’éducation religieuse de la jeunesse orthodoxe dans les diocèses, et ce par l’intermédiaire des écoles, aussi bien que dans le cadre des activités organisées par l’Église
– L’approbation de la mise en route des traductions en langues anglaise, française, allemande, italienne et espagnole des offices du saint baptême et du saint mariage, principalement pour la mission des communautés orthodoxes roumaines hors des frontières du pays
– L’organisation d’une paroisse orthodoxe ukrainienne à Bucarest, au sein du vicariat orthodoxe ukrainien dans le cadre du Patriarcat de Roumanie
– L’approbation de la composition de la délégation du Patriarcat de Roumanie au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe (île de Crète, 16 au 27 juin 2016) ainsi que des amendements apportés par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine aux textes proposés pour l’agenda de travail du synode de Crète, pour un témoignage commun de l’unité dans la foi et la co-responsabilité pour la vie et la mission de l’Église au niveau panorthodoxe.
Le Saint-Synode exhorte le clergé, les moines et les fidèles d’amplifier leurs prières pour que les participants aux travaux du saint et grand Concile en Crète expriment la foi de l’Église une, sainte, catholique et apostolique et que soit promue la communion liturgique et la coopération fraternelle pour la mission orthodoxe dans le monde d’aujourd’hui.

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Il y a un an était canonisé l’Ancien Païssios

Le site orthodoxe russe Pravoslavie.ru rappelle que l’Ancien Païssios du Mont Athos a été canonisé il y a un an par le Patriarcat œcuménique. Mentionnant les paroles de saint Païssios : « N’oubliez pas que nous vivons des temps difficiles… Priez, alors que la folie générale s’empare du monde entier. Priez pour que le Christ aie pitié de sa création, parce que celle-ci s’approche de la catastrophe », le site indique le lien d’une série de films du régisseur A. Kouprine sur le saint (avec commentaires en russe) retraçant sa vie avec notamment des vues sur les différents lieux où il a vécu.

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie

Les 3 et 4 juin, sous la présidence du patriarche Daniel, se sont déroulés les travaux du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie, réuni en séance de travail en la résidence patriarcale. Les décisions suivantes ont été prises :

– Inscription au calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, à partir de l’année 2016, de saint Païssios l’Athonite, canonisé par le Patriarcat œcuménique au mois de janvier 2015, avec pour jour de fête le 12 juillet.

– Adoption de propositions pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement religieux, par la collaboration étroite de l’Église avec toutes les institutions et les personnes impliquées, et ce par l’intermédiaire du Ministère de l’éducation et de la recherche scientifique, des professeurs de religions, parents d’élèves, en vue d’une meilleure préparation du personnel enseignant et de la réalisation de nouveaux manuels scolaires.

– Évaluation du phénomène de l’émigration et adoption de solutions pastorales et sociales proposées par les diocèses de Roumanie et de l’étranger, avec pour but la diminution de l’impact négatif de ce phénomène sur les familles se trouvant dans cette situation dans le pays et à l’étranger.

– Approbation d’un projet de règlement des activités bénévoles dans l’Église orthodoxe roumaine, conformément aux changements législatifs récents dans ce domaine.

Le Saint-Synode a publié un communiqué de presse au sujet de l’association auto-intitulée « Métropole autonome de l’ancien calendrier « Episcop Gherasim », laquelle n’a pas la qualité d’association religieuse et n’est pas reconnue canoniquement par l’Église orthodoxe. Les chrétiens orthodoxes sont avertis de ne pas se laisser tromper par les affirmations émanant des représentants de ladite association.

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Podcast audio « Orthodoxie » sur France-Culture: « Saint Païssos du Mont Athos » avec Jean-Claude Larchet

PaissiosL’émission de radio “Orthodoxie”, sur France-Culture, du dimanche 22 février avait pour thème: “Saint Païssios du Mont-Athos”.
Elle portait sur la vie, les œuvres et l’enseignement de ce père spirituel de grande renommée dans le monde orthodoxe, qui a été inscrit le 13 janvier 2015 par le Patriarcat œcuménique au calendrier de l’Église et est désormais vénéré comme un saint.
L’invité d’Alexis Chryssostalis était Jean-Claude Larchet, qui a connu saint Païssios et qui est l’éditeur et l’auteur de l’introduction du livre du hiéromoine Isaac, L’Ancien Païssios de la Sainte Montagne, traduit du grec par Yvan Koenig et publié dans la collection “Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle” aux éditions l’Âge d’Homme.
L’émission peut être réécoutée sur cette page du site de France-Culture où se trouvent également les précédentes émissions en podcasts.
Une présentation de l’émission, ainsi qu’une bibliographie figure sur cette page du site de France-Culture.

Recension: Hiéromoine Grégoire du Mont Athos, « La divine liturgie de saint Jean Chrysostome »

Grgoire_LiturgieHiéromoine Grégoire du Mont Athos, La divine liturgie de saint Jean Chrysostome, Traduit du grec par Bernard Le Caro, Éditions des Syrtes, Genève, 2015, 304 p.
Ce livre, dès sa première publication Grèce il y a plus de quarante ans, a été considéré comme un ouvrage de référence. Il a été amélioré au cours de ses éditions successives, et il est heureux que nous en disposions maintenant en français grâce à l’excellent travail de Bernard Le Caro, bien connu notamment comme traducteur de textes liturgiques.
Son auteur, le hiéromoine Grégoire (Chatziemmanouil) est né à Mytilène en 1936. Après des études de théologie à l’université d’Athènes, il s’est spécialisé en patristique à l’université de Strasbourg. Devenu moine et ordonné prêtre à Mytilène en 1966, il est allé s’installer la même année à la skite d’Iviron au Mont-Athos. En 1968, il aide son ami l’archimandrite Basile, avec le soutien de leur père spirituel saint Païssios, à restaurer la vie cénobitique au monastère athonite de Stavronikita, et à faire de ce monastère un centre spirituel qui attire très rapidement de nombreux intellectuels orthodoxes de Grèce et de toute l’Europe. Depuis 1980, il vit avec sa petite communauté monastique dans le kellion Saint-Jean-le-Théologien du monastère athonite de Koutloumoussiou.
Le projet du père Grégoire est de commenter ici la liturgie de saint Jean Chrysostome, la plus souvent célébrée parmi les quatre (si l’on compte la liturgie de saint Jacques) qui sont en usage dans l’Église orthodoxe.
Il le fait à la lumière de quelques considérations historiques – sur la construction de la liturgie, l’origine des textes utilisés, et les parties qui se sont ajoutées au cours des siècles –, mais aussi et surtout de ce qu’en ont dit les Pères de l’Église. Saint Jean Chrysostome qui est pour une part importante l’auteur de cette liturgie est très souvent cité. Mais parce qu’elle a des racines anciennes, des Pères antérieurs comme saint Cyrille de Jérusalem sont invoqués. Et parce qu’elle a continué à être développée et commentée dans les siècles suivants, l’auteur fait appel à saint Maxime le Confesseur, saint Germain de Constantinople, saint Grégoire Palamas, saint Nicolas Cabasilas, saint Syméon de Thessalonique, saint Nicodème l’Hagiorite et jusqu’à des moines athonites contemporains. Il voit dans leurs commentaires moins des réflexions abstraites de liturgistes que des expressions de leur propre expérience liturgique, qui n’est rien d’autre, fait-il remarquer, qu’une expérience de la présence du Christ.
Il le fait aussi à la lumière de sa propre expérience de célébrant et des réflexions qu’il a par ailleurs développées, puisqu’il est l’auteur d’une vingtaine d’autres livres sur des thèmes liturgiques.
L’ouvrage n’est pas – et ne se veut pas – exhaustif : il se centre sur le texte et l’usage grecs athonites (qui présentent quelques variantes avec le texte et l’usage russe), et n’entre pas dans tous les détails du texte ni des rites. Suivant le déroulement chronologique de la liturgie, il découpe le texte de celle-ci en des citations encadrées qui donnent lieu ensuite à des petits chapitres thématiques qui en sont non seulement des commentaires, mais des méditations allant bien au-delà,  pour montrer les présupposés ou les implications théologiques et spirituelles des différents contenus.
Le but est d’amener le lecteur à une meilleure intelligence de la liturgie – comme le souhaitait saint Jean Chrysostome dont cette affirmation est mise en exergue : « Il est nécessaire de comprendre le miracle des Mystères ; ce qu’il est, pourquoi il a été donné, et quelle est son utilité » –, et par là à une plus profonde participation à celle-ci. Dans son introduction, l’auteur résume ainsi l’esprit de son approche : « Puisque la divine liturgie est le Christ avec nous, tout commentaire à son sujet est en fait une homélie sur le Christ. »
Jean-Claude Larchet

Le Patriarcat œcuménique a canonisé le célèbre Ancien Païssios du Mont Athos

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique, lors de sa session ordinaire du 13 janvier, a décidé de canoniser le célèbre Ancien Païssios du Mont-Athos. Né en 1924 en Asie Mineure et baptisé par saint Arsène de Cappadoce, le père Païssios a vécu la vie monastique à Konitsa, en Grèce, puis sur le Mont Sinaï et enfin pendant la plus grande partie de sa vie sur le Mont Athos. Il est décédé en 1994, et ses reliques se trouvent au couvent de Souroti, près de Thessalonique. Thaumaturge de son vivant et après son trépas, sa vénération s’est étendue au monde orthodoxe entier.
Le livre du père Isaac, L’Ancien Païssios de la Sainte-Montagne, publié en 2009 dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle » aux éditions L’Age d’Homme, présente en détail sa vie et rassemble une certain nombre de ses paroles et enseignements spirituels.
Plusieurs livres écrits par lui ont été publiés en français par les éditions du monastère Saint-Jean-le-Théologien de Souroti :
Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont-Athos (1809-1886), 1996
Saint Arsène de Cappadoce, 1996
Fleurs du jardin de la Mère de Dieu, 1998
Lettres, 2005
ainsi que le premier des cinq recueils de ses propos et enseignements spirituels : Paroles I. Avec amour et douleur. Pour le monde contemporain, 2011.

120.000 personnes ont vénéré la tombe de l’Ancien Païssios le jour du vingtième anniversaire de son trépas

Dans la nuit du 11 au 12 juillet ont eu lieu au couvent Saint-Jean-le-Théologien et Saint-Arsène-de-Cappadoce (près de Thessalonique) où est enterré l’Ancien Païssios, un office de requiem et une vigile nocturne qui s’est terminée au petit matin par la  divine liturgie. Afin de vénérer la tombe de l’Ancien Païssios, les pèlerins ont dû attendre dans la queue plus de quatre heures. Des milliers de personnes, dont un grand nombre d’enfants, ne pouvaient pas trouver place dans l’église et priaient dans la cour du couvent. Selon les données de la police, 50.000 personnes étaient présentes à la vigile nocturne. 120.000 personnes ont vénéré la tombe de l’Ancien le 12 juillet.

Source (dont photographie): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Vingtième anniversaire du trépas de l’Ancien Païssios du Mont Athos

Il y a vingt ans – le 12 juillet 1994 – décédait l’Ancien Païssios (Eznepidis) du Mont Athos. Durant la période du 12 au 15 juillet, la mémoire du grand ascète de notre temps est vénérée dans de nombreux monastères et églises en Grèce. Au couvent Saint-Jean-le-Théologien et Saint-Arsène-de-Cappadoce à Souroti, près de Thessalonique, où est enterré l’Ancien Païssios, sont célébrés des offices de requiem, une vigile nocturne et ensuite la divine liturgie.

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Rappelons que sa biographie a été publiée en français dans le cadre de la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » aux éditions de l’Âge d’Homme. 

Source (dont photographie): Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

L’higoumène du monastère athonite de Kouloumousiou a rencontré les étudiants en théologie à l’Académie théologique de Saint-Pétersbourg

Une délégation de moines athonites avec, à leur tête, l’archimandrite Christodoulos, higoumène du monastère de Koutloumousiou, a rencontré les étudiants, les clercs et moines de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg. Dans son allocution, l’higoumène Christodoulos s’est adressé aux jeunes prêtres, mettant en lumière les raisons de la mauvaise attitude envers l’Église de certains cercles déterminés : « Par notre égoïsme, notre manque d’attention et notre cupidité, nous ecclésiastiques donnons lieu aux attaques contre l’Église ». Évoquant son père spirituel, le célèbre Ancien Philothée Zervakos (+1980), l’higoumène Christodoulos a appelé les jeunes prêtres à devenir « des hommes de prière », « afin que leur cœur ne devienne jamais rigide… En priant, en ressentant les paroles de la liturgie « Tenons-nous bien, tenons-nous avec crainte» et « élevons nos cœurs », nous aurons le témoignage que notre prière a atteint les âmes de ceux qui prient avec nous ». En terminant son allocution, l’higoumène Christodoulos a conclu : « Il est indispensable que nous ne nous contentions pas de discuter à ce sujet, mais de le réaliser par amour envers le Seigneur et le prochain ». Ensuite, l’higoumène a répondu aux questions données aux participants de la rencontre. La première question posée par le hiéromoine Gennade Poliakov concernait les liens de l’higoumène avec l’Ancien Païssios (Eznepidis, +1994).

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Source : Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com
 

Recension: Géronda Païssios l’Athonite, « Paroles I. Avec amour et douleur. Pour le monde contemporain »

Scan-120303-0001Géronda Païssios l’Athonite, « Paroles I. Avec amour et douleur. Pour le monde contemporain ». Traduit du grec par mère Photini Marchal, en collaboration avec le monastère Saint Jean le Théologien. Édition du monastère Saint Jean le Théologien, Souroti (Grèce), 2011, 400 p.
Les moniales du monastère Saint Jean le Théologien de Souroti, près de Thessalonique, fondé par le père Païssios l’Athonite, ont recueilli les propos de celui-ci durant les vingt-huit années qu’il a guidé le monastère et les ont classés en cinq  volumes publiés en grec et dans de nombreuses autres langues. Le premier volume paraît maintenant en langue française dans une bonne traduction de sœur Photini  Marchal révisée par les sœurs francophones du monastère.
Ce volume comporte quatre parties : 1) Le péché et le diable ; 2) La civilisation contemporaine ; 3) L’esprit de Dieu et l’esprit du monde ; 4) L’Église à notre époque.
On retrouve dans ces enseignements au caractère très concret et qui abordent de nombreuses questions actuelles, la sagesse et le discernement du grand spirituel athonite, ainsi que son sens de l’humour et de la métaphore.

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Recension: « Le saint hésychastère du saint évangéliste Jean le Théologien »

Sans titre-1 « Le saint hésychastère du saint évangéliste Jean le Théologien », éditions du monastère éponyme, Souroti (G-57006 Vassilika de Thessalonique), 2010, 194 p. (en grec).
La commémoration de la dormition (12 juillet) de l’Ancien Païssios l’Athonite (1924-1994), fondateur et père spirituel du monastère Saint-Jean-le-Théologien, situé à Souroti, à quelques kilomètres de Thessalonique, a donné aux sœurs de la communauté l’occasion de publier un magnifique volume qui retrace l’histoire du monastère et évoque les saints qui ont une relation particulière  avec lui: l’Ancien Païssios, dont le monastère recèle le tombeau; saint Arsène de Cappadoce, qui baptisa l’Ancien Païssios et dont le monastère conserve les reliques; saint Jean le Théologien, à qui le monastère et dédié; sainte Euphémie, que l’Église commémorait hier, qui confirma la foi orthodoxe proclamée au concile de Chalcédoine, dont le Père Païssios eut une apparition, et dont il fit peindre une icône selon le modèle de sa vision. Le livre évoque aussi: la direction spirituelle de l’Ancien Païssios, les huit derniers mois de sa vie passés au monastère, les extensions récentes de celui-ci et la vie actuelle en son sein. Il se conclut par une liste des écrits et paroles de l’Ancien Païssios publiés par le monastère, et qui sont aujourd’hui traduits en de nombreuses langues.

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Recension : « Père Païssios, moine du Mont-Athos, Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont-Athos (1809-1886) »

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Père Païssios, moine du Mont-Athos, Le vénérable Georges (Hadji-Géorgis), Moine du Mont-Athos (1809-1886). Traduit du grec par Sœur Svetlana Marchal avec la collaboration des sœurs du monastère Saint Jean le Théologien, Éditions du Monastère Saint Jean le Théologien, Souroti de Thessalonique, Grèce, 9e édition, 2007, 103 p.
Ce petit livre, écrit par le Père Païssios, l’un des plus grands et plus célèbres spirituels orthodoxes du XXe siècle, retrace la vie et brosse le portrait d’un grand ascète athonite du XIXe siècle, le Père Georges, dont le nom est précédé de Hadji, mot turc qui désignait les personnes ayant effectué un pèlerinage aux Lieux Saints.
Le Père Païssios n’a connu ni le Père Georges ni ses disciples, et c’est auprès de ses petits-enfants spirituels de la Sainte Montagne qu’il a pu, dans les années cinquante du siècle dernier, recueillir les informations qui lui ont permis de composer cette hagiographie.
Le Père Georges manifesta dès son enfance un goût prononcé pour l’ascèse. Devenu moine au Mont-Athos alors qu’il était encore adolescent, son rayonnement ne tarda pas à attirer auprès de lui de nombreux disciples qui constituèrent plusieurs communautés sur la Sainte Montagne et en dehors. La Père Georges donna comme règle à ces communautés la prière continuelle et le jeûne perpétuel intégral, c’est-à-dire outre l’abstention de tout produit d’origine animale, l’abstention de toute graisse végétale même les jours où sa consommation est autorisée. Cette dernière pratique, attira au Père Georges et à ses disciples, de la part d’autres moines et de certaines autorités ecclésiastiques, le reproche d’outrepasser les canons.

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Recension : Claude Lopez-Ginisty, Le secours des saints. Dictionnaire des intercessions orthodoxes

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Claude Lopez-Ginisty, Le secours des saints. Dictionnaire des intercessions orthodoxes, Éditions Xénia, Vevey, 1997, 169 p.

Ce livre consacré aux « intercessions orthodoxes » comporte trois parties.
La première, qui occupe près de 120 pages, est un dictionnaire thématique des différentes causes pour lesquels les fidèles ont, au cours des siècles, sollicité l’intercession des saints.  Il s’agit de remédier aux maladies (dans la plupart des cas), mais aussi de trouver une issue favorable à différentes situations pénibles de la vie, et de se prémunir contre toutes les catastrophes, calamités, désagréments ou difficultés pouvant survenir, ou d’obtenir des circonstances favorables pour diverses entreprises ou activités. Sous chaque rubrique, l’auteur à recensé tous les saints qui ont été traditionnellement invoqués pour obtenir aide et protection. Son enquête, menée surtout dans les Vies des saints et les Synaxaires, s’est étendue aux saints des pays orthodoxes des origines à nos jours et aux saints occidentaux antérieurs à la séparation des Églises d’Orient et d’Occident (la plupart sont d’avant le IXe siècle) ; ceux-ci sont majoritaires du fait sans doute que l’auteur a disposé de plus de sources occidentales que de sources orientales (il a notamment abondamment puisé dans les « Petits Bollandistes » et dans l’ouvrage de Louis du Broc De Sérange, « Les Saints patrons des corporations et protecteurs »).

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Recension : Saint Isaac le Syrien : « Discours ascétiques »

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Saint Isaac le Syrien, Discours ascétiques, Éditions du Monastère Saint Antoine le Grand et du Monastère de Solan, Saint Laurent en Royans et La Bastide d’Engras, 2006, 597 p.
Dans le domaine de la spiritualité orthodoxe en France, l’un des événements éditoriaux majeurs de l’année 2006 aura sans doute été la publication de la nouvelle traduction, par le Père Placide Deseille, des Discours ascétiques de saint Isaac le Syrien.
Cette publication ne rencontrera aucun écho chez les patrologues patentés : en effet, cette traduction n’est pas celle du texte original syriaque de référence, mais celle de la version grecque réalisée au IXe siècle par deux moines de la laure de Saint-Sabbas en Palestine, Abramios et Patrikios, une version qui aux yeux de la science patristique est sans intérêt et sans valeur (de par la réorganisation du texte original à laquelle elle procède, par les interpolations qu’elle introduit et surtout par la sélection qu’elle opère, écartant des éléments discutables de la doctrine de cet auteur appartenant à la sphère d’influence nestorienne), alors qu’elle est dans l’Église orthodoxe, qui la conçoit seulement dans la perspective d’une lecture spirituelle, considérée comme le « texte reçu ».

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Recension : Saint Isaac le Syrien : "Discours ascétiques"

Isaac_le_syrien
Saint Isaac le Syrien, Discours ascétiques, Éditions du Monastère Saint Antoine le Grand et du Monastère de Solan, Saint Laurent en Royans et La Bastide d’Engras, 2006, 597 p.
Dans le domaine de la spiritualité orthodoxe en France, l’un des événements éditoriaux majeurs de l’année 2006 aura sans doute été la publication de la nouvelle traduction, par le Père Placide Deseille, des Discours ascétiques de saint Isaac le Syrien.
Cette publication ne rencontrera aucun écho chez les patrologues patentés : en effet, cette traduction n’est pas celle du texte original syriaque de référence, mais celle de la version grecque réalisée au IXe siècle par deux moines de la laure de Saint-Sabbas en Palestine, Abramios et Patrikios, une version qui aux yeux de la science patristique est sans intérêt et sans valeur (de par la réorganisation du texte original à laquelle elle procède, par les interpolations qu’elle introduit et surtout par la sélection qu’elle opère, écartant des éléments discutables de la doctrine de cet auteur appartenant à la sphère d’influence nestorienne), alors qu’elle est dans l’Église orthodoxe, qui la conçoit seulement dans la perspective d’une lecture spirituelle, considérée comme le « texte reçu ».

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Recension : Père Païssios, Moine du Mont-Athos : Lettres

Passios
Père Païssios, Moine du Mont-Athos
, Lettres, traduction française par les moniales du Monastère Saint
Jean le Théologien de Souroti, Éditions du Monastère Saint Jean le Théologien,
Souroti de Thessalonique, Grèce, 2005, 264 p.
Les
moniales du Monastère Saint Jean le Théologien fondé à Souroti, près de
Thessalonique, par le Père Païssios — l’un des plus grands spirituels
orthodoxes du XXe siècle qui est bien connu dans tout le monde
orthodoxe et sera prochainement canonisé — ont édité tous les écrits et
discours de celui-ci en grec et les traduisent peu à peu en diverses langues,
dont le français. Ont déjà paru aux mêmes éditions : Le vénérable Georges (Hadji-Georgis), moine du Mont-Athos (1996), Saint Arsène de Cappadoce (1996), Fleurs du Jardin de la Mère de Dieu
(1997). Dans ces livres, le Père Païssios faisait surtout œuvre d’hagiographe.

Dans
le présent ouvrage, qui est un recueil de six longues lettres adressées aux
moniales de la communauté de Souroti entre 1971 et 1975, il s’exprime en tant
que père spirituel.

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19 juillet (ancien calendrier)  / 1er août (nouveau)

19 juillet (ancien calendrier)  / 1er août (nouveau)

Sainte Macrine, sœur de saint Basile le Grand (380) ; saint Die d’Antioche, thaumaturge (vers 430) ; saint Théodore, évêque d’Edesse (IXème siècle) ; saint Romain, prince de Riazan (1270) ; saint Païssios des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saints Étienne, prince de Serbie (1427) et sa mère Militsa (1405) ; invention des reliques de saint Séraphim de Sarov (1903).

 

Sainte Macrine[1]

Sœur de saint Basile [1er janv.] et de saint Grégoire de Nysse [10 janv.] , sainte Macrine était l’aînée des dix enfants de cette famille de saints. Au moment de sa naissance (327), un mystérieux personnage était apparu à sa mère à trois reprises, lui ordonnant de donner à l’enfant le nom de sainte Thècle, première-martyre et modèle des vierges chrétiennes [24 sept.]. Elle garda toutefois ce nom secret, et l’enfant reçut le nom de sa grand-mère, Macrine l’Ancienne, qui avait été disciple de saint Grégoire le Thaumaturge [17 nov.], et avait vécu dans les forêts du Pont au temps de la Grande Persécution. Sa mère se préoccupa de l’instruire, non dans la culture profane et les choses frivoles communes aux gens de sa condition, mais dans tout ce qui, dans l’Écriture inspirée, convenait à son âge et à sa formation morale, en particulier le livre de la Sagesse et les Proverbes. Les psaumes de David l’accompagnaient dans toutes ses activités : en se levant, en se mettant au travail, en le terminant, au début et à la fin du repas, avant de se coucher et en se levant la nuit pour prier. Lorsqu’elle eut douze ans, sa beauté ne pouvant rester cachée, son père la fiança à un jeune homme de qualité et de bonne réputation, qui venait de terminer ses études, et qui avait promis d’attendre que Macrine eût atteint l’âge convenable pour l’épouser. Cependant celui-ci fut bientôt emporté par Dieu avant l’union, ce qui permit à la sainte de réaliser son désir secret : vivre dans la virginité pour chercher Dieu. De nombreux prétendants se présentèrent, mais Macrine préférait se considérer comme veuve, sans même avoir goûté aux joies et plaisirs de la vie conjugale. À cause de son espérance en la résurrection, elle estimait en effet que son époux était parti en voyage. Se séparant donc de tout lien avec le monde, elle demeura avec sa mère, se mettant à son service pour toutes les tâches domestiques, mêmes celles qui étaient alors réservées aux esclaves, et l’assistant également dans l’éducation de ses frères et sœurs. Après la mort de son père (341), elle assuma elle-même la gestion de leurs grands domaines, situés dans le Pont, en Cappadoce et en Arménie, et, par son exemple, elle invita sa mère à se tourner vers les biens incorruptibles : la contemplation de Dieu et la vraie philosophie. Elles menaient ensemble la vie ascétique, s’adonnaient à la lecture et à la méditation des Écritures, et Macrine était pour tous à la fois protectrice, pédagogue et modèle de vertu. Une fois libérée de l’éducation de ses enfants, Emmélie répartit entre eux ses biens et transforma la demeure familiale d’Annisa  en monastère. Elles firent de leurs servantes des compagnes d’ascèse, et Macrine réussit à convaincre Basile, qui rentrait d’Athènes après de brillantes études, de renoncer à une carrière prometteuse de rhéteur pour embrasser la vie évangélique. À côté du monastère de femmes, qui grandissait par l’addition de veuves de nobles familles, se forma une communauté masculine, dirigée par le plus jeune frère de Macrine, Pierre, futur évêque de Sébaste. Saint Naucrace [8 juin] s’était retiré dans un ermitage — qu’occupera ensuite saint Basile — sur la rive opposée de l’Iris, et subvenait aux besoins de pauvres vieillards par les produits de sa chasse. Délivrées de l’enchaînement aux nécessités du corps et des préoccupations de cette vie, Macrine et ses compagnes menaient dans leur retraite une vie aux confins de la nature humaine et de la nature angélique. On ne voyait chez elles ni colère, ni envie, ni haine, ni arrogance, ni rien de semblable ; tout désir d’honneur ou de gloire était banni. Leur plaisir était la tempérance, leur gloire de n’être connues de personne, leur fortune, de ne rien posséder. Elles vivaient du travail de leurs mains, mais restaient exemptes de préoccupations, car leur travail véritable consistait en la méditation des réalités divines, la prière incessante et le chant ininterrompu des psaumes et des hymnes. Il n’y avait pour elles aucune différence entre la nuit et le jour : car la nuit, elles se montraient actives dans les œuvres de lumière, alors que leur journée imitait le repos nocturne par l’absence de trouble de leur vie. Affiné par l’ascèse, le corps de sainte Macrine était tel qu’il le sera lors de la résurrection. Elle versait des larmes à la mesure de sa boisson et tous ses sens étaient consacrés aux choses de Dieu, de sorte que, légère, elle cheminait dans les hauteurs avec les Puissances célestes. L’application à la vraie Philosophie selon le Christ, par la crucifixion de toutes les convoitises de la chair, lui permit de croître sans cesse en vertu jusqu’au sommet de la perfection. Un jour une tumeur s’attaqua au sein de Macrine. Malgré les supplications de sa mère, elle refusa de recevoir les soins d’un médecin, jugeant que dévoiler aux yeux d’un homme une partie de son corps serait plus fâcheux encore que ce mal. Elle passa la nuit en prière dans l’église et oignit sa plaie de la boue faite par ses larmes. Au matin, elle demanda à Emmélie de tracer le signe de croix sur son sein, et l’abcès disparut, ne laissant qu’une petite cicatrice. Elle avait atteint une telle impassibilité par son application aux choses de Dieu, qu’à la mort de Naucrace, survenue au cours d’un accident de chasse, elle fut pour sa mère et tout le reste de la famille un modèle de maîtrise de soi et de foi en la vie éternelle. Dans les deuils successifs qui frappèrent la communauté, elle montra une même grandeur d’âme, inébranlable comme un athlète exposé aux coups, tant devant la couche funèbre d’Emmélie, que lorsque saint Basile, le soleil de l’Orthodoxie, s’endormit (379). Et, si elle fut alors affligée, ce fut moins pour la perte d’un frère, que de voir l’Église privée de son maître et de son soutien. Pendant la famine qui frappa la Cappadoce, en 368, le monastère d’Annisa devint une véritable ville de la charité, le refuge et la consolation de toute la population d’alentour, et par la prière de la sainte les réserves de grain, qu’on distribuait à tous les nécessiteux, se renouvelèrent miraculeusement. Peu de temps après le décès de saint Basile, saint Grégoire de Nysse apprit que sa sœur était tombée gravement malade et il lui rendit visite au monastère après neuf ans d’absence. Il la trouva étendue sur une planche, abattue par la fièvre, mais gardant son esprit libre dans la contemplation des biens célestes, de telle sorte qu’il en rafraîchissait son corps comme par une rosée. Alors qu’ils se rappelaient le souvenir du grand Basile, au lieu de se lamenter, la sainte profita de cette occasion pour disserter longuement sur la nature de l’homme, le sens de la création, l’âme et la résurrection des corps . Sur tous ces sujets, son discours s’écoulait comme l’eau d’une source, facilement et sans obstacle. Jusqu’au dernier instant, elle ne cessa de deviser en philosophe sur ce qui avait fait l’objet de son choix : l’amour de l’Époux invisible, qu’elle se hâtait de rejoindre, sans qu’aucun attachement à cette vie ne puisse la retenir. Quand elle sentit la fin approcher, elle cessa de s’adresser à ceux qui se tenaient près d’elle et, les yeux tournés vers l’orient, étendant les mains vers Dieu, elle murmura cette prière : « Seigneur, c’est toi qui as fait disparaître pour nous la crainte de la mort. C’est toi qui as fait pour nous du terme de la vie d’ici-bas, le commencement de la vie véritable. C’est toi qui donnes à nos corps le repos pour quelque temps et qui nous réveilleras à nouveau au son de la trompette dernière. C’est toi qui laisses à la terre en dépôt le limon que tes mains ont façonné, pour venir reprendre ce que tu as donné, en transformant par l’immortalité et la beauté ce qui en nous est mortel et difforme. C’est toi qui nous as délivrés de la malédiction et du péché, en devenant pour nous l’un et l’autre. C’est toi qui as brisé la tête du dragon qui précipita l’homme dans l’abîme de la désobéissance, en le saisissant par le cou. C’est toi qui nous as ouvert la route de la résurrection après avoir fracassé les portes de l’enfer et as réduit à l’impuissance celui qui régnait sur la mort. C’est toi qui as donné à tous ceux qui te craignent le signe de la sainte Croix, pour anéantir l’Adversaire et donner la sécurité à notre vie. Ô Dieu éternel ! Vers qui je me suis élancée dès le sein de ma mère, toi que mon âme a aimé de toute sa force, toi à qui j’ai consacré ma chair et mon âme depuis ma jeunesse et jusqu’à cet instant, place auprès de moi un ange de lumière qui me conduise par la main au lieu du rafraîchissement, là où se trouve l’eau du repos, dans le sein des saints Pères. Toi qui as brisé la flamme de l’épée de feu et rendu au Paradis le Larron qui était crucifié avec toi et qui s’en était remis à ta miséricorde, souviens-toi aussi de moi dans ton Royaume, car moi aussi j’ai été crucifiée avec toi, j’ai cloué ma chair par ta crainte et j’ai été saisie de crainte à cause de tes préceptes. Ne me sépare pas de tes élus par un abîme infranchissable. Que le Jaloux ne se dresse pas contre moi sur mon chemin, et que mon péché ne soit pas placé devant tes yeux si, à cause de la faiblesse de notre nature, je suis tombée dans le péché par pensée, par parole ou par action. Toi qui as sur la terre le pouvoir de remettre les péchés, remets-les moi, afin que je reprenne haleine et qu’une fois séparée de ce corps, je paraisse devant toi, l’âme irréprochable et immaculée, comme l’encens devant ta face » .

À ces mots, la sainte traça le signe de croix sur ses yeux, sa bouche et son cœur. Elle assista en silence à l’office du soir, puis cessa dans un grand soupir tout à la fois sa prière et sa vie. Au cours des funérailles, présidées par saint Grégoire, auxquelles assistait une foule immense, la beauté spirituelle de sainte Macrine rejaillissait de manière éclatante sur son corps, qui avait été paré comme celui d’une fiancée. Accompagnée du chant des hymnes, comme pour les fêtes des martyrs, elle fut ensevelie à Ibora, dans le tombeau où reposaient ses parents, en l’église des Quarante-Martyrs.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

 

Tropaire de sainte Macrine, ton 3

L’amour de la sagesse ayant donné des ailes à ton esprit, sagement tu t’élevas au-dessus des mondaines voluptés et tu fus la charmante demeure du savoir divin; toi qui, par l’ascèse et la perfection de tes vertus, devins une illustre épouse du Sauveur, prie-le pour qui te chante: Réjouis-toi, Macrine, sainte porteuse du Seigneur notre Dieu.

Tropaire de saint Séraphim, ton 4

Dès ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, au désert tu excellas dans le travail et la prière continue; par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu; c’est pourquoi nous te chantons: vénérable Père Séraphim, que tes prières nous obtiennent le salut.

Kondakion de sainte Macrine, ton 4

Tu as aimé de tout ton cœur, vénérable Macrine, le Dieu de bonté et, prenant sur tes épaules sa croix, avec amour tu l’as suivi pour trouver la rémission des péchés.

 

Kondakion de saint Séraphim, ton 8

Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, tu as élu demeure au monastère de Sarov et, par l’angélique vie que tu menas, pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut; c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant le don des guérisons et des miracles; aussi nous te chantons: Réjouis-toi, vénérable Père Séraphim.

 

Évangile DU JOUR

(Lc VI, 17-23)

Il descendit avec eux, et s’arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l’entendre, et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous. Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie! Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu’on vous chassera, vous outragera, et qu’on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

19 juillet

19 juillet

jour de jeûne

Sainte Macrine, sœur de saint Basile le Grand (380) ; saint Die d’Antioche, thaumaturge (vers 430) ; saint Théodore, évêque d’Edesse (IXème siècle) ; saint Romain, prince de Riazan (1270) ; saint Païssios des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saints Étienne, prince de Serbie (1427) et sa mère Militsa (1405) ; invention des reliques de saint Séraphim de Sarov (1903).

 

Sainte Macrine[1]

Sainte Macrine, sœur de saint Basile le Grand (380)

Sœur de saint Basile [1er janv.] et de saint Grégoire de Nysse [10 janv.], sainte Macrine était l’aînée des dix enfants de cette famille de saints. Au moment de sa naissance (327), un mystérieux personnage était apparu à sa mère à trois reprises, lui ordonnant de donner à l’enfant le nom de sainte Thècle, première-martyre et modèle des vierges chrétiennes [24 sept.]. Elle garda toutefois ce nom secret, et l’enfant reçut le nom de sa grand-mère, Macrine l’Ancienne, qui avait été disciple de saint Grégoire le Thaumaturge [17 nov.], et avait vécu dans les forêts du Pont au temps de la Grande Persécution. Sa mère se préoccupa de l’instruire, non dans la culture profane et les choses frivoles communes aux gens de sa condition, mais dans tout ce qui, dans l’Écriture inspirée, convenait à son âge et à sa formation morale, en particulier le livre de la Sagesse et les Proverbes. Les psaumes de David l’accompagnaient dans toutes ses activités : en se levant, en se mettant au travail, en le terminant, au début et à la fin du repas, avant de se coucher et en se levant la nuit pour prier. Lorsqu’elle eut douze ans, sa beauté ne pouvant rester cachée, son père la fiança à un jeune homme de qualité et de bonne réputation, qui venait de terminer ses études, et qui avait promis d’attendre que Macrine eût atteint l’âge convenable pour l’épouser. Cependant celui-ci fut bientôt emporté par Dieu avant l’union, ce qui permit à la sainte de réaliser son désir secret : vivre dans la virginité pour chercher Dieu. De nombreux prétendants se présentèrent, mais Macrine préférait se considérer comme veuve, sans même avoir goûté aux joies et plaisirs de la vie conjugale. À cause de son espérance en la résurrection, elle estimait en effet que son époux était parti en voyage. Se séparant donc de tout lien avec le monde, elle demeura avec sa mère, se mettant à son service pour toutes les tâches domestiques, mêmes celles qui étaient alors réservées aux esclaves, et l’assistant également dans l’éducation de ses frères et sœurs. Après la mort de son père (341), elle assuma elle-même la gestion de leurs grands domaines, situés dans le Pont, en Cappadoce et en Arménie, et, par son exemple, elle invita sa mère à se tourner vers les biens incorruptibles : la contemplation de Dieu et la vraie philosophie. Elles menaient ensemble la vie ascétique, s’adonnaient à la lecture et à la méditation des Écritures, et Macrine était pour tous à la fois protectrice, pédagogue et modèle de vertu. Une fois libérée de l’éducation de ses enfants, Emmélie répartit entre eux ses biens et transforma la demeure familiale d’Annisa  en monastère. Elles firent de leurs servantes des compagnes d’ascèse, et Macrine réussit à convaincre Basile, qui rentrait d’Athènes après de brillantes études, de renoncer à une carrière prometteuse de rhéteur pour embrasser la vie évangélique. À côté du monastère de femmes, qui grandissait par l’addition de veuves de nobles familles, se forma une communauté masculine, dirigée par le plus jeune frère de Macrine, Pierre, futur évêque de Sébaste. Saint Naucrace [8 juin] s’était retiré dans un ermitage — qu’occupera ensuite saint Basile — sur la rive opposée de l’Iris, et subvenait aux besoins de pauvres vieillards par les produits de sa chasse. Délivrées de l’enchaînement aux nécessités du corps et des préoccupations de cette vie, Macrine et ses compagnes menaient dans leur retraite une vie aux confins de la nature humaine et de la nature angélique. On ne voyait chez elles ni colère, ni envie, ni haine, ni arrogance, ni rien de semblable ; tout désir d’honneur ou de gloire était banni. Leur plaisir était la tempérance, leur gloire de n’être connues de personne, leur fortune, de ne rien posséder. Elles vivaient du travail de leurs mains, mais restaient exemptes de préoccupations, car leur travail véritable consistait en la méditation des réalités divines, la prière incessante et le chant ininterrompu des psaumes et des hymnes. Il n’y avait pour elles aucune différence entre la nuit et le jour : car la nuit, elles se montraient actives dans les œuvres de lumière, alors que leur journée imitait le repos nocturne par l’absence de trouble de leur vie. Affiné par l’ascèse, le corps de sainte Macrine était tel qu’il le sera lors de la résurrection. Elle versait des larmes à la mesure de sa boisson et tous ses sens étaient consacrés aux choses de Dieu, de sorte que, légère, elle cheminait dans les hauteurs avec les Puissances célestes. L’application à la vraie Philosophie selon le Christ, par la crucifixion de toutes les convoitises de la chair, lui permit de croître sans cesse en vertu jusqu’au sommet de la perfection. Un jour une tumeur s’attaqua au sein de Macrine. Malgré les supplications de sa mère, elle refusa de recevoir les soins d’un médecin, jugeant que dévoiler aux yeux d’un homme une partie de son corps serait plus fâcheux encore que ce mal. Elle passa la nuit en prière dans l’église et oignit sa plaie de la boue faite par ses larmes. Au matin, elle demanda à Emmélie de tracer le signe de croix sur son sein, et l’abcès disparut, ne laissant qu’une petite cicatrice. Elle avait atteint une telle impassibilité par son application aux choses de Dieu, qu’à la mort de Naucrace, survenue au cours d’un accident de chasse, elle fut pour sa mère et tout le reste de la famille un modèle de maîtrise de soi et de foi en la vie éternelle. Dans les deuils successifs qui frappèrent la communauté, elle montra une même grandeur d’âme, inébranlable comme un athlète exposé aux coups, tant devant la couche funèbre d’Emmélie, que lorsque saint Basile, le soleil de l’Orthodoxie, s’endormit (379). Et, si elle fut alors affligée, ce fut moins pour la perte d’un frère, que de voir l’Église privée de son maître et de son soutien. Pendant la famine qui frappa la Cappadoce, en 368, le monastère d’Annisa devint une véritable ville de la charité, le refuge et la consolation de toute la population d’alentour, et par la prière de la sainte les réserves de grain, qu’on distribuait à tous les nécessiteux, se renouvelèrent miraculeusement. Peu de temps après le décès de saint Basile, saint Grégoire de Nysse apprit que sa sœur était tombée gravement malade et il lui rendit visite au monastère après neuf ans d’absence. Il la trouva étendue sur une planche, abattue par la fièvre, mais gardant son esprit libre dans la contemplation des biens célestes, de telle sorte qu’il en rafraîchissait son corps comme par une rosée. Alors qu’ils se rappelaient le souvenir du grand Basile, au lieu de se lamenter, la sainte profita de cette occasion pour disserter longuement sur la nature de l’homme, le sens de la création, l’âme et la résurrection des corps . Sur tous ces sujets, son discours s’écoulait comme l’eau d’une source, facilement et sans obstacle. Jusqu’au dernier instant, elle ne cessa de deviser en philosophe sur ce qui avait fait l’objet de son choix : l’amour de l’Époux invisible, qu’elle se hâtait de rejoindre, sans qu’aucun attachement à cette vie ne puisse la retenir. Quand elle sentit la fin approcher, elle cessa de s’adresser à ceux qui se tenaient près d’elle et, les yeux tournés vers l’orient, étendant les mains vers Dieu, elle murmura cette prière : « Seigneur, c’est toi qui as fait disparaître pour nous la crainte de la mort. C’est toi qui as fait pour nous du terme de la vie d’ici-bas, le commencement de la vie véritable. C’est toi qui donnes à nos corps le repos pour quelque temps et qui nous réveilleras à nouveau au son de la trompette dernière. C’est toi qui laisses à la terre en dépôt le limon que tes mains ont façonné, pour venir reprendre ce que tu as donné, en transformant par l’immortalité et la beauté ce qui en nous est mortel et difforme. C’est toi qui nous as délivrés de la malédiction et du péché, en devenant pour nous l’un et l’autre. C’est toi qui as brisé la tête du dragon qui précipita l’homme dans l’abîme de la désobéissance, en le saisissant par le cou. C’est toi qui nous as ouvert la route de la résurrection après avoir fracassé les portes de l’enfer et as réduit à l’impuissance celui qui régnait sur la mort. C’est toi qui as donné à tous ceux qui te craignent le signe de la sainte Croix, pour anéantir l’Adversaire et donner la sécurité à notre vie. Ô Dieu éternel ! Vers qui je me suis élancée dès le sein de ma mère, toi que mon âme a aimé de toute sa force, toi à qui j’ai consacré ma chair et mon âme depuis ma jeunesse et jusqu’à cet instant, place auprès de moi un ange de lumière qui me conduise par la main au lieu du rafraîchissement, là où se trouve l’eau du repos, dans le sein des saints Pères. Toi qui as brisé la flamme de l’épée de feu et rendu au Paradis le Larron qui était crucifié avec toi et qui s’en était remis à ta miséricorde, souviens-toi aussi de moi dans ton Royaume, car moi aussi j’ai été crucifiée avec toi, j’ai cloué ma chair par ta crainte et j’ai été saisie de crainte à cause de tes préceptes. Ne me sépare pas de tes élus par un abîme infranchissable. Que le Jaloux ne se dresse pas contre moi sur mon chemin, et que mon péché ne soit pas placé devant tes yeux si, à cause de la faiblesse de notre nature, je suis tombée dans le péché par pensée, par parole ou par action. Toi qui as sur la terre le pouvoir de remettre les péchés, remets-les moi, afin que je reprenne haleine et qu’une fois séparée de ce corps, je paraisse devant toi, l’âme irréprochable et immaculée, comme l’encens devant ta face » .

À ces mots, la sainte traça le signe de croix sur ses yeux, sa bouche et son cœur. Elle assista en silence à l’office du soir, puis cessa dans un grand soupir tout à la fois sa prière et sa vie. Au cours des funérailles, présidées par saint Grégoire, auxquelles assistait une foule immense, la beauté spirituelle de sainte Macrine rejaillissait de manière éclatante sur son corps, qui avait été paré comme celui d’une fiancée. Accompagnée du chant des hymnes, comme pour les fêtes des martyrs, elle fut ensevelie à Ibora, dans le tombeau où reposaient ses parents, en l’église des Quarante-Martyrs.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de sainte Macrine, ton 3

L’amour de la sagesse ayant donné des ailes à ton esprit, sagement tu t’élevas au-dessus des mondaines voluptés et tu fus la charmante demeure du savoir divin; toi qui, par l’ascèse et la perfection de tes vertus, devins une illustre épouse du Sauveur, prie-le pour qui te chante: Réjouis-toi, Macrine, sainte porteuse du Seigneur notre Dieu.

Tropaire de saint Séraphim, ton 4

Dès ta jeunesse tu as aimé le Christ, Bienheureux, et, désirant avec ardeur ne servir que lui seul, au désert tu excellas dans le travail et la prière continue; par la tendresse de ton cœur tu as acquis l’amour du Christ et plus que tous tu as chéri la Mère de Dieu; c’est pourquoi nous te chantons: vénérable Père Séraphim, que tes prières nous obtiennent le salut.

Kondakion de sainte Macrine, ton 4

Tu as aimé de tout ton cœur, vénérable Macrine, le Dieu de bonté et, prenant sur tes épaules sa croix, avec amour tu l’as suivi pour trouver la rémission des péchés.

Kondakion de saint Séraphim, ton 8

Ayant délaissé les attraits du monde et tout ce qui se corrompt, tu as élu demeure au monastère de Sarov et, par l’angélique vie que tu menas, pour beaucoup tu fus le chemin vers le salut; c’est pourquoi le Christ t’a glorifié en t’accordant le don des guérisons et des miracles; aussi nous te chantons: Réjouis-toi, vénérable Père Séraphim.

 

Évangile DU JOUR

(Matth. XIV, 35 – XV,11)

Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades. Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris. Alors des pharisiens et des scribes vinrent de Jérusalem auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? Car ils ne se lavent pas les mains, quand ils prennent leurs repas. Il leur répondit: Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition? Car Dieu a dit: Honore ton père et ta mère; et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort. Mais vous, vous dites: Celui qui dira à son père ou à sa mère: Ce dont j’aurais pu t’assister est une offrande à Dieu, n’est pas tenu d’honorer son père ou sa mère. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition. Hypocrites, Ésaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit: Ce peuple m’honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi. C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. Ayant appelé à lui la foule, il lui dit: Écoutez, et comprenez. Ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme; mais ce qui sort de la bouche, c’est ce qui souille l’homme.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

19 juin

19 juin
Carême des saints Apôtres

Saint Jude, frère du Seigneur, apôtre (vers 80) ; saint Zosime, martyr en Pisidie (IIème s.) ; saint Païssios le Grand, moine en Égypte (Vème s.) ; saint Innocent, évêque du Mans (543) ; saint Déodat (ou Dié, ou Didier), évêque de Nevers puis ermite dans les Vosges (679) ; saint Barlaam de Vaga (1462).

SAINT APÔTRE JUDE

Le saint Apôtre Jude était frère de Jacques, José et Simon, fils du premier mariage de Joseph (Mt 13, 55) ; il était par conséquent appelé « frère » de notre Seigneur. Compté au nombre des Douze Apôtres, il suivit le Christ pendant sa prédication, en Galilée et en Judée, et lors de la dernière Cène, il demanda au Seigneur : « Comment se fait-il Seigneur que Tu doives te manifester à nous et non pas au monde ? » Jésus lui répondit : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera et nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure en lui » (Jn 14, 22). Après la Pentecôte, ayant reçu le Saint-Esprit et animé de zèle divin, Jude prêcha l’Évangile jusqu’en Mésopotamie. Il illuminait les âmes par sa parole et guérissait les corps par sa prière, pour attester que la puissance de Dieu était vraiment avec lui. Il poursuivit ses périples jusqu’en Arménie et, parvenu au mont Ararat, il fut pendu par les païens qui le percèrent de flèches, lui procurant ainsi la couronne de gloire du martyre. Dans son Épître, qui fut très tôt rangée parmi les Écritures canoniques, le saint Apôtre Jude stigmatise les faux docteurs et les hérétiques qui s’introduisaient dans les réunions des chrétiens pour y répandre leurs erreurs. Leur conduite débauchée était la meilleure preuve de la fausseté de leur enseignement, et l’Apôtre, annonçant qu’ils seront châtiés par Dieu, recommande aux fidèles de leur résister en se fondant sur la vraie foi transmise une fois pour toute par les Apôtres. Ainsi édifiés, priant dans le Saint-Esprit et gardant la charité, les chrétiens pourront, dans l’Église, recevoir la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ pour la vie éternelle. La femme de saint Jude, Marie, lui donna une descendance, assurant ainsi la continuité de la lignée du Seigneur. On rapporte que l’empereur Domitien (96), voulant exterminer tous les descendants de David, afin que les Juifs n’eussent plus d’espérance en leur Messie, fit arrêter les deux petits-fils de Jude, sur la dénonciation des hérétiques. À la question de l’empereur sur leurs biens, ils répondirent qu’ils se partageaient une modeste terre, qu’ils cultivaient eux-mêmes et, pour attester leurs dires, ils montrèrent leurs mains calleuses et couvertes de durillons. Le souverain les interrogea ensuite sur le Christ et son royaume. Ils répliquèrent que ce Royaume n’est pas de ce monde, mais qu’il est céleste et qu’à la fin des siècles, le Christ reviendra en gloire pour en prendre possession et pour juger les vivants et les morts. Rassuré, Domitien les renvoya libres et fit cesser la persécution. Ces deux saints, honorés par la communauté chrétienne comme martyrs et parents du Seigneur, jouirent d’une grande autorité dans les premiers temps de l’Église, sans toutefois porter préjudice au pouvoir des évêques installés par les Apôtres ; ils vécurent jusque sous Trajan.

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire du saint apôtre ton 1
Te sachant de la famille du Christ, saint Jude, et son ferme Témoin, saintement nous te célébrons, toi qui as détruit l’erreur et gardé sans faille la foi; et nous trouvons par tes prières le pardon de nos péchés en ce jour où nous fêtons ta mémoire sacrée.
Tropaire de saint Païssios le Grand, ton 4
L’apogée des moines, l’ange dans la chair, l’homme incorporel, ayant sa demeure dans les cieux, le divin Païssios, au jour de sa mémoire sacrée, célèbre cette fête avec nous, procurant divine grâce aux affligés; c’est pourquoi nous le glorifions de tout coeur.

Kondakion du saint apôtre, ton 4
D’une illustre racine tu as surgi pour nous comme rameau par Dieu donné, Apôtre frère de Dieu, toi qui as vu le Seigneur de tes yeux et qui prêchas le Christ très sagement, nourrissant des fruits de ta parole le monde entier et enseignant, comme initié de la grâce, la véritable foi du Seigneur.

Kondakion de saint Païssios le Grand, ton 8
Comme parure du désert et son divin protecteur, comme cime des moines et modèle de sainteté nous te disons bienheureux, toi le serviteur de Dieu: dès l’enfance tout entier tu lui fus consacré et tu as vécu en conformité avec ta .vocation; c’est pourquoi nous te chantons: réjouis-toi, vénérable Païssios.

Évangile DU JOUR
(Jn. XIV, 21-24)

Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et je me ferai connaître à lui. Jude, non pas l’Iscariot, lui dit: Seigneur, d’où vient que tu te feras connaître à nous, et non au monde? Jésus lui répondit: Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé.

6 juin (ancien calendrier) / 19 juin (nouveau)

6 juin (ancien calendrier) / 19 juin (nouveau)
Carême des saints Apôtres
Saint Hilarion le jeune, higoumène à Constantinople (845) ; saintes Archelais, Thècle et Suzanne, vierges martyres (293) ; saint Bessarion, thaumaturge d’Égypte (IV-Vème s.) ; saint Cérase, évêque d’Eauze, martyr (Vème s.) ; saint Claude, évêque de Besançon (699) ; saint Gurval, évêque et confesseur (VIIème s.) ; saint Jonas, évêque de Perm (1470) ; saint Païssios d’Ouglitch (1504) ; saint Jonas de Klimets (1534) ; saint Raphaël (Cheïtchenko), confesseur (1957).

SAINT HILARION LE JEUNE

Notre saint Père Hilarion était originaire de Cappadoce, son père était fournisseur en pain du palais impérial et jouissait d’une position avantageuse. Entré à l’âge de vingt ans au monastère de Xèrokopion à Constantinople, il le quitta bientôt pour le fameux monastère de Dalmate , où il fut tonsuré moine. Humble et amoureux de l’hésychia, il remplit pendant dix ans l’obédience de jardinier, brillant par ses vertus. Comme il avait chassé par sa prière un démon d’un jeune garçon, l’higoumène le fit ordonner prêtre malgré lui ; et, quelque temps après la mort de ce dernier, comme on voulait le nommer higoumène, Hilarion alla se réfugier au monastère des Cathares, en Bithynie . Mais les moines de Dalmate firent appel au patriarche Nicéphore et à l’empereur pour le rappeler au monastère, et il fut nommé par le Synode Permanent higoumène et archimandrite des monastères de la capitale (807).

Il dirigeait paisiblement son troupeau spirituel lorsque, Léon l’Arménien ayant repris la persécution iconoclaste (813), il fut traduit devant le souverain qui essaya de lui faire renoncer à la vénération des saintes icônes. Le saint lui résista en face, le traitant d’athée et de nouvel Apostat. Furieux, Léon le fit soumettre à la torture et jeter en prison. Après une détention prolongée, Hilarion comparut à nouveau devant l’empereur et lui répéta sans crainte les mêmes paroles ; aussi Léon le livra-t-il au patriarche hérétique, Théodote Cassitéras, en espérant que ce dernier parviendrait à vaincre le vaillant confesseur et, avec lui, le puissant parti monastique. Théodote ayant échoué, on enferma Hilarion dans un sombre cachot., sans nourriture, pendant de longs jours. Ses disciples, ayant appris qu’il risquait de mourir de faim, allèrent supplier l’empereur de le relâcher en promettant que leur père spirituel se soumettrait à sa volonté. Léon le fit libérer et lui permit de regagner son monastère ; mais il se rendit bientôt compte qu’il avait été joué et le saint fut enfermé, durant six mois, au monastère de Phoneos, sur le Bosphore, soumis aux mauvais traitements de l’higoumène qui était acquis à la cause de l’empereur. Après une nouvelle comparution devant le tyran, Hilarion fut transféré au monastère de Kyklobion, sur la côte occidentale de la capitale, où il resta deux ans et demi, puis on l’interna à la prison des Numériens près du palais, d’où on le tira pour le reléguer dans la forteresse de Protilion, après l’avoir cruellement flagellé.

À la suite de l’assassinat de Léon l’Arménien dans l’église où il avait inauguré sa persécution en jetant à terre l’icône du Christ, Michel II, prenant le pouvoir, ordonna de libérer les confesseurs (820). Hilarion fut relâché, mais l’entrée de la capitale lui restant interdite, il fut hébergé pendant sept années dans la propriété de campagne d’une pieuse chrétienne, jusqu’au début du règne de Théophile qui, ayant fait rechercher les supérieurs de monastères confesseurs des saintes icônes, les fit comparaître un à un. Comme on lui demandait s’il se soumettait à la volonté impériale, le saint condamna le tyran, le traitant d’impie et de trompeur. On lui infligea cent dix-sept coups de verges, sans pitié pour son âge, puis on le déporta dans l’île d’Aphousia au sud de la Propontide. Le saint s’y creusa une étroite cellule dans un rocher et fit jaillir, par sa prière, une source d’eau fraîche. Il passa là huit ans dans l’hésychia, jusqu’à la mort de Théophile (842). Saint Hilarion fut aussitôt autorisé par l’impératrice Théodora à rentrer à Constantinople et à reprendre la direction de son monastère. Ayant assisté à la restauration triomphale de l’Orthodoxie, il passa trois ans à instruire ses moines des saintes traditions, brillant par la sainteté de sa vie et par ses miracles, puis il remit en paix son âme au Seigneur, à l’âge de soixante-dix ans (845) .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire, ton 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * saint Hilarion, avec les Anges dans le ciel.

Kondakion, ton 1
Dans la fournaise tu ne fus nullement consumé, * Hilarion, magnanime lutteur, * car tu reçus de Dieu la rosée qui te rafraîchit; * c’est pourquoi tu menas dans l’allégresse * en compagnie des saints Moines tes combats surhumains: * avec eux souviens-toi de nous tous.

Évangile DU JOUR
(Matth. IX, 36 – X,8)

Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu’elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n’ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson. Puis, ayant appelé ses douze disciples, il leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs, et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze apôtres. Le premier, Simon appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère; Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée; Simon le Cananite, et Judas l’Iscariot, celui qui livra Jésus. Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Allez, prêchez, et dites: Le royaume des cieux est proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

6 juin

6 juin

Saint Hilarion le jeune, higoumène à Constantinople (845) ; saintes Archelais, Thècle et Suzanne, vierges martyres (293) ; saint Bessarion, thaumaturge d’Égypte (IV-Vème s.) ; saint Cérase, évêque d’Eauze, martyr (Vème s.) ; saint Claude, évêque de Besançon (699) ; saint Gurval, évêque et confesseur (VIIème s.) ; saint Jonas, évêque de Perm (1470) ; saint Païssios d’Ouglitch (1504) ; saint Jonas de Klimets (1534) ; saint Raphaël (Cheïtchenko), confesseur (1957).

SAINT HILARION LE JEUNE

Notre saint Père Hilarion était originaire de Cappadoce, son père était fournisseur en pain du palais impérial et jouissait d’une position avantageuse. Entré à l’âge de vingt ans au monastère de Xèrokopion à Constantinople, il le quitta bientôt pour le fameux monastère de Dalmate , où il fut tonsuré moine. Humble et amoureux de l’hésychia, il remplit pendant dix ans l’obédience de jardinier, brillant par ses vertus. Comme il avait chassé par sa prière un démon d’un jeune garçon, l’higoumène le fit ordonner prêtre malgré lui ; et, quelque temps après la mort de ce dernier, comme on voulait le nommer higoumène, Hilarion alla se réfugier au monastère des Cathares, en Bithynie . Mais les moines de Dalmate firent appel au patriarche Nicéphore et à l’empereur pour le rappeler au monastère, et il fut nommé par le Synode Permanent higoumène et archimandrite des monastères de la capitale (807).

Il dirigeait paisiblement son troupeau spirituel lorsque, Léon l’Arménien ayant repris la persécution iconoclaste (813), il fut traduit devant le souverain qui essaya de lui faire renoncer à la vénération des saintes icônes. Le saint lui résista en face, le traitant d’athée et de nouvel Apostat. Furieux, Léon le fit soumettre à la torture et jeter en prison. Après une détention prolongée, Hilarion comparut à nouveau devant l’empereur et lui répéta sans crainte les mêmes paroles ; aussi Léon le livra-t-il au patriarche hérétique, Théodote Cassitéras, en espérant que ce dernier parviendrait à vaincre le vaillant confesseur et, avec lui, le puissant parti monastique. Théodote ayant échoué, on enferma Hilarion dans un sombre cachot., sans nourriture, pendant de longs jours. Ses disciples, ayant appris qu’il risquait de mourir de faim, allèrent supplier l’empereur de le relâcher en promettant que leur père spirituel se soumettrait à sa volonté. Léon le fit libérer et lui permit de regagner son monastère ; mais il se rendit bientôt compte qu’il avait été joué et le saint fut enfermé, durant six mois, au monastère de Phoneos, sur le Bosphore, soumis aux mauvais traitements de l’higoumène qui était acquis à la cause de l’empereur. Après une nouvelle comparution devant le tyran, Hilarion fut transféré au monastère de Kyklobion, sur la côte occidentale de la capitale, où il resta deux ans et demi, puis on l’interna à la prison des Numériens près du palais, d’où on le tira pour le reléguer dans la forteresse de Protilion, après l’avoir cruellement flagellé.

À la suite de l’assassinat de Léon l’Arménien dans l’église où il avait inauguré sa persécution en jetant à terre l’icône du Christ, Michel II, prenant le pouvoir, ordonna de libérer les confesseurs (820). Hilarion fut relâché, mais l’entrée de la capitale lui restant interdite, il fut hébergé pendant sept années dans la propriété de campagne d’une pieuse chrétienne, jusqu’au début du règne de Théophile qui, ayant fait rechercher les supérieurs de monastères confesseurs des saintes icônes, les fit comparaître un à un. Comme on lui demandait s’il se soumettait à la volonté impériale, le saint condamna le tyran, le traitant d’impie et de trompeur. On lui infligea cent dix-sept coups de verges, sans pitié pour son âge, puis on le déporta dans l’île d’Aphousia au sud de la Propontide. Le saint s’y creusa une étroite cellule dans un rocher et fit jaillir, par sa prière, une source d’eau fraîche. Il passa là huit ans dans l’hésychia, jusqu’à la mort de Théophile (842). Saint Hilarion fut aussitôt autorisé par l’impératrice Théodora à rentrer à Constantinople et à reprendre la direction de son monastère. Ayant assisté à la restauration triomphale de l’Orthodoxie, il passa trois ans à instruire ses moines des saintes traditions, brillant par la sainteté de sa vie et par ses miracles, puis il remit en paix son âme au Seigneur, à l’âge de soixante-dix ans (845) .

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire de la fête, ton 8
Béni es-Tu Christ notre Dieu, qui a rendu très-sages les pêcheurs, leur envoyant le Saint-Esprit, et qui par eux, a pris au filet l’univers, Ami des hommes, gloire à Toi !

Tropaire de saint Hilarion, ton 8
En toi, vénérable Père, la divine Image se reflète exactement: * afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ; * et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, * pour s’occuper plutôt de l’âme qui vit jusqu’en la mort et par-delà; * c’est ainsi que ton esprit se réjouit, * saint Hilarion, avec les Anges dans le ciel.

Kondakion du saint, ton 1
Dans la fournaise tu ne fus nullement consumé, * Hilarion, magnanime lutteur, * car tu reçus de Dieu la rosée qui te rafraîchit; * c’est pourquoi tu menas dans l’allégresse * en compagnie des saints Moines tes combats surhumains: * avec eux souviens-toi de nous tous.

Kondakion de la fête, ton 8
Lorsque Tu descendis en confondant les langues, ô Très-Haut, Tu divisas les peuples, lorsque Tu distribuas les langues de feu, Tu appelas tous les hommes à l’unité, et tous d’une seule voix, nous glorifions le Très-Saint Esprit !

Évangile DU JOUR
(Matth. IV, 23 – V, 13)

Une grande foule le suivit, de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, et d’au delà du Jourdain. Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit: Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux! Heureux les affligés, car ils seront consolés! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde! Heureux ceux qui ont le coeur pur, car ils verront Dieu! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes.

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Jovan Nikoloski