01/05/2017
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Recension: Saint Nicolas Vélimirovitch, « Le Prologue d’Ohrid », tome 2 (Mai à Août)

Saint Nicolas Vélimirovitch, Le Prologue d’Ohrid, tome 2 (Mai à Août), collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », L’Age d’Homme, Lausanne, 2017, 512 p.
Le Prologue d’Ohrid est l’une des œuvres majeures et les plus connues de l’évêque serbe Nicolas Vélimirovitch (1880-1956), canonisé en 2003 sous le nom de Saint Nicolas de Jitcha et d’Ohrid et surnommé « le Chrysostome serbe » en raison de l’excellence de son talent littéraire.
C’est une œuvre à la fois classique et originale. Divisée en autant de chapitres que de jours de l’année, elle comporte pour chacun: 1) une courte Vie des principaux saints du jour  (c’est donc un Synaxaire abrégé); 2) un poème spirituel consacré à l’un de ces saints; 3) une brève réflexion ; 4) un thème de contemplation; 5) une courte homélie.
Cet ensemble riche et varié en fait un manuel de vie spirituelle au quotidien, que la brièveté des chapitres rend utilisable même par des personnes disposant de peu de temps, et qui peut aussi rendre de grands services dans le cadre de la catéchèse et de la formation spirituelle.
La qualité stylistique des poèmes, des méditations et des homélies place également cet ouvrage dans la catégorie des grands livres de littérature religieuse qui nourrissent l’intelligence et réjouissent le cœur.
Saint Justin (Popovitch) écrivait à son sujet: « C’est le manuel le plus nécessaire – un saint manuel, un saint Euchologe… Dans chaque malheur, ouvre ce saint manuel, et tu trouveras ce qui t’est nécessaire. Il n’y a pas de tourment qui te visite et pour lequel ce saint Euchologe ne te donne la force de le maîtriser par le Christ Dieu. Il n’y a pas de passion qui puisse dominer ton âme et pour laquelle tu n’y trouves de remède qui ait fait ses preuves et qui soit sûr. Il n’y a pas de péché qui puisse te trouver et faire pénétrer la mort dans ton âme, et pour lequel tu ne trouves pas dans le saint Prologue d’Ohrid comment t’en sauver. »
Faisant suite au 1er tome, publié en 2009 et comportant les mois de janvier à avril, ce 2e tome contient les mois de mai, juin, juillet et août.
L’ouvrage ne sera disponible en librairie que dans les prochaines semaines, mais peut être obtenu dès maintenant en étant commandé en ligne sur le site de L’Age d’Homme. Les frais de port sont offerts pour une commande supérieure à 50 euros.

Jean-Claude Larchet

Pour la première fois, une partie des reliques de saint Nicolas sera amenée depuis l’Italie en Russie

Une partie des reliques de saint Nicolas le Thaumaturge, qui sont conservées dans la basilique de Bari, seront amenées en Russie, où elles séjourneront du 21 mai au 28 juillet 2017. Cette information a été communiquée aux journalistes par le président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « C’est un événement unique depuis 930 ans que séjournent les reliques à Bari. Au cours de cette période, elles n’ont jamais quitté la ville » a déclaré le métropolite. Répondant aux questions, le métropolite a précisé que les reliques du saint seront présentées à la vénération des fidèles d’abord en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou et, ensuite, dans l’une des principales cathédrales de Saint-Pétersbourg. Cette venue des reliques a été négociée entre le pape François et le patriarche Cyrille, suite à la rencontre de la Havane le 12 février de l’an passé. « Chaque année, des centaines de fidèles du Patriarcat de Moscou séjournent à Bari, afin de vénérer les précieuses reliques du grand saint de Dieu. Toutefois, pour la majorité des orthodoxes de Russie, de tels pèlerinages lointains sont difficiles à réaliser. Le pape de Rome François et le patriarche de Moscou et de toute la Russie espèrent que la prière auprès des reliques miraculeuses du saint serviront au renforcement de la foi dans le cœur du peuple » a déclaré le métropolite.

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Vidéo de la 6e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky – 26 avril

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné le mercredi 26 avril sa 6e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la vidéo :

La vidéo dans son intégralité :

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Patriarche Bartholomée : « La religion, élément clé du processus de paix »

Le patriarche œcuménique Bartholomée I,  a prononcé son discours »La religion, élément clé du processus de paix » à l’occasion de la Conférence mondiale sur la paix d’al-Azhar qui s’est déroulée les 27 et 28 avril 2017 au Caire.

 « Religions et paix »

Conférence mondiale de la paix du Conseil des Aînés d’Al-Azhar et des Musulmans

Le Caire, le 27 avril 2017

Vos Béatitudes, Éminences, Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

C’est un honneur d’être invité à prendre la parole à cette Conférence sur la paix mondiale organisée par Al-Azhar et le Conseil musulman des Aînés. Nous félicitons sincèrement Son Eminence, M. Ahmad Al-Tayyeb, Grand Imam d’Al-Azhar, d’avoir eu le courage et la vision d’organiser cette initiative cruciale pour la promotion de la paix par les religions.

Au cours des deux dernières décennies, l’humanité a connu des attaques terroristes continues, qui sont à l’origine de la mort et des blessures de milliers de personnes, et qui deviennent la plus grande menace et source de peur pour les sociétés contemporaines. Depuis lors, les religions ont souvent été soupçonnées ou ouvertement accusées d’avoir inspiré le terrorisme et la violence. Notre vie quotidienne s’est remplie d’horribles nouvelles sur les attaques terroristes au nom de la religion.

Dans le même temps, nous constatons la volonté de notre monde de promouvoir le dialogue au lieu des conflits et la capacité à le faire. Cela est vrai non seulement pour les dirigeants politiques et les organisations laïques, mais aussi pour les dirigeants religieux et les institutions qui se sont montrés prêts à s’engager dans un dialogue de paix au niveau local et international, afin d’assurer une coexistence pacifique et une collaboration entre les gens.

Comment, après tant de conférences, de déclarations et d’initiatives pour la paix, pouvons-nous être témoins d’une augmentation de la violence, au lieu de remarquer un progrès dans la paix ? Comment la communauté mondiale peut-elle justifier les derniers actes terroristes de Paris, Bruxelles, Istanbul, Saint-Pétersbourg ou Stockholm ? Comment expliquer les guerres en cours, les conflits armés et les effusions de sang au Moyen-Orient ? Comment pouvons-nous accepter les attaques dans les églises coptes de Tanta et d’Alexandrie il y a environ deux semaines ? Permettez-nous d’exprimer encore une fois à la communauté copte et à tout le peuple égyptien nos sincères condoléances et les prières du Patriarcat œcuménique.

Afin de comprendre ce qui se passe dans notre monde d’aujourd’hui, réfléchissons sur le rôle de la religion dans l’humanité. Paradoxalement, au lieu de l’attente moderniste d’un ‘âge laïque post religieux’, notre époque devient en fait une ‘période post-laïque’ ou même une période d’ ‘explosion religieuse’. La religion apparaît comme une dimension centrale de la vie humaine, tant au niveau personnel que social. Elle revendique un rôle public et participe à tous les discours contemporains centraux.

Les fonctions cruciales de la religion sont évidentes dans les quatre domaines suivants de l’existence humaine et de la coexistence :

  1. La religion est liée aux préoccupations profondes de l’être humain. Elle fournit des réponses à des questions existentielles cruciales, donnant l’orientation et le sens de la vie. La religion ouvre aux êtres humains la dimension de l’éternité et la profondeur de la vérité.
  2. La religion est liée à l’identité des peuples et des civilisations. C’est pourquoi la connaissance de la croyance et de la religion de l’autre est une condition préalable indispensable à la compréhension de l’altérité et à l’établissement du dialogue.
  3. La religion a créé et conservé les plus grandes réalisations culturelles de l’humanité, les valeurs morales essentielles, la solidarité et la compassion, ainsi que le respect de toute la création.
  4. La religion est un facteur vital dans le processus de paix. Comme saint Paul l’a écrit autrefois : « Dieu n’est pas un dieu de désordre mais de la paix » (1 Co 14,33). La religion peut, bien sûr, diviser en provoquant l’intolérance et la violence. Mais c’est plutôt là son échec, et non son essence qui consiste en la protection de la dignité humaine.

Malheureusement, notre monde contemporain est marqué soit par le relativisme – profondément lié à la laïcité – soit par le fondamentalisme, que beaucoup considèrent comme une réaction au premier. En effet, le fondamentalisme se considère souvent comme menacé ou même persécuté par le relativisme. Alors que ce dernier nie l’existence de la vérité, l’intégrisme considère que sa propre vérité est unique et doit donc être imposée aux autres, ce qui rend impossible à la religion de servir de pont entre les êtres humains. Dans l’histoire récente, le phénomène du nationalisme et du post-colonialisme a transformé l’extrémisme et l’intégrisme religieux en une simple idéologie, utilisée à des fins politiques.

Malheureusement, l’éclatement continu du fondamentalisme religieux et des actes de violence terribles au nom de la religion, donnent aux critiques modernes de la foi religieuse des arguments contre la foi et appuient l’identification de la religion avec ses aspects négatifs. La vérité est que la violence est la négation des croyances religieuses fondamentales et de la doctrine. La vraie foi ne libère pas les humains d’être responsables du monde, de respecter la dignité humaine et de lutter pour la justice et la paix. Au contraire, elle renforce l’engagement de l’action humaine, elle élargit notre témoignage pour la liberté et les valeurs fondamentales humaines.

La région méditerranéenne a connu dans le passé, pendant plusieurs siècles, une cohabitation pacifique de juifs, de chrétiens et de musulmans. Cette expérience démontre que les personnes de différentes religions peuvent vivre ensemble, en trouvant le message le plus fondamental pour l’humanité qui unit, au lieu d’être une source de division. Cela montre que les religions peuvent servir de ponts entre les gens, d’instruments de paix et de compréhension mutuelle, de tolérance entre les êtres humains et de dialogue interreligieux.

Pour cette raison, le dialogue interreligieux reconnaît les différences des traditions religieuses et favorise la coexistence pacifique et la coopération entre les personnes et les cultures. Le dialogue interreligieux ne veut pas nier sa propre foi, mais plutôt changer son esprit ou son attitude envers l’autre. Il peut aussi guérir et balayer les préjugés et contribuer à une compréhension mutuelle et à la résolution pacifique des conflits. Les partis pris et les préjugés proviennent d’une fausse représentation de la religion. Par notre présence aujourd’hui, lors de cette importante conférence, nous voulons nous opposer à au moins un préjugé : l’islam n’est pas égal au terrorisme, car le terrorisme est étranger à toute religion. C’est pourquoi le dialogue interreligieux peut chasser la peur et le soupçon. Il est central pour la paix, mais seulement dans un esprit de confiance et de respect mutuels.

En juin dernier, nous avons eu le privilège de présider le Saint et Grand Conseil de l’Église orthodoxe à travers le monde, réunis en Grèce, sur l’île de Crète. Parmi plusieurs questions, le Conseil a rejeté et condamné l’intégrisme. Son encyclique souligne que, malheureusement, nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une augmentation de la violence au nom de Dieu. Les explosions du fondamentalisme au sein des communautés religieuses menacent de faire penser que le fondamentalisme appartient à l’essence du phénomène de la religion.

La vérité, cependant, est que le fondamentalisme, comme « zèle que n’éclaire pas la pleine connaissance » (Rom 10.2), constitue l’expression d’une religiosité morbide ». En outre, le Conseil a souligné qu’ « un dialogue interreligieux honnête contribue au développement de la confiance mutuelle et à la promotion de la paix et de la réconciliation. (…) La vraie paix n’est pas atteinte par la force des armes, mais seulement par l’amour qui « ne recherche pas son intérêt » (1 Cor 13,5). L’huile de foi doit être utilisée pour calmer et soigner les blessures des autres, et non pour rallumer de nouveaux feux de haine » (Encyclique, 17).

La crédibilité des religions dépend aujourd’hui de leur attitude à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité de l’homme, ainsi que de leur contribution à la paix. C’est la présupposition non seulement de la coexistence pacifique, mais aussi de la survie pure de l’humanité. Nous ne pouvons affronter ces défis que tous ensemble. Personne – pas une nation, pas un État, pas une religion, ni la science ni la technologie – ne peut affronter les problèmes actuels. Nous avons besoin les uns des autres ; nous avons besoin d’une mobilisation commune, d’efforts communs, d’objectifs communs, d’un esprit commun.

Par conséquent, nous considérons la crise aux multiples facettes actuelle comme une opportunité pour pratiquer la solidarité, pour le dialogue et la coopération, pour l’ouverture et la confiance. Notre avenir est commun, et la voie vers cet avenir est un voyage commun. Comme il est écrit dans les psaumes : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! » (Psaume 132,1).

Votre Éminence le Grand Imam,

Chers participants

Nous croyons profondément que la contribution des religions demeure cruciale dans notre recherche commune de la paix sur terre. Elle est précieuse car, pour les religions, la vraie paix dans le monde n’est pas simplement l’absence de guerre, mais essentiellement la présence de la liberté, de la justice et de la solidarité. Ce qui est nécessaire pour la religion, c’est de guider les gens à la profondeur de cette vérité, à un changement d’esprit et de vie et à la compréhension mutuelle. C’est en effet le cœur de nos traditions religieuses. Pour cette raison, l’humanité a le droit d’attendre de nous plus que ce que nous donnons effectivement. C’est le plus grand défi pour les religions : développer leurs propres potentiels d’amour, de solidarité et de compassion. C’est ce que l’humanité attend profondément de la religion aujourd’hui.

Je vous remercie de votre aimable attention ! »

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Le patriarche œcuménique Bartholomée a visité l’église orthodoxe Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire

Dans son allocution d’accueil, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore a qualifié la visite du patriarche œcuménique Bartholomée de « plus grand événement après la consécration de l’église Saint-Georges [suite à sa rénovation], il y a deux ans. Le patriarche Bartholomée a été reçu avec les honneurs par les autorités ecclésiastiques en ce lieu sacré qui est considéré comme la « Rotonde » du Moyen Orient, dans lequel, selon la tradition ecclésiastique, s’est réfugiée la Sainte Famille pour fuir la colère d’Hérode, et a été martyrisé saint Georges. Le patriarche Bartholomée a exprimé sa joie pour la réception donnée en son honneur, mais a souligné sa plus grande émotion pour avoir vénéré l’icône de saint Georges, à laquelle il a offert une grande veilleuse. Dans son allocution, le patriarche œcuménique a mentionné que, depuis son enfance à Imbros, il servait et chantait dans une église dédiée à saint Georges. Il a en outre rappelé que l’église patriarcale du Phanar était également dédiée au saint. Enfin le patriarche a souligné qu’il considère toujours le saint comme « le protecteur céleste de sa vie et de son ministère ». Au son des cloches de l’église et des tambours des scouts grecs et arabophones, le patriarche a été accueilli par le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore, ainsi que par les représentants du Conseil Œcuménique des Églises qui se trouvent au Caire à l’occasion du congrès pour la paix organisé par l’Université al-Azhar. Le patriarche œcuménique s’est exprimé à ce forum le 27 avril, tandis que le pape François y a prononcé un discours le 28 avril. Évoquant la visite du chef de l’Église catholique-romaine au Caire et la joie que celui-ci avait exprimée pour avoir visité l’Égypte, le patriarche œcuménique a exprimé à son tour sa joie pour cette visite au pays des Pharaons, au pays où s’est réfugié la Sainte Famille, le pays où naquit le saint apôtre Marc, fondateur du Patriarcat d’Alexandrie, et a souhaité que règne toujours la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans. On peut visionner ici https://youtu.be/LTq-qke1GoM un film vidéo de l’accueil du patriarche œcuménique en l’église Saint-Georges du Caire.

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L’Église orthodoxe russe appelle à honorer activement la mémoire de ceux qui ont souffert pour la foi pendant la période soviétique

Il faut ériger des monuments aux néomartyrs réprimés pour la foi pendant la période soviétique, et donner leurs noms aux rues, a déclaré le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. « Voici à qui il faudrait ériger des monuments, voici les noms d’après lesquels il faudrait nommer les rues et les places, au lieu de soutenir artificiellement la vénération des bourreaux, des terroristes et des assassins, dont le souvenir est immortalisé dans les appellations des places et des rues de nombreuses villes de notre grande Patrie » a déclaré le métropolite Hilarion mercredi à Saint-Pétersbourg, au Vème plénum du Comité consultatif interconfessionnel chrétien dédié à la signification des événements de 1917. Il a rappelé que dans les années 1930, le nombre des victimes des persécutions parmi le clergé atteignait les dizaines de milliers, et parmi les fidèles des millions. « Selon les données de la Commission gouvernementale pour la réhabilitation des victimes des répressions politiques, 136.900 clercs orthodoxes ont été arrêtés en 1937, dont 85.300 ont été fusillés. En 1938, 28.300 ont été arrêtés, dont 21.500 ont été fusillés. Le nombre total des fidèles qui ont péri pendant les années des persécutions sont connus de Dieu seulement » a souligné le hiérarque, qui a mentionné qu’en 1939, il n’y avait plus que cent églises orthodoxes ouvertes sur plus de 60.000 en activité en 1917. Il ne restait alors en liberté que quatre évêques diocésains, pour lesquels « le NKVD avait fabriqué des « preuves » destinées à les faire arrêter, ce qui pouvait se produire à n’importe quel moment ». Le métropolite a rappelé que, actuellement, plus de 1760 néomartyrs et confesseurs de l’Église russe ont été canonisés, et il a qualifié « d’aveuglement spirituel » la cause des événements révolutionnaires en Russie. « Durant la période prérévolutionnaire, année après année, sous l’influence de différents facteurs, la justice Divine en tant que fondement de la vie nationale a été remplacée par la justice humaine. Le principe évangélique d’amour envers Dieu et le prochain a été remplacé par des fantasmes hédonistes et égoïstes. La figure du Christ comme idéal à imiter, a été remplacée par les figures des rebelles et des ennemis de Dieu. Les idées à la mode du courant libéral sont devenues plus populaires que l’Évangile. La débauche et l’ivrognerie sont devenues la norme de la vie », a-t-il fait remarqué. À la rencontre ont participé les représentants des communautés orthodoxes, catholiques-romaines et protestantes d’Azerbaïdjan, Arménie, Biélorussie, Géorgie, Kazakhstan, Kirghizie, Lettonie, Lituanie, Moldavie, Russie, Tadjikistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Ukraine et Estonie.

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Deux concerts du choeur du clergé de la métropole de Saint-Pétersbourg – 2 et 3 mai à Paris

Les 2 et 3 mai prochains, le chœur du clergé de la métropole de Saint-Pétersbourg « Doukhovenstvo » donnera deux concerts au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe (quai Branly). Au programme des concerts, de célèbres compositions de la période pascale.
Le 2 mai à 19h00, le concert aura lieu dans l’amphithéatre du Centre et le 3 mai à 19h00, en la cathédrale de la Sainte-Trinité.
Entrée libre.

Des sapeurs russes ont déminé une église orthodoxe à Alep

Des militaires russes ont déminé l’église orthodoxe de la Dormition de la Mère de Dieu à Alep. Lorsque les sapeurs ont examiné la cour, ils ont découvert les tombes de deux diplomates de l’Empire russe, inhumés à la fin du XIXème siècle – début du XXème siècle. Il s’agit du consul Mikhaïl Yakimansky et du conseiller d’État Ivan Grigorovitch. Comme le raconte Antoine Nakule, sacristain de cette église construite au XVème siècle, les terroristes ont visé directement l’édifice, dont la coupole et les murs ont été endommagés. Les rebelles ont également pillé l’église, brûlé des icônes uniques et l’Evangéliaire, mais une grande partie des objets sacrés et icônes ont pu être sauvés, dont celles de la Mère de Dieu et du Christ. « Ces icônes ont été peintes au début du XVIIIème s. Elles avaient été apportées de Russie. Nous les avions cachées avant que les terroristes ne fassent irruption dans l’église. La majorité des autres icônes ont été détruites par les rebelles » raconte le recteur de la paroisse, le prêtre Hassan Ward. Pour la première fois après de longs mois, les cloches de l’église ont retenti. Dans les prochains jours commencera la restauration de l’édifice.

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L’exposition « églises et chapelles orthodoxes d’Estonie » a été inaugurée le 26 avril au musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade

L’exposition « églises et chapelles orthodoxes d’Estonie » a été inaugurée le 26 avril au musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade. Après l’allocution d’accueil prononcée par le diacre Vladimir Radovanović, directeur du Musée de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche de Serbie Irénée et M. Daniel Erik Schaer, ambassadeur de la République d’Estonie en Serbie, ont inauguré l’exposition en présence de nombreux invités et journalistes. À l’inauguration assistaient l’évêque de Toplica Arsène, Mileta Radojević, directeur du bureau pour la collaboration avec les Églises et communautés religieuses, Petar Rakocević, consul honoraire de la République d’Estonie en Serbie, Zoran Nedeljković, directeur de la Bibliothèque patriarcale, Radovan Pilipović, directeur des Archives de l’Église orthodoxe serbe, Zoran Mihajlović, directeur de l’Académie de l’Église orthodoxe serbe pour la restauration et la conservation des monuments, les représentants du corps diplomatiques, du ministère des Affaires étrangères, de la municipalité de Belgrade, ainsi que de nombreuses personnalités de la capitale. Remerciant tous ceux qui, par leur travail, ont contribué à ce que soit présentée, de façon agréable, l’orthodoxie d’Estonie, le patriarche Irénée a exprimé sa grande satisfaction que l’exposition ait eu lieu au Musée du patriarcat, et que l’on puisse ainsi faire connaissance de l’histoire, de la culture et des lieux saints d’Estonie. Sa Sainteté a souhaité que ces églises qui, par la force des événements historiques, ont été dévastées, soient remises en état au moins pour permettre que la sainte Liturgie y soit célébrée. L’ambassadeur d’Estonie, M. Schaer, a remercié le patriarche Irénée et l’Église orthodoxe serbe pour leur hospitalité, soulignant que, dans le cadre des relations bilatérales, les liens culturels et spirituels sont particulièrement importants et que cette exposition donne à chaque visiteur la possibilité de voir de nombreux édifices religieux, particulièrement les églises en bois, pour lesquelles ce pays d’Europe du Nord est connu dans le monde. Remerciant tous ceux qui ont soutenu la réalisation de l’exposition, l’ambassadeur a offert au patriarche de Serbie une monographie qui sur environ mille pages, offre un témoignage sur toutes les églises orthodoxes et monastères d’Estonie. Il a exprimé sa reconnaissance aux auteurs de l’exposition, qui est ouverte jusqu’au 19 mai 2017. Une vidéo de l’inauguration de l’exposition est disponible ci-dessous.

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Un nouveau film du métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Le monastère »

Aujourd’hui, sur toute la vaste étendue du territoire de l’Église orthodoxe russe, depuis la Carélie jusqu’à l’Extrême-Orient, se poursuit l’ouverture de nouveaux monastères. Le film du métropolite Hilarion, que l’on peut visionner ici (en russe) décrit le monastère contemporain et sa mission spirituelle. Qu’est-ce qui fait vivre les moines et quel est le but de leur vie ? Pourquoi les monastères russes, au cours des siècles, ont été considérés comme les appuis de l’Église et de l’État ? Le film raconte l’histoire des monastères et leur influence sur l’éducation morale du peuple, ainsi que la renaissance du monachisme dans la Russie contemporaine.

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Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie seraient toujours en vie

« Les deux évêques d’Alep enlevés en 2013 en Syrie sont toujours en vie », a affirmé samedi dernier l’évêque syriaque orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, lors de la cérémonie de commémoration du 47e anniversaire des apparitions de la Vierge Marie au-dessus du dôme de la cathédrale des Saints-Pierre-et-Paul à Mousseitbé.
Le souvenir de ces apparitions, que cette Église commémore invariablement le premier dimanche après Pâques, a coïncidé cette année avec le 4e anniversaire de l’enlèvement en Syrie (22 avril 2013), des deux évêques syriaque et grec-orthodoxe d’Alep, Youhanna Ibrahim et Boulos Yazigi, dont on est sans nouvelles. Les portraits des deux évêques ont été affichés à l’intérieur de la cathédrale et portés lors de la procession aux flambeaux qui a marqué l’anniversaire des apparitions.
Au cours de la cérémonie marquant ce double anniversaire, l’évêque syriaque-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Daniel Kourié, président de la commission de suivi de cette affaire, a assuré qu’autant qu’il le sache « les deux évêques sont toujours vivants ». « Ceux qui croient le contraire doivent nous donner les preuves de ce qu’ils avancent », a-t-il ajouté, précisant que la commission a frappé à toutes les portes possibles, au Liban et en Syrie, avec plus ou moins de succès, pour retrouver leurs traces. Mgr Kourié a invité l’État libanais à faire de cette affaire une cause nationale touchant à la coexistence et au dialogue entre les religions. Il a dénoncé « le nettoyage religieux et ethnique en cours en Syrie, en Irak et en Égypte » et les États qui l’appuient sous la forme d’apports en hommes, en armes et en argent.

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« La mission silencieuse » – exposition temporaire d’icônes anciennes russes au Centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris

Le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe accueille du 29 avril au mois de juillet 2017 une exposition intitulée « La mission silencieuse. Les icônes de Novgorod des XIIIème –XVIème siècles ». Cette exposition donnera aux visiteurs l’heureuse possibilité de découvrir des chefs-d’œuvre de l’art religieux russe provenant du musée-réserve de Novgorod. Ce musée, l’un des plus anciens en Russie, est considéré comme l’un des plus grands musées du monde. Le musée de Novgorod détient presque 300 icônes anciennes russes. Il s’agit d’une des plus riches collections iconographiques uniquement comparable à celles de la Galerie Tretiakov et du Musée russe de Saint-Pétersbourg. Malheureusement, pour des raisons de protection et de conservation, il s’avère impossible de faire venir les originaux jusqu’à Paris. Ces icônes représentent une valeur artistique et historique trop importante pour les mettre en péril en les transportant à l’étranger. Mais la technologie moderne, heureusement, nous vient en aide. Le Musée a fait produire des copies de haute-définition qui respectent les dimensions des originaux. Ces copies sont effectuées grâce à l’impression numérique UV sur la planche de bois préparée pour la peinture (communément appelé lefkas). Il est pratiquement impossible de faire la différence entre les originaux et les copies. L’impression reproduit même les petites imperfections des originaux. Quant aux couleurs, il a fallu plusieurs mois et plusieurs essais pour atteindre la conformité exacte des teintes originales. Les experts du Musée de Novgorod ont choisi douze chefs-d’œuvre qui relatent devant les visiteurs l’histoire des différentes étapes de l’art novgorodien et démontrent la particularité stylistique de l’icône de Novgorod. Parmi les icônes exposées vous trouverez une représentation de Saint Nicolas (1294) appartenant au pinceau de l’artiste Aleksa Petrov, l’icône de « La Protection de la Vierge Marie » (milieu XIVème siècle), la représentation de « La bataille des Novgorodiens contre les Souzdaliens » (ou le Miracle de la Mère de Dieu de l’Incarnation, daté de 1467), divisée en trois registres horizontaux. Cette exposition voyage à travers l’Europe et a déjà connu un grand succès en France, en Russie, en Estonie et en Slovaquie.

« Ce n’est qu’en nous souvenant de nos martyrs que nous pouvons construire l’avenir de l’Église » – interview de l’archevêque Marc (Arndt) de l’Église orthodoxe russe hors-frontières au site du monastère Sretensky de Moscou

De passage à Moscou, l’archevêque Marc (Arndt) de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a donné l’interview suivante, que nous reproduisons en intégralité, précédé par l’introduction du monastère Sretensky :

« Cette année, notre Église commémore le dixième anniversaire d’un événement très important : la réunion de ses deux branches : le Patriarcat de Moscou et l’Église russe hors-frontières. L’acte de communion canonique a été signé en mai 2007, le jour de la fête de l’Ascension du Seigneur. Et la fête de l’Ascension de cette année sera particulière au monastère Sretensky : en ce jour sera consacrée la nouvelle église du monastère, dédiée aux nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe. L’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Arndt), qui a fait beaucoup pour que la division de l’Église russe soit surmontée, évoque dans une interview l’expérience résultant de l’unité de l’Église pendant ces dix années, ce que signifie pour nous tous la vénération des néomartyrs, les événements et les processus ayant rendu possible la réunification ».

– Monseigneur, en tant que participant direct au processus de réunification des deux branches de l’Église russe – le Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe russe à l’étranger – comment évaluez-vous ces événements après que dix années se soient passées ?

Signature de l’Acte de communion canonique entre le Patriarcat de Moscou et l’Eglise russe hors-frontières en 2007

– Cela était nécessaire et juste. Nous avons toujours su que cela était nécessaire et maintenant, nous n’avons pas changé d’opinion. L’Église russe hors-frontières ne s’est jamais considérée comme un organisme séparé, indépendant, elle s’est toujours perçue comme une partie de l’Église russe une. C’est ce qui figurait sur la première page de nos statuts. C’est précisément pourquoi nous n’avons canonisé les néomartyrs qu’en 1981. Des appels en se sens avaient été formulés bien avant, mais nos pères avaient des doutes. Même le métropolite Anastase avait refusé la canonisation du saint et juste Jean de Cronstadt. Tous comprenaient qu’il fallait canoniser le père Jean, mais Mgr Anastase disait : « Nous ne voulons pas faire ce qui peut constituer une sorte de rupture entre les deux branches de l’Église russe ». Ce n’est que lorsqu’il nous a semblé que le pouvoir soviétique serait éternel, que rien ne changerait, tandis que l’Église en URSS n’était pas libre d’exprimer sa volonté, c’est alors que nous avons commencé à canoniser, graduellement : d’abord St Jean de Cronstadt, puis St Germain d’Alaska, Ste Xénia de Saint-Pétersbourg… et enfin les néomartyrs.

– Les martyrs impériaux ?

– Tous, toute l’assemblée des néomartyrs, dont les martyrs impériaux, non pas séparément, non pas en premier lieu. Cette retenue montre que nous n’avons jamais voulu nous séparer. On nous a demandé alors : pourquoi donc ne vous choisissez-vous pas un patriarche ? Ou : pourquoi célébrez-vous en slavon, en allemand et en français, et non en russe ? En fait, nous ne voulions rien créer de nouveau. Peut-être était-ce là une sorte de psychologie d’autoprotection, mais il était important de garder la tradition. Nous nous sommes efforcés de ne rien faire qui pouvait nous diviser. Et Dieu soit loué, il n’y eu pas chez nous de phénomènes comme les « rénovés » [schisme moderniste surgi après la révolution, ndt], les prêtres non canoniques mariés deux fois etc. Pour nous, cela était impensable. L’aspiration à l’unité de l’Église russe a toujours été présente chez nous. La réunification aurait pu se produire avant, en fait dès le début des années 1990, on aurait pu la commencer. Mais si nous y avions été prêts dans les années 1991-1992, nous aurions dû mener les négociations avec Denissenko [actuellement « primat » du « Patriarcat de Kiev », ndt], personne d’autre. Il était alors chargé de toutes les questions liées à l’étranger. Le Seigneur ne l’a pas permis. Tous savaient qui il était et que l’on ne pouvait s’asseoir à la table des négociations avec un tel individu. Un certain processus purificateur était nécessaire, qui permettait d’agir d’une nouvelle façon. Lorsque les néomartyrs ont été canonisés lors de l’Assemblée des évêques à Moscou en l’an 2000, cela a ouvert les portes. Naturellement, cela était alors difficile, et il reste maintenant encore certains problèmes. Par exemple, il y a jusqu’à présent deux archevêques de Berlin et d’Allemagne. Mais, globalement, nos deux diocèses qui couvrent le même territoire, croissent ensemble. Lentement, mais sûrement. Il y a une différence dans l’approche de la vie, les gens le ressentent, mais cela ne sort pas du cadre des différences habituelles. Un diocèse se distingue de l’autre, cela a toujours été ainsi. Les différences qui existent entre nous concernent en partie la célébration liturgique, en partie les usages, que nous avons hérités de nos pères. Nous, à l’étranger, sommes plus conservateurs qu’en Russie. Une communauté qui existe dans un environnement étranger, conserve avec plus de zèle ses particularités et ses traditions, tandis que chez eux [en Russie, ndt] les gens se développent et changent de façon naturelle. Nous sommes plus vulnérables, nous nous trouvons à la limite des civilisations, nous aspirons fortement à garder intact ce que nous avons hérité. Bien avant la réunification, nous avons eu des rencontres et des contacts constructifs. Des clercs de Russie ont participé à certaines de nos manifestations, nos clercs se rencontraient et discutaient avec des clercs de Russie, et ils ont commencé à mieux se comprendre mutuellement, à voir que tout n’est pas comme on se le représente au loin. J’ai toujours été étonné par le fait que les Russes à l’étranger ont gardé leur amour envers la Russie : malgré toutes les séparations et les frontières, cela s’est toujours trouvé à la première place pour eux. Aussi, nous séparer de l’Église russe, de la tradition des pères, cela était inimaginable. Ensuite sont apparus des « zélotes », le plus souvent des convertis récents, particulièrement en Amérique : « Non, non, nous seuls avons raison, et là-bas, en Russie, il n’y a aucune vérité ». Ils repoussaient tout ce qu’il y avait au Patriarcat de Moscou. Ils ne remarquaient que ce qu’il y avait de négatif, ils ne parlaient que de l’œcuménisme. Et là, je pense, nombreux sont parmi nous ceux qui se sont repris et ont compris qu’il fallait agir. Dieu nous a épargné d’en venir au rjet complet [du Patriarcat de Moscou, ndt], cette blessure serait restée incurable ensuite. Il est rare, dans l’histoire de l’Église, qu’un schisme soit guéri. Nous étions séparés administrativement, il n’y avait pas de schisme, il n’y en avait pas même les symptômes, mais il y avait un risque que ceux-ci se manifestent, il venait de gens qui n’étaient pas liés à la Russie, qui ne ressentaient pas envers elle l’amour que lui portaient les anciens émigrés.

– Si l’on considère le processus même de la réunification, non du point de vue canonique, historique, mais spirituel – qu’est-ce qui de votre point de vue était plus difficile à surmonter chez des gens qui ont participé à tout cela, qui en portaient la responsabilité ? Et quelle expérience avez-vous acquise ? Avez-vous peut-être fait quelque découverte ?

– Nous ressentons qu’il y a une différence sérieuse entre les clercs et laïcs qui se trouvent des deux côtés de la frontière – c’est normal vu que nous sommes passés par une voie différente et avons acquis une expérience différente également. Une expérience qui, malheureusement, n’est pas toujours transmise. Je rencontre parfois des jeunes gens qui ne savent déjà plus ce qu’est « le délégué » du gouvernement [qui surveillait et dirigeait de facto toute communauté religieuse du temps de l’URSS, ndt]. Et autres choses semblables. Et naturellement, on ne peut attendre que quelqu’un ici, en Russie, profite de notre expérience, ou que quelqu’un, chez nous, partage la vôtre : nous vivons dans des conditions, des circonstances différentes. Au début, lorsque nous vivions dans la vie locale, cela était très difficile. Le Patriarcat de Moscou participait alors activement aux rencontres œcuméniques, et c’était pour nous tout simplement inacceptable. Ensuite, beaucoup de choses sont devenues plus compréhensibles et faciles, mais il y a encore beaucoup de choses que nous ne comprenons pas maintenant. Il n’y a dans ma famille aucun orthodoxe, si ce n’est moi-même. Vous vivez entourés par des orthodoxes, même s’ils sont fictifs ou potentiels, mais ce n’est pas notre cas. Cela crée une toute autre configuration dans laquelle se développe la vie de l’homme. Notre attitude envers l’œcuménisme est fortement négative parce que nous vivons aux côtés des hétérodoxes, des hérétiques. Il y a encore la question de la sainte Communion : en Occident, dans l’émigration russe, la tradition de communier plus souvent est apparue plus tôt qu’ici, en Russie. L’Église de Moscou a conservé pendant des années, et peut-être le fait-elle en partie encore aujourd’hui les traditions du XIXème siècle. Nous qui vivons hors de Russie, avons plus ressenti ce qui s’est produit en Occident, nous avons vu comme le catholicisme et le protestantisme se décomposent. Nous comprenons que nous n’avons pas besoin de cela. Beaucoup de choses chez nous se passent autrement. Cela, pour nous, par exemple, est absolument inhabituel : il y a en Russie une très forte centralisation. Les Russes, en général, y sont plus enclins que les autres peuples. Nous avons tous un esprit de liberté. Chez nous, chaque diocèse a vraiment sa personnalité, son caractère, son autonomie, nous ressentons très fortement que nous n’avons aucun pouvoir central. Il est impensable que dans mon diocèse vienne quelque métropolite sans mon autorisation. Cette liberté donne une impulsion à la créativité, à la pensée créatrice. Nous n’attendons pas que quelqu’un nous dicte depuis Moscou ce que nous devons faire. Nous décidons nous-mêmes.

– Mais malgré tout, l’expérience de la vie ecclésiale dans la Russie contemporaine post-soviétique a-t-elle été utile pour vous – je veux dire l’Église hors-frontières ?

– Absolument. En premier lieu, la raison pour laquelle je suis ici [à Moscou ndt] aujourd’hui – la conférence inter-conciliaire – était la proposition des clercs de l’Église hors-frontières, et cela a été adopté. C’est important ! C’est précisément le signe de notre conciliarité. C’est l’exemple éclatant que l’Église peut se développer dans des conditions d’une liberté relative. Mais je pense que toute liberté est toujours relative. Bien sûr, nous sommes aussi liés par nos habitudes et nos traditions, mais l’Église devient plus forte lorsque les questions brûlantes de la vie ecclésiale sont largement discutées, et ce non seulement dans le cadre de l’Assemblée des évêques ou du Synode, mais aussi dans un cercle plus large. Cela pour nous, au moins dans cette forme, était impensable à l’étranger : nous vivons trop loin les uns des autres. Mais il y a toujours eu chez nous un contact plus étroit entre l’évêque et le peuple. Ici [en Russie, ndt] , je rencontre souvent l’isolement des évêques. Chez nous, normalement, lorsque l’évêque vient à la fête patronale dans une paroisse éloignée, il déjeune avec les paroissiens et non pas séparément, il leur parle de la vie ecclésiale, de ce dont il s’occupe au moment présent, il répond aux questions – c’est un contact réellement vivant. Et cela se produit dans toutes les paroisses qui ont leurs propres églises, et un local auprès de celle-ci où les paroissiens se rencontrent chaque dimanche après la Liturgie et communiquent entre eux. Nous avions une idée absolument trouble du mode de fonctionnement de la vie paroissiale en Russie, et généralement, de son peuple. Nous sommes éduqués par ce peuple russe qui est parti de Russie, les descendants des émigrés qui étaient des gens absolument différents, ils parlaient même différemment. Il est très important d’observer comment ont surgi et surgissent de nouvelles paroisses durant les vingt dernières années, non pas seulement la construction des édifices, mais la construction des paroisses, c’est-à-dire un organisme vivant où est possible un contact direct. Ce n’est pas toujours et partout réussi, mais il y a des exemples intéressants, et c’est un phénomène sain qui influe sur notre vie commune.

– L’Église à l’étranger a canonisé plus tôt que nous les néomartyrs, elle a commencé à peindre leurs icônes. Monseigneur, comment évaluez-vous la vénération des néomartyrs dans la Russie contemporaine ? Cette vénération était-elle attendue par vous ?

– Je l’attendais. J’ai compris dès le début des années 1990 que cette vénération existait déjà dans le peuple. Nous avons longuement hésité à procéder à la canonisation, mais nous recevions constamment des nouvelles dans ce sens, voire même des appels de Russie – et sur cette base, nous les avons canonisés. Aussi, la vénération des néomartyrs en Russie ne m’étonne pas. Elle progresse, peut-être plus lentement que chez nous. En son temps, nous nous sommes appuyés sur les documents que l’on pouvait trouver. Or, la source la plus fondamentale pour la canonisation était les journaux soviétiques où l’on communiquait sur les jugements et les exécutions du clergé. En ce qui concerne deux personnes qui ont servi la Famille impériale, on ignorait s’ils étaient orthodoxes (pour l’une d’entre elles, il est exact qu’elle ne l’était pas, pour ce qui concerne l’autre, les doutent subsistent). Et là, vérifier le cas de chacun scrupuleusement… Cela mène parfois à l’absurdité. Nous considérons qu’il est suffisant que la personne ait été exécutée, qu’elle ait prouvé par son sang qu’elle était chrétienne. L’approche peut être différente, mais je me réjouis du fait que lors des Assemblées épiscopales, on insiste sur la nécessité d’approfondir la vénération des néomartyrs, qu’on écrit beaucoup en Russie à leur sujet, que l’on édite des livres et des périodiques qui leurs sont dédiés. C’est juste, c’est seulement sur ce fondement que nous pouvons construire l’avenir de l’Église – en se souvenant de ses martyrs.

– Nous nous rencontrons avec vous sur un lieu où ont souffert de nombreux chrétiens. Que signifie pour vous la naissance de ce lieu saint, à savoir l’église dédiée aux nouveaux martyrs et confesseurs, dans le centre de Moscou [auprès du monastère Sretensky, ndt]. Cela est-il important pour toute notre Église réunie ?

– Je pense que cela nous unit. Et sur un lieu terrible comme le « polygone » de Boutovo, où ont péri des dizaines de milliers de chrétiens, une église est indispensable. En Russie, le Seigneur a fait que le passage soit plus doux de la dictature à démocratie que chez nous en Allemagne. Cela s’y est produit après la seconde guerre mondiale de façon tragique, brutale et très douloureuse (et Dieu soit loué que cela se soit produit), tandis qu’ici tout se passe très, très lentement. En fait, vous vivez jusqu’à maintenant au milieu de gens qui ont participé à toutes ces exécutions, qui ont persécuté l’Église. Et cela n’est pas dépassé, même pas au niveau symbolique : sur la Place Rouge se trouve encore dans le mausolée le cadavre du bourreau. C’est pourquoi un signe est très nécessaire. Afin de vaincre cette saleté, l’expulser du peuple. Nous soulevons souvent cette question aussi lors des Assemblées épiscopales et nous entendons les arguments suivants en guise de réponse : « Oui, mais il faut être ici très prudent, il faut se rappeler que nombreux sont ceux qui sont encore vivants… » Faut-il le faire ou non ? C’est une grande question. Je suis reconnaissant à Dieu qu’en Allemagne on s’est orienté de façon aussi décisive. Peut-être, il m’est plus facile d’être reconnaissant parce que ma famille n’était pas liée à ce mal. Mais j’ai vu comment peuvent se développer tragiquement les événements, si cette opération chirurgicale n’est pas faite au bon moment, par exemple en Yougoslavie. Je connaissais très bien la Yougoslavie, elle m’était toujours proche, je m’y rendais suivant, c’était l’unique pays socialiste où je pouvais aller. Et tout ce qui s’y est produit : les guerres, l’écroulement du pays est le résultat de ce que, au temps de Tito, on ne pouvait dire la vérité sur la seconde guerre mondiale, on la passait sous silence, et tous les conflits étaient enterrés, mais après malgré tout, tout a resurgi à la surface et a amené à des conséquences tragiques. Il faut tout faire en son temps. Pour nos paroissiens, il est particulièrement important que nous puissions venir ici, vénérer les saintes reliques, les saints lieux. Nous en rêvions depuis tant d’années… On ne pouvait même pas en rêver. J’ai été élevé sur le fondement du patericon de la Laure des Grottes de Kiev, mais je ne pouvais même pas penser que je viendrai un jour à Kiev. Lorsque je me suis trouvé à Novgorod pour la première fois et que j’ai pu entrer à Sainte-Sophie pour vénérer les reliques de saint Nicétas de Novgorod, j’en suis venu aux larmes. C’est sur le Mont Athos que j’ai fait connaissance des moines de Russie : c’est là qu’étaient venus, dans les années 1960, les tout premiers moines, et ces rencontres étaient les premières semences pour un futur rapprochement. C’était important. En effet, beaucoup d’émigrés ne comprenaient simplement pas ce qui se produisait ici. Cela, malheureusement, a particulièrement affecté l’Amérique du Sud qui, après la réunification est allée tout entière dans le schisme. Il y a là-bas peu de paroisses, de nombreux clercs se représentent les choses telles qu’elles étaient il y a quarante ans, ils connaissent mal ce qui s’est produit ici et ce qui se produit maintenant, et ils ont mené les gens au schisme. Lorsque le prêtre s’engage dans le schisme, où va le peuple ? Surtout si à cinquante kilomètres dans les alentours, il n’y a plus une seule église… C’est terrible. C’est le plus difficile pour nous, les gens qui sont partis dans le schisme.

– Mais s’est-il produit que certains d’entre eux qui au début n’ont pas accepté la réunification, ont compris ensuite qu’ils faisaient erreur ?

– Il y en a, Dieu soit loué.

– Qu’est-ce qui influe dans ce cas sur l’attitude des gens ?

– Ils changent d’attitude, probablement, parce qu’ils voient que « le pouvoir soviétique », et le Patriarcat de Moscou ne nous ont pas engloutis. Or, ils disaient : ils vont venir chez nous, tout prendre entre leurs mains, ils changeront tout, ils établiront leurs propres règles. Non, Dieu soit loué, nous vivons tranquillement.

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Visite du patriarche oecuménique Bartholomée à Taizé

Le  le 25 avril  dernier, le patriarche oecuménique Bartholomée s’est rendu pour la première fois à Taizé. Par ce pèlerinage à Taizé, le patriarche Bartholomée a conclu sa visite pastorale en Suisse à l’occasion des 50 ans du centre orthodoxe de Chambésy. À cette visite ont assisté les frères, plusieurs évêques dont Mgr Emmanuel (Adamakis), prêtres orthodoxes, les représentants des Eglises locales, et les jeunes présents cette semaine-là à Taizé. Vous trouverez sur le site Internet de Taizé la parole d’accueil de frère Alois, les deux extraits vidéo de la prière commune, et ci-dessous l’allocution prononcée par le patriarche Bartholomée au cours de la prière commune.

« Éminences,
Excellences,
Cher Frère Alois,
Chers frères de la Communauté,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Le Christ est ressuscité !

Depuis de nombreuses années, nous avons éprouvé le désir de nous rendre à Taizé, ce siège d’un œcuménisme spirituel, ce creuset de la réconciliation, ce lieu de rencontre qui inspire, à la suite de l’extraordinaire vision du Frère Roger, son fondateur, le rapprochement des chrétiens.

Si c’est la première fois qu’un patriarche œcuménique de Constantinople visite votre communauté – nous sommes particulièrement heureux que cette opportunité nous ait été offerte – les liens de Taizé avec le Patriarcat œcuménique remontent loin dans le passé. En effet, dès 1962, Frère Roger avait une première fois visité feu le patriarche œcuménique Athénagoras, à Constantinople. Frère Roger est rapidement devenu un frère de cœur de l’orthodoxie, tant la mission œcuménique qu’il entendait porter embrassait largement toutes les familles du christianisme, chacune selon son identité propre. Nous croyons savoir que vous avez conservé jusqu’à aujourd’hui l’icône que le patriarche œcuménique Athénagoras lui avait confiée. Cette icône de la Mère de Dieu ne représente pas seulement l’esprit de fraternité que nous tentons de faire grandir à l’ombre de la protection de notre Mère commune, la Vierge Marie, mais plus généralement la perspective dans laquelle s’inscrit notre prière en faveur de l’unité des chrétiens. Comme pour marquer le lien indéfectible entre Taizé et l’orthodoxie, le 15 avril 1963, la première pierre d’une chapelle orthodoxe est posée à Taizé, confirmant par ce geste la présence immuable du christianisme d’Orient en ces murs.

Vous-même, cher Frère Alois, avez repris avec fidélité cette belle tradition nous unissant. Nous nous souvenons avec émotion de vous avoir reçu au Phanar au cours de la fête de la Nativité de notre Seigneur, voilà déjà douze années. À cette occasion nous avions pu vous témoigner notre vif attachement pour les réunions de jeunes que vous organisez régulièrement au tournant des années, comme pour attester que le passage du temps rapproche inexorablement les chrétiens divisés en les faisant progresser ensemble sur le chemin de l’unité. Chaque année, vous nous faites l’honneur de transmettre notre message aux participants des Rencontres européennes. Nous sommes tout particulièrement heureux de pouvoir nous adresser à cette jeunesse européenne et chrétienne qui, en l’espace de quelques jours, fait l’expérience, même imparfaite, de la communion à laquelle nous aspirons. Frère Roger n’aimait-il pas à dire : « Le Christ n’est pas venu sur la terre pour créer une nouvelle religion, mais pour offrir à tout être humain une communion en Dieu. » Mentionnons aussi les pèlerinages de confiance sur terre qui forment une importante part de votre chantier œcuménique.

Cher Frère Alois,

Aujourd’hui vous nous recevez dans cette belle église de la réconciliation. Le thème de la réconciliation est central dans le christianisme et il faut distinguer, à notre avis, trois niveaux de lecture. Le premier niveau est le rapport de la réconciliation de l’humain avec le divin. L’œuvre du Christ dans le monde est une œuvre de réconciliation qui va au-delà de la religion en tant que liant verticalement et horizontalement Créateur et créatures. La réconciliation en Christ place ce dernier au centre de ce qui fait l’humanité, en tant qu’image de Dieu et dans un rapport dynamique de ressemblance. Le Christ est réconciliation. Rappelez-vous les mots du saint apôtre Paul : « Car de toute façon, c’était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation. » (2 Co. 5, 19) Il est d’ailleurs intéressant de noter que saint Paul, dans le verset précédent, parle même d’un « ministère de la réconciliation. » (2 Co 5, 18) La réconciliation est l’aune à partir de laquelle nous devons penser notre communion avec Dieu et notre unité en Église.

Le deuxième niveau découle directement du « ministère de communion » que nous venons de mentionner. De fait, il est plus œcuménique. Il répond à l’engagement pour l’unité des chrétiens dans laquelle s’inscrit l’action réconciliatrice que nous devons entreprendre. Si nous ne nous devions employer qu’une seule image, nous utiliserions celle de la guérison. Réconcilier en revient avant tout à guérir les maux de l’histoire, les cicatrices du temps, les incompréhensions mutuelles, les conflits de mémoire, les haines fratricides. En ce sens, la division entre chrétiens à laquelle nous entendons répondre en priant pour l’unité des Églises est une blessure spirituelle, aux responsabilités partagées – acceptées ou non. De fait, à l’ère œcuménique et à l’heure de la recherche de l’unité, il ne peut y avoir de réconciliation sans pardon. D’ailleurs, pour saint Jean Chrysostome, la réconciliation ne souffre pas l’attente. Si nous voulons être de véritables acteurs de réconciliation, nous devons prendre nos responsabilités, et être prêts à faire le premier pas.

Le troisième niveau est, quant à lui, plus global. L’amour du Christ, celui-là même qui nous presse vers cette réconciliation, englobe l’humanité tout entière. La réconciliation devient un agent de paix, un levier permettant de dépasser les antagonismes historiques, un moyen de neutraliser les polarisations du paysage social mondial et de désamorcer les conflits. La réconciliation est donc un enjeu global pour nos Églises et pour le monde en général. Permettez-nous de citer ce très beau texte luthéro-catholique, « Du conflit à la communion », qui en ce temps de commémoration du 500e anniversaire de la Réformation, rend parfaitement compte du cheminement spirituel et œcuménique que recouvre le principe de « réconciliation ». On y lit notamment : « L’engagement œcuménique pour l’unité de l’Église ne profite pas seulement à l’Église, mais aussi au monde, afin que le monde croie. Plus nos sociétés deviendront pluralistes en terme de religions, plus grande sera la tâche missionnaire de l’œcuménisme. Là aussi il convient de repenser les choses et de se repentir. » (par.243)

L’enjeu de la réconciliation nous dépasse, de même que nous dépasse l’événement historique qu’a vécu l’Église orthodoxe au cours du Saint et Grand Concile, réuni en Crète, en juin 2016. En effet, il ne s’agissait pas seulement d’étudier les thèmes à l’ordre du jour, aussi importants fussent-ils, mais il en allait de la réalité et de la place de l’orthodoxie tout entière dans le monde contemporain. À l’heure de la mondialisation, l’Église orthodoxe doit être capable de se doter d’outils lui permettant de répondre aux défis que lui pose la modernité. Le Saint et Grand Concile constitue un événement charnière, car il est à la fois un phénomène ecclésial de communion, qui manifeste l’unité de l’orthodoxie tout entière – cette unité n’est d’ailleurs pas remise en question par les Églises orthodoxes autocéphales qui n’y ont pas participé en raison du principe théologique de catholicité – et l’absolue nécessité d’une expérience conciliaire à l’échelle de la planète. La conciliarité, bien que traditionnelle dans l’orthodoxie au niveau local et régional, reste à (re)découvrir aujourd’hui à l’échelle mondiale. Aussi, nous rendons grâce à Dieu pour la tenue du Saint et Grand Concile et espérons que ce dernier n’est que le point de départ de l’exercice renouvelé de la conciliarité, comme le synonyme de la vie de l’Église. Comme nous pouvons le lire dans le Message du Saint et Grand Concile : « L’Église orthodoxe exprime son unité et sa catholicité dans le Concile. Sa conciliarité façonne son organisation, la manière par laquelle elle prend des décisions et la détermination de son destin. »

Chers amis,

Pour comprendre ce que représente Taizé pour l’Église orthodoxe, laissons un instant la place à Olivier Clément. Dans son bel ouvrage Taizé : un sens à la vie, le théologien orthodoxe ne considère pas Taizé comme une communauté au sens institutionnel, c’est aussi, pour ne pas dire avant tout, un événement. « L’événement Taizé » cristallise selon lui les aspirations d’une jeunesse en mal d’être, en mal de croire, en mal de vivre. « L’événement Taizé » agit comme une puissante parabole de conversion et de réconciliation, en mettant l’accent sur la vie intérieure qui permet d’entrer dans le mystère de l’unité, tout en s’inscrivant pleinement dans la vie du monde. Olivier Clément d’écrire en particulier : « La prière ne libère pas des tâches de ce monde : elle rend encore plus responsable. Rien n’est plus responsable que de prier. »

Ces paroles résonnent avec puissance dans la tradition orthodoxe et nous conduisent à approfondir le sens de la réconciliation au travers du mystère de la résurrection. Le temps liturgique dans lequel nous nous trouvons nous y invite d’autant plus fortement que nous touchons ici à la racine du mystère de la foi chrétienne. Saint Irénée de Lyon d’écrire : « Mais en fait, par la communion que nous avons avec lui, le Seigneur a réconcilié l’homme avec le Père, nous réconciliant avec lui-même par son corps de chair et nous rachetant par son sang… » (Adv. Haer. V, 14, 3)

Dans sa mort et sa résurrection, le Christ nous a réconciliés à Dieu. À l’heure où nous chantons les hymnes de Pâques, Orient et Occident chrétiens ensemble, continuons à prier pour que la lumière de la résurrection nous conduise sur le chemin de l’unité et de la communion.

Merci de nous accueillir aujourd’hui.

Le Christ est ressuscité ! »

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Le discours du patriarche Bartholomée, le 24 avril au Conseil oecuménique des Eglises

Le texte en français du discours du patriarche oecuménique Bartholomée au Conseil oecuménique des Églises, le 24 avril, est en ligne sur cette page. Il y évoque les relations œcuméniques, le Concile de Crète, le rôle du Conseil oecuménique des Églises. Il a aussi évoqué des questions concernant la protection de l’environnement et la protection des droits de l’enfant Dans l’après-midi, le patriarche s’est rendu à Fribourg, où il a été reçu en la cathédrale Saint-Nicolas avant de donner une conférence publique à l’Université catholique de cette ville.

Photographie (le patriarche Bartholomée durant son discours, à ses côtés, Mgr Job de Telmessos): Fanarion. Autre source: Fanarion

 

Assemblée générale 2017 du diocèse d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe

Le diocèse d’Europe occidentale de l’Eglise orthodoxe serbe a tenu la réunion annuelle de son assemblée générale, le Samedi radieux 22 avril à Paris. Convoqués par Mgr Luka, les membres de l’assemblée diocésaine se sont rassemblés le 22 avril à Paris pour la session annuelle. Vu des distances relativement grandes entre les paroisses du diocèse qui s’étend des Pays-Bas au nord, aux îles espagnoles de Ténériffe, au sud, cette réunion annuelle représente une importante occasion d’échange et de partage d’expériences paroissiales, créant des bases pour les projets en commun. La réunion a été précédée par la liturgie pascale du Samedi radieux célébrée en six langues utilisées dans ce diocèse où un tiers de clergé est d’origine française, un tiers d’origines ibériques et un tiers d’origine serbe. Lors de la réunion, l’adoption des rapports annuels a été suivie par des discussions sur le Concile de Crète, sur des différentes prescriptions pour le Carême, sur l’atelier iconographique au monastère d’Uchon en Bourgogne, et les projets du Centre orthodoxe au sein du monastère de Lectoure dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées.

Report de la 6e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) – 26 avril

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera le mercredi 26 avril sa 6e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu demain à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI de sa 2ème conférence LÀ, de sa 3e conférence , de sa 4 conférence et de sa 5e conférence.

Podcast vidéo : « Jean Damascène » de Bertrand Vergely du 3 avril

Bertrand Vergely nous a parlé le 3 avril de saint Jean Damascène dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Communiqué de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« La quatrième réunion de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe, dont la tâche est d’examiner ensemble la personnalité du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, s’est réuni au palais épiscopal de Požega (Croatie). Le thème de la rencontre était « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe de 1941 à 1945 ». Le R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques, a participé à la réunion, qu’il a présidée au nom du Saint-Siège. Les représentants de la Conférence épiscopale croate à la réunion étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antun Škvorčević, les conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb. En tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la réunion : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre Perić, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque Radović, l’évêque de Bačka Irénée Bulović et l’évêque de Slavonie Jean Ćulibruk. Le Dr Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, a été empêché de participer aux travaux. En tant que conseillers spécialistes invités de la partie serbe orthodoxe de la Commission, ont participé : le Dr Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut de l’histoire de la Serbie récente de Belgrade, le Dr Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade et le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique à l’Institut de l’histoire contemporaine de Belgrade. La Vème session de la commission mixte sera tenue à Podgorica (Monténégro) les 7 et 8 juin 2017, sur le thème « L’archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ».

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Visite du patriarche œcuménique à Genève

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé les manifestations organisées par le Centre orthodoxe de Chambésy (Genève) à l’occasion du 25e anniversaire de son élection au siège de Constantinople, du 50e anniversaire de la fondation de ce Centre et du 20e anniversaire de la création de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe. Dans la matinée du samedi 22 avril une séance solennelle a eu lieu en l’église Saint-Paul au cours de laquelle le patriarche et les responsables du Centre et de l’Institut ont prononcé des discours en présence de tous les professeurs et étudiants de l’Institut, des représentants de l’Université de Fribourg et de la Faculté de théologie de l’Université de Genève, des représentants du corps diplomatique et des autorités locales ainsi que de nombreux invités. Dimanche 23 avril, le patriarche a présidé la divine liturgie en concélébration avec les métropolites Athanase de Chalcédoine, Jérémie de Suisse (respectivement président du conseil d’administration et directeur du Centre de Chambésy), Augustin d’Allemagne, Gabriel de Nea Ionia et Philadelphia (Eglise de Grèce, ancien étudiant à l’Institut de Chambésy), Maxime de Silyvria, l’archevêque Job de Telmessos (représentant permanent du patriarcat au Conseil œcuménique des Églises et professeur à l’Institut de Chambésy) et l’évêque Makarios de Lampsaque (évêque vicaire de la métropole de Suisse) avec la participation de nombreux fidèles. Un repas officiel organisé ensuite dans un hôtel genevois a clos ces manifestations.

Sources: Fanarion (dont photographie) (1). Autres photographies : Amen.

Consécration de la nouvelle cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode à Lovetch (Bulgarie)

La nouvelle cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode de Lovetch sera consacrée le 30 avril, dimanche des Femmes myrrhophores. L’église a été réalisée maintenant, alors que sa construction avait été prévue au début du siècle passé. L’événement attendu par des générations d’habitants de Lovetch revêt une importance non seulement pour cette ville, mais aussi pour toute la Bulgarie, puisque, pour la première fois depuis 91 ans, une cathédrale sera consacrée dans le pays. La cérémonie de consécration sera présidée par S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, assisté des membres du Saint-Synode au complet, du métropolite de Nijni-Novgorod Georges, de l’évêque de Giurgiu Ambroise (Église orthodoxe roumaine) et de nombreux autres évêques et prêtres de l’Église orthodoxe de Bulgarie et des autres Églises orthodoxes locales. Parmi les hôtes officiels se trouveront de nombreux donateurs, parmi lesquels Boïko Borisov, ancien premier ministre, et le roi Syméon de Saxe-Cobourg. D’autres représentants locaux seront également présents. Le lieu destiné à la construction de l’église a été acheté en 2001. Le début des travaux, qui ont duré douze ans, a eu lieu en 2005. Ils ont été réalisés sous la direction du métropolite de Lovetch Gabriel. L’esquisse du projet a été réalisée par le hiéromoine Romain, du monastère « Paraclet » en Grèce, dont l’higoumène et staretz est l’archimandrite du Timothée Sakkas. La conception architecturale a été réalisée par l’architecte Tsvetana Kovatchev. La surface de la nouvelle église est de 850 m2 et sa hauteur est de 25 mètres. L’église est munie d’un grand lustre fabriqué en Ukraine et en Russie, de fresques réalisées par le peintre bulgare Vladimir Avraamov, et d’une iconostase en bois sculpté, œuvre des maîtres de Smolyan, ainsi que d’un beau sol en marbre. L’église comprend un local où sera installée la bibliothèque, une salle destinée à l’école du dimanche, qui sera ouverte en automne.

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La main droite de la grande-duchesse martyre Élisabeth, sera amenée de New York à Saint-Pétersbourg

Grande-Duchesse martyre Élisabeth

Un reliquaire contenant la main droite de la sainte grande-duchesse Élisabeth Feodorovna sera amené à Saint-Pétersbourg le 5 mai, où il restera jusqu’au 11 mai. Il partira de la cathédrale du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à New York. La relique sera amenée à Saint-Pétersbourg afin de commémorer le 100ème anniversaire des événements tragiques de la révolution de 1917, qui ont mené au martyre de sainte Élisabeth et de millions d’autres personnes, dont la Famille impériale. La sainte relique restera à la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva, du 5 au 9 mai, puis à la cathédrale dédiée à l’icône de la Mère de Dieu « Feodorovskaïa », en mémoire du 300ème anniversaire de la maison des Romanov, du 9 au 11 mai. La main de sainte Elisabeth sera accueillie solennellement le 5 mai à 12h30 à la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva. Un office d’intercession sera célébré devant la relique, chanté par le chœur diocésain des jeunes, après quoi les fidèles pourront la vénérer. Le reliquaire vient à Saint-Pétersbourg avec la bénédiction du métropolite Hilarion de New York (Église russe hors-frontières) et du métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga. Le chœur des jeunes gens du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières séjournera également à Saint-Pétersbourg du 4 au 15 mai, et participera à l’office célébré devant les reliques les 5 et 7 mai à la Laure et le 9 mai à la cathédrale de l’icône « Feodorovskaïa ».

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Recension: Cyrille d’Alexandrie, « Contre Julien », tome Il, livres III-V

Cyrille d’Alexandrie, Contre Julien, tome Il, livres III-V. Introduction et annotation par Marie-Odile Boulnois, texte grec établi par C. Riedweg (GCS NF 20), traduction par J. Bouffartigue (†), M.-O. Boulnois et P. Castan, « Sources chrétiennes » n° 582, Paris, Cerf, 2016, 663 p.
Ce volume présente la suite (livres III à V) du traité de saint Cyrille d’Alexandrie († 444) « Contre Julien », dont les deux premiers livres avaient été publiés dans la même collection en 1985 par P. Burguière et P. Évieux.
Dans cet ouvrage qui date d’environ 440, le patriarche d’Alexandrie réfute les critiques adressées aux chrétiens par l’empereur Julien dit « l’Apostat » intitulé Contre les Galiléens. Celui-ci avait été publié en 362-363, soit 80 ans plus tôt, mais à l’époque de Cyrille il était toujours perçu comme dangereux, bien que, considéré comme « démoniaque » par les chrétiens, il ait été massivement détruit au point que les citations contenus dans l’ouvrage de Cyrille en constituent aujourd’hui presque l’unique trace. Ce traité de Julien fait partie d’une lignée d’ouvrages anti-chrétiens rédigés par des philosophes païens, à laquelle appartiennent aussi le Discours véritable de Celse (178), qu’a longuement réfuté Origène dans son Contre Celse (248), ou le Contre les chrétiens (après 271) de Porphyre de Tyr, qui fut réfuté par Apollinaire de Laodicée en 370.
Julien adhère à la philosophie néo-platonicienne, mais possède néanmoins une bonne connaissance de la Bible. Il cherche a discréditer le contenu de celle-ci en tant que l’une des bases de la foi chrétienne, en montrant qu’elle est, soit assimilable à la mythologie (dans sa référence à un arbre de la connaissance du bien et du mal, dans son évocation d’un serpent qui parle, dans sa description de l’épisode de la tour de Babel…), soit réductrice (en concevant Dieu comme le dieu des Hébreux et donc comme un dieu national), soit blasphématoire (en faisant apparaître Dieu comme méchant, jaloux ou impuissant).
Pour le réfuter, saint Cyrille d’Alexandrie recourt non seulement à l’exégèse et à la théologie, mais aussi à la philosophie et à la littérature grecques qu’il cite abondamment.
La réfutation de Cyrille garde un caractère actuel, car les objections de Julien ont régulièrement été reprises sous diverses formes jusqu’à nos jours. L’assimilation de certains éléments bibliques à une mythologie a été fortement mise en avant dans les années 60 du siècle dernier dans la théologie protestante (R. Bultmann) et dans une partie de la théologie catholique qui préconisaient une « démythologisation » du christianisme. Le caractère fortement politique et nationaliste de certains épisodes de la Bible (bien qu’il soit plus valorisé par l’exégèse juive que par l’exégèse chrétienne), ou l’image d’un Dieu jaloux, vengeur, ou injuste donnée par d’autres épisodes posent problème à première lecture et appellent, pour être correctement compris, une exégèse adéquate dont cet ouvrage de saint Cyrille d’Alexandrie nous donne un bon exemple.
Un autre aspect intéressant de ce traité est qu’il oppose en de nombreux passages la Trinité chrétienne à la triade néo-platonicienne à laquelle adhère Julien, en montrant les déficiences de cette dernière conception de la divinité, dont le caractère hiérarchique s’inspire de l’hérésie arienne.

Jean-Claude Larchet

« Haïti en chœur », une association destinée à soutenir les œuvres caritatives de l’Église orthodoxe en Haïti

L’histoire de l’association commence avec la collaboration de la Mission orthodoxe d’Haïti et de la paroisse Saint Job de Bruxelles à la rentrée scolaire 2016. Il apparaît alors déjà que certains besoins en matière d’éducation, particulièrement des plus jeunes, sont loin d’être satisfaits sur l’ensemble du territoire couvert par les sept paroisses haïtiennes relevant de la Mission orthodoxe, et c’est dans ce cadre que Martin Dumais, lui-même haïtien et séminariste en France, à Epinay-sous-Sénart, joue le rôle de relais entre les différentes parties engagées. La nouvelle des dégâts occasionnés par le passage sur l’île de l’ouragan Matthiew, en octobre 2016, conforte Martin Dumais dans la conviction que le premier élan de solidarité qui s’était exprimé doit être pérennisé pour ne pas ressembler à un simple feu de paille risquant de décevoir des dizaines d’enfants et leurs familles au moment même où ils avaient pu entrevoir une lueur d’espoir : un parrainage est alors mis en place, qui permet la rescolarisation de nombreux petits haïtiens ainsi que la mise en service d’une cantine à Port-au-Prince. Désireux de permettre à un plus grand nombre d’enfants d’intégrer dans les meilleures conditions possible le programme scolaire de la mission orthodoxe, notre séminariste fait alors appel aux bonnes volontés des fidèles qui fréquentent Epinay-Sous-Sénart et les convainc aisément de l’opportunité de créer une association capable de servir de base arrière solide à un projet désormais clairement voué à s’inscrire dans la durée. Forte de ses 15 premiers membres et de ses nouveaux statuts, l’association « Haïti en chœur », conforme à la loi de 1901, voit officiellement le jour le 15 mars 2017. On peut trouver ici tous les détails concernant cette association et comment soutenir ses projets !
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Podcast vidéo : « Évagre le Pontique » de Bertrand Vergely du 27 mars 2017

Bertrand Vergely nous a parlé le 27 mars d’Évagre le Pontique » dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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La canonisation des saints de Putna (Roumanie) aura lieu au mois de mai

Cette année, au milieu du moi de mai, aura lieu la canonisation des saints de Putna. Il est question du métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), des saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). L’événement aura lieu à Putna. Ces saints seront fêtés la première fois les 15 et 16 mai. La canonisation de ces quatre personnalités représentatives de la vie spirituelle roumaine du XVIIIème siècle a été décidée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine réuni en séance de travail en la résidence patriarcale du 6 au 7 juin 2016. Les propositions de canonisation ont été faites par l’archevêché de Suceava et de Rădăuți et ont reçu l’avis favorable du Synode métropolitain du diocèse de Moldavie et de Bucovine lors de sa séance du vendredi 20 mai 2016. Le métropolite Jacob de Putna est né le 20 janvier 1719 en Bucovine. Il est connu pour l’impression de livres ecclésiaux. Il a en outre imprimé des manuels scolaires en langue roumaine, promouvant ainsi l’enseignement en langue maternelle. Il est décédé le 15 mai 1778. Les saints moines Sila, Païssios et Nathan ont vécu dans l’ascèse au XVIIIème siècle au monastère Sihăstria de Putna, lieu d’hésychia stricte, où se retiraient de préférence les moines de Putna.

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Le patriarche de Moscou Cyrille s’est étonné de l’absence de réaction de la communauté internationale aux actes de violence commis contre l’Église en Ukraine

Lors de sa dernière rencontre avec le président italien Sergio Mattarella (le 12 avril), le patriarche de Moscou a présenté à son interlocuteur des photos d’actes de violence exercés à l’encontre les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine par des formations paramilitaires. « Le silence de la communauté internationale stupéfie », a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe à la réception pascale annuelle organisée par le Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie. « On opprime notre Église, on essaye de la priver de ses droits civiques, on essaye d’adopter des lois qui excluent l’enregistrement normal des paroisses orthodoxes en Ukraine, on s’empare des églises par la force. On peut en parler longtemps, mais lorsque l’on voit comment des groupes paramilitaires en tenue de camouflage expulsent par la force les gens des églises, c’est impressionnant ! » a déclaré le patriarche Cyrille dans son intervention. Le patriarche a ajouté que toutes les Églises orthodoxes locales soutiennent l’Église orthodoxe d’Ukraine dans son opposition au « Patriarcat de Kiev », non reconnu, et qu’il avait montré des photos des affrontements au président italien. « On appelle l’Église d’Ukraine ‘Église agresseur’, on exige qu’elle rompe ses relations avec le Patriarcat de Moscou, on l’accuse d’antipatriotisme. Mais le peuple reste fidèle à l’ordre canonique. Ceux qui sont expulsés des paroisses demeurent dans notre juridiction canonique, il est fréquent qu’une nouvelle église soit construite pour remplacer celle dont se sont emparés [les schismatiques]. Mais il y a encore des cas lorsque la nouvelle église a été elle-aussi saisie », a précisé le patriarche. « Il est étonnant que tout cela soit couvert par le silence dans le monde », a-t-il conclu.

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L’office des vêpres de Pâques à Jérusalem

On peut visionner ci-dessous la vidéo de l’office des vêpres de Pâques au Patriarcat de Jérusalem. Selon la tradition des Églises hellénophones, c’est lors de cet office que l’Évangile est lu en plusieurs langues.

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Liturgie pascale à Belgrade

On peut visionner ci-dessous dans son intégralité, la Liturgie pascale célébrée par le patriarche de Serbie Irénée dans la crypte de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade. Assistaient à l’office, entre autres, le prince Alexandre et la princesse Katarina Karageorgévitch, le ministre des affaires étrangères Ivica Dačić, le nonce apostolique Luciano Suriani, le directeur du bureau pour la collaboration avec les Églises et communautés religieuses, Mileta Radojević.

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Visite du patriarche Bartholomée en Suisse du 22 au 24 avril

Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra en Suisse pour la célébration des 50 ans du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy et le 20ème anniversaire de la création de l’Institut des études supérieures au même centre, du 22 au 24 avril. Pour trouver le programme cliquez sur ce lien (dont photographie). Vous pouvez suivre en direct à partir de 12h, samedi 22 avril,  la conférence du patriarche Bartholomée avec la vidéo ci-dessous. Dans sa communication, le patriarche évoquera les questions concernant le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu l’an passé en Crète, ainsi que les défis environnementaux et la protection des droits des enfants.
Une conférence à l’Université de Fribourg et une visite de pèlerinage à la communauté de Taizé font également partie de la visite.

Présentation du livre de Nathalie Beaux « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres » – 27 avril

Nathalie Beaux présentera son dernier livre « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres » le jeudi 27 avril à partir de 19H00 dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Nathalie Beaux est égyptologue (chercheur associée au Collège de France et à l’Institut français d’archéologie orientale du Caire). Son travail en Égypte et au Sinaï lui a permis de puiser dans ces terres autant que dans l’histoire égyptienne les évocations de l’Égypte antique et du Sinaï qui animent ce volet de la vie de Moïse avant l’Exode. Elle a publié Moïse et le Christ – Rencontre au Sinaï (Cerf). La présentation sera clôturée par une vente-dédicace suivie d’un pot de l’amitié.

Bertrand Vergely : « Dostoïevski » – lundi 24 avril

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 24 avril de Dostoïevski dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

La tournée en France de la chorale « Les coeurs en joie » du 18 au 21 mai

La tournée de la chorale intitulée «Les coeurs en joie» aura lieu prochainement, en France, avec au programme : des chants populaires russes et biélorusses. Cette chorale est constituée de patients du service neuropsychiatrique de l’Hôpital psychiatrique public et est dirigée par les moniales du monastère du monastère de Sainte-Elisabeth à Minsk (Biélorussie).  L’ensemble «Les cœurs en joie» a la chance, sans doute unique dans leur vie, de venir en France. Quatre concerts sont prévus. Ces concerts  auront lieu du 18 au 21 mai à Troyes, non loin de Nancy, non loin de Dijon-Besançon et à Paris… (vous trouverez le programme en pièce jointe). Nous vous invitons donc cordialement, vous, vos proches et vos connaissances, à venir assister à un de ces concerts et à nous soutenir de cette manière.  Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi faire un don ou participer à l’organisation d’un repas du midi ou du soir pendant notre tournée ou encore nous aider à loger des personnes du groupe.

Des expositions sont aussi organisé à Paris :

  • à la paroisse St Léon (1 Place du Cardinal Amette, 75015 Paris) dans la salle St Augustin le 29 avril et dans la salle St Paul le 30 avril
  • à la paroisse Ste Trinité (Place d’Estienne d’Orves, 75009 Paris) du 1 au 7 mai
  • à la paroisse Notre Dame des Champs (91 bd. du Montparnasse, 75006 Paris) du 27 au 30 avril.

Nous vous invitons à regarder une vidéo, sous-titrée en français présentant le projet :

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie), est décédé

L’archimandrite Gabriel (Vučković), higoumène du monastère de Lepavina (Croatie) est décédé le mercredi de la Semaine sainte, le 12 avril Il était particulièrement connu pour son activité missionnaire sur internet, notamment le site du monastère de Lepavina, qui comporte aussi des articles en français. Né en 1944 dans la région de Požarevac, il devint moine au monastère de Rakovica, près de Belgrade, en 1964, puis vécut au Kosovo, notamment au monastère de Dečani, et partit ensuite sur le Mont Athos en 1971, où il fut ordonné prêtre. En 1984, il revint en Serbie. Le 17 août 1984, il fut nommé higoumène du monastère de Lepavina, en Croatie, où il resta jusqu’à son décès. Au cours de la guerre civile (1991-1995), il ne quitta pas son monastère. Il était connu pour son utilisation, dans son travail pastoral, des nouvelles technologies, notamment internet. Fin 2014, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe le nomma membre de son département missionnaire. Avec la bénédiction de son évêque, le métropolite Porphyre, il participa au premier symposium sur les médias numériques et la pastorale orthodoxe à Athènes en mai 2015. Les funérailles du père Gabriel ont eu lieu au monastère de Lepavina le lundi de Pâques. La sainte liturgie, suivie de l’office des funérailles, a été célébrée par le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, assisté de l’évêque de Pakrac et de Slavonie Jean et d’un grand nombre de prêtres. Dans son homélie, le métropolite Porphyre a évoqué la foi, les labeurs ascétiques et l’amour de l’archimandrite Gabriel envers le Christ et l’Église, mais aussi envers tout homme indépendamment de sa religion et sa nationalité. L’archimandrite Gabriel est inhumé au cimetière du monastère.

Sources : 1 et 2

Une pétition est lancée pour que le lundi de Pâques devienne un jour férié en Fédération de Russie

Le Centre « Saint Basile le Grand » a lancé une pétition en ligne pour que le lundi lumineux, c’est-à-dire le lundi de Pâques, devienne férié en Fédération de Russie. Le centre a été fondé à Moscou en 2016 avec pour mission de « promouvoir la protection et la diffusion de la Tradition orthodoxe et de la vision orthodoxe traditionnelle du monde dans le monde moderne ». « Étant donné l’importance de l’orthodoxie dans la vie de la Russie et le caractère constructif des relations Église-État, nous proposons d’introduire un jour de congé officiel lié à la fête chrétienne principale – Pâques. Étant donné le caractère et le moment de la célébration de la Résurrection lumineuse du Christ, le nouveau jour de congé devrait être le lundi lumineux, le premier jour après Pâques » est-il dit dans la pétition. Les auteurs du texte mentionnent que le lundi lumineux était un jour de congé public dans l’Empire russe avant la révolution, les employeurs étant contraints d’accorder à leurs employés le jour de congé, conformément à l’article 198 de la « Charte sur le travail industriel » de l’Empire. La pétition mentionne également les dispositions du 66ème canon du Concile quinisexte : « Depuis le saint jour de la résurrection du Christ notre Dieu jusqu’au nouveau dimanche, les fidèles doivent fréquenter sans négligence toute la semaine les saintes églises, se réjouissant dans le Christ et chantant des psaumes et des cantiques et des chants spirituels, s’appliquant à la lecture des saintes Écritures et faisant leurs délices de la communion aux saints Mystères ; en effet, nous serons ainsi ressuscités et exaltés avec le Christ. Qu’on ne donne point par conséquent, dans les jours en question, ni jeux d’hippodrome, ni autres spectacles publics ». Les auteurs de la pétition ont également souligné que la Russie est l’un des rares pays où le lundi de Pâques n’est pas un jour de congé, bien que la majorité de la population russe (70-80%) s’identifie comme chrétienne orthodoxe. La seule exception en Russie est la République de Crimée qui compte le lundi de Pâques comme férié et ce après sa réunification avec la Fédération de Russie. En outre, le parti libéral-démocratique de Russie a déposé un projet de loi à la Douma, dans le même sens, selon l’agence RIA-Novosti. Les auteurs du projet de loi croient qu’une telle loi honorerait les traditions historiques profondes de l’orthodoxie russe et confirmerait la reconnaissance par le gouvernement et la société du rôle spécifique de l’orthodoxie dans l’histoire de la Russie et dans la formation et le développement de sa spiritualité et sa culture. Le Centre Saint-Basile a également l’intention d’envoyer une lettre au président Vladimir Poutine et au patriarche Cyrille dans ce sens, « étant donné l’importance exceptionnelle de la fête de Pâques ainsi que l’expérience historique de la Russie et la pratique moderne de nombreux pays du monde ».

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Vidéo des matines et de la liturgie pascales en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

On peut visionner ci-dessous les matines et la divine liturgie pascales célébrées par le patriarche de Moscou Cyrille en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou. Au début du film vidéo, le patriarche prononce les paroles suivantes: « Avant le début de l’office pascal nocturne, je m’adresse à vous tous par une salutation, mes chers frères et sœurs, et je souhaite à chacun d’entre vous de ressentir la joie particulière du contact avec le Christ ressuscité en cette nuit ! Les gens qui fréquentent l’église lors de la nuit pascale, font l’expérience d’un état particulier. Et cela ne dépend pas des circonstances dans lesquelles se déroule l’office, du niveau de sa solennité, de son aspect spectaculaire, de la qualité du chœur. Nous savons que même dans les églises les plus modestes, où il n’y a pas une solennité comparable à celle des cathédrales, les gens ressentent en cette nuit une joie particulière dans leur cœur et vivent de celle-ci. Pourquoi cela se produit-il ? Cela se produit parce que le Seigneur ressuscité Lui-même nous accorde cet état. Nous appelons le dimanche « jour du Seigneur », fête du Seigneur. C’est réellement le jour du Christ ressuscité, le jour de Sa gloire, le jour de Sa victoire. Et en ce jour, Il nous transmet une grâce particulière, que nous puisons par des cœurs croyants grâce à la participation à l’office divin. Je voudrais souhaiter à chacun d’entre nous de garder ce sentiment plein de grâce le plus longtemps possible. Et si dans la vie – ce qui se produit immanquablement – nous traversons des circonstances difficiles, le souvenir de la joie pascale, la joie du contact avec le Christ ressuscité peut nous aider à surmonter ces difficultés. Je souhaite une bonne fête à tous les habitants de la Russie, ainsi qu’à nos frères et sœurs en Ukraine, en Biélorussie, en Moldavie, au Kazakhstan, en Ouzbekistan, en Kirghizie, au Tadjikistan, en Turkménie, au Japon, en Chine, ainsi qu’à ceux qui vivent dans l’étranger lointain : en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, en Asie, en Afrique, en Australie, en Antarctique, tous ceux qui en cette nuit pascale, partagent avec nous la joie de la lumineuse Résurrection du Christ. Que Sa grâce, Sa force – celle du Christ qui a vaincu la mort – nous renforce dans notre foi et nous aide dans le cheminement de notre vie. Que le Seigneur vous garde tous ! Bonne fête de la Pâque de Dieu salvatrice qui va commencer !». On peut voir également sur ce film le président Vladimir Poutine, le premier ministre Dimitri Medvedev et son épouse, ainsi que le maire de Moscou S. Sobianine, qui assistaient à l’office.

5e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky

Le mardi 18 avril 2017 le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné sa 5e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Vient de paraître: « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres » par Nathalie Beaux

Les éditions Médiaspaul vient de publier un nouveau livre de Nathalie Beaux « Moïse d’Égypte – L’Enfant des trois Livres ». L’histoire de Moïse est aussi étonnante que fondatrice, puisque juifs, chrétiens et musulmans en font un personnage central de leur Livre, et que chaque tradition a repris, développé et interprété le moindre passage de sa vie. Mais au-delà de ce destin, déjà si extraordinaire, d’un prince égyptien devenu berger d’hommes au désert, se dessine petit-à-petit le visage d’un voyant de Dieu. Pour tous, il fut un modèle de perfection, un point d’ancrage dans la tourmente de la vie humaine. Pourtant bien peu de pages du livre sont consacrées à la vie de Moïse avant l’Exode : quelques lignes sur son enfance et son adolescence, quelques pages sur l’épisode essentiel du Buisson Ardent, sa rencontre avec Dieu, et encore quelques pages sur les plaies d’Égypte qui permirent au peuple hébreu de partir, enfin, sous sa conduite…
Cette fiction romanesque de la vie de Moïse fait revivre sa jeunesse égyptienne et laisse entrevoir comment il s’est forgé, dans le creuset de deux cultures. On marche ensuite sur ses pas au désert jusqu’à ce lieu de lumière, posé dans les larges plis de la roche, où il vit longtemps dans le dépouillement, auprès de sa femme et de ses fils, auprès de Jéthro, guide du silence. Et là Moïse, dans le creux de son être, ouvre un regard éperdu vers Dieu… qui lui parle. Moïse retourne alors dans la vallée du Nil pour rassembler son peuple selon le dessein du Seigneur.
Largement inspiré des trois traditions monothéistes, ce récit fait œuvre d’unité ; une bibliographie et des notes pour chaque chapitre permettent en fin de volume au lecteur qui le désire de remonter à la source et de comparer l’approche des juifs, des chrétiens et des musulmans (tradition soufie).

Nathalie Beaux est égyptologue (chercheur associée au Collège de France et à l’Institut français d’archéologie orientale du Caire). Son travail en Égypte et au Sinaï lui a permis de puiser dans ces terres autant que dans l’histoire égyptienne les évocations de l’Égypte antique et du Sinaï qui animent ce volet de la vie de Moïse avant l’Exode. Elle a publié Moïse et le Christ – Rencontre au Sinaï (Cerf).

Les célébrations de la Semaine sainte et de Pâques à Chambésy (Suisse)

Les célébrations de la Semaine sainte et du dimanche de Pâques ont eu lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, près de Genève, sous la présidence du métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre, avec la participation des prêtres de toutes les paroisses qui y sont abritées et d’un grand nombre de fidèles. Pendant la cérémonie de la Résurrection, les différentes chorales ont chanté le tropaire de Pâques en grec, français, arabe, slavon et roumain.

Source (dont photographie): Fanarion (1)

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Jovan Nikoloski