23/02/2017
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Nous jeûnons pour voir la résurrection

Le jeûne n’est pas un régime alimentaire. Il en a pourtant bien l’apparence puisqu’il s’agit de contrôler le corps. Est-il esclave des passions ? Ou bien est-il un lieu où nous glorifions Dieu, où nous nous élevons vers Lui ? Quel est le but de l’abstinence de graisses et de la prise de nourriture carémique ? Importe-t-il à Dieu que notre repas soit carémique ou non ?
Nous contrôlons le corps en nous abstenant de consommer certains aliments car leur abondance, avec la boisson, porte préjudice à notre pureté. Car s’alimenter avec modération cela nous aide à être continent. Mais ce n’est pas là le plus important.
Le plus important, c’est ce que nous dit l’Evangile : « Si vous pardonnez aux hommes leurs manquements, votre Père céleste vous pardonnera aussi » (Matthieu 5,14). Celui qui te calomnie et te fait du tort a péché et toi tu souhaites qu’il se libère de son péché. Tu ne lui rends pas la haine pour la haine, sinon tu tombes dans le péché. Il te revient de le guérir, tu es son médecin. Jeûner sans pardonner est une perte de temps. Le régime alimentaire est alors sans valeur. Le pardon, autrement dit l’amour, signifie que nous ramenons tout homme dans le sein de Jésus.
La seconde chose dont parle l’Evangile est la joie, il faut que nous jeûnions dans la joie. La joie que l’apôtre Paul nomme « le fruit de l’Esprit » (Galates, 5,22), la joie dans le Christ, la joie des vertus que nous acquérons durant le jeûne, la joie de la prière que nous offrons.
La troisième chose dont parle l’Evangile aujourd’hui, est la plus difficile : « N’amassez point de trésors sur la terre » (Matthieu 5,22). Ceci ne veut pas dire que n’aies pas de compte en banque, non, mais bien que ton cœur ne s’y trouve pas. Où est ton cœur ? Jésus veut ton cœur, donne-le Lui. Ne mets rien d’autre dans ton cœur. En mettant le Christ dans ton cœur, tous tes problèmes trouveront leur solution. Si tu mets le Christ dans ton cœur, tu ramènes ceux avec lesquels tu t’es querellé, tu les ramènes dans ton cœur car tu crois que ton trésor c’est le Christ.
Durant le carême, nous évoquons l’amour de l’argent. Nous disons que tu dois fuir cet amour car il est meurtrier, car si l’argent te domine tu n’as plus de cœur. Si toi tu le domines, alors ton cœur demeurera pur, tendre, aimant, ouvert.
Toute cette pratique, qui dure quarante-neuf jours, est un acte d’abstinence, dont le but unique est que nous contemplions la résurrection. Moïse et Elie jeûnèrent avant de voir Dieu. Tu ne peux voir le Seigneur si tu es souillé par le péché. Pour que tu puisses vivre, tu as besoin d’aimer Celui qui est ressuscité d’entre les morts, qui a été crucifié par amour pour toi, t’a donné toute Sa vie et Son amour et t’a rétabli comme fils de Son Père.
Tu ne peux jouir de tout cela qu’après avoir dompté tes passions et ta colère. Tu ne peux contempler le Seigneur que si tu as contemplé les hommes, que si tu les as aimés, que si tu leur as pardonné. Dès lors, si tu les as ramenés à toi, tu les auras ramenés à Jésus.
Demain, nous entrerons dans ce combat (jihâd) dans cet état d’esprit, dans un esprit chrétien indulgent, humble, pour que nous puissions contempler le Christ le jour de Pâque.
Georges [Khodr], métropolite de Jbeil et Batroun et leurs dépendances (Mont-Liban)
Dimanche du Pardon, 26 février 2017
(traduit de l’arabe par Marcel Pirard pour Orthodoxie.com)
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Bertrand Vergely : « Irénée de Lyon » – lundi 27 février

Bertrand Vergely nous parlera le 27 février de saint Irénée de Lyon dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Rencontre du patriarche Cyrille avec le maire de Paris, Anne Hidalgo

Le 17 février, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a reçu à la cathédrale du Christ-Sauveur le maire de la capitale française, Anne Hidalgo.

Le maire de Paris était accompagné de l’ambassadeur de France en Russie, Jean-Maurice Ripert, de Patrick Klugman, ajoint au maire, chargé des relations internationales, Jean-François Martins, adjoint au maire, chargé du sport et du tourisme, Patrizianna Sparacino-Thiellay, conseillère diplomatique du maire, Pierre Rabadan, conseiller du maire chargé des sports, Guy Drut, membre du CIO, Frédéric Mondoloni, ministre conseiller, François Courant, premier secrétaire et Madeleine Courant, deuxième conseillère.

L’Église orthodoxe russe était également représentée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, V. R. Legoïda, président du département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias, le prêtre Alexandre Volkov, directeur du Service de presse du patriarche de Moscou et de toute la Russie.

Accueillant ses hôtes, le patriarche Cyrille a constaté : « Nous poursuivons notre échange, commencé à Paris. Cette rencontre nous permet de revivre l’évènement remarquable dont nous avons été témoins : la consécration de la cathédrale de la Trinité, dans la capitale française, et l’ouverture du Centre spirituel et culturelle sur le quai Branly. La télévision russe montre assez souvent ce Centre culturel et les manifestations qui y sont organisées. Je suis sincèrement heureux de voir se développer à côté de la cathédrale une vie culturelle, dont l’objectif est que nos peuples fassent mieux connaissance et prennent notamment conscience de la proximité de nos traditions culturelles ».

Le patriarche a souligné qu’il était important d’associer les dimensions culturelle et spirituelle dans la vie de l’homme moderne. « La culture véritable a pour objectif de faire grandir la personne. L’étymologie même du mot « culture » renvoie à l’idée de cultiver, d’améliorer : nous cultivons la terre pour que la récolte soit meilleure, nous cultivons la personne pour qu’elle s’élève. C’est ce à quoi travaille aussi l’Église : cultiver la personne, améliorer l’homme. Ainsi, la culture et la foi religieuse ont un même objectif. »

Durant la suite de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe russe a raconté l’histoire de l’église du Christ Sauveur, exemple d’association des dimensions spirituelle et culturelle.

« Nous avons résolu de nous écarter des plans de la première cathédrale, a relaté le patriarche. On vous aura sûrement raconté que cette église avait été détruite à la dynamite de la façon la plus barbare au début des années 30. Au départ, il était question de bâtir à la place un immense gratte-ciel surmonté d’une statue de Lénine. La statue à elle seule devait faire environ 100 mètres. Des gens raisonnables ont fait valoir qu’à Moscou, où le ciel est souvent bas, les gens ne verraient que les bottes de Lénine, le reste d’une statue aussi haute restant caché par les nuages. On a donc renoncé à cette idée, puis à l’idée du bâtiment, remplacé par une piscine à ciel ouvert. Lorsqu’il a été question de restaurer l’église du Christ Sauveur, nous avons d’abord pensé enterrer la piscine et restaurer la colline sur laquelle était à l’origine située la cathédrale. Mais nous avons finalement décidé que l’église serait à la fois un centre spirituel et un centre culturel, et nous avons donc construit un centre culturel là où était la piscine. »

Des concerts et des expositions y sont organisés, a expliqué le patriarche Cyrille, et ce lieu est aujourd’hui vraiment un centre spirituel et culturel pour tout Moscou. « Vous avez désormais quelque chose de semblable à Paris, et nous vous exprimons encore une fois notre gratitude, à vous en tant que maire, à l’État français, aux Français, aux Parisiens, d’avoir permis la réalisation de ce beau projet. »

Le primat de l’Église orthodoxe russe a dit espérer que les relations continueraient à se développer entre les capitales des deux pays, notamment dans le domaine spirituel et culturel.

De son côté, Mme Hidalgo a remercié Sa Sainteté d’avoir reçu la délégation française. « Je garde aussi en mémoire les vives impressions laissées par la cérémonie de consécration de la cathédrale à Paris, a partagé le maire de la capitale française. Ce fut un évènement important pour moi, et je considère comme un honneur la visite que vous m’avez rendue ce jour-là. Nous avions été d’accord pour affirmer que l’église et le centre culturel et spirituel deviendraient un lieu d’où partiraient les idées de notre coopération, où des relations amicales entre Paris et Moscou se maintiendraient. » Le maire de Paris a aussi témoigné de l’importance de la nouvelle cathédrale et du centre culturel pour la ville de Paris : « Les Parisiens ont aujourd’hui le sentiment que le centre a toujours existé à cet endroit. Il s’est parfaitement intégré au paysage architectural. Il va très bien avec le pont Alexandre-III tout proche. »

« Comme Votre Sainteté, j’estime que la culture doit contribuer à l’élévation de l’âme et lui enseigner le respect de soi et des autres. La lutte principale que nous avons à mener dans le monde, c’est la lutte contre l’absence de culture, a affirmé Anne Hidalgo. Elle a parlé des programmes de formation que le centre spirituel et culturel de Paris développera conjointement avec la mairie de Moscou. Le maire de Paris a aussi mentionné l’approfondissement des liens de la capitale française avec de nombreuses villes russes, notamment Moscou et Kazan, remarquant : « La France est si proche de la Russie, qu’il nous est très facile de développer des liens culturels ».

« Je suis très heureuse de me trouver dans ce lieu symbolique, a poursuivi Anne Hidalgo, parlant de sa visite du musée de l’église du Christ Sauveur, où sont notamment rassemblées des icônes anciennes du monde entier. Le Patriarche Cyrille a raconté en détail l’histoire de cette collection.

« C’est effectivement une collection unique, aussi bien à cause de la valeur historique et artistique de ces icônes, que parce qu’elles ont été rendues à la Russie depuis l’étranger. Durant la période soviétique, de nombreuses valeurs artistiques ont été exportées, résultant le plus souvent d’opérations criminelles : les icônes étaient volées aux églises, ensuite envoyées en secret à l’étranger, perdant tout lien avec l’Église russe. Avant mon élection au Patriarcat, je m’occupais des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, et je m’étais donné pour but de faire revenir en Russie le plus grand nombre possible d’œuvres iconographiques importantes. Miraculeusement, j’ai découvert deux collections privées. Elles devaient être vendues aux enchères chez Christie’s, non pas en tant que collection, mais pièce par pièce, ce qui était économiquement parlant plus intéressant pour les propriétaires. La collection aurait ainsi été perdue, car les icônes se seraient répandues dans le monde entier. Nous avons acquis la première collection en 1996, et la seconde assez récemment en 2007, ou même en 2008, grâce à des dons car ces collections étaient assez chères. C’est l’une des meilleures collections, qui montre l’histoire du développement de l’iconographie, à commencer par les fameux portraits de Fayoum. Les portraits de Fayoum ne sont pas des icônes, mais il faut les voir pour comprendre le développement de l’iconographie. Nous avons organisé une exposition afin que les gens puissent comprendre ce développement. La Byzance antique, l’école italo-crétoise, l’iconographie russe, la Bulgarie, la Roumanie, le monde orthodoxe dans son ensemble y sont représentés. Cette exposition est un élément important de notre travail culturel. »

Le primat de l’Église russe a aussi mentionné les concerts régulièrement organisés dans les locaux de l’église du Christ-Sauveur, les rassemblements de jeunesse et autres évènements culturels et éducatifs.

Abordant les relations de la France et de la Russie, de Paris et de Moscou, le patriarche Cyrille a dit : « Comme vous l’avez fort justement constaté, nos peuples ont beaucoup en commun. Il y a d’ailleurs beaucoup de rencontres historiques : le pont construit par l’empereur Alexandre III à Paris ; c’est d’ailleurs sous son règne qu’a été achevée et consacrée cette église, en 1883. Dès l’école, nous connaissons tous la littérature française, et je pense que beaucoup d’enfants perçoivent cette littérature non comme étrangère, mais comme faisant partie de leur propre culture. Je ne parlerais même pas de l’importance de la langue française en Russie avant la révolution. En dehors de cette proximité culturelle, j’estime qu’une certaine proximité émotionnelle entre nos peuples a son importance : nous percevons beaucoup de choses de façon identique. J’en ai souvent été frappé en échangeant avec des Français. Je pense que c’est ce qui fonde notre proximité culturelle et spirituelle, qui joue aujourd’hui un rôle très important. Je dis toujours que les hommes politiques passent, la politique est changeante, elle suit une ligne aujourd’hui, elle en suivra une autre demain, mais les peuples vivent leur propre vie. Je pense que ce que vous faites, ce que nous faisons, ressort justement de la vie du peuple. »

La participation des autorités locales, de représentants de la culture et de la religion dans la coopération culturelle entre différents pays est une importante contribution à la consolidation de l’amitié entre les peuples, a affirmé Sa Sainteté.

Anne Hidalgo a aussi souligné l’importance des liens unissant les nations russe et française, qui demeurent malgré les vicissitudes de la politique et aident à entretenir l’amitié entre les gens.

« Nous allons prier et œuvrer pour que les relations entre nos pays et entre nos peuples se développent » a souligné le patriarche Cyrille.

A l’issue de la rencontre, des cadeaux ont été échangés.

Un hiérarque de l’Église orthodoxe russe en visite au Cambodge

Du 13 au 16 février 2017, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans les pays d’Asie de l’Est et du Sud-Est, a séjourné au Cambodge. Avec ce séjour au Royaume du Cambodge, l’archevêque achevait sa visite pastorale dans les pays d’Asie du Sud-Est. Le 13 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk a été accueilli à l’aéroport par l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Royaume du Cambodge, D. Y. Tsvetkov, le représentant de l’Église orthodoxe russe au Royaume de Thaïlande, l’archimandrite Oleg (Tcherepanine), et le marguillier de l’église Saint-Georges de Phnom Penh, S. A. Stepanov. L’archevêque Serge a visité l’église Saint-Georges, actuellement en construction, et célébré un office d’intercession au saint patron de la paroisse. Il a concélébré avec l’archimandrite Oleg (Tcherepanine), l’higoumène Paul (Khokhlov), clerc de l’église Saint-Michel de Kuala-Lumpur, le hiéromoine Pitirime (Dondenko), clerc de la paroisse de la Dormition de Singapour, le prêtre Roman Postnikov, recteur intérimaire de l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk, le hiérodiacre Juvénal (Lapchine) de l’église de la Sainte-Trinité d’Ostankino (Moscou). Les membres de la communauté, D. I. Petrovski, collaborateur du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, et le marguillier de l’église, S. A. Stepanov, assistaient à l’office. Mgr Serge a examiné les locaux de la paroisse et discuté de la fin des travaux. Le lendemain, veille de la fête de la Sainte-Rencontre, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk a présidé la célébration des vigiles nocturnes à l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk. Le jour de la fête, 15 février, il a célébré la Divine liturgie dans la même église en concélébration avec l’higoumène Paul (Khokhlov), clerc de l’église Saint-Michel de Kuala-Lumpur, le hiéromoine Pitirime (Dondenko), le prêtre Evgueni Chmeliov et le diacre Dimitri Semacha, clercs de la paroisse de la Dormition de Singapour, le prêtre Roman Postnikov, recteur intérimaire de l’église Saint-Pantéléimon de Sihanouk et le hiérodiacre Juvénal (Lapchine) de l’église de la Sainte-Trinité d’Ostankino. Plus de 30 personnes ont communié aux Saints Mystères du Christ. L’hiérarque a souhaité une bonne fête à l’assistance. Au nom de la paroisse, le prêtre Roman Postnikov a prononcé un chaleureux discours de bienvenue et remercié Monseigneur de sa venue. Le père Roman a aussi congratulé l’archevêque Serge, qui fêtait le 10e anniversaire de sa consécration épiscopale, lui offrant une icône de saint Pantéléimon, patron de la paroisse. Dans l’après-midi du 15 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, accompagné du hiéromoine Pitirime (Dondenko) et de D. Petrovski, du DREE, a visité le terrain où était autrefois située la représentation commerciale de la Fédérale de Russie à Phnom Penh. L’archevêque a aussi visité le terrain où sera située l’église Saint-Nicolas, et rencontré des employés de l’Ambassade croyants. L’archevêque Serge leur a souhaité une bonne fête et prononcé une homélie sur le sens de la fête, avant de répondre aux questions des fidèles. Mgr Serge a aussi rencontré l’ambassadeur russe, D. Y. Tsetkov. L’entretien a porté sur l’organisation de la pastorale des expatriés russes au Cambodge. Le 16 février, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk et les personnes l’accompagnant ont quitté le Royaume du Cambodge.

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Atelier littéraire : “Le témoignage d’un passé”

neagoe_basarab_frLe dimanche 26 février, vous êtes invités à revivre quatre siècles d’histoire roumaine. Oui, c’est possible, à côté de Laura Zavaleanu, lectrice à l’université de Sorbonne 3, qui connait très bien l’histoire des mots écrits qui ont façonnés la culture roumaine. Vous découvrirez ou redécouvrirez le rôle de la littérature religieuse dans la formation de la langue. Plus encore, Laura sera pour vous la clé de lecture d’une œuvre magistrale, écrite par un saint prince roumain, Neagoe Basarab, pour son fils Théodose.
L’atelier littéraire aura lieu dans la crypte Saint-François (église Saint-Sulpice) au 33-35, rue Saint-Sulpice 75006 Paris

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Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir

Un savant ukrainien a prouvé de façon expérimentale que la prière peut guérir. Les expériences ont duré 15 ans. Le savant a prélevé du sang veineux et capillaire chez des volontaires, puis a procédé à leur analyse. Ensuite, il a demandé au participant ou à l’un de ses proches de lire des prières pendant dix à quinze minutes, soit mentalement, soit à haute voix. Après cela, il a fait à nouveau une analyse de sang, qui s’avéra différente. Le chercheur, docteur en médecine, auteur de 166 brevets et de 15 licences, Michel Lazorik, s’est intéressé dès ses années estudiantines aux recherches sur les leucocytes, à savoir les cellules sanguines qui nous préservent des bactéries ou des virus. Le savant a décidé d’examiner l’influence de la prière sur le sang de l’homme. « J’ai été moi-même élevé dans une famille croyante. Je n’ai jamais mis en doute la puissance de la prière, car la foi est improuvable. Cependant, en tant que savant, je devais prouver cela dans des recherches concrètes. On sait que, après la prière et les hymnes de l’Église, l’homme ressent un apaisement, un soulagement spirituel. Mais que se passe-t-il au niveau physique ? En partie, avec notre liquide principal, le sang ? J’ai commencé à étudier tout cela », déclare le savant. Les gens qui ont donné leur accord pour participer à l’expérience, étaient de sexe, de niveau d’instruction, de statut social, de professions, divers. En outre, ils étaient atteints de maladies différentes (artériosclérose, hépatite B, rhumatismes). Avant l’expérience, on leur a prélevé du sang capillaire et veineux, on a procédé à son analyse. Ensuite, le participant (ou l’une de ses connaissances) lisait les prières pendant 15 à 20 minutes, à savoir « Notre Père », le Credo, « Roi céleste », le psaume 50, ainsi que des prières aux saints, aux protecteurs célestes. Suite à cela, on faisait une nouvelle analyse du sang, et on définissait les propriétés qualitatives et morpho-fonctionnelles de ses cellules. « Le sang devenait autre au niveau cellulaire ! Je me rappelle que notre premier participant souffrait d’ostéomyélite (inflammation purulente des os de la hanche après un accident grave). Son frère était mort dans l’accident, et lui-même souffrait beaucoup des douleurs dans les os. Il ne lisait pas lui-même les prières, mais un invité le fit à sa place. Lorsque l’on compara les facteurs du sang avant et après la prière, il s’avéra que l’un des indicateurs de phagocytose était six fois inférieur à celui précédant l’expérience. Ce premier cas ne faisait que confirmer que nous étions sur la bonne voie », a déclaré Michel Lazorik. Toutes les expériences accomplies ensuite ont montré la même chose : après la prière, le niveau d’infection dans l’organisme tombait. Particulièrement, lorsqu’il s’agissait de la phase aiguë de la maladie. Après les prières, a été enregistré le changement d’indicateurs de l’inflammation, ils se sont avérés inférieurs. Dans chaque expérience, ont été découverts des changements statistiquement fiables dans les valeurs de certains paramètres de cellules sanguines, ce qui indique que la prière est un facteur réel qui provoque la variation du nombre et des propriétés morphologiques et fonctionnelles des cellules sanguines. Cela, à son tour, est une preuve que la prière influe réellement sur l’organisme au niveau cellulaire et subcellulaire. « La prière, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des vibrations d’une certaine fréquence. Il est prouvé depuis longtemps que la prière change la structure de l’eau. Effectivement, le phénomène de l’eau bénie lors de la fête de la Théophanie [à savoir qu’elle ne se détériore pas, ndt], ce n’est pas un mythe, mais un fait scientifique. L’homme est constitué d’eau à presque 80%. Aussi, en agissant sur le liquide fondamental de notre organisme, la prière le modifie au niveau cellulaire, même dans le cas, où vous la récitez intérieurement. Et lorsqu’elle prononcée par vous ou est audible, les vibrations sonores mises en ordre agissent complémentairement sur l’organisme de l’homme et provoquent des changement des indicateurs du sang, diminuent les processus d’inflammation, et ont un effet de guérison », a expliqué M. Lazorik.

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Office de requiem pour les 600 étudiants incarcérés au pénitencier de Pitești (Roumanie) pendant la période communiste

L’année 2017 a été déclarée par le Patriarcat de Roumanie « Année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’Orthodoxie à l’époque communiste ». Dans ce cadre, le Bureau de l’éducation et de l’activité avec la jeunesse du diocèse d’Argeș a organisé une action dont le but était la commémoration des 600 étudiants incarcérés de 1945 à 1964 au pénitencier de Pitești, pendant la période communiste. L’événement, qui a eu lieu le 15 février 2017 au siège de ce qui fut le pénitencier de la ville, a rassemblé les élèves de la ville et les parents de ceux qui y ont souffert. Lors des allocutions ont été évoquées différentes personnalités, dont le prêtre Ioan Postelnicescu et Valeriu Gafencu, tous deux décédés des suites des mauvais traitements infligés par les communistes. Selon le père Dan Obrocea, conseiller diocésain, la manifestation a été conçue comme un rappel de ce que signifiait le « phénomène Pitești ». Il convient de rappeler que ce pénitencier fut tristement célèbre pour les tortures, tant physiques que morales, qu’ont subies ses détenus, dont le nombre est estimé entre 12.000 et 18.000 sur la période comprise entre 1945 à 1989.

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Table ronde : “Alimentation et jeûne dans l’Église orthodoxe” – le 4 mars à Paris à partir de 14h00

affiche_alimentationOrthodoxie.com en partenariat avec la Fraternité des médecins orthodoxes “Saint Luc de Crimée” et avec le soutien de la Mutuelle Saint-Christophe, organise le 4 mars prochain, à Paris, une table ronde : “Alimentation et jeûne dans l’Église orthodoxe”. Les quatre conférenciers donneront des éclairages historiques, pratiques mais aussi médicaux sur le carême dans la tradition orthodoxe. Mme Beatrice Caseau, professeur à l’Université Paris-Sorbonne IV nous parlera de culture alimentaire dans la tradition byzantine. Le père Gérasime, higoumène du skite orthodoxe Sainte-Foy du carême comme chemin au fil des jours. Deux médecins nous exposeront les principes d’un carême bénéfique pour la santé. Dr Claudia Tanase, anesthésiste-réanimateur sur les bénéfices et les dangers du carême pour la santé et Dr Mihaela Nica, endocrinologue-diabétologue « Les principes d’une alimentation saine durant le carême ». La paroisse orthodoxe roumaine nous accueille dans la crypte Saint-François (église Saint-Sulpice) au 33-35, rue Saint-Sulpice 75006 Paris. Libre participation aux frais. A la fin de la table ronde, vous pourrez acheter la monographie de Mme Béatrice Caseau “Nourritures terrestres, nourritures célestes”  (écouter le podcast audio de Radio France Culture). Pour télécharger l’affiche de la table ronde (format PDF), cliquez ICI !

Le patriarche de Moscou Cyrille accomplira un pèlerinage en Oural en juillet 2018 à l’occasion du centenaire de l’assassinat du tsar martyr Nicolas II

Le patriarche de Moscou Cyrille prévoit de présider les manifestations qui auront lieu en 2018 dans la région de Sverdlovsk à l’occasion du centenaire de l’assassinat de la famille impériale russe. « Étant donné que l’année prochaine marquera le centenaire, il faut faire tout pour réaliser ce pèlerinage, si nous sommes vivant et en bonne santé » a déclaré le patriarche à Moscou, vendredi dernier, lors de sa rencontre avec le gouverneur de Sverdlovsk E. Kouïvachev, répondant à l’invitation de celui-ci de visiter la région. Le gouverneur a mentionné que les manifestations principales auront lieu dans la nuit du 17 juillet 2018. « Nous nous préparons avec le diocèse métropolitain d’Ekaterinbourg à cet événement et, naturellement, nous souhaitons vous inviter à participer aux manifestations qui seront dédiées à cette date tragique », a-t-il déclaré. À son tour, le patriarche a souligné que cette date est importante pour l’Oural, pour toute l’Église russe, pour le peuple et l’histoire. « Je voulais depuis longtemps me rendre précisément durant ces jours-là à Ekaterinbourg, afin de me rendre à la procession et prier avec le peuple », a-t-il mentionné.

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La mission orthodoxe russe en Chine (documentaire)

L’activité pastorale de l’Eglise orthodoxe russe en Chine a débuté au XVIIe siècle avec l’arrivée à Pékin du prêtre russe Maxime Leontiev. En 1713, la première mission orthodoxe russe en Chine est établie. C’est grâce aux efforts des missionnaires russes que l’orthodoxie a pénétré en terre chinoise. Isabelle Landry-Deron, chercheur spécialisé en littérature missionnaire sur la Chine des XVIIe et XVIIIe siècles, nous dévoile une page méconnue du public francophone sur la mission orthodoxe russe en Chine.

Déclaration du patriarche de Moscou Cyrille au sujet de la restitution à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg

Des contestations ont eu lieu dans l’opinion publique à Saint-Pétersbourg au sujet du retour à l’Église orthodoxe russe de la cathédrale Saint-Isaac. Aussi, le 17 février 2017, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, au début de la séance ordinaire du Conseil ecclésial suprême de l’Église orthodoxe russe, le patriarche de Moscou Cyrille a fait la déclaration suivante à ce sujet :

« Une partie énorme des églises de l’Église orthodoxe russe est constituée par des monuments qui, pendant les années d’athéisme militant, a été enlevée par la force aux croyants et a été utilisée comme le considéraient opportun les autorités. Certaines de ces églises (c’était bien sûr la minorité) ont été transformées en musées ; les autres ont été utilisées dans des buts purement utilitaires, comme des ateliers, des granges, des entrepôts, des greniers… C’est un fait historique indéniable que ce sont précisément les croyants qui ont en grande partie créé le patrimoine culturel de notre pays – des milliers d’œuvres d’art, des églises, des monastères. Restituer le droit de conserver de façon indépendante nos lieux saints ne peut constituer quelque menace, alors qu’il est seulement question d’insuffler une vie authentique aux monuments, les faisant encore dans une plus grande mesure des moyens de culture populaire. Ce sera la poursuite des labeurs des dignes employés des musées, avec la contribution personnelle d’un grand nombre d’entre eux. Le transfert de la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg l’année du centenaire des événements révolutionnaires est appelé à être le symbole de la réconciliation de notre peuple. À une certaine époque, la destruction des églises et les assassinats massifs de fidèles ont été la page la plus horrible de l’histoire de notre division nationale. Maintenant, la paix autour des églises restituées doit devenir le symbole de la concorde et du pardon mutuel – des blancs et des rouges, des croyants et incroyants, des riches et des pauvres. En effet, la beauté de la cathédrale Saint-Isaac qui est ouverte à tous, pénètre de la même façon jusqu’au cœur de chaque homme, indépendamment de sa nationalité, de ses convictions, de la langue qu’il parle. L’Église prie pour que la restitution de la cathédrale Saint-Isaac mette un terme aux mauvais desseins des gens qui font de la maison de prière une occasion de discorde. Nous croyons que le Seigneur très miséricordieux apportera la paix et dissipera les doutes qui ont surgi en raison de la méconnaissance ou de l’ignorance des faits. Je voudrais m’adresser en premier lieu aux gens bien disposés qui se prononcent aujourd’hui contre la restitution de la cathédrale de l’Église orthodoxe russe. J’énumérerai les raisons pour lesquelles ils expriment leur attitude négative au sujet d’une telle restitution. La première est la crainte que la cathédrale cesse d’offrir le libre accès aux gens étrangers à l’Orthodoxie. Je garantis que la cathédrale sera ouverte à tous ceux qui le souhaitent, à ceux qui veulent y prier comme à ceux qui veulent simplement voir la beauté de ce magnifique édifice et faire connaissance de l’histoire de ce remarquable monument. Qui plus est, contrairement à la pratique en vigueur aujourd’hui, l’entrée de la cathédrale sera gratuite. La deuxième préoccupation est liée à la poursuite de l’activité propre au musée. Naturellement, la cathédrale constitue une œuvre remarquable de notre culture nationale, et pour se familiariser avec ce monument, il est nécessaire d’être accompagné par des guides professionnels. Cet accompagnement sera réalisé pleinement, au même niveau qu’aujourd’hui. Bien plus, nous espérons que ce niveau ne fera que s’élever, de même que le niveau de l’activité de musée, sous ses aspects scientifique et éducatif. Enfin, on se préoccupe du fait que l’Église ne puisse faire face aux tâches de restauration comme le faisait le musée. Je vous assure que l’Église disposera des moyens nécessaires. Tandis que l’entrée sera absolument gratuite, les visites guidées seront payantes, ainsi que l’accès à la colonnade de la cathédrale Saint-Isaac, donnant la vue sur la ville. Selon nos comptes, ces moyens seront entièrement suffisants pour les travaux de restauration en cours tels qu’ils ont été réalisés durant les dernières dix années. Ce que je dis maintenant, en m’adressant à tous – je veux encore le souligner aux critiques bienveillants de la transmission à l’Église de la cathédrale Saint-Isaac – sera accompli. Toutes les garanties que nous donnons, seront réalisées. Aussi, nul ne doit s’inquiéter de la réduction du budget municipal en raison de certains crédits accordés à l’Église pour les travaux de restauration, ni de la réduction de l’activité touristique, ni la limitation de l’accès à la cathédrale. Cependant, on a l’impression qu’aujourd’hui la question de restitution de la cathédrale Saint-Isaac ne trouble pas autant les critiques bienveillants que ceux qui s’efforcent de l’exploiter à des fins politiques. Je demande à tous, tant aux autorités, qu’à la société, à notre peuple, percevoir précisément ainsi ces actions de protestations. Nous vivons dans des conditions de pluralisme politique, et les gens expriment leur point de vue à ce sujet ou un autre de la vie de l’État et de la société. Très souvent, leur position s’avère être orientée politiquement, telle est la réalité. Mais la restitution de la cathédrale Saint-Isaac à la l’Église ne doit pas dans son principe devenir la cause de protestations politiques. J’espère beaucoup que, après les clarifications données par le patriarche, ces actions de protestation cesseront. Et que Dieu fasse que la question de l’Église et de son rôle dans la vie de la société, pas plus que celles de l’art et de la culture, ne nous divise, et que nous puissions construire ensemble un meilleur avenir pour notre pays et notre peuple ».

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Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a élu évêque d’Eucarpie l’archimandrite Hiérothée Zakharis

Le Secrétariat du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode, sous la présidence de Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée s’est réuni le vendredi 17 février 2017 afin d’examiner les sujets inscrits à l’ordre du jour. Sur proposition de Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, et par les suffrages canoniques du Saint-Synode en l’église patriarcale, le révérendissime archimandrite Hiérothée Zacharis, higoumène du saint monastère patriarcal et stavropégique Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York), a été élu à l’unanimité évêque avec le titre de l’évêché jadis prospère d’Eucarpie ».

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Décès de Lidia Stăniloae, fille du père Dumitru Stăniloae

Lidia Stăniloae, fille du célèbre prêtre et théologien roumain Dumitru Stăniloae est décédée le 17 février à l’âge de 83 ans. Les obsèques auront lieu le mercredi 22 février au monastère de Cernica. Lidia Ionescu Stăniloae est née le 8 octobre 1933 à Sibiu. Entre 1951 et 1955, elle a suivi les cours de la Faculté de physique – section physique nucléaire de l’Université de Bucarest, sous la direction de l’académicien Horia Hulubei. Son travail de diplôme a été le premier en Roumanie à traiter de la théorie de la fission nucléaire. Jusqu’en 1958, elle a travaillé dans le cadre de la Faculté de physique en qualité de chercheuse à l’Institut de physique nucléaire. Lors de l’arrestation de son père, en 1958, elle fut licenciée. Elle s’est mariée la même année et a eu un fils, Dumitru Horia Ionescu. En 1961, elle est devenue professeur de physique au Groupe scolaire de chimie alimentaire de Bucarest. La fille du grand théologien roumain a commencé une carrière littéraire en 1971, publiant des volumes de poésies. Elle a traduit de l’allemand les « Cahiers de Malte de Laurids Brigge » de Rilke, et un volume de vers de la poétesse allemande Hilde Domin. En 1984, elle a émigré avec son fils en Allemagne, où elle a travaillé à l’Université de Fribourg-en-Brisgau. En 1991, elle a publié le roman « Le paradis des innocents », puis, en l’an 2000 « La lumière de l’action dans la lumière du verbe ». En 2003, elle a publié le volume de vers « Rencontre avec le Seigneur ». En 2006, est paru, en langue allemande, le roman historique « Zähringerblut », avec pour thème la création de la ville de Fribourg en 1120, œuvre qui a été accueillie avec grand intérêt en Allemagne. En 2008 est paru le livre « Mémoires d’un fugitif ». En parallèle, Lidia Stăniloae a exercé une activité de conférencière dans plusieurs pays occidentaux : Allemagne, France, Belgique et autres. En 2013, déclarée par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine « année commémorative du père Dumitru Stăniloae », le patriarche Daniel lui a offert le diplôme et la médaille commémorative en l’honneur du père Dumitru Stăniloae. En 2014, le patriarche de Roumanie lui accordé l’ordre de la Croix Maria Brâncoveanu.

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L’Italie est le diocèse du Patriarcat de Moscou à l’étranger dont le développement est le plus dynamique

L’Italie est le deuxième plus grand diocèse de l’Église orthodoxe russe situé à l’étranger, qui se développe de la façon la plus dynamique. C’est ce qu’a déclaré l’évêque de Bogorodsk Antoine, chef de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger. Il y a en Italie 70 paroisses qui relève du Patriarcat et leur quantité est en croissance constante, a souligné l’évêque. Au total, a-t-il poursuivi, l’Église orthodoxe russe dispose de « 900 paroisses situées dans l’étranger lointain » dont la plupart, outre l’Italie, sont situées en Allemagne. Il y a encore, selon l’évêque, une communauté assez forte qui s’est constituée en Tchéquie, et qui « croît continuellement ».

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La « marche pour la vie » aura lieu le 25 mars 2017 en Roumanie et en République de Moldavie

Dans de nombreuses localités de Roumanie et de République de Moldavie aura lieu « la marche pour la vie » le 25 mars 2017, avec pour slogan « Aidez la mère et l’enfant ! Ils dépendent de vous ! » Il s’agit de la 7ème édition nationale de cette manifestation. La Roumanie est le second pays du monde (après la Russie) pour le nombre d’avortements rapporté à sa population : 22.742.952 avortements légaux (uniquement dans les hôpitaux publics) ont eu lieu entre 1958 et juin 2016, pour une population de 19.760.000 habitants recensés le 1er janvier 2016. Le décret du régime communiste libéralisant l’avortement en 1957 n’a pas seulement eu un impact sur ceux qui voulaient le pratiquer. Il a profondément transformé la mentalité et la société. Cela explique que le nombre d’avortements annuels est passé de 112.500 en 1958 à 1.100.000 en 1964. Durant les dernières décennies du régime communiste, des restrictions avaient été imposées aux avortements, mises en vigueur en 1967, et ce en raison du déclin de la population. Mais après la chute du communisme, l’avortement a été de nouveau libéralisé. En République de Moldavie, dont la population au 1er janvier 2016 s’élevait à 3.553.056 habitants, les statistiques donnent un chiffre de 2.112.158 avortements dans les hôpitaux publics pratiqués entre 1960 et le 1er janvier 2016. Ce nombre place la République de Moldavie au 10ème rang dans le monde par rapport à la population du pays. La « marche pour la vie » a eu lieu dans 40 localités roumaines en 2014, 77 localités en 2015 et 130 en 2016. En République de Moldavie, ce nombre est passé de 2 en 2015 à 20 en 2016. Lors de sa session du 9 février 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a donné sa bénédiction et son soutien au niveau national à la « marche pour la vie », exprimant sa « préoccupation pour les valeurs chrétiennes traditionnelles ».

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Kiev Onuphre sur l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance 

À l’approche de la commémoration universelle des défunts, que l’Église orthodoxe célébrera ce samedi, nous reproduisons ci-dessous la récente interview du métropolite de Kiev Onuphre au sujet de l’attitude de l’Église orthodoxe envers la mort, l’euthanasie, la crémation et les funérailles à distance.

Dans toutes tes actions souviens-toi de ta fin, et tu ne pécheras jamais ». Ces paroles du livre vétéro-testamentaire du Siracide (7,39) sont toujours actuelles. Du point de vue chrétien, la mémoire de la mort n’est pas une peur dictée par la panique, mais un regard pénitentiel sur sa propre vie avec l’espoir dans la miséricorde divine. Pourquoi de nombreuses personnes sont-elles effrayées à la simple idée de leur fin ? Quelle attitude adopter envers l’euthanasie, la crémation et les offices des funérailles célébrées à distance ? Comment vivre la mort d’un proche ? À toutes ces questions, et encore d’autres, S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine a répondu au rédacteur en chef du journal « Tserkovnaya pravoslavnaya gazeta.

– Votre Béatitude, comment expliquer du point de vue spirituel ce qu’est la mort ?

– L’attitude chrétienne devant la mort devient compréhensible lorsque l’on saisit ce qu’est la vie humaine et ce que représente l’homme. Par la providence divine, nous sommes créés pour l’éternité, aussi la mort est pour nous contre-nature. Si nos ancêtres, au paradis, n’avaient pas transgressé les commandements divins, nous vivrions éternellement. Après le péché originel, la nature humaine est devenue mortelle. La mort est la conséquence de l’éloignement de Dieu.

– Il en ressort que par sa chute dans le péché, l’homme a attiré sur lui un si terrible châtiment ?

– Il en est ainsi en partie. Mais si l’on regarde les choses plus profondément, la mort n’est pas autant un châtiment qu’un remède nécessaire. En effet, si l’humanité, se trouvant dans une situation de chute, était restée immortelle, elle se serait de plus en plus dégradée spirituellement. Et il en aurait résulté sa transformation en une société d’êtres semblables aux démons. Pour cette raison, le Seigneur miséricordieux a limité la durée de notre vie, donnant à chacun la possibilité de manifester sa volonté dans les conditions d’une lutte intérieure entre le bien et le mal. Et lorsque commencera la résurrection universelle, il sera donné à chaque âme un corps nouveau, non exposé au péché, à la corruption et à la mort. Avec ce corps immortel, les justes entreront au paradis, tandis que les pécheurs iront en enfer. Dans cet état, l’homme demeurera dans l’éternité.

– Pourquoi l’incroyant a-t-il une autre attitude envers la mort que le croyant ?

– Si l’homme ne pense pas à Dieu, il s’efforce de se défaire de la pensée de sa mort. Et lorsqu’il voit la mort des autres, il est pris d’effroi dans la mesure où il comprend que sa vie se terminera de la même façon. Pour l’incroyant, tout ce à quoi il a aspiré et pour quoi il a peiné, sera fini. Mais une telle âme, malgré tout, ressent qu’avec la venue de la mort s’ouvrent les portes de l’éternité. Chacun recevra un destin selon ses œuvres : « Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle » (Gal. 6,8). Aussi, pour nous, croyants, il est très important de comprendre que la mémoire de la mort met tout à sa place. Dans ce cas, ce qui est le plus important et ce qui est moins important, ce qui est primordial et ce qui n’a pas d’importance, devient très clair. Après la mort, beaucoup de choses deviennent insignifiantes alors qu’elles semblaient, dans la vie terrestre, très importantes ou fortement désirées.

– Lors de chaque Liturgie, nous prions pour une fin « sans douleur, sans honte et paisible ». Quelle en est la raison ?

– La mort est l’examen spirituel le plus important pour l’homme. En effet, nous connaissons des cas lorsqu’un homme juste, au dernier moment de sa vie, le plus souvent par pusillanimité, reniait Dieu, et, au contraire, un pécheur, prenant profondément conscience de son état, faisait pénitence et était rendu digne de la grande miséricorde de Dieu. À titre d’exemple, on peut citer les quarante martyrs de Sébaste ou le repentir du bon larron. En priant pour une fin sans honte, nous demandons à Dieu de nous donner la possibilité de se préparer à la mort et de nous renforcer spirituellement à ce dernier et plus important moment de la vie terrestre, afin de passer à l’éternité dans la paix avec Dieu et le prochain.

– En regardant la mort d’un proche, nombreux sont ceux qui s’affligent. Comment consoler de telles personnes ?

– Le saint apôtre Paul répond à cette question : « Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n’ont point d’espérance » (I Thess. 4,13). Bien sûr, nous sommes affligés pour nos proches, lorsqu’ils partent vers l’éternité. Mais une telle affliction ne doit pas être désespérée (comme une perte irrémédiable). La mort, n’est qu’une séparation temporaire d’avec nos proches. Et si nous sommes rendus dignes de nous trouver au Royaume céleste, alors nous nous y rencontrerons tous. Dans ce cas, personne et rien ne pourrons nous séparer. Pour cette raison, notre douleur au sujet de la séparation doit se transformer en un labeur spirituel fervent : il faut ardemment préparer son âme au Royaume Céleste et accomplir une prière intense pour le pardon des péchés du défunt, afin qu’il soit reçu par Dieu.

– Afin de ménager le mourant, les médecins conseillent parfois de lui dissimuler la vérité sur son état de santé. Cela est-il justifié d’un point de vue spirituel ?

– Non, assurément. On ne doit pas dissimuler une telle information : la dernière période de la vie est la plus décisive. Il est nécessaire, avec le maximum de tact, de communiquer au mourant que sa fin est proche, de le soutenir spirituellement et de lui suggérer quelles prières il faut lire. Il ne faut pas oublier que le sens de la vie est la préparation à l’éternité, la rencontre avec Dieu. Il est extrêmement important que l’homme se prépare spirituellement au passage dans l’autre monde. En cas d’accord du malade, il convient d’inviter un prêtre pour le confesser et lui donner la sainte Communion.

– On sait que l’Église est catégoriquement opposée à l’euthanasie. Dans les pays où le « droit à la mort » est autorisé par la loi, les médecins proposent de tels « services » à ceux qui sont incurables, à leur demande. Il arrive que le malade souffre gravement pendant longtemps, qu’il ne puisse mourir, et les analgésiques n’aident pas. Comment aider un tel homme ?

– Seul le Seigneur peut disposer de la vie et de la mort de l’homme (cf. Jn 12,10). La soi-disant « euthanasie » n’est rien d’autre que la transgression du commandement divin « Tu ne tueras pas » (Exode 20,13). Pour ce qui concerne la demande du malade (pour une mort précipitée), elle est souvent provoquée par l’état maladif de sa conscience, la pusillanimité, le manque ou l’absence de foi. Si nous souhaitons vraiment le bien d’un tel homme, il est nécessaire de le convaincre d’achever chrétiennement son chemin terrestre. Dans de tels cas, l’Église peut s’adresser à Dieu avec une prière particulière pour celui qui souffre : « Délivre ton serviteur de cette maladie insupportable et des affections amères qui le tiennent, et donne-lui le repos là où demeurent les esprits des justes» (Euchologe, prière pour les grands malades). Il est important de rappeler que la maladie prolongée du mourant est une croix spirituelle pour ses proches. Ils sont appelés à s’occuper du malade avec patience, humilité et amour. Ces labeurs doivent être considérés comme ayant une valeur spirituelle, selon les paroles du Sauveur : «Ce que vous avez fait à ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait» (Mt 25, 40).

– On utilise de nos jours différentes technologies de réanimation, qui donnent la possibilité de soutenir des fonctions importantes vitales pendant une période prolongée. Quelle est l’attitude de l’Église envers une prolongation artificielle de l’existence d’une personne gravement malade ?

– Naturellement, on veut toujours retarder au maximum le moment du trépas d’un parent ou un proche mourant. Nous devons aspirer à faire tout ce qui est possible afin de prolonger la vie d’un malade, mais il faut cependant se rappeler cela : un tel retardement ne prolonge que momentanément ses souffrances. Les moyens médicaux ne peuvent pas toujours faire revenir à la vie active ou consciente. Aussi, en prolongeant la vie du malade, nous devons nous efforcer de soutenir spirituellement la personne, et d’inviter le prêtre pour le dernier adieu, entourer le malade de sa propre chaleur et de le remettre avec amour dans les mains de Dieu.

– Ces derniers temps, au lieu de procéder à l’inhumation, on procède souvent à la crémation. À quel point est-elle permise dans les circonstances actuelles ?

– Nous ne reconnaissons pas la crémation, étant donné qu’elle n’est pas approuvée par la Sainte Écriture. Depuis les temps anciens, la sainte Église a accompli l’inhumation, avec la prière, des corps des chrétiens défunts. Le corps était ou bien inhumé ou encore déposé dans des tombeaux et des grottes. Les chrétiens savent que le jour de la résurrection universelle, la terre rejettera les corps des défunts (cf. Isaïe 26,19) et que ce qui a été semé dans la corruption ressuscitera incorruptible (cf. I Cor. 15,42). Nous avons l’espoir que le jour de la résurrection universelle, le Seigneur Dieu nous ressuscitera nous également pour la vie éternelle. En outre, l’Église considère le corps du chrétien comme le temple de Dieu (cf. I Cor. 3,16). Aussi, l’enterrement est effectué avec le respect dû au défunt, dans la prière. En même temps, l’Église orthodoxe ne prive pas de commémoration liturgique ceux des chrétiens dont le corps pour différentes raisons, est resté au fond des eaux ou sur le champ de bataille, a été victime d’un incendie, est devenu la nourriture des animaux, ou encore a disparu (en raison de tremblements de terre ou autres catastrophes). Nous croyons que Dieu peut ressusciter n’importe quel corps victime de tout élément (cf. Apoc. 20,13).

– Peut-on célébrer l’office des funérailles à distance ?

– Ce type de funérailles a été largement répandu durant le siècle passé, au temps des persécutions contre l’Église et de la fermeture des églises, et aussi en raison du manque de prêtres. On ne peut considérer l’enterrement à distance comme conforme à la Tradition de l’Église. Il ne peut être justifié que dans les cas où les parents du défunt n’ont pas d’autre possibilité de participer à l’enterrement d’un chrétien qui est mort sur le champ de bataille, ou a été victime d’une catastrophe aérienne ou d’autres circonstances extraordinaires. Il est important que les pasteurs de l’Église se rappellent cela : pour beaucoup de gens qui n’ont pas reçu l’éducation chrétienne nécessaire, la participation à la prière commune lors de l’enterrement peut être la première expérience significative dans la vie ecclésiale et le premier contact avec la réalité de la vie spirituelle.

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Communiqué de presse de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale

La troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu les 13 et 14 février 2017. Nous publions ci-après le communiqué de presse :

« Le lundi 13 et le mardi 14 février 2017, au palais épiscopal de Novi Sad, a eu lieu la troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate, dont le but était d’examiner en commun le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant, et après la Seconde Guerre mondiale. Au nom du Saint-Siège, le père Bernard Ardura, président du Comité pontifical des sciences historiques a participé à la session, qui avait pour thème « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’État Indépendant de Croatie au temps des persécutions, de 1941 à 1945 ». Participaient en tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe à cette Commission : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Dr. Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. En outre, ont été invités cette fois les spécialistes suivants : le Dr. Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade, et le Dr. Milan Koljanin, chargé de recherché principal à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Ont participé en tant que représentants de la Conférence épiscopale croate à ladite Commission : le cardinal archevêque de Zagreb Joseph Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antoine Škvorčević, ainsi que le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb, conseiller scientifique auprès de l’Institut croate d’histoire. Il est prévu que la session suivante ait lieu à Požega (Croatie), le 22 avril 2017, sur le thème “Attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe, de 1941 à 1945 ».

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Une année après la rencontre entre le patriarche Cyrille et le pape François à La Havane

L’Institut d’études oecuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) a organisé une manifestation pour commémorer le premier anniversaire de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille qui a eu lieu le 12 février 2016 à La Havane, Cuba. Le portail catholique suisse en a publié un compte-rendu.

Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le Parquet géorgien a confirmé officiellement l’information selon laquelle il y a eu tentative d’assassiner le chef de l’Église orthodoxe de Géorgie, le catholicos-patriarche Élie II. Comme cela s’est avéré, le père Georges Mamaladzé, directeur de la gestion des biens du Patriarcat, projetait d’empoisonner le patriarche avec du cyanure. Dans ce but, il avait pris sur lui le poison pour se rendre à Berlin, où le primat se trouve actuellement en traitement médical. Le prêtre a été arrêté à l’aéroport de Tbilissi. Le procureur en chef de Géorgie, Irakli Shotadzé, a déclaré lors d’un briefing : « Georges Mamaladzé avait des relations systématiques avec le catholicos-patriarche et son entourage. Il est établi par l’enquête qu’il préparait le meurtre d’une personne et que c’est précisément dans ce but qu’il avait acquis à ce moment une substance toxique  chez un inconnu ». Il est communiqué que les investigations ont commencé après une déclaration au Parquet qui a été signifiée le 2 février 2017. Un homme, dont le nom est inconnu, avait révélé que le père Georges s’était adressé à lui dans le but de l’aider à acquérir du cyanure, proposant pour cela de le rétribuer. Quoi qu’il en soit, Mamaladzé a réussi à se procurer la substance toxique. Le poison a été découvert sur lui alors qu’il était fouillé sur l’aéroport. En outre, des armes à feu de fabrication artisanale et des munitions ont été trouvées au domicile du suspect. La chaîne TV « Rustavi-2 », affiliée à l’ex-président géorgien Saakachvili, a annoncé l’attentat manqué contre le patriarche (en se référant à des sources anonymes) quelques heures avant que cette information soit confirmée par la police. L’impression générale qui se dégage de cette affaire est que nombre de personnes se doutaient en Géorgie de la possibilité d’un attentat contre le patriarche Élie II. Le 8 février, par exemple, le politologue Artchil Gamzdaria écrivait sur Facebook que le patriarche de Géorgie Élie II était sérieusement menacé. L’auteur n’a pas révélé ses sources, mais a déclaré que, si l’intervention chirurgicale que devait subir le primat avait été effectuée à Tbilissi (comme cela était initialement prévu), cela aurait été pour celui-ci son arrêt de mort. Or, il a été finalement décidé de procéder à l’opération en Allemagne, mais cela ne garantissait pas pour autant la sécurité du patriarche. « Je pense qu’il y avait des frictions sérieuses dans cette affaire. Il est possible que les auteurs n’aient pu réaliser leur plan », a écrit Gamzardia. Selon le plan des conspirateurs, le patriarche ne devait pas revenir vivant de Berlin, considère-t-il.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II au Congo-Kinshasa

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II effectue actuellement une visite pastorale et missionnaire au Congo-Kinshasa. Le primat est arrivé le 11 février à l’aéroport de Lubumbashi, accompagné par l’archimandrite Daniel Biazis, secrétaire principal du Saint-Synode. Ils y ont été accueillis par le métropolite du Katanga Mélèce, le métropolite de Kinshasa Nicéphore, l’évêque vicaire du Burundi et Rwanda Innocent, le consul général honoraire de Grèce M. Gerasimos Dounis, représentant l’ambassadeur de Grèce à Kinshasa, M. Georges Psarommatis président de la Communauté hellénique de Lubumbashi, un grand nombre de clercs et des centaines de chrétiens orthodoxes. Immédiatement après son arrivée, le primat a été reçu solennellement à la Mairie par le maire de Lubumbashi M. Oscar Sanguza Mutunda, qui a exprimé sa reconnaissance pour l’apport à différents niveaux de l’Église orthodoxe locale, tandis qu’il a qualifié la présence du patriarche de grand honneur et de bénédiction pour la société locale. De son côté, le patriarche a remercié M. Oscar Sanguza Mutunda pour la réception officielle, son soutien à l’Église orthodoxe, et il a fait l’éloge du progrès et du développement qu’il a observés au cours du temps dans la ville. Ensuite, le primat a signé le Livre des visiteurs. Après cette visite, le patriarche s’est dirigé vers la cathédrale de l’Annonciation de la Mère de Dieu, où a été célébrée une doxologie en son honneur, en présidence du clergé du diocèse métropolitain du Katanga et de centaines de fidèles. Le 12 février, le patriarche a célébré la sainte Liturgie dans la même cathédrale, assisté du métropolite de Kinshasa Nicéphore, du métropolite Mélèce et de l’évêque Innocent. Au cours de la Liturgie, le patriarche a procédé à l’ordination presbytérale d’un clerc du diocèse de Kinshasa. Environ 5000 fidèles orthodoxes assistaient à l’office. Les médias locaux ont signalé l’événement et la Liturgie a été retransmise en direct à la télévision. Dans son homélie, le patriarche a évoqué la parabole du « Fils prodigue », soulignant la nécessité du repentir continuel pour chaque chrétien, du retour de tous à la maison Paternelle qui est toujours ouverte, à savoir l’Église du Christ, où le Dieu Ami des hommes attend toujours l’homme fatigué et meurtri par le péché, afin de lui le donner le repos dans les bras de Son amour infini. Enfin, le primat a remercié les fidèles pour leur réception et leur attachement à la foi orthodoxe, sainte et immaculée. Il convient de mentionner qu’à la tête de la mission se sont succédés le père Amphiloque, actuellement métropolite de Nouvelle Zélande, puis le père Mélèce du monastère athonite de Grigoriou, actuellement métropolite du Katanga. Celui-ci avait entrepris l’œuvre missionnaire au Congo avec la bénédiction de son père spirituel, le défunt archimandrite Georges (Kapsanis) de Grigoriou. Depuis lors, ce monastère soutient cette œuvre missionnaire.

Sources : 1 et 2

Rencontre à Paris du patriarche de Serbie Irénée et de Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe

S.S. le patriarche de Serbie Irénée a rencontré, le 9 février 2017, Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe, à l’aéroport Charles de Gaulle. Le patriarche était en escale à Paris, pour se rendre ensuite au Canada, où il effectue actuellement une visite pastorale. À la rencontre assistaient l’archiprêtre stavrophore Nicolas Škrbić, l’archimandrite Justin Jeremić et le protodiacre Damien Božić.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a accordé un budget de 370.000 $ pour la restauration du monastère de Katskhi

Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a décidé récemment d’allouer la somme d’un million de Iari (370.000$) au projet de restauration globale du monastère de la Nativité du Sauveur, dans le village de Kaskhi, à 180 km au nord-ouest de Tbilissi. Le projet comprend notamment la construction d’une terrasse extérieure, la reconstruction de la route d’accès à l’église, l’installation de l’eau courante, d’un parking, etc. Selon le ministère concerné, le projet est soutenu par la Banque mondiale. La réalisation du projet est prévue pour avril 2017. Un centre touristique sera bâti en face du complexe monastique. On espère que l’amélioration de l’infrastructure attirera plus de touristes et contribuera à améliorer la situation socio-économique. Le monastère de Katskhi a été construit entre 988 et 1014. L’église est connue pour sa forme hexagonale et sa décoration ornementale. Il a été fermé par le gouvernement soviétique en 1924 et a été rouvert en 1990. Les icônes et les manuscrits médiévaux qui ont survécu dans ce centre monastique sont préservés dans les musées de Tbilissi. Katshki est également connu pour son piton de calcaire naturel.

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Un psautier de l’époque d’Ivan le Terrible revient dans son lieu d’origine

Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » a annoncé l’acquisition d’un ouvrage ancien unique, à savoir un Psautier daté de 1577. Ce livre liturgique particulier revêt une signification spéciale pour le musée, du fait qu’il avait été imprimé à Sloboda. Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » est situé sur le territoire du Kremlin d’Alexandrov, à plus d’une centaine de kilomètres au nord-est de Moscou. Le Grand-Prince Basile III y avait construit un magnifique palais, en faisant l’une des plus anciennes résidences gouvernementales des Tsars moscovites. L’édifice est mieux connu comme maison du fils de Basile, Ivan IV « le Terrible ». S’y installant en 1564, il fit de Sloboda le plus grand centre culturel de l’État russe. Plusieurs dépendances de l’État étaient réunies à Alexandrovskaya Sloboda, y compris l’imprimerie fondée par Ivan Fedorov, l’un des pères de l’imprimerie slavonne de l’Est. Le Psautier, imprimé par l’élève de Fedorov, Andronique Neveja, pendant la vie d’Ivan IV, a été publié quatorze ans après le livre des épîtres de Fedorov, le premier livre russe daté. C’est le seul livre qui a été imprimé à Alexandrovskaya Sloboda. Le Psautier était imprimé en deux couleurs, ornementés de splendides caractères majuscules, et avec une gravure du Roi David. Seuls 24 exemplaires du Psautier de 1577 ont survécu. L’exemplaire acquis par le musée a été mis aux enchères avec un prix initial de 2,5 millions de Roubles (42.000$), mais la direction du musée a réussi à négocier son achat en dehors de la mise aux enchères.

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Selon un sondage réalisé au mois de décembre dans toute l’Ukraine, le peuple ukrainien fait plus confiance à l’Église qu’aux autres institutions du pays

Tandis que la confiance dans la quasi-totalité des institutions sociales a décliné en Ukraine, l’Église reste forte avec un pourcentage de 56.7%. Pour leur part, les volontaires dans les forces armées reçoivent 53% de la confiance de la population. Toutefois, beaucoup plus de confiance est placée dans l’armée en Ukraine occidentale qu’en Ukraine orientale. 22.7% des Ukrainiens sont incertains quant à leur attitude envers l’Église, tandis que seuls 8.7% ne lui font aucune confiance. C’est à peu près le même nombre que ceux qui font confiance au gouvernement et au parlement, avec respectivement 9.5% et 5.3%. Environ un quart des Ukrainiens croient dans les médias, ce qui est inférieur à l’an passé. L’Ukraine occidentale tend à avoir plus confiance dans les médias que les régions de l’Est. L’enquête a été conduite dans 110 localités dans toutes les régions de l’Ukraine, les sondés étant âgés de 18 ans et plus.

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Reportage vidéo : une nouvelle paroisse orthodoxe à Auvers-sur-Oise (Ile-de-France)

Auvers-sur-Oise, village des impressionnistes situé au cœur du Parc naturel régional du Vexin français (Val-d’Oise), abritera bientôt une paroisse orthodoxe. Le 4 janvier dernier, le doyenné orthodoxe roumain de France est devenu propriétaire de la Côte Saint-Nicolas sur laquelle est perchée la chapelle Saint-Nicolas. La chapelle, construite en 1910 tout près des vestiges de l’ancienne chapelle Saint-Nicolas-du-Valhermeil, datant elle-même du 13e siècle, fut abandonnée pendant plusieurs dizaines d’années, pour servir un moment comme librairie d’occasion religieuse. Grâce à cet achat, elle deviendra église paroissiale de la communauté orthodoxe Saint-Anthime d’Ibérie, métropolite de Valachie, qui officie actuellement dans la chapelle catholique Sainte-Thérèse de Saint-Ouen-l’Aumône. C’est le père Liliane Mantaluta, qui est à la tête de la jeune paroisse moldavo-roumaine. Pour le père Razvan Ionescou, conseiller de Monseigneur Joseph, cet achat a pu se réaliser grâce aux efforts et au sacrifice de plusieurs paroisses orthodoxes. Les travaux de restauration et d’aménagement ont déjà commencé. Si vous souhaitez soutenir financièrement la nouvelle paroisse, vous pouvez envoyer vos dons au profit de la paroisse Saint-Anthime :

Titulaire du compte:

SAINT MARTYR ANTIM IVIREANUL
19 QUAI DU POTHUIS
95300 PONTOISE

Code banque : 10278, code guichet : 06318, n°compte : 00021051401

IBAN  :  FR76 1027 8063 1800 0210 5140 139

Compte PayPal : preotlilianmantaluta@yahoo.fr

Podcast vidéo de Bertrand Vergely : « Maxime le Confesseur » – 30 janvier

Bertrand Vergely nous a parlé  le 30 janvier de saint Maxime le Confesseur dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégrlité :

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« Il est temps pour nous de comprendre le sens de notre propre histoire ». Interview de l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Église orthodoxe russe hors-frontières)

Dans une interview accordée à la fin du mois de décembre 2016, l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Chemodakov) a exprimé son opinion sur le mode de fonctionnement des Synodes du Patriarcat de Moscou et de l’Église hors-frontières, le Concile de Crète, la situation ecclésiale en Russie, la crise ukrainienne, les schismes qui se sont produits dans l’Église hors-frontières au Canada, et enfin la signification de la révolution bolchevique. Nous publions ci-après la traduction intégrale de cette interview.

– Votre Éminence, l’année présente marque pour vous le vingtième anniversaire de votre sacre épiscopal et le cinquante-cinquième anniversaire de votre naissance. Et vous êtes en outre membre du Synode des Évêques de l’Église orthodoxe russe depuis vingt ans. C’est une expérience significative du travail synodal. Or, cette année (2016), vous, qui êtes membres permanent du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, avez participé au Synode du Patriarcat de Moscou, auquel vous avez été appelé pour la session d’été. En quoi résident les similitudes et les différences de la procédure synodale à New York et à Moscou ?

– Au début de mon épiscopat, j’ai rejoint au Synode [de l’Église russe hors-frontières] ceux de nos évêques qui étaient nés encore en Russie impériale : je ne mentionnerai que l’archevêque Antoine de San Francisco et le métropolite Vital du Canada, tous deux d’éternelle mémoire. D’eux émanait un esprit russe particulier. J’ai ressenti celui-ci alors que j’étais encore enfant, en Australie, où un nombre important de Russes avaient émigré, et plus tard, lorsque j’étudiais au Séminaire de la Sainte-Trinité [à Jordanville, USA, ndt], où j’ai rencontré ces moines qui avaient commencé leur ministère ecclésial en Russie impériale et qui se rappelaient de celle-ci. Parmi ceux qui avaient cet esprit russe, il faut bien sûr mentionner aussi l’archevêque (le futur métropolite) Laure, qui était alors secrétaire du Synode, dont je fus rapidement nommé le remplaçant. Ainsi, par la miséricorde de Dieu, il y avait pour moi chez qui apprendre, j’ai eu la possibilité de puiser de l’expérience, dont celle du travail synodal. Si j’essaye de définir l’essence de cette expérience, je dirais qu’elle a pour fondement l’approche conciliaire : en d’autres termes, tout doit être décidé conciliairement. De mon expérience personnelle dans ce milieu, il ressort en premier ce qui suit : il faut absolument s’efforcer d’éviter les décisions hâtives. Il faut, avec tout le bon sens qui nous est donné, peser le « pour » et le « contre ». Il faut résoudre les questions qui surgissent, dans la prière, soigneusement, minutieusement, afin que l’on ait pas à regretter ensuite sa précipitation. Une telle approche est dictée par le fardeau de la haute responsabilité archipastorale. Ce fardeau, de toute évidence, a toujours été ressenti par nos remarquables hiérarques, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors des sessions de notre Synode. Ce faisant, ou plutôt, grâce à cela, ils étaient des exemples de modestie et d’accessibilité. J’ai remarqué une approche semblable au cours des sessions du Synode des évêques du Patriarcat de Moscou, qui se sont déroulées sous la direction réellement sage de S.S. le patriarche Cyrille, et auxquelles j’ai eu l’honneur de prendre part cet été. Les sessions ont commencé à Saint-Pétersbourg, la vie natale de ma famille du côté maternel, ce dont j’étais particulièrement heureux. Enfin, j’ai pu trouver notre maison natale, sur le boulevard Souvorov. Les sessions de Saint-Pétersbourg ont eu lieu dans le bâtiment historique du Saint-Synode, et nous avons été logés dans l’hôtel du monastère restauré de Novodievitchi.

– Vous avez mentionné une certaine similitude dans le travail des Synodes de l’Étranger et en Russie. Mais quelles sont les différences ?

– On ne peut comparer le volume du travail. [À Moscou] il est même impossible techniquement de discuter en une seule journée de la liste des questions entrant dans l’ordre du jour, sans parler de la prise de décision au cours de la discussion. Aussi, des propositions détaillées sont préparées avant les sessions, puis elles sont soumises à la discussion. À l’étranger, nous pouvons nous permettre de discuter des questions courantes, et tout cela dure un jour et demi en tout. Le principal est – je l’ai ressenti pendant les sessions – qu’elles se sont passées dans l’esprit d’amour fraternel.

– Votre participation à la session d’été du Synode a coïncidé avec un événement de la vie ecclésiale actuelle qui, s’il n’était pas le plus important, comme cela s’est avéré, a été indubitablement le plus discuté, à savoir la rencontre des Églises locales en Crète. Celle-ci a été appelée tantôt Concile panorthodoxe, tantôt consultation panorthodoxe, voire le Huitième Concile œcuménique. Toutes ces appellations se sont avérées prématurées. Que pourriez-vous dire à ce sujet ?

– Une discussion animée a eu lieu sur la participation au « Concile de Crète ». Au mois d’avril encore, semble-t-il, tous étaient convaincus que l’Église orthodoxe russe devait prendre part à cette rencontre. Des chambres avaient déjà été réservées dans les hôtels, les billets d’avions étaient achetés. Mais, naturellement, la participation de la délégation de l’Église russe supposait des conditions définies. Or, il est apparu, dans le processus de régularisation des points restés non résolus, que Constantinople ne donnait pas de réponse aux questions posées. Ce silence du Phanar a tout décidé. Au mois d’avril, je me trouvais à Jérusalem avec un groupe de pèlerins du Canada et des États-Unis. Le chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite Barsanuphe, m’a téléphoné, pour savoir si je pouvais venir à la session extraordinaire du Saint-Synode, où il sera question de la rencontre de Crète. J’ai répondu que je n’avais pas la possibilité d’être présent à la session, mais en cas de vote, j’ai demandé que mon opinion soit prise en compte : s’abstenir de participer à cette rencontre. D’après les résultats du vote, il s’est avéré que le Saint-Synode était précisément parvenu à cette décision. En définitive, la discussion de la « question de Crète » par nos hiérarques du Saint-Synode avec à leur tête S.S. le patriarche est devenue, je ne crains pas de le dire, le triomphe de la communion et de la catholicité fraternelles.

– Vous êtes membres de la Commission synodale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières pour la canonisation des néomartyrs de Russie. Des sessions communes de l’Église hors-frontières et du Patriarcat de Moscou ont eu lieu. Pourriez-vous dire ce qui est discuté maintenant à ces sessions ?

– Des rencontres communes ont commencé en 2014. La seconde a eu lieu sous la présidence de S.S. le patriarche. Notre œuvre principale est la mise en ordre de la liste des Néomartyrs et Confesseurs de Russie. Actuellement, la liste de Russie et celle de l’étranger ne coïncident pas entièrement, et nous voudrions, naturellement, qu’elle soit unique. Il est question de l’élaboration d’un principe d’approche des documents, dont en partie, les protocoles d’interrogatoires de ceux qui ont souffert pour la foi en Christ. Les persécuteurs s’efforçaient de justifier les persécutions auxquelles étaient exposés les croyants. Ensuite, il faut prendre en compte que dans les protocoles des interrogatoires et les autres documents semblables ont pu être altérées, non seulement les causes, pour lesquelles les martyrs de la foi étaient arrêtés, mais aussi la figure morale et spirituelle des condamnés. Ce sont des circonstances qui, comme je le présume, doivent absolument être prises en compte.

– Vous avez effectué un pèlerinage en Russie avant les événements de 1991 déjà. Et vous avez accompagné dans ce pèlerinage le métropolite Laure d’éternelle mémoire. Il en a résulté que vous avez pu observer la renaissance de l’Église russe. Pourriez-vous faire en quelque sorte une comparaison : que s’est-il produit à cette époque dans la Russie ecclésiale, et comment la situation se présente-t-elle aujourd’hui ?

– Je suis allé pour la première fois en pèlerinage aux saints lieux de la Patrie en 1988, l’année du millénaire du baptême de la Russie, avec un petit groupe de nos pèlerins de New York. Nous sommes allés à Moscou, à Kiev et à Saint-Pétersbourg. Quant à mon second pèlerinage dans la Patrie, il a eu lieu au mois d’août 1993. Et j’ai accompagné l’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité Laure, d’éternelle mémoire, avec mon camarade d’études au séminaire, maintenant archiprêtre, le père Paul Ivanov. Nous avons visité Moscou, parcouru « l’Anneau d’or », nous sommes allés à Novgorod, Pskov, Gous-Khroustalny, Belgorod. Nous avons vu la Russie ecclésiale, telle qu’elle était alors. J’ajoute que S.E. Mgr Laure est parti en pèlerinage, pour ainsi dire, « incognito » : il ne portait qu’une croix pectorale, sans encolpion. L’arrière-plan des événements de cette époque, pour moi, descendant d’émigrés de la « première vague », n’était pas toujours clair, mais j’avais vu que, au cours des cinq dernières années passées, beaucoup de choses avaient changé dans l’Église russe : elle renaissait, elle se remettait sur pied, et les événements tragiques qui avaient eu lieu sur notre terre avaient ramené l’homme russe dans l’enceinte de l’Église. Telle est la volonté de Dieu nous concernant, et la renaissance de l’Église n’était pas fonction de la croissance du nombre des paroissiens. Cette croissance est le résultat du fait que le peuple russe revient à ses racines orthodoxes, sur lesquelles a crû notre civilisation russe. Si l’on considère les données statistiques, le pourcentage n’a pas encore atteint le niveau que nous espérons, mais c’est seulement le début du chemin. Aujourd’hui, la tâche principale de l’Église est l’ecclésialisation de notre peuple. En même temps, en Occident, les églises vides en raison de l’absence des paroissiens sont transformées en « condominiums », en clubs et en restaurant, tandis qu’en Russie, grâce à Dieu, dans la seule ville de Moscou il est prévu de construire 200 nouvelles églises. Mais le diable ne dort pas. Ce n’est pas en vain que les forces démoniaques s’attaquent avec une telle violence obstinée sur la Russie d’aujourd’hui. Notre Patrie est accusée de tous les crimes possibles et imaginables, on fait tout pour que soit semée dans les cœurs des hommes en Occident la haine de la Russie. Mais cela n’est pas nouveau : la floraison de la Russie orthodoxe était haïe par les forces du mal il y a des centaines d’années déjà. C’est précisément ce que nous observons aujourd’hui également. C’est pourquoi il est si important pour le peuple russe de réfléchir sur le sens du sort de la Russie au XXème s. Or, hélas, peu de gens en Russie savent quelque chose sur l’état des esprits avant les troubles de 1917, sur l’essence des persécutions de l’Église dans les années vingt. Si les gens en savaient plus sur les hauts faits des néomartyrs de Russie, ils seraient abasourdis. Et ils aspireraient à recréer la Russie historique. Les résultats des événements de 1991 ont provoqué une illusion assez répandue, selon laquelle quelque variante du rétablissement de l’URSS serait un bien. Alors que pour nous, comme idéal, nous devons aspirer précisément à la renaissance de l’État orthodoxe russe. Mais notre peuple est-il prêt à cela ?… Et le fait que ce qui s’est produit en 1917 s’est prolongé ensuite durant plus de sept décennies, a été vraiment permis par Dieu, ce dont en 1905 déjà avait parlé St Jean de Constadt : « S’il n’y a pas de repentir dans le peuple russe, la fin du monde sera proche. Dieu lui enlèvera le pieux tsar et enverra un fléau en la personne de gouvernants impies, violents, autoproclamés, qui innonderont toute la terre de sang et de larmes ». Dieu soit loué que la renaissance de la Russie ait commencé. À ce sujet, je suis allé cette année dans la maison où vécut le saint pasteur de Cronstadt, je me suis assis devant sa table… On sent une grâce particulière dans cette maison.

– Vous avez mentionné votre séjour à Jérusalem en automne. Au même moment se trouvait en Terre Sainte le métropolite de Kiev Onuphre, que l’on connaît bien et que l’on aime dans l’Église russe hors-frontières. L’Église orthodoxe, sur les anciennes terres de Kiev passe par des moments difficiles. Comme caractériseriez-vous la situation ?

– Ce n’est pas la première fois que je rencontre Mgr Onuphre en Terre Sainte. Cette fois, j’ai eu le bonheur de concélébrer avec Sa Béatitude le métropolite de Kiev à la Liturgie et ce au Saint-Sépulcre. Mgr Onuphre est un authentique archipasteur et moine, et pour cette raison, il est humble et accessible. La Terre d’Ukraine souffre, et notre Église, l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, porte ces souffrances. Dans ces circonstances, la tâche qui a été confiée à S.B. Mgr Onuphre est, comme on l’exprime dans le langage ecclésiastique, le port de la croix. Pour ce qui concerne les événements tragiques sur ces terres, qui durent depuis l’automne-hiver 2013, je voudrais rappeler à ceux qui calomnient la Russie, en affirmant que celle-ci a été quasiment l’initiatrice de l’effusion de sang : pendant toute la crise ukrainienne, les mesures prises par la Russie n’ont été que réactives, ce qu’a dit à maintes reprises le président Poutine. Aussi, nombreux sont les citoyens russes qui considèrent que ces réactions sont insuffisantes, trop modérées. Et posons-nous la question : que se serait-il passé si, non pas à Kiev, mais à Washington, devant la Maison Blanche, s’était assemblée une foule bruyante, munie de cocktails Molotov, voire même d’armes à feu, et avait essayé de renverser le président élu à la majorité des voix ? Tout homme sensé connaît très bien la réponse à cette question ; la foule aurait été sans tarder dispersée par les forces armées. Il va de soi qu’aucun changement de pouvoir ne se serait alors produit.

– Il y a huit ans, l’Assemblée des évêques de l’Église russe hors-frontières vous a nommé au siège épiscopal de Montréal et du Canada. Actuellement, le diocèse du Canada, qui fut naguère l’un des plus féconds de l’Église russe hors frontières, n’est pas encore entièrement remis des conséquences des schismes et troubles ecclésiastiques de 2001, qui ont déposé leur empreinte sur tout le cours des affaires diocésaines. Maintenant, Dieu soit loué, la situation est autre : le nombre des paroisses augmente, un grand nombre de fidèles et de clercs qui avaient été troublés par les organisateurs du schisme, sont revenus dans l’enceinte de l’Église. Quels sont vos plans, et peut-être vos espérances, en tant qu’archevêque diocésain ?

– La chaire épiscopale de Montréal a été établie sous l’archevêque Joasaph (Skorodoumov) d’éternelle mémoire. En 1929, l’archimandrite Joasaph est venu de Serbie à Montréal, où il fut recteur de la paroisse et bénéficia du respect tant du clergé que des fidèles. Le 12 octobre 1930, à Belgrade, eut lieu son sacre épiscopal, présidé par S.B. le métropolite Antoine (Khrapovitzky), « l’abba » de l’Église russe hors-frontières. L’évêque Joasaph a été nommé évêque de Montréal. Historiquement, le diocèse canadien s’est développé d’Ouest en Est : cela était lié à l’établissement des émigrés orthodoxes qui arrivaient au Canada. Lorsque fut établi un diocèse indépendant d’Edmonton et du Canada occidental, c’est là que fut nommé l’évêque Joasaph. L’évêque voyageait constamment dans tous les confins de ce Canada immense : soit en train, soit en bateau, parfois même à pied. Au cours d’une vingtaine d’année, il construisait, baptisait, mariait, organisait des offices, dirigeait et prêchait. Il est vrai que notre diocèse a subi des dégâts importants du fait des schismes de 2001. Mais, Dieu merci, les choses se sont rétablies graduellement. Le principal est qu’il est maintenant évident que « les zélateurs irraisonnés » qui nous faisaient craindre une chute rapide et inévitable dans les abîmes de l’œcuménisme, et sous ce motif ont créé un épiscopat non canonique – ces « zélateurs » ont fait une grande erreur. Tous ont pu se convaincre durant ces dernières années que nous-même, l’Église orthodoxe russe hors-frontières, n’avons pas « chuté », et l’Église russe dans la Patrie s’est renforcée dans la fidélité aux canons des saints Pères. Mentionnons ne serait-ce qu’une fois encore la position ferme de S.S. le patriarche au sujet de la rencontre de Crète. Je m’adresse à ceux qui ont quitté alors l’enceinte de l’Église : réfléchissez, frères et sœurs ! Il est temps pour nous de comprendre, orthodoxes russes, dans la Patrie et dans la diaspora, que l’unité est particulièrement indispensable. Vous êtes tous témoins du fait que le groupe qui s’appelle « véritable Église hors-frontières » s’est déjà divisé. À sa place se sont substitués cinq, voire six groupes, qui se font la guerre, et cette fragmentation continue jusqu’à maintenant, ce que peut-être certains d’entre vous ignorent. À ceux qui sont partis de chez nous, alors qu’ils ont le rang sacerdotal, il est nécessaire de réfléchir. Nous savons que, selon les saints canons, on ne peut se séparer de son évêque qu’en raison d’une hérésie condamnée par les saints Conciles ou les Pères, lorsque l’évêque prêche publiquement une hérésie, et l’enseigne ouvertement à l’église. Mais qui oserait soutenir que le métropolite Laure d’éternelle mémoire, qui, en sa qualité de primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger a rétabli la communion avec l’Église patriarcale dans la Patrie, prêchait une hérésie ? Et peut-on en accuser nos présents hiérarques ? Nous nous tenons fermement à nos fondements, qui ont été définis par S.B. le métropolite Antoine, à savoir depuis le début des années vingt du siècle passé. Si quelqu’un se veut patriote russe, il ne peut en aucun cas être séparé de l’Église russe, il ne peut rester dans le schisme. De tous temps, le sort des schismes a toujours été le même : tôt ou tard, ils sombrent dans l’oubli et ceux qui y sont « piégés » risquent leur salut. Le phénomène même du schisme ne sert que ceux qui haïssent la Russie. Dans notre diocèse, par la grâce de Dieu, de nouvelles paroisses continuent à s’ouvrir. Ainsi, en 2015, lors du millénaire du bienheureux trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, est apparue à Saskatoon (province du Saskatchewan) la première paroisse de l’Église orthodoxe russe qui, dans l’histoire du Canada, porte le nom du baptiste de la Russie. À Calgary (Alberta) a été instituée une nouvelle paroisse, dédiée à saint Jean Chrysostome. J’ajouterai que les nouvelles paroisses dans notre diocèse sont fondées par de nouvelle générations de Russes qui se sont installés pour diverses raisons au Canada.

– Parmi les « nouveautés » qui ont vu le jour dans le diocèse par vos soins, il convient de mentionner les pèlerinages réguliers aux Lieux Saints. Auriez-vous l’intention d’élargir et de compléter les circuits des pèlerinages ?

– Nous accomplissons sans faute tous les deux ans des pèlerinages et ce depuis 2008. Ce printemps, nous sommes allés en Terre Sainte, pour la quatrième fois déjà. Il est important que chaque orthodoxe, au moins une fois dans sa vie, ait la possibilité de visiter les lieux où notre Seigneur Jésus-Christ a accompli Sa mission terrestre. Nos pèlerinages, habituellement, s’achèvent le jour de l’Ascension au monastère du Mont des Oliviers, en l’église dédiée à cette fête. Ce monastère a été créé par les soins de l’archimandrite Antonin (Kapoustine) qui, par la volonté de Dieu, est devenu de facto le fondateur de la présence ecclésiale russe en Terre Sainte. En août 2017, ce sera le deuxième centenaire de sa naissance. Une partie des monastères russes, fondés par le père Antonin en Terre Sainte, a été préservée par les soins de l’Église russe hors-frontières. Si nous n’avions pas ces monastères, il serait plus difficile d’organiser les pèlerinages. Nous espérons que l’année se trouvant entre deux pèlerinages en Terre Sainte, nous partirons vénérer les saints lieux de Russie. Nous pensons que nous aurons aussi l’occasion de séjourner dans les saints lieux de Rome, Bari, auprès des reliques de saint Nicolas, et sur l’île de Corfou chez saint Spiridon de Trimythonte. Naturellement, nous l’annoncerons à nos fidèles en temps utile.

– Votre Éminence, il ne reste quelques jours jusqu’à l’année 2017. Cette année sera étroitement liée dans la conscience russe avec des dates tragiques : lе coup d’État de février 1917, l’abdication de l’Empereur Nicolas II, le saint tsar-martyr. Et suite à tout cela, la révolution d’octobre… Ces dernières années, nous observons qu’un certain nombre de Russes sont enclins à ne pas faire cas de ces événements sinistres et sanguinaires qui, d’une façon ou une autre, ont été le résultat du gouvernement des bolcheviques. En réponse à la mention de ce fait historique incontestable, on entend souvent : sous ce gouvernement, sous le pouvoir soviétique, sous Staline, en fait sous sa direction, nous sommes parvenus à la plus grande victoire sur la partie de l’Europe envahie par l’Allemagne ! Ne dénigrez pas notre victoire ! Quelle est votre attitude à une telle approche de l’histoire russe du milieu du XXème siècle ?

– Je le dis tout de suite : « sous le régime soviétique », ne veut dire en aucun cas « grâce » à lui. Ce n’était pas la volonté divine que la Russie périsse, et c’est pourquoi la victoire nous a été donnée sur les adversaires. La victoire est advenue indépendamment des gouvernants athées, on peut même dire, malgré eux. Mais voyons les choses dans l’ordre. Lors de la dernière séance de décembre du Synode des évêques de l’Église hors-frontières qui, comme le veut notre usage, a été fixée au 10 décembre, c’est-à-dire le jour de la découverte de l’icône de la Mère de Dieu de Koursk, qui est appelée chez nous « l’hodigitria » de la Russie de l’étranger, nous avons discuté la façon de commémorer cette année tragique. Mais avant, je me permettrai d’exprimer mon opinion personnelle. J’ai dit plus d’une fois qu’il fallait que notre peuple connaisse le mieux possible sa propre histoire. C’est alors, en partie, que changera son attitude envers les symboles de la révolution destructrice, qui sont précisément les symboles de la défaite, les symboles des troubles fratricides. Au nombre de ces symboles soviétiques, il faut ranger aussi les appellations « révolutionnnaires » de nombreuses villes russes, notamment de la ville natale de ma famille, Viatka, qui jusqu’à maintenant s’appelle Kirov [révolutionnaire soviétique, ndt]. Or les habitants de Viatka se sont prononcés contre le retour au nom historique de leur ville… Rappelons-le : Lénine et Staline sont coupables des massacres de millions de leurs compatriotes, parmi eux la Famille Impériale, et les saints néomartyrs de Russie, qui ont été tués sauvagement. Notre peuple doit prendre conscience de ces horreurs. Cela demande notre reconnaissance et la glorification des hauts faits des néomartyrs. En Allemagne, on a pris assez rapidement conscience des atrocités d’Hitler. Pourquoi, en Russie, n’est-on pas pleinement conscient de la tragédie de la révolution, et ne condamne-t-on pas les bourreaux qui l’ont engendrée et qui ont été engendrés par elle ? Le corps non inhumé de Lénine, qui, toujours est-il, demeure dans le centre même de la capitale russe, est peut-être le symbole principal de la défaite russe, de la ruine de la Russie historique. Pouvons-nous imaginer que se dresse un monument sur la tombe d’Hitler, celui qui amené l’Allemagne à une défaite écrasante, qui en a fait « un objet d’opprobre pour ses voisins » pour des siècles – et que les Allemands en regardant ce monument le considèrent comme un symbole de victoire ? En 2017, tout ce qui est possible doit être fait afin que le corps de Lénine soit enfin enlevé de la Place rouge. Il est temps pour nous d’apprendre à comprendre le sens de notre propre histoire. En février 2017, le Synode des évêques de l’Église hors-frontières s’adressera par un message spécial à l’occasion du centenaire des troubles russes du XXème siècle. Toutefois, nous célébrerons bientôt une date joyeuse. Au début de l’été 2017 aura lieu à Munich l’Assemblée régulière des évêques de l’Église russe hors-frontières, à l’issue de laquelle, ceux-ci se rendront à Moscou pour célébrer le dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe. Ces solennités seront présidées par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Il est possible que cette commémoration coïncide avec la fête de tous les saints de Russie, la fête de la victoire spirituelle russe.

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L’évêque Théodose de Ras et Prizren : « Les Serbes du Kosovo craignent de nouvelles violences »

La police du Kosovo, en cas de troubles sérieux, ne pourra assurer la défense des lieux saints du Kosovo et de la Métochie, or il y a maintenant dans la région « un grand potentiel » de nouveaux troubles déclenchés par la population albanaise locale. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier l’évêque de Ras et Prizren Théodose (Šibalić) à l’Agence russe de presse RIA Novosti. En mars 2004, les Albanais du Kosovo avaient organisé des pogromes qui ont mené à l’exode massif des Serbes de la région et à la destruction de nombreux monuments de leur histoire et de leur culture. « La situation actuelle est pour nous meilleure que précédemment en ce sens qu’il n’y a plus autant d’attaques et d’actes de violence. On peut se déplacer librement, mais l’atmosphère générale continue à être assez tendue, particulièrement, ces derniers jours, et il y a un grand potentiel pour de nouveaux troubles », a déclaré l’évêque Théodose. Celui-ci a précisé que les relations entre Albanais et Serbes « ne sont pas identiques dans les différentes parties du Kosovo et de la Métochie  : En certains endroits, il y a une relative tolérance, par exemple à Prizren, mais à Djakovica, Dečani, Klina, la situation est bien plus difficile ». « Nous voudrions qu’il y ait bien plus d’exemples positifs, mais il est pratiquement impossible d’entendre qu’un Albanais du Kosovo dise publiquement quelque chose de positif sur notre Église ou sur les Serbes en général. Dans la presse locale, un nombre assez important d’articles sont publiés qui attisent ouvertement l’intolérance ethnique », a déclaré l’évêque. Comme celui-ci l’a encore déclaré, la sécurité des églises et monastères serbes dans les endroits peuplés principalement par des Albanais, est assurée actuellement par la police du Kosovo, constituée d’Albanais et de Serbes. Seul le monastère de Dečani se trouve encore sous la protection de la KFOR, en raison « de la situation extrêmement complexe concernant la sécurité dans la municipalité de Dečani”, a precise l’évêque, ajoutant que les attaques directes contre les églises orthodoxes au Kosovo se produisent maintenant plus rarement qu’avant, à l’exception du cas de l’église du Christ Sauveur à Priština où, « durant toutes ces dernières années, différentes provocations et actes de vandalisme continuent sans cesse ». Selon les statistiques du diocèse de Ras et Prizren, il y a actuellement 160 églises paroissiales et 14 monastères en fonction sur le territoire du Kosovo et de la Métochie. Les relations entre la Serbie et les autorités auto-proclamées du Kosovo se sont aggravées sérieusement le 14 janvier, lorsque les Albanais du Kosovo ont refusé de laisser passer un train de passagers en provenance de Belgrade pour Kosovska Mitrovica, menaçant de faire appel à ses unités spéciales. L’évêque Théodose a exprimé sa gratitude particulière au peuple russe: « Nous voulons exprimer avant tout notre gratitude au peuple russe pour le soutien spirituel, moral et matériel si importants, qu’il nous accorde. La compréhension qui existe en Russie concernant le Kosovo et la Métochia est pour nous très importante, et nous espérons que la Russie fera à l’avenir également tout son possible pour que soit assurée la vie libre aux Serbes orthodoxes qui sont restés au Kosovo et en Métochie, et, si Dieu le veut, pour que toutes les églises détruites soient reconstruites, et que notre peuple vivant en exil, revienne » a déclaré l’évêque Théodose. Parlant de l’aide qui est accordée aux Serbes du Kosovo par la Russie et l’Église orthodoxe russe, il a déclaré que des moyens importants avaient été recueillis précédemment par l’intermédiaire du monastère Sretensky de Moscou pour la reconstruction du séminaire de Prizren. En outre, la « Russie par le fonds de l’UNESCO a assuré l’attribution de 2,5 millions de Dollars pour la reconstruction des églises détruites suite aux désordres de 2004… La solidarité orthodoxe fraternelle, que nous donne le Patriarcat de Moscou, signifie beaucoup pour nous, de même que l’empressement constant de la Russie à défendre les Serbes qui sont restés ainsi que nos lieux saints au Kosovo et en Métochie », a déclaré l’évêque. À la demande d’établir un pronostic sur le développement ultérieur de la situation quant à la vie ecclésiale au Kosovo et en Métochie, l’évêque Théodose a fait remarquer que les Serbes dans cette région, « au cours de nombreux siècles passent par le Golgotha », mais que cependant le peuple « a toujours trouvé en lui les forces d’un renouveau spirituel ». « Nous espérons qu’il en sera de même cette fois encore, et que les Serbes ne quitteront jamais entièrement le Kosovo, parce qu’ici se trouve le centre de notre spiritualité et de notre histoire » a conclu l’évêque.

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Une conférence de Jean-Claude Larchet à Balamand (Liban) sur la prophylaxie et la thérapeutique de maladies engendrées par les médias numériques

conference_balamand_affiche_frJean-Claude Larchet a donné le samedi 4 février une conférence à Balamand (Liban), en relation avec la publication récente aux éditions du Cerf de son livre Malades des nouveaux médias. Cette conférence était organisée conjointement par l’Institut de théologie Saint Jean Damascène de l’Université de Balamand et le Monastère patriarcal Notre-Dame de Balamand, et placée sous le haut patronage de Sa Béatitude Jean X, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Près de 300 personnes, venues de toutes les régions du pays y ont assisté, dont une majorité de jeunes. Le patriarche actuellement en Syrie, était représenté par S. E. Éphrem, métropolite de Tripoli, qui était entouré de l’higoumène du monastère de Balamand l’archimandrite Romanos (Al-Hannat), de professeurs des diverses facultés de l’Université de Balamand et de nombreux membres du clergé. Beaucoup de médecins et de psychothérapeutes étaient également présents dans l’assistance. La conférence, introduite par le doyen de la faculté de théologie de Balamand l’archiprêtre Porphyrios Georgi, était simultanément traduite en langue arabe. À son issue, le conférencier a répondu aux questions du public.
Dans le cadre de son séjour à Balamand, Jean-Claude Larchet a également eu une rencontre avec les étudiants de la Faculé de théologie et répondu à leurs interrogations.

Sources (comptes-rendus et photos) : ConférenceRencontre avec les étudiants

Des célébrations en français le samedi dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris

cath_orthodoxe_russe_parisA partir du 11 février, tous les samedis une liturgie en français sera célébrée à partir de 10 heures dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris par la communauté du Séminaire orthodoxe russe (horaires).

Source: Séminaire orthodoxe russe. Photographie: Julija Vidovic.

Un comité d’organisation est constitué pour les manifestations du centenaire de la persécution contre l’Église orthodoxe russe

Le 1er février 2017, dans les appartements patriarcaux de la cathédrale du Christ-Sauveur a Moscou a eu lieu la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe sous la présidence du patriarche Cyrille. Les membres permanents du Saint-Synode sont : le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, le métropolite de Chișinău et de toute la Moldavie Vladimir, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre, chef du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent, chef du district métropolitain d’Asie Centrale ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Minsk et de Zaslavl Paul, exarque patriarcal de toute la Biélorussie ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président des Relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Ont été invités à participer à la session d’hiver (septembre-février) du Saint-Synode : le métropolite de Tchernovitsy et de Bucovine Mélèce, le métropolite de Penzensk et de Nijnelomovsk Séraphim, l’archevêque de Souroge Elisée, l’archevêque de Salekhardsk et Novy-Ourengoï Nicolas, l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim. Les membres du Synode ont pris la décision de constituer un comité d’organisation du programme des manifestations ecclésiales à l’occasion du centième anniversaire du début de l’époque des persécutions contre l’Église orthodoxe russe. Sont entrés dans le Comité d’organisation : le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, président, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kalouga et de Borovsk Clément, président du conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe ; le métropolite de Rostov et de Novotcherkassk Mercure, président du département synodal de l’instruction religieuse et de la catéchèse ; l’archevêque de Vereïsk Eugène, président du comité éducatif de l’Église orthodoxe russe ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, secrétaire ; l’évêque de Kaskelensk Gennade, chancelier du Synode du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou ; l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim ; l’évêque de Sloutsk et de Soligorsk Antoine ; l’évêque de Soroca Jean, vicaire du diocèse de Chisinau ; l’évêque d’Egorievsk Tikhon, président du Conseil patriarcat pour la culture ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions de l’étranger ; l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon, l’archiprêtre Cyrille Kaleda, président de la Commission pour les recherches concernant les hauts faits des Néomartyrs et confesseurs et l’immortalisation de la mémoire des clercs défunts de la ville de Moscou ; l’archiprêtre Maxime Maximov, membre de la commission synodale de la canonisation des saints ; l’higoumène Damascène (Orlovsky), secrétaire responsable du conseil ecclésial et social auprès du patriarche de Moscou et de toute la Russie pour la perpétuation de la mémoire des néomartyrs et confesseurs de l’Église russe : l’archiprêtre Vladimir Siloviev, rédacteur principal des Éditions du Patriarcat de Moscou ; l’archiprêtre Pierre Kholodny, clerc du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières ; V.R. Legoïda, président du Département synodal pour les relations de l’Église avec la société et les médias ; E.A. Parkhaïev, directeur des ateliers d’art liturgique « Sofrino ».

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18 chefs-d’œuvre d’art byzantin seront prochainement exposés à la Galerie Tretiakov de Moscou

18 chefs-d’œuvre du Xème jusqu’au XVème s., provenant des musées grecs et des collections privées, seront présentés à un exposition qui commencera le 8 février à la Galerie Tretiakov de Moscou. Les objets exposés « sont datés de la fin du Xème s. jusqu’au début du XVIème s. et donnent une idée des différentes périodes de l’art byzantin et des différents centres artistiques. L’exposition permet d’apprécier la perfection du travail des maîtres et également de comprendre les conceptions du monde spirituel au Moyen-Age, ainsi que de découvrir les nuances dans le coloris raffiné des icônes, les miniatures luxueuses des manuscrits, dans les pages desquels les artistes byzantins aspiraient à recréer la beauté du monde d’en haut », est-il dit dans le communiqué de présentation de l’exposition. Il est encore dit dans le communiqué que les objets exposés donnent la possibilité de présenter l’histoire de la culture byzantine et de tracer l’influence réciproque des traditions artistiques de l’Orient et de l’Occident chrétiens. L’objet le plus ancien de l’exposition est une croix de procession en argent de la fin du Xème siècle avec les représentations gravées du Christ, de la Mère de Dieu et des saints. L’un des objets les plus remarquables est un bas-relief représentant le saint grand-martyr Georges avec des scènes de sa vie. Il est un exemple de l’interaction des maîtres byzantins et occidentaux, qui a donné le phénomène des maîtres de l’époque des croisades du XIIIème s. « Un témoignage visible du dernier épanouissement de la culture byzantine du XIVème s. est l’icône remarquable, peinte des deux côtés de « la Mère de Dieu Odighitria, avec les douze fêtes. Le Trône préparé (pour la seconde venue du Christ », du XIVème s. Cette icône est contemporaine des œuvres de Théophane le Grec. Les deux maîtres utilisent les même procédés artistiques ; en partie, des lignes fines, les visages pénétrants de la Mère de Dieu et de l’Enfant, les énergies symbolisant la lumière divine », est-il encore souligné dans le communiqué. On pourra voir à cette exposition des icônes des XIIème au XIVème s., par exemple « la résurrection de Lazare », « St Jean Baptiste – l’Ange du désert ». Il y a aussi un encensoir avec la représentation des saints grand-martyrs Théodore et Démètre, et un voile brodé que l’on pose sur les Saints Dons. L’exposition a lieu dans le cadre de l’Année de la Grèce en Russie.

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Suite aux manifestations anti-gouvernementales dans le pays, le Patriarcat de Roumanie appelle « à la prière, au dialogue et à la coresponsabilité sociale »

Suite aux manifestations anti-gouvernementales à Bucarest et dans d’autres villes, le Patriarcat de Roumanie a publié l’appel suivant :

« La société roumaine est fortement troublée actuellement, en raison d’un conflit entre les institutions principales du pays et, en conséquence, d’une polarisation dans les rangs de la population. Tout en étant neutre du point de vue politique, l’Église n’est pas indifférente sur le plan social, elle est réceptive aux orientations ou aux souhaits majeurs de la population : la justice sociale, la diminution de la pauvreté et l’accroissement du niveau de vie. Dans ce sens, la lutte contre la corruption doit continuer, tandis que les coupables doivent être sanctionnés, car le vol et l’appropriation des biens d’autrui dégradent la société sur le plan moral et matériel. En outre, la lutte contre la corruption ne doit pas être utilisée à des fins politiques partisanes, tandis que les sanctions et l’utilisation des prisons ne doivent pas être confondues avec l’extermination, car leur but est le redressement et la réintégration sociale de ceux qui reconnaissent et regrettent les méfaits qu’ils ont commis. Dans ce contexte social polarisé et fracturé, en qualité de « facteur de paix sociale » (cf. Loi sur les cultes N° nr. 489/2006, art. 7, al.1), l’Église appelle à la prière, au dialogue et à la co-responsabilité sociale. La prière est nécessaire, parce qu’elle éclaire la raison, pacifie les passions égoïstes et cultive la communion d’amour des hommes avec le Seigneur et les autres. Le dialogue est nécessaire pour surmonter les conflits entre les personnes, les institutions et les orientations sociales divergentes. La co-responsabilité sociale est nécessaire, parce que le rejet de la responsabilité entière sur l’adversaire ne résout pas les problèmes communs de la société, qui a besoin de solutions concrètes élaborées ensemble. Aussi, le Patriarcat de Roumanie appelle tous les serviteurs du Saint Autel et tous les fidèles à la prière pour la paix et l’unité du peuple roumain, pour le renouveau de la vie morale et spirituelle de la société roumaine, de même qu’il encourage le dialogue et la co-responsabilité dans la société.

Bureau de presse du Patriarcat de Roumanie »

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Podcast vidéo : Bertrand Vergely : « Grégoire de Nysse » – 23 janvier

Bertrand Vergely nous a parlé le 23 janvier de saint Grégoire de Nysse dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Une soirée consacrée à des réflexions contemporaines sur l’hésychasme à l’Institut Saint-Serge le 9 février

st-serge-logoLe jeudi 9 février, à 19h – 20h30, une soirée consacrée au thème « Réflexions contemporaines sur l’hésychasme » aura lieu à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, 93 rue de Crimée, 75019 Paris (métro : Laumière).
Le programme de cette soirée contient trois exposés sur les sujets suivants :
1- « L’hésychasme dans les œuvres du père Lev Gillet et du métropolite Kallistos (Ware) » (Ivana Noble, Charles University, Prague).
2- « Le père Alexandre Men et la tradition d’Optino » (Tim Noble, Charles University, Prague).
3- « L’interprétation de la spiritualité hésychaste chez Élisabeth Behr-Sigel » (Olga Lossky, auteur d’une biographie d’Élisabeth Behr-Sigel).

Entrée libre.

Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien américain Ethnikos Keryx/The National Herald, il a expliqué que « des catholiques-romains et des protestants y participaient également et que différents thèmes y ont été développés, notamment concernant les réfugiés, sur la nature du rôle de la religion, de l’approche du problème et sur la manière dont les Eglises peuvent aider dans ce domaine ». Lui-même a évoqué l’initiative du patriarche œcuménique Bartholomée qui, ensemble avec le pape Francis et l’archevêque d’Athènes Jérôme, se sont rendu en avril 2016 à Lesvos, initiative qui a précisément illustré l’intérêt que portent les religions à la question de l’immigration ».
Le métropolite a insisté sur le fait que « nous condamnons toute forme de violence, toute forme de conflit armé, car le mal s’est précisément déclaré à cause de la guerre en Syrie. Nous voulons croire qu’un accord sera trouvé en vue de la cessation des hostilités ». « Il est impossible d’arrêter le flux des réfugiés, actuellement la Turquie abrite trois millions de réfugiés, j’espère qu’un moyen sera trouvé pour que ces gens retournent dans leurs foyers».
Interrogé sur l’existence de réfugiés en France, il a précisé qu’ « il y en a effectivement mais c’est en Allemagne que leur nombre est le plus élevé. Mais chaque pays européen a accepté un certain nombre d’entre eux ».
Concernant la présence grecque en France, il a précisé que «nous avons une troisième et une quatrième génération de Grecs, ajoutant que « la langue grecque est bien sûr conservée ; les offices liturgiques et la Liturgie eucharistique sont célébrés à 80 pour cent en grec, mais nous utilisons les deux langues lorsque nous prêchons. Nous avons des écoles grecques dont la plupart des enseignants viennent de Grèce ; leur nombre a toutefois diminué en raison de la crise économique».
« Sans la langue grecque, nous ne pouvons continuer à dire que nous sommes Grecs orthodoxes. Je le dis et je le répète : si les Juifs ont survécu après tant de persécutions et sont parvenu à recréer un Etat, c’est parce qu’ils ont conservé leur religion et leur langue ». «Si nous perdons la langue grecque nous perdrons notre identité. Si un Français devient orthodoxe nous ne lui imposerons pas la langue grecque car nous ne sommes pas chauvins. Quant à ceux qui ont des racines grecques, je voudrais que les générations à venir connaissent la langue grecque, sans que nous ne modifions notre insertion dans la société où nous vivons, car l’Eglise orthodoxe grecque n’a jamais créé de ghettos ».
A propos du grand concile de Crète, il a affirmé qu’ « il s’agissait d’un événement unique dans la vie de l’Eglise orthodoxe. C’était notre rêve à tous et surtout du patriarche œcuménique Bartholomée qui y croyait et c’est pourquoi nous y sommes arrivés ». « Bien que quatre Eglises s’abstinrent en dernière minute de participer au grand concile et qu’elles ne tinrent pas à accepter l’invitation qui leur avait été adressée durant les travaux préparatoires en sorte que les primats concélèbrent au moins tous ensemble pour manifester l’unité de l’Eglise, je considère qu’il s’agissait d’une erreur, mais cela n’enlève rien à l’essence même et au résultat du concile ». « Je crois que les décisions du concile seront acceptées et respectées par tous».

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Le séminaire St-Tikhon, à South Canann (Pennsylvanie) accueillera un symposium dédié au père Georges Florovsky

Le séminaire Saint-Tikhon, qui relève de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), accueillera le sixième « Symposium Florovsky » annuel les 24 et 25 février 2017, au cours duquel aura lieu une conférence magistrale du hiéromoine Nicolas Sakharov, du monastère Saint-Jean-Baptiste à Maldon, en Grande-Bretagne. Le symposium est une tradition annuelle qui a été créée par une société savante de l’Université de Princeton et qui attire des érudits, des clercs et laïcs du monde entier qui sont intéressés à allier un travail universitaire sérieux avec la fidélité à la tradition de l’Église. Le thème de l’assemblée de cette année : « Un marchepied pour la contemplation : l’ascétisme et la théologie dans l’Écriture et la Tradition ». Ce thème est tiré des paroles de saint Grégoire le Théologien qui écrit : « Souhaitez-vous devenir un jour un théologien, et digne de la divinité ? Gardez les commandements ; marchez sur la voie des préceptes. Car la vertu pratique est le marchepied vers la contemplation. Travaillez à cultiver votre âme au moyen du corps ». Outre le hiéromoine Nicolas, les autres intervenants sont Mary Ford (Séminaire St Tikhon), Brian Dunkle, S.J. (Boston College) et Nicholas Marinides (Holy Cross School of Theology). Le symposium commencera dans la soirée du vendredi 24 février et se terminera pour les vigiles du samedi 25 février.

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Office de Te Deum à Bucarest en l’honneur des fondateurs de l’union des Principautés roumaines de 1859

L’office d’actions de grâce et le dépôt de couronnes de fleurs pour les fondateurs de l’union des Principautés roumaines [Valachie et Moldavie, ndt] en 1859 a eu lieu le 24 janvier. La commémoration a commencé par la célébration de la divine liturgie, suite à laquelle l’évêque de Ploieşti, Mgr Barlaam, vicaire patriarcal, a officié le Te Deum, en présence du patriarche de Roumanie Daniel. L’office a été célébré comme une action de grâce au Seigneur pour l’accomplissement de cet acte important de l’histoire du peuple roumain, auquel l’Église orthodoxe roumaine a contribué de façon significative. Ensuite a eu lieu le dépôt de couronnes de fleurs sur la colline du patriarcat, devant le monument dédié au prince Alexandre Jean Cuza, souverain des Principautés unies de Moldavie et de Valachie entre 1859 et 1866, de la part du patriarche de Roumanie, du président de l’Académie roumaine et d’autres représentants des institutions de l’État. Les personnes présentes ont ensuite participé à un colloque organisé au palais patriarcal. Un office de requiem a été également célébré pour les fondateurs de l’union de 1859.

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Jovan Nikoloski