25/09/2017
Actualités
Page d'accueil > Actualités

Archives de catégorie : Actualités

Souscrire au flux

25ème anniversaire du rétablissement de la vie monastique à la Laure de Sviatogorsk (Ukraine)

Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre a présidé les solennités liées au renouveau de la vie monastique à la Laure de la Dormition de Sviatogorsk, dans le diocèse de Donetsk. La fête a lieu le jour de la commémoration de la Synaxe des saints de Sviatogorsk, au nombre de 18, qui y ont vécu dans l’ascèse du XVIIème au XXème siècle. Dans l’église principale de la Laure se trouvent les reliques de 11 moines monastère : les ascètes Jean le Reclus, Arsène, Germain, Longine, Théodose, Cyprien, Joannice, Isaac, les moines confesseurs Triphon, Michel et Jean. La Laure de Sviatogorsk est l’un des plus grands monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Les premiers moines se sont installés dans ce lieu dès les VIIIème-IXème siècles. En 1787, suivant un décret de l’impératrice Catherine II, le monastère de Sviatogorsk a été fermé et les villages et les terres lui appartenant ont été remis au trésor public. En 1844, par décret de l’empereur Nicolas Ier, le monastère a été rétabli, et l’ordo de l’ermitage de Glinsk y a été introduit. Les 70 années suivantes, le monastère a connu une apogée sans précédent, devenant l’un des plus grands de l’Empire russe. En janvier 1918 a commencé le pillage du monastère par le pouvoir soviétique. En 1922, le monastère a été « liquidé », et une maison de repos pour les travailleurs du Donbass y a été installée. En 1992, a commencé la renaissance du monastère qui a reçu le statut de Laure, par décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine du 9 mars 2004.

Source

Les moines de la Laure des Grottes de Kiev organise des repas pour les nécessiteux

Le département social de la Laure des Grottes de Kiev a organisé un repas pour les nécessiteux. Cette action de bienfaisance a reçu la bénédiction du supérieur du monastère, le métropolite de Vychgorod et de Tchernobyl Paul. À l’action « Nourris ton prochain » ont participé plus de cent personnes. Après le repas, les invités ont eu des entretiens avec le clergé sur des thèmes spirituels. Comme le mentionne le responsable de cette action, l’adjoint du chef du département des œuvres sociales de la Laure de Kiev, le hiéromoine Gleb (Kazmiriouk), la tradition de service au prochain existe à la Laure depuis sa création. « Au cours de toutes les années, l’Église et notre saint monastère se sont occupés de tous les nécessiteux qui y venaient et recevaient consolation, joie, aide et possibilité d’être écoutés », a déclaré le père Gleb. Il est prévu que des repas caritatifs pour les nécessiteux soient désormais organisés chaque semaine par le département social de la Laure.

Source

Recension: Rod Dreher, « Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin »

Rod Dreher, Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus. Le pari bénédictin, Artège, paris, 2017, 372 p.
Né en 1967, Rod Dreher, qui vit à Bâton Rouge (Louisiane), est actuellement journaliste pour le magazine The American Conservative. Il a auparavant collaboré à des journaux prestigieux comme le New York Times (il y collabore encore périodiquement), le New York Post, la National Review et la National Review Online, The Weekly Standard, The Wall Street Journal, Touchstone, Men’s Health, le Los Angeles Times, le Dallas Morning News. Il a été également analyste à CNN, Fox News, MSNBC, Court TV. Il a été nommé plusieurs fois pour le prix Pulitzer. Originaire d’une famille méthodiste, il s’est converti au catholicisme en 1993 puis à l’Orthodoxie en 2006. Il a raconté dans un article intitulé « Qu’y a-t-il de si attirant dans l’Orthodoxie? », récemment traduit sur l’excellent site orthodoxologie.blogspot.fr., les raisons de sa conversion à l’Orthodoxie.
Ce premier livre qu’il publie en français, s’est vendu – sous le titre The Benedict Option – à 40.000 exemplaires aux États-Unis et y a suscité de vifs débats, bien que l’idée du « pari bénédictin » qui est son thème central, soit avancée par l’auteur depuis une quinzaine d’années, notamment dans un blog éponyme.
Dreher part d’une constatation de base: le christianisme et ses valeurs deviennent minoritaires dans nos sociétés occidentales, et les chrétiens risquent dans un proche avenir d’être soumis à des principes, des règles et des modes de vie qui sont non seulement étrangers à leur éthique, mais incompatibles avec elle et avec la foi qui les fonde, et d’être persécutés s’ils ne s’y plient pas, car ce véritable « déluge » (titre du 1er chapitre), s’accompagne de pressions sociales diverses (politiques, médiatiques, juridiques, psychologiques, etc.).
L’un des points de départ de la réflexion de Rod Dreher, est la place exorbitante prise dans les sociétés occidentales contemporaines par le mouvement LGBT (Lesbien-Gay-Bisexuel-Transsexuel), qui dispose d’importants moyens de propagande, peut légalement infiltrer le système scolaire et former les jeunes cerveaux à sa « théorie du genre » (gender theory), a fait voter des lois qui font condamner comme raciste toute critique, même théorique, de ses principes, se montre d’une intolérance extrême au nom de la tolérance, et parvient avec arrogance à imposer ses vues minoritaires à la majorité avec l’appui des lobbies médiatiques et politiques. Ce fait sociétal a été pour Rod Dreher – avec d’autres facteurs (comme la sécularisation galopante, le développement de l’individualisme et du consumérisme…) qui témoignent d’une décadence profonde du monde chrétien (qu’il compare à celle de l’Empire romain) et d’un changement de paradigme de notre civilisation (en particulier de ses bases familiales et de ses références éthiques) – un moteur important de sa décision de proposer aux chrétiens de réagir concrètement. Cette réaction a peu de chance, selon l’auteur, de réussir sous la forme d’un engagement politique – un engagement à droite peut en partie ralentir, mais non empêcher ce mouvement de décadence. Elle peut en revanche réussir par la construction, par tous les chrétiens, d’une société fondée sur leurs valeurs morales communes et, s’inspirant, quant à son mode d’organisation, de la règle monastique de saint Benoît d’où le sous-titre du livre (qui est son titre principal dans l’édition américaine): « Le pari bénédictin ». Cette construction doit d’abord prendre la forme d’un retrait par rapport aux éléments toxiques des sociétés post-modernes, non dans la fuite et l’isolement, mais par rapport à tous les facteurs – notamment médiatiques et éducatifs – qui contribuent à éloigner les hommes (avant tout les enfants et les adolescentes) des valeurs chrétiennes. Il s’agit, autrement dit, d’organiser la résistance. Mais il s’agit en même temps d’élaborer sur la base des valeurs fondamentales du christianisme, un modèle communautaire solide, capable de constituer une alternative aux modèles sociétaux actuels, voire, s’il se développe (comme ce fut le cas de la civilisation chrétienne après la chute de l’Empire romain), de s’y substituer. Selon l’auteur, il faut repenser la nature et la structure des communautés chrétiennes et les revivifier, car « les Églises » actuelles sont très faibles, largement contaminées par les valeurs post-modernes extérieures au christianisme, et inaptes à opposer la résistance et l’alternative souhaitables.
Je laisse la place à l’auteur pour présenter l’origine et le sens de sa démarche telle qu’il les expose dans son introduction:

« Je me rendis compte que les Églises, dont la mienne, se montraient incapables de lutter efficacement contre les forces du déclin culturel. Le christianisme historique et traditionnel – aussi bien protestant que catholique ou orthodoxe – avait pour devoir d’être une véritable puissance de résistance à l’individualisme et au sécularisme radicaux du monde moderne. On racontait volontiers que les chrétiens conservateurs menaient une guerre culturelle, mais, à part contre l’avortement et le mariage homosexuel, le combat des miens me paraissait inexistant. Nous semblions nous satisfaire d’endosser le rôle de chapelains d’une culture acquise au consumérisme, qui avait perdu toute notion de la réalité du christianisme.
Dans mon livre Crunchy Cons, publié en 2006, j’explorai cette sensibilité conservatrice que l’on peut qualifier de “contre-culture par la tradition”. J’y citai l’œuvre du philosophe Alasdair MacIntyre, pour qui la civilisation occidentale avait perdu ses amarres philosophiques. Le temps approchait, disait-il, où les hommes et les femmes de bien comprendraient qu’il ne serait plus possible à ceux qui désirent une existence en accord avec les vertus de la tradition de participer activement à la société contemporaine. Il leur faudrait trouver de nouvelles manières de vivre en communauté, à l’exemple de saint Benoît qui, au VIe siècle, donna naissance au monachisme occidental, offrant ainsi une réponse à l’effondrement de la civilisation romaine.
J’avais nommé ce retrait stratégique appelé de ses vœux par MacIntyre le « pari bénédictin ». L’idée principale en était que les chrétiens conservateurs sérieux ne pouvaient plus mener une existence légère, ordinaire ; qu’il fallait développer des solutions innovantes, collectives, pour nous aider à maintenir notre foi et nos convictions au milieu d’un monde qui y était de plus en plus hostile. Il allait falloir choisir avec radicalité un christianisme de contre-culture, un nouveau mode de vie, sous peine de condamner nos enfants et leurs enfants à l’assimilation.
Une décennie durant, j’ai beaucoup écrit sur ce pari bénédictin, sans que jamais l’idée dépasse un cercle plutôt restreint de chrétiens conservateurs. Pendant ce temps, la “génération du millénaire” se mit à abandonner l’Église, dans des proportions encore jamais vues. Et il est presque certain qu’elle ne savait même pas ce qu’elle rejetait : de récentes recherches sociologiques ont montré que les jeunes adultes ignorent, quasiment tous, les enseignements et usages de la foi chrétienne historique.
Le déclin constant du christianisme et la montée proportionnelle de l’hostilité vis-à-vis des valeurs traditionnelles ont atteint un point critique en avril 2015, lorsque l’État de l’Indiana a fait passer une version locale de l’acte fédéral de restauration de la liberté religieuse. La loi se contentait de permettre que l’argument d’atteinte à la liberté religieuse soit entendu en justice dans le cadre de procès en discrimination. Elle n’affirmait pas que cet argument ferait nécessairement gagner les accusés, mais les militants des droits homosexuels la décrivirent comme “sectaire”. Et pour la première fois, le monde des affaires prit parti dans la guerre culturelle en défendant avec fermeté les droits de la communauté gay. Sous la pression des grandes entreprises, l’Indiana fit machine arrière. Une semaine plus tard, c’était au tour de l’Arkansas.
Cette affaire fut un tournant: elle démontrait que, si les grandes entreprises faisaient opposition, les responsables républicains, même dans des États où ils avaient la majorité, préféraient ne pas prendre position pour la liberté religieuse. Défendre l’orthodoxie chrétienne sur les questions de sexualité devenait, dans l’esprit de tous, un acte inacceptable de bigoterie. C’était la débâcle pour les chrétiens conservateurs. Nous vivions dans un nouveau pays.
Deux mois plus tard, la Cour Suprême faisait du mariage entre personnes de même sexe un droit constitutionnel. Ce fut aux États-Unis une décision populaire: l’opinion, en l’espace d’une décennie, avait radicalement changé sur la question des droits des homosexuels et du mariage gay. Sitôt ce droit acquis, les militants et leurs alliés politiques, les démocrates, se remirent à la lutte, cette fois pour les droits des transgenres.
Depuis l’arrêt Obergefell, les chrétiens qui restent attachés à l’enseignement de la Bible sur la sexualité et le mariage ont acquis, de l’avis général (et, de plus en plus, avec l’appui de la loi), le même statut que les racistes. La guerre culturelle entamée avec la révolution sexuelle des années 1960 s’est soldée par une défaire des chrétiens conservateurs. La gauche culturelle – autrement dit, le courant de pensée dominant – n’a nullement l’intention de vivre en paix après sa victoire. Au contraire, elle continue de pousser pour établir une occupation dure et impitoyable, aidée par le désarroi des chrétiens, qui ne comprennent pas ce qui se passe. Qu’on ne s’y trompe pas: l’élection surprise de Donald Trump n’empêchera rien. Tout au plus est-elle un sursis.
Si j’ai écrit ce livre, c’est pour réveiller l’Église, l’encourager à agir, à se renforcer tant qu’il est encore temps. Si nous voulons survivre, il nous faut retourner aux racines de notre foi, dans nos pensées comme dans nos actes. Il va nous falloir renouer avec des habitudes intérieures que les croyants occidentaux ont délaissées. Il va nous falloir radicalement changer nos vies, notre vision du monde. En un mot, il va nous falloir être l’Église, sans compromis, quel qu’en soit le coût.
Ce livre n’est pas un programme politique, ni un manuel pratique de spiritualité, ni une énième lamentation sur la décadence. Certes, il propose une critique de la société moderne d’un point de vue chrétien traditionnel, mais il a d’abord pour but de présenter les initiatives de ces chrétiens qui cherchent, de manière créative, à vivre leur foi en dehors de la culture dominante, dans la joie et malgré les ténèbres. J’espère vous donner l’envie de vous en inspirer, de collaborer avec les chrétiens de votre entourage, de votre région, pour bâtir des réponses aux défis que ce monde lance à l’Église. Pour que le sel ne perde pas sa saveur, nous devons agir. Il se fait tard, et ce n’est pas un exercice.
Pour Alasdair Maclntyre, nous sommes dans l’attente d’ « un nouveau saint Benoît, sans doute très différent du premier ». Le philosophe veut parler d’un chef inspiré, novateur, qui trouvera une nouvelle façon de vivre la tradition en communauté, qui permettra la survie dans un temps d’épreuve. Le pape émérite Benoît XVI prédit un monde dans lequel l’Église vivra en petits cercles composés de chrétiens engagés, dévoués à leur foi et se tenant à l’écart de la société contemporaine pour l’amour de la vérité. Lisez ce livre, apprenez de ceux que vous y rencontrerez, soyez inspiré par le témoignage des moines. Laissez-les parler à votre cœur, à votre raison, puis agissez localement, renforcez-vous, renforcez votre famille, votre église, votre école, votre communauté.
Dans la première partie de ce livre, j’exposerai, tel que je le conçois, le défi de l’Amérique post-chrétienne. J’y chercherai les racines philosophiques et théologiques de la fragmentation de notre société, puis expliquerai quel soutien les croyants d’aujourd’hui peuvent trouver dans les vertus que contient la règle de saint Benoît, un guide pratique pour la vie monastique qui joua un grand rôle dans la préservation de la culture chrétienne, au cours de ce que certains appellent l’Age sombre.
Je décrirai dans la deuxième comment le mode de vie chrétien prescrit par la Règle peut être adapté à l’existence des laïcs chrétiens modernes, quelle que soit leur confession. La Règle propose des pistes pour aborder la politique, la foi, la famille, la communauté, l’éducation et le travail. Je montrerai comment ces pistes se manifestent concrètement chez beaucoup de chrétiens dont on devrait écouter ce qu’ils ont à dire. Enfin, j’analyserai l’importance cruciale de ces croyants qui se confrontent avec résolution, en pensée et en acte, aux deux phénomènes les plus puissants du monde moderne, qui déstabilisent l’Église dans ses fondements: la sexualité et la technologie.
J’espère que vous finirez par convenir que les chrétiens sont entrés dans un temps de grandes décisions. Les choix que nous faisons aujourd’hui auront des conséquences sur la vie de nos descendants, sur notre nation, sur notre civilisation. Jésus-Christ a promis que les portes de l’Enfer ne sauraient atteindre Son Église, mais Il n’a pas promis qu’elles ne la vaincraient pas en Occident. Tout dépend de nous, de ce que nous allons décider, ici et maintenant. »

Tandis que le premier chapitre de l’essai, intitulé « le déluge », présente l’irruption des valeurs anti-chrétiennes au cours de ces dernières décennies, le chapitre 2 analyse les racines anciennes de la crise que vivent les sociétés occidentales (le nominalisme, la Renaissance, la Réforme, les Lumières, la démocratie, la capitalisme et le romantisme, le triomphe de l’Eros). Le chapitre 9 approfondit la question de la révolution sexuelle et propose quelques solutions pour l’affronter, tandis que le chapitre 10 décrit les méfaits des techniques modernes, notamment numériques, et propose une limitation de l’usage de la télévision, d’Internet et des réseaux sociaux. Le chapitre 3 présente quelques éléments de la règle bénédictine dont l’application serait salutaire pour l’homme post-moderne : ordre, prière, travail, ascèse, stabilité, communauté, hospitalité, équilibre… Le chapitre 4 invite à construire une nouvelle forme de politique qui serait anti-politique et prendrait la forme d’une communauté chrétienne organisée, avec ses propres institutions (notamment scolaires) permettant d’échapper aux institutions délétères de nos sociétés actuelles. Le chapitre 5 propose quelques principes d’un mode de vie nouveau, inspiré par l’Église: redécouvrir la valeur du passé (au lieu de le nier au nom de la modernité et du prétendu progrès), redécouvrir la liturgie, renouer avec l’ascèse, renforcer la discipline de l’Église, évangéliser par la bonté et la beauté, accepter l’exil et la possibilité du martyre. Le chapitre 7 quant à lui présente les principe qui devraient participer à la constitutions d’un « village chrétien » à l’échelle de nos sociétés : faire de son foyer un petit monastère, faire savoir aux enfants que leur famille est différente des autres (et en être fier), s’assurer qu’ils ont un bon groupe d’amis, vivre à proximité des membres de sa communauté, faire vivre le réseau social de l’Église, nouer des relations entre Églises, aimer la communauté… Le chapitre 7 redéfinit l’éducation comme formation chrétienne et en énonce les principes: donner à sa famille une éducation bien ordonnée, enseigner l’Écriture aux enfants, enseigner aux jeunes l’histoire de la civilisation occidentale (dénigrée et méprisée par le système scolaire actuel), retirer ses enfants de l’enseignement public (qui contribue à l’étouffement des valeurs chrétiennes), ne pas se faire d’illusion sur les écoles chrétiennes existantes (qui très souvent s’assimilent au modèle libéral moderne), monter des écoles chrétiennes classiques, faire l’école à la maison, revenir aux classiques… Le chapitre 8 concerne les changements à apporter au monde de l’économie et du travail: « acheter chrétien » même si c’est plus cher, constituer un réseau professionnel chrétien, redécouvrir les métiers, se préparer à la pauvreté et à la marginalisation.

On le voit, ce livre se situe dans la ligne d’un conservatisme décomplexé, à la fois religieux et politique. L’auteur travaille d’ailleurs dans un journal qui, comme son nom l’indique, se situe dans la ligne politique des conservateurs américains, autrement dit des « Républicains », et il est habituel aux États-Unis de classer les chrétiens en libéraux ou conservateurs, et de parler de « gauche chrétienne » et de « droite chrétienne », comme nous le faisons en France pour les partis politiques et leurs sympathisants.

Ce n’est pas seulement en se positionnant par rapport à ce type de catégories qui situent la religion à proximité de la politique mais par son style (journalistique et usant constamment de la première personne) et par son contexte (celui de la société américaine actuelle) que ce livre est très américain dans son esprit et dans sa forme, et pour une part en décalage avec la mentalité et le contexte européens.
Il n’en reste pas moins vrai que la sécularisation de la société et tous les problèmes sociétaux qui remettent en cause les valeurs chrétiennes aux États-Unis, touchent de plus en plus nos sociétés européennes, les processus de globalisation et de mondialisation qui affectent l’ensemble des sociétés contemporaines tendant à uniformiser celles-ci à l’échelle du monde.
Tout en n’étant pas (encore) un reflet de ce que nous vivons, et tout en ayant une tonalité pessimiste et une tendance à la dramatisation, ce livre nous concerne et nous parle.
Il est vrai que si les valeurs antichrétiennes gagnent rapidement du terrain dans le même temps que les sociétés occidentales se déchristianisent à grande vitesse, ce n’est pas seulement en raison des moyens de diffusion dont elles disposent, mais aussi en raison du manque d’activité et de réactivité des chrétiens eux-mêmes, de leur faiblesse à affirmer leur foi et leur identité, de l’insuffisance de leur conviction dans l’expression et l’incarnation de leur éthique, de leur manque d’esprit apostolique et missionnaire dans la société où ils vivent (jusque dans la crainte de s’afficher comme chrétiens), et de leur incapacité de proposer par leur propre exemple un modèle de vie personnelle et de communauté enviable. La sécularisation inhérente au protestantisme depuis ses origines et qui a gravement affecté le catholicisme depuis le concile Vatican II et continue à l’affecter malgré un certain retour de celui-ci, depuis Jean-Paul II et Benoît XVI, à des formes plus conformes à ses traditions antérieures, a une grande part de responsabilité dans la sécularisation que connaissent les sociétés occidentales depuis plusieurs décennies, dans la perversion et l’oubli des valeurs chrétiennes de référence, et dans l’irruption de pseudo-valeurs de substitution. Selon la parabole de l’évangile (Mt 12, 44-45), quand on laisse la maison vide, de méchants démons y entrent…
Le renforcement de l’Église comme communauté, mettant à la disposition des fidèles, comme ce fut le cas dans le passé, des institutions (en particulier éducatives) transmettant et diffusant ses valeurs, et aussi (comme dans les institutions caritatives) les incarnant est un projet essentiel pour son maintien et sa reviviscence.
Les chrétiens doivent-ils pour autant se couper de la société et de ses institutions au risque de former un ghetto? Cela ne risquerait-il pas d’accentuer et d’institutionnaliser leur mise à l’écart et leur mise en minorité? La communautarisation telle qu’elle existe par exemple au Canada (avec l’appui officiel de l’État, qui préfère ce modèle d’intégration au modèle d’assimilation américain) où chaque communauté a ses propres institutions (écoles, collèges, lycées, universités, hôpitaux, maison de retraite, etc.) est-elle une solution? De tous temps les chrétiens ont eu pour tâche de préserver leur foi, leur éthique et leur mode de vie, à travers la vie et les institutions ecclésiales et au sein de leurs familles, ces « églises domestiques » comme les appelait saint Jean Chrysostome. Mais ils ne se sont pas pour autant coupés et séparés du monde environnant, à l’exception des moines, dont c’était la vocation particulière. Le Christ n’a jamais prétendu fonder en ce monde une société parallèle à la société civile, et il a commandé à ses disciples « de rendre à César ce qui est à César ». Il a affirmé clairement: « mon royaume n’est pas de ce monde ». Il a demandé aux chrétiens de témoigner de leur foi dans la société et pas à côté d’elle. Et s’il est vrai que l’Église constitue une société, celle-ci est de nature spirituelle et, dans sa plénitude, eschatologique. Porter témoignage de leur foi, coûte que coûte au sein de la société où ils vivaient lors même qu’elle était antichrétienne, leur a d’ailleurs coûté cher pendant de longues périodes de l’Histoire où dans de vastes espaces géographiques, que ce soit au temps des persécutions des premiers siècles, au temps des conquêtes et de l’oppression persane et ottomane, sous le régime communiste, et plus récemment dans les zones dominées par l’intégrisme islamiste, où des millions de chrétiens ont, dans le martyr, payé de leurs souffrances, de leur sang et de leur mort.
Un autre problème majeur du livre de Dreher est que tout en préconisant une société chrétienne faite de « petites communautés », il considère le christianisme comme un ensemble unifié, dont les membres seraient tous susceptibles d’adopter sans tarder le modèle qu’il propose. Il parle souvent de « l’Église » au singulier, mais dans la situation actuelle ce terme ne peut, pour différentes raisons, inclure les différentes confessions chrétiennes que l’auteur a en vue dans son projet global.
On ne peut que s’associer au souhait de Dreher de voir un jour les chrétiens réunis, mais outre que les divergences dogmatiques et ecclésiologiques qui les séparent sont loin de pouvoir trouver une solution, ils restent fortement divisés quant aux valeurs morales elles-mêmes. Réunir les chrétiens conservateurs en tant que tels risque de constituer une base à tous égards insuffisante.
Un autre trait frappant du livre de Dreher est qu’il comporte de multiples références à des auteurs catholiques et protestants, mais ne cite aucun auteur orthodoxe (excepté Schmemann sur la question du jeûne). Peut-être est-ce parce qu’il considère que le modèle bénédictin, qui a conservé beaucoup des valeurs et de traits de la vie spirituelle sur lesquelles tous les chrétiens s’entendaient au cours du premier millénaire, suffit à ses yeux (non au sens strict, en tant qu’ordre monastique, mais au sens large, par les valeurs qu’il incarne) à représenter le modèle orthodoxe (et donc peut-être est-ce là que nous trouverons une réponse aux questions que nous avons posées précédemment). C’est ce que semble indiquer ce passage du 1er chapitre:

« Vous ferez dans ce livre la connaissance d’hommes et de femmes qui sont les Benoît d’aujourd’hui. Certains vivent à la campagne, d’autres à la ville. D’autres encore sont dans les banlieues. Tous sont des chrétiens orthodoxes convaincus c’est-à-dire, théologiquement, des conservateurs appartenant à l’une des trois branches principales du christianisme historique – qui savent que les chrétiens doivent quitter Babylone, s’en séparer soit métaphoriquement, soit littéralement, sans quoi leur foi ne tiendra plus guère que le temps d’une génération ou deux dans cette culture de mort. Ils ont, au contraire de bien d’autres, accepté de reconnaître cette vérité que la politique ne nous sauvera pas. Plutôt que d’essayer de rafistoler l’ordre établi, ils ont reconnu que le royaume auquel ils appartiennent n’est pas de ce monde, et ont décidé de ne pas compromettre cette citoyenneté. Ces chrétiens orthodoxes font ce que j’appelle le “pari bénédictin”, une stratégie tirée de l’enseignement de l’Écriture et de la sagesse de l’Église des premiers temps, qui consiste à embrasser l’ “exil sur place” pour former une contre-culture vivace. Conscients de la dangerosité du sécularisme moderne et de la fragmentation causée par le relativisme, les chrétiens partis sur la voie de Benoît cherchent dans la Bible et la Règle les pratiques et modes de vie communautaires qui régiront leur vie. Plutôt que la panique ou la complaisance, ils choisissent la raison: le nouvel ordre n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité avec laquelle il faut vivre. Ces chrétiens apprennent à survivre avec foi et inspiration, à approfondir leur vie de prière, à changer leur manière d’être, à se recentrer sur leur famille et leur communauté plutôt que sur la politique partisane, à construire des églises, des écoles et d’autres institutions dans lesquelles la foi chrétienne pourra survivre et s’épanouir pendant le déluge. »

Il est cependant évident que le modèle bénédictin, quelles que soient ses vertus, est trop limité et lié à un contexte historique occidental pour représenter le mode de vie orthodoxe dans toute son ampleur. Mais il est vrai que par leur conservatisme religieux (qui leur est souvent reproché dans un monde devenu liquide et presque entièrement gagné au libéralisme et au modernisme) les Orthodoxes traditionnels (qui sont la majorité des fidèles dans les pays orthodoxes) sont, parmi les chrétiens, ceux qui ont le plus fidèlement conservé l’esprit, les valeurs et le mode de vie du christianisme tel qu’il a été fondé par le Christ et transmis par les Apôtres et les Pères, et, en conséquence, il est vrai aussi que l’Église orthodoxe est actuellement, parmi toutes les communautés se réclamant du christianisme, particulièrement bien placée pour résister aux assauts anti-chrétiens du monde séculier post-moderne, et pour proposer, par sa capacité à englober spirituellement toutes les dimensions de la vie quotidienne, un modèle de vie alternatif fondé sur les valeurs chrétiennes authentiques. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu Rod Dreher et sa famille de rejoindre l’Église orthodoxe, comme il l’explique dans son article déjà cité : « Qu’y a-t-il de si attirant dans l’Orthodoxie ? »

Rod Dreher sera en France du 28 septembre au 6 octobre. Il présentera son livre le dimanche 1er octobre à 11h30 à la Paroisse Ste Parascève-Ste Geneviève, Crypte St François (sous l’église St Sulpice), 35 rue St-Sulpice, Paris 6e, Métro St-Sulpice ou Odéon.

Jean-Claude Larchet

Arrivée du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II à Belgrade

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II est arrivé le 22 septembre à Belgrade, où il a été accueilli par le patriarche Irénée de Serbie. On peut visionner ici son accueil sur l’aéroport de Belgrade par le patriarche Irénée, les allocutions des deux patriarches, la doxologie en la cathédrale Saint-Michel, avec le chant du tropaire de la Nativité de la Mère de Dieu (fêtée le 21 septembre selon l’ancien calendrier), les allocutions, puis le chant du « ad multos annos » pour les deux primats.

Source

Une icône de la Mère de Dieu a commencé à exsuder une huile parfumée dans une paroisse de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) dans l’État de New York

Une icône de la Mère de Dieu a commencé à exsuder une huile parfumée la veille de la fête de l’Exaltation de la Croix (le 13 septembre selon le nouveau calendrier) dans la paroisse Saint-Georges, qui relève de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), à Bufallo, dans l’État de New York. Le message, publié sur la page Facebook de la paroisse, daté du 20 septembre, mentionne : « Par la Grâce de Dieu, la veille de l’Exaltation de la Croix précieuse et vivifiante de notre Seigneur (13 septembre), l’icône de la Très pure Mère de Dieu et toujours vierge Marie, qui se trouve sur notre iconostase, a commencé à exsuder une huile parfumée. Depuis, cela continue et s’est même accru durant ces deux derniers jours ». L’archevêque diocésain, Mgr Michel (Dahulich) de New York et du New Jersey a donné son approbation à ce que des offices liturgiques soient célébrés en l’honneur de cette icône. « Avec la bénédiction de S.E. l’archevêque Michel, nous célébrons deux offices quotidiennement : l’acathiste à 9h30 du matin et le canon d’intercession à la Mère de Dieu à 19h ». De telles manifestations miraculeuses sont un rappel aux fidèles que Dieu est toujours avec nous, menant ceux qui le veulent au salut. Le communiqué de l’église orthodoxe Saint-Georges finit par une prière : « Par les prières de la Très pure Mère de Dieu et toujours vierge Marie, que Dieu continue à nous bénir, nous guider et nous conduire tous à faire Sa volonté et à accomplir l’Évangile de Son bien-aimé Fils notre Seigneur Jésus-Christ. Réjouis-toi, épouse inépousée ! » L’église orthodoxe Sainte-Anne à Albany, dans l’État d’Oregon, rapporte également sur sa page Facebook qu’une icône de la Mère de Dieu a commencé à pleurer pendant la sainte Communion le jour du 15 août, la fête de la Dormition de la Mère de Dieu.

Source

Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : « Le symbole. Maxime le Confesseur »

Le 18 septembre dernier, Bertrand Vergely a donne la conférence « Le symbole. Maxime le Confesseur » dans le cadre de cycle de conférences «Introduction à l’éthique de la vie créatrice » organisé par Orthodoxie.com.

Extrait de la vidéo :

La vidéo dans son intégralité :

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

Bertrand Vergely :  » Correspondance poétique. Baudelaire » – lundi 26 septembre

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 26 septembre de la correspondance poétique – Baudelaire dans sa cinquième série de conférences «Introduction à l’éthique de la vie créatrice ». La conférence aura lieu à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Le patriarche russe Cyrille invite le patriarche Bartholomée à Moscou

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a effectué une visite au Patriarcat œcuménique le mardi 19 septembre. Le métropolite de Volokolamsk, qui était accompagné par l’archiprêtre Igor Yakimtchouk et le prêtre Anatole Chouriakov, membre du Département mentionné, a été reçu par le patriarche œcuménique Bartholomée. À la rencontre étaient également présents les métropolites Emmanuel de France et Bartholomée de Smyrne, secrétaire en chef du Saint-Synode. À cette occasion, le métropolite de Volokolamsk a transmis l’invitation du patriarche de Moscou Cyrille au patriarche Bartholomée à participer aux célébrations qui auront lieu à Moscou durant la première semaine de décembre pour la commémoration du 100ème anniversaire du commencement des persécutions contre l’Église consécutives à la révolution d’octobre, et de la convocation du Concile panrusse de 1917, ainsi que du rétablissement de l’institution patriarcale en Russie après son abolition depuis 200 ans. Le patriarche Bartholomée a remercié le métropolite de Volokolamsk et a déclaré que la question de sa réponse sera examinée suite à la réunion du Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople. En outre, les deux parties ont discuté de façon approfondie la question du Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu en Crète en juin 2016, ainsi que d’autres questions bilatérales et inter-orthodoxes.

Source

Le métropolite de Minsk et Zaslav Paul, exarque patriarcal de Biélorussie, a appelé les fidèles à ne pas regarder le film « Mathilde »

Le métropolite de Minsk et Zaslav Paul, exarque patriarcal de Biélorussie, a appelé les fidèles à ne pas regarder le film « Mathilde » qui déshonore la mémoire du saint empereur Nicolas II : « À ce jour, il n’y a pas de position officielle de l’Église orthodoxe russe au sujet de ce film, mais on peut écouter l’opinion de très nombreuses personnes. Ce film n’est pas encore sorti sur les écrans, mais des discussions ont lieu à son sujet. J’ai visionné quelques extraits sur internet, et une impression très désagréable s’est formée en moi sur le film », a déclaré le métropolite dans une interview au site de l’Église orthodoxe en Biélorussie. L’exarque patriarcal a mentionné que l’Église ne peut empêcher la projection du film « Mathilde », mais ceux pour qui la mémoire du saint empereur martyr Nicolas II est chère, « peuvent voter avec leurs pieds ». « Aucune agression ne doit avoir lieu de la part des fidèles. Simplement, n’allez pas voir ce film », a conseillé le métropolite. « Je pense que toute œuvre artistique a un certain but et comporte une signification particulière. Pour quelle raison un homme écrit-il un livre ou tourne-t-il un film ? Il est possible que ce soit pour égayer les gens lorsqu’il écrit une comédie, et peut-être, raconter une histoire, et alors il écrit un récit sur une certaine personne, dont les exploits et les œuvres constituent une édification ou encore un avertissement à d’autres personnes contre des actions mauvaises. Je ne comprends pas le dessein du film « Mathilde ». Pour quelle raison et dans quel but il a été créé ? Et son résultat est évident. Il a divisé notre société, il a semé le trouble dans le cœur de nombreuses personnes, il a déclenché une tempête d’indignation chez ceux pour qui l’empereur Nicolas II est un martyr », continue le métropolite. Celui a rappelé que Nicolas II est un saint, « et sa mémoire est sacrée pour tous les chrétiens orthodoxes ». « Si l’on veut tourner un film sur lui, il doit, selon ma profonde conviction, être édifiant, noble, inspirant à l’exploit et une œuvre positive pour le bien du peuple », a souligné le métropolite. Ce qui provoque une amertume particulière et l’indignation, selon le métropolite, est le fait que la projection du film est prévue pour l’automne 2017, l’anniversaire de la révolution d’octobre. « On voudrait s’adresser et demander à ceux qui ont créé ce film : en quoi sommes-nous meilleurs que le journal français « Charlie Hebdo » qui se moque de ce qui est cher au cœur des gens, sur les sentiments éprouvés par les gens qui ont perdu des proches dans des circonstances difficiles ? En rien ! Chez nous se produit un événement bien plus triste : nous nous moquons de notre histoire. C’est terrible », a-t-il déclaré.

Source

La chapelle orthodoxe russe de Lausanne-Pully ferme définitivement ses portes

Située dans la banlieue de Lausanne, la chapelle de la Nativité de Pully accueillait depuis près de 70 ans la communauté orthodoxe russe vaudoise, relevant de l’Église russe hors-frontières. La propriété devant être mise en vente, la paroisse cessera d’y célébrer le 20 septembre 2017, et elle devra libérer les lieux pour la fin du mois. Voir ici l’histoire de cette chapelle, avec des photos.

Source

Une fillette muette âgée de huit ans commence à parler devant l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu dite « Celle qui exauce rapidement » à Sochos, en Grèce du Nord

Chaque année, le 6 septembre, l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu dite « Celle qui exauce rapidement » vient du Mont Athos au couvent de Sochos, en Grèce du Nord, pour une semaine. C’est ainsi que ceux qui ne peuvent aller au monastère athonite de Docheiariou, où se trouve l’icône, principalement les femmes et les petits enfants, ont la possibilité de la vénérer. Des milliers de personnes de Grèce et de Chypre viennent au couvent vénérer l’icône de la Mère de Dieu et recevoir la bénédiction de l’higoumène du monastère de Docheiariou, le père Grégoire. Cette année, comme l’a témoigné la moniale Thècle du couvent de Sochos, une femme de Larissa est venue avec sa fillette de huit ans. Elle a raconté, en larmes, que sa petite fille était muette et qu’elle espérait qu’avec l’aide de la Mère de Dieu elle recevrait le don de la parole. « J’avais lu le miracle qui s’était produit avec un jeune homme âgé de 18 ans, venu de la région de Skopje, en décembre dernier. Il avait parlé pour la première fois devant l’icône de la Mère de Dieu et je veux demander qu’Elle guérisse mon enfant ». En effet, ce jeune homme de Skopje ne pouvait qu’émettre des sons inintelligibles et, lorsqu’il entra au monastère de Dochiariou et se trouva près de l’icône miraculeuse, il cria soudain dans sa langue maternelle : « Mère Marie, donne-moi la santé ! » Les moniales conseillèrent à la femme d’aller avec la fillette devant l’icône miraculeuse, de se mettre à genoux et de lui demander avec foi de guérir son enfant. Cela est une réaction naturelle pour les moniales qui ont vu tant de miracles se produire au monastère. Par ailleurs, l’higoumène du monastère de Docheiariou, qui est aussi le père spirituel du couvent de Sochos, dit de façon caractéristique à ceux qui lui rapportent leurs problèmes après qu’il les ait béni par le signe de Croix : « Vas à l’icône de la Mère de Dieu et dis-lui à l’oreille ton problème ». C’est si simple. Au moment où la mère et la fillette ont vénéré l’icône miraculeuse dans l’église, la petite, en regardant la Mère de Dieu a crié pour la première fois son nom, Raphaëla. Tous ceux qui étaient là restèrent stupéfaits et la mère éclata en sanglots. Le jour suivant, la mère et la fillette revinrent au couvent. La petite alla vers la moniale Thècle et lui dit sans cesse son nom. Questionnée, la Mère Thècle, à qui l’on demandait si la fillette disait seulement cela, répondit qu’elle n’avait jamais parlé jusqu’à présent et ne pouvait encore s’exprimer. La mère de la fillette enverra un document écrit à l’higoumène du monastère de Docheiariou dans lequel elle décrira le miracle.

Source ; photographie

Vidéo du vernissage de l’exposition : « La peinture à l’aiguille» – au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris

Nous vous invitons à regarder la vidéo du vernissage de l’exposition « La peinture à l’aiguille » consacrée à l’art de la couture des icônes par l’atelier « Prikosnoviéniè » qui a eu lieu le 15 septembre 2017 au Centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Paris.

Fête de la Ceinture de la Mère de Dieu au monastère athonite de Vatopédi

Le 31 août (13 septembre avec l’ancien calendrier), l’Église orthodoxe commémore la déposition de la Ceinture de la Mère de Dieu en l’église de Chalcoprateia (située non loin de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople). Après avoir été dérobée par le tsar bulgare Jean Asen au XIIème siècle, la relique fut reprise par les Serbes et offerte par le saint prince Lazare (+1389) au monastère de Vatopédi où elle se trouve jusqu’à nos jours. C’est ainsi que comme chaque année, cette fête a été solennellement commémorée dans ce monastère. L’office des vigiles, suivi de la sainte Liturgie était présidé par le métropolite de Sébaste Dimitri (Patriarcat œcuménique). Concélébraient avec lui l’higoumène du monastère, l’archimandrite Éphrem, l’higoumène du monastère d’Iviron, l’archimandrite Nathanaël, et de nombreux autres hiéromoines et diacres. Plusieurs centaines de fidèles venus de Grèce, Chypre, Russie, Roumanie et d’autres pays assistaient à l’office. On peut visionner ici des extraits de l’office (début des vêpres et sainte Liturgie).

Source

La mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs du Kazakhstan a été célébrée dans la prière à Alma Ata

Le 15ème dimanche après la Pentecôte est fêtée la Synaxe des nouveaux martyrs et confesseurs du Kazakhstan. À cette occasion, le chef du diocèse métropolitain de la République du Kazakhstan, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan, a célébré la Liturgie en la cathédrale de l’Ascension de la ville d’Alma Ata, assisté de nombreux prêtres et diacres. Au cours de la liturgie, le métropolite a récité la prière pour la paix en Ukraine. Des prières ont ensuite élevées pour le repos de l’âme des hiérarques, prêtres, moines et moniales et tous les chrétiens orthodoxes qui « lors des années des féroces persécutions par les athées ont été martyrisés et tués, sont morts de faim, des suites des blessures, des maladies et du fait des travaux dépassant leurs forces dans les camps et les prisons ». Dans les années 1930-1950 se trouvait l’une des sous-divisions du Goulag, dite « Karlag » (Camp de travaux forcés de Karagandine). Parmi ses détenus se trouvait un grand nombre d’évêques, prêtres, moines et laïcs. En 2008, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Alexis II a été établie la fête de la synaxe des nouveaux martyrs et confesseurs qui ont souffert en terre de Kazakhstan. La fête a été fixée le premier dimanche après le 3/16 septembre, jour de la mémoire du premier martyr de la terre de Kazakhstan, l’évêque de Vernensk Pimène. La fête de la synaxe a été introduite dans le ménologe de l’Église orthodoxe russe avec la bénédiction patriarcale le 28 février 2008.

Source

Commémoration du 75ème anniversaire du trépas de saint Gorazd en République tchèque

L’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie a commémoré, les 3 et 4 septembre, le 75ème anniversaire du trépas de saint Gorazd, l’évêque qui a fait renaître l’orthodoxie en Terre tchèque après presque dix siècles d’interruption et qui a été exécuté par les nazis en 1942. Le lundi 4 septembre 2017, à l’occasion de la fête du saint, la divine liturgie en la cathédrale Saints-Cyrille-et-Méthode de Prague était présidée par l’archevêque Michel, primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, assisté du métropolite Élie d’Oulu (Église de Finlande) et de l’évêque-vicaire Isaïe d’Olomouc, un grand nombre de prêtres et trois diacres. À l’issue de l’office a été organisée une visite de la prison dans laquelle le saint hiérarque Gorazd a été incarcéré et interrogé. Ensuite, sur le lieu où saint Gorazd a été fusillé, a été célébré un office de requiem pour les patriotes tchèques qui ont été fusillés avec lui. La commémoration s’est achevée par une réception officielle, en présence des ambassadeurs des pays orthodoxes et d’autres invités.

Source

Université de rentrée 2017 de l’Institut Saint-Serge : « Face a la crise écologique, quelle réponse chrétienne ? »

L’université de rentrée de l’Institut Saint-Serge aura lieu cette année les 21-22 septembre avec pour thème : «Regards croisés sur le respect de l’environnement en perspective orthodoxe ».

PROGRAMME
Jeudi 21 septembre
10h00 : Accueil
10h30-12h30 Prof. Michel Stavrou (ITO), « Quelques repères de la Tradition orthodoxe en pleine crise écologique ».
14h00-16h00 : Prof. André Lossky (ITO), « La sauvegarde de la création dans la liturgie byzantine ».

Vendredi 22 septembre
10h30-12h30 : Prof. Bertrand Vergely (ITO), « Faire de la nature une expérience en Christ ».
14h00-16h00 : Dr Julia Vidovic (ICP, ITO), « L’homme et le monde selon saint Maxime le Confesseur ».

Participation payante. Renseignements/Inscriptions ito@saint-serge.net

Lieux : (93, rue de Crimée – 75019 Paris, sous l’église Saint-Serge)

Michel Stavrou (Institut Saint-Serge) participe au colloque « Convictions et engagements 500 ans de Réformes » – 22 et 23 septembre

À l’occasion des 500 ans de la Réforme, la Fédération protestante de France organise les 22 et 23 septembre à la Mairie de Paris un colloque intitulé « Convictions et engagements 500 ans de Réformes ». Michel Stavrou, professeur de théologie des dogmes à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge est invité à participer à la table ronde du 22 septembre à partir de 18h15. Pour lire le programme complet et s’inscrire en ligne, cliquez ICI !

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II se rendra en visite officielle à Belgrade du 22 au 29 septembre

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II se rendra en visite officielle à Belgrade du 22 au 29 septembre. Lors de son arrivée à Belgrade, le patriarche Théodore II sera solennellement accueilli en la cathédrale Saint-Michel, où une doxologie sera célébrée. Le samedi soir 23 septembre, le patriarche assistera aux vigiles, également en la cathédrale. Le lendemain, les patriarches Théodore II d’Alexandrie et Irinée de Belgrade y concélébreront la divine liturgie, avec des hiérarques et des prêtres des deux Églises. Les jours suivants, le patriarche Théodore II visitera les monastères de Krušedol, Hopovo, Žiča, Studenica, Sopoćani, Peć, Dečani, Ravanica, ainsi que la ville de Niš. Les deux patriarches rencontreront des hautes personnalités de l’État et de la société serbes. Les deux primats et les membres de leurs délégations auront également des entretiens sur les problèmes que rencontrent leurs Églises. L’une des principales questions abordées sera les causes et les conséquences des souffrances et de l’exode des peuples, particulièrement du Moyen Orient et d’Afrique.

Source

Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Jean d’Antioche

Dans le courant de la visite de travail qu’il effectue au Liban avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été reçu par le métropolite de Beyrouth, Mgr Élie.
Le même jour, le métropolite Hilarion a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche, le patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient Jean X. Le président du DREE a transmis à Sa Béatitude les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou participer aux célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe. Le patriarche Jean a exprimé sa reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour son aide aux chrétiens, victimes de la guerre en Syrie. L’entretien a aussi porté sur le possible développement de la coopération entre les patriarcats d’Antioche et de Moscou dans le domaine de l’enseignement religieux. Prenaient part à la rencontre le métropolite Niphon de Philippopolis, recteur du métochion d’Antioche à Moscou, l’higoumène Arsène (Sokolov), représentant du patriarche de Moscou et de toutes les Russies auprès du patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes, et A. A. Erchov, assistant du président du DREE.

Plus de 12 000 visiteurs en deux jours à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris à l’occasion des Journées du patrimoine

Plus de 12 000 visiteurs en deux jours se sont rendus à la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité et au nouveau Centre orthodoxe russe à Paris à l’occasion des Journées du patrimoine, les 16 et 17 septembre. « Les parisiens et les touristes ont patienté plusieurs heures avant de pouvoir entrer dans la cathédrale et de pouvoir visiter les salles d’exposition du centre. Les visiteurs ont été accueillis par le clergé et le personnel de la cathédrale, ces derniers répondant à toutes les questions de ceux qui souhaitaient faire plus ample connaissances avec les activités du Centre culturel et spirituel. »

Source (dont photographie): Église orthodoxe russe (diocèse de Chersonèse)

Autres photographies (dont celle ci-dessous): Église orthodoxe russe

L’Église grecque condamne la profanation de ses églises

Suite à la controverse dans toute l’Europe de la chaîne allemande de supermarchés Lidl d’utiliser des photos de célèbres églises orthodoxes grecques avec des croix qui ont été enlevées dans la publicité et sur les emballages de sa série de produits grecs « Eridanous », ainsi qu’un certain nombre d’autres provocations, comme le tournage d’une vidéo « rap » dans une église, le diocèse de Thira de l’Église orthodoxe grecque, dont dépend les célèbres églises de Santorini, a publié une réponse condamnant ces actes. L’émoi a commencé lorsqu’un client belge de Lidl a remarqué et s’est plaint à Radio Télévision Luxembourg (RTL) de la retouche des photos par la société. « Étant donné que le diocèse métropolitain n’est pas acquis à la théorie du caractère « multiculturel » des monuments, nous précisons que la contrefaçon dans la représentation photographique d’une église pour des raisons d’opportunité politique ou commerciale ne peut être tolérée. Au contraire, cela traduit un manque de respect pour l’intégrité et la sainteté des monuments et, malheureusement, un manque d’éducation » est-il dit dans le communiqué de presse. Cela constitue une réponse aux propos du représentant de Lidl qui a expliqué ainsi le choix de la société : « Nous évitons d’utiliser des symboles religieux parce que nous ne voulons exclure aucune croyance religieuse. Nous sommes une société qui respecte la diversité et c’est ce qui explique la conception de cet emballage ». La déclaration du diocèse métropolitain a été précédée par la révélation que le distributeur français Carrefour et la société laitière grecque Megval avaient eu la même conception pour leurs emballages, utilisant des photographies des églises de Santorin avec des dômes et des clochers « amputés ». En outre, le rappeur américain Rick Ross a filmé la vidéo musicale pour son chant vulgaire et blasphématoire « Santorini Greece » à l’intérieur et autour de l’église Saint-Eustrate à Vourvourou, dans le district de Thira, où il a chanté et dansé devant le saint Autel. Le communiqué de presse du diocèse souligne qu’aucune permission n’avait jamais été accordée pour filmer à l’intérieur de l’église et mentionne qu’avec regret, le diocèse avait ordonné « une procédure disciplinaire pour vérifier les conditions de l’incident » et qu’il recherchait « les responsabilités dans la profanation du site sacré » et qu’il recourra « à la justice contre toute personne responsable ». « Si en tant que Grecs », conclut le communiqué, « nous acceptons avec légèreté de tels arguments « politiquement corrects » ou de « multiculturalisme » pour porter atteinte au respect de notre foi et de notre culture en Grèce, il nous faut alors prendre en compte que des excuses similaires sont également utilisées par des États avec des religions différentes pour justifier la profanation d’églises chrétiennes ».

Source

Les églises de Ma’loula (Syrie), pillées par les islamistes sont en cours de restauration

Le complexe des églises de, pillé par les militants islamiques sont en cours de restauration à une vitesse accélérée. « Le plus difficile a été de restaurer la grotte de sainte Thècle. Celle-ci a été grandement endommagée, tout comme l’église Saint-Élie. Les spécialistes ont fait face à la tâche difficile de préserver les ouvrages historiques. « Cependant, certains monuments architecturaux ont dû être reconstruits, parce qu’ils étaient perdus » a déclaré l’architecte Elias Hilal. Ma’loula a été capturée par les militants du Front Al-Nusra il y a quatre ans. « Ils ont détruit tout ce qu’ils pouvaient. Ils ont crevé les yeux des saints chrétiens. Des icônes qu’ils pensaient être vendables à l’étranger – en les passant en contrebande au Liban, dont la frontière n’est éloignée que de quelques kilomètres de Ma’loula – ont été volées. De nouvelles, peintes récemment par les moniales du monastère Saint-Thècle, ont été enlevées des murs, empilées au milieu de l’église, arrosées d’essence et brûlées. Ils comptaient brûler les icônes et l’église du même coup » a déclaré le père Élie de l’église Saint-Élie. Ma’loula est une petite ville située dans une vallée pittoresque située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Damas. C’est l’un des quelques endroits dans le monde où l’Araméen, à savoir la langue du Christ, est encore parlé. Le complexe des églises de Ma’loula comprend le monastère Saints-Serge-et-Bacchus (gréco-catholique), le monastère Sainte-Thècle (orthodoxe), et aussi l’Église Saint-Élie (orthodoxe), dans laquelle les offices reprendront prochainement de façon régulière. On peut visionner ici un film vidéo réalisé par « SOS Chrétiens d’Orient » de l’inauguration de l’église orthodoxe Saint-Élie après sa restauration. On peut voir sur ce film des extraits de la liturgie célébrée par Mgr Ephrem (Malouli), vicaire du patriarche d’Antioche. Les travaux de restauration du complexe ont été accélérés grâce à l’établissement d’une zone de désengagement en Syrie. Le cessez-le-feu, dont l’observation est contrôlée par la police militaire russe, a permis que les matériaux soient livrés sur le site à une cadence accélérée.

Source

Le métropolite Athénagoras de Belgique, orateur principal du 50e Congrès international du service pastoral des aéroports à Stockholm

Du 10 au 15 septembre s’est déroulé le 50e Congrès international du service pastoral des aéroports à Stockholm sur le thème « Faire face au futur ». Le métropolite Athénagoras de Belgique en fut l’orateur principal avec une conférence sur « La vie spirituelle dans la tradition orthodoxe ». Un compte rendu en français est en ligne sur cette page (photographies dont celle ci-contre).

Russie : le métropolite Hilarion de Volokolamsk a commenté l’exacerbation des tensions autour du film « Mathilde »

En Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Alfeyev) a commenté l’exacerbation des tensions autour du film «Mathilde» (bande-annonce), son texte est ici en français.

Photographie: une image du film

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce décrète que sa permission est requise pour les moines athonites visitant ou faisant des conférences dans ses diocèses

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce a publié en date du 13 septembre un décret qui ne permet aux higoumènes, hiéromoines et simples moines du Mont Athos de visiter et prononcer des conférences dans les églises de Grèce que sur sa seule permission, alors que, jusqu’à présent seule l’autorisation du métropolite diocésain était requise. Cette décision pourrait affecter les relations entre le Patriarcat œcuménique, sous la juridiction duquel se trouve le Mont Athos, l’Église de Grèce et bien entendu le Mont Athos lui-même. La décision du Saint-Synode a déjà été communiquée au Patriarcat oecuménique, à la Sainte-Communauté du Mont Athos et à tous les monastères athonites. La Sainte-Communauté prépare actuellement sa réponse à la décision du Saint-Synode. Parlant au site grec Vima Orthodoxias, l’higoumène d’un monastère athonite a déclaré que cela ne s’était jamais produit auparavant dans l’histoire des relations entre l’Église de Grèce et le Mont Athos, et que la décision concernée pouvait être attribuée à d’autres facteurs. Pour sa part, le métropolite d’Attique a expliqué au site grec susmentionné qu’« aucune responsabilité n’avait été retirée aux métropolites. Mais puisque le Synode doit savoir ce qui se produit dans les diocèses métropolitains, nous n’accorderons cette permission que pour des raisons formelles ». Des tensions s’accroissent depuis un certain temps entre l’Église de Grèce et le Patriarcat œcuménique. Selon l’agence russe RIA Novosti, l’archevêque d’Athènes Jérôme est, entre autres, profondément préoccupé par les actions du représentant du Patriarcat de Constantinople à Athènes, le métropolite Amphiloque (Stergios). Selon les informations de l’agence, ce métropolite a commencé la construction d’une église et d’un bâtiment administratif dans la région d’Athènes sans demander la permission de l’archevêque diocésain, Mgr Jérôme.

Sources 1 et 2

Le métropolite du Kenya Macaire (Patriarcat d’Alexandrie) : « L’orthodoxie a respecté les coutumes et les usages des Africains »

S’exprimant le 14 septembre au Centre spirituel de Corfou, le métropolite du Kenya Macaire a évoqué la mission orthodoxe au Kenya. S’adressant à son hôte, le métropolite de Corfou Nectaire a souligné que la mission constitue un commandement du Christ aux hommes et que l’Église se préoccupe tant de ceux qui sont proches et que de ceux qui sont éloignés. Il a ajouté que le métropolite du Kenya a consacré sa vie à la mission, qu’il donne le témoignage du Christ à notre époque et que, à un moment où il existe un climat général de doute quant à la foi, l’Église insiste pour donner au monde le témoignage de l’amour et de la liberté. Dans son homélie, le métropolite du Kenya a fait référence aux bases théologiques de la mission, qui émanent du commandement du Christ à Ses disciples : « Allez, faites de toutes les nations des disciples », soulignant que, de par sa nature, l’Église est missionnaire. Le métropolite a décrit la manière dont a commencé le christianisme en Égypte, alors que le Christ s’y était enfui devant la fureur d’Hérode, jusqu’aux labeurs des apôtres et principalement de l’évangéliste Marc pour fonder l’Église d’Alexandrie. Le métropolite mis en évidence le lien de la mission et de la sainteté et a fait ressortir la différence de la mission orthodoxe et de celle des autres confessions chrétiennes : l’orthodoxie a respecté les coutumes et les usages des Africains, s’efforçant simultanément, et ce depuis le début, de traduire les textes liturgiques et les autres textes sacrés dans les langues et dialectes des hommes, respectant leur liberté et leur identité. Le métropolite du Kenya, avec beaucoup d’émotion, a décrit sa vocation missionnaire qui a été développée en lui par le staretz Sophrony d’Essex et l’archevêque de Chypre Makarios. Il a fait part de ses expériences missionnaires et a souligné que la lute pour le témoignage chrétien produit ses fruits et que les générations suivantes verront la foi chrétienne se consolider. Mentionnant qu’il y avait actuellement 400 paroisses orthodoxes au Kenya, le métropolite a décrit le mode de fonctionnement de la Faculté patriarcale à Nairobi et la grande œuvre accomplie par les orthodoxes au Kenya, tant en ce qui concerne la création et le fonctionnement d’écoles que la dispense de soins médicaux et l’amélioration des conditions de vie et l’amour envers les hommes. Enfin, il a évoqué son contact avec la tribu des Maasaï et avec émotion a raconté le baptême de nombreux idolâtres. Enfin, le métropolite du Kenya a répondu aux questions de la nombreuse assistance.

Source

Office de requiem annuel à Bucarest pour le célèbre père spirituel Sofian Boghiu

Les fidèles bucarestois ont participé le 9 septembre 2017 à l’office de requiem pour l’archimandrite Sofian Boghiu, célèbre père spirituel de la capitale roumaine, à l’occasion du quinzième anniversaire de son trépas. Le père Sofian a été higoumène du monastère Antim de Bucarest pendant une cinquantaine d’années. La commémoration a commencé par la célébration de la sainte Liturgie au monastère de saint Antim d’Iviron, suivie de l’office de requiem pour le père Sofian. Après cette célébration, l’assistance s’est déplacée au monastère de Căldărușani, où se trouve la tombe du père Sofian. Là, l’archimandrite Clément Haralam, grand ecclésiarque de la cathédrale patriarcale, avec le groupe de célébrants du monastère Antim, a célébré un office de requiem dans l’église du monastère, suivi d’un trisaghion sur la tombe elle-même. L’archimandrite Sofian Boghiu, père spirituel connu en Roumanie, a été surnommé par le célèbre père Cléopas Ilie « l’apôtre des Bucarestois ». Il fut peintre de fresques et témoin de la foi, pour laquelle il a été emprisonné de 1958 à 1964. Le père Sofian est resté dans la conscience de ceux qui l’ont connu comme un père spirituel doux, humble, patient et pardonnant facilement. Apprécié par les autorités ecclésiastiques et par les fidèles, le père Sofia a formé des dizaines de jeunes qui plus tard sont devenus des espoirs pour l’Église et la société.

Source

Le mouvement « Pour la vie » a organisé le 14 septembre des rassemblements dans 34 villes russes

Des opposants à l’avortement ont organisé le 14 septembre des rassemblements intitulés « Ils auraient pu aller à l’école », à l’occasion du début de la nouvelle année scolaire. Des rassemblements ont eu lieu dans 34 villes de Russie, dont Moscou, Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg, Kazan, Mourom, Krasnoïarsk, Tioumen, Krasnodar, Kirov, Nijni-Novgorod, Novossibirsk, Omsk et Orenbourg. « Les membres du mouvement panrusse « Pour la Vie ! » tentent d’attirer l’attention du public sur le fait que la Russie perd chaque jour l’équivalent des étudiants de deux grandes écoles dans les cliniques d’avortement du pays », a déclaré le service de presse du mouvement. « Pendant les rassemblements, les activistes ont disposé des chaussures d’enfants sur les places des villes, symbolisant le nombre d’avortements dans les régions et localités concernées. Les organisateurs ont prévu de placer 2000 paires de chaussures d’enfants sur la place Sokolniki Park de la capitale, ce qui correspond au nombre quotidien d’avortements dans le pays. Des bénévoles ont collecté des chaussures chez les habitants de Moscou et de la région », mentionne le mouvement. Selon les organisateurs, les chaussures sont destinées à faire « visualiser les statistiques brutes de l’avortement ». Les chaussures seront ensuite distribuées aux familles pauvres. Pendant deux ans et demi, un autre programme « Sauvez une vie », qui fonctionne avec plus de 140 psychologues et travailleurs sociaux dans 86 localités de Russie, a réussi à empêcher 7000 avortements chez des femmes ayant des problèmes financiers. 65.000 femmes en tout ont reçu de l’aide de diverses façons. Les activistes pensent que l’État et la société ont assez de ressources pour aider de telles familles à garder leurs bébés. En août de cette année, « Pour la Vie » a annoncé le recueil de plus d’un million de signatures pour soutenir l’initiative destinée à débloquer une assistance du budget de l’État pour les familles nombreuses. La pétition comportait également une proposition de protéger la vie de chaque enfant depuis le moment de sa conception. Le nombre d’avortements en Russie a été réduit de moitié sur les quatre dernières années, selon le ministre de la Santé, Veronika Skvortsova. Celle-ci a mentionné que 2016 a été une année « très importante », le nombre d’avortements ayant été réduit de 96.300 (13%). Les années précédentes, la baisse moyenne était de 8%, par exemple 67.000 de moins en 2015. « Je suis très contente », a-t-elle dit, que « sur un nombre supérieur à 90.000, le nombre d’avortements désirés, c’est-à-dire pour des raisons autres que médicales, a diminué de 72.000 ». L’Église orthodoxe russe avait déclaré que le problème des avortements ne peut être résolu que si les femmes voient une alternative véritable sous la forme d’aide et de participation à leur sort par l’État et la société. Le 15 août 2017 avait eu lieu une liturgie nocturne à Moscou, suivie d’une prière « pour la cessation du péché d’infanticide ».

Sources : 1 et 2

La « Vie des Pères » de saint Grégoire de Tours paraît en langue bulgare

Le site de l’Église orthodoxe de Bulgarie annonce la parution, chez l’éditeur bulgare « Letvitsa » (« L’Échelle ») de l’œuvre de saint Grégoire de Tours « La Vie des Pères », traduite du latin par Rosen Milanov, auteur de nombreuses publications scientifiques, connu pour son activité de traduction de la tradition chrétienne latine ancienne, et qui enseigne les langues et la culture anciennes et orientales à l’Université « Saints Cyrille et Méthode » à Veliko Tarnovo. Rappelons que saint Grégoire de Tours est né dans la cité des Arvernes (Clermont-Ferrand ou Riom) en 538 ou 539 et est décédé à Tours en 594. Il fut évêque de Tours, historien de l’Église et des Francs avec son Histoire des Francs. Dans la recension du livre sur le site de l’Église orthodoxe bulgare, nous lisons : « La vie des Pères est un recueil de biographies qui nous permettent de faire connaissance des Pères et des Saints orthodoxes d’Occident, qui ont sanctifié la terre des Gaules et dont la vie témoigne du caractère salvifique de la sainte foi orthodoxe. La nouvelle édition constitue une occasion et donne la possibilité d’accroître nos connaissances sur la véritable sainteté en Europe occidentale et de renforcer notre vénération pour ceux dont « le monde n’était pas digne (Hébr. XI, 38) et qui maintenant ne laissent pas le monde sans leurs intercessions dans la prière ».

Source

150e anniversaire de la cathédrale orthodoxe russe de Genève

Le 27 septembre 2017, à l’occasion du 150e anniversaire de la cathédrale orthodoxe russe de l’Exaltation de la Croix à Genève, auront lieu un certain nombre d’offices, dont on peut consulter le programme ici, suivis par un banquet de bienfaisance et d’un concert. Des souvenirs sont disponibles, dont les bénéfices sont destinés aux travaux de restauration.

Source

À Saint-Pétersbourg, 100 000 personnes ont participé à la procession de saint Alexandre de la Neva avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Soumela, venue de Grèce

Le 12 septembre 2017, environ 100 000 personnes ont participé à la procession en l’honneur de la fête de la translation des reliques de saint Alexandre de la Neva, qui sont gardées à la Laure du même nom à Saint-Pétersbourg. Les célébrations ont commencé par la sainte Liturgie célébrée par le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe en la cathédrale de Kazan, assisté par le métropolite de Véria et Naoussa Pantéléimon (Église orthodoxe de Grèce) et d’autres hiérarques de l’Église russe. Аprès la sainte Liturgie, la procession a parcouru l’avenue Nevsky, depuis la cathédrale de Kazan jusqu’à la Place Alexandre Nevsky. « La procession a eu lieu pour la cinquième fois. C’est une renaissance de la tradition de Saint-Pétersbourg. Cette année, la procession était dirigée par le hiérarque diocésain, le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga. Outre l’icône miraculeuse de N.D. de Kazan, l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Soumela [qui se trouvait au monastère de Soumela, dans la région du Pont, et qui a été rapatriée en Grèce en 1931, où elle se trouve jusqu’à nos jours ndt] était portée à la tête de la procession » a déclaré Natalia Rodomanov, chargée de la communication au diocèse de Saint-Pétersbourg. L’icône de la Mère de Dieu de Soumela qui, selon la Tradition, a été peinte par l’apôtre Luc, a été amenée tôt dans la matinée par la délégation de l’Église de Grèce, présidée par le métropolite de Véria et Naoussa Pantéléimon. Le clergé grec participera à toutes les festivités dédiées au jour du saint patron de la ville, St Alexandre de la Neva. Après la procession, l’icône de la Mère de Dieu de Soumela a été placée dans la cathédrale de la Transfiguration, où elle pourra être vénérée par les fidèles jusqu’au 18 septembre. La sainte Liturgie a été également célébrée par les évêques de Kronstadt Nazaire et de Tikhvin Mstislav, ainsi que par le clergé de la Laure, tôt dans la matinée en la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva à Saint-Pétersbourg, qui abrite les reliques du saint. Après la Liturgie, les reliques de St Alexandre ont été transportées depuis la cathédrale jusqu’à la place située devant la Laure, où la procession venue de la cathédrale de Kazan s’est arrêtée. Un office d’intercession a été célébré devant les reliques de saint Alexandre par le métropolite Barsanuphe. Celui a prononcé une homélie à cette occasion, dans laquelle il a souligné que l’exemple du saint prince Alexandre de la Neva est particulièrement important en cette année du centenaire des événements tragiques qui ont ébranlé le pays en 1917, lorsqu’a été promulgué le nouvel « idéal » communiste d’un homme qui changerait le monde par sa propre force plutôt que par la grâce de Dieu. St Alexandre, par ailleurs, fut un grand dirigeant, un homme d’État et un guerrier, tout en se confiant lui-même entièrement à la protection divine, prononçant même ses vœux monastiques avant son trépas. L’archevêque a souhaité à tous ceux qui étaient rassemblés de s’inspirer de la vie de St Alexandre « afin de croître dans la foi et l’unanimité de pensée, travailler pour le bien de la Patrie et de notre ville natale avec diligence et sacrifice ». « Selon des estimations provisoires, environ 100.000 personnes ont participé à la procession, non seulement des résidents de Saint-Pétersbourg, mais aussi des hôtes de différentes régions de Russie, ainsi que la délégation venue de Grèce » a encore déclaré Mme Rodomanov, en charge de la communication du diocèse de Saint-Pétersbourg. Les reliques de saint Alexandre de la Neva ont été transférées de Vladimir à Saint-Pétersbourg le 12 septembre 1724, sur l’ordre de l’empereur Pierre le Grand. L’impératrice Elisabeth a institué une procession dans la ville le 12 septembre 1743. Celle-ci fut interrompue pendant le régime soviétique, mais a été instituée à nouveau à l’occasion de la célébration du 300ème anniversaire de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva. On peut visionner ici la procession du 12 septembre 2017.

Source

École d’iconographie orthodoxe Saint-André-Roublev

L’École d’iconographie orthodoxe Saint-André-Roublev, créée avec la bénédiction de Monseigneur Jean de Charioupolis, fera sa rentrée le 1er octobre prochain. Les cours s’adressent à tous les fidèles de l’Église orthodoxe. Son but est de former des iconographes professionnels au service de l’Église, mais aussi de faire découvrir l’art de l’icône à ceux qui souhaitent approfondir leur connaissance de la Tradition, enrichir leur foi et leur vie spirituelle. Le programme proposé est construit sur l’enseignement parallèle de la théorie et de la pratique. Les étudiants reçoivent un enseignement en théologie et spiritualité orthodoxe, ordo liturgiques, histoire de l’Église, iconologie, architecture sacrée et histoire de l’art. L’enseignement pratique inclut le dessin académique, le dessin iconographique, la peinture, la calligraphie, ainsi que l’étude théorique de la technologie de la peinture traditionnelle.
L’école est dirigée par Maciej Leszczynski, iconographe orthodoxe diplômé de l’École Supérieure d’Iconographie à Bielsk Podlaski (Pologne), Séminaire orthodoxe à Varsovie (Pologne) et l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, membre de l’Association « Icône », auteur de nombreuses icônes et fresques qu’il a effectué pour les églises de Pologne, de France et d’autres pays d’Europe.

Rencontre « Littéramorphose» avec Iulia Badea Guéritée – vendredi 22 septembre

Vous est-il arrivé un jour de trouver autre chose que ce que vous cherchez, un peu comme Christophe Colomb qui, cherchant la route de l’Ouest vers les Indes, en découvrit un continent inconnu des Européens ? C’est un peu ce qui se passe lors de nos rencontres « Littéramorphose» ; cette année nous débutons avec une heureuse découverte, celle de Iulia Badea Guéritée et de ses nombreux instants de sérendipité. Vous êtes donc chaleureusement invités, vendredi 22 septembre à 19h30, dans les locaux d’Orthodoxie.com (286 rue Saint-Jacques, 75005 Paris), pour un dialogue sur les reportages de la vie, ou encore sur le futur religieux de l’Europe.
Lire la suite »

Décès de l’archevêque Théophane de Berlin et d’Allemagne (Patriarcat de Moscou)

Mgr Théophane, archevêque de Berlin et d’Allemagne du Patriarcat de Moscou, est décédé le 11 septembre 2017 à l’âge de 64 ans, après une longue maladie. Né le 8 juillet 1954 dans la ville de Belaïa Tserkov (province de Kiev, Ukraine), l’archevêque Théophane (Oleg Galinsky dans le monde), a étudié à l’Institut chimique et technologique de Dniepropetrovsk, après avoir achevé ses études secondaires. En 1972, il entra au Séminaire théologique de Leningrad, puis ensuite à l’Académie de théologie de la même ville. Le 4 janvier 1976, il prononça ses vœux monastiques et le 7 janvier suivant, il fut ordonné au diaconat et, le 17 avril 1977, à la prêtrise. En 1977, il reçut son diplôme de l’Académie théologique de Moscou avec le grade de « candidat » en théologie, et fut nommé enseignant et inspecteur adjoint de l’Académie. En 1977-1979, il poursuivit ses études à l’Institut des Églises orientales à Ratisbonne, et enseigna ensuite dans les écoles théologiques de Leningrad. En 1980, il fut élu secrétaire du Conseil de l’Académie théologique de Leningrad et chef du département de liturgie. En février 1985, il fut élevé au rang d’archimandrite. En avril 1985 il fut nommé professeur puis, à partir du mois d’août, il devint inspecteur des écoles théologiques de Leningrad. Le 7 février 1986, il fut nommé vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Le 11 janvier 1987, il fut sacré évêque de Kachira, en Russie, exerçant les fonctions de vicaire du diocèse de Moscou. Le 19 juillet 1988, il fut nommé recteur du metochion russe de Karlovy Vary, en République tchèque. À partir du 31 janvier 1991, il fut locum tenens du diocèse de Berlin-Leipzig du Patriarcat de Moscou, puis il devint évêque diocésain à effet du 25 décembre 1991. Le 22 décembre 1992, il reçut le titre d’évêque de Berlin et d’Allemagne. Le 23 février 1996, il fut élevé au rang d’archevêque. Par décision du Saint-Synode du 5 mai 2015, l’archevêque Théophane devint le représentant officiel du Patriarcat de Moscou en Allemagne. L’office des funérailles de l’archevêque Théophane auront lieu le 14 septembre en la cathédrale russe de la Résurrection à Berlin et le hiérarque sera inhumé au cimetière de Tegel de la même ville.

Source

Premier séminaire liturgique du clergé de l’évêché orthodoxe de Brazzaville

Du 7 au 10 septembre a eu lieu, au siège de l’évêché de Brazzaville et du Gabon, le premier séminaire liturgique de son clergé. Le 7 septembre, l’évêque Pantéléimon a reçu les clercs orthodoxes venus de différentes villes du pays, avec lesquels il a eu une longue consultation au sujet de questions concernant leur vie paroissiale et familiale. L’évêque a ensuite déclaré ouvert le début du séminaire, en commençant par l’approche analytique de trois thèmes importants : « La vie spirituelle du prêtre », « Les devoirs pastoraux du prêtre » et « Les relations de l’évêque, des prêtres et des diacres dans la tradition ecclésiale orthodoxe ». Le jour suivant, le 8 septembre, en la cathédrale provisoire dédiée à saint Dimitri, à Pointe-Noire, a eu lieu une concélébration de la liturgie présidée par l’évêque. À l’issue de celle-ci a eu lieu l’étude en commun de textes commentant historiquement et théologiquement le mystère de la divine liturgie. En fin d’après-midi ont eu lieu les vêpres célébrées par l’évêque, suivie d’une étude, jusqu’au soir, des textes susmentionnés sur l’eucharistie. Le 9 septembre a été célébrée la liturgie selon l’ordo épiscopal. Ensuite, des instructions ont été données sur le mode de célébration des sacrements du baptême et de la chrismation, suivies de l’étude selon une approche canonique et herméneutique des sacrements en question. Le soir ont été chantées à nouveau les grandes vêpres selon l’ordo épiscopal, suivies à nouveau de l’étude des sacrements mentionnés. Le dimanche 10 septembre, l’évêque Pantéléimon a présidé la liturgie avec la participation de tous les clercs du diocèse, des chorales paroissiales, des membres du conseil diocésain, des membres des conseils paroissiaux, et d’un grand nombre de fidèles. La chaîne télévisée nationale Télé-Congo a retransmis la liturgie, ainsi qu’une interview de l’évêque au sujet de ce premier séminaire liturgique.

Source

Première conférence internationale dédiée à St Païssy Velitchkovsky à Kiev les 27 et 28 novembre 2017

Les 27 et 28 novembre 2017, sur le territoire de la Laure des Grottes de Kiev, aura lieu la Première conférence scientifique internationale intitulée « Conférences païssiennes », consacrée au 295è anniversaire de la naissance de saint Païssy Velitchkovsky et à son héritage spirituel et culturel. Le nouveau forum est appelé à constituer une plateforme destinée à un échange d’expériences, à des discussions systématiques et variées, à l’étude et la popularisation de l’héritage de saint Païssy Velitchkovsky, ainsi qu’à l’histoire et l’influence de l’hésychasme et de l’Athos sur le développement de la culture, de la philosophie, de l’art et de la littérature des peuples d’Europe centrale et orientale. La tenue du forum a reçu la bénédiction du Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev Onuphre. Les institutions organisatrices sont les suivantes : La Laure des Grottes de Kiev, l’Institut de l’héritage athonite, la Chaire de slavistique Alexandre Jean Cuza de Iași (Roumanie). À la discussion des participants seront proposés les thèmes suivants :

  1. Saint Païssy Velitchkovsky et l’Athos
  2. Sant Païssy Velitchkovsky et la Laure des Grottes de Kiev
  3. L’école et les disciples de St Païssy Velitchkovsky sur les Balkans et en Europe centrale et orientale
  4. L’héritage de saint Païssy et son influence sur la renaissance de la théologie, du monachisme et de la paternité spirituelle orthodoxes
  5. L’hésychasme dans la culture et la spiritualité des peuples d’Europe centrale et orientale
  6. L’influence de l’Athos sur le développement de la spiritualité, du monachisme, de la littérature et de la culture en Russie
  7. Les liens littéraires de l’Europe centrale et orientale avec l’Athos
  8. L’interprétation contemporaine de l’héritage de saint Païssy Velitchkovsky et la réédition de ses œuvres.

La participation aux travaux de la conférence peut avoir lieu sur place ou par correspondance. Les articles des conférenciers seront publiés dans l’almanach « Afonskoïé Nasledié » (« L’héritage athonite »). Les modalités d’inscription sont disponibles sur le lien ci-dessous.

Source

 

Le président ukrainien promet de ne pas signer le projet de loi № 4511

L’Ukraine aura son Église locale, mais l’État ne s’immiscera pas dans les affaires ecclésiastiques. C’est ce qu’a déclaré en substance le président ukrainien Porochenko dans son message annuel au parlement le 7 septembre 2017. Le chef de l’État ukrainien a fait comprendre qu’il ne signerait pas le projet de loi № 4511 portant « sur le statut particulier des organisations religieuses, dont les centres dirigeants se trouvent dans l’État reconnu par le parlement comme « agresseur [i.e. la Russie, ndt] ». « Je voudrais le souligner : je ne signerai pas le projet de loi, dans lequel il est proposé de coordonner les candidatures des évêques et des prêtres avec les organes étatiques. Ce n’est pas l’affaire de l’État » a déclaré le président Porochenko. Pour ce qui concerne les autres initiatives législatives régularisant les relations de l’État et de l’Église, le président a déclaré qu’il était « prêt à les discuter et à les examiner, ayant en vue qu’il s’agit malgré tout d’une affaire trop sensible ».

Source

Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : « Par principe, le Verbe. Saint Jean »

Le 11 septembre dernier, Bertrand Vergely a donne la conférence « Par principe, le Verbe. Saint Jean » dans le cadre de cycle de conférences «Introduction à l’éthique de la vie créatrice » organisé par Orthodoxie.com.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

Vous devez vous connecter en cliquant sur Login pour accéder à l'intégralité de l'article.

« La Nativité de la Mère de Dieu doit être un encouragement pour tous les parents qui ont des enfants et ceux qui n’en ont pas, mais souhaitent en avoir »

L’Église orthodoxe célèbre la Nativité de la Mère de Dieu le 8 septembre. À cette occasion, le patriarche de Roumanie Daniel a célébré la sainte liturgie dans la chapelle du Saint-grand-martyr-Georges, située dans la résidence patriarcale. Le patriarche a commencé son homélie en expliquant pourquoi les Saints Pères ont retenu la date du 8 septembre pour honorer la Nativité de la Mère de Dieu : Le chiffre 8 symbolise l’éternité, le jour de l’éternité, la vie éternelle. Le huitième jour du commencement de l’année liturgique [1er septembre, ndt] est fêtée la Nativité de la Mère de Dieu parce que par Elle vient dans le monde le Fils du Dieu éternel. Il devient homme afin de sauver le monde du péché et de la mort, et d’entrer dans le temps, dans l’histoire, afin d’accorder aux hommes qui vivent dans le temps la vie éternelle. Ensuite, le patriarche a évoqué la généalogie de la Mère de Dieu et le contexte dans lequel Elle est née d’un homme et d’une femme de prière, pieux, miséricordieux, humbles et pleins de crainte de Dieu. Joachim et Anne avaient une tristesse constante dans l’âme, à savoir la tristesse de la stérilité, parce qu’ils n’avaient pas d’enfants. Suite à leurs prières ardentes et malgré leur âge avancé, Dieu a exaucé leur demande : par Sa Grâce, Il a vaincu l’ordre de la nature et la nature humaine stérile ainsi que l’âge des deux parents, qui ont reçu comme don la Vierge Marie, a souligné le Primat. Ensuite, celui-ci a expliqué certaines des préfigurations de la Mère de Dieu dans l’Ancien Testament : la colombe pure qui a annoncé à Noé que le déluge allait cesser, l’échelle de Jacob comme lien entre le ciel et la terre, le Tabernacle de l’Ancienne Loi comme portant le Sauveur Christ. Dans la seconde partie de son homélie, le patriarche Daniel a souligné les aspects de la vie immaculée de la Mère de Dieu et de Ses parents que doivent suivre les familles chrétiennes. Nous apprenons des parents de la Mère de Dieu, Joachim et Anne, combien est grand le pouvoir de la prière humble, et aussi de la patience et de l’attente, surtout lorsqu’il est question du don d’avoir des enfants. Nombreux sont les gens qui souffrent de ne pas avoir d’enfants, mais souvent ceux qui ont beaucoup prié, ont jeûné, ont demandé aussi les prières de l’Église, après un certain temps, de façon étonnante, ont reçu de Dieu la possibilité d’enfanter. D’autres ont adopté des enfants et sont devenu parents par l’affection, alors qu’ils n’ont pas été parents par le corps. Il n’est pas suffisant d’enfanter corporellement. Les véritables parents sont ceux qui ont formé un enfant, l’ont éduqué, lui ont montré leur souci parental et la responsabilité pour son éducation et son instruction. Cette fête doit être un encouragement pour tous les parents qui ont des enfants et pour ceux qui n’en ont pas mais désirent en avoir. Certains ont des enfants, mais malheureusement les abandonnent, tandis que d’autres qui ne peuvent avoir d’enfants souhaitent en avoir. La Mère de Dieu est la protectrice de toutes les familles, de tous les enfants. À l’occasion du début de l’année scolaire, le patriarche a rappelé l’importance que l’Église attribue à l’éducation. Nous, comme Église, souhaitons aider les familles qui ont de nombreux enfants, pour que ceux-ci soient éduqués dans la foi. Par la foi, les enfants peuvent devenir saints, à savoir non pas seulement des citoyens de la patrie terrestre, mais aussi de la patrie céleste, comme nous le voyons dans la vie des saints cappadociens : dans la famille de saint Basile le Grand, il y a six saints, a ajouté le patriarche. Celui-ci a félicité les parents qui s’occupent de l’éducation de leurs enfants, sans oublier les éducateurs qui accomplissent une œuvre missionnaire et sainte, peu récompensée dans ce monde, mais bénie et récompensée par Dieu dans la vie éternelle. Le Sauveur dit : « celui qui observera les commandements, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux ». En d’autres termes, grands seront appelés les éducateurs, les enseignants, les professeurs et leur grandeur croîtra dans la mesure où les enfants et les jeunes éduqués par eu deviendront des hommes avec beaucoup de culture et de foi et apporteront la joie à l’Église, la famille et la société. À la fin de son homélie, le patriarche Daniel a précisé qu’environ deux millions de Roumaines portaient le nom de Marie ou ses dérivés. Il leur a souhaité de croître dans la foi, la prière, dans les bonnes œuvres et d’être protégées par la Mère de Dieu.

Source

Les recteurs et les fidèles des paroisses du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières prient pour la cessation de l’ouragan « Irma »

Une prière spéciale en slavon et en anglais pour la cessation des tempêtes est disponible sur le site du diocèse d’Amérique orientale de l’Église russe hors-frontières. À l’approche de l’ouragan Irma, qui menacent les communautés de ce diocèse, les recteurs des paroisses et les higoumènes des monastères sont invités à réciter cette prière pendant les offices, tandis que les laïcs doivent la lire au cours de leurs offices privés.

Source

Revenir en haut de la page
Jovan Nikoloski