23/03/2017
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Jean-Claude Larchet, invité de l’émission littéraire “Entre les lignes” pour son livre “Malades des nouveaux médias”

Jean-Claude Larchet était l’invité de l’émission littéraire “Entre les lignes“, diffusée le 17 mars par la chaîne de télévision Mosaïk. Télévision sans frontières”, pour son dernier livre “Malades des nouveaux médias“, paru aux éditions du Cerf.

Le patriarche Bartholomée a assité à la bénédiction du « Kouvouklion » à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Sur l’invitation fraternelle de le patriarche de Jérusalem Théophile III, le patriarche œcuménique Bartholomée est assisté à Jérusalem le 21 mars 2017, accompagné par le métropolite doyen de Chalcédoine, Mgr Athanase, le diacre Niphon et Μ. Marios Tarinas, afin d’assister à la cérémonie de bénédiction du « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre après l’achèvement des travaux de conservation et de restauration.

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Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphem

Après un décennie d’actions en justice, la Cour d’appel d’Athènes acquitte définitivement l’archimandrite Éphem et tous les autres accusés au sujet d’un échange de terrains controversé entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi. En 2008 avait eu lieu un accord entre l’État hellénique et le monastère athonite de Vatopédi au sujet d’un échange de terrains, lequel a fait l’objet d’actions en justice, pendant presque dix ans, avec de nombreux rebondissements. Finalement, la Cour d’Appel d’Athènes, par sa décision du 21 mars 2017, a acquitté définitivement l’archimandrite Éphrem, higoumène de Vatopédi, ainsi que tous les accusés. Le monastère de Vatopédi a publié le communiqué suivant : « Par la décision de ce jour de la justice hellénique est rétabli l’honneur de ceux qui ont souffert injustement pendant quasiment une décennie. Le saint Monastère de Vatopédi, rendant grâce à Dieu qui a permis que justice fût rendue, pourra ainsi continuer sans encombres son œuvre spirituelle et caritative. Gratitude est exprimée au patriarche œcuménique Bartholomée, à l’Église de Grèce, aux Patriarcats d’Alexandrie, Jérusalem et à tout le clergé et le peuple qui ont été à nos côtés durant toutes ces années ».

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Présentation vidéo des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel

winogradskyOrthodoxie.com organise un cycle de conférences données par le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) pour aborder les liens nombreux qui existent de manière contrastée entre les liturgies de la tradition byzantine orientale, les autres traditions orientales (d’expression araméenne) et le “monde de la prière juive”, enracinée dans l’humus sémitique. Quelques points de convergence (Trisagion, présence divine, Notre Père,… permettant de montrer les parallélismes ancrés dans l’histoire et qui se poursuivent à notre époque. Le premier cours le mardi 21 mars 2017 à 19h00 au 277 rue Saint-Jacques (salle Port-Royal), 75005, Paris.. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Nous vous invitons à visionner la présentation des Mardis de l’héritage hébraïque :

Fête de saint Gérasime au Patriarcat de Jérusalem

Le Patriarcat de Jérusalem a fêté le 17 mars, selon l’ancien calendrier, la mémoire de saint Gérasime (+ 475), dans le monastère qui porte son nom dans le désert du Jourdain, à une courte distance de la Mer morte. Ce monastère a été fondé par saint Gérasime, venu en Terre Sainte depuis Lycie en Asie mineure, dirigeant spirituellement des milliers de moines et de laïcs. Le saint est connu, entre autres, pour sa défense du dogme de Chalcédoine. La fête était présidée par le patriarche de Jérusalem Théophile, qui a célébré la liturgie des présanctifiés, assisté de deux hiérarques, de nombreux hiéromoines et hiérodiacres de la confrérie du Saint-Sépulcre. Plusieurs hiérarques assistaient à l’office dans le sanctuaire. Les chants étaient exécutés en grec, arabe, slavon et roumain. Des clercs et laïcs étaient venus de Galilée, Naplouse, Samarie et Jéricho, de Grèce et de Chypre. On peut visionner ici des extraits des matines et du début de la liturgie des présanctifiés présidées par le patriarche Théophile au monastère de saint Gérasime.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion appelle Staline « un bourreau » et soutient l’interdiction de l’immortalisation du souvenir de celui-ci en Ingouchie

On soutient dans l’Église orthodoxe russe la décision du Parlement d’Ingouchie d’interdire « l’immortalisation » du souvenir de Staline. « Cette décision est parfaitement justifiée, parce que les Tchétchènes et les Ingouches ont souffert du régime stalinien et des mesures dont ils ont été victime pendant la seconde guerre mondiale. Presqu’un million de gens ont été déportés. Mais ce ne furent pas les seules déportations. De nombreuses autres minorités nationales de ce qui était l’Union soviétique ont été exposées à ce genre de déportations », a déclaré le président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures, le métropolite de Volokolamsk Hilarion lors de l’émission de la série « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossiya 24 ». Il a souligné que « l’immortalisation de la mémoire des bourreaux ne doit pas avoir lieu… Je pense que tôt ou tard, il y aura chez nous une seule évaluation de ces événements et de ces individus », a déclaré le hiérarque. Selon lui, l’Église a clairement exprimé son attitude envers le gouvernement de Lénine et de Staline, ainsi que celle de toute la période soviétique lorsqu’elle a canonisé au nombre des néo-martyrs et des confesseurs les victimes des persécutions en URSS. « Nous ne pouvons pas glorifier simultanément les victimes et les bourreaux. C’est ce qu’avait déjà dit le défunt patriarche Alexis II lorsqu’était discutée la canonisation des néo-martyrs et les questions liées à l’attitude envers les dirigeants du régime soviétique » a mentionné le métropolite.

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Le père Emmanuel Sarris, clerc de l’Église orthodoxe de Crète, qui avait interrompu la commémoration de son métropolite, est revenu sur sa décision

« Le diocèse métropolitain de Rethymnon et d’Avlopotamos annonce avec beaucoup de joie à ses fidèles que le père Emmanuel Sarris, qui appartient à son clergé, est revenu à l’ordre canonique et a commencé à commémorer, à nouveau, le nom de son évêque lors des offices liturgiques et ce sur proposition du Saint-Synode de l’Église de Crète et suite à des contacts personnels avec le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos, Mgr Eugène ». Le père Emmanuel avait interrompu la commémoration de celui-ci le Dimanche de l’orthodoxie, le 5 mars 2017. Le dimanche de la Vénération de la Croix, le 19 mars 2017, le prêtre a rétabli ses relations avec son évêque et son Église locale durant la liturgie célébrée dans sa paroisse, ce qu’il a confirmé dans son homélie. Le soir du même jour, lors des vêpres célébrées en la cathédrale métropolitaine de Rethymnon, le père Emmanuel, sur proposition de Mgr Eugène, a pris la parole pour souligner devant l’évêque, les prêtres et les fidèles, qu’il était revenu sur sa position préalable.

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Le métropolite Hilarion : Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes

Le 11 mars 2014, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a répondu aux questions de l’animatrice de télévision Ekaterina Gratcheva dans l’émission L’Église et le monde sur la chaîne Rossia-24. Cette émission est diffusée les samedis et les dimanches.

E.Gratcheva: Bonjour ! Nous nous entretiendrons avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Monseigneur, bonjour.

Métropolite Hilarion : Bonjour, Ekaterina. Chers frères et sœurs, bonjour.

E.Gratcheva: Le 20 février, l’un des startsy les plus vénérés de l’Église orthodoxe russe de ces deux siècles, père spirituel de trois Patriarches, l’archimandrite Cyrille (Pavlov), est décédé. Les fidèles qu’il dirigeait le considèrent comme leur père spirituel. Comment expliquer à tous les autres ce que sont les startsy orthodoxes russes ?

Métropolite Hilarion : Les startsy illustrent un mode de direction spirituel tout à fait particulier dans l’Église orthodoxe. Tout directeur spirituel n’est pas un starets. Le mot « starets » semble renvoyer l’âge de la personne (du mot « stary », ancien, âgé, NDT), mais il renvoie en fait à l’expérience spirituelle.

Dans l’Église orthodoxe russe, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, y compris un jeune prêtre. Dans l’Église grecque, la règle est différente : les confesseurs reçoivent un document officiel de leur évêque. Chez nous, au contraire, n’importe quel prêtre peut être directeur spirituel, c’est-à-dire un conseiller auquel les gens ont recours non seulement en confession, mais aussi lorsqu’ils éprouvent le besoin d’un conseil spirituel.

Le starets est un homme extraordinaire, doté d’un charisme particulier. Ce n’est pas un ministère pour l’exercice duquel on reçoit un mandat écrit ou une nomination. Le starets est un homme choisi par Dieu pour ce rôle. C’est un directeur spirituel d’un genre spécial, que des foules de gens viennent voir, notamment lorsqu’ils sont confrontés à des situations difficiles. Le starets, possédant une riche expérience intérieure, peut répondre à leurs questions. D’autre part, de nombreux startsy possèdent un don de clairvoyance, c’est-à-dire qu’ils voient l’homme tout entier. Par exemple, un inconnu vient voir un starets, mais celui-ci sait déjà comment il s’appelle, ou lui parle d’emblée des problèmes qu’il était venu exposer. Cela arrive souvent.

C’est ainsi qu’était le père Cyrille. J’ai eu le bonheur de faire sa connaissance lorsque j’avais 12 ans, et cette rencontre, ainsi que celle de plusieurs autres startsy, a joué un rôle déterminant dans mon choix de vie. Ces hommes m’ont tellement inspiré, j’ai vu en eux tant de bonté, de lumière, d’humilité, de beauté spirituelle que j’ai voulu suivre la voie du service de Dieu et de l’Église.

Ce qui frappe toujours, chez ces hommes, c’est qu’ils ont conservé toutes leurs qualités humaines de compassion, de pitié, d’amour, de sollicitude envers ceux qui viennent les voir. En même temps, dans tous leurs actes humains, ils étaient absolument pénétrés de la présence divine. Cette présence divine se faisait sentir à tous ceux qui venaient les voir.

E.Gratcheva: En dépit des stéréotypes, on remarque des représentants de toutes les couches de la société dans les foules qui font la queue à la porte du starets. Parmi eux, il y a des représentants de l’Administration présidentielle qui viennent demander conseil, ainsi que de grands financiers.

Pourquoi l’homme russe a-t-il autant confiance dans les conseils spirituels, dans les startsy orthodoxes lorsqu’il vient chercher la réponse à une question concrète ?

Le métropolite Hilarion : Avoir confiance dans le starets est tout à fait correct et tout à fait naturel. Mais il ne faut pas non plus confondre le don de Dieu, comme qui dirait, avec une omelette. Par exemple, si un homme d’affaires essaye de se décharger sur le starets de ses responsabilités dans ses affaires, je pense qu’il fait fausse route. Ou si un fonctionnaire de l’état vient faire peser sur le starets le poids des affaires gouvernementales, c’est tout à fait incorrect.

Chacun doit porter la responsabilité de sa vie et de ses actes. S’il s’agit d’une question concernant les affaires, mettons vendre ou ne pas vendre telle entreprise, on ne doit pas faire porter la responsabilité de cette décision au starets. Par contre, si le businessman a terminé une affaire et veut continuer dans une autre direction, qu’il a par ailleurs tout préparé à cet effet et veut demander la bénédiction de son directeur spirituel, il peut venir voir son père spirituel ou un starets, lui raconter son histoire, lui demander sa prière et sa bénédiction. Le starets donne généralement sa bénédiction, mais il peut arriver, dans certains cas, que le starets a eu une révélation divine, comme quoi cette nouvelle affaire n’est pas bonne, qu’elle risque de mal finir, et le starets en prévient celui qui vient le voir.

E.Gratcheva: Que pensez-vous du rôle des startsy dans la vie des serviteurs du culte et des fonctionnaires de l’état aujourd’hui en Russie ?

Le métropolite Hilarion : Les obsèques de l’archimandrite Cyrille (Pavlov) ont montré quel rôle ce starets avait joué dans la vie de milliers de personnes. Pas moins de 20 hiérarques, plus d’une centaine de prêtres et des milliers, peut-être même des dizaines de milliers de laïcs sont venus assister aux funérailles. La Laure était aussi pleine que pour les jours de fêtes de saint Serge de Radonège. Et pourtant le père Cyrille était resté alité et malade pendant des années, il ne recevait plus personne. Tous ceux qui sont venus aux obsèques l’ont connu il y a 20, 30 ou 40 ans. Il avait conservé son influence sur eux, le peuple lui conservait son affection. Je pense d’ailleurs que le père Cyrille (Pavlov) et le père Jean (Krestiankine) seront sûrement canonisés un jour par l’Église. C’est un grand bonheur d’avoir pu connaître un saint de son vivant, pas sur les icônes, mais de l’avoir vu de ses yeux.

E.Gratcheva: Et en Grèce, spirituellement proche de la Russie, comment voit-on les startsy ? Y en a-t-il beaucoup là-bas ?

Le métropolite Hilarion : Il y a aussi des startsy en Grèce, très vénérés, notamment sur le Mont Athos. Les gens viennent les voir du monde entier. J’ai eu le bonheur de connaître un starets athonite qui est déjà canonisé. Il s’agit de saint Païssi l’Athonite. Je l’ai rencontré au début des années 90. C’était quelqu’un d’absolument stupéfiant. On faisait la queue pour arriver jusqu’à lui, il recevait un grand nombre de personnes, s’entretenait avec elles des choses les plus variées. Saint Païssi était extrêmement simple dans sa manière d’aborder les gens, comme le père Cyrille. Si l’on s’en tient à leur discours, à leur façon de transmettre leurs pensées, on ne dirait pas tout de suite qu’il y a quelque chose d’extraordinaire en eux. Mais ils rayonnaient de bonté et de charité, et la grâce de Dieu se faisait sentir lorsqu’ils parlaient, ainsi que cette lumière particulière qui émanait d’eux. Je pense que c’est ce qui attirait et continue à attirer des milliers de personnes à eux.

E.Gratcheva: Les paroissiens orthodoxes d’une église située à l’intérieur du monastère Saint-Andronique a adressé au maire de Moscou une requête, demandant de rebaptiser la station de métro toute proche, « Place Ilytch » en station « André Roubliov ». Le 1er mars, l’Assemblée législative de Saint-Pétersbourg a voté le changement de nom du district « Parnas » en district Saint-Serge, en l’honneur de saint Serge de Radonège. Pourquoi l’Église insiste-t-elle sur ces changements de nom ? Et qui doit, à votre avis, décider de ce qui doit rester tel quel et de ce qui doit être rebaptisé ? Il y a eu tout un scandale autour du nom de la station « Voïkovskaïa », par exemple.

Le métropolite Hilarion : C’est le peuple qui doit décider de ce qu’il faut rebaptiser et de ce qu’il faut laisse comme tel, les gens doivent être satisfaits de ces nouvelles dénominations. Mais l’Église n’est pas indifférente à la question, car il s’agit de nos symboles nationaux. Les noms de terroristes, de révolutionnaires, d’assassins et de bourreaux, tous ces noms ont une connotation historique négative, ce que, je l’espère, nous finirons tôt ou tard par comprendre, car les gens sont encore assez divisés sur cette question comme sur la question de retirer Lénine de son mausolée, par exemple. Mais il me semble qu’il n’est possible de changer d’appellation que lorsqu’il existe un consensus à ce sujet.

E.Gratcheva: Quels facteurs, à votre avis, faut-il prendre encore en compte ? Les changements de nom entraînent sans doute d’importantes dépenses de la part de la municipalité, et les gens sont habitués à ces dénominations, il ne vaut pas la peine de les modifier ?

Le métropolite Hilarion : L’argument des dépenses municipales est surestimé : la ville prend constamment soin des rues, on y installe sans arrêt de nouvelles plaques. Changer les plaques, je ne pense pas que ce soit si cher. C’est plutôt un argument qui est mis en avant par les opposants aux changements de nom pour dire aux gens qu’ils les payeront de leur poche alors qu’ils n’en tireront aucun avantage.

De mon point de vue, c’est un argument démagogique, l’argument de l’habitude. Vous savez, l’habitude c’est sérieux. Je ne peux toujours pas m’habituer aux nouveaux noms de certaines stations de métro, alors qu’elles ont été rebaptisées il y a un quart de siècle. Mais je suis prêt à m’y faire pour que les noms de bourreaux et de brigands disparaissent de nos rues, de nos places, de nos stations de métro.

E.Gratcheva: Vladimir Poutine a demandé à perfectionner le programme de prévention du suicide chez les adolescents. Dans notre pays, la statistique en est effrayante. Pour la seule année 2016, on a recensé 700 suicides de mineurs. Il y a en moyenne deux fois plus de suicides en Russie que dans le reste du monde. Qu’est-ce c’est que ce nouveau phénomène des « groupes de la mort », sur les réseaux sociaux, et comment les parents peuvent-ils lutter contre ces groupes et discuter avec leurs enfants, leur expliquer de quoi il s’agit en réalité ?

Le métropolite Hilarion : C’est un phénomène terrible, dangereux et mal étudié. Pour nous, gens d’Église, il est évident qu’il s’agit du même phénomène que celui des sectes.

Certains défenseurs des droits de l’homme disent que les religions et les sectes doivent avoir les mêmes droits. Nous ne cessons de dire que les sectes sont dangereuses pour le psychisme des gens, pour leurs familles, qu’elles détruisent des vies. Ces fameux groupes de la mort sur les réseaux sociaux ont un phénomène du même ordre. Leurs fondateurs n’y voient généralement qu’une distraction, un hobby. Ils entraînent la jeunesse dans des discussions, utilisent les mêmes méthodes que les sectes, autrement dit, ils transforment les gens en zombies, les rendent dépendants du groupe. La victime sort peu à peu de la vie réelle, il lui semble bientôt que l’espace virtuel est la vie réelle. Ensuite, on lui insinue qu’il faut en finir avec la vie, qu’il faut mieux quitter la vie encore jeune afin d’éviter des problèmes.

C’est un phénomène épouvantable, et je suis convaincu que les gens qui créent ce genre de groupe doivent en porter la responsabilité pénale, car il s’agit bien d’un crime. Et il ne faut pas attendre que le suicide se commette. Aujourd’hui, pour autant que je sache, la législation ne reconnaît l’incitation au suicide comme crime que si le suicide a eu lieu ou si une tentative de suicide a été effectuée. Mais il est déjà trop tard. Nous devons pourtant remédier non aux conséquences, mais aux causes, c’est-à-dire que les gens qui font sur les réseaux sociaux la propagande du suicide doivent en porter la responsabilité pénale. Voilà ce dont les services spéciaux devraient s’occuper.

E.Gratcheva: Il y a toujours eu des suicides d’adolescents. Je me souviens que lorsque j’étais à l’école il y avait eu des cas, à cause d’un amour malheureux, ou de l’incompréhension des parents. A l’époque, cependant, il n’y avait pas de réseaux sociaux, Internet n’existait pas. Aujourd’hui, ce qui fait peur, c’est que les gens se suicident pratiquement en direct sur Internet. Qu’est-ce que ce nouveau phénomène ? Est-ce pour les adolescents un jeu dont ils ne mesurent pas les conséquences ? Et comment l’introduction d’un cours de fondements de la culture orthodoxe à l’école pourrait influer sur cette statistique, permettrait d’expliquer aux adolescents ce qu’est le suicide ?

Le métropolite Hilarion : Nous devons d’abord comprendre que nos adolescents font partie d’un groupe à risque, qu’ils ont besoin de l’attention soutenue de leurs parents, de l’école, de la société en général. Si les parents remarquent que leur enfant passe beaucoup de temps sur Internet, ils doivent se demander ce qu’il y fait. Peut-être cherche-t-il des informations intéressantes pour ses cours, ses études, c’est une chose. Mais peut-être va-t-il sur des sites pornographiques, c’est déjà autre chose. Peut-être encore est-il peu à peu happé par une secte, et c’est encore une autre situation. Les parents ne doivent pas rester indifférents.

Quant aux cours de culture orthodoxe, je pense que n’importe quel enseignement sur les traditions religieuses à l’école est l’un des vaccins contre le poison répandu par les sectes ou contre les gens qui se livrent à ces agissements. Les croyants commettent moins de suicides, car le suicide est interdit par l’Église. Du point de vue du Code pénal, le suicide n’est pas un crime ; du point de vue de l’Église, c’est un péché qui ne peut plus être racheté par le repentir. Le croyant sait que le suicide n’est pas une solution à ses problèmes et qu’il faut tâcher de trouver toutes les issues possibles aux situations difficiles, mais sans avoir jamais recours au suicide.

Dans la seconde partie de l’émission, le métropolite Hilarion a répondu aux questions des téléspectateurs postées à l’adresse du site de « L’Église et le monde », vera.vesti.ru.

Question : Un enfant peut-il être baptisé sans en avoir émis le désir et sans comprendre ce qui se passe ? N’est-ce pas lui faire violence que de l’attirer ainsi à l’Église ?

Le métropolite Hilarion : Le baptême des enfants est une tradition très ancienne, remontant aux tout premiers siècles, voire aux premières années de l’existence de l’Église chrétienne. Baptiser un enfant, ce n’est pas lui faire violence. De même que si la mère se met à allaiter son enfant, ce n’est pas l’attirer au sein par la violence.

Lorsque les parents choisissent dans quelle école envoyer leur enfants – école linguistique, école de musique, école de mathématiques ou école publique – ce sont justement généralement les parents qui font le choix. L’enfant ne participe pas au choix. Certes, on lui demande parfois son avis, mais l’initiative revient aux parents. Souvent, ce sont les parents qui décident du cheminement futur de leur enfant : dans les familles de musiciens, les enfants font de la musique, dans les familles de mathématiciens, les enfants deviennent mathématiciens, dans les familles d’hommes d’affaires, les enfants reprennent les affaires. Il y a, certes, des exceptions, mais ce sont quand même les parents qui donnent une orientation générale. Et il n’y a ici nulle violence. Au contraire, les parents doivent transmettre à leurs enfants ce qu’ils ont de meilleur. Ils doivent apprendre à leur enfant ce qu’ils savent faire.

Naturellement, lorsque l’enfant grandira, il pourra choisir sa profession, sa voie et son appartenance religieuse. Il arrive souvent que les parents apprennent la musique à leur enfant, mais il choisit le commerce. Ou les parents lui font apprendre les langues, mais il choisit une autre voie professionnelle. Il en va de même pour la confession religieuse. Il arrive que des gens éduqués dans une foi en choisissent une autre à l’âge adulte. Personne ne peut les en empêcher. Mais les parents ont sans aucun doute la responsabilité non seulement du bien-être matériel de leur enfant, mais aussi de son bien-être spirituel qui dépend avant tout de ce en quoi l’enfant croira et à quel système de repères moraux et spirituels il se référera. C’est pourquoi, non seulement on ne fait pas violence à l’enfant en le baptisant, mais c’est justement ce que les parents, s’ils sont eux-mêmes chrétiens et baptisés, doivent transmettre à leur enfant. Lorsqu’il grandira, qu’il choisisse sa voie lui-même.

Question : Selon quelles règles procède-t-on à une chirotonie ?

Le métropolite Hilarion : Le mot chirotonie est d’origine grecque et signifie « imposition des mains ». On ne peut recevoir les ordres sacrés dans l’Église que par l’imposition des mains de l’évêque. Pour devenir diacre ou prêtre, le candidat va voir l’évêque, qui lui impose les mains. Pour devenir évêque, il doit recevoir l’imposition des mains de plusieurs évêques.

Certes, l’ordination sacerdotale ou diaconale est précédée d’une longue préparation. Il faut suivre une formation dans un séminaire, une académie, et suivre une formation liturgique. En dehors de la formation, il est nécessaire de répondre à certains critères ou, comme disent les hommes d’Église, ne pas avoir d’empêchement canonique. De quels empêchements s’agit-il ? Par exemple, si un homme s’est remarié pour la deuxième fois, il ne peut devenir ni diacre, ni prêtre. Si sa femme l’a épousé en secondes noces, il ne peut pas non plus devenir diacre ou prêtre.

Telles sont les règles instituées par l’Église depuis l’Antiquité. Ces règles sont très sévères, mais elles sont instituées pour que le prêtre soit un modèle pour les fidèles. Comme l’apôtre Paul l’écrivait à Timothée : Montre-toi un modèle pour les croyants par la conduite, la charité, la foi, la pureté » (I Tim 4, 12). De nos jours, l’évêque redit ces mots de saint Paul à chaque prêtre au moment de l’ordination.

Conférence-débat “Jeûne et Carême : quelle importance dans la société contemporaine” – jeudi 23 mars à Paris

invitationDans le cadre de la visite pastorale fraternelle qu’il effectue du 23 au 26 mars 2017 au diocèse orthodoxe antiochien de France sur invitation de le métropolite Ignace (Alhochi), évêque titulaire de l’Archevêché orthodoxe antiochien de France, d’Europe occidentale et méridionale, le métropolite Antoine (El Soury), évêque titulaire de la métropole de Zahlé, Baalbeck et dépendances du Patriarcat grec-orthodoxe d’Antioche donnera une conférence le jeudi 23 mars à 19h à la salle des fêtes de la mairie du XVIe arrondissement. La conférence, en français, qui aura pour thème “Jeûne et Carême: quelle importance dans la société contemporaine”, sera suivie de questions/réponses et un débat avec la salle et puis d’une réception fraternelle. De même, Mgr Antoine, concélèbrera la divine liturgie avec Mgr Ignace, et les prêtres et diacres qui les accompagnent, le dimanche 26 mars 2017, 4ème dimanche de Carême, dimanche de commémoration de saint Jean Climaque et ce, à 9h30, office des matines qui sera suivi à 10h30 de la grande doxologie et de la divine liturgie du 4ème dimanche de Carême, dans l’église Saint Hélène des grec-orthodoxes d’Antioche, 12 avenue de la Celle Saint Cloud, 92420 Vaucresson.

Bertrand Vergely : « Isaac le Syrien » – lundi 20 mars

Bertrand Vergely nous parlera aujourd’hui de saint Isaac le Syrien dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h15 (ouverture des portes à 18h45), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Atelier littéraire avec le P. Christophe Levalois le samedi 8 avril

royaute_sacreL’atelier littéraire « Littéramorphose » recevra Christophe Levalois pour évoquer son livre La royauté et le sacré, éditions du Cerf, coll. Lexio, 2016. Quels sont les liens entre la royauté et le sacré ? Quels sont également les liens entre la vie spirituelle, la royauté et l’organisation des sociétés dans l’histoire ? En quoi la royauté est aussi l’image de l’être relié au ciel ? Quels sont ses symboles ? Dans quelle mesure cette institution est universelle ? Quelle est l’histoire de la royauté ? Des textes seront lus et des images projetées pour illustrer cette présentation. L’atelier aura lieu le samedi 8 avril de 16h à 18h – paroisse orthodoxe roumaine dans la crypte Saint-François de L’église Saint-Sulpice 33-35, rue Saint-Sulpice, 75006 Paris. Entrée libre.
Christophe Levalois est enseignant, prêtre orthodoxe (paroisse Saint-Séraphin de Sarov, 15e), rédacteur en chef d’Orthodoxie.com.
Ses deux ouvrages aux éditions du Cerf, Prendre soin de l’autre – Une vision chrétienne de la communication et La royauté et le sacré pourront être acquis et dédicacés.

Le primat de l’Église des « vieux-croyants » russes a rencontré le président Poutine

La rencontre du président Poutine et du métropolite Corneille, primat de l’Église orthodoxe des « vieux-croyants » est le premier contact de ceux-ci avec le pouvoir civil russe depuis le schisme du XVIIème s. La rencontre s’est déroulée au Kremlin le 16 mars 2017. « Cette rencontre est très significative pour nous. Après de longues années de persécutions contre les vieux-croyants, nous commençons à bâtir de bonnes relations avec les autorités. C’est un événement capital, qui exercera une sérieuse influence sur nos relations avec les représentants non seulement des autorités fédérales, mais aussi régionales », a déclaré le secrétaire du métropolite, le protodiacre Victor (Savelev). Celui-ci a mentionné que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère conviviale. Selon le protodiacre, malgré toutes les difficultés, de bonnes relations se sont créées entre les vieux-croyants et les autorités de la capitale. « Grâce au soutien de la ville de Moscou, des travaux à grande échelle ont eu lieu pour restaurer et aménager les églises du site de Rogojskaïa Sloboda à Moscou, mais certaines églises, jusqu’à présent, ne sont pas utilisées conformément à leur destination. C’est ainsi que l’église située impasse Gavrikov, abrite une salle de sport. Nous négocions avec le gouvernement pour sa restitution. Nous espérons que cette question sera résolue », a-t-il poursuivi. Le secrétaire a ajouté que de un à deux millions de « vieux-croyants » vivaient actuellement en Russie. « Bien sûr, ce chiffre est très relatif. Après la révolution, les descendants des vieux-croyants se sont sécularisés, mais n’oublient pas leurs racines. Malgré toutes les difficultés, nous avons toujours été patriotes de notre pays, on peut toujours s’appuyer sur les vieux-croyants dans les moments difficiles ».

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Interview du Dr Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, au sujet de la nourriture au Mont Athos et de ses impressions du monastère de Vatopédi

Claude Pichard, professeur de nutrition aux Hôpitaux Universitaires de Genève, spécialiste en médecine interne et en gastro-entérologie, dans une brève interview (en anglais) au site Pemptousia.gr, donne son évaluation de la nourriture au Mont Athos, relevant notamment l’ambiance dans laquelle on prend le repas, et livre ses impressions sur la vie athonite, le phénomène de l’obéissance et les offices liturgiques.

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Les journées du Monastère de la Transfiguration

Le monastère de la Transfiguration renouvelle cette année l’organisation des “Journées du Monastère“. Ces journées de conférence et de partage auront lieu le 29 et 30 avril 2017. Elles s’articuleront autour de deux conférences de père Elie :

  • Samedi 29 : Les difficultés des familles chrétiennes et comment les aborder
  • Dimanche 30 : La foi et la vie du monde

Réservation avant le 15 avril 2017. Le nombre de participants est limité !

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Crète se prononce sur l’interruption de la commémoration de ses évêques par quatre de ses prêtres

Quatre prêtres de l’Église de Crète, l’archiprêtre Gabriel Mazanakis, le prêtre Emmanuel Sarris, le prêtre Spyridon Damanakis et le prêtre Paul Mazanakis ont informé leurs métropolites respectifs, à savoir le métropolite de Kydonia et Apokoronas Damascène, le métropolite de Rethymnon et d’Avlopotamos Eugène et le métropolite de Lampis et Sphakia Irénée, qu’ils cessaient de les commémorer à partir du dimanche de l’Orthodoxie (le 5 mars 2017). Les prêtres mentionnés justifient leur action par la « condamnation de la pan-hérésie de l’œcuménisme et le rejet du pseudo-concile de Kolymbari [i.e. le Concile de Crète de juin 2016, ndt] ». Le Saint-Synode de l’Église de Crète s’est réuni le 16 mars 2017 à Héraklion et a procédé à la déclaration suivante : « Le Saint-Synode, entre autres, a examiné la question qui a récemment surgi, à savoir l’interruption de la commémoration de leurs évêques canoniques par certains clercs de l’Église de Crète, pendant la divine Liturgie, les sacrements et les offices liturgiques. Leurs Éminences les hiérarques de notre Église, avec amour pastoral et intérêt affectionné, appellent ces clercs à mettre fin à leur conduite erronée susmentionnée. Une commission a été nommée, sur décision unanime, constituée de trois membres, S.E. le métropolite de Petra et Cherronisos Mgr Gérasime, le révérendissime archimandrite Philothée Sanoudakis, higoumène, et le révérend archiprêtre Zacharie Adamakis, président de l’Union des associations des clercs de l’Église de Crète, afin de les rencontrer et de dialoguer avec eux, durant les prochains jours. Le Saint-Synode attend, avec de bons espoirs, des résultats positifs de cette rencontre, et sursoit à l’application des dispositions prévues par les saints canons de l’Église et la législation en vigueur ».

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Liturgie panorthodoxe au Luxembourg

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athénagoras (Patriarcat œcuménique), a célébré la liturgie le deuxième dimanche de Carême en la cathédrale orthodoxe grecque Saint-Nicolas au Luxembourg. La célébration panorthodoxe de la liturgie, le deuxième dimanche de Carême, avait été introduite par le métropolite Athénagoras, et est devenue une tradition. La concélébration était présidée par le métropolite Athénagoras, qui a prononcé l’homélie, assisté par des clercs des patriarcats de Constantinople, Moscou, Roumanie et Serbie. Dans son homélie, le métropolite a évoqué la figure de saint Grégoire Palamas, dont c’était la fête, et a souligné la grande importance de la participation de tous les orthodoxes du Luxembourg à la liturgie, ainsi que celle du témoignage de l’unité en ces temps difficiles que nous vivons. Il a ajouté que l’orthodoxie, unie, donne toujours à l’homme l’espérance, une espérance qui jaillit de la Résurrection du Christ et qui est diffusée à travers les siècles par la présence des Pères de l’Église, comme saint Grégoire Palamas, et par le caractère synodal vivant qui a été relancé par le saint et grand Concile de l’an passé en Crète. À cette liturgie solennelle assistaient l’ambassadeur de Grèce au Luxembourg, Theodoros Georgakelos, et l’ambassadeur de Roumanie, mais aussi de nombreux fidèles, avec trois chorales, grecque, russe, et roumaine. À l’issue de l’office a eu lieu une réception au centre paroissial, où tous les orthodoxes ont eu l’occasion de se rencontrer.

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Parution du premier guide des monastères serbes édité par le Patriarcat de Serbie

À l’occasion de la commémoration du 1700ème anniversaire de l’édit de Milan et du 900ème anniversaire de la naissance de saint Syméon le Myroblite (Étienne Némania), un guide des monastères de l’Église orthodoxe serbe est édité pour la première fois par le Patriarcat de Serbie. Comme l’écrit le patriarche de Serbie dans l’introduction, « on ne peut imaginer l’Église sans monachisme et sans monastères… Aussi, la parution de ce livre à notre époque est un rappel et en même temps un appel à être et rester ce que nous avons été, un peuple de Dieu attaché aux saints de sa nation, qui nous ont laissé des monastères comme des fondations pour le salut de leurs âmes. Un peuple est chrétien orthodoxe dans la mesure où il a parmi les siens des gens qui sont prêts à tout laisser pour suivre le Seigneur Christ. C’est ainsi que le monachisme en tout temps et chez tout peuple chrétien orthodoxe (Russes, Bulgares, Grecs, Serbes, Roumains…) était et reste le meilleur indicateur et baromètre spirituels qui témoignent le plus exactement de la christianisation de ce peuple et de son attachement à Dieu ». Le guide, de 456 pages, en langue serbe peut être commandé sur le lien ci-dessous.

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Homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, prononcée à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie, le jour de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Nous publions ci-après in extenso l’homélie de l’évêque Tikhon de Yegorevsk, supérieur du monastère Sretensky, prononcée le 15 mars, à l’occasion de la première liturgie devant la nouvelle église des néomartyrs et confesseurs de Russie : « Nous savons que ce jour est particulier. C’est le jour où la Reine du Ciel, nous a donné le signe de Son icône « Souveraine » et a pris de façon providentielle le sceptre du pouvoir sur notre Patrie, sur la Russie, lequel est tombé des mains du dernier représentant de la dynastie tricentenaire, le saint martyr Nicolas II. Lorsque nous avons commencé à ériger cette église, nous avons prié afin que le Seigneur nous bénisse pour achever ce travail précisément ce jour, le centenaire du commencement des événements les plus tragiques, peut-être, qu’ait connu notre Patrie. C’est le commencement de ce chemin des épreuves que, par la miséricorde de Dieu, notre peuple a surmonté, ces épreuves qui ne l’ont pas brisé et qui ont amené au Christ, à la victoire de la Résurrection du Christ, les descendants de beaucoup de ceux qui, à un certain moment, avaient apostasié. L’église est dédiée à la Résurrection du Christ qui triomphe de tout, et aux fidèles disciples du Seigneur Jésus-Christ, c’est-à-dire Ses saints Néomartyrs et Confesseurs. Le Seigneur a accompli le souhait de notre cœur. Et voici qu’aujourd’hui, en cette date anniversaire, importante au moins par le fait que nous réfléchissons à la voie parcourue par notre pays et notre peuple, nous prêtons l’oreille aux leçons que nous devons tirer et nous comprenons le principal : tout se trouve dans les mains de Dieu seulement. Le Seigneur fait descendre aux enfers et en fait remonter. C’est ce qui s’est produit aussi avec notre Patrie, descendue aux enfers et remontée vers la Résurrection du Christ, la résurrection de la vie en Dieu pour des millions de nos compatriotes. Les leçons de Dieu sont parfois très lourdes. Les leçons de Dieu résident encore dans le fait que l’insouciance, la pusillanimité, l’infidélité des hommes sont supportées longtemps par Lui, mais arrive ensuite la minute lors de laquelle les plus insouciants et leurs descendants doivent expier par une épreuve amère, mais salvatrice. Nous commémorons aujourd’hui les saints Néomartyrs, mais nous ne savons pas combien il y a eu de martyrs de l’ombre, qui à un certain moment ont renié l’Église et la foi, mais grâce aux épreuves et la voie du martyre sont revenus au Christ, peut-être durant les dernières minutes. Ils sont revenus et ont découvert le sens et le but de toute leur vie, l’union avec Dieu, l’union avec le Christ. Cela s’est produit de la même façon que sur le Golgotha avec le larron : se trouvant sur la croix, il a fait au dernier moment ce qui lui était possible, il prononça de tout cœur seulement quelques mots : « Souviens-Toi de moi, Seigneur, dans Ton Royaume ». Il n’a eu dans sa vie aucun labeur spirituel, aucune piété toute sa vie durant. Seulement les péchés d’abandon, de trahison, de lâcheté et de tromperie, selon l’expression de l’empereur Nicolas Alexandrovitch. C’est la même chose que, probablement, de nombreux compatriotes pouvaient dire d’eux-mêmes : ils étaient coupables de trahison, de lâcheté et de tromperie. À l’égard de l’Église, du Seigneur, il s’agissait de la voie historique de la Russie orthodoxe, la voie qu’ils connaissaient, mais qu’ils ont négligée. Ce sont des leçons pratiques pour nous tous. Nous fêtons la gloire des saints Néomartyrs, vilipendés et rejetés par ce siècle, ridiculisés et torturés par leurs contemporains. Notre mémoire, c’est comme une sorte d’icône, ici sur terre, de ce qui se produit dans le Royaume céleste. Notre mémoire, n’est qu’un petit éclat de la gloire que ces hommes ont dans le Royaume des cieux. Ils étaient peu nombreux, mais ils avaient précisément raison, ils ont choisi précisément la véritable voie, parce qu’ils ont choisie la Voie, la Vérité et la Vie – le Christ. Malgré cela, il semblait que tout, autour d’eux, leur criait : « Quittez-Le ! Laissez-Le – et vous vivrez ». Et eux disaient autre chose : « Cherchons Dieu, et notre âme vivra » (cf. Ps. 68,33). C’est une haute leçon spirituelle. Mais il y a aussi une leçon pratique. Elle ne vient pas des saints Pères, ni des grands ascètes, elle nous est enseignée par des contemporains, qui regardaient les événements depuis l’extérieur, en 1917. L’un d’entre eux n’était pas orthodoxe, je ne sais même pas s’il était chrétien, il s’agit de l’ambassadeur de France à Petrograd, Maurice Paléologue, qui disait : « C’est étonnant, je ne connais pas d’autre peuple plus influençable que le peuple russe ». Ces gens qui saluaient le renversement de l’autocratie, convaincus de la justesse de leurs actes, s’écriaient avec enthousiasme : « Hourra ! » (c’est le mot séculier pour « Hosanna »), de même qu’ils persuadaient tous et eux-mêmes qu’enfin tout changerait, que viendraient les gens les plus dignes, que commencerait le royaume du bonheur et de la justice. Quelques mois après, les mêmes personnes étaient horrifiés et pleuraient avec des larmes de sang, parce que le pays qu’ils avaient remis eux-mêmes à ceux qui étaient les plus dignes et qui avaient été élus, s’effondrait. Vers l’été 1917 déjà, il n’y avait pratiquement plus de Russie, voilà ce qu’en ont fait ceux qui avaient frénétiquement brigué le pouvoir, qui affirmaient avec suffisance et croyaient fermement qu’ils savaient comment faire mieux. Il s’est avéré que diriger l’État russe était plus que difficile. Le pays s’effondrait et tombait dans les mains de l’antichrist, de ses précurseurs. Qui a transmis la Russie et son peuple  aux mains de ces précurseurs ? – Ceux qui aimaient infiniment la Russie, comme ils le disaient. Et il faut dire qu’ils ne mentaient pas. Tous ces acteurs du complot ignoble – et les militaires, et les aristocrates, et les membres de la douma, et l’intelligentsia, et le peuple, criaient partout : nous faisons cela pour la Russie ! Nous sommes prêts à mourir pour elle ! Et, par la suite, ils ont prouvé leur amour parfois par leur mort même, dans l’armée blanche. Mais voici qu’en définitive ce sont précisément ces gens qui aimaient infiniment la Russie qui ont livré le pays aux mains de cet homme qui a déclaré : « Mes bons messieurs, je crache sur la Russie ! » Ces mots appartiennent à celui dont le corps gît encore aujourd’hui sur la Place Rouge. Voici ce qu’ont fait, avec grand amour pour la Patrie, ceux que l’on qualifiait alors d’espoir et de meilleurs hommes du pays. Ces leçons doivent s’imprimer dans notre esprit et dans notre cœur. Nous ne pouvons permettre à nouveau quelque chose de semblable. Maintenant, Dieu merci, les conditions préalables à pareille chose sont absentes. Mais, en un clin d’œil tout peut changer si les membres de l’Église du Christ ne le sont qu’en apparence. C’est alors que l’Esprit de Dieu les quittera. Et aujourd’hui, en ce soir magnifique, remarquable, de la Table du Seigneur, prions afin que le Seigneur ne nous laisse pas entrer en tentation, qu’Il nous délivre du malin, qu’Il nous préserve, nous le petit troupeau de Son Église. Afin que dans cette église en l’honneur des Néomartyrs, souhaitée et construite par nous tous, nous puissions durant de nombreuses années célébrer la Table du Seigneur. Afin que vos enfants et vos petits-enfants la célèbrent ici. Je voudrais vous remercier tous, au nom de toute la fraternité de notre monastère, pour la prière d’aujourd’hui. Je voudrais remercier la fraternité de notre monastère elle-même pour ses labeurs, pour la construction et l’aménagement de cette église. Je voudrais exprimer des paroles de reconnaissance à tous les constructeurs, architectes, aux remarquables artistes, aux ingénieurs. Je vous remercie vous tous pour avoir pu nous permettre, par vos labeurs et vos prières, de célébrer un office aussi extraordinaire. Probablement, ce n’est pas un hasard. Le premier office, ici au Monastère Sretensky, le jour de la fête de la Rencontre du Seigneur, en 1994, s’est produit également dans la rue, nous nous en rappelons. De même, le premier office devant la nouvelle église, se déroule, non pas à dessein, mais comme les choses l’ont voulu, en plein air, dans la grande église du monde Divin, dans lequel nous vivons tous. Je voudrais remercier également le chœur et tous les étudiants, puis encore une fois, tous nos paroissiens. Que Dieu vous aide, vous renforce dans la foi, et que la Reine du Ciel vous protège. Amen ».

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Commémorations liturgiques en Russie de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II

Le 15 mars, jour de la commémoration de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine » et de l’abdication du tsar-martyr Nicolas II ont eu lieu des offices solennels en l’église N.D. de Kazan à Kolomenskoïé (près de Moscou), au monastère Sretensky à Moscou, et en l’église des saints martyrs impériaux à Ekaterinbourg. Rappelons que l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », peinte probablement au XVIIIème s., avait été cachée dans la cave de l’église de N.D. de Kazan à Kolomenskoïe pendant l’invasion napoléonienne, puis était restée oubliée. Le jour même de l’abdication du tsar, le 15 mars 1917, une paysanne de la région de Moscou eut une vision de la Mère de Dieu lui enjoignant de se rendre au village de Kolomenskoïé pour rechercher une icône dont « la couleur changerait du noir au rouge ». Après des recherches effectuées avec le prêtre de l’église, l’icône en question, recouverte de suie, fut trouvée. Lorsqu’elle fut amenée à l’extérieur, la lumière du soleil fit ressortir que la Mère de Dieu était revêtue de la tunique écarlate d’un monarque, portant également un sceptre et un orbe, les symboles régaliens. Dans l’esprit du peuple russe, l’apparition de cette icône le jour de l’abdication impériale signifiait que le Mère de Dieu règnerait à la place de l’empereur. C’est donc dans l’église de Notre-Dame-de-Kazan à Kolomenskoïé que le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la liturgie des présanctifiés le 15 mars. On peut visionner ici https://youtu.be/q6U4iKlqI5A des extraits de la liturgie avec la prière pour « les défunts serviteurs de Dieu qui ont péri pendant les combats révolutionnaires fratricides », la prière au tsar-martyr Nicolas II et les passages du sermon patriarcal que nous reproduisons ci-après : « Ceux qui se sont appropriés le pouvoir impérial, l’ont livré à ces forces encore plus radicales, et nous savons comment s’est terminée cette tragédie. Elle ne s’est pas achevée immédiatement ; pas même après la terrible et sanglante guerre civile, pas même après les temps de dictature et des répressions massives qui lui étaient liées, pas même après la guerre sanglante qui a emporté des millions et des millions de vies, pas même après-guerre, et pas même dans les années 1990, lorsque nous avons réfléchi à nouveau comment changer la vie du pays… Le jour de l’abdication de l’empereur est apparue l’icône « Souveraine », et cet événement, qui s’est produit ici à Kolomenskoïé, a été perçu par tous comme une manifestation de la volonté Divine. Le tsar visible est parti et sur le trône russe est montée la reine du Ciel… Malgré toutes les réussites de notre peuple dans le domaine de la science, de l’art et d’autres encore, cette tragédie nationale ne quittera jamais notre mémoire. Tout ce qui s’est passé avec nous, il y a cent ans et s’est poursuivi au long d’une grande partie du siècle, est pour nous l’exemple le plus grand de la force de la Providence divine. Le Seigneur, à partir de ces pierres-ci peut susciter des enfants à Abraham. Il peut de façon miraculeuse changer la vie des gens et de tout le pays. Mais il est très important que les changements dans notre vie personnelle et celle de la société ne soient jamais accompagnés de cette injustice, de cette méchanceté qui ferment les portes à la grâce divine. Dieu se retire et nous livre à nous-mêmes, si par la violence, la méchanceté, le mensonge, nous tentons de construire une vie heureuse ». Au monastère Sretensky, la liturgie des présanctifiés a été célébrée en plein air, à 18h, devant l’église des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, construite sur lieu où ont été torturés de nombreux évêques et prêtres, où avaient lieu les interrogatoires et les exécutions. L’église n’étant pas encore consacrée, l’office présidé par l’évêque de Yegorievsk Tikhon, assisté par le clergé du monastère, a eu lieu sur le parvis, où étaient rassemblés environ 2000 fidèles, dont beaucoup ont communié. Le chant était assuré par les séminaristes de Sretensky. Après la liturgie, toutes les personnes présentes ont été invitées à un repas. Celles qui avaient communié avaient jeûné depuis minuit, à l’exception des malades, qui se sont abstenus de nourriture et de boisson depuis midi, selon le règlement en vigueur de l’Église orthodoxe russe. On peut voir ici un court film vidéo de cette liturgie. À Ekaterinbourg, une Liturgie solennelle a eu lieu en « l’église-sur-le-sang », construite sur le lieu de l’assassinat de la Famille impériale. La Liturgie était présidée par le métropolite d’Ekaterinbourg et Verkhotourié Cyrille, assisté des quatorze métropolites et évêques du district fédéral de l’Oural, et en présence d’une nombreuse assistance. On peut visionner ici des extraits de la cérémonie.

Sources : 1, 2 et 3

Podcast vidéo de Bertrand Vergely : « Saint Grégoire Palamas » – lundi 6 mars

Bertrand Vergely nous a parlé le 6 mars de saint Grégoire Palamas dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Le Premier ministre ukrainien a été reçu au Phanar

Dans le cadre de sa visite officielle en Turquie, le Premier ministre ukrainien Volodymyr Groysman, s’est rendu au Patriarcat, accompagné par Volodymyr Kistion, vice-Premier ministre, Taras Kutovoy, ministre de l’Agriculture, Mme Liliya Hrynevych, ministre de l’Education,  Andrii Sybiha, ambassadeur d’Ukraine à Ankara et Maksym Vdovychenko, qui accomplit les fonctions de consul général à Istanbul, Serhii Popyk et Myroslav Koshliuk, conseillers du Premier ministre, Yurii Bodenchuk, secrétaire particulier du Premier ministre, Danylo Bilak, responsable des investissements et Stanislav Yezhov, traducteur. Le Premier ministre, qui a reçu les honneurs prévus par le protocole, a été accueilli à l’entrée par les clercs de la cour patriarcale, puis a été conduit à l’église patriarcale par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle russe et est archiviste du patriarcat. Ensuite, le premier ministre a été reçu avec tous les honneurs par Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée dans son bureau officiel, où a eu lieu entre eux une discussion longue et cordiale ainsi qu’un échange de cadeaux, en présence du métropolite de France Mgr Emmanuel, du métropolite de Smyrne Mgr Bartholomée, secrétaire du Saint-Synode, et de l’archevêque de Pamphilos Mgr Daniel, desservant les Ukrainiens se trouvant sous l’omophore du Patriarcat œcuménique aux États-Unis. Ensuite, dans la salle du trône, le Premier ministre a présenté ses accompagnateurs puis, avec le patriarche a procédé à des déclarations aux médias. Enfin, le Premier ministre a été accompagné jusqu’à la sortie de la maison patriarcale par Sa Toute-Sainteté, avec les honneurs dus à sa personne.

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La communauté serbe de New York célébrera la liturgie pascale en la cathédrale synodale de l’Église russe hors-frontières à Manhattan

Le dimanche 16 avril au matin, jour de la fête de Pâques, Мgr Irénée, évêque d’Amérique orientale de l’Église orthodoxe serbe, célébrera la liturgie pascale en la cathédrale synodale de l’Église russe hors-frontières à Manhattan, avec la bénédiction du métropolite Hilarion, primat de cette Église. Plus de 700 paroissiens de la cathédrale serbe Saint-Sava de New York, qui a brûlé l’an passé, participeront à l’office. Pendant la nuit pascale elle-même, les matines et la liturgie pascales seront célébrées par le métropolite de New York Hilarion et l’évêque de Manhattan Nicolas et le clergé de la cathédrale. Le même jour commencera à 10h l’office pascal de la paroisse Saint-Sava. Après les offices des deux communautés, un repas sera offert à tous les fidèles présents. Lors des deux offices sera présente l’icône de Notre-Dame de Koursk, qui a séjourné à Belgrade entre les deux guerres mondiales.

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La première pierre d’une église dédiée au tsar-martyr Nicolas II a été posée près de la gare d’où partit le train qui le mena à Pskov en vue de son abdication

Le 14 mars, le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe, avec le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak ont posé la première pierre de la future église dédiée aux saints martyrs impériaux, située à Dno, à une centaine de kilomètres de Pskov. À la cérémonie assistaient les habitants de la ville et les dirigeants du district. « L’empereur Nicolas aimait son peuple, il aimait Dieu, et n’a pas trahi au moment difficile le peuple russe dans la patrie. Nous plaçons cette charte bénie [dans la première pierre], sur l’emplacement du début du chemin de ses souffrances » a déclaré le métropolite Eusèbe. Il a remercié le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak pour avoir soutenu l’initiative de la construction de l’église et a souhaité le bon déroulement des travaux. La nouvelle église est bâtie non loin de la gare ferroviaire d’où est parti le train transportant le tsar, redirigé sur Pskov, où a eu lieu l’abdication le 15 mars 1917. Les habitants de la ville ont pris l’initiative de la construction de l’église. Ensuite, l’idée a été soutenue par le gouverneur de la région de Pskov André Tourtchak et le métropolite de Pskov et de Porkhov Eusèbe. Il était prévu à l’origine de construire une petite chapelle en bois, mais, avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, la décision a été prise de construire une église en pierre. Selon la planification, la construction durera environ un an. Elle sera exécutée dans le style russe avec un dôme doré en forme de bulbe et un clocher de neuf cloches. Les murs extérieurs seront constitués de briques rouges, et l’intérieur sera décoré de fresques. L’inauguration est prévue pour le jour de l’assassinat de la Famille impériale. Le gouverneur a déjà offert à l’église une icône du saint tsar martyr Nicolas II.

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Le patriarche de Roumanie Daniel : « Le Christ apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades »

« L’Évangile lu le deuxième dimanche du Grand Carême, appelé aussi dimanche de Saint Grégoire Palamas, montre que le pardon des péchés est le début de la guérison de la maladie » a déclaré le patriarche de Roumanie le 12 mars. Dans son homélie, prononcée en la chapelle de la Résidence patriarcale, le primat a souligné que le péricope évangélique lu ce jour à la sainte Liturgie est plein d’enseignements spirituels. Le texte évangélique montre qu’un malade était amené au Christ Sauveur. En raison de la foule, ceux qui l’avaient amené, firent une ouverture dans le toit et sont entrés par là pour rejoindre Jésus. Voyant leur foi, le Seigneur a dit au malade : « Mon enfant, tes péchés sont pardonnés » (Mc II, 5). Le pardon des péchés est le commencement de la guérison du malade. Le péché lui-même est une maladie, une souffrance de l’âme. Jésus offre d’abord la santé de l’âme par le pardon des péchés, tandis qu’il accorde ensuite la guérison du corps également. En réfléchissant plus encore sur le texte évangélique, le patriarche Daniel a précisé que le Sauveur Christ n’a pas demandé au paralysé s’il avait la foi ou non. Le Seigneur a ressenti que sa grande souffrance l’avait mené à la foi et à l’humilité. Le Christ qui s’est montré un parfait confesseur, n’a pas divulgué en public quels étaient les péchés du paralysé, mais a seulement dit qu’ils étaient pardonnés. Le pécheur qui vient avec foi vers Jésus et demande la guérison devient un fils spirituel de l’amour divin. Par le pardon des péchés est accordé aux hommes la grâce de l’adoption. Dans l’Évangile de ce jour, nous n’avons pas seulement le pardon des péchés, mais le rétablissement de la dignité humaine. Lorsque nous nous confessons avec humilité et sincérité, nous recevons avec la rémission des péchés la grâce de l’adoption, nous devenons fils et filles spirituels de Dieu. En général, a dit le patriarche, la maladie n’est pas nécessairement la conséquence des péchés. Il existe une multitude de personnes qui sont malades depuis leur enfance. D’autres ont porté toute leur vie le fardeau de la maladie sans être de grands pécheurs. Souvent, la maladie est une pédagogie, une œuvre du Seigneur par laquelle l’homme est préservé du péché. Parfois, la maladie apporte beaucoup d’humilité et de compassion. Celui qui passe par la souffrance comprend mieux celui qui souffre. Expliquant le sens spirituel de la sagesse divine, le patriarche de Roumanie a souligné que la maladie peut être un moyen d’apprendre à l’homme que la santé est un don de Dieu et non un droit. Nous devons cultiver ce droit sans cesse. Il y a des cas dans lesquels la maladie est une œuvre mystique de Dieu, un appel à s’approcher du Seigneur. En approchant de Dieu, le malade transforme la souffrance en espérance de guérison. Continuant son homélie, le patriarche a présenté l’exemple du saint apôtre Paul qui a souffert d’une maladie grave durant la majeure partie de sa vie. Il a prié trois fois le Seigneur qu’Il le guérisse de la maladie. Le Seigneur a répondu que Sa grâce lui suffisait. Par cette réponse, saint Paul a compris que sa maladie était un appel à l’humilité et à la perfection spirituelle. Le patriarche Daniel a mis en évidence que notre Seigneur apprécie beaucoup la foi et l’amour humble de ceux qui aident les malades. La guérison de celui qui souffre est devenue possible aussi par la foi des quatre hommes qui l’avaient amené à Jésus. Ces quatre hommes représentent le grand nombre de ceux qui ont pris soin de ceux qui se trouvent dans souffrance à travers les siècles. Pour finir, le patriarche de Roumanie a souligné que l’Église avait établi que le jour du deuxième dimanche du Carême serait commémoré également saint Grégoire Palamas, un grand maître de l’hésychasme orthodoxe athonite. Il est le théologien de la Gloire éternelle de Dieu, a conclu le patriarche.

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Conférence de Carême de Mgr Emmanuel à Lyon : “Qu’ils soient un!”

Une rencontre officielle du métropolite de France Emmanuel (Patriarcat œcuménique) avec le cardinal Philippe Barbarin a eu lieu à Lyon le dimanche 12 mars 2017. Le cardinal Barbarin a reçu le métropolite Emmanuel à l’archevêché de Lyon. Ensuite, le cardinal a accompagné le métropolite à la basilique Notre-Dame de Fourvière, où celui-ci a prononcé une homélie sur l’unité de l’Église, dans le cadre des conférences de Carême, devant une assistance nombreuse. Vous pouvez écouter le podcast de sa conférence :

Sources 1 et 2

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion propose de débaptiser les rues portant le nom de révolutionnaires dans la mesure où un consensus à ce sujet est atteint dans la société

Le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, soutient la débaptisation des rues portant le nom de militants soviétiques odieux, mais appelle à ne pas se hâter de le faire. « Les changements de noms doivent convenir à la population, mais l’Église n’est pas indifférente à cette question, parce qu’il est question de nos symboles nationaux. Les noms des terroristes, des révolutionnaires, des assassins, des bourreaux, ce sont les noms qui sont entrés dans l’histoire avec un signe négatif. J’espère que tôt ou tard, nous le comprendrons tous. Jusqu’à maintenant, il existe une certaine division au sujet de cette question, de même qu’en ce qui concerne le retrait du corps (de Lénine) du mausolée », a déclaré le hiérarque sur les ondes du programme « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia-24 ». Le métropolite considère que « le changement de nom n’est possible que lorsqu’il existe un consensus dans la société ». Toutefois, il considère également que la question des dépenses occasionnées aux municipalités en cas de changement de noms a été amplifiée. « Changer les plaques, je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une mesure somptuaire. C’est plutôt un argument qui est toujours soulevé par les adversaires des changements de noms afin de dire aux gens que c’est de leurs poches que l’argent sortira, c’est vous qui en pâtirez. Cela, à mon avis, est un argument démagogique », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne les problèmes liés à l’habitude, le représentant de l’Église a reconnu que jusqu’à présent, il avait des difficultés à s’habituer aux nouvelles appellations des stations de métro à Moscou. « Mais je suis prêt à vivre avec ce désagrément, pourvu que les noms des bourreaux et des criminels disparaissent de nos rues, places et noms des stations de métro » a-t-il ajouté. Il y a quelques jours, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avait déclaré, dans un message dédié au centième anniversaire de la révolution http://orthodoxie.com/le-saint-synode-de-leglise-orthodoxe-russe-a-etabli-la-liste-des-initiatives-prevues-a-loccasion-du-centenaire-du-debut-des-persecutions-religieuses-en-russie/ que « l’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés… Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques ».

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Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

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Staretz Ephrème de Vatopaidi : orthodoxie et Internet

Le développement forcené de la technologie de l’information au cours des deux dernières décennies a vraiment produit des résultats inattendus, dont nous ne pouvions même pas rêver dans les années septante et même dans les années huitante.

L’Internet, le courrier électronique, les ressources Web, les réseaux sociaux: ils font partie de notre vie quotidienne, du travail, de la science, de l’éducation, de l’art et du divertissement. L’Internet nous a permis de réduire ou même d’abolir la distance. Ainsi, les nouvelles peuvent être transmises par Internet d’une extrémité de la terre à l’autre en quelques secondes – nous avons tous eu cette expérience.

Les conversations, parfois même impliquant le contact visuel, se déroulent maintenant sans à-coups, indépendamment de la distance. La seule condition est que l’utilisateur ait accès à Internet. En effet, l’utilisation d’Internet est si simple que tout enfant ou personne âgée peut facilement l’utiliser.

De la même manière, la Parole de Dieu peut être transmise partout dans le monde. De cette façon, ce qui se passe ici à Athènes devant un public de 100 personnes peut être enregistré et envoyé à des milliers, voire des millions d’utilisateurs, ou même transmis en ligne, comme cela se passe maintenant avec notre conférence.

Mais nous devons nous rendre compte que la Parole de Dieu n’est pas une simple parole humaine, mais porte l’Energie Divine, qui peut spirituellement raviver l’homme et vraiment le réconforter – et cela peut se passer par l’Internet. Nous connaissons de nombreux cas où diverses personnes – athées, idolâtres de l’Inde, du Japon et du Népal – ont trouvé l’Orthodoxie par Internet et sont nées à nouveau, parce qu’elles ont trouvé la vérité qu’elles cherchaient dans cette vie; Elles ont trouvé le Christ.

Il n’y a pas si longtemps, l’acteur hollywoodien Jonathan Jackson a visité notre monastère. Je lui ai demandé comment il est devenu orthodoxe. Il m’a dit que l’Internet l’avait beaucoup aidé. D’autre part, grâce à Internet, les chrétiens qui avaient quitté Dieu sont retournés à Lui, se sont trouvés et ont trouvé leur place dans ce monde.

Il y a des gens qui étaient au bord de la frustration absolue et, après avoir écouté quelques entretiens sur Internet, ils ont trouvé la force spirituelle nécessaire et l’espoir, et ils se développent maintenant spirituellement.

Bien sûr, la Parole orthodoxe de Dieu est moins présente sur Internet par rapport à d’autres paroles. Quand je parle d’autres paroles, je parle de la science, de l’économie, de la politique, et même de phénomènes tels que la mode, le show-business ou même certaines ressources corrompues qui, malheureusement, sont souvent visitées.

Il me semble qu’aujourd’hui la Parole de Dieu doit avoir en ligne une présence forte et puissante. La majorité des gens aujourd’hui sont désorientés, tombant constamment dans une impasse. À cette époque, seule la Parole de Dieu peut consoler l’homme, l’informer et lui assurer la possibilité de la vie éternelle. La Parole de Dieu transmise par Internet peut avoir une fonction de guérison pour l’homme.

La création de bibliothèques numériques au contenu pertinent peut et doit être encouragée et multipliée. Le patrimoine et la sagesse des saints Pères, avec leurs textes remarquables, doivent être utilisés autant que possible de la manière la plus moderne et la plus optimale. La numérisation et la catégorisation des saints Pères permettent aux internautes de trouver des textes et des informations sur des sujets qui les intéressent. De plus, la numérisation et la promotion à travers les pages Web de la Parole de Dieu, en particulier les enseignements des saints Pères ainsi que des startsy du XXe siècle apporteront un bénéfice spirituel à nos contemporains.

Le staretz Ephraïm de Katounakia a dit: “Oh, qu’il est dommage qu’il n’ait pas été possible d’enregistrer les paroles du staretz Joseph?” Nous comprenons qu’il est vraiment important que les choses soient dites par des gens qui ont vécu et acquis une expérience personnelle dans le combat spirituel invisible.

Saint Païssios a dit: “Notez tout ce que vous entendez de spirituel, ainsi que l’expérience que vous avez entendue des autres, parce que viendra un moment où cette expérience sera épuisée, et vous aurez une déficience spirituelle.” En effet, au cours des dernières années, la publication de livres de contenu théologique, en particulier en Grèce, mais aussi dans d’autres pays orthodoxes, a connu une forte croissance.

Mais, malheureusement, il y a des orthodoxes qui, en raison des barrières linguistiques, n’ont pas accès à ces précieux textes. En outre, le livre ordinaire, imprimé sur papier, est maintenant dans une grave crise. Dans le même temps, les ventes de livres électroniques sont de plus en plus fréquentes. Par conséquent, nous pouvons dire que nous pouvons utiliser cette tendance. Nous pouvons dire que tout cela est bon et agréable à Dieu, quand tout fonctionne correctement.

Internet est un outil moderne qui favorise la mondialisation. Ceux qui voudraient répandre leurs idées sur l’histoire mondiale, l’économie mondiale, un État mondial et un leader mondial savent comment utiliser l’Internet – et, en fait, ils l’utilisent à un niveau élevé. Pourquoi ne devrions-nous pas, nous orthodoxes, utiliser cet instrument pour promouvoir le rôle mondial de l’Orthodoxie? Pourquoi ne pas l’utiliser pour unir les orthodoxes et leur mission dans le monde connu?

La bonne utilisation de l’Internet dépend de l’utilisateur. Bien sûr, l’Internet ne peut pas remplacer le contact vivant. Bien sûr, personne ne peut atteindre un niveau donné de spiritualité à travers l’Internet seul.

L’Orthodoxie est centrée sur la personne. La priorité va également à la valeur essentielle de la personne, à la personne individuelle. L’Internet est un outil, un instrument qui nous aide et nous est bénéfique – mais pour que les fidèles mènent une vie spirituelle authentique, il est nécessaire qu’ils aient un contact personnel avec leur père spirituel.

De la même manière, il est essentiel de communiquer avec les autres frères, afin de faire l’expérience de l’amour et de participer à tous les Mystères de l’Église. Bien sûr, il y a aussi des cas où l’utilisation excessive d’Internet, même à des fins spirituelles et bonnes, peut créer la dépendance, entraînant un isolement asocial et un effet nuisible sur la personnalité. Ainsi, l’Internet peut avoir des résultats négatifs: au lieu de conduire l’utilisateur à être plus proche de Christ, cela peut, au contraire, le détourner de Dieu. C’est pourquoi nous avons la grande responsabilité de promouvoir et de partager la Parole de Dieu en utilisant les méthodes les plus créatives, les plus utiles et les plus modernes – mais nous devons également informer notre troupeau sur l’utilisation profitable de l’Internet en soulignant tous les effets négatifs que peut engendrer l’utilisation abusive de cette technologie.

C’est l’un des objectifs de notre conférence qui, pour la première fois, se déroule au niveau international pour les orthodoxes. C’est une grande bénédiction que la première de ces conférences ait lieu dans notre pays. Je tiens à remercier les organisateurs: le journal en ligne «Pemptousia», ainsi que les ressources en ligne et «Bogoslov» de Russie. Notre monastère soutient toujours avec beaucoup d’amour et d’intérêt l’activité de l’Institut “Saint Maxime le Grec”. Nous espérons que cette conférence sera en mesure de faire face aux défis du monde moderne et que tous les participants utiliseront ces nouvelles technologies et Internet pour leur bénéfice spirituel.

Le Christ est ressuscité! Je vous remercie.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après Pravmir (reprise discours de Père Ephraim de Vatopaidi à la conférence internationale de mai 2015 à Athènes)

“L’homme cocréateur… mais jusqu’au où” – débat avec le diacre Dominique Beaufils

17273309_10210103145067427_778627795_oLa Fraternité des médecins orthodoxes “Saint Luc de Crimée” organise le 25 mars à partir de 16h une rencontre-débat avec le diacre Dominique Beaufils à l’église Sainte Parascève et Sainte Geneviève (crypte de l’Église St. Sulpice) (35 rue Saint-Sulpice, Paris 6e).

Une liturgie sera célébrée mensuellement à Ankara par un archimandrite du Patriarcat oecuménique

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « À partir de ce jour, le 11 mars 2017, le Patriarcat œcuménique, de par sa sensibilité et sa responsabilité pastorales, mais également pour répondre aux demandes relatives, a fixé la célébration, actuellement une fois par mois, de la divine liturgie pour les orthodoxes de différentes nationalités habitant à Ankara, les membres des ambassades des pays orthodoxes, les professeurs d’université, ainsi que d’autres personnes travaillant dans la région. Ces liturgies et d’autres offices seront célébrés par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle la langue russe et qui se rendra à cette fin dans la capitale. Les offices seront célébrés en l’église catholique-romaine de la ville, qui est aimablement mise à disposition des orthodoxes ainsi que d’autres communautés chrétiennes du pays ».

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Les cours de « l’École d’été de musique liturgique » du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Etats-Unis) auront lieu du 9 au 22 juillet 2017

Le directeur de « l’École d’été de musique liturgique » (« SSLM ») du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Etats-Unis), l’archiprêtre André Papkoff, vice-recteur de la cathédrale de la Protection-de-la-Mère de Dieu à Chicago, a annoncé que les cours concernés auront lieu du 9 au 22 juillet 2017. Trois catégories de cours sont offertes : 1) un cours purement musical (théorie, techniques de direction de chœur, exercices vocaux), 2) cours d’histoire de la musique liturgique russe, 3) cours pratiques destinés à fournir aux chantres les outils nécessaires à la célébration correcte des offices liturgiques selon la tradition orthodoxe russe. Les détails sont disponibles ici (en anglais).

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Le gouvernement hongrois a alloué 8 millions de dollars à la restauration d’églises orthodoxes russes

Le ministère hongrois des Ressources humaines a signé un accord avec le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe concernant l’allocation de 2,4 milliards de florints (environ 8,1 millions de dollars) à la restauration de trois églises dans le pays, dont la cathédrale à Budapest, et à la construction d’une autre église. « Les subsides sont alloués pour la restauration de la cathédrale de Budapest, l’église de la Très-Sainte-Trinité à Milkosc, l’église Saint-Nicolas à Tokaj. En outre, une nouvelle église orthodoxe sera construite à Héviz » selon les informations communiquées par le diocèse mentionné. L’évêque de Podolsk Tikhon, qui administre le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe a déclaré qu’un événement de cette envergure se produit pour la première fois dans l’histoire des relations entre l’Église orthodoxe russe et la Hongrie. « Ce financement est un apport du peuple hongrois non seulement à la restauration d’églises qui sont des monuments culturels et historiques de la Hongrie, mais aussi à la préservation des valeurs chrétiennes traditionnelles en Hongrie et en Europe », a souligné le hiérarque. La première église orthodoxe sur le territoire hongrois a été construit au XVIIIème siècle à Tokaj, où se trouvait une garnison cosaque ; là, sur des terres affermées par les tsars russes, les cosaques récoltaient et traitaient des raisins qu’ils acheminaient ensuite à Saint-Pétersbourg. L’église a été préservée jusqu’à nos jours. Une autre église russe, dédiée à la sainte martyre Alexandra, a été construite en 1803 dans la banlieue de Budapest sur le lieu du décès de la grande-duchesse Alexandra Pavlovna Romanov, fille de l’empereur russe Paul Ier. Plus tard fut constituée la mission ecclésiastique d’Ofen (ancienne appelation de Buda), qui fonctionnait auprès de la mission diplomatique russe et desservait les orthodoxes vivant dans la région.

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Message du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à l’occasion du centenaire des événements tragiques liés à la révolution en Russie et au début des persécutions religieuses

À l’occasion du centenaire des événements tragiques de révolution en Russie et du début des persécutions religieuses, le Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant, en date du 10 mars 2017 :
« Bien-aimés frères et sœurs en Christ,
Cette année, le monde entier et en premier lieu nous tous, nous remémorerons de la plus grande tragédie du XXème s. qui a bouleversé le sort de millions de gens. Cette tragédie a touché littéralement chaque famille russe, où qu’elle se trouvât. Nous commémorons maintenant le centenaire de la révolution sanguinaire et destructrice en Russie. En raison de la trahison du gouvernement et des autorités militaires, le Tsar a été contraint d’abdiquer, et il s’en est suivi une chaîne d’événements inévitables : l’effondrement de l’État, la mort en martyr du Tsar lui-même et de la Famille impériale, l’atroce guerre fratricide, les persécutions sans précédent en Russie contre l’Église orthodoxe et la foi en Dieu. En 1909, Pierre Stolypine disait : « Donnez à l’État vingt ans de paix interne et externe, et vous ne reconnaîtrez plus la Russie actuelle ». Mais le premier-ministre russe lui-même ne devait vivre que deux ans encore. Il fut assassiné en présence de son Tsar dans un théâtre de Kiev en 1911. Le fait que la Russie avançait à grands pas, était connu loin des frontières de notre Patrie, et précisément aux États-Unis d’Amérique. En novembre 1914 sortit un numéro spécial de la revue « National Geographic » consacré à la Russie. Les recherches sociales et économiques montraient qu’à la date indiquée par Stolypine, selon les indicateurs fondamentaux, la croissance de la Russie atteindrait un niveau imparable. Seule la révolution, organisée et soutenue par les pays occidentaux l’ont arrêtée. On n’a pas même donné vingt jours de tranquillité à notre Patrie. À ce sujet, il faut se rappeler que le dénigrement constant de la Russie par la « civilisation occidentale » auquel nous assistons aujourd’hui, existait il y a cent ans, voire bien avant. Le monde détestait l’Empire russe, héritier de la sainte Russie orthodoxe. Ni la fidélité de la Russie à ses devoirs en tant qu’alliée, ni la disposition des souverains russes à collaborer n’ont aidé. La déclaration du célèbre homme d’État britannique, Lord Palmerston, est caractéristique : « Comme il est difficile de vivre dans un monde où personne ne fait la guerre contre la Russie ». Cette déclaration remonte au milieu du XIXème siècle mais, malheureusement, est restée inaperçue. Au début même du XXème siècle, le saint hiérarque Macaire (Nevsky), métropolite de Moscou et de Kolomna, avait prévenu : « Nous passons par des temps troublés. Il y a eu en Russie des temps de tribulations, mais ils n’ont jamais été pires que maintenant. Alors, tous étaient pour Dieu, tous souhaitaient savoir ce qui Lui était agréable, mais ce n’est pas le cas maintenant. Alors, tous étaient pour le Tsar. Maintenant, ce n’est plus le cas. Maintenant s’élèvent des voix blasphématoires contre Dieu et des complots contre Son Oint… » Les classes instruites en Russie, éduquées dans les traditions occidentalistes, ont précipité la Russie dans l’abîme, avec une obstination quasi suicidaire, incitant de toutes manières le peuple russe à renoncer à sa foi, à son Tsar et à sa Patrie. Les paroles du psalmiste David viennent à l’esprit : « L’insensé dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu » (Ps. 13,1). Mais même dans les temps les plus difficiles des persécutions, le Seigneur n’a pas délaissé Son peuple. Ainsi, cette année, nous commémorons un autre jubilé centenaire, non moins important, celui du rétablissement du Patriarcat en Russie. Cela s’est produit précisément lorsqu’un Primat et intercesseur pour toute l’Église russe était particulièrement indispensable. L’intronisation du saint hiérarque, le patriarche-confesseur de toute la Russie, eut lieu le 21 novembre / 4 décembre 1917 en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, en la fête de l’Entrée au temple de la Très sainte Mère de Dieu. Mais avant encore, le jour même de l’abdication de l’Oint de Dieu, le Tsar Nicolas Alexandrovitch, le 2/15 mars 1917, la merveilleuse icône de la Mère de Dieu dite « Derjavnaïa » [la Souveraine] est apparue à notre peuple, comme un signe que la Très Pure Souveraine n’abandonnerait pas la Russie souffrante, laquelle était appelée depuis les temps immémoriaux « la Maison de la Très sainte Mère de Dieu ». Maintenant, alors que, comme l’a exprimé le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, « le Seigneur a changé Sa colère en miséricorde à l’égard de la Russie », la Providence a donné la possibilité à tous les Russes de revenir à leurs racines orthodoxes. Il nous est maintenant nécessaire de comprendre notre histoire et les raisons pour lesquelles de lourdes épreuves ont échu à la Russie. L’une des raisons de ces événements tragiques résulte de l’oubli de Dieu et de l’indifférence envers la foi du Christ, ainsi que du rejet du pouvoir établi par Dieu. On ne peut en aucun cas justifier les responsables de cette funeste révolution. L’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés. Ce sont tous les symboles du malheur, de la tragédie et de l’effondrement de l’État que Dieu nous avait donné. Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques. Durant les années de tribulations, l’Église russe hors-frontières a toujours considéré de son devoir sacré d’exprimer toute la vérité sur l’histoire russe, ce qui était impossible dans la Patrie, et avant tout de rappeler au peuple russe le calvaire des Néomartyrs. Ce n’est pas une question politique, comme certains le prétendent, mais c’est une question de conscience spirituelle. Il nous faut connaître le mieux possible l’histoire de l’exploit des Néomartyrs et confesseurs de Russie. Alors, nous l’espérons, l’homme russe lui-même, suivant l’injonction de sa conscience, arrivera à la conviction que dans son pays gardé de Dieu, il n’y a plus de place pour les symboles du pouvoir ennemi de Dieu et pour les noms des athées militants.Il y a dix ans, lors de la grande consécration de l’église du polygone de Boutovo, le métropolite Laure d’éternelle mémoire, s’adressant à l’assistance, déclara : « Ici, la terre est abondamment abreuvée du sang des martyrs et est jonchée de leurs os. Qu’elle soit un l’autel au Christ notre Dieu ! Le prophète s’est exprimé depuis longtemps sur les persécuteurs de l’Église : « J’ai vu l’impie triomphant, il se dressait comme les cèdres du Liban ; quand je suis repassé, voici qu’il n’était plus, je l’ai cherché, et on ne trouvait plus sa place » (Ps. 36, 35-36). Que soit effacé leur souvenir dans les cœurs des hommes, et que l’Église du Christ sur la Terre russe soit affermie dans les siècles ! » Nous appelons tous nos fidèles, tous les orthodoxes russes dans la patrie et dans la diaspora à garder, comme la prunelle de leurs yeux le don que le Seigneur nous a confiés : la sainte foi orthodoxe salvatrice, en se rappelant toujours des paroles du Christ : «Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice… » (Matth. 6,33). Amen.
Avec amour en Christ,
+ HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières
+ MARC, archevêque de Berlin et d’Allemagne
+ CYRILLE, archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale, secrétaire du Synode des évêques
+ GABRIEL, archevêque de Montréal et du Canada
+ PIERRE, archevêque de Chicago et d’Amérique centrale
+ NICOLAS, évêque de Manhattan, secrétaire-adjoint du Synode des évêques

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a établi la liste des initiatives prévues à l’occasion du centenaire du début des persécutions religieuses en Russie

Lors de sa séance du 9 mars 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé les propositions qui suivent, préparées par le Comité que celui-ci avait constitué le 1er février 2017, afin d’établir le programme des commémorations ecclésiales du centenaire du début des persécutions contre l’Église orthodoxe russe :
1. Célébration de la sainte Liturgie, présidée par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie le 15 mars 2017, jour de l’abdication du saint empereur martyr Nicolas II et de l’apparition de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », perçue par les contemporains de l’événement comme un signe miraculeux de l’intercession de la Reine du Ciel pour la Terre russe.
2. À l’occasion de la consécration par S.S. le patriarche Cyrille, de l’église de la Résurrection du Christ érigée en mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe et située au monastère stavropégiaque Sretensky à Moscou, qui aura lieu en la fête de l’Ascension du Seigneur, le 25 mai 2017, commémoration, avec la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, du dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe [c’est-à-dire de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou, ndt] et ce
3. Réalisation en 2017, dans la salle des Conciles ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur, d’une conférence thématique scientifique, sa préparation étant confiée aux Académies ecclésiastiques de Moscou et de Saint-Pétersbourg ainsi qu’à l’Université orthodoxe Saint-Tykhon.
4. Célébration, au cours de l’année 2017, dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe, d’offices solennels dédiés à la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, accompagnés de processions, ainsi que de manifestations scientifiques et publiques.
5. Accomplissement de manifestations mémorielles non seulement en 2017, mais les années suivantes également, s’il y a des plans établis aux niveaux locaux, coïncidant en particulier avec les dates rondes du trépas des saints martyrs.
6. Réalisation par le Conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe de la coordination des publications dédiées au centenaire du début des persécutions de l’Église orthodoxe russe.
7. Publication par les Éditions du Patriarcat de Moscou d’un album illustré évoquant l’exploit et la vénération des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
8. Préparation par l’entreprise artistique « Sofrino » de cinq coffrets destinés aux vénérables reliques des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
9. Demande aux évêques diocésains de présenter pour le 1er décembre 2017 au Comité d’organisation les informations concernant les manifestations commémoratives ayant eu lieu dans leurs diocèses, pour information de S.S. le patriarche et des membres du Saint-Synode.

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Les mutations en cours de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris – entretien avec Jean-François Colosimo

L’ITO a repris vie, déménage et innove… Entretien avec Jean-François Colosimo, président du conseil d’administration de l’ITO Saint-Serge

En votre qualité de président, pouvez-vous nous dire où en est l’Institut après la crise qu’il a traversée ? 

La transition a été plus aisée qu’on ne pouvait s’y attendre. Nombre d’amis de Saint-Serge, proches par l’histoire ou par l’affinité, mais aussi d’inconnus nous ont manifesté un grand  soutien. Leurs messages, venus de France, d’Europe et d’ailleurs, ont afflué, insistant sur la nécessité que l’Institut continue d’exister comme un bien commun pour les orthodoxes, pour les autres chrétiens, les croyants de fois différentes et, plus généralement, les femmes et les hommes de bonne volonté. Le Père Doyen, Nicolas Cernokrak, en a retiré qu’il nous fallait rouvrir sans tarder. Il a eu raison. Cette année 2016-2017, nous comptons 34 étudiants réguliers répartis dans les trois cycles du cursus, 76 à distance préparant un diplôme dans ce cadre et 16 auditeurs libres au programme fourni. En d’autres termes, nous n’avons pas perdu, ni en rayonnement, ni en recrutement. Mieux, nous sommes en dette par rapport aux étudiants : leur confiance est notre justification.

On reproche parfois à l’Institut une baisse de qualité dans l’enseignement…

Il est sûr que nous pouvons faire mieux, particulièrement en termes de ressources pédagogiques. Une refonte des programmes a d’ores et déjà été entreprise. Une meilleure coordination des contenus est en cours. Une procédure d’évaluation sera installée. Notre maillage avec la mise en réseaux actuelle des universités à l’échelle nationale et européenne est à parfaire. Le chantier doit être permanent, bien sûr… Je crains toutefois que, parfois, on en vienne à mythifier un prétendu âge d’or.  Aujourd’hui, sur quatorze enseignants, dont six membres du clergé, nous disposons de huit docteurs, de deux agrégés et de trois doctorants qui occupent également d’autres fonctions significatives dans des universités, des centres de recherche, des instances œcuméniques, interreligieuses ou culturelles. Pour ma part, la diversité de provenances et d’expériences, d’approches et de talents de mes collègues m’épate. Mais, oui, eux comme moi, nous devons recevoir la critique pour ce qu’elle est, non seulement comme bienvenue, mais encore comme indispensable puisque c’est la notion de service qui nous réunit.

Économiquement parlant, où en êtes-vous ?

Ah, alors là, de manière indiscutable, dans la meilleure tradition de Saint-Serge ! C’est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté. Plus sérieusement, après l’énorme malversation dont nous avons été victimes, nous n’avons plus de réserve financière. En attendant de la reconstituer, nous vivons très chichement, d’échéance en échéance, grâce à nos fidèles donateurs, à nos faibles revenus et à de drastiques économies. Pour votre information, les personnels,  enseignant et éducatif, ont accepté de réduire de moitié leurs émoluments et le plus haut salaire atteint un demi-smic mensuel, soit 570 euros par mois. Mais, pour la plupart, ils reçoivent moins et certains travaillent pour rien. Telle est la réalité. Elle ne nous fait pas peur. Pour autant, nous devons évoluer et nous rétablir. Les membres désormais plus diversifiés du Conseil d’administration nous y aident grandement avec des compétences qui jusque-là  faisaient défaut et ils renforcent ainsi nos capacités de prévision, de contrôle et de décision. La vérité est aussi que trop longtemps nous avons beaucoup demandé et peu démontré. C’est en nous réinventant, en créant des offres nouvelles et en étant plus proches de nos soutiens que nous gagnerons en stabilité et autonomie. Encore une fois, il nous faut nous ouvrir.

Est-ce pour ces raisons que vous quittez le 93 rue de Crimée, votre berceau historique ?

Non. Vous pouvez au contraire imaginer quel poids symboliquement grave revêt une telle décision. Elle répond à une situation d’urgence qui s’impose à nous et qui n’est pas de notre choix. Pour mémoire, le site appartient à l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale et est géré par la Société immobilière Serguievski Podvorie. L’Institut et la paroisse sont locataires mais le bail leur destine la charge financière des gros travaux. Or, la  malformation géologique des sols génère désormais une situation menaçante qui entraîne la détérioration accélérée de bâtiments déjà forts vétustes, le tout provoquant des injonctions des services préfectoraux avec le risque, à terme, d’une évacuation sous contrainte. Ni conflit, ni litige, donc. Tout simplement, l’Institut ne peut faire face aux coûts de rénovation estimés qui correspondent à plusieurs années d’exercices et dont la simple inscription budgétaire devrait causer, en bonne comptabilité juridiquement fondée, une incapacité à poursuivre l’activité au cas où les instances dirigeantes ne prendraient pas les décisions idoines. De quelque manière que l’on se saisisse du problème, nous sommes forcés de déménager. C’est malheureux, mais c’est ainsi.

Pour aller où ?

Diverses pistes sont à l’étude. Dès que l’option finale sera connue, je vous promets de la réserver en exclusivité à Orthodoxie.com.

Vous n’en direz pas plus ?

À grands traits, les dispositifs universitaires à localisations diverses constituent un modèle, la question de l’internat peut être assez facilement résolue et il nous importe par-dessus tout que la vie liturgique, fondement de notre mission théologique, puisse continuer à s’épanouir.  Mais, pour l’essentiel, il serait mortifère de confondre le maintien du patrimoine matériel, les pierres, et la sauvegarde du patrimoine immatériel, l’esprit. Par ailleurs, notez qu’en toute hypothèse, et ce n’est là qu’un paradoxe apparent, le fait que nous quittions le lieu peut permettre à la Société immobilière de mieux le préserver parce que nous libérons par-là, incidemment, son pouvoir d’initiative.  Enfin, c’est bien au terme d’une séquence historique que nous arrivons, mais non pas la fin de l’histoire de Saint-Serge que nous scellons. Le défi n’est pas nouveau. Il nous éprouve depuis quelques années maintenant. Qu’il se précise dans son caractère impératif peut être l’occasion d’une revivification inattendue.

Ce déménagement signifie-t-il un changement de statut ou d’orientation ?

Absolument pas ! C’est un transport physique, en rien un transit spirituel et encore moins un transfert ecclésial. Du point de vue du droit français et européen, l’Institut est un établissement d’enseignement supérieur privé dont l’autonomie est garantie et qui est donc libre de tout assujettissement qui relèverait de surcroît  du régime distinct, spécifique et cultuel de la loi de 1905. Pour autant, l’Institut s’inscrit résolument dans la vie et la communion de l’Église. Par sa genèse, il est lié à l’Archevêché ; par sa tradition, il a Mgr Jean de Charioupolis pour chancelier ; par sa vocation, il s’honore de subsister, comme l’Archevêché et comme Mgr Jean, dans le patriarcat œcuménique, auprès de Sa Toute Sainteté Bartholomée Ier, dans la fidélité à sa personne, à sa vision et à son action.  Pour nous, rien de tout cela n’est appelé à changer, dans tous les cas pas de notre volonté. Enfin, n’oublions pas que l’Institut a toujours été au service du plérôme orthodoxe dans le monde entier, que de nombreux hiérarques comptent parmi ses anciens étudiants, ne serait-ce qu’au sein de l’Assemblée des Évêques de France, Mgr Nestor, Mgr Joseph et, en premier lieu, le Métropolite Emmanuel qui en est le président. Il serait pour le moins curieux que l’on confonde un changement d’adresse avec un changement d’identité !

L’Institut compte cependant innover ?

Oui. Tout d’abord, et sans tarder, l’Institut doit intensément contribuer à la diffusion et à la réception de l’événement décisif qu’est le Saint et Grand Concile qui s’est tenu la Pentecôte 2016 en Crète. Pour le reste, il faudrait un autre entretien afin de détailler les perspectives que nous sommes en train de débattre, jauger et vérifier, mais dont certaines seront effectives dès la rentrée 2017-2018. On peut les rassembler en quatre grandes directions : la formation continue des orthodoxes par des programmes adaptés et décentralisés, d’abord celle du clergé en liaison avec l’épiscopat pour faire face à nos réalités, à commencer par l’encouragement aux vocations, mais aussi  celle du Peuple de Dieu qui a  de vifs besoins et de vraies attentes quant à son intelligence de la foi, et sans oublier une meilleure synergie avec les milieux monastiques pris dans leur spécificité ; l’ouverture soutenue à nos sœurs et frères préchalcédoniens des Églises orientales qui sont dans la tourmente ; l’expertise sur le fait religieux et les mondes orthodoxes à destination des interlocuteurs profanes qualifiés, publics ou privés ; l’action culturelle sur des thèmes qui nous sont propres, de spiritualité ou d’actualité, ainsi que des initiations artistiques, dont le chant liturgique et l’iconographie,  destinée à des publics plus mixtes. Ce sont là des directions, non un programme arrêté ou exhaustif. La certitude est que l’école canonique de théologie, qui reste l’épine dorsale, ne peut que bénéficier d’un environnement et d’un rayonnement plus large. Il va de soi que le dialogue œcuménique, qui est vital, et les dialogues interreligieux, principalement avec le judaïsme et l’islam où nous sommes tributaires d’un certain retard, participent plus que jamais de cette ambition. Nous reparlerons de tout cela en temps donné.

Un mot pour conclure ? 

Je ne vous ai rien dit de bien édifiant. Quoique selon toute vraisemblance je n’ai pas été élu à ce poste pour prêcher, mais pour réformer. Donc, et simplement, gratitude à ceux qui nous comprennent et nous accompagnent. Et, plus largement, à tous, un carême apaisé, recueilli,  priant sur le chemin de la Résurrection.         

Les saints martyrs de Lyon et d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme sont introduits dans le calendrier de l’Église orthodoxe russe

Lors de sa session du 9 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a décidé d’introduire dans son ménologe plusieurs saints occidentaux antérieurs au schisme. La commission chargée de l’établissement du ménologe de l’Église orthodoxe russe, créée le 18 septembre 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a constitué une liste des saints anciens qui ont vécu en Occident, sur la base de leur vénération par les orthodoxes des diocèses d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe, et également par d’autres Églises orthodoxes locales. Lors de l’examen de la question de l’introduction dans le ménologe de saints ayant vécu en Europe occidentale et centrale avant 1054, la commission a été guidée par les critères suivants : leur confession irréprochable de la foi orthodoxe, les circonstances dans lesquelles a eu lieu leur canonisation ; l’absence de la mention du saint dans des œuvres polémiques ayant pour but la lutte contre l’Église d’Orient et le rite oriental ; leur vénération actuelle dans les diocèses étrangers de l’Église orthodoxe russe et des autres Églises locales orthodoxes. En outre, lors de ce travail, ont été pris en compte les données contenues dans « le ménologe complet de l’Orient » de l’archevêque Serge (Spassky), le rapport du saint hiérarque Jean (Maximovitch) au Synode des évêques de l’Église russe hors-frontières en 1952, les articles de « l’Encyclopédie orthodoxe » [éditée par l’Église orthodoxe russe, ndt], ainsi que le Synaxaire composé par le hiéromoine Macaire (1 et 2) du monastère athonite de Simonos Petras.
Les saints suivants ont été inclus :
• hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
• martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
• martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
• martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
• hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre / 12 décembre, +IIIème s.)
• martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
• martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
• saint Honorat, évêque d’Arles (16 / 29 janvier, +429)
• saint Germain, évêque d’Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
• saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
• saint Patrick, illuminateur de l’Irlande (17/30 mars ; +après 460)
• saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
• sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
• saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
• saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053)

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La municipalité de Selivri (Turquie) va reconstruire la maison natale de saint Nectaire d’Égine

Le 20 février 2017, M. Ozcan Isiklar, maire de Selivri (anciennement Sélybrie), une localité de la province d’Istanbul qui jouxte la mer de Marmara en Turquie, a rencontré l’évêque local, le métropolite de Sélybrie Maxime (Patriarcat de Constantinople), afin de l’informer sur les travaux effectués pour reconstruire la maison où vécut St Nectaire d’Égine durant les quatorze premières années de sa vie. St Nectaire naquit dans cette maison le 1er octobre 1846 et partit étudier à Constantinople alors qu’il était adolescent. La maison a été détruite en 1976, mais la municipalité envisage maintenant de la reconstruire, en liaison avec le métropolite Maxime. La maison servira de musée, avec quelques objets de la vie de St Nectaire. On espère que le musée attirera des pèlerins chrétiens orthodoxes et stimulera l’économie locale. Une grande maquette du projet et une photo de St Nectaire ont été installés sur le site du futur musée.

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Le métropolite du Monténégro Amphiloque au sujet de la guerre en Ukraine : « On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! »

Au Monténégro, l’Église orthodoxe prie pour le salut de l’Ukraine souffrante. C’est ce qu’a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque dans un entretien avec le correspondant de l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine). « À chaque Liturgie, à chaque proscomédie [préparation des saints Dons pour la Liturgie, ndt], nous faisons une prière spéciale pour S.B. le métropolite de Kiev Onuphre et pour tous les Ukrainiens qui ont préservé la foi orthodoxe authentique », a précisé le métropolite. « Je suis très affecté par ces événements en Ukraine, cette guerre civile fratricide. Je dirai ceci : on peut aspirer à défendre son État, mais on ne peut participer à une guerre fratricide ! On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! » a ajouté Mgr Amphiloque. « Certains diront : puisqu’il est métropolite du Monténégro, qu’il s’occupe des affaires de son diocèse, de son peuple ! Mais je l’ai dit dès mon intronisation : bien que je sois évêque de l’Église du Monténégro, je suis en outre évêque de l’Église orthodoxe autocéphale locale de Serbie. En même temps, je suis évêque de l’Église Une, sainte, catholique et apostolique. Aussi, le métropolite Onuphre et moi-même nous nous trouvons dans la même Église » a poursuivi le métropolite du Monténégro, ajoutant : « S.B. le métropolite Onuphre est un homme humble. Son Église est maintenant crucifiée. Dieu soit loué, car sans cela il n’y a pas de Royaume céleste. C’est ainsi que les évêques doivent faire leur salut. Je ressens, que le métropolite Onuphre a réellement une compréhension ecclésiale profonde de la situation qui s’est créée. Il soutient son pays, son peuple ukrainien, mais il ne se met pas lui-même en opposition au peuple russe. Et là, on peut voir un point commun avec la position du chef de l’Église de Géorgie. Lorsqu’il y avait un conflit entre la Russie et la Géorgie, le patriarche Élie, père spirituel de la Géorgie contemporaine, a rencontré le patriarche de l’Église orthodoxe russe et a contribué à résoudre cette situation. Aucun conflit ne peut être résolu avec les méthodes que nous observons, malheureusement, en Ukraine. De la même façon qu’un Monténégrin ne peut bâtir son bonheur sur la haine envers un Ukrainien ou un Russe, un Ukrainien ne peut construire son avenir sur la haine envers ses frères avec lesquels il vit dans une seule maison, sur la haine envers les Russes et les autres nationalités. Et là, la sagesse est nécessaire aux hiérarques de l’Église. Grâce à Dieu, le métropolite Onuphre dispose d’une telle sagesse. Il montre que la sortie de tout conflit est unique : le repentir, l’amour envers le Seigneur et l’amour fraternel. Pendant le Grand Carême, nous devons développer en nous un tel amour fraternel. Seul celui-ci résout tous ces problèmes » a conclu Mgr Amphiloque.

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Bertrand Vergely : « Saint Macaire » – lundi 13 mars

Bertrand Vergely nous parlera le 13 mars de saint Macaire dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

À Vienne s’est tenu un symposium scientifique international dédié au Concile panrusse de 1917-1918

Du 2 au 5 mars 2017 s’est tenu à Vienne un symposium scientifique international intitulé « 1917-2017 : centenaire du Concile local de l’Église orthodoxe russe », organisé par la Faculté catholique-romaine de l’Université de Vienne avec le soutien du fonds caritatif chrétien Pro Oriente. Ont participé aux travaux du forum des spécialistes de l’histoire de l’Église orthodoxe russe venus de Russie, des États-Unis et des pays européens. Le Comité de rédaction scientifique du monastère stavropégiaque Novospasski de Moscou, chargé de l’édition des documents du Concile de 1917-1918, était représenté par les rédacteurs concernés, G.M. Zapalski (tome « Section monastères et monachisme »), A.G. Kravetzky (tome « Section offices liturgiques, prédication et église », le professeur S.L. Firsov (tome « Section ‘edinoverie’ [vieux-croyants rattachés à l’Église officielle] et vieux-croyants [schismatiques] ; section « Mission interne et externe), et également par le directeur scientifique du projet A.I. Mramornov. Les chercheurs ont fait des communications sur les thèmes des tomes en préparation et ont participé aux discussions, qui ont eu lieu en anglais, russe et allemand. Au cours de la manifestation ont été discutées les questions de l’étude de l’héritage conciliaire. Il est prévu de publier les documents du symposium dans le périodique Ostkirchliche Studien, consacré aux questions de l’histoire de l’Église orthodoxe.

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Jovan Nikoloski