24/08/2017
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Le patriarche œcuménique Bartholomée invite le patriarche d’Antioche à venir au Phanar pour régler son différend sur la juridiction du Qatar

Le quotidien grec « To Vima » a publié l’article suivant au sujet du différend entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar. « Le conflit a commencé il y a environ trois ans et maintenant, deux mois avant la convocation du Grand Concile, le patriarche d’Antioche Jean déclare, dans sa lettre au patriarche œcuménique Bartholomée que, si le problème n’est pas résolu, il ne participera pas au Concile en Crète. Le patriarche œcuménique lui-même, la semaine passée, face à l’impasse, a envoyé une lettre au patriarche Jean, l’invitant à Constantinople le mercredi après-midi, soit en personne, soit par des représentants de l’Église d’Antioche. La lettre du patriarche Jean « a provoqué de la tristesse, de la douleur dans l’âme et beaucoup de peine » pour lui, déclare le patriarche Bartholomée, la lettre en question laissant ouverte l’éventualité l’absence du patriarche d’Antioche au Grand Concile, si le problème « de l’Émirat du Qatar » n’est pas résolu. « Certainement, Sa Béatitude [le patriarche Jean] se rappelle, ainsi que son Église sœur [le patriarcat d’Antioche], tout le labeur, durant des années, et les efforts, qu’elle a déployés elle-aussi par l’intermédiaire de chacune de ses représentations pour la préparation de ce Concile, que le Patriarcat œcuménique estime à leur juste valeur comme toujours positives, et au titre desquels il exprime sa gratitude et sa reconnaissance », déclare le patriarche Bartholomée, qui ajoute : « Entre-temps, cependant, a surgi, malheureusement, le problème connu du Qatar, les très saintes Églises d’Antioche et de Jérusalem produisant les mêmes arguments ». Et de terminer : « Comme cela est connu de vous, Béatissime Frère, le Patriarcat œcuménique, en collaboration avec les délégations des deux Patriarcats aînés [les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem], mais aussi des représentants à Athènes de l’honorable Gouvernement hellénique ont produit beaucoup d’efforts, sans cependant que le résultat souhaitable et positif, satisfaisant pour les deux Églises, attendu jusqu’à aujourd’hui, ne soit atteint ». Dans ce cadre, « le Patriarcat œcuménique prend l’initiative d’inviter votre délégation au Phanar, dans son devoir coordinateur et primatial, et en vue de l’entreprise historique de la convocation du Saint et Grand Concile, lequel doit montrer l’unité de notre Église orthodoxe Une et Unique ainsi que son témoignage envers le monde contemporain (…) » L’invitation a été envoyée, mais selon certaines informations, le patriarche d’Antioche ne peut se rendre au Phanar et, jusqu’à maintenant, aucune délégation n’est partie de Damas pour Constantinople. Il convient de mentionner que le différend entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem avait surgi à l’occasion de l’élection par le Patriarcat de Jérusalem d’un hiérarque portant le titre de métropolite « du Qatar », région qui, selon le Patriarcat d’Antioche appartient à sa juridiction ecclésiastique. La question qui préoccupe depuis un certain temps les deux côtés a souvent assombri les rencontres inter-orthodoxes de délégations à haut niveau et les Synaxes de Primats orthodoxes, mais jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible d’aboutir à une solution acceptable pour les deux parties. Le patriarche œcuménique a entrepris, ne serait-ce qu’au dernier moment, une initiative, afin de ne pas causer des problèmes pendant le Saint et Grand Concile. Le patriarche d’Antioche a défini la composition de sa délégation en Crète, mais a informé le patriarche Bartholomée que, si le problème du Qatar n’est pas résolu, il y a éventualité que, finalement, l’Église d’Antioche ne soit pas même représentée par des métropolites au Grand Concile. Et en tenant compte du fait que ses représentants, qui ont participé à la synaxe des primats orthodoxes en janvier à Genève, n’ont pas signé les communiqués des patriarches et des archevêques, le problème se complique encore plus, étant donné que le principe d’unanimité qui constitue le paramètre principal du saint et grand Concile montre une «  fissure ».

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Le « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre à Jérusalem sera prochainement restauré

Le Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre

Le 22 mars, en la basilique du Saint-Sépulcre, le patriarche de Jérusalem Théophile, en présence du frère Pierbattista Pizzaballa, custode franciscain pour la Terre Sainte, et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Ier Manougian, a annoncé le début de la restauration complète du Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre. La cérémonie s’est déroulée près de l’édifice, où des échafaudages spéciaux ont été installés. La décision de restauration a été prise après l’examen technique du Kouvouklion, effectué sur la demande du Patriarcat de Jérusalem par des spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes. L’édifice actuel construit au-dessus du Saint-Sépulcre a été construit en 1801 sur le projet de l’architecte grec N. Komnenos, après un incendie qui a eu lieu dans l’église de la Résurrection en 1808. Le projet de Kouvouklion réalisé alors était particulier en ce sens que l’architecte faisait face à la tâche complexe de conserver tous les détails historiques de l’authentique Sépulcre du Seigneur et des aménagements successifs qui ont été érigés au-dessus de lui au cours des siècles. Le Kouvouklion n’a pas été restauré depuis 1810. Pendant plusieurs décennies, l’édifice a été exposé aux précipitations, étant donné que, jusqu’en 1868, la coupole de la rotonde se trouvant au-dessus du Kouvouklion était percée d’un oculus ouvert sur le ciel. En 1927 et en 1934, des tremblements de terre, dont le premier était de 6 degrés sur l’échelle de Richter endommagèrent sérieusement le Kouvouklion, ce qui entraîna la perte de stabilité de l’édifice et risquait de provoquer son effondrement partiel. Ensuite, en 1947, à titre de mesures provisoires, des étais en acier furent installés autour du Kouvouklion. Une influence négative sur l’édifice est causée par une humidité accrue, résultant de la présence et de la respiration de millions de pèlerins et de touristes qui visitent chaque année le lieu principal du christianisme, ainsi que par la chaleur dégagée par les cierges. Aussi, la nécessité s’est manifestée de renforcer la construction, de rénover les mortiers intérieurs et extérieurs du Kouvouklion et également de changer les fragments endommagés de son parement en marbre. En outre, il est indispensable de nettoyer les décorations de la suie qui s’y est amassée. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem а coordonné le projet actuel de restauration avec la Custode franciscaine de Terre Sainte et le Patriarcat arménien qui, conformément au statu quo en vigueur, ont également des droits sur Kouvouklion. La restauration sera effectuée par les spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes en coordination avec les collaborateurs de l’Université de Florence et des experts venant d’Arménie. Les travaux doivent commencer dans quelques semaines, après la fête de Pâques qui, chez les orthodoxes, sera célébrée cette année le 1er mai. Les travaux ne dureront pas moins de huit mois. La fin de la restauration est prévue pour le début de 2017. Le patriarche de Jérusalem Théophile a fait savoir que l’accès au Lieu saint serait maintenu pendant les travaux.

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Message du métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique – OCA) pour le commencement du Grand Carême

« Venez, ô peuples, et recevons en ce jour la grâce du Carême comme un don de Dieu » (Matines du lundi de la première semaine du Grand Carême »

La prière, le jeûne et l’aumône. Ces trois « piliers » de nos vies spirituelles sont inséparables. Ils sont au cœur de tout ce que, comme peuple de Dieu, nous nous efforçons d’accomplir pour l’amour de notre Sauveur très miséricordieux, que ce soit à l’église ou dans nos maisons et nos lieux d’études et de travail. Ces trois pratiques ascétiques sont si centrales que le Christ nous exhorte, dans le Sermon sur la Montagne, à les approcher non pas comme les Pharisiens qui recherchaient les louanges des autres, mais dans le silence et l’humilité, avec vigilance. Dans Son sermon sur la Montagne, le Christ indique clairement que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas « optionnels ». Il n’a pas dit « si vous jeûnez » ou « si vous faites l’aumône ». Mais Il dit : « Lorsque vous jeûnez… lorsque vous faites l’aumône ». Il présume que ceux qui souhaitent Le suivre feront ces choses, non pas « par choix », mais par conviction – et comme moyen de conversion personnelle. Combien de fois avons-nous été négligents dans notre vie quotidienne, manquant à la prière, au jeûne ou encore à l’aumône envers ceux qui ont un besoin authentique, tout en cherchant à nous excuser par le manque de temps ou de moyens ? Et combien de fois avons-nous oublié que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas limités à des périodes de pénitence, comme celle que nous commençons, mais sont centrales dans nos vies et notre témoignage de chaque jour, 365 jours par an ? Pendant le Grand Carême, nous sommes appelés à « rentrer en nous-mêmes », tout comme le Fils prodigue a reconnu l’erreur de ses voies et a cherché le pardon de son père. Nous sommes appelés à fuir l’orgueil du pharisien et à adopter les larmes du publicain. Nous sommes invités à opérer un changement essentiel dans la qualité et le rythme de notre vie, par ailleurs trépidant, et à tourner notre attention à ces choses qui sont « utiles » pour accomplir notre salut. Et, alors que nous est donnée encore une fois l’occasion de revenir à notre Père céleste et à rechercher Son amour inconditionnel, Sa miséricorde et Son pardon, nous devons Le « repositionner » au centre même de nos vies. Engagés comme nous le sommes à « l’école du repentir », nous prions, jeûnons et faisons l’aumône comme des moyens destinés à nous préparer à nouveau pour la grande et glorieuse Pâque qui, en retour, nous offre un avant-goût du Royaume qui doit encore être pleinement révélé, mais est toutefois déjà pleinement présent parmi nous dans la vie du Corps – l’Épouse du Christ – l’Église. Que nos efforts de Carême ne soient pas considérés comme un fardeau – notre Seigneur prend sur Lui nos fardeaux et adoucit nos jougs – mais comme une occasion de « rentrer en nous-mêmes », en imitant Celui qui Lui-même a prié, jeûné et donné des aumônes, ou plutôt, a donné Sa vie même pour nous. Assurément, nous ne pouvons faire moins en cette période de « tristesse radieuse », alors que nous embrassons « la Lumière qui n’est pas saisie par les ténèbres », elle qui nous mène de « la mort à la vie, de la terre au ciel ». Que tout ce que nous fassions et vivions pendant ce très saint temps de préparation, serve à Le glorifier, que par nous « en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ » (I Pierre 4,11). Demandant humblement votre pardon et vous assurant de mes prières pour le parcours du Carême, je reste, avec amour en Christ. + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada.

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Le président roumain a visité le monastère orthodoxe russe du Mont des Oliviers à Jérusalem

Le mercredi 9 mars, le chef de la Mission ecclésiastique de l’Église russe hors-frontières à Jérusalem, l’archimandrite Romain (Krasovsky), et l’higoumène Moïsseïa avec les moniales du couvent de l’Ascension du Sauveur sur le Mont des Oliviers, ont accueilli, à la porte principale du couvent, le président roumain Klaus-Werner Iohannis, en visite officielle en Israël. Pendant la partie de sa visite consacrée aux pèlerinages, le président roumain a visité les lieux saints, dont le Mont des Oliviers. L’archimandrite Romain a salué le président, lui souhaitant toute l’aide de Dieu dans son service au peuple orthodoxe roumain. Ensuite, aux chants du tropaire de l’Ascension du Seigneur, le président Iohannis a vénéré les saintes reliques de l’église, où est enterré l’archimandrite Antonin (Kapoustine), fondateur de la mission ecclésiastique russe en Terre Sainte, et la chapelle Saint-Jean Baptiste. Le président a ensuite émis le souhait de monter en haut du clocher, puis il s’est entretenu avec les moniales, dont certaines sont roumaines. Après un échange de cadeaux, le président roumain a pris congé de l’archimandrite Romain et de l’higoumène Moïseïa, pour effectuer la prochaine étape de son pèlerinage en Terre Sainte.

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Togo: décès du père Thomas-Grâce Lugudor

unnamed_B“Chers pères, frères et soeurs et amis de l’Eglise orthodoxe du Togo,
père Thomas-Grâce Lugudor (photographie ci-contre), prêtre de l’Église orthodoxe du Togo, est né au ciel le 9 mars.
Ordonné prêtre en 2005 par le métropolite Alexandros de l’archidiocèse du Nigéria, dans la juridiction du Patriarcat grec-orthodoxe d’Alexandrie et de toute l’Afrique, père Thomas-Grâce avait accompli, au cours de ses dix années de ministère sacerdotal, une grande œuvre au service de l’Église orthodoxe au Togo. Père de deux enfants et unique prêtre desservant les cinq communautés paroissiales qu’il avait, dans la grâce de l’Esprit, créées dans le pays, père Thomas parcourait, infatigable, le pays du nord au sud et d’est en ouest pour affermir la foi orthodoxe des nouveaux convertis, assurer les catéchèses et administrer les sacrements. Il assurait la gestion au sein de l’Église orthodoxe de deux établissements scolaires d’enseignement primaire et secondaire, regroupant chacun plus de 200 élèves. Une exploitation agro-pastorale d’une dizaine d’hectares avait été créée pour venir en aide financièrement aux besoins de l’Église et des établissements scolaires. Père Thomas recueillait les enfants orphelins de père et de mère chez lui et prenait en charge leurs besoins et leur éducation. Son projet de création d’un orphelinat, qui lui tenait tant à cœur durant toutes ces années, n’a malheureusement pas pu se réaliser. Que le Seigneur lui donne le repos dans la paix et la lumière, et lui accorde une éternelle mémoire.” (J.A.)

Construction du premier monastère orthodoxe sur l’île de Sakhaline

Mgr Tikhon bénissasnt le réfectoire du monastère féminin de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, en construction dans le village de Berezniaki

L’archevêque de Sakhaline du Sud et des îÎes Kouriles Tikhon a béni le réfectoire du monastère féminin de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, en construction dans le village de Berezniaki. Rappelons qu’avant la révolution, Sakhaline était un lieu de bagne avec des conditions très strictes. Il n’y avait pas de monastères sur l’île, d’autant plus féminins. La construction d’un monastère a commencé en novembre 2015, et se poursuit à un rythme rapide. La moniale la plus ancienne, la sœur Ariadna (Orlov) a raconté que lorsqu’elle est arrivée, il y a six mois, il n’y avait, sur le lieu du monastère que l’église, et des herbes sauvages. Il y a quelques jours, le réfectoire a été achevé. « Ce réfectoire a été construit très rapidement. Nos ancêtres commençaient toute construction par l’église, ensuite suivaient la salle de bain et les lieux destinés à la préparation de la nourriture, puis à la fin seulement les lieux d’habitation. Il m’est très agréable aujourd’hui de consacrer aussi le réfectoire, et que Dieu fasse que l’on élève dans ce monastère des prières pour les personnes qui en sont les bienfaitrices. L’expression la plus répandue dans la Bible est « vive le Seigneur ». Et en regardant ce lieu, on a envie de dire « Le Seigneur est vivant », a déclaré l’évêque. Quatre moniales vivent actuellement dans ce monastère.

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Le Patriarcat orthodoxe de Moscou garde le contact avec ses paroissiens en Martinique – Martinique 1ère

La chaîne de télévision Martinique 1ère a fait un reportage sur la visite de Mgr Nestor à la communauté orthodoxe située à Tartenson à Fort-de-France. Interviennent dans le sujet : Mgr Nestor, le père Jean Denis recteur de la paroisse Saint-Gabriel et Véronique Bataille, paroissienne.

Le corps de Mgr Dimitri (Royster), archevêque de Denver de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) a été retrouvé incorrompu

Le père Dimitri Royster (de son nom civil Robert Royster), est né le 2 novembre 1923 au Texas, et fut archevêque de Denver (1978-2009) et exarque du Mexique (1972-2008). Il naquit dans une famille de protestants baptistes. Tout jeune, il étudiait la Sainte Écriture et comprit que l’esprit de celle-ci était incompatible avec le protestantisme. En 1941, il reçut avec sa sœur le baptême dans l’Église orthodoxe grecque de Dallas. De 1941 à 1943, il étudia à l’université du Texas. En 1943, il servit dans l’armée américaine en tant que traducteur de japonais. À l’issue de son service dans l’armée, il reprit des études et obtint le diplôme de « Master of Arts » en langue espagnole et devint professeur de philologie espagnole. En 1954, il fut ordonné prêtre et recteur de l’église Saint-Séraphim-de-Sarov à Dallas, relevant de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA). Le 29 juin 1969, il fut sacré évêque auxiliaire du diocèse de San Francisco et d’Amérique occidentale. En 1978, il fut désigné évêque diocésain de Dallas et du Sud des États-Unis. En 1933, il reçut le titre d’archevêque et, de novembre 2008 à mars 2009, en tant qu’évêque le plus ancien, il fut locum tenens du trône primatial de l’Église orthodoxe d’Amérique. Il est décédé le 28 août 2011. Son corps a été retrouvé intact le 4 mars 2015. Rappelons que l’incorruptibilité d’un corps est considérée dans l’orthodoxie comme l’un des signes de sainteté, mais ne constitue pas le seul critère pour procéder à une canonisation.

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Deux des îles de l’archipel des Kouriles porteront le nom des saints Innocent d’Irkoutsk et de Nicolas du Japon

Dans la province de Sakhaline, très prochainement, deux des îles Kouriles porteront le nom des saints Innocent d’Irkoutsk et de Nicolas du Japon. C’est ce qu’a annoncé le directeur par intérim du département des relations inter-confessionnelles, inter-nationales, et du travail avec les associations de la région de Sakhaline, Vitaly Zagorodny. « Pour la première fois, saint Innocent (Veniaminov) est venu sur nos terres en août 1861, lorsque le clipper « Gaydamak », sur lequel il naviguait depuis Nikolaevsk jusqu’en Kamtchatka, a échoué sur le rivage. Depuis plusieurs années, un camp de jeunes orthodoxes a lieu à cet endroit, avec plus de 1000 participants. Très prochainement, pour perpétuer la mémoire du saint, nous attribuerons son nom à l’une des îles actuellement sans nom dans l’archipel de Sakhaline, et l’autre portera le nom de son disciple, saint Nicolas du Japon » a déclaré V. Zagorodny. Rappelons que, dans la région d’Irkoutsk, ont lieu les préparatifs pour la célébration du 220ème anniversaire de la naissance et le 40ème anniversaire de la canonisation, de l’apôtre de la Sibérie et de l’Alaska St Innocent d’Irkoutsk.

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Une rencontre des patriarches d’Antioche et de Jérusalem est prévue fin mars pour régler leur différend sur le Qatar

Selon les informations de l’agence grecque Romfea.gr une rencontre des patriarches d’Antioche et de Jérusalem serait prévue fin mars à Chypre, afin de régler le différend des deux patriarcats au sujet de la juridiction sur le Qatar. Ladite rencontre avait été proposée en janvier dernier par l’archevêque Chrysostome II de Chypre. Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II participera à la rencontre.
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L’intronisation du nouveau métropolite Jean de Zambie et Malawi

Dimanche dernier a eu lieu l’intronisation du métropolite Jean de Zambie et Malawi dans l’église de Saint-Alexandre à Lusaka. Le pape et patriarche de toute l’Afrique Théodore II y fut représenté par le métropolite Macaire de Kenya tandis que d’autres hiérarques d’Afrique y furent aussi présents.
Le député indépendant d’Achaïe et président du parti chrétien-démocrate grec Nikos Nikolopoulos assista à la cérémonie et prononça une allocution cordiale : « Aujourd’hui ce lieu accueillant est en fête. Lusaka, la Zambie et le Malawi intronisent leur hiérarque, un enfant du Christ et de la Grèce bien méritant ».  Et de poursuivre : «vos pas, Monseigneur, du village Agios Kirikas de Zante jusqu’à l’église de Saint-Alexandre où nous nous trouvons aujourd’hui furent nombreux, courageux et impressionnants. Et je suis sûr que vos bonnes œuvres seront elles aussi nombreuses, courageuses et impressionnantes en ce lieu qui est un champ du Christ fertile malgré les nombreux et grands défis auxquels est confrontée la mission dans les pays où la majorité des gens n’ont même pas l’essentiel, ce qui dans d’autres pays est considéré comme un acquis. »
« Notre civilisation est l’œuvre de peu de gens. De gens qui ont en eux la flamme du don et du sacrifice ; qui se sont identifiés au destin des autres ; qui ont soumis l’intérêt personnel à l’intérêt général ; qui n’ont pas trahi leur destin ; qui ont vaincu le destin humain et vécu la beauté ultime d’un autre monde. C’est parmi ces gens que vous appartenez Monseigneur. Votre chemin est une croix lumineuse qui montre à nous tous qu’il n’existe de lumière plus brillante que la lucidité spirituelle et morale ; et qu’aux antipodes il n’existe de noirceur plus profond que la décomposition morale.
Votre chemin est une croix et la mitre que vous portez est une couronne d’épines, comme le saint martyr de la nation le métropolite Chrysostome de Smyrne avait prophétisé. »
M. Nikolopoulos conclut son allocution en souhaitant « bonne santé, longues années, patience et endurance. Je suis sûr », a-t-il poursuivi, « que l’enfant éclairé de Fior di Levante laissera son empreinte ineffaçable sur l’orthodoxie épanouie de Zambie et de Malawi. »

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Les patriarches de Jérusalem et d’Antioche vont se rencontrer à Chypre pour résoudre leur différend

Les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, sur l’initiative de l’archevêque de Chypre Chrysostome, se rencontreront à Chypre, où il siègeront à huis clos, afin de résoudre les différends entre les deux Patriarcats. Le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore, qui, dans la matinée du 17 février, a rencontré le président chypriote Nikos Anastasiadis, accompagné par l’archevêque Chrysostome, a exprimé le souhait que le problème soit résolu. Questionné au sujet du différend existant entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche concernant la juridiction sur le Qatar, le patriarche d’Alexandrie a déclaré que cette question avait été déjà discutée lors de la Synaxe des Primats à Genève. À cette occasion, l’archevêque de Chypre avait pris l’initiative d’inviter les patriarches d’Antioche et de Jérusalem, ainsi que le patriarche d’Alexandrie, à siéger au palais archiépiscopal de Nicosie et ce à huis clos afin de trouver une solution. « Je crois que lorsque l’on ouvrira les portes, nous aurons résolu le problème de telle façon que, réconciliés, nous irons au Saint et Grand Concile le 19 juin en Crète » a déclaré le patriarche d’Alexandrie.

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Une parlementaire turque a reçu le baptême orthodoxe

Le journaliste turc Ünsal Ergel a révélé dans la presse que la députée d’Izmir (l’ancienne Smyrne) et représentante du Parti républicain du peuple (CHP) – le deuxième parti au parlement turc – Mme Selin Saye Böke, a été baptisée orthodoxe. Dans une interview donnée au journaliste qui lui demandait si elle était chrétienne, elle a reconnu avoir été baptisée. Mme Selin Saye Böke provient d’une famille connue de professeurs d’université originaire d’Hatay, une région frontalière de la Syrie, où ont vécu et vivent encore beaucoup de chrétiens orthodoxes arabophones. La députée a été baptisée en l’église orthodoxe d’Alexandrette, aujourd’hui İskenderun, qui dépend du Patriarcat d’Antioche, dont le siège est à Damas. La parlementaire, malgré les oppositions à l’intérieur de son parti, n’a pas hésité à recevoir le baptême, mais aussi à l’annoncer publiquement.

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Première réunion du groupe de travail pour la coordination de la mission de l’Église orthodoxe russe aux Philippines

Une première réunion du groupe de travail pour l’organisation, le soutien et la coordination de l’activité missionnaire de l’Église orthodoxe russe aux Philippines, créé avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, a eu lieu le 10 février 2016 au Département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou.

La réunion était présidée par le métropolite Jean de Belgorod et de Stary Oskol, président du Département synodal des missions. Prenaient part à la rencontre : l’évêque Antoine de Bogorodsk, chef de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, l’higoumène Sérapion (Mitko), vice-président du Département synodal des missions, le prêtre Georges Maximov, clerc moscovite, le prêtre Stanislav Raspoutine, direction du Département missionnaire du diocèse de Petrozavodsk, le hiéromoine Philippe (Balinguit), chef du doyenné des Philippines du diocèse d’Australie et de Nouvelle Zélande de l’Église russe hors-frontières, le hiéromoine Léon (Skliarov), secrétaire de presse du Département synodal des missions, le prêtre Ioann Moroz, du même département, et D. Petrovski, du DREE.

Il a été question de l’organisation de la mission aux Philippines et du rétablissement de la présence historique de l’Église orthodoxe russe dans ce pays.

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Le patriarche œcuménique a célébré en l’église de Krini (Çeşme) en Asie Mineure

Pour la première fois depuis 94 ans a eu lieu la liturgie en l’église, récemment restaurée, de Saint-Charalambos à Krini, actuellement Çeşme, en Asie Mineure. Le patriarche était assisté des métropolites de Chios Marc et d’Adrianoupolis Amphiloque. Le maire de Çeşme était présent et a accueilli chaleureusement le patriarche œcuménique Bartholomée devant cette église historique. Étaient également présents le consul général de Grèce à Smyrne, Theodoros Tsakiris, le maire de Chios Manolis Vournous, le président de la chambre de commerce de Smyrne, le député de Chios Andreas Michaelidis, l’archimandrite Cyrille Sykis, recteur de la communauté orthodoxe de Smyrne, des représentants des associations d’originaires d’Asie Mineure et un grand nombre de fidèles venus de Smyrne et de Chios. L’église Saint-Charalambos a été bâtie en 1832 et reste aujourd’hui un ornement architectural de la ville de Çeşme. Dans son homélie, le patriarche a souligné l’importance donnée par le Patriarcat œcuménique à sa présence sur la Terre d’Asie Mineure « dans laquelle tant d’événements historiques ont eu lieu dès les premiers instants de la fondation de l’Église chrétienne. On peut assurément exprimer que l’Asie mineure constitue le deuxième « lieu saint » du christianisme ». Le patriarche a également qualifié cette région « de pont d’amour, d’unité et de coopération entre les deux peuples voisins, les peuples turc et grec, mais également entre les autres peuples de ce monde, en faisant connaître ses saints lieux de pèlerinage qui constituent des pôles d’attraction des chrétiens du monde entier ».

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L’Église orthodoxe a été reconnue officiellement par la République du Gabon

Le 3 février, l’évêque de Brazzaville et du Gabon Pantéléimon (Patriarcat d’Alexandrie), à l’occasion de sa visite pastorale à Libreville, a rencontré le ministre de l’Intérieur, de la décentralisation et de la sécurité, Pacôme Moubelet Boubeya, qui lui a transmis la reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe locale par la République du Gabon, soulignant que l’État se réjouit de sa présence créative et féconde. L’évêque a exprimé la gratitude du primat du trône d’Alexandrie, le patriarche Théodore II et de l’Église locale envers le président du Gabon Ali Bongo Ondimba, qui a donné son approbation aux mesures juridiques consécutives à la demande déposée par l’évêque en 2014, ainsi qu’envers le ministre, pour sa collaboration fructueuse. En outre, M. Boubeya a informé l’évêque Pantéléimon au sujet de l’avancement du permis de construire concernant la première église orthodoxe au centre de la capitale gabonaise.

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Pour la première fois, une femme a été élue présidente du conseil paroissial de la plus ancienne paroisse grecque aux Etats-Unis

Barbara-Stavis-WolfLe 25 janvier, Barbara Stavis Wolf a été élue présidente du conseil paroissial de la cathédrale orthodoxe grecque de la Sainte-Trinité à la Nouvelle-Orléans. C’est la première fois qu’une femme occupe cette fonction dans la plus ancienne paroisse grecque des États-Unis qui a fêtée en 2014 son 150e anniversaire (voir son message en p.4 du bulletin mensuel). Auparavant, la nouvelle présidente avait eu différentes responsabilités au sein de cette communauté.

Source (dont photographie): Hellenic news of America

Le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie à Smyrne à l’occasion de la fête de saint Boucole

C’est avec une solennité qui a fait renaître l’époque antérieure à 1922 (expulsion de la population grecque de la ville) que les chrétiens orthodoxes – Grecs de Turquie et de Grèce, Russes, Ukrainiens et Géorgiens de Smyrne, actuellement Izmir, – ont fêté la mémoire de saint Boucole, premier évêque de la ville historique et bien-aimé disciple de l’apôtre Paul. Saint Boucole, selon la tradition, a été enterré avec les honneurs, près du cimetière de la « Porte d’Ephèse ». Un grand myrte avait poussé sur sa tombe, lequel avait des vertus miraculeuses. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, sur un terrain proche de la tombe du saint, a été construite par la communauté hellénique de Smyrne la grande église Saint-Boucole, dans le quartier de Basmane. En raison de la population turque dans le voisinage, l’église n’a pas été brûlée en 1922, mais a été pillée et utilisée d’abord comme musée archéologique, puis plus tard comme entrepôt destiné à l’opéra. À la fin de l’an 2000, sur l’initiative du maire de Smyrne Aziz Kocaoğlu, l’église a été restaurée comme musée, certaines fresques ont été mises à jour et, depuis l’an passé, l’église est ouverte au culte orthodoxe à certains moments de l’année. Le 6 février 2016, la sainte Liturgie a été célébrée par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des métropolites de Neapolis Barnabé et de Drama Paul (Église orthodoxe de Grèce). À cette occasion, le monastère athonite de Vatopédi a offert à la communauté orthodoxe de Smyrne une copie de l’icône miraculeuse dite « Mère de Dieu consolatrice » apportée la veille par les hiéromoine Eudocime et Barnabé dudit monastère. Dans son homélie, le patriarche œcuménique Bartholomée a souligné qu’il était venu à Smyrne pour honorer « l’ornement de Ionie, pour faire mémoire de nos ancêtres qui ont vécu ici dans la paix durant des siècles ». « Vraiment, nous vivons aujourd’hui une renaissance spirituelle de Smyrne qui, au demeurant, n’a jamais cessé de vivre dans notre cœur, dans le cœur de notre nation, qui n’a jamais cessé d’être l’objet des soupirs et des aspirations de notre Nation très éprouvée » a poursuivi le patriarche Bartholomée, qui a souligné : « L’ancienne Smyrne n’a pas brûlé. Elle n’a jamais cessé d’exister ». Ont assisté à la liturgie des pèlerins de Grèce, le vice-ministre des Affaires étrangères Ioanis Amanatidis, l’ambassadeur de Grèce à Ankara Loukakis, le consul général Theodoros Tsakiris, l’archevêque catholique-romain, le maire de Konak-Izmir et d’autres officiels.

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Le patriarche de Jérusalem a exprimé sa volonté de faire des concessions au Patriarcat d’Antioche

Selon les informations de l’agence grecque Romfea, les patriarches Théophile III de Jérusalem et Jean X d’Antioche (lequel n’est pas venu à Chambésy) sont prêts à faire des efforts en vue de leur réconciliation. Toujours selon l’agence, le patriarche de Jérusalem a exprimé son inclination à faire des concessions et à trouver « un juste milieu » dans les négociations sur le problème actuel. Néanmoins, la partie antiochienne a stipulé certaines conditions que le patriarche Théophile de Jérusalem a décidé de ne pas révéler, de peur que tous les efforts vers la réconciliation soient vains. L’Église d’Antioche a rompu la communion avec le Patriarcat de Jérusalem en raison d’une dispute concernant la juridiction canonique sur le Qatar, que revendiquent les deux patriarcats. L’archevêque de Chypre Chrysostome II a invité les deux primats à Chypre, afin de régler la question par la médiation du patriarche Théodore d’Alexandrie, et ce avant le début du Concile panorthodoxe prévu en juin 2016. Il convient de mentionner que le patriarche d’Antioche n’a pas désapprouvé le fait que le métropolite Macaire (du Patriarcat de Jérusalem) exerce son ministère au Qatar. Il a seulement demandé que le métropolite renonce à son titre actuel de « métropolite du Qatar » et prenne un autre titre, ce qui rendrait évident que le patriarcat d’Antioche a juridiction sur ladite région.

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L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson a enregistré un album musical consacré à l’orthodoxie

L’acteur d’Hollywood Jonathan Jackson, vedette du feuilleton américain « L’hôpital général » a fait paraître un album musical avec son groupe « Enation », intitulé « Vasileia ton Ouranon » (« Le royaume des Cieux ») qui a pour sujet l’orthodoxie. L’album a été sponsorisé par le monastère athonite de Vatopedi et son higoumène, le père Ephrem. La station radio sur internet « Pemptousia FM » du monastère de Vatopedi a aidé la production de l’album. « Bob Dylan disait que la forme la plus élevée du chant est la prière. Et je le crois. Bob Dylan et Bono et certains autres artistes disaient aussi que les meilleurs chants ne sont pas écrits par nous. Ils sont découverts. Ils sont déjà écrits et nous ne faisons que de les découvrir. Et la prière, pour moi, aide à créer dans la musique et les textes une atmosphère de guérison, d’éveil, d’aspiration pour quelque chose. Elle n’est pas écrite seulement pour les chrétiens, mais pour tous. Et je veux que la musique et les paroles soient adressés aux gens, indépendamment de qui ils sont », a raconté l’acteur à la radio monastique. La famille Jackson a été reçue dans l’orthodoxie en 2012 ce qui, selon l’acteur populaire, a constitué « une décision consciente ». Mis à part sa carrière sur le petit et le grand écran, Jackson participe à l’industrie de la musique depuis 2002 avec son groupe. L’artiste est le compositeur et l’auteur des textes du groupe. Comme il l’a dit, les 16 chansons inclues dans l’album « Le Royaume du Ciel » ont été choisies à l’aide des moines du monastère de Vatopedi.

Vous pouvez écouter une chanson du groupe sur Youtube :

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Session du Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche

Le Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche s’est réuni le 11 janvier, sous la présidence du patriarche Jean, à Balamand. Lors de cette session, le Saint-Synode a examiné la question de la préparation du Concile panorthodoxe. À l’issue des travaux, le primat de l’Église d’Antioche a parlé de la situation en Syrie et au Moyen Orient. Le patriarche a également mentionné les métropolites d’Alep Paul et Jean Ibrahim qui ont été kidnappés, soulignant que l’on prie jour et nuit pour leur libération. Enfin, le patriarche Jean a mentionné les défis actuels, et n’a pas manqué d’insister sur la grande importance que revêt pour l’orthodoxie la convocation du Concile.

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Baptêmes de masse au Katanga lors de la fête de la Théophanie

Depuis quarante ans, l’Église orthodoxe du Patriarcat d’Alexandrie prêche la parole de Dieu au Congo, en toute liberté. Chaque année, plus de 1500 personnes entrent dans le sein de l’Église orthodoxe. Le 6 février, jour de la Théophanie, 330 catéchumènes ont reçu le baptême. Ensuite a eu lieu le mariage ecclésiastique pour nombre d’entre eux. On peut voir sur le lien ci-dessous des photos de l’événement, qui témoignent la vitalité de l’Église dans cette région du Congo.
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La fête de la Théophanie à Kolwezi (République démocratique du Congo)

La fête de la Théophanie a été célébrée solennellement à Kolwezi (République démocratique du Congo). Malgré le jour ouvrable, un nombre assez important de fidèles s’est rendu à l’église pour recevoir l’eau bénite. Le site Romfea.gr a publié plusieurs photographies de la cérémonie que l’on peut voir sur le lien ci-dessous.

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Première bénédiction des eaux à Izmir (Smyrne) depuis 1922

Les autorités turques ont donné leur autorisation à la célébration de la bénédiction des eaux à l’occasion des fêtes de la Théophanie orthodoxe à Izmir (anciennement Smyrne), et ce pour la première fois depuis la catastrophe d’Asie Mineure en 1922. « Pour la première fois, nous célébrerons la bénédiction des eaux au port d’Izmir. Officiellement, c’est la première fois.

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Un livre illustré pour les enfants orthodoxes chinois, « C’est demain dimanche » vient de paraître à Hong Kong

Les éditions « China Orthodox Press » de Hong Kong ont publié un livre sur la liturgie pour les enfants orthodoxes chinois. La publication, préparée par la Fraternité des saints apôtres Pierre et Paul à Hong Kong est une traduction en chinois du livre publié en grec par Mme Grigoridis-Soureli sous le titre « C’est demain dimanche ». La traduction a été réalisée par Ivan Chtchelokov, étudiant de l’Académie ecclésiastique de Moscou, qui a étudié la langue chinoise à l’Université de Jinan. Le livre évoque la signification de la divine liturgie et la préparation qui doit la précéder. « Ce livre expose la liturgie sous la forme d’un récit, durant lequel la famille se prépare à l’office du dimanche, prépare les prosphores, les apporte à l’église, prie et communie » explique le recteur de l’église des saints apôtres Pierre et Paul à Hong Kong, l’archiprêtre Denis Pozdniaiev. Comme il le précise, l’original présente l’histoire d’une famille grecque. « Mais nous avons décrit une famille chinoise, donnant aux protagonistes de l’histoire des noms chinois et les plaçant dans un contexte chinois ». Plus de vingt dessins illustrent les textes avec une famille chinoise. L’auteur des illustrations est Youlia Naoumov. « C’est une artiste remarquable. Nous voyons dans ses illustrations une famille chinoise, nous reconnaissons Bej-Guan, le lieu saint des orthodoxes chinois, à savoir la mission russe de Pékin. Nous voyons un prêtre et un diacre chinois », a mentionné le père Denis. « C’est un livre non pas de ce qu’il y eut une fois. C’est un livre sur notre espérance et celle des chrétiens orthodoxes chinois, laquelle, malgré la situation complexe actuelle et une histoire tragique, reste vivante » a conclu l’archiprêtre. Le livre est vendu sur le site de l’édition Orthodox press.

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Des moines athonites ont visité la Syrie

Une délégation de moines athonites a séjourné en Syrie. Les moines sont venus soutenir « le peuple syrien qui endure des épreuves ». Des moines du monastère de Simonos Petras ont assisté aux festivités liées à l’installation d’un sapin de Noël d’une hauteur de vingt mètres dans la ville de Safita (région de Tartous). Dans une interview aux médias syriens, le chef de la délégation athonite, l’archimandrite Élisée, higoumène du monastère de Simonos Petras, a déclaré : « Nous sommes venus en Syrie pour apporter la bonne nouvelle de l’espérance et de la joie au peuple syrien. Nous sommes très émus par les souffrances et les terribles tragédies qui ont atteint les Syriens. Nous prions Dieu pour que soient surmontés les injustices et les malheurs qui ont frappé le peuple syrien ». L’archimandrite Elisée a déclaré que la Grèce, en tant que membre de l’Union européenne doit aspirer à ce que la possibilité soit donnée aux Syriens de vivre dignement sans immixtion extérieure.

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L’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim : « Nous fêterons Noël comme nous l’avons toujours fait »

Le quotidien britannique « The Guardian » a annoncé que le gouvernement du Tadjikistan, sur l’initiative du ministère de l’Instruction publique, avait publié une décision portant sur l’interdiction de la célébration de Noël et du nouvel an. En partie, sont interdits les arbres de Noël et la distribution de cadeaux aux enfants dans les écoles. Le site Pravmir.ru a demandé à l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim (Tvorogov) ce que cela signifiait pour les orthodoxes du Tadjikistan, lequel a répondu comme suit : « L’information sur l’interdiction de la célébration de Noël au Tadjikistan ne correspond pas à la réalité. C’est la célébration du nouvel an qui a été interdite dans les écoles. Des arbres de Noël sont installés dans la ville. Et il n’est pas question de la fête de Noël elle-même. Je me suis rendu justement hier au Comité des affaires religieuses, et on ne m’a rien dit sur l’interdiction de la célébration de Noël. Cette interdiction porte un caractère déclaratif, de même que l’interdiction aux enfants de fréquenter les églises jusqu’à l’âge de 18 ans. Elle est appliquée dans toute sa rigueur aux mosquées, mais pour ce qui nous concerne, nous orthodoxes, les autorités ferment les yeux, étant donné que nous ne constituons aucune menace. Les écoles du dimanche, catholiques et protestantes, ont été interdites et fermées, mais nous ne sommes pas touchés jusqu’à présent. Tous ces durcissements de la politique à l’égard des communautés religieuses concernent, en premier lieu, les musulmans. Mais les répressions, dans les conditions actuelles, ne peuvent avoir un caractère unilatéral. De jure, tous sont concernés, mais de facto seuls ceux qui présentent une menace réelle. Les musulmans par leur extrémisme, les catholiques et les protestants, par leur prosélytisme. Par conséquent, nous fêterons Noël comme nous l’avons toujours fait. Et pour ce qui concerne le nouvel an, je ne l’ai, personnellement, jamais fêté, j’essaye de m’endormir avant les éclatements de pétards… »

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L’orthodoxie à Madagascar

L’évêque Ignace de Madagascar (Patriarcat d’Alexandrie) a envoyé une lettre à l’association grecque qui aide la mission orthodoxe dans ce pays, dans laquelle il donne des nouvelles sur le développement de celle-ci

Chers amis de la Mission, réjouissez-vous dans le Seigneur !

Je vous contacte avec joie, d’abord pour vous remercier de votre soutien constant à notre humble ministère missionnaire, et ensuite pour vous informer de la progression des travaux concernant les deux églises, dont vous avez entrepris le financement. Les travaux de construction de la première église, à Diego, dédiée aux saints archanges approchent à leur fin, et l’église sera opérationnelle vers Noël. Comme je l’ai mentionné plusieurs fois, ici, dans ce pays, tous les types de travaux sont faits manuellement, avec des moyens primitifs et de nombreux obstacles, ce qui retardent leur achèvement. En outre, des conditions météorologiques défavorables telles que des pluies abondantes, empêchent le travail continu. La seconde église, dédiée à la Transfiguration, plus petite que la première, est déjà terminée et attend son ouverture. En raison de la longue distance, il m’a été impossible de vous envoyer les photos des églises. J’espère être bientôt en mesure de répondre à votre demande. Nous louons Dieu et remercions nos donateurs pour cette bénédiction qui fait que, au milieu de la crise, des églises soient construites pour la gloire du Dieu trinitaire et le salut de l’humanité. Notre lutte continue dans chaque domaine et, malgré les grandes difficultés, beaucoup de gens se convertissent à l’orthodoxie chaque jour. Après une catéchèse en bonne et due forme, ils sont menés au premier sacrement de notre Église, le baptême. Cette année, nous avons célébré de nombreux baptêmes en groupes dans une rivière. En outre, avec la bénédiction de notre vénérable prélat, le pape et patriarche Théodore, certains de nos séminaristes ont été ordonnés au premier degré du sacerdoce (le diaconat) et d’autres au deuxième (la prêtrise), remplissant ainsi certains des nombreux postes vacants dans nos paroisses. Le séminaire fonctionne normalement, avec de nouveaux et d’anciens étudiants. Nous continuons à visiter les villages pour catéchiser, célébrer les offices, revoir les projets et, ce qui est très important, communiquer avec la population, ce dont ils ont un grand besoin. Les gens sont assoiffés d’entendre la parole de Dieu de même que d’apprendre plus sur notre Dieu et notre foi orthodoxe en général. Ce qui m’impressionne le plus est qu’ils assistent régulièrement aux offices, sans épargner leur peine, effectuant de longs trajets, pieds nus, sous un soleil de plomb. Le travail caritatif continue aussi, bien que non aussi intensivement que dans le passé. Certaines activités ont dû cesser en raison de la crise financière. De nouvelles institutions démarreront très prochainement, après avoir été inaugurées pendant la visite de notre patriarche. Il s’agit d’édifices tels que l’orphelinat, la nouvelle aile de l’hôpital, l’Université et plusieurs églises. Nous rendons gloire à Dieu et remercions les donateurs. Si possible, nous aimerions vous demander de nous aider à acheter l’équipement intérieur des deux nouvelles églises susmentionnées. En outre, l’équipement de l’aile du bâtiment de l’orphelinat, lequel a été construit avec les fonds offerts par une dame anonyme de Thessalonique par l’intermédiaire votre fraternité, coûtera environ 15.000 euros. Enfin, je vous saurais gré si vous pouviez prévoir l’expédition d’un nouveau conteneur avec les marchandises dont nous avons besoin, telles que nourriture, appareils ménagers d’occasion et fournitures pour les étudiants. Ainsi, vous aiderez substantiellement notre œuvre, comme vous l’avez fait dans le passé. Merci pour tout. Que Dieu soit avec vous.

†Ignace, évêque de Madagascar”

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« Vous avez des frères qui vous aiment. Ne nous oubliez pas ! » Interview de l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum (Patriarcat d’Antioche)

Du 28 au 30 novembre a eu lieu la visite à Odessa du vicaire du patriarche d’Antioche, l’évêque Qais (Sadiq) d’Erzurum. Le dernier jour du séjour de l’évêque en Ukraine, Fares Nofal, correspondant du site Pravoslavie.ru (Moscou), a eu l’occasion de s’entretenir avec lui de la guerre au Moyen Orient, des activités du Patriarcat d’Antioche, du destin du christianisme arabe, ainsi que des raisons du conflit juridictionnel entre les Patriarcats de Jérusalem et d’Antioche.

Votre Excellence, vous êtes le témoin direct de ce qui se produit aujourd’hui dans les lieux saints du Moyen Orient, le berceau du Christ et du christianisme. Mais avant de commencer, pourriez-vous parler un peu de vous-même à nos lecteurs ?

– D’abord, je veux rendre grâce à Dieu de m’avoir permis de me trouver avec vous dans ces terres saintes, bénies, qui nous ont donné tant de saints maîtres et guides. Le peuple lui-même, l’Église orthodoxe russe, nous a toujours soutenus, tant par la prière que matériellement, et les fidèles de Syrie, d’Irak, de Palestine et de Jordanie se rappellent de l’aide russe qui leur a été accordée aux jours de l’occupation ottomane. Mais aujourd’hui aussi, les chrétiens – russes et ukrainiens – n’oublient pas de prier pour nous, nous donnant leur amour fraternel, luttant pour notre présence chrétienne dans les pays arabes. Je suis devenu évêque, il y a presqu’un an, avec le titre d’évêque d’Erzurum. Ce lieu peut être trouvé aujourd’hui sur la carte politique de la Turquie. Comme de nombreux autres diocèses historiques d’Antioche, cette métropole a été témoin de l’expulsion massive des fidèles chrétiens arabes et arméniens. Jugez par vous-même : selon différentes estimations, environ 25.000 à 30.000 chrétiens orthodoxes vivaient à Erzurum en 1917. Or, en 1925, le nombre des chrétiens y a été réduit à zéro. Ils furent tous victimes du massacre turc ; et, malheureusement, les ambitions ottomanes, de même que leurs méthodes politiques, sont aussi cruelles et brutales aujourd’hui. Hormis mon obédience de vicaire, assistant de S.B. le patriarche Jean X, j’exerce, par la miséricorde de Dieu, la fonction de directeur du Centre orthodoxe de recherches œcuméniques, fondé par nous à Amman, il y a vingt ans. La devise du centre est « Service et témoignage ». Celle-ci reflète ses buts missionnaires. Nous nous efforçons d’élever le niveau d’instruction religieuse de nos paroissiens arabes qui, par la force des choses, se trouvent dans l’Église de Jérusalem. Hélas, de nombreux fidèles se plaignent à juste titre que Jérusalem se trouve entièrement dans les mains des Grecs qui, à leur tour, préfèrent à la mission et au service du peuple arabe, la poursuite de leurs propres buts, qui nous sont incompréhensibles. Je m’occupe également de notre troupeau en Roumanie, qui s’est accru fortement durant ces dernières années. À ce jour, dans la seule ville de Bucarest vivent près de 150 familles arabes, et sur le territoire de ce pays sont dispersées 50 familles. Précédemment, du temps du défunt patriarche Ignace IV, j’occupais les fonctions de conseiller du Tribunal supérieur ecclésiastique de l’Église d’Antioche et de chef du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat d’Antioche, et ce en tant que professeur de droit canon et de théologie liturgique de l’Université de Balamand. Cette expérience s’est avérée pour moi fort utile par la suite, lorsque que je commençai à représenter la Jordanie dans les comités d’éthique de l’UNESCO et de l’UNICEF, ainsi que l’Église d’Antioche dans plus de 92 pays du monde, dans lesquels vivent de façon permanent des fils et des filles de l’Orient arabe.

– Votre journée du dimanche, hier, a été riche en événements : vous avez rencontré l’évêque diocésain d’Odessa, le métropolite Agathange, vous avez prié pour la première fois avec les membres de la communauté locale orthodoxe arabe. Quelles sont vos premières impressions ? Et comment voyez-vous l’avenir des Arabes orthodoxes de cette ville ?

– Mgr Agathange nous a reçus très chaleureusement. Nous avons discuté très longtemps des questions qui nous préoccupent dont, en partie, celle du passé et de l’avenir des relations de nos Églises-sœurs, et ses paroles m’ont simplement attaché à cette terre bénie ! Le matin, lorsque nous avons assisté à la divine liturgie en la cathédrale de la Sainte –Trinité, je ne pouvais cesser d’observer les innombrables enfants et adolescents qui s’approchaient du Calice, c’est quelque chose que l’on peut difficilement voir aujourd’hui dans les églises en Europe… C’est en cela que je vois la preuve principale que la foi ardente vit jusqu’à maintenant dans ce peuple bon, pieux, dont l’espérance, après des années d’oppression et de persécutions, est préservée dans ses enfants, les futurs membres de l’Église vivante. Pour ce qui concerne notre troupeau, je suis venu ici seulement pour écouter leurs souhaits, leurs voix et, à ce sujet, je remercie spécialement le métropolite Niphon [Saykali], représentant du patriarche d’Antioche auprès du patriarche de Moscou, qui m’a soutenu dans mon souhait de venir ici). Hélas, nombreux sont nos fidèles qui ne comprennent pas la langue liturgique, le slavon de l’Église russe, et je suis content qu’ils aient la possibilité de prier ici dans leur langue maternelle ; cela les maintient ensemble, leur donne de l’aise dans leur communication avec le Créateur. Malheureusement, je n’ai eu que très peu de temps pour converser avec eux, mais demain ou après-demain, je me ferai l’écho de leurs besoins auprès de S.B. le métropolite Onuphre ce qui, je l’espère, constituera le premier pas dans l’aménagement de la vie ecclésiale ici, à Kiev et Odessa.

Comme on le sait, toute le plérôme de l’Église orthodoxe a condamné avec détermination les premiers fruits du « printemps arabe », et voici que cinq années se sont déjà écoulées depuis le début de la soi-disant « révolution syrienne ». Comment les chrétiens d’Antioche voient-ils le résultat de cette « révolution » ? Quel est, généralement parlant, la nature de leur lutte quotidienne?

– « Le printemps arabe », à mon avis, n’est pas une révolution, mais plutôt un « automne arabe » détruisant notre civilisation. Et, de toute évidence, derrière les coulisses de cet « automne », se trouvent des mains étrangères, absolument pas arabes. J’espérais que des micro-révolutions auraient lieu dans les pays arabes et les amèneraient à certains changements positifs ; mais ce que nous voyons, par exemple, en Syrie, ce n’est pas une micro-révolution, mais un véritable jeu sur le sang des gens, dirigé à distance. Le président Bahar al Assad est un homme instruit, comprenant bien les problèmes de son État. Dès le début de sa présidence, il s’est efforcé d’ouvrir la Syrie au monde, sous sa direction a commencé la renaissance culturelle et économique du pays, il s’est efforcé comme on le dit « de changer le système ». Et il est absolument naturel que le processus « de changement du système » dure non pas 24 heures, non pas même deux ou trois ans. Mais ses efforts ont été enterrés par les fruits de la conférence coloniale de Londres de 1907, qui a démembré et affaibli le monde arabe depuis de nombreuses années. Tout ce qui se produit au Moyen Orient aujourd’hui, c’est le cadeau tardif de l’Occident à ses satellites dans la région. Ainsi ce « cadeau » a détruit notre héritage chrétien, nos musées ont été pillés, nos lieux saints détruits. Les Mongols qui s’étaient accaparés des terres du Califat, ont fait ce qu’ils voulaient, mais ils n’ont pas touché à ses pierres et à son esprit ; or, maintenant, les combattants de L’État islamique, soutenus par les wahhabites d’Arabie Saoudite et du Qatar, les radicaux de Turquie et les géopoliticiens américains, déploient de grands efforts pour effacer de la face de la terre la culture chrétienne de l’Orient – naturellement avec ceux qui en sont les porteurs vivants. Il n’est pas étonnant que le but suivant de cette force est devenu la Russie. Les commanditaires de cette terreur ne le cachent pas : même Kissinger a déclaré que « la chute du mur européen de la paix » constituait un moyen efficace de s’opposer à la présence russe… Des migrants de Turquie séjournent en Europe, alors que les véritables chrétiens syriens constituent moins de 10% du nombre total des réfugiés. Il en résulte que tous profitent de notre sang, le sang des véritables victimes, alors que nous souffrons plus que tous !

Vous avez rappelé l’émigration forcée – une véritable tragédie de la culture arabe. Mais la Russie orthodoxe est passé par quelque chose de semblable au début du XXème siècle. « Les bateaux des philosophes» [allusion aux philosophes russes expulsés par bateaux d’URSS en 1922, ndt] ont fait connaître à nouveau l’Orthodoxie à l’Occident. Que pensez-vous, est-ce que la tragédie actuelle de l’Orthodoxie arabe a une chance de devenir le début d’une nouvelle étape de son existence ? Peut-être nous faut-il nous préparer à l’apparition d’un « Saint-Serge » arabe en Europe ?

– Bien sûr, notre histoire se rappelle aussi de ses « bateaux des philosophes» à sa manière. La deuxième partie du XIXème siècle, comme on le sait, a été marquée par une série de génocides au Liban et à Damas, forçant de nombreux penseurs et artistes arabes à émigrer en Égypte, puis en Amérique du Nord et Latine. C’est ainsi qu’est apparu tout un mouvement dans la littérature arabe, appelée « Littérature de la diaspora », qui s’est créée, en partie, dans les publications arabe d’Amérique, dans les « clubs arabes » du Brésil et d’Argentine. Et cette littérature est principalement chrétienne. Le XXème siècle a apporté à l’Orient de nouvelles guerres, éloignant toujours plus de leur patrie historique de nouveaux philosophes, poètes, théologiens et musiciens. Beaucoup de médecins, savants et professeurs éminents en Occident aujourd’hui sont des intellectuels arabes chrétiens, contraints de fuir de leurs foyers. Nous espérons que ceux de nos frères qui sont devenus les victimes de la force aveugle des islamistes, ne chasseront pas le Christ des terres de leurs cœurs et resteront Ses témoins fidèles. Quant à nous, naturellement, c’est là notre devoir : qui, si ce n’est l’Église-mère, rassemblera ses fils dans les pays de la diaspora ? Nous devons rester les apôtres de l’amour et de la vérité et reconnaître sans honte notre christianisme, notre Orthodoxie. Nous ne pouvons être « une minorité », nous sommes la pincée de sel qui rend une nourriture abondante appropriée pour un repas.

Il y a quelques jours, l’État islamique a appelé l’Ukraine, après la Russie, « son ennemi ». La Russie, comme on le sait, est intervenue dans la situation politique dans la région, et comme l’estiment certains critiques parmi les politologues, publicistes et même des clercs de l’Église orthodoxe russe, elle a fait là une sérieuse faute. D’un autre côté, le métropolite Luc (al Khoury), après sa récente prière en la cathédrale orthodoxe « Mariamite » de Damas, a soutenu l’assistance militaire russe dans le combat contre l’islamisme. Comment pouvez-vous estimer la situation ? Quel est le rôle de l’aide russe dans le combat des chrétiens syriens ?

– Bien sûr, nous devons différencier les relations politiques et ecclésiastiques. Pour ce qui concerne les dernières, l’Église orthodoxe russe ne nous a jamais abandonnés : les nombreuses prières des peuples russe et ukrainiens, leurs dons abondants on atteint leur but. Grâce à ce soutien, nous sentons que nous ne sommes pas isolés. En outre, l’an dernier, l’Église orthodoxe roumaine a décidé également de nous aider. Elle a fait un don à l’Église d’Antioche de 500.000 Euros pour l’aide aux nécessiteux. Mais cependant, il n’y a pas de plus grand don que les saintes prières pour la paix en Orient, élevées dans vos maisons et vos églises. Du point de vue politique, tout est bien plus simple : chaque État a ses intérêts. L’Église ne peut soutenir la guerre et ou les mener, mais elle est obligée de bénir les défenseurs de sa patrie. Pour nous, en tant que chrétiens, la patrie est l’espace de notre témoignage sur le Christ. Il est connu que le bienheureux Augustin d’Hippone bénissait les soldats qui défendaient leur ville, disant : « Comme chacun de nous a une mère qu’il est appelé à protéger, nous devons défendre notre mère commune – la patrie ». Défendre notre État, est notre obligation bénie. La Syrie a ses intérêts, liés à ceux de la Russie, et la Russie a ses intérêts, liés à la Syrie. Mais en fin de compte, l’armée syrienne reçoit de l’aide, et c’est l’armée de la vérité qui se bat contre les meurtriers de notre histoire, de notre pensée. Et elle va tenir.

Voici déjà quelques années que les médias mondiaux décrivent les souffrances des chrétiens d’Orient, et cela, bien entendu, correspond à la réalité, car l’Église d’Antioche, indubitablement, est une Église souffrante. Mais certains peuvent soudain la considérer faussement comme morte, sans force. Ne pourriez-vous pas, pour que personne ne puisse avoir de doutes sur l’authenticité de la vie du christianisme orthodoxe en Syrie et en Irak, nous raconter les principaux événements de la chronique de l’Église d’Antioche, qui ont eu lieu durant les deux-trois dernières années ?

– Indubitablement, notre Église n’est pas morte – elle est l’Église des témoins, l’Église du martyre. En confessant le Christ crucifié et ressuscité, elle traverse aujourd’hui Son chemin de Croix depuis le Golgotha jusqu’à la résurrection des morts. Nous sommes fiers qu’Antioche enfante jusqu’à maintenant des martyrs, vivant éternellement devant le Trône du Très-Haut : c’est précisément eux qui sont la vie authentique de l’Église. Et, si ce ne sont les enfants fidèles de l’Église russe, qui comprendra et ressentira tout cela ? Eux qui gardent avec tremblement les saintes reliques de centaines et de centaines de leurs martyrs ? Cependant, comme l’a dit le Sauveur, que l’incroyant « vienne et voit ». Malgré toutes les adversités, malgré l’absence d’un minimum de financement, l’Église d’Antioche continue à servir les chrétiens et les musulmans de Syrie, de Jordanie, du Liban et d’Irak par ses écoles, hôpitaux et organisations caritatives. S.B. le patriarche d’Antioche Jean X a insufflé personnellement une nouvelle vie à nombre de ces projets, et bien qu’il soit lui-même dans une situation extrêmement non enviable (il suffit de se rappeler des malheurs du troupeau qui lui a été confié et l’enlèvement de son frère cadet Paul, métropolite d’Alep), il continue son ministère avec espérance, foi et dans la prière. En grande partie grâce à lui, une nouvelle université orthodoxe du monde arabe ouvre ses portes à Al-Khumaira, la seconde après l’université de Balamand qui accueille plus de 70 étudiants ayant déjà reçu une première éducation universitaire. Par les prières de nombreux fidèles s’achève la construction de l’hôpital patriarcal de la Vierge Marie de Balamand. Il n’est pas moins important pour nous de donner aux jeunes orthodoxes d’Antioche une autre chance de rester sur leurs terres, aussi nous vendons à crédit des terrains, près de Beyrouth, aux jeunes familles chrétiennes du Liban avec des maisons clés en mains et ce à leur prix de revient. J’espère qu’à l’avenir également, notre Église continuera à servir son troupeau, en renforçant le lien de celui-ci avec sa sainte patrie.

La nouvelle de la cessation de la communion eucharistique entre Damas et Jérusalem a choqué beaucoup de fidèles orthodoxes dans le monde entier. Quelles sont les véritables racines de ce conflit ? Quels pas ont été entrepris par les deux parties pour le surmonter ?

– C’est une question très douloureuse. En fait, la décision [de nommer un évêque au Qatar, ndt] prise par l’Église de Jérusalem, qui foule aux pieds les bases mêmes du droit canonique, a été pour nous absolument imprévue. C’est le signe, premièrement, d’un rejet profond du droit de l’Église-sœur à être présente dans les pays du Golf persique, et, deuxièmement, du déclin de l’amour dans les cœurs de nos frères évêques. Tout a commencé, comme d’habitude, par la politique. Souhaitant « acquitter sa dette » au monde, les dirigeants du Qatar ont décidé de démontrer leur ouverture au dialogue en général et au dialogue religieux, en particulier. En donnant aux confessions des terrains pour construire des lieux de culte, les autorités du Qatar n’ont pas pour autant oublié leur aversion envers le clergé orthodoxe arabe, auquel il était interdit de séjourner de façon permanente sur le territoire du pays (ce que je sais de par mon expérience personnelle). C’est ainsi que dans les années 1990, la question de la présence orthodoxe au Qatar a été réglée par le directeur du département régional du renseignement américain, dans le passé ambassadeur des États-Unis à Amman, sur la base de sa propre origine familiale : l’identité grecque de sa mère a donné lieu à ce que le fonctionnaire s’adresse au patriarche de Jérusalem. C’est précisément l’actuel patriarche de la Ville Sainte, alors archimandrite, qui a été envoyé à l’ambassade des États-Unis, et c’est sous sa direction qu’a été construite l’église orthodoxe, dont la première pierre a été posée par le défunt patriarche de Jérusalem Diodore, à l’encontre de toutes les normes juridiques en vigueur de l’Église. Contrairement à l’Église de Jérusalem, absolument toutes les Églises, dont l’Église russe, selon la discipline ecclésiale, ont sollicité la permission du défunt patriarche d’Antioche Ignace pour construire des églises, par exemple dans les Émirats Arabes Unis. « Votre séjour sur ces terres est précieux pour notre propre présence sur celles-ci », c’est ainsi que le patriarche d’Antioche a répondu à la demande du primat de l’Église russe de bâtir une église à Sharjah. Mais les hiérarques de Jérusalem ne l’ont pas fait. En 1999, en ma présence, à Amman, le patriarche Ignace a demandé au patriarche Diodore : « Monseigneur, lorsque vous rendez visite à votre frère, est-ce que vous ne frappez pas d’abord à sa porte ou ne lui-demandez vous pas une invitation ? Pourquoi n’avez-vous pas frappé à notre porte ? » Aucune réponse compréhensible, bien sûr, n’a suivi. Toujours est-il que nous avons accepté le fait accompli, bien que les Arabes orthodoxes du Qatar, pour parler posément, n’étaient guère enchantés par le prêtre hellénophone qui les desservait. Mais visiblement, tout cela n’était pas suffisant pour Jérusalem. La mort du patriarche Ignace IV et la situation catastrophique en Syrie et en Irak ont poussé les dirigeants de l’Église de Jérusalem (avec, indubitablement le soutien du Qatar, qui est intéressé dans la politique de la région) à choisir un évêque pour ce territoire ; et malgré notre appel à ne permettre un tel acte barbare, Jérusalem a néanmoins ordonné un évêque avec un titre correspondant. On peut légitimement se poser alors la question suivante : comment pouvons-nous parler d’unité lorsque nos frères font tout pour piétiner celle-ci ? Les Églises russe et antiochienne, hélas, ont fait une amère expérience semblable : nous n’avons pas encore oublié l’immixtion du Patriarcat œcuménique dans le schisme ukrainien. Dans de tels cas, nous devons nous rappeler, si ce n’est de notre amour, à tout le moins du droit canon, qui réglemente précisément toutes les procédures de ce genre. J’espère que Jérusalem, à la veille du Concile panorthodoxe, oubliera sa politique grecque, que le Trône œcuménique accomplira ses obligations concernant la cessation du présent conflit, et que les Églises orthodoxes russes et roumaines se prononceront – prononceront la parole de vérité – en ce qui concerne la situation qui s’est créée.

Quelles paroles voudriez-vous adresser à nos lecteurs, en tant que bon pasteur, frère fidèle et fils du Saint Orient ?

– Votre terre, est une terre sainte, sanctifiée par vous. Vous l’avez reconquise vous-mêmes. Vos innombrables martyrs, ce sont votre grand trésor. Votre Église a été crucifiée, et maintenant vous témoignez de sa résurrection. Préservez vos fidèles, ne préservez pas les pierres : ce sont justement les hommes qui sont « les temples de l’Esprit Saint », qui insufflent la vie aux églises de pierre par leurs métanies (prosternations) à terre. Vous, membres vivants de l’Église, pourrez garder votre foi et la transmettre au futur, à la postérité non encore née. Et bien sûr, n’oubliez pas que loin de vos pays, vous avez des frères qui vous aiment, qui n’ont pas cessé de le faire même lorsque les communistes persécutaient vos saints. Aujourd’hui, à l’aide de vos prières, votre amour, il nous faut surmonter les mêmes épreuves. Ne nous oubliez pas !

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Session du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

La dernière session de l’année 2015 du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a eu lieu les 8 et 9 décembre en la résidence de son primat, le métropolite Hilarion, à New York. Ouvrant la session, celui-ci a salué les archipasteurs, leur souhaitant l’aide de Dieu dans leur œuvre, puis s’est adressé en particulier à l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc, pour le féliciter à l’occasion du 35ème anniversaire de son sacre épiscopal et pour son ministère dévoué envers la sainte Église du Christ. Dans sa réponse, l’archevêque Marc a exprimé sa gratitude à Mgr Hilarion et a demandé les saintes prières des évêques membres du Synode, puis il a informé les archipasteurs sur la Mission ecclésiastique de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à Jérusalem et sur les travaux de la conférence panorthodoxe destinée à la préparation du futur Concile panorthodoxe, qui doit avoir lieu en 2016. L’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel a procédé à un compte-rendu financier, puis a évoqué la réunion, en octobre dernier, de la commission chargée d’harmoniser le ménologe de l’Église orthodoxe russe, avec le patriarche de Moscou Cyrille. L’évêque de Manhattan Nicolas, vice-secrétaire du Synode des Évêques a parlé de ses voyages avec l’icône de N.D. de Koursk en Australie, en Europe occidentale et dans les diocèses des métropoles de Koursk, Ekaterinbourg et Oufa de l’Église orthodoxe russe. Il a également présenté le projet des voyages de l’icône pour l’an prochain. Le Synode a examiné les demandes des métropolites Germain de Koursk et Rylsk et Zénobe de de Saransk et de Mordovie, lesquels ont demandé que ladite icône visite leurs diocèses. Il a été décidé de s’adresser au patriarche de Moscou Cyrille afin qu’il accorde sa bénédiction à ce sujet. Après avoir écouté le rapport du président de la commission de musique liturgique, l’archiprêtre André Papkov, le Synode des évêques a déclaré qu’il appréciait grandement l’activité de celui-ci et a imploré la bénédiction Divine sur les travaux à venir de la commission. L’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille a proposé au Synode des évêques de commémorer l’an prochain le cinquantenaire du trépas de saint Jean de Changhaï, à San Francisco et à Seattle. Une communication sur la date des célébrations et des autres manifestations à ce sujet sera publiée un peu plus tard. La session s’est terminée par la participation des archipasteurs à la fête patronale de la cathédrale synodale de la Mère de Dieu « du Signe », durant laquelle une commémoration spéciale des métropolites Anastase (Gribanovsky, +1965) et Philarète (Voznesensky, + 1985) a eu lieu. À la fin de la sainte Liturgie célébrée le jeudi 10 décembre, l’archevêque de Berlin et d’Allemagne a reçu la distinction synodale de l’ordre de l’icône de Koursk, du 1er degré. La prochaine session du Synode des évêques aura lieu en février 2016 à Moscou, où les archipasteurs participeront à l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe, coïncidant avec l’anniversaire de l’intronisation du patriarche Cyrille.

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La plus grande église orthodoxe d’Asie centrale a été consacrée à Bichkek (Kirghizstan)

Le rite de la grande dédicace célébré par le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent

Le 10 décembre, dans le cadre des solennités dédiées au millénaire du trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, la plus grande église orthodoxe d’Asie centrale a été consacrée à Bichkek, au Kirghizstan. Vingt années ont été nécessaires à la construction de l’édifice. La pose de la première pierre de celui-ci, dédiée à saint Vladimir, avait été effectué par l’archevêque de Tachkent et d’Asie centrale Vladimir le 18 mars 1995. L’église peut accueillir jusqu’à 2500 personnes, et son architecte est Anatole Mejourine. Le rite de la grande dédicace a été célébré par le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent, assisté de l’archevêque de Piatigorsk et de Circassie Théophilacte, administrateur provisoire du doyenné des paroisses patriarcales de l’Église orthodoxe russe au Turkménistan, de l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim, de l’évêque d’Alatyr et de Poretskoye Théodore, de l’évêque de Bichkek et du Kirghizstan Daniel, ainsi que des prêtres invités et du clergé diocésain. Après la consécration de l’église a été célébrée la première liturgie, à laquelle étaient présents les moines et moniales du diocèse ainsi qu’un grand nombre de fidèles. À la cérémonie solennelle de l’ouverture de l’église sont venus les représentants du cabinet présidentiel et du gouvernement du Kirghizstan, des représentants des missions diplomatiques, le maire de la ville de Bichkek, les représentants des ministères, des acteurs de la vie publique. À la fin de l’office a eu lieu la remise de distinctions patriarcales aux représentants des autorités de l’État, des dirigeants des institutions municipales, des bienfaiteurs, des savants et artistes. Sur le clocher provisoire construit récemment ont sonné pour la première fois neuf nouvelles cloches, fondues à Kamensk-Ouralsky, annonçant joyeusement la naissance de la nouvelle église. La consécration solennelle de l’Autel de la plus grande église en Asie centrale a été l’un des événements importants du monde orthodoxe au Kirghizstan.

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Un monument au patriarche Alexis II et au métropolite Laure inauguré aux États-Unis

Le 4 décembre, en la fête de l’Entrée de la Mère de Dieu au Temple (calendrier julien), le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York a présidé la célébration de la divine liturgie à la cathédrale de Howell (état du New Jersey, États-Unis). Le premier hiérarque de l’Église russe hors-frontières concélébrait avec l’évêque Nicolas de Manhattan, des clercs du diocèse d’Amérique de l’Est et des paroisses patriarcales aux États-Unis.
De nombreux clercs et fidèles assistaient à l’office. L’icône de la Mère de Dieu dite de la Racine de Koursk, relique principale de l’Église hors-frontières, avait été apportée dans l’église. Après la liturgie, l’icône a été emmenée en procession jusqu’à un nouveau monument en l’honneur de la réunion de l’Église russe hors-frontières avec le Patriarcat de Moscou. La composition, qui représente le patriarche Alexis II et le métropolite Laure, tenant à la main l’église du Christ-Sauveur de Moscou est l’œuvre du sculpteur André Klykov et des architectes G. et A. Kouznetsovy. Une inscription proclame que ce monument est « un don de la diaspora russe au peuple de la Russie orthodoxe ». Un monument semblable a été récemment installé en Russie. Sa seule différence avec le nouveau monument est que les deux hiérarques y tiennent l’icône de la Racine de Koursk. Le monument est intitulé « Réunion », en mémoire de l’évènement historique qui mit fin à une période de tragique séparation au sein de l’Église russe au XX siècle, avec la signature de l’Acte de réunion canonique entre le Patriarcat de Moscou et l’Église russe hors frontières le 17 mai 2007. Inaugurant le monument, le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York, premier hiérarque de l’Église russe hors-frontières, a qualifié la composition de « remarquable monument à deux remarquables personnalités ». Le concile de la Fédération de Russie à New York, I. Goloubovski, une délégation de Koursk emmenée par le député de la Douma régionale V. Kharine, des représentants des cosaques de Kouban assistaient à la cérémonie, au cours de laquelle de nombreux discours ont été prononcés et plusieurs décorations distribuées. Le métropolite Hilarion d’Amérique de l’Est et de New York a consacré le monument. Les personnes présentes ont poursuivi leurs échanges au cours d’un repas organisé par la fraternité de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski.

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Divine liturgie en la basilique Saint-Nicolas à Myre en Lycie pour la fête du saint

Le dimanche 6 décembre, la divine liturgie a été célébrée en la basilique de Myre en Lycie (aujourd’hui Demre, en Turquie). L’office était présidé par le métropolite de Myre Chrysostome, assisté de plusieurs prêtres et en présence de fidèles venus de Rhodes et des Russes habitant la région. Le consul général de Grèce à Smyrne était également présent. Le métropolite avait organisé au préalable un pèlerinage de cinq jours dans la région. C’est ainsi que les pèlerins ont visité Patare, le lieu de naissance de saint Nicolas, ainsi que d’autre lieux archéologiques de Lycie. Le samedi matin 5 septembre, la liturgie a eu lieu dans la chapelle de l’évêché, dédiée à saint Jean Chrysostome, tandis que, dans l’après-midi les vêpres ont été célébrées dans la basilique de saint Nicolas, présidées par le métropolite Chrysostome. La presse et les médias locaux turques ont couvert ces cérémonies. On peut visionner ici https://youtu.be/DW1h5VCslKM un court film vidéo avec des extraits de la liturgie.

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En Floride sera consacrée la plus grande église orthodoxe de la côte Sud-Est des États-Unis

Le 12 décembre sera consacrée à Miami, par le métropolite de New York et d’Amérique orientale Hilarion (Église orthodoxe russe hors-frontières), la plus grande église orthodoxe de la côte Sud-Est des États-Unis. La paroisse, dédiée à sainte Matrone de Moscou, fonctionne depuis 2011. Les offices, jusqu’à présent, étaient célébrés dans des locaux en location, situés dans le quartier de Hallandale Beach. En quatre ans, les fidèles ont rassemblé les fonds et ont acquis une ancienne église méthodiste, qu’ils ont restaurée selon les critères d’une église orthodoxe. L’iconostase, en faïence, est en cours de réalisation par un atelier d’Ekaterinbourg. Le jour de la dédicace seront amenés, depuis les anciens locaux, deux coffrets, l’un contenant les reliques de la sainte bienheureuse Matrone de Moscou, l’autre contenant les reliques de 115 grands saints orthodoxes. L’église peut accueillir jusqu’à 700 fidèles. L’édifice comporte également une grande salle à manger, ainsi que des locaux destinés à des projets éducatifs et culturels. Le jour de la dédicace sera amené l’icône miraculeuse de N.D. de Koursk. Selon les différentes estimations, 100 à 200.000 personnes de langue russe habiteraient dans la région du grand Miami.

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Fête du saint hiéromartyr Philouménos au Patriarcat de Jérusalem

Le dimanche 29 novembre 2015, le Patriarcat de Jérusalem a fêté la mémoire du saint hiéromartyr Philouménos, en l’église du Puits de Jacob. Comme on le sait, le saint hiéromartyr était originaire de Chypre et membre de la confrérie du Saint-Sépulcre. Après avoir rempli différente tâches, il avait été nommé recteur de l’église du Puits de Jacob à Naplouse, en Samarie, en 1979. C’est là qu’il fut assassiné par un Israélien fanatique. En 2009, par décision du Saint-Synode du patriarcat de Jérusalem, il a été canonisé, sa mémoire étant fixée au 16/29 novembre, jour de son martyre. Cette année, la Liturgie, en la magnifique église dédiée à sainte Photine (la Samaritaine), a et présidée par le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté de l’archevêque de Constantine Aristarque, du métropolite de Pereyaslav-Khmelnitsky Alexandre (Église orthodoxe d’Ukraine), de l’ancien métropolite de Zambie Joachim (Patriarcat d’Alexandrie) et de plusieurs prêtres et diacres, en présence du consul général de Grèce à Jérusalem, M. Georges Zakharioudakis, et de fidèles venus de Naplouse et des villages voisins, ainsi que de pèlerins de Grèce, Russie, Ukraine et Roumanie. Les chants étaient assurés par deux chorales, l’une hellénophone, l’autre, arabophone. On peut visionner ici une partie de l’office des matines et le début de la sainte Liturgie, célébrées en grec et en arabe.

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Les informations résumées mensuelles de l’Église orthodoxe d’Amérique (OCA) sont désormais disponibles en version numérique

2015-1201-ocareviewLe numéro de décembre 2015 de « L’OCA Review », une version résumée des informations mensuelles de l’Église orthodoxe d’Amérique est désormais disponible en version numérique, en couleur ou en noir et blanc. Cette revue, avec la bénédiction du métropolite Tikhon, a fait ses débuts en octobre 2015. Chaque livraison mensuelle comporte huit ou dix articles parus au cours du mois sur le site internet de l’OCA. Les paroisses devront imprimer la revue et la distribuer, particulièrement à ceux qui n’ont pas accès à internet. Toutes les paroisses et le clergé de l’OCA recevront une version PDF de la revue par courrier électronique. Tous ceux qui le souhaitent pourront s’abonner à cette version électronique et ce gratuitement. Une série de plus de 320 bulletins hebdomadaires du Département d’éducation chrétienne de l’OCA peuvent également être téléchargés. Les sujets concernés sont les commentaires des Saintes Écritures, les vies de saints, les comptes rendus sur les livres ou les films, et les thèmes d’intérêt spirituel général. La série du même département, intitulée « D’un dimanche à l’autre »  est également téléchargeable gratuitement.

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Damas : agrypnie à Bâb Touma pour la fête de sainte Catherine

La célébration d’une agrypnie pourrait être un événement anodin un peu partout dans le monde. Les mass media évoquent quotidiennement la tragédie syrienne mais fort rarement la situation à Damas, où la population vit constamment dans la crainte de tirs de roquettes en provenance de la région environnante. Le quartier de Bâb Touma, qui compte avec Bâb Sharqi de nombreuses églises (dont le siège du patriarcat grec-orthodoxe et la cathédrale patriarcale Mariamiyya) ne fait pas exception. C’est dans ce climat que le 24 novembre dernier une agrypnie a été célébrée en l’église Saint Jean de Damas à Bâb Touma, par l’évêque Ephrem (Ma’louli), vicaire patriarcal, et la participation de deux prêtres et, notamment, des membres de la Fraternité universitaire Sainte-Catherine (section Saint Jean de Damas) qui en ce jour fêtaient leur sainte patronne. Durant la célébration, les chants de la chorale Saint Jean de Damas et des fidèles résonnaient dans l’édifice. Les jeunes de la Fraternité se sont ensuite rendus au siège du patriarcat (situé sur la « rue Droite », cf. Actes 9,11) pour quelques moments égrenés de chants liturgiques et autres, ainsi qu’une collation.
Quatre photos sont disponibles sur le lien suivant (de haut en bas : photo de groupe au patriarcat, chants avec instruments, réunion au patriarcat, l’évêque Ephrem entouré des deux prêtres).

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On ignore le sort des moniales du couvent orthodoxe Sainte-Catherine, dans le Nord de l’Irak

Peu nombreux sont ceux qui savent qu’il existe en Irak des chrétiens arabophones qui appartiennent au Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Des églises et des monastères du IVème siècle sont en voie de disparition, tandis que des moines et des moniales luttent quotidiennement pour leur foi. Un journaliste d’Al Jazeera a parlé le 26 novembre de moniales de la région, dont on ignore le sort. Concrètement, des informations font état d’un monastère Sainte-Catherine dans le nord de l’Irak, qui a été construit par les empereurs byzantins à la fin du VIème siècle, et qui se trouve aux mains de l’État islamique. Les islamistes ont fait irruption dans le monastère au moment où les moniales célébraient la mémoire de sainte Catherine. Selon les informations disponibles, les moniales n’ont pas quitté leur monastère et se trouvent sans défense face aux islamistes. On dit également que ceux-ci auraient bombardé la coupole de l’église, qui a été entièrement détruite.

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Un monastère orthodoxe, dédié à saint Séraphim de Sarov, a été inauguré en Argentine

Consecration du nouveau monastère, dédié à saint Séraphim de Sarov, à La Plata, à soixante kilomètres de Buenos Aires

Le 24 novembre 2015, en la fête du saint roi Étienne de Dečani, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, a consacré le nouveau monastère, dédié à saint Séraphim de Sarov, à La Plata, à soixante kilomètres de Buenos Aires. Le monastère dépend de l’Église orthodoxe serbe, dont le diocèse d’Amérique du Sud relève actuellement du métropolite Amphiloque, en tant qu’administrateur. La sainte Liturgie et le rite de la dédicace de l’église ont été célébrés par le métropolite Amphiloque, assisté de l’archimandrite Cyrille Bojović, vicaire épiscopal et recteur de l’église serbe de Buenos Aires, de l’higoumène du nouveau monastère, le hiéromoine David (Lestani), du prêtre Marc Obradović, recteur de la paroisse de Sao Paulo, du prêtre Stéphane Jovanović, prêtre à Venado Tuerto, et du protodiacre Igor Balaban. Étaient présents des fidèles orthodoxes de La Plata et de Buenos Aires. Dans son homélie, le métropolite Amphiloque a rappelé que saint Séraphim de Sarov, par ses labeurs ascétiques et son enseignement témoigne avant tout du but de la vie chrétienne. Et celui-ci, comme le disait saint Séraphim, est l’acquisition de la grâce du Saint-Esprit, l’acquisition de la lumière divine. Il est évident que l’homme doive s’efforcer d’accomplir tout ce qui est bien, d’acquérir toutes les vertus, dont les plus grandes, à savoir la foi, l’espérance et la charité, mais en définitive, il doit remplir tout cela du contenu essentiel de la lumière divine. Le métropolite a félicité l’higoumène David à l’occasion de la dédicace du monastère. Il a souligné que cela constituait un grand jour aussi pour La Plata, car le monastère est l’un des premiers lieux saints orthodoxes de la ville et il a souhaité que celui-ci y soit réellement un centre de vie spirituelle. Le monastère a été érigé sur un terrain appartenant aux parents de l’higoumène David, lesquels sont tous deux orthodoxes – le père est d’origine italienne, tandis que la mère est serbe d’Albanie du nord. Le père de l’higoumène, ingénieur civil, a pris lui-même en charge la construction du monastère. Après le repas, le métropolite Amphiloque s’est rendu à la cathédrale de l’Église orthodoxe serbe à Buenos Aires. Dans la soirée, le métropolite Amphiloque a reçu le métropolite Silouane, qui dirige l’Église d’Antioche en Argentine. Les deux hiérarques se sont entretenus de la vie de l’Église orthodoxe en Amérique du Sud ainsi que du monde orthodoxe en général. La veille, le 23 novembre 2015, le métropolite Amphiloque avait rencontré M. Gordan Stojović, ambassadeur du Monténégro en Argentine ainsi que ses collaborateurs, et avait rendu visite à l’Ambassade de la République de Serbie, où il a été reçu par Mme Tatiana Conić, chargée d’affaires, en attendant l’arrivée de la nouvelle ambassadrice Mme Jela Baćović.

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Jovan Nikoloski