29/03/2017
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Conférence de Carême de Mgr Emmanuel à Lyon : “Qu’ils soient un!”

Une rencontre officielle du métropolite de France Emmanuel (Patriarcat œcuménique) avec le cardinal Philippe Barbarin a eu lieu à Lyon le dimanche 12 mars 2017. Le cardinal Barbarin a reçu le métropolite Emmanuel à l’archevêché de Lyon. Ensuite, le cardinal a accompagné le métropolite à la basilique Notre-Dame de Fourvière, où celui-ci a prononcé une homélie sur l’unité de l’Église, dans le cadre des conférences de Carême, devant une assistance nombreuse. Vous pouvez écouter le podcast de sa conférence :

Sources 1 et 2

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion propose de débaptiser les rues portant le nom de révolutionnaires dans la mesure où un consensus à ce sujet est atteint dans la société

Le chef du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, soutient la débaptisation des rues portant le nom de militants soviétiques odieux, mais appelle à ne pas se hâter de le faire. « Les changements de noms doivent convenir à la population, mais l’Église n’est pas indifférente à cette question, parce qu’il est question de nos symboles nationaux. Les noms des terroristes, des révolutionnaires, des assassins, des bourreaux, ce sont les noms qui sont entrés dans l’histoire avec un signe négatif. J’espère que tôt ou tard, nous le comprendrons tous. Jusqu’à maintenant, il existe une certaine division au sujet de cette question, de même qu’en ce qui concerne le retrait du corps (de Lénine) du mausolée », a déclaré le hiérarque sur les ondes du programme « L’Église et le monde » sur la chaîne TV « Rossia-24 ». Le métropolite considère que « le changement de nom n’est possible que lorsqu’il existe un consensus dans la société ». Toutefois, il considère également que la question des dépenses occasionnées aux municipalités en cas de changement de noms a été amplifiée. « Changer les plaques, je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une mesure somptuaire. C’est plutôt un argument qui est toujours soulevé par les adversaires des changements de noms afin de dire aux gens que c’est de leurs poches que l’argent sortira, c’est vous qui en pâtirez. Cela, à mon avis, est un argument démagogique », a-t-il déclaré. Pour ce qui concerne les problèmes liés à l’habitude, le représentant de l’Église a reconnu que jusqu’à présent, il avait des difficultés à s’habituer aux nouvelles appellations des stations de métro à Moscou. « Mais je suis prêt à vivre avec ce désagrément, pourvu que les noms des bourreaux et des criminels disparaissent de nos rues, places et noms des stations de métro » a-t-il ajouté. Il y a quelques jours, le Synode des évêques de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avait déclaré, dans un message dédié au centième anniversaire de la révolution http://orthodoxie.com/le-saint-synode-de-leglise-orthodoxe-russe-a-etabli-la-liste-des-initiatives-prevues-a-loccasion-du-centenaire-du-debut-des-persecutions-religieuses-en-russie/ que « l’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés… Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques ».

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Des mosaïques réalisées en Russie orneront la cathédrale Saint-Sava de Belgrade

La Commission russo-serbe dont le but est d’évaluer graduellement les travaux des artistes qui réalisent les mosaïques de la coupole de la cathédrale Saint-Sava de Belgrade, s’est réunie vendredi dernier à Moscou et a donné son « feu vert » à la continuation du travail. Les co-présidents de la Commission sont le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour le côté russe, et le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, pour le côté serbe, tandis que le président est le représentant du Ministère des affaires étrangères de la Fédération de Russie Alexandre Radkov. Les membres de la commission ont vu pour la première fois des parties de la mosaïque de l’Ascension du Christ, alors qu’ils n’avaient jusqu’à présent vu que les dessins. Les mosaïques qui orneront la coupole de la plus grande église des Balkans sont impressionnantes et bien plus belles que sur les dessins. La mise en place de la mosaïque dans la coupole de l’église commencera au début du mois d’avril et les travaux seront achevés avant la fin de l’année. Les parties des mosaïques destinées à la coupole devront être transportées à Belgrade et montées. Au début de la session de la commission, le métropolite de Volokolamsk s’est adressé à l’assistance par ces paroles : « Le projet de l’ornementation de l’église Saint-Sava revêt une grande importance pour le développement des relations traditionnellement fraternelles des Églises orthodoxes russe et serbe, mais aussi des peuples russe et serbe ». Le métropolite a également transmis les salutations du patriarche de Moscou Cyrille, soulignant que celui-ci concevait ce projet comme « la construction de l’amitié éternelle entre les peuples russe et serbe et de la solidarité entre les Églises russe et serbe ». Le métropolite Amphiloque a mentionné que soixante personnes travaillaient actuellement sur les mosaïques, et que 150 artistes en tout participent à cette œuvre, venus de toutes les académies des beaux-arts de Russie. Tous ensemble, ils réalisent une mosaïque qui s’étendra sur 3.500 m2 environ. Le métropolite Amphiloque a remercié l’Église russe par les paroles suivantes : « Notre Église, comme notre peuple, ressent une gratitude exceptionnelle pour cette aide de nos frères de Russie et de l’Église russe. Je pense personnellement que depuis la construction de la basilique Sainte-Sophie à Constantinople, à l’époque de l’empereur Justinien, il n’y a pas eu une telle entreprise dans l’Orient orthodoxe ». Les membres de la commission ont exprimé l’espoir que les travaux principaux sur l’église soient achevés en 2019, à l’occasion du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église serbe. La société russe « Gazprom Neft » a fait un don de 4 millions d’Euros pour la décoration intérieure de la coupole de l’église, dans le cadre de son programme de soutien aux projets humanitaires dans le domaine de la culture et de la préservation du patrimoine historique de la Serbie.

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Staretz Ephrème de Vatopaidi : orthodoxie et Internet

Le développement forcené de la technologie de l’information au cours des deux dernières décennies a vraiment produit des résultats inattendus, dont nous ne pouvions même pas rêver dans les années septante et même dans les années huitante.

L’Internet, le courrier électronique, les ressources Web, les réseaux sociaux: ils font partie de notre vie quotidienne, du travail, de la science, de l’éducation, de l’art et du divertissement. L’Internet nous a permis de réduire ou même d’abolir la distance. Ainsi, les nouvelles peuvent être transmises par Internet d’une extrémité de la terre à l’autre en quelques secondes – nous avons tous eu cette expérience.

Les conversations, parfois même impliquant le contact visuel, se déroulent maintenant sans à-coups, indépendamment de la distance. La seule condition est que l’utilisateur ait accès à Internet. En effet, l’utilisation d’Internet est si simple que tout enfant ou personne âgée peut facilement l’utiliser.

De la même manière, la Parole de Dieu peut être transmise partout dans le monde. De cette façon, ce qui se passe ici à Athènes devant un public de 100 personnes peut être enregistré et envoyé à des milliers, voire des millions d’utilisateurs, ou même transmis en ligne, comme cela se passe maintenant avec notre conférence.

Mais nous devons nous rendre compte que la Parole de Dieu n’est pas une simple parole humaine, mais porte l’Energie Divine, qui peut spirituellement raviver l’homme et vraiment le réconforter – et cela peut se passer par l’Internet. Nous connaissons de nombreux cas où diverses personnes – athées, idolâtres de l’Inde, du Japon et du Népal – ont trouvé l’Orthodoxie par Internet et sont nées à nouveau, parce qu’elles ont trouvé la vérité qu’elles cherchaient dans cette vie; Elles ont trouvé le Christ.

Il n’y a pas si longtemps, l’acteur hollywoodien Jonathan Jackson a visité notre monastère. Je lui ai demandé comment il est devenu orthodoxe. Il m’a dit que l’Internet l’avait beaucoup aidé. D’autre part, grâce à Internet, les chrétiens qui avaient quitté Dieu sont retournés à Lui, se sont trouvés et ont trouvé leur place dans ce monde.

Il y a des gens qui étaient au bord de la frustration absolue et, après avoir écouté quelques entretiens sur Internet, ils ont trouvé la force spirituelle nécessaire et l’espoir, et ils se développent maintenant spirituellement.

Bien sûr, la Parole orthodoxe de Dieu est moins présente sur Internet par rapport à d’autres paroles. Quand je parle d’autres paroles, je parle de la science, de l’économie, de la politique, et même de phénomènes tels que la mode, le show-business ou même certaines ressources corrompues qui, malheureusement, sont souvent visitées.

Il me semble qu’aujourd’hui la Parole de Dieu doit avoir en ligne une présence forte et puissante. La majorité des gens aujourd’hui sont désorientés, tombant constamment dans une impasse. À cette époque, seule la Parole de Dieu peut consoler l’homme, l’informer et lui assurer la possibilité de la vie éternelle. La Parole de Dieu transmise par Internet peut avoir une fonction de guérison pour l’homme.

La création de bibliothèques numériques au contenu pertinent peut et doit être encouragée et multipliée. Le patrimoine et la sagesse des saints Pères, avec leurs textes remarquables, doivent être utilisés autant que possible de la manière la plus moderne et la plus optimale. La numérisation et la catégorisation des saints Pères permettent aux internautes de trouver des textes et des informations sur des sujets qui les intéressent. De plus, la numérisation et la promotion à travers les pages Web de la Parole de Dieu, en particulier les enseignements des saints Pères ainsi que des startsy du XXe siècle apporteront un bénéfice spirituel à nos contemporains.

Le staretz Ephraïm de Katounakia a dit: “Oh, qu’il est dommage qu’il n’ait pas été possible d’enregistrer les paroles du staretz Joseph?” Nous comprenons qu’il est vraiment important que les choses soient dites par des gens qui ont vécu et acquis une expérience personnelle dans le combat spirituel invisible.

Saint Païssios a dit: “Notez tout ce que vous entendez de spirituel, ainsi que l’expérience que vous avez entendue des autres, parce que viendra un moment où cette expérience sera épuisée, et vous aurez une déficience spirituelle.” En effet, au cours des dernières années, la publication de livres de contenu théologique, en particulier en Grèce, mais aussi dans d’autres pays orthodoxes, a connu une forte croissance.

Mais, malheureusement, il y a des orthodoxes qui, en raison des barrières linguistiques, n’ont pas accès à ces précieux textes. En outre, le livre ordinaire, imprimé sur papier, est maintenant dans une grave crise. Dans le même temps, les ventes de livres électroniques sont de plus en plus fréquentes. Par conséquent, nous pouvons dire que nous pouvons utiliser cette tendance. Nous pouvons dire que tout cela est bon et agréable à Dieu, quand tout fonctionne correctement.

Internet est un outil moderne qui favorise la mondialisation. Ceux qui voudraient répandre leurs idées sur l’histoire mondiale, l’économie mondiale, un État mondial et un leader mondial savent comment utiliser l’Internet – et, en fait, ils l’utilisent à un niveau élevé. Pourquoi ne devrions-nous pas, nous orthodoxes, utiliser cet instrument pour promouvoir le rôle mondial de l’Orthodoxie? Pourquoi ne pas l’utiliser pour unir les orthodoxes et leur mission dans le monde connu?

La bonne utilisation de l’Internet dépend de l’utilisateur. Bien sûr, l’Internet ne peut pas remplacer le contact vivant. Bien sûr, personne ne peut atteindre un niveau donné de spiritualité à travers l’Internet seul.

L’Orthodoxie est centrée sur la personne. La priorité va également à la valeur essentielle de la personne, à la personne individuelle. L’Internet est un outil, un instrument qui nous aide et nous est bénéfique – mais pour que les fidèles mènent une vie spirituelle authentique, il est nécessaire qu’ils aient un contact personnel avec leur père spirituel.

De la même manière, il est essentiel de communiquer avec les autres frères, afin de faire l’expérience de l’amour et de participer à tous les Mystères de l’Église. Bien sûr, il y a aussi des cas où l’utilisation excessive d’Internet, même à des fins spirituelles et bonnes, peut créer la dépendance, entraînant un isolement asocial et un effet nuisible sur la personnalité. Ainsi, l’Internet peut avoir des résultats négatifs: au lieu de conduire l’utilisateur à être plus proche de Christ, cela peut, au contraire, le détourner de Dieu. C’est pourquoi nous avons la grande responsabilité de promouvoir et de partager la Parole de Dieu en utilisant les méthodes les plus créatives, les plus utiles et les plus modernes – mais nous devons également informer notre troupeau sur l’utilisation profitable de l’Internet en soulignant tous les effets négatifs que peut engendrer l’utilisation abusive de cette technologie.

C’est l’un des objectifs de notre conférence qui, pour la première fois, se déroule au niveau international pour les orthodoxes. C’est une grande bénédiction que la première de ces conférences ait lieu dans notre pays. Je tiens à remercier les organisateurs: le journal en ligne «Pemptousia», ainsi que les ressources en ligne et «Bogoslov» de Russie. Notre monastère soutient toujours avec beaucoup d’amour et d’intérêt l’activité de l’Institut “Saint Maxime le Grec”. Nous espérons que cette conférence sera en mesure de faire face aux défis du monde moderne et que tous les participants utiliseront ces nouvelles technologies et Internet pour leur bénéfice spirituel.

Le Christ est ressuscité! Je vous remercie.

Version française Claude Lopez-Ginisty d’après Pravmir (reprise discours de Père Ephraim de Vatopaidi à la conférence internationale de mai 2015 à Athènes)

“L’homme cocréateur… mais jusqu’au où” – débat avec le diacre Dominique Beaufils

17273309_10210103145067427_778627795_oLa Fraternité des médecins orthodoxes “Saint Luc de Crimée” organise le 25 mars à partir de 16h une rencontre-débat avec le diacre Dominique Beaufils à l’église Sainte Parascève et Sainte Geneviève (crypte de l’Église St. Sulpice) (35 rue Saint-Sulpice, Paris 6e).

Une liturgie sera célébrée mensuellement à Ankara par un archimandrite du Patriarcat oecuménique

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant : « À partir de ce jour, le 11 mars 2017, le Patriarcat œcuménique, de par sa sensibilité et sa responsabilité pastorales, mais également pour répondre aux demandes relatives, a fixé la célébration, actuellement une fois par mois, de la divine liturgie pour les orthodoxes de différentes nationalités habitant à Ankara, les membres des ambassades des pays orthodoxes, les professeurs d’université, ainsi que d’autres personnes travaillant dans la région. Ces liturgies et d’autres offices seront célébrés par le révérendissime grand archimandrite Vissarion, qui parle la langue russe et qui se rendra à cette fin dans la capitale. Les offices seront célébrés en l’église catholique-romaine de la ville, qui est aimablement mise à disposition des orthodoxes ainsi que d’autres communautés chrétiennes du pays ».

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Les cours de « l’École d’été de musique liturgique » du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Etats-Unis) auront lieu du 9 au 22 juillet 2017

Le directeur de « l’École d’été de musique liturgique » (« SSLM ») du Séminaire de la Sainte-Trinité à Jordanville (Etats-Unis), l’archiprêtre André Papkoff, vice-recteur de la cathédrale de la Protection-de-la-Mère de Dieu à Chicago, a annoncé que les cours concernés auront lieu du 9 au 22 juillet 2017. Trois catégories de cours sont offertes : 1) un cours purement musical (théorie, techniques de direction de chœur, exercices vocaux), 2) cours d’histoire de la musique liturgique russe, 3) cours pratiques destinés à fournir aux chantres les outils nécessaires à la célébration correcte des offices liturgiques selon la tradition orthodoxe russe. Les détails sont disponibles ici (en anglais).

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Le gouvernement hongrois a alloué 8 millions de dollars à la restauration d’églises orthodoxes russes

Le ministère hongrois des Ressources humaines a signé un accord avec le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe concernant l’allocation de 2,4 milliards de florints (environ 8,1 millions de dollars) à la restauration de trois églises dans le pays, dont la cathédrale à Budapest, et à la construction d’une autre église. « Les subsides sont alloués pour la restauration de la cathédrale de Budapest, l’église de la Très-Sainte-Trinité à Milkosc, l’église Saint-Nicolas à Tokaj. En outre, une nouvelle église orthodoxe sera construite à Héviz » selon les informations communiquées par le diocèse mentionné. L’évêque de Podolsk Tikhon, qui administre le diocèse de Hongrie de l’Église orthodoxe russe a déclaré qu’un événement de cette envergure se produit pour la première fois dans l’histoire des relations entre l’Église orthodoxe russe et la Hongrie. « Ce financement est un apport du peuple hongrois non seulement à la restauration d’églises qui sont des monuments culturels et historiques de la Hongrie, mais aussi à la préservation des valeurs chrétiennes traditionnelles en Hongrie et en Europe », a souligné le hiérarque. La première église orthodoxe sur le territoire hongrois a été construit au XVIIIème siècle à Tokaj, où se trouvait une garnison cosaque ; là, sur des terres affermées par les tsars russes, les cosaques récoltaient et traitaient des raisins qu’ils acheminaient ensuite à Saint-Pétersbourg. L’église a été préservée jusqu’à nos jours. Une autre église russe, dédiée à la sainte martyre Alexandra, a été construite en 1803 dans la banlieue de Budapest sur le lieu du décès de la grande-duchesse Alexandra Pavlovna Romanov, fille de l’empereur russe Paul Ier. Plus tard fut constituée la mission ecclésiastique d’Ofen (ancienne appelation de Buda), qui fonctionnait auprès de la mission diplomatique russe et desservait les orthodoxes vivant dans la région.

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Message du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières à l’occasion du centenaire des événements tragiques liés à la révolution en Russie et au début des persécutions religieuses

À l’occasion du centenaire des événements tragiques de révolution en Russie et du début des persécutions religieuses, le Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a publié le message suivant, en date du 10 mars 2017 :
« Bien-aimés frères et sœurs en Christ,
Cette année, le monde entier et en premier lieu nous tous, nous remémorerons de la plus grande tragédie du XXème s. qui a bouleversé le sort de millions de gens. Cette tragédie a touché littéralement chaque famille russe, où qu’elle se trouvât. Nous commémorons maintenant le centenaire de la révolution sanguinaire et destructrice en Russie. En raison de la trahison du gouvernement et des autorités militaires, le Tsar a été contraint d’abdiquer, et il s’en est suivi une chaîne d’événements inévitables : l’effondrement de l’État, la mort en martyr du Tsar lui-même et de la Famille impériale, l’atroce guerre fratricide, les persécutions sans précédent en Russie contre l’Église orthodoxe et la foi en Dieu. En 1909, Pierre Stolypine disait : « Donnez à l’État vingt ans de paix interne et externe, et vous ne reconnaîtrez plus la Russie actuelle ». Mais le premier-ministre russe lui-même ne devait vivre que deux ans encore. Il fut assassiné en présence de son Tsar dans un théâtre de Kiev en 1911. Le fait que la Russie avançait à grands pas, était connu loin des frontières de notre Patrie, et précisément aux États-Unis d’Amérique. En novembre 1914 sortit un numéro spécial de la revue « National Geographic » consacré à la Russie. Les recherches sociales et économiques montraient qu’à la date indiquée par Stolypine, selon les indicateurs fondamentaux, la croissance de la Russie atteindrait un niveau imparable. Seule la révolution, organisée et soutenue par les pays occidentaux l’ont arrêtée. On n’a pas même donné vingt jours de tranquillité à notre Patrie. À ce sujet, il faut se rappeler que le dénigrement constant de la Russie par la « civilisation occidentale » auquel nous assistons aujourd’hui, existait il y a cent ans, voire bien avant. Le monde détestait l’Empire russe, héritier de la sainte Russie orthodoxe. Ni la fidélité de la Russie à ses devoirs en tant qu’alliée, ni la disposition des souverains russes à collaborer n’ont aidé. La déclaration du célèbre homme d’État britannique, Lord Palmerston, est caractéristique : « Comme il est difficile de vivre dans un monde où personne ne fait la guerre contre la Russie ». Cette déclaration remonte au milieu du XIXème siècle mais, malheureusement, est restée inaperçue. Au début même du XXème siècle, le saint hiérarque Macaire (Nevsky), métropolite de Moscou et de Kolomna, avait prévenu : « Nous passons par des temps troublés. Il y a eu en Russie des temps de tribulations, mais ils n’ont jamais été pires que maintenant. Alors, tous étaient pour Dieu, tous souhaitaient savoir ce qui Lui était agréable, mais ce n’est pas le cas maintenant. Alors, tous étaient pour le Tsar. Maintenant, ce n’est plus le cas. Maintenant s’élèvent des voix blasphématoires contre Dieu et des complots contre Son Oint… » Les classes instruites en Russie, éduquées dans les traditions occidentalistes, ont précipité la Russie dans l’abîme, avec une obstination quasi suicidaire, incitant de toutes manières le peuple russe à renoncer à sa foi, à son Tsar et à sa Patrie. Les paroles du psalmiste David viennent à l’esprit : « L’insensé dit en son cœur : il n’y a pas de Dieu » (Ps. 13,1). Mais même dans les temps les plus difficiles des persécutions, le Seigneur n’a pas délaissé Son peuple. Ainsi, cette année, nous commémorons un autre jubilé centenaire, non moins important, celui du rétablissement du Patriarcat en Russie. Cela s’est produit précisément lorsqu’un Primat et intercesseur pour toute l’Église russe était particulièrement indispensable. L’intronisation du saint hiérarque, le patriarche-confesseur de toute la Russie, eut lieu le 21 novembre / 4 décembre 1917 en la Cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou, en la fête de l’Entrée au temple de la Très sainte Mère de Dieu. Mais avant encore, le jour même de l’abdication de l’Oint de Dieu, le Tsar Nicolas Alexandrovitch, le 2/15 mars 1917, la merveilleuse icône de la Mère de Dieu dite « Derjavnaïa » [la Souveraine] est apparue à notre peuple, comme un signe que la Très Pure Souveraine n’abandonnerait pas la Russie souffrante, laquelle était appelée depuis les temps immémoriaux « la Maison de la Très sainte Mère de Dieu ». Maintenant, alors que, comme l’a exprimé le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, « le Seigneur a changé Sa colère en miséricorde à l’égard de la Russie », la Providence a donné la possibilité à tous les Russes de revenir à leurs racines orthodoxes. Il nous est maintenant nécessaire de comprendre notre histoire et les raisons pour lesquelles de lourdes épreuves ont échu à la Russie. L’une des raisons de ces événements tragiques résulte de l’oubli de Dieu et de l’indifférence envers la foi du Christ, ainsi que du rejet du pouvoir établi par Dieu. On ne peut en aucun cas justifier les responsables de cette funeste révolution. L’un des symboles de cette réconciliation du peuple russe avec le Seigneur pourrait être d’évacuer de la Place Rouge les restes du principal persécuteur et bourreau du XXème siècle et de détruire les monuments qui lui sont dédiés. Ce sont tous les symboles du malheur, de la tragédie et de l’effondrement de l’État que Dieu nous avait donné. Il faut agir de même avec les appellations des villes, des provinces, des rues, qui jusqu’à ce jour sont privées de leurs noms historiques. Durant les années de tribulations, l’Église russe hors-frontières a toujours considéré de son devoir sacré d’exprimer toute la vérité sur l’histoire russe, ce qui était impossible dans la Patrie, et avant tout de rappeler au peuple russe le calvaire des Néomartyrs. Ce n’est pas une question politique, comme certains le prétendent, mais c’est une question de conscience spirituelle. Il nous faut connaître le mieux possible l’histoire de l’exploit des Néomartyrs et confesseurs de Russie. Alors, nous l’espérons, l’homme russe lui-même, suivant l’injonction de sa conscience, arrivera à la conviction que dans son pays gardé de Dieu, il n’y a plus de place pour les symboles du pouvoir ennemi de Dieu et pour les noms des athées militants.Il y a dix ans, lors de la grande consécration de l’église du polygone de Boutovo, le métropolite Laure d’éternelle mémoire, s’adressant à l’assistance, déclara : « Ici, la terre est abondamment abreuvée du sang des martyrs et est jonchée de leurs os. Qu’elle soit un l’autel au Christ notre Dieu ! Le prophète s’est exprimé depuis longtemps sur les persécuteurs de l’Église : « J’ai vu l’impie triomphant, il se dressait comme les cèdres du Liban ; quand je suis repassé, voici qu’il n’était plus, je l’ai cherché, et on ne trouvait plus sa place » (Ps. 36, 35-36). Que soit effacé leur souvenir dans les cœurs des hommes, et que l’Église du Christ sur la Terre russe soit affermie dans les siècles ! » Nous appelons tous nos fidèles, tous les orthodoxes russes dans la patrie et dans la diaspora à garder, comme la prunelle de leurs yeux le don que le Seigneur nous a confiés : la sainte foi orthodoxe salvatrice, en se rappelant toujours des paroles du Christ : «Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice… » (Matth. 6,33). Amen.
Avec amour en Christ,
+ HILARION, métropolite d’Amérique orientale et de New York, Primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières
+ MARC, archevêque de Berlin et d’Allemagne
+ CYRILLE, archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale, secrétaire du Synode des évêques
+ GABRIEL, archevêque de Montréal et du Canada
+ PIERRE, archevêque de Chicago et d’Amérique centrale
+ NICOLAS, évêque de Manhattan, secrétaire-adjoint du Synode des évêques

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a établi la liste des initiatives prévues à l’occasion du centenaire du début des persécutions religieuses en Russie

Lors de sa séance du 9 mars 2017, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a approuvé les propositions qui suivent, préparées par le Comité que celui-ci avait constitué le 1er février 2017, afin d’établir le programme des commémorations ecclésiales du centenaire du début des persécutions contre l’Église orthodoxe russe :
1. Célébration de la sainte Liturgie, présidée par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie le 15 mars 2017, jour de l’abdication du saint empereur martyr Nicolas II et de l’apparition de l’icône de la Mère de Dieu « Souveraine », perçue par les contemporains de l’événement comme un signe miraculeux de l’intercession de la Reine du Ciel pour la Terre russe.
2. À l’occasion de la consécration par S.S. le patriarche Cyrille, de l’église de la Résurrection du Christ érigée en mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe et située au monastère stavropégiaque Sretensky à Moscou, qui aura lieu en la fête de l’Ascension du Seigneur, le 25 mai 2017, commémoration, avec la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, du dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe [c’est-à-dire de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou, ndt] et ce
3. Réalisation en 2017, dans la salle des Conciles ecclésiastiques de la cathédrale du Christ Sauveur, d’une conférence thématique scientifique, sa préparation étant confiée aux Académies ecclésiastiques de Moscou et de Saint-Pétersbourg ainsi qu’à l’Université orthodoxe Saint-Tykhon.
4. Célébration, au cours de l’année 2017, dans les diocèses de l’Église orthodoxe russe, d’offices solennels dédiés à la mémoire des nouveaux martyrs et confesseurs, accompagnés de processions, ainsi que de manifestations scientifiques et publiques.
5. Accomplissement de manifestations mémorielles non seulement en 2017, mais les années suivantes également, s’il y a des plans établis aux niveaux locaux, coïncidant en particulier avec les dates rondes du trépas des saints martyrs.
6. Réalisation par le Conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe de la coordination des publications dédiées au centenaire du début des persécutions de l’Église orthodoxe russe.
7. Publication par les Éditions du Patriarcat de Moscou d’un album illustré évoquant l’exploit et la vénération des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
8. Préparation par l’entreprise artistique « Sofrino » de cinq coffrets destinés aux vénérables reliques des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe.
9. Demande aux évêques diocésains de présenter pour le 1er décembre 2017 au Comité d’organisation les informations concernant les manifestations commémoratives ayant eu lieu dans leurs diocèses, pour information de S.S. le patriarche et des membres du Saint-Synode.

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Les mutations en cours de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris – entretien avec Jean-François Colosimo

L’ITO a repris vie, déménage et innove… Entretien avec Jean-François Colosimo, président du conseil d’administration de l’ITO Saint-Serge

En votre qualité de président, pouvez-vous nous dire où en est l’Institut après la crise qu’il a traversée ? 

La transition a été plus aisée qu’on ne pouvait s’y attendre. Nombre d’amis de Saint-Serge, proches par l’histoire ou par l’affinité, mais aussi d’inconnus nous ont manifesté un grand  soutien. Leurs messages, venus de France, d’Europe et d’ailleurs, ont afflué, insistant sur la nécessité que l’Institut continue d’exister comme un bien commun pour les orthodoxes, pour les autres chrétiens, les croyants de fois différentes et, plus généralement, les femmes et les hommes de bonne volonté. Le Père Doyen, Nicolas Cernokrak, en a retiré qu’il nous fallait rouvrir sans tarder. Il a eu raison. Cette année 2016-2017, nous comptons 34 étudiants réguliers répartis dans les trois cycles du cursus, 76 à distance préparant un diplôme dans ce cadre et 16 auditeurs libres au programme fourni. En d’autres termes, nous n’avons pas perdu, ni en rayonnement, ni en recrutement. Mieux, nous sommes en dette par rapport aux étudiants : leur confiance est notre justification.

On reproche parfois à l’Institut une baisse de qualité dans l’enseignement…

Il est sûr que nous pouvons faire mieux, particulièrement en termes de ressources pédagogiques. Une refonte des programmes a d’ores et déjà été entreprise. Une meilleure coordination des contenus est en cours. Une procédure d’évaluation sera installée. Notre maillage avec la mise en réseaux actuelle des universités à l’échelle nationale et européenne est à parfaire. Le chantier doit être permanent, bien sûr… Je crains toutefois que, parfois, on en vienne à mythifier un prétendu âge d’or.  Aujourd’hui, sur quatorze enseignants, dont six membres du clergé, nous disposons de huit docteurs, de deux agrégés et de trois doctorants qui occupent également d’autres fonctions significatives dans des universités, des centres de recherche, des instances œcuméniques, interreligieuses ou culturelles. Pour ma part, la diversité de provenances et d’expériences, d’approches et de talents de mes collègues m’épate. Mais, oui, eux comme moi, nous devons recevoir la critique pour ce qu’elle est, non seulement comme bienvenue, mais encore comme indispensable puisque c’est la notion de service qui nous réunit.

Économiquement parlant, où en êtes-vous ?

Ah, alors là, de manière indiscutable, dans la meilleure tradition de Saint-Serge ! C’est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté. Plus sérieusement, après l’énorme malversation dont nous avons été victimes, nous n’avons plus de réserve financière. En attendant de la reconstituer, nous vivons très chichement, d’échéance en échéance, grâce à nos fidèles donateurs, à nos faibles revenus et à de drastiques économies. Pour votre information, les personnels,  enseignant et éducatif, ont accepté de réduire de moitié leurs émoluments et le plus haut salaire atteint un demi-smic mensuel, soit 570 euros par mois. Mais, pour la plupart, ils reçoivent moins et certains travaillent pour rien. Telle est la réalité. Elle ne nous fait pas peur. Pour autant, nous devons évoluer et nous rétablir. Les membres désormais plus diversifiés du Conseil d’administration nous y aident grandement avec des compétences qui jusque-là  faisaient défaut et ils renforcent ainsi nos capacités de prévision, de contrôle et de décision. La vérité est aussi que trop longtemps nous avons beaucoup demandé et peu démontré. C’est en nous réinventant, en créant des offres nouvelles et en étant plus proches de nos soutiens que nous gagnerons en stabilité et autonomie. Encore une fois, il nous faut nous ouvrir.

Est-ce pour ces raisons que vous quittez le 93 rue de Crimée, votre berceau historique ?

Non. Vous pouvez au contraire imaginer quel poids symboliquement grave revêt une telle décision. Elle répond à une situation d’urgence qui s’impose à nous et qui n’est pas de notre choix. Pour mémoire, le site appartient à l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale et est géré par la Société immobilière Serguievski Podvorie. L’Institut et la paroisse sont locataires mais le bail leur destine la charge financière des gros travaux. Or, la  malformation géologique des sols génère désormais une situation menaçante qui entraîne la détérioration accélérée de bâtiments déjà forts vétustes, le tout provoquant des injonctions des services préfectoraux avec le risque, à terme, d’une évacuation sous contrainte. Ni conflit, ni litige, donc. Tout simplement, l’Institut ne peut faire face aux coûts de rénovation estimés qui correspondent à plusieurs années d’exercices et dont la simple inscription budgétaire devrait causer, en bonne comptabilité juridiquement fondée, une incapacité à poursuivre l’activité au cas où les instances dirigeantes ne prendraient pas les décisions idoines. De quelque manière que l’on se saisisse du problème, nous sommes forcés de déménager. C’est malheureux, mais c’est ainsi.

Pour aller où ?

Diverses pistes sont à l’étude. Dès que l’option finale sera connue, je vous promets de la réserver en exclusivité à Orthodoxie.com.

Vous n’en direz pas plus ?

À grands traits, les dispositifs universitaires à localisations diverses constituent un modèle, la question de l’internat peut être assez facilement résolue et il nous importe par-dessus tout que la vie liturgique, fondement de notre mission théologique, puisse continuer à s’épanouir.  Mais, pour l’essentiel, il serait mortifère de confondre le maintien du patrimoine matériel, les pierres, et la sauvegarde du patrimoine immatériel, l’esprit. Par ailleurs, notez qu’en toute hypothèse, et ce n’est là qu’un paradoxe apparent, le fait que nous quittions le lieu peut permettre à la Société immobilière de mieux le préserver parce que nous libérons par-là, incidemment, son pouvoir d’initiative.  Enfin, c’est bien au terme d’une séquence historique que nous arrivons, mais non pas la fin de l’histoire de Saint-Serge que nous scellons. Le défi n’est pas nouveau. Il nous éprouve depuis quelques années maintenant. Qu’il se précise dans son caractère impératif peut être l’occasion d’une revivification inattendue.

Ce déménagement signifie-t-il un changement de statut ou d’orientation ?

Absolument pas ! C’est un transport physique, en rien un transit spirituel et encore moins un transfert ecclésial. Du point de vue du droit français et européen, l’Institut est un établissement d’enseignement supérieur privé dont l’autonomie est garantie et qui est donc libre de tout assujettissement qui relèverait de surcroît  du régime distinct, spécifique et cultuel de la loi de 1905. Pour autant, l’Institut s’inscrit résolument dans la vie et la communion de l’Église. Par sa genèse, il est lié à l’Archevêché ; par sa tradition, il a Mgr Jean de Charioupolis pour chancelier ; par sa vocation, il s’honore de subsister, comme l’Archevêché et comme Mgr Jean, dans le patriarcat œcuménique, auprès de Sa Toute Sainteté Bartholomée Ier, dans la fidélité à sa personne, à sa vision et à son action.  Pour nous, rien de tout cela n’est appelé à changer, dans tous les cas pas de notre volonté. Enfin, n’oublions pas que l’Institut a toujours été au service du plérôme orthodoxe dans le monde entier, que de nombreux hiérarques comptent parmi ses anciens étudiants, ne serait-ce qu’au sein de l’Assemblée des Évêques de France, Mgr Nestor, Mgr Joseph et, en premier lieu, le Métropolite Emmanuel qui en est le président. Il serait pour le moins curieux que l’on confonde un changement d’adresse avec un changement d’identité !

L’Institut compte cependant innover ?

Oui. Tout d’abord, et sans tarder, l’Institut doit intensément contribuer à la diffusion et à la réception de l’événement décisif qu’est le Saint et Grand Concile qui s’est tenu la Pentecôte 2016 en Crète. Pour le reste, il faudrait un autre entretien afin de détailler les perspectives que nous sommes en train de débattre, jauger et vérifier, mais dont certaines seront effectives dès la rentrée 2017-2018. On peut les rassembler en quatre grandes directions : la formation continue des orthodoxes par des programmes adaptés et décentralisés, d’abord celle du clergé en liaison avec l’épiscopat pour faire face à nos réalités, à commencer par l’encouragement aux vocations, mais aussi  celle du Peuple de Dieu qui a  de vifs besoins et de vraies attentes quant à son intelligence de la foi, et sans oublier une meilleure synergie avec les milieux monastiques pris dans leur spécificité ; l’ouverture soutenue à nos sœurs et frères préchalcédoniens des Églises orientales qui sont dans la tourmente ; l’expertise sur le fait religieux et les mondes orthodoxes à destination des interlocuteurs profanes qualifiés, publics ou privés ; l’action culturelle sur des thèmes qui nous sont propres, de spiritualité ou d’actualité, ainsi que des initiations artistiques, dont le chant liturgique et l’iconographie,  destinée à des publics plus mixtes. Ce sont là des directions, non un programme arrêté ou exhaustif. La certitude est que l’école canonique de théologie, qui reste l’épine dorsale, ne peut que bénéficier d’un environnement et d’un rayonnement plus large. Il va de soi que le dialogue œcuménique, qui est vital, et les dialogues interreligieux, principalement avec le judaïsme et l’islam où nous sommes tributaires d’un certain retard, participent plus que jamais de cette ambition. Nous reparlerons de tout cela en temps donné.

Un mot pour conclure ? 

Je ne vous ai rien dit de bien édifiant. Quoique selon toute vraisemblance je n’ai pas été élu à ce poste pour prêcher, mais pour réformer. Donc, et simplement, gratitude à ceux qui nous comprennent et nous accompagnent. Et, plus largement, à tous, un carême apaisé, recueilli,  priant sur le chemin de la Résurrection.         

Les saints martyrs de Lyon et d’autres saints occidentaux antérieurs au schisme sont introduits dans le calendrier de l’Église orthodoxe russe

Lors de sa session du 9 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a décidé d’introduire dans son ménologe plusieurs saints occidentaux antérieurs au schisme. La commission chargée de l’établissement du ménologe de l’Église orthodoxe russe, créée le 18 septembre 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a constitué une liste des saints anciens qui ont vécu en Occident, sur la base de leur vénération par les orthodoxes des diocèses d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe russe, et également par d’autres Églises orthodoxes locales. Lors de l’examen de la question de l’introduction dans le ménologe de saints ayant vécu en Europe occidentale et centrale avant 1054, la commission a été guidée par les critères suivants : leur confession irréprochable de la foi orthodoxe, les circonstances dans lesquelles a eu lieu leur canonisation ; l’absence de la mention du saint dans des œuvres polémiques ayant pour but la lutte contre l’Église d’Orient et le rite oriental ; leur vénération actuelle dans les diocèses étrangers de l’Église orthodoxe russe et des autres Églises locales orthodoxes. En outre, lors de ce travail, ont été pris en compte les données contenues dans « le ménologe complet de l’Orient » de l’archevêque Serge (Spassky), le rapport du saint hiérarque Jean (Maximovitch) au Synode des évêques de l’Église russe hors-frontières en 1952, les articles de « l’Encyclopédie orthodoxe » [éditée par l’Église orthodoxe russe, ndt], ainsi que le Synaxaire composé par le hiéromoine Macaire (1 et 2) du monastère athonite de Simonos Petras.
Les saints suivants ont été inclus :
• hiéromartyr Pothin, évêque de Lyon et ses compagnons martyrisés avec lui (2/15 juin ; +177)
• martyre Blandine et martyr Pontique de Lyon (2/15 juin ; +177)
• martyr Épipode de Lyon (22 avril / 5 mai ; +vers 177)
• martyr Alexandre de Lyon (24 avril / 7 mai, +vers 177)
• hiéromartyr Saturnin, premier évêque de Toulouse (29 novembre / 12 décembre, +IIIème s.)
• martyr Victor de Marseille (21 juillet / 3 août ; +vers 290)
• martyr Alban des îles britanniques (22 juin / 5 juillet, +IIIème – début IVè s.)
• saint Honorat, évêque d’Arles (16 / 29 janvier, +429)
• saint Germain, évêque d’Auxerre (31 juillet / 13 août, + 448)
• saint Vincent de Lérins (24 mai / 6 juin ; +avant 450)
• saint Patrick, illuminateur de l’Irlande (17/30 mars ; +après 460)
• saint Loup, évêque de Troyes (29 juillet / 11 août ; +479)
• sainte Geneviève de Paris (3/16 janvier ; +512)
• saint Germain, évêque de Paris (28 mai / 10 juin ; +576)
• saint Procope, higoumène de Sazava (Bohême ; 16/29 septembre ; +1053)

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La municipalité de Selivri (Turquie) va reconstruire la maison natale de saint Nectaire d’Égine

Le 20 février 2017, M. Ozcan Isiklar, maire de Selivri (anciennement Sélybrie), une localité de la province d’Istanbul qui jouxte la mer de Marmara en Turquie, a rencontré l’évêque local, le métropolite de Sélybrie Maxime (Patriarcat de Constantinople), afin de l’informer sur les travaux effectués pour reconstruire la maison où vécut St Nectaire d’Égine durant les quatorze premières années de sa vie. St Nectaire naquit dans cette maison le 1er octobre 1846 et partit étudier à Constantinople alors qu’il était adolescent. La maison a été détruite en 1976, mais la municipalité envisage maintenant de la reconstruire, en liaison avec le métropolite Maxime. La maison servira de musée, avec quelques objets de la vie de St Nectaire. On espère que le musée attirera des pèlerins chrétiens orthodoxes et stimulera l’économie locale. Une grande maquette du projet et une photo de St Nectaire ont été installés sur le site du futur musée.

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Le métropolite du Monténégro Amphiloque au sujet de la guerre en Ukraine : « On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! »

Au Monténégro, l’Église orthodoxe prie pour le salut de l’Ukraine souffrante. C’est ce qu’a déclaré le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque dans un entretien avec le correspondant de l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine). « À chaque Liturgie, à chaque proscomédie [préparation des saints Dons pour la Liturgie, ndt], nous faisons une prière spéciale pour S.B. le métropolite de Kiev Onuphre et pour tous les Ukrainiens qui ont préservé la foi orthodoxe authentique », a précisé le métropolite. « Je suis très affecté par ces événements en Ukraine, cette guerre civile fratricide. Je dirai ceci : on peut aspirer à défendre son État, mais on ne peut participer à une guerre fratricide ! On ne peut tuer ses frères et bâtir son avenir sur cela ! » a ajouté Mgr Amphiloque. « Certains diront : puisqu’il est métropolite du Monténégro, qu’il s’occupe des affaires de son diocèse, de son peuple ! Mais je l’ai dit dès mon intronisation : bien que je sois évêque de l’Église du Monténégro, je suis en outre évêque de l’Église orthodoxe autocéphale locale de Serbie. En même temps, je suis évêque de l’Église Une, sainte, catholique et apostolique. Aussi, le métropolite Onuphre et moi-même nous nous trouvons dans la même Église » a poursuivi le métropolite du Monténégro, ajoutant : « S.B. le métropolite Onuphre est un homme humble. Son Église est maintenant crucifiée. Dieu soit loué, car sans cela il n’y a pas de Royaume céleste. C’est ainsi que les évêques doivent faire leur salut. Je ressens, que le métropolite Onuphre a réellement une compréhension ecclésiale profonde de la situation qui s’est créée. Il soutient son pays, son peuple ukrainien, mais il ne se met pas lui-même en opposition au peuple russe. Et là, on peut voir un point commun avec la position du chef de l’Église de Géorgie. Lorsqu’il y avait un conflit entre la Russie et la Géorgie, le patriarche Élie, père spirituel de la Géorgie contemporaine, a rencontré le patriarche de l’Église orthodoxe russe et a contribué à résoudre cette situation. Aucun conflit ne peut être résolu avec les méthodes que nous observons, malheureusement, en Ukraine. De la même façon qu’un Monténégrin ne peut bâtir son bonheur sur la haine envers un Ukrainien ou un Russe, un Ukrainien ne peut construire son avenir sur la haine envers ses frères avec lesquels il vit dans une seule maison, sur la haine envers les Russes et les autres nationalités. Et là, la sagesse est nécessaire aux hiérarques de l’Église. Grâce à Dieu, le métropolite Onuphre dispose d’une telle sagesse. Il montre que la sortie de tout conflit est unique : le repentir, l’amour envers le Seigneur et l’amour fraternel. Pendant le Grand Carême, nous devons développer en nous un tel amour fraternel. Seul celui-ci résout tous ces problèmes » a conclu Mgr Amphiloque.

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Bertrand Vergely : « Saint Macaire » – lundi 13 mars

Bertrand Vergely nous parlera le 13 mars de saint Macaire dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

À Vienne s’est tenu un symposium scientifique international dédié au Concile panrusse de 1917-1918

Du 2 au 5 mars 2017 s’est tenu à Vienne un symposium scientifique international intitulé « 1917-2017 : centenaire du Concile local de l’Église orthodoxe russe », organisé par la Faculté catholique-romaine de l’Université de Vienne avec le soutien du fonds caritatif chrétien Pro Oriente. Ont participé aux travaux du forum des spécialistes de l’histoire de l’Église orthodoxe russe venus de Russie, des États-Unis et des pays européens. Le Comité de rédaction scientifique du monastère stavropégiaque Novospasski de Moscou, chargé de l’édition des documents du Concile de 1917-1918, était représenté par les rédacteurs concernés, G.M. Zapalski (tome « Section monastères et monachisme »), A.G. Kravetzky (tome « Section offices liturgiques, prédication et église », le professeur S.L. Firsov (tome « Section ‘edinoverie’ [vieux-croyants rattachés à l’Église officielle] et vieux-croyants [schismatiques] ; section « Mission interne et externe), et également par le directeur scientifique du projet A.I. Mramornov. Les chercheurs ont fait des communications sur les thèmes des tomes en préparation et ont participé aux discussions, qui ont eu lieu en anglais, russe et allemand. Au cours de la manifestation ont été discutées les questions de l’étude de l’héritage conciliaire. Il est prévu de publier les documents du symposium dans le périodique Ostkirchliche Studien, consacré aux questions de l’histoire de l’Église orthodoxe.

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Les Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem)

winogradskyOrthodoxie.com organise un cycle de conférences données par le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) pour aborder les liens nombreux qui existent de manière contrastée entre les liturgies de la tradition byzantine orientale, les autres traditions orientales (d’expression araméenne) et le “monde de la prière juive”, enracinée dans l’humus sémitique. Quelques points de convergence (Trishagion, Présence divine, Notre Père,… permettant de montrer les parallélismes ancrés dans l’histoire et qui se poursuivent à notre époque. La première conférence aura lieu le mardi 21 mars 2017 à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris.

Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Bénédiction du cimetière militaire russe à Milejczyce (Pologne) rénové après sa profanation

L’évêque de Siemiatycze Georges (Église orthodoxe de Pologne), aumônier militaire, a procédé à la bénédiction du cimetière rénové de l’Armée rouge de Milejczyce qui avait été vandalisé il y a deux ans. En septembre 2015, des inconnus avaient profané 57 tombes dans ce cimetière, où sont inhumés environ 1500 soldats de l’Armée rouge qui avaient combattu sur le front contre l’armée allemande de 1941 à 1944. Le 23 février 2017, le cimetière, rénové, a été béni solennellement. La rénovation du cimetière a été réalisée grâce au soutien financier du fonds caritatif de la Cathédrale maritime Saint-Nicolas à Kronstadt, en Russie, et du Bureau pour la mémoire des soldats tombés au combat, ainsi que d’autres associations de Pologne et de Russie. Après la bénédiction et l’office de requiem, l’évêque Georges a déclaré : « En tant que membre du clergé, en tant qu’évêque, je souhaite condamner ici tout vandalisme. Que Dieu fasse que plus personne ne porte la main sur un lieu où reposent les morts. Les hommes qui se sont endormis ont le droit sacré à la paix, et notre devoir est de respecter ce droit par la prière et le maintien de leur souvenir. Il en était ainsi dans l’Ancien Testament, il en est ainsi dans toutes les religions du monde, et il doit en être ainsi dans le christianisme également. Aussi, je vous remercie tous pour les prières et la rénovation du cimetière et je demande encore une fois que ce lieu soit un lieu de respect et de souvenir et que plus jamais les mains de malfaiteurs ne vienne salir ce saint lieu. Assistaient entre autres à la cérémonie les représentants de l’Ambassade de la Fédération de Russie en Pologne, le directeur du Fonds de la Cathédrale maritime Saint-Nicolas de Cronstadt, le représentant du consulat de Biéorussie à Bialystok et le maire de la commune de Milejczyce, qui a remercié tous ceux qui étaient venus à la bénédiction solennelle de ce saint lieu et ont rendu honneur aux militaires inhumés.

Sources : 1 et 2

Dimanche de l’orthodoxie à Munich

Le dimanche de l’orthodoxie, à la veille du début de la session de la Conférence des évêques orthodoxes d’Allemagne, a eu lieu en la cathédrale des saints Néomartyrs et Confesseurs de Russie à Munich (Église orthodoxe russe hors-frontières) la concélébration de la sainte Liturgie par les évêques qui accomplissent leur ministère en Allemagne,. L’office était présidé par l’archevêque de Berlin et d’Allemagne, recteur de la cathédrale, assisté par le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Isaac (Patriarcat d’Antioche), le métropolite d’Europe centrale et du Nord Séraphim (Patriarcat de Roumanie), l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Théophane (Patriarcat de Moscou), l’évêque de Francfort et d’Allemagne Serge (Église orthodoxe serbe), l’évêque de Stuttgart Agapit (Église russe hors-frontières) et l’évêque de Brașov Sofian (Patriarcat de Roumanie), ainsi que des prêtres et des diacres des Églises russe, serbe et roumaine. Le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Augustin (Patriarcat de Constantinople) a prié dans le sanctuaire. De nombreux fidèles ont communié. À l’issue de la divine liturgie a été célébré l’office de l’orthodoxie. Lors du repas qui a suivi, les évêques et les paroissiens de la cathédrale ont eu la possibilité de communiquer avec les évêques dans une atmosphère détendue. Dans son allocution, le président de la Conférence épiscopale d’Allemagne, le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Augustin, a mentionné que la famille traditionnelle et les valeurs familiales traditionnelles étaient l’objet d’attaques particulières en Europe, et a invoqué la bénédiction divine sur les familles présentes. Le soir du même dimanche, en l’église grecque de Tous les Saints de la ville a eu lieu la rencontre désormais traditionnelle des chœurs des différentes paroisses orthodoxes de Munich.

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Dimanche de l’orthodoxie à Jérusalem

Le 5 mars, dimanche de l’orthodoxie, le patriarche de Jérusalem Théophile, assisté de sept évêques et de plusieurs prêtres et diacres, a célébré la liturgie en la basilique du Saint-Sépulcre. À l’issue de l’office, le patriarche a célébré l’office de l’orthodoxie. On peut visionner ici un court film vidéo de la procession autour du « Kouvouklion ».

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Pour la première fois, le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique a consacré cinq diaconesses

article_28080_1526481Le 17 février, à Kolwezi (République démocratique du Congo), le patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Théodore II, a consacré pour la première fois cinq diaconesses. Il s’agit de trois moniales et de deux catéchètes. Elle assisteront le travail missionnaire de la métropole du Katanga, notamment pour le baptême des adultes, les mariages et la catéchèse. C’est le 16 novembre dernier, que le Saint-Synode du Patriarcat d’Alexandrie a décidé d’ouvrir la réflexion sur la restauration de l’ordre des diaconesses, lequel existait lors des premiers siècles du christianisme. Le rôle des diaconesses est discuté, il était différent dans l’histoire de celui des diacres (voir ici et ).

Sources (dont photographie): Patriarcat d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Basilica.

Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté à l’office du Dimanche de l’orthodoxie à la laure des Grottes de Kiev

Les ambassadeurs et les diplomates de neuf États orthodoxes ont assisté, le 5 mars, à l’office du Dimanche de l’orthodoxie en l’église des saints Antoine et Théodose, dite « du réfectoire », de la laure des Grottes de Kiev. La sainte Liturgie et l’office de l’Orthodoxie étaient présidés par le métropolite de Kiev Onuphre, primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Après la lecture de l’Évangile, le métropolite s’est adressé aux fidèles par une prédication. Comme l’a mentionné l’archipasteur, le premier dimanche du Grand Carême, qui s’appelle le dimanche du « Triomphe de l’orthodoxie », des prières spécifiques sont élevées dans les églises orthodoxes du monde entier, « dans lesquelles nous rendons grâces à Dieu pour nous avoir aidés à préserver la foi orthodoxe dans des temps difficiles ». Mgr Onuphre a évoqué les persécutions des chrétiens pendant les trois premiers siècles et les hérésies qui sont apparues dans l’Église. C’est elle qui convoqua les Conciles œcuméniques, au nombre de sept, afin de condamner tous les enseignements erronés sur la nature du Christ, les hypostases de la sainte Trinité, la Mère de Dieu, la vénération des icônes et d’autres encore. « Sous l’impératrice Théodora, en 867, a triomphé la pureté de la foi et fut institué le Triomphe de l’orthodoxie. Depuis cette époque, est célébré un office d’actions de grâces le premier dimanche du Grand Carême, dans toutes les églises orthodoxes. Nous rendons grâces au Créateur pour nous avoir permis d’être au nombre de ceux qui Le confessent correctement. Que le Seigneur nous aide à préserver la pureté de la Foi orthodoxe. Nous devons la transmettre à nos descendants telle que nous l’avons reçue. Nous rendons grâces à Dieu d’être des membres de l’Église orthodoxe et de confesser la foi orthodoxe » a déclaré le primat. Concélébraient avec le primat lors de la sainte Liturgie le métropolite de Vychgorod et Tchernobyl Paul, supérieur de la Laure de Kiev, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, l’archevêque Gourias (Kouzmenko), l’archevêque de Boutchan Pantéléimon, l’archevêque de Makarov Hilaire, les prêtres de la Laure. De nombreux fidèles assistaient à l’office, dont les ambassadeurs et diplomates des États dont la majeure partie de la population est orthodoxe, à savoir la Fédération de Russie, la Biélorussie, la Géorgie, la Roumanie, la Grèce, la Moldavie, la Bulgarie, la Serbie et la Macédoine.

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Le 9 mars, jour de la fête des Quarante martyrs, seront commémorés dans les églises roumaines ceux qui ont souffert à l’époque communiste

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant : « Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie a proclamé l’année 2017 « année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie à l’époque communiste », tandis que le parlement roumain a adopté la loi N°247/2011 déclarant le jour du 9 mars « Jour des prisonniers politiques anti-communistes de la période 1944-1989 », ce qui a fait l’objet d’une publication dans le journal officiel N°864 du 8 décembre 2011, précisant que la date de commémoration de ceux qui sont morts en tant que combattants contre le communisme serait le 9 mars de chaque année, jour de la fête des saints 40 martyrs de Sébaste. Le Patriarcat de Roumanie a transmis aux centres diocésains l’instruction de célébrer ce jour des offices de requiem pour ceux qui ont souffert à l’époque du communisme athée, défendant la foi en Dieu et la dignité du peuple roumain. Cette commémoration comprend une ecténie pour les héros, les soldats et les combattants roumains, ainsi que l’office de requiem pour les héros ».

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Une grande église orthodoxe est consacrée en Tchétchénie

L’église de la Nativité du Christ à Naurskaïa, en Tchétchénie, a été consacrée le 5 mars 2017 par l’évêque de Makhatchala et Grozny Barlaam, en présence du représentant du ministère de la politique nationale et d’autres officiels. L’église de la Nativité du Christ a été ouverte au printemps 2015, mais des travaux de finitions étaient encore en cours. Désormais, l’édifice sera pleinement fonctionnel. Jusqu’à 2015, la paroisse orthodoxe à Naurskaïa était abritée dans les anciens locaux du club local. L’église abrite 350 paroissiens. C’est la deuxième église par sa grandeur après celle de Grozny. Près de 1500 personnes sur 9800 qui habitent le centre de Naurskaïa, sont orthodoxes. Le financement de la construction de l’église a été offert par le directeur de la « Compagnie russe du cuivre », Igor Altouchkine. Le projet et la construction ont été effectués par des spécialistes d’Ekaterinbourg. L’iconostase a été peinte dans le style byzantin par les sœurs du monastère de Novo-Tikhvinsk à Ekaterinbourg. La nouvelle église a été construite précisément à l’endroit où se trouvait l’ancienne église détruite en 1936 par les bolcheviques. Il y a plusieurs paroisses orthodoxes sur le territoire de la Tchétchénie, dont une église en construction dans la localité de Chelkovskaïa. Selon certaines statistiques, le nombre total des habitants orthodoxes de Tchétchénie serait d’environ 17.000 personnes.

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Stage “Prière de coeur” avec le père Gérasime (skite Sainte-Foy) (1er et 2 avril)

Un stage sur la prière de cœur avec le père Gérasime est organisé du 1er au 2 avril 2017. Un engagement personnel et spirituel est souhaité pour ce stage. Le stage est entrecoupé des offices monastiques orthodoxes. Début du stage le samedi 1er avril (accueil à partir de 9h) à 10 h et la fin du stage le dimanche 2 avril vers 18h. Pour savoir plus sur le skite Sainte-Foy vous pouvez télécharger le dépliant au format PDF.
Lieu :  “Maison du Levain” dans le Gard – près d’Alès
8 rue Jules Guesde – La Levade
30110 La Grand’Combe
Tél : 04 66 45 42 93

Dimanche de l’orthodoxie à Constantinople

Le 5 mars 2017, dimanche de l’orthodoxie, la divine liturgie a été célébrée en la cathédrale patriarcale Saint-Georges de Constantinople par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des membres du Saint-Synode. Au cours de l’office a eu lieu le sacre épiscopal de l’évêque d’Eucarpie Hiérothée, supérieur du monastère Sainte-Irène-Chrysovalantou à Astoria (New York). On peut voir ici de nombreuses photos de la liturgie, du sacre épiscopal et de la procession avec les icônes à l’occasion du dimanche de l’orthodoxie.

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Dimanche de l’orthodoxie à Athènes

Le dimanche de l’orthodoxie a été fêté en la cathédrale métropolitaine de l’Annonciation à Athènes en présence du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos. La divine liturgie était présidée par l’archevêque d’Athènes Jérôme, assisté des métropolites de Dimitrias Ignace, d’Hydra Éphrem, du Pirée Séraphim, d’Édesse Joël, d’Éleuthéroupolis Chrysostome, de Kozani Paul, d’Alexandroupolis Anthime, de Neapolis Barnabé, et de l’évêque de Methoni Clément. Assistaient notamment à l’office le ministre de l’instruction publique M. Gavroglou, le responsable du domaine de l’éducation et de la religion au sein du parti de la Nouvelle Démocratie M. Fortsakis, les représentants de l’armée, de la marine et de la police, ainsi qu’un grand nombre de fidèles. Avant la fin de la liturgie a eu lieu la procession des saintes icônes, présidée par l’archevêque Jérôme, en mémoire du rétablissement de la vénération des icônes à Constantinople en 843.

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Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, il n’y a pas de limite insurmontable »

Le 3 mars 2017, vendredi de la première semaine du Grand Carême, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a célébré la Liturgie des Présanctifiés en l’église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste, à Moscou. À cette occasion, il a prononcé l’homélie suivante : « Lors de la première semaine du Grand Carême, nous écoutons avec une attention spécifique les paroles du Grand Canon, qui est lu du lundi jusqu’au jeudi dans toutes les églises de l’Église orthodoxe russe. Nous nous tenons avec une piété particulière devant le Seigneur Jésus-Christ, qui se donne à nous dans les Saints Dons au cours de la Liturgie des Présanctifiés. Celle-ci est célébrée les mercredis et les vendredis durant les six premières semaines du Grand Carême, afin que nous ayons la possibilité de nous renforcer sur la voie du repentir. La sainte Église a institué cet office liturgique particulier afin que nous puissions, les jours du Grand Carême, communier plus souvent aux saints Mystères du Christ. La Liturgie complète, que ce soit celle de saint Basile le Grand, qui a un caractère solennel spécifique, ou celle de saint Jean Chrysostome (qui est célébrée tous les dimanches et les jours de semaine de l’année liturgique en dehors du Grand Carême et de ces cas particuliers où est célébrée la Liturgie de saint Basile le Grand) a un sens absolument particulier. Pour ce qui est de la Liturgie des Présanctifiés, nous communions aux Saints Dons, consacrés lors de la précédente Liturgie dominicale. Pour cette raison, cette Liturgie est dédiée à la vénération des Saints Dons déjà consacrés, qui se trouvent au début sur l’autel de la prothèse, et sont ensuite transférés sur l’Autel principal. Dans de nombreuses prières et hymnes de la Liturgie des Présanctifiés, nous entendons que les puissances célestes concélèbrent maintenant avec les hommes sur terre, adorant le Seigneur Jésus Christ, qui est présent parmi nous dans Ses Saints Dons. C’est ce qui est dit dans l’hymne chanté lors de la Liturgie des Présanctifiés au lieu de l’hymne des Chérubins : « Maintenant les puissances des cieux célèbrent invisiblement avec nous, car voici que s’avance le Roi de Gloire, voici que s’avance avec son escorte le sacrifice mystique déjà accompli ». Cet hymne, comme les autres prières de la Liturgie des Présanctifiés, indique pour nous la présence invisible, lors de l’office divin, de notre Seigneur Jésus-Christ, de Sa Très pure Mère, des puissances célestes. Ce n’est pas un hasard si les murs de nos églises sont ornés de fresques avec la représentation du Sauveur, de la Très sainte Mère de Dieu, des anges et de nombreux saints, ils sont tous présents parmi nous lors de l’office divin. Les gens posent souvent la question : que les attend-il après la mort ? Tous ne croient pas en l’immortalité de l’âme et ne peuvent imaginer que, après le passage dans l’autre vie, nous rencontrons nos proches et ces saints dont nous lisons la vie maintenant, que nous prions, dont nous voyons les représentations sur les icônes. Nombreux sont ceux qui ne croient pas que, après notre mort, c’est le Seigneur Jésus-Christ Lui-même qui vient à notre rencontre. Au moment de sa mort, la Mère de Dieu a transmis son âme entre les mains de Son Fils. Sur l’icône de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, nous la voyons sur le lit de mort, et le Seigneur Jésus-Christ qui tient l’âme très pure de Celle-ci à l’instar d’un petit enfant. L’image de la Dormition témoigne du fait que la mort est un passage dans la vie éternelle. Le Seigneur attend chacun de nous sur le seuil de la mort, et Il est prêt de venir à la rencontre de l’âme de chacun d’entre nous et à la tenir dans Ses mains tout comme un petit enfant, afin qu’ayant achevé notre vie terrestre, nous commencions la voie vers la vie éternelle. Lorsque nous accomplissons l’office à l’église et prenons conscience qu’avec nous, dans celui-ci, participent tous les saints et les anges, nous comprenons qu’il n’existe pas de limite infranchissable entre le monde terrestre et le Royaume des cieux, là où il n’y a ni douleur, ni tristesse, ni soupir, mais la vie sans fin, là où règne le Seigneur Lui-même avec la Très sainte Mère de Dieu et tous les saints. La sainte Église, par l’office, nous donne la possibilité, dès cette vie, d’être en contact avec la vie du siècle à venir, pour ainsi dire de regarder par la fenêtre et de voir ce qui nous attend de l’autre côté du seuil de la mort, de faire connaissance des saints que nous rencontrerons immanquablement dans le monde d’en-haut, si nous avons au préalable mené une vie chrétienne. Aux jours de la sainte Quarantaine, prions le Seigneur, afin que par l’exploit de la tempérance, Il purifie notre corps, et que par l’exploit du repentir, Il purifie notre âme. Afin que le Sauveur aimant nous rende dignes ici, sur la terre, de fêter la lumineuse Résurrection du Christ. Et afin que, dans le siècle à venir, nous soyons jugés dignes d’aller à la rencontre du Seigneur Jésus-Christ Lui-même et avec Lui, de la Très sainte Mère de Dieu, des saints anges et de tous les saints. Amen ».

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Le patriarche de Roumanie Daniel : « Les icônes sont le témoignage de la foi véritable »

L’Orthodoxie n’est pas seulement vraie, elle est également belle, a déclaré le patriarche aux fidèles rassemblés à la cathédrale patriarcale de Bucarest. Le patriarche a souligné que ce dimanche, celui de l’Orthodoxie n’est pas seulement le dimanche de la vraie foi, mais aussi celui de la beauté non éphémère de la gloire de la Très sainte Trinité, de la Mère de Dieu et de tous les saints du Royaume céleste. C’est le dimanche de la gloire du Royaume de Dieu, le dimanche de la joie des anges et des saints, a ajouté le primat. Qualifiant les icônes de « fenêtres ouvertes vers le royaume de l’amour éternel de Dieu et de la gloire de la Très sainte Trinité », le patriarche a expliqué que les processions de ce jour sont accomplies avec beaucoup de joie, étant le témoignage de la foi. Lorsque nous confessons la vraie foi, les cieux s’ouvrent à nous pour goûter d’avance la joie du Royaume de Dieu, la lumière de la lumière non éphémère, la béatitude de la béatitude éternelle du royaume des cieux. C’est cela l’Orthodoxie, a déclaré le patriarche. Cette homélie a été prononcée le 5 mars 2017, au cours de la sainte Liturgie célébrée par le primat en la cathédrale patriarcale, étant assisté de l’évêque Varlaam de Ploieşti, vicaire patriarcat, et de l’évêque Timothée de Prahova, évêque vicaire de l’archevêché de Bucarest. Faisant référence à la fête, le patriarche Daniel a souligné qu’en ce jour nous commémorons la victoire de l’Église sur toutes les hérésies ainsi, qu’avant tout, la vénération des saintes icônes. Une grande partie de l’homélie a été dédiée aux icônes et à leur signification pour la vie des fidèles. Le patriarche a expliqué que les représentations iconographiques ne sont pas une simple parure esthétique, un décor. Il a insisté sur le fait que les icônes sont une nécessité, une façon liturgique de témoigner de la Vérité, une forme de témoignage de la foi droite. L’icône, a continué le primat, est le témoignage de la vérité de l’Incarnation, de la mort et de la Résurrection du Christ et la proclamation de Sa gloire éternelle qu’Il partage avec ceux qui croient en Lui. Les icônes sont une forme liturgique de témoignage silencieux, mais constant de la vérité selon laquelle le Fils de Dieu invisible s’est fait visible ; l’Éternel s’est fait homme mortel afin que par la mort et la résurrection Il nous accorde la vie nouvelle éternelle. Par l’icône, nous témoignons la vérité de l’incarnation et du devenir homme du Fils éternel de Dieu, afin que les hommes se déifient par la grâce. Les icônes ont aussi un rôle pédagogique. Elles nous acheminent vers le Royaume de Dieu, le but ultime de nos vies. Les icônes nous montrent la gloire du Royaume céleste comme notre but ultime, a continué le patriarche de Roumanie, qui a expliqué que l’homme n’était pas fait pour la tombe, mais pour la vie éternelle céleste dans le royaume de Dieu, vers lequel il doit se diriger. Dans l’icône, nous voyons le Ciel uni à la terre. Dans l’icône n’est pas uniquement peinte l’image du corps humain, mais aussi la gloire du Royaume céleste, soit par le fond doré de l’icône, soit par le nimbe de lumière entourant l’image des saints. Ainsi, il est insuffisant de dire que l’icône est la fenêtre vers le ciel, il faut que nous soulignions que l’icône est la fenêtre vers le Royaume des cieux, vers la gloire éternelle, incréée, du Royaume de Dieu. Le dimanche de l’Orthodoxie constitue aussi un anniversaire pour le patriarche de l’Église de Roumanie. Il y a 27 ans, le 4 mars 1990, le patriarche Daniel recevait le sacre épiscopal en la cathédrale de Timişoara. Environ trois décennies après cet événement, le patriarche Daniel, a marqué ce moment par la prière, en célébrant la sainte liturgie en la cathédrale patriarcale.

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Le dernier clerc de la Mission ecclésiastique russe à Pékin est décédé

Le protodiacre Evangel Lu, dernier clerc de la de la Mission ecclésiastique russe à Pékin, est décédé à Changhaï, des suites d’une longue maladie. Le décès a été annoncé par le recteur de la paroisse des saints Apôtres Pierre et Paul à Hong Kong, le père Denis Pozdnyayev. « Le père Evangel a été ordonné en 1950 par le chef de la Mission russe en Chine, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor (Svyatine) », a déclaré le père Denis. Il a ajouté que le protodiacre « vivait à Changhaï comme retraité, participant aux offices de la communauté orthodoxe chinoise, notamment lors des visites en Chine du patriarche Cyrille et du métropolite de Volokolamsk Hilarion. En 2008, le père Evangel, à l’occasion du cinquantenaire de l’Église orthodoxe autonome de Chine, a été décoré de la médaille de saint Serge de Radonège ». « La mémoire du protodiacre Evangel nouvellement décédé restera dans les cœurs de ceux qui l’ont connu, de la communauté orthodoxe de Changhaï, comme étant l’un des confesseurs de la foi. Mémoire éternelle au protodiacre Evangel nouvellement décédé ! », a dit le père Denis. La Mission ecclésiastique russe de Pékin a été créée en 1712, d’un commun accord entre l’empereur Pierre le Grand et l’empereur de Chine Kangxi. Jusqu’en 1950, elle était le centre spirituel de l’Église orthodoxe en Chine. En 1956, l’Église orthodoxe russe a accordé l’autonomie à l’Église orthodoxe de Chine, créée par les soins des missionnaires russes. À cette époque, il y avait plus de 100 églises orthodoxes en Chine. Selon les estimations de l’Église orthodoxe russe, environ 13.000 chrétiens orthodoxes vivent actuellement en Chine. Sur la Mission orthodoxe russe, regardez notre documentaire !

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque : « Le slogan : une Église indépendante pour un pays indépendant est anti-évangélique »

Dans une interview à l’Union des journalistes orthodoxes (Ukraine), le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe), a déclaré que lors du Grand Concile qui s’est déroulé en 2016 en Crète, la question de l’ethno-phylétisme, à savoir la préférence accordée aux intérêts nationaux sur ceux de l’Église, a fait l’objet d’une attention particulière. « Le Grand Concile en Crète a confirmé le Concile de Constantinople de 1872, au cours duquel a été condamné l’ethno-phylétisme comme un venin de serpent qui détruit l’Église. Cette confirmation a eu lieu sur proposition du patriarche Irénée et de notre délégation [i.e. de l’Église orthodoxe serbe], et le Concile de 1872 a reçu le statut de concile d’importance œcuménique ». « Que cela signifie-t-il ? Personne, dans le monde orthodoxe, n’identifie la nation et l’Église, l’État et l’Église. C’est une hérésie, un mensonge contre l’Église. Le slogan selon lequel chaque État indépendant et chaque nation doivent avoir leur propre Église, est dans son essence, anti-évangélique », a déclaré le hiérarque. « L’Église respecte tant la nation ukrainienne que la nation monténégrine. Mais l’Église a une structure unique : elle est plus ancienne que tous les États, et nul n’a le droit de se mêler de l’organisation des Églises locales autocéphales. Il s’agit de leur affaire interne », a-t-il ajouté.

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L’institution dans laquelle les Bulgares ont le plus de confiance est L’Église orthodoxe

Selon un récent sondage sur l’attitude des Bulgares envers les différentes institutions, ceux-ci ont le plus de confiance envers l’Église, les organisations politiques venant en dernier. Le rapport de l’Institut pour une société ouverte à Sofia, daté du 28 février, sur l’opinion publique nationale, montre que 55% des sondés ont confiance dans l’Église orthodoxe de Bulgarie. Le même pourcentage de fait confiance à l’Union européenne, tandis que 31% sont défiants, et 30% ne font pas confiance à l’Église. Selon le recensement de 2011, 59.4% des Bulgares sont membres de l’Église orthodoxe, ce qui veut dire que la vaste majorité des chrétiens orthodoxes bulgares font confiance à leur Église. Le sondage a été effectué entre le 22 avril et le 14 mai 2016, auprès de 1197 adultes bulgares par l’Institut pour une société ouverte.

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Podcast vidéo – Bertrand Vergely : « Jean Chrysostome » – lundi 6 février

Bertrand Vergely nous a parlé le 6 février de saint Jean Chrysostome dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Célébration de la fête de saint Nicolas Planas à Sartrouville (Yvelines), le 5 mars

saint_nicholas_o_planasLa paroisse de la Présentation du Sauveur au Temple à Sartrouville, dans les Yvelines (Métropole grecque de France, Patriarcat œcuménique), qui détient des reliques de saint Nicolas Planas, célèbrera solennellement la fête de ce saint (mort en 1932, reconnu saint par le Patriarcat de Constantinople en 1992, fête fixée au calendrier liturgique le 2 mars) le dimanche 5 mars, premier dimanche du grand Carême cette année et Dimanche de l’orthodoxie.
La divine liturgie sera suivie d’une artoclasie (bénédiction des pains) et d’un office d’action de grâce auprès des reliques de saint Nicolas Planas. Un buffet sera servi aux fidèles à l’issue de l’office, dans la salle paroissiale. Matines, suivies des laudes : à 9 h 30. Divine liturgie : vers 10 h 15. Adresse : 100, avenue Maurice Berteaux – 78500 Sartrouville.

En Bulgarie, premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogutchar

Le premier anniversaire de la canonisation de saint Séraphin, archevêque de Bogoutchar et thaumaturge de Sofia, a été célébré le 26 février 2017, dimanche de la tyrophagie. L’archevêque Séraphin a été ajouté au synaxaire des Églises russe et bulgare en 2016. Avec la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Néophyte de Bulgarie, la Divine liturgie a été célébrée à la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski par le métropolite Nicolas de Plovdiv, en concélébration avec l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié (Église orthodoxe russe), plusieurs hiérarques bulgares, de nombreux clercs et moines, dont l’archimandrite Philippe (Vassiltsev), recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Le Patriarche Néophyte de Bulgarie assistait à l’office, célébré en présence de l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Bulgarie, A. A. Makarov, de l’ambassadeur de Biélorussie en Bulgaire, V. A. Voronkovitch, de l’ancien premier ministre de la République de Bulgarie, G. Bliznachki, du président de la Société athonite des Balkans, A. V. Kristov. La liturgie était chantée par le chœur mixte de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevski, sous la direction de Dimitri Dimitrov, et par le chœur de chambre masculin « Résurrection », de Dniepropetrovsk, sous la direction d’A. Voskressenskaïa. Après la liturgie, le Patriarche Néophyte a prononcé une homélie, souhaitant à l’assistance une bonne fête et remerciant Dieu d’avoir donné un nouvel intercesseur à l’Église orthodoxe. L’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Polié a salué Sa Sainteté et offert au Primat de l’Église bulgare deux encolpions et une croix pectorale réalisés par les artisans du diocèse de Tikhvine. Le même jour, avec la bénédiction de S. S. le Patriarche Néophyte, l’évêque Arsène de Znepolska, membre de la commission mixte des Églises orthodoxes russe et bulgare pour la canonisation de l’archevêque Séraphin de Bogoutchar, a présidé la liturgie à l’église Saint-Nicolas, métochion de l’Église orthodoxe russe à Sofia. Il concélébrait avec le hiéromoine Zotik (Gaevski), secrétaire de la Représentation du Patriarche de Moscou et de toute la Russie auprès du Patriarche de Bulgarie, l’archimandrite Théophane (Dinovski), l’économe stavrophore Syméon Mintchev, et d’autres clercs de Sofia. S. S. Charenkova, présidente du Forum « Bulgarie-Russie », les participants de la conférence consacrée à l’anniversaire de la canonisation de saint Séraphin de Bogoutchar assistaient à la liturgie. Après l’écténie instante, l’évêque Arsène a prononcé la prière pour l’Ukraine. L’office était chanté par le chœur de la paroisse Saint-Nicolas, l’évangile était lu en bulgare. A midi, après les deux liturgies, le Patriarche Néophyte a célébré un office d’intercession devant les reliques de saint Séraphin à la crypte de l’église Saint-Nicolas. Il concélébrait avec le métropolite Nicolas de Plovdiv, l’évêque Mstislav de Tikhvine et de Lodeïnoe Poli et plusieurs hiérarques, ainsi que l’archimandrite Philippe, recteur du métochion, et le clergé des églises de Sofia. Sa Sainteté a béni une icône de saint Séraphin qui sera placée au-dessus du tombeau du saint. La prière à saint Séraphin a été lue par le métropolite Nicolas de Plovdiv. Des offices d’intercession ont été célébrés toute la journée devant les reliques.

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Bertrand Vergely : « Grégoire Palamas » – lundi 6 mars

Bertrand Vergely nous parlera le 6 mars de saint Grégoire Palamas dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Des savants américains ont reproduit l’acoustique exacte des anciennes églises byzantines

Des savants américains ont réalisé une reproduction exacte de l’acoustique des anciennes églises byzantines, et un auditoire de Los Angeles a écouté l’hymne acathiste dans un environnement acoustique authentique, comme si l’on était présent à l’église Sainte-Sophie de Thessalonique. Des centaines de personnes se sont rendues à la grande salle située sur la Normandy Avenue dans le centre de Los Angeles et ont écouté avec grande attention et recueillement l’Acathiste exécuté par quatre chantres. L’effet spectaculaire de l’exécution n’était pas dû cette fois au talent des chantres seulement, mais aussi à la magnifique acoustique de l’ancienne basilique Sainte-Sophie de Thessalonique, que l’on a réussi à reproduire à l’aide des technologies audio contemporaines. Cette réalisation étonnante a été obtenue grâce au travail de deux professeurs qui travaillent à recréer les espaces et les moyens acoustiques des anciens édifices. « Nous créons ce que j’aime appeler une « photocopie acoustique », a déclaré Chris Kyriakakis, professeur d’ingénierie électrique et directeur du Laboratoire immersif audio de l’Université de Californie du Sud. « Lorsque vous avez cela, vous avez capturé l’âme d’un bâtiment ». Le récital de Los Angeles, qui a eu lieu dans la salle de l’église orthodoxe Sainte-Sophie a été le premier cas de mise en pratique par les savants de la copie acoustique destinée à la reconstitution de l’atmosphère sonore d’un ancien édifice devant un auditoire. Malgré la publicité modeste et la très courte durée de la prestation, 700 personnes étaient réunies pour cet événement. La musique et le chant liturgiques constituent une partie très significative de l’office divin dans l’Église orthodoxe et c’est pour cette raison qu’il est si important lors de leur exécution dans des salles ordinaires de reproduire impeccablement le milieu sonore, « l’écologie acoustique » des volumes des églises, afin de faire parvenir jusqu’aux auditeurs toute la profondeur et la haute spiritualité de ces œuvres. « Ces édifices ont été ici pendant des milliers d’années et, espérons-le, ils le seront pendant des milliers d’années encore. Mais il n’est pas exclu qu’ils disparaissent ». L’objet du projet est précisément de conserver le trésor principal des églises que les historiens ne remarquent pas habituellement, à savoir leur expérience sonore. Chris Kyriakakis et Sharon Gerstel, professeur de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), espèrent que les résultats de leurs recherches aideront le public mondial à prendre conscience de l’importance de l’atmosphère sonore des anciennes églises en tant que part éminente du patrimoine historique. L’initiative du projet revient à Sharon Gerstel, professeur d’histoire de l’art, qui a étudié l’architecture byzantine et qui a eu cette idée, lorsqu’elle a lu dans le New York Times un article sur les recherches du professeur Kyriakakis dans le domaine de l’audio immersif. Elle lui a alors immédiatement proposé l’idée d’un projet et d’un voyage communs en Grèce. Kyriakakis a accepté volontiers la proposition, d’autant plus qu’il avait été baptisé précisément en l’église Sainte-Sophie de Thessalonique, raison pour laquelle il considéra le projet comme son devoir spirituel. « Je considère que notre projet est une expédition historique. Je crois en l’utilisation de la science contemporaine pour dévoiler le passé », a-t-il déclaré. Les deux savants de « l’expédition » ont pu enregistrer les sons dans neuf églises grecques-orthodoxes, utilisant sept appareils d’enregistrement hauts de gamme pour capturer les voix des chantres. L’information acoustique peut ensuite être stockée numériquement et être relayée par des haut-parleurs afin de recréer les sons enregistrés. Sharon Gerstel dit que la combinaison de l’impression visuelle émanant de la représentation des saints sur les icônes et le chant avec les effets acoustiques changent les réactions neurologiques chez l’auditeur, et c’est précisément cette impression que l’on obtenait dans les anciennes églises orthodoxes grecques. « Lorsque vous entendez et voyez simultanément, votre corps ressent une expérience très forte », dit encore Gerstel. « C’est essentiel dans la réponse émotionnelle à l’office liturgique, et je pense que les Byzantins étaient très forts dans ce domaine », a-t-elle ajouté. Le père Jean Bakas, prêtre de la cathédrale Sainte-Sophie à Los Angeles confirme la grande importance des chants, également pour les prières actuelles. « Cette musique donne la possibilité de sortir des limites de ce monde, de desserer le carcan de la vanité terrestre, d’écouter sa propre âme, de méditer et de prier », dit-il. « Le but principal de cette musique ne consiste pas à susciter l’enthousiasme ou attirer l’attention envers soi-même, mais à élever l’âme et créer une disposition de prière chez les paroissiens », dit Dimos Papatsalakis, l’un des exécutants de l’Acathiste. « Ce faisant, le prêtre, la paroisse et le chantre « fusionnent » pour ainsi dire en un seul corps, en un seul élan, vers Dieu » a-t-il précisé. De son côté, Sharon Gerstel dit qu’elle a traité avec un soin particulier la question de l’importance liturgique des chants sans accompagnement instrumental. Les experts ont appuyé les voix des chanteurs grâce à des données acoustiques qui ont permis au son projeté d’imiter ce qu’on entendrait à Sainte-Sophie de Thessalonique. Le projet actuel est de reproduire l’acoustique de différents espaces religieux, montrant « à quel point le son est important et calculé délibérément pour la perception du sacré et pour la transformation spirituelle. L’équipe a déjà été invitée pour collecter des données d’édifices historiques en Turquie et de cathédrales gothiques en France. Le but final est de créer un « musée de l’acoustique » où les visiteurs peuvent faire virtuellement l’expérience des sons de ces espaces. Vous pouvez écouter ci-dessous deux chants :

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Atelier d’écriture -“Les jeudis de la Méthode”

mathodes_finaleLa communication écrite est une technique, voir un art, qui comporte des exigences dont la maîtrise est exigée des étudiants ou des professionnels. Il sera décliné dans des séminaires de méthode, selon le modèle cartésien, le parangon de la pensée française.

L’écrit se conjugue selon différents modes, mais tous supposent l’aptitude à présenter les idées selon un plan qui articule les idées en partant du point de départ (la question posée), jusqu’à parvenir à une conclusion (CQFD, ce qu’il faut démontrer). Les diverses modalités de construction et de présentation d’un plan seront étudiées.
Le papier à produire comporte différents genres. Classiquement, en France, l’exercice roi était la dissertation qui consiste à répondre logiquement à un problème en se fondant sur le fonds culturel, dans le respect de règles qui seront pratiquées. D’autres modes de présentation, plus que d’élaboration des idées seront abordés, du plus bref au plus ample :

  • la note pour une autorité ayant en vue soit l’information, soit la prise de décision ;
  • la note technique, plus détaillée, assortie d’annexes ;
  • la synthèse de documents ou la note de lecture ;
  • le résumé de texte ;
  • le mémoire.

Le travail, car c’est bien de cela qu’il s’agit, supposant un engagement des participants, sera conduit en groupe. Il portera sur des sujets de société ou, s’il est souhaité, sur des thèmes de nature théologique, en relation avec la vocation du site Orthodoxie.com.
Chaque séance de deux heures portera sur un thème précis. Un participant sera invité à présenter une contribution. Ensuite le groupe sera invité à construire son propre argumentaire. Le chargé de conférence proposera enfin son propre modèle. Une correction sera effectuée en tête à tête entre ce dernier et le participant, afin que la privauté de chacun soit respectée. En début de cycle, le chargé de conférence, seul, exposera les principes de la méthode.
Les jeudis de la Méthode supposent que soient mobilisés un certain nombre de moyens. C’est pourquoi une contribution de 50 € par mois sera demandée, exclusivement réservée à Orthodoxie.com qui fournit l’infrastructure.
Cours donné par Dominique de Gramont
Diplômes de lettres, de droit et de sciences politiques ;
Ancien élève de l’Ecole nationale d’Administration :
Mastère 2 de théologie de l’Institut Saint Serge.
Administrateur civil honoraire au ministère des Finances.

Contact et informations au 06 17 86 32 96

Début des cours le jeudi 16 mars.

Présentation du cours :

Nouvelle composition du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique, siégeant le 1er mars sous la présidence du patriarche Bartholomée, a déterminé sa nouvelle composition pour la période du 1er mars au 31 août 2017, comme suit :

Mgr Constantin, doyen de Nicée
Mgr Grégoire de Thyatire et de Grande-Bretagne
Mgr Dimitri de Sébaste
Mgr Irénée de Myriophyton et Peristasis
Mgr Chrysostome de Myre
Mgr Denys de Synades
Mgr Gennade de Sasimes
Mgr Sabbas de Pittsburgh
Mgr Polycarpe d’Espagne et du Portugal
Mgr Stéphane de Kallioupolis et Madyta
Mgr Gérasime de Petras et de Cheronissos
Mgr Cyrille de Hierapytna et de Siteia

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Les travaux de restauration du Saint-Sépulcre seront terminés pour la fête de Pâques

Le chef de la mission du Patriarcat de Moscou à Jérusalem, l’archimandrite Alexandre (Elissov), a exprimé sa certitude que les travaux de restauration de l’édicule (le « Kouvouklion »), la chapelle qui abrite le Saint-Sépulcre, seraient terminés pour Pâques et que les traditions festives séculaires seraient donc observées. Le Samedi saint a lieu la descente du Feu sacré au « Kouvouklion », et des dizaines de milliers de pèlerins orthodoxes, dont de nombreux Russes, viennent à Jérusalem à cette occasion. « Toutes les célébrations liées à la descente du Feu sacré et à la fête de Pâques par toutes les confessions doivent avoir lieu au moment prévu et après l’achèvement des travaux », a déclaré l’archimandrite Alexandre. Pâques sera fêté cette année le 16 avril, et la descente du Feu sacré a lieu le 15 avril. Sous sa forme actuelle, le « Kouvouklion » a été érigé en 1810 à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre, sur lieu de l’ensevelissement et de la résurrection du Christ. Il s’agit de sa première restauration dans l’histoire. Les travaux sont effectués par des spécialistes de l’Université technique nationale d’Athènes. « Les travaux ont été provoqués par des circonstances objectives, à savoir le danger d’effondrement, voire même de pertes humaines, qui était réel » a déclaré l’archimandrite Alexandre. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem a indiqué que la date de fin des travaux était fixée au 22 mars.

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Jovan Nikoloski