19/08/2017
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Le 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe à Chicago sera célébré le 30 septembre 2017

Proclamant l’année 2017 comme celle du « 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe dans le grand Chicago », les évêques diocésains de la région ont approuvé la célébration historique de l’événement pour le 30 septembre de cette année. Parrainé par « l’association du clergé chrétien orthodoxe du Grand Chicago », la commémoration inclura la célébration d’une liturgie épiscopale panorthodoxe, suivie par un banquet. La présidence de l’événement est assumée par l’archevêque Nicolas Dahdal, recteur de l’église Saint-Georges du Patriarcat d’Antioche à Cicero (Illinois). L’évêque Paul du diocèse du Midwest de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) et d’autres hiérarques de Chicago, avec tout le clergé de la région, concélébreront la liturgie. L’évêque Irénée, du diocèse orthodoxe serbe d’Amérique orientale, sera chargé de l’homélie. Les chants seront assurés par le chœur panorthodoxe du « Grand Chicago ». La présence orthodoxe à Chicago a commencé à la fin des années 1800 par l’établissement d’une « communauté gréco-slave », qui incluait des émigrants venus particulièrement de Sparte et de Corfou, du Monténégro et de Herzégovine, ainsi que des Carpatho-russes et des Galiciens de ce qui était alors l’empire austro-hongrois. Après s’être adressés aux centres ecclésiastiques de leurs patries respectives, des prêtres ont été envoyés en 1892 pour desservir les fidèles du diocèse orthodoxe russe d’Alaska. Cela fut à l’origine de l’église Saint-Vladimir, aujourd’hui cathédrale de la Sainte-Trinité de l’OCA, de la cathédrale grecque orthodoxe de l’Annonciation et de la cathédrale orthodoxe serbe de la Résurrection. Il y a aujourd’hui environ 80 paroisses orthodoxes dans la région du Grand Chicago. Un comité panorthodoxe représentant vingt paroisses travaille à l’organisation de cet événement.

Source (dont illustration): OCA, traduit de l’anglais pour Orthodoxie.com

L’Église orthodoxe roumaine commémore le sixième anniversaire tu trépas du père Arsène Papacioc, un grand staretz contemporain

Le père Arsène Papacioc, un grand spirituel roumain, est décédé le 19 juillet 2011. Il est mort au sein de la communauté monastique qu’il guidait spirituellement depuis 35 ans, à savoir le monastère de Sainte-Marie à Techirghiol. Né en 1914 dans le village de Miseleanu, dans le district de Ialomița, le père Arsène Papacioc a terminé l’école des Arts et Métiers de Bucarest. En 1950 eut lieu sa tonsure monastique au monastère Antim de Bucarest, puis son ordination sacerdotale le 26 septembre de la même année. En été 1958, il fut arrêté par les autorités communistes pour avoir appartenu au cercle spirituel « Le buisson ardent » . Il est passé ensuite par plusieurs prisons : Brașov, Jilava et Aiud. Il fut gracié en 1964 après d’interminables enquêtes et tortures. Après être sorti de prison, il fut nommé prêtre à Ardeal, tandis que pendant un certain temps, il fut higoumène du monastère de Cozia. Depuis 1976, il faisait partie de la communauté du monastère « Sainte-Marie » de Techirghiol. Il s’est endormi dans le Seigneur le 19 juillet, à l’âge de 96 ans, et a été inhumé dans la cour du monastère, près de la fontaine Saint-Pantéléimon. Selon les paroles du patriarche Daniel, « le père Arsène était plus un guérisseur des âmes blessées par le péché qu’un juge des pécheurs. Il alliait harmonieusement la bonté miséricordieuse et l’exhortation au redressement spirituel. Il était toujours un homme de la paix et de la joie spirituelles ». L’une de ses devises était « l’humilité t’élèvera jusqu’au ciel ».

Source (dont photographie): Basilica (traduit du roumain pour Orthodoxie.com)

Selon les informations de la BBC, de magnifiques monastères géorgiens situés en territoire turc sont en ruines

La BBC a dédié un article aux monastères médiévaux géorgiens qui se trouvent maintenant sur le territoire du pays voisin, la Turquie. L’article est intitulé « Le royaume géorgien oublié de Turquie » et explique que les différends entre les gouvernements des deux États ont fait que les merveilles architecturales sombrent dans l’oubli. « Région accidentée et éloignée, où des roches implacables cèdent la place aux oasis vertes, le nord-est de la Turquie abrite de magnifiques monastères géorgiens de la principauté médiévale de Tao-Klarjeti, un ancien État féodal dirigé par la famille royale des Bagration » est-il dit dans l’article. Les auteurs de celui-ci, Katie Nadworny et Emma Harper, expliquent que le Tao-Klarjeti fut naguère une partie du Royaume uni de Géorgie qui était prospère aux XIIème et XIIIème siècles. Or, les incursions répétées du conquérant turco-mongol Tamerlan, à la fin du XIVème siècle a conduit à la disparition du royaume et, au milieu du XVIème siècle, le Tao-Klarjeti est passé sous la domination ottomane, ce qui a eu pour effet que la région est devenue une partie de la Turquie moderne. « Pendant l’âge d’or du royaume, le Tao-Klarjeti était le centre de la vie monastique, dirigé par l’Église orthodoxe de Géorgie. De nos jours, des restes frappants de l’influence spirituelle de la principauté restent dissimulés dans de petits villages turcs parmi les montagnes Kaçkar près de la frontière turco-géorgienne », est-il dit encore dans cet article. Les auteurs disent que le monastère d’Oshki (963-973) dans la province d’Erzurum, l’un des sites orthodoxes géorgiens les plus grandioses est en danger, parce que ce monastère étendu, en forme de croix, est maintenant pratiquement sans toit, bien que le ciel ouvert souligne la splendeur du dôme central. « Des désaccords entre les gouvernements turc et géorgien sur la façon d’agir relativement aux restaurations ont laissé le monastère dans un état d’oubli, et la majesté d’Oshki est livrée aux éléments, tombant lentement en ruines ». L’article dit que l’église Ishan près du village d’Arpacık, mentionné pour la première fois dans un manuscrit géorgien de 951, a souffert un sort pire que la négligence : une restauration aléatoire. « L’extérieure en pierre sablée montre l’âge du bâtiment, tandis que les pierres larges, lisses et carrées, dont certaines d’un blanc clinquant et d’autres d’un rose vif ont un aspect plus moderne que médiéval. Couronné d’un toit neuf en tuiles rouges, inégal, et bordant un site archéologique excavé négligemment, l’église révèle l’approche désordonnée de la conservation des monuments qui prévaut dans cette région ». Concernant l’église Dörtkilise, dans la ville de Yusufeli, les fresques des saints chrétiens orthodoxes ont disparu avec le temps et les murs blancs en dessous de celles-ci ont été profanés par des graffitis. « En outre, le plancher incliné couvert de débris donne crédit aux propos selon lesquels l’église aurait été très récemment encore utilisée comme une grange ». Les auteurs soulignent que, si un plan de conservation cohérent n’est pas mis en place, le sort de ces merveilles architecturales restera incertain.

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Plus de 60.000 personnes ont participé à Ekaterinbourg à la procession dédiée à la mémoire de la famille impériale russe

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, lorsque l’on commémore l’assassinat de la sainte famille impériale, a eu lieu la procession habituelle à Ekaterinbourg. Celle-ci se déroule sur une distance d’environ 20 kilomètres, depuis le lieu de l’assassinat jusqu’au lieu où ont été cachés les restes de la famille impériale. C’est là que se trouve aujourd’hui un monastère dédié à ces saints martyrs. La procession a commencé immédiatement à l’issue de la divine liturgie, laquelle était présidée par le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre. Il était assisté par les hiérarques suivants : le métropolite de Tachkent et de Verkhotourié Cyrille, l’évêque de Rybinsk et Danilov Benjamin, l’évêque de Nijny Tagil et Serov Innocent, l’évêque d’Isilkoul et Roussko-Polyansky Théodose, l’évêque de Kamensky et Alapaïevsk Méthode, et Eugène de l’Oural central, vicaire du diocèse d’Ekaterinbourg. Vers 3h du matin, après la liturgie, les fidèles ont commencé la procession, dans la prière, sur le trajet du transport des dépouilles mortelles de la famille impériale en 1918. Les évêques se trouvaient à la tête de la procession. Selon les calculs provisoires, plus de 60.000 personnes y ont participé, soit le même nombre que l’an passé. Mais il convient de mentionner que le nombre de communiants, par rapport à l’an passé, a été multiplié par deux, leur nombre s’élevant cette fois à environ 7000 personnes. La procession était accompagnée tout au long du trajet par 25 groupes mobiles du Service caritatif orthodoxe, fournissant toute aide nécessaire aux pèlerins. Il y avait dans ce groupe des prêtres, des bénévoles, ainsi que des représentants de la fraternité de la Sainte-Dormition du diocèse d’Ekaterinbourg. Les bénévoles du Fonds « Nika » distribuaient des bouteilles d’eau, tandis que des aides-soignantes accordaient les premiers soins. Vers 7h du matin, la colonne des pèlerins avec, à sa tête, le clergé, a atteint le monastère des saints martyrs impériaux à Ganina Yama. La communauté monastique a accueilli le clergé et les pèlerins au son des cloches. Lors de leur arrivée à la mine N°7, où les régicides tentèrent de cacher les preuves de leur crime, a eu lieu un office d’intercession. C’est alors que l’évêque diocésain d’Ekaterinbourg, le métropolite Cyrille s’est adressé aux pèlerins : « La procession est passée non seulement par les rues de la ville, les champs et les forêts. Mais elle a principalement touché nos âmes. Y aurait-il maintenant un seul homme qui resterait indifférent au jour présent, à l’office et à la procession, qui constitue notre façon de nous repentir et de manifester notre amour envers le Tsar et notre patrie, la sainte Russie. Nous vous remercions tous, chers frères et sœurs, et nous espérons que chaque année, lorsque le Seigneur nous accordera Sa miséricorde, nous continuerons à venir en procession à ce lieu saint ». Le métropolite de Tachkent et d’Ouzbekistan Vincent, qui est également venu au monastère en procession, a souhaité une bonne fête aux pèlerins et les a félicités pour avoir achevé un chemin si pénible physiquement, mais plein de grâce pour l’âme. « Je voudrais tous vous féliciter pour avoir été dignes, par la grâce de Dieu et les prières des saints martyrs impériaux, d’accomplir ce chemin de croix et d’arriver à l’endroit de la profanation des restes de la famille impériale » a déclaré Mgr Vincent. « Chacun de nous, qui vient avec piété et crainte de Dieu, avec amour, ressent la sainteté de ce lieu ». Les pèlerins ne se sont pas empressés de quitter le monastère à l’issue de la procession. Nombreux sont ceux qui ont trouvé la force de participer à la divine liturgie, qui commençait à 9h du matin. Quant à ceux qui étaient épuisés, ils se sont reposés sur les belvédères, les pelouses et les bancs. Le médecin et l’infirmier du monastère ont aidé ceux qui avaient des problèmes de santé. Une ambulance était sur place, ainsi que la voiture des pompiers. Heureusement aucun événement grave ne s’est produit. Les principaux visiteurs du poste de secours médical étaient des gens qui « avaient mal » aux pieds. On peut visionner un reportage télévisé sur l’événement avec des extraits de la liturgie, des interviews et des vues de la procession, et ici une vidéo entièrement consacrée à la procession elle-même. Les pèlerins chantent « Seigneur Jésus-Christ Fils de Dieu aie pitié de nous pécheurs ».

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L’Église orthodoxe serbe glorifie saint Mardaire (Uskoković) à Libertyville, près de Chicago

La célébration festive de la glorification liturgique de saint Mardaire de Libertyville a eu lieu le week-end passé du 14-16 juillet dans différentes églises et monastères serbes, cette célébration culminant par la Liturgie de canonisation au monastère de saint Sava à Libertyville, près de Chicago, où reposent ses reliques incorrompues. Les célébrations étaient présidées par le patriarche Irénée de Serbie qui est parti de Serbie le 13 juillet, déclarant à cette occasion : « nous anticipons joyeusement la célébration à venir de la canonisation de saint Mardaire à Libertyville, le premier évêque orthodoxe serbe d’Amérique et du Canada, et nous partageons ce grand jubilé spirituel de notre Église avec nos enfants spirituels en Amérique ». Alors qu’il se rendait à Libertyville, le patriarche s’est arrêté à New York pour visiter le site de la cathédrale Saint-Sava qui a avait été détruite par un incendie après les célébrations pascales en 2016. Il y a rencontré l’archevêque Dimitri (Archidiocèse grec des États-Unis) et l’évêque Irénée d’Amérique orientale (Église orthodoxe serbe), lequel l’a informé brièvement sur les plans de reconstruction. Arrivé à Chicago le 14 juillet, le patriarche y a été accueilli par l’évêque Longin de la Nouvelle Gračanica et de l’Amérique du Midwest et le clergé de la cathédrale de la Sainte-Résurrection, où ont eu lieu les vêpres, suivies par un symposium sur « La vie et l’époque de saint Mardaire ». Parmi les points forts du symposium, outre les différentes communications sur la vie et les œuvres du saint, dont le discours d’ouverture du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, intitulé « Saint Mardaire : « Dieu est merveilleux dans Ses saints », il convient de mentionner la première présentation du nouveau film sur la vie de saint Mardaire produit par le monastère d’Ostrog. Les évêques suivants des différentes Église autocéphales ont rejoint ensuite le patriarche Irénée : le métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique, OCA), l’archevêque Nicodème du Donetsk nord et de Starobelsky (Église orthodoxe d’Ukraine), l’archevêque Pierre de Chicago et d’Amérique centrale et l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), le métropolite de Vani et Baghdati Antoine et le métropolite d’Amérique Sava (Église orthodoxe de Géorgie), le métropolite des Amériques Nicolas (Église orthodoxe de Roumanie) et encore d’autres hiérarques, ainsi que des prêtres, moines et fidèles. Le week-end a continué le samedi avec la Liturgie patriarcale célébrée au monastère de la Nouvelle Gračanica, à Third Lake, dans la banlieue de Chicago. Dans son homélie, le patriarche Irénée a mentionné « la personnalité exceptionnelle » de saint Mardaire, soulignant qu’il était grand devant Dieu et l’Église orthodoxe, vivant la vie des saints apôtres et d’autres grands saints, imitant ainsi le Seigneur. Le patriarche a ajouté que comme saint dans la ressemblance de Dieu, saint Mardaire appartient à toutes les Églises orthodoxes et non pas seulement à l’Église serbe. « Bien que nous soyons dispersés, il y a un pouvoir qui nous garde dans une unité d’esprit et de sang, c’est notre communauté, notre Église. Et celle-ci a envoyé ici un saint commun en la personne de saint Mardaire qui a accompli un labeur apostolique ici, pour prendre soin de vous… Prenez soin de votre foi, frères et sœurs, car les trésors de ce monde vont et viennent, mais la seule richesse qui demeure est la foi dans le Seigneur, la vie dans Son Église et l’œuvre pour le Christ. C’est un trésor… Gloire au Seigneur qui nous a donné un saint qui a vécu dans ce pays et qui attirera beaucoup de gens à l’Église » a conclu le patriarche. Les fidèles sont revenus ensuite au monastère de saint Sava pour les vigiles de canonisation en l’honneur de saint Mardaire, l’office étant chanté par le chœur du Séminaire Saint-Vladimir. Le jour suivant a eu lieu la Liturgie de canonisation. Pendant la sainte Liturgie, le métropolite Amphiloque a prononcé une homélie dans laquelle il a lu des extraits du message pascal de saint Mardaire en 1935, qui révèle la vie intérieure du saint. Le métropolite a commencé son homélie par les paroles « Le Christ est ressuscité ! », puis il a évoqué brièvement la vie du saint, et notamment le fait que celui-ci était tombé gravement malade alors qu’il servait en Amérique, mais il avait prié le Seigneur de prolonger sa vie pour qu’il puisse continuer son ministère. Passant au message pascal de saint Mardaire, le métropolite en a lu les paroles suivantes : « … Des profondeurs de mon âme, je Te crie « Christ est ressuscité ! » Le saint racontait dans son message les grandes souffrances qu’il avait éprouvées avec ses poumons en hémorragie pendant trois jours, ce qui l’aida à acquérir un esprit et une sagesse plus grande que celle dont il disposait précédemment. S’adressant aux fidèles, le saint a déclaré : « Je confesse maintenant devant vous que je ne désire qu’une seule chose, à savoir de vous renforcer dans votre foi en Dieu qui fut, qui est et qui sera, que les gens croient en Lui ou non ». Saint Mardaire continue son message en rappelant que les médecins étaient certains qu’il mourrait bientôt de la tuberculeuse, et que son clergé s’était rassemblé de toute l’Amérique et du Canada pour lui faire ses adieux. On lui donna la sainte Communion, et durant la nuit il murmurait des prières au Christ. « Je sentais la présence pleine de grâce du Christ » disait-il, « je priais : « Seigneur Jésus-Christ mon Dieu, cela ne me dérange pas de mourir, cela ne me dérange pas de quitter ce monde. Cela ne me dérange pas de quitter ce monde, je suis préparé à fermer mes yeux fatigués, et à me ternir devant Ton juste Jugement, croyant que Ta vie et Ta miséricorde paternelles me pardonneront si durant ma vie terrestre, je n’ai pas avancé en toute chose selon les lois de Dieu. Si je n’ai pas été suffisamment zélé dans la grande responsabilité du ministère épiscopal que Tu m’as conféré par l’Église. Tu me pardonneras, je le sais car Ton amour paternel est sans limite… Je ne crains pas de mourir, et vraiment, je m’en réjouis… sachant qu’en Christ, la mort est devenu un passage vers le Royaume éternel ». Des centaines de fidèles ont communié lors de la sainte Liturgie qui était suivie d’une procession des fidèles et de tous les enfants autour du monastère, avec des bannières, le chœur et les reliques de saint Mardaire. Lors du banquet qui a suivi la Liturgie dominicale, le patriarche Irénée a exhorté les fidèles à suivre la voie de la vie de saint Mardaire, les appelant tous à l’amour et la paix, et de partager leur culture et surtout le trésor de la foi orthodoxe qui unit tous les fidèles orthodoxes.

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Posted by Saint Sava Monastery on Sunday, 16 July 2017

Vidéo de la 13e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky – 6 juillet

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné le mardi 6 juillet sa 13e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

La conférence dans son intégralité :

L’archiprêtre Victor Potapov, recteur de la paroisse de Washington de l’Église orthodoxe russe hors-frontières : « Je crois que la réunification de l’Église russe a été le résultat des prières de saint Jean de Changhaï »

L’archiprêtre Victor Potapov est né en 1948 dans un camp pour personnes déplacées en Allemagne de l’ouest. En 1951, sa famille s’est installée aux États-Unis. Entre autres activités, il a dirigé pendant trente ans l’émission orthodoxe de la radio « La Voix de l’Amérique » à destination de la Russie. Il est recteur de la paroisse Saint-Jean-Baptiste de Washington (Église orthodoxe russe hors-frontières) et a donné récemment l’interview suivante, que nos publions in extenso :

– « Ce qui est grand est vu à distance » dit-on. Que pouvez-vous dire sur la Russie aujourd’hui ?

– Nous suivons ici de près la vie ecclésiale en Russie, peut-être pas aussi attentivement qu’il le faudrait, mais nous devons nous occuper de nos propres affaires en Amérique. Nous nous occupons non seulement des Russes, mais aussi des Américains qui se convertissent à notre foi. Nous éprouvons de la peine pour la Russie, nous sommes chagrinés par les tendances négatives russophobes en Occident, particulièrement aux États-Unis. Je suis convaincu qu’il est difficile pour les gens de s’y retrouver dans la vie religieuse de la Russie. Les journalistes occidentaux font ressortir surtout les événements négatifs. Les phénomènes négatifs ont toujours été et le seront toujours, les hommes sont les hommes, et l’Église n’est pas constituée seulement de saints, mais aussi de pécheurs. On attire l’attention pour le mal et on ne remarque pas ce qui est positif dans la vie ecclésiale de la Russie. Ce qui se passe en Russie me réjouit, je ne parle pas seulement de l’extérieur : la construction de nouvelles églises etc., mais avant tout de l’aspiration des gens à la vie liturgique. Maintenant, plus d’un million de personnes [chiffre du jour de l’interview, ndt] ont vénéré les reliques de saint Nicolas. Les gens ont fait la queue pendant sept ou huit heures pour vénérer pendant une ou deux secondes les saintes reliques, prier. Cela est parlant quant à la faim spirituelle du peuple, les gens aspirent à recevoir de la nourriture spirituelle.

– Il est triste que cela soit plus d’une fois l’objet de moqueries.

– Par Facebook, des connaissances m’ont envoyé une vidéo où les correspondants du Washington Post font des commentaires ironiques et profèrent des railleries. Par exemple : les Moscovites sont prêts à attendre des heures pour vénérer les reliques de saint Nicolas, connu en Occident comme « Santa Claus ». On demande ironiquement, pourquoi ? Et eux de répondre : ils le font afin d’être en bonne santé, de passer avec succès les examens. Cela vient d’une approche superficielle, d’où l’incompréhension de ce qui se passe dans la vie ecclésiale en Russie.

– De votre avis, pourquoi certains médias russes parlement également de façon sceptique de la vie orthodoxe ?

– La nature est pécheresse chez l’homme : il est bien plus facile de discuter des choses scandaleuses, de mentionner quelque chose de mauvais, que d’avoir une discussion spirituelle, d’éprouver de la componction pour ses chutes. Comme il est dit dans l’Évangile : «Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » Il n’y a là rien de nouveau.

– Sur les sites orthodoxes, on demande aux fidèles : quelle attitude avoir envers la critique de l’Église ? Les supporter sans y prêter attention ?

– Certains prêtres en Russie ont le courage de dire : allons, renonçons au confort, aux automobiles de luxe, attirons les gens à la vie religieuse par l’exemple personnel, et non pas seulement par les paroles. Parfois, il vaut la peine de réfléchir : dans les critiques, les condamnations, y-a-t-il là des vérités ? Quant à nous, membres du clergé, il nous faut donner moins d’occasions à la critique et être effectivement à la hauteur.

– Encore une question douloureuse pour tous les orthodoxes, l’Ukraine…

– Nous vivons dans notre chair ce qui se passe en Ukraine, la moitié de nos paroissiens sont ukrainiens, je suis moi-même à moitié ukrainien, ma femme, Matouchka Maria est la petite-fille de Michel Rozdianko. Nous prions à chaque Liturgie pour la paix en Ukraine. Il y a une division ecclésiale artificielle, la haine est semée. Nous éprouvons de la peine pour S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Assurément, ce n’est pas facile pour lui, il est un ascète, un spirituel authentique et s’efforce énormément de préserver la paix. Il répète à chaque occasion : le Christ doit être à la première place, et tout le reste, à la seconde. Nous continuons aussi à commémorer le patriarche Cyrille, nous prions pour le renforcement de la foi et pour l’Église en Russie et en Ukraine.

– Le dixième anniversaire de la réunification de nos Églises a été commémoré récemment : que pouvez-vous dire de cet événement ?

– Je me réjouis qu’il y a dix ans, les primats du Patriarcat de Moscou et de l’Église orthodoxe russe hors-frontières ont acquis le discernement spirituel pour surmonter la division entre les deux branches de l’Église, aller vers le rétablissement de l’unité eucharistique. Le patriarche Alexis II et le métropolite Laur d’Amérique orientale et de New York (Chkourla, 1928-2008), maintenant tous deux décédés, ont signé l’Acte de communion canonique, remédiant à la division, pendant presque quatre-vingt-dix ans, de l’Église orthodoxe russe. Il est remarquable que les deux hiérarques soient nés hors des frontières de la Russie. La patrie du patriarche, comme on le sait, était l’Estonie, tandis que le métropolite est né dans les Carpates. Malgré cela, c’est précisément eux que le Seigneur a choisis, car le patriarche et le métropolite, probablement, ont mieux compris et ressenti le caractère anormal de la situation et la nécessité d’y remédier.

– Quels points positifs voyez-vous à cela ?

– Cette mesure bénie a bénéficié à l’Église. Elle donne la possibilité à la célébration commune sans obstacle, nous sommes maintenant une seule Église, nous communions ensemble, nous célébrons ensemble. Des prêtres de Russie viennent chez nous, que nous recevons avec joie et fraternellement. Par exemple, le métropolite Hilarion de Volokolamsk est venu célébrer chez nous. Nous allons en Russie et nous y sommes également reçus avec amour. C’est ainsi que lors de la célébration du dixième anniversaire de la réunification, nous étions à Moscou, au monastère Sretensky. Nous avons commémoré cet événement important par une conférence dans l’auditorium du séminaire Sretensky. Ma conférence était intitulée « Saint Jean de Changaï, l’unificateur ». Le saint de Dieu a toujours aspiré à l’union des deux Églises, et il considérant l’Église orthodoxe russe à l’étranger comme une partie indissociable de l’Église russe.

– Vous étiez l’un des participants à ce Concile au cours duquel a été prise cette décision capitale. Pourriez-vous nous raconter comment tout cela s’est-il passé ?

– En mai 2006, à San Francisco, a eu lieu le IVème Concile de la diaspora de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, au cours duquel a été résolu la question de la réunification. Je crois profondément que celle-ci s’est produite par les prières de saint Jean de Changhaï. Les débats au Concile ont été très difficiles, tous les participants ne se sont pas prononcés pour l’union. Les interventions ont été nombreuses, et après quelques heures l’esprit optimiste du début, pour moi comme pour beaucoup d’autres délégués, a cédé la place aux doutes : il semblait qu’il serait impossible de parvenir à une décision unanime. À un certain moment, il a été proposé de rédiger une résolution sur la question de la communion eucharistique avec le Patriarcat de Moscou. L’archiprêtre Alexandre Lebedev, secrétaire du Concile, recteur de l’église de la Transfiguration à Los Angeles, m’a dit que l’élaboration et la rédaction de la résolution se déroulaient péniblement et se trouvaient même dans une sorte d’impasse. Il a alors été décidé d’interrompre le travail, puis de se rendre à la cathédrale auprès des reliques de saint Jean de Changhaï et demander l’aide du saint de Dieu. Sur la châsse contenant les reliques a été posée le brouillon des variantes de la résolution et le nom de tous les délégués du Concile. La prière ardente établit en nous la certitude que tout se terminera comme ce sera agréable à Dieu. Après l’office d’intercession au saint, le travail sur la résolution se passa « comme sur des roulettes ». De façon inattendue, le métropolite Laur proposa de voter non sur le texte entier de la résolution, mais paragraphe par paragraphe. À la majorité des voix, les délégués adoptèrent la décision de la réunification. Je sentais que saint Jean de Changhaï était avec nous ! Et en 2007 s’est produit l’événement historique important, la signature de l’Acte du rétablissement de l’unité eucharistique.

– Parmi vos paroissiens il y a un certain nombre de jeunes, comment parvenez-vous a intéresser les enfants à l’Église, aux Etats-Unis.

– Nos parents, à nous enfants d’émigrés, nous enseignaient constamment l’importance de garder la foi orthodoxe, notre caractère russe, la langue. Malheureusement, on y parvient non sans difficultés. On s’adapte facilement à la culture américaine. Les jeunes parents qui sont arrivés récemment aux États-Unis, alors qu’ils n’étaient pas encore pratiquants en Russie, veulent attirer leurs enfants à la foi orthodoxe, à la langue russe. C’est ainsi qu’à l’ombre du clocher de l’église russe, sur le territoire de la paroisse orthodoxe, les enfants communient à la foi, à l’amour de Dieu, entendent la langue russe, participent aux différentes manifestations. Le plus important est d’inculquer l’amour envers la patrie historique, les racines spirituelles. Aider à apprécier la patrie historique, le rôle de l’Église orthodoxe dans la formation de la Russie elle-même.

– Vous voulez parler, probablement, de la vie paroissiale ?

– Nous nous efforçons de faire tout cela et autre chose, par exemple, par l’organisation des scouts. Notre équipe de scouts se réunit auprès de la paroisse deux fois par mois. Et chaque été, les enfants se reposent dans un camp qui dure deux semaines, dans un endroit pittoresque de Virginie. Les enfants montent eux-mêmes les tentes, construisent une iconostase en branches, installent les icônes. L’un de nos prêtres célèbre là-bas la Liturgie, organise en plein air des homélies avec les enfants. Il y a eu des cas de baptêmes au camp, dans l’étang. Nous, prêtres, vivons aussi dans des tentes à ce moment.

– Chez vous, on enseigne même aux jeunes paroissiens à danser…

– Il y a le groupe de danse « Matriochki ». Ce sont nos paroissiennes qui s’en occupent, elles enseignent les danses populaires russes, ensuite elles organisent des concerts dans de beaux costumes populaires. Ce n’est pas seulement le goût pour les danses qui unit les garçons et les fillettes, mais aussi l’amour envers la culture populaire russe, et le fait qu’ils peuvent faire connaissance, discuter, être des amis.

– Votre paroisse est-elle bilingue ?

– Nous célébrons deux Liturgies le dimanche – en anglais et en slavon. Parmi les paroissiens, il y a des Américains, des Roumains, des Serbes, même des Chinois. Après le premier office, les fidèles anglophones vont au réfectoire pour le petit-déjeuner, après le second, tous au déjeuner. Tous les repas sont organisés par nos paroissiens. Il y a une école du dimanche en russe, l’autre en anglais. Le catéchisme y est enseigné. C’est ainsi que nous nous faisons nos efforts pour garder nos enfants dans la foi et la culture orthodoxes.

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Des milliers de fidèles se sont rendus le 12 juillet sur la tombe de saint Païssios à Souroti, près de Thessalonique, à l’occasion de la commémoration de son trépas

Des milliers de fidèles se sont rendus sur la tombe de saint Païssios du Mont Athos le 12 juillet, jour de son trépas et de sa commémoration. Le saint est inhumé au couvent Saint-Jean-le-Théologien, près de Thessalonique. Il a été canonisé le 13 janvier 2015 par le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique. Né en juillet 1924 à Pharassa, en Cappadoce, il partit la même année avec ses parents en Grèce, lors de l’échange des populations. En 1953, il s’installa sur la Sainte-Montagne de l’Athos, où il passa la quasi-totalité de sa vie monastique, avec une interruption de quelques années, d’abord à Stomion, près de Konitsa, puis au monastère de sainte Catherine sur le Mont Sinaï. De retour sur la Sainte-Montagne, il fut à l’origine du rétablissement de la vie cénobitique au monastère de Stavronikita, puis de la fondation du couvent Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, où reposent aujourd’hui ses saintes reliques. Les exploits dans le jeûne et la prière du père Païssios sont sans aucun doute considérables, mais connus de Dieu seul. Comme tous les saints, il les dissimulait au regard des hommes. Innombrables sont les miracles accomplis par ses prières, tant de son vivant qu’après son trépas. Après une grave maladie, il décéda en 1994. En langue française, on peut trouver sa biographie, ainsi qu’un certain nombre de ses œuvres et de ses enseignements spirituels. Le dernier ouvrage paru est « Le combat spirituel », aux éditions du monastère Saint-Jean-le-Théologien, Souroti de Thessalonique. On peut visionner une vidéo filmée devant la tombe du saint le 12 juillet dernier.

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Le diocèse du Patriarcat de Moscou aux États-Unis lance une station radio en ligne

Le diocèse des paroisses patriarcales russes aux États-Unis (Patriarcat de Moscou) a lancé une nouvelle station de radio orthodoxe en ligne. La station intitulée « Salvation » (« Le salut ») constitue nouveau media missionnaire des paroisses patriarcales russes, sur lequel on peut écouter des nouvelles de l’Église orthodoxe russe, des vies des saints, des explications sur les fêtes ecclésiales, de la musique liturgique, des homélies, des conférences et des discussions, etc. La station, créée avec la bénédiction de l’évêque de Naro-Fominsk Jean, administrateur des paroisses patriarcales russes en Amérique, est conçue comme un instrument missionnaire, catéchétique, éducatif, pour les fidèles de l’Église orthodoxe russe vivant en Amérique et ailleurs. La station est accessible 24h sur 24, 7 jours sur 7. Actuellement, elle n’émet qu’en langue russe. On peut écouter cette station sur ce lien.

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Après avoir été vénérées par 1 807 600 pèlerins, les reliques de saint Nicolas quittent Moscou pour Saint-Pétersbourg

Le 13 juillet, les reliques de saint Nicolas ont quitté Moscou pour Saint-Pétersbourg. Pendant la période du 21 mai au matin jusqu’au 12 juillet, 1.807.600 pèlerins les ont vénérées. Le 13 juillet, à 5 heures du matin, le premier vicaire du patriarche de Moscou, le métropolite d’Istrinsk Arsène, a célébré un office d’intercession en la cathédrale du Christ-Sauveur, assisté du protopresbytre Vladimir Divakov, secrétaire patriarcal pour la ville de Moscou, de l’archiprêtre Michel Riazantsev, vice-recteur de la cathédrale, et des membres du clergé de Moscou. Les chants étaient assurés par le chœur du couvent de la Protection de la Mère de Dieu, sous la direction de A.G. Tikhomirova. De nombreux fidèles, dont des officiels, assistaient à la cérémonie. Le métropolite Arsène s’est adressé à l’assistance par une courte allocution, au cours de laquelle il a déclaré, entre autres : « Pendant tous ces jours, il n’a pas été facile, probablement, pour les clercs de la cathédrale et les bénévoles, d’accomplir leurs tâches. Ce n’était pas facile non plus pour tout le clergé du diocèse de Moscou, étant donné que la vénération du saint est très forte et qu’il y avait beaucoup de gens qui voulaient donner leur cœur au saint, leur amour, leur chaleur, et demander en échanger protection, intercession dans la prière et miséricorde. J’espère que le saint a accepté toutes nos demandes, tous nos soupirs, toutes nos afflictions, et qu’il accomplira, par la miséricorde de Dieu, ce que chacun a demandé. Je pense que nous n’attendrons pas encore mille ans pour que le saint séjourne en Russie, et si Dieu le veut dans Sa miséricorde, cela se produira bien avant. Nous avons montré à toute la société à quel point nos saints chrétiens nous sont chers, à quel point nos valeurs religieuses le sont également… Dans les nouvelles retransmises par la télévision, il y a eu des témoignages intéressants de personnes venues de différentes régions de notre pays, d’Astrakhan, de l’Extrême-Orient russe et de nombreuses autres pour vénérer le saint thaumaturge Nicolas. Nous avons vu à Moscou, pendant ce mois et demi le grand nombre de nos concitoyens qui faisaient la queue sur les berges de la Moskova pendant plusieurs heures pour entrer dans la cathédrale et avoir un bref contact avec les précieuses reliques. Et voici que maintenant, dans quelques minutes, après nos dernières supplications dans la prière sous les voûtes de cette majestueuse cathédrale, le saint, accompagné par nos chants glorifiant ses labeurs et son ascèse, sera transporté vers la capitale du Nord (Saint-Pétersbourg) ». À la fin de l’office, les clercs, avec à leur tête le métropolite Arsène, ont amené la châsse avec les reliques de saint Nicolas jusqu’au portail de la cathédrale du Christ Sauveur, où elles étaient accompagnées par une garde d’honneur jusqu’à l’aéroport de Vnoukovo. À l’aéroport, les reliques ont été déposées devant la passerelle de l’avion, pour un dernier office d’intercession célébré par l’évêque de Dmitrov Théophylacte, assisté par le clergé. Les employés de l’aéroport de Vnoukovo sont venus pour vénérer les reliques à l’issue de l’office. Un cortège d’honneur a accompagné les reliques jusqu’à l’intérieur de l’avion, au chant du mégalynaire à saint Nicolas. L’avion est arrivé à Saint-Pétersbourg à 8h30 du matin. On peut visionner ici  le départ des reliques. Après l’allocution du métropolite Arsène, on peut voir des extraits de l’office, puis l’acheminement des reliques jusqu’à l’aéroport. Ici on peut voir l’arrivée à Saint-Pétersbourg. Des fidèles ont passé la nuit devant les murs de la Laure pour accueillir les reliques. Certains d’entre eux lisent l’Acathiste et des prières au saint. On voit ensuite l’arrivée des reliques dans la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure. Le commentateur du film mentionne que le métro de Saint-Pétersbourg, à cette occasion a ouvert une heure plus tôt et fermé une heure plus tard. Du 13 au 28 juillet, les reliques se trouveront à la cathédrale de la Sainte-Trinité de la Laure Saint-Alexandre-de-la-Neva de Saint-Pétersbourg. Ensuite elles regagneront la ville de Bari.

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Décès du père André Borrely

Le père André Borrely s’est endormi dans le Seigneur le 9 juillet. L‘office des funérailles, présidé par Mgr Emmanuel, a été célébré le 12 juillet en l’église Saint-Irénée à Marseille. Le père André était l’auteur de plusieurs ouvrages. Mémoire éternelle !

Photographie : le père André, le 27 septembre 2015, lors de son départ à la retraite (source: paroisse Saint-Irénée)

Communiqué de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates concernant la canonisation du cardinal Stepinac

« Les membres de la Commission mixte des spécialistes catholiques croates et orthodoxes serbes se sont réunis les 12 et 13 juillet 2017 en la Maison Sainte-Marthe (Domus Sanctae Marthae) au Vatican, à l’occasion de leur sixième et dernière session, sous la présidence du père Bernard Ardura, président du Conseil pontifical des sciences historiques, pour un examen commun de la figure du cardinal Aloïs Stepinac, archevêque de Zagreb. Au nom de la Conférence épiscopale catholique de Croatie étaient présents : le cardinal Josip Bozanić, archevêque de Zagreb ; Mgr Antun Škvorčević, évêque catholique de Požega ; Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar et Duvno ; le Dr Jure Krišto et le Dr Mario Jareb, de l’Institut croate d’histoire ; au nom de l’Église orthodoxe serbe étaient présents : le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et de Ljubljana Porphyre, l’évêque de Novi Sad et de Bačka Irénée, l’évêque de Pakrac et de Slavonie Jean, et le professeur Darko Tanasković, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. Les personnes présentes ont reconnu la mansuétude du pape François qui a accepté avec bienveillance la demande du patriarche de Serbie Irénée et a décidé d’instituer cette Commission. Tous les membres de la Commission sont reconnaissants d’avoir eu la possibilité, dans une atmosphère cordiale et dans une pleine liberté de parole, d’accomplir la tâche confiée à la Commission, à savoir d’aborder en commun l’examen de la vie du cardinal Stepinac. Dès le début des travaux de la Commission, ses membres ont été conscients que le processus de canonisation du cardinal Stepinac est de la compétence exclusive du Pape. Les membres de la Commission reconnaissent aussi que chaque Église a ses propres critères de canonisation. Les membres de la Commission sont également d’accord sur le fait que leur travail a permis une meilleure compréhension de l’histoire durant les années écoulées entre la Première guerre mondiale et 1960, année de la mort du cardinal Stepinac. Il a été également possible d’éclaircir la vie et le ministère d’un pasteur catholique éminent dans une période historique particulièrement difficile. On en est arrivé à la conclusion que les différents événements, interventions, silences et prises de position sont toujours l’objets d’interprétations différentes. Dans le cas du cardinal Stepinac, les interprétations qu’ont données en substance les catholiques croates et orthodoxes serbes restent toujours différentes. L’étude de la vie du cardinal Stepinac a montré que toutes les Églises étaient exposées à de cruelles persécutions et avaient leurs martyrs et confesseurs de la foi. En ce sens, les membres de la Commission ont convenu de la possibilité d’une future collaboration en vue d’un travail commun, afin de partager le souvenir des martyrs et des confesseurs de la foi des deux Églises ».

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Le président Vladimir Poutine a rendu visite au monastère de Valaam

Le président Poutine s’est rendu à Valaam le 11 juillet, fête de saint Serge et saint Germain, fondateurs du monastère. À l’entrée de l’église, il a été accueilli par le patriarche de Moscou Cyrille. Dans la crypte, le président a vénéré les reliques des saints Serge et Germain de Valaam et a posé un cierge devant l’icône de la Mère de Dieu dite « de Valaam ». Ensuite a eu lieu une rencontre entre le président et le patriarche. On peut visionner ici une vidéo de la visite.

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Le patriarche de Géorgie Élie II baptisera 600 enfants

Le 13 juillet, le patriarche de Géorgie Élie II procédera au 49ème baptême massif d’enfants géorgiens. Celui-ci aura lieu en la cathédrale de la Sainte-Trinité à Tbilissi. Environ 600 enfants seront baptisés. Le patriarche baptise le troisième enfant et les enfants suivants de chaque famille, à partir du moment où les parents sont mariés à l’Église. Le but de cette initiative du primat de l’Église orthodoxe de Géorgie est l’amélioration de la démographie du pays. Depuis janvier 2008, le patriarche de Géorgie a baptisé environ 32.400 enfants.

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« Couleurs de l’orthodoxie », une exposition itinérante sur l’Église orthodoxe en Pologne

Une exposition itinérante intitulée « Couleurs de l’orthodoxie », présentant 200 photographies sur la vie de l’Église orthodoxe en Pologne, prises par 57 photographes, circule dans différentes villes d’Europe, les prochaines étapes étant Vilnius, Saint-Pétersbourg, Helsinki et Moscou. Les photos concernent les églises, les personnes, clercs et fidèles, les coutumes religieuses. Pour le moment, ce projet ne concerne que l’Église orthodoxe en Pologne, mais le souhait des organisateurs est que d’autres expositions aient lieu, concernant les autres Églises orthodoxes. Un site est dédié à ces expositions, en anglais, polonais et russe. On peut y trouver notamment l’histoire de l’Église orthodoxe de Pologne. Un film consacré à l’exposition en Roumanie, Moldavie, Bulgarie, et Serbie, puis au célèbre lieu de pèlerinage du monastère de la Transfiguration de Grabarka ainsi que des photos de différentes églises et monastères en Pologne, accompagnés de chants en slavon et en polonais est accessible ici !

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L’orthodoxie en France : histoire et situation présente

La nouvelle cathédrale de la Sainte-Trinité (source: Wilmotte et associés)

Nous vous proposons ci-dessous un texte du P. Christophe Levalois (dernier livre paru, son blog) sur l’histoire et la situation présente de l’orthodoxie en France. Cette synthèse évoque les deux siècles d’implantation et de développement du christianisme orthodoxe en France, son rayonnement spirituel et théologique, ainsi que sa croissance actuelle : « A ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement ». (Le texte au format pdf).

 

L’orthodoxie en France : histoire et situation présente

    L’actualité récente a rapporté des évènements importants concernant le christianisme orthodoxe (note en fin de texte) en France : l’inauguration en deux temps, à l’automne dernier, du centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Paris, celle du centre spirituel et culturel orthodoxe russe à Strasbourg, le 19 mai, la Journée de l’orthodoxie, le 5 juin à Paris ; dans un avenir proche, en 2018, se tiendront le 3e Salon du livre orthodoxe, à Paris, et, dans le sud-est de la France, le XVIe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale. Avec la parution de l’Annuaire 2017 de l’Église orthodoxe, c’est l’occasion de revenir sur les deux siècles d’histoire de l’orthodoxie en France et d’évoquer sa situation présente.

Il y a deux siècles

Aux époques moderne et contemporaine, jusqu’au XIXe siècle, les célébrations orthodoxes en France furent exceptionnelles, à l’occasion du déplacement d’un souverain, comme lors du séjour du tsar Alexandre 1er à Paris en 1814, ou dans le cadre de l’ambassade de Russie au XVIIIe siècle. Une communauté grecque s’est installée en Corse au XVIIe siècle, puis s’est fixée à Cargèse au XVIIIe siècle où elle a édifié l’église Saint-Spiridon au siècle suivant. Le rite orthodoxe y est toujours célébré, mais la communauté a été rattachée à l’Église catholique.

C’est en 1816, qu’un lieu de culte, de tradition orthodoxe russe, est ouvert durablement à Paris, rue de Berri, dans le 8e arrondissement. Peu après, en 1821, à Marseille, une chapelle orthodoxe est ouverte pour la communauté grecque de la cité phocéenne. Toujours à Marseille, en 1834, une première église orthodoxe grecque, dédiée à la Dormition de la Mère de Dieu, est construite, puis reconstruite en 1845.

La deuxième moitié du XIXe siècle voit la construction de plusieurs églises, essentiellement à Paris et sur la Côte d’Azur où l’aristocratie russe séjournait volontiers, tout d’abord à Nice en 1859, l’église Saint-Nicolas-et-Sainte-Alexandra. Elle fut suivi par l’édification de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris, rue Daru dans le 8e arrondissement, terminée en 1861. D’autres constructions suivirent, en majorité russes : à Pau (1867), à Menton et à Biarritz (1892), à Cannes (1894), puis la cathédrale Saint-Nicolas à Nice en 1912. La communauté orthodoxe roumaine à Paris ouvre une première paroisse en 1853, puis acquiert en 1882 une église rue Jean-de-Beauvais dans le Quartier latin, laquelle fut consacrée en 1892 aux Saints-Archanges. Les orthodoxes grecs font bâtir à Paris, en 1895, la cathédrale Saint-Étienne, rue Bizet dans le 16e arrondissement.

Un développement rapide au XXe siècle

Mais ce sont les migrations du XXe siècle, provoquées par les aléas de l’histoire et des évènements tragiques, qui amènent un enracinement durable et une diffusion de l’orthodoxie en France. C’est d’abord l’émigration russe, après la Révolution de 1917, qui constitue longtemps le plus grand nombre d’orthodoxes. On estime qu’environ 200 000 réfugiés se sont établis en France et l’on compte jusqu’à 200 lieux de culte de tradition russe ouverts, une partie notable provisoirement, durant la période de l’Entre-deux-guerres. S’y ajoute l’émigration grecque, notamment de l’Asie Mineure et du Pont-Euxin dans les années 1920, ainsi qu’une petite communauté géorgienne qui s’installe aussi à la même période à Paris, puis, après la Seconde Guerre mondiale, des nouveaux-venus viennent des Balkans, notamment de Yougoslavie et de Roumanie. Durant les années 1980 un nouveau courant venant du Proche-Orient, principalement du Liban, amène de nouveaux orthodoxes rattachés au Patriarcat d’Antioche.

Un rayonnement théologique et intellectuel mondial

Cette émigration apporte avec elle un enrichissement culturel considérable pour la France, on le connait dans le domaine artistique, mais l’apport est aussi philosophique, avec Nicolas Berdiaev par exemple et son influence sur le personnalisme, mais également théologique avec des retombées œcuméniques. L’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, fondé en 1925, au sein de l’Archevêché russe, le premier établissement d’enseignement orthodoxe en Europe occidentale, a un rayonnement à l’échelle mondiale au sein de l’orthodoxie, celui-ci s’étend même par-delà les frontières du christianisme orthodoxe. C’est ce que l’on a appelé « l’Ecole de Paris », avec les remarquables figures, entre autres, des pères Serge Boulgakov, Nicolas Afanassiev, Georges Florovsky, Alexandre Schmemann, Jean Meyendorff, mais aussi de Paul Evdokimov et d’Olivier Clément, ou encore, en-dehors de l’Institut Saint-Serge, de Vladimir Lossky et de Léonide Ouspensky. Toutes ces personnes ont œuvré en France à une redécouverte des racines de l’orthodoxie. De nombreux ouvrages ont été publiés, notamment en français. Un héritage prestigieux qui est devenu aujourd’hui universel.

Cette dynamique a favorisé les relations œcuméniques et de nombreux échanges avec les catholiques et les protestants qui découvrent les icônes et les traditions vocales orthodoxes, polyphoniques et monodiques. C’est ainsi que Paul Evdokimov et le père Nicolas Afanassiev furent des observateurs invités au concile de Vatican II, et qu’en 1998, Olivier Clément a écrit la méditation pour le chemin de croix du vendredi saint effectué par le pape à Rome.

Des saints qui illustrent un rayonnement également spirituel

Mère Marie Skobtsov (1891-1945)

Cet enracinement a aussi produit de beaux fruits dans l’ordre de la sainteté. Plusieurs figures orthodoxes ayant vécu en France ont été canonisées, tandis que d’autres ont laissé un souvenir de très grande spiritualité, voire de sainteté. C’est ainsi qu’en 2004, le Patriarcat de Constantinople a canonisé Mère Marie Skobtsov, son fils Georges, le père Dimitri Klépinine, Ilya Fondaminsky, tous les quatre morts en déportation lors de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que le père Alexis Medvedkov, prêtre à Ugine, en Savoie, jusqu’à son décès en 1934, dont la dépouille fut retrouvée incorrompue 22 ans plus tard. D’autres saints ont séjourné quelques années en France, comme le père Grégoire Péradzé, premier prêtre de la paroisse géorgienne Sainte-Nino à Paris, de 1931 à 1939, qui meurt fin 1942 à Auschwitz, qui a été canonisé par les Églises de Géorgie et de Pologne ; c’est aussi le cas de saint Jean (Maximovitch) de Shanghai et de San Francisco, archevêque russe, connu pour ses dons dont celui de thaumaturge, qui demeura en France dans les années cinquante. En 2017, l’Église orthodoxe serbe a canonisé Jacques de Tuman, qui vécut en France où il obtint deux doctorats, l’un à Paris, l’autre à Montpellier, puis devint moine dans les années 1930 en Serbie où il mourut en 1946 des suites de violences qui lui furent infligées notamment de la part de communistes. De nombreuses figures orthodoxes de grande spiritualité ont aussi vécu en France, comme l’archimandrite Sophrony (Sakharov), disciple de saint Silouane de l’Athos, qui séjourna à Paris de 1922 à 1925, puis se rendit au Mont-Athos où il devint moine ; en 1947, il revint en France, d’où il partit en 1959 pour fonder un monastère à Maldon en Angleterre.

Parmi ces figures, le parcours et la personnalité marquante de Mère Marie Skobtsov ont touché de très nombreuses personnes de différentes confessions et par-delà des non croyants. Née en 1891 dans une famille aristocratique, elle devient lors de la Révolution de 1917, la première femme maire d’une ville en Russie. Mais opposante au régime, elle se retrouve sur les routes de l’Europe avec son second mari et ses enfants. Elle arrive finalement à Paris en 1923. Différents évènements et sa foi l’amènent à devenir moniale en 1932 sous le nom de Mère Marie. Elle choisit de rester à Paris pour y exercer une action caritative envers les démunis de l’émigration russe. C’est ainsi qu’elle crée en 1935 un foyer au 77 rue de Lourmel dans le 15e. C’est aussi un centre religieux, une petite église y est construite, et intellectuel. Mère Marie nourrit, écrit, brode, dessine. Lors de la Seconde Guerre mondiale, le centre aide les réfugiés et les persécutés. En juillet 1942, Mère Marie parvient à sauver des enfants du Vélodrome d’hiver. Toutes ces actions lui vaudront, bien des années après, le titre de « Juste parmi les nations » décerné par le mémorial Yad Vashem. En 1943, suite à une dénonciation, elle est arrêtée et déportée au camp de Ravensbrück. Là, elle est au cœur d’un groupe de prière dans lequel se trouve notamment Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Mère Marie soutient, réconforte, prie. Mais le vendredi saint de l’année 1945, le 31 mars, elle est gazée, peut-être en prenant la place d’une autre personne. Le 31 mars 2016, la mairie de Paris a inauguré une rue à son nom dans le 15e arrondissement, ainsi la mémoire de l’émigration russe, de sa foi, de son rayonnement et de ses sacrifices, à travers la vie de Mère Marie Skobtsov, est publiquement reconnue et inscrite dans la géographie de la capitale française.

Naissance et développement de l’orthodoxie francophone

L’orthodoxie en France manifeste la diversité de ses origines, même si la tradition russe est prédominante. Si la foi est la même, si les offices religieux sont les mêmes, si le cycle liturgique est le même, il existe par contre des usages différents qui jouent sur des détails et des traditions chorales distinctes allant des polyphonies russes et ses nombreuses écoles aux monodies byzantines, orientales et arabes, en passant par des intermédiaires balkaniques, jusqu’à des traditions particulières comme le chant géorgien.

Elle s’est acclimatée au pays et à la langue. Les textes ont été traduits, à plusieurs reprises, afin d’être compris par les générations nées en France et par les Français qui sont devenus orthodoxes. Un énorme travail a été accompli et se poursuit pour l’adaptation du chant liturgique, de nombreuses personnes, citons juste Maxime Kovalevsky, y investirent leurs compétences. La première paroisse francophone fut créée en 1928. Son premier recteur était le père Lev Gillet, qui signait ses ouvrages « un moine de l’Eglise d’Orient ». Parmi les fidèles se trouvaient Paul Evdokimov, Evgraph et Maxime Kovalevsky, Vladimir Lossky, Elisabeth Behr-Sigel, qui vient du protestantisme où elle fut quelques temps pasteur. Le nombre des paroisses francophones augmentent doucement après la Seconde Guerre mondiale, elles forment le plus grand nombre aujourd’hui, tandis que l’on rencontre le bilinguisme dans d’autres, un bon nombre également, alors que d’autres encore maintiennent la langue de la tradition d’origine. Il existe aussi quelques groupes non-canoniques, c’est-à-dire non reconnus par les Eglises orthodoxes historiques dans le monde, qui se réclament de l’orthodoxie.

Dans le même temps, les différentes juridictions canoniques présentent en France mettent en place une instance de coopération et de représentation à l’échelle nationale. En 1967 est fondé le Comité inter-épiscopal orthodoxe qui devient, en 1997, l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, laquelle est présidée par le métropolite à la tête de la Métropole grecque qui relève du Patriarcat œcuménique de Constantinople.

La situation actuelle : une croissance qui se poursuit

L’effondrement du communisme en Europe de l’Est au début des années 1990 bouleverse et dynamise aussi le monde orthodoxe, dont la France. Les frontières s’ouvrent et un nombre important de personnes originaires de pays de tradition orthodoxe dans la partie orientale de l’Europe, notamment de Roumanie, de Moldavie, d’Ukraine, de Russie, de Bulgarie, viennent s’installer de manière temporaire ou définitive en Europe occidentale. Cette évolution de la situation suscite de nouveaux défis : l’encadrement pastoral, la formation de nouvelles paroisses, l’adaptation des paroisses existantes à une nouvelle donne sociologique très diversifiée, les questions caritatives et plus simplement d’assistance liées à une intégration dans le pays, parfois compliquée, en sachant que la plupart des clercs et des fidèles actifs dans les paroisses orthodoxes sont des bénévoles. D’autres questions se posent, comme celle de la langue, mais aussi des relations entre les paroisses dont les membres ont des origines géographiques et culturelles différentes.

Cette croissance se traduit par la construction d’églises ou l’achat de chapelles ou d’églises non utilisées par les catholiques. En outre, deux nouveaux centres d’enseignement ont été fondés : le Séminaire orthodoxe russe en France, en 2009, par le Patriarcat de Moscou, le Centre Dumitru Staniloae, inauguré la même année au sein de la Métropole roumaine.

Vers un doublement du nombre des lieux de culte en une génération ?

Les conséquences les plus visibles de cet essor sont l’augmentation du nombre des fidèles et de celui des lieux de culte en France. Au début des années 2000, on comptait environ 160 paroisses et lieux monastiques. Le nombre s’est accru rapidement. Selon l’Annuaire de l’Église orthodoxe publié en 2017, on recense actuellement 278 lieux de culte, monastères inclus (une vingtaine), ils étaient 238 en 2010. A ce rythme, on est fondé à estimer qu’en une génération, depuis le début du présent siècle, le nombre des lieux de célébration orthodoxe doublera, peut-être même largement. Le nombre des évêques (10), ainsi que des prêtres et des diacres (330 pour les deux) a lui aussi augmenté. La juridiction ayant aujourd’hui le plus grand nombre de paroisses est la Métropole roumaine (91).

La question du nombre des croyants est très discutée. Le chiffre de 200 000 était avancé jusque dans les années 1990 pour la France. Il est incontestablement supérieur aujourd’hui. L’Annuaire 2017 pose celui de 500 000. Dernièrement, un article du quotidien La Croix mentionnait même 700 000 orthodoxes. Bien sûr, comme dans toutes les confessions, tout dépend des critères de ce que l’on nomme un croyant. Si l’on recense juste ceux qui se rendent régulièrement à une célébration religieuse, ils sont moins nombreux, sans doute plusieurs dizaines de milliers. Ensuite, s’y ajoutent ceux qui y viennent occasionnellement, ou exceptionnellement, mais qui se considèrent orthodoxes, d’autres encore fréquentent l’Église surtout, voire uniquement, dans leur pays d’origine où le lien avec celle-ci est vivace pour la grande majorité de la population comme en Roumanie (plus de 80%), d’autres enfin sont baptisés, en France ou ailleurs, et ne fréquentent pas l’Église et ses offices ou très rarement. C’est pourquoi, en prenant l’acception du mot orthodoxe au sens le plus large, le chiffre de 500 000 est un ordre de grandeur pertinent.

Une intégration à la société française

Arrivée avec des personnes de nationalités étrangères, l’orthodoxie s’est acclimatée et intégrée peu à peu à la société française. Bien que discrète, sa présence s’est solidement établie et son rayonnement est incontestable, l’intérêt pour l’iconographie, le chant orthodoxe et plus généralement pour les différents aspects de sa tradition ainsi que pour sa pratique liturgique, en témoignent.

Elle est aussi présente dans les médias : pour la télévision, Orthodoxie, émission mensuelle sur France 2, existe depuis 1963, L’orthodoxie, ici et maintenant, émission mensuelle sur KTO a été lancée en 2012; à la radio, sur France-Culture, Orthodoxie, est diffusée depuis 1964, au rythme bimensuelle, sur Radio-Notre-Dame, Lumière de l’orthodoxie, propose son rendez-vous hebdomadaire depuis 2012, les radios locales du réseau RCF diffusent aussi des émissions orthodoxe ; sur l’Internet, depuis 2005, le site d’information sur l’actualité de l’orthodoxie en France et dans le monde, avec une mise à jour quotidienne, Orthodoxie.com, est le premier site orthodoxe francophone.

Aujourd’hui, les défis concernent la poursuite de l’enracinement local et de la coopération entre les différentes paroisses et diocèses, l’intensification du dialogue avec les autres confessions chrétiennes ainsi que les différentes traditions religieuses, mais aussi avec l’ensemble de la société. Une histoire déjà longue et riche donc, qui se poursuit et continue ainsi d’apporter, à la France, la voix particulière d’une tradition plurimillénaire.

Christophe Levalois

Note: Par orthodoxe, il faut entendre les Églises orthodoxes chalcédoniennes (qui ont accepté les décisions du IVe concile œcuménique de Chalcédoine en 451), qui sont quatorze à être autocéphales, c’est-à-dire pleinement indépendantes tout en étant en communion, dans le monde. On y adjoint parfois, à tort, les Églises dites orthodoxes orientales, ou préchalcédoniennes, comme les Églises arménienne, copte, éthiopienne et syriaque, qui ne sont pas en communion avec les Églises orthodoxes chalcédoniennes.

Cérémonie de certification “Emouna”

Ouvert à Sciences Po en septembre 2016, le programme Emouna vise à doter les responsables de cultes d’une formation pluridisciplinaire sur les institutions, responsabilités et connaissances de chaque religion. La première promotion vient tout juste d’être diplômée. Afin que les religions assument toute leur place dans une laïcité à la française riche de leur références culturelles, des représentants du judaïsme, du christianisme, de l’islam et du bouddhisme ont pris l’initiative de mettre en place une formation à vocation interreligieuse. Cette formation s’adresse en tout premier lieu aux ministres du culte, en exercice ou en cours de formation et aux responsables des communautés religieuses, hommes et femmes. Elle est également ouverte à toute personne manifestant un intérêt et justifiant d’un projet en lien étroit avec les objectifs de la formation. Le président de l’AEOF le métropolite Emmanuel est membre du comité de fondation de ce programme. L’Église orthodoxe a envoyée deux étudiants : Anton Gelyasov et Andrii Gudko, pour cette première promotion, qui ont reçu leur diplômes de certification remis par Frédéric Mion, directeur de Sciences Po qui a présidé cette cérémonie.

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La cathédrale de la Dormition et le monastère de l’île-village de Sviyajsk (Tatarstan) sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO

L’UNESCO a introduit sur la liste du patrimoine mondial un troisième site au Tatarstan, à savoir la cathédrale de la Dormition et le monastère de l’île-village de Sviyajsk. La cathédrale de la Dormition fait partie de du monastère du même nom, construit en le XVIème et le XIXème siècle. La cathédrale elle-même a été construite de 1556 à 1660 par les maîtres de Pskov sous la direction de l’architecte Postnik Yakovlev. À l’intérieur de la cathédrale a été conservé le cycle entier de fresques murales de la seconde moitié du XVIème – début du XVIIème siècle, d’une surface de 1080 m2, ainsi que l’iconostase avec des icônes du XVIème-XVIIème siècle. L’ensemble pictural et architectural est le reflet d’une nouvelle orientation dans l’art russe. Le caractère unique des fresques réside dans le fait qu’elles constituent la transcription graphique des décisions du concile de 1551, dit des « Cents chapitres », des conciles de 1553-1555, dont la signification historique est importante non seulement pour la Russie, mais aussi pour toute l’Église orthodoxe et l’histoire de l’iconographie. Le Kremlin de Kazan et l’ancienne ville de Bolgar avaient auparavant étaient introduits sur la liste du patrimoine de l’UNESCO au Tatarstan.

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Nouvelles décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Roumanie concernant la vie de l’Église et de la société

Les 4 et 5 juillet, en la salle synodale de la résidence patriarcale, sous la présidence du patriarche de Roumanie Daniel, a eu lieu la séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine. Dans le cadre de cette séance ont été prises les décisions suivantes :
– L’année 2019 a été déclarée au Patriarcat de Roumanie « Année d’hommage au village roumain (aux prêtres, enseignants et maires) » et « Année commémorative des patriarches Nicodème Munteanu et Justin Moisescu et des traducteurs de livres ecclésiastiques ».
– la demande du synode métropolitain du diocèse de Munténie et de Dobroudja de canoniser le vénérable Paphnuce Pârvu l’iconographe a été approuvée. Il sera commémoré le jour du 7 août.
– l’inscription dans le calendrier ecclésial de l’Église orthodoxe roumaine, à partir de l’année 2017, de la mémoire de saint Porphyre le Cavsocalybite, sous la date du 2 décembre, a été approuvée De même, le Saint-Synode a approuvé son tropaire, kondakion, synaxaire et icône. Plusieurs textes liturgiques ont été approuvés : l’acathiste au saint martyr Irénée, évêque de Sirmium [aujourd’hui Sremska Mitrovica, Serbie], fêté le 6 avril ; l’office et acathiste des saints martyrs Pasicrate et Valentin, fêtés le 24 avril ; l’acathiste à saint Antoine de Iezerul Vâlcii – fêté le 23 novembre.
– il a été décidé d’organiser la rencontre internationale de la jeunesse orthodoxe en 2018 à Sibiu, ville résidence du diocèse métropolitain d’Ardeal.
– il a été décidé de créer une extension à Rome de la Faculté de théologie orthodoxe « Patriarche Justinien » de Bucarest.
– il a été approuvé de créer une spécialisation en art sacré dans le cadre de la Faculté d’histoire, philosophie et théologie de l’Université du « Bas-Danube » à Galați, à effet de l’année universitaire 2017-2018.
– Dans le contexte du phénomène de sécularisation de notre époque, il est nécessaire de renouveler la vie spirituelle et morale des ministres de l’Église de tous les rangs, des habitants des monastères et des skites, ainsi que des laïcs des paroisses et de toutes les institutions ecclésiales. Dans ce sens, les synodes métropolitains du Patriarcat de Roumanie analyseront périodiquement les aspects concernant la discipline des clercs et des laïcs et proposeront au Saint-Synode des solutions concrètes pour promouvoir la vie spirituelle.

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L’Église orthodoxe russe proteste contre la décision de la Cour de Strasbourg de mettre fin à la vie de Charlie Gard, un enfant britannique atteint d’une maladie grave

L’Église orthodoxe russe proteste contre la décision prise par la Cour européenne de débrancher l’aide respiratoire du petit Charlie Gard, âgé de dix mois, qui souffre d’une maladie génétique rare. « La décision monstrueuse de la Cour Européenne des Droits de l’Homme démontre la crise très profonde de la notion de protection des droits de l’homme. Aujourd’hui, le droit à la vie laisse la place au droit à la mort », a déclaré le métropolite Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Selon le hiérarque, la situation est particulièrement dramatique du fait que les parents ne peuvent prendre une décision indépendante. Le métropolite se demande « pourquoi, au XXIème siècle, dans un État démocratique libre, une famille est enfermée dans les murs d’une clinique en raison d’une décision de justice et ne peut bénéficier des services d’un autre établissement médical ». Le métropolite appelle cette situation « une violation de la conscience des parents, un moquerie à leur égard, du sadisme coloré avec des tons humanistes ». Il a souligné que dans le cas de Charlie, il y avait des médecins aux États-Unis qui étaient prêts à le soigner et des moyens financiers sont disponibles. Malgré cela, la Cour a pris la décision que « dans le meilleur intérêt » de l’enfant, il convenait de débrancher les appareils maintenant celui-ci en vie, de lui fournir les soins palliatifs et le « laisser mourir avec dignité ». Le métropolite Hilarion est perplexe devant le fait que la vie humaine est toujours proclamée une valeur absolue, tandis que dans beaucoup de pays la privation de vie de personnes gravement malade, dont les enfants, devienne une « réalité légalisée ». Il espère que les parents de Charlie auront possibilité de donner à leur enfant le traitement qu’ils considèrent nécessaire. « Je prie pour qu’ils puissent traverser ces épreuves terribles auxquelles ils font face Je crois que le Dieu miséricordieux ne privera pas le petit Charlie de Son amour et transformera ses souffrances en viatique de la vie éternelle » a-t-il conclu.

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Vidéo de la conférence : « Christos Yannaras et Olivier Clément » par Bertrand Vergely

Dans la dernière conférence de sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale »Bertrand Vergely nous a parlé le lundi 26 juin de Christos Yannaras et Olivier Clément.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Les chemins de fer régionaux transporteront gratuitement les pèlerins pour Alapaïevsk, les 17 et 18 juillet 2017, jours de la commémoration de la Grande-Duchesse Elisabeth

Les 17 et 18 juillet sera célébrée la mémoire de la Grande-Duchesse martyre Elisabeth Féodorovna et des autres maryrs d’Alpaïevsk. À cette occasion, les chemins de fer de la région de Sverdlovsk transporteront gratuitement ceux qui souhaitent effectuer un pèlerinage sur le lieu où fut martyrisée sainte Elisabeth.

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Une icône de saint Jean de Changhaï a exsudé une huile parfumée lors de la célébration de sa fête dans son village natal

Le 2 juillet, jour de la commémoration du saint hiérarque et thaumaturge Jean de Changhaï et San Francisco, a été célébrée solennellement la fête de la skite bâtie en son honneur dans son village d’Adamovka, dans la région de Donetsk. Les offices ont commencé à la skite par la confession des fidèles à 6h15 du matin, suivi par la lecture des Heures, dans l’église inférieure, dédiée au miracle de l’archange Michel à Colosses, et la sainte Liturgie, célébrée par le hiéromoine Clément (Perchik) de l’église Saint-Vladimir du village voisin de Nikolskoïe. Une autre Liturgie a été célébrée plus tard dans l’église principale, présidée par le métropolite de Arsène, supérieur de la Laure de Sviatogorsk. Plus de 1000 personnes étaient présentes à l’office, chanté par trois chœurs : celui de la Laure, du village d’Adamovka et un chœur de Kharkov. Dans sa prédication, après la lecture de l’Évangile, le métropolite Arsène a dit « qu’aujourd’hui la Grâce du Saint-Esprit nous a rassemblés… Bien que les villes de Changhaï et de San Francisco soient éloignées de nous, bien qu’elles nous soient étrangères, la maison du saint d’Adamovka, son village natal, dans lequel une skite a été construite en son honneur, nous le rendent familier », ajoutant que chaque fidèle présent est en quelque sorte un hôte de saint Jean, dans le village où il est né et a été élevé. Il a mentionné également les pieux parents de saint Jean, Boris et Glafira, qui ont réussi à élever un si saint enfant. Citant plusieurs exemples de la vie de saint Jean, la profondeur de son humilité, de sa piété et de son amour de Dieu et des hommes, le métropolite a souligné que rien ne nous empêche d’être saints, en prenant l’exemple sur saint Jean : rien ne l’en a empêché, ni la vanité du monde, ni les circonstances difficiles. Aussi, nous n’avons aucune excuse pour ne pas aspirer à vivre avec Dieu, en donnant pour cela toute une série de raisons. La sainte Liturgie était suivie d’une procession autour de l’église avec la lecture de l’Évangile. L’aumônier de la skite Saint-Jean, l’archimandrite Vsevolod (Georgitsa) a ensuite salué le métropolite Arsène et lui a offert une copie de l’icône de la Mère de Dieu dite « Celle qui exauce rapidement », le remerciant pour la grande œuvre de la Laure, à savoir l’accueil de tant de réfugiés pendant cette difficile période de la vie de l’Ukraine, imitant en ceci saint Jean de Changhaï qui offrit un refuge à tant d’enfants sans abri et abandonnés. Ensuite, le métropolite Arsène a évoqué « un petit miracle », qui s’est produit pendant la fête : « Durant la fête de saint Jean, aujourd’hui, une petite icône, achetée par une femme au magasin du monastère, a commencé à exsuder du myron (huile parfumée) ». St Jean a ainsi manifesté visiblement sa présence à la célébration. L’icône est placée sur un lutrin dans l’église et chacun a eu la possibilité de la vénérer, après avoir reçu en cadeau une petite icône du saint. Un repas était ensuite offert à tous les pèlerins.

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Découverte de rares manuscrits dans le Sinaï

C’est une découverte de plus dans le riche patrimoine culturel et historique de l‘Égypte. Il s’agit d’une série de manuscrits anciens et très rares découverts dans le monastère Sainte-Catherine, situé au pied du mont Sinaï, au Nord-Est de l‘Égypte. Ils ont été présentés mardi dernier à la presse par les autorités égyptiennes. « Les prêtres nous ont contactés pour nous dire qu’ils avaient découvert des manuscrits lors de la rénovation de la bibliothèque. Ce sont des textes médicaux, et ils sont importants, car ils ont été utilisés plusieurs fois. », souligne Khaled al-Anani, ministre égyptien des Antiquités. Certains textes de ces manuscrits qui datent du 5e ou 6e siècle sont de textes médicaux dont des parties d’une recherche du médecin grec Hippocrate. « La partie supérieure de ces manuscrits comprend des textes en arabe des évangiles. Et la partie inférieure, qui est un siècle et demi plus ancienne, comprend des textes médicaux du célèbre médecin grec Hippocrate. », précise l’Archevêque Damianos du Sinaï, de Pharan et de Raithu. Classé patrimoine mondial de l’UNESCO en 2002, le monastère orthodoxe Sainte-Catherine, détient l’une des plus grandes collections de manuscrits médiévaux. Sa bibliothèque abrite plus de 8 000 manuscrits et livres religieux antérieurs, ce qui en fait la deuxième derrière celle du Vatican.

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À Moscou l’office d’intercession à saint Nicolas destiné à la jeunesse a rassemblé 800 jeunes gens et jeunes filles

Le soir du 4 juillet, en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, a eu lieu l’office d’intercession avec le chant de l’acathiste du saint, devant les reliques du saint. L’office était destiné à la jeunesse. Avant le début de l’office, l’évêque de Lioubertsy Séraphim a demandé à tous « de prier doublement pour les jeunes, tant pour ceux qui sont croyants que ceux qui se trouvent encore dans leur cheminement vers Dieu ; prier pour que chaque jeune dans notre pays trouve le véritable sens de la vie et soit heureux mais, et c’est le principal, qu’il découvre Dieu et le monde spirituel merveilleux de la vie avec Lui ». Plus de 800 jeunes gens et jeunes filles se sont inscrits par les réseaux sociaux du département de la jeunesse du diocèse de la ville de Moscou et du mouvement « Bénévoles orthodoxes ». Plus de 250 chantres des églises de Moscou ont participé aux chants liturgiques, sous la direction de la chef de chœur du mouvement « Bénévoles orthodoxes » Anne Golik. À la fin de l’office, l’évêque Séraphim a souligné que « l’exploit de saint Nicolas était de vivre vertueusement, conformément à l’enseignement de l’Évangile. Il manifestait envers tous amour, miséricorde et compassion ; il aidait ceux qui en avaient besoin ; il intervenait pour ceux qui étaient injustement condamnés ; et en même temps, il dénonçait ceux qui le méritaient. C’est précisément cette façon de vivre qui fit de Nicolas un saint… Saint Nicolas était particulièrement proche de la jeunesse. Nous nous souvenons bien de cet épisode de sa vie, lorsqu’il aida des jeunes filles à se marier tandis que leur père faisait face à des difficultés matérielles. Le saint leur jeta alors la nuit des pièces d’or à travers la fenêtre. Demandons à saint Nicolas de manifester son soin spirituel à notre jeunesse, la gardant des tentations et des malheurs » a-t-il conclu. Après l’office, tous les jeunes ont vénéré les reliques de saint Nicolas et ont reçu une icône du saint avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille. La presse russe du 6 juillet annonce une file d’attente jusque là jamais atteinte, d’une longueur de huit kilomètres, pour la vénération des reliques de saint Nicolas.

Sources : 1 et 2

Des fragments des reliques de saint Antoine le Grand, venus de France, ont été offerts à la paroisse dédiée au saint à Bucarest

Des centaines de Bucarestois ont participé à un moment historique pour la paroisse Saint-Antoine de la ville, qui a reçu un fragment des reliques de son saint protecteur. Le coffret contenant les saintes reliques a été amené par Mgr Joseph, métropolite de l’Église orthodoxe roumaine en Europe occidentale et méridionale, accompagné par plusieurs prêtres, à l’église Saint-Antoine. L’arrivée des reliques a été attendue dans la prière par les fidèles. Une estrade a été aménagée dans la cour de l’église, où l’office de l’acathiste à saint Antoine le Grand a été célébré. Après la venue des saintes reliques, Mgr Joseph a prononcé une homélie, dans laquelle il a souligné le fait que ces reliques sont un grand don et une bénédiction, tant pour la paroisse et la capitale que pour le pays entier. Saint Antoine le Grand était considéré saint dès sa vie terrestre, a expliqué le hiérarque. Dans son humilité, le saint avait ordonné à ses disciples de cacher son corps après sa mort, afin qu’il ne fût point vénéré, a-t-il ajouté. Ensuite, le hiérarque a évoqué l’histoire de la découverte des reliques et leur transfert en Europe. Le corps de saint Antoine a été découvert miraculeusement en 561 et a été placé dans une église à Alexandrie. Dans les années 630-640, lors de la venue des Arabes, les reliques ont été transportées à Constantinople, où elles restèrent jusqu’en 1070, lorsque l’empereur Romain IV Diogène les a offertes au noble français Jocelin de Châteauneuf, fils de Guillaume, qui avait participé à sa campagne militaire contre les Arabes. C’est ainsi que ces reliques arrivèrent en Occident. « Aujourd’hui, le grand ermite, le « patriarche des moines », comme a été appelé saint Antoine, vient demeurer au milieu de la cité », a dit Mgr Joseph. « Depuis le désert d’Égypte à droite du fleuve du Nil, le désert de Scété, passant par Alexandrie, Constantinople, la France, saint Antoine est arrivé chez nous, 1650 années après son trépas », a ajouté le métropolite. Enfin, celui-ci a exhorté les fidèles à prier pour les Roumains se trouvant à l’étranger qui, comme il l’a souligné, n’abandonnent pas la foi chrétienne, mais se renforcent en elle, éprouvant en quelque sorte de l’envie envers leurs frères, avec leurs monastères et leurs églises dans le pays. Le recteur de la paroisse, le père Georges Zaharia a déclaré que la venue des reliques de saint Antoine est un moment historique pour sa communauté. Le père a ensuite présenté les dispositions qui avaient été prises pour celles-ci. En juillet 2016, suite à des informations selon lesquelles les reliques de saint Antoine se trouvaient dans une église en France, près de Grenoble [à Saint-Antoine-l’Abbaye, Isère, ndt], le père Zaharia s’est adressé au patriarche de Roumanie. Faisant suite à cela, le prêtre et professeur Constantin Pătuleanu, de la Faculté de théologie de Bucarest, a effectué une étude élargie et a acquis la certitude de l’authenticité de l’information. Ensuite, avec le soutien de Mgr Joseph, qui en a discuté avec l’évêque catholique de Grenoble, a été obtenu un fragment des reliques de saint Antoine le Grand, qui a été apporté à Bucarest quelques semaines après. Enfin, pour la compilation de son étude historique et patristique concernant la vie de saint Antoine le Grand, l’ordre de saint Constantin et Hélène, destiné aux clercs, a été décerné au père Constantin Pătuleanu.

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L’un des participants à l’expertise « des restes d’Ekaterinbourg » avance des preuves indirectes de leur appartenance aux membres de la Famille impériale russe

Les expertises qui sont effectuées au sujet de l’assassinat du tsar-martyr Nicolas II et de sa famille, ont révélé des preuves indirectes de l’appartenance des « restes d’Ekaterinbourg » à la famille impériale. « Nous avons trouvés sur le crâne (présumé du Tsar) des traces de coup de sabre », a déclaré lundi dernier le célèbre criminaliste russe Viatcheslav Popov. Celui-ci a participé à l’enquête sur les ossements retrouvés dans les environs d’Ekaterinbourg et qui ont été inhumés à la forteresse Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg. Comme le fait remarquer l’expert, en 1991, on a cherché soigneusement des traces des coups en question sur le crâne du tsar Nicolas II, mais on a erronément fait des recherches sur l’autre côté du crâne, le côté gauche, parce que l’on supposait que le coup de sabre avait été porté sur ce côté par l’agresseur. En 1891, Nicolas II, alors prince héritier du trône avait effectué un voyage au Japon, où un policier l’avait frappé à coup de sabre. Selon Viatcheslav Popov, deux examens aux rayons X ont été effectués. La tomographie multispécifique par ordinateur a montré deux cavités longitudinales sur le crâne: c’est une vieille fracture cicatrisée, étant donné que les parties élevées ont développé une sclérose en tissu osseux qui a guéri après la blessure. « Mais nous ne nous sommes limités à cette procédure, et nous effectué une radiographie avec agrandissement direct de l’image, nous avons étudié la structure du tissu osseux, qui est différent sur les côtés. On peut affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une fracture qui a eu lieu du temps de la vie de la personne, que c’est une fracture ancienne, et elle correspond au coup porté par un long objet coupant, par exemple un sabre », a déclaré V. Popov. En outre, celui-ci a confirmé que les ossements découverts en 1991 près d’Ekaterinbourg correspondent à ceux de cinq personnes de la même famille, ce que l’analyse stomatologique a révélé. « Les cinq personnes, particulièrement les quatre femmes, constituent une seule famille. Chez ces femmes, il y a une constitution particulière des dents et des mâchoires. Par exemple, la quatrième dent du bas est tordue chez chacune d’entre elle. Je pense que c’est un témoignage important des liens familiaux. Le deuxième signe de ces liens est une maladie héréditaire. Des caries précoces se manifestaient chez toutes. Chez la plus jeune, presque toutes les dents sont plombées », a-t-il précisé. Selon lui, ces femmes avaient un statut social élevé, parce qu’elles avaient un stomatologue personnel. « Le stomatologue de la famille connaissait les particularités de celle-ci, il savait que tous avaient des maladies dentaires, puisqu’avant la prolifération des caries, il avait posé des plombs en argent. Je ferai remarquer que les gens ordinaires n’avaient pas de plombs amalgamés en argent. Si l’on parle du squelette N°7 (on suppose que c’est celui de l’impératrice martyre Alexandra Feodorovna), il a des dents artificielles résultant d’un travail extraordinaire. Par exemple, deux incisives ont été faites en porcelaine avec des tiges en or et des crampons en platine » a encore déclaré V. Popov. En outre, une étude mathématique a été effectuée sur les crânes : trois-quatre dizaines de points y ont été tracés et, à l’aide d’une analyse de corrélations, a été prouvé le lien de parenté des crânes. En ce qui concerne les enquêtes génétiques, V. Popov a déclaré qu’elles étaient encore en cours et que l’on arrivait à l’étape finale. Lorsque cette analyse sera achevée, « les points seront mis sur tous les i », a-t-il dit. Le Comité d’enquête de la Fédération de Russie a maintenant autorisé la publication des résultats de l’expertise au titre de celles qui avaient été achevées. Ainsi, l’interview de V. Popov constitue le début de la publication des premiers résultats.

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La 13e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel aura lieu le jeudi 6 juillet

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera le jeudi 6 juillet sa 13e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

Message du patriarche œcuménique Bartholomée aux journalistes ukrainiens, prononcé en l’église patriarcale Saint-Georges, le 2 juillet

Le patriarche œcuménique a adressé le message suivant aux journalistes ukrainiens, le 2 juillet, en l’église patriarcale Saint-Georges, à Constantinople : « C’est une joie pour nous aujourd’hui de nous adresser au peuple ukrainien par les médias d’Ukraine. La profession journalistique a une fonction significative aujourd’hui, dans un monde de communication instante. Le rôle des journalistes est de transmettre la véritable information aux gens afin qu’ils comprennent mieux les défis et les circonstances dans lesquelles ils vivent. Cette fonction exige une grande responsabilité et peut présenter de nombreuses tentations. Comme une personnalité politique l’a déclaré récemment, « lorsque les organes d’informations répandent des mensonges éhontés, ils ne sont plus journalistiques. Ils sont des organes d’influence ». Les journalistes, particulièrement lorsqu’ils se considèrent chrétiens, doivent dire toujours la vérité, afin de servir fidèlement notre Seigneur Jésus-Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn XIV, 6). Ayant effectué, par la grâce de Dieu, vingt-cinq ans de ministère patriarcal, il ne nous est pas nécessaire de décrire notre amour pour le peuple ukrainien.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) commémore le 75ème anniversaire de la déportation des Aléoutiens orthodoxes par les autorités américaines pendant la Seconde Guerre mondiale

« Avant l’invasion japonaise d’Attu et Kiska en Alaska, environ 900 Aléoutes vivant dans les Aléoutiennes et l’archipel des Pribilof ont été forcés [par les autorités américaines, ndt] en 1942 a se réinstaller dans des camps dans Sud-Est de l’Alaska », explique l’évêque David de Sitka et d’Alaska (OCA). « On a estimé que plus de 10% des évacués ont péri durant cet épisode peu connu de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ». En 1942, alors que les Japonais multipliaient leurs attaques contre les États-Unis, ils envoyèrent deux groupes de vaisseaux aux Iles aléoutes, dans le territoire de l’Alaska. Leur but était de contraindre les Américains à séparer leurs forces et abandonner leur véritable objectif, Midway, avec des défenses moindres. La ruse ne fonctionna pas, mais les forces de défense d’Alaska ne réussirent pas à écourter l’occupation japonaise. Durant ce processus, les natifs aléoutiens furent déplacés de leurs foyers par le gouvernement américain et envoyés dans le Sud-Est de l’Alaska pour y être internés, soi-disant pour « leur protection ». C’est explication était sujette à caution, car les non natifs n’étaient pas astreints à partir, et le programme d’internement n’était conçu que partiellement avec aucun plan réel quant à la destination, le logement et l’alimentation. Les sites ont été choisis après que les Aléoutes aient quitté leurs foyers, alors que les navires étaient en route pour « quelque part », loin des hostilités. À peine étaient-ils partis qu’ils firent face au premier des trop nombreux décès : un bébé nouveau-né est mort et immergé en mer, en route vers Funter Bay. Les 885 Aléoutes furent répartis en cinq sites, Funter Bay et Killisnoo, à l’ouest de l’Ile de l’Amirauté ; Wrangell Insitute, un site d’escale sur l’île Wrangell, au sud-est de l’île de l’Amirauté ; Burnett Inlet, un camp permanent sur lîle Wrangell, et Ward Cove sur l’île Revillagigedo. Entre temps, les troupes d’occupation japonaises profitèrent de l’absence des habitants pour piller leurs maisons, ne leur laissant virtuellement rien à leur retour. Afin de commémorer ces événements, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Amérique a produit le décret suivant :
« – Attendu que durant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont attaqué les îles aléoutiennes en juin 1942 en bombardant Unalaska/Dutch Harbor et en s’emparant des îles d’Attu et Kiska afin de créer une diversion et d’éloigner les forces américaines de la campagne de Midway durant cette guerre ;
– Attendu qu’au motif apparent d’éloigner les gens du danger, les Aléoutes habitant ces îles ont été déplacés « pour leur propre protection » et placé dans des camps d’internement dans le sud-est de l’Alaska. ;
– Attendu que ce mois marque le 75ème anniversaire de l’internement du peuple aléoutien d’Alaska par le gouvernement des États-Unis pendant la seconde guerre mondiale ;
– Attendu que l’internement, géré par le Département de l’Intérieur, le Service du poisson et de la faune d’Alaska et le Bureau d’Alaska pour les affaires indiennes, était mal géré et administré, causant difficultés, dommage et même décès chez les nombreux Aléoutes qu’ils prétendaient aider ;
– Attendu que les habitants d’Attu, ayant été arrêtés par les Japonais, restèrent prisonniers jusqu’à la fin du conflit ;
– Attendu qu’en raison de cette mauvaise gestion, les Aléoutes ont été placés dans des conserveries et mines abandonnées, lesquelles n’étaient pas destinées à accueillir tant de personnes et n’avaient pas été construites pour préserver de la rigueur de l’hiver, et que tout cela eut pour résultat le décès de 10% des 885 personnes internées ;
– Attendu que malgré ces mauvais traitement de la part de leur propre gouvernement, ces chrétiens orthodoxes ont survécu grâce à l’aide de la population autochtone de Tlingit (beaucoup parmi eux étaient aussi orthodoxes) et ont enduré cette situation jusqu’à la fin de la guerre, enterrant ceux qu’ils aimaient dans une contrée aussi éloignée de la leur ;
– et attendu que cet événement est resté largement ignoré par beaucoup :

Il a été décidé que le Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique, assemblé en session au monastère de la Sainte-Dormition à Rives Junction, Michigan :
– élève ses prières et donne son soutien au peuple aléoute des anciens villages de Mukushin, Kashega, Biorka, et des localités repeuplées de Unalaska, St. George, St. Paul, Akutan, Nikolski, et Atka;
– se tienne aux côtés des Aléoutes pour dire que « plus jamais » aucun peuple ne soit forcé d’endurer ce que ces pieux orthodoxes ont subi des mains de notre propre gouvernement ;
– et décide que des prières soient élevés par les fidèles orthodoxes de notre Église pour faire mémoire des fidèles défunts des camps d’internement, lors des samedis des défunts observés par notre Église ». Une liste de ceux qui sont décédés dans le camp d’internement est jointe au décret du Saint-Synode. On peut également consulter ici un article de « La Libre Belgique » sur cette page tragique de la seconde guerre mondiale.

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Message de la synaxe double du Mont Athos au sujet des troubles provoqués par le Concile de Crète (2016)

Des moines athonites ayant interrompu la commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée en raison de leur opposition aux décisions du Concile de Crète (2016), la synaxe double de la Sainte Montagne a publié le communiqué suivant :
« La sainte synaxe double de la Sainte Montagne, convoquée pour la 206ème fois le 17/30 juin 2017 à Karyès, constituée des vingt représentants extraordinaires et vingt représentants ordinaires auprès de la Sainte Communauté, pour faire suite aux textes officiels de la Sainte Montagne déjà publiés récemment – tant au sujet de ses positions avant le Saint et Grand Concile que de l’évaluation des textes finaux du Concile – communique ce qui suit, mue par le sentiment de sa responsabilité et de respect envers notre sainte Église et son plérôme. On observe continuellement un trouble sous-jacent, provoqué par des oppositions aux décisions du Saint et Grand Concile (Crète 2016). Des suppressions et des interruptions de la commémoration de nos évêques sont proposées. Puisque nous sommes destinataires de ces manifestations d’inquiétude et que nous nous trouvons dans l’Église, nous adressons à tous la salutation du Christ ressuscité : La paix soit avec vous ! Le trouble est sans raison, puisque le Seigneur ressuscité se trouve à nos côtés. Le Concile a eu lieu après une préparation de nombreuses années. Avant le Concile, les documents préparés ont été portés à la connaissance des fidèles avec la possibilité pour eux d’exprimer quelque point de vue. La Sainte Montagne, pendant de nombreuses années a formulé clairement ses points de vue au sujet des dialogues qui ont eu lieu avec les chrétiens hétérodoxes. Lors des travaux du Concile, les hiérarques ont exprimé leurs opinions personnelles. Certains d’entre eux ont formulé leurs objections de façon correcte, sans interrompre leurs relations avec l’Église. Tout a été consigné. L’Église reste toujours « la colonne et l’affermissement de la vérité ». L’Église, selon saint Jean Chrysostome « est agitée par la tempête, mais elle ne fait jamais naufrage, elle fait face aux tourbillons, mais elle n’est pas engloutie, elle reçoit les flèches, mais elle n’est pas blessée », elle est le Dieu-homme Lui-même. Tous les saints, vivant en Christ, nous dirigent vers l’Église et nous offrent le repos. L’Esprit Saint « soude toute l’institution ecclésiale ». C’est Lui qui « soigne les faiblesses et comble les manquements ». Demeurant dans l’Église et ressentant les manquements et les faiblesses, nous recevons la guérison et la santé. Si, en tant qu’homme, nous avons dévié, la grâce de l’Esprit nous ramène sur la voie droite. C’est pourquoi toute peur est superflue, en tant que manifestation d’un manque de foi, puisque nous nous trouvons à l’intérieur de l’Église du Christ. Au demeurant, les quatre Patriarches d’Orient, par l’encyclique historique de 1848, nous tranquillisent en confessant que « ni les patriarches, ni les Conciles n’ont jamais pu introduire quelque innovation que ce soit car, chez nous, le gardien de la foi est le corps de l’Église, c’est-à-dire le peuple lui-même, qui vient préserver sa foi immuable et conforme à celle de ses Pères ». Par conséquence les troubles et le désespoir ne se justifient pas, lesquels mènent aux schismes. Nous appartenons à l’Église, Corps du Christ. Ce Corps a une telle santé, qu’il accepte toujours et assimile les éléments qu’il reçoit. De même qu’il rejette ceux qu’il considère étrangers. Nous avons confiance dans l’amour du Christ, non dans les opinions personnelles et rances qui mènent en dehors de l’Église et créent les enfers des hérésies. Par tout cela, nous ne voulons pas proposer le quiétisme de l’indifférence, mais souligner la signification de la vigilance et de la foi. Nous considérons comme une ingratitude envers Dieu et un manque d’amour envers tous les frères – ceux qui sont proches et ceux qui sont éloignés – de ne pas mettre l’accent, avec zèle et clarté, sur la richesse de la Grâce que nous recevons en vivant dans l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Et cela n’est pas notre exploit propre mais le don de notre seul Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ qui, d’une façon unique et absolue dit à Son propre sujet : Je suis la voie, la vérité et la vie. Sans Moi, vous ne pouvez rien faire. Je suis le bon pasteur qui sacrifie sa vie pour les brebis. Ceux qui sont venus avant Moi sont des voleurs et des brigands, mais les brebis ne les ont pas écoutés. Elles ne les suivront pas car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. Ceux qui écoutaient étaient dans l’étonnement et dirent : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jn 7, 46). Il n’est pas simplement un homme, mais Il est le Dieu-homme. Il est le seul Saint, Jésus-Christ. « Il n’y a de salut en aucun autre » (Actes 4, 12). Il ne vient pas juger, mais sauver le monde. Il est crucifié pour le salut de ceux qui Le crucifient. Il porte nos péchés et souffre pour nous. Il accepte tout pour sauver l’homme. Il supporte tout pour sauver tous les hommes. Il est venu, nous L’avons vu, nous L’avons entendu et nos mains L’ont touché. Il a souffert, est ressuscité et monté aux cieux. Il a envoyé l’Esprit Saint le jour de la Pentecôte et tous ont commencé à annoncer « les paroles étonnantes, les enseignements étonnants, les doctrines étonnantes de la Sainte Trinité ». L’Église est réunie avec toute la bienséance étonnante et divine. La prison du temps est détruite et nous entrons dans la liberté des choses dernières. Dans chaque sainte Liturgie brille la grâce de la Pentecôte et le Seigneur Dieu-homme est Celui qui « offre et est offert, qui reçoit et qui est distribué » pour le salut du monde entier. L’Église orthodoxe est la manifestation de l’amour ineffable de Dieu envers l’homme. Il nous sauve et nous endette inéluctablement pour ce témoignage d’amour. Au contraire, ceux qui semblent commander les peuples (comme dirigeants religieux ou séculiers) tyrannisent et asservissent les hommes. Les faux pasteurs ne sacrifient pas leurs âmes pour les brebis, mais les brebis pour leur théorie. Ils condamnent et anéantissent les autres comme causes du mal, pour redresser le monde. D’autres dévorent ceux qui sont considérés comme hérétiques et impies. D’autres, les hommes d’origine et de race inférieures, les troisièmes dévorent les ennemis du peuple… Ils règnent tous, mais ne sont pas éternels. Ils tourmentent les hommes et passent, mais retombent dans la même maladie. Par l’incarnation du Verbe de Dieu et la venue du Saint-Esprit est créée l’Église. Et « la demeure de Dieu avec les hommes! » (Apoc. 21,3) est renouvelée, le petit troupeau avec la mission divine. La Divinité Trine et l’unité ecclésiale n’existent pas de façons différentes. « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous » (Jean 17,21).Tout est accompli par l’Esprit Saint. « Réunissant tout leur savoir spirituel par le Saint Esprit, les vénérables Père ont divinement défini le dogme de la divinité du Seigneur Jésus et du Saint-Esprit, de même que celui de la Toujours-vierge Marie comme Mère de Dieu ». Tout l’édifice vivant de l’Église est érigé sur le fondement de la foi. Toute altération dans la vérité du dogme provoque des fissures dans le domaine de la vie. Avec l’éloignement de Rome de l’Église une et sainte s’en sont suivies les altérations connues dans le monde occidental : l’Église est comprise et organisée comme un État. La théologie est cultivée comme une philosophie scolastique et la vie spirituelle comme une ascèse morale dans le monde éphémère au moyen de la grâce créée. Il se produit la séparation entre la théologie et la vie, le sacerdoce et le mariage. S’ensuit toute la série des retombées connues… L’Église orthodoxe demeure toujours dans le plérôme de la grâce liturgique. Ici, la théologie n’est pas considérée comme occupation philosophique. Pas plus que l’on n’approche intellectuellement le mystère de la vie, mais on s’immerge entièrement dans les flots de la grâce. Lorsque l’on insiste, dans la prière, à l’instar de saint Grégoire Palamas qui s’exclamait « illumine mes ténèbres !», on reçoit l’illumination divine en tant que repos spirituel et on comprend la scolie du même saint : Autre est la lumière pour les sens, autre pour l’intellect de l’homme. Mais lorsque les hommes deviennent participants à la grâce divine, ils voient par les sens et l’intellect les mystères dépassant tout sens et l’intellect. Comme Dieu le sait et ceux qui vivent cela. Vivant à la Sainte Montagne, nous nous conduisons « selon les théologies inspirées de Dieu des saints et le pieux esprit de l’Église », non pas les théologies académiques des intellectuels et les conceptions de chaque époque. La communion des saints entoure les fidèles, et le pieux esprit de l’Église les dirige. Nous obtenons miséricorde en tant qu’enfants de la Grande Église du Christ, laquelle est crucifiée et de ce fait glorifiée. Nous avons reçu d’elle tous les biens. Nous la voyons constamment ensanglantée avec la multitude de ses martyrs et de ses saints moines. Nous restons reconnaissants et vigilants, gardant les traditions. Nous recevons la grâce de la liberté de l’Esprit et la fraternité en Christ dans l’Église orthodoxe. Si l’empire chrétien est passé en tant qu’événement historique, l’empire de l’amour reste pour toujours, il ne passe jamais. Nous nous trouvons dans ce paradis. Nous confessons la grâce, nous prêchons la miséricorde, nous ne dissimulons pas le bienfait. De même que le Seigneur est unique, Ses disciples ont la mission unique d’annoncer le message joyeux que « la mort est mise à mort ». Tout le reste n’est que relatif et insignifiant pour l’homme. Ceux qui sont dans l’Église chantent, car ils le vivent : « De la mort fêtons la mise à mort, de l’enfer la destruction, le début d’une vie autre et éternelle et, bondissant de joie, chantons Celui qui en est l’auteur ». Ils ne représentent pas une conception religieuse, pas plus qu’il n’est possible qu’on les exhorte à éviter les conversions, car ils sacrifient leur vie pour annoncer au monde que « la mort est tombée aux mains de la mort ». Ce que l’Église orthodoxe a de précieux et ce qui la nourrit est la vérité de la foi. Et elle n’a pas d’autre moyen pour offrir Son amour hors de l’invitation pascale : « Venez tous jouir du banquet de la foi ». « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, et votre foi aussi est vaine ». Il nous faudrait alors que nous sortions sur les routes et les ruelles, en collaborant avec les autres condamnés du pays de l’ombre de la mort, en demandant l’amélioration des conditions du malheur. Mais, loin de nous cette pensée blasphématoire ! « Maintenant, tout est rempli de lumière ! ». Et tous attendent l’aide de ceux qui ont reçu l’expérience de la Résurrection. Nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur ressuscité, a promis assurément d’être avec nous jusqu’à la consommation des siècles. C’est cette joie de la présence avec nous de Celui qui a anéanti la mort, qu’offre l’Église par ses innombrables saints, martyrs et moines. Et la Sainte Montagne, avec sa vie liturgique et sa présence reste toujours un témoignage de la foi orthodoxe et de l’espérance pour le monde entier. Au Christ notre Dieu ressuscité des morts, soient la gloire et la puissance dans les siècles des siècles. Amen. [signé par] Tous les représentants et supérieurs des vingt saints monastères du Mont Athos  réunis en synaxe double »

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Le métropolite Hilarion s’exprime au sujet du rétablissement de la monarchie en Russie

Le modèle monarchique d’organisation politique a de nombreux partisans parmi les fidèles orthodoxes, et l’Église orthodoxe russe pourrait prendre part à la discussion du rétablissement de la monarchie dans le pays, si ce débat commence. C’est ce qu’a déclaré samedi dernier le président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion. Répondant à la question de la présentatrice de l’émission «L’Église et le monde» sur la chaîne TV «Rossiya 24», au sujet des déclarations du patriarche de Géorgie Élie II concernant la possibilité de la restauration monarchique en Géorgie, le métropolite Hilarion a d’abord rappelé que l’Église orthodoxe russe est «neutre» à l’égard du pouvoir politique jusqu’au moment où celui-ci n’appelle pas à aller à l’encontre de la morale chrétienne, comme cela est expliqué dans les «Fondements de la conception sociale de l’Église orthodoxe russe». Ensuite le métropolite a poursuivi : «Il y a à l’intérieur de notre Église des gens, des groupes de gens, qui luttent pour le rétablissement de la monarchie, et je pense que, si à un moment donné notre société est mûre pour la discussion de cette question, l’Église prendra la participation la plus active à une telle discussion». Le métropolite Hilarion a mentionné qu’il exprimait là son opinion personnelle et a rappelé que dans la forme de gouvernement monarchique, le gouvernant «reçoit l’onction du clergé pour régner» et «non pas simplement le mandat des électeurs pour gouverner pour un délai déterminé ; mais il reçoit la confirmation de Dieu par l’intermédiaire de l’Église pour gouverner». Ce gouvernement «est à vie jusqu’au moment où il transmet le pouvoir à son héritier». En revanche, le métropolite ne voit guère d’intérêt dans la monarchie constitutionnelle, celle-ci n’ayant qu’un rôle « décoratif » selon ses propres paroles.

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Pour la deuxième année consécutive, la fête de la Dormition ne sera pas célébrée au monastère de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Soumela (région de Trébizonde)

Le Patriarcat œcuménique a publié le communiqué suivant, à l’attention de tous ceux qui s’adressent au Patriarcat au sujet de la liturgie du 15 août au monastère de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Soumela (Région de Trébizonde), qui avait été célébrée plusieurs fois dans ce monastère à présent désaffecté, mais qui, déjà l’an dernier, n’avait pas eu lieu : « Étant donné que sont adressées dernièrement au Patriarcat œcuménique des demandes à ce sujet, il est communiqué ce qui suit : 1) Cette année, à nouveau, la divine liturgie ne sera pas célébrée le jour de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu en l’église de la Mère de Dieu de Soumela à Matsouka, dans la région de Trébizonde (Pont), parce que les travaux de restauration continuent au monastère. Il est prévu que ceux-ci seront achevés avant la grande fête de la Mère de Dieu au mois d’août 2018. 2) En revanche, la sainte liturgie sera célébrée, par Sa Toute-sainteté le patriarche Bartholomée, sur les ruines de l’église du monastère de la Mère de Dieu « Faneromeni » près d’Artaki, dans la région de Cyzique, le 23 août, à l’occasion de la clôture de la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. Fait au Patriarcat le 27 juin 2017 ».

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Le 2 juillet, une prière spéciale sera lue dans toutes les églises orthodoxes du Canada, à l’occasion du 150ème anniversaire de la création de la Confédération canadienne

À l’occasion de la 150ème célébration de la fête du Canada, l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques du Canada a rédigé une ecténie spéciale qui, avec la bénédiction de tous les évêques orthodoxes du Canada, sera prononcée dans toutes les églises orthodoxes lors de la liturgie du 2 juillet :
– Ô Dieu saint, Père tout-puissant, Fils Unique et Saint-Esprit, qui par Ta très sage Providence as autorité et domination sur toutes choses, nous Te rendons grâce et Te prions pour notre pays du Canada gardé de Dieu, son peuple aimé de Dieu et ses autorités civiles,
– Accorde-nous, ô Seigneur, une paix profonde et durable, insuffle en nos cœurs l’amour pour Ta sainte Église orthodoxe et tout Ton peuple, afin que nous dirigions nos vies dans la paix et la pureté, en toute piété et vertu,
– Protège, ô Seigneur notre pays du Canada à l’occasion de son 150ème anniversaire, de la famine, la peste, le tremblement de terre, l’inondation, l’incendie, le glaive, l’invasion des ennemis, la guerre civile,
– Maintiens nos familles dans la concorde et l’amour, enseigne nos enfants, guide notre jeunesse, soutiens les personnes âgées, protège les pauvres, guéris les malades, souviens-toi des prisonniers, remets sur le droit chemin ceux qui sont égarés, et unis-les à l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique,
– Car Tu es notre Dieu et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint-Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

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Le patriarche de Serbie Irénée à célébré le jour de la saint Vit (« Vidovdan »), fête nationale serbe, au monastère de Gračanica et au « Gazimestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo

À l’occasion de l’anniversaire de la bataille du « Champ des merles » qui opposa les Serbes et les Ottomans en 1389, et qui est commémorée le 28 juin, jour de la saint Vit (ou saint Guy), le patriarche de Serbie Irénée a célébré la liturgie au monastère de Gračanica, au Kosovo. Il était assisté par l’évêque de Ras et Prizren Théodose ainsi que l’évêque émérite de Zahumlje et Herzégovine Athanase, les prêtres et les moines du diocèse de Ras et Prizren. Outre le grand nombre de fidèles venus de toutes les régions de Serbie, de République serbe de Bosnie et du Monténégro, assistaient à la divine liturgie le prince Alexandre Karageorgévitch et la princesse Katarina, le directeur du Bureau pour le Kosovo et la Métochie Marko Đurić, les représentants de la direction du Bureau de la République de Serbie pour la collaboration entre les Églises et les communautés religieuses et de nombreux représentants des Serbes du Kosovo et de Métochie. Le patriarche de Serbie Irénée a appelé les Serbes qui vivent au Kosovo et en Métochie à ne pas quitter leurs foyers ancestraux et ne pas vendre la terre qui, selon ses propres paroles, est abreuvée du sang de leurs ancêtres. À l’issue de la liturgie, le patriarche a dit que chaque motte de terre du Kosovo parle de la souffrance, ajoutant que là où elle est, il y a aussi la résurrection. « Nous nous sommes réunis en ce jour sur ce lieu saint… Peu nombreux sont ceux de nous qui sont restés sur cette terre serbe. Nous admirons ceux qui y sont restés. Nous admirons leur courage. Nous sommes venus vous encourager, vous qui vivez sur ces espaces, afin que vous y demeuriez. Ne vendez pas la terre, car celle-ci est abreuvée du sang des ancêtres » a déclaré le patriarche. Après la liturgie, le patriarche de Serbie Irénée, accompagné des évêques Théodose et Athanase, du clergé du diocèse de Ras et Prizren, se sont rendus au « Gazemestan » monument situé sur le « Champ des merles » au Kosovo en mémoire des héros de la célèbre bataille. Là le patriarche, assisté des évêques et des prêtres, a célébré un office de requiem pour tous ceux qui sont tombés sur le champ de bataille en 1389. Après l’office, le prince Alexandre a prononcé un discours, soulignant que le « Vidovdan » est la fête de la foi et de l’espérance en un meilleur lendemain : « Nous commémorons le Vidovdan comme jour de la défaite. Cette fête représente le symbole de l’esprit et de la nation, mais aussi de la foi, de l’espoir en un meilleur lendemain. Tant que nous sommes fiers de notre histoire, notre avenir est radieux ». On peut visionner ici des extraits des cérémonies à Gračanica et au « Gazimestan » et aussi des discours du patriarche Irénée, de l’évêque Athanase et du prince Alexandre.

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Un hiérarque de l’Église orthodoxe russe a rencontré le Premier ministre hongrois, Viktor Orban

Le 27 juin, l’évêque Tikhon de Podolsk, administrateur du diocèse de Budapest et de Hongrie, a rencontré le Premier-ministre hongrois, Viktor Orban. L’entretien a porté sur le développement de la coopération entre l’état et le diocèse pour la préservation et le développement des valeurs chrétiennes dans la société. L’évêque et le ministre ont aussi parlé de l’organisation de la visite du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie en Hongrie.

La restauration des églises a fait l’objet d’une attention particulière. Des travaux de restauration sont prévus à la cathédrale de la Dormition de Budapest, à l’église de la Sainte-Trinité de Miskolc et à l’église Saint-Nicolas de Tokaji. Une nouvelle église orthodoxe doit aussi être construite à Héviz. Ces travaux peuvent avoir lieu grâce aux subsides alloués par l’état hongrois au diocèse de Budapest et de Hongrie de l’Église orthodoxe russe. Des accords avaient été signés en ce sens en mars dernier.

Source (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

Les rémunérations du clergé ont été publiées en Grèce

Le ministre grec des Finances a publié des informations sur les rémunérations actuelles des fonctionnaires, auxquels sont assimilés les clercs de l’Eglise orthodoxe de Grèce, qui sont rémunérés par l’État. Selon la nouvelle loi sur la rémunération des fonctionnaires, le salaire de base de l’archevêque s’élève à 

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Communiqué de la skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos, démentant l’interruption de la commémoration du patriarche Bartholomée

La skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos a publié un communiqué daté du 26 juin, dans lequel elle dément l’information selon laquelle la commémoration du patriarche Bartholomée y aurait été interrompue en raison du Concile de Crète. Nous publions ci-après le communiqué in extenso :

« Étant donné que par différents moyens d’information, dont principalement internet, continuent d’apparaître des informations qui ne reflètent pas la réalité à la skite roumaine du Saint-Précurseur de la Sainte-Montagne, lesquelles provoquent trouble et perplexité dans les rangs des fidèles, nous avons le devoir de procéder aux précisions suivantes : lors de tous les offices célébrés dans la skite y est commémoré le nom du hiérarque sous la juridiction canonique duquel nous nous trouvons, à l’instar de toute la Sainte-Montagne de l’Athos, à savoir Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique. La commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée n’a jamais été interrompue à la skite. Jamais, dans le cadre de la communauté n’a été posée la question de l’interruption de la commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée, pas plus qu’il n’a été question d’un vote de la communauté par lequel les 50 moines de la skite auraient approuvé l’interruption de cette commémoration. Cette commémoration ne provient pas de l’imposition de la volonté d’une autorité extérieure à la skite, mais du désir même de la communauté de rester en communion avec le hiérarque sous la protection elle se trouve et avec l’Église orthodoxe entière. La skite roumaine du Saint-Précurseur n’a jamais envoyé ni n’envoie des représentants à des réunions publiques organisées sans la bénédiction du hiérarque du lieu et dans le cadre desquelles sont lancés des appels à la rupture avec l’Église. Ceux qui dans de telles circonstances se présentent comme des moines athonites ou de la skite du Saint-Précurseur et utilisent des images, des sigles et des icônes de la skite ou encore font des déclarations au nom de celle-ci comme s’ils en étaient les représentants, n’ont pas notre bénédiction et ne se trouvent pas en accord avec la communauté de la skite. Nous constatons avec grande préoccupation que le nom de la skite roumaine du Saint-Précurseur est utilisé pour créer des scissions dans l’Église, en utilisant des méthodes de grossière manipulation par la diffusion d’informations à contenu mensonger, faisant référence à des événements qui se sont produits à la skite, avec le but évident de créer une impression trompeuse sur la situation réelle. Ceci se trouve en totale contradiction avec l’esprit évangélique, à la fois par le langage utilisé et par le contenu du matériel publié. En outre, par des méthodes étrangères à la vie chrétienne et à la suite d’une désinformation persistante sur les événements ecclésiastiques, le père Julien de la skite du Saint-Précurseur s’est vu extorquer des déclarations par lesquelles les fidèles sont exhortés à interrompre la commémoration des hiérarques de l’Église, les dites déclarations étant en totale contradiction avec la pratique et l’enseignement du père Julien durant toute sa vie. Les informations selon lesquelles cinq moines qui se sont séparés de la vie liturgique et communautaire, ont été séquestrés, astreints à une pénitence, persécutés ou soumis à différentes pressions, sont inexactes. Au contraire, avec amour paternel, beaucoup de patience et d’indulgence, nos frères ont été dirigés sur la voie du salut selon les enseignements des saints Pères, conformément aux saints canons de l’Église orthodoxes et aux règles de la vie monastique, l’économie appliquée dans leur cas dépassant de beaucoup les limites posées par celles-ci. Or, les moines concernés continuent de vivre à leur façon, sont sortis de la Sainte Montagne et sont revenus à la skite sans aucune bénédiction, ils ne participent ni aux offices de la skite ni autres activités communautaires, et dénigrent ceux qui ne partagent pas leur point de vue. En même temps, nous exprimons notre profonde tristesse pour les discordes apparues récemment dans la vie de l’Église, lesquelles, avec plus de sagesse et de prière, auraient pu être évitées. Pour l’avenir, afin d’être protégés contre les perplexités et les confusions qui pourraient être provoquées par certains communiqués concernant les actualités ecclésiastiques qui ont trait à la skite roumaine du Saint-Précurseur, nous prions les chrétiens orthodoxes de considérer comme authentiques les seuls documents venant par la voie officielle, portant le sceau de la skite, la signature de l’higoumène et le numéro d’enregistrement. Avec amour en Christ, archimandrite Athanase, higoumène de la skite roumaine du Saint-Précurseur, et sa fraternité en Christ ».

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Un court métrage sur l’école ecclésiastique « Athonias » du Mont Athos est primé à Athènes

Un film documentaire sur l’école ecclésiastique athonite dite « Athonias » a été présenté et primé au festival du film documentaire à Athènes, sur un nombre total de 287 films à court métrage. Le film raconte l’histoire d’un prêtre qui avait étudié à l’Athonias. La voie de sa vie vers Dieu est présentée comme une sorte d’ascension vers la cîme du Mont Athos. Les prises de vue uniques de la vie athonite, des études à l’Athonias, et de la nature du Mont Athos, conjuguées avec de pieuses pensées et des citations de la Sainte Écriture, permettent au spectateur de pénétrer dans la vie de prière que l’on inculque aux élève de l’Athonias. Ce film que l’on peut visionner ici en grec existe également en version russe et roumaine « L’Athonias », un séminaire pour les jeunes gens, fut fondé en 1748 sur l’initiative du patriarche de Constantinople Cyrille V. Le premier recteur fut Eugène Voulgaris, professeur de philosophie, qui fut par la suite archevêque de Chersonèse. Dans cette école enseignèrent également saint Côme d’Etolie et saint Athanase de Paros. L’école disposait de 170 chambres, d’un réfectoire, d’une église, d’une bibliothèque et d’une grande salle. Après 1809, l’école a été fermée. En 1844, une nouvelle « Athonias » fut ouverte à Karyès. Au milieu du XXème siècle « l’Athonias » a déménagé sur son lieu actuel, dans l’aile ouest de la skite Saint-André, à Karyès. Hormis les matières prévues par le programme éducatif en vigueur en Grèce, l’enseignement théologique, la musique liturgique et l’iconographie y sont dispensés. Il convient de mentionner qu’y étudient des jeunes gens venus de Grèce et de Chypre, mais aussi quelques Russes, Roumains, Albanais et encore des ressortissants d’autres pays.

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Jovan Nikoloski