29/04/2017
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« La victoire sur la mort est avant tout une victoire spirituelle qui se manifeste dès maintenant », une interview de Jean-Claude Larchet dans l’hebdomadaire de l’Église roumaine « Lumina de Duminica »

« Lumina de Duminică » , version hebdomadaire du quotidien de l’Église roumaine  « Ziarul Lumina » a publié hier une interview de Jean-Claude Larchet sur le sens de la Résurrection. On en trouvera ici la version roumaine et ci-dessous la version française.

« La victoire sur la mort est avant tout une victoire spirituelle qui se manifeste dès maintenant »

  1. Mis à part le christianisme, aucune autre religion ne parle de Résurrection. Qu’est-ce que la Résurrection du Christ a représenté pour le monde antique et païen et comment les Saints Pères ont mis en lumière cet événement dans leurs écrits?

L’affirmation d’une résurrection des morts a représenté une nouveauté radicale par rapport au courant de pensée dominant du monde antique, représenté notamment par le platonisme, qui valorisait l’âme exclusivement et considérait que la vie après la mort ne pouvait être que la vie de l’âme seule, libérée du corps qui n’était pour elle qu’une prison le temps de cette vie terrestre.
L’anthropologie chrétienne a toujours considéré que l’homme est constitué d’une âme et d’un corps indissociablement, et que le corps a une valeur autant que l’âme, car il a lui aussi été créé par Dieu, porte Son image, est appelé à participer à la vie spirituelle, à recevoir la grâce divine et même à être déifié. Cette valorisation du corps en tant que constitutif de la nature humaine a été confirmée au plus haut niveau par le fait que le Verbe, le Fils de Dieu, en S’incarnant a pris non seulement une âme, mais un corps. Sa dimension spirituelle, son aptitude à être déifié sont quant à elles soulignées dès l’origine par saint Paul: « Ne savez-vous pas que votre corps est un temple du Saint-Esprit, qui est en vous et que vous tenez de Dieu? Et que vous ne vous appartenez pas? Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Co 6, 19-20).
Cette anthropologie a non seulement été défendue par les premiers Pères de l’Église (en particulier saint Irénée) contre les courants platoniciens et gnostiques qui méprisaient le corps, mais aussi au XIVe siècle par saint Grégoire Palamas qui a fortement souligné la participation du corps à la vie spirituelle – dès ses premiers degrés, dans l’ascèse et la prière – jusqu’en son plus haut degré – la vision de Dieu–, et le fait qu’il est déifié au même titre que l’âme.
La foi en la résurrection fut quant à elle défendue par les premiers Pères, contre les intellectuels de l’époque qui la jugeaient scandaleuse et la raillaient. On en trouve une apologie développée dans le Contre Celse d’Origène, et surtout dans le traité Sur la résurrection des morts d’Athénagore.

  1. Sur la Croix la vie semblait engloutie par la mort. Mais, en Christ, la mort « en entrant en Dieu est consommée », elle se dissout en Lui, car « ne trouve aucune place pour elle là-bas ». Qu’est-ce que nous pouvons faire, en tant qu’êtres mortels, pour que la mort ne puisse plus nous toucher, pour que nous soyons semblables au Seigneur, en tant que « vases » où la mort ne trouve plus d’abri?

La victoire sur la mort n’est pas seulement, comme on le croit souvent, une victoire physique, qui se manifeste dans la résurrection future. C’est avant tout une victoire spirituelle qui se manifeste dès maintenant: le Christ sur la Croix a vaincu le pouvoir que la mort a sur nous par la crainte qu’elle nous inspire, et le pouvoir que le diable a sur nous par le moyen de cette crainte. C’est l’enseignement même de saint Paul, qui affirme que le Christ, en participant à notre nature, avait pour but « d’affranchir tous ceux qui, leur vie entière, étaient tenus en esclavage par la crainte de la mort » (He 2, 15). Et Théodore de Mopsueste et saint Jean Chrysostome en particulier ont noté que les hommes développent en eux les passions comme une tentative de vivre intensément et d’échapper à la mort, ce qui est évidemment une double illusion.
Ces idées trouvent aussi un fondement dans les paroles de saint Paul qui, face à la victoire du Christ sur la mort s’écrie: « Ô mort, où est ta victoire? où est ton aiguillon? » (1 Co 15, 55). En nous unissant au Christ, nous pouvons recevoir cette grâce qu’Il nous a acquise: non seulement dépasser la mort physique par la résurrection future, mais avant cela n’être plus dominé spirituellement par la mort, notamment à travers la crainte qu’elle nous inspire, et par là devenir libre par rapport à nos passions qui nous attachent à notre vie biologique et à ce monde.

  1. La Résurrection opère un changement fondamental dans la nature déchue, en ouvrant une possibilité énorme: la sanctification de la mort elle-même. Dans le Patriarcat roumain, l’année 2017 a été dédié à tous ceux qui ont témoigné de l’Orthodoxie durant l’oppression communiste. Comment ont-ils réussi, par le dépassement de la peur et de la douleur physique, de sanctifier leurs propres morts? Qu’est-ce que la mort a signifié pour eux?

Je ne sais pas si l’on peut parler d’une sanctification de la mort: le tropaire de Pâques dit que le Christ « par Sa mort a vaincu la mort » et saint Jean Chrysostome y voit « la mort de la mort ». La mort qui signifiait avant cela l’anéantissement de toute chose devient elle-même un néant; elle cesse d’être une fin pour devenir le simple point de passage d’un mode de vie à un autre.
Quant aux martyrs, ils nous donnent l’exemple de chrétiens qui, par la foi dans le Christ et l’union étroite à Lui, ont dépassé la peur de la souffrance et de la mort. Elles n’ont plus de pouvoir sur eux, ni le diable ni le péché qui agissent en s’appuyant sur elles. Ils les affrontent non seulement de plein gré, mais de bon gré.
Mais cela, chaque chrétien est appelé aussi à le réaliser par la vie ascétique (que certains Pères qualifient de martyr progressif et non sanglant): elle nous apprend à nous familiariser avec la souffrance (dans les peines volontaires de l’ascèse que nous recherchons – comme le jeûne, les veilles, le travail fatigant, et toutes les formes de renoncement –, ou dans les peines involontaires que cette existence terrestre nous impose – comme les maladies – mais que nous acceptons de bon gré); elle nous apprend aussi à nous familiariser avec la mort (dans ce que les Pères appellent la « mémoire de la mort », mais aussi dans le processus de mortification du « vieil homme » [Rm 6, 6; Eph 4, 22]; Col 3, 9] qui est l’homme soumis, par le biais de ses passions, aux déterminismes biologiques et sociologiques).

  1. À partir du moment de la victoire du Christ sur la mort, la Résurrection est devenue la loi universelle du monde créé, surtout pour l’homme. On pourrait dire que notre salut est garanti à 100%. Et pourtant, ce n’est pas ainsi, car nous tombons souvent dans le péché. Quel est le rôle de la pénitence, des larmes, de ce baptême d’après le baptême? Peuvent-elles faire en sorte que la Résurrection nous soit plus proche?

Attention: il ne faut pas confondre résurrection et salut. Tous les hommes, quelle que soit leur qualité spirituelle, ressusciteront (cf. Ac 24, 15), c’est-à-dire retrouveront leur corps (quoique sous un nouveau mode d’existence). Après le Jugement, certains mèneront une vie paradisiaque avec ce corps, d’autres subiront les peines de l’enfer avec ce corps. La vie éternelle est certes une grâce, mais elle sera accordée à tous les hommes; cependant, selon les choix qu’ils auront fait au cours de leur vie terrestre pour ou contre Dieu, pour certains, comme le dit saint Maxime le Confesseur, ce « toujours-être » sera un « toujours-être-bien » (celui de la vie paradisiaque), tandis que pour d’autres ce sera un « toujours-être-mal » (celui de la vie infernale).
Mais c’est effectivement à travers la purification de nos péchés (et avant tout de nos passions qui en sont la source) et à travers la pratique corrélative des vertus que nous trouvons le salut. Ces deux aspects sont contenus dans la pratique des commandements divins, qui ne sont pas des règles morales ni des lois, mais des préceptes qui nous permettent de nous assimiler au Christ dans notre mode d’existence (c’est-à-dire dans les actes, dispositions et états de tout notre être).
La pénitence joue un rôle de premier plan dans ces deux phases de la vie spirituelle, car la pénitence ne consiste pas seulement à pleurer sur les fautes passées ou présentes, mais à vouloir fermement s’améliorer dans l’avenir et dès maintenant. C’est fondamentalement un processus de conversion (ce que marque bien son nom grec, metanoia, qui signifie littéralement changement de mentalité). Ce processus (qui doit être actif en permanence) nous permet de nous désolidariser du mode de vie déchu (selon les passions et les péchés qui en découlent) pour nous attacher au mode de vie selon le Christ.

  1. Même pour les chrétiens de nos jours, la Résurrection représente plutôt une espérance, une croyance. Comment pouvons-nous faire en sorte qu’elle devienne une réalité présente dans nos âmes?

La résurrection signifie positivement pour l’homme la possibilité de vivre éternellement en Dieu dans tout son être – âme et corps. Cette vie, qui sera celle des justes après le Jugement, peut et doit être anticipée: dans l’Église, nous pouvons vivre les prémices du Royaume des cieux à la mesure de notre développement spirituel en Christ. On voit comment chez les saints le corps témoigne déjà ici-bas d’une nouvelle vie, donnée par la présence en lui des énergies divines (dont les icônes et les reliques manifestent le rayonnement et la force).
Grâce à la résurrection future, la mort n’est pas une fin définitive de la vie spirituelle que nous menons ici-bas avec tout notre être, ni le commencement d’un mode de vie définitif sans le corps. Elle ne rompt pas fondamentalement la continuité de la vie spirituelle que nous commençons à mener ici-bas dans l’Église. La vie dans le Royaume ne sera pas une vie radicalement nouvelle, mais une restauration et un renouvellement (de la vie de l’âme avec le corps) et un accomplissement (de la vie spirituelle qui trouvera alors sa plénitude).

  1. Dans votre ouvrage La vie après la mort selon la Tradition orthodoxe, vos tout premiers mots touchent au mystère de la mort, la seule chose incontournable de notre vie, dont on ne connaît ni ce qu’elle est, ni où elle nous conduit. On pourrait continuer, en s’exclamant: « Infiniment plus accablant est le mystère de la Résurrection ! » Pourquoi le Christ ne parle pas de manière plus développée sur Sa Résurrection, mais seulement annonce aux Apôtres qu’Il sera tué par les juifs et ressuscitera le troisième jour? Pourquoi n’a-t-Il pas révélé aux vivants les mystères de l’au-delà?

Parce que Dieu fera « toute chose nouvelle » (Ap 21, 5), qu’il y aura alors « des cieux nouveaux et une terre nouvelle » (Is 65, 17; Ap 21, 1), nous ne pouvons pas vraiment comprendre à partir de notre condition déchue actuelle ce que sera notre vie future, mais seulement en avoir des aperçus. À la Résurrection nous retrouverons notre corps (et non un corps étranger) mais il existera selon un mode nouveau, du fait notamment qu’il sera moins matériel, plus subtil, et ne sera plus soumis aux déterminismes spatio-temporels auxquels sont soumis dans le monde actuel toutes les choses matérielles. Il ressemblera au corps qu’avait Adam à l’origine (ce que nous ne pouvons pas non plus précisément connaître) et au corps qu’avait le Christ ressuscité, lequel avait des propriétés surnaturelles puisqu’il pouvait se trouver en plusieurs lieux à la fois, parcourir en un instant de grandes distances, ou franchir les portes closes ou les murs (Jn 20, 19 et 26)…
Ce corps qui sera aussi le nôtre est ce que saint Paul appelle le « corps spirituel » en le distinguant du corps psychique ou animal (cf. 1 Co 15, 35-50).

  1. Le Christ a dit : « Je suis la Résurrection et la Vie: celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25), et l’écrivain ecclésiastique Athénagore l’Athénien conclut son œuvre Sur la résurrection des morts, en disant: « S’il n’y avait pas de résurrection, l’homme ne pourrait lui-même non plus durer. » Quel est le rôle du corps, de la matière, dans le fait de la Résurrection? Le Christ est ressuscité avec Son corps, et nous, par la communion eucharistique, c’est-à-dire par Son corps ressuscité, avons la communion avec l’immortalité. Parlez-nous sur l’importance du corps au sein du christianisme.

C’est un vaste sujet, car le christianisme depuis l’origine a eu à lutter contre des courants de pensée assez forts qui dévalorisaient le corps. Pour le platonisme et pour les différents courants gnostiques de l’Antiquité, l’homme c’est l’âme seulement, ou même seulement la partie la plus noble de celle-ci l’intellect (nous en grec). Selon eux, l’homme vivait à l’origine en tant que pur esprit dans un état de perfection qu’il a perdu; sa déchéance a consisté pour lui à tomber dans le monde matériel, son âme entrant dans un corps qui est devenu pour elle une prison; la philosophie (comprise dans un sens éthique) consiste alors à détacher l’âme du corps en s’élevant par l’esprit au-dessus du monde matériel. Pour le courant gnostique (qui a pris une grande variété de formes dans l’Antiquité et jusqu’à une époque récente dans diverses sectes), la matière, et donc le corps, c’est le mal. Dès les premiers temps, les Pères se sont attaché à montrer que l’homme ce n’est ni le corps seulement ni l’âme seulement, mais les deux ensemble, indissociablement. Si Athénagore dit que « s’il n’y avait pas de résurrection, l’homme ne pourrait lui-même non plus durer », c’est parce que l’homme n’est pas durablement concevable sans son corps; le corps est une partie de l’être humain; comme le dit saint Irénée, l’homme sans son corps n’est plus vraiment homme. Les Pères soulignent que pour le christianisme, l’homme tout entier, corps et âme, est appelé à être sauvé et déifié, que le corps et la matière en général ne sont pas mauvais, mais que ce qui est mauvais c’est l’attachement passionnel à la matérialité et à l’apparence sensible des choses. Les Pères, à la suite de saint Paul n’opposent pas l’âme au corps, mais ce qui est spirituel à ce qui est charnel, or le corps et l’âme sont tous deux susceptibles d’être spirituels ou charnels, selon qu’ils sont unis à Dieu ou à ce monde.
C’est dans la théologie de saint Grégoire Palamas que le corps a été le plus fortement valorisé dans sa fonction et son destin spirituels: le docteur hésychaste souligne la forte implication du corps dans la prière et dans la vie ascétique en général, mais aussi dans la vision de Dieu et la participation à la vie bienheureuse en Dieu. Mais évidemment il n’a pas été le premier à le faire. Saint Maxime le Confesseur par exemple évoque « l’homme tout entier divinisé par la grâce du Dieu fait homme qui l’a créé, qui tout en restant homme tout entier, âme et corps, à cause de la nature, devient dieu tout entier, âme et corps, à cause de la grâce et de la divine splendeur qui lui convient entièrement, de la gloire bienheureuses au-dessus de laquelle on ne peut rien concevoir de plus sublime » (Ambigua à Jean, 7, PG 91, 1088C).

Lumina de Duminică, Pâques 2017

« L´Espérance des « serviteurs de Jésus » dans la traversée du désert » par Mgr Silouane

 «Voici Mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations. Il ne contestera point, il ne criera point, Et personne n’entendra sa voix dans les rues. Il ne brisera point le roseau cassé, et il n’éteindra point le lumignon qui fume, jusqu’à ce qu’il ait fait triompher la justice. Et les nations espéreront en son nom » (Matthieu 12, 18-21)

Cette prophétie résume la vie de ce «serviteur» que Dieu «a choisi» et en qui Son «âme a pris plaisir», le vase d´élection de son «Esprit», Sa Parole «aux nations» leur révélant Son amour et Sa volonté, l’Icône par excellence de fidélité jusqu’à la fin, dans une humilité extrême y un abandon total, en vue de réaliser la merveilleuse providence de Dieu, et de «faire triompher la justice». Ce «serviteur» dont a parlé Isaïe (42, 1-4) n´est autre que Jésus qui, grâce à cette providence, conduit l’homme qui s´est éloigné de la justice, – se laissant être altéré par le péché, aliéné de Dieu, et soustrait à son humanité authentique -, vers la dignité que Dieu lui remet, non seulement pour être l’objet de Son amour et de Sa prédilection, mais aussi pour la beauté de la vertu de sa créature. C´est cette justice-dignité qui a été instaurée par la Croix du Calvaire, confirmée par la pierre roulée de la porte de la tombe, et qui est offerte à jamais à notre monde souffrant en vue d´aller à Sa suite. Aujourd’hui, les «serviteurs de Jésus», qui se trouvent dans la «fournaise de feu» et qui «espèrent en Son nom», traversent le « désert », ce temps qui sépare le moment de l´adoption de cette providence et de sa réalisation dans la vie de chacun d´eux. Ils suivent le chemin inauguré par « ce Serviteur choisi » tout en étant «pressés de toute manière, mais non réduits à l’extrémité; dans la détresse, mais non dans le désespoir; persécutés, mais non abandonnés; abattus, mais non perdus; portant toujours avec nous dans notre corps la mort de Jésus», portant «ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu», pour que «la vie de Jésus soit aussi manifestée dans leur corps» (2 Cor 4, 8-10; 7; 11). Ces «serviteurs» enrichissent à beaucoup grâce à la lumière de leur foi vivante conjuguée avec le fait de donner la gloire à Dieu de tout leur cœur ; au lieu d’être l’opprobre du monde, ils sont devenus la cause d’une espérance vivante et éternelle dans un monde que se vide d’avoir «espérance en Son nom». En traversant ce désert pour célébrer notre Pâque mystique, notre église antiochienne ne peut sinon continuer de contempler ce mystère en la personne de l’un de ses «serviteurs», qui «ne conteste point, ne crie point, et que personne n’entende sa voix dans les rues», le métropolite Paul d’Alep. Tout en étant toujours investi de sa « mission ecclésiale singulière », et en vertu de la grâce de l´épiscopat qu’il porte, il prie pour ceux qui, comme lui, «espèrent en Son nom», pour qu’ils soient consolés, et aussi pour ceux qui ignorent ce nom pour que leur conscience soit illuminée, afin qu’ils puissent connaître «l’espérance en Son nom». Dans ce temps de gestation de notre espérance, je me remets à vos prières pour pouvoir chanter avec vous l´hymne des «serviteurs de Jésus» : «Le Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !».

Mgr Silouane, métropolite de Buenos Aires et de toute l’Argentine (Patriarcat d’Antioche)

Source

Message de Pâques 2017 du patriarche Irénée et de l’Assemblée des évêques orthodoxes serbes

Christ est ressuscité  

Christ est ressuscité des morts,
Par la mort Il a vaincu la mort,
A ceux qui sont dans les tombeaux
Il a donné la vie
(Tropaire de Pâques)

Chers frères et sœurs,

Pâques est la plus grande fête chrétienne, fête de la foi, de la vie et de toute bénédiction divine. Toute notre foi est dans Pâques, et Pâques dans notre foi. C’est pourquoi le saint apôtre Paul, l’éducateur du peuple, qu’on peut aisément désigner comme le plus grand prédicateur de la Résurrection, du Christ comme de la nôtre, affirme catégoriquement : Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est votre foi, avant d’ajouter : Le Christ est ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui se sont endormis (1 Co 15, 17-20). La foi en la Résurrection du Christ constitue l’essence de la prédication et de l’enseignement chrétiens, le fondement de l’Eglise, de sa liturgie et de sa théologie.

Au sein de l’Ecriture Sainte, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, la Résurrection est le thème central. Elle recouvre deux conceptions étroitement liées entre elles : la résurrection générale des morts à la fin de l’histoire humaine (Is26,19) et la Résurrection du Christ annoncée par les prophètes vétéro-testamentaires (Ps 15,10) et établie dans les prédications des saints apôtres (Ac 2, 23-24).

L’Ancien Testament nous parle en de nombreux endroits, avec ses mots et ses images, de la résurrection. Le prophète David en témoigne dans ses psaumes (Ps 15,9 ; 16,15). Job qui a tant souffert crie vers Dieu en ayant foi en la résurrection : je sais, moi, que mon Défenseur est vivant…je verrai Dieu…celui que mes yeux regarderont ne sera pas un étranger (Jb 19, 25-27). Le prophète Jonas est le prototype de la Résurrection en trois jours du Christ (Mt 12,40). La vision la plus célèbre de résurrection des morts dans l’Ancien Testament se trouve dans le livre du prophète Ezéchiel : inspiré par l’Esprit de Dieu, il voit revivre des ossements desséchés, qui retrouvent ensuite leur corps d’homme (Ez 37,1-10). Cette vision a imprégné le cœur de tous les fidèles Hébreux de l’Ancien Testament ; elle était inséparable de la foi en la venue du Messie et de Sa Résurrection (Is 53,10).

Le Nouveau Testament, de son côté, est tout entier dans le mystère de la Croix et de la Résurrection du Christ. Cela nous est confirmé par les saints évangélistes dans leur récit bouleversant des épisodes ultimes de la vie du Christ qui se sont déroulés à Jérusalem : Sa comparution au tribunal devant Pilate, Sa Crucifixion, Sa mort sur la croix, mais aussi Sa glorieuse Résurrection (Mt 27-28 ; Lc 23-24). Les premières rendues dignes de devenir témoins de la Résurrection du Christ furent les femmes myrrophores (Mc 16, 1-2), puis les saints apôtres et la plénitude de l’Eglise primitive. Ils furent rejoints par les martyrs paléo-chrétiens, puis tous les martyrs et néo-martyrs ultérieurs, témoins véritables de la Résurrection du Christ ainsi que les Pères de l’Eglise qui, par leurs saints conciles, le Symbole de foi de Nicée-Constantinople et tout leur enseignement dogmatique, nous ont laissé la foi en la résurrection. L’Eglise est témoin que le Christ est avec nous jusqu’à la fin de l’âge (Mt 28,20). Elle en témoigne en particulier dans la sainte Liturgie, qui est célébrée en mémoire de « la mort et de la Résurrection du Christ ». Dans la sainte Liturgie, le Christ Ressuscité nous est offert à travers la sainte Communion. C’est pourquoi nous devons être les enfants de la Résurrection ! Vivons dans la Résurrection du Christ et ne laissons rien, selon les paroles du saint apôtre Paul, nous séparer de Son amour (Rm 8,35) !

Le grand starets russe, saint Séraphin de Sarov, avait pour habitude, tout au long de l’année, de saluer les pèlerins venus dans son monastère, par ces mots : « Christ est ressuscité, ma joie ! » Afin d’atteindre cet état spirituel, nous devons, selon les paroles du saint évêque Nicolas, « vénérer dans notre vie la Crucifixion du Christ, non par habitude, mais comme la nôtre, et Ses plaies comme nos propres plaies ».

Le cœur plein de tristesse et de douleur, nous devons dire que le monde actuel ne suit pas la route de la résurrection, mais davantage celle de la mort et du désespoir. En disant cela, nous songeons au fait qu’en Serbie, chaque année voit mourir l’équivalent d’une grande ville, parce que la mortalité est nettement supérieure aux naissances. Ce constat est une source de pleurs et de lamentations, mais aussi un signe pour donner l’alerte. Quelque chose doit être fait pour que cette route vers la mort s’arrête. C’est Rachel pleurant ses enfants ; et ne veut pas qu’on la console, car ils ne sont plus (Mt 2,18). L’avortement, toujours et partout, y compris dans notre peuple, constitue un péché mortel qui crie vers le ciel. Cessons de tuer nos propres enfants dans le sein de leur mère ! Eux aussi ont droit à la vie et à la résurrection. On se demande où sont les valeureux « combattants pour les droits de l’homme » afin de défendre les plus faibles, qui sont précisément les enfants non encore nés qui se trouvent encore dans le sein de leur mère ? Quittons, frères et sœurs, le pays du péché et de la mort, comme l’Israël vétérotestamentaire à la sortie d’Egypte, et Dieu nous accordera toute bénédiction spirituelle afin d’être le peuple du Dieu Vivant. Que les larmes joyeuses des nouveaux – nés, l’emportent sur les cris impuissants de la mort ! Que la Serbie – et le monde entier – devienne de nouveau un grand berceau ! Revenons avec foi dans la vie, revenons à la Résurrection !

Chers frères et sœurs, la sainte Eglise orthodoxe est notre Mère spirituelle. Elle veille sur ses enfants sans tenir compte des lieux où ils vivent ; elle s’étend de tous côtés avec ses fils et ses filles, afin que tous ensemble accèdent à la Résurrection. Réjouissons-nous avec ceux qui se réjouissent et soyons affligés avec les affligés, en portant les fardeaux les uns des autres, car c’est ainsi que nous accomplirons la loi du Christ (Ga 6,2). Le saint starets Sophronie (Saharov) affirme que le respect des commandements de Dieu écartèle le vieil homme en nous et ressuscite le nouveau, conçu à l’image de Dieu, notre Créateur et Sauveur. Saint Basile le Grand évoque, dans le même esprit, la portée transfiguratrice du carême et dit que les anges de Dieu inscrivent les noms de ceux qui accomplissent tout le Grand carême car ce faisant, ils renoncent à tout ce qui est terrestre et éphémère afin d’accéder à l’éternel et à l’impérissable, c’est-à-dire à la résurrection. En suivant les commandements de Dieu, nous exprimons et confirmons notre amour envers le Christ (Jn 14,15), mais aussi envers nos proches(Mt 22,40).

Le monde contemporain a grandement accepté une autre philosophie, celle du large chemin qui mène à la perdition (Mt 7,13). On essaie de remplacer les vertus chrétiennes par un humanisme apparent et la spiritualité mensongère de l’Extrême-Orient. Toutes les fausses religions et para-religions, philosophies et fausses philosophies, idéologies et mythologies modernes, sont elles-mêmes esclaves de la mort ; elles condamnent les êtres humains à la mort, dans la mesure où elles croient que l’homme est un « être destiné à la mort », non un être destiné à la vie éternelle ; elles le font d’autant plus qu’elles poussent les hommes au meurtre et au suicide, de façon instantanée (dans la guerre et dans les règlements de compte « pacificateurs » et sanglants) ou prolongée (par une vie de débauche et de vices, notamment dans l’esclavage de la drogue). Nous vivons à une époque où on essaie de proclamer que le mal est le bien, que le bien est le mal, et que le péché, selon les paroles du saint starets Païssios l’Athonite, est quelque chose de moderne et d’acceptable. A la place des exemples de vertu et d’honnêteté, on propose des idoles et des anti-héros, l’indiscipline à l’égard des parents et le rejet de toute autorité. La responsabilité de l’Eglise est grande, comme l’est celle de toutes les institutions éducatives de ce pays, car il faut aider la jeunesse à trouver la voie d’une vie authentique et de la résurrection. Enseignons aux enfants d’être semblablesau jeune homme de l’Evangile qui avait demandé au Seigneur : Que dois-je faire de bon pour obtenir la vie éternelle ? Ce jeune homme obtint la réponse suivante du Christ : Observe les commandements ! (Mt 19, 16-17). Telle est la voie du salut, celle de la résurrection !

Paternellement, nous invitons tous ceux qui se sont éloignés pour telle ou telle raison de l’Eglise, une, sainte, catholique et apostolique, à revenir sous son égide. Le péché du schisme et de l’hérésie est terrible.Selon les saints Pères, même le sang des martyrs ne peut le laver.Pardonnons-nous les uns aux autres à cause de la Résurrection et redevenons frères au sein de la sainte Eglise, seul vaisseau porteur du salut !

Avec la salutation de Pâques, nous saluons tous nos enfants spirituels dans la patrie et la diaspora et prions le Seigneur Ressuscité qu’Il accorde à tous la joie de la Résurrection. Nous saluons particulièrement notre peuple du Kosovo-Métochie crucifié, partie inséparable de la Serbie, dont les sanctuaires sont les gardiens non seulement de l’Orthodoxie serbe mais aussi du christianisme en Europe. Le Kosovo a été et restera nôtre, car Dieu qui ne se trouve pas dans la force mais dans la justice, est en mesure de nous rendre ce qu’on essaie de nous arracher par la force.

Qu’avec cette fête de Pâques, la Serbie ressuscite ainsi que tout le peuple serbe, comme l’ont écrit nos poètes populaires. Que Dieu accorde que les hommes qui dirigent et maintiennent l‘Etat, soient inspirés par l’esprit de la Résurrection et la foi dans la victoire du bien sur le mal ! Que le Seigneur Ressuscité, Vainqueur de la mort et Source-de-vie, accorde tout bien à ce peuple, c’est-à-dire tout le genre chrétien et orthodoxe ainsi qu’à tous les hommes de bonne volonté, afin que tous ensemble, nous puissions avoir l’avant-goût de la joie de la vie à venir, la joie de la résurrection et de la vie éternelle !

CHRIST EST RESSUSCITĖ ! 

Au patriarcat serbe, à Belgrade – Pâques 2017

Le patriarche serbe Irénée et tous les évêques de l’Eglise orthodoxe serbe

 

Message de Pâques du patriarche oecuménique Bartholomée Ier – avril 2017

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique que la grâce, la paix et la miséricorde du Christ glorieusement ressuscité soient avec tout le plérôme de l’Église

No de protocole 315

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur ressuscité,

« En ce monde vous êtes dans la détresse, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33) : c’est l’assurance que donne aux générations le Seigneur, le seul à avoir anéanti la mort par la mort. Christ est ressuscité ! Nous nous écrions, à notre tour, devant tous ceux qui sont proches et tous ceux qui se trouvent loin, depuis cette cour sacrée de la croix et de la détresse vécues dans le monde ; depuis cette cour qui est aussi celle de la Résurrection ; depuis ce coin de la terre, la ville de Constantin, d’où nous proclamons que « la vie règne », toute corruption, voire la mort elle-même étant dissipée.

Au cours de Sa présence corporelle, le Seigneur a souvent averti Ses disciples qu’ils seraient dans la détresse à cause de Son sacrifice sur la croix, sur le redoutable Golgotha ; à cause aussi de leur action sur terre – la leur, mais aussi celle de tous ceux qui allaient croire au Christ – moyennant cependant un détail significatif : « vous allez gémir et vous lamenter tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés mais votre affliction tournera en joie (…) C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur alors se réjouira » (Jn 16, 20-22).

Les premières à avoir vécu cette joie surnaturelle sont les femmes porteuses de parfums venues de grand matin au sépulcre du Dispensateur de vie, en entendant le Seigneur leur dire : « Je vous salue » (Mt 28, 9). Éprouvant cette même joie pascale, l’Église Mère de Constantinople déclare aujourd’hui d’une voix de stentor : « Voici le jour que le Seigneur a fait : qu’il soit notre bonheur et notre joie ! » (Ps 118 [117], 24). L’ultime ennemi, la mort, le chagrin, les problèmes, la corruption, la détresse, l’épreuve, sont dépouillés et anéantis par le Seigneur, le Dieu-homme vainqueur.

Nous vivons cependant dans un monde où les médias transmettent sans cesse des nouvelles pénibles faisant état d’attentats terroristes, de guerres locales, de phénomènes naturels désastreux, de problèmes dus au fanatisme religieux, à la famine, à la tragédie des réfugiés, à des maladies incurables, à l’indigence, à des désarrois psychologiques, au sentiment d’insécurité, avec leur cohorte de situations affligeantes.

Alors que nous sommes confrontés à ces « croix » quotidiennes que nous portons en nous répandant en « récriminations », notre Mère la sainte Église orthodoxe vient nous rappeler que nous pouvons être joyeux, car Christ notre chef a vaincu celles-ci, qu’il est le porteur de joie, celui qui « a illuminé l’univers ».

Notre joie est fondée sur notre certitude concernant la victoire du Christ. Nous avons la certitude absolue que le bien l’emportera, car le Christ est venu dans le monde « et il partit en vainqueur et pour vaincre » (Ap 6, 2). Le monde dans lequel nous vivrons éternellement c’est le Christ : la lumière, la vérité, la vie, la paix.

Malgré les croix et les détresses quotidiennes, l’Église Mère, la sainte Grande Église du Christ, ne vit que l’événement de la joie. Elle vit d’ores et déjà, dès la vie présente, le Royaume de Dieu. Depuis ce centre sacré de l’Orthodoxie, du tréfonds du Phanar supplicié, nous déclarons qu’« en cette nuit radieuse messagère du jour » la croix et la détresse prendront fin ; que l’humanité sera consolée de toute souffrance, grâce à la promesse dominicale : « Je ne vous laisserai pas orphelins » (Jn 14, 18). « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (Mt 28, 20). C’est ce message que tous nous devons écouter, que notre contemporain doit écouter et s’abandonner pour voir le Christ marcher à ses côtés. Oui, Le voir à ses côtés. Et il ne Le verra que s’il écoute, s’il expérimente Sa parole.

La vie l’a emporté sur la mort, la lumière rayonnante de la bougie pascale, la Lumière sans déclin de la Résurrection, a vaincu les ténèbres du désordre et de la dissolution, des afflictions et des problèmes : c’est ce message que le Patriarcat œcuménique livre au monde entier, en invitant les êtres humains à en faire l’expérience. Il les appelle à se tenir avec foi et espérance devant le Christ ressuscité, devant le mystère de la vie ; il les appelle à se confier au Seigneur ressuscité qui tient les rênes de la création tout entière, le Seigneur de la joie et de l’allégresse.

Écrions-nous donc, frères et enfants : Christ est ressuscité ! Que la grâce et l’infinie miséricorde de notre Seigneur, maître de la vie et vainqueur de la mort, soient avec vous tous.

Phanar, saintes Pâques 2017 † Bartholomée de Constantinople votre fervent intercesseur dans le Christ Ressuscité

Vidéo de la 4e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky

Le mardi 11 avril 2017 le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné sa troisième conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Un rassemblement oecuménique à La Défense pour célébrer Pâques le 16 avril et dans d’autres lieux en France

Un rassemblement oecuménique pour célébrer Pâques aura lieu à La Défense le 16 avril dans la matinée, le métropolite Joseph y représentera l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, et dans d’autres villes en France. Pour plus d’informations : le site dédié et l’affiche ci-dessous. Pour les autres lieux en France, voir cette page.

Veillée de prière des témoins de la foi des XXe et XXIe siècles

Le Lundi saint, 10 avril, Mgr Jean de Charioupolis a participé à la veillée de prière des témoins de la foi des XXe et XXIe siècles en souvenir de ceux qui ont offert leur vie pour l’Évangile au cours des dernières années et qui est organisé comme chaque année par la communauté de Sant’Egidio à la chapelle Saint-Bernard de Montparnasse. L’office de prière a été présidé par Mgr Pascal Delannoy, vice-président de la Conférence des évêques de France en présence du pasteur Madame Jane Strantz représentant la Fédération protestante de France, du père Jérome Thuault, du clergé de la chapelle et de nombreux fidèles. Veillez cliquer ici pour voir le livret de prière avec les noms des témoins de la foi.

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Pèlerinage en Terre Sainte du 26 octobre au 5 novembre

L’exarchat du Patriarcat oecuménique (Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe) organise à nouveau à l’automne 2017 un pèlerinage en Terre Sainte. Il aura lieu du 26 octobre au 5 novembre et permettra aux participants de découvrir les principaux lieux saints où s’est déroulé le mystère de notre salut et de participer à de nombreuses célébrations liturgiques à Nazareth, Bethléem et Jérusalem. Ce pèlerinage aura lieu avec la bénédiction de l’archevêque Jean de Charioupolis, qui en a confié l’organisation et la préparation, comme les années précédentes, au père Yannick Provost.Vous trouverez ci dessous de nombreuses photos des années précédentes 2011, 2012, 2013, 2014 et une sélection inédites de photos de 2016. . Le programme détaillé et les conditions d’inscription peuvent être téléchargés ici.

Documentaire : « Kosovo, une chrétienté en péril »

« Le Kosovo-Métochié est une terre où la chrétienté orthodoxe est présente depuis plus de 700 ans. Ce « berceau » du christianisme orthodoxe en Serbie, compte plusieurs monuments placés sur la liste du patrimoine mondial de l´UNESCO mais aussi sur la liste du patrimoine mondial en péril. Le Kosovo, c´est une chrétienté en péril: depuis l´an 2000 on dénombre près de 150 lieux de culte chrétien pillés, détruits, incendiés… Pour les serbes orthodoxes, il s’agit donc d’un enjeux de première importance depuis l’autoproclamation d´indépendance du Kosovo: maintenir la flamme vivace et préserver tout ce qui peut l´être. Ce documentaire est une sorte d´état des lieux de la situation dans laquelle perdurent la tradition et la présence serbe orthodoxe, comment elle se maintient en vie dans ses monastères et rayonne dans ses villages, chez les fidèles. Une communauté soumise à épreuve face à la tentation de radicalisation d´un islam démographiquement majoritaire au Kosovo. Une coproduction KTO/Vicken production 2016 – Réalisé par Eddy Vicken et Yvon Bertorello. »

Office de prières pour le retour des évêques d’Alep – le samedi 22 avril à 17h à Vaucresson

L’Archevêché orthodoxe antiochien de France, d’Europe occidentale et méridionale organise un office de prières pour le retour des deux évêques d’Alep qui aura lieu le 22 avril 2017 à 17h à l’église Saint-Hélène des grec-orthodoxes d’Antioche (12 avenue de la Celle Saint Cloud 92420 Vaucresson) en présence des représentants des autorités civiles et religieuses et des Églises orientales. Le 22 avril 2013, Mgr Yohanna (Jean) Ibrahim, archevêque syriaque orthodoxe d’Alep, et Mgr Boulos (Paul) Yazigi, archevêque grec orthodoxe de la même ville, étaient enlevés à l’ouest d’Alep en Syrie. Les deux évêques s’étaient rendus en voiture avec un chauffeur, dans cette région pour tenter de négocier la libération de deux prêtres enlevés en février précédent : le père Michel Kayyal (catholique arménien) et le père Maher Mahfouz (grec-orthodoxe). C’est l’un des enlèvements les plus étranges en période de guerre puisqu’il n’y a eu aucune revendication. Même les médias ne s’intéressent pas beaucoup à cette affaire, jugée peu sulfureuse et surtout incompréhensible.

Prière de confirmer votre présence par retour d’email pour accréditation.

4e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) – 11 avril

Le mardi 11 avril le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera sa quatrième conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu demain à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI de sa 2ème conférence LÀ et de sa 3e conférence.

Le président turc s’apprête à prier à Sainte-Sophie à Constantinople Vendredi saint

Le président turc Recep Tayyip Erdoğan s’apprête à prier vendredi 14 avril à Sainte-Sophie à Constantinople, l’église déclarée musée en 1934 par le père de la Turquie républicaine Kemal Ataturk. Il sera accompagné des représentants de son parti AKP et des chefs religieux à Istanbul. Vendredi prochain est le Vendredi saint et l’événement se déroulera deux jours avant le référendum du 16 avril fortement soutenu par Erdogan en Turquie pour établir une présidence absolutiste néo-ottomane et islamiste. Ainsi, Erdogan, surnommé le «nouveau sultan» pour son extrémisme politique, cherchera à canaliser les fidèles musulmans en faveur d’un vote « Oui » («Evet»). Selon le calendrier musulman, le mois d’avril (Nisan) est le mois de naissance de Mohammed. L’annonce de cet événement est publiée dans les journaux pro-gouvernementaux, présentant le dernier livre de l’historien turc Mustafa Armagan intitulé «L’intrigue de Sainte-Sophie» (Aya Sofia Entrikalari). Ainsi, cherchent-ils à créer et à préparer le climat pour la prière, présenté comme volonté du président turc. Le livre prétend que le décret signé par Kemal Ataturk en 1934 transformant Sainte-Sophie de la mosquée en un musée n’est pas authentique. Selon Armagan, la signature de Kemal Ataturk sur le décret est fausse. Par conséquent, l’acte n’aurait pas de valeur juridique et, l’église peut être utilisée comme une mosquée, comme cela a été le cas après la conquête turque de Constantinople en 1453. Pour justifier ses thèses, l’historien turc rapporte que la signature de Kemal Ataturk sur le décret de 1934 serait différente de toute autre signature faite par le père de la République turque dans les précédents actes. Des sources diverses sont citées dans le livre qui prétend, selon l’auteur, que la transformation de Sainte-Sophie en un musée a été le résultat de la pression de diverses forces internationales de l’Occident, dirigée par l’ambassadeur des États-Unis Joseph Grew. Mustafa Armagan note également que la visite de Kemal Ataturk à Sainte-Sophie en 1935, trois mois après sa proclamation en tant que musée, n’a été signalée dans aucun journal turc de l’époque, mais seulement par le journal de langue grecque Apogevmatini publié le 7 février 1935, à Istanbul. L’auteur cite la forte réaction du journal égyptien « El Risale », fortement opposé à la transformation de Sainte-Sophie en musée. Ainsi, le climat pré-référendaire devient de plus en plus tendu et polarisé. D’autre part, le climat a été favorisé et créé par Erdogan lui-même avec ses déclarations récentes contre la période kémaliste, lorsqu’il a proclamé: « Cette période, qui a commencé en 1923, est sur le point de se terminer. Et c’est ainsi ».

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Communiqué des évêques orthodoxes de France – Attentats en Egypte !

Les drames terribles qui viennent d’ensanglanter l’Égypte à la veille de la Semaine Sainte, plongent toute l’humanité dans la stupeur et l’indignation. Les mêmes causes produisent malheureusement les mêmes effets. Les communiqués d’indignation ne suffisent plus à arrêter cette terreur qui met en cause les fondements mêmes de toute humanité et fraternité. Il est temps pour la communauté internationale et pour les consciences humaines d’agir pour mettre fin aux causes de ces drames qui touchent aussi bien l’Orient que l’Occident. Les évêques orthodoxes de France qui expriment leur compassion et solidarité avec les frères coptes d’Égypte, présentent leurs condoléances au pape TAWADROS, primat de l’Eglise copte, à son Église et à tout le peuple égyptien. Ils invitent les orthodoxes de France à prier pour les victimes et leurs familles et pour le rétablissement des blessés.

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Recension: Michel Quenot, « L’Évangile selon saint Marc, illustré par des icônes et des fresques »

Recension: L’Évangile selon saint Marc, illustré par des icônes et des fresques choisies par Michel Quenot. Éditions Orthdruk. Diffusion La Procure.
Le protopresbytre Michel Quenot, iconologue qui a publié de nombreux ouvrages thématiques illustrés d’une abondante et belle iconographie, et qui a déjà proposé dans cette série l’Évangile selon saint Luc, l’Évangile selon saint Jean et les Actes des Apôtres, redonne à lire ici l’Évangile selon saint Marc, dans la traduction de Second 1910 qui, en raison de sa qualité, reste en usage dans la plupart des églises orthodoxes francophones.
Plus de quatre-vingts reproductions d’icônes ou fresques, souvent peu connues et photographiées par l’auteur in situ, mais toutes d’une facture parfaitement traditionnelle, apportent à la lecture un support visuel qui se révèle particulièrement précieux dans le cadre de la catéchèse, mais aussi pour donner à la lecture une dimension supplémentaire, soulignant notamment, par les moyens propres à l’icône, le caractère divino-humain des actions du Christ, que l’art occidental, marqué par le naturalisme et l’humanisme, et livré à l’imagination de l’artiste, a malheureusement presque toujours réduit à sa seule dimension humaine.
L’auteur présente ainsi son ouvrage:
« Le premier en date et le plus court, cet Évangile frappe par sa spontanéité, son réalisme et son authenticité. Le recours au style oral et familier, puis la description minutieuse des évènements comme s’ils se déroulaient sous nos yeux, font qu’il bouillonne de vie.
En résonance avec le texte, les images forgées au fil des siècles et gorgées de sens donnent à voir la Face visible du Dieu invisible pétrie d’humanité. Le Dieu-homme enseigne, guérit, chasse les esprits impurs, ordonne aux éléments, reprend les bien-pensants, multiplie les pains et donne sa vie pour les autres avant de ressusciter des morts.
Tout ici donne à comprendre l’identité véritable de Celui qui est Parole et engage à nouer une relation profonde avec Lui.
Les 84 illustrations (fresques, icônes, miniature, dessin) manifestent ce que les mots peinent souvent à exprimer.
Bien plus qu’un livre: des paroles de vie et une rencontre avec Celui qui est la Vie. »

Jean-Claude Larchet

« Les nouveaux médias rendent malades ». Une interview de Jean-Claude Larchet pour l’émission Médialogues de la RTS (Radio Télévision Suisse)

Dans le cadre de son émission « Médialogues », Thierry Fischer a interviewé Jean-Claude Larchet à propos de son dernier livre « Malades des nouveaux médias » paru aux éditions du Cerf.
On peut écouter cette émission sur le site de RTS ou directement ci-dessous.

Une demande d’aide du monastère Sainte-Elisabeth de Minsk

Les sœurs du monastère de Sainte-Elisabeth à Minsk (Biélorussie) souhaitent organiser un concert à Paris de l’ensemble «Les Coeurs en joie» composés des adultes handicapés mentaux. Ce sont des hommes et des femmes qui sont pris en charge par le monastère et qui habitent dans le pavillon neuropsychiatrique n° 3. L’ensemble «Les Coeurs en Joie» se produit sur scène non seulement dans le monastère, mais bien au-delà, ils se sont présentés plus d’une fois en Russie dans le cadre de projets de bienfaisance. Aujourd’hui, le projet pour cette année serait de programmer une tournée en France. Ce rêve peut se réaliser, mais pour cela le monastère a besoin de votre soutien. Pour en savoir plus, télécharger le fichier PDF de la présentation du projet.
Vous pouvez envoyer vos dons à :

SOCIETE GENERALE
4, rue du Dôme
67000 STRASBOURG (France).
Titulaire du compte: MONASTERE SAINTE ELISABETH
BIC : SOGEFRPP
IBAN: FR76 3000 3023 6200 0501 7104 928

Vidéo de la 3e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky

Le mardi 4 avril 2017 le père Alexandre Winogradsky Frenkel a donné sa troisième conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Ordination d’un nouveau prêtre au Limbourg (Belgique)

Le 5éme dimanche du Carême, le Métropolite Athénagoras de Belgique et Exarque des Pays-Bas et du Luxembourg a célébré la divine liturgie dans la paroisse de Sainte Barbe à Genk. Durant la divine liturgie, Son Eminence a ordonné prêtre l’un des diacres de la Sainte Métropole, le père Antonios Tarlizos qui va dorénavant servir la paroisse néerlandophone des Trois Hiérarchies à Hasselt, capitale du Limbourg, région dans le Nord-Est de Bruxelles.Lle père Antonios est marié et père de trois enfants, qui vont bientôt devenir quatre. Il est néerlandophone d’origine grecque et a été ordonné diacre à Bruxelles le Dimanche de l’Orthodoxie, tandis que précédant l’ordination, il aidait en tant que chantre la paroisse historique d’Anvers.
Dans son discours, le Métropolite Athénagoras de Belgique loua le grand mystère du sacerdoce, donna des conseils patristiques au nouveau prêtre et remercia son épouse et ses proches pour leur soutient dans le chemin difficile du service dans le vignoble du Seigneur. « Quel Dieu est grand comme notre Dieu? Tu es le Dieu qui fait tes merveilles »! Quelle joie peut se comparer avec la joie que nous vivons aujourd’hui? Quels mots peuvent décrire le miracle qui est accompli aujourd’hui? Quel homme peut comprendre l’honneur magistral qui t’es donné, c’est à dire te trouver dans le sacristain devant le trône du Seigneur? Dans peu de temps tu procèderas au sacrifice non sanglant, tu diviseras l’Agneau de Dieu, pour la vie et le salut de l’Humanité … Dans monde polymorphe d’aujourd’hui, l’Eglise Orthodoxe a beaucoup à apporter. Quiconque connaît la théologie et pratique orthodoxe, est appelé à donner une réponse aux questions de l’homme contemporain, tant du point de vue théologique qu’anthropologique et existentiel. L’Orthodoxie aujourd’hui est plus que jamais avec un esprit d’ouverture et porteuse de sens. »
A la joie du père Antonios se sont joints plusieurs prêtres de la Métropole, des chorales interprétant des hymnes en grec et en néerlandais, les proches et amis du père ainsi que de nombreux fidèles.

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Les prêtres de Saint-Pétersbourg ont rendu visite aux blessés de l’attentat terroriste

Selon les dernières informations, 14 personnes sont décédées et 49 se trouvent dans les hôpitaux. Les prêtres du diocèse de Saint-Pétersbourg visitent les blessés dans les hôpitaux, afin de leur assurer un soutien spirituel et psychologique. Les journées des 4 au 6 avril sont déclarées jours de deuil. Le patriarche de Moscou a célébré un office de requiem le 4 avril pour les personnes décédées à cette occasion. Le 5 avril, en la cathédrale de la Sainte-Trinité d’Izmaïlovo à Saint-Pétersbourg un autre office de requiem a été célébré pour toutes les Pétersbourgeois victimes d’attentats. « Des gens en rien coupables sont décédés » a déclaré, entre autres le patriarche Cyrille après l’office de requiem du 4 avril. « Pourquoi perçoit-on avec une telle acuité le décès de ces gens lors des actes terroristes causés par une volonté humaine mauvaise ? Parce que chacun se met à la place de ceux qui sont décédés. Il est impossible de prédire où et quand peut être accompli un tel acte terrible, et c’est précisément pourquoi l’information sur les victimes de la terreur marque aussi profondément chaque homme sensé. Dans un acte terroriste se manifeste dans toute sa laideur, son horreur, le mal humain, sans aucune fioriture ni ornement. Lorsque l’on réfléchit à ces terribles phénomènes, on comprend qu’on ne peut aucunement « flirter » avec le mal » a ajouté le patriarche. Les prêtres du diocèse de Saint-Pétersbourg visitent les blessés dans les hôpitaux, ce qu’a communiqué le site du Département synodal des œuvres caritatives et du service social. « 14 personnes sont entrées à l’hôpital N°26, dont 7 ont été renvoyés immédiatement chez elles, leurs blessures n’étant que minimes, a déclaré l’archiprêtre Eugène Goriantchik. « Une personne se trouve jusqu’à présent en réanimation. Actuellement, les gens demeurent dans un état de choc, raison pour laquelle nous nous limitons à un simple contact, sans leur apporter quelque aide pour le moment. Dans un jour ou deux, nous pourrons avoir un dialogue avec eux, et c’est alors que nous commencerons à comprendre quels sont leurs besoins concrets » a-t-il précisé. Avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, a eu lieu le 5 avril, en la cathédrale de la Sainte-Trinité d’Izmaïlovo, un office de requiem pour tous les Pétersbourgeois, victimes d’actes de terrorisme. Durant l’office ont été commémorés nommément les victimes de l’explosion dans le métro de Saint-Pétersbourg le 3 avril, ainsi que ceux qui ont péri à bord du vol Charm-el-Cheikh le 31 octobre 2015 et les victimes de l’explosion « Nevsky Express, Moscou-Saint-Pétersbourg » du 27 novembre 2009. Après l’office de requiem a été célébré un office d’intercession pour les blessés, dont la plupart sont encore dans les hôpitaux de Saint-Pétersbourg. Toute l’aide spirituelle et le cas échéant, matérielle, sera prodiguée aux familles des morts et des blessés.

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L’une des plus anciennes églises orthodoxes d’Italie, l’église Saint-Nicolas de Merano, a été transmise à l’Église orthodoxe russe

L’église Saint-Nicolas de Merano, qui est l’une des plus anciennes églises russes d’Italie, a été transmise à l’Église orthodoxe russe. La signature de l’accord a eu lieu le 31 mars 2017 dans la capitale du Haut-Adige, Bolzano. Le document a été signé, pour l’Église orthodoxe russe, par l’évêque de Bogorodsk Antoine, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie. La paroisse orthodoxe au Tyrol du Sud a été constituée à la fin du XIXème siècle, lorsque cette région faisait partie de l’Empire austro-hongrois. En 1884 fut consacrée la première église orthodoxe dédiée à saint Nicolas à Merano. Quelques années après, en 1897, l’église fut aménagée dans l’étage supérieur d’un bâtiment de deux étages, qui faisait partie de la « Villa Borodine ». Durant la première guerre mondiale, l’église a été fermée, et les offices n’ont repris qu’en 1997. Depuis lors, ils sont célébrés régulièrement. Toutefois, jusqu’à présent, les horaires des offices étaient fixés chaque année en accord avec les autorités municipales. Or, maintenant, la paroisse dispose de toute latitude à cet égard, comme du droit d’utiliser l’église de façon permanente.

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Parution de la nouvelle édition de l’ « Annuaire de l’Église orthodoxe »

La nouvelle édition de l’Annuaire de l’Église orthodoxe en France vient de paraître (format 15 x 21 cm – 100 pages).
S’y trouvent:
Une carte avec les 280 lieux de culte orthodoxe en France.
La présentation de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France.
Une liste de tous les lieux de culte par département avec vos références.
La liste des évêques, des prêtres et des diacres au nombre de 340.
Les monastères et les écoles de théologie.
Les mouvements, institutions et médias.
Les revues, maisons d’éditions, librairies et ciergeries.
Les ateliers de chant liturgique et d’iconographie.
La liste des membres du clergé décédé depuis 2014.

Commande et règlement à adresser au père Samuel,
Monastère de Cantauque – 11250 Villebazy
Tél : 04 68 31 69 61 – Courriel : aofrance@nordnet.fr
Chèque libellé à l’ordre de : ”Association monastère de Cantauque”
Page dédié

Tarifs port compris :
1 exemplaire : 15€
3 exemplaires : 30€
5 exemplaires : 40€
Pour la vente en paroisse ou en magasin
(à partir de 10 ex.), demandez les tarifs.

Le patriarche de Moscou Cyrille a adressé ses condoléances aux familles des victimes des attentats terroristes à Saint-Pétersbourg

Le patriarche de Moscou Cyrille a exprimé ses condoléances aux parents et proches des victimes des actes terroristes qui ont eu lieu à Saint-Pétersbourg. Le lundi 3 avril vers 14h30, une ou deux explosions, selon les diverses sources, se sont produites dans le métro de la ville. L’une, a eu lieu à la station « Sennaïa Plochtchad », dans le centre. Selon les informations du Comité national anti-terroriste, l’attentat a fait des morts et des blessés. « S.S. le patriarche transmet ses plus profondes condoléances aux parents et aux proches des victimes, prie pour le repos de leurs âmes ainsi que pour le rétablissement de tous ceux qui ont été blessés pendant l’explosion », a déclaré à l’Agence RIA-Novosti, le secrétaire de presse du patriarche, le prêtre Alexandre Volkov. Comme l’a indiqué le service de la communication du diocèse métropolitain de Saint-Pétersbourg, l’archiprêtre Nicolas Brydine, chef du Département des œuvres caritatives et des services sociaux du diocèse de Saint-Pétersbourg, est en liaison opérationnelle avec la direction du Ministère des situations exceptionnelles de Saint-Pétersbourg et de la région de Leningrad ainsi qu’avec le Comité pour la politique sociale de la ville. Dès réception des informations concernant les adresses des hôpitaux où sont dirigés les blessés, des prêtres seront envoyés dans chacun d’eux pour soutenir spirituellement les victimes et de leurs proches. Avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg Barsanuphe, toute l’aide spirituelle possible et le cas échéant matérielle, seront accordées aux familles des morts et des blessés suite à ces explosions.

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3e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel (Patriarcat de Jérusalem) – 4 avril

Le mardi 4 avril le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera sa troisième conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu demain à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI et de sa 2ème conférence LÀ.

L’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a été reçu à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration de l’indépendance grecque

Le 24 mars 2017, l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) a été reçu à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration de l’indépendance de la Grèce. À cette occasion, il a prononcé l’allocution suivante : « Monsieur le Président, suivant une tradition établie depuis plusieurs années, nous avons l’insigne honneur et le privilège particulier de nous trouver à la Maison Blanche à l’occasion de la célébration du Jour de l’indépendance grecque. Nous sommes profondément redevables, en tant que communauté grecque orthodoxe, pour une telle reconnaissance de notre peuple et pour votre gentillesse d’avoir signé la proclamation qui rend hommage à la Révolution historique grecque de 1821, laquelle a mené à la libération de la Grèce après quatre siècles amers sous la douloureuse occupation et le pouvoir de l’Empire ottoman. L’Amérique a été reliée à la Grèce d’une façon particulière et ce même avant la Révolution de 1821 et la création de la Grèce en tant qu’État indépendant. Permettez-moi de partager avec vous un exemple de l’ancienneté de ce lien fort : beaucoup de gens ne peuvent répondre lorsqu’on leur demande quelle a été la première guerre de l’Amérique sur un sol étranger. La réponse est : les guerres barbaresques, alors que Thomas Jefferson était président. À cette époque, le président Jefferson a nommé un envoyé spécial en la personne du général William Eaton qui partit en mission spéciale afin d’arrêter les pirates barbaresques qui réclamaient un tribu aux navires [américains ndt] voyageant près des États nord-africains, en particulier de la Lybie. Le 27 avril 1805 à 14h, le général Eaton, avec le lieutenant O’Bannon, menant une force d’attaque constituée de 7 marines américains et de 26 recrues grecques ainsi que de 24 mercenaires américains s’avancèrent vers la ville de Tripoli en Lybie. Dans cette bataille, les Grecs, qui avaient juré de protéger et défendre les États-Unis, menés par le capitaine Constantinos Lucas, combattirent côte à côte avec les marines américains et beaucoup tombèrent héroïquement sur le champ de bataille. Ensuite, nous devrions nous rappeler que la Grèce, avec les États-Unis, combattit du côté de la démocratie et contre la tyrannie durant les deux grandes guerres mondiales, puis pendant la guerre de Corée, lorsque les soldats du bataillon grec « Sparte » se trouvaient parmi les nombreux Grecs et Grecs-américains qui sacrifièrent leurs vies et ont reçu des citations du Congrès américain. Plus récemment, nous avons souffert ensemble de tragédies indescriptibles, particulièrement l’attaque terroriste du 11 septembre 2011, dont a été aussi victime notre église Saint-Nicolas au « Ground Zero ». Or, déterminés à surmonter toute adversité et pour prouver que l’esprit de vérité est victorieux sur le mal, nous reconstruisons ensemble le nouveau « World Trade Center », dont la nouvelle église orthodoxe grecque et sanctuaire national Saint-Nicolas, qui renaît de ses cendres, étant un symbole d’espérance et de victoire contre le mal et la barbarie. À travers l’histoire, les deux nations ont exercé sans compromis leur droit à briser le joug de la tyrannie et à recouvrer le don inestimable de la souveraineté et de l’indépendance. Avant tout, cela a eu pour point central la défense, la protection et la promotion de l’inestimable liberté religieuse. Durant nos rencontres fort courtoises en cette Maison Blanche, nous avons mentionné à maintes reprises que les idées et d’indépendance et de liberté religieuse s’appliquent douloureusement aux situations spécifiques concernant notre Patriarcat œcuménique, Chypre et l’appellation de la FYROM. Aujourd’hui, cependant, permettez-moi en outre de présenter ce pladoyer fort pour le pays même où la révolution historique de 1821 s’est produite. Ce pays est la Grèce, un allié fidèle, inflexible, dévoué, des États-Unis qui est resté vaillant malgré des circonstances exigeantes, sacrifiant des vies dans de nombreuses guerres dans lesquelles les États-Unis étaient engagés. Or, la Grèce, cet allié précieux et loyal des États-Unis, se trouve depuis les six dernières années au moins dans des épreuves et des tribulations financières continues. À cette occasion, le peuple de Grèce, et j’en parle d’expérience, se souvient très bien de l’impact sur l’Europe, et particulièrement sur la Grèce, du plan Marshall et de la doctrine Truman. Nous savons et nous sommes profondément reconnaissants aux États-Unis d’Amérique qui ont sauvé une Europe dévastée après la seconde Guerre mondiale. La contribution de l’Amérique a été réellement monumentale, aidant à rétablir financièrement une Europe ravagée par la guerre. Aujourd’hui, comparée à l’assistance gigantesque dont avait besoin l’Europe après la seconde guerre mondiale, une assistance bien moindre est nécessaire pour la Grèce afin de récupérer financièrement et de fonctionner à nouveau comme un État dynamique. Ce faisant, la possibilité sera donnée à la Grèce de reprendre et de poursuivre son rôle vital comme allié fidèle et nation qui a produit des vagues de cultures et de civilisation réussies pendant 6000 ans. En ce jour de l’indépendance grecque, nous prions Dieu avec ferveur de mettre fin à ce calvaire de la Grèce, la mère de la démocratie, de la culture, de la philosophie, de la science et même un modèle d’action caritative envers des centaines de milliers de réfugiés. Nous demandons la paix dans notre monde blessé. Nous prions pour les États-Unis, le ferme défenseur de la liberté et de la justice pour tous ; pour la famille du Président, le Président, et le Vice-président des États-Unis, et pour tous les gens qui ont besoin de l’assistance divine et humaine. Nous prions et nous croyons. Nous prions et nous espérons. Nous prions et sommes dans l’attente reconnaissante de votre initiative positive. Merci, Monsieur le Président ».

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Deux icônes d’une église de la région de Saint-Pétersbourg exsudent une huile miraculeuse

Dans l’église dédiée au saint hiéromartyr Thaddée, archevêque de Tver (fusillé en 1937), dans la locaité de Gorelovo du diocèse de Saint-Pétersbourg, deux icônes exsudent une huile miraculeuse. L’une des icônes représente le Christ, l’autre, la Très sainte Mère de Dieu. Elles se trouvent sur l’iconostase de l’église. Une commission diocésaine a vérifié les faits et établi un acte les confirmant. On peut visionner ci-dessous un court reportage, où l’on peut voir les deux icônes miraculeuses.

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Une nouvelle biographie du martyr Alexandre Schmorell est parue aux États-Unis

Les éditions du monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville (USA) ont publié la première biographie en anglais de saint Alexandre de Munich. Rédigé par Matouchka Hélène Perekrestov, le livre a pour titre « Alexandre Schmorell, le saint de la résistance allemande » et constitue une narration historique précieuse et un aperçu de l’élévation spirituelle atteinte par ce luminaire de la diaspora russe. Né à Orenbourg à la veille de la révolution bolchevique, Alexandre Schmorell s’enfuit à Munich avec sa famille en 1921. Avec d’autres membres du groupe de résistants « La Rose Blanche », Alexandre a été fusillé en 1943 pour avoir composé et diffusé des opuscules critiques du régime nazi portant sur la nature anti-chrétienne de son idéologie. St Alexandre a été canonisé en 2012 par l’Église orthodoxe russe hors-frontières comme saint vénéré localement. La canonisation a eu lieu en la cathédrale des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Munich qui, providentiellement, se trouve tout près de la tombe du saint martyr. L’auteur de la nouvelle biographie avait publié précédemment la vie du saint dans plusieurs numéros du périodique « Orthodox Life », de 2013 à 2014. La biographie qui est publiée maintenant a été révisée et augmentée par de nouvelles recherches. On peut trouver sur le site ci-dessous des renseignements complémentaires sur cet ouvrage.

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Selon l’expert russe Valery Alexeïev, le Phanar n’accordera jamais l’autocéphalie à l’Église d’Ukraine, tout en pouvant néanmoins la promettre

L’Église orthodoxe d’Ukraine, comme toute autre, ne recevra jamais l’autocéphalie, telle est la position du Patriarcat œcuménique, selon le président du Fonds international de l’unité des peuples orthodoxes, Valery Alexeïev. C’est la conclusion à laquelle il est parvenu après ses contacts avec les dirigeants de Constantinople. « Il n’y aura plus jamais d’autocéphalies dans le monde, c’est la ferme position du monde grec. Il est clair que ce que veulent obtenir les autorités de Kiev, elles ne l’obtiendront jamais » a déclaré Alexeïev à la conférence de presse qui s’est tenue à Berlin à l’issue de la XXIIIème conférence internationale « Valeurs et intérêts dans un monde changeant : l’approche chrétienne ». Le président du fonds a également déclaré qu’il avait des contacts réguliers avec le patriarche Bartholomée qu’il a rencontré, entre autres, l’an passé dans sa résidence du Phanar. « Ils ont, en général, reconnu à grande peine, les autocéphalies d’après-guerre – qu’il s’agisse de la confirmation de l’autocéphalie de l’Église de Bulgarie, la reconnaissance des nouvelles autocéphalies de Pologne, Tchécoslovaquie, Albanie, qui n’avaient jamais existé. Ces Églises ont été créées dans l’Europe d’après-guerre, où l’influence de l’Union soviétique était très grande. Je vous le dis de façon tout-à-fait responsable, afin que vous le compreniez : il n’y aura aucune autocéphalie, bien qu’ils puissent infiniment promettre, jouer, avec l’octroi de l’autocéphalie », a assuré le président du fonds. Ce faisant, il a communiqué que, du côté de Constantinople, « un sorte de réponse asymétrique sortira, elle est en préparation » au sujet de l’appel du parlement ukrainien [à Constantinople pour l’octroi à l’Église d’Ukraine de l’autocéphalie, ndt]. Globalement, Alexeïev a reconnu que l’Église orthodoxe d’Ukraine, dans les conditions actuelles, bénéficie du maximum de liberté qu’elle puisse avoir, dans le cadre de « la plénitude d’une Église auto-administrée ». « Aujourd’hui, en fait, les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ne sont pas confirmés après leur élection par le Synode de Moscou, tout ce passe formellement. Elle est, de facto, en général, une Église indépendante », a déclaré Alexeïev, ajoutant qu’en cas de passage à Constantinople, l’Église orthodoxe d’Ukraine n’aurait pas une telle liberté. « Au Patriarcat œcuménique, il y a deux autonomies formelles, celle de l’Église de Finlande et la semi-autonomie de l’Église de Crète. Mais en fait il n’y a rien là d’autonome – c’est une structure rigide, centralisée avec pour centre le Phanar. Toutes les questions minimes, voire même de la vie économique, sont agréées par le Phanar », remarque Alexeïev. Celui-ci a rappelé que la politique orientée vers « la réception ou la conquête de l’autocéphalie pour l’Église orthodoxe d’Ukraine », est menée constamment en Ukraine depuis l’époque du premier président Léonide Kravtchouk. Aujourd’hui aussi, selon l’expert, « cette question est plutôt utilisée dans le cadre de certaines spéculations, d’un grand jeu géopolitique, dans lequel on s’efforce d’attirer des acteurs globaux, en premier lieu les États-Unis ».

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Vidéo : « L’homme cocréateur… mais jusqu’au où » – par le diacre Dominique Beaufils

La Fraternité des médecins orthodoxes « Saint Luc de Crimée » a organisé le 25 mars une rencontre-débat avec le diacre Dominique Beaufils à l’église Sainte Parascève et Sainte Geneviève (crypte de l’église St. Sulpice) (35 rue Saint-Sulpice, Paris 6e). Nous vous invitons à regarder la vidéo de la conférence :

1ère partie :

2ème partie :

Recension: Vladimir Dimitrijevic, « Béni soit l’exil ! »

Vladimir Dimitrijević, Béni soit  l’exil ! Entretiens avec Gérard Conio. Coédition Éditions des Syrtes et L’Age d’Homme, Genève et Lausanne, 2017, 360 p.
Arrivé en Suisse en 1954 à l’âge de vingt ans, fuyant le régime communiste alors établi en Yougoslavie, Vladimir Dimitrijevic (1934-2011), passionné de littérature, devint libraire puis fonda en 1966 les éditions L’Age d’Homme à Lausanne, et créa aussi à Lausanne, Genève et Paris des librairies avant tout dédiées à la diffusion de ses publications, mais qui furent aussi des lieux de débat et d’échange. Il publia de grands auteurs russes et serbes alors inconnus du public francophone, mais aussi des auteurs oubliés, ou marginaux et parfois maudits, rejetés par les autres éditeurs mais en lesquels son goût et son intuition littéraires lui faisaient croire. Il publiait alors toutes leurs œuvres, même quand la vente de certains titres ne suivait pas, faisant preuve à leur égard d’une fidélité sans faille quitte à sacrifier la prospérité économique de sa maison d’édition. Son idéalisme littéraire le conduisait aussi à se sacrifier lui-même, notamment en prenant en charge personnellement les travaux de secrétariat, de manutention et de transport. Gérard Conio note dans sa préface: « On a souvent reproché à Vladimir Dimitrijević un refus des pratiques commerciales courantes. Vladimir Dimitrijevié était un mystique de l’édition. Il avait envers l’art littéraire un véritable culte qui l’empêchait de l’associer aux trois idoles dénoncées par Charles Péguy: l’argent, le pouvoir et l’orgueil. On a aussi reproché à Vladimir Dimitrijevié de restreindre excessivement ses dépenses aussi bien envers lui-même qu’envers ses collaborateurs. Il menait une vie ascétique, mangeant des sandwiches et dormant dans son camion, afin de pouvoir éditer un livre de plus. Et il exigeait des autres ce qui lui paraissait naturel à lui-même pour la gloire de la littérature. Et il a résisté jusqu’au bout à la marchandisation qui est devenue aujourd’hui la principale règle de l’édition. »
Béni soit l’exil ! est le titre choisi par Vladimir Dimitrijević lui-même à une série d’échanges qu’il eut entre 1996 et 2011 avec Gérard Conio – l’un des auteurs de la maison devenu ami de l’éditeur – et dont il corrigea lui-même la rédaction finale. Ces dialogues laissent voir l’éditeur inspiré, avant tout lecteur passionné, découvreur intrépide et passeur prenant tous les risques, habité par une frénésie de publication hors norme, mais également l’homme engagé, résolument insoumis à la dictature de la pensée unique.
On y retrouve son parcours personnel, la Serbie, ses positions pas toujours comprises mais toujours assumées, ses choix éditoriaux, son regard sans concession sur ses contemporains, la Russie, les médias, le communisme, l’Occident, la religion, l’art …
Ces entretiens laissent régulièrement apparaître la foi vibrante de ce chrétien orthodoxe qui fut aussi l’un des principaux éditeurs de livres orthodoxes dans le monde francophone, faisant place 1) d’abord à la collection « Sophia », fondée et dirigée et par Constantin Andronikof, qui en fut aussi le principal traducteur; 2) puis à la collection « La Lumière du Thabor » qui publia notamment les premières œuvres du Père (aujourd’hui saint) Justin Popović, les première œuvre de l’évêque (aujourd’hui saint) Nicolas Vélimirović, un précieux recueil d’études sur saint Augustin et quelques beaux ouvrages hagiographiques; 3) et enfin à la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle », qu’il accepta avec enthousiasme lorsque je lui en présentai le projet, qu’il me permit de diriger avec une complète autonomie et une totale liberté, qui comportera bientôt près de 30 volumes, qui est devenue la principale collection de livres de spiritualité dans le monde orthodoxe, et dont le rayonnement touche tous les milieux.
Comme ultime hommage à ce grand éditeur, je voudrais citer les dernières pages de ce livre, qui témoignent à la fois de son bel enthousiasme, de son activité brûlante, foisonnante et inlassable, de sa distance critique vis-à-vis du monde moderne, et de sa foi orthodoxe:

« À la fin de sa vie, mon père m’a dit quelque chose qui m’a bouleversé. Je n’avais pas eu beaucoup d’occasions de parler avec lui, pendant ses années d’emprisonnement, puis avec mon exil. Mais il m’a dit cette phrase. Je la dirai d’abord en serbe, puis je tâcherai de la traduire en français. Il m’a dit: “Ne umri neistrosen”, ce qui veut dire: “Ne meurs pas sans avoir tout accompli, tout donné, meurs sans reste.” Ça m’a bouleversé et je l’ai aussitôt rattaché à un souvenir d’enfance qui m’avait beaucoup marqué. Oh! C’était une petite fable de mon livre de lecture, à l’école, quand j’étais tout petit, une histoire assez anodine, mais dont le sens m’avait frappé et m’était resté. On y racontait que deux charrues étaient à vendre. Un paysan en a acheté une. Le vendeur, dans le magasin, se moquait de l’acheteur et lui disait: “Maintenant, tu vas travailler, tu vas peiner, et moi, je vais me reposer dans le magasin.” Puis, quelque temps après, le paysan est revenu avec sa charrue pour faire une réparation. Et la charrue qui était restée dans le magasin était rouillée, tandis que l’autre avait acquis par le travail cet éclat qu’a l’outil usagé. Hier, on regardait un livre de photos sur les outils, ces outils qui ont été le prolongement de l’homme, qui ont une histoire. Quand mon père m’a dit cela, cette petite histoire m’est tout de suite revenue en tête. Je me suis dit: “Effectivement, je vais me dépenser, mais je vais me dépenser pour quelque chose. Je ne resterai pas rouillé. Je ne resterai pas là à pourrir.” Parce que je suis absolument certain que quelque chose doit sortir de nous tout le temps. Je ne veux pas parler forcément d’un travail physique. Autrement, c’est la catastrophe. Le grand danger pour la vie d’aujourd’hui est qu’on ne donne pas assez de travail aux gens, je ne parle pas du travail stupide, mécanique, mais du travail créateur, même le plus simple qui soit. Le travail artisanal est un travail créateur, tandis que le travail industriel, le travail administratif n’est pas un travail créateur, c’est une occupation dans laquelle on tue simplement le temps.
Aujourd’hui, nous avons les machines. Nous disposons de beaucoup de facilités qui soulagent le travail physique de l’homme. Mais il faut au plus vite trouver une activité qui aide l’homme à se développer. Et je ne parle pas du sport, parce qu’il ne faut pas remplacer une forme de travail par une forme de loisir, mais stimuler tout ce qui doit faire fonctionner nos cellules, car, étant donné toutes les découvertes réduisant les hommes à l’inactivité, elles pourraient un jour ne plus fonctionner. Il faut le faire, car pour moi la régression guette l’homme, la société. C’est comme quelque chose qui nous pousse vers la mort, vers la mort dans la vie. C’est un sentiment terrifiant, c’est pire que la mort. Il faut réagir.
Curieusement, ce monde-là ne veut pas dépenser de l’énergie, il ne veut pas se dépenser, il est, comme disait mon père, neistrosen. Il n’est pas utilisé. “Dépense-toi, disait-il, c’est la seule chose qui compte.” Ce n’est pas un appel au saccage ni à une quelconque manière de gaspillage. C’est les Actes des Apôtres. Les apôtres marchent tout le temps. Ils ne sont pas là comme des bouddhas. Je n’ai rien contre Bouddha. Bouddha est là et enseigne. C’est très bien.
Je ne peux pas entrer en contradiction avec Bouddha ou avec les gens qui se prosternent devant lui. Mais, pour moi, ce que j’ai senti dans l’appel de ma religion et de mon Dieu, c’est la nécessité de me dépenser. La passion est quelque chose qui brûle, une dépense. Pour moi, la charrue est une image d’enfant qui dit bien ce qu’elle veut dire: “Dépense-toi!” Les apôtres se sont dépensés. Ils ont témoigné, ils ont écrit des livres, des épîtres. C’est cela notre vision du monde et c’est cela notre vision de la fin du monde. Parce qu’il y aura une fin, il y aura un jugement. »

Jean-Claude Larchet

Célébration à Odessa du jour de l’indépendance grecque

Le jour où la Grèce célèbre le jour de son indépendance (le 25 mars, cette date coïncidant avec l’Annonciation, ndt), un office solennel a eu lieu en la cathédrale grecque de la Sainte-Trinité à Odessa. Le métropolite d’Odessa et d’Izmaïl Agathange, avec le clergé de la ville, a célébré la Liturgie, à laquelle assistaient les Odéssites et les Grecs orthodoxes, parmi lesquels se trouvaient les représentants des autorités helléniques, dont le ministre de la marine marchande et de la politique insulaire, Panayotis Kouroumblís, des représentants du corps diplomatique et des partis politiques grecs. Rappelons que la ville d’Odessa est étroitement liée à l’indépendance grecque, puisque c’est dans cette ville qu’a été créée en 1814 la « Philiki Etaireia » ou « Société des Amis », qui joua un rôle fondamental dans l’indépendance. On peut visionner ici un court film de l’office à Odessa.

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Vient de paraître : « Offices de Pâques et de la Semaine radieuse »

Le livre Offices de Pâques et de la Semaine radieuse (couverture ci-contre), qui vient d’être publié par Apostolia, comprend l’ensemble des offices célébrés à Pâques et toute la semaine de Pâques, en langue française, selon l’usage en vigueur dans l’Église roumaine, et selon les traductions adoptées par les paroisses francophones de celle-ci. En plus des textes liturgiques, il contient toutes les indications nécessaires à la célébration, ainsi que différents rituels propres à la Semaine radieuse (bénédiction des aliments pascals, célébration de la Paraclisis au cours de la semaine pascale, litie avec petite bénédiction des eaux qui a lieu les lundi et vendredi radieux, préparation de la communion des malades pour toute l’année, etc.). De plus, il comporte un appendice avec l’Évangile des vêpres du dimanche de Pâques en 14 langues, le tropaire de Pâques en 15 langues et la salutation pascale « Le Christ est ressuscité ! En vérité Il est ressuscité ! » en 104 langues. Ce livre s’adresse bien sûr à tous les célébrants, aux chœurs des différentes paroisses, mais également à tout fidèle qui souhaiterait lire au cours de la semaine pascale tous ces textes éclatants de lumière et porteurs de la joie la plus pure. Il est imprimé sur papier ivoire avec une couverture dure et deux marque-pages.
Le livre est disponible à la Métropole orthodoxe roumaine (librairie@mitropolia.eu), à la librairie Saint Serge, et sur Amazon.

Une conférence de Carol Saba à Lille sur le thème « Paix et laïcité »

Carol Saba, avocat au Barreau de Paris, responsable de la communication de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, a été invité par l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich, pour donner ce dimanche 2 avril à 16h à la cathédrale Notre-Dame de la Treille à Lille, la 5ème des grandes conférences de Carême de l’Archevêché de Lille sur le thème « Paix et laïcité ». La conférence sera rediffusée sur les réseaux RCF Nord de France le jeudi 6 avril. La conférence sera suivie d’un temps de prières, préparé de concert avec le père Aimilianos Bogiannou, recteur de la paroisse grec-orthodoxe Saint-Paul, du vieux Lille, (Métropole grecque orthodoxe de France) et le père Jean Maquart, recteur de la paroisse orthodoxe Saint-Nicolas (Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe).

« Semaine de la prière dans les pénitenciers » de la région d’Ekaterinbourg

Sous le slogan « Prier pour ceux qui ont fait une faute est notre devoir », la « Semaine de la prière » s’est achevée dans les prisons se trouvant sur le territoire du diocèse d’Ekaterinbourg. Des offices ont eu lieu dans tous les établissements pénitentiaires de la région de Sverdlovsk le dimanche de la Croix (3è dimanche de Carême), avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et du métropolite d’Ekaterinbourg et de Verkhotouryé Cyrille. On peut visionner ici un court film vidéo de la Liturgie célébrée dans l’un des pénitenciers de la région d’Ekaterinbourg, au cours de laquelle chante le chœur constitué par les détenus.

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Durant les dernières semaines du Grand Carême, des prières seront élevées dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers

Durant les dernières semaines du Grand Carême, dans toutes les églises et monastères de l’Église orthodoxe d’Ukraine seront élevées des prières instantes pour la paix, les habitants du Donbass et la libération des prisonniers. Une circulaire ad hoc a été envoyée par la chancellerie du diocèse métropolitain de Kiev à tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Lors de l’office de l’un des dimanches du reste du Grand Carême, dans les églises et monastères du diocèse qui vous est confié, il est nécessaire de réciter une prière pour la cessation du conflit armé et du rétablissement de la paix en Ukraine, pour les habitants du Donbass qui souffrent de l’affrontement militaire, et pour la libération des prisonniers », est-il dit dans le document. Le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kiev et d’Ukraine Onuphre a donné sa bénédiction à cette prière dans toute l’Église du pays. Par ailleurs, le site de l’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne que depuis le début de 2017, on dénombre 116 victimes civiles des combats dans le Donbass, dont 21 personnes sont décédées et 95, blessées. Ce sont les chiffres avancés par Alexander Hughes, vice-président de la commission spéciale de monitoring de l’OSCE en Ukraine.

Sources : 1 et 2

Interview du métropolite de Volokolamsk Hilarion à l’agence grecque Romfea.gr au sujet du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et de l’Europe

Dans une interview à l’agence grecque Romfea.gr, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires extérieures du Patriarcat de Moscou, a abordé les questions du Concile de Crète, de l’Ukraine, du Phanar, de la Syrie et aussi de l’Europe. Nous publions ci-dessous, in extenso, cette interview.

– Votre Éminence, quelle est l’image générale de l’Orthodoxie quelques mois après le Saint et Grand Concile de Crète ?

– Malheureusement, ce n’était pas un Saint et Grand Concile, alors que notre espoir était qu’il soit effectivement panorthodoxe. Notre Église a tout fait pour que le Concile soit préparé convenablement et nous espérions jusqu’à la fin qu’il soit réellement panorthodoxe. Nous avions acheté les billets d’avion, réservé notre séjour à l’hôtel, mais, à notre grande déception, le Concile ne s’est pas réuni comme il le fallait. Je dis cela, parce qu’au Concile ont participé dix Églises orthodoxes locales, tandis que cinq autres Églises se sont abstenues de prendre part aux travaux du Concile. Dans ce nombre, j’inclus l’Église d’Amérique [OCA, ndt], que nous reconnaissons comme Église locale. Quelle est cependant la raison pour laquelle nous ne pouvions pas participer au Concile ? La raison est que nous avions insisté pour que les décisions du Concile fussent prises à l’unanimité. Depuis le début, nous avons compris l’unanimité comme étant celle de toutes les Églises orthodoxes communément reconnues. Celles-ci sont au nombre de quatorze, mais il n’existe pas d’accord pour ce qui concerne le statut de l’Église orthodoxe d’Amérique. Dès que nous avons été informés que les Églises d’Antioche, de Bulgarie et de Géorgie avaient décidé de ne pas venir en Crète, nous avons constaté immédiatement que nous ne pouvions plus parler d’unanimité. C’est alors que nous avons demandé au Patriarche œcuménique de convoquer une réunion extraordinaire des Primats, ayant alors à notre disposition deux à trois semaines avant le Concile. Cette réunion n’a jamais eu lieu, et malgré le fait que nous avions tous reçu les invitations de participer au Concile, il était impossible que nous participions en l’absence de trois Églises. Ce que nous avions demandé n’a pas été respecté, à savoir l’unanimité, mais néanmoins le patriarche Cyrille a envoyé un message de félicitations aux participants du Concile de Crète. Tous ont respecté leur conscience, le Concile a été convoqué. Nous voyons en lui un pas important dans le cheminement vers le Grand Concile panorthodoxe. Nous continuons à étudier les décisions du Concile de Crète. Nos théologiens travaillent très dur à ce sujet, car à un certain moment, nous devons aboutir à certaines conclusions et évaluer en détails ces textes. Tant de façon conciliaire, que préconciliaire, notre but principal est de renforcer l’unité panorthodoxe et de nous abstenir de tout ce qui peut la saper.

– Votre Éminence, l’un des sujets d’actualité est celui de l’Ukraine, la plupart des Grecs ignorent la situation pour ce qui concerne l’Église dans ce pays. Que se passe-t-il finalement en Ukraine ?

– Tout d’abord, M. Polygenis [directeur de l’Agence Romfea.gr, ndt], il existe en Ukraine un schisme qui est survenu comme un schisme politique en 1992. Concrètement, lorsque le métropolite Philarète [Denisenko, ndt] n’a pas été élu patriarche de Moscou, il a été déçu et s’en est pris à ses frères hiérarques de l’Église russe qui ont élu un autre patriarche. C’est alors qu’il a décidé de proclamer sa propre autocéphalie en Ukraine, sans l’assentiment du patriarche de Russie et de toutes les Églises orthodoxes autocéphales. La hiérarchie de l’Église de Russie ne l’a pas suivi, pas plus que les fidèles, car il s’est rattaché à un schisme déjà existant dans l’Église avec un siège en Amérique et dans ce schisme il s’est auto-proclamé patriarche. Cet individu, excommunié, patriarche auto-proclamé, procède à de nombreuses actions hostiles dirigées contre l’Église russe. Les autorités ukrainiennes actuelles, sous de nombreuses formes, suivent une ligne visant à la proclamation d’une Église locale unie en Ukraine. Mais comment les politiciens la voient-ils ? L’Église orthodoxe canonique qui existe en Ukraine rassemble la majeure partie des fidèles du pays. C’est cette Église qu’ils veulent détacher pour la soumettre à la juridiction de ce pseudo-patriarche. En outre, ils veulent y inclure encore une autre Église schismatique ukrainienne, et aussi les Gréco-catholiques [uniates, ndt].

– Pensez-vous que les uniates se dissimulent derrière cela ?

– Non, ce que je vois est qu’il y a derrière cela les politiciens qui veulent s’impliquer dans toute cette affaire.

– Puisque vous avez mentionné les politiciens ukrainiens, comment commentez-vous leurs fréquentes visites au Phanar ? Leur demande au patriarche de Bartholomée est la proclamation d’une Église unie.

– C’est le droit du Patriarcat œcuménique Bartholomée de recevoir des visiteurs de n’importe quel pays, mais aussi n’importe quel politicien. Nous considérons le patriarche œcuménique avec un respect particulier, et nous ne pouvons faire des commentaires sur qui il reçoit à son siège. Toutefois, lorsque prolifèrent des schismatiques et des pseudo-hiérarques, cela ne peut pas ne pas nous préoccuper. Ces individus publient des photographies de leurs rencontres avec le patriarche et informent le monde du contenu de leurs entretiens. Nous ne pouvons pas savoir, cependant, à quel point ils reproduisent et transmettent fidèlement ce qu’ils ont discuté. Malgré cela, nous voyons qu’on les soutient, qu’on leur promet la création d’une Église locale unie, après le détachement de l’Église russe. Naturellement, nous ne voulons pas croire ces informations ! Nous avons entendu en plusieurs occasions, de la bouche du patriarche œcuménique Bartholomée que la seule Église qu’il soutient en Ukraine est l’Église canonique avec à sa tête le métropolite Onuphre. C’est donc sur ces confirmations du Patriarche œcuménique que nous appuyons nos relations avec le Patriarcat [œcuménique, ndt]. Notre priorité est de soutenir l’Unité panorthodoxe et d’éviter absolument que soit détruite la paix et l’harmonie inter-ecclésiales qui existent jusqu’à ce jour.

– Votre Éminence, l’Église russe, dès le début, s’est trouvée aux côtés de la Syrie, vous, particulièrement avez personnellement toujours parlé de la situation qui prédomine au Moyen-Orient. Où nous trouvons-nous aujourd’hui ?

– Tout d’abord, il faut que finisse la guerre en Syrie et que nous en délogions les terroristes. Tant que ceux-ci ne seront pas partis, il est impossible de parler de quelque évolution et d’un arrangement là-bas. Lorsque les politiciens et les représentants des cercles politiques occidentaux nous assurent que la résolution du problème syrien passe par la démission du président Assad, nous leur rappelons que des scénarios identiques ont déjà eu lieu en Irak et en Lybie. Ces scénarios n’ont pas apporté la démocratie, pas plus qu’ils n’ont amélioré la situation générale, au contraire, cela a contribué à l’explosion du terrorisme et au génocide des chrétiens dans ces pays. En bref, c’est ce scénario qui se serait produit en Syrie, si la Russie n’avait accordé son aide avec les troupes qui ont aidé à la lutte contre le terrorisme. De mon point de vue, les terroristes constituent un défi pour le monde civilisé entier. Pour vaincre le terrorisme, il faut unir tous les efforts, les politiciens doivent surmonter leurs désaccords pour s’unir et former un front uni. Naturellement, il faut aussi une aide humanitaire, que nous accordons nous-mêmes durant toutes ces années, mais qui n’est qu’une goutte dans l’océan. Le pays est aujourd’hui détruit, ainsi que ses infrastructures, et il faut des efforts énormes pour le reconstruire.

– Votre Éminence, il y a quelques jours, l’higoumène du monastère de Vatopédi, le père Éphrem, a été innocenté de toutes les accusations par le tribunal et après cette décision, il a remercié entre autres le peuple russe. L’Église russe se sent-elle justifiée aujourd’hui ? Je le dis parce que le patriarche et le président Poutine, dès le début, croyaient en l’innocence du père Éphrem.

– Tant l’Église russe que la Fédération de Russie, dès le début, ont soutenu l’higoumène de Vatopédi, le père Éphrem, dans la lutte pour le rétablissement de la justice. Nous ne nous sommes pas immiscés dans la procédure judiciaire car, dès le début, nous avons compris qu’il s’agissait d’un scandale fabriqué et d’une affaire dirigée contre l’Église. Nous avons soutenu l’higoumène Éphrem, comme un Ancien respecté du Mont Athos, et c’est une joie pour nous que cette affaire, qui a duré de nombreuses années, se soit terminée positivement. Car le seul but était de porter atteinte à l’image de l’Église.

– Maintenant, alors que nous nous trouvons à Chypre, comment commentez-vous la construction d’une église russe dans ce pays ? Serait-il bien de voir quelque chose de semblable dans d’autres parties de la Grèce ?

– Selon mon moi, cet événement significatif était exceptionnel et extraordinaire. C’est la première église de rite russe à Chypre. Cependant, nous ne parlons pas d’une église de l’Église russe, mais de l’Église de Chypre. C’est une église de style russe construite avec le soutien de bienfaiteurs russes, dans laquelle les offices seront célébrés en slavon et en grec. Plus de 50.000 Russes et Grecs fréquenteront cette église. C’est pourquoi j’ai exprimé aujourd’hui l’espoir que d’autres églises semblables seraient construites à Chypre. C’est un exemple extraordinaire de l’unité inter-orthodoxe, mais aussi de la préoccupation du métropolite local de Tamassos, Mgr Isaïe, pour les nécessités spirituelles des hommes et j’ai de bons espoirs qu’il soit imité par d’autres hiérarques en Grèce.

– Pour terminer, dites-nous quels sont les plans de l’Église russe en Europe. Le patriarche Cyrille a effectué récemment des visites dans les pays d’Europe, mais vous-mêmes aussi vous y rendez régulièrement.

– Je voudrais dire que la Russie n’est jamais sortie de l’Europe, mais c’est l’Europe qui a fermé ses portes à la Russie. Les sanctions imposées par la Russie étaient une réponse aux sanctions de l’Europe, mais je ne me sens pas à l’aise pour aborder la politique problématique comme un expert. En revanche, si nous parlons des questions morales et de la vie, l’Église russe est fortement préoccupée par les évolutions dans l’Europe contemporaine, où le christianisme est méthodiquement marginalisé et exclu de la vie publique. Si elle rejette les valeurs chrétiennes, l’Europe rejettera sa propre identité. Alors, nous ne parlerons plus que d’une simple organisation qui ne sera pas prête à faire face aux défis, et, de mon avis, du point de vue politique, l’Europe était et doit rester chrétienne. En même temps, il faut qu’elle reste hospitalière pour les hommes de religions différentes, et bien sûr pour les hommes qui ne professent aucune religion. Toutefois, la défense du christianisme est notre objectif commun et je souhaite que la voix de l’Orthodoxie soit fortement entendue dans le monde contemporain, ce qui constitue encore une raison pour laquelle nous devons tous être unis.

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Visite du Prince Charles au Patriarcat de Roumanie

Le jeudi 30 mars 2017, le patriarche de Roumanie Daniel a reçu au Palais patriarcal le prince Charles de Galles, qui se trouve en visite officielle en Roumanie. Le patriarche a exprimé sa joie pour l’inclusion dans le programme du prince de la visite au Patriarcat de Roumanie et a souligné l’intérêt particulier que Son Altesse Royale a manifesté pour les beautés spirituelles, culturelles et naturelles de Roumanie, devenant ainsi un ami du pays et du peuple roumain. Le patriarche Daniel a mentionné qu’au Royaume Uni vivent de nombreux fidèles orthodoxes roumains, soit étudiants, soit engagés dans les différents domaines d’activité de la société britannique. Aussi, il existe actuellement en Grande-Bretagne 45 paroisses orthodoxes roumaines, dont la desserte pastorale est assurée par un évêque vicaire et 42 clercs. Les paroisses bénéficient du soutien de l’Église d’Angleterre, notamment par la mise à disposition de lieux de culte. Dans le contexte où Son Altesse Royale a évoqué ses visites à certaines organisations humanitaires de Roumanie dans lesquelles sont impliquées des institutions britanniques, le patriarche de Roumanie a présenté les programmes sociaux du Patriarcat de Roumanie « Choisissez l’école ! » destiné à aider les enfants exposés au risque d’abandon scolaire, « Donnez du sang ! Sauvez la vie ! » et « Santé pour les villages », pour le soutien des personnes âgées et pauvres en milieu rural. Le prince de Galles a souligné l’importance de l’héritage culturel roumain et a apprécié la réceptivité de la Roumanie pour sa conservation. Dans ce contexte a été abordée la possibilité d’une coopération entre le Patriarcat de Roumanie, la Fondation du Prince de Galles et la Fondation Pro Patrimonio, en vue de la conservation et la mise en valeur du patrimoine culturel et religieux roumain. Le patriarche de Roumanie a reçu avec joie cette proposition, parce que l’Église orthodoxe roumaine montre une préoccupation constante pour ce qui concerne la conservation du patrimoine ecclésiastique national. À l’issue de la visite, le patriarche Daniel a offert au prince Charles une icône réalisée avec la technique de la mosaïque, représentant le saint Apôtre André, protecteur de la Roumanie. Ensuite, il a remercié le prince Charles et a transmis à S.M. la reine Elisabeth II, ses vœux de bonne santé et sa bénédiction.

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Jovan Nikoloski