19/10/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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L’archevêque d’Athènes Jérôme : « Le peuple grec a été et sera toujours orthodoxe »

La ville de Thèbes a fêté solennellement, en présence du président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos, la fête de la Dormition de la Mère de Dieu. Cette année, l’église de Thèbes dédiée à la Mère de Dieu, dite « Megali Panaghia », fêtait son 150ème anniversaire. Dans son homélie, l’archevêque d’Athènes Jérôme, qui présidait la divine liturgie, a déclaré que « ce peuple a été et sera toujours orthodoxe », rappelant que les Grecs, non seulement maintenant, mais à travers les siècles, accouraient à l’église lors de chaque difficulté de leur vie pour vénérer les saintes icônes et demander l’aide de la toute sainte Mère de Dieu afin de faire face aux difficultés de leurs vies. L’archevêque a également fêté le cinquantenaire de son accession au sacerdoce. À l’issue de la liturgie, le métropolite de Thèbes Georges a remis au président de la République Prokopis Pavlopoulos la plus haute distinction de son diocèse.

Source (dont photographie): Amen

L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « du Don » séjournera au monastère qui lui est dédié à Moscou

Le 1er septembre aura lieu la fête patronale du monastère Donskoï à Moscou, qui est dédié à l’icône de la Mère de Dieu « du Don ». L’icône miraculeuse de la Mère de Dieu « du Don », qui se trouve en permanence à la galerie Tretiakov, sera transportée au monastère pour que les fidèles puissent la vénérer. Le patriarche de Moscou Cyrille a donné sa bénédiction au transport de la sainte icône, qui bénéficie du soutien de la préfecture du district Sud de la capitale et de la galerie Tretiakov. L’icône séjournera au monastère Donskoï du 31 août jusqu’au 3 septembre. Pendant ce temps, des offices d’intercession et l’acathiste à la Mère de Dieu seront célébrés tout le temps. Le jour même de la fête, le patriarche de Moscou Cyrille célébrera la liturgie solennelle au monastère Donskoï. On suppose que cette icône du XIVème siècle a été peinte par saint Théophane le Grec. Il est dit dans les chroniques que l’icône a été transmise au prince Dimitri Donskoï avant la bataille de Koulikovo contre les Mongols, par les Cosaques du Don et « le peuple chrétien de rang militaire ». Depuis lors, l’icône a été vénérée comme protectrice de la Russie. En 1591, pour commémorer l’aide de la très sainte Mère de Dieu à la ville de Moscou a été commencée la construction de la petite église, le premier édifice en pierre du futur monastère Donskoï. À partir de cette époque, des processions annuelles, depuis le Kremlin jusqu’au monastère Donskoï, avaient lieu chaque année et étaient devenues une tradition. Les empereurs et les membres de la famille impériale y participaient. Après la renaissance du monastère Donskoï a été rétablie la tradition de la venue de l’icône dans l’enceinte du monastère pour y être vénérée. On peut faire sur ce site un tour virtuel de ce monastère.

Source (dont aperçu de l’icône) : Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Fête de la Dormition en la basilique de la Mère de Dieu à Tinos (Grèce)

Comme chaque année, la fête de la Dormition a attiré sur l’île de Tinos des pèlerins venus de toute la Grèce. La basilique renferme l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu, qui a cette occasion, est transportée en procession depuis l’église jusqu’au port de Tinos. Ensuite, l’icône regagne son emplacement habituel dans la basilique. On peut visionner ici un court film vidéo avec des extraits de la liturgie de la Dormition de cette année à Tinos, ainsi que la procession, puis l’hommage aux morts du croiseur « Héli » qui avait été torpillé le 15 août 1940, probablement sur l’ordre de Mussolini. Un site internet est également disponible ici dédié à la basilique de Tinos, avec des descriptions et des explications en français.

Source : YouTube. Photographie (basilique de Tinos) : Wikipedia

Des incendies de forêt mettent en danger deux monastères dans les environs d’Athènes

Des incendies de forêt se sont déclenchés dimanche après-midi, lesquels ont mis en danger deux monastères à Kalamo, dans l’Attique. Selon les informations de l’agence Romfea.gr, il s’agit du couvent féminin de la Transfiguration, métochion du monastère de Pendeli, et du monastère masculin Saint-Syméon-le-Nouveau-Théologien. Dans un premier temps, le couvent de la Transfiguration a été évacué. Selon les dernières informations, celui-ci a échappé par miracle à l’incendie, toute la forêt aux alentours ayant entièrement brûlé. Les sept moniales sont finalement revenues dans leur monastère, qui n’est plus en danger. Le monastère Saint-Syméon-le-Nouveau-Théologien n’a quant à lui pas échappé entièrement au danger, des foyers d’incendie ayant repris. Les moines n’ont pas été touchés. Néanmoins, l’atelier d’iconographie a été entièrement dévoré par les flammes. Le couvent féminin dédié à l’icône de la Mère de Dieu « Axion estin », dans le village de Varnavas, n’est actuellement pas en danger, mais les moniales sont inquiètes.

Sources : Romfea (1, dont photographie), traduit du grec pour Orthodoxie.com

Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie

Selon le journal russe « Komsmolskaïa Pravda », le secrétaire d’État du Vatican ne vient pas à Moscou pour préparer la visite du pape François en Russie : « Jeudi dernier, la presse russe а titré en gros caractères : « Le pape de Rome vient chez nous ». La question de la venue du souverain pontife sur le territoire canonique orthodoxe serait donc à l’ordre du jour de la visite du secrétaire d’État du Vatican Pietro Parolin à Moscou, qui se déroulera du 20 au 23 août. La nouvelle sensationnelle est d’abord parue sur le site en langue russe de « Deutsche Welle ». Il y est dit clairement, en se référant à l’interview de Parolin au journal « Corriere della Sera », que « Le Vatican prépare la visite du pape en Russie ». Or, le secrétaire d’État du Vatican n’a rien dit de semblable. C’est plutôt le contraire : « Ma visite n’a rien de commun avec la préparation d’une possible visite du Saint Père en Russie ». Et, dans les meilleures traditions de la diplomatie vaticane, il a ajouté prudemment qu’il « espérait une contribution quelconque de ses discussions à Moscou dans cette direction ». Se rendre en Russie est le vieux rêve des papes de Rome. C’est ce qu’avaient déclaré déjà les prédécesseurs du pape actuel, Jean-Paul II et Benoît XVI, et François lui-même a dit plus d’une fois qu’il n’avait rien contre de visiter Moscou. Il semblerait que le premier pas sur cette voie a déjà été réalisé. En effet, en 2016 a eu lieu, pour la première fois dans l’histoire, la rencontre du souverain pontife et du patriarche Cyrille. Il est vrai qu’elle a été préparée pendant vingt ans. Et elle a eu lieu à Cuba. Pourquoi ? Pour que ne soit pas soulevée la question de savoir qui était l’hôte de qui. En fait, l’aéroport de la Havane, où les deux chefs d’Églises ont eu un contact si chaleureux, est l’un des rares aéroports du monde où il n’y a pas de salle de prière. Et cela voulait dire qu’était exclue à l’avance la question de la prière commune, qui aurait provoqué une vague de critiques de la part des conservateurs, tant orthodoxes que catholiques. Sans aucun doute, les relations des Églises de Rome et Moscou, sont beaucoup plus proches que précédemment. Le Vatican, au moins en paroles, renonce au prosélytisme agressif. Le Patriarcat de Moscou s’efforce de garder sous contrôle les orthodoxes les plus frénétiques, qui traitent « d’hérésie papale » n’importe quels contacts avec les catholiques. Les reproches mutuels ont été remplacés par la coopération selon les points concrets de la déclaration de La Havane. Ainsi, dans le proche avenir, il ne nous faut pas attendre des voyages pontificaux sensationnels. Mais le dialogue, au niveau gouvernemental et ecclésiastique sera mené par Parolin, diplomate brillant et cardinal le plus proche du pape. Le 22 août, il rencontrera le patriarche Cyrille et le ministre des Affaires étrangères Sergeï Lavrov, tandis que le jour suivant, il se rendra à Sotchi pour des discussions avec Vladimir Poutine. Dans son interview au journal italien « Corriere della Sera », le secrétaire d’État Pietro Parolin a déclaré : « En ce moment historique, alors que nous voyons la montée de la tensions et des conflits sur tout le globe terrestre, la paix est la priorité claire et urgente, tant pour le pape François que pour moi-même. La nécessité d’une recherche rapide de la paix et les moyens d’y parvenir, seront les thèmes principaux des discussions avec le président russe et le Patriarcat de Moscou. L’Église a toujours appelé tous les hommes politiques de la planète à ne pas opposer les intérêts nationaux au bien général, à observer le droit international, non pas le droit à la force, mais la force du droit, ainsi que la concorde et à la coopération entre les nations. Et la méthode est toujours unique : le dialogue ».

Source

Rencontre de la ministre égyptienne de l’Immigration avec le pape d’Alexandrie Théodore II

Le 3 août, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II a accueilli, au monastère patriarcal Saint-Georges, dans la vieille ville du Caire, la ministre de l’Immigration et des Égyptiens de la diaspora, l’ambassadrice Nabila Makram Nodel Saied, qui avait exprimé le souhait de le rencontrer. Le patriarche a discuté avec elles les problèmes concernant le Patriarcat d’Alexandrie, l’informant des activités du Patriarcat en Égypte et dans toute l’Afrique. De son côté, la ministre a donné une analyse détaillée des affaires relevant de son ministère. Elle a également déclaré qu’elle avait l’intention, dans un très proche avenir, d’inviter des Grecs d’Égypte qui vivent et travaillent à l’étranger, en Grèce, Amérique, Australie et ailleurs, afin qu’ils renouent leurs liens avec l’Égypte et de leur rappeler les lieux où ils ont été élevés et vivaient. La ministre a l’intention de couvrir leurs dépenses de voyage jusqu’à Char El Cheik, afin qu’ils puissent célébrer ensemble leurs retrouvailles avec leur première patrie, l’Égypte. En conclusion, elle a promis au patriarche de lui rendre visite le 17 août à Alexandrie afin de discuter en détails le programme en question. Le patriarche a assuré de son côté qu’il offrirait toute l’assistance possible, donnant notamment accès aux archives, afin que les Grecs d’Égypte puissent être identifiés et que le programme soit ainsi réalisé. Le patriarche a ensuite accompagné la ministre pour une visite de la Rotonde Saint-Georges, ainsi que des musées du monastère, et a exprimé ses remerciements pour la visite. Il a aussi demandé de transmettre ses salutations les plus chaleureuses à M. Sisi, président de la République arabe d’Égypte.

Source (dont photographie) : Patriarcat d’Alexandrie

Les reliques de la grande-martyre et reine Khétévane séjourneront en Géorgie

Les reliques de la reine Khétévane reviendront en Géorgie pour six mois. Elles se trouvent actuellement en Inde. Le ministère de la Culture et de la Conservation des monuments ainsi que le ministère des Affaires étrangères de Géorgie assureront le transport des saintes reliques de la reine Khétévane dans les diverses régions de Géorgie, ainsi que l’organisation d’expositions, de conférences internationales, où seront traitées les questions liées aux recherches et à la conservation du patrimoine relatif à la reine Khétévane.

Selon les informations du ministère géorgien de la culture, outre le Musée national, les fragments des reliques de la reine-martyre seront amenés à l’église de la Sainte-Trinité et dans tous les diocèses de Géorgie, et tous les fidèles pourront effectuer des pèlerinages. Il convient de mentionner que l’Agence nationale de conservation du patrimoine culturel a financé la restauration du panneau qui se trouve au monastère de Graça à Lisbonne, représentant le martyre de la reine Tamara. Le panneau d’une largeur de 12 mètres et d’une hauteur de 3 mètres, est réalisé dans le style traditionnel d’art portugais, peint en bleu sur des plaques de faïence émaillées. Sur ce panneau est représenté le voyage de la reine Khétévane en Perse, son martyre, et ensuite la remise des reliques au roi Téimouraz par les moines augustins. À la conférence prévue seront présents des représentants du Portugal.

Selon les sources historiques, la reine de Kakhétie a été emmenée en captivité à l’époque de la campagne du chah Abbas en 1613. La reine refusa de changer de religion, raison pour laquelle elle fut punie de la peine de mort en 1624 dans la ville de Chiraz. Les missionnaires portugais, qui assistaient au martyre de la reine, exhumèrent secrètement ses restes et les apportèrent au monastère des Augustins à Ispahan. Plus tard, les missionnaires apportèrent des parties du corps de la reine Khétévane en Géorgie. Ils étaient gardés en l’église d’Alaverdi jusqu’en 1723, puis disparurent. Outre la Géorgie et la Russie, des reliques de la reine Khétévane furent amenées aussi à Goa, ainsi qu’au Vatican et en Belgique. Le monastère de Goa a été détruit au début du XIXème siècle. À diverses époques, des expéditions scientifiques ont recherché les saintes reliques de la reine Khétévane en Inde. En 2013, le périodique « Archeology » publia l’information selon laquelle il était établi que les os retrouvés dans les ruines de l’église se trouvant à Goa, appartenaient à la reine Khétévane (cf. ici un article sur l’étude génétique). Selon leurs informations, l’analyse ADN des os de la main, retrouvés dans un sarcophage en pierre, a montré que, selon une grande probabilité, les os ne sont pas liés à l’Inde, mais sont d’origine géorgienne. Suite à de longues négociations avec la partie indienne, a été prise la décision de la venue temporaire des saintes reliques de la reine en Géorgie.

Sources : Pravlife et icône de sainte Khétévane : Pravoslavie

Le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la liturgie au métochion du monastère athonite russe Saint-Pantéléimon à Constantinople

Le 9 août, fête de saint Pantéléimon selon l’ancien calendrier, le patriarche œcuménique Bartholomée a présidé la liturgie au métochion du monastère athonite russe dédié au saint, à Galata, quartier de Constantinople. Il était accompagné de l’évêque de Dervis Ezéchiel. Un grand nombre de fidèles de la communauté russe de Constantinople ainsi que de la communauté grecque d’Australie assistaient à l’office. À l’issue de celui-ci, le recteur du métochion, le hiéromoine Timothée, a exprimé par des paroles chaleureuses sa dévotion filiale à l’Église de Constantinople et à son primat, puis il a transmis les salutations de l’archimandrite Euloge, higoumène du monastère de Saint-Pantéléimon sur le Mont Athos, qui avait été lui-même recteur du métochion constantinopolitain pendant plusieurs années. Dans sa réponse, le patriarche a souligné le ministère universel et supranational du trône œcuménique envers tous les fidèles orthodoxes, indépendamment de leur origine ethnique et de leurs langues, et adressé à tous ses souhaits et bénédictions patriarcaux. Une réception a eu lieu ensuite dans la salle attenante du métochion.

Source (dont photographie) : Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Dans la région de Ternopol, les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine, chassés de leur église par les schismatiques, ont célébré leur fête patronale sous une tente

Dans le village de Kouta, les fidèles ont prié avec leur évêque diocésain, le métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, qui célébrait la divine liturgie dans une tente adaptée à l’office. Le 7 août, jour de la dormition de sainte Anne, la communauté orthodoxe du village de Kouta du district de Choumsk de la région de Ternopol a célébré sa fête patronale dans une tente installée à côté de l’église, dont se sont emparés les schismatiques. À cette occasion, le métropolite a amené, pour y être vénérée par les fidèles, une copie de l’icône de Potchaïev de la très sainte Mère de Dieu. Après l’office, le métropolite Serge a lu une prière aux saints ancêtres de Dieu Joachim et Anne et s’est adressé à tous par une prédication, dans laquelle il a évoqué le sens de la fête, les hauts faits de sainte Anne, et appelé tous les fidèles à la paix, l’amour et au pardon.

Source (dont photographie) : Pravlife

À l’occasion du carême de la Dormition, 19 conseils spirituels du patriarche de Roumanie Daniel ont été publiés sur le site Basilica

À l’occasion du carême de la Dormition, qui a commencé le 1er août et qui se termine le 15 août selon le nouveau calendrier (respectivement le 14 août et le 28 août avec l’ancien) le site Basilica présente 19 conseils du patriarche de Roumanie au sujet du jeûne, que l’on trouvera ci-dessous :

1. S’il est accompagné d’œuvres plaisant à Dieu, le carême fait de celui qui jeûne une lumière parmi les hommes et un vase d’élection de la gloire Divine.
2. Nous jeûnons parce que nous aimons le Seigneur Christ et nous souhaitons nous nourrir davantage de la parole de l’Évangile, des paroles de l’Écriture, des paroles que nous entendons lors des offices et renforcer notre prière afin de croître spirituellement.
3. La nourriture la plus importante au moment du carême est l’amour miséricordieux du Christ, que nous cherchons par la prière.
4. Le carême est aussi le signe du désir de l’homme croyant de se libérer de l’avidité envers les choses matérielles et éphémères pour s’unir par la prière plus intensivement avec le Dieu qui est illimité et non éphémère, la Source de vie et de la joie éternelle.
5. Par le pardon est cultivée l’humilité et la liberté intérieure de l’homme qui désire vivre dans l’amour miséricordieux de Dieu.
6. Le véritable jeûne a pour but l’élévation de l’homme au-dessus des biens matériels ou terrestres, afin de recevoir les biens spirituels célestes, pour s’unir, par la prière et la Communion eucharistique plus fréquente avec le Dieu céleste, la Source de vie et de la joie éternelle dans le royaume des cieux.
7. Le pardon est le bon commencement de la période du carême.
8. Le carême n’est pas seulement physique, mais aussi spirituel, à savoir le jeûne des yeux, de la bouche, du cœur.
9. Nul ne peut entrer dans le carême, qui est une lutte spirituelle pour la purification des péchés et l’illumination de l’âme, sans pardonner.
10. Le jeûne soutient la prière du fidèle qui considère sa relation avec Dieu comme le centre, la lumière et la nourriture de son âme.
11. Si quelqu’un jeûne, mais ne prie pas, il ne peut recueillir la lumière spirituelle dans l’âme.
12. Le véritable jeûne produit le changement de la façon d’être de l’homme, le pasage de l’avidité ou de l’amour passionnel des choses matérielles à l’amour des choses spirituelles, pour cultiver plus intensément la prière ou la communion d’amour avec le Dieu immatériel, illimité et inéphémère.
13. Le cœur ou l’âme de l’homme qui jeûne obtient la liberté de s’enrichir constamment dans l’amour infini et éternel de Dieu.
14. Le jeûne soutient la prière tandis que le jeûne sans celle-ci n’est pas une œuvre spirituelle.
14. L’homme spirituel, qui prie et qui jeûne, illuminé de la grâce du Christ, acquiert la pensée et le regard spirituels, il met à profit les paroles spirituelles et accomplit des œuvres spirituelles par lesquels il est semblable aux saints de Dieu.
15. Le jeûne est un état spirituel de sacrifice ou d’offrande de celui qui jeûne, un état cultivé de façon libre et selon la force de chacun.
16. Nul ne peut lutter avec les esprits mauvais et les passions sombres, égoïstes, s’il n’a acquis au préalable la lumière de la grâce divine par le jeûne et la prière.
17. Le jeûne est une œuvre spirituelle qui plaît à Dieu lorsqu’elle est pratiquée par amour pour Lui. Aussi, il ne faut pas que nous jeûnions pour être loués ou admirés des hommes pour la rigueur et longueur du jeûne que nous pratiquons.
18. Nous souhaitons nous nourrir de Son amour bien plus que de Ses dons matériels, limités et éphémères. Aussi, au temps du carême, la quantité de nourriture matérielle diminue, tandis que la nourriture spirituelle s’accroît. Nous lisons plus la sainte Écriture, nous prions plus, nous nous confessons plus souvent, nous libérant d’un passé pesant, et nous communions plus souvent.

Source : Basilica, traduit du roumain pour Orthodoxie.com

Un office de requiem pour le neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a été célébré à Kislovodsk, ville natale du grand écrivain

Le 3 août, à l’occasion du neuvième anniversaire du décès d’Alexandre Soljenitsyne, a eu lieu la « marche » traditionnelle, dont les participants sont les habitants de la ville thermale de Kislovodsk (Caucase) et les curistes. La « marche » emprunte la route suivie en septembre 1994 par Alexandre Soljenitsyne, alors qu’il était rentré en Russie et traversait sa ville natale, se rappelant de sa lointaine enfance. À la fin de cette marche « sur l’itinéraire du retour de Soljenitsyne » a été célébré un office de requiem pour l’écrivain d’éternelle mémoire en l’église Saint-Pantéléimon, où il avait été baptisé en 1918. L’office a été célébré par le doyen des paroisses du district de Kislovodsk, le recteur de l’église Saint-Nicolas, l’archiprêtre Jean Znamensky assisté par le clergé de l’église Saint-Pantéléimon. À l’issue de l’office, l’archiprêtre a transmis à l’assistance la bénédiction de l’archevêque de Piatigorsk et de Tcherkessie Théophilacte et a rappelé sa rencontre avec le grand écrivain à Kislovodsk en 1994. L’archiprêtre a attiré l’attention sur « l’exploit de vie chrétienne d’Alexandre Soljenitsyne qui durant les années d’athéisme a gardé la foi transmise dans sa famille de génération en génération, et qui s’est renforcée dans les camps du Goulag. Il vivait d’après la foi. C’était la vie de son âme. La vie comme prière et comme accomplissement de l’Évangile. Les obsèques d’Alexandre Soljenitsyne a eu lieu au monastère Donskoï de Moscou, le lieu du repos de nombreux dignes fils de l’Église et de la Russie. C’est le témoignage que cet homme avait réellement suivit notre Seigneur Jésus-Christ durant sa vie terrestre ». Ensuite a été proposé à tous les assistants des colybes bénis lors de l’office. Soljenitsyne mourut à Moscou le 3 août 2008 à l’âge de 90 ans.

Source (dont photographie) : Blago-kavkaz

Le primat des vieux-croyants ne pense pas qu’il soit possible de mettre fin au schisme avec le Patriarcat de Moscou

Le primat des vieux-croyants, le métropolite Corneille, pense qu’il est impossible pour les vieux-croyants de se réunir au Patriarcat de Moscou, tout en mentionnant que les relations entre les deux Églises sont actuellement paisibles. « Les plaies du schisme sont trop profondes. Nous sommes très différents quant à notre façon d’être, nos rites, notre esprit. Nous ne serons jamais en mesure d’accepter leurs rites, et il est improbable qu’ils souhaiteront eux-mêmes revenir à l’ancienne foi dans un avenir proche » a déclaré le primat dans une interview récente. De son côté, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président de la commission chargée des paroisses de rite ancien et de la coopération avec la communauté des vieux-croyants, croit que la guérison du schisme est encore lointaine, tout en ayant pris une position légèrement plus optimiste lors d’une présentation de livre au mois de juin dernier, lorsqu’il avait déclaré : « L’Église a toujours dit que la division qui se produisit au XVIIème siècle n’est pas une chose avec laquelle nous devons nous concilier, mais que nous devons nous efforcer de surmonter ». Outre les bonnes relations entre les vieux-croyants et le Patriarcat de Moscou, le primat des vieux-croyants a remercié le gouvernement pour l’égalité de traitement envers les deux Églises. « Je suis membre du Conseil présidentiel pour la coopération avec les associations religieuses. Cela signifie que le gouvernement reconnaît les vieux-croyants comme égaux aux autres confessions traditionnelles » a-t-il déclaré. Le métropolite Corneille est également certains que les relations de bon voisinage qui ont été développées entre les vieux-croyants et le Patriarcat de Moscou permettent que « les gens ne soient pas aigris les uns contre les autres, vivent en paix et aident la société à combattre l’alcoolisme, la drogue et l’avortement ». Le président Vladimir Poutine a rendu visite au centre spirituel des vieux-croyants le 31 mai, ce qui a été qualifié par le métropolite Corneille, comme « un jalon historique… Nous n’aurions pu rêver de tsars ou secrétaires généraux [soviétiques] venant à notre centre spirituel autrefois », a-t-il ajouté. « Nous sommes reconnaissants aux autorités pour leur soutien. Nous pouvons dire que nous avons maintenant de bonnes relations avec l’État, qui donnent déjà de bons fruits. Pour cela, nous sommes très reconnaissants à Dieu et au gouvernement » a conclu le primat des vieux-croyants.

Source (dont photographie du métropolite Corneille) : Orthodox Christianity

Avancement des travaux de la construction de la cathédrale Sainte-Sophie de Varsovie

Les travaux de la cathédrale Sainte-Sophie de Varsovie se poursuivent. L’image montre l’état d’avancement des travaux au 24 juillet. Le coffrage du dôme principal a été mis en place. La pose de la première pierre a eu lieu le 5 décembre 2015 et a été présidée par le patriarche œcuménique Bartholomée.

Sources : Église orthodoxe de Pologne, Basilica (dont photographie)

Nomination du directeur du Centre spirituel et culturel orthodoxe russe de Paris

Plusieurs média russes annoncent que le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe, inauguré l’automne dernier au 1 Quai Branly à Paris, sera dirigé par un diplomate de carrière – Leonid Kadychev. Leonid Kadychev occupait auparavant le poste de directeur adjoint du département européen du ministère russe des Affaires étrangères et a récemment terminé sa mission à Paris en tant que ministre-conseiller de l’ambassade de Russie. Le choix d’un diplomate professionnel pour diriger cette institution qui réunit sur le même territoire une église orthodoxe, des salles d’expositions, un amphithéâtre de conférence et des espaces pour les activités éducatives diverses, s’explique par le fait que le Centre est la propriété de l’administration présidentielle russe. Conformément à son statut juridique, c’est une partie intégrante de l’ambassade de Russie en France.

Sources : 1 et 2

Liturgie solennelle à Tirana à l’occasion du 25ème anniversaire de la nomination de l’archevêque Anastase à la tête de l’Église orthodoxe d’Albanie

La renaissance canonique de l’Église orthodoxe d’Albanie retient deux dates importantes : le 24 juin, qui est la date la plus importante et marque le jour où S.B. Anastase a été élu par le Patriarcat de Constantinople comme archevêque de l’Église d’Albanie, laquelle avait été détruite par l’athéisme, et le 2 août, jour où le nouvel archevêque s’est présenté devant son troupeau de l’église de l’Annonciation lors de l’office de son intronisation. Il y a exactement 25 ans, ces deux événements ont donné lieu au commencement de ce que l’on peut appeler un miracle : la renaissance de l’Église autocéphale d’Albanie de ses ruines, processus qui continue jusqu’à présent. Lors de cet anniversaire important, tous les membres de l’Église orthodoxe d’Albanie ressentent de la gratitude envers la personne qui a rendu possible ce miracle, qui a prié et soutenu l’Église même en ses moments les plus difficiles, c’est-à-dire l’archevêque de Tirana, Durrës et de toute l’Albanie, Mgr Anastase.

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Source (dont photographie) : Église orthodoxe d’Albanie

Commémoration en Serbie des victimes de l’opération « Tempête » menée par les troupes croates en 1995

Le 4 août, le jour de la commémoraison des victimes de l’opération « Tempête », menée par les troupes croates contre la population serbe de Croatie, a été commémoré à Veternik, près de Novi Sad (Voïvodine). Au cours de cette opération, qui a eu lieu du 4 au 7 août 1995, 2000 Serbes ont été tués et 200.000 ont été chassés de leurs foyers ancestraux. L’office de requiem était présidé cette année par le patriarche de Serbie Irénée. Assistaient à l’office Mgr Irénée de Bačka, évêque diocésain, le président de la République de Serbie Alexandre Vučić, le président de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik, la première ministre de Serbie Ana Brnabić, des ministres, ainsi que des réfugiés serbes de Croatie, des membres des familles des tués et disparus, ainsi que de nombreux fidèles.

Source (de la photographie) : Église orthodoxe serbe

Le président de la République de Moldavie a visité le monastère Saint-Pantéléimon sur le Mont Athos

Le président moldave Igor Dodon a été accueilli au son des cloches au monastère Saint-Pantéléimon par l’higoumène, l’archimandrite Euloge, qui tenait l’Évangile dans ses mains, conformément au protocole athonite de réception des chefs d’État. Après les salutations d’usage, les hôtes et les moines se sont rendus au catholicon du monastère, dédié à saint Pantéléimon. Un court office d’intercession pour le président a suivi. Dans son allocution, l’higoumène a mentionné les liens séculaires existant entre les souverains moldaves et le monastère Saint-Pantéléimon, ainsi que leur participation dans la vie du monastère en tant que donateurs. Comme l’a dit l’higoumène, la mémoire du hospodar Scarlat Kallimachis, qui a fait renaître le monastère au début du XIXème siècle et qui pour cela a été puni par les Turcs en 1821, est vénérée au monastère. L’higoumène a ensuite évoqué le rôle de saint Païssy Veltitchkovsky dans le domaine des liens spirituels et culturels slavo-moldaves et la renaissance du monachisme russe et moldave sur le Mont Athos, en Moldavo-Valachie et en Russie. « Parmi les ascètes athonites, une place particulière revient à saint Païssy Velitchkovsky, dont l’héritage spirituel très riche constitue une partie inaliénable de l’héritage spirituel des peuples moldave, russe et des autres peuples orthodoxes », a déclaré l’higoumène du monastère Saint-Pantéléimon.

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Le président a rappelé que plus de 98% de la population moldave était orthodoxe. « Notre foi est ce sur quoi repose notre statut d’État, et nous sommes tenus à la garder et la préserver. Aussi, il est très important de renouveler nos liens historiques avec l’Athos en tant que centre de l’orthodoxie universelle et des traditions du monachisme orthodoxe ». Dans des propos tenus au site « Roussky Afon » (« L’Athos russe »), le président a déclaré qu’il était préférable de séjourner deux jours sur la Sainte-Montagne, dans un environnement où l’âme se repose, que vingt jours de repos à la mer, car un lieu empli de grâce comme l’Athos n’existe nulle part ailleurs au monde. Au monastère Saint-Pantéléimon, le président a assisté aux vigiles nocturnes de la fête du prophète Élie, célébrée selon l’ancien calendrier le 2 août. Le même jour, le président s’est rendu à Karyès, à la Sainte-Communauté du Mont Athos, où il a été accueilli par le protépistate, le père Gervasios d’Iviron. Celui-ci lui a souhaité un bon séjour sur la Sainte-Montagne. Dans sa réponse, le président a rappelé que le Mont Athos et la Moldavie étaient liés depuis des siècles par des liens étroits.

Sources : Pravoslavie (dont photographie), Romfea

Des disciples de saint Païssios construisent sur le Mont Athos une église qui lui sera dédiée

Une nouvelle église est actuellement en construction dans la kalyve [petit ermitage] de la Résurrection à Kapsala, sur le Mont Athos. Le projet a été entrepris par le père Euthyme et sa communauté. Celui-ci est un enfant spirituel de saint Païssios et de l’Ancien Isaac, lequel était lui-même disciple du saint. Les travaux ont commencé en juillet 2016 et il est prévu qu’ils soient achevés dans quelques mois. La communauté espère que la consécration de la nouvelle église aura lieu entre le milieu de l’automne de cette année et juin 2018. Le père Euthyme a contribué à la biographie de saint Païssios rédigée par l’Ancien Isaac et qui est disponible en français. L’Ancien Isaac reçut le grand habit monastique de saint Païssios, avec nom de saint Isaac le Syrien. Avec la bénédiction du saint, il constitua la communauté de la kalyve de la Résurrection.

Source (dont photographie de l’église en construction) : Orthodox Christianity

En Géorgie, la restauration de l’église de Nikortsminda, qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, coûtera plus de 780.000 euros

2.200.000 lari, soit environ 780.000 euros, seront alloués à la restauration de l’une des « perles » de l’architecture ecclésiastique géorgienne, l’église de Nikortsminda, qui se trouve sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon les informations fournies par l’administration de la région Ratcha-Letchkhoumie et Basse Svanétie, dans le centre du district d’Ambrolaouri, où est située l’église de Nikortsminda, le projet de restauration est déjà en cours d’examen. Il y a également un plan de travaux pour l’aménagement de l’infrastructure touristique et de remise en ordre des structures d’accès. Le projet est réalisé par le fonds de développement municipal. Le but du projet est la préservation de l’héritage culturel de la Géorgie, le développement du tourisme et l’idée de faire mieux connaître la région et ses monuments. La restauration complète de la façade de pierres, ainsi que du clocher et des fresques murales devrait être achevée en 2018. Au mois d’août de l’an dernier a été fêté solennellement à Ratcha le millénaire de la construction de l’église de Nikortsminda, en présence du catholicos-patriarche de toute la Géorgie Élie II. Les sources gouvernementales indiquent qu’environ 450 projets de restauration de l’héritage culturel ont été financés de 2013 à 2016. Nikortsminda est une cathédrale de l’Église orthodoxe de Géorgie, située dans la région historique de Ratcha, à 14 kilomètres au sud-ouest de la ville d’Ambrolaouri. À l’intérieur de l’église se trouvent des fresques datées des XVIème et XVIIème siècles. Sur les façades de l’église ont été conservées de riches sculptures sur pierre. L’Église a été érigée de 1010 à 1014, sous le règne de Bagrat III, fondateur du royaume unifié de Géorgie.

Source (dont photographie) : Blagovest-info, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Le patriarche de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien concernant la vente de terrains appartenant au patriarcat

Le Patriarcat orthodoxe grec de Jérusalem dénonce la décision du tribunal israélien reconnaissant légale la vente de terrains appartenant à l’Église à des compagnies israéliennes qui veulent élargir leur présence dans l’ancienne ville de Jérusalem. Dans une annonce au journal palestinien « Al Quds » paru mardi, le patriarche de Jérusalem affirme que le contrat concerné a été conclu de façon illégale, sous la supervision de son prédécesseur, lequel a été révoqué pour cette raison. La décision du tribunal ouvre la possibilité à ce qu’un bail de 99 ans portant sur des biens du patriarcat dans la vieille ville soit concédé à « Ateret Cohanim », un groupe associé aux colons israéliens de Cisjordanie. Le patriarche déclare qu’il « produira tous les efforts juridiques et financiers possibles pour faire invalider le contrat ». La plupart des chrétiens orthodoxes de Jérusalem sont palestiniens et refusent de vendre des terrains aux Juifs.

Source (dont photographie) : Romfea, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Des orthodoxes protestent à Moscou, avec le soutien de l’higoumène du monastère athonite de Saint-Pantéléimon, contre un film déshonorant le tsar-martyr Nicolas II

Les activistes orthodoxes du mouvement « Quarante fois quarante » [allusion au nombre d’églises à Moscou dans l’ancienne Russie ndt] ont protesté vendredi dernier contre le nouveau film « Mathilde », près de la Douma, du bureau du procureur et du ministère de la Culture. Le film traite de façon calomnieuse de la jeunesse du tsar-martyr Nicolas II. « Aujourd’hui, des fidèles orthodoxes ont protesté avec des pancartes contre le film ‘Mathilde’ devant les principaux bâtiments publics, le ministère de la Culture, la Douma, l’administration présidentielle, le bureau du procureur, les studios du réalisateur Alexis Outchitel à Saint-Pétersbourg et du Fond du cinéma à Moscou » a déclaré un représentant du mouvement. Le coordinateur de celui-ci, André Kormoukhine, avait annoncé plus tôt que des piquets de protestation étaient prévus devant les agences ayant autorité pour prendre une décision au sujet du film. Celui-ci est dédié à l’histoire de la vie de la ballerine Mathilde Kschessinska, qui était en relation avec le futur tsar et martyr Nicolas II. Le rôle principal est joué par l’actrice polonaise Mikhalina Olshansky, et celui du tsarévitch, le futur tsar, par un Allemand, Lars Eidinger. Beaucoup pensent que le film n’est pas historiquement exact, altérant la vérité sur le pieux et saint empereur. On pouvait lire sur les pancartes « Ne touchez pas au tsar russe ! », « L’orthodoxie a bâti la Russie, ‘Mathilde’ la détruit… », « Vladimir Vladimirovitch [Poutine], protège la Russie ! » et un autre encore, citait le verset biblique « Ne touchez pas à mes oints » (Ps. 104,15). « Les piquets de protestation ont eu lieu pour exprimer l’opinion du peuple qui, pour quelque raison, veut rester en marge de la controverse sur ‘Mathilde’. Chaque participant a fait son propre poster et a écrit qu’il ce qu’il voulait transmettre à ceux qui décident. « Nous ne sommes pas contre Alexei Outchitel ; nous sommes contre un film blasphématoire qui insulte le saint tsar, l’histoire russe, et les sensibilités des fidèles orthodoxes par son contenu », ont déclaré les activistes. L’action contre le film a été également rejointe par la députée Natalia Poklonskaïa, bien connue pour sa grande vénération du martyr impérial Nicolas II et sa famille. Elle a rassemblé 100’000 appels et signatures des citoyens qui s’opposent au film et s’est adressée au procureur général ainsi qu’aux ministères de l’Intérieur et de la Culture. Selon elle, 37 députés de la Douma, dont son vice-président, ont également signé une demande pour prendre des mesures afin de prévenir « les insultes aux sensibilités religieuses des croyants et la profanation des saints orthodoxes ». Bien que « Mathilde » ait causé un scandale parmi les fidèles, le président du département synodal pour l’Église et la société et les médias, Vladimir Legoïda, pense que c’est une erreur d’organiser une collecte de signatures contre le film. Répondant à l’appel du métropolite de Khanty-Mansiysk et Sourgout Paul qui, le 18 juin, avait appelé à collecter les signatures dans son diocèse contre le film, V. Legoïda a écrit sur sa page Facebook : « Je peux comprendre que beaucoup n’aiment pas l’idée du réalisateur… Cependant, je considère que la récolte centralisée de signatures dans les paroisses du diocèse afin d’interdire le film est une erreur ».

La grande-duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison des Romanov, a déclaré qu’elle était indignée par la sortie prochaine du film « Mathilde » mais, en même temps, elle pense qu’il est vain de l’interdire, comme d’autres films, car cela ne fait qu’attirer une attention excessive. « Son altesse impériale la grande duchesse Maria Vladimirovna, chef de la maison impériale russe des Romanov, est déçue par le fait que, lors du centenaire des événements tragiques de la révolution de 1917 et à la veille du centenaire de l’assassinat du tsar, soit prévue la sortie du film représentant l’empereur Nicolas II, l’impératrice Alexandra Feodorovna et toute une série d’autres figures historiques sous un jour complètement altéré, comme des gens immoraux et mentalement déséquilibrés » a déclaré Alexandre Zakatov, directeur de la chancellerie de la maison impériale. Le réalisateur de « Mathilde », Alexei Outchitel a déclaré de son côté que rien dans le film ne devrait offenser les chrétiens orthodoxes. « Il n’y a rien là qui peut heurter la sensibilité des croyants. Il n’y a pas là de vulgarité », a-t-il dit, tandis que la maison impériale considère qu’il connaissait très bien les réactions qu’il y aurait à son film. Contrairement à V. Legoïda, l’higoumène du monastère athonite de Saint-Pantéléimon et sa communauté soutiennent N. Poklonskaïa et sa tentative d’interdire le film : « Nous vous supportons de tout cœur et partageons votre attitude sur ce projet qui déshonore la mémoire des saints martyrs impériaux ». Répondant à la demande de la députée de faire une déclaration concernant le film, le père Euloge a qualifié le film de « délibérément provocant », soulignant qu’il déclenche « l’hostilité chez tout homme qui a du respect pour l’histoire de la patrie et qui a préservé tout son sens moral ». Mentionnant que la mémoire des martyrs impériaux est célébrée avec respect et amour sur la Sainte-Montagne, l’higoumène écrit que le fait qu’un tel film paraisse dans un pays orthodoxe « est profondément affligeant et déprimant ». « Nous ne pouvons qualifier ce film autrement qu’un mépris à l’égard de la sensibilité des fidèles », écrit le père Euloge au nom de sa communauté monastique.

Le métropolite Hilarion (Alfeev) avait dit précédemment à A. Outchitel qu’il n’aimait pas son film, le qualifiant de « vulgarité ». Il avait également dit qu’il ferait connaître publiquement son opinion. A. Outchitel a déclaré de son côté qu’il respectait le métropolite et son évaluation et l’a remercié pour son honnêteté. L’évêque Tikhon (Chevnoukov), higoumène du monastère Sretensky et chef du Conseil patriarcal pour la culture a appelé le film une « falsification éhontée » et une « diffamation », déclarant qu’il appartient au genre de fantaisie. Dans une interview à « Rossiskaïa Gazeta », il demande : « Pourquoi font-ils croire au spectateur en l’historicité de scènes déchirantes inventées par eux ‘de triangle amoureux’ dans lesquelles Nicolas, avant et après le mariage est déchiré entre Mathilde et Alexandra ? » ajoutant « Que cela est-il ? La vision de l’auteur ? Non, c’est une calomnie contre des personnes réelles », manifestant ainsi son désaccord profond avec le réalisateur. Tandis que le film décrit une relation durable avec la ballerine, même après le mariage de Nicolas avec Alexandra, A. Zakatov, représentant de la maison impériale, mentionne que sur la base des journaux intimes de Nicolas II, de ses correspondances avec Alexandra, des mémoires de Mathilde Kschessinska, et de plusieurs autres sources authentiques et dignes de foi, il est connu que la relation concernée a cessé en 1894, lorsque la décision a été prise que le tsarévitch se marierait à la future impératrice Alexandra. Selon Zakatov, la relation qui a duré de 1892 à 1894 est utilisée comme un tremplin pour des « fantaisies sans fondement, aptes à nuire au bon renom de la sainte famille martyre et de Mathilde Kschessinka dans l’opinion publique ». La première du film est prévue pour le 6 octobre au théâtre Mariinsky à Saint-Pétersbourg, tandis que sa projection générale est programmée fin octobre ».

Source (dont photographie) : Orthodox Christianity

Le patriarche Daniel exhorte à la prière, la discipline et l’union de l’Église orthodoxe roumaine

Le patriarche de Roumanie Daniel a publié le communiqué suivant en date du 28 juillet :
« Les 27 et 28 juillet 2017 a eu lieu, en la résidence patriarcale de Bucarest, une séance de travail de la commission chargée des statuts et règlements de l’Église orthodoxe roumaine, présidée par le patriarche de Roumanie. Ont été étudiées les dispositions statutaires et réglementaires concernant la discipline du clergé de tous les rangs : diaconal, presbytéral et épiscopal. Dans ce sens, il a été constaté que le statut d’organisation et de fonctionnement de l’Église orthodoxe roumaine, de même que le règlement des autorités canoniques disciplinaires et des tribunaux ecclésiastiques, doivent être complétés et amendés pour ce qui concerne les procédures de saisine du tribunal, d’enquête et de jugements des écarts canoniques et administratifs des hiérarques. À cet égard ont été présentées également les législations ecclésiastiques de certaines Églises orthodoxes sœurs dans ce domaine particulier. Les propositions de la commission des statuts et des règlements en vue de compléter et d’expliciter les dispositions statutaires et réglementaires actuelles seront présentées pour analyse et approbation au Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine, les 17 et 18 août 2017, dates auxquelles est déjà convoqué aussi le Synode permanent. Préoccupée par les troubles et la douleur que produisent dans l’Église les accusations portées contre le clergé en raison de certaines déviations de la morale chrétienne, la commission des statuts et des règlements, sur la base des saints canons et la pratique d’autres Églises orthodoxes sœurs, a souligné les lignes directrices suivantes : 1) La discipline ecclésiastique concernant les serviteur de l’Église est une nécessité et une obligation pour tous les clercs : diacres, prêtres et hiérarques, 2) Les sanctions ou les peines appliquées aux clercs de tout rang pour différents écarts ont pour but de rétablir la discipline ecclésiale, ainsi que de mener au repentir et à la correction de ceux qui ont péché, dans une optique du pardon des péchés et de l’obtention du salut, sous la direction du confesseur, 3) La correction spirituelle des clercs qui ont commis des déviations graves, comme celle de tous les pécheurs en général, nécessite beaucoup de prière, de jeûne, de repentir et de conseils spirituels. En tant que patriarche de l’Église orthodoxe roumaine, avec beaucoup de douleur dans l’âme, nous demandons pardon à tous les les fidèles pour le trouble produit par les accusations publiques contre les clercs ayant accompli certains écarts de la morale chrétienne. Étant donné que dans quelques jours commencera la période du carême de la Dormition de la Mère de Dieu (1-14 août), lorsque chaque chrétien orthodoxe prie plus et pense plus à ses propres péchés ou fautes, demandant, par la confession, le pardon du confesseur pour recevoir plus souvent la sainte eucharistie, il y a une grande nécessité de prier Dieu aussi pour le renouvellement de la vie spirituelle des clercs de notre Église de tout rang (diacres, prêtres, hiérarques), ainsi que pour celui de la vie des moines et des laïcs. Prions la Mère de notre Seigneur Jésus-Christ, le pasteur et le gardien de nos âmes (I Pierre 2,25), pour qu’elle illumine et aide par ses prières tous les serviteurs de l’Église du Christ et tous ses fidèles, pour croître dans une vie pure et sainte, dans les œuvres de miséricorde envers ceux qui se trouvent dans le besoin et les difficultés, afin d’atteindre la paix, la joie et la bénédiction du Seigneur, dans la famille, la paroisse et la société » † Daniel, patriarche de l’Église orthodoxe roumaine.

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Festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe au Canada

Le 23 juillet, dans la localité de Old Wostok (province d’Alberta) ont eu lieu des festivités à l’occasion du 120ème anniversaire de la célébration de la première liturgie orthodoxe en terre canadienne et du 150ème anniversaire du pays. En 1897, des Ruthènes uniates émigrés au Canada se sont adressés à l’évêque des Iles aléoutes et d’Alaska Nicolas (Ziorov) pour se joindre à l’Église orthodoxe russe et ouvrir une paroisse orthodoxe. Les paysans Théodore et Catherine Nermirski ont fait don d’un terrain pour la construction de la future église et la même année, avec la bénédiction de l’évêque Nicolas, sont venus au Canada le prêtre Dimitri Kamnev et le diacre Vladimir Alexandrov, qui ont célébré la première liturgie et ont réuni plus de 600 personnes à l’Église orthodoxe russe. L’évêque de Bogorodsk Antoine, responsable du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, a reçu la bénédiction du patriarche de Moscou pour venir participer aux solennités jubilaires. L’évêque de Kachira Job, qui administre les paroisses patriarcales russes au Canada et l’évêque Antoine, ont concélébré la liturgie le 23 juillet, à l’endroit, où, il y a 120 ans, a été célébré pour la première fois un office orthodoxe. Des prêtres des paroisses du Patriarcat de Moscou au Canada, de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Roumanie ont concélébré avec les deux hiérarques. Parmi les assistants se trouvait l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Canada, A.N. Dartchiev. Les chants, durant la liturgie, étaient exécutés en slavon et en anglais par le chœur uni du district paroissial « Orthodox 5 » des paroisses patriarcales russes au Canada. À l’issue de la liturgie a été célébré un office d’action de grâce, puis un office de requiem pour les défunts de l’Église orthodoxe russe qui ont travaillé au renforcement de la foi orthodoxe en terre canadienne. L’évêque Antoine a transmis à l’assistance la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et s’est adressé en anglais aux fidèles : « À l’exemple de nos pieux prédécesseurs, qui ont séjourné dans ces contrées il y a 120 ans, nous voyons que pour eux, c’était la foi qui avait infiniment plus d’importance. Ayant quitté pour toujours leur patrie, il sont partis « pour un pays lointain », n’ayant pris avec eux que le strict nécessaire, en premier lieu les livres ecclésiastiques, les ornements liturgiques, les icônes. Arrivés dans des lieux nouveaux, ils se préoccupèrent de la construction, le plus rapidement possible, des églises, qu’ils avaient jusque là préservées magnifiquement sur leur terre natale. Pour eux, la foi était un trésor précieux, un lien vivant avec Dieu, en Lequel seul ils plaçaient leur expérience dans les conditions de vie difficiles auxquelles ils étaient confrontés à l’étranger », a souligné l’évêque. Celui-ci souhaita aux paroissiens actuels des paroisses patriarcales au Canada d’imiter la foi forte de leurs ancêtres et de garder l’orthodoxie en terre canadienne. Le même jour, l’évêque Antoine a visité une série de paroisses dans la province d’Alberta, l’église Saint-Jean-Baptiste à Chipman, l’église de l’Ascension du Seigneur à Skaro et l’église Saint-Jacques à Mander.

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Les reliques de saint Pantéléimon ont été amenées en Bulgarie depuis le Mont Athos

Le 26 juillet, avec la bénédiction de la sainte Communauté du Mont Athos, le chef du saint grand-martyr Pantéléimon a été amené depuis le Mont Athos jusqu’en Bulgarie afin d’y être vénéré par les fidèles. La relique était accompagnée par l’archimandrite Euloge, higoumène du monastère Saint-Pantéléimon, et les hiéromoine Séraphim et Nicolas. Dès le passage de la frontière entre la Grèce et la Bulgarie, la sainte relique a été accueillie par le métropolite de Nevrokop Séraphim et l’évêque de Melnik Gérasime, secrétaire du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare. Les hiérarques et le clergé ont prié devant la relique, qui a ensuite été vénérée par les gardes-frontière. Le convoi s’est ensuite dirigé à Sofia, où la relique a été accueillie par le patriarche de Bulgarie Néophyte le 27 juillet, jour de la fête de saint Pantéléimon selon le nouveau calendrier, suivi par le Patriarcat de Bulgarie. La liturgie a été célébrée en présence de la relique par le patriarche Néophyte avec plusieurs évêques et prêtres de l’Église orthodoxe bulgare et l’higoumène et d’autres clercs du monastère athonite Saint-Pantéléimon. La relique reste deux jours à Sofia pour y être vénérée par les fidèles et sera acheminée le 1er août à l’ancienne ville de Vratsa dans le nord-ouest de la Bulgarie, où la liturgie sera célébrée par le patriarche Néophyte et l’évêque local, le métropolite de Vratsa Grégoire. Celui-ci célébrera à nouveau la liturgie à la cathédrale le 2 août, et, à l’issue de celle-ci, les saintes reliques seront acheminées à l’hôpital central de la ville, où un office d’intercession sera célébré dans la cour. Ensuite, la première pierre d’une nouvelle église en l’honneur du saint grand-martyr Pantéléimon sera posée. Le même jour, la sainte relique repartira au Mont Athos. On peut visionner ici un film vidéo  de l’arrivée des reliques à la frontière bulgare.

Source (dont photographie) : Orthodox Christianity

Pays-Bas : rencontre de la jeunesse orthodoxe de la communauté antiochienne

Avec la bénédiction de Mgr Isaac Barakat, métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale, la communauté orthodoxe antiochienne de Pays-Bas a organisé une rencontre de jeunes du 24 au 27 juillet dernier dans le monastère copte de Lievelde. La rencontre a eu lieu autour du thème « Mon Eglise » et plusieurs groupes de réflexions se sont penchés sur l’Eglise et l’appartenance, les sacrements, le chrétien et la consommation, le temps, notre vie spirituelle. 75 jeunes y ont participé. Chaque journée était également marquée par des lectures évangéliques, des chants, des prières journalières, avec pour point culminant la célébration de la divine liturgie.

Célébration du baptême de la Rous’ sur la colline de saint Vladimir à Kiev

Depuis le jour de sa construction en 1853, il y a déjà 164 ans, la statue de bronze du prince Vladimir, fixée sur un socle de 16 mètre de hauteur, s’élève au-dessus du Dniepr. Les années difficiles de l’athéisme ont épargné ce monument unique, sans y toucher. De nos jours, les couples, après leur mariage, y apportent des fleurs, et les jeunes diplômés des écoles, selon une tradition qui s’est constituée depuis des années, viennent à l’aurore devant ce monument. Chaque année, la veille de la mémoire du baptême de la Rous’, l’Église orthodoxe russe y célèbre un office d’intercession solennel suivi d’une procession. Des milliers de Kiéviens et de fidèles venus de toutes les régions d’Ukraine se sont rassemblés, cette année également, devant la statue du saint prince Vladimir. Tôt dans la matinée du 27 juillet, veille de la mémoire du saint et du 1029ème anniversaire du baptême de la Rous’, des flots de pèlerins se sont pressés dans les allées étroites de la colline de saint Vladimir, avec des icônes, des croix, au chant des hymnes spirituels. Les moines et moniales, les laïcs, le clergé, les étudiants et les élèves des écoles ecclésiastiques, se sont ensuite rassemblés en carré sur la place du monument. Devant celui-ci étaient placées onze icônes miraculeuses de la Mère de Dieu, apportées en procession depuis les différentes régions d’Ukraine, dont six se sont révélées miraculeuses récemment : l’icône dite « Abaisse ton regard sur l’humilité de tes serviteurs », celles de Boyani (qui pleure), Radomychl (dite d’Iviron), Kiev-Bari, « Sauveur non faite de main d’homme », Vladimir-Desiatinnaya, et cinq anciennes icônes de la Mère de Dieu : de Zimnee, Potchaïev, Kasperovo et Akhtyrka. Devant les icônes se tenait l’épiscopat de l’Église orthodoxe d’Ukraine avec à sa tête le métropolite de Kiev Onuphre, les représentants des Églises locales, les hôtes. L’office d’intercession a commencé, au cours duquel a été prononcée la prière suivante : « Accorde, Seigneur, à Ton héritage la paix et le calme, afin que Ton Église sainte, que Tu as choisie pour être Ta demeure, ne soit ni affaiblie ni ébranlée… Toi qui nous a donné le commandement de T’aimer, notre Dieu, et d’aimer notre prochain, fais que la haine et l’hostilité et les autres iniquités cessent, que règne le véritable amour dans nos cœurs… Que soit glorifié Ton nom trois fois saint, exauce-nous et aie pitié de nous. ». À l’issue de l’office d’intercession, le métropolite Onuphre s’est adressé au clergé et au peuple par ces paroles : « À vous tous, chers évêques, pères, frères et sœurs, je vous adresse de tout cœur mes vœux à l’occasion de cette grande fête en l’honneur de notre illuminateur et baptiste, le saint grand-prince égal aux apôtres Vladimir. Celui-ci est notre père spirituel, qui a régénéré les peuples de notre terre sur les fonts baptismaux, a transformé notre peuple, qui était agressif, belliqueux, et violent, en un peuple bon, empli d’amour envers Dieu et le prochain. Et nous prions aujourd’hui notre saint protecteur, afin que par ses saintes prières et son intercession devant le trône de Dieu, il demande au Créateur qu’Il nous aide à préserver notre héritage inestimable de la foi orthodoxe, sainte et pure, que le prince Vladimir a apportée jadis sur notre terre pour tous les peuples. Afin que nous soyons l’ornement de la terre pour le monde entier, que nous vivions dans l’amour envers Dieu et les uns avec les autres, que nous nous supportions mutuellement, que nous aspirions à vivre selon les saintes lois inscrites dans le saint Évangile qu’a apporté sur notre terre le saint prince Vladimir. Par ses saintes prières, que le Seigneur nous garde et nous protège tous. Amen ». Après l’office, un fleuve humain de milliers de personnes se sont rendues en procession, avec des croix, des étendards et les icônes miraculeuses, jusqu’à la laure des Grottes de Kiev. 

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On peut visionner ci-dessous des extraits de l’office d’intercession devant le monument de saint Vladimir et de la procession.

Source (dont photographie) : Pravoslavie

Russie: une délégation du Vatican attendue aujourd’hui pour rapporter les reliques de saint Nicolas à Bari

« Une délégation du Vatican et de l’Italie est attendue à Saint-Pétersbourg (Russie) le 28 juillet, pour rapporter à Bari la relique de saint Nicolas, évêque de Myre, exposé à la vénération dans le pays depuis le 21 mai. A la tête de cette délégation : le président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, qui doit rencontrer les autorités du patriarcat de Moscou.

Dans une déclaration à L’Osservatore Romano la veille de son départ, le cardinal Kurt Koch, a souligné que « l’œcuménisme des saints est une très belle occasion pour le dialogue entre les Églises… la vénération des reliques peut aider les fidèles à être plus engagés dans le dialogue ». Les reliques de saint Nicolas ont été vénérés par plus de deux millions et demi de fidèles. »

Source (et intégralité de la dépêche): Zénit. Photographie: RT

En Russie, le pourcentage des athées est tombé de 26 à 13% en trois ans

Le pourcentage des Russes s’identifiant comme athées est tombé de 26 à 13% durant les trois dernières années, tandis que celui de ceux qui se considèrent comme «religieux» est passé de 35 à 53%, selon une nouvelle recherche du Centre analytique «Levada» de Moscou. L’enquête a été menée du 23 au 26 juin sur un échantillonnage de 1600 personnes, de milieux urbains et ruraux, âgées de 18 ans et plus, dans 137 localités des 46 régions que compte la Russie. Le christianisme reste la religion prédominante en Russie, et la vaste majorité des Russes – 92 à 93% éprouve du respect et est bienveillante envers les chrétiens orthodoxes dans le pays. 1% seulement a exprimé une antipathie envers les chrétiens orthodoxes. Ces résultats ne sont que légèrement différents de ceux de décembre 2013. Pour ce qui concerne les catholiques-romains, 74% des sondés ont répondu qu’ils avaient du respect et de la bienveillance envers eux, 5% seulement déclarant qu’ils éprouvaient un sentiment d’hostilité ou de crainte à leur égard. Seuls 13% des Russes ont répondu qu’ils avaient un sentiment d’hostilité ou de crainte à l’égard des musulmans.

Le pourcentage de ceux qui se considèrent «religieux» s’est accru de 35 à 53%, tandis que 9% seulement se considèrent «très religieux» et 33% «pas très religieux».

Le pourcentage d’athées s’est réduit de moitié, de 26 à 13% durant les trois dernières années. Néanmoins, la croissance en nombre de croyants n’est pas nécessairement accompagnée par une foi profonde ou un sentiment d’importance attribué à la religion. Le nombre de ceux qui adhèrent aux restrictions du Grand Carême a décliné d’une fois et demie à deux fois durant les années récentes, avec 73% qui répondent qu’ils n’ont pas changé leur régime alimentaire durant le Grand Carême de cette année. 9% ont répondu qu’ils jeûnaient durant la Semaine Sainte, 15% jeûnaient partiellement, et seuls 2% ont répondu qu’ils se sont efforcés d’observer le Carême dans son intégralité.

Pour ce qui concerne l’influence de l’Église orthodoxe dans les affaires de l’État, 28% pensent que l’Église devrait avoir de l’influence, tandis que 58% y sont opposés, mais 39% pensent que le niveau actuel de l’influence de l’Église est exactement ce qu’il doit être, tandis que 7% seulement considèrent qu’elle a trop d’influence, et 16% qu’elle en a légèrement trop.

Source (dont photographie) : Orthodox Christianity

Compte rendu de la 64e Semaine d’études liturgiques Saint-Serge (26-29 juin 2017)

Le compte rendu de la 64e Semaine d’études liturgiques Saint-Serge (26-29 juin 2017) est en ligne ici. « La soixante-quatrième Semaine d’études liturgiques s’est tenue dans les locaux de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge de Paris, du 26 au 29 juin 2017. Rassemblant environ 60 personnes, ce colloque scientifique et œcuménique a totalisé 30 exposés, répartis en 12 sections thématiques, préparés et prononcés par des orateurs originaires de plus de 10 pays différents (Europe, mais aussi Afrique, Proche-Orient et Asie). »

Le métropolite Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine : « Le patriotisme ne peut fournir l’occasion à la haine »

À la veille de la fête du baptême de la Russie, le métropolite Antoine (Pakanitch), chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, a donné l’interview suivante sur les festivités qui auront lieu en cette occasion et les processions qui se dérouleront en Ukraine, ainsi que sur la situation religieuse dans le pays. Rappelons que l’an passé avait eu lieu une procession pan-ukrainienne pour la paix. Un film de cet événement est disponible, avec sous-titres français ici .

– Monseigneur, dans quelques jours, l’Ukraine fêtera le Jour du baptême de la Rous’. Pourriez-vous nous présenter le programme et les particularités de la présente fête.

– Pour le peuple ukrainien, c’est une grande fête. L’Église orthodoxe d’Ukraine qui a initié la tenue du Jour du baptême de la Rous’ au niveau de l’État, fête toujours largement ce jour. Et, c’est maintenant traditionnel, la veille, le 27 juillet, nous célébrons un office d’intercession au pied du monument du saint prince Vladimir, où se réunissent les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le clergé, les fidèles et un grand nombre de pèlerins. Depuis « Vladimiskaïa Gorka » (« la colline de Vladimir » à Kiev), nous nous dirigeons en procession à la laure des Grottes de Kiev. La particularité de la célébration de cette année est que nous prierons devant les icônes miraculeuses de la très sainte Mère de Dieu qui se sont avérées miraculeuses à l’époque récente et qui ont été glorifiées par l’Église orthodoxe d’Ukraine durant les 25 dernières années. Il convient de souligner que 2017 est une année particulière pour notre Église. Nous fêtons le 25ème anniversaire du Concile de Kharkov, au cours duquel furent prises des décisions vitales quant à l’existence de l’Église orthodoxe d’Ukraine contemporaine. Il y fut confirmé que l’Église se développe conciliairement, sur la base des règles canoniques. La canonicité de l’Église devient évidente par la vie des gens, et particulièrement par la canonisation des saints qui ont vécu sur le territoire de l’Ukraine. En un quart de siècle a été glorifié un grand nombre de saintes icônes qui se trouvent dans différentes régions de notre pays. Par les prières des fidèles orthodoxes, la très sainte Mère de Dieu manifeste Sa miséricorde envers le peuple ukrainien. La particularité de la procession cette année est que ces saintes icônes seront apportées à Kiev. Durant ces jours, des offices d’intercession auront lieu devant les icônes miraculeuses dans pratiquement chaque centre diocésain de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que des processions. Ensuite, toutes ces saintes icônes seront amenées à Kiev, et elles se trouveront à la tête de la procession. Encore une particularité qui n’est pas moindre quant à la célébration de cette année : plusieurs groupes de pèlerins de différentes Églises orthodoxes locales ont annoncé leur participation aux solennités. Cette année aura lieu une prière spéciale pour l’Ukraine de tous les fidèles orthodoxes qui ont à cœur le sort de notre peuple et de l’Église d’Ukraine.

– L’an dernier, à l’occasion de la célébration du Jour du baptême de la Russie, il y a eu beaucoup d’épreuves : on n’a pas laissé la procession se dérouler sereinement dans la capitale, on a tenté d’attribuer une coloration politique à la procession. Prenant tout cela en compte, y aura-t-il cette année une procession aussi massive durant de nombreux jours, ou vous limiterez-vous seulement à la capitale ?

– Les icônes miraculeuses voyagent déjà en Ukraine. Ainsi, au cours du mois se déroulent des processions dans différents diocèses de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Considérant que ces saintes icônes se trouvent dans différents endroits du pays et que les fidèles n’ont pas toujours la possibilité de venir et de prier devant telle ou telle icône, il a été décidé de fixer l’itinéraire de telle façon que les fidèles de notre Église vivant dans l’ouest du pays puissent vénérer les icônes se trouvant à l’est, et inversement. Lors de la fête du baptême de la Rous’, comme cela a déjà été dit, les icônes séjourneront à Kiev, et nous prierons ensemble devant elles pour la paix et l’unité de notre Église et de notre peuple.

– Considérant les provocations autour des célébrations de l’an passé, comment les paroissiens de l’Église orthodoxe d’Ukraine peuvent-ils se défendre eux-mêmes et leur foi dans ces conditions ?

– La vie actuelle est très politisée et, malheureusement, il y a des forces qui voudraient que l’Église orthodoxe d’Ukraine vive de cette façon politisée. Mais l’Église a été fondée par notre Seigneur Jésus-Christ dans un seul but : pour que l’homme puisse arriver auprès de Dieu. L’Église se préoccupe de l’âme immortelle de l’homme. Oui, nous vivons dans une situation historique concrète. Nous aimons notre Patrie, nous souffrons pour elle. Mais l’homme croyant se différencie de l’incroyant par le fait, comme le disent les saints Pères, que séjournant sur terre, il reste citoyen du ciel. C’est là la corrélation du terrestre et du céleste, de l’éphémère et de l’éternel et c’est la mesure qui reflète la foi de l’homme. Oui, c’est difficile de vivre lorsqu’à un moment tout autour de nous est empli d’agression, de haine, d’intolérance. Et il dépend du croyant de préserver sa paix intérieure ou non. Le croyant n’a pas le droit de répondre à l’agression par l’agression. Autrement, nous ne différerons en rien des incroyants. Le Seigneur a dit qu’il y a un seul signe qui différencie les chrétiens des autres, c’est l’amour. Si entre nous, nous avons l’amour, nous sommes alors chrétiens. Il semble parfois que les forces humaines touchent à leur fin après avoir subi tant de haine, de calomnies qui se concentrent maintenant sur notre Église. Mais par l’humilité, l’amour et la prière, le Seigneur donne Son soutien. Je crois qu’Il raisonnera et fera revenir au sein de l’Église ceux qui ne veulent pas voir dans l’Église ce qu’elle est, l’Église. Autrement, elle se transforme tout simplement en une sorte d’organisation publique qui ne sera en rien différente des autres institutions politiques. Mais l’Église est hors du temps, elle est destinée à se trouver au-dessus des conflits de l’instant, elle est créée par Dieu afin que l’homme ait l’espoir du salut.

– Il y a maintenant de très nombreuses spéculations au sujet de l’union spirituelle qui existe entre l’Église orthodoxe d’Ukraine et l’Église orthodoxe russe, et on n’hésite pas à qualifier l’Église canonique de « bras droit de Moscou », « Église-agresseur », en oubliant que l’Église orthodoxe d’Ukraine est depuis longtemps autonome dans toutes ses décisions.

– Premièrement, effectivement, l’Église orthodoxe d’Ukraine est une Église indépendante dans son administration, avec les droits d’une large autonomie. Nous sommes liés au Patriarcat de Moscou par une union spirituelle, eucharistique, et par le Patriarcat de Moscou, nous sommes réunis avec l’orthodoxie mondiale. Notre Église est reconnue dans le monde orthodoxe entier. Les autres structures schismatiques ne sont pas reconnues par l’Église orthodoxe canonique. C’est un fait que l’on dissimule, pour certaines raisons, à nos citoyens. Et souvent, malheureusement, les médias passent sous silence ou altèrent grossièrement la situation dans le domaine religieux en Ukraine. Personne, pour certaines raisons, ne dit qu’il existe en Ukraine une Église locale, l’Église orthodoxe d’Ukraine, qui tire son origine du baptême de la Rous’. Ces structures qui se sont détachées du corps de l’Église orthodoxe d’Ukraine, « échauffent » consciemment la situation de confrontation dans la société, créant ainsi un esprit de haine et de nationalisme qui n’est pas inhérent à notre peuple. Le patriotisme, c’est tout à fait autre chose. Notre patriotisme ne peut fournir l’occasion à la haine. Notre Église est celle de toute l’Ukraine et non celle de l’une de ses régions individuelles, et c’est en cela que réside sa grandeur. Bien que, malheureusement, il soit très difficile d’expliquer cela à ceux qui ne veulent pas comprendre. Tout cela mène aux divisions et aux agressions, et il s’ensuit que plus de quarante églises nous ont été dérobées durant les trois dernières années. Mais, d’autre part, la situation a montré que l’on ne trompe pas les gens qui ont l’esprit d’Église et on ne les effraie pas non plus : dans les villages où l’on s’est emparé de nos églises, en grande partie à l’aide de personnes armées, on construit déjà de nouvelles églises dépendant de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Aussi, si nous maintenons notre fidélité à l’orthodoxie canonique, le Seigneur ne nous abandonnera pas.

– Dans les médias ukrainiens, on n’entend rien sur l’immense travail social accompli maintenant par l’Église.

– L’Église orthodoxe d’Ukraine, c’est l’Église de son peuple, son peuple ukrainien. Et la douleur du peuple est la douleur de toute l’Église, comme le dit l’apôtre Paul, lorsqu’un membre souffre, tout le corps souffre avec lui. Il en est ainsi avec nous, si le peuple de l’Est de l’Ukraine souffre, c’est toute la société ukrainienne qui souffre avec lui. Nous ne pouvons rester à l’écart des problèmes. Oui, nous ne participons pas dans quelques manipulations politiques, mais l’Église ressent cette douleur. La majorité des personnes déplacées sont des paroissiens de notre Église et nous les soutenons de toutes les manières. Lorsqu’ils sont contraints à quitter leurs foyers, nous cherchons pour eux des logements et du travail, nous organisons des vacances pour les enfants, et nous le faisons jusqu’à maintenant. Nous restaurons des hôpitaux, nous achetons des médicaments pour les militaires. Toutes les informations à ce sujet se trouvent sur le site officiel de notre Église. Mais beaucoup, tout simplement, ne veulent pas le savoir. Si l’on récapitule tout ce que fait l’Église orthodoxe d’Ukraine, dont l’aide humanitaire et financière aux gens qui se trouvent dans les zones de conflits armés, il est probable qu’aucune organisation en fait autant. Nous avons également libéré 15 jeunes militaires ukrainiens qui étaient prisonniers, et de cela, personne ne parle. Tout cela est passé sous silence. Il faut comprendre que, d’un côté comme de l’autre, vivent des Ukrainiens. Ils doivent penser comment nourrir les enfants et comment survivre. Cela est terrible lorsque l’on amène le corps d’un soldat tué dans un village pour l’y enterrer. Et c’est particulièrement horrible lorsque ce sont des enfants, coupables en rien, des civils, qui meurent. C’est notre douleur. Nous devons tout faire pour que cette guerre s’achève le plus vite possible. Nous sommes un seul peuple, ukrainien, indépendamment de l’endroit où nous vivons : à l’est ou à l’ouest, au sud ou au nord. Nous devons construire tout notre avenir comme un seul peuple, prenant en compte nos particularités, les particularités de différentes régions.

– Il y a maintenant beaucoup de discussions et de bruits sur la réunion des Églises [d’Ukraine], à quel point cela est-il maintenant actuel et qu’est-il nécessaire de faire afin que cette réunion se produise sur des bases canoniques ?

– Le schisme est la douleur de chaque homme croyant, c’est une situation qui n’est pas naturelle. Et l’Église orthodoxe d’Ukraine a fait et continue à faire tout ce qu’elle peut afin de donner la possibilité aux gens qui, pour quelques raisons que ce soit, se sont trouvés en dehors des limites de l’Église canonique, d’entrer dans la sphère pleine de grâce où le Seigneur agit par les sacrements ecclésiaux. Malheureusement, la situation des dernières années témoigne que beaucoup parlent de la réunion des Églises en Ukraine, mais les structures non canoniques font tout pour que cette unité ne se réalise pas. C’est précisément dans ces structures non canoniques que se créent des attitudes agressives à l’égard de notre Église. Afin que les gens s’écoutent mutuellement, des relations humaines élémentaires sont nécessaires, des discussions constructives. Mais lorsque l’autre partie non seulement veut voir en vous un ennemi, mais déclare ceci partout sans appel, crée des mythes et calomnie ouvertement, il est très difficile de se mettre d’accord sur quelque chose. Tout accord préconise avant tout la confiance. Les paroles creuses ne fournissent aucune base pour surmonter le schisme. En outre, le temps est nécessaire, afin que l’agression se calme et qu’apparaissent des actes réels.

– Mais alors comment peut-on s’unir avec ceux qui s’emparent de nos églises ? Actuellement, la preuve que le « Patriarcat de Kiev » souhaite la réunion, doit être, à tout le moins, qu’il renonce à ces églises dont ils se sont emparés ces dernières années.

– Le devoir de l’homme au cours de sa vie terrestre est de rester un homme dans toute situation. Mais un homme dans ce sens élevé, avec celui que Dieu nous a créés, comme Son image et Sa ressemblance. Et en ceux qui nous proches et ceux qui nous sont éloignés, nous devons voir le reflet divin, mais malheureusement, certains, le plus souvent, voient dans le prochain non pas une aide, mais un obstacle au salut. Et même parfois, il le voit à travers le viseur de sa mitraillette. Il faut le regarder à travers le prisme de l’Évangile. Où est donc notre amour et notre patience chrétienne ? Ils viennent par la prière, mais une prière absolument sincère venant d’un cœur contrit. Un homme juste a dit une fois que l’homme ne devient véritablement croyant que lorsqu’il a appris à pleurer devant Dieu. Le cœur doit pleurer devant le chagrin dont nous sommes très souvent la cause nous-mêmes. Dieu attend de nous le repentir sincère et la prière.

– Et pour terminer notre conversation, parlons de quelque chose d’agréable. Dimanche, le jour de la fête de saint Antoine de la laure des Grottes, fondateur du monachisme en Russie, c’est votre fête onomastique et votre anniversaire. Des représentants des Églises locales viennent vous en féliciter. Qu’attendez-vous de cette fête ?

– Vous savez, dans ma vie, je n’ai jamais fêté mon anniversaire dans le sens reçu généralement. Autant que je me rappelle, moi-même, mon frère et ma sœur fêtions notre anniversaire à l’église. Ce jour-là, nous nous confessions et nous communions toujours. Et seulement après, nos parents nous souhaitaient bonne fête. Et c’était tout. Mais maintenant, alors que j’arrive à l’âge de 50 ans, de nombreux amis m’ont dit qu’ils voulaient venir me souhaiter une bonne fête et prier ensemble. On sait que viendront les représentants des Églises d’Antioche, de Jérusalem, de Bulgarie, de Chypre, de Grèce et de Pologne. Il y aura également des hôtes de Biélorussie, Russie, Moldavie, Macédoine, Tchéquie, Slovaquie, etc. Mais ce n’est pas une manifestation diplomatique. Ces amis viennent avant tout, pour célébrer la sainte eucharistie, témoigner notre unité et prier ensemble pour la paix en Ukraine et dans l’Église.

Source (dont photographie): Pravlife

Le gouvernement hongrois fait une donation de 1.7 million de dollars pour la restauration des églises au Liban

Le gouvernement hongrois fait une donation de 1.7 million de dollars pour aider la restauration des églises chrétiennes du Liban. Cette donation ira au fond de restauration de 31 églises et constitue une partie des efforts du gouvernement hongrois pour soutenir la communauté chrétienne du Liban, afin qu’elle puisse continuer à vivre dans son propre pays et aide à préserver l’identité et la présence chrétiennes au Moyen Orient. Outre son apport au projet, la Hongrie sera également engagée dans la coordination de la restauration des églises. Selon le site Hungarian Free Press, le projet sera supervisé par l’ambassade de Hongrie à Beyrouth, ainsi que par des membres de l’Université catholique Pázmány Péter et des spécialistes de l’Université du Saint-Esprit de Kaslikot.

Le gouvernement hongrois donne également des fonds pour la restauration des lieux de culte en Hongrie. Un total de 100 millions de florints (environ 381.000 dollars US) ont été alloués à la restauration d’une église orthodoxe à Budapest et 2,4 milliards de florints (environ 9 millions de dollars US) ont été engagés pour le soutien aux édifices du Patriarcat de Moscou en Hongrie. Le journal conservateur « Magyar Nemzet » a suggéré que le soutien gouvernemental à l’Église orthodoxe russe provient de l’alliance politique avec le président russe Vladimir Poutine, lequel suit de près le sort des communautés orthodoxes hors de Russie.

La Hongrie a manifesté son désir de soutenir les chrétiens du Moyen Orient, et elle est le premier pays du monde à avoir créé un bureau gouvernemental destiné à soutenir les chrétiens persécutés de la région. En janvier, le gouvernement hongrois a annoncé qu’il souhaitait que son pays devienne un « point central et un support » pour les groupes qui assistent les chrétiens persécutés pour leur foi.

L’annonce a été faite pendant une conférence internationale à Budapest, où les principaux groupes de défense s’étaient rassemblés pour discuter de la persécution des chrétiens à travers le globe. Bence Rétvári, le secrétaire d’État aux Ressources humaines, a dit aux délégués qui assistaient à l’événement qu’il y a « plus de chrétiens persécutés aujourd’hui dans le monde que du temps de l’empereur romain Néron ». Il a ajouté que les dirigeants religieux au Moyen Orient ont appelé à aider les chrétiens persécutés dans la région en leur fournissant de l’aide humanitaire « plutôt que les prendre chez eux ». « Lorsque j’ai voyagé en Irak, j’ai également rencontré de nombreux dirigeants religieux. Tous demandent que nous n’aidions pas les Irakiens et les persécutés à venir en Europe. Nous devrions plutôt aider les habitants à recommencer leur vie [dans le pays] », a-t-il déclaré. Pendant la conférence, Rétvári a également annoncé que la Hongrie lancerait une exposition itinérante à travers l’Europe sur les persécutions des chrétiens.

Source (dont photographie) : Pravmir

La Commission synodale biblico-théologique a publié le projet de catéchisme de l’Église orthodoxe russe en vue de sa discussion

Avec la bénédiction du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, la Commission synodale biblico-théologique a publié sur Internet le projet du Catéchisme de l’Église orthodoxe russe [disponible ici en russe ] en vue de sa discussion par toute l’Église. L’idée de la création d’un catéchisme contemporain a été émise la première fois lors de l’Assemblée des évêques de l’Église russe de 2008. Dans sa décision concernant « les questions de la vie intérieure et de l’activité extérieure de l’Église orthodoxe russe » était mentionné : « Il a été reconnu important de commencer les travaux de création d’un catéchisme contemporain de l’Église orthodoxe russe » (paragraphe 21). Une année plus tard, le Saint-Synode a confié à la Commission théologique synodale (renommée ultérieurement « Commission synodale biblico-théologique) le commencement de la préparation du Catéchisme contemporain de l’Église orthodoxe russe (protocole N°62 du 27 juillet 2009). Des théologiens de premier plan de l’Église orthodoxe russe ont participé aux travaux concernant le texte du catéchisme, dont des membres de la Commission synodale biblique et théologique, des professeurs des académies ecclésiastiques, ainsi que des spécialistes dans les différents domaines de la théologie. Les travaux de la première version du texte du catéchisme ont été achevés en janvier 2016. Lors de la session plénière du 29 janvier 2016, la Commission biblique et théologique a adopté à l’unanimité le projet de Catéchisme de l’Église orthodoxe russe. Celui-ci a été présenté ensuite à l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe russe qui s’est déroulée les 2 et 3 février 2016.

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Source (dont illustration) : Pravoslavie.ru, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Les hiérarques des Églises orthodoxes autocéphales ont exprimé leur soutien à l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

Les représentants des Églises orthodoxes autocéphales, venus à Kiev le 23 juillet à l’occasion de la fête de saint Antoine de la Laure des Grottes, ont exprimé leur soutien à l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique et son primat le métropolite Onuphre. Un briefing a été organisé pour les médias, auquel ont participé le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que des évêques des Églises locales orthodoxes de Jérusalem, Bulgarie, Chypre, Grèce et Pologne. Entre autres, le métropolite de Bostra Timothée (Patriarcat de Jérusalem) a déclaré : « Nous comprenons que des temps difficiles sont venus pour l’Ukraine. Nous prions pour la prospérité de l’Ukraine et l’union du peuple. L’Église orthodoxe auto-administrée d’Ukraine, sous la présidence du métropolite Onuphre, est justement le symbole de l’unité du peuple ». Le métropolite de Roussé Nahum (Église orthodoxe bulgare) a rappelé qu’en son temps, l’Église bulgare avait subi également ce phénomène négatif qu’est le schisme, mais avec la prière et l’aide de Dieu, il a été surmonté. « Notre Église aussi soutient toujours l’Église orthodoxe d’Ukraine ainsi que son primat, S.B. le métropolite Onuphre et tous les évêques. Nous élevons des prières devant l’autel afin que le Seigneur garde et affermisse le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine avec les évêques, les clercs et le peuple ukrainien fidèle », a assuré Mgr Nahum. Le métropolite de Tamassos et Oreini Isaïe (Église orthodoxe de Chypre) a attiré l’attention sur la question de l’unité de l’Église en Christ : « Le corps du Christ est un, et qui est lié avec le corps du Christ est lié avec Lui. Je dois le dire : qui est en union avec l’Église orthodoxe d’Ukraine, est en union avec nous. C’est la seule Église canonique en Ukraine », a souligné l’évêque. Le métropolite de Kitros, Katerini et Platamon Georges (Église orthodoxe de Grèce) a fait remarquer : « Notre présence ici revêt un caractère symbolique. Pendant la liturgie, que nous célébrons aujourd’hui avec les représentants d’autres Églises orthodoxes locales et les évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine, est témoigné notre unité panorthodoxe autour du calice du Christ et dans l’Esprit Saint. L’Église orthodoxe de Grèce et toutes les autres Églises orthodoxes du monde reconnaissent comme seule Église canonique d’Ukraine, l’Église orthodoxe d’Ukraine ayant à sa tête S.B. le métropolite Onuphre ». L’archevêque de Wrocław et Szczecin Georges (Église orthodoxe de Pologne) a ajouté : « Je voudrais appeler tous à approfondir les prières pour l’unité de la sainte orthodoxie, pour que le Seigneur accorde beaucoup de forces, de soutien spirituel et de grâce à Sa Béatitude le métropolite Onuphre et à tout l’épiscopat, lesquels demeurent dans la canonicité de la sainte orthodoxie, de laquelle provient la grâce du Saint Esprit, sans laquelle il n’y a pas d’Église ». À cette occasion, les hiérarques de l’étranger ont félicité le chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine pour sa fête onomastique et son cinquantième anniversaire.

Source (dont photographie): Pravlife

L’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) : « Je suis certain que le dialogue sur Stepinac continuera »

Dans une interview au quotidien belgradois « Politika » datée du 20 juillet, l’évêque de Bačka Irénée s’est exprimé sur les suites du dialogue de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate au sujet de la canonisation par l’Église catholique-romaine du cardinal Stepinac. Nous publions ci-après in extenso l’interview de l’évêque Irénée, précédée du commentaire de « Politika ».

Le communiqué commun de la Commission mixte  qui a examiné la personne et les actes d’Aloïs Stepinac a provoqué différents commentaires. Ce document, publié après la sixième, à savoir la dernière, session au Vatican, est interprété dans une partie de l’opinion publique comme une complaisance des représentants de l’Église orthodoxe serbe [à l’égard de la partie croate], car en sont éludées les formulations qui feraient ressortir pourquoi la canonisation d’Aloïs Stepinac est inadmissible pour la partie serbe. Le détail le plus controversé est que le communiqué commun a été publié dans deux versions. Dans « la rédaction croate », il est mentionné que Stepinac « a vécu et exercé son ministère lors d’une période historique particulièrement difficile », tandis que dans la traduction serbe de l’original en italien, cette période est appelée « particulièrement problématique ». Dans la version du communiqué de la Conférence des évêques croates, Stepinac est « un éminent pasteur catholique », tandis que dans le communiqué publié par l’Église orthodoxe serbe, celui-ci est « un important pasteur catholique ». L’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, membre de la Commission mixte, s’est entretenu avec « Politika » de la façon dont s’est déroulée la dernière session au Vatican et sur ce que l’on peut attendre à l’avenir sur le sujet.

– Les médias croates affirment que le texte du communiqué final a été composé par le père Bernard Ardura, président du président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Cela est-il exact ou le texte a-t-il été mis au point par les représentants des deux Églises ?

– Comme le dit le titre même du texte dont il est question, le Communiqué est commun. Les deux parties, comme cela est la règle, ont participé à sa rédaction. Naturellement, le modérateur, le père Bernard Ardura a apporté une contribution significative. Au demeurant, je considère – c’est ce que vous avez dit quelque part – que le texte est équilibré, qu’aucune des parties, ni nous, ni nos interlocuteurs de l’Église catholique-romaine de Croatie, ne peut affirmer que dans le Communiqué, dans son esprit ou dans sa lettre, la position des uns ou des autres est prédominante. Nous n’avions pas de telles ambitions. Il est suffisant que ce qui suit ait été mentionné : « On en est arrivé à la conclusion que les différents événements, interventions, silences et prises de position sont toujours l’objets d’interprétations différentes. Dans le cas du cardinal Stepinac, les interprétations qu’ont données en substance les catholiques croates et orthodoxes serbes restent toujours différentes [dans le texte original italien « divergentes », ndt]». Les affabulations subséquentes sur l’auteur du texte, ensuite la tentative de changer le sens du communiqué commun par une traduction erronée tendancieuse, pour ne pas dire une falsification, une fausse interprétation comme on le dirait à Zagreb, et les pronostics basés sur de telles interprétations, ont pour but d’encourager les apologètes croates de la canonisation, voire peut-être d’influencer le Vatican. Dans ma conception, tout cela est à courte durée, pour ne pas dire insensé. Bien sûr, pour ce qui concerne la responsabilité envers notre partie de la Commission et nos collègues de Croatie, envers les thèmes dont nous nous sommes occupés durant les douze mois écoulés, ce que certains font à Zagreb par leurs commentaires n’est pas correct. En outre, je ne peux affirmer que le contenu de leur triomphalisme et de leurs pronostics est égal au contenu et à la durée d’un ballon gonflable d’enfant, mais je peux affirmer que les arguments de la partie serbe de la Commission étaient fondés sur des documents et des faits irréfutables, quoi qu’en écrivent ou disent certains à Zagreb.

– Quels sont les arguments qui ont été communiqués par les représentants de l’Église orthodoxe serbe et les historiens serbes sur le rôle controversé d’Aloïs Stepinac durant la Seconde Guerre mondiale et sont-ils suffisants, si l’on prend en compte le fait que le Vatican n’a pas permis l’ouverture de ses archives sur Stepinac ?

– Du point de vue orthodoxe, et je crois du point de vue chrétien en général, nous tous absolument dans notre partie de la Commission, évêques et historiens experts, avons agi de façon responsable et selon notre conscience, sans haine ni parti pris. Les arguments que nous avons présentés, tant historiques que théologiques, sont selon nous plus que suffisants. Par ailleurs, nous comprenons l’intérêt justifié de notre opinion publique et des médias quant aux preuves et arguments que nous avons présentés. Mais il est nécessaire qu’il soit clair pour notre opinion publique et nos médias qu’exposer notre argumentation maintenant serait contre-productif.

– Pourquoi cela serait-il contre-productif, alors que le dialogue est terminé ?

– Parce que nous respectons l’accord selon lequel, jusqu’à l’achèvement du processus, le contenu des discussions ne sera pas publié, et le processus n’est pas terminé, mais dure toujours ! Lorsque viendra le temps, tout le matériel de la Commission sera publié et accessible. L’immixtion médiatique dans toute cette affaire ne peut provoquer que la confusion. Mais néanmoins, si nos partenaires croates au dialogue continuent à publier, parfois fort unilatéralement, le contenu des discussions avant le temps, ce que, malheureusement, certains d’entres eux ont commencé à faire, nous devrons aussi réagir de façon appropriée.

-Donc, l’Église orthodoxe serbe attend la suite des discussions entre les deux Églises ?

– Sur un plan général, l’Église orthodoxe serbe ne vit pas dans une réalité parallèle, ni dans l’isolation par rapport à l’orthodoxie universelle et au monde chrétien dans son intégralité. Nous sommes témoins du dialogue vivant, et dans de nombreux domaines, fructueux, de l’Église orthodoxe avec le catholicisme-romain à différents niveaux, du local jusqu’à l’universel. En septembre prochain, par exemple, se tiendra la session suivante des délégations pour le dialogue théologique officiel entre les deux Églises, auquel participent trente théologiens de toutes les Églises orthodoxes locales et trente théologiens de toute l’Église catholique-romaine. Ce dialogue a pour fonction l’examen des questions clés de l’enseignement sur la sainte Trinité et sur l’Église. Par conséquent, le dialogue des deux Églises n’est pas et ne peut être achevé. Lorsqu’il est question en particulier de la question de Stepinac et du rôle de celui-ci, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, je considère qu’il doit être, dans un cadre institutionnel ou un autre, poursuivi, élargi et approfondi. J’espère qu’il en sera ainsi.

– Le Vatican canonisera-t-il Aloïs Stepinac, ou pensez-vous que le pape François s’en abstiendra, du fait que cela porterait atteinte aux relations non seulement des deux Églises, mais aussi de la Serbie et de la Croatie, ainsi que de la Serbie et du Saint-Siège ?

– Si Stepinac sera « proclamé saint », c’est-à-dire canonisé, je ne le sais pas, de même qu’actuellement nul autre ne le sait. La décision est du ressort du pape François. Ce que pense de cela notre Église, et donc moi personnellement, cela est clair d’après les lettres officielles de notre Église au pape et de la décision étonnante de celui-ci, partant du rejet de la possibilité de la canonisation de Stepinac par l’Église orthodoxe serbe, que celle-ci soit reportée, et que la problématique qui la concerne soit examinée de façon responsable dans le dialogue des évêques et historiens serbes et croates dans le cadre de la Commission mixte. Rappelons qu’en Europe et dans le monde, il existe aussi des catholiques-romains, même un certain nombre de catholiques croates, qui pour des raisons de principe morales s’opposent à cette canonisation, ce qui est en général ignoré chez nous. Les documents d’archives et la littérature scientifique sur ce thème sont pratiquement inépuisables et le délai d’un an est trop court. En outre, cela vaut la peine d’attendre également l’ouverture de toutes les archives vaticanes et autres jusqu’à maintenant fermées. Aussi, je suis certain que le dialogue commencé sera poursuivi, soit sous la forme de la prolongation du mandat de la Commission, soit sous une autre forme. Quoi qu’il en soit, nous verrons. Dans ce cas, il ne faudrait pas que ce soit les relations entre États ou entre nations qui soient décisives. C’est la vérité historique qui compte et seule la vérité. Personne d’autre et rien d’autre !

Source : Église orthodoxe serbe

Message de soutien du patriarche œcuménique Bartholomée au clergé et aux fidèles de l’île de Kos, frappée par un tremblement de terre

Suite au puissant séisme, d’une magnitude de 6,7, qui a frappé l’île grecque de Kos dans la nuit de jeudi à vendredi, causant deux décès et de nombreux dégâts, le patriarche Bartholomée a exprimé son soutien au clergé et aux fidèles de l’île lors d’un entretien téléphonique qu’il a eu avec le métropolite de Kos et Nisyros Nathanaël le vendredi matin. Rappelons que l’île de Kos dépend canoniquement du Patriarcat de Constantinople. Mgr Nathanaël a informé le patriarche des dommages subis par la cathédrale métropolitaine Saint-Nicolas et l’église Sainte-Parascève. Le patriarche a également été informé par le maire de Kos, M. Kyritsis, au sujet des dommages qui ont frappé les infrastructures et les agglomérations de l’île. Après ces entretiens téléphoniques, le patriarche Bartholomée a envoyé une lettre dans laquelle il exprime toute sa sympathie et ses vœux à l’archipasteur, au clergé, au peuple et aux autorités locales pour la rapide cicatrisation des plaies qui ont touché l’île de Kos.

Source : Amen, traduit du grec pour Orthodoxie.com

Pour la huitième fois consécutive est organisé en Bulgarie le pèlerinage intitulé « Le thaumaturge de Rila »

Avec la bénédiction du patriarche de Bulgarie Néophyte est organisé, pour la huitième fois consécutive le pèlerinage intitulé « Le thaumaturge de Rila » [c’est-à-dire saint Jean de Rila], au cours duquel les fidèles se rendront à pied depuis Sofia jusqu’au monastère de Rila. Les organisateurs sont la Faculté de théologie « Saint-Clément-d’Ohrid » de Sofia, la municipalité de Sofia et l’église « Sainte-Sophie-Sagesse-de-Dieu ». Le pèlerinage commencera le 1er août depuis l’église Sainte-Sophie de la capitale, avec à la tête de la procession une croix et l’étendard de saint Jean de Rila. La procession fera une halte à l’église-rotonde Saint-Georges-le-Victorieux à Sofia d’où, en 1469, les reliques de saint Jean ont été transférées au monastère de Rila. Le pèlerinage s’achève le 6 août, lorsque les pèlerins participeront à la divine liturgie de la Transfiguration au monastère de Rila. Le parcours depuis Rila jusqu’au monastère de Rila passe par trois montagnes, Vitocha, Rila et Vérila. Le dirigeant du groupe et l’initiateur du projet est le professeur Pavel Pavlov. Comme cela se produit depuis deux ans, les pèlerins qui partent de Sofia le 1er août se réuniront à un autre groupe qui part de Veliko Tarnovo à la fin du mois de juillet. Celui-ci se rendra depuis Veliko Tarnovo à Nikopol, puis du monastère de Tchérepichki à Sofia. À Nicopol, les pèlerins assisteront aux vigiles à l’occasion de la fête de saint Pantéléimon, des « sept saints » [saints Cyrille et Méthode et leurs disciples Clément, Nahum, Gorazd, Sava et Angelar, ndt] et de la dormition de saint Clément d’Ohrid. Ce groupe rejoindra celui de Sofia et ils partiront ensemble au monastère de Rila. Cette année, pour la première fois, il y aura aussi un groupe parallèle qui parcourra le trajet en bicyclette. Les organisateurs espèrent que cela aussi deviendra une tradition et qu’il sera ainsi offert une alternative pour ceux qui veulent effectuer ce pèlerinage. Le trajet de Sophie jusqu’au monastère de Rila constitue une partie seulement du parcours effectué par les reliques de saint Jean en 1469, décrit par Vladislav le Grammairien [1456-1479 ; moine, chroniqueur, historien et théologien, ndt]. La route suivie était alors Veliko Tarnovo, Nikopol, Vratsa, les gorges d’Iskar, Sofia, le monastère de Rila. Le but des organisateurs est qu’en 2019, à l’occasion du 550ème anniversaire du transfert des reliques de saint Jean de Rila, tous les pèlerins empruntent cette route, de Veliko Tarnovo au monastère de Rila.

Source (dont photographie) : Patriarcat de Bulgarie, traduit du bulgare pour Orthodoxie.com

Le département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine appelle le ministère ukrainien de la Culture à cesser la discrimination envers l’Église canonique

Le 13 juillet, le ministère ukrainien de la Culture a diffusé une déclaration dans laquelle il accuse de métropolite de Lougansk et d’Altchevsk Mitrophane (Yourtchouk) d’une prétendue collaboration avec le pouvoir de la soi-disant « République populaire de Lougansk », se référant à une interview de A. Litsoïev, qui remonte au 30 avril 2016. Relativement à cela, le département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine communique ce qui suit :

1. Les accusations publiées par le ministère ukrainien de la Culture dans sa déclaration dirigée contre le métropolite de Lougansk et Altchevsk Mitrophane, sont sans fondement et n’entrent pas dans les compétences de son domaine. En fait, le ministère de la Culture a dépassé les limites de ses attributions et a commencé à remplir des fonctions qui ne lui reviennent pas. Le métropolite Mitrophane rejette catégoriquement toutes les accusations à son égard et déclare que l’information présentée dans l’interview de A. Litsoïev est mensongère. Nous estimons que cette déclaration est une provocation ayant pour but de discréditer l’Église orthodoxe d’Ukraine et, personnellement, le métropolite Mitrophane.
2. L’Église orthodoxe d’Ukraine est actuellement présente là, où est absent le pouvoir ukrainien. Sur les territoires qui ne sont pas sous le contrôle des autorités ukrainiennes continuent à vivre des gens qui sont citoyens ukrainiens. L’Église orthodoxe d’Ukraine, en la personne de son épiscopat et de son clergé est restée avec nos gens sur place, dans les conditions complexes où ils vivent. Nos prêtres sont restés fidèles à l’Église orthodoxe d’Ukraine, dont le centre se trouve à Kiev.
3. La mission de l’Église dans les circonstances des conflits et guerres est de réconcilier les parties. Déjà du temps de la Russie kiévienne, le métropolite de Kiev a souvent accompli cette mission de médiation et a réconcilié les princes entre eux. Il est évident que l’Église est appelée aujourd’hui aussi à accomplir une telle mission pacificatrice, en redoublant les efforts tant pour la réconciliation que pour l’allègement des souffrances de la population.
4. L’Église orthodoxe d’Ukraine est la seule organisation religieuse qui participe à la libération des prisonniers. Tant les parents des prisonniers que les représentants des organes compétents de l’État continuent à s’adresser à nous pour les aider dans cette question. En ce moment, grâce aux efforts de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ont été libérés plus de quinze prisonniers ukrainiens. Aussi, de telles déclarations, des provocations par la voie de l’information et des accusations sans fondement du ministère de la Culture contre l’Église orthodoxe d’Ukraine mettent en danger la possibilité de nos futurs efforts destinés à aider la libération des prisonniers.
5. La référence du ministère de la Culture à l’information provenant de sources non vérifiées, à savoir une interview datant d’un an de l’un des représentants de la « République populaire de Lougansk » témoigne de l’incompétence et de l’absence de professionnalisme des fonctionnaires du ministère de la Culture. On a l’impression que le ministère a confiance dans l’information provenant des sources de la quasi-république non reconnue. Or, le ministère ukrainien de la Culture, en tant qu’organe de l’État doit se référer à une information fiable provenant de sources vérifiées.
6. Le droit canon de l’Église orthodoxe ne prévoit pas de normes selon lesquelles on peut invoquer la responsabilité disciplinaire canonique pour l’expression de points de vue et opinions personnels. Au demeurant, un tel droit est garanti par la Constitution de l’Ukraine (art. 34) et une série d’actes juridiques normatifs, dont la « Déclaration universelle des droits de l’homme » (article 19), la « Convention de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales » (article 10).
7. La déclaration mentionnée du ministère de la Culture peut témoigner de la tentative de fournir une base aux provocations à venir contre l’Église orthodoxe d’Ukraine, ce que nous observons souvent ces dernières années. En particulier, ces jours-ci, le Comité chargé des questions de culture et de spiritualité au Parlement ukrainien a recommandé d’adopter encore un projet de loi anti-ecclésial sous le N°5309, selon lequel il est proposé d’enlever son appellation à l’Église orthodoxe d’Ukraine. Cela donne une raison de considérer la déclaration scandaleuse du ministère de la Culture comme une préparation de l’opinion publique à cette mesure. Nous sommes convaincus que toute tentative de déclarer l’Église orthodoxe d’Ukraine « ennemie du peuple », lui enlever son appellation, la mettre hors la loi, peut avoir une influence négative sur la stabilité de la société ukrainienne et amener à des conséquences imprévisibles. C’est précisément pourquoi nous appelons le ministère ukrainien de la Culture :
– à ne pas procéder à des abus de pourvoir et à agir dans les limites de ses attributions définies par la loi
– à ne pas provoquer l’hostilité entre Ukrainiens sur une base religieuse
– à cesser la discrimination de la plus grande Église du pays, qui représente des millions de fidèles orthodoxes, citoyens de l’Ukraine.

Source (dont illustration) : Pravlife

En Syrie, une église a été dédiée à saint Païssios du Mont Athos

Une nouvelle église, dédiée à l’Ancien Païssios, a été consacrée en Syrie le 11 juillet, à la veille de la fête du saint. L’église est située au monastère de la Source-Vivifiante-de-la-Mère-de-Dieu, dans la province syrienne de Lattaquié. Pendant  l’office du soir a eu lieu la tonsure monastique d’un novice, qui a reçu le nom de Païssios, laquelle a été célébrée par le métropolite de Laodicée Jean. La consécration de l’église était célébrée par le protosyncelle Alexis et l’higoumène du monastère de la Source-Vivifiante, le père Michel (Yakub). Saint Païssios a été canonisé récemment, en 2015, mais il y a déjà un certain nombre d’églises qui lui sont dédiées dans différents pays orthodoxes. Une autre église, dans la ville syrienne de Jaramana a été consacrée par le patriarche d’Antioche Jean X en l’honneur du saint, le 13 février de cette année. En Grèce, à Patras, une chapelle dédiée au saint avait été construite dans la cour de l’église Saint-Nicolas et ce même avant sa canonisation officielle, qui a été annoncée un jour après l’ouverture de l’édifice. L’église des saints Arsène de Cappadoce et Païssios  a été ouverte à Ekale, près de Limassol, à Chypre, en février 2015, et il est prévu qu’une autre église dédiée au saint serait construite à La Canée, en Crète. Les militaires de la petite ville grecque d’Ambelonas (Thessalie) ont démarré la construction d’une église dédiée au saint en octobre 2015. Une autre église à Patras a été consacrée au saint en mars 2016. La première église russe dédiée au saint est en cours de construction en Crimée, tandis qu’une aile de l’église Saint-Vladimir dans le district de Mitino, dans le nord-ouest de Moscou, a été consacrée au saint. En outre, la première pierre d’une église en l’honneur du saint a été bénie le 2 octobre 2016 à Sloutsk, en Biélorussie centrale.

Source: Orthodox Christianity. Photographie : Romfea

Le 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe à Chicago sera célébré le 30 septembre 2017

Proclamant l’année 2017 comme celle du « 125ème anniversaire du christianisme orthodoxe dans le grand Chicago », les évêques diocésains de la région ont approuvé la célébration historique de l’événement pour le 30 septembre de cette année. Parrainé par « l’association du clergé chrétien orthodoxe du Grand Chicago », la commémoration inclura la célébration d’une liturgie épiscopale panorthodoxe, suivie par un banquet. La présidence de l’événement est assumée par l’archevêque Nicolas Dahdal, recteur de l’église Saint-Georges du Patriarcat d’Antioche à Cicero (Illinois). L’évêque Paul du diocèse du Midwest de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) et d’autres hiérarques de Chicago, avec tout le clergé de la région, concélébreront la liturgie. L’évêque Irénée, du diocèse orthodoxe serbe d’Amérique orientale, sera chargé de l’homélie. Les chants seront assurés par le chœur panorthodoxe du « Grand Chicago ». La présence orthodoxe à Chicago a commencé à la fin des années 1800 par l’établissement d’une « communauté gréco-slave », qui incluait des émigrants venus particulièrement de Sparte et de Corfou, du Monténégro et de Herzégovine, ainsi que des Carpatho-russes et des Galiciens de ce qui était alors l’empire austro-hongrois. Après s’être adressés aux centres ecclésiastiques de leurs patries respectives, des prêtres ont été envoyés en 1892 pour desservir les fidèles du diocèse orthodoxe russe d’Alaska. Cela fut à l’origine de l’église Saint-Vladimir, aujourd’hui cathédrale de la Sainte-Trinité de l’OCA, de la cathédrale grecque orthodoxe de l’Annonciation et de la cathédrale orthodoxe serbe de la Résurrection. Il y a aujourd’hui environ 80 paroisses orthodoxes dans la région du Grand Chicago. Un comité panorthodoxe représentant vingt paroisses travaille à l’organisation de cet événement.

Source (dont illustration): OCA, traduit de l’anglais pour Orthodoxie.com

L’Église orthodoxe roumaine commémore le sixième anniversaire tu trépas du père Arsène Papacioc, un grand staretz contemporain

Le père Arsène Papacioc, un grand spirituel roumain, est décédé le 19 juillet 2011. Il est mort au sein de la communauté monastique qu’il guidait spirituellement depuis 35 ans, à savoir le monastère de Sainte-Marie à Techirghiol. Né en 1914 dans le village de Miseleanu, dans le district de Ialomița, le père Arsène Papacioc a terminé l’école des Arts et Métiers de Bucarest. En 1950 eut lieu sa tonsure monastique au monastère Antim de Bucarest, puis son ordination sacerdotale le 26 septembre de la même année. En été 1958, il fut arrêté par les autorités communistes pour avoir appartenu au cercle spirituel « Le buisson ardent » . Il est passé ensuite par plusieurs prisons : Brașov, Jilava et Aiud. Il fut gracié en 1964 après d’interminables enquêtes et tortures. Après être sorti de prison, il fut nommé prêtre à Ardeal, tandis que pendant un certain temps, il fut higoumène du monastère de Cozia. Depuis 1976, il faisait partie de la communauté du monastère « Sainte-Marie » de Techirghiol. Il s’est endormi dans le Seigneur le 19 juillet, à l’âge de 96 ans, et a été inhumé dans la cour du monastère, près de la fontaine Saint-Pantéléimon. Selon les paroles du patriarche Daniel, « le père Arsène était plus un guérisseur des âmes blessées par le péché qu’un juge des pécheurs. Il alliait harmonieusement la bonté miséricordieuse et l’exhortation au redressement spirituel. Il était toujours un homme de la paix et de la joie spirituelles ». L’une de ses devises était « l’humilité t’élèvera jusqu’au ciel ».

Source (dont photographie): Basilica (traduit du roumain pour Orthodoxie.com)

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Jovan Nikoloski