21/08/2017
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Le roi Philippe de Belgique a rencontré les leaders des religions reconnues en Belgique

Le mardi 23 mai le roi Philippe, roi des Belges, a reçu en audience les leaders des six religions reconnues, ainsi que la laïcité organisée. Cette rencontre se déroula  au Palais royal à Bruxelles. L’Église orthodoxe en Belgique y fut représentée par le métropolite Athénagoras de Belgique (Patriarcat oecuménique), représentant officiel de l’ensemble de l’Église orthodoxe dans le pays. Parmi les autres délégués on pouvait distinguer le cardinal Jozef De Kesel, l’évêque Guy Harpigny (Église catholique romaine), le pasteur Steven Fuite et le Dr. Geert Lorein (Églises protestante et évangélique), le chanoine Jack McDonald (Église anglicane) et les représentants juif et musulman.  Pendant l’audience – qui a durée environ 2 heures – le roi et les chefs des cultes ont échangé sur le rôle des religions pour le vivre ensemble dans une société accueillante, où il y de la place pour tout un chacun, tout en soulignant l’importance d’accepter et de respecter les valeurs démocratiques. Il a été dit combien il est primordial que chaque personne humaine ait son identité, et même sur le plan religieux, mais que d’autre part nous devons travailler d’avantage à la cohésion sociale, au lieu de vivre dans un esprit de ghetto. Pour cela nous devons promouvoir le rôle de la famille, ainsi que celui du cours de religion, qui peut non seulement introduire les jeunes dans la tradition qui est la leur, mais par ce cours leur faire découvrir aussi les richesses des autres traditions. Ensemble,  nous devons nous dresser contre tout acte terroriste, quel qu’en soit la désignation et l’objectif.
Le roi Philippe a exprimé le souhait de poursuivre ce dialogue une à deux fois par an. Il y a quelques mois, il avait aussi rencontré  des jeunes représentants des religions et convictions reconnues. Il serait également envisageable d’imaginer une rencontre avec les leaders religieux et les jeunes.

Le métropolite de Belgique à la grande procession de Bruges

Le métropolite de Belgique et exarque des Pays-Bas et du Luxembourg, Mgr Athenagoras, était présent lors de la grande procession de Bruges le jeudi 25 mai à la mi-journée. Il était accompagné de l’archidiacre Philadelphos Kaphali. Une coutume ancestrale de la ville veut que la procession du « Saint-Sang » ait lieu le jeudi de l’Ascension dans les rues et ruelles de la ville moyenâgeuse de Flandre, dans le Nord-Ouest de la Belgique. Selon la tradition catholique-romaine, le « Saint-Sang », un linge imbibé du sang de notre Sauveur Jésus-Christ, a été offert par le Vatican à la ville de Bruges au XIIIe siècle et, depuis, les édiles de la ville, le clergé et le peuple ont voulu qu’il soit porté en procession le premier lundi du mois de mai ; la procession a toutefois été transférée au jeudi de l’Ascension afin qu’elle coïncide avec un jour férié. La procession part de la basilique du Saint-Sang, devant laquelle des scènes de la vie du Christ sont représentées, pour ensuite traverser toute la ville et s’achever sur la place de l’hôtel de ville où l’évêque catholique-romain bénit le peuple avec le reliquaire. C’est suite à l’aimable invitation de l’évêque catholique-romain de Bruges, et après avoir pris part au déjeuner festif à l’évêché, que le métropolite de Belgique a participé aux festivités, d’une part afin de manifester la présence orthodoxe lors de cet événement important de la ville de Bruges et, d’autre part, afin de pérenniser les bonnes relations avec l’Église locale, pour le bien des orthodoxes de la région. Le métropolite de Belgique est le fondateur de la paroisse orthodoxe des saints Constantin et Hélène à Bruges et en a été le premier desservant.

Le patriarche Cyrille a béni la première pierre de la nouvelle école Saint-Vladimir de Bichkek

 Le 28 mai, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a visité la cathédrale Saint-Vladimir de Bichkek, où l’attendait l’archiprêtre Alexeï Zaïtsev, recteur de la paroisse. Après avoir visité l’église, le primat de l’Église orthodoxe russe a célébré le rite de bénédiction de la première pierre des nouveaux locaux de l’école Saint-Vladimir. Participaient à l’office : le métropolite Vincent de Tachkent et d’Ouzbékistan, chef de la région métropolitaine d’Asie centrale, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archevêque Théophilacte de Piatigorsk et de Tcherkessk, administrateur intérimaire des paroisses de l’Église orthodoxe russe au Turkménistan, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, l’évêque Pitirime de Douchanbe et du Tadjikistan, l’évêque Daniel de Bichkek et de Kirghizie, le clergé de Bichkek. Le directeur de la commission d’État aux affaires religieuses de la République de Kirghizie, Z. J. Erguechov, le chef du département de politique ethnique et religieuse et des relations avec la société civile de l’appareil du président de la République de Kirghizie, A. O. Koulmatov, assistaient à la cérémonie, ainsi que le directeur de l’école Saint-Vladimir, S. I. Aristov, les enseignants, les élèves et les parents d’élèves de l’établissement. Après l’office, le patriarche s’est adressé à l’assistance :
« Nous avons accompli une œuvre très importante en bénissant la première pierre des futurs bâtiments de l’école orthodoxe, afin que le peuple garde la foi dans un monde où un torrent d’informations se déverse sur chacun, alors qu’il devient difficile de distinguer le bien du mal, la vérité du mensonge. Le chrétien orthodoxe peut aller bravement de l’avant, si foi et connaissance s’allient en lui, s’il est instruit, s’il est de son temps, capable de comprendre clairement où, dans le torrent d’informations qu’il reçoit chaque jour, se trouvent la vérité et le mensonge. Chacun doit être convaincu que la vie en dehors de la loi de Dieu, en contradiction avec la moralité divine inscrite dans notre nature est une vie ratée, une vie qui ne mène ni au bonheur, ni à la prospérité au sens vrai de ces termes. Afin que notre regard sur ce qui arrive aujourd’hui à chacun de nous, notre regard sur le passé, notre regard sur l’avenir soit clair et sûr, il faut former une nouvelle génération d’orthodoxes, pleinement enracinés dans la foi, instruits, capables de participer activement à la vie de la société et fonder leur vie sur la loi de Dieu. Les temps où nous vivions isolés, où personne ne s’intéressait à ce qui se passe dans l’Église, où un orthodoxe ne pouvait occuper une position plus ou moins élevée dans la société, être enseignant ou directeur d’école, ingénieur, scientifique ou homme politique, sont révolus. Aujourd’hui, les croyants peuvent tout faire, y compris en République de Kirghizie. C’est pourquoi il importe que les orthodoxes gardent la foi, fondent leur vie sur une base morale et puissent réussir, en recevant, notamment, une bonne instruction, en se spécialisant. Car quelqu’un qui occupe une position lui permettant d’influer sur les autres, peut transmettre tout autant le bien que le mal. Il importe que les postes importants soient occupés par des gens capables de transmettre le bien. C’est pour cette raison, je pense, que nous posons aujourd’hui cette première pierre. J’ai rencontré aujourd’hui les représentants du clergé musulman. Nous avons parlé, notamment, des fondements moraux de la vie de l’homme contemporain. Je me suis réjoui de voir que nous avions beaucoup en commun. Nos doctrines diffèrent, mais nous avons une morale commune, celle qui découle des textes sacrés. Il est heureux qu’aujourd’hui, en Kirghizie, non seulement les musulmans, mais aussi les orthodoxes, puissent recevoir un enseignement adapté et organiser leur vie comme ils l’entendent. Espérons que cela continuera. Espérons que les orthodoxes et les musulmans de ce pays continueront à vivre dans la paix et la prospérité. » Le patriarche Cyrille a offert une icône de saint Boris et saint Gleb à l’école. L’école orthodoxe de Bichkek a été ouverte en 2008, avec la bénédiction du métropolite Vladimir de Tachkent et d’Asie centrale. Aujourd’hui, elle accueille 120 élèves de la 1e à la 9e classe, et compte 35 enseignants. Les locaux, limités à 5 classes, sont devenus trop petits. Après sa nomination à la chaire de Bichkek et de Kirghizie, l’évêque Daniel a donné sa bénédiction à la construction d’un complexe scolaire moderne, devant fonctionner auprès de l’église Saint-Vladimir. Le nouvel établissement est prévu pour accueillir jusqu’à 420 élèves. Un terrain de football et un terrain de volley-ball, une salle des fêtes et des classes garnies de matériel pédagogique contemporains sont prévus. L’école suit un programme tenant compte des normes d’enseignements exigées par les deux pays. Elle peut servir d’école pilote pour l’élaboration de mécanismes d’interaction dans le domaine de l’enseignement, notamment dans le cadre des projets éducatifs de l’Union économique eurasienne.

Entretien avec Boško Bojović

Une semaine avant la Vème session de la commission mixte qui sera tenue à Podgorica (Monténégro) les 7 et 8 juin, sur le thème « L’archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 », nous mettons en ligne la vidéo d’un entretien avec Boško Bojović, professeur associé à l’EHESS,  directeur de recherches à l’Institut des études balkaniques de l’Académie Serbe des Sciences, en retraite et professeur à l’ECPD (Europian Center of Peace and Developement). Boško Bojović nous a exposé son analyse des travaux de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe, dont la tâche est d’examiner ensemble la personnalité du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale.

Vidéo: visite, hier, du président V. Poutine à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris

Hier, le président russe Vladimir Poutine s’est rendu à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris. Il y a été reçu par Mgr Nestor de Chersonèse. Il était accompagné par Anne Hidalgo, maire de Paris, et par Rachida Dati, maire du VIIe arrondissement, ainsi que par l’architecte, Jean-Michel Wilmotte.

Ci-dessous: vidéo d’un reportage de cette visite. Un autre reportage de la télévision russe est en ligne ici.

Photographie: diocèse de Chersonèse

Suite à sa canonisation, dix mille personnes sont venues vénérer saint Jacques de Tuman (Serbie), un saint qui vécut en France dans les années 1930

Saint Jacques de Tuman

Environ dix mille personnes sont venues le 28 mai 2017 au monastère de Tuman (Serbie centrale) vénérer la mémoire de saint Jacques. Au cours de la sainte Liturgie a été lu l’acte de canonisation. L’office était présidé par l’archevêque de Michalovce et Košice Georges (Église des Terres tchèques et de Slovaquie), assisté de l’évêque de Braničevo Ignace et de l’évêque de Timok Hilarion (tous deux hiérarques de l’Église orthodoxe serbe). Saint Jacques (dans le monde Radoje Arsović) naquit en 1894 dans le village de Kušići, près de la ville d’Ivanjica. À l’issue de l’enseignement secondaire, assoiffé de science et de connaissances, il partit en France, où il obtint deux doctorats, l’un de philosophie à la Sorbonne, et l’autre de droit à Montpellier. Il travailla ensuite dans les services diplomatiques du Royaume de Yougoslavie en France. Alors qu’il prenait du repos dans les années 1930 en Serbie, dans la ville thermale de Vrnjačka Banja, la Providence fit qu’il se trouvât au rassemblement du mouvement de la fraternité des « priants Dieu » (Bogomoljački pokret). Admirant les prédications de saint Nicolas Vélimirovitch et des prêtres du mouvement, mais ému plus encore par la discussion qu’il eut avec un simple paysan serbe, il fut touché par la grâce Divine et quitta ses fonctions et sa vie mondaine, puis partit auprès de saint Nicolas Vélimirovitch, lui demandant de devenir novice. Après une longue période de mise à l’épreuve, saint Nicolas l’accepta. Il passa par toutes les obédiences du noviciat. Bien que titulaire de deux doctorats, il ne rechignait pas à nettoyer les toilettes, éplucher les pommes de terre, etc. Vivant dans une stricte ascèse, il prenait peu de nourriture, et il n’était pas rare qu’il se nourrisse des déchets de la table. Ne possédant que deux soutanes usées, il ne dormait jamais sur un lit, mais se reposait, la prière sur les lèvres. Il avait un don exceptionnel pour rester silencieux. Avant la seconde guerre mondiale, il fut rédacteur du périodique de l’Église orthodoxe serbe « Le missionnaire chrétien ». Avant et pendant la guerre, il fut un prédicateur enflammé de la foi, déployant un zèle apostolique. Disposant de nombreux dons spirituels, il avait entre autres le don de clairvoyance. C’est ainsi qu’il avait prévu le bombardement de Belgrade et du monastère de Žiča… Pendant la guerre, il vécut au monastère de Ljubostinja, où l’on a gardé son souvenir comme celui d’un grand ascète. Torturé par les communistes, il termina sa vie en confesseur, des suites des coups reçus dans le village de Rabrovo en février 1946. Conformément à son testament, il fut inhumé au monastère de Tuman, en Serbie centrale, en février 1946. Ses saintes reliques ont été exhumées le 21 octobre 2014. Lors de cet événement, nombreux sont ceux qui ont été guéris de leur maladies alors que l’on invoquait dans la prière ce nouveau saint de Dieu. Les écoliers et les étudiants reçoivent une aide particulière près de ses reliques. Il a été canonisé lors de l’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe au mois de mai 2017. Sa mémoire a été fixée au 21 juillet / 8 août.

Sources 1 et 2

L’archevêque d’Athènes Jérôme : « L’Église doit être libre et indépendante économiquement »

L’archevêque d’Athènes, dans une interview à la chaîne télévisée grecque ERT1 a parlé de « l’Europe de l’exploitation ». Il a, entre autres, souligné ce qui suit : « Je ne vois pas aujourd’hui une Europe de la solidarité, mais je vois chaque jour plus encore et plus manifestement l’Europe de l’exploitation », ajoutant « qu’il faudrait que les fondements de cette Europe reviennent à leur point de départ, de là où elle a démarré, avec les mêmes pensées et le même but ». Le primat de l’Église de Grèce a abordé également le récent attentat de Manchester, au sujet duquel il a exprimé sa consternation et a condamné cette attaque, mentionnant que « le terrorisme est l’un des pires effets de la guerre », ajoutant « qu’il faut que nous voyons aussi l’autre face du problème, quels sont ceux qui mènent ces hommes à devenir terroristes ». Ensuite, l’archevêque a évoqué les relations entre l’Église et l’État, déclarant que le rôle de l’Église est de parler avec tous les hommes, dont ceux qui sont responsables de l’État, car « l’Église n’est pas un parti » et, par conséquent, « la collaboration est nécessaire ». À ce sujet, l’archevêque a abordé également la question des propriétés ecclésiastiques et a souligné que « sans soutien économique, l’œuvre spirituelle comme l’exige notre époque, ne peut avoir lieu ». L’archevêque a mentionné qu’il avait fait la proposition d’exploiter ces propriétés au profit du peuple et a déclaré que « l’Église doit être libre et indépendante économiquement ». Le primat a également évoqué ses relations avec le ministre de l’Éducation Kostas Gavroglou et a précisé qu’il était en contact avec celui-ci. « C’est un homme avec lequel la discussion est possible », a-t-il déclaré, ajoutant au sujet du cours de religion [dans les établissements scolaires publics, ndt], « les choses, jusqu’à présent, ont montré un bon cheminement », il suffit qu’il y ait une collaboration. Enfin, au sujet des réfugiés, l’archevêque a répété que « nous voyons les réfugiés comme des hommes dans le besoin », et a ajouté que leur destination devrait être leur patrie. Toujours est-il, a constaté le primat, qu’il faudrait à l’avenir se demander si « les réfugiés ne sont pas devenus une partie de l’exploitation de l’homme ».

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a décidé de créer sa représentation auprès des Institutions européennes et a pris un certain nombre d’autres décisions

Au cours de sa dernière session, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a examiné les projets de loi du gouvernement ukrainien dirigés contre l’Église, les problèmes de refus d’enregistrement des statuts locaux de l’Église d’Ukraine, la création d’une représentation auprès des Institutions européennes, ainsi que de l’élection d’un nouvel évêque et recteur du séminaire de Volhynie. La séance solennelle du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, sous la présidence du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre a eu lieu le 27 mai 2017, au monastère de la Protection de la Mère de Dieu dans la ville de Kharkov. La séance a eu lieu dans le bâtiment historique, où s’est déroulé, les 27 et 28 mai 1992 le Concile de Kharkov [аu cours duquel, le métropolite Philarète Denissenko avait été destitué et remplacé par le métropolite Vladimir Sabodan, et la fidélité au Patriarcat de Moscou, réaffirmée ndt]. La présente séance du Saint-Synode coïncidait avec l’anniversaire de cet événement capital de l’histoire de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Avant le début des travaux, les membres du Saint-Synode ont récité une prière pour le repos de l’âme des hiérarques du Concile de Kharkov décédés depuis. Les hiérarques ont souligné la signification du Concile de Kharkov de l’Église orthodoxe d’Ukraine, ainsi que l’actualité et l’importance des décisions qui y avaient été prises. Les membres du Synode ont mentionné le courage et la fermeté des membres de ce Concile pour préserver la conciliarité et la canonicité de l’Église orthodoxe d’Ukraine, et se sont également adressés, par un message, à l’épiscopat, au clergé, aux moines et moniales ainsi qu’aux fidèles. Procédant à l’examen des initiatives législatives orientées contre l’Église et soumises au parlement en février et avril 2016, les membres du Saint-Synode ont constaté que l’adoption des projets législatifs №4128 et №4511 peuvent amener à l’animosité religieuse, la discrimination, la violation de la liberté de conscience et de religion. Les participants à la séance ont exprimé leur inquiétude au sujet de possibles conséquences négatives dans la société ukrainienne si les projets législatifs en question étaient adoptés, et ont appelé les députés à ne pas adopter les lois dirigées contre l’Église et l’État. Les membres du Synode ont remercié l’épiscopat, le clergé, les moines et moniales ainsi que les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine pour leur position chrétienne active, exprimée le 18 mai 2017, lorsqu’ils ont prié ensemble devant le parlement et dans de nombreuses villes et églises dans tout le pays. Après avoir écouté l’information donnée par S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre sur la situation qui s’est créée après le refus d’enregistrement des statuts des communautés de l’Église orthodoxe d’Ukraine, les participants à la séance ont constaté l’immixtion du Ministère de la culture de l’Ukraine dans le fonctionnement des administrations d’État régionales, dans le but de bloquer l’enregistrement des statuts des dites communautés. Les hiérarques ont souligné l’inadmissibilité d’une telle immixtion, et ont exprimé leur préoccupation à cette occasion, et ont appelé les représentants des organes de l’État à cesser leurs actes illégaux à l’égard de l’Église orthodoxe d’Ukraine. En raison de la nécessité de faire connaître les positions de l’Église orthodoxe d’Ukraine sur leurs conceptions religieuses, sociales et politiques, le Saint-Synode a décidé de créer une Représentation de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des Institutions européennes. Le président de la Représentation est nommé en la personne de l’archimandrite Victor (Kotsaba), clerc du diocèse de Kiev. Celui-ci est également élu évêque de Barychevka, vicaire du diocèse métropolitain de Kiev. Les membres du Saint-Synode ont également pris la décision de libérer l’archiprêtre Rustik Kapauz des fonctions de recteur du séminaire de Volhynie, et de nommer à sa place l’archimandrite Eumène (Mikhaïlevsky), de la Laure de la Dormition de Potchaïev. Le Synode a en outre nommé le hiéromoine Théodose (Mintenko) supérieur du monastère de la Nativité de la Mère de Dieu dans le diocèse de Chepetovo. Les protocoles de la séance ont été signés par S.B. le métropolite Onuphre, par les membres permanents du Synode : Agathange, métropolite d’Odessa et Izmaïlsk, Lazare, métropolite de Simféropol et de Crimée, Marc, métropolite de Hust et Vinogradov, Hilarion, métropolite de Donetsk et Marioupol, Théodore, métropolite de Kamenetsk-Podolsk et Gorodok, Théodore, Paul, métropolite de Vychgorod et Tchernobyl et supérieur de la Laure des Grottes de Kiev, Métrophane, métropolite de Lougansk et d’Altchevsk, Antoine, métropolite de Borispol et Brovary, secrétaire du Saint-Synode et chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine ; et les membres temporaires du Saint-Synode : Pitirim, métropolite de Nikolaïevsk et Otchakov, Pantéléimon, archevêque de Rovenky et Sverdlovsk, Nicolas, évêque de Kremetschug et Lubny.

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Podcast vidéo : « Florensky » de Bertrand Vergely du 2 mai

Bertrand Vergely nous a parlé le 2 mai du p. Paul Florensky dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Le président Poutine a vénéré les reliques de saint Nicolas en la cathédrale du Christ Sauveur à Moscou

Le 24 mai, après avoir présenté ses vœux au patriarche Cyrille, dont c’était la fête onomastique, le président Poutine s’est rendu à la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, où il a vénéré les reliques de saint Nicolas, qui y séjournent actuellement. On peut visionner ci-dessous une courte vidéo à ce sujet.

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Communiqué de l’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe tenue au Patriarcat de Peć et à Belgrade du 14 au 24 mai

« L’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe a commencé au monastère du Patriarcat de Peć par la célébration commune de la liturgie épiscopale et l’invocation du Saint-Esprit, puis a continué au Patriarcat de Serbie à Belgrade, sous la présidence du patriarche de Serbie Irénée. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la session, à l’exception de l’évêque d’Osijek et de Baranja Lucien, absent pour des raisons de santé. Au commencement de la première session de l’Assemblée, le patriarche, en tant que président de celle-ci, a mentionné, dans son adresse d’ouverture aux évêques rassemblés, les questions vitales de la vie ecclésiale aujourd’hui, à cette époque de grand défis spirituels et existentiels d’une part, et de grandes possibilités pour la mission de l’Église et le renouveau spirituel du peuple, d’autre part. La décision la plus importante de l’Assemblée est l’institution de nouvelles fêtes dans le calendrier de l’Église orthodoxe serbe, en d’autres termes de l’Église orthodoxe en général. C’est ainsi que l’Assemblée, à l’unanimité, a décidé de compter au nombre de la Synaxe des saints, c’est-à-dire de canoniser : 1) le patriarche de Peć Païssios Janjevac (+1647), dont la mémoire est fixée au 2/15 octobre, 2) l’archimandrite Étienne Jovanović (+1799), qui sera commémoré liturgiquement comme saint Étienne de Tronoša, dont la mémoire est fixée au 4/17 septembre, 3) le métropolite de Skoplje Vincent (Krdžić, +1915) et l’higoumène Vladimir (Protić +1915), martyrisés par les occupants bulgares à Surdulica, dont la mémoire est fixée au 16/29 mai ; les habitants de Piva [Monténégro, +1943, ndt] assassinés sauvagement, dont la mémoire est fixée au 25 mai / 7 juin, et les habitants martyrs de Velička еt de Gornje Polimlje [Monténégro, +1944, ndt], dont la mémoire est fixée au 15/28 juillet et enfin le moine Jacques (Radoje Arsović, +1946), qui est canonisé sous le nom de saint Jacques le Nouveau du monastère de Tuman, dont la mémoire est fixée au 8/21 août. L’Assemblée a adopté le rapport sur les travaux du Concile de Crète, c’est-à-dire le Saint et Grand Concile tenu en juin de l’an passé. L’Assemblée a également envoyé une lettre de soutien et de solidarité dans la prière au patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille au sujet de la discrimination et de la privation des droits auxquels sont exposés les évêques, le clergé, les moines et moniales ainsi que les fidèles de la plus grande et seule Église canonique en Ukraine, à savoir l’Église orthodoxe autonome d’Ukraine dans la structure de l’Église orthodoxe russe. Comme chaque année, l’Assemblée a prêté l’attention nécessaire à l’instruction et l’éducation ecclésiales. Des décisions ont été prises, lesquelles ont pour but l’amélioration des conditions de vie spirituelle et matérielle ainsi que celle du travail dans les séminaires, et particulièrement à la Faculté de théologie de l’Église orthodoxe serbe à Libertyville près de Chicago. La situation générale dans les diocèses de l’Église orthodoxe serbe en Europe occidentale, Amérique et Australie ont également été examinées. Dans ce contexte a été prise la décision du transfert du siège du diocèse d’Amérique orientale de Warren (New Jersey) à Park Hills (Yonkers, New York). Il a été décidé de fonder, auprès du Saint-Synode, un Département chargé de la sainteté du mariage et de la famille, un Département pour la bioéthique et un Département qui suivra l’activité destructrice des organisations hérétiques, des sectes et des groupuscules non-canoniques. L’Assemblée soutient la construction d’un Centre mémorial à Staro Sajmište [camp de concentration nazi à Belgrade, situé alors sur le territoire de « l’État indépendant de Croatie », ndt] comme monument commémoratif des victimes serbes du XXème s. ainsi que des victimes juives, roms et des autres peuples qui ont partagé le sort amer du peuple serbe en ce siècle tragique. L’Assemblée a examiné également la question du statut en droit ecclésiastique (canonique) des prêtres orthodoxes aumôniers de l’Armée serbe. Il a été également approuvé que le diocèse de Ras et Prizren, outre son siège à Prizren, puisse établir, pour des raisons administratives, un siège administratif dans l’ancienne Ras (actuellement Novi Pazar). L’Assemblée considère, comme elle l’a fait précédemment, que le lieu des cendres du grand homme serbe à réputation mondiale Nikola Tesla [inventeur et ingénieur, spécialisé dans le domaine de l’électricité, décédé en 1943 à New York, ndt] ne doit pas se trouver parmi les objets d’un musée – c’est un précédent unique et une honte universelle – mais dans une tombe et ce en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade ou, alternativement, sur le parvis situé devant celle-ci. L’Assemblée a entendu, en rendant grâces à Dieu et avec crainte révérencielle dans la prière, le rapport de l’invention (exhumation) des reliques du saint évêque Mardaire (Uskolović) de Libertyville, lesquelles se trouvent dans un état de pleine conservation et incorruptibilité, ce qui est le signe que le Seigneur l’a glorifié d’une façon particulière. À cette occasion a été acceptée la proposition selon laquelle, les 14 et 15 juillet de cette année, sera commémoré solennellement à Libertyville le centenaire de son arrivée en Amérique. Le rapport concernant la restauration de l’église Saint-Sava à New York a été adopté avec satisfaction. L’Assemblée a constaté que les clercs et fidèles de l’Église orthodoxe serbe au cours de la période sous revue ont travaillé très dur pour recueillir des fonds destinés à des fins caritatives et à alléger le fardeau du peuple très éprouvé. L’Assemblée a écouté attentivement plusieurs rapports importants, en premier lieu le rapport du Saint-Synode sur ses travaux durant la période écoulée, avec un accent particulier sur le travail réussi du Musée et des Archives de l’Église orthodoxe serbe, ainsi que de la Bibliothèque patriarcale. Ont ensuite été lus les rapports de la Commission pour la révision des statuts de l’Église orthodoxe serbe, du Conseil d’administration patriarcal, de la Fondation caritative « Čovekoljublje », de l’Agence de pèlerinages « Dobročinstvo » et d’autres formations et institutions ecclésiastiques. L’Assemblée a également examiné la question de l’activité anti-canonique et anti-ecclésiale du groupe schismatique connu sous le nom « d’Artémiens » du nom que porta naguère M. Marc Radosavljević [il s’agit de l’évêque Artemije, déposé par l’Assemblée des évêques serbes en 2010, ndt], dirigeant formel du groupe. À cette occasion, l’Assemblée a adressé un appel particulier au peuple fidèle, dans lequel elle appelle celui-ci à la vigilance spirituelle, à la mesure, au discernement et au véritable zèle évangélique, par opposition au « zèle irraisonné » schismatique et sectaire. Aussi, l’Assemblée appelle les schismatiques au repentir, la seule chose salvatrice, et au retour au sein de l’Église Mère. Ce faisant, l’Assemblée a décidé d’excommunier durablement Goran Mirković, le soi-disant chorévêque de Hvosno et Barajevo, qui est en réalité le hiéromoine destitué Nahum, étant entendu que cette excommunication ne cessera que dans le cas d’un repentir sincère et en actes. À son grand regret, l’Assemblée a constaté que l’Église orthodoxe roumaine continue non seulement ses incursions anti-canoniques dans la juridiction de l’Église orthodoxe serbe, mais encore les intensifie et les étend sur tout le territoire canonique serbe. Dans la mesure où elle ne cesse pas dans l’avenir le plus proche cette pratique on ne peut plus non fraternelle et ethno-phylétiste, le Saint-Synode, qui en reçoit le pouvoir par cette session de l’Assemblée, sera contraint de procéder à la mesure pénible, mais la seule possible, d’interrompre la communion liturgique et canonique avec cette Église jusqu’au retour de celle-ci « à la connaissance du droit ». L’Assemblée a examiné encore un problème inutile et en fait insensé. Il est question ici de l’implication d’un groupe d’enseignants et d’assistants de la Faculté de théologie de Belgrade dans un débat public sur la théorie de l’évolution de Darwin, « dogmatisée » entre-temps dans un sens plus ou moins athée, ce qui, dans les médias est proclamé en chœur comme un soutien au darwinisme sous son pire aspect et comme une contestation de la vérité révélée sur Dieu comme Créateur du monde et du récit biblique sur la création. Les signataires de ce texte se sont adressés à l’Assemblée par une confession authentique de la foi chrétienne dans le Dieu Créateur (le créationnisme saint et juste). L’Assemblée l’a acceptée, mais en rappelant que toute ce débat, indépendamment de ses intentions et conceptions, n’était pas de façon générale, nécessaire. L’Assemblée a décoré le patriarche de Serbie Irénée de l’ordre de saint Jean Vladimir, et l’évêque de Šabac Laurent, à l’occasion du cinquantenaire de son sacre épiscopal, de l’ordre de Saint Sava du premier degré. Quasiment tous les diocèses vacants de l’Église orthodoxe serbe ont reçu leur évêque. Mgr Chrysostome, jusqu’à maintenant évêque de Zvornik et Tuzla, est nommé métropolite de Dabro-Bosna ; Mgr Photius, jusqu’à maintenant évêque de Dalmatie est nommé évêque de Zvornik et Tuzla ; l’archimandrite Nicodème (Kosović), jusqu’à présent recteur du monastère de Krk, est nommé évêque de Dalamatie ; Mgr Athanase, jusqu’à présent évêque de Bihać et Petrovac, est nommé évêque de Mileševo ; Mgr Serge, jusqu’à maintenant évêque de Francfort et de toute l’Allemagne, est nommé évêque de Bihać et Petrovac, Mgr Arsène, jusqu’à présent évêque vicaire de Toplica, est nommé évêque de Niš, tandis que l’évêque d’Autriche et de Suisse André est nommé administrateur du diocèse de Francfort et de toute l’Allemagne. Le mandat de membre du Synode des évêques de Bačka Irénée et de Ras et Prizren Théodose venant à expiration, ceux-ci restent néanmoins membres suppléants, et à leur place, sur proposition du patriarche de Serbie Irénée, sont élus le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre et l’évêque de Valjevo Miloutine ».

Communiqué rédigé par l’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe.

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Présentation du livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté » du P. Marc-Antoine Costa de Beauregard – le 2 juin

Le père Marc-Antoine Costa de Beauregard présentera le vendredi 2 juin à partir de 19h00 dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e, son livre « Prie comme tu respires – La vie comme liberté ». La première édition de cette ouvrage est sortie en 1987 en langue romaine avec l’introduction de patriarche Teoctist et la préface du père Dumitru Staniloae. L’actuelle version  françaises jouit de bien des enrichissements aussi bien par rapport à la première rédaction. La présentation sera clôturée par une vente-dédicace suivie d’un pot de l’amitié.

Bertrand Vergely : « Père Serge Boulgakoff » – lundi 29 mai

Bertrand Vergely nous parlera le lundi 29 mai du père Serge Boulgakoff dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Le patriarche de Moscou Cyrille a consacré l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie à Moscou

Le 25 mai 2017, en la fête de l’Ascension du Seigneur, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré l’office de la grande dédicace de l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de l’Église russe, située au monastère stavropégique Sretensky de Moscou. Ensuite, le patriarche a présidé la célébration de la Divine Liturgie dans la nouvelle église. Concélébraient avec le patriarche : le métropolite de Kroutitsy et de Kolomna Juvénal, vicaire patriarcal du diocèse de Moscou ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou ; le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières ; le métropolite d’Istrinsky Arsène, premier vicaire patriarcal pour la ville de Moscou ; le métropolite de Saratov et de Volsk Longine ; l’archevêque de Berlin et d’Allemagne Marc (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Vereïa Eugène, président du comité de l’éducation de l’Église orthodoxe russe et recteur de l’Académie ecclésiastique de Moscou ; l’archevêque de Montréal Gabriel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Genève et d’Europe occidentale Michel (Église russe hors-frontières) ; l’archevêque de Chicago et d’Amérique centrale Pierre (Église russe hors-frontières); l’archevêque de Serguiev-Possad Théognoste, président du Département synodal des monastères et du monachisme, supérieur de la Laure de la Trinité-Saint-Serge ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou ; l’évêque Eutychès (Kourotchkine) ; l’évêque de Caracas et d’Amérique du Sud Jean (Église russe hors-frontières) , l’évêque de Seattle Théodose (Église russe hors-frontières), l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou et supérieur du monastère Novospassky de Moscou ; l’évêque de Yegorevsk Tikhon, président du Conseil patriarcal pour la culture, supérieur du monastère Sretensky ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’administration patriarcale pour les institutions de l’étranger. Un grand nombre de prêtres concélébraient, dont l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et l’archiprêtre Victor Potapov, recteur de l’église Saint-Jean-Baptiste à Washington. Outre le président Poutine, étaient présents le ministre de la culture de la Fédération de Russie V. Medinsky, le représentant plénipotentiaire du président de la Fédération de Russie dans le District fédéral central A. Beglov, le maire de Moscou S. Sobianine, ainsi que les entrepreneurs et artistes ayant participé à la construction de l’église. Au cours de l’office, les chants étaient assurés par deux chorales, celles du monastère et du séminaire de Sretensky. La cérémonie était retransmise en direct par les chaînes orthodoxes de télévision « SOYOUZ » et « SPAS ». Lors de la consécration, les reliques du saint hiéromartyr Hilarion (Troïtzky, +1929), archevêque de Vereïa, protecteur spirituel du monastère Sretensky, qui fut son recteur dans les années vingt du siècle passé, ont été transportées depuis l’église du monastère dédiée à l’icône de N.D. de Vladimir, jusqu’à la nouvelle église, et placées à droite du sanctuaire. La procession était présidée par le patriarche de Moscou Cyrille. Après l’ecténie double de la Liturgie, le patriarche a récité la prière pour la paix en Ukraine. La prédication avant la communion était prononcée par le hiéromoine Ignace (Chestakov) du monastère Sretensky. À l’issue de la Liturgie, l’évêque de Yegorevsk Tikhon a salué le patriarche et lui a offert un encolpion. Après avoir prononcé l’homélie, le patriarche Cyrille a remercié le maire de Moscou S. Sobianine pour son aide à la construction de la nouvelle cathédrale du monastère Sretensky et lui a décerné l’ordre du saint Prince Daniel de Moscou. Remerciant le patriarche pour cette distinction, S. Sobianine a déclaré : « Votre Sainteté, Chers amis, pour moi, cela est un grand honneur, une grande distinction. Je considère que cela représente de l’estime pour les travaux communs et la collaboration mutuelle entre la ville, le conseil municipal de Moscou et le Patriarcat de Moscou. Avec vous, Votre Sainteté, nous construisons à Moscou des dizaines de nouvelles églises, tandis que des dizaines d’édifices et d’églises anciennes renaissent de leurs ruines. Avec vous, nous rendons à Moscou son héritage spirituel et culturel. Et cette église remarquable constitue un exemple de ce que nous créons ensemble, de grandes églises, un grand héritage qui servira à la population des centaines d’années. Hormis la construction de l’église, un quartier entier de la Moscou historique a été reconstruit. C’est une « perle » qui servira de nombreuses années aux habitants de Moscou. Merci à vous, Votre Sainteté ! » Le patriarche Cyrille a ensuite remis l’ordre de Saint-Daniel à l’évêque de Yegorevsk Tikhon pour tous ses labeurs liés à la construction de la nouvelle église. Le patriarche a également fait don à la nouvelle église d’une ancienne icône du Sauveur. À son tour, le président Poutine s’est adressé à l’assistance par cette allocution : « Il est profondément symbolique que la nouvelle église soit inaugurée en l’année du centenaire des révolutions de février et d’octobre, qui ont été le point de départ de très nombreuses et très dures épreuves par lesquelles a dû passer notre pays au XXème siècle (…) Nous devons nous rappeler tant les pages lumineuses que les pages tragiques de l’histoire, nous devons apprendre à recevoir celle-ci dans son ensemble, objectivement, sans ne rien passer sous silence. C’est seulement ainsi qu’il est possible de comprendre dans son intégralité et tirer les conséquences des leçons que nous a apporté le passé », a continué V. Poutine. « Nous savons comme la paix civile est fragile, maintenant nous le savons, nous ne devons jamais l’oublier. Nous ne devons pas oublier à quel point il est difficile de cicatriser les blessures des division », a-t-il ajouté. « Aussi, notre obligation commune est précisément de faire tout ce qui dépend de nous pour préserver l’unité de la nation russe » a encore déclaré le président russe. La prise de conscience des objectifs communs « dont le principal est le bien-être de chaque homme en particulier et de notre Patrie dans son ensemble est la clef qui aide à surmonter les différends (…) La preuve la plus évidente en est le rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe, dont nous célébrons le dixième anniversaires en ces jours », a souligné le président. « L’Église orthodoxe russe ici, en Russie, souffrante, faisant des pertes énormes, a toujours été avec le peuple. Quant à l’Église orthodoxe russe à l’étranger, elle a toujours aidé nos compatriotes se trouvant loin de la Patrie, non seulement à garder la foi, mais aussi à ressentir son lien étroit avec la Patrie, la Russie, avec ses traditions, sa langue, avec notre culture (…) et le rétablissement de l’unité a renforcé ce lien. Ce rétablissement est devenu et demeure un événement d’un écho moral énorme, le symbole et l’exemple du fait que l’histoire de notre pays, son passé, peuvent et doivent non pas nous diviser, mais tous nous unir », a-t-il conclu. Le président a offert une icône de St Jean Baptiste du XIXème siècle à l’église de la Résurrection du Christ et des nouveaux martyrs et confesseurs de Russie. En réponse à l’allocution présidentielle, le patriarche Cyrille a déclaré : « De mon côté, je voudrais vous saluer tous chaleureusement à l’occasion du dixième anniversaire de la réunion de l’Église russe hors-frontières et du Patriarcat de Moscou dans l’espoir que les résultats de cette réunification deviendront encore plus manifestes et significatifs pour toute notre Église. Nous avons le temps d’approfondir cette unité, la rendre encore plus solide, pour que dans toute sa plénitude, elle serve au rétablissement de la piété et de la foi dans notre peuple. Encore une fois, je souhaite à tous une bonne fête ! ». Des petites icônes du saint hiéromartyr Hilarion imprimées avec la bénédiction patriarcale, ont été distribuées à tous les fidèles présents. Ensuite, le président Poutine et le patriarche ont visité la crypte de la nouvelle cathédrale, dédiée à saint Jean Baptiste et aux douze apôtres, ainsi que le bâtiment du séminaire Sretensky, où a eu lieu une courte rencontre du président avec les hiérarques de l’Église russe hors-frontières venus à la dédicace de l’église. Le film vidéo complet de la consécration de l’église et de la Liturgie est disponible ci-dessous.

Source et photographies

Rencontre du président Poutine avec le patriarche Cyrille et les hiérarques de l’Église russe hors-frontières au séminaire Sretensky de Moscou

Le 25 mai, à l’issue de la liturgie en la nouvelle église de la Résurrection et des Nouveaux martyrs et confesseurs de Russie, le président Poutine a reçu le patriarche de Moscou Cyrille et le métropolite Hilarion, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières avec plusieurs hiérarques de cette Église. S’adressant au métropolite Hilarion et aux membres de la délégation de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, le président Poutine a déclaré : « Je souhaite vous saluer chaleureusement et vous dire un grand merci pour tout ce que vous faites pour les Russes qui vivent à l’étranger. Et non seulement pour cela, mais aussi pour votre aspiration au rétablissement intégral de l’unité de l’Église orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou et l’Église orthodoxe russe à l’étranger. Cela est extrêmement important pour notre peuple et notre pays et pour tous les pays où vous vivez et travaillez. Parce qu’un tel lien spirituel vivant est très important, particulièrement dans le monde contemporain complexe et plein de contradictions. J’ai parlé aujourd’hui de l’unité de l’Église orthodoxe russe ; nous pouvons également parler de l’unité dans un sens plus large, dans un sens humanitaire. D’autant plus que toutes les religions mondiales s’appuient sur ce que l’on appelle les valeurs traditionnelles que, justement, vous défendez aussi. Je souhaite vous dire que vous êtes toujours des hôtes appréciés, plus que des hôtes, vous êtes ici chez vous. Nous sommes toujours heureux de vous voir en Russie. Un grand merci à vous ».

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Le site Internet de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Paris

La nouvelle cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité dispose depuis peu d’un site Internet officiel. La cathédrale de la Sainte-Trinité est le centre administratif du diocèse de Chersonèse, qui regroupe des paroisses orthodoxes de tradition russe en France, en Suisse, en Espagne et au Portugal. Dès sa consécration en décembre 2016 par le patriarche Cyrille, la cathédrale est un lieu de prière dédié au culte chrétien orthodoxe célébré aussi bien en slavon qu’en français (divine liturgie les samedi à partir de 10h00-. Les célébrations y ont lieu de façon permanente et régulière. Hormis les services du cycle liturgique, des baptêmes, des mariages, des actions de grâce, les offices en mémoire des défunts sont également célébrés. Aux heures d’ouverture de la cathédrale les prêtres peuvent recevoir les confessions des fidèles.

Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra en Allemagne pour les 500 ans de la Réforme

Lors de sa visite à Constantinople en septembre 2016, Heinrich Bedford-Strohm, président du Conseil de l’Église évangélique d’Allemagne, avait déclaré que ce serait pour « nous un honneur particulier si le patriarche œcuménique Bartholomée Ier venait en mai 2017 à Wittemberg et à Tübingen » pour les 500 ans de la réforme protestante. C’est ainsi que suite à l’invitation de l’Église évangélique d’Allemagne (EKD), le patriarche se rendra en Allemagne la semaine prochaine. Il se trouvera à Stuttgart le dimanche 28 et, le lundi 29 mai, il sera proclamé docteur honoris causa de la Faculté historique évangélique de théologie de Tübingen. À cette occasion lui sera remise la traduction allemande de son livre « À la rencontre du mystère ». Ensuite débutera un symposium de deux jours de théologiens évangéliques et orthodoxes. L’invitation à Wittemberg et à Tübingen rappellera les premiers contacts de l’Orthodoxie et de la Réforme, qu’ont initiés les théologiens Martin Crusius et Jakob Andreae en 1573, par un échange de correspondance avec le patriarche de Constantinople Jérémie II. L’Église évangélique d’Allemagne procède depuis 1969 à un dialogue théologique bilatéral avec le Patriarcat œcuménique. Le patriarche visite ensuite la paroisse orthodoxe de Reutlingen le mardi 20 mai.

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11 ordinateurs et d’autres dons viennent d’être envoyés en Haïti par l’association orthodoxe « Haïti en chœur »

L’association caritative orthodoxe « Haïti en chœur » vient d’envoyer 11 ordinateurs et d’autres dons en Haïti. On peut consulter sur le lien ci-dessous les détails de cette œuvre caritative.

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Le premier office depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de Zabadani (Syrie)

Les chrétiens commencent à revenir dans les régions de Syrie libérées des islamistes. Après l’opération militaire réussie de l’armée syrienne pour libérer des islamistes la vallée de Wadi-Barada à l’ouest de Damas, la paix y règne maintenant. Dans les villes de Zabadani et de Madaya continue le rétablissement de la paix et la renaissance des églises complètement détruites. Beaucoup de Syriens orthodoxes vivaient traditionnellement dans cette région. Malgré toutes les difficultés, ils reviennent déjà dans leurs foyers ancestraux. Avec les fidèles, la prière revient dans les églises orthodoxes. C’est ainsi qu’à l’initiative des chrétiens revenus de leur exil, le premier office liturgique depuis six ans a eu lieu en l’église orthodoxe de la ville de Zabadani. La région de la vallée de Wadi-Barada est appelée en Syrie « coin de paradis » en raison de la beauté de la nature et du climat. Selon la tradition locale, c’est dans les montagnes avoisinantes que Caïn a enterré Abel. Pendant six ans, ces lieux ont été le théâtre de conflits armés. Les islamistes du groupe Jabhat al-Nosra y ont institué la charia stricte, après quoi des dizaines de milliers de civils se sont enfuis. Mais au mois de mars pour Wadi-Barada et au mois d’avril pour Zabadani et Madaya, les rebelles sont partis sous la pression de l’armée. Après l’expulsion des islamistes, l’armée syrienne a repris le contrôle sur les 130 kilomètres de frontières avec le Liban, mettant ainsi fin au trafic de drogue. Actuellement, malgré les destructions importantes, 20.000 personnes sont revenues dans cette région. La fourniture d’eau et d’électricité a été rétablie. Les autorités, l’ONU et le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie procèdent à l’approvisionnement en nourriture, médicaments et autres produits de première nécessité.

Source, traduit du russe pour Orthodoxie.com : Pravoslavie. Photographie: Rusvesna

Pour la première fois depuis 65 ans un chef d’État hellénique s’est rendu au Phanar

Le 22 mai au matin, le président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos s’est rendu au Phanar, où il a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée.

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Source (avec une vidéo) : Amen. Photographie: Fanarion

Le président américain Donald Trump a été accueilli au Saint-Sépulcre par le patriarche de Jérusalem Théophile III

Le lundi 22 mai, le président américain Donald Trump est arrivé à l’aéroport Ben Gourion, où lors de la réception en son honneur, était présent le patriarche de Jérusalem Théophile III. Dans l’après-midi, le patriarche, accompagné de l’archevêque de Hiérapolis Isidore et des archimandrites Matthieu et Polycarpe, du custode de Terre sainte Francesco Patton et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Manougian, a accueilli le président dans la cour de la basilique du Saint-Sépulcre. Depuis la cour, le patriarche Théophile, suivi par le père Francesco Patton et du représentant du patriarcat arménien, a conduit le président au Tombeau du Christ et au Golgotha. Ensuite, le président s’est rendu au bureau de la Basilique de la Résurrection, où lui a été offerte une icône de la Nativité par le patriarche Théophile. Le président a exprimé son émotion pour sa visite au monument le plus ancien et le plus saint de la chrétienté et a souhaité la paix pour la région du Moyen Orient et pour le monde entier.

Source (dont photographie) : Romfea

Le patriarche d’Antioche Jean X confirme son soutien à l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

En réponse à l’appel du patriarche de Moscou Cyrille au sujet des projets de loi 4128 et 4511 du parlement ukrainien visant à interdire l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine, le patriarche d’Antioche Jean X a envoyé le message suivant :
« Béatissime patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, bien-aimé frère et concélébrant dans le Christ notre Seigneur, nous embrassons avec grande joie Votre Béatitude bien-aimée dans le Seigneur, et dans la profondeur de la douleur qui emplit le cœur de notre peuple et de notre Église, au milieu des tragédies qui se sont abattues sur notre Orient, nous nous adressons à vous en ces jours bénis avec la salutation pascale : le Christ est ressuscité ! Nous avons reçu votre lettre fraternelle № 01/2608 du 16 mai 2017, et voudrions exprimer notre profonde solidarité avec Votre Béatitude et avec tous nos frères se trouvant dans les limites territoriales du Patriarcat de Moscou. Nous condamnons toutes les mesures que ce soit qui peuvent porter atteinte à la souveraineté du peuple ukrainien, et nous condamnons fermement de même toutes les mesures ayant un impact négatif sur l’indépendance, l’authenticité, l’intégrité et la liberté de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine. De tels projets de loi limitatifs sont condamnables, du fait qu’ils permettent l’escalade de la tension et visent au changement de l’identité culturelle de toute la société ukrainienne. À cette occasion, nous confirmons à nouveau notre position concernant notre soutien à l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique, reconnue par toutes les Églises autocéphales. C’est une occasion d’appeler à la paix et à l’activité pacificatrice, et aussi d’attirer l’attention des organisations internationales, des États et des citoyens de tous les pays, sur le danger des actes qui n’aspirent pas au développement de l’idée de la tolérance et de la paix, mais cherchent à attiser les conflits et la haine. Embrassant votre Béatitude dans le Seigneur, nous exprimons notre profonde solidarité avec votre position concernant les derniers événements en Ukraine et demandons au Seigneur de vous renforcer et d’accorder à nous tous la paix. Avec amour fraternel et respect,

+Jean X, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient ».

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Accueil des reliques de saint Nicolas à Moscou

Le 21 mai, les reliques de saint Nicolas sont arrivées par vol spécial à l’aéroport de Vnoukovo à Moscou. Elles ont été accueillies ensuite en la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou, assisté d’un grand nombre de hiérarques et de prêtres. La cathédrale, qui contient 10.000 personnes, était pleine, et de nombreux fidèles sont restés dehors et dans les rues avoisinantes. Les saintes reliques resteront à la cathédrale jusqu’au 12 juillet, puis partiront le 13 juillet pour Saint-Pétersbourg où elles séjourneront jusqu’au 28 juillet, d’où elles retourneront en Italie. Dans une interview, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a déclaré : « C’est un événement sans précédent par son importance pour notre Église. C’est l’Église russe, précisément, qui dès le XIème siècle, quelques années après que les reliques de saint Nicolas aient été transportées de Myre en Lycie à Bari, a établi la fête en l’honneur de cet événement. Et chaque fois, lors de la fête d’été de saint Nicolas, le 22 mai, nous entendons lors de l’office, les paroles suivantes du tropaire : « Le jour de la solennité lumineuse a commencé, la cité de Bari se réjouit et avec elle tout l’univers est en liesse». C’est ainsi qu’aujourd’hui, toute l’Église orthodoxe russe se réjouit avec la ville italienne de Bari, parce que saint Nicolas visite ce pays où le peuple le vénère et l’aime. À Moscou et dans les autres villes de Russie, une multitude d’églises sont dédiées au saint hiérarque et thaumaturge Nicolas. Saint Nicolas est ce saint qui répond très rapidement aux prières, et de nombreuses personnes, ont été convaincues, de par leur propre expérience, qu’il exauce toutes les demandes, quelles qu’elles soient. C’est précisément pourquoi les fidèles vénèrent le saint hiérarque et thaumaturge Nicolas». On peut visionner ci-dessous le film de l’accueil des reliques à la cathédrale du Christ Sauveur par le patriarche de Moscou Cyrille, les évêques, les prêtres et les fidèles.

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En Moldavie, des orthodoxes ont interrompu le déroulement d’une marche LGBT

Le 21 mai, des fidèles orthodoxes ont empêché les minorités sexuelles de défiler selon le trajet prévu à Chișinău, capitale de la Moldavie. Les fidèles ont bloqué la route sur laquelle s’avançait la marche. La police a évacué les participants de celle-ci en bus. À la marche avaient pris part quelques centaines de personnes, des activistes LGBT de l’ONG « Gender-doc », des représentants de la société civile, des politiciens et des journalistes. Il y avait également du personnel de plusieurs ambassades occidentales. La marche était organisée sans drapeaux arc-en-ciel, sans slogans et pancartes soutenant les minorités sexuelles, les organisateurs ayant déclaré que la marche était dirigée contre la discrimination en général. Les policiers ont accompagné les participants à la marche, entourant la colonne de tous les côtés. À peine les participants avaient-ils parcouru quelques centaines de mètres, moins de la moitié du trajet prévu, que quelques centaines de fidèles ont bloqué la rue. Les orthodoxes sont sortis avec des étendards et des pancartes, entonnant des chants liturgiques. Sur leurs pancartes était écrit « La Moldavie est un pays orthodoxe ! ». « Maman, papa, moi-même, c’est la famille ! », et d’autres slogans en faveur de la famille traditionnelle. Plusieurs centaines de policiers ont séparé les deux groupes. Au bout de quelques minutes, la décision a été prise d’interrompre la marche. Ses participants ont rejoint les bus mis à leur disposition par la police.

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“Une relique de saint Nicolas suscite la ferveur en Russie”

Le Figaro a publié un article, en ligne ici (dont photographie), sur la ferveur en Russie qui entoure l’exposition d’une relique de saint Nicolas, d’abord à Moscou jusqu’au 12 juillet, puis durant deux semaines à Saint-Pétersbourg. Elle retournera ensuite à Bari (Italie).

La 9e conférence des Mardis de l’héritage hébraïque avec le père Alexandre Winogradsky Frenkel aura lieu mardi 23 mai

Le père Alexandre Winogradsky Frenkel donnera mardi 23 mai sa 9e conférence dans le cadre du cycle consacré à l’héritage hébraïque. La conférence aura lieu à 19h00 au 286 rue Saint-Jacques, 75005, Paris. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour voir la vidéo de sa 1ère cliquez ICI de sa 2ème conférence LÀ, de sa 3e conférence , de sa 4 conférence, de sa 5e conférence, de sa 6e conférence, de sa 7e conférence, de la 8e.

L’archevêque Anastase de Tirana présente à Thessalonique son livre « La vigilance, devoir des orthodoxes »

Le dimanche 14 mai a eu lieu, à l’occasion du XIVème salon national du livre à Thessalonique, la présentation officielle du nouveau livre de l’archevêque Anastase de Tirana, primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, intitulé « La vigilance, devoir des orthodoxes ». L’archevêque Anastase est connu pour son œuvre missionnaire et principalement pour le rétablissement de l’Église orthodoxe en Albanie, anéantie par le régime communiste, et qui connaît maintenant une véritable renaissance. Après la présentation du livre par différents professeurs, l’archevêque Anastase a déclaré, entre autres : « Je ressens de la gratitude envers tous les hommes – dont beaucoup se trouvent ici – qui nous ont soutenus et aidés pendant toutes ces années. Vivre le mystère de la grâce de Dieu est une expérience plus importante que toutes les autres qui nous semblent l’être. Nous devons partager les dons de Dieu. En tant que peuple, nous ne devons pas faire les malheureux et les pauvres. Nous sommes les plus riches. Il se peut que nous n’ayons pas les grands dépôts bancaires des autres peuples, mais nous avons cependant la bénédiction d’une tradition qui irrigue sans cesse notre vie ». Et d’ajouter : « Je voudrais terminer par une phrase de Thomas Eliot, qui dit que la seule sagesse que nous pouvons acquérir est l’humilité. Celle-ci n’a pas de fin. Nous devons offrir la vérité et la beauté de notre foi jusqu’aux confins de la terre ». La présentation s’est achevée par la projection d’un court documentaire au sujet de l’œuvre de l’archevêque Anastase en Albanie.

Source (dont photographie): Romfea

En quelques jours, plus de 300.000 signatures ont été récoltées en Ukraine contre le nouveau projet de loi visant à interdire l’existence de l’Église orthodoxe canonique d’Ukraine

Le parlement ukrainien examinera le 18 mai deux projets de lois sur le statut des organisations religieuses, le premier d’entre eux permettant de facto d’interdire l’existence de l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, tandis que le second légalise le fait, pour les schismatiques, de s’emparer des églises canoniques. Le premier document, le projet de loi N°4511, intitulé « Sur le statut particulier des organisations religieuses, dont le centre dirigeant se trouve dans un État qui est reconnu par le parlement ukrainien comme État agresseur » dispose que de telles organisations religieuses ne pourront nommer des métropolites et des évêques qu’en accord avec les organes du pouvoir. Un autre alinéa précise qu’il sera possible d’interdire une confession si ses représentants collaborent avec des centres religieux situés dans l’État agresseur. Il n’est pas dit dans le projet de loi de quelle confession il s’agit, mais tous les critères qui y sont décrits ne se rapportent qu’à une seule d’entre elle, à savoir l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou. L’un des auteurs de l’initiative, le député du « Front populaire », Dmitri Tymtchouk, a confirmé que le document concerne précisément l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Dans tout le pays, les églises restent des points d’agitation contre la structure de l’État ukrainien. La littérature anti-ukrainienne est vendue même dans le centre de la capitale, à la Laure des Grottes de Kiev », a-t-il déclaré. À la direction principale d’expertise du Parlement ukrainien, le projet de loi a été critiqué et il a été recommandé de rejeter le projet comme étant contraire à la Constitution et aux lois en vigueur dans le pays. Le second projet de loi, sous le numéro 4128, propose de légaliser de facto le fait de s’emparer des églises. Par ce document est précisé le nombre minimal de représentants d’une communauté religieuse en fonction duquel peut être décidé la soumission aux centres religieux en fonction en Ukraine. Le métropolite du diocèse de Zaporojié de l’Église d’Ukraine, Mgr Luc, dans une lettre ouverte a vivement critiqué les projets de loi et leurs auteurs. « Aujourd’hui, les serviteurs du diable, qui proclament la « dé-communisation » ont dépassé leurs maîtres, les « néo-démocrates ». Utilisant leurs méthodes de pression sur l’Église, ils proposent d’adopter de nouveaux projets de lois, destinés à la destruction de la vie de prière de notre Église-Mère, de sa structure administrative et ecclésiale établie durant des siècles », a-t-il déclaré. Le département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a signalé pour sa part, qu’en quelques jours, 300.000 fidèles ukrainiens ont signé un appel aux députés leur demandant de ne pas adopter les projets de loi № 4128 et № 4511. « Les Ukrainiens appellent à cesser l’arbitraire législatif et à mettre fin à la discrimination envers l’Église orthodoxe d’Ukraine ainsi que d’autres organisations religieuses en Ukraine » est-il dit dans le communiqué. Le 18 mai, jour de l’examen des deux projets de loi, les fidèles feront célébrer devant les escaliers du parlement un office d’intercession afin que les députés reviennent à la raison.

Sources: Pravoslavie, Pravlife (dont photographie)

Un groupe musulman prie devant la basilique Sainte-Sophie de Constantinople, exigeant la reconversion de celle-ci en mosquée

Une foule importante s’est rassemblée à l’extérieur de Sainte-Sophie à Constantinople dans la matinée du 13 mai, pour exiger sa reconversion en mosquée, selon le journal Hurriyet Daily News (dont photographie). Le 29 mai marque le 564ème anniversaire de la conversion de la basilique en mosquée en 1453 par les Ottomans, qui s’étaient récemment emparés de la ville. Le groupe, organisé par l’association de la Jeunesse d’Anatolie (AGD) s’est réuni à 4h du matin dans la rue, devant la basilique Sainte-Sophie, pour lire ses prières du matin et pour demander sous le slogan « Brisez les chaînes, ouvrez Sainte-Sophie » que « le musée soit reconverti en mosquée ». L’AGD considère avoir pour mission les paroles du défunt leader Necmettin Erbakan « La vie est la foi et le jihad ». Ils se dressent fermement contre tout ce qui n’est pas musulman dans la société turque. Depuis 2013, le parti « Justice et développement », qui est au pouvoir en Turquie, discute de la conversion du musée en mosquée en activité. Le président Recep Tayyip Erdoğan, qui a parlé de la période de l’Empire byzantin comme « d’un sombre chapitre » de l’histoire, a annoncé publiquement qu’il lirait les prières musulmanes à Sainte-Sophie le jour du Vendredi saint de cette année. Il prétend également que l’ordre de Kemal Ataturk de transformer la basilique en une mosquée était un faux. Bien qu’en définitive le président n’ait pas lu les prières, le mouvement appelant à transformer à nouveau la basilique Sainte-Sophie en mosquée gagne du terrain, comme on le voit avec la prière en groupe utilisée comme manifestation le 13 mai. La foule a été dispersée après avoir achevé ses prières.

Source: Pravoslavie

Une thèse de doctorat en ecclésiologie orthodoxe soutenue en Sorbonne

Une thèse de doctorat sera soutenue samedi 20 mai en Sorbonne par le P. Amphilochios (Thomas) Miltos sur le thème: “Collégialité catholique et synodalité orthodoxe. Recherches sur l’ecclésiologie du Concile Vatican II, ses sources, sa réception et son rôle dans le dialogue entre les Églises.”

Présentation: La synodalité paraît aujourd’hui un thème très actuel, tant pour le dialogue théologique bilatéral entre les Églises catholique et orthodoxe, qu’à l’intérieur de chaque Église. Le pontificat du pape François a mis l’accent sur la synodalité et l’Église orthodoxe vient de réaliser son grand et saint Concile (Crète, juin 2016). Cette étude a tenté de confronter les notions de collégialité épiscopale et de synodalité épiscopale, en vue d’une compréhension commune, entre catholiques et orthodoxes, de la place des évêques au sein de l’Église entière. Partant du constat que la synodalité épiscopale, comme l’entendent les orthodoxes, ne coïncide pas avec la doctrine de la collégialité épiscopale comme elle a été formulée au concile Vatican II, le présent travail s’est penché sur les fondements de cette dernière, afin de rechercher comment la tradition commune originelle des deux Églises conçoit la synodalité épiscopale. Le retour aux sources communes, à savoir bibliques, patristiques et dogmatiques, est proposé comme base d’une entente sur les questions du ministère épiscopal et de la synodalité des évêques.

Vendredi 19 mai : inauguration du nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Strasbourg

Ce vendredi 19 mai, à partir de 17h, aura lieu l’inauguration du nouveau centre culturel et spirituel orthodoxe russe à Strasbourg en présence du maire de la ville, Roland Ries. Pour plus d’informations, dont le programme, voir cette page.

Liturgie patriarcale à Peć à l’occasion de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe (vidéo)

On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie célébrée par le patriarche de Serbie et un grand nombre d’évêques à Peć, à l’occasion de de l’ouverture de l’Assemblée des évêques de l’église orthodoxe serbe.

Source : Église orthodoxe serbe

CD collector 10e anniversaire de l’ensemble « Harmonie géorgienne »

Quand la voix humaine approche de l’ineffable. À l’occasion du 10ème anniversaire de l’ensemble« Harmonie géorgienne » dirigé par Nana Peradze, les Éditions Jade sont heureuses de vous présenter le meilleur de son répertoire remasterisé. Un programme d’une qualité exceptionnelle.

Nana Peradze est née en Géorgie, dans une famille religieuse. Elle a reçu une formation musicale en piano et chant, puis, parallèlement, une formation théologique. Elle a été lauréate des concours nationaux de piano. Pendant la difficile période communiste, elle a participé activement à la renaissance de la vie ecclésiale en Géorgie, créant des chœurs dans de nombreux monastères et églises, et formant au chant choral un grand nombre d’enfants et d’adolescents. Elle a enseigné la musique dans plusieurs établissements religieux, et a exercé la fonction de chef de chœur à l’église Saints-Pierre-et-Paul et à l’église de Kashveti de Tbilissi, ainsi que dans plusieurs églises de la région de Margveti. En 1999, elle est venue en France pour poursuivre des études de direction chorale au Conservatoire national de Paris. Elle a créé alors le chœur religieux de l’église géorgienne de Paris avant de prendre, en 2001, la direction du Chœur Saint- Siméon à la cathédrale serbe Saint-Sava de Paris. Elle dirige parallèlement l’ensemble « Harmonie géorgienne », qu’elle a créé en 2006, et avec lequel elle a enregistré pour les éditions musicales Jade trois CD qui ont été unanimement salués par la presse internationale. Dotée d’une voix exceptionnelle, Nana Peradze est aussi une dirigeante rigoureuse, caractérisée par un sens aigu de l’harmonie et de l’équilibre des voix.

L’ensemble « Harmonie géorgienne »
Créé en 2006 par Nana Peradze, l’ensemble « Harmonie géorgienne » est constitué de professionnels et d’amateurs passionnés, d’origine géorgienne, russe et serbe, vivant en France. Sa vocation est de faire connaître les chants liturgiques orthodoxes, ceux de la tradition géorgienne, mais aussi ceux d’autres traditions (byzantine, russe, serbe, française…). Depuis sa création, il a donné divers concerts à Paris (Église Saint-Roch, Église de la Trinité, Église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, Festival du Marais chrétien, « Journées du livre orthodoxe », Journées « L’ Age d’Homme, un éditeur européen », dans les salons de la mairie du VIe arrondissement), à Chartres (Festival de Pâques), à Champeaux (Collégiale royale), à Belgrade et dans d’autres villes de Serbie, en Géorgie (Festival international « Chveneburebi » de Tbilissi).

Vous pouvez écouter 4 extraits audio du CD ci-dessous :

Un nouveau film du métropolite Hilarion (Alfeev) : « L’orthodoxie en terre de Crimée »

Ce film documentaire du métropolite Hilarion est consacré aux églises et monastères orthodoxes, l’histoire et les lieux saints de Crimée. C’est là que prêcha l’apôtre saint André, que fut exilé saint Clément, pape de Rome, disciple de l’apôtre Pierre. C’est aussi en Crimée que s’est produit un événement de grande importance : c’est là que selon la « chronique des temps passés » de Nestor de Kiev (XIème s.) que l’évêque de Chersonèse a baptisé le prince Vladimir en 988. Cela s’est produit sur les rives du Pont-Euxin. Parmi les participants du film se trouvent le métropolite de Simféropol et de Crimée Lazare, des prêtres accomplissant leur ministère dans cette région, des archéologues et des historiens. On peut visionner ce film (en russe) ici !

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Accueil solennel des reliques de sainte Hélène à Athènes

Dans le cadre des festivités à l’occasion des 80 ans de l’organisation « Apostoliki Diakonia », la maison d’édition et l’institution missionnaire de l’Église orthodoxe de Grèce, les reliques de la sainte impératrice Hélène, actuellement à Venise, seront exposées à la vénération des fidèles à Athènes du 14 mai au 15 juin 2017. Ces saintes reliques avaient été transférées à Venise en 1211, après avoir été enlevées de l’église des Saints-Apôtres à Constantinople suite à la IVème croisade. Les reliques de la sainte, avec un fragment de la Croix du Seigneur conservé également à Venise, sont arrivés à Athènes dimanche soir par vol spécial. Elles ont été accueillies par l’archevêque d’Athènes Jérôme en l’église Sainte-Barbara, située dans la commune qui porte le nom de la sainte, Aghia Varvara, dans la banlieue ouest d’Athènes. L’archevêque a célébré une doxologie, en présence de plusieurs métropolites de l’Église orthodoxe de Grèce, du président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, de membres du gouvernement, du parlement, des forces armées, des partis politiques, et du corps diplomatique. Les offices des matines, de la sainte Liturgie, et des Vêpres auront lieu chaque jour pendant la présence des reliques. Des vigiles nocturnes sont également prévues. Un site internet  avec tous les détails a été mis en place, lequel comprend également une page en français. Les reliques demeureront dans l’église Sainte-Barbara jusqu’au 15 juin 2017. Des milliers de fidèles y sont attendus. On peut visionner ci-dessous l’accueil des reliques :

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Le patriarche de Roumanie Daniel a présidé la canonisation des saints de Putna (vidéo)

Le dimanche 14 mai a eu lieu la canonisation des saints de Putna (Roumanie)  : le métropolite Jacob de Putna (Moldavie, 1719-1778), les saints moines Sila, Païssios et Nathan du monastère de Sihăstria de Putna (XVIIIème s.). La liturgie était présidée par le patriarche de Roumanie Daniel, assisté de dix-huit hiérarques de l’Église orthodoxe roumaine, de plusieurs prêtres et diacres, devant une assistance nombreuse. À l’issue de la divine liturgie a eu lieu la proclamation solennelle de la canonisation des saints de Putna. On peut visionner ici l’intégralité de la liturgie et la lecture du tomos de canonisation par l’évêque de Huşi Corneille.

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Liturgie patriarcale au monastère de Peć (Kosovo) à la veille du début de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Le patriarche de Serbie Irénée a présidé la sainte Liturgie en l’église du patriarcat de Peć (Kosovo) le 14 mai 2017, en concélébration avec des évêques de l’Église orthodoxe serbe réunis à l’occasion du début de la session ordinaire de l’Assemblée des évêques de cette Église. Rappelons que Peć a été le siège de l’Église orthodoxe serbe de 1346 à 1463 et de 1557 à 1766. Concélébraient avec le patriarche Irénée le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Laurent de Šabac, Longin d’Amérique du centre et de l’ouest, Justin de Žiča, Pacôme de Vranje, Jean de Šumadija, Photius de Dalmatie, Athanase de Bihać et Petrovac, Joannice de Budimlja et Nikšić, Grégoire de Zahum et Herzégovine, Théodose de Ras et Prizren, Maxime d’Amérique occidentale, Serge de Francfort et d’Allemagne, Hilarion de Timok, Antoine de Moravica et Cyrille de Dioclée. Après la sainte Liturgie a été célébré le rite de l’invocation de l’Esprit Saint afin que les travaux de l’Assemblée soient bénis et réussis. L’Assemblée commencera le 15 mai 2017 au Palais patriarcal de Belgrade.

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«Le mystère et le sens théologique des icônes de la Résurrection», une interview de Jean-Claude Larchet dans l’hebdomadaire de l’Église roumaine « Lumina de Duminica »

« Lumina de Duminică », version hebdomadaire du quotidien de l’Église roumaine  « Ziarul Lumina » a publié hier, dimanche 14 mai, une nouvelle interview de Jean-Claude Larchet sur les icônes de la Résurrection. On en trouvera ici la version roumaine et ci-dessous la version française.

Le mystère et le sens théologique des icônes de la Résurrection

Interview de Jean-Claude Larchet par Ionuţ Aurelian Marinescu

  1. Pourquoi au sein de l’Orthodoxie l’icône de la Résurrection du Christ présente-t-elle la descente de Notre Seigneur aux Enfers et non pas Sa sortie du tombeau ?

Il y a eu un débat à ce sujet: le célèbre iconographe et iconologue Léonide Ouspensky a consacré un article spécial à cette question à cause de son caractère problématique.
En fait la vraie icône de la résurrection est la seconde, qui représente les femmes myrophores devant le tombeau vide, avec un ange qui leur annonce la Résurrection. C’est d’ailleurs la plus ancienne: le plus ancien exemplaire qu’on en connaît date du IIIe siècle, tandis que le plus ancien exemplaire de l’icône de la Descente aux enfers ne date que du VIe.
Il est paradoxal que l’icône relative à la plus grande de Ses fêtes (et au plus grand événement de Son Économie salvatrice – car « si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine » (1 Co 15, 17) – le Christ ne soit pas représenté, alors qu’Il est représenté sur toutes les autres icônes des fêtes qui célèbrent les autres étapes de cette Économie.
Le Christ ressuscité n’apparaît pas pour plusieurs raisons:
1) en signe du caractère inouï de l’événement;
2) parce que les quatre Évangiles ne fournissent aucune explication du mode de la résurrection et que les icônes sont toujours fidèles au récit évangélique; la Tradition reste également muette à ce sujet;
3) du fait que le corps ressuscité n’est pas immédiatement perceptible: Marie de Magdala ne reconnaît pas le Christ près du tombeau avant qu’Il ne Se révèle à elle (Jn 20, 14-16) ; les disciples à Emmaüs ne l’identifient pas non plus: « leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître » (Lc 24, 16); même les anges ne le perçoivent pas, comme le dit un stichère des matines du ton 5 : « Tes anges incorporels ne perçurent pas Ta résurrection »).

  1. Quels sens théologiques doit donner le chrétien orthodoxe aux éléments iconographiques mis ensemble dans la représentation de la Résurrection de Notre Seigneur?

1) La Descente aux enfers est un fait très important. C’est le point le plus bas de la kénose du Fils de Dieu. C’est une étape majeure de Son Économie salvatrice, puisqu’il fait bénéficier tous les justes de l’Ancien Testament (autrement dit de tous les siècles qui ont précédé Son incarnation) du salut qu’Il a acquis à toute l’humanité, les libérant du pouvoir du diable, du péché et de la mort, et donnant aussi à tous les hommes qui ont vécu avant Sa venue parmi nous de pouvoir ressusciter.
Alors que l’icône des myrophores devant le tombeau vide est factuelle, l’icône de la Descente aux enfers présente surtout les effets spirituels de cette dernière. Elle a une forte dimension symbolique.
a) Le Christ est représenté avec Son corps, alors que les textes liturgiques nous disent qu’Il est descendu aux enfers avec Son âme tandis que Son corps reposait dans le tombeau (voir la Liturgie de saint Jean Chrysostome: « Dans le tombeau avec Ton corps, dans les enfers avec Ton âme, en tant que Dieu, au paradis avec le Larron, et sur le trône aussi Tu étais avec le Père et l’Esprit, ô Christ, Toi qui emplis tout et qu’aucun lieu ne peut contenir »).
b) L’enfer est représenté par un espace noir (qui signifie « les ténèbres extérieures », un monde imperméable à la Lumière divine). Ses portes sont à terre, croisées, foulées aux pieds par le Christ; des clés, des verrous ouverts, des chaînes déployées, y sont répartis, tout cela signifiant que le Christ a ouvert les portes de l’Hadès qui étaient jusqu’alors verrouillées pour en faire sortir ceux qui y étaient enfermés, qu’il a libérés de leurs chaînes ceux qu’il retenait captifs. Sur certains icônes, on voit à terre, les mains et les pieds liés, un homme qui représente le diable désormais réduit à l’impuissance.
c) L’icône représente en son centre Adam et Ève qui sont tirés par le Christ de leurs tombeaux comme si le Christ les ressuscitait. Or Il ne les ressuscite pas; Il les libère de l’Hadès et l’icône annonce leur résurrection future, en même temps que celui de tous les autres hommes (car ils sont, en tant que premiers parents, les racines de toute l’humanité).
Les Évangiles ne mentionnent pas la descente du Christ aux enfers (de même qu’ils ne mentionnent pas les modalités de Sa résurrection), mais saint Pierre y fait deux allusions (Ac 2, 24-32; 1 P 3, 19), et les services liturgiques du Grand Samedi en parlent beaucoup.

2) L’icône des myrophores devant le tombeau vide est riche de contenu: le fait que le Christ ne soit pas représenté montre que Sa Résurrection fait l’objet de notre foi, ce que souligne d’ailleurs fortement aussi l’épisode de Thomas: « parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20, 29). Un autre enseignement de cette icône est que ce sont les femmes qui se rendent les premières au tombeau, et que c’est à elles et non aux disciples qu’est annoncée en premier la Résurrection (une belle expression de la valorisation des femmes par le christianisme et du fait qu’elles surpassent souvent les hommes en piété!). À leur tête Marie de Magdala, la pécheresse repentie. Un autre enseignement fort, qui coïncide avec plusieurs enseignements des Évangiles (Lc 15, 7 ; Mt 21, 31-32)!

  1. Quels repères iconographiques soulignent la divinité de Jésus-Christ dans la représentation de la Résurrection du Christ?

Dans l’icône des femmes myrophores devant le tombeau vide, la présence du Christ qui a vaincu la mort par la toute-puissance de Sa divinité, est paradoxalement signifiée par son absence. C’est une représentation que l’on peut qualifier d’apophatique.
Dans l’icône de la descente aux enfers, la divinité du Christ est affirmée par la mandorle ou le triple cercle et leur rayonnement lumineux (souligné aussi par le vêtement blanc ou doré du Christ), mais aussi par le dynamisme de Sa posture et la force de Son geste lorsqu’il tire Adam et Ève de leurs tombeaux.

  1. Comment peut l’icône peut-elle aider celui qui est faible dans la foi et comment peut-elle être correctement comprise par quelqu’un qui ne la pratique pas?

Les icônes expriment par des images les récits des Évangiles ou d’écrits apocryphes reçus par l’Église (comme dans l’icône de la Dormition, qui suit le récit du Protoévangile de Jacques). De même que les Saintes Écritures, elles n’agissent pas de façon magique, automatique, mais supposent un minimum d’adhésion de celui qui les aborde. Comme dans toutes les réalités ecclésiales dans lesquelles la grâce se transmet, vaut le principe de la synergie cher à la spiritualité orthodoxe (la grâce n’agit qu’à proportion de la réceptivité de l’homme, de manière à préserver sa liberté). Il est clair en particulier que l’icône des myrophores devant le tombeau vide fait appel à notre foi, comme le tombeau vide lui-même a fait appel à la foi des femmes myrophores puis des apôtres. Néanmoins, parfois une grâce est donnée sans que l’homme fasse quelque chose pour la recevoir. Certains hommes reçoivent des révélations (ou du moins des signes divins) non parce qu’ils en sont dignes, mais de manière gratuite, parce que Dieu juge que c’est la façon la plus appropriée de les convaincre ou de réorienter leur vie. Les non-croyants bénéficient de plus de miracles que les croyants (les premiers chrétiens s’en étonnaient déjà), parce que, comme l’expliquent saint Jean Chrysostome et saint Jean Cassien, chez les croyants la foi rend les signes inutiles. Sans aller jusque-là, l’icône bénéficie d’un pouvoir particulier, celui de l’image, qui est supérieur, pour emporter la conviction, à celui des concepts et des mots. Ceux-ci nous mettent en face d’une idée, tandis que l’image nous met en face d’une réalité.
On dit souvent que les fresques qui couvrent l’intérieur (et parfois, comme en Roumanie, l’extérieur) des églises, ont été conçues comme des catéchismes à l’intention des enfants et des illettrés. Mais elles sont pour tous un complément des Saintes Écritures qui nous donne, d’une autre façon qu’elles, un certain accès à la Révélation. Par son cadre, par sa perspective inversée, l’icône est une interface dont le contenu va vers le spectateur et en même temps l’entraîne à l’intérieur d’elle-même. Autrement dit toute icône établit une communion. Le mode de représentation propre à l’icône (si celle-ci est conforme à la tradition) permet à celui qui la regarde de transcender la dimension naturelle de la réalité représentée et lui donne accès à la dimension surnaturelle dont elle est porteuse. Elle n’est pas une représentation simplement humaine, mais une représentation divino-humaine. Même si la dimension divine ne peut être exprimée que par des moyens symboliques, elle se manifeste néanmoins avec une certaine force, qui touche à un certain degré toute personne qui la regarde avec respect. L’icône transmet une grâce: au niveau le plus élémentaire elle interpelle, à un niveau moyen elle appelle, au niveau supérieur elle révèle et unit dans une communion spirituelle.

15ème anniversaire de l’exhumation des reliques de saint Amphiloque à la Laure de Potchaïev (Ukraine)

Le 15ème anniversaire de l’exhumation des reliques incorrompues et de la canonisation de saint Amphiloque, thaumaturge de Potchaïev, a été fêté à la Laure de la Dormition de Potchaïev le 12 mai. La liturgie solennelle en la cathédrale de la Transfiguration de la Laure, de même que les vigiles, la veille au soir, ont été présidées par le métropolite de Khoust et Vinogradov Marc. Il était assisté par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Vinnitsa et Bar Syméon, le métropolite de Tchernigov et Novgorod-Serversky Ambroise, le supérieur de la Laure de Potchaïev Vladimir, l’archevêque de Boutcha Pantéléimon, l’archevêque de Vladimir-Volynsky et Kovel Vladimir, l’évêque de Choumsk et le clergé de la Laure. L’office festif s’est déroulé devant la châsse contenant les reliques de saint Amphiloque de Potchaïev, placé au centre de la cathédrale. Les chants étaient assurés par le chœur de la Laure et les étudiants du séminaire de Potchaïev. À la fin de l’office, la châsse a été transportée en procession dans l’église de la grotte, le lieu de son séjour habituel. Les reliques étaient accompagnées par les hiérarques et les prêtres ainsi que des milliers de fidèles, pélerins et paroissiens. Saint Amphiloque de Potchaïev (Golovatiouk, XXème s.) était higoumène du grand habit à la Laure de Potchaïev. Il avait le don des miracles et de clairvoyance. Arrivé à à la Laure à l’âge de 31 ans, il devint moine alors qu’il était âgé de 38 ans. Il accomplit diverses obédiences, comme celles d’infirmier et de chiropraticien. En 1962, il s’opposa à la fermeture, par les autorités soviétiques, de la cathédrale de la Trinité de la Laure, raison pour laquelle il fut interné dans un hôpital psychiatrique. Après en avoir été libéré, il revint dans son village natale de Malaïa Ilovitsa (région de Ternopol), vivant chez son neveu. Là, il célébrait des offices d’intercession et guérissait les malades. Sur l’incitation des autorités locales, il fut battu à mort par un parent. Agonisant, il fut transporté à la Laure, où il reçut le grand habit monastique. Il recouvra la santé et revint dans son village natal. Jusqu’à la fin de ses jours, il priait, recevait les malades. Décédé à l’âge de 77 ans, il a été canonisé le 12 mai 2002. On peut visionner ici une vidéo avec des extraits de l’office qui a eu lieu le 12 mai 2017 (extraits de l’acathiste au saint, de la liturgie).

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Jovan Nikoloski