28/03/2017
Actualités
Page d'accueil > A la Une > Communiqué du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe au sujet des déclarations de l’archevêque catholique-romain de Belgrade Stanislav Hočevar
Communiqué du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe au sujet des déclarations de l’archevêque catholique-romain de Belgrade Stanislav Hočevar

Communiqué du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe au sujet des déclarations de l’archevêque catholique-romain de Belgrade Stanislav Hočevar

« Partageant avec le peuple orthodoxe serbe entier, comme avec les autres orthodoxes, et aussi de nombreux chrétiens non orthodoxes à travers le monde, la vénération dans la prière envers la personnalité du saint évêque de Žiča et d’Ohrid Nicolas Velimirović, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe ressent le devoir d’exprimer publiquement son indignation à l’occasion des déclarations inappropriées et malveillantes de l’archevêque [catholique-romain, ndt] de Belgrade Mgr Stanislav Hočevar, données au journal belgradois « Politika » le 28 octobre de cette année, par lesquelles, celui-ci a pris la liberté, selon des critères connus de lui, de mettre en question la sainteté du Nouveau Chrysostome [i.e. saint Nicolas Velimirović, ndt], allant jusqu’à le comparer avec le cardinal Stepinac ou le proclamer encore l’équivalent serbe de celui-ci. À la différence de l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby, qui avec le patriarche de Serbie Irénée, en la cathédrale Saint-Paul de Londres a marqué récemment, de façon solennelle, le centième anniversaire du discours historique de Nicolas [i.e. le discours de St Nicolas Velimirović dans cette cathédrale, ndt], l’archevêque catholique-romain de Belgrade n’est pas obligé de connaître l’œuvre pastorale et spirituelle du saint hiérarque à Ohrid, Bitolj et Žiča, ni son activité multilatérale inter-ecclésiale. Il n’a surtout pas besoin de s’intéresser à ses œuvres théologiques et littéraires, dont la « Centurie sur la charité » et son expérience de l’ennemi comme « d’un ami brutal», à la différence de Stepinac qui a écrit que « l’Orthodoxie byzantine » constitue « la malédiction de l’Europe », et que les Croates et les Serbes, par voie de conséquence, sont deux mondes incompatibles. Il n’est pas obligé de savoir non plus que, à la différence de Stepinac, saint Nicolas a été interné durant toute la Seconde guerre mondiale à Ljubostinja, Vojvolica et finalement au camp tristement célèbre de Dachau. Nous ne lui contestons pas le droit de mettre en question le sens de la décision du chef de sa propre Église, le pape François, de former une Commission mixte constituée de membres de la Conférence des évêques de Croatie et de l’Église orthodoxe serbe, qui doit examiner de façon responsable et conforme à la vérité le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde guerre mondiale. Le Saint-Synode des évêques lui conteste cependant le droit d’utiliser son engagement en faveur de la visite du pape François en Serbie comme petite monnaie d’échange pour envenimer – inconsciemment et peut-être consciemment – les relations de l’Église orthodoxe serbe avec le Saint-Siège. Cet empressement, nous en sommes sûrs, ne sera pas couronné de succès.
Pour le président du Saint-Synode des évêques, l’évêque de Bačka Irénée, membre du Saint-Synode et porte-parole de l’Église orthodoxe serbe ».
Source

Print Friendly
Scroll To Top
Jovan Nikoloski