31 mars (ancien calendrier)/13 avril (nouveau)

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31 mars (ancien calendrier)/13 avril (nouveau)

Fête de la Source Vivifiante de la Mère de Dieu. Saint Hypace, évêque de Gangres, martyr (vers 326) ; saint Apolonios d’Égypte (IVème s.) ; saint Hypace, moine médecin des Grottes de Kiev (XIVème s.) ; saint Jonas, métropolite de Moscou (1461) ; saint Innocent (Veniaminov), métropolite de Moscou, apôtre de l’Amérique du Nord et de la Sibérie (1879) ; saint hiéromartyr Jean (Blioumovitch), prêtre (1938).

SAINT HYPACE, ÉVÊQUE DE GANGRES

Saint Hypace, évêque de Gangres
Saint Hypace, évêque de Gangres, martyr (vers 326)

Saint Hypace était évêque de Gangres (auj. Çankiri), important évêché de Paphlagonie, au nord de l’Asie Mineure, au temps de saint Constantin le Grand. Il prit part au Concile de Nicée (325) et ramena par la suite nombre d’hérétiques à la vraie foi par son enseignement et ses écrits inspirés. Il éleva dans tout son diocèse des églises, dans lesquelles il plaçait des prêtres formés par lui, et fit construire des hospices et autres établissements de bienfaisance dans sa cité. Lorsqu’il voyageait pour ses tournées pastorales, il se déplaçait monté sur un âne, à l’imitation du Christ, accompagné seulement de deux moines. Son mode de vie était tout semblable à celui de saint Jean-Baptiste et, malgré ses responsabilités de pasteur, il vivait dans l’hésychia, comme un moine, et aimait à se retirer dans quelque grotte pour y prier ou y méditer l’Écriture sainte. C’est de ces méditations dans la solitude qu’il tirait la substance de ses écrits, en particulier un commentaire des Proverbes de Salomon, adressé à l’une de ses nobles disciples, Gaïenne, qu’il parvint ainsi à incliner à la générosité. Après la lecture du livre, celle-ci subit une telle transformation qu’elle distribua tous ses biens en faveur des œuvres de l’Église.

En pasteur accompli, Hypace se souciait non seulement de l’édification des âmes, mais il venait aussi en aide à ses ouailles dans leurs difficultés matérielles, grâce à la puissance de Dieu qui habitait en lui. C’est ainsi qu’il délivra la contrée des taupes qui ravageaient les récoltes. Sa renommée de thaumaturge étant parvenue jusqu’à l’empereur Constance (352-360), celui-ci fit convoquer Hypace à Constantinople et lui demanda de le débarrasser d’un dragon redoutable qui s’était installé devant la porte du trésor impérial et en interdisait l’entrée. Dès que l’évêque se présenta devant le monstre, il lui enfonça dans la gueule son bâton surmonté d’une croix et, invoquant le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ, il le traîna jusqu’au forum et le jeta sur le bûcher qu’il y avait fait préparer. En signe de reconnaissance, Constance fit graver l’image du saint sur la porte du trésor et exempta Gangres des impôts annuels qui écrasaient les pauvres (le xylelaion) ; mais il n’en abandonna pas pour autant ses sympathies pour l’hérésie arienne.
Sur le chemin du retour, Hypace fut pris dans une embuscade préparée, dans le défilé de Luziana, par des schismatiques novatiens qui lui portaient une haine implacable. Ils tombèrent sur lui et le frappèrent à coups de pierres, de bâtons et d’épées. Laissé à demi-mort le saint trouva assez de force pour prononcer les paroles du premier martyr : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! » (Act 7, 60). Une femme se rua alors sur lui et, d’un coup de pierre, elle le frappa mortellement à la tempe. De peur qu’on ne les prît, les criminels cachèrent le corps dans un tas de paille et s’enfuirent. Quelque temps plus tard, le propriétaire du champ étant venu prendre de la paille pour ses animaux, eut la surprise de voir, accompagnée de mélodies angéliques, une lumière surnaturelle recouvrir l’endroit où se trouvait le corps. Les habitants de Gangres prévenus, vinrent procéder en grande pompe au transfert de cette sainte dépouille et, aussitôt après, la meurtrière, qui avait été possédée du démon à la suite de son forfait, fut guérie. Le tombeau de saint Hypace resta dans la suite des temps une source de miracles.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de Pâques, ton 5

Le Christ est ressuscité des morts, par Sa mort Il a vaincu la mort, et à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.

Tropaire de la Source vivifiante de la Mère de Dieu, ton 1

Ton temple, ô Mère de Dieu, / est devenu le paradis : / comme flots d’eaux vives éternellement, / il fit jaillir les guérisons / nous les fidèles, auprès de lui nous puisons / comme à la Source vivifiante la santé / et la vie éternelle, car tu intercèdes auprès de ton fils, le Christ notre Dieu, // pour qu’il sauve nos âmes.

Kondakion de la Source vivifiante de la Mère de Dieu, ton 8

De ta source inépuisable accorde-moi, / Vierge comblée par la grâce de Dieu, / les flots sans cesse jaillissants / de ta grâce qui dépasse l’entendement ; / comme à celle qui enfanta le Verbe ineffablement / je te demande de me rafraîchir afin que je te crie : // réjouis-toi, fontaine du salut.

Kondakion de Pâques, ton 8

Bien que tu sois descendu, ô Immortel, dans le Tombeau, Tu as cependant détruit la puissance de l’enfer et Tu es ressuscité en vainqueur, ô Christ Dieu. Aux femmes myrophores Tu as annoncé : Réjouissez-vous, et à Tes apôtres Tu as donné la paix, Toi qui accordes à ceux qui sont tombés la Résurrection.

ÉPITRE DU JOUR

Actes III, 1-8

Pierre et Jean montaient ensemble au temple, à l’heure de la prière : c’était la neuvième heure. Il y avait un homme boiteux de naissance, qu’on portait et qu’on plaçait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle, pour qu’il demandât l’aumône à ceux qui entraient dans le temple. Cet homme, voyant Pierre et Jean qui allaient y entrer, leur demanda l’aumône. Pierre, de même que Jean, fixa les yeux sur lui, et dit : Regarde-nous. Et il les regardait attentivement, s’attendant à recevoir d’eux quelque chose. Alors Pierre lui dit : Je n’ai ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ de Nazareth, lève-toi et marche. Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes ; d’un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu.

ÉVANGILE DU JOUR

Jn II, 12-22
Après cela, il descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours. La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem. Il trouva dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis. Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables; et il dit aux vendeurs de pigeons: Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore. Les Juifs, prenant la parole, lui dirent: Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte? Jésus leur répondit: Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent: Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! Mais il parlait du temple de son corps. C’est pourquoi, lorsqu’il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.

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