3e dimanche après la Pentecôte

Tropaire de la Résurrection, ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort, immortelle Vie, l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ; et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau, tous les anges dans les cieux se mirent à chanter : « Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu ! »


Epître : Romains 5, 1-10. Frères, justifiés que nous sommes par la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, Qui nous a donné d’avoir accès par la foi au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre fierté, c’est l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : nous mettons aussi notre fierté dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la patience, la patience une fidélité à toute épreuve, qui à son tour produit l’espérance. Or l’espérance ne déçoit pas, puisque, par l’Esprit saint qu’Il nous a donné, Dieu a répandu son amour dans nos cœurs. En effet, alors que nous étions encore sans cette force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. A peine voudrait-on mourir pour un juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. Combien plus, maintenant que nous sommes justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie !

Évangile : Matthieu 6, 22-33 (notre traduction)
En ce temps-là, le Seigneur dit : « La lampe du corps c’est l’œil ; si ton œil est sans malice, tout ton corps sera lumineux ; mais si ton œil est mauvais, tout ton corps sera obscur. Si la lumière qui est en toi est obscure, quelle obscurité !
Nul ne peut être l’esclave de deux seigneurs : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il restera attaché à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez être l’esclave de Dieu et de la richesse. C’est pourquoi Je vous dis : Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni pour votre corps de ce que vous revêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement ? Regardez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne récoltent, ni n’entassent dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. N’êtes-vous pas plus importants qu’eux ? Qui de vous, dans son inquiétude, peut allonger sa taille d’une seule coudée ?
Et pourquoi vous inquiéter du vêtement ? Regardez les lys des champs, comme ils poussent ; ils ne peinent ni ne filent. Je vous dis que jamais, dans toute sa splendeur, Salomon ne fut vêtu comme un seul d’entre eux. Si donc Dieu vêt ainsi la plante des champs qui se dresse aujourd’hui et demain sera jetée au four, ne fera-t-Il pas plus pour vous, gens de peu de foi ? Ne vous faites donc pas de soucis en disant : Que mangerons-nous, que boirons-nous, que mettrons-nous ? De tout cela s’inquiètent les nations. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez tout d’abord son royaume et sa justice, et tout cela vous sera accordé. »

Catéchèse : quelques thèmes de la célébration de ce jour – pour un renouveau de la foi en temps de crise !
1. Le Christ est ressuscité (tropaire et kondakion, ton 2) : c’est le fondement de la célébration commune et de toute prière dans et de l’Eglise. Prière intérieure : « Gloire à ta sainte Résurrection, Seigneur Jésus, gloire à toi ! »
2. La Mère de Dieu nous protège (kondakion, ton 6) : Elle nous conduit au Christ qu’elle a conçu et enfanté, elle le prie pour les baptisés et pour le monde entier, afin qu’Il se révèle à nous par l’Esprit. Prière intérieure : « Réjouis-toi, Vierge Mère de Dieu, réjouis-toi ! » ou « Très sainte Mère de Dieu, sauve-nous ! »
3. Les vertus (épître) fondamentales : foi, espérance, patience, amour – « ouverture aimante à Dieu par la ressemblance au Christ » (P.D.Stàniloae) – germent en nous quand nous dépassons notre égoïsme.
4. La pureté du cœur (§1 de l’Evangile), un cœur qui ne doute pas, n’hésite pas, n’est pas double ou tiède.
5. Choisir Dieu comme seul dieu ! C’est un choix quotidien, impossible sans la grâce du saint Esprit.
5. Le charisme de l’insouciance (§2 et fin de l’Evangile) : croire que tout nous vient de Dieu, l’être et la vie, la santé, le travail, l’argent, etc. (c’est notamment le sens du jeûne et de l’abstinence), surtout la vie éternelle.
6. Le Royaume (dernier § de l’Evangile): la vie dans le saint Esprit fait habiter en nous, comme roi de nous et de son monde, le Christ, vie et norme de vie pour nous et pour toute l’humanité. Il règne en nous par la foi et par le saint Esprit, si toutefois nous nous « convertissons » – nous détournant de la mort pour nous tourner vers la vie.
(Père Marc-Antoine Costa de Beauregard)

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