Saint Calliope, martyr en Cilicie (304) ; saint Rufin, diacre, sainte Aquiline et 200 guerriers, martyrs dans le Pont (vers 310) ; saint Georges, évêque de Mytilène, confesseur (vers 820) ; saint Sérapion, moine ; saint Clotaire, moine en Champagne (VIIème s.) ; saint Gibert (ou Gibart), abbé de Luxeuil, martyr (888) ; saint Daniel de Pereyaslav (1540) ; saints nouveaux martyrs de Russie : Arcade (Dobronravov), prêtre (1933) ; sainte martyre Eudocie (Pavlov) (1939).
SAINT CALLIOPE, MARTYR
Saint Calliope appartenait à une famille sénatoriale de Pergé en Pamphylie. Il fut éduqué dans les vertus chrétiennes par sa mère, Théoclée. Lorsque fut promulgué l’édit de persécution générale de Dioclétien (304), sur les recommandations de celle-ci, il alla se réfugier à Pompéiopolis en Cilicie. Témoin des orgies par lesquelles le préfet Maximin honorait les dieux, le jeune chrétien refusa d’y participer en déclarant : « Je suis chrétien, et c’est par des jeûnes que je fête le Christ ! » Aussitôt arrêté et amené devant le gouverneur, celui-ci lui proposa sa fille en mariage s’il acceptait de sacrifier aux dieux de l’Empire. Calliope répondit : « Sache-le bien, je me suis entièrement donné au Christ Dieu, et je veux présenter à son tribunal ce corps vierge et sans souillure. » Maximin, furieux, menaça de lui faire endurer de longs tourments, puis de le livrer aux flammes. Le saint martyr répliqua : « Ces supplices longs et violents ne feront que rendre ma couronne plus riche et plus précieuse, car il est écrit : Nul ne sera couronné s’il n’a généreusement combattu (2 Tim. 2, 5) ». Il fut frappé avec des lanières garnies de plomb, puis avec des nerfs de bœuf, et on l’étendit ensuite sur une roue qu’on fit tourner au-dessus d’un feu ardent. Mais un ange intervint pour éteindre le brasier et rendre inutiles les efforts des bourreaux. Sur ce, le magistrat fit jeter le valeureux combattant du Christ dans le cachot le plus profond de sa prison. Apprenant tout ce qui venait d’arriver à son fils, la pieuse Théoclée affranchit tous ses esclaves, distribua ses richesses aux pauvres et à l’Église, puis elle se rendit auprès de Calliope dans la prison. Chargé de fer et épuisé par la torture, celui-ci ne put se lever, mais il la salua en disant : « Mère, soyez la bienvenue. Vous allez être témoin de la Passion du Christ en moi ! » — « Je suis heureuse, répondit-elle, car il m’a été donné de te consacrer au Seigneur comme un trésor de grand prix. » Et toute la nuit, ils veillèrent ensemble, priant et glorifiant Dieu.
De nouveau présenté, au matin, devant le tribunal, Calliope s’exclama : « J’ai hâte de mourir du supplice du Christ mon Maître ! » Le Grand Jeudi, lorsque Théoclée apprit que son fils avait été condamné à la crucifixion, elle donna cinq pièces d’argent aux bourreaux pour qu’il fût attaché à la croix la tête en bas, comme l’Apôtre saint Pierre. Le lendemain, Grand Vendredi, à l’heure précise de la mort vivifiante du Sauveur, le saint martyr rendit son âme à Dieu. Quand on le décrocha de la croix, sa mère se précipita pour étreindre le corps de son fils, elle l’embrassa par trois fois en rendant gloire à Dieu, puis elle remit à son tour son âme à Dieu. Les chrétiens du lieu ensevelirent ensemble les corps de la mère et de son fils, unis pour l’éternité dans l’amour du Christ, plus fort que les liens de la chair.
(Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras)
TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR
Tropaire du dimanche de Thomas, ton 7
Le sépulcre étant scellé, Toi qui es la Vie, ô Christ Dieu, Tu t’es levé du tombeau, et les portes étant fermées, Toi, la Résurrection de tous, Tu t’es présenté devant Tes disciples, par eux renouvelant en nous un esprit droit, dans Ta grande miséricorde.
Tropaire, ton 4
Ton martyr Calliope, Seigneur, pour le combat qu’il a mené, a reçu de Toi, notre Dieu, la couronne incorruptible. Animé de Ta force, il a terrassé les tyrans, et réduit à l’impuissance l’audace des démons. Par ses prières, ô Christ Dieu, sauve nos âmes.
Kondakion du dimanche de Thomas, ton 8
Voulant s’assurer de Ta Résurrection, Thomas scruta de sa droite curieuse Ton côté vivifiant, ô Christ Dieu ; aussi, lorsque Tu entras, les portes étant fermées, il Te clama avec les autres apôtres : Tu es mon Seigneur et mon Dieu.
ÉPITRE DU JOUR
Ac III, 19-26
Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement viennent de la part du Seigneur, et qu’il envoie celui qui vous a été destiné, Jésus Christ, que le ciel doit recevoir jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses, dont Dieu a parlé anciennement par la bouche de ses saints prophètes. Moïse a dit : Le Seigneur votre Dieu vous suscitera d’entre vos frères un prophète comme moi ; vous l’écouterez dans tout ce qu’il vous dira, et quiconque n’écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. Tous les prophètes qui ont successivement parlé, depuis Samuel, ont aussi annoncé ces jours-là. Vous êtes les fils des prophètes et de l’alliance que Dieu a traitée avec nos pères, en disant à Abraham : Toutes les familles de la terre seront bénies en ta postérité. C’est à vous premièrement que Dieu, ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités.
ÉVANGILE DU JOUR
Jn II, 1-11
Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n’ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n’est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu’il vous dira. Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures. Jésus leur dit: Remplissez d’eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu’au bord. Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l’ordonnateur du repas. Et ils en portèrent. Quand l’ordonnateur du repas eut goûté l’eau changée en vin, -ne sachant d’où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l’eau, le savaient bien, -il appela l’époux, et lui dit: Tout homme sert d’abord le bon vin, puis le moins bon après qu’on s’est enivré; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent. Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.