17/10/2017
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Résultats de la recherche : Irénée de Backa

Dans un entretien, l’évêque de Irénée de Bačka (Eglise orthodoxe serbe) aborde la question du Concile de Crète, du nationalisme dans l’Église, de l’Église orthodoxe en Ukraine et de l’archiprêtre Gabriel Kostelnik (+1948)

Au cours de son récent séjour en Serbie, le métropolite de Zaporojié et Mélitopol Luc (Église orthodoxe d’Ukraine) a rencontré l’évêque de Bačka Irénée (à gauche sur la photographie, ndlr) et lui a posé un certain nombre de questions. Nous reproduisons ci-dessous, in extenso, l’entretien :

– Métropolite Luc : « Comme on le sait, alors que vous participiez au Concile panorthodoxe, vous n’avez pas signé certains de ses documents. À ce sujet, je voudrais entendre votre point de vue personnel, et ce d’autant plus qu’en Ukraine, les disputes ne cessent pas entre ceux qui rejettent en bloc le Concile et ceux qui soutiennent l’idée de sa tenue et les décisions prises.

– Évêque Irénée : Beaucoup de choses dites par moi à ce sujet en serbe n’ont pas encore été publiées. Comme on le sait, nous sommes ici [en Serbie] voisins des Grecs. Nous avons de profonds liens historiques et autres avec les Grecs, un grand nombre de nos évêques parlent ou comprennent le grec. Depuis mon enfance, j’ai appris la langue grecque [ancienne] et j’ai enseigné le Nouveau Testament et la langue grecque à la Faculté de théologie de l’Université de Belgrade. Nous avons notre milieu distinct, particulier. Je connais beaucoup d’évêques grecs et je suis ami avec un grand nombre d’entre eux, aussi j’ai été très triste lorsque que l’on a commencé à dire que « les Serbes nous ont trahis, sont passés chez les Russes ». Je suis contre de telles affirmations, parce que dans l’Église, il n’y a pas de Russes, de Serbes ou de Grecs. Il y a ceux qui sont orthodoxes et ceux qui ne le sont pas, ou bien tu es dans l’Église, ou tu es contre l’Église, tertium non datur. Si je connais beaucoup de Grecs, si j’ai des relations fraternelles avec eux, cela signifie seulement qu’ils doivent avoir la même attitude envers les Russes, les Ukrainiens, les Géorgiens. L’apôtre Paul dit encore que pour l’Église, il n’y a ni Grec ni Juif. Sinon, cela est pour moi le démembrement, la division artificielle de l’orthodoxie entre Grecs et Slaves, Russes. Cela non seulement ne me plait pas, mais dans l’essence, c’est quelque part hérétique. C’est une approche hérétique.

– Qui fait cela ?

– Ce sont différents journalistes. Pour ce qui me concerne, je n’ai reçu aucun ordre, aucun souhait d’où que ce soit. J’ai seulement ma responsabilité, comme théologien, comme un homme qui s’est occupé de cela toute sa vie, dans la mesure de ses possibilités et capacités, et j’analyse tout ce qui s’est produit : tous les courants, toute la préparation du Concile et j’en tire des conclusions pour ma conscience. C’est la question de ma foi, de ma conscience, et non la question des Serbes, des Russes ou des Grecs, de qui que ce soit. À Genève, j’ai participé à toutes les rencontres liées à la préparation du Concile, j’ai étudié tous les textes avec les autres. Je n’ai jamais été contre le Concile. Lorsque ont commencé tous ces commérages, cela m’était répugnant à un point indicible. Et c’est en grec, et non en serbe, que je me suis alors empressé de publier, afin que cela soit clair à tous, pourquoi je n’ai pas signé. J’en suis venu à cette conclusion, selon ma conscience.

– Votre point de vue au sujet de ce qui suit est très important : certains émissaires des autorités de notre pays rencontrent les représentants [du Patriarcat] de Constantinople afin que ces derniers fassent des pas dans la direction du rapprochement avec les schismatiques [ukrainiens].

– Une fois, alors que je parlais avec le patriarche œcuménique, je lui ai dit : « Soutenir Denissenko [le « patriarche » schismatique de Kiev, ndt], ce sera un nouveau schisme, cette fois non entre l’Orient et l’Occident, mais en Orient. Personne n’a besoin de cela. Ceux qui ont intérêt à cela, ce sont des forces qui n’ont rien de commun avec le christianisme ». Je l’ai fait honnêtement, je l’ai dit en face. Je regrette le fait que les représentants des séparatistes ecclésiastiques ukrainiens aient été reçus au Phanar, et aussi que des représentants du pouvoir politique y soient venus pour des discussions semblables, certains d’entre eux n’étant pas même orthodoxes. Bien sûr, dans cela, ils voient les intérêts de l’État. Nous faisons face à la même chose au Monténégro. On s’efforce de faire de l’Église l’instrument de la politique, afin qu’elle serve les intérêts de l’État et non ses buts véritables. Je ne pense pas que le patriarche Bartholomée s’engagera dans quelques concessions.

– Nous, en Ukraine, ressentons cela très douloureusement, particulièrement notre troupeau. Il nous est indispensable de parler plus du Christ aux gens, d’autant plus au moment où, dans les médias officiels, on répand des mensonges sur nous. Nos fidèles s’intéressent à la position de Constantinople, à laquelle se réfèrent constamment les schismatiques, d’autant plus que le patriarche Bartholomée aurait soi-disant occupé la position du pape au Concile.

– Ce n’est pas vrai. Il s’est conduit dans le cadre de ses pouvoirs et, plus que tout autre, au Patriarcat œcuménique, il a voulu faire un Concile selon tous les critères et normes. La question de l’unité de l’orthodoxie est plus importante que les plans du pouvoir que ce soit l’ukrainien ou tout autre pouvoir éphémère. Tout est éphémère, seule l’Église est éternelle. Qui aurait pu penser que nous vivrions jusqu’au monde post-soviétique ? Nul parmi eux [les communistes, ndt] n’aurait pu y penser, ils pensaient qu’il seraient là encore trois ou quatre siècles. C’est Dieu qui dirige l’histoire, l’Esprit Saint. En ce sens, tout cela est éphémère et on ne sait jamais ce qui arrivera. Les miracles se produisent de notre vie également, et après il y en aura encore. En ce sens, il faut simplement résister, confesser la foi. Nous devons rester conséquents dans nos positions ecclésiales, ecclésiales seulement et aucunes autres, non celles des partis, non des positions politiques. L’Église n’a jamais été contre l’État. Certains dirigeants ne pourront jamais le comprendre, parce qu’en fait, ils sont tous des athées, ce sont les mêmes qui étaient là à l’époque soviétique.

– On commence à parler chez nous, activement, qu’il faut passer de l’alphabet cyrillique à l’alphabet latin. Changer la forme de la langue.

– La même chose se produit chez nous au Monténégro. L’alphabet cyrillique y a été interdit, on ne peut écrire qu’en caractères latins. Je perçois tout cela comme une conséquence de la position suicidaire du pouvoir. Que recevront-ils si, en se coupant de leurs racines orthodoxes, ils deviennent partie du monde occidental ? Qu’est-ce qu’aujourd’hui le monde occidental ? C’est un athéisme qui est pire que l’athéisme soviétique, malheureusement. À l’époque soviétique le pouvoir avait fait de l’idée athée une idéologie, ils luttaient contre la religion. Or aujourd’hui, en Occident, toute religion est une imbécillité, elle n’intéresse personne, il n’y a que le plaisir. Particulièrement dans les cercles dirigeants du monde, raison pour laquelle le monde musulman est plus fort qu’eux. Pensez seulement au fait qu’en France il y a plus de gens dans les mosquées que dans les églises !

– Il y a un refroidissement dans la jeunesse envers le savoir, la vie. On leur dit quelque chose, ils le croient, il y a une certaine absence du souhait d’analyser, de comprendre quelque chose. Comment enseigner à penser ? Que faut-il faire pour cela ?

– Nous avons le même problème. Mais nous devons défendre l’orthodoxie, bien sûr avec patience et amour, avec respect envers la liberté de conscience de chaque homme. Mais nous ne devons jamais céder. Il faut suivre les traditions de l’Église. De nombreux efforts sont nécessaires au salut. Que Dieu nous donne de la patience. Comme on le disait à l’époque byzantine, les nuages les plus menaçants passent. Aussi difficiles et lourdes que puissent être les difficultés pour nous, ces nuages passeront. Il faut attendre, peut-être ne vivrons-nous pas jusque-là, d’autres y parviendront, mais le mot définitif sera celui du Christ, et non de l’Antichrist. Si certains n’y croient pas, c’est leur problème.

– On entend maintenant de la bouche des politiciens [ukrainiens] : « Vous êtes un ennemi, vous êtes la cinquième colonne, vous êtes un curé moscovite ». Certains l’endurent très difficilement.

– Le plus important est de comprendre que ces gens ne s’intéressent à l’Église que comme un instrument, celui de leurs plans. Il en est ainsi dans le monde entier. Il faut, avec sagesse, ne s’identifier avec aucun d’entre eux. Même avec ceux qui disent qu’ils sont orthodoxes. Il est vrai qu’il y en a de tels, mais quoi qu’il en soit, il faut avoir sa position, sa liberté. Nul ne doit dire qu’un orthodoxe appartient à l’une ou l’autre orientation politique, à un parti. À aucun ! Nous n’appartenons qu’à une seule orientation, celle du Christ !

– Monseigneur, excusez-nous, nous prenons beaucoup de votre temps.

– Non, j’en suis très content. Et je dirai encore quelque chose pour ce qui concerne le Concile [de Crète]. J’ai participé à sa préparation, j’ai suivi chacun de ses pas, j’ai parfois tenté d’aider certaines formulations de compromis, de décisions communes, etc. Mes frères évêques, qui ont eu la même préoccupation que moi dans cette œuvre, savaient que je comprends le grecs, que je bénéficiais d’une certaine confiance des Slaves et pouvais leur expliquer quelque chose. Il y a eu des discussions sur l’octroi de l’autocéphalie et de l’autonomie. En fin de compte, nous sommes arrivés à la décision que l’octroi de l’autocéphalie n’est pas le problème d’une Église locale, ni de Constantinople, mais une question panorthodoxe, et nous sommes parvenus à une conclusion, à un résumé sur la base de l’expérience commune de l’orthodoxie durant des siècles. Et la formule finale était que l’octroi de l’autocéphalie ne peut se produire sans la volonté de l’une des Églises locales, personne ne peut dire qu’il veut devenir autocéphale. S’il y a la bénédiction que l’Église-Mère – l’une ou l’autre des Églises locales – déclare pour des considérations spirituelles, non étatiques, non politiques, non idéologiques ou d’autres encore, être d’accord, alors un diocèse ou un autre devient Église autocéphale. Ce n’est pas une décision finale, c’est une proposition à la conscience panorthodoxe. Cela est communiqué à toutes les Églises autocéphales. Si toutes sont d’accord sur le fait que cela est utile dans le sens de la croissance de tout l’organisme divino-humain de l’Église, alors commence l’examen panorthodoxe de cette question. En bref : la première condition est l’accord de l’Église-mère, la seconde démarche, l’accord panorthodoxe, et la troisième la proclamation. Pour ce qui concerne celle-ci, les idées diffèrent. Au début, Constantinople disait que le seul accord du patriarche œcuménique était suffisant, avec la publication d’un tomos, la proclamation etc. Oui, c’était le cas avant, dans les temps anciens. Mais les choses sont autres maintenant. Il y a de nouvelles Églises autocéphales, plus tardives, en plus des patriarcats anciens. Cela reste une question non résolue, qui nécessite un examen. En général, il est nécessaire lors d’un concile de discuter des problèmes importants, non pas théoriques, mais de ceux qui concernent l’unité de l’Église. Toutes les questions du schisme, du nationalisme, de l’obscurantisme, doivent absolument être résolus au niveau conciliaire. Le principe du consensus, de l’unanimité, est important. Et le fait même que le concile actuel ait eu lieu sans la participation de certaines Églises constitue un problème sérieux. Celles-ci disent qu’elles n’ont pas participé en raison de leurs considérations stratégiques, et cela est juste, cela signifie qu’elles avaient des considérations de principe.

– Pour nous, la guerre au Sud-Est de notre partie constitue une grande douleur. Ma maison a été détruite, nous vivions non loin de l’aéroport. Mes anciens paroissiens sont morts sous les bombardements, tandis que d’autres refusent de me parler, m’accusant de trahison, parce que je suis resté sur le territoire de l’Ukraine.

– Oui, cela est horrible quand se produit une guerre civile, lorsque les frères sont en guerre. Nous avons vécu sera à la charnière du siècle présent. Cela arrange les forces anti-orthodoxes – et c’est pour cela qu’elles l’organisent et l’attisent –, elles veulent une seule chose : démembrer et piller le pays, et faire de l’Église orthodoxe une organisation politique obéissante, du type d’une organisation séparatiste avec à sa tête Denissenko. Ce sont des gens sans morale.
– Monseigneur, il est tellement intéressant de parler avec vous…
– Merci. Je veux également vous demander quelque chose. Avez-vous quelque document au sujet de Gabriel Kostelnik [ancien prêtre uniate revenu à l’orthodoxie après la Seconde Guerre mondiale, il présida le Concile de Lvov en 1946 et fut assassiné en 1948, ndt]. Il a fait beaucoup au Concile de Lvov, il a abandonné l’uniatisme, est devenu prêtre de l’Église orthodoxe. Je suis allé sur sa tombe, nous avons prié pour son âme, alors que Mgr Augustin était encore évêque du lieu. Je considère moi-même qu’il est digne de la canonisation. Mgr Augustin m’a dit également qu’il fallait tout analyser, à savoir quelles étaient les immixtions du KGB. Parfois, il y avait des intérêts parallèles. Ils [les communistes, ndt] ne voulaient pas d’uniates, nous non plus. Mais cela ne signifie pas que le père Gabriel Kostelnik était leur laquais. Mon idée est qu’il faut procéder à la canonisation simultanément en Ukraine et en Serbie. Il a vécu là-bas et ici [le père Gabriel Kostelnik est né en Voïvodine, ndt]. Le lien vivant se conservera s’il y a canonisation en même temps dans les deux pays.
– Je vous remercie chaleureusement, Monseigneur, pour cette discussion si substantielle et intéressante. J’espère et demanderai à Dieu et à Votre Éminence de nous rencontrer à nous. Nous demandons vos prières pour notre Église avec, à sa tête, son primat le béatissime métropolite Onuphre.
– Nous, Serbes, plus que qui que ce soit, partageons votre douleur, c’est la raison pour laquelle, en priant pour notre peuple très éprouvé, nous prions aussi pour nos frères ukrainiens. À la tête de votre Église se trouve un hiérarque très sage, un exemple à imiter dans sa fidélité à l’Église-mère et ses canons. Que Dieu lui donne force et santé !
– Le Christ est ressuscité !
– En vérité, Il est ressuscité !

Source (dont photographie): Hram.zp.ua

L’évêque Irénée de Bačka (Église orthodoxe serbe) : « Pourquoi je n’ai pas signé » (le texte conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »)

Dans un texte long et détaillé publié par l’Agence grecque Romfea.gr, l’évêque de Bačka Irénée, membre du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, a expliqué pourquoi il n’avait pas signé le texte conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Dans l’introduction de sa déclaration, l’évêque Irénée précise « qu’il n’était pas le seul (…) à ne pas avoir signé parmi les 25 évêques serbes présents au Concile, mais que la plupart d’entre eux n’avaient pas signé non plus. En outre, beaucoup d’autres évêques également n’ont pas signé le texte. En conséquence, ce texte est invalide en raison du principe du consensus en vigueur depuis 1961, décidé communément. Et si un évêque ne signe pas (tandis que sa signature est exigée !), le texte est inexistant». Parmi les raisons mentionnées pour son refus, l’évêque Irénée avance qu’au lieu du « principe apostolique d’un homme, un suffrage, était en vigueur [au concile, ndt] le principe : une Église autocéphale, un suffrage, ce que l’on a interprété comme le seul vote des Primats des Églises ». Par conséquent, selon l’évêque Irénée « la seule différence entre l’évêque orthodoxe et l’observateur hétérodoxe [présents au concile, ndt] est que l’un peut parler à volonté, tandis que l’autre reste assis, silencieux. Ni l’un, ni l’autre, ne décident de quoi que ce soit. Dans ce cas, cependant, à quoi sert la signature sous le texte de ceux qui n’ont pas le droit de voter ? Afin de donner l’impression que le système conciliaire fonctionne, tandis qu’il est inactif et transgressé ? Ou bien est-ce pour une autre raison ? Je l’ignore, naturellement, mais je peux au moins ne pas signer ce qui ne correspond pas à mes convictions ». L’évêque Irénée indique ensuite « la raison principale » pour laquelle il n’a pas signé le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe avec le reste du monde chrétien » : « Selon moi, tout au moins, il s’agit du contenu équivoque du texte, ambigu du point de vue ecclésiologique, s’approchant par certains points des limites d’une doctrine autre [non orthodoxe ndt] ». L’évêque Irénée déclare ensuite que malgré les améliorations apportées au texte en ce qui concerne « la dénomination historique des autres Églises et confessions chrétiennes », il considère que celui-ci « du début jusqu’à la fin est irrémédiable et inacceptable, car il est un véritable mélange de positions purement orthodoxes et de terminologies à caractère et style œcuméniques ». L’évêque Irénée considère toutefois que le texte aurait dû laisser la dénomination d’Église au « catholicisme romain » pour la raison que « le conflit dogmatique entre celui-ci et nous-mêmes, qui dure plus de mille ans, n’a pas encore été tranché au niveau d’un concile œcuménique, si ce ne sont les pseudo-conciles œcuméniques de Lyon et de Florence ». Quoi qu’il en soit, selon l’évêque Irénée, le texte aurait dû, après avoir confessé, comme il l’a fait, que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique, affirmer à l’instar de la constitution de Vatican II, que les chrétiens non-orthodoxes « ont aussi des éléments sains provenant de l’ancienne Tradition commune et des déviations très sérieuses dans le domaine de la foi et de l’ordre (« taxis ») en raison desquelles ils ne sont pas en communion avec l’Église orthodoxe. Particulièrement en ce qui concerne les catholiques-romains, il fallait souligner que non seulement la primauté et l’infaillibilité papales hydrocéphales, mais aussi l’ajout du Filioque dans le Symbole de Foi constituent à la fois des obstacles infranchissables à l’union de l’Orient et de l’Occident, étant au demeurant les thèmes principaux du dialogue théologique ». Abordant l’absence des quatre Églises autocéphales, l’évêque Irénée récuse les accusations de ceux qui considèrent qu’il aurait été leur « avocat » : « Je déclare que leur présence et leur contribution active, dynamique eût été plus utile à l’Église. Néanmoins, j’éprouve de la compréhension et de la compassion lorsque j’entends sonner la cloche du danger de nouveaux schismes, para-synagogues et « d’emmurements » [de groupes qui se referment sur eux-mêmes, ndt] à la suite de textes défectueux, quant au fond des textes pauvres, inférieurs même à ceux du second Concile du Vatican ». Et l’évêque Irénée ajoute : « Je n’ai pas de compréhension et de compassion pour ceux qui disent : ‘Les fanatiques, les obscurantistes, les…, les… ne nous intéressent pas’. Au contraire, tous nous intéressent : les ‘nôtres’, les ‘étrangers’, les proches et les lointains. Il fallait faire ceci sans négliger cela, selon la parole du Seigneur. Si ce n’est rien d’autre, la faiblesse de la conscience du frère, justement ou injustement scandalisé, produit dans nos âmes le sentiment de responsabilité humaine et pastorale, de soutien mutuel et de compassion… ‘Ce n’est pas en paroles, mais en actes qu’est notre piété ‘ [St Grégoire le Théologien, ndt] ». L’évêque Irénée ajoute que « Selon mon humble avis, par sa Toute-sainteté son président [le patriarche œcuménique Bartholomée, ndt], le Concile s’est adressé à juste titre aux observateurs hétérodoxes par des paroles fraternelles et chaleureuses, et a évité en même temps, en raison du dialogue, le style ardu de la confrontation. Or, il fallait cependant, ou plutôt il était nécessaire, de soumettre par le texte [conciliaire, ndt] en question le témoignage de l’identité ecclésiologique et la conscience qu’a d’elle-même [l’Église orthodoxe, ndt] d’une façon plus claire, plus conséquente et plus exacte ». En conclusion, l’évêque Irénée écrit que l’Église orthodoxe serbe espérait que le présent Concile se préoccuperait des « problèmes contemporains de l’Orient, tels que les schismes, qu’ils soient d’inspiration nationaliste ou zélote, de l’absence de communion entre Églises [locales, ndt] et de la conduite anti-canonique d’autres Églises [locales, ndt], de la question de l’autocéphalie (…). Or, rien de tel n’a eu lieu (…). Très malheureusement, l’occasion historique bénie a été perdue d’aborder et de commencer à résoudre toute une quantité de défis et d’épreuves dans la vie de notre sainte Église (…) Je crains que dans l’histoire future de l’Église, le Concile de Crète ne soit mentionné que comme un Concile provincial des Églises qui y ont participé, sans rayonnement et influence plus importante. Mais peut-être est-ce préférable à l’aphasie et l’absence totales d’existence historique ».

Source (texte intégral en grec)

Communiqué de l’évêque Irénée de Bačka, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, concernant le rôle éventuel de celle-ci en tant que médiatrice entre l’Église orthodoxe russe et le Vatican, et au sujet de la visite éventuelle du pape en Serbie.

Suite aux déclarations du président serbe Nikolić, envisageant la visite du pape en Serbie et un rôle de médiatrice pour l’Église orthodoxe serbe entre le Patriarcat de Moscou et le Vatican, l’agence russe de presse « Sputnik » a questionné l’évêque Irénée de Bačka, qui a fait la déclaration suivante.
« La visite du pape en Serbie ne figure pas à l’ordre du jour de l’Église orthodoxe serbe, et qui que ce soit jusqu’à maintenant n’a manifesté une telle initiative. Si celle-ci se manifestait, elle serait exclusivement du ressort de l’Assemblée des évêques, la plus haute instance de l’Église orthodoxe serbe. Pour ce qui concerne la médiation éventuelle entre l’Église orthodoxe russe et le Vatican, je pense qu’elle n’est pas réaliste. Le Patriarcat de Moscou, comme on le sait, dispose d’un département très bien organisé pour les relations ecclésiastiques extérieures et, par celui-ci il est en dialogue constant avec les autres Églises, États et institutions internationales, de telle façon qu’il n’a pas besoin de médiateur ».
Source

L’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) : « Je suis certain que le dialogue sur Stepinac continuera »

Dans une interview au quotidien belgradois « Politika » datée du 20 juillet, l’évêque de Bačka Irénée s’est exprimé sur les suites du dialogue de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate au sujet de la canonisation par l’Église catholique-romaine du cardinal Stepinac. Nous publions ci-après in extenso l’interview de l’évêque Irénée, précédée du commentaire de « Politika ».

Le communiqué commun de la Commission mixte  qui a examiné la personne et les actes d’Aloïs Stepinac a provoqué différents commentaires. Ce document, publié après la sixième, à savoir la dernière, session au Vatican, est interprété dans une partie de l’opinion publique comme une complaisance des représentants de l’Église orthodoxe serbe [à l’égard de la partie croate], car en sont éludées les formulations qui feraient ressortir pourquoi la canonisation d’Aloïs Stepinac est inadmissible pour la partie serbe. Le détail le plus controversé est que le communiqué commun a été publié dans deux versions. Dans « la rédaction croate », il est mentionné que Stepinac « a vécu et exercé son ministère lors d’une période historique particulièrement difficile », tandis que dans la traduction serbe de l’original en italien, cette période est appelée « particulièrement problématique ». Dans la version du communiqué de la Conférence des évêques croates, Stepinac est « un éminent pasteur catholique », tandis que dans le communiqué publié par l’Église orthodoxe serbe, celui-ci est « un important pasteur catholique ». L’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe, membre de la Commission mixte, s’est entretenu avec « Politika » de la façon dont s’est déroulée la dernière session au Vatican et sur ce que l’on peut attendre à l’avenir sur le sujet.

– Les médias croates affirment que le texte du communiqué final a été composé par le père Bernard Ardura, président du président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Cela est-il exact ou le texte a-t-il été mis au point par les représentants des deux Églises ?

– Comme le dit le titre même du texte dont il est question, le Communiqué est commun. Les deux parties, comme cela est la règle, ont participé à sa rédaction. Naturellement, le modérateur, le père Bernard Ardura a apporté une contribution significative. Au demeurant, je considère – c’est ce que vous avez dit quelque part – que le texte est équilibré, qu’aucune des parties, ni nous, ni nos interlocuteurs de l’Église catholique-romaine de Croatie, ne peut affirmer que dans le Communiqué, dans son esprit ou dans sa lettre, la position des uns ou des autres est prédominante. Nous n’avions pas de telles ambitions. Il est suffisant que ce qui suit ait été mentionné : « On en est arrivé à la conclusion que les différents événements, interventions, silences et prises de position sont toujours l’objets d’interprétations différentes. Dans le cas du cardinal Stepinac, les interprétations qu’ont données en substance les catholiques croates et orthodoxes serbes restent toujours différentes [dans le texte original italien « divergentes », ndt]». Les affabulations subséquentes sur l’auteur du texte, ensuite la tentative de changer le sens du communiqué commun par une traduction erronée tendancieuse, pour ne pas dire une falsification, une fausse interprétation comme on le dirait à Zagreb, et les pronostics basés sur de telles interprétations, ont pour but d’encourager les apologètes croates de la canonisation, voire peut-être d’influencer le Vatican. Dans ma conception, tout cela est à courte durée, pour ne pas dire insensé. Bien sûr, pour ce qui concerne la responsabilité envers notre partie de la Commission et nos collègues de Croatie, envers les thèmes dont nous nous sommes occupés durant les douze mois écoulés, ce que certains font à Zagreb par leurs commentaires n’est pas correct. En outre, je ne peux affirmer que le contenu de leur triomphalisme et de leurs pronostics est égal au contenu et à la durée d’un ballon gonflable d’enfant, mais je peux affirmer que les arguments de la partie serbe de la Commission étaient fondés sur des documents et des faits irréfutables, quoi qu’en écrivent ou disent certains à Zagreb.

– Quels sont les arguments qui ont été communiqués par les représentants de l’Église orthodoxe serbe et les historiens serbes sur le rôle controversé d’Aloïs Stepinac durant la Seconde Guerre mondiale et sont-ils suffisants, si l’on prend en compte le fait que le Vatican n’a pas permis l’ouverture de ses archives sur Stepinac ?

– Du point de vue orthodoxe, et je crois du point de vue chrétien en général, nous tous absolument dans notre partie de la Commission, évêques et historiens experts, avons agi de façon responsable et selon notre conscience, sans haine ni parti pris. Les arguments que nous avons présentés, tant historiques que théologiques, sont selon nous plus que suffisants. Par ailleurs, nous comprenons l’intérêt justifié de notre opinion publique et des médias quant aux preuves et arguments que nous avons présentés. Mais il est nécessaire qu’il soit clair pour notre opinion publique et nos médias qu’exposer notre argumentation maintenant serait contre-productif.

– Pourquoi cela serait-il contre-productif, alors que le dialogue est terminé ?

– Parce que nous respectons l’accord selon lequel, jusqu’à l’achèvement du processus, le contenu des discussions ne sera pas publié, et le processus n’est pas terminé, mais dure toujours ! Lorsque viendra le temps, tout le matériel de la Commission sera publié et accessible. L’immixtion médiatique dans toute cette affaire ne peut provoquer que la confusion. Mais néanmoins, si nos partenaires croates au dialogue continuent à publier, parfois fort unilatéralement, le contenu des discussions avant le temps, ce que, malheureusement, certains d’entres eux ont commencé à faire, nous devrons aussi réagir de façon appropriée.

-Donc, l’Église orthodoxe serbe attend la suite des discussions entre les deux Églises ?

– Sur un plan général, l’Église orthodoxe serbe ne vit pas dans une réalité parallèle, ni dans l’isolation par rapport à l’orthodoxie universelle et au monde chrétien dans son intégralité. Nous sommes témoins du dialogue vivant, et dans de nombreux domaines, fructueux, de l’Église orthodoxe avec le catholicisme-romain à différents niveaux, du local jusqu’à l’universel. En septembre prochain, par exemple, se tiendra la session suivante des délégations pour le dialogue théologique officiel entre les deux Églises, auquel participent trente théologiens de toutes les Églises orthodoxes locales et trente théologiens de toute l’Église catholique-romaine. Ce dialogue a pour fonction l’examen des questions clés de l’enseignement sur la sainte Trinité et sur l’Église. Par conséquent, le dialogue des deux Églises n’est pas et ne peut être achevé. Lorsqu’il est question en particulier de la question de Stepinac et du rôle de celui-ci, avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, je considère qu’il doit être, dans un cadre institutionnel ou un autre, poursuivi, élargi et approfondi. J’espère qu’il en sera ainsi.

– Le Vatican canonisera-t-il Aloïs Stepinac, ou pensez-vous que le pape François s’en abstiendra, du fait que cela porterait atteinte aux relations non seulement des deux Églises, mais aussi de la Serbie et de la Croatie, ainsi que de la Serbie et du Saint-Siège ?

– Si Stepinac sera « proclamé saint », c’est-à-dire canonisé, je ne le sais pas, de même qu’actuellement nul autre ne le sait. La décision est du ressort du pape François. Ce que pense de cela notre Église, et donc moi personnellement, cela est clair d’après les lettres officielles de notre Église au pape et de la décision étonnante de celui-ci, partant du rejet de la possibilité de la canonisation de Stepinac par l’Église orthodoxe serbe, que celle-ci soit reportée, et que la problématique qui la concerne soit examinée de façon responsable dans le dialogue des évêques et historiens serbes et croates dans le cadre de la Commission mixte. Rappelons qu’en Europe et dans le monde, il existe aussi des catholiques-romains, même un certain nombre de catholiques croates, qui pour des raisons de principe morales s’opposent à cette canonisation, ce qui est en général ignoré chez nous. Les documents d’archives et la littérature scientifique sur ce thème sont pratiquement inépuisables et le délai d’un an est trop court. En outre, cela vaut la peine d’attendre également l’ouverture de toutes les archives vaticanes et autres jusqu’à maintenant fermées. Aussi, je suis certain que le dialogue commencé sera poursuivi, soit sous la forme de la prolongation du mandat de la Commission, soit sous une autre forme. Quoi qu’il en soit, nous verrons. Dans ce cas, il ne faudrait pas que ce soit les relations entre États ou entre nations qui soient décisives. C’est la vérité historique qui compte et seule la vérité. Personne d’autre et rien d’autre !

Source : Église orthodoxe serbe

Dans une interview à l’hebdomadaire belgradois « Pečat », l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) donne son point de vue sur le Concile de Crète

Dans le N°452 du 30 décembre 2016 de l’hebdomadaire belgradois « Pečat », l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) a donné son point de vue sur un certain nombre de problèmes de l’orthodoxie, dont le Concile de Crète, que nous reproduisons ci-après :
Question : Le Concile panorthodoxe en Crète, non pas seulement à cause de l’absence de représentants de certaines Églises, et parmi elles l’Église russe, a suscité de nombreux doutes, et aussi des débats théologiques. Qu’est-ce qui a décidé l’Église orthodoxe serbe, qui avait d’abord déclaré qu’elle ne participerait pas, à être présente à ce concile ? Est-ce que quelque chose a été obtenu, ou s’est avéré utile par la venue en Crète (des évêques serbes) ?
Réponse : L’assemblée de Crète, en raison de son potentiel d’une extrême importance et de sa signification pour notre époque, devait être convoqué en tant que Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. Vous l’avez qualifiée de réunion panorthodoxe, ce que malheureusement, elle n’était pas. Comme cela est connu, quatre Églises étaient absentes, quatre Patriarcats : Antioche, Russie, Géorgie et Bulgarie. Même s’il l’on fait abstraction des raison intrinsèques de leur absence, nous devons conclure que sans les expériences particulières, par exemple, de l’ancienne Église d’Antioche dans laquelle est né le mot « chrétien », ou de l’Église russe qui a environ trois cents diocèses, c’est malgré tout la plus petite partie de « l’œcuméné » orthodoxe qui était représentée. Le Patriarcat de Moscou a sept universités orthodoxes, cinq académies ecclésiastiques, cinquante-deux séminaires, trente-sept écoles ecclésiastiques, plus de huit cents monastères, dont l’expérience spirituelle et les connaissances ont manqué à l’assemblée de Crète. Ne laissons pas de côté l’Église bulgare avec laquelle nous partageons une expérience historique semblable, et notamment le Patriarcat de Géorgie dont le patrimoine chrétien remonte à l’époque apostolique. Les évêques serbes, en général, se sont appliqués à ce que les positions qui expriment l’Orthodoxie universelle soient présentées lors des discussions. Je suis certain, sans prétention aucune, qu’ils avaient en vue également les Églises absentes. Ma contribution personnelle, dans la mesure où elle avait lieu, était définie dans le cadre des décisions précédentes de l’Assemblée des évêques et du Saint-Synode [de l’Église orthodoxe serbe, ndt], essentiellement dans l’obéissance à l’Église et à notre patriarche. Il convient de mentionner que, malgré tout, dans la majorité des documents adoptés en été en Crète, l’ethos orthodoxe est confirmé fortement. Dans les documents qui concernent le mariage et les problèmes bioéthiques, sont confirmés les vérités anthropologiques et les enseignements fondamentaux de l’Église, par lesquels l’existence humaine est gardée et préservée. Ces vérités seront gardées par l’Église à l’avenir également comme les valeurs les plus sacrées. En ce qui concerne les autres questions, un consensus n’a pas été atteint, pas même dans une assemblée si réduite. Si nous regardons les choses de façon réaliste, la réunion de Crète était néanmoins beaucoup plus qu’une habituelle conférence inter-orthodoxe, comme certains critiques l’affirment, mais elle était aussi, malheureusement, bien moins qu’un Saint et Grand Concile panorthodoxe.

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Réflexions de l’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) au sujet du Concile panorthodoxe

À l’occasion de la sortie d’un volume sur le Concile panorthodoxe, contenant la traduction en serbe des projets de textes préconciliaires, ainsi que des articles de différents théologiens de l’Église orthodoxe serbe, l’évêque de Bačka Irénée a publié le communiqué suivant.
« Le Christ est ressuscité !
J’adresse mes salutations à tous dans la joie de la Résurrection, tout en réfléchissant sur le saint et grand Concile durant les jours de la plus joyeuse des fêtes chrétiennes, qui emplit tout de sens universel. Il s’agit du message évangélique du salut de tous et de tout en Christ, qui contient en lui de façon concise l’annonce de l’unité conciliaire de l’Église. En même temps, au moment de la session en Assemblée de la hiérarchie de notre Église locale, je pense qu’il faut, par principe, que nous nous réjouissions tous du futur Concile panorthodoxe. On peut parfois lire et entendre dans les média – et aussi de la bouche des pasteurs et des théologiens de l’Église – que la tradition et la pratique de la convocation des Conciles dans l’Église orthodoxe, ou bien encore en Orient, est interrompue déjà depuis longtemps et que douze siècles se sont passés sans que nous ayons de conciles généraux (!). Historiquement, cela est inexact ! Notre Église est par nature conciliaire (catholique, universelle, englobant tout). Sa conciliarité (catholicité) ontologique, se manifeste historiquement en tant que synodalité, elle s’exprime précisément par les conciles. Avant tout, chacune de nos assemblées lors de la Liturgie est une Assemblée de toute l’Église « en un seul lieu », et sa réunion en un seul corps, en un Esprit divin (ἐπὶ τὸ αὐτό). Chaque Église locale (évêché, diocèse) est une Église dans sa plénitude, qui est en communion avec toutes les autres Églises de Dieu dans le monde. Il en résulte que sans communion conciliaire, l’unité de l’Église, en général, n’existe pas, pas même un instant. Les conciles locaux ou régionaux sont convoqués lorsqu’il en existe le besoin. Notre Église locale, en règle générale, tient un concile au moins une fois par an, et si nécessaire plus souvent. D’autres Églises locales tiennent aussi des conciles – les unes plus souvent, et les autres plus rarement. Qui plus est, lorsque des circonstances historiques importantes l’exigent, c’est-à-dire non à des intervalles réguliers, des grands conciles, exceptionnels, dans la Grâce, de toutes les Églises de Dieu dans le monde, sont convoqués. Ce sont les conciles généraux de l’Église qui s’appellent habituellement Conciles œcuméniques. Par conséquent, il n’est pas exact d’affirmer que dans l’Église orthodoxe, durant de longs siècles, il n’y a pas eu de conciles. Il est seulement exact qu’à l’époque plus récente, durant les siècles plus récents, nous n’avons pas eu de conciles panorthodoxes ou généraux. Cela peut se comprendre dans le contexte des événements historiques. Dans les temps plus anciens, seule la Russie était un pays orthodoxe libre, tandis que dans tous les autres, nous nous trouvions sous un asservissement qui a duré pendant des siècles. Sans les conditions de liberté et de paix, et sans bons moyens de communication entre les chrétiens orthodoxes dispersés dans « l’univers », dans le monde, il n’était pas possible de convoquer des grands conciles. À l’époque plus récente, alors qu’avaient déjà commencé les préparatifs pour un tel concile, au début du XXème siècle, la réunion au monastère athonite de Vatopédi [en 1930 ndt], a été particulièrement importante. À celle-ci, outre les représentants des autres Églises orthodoxes, les évêques de l’Église orthodoxe serbe ont prit une participation active, et le rôle du saint évêque Nicolas y a été immense. Plus tard, les plans pour que le nouveau concile général se tienne à Niš, à l’occasion du 1600ème anniversaire du premier concile œcuménique, ou à Jérusalem ou encore ailleurs, sont « tombés à l’eau », et la convocation du concile a été reportée sine die, principalement en raison des conditions prévalant dans l’Église russe à l’époque soviétique et, plus tard, en raison de conditions similaires dans la majorité des Églises locales, au temps des communistes et de leur pouvoir. Maintenant est venu le moment auquel l’Église peut organiser son concile, bien que les conditions, aujourd’hui aussi, ne soient pas idéales. Il n’y a pas, à vrai dire, de terreur politique et de persécutions grossières dans la majorité des pays orthodoxes, mais dans certains de ceux-ci il existe néanmoins des difficultés dans la vie de l’Église en raison des affrontements armés et, au Moyen Orient, des persécutions par des musulmans fanatiques. C’est la raison pour laquelle le Concile n’a pu être tenu à Constantinople, comme cela avait été prévu au départ. Nous sommes témoins que, sur la base des nouvelles médiatiques, il y a encore des actes terroristes à Ankara et à Constantinople. Les difficultés et les souffrances sont énormes en Syrie, en Irak, dans tout le Moyen Orient, où il y a aujourd’hui également beaucoup de chrétiens orthodoxes, mais aussi des chrétiens séparés de l’Église orthodoxe, qui lui sont toutefois proches et apparentés spirituellement. Les circonstances idéales, au demeurant, n’existent pas et nous ne pouvons les attendre. Mais les besoins et les défis existent et, pour cette raison, il a été décidé d’accélérer les préparatifs. Personnellement, s’il n’est pas immodeste de ma part que je le dise, je considère ce qui suit : si les préparatifs avaient duré deux ou trois ans de plus, le futur Concile serait plus réussi. Je le dis avec une certaine dose de hardiesse, peut-être non justifiée, car je participe depuis longtemps déjà au préparatifs conciliaires au nom de notre Église, avec le métropolite du Monténégro et du Littéral Mgr Amphiloque, et ce non pas comme un observateur qui suit tout ce qui se passe, mais de façon active, de l’intérieur. C’est ainsi que je considère que nous aurions pu avoir alors quelques thèmes importants à l’ordre du jour encore, tout d’abord la question de l’autocéphalie. Il en est de même pour la préparation des textes qui seront traités et soumis à la discussion au Concile et au sujet desquels des décisions seront prises. Cette préparation aurait pu être plus réussie parce certains des textes sont anciens de plusieurs décennies et la période préparatoire n’était pas suffisante pour qu’ils soient revus plus sérieusement et approfondis en fonction des défis spirituels actuels. Nous devons croire que notre manque tout humain de préparation, ou notre préparation insuffisante, ou encore nos désaccords sur certaines questions (il y en a), voire même les relations perturbées entre certaines Églises autocéphales, ne seront pas déterminants, mais que l’Esprit Saint élèvera tout cela depuis les espaces terrestres jusqu’à la cime des espaces célestes. Il édifie le Corps de l’Église et peut, par Son amour étendu et qui englobe tout, l’amour qui est du Père, et qui nous est accordé par le Fils et que nous vivons justement dans l’Esprit Saint, tout vivifier, transfigurer, manifester comme une fidèle icône du royaume de Dieu, malgré tout ce qui est humain et imparfait. Car le Concile est avant tout la Pentecôte, l’Esprit Saint avec nous. Sa force triomphera malgré toutes nos faiblesses et nos défauts. C’est la condition sine qua non préconciliaire, conciliaire et postconciliaire. Au demeurant, les Conciles sont convoqués dans ce but à travers toute l’histoire de l’Église. Ce ne sont pas des conférences ou des symposiums, mais des conciles qui résolvent les questions vitales de la vie de l’Église, en premier lieu, celles qui concernent l’unité de l’Église, à savoir une communion pleine et sans obstacle entre les Églises. C’est pourquoi je crois que la future réunion de toutes les Églises orthodoxes « ensemble et dans l’unanimité » témoignera l’unité entre nous. J’espère qu’elle présentera en outre un témoignage qui peut, à mon sens, être utile également aux chrétiens qui appartiennent à l’Église catholique-romaine, de même qu’aux chrétiens qui appartiennent aux communautés de la Réforme, aux Églises protestantes. En quoi vois-je cela ? De premier abord, il s’avérera que l’unité de l’Église est possible et réelle sans les excès et l’unilatéralité de la doctrine de la primauté de l’évêque de Rome sous la forme qu’elle a développée durant le deuxième millénaire de l’histoire chrétienne, c’est-à-dire sans l’absolutisation du primat romain, sans interprétation de la primauté d’honneur comme une primauté de pouvoir. Donc, que l’on ne peut justifier la nécessité de l’unité par une hypertrophie malsaine de la primauté. Car celle-ci a existé également durant les premiers siècles, mais elle était alors fondée sur l’amour, le service et le sacrifice. De même, les communautés issues de la Réforme, en rejetant le modèle d’unité romain, ont perdu l’unité entre elles, et, en même temps, l’unité avec l’Orient orthodoxe et l’Occident catholique. Il se peut que notre saint et grand Concile soit un témoignage utile, à eux, à tous, voire à nous-mêmes – un témoignage de l’unité de l’Église, et l’indicateur d’un équilibre indispensable entre primauté et conciliarité, primauté conçue comme sacrifice et comme service à l’unité de l’Église, et acceptation conciliaire et dans la Grâce de cette unité par les autres Églises. Peut-être serons-nous en mesure de montrer ce qu’est l’équilibre divino-humain, selon le Saint-Esprit et selon la sainte Trinité, dans l’existence et la vie de l’Église, un bon modèle de l’unité, qui est recherché parmi les Églises, bien qu’il ait été donné en fait à l’Église dès les temps apostoliques et a existé jusqu’au grand schisme entre Orient et Occident à la fin du premier millénaire. Or, l’Église orthodoxe le garde fidèlement aujourd’hui également. Tous les textes dans le présent volume, malgré leurs imperfections, sont précisément une tentative de présenter de tels efforts, et le recueil même est le fruit du souhait et du travail communs de tous les contributeurs qui ont participé à sa publication afin de témoigner ce qui nous a été donné dès le début et à jamais, la véritable catholicité et l’unité établie par Dieu de l’Église du Christ. Nous offrons les fruits de cette œuvre modeste à l’amour de toute la plénitude chrétienne de notre Église locale, ainsi qu’à tous les gens de bonne volonté. À Novi Sad, le 3/16 mai 2016 ».

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L’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) : « Nous ne serons jamais contre la Russie »

L’évêque de Bačka Irénée (Église orthodoxe serbe) a critiqué les schismatiques ukrainiens et s’est également exprimé au sujet de l’élargissement de l’OTAN et des sanctions contre la Russie. « Détruire l’unité [de l’Église] pour des raisons fausses et insignifiantes, c’est tout simplement un crime, et non pas quelque petit péché. Cela est impensable. Saint Jean Chrysostome dit que faire éclater l’unité de l’Église est un péché si important que le sang même du martyre ne peut le racheter » a déclaré l’évêque Irénée dans son interview à « Interfax-religion », lundi dernier, dans laquelle il a donné son analyse de la situation ecclésiale en Ukraine. Il a entre autres déclaré que

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Visite de Mgr Irénée de Novi Sad et Bačka à l’Institut Saint-Serge

Le 8 juin, Mgr Irénée de Novi Sad et Bačka, doyen de la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Belgrade, s'est rendu à l'Institut Saint-Serge à Paris. Au cours de celle-ci a été signé un " accord de coopération entre la Faculté de théologie orthodoxe de l’Université de Belgrade et l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. Cet accord a pour but de simplifier la collaboration et l’échange des informations scientifiques entre les deux écoles ainsi que l’échange d’enseignants et d’étudiants."

Source: Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Le patriarche de Serbie Irénée et plusieurs hiérarques de l’Église orthodoxe serbe ont assisté à la cérémonie d’entrée en fonction du président serbe Alexandre Vučić

À l’occasion de l’entrée en fonction du président de la République de Serbie, Alexandre Vučić, le patriarche de Serbie Irénée a assisté, le 23 juin, à la réception solennelle donnée au Palais de Serbie à Belgrade. Assistaient à la cérémonie, avec le patriarche : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, les évêques Irénée de Bačka, Photios de Zvornik et Tuzla, Miloutine de Valjevo, Théodose de Ras et Prizren, et Arsène de Niš.

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« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple » a déclaré le patriarche de Serbie Irénée à une délégation de l’Église orthodoxe d’Ukraine

« Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. En suivant le Christ, nous pouvons parvenir à la paix en nous et autour de nous ». C’est ce qu’a déclaré le primat de l’Église orthodoxe serbe, le patriarche Irénée, dans une discussion avec le métropolite de Zaporojié et Mélitopol Luc (Église orthodoxe d’Ukraine), qui a eu lieu le 2 mai à Belgrade. Comme l’a mentionné le patriarche, « les peuples serbe et ukrainien ont beaucoup de choses en commun, particulièrement à l’époque récente ». « Au tournant des XXème et XXIème siècles », a-t-il poursuivi, « le peuple serbe a subi l’effondrement du pays, la guerre fratricide, le schisme ecclésial [l’Église de Macédoine, ndt]… Ces processus ont été soutenus et continuent à l’être par des forces externes, hostiles à l’Orthodoxie. C’est ce dont ont témoigné clairement les bombardements de notre pays pendant la période pascale par les soi-disant « alliés ». Seule l’orthodoxie peut être le fondement sur lequel est possible l’union du peuple. C’est pourquoi notre Église s’adresse constamment au peuple serbe, à la direction du pays, à tous ceux dont dépend la paix dans notre région, en les avertissant que la trahison de Dieu pour les honneurs, la gloire et la richesse terrestres, le recours à l’injustice et à la violence, le pillage des autres, le tout pour la satisfaction des intérêts de ce monde, le sacrifice des hommes pour ses propres idées, son idéologie et les pourcentages de popularité dans les sondages, tout cela n’amène jamais à la paix. Saint Sava a enseigné que notre voie est celle qui suit le Christ, qui amène à la vie éternelle. Ce n’est qu’en la parcourant que nous pouvons atteindre la paix en nous et autour de nous » a déclaré le patriarche Irénée. Abordant la question du schisme ecclésial, commune aux Serbes et aux Ukrainiens, le patriarche a souligné que « ces organisations [schismatiques] n’ont rien de commun avec l’Orthodoxie universelle ». « Nos séparatistes ecclésiaux, de même que ceux d’Ukraine, ne sont reconnus pas aucune Église orthodoxe du monde, ce sont des plaies sur le corps de l’Église qui se sont constituées par une ruse diabolique, qui résulte des ambitions humaines et politiques, mais en aucun cas de la volonté divine. La seule voie canonique de guérison du schisme est le retour de ses adeptes dans la famille orthodoxe, tandis que les voyages et les visites des politiciens chez les hiérarques de l’Église n’apportent rien », a ajouté le patriarche. Parlant du concile de Kharkov, abordé au cours de la discussion, au cours duquel les hiérarques de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont défendu l’unité de l’Église [refusant de suivre le métropolite de Kiev Philarète Denissenko dans son schisme, ndt], le patriarche Irénée a déclaré que « c’était un événement historique remarquable dans l’histoire moderne, non seulement de l’Église d’Ukraine, mais aussi de toute l’Église orthodoxe… C’était un exemple de la défense courageuse de la Sainte orthodoxie et de lutte pour l’unité de l’Église. Les pères du Concile, au nom du peuple de Dieu en Ukraine ont confirmé l’unité avec l’orthodoxie universelle, défendant ainsi les principes de la catholicité de l’Église ». En conclusion, le patriarche a rappelé que dans des périodes troublées, « l’Église n’a pas le droit de soutenir ou de se prononcer pour l’une ou l’autre idée politique… Ce dont doit s’occuper l’Église est d’appeler constamment tous les hommes à la réconciliation et à prier. Les Écritures et la tradition nous enseignent que la prière peut déplacer les montagnes et, avec l’aide de Dieu, on peut faire que le mal lui-même, ainsi que ses conséquences, ne soit pas permis, qu’il soit évité ou diminué. Nous suivons les événements d’Ukraine et croyons fermement que les problèmes trouveront tôt ou tard leur solution. Nous prions et prierons pour l’adoucissement des cœurs mauvais, la cessation de la haine et des troubles tant sur notre terre que celle d’Ukraine, où depuis des temps immémoriaux ont vécu des gens de différentes nationalités et confessions dans la paix et la concorde. Nous prions avec une gratitude et un respect particuliers pour notre confrère, le métropolite Onuphre. L’exemple de son attachement aux principes dans les questions de canonicité de l’Église doit inspirer les évêques, les prêtres, les moines et les laïcs d’Ukraine dans leur fidélité à l’Église canonique, les inciter à ne pas s’engager dans les compromis avec leur conscience pour être agréables aux appels de ce monde », a déclaré le patriarche. Le patriarche a souhaité au Primat et à tous les fidèles enfants de l’Église orthodoxe d’Ukraine l’aide de Dieu, la patience et à ne jamais perdre l’espoir. Aux discussions ont participé le métropolite de Zagreb Porphyre et l’évêque de Bačka Irénée.

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Visite du patriarche Irénée de Serbie à Chypre

chypreL’archevêque de Chypre Chrysostome a accueilli le patriarche de Serbie Irénée, le 10 novembre, au siège de l’archevêché à Nicosie. Une doxologie solennelle a eu lieu en l’église Saint-Jean-le-Théologien, en présence des hiérarques, du clergé et d’un grand nombre de fidèles, venus pour saluer le patriarche serbe. Les primats des deux Églises ont tenu une réunion dans la salle synodale de l’archevêché de Chypre. La délégation de l’Église orthodoxe serbe avec, à sa tête le patriarche Irénée, est constituée du métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, des évêques de Bačka Irénée et de Žiča Justin. Accompagnent le patriarche et les évêques, l’archiprêtre Dejan Jovanović, le hiérodiacre Hermolas, et le protodiacre Igor Davidović.

Source (dont photographie): Église orthodoxe serbe

Le patriarche de Serbie Irénée a reçu le président serbe Tomislav Nikolić

Le président et le patriarche ont examiné les problèmes auxquels se trouvent confrontés l’Église orthodoxe serbe et le peuple serbe éprouvé au Kosovo et en Métochie, tout particulièrement dans la perspective à laquelle on peut s’attendre après l’ouverture des négociations au titre du chapitre 35 avec l’Union Européenne [à savoir la normalisation des relations entre Belgrade et Priština ndt]. L’évêque de Bačka Irénée, membre du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, assistait à la rencontre.

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Le patriarche de Serbie Irénée a reçu, le 13 août, Ivica Dačić, premier vice-président du gouvernement serbe, chargé également des Affaires étrangères, ainsi que l’ambassadeur de Serbie auprès de l’UNESCO, le professeur Darko Tanasković

À la rencontre ont participé le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et l’évêque de Bačka Irénée, tous deux membres du Saint-Synode, ainsi que des proches collaborateurs du ministre Dačić. L’objet de la rencontre était de discuter des actions à entreprendre en relation avec les prétentions du soi-disant « État du Kosovo » à entrer dans l’UNESCO. Lors des entretiens a été soulignée la volonté d’une pleine collaboration et ont été examinées les modalités concrètes de réalisation d’une coordination des efforts destinés à défendre les intérêts de la République de Serbie et de l’Église orthodoxe serbe dans la province du Kosovo.

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Le patriarche de Serbie Irénée a rencontré le président de Serbie Tomislav Nikolić

Le patriarche de Serbie Irénée a rencontré le président serbe Tomislav Nikolić le 30 novembre. Le président serbe Tomislav Nikolić a souligné, lors de sa conversation avec le patriarche Irénée, que l’État était ouvert à une participation active de l’Église orthodoxe serbe dans le règlement du problème du Kosovo et de la Métochie. Dans le communiqué de presse de la présidence, il est mentionné que le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque ainsi que l’évêque de Bačka Irénée participaient également à la rencontre.
Les représentants de l’Église orthodoxe serbe ont exprimé leur préoccupation en raison de la situation au Kosovo et en Métochie et des décisions du Tribunal de La Haye relatives à la libération de Ramush Haradinaj, Ante Gotovina et Mladen Markač.

Source: RTS, traduit du serbe pour Orthodoxie.com

70ème anniversaire de la rafle de Novi Sad, commémoré par le patriarche Irénée de Serbie

 

Parastos

Le 23 janvier 2012, le diocèse orthodoxe de Bačka (Novi Sad), ainsi que la communauté juive de Novi Sad, ont chacune commémoré les victimes de la rafle des habitants de cette ville, Serbes, Juifs, Roms et encore des ressortissants de diverses minorités exterminés, en 1942 par les forces d’occupations du régime hongrois pro-nazi. Devant quelques milliers d’habitants de Novi Sad, dont les descendants des victimes innocentes de la rafle qui eut lieu dans cette ville, le patriarche Irénée, avec seize évêques et les prêtres du diocèse, ont célébré un office de requiem. Dans une conférence de presse, l’évêque Irénée de Novi Sad a insisté sur le fait qu’il n’était pas là question d’appeler à une quelconque revanche, mais qu’il s’agissait avant tout d’une réunion de prière pour les victimes.

 

Source : SPC.rs

Mgr Irénée de Nis élu patriarche de l’Eglise orthodoxe serbe

6874_vladikaniski_f L'Eglise orthodoxe serbe vient d'élire Mgr Irénée (Gavrilović), évêque de Nis, comme nouveau patriarche serbe. Les 45 évêques constituant l'assemblée électorale de l'Église orthodoxe serbe ont désigné ce matin trois évêques candidats : Mgr Amphiloque, métropolite du Montenégro, Mgr Irénée de Backa et Mgr Irénée de Nis. Ce dernier a été choisi par tirage au sort. Mgr Irénée a été pendant 35 ans l'évêque du diocèse de Nis. Baptisé Miroslav, il est né en 1930 à Vidovo, près de Cacak (Serbie), et après avoir terminé ses études secondaires au lycée de Cacak, il s'est inscrit au séminaire de Prizren et a accompli ses études supérieures à la faculté de théologie de Belgrade. Avant de devenir professeur au séminaire de Prizren en 1959, il a été tonsuré moine et ordonné prêtre, prenant le nom monastique d'Irénée. Après quelques années passées à Athènes pour ses études doctorales, il a été nommé en 1969 à la tête de l'école monastique du monastère d'Ostrog, pour ensuite être désigné recteur du séminaire de Prizren. En 1974, il a été élu évêque vicaire de Sa Sainteté le patriarche Germain, portant la titulature d'évêque de Morava. En 1975, il a été élu évêque de Niš, grande ville du Sud de la Serbie, lieu de naissance de saint Constantin le Grand.

Réunion du groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée

Belgrad3
Le groupe
de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée s’est réunie du 31 octobre au 4
novembre (3ème
rencontre
, 2ème
rencontre
). Nous publions ci-dessous le communiqué de presse diffusé à la
suite de celle-ci.
« La
quatrième rencontre du Groupe de travail orthodoxe-catholique Saint-Irénée
s’est tenue du 31 octobre au 4 novembre en Serbie, à l’invitation de son
coprésident orthodoxe, l’évêque Ignace (Midič) de Braničevo.
La session s’est ouverte par
une visite de la Faculté de théologie de Belgrade, où les membres du Groupe de
travail ont été accueillis par le doyen de la Faculté, l’évêque Irénée
(Bulovič) de Bačka, et par l’archevêque catholique à Belgrade, Stanislav Hočevar.
Les membres du Groupe se sont ensuite rendus à Velika Plana où étaient
organisées leurs séances de travail, qui bénéficièrent du cadre spirituel du
monastère tout proche de Pokajnica.

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«Brièvement, au sujet de la transplantation» par Mgr Irénée, évêque de Batchka

Irinej23
Dans un texte publié sur le site Internet du diocèse de Batchka de l’Eglise orthodoxe serbe, Mgr Irénée (Bulovic), l’un des plus éminents théologiens serbes aborde la question de transplantation du point de vue orthodoxe. Nous vous proposons la traduction française de cette contribution.

"Brièvement, au sujet de la transplantation
Les questions de bioéthique, notamment de l’éthique médicale, représentent une problématique relativement nouvelle, mais très importante dans la société contemporaine. Dans tout dialogue social et scientifique sur les défis de ce genre, il faut inévitablement écouter et prendre en compte les points de vue religieux – dans notre pays comme ailleurs en Europe, avant tout les points de vue chrétiens.

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Commémoration en Serbie des victimes de l’opération « Tempête » menée par les troupes croates en 1995

Le 4 août, le jour de la commémoraison des victimes de l’opération « Tempête », menée par les troupes croates contre la population serbe de Croatie, a été commémoré à Veternik, près de Novi Sad (Voïvodine). Au cours de cette opération, qui a eu lieu du 4 au 7 août 1995, 2000 Serbes ont été tués et 200.000 ont été chassés de leurs foyers ancestraux. L’office de requiem était présidé cette année par le patriarche de Serbie Irénée. Assistaient à l’office Mgr Irénée de Bačka, évêque diocésain, le président de la République de Serbie Alexandre Vučić, le président de la République serbe de Bosnie Milorad Dodik, la première ministre de Serbie Ana Brnabić, des ministres, ainsi que des réfugiés serbes de Croatie, des membres des familles des tués et disparus, ainsi que de nombreux fidèles.

Source (de la photographie) : Église orthodoxe serbe

Plusieurs participants au Concile auraient refusé de signer certains documents conciliaires

Les médias grecs ont annoncé (1, 2 et 3) que plusieurs hiérarques ont refusé de signer les documents finaux du saint et grand Concile. Parmi ceux qui n’ont pas signé le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien », lequel a déclenché la politique la plus acerbe, les médias grecs mentionnent les métropolites Athanase de Limassol, Néophyte de Morphou, Nicolas d’Amathous, Épiphane de Ledra, Porphyre de Neapolis (Église de Chypre), l’évêque Irénée de Bačka (Église de Serbie) et le métropolite de Nafpaktos Hiérothée (Église de Grèce). Ce dernier a également exprimé son désaccord sur les textes « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » et « Le sacrement du mariage et ses empêchements ». Il a été communiqué précédemment que parmi ceux qui avaient refusé de signer le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » se trouvait également le métropolite de Konstantia Basile (Église de Chypre), mais toutefois celui-ci a démenti publiquement cette information. Les autres hiérarques n’ont ni confirmé, ni infirmé leur refus de signer certains de ces documents conciliaires. En même temps, des informations non officielles font état d’un plus grand nombre de hiérarques serbes qui auraient refusé de signer des documents conciliaires. Jusqu’à présent, le seul métropolite ayant confirmé (sur le site de son diocèse) son refus de signature du document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » est le métropolite de Morphou Néophyte. Dans la déclaration que celui-ci a adressée aux participants du Concile en Crète, il a caractérisé ledit document comme étant « peu clair dogmatiquement » et a mentionné qu’il était le fruit de « compromis diplomatiques ». Se référant à une série de citations des saints Païssios du Mont Athos et Porphyre le Kavsokalybite, des anciens Sophrony (Sakharov) et Jacques (Tsalikis) et d’autres ascètes contemporains, le métropolite Néophyte a souligné que le document concerné diverge de l’enseignement de ceux-ci et ne dit pas assez clairement que l’Église orthodoxe est la seule détentrice de la plénitude de la vérité. Il convient de mentionner que la publication des documents adoptés sur le site officiel du Concile ne permet pas de déterminer avec exactitude si tel ou tel participant a signé ou non un document concret. Sous chacun des documents publiés en version électronique figurent tous les noms sans exception des membres des délégations, ce qui fait penser qu’ils les ont tous signé, ce que réfute l’information susmentionnée. Les scans des signatures des documents n’ont pas été publiés. Les originaux des signatures ne sont présentés dans aucun des médias qui ont publié les documents adoptés. Ce fait crée « une situation fort ambiguë », selon le site Pravoslavie.ru du monastère Sretensky de Moscou.

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A Chambésy, début des travaux du secrétariat panorthodoxe du saint et grand concile de l’Église orthodoxe

Le 29 mars, le métropolite Jérémie de Suisse (Patriarcat de Constantinople) a présidé la première réunion des membres du secrétariat panorthodoxe du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. La réunion avait lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat de Constantinople à Chambésy.

Le secrétariat panorthodoxe a été constitué conformément à une décision de la synaxe des primats des Églises orthodoxes, réunis du 21 au 28 janvier de l’année en cours à Chambésy. Chaque Église autocéphale reconnue par l’ensemble du monde orthodoxe y est représentée par un délégué. Suivant le décret constitutif de la Synaxe des Primats, le Secrétariat est chargé de :

  1. La publication des documents à l’ordre du jour du Concile adoptés à l’unanimité par les conférences préconciliaires panorthodoxes et la synaxe des primats sur une page internet spécialement créée à cet effet ;
  2. L’information des médias sur le travail et les objectifs du Concile, avec le concours de conseillers spéciaux ;
  3. L’attribution de l’accréditation nécessaire aux journalistes et correspondants s’intéressant aux travaux du Concile, suivant la recommandation des Églises orthodoxes, et
  4. Les autres questions concernant le secrétariat du Concile.

Avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, l’Église orthodoxe russe est représentée au secrétariat panorthodoxe par l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures. Le prêtre Anatole Tchouriakov l’accompagne en tant qu’interprète.

Participent aux travaux du secrétariat panorthodoxe : l’archevêque Job de Telmessos (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Alexandre du Nigéria (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite Silouane de Buenos-Aires (Patriarcat d’Antioche), le professeur Théodore Yiangou (Patriarcat de Jérusalem), le métropolite André de Gorij et d’Aten (Patriarcat de Géorgie), l’évêque Irénée de Bačka (Patriarcat de Serbie), le métropolite Niphon de Târgovişte (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Jean de Varna (Patriarcat de Bulgarie), le métropolite Basile de Constantia (Eglise orthodoxe de Chypre), le métropolite Chrysostome de Messine (Église orthodoxe de Grèce), le métropolite Jean de Korça (Église orthodoxe albanaise), l’évêque Georges de Siemiatycze (Église orthodoxe polonaise), l’archevêque Michel de Prague (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie).

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Commémoration dans la prière des martyrs orthodoxes serbes de Jasenovac (Croatie)

Le patriarche de Serbie Irénée a célébré le 22 avril la divine liturgie en l’église de la Nativité de saint Jean Baptiste à Jasenovac à l’occasion du 70ème anniversaire du soulèvement des détenus de ce camp de concentration tristement célèbre. Ont concélébré avec le patriarche Irénée : les métropolites Amphiloque du Monténégro et du Littoral et Porphyre de Zagreb et Ljubljana, l’évêque émérite de Herzégovine Athanase, les évêques Irénée de Bačka, Grégoire de Zahumlja et Herzégovine Grégoire, Georges du Canada, Dosithée de Grande-Bretagne et Scandinavie, Jean de Šumadija, Photius de Dalmatie, Athanase de Bihać, Théodose de Ras et Prizren, Gérasime de Gornji-Karlovac, David de Kruševac, Jean de Pakrac et Slavonie, André d’Autriche et Suisse, Serge d’Europe centrale, Hilarion de Timok et Jérôme de Jegar. La veille de la liturgie, à 13 heures, l’office de la « slava » en l’honneur des martyrs a été célébré près du monument commémoratif de Jasenovac, où sont enterrés certains d’entre eux. L’office a été célébré par le métropolite Amphiloque, en présence du patriarche et des évêques. Ensuite, le métropolite s’est adressé aux personnes présentes par une homélie. Le soir, le métropolite Amphiloque a célébré les vigiles en l’église Saint-Élie à Mlaka, l’un des camps de Jasenovac dans lesquels étaient détenus les mères et leurs enfants. Le soulèvement du camp de Jasenovac a eu lieu le 22 avril 1945. 600 des 1073 prisonniers se sont soulevés dans l’un des camps, celui de Ciglana, lorsqu’ils ont compris qu’une mort certaine les attendait. Seuls 117 d’entre eux ont survécu. Le complexe de Jasenovac a été construit les Oustachis en août 1941. Trois de ses camps ont fonctionné jusqu’à la fin de la guerre. Plusieurs centaines de milliers de Serbes orthodoxes ont été exterminés dans ces camps.

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Réactions orthodoxes en Europe, dont la France, à la suite des attentats à Paris

DSC_0590-OKLe portail catholique suisse, Cath.ch, reprend un article de l’agence Apic, qui elle-même s’appuie en partie sur des traductions d’Orthodoxie.com, intitulé « Russie: caricatures de Mahomet, le monde orthodoxe se solidarise avec les musulmans« . L’article reprend aussi une réaction de l’évêque Irénée de Backa porte-parole de l’Église orthodoxe serbe. En Grèce et en Bulgarie l’Église orthodoxe a aussi réagi (autre réaction en Russie). En Roumanie, l’Église orthodoxe a exprimé sa compassion vis à vis des victimes et sa solidarité avec le peuple français tout en appelant à respecter la dignité et la valeur de chaque religion.   Par ailleurs, en France, des communautés orthodoxes se sont associées aux démarches interreligieuses. C’est le cas à Nantes (vidéo, article avec la déclaration en ligne), à Rouen (compte-rendu et déclaration), à Alès. Enfin, Jean-François Colosimo le 15 janvier, avec notamment Haïm Korsia, grand rabbin de France, et Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France, a participé à l’émission de télévision « C dans l’air » (France 5) sur le thème « Liberté et religion ». Cette émission peut être visionnée en ligne sur cette page.

Photographie: lors de la déclaration interreligieuse à Nantes (source)

Communiqué de l’Église orthodoxe serbe à l’occasion des caricatures blasphématoires parues dans les médias serbes

En ces jours où nous devons célébrer la fête de la Nativité du Christ dans la paix et dans la joie, la nouvelle selon laquelle des terroristes à Paris ont tué douze personnes sur leur place de travail, a profondément peiné et stupéfait tout le monde. Tout le monde civilisé condamne ce crime odieux. Ensemble avec tout le peuple orthodoxe serbe, nous exprimons nos condoléances aux familles des victimes et élevons nos prières pour le repos de l’âme de ces dernières. En même temps, nous constatons que certains de nos médias électroniques et écrits ont publié des représentations caricaturales du prophète islamique Mohamed, sans tenir compte du fait que cette méthode blesse le plus grossièrement les sentiments religieux et les convictions de nos concitoyens de religion islamique et – que soit involontairement ou par une ignorance élémentaire, ce qui ne les libère pas de leur responsabilité – encouragent l’intolérance, voire l’inimitié ouverte envers les musulmans, c’est-à-dire la communauté islamique. La moquerie envers des figures historiques qui ont formé l’identité religieuse de centaines de millions de nos contemporains se trouve hors des limites de la loi garantissant la libre expression et elle est absolument inadmissible. Nous appelons les collaborateurs de nos médias à cesser immédiatement ce type de violence spirituelle et à respecter les sentiments religieux de tous les citoyens. Nous exprimons notre solidarité à nos frères musulmans et nous les assurons que les fidèles de l’Église orthodoxe serbe, dont les sentiments religieux font également l’objet, de la même façon blasphématoire, de représentations dégradantes, n’approuvent en rien une telle conception de la liberté de création ni une telle conception de la nature de la société séculière. À de telles provocations, nous réagissons par la prière du Christ : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! » et par la prière du proto-martyr de l’Église du Nouveau Testament, le saint archidiacre Etienne : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ! » La première de ces phrases a été prononcée, il convient de le souligner, depuis la Croix, après la crucifixion du Christ, à l’intention de ceux qui L’avaient crucifié, tandis que la seconde a été dite juste avant que saint Étienne n’expire, alors qu’il était lapidé par les faux zélateurs de la foi en Dieu. Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes ! »

Évêque Irénée de Bačka, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe

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Communiqué de l’Église orthodoxe serbe au sujet de la visite du métropolite de Volokolamsk Hilarion en République de Macédoine

À l’occasion de la visite du métropolite de Volokolamsk Hilarion en République de Macédoine, l’Église orthodoxe serbe a publié le communiqué suivant, signé par son porte-parole l’évêque Irénée de Bačka :

« Sur la base du mémorandum que S.S. le patriarche de Serbie Irénée et S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, ont signé à Belgrade le 15 novembre 2014, S.E. le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a séjourné en République de Macédoine les 19 et 20 décembre 2014, avec la bénédiction des deux patriarches, russe et serbe, pour une visite de travail. S.E. le métropolite Hilarion a rendu visite le 20 décembre à Mgr Jean, archevêque d’Ohrid et métropolite de Skoplje qui, en raison de la rencontre, a été transféré de la prison d’Idrizovo à la clinique « Mère Thérèse » de Skoplje. Après l’entretien, l’archevêque Jean a été reconduit en prison. Le même jour, le métropolite Hilarion, avec M. Oleg Chtcherbak, ambassadeur de la Fédération de Russie en République de Macédoine, a rencontré le président de ladite république, Georges Ivanov. Ensuite, le président du département pour les relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou s’est entretenu avec le président du Conseil de la République de Macédoine M. Nicolas Grouievsky et le ministre des affaires étrangères Nicolas Popovski. Enfin, le métropolite Hilarion s’est entretenu avec le primat de l’Église orthodoxe de Macédoine autoproclamée et non-canonique, Mgr Stéphane. Les entretiens que S.E. le métropolite Hilarion a menés à Skopje ont été dirigés par le souci de l’unité de l’Église, de sa mission dans la grâce et de son salut des âmes baptisées en République de Macédoine, et concernaient les perspectives de régularisation du statut canonique de l’Église sur cette espace ainsi que la libération définitive et sans conditions de l’archevêque d’Ohrid et métropolite de Skopje Jean, condamné à un emprisonnement sévère suite à un procès politique monté. L’Église orthodoxe serbe exprime sa profonde gratitude à l’Église sœur orthodoxe russe, à S.S. le patriarche de Moscou Cyrille et à S.E. le métropolite de Volokolamsk Hilarion pour leur amour et leur collaboration fraternelles, ainsi que pour les grands efforts qu’ils ont déployé au service de l’ordre canonique et de l’unité ecclésiale, ainsi que pour la libération de S.B. l’archevêque Jean, incarcéré pour la justice de Dieu et exposé à un régime pénitentiaire cruel et ce malgré une santé sévèrement atteinte.

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Colloque œcuménique international en Italie: « Communion et solitude dans la tradition orthodoxe »

Comunioneesol_600 « Communion et solitude » est le thème de la XVIIIe édition du colloque œcuménique international de spiritualité orthodoxe qui se tiendra au monastère de Bose (Italie) du 8 au 11 septembre 2010. Organisé en collaboration avec les Églises orthodoxes, ce colloque représente depuis près de vingt ans, une importante occasion de dialogue sur des thèmes essentiels de la vie spirituelle, où les traditions de l’Orient et de l’Occident chrétiens rencontrent les attentes profondes de l’homme contemporain. L’itinéraire du colloque se déroulera sur quatre intenses journées d’étude et de confrontation fraternelle, auxquelles prendront part des théologiens, des historiens, des philosophes, des chercheurs et des représentants officiels, au plus haut niveau, des Églises orthodoxes, de l’Église catholique et des Églises de la Réforme.

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Communiqué de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates concernant la canonisation du cardinal Stepinac

« Les membres de la Commission mixte des spécialistes catholiques croates et orthodoxes serbes se sont réunis les 12 et 13 juillet 2017 en la Maison Sainte-Marthe (Domus Sanctae Marthae) au Vatican, à l’occasion de leur sixième et dernière session, sous la présidence du père Bernard Ardura, président du Conseil pontifical des sciences historiques, pour un examen commun de la figure du cardinal Aloïs Stepinac, archevêque de Zagreb. Au nom de la Conférence épiscopale catholique de Croatie étaient présents : le cardinal Josip Bozanić, archevêque de Zagreb ; Mgr Antun Škvorčević, évêque catholique de Požega ; Mgr Ratko Perić, évêque de Mostar et Duvno ; le Dr Jure Krišto et le Dr Mario Jareb, de l’Institut croate d’histoire ; au nom de l’Église orthodoxe serbe étaient présents : le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, le métropolite de Zagreb et de Ljubljana Porphyre, l’évêque de Novi Sad et de Bačka Irénée, l’évêque de Pakrac et de Slavonie Jean, et le professeur Darko Tanasković, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. Les personnes présentes ont reconnu la mansuétude du pape François qui a accepté avec bienveillance la demande du patriarche de Serbie Irénée et a décidé d’instituer cette Commission. Tous les membres de la Commission sont reconnaissants d’avoir eu la possibilité, dans une atmosphère cordiale et dans une pleine liberté de parole, d’accomplir la tâche confiée à la Commission, à savoir d’aborder en commun l’examen de la vie du cardinal Stepinac. Dès le début des travaux de la Commission, ses membres ont été conscients que le processus de canonisation du cardinal Stepinac est de la compétence exclusive du Pape. Les membres de la Commission reconnaissent aussi que chaque Église a ses propres critères de canonisation. Les membres de la Commission sont également d’accord sur le fait que leur travail a permis une meilleure compréhension de l’histoire durant les années écoulées entre la Première guerre mondiale et 1960, année de la mort du cardinal Stepinac. Il a été également possible d’éclaircir la vie et le ministère d’un pasteur catholique éminent dans une période historique particulièrement difficile. On en est arrivé à la conclusion que les différents événements, interventions, silences et prises de position sont toujours l’objets d’interprétations différentes. Dans le cas du cardinal Stepinac, les interprétations qu’ont données en substance les catholiques croates et orthodoxes serbes restent toujours différentes. L’étude de la vie du cardinal Stepinac a montré que toutes les Églises étaient exposées à de cruelles persécutions et avaient leurs martyrs et confesseurs de la foi. En ce sens, les membres de la Commission ont convenu de la possibilité d’une future collaboration en vue d’un travail commun, afin de partager le souvenir des martyrs et des confesseurs de la foi des deux Églises ».

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Communiqué de la Vème réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« Le mercredi 7 et le jeudi 8 juin a eu lieu, en la cathédrale de la Résurrection du Christ à Podgorica (Monténégro), la cinquième réunion de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence des évêques catholiques croates, dont la tâche est d’examiner ensemble le rôle du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Le thème de la rencontre était « Le cardinal-archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ». Au nom du Saint-Siège, la séance était présidée par R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques. Les représentants de l’Église orthodoxe serbe qui ont participé aux travaux de la Commission étaient : le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, ainsi que des spécialistes qui ont été invités à cette occasion, à savoir le professeur Ljubodrag Dimić, professeur à la faculté de philosophie de Belgrade, le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique de l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade, et la professeur Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Les représentants de la Conférence des évêques croates qui ont participé à la session de cette commission étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Mgr Ratko Perić, ainsi que le Dr Jure Krišto et le Dr Mario Jareb, conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire. L’absence de l’évêque de Požega Antun Škorčević, membre de la commission, était excusée. Il est prévu que la prochaine et dernière session de la Commission soit tenue à Rome les 12 et 13 juillet 2017, au cours de laquelle seront résumés les travaux de la Commission qui ont eu lieu jusqu’à maintenant ».

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Communiqué de l’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe tenue au Patriarcat de Peć et à Belgrade du 14 au 24 mai

« L’Assemblée ordinaire des évêques de l’Église orthodoxe serbe a commencé au monastère du Patriarcat de Peć par la célébration commune de la liturgie épiscopale et l’invocation du Saint-Esprit, puis a continué au Patriarcat de Serbie à Belgrade, sous la présidence du patriarche de Serbie Irénée. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la session, à l’exception de l’évêque d’Osijek et de Baranja Lucien, absent pour des raisons de santé. Au commencement de la première session de l’Assemblée, le patriarche, en tant que président de celle-ci, a mentionné, dans son adresse d’ouverture aux évêques rassemblés, les questions vitales de la vie ecclésiale aujourd’hui, à cette époque de grand défis spirituels et existentiels d’une part, et de grandes possibilités pour la mission de l’Église et le renouveau spirituel du peuple, d’autre part. La décision la plus importante de l’Assemblée est l’institution de nouvelles fêtes dans le calendrier de l’Église orthodoxe serbe, en d’autres termes de l’Église orthodoxe en général. C’est ainsi que l’Assemblée, à l’unanimité, a décidé de compter au nombre de la Synaxe des saints, c’est-à-dire de canoniser : 1) le patriarche de Peć Païssios Janjevac (+1647), dont la mémoire est fixée au 2/15 octobre, 2) l’archimandrite Étienne Jovanović (+1799), qui sera commémoré liturgiquement comme saint Étienne de Tronoša, dont la mémoire est fixée au 4/17 septembre, 3) le métropolite de Skoplje Vincent (Krdžić, +1915) et l’higoumène Vladimir (Protić +1915), martyrisés par les occupants bulgares à Surdulica, dont la mémoire est fixée au 16/29 mai ; les habitants de Piva [Monténégro, +1943, ndt] assassinés sauvagement, dont la mémoire est fixée au 25 mai / 7 juin, et les habitants martyrs de Velička еt de Gornje Polimlje [Monténégro, +1944, ndt], dont la mémoire est fixée au 15/28 juillet et enfin le moine Jacques (Radoje Arsović, +1946), qui est canonisé sous le nom de saint Jacques le Nouveau du monastère de Tuman, dont la mémoire est fixée au 8/21 août. L’Assemblée a adopté le rapport sur les travaux du Concile de Crète, c’est-à-dire le Saint et Grand Concile tenu en juin de l’an passé. L’Assemblée a également envoyé une lettre de soutien et de solidarité dans la prière au patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille au sujet de la discrimination et de la privation des droits auxquels sont exposés les évêques, le clergé, les moines et moniales ainsi que les fidèles de la plus grande et seule Église canonique en Ukraine, à savoir l’Église orthodoxe autonome d’Ukraine dans la structure de l’Église orthodoxe russe. Comme chaque année, l’Assemblée a prêté l’attention nécessaire à l’instruction et l’éducation ecclésiales. Des décisions ont été prises, lesquelles ont pour but l’amélioration des conditions de vie spirituelle et matérielle ainsi que celle du travail dans les séminaires, et particulièrement à la Faculté de théologie de l’Église orthodoxe serbe à Libertyville près de Chicago. La situation générale dans les diocèses de l’Église orthodoxe serbe en Europe occidentale, Amérique et Australie ont également été examinées. Dans ce contexte a été prise la décision du transfert du siège du diocèse d’Amérique orientale de Warren (New Jersey) à Park Hills (Yonkers, New York). Il a été décidé de fonder, auprès du Saint-Synode, un Département chargé de la sainteté du mariage et de la famille, un Département pour la bioéthique et un Département qui suivra l’activité destructrice des organisations hérétiques, des sectes et des groupuscules non-canoniques. L’Assemblée soutient la construction d’un Centre mémorial à Staro Sajmište [camp de concentration nazi à Belgrade, situé alors sur le territoire de « l’État indépendant de Croatie », ndt] comme monument commémoratif des victimes serbes du XXème s. ainsi que des victimes juives, roms et des autres peuples qui ont partagé le sort amer du peuple serbe en ce siècle tragique. L’Assemblée a examiné également la question du statut en droit ecclésiastique (canonique) des prêtres orthodoxes aumôniers de l’Armée serbe. Il a été également approuvé que le diocèse de Ras et Prizren, outre son siège à Prizren, puisse établir, pour des raisons administratives, un siège administratif dans l’ancienne Ras (actuellement Novi Pazar). L’Assemblée considère, comme elle l’a fait précédemment, que le lieu des cendres du grand homme serbe à réputation mondiale Nikola Tesla [inventeur et ingénieur, spécialisé dans le domaine de l’électricité, décédé en 1943 à New York, ndt] ne doit pas se trouver parmi les objets d’un musée – c’est un précédent unique et une honte universelle – mais dans une tombe et ce en la cathédrale Saint-Sava à Belgrade ou, alternativement, sur le parvis situé devant celle-ci. L’Assemblée a entendu, en rendant grâces à Dieu et avec crainte révérencielle dans la prière, le rapport de l’invention (exhumation) des reliques du saint évêque Mardaire (Uskolović) de Libertyville, lesquelles se trouvent dans un état de pleine conservation et incorruptibilité, ce qui est le signe que le Seigneur l’a glorifié d’une façon particulière. À cette occasion a été acceptée la proposition selon laquelle, les 14 et 15 juillet de cette année, sera commémoré solennellement à Libertyville le centenaire de son arrivée en Amérique. Le rapport concernant la restauration de l’église Saint-Sava à New York a été adopté avec satisfaction. L’Assemblée a constaté que les clercs et fidèles de l’Église orthodoxe serbe au cours de la période sous revue ont travaillé très dur pour recueillir des fonds destinés à des fins caritatives et à alléger le fardeau du peuple très éprouvé. L’Assemblée a écouté attentivement plusieurs rapports importants, en premier lieu le rapport du Saint-Synode sur ses travaux durant la période écoulée, avec un accent particulier sur le travail réussi du Musée et des Archives de l’Église orthodoxe serbe, ainsi que de la Bibliothèque patriarcale. Ont ensuite été lus les rapports de la Commission pour la révision des statuts de l’Église orthodoxe serbe, du Conseil d’administration patriarcal, de la Fondation caritative « Čovekoljublje », de l’Agence de pèlerinages « Dobročinstvo » et d’autres formations et institutions ecclésiastiques. L’Assemblée a également examiné la question de l’activité anti-canonique et anti-ecclésiale du groupe schismatique connu sous le nom « d’Artémiens » du nom que porta naguère M. Marc Radosavljević [il s’agit de l’évêque Artemije, déposé par l’Assemblée des évêques serbes en 2010, ndt], dirigeant formel du groupe. À cette occasion, l’Assemblée a adressé un appel particulier au peuple fidèle, dans lequel elle appelle celui-ci à la vigilance spirituelle, à la mesure, au discernement et au véritable zèle évangélique, par opposition au « zèle irraisonné » schismatique et sectaire. Aussi, l’Assemblée appelle les schismatiques au repentir, la seule chose salvatrice, et au retour au sein de l’Église Mère. Ce faisant, l’Assemblée a décidé d’excommunier durablement Goran Mirković, le soi-disant chorévêque de Hvosno et Barajevo, qui est en réalité le hiéromoine destitué Nahum, étant entendu que cette excommunication ne cessera que dans le cas d’un repentir sincère et en actes. À son grand regret, l’Assemblée a constaté que l’Église orthodoxe roumaine continue non seulement ses incursions anti-canoniques dans la juridiction de l’Église orthodoxe serbe, mais encore les intensifie et les étend sur tout le territoire canonique serbe. Dans la mesure où elle ne cesse pas dans l’avenir le plus proche cette pratique on ne peut plus non fraternelle et ethno-phylétiste, le Saint-Synode, qui en reçoit le pouvoir par cette session de l’Assemblée, sera contraint de procéder à la mesure pénible, mais la seule possible, d’interrompre la communion liturgique et canonique avec cette Église jusqu’au retour de celle-ci « à la connaissance du droit ». L’Assemblée a examiné encore un problème inutile et en fait insensé. Il est question ici de l’implication d’un groupe d’enseignants et d’assistants de la Faculté de théologie de Belgrade dans un débat public sur la théorie de l’évolution de Darwin, « dogmatisée » entre-temps dans un sens plus ou moins athée, ce qui, dans les médias est proclamé en chœur comme un soutien au darwinisme sous son pire aspect et comme une contestation de la vérité révélée sur Dieu comme Créateur du monde et du récit biblique sur la création. Les signataires de ce texte se sont adressés à l’Assemblée par une confession authentique de la foi chrétienne dans le Dieu Créateur (le créationnisme saint et juste). L’Assemblée l’a acceptée, mais en rappelant que toute ce débat, indépendamment de ses intentions et conceptions, n’était pas de façon générale, nécessaire. L’Assemblée a décoré le patriarche de Serbie Irénée de l’ordre de saint Jean Vladimir, et l’évêque de Šabac Laurent, à l’occasion du cinquantenaire de son sacre épiscopal, de l’ordre de Saint Sava du premier degré. Quasiment tous les diocèses vacants de l’Église orthodoxe serbe ont reçu leur évêque. Mgr Chrysostome, jusqu’à maintenant évêque de Zvornik et Tuzla, est nommé métropolite de Dabro-Bosna ; Mgr Photius, jusqu’à maintenant évêque de Dalmatie est nommé évêque de Zvornik et Tuzla ; l’archimandrite Nicodème (Kosović), jusqu’à présent recteur du monastère de Krk, est nommé évêque de Dalamatie ; Mgr Athanase, jusqu’à présent évêque de Bihać et Petrovac, est nommé évêque de Mileševo ; Mgr Serge, jusqu’à maintenant évêque de Francfort et de toute l’Allemagne, est nommé évêque de Bihać et Petrovac, Mgr Arsène, jusqu’à présent évêque vicaire de Toplica, est nommé évêque de Niš, tandis que l’évêque d’Autriche et de Suisse André est nommé administrateur du diocèse de Francfort et de toute l’Allemagne. Le mandat de membre du Synode des évêques de Bačka Irénée et de Ras et Prizren Théodose venant à expiration, ceux-ci restent néanmoins membres suppléants, et à leur place, sur proposition du patriarche de Serbie Irénée, sont élus le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre et l’évêque de Valjevo Miloutine ».

Communiqué rédigé par l’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe.

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Communiqué de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe concernant le rôle du cardinal Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

« La quatrième réunion de la commission mixte de la Conférence épiscopale catholique croate et de l’Église orthodoxe serbe, dont la tâche est d’examiner ensemble la personnalité du cardinal Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, s’est réuni au palais épiscopal de Požega (Croatie). Le thème de la rencontre était « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe de 1941 à 1945 ». Le R.P. Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les sciences historiques, a participé à la réunion, qu’il a présidée au nom du Saint-Siège. Les représentants de la Conférence épiscopale croate à la réunion étaient : le cardinal-archevêque de Zagreb Josip Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antun Škvorčević, les conseillers scientifiques de l’Institut croate d’histoire le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb. En tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe ont participé à la réunion : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre Perić, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque Radović, l’évêque de Bačka Irénée Bulović et l’évêque de Slavonie Jean Ćulibruk. Le Dr Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO, a été empêché de participer aux travaux. En tant que conseillers spécialistes invités de la partie serbe orthodoxe de la Commission, ont participé : le Dr Radmila Radić, conseillère scientifique à l’Institut de l’histoire de la Serbie récente de Belgrade, le Dr Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade et le Dr Milan Koljanin, haut conseiller scientifique à l’Institut de l’histoire contemporaine de Belgrade. La Vème session de la commission mixte sera tenue à Podgorica (Monténégro) les 7 et 8 juin 2017, sur le thème « L’archevêque Stepinac et la persécution communiste de 1945 à 1960 ».

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Communiqué de presse de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale

La troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu les 13 et 14 février 2017. Nous publions ci-après le communiqué de presse :

« Le lundi 13 et le mardi 14 février 2017, au palais épiscopal de Novi Sad, a eu lieu la troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate, dont le but était d’examiner en commun le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant, et après la Seconde Guerre mondiale. Au nom du Saint-Siège, le père Bernard Ardura, président du Comité pontifical des sciences historiques a participé à la session, qui avait pour thème « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’État Indépendant de Croatie au temps des persécutions, de 1941 à 1945 ». Participaient en tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe à cette Commission : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Dr. Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. En outre, ont été invités cette fois les spécialistes suivants : le Dr. Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade, et le Dr. Milan Koljanin, chargé de recherché principal à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Ont participé en tant que représentants de la Conférence épiscopale croate à ladite Commission : le cardinal archevêque de Zagreb Joseph Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antoine Škvorčević, ainsi que le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb, conseiller scientifique auprès de l’Institut croate d’histoire. Il est prévu que la session suivante ait lieu à Požega (Croatie), le 22 avril 2017, sur le thème “Attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe, de 1941 à 1945 ».

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L’évêque de Jegar Jérôme (Église orthodoxe serbe) est décédé à l’âge de 47 ans

Le 24 novembre 2016 est décédé l’évêque de Jegar Jérôme, vicaire du diocèse de Bačka, à l’âge de 47 ans, suite à un incident cardiaque. L’évêque de Jegar Jérôme (Močević) est né à Sarajevo le 26 septembre 1969, où il a suivi l’enseignement primaire et secondaire. Le jour de la fête de la Synaxe de saint Michel Archange, le 8/21 novembre 1990, Il a prononcé ses vœux monastiques au monastère des saints Archanges à Kovilj. Le jour de saint Sava, premier archevêque de Serbie, le 14/27 janvier 1991, il a été ordonné au diaconat par l’évêque de Bačka Irénée. Dès le commencement de la restauration du monastère de Kovilj et du renouveau spirituel de sa communauté, le hiérodiacre Jérôme a apporté une contribution inestimable au renouveau de l’office liturgique et à sa magnificence, ce qui a fait connaître très vite le monastère au loin. Il séjourna un certain temps au monastère de Grigoriou sur le Mont Athos, où il s’est pénétré de l’ethos monastique athonite et de l’ordo liturgique ancien. Le jour de la fête patronale du monastère – la Synaxe du saint archange Gabriel – le 13/26 juillet 1999, Il fut promu au rang d’archidiacre. Il reçut son diplôme de la Faculté de théologie de Belgrade en 2002. Le dimanche de Tous les Saints, le 9/22 juin 2003, l’évêque de Bačka Irénée l’a ordonné à la prêtrise au monastère de Kovilj. Après avoir achevé ses études à la faculté, il a commencé des études post-universitaires à l’Institut pontifical oriental à Rome, où il a obtenu la maîtrise en théologie. Il a fait également des études spécifiques dans le domaine de la science liturgique. Au cours de ses études postuniversitaires, il s’est perfectionné en français au Centre de linguistique appliquée de Besançon. Il a été ensuite élevé au rang d’archimandrite par le métropolite de Mytilène Jacques lors de la fête du saint apôtre Philippe en 2008, en l’église sainte-Philothée à Smyrne (Asie Mineure). Au monastère du saint prophète Élie à Mytilène, en la fête du saint prophète Élie, le métropolite d’Iconium Théolèpte lui a accordé la bénédiction de confesseur. La même année, il a étudié l’allemand (niveau avancé) à l’Université de Vienne. Il travaillait également à la rédaction d’un doctorat dans le domaine de la théologie liturgique. Il parlait le grec, l’italien, le français, le russe, l’allemand et l’anglais. Lors de la session ordinaire de printemps de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoe serbe, le 23 mai 2014, il a été élu évêque de Jegar, vicaire de l’évêque de Bačka. Le sacre épiscopal a été célébré par S.S. le patriarche de Serbie Irénée, en la cathédrale Saint-Georges de Novi Sad, le 28 septembre 2014. Le patriarche était assisté par 22 évêques, un grand nombre d’archimandrites et archiprêtres, ainsi que de neuf diacres. Vivant au monastère de Kovilj, comme vicaire de l’évêque de Bačka Irénée, il célébrait dans de nombreuses églises du diocèse, enseignant le peuple fidèle et, avec le caractère direct qui était le sien, il témoignait de la joie de la Résurrection du Christ et de celle qu’Il nous a accordée, dont nous avons l’espérance et que nous attendons.

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Communiqué du Saint-Synode des évêques de l’Église orthodoxe serbe au sujet des déclarations de l’archevêque catholique-romain de Belgrade Stanislav Hočevar

« Partageant avec le peuple orthodoxe serbe entier, comme avec les autres orthodoxes, et aussi de nombreux chrétiens non orthodoxes à travers le monde, la vénération dans la prière envers la personnalité du saint évêque de Žiča et d’Ohrid Nicolas Velimirović, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe ressent le devoir d’exprimer publiquement son indignation à l’occasion des déclarations inappropriées et malveillantes de l’archevêque [catholique-romain, ndt] de Belgrade Mgr Stanislav Hočevar, données au journal belgradois « Politika » le 28 octobre de cette année, par lesquelles, celui-ci a pris la liberté, selon des critères connus de lui, de mettre en question la sainteté du Nouveau Chrysostome [i.e. saint Nicolas Velimirović, ndt], allant jusqu’à le comparer avec le cardinal Stepinac ou le proclamer encore l’équivalent serbe de celui-ci. À la différence de l’archevêque de Cantorbéry Justin Welby, qui avec le patriarche de Serbie Irénée, en la cathédrale Saint-Paul de Londres a marqué récemment, de façon solennelle, le centième anniversaire du discours historique de Nicolas [i.e. le discours de St Nicolas Velimirović dans cette cathédrale, ndt], l’archevêque catholique-romain de Belgrade n’est pas obligé de connaître l’œuvre pastorale et spirituelle du saint hiérarque à Ohrid, Bitolj et Žiča, ni son activité multilatérale inter-ecclésiale. Il n’a surtout pas besoin de s’intéresser à ses œuvres théologiques et littéraires, dont la « Centurie sur la charité » et son expérience de l’ennemi comme « d’un ami brutal», à la différence de Stepinac qui a écrit que « l’Orthodoxie byzantine » constitue « la malédiction de l’Europe », et que les Croates et les Serbes, par voie de conséquence, sont deux mondes incompatibles. Il n’est pas obligé de savoir non plus que, à la différence de Stepinac, saint Nicolas a été interné durant toute la Seconde guerre mondiale à Ljubostinja, Vojvolica et finalement au camp tristement célèbre de Dachau. Nous ne lui contestons pas le droit de mettre en question le sens de la décision du chef de sa propre Église, le pape François, de former une Commission mixte constituée de membres de la Conférence des évêques de Croatie et de l’Église orthodoxe serbe, qui doit examiner de façon responsable et conforme à la vérité le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant et après la Seconde guerre mondiale. Le Saint-Synode des évêques lui conteste cependant le droit d’utiliser son engagement en faveur de la visite du pape François en Serbie comme petite monnaie d’échange pour envenimer – inconsciemment et peut-être consciemment – les relations de l’Église orthodoxe serbe avec le Saint-Siège. Cet empressement, nous en sommes sûrs, ne sera pas couronné de succès.
Pour le président du Saint-Synode des évêques, l’évêque de Bačka Irénée, membre du Saint-Synode et porte-parole de l’Église orthodoxe serbe ».
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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à l’issue de la doxologie solennelle à Zagreb, le 9 septembre 2016

« Votre Béatitude, très cher frère archevêque de Peć, métropolite de Belgrade-Karlovci et patriarche de Serbie, Mgr Irénée, Votre Éminence le métropolite de Zagreb et Ljubljana Mgr Porphyre, Vos Éminences et Excellences nos frères évêques, honorables représentants des autorités civiles, Vos Excellences, pères, frères, sœurs et enfants bénis dans le Seigneur,
Avec une émotion particulière, nous venons aujourd’hui à Zagreb avec pour intention, en tant qu’Église Mère de Constantinople, de rendre honneur et vénération, avec l’Église sœur orthodoxe serbe, aux néomartyrs orthodoxes qui ont été glorifiés dans ces contrées du temps du totalitarisme nazi. Le souvenir des néomartyrs est particulièrement actuel, ainsi que le message qu’ils nous adressent. Ces nouveaux martyrs de Dieu présentent un témoignage durable, centenaire, un exemple de patience pour tous les chrétiens, où qu’ils se trouvent. À travers tous les siècles, le lot de l’Église orthodoxe a été la Croix de la souffrance. Si nous regardons l’histoire des peuples orthodoxes, nous constaterons qu’ils se sont toujours trouvés sous le glaive de la souffrance et du martyre. Ils ont toujours subi des persécutions, des injustices et ont souffert le martyre. C’est ce que nous prouve l’histoire de tous les peuples orthodoxes : les peuples grec, russe, serbe, roumain, géorgien, syrien et les autres, comme l’histoire des saints lieux en Palestine. Le peuple grec et les autres peuples chrétiens orthodoxes des Balkans ont offert à Dieu et à l’Église, du XVème au XIXème siècle, une innombrable multitude de néomartyrs, qui ont représenté et représentent son visage, son orgueil et sa gloire. De même, tous les peuples orthodoxes qui se sont trouvés sous les régimes athées en Europe de l’Est au vingtième siècle, sont aussi passés par le martyre des catacombes.

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Le mardi 12 juillet aura lieu à Rome la première réunion de la commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de l’Église catholique-romaine sur le rôle joué par le cardinal Stepinac pendant la seconde guerre mondiale

La réunion sera tenue à l’initiative du pape François, qui ne souhaite pas canoniser le cardinal Stepinac tant que ne seront pas examinés les arguments de l’Église orthodoxe serbe, laquelle s’y oppose. Comme l’annoncent les médias, l’Église orthodoxe serbe sera représentée à Rome par le métropolite de Zagreb Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, les évêques de Slavonie Jean et de Bačka Irénée, ainsi que le professeur Darko Tanasković, tandis que l’Église catholique-romaine sera représentée par le cardinal Josip Bozanić, les évêques Ratko Perić, Antun Škovičević, Mario Jarek et Jure Krišto. Le prêtre français Bernard Ardura coordonnera le travail de la commission.

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Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque n’a pas signé le document conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe) a déclaré qu’il n’avait pas signé le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » adopté au cours des travaux du Concile en Crète, qui s’est déroulé du 18 au 26 juin 2016. C’est ce que celui-ci a dit, entre autres, au cours de l’émission « Živa istina » (« La vérité vivante ») de la chaîne télévisée « Atlas » du Monténégro, mentionnant que ce document avait précisément provoqué une polémique acerbe lors du Concile. Le métropolite Amphiloque considère que le document en question était insuffisamment préparé, ce que la délégation serbe avait indiqué lors des réunions préparatoires. « Je dois vous dire que j’étais l’un de ceux qui n’ont pas signé le sixième document [c’est-à-dire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »]» a souligné le métropolite Amphiloque, qui répondait au journaliste Darko Šuković. Les termes mêmes de l’affirmation du métropolite laissent entendre que le nombre des évêques serbes qui n’ont pas signé le document litigieux pourrait être plus grand. C’est ainsi que les médias grecs ont cité, dans ce contexte, le nom de l’évêque de Bačka Irénée, tandis que selon d’autres sources, ce sont plusieurs évêques serbes qui n’auraient pas signé le document. Toutefois, rien n’a été révélé à ce sujet dans les médias serbes. Il convient de mentionner que la publication des documents adoptés, telle qu’elle figure sur le site officiel du Concile ne permet pas de comprendre qui précisément à signé le document, et suggère l’idée que tous l’ont signé. L’interview du métropolite Amphiloque est disponible sur Youtube (en serbe) :

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Composition de la délégation de l’Église orthodoxe serbe au grand et saint Concile

La délégation de l’Église orthodoxe serbe qui participera au grand et saint Concile est la suivante :

1. S.S. le patriarche de Serbie Irénée
2. S.B. l’archevêque d’Ohrid Jean
3. S.E. le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque
4. S.E. le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre
5. S.E. l’évêque de Srem Basile
6. S.E. l’évêque de Budapest Lucien
7. S.E. l’évêque de la Nouvelle Gračanica et d’Amérique centrale Longin
8. S.E. l’évêque de Bačka Irénée
9. S.E. l’évêque de Zvornik et Tuzla Chrysostome
10. S.E. l’évêque de Žiča Justin
11. S.E. l’évêque de Vranje Pacôme
12. S.E. l’évêque de Choumadie Jean
13. S.E. l’évêque de Braničevo Ignace
14. S.E. l’évêque de Dalmatie Photius
15. S.E. l’évêque de Bihać et Petrovac Athanase
16. S.E. l’évêque de Budimlje et Nikšić Joannice
17. S.E. l’évêque de Zahumlje et Herzégovine Grégoire
18. S.E. l’évêque de Valjevo Miloutine
19. S.E. l’évêque d’Amérique occidentale Maxime
20. S.E. l’évêque d’Australie et Nouvelle Zélande Irénée
21. S.E. l’évêque de Kruševac David
22. S.E. l’évêque de Slavonie Jean
23. S.E. l’évêque d’Autriche et de Suisse André
24. S.E. l’évêque de Francfort et de toute l’Allemagne Serge
25. S.E. l’évêque de Timok Hilarion

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Communiqué de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

L’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe s’est réunie en session ordinaire du 14 au 25 mai  et a publié le communiqué suivant au sujet de ses travaux :
« La session ordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a commencé au monastère du Patriarcat de Peć par la concélébration de la sainte Liturgie épiscopale et l’invocation du Saint Esprit, puis a continué à Prizren par la célébration de la dédicace du bâtiment du séminaire théologique, qui a été reconstruit. Ensuite, les sessions ordinaires de l’Assemblée ont été tenues dans les locaux du Patriarcat, à Belgrade, sous la présidence de S.S. le patriarche de Serbie Irénée. Tous les évêques diocésains de l’Église orthodoxe serbe ont participé aux travaux de l’Assemblée, à l’exception de l’évêque de Šabac Laurent, qui n’est pas venu pour des raisons justifiées. Le thème le plus important de la session de l’Assemblée était, cette année, la préparation de la participation de l’Église orthodoxe serbe au Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe, convoqué pour le mois de juin de cette année sur l’île de Crète. En ce qui concerne celui-ci, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a adopté le texte qui exprime sa position de principe relative à toutes les questions essentielles qui seront débattues et décidées lors du Grand Concile. Une autre décision importante de l’Assemblée est de commencer en temps utile, à avoir aussitôt que possible – les préparatifs de la célébration du 800ème anniversaire de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe (1219-2019), en collaboration avec les autorités de Serbie et de la République serbe de Bosnie et avec toutes les institutions scientifiques et culturelles concernées du peuple serbe. Simultanément, l’Assemblée a pris connaissance avec satisfaction du rapport du métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au sujet du déroulement réussi des préparatifs en vue du millénaire du martyre du roi Jean-Vladimir, roi de Serbie, qui se tiendra en septembre de cette année à Bar et auquel, outre le Patriarche et les évêques de l’Église orthodoxe serbe, seront invités les primats de toutes les Églises orthodoxes ou, le cas échéant, de leurs délégations à haut niveau. À cette occasion est institué l’ordre du saint roi Jean-Vladimir, qui sera décerné aux confesseurs de la foi et de ceux qui ont souffert pour celle-ci. Comme chaque année, l’Assemblée a examiné les questions de l’éducation ecclésiale, ainsi que la mission interne et externe de l’Église. L’archiprêtre Gojko Perović, jusqu’à présent recteur intérimaire du séminaire Saint-Pierre-de-Cetinje à Cetinje, est élu recteur titulaire de celui-ci. Le statut de bibliothèque centrale sur tout le territoire de l’Église orthodoxe serbe est accordé à la Bibliothèque patriarcale de Belgrade. En outre, on constate avec tristesse que, ici et là, il y a des écoles dans lesquels le cours de religion est illégalement discriminé, bien que le tableau général dans ce domaine soit fort satisfaisant. Il est également constaté que les relations de l’Église orthodoxe serbe avec les Églises orthodoxes sœurs sont particulièrement bonnes, tout-à-fait dans l’esprit de la catholicité et de l’unité de l’Église, hormis une triste exception – celle des relations avec le Patriarcat de Roumanie, dont les évêques et les prêtres, depuis plusieurs années déjà, accomplissent des incursions, de façon non canonique et non fraternelle, sur le territoire juridictionnel de l’Église orthodoxe serbe en Serbie orientale, particulièrement dans la région de Timok. Après de nombreux messages et appels, malheureusement sans succès jusqu’à présent, l’Assemblée a appelé à nouveau l’Église roumaine à mettre un terme à cette pratique destructrice de l’Église ; dans le cas contraire, le problème sera porté devant le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe. Dans la mesure où, après le Concile, une telle activité anti-canonique serait poursuivie, l’Église orthodoxe serbe – avec une sincère douleur, mais par amour pour l’Église – sera contrainte de cesser la communion liturgique et canonique avec l’Église orthodoxe roumaine. Les relations avec les autres Églises et communautés chrétiennes, de même qu’avec la communauté juive et la communauté islamique de Serbie, sont traditionnellement bonnes et correctes, ce qui, malheureusement, ne peut être dit au sujet des cercles extrémistes dans l’Église catholique-romaine en Croatie ainsi qu’en Bosnie et en Herzégovine. Il en est de même des relations avec des cercles similaires dans la communauté islamique de Bosnie et de Herzégovine, ainsi que dans la communauté islamique en Serbie. Les relations de l’Église et de l’État en Serbie se développent dans la bonne volonté et la collaboration, dans les conditions de séparation de l’Église et de l’État. Le soutien de la Direction pour la collaboration avec les Églises et les communautés religieuses auprès du Ministère de la justice est particulièrement important, tant pour l’Église orthodoxe serbe que pour toutes les autres Églises et communautés religieuses traditionnelles. L’Assemblée attend que soit rendu à cet organisme le statut de Ministère des religions. Il est constaté que l’aumônerie de l’Armée de Serbie, ainsi que des forces armées de Bosnie et de Herzégovine, va en se développant. Il y a, malheureusement, des problèmes et des questions non résolues. C’est ainsi que l’Assemblée attend que le processus de restitution des propriétés ecclésiastiques en Serbie injustement confisquées, soit accéléré et complètement achevé. L’Assemblée appelle à nouveau les organes compétents de l’État en Serbie à rendre à l’Église les livres métriques, qui lui ont été enlevés en 1946, soi-disant pour être recopiés. De même, l’Assemblée, pour la énième fois, réaffirme sa position au sujet des restes du grand homme serbe et mondial, Nicolas Tesla, lesquels ne sauraient être un objet d’exposition, mais doivent être dignement inhumés à un endroit convenable près de l’église Saint-Sava de Belgrade, de même que Vuk Karađić et Dosithée Obradović sont inhumés devant la cathédrale de Belgrade. Les membres de l’Assemblée ont constaté que la situation de l’Église orthodoxe serbe dans la région serbe du Sud [le Kosovo, ndt] continue à être particulièrement difficile, bien qu’il y ait des signes d’espoir et des raisons d’être optimiste, tels que le fonctionnement sans entrave du séminaire de Prizren et la reconnaissance des droits de propriété du monastère de Dečani [par la Cour constitutionnelle du Kosovo, ndt]. La situation dans cette région est, malheureusement, chargée de difficultés et de souffrances ; en Croatie, des chauvinistes d’inspiration oustachie se répandent en diatribes contre l’Église orthodoxe et le peuple serbes ; dans la Fédération de Bosnie-Herzégovine, les pressions, voire la discrimination ouverte, sont constantes ; au Monténégro, une loi est en préparation qui non seulement ne reconnaît pas un statut et une identité à l’Église, mais menace celle-ci d’une persécution ouverte, tandis que les autorités du pays déclare l’Église orthodoxe serbe « ennemi numéro 1 » de l’État, apparemment dans l’esprit de sa « détermination démocratique et euro-atlantique » ; en République de Macédoine continuent encore les procès montés contre l’archevêque Jean et l’archevêché d’Ohrid. L’Assemblée a, naturellement, exprimé sa solidarité avec tous les chrétiens, orthodoxes et hétérodoxes, et aussi avec les musulmans, qui souffrent et meurent au Moyen-Orient. De même, l’Assemblée souhaite, dans la prière, la cessation, le plus rapidement possible, de l’affrontement entre frères de même foi et de même sang en Ukraine. Une session commune de l’Assemblée des évêques et du Conseil central pour la construction de l’église-mémorial Saint-Sava de Belgrade a eu lieu et le rapport sur les travaux effectués jusqu’ici pour l’aménagement intérieur de l’édifice a été accepté. Les rapports suivants ont été écoutés et approuvés : ceux du Saint-Synode, du Conseil administratif patriarcal, du Grand tribunal ecclésiastique, de la Fondation caritative « Čovekoljublje », de l’agence de pèlerinages « Dobročinstvo », et d’autres organismes et institutions ecclésiales, de même que les rapports de leurs Éminences les évêques portant sur leur activité pendant la période écoulée. La compétence du Comité concernant Jasenovac [camp de concentration oustachi, ndt] a été étendue à toutes les victimes appartenant à l’Église et au peuple serbes pendant la seconde guerre mondiale. Sur la base de la quasi-totalité des diocèses, il est établi avec regret que la « peste blanche » [les avortements, ndt], qui constitue un péché et un suicide national différé, sévit toujours plus dans le peuple serbe. Aussi, l’Assemblée appelle son peuple fidèle à la pénitence et à revenir à la raison. Le rapport détaillé sur l’incendie qui s’est produit dans l’église Saint-Sava au centre de New York a été écouté avec tristesse. Milivoje Novaković, ex-hiéromoine Maxime, qui a été réduit à l’état laïc, pseudo « chorévêque de Novobrdo et de Panonie », [appartenant au groupe de l’ex-évêque] Artème, est exclu de la communion ecclésiale. L’évêque Mitrophane, jusqu’à maintenant évêque d’Amérique de l’Est, est élu évêque du diocèse vacant du Canada ; l’évêque Irénée, jusqu’à maintenant évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande, est élu évêque d’Amérique orientale ; le protosyncelle Silouane (Mrakić), du monastère de Pustinja (diocèse de Valjevo) est élu évêque d’Australie et de Nouvelle Zélande. L’archimandrite Cyrille (Bojović), momentanément au service du diocèse de Buenos Aires et d’Amérique du Sud et Centrale, est élu évêque-vicaire, avec le titre de Dioclée, dans le diocèse du Monténégro et du Littoral. L’évêque Jean, jusqu’à présent évêque de Niš, a été relevé de ses fonctions sur sa demande. L’évêque de Ras et Prizren a été élu administrateur du diocèse de Niš, tandis que l’évêque de Zahumije et de Herzégovine Grégoire demeure administrateur du diocèse de Dobrobosna, tandis que l’évêque de Budimlje-Nikšić Joannice reste administrateur du diocèse de Mileševo. Les membres du Saint-Synode pour la nouvelle période sont : l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Žiča Justin, l’évêque de Dalmatie Photius et l’évêque de Ras-Prizren Théodose, les membres remplaçants étant le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque et l’évêque de Šabac Laurent.
Rédigé par l’évêque de Bačka Irénée, porte-parole de l’Église orthodoxe serbe

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Liste des participants à la synaxe des primats des Églises orthodoxes à Genève-Chambésy et compte-rendu succinct de la première journée

Le service de presse du Patriarche de Moscou a publié la liste des participants à la synaxe des Église orthodoxes qui se tient actuellement à Genève-Chambésy, ainsi qu’un compte-rendu succinct de la première journée :

Le 22 janvier a commencé, au Centre orthodoxe du Patriarcat de Constantinople à Chambésy (Suisse), la Réunion des primats des Église orthodoxes locales. À la session, sous la présidence du patriarche de Constantinople Bartholomée, participent :
– Patriarcat de Constantinople : consultants du président : le métropolite de France Emmanuel et l’archimandrite Bartholomée (Samaras) ; l’archevêque d’Amérique Démétrios, l’archevêque de Telmessos Job
– Patriarcat d’Alexandrie : le patriarche d’Alexandrie Théodore II, le métropolite de Léontopolis Gabriel, le métropolite de Guinée Georges
– Patriarcat d’Antioche : le métropolite des Iles britanniques et d’Irlande Silouane, le métropolite d’Allemagne et d’Europe centrale Isaac, le prêtre Porphyre Gheorgi
– Patriarcat de Jérusalem : le patriarche de Jérusalem Théophile III, l’archevêque d’Anfidon Nectaire, l’archevêque Aristarchos de Constantina, secrétaire général du Patriarcat de Jérusalem, l’archidiacre Euloge, F. Yangou
– Patriarcat de Moscou : le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le métropolite de Volokolamsk Hilarion, et l’archiprêtre Nicolas Balachov
– Patriarcat de Géorgie : le catholicos-patriarche de toute la Géorgie Élie II ; métropolite de Zougdidi et Tsaich Gérasime, le métropolite André de Gori et Ateni André, le protopresbytre Georges Zviadadzé
– Patriarcat de Serbie : le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, le prêtre Vladimir Vranić

– Patriarcat de Roumanie : le patriarche de Roumanie Daniel, le métropolite d’Europe occidentale et méridionale Joseph, le métropolite de Târgoviște Niphone, l’archiprêtre Stéphane Ababei
– Patriarcat de Bulgarie : le patriarche de Bulgarie Néophyte, le métropolite de Varna et Veliki Preslav Jean, le métropolite de Nevrokopi Séraphim, l’archimandrite Gérasime, I. Dimitrov, F. Afanasov, D. Arnaudov

– Église de Chypre : l’archevêque de Chypre Chrysostome II, l’évêque de Karpasia Christophore, le diacre Cyprien Kountouris
– Église de Grèce : le métropolite d’Ilia Germain, le métropolite de Peristerion Chrysostome, le métropolite de Messinia Chrysostome
– Église d’Albanie : l’archevêque de Tirana et de toute l’Albanie Anastase, le métropolite de Gjirokastër Dimitri, le métropolite de Korçë Jean, le diacre Spyridon Topadza
– Église de Pologne : l’évêque de Siemiatycze Georges
– Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie : le métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie Rostislav, l’archevêque de Michalovce-Košice Georges, l’archevêque de Prague Michel, l’archimandrite Séraphim (Šemiatovski)

Le secrétariat est constitué du métropolite de Suisse Jérémie, de l’archidiacre Jean Chryssavghis, V. Phidas, et K. Delikostandis (Patriarcat de Constantinople).
Après la prière commune et le commencement des travaux de l’assemblée en l’église Saint-Paul, le patriarche de Constantinople Bartholomée a prononcé l’allocution d’ouverture. Ensuite, les autres primats et représentants des Églises orthodoxes locales ont adressé leurs salutations à l’assemblée. Le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, dans son allocution, a soulevé différents thèmes actuels concernant les relations inter-orthodoxes, et a abordé en détails les questions liées à la préparation du Concile panorthodoxe. À l’issue des allocutions des primats des Églises locales a eu lieu un échange d’opinions concernant les questions soulevées lors desdites interventions. Le patriarche de Constantinople Bartholomée a, entre autres, salué la présence à la réunion du métropolite de Kiev Onuphre que, selon les paroles de Sa Sainteté, toutes les Églises orthodoxes reconnaissent en tant que seul primat canonique de l’Église orthodoxe d’Ukraine. À la fin du premier jour des travaux de la réunion ont été créées les commissions pour l’établissement du règlement ainsi que pour la préparation du texte du document final de l’assemblée.

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Jovan Nikoloski