21/10/2017
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Résultats de la recherche : Mgr Hilarion

Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Jean d’Antioche

Dans le courant de la visite de travail qu’il effectue au Liban avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été reçu par le métropolite de Beyrouth, Mgr Élie.
Le même jour, le métropolite Hilarion a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche, le patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient Jean X. Le président du DREE a transmis à Sa Béatitude les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou participer aux célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe. Le patriarche Jean a exprimé sa reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour son aide aux chrétiens, victimes de la guerre en Syrie. L’entretien a aussi porté sur le possible développement de la coopération entre les patriarcats d’Antioche et de Moscou dans le domaine de l’enseignement religieux. Prenaient part à la rencontre le métropolite Niphon de Philippopolis, recteur du métochion d’Antioche à Moscou, l’higoumène Arsène (Sokolov), représentant du patriarche de Moscou et de toutes les Russies auprès du patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes, et A. A. Erchov, assistant du président du DREE.

« Le rôle du Concile 1917-18 dans la renaissance de de l’Église orthodoxe russe » – une conférence de Mgr Hilarion (Alfeev)

Mgr Hilarion (Alfeev) donnera aujourd’hui à partir de 19h00 une conférence intitulée « Le rôle du Concile 1917-18 dans la renaissance de l’Église orthodoxe russe » dans le cadre du festival Rencontre à Rimini. C’est un événement organisé par le mouvement catholique Communion et Libération qui a lieu tous les ans à Rimini (Italie) la dernière semaine du mois d’août.

Vient de paraître: « Image de l’invisible. L’art dans l’Église orthodoxe » par Mgr Hilarion Alfeyev

mgr_hilarionLes Éditions Sainte-Geneviève viennent de publier un nouvel ouvrage de Mgr le métropolite Hilarion (Alfeyev) intitulé Image de l’invisible. L’art dans l’Église orthodoxe. L’ouvrage est présenté sur cette page avec quelques illustrations et il est possible, sur cette même page, de le commander.

Le rapport de Mgr Hilarion de Volokolamsk sur «Violation des droits et des libertés religieuses : intolérance, discrimination et pressions»

img_7584Le rapport, en français, de métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) lors du Ve Forum européen catholique-orthodoxe, qui s’est tenu à Paris du 9 au 12 janvier, sur le thème: « Violation des droits et des libertés religieuses: intolérance, discrimination et pression », est en ligne sur cette page dans son intégralité.

Photographie: Mgr Hilarion (à droite) lors de la lecture de son rapport (source)

Message de Noël de Mgr Hilarion, métropolite de New York et d’Amérique orientale, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières

Mû par les sentiments les plus profonds d’amour fraternel et par la joie spirituelle apportée par le Sauveur né à Bethléem, je salue mes confrères archipasteurs, le clergé, les membres de l’ordre monastique et tous les fidèles enfants de l’Église russe hors-frontières à l’occasion de la fête grande et sacrée de la Nativité du Christ. Ô nuit bénie de la Nativité ! C’est en cette sainte nuit qu’est descendu sur terre humblement le Fils de Dieu, naissant dans la grotte misérable de Bethléem. Il apporta la nouvelle du salut de toute l’humanité et, par Son exemple d’humilité et de sacrifice, nous a indiqué la voie de la béatitude éternelle. Les Anges ont glorifié la Nativité du Christ en s’exclamant : « Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur terre, bienveillance parmi les hommes » (Lc 2,14). Et toute la terre, écoutant ce chant merveilleux, est devenue pour ainsi dire une église et un autel, où s’accomplissait invisiblement un office divin unique, durant lequel les hymnes du monde céleste se joignaient aux prières de l’humanité souffrante. En nos jours troublés, alors que résonnent avec une force particulière les commandements évangéliques de patience, d’humilité et d’amour fraternel, nous sommes les témoins de guerres fratricides, de violentes persécutions contre les chrétiens, de toutes sortes de passions politiques et de discordes sociales. Le cœur de chaque homme est en émoi à la pensée de ces grandes calamités. À la vue de tout cela, nous ne pouvons que nous poser la question : est-ce de cette façon que le monde doit honorer son Dieu, Créateur et Sauveur ? Aussi, en fêtant cet événement sacré, élevons nos prières pour l’union fraternelle et la compréhension mutuelle, la patience et le respect mutuel dans la société, pour la paix entre les peuples. Unissons-nous en ces jours à l’église, abandonnons, ne serait-ce que temporairement, nos soucis et nos peines terrestres, et offrons à l’Enfant Dieu la foi ardente, l’espérance salvatrice et emplissons notre vie des vertus chrétiennes. En entrant dans la nouvelle année 2017, et en pensant à l’humilité de Dieu devenu homme, je ne peux m’empêcher de me rappeler le modèle de douceur que fut le très saint Patriarche Tikhon. Il y a cent ans, après son élection au Concile local pan-russe, il accepta humblement le bâton pastoral en bois du Primat Pierre de Moscou. Dirigeons nos regards vers la figure du hiérarque-confesseur qui, avec toute l’Église russe, monta sur le Golgotha des souffrances et des humiliations. En ces années terribles a surgi une foule de martyrs pour la foi, qui sont passés par le feu et par l’eau, qui ont éprouvé les outrages et les blessures, les chaînes et les prisons. Parmi eux, nombreux sont ceux qui furent « torturés, moururent tués par l’épée, et n’acceptèrent point de délivrance, afin d’obtenir une meilleure résurrection » (Hébr. XI, 35-37). Dans les hauts faits du saint patriarche Tykhon et des martyrs du XXème siècle a été exprimé un très profond amour envers Dieu et le prochain et, en même temps, in dévouement sans limite à la volonté Divine. Que le haut fait sacrificiel des martyrs qui ont péri pendant les années de persécutions athées soit un exemple de foi et de piété non seulement pour nous, mais aussi pour tous les chrétiens orthodoxes ! Vénérant en pensée la sainte crèche de Bethléem, prions avec piété l’Enfant-Dieu afin que ce XXIème siècle, contrairement au siècle passé, soit un temps d’édification de l’œuvre ecclésiale au cours duquel les hommes se tourneront vers Dieu, afin que les graines semées par les souffrances des Néo-martyrs et Confesseurs de Russie continuent à produire des fruits abondants de foi, d’espérance et d’amour dans les cœurs des hommes. Prions-Le pour qu’Il nous accorde la paix de l’âme et la vie authentiquement chrétienne, afin d’être pour notre prochain « la lumière du monde » (Jn VIII, 12) et le « sel de la terre » (Matth. V, 13).

Avec amour dans le Seigneur qui est né,
+HILARION
Métropolite d’Amérique orientale et de New York,
Primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières
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Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité Belgrade

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a séjourné du 29 au 30 août à Belgrade, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le 30 août 2016, le président du DREE a rencontré Sa Sainteté le Patriarche Irénée de Serbie. Le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’évêque Irénée de Bač, les membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe serbe assistaient à la rencontre. Après l’entretien, le métropolite Hilarion s’est rendu à la résidence du Président de la République de Serbie pour y participer à une réception solennelle en l’honneur de la signature d’une convention sur le transfert d’une première tranche d’aide pour la réalisation du projet d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. La convention sur le transfert de ces fonds à titre caritatif a été signée par le vice-directeur général pour les communications corporatives de la compagnie « Gazpromneft », A. M. Dybal, le président de la Société de construction de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade, Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie, le président du Conseil de tutelle de la Société, le président de la Serbie T. Nikolič, et le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova, également membre actif de l’Académie des arts russe. Assistaient également à la cérémonie le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’archiprêtre Vitaly Tarassiev, recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Belgrade, T. V. Tchepourine, ambassadeur de la Fédération de Russie en République de Serbie, L. N. Glebova, directeur de l’Agence fédérale aux affaires de al CEI, des expatriés et de la coopération humanitaire internationale (« Rossotroudnitchestvo ») et A. V. Radkov, sous-directeur de cette organisation, N.V. Kouchtchenkova, directeur de la Maison russe de Belgrade, N. A. Moukhine, artiste émérite de la Fédération de Russie, différentes personnalités du monde de la politique, de la culture et des arts venus de Russie et de Serbie. Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie et le président de la République de Serbie T. Nikolič ont aussi signé une convention sur les aspects pratiques de la réalisation de la convention précédente avec le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova. Intervenant lors de la cérémonie, le métropolite Hilarion a prononcé un discours, transmettant à l’assistance les salutations de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. « Ces dernières 28 années, l’Église orthodoxe russe a relevé de leurs ruines ou rebâti 28 000 églises. Cela veut dire que nous ouvrons un millier d’églises par an, ou trois églises par jour. Par conséquence, nous avons acquis une grande expérience des travaux de restauration, de construction et d’ornementation des églises. Nous avons désormais d’excellentes équipes d’artistes hautement professionnels, capables de décorer les églises suivant n’importe quelle technique, aussi bien la mosaïque que les fresques, etc. Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui faire partager nos connaissances et de savoir que nos artistes travailleront à la coupole de la plus majestueuse église des Balkans. Lorsque l’Église orthodoxe serbe s’est adressée à nous, nous proposant de participer à ce projet, Sa Sainteté le patriarche Cyrille a immédiatement donné son accord. Tenant compte de l’ampleur du projet et de la quantité des travaux à réaliser, nous avons compris que ce serait impossible sans l’aide de l’État russe. C’est pourquoi Sa Sainteté le Patriarche Cyrille s’est adressée au Président de la Fédération de Russie. La Fédération de Russie a confirmé sa participation à ce projet de grande envergure et nous sommes heureux de voir aujourd’hui le projet parvenu à sa phase de réalisation. De mon côté, j’espère que ce projet servira à consolider encore les liens entre la Russie et la Serbie, des liens qui ont été payés par le sang des soldats russes et ont une longue histoire. J’espère que ce projet nous permettra de continuer à développer et à affermir les relations entre les Églises orthodoxes russe et serbe. La nation russe a toujours soutenu le peuple serbe qui lui est frère, et l’Église orthodoxe russe apportera toujours son aide à l’Église sœur de Serbie. J’aimerais vous assurer aujourd’hui de ce soutien et souhaiter à tous ceux qui participent à ce projet succès et aide de Dieu dans sa réalisation. » La première étape des travaux d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabbas de Belgrade comporte la création d’une mosaïque sous la coupole par une équipe de maîtres sous la direction de N. A. Moukhine, artiste russe, avec la participation des artistes mosaïstes de l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk. Ces travaux devraient être terminés à la fin de 2007, l’étape suivante (ornementation de l’abside) devant l’être pour la célébration du 800e anniversaire de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe, en 2019. Pendant sa visite à Belgrade, le métropolite Hilarion a visité l’ambassade de la Fédération de Russie en République de Serbie, où il a rencontré l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en Serbie, A. V. Tchepourine. Le président du DREE est aussi allé à la maison russe de Belgrade, où il a rencontré le président de Rossotroudnitchestvo, L. N. Glebova. Ils ont discuté de nombreuses questions d’intérêt commun et se sont entendus sur l’élargissement de la coopération entre eux.

***

La cathédrale Saint-Sabas de Belgrade a été conçue comme cathédrale du Patriarcat de Serbie. Elle devait aussi être la plus grande église orthodoxe d’Europe. Les travaux de construction avaient débuté dans les années 1930, dans le quartier de Vracar, sur les lieux où les autorités turques avaient brûlé les reliques de saint Sabas (1175-1236), fondateur et premier primat de l’Église orthodoxe serbe. Les travaux ne reprirent qu’en 1985. Aujourd’hui, il reste à couvrir de mosaïque la cathédrale, sur une surface de plus de 17000m2.

Le 16 mars 2012, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov, et le ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, V. Eremič avaient signé un protocole sur la participation russe à l’ornementation de la cathédrale.

Conformément à ce Protocole, un groupe de travail russo-serbe avait été constitué en 2013, qui avait nommé un jury devant choisir sur concours la meilleure ornementation pour la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. Les co-présidents du jury étaient le métropolite Hilarion de Volokolamsk et le premier vice-premier ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, I. Dačič.

Le 6 octobre 2014, le jury a annoncé les résultats du concours. La première place est revenue au projet de la Fondation internationale d’assistance à l’UNESCO, élaboré par un collectif sous la direction de l’artiste émérite N. A. Moukhine. La seconde place a été remportée par le projet d’artistes mosaïstes biélorusses, élaboré par l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk.

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Mgr Hilarion de Volokolamsk : le Concile dans tous les cas ne devrait pas provoquer la division

hilarionHier, le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion a célébré la divine liturgie à l’église de l’icône de la Mère de Dieu «Joie de tous les affligés » à Bolshaya Ordynka.

Dans son homélie à la fin de l’office, le métropolite Hilarion a notamment dit :

« Aujourd’hui, nous nous tenons devant la perspective de la convocation du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe. A son sujet, ont eu lieu de nombreux conflits, et de malentendus. Et demain lors de la réunion du Saint-Synode, il sera décidé si notre Église participe à ce Concile ou non.

Il se trouve que la préparation du Conseil panorthodoxe s’est déroulé pendant 55 ans. Mais pendant tout ce demi-siècle, cela n’a pas été un processus continu : pendant une période on préparait activement le Concile, puis de nombreuses années la préparation s’arrêtait, puis à nouveau elle commençait. Et plus nous nous rapprochons du Concile, plus nous voyons que sur certaines questions il n’y a pas l’unanimité et le consensus entre les Églises. Dieu merci, ce ne sont pas des questions théologiques – il n’y a pas maintenant une hérésie, pour laquelle nous devrions convoquer un Conseil œcuménique. Toutes les hérésies, avec l’aide de Dieu, ont été rejetées et vaincues par les pères des sept conciles œcuméniques. Mais il y a d’autres questions qui se posent à l’Église et qui demandent une réponse. Et nous voyons que l’absence d’unanimité a déjà conduit au fait que trois des quatorze Églises locales ont refusé de participer au Concile : le patriarcat d’Antioche, l’Église bulgare et plus récemment – l’Église géorgienne. Et maintenant, nous devons décider si nous allons participer ou non. Ceci est une décision très importante, dont dépend en grande partie le destin de l’Église orthodoxe : allons-nous vivre dans la paix et la concorde avec les autres Églises locales ou dans les conflits, les conflits et les querelles.

Nous savons que dans l’histoire de l’Église, le Saint-Esprit a toujours agi et agira encore. Et nous croyons que le Saint-Esprit nous soufflera la bonne décision. Nous savons que si le Concile est convoqué pour approuver à l’unanimité la foi orthodoxe, alors, bien sûr, à ce Conseil se réuniront tous, et personne n’y renoncera. S’il arrive qu’une Église après une autre y renonce, cela signifie que quelque chose est arrivé pendant la préparation du Conseil, qui a fait que tous soient prudents et qu’ils réfléchissent pour savoir si nous pouvons maintenant, à ce stade de la vie de l’Église, résoudre unanimement les questions qui sont à l’ordre du jour du Concile.

Tout au long des 55 années de préparation du Concile panorthodoxe, nous avons parlé du fait que ce Concile doit être un facteur d’unité de l’Église, et qu’en tout cas il ne devrait pas provoquer division. Si nous estimons que la préparation n’est pas encore terminée et que certaines questions n’ont pas encore été clarifiées, il est préférable de reporter ce Conseil et pas le tenir de manière précipitée, et en particulier – sans la participation de plusieurs Églises locales. Le Concile ne peut être panorthodoxe, si une seule des Églises locales ne participerait, et d’autant plus que, dans la situation actuelle ce sont trois Églises locales qui n’y participent pas.

De tout cela, nous devons demain réfléchir et parler, en priant Dieu et demandant à l’Esprit Saint qu’il coopère à prendre les bonnes décisions. Mais quelle que soit la décision, nous savons que le Saint-Esprit conduit toujours son Église, et que le peuple de Dieu est le gardien de la foi orthodoxe, et que les autorités de l’Église sont instaurées par Dieu pour garder de l’unité de l’Église. Donc, nous acceptons tranquillement toute décision par une prière au Seigneur, et nous espérons que l’Église continuera à vivre et à se développer, comme le Seigneur Lui-même a dit à ce sujet : « Je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Matthieu 16. : 18) » ».

Source: Patriarcat de Moscou . Traduit du russe pour Orthodoxie.com

Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Bartholomée

llarion_FanariLes 5 et 6 juillet, avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) a visité Istanbul. Le 6 juillet, Mgr Hilarion a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée à la résidence du patriarche de Constantinople. À la réunion ont participé Mgr Emmanuel, métropolite de France, l’archimandrite Bartholomée (Samaras), secrétaire général du Saint-Synode de l’Eglise de Constantinople, le diacre Ioakim (Billys) secrétaire adjoint du Saint-Synode du patriarcat de Constantinople et le diacre Theodore Shulga, membre du secrétariat pour les relations inter-orthodoxes (DREE).
Mgr Hilarion a transmis les salutations et les bons vœux du patriarche Cyrille au primat de l’Eglise de Constantinople. À son tour, le patriarche Bartholomée a souhaité au primat de l’Église orthodoxe russe la santé et le succès dans son travail ardu.
Au cours d’une longue conversation, les deux parties ont discuté d’un large éventail de questions liées à la coopération entre les Églises orthodoxes en vue de la préparation du concile panorthodoxe, prévu pour 2016, ainsi que d’autres points de l’agenda des relations bilatérales entre Constantinople et le Patriarcat de Moscou. Le métropolite Hilarion a partagé ses vues sur la situation au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde. Il a également été abordé la question des préparatifs de la célébration du 1000e anniversaire de la présence russe au Mont Athos.
Avant la réunion, le métropolite Hilarion, accompagné par l’archimandrite Vissarion (Komziasa) a vénéré les reliques des saints Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges.

Source : Patriarcat de Moscou. Photographie : Fanarion

Message de Noël de Mgr Hilarion, métropolite d’Amérique occidentale et de New York, primat de l’Église russe hors-frontières

Éminentissimes confrères archipasteurs, révérendissimes pères concélébrants, révérends diacres en Christ, chers membres de l’ordre monastique dans le Seigneur, fidèles enfants de l’Église russe hors-frontières, disséminés comme les grains de blé de Dieu sur toute la face de la terre,

Du fond de mon cœur joyeux, je vous salue tous à l’occasion de la Nativité du Dieu de la paix et de l’amour, qui est devenu un homme vivant, l’un de nous ! Me tenant en pensée maintenant devant la crèche du Christ, j’apporte en don des prières ardentes pour l’établissement de la paix profonde et inaliénable dans les cœurs de tous les hommes, de tous les peuples, dans mon propre cœur et les vôtres ; de la paix attendrissante, apportée à la cité de Bethléem par tout le chœur angélique qui s’exclamait : « Gloire à Dieu dans les hauteurs, paix sur la terre, bienveillance parmi les hommes ! »

Aujourd’hui, la sainte Église représente Bethléem dans chacun de ses édifices sacrés ; elle souhaite que chaque cœur soit une crèche pure pour Dieu… Que faut-il pour cela ? Il est nécessaire pour chacun d’entre nous de devenir un enfant. Le Seigneur annonce maintenant depuis Sa crèche : Voyez, Je suis le créateur du monde, Je suis devenu enfant pour vous. Et si vous ne vous convertissez pas, et ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume céleste (cf Matth. XVIII,3) ; vous ne serez pas capables et dignes de Me recevoir dans votre cœur.

S’étant purifié dans les fonts baptismaux, le grand-prince Vladimir égal-aux-apôtres qui a baptisé la Russie et qui est décédé il y a exactement mille ans, devint un tel enfant. Lors de l’année 2015 qui commence, cette date mémorable sera célébrée dans notre chère et grande Mère – l’Église orthodoxe russe. Mentionnons que le célèbre historien de l’Église et de l’architecture russes, Eugène Goloubinsky, a écrit, au début du XXème siècle au sujet de St Vladimir, que son nom même renfermait le concept de possession de la paix, l’entente, l’harmonie. Jusqu’à maintenant, malheureusement, il n’y a pas une telle concorde et une telle paix sur nos fonts baptismaux communs, comme en disposait notre Illuminateur que l’on appelait notre « beau Soleil ».

Chacun aspire à la paix et exige la paix du monde entier. Où donc est cette paix ? – Dans la préservation et la culture de nos racines communes chrétiennes orthodoxes. En 1988, alors qu’il était archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité, le métropolite Laur, mon prédécesseur d’éternelle mémoire, écrivait : « Qu’arrivera-t-il à notre peuple dans l’avenir, cela n’est pleinement connu qu’au Seigneur Dieu. Mais ce qui constituait notre force dans le passé, c’est seulement cela qui peut nous rendre forts aujourd’hui, et à chaque époque. Aussi, rappelons-nous fermement du testament de nos pères et gardons-le vigoureusement, eux qui nous ont transmis en héritage la foi orthodoxe, comme une force véritable. Il n’y a rien de plus puissant qu’elle dans ce monde ».

Demandons humblement au Dieu-enfant qu’Il accorde à notre peuple orthodoxe des forces spirituelles pour surmonter la guerre fratricide, afin que par les prières du saint orthodoxe et égal-aux-apôtres prince Vladimir, règne à nouveau la paix dans les pays gardés de Dieu de la Russie, purifiés par ses larmes de pénitence comme par un second baptême. Gardons la voie de saint Vladimir qui seule est apte à nous sauver, tant notre patrie historique que le monde entier avec lui. Et c’est alors que s’accomplira la promesse du saint hiérarque Jean (Maximovitch), le grand archipasteur de la diaspora russe : « Bénie es-tu, ô terre russe, purifiée par le feu de la souffrance ! Tu es passée par l’eau du baptême, tu passes maintenant par le feu de la souffrance, et tu entreras dans le repos » (paroles prononcées lors du 950me anniversaire du baptême de la Russie en 1938).

À nouveau, je souhaite une bonne fête, à vous tous, chers enfants de l’Église russe hors-frontières, à l’occasion des solennités salvatrices pour le monde de la Nativité du Christ. Je voudrais beaucoup par le présent message, souligner la grandeur spirituelle de cette belle et lumineuse fête. Que le Fils de Dieu venu sur terre illumine nos cœurs par la douce lumière de l’étoile de Bethléem. À Lui soient la gloire et l’action de grâce dans les siècles des siècles ! Amen.

Avec amour dans le Christ qui est né,

+ Hilarion,
Métropolite d’Amérique orientale et de New York, primat de l’Église russe hors-frontières, Nativité du Christ 2014/2015

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Mgr Hilarion (Alfeyev) : « Primauté et synodalité d’un point de vue orthodoxe »

Nous présentons ci-après la conférence du métropolite de Volokolamsk Hilarion (Alfeyev), prononcée le 8 novembre au Séminaire théologique Saint-Vladimir de New York, au sujet de la primauté et de la synodalité d’un point de vue orthodoxe. Le métropolite y aborde notamment la question du « Document de Ravenne » et les raisons pour lesquelles le Patriarcat de Moscou a refusé de le signer.

Primauté et synodalité d’un point de vue orthodoxe.

Votre Béatitude,
Vos Éminences et Excellences,
Chers pères, frères et sœurs,
Chers invités,

En premier lieu, je voudrais exprimer ma profonde gratitude au Séminaire théologique Saint-Vladimir pour m’avoir accordé le titre honoraire de docteur en théologie. Cela a été un grand privilège pour moi d’être un ami du Séminaire pendant de nombreuses années, d’avoir connu ses doyens et chanceliers, à commencer par le père Jean Meyendorff de bienheureuse mémoire, d’avoir fait éditer mes livres par « Seminary Press » et d’avoir participé au Conseil d’administration du Séminaire. À une époque où les relations entre la Russie et l’Amérique sont à nouveau tendues, je pense qu’il est particulièrement important de développer des relations fortes entre l’Église orthodoxe russe et l’Orthodoxie américaine. Je crois que le Séminaire Saint-Vladimir avec sont large rayonnement inter-orthodoxe peut jouer un rôle crucial dans la restauration de la confiance entre différentes parties du globe.
Aujourd’hui, je souhaiterais parler de la question de la synodalité et de la primauté. Ce sujet a revêtu une importance particulière durant les années récentes en raison des travaux de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Église catholique-romaine et l’Église orthodoxe. Cette question est également pertinente pour ce qui est des relations inter-orthodoxes, particulièrement dans le contexte des préparatifs du Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe. Plus particulièrement, cela est approprié en raison de la façon dont la primauté est exercée actuellement dans l’Église orthodoxe à un niveau universel, ce qui fait que les hiérarques et les théologiens de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) ne participent ni au dialogue entre catholiques et orthodoxes, ni aux préparatifs du Concile panorthodoxe.
Permettez-moi de commencer en clarifiant la signification des différents termes. Le terme « synodalité », ou « conciliarité », est la traduction du mot russe « sobornost’ », qui est lui-même un néologisme créé par les slavophiles du XIVème siècle, tels que Kireïevsky et Khomiakov, afin de désigner la communion de tous les fidèles du monde entier dans le sein de l’Église une. Cette communion incluait à la fois les vivants et les morts. Selon Kireïevsky, « la totalité de tous les chrétiens de toutes les époques, passées et présentes, constitue une assemblée une, indivisible, éternelle et vivante des fidèles, maintenue ensemble précisément tant par l’unité de conscience que par la communion de prières » .
Dans un sens plus étroit, le terme de synodalité, ou conciliarité, venant du mot « concile » (synodos en grec, concilium en latin), désigne « une assemblée d’évêque qui exercent une responsabilité particulière ». C’est ainsi que la déclaration controversée de Ravenne de la Commission mixte de dialogue entre catholiques et orthodoxes interprète le terme . Le document déclare que « cette dimension conciliaire de la vie de l’Église appartient à sa nature la plus profonde» et que ladite dimension « doit être présente aux trois niveaux – local, régional et universel – de la communion ecclésiale : au niveau local du diocèse confié à l’évêque ; au niveau régional d’un ensemble d’Églises locales avec leurs évêques qui « reconnaissent celui qui est le premier entre eux » (Canon apostolique 34) ; et au niveau universel, où ceux qui sont les premiers (protoi) dans les diverses régions, avec tous les évêques, collaborent dans ce qui concerne la totalité de l’Église. À ce niveau également, les protoi doivent reconnaître celui qui, parmi eux, est le premier» .
Le terme de primauté dans ce contexte désigne le leadership d’une personne, qui a un rang hiérarchique à chacun des trois niveaux susmentionnés. La déclaration de Ravenne déclare que la primauté et la conciliarité sont mutuellement interdépendantes . Selon le document «Dans l’histoire de l’Orient et de l’Occident, tout au moins jusqu’au IXe siècle, une série de prérogatives, toujours dans le contexte de la conciliarité et selon les conditions des temps, a été reconnue au protos ou kephale à chacun des niveaux ecclésiastiques établis : localement, pour l’évêque comme protos de son diocèse par rapport à ses presbytres et à ses fidèles ; régionalement, pour le protos de chaque métropolie par rapport aux évêques de sa province, et pour le protos de chacun des cinq patriarcats par rapport aux métropolites de chaque circonscription ; et universellement, pour l’évêque de Rome en tant que protos parmi les patriarches » .
Le document de Ravenne ne fait mention d’aucune différence dans l’ecclésiologie entre Orthodoxes et Catholiques ; il induit ainsi en erreur les lecteurs. Parlant de la manière dont l’Église est organisée administrativement dans les traditions occidentale et orientale, le document ne mentionne nulle part qu’il s’agit de deux modèles très différents d’administration ecclésiale ; l’un, centralisé et basé sur le concept de la juridiction papale universelle ; l’autre, décentralisé et basé sur la notion de communion d’Églises locales autocéphales.
Il y a une tentative, dans le document de Ravenne, de présenter les structures ecclésiales des deux traditions comme quasiment identiques sur les trois niveaux. S’il y a beaucoup de traits similaires pour ce qui concerne le niveau local (diocésain), il y a réellement une différence énorme entre l’Orient et l’Occident pour ce qui concerne la façon dont les structures ecclésiales sont formées au niveau régional et universel. Dans la tradition orthodoxe, au niveau régional, ou plutôt au niveau d’une Église autocéphale, il y a un synode et un primat avec des prérogatives claires. Dans l’Église catholique, il n’y a pas de primauté au niveau régional. Qui, par exemple, est le primat de l’Église catholique en Pologne ? Est-ce le métropolite de Gniezno, qui a un titre honoraire de « primat », mais n’exerce aucune primauté ? Ou bien est-ce le président de la Conférence des évêques, qui change par rotation tous les quatre ans ? Ou encore est-ce l’un des cardinaux doyens ? Réellement, les Conférences épiscopales catholiques qui se sont réunies récemment ne peuvent que très vaguement être comparées aux Synodes des Églises orthodoxes locales.
Il n’y a en fait qu’une seule primauté dans l’Église catholique, celle du pape. Cette primauté est présumée comme instituée jure divino et comme émanant directement de la primauté de St Pierre dans le collège des Apôtres. C’est le pape qui confirme les décisions des Conciles, tant régionaux qu’universels, c’est lui qui donne son accord à chaque nomination épiscopale, et qui incarne l’intégralité du pouvoir ecclésial. Aucune primauté de cette sorte n’a jamais existé dans la tradition orthodoxe, il y a seulement chez elle une taxis établie, par laquelle l’un des primats dispose de la première place.
Aucune de ces différences manifestes n’est mentionnée dans le document de Ravenne qui a été adopté en 2007 sans consensus et en l’absence de la délégation de l’Église orthodoxe russe. Le document a ignoré les critiques exprimées au cours du processus de rédaction par les représentants du Patriarcat de Moscou à ce dialogue. Après Ravenne, la Commission mixte pour le dialogue entre catholiques et orthodoxes a continué à examiner la question de la primauté et de la synodalité lors de ses séances plénières à Vienne en 2010 et à Amman en 2014, ainsi qu’au cours de plusieurs réunions des comités de coordination et de rédaction entre 2008 et 2013. Après avoir travaillé sur ce sujet pendant sept ans, la Commission n’est toujours pas parvenue à produire un document satisfaisant pour tous les membres.
La Commission a tenté d’approcher le sujet de la primauté à la fois d’un point de vue historique et théologique. En particulier, une tentative a été faite de placer la question de la primauté dans le contexte de la théologie trinitaire. Il a été avancé que la Sainte Trinité est une image à la fois de la primauté et de la conciliarité, car il y a en Elle la monarchie de Dieu le Père, mais aussi la communion des trois Personnes divines : Père, Fils et Saint-Esprit. Certains théologiens sont allés jusqu’à insister sur une « hiérarchie » parmi les trois Personnes, ayant trouvé un soutien à leur thèse dans les passages de St Basile le Grand qui parle d’une taxis (ordre) dans la Trinité. Ils ont prétendu que cette ordre, ou hiérarchie, doit être reflété dans la structure administrative de l’Église aux trois niveaux : local, régional, et universel.
En ce qui concerne le niveau local, une référence à St Ignace d’Antioche a été faite, laquelle confirme en apparence ces idées. C’est le célèbre passage : « Suivez tous l’évêque, comme Jésus-Christ suit son Père, et le presbyterium comme les apôtres ; quant aux diacres, respectez-les comme la loi de Dieu » . Ici, l’évêque diocésain est comparé à Dieu le Père, et les fidèles sont appelés à lui être obéissants de la même façon que Jésus était obéissant à Son Père. L’argument de St Ignace, néanmoins, n’a rien à faire avec le domaine de la spéculation théologique. St Ignace n’a pas non plus tenté de projeter un modèle trinitaire sur l’administration ecclésiale au niveau diocésain (Il n’y a là aucune mention du Saint-Esprit). Il était plutôt préoccupé par la question de l’ordre ecclésial, insistant sur la place centrale de l’évêque dans toute la circonscription d’une Église locale.
La comparaison trinitaire est encore moins convaincante lorsque nous passons du niveau diocésain à ce que le document de Ravenne appelle « le niveau régional » (un groupement des diocèses sous un métropolite ou patriarche). L’interaction entre le métropolite (ou patriarche) et ses collègues dans l’épiscopat est décrit par le 34ème canon apostolique : « Les évêques de chaque province (ethnos) doivent reconnaître celui qui est le premier (protos) parmi eux et le considérer comme leur chef (kephale) ; ne rien faire d’important sans son avis (gnome) et que chaque évêque ne s’occupe que de ce qui regarde son propre diocèse (paroikia) et les campagnes dépendant de son diocèse. Mais que le premier (protos) ne fasse rien sans le consentement de tous ; car la concorde (homonoia) règnera et ainsi sera glorifié le Père, le Fils et le Saint-Esprit ».
Certains prétendent, sur la base de cette glorification trinitaire que la structure administrative de l’Église au niveau régional reflète aussi (ou devrait refléter) la communion entre les Personnes divines de la Trinité. Or, le texte du canon ne permet pas en réalité une telle comparaison : en fait, c’est le «consentement » ou l’harmonie qui règne entre les trois Hypostases de la Trinité qui est cité ici comme un exemple que les évêques, au niveau régional, doivent suivre. Pour ce qui concerne la glorification trinitaire elle-même, elle est semblable à de nombreuses autres glorifications qui concluent les textes canoniques, dogmatiques et liturgiques, et elle n’est certainement pas destinée à tirer une comparaison directe entre les Hypostases de la Sainte Trinité et les rangs de l’ordre ecclésiastique.
Au XVème siècle, le grand réformateur monastique, St Serge de Radonège, a dédié son monastère à la Sainte Trinité, utilisant la communion des trois Hypostases divines comme un modèle d’unité et de concorde pour sa communauté monastique. L’un des disciples de St Serge, St André Roublev, a peint une icône célèbre qui est devenue un exemple classique de l’incarnation iconographique d’une notion morale et théologique importantes. Au contraire de beaucoup d’autres icônes, celle-ci ne se réfère à aucune commémoration liturgique. Elle suit les modèles traditionnels connus depuis la haute antiquité (notamment des mosaïques des Vème-VIème siècles), selon lesquels les trois voyageurs apparus à Abraham symbolisaient la Sainte Trinité. Les voyageurs sont présentés sous la forme d’anges, dont l’un est toujours au milieu.
Dans l’iconographie plus ancienne, l’ange assis au milieu était habituellement identifié à Dieu le Père, tandis que les deux autres personnes sur l’icône étaient interprétées comme les anges qui l’accompagnent. Dans l’icône de Roublev, la figure centrale doit aussi, très probablement, être identifiée avec Dieu le Fils, mais les deux autres figures semblent représenter les deux autres Personnes de la Trinité. Les érudits contemporains diffèrent dans leur interprétation de la figure centrale : certains tendent à l’identifier avec le Père, émettant l’hypothèse que la Première Personne de la Trinité doit occuper la place centrale dans la composition.
Il me semble que c’est à dessein que St André ne nous clarifie pas quelle figure symbolise quelle Personne de la Trinité. Son icône, d’une façon stupéfiante décrit le mystère de la Tri-unité sans entrer dans des détails supplémentaires. C’est la concorde des Personnes de la sainte Trinité qui est représentée dans cette merveilleuse icône, plutôt que la « structure » du Dieu Trinitaire et Un, qui indéniablement n’a ni structure ni subdivision en Lui, étant simple et indivisible.
La synodalité ou conciliarité qui existe dans l’Église et qui a son expression particulière dans l’institution des synodes ou conciles peut vraiment être comparée à l’harmonie et la concorde régnant parmi les Personnes de la Trinité. Mais on ne doit pas aller plus loin que cela en tentant de comparer les structures ecclésiales humaines avec la communion Divine Trinitaire. Il n’est pas non plus approprié d’interpréter les interrelations entre primauté et synodalité dans l’Église en utilisant des analogies Trinitaires et, ce faisant, se référer à la « primauté » du Père en relation avec le Fils et le Saint-Esprit.
Le document de Ravenne mentionne les trois niveaux de l’administration ecclésiale, impliquant en quelque sorte que ce qui est vrai pour un niveau peut être transféré à un autre niveau. Or, cela est fortement discutable. C’était précisément la confusion entre les trois niveaux de l’administration dans le document de Ravenne et une tentative de transférer les arguments propres à un niveau à l’autre, qui a incité la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou à entreprendre une étude exhaustive du sujet de la primauté dans l’Église universelle. Suite à cette étude, un document a été produit et adopté par le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe le 26 décembre 2013 .
Au début, le document indique que la primauté à chacun des trois niveaux de l’Église a des sources différentes. La source de la primauté d’un évêque dans son diocèse est la succession apostolique qui est transmise par la consécration épiscopale. La source de la primauté au niveau du groupement régional des diocèses est « l’élection de l’évêque-primat par un Concile (ou un Synode) qui dispose de la plénitude du pouvoir ecclésial ». Au niveau universel, il y a une primauté d’honneur qui est basé sur les diptyques sacrées, c’est-à-dire, l’ordre officiel des Églises établies par les conciles œcuméniques .

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Mgr Hilarion a rencontré le pape François

Le 17 octobre, au Vatican a eu lieu la rencontre entre le président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) du Patriarcat de Moscou, Mgr Hilarion métropolite de Volokolamsk et le pape François. Le métropolite Hilarion a transmis au primat de l’Église catholique romaine les salutations du patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. À son tour, le pape a exprimé à Sa Sainteté le patriarche Cyrille des salutations fraternelles et les bons vœux.
Au cours de cette rencontre, une grande attention a été accordée à la situation dramatique en Ukraine, où depuis un an dure le conflit qui a coûté des milliers de vies. Le métropolite Hilarion a parlé de la situation dans l’est de l’Ukraine, où trois prêtres ont été tués et environ une cinquantaine d’églises ont été totalement ou partiellement détruites. Il a partagé avec le pape François, sa profonde préoccupation

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Une conférence du Mgr Hilarion de Volokolamsk sur les relations interorthodoxes aujourd’hui

Le 11 décembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a évoqué les relations interorthodoxes aujourd'hui devant les étudiants des écoles de théologie de Moscou. Un compte rendu, en français, de cette rencontre est proposé ici.

Mgr Hilarion, métropolite de Volokolamsk: « Faire obstacle à la discrimination des chrétiens dans le monde : une contribution à une défense plus efficace des droits de l’homme »

Intervention le 23 octobre de Mgr Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, au IIIe comité de l’Assemblée générale de l’ONU réunie en session à New York.

" Monsieur le président,   Je représente à cette tribune de la prestigieuse organisation internationale que sont les Nations Unies l’Eglise orthodoxe russe qui compte de nombreux millions de fidèles dans le monde entier. La défense des droits de l’homme dans diverses régions du monde est l’une des orientations essentielles des organisations internationales parmi lesquelles l’ONU occupe une place primordiale. La liberté de confesser sa foi est l’un des droits fondamentaux de l’homme. Notre Eglise se prononce immuablement contre la discrimination, les persécutions et la violence sous des prétextes religieux quelles qu’en soient les formes. Nous sommes aujourd’hui les témoins de très fréquentes violations de la liberté de religion et de manifestations de violence à l’égard de communautés ou de groupes ethniques et religieux dans le monde entier.

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Discours de Mgr Hilarion de Volokolamsk au synode sur la nouvelle évangélisation des évêques catholiques et en présence du pape

Sur le site Parlons d'orthodoxie: la traduction française du discours de Mgr Hilarion de Volokolamsk, le 16 octobre au Vatican, au synode sur la nouvelle évangélisation, en présence du pape. Mgr Hilarion a notamment déclaré: " Je profite de cette occasion pour appeler nos frères catholiques à mettre en place un front commun de défense de la foi chrétienne dans les pays où elle est opprimée et persécutée. Nous voyons aujourd’hui les tenants du sécularisme et de l’athéisme en Europe s’appliquer à évincer la foi chrétienne : les symboles chrétiens deviennent l’objet d’interdits, la vision traditionnelle chrétienne du mariage comme une union entre un homme et une femme est attaquée, la valeur de la vie humaine est mise en doute ceci depuis son début et jusqu’à sa fin naturelle. L’existence même des Eglises chrétiennes est menacée dans certaines parties du monde. Dans les pays dits du « printemps arabe » des millions de chrétiens encourent de cruelles persécutions. Ils doivent quitter des terres qu’ils ont habitées depuis de nombreux siècles. Il y avait encore il y a peu près de un million et demi de chrétiens en Irak, il n’en reste aujourd’hui que près de 150.000. Les autres ont été soit exterminés, soit chassés. En Egypte, en Libye, en Afghanistan, au Pakistan, au Nigeria, en Inde, en Indonésie ainsi que dans d’autres pays du Proche Orient les persécutions des chrétiens se font de plus en plus cruelles.
La catastrophe humanitaire que vit actuellement la Syrie nous est profondément douloureuse. Les islamistes radicaux, soutenus par certains pays occidentaux, veulent s’y emparer du pouvoir politique. Là où ils ont déjà réussi à le faire les chrétiens sont persécutés et exterminés. Les communautés chrétiennes de Syrie et du Proche Orient implorent notre aide. Les médias occidentaux ne prêtent aucune attention à cette clameur. "

Mgr Hilarion (Alfeyev) : « Le plus important pour l’Église orthodoxe macédonienne est de retourner sur le terrain canonique »

Dans un entretien donné à la radio nationale bulgare « Nedela 150 » Mgr Hilarion (Alfeyev), qui accompagne le patriarche russe en visite canonique à l’Église bulgare, a déclaré que le plus important pour l’Église orthodoxe macédonienne est de retourner sur le terrain canonique.  D’après lui, il existe beaucoup de modèles d’organisation ecclésiale qui, sans passer obligatoirement par la reconnaissance de l’autocéphalie, peuvent aboutir à une indépendance réelle de l’Église. « Je pense que nous ne devrions pas nous tenir aux termes d’origine grecque comme autocéphalie et autonomie. Il est nécessaire de créer un modèle qui conviendrait à l’Église macédonienne, mais aussi qui lui permettrait d’être en communion avec les Églises orthodoxes canoniques, pour ne plus en être exclue, comme elle l’est actuellement » a déclaré le métropolite Hilarion. Selon lui, cette question doit être résolue dans un dialogue entre l’Église serbe et l’Église macédonienne. « L’Église orthodoxe russe est toujours prête à aider à ce processus et à proposer des solutions, basées sur notre propre expérience de surmonter les schismes » a dit Mgr Hilarion.


« Les Balkans sont une région très complexe. Ce n’est pas un hasard si, dans le passé, les dernières guerres mondiales ont commencé dans les Balkans, et aujourd’hui, cette région est le carrefour de deux paradigmes civilisationnels. D’une part, c’est celui de la civilisation occidentale, qui ouvre pour la promotion des valeurs séculières et de la vision du monde qui l’accompagne. D’autre part, c’est l’héritage du christianisme oriental, dont sont porteuses les Églises locales, qui aura un rôle très important dans le processus de la mondialisation, lorsque les pays des Balkans seront intégrés à l’Union européenne ».

Source et photographie : Dveri.bg

Concélébration de Mgr Hilarion (Kapral) avec Mgr Gabriel de Comane et Mgr Michel de Genève dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris

11mhvisitliturgy11_048_jpgLe 20 novembre, Mgr Hilarion (Kapral), primat de l'Eglise russe hors frontières a concélébré la divine liturgie avec Mgr Gabriel de Comane et Mgr Michel de Genève avec plusieurs membres du clergé des deux juridictions et du Patriarcat de Moscou, dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris. Mgr Gabriel a souligné l'importance de cette journée de prière en communion qui témoigne de l'unité de l'Eglise russe hors frontières et de l'Exarchat des églises orthodoxes russes en Europe occidentale, qui partagent les mêmes racines. Le métropolite Hilarion a noté pour sa part que c'était la première  fois qu'une telle concélébration avait lieu dans la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky.

Sources: Eglise russe hors frontières (dont photographie), site de la cathédrale (autres photographies).

Mgr Hilarion (Alfeyev): au sujet du futur saint et grand concile orthodoxe

Mgr_hilarionLe 2 novembre dernier, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a reçu le diplôme de docteur honoris causa de l'Académie de théologie de Saint-Pétersbourg. A cette occasion, il a prononcé un discours de réception consacré au futur saint et grand concile orthodoxe – l'histoire de sa préparation, les thèmes discutés, les positions des Eglises, les propositions de la commission inter-orthodoxe préparatoire, les décisions prises – dont nous vous proposons en exclusivité la traduction en français (36 pages).

Mgr Hilarion (Alfeyev) a rencontré le patriarche Ignace IV d’Antioche

Hilarion_ignace Le 20 août 2011, le patriarche d'Antioche Ignace IV a reçu à Damas le président du Département des relations extérieures du patriarcat de Moscou le métropolite Hilarion, qui est arrivé en Syrie pour une visite de travail . Lors de la réunion, qui s'est tenue au siège du Patriarcat d'Antioche, ils ont pu discuter des relations bilatérales entre Moscou et le patriarcat d'Antioche, ainsi que des questions actuelles du monde orthodoxe. Mgr Hilarion a souligné la très profonde préoccupation de l'Eglise orthodoxe russe quant aux problèmes des chrétiens dans certains pays du Moyen-Orient, aggravés par l'instabilité politique dans la région. Il a également a transmis au primat de l'Église d'Antioche la traduction en arabe de la Déclaration du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe sur la montée de la christianophobie dans le monde.  Le patriarche Ignace IV a exprimé sa gratitude pour l'attention du Patriarcat de Moscou à ce sujet, en soulignant l'importance de la solidarité chrétienne et a assuré que cette déclaration sera diffusée dans les médias en Syrie et au Liban. A la fin de la conversation, le patriarche d’Antioche a transmis ses salutations les plus cordiaux au patriarche de Moscou en exprimant l'espoir d'une rencontre personnelle avec le primat de l’Église orthodoxe russe dans un proche avenir.

Source et photographie : Mospat.ru

Mgr Hilarion (Alfeyev) a rencontré les étudiants de l’Institut des sciences politiques de Paris

9 Le 1er mars, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du le Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou a rencontré un groupe d’étudiants de l’Institut des sciences politiques de Paris (son allocution). Les étudiants français, accompagnés des aumôniers de l'Institut de sciences politiques, les pères Thierry Anne et Alvaro Pacheco, ainsi que du recteur du Séminaire orthodoxe russe le père Alexandre Siniakov, ont pu prendre connaissance de la mission orthodoxe russe, les relations entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique ainsi que les relations inter-orthodoxes. Mgr Hilarion a informé les étudiants sur la vie intérieure de l’Eglise orthodoxe, ses activités extérieures, ainsi que sur l’École doctorale orthodoxe Saints Cyrille et Méthode. Le métropolite a également parlé du ministère de l'Église russe en France. « A Paris, un séminaire orthodoxe russe est ouvert, on s'apprête à construire un centre spirituel et culturel russe. Toutefois, cette activité ne doit pas être perçue comme étant dirigée contre l'Eglise catholique » – a souligné Mgr Hilarion. « Nous essayons de coordonner nos initiatives avec la hiérarchie catholique de France de même que les responsables catholiques en Russie avec l'Eglise orthodoxe russe.  Le but de notre présence dans les pays catholiques n'est pas de convertir les catholiques à l'orthodoxie, même si nous n'excluons pas des cas de conversions individuelles, mais de mener à bien le soin pastoral des fidèles orthodoxes qui y vivent ». Cette visite des étudiants français est une initiative du diocèse de Chersonèse de l’Eglise russe.

Source (dont photographie): Patriarcat de Russie

Rencontre de Mgr Hilarion (Alfeyev) de Volokalamsk et de l’archevêque de Canterbury

Le 9 septembre, Mgr Hilarion de Volokalamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a rencontré l'archevêque de Canterbury, Rowan Williams, doyen de la Communion anglicane, dans sa résidence londonienne (Lambeth Palace). "Mgr Hilarion a fait part de l'inquiétude que suscite parmi les fidèles orthodoxes la progression des tendances libérales en matière de la théologie et de l'éthique au sein des Églises anglicanes qui ainsi s'éloignent de plus en plus de la tradition de l'Église indivise. Mgr Hilarion a exprimé l'espoir que ce processus ne soit pas irréversible."

Sources: diocèse de Chersonèse, Patriarcat de Moscou.

Mgr Hilarion (Alfeyev) sur le célibat des prêtres, le clergé marié et l’Eglise catholique

"Je pense que, tôt ou tard, le clergé marié sera introduit dans l'Eglise catholique parce que ce n'est pas une innovation" a dit le métropolite Hilarion, président du département des relations extérieurs de l’Église orthodoxe russe dans le programme « L'Eglise et le monde » sur la chaîne de télévision Russie-24, répondant à la question s’il pouvait arriver à l'Eglise orthodoxe le scandale des prêtres pédophiles, comme à l’Église catholique. Il a rappelé que dans l’Eglise antique, des prêtres et même des évêques étaient mariés. Selon Mgr Hilarion, "la présence du clergé marié réduit au minimum les problèmes qui existent aujourd'hui et se posent d’une façon aigüe dans l'Église catholique".

Source: Interfax

Le théologien grec Christos Yannaras a rencontré à Moscou Mgr Hilarion (Alfeyev)

Le 7 mai, à Moscou, le théologien grec Christos Yannaras a rencontré Mgr Hilarion (Alfeyev) de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Les discussions ont porté sur les relations culturelles et universitaires entre la Russie et la Grèce. Christos Yannaras a partagé ses impressions de sa visite en Russie et des conférences qu'il a donné dans plusieurs établissements du Patriarcat de Moscou.

Source: Patriarcat de Moscou

La « Passion selon saint Matthieu » de Mgr Hilarion (Alfeyev) interprétée en Suisse

Passion La Passion selon saint Matthieu, composée par Mgr Hilarion (Alfeyev), sera interprétée en Suisse le samedi 27 mars à 20 heures à l'Aula magna de l'Université de Fribourg; le mardi 30 mars à 20 heures au Temple du Bas à Neuchâtel. Pour d'autres informations (l'œuvre, son auteur, les interprètes), voir le dossier de presse. Un extrait d'une répétition pour ces concerts est en ligne ici.

Mgr Hilarion (Alfeyev) élevé au rang de métropolite

Le 1er février, lors d'une liturgie et à l'occasion de la célébration du premier anniversaire de son intronisation, le patriarche Cyrille de Moscou a élevé au rang de métropolite Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du patriarcat; l'évêque Elisée, du diocèse de Souroge (Grande-Bretagne et Irlande) est devenu archevêque, d'autres hiérarques ont également été distingués, comme Mgr Simon de Bruxelles.

Source: Église russe (photographies)

Rencontre à Moscou de l’un des évêques auxiliaires de Paris et de Mgr Hilarion (Alfeyev)

Le 28 décembre, Mgr Éric de Moulins-Beaufort, évêque auxiliaire catholique de Paris, a rencontré au monastère Saint Daniel à Moscou Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures de l'Église russe. L'évêque français, représentant le cardinal archevêque de Paris, André Vingt-Trois, était notamment accompagné du père Richard Escudier responsable des relations œcuméniques du diocèse de Paris. "Mgr Hilarion a dit sa joie de voir que les relations entre l'Église
catholique en France et le patriarcat de Moscou deviennent de plus en
plus étroites et actives. Les deux évêques ont évoqué des différents
projets communs à l'occasion de l'année croisée de la Russie en France
et de la France en Russie."

Source: Église russe (photographies)

Un entretien avec Mgr Hilarion (Alfeyev) paru dans l’hebdomadaire « La vie »

L'hebdomadaire catholique La vie a publié un entretien, en ligne ici, avec Mgr Hilarion (Alfeyev). Sur l'Internet également à propos de la visite en France du président des relations extérieures du Patriarcat de Moscou: son homélie lors de la liturgie le jour de l'inauguration du séminaire russe, une visite à Auvers-sur-Oise, avec l'évêque catholique du diocèse, Mgr Riocreux, au cours de laquelle Mgr Hilarion a joué de l'orgue dans l'église du lieu dont les fondations remontent à Anne de Kiev (11e siècle).

La cérémonie d’inauguration du séminaire russe – discours de Mgr Hilarion

Le 14 novembre dernier, fête des saints Côme et Damien, le nouveau Séminaire orthodoxe russe en France, première école russe de théologie de la période post-soviétique créée en dehors des frontières de la Russie, a été inauguré. Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France, et l'archevêque Hilarion de Volokolamsk ont coprésidé la cérémonie d'inauguration. Nous vous invitons à visionner les discours prononcés à cette occasion. Pour visualiser la vidéo en "haute définition" (nécessite une connexion rapide), choisissez dans le menu.

Discours de Mgr Hilarion (Alfeyev)

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Rencontre du pape et de Mgr Hilarion (Alfeyev) au Vatican

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Hier, au Vatican, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des
relations extérieures du Patriarcat de Moscou a rencontré le pape
Benoit XVI. L'entretien a duré près d'une heure. Les relations entre le Vatican et le Patriarcat de Moscou ont été évoquées. "Mgr Hilarion a insisté de son côté sur l'importance que l'Église
orthodoxe russe accorde au témoignage commun des catholiques et des
orthodoxes dans le monde contemporain et sur l'identité des positions
des deux Églises dans de nombreux domaines."

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Visite au Vatican de Mgr Hilarion (Alfeyev)

Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, rencontrera le pape au Vatican lors de sa visite du 15 au 20 septembre annonce l'agence Zenit. "L'archevêque orthodoxe russe rencontrera outre le cardinal Kasper, le
cardinal-secrétaire d'État Tarcisio Bertone, et le cardinal Leonardo
Sandri, préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, et
Mgr Gianfranco Ravasi, président du Conseil pontifical de la culture." Le communiqué du Vatican précise notamment: "cette visite confirmera les rapports d'amitié entre l'Eglise catholique
et de l'Eglise orthodoxe russe, sur de solides bases de compréhension
et de respect réciproques, dans la perspective d'une collaboration par
la présence des Eglises dans la vie des peuples en Europe et dans le
monde."

Source: Zenit

Rencontre de l’ambassadeur de France en Russie et de Mgr Hilarion (Alfeyev)

Jean de Gliniasty, ambassadeur de France en Russie, a rencontré le 13 juillet Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Parmi les questions évoquées: "La vie du diocèse de Chersonèse et la présence de la communauté
orthodoxe russe en France furent également abordées. Il s'agit
notamment des questions liées au fonctionnement du séminaire orthodoxe russe en France
qui ouvre ses portes dès le mois de septembre prochain, ainsi que des
perspectives de construction à Paris d'une nouvelle église orthodoxe
russe."

Source: Église russe

Mgr Hilarion (Alfeyev) nommé président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou

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Hier, le Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a nommé Mgr Hilarion
(Alfeyev) nouveau président du département des relations extérieures du
patriarcat. Il est dorénavant, également, de par cette responsabilité,
membre permanent du Saint-Synode. Sur Orthodoxie.com, entre autres: cet entretien avec Mgr Hilarion, les podcasts audio de la présentation de quelques uns de ses livres (1), ce texte sur "Le christianisme face au sécularisme militant", des recensions de ses ouvrages (1, 2), podcasts vidéo: sur la primauté dans l'Eglise, cette interview.

Source: Parlons d'orthodoxie
Photographie: Mgr Hilarion lors d'une présentation de ses ouvrages à Paris, le 8 mars 2007 (source)

«Le fait de donner l’autocéphalie à l’O.C.A. était un acte prophétique de la part de l’Eglise russe orthodoxe»-Un entretien avec Mgr Hilarion (Alfeyev)

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Un entretien avec Mgr Hilarion (Alfeyev) a été réalisé le 30 octobre dernier par Peter Bouteneff, professeur à l’Institut Saint-Vladimir aux États-Unis. Au cours de celui-ci Mgr Hilarion aborde le développement de l’orthodoxie en Amérique du nord, l’originalité de l’Église orthodoxe en Amérique (O.C.A.) (1),
le rôle des évêques, des prêtres et des laïcs dans l’Église, la
conciliarité, la situation actuelle du dialogue oecuménique, la
formation théologique au 21e siècle, la place de la musique dans sa
vie, les relations de l’Eglise et de la culture. Nous vous proposons la
traduction française de cet entretien, pour la lire, cliquez sur ce
lien
.

Photographie: Mgr Hilarion lors d’une célébration en Autriche (source)

Une lettre ouverte de Mgr Hilarion (Alfeyev) à propos de sa candidature pour l’élection du primat de l’Eglise orthodoxe en Amérique

Des membres de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) ont, ces derniers temps, avancé le nom de Mgr Hilarion (Alfeyev) pour être candidat lors de l’élection du nouveau primat de cette Église, laquelle doit avoir lieu le 12 novembre prochain lors de son quinzième concile (1) (qui se tiendra aux États-Unis à Pittsburgh en Pennsylvanie). Dans une lettre ouverte, Mgr Hilarion, évêque de Vienne et d’Autriche et représentant à Bruxelles du Patriarcat de Moscou, demande à ne pas être mis dans la liste des candidats.

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Des membres du clergé de l’Eglise orthodoxe en Amérique proposent que Mgr Hilarion (Alfeyev) devienne primat de l’OCA

Dans une lettre ouverte adressée le 17 octobre dernier au Saint Synode de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), le protopresbytre Thomas Hopko propose d’élire Mgr Hilarion (Alfeyev), évêque de Vienne et d’Autriche du Patriarcat de Moscou, comme primat de l’Église orthodoxe en Amérique. « Cette possibilité, bien sûr, suppose le consentement de Mgr Hilarion d’être candidat à l’élection ainsi que l’autorisation par le Saint Synode du Patriarcat de Moscou», a noté le père Thomas Hopko. Théologien, doyen de l’Académie de théologie orthodoxe Saint-Vladimir à New York de 1992 à 2002, le père Thomas estime que le Saint Synode de l’Église orthodoxe en Amérique doit contacter Mgr Hilarion et le Saint Synode de l’Eglise orthodoxe russe avec une telle demande. « Ce que, peut-être, le moment présent exige de nous ! » – conclut l’auteur de la lettre.

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Mgr Hilarion : l’Esprit Saint dira à l’Église à quel moment introduire l’utilisation des langues modernes

Mgr Hilarion (Alfeyev),
évêque de Vienne et d’Autriche considère qu’il est nécessaire de
continuer le travail sur la correction et la traduction des offices,
commencé pendant la période du concile de l’Eglise orthodoxe russe de
1917-1918. Dans une interview donnée
à l’agence russe Blagovest Info, il a souligné qu’une telle entreprise
demanderait un travail de plusieurs années d’un groupe des personnes
compétentes et devrait avoir un caractère collégial. Ce travail devrait
également manifester« la prudence et la sagesse de la part  de l’Église
».
Lors de la conférence internationale théologique en novembre 2007, Mgr Hilarion avait déjà appelé
à continuer la discussion sur la langue utilisée dans les offices. Dans
l’entretien donné à  Blagovest info, il a remarqué que l’on doit
résoudre « le problème de la difficulté de compréhension des textes de
l’Eglise avec une discussion calme et conciliaire. Certes, quelqu’un,
qui participe chaque dimanche à la liturgie, commence, tôt ou tard, à
comprendre les textes de l’office divin. Mais il y a des textes, qui
sont lus ou chantés dans l’Église une fois par an, par exemple, les
canons de la Pentecôte. Ils sont tellement complexes que faire quelque
chose pour que les gens puissent comprendre non 10 %, mais 15 % –
d’après moi n’est pas un péché, mais avec cela peut contribuer au plus
grand bien des fidèles ».

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Jovan Nikoloski