23/10/2017
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Résultats de la recherche : métropolite Euloge

Deux livres : sur l’Exarchat russe en Europe occidentale du Patriarcat œcuménique et sur le métropolite Euloge

Daru
Deux
petits ouvrages sont actuellement diffusés dans deux librairies parisiennes. Le
premier, est intitulé L’Exarchat russe en
Europe occidentale du Patriarcat œcuménique
(61 pages, 9,50 euros). Il
comprend plusieurs textes destinés à donner des repères historiques et des
éléments sur la situation actuelle de cet archevêché. Des dessins et des
photographies l’illustrent.

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« Le métropolite Euloge et l’Action chrétienne des étudiants russes » par Tatiana Victoroff

Nous publions, avec l’aimable autorisation de son auteur, l’exposé de Tatiana Victoroff, prononcé le 18 mars dernier lors de la conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski). Pour écouter les enregistrements audio de cette conférence, cliquez ICI !

"Le métropolite Euloge et l'Action chrétienne des étudiants russes" par Tatiana Victoroff

Nous publions, avec l’aimable autorisation de son auteur, l’exposé de Tatiana Victoroff, prononcé le 18 mars dernier lors de la conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski). Pour écouter les enregistrements audio de cette conférence, cliquez ICI !

Conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski) et l’Action chrétienne des étudiants russes (ACER)

Le 18 mars dernier une conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski) a été organisée par l’ACER à
Paris, dans la maison de
cette association
. Nous vous invitons à écouter les podcasts audio de cette conférence. Vous pouvez visualiser l’album de photographies de la conférence.


Introduction biographique par Antoine Nivière :

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur Play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier en cliquant sur le logo « podcast ».

L’héritage spirituelle de Mgr Euloge par Nikita Struve :

Cliquez ici pour télécharger le MP3

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Le
métropolite Euloge et l’Action chrétienne des étudiants russes
, exposé
de Tatiana Victoroff :

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Conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski) et l'Action chrétienne des étudiants russes (ACER)

Le 18 mars dernier une conférence sur le métropolite Euloge (Guéorguievski) a été organisée par l’ACER à
Paris, dans la maison de
cette association
. Nous vous invitons à écouter les podcasts audio de cette conférence. Vous pouvez visualiser l’album de photographies de la conférence.


Introduction biographique par Antoine Nivière :

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L’héritage spirituelle de Mgr Euloge par Nikita Struve :

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Le
métropolite Euloge et l’Action chrétienne des étudiants russes
, exposé
de Tatiana Victoroff :

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Texte d’une conférence sur «Le métropolite Euloge et la discussion religieuse et sociale dans la première moitié du XXème siècle»

Au début
du mois de décembre dernier, à Moscou, s’est tenu un colloque sur le métropolite
Euloge
(Guéorguievsky). L’higoumène Philarète (Boulekov), de la
Représentation de l’Eglise de Russie à Strasbourg, y a présenté un exposé sur «Le
métropolite Euloge et la discussion religieuse et sociale dans la première
moitié du XXème siècle». Pour lire ce texte, cliquez sur
ce lien
.

Sur le métropolite Euloge (Gueorguievsky)

Le
Saint-Synode du Patriarcat de Moscou a
examiné
, le 26 décembre, les résultats d’un récent colloque, qui s’est tenu
à Moscou, consacré au métropolite Euloge (Gueorguievsky).

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Visite à Nice de Mgr Gabriel de Comane, homélie et conférences sur le métropolite Euloge

Sur le
site de l’Archevêché : un compte rendu de la
visite à Nice de Mgr l’archevêque Gabriel, l’enregistrement
de son homélie, la possibilité d’écouter la conférence donnée par Michel
Sollogoub, secrétaire de l’Archevêché, sur le métropolite Euloge (Gueorguievsky)
en français
et en russe.

Un compte rendu de la journée commémorative consacrée au métropolite Euloge

Le 7
octobre dernier, à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, s’est tenue une
journée
commémorative pour le 60e
anniversaire
du décès du métropolite Euloge. Outre
Mgr Gabriel de Comane, qui présidait cette commémoration, Mgr Basile d’Amphipolis
et Mgr André de Krateïa (Patriarcat œcuménique) étaient présents. Antoine Nivière, historien, et Nikita Struve, directeur
d’Ymca-press, sont intervenus. Un compte rendu détaillé de cette journée est en
ligne sur cette page
et des photographies sur cette
autre page
.

Vient de paraître : « Le chemin de ma vie. Mémoires du Métropolite Euloge »

img_le_chemin_de_ma_vieLa traduction française des mémoires du Métropolite Euloge (Guéorguievsky) vient de paraître éditée par les Presses Saint-Serge. Le métropolite Euloge (Vassili) Guéorguievsky, né à Somovo (Russie) en 1868, décédé à Paris en 1946 est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de l’Église orthodoxe russe. Pendant sa vie, Il a connu le renouveau vibrant de l’Église russe à la veille de la Révolution d’octobre, la spiritualité lumineuse des starets d’Optino, les ultimes tourbillons de la cour impériale, la sombre fin du régime tsariste, l’avènement sanglant de la révolution bolchevique, les ténèbres de la persécution et la gloire du martyre, l’exil doux et amer à Paris. Il fut à l’origine de la fondation de l’Archevêché des paroisses orthodoxes russes d’Europe occidentale et de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. La présente traduction voudrait donc faire connaître aux orthodoxes francophones cet homme remarquable, afin qu’ils puissent s’imprégner, de sa foi inébranlable en Dieu et de sa fidélité à l’Église. Le livre est en vente à la Librairie Saint-Serge, 93, rue de Crimée – 75019 Paris, du lundi au vendredi de 14h00 à 17h50, Tél. : 01.42.01.96.13. Vous pouvez téléchargez l’extrait de catalogue automne-hiver 2005-2006 de la librairie et le bon de commande en cliquant ICI !

Le chemin de ma vie. Mémoires du Métropolite Euloge. Paris, Traduit du russe par le Père Pierre Tchesnakoff, Presses Saint-Serge, 2005. 582 p. 30€

L’héritage du métropolite Euloge aujourd’hui

Le Conseil de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale a publié un communiqué à la suite de sa réunion du 26 octobre dernier. Dans celui-ci, il est précisé, suite à la conférence diocésaine du 1er octobre 2005, qu’il a été décidé de « pérenniser cette expérience à un rythme annuel ». Il est également indiqué : « La prochaine conférence diocésaine devrait avoir lieu vers la fin du 1er semestre de l’année 2006 et portera sur le thème « L’héritage du métropolite Euloge aujourd’hui » à l’occasion du 60e anniversaire de la mort du fondateur de l’Archevêché.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare a fixé la date de l’élection de son nouveau métropolite d’Europe occidentale et centrale

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Source: Patriarcat de Bulgarie, traduit du bulgare pour Orthodoxie.com

22 août (ancien calendrier) / 4 septembre (nouveau)

22 août (ancien calendrier) / 4 septembre (nouveau)

Après-Fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; saints Agathonique, Zotique, Zenon, Théoprèpe, Akindynos, Sévérien et leurs compagnons, martyrs à Nicomédie (IVème s.) ; saint Privat, évêque de Mende et martyr (257) ; sainte Anthouse de Séleucie (298), saints Charissime et Néophyte (270-275), ses serviteurs, et saint Athanase, évêque de Tarse, martyrs (vers 260) ; sainte Eulalie, vierge, martyre à Barcelone (vers 303) ; saint Symphorien, martyr à Autun (IIIème s.) ; saint Isaac d’Optino (1894) ; saint Alexis (Medvedkov), prêtre à Ugine en Savoie (1934) ; saints martyrs de Russie : Macaire, évêque d’Orel, Jean Boyarchinov et Alexis Naoumov, prêtres (1918) ; Théodore, évêque de Penza, et avec lui Basile Smirnov et Gabriel Arkhangelsk, prêtres (1937) ; Jean, évêque de Veliki Louki, Alexis, archevêque d’Omsk, Alexandre Ratkovsky, Michel Lioubertsev et Théodore Maliarovsky, prêtres, moines Hilarion Tsourikov, Jean Laby et Hiérothée Glazkov (1937).

SAINT ALEXIS D’UGINE[1]

Né en 1861, dans la région de Smolensk, le père Alexis Medvedkov étudia d’abord au séminaire de cette région puis à Saint-Pétersbourg. À l’issue de ses études, ne parvenant pas à se décider sur sa vocation sacerdotale, il alla demander conseil à saint Jean de Cronstadt [20 déc.] qui lui donna sa bénédiction. Cet entretien le marqua tellement que la personnalité de saint Jean resta son modèle pour tout le reste de sa vie et de son ministère pastoral. Ordonné prêtre en 1895, il fut assigné dans petite paroisse de Vroudy, dans la région de Saint-Pétersbourg. Pendant vingt-quatre ans, il se consacra avec zèle à l’édification spirituelle de ses ouailles, particulièrement des enfants. Distingué pour son activité pastorale, il devint une des premières victimes du communisme et fut arrêté par les bolcheviques en 1918. Confessant le Christ sous la torture, il fut condamné à mort, mais échappa de peu au peloton d’exécution, grâce à sa fille aînée qui se livra comme otage pour le sauver. Il parvint à émigrer, avec sa famille, en Estonie, qui venait tout juste de recevoir son indépendance. Réduit à une grande pauvreté, il travailla pendant quelques mois comme mineur, puis comme gardien de nuit. Il fut ensuite attaché comme prêtre à la cathédrale de la Théophanie à Iykhvi, et se dépensa beaucoup pour organiser la petite paroisse de Kohtla-Iarve et éduquer les jeunes. Après la mort de son épouse, le Père Alexis vint s’établir en France, avec ses deux filles et son petit-fils (1930). Le métropolite Euloge (Guéorguievsky) (1868 1946), qui dirigeait à l’époque les paroisses russes en Europe occidentale, le reçut à la cathédrale russe de Paris, puis lui confia la petite paroisse Saint-Nicolas d’Ugine en Haute-Savoie, près de Grenoble, pour subvenir aux besoins spirituels des ouvriers russes qui travaillaient à l’usine métallurgique. En plus d’une situation économique précaire, la paroisse s’avéra être une communauté difficile, divisée entre plusieurs tendances. Certains paroissiens ne ménageaient pas leurs critiques à l’égard du Père Alexis pour ses offices liturgiques, qu’ils jugeaient trop longs, ou pour sa façon très modeste de s’habiller. Ils portèrent plainte contre lui auprès du métropolite qui le convoqua à Paris, mais le prélat se rendit bien vite compte que le vieux prêtre, humble et débordant de bonté, était victime de calomnies, et il remplaça le conseil paroissial. Écrasé par les difficultés de la paroisse et dans sa famille, mais remerciant Dieu pour tout, sans rien demander, le Père Alexis se vouait à la prière et distribuait le peu d’argent dont il disposait à ceux qui étaient encore plus que lui dans le besoin. Il célébrait quotidiennement la Divine Liturgie, et se tenait ensuite à la disposition de ses paroissiens, se rendant volontiers chez eux pour célébrer des offices privés. En plus de ses sermons, pleins de sève patristique, il aimait rassembler les enfants et leur parler des merveilles de Dieu. Au bout de quatre ans, il fut atteint d’un cancer des intestins et, son état de santé se dégradant rapidement, il fut transféré à l’hôpital d’Annecy. Ses enfants spirituels venaient l’assister, et il leur demanda de convoquer les paroissiens qui s’étaient opposés à lui, pour leur demander pardon et se réconcilier avec eux avant sa mort. Il s’endormit dans le Seigneur, le 22 août 1934. Sur le conseil du médecin, qui craignait que son corps ne se décompose rapidement, il fut enterré sans retard, en présence de toute la population russe d’Ugine. Vingt-deux ans plus tard, le 22 août 1956, à l’occasion de travaux dans le cimetière, on procéda à l’exhumation, et les ouvriers restèrent stupéfaits de trouver son corps intact, ainsi que les vêtements liturgiques dans lesquels il était enveloppé, comme s’il reposait là depuis quelques jours, alors que le cercueil avait été réduit en poussière. La translation de la sainte relique au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris, le 4 octobre 1957, en présence de fidèles de toutes les juridictions de l’émigration, fut un véritable triomphe de l’Orthodoxie. Elles furent ensuite déposées dans la crypte de l’église, et depuis elles ont accompli de nombreux miracles pour les fidèles qui venaient solliciter l’intercession de saint Alexis.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Dormition, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

Tropaire du saint martyr Agathonique, ton 3

Brillamment, Agathonique, tu remportas le trophée de ta victoire sur l’erreur et méritas les incorruptibles trésors; car, ayant imité la mort du Seigneur, tu as reçu ta part d’éternelle vie; illustre martyr, prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grande miséricorde.

Tropaire de saint Alexis d’Ugine, ton 3

Pasteur bien-aimé du Christ Dieu, tu fus une règle de foi et un exemple de miséricorde. Tu brillas par ta sollicitude envers ton troupeau à l’étranger, et tu fus révélé comme étant glorifié par Dieu. C’est pourquoi reposant avec ton corps dans l’incorruptibilité, et en esprit te tenant devant le trône divin, prie le Christ Dieu de nous affermir dans l’orthodoxie et la piété et de sauver nos âmes.

Kondakion du saint martyr Agathonique, ton 1

Saint Martyr qui avais en partage le bon renom, tu fis cesser la vénération des hommes pervers, sans craindre toute espèce de châtiments; c’est pourquoi tu héritas les biens éternels, Agathonique, et tu fus digne d’obtenir avec tes compagnons de lutte la couronne des cieux.

Kondakion de saint Alexis d’Ugine, ton 4

Règle de foi et exemple de miséricorde, par ta vie pieuse tu t’es montré parmi les prêtres le prêtre du Dieu-Roi. C’est pourquoi tu te réjouis maintenant avec les choeurs angéliques, jubilant dans les demeures célestes. Ô Père Alexis, glorieux pasteur, prie le Christ Dieu d’affermir en notre pays l’orthodoxie, la paix et la piété et de sauver nos âmes.

Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

ÉPITRE du jour

(II Cor. XII, 10-19)

C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c’est alors que je suis fort. J’ai été un insensé: vous m’y avez contraint. C’est par vous que je devais être recommandé, car je n’ai été inférieur en rien aux apôtres par excellence, quoique je ne sois rien. Les preuves de mon apostolat ont éclaté au milieu de vous par une patience à toute épreuve, par des signes, des prodiges et des miracles. En quoi avez-vous été traités moins favorablement que les autres Églises, sinon en ce que je ne vous ai point été à charge? Pardonnez-moi ce tort. Voici, pour la troisième fois je suis prêt à aller chez vous, et je ne vous serai point à charge; car ce ne sont pas vos biens que je cherche, c’est vous-mêmes. Ce n’est pas, en effet, aux enfants à amasser pour leurs parents, mais aux parents pour leurs enfants. Pour moi, je dépenserai très volontiers, et je me dépenserai moi-même pour vos âmes, dussé-je, en vous aimant davantage, être moins aimé de vous. Soit! je ne vous ai point été à charge; mais, en homme astucieux, je vous ai pris par ruse! Ai-je tiré du profit de vous par quelqu’un de ceux que je vous ai envoyés? J’ai engagé Tite à aller chez vous, et avec lui j’ai envoyé le frère: est-ce que Tite a exigé quelque chose de vous? N’avons-nous pas marché dans le même esprit, sur les mêmes traces? Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprès de vous. C’est devant Dieu, en Christ, que nous parlons; et tout cela, bien-aimés, nous le disons pour votre édification.

 

Évangile du jour

(Mc IV, 10-23)

Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles. Il leur dit: C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, afin qu’en voyant ils voient et n’aperçoivent point, et qu’en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu’ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés. Il leur dit encore: Vous ne comprenez pas cette parabole? Comment donc comprendrez-vous toutes les paraboles? Le semeur sème la parole. Les uns sont le long du chemin, où la parole est semée; quand ils l’ont entendue, aussitôt Satan vient et enlève la parole qui a été semée en eux. Les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux; quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d’abord avec joie; mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes, ils manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. D’autres reçoivent la semence parmi les épines; ce sont ceux qui entendent la parole, mais en qui les soucis du siècle, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole, et la rendent infructueuse. D’autres reçoivent la semence dans la bonne terre; ce sont ceux qui entendent la parole, la reçoivent, et portent du fruit, trente, soixante, et cent pour un. Il leur dit encore: Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous le boisseau, ou sous le lit? N’est-ce pas pour la mettre sur le chandelier? Car il n’est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être mis au jour. Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

22 août

22 août

Après-Fête de la Dormition de la Très-Sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie ; saints Agathonique, Zotique, Zenon, Théoprèpe, Akindynos, Sévérien et leurs compagnons, martyrs à Nicomédie (IVème s.) ; sainte Anthouse de Séleucie (298), saints Charissime et Néophyte (270-275), ses serviteurs, et saint Athanase, évêque de Tarse, martyrs (vers 260) ; sainte Eulalie, vierge, martyre à Barcelone (vers 303) ; saint Symphorien, martyr à Autun (IIIème s.) ; saint Isaac d’Optino (1894) ; saint Alexis (Medvedkov), prêtre à Ugine en Savoie (1934) ; saints martyrs de Russie : Macaire, évêque d’Orel, Jean Boyarchinov et Alexis Naoumov, prêtres (1918) ; Théodore, évêque de Penza, et avec lui Basile Smirov et Gabriel Arkhangelsk, prêtres (1937) ; Jean, évêque de Veliki Louki, Alexis, archevêque d’Omsk, Alexandre Ratkovsky, Michel Lioubertsev et Théodore Maliarovsky, prêtres, moines Hilarion Tsourikov, Jean Laby et Hiérothée Glazkov (1937).

 

SAINT ALEXIS D’UGINE[1]

Saint Alexis (Medvedkov), prêtre à Ugine en Savoie (1934)

Né en 1861, dans la région de Smolensk, le père Alexis Medvedkov étudia d’abord au séminaire de cette région puis à Saint-Pétersbourg. À l’issue de ses études, ne parvenant pas à se décider sur sa vocation sacerdotale, il alla demander conseil à saint Jean de Cronstadt [20 déc.] qui lui donna sa bénédiction. Cet entretien le marqua tellement que la personnalité de saint Jean resta son modèle pour tout le reste de sa vie et de son ministère pastoral. Ordonné prêtre en 1895, il fut assigné dans petite paroisse de Vroudy, dans la région de Saint-Pétersbourg. Pendant vingt-quatre ans, il se consacra avec zèle à l’édification spirituelle de ses ouailles, particulièrement des enfants. Distingué pour son activité pastorale, il devint une des premières victimes du communisme et fut arrêté par les bolcheviques en 1918. Confessant le Christ sous la torture, il fut condamné à mort, mais échappa de peu au peloton d’exécution, grâce à sa fille aînée qui se livra comme otage pour le sauver. Il parvint à émigrer, avec sa famille, en Estonie, qui venait tout juste de recevoir son indépendance. Réduit à une grande pauvreté, il travailla pendant quelques mois comme mineur, puis comme gardien de nuit. Il fut ensuite attaché comme prêtre à la cathédrale de la Théophanie à Iykhvi, et se dépensa beaucoup pour organiser la petite paroisse de Kohtla-Iarve et éduquer les jeunes. Après la mort de son épouse, le Père Alexis vint s’établir en France, avec ses deux filles et son petit-fils (1930). Le métropolite Euloge (Guéorguievsky) (1868 1946), qui dirigeait à l’époque les paroisses russes en Europe occidentale, le reçut à la cathédrale russe de Paris, puis lui confia la petite paroisse Saint-Nicolas d’Ugine en Haute-Savoie, près de Grenoble, pour subvenir aux besoins spirituels des ouvriers russes qui travaillaient à l’usine métallurgique. En plus d’une situation économique précaire, la paroisse s’avéra être une communauté difficile, divisée entre plusieurs tendances. Certains paroissiens ne ménageaient pas leurs critiques à l’égard du Père Alexis pour ses offices liturgiques, qu’ils jugeaient trop longs, ou pour sa façon très modeste de s’habiller. Ils portèrent plainte contre lui auprès du métropolite qui le convoqua à Paris, mais le prélat se rendit bien vite compte que le vieux prêtre, humble et débordant de bonté, était victime de calomnies, et il remplaça le conseil paroissial. Écrasé par les difficultés de la paroisse et dans sa famille, mais remerciant Dieu pour tout, sans rien demander, le Père Alexis se vouait à la prière et distribuait le peu d’argent dont il disposait à ceux qui étaient encore plus que lui dans le besoin. Il célébrait quotidiennement la Divine Liturgie, et se tenait ensuite à la disposition de ses paroissiens, se rendant volontiers chez eux pour célébrer des offices privés. En plus de ses sermons, pleins de sève patristique, il aimait rassembler les enfants et leur parler des merveilles de Dieu. Au bout de quatre ans, il fut atteint d’un cancer des intestins et, son état de santé se dégradant rapidement, il fut transféré à l’hôpital d’Annecy. Ses enfants spirituels venaient l’assister, et il leur demanda de convoquer les paroissiens qui s’étaient opposés à lui, pour leur demander pardon et se réconcilier avec eux avant sa mort. Il s’endormit dans le Seigneur, le 22 août 1934. Sur le conseil du médecin, qui craignait que son corps ne se décompose rapidement, il fut enterré sans retard, en présence de toute la population russe d’Ugine. Vingt-deux ans plus tard, le 22 août 1956, à l’occasion de travaux dans le cimetière, on procéda à l’exhumation, et les ouvriers restèrent stupéfaits de trouver son corps intact, ainsi que les vêtements liturgiques dans lesquels il était enveloppé, comme s’il reposait là depuis quelques jours, alors que le cercueil avait été réduit en poussière. La translation de la sainte relique au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, près de Paris, le 4 octobre 1957, en présence de fidèles de toutes les juridictions de l’émigration, fut un véritable triomphe de l’Orthodoxie. Elles furent ensuite déposées dans la crypte de l’église, et depuis elles ont accompli de nombreux miracles pour les fidèles qui venaient solliciter l’intercession de saint Alexis.

 

TROPAIRES ET KONDAKIA DU JOUR

Tropaire de la Dormition, ton 1

Dans l’enfantement, Tu as gardé la virginité; dans Ta dormition, Tu n’as pas abandonné le monde, ô Mère de Dieu. Tu as été transférée à la Vie, étant Mère de la Vie, et par Tes prières, Tu délivres nos âmes de la mort.

 

Tropaire du saint martyr Agathonique, ton 3

Brillamment, Agathonique, tu remportas le trophée de ta victoire sur l’erreur et méritas les incorruptibles trésors; car, ayant imité la mort du Seigneur, tu as reçu ta part d’éternelle vie; illustre martyr, prie le Christ notre Dieu de nous accorder la grande miséricorde.

 

 

 

Tropaire de saint Alexis d’Ugine, ton 3

Pasteur bien-aimé du Christ Dieu, tu fus une règle de foi et un exemple de miséricorde. Tu brillas par ta sollicitude envers ton troupeau à l’étranger, et tu fus révélé comme étant glorifié par Dieu. C’est pourquoi reposant avec ton corps dans l’incorruptibilité, et en esprit te tenant devant le trône divin, prie le Christ Dieu de nous affermir dans l’orthodoxie et la piété et de sauver nos âmes.

Kondakion du saint martyr Agathonique, ton 1

Saint Martyr qui avais en partage le bon renom, tu fis cesser la vénération des hommes pervers, sans craindre toute espèce de châtiments; c’est pourquoi tu héritas les biens éternels, Agathonique, et tu fus digne d’obtenir avec tes compagnons de lutte la couronne des cieux.

 

Kondakion de saint Alexis d’Ugine, ton 4

Règle de foi et exemple de miséricorde, par ta vie pieuse tu t’es montré parmi les prêtres le prêtre du Dieu-Roi. C’est pourquoi tu te réjouis maintenant avec les choeurs angéliques, jubilant dans les demeures célestes. Ô Père Alexis, glorieux pasteur, prie le Christ Dieu d’affermir en notre pays l’orthodoxie, la paix et la piété et de sauver nos âmes.

 

Kondakion de la Dormition, ton 2

Tombeau et mort n’ont pu retenir la Mère de Dieu, toujours vigilante dans ses intercessions, espérance inébranlable dans sa protection, car étant la Mère de la Vie, Il l’a transférée à la Vie, Celui qui demeura dans Son sein toujours virginal.

 

Évangile du jour

(Mc I, 16-22)

Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs. Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. Étant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets. Aussitôt, il les appela; et, laissant leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, ils le suivirent. Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra d’abord dans la synagogue, et il enseigna. Ils étaient frappés de sa doctrine; car il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.

[1] Tiré du Synaxaire du hiéromoine Macaire de Simonos Petras.

Interview de l’évêque de Siemiatycze Georges (Pańkowski), vicaire du diocèse de Varsovie de l’Église orthodoxe de Pologne et ordinaire aux armées, au sujet de la situation de l’orthodoxie en Pologne

L’évêque de Siemiatycze Georges (Pańkowski), vicaire du diocèse de Varsovie de l’Église orthodoxe de Pologne et, depuis 2010, ordinaire aux armées, a donné une interview au site orthodoxe russe « Pravmir », que nous reproduisons ci-dessous. Dans cette interview, l’évêque Georges souligne la responsabilité particulière des orthodoxes en Pologne, la question de l’absence de canonisation du prince-baptiste Mieszko Ier de Pologne, et le problème que constitue la prédication en langue polonaise dans les églises.

– Monseigneur, vous êtes né et avez grandi en Pologne, un pays catholique. On appelle parfois l’orthodoxie « la foi des vieux-croyants de l’Europe ». Est-ce que l’on ressent maintenant en Occident un intérêt pour l’orthodoxie, vous pose-t-on des questions, et qui sont les orthodoxes de Pologne ?

– Lorsque l’on nous dit : « Pourquoi l’orthodoxie est-elle si conservatrice ? Elle est devenue presque exotique », je réponds que même un poisson ne nage pas toujours dans le sens du fleuve, seuls les poissons morts suivent le courant. Il me semble que le conservatisme, dans l’acception positive, manque à l’homme contemporain, parce que le mouvement constant vers l’avant ne laisse pas le temps à la réflexion sur beaucoup de choses. Or, tout provoque de l’intérêt : l’aspect extérieur des orthodoxes, comment nous prions, comment nous nous efforçons de jeûner, comment se déroule notre office. Des gens viennent à nous même pour simplement rester un moment à l’église, regarder les icônes, écouter les chants, visiter les monastères… C’est tout ce qu’il n’y a pas dans la vie quotidienne. Tout ce qui est nouveau, qui change constamment, n’attire plus les gens. Ce qui est intéressant est ce qui contient quelque chose d’intérieur, de spirituel. C’est en cela que réside la force de l’orthodoxie, me semble-t-il. Bien que nous soyons la seconde des confessions en Pologne, les plus forts après le catholicisme, il n’en reste pas moins que le rapport en faveur des catholiques est très grand. Et nous devons sans cesse expliquer et répondre à une multitude de questions sensibles. On nous associe à la Russie impériale, en général avec la Russie. On considère que nous sommes venus en terre polonaise depuis quelque pays étranger. Tout cela nécessite des clarifications avec de la patience. Il arrive souvent que les gens questionnent sans a priori, mais parce qu’on leur a appris que nous ne sommes pas des habitants originaires de ce pays et que nous ne sommes pas patriotes.

– Dans n’importe quel musée local en Europe, on peut voir comme les artéfacts chrétiens se sont peu à peu transformés à partir du canon orthodoxe jusqu’au canon catholique. Y a-t-il en Pologne des symboles byzantins sous les strates de la culture catholique-romaine ?

– Bien sûr, il y a de nombreux témoignages qui montrent qu’ici, dès le début, existait l’orthodoxie. Cependant, dans nos églises, il y a beaucoup de réalisme dans les icônes, comme dans les églises de Saint-Pétersbourg. En effet, en son temps, la domination uniate a eu une influence très grande sur l’art ecclésial : partout est présente une vive empreinte de l’architecture et de l’iconographie uniates. Mais des icônes canoniques ont également été préservées. C’est par exemple l’icône de saint Onuphre au monastère de Jableczna, l’icône de la Mère de Dieu qui se trouve dans le même endroit. En général, nous vivons maintenant une période très intéressante. L’année 2016 marque le 1050ème anniversaire du baptême de la Pologne. Des discussions très sérieuses, historiques et théologiques, ont eu lieu sur ce thème, particulièrement sur le fait de savoir selon quel rite la Pologne a reçu le baptême. Il y a eu notamment cette initiative : à Cracovie, trois évêques se sont rencontrés, l’orthodoxe, le catholique et le protestant, et ont commencé à discuter sur la question du baptême de la Pologne. Tout un livre est sorti de cette discussion, sous le titre « Au commencement était le Christ : trois évêques discutent ». C’est ainsi que j’ai posé la question suivante à l’évêque catholique : « Le prince Vladimir a été proclamé saint, malgré sa vie inique jusqu’au baptême. Ensuite, on a commencé à l’appeler « le Soleil rouge », et personne n’a adressé de reproches quant à sa vie passée. Il a été canonisé parce qu’il amené le peuple sur les fonts baptismaux. Pourquoi alors les Polonais ne firent pas la même chose à l’égard de Mieszko Ier ? Tout cela parce que notre prince a changé de rite. Initialement, le baptême a été reçu selon le rite oriental. Il y a un très grand nombre de documents qui en témoignent, par exemple de Gall l’anonyme. Aussi, nous orthodoxes ne souscrivons pas particulièrement à la thèse selon laquelle le baptême de la Pologne a eu lieu il y a 1050 ans. Pour nous, la Pologne a été baptisée bien avant. C’est ce dont témoignent les églises, les absides, les fonts baptismaux dont les fondations ont été préservées (par exemple à Poznań). Et il y a aussi d’assez nombreux témoignages laissés par les monuments. Ils sont aujourd’hui, bien entendu, contestés par les historiens et les théologiens occidentaux, il y a une tendance de reconnaître malgré tout la primauté du rite occidental, mais néanmoins, la présence initiale de l’orthodoxie est reconnue par tous. L’union de Brest a porté une grande blessure à l’orthodoxie en Pologne. Mgr Abel, archevêque de Lublin et de Chełm, alors qu’il était supérieur du monastère de Jableczna, a même érigé un monument à la mémoire du 500ème anniversaire de l’union de Brest qui a été tragique pour l’orthodoxie. Il y eut de nombreuses protestations contre ce monument, mais Mgr Abel a persisté fermement dans son intention, et le monument est toujours là, au monastère. Le mouvement uniate a influencé négativement l’Église. La Laure de Suprasl a été enlevée à l’orthodoxie pendant presque 200 ans, ainsi que de nombreuses églises. Il ne restait que le monastère de Jableczna. Et c’est en quelque sorte une preuve historique : s’il n’y avait pas eu ici de rite oriental, pourquoi conclure l’union ? Avec qui ? L’uniatisme constitue elle-même une preuve qu’il n’y avait pas ici que le rite occidental. Bien que je n’aime pas parler du « rite occidental » et du « rite oriental ». Il faut appeler les choses par leur nom : catholicisme et orthodoxie. Et si l’orthodoxie n’était pas forte alors, pourquoi un tel combat a-t-il été mené ? Un grand nombre d’églises – plus de 200 – ont été détruites au XXème siècle en trois étapes : au début du siècle, ensuite en 1932 et en 1944. C’étaient de grandes églises, vénérées dans le peuple. Dans le livre « La voie de ma vie » du métropolite Euloge (Gueorguievsky), celui-ci témoigne quel joyau était l’orthodoxie par exemple dans la région de Chełm. Aujourd’hui, Mgr Abel fait renaître ce qu’il peut, mais beaucoup a été perdu à jamais.

– Il n’y a pas maintenant de persécutions en Pologne contre l’orthodoxie, mais dans quel état se trouve l’Église orthodoxe ? Y a-t-il une possibilité pour la mission, ou bien s’agit-il plutôt simplement de la desserte spirituelle des fidèles orthodoxes ?

– En premier lieu, notre mission est menée à l’intérieur de l’Église, parce qu’il a résulté de l’opération «Wisła » en 1947 [transfert des populations du Sud-Est de la Pologne vers les nouveaux territoires de l’Ouest du pays conquis sur l’Allemagne, ndt], nombreux sont ceux qui ont abandonné l’orthodoxie. On transféra le peuple sur des territoires sans églises orthodoxes et, avec le temps, ils sont passés au catholicisme. C’est pour cette raison que notre mission consiste à témoigner de la présence ancestrale de l’orthodoxie ici, et en même temps donner une impulsion, de la force à ceux qui vivent dans la crainte. Il y a des gens qui ont souffert pour leur foi, qui ont tout perdu. Beaucoup parmi eux ont peur de parler de leur confession orthodoxe. Cela concerne particulièrement ceux qui sont nés dans les années 1930-1940.

– C’est-à-dire des crypto-orthodoxes contemporains…

– Ils ont véritablement souffert et ont très peur. Je dirige l’ordinariat de l’Armée polonaise, et il n’y a pas même un mois, des gens sont venus vers moi en me disant : « Vous savez, ma grand-mère était orthodoxe. Et moi, mon grand-père était orthodoxe… » Avant, il ne pouvait pas même être question d’en parler. Aussi, notre mission est d’être partout. Simplement être présent, avec notre culture, notre théologie. En général, il est aujourd’hui difficile de parler de mission, parce que dans la structure de l’orthodoxie universelle, les frontières sont définies. Par exemple, nous avons maintenant ouvert une paroisse en Belgique. Dans ce pays vit un grand nombre d’orthodoxes, originaires en particulier de la région de Siemiatycze, la région dont je porte le titre, la moitié de la population est déjà pratiquement partie. Pour cette raison, nous avons fondé là-bas notre paroisse. Bien sûr, sous la juridiction du Patriarcat de Constantinople, pour observer le statut juridique, mais le métropolite de Varsovie y est également commémoré. Pour ce qui est de la mission, aussi étrange que cela puisse paraître, elle est menée par l’intermédiaire des mariages mixtes. C’est un phénomène douloureux, pathologique, et il faut en parler ouvertement. Néanmoins, il y a des cas lorsque, grâce à la présence d’un orthodoxe dans un milieu catholique, les gens connaissent mieux l’orthodoxie. Mais parler de façon générale de mission est compliqué, du fait que la Pologne est un pays profondément chrétien. Je dirais donc que notre mission a un caractère plus social, sociétal. Par ailleurs, à côté du dialogue théologique qui nécessite un travail très sérieux, nous avons des objectifs communs avec les catholiques : la défense des enfants à naître, la lutte contre l’euthanasie, la préservation des valeurs familiales. Dans ce domaine, nous collaborons activement, nous parlons d’une seule voix, et notre voix devient plus forte chaque année. Notre présence dans l’armée joue un rôle important. L’évêque ordinaire aux armées participe à toutes les manifestations patriotiques. Où que se rendent le président ou un ministre, ils sont obligatoirement accompagnés par les évêques ordinaires aux armées des trois confessions. Nous avons le droit de vote au niveau le plus haut, et on nous écoute. C’est très important. En vingt ans d’existence de l’ordinariat, celui-ci a beaucoup facilité la juste compréhension de l’orthodoxie. Il faut parler séparément de notre fraternité de la jeunesse orthodoxe que l’on donne en exemple à toutes les Églises orthodoxes locales. Même le patriarche de Moscou a invité la jeunesse polonaise à partager son expérience de travail. Lorsqu’il est venu en Pologne pour la Transfiguration, il a vu que, hormis la police et les autres forces de sécurité, une énorme quantité de jeunes ont aidé à assurer l’ordre sur le Mont Grabarka, où étaient réunis au même moment 100.000 personnes. Cela a réellement frappé le patriarche. Le fait que nous avons le droit d’enseigner le catéchisme dans les églises est extrêmement important. Si, dans une classe, trois élèves souhaitent étudier cette matière, ils constituent un groupe pour étudier le catéchisme. S’il y en a plus de sept, c’est une classe. Mais même s’il n’y a qu’un élève qui en exprime le souhait, on doit organiser pour lui le catéchisme. Dans de tels cas, on peut réunir un groupe de différents âges et constituer une classe commune. Aucun élève orthodoxe ne sera ignoré. Dans ce domaine, nous avons atteint des résultats significatifs, et c’est le mérite du métropolite de Varsovie qui, dans les années 1990, alors qu’il était évêque de Bialystok, a ordonné au clergé, de façon urgente, de recevoir une formation pédagogique. Grâce à cela, nous avons aujourd’hui une des meilleures éditions du catéchisme. Nous avons reçu des remerciements du ministère pour le haut niveau du manuel « Bases de la formation catéchétique ». Dans le domaine de l’instruction nous sommes effectivement à un niveau élevé : je peux l’affirmer hardiment, parce que j’avais pour obédience au sein du Synode de diriger un groupe de travail, qui a travaillé efficacement et a montré de bons résultats. Nous prêchons dans les prisons, les hôpitaux et dans d’autres endroits : ceci est fondé sur un accord officiel de l’État et de l’Église.

– Quels projets ecclésiastiques ont déjà été réalisés avec succès et quels sont ceux encore en cours de réalisation ?

– Récemment a été résolue une question importante : nous sommes revenus officiellement à l’ancien calendrier. 22 de nos paroisses – les cathédrales de Pologne centrale – vivaient selon le nouveau calendrier et c’était précisément elles qui définissaient la ligne officielle de l’Église. Par une décision du Synode, nous sommes revenus officiellement à l’ancien calendrier. Je pense que c’est la grâce de l’Esprit Saint qui a fait que nous sommes arrivés à une telle décision. C’est le premier problème résolu. Le second, est très complexe, il est lié à la langue.

– La langue de l’office ?

– Non, il n’est pas question de la langue liturgique. Je participe à la commission qui s’occupe des traductions, et nous sommes déjà parvenus à faire beaucoup. Pratiquement tous les offices sont traduits en polonais. La traduction n’est pas idéale, mais on peut déjà s’en servir. Nous la perfectionnerons, mais maintenant, on peut regarder parallèlement le texte polonais pour l’Évangile, le liturgicon, l’euchologe, l’euchologe pontifical, tous les sacrements, le Triode de carême. Mais ici, j’ai en vue la langue des contacts, de la prédication. L’opération «Wisła », comme je l’ai déjà mentionné, est associée par beaucoup avec les actions des services spéciaux polonais qui, considérant les orthodoxes ukrainiens comme les représentants d’autres nationalités, les ont expulsés de leurs foyers ancestraux. Aussi, ces gens, malgré le fait qu’ils sont polonais et vivent ici, souvent n’acceptent pas la langue polonaise. Il y a des endroits où nous ne pouvons, en général, prêcher en polonais en raison des traumatismes historiques infligés au peuple. Notre État est multiculturel et multinational. En Pologne vivent des Biélorusses, des Ukrainiens, des Lithuaniens, des Ruthènes, il y a même des Grecs. Aussi, le passage à la langue polonaise ne peut satisfaire tout le monde, au moins actuellement. Nous nous efforçons de trouver un juste milieu et de rechercher ce qui peut unir. Aujourd’hui, la jeunesse ne sait pas le russe, chacun apprend son dialecte. Chez les gens de l’ancienne génération, il n’y a pas ce problème : auparavant on apprenait le russe comme matière obligatoire. Aussi, cette question est délicate et nécessite une approche équilibrée. Je pense qu’à l’avenir elle sera résolue avec l’aide de Dieu, à l’instar de l’ancien calendrier.

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Le patriarche de Moscou Cyrille a célébré les vigiles en l’église de la Dormition à Londres (Église orthodoxe russe hors-frontières)

Le soir du 15 octobre 2016, le patriarche de Moscou Cyrille, en visite pastorale en Grande-Bretagne, a célébré les matines de l’office des vigiles en l’église de la Dormition et des saints martyrs de la Famille impériale à Londres, dépendant de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Concélébraient avec le patriarche le métropolite de Volokolamsk Hilarion, l’archevêque de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne Marc (Église orthodoxe russe hors-frontières), l’archevêque de Genève et d’Europe occidentale Michel (Église orthodoxe russe hors-frontières), le dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, l’évêque de Solnetchnogorsk Serge, l’archevêque de Souroge Élisée, le dirigeant de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, l’évêque de Bogorodsk Antoine. À l’issue de l’office, le patriarche Cyrille a salué l’archevêque de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne Marc, lequel a dit entre autres : « Nous remercions chaleureusement Votre Sainteté pour avoir, malgré toutes vos occupations très diverses, trouvé le temps et la force de prier avec nous pendant les vigiles dans cette sainte église de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu et des saints martyrs de la Famille impériale ». L’archevêque Marc a fait cadeau au Primat de l’Église orthodoxe russe d’une icône des saints martyrs de la Famille impériale. Dans son homélie à l’issue de l’office, le patriarche s’est adressé par ces paroles  aux nombreux fidèles présents à l’église: « Vos Éminences et Excellences, cher Mgr Marc, chers pères, frères et sœurs. J’ai célébré l’office aujourd’hui avec vous avec un sentiment particulier dans cette remarquable église nouvelle. Je me rappelle, il y a environ dix ans, à la fin d’une mission à Londres, comme je voyais de loin l’église en construction alors que je quittais cette ville, et on m’expliqua qu’il s’agissait d’un édifice de l’Église hors-frontières. Et bien que nous n’étions pas encore une seule Église, je me suis réjoui que notre communauté russe qui se trouvait initialement ici, en Grande-Bretagne, tout comme la communauté du Patriarcat de Moscou, avait acquis une nouvelle église, digne de l’histoire de cette communauté et des gens qui fréquentaient cette église. Effectivement, tout a commencé il y a 300 ans, lorsque fut organisée l’église d’ambassade. De remarquables prêtres ont apporté leur contribution au développement de l’Orthodoxie dans ce pays. Et aujourd’hui, en rendant visite à ce lieu où avaient commencé les offices et d’où provient, peut-on dire, la communauté, je me suis rappelé les noms de ces prêtres, l’archiprêtre Jacques Smirnov, l’archiprêtre Eugène Popov, qui durant plus de cent ans, se remplaçant mutuellement, ont renforcé la paroisse orthodoxe, alors unique à Londres. Lorsque la tragédie s’est produite dans notre Patrie, et que le peuple s’est divisé, comme le pays, cette division s’est reflétée aussi dans la vie de notre Église très éprouvée. Nous savons, que lors de la lointaine année 1927 du siècle dernier, notre unique communauté ecclésiale s’est divisée en deux : une partie est allée chez le métropolite Euloge (Gueoguievsky), l’autre au Synode de l’Église hors-frontières. Cette division qui a duré au cours de longues décennies, dans le sens spirituel, ecclésiologique, n’a jamais été un véritable schisme, mais seulement une cicatrice superficielle sur le corps de l’Église qui, par la grâce de Dieu a été surmontée. Et aujourd’hui, il y a une seule Église orthodoxe russe et, comme patriarche, je ne divise jamais les paroisses entre patriarcales et hors-frontières, parce que pour moi, ce sont toutes des paroisses de l’Église orthodoxe russe une. Et aujourd’hui, pendant l’onction des fidèles [pendant les matines, ndt], lorsque je regardais vos visages, j’ai vu les mêmes personnes qui emplissent nos paroisses en Angleterre, en Europe, en Amérique et en Russie, partout. C’est notre peuple orthodoxe et, par la bénédiction divine, il est aujourd’hui sous la charge pastorale de l’unique Église orthodoxe russe. Et cela multiplie nos forces : nous ne les dépensons pas dans les querelles, dans la clarification de quelque vérité historique, mais nous les dirigeons vers l’éducation de notre peuple, l’affermissement de la foi orthodoxe et à la prédication de l’Orthodoxie partout où est présente notre Église, notamment ici en Grande-Bretagne. Lorsque les gens vivent hors des frontières de notre Patrie, ils arrivent dans un autre milieu culturel. Pour ceux qui, avant leur arrivée à l’étranger n’avaient pas une grande expérience du contact avec les autres cultures, ne connaissaient pas les langues étrangères, une telle rencontre est parfois très complexe. Particulièrement lorsque les gens veulent établir leur vie sur le nouveau lieu, trouver un travail, recevoir l’éducation. Et je sais que votre vie n’est pas facile, à l’exception, peut-être de ceux qui, peu nombreux, ont constitué un certain bien-être dans leur patrie, et ont la possibilité en s’appuyant sur celui-ci de vivre dignement à l’étranger. Mais il y a des gens qui se trouvent pour ainsi dire à la croisée des chemins, et cela n’est pas du tout facile. En premier lieu, je m’adresse à de telles personnes : rappelez-vous que même dans les circonstances les plus compliquées de la vie, nous avons de l’aide et du soutien, c’est l’aide de Dieu, c’est la protection de la Très sainte Mère de Dieu et l’intercession de nos saints. Cela, nos ancêtres le savaient bien, eux qui se sont trouvés à l’étranger après la révolution, la plupart du temps sans un centime en poche, face à face avec une autre réalité. Et que faisaient nos pieux ancêtres en premier lieu ? Ils organisaient leur vie ecclésiale. Et le Seigneur leur montrait Sa miséricorde et les menait à travers de nombreuses souffrances, et en fin de compte, ils réussissaient avec leurs descendants à s’adapter aux circonstances et à faire face à ces durs défis. Le séjour à l’étranger doit aider chaque orthodoxe à se renforcer dans la foi, accroître son sentiment religieux, l’incitant dans les situations vitales difficiles à s’appuyer, en premier lieu, sur la prière et le soutien spirituel acquis à l’église. C’est pourquoi les églises dans l’étranger éloigné, comme nous le disons, nous sont nécessaires. Pour beaucoup de gens, elles deviennent le lieu de rencontre avec le Dieu vivant et la communauté chrétienne. Je voudrais vous souhaiter de tout cœur, Votre Éminence, au clergé de cette sainte église et à tous les fidèles de garder ces préceptes paternels qui ont donné beaucoup de force spirituelle à notre peuple dans le passé. Et aujourd’hui ces préceptes nous donnent la force de surpasser les difficultés, dont celles de la vie ecclésiale. Et le symbole de ce surpassement des difficultés est cette église remarquable. Il y a près de 20 ans a été posée la première pierre de cette église. Et aujourd’hui, nous le voyons pratiquement achevé, il ne restait que les peintures murales. C’est le symbole que dans le cœur de nos fidèles, où qu’ils vivent, brûle le feu de la foi orthodoxe et de l’amour du Seigneur, et ce feu ne saurait s’affaiblir ou s’éteindre. J’invoque sur tous la bénédiction divine, la bénédiction de tous les saints qui ont brillé en Russie, des saints néomartyrs et confesseurs de notre Église. Que par leur intercession auprès du Seigneur s’affermisse la vie spirituelle des Russes séjournant loin de leur patrie. En mémoire de l’office d’aujourd’hui, je voudrais offrir cette icône de la Résurrection du Christ avec une plaque commémorative rappelant qu’elle est un don du patriarche. Lorsque vous vénérerez cette icône, souvenez-vous entre autres du patriarche dans vos prières, dont il a fortement besoin. Que le Seigneur vous garde ». À tous les fidèles présents ont été remises de petites icônes de la Mère de Dieu de Tikhvin avec la bénédiction patriarcale. On peut visionner ici l’entrée du patriarche dans l’église et son homélie.

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Vidéo – L’Ecole de Paris: les grandes figures dans des films de l’Entre-deux-guerres

611x0_1290634742_40CIEO05Antoine Arjakovsky a mis en ligne sur Youtube des films courts et muets, rassemblés en une vidéo (ci-dessous), des années 1926 à 1934 sur quelques unes des grandes figures de l’émigration russe orthodoxe et de l’École de Paris. On y voit ainsi les premiers professeurs et élèves de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge autour du père Serge Boulgakov, mais aussi le métropolite Euloge et Mère Marie Skobtsov, le père George Florovsky, Boris Vysheslavtsev, Vladimir Iljine, le père Basile Zenkovsky, Anton Kartachov, Nicolas Zernov et d’autres personnes.

Photographie: la première promotion des étudiants de l’Institut Saint-Serge en 1927 (source: AEOF)

« Le Messager orthodoxe »: parution du n°158 consacré au père Serge Boulgakov

Messager_orthodoxe_158Le n°158 de la revue Le Messager orthodoxe vient de paraître. Elle présente les actes du colloque « Serge Boulgakov, un père de l’Église moderne » ( 27-28 juin 2014 au Collège des Bernardins).

Sommaire :
Nikita Struve : Le phénomène « père Serge Boulgakov »

Archevêque Job de Telmessos : Le père Serge boulgakov et l’école de Paris

Père Dimitri Sizonenko : L’héritage du père Serge boulgakov dans la Russie actuelle

Père Andrew Louth : La Sophiologie du père Serge et la Tradition vivante

Barbara Hallensleben : La Philosophie de l’économie du père serge boulgakov

Père Marc-Antoine Costa de Beauregard : La personne tri-hypostatique chez père Serge Boulgakov et l’intersubjectivité divine chez père Dumitru Staniloe

Regula M. Zwahlen : Thomas Carlyle, source d’inspiration pour l’oeuvre de Serge Boulgakov

Antoine Arjakovsky : Trois thèses majeures de la Révélation de Jean du père Serge Boulgakov

Adalberto Mainardi : Le père Serge boulgakov et la « catholicité » de l’Eglise

Mike Whitton : Le père Serge en Angleterre: oecuménisme et eucharistie

Antoine Nivière : Une lettre inédite du père Serge Boulgakov au métropolite Euloge (juin 1943)

Père Boris Bobrinskoy : entretien avec Tatiana Victoroff sur le père Serge  Boulgakov

Tatiana Victoroff : Père Serge boulgakov: notes pour une biographie spirituelle.

Prix du numéro : 12 euros.
Abonnement 2008 : 2 numéros (n° 148 et 149) : 23 euros.
Le Messager orthodoxe est en vente à la librairie Les Éditeurs réunis. Les commandes sont à adresser à : Le Messager orthodoxe c/o Les Éditeurs réunis, 11 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 Paris – France
Commande en ligne: sur cette page.  Site de la librairie: « Les Éditeurs réunis« .

Recension: Moniale Silouana, « Abbesse Eudoxie. Fondatrice du monastère de Bussy »

EudoxieMoniale Silouana, Abbesse Eudoxie. Vie de l’abbesse Eudoxie, fondatrice du monastère Notre-Dame-de-Toute-Protection à Bussy-en-Othe, traduit du russe par Laurence Guillon et Élisabeth Mouravieff, Bussy-en-Othe et Zwierki, 2014, 255 p.
Ce livre est consacré à Mère Eudoxie, fondatrice et higoumène, de 1946 à 1977, du monastère de la Protection de la Mère de Dieu à Bussy-en-Othe.
Il présente l’ensemble de sa vie d’une manière détaillée, et réunit à son sujet de nombreux témoignages et documents photographiques. Il donne aussi la traduction d’un certain nombre de ses lettres, qui précisent le portrait qui se dessine au long des pages.
Mère Eudoxie (dans le monde Catherine Courtin) est née à Moscou, le 23 novembre 1895, d’un père français installé en Russie et d’une mère russe, fille du général Borisoglebsky. En 1920, en pleine tourmente révolutionnaire, elle se maria avec un jeune historien, Alexandre Mechtcheriakoff, qui se destinait à recevoir la prêtrise. Mais, deux ans plus tard, sur la route qui le conduisait à Moscou pour être ordonné, celui-ci mourut du typhus. Attirée par la vie monastique et avec le soutien de son père spirituel, le père Serge Stchoukine, elle se rendit, durant les mois suivants, dans différentes communautés monastiques à Moscou, Optino, Gomel, et Kiev. Revenue en Crimée, elle prononça clandestinement, en 1927, ses vœux monastiques auprès d’un starets réputé, le hiéromoine Sophrony, à l’ermitage de Kiziltash, situé dans la montagne au dessus de Yalta.
Arrêtée en 1932 par les autorités soviétiques lors d’une campagne antireligieuse, Mère Eudoxie dut la vie à son passeport français qui lui permit, ainsi qu’à sa sœur aînée et à sa mère, de pouvoir émigrer en France. À son arrivée à Paris, elle fut accueillie par le métropolite Euloge qui l’installa à l’Institut Saint-Serge, où elle enseigna l’anglais pendant deux ans. En 1934, elle intégra la communauté du foyer russe de la rue de Lourmel, fondée par Mère Marie (Skobtzov) autour du mouvement l’ « Action Orthodoxe ». Mais les différences de vues entre Mère Marie (favorable à un monachisme social, engagé dans le monde) et Mère Eudoxie (attachée au monachisme traditionnel) conduisirent cette dernière à quitter le foyer de la rue de Lourmel en 1938, pour fonder, avec trois autres moniales (Mère Dorothée, Mère Théodosie et Mère Blandine), une petite communauté dédiée à l’icône Notre-Dame-de-Kazan, à Moisenay, près de Melun. La communauté traversa l’épreuve de la guerre dans un grand dénuement, mais bénéficia de la précieuse direction spirituelle des Pères Euthyme (Vendt) et Cyprien (Kern).
En 1946, Mère Eudoxie et trois autres sœurs (Mère Théodosie, Mère Blandine et Mère Glaphyre) vinrent s’installer à Bussy-en-Othe, un petit village de Bourgogne situé à 150 km de Paris, dans une grande maison que leur avait léguée un ancien professeur de droit, Boris Eliachévitch, dont l’épouse était très proche des sœurs. Elles y fondèrent alors un monastère dédié à la fête de la Protection de la Mère de Dieu. Elles commencèrent par installer une chapelle de fortune dans l’ancienne étable de la propriété, où la Liturgie fut célébrée pour la première fois, le 2 juillet 1946, avec la bénédiction du métropolite Euloge. Le 25 novembre 1948, le métropolite Vladimir vint présider la consécration solennelle de l’église et, au cours de la Liturgie, il éleva mère Eudoxie au rang d’higoumène.
Rapidement la communauté s’agrandit : des moniales qui avaient pu quitter l’Union soviétique à la fin de la deuxième guerre mondiale la rejoignirent (Mère Iia, Mère Sergia). Des femmes issues de l’émigration russe vinrent prononcer leurs vœux à Bussy (Mère Jeanne, Mère Thaïsse, Mère Parascève, Mère Séraphima), ainsi que des femmes issues de divers pays, parmi lesquelles une Grecque (Mère Glaphira), une Anglaise (Mère Marie), une Roumaine (Mère Alexandra). Cette multiplicité d’origines devait rester l’un des traits caractéristiques du monastère de Bussy-en-Othe, conforme à l’esprit de sa fondatrice dont l’objectif a toujours été de favoriser le développement d’une communauté à la fois traditionnelle, liée à la tradition russe, et en même temps ouverte au monde, sans barrières ethniques ou nationalistes.
Les deux dernières années de la vie de mère Eudoxie furent difficiles. Diminuée par la maladie, elle ne quittait pratiquement plus sa cellule. Elle mourut le 24 juin 1977. Ses obsèques furent célébrées le 27 juin, dans l’église du monastère, par Mgr Georges (Wagner), à l’époque évêque auxiliaire, entouré de l’archimandrite Job (Nikitine) – qui résidait à l’ermitage de Tous les Saints Russes de Mourmelon et était depuis de nombreuses années le confesseur de la communauté –, de l’archiprêtre Nicolas Obolensky, et des Pères Gabriel (Patasci) et Pierre Nivière, qui desservaient à l’époque l’église du monastère. Mère Eudoxie repose dans le cimetière communal de Bussy-en-Othe.
Ce livre ne présente pas seulement la figure et le destin exceptionnels de Mère Eudoxie : on y trouve aussi, à travers l’évocation de celui-ci, tout un pan de l’histoire de la Russie prérévolutionnaire, puis de la vie de l’émigration russe en France. On y rencontre les sœurs qui ont animé le monastère autour de Mère Eudoxie pendant la période concernée, les évêques et prêtres qui ont été en relation avec le monastère, les personnalités religieuses connues qu’a rencontrées Mère Eudoxie au cours de son parcours (comme le Père Serge Boulgakov, Mère Marie Skobtsov, le Père Cyprien Kern, etc.), de grandes figures du monde culturel (comme Boris Zaïtsev, le poète Ivan Chméliov, qui est décédé au monastère, où Alexandre Soljenitsine dont la visite en 1974 marqua le monastère), auxquels l’auteure a pris soin de consacrer des pages entières ou des notes biographiques. L’ouvrage est donc aussi une mine de renseignements sur une partie importante de la vie de l’immigration russe en France.
Sous l’impulsion de ses higoumènes successives, Mère Eudoxie, Mère Théodosie, Mère Olga et aujourd’hui Mère Aimiliani, le monastère de Bussy, caractérisé par son sens de l’universalité de l’orthodoxie et sa culture de l’accueil du prochain, a acquis et garde dans tout le monde orthodoxe un grand rayonnement.
On peut se procurer le livre au monastère de Bussy et à la librairie Les Éditeurs réunis.
Jean-Claude Larchet

Décès de l’archiprêtre Pierre Tchesnakoff

Le 23 février s’est endormi dans la paix du Seigneur l’archiprêtre Pierre Tchesnakoff. Le père Pierre est né à Berlin en 1920. Membre actif de l’ACER et diplômé de l’Institut Saint-Serge, Pierre Tchesnakoff est ordonné en 1965 pour la paroisse de la Présentation de la Vierge au Temple auprès de l’ACER, où il sert d’abord comme diacre puis prêtre. Le père Pierre est ensuite nommé à la paroisse de la Sainte-Trinité (crypte de la rue Daru) en 1975, où il seconde le père Boris Bobrinskoy. Parallèlement, le père Pierre dessert de jeunes paroisses francophones, en particulier dans l’ouest de la France où il fonde de nombreuses communautés et où il s’installe définitivement à sa retraite. Engagé au sein de l’ACER avec sa femme Irène, il en fut le vice-président dans les années 1970. Père Pierre a traduit du russe vers le français deux ouvrages importants : Vous tous qui avez soif, de son ami le père Alexandre Schmemann et Le chemin de ma vie, du métropolite Euloge. Ses funérailles seront célébrées dans sa dernière paroisse à Plumaudan (Finistère) le mardi 3 mars à 8h15. Il sera enterré au cimetière de Sainte Geneviève des Bois le même jour à 15h15.

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À l’occasion de la réinhumation des restes de l’évêque de l’Église orthodoxe russe hors-frontières Constantin (Essensky, 1996), il s’est avéré que ceux-ci sont restés incorrompus

Le lundi 1er décembre a eu lieu, au monastère de la Sainte-Trinité à Jordanville, (Etats-Unis), la réinhumation des restes de l’évêque Constantin (Essensky), ancien évêque vicaire du diocèse d’Amérique orientale de l’Église orthodoxe russe à hors-frontières, décédé et inhumé le 31 mai 1996 au monastère du « Christ sur les collines », à Blanco, au Texas. L’exhumation et le transfert du corps du hiérarque ont été organisés par l’higoumène du monastère de la Sainte-Trinité, l’archimandrite Luc et sa communauté. Arrivé en début d’après-midi à Jordanville, le cercueil a été ouvert, et le clergé et la communauté monastique, ainsi que les séminaristes et les fidèles ont pu voir le corps incorrompu du hiérarque, phénomène d’autant plus remarquable que le précédent lieu d’inhumation de l’évêque avait été complètement inondé, raison pour laquelle l’ancien cercueil et les ornements liturgiques du défunt avaient été complètement désintégrés. Avant l’office de requiem, le métropolite Hilarion, primat de l’Église russe hors-frontières, qui connaissait personnellement Mgr Constantin, s’est adressé à l’assistance par quelques mots, rappelant le cheminement du hiérarque et soulignant la vie de prière et d’ascèse de celui-ci. Malgré sa faible santé, il vécut une stricte ascèse durant toute sa vie. Alors évêque de Manhattan, le métropolite Hilarion avait célébré les obsèques de Mgr Constantin en 1996. Depuis que le monastère de Blanco avait été fermé, le Synode des évêques avait évoqué, à plusieurs reprises, la réinhumation des restes du hiérarque dans un « lieu plus vivant », où la prière continue. L’évêque Constantin est désormais enterré au cimetière du monastère de Jordanville, près de la tombe de l’évêque de Buenos Aires et d’Amérique du Sud Alexandre (Mileant). Né en 1907 à Saint-Pétersbourg, la famille de Mgr Constantin émigra en Lettonie pendant la révolution bolchevique. En 1928, il entra au séminaire de Riga, puis en 1930, à l’Institut Saint-Serge de Paris. Après avoir reçu son diplôme, il fut ordonné prêtre par le métropolite Euloge de Paris et nommé par celui-ci prêtre à l’église Saint-Vladimir de Berlin puis, deux ans après, recteur de l’église Saint-Alexis-de-Moscou à Leipzig. Il desservit également d’autres paroisses en Allemagne. En 1938, il se plaça sous la juridiction de l’Église russe hors-frontières et partit en 1949 aux États-Unis. Après avoir desservi plusieurs paroisses temporairement, il fut nommé recteur de la paroisse de Glen Cove, dans l’État de New York. En octobre 1967, il prononça ses vœux monastiques à Jordanville et fut ensuite sacré évêque et nommé vicaire du diocèse d’Australie de l’Église russe hors-frontières avec le titre d’évêque de Brisbane. En 1978, il revint aux États-Unis, où il fut nommé évêque-vicaire du diocèse d’Amérique orientale avec le titre d’évêque de Boston. En 1981, il fut nommé évêque de Richmond, chargé du diocèse de Grande-Bretagne, où il resta jusqu’en 1985, lorsqu’il prit sa retraite pour raisons de santé. En 1991, il s’installa au monastère du « Christ sur les collines », au Texas, où il mourut en 1996.

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Le N° 151 du « Messager orthodoxe » est paru

Messager_orthodoxeSommaire : 
Nikita Struve : A nos lecteurs 
Père Paul Florensky : Macrocosme et microcosme 
Père Radu Marasescu : La leçon de l'exil: le repli prophétique du sacerdoce 
Père Pierre Mechtcherinov: Le père Alexandre Schmemann et le monachisme 
Jean Besse : A l'occasion du 150e anniversaire de l'église russe de Paris 
Jean-Marc Joubert : Souvenirs de l'Institut Saint-Serge 
Pour le 130e anniversaire de la naissance du père Alexandre Eltchaninoff 
Père Serge Boulgakov, métropolite Euloge, Marie Zernov-Cullman
Jean Besse :
 Chroniques 
In memoriam Vladimir Dimitrievic, Serge Morozov, Tatiana Morozov 

Prix du numéro : 12 euros. 
Abonnement 2008 : 2 numéros (n° 148 et 149) : 23 euros. 
Le Messager orthodoxe est en vente à la librairie Les Editeurs réunis. Les commandes sont à adresser à : Le Messager orthodoxe c/o Les Editeurs réunis, 11 rue de la Montagne Sainte-Geneviève, 75005 Paris – France 
Commandes en ligne: ici.  Site de la librairie: "Les Editeurs réunis".

Réunion du conseil de l’Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale et 10e anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Gabriel

Sur le site de l'Archevêché des paroisses russes en Europe occidentale: ce compte rendu de la réunion du conseil diocésain élargie, le 23 juin. Extrait: " Après un rapport introductif présenté par le protopresbytre Jean Gueit, recteur de la paroisse Saint-Nicolas-le-Thaumaturge à Nice et doyen du Sud-Est de la France, un large échange d’opinions a permis de redire l’importance de construire une vision d’avenir commune de l’Archevêché sur une base purement ecclésiologique. Un projet des déclarations faites sur cette vision de l’Archevêché a été discuté et sera retravaillé en fonction des différentes sensibilités exprimées. A ce propos, Mgr. Gabriel a rappelé la vocation particulière de l’Archevêché, telle que formulée par ses prédécesseurs de bienheureuse mémoire, notamment le métropolite Euloge et l’archevêque Georges d’Eudociade, qui consiste à témoigner de l’unique nécessaire, le salut en Christ, dans la plénitude de la foi orthodoxe et de la vie liturgique et spirituelle, en dehors de toute contingence culturelle nationale ou d’interférences politiques quelles qu’elles soient." D'autre part, le compte rendu évoque aussi le 10e anniversaire du sacre épiscopal de Mgr Gabriel, le 24 juin.

Entretien avec l’archiprêtre George Mitrofanov sur la réunification du Patriarcat de Moscou et de l’EORHF

Mitrofanov
Cet entretien a été publié
dans le numéro de février 2008 du mensuel orthodoxe
Kifa (Céphas).
L’archiprêtre George Mitrofanov, né en 1958, est historien de l’Eglise,
professeur d’histoire ecclésiastique à l’Académie de théologie de
Saint-Pétersbourg, membre de la commission synodale pour les canonisations.

Kifa : Père Georges, un des évènements les plus importants de
l’an passé a été la signature le jour de l’Ascension dans l’église du Christ
Sauveur, « symbole de la repentance nationale », en présence des
grands de ce monde, de l’acte de communion canonique entre l’Eglise orthodoxe
de Russie et l’Eglise orthodoxe de Russie à l’étranger. Mais voilà que la
solennité est achevée : quels en sont les fruits, même provisoires ?

Père Georges Mitrofanov : Il me semble que nous avons pris le pli ces dernières
années d’exagérer quelque peu l’importance des événements de notre vie
ecclésiale interne. De nombreux événements qui semblent aller de soi à qui
connaît un tant soit peu l’histoire, deviennent chez nous des événements du
siècle. Si nous nous rappelons les préceptes des pères fondateurs de l’EORHF,
nous constaterons qu’ils se réduisaient à ceci : dès qu’il serait possible
de réunir en Russie un concile ecclésial libre, leurs hiérarques y viendraient
et y prendraient part. Ces préceptes ont finalement été suivis, bien qu’avec
beaucoup de retard. On a l’impression que nombre de processus de notre vie
ecclésiale se déroulent au ralenti, alors même que la situation dans le pays
évolue à une vitesse kaléidoscopique. Ce sentiment ne me quittait pas tout au
long des années 90.

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La visite du patriarche Alexis II à Sainte Geneviève des Bois et sa rencontre avec Mgr Gabriel

Après
avoir prié dans
le cimetière de Sainte Geneviève des Bois
, jeudi dernier dans la matinée,
le patriarche Alexis II s’est
rendu
dans l’église attenante consacrée à la Dormition de la Mère de Dieu accompagné par les chants du chœur de cette église dirigé par le sous-diacre Alexis Tcherkoff. Il y a été accueilli par
Mgr Gabriel (lire son allocution). Dans
celle-ci, Mgr Gabriel
a évoqué la réalité de l’Archevêché en précisant notamment qu’elle: « (…)
n’est pas toujours facile à comprendre, surtout vue de loin, – et encore moins
facile parfois à vivre, compte tenu de nos faiblesses et de notre modicité -,
mais qui ne peut pas être ignoré ni rayé d’un trait de plume, en particulier
dans le cadre du lent processus d’organisation canonique de la soit disant «
diaspora », un terme qui pour nombre d’entre nous n’est d’ailleurs pas très compréhensible,
car nous ne sommes pas, ou plus, une « diaspora ». » En réponse, le
patriarche a dit entre autre : « Hier et aujourd’hui nous avons
prié et parlé ensemble, Mgr. Ce contact personnel donne l’espoir d’un
développement de nos relations, et nous croyons qu’en fin de compte les
destinées de l’entité ecclésiale qui a été créée par le métropolite Euloge,
seront précisément telles que les voyait le défunt hiérarque. L’expérience,
notamment celle du récent rétablissement de l’unité avec l’Église russe
hors-frontières donne l’espoir que, tôt ou tard, en Europe occidentale également
seront résolus les problèmes qui restent jusqu’à présents en suspens. »

Nous vous invitons à
visionner la vidéo de cet évènement :




Nous mettons à votre disposition un enregistrement audio :

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur Play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier audio en cliquant sur le logo « podcast ».

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80ème anniversaire de la paroisse Notre-Dame Souveraine à Chaville

Les 2 et 3 juin derniers, la paroisse orthodoxe
Notre-Dame Souveraine à Chaville a fêté le 80ème anniversaire de
son existence. A cette occasion, Mgr l’archevêque Gabriel s’est rendu à
Chaville pour les célébrations des vigiles et de la sainte liturgie. Nous vous invitons
à visionner l’enregistrement vidéo de son sermon prononcé le dimanche 3 juin
ainsi que l’album de photographies de l’évènement. Vous pouvez retrouver
l’historique de la paroisse ainsi que le chapitre consacré à l’église
Notre-Dame Souveraine tiré des Mémoires de Mgr
Euloge (Georgievski) publiés par les Presses Saint Serge.



Historique de la paroisse orthodoxe russe
Notre-Dame Souveraine à Chaville

Derjavnaya
En mars 1917, en pleine guerre mondiale, une humble
paysanne du village de
Kolomenskoë, près de Moscou, voit apparaître l’icône de
Notre-Dame Souveraine (dernière icône apparue en Russie) ; puis c’est la Révolution
d’octobre, l’effondrement de l’Empire russe, l’exécution tragique de la famille
impériale, la guerre civile et la misère.

Certains Russes, fuyant leur terrible destinée,
ayant tout perdu, partent pour d’autres pays, en particulier la France, se
fixent a
̀ Paris et ses environs, particulièrement
dans l’Ouest de la Capitale. Ils travaillent pour la plupart dans des usines
(automobiles), donnant lieu à
la création et à l’extension de lotissements à
Chaville, Sèvres, Clamart, Ville d’Avray.

En 1926, les Russes orthodoxes habitant Chaville et
les communes limitrophes s’organisent et élisent un comité
́ qui a pour mission de créer les premières bases d’une
paroisse.
Une chapelle de fortune est installée dans un garage près de la gare de Chaville-Vélizy. Le métropolite Euloge va désigner le
père Kalachnikov pour assurer tous les offices à

Chaville et Clamart.

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L’office d’action de grâce à Paris pour le rétablissement de la communion avec l’Eglise russe hors frontières

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Un office d’action
de grâce
, pour la restauration de la communion canonique avec l’Eglise
russe hors frontières, a eu lieu le jeudi de l’Ascension, 17 mai, en soirée,
dans la cathédrale Saint-Sava du diocèse
de France et d’Europe occidentale de l’Eglise serbe. Un compte rendu se trouve sur cette page. Une
vidéo d’une vingtaine de secondes peut être vue
ici
. Un album de
photographies
de l’office
et de la table
ronde
est également en ligne. Mgr Luka avait adressé le message suivant aux
participants :

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Liminaire Contacts n° 217

Contacts
Quelle stabilité intérieure peut nous apporter la prière du Nom de Jésus ? Tel est le thème de la méditation que nous offre ici un très grand spirituel orthodoxe du 20e siècle, l’évêque Antoine (Bloom), rappelé à Dieu il y a quatre ans.
Chacun se souvient de la polémique récente autour de la citation des paroles de Manuel II Paléologue à un érudit musulman, faite par le pape Benoît XVI dans un discours prononcé à Ratisbonne en septembre dernier. On connaît mal cet auteur byzantin et ses étonnants entretiens avec un musulman qui, réduits à une citation hors contexte, se sont trouvés indûment caricaturés par les médias. Non, l’empereur Manuel II Paléologue n’était pas un polémiste mineur mais un remarquable théologien orthodoxe, soucieux de répondre aux défis de son temps en dialoguant en profondeur avec l’islam. C’est ce que nous retrace brillamment Marie-Hélène Congourdeau dans son étude sur « Manuel II et l’islam ». Ce que l’on sait moins, c’est que Manuel II Paléologue, personnalité
humainement attachante, ami personnel de saint Nicolas Cabasilas, fut
sans doute le premier « ambassadeur » de l’orthodoxie en France. C’est
en effet à l’occasion de son long séjour à Paris, entre juin 1400 et
novembre 1402, en tant qu’invité du roi de France Charles VI auprès de
qui il venait chercher – en vain – une aide militaire face à la menace
turque, que fonctionna la première paroisse orthodoxe connue dans
l’histoire de France.

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Être orthodoxe et français – par Michel Stavrou

Dans un article intitulé "Orthodoxe et français" et publié dans le quotidien La Croix du 6 mai dernier, que nous reproduisons ci-dessous, Michel Stavrou, professeur à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (Paris), mentionne le développement de célébrations liturgiques en français comme une mesure indispensable à l’inculturation de l’orthodoxie et souligne combien la communauté orthodoxe en France enrichit la vie nationale de ce pays.

Orthodoxe et français
Les grandes échéances électorales offrent l’occasion de réfléchir à la place de la communauté orthodoxe en France, fondamentalement exogène et pourtant enracinée dans ce pays de grand accueil depuis quatre générations. Nul plan concerté, certes, à l’origine de ces vagues successives : des Russes fuyant la révolution de 1917, des Grecs d’Asie Mineure chassés de Turquie en 1923, et des migrations économiques jusqu’à la récente venue de milliers de Roumains et d’ex-Soviétiques ces dernières années.

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Le monastère de femmes de Bussy en Othe : une communauté internationale unique

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A
l’occasion du soixantième anniversaire du monastère de la Protection de la
Vierge de Bussy en Othe, le supplément «Religions» du quotidien
russe «Nezavissimaya Gazeta» consacre dans son numéro du 18 octobre
2006 un article à cette communauté.

Le
jardin fleuri de l’émigration orthodoxe

Peu
après la Seconde guerre mondiale, en 1946 dans un village de Bourgogne, Bussy
en Othe à 150 km de Paris fut fondé un monastère russe consacré à la fête de la
Protection de la Mère de Dieu.
Le
métropolite Euloge, qui a béni la fondation de ce monastère, désirait ardemment
l’émergence de communautés monastiques consacrées à la vie de prière au sein de
l’émigration russe orthodoxe. Mais il dû reconnaître que « le monachisme n’a
pas fleuri dans l’émigration. On ne peut dire avec exactitude quelles sont les
raisons de cet échec : peut-être manquait le terrain nécessaire, peut-être
est-ce moi qui ai failli à la tâche», disait-il. Le métropolite Euloge décéda
un mois après la fondation du monastère de la Protection, le 8 août 1946. Il
n’a pu voir la réalisation de son rêve : bientôt le monastère de femme de
Bussy allait devenir un avant-poste du monachisme orthodoxe en Occident.
Trois
moniales s’installèrent au commencement dans le monastère : les mères
Eudoxie (Courtin), Blandine (Obolensky) et Théodosie (Solomiansky).

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Déclaration du Conseil de l’Archevêché concernant l’intégration de Mgr Basile (Osborne) au sein de l’Exarchat

Suite à
une réunion extraordinaire, le 9 juin, le Conseil de l’Archevêché des paroisses
de tradition russe en Europe occidentale a publié une déclaration
concernant l’intégration
de Mgr Basile (Osborne) au sein de celui-ci.

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Visite de Mgr Gabriel de Comane au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople

Mgr
Gabriel de Comane, archevêque des paroisses russes en Europe occidentale,
accompagné du secrétaire du conseil diocésain, Michel Sollogoub, a effectué, du
19 au 21 mai, une visite
au siège du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Mgr
Emmanuel
(Adamakis) était également présent.

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Les 80 ans de l’Institut Saint-Serge à Paris

A l’occasion de ses 80 ans, l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge a organisé, du 5 au 8 octobre, un colloque scientifique international « L’Institut Saint-Serge hier et aujourd’hui ». Depuis sa fondation en 1925, l’Institut a pour mission de former des prêtres et des laïcs au service de l’Eglise orthodoxe. Au cours de ces trois jours, riches en exposés et en échanges, les participants ont pu évoquer le rayonnement de l’Institut et ainsi que la contribution des professeurs, qui y ont enseigné, dans les différentes disciplines théologiques : la théologie liturgique, l’ecclésiologie eucharistique, la synthèse néo-patristique, l’herméneutique biblique et la philosophie religieuse. Leur témoignage orthodoxe dans le mouvement œcuménique a été aussi rappelé. Le 7 octobre a eu lieu la présentation de la traduction française des Mémoires du Métropolite Euloge publiée aux Presses Saint-Serge ainsi que du troisième volume de la série Analecta Sergiana, « Le Feu sur la terre – Mélanges offerts au père Boris Bobrinskoy pour son 80e anniversaire ». Nous vous invitons de visualiser l’album photo en cliquant ICI (et ici) !

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Jovan Nikoloski