20/10/2017
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Résultats de la recherche : patriarche Bartholomée

Le patriarche russe Cyrille invite le patriarche Bartholomée à Moscou

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a effectué une visite au Patriarcat œcuménique le mardi 19 septembre. Le métropolite de Volokolamsk, qui était accompagné par l’archiprêtre Igor Yakimtchouk et le prêtre Anatole Chouriakov, membre du Département mentionné, a été reçu par le patriarche œcuménique Bartholomée. À la rencontre étaient également présents les métropolites Emmanuel de France et Bartholomée de Smyrne, secrétaire en chef du Saint-Synode. À cette occasion, le métropolite de Volokolamsk a transmis l’invitation du patriarche de Moscou Cyrille au patriarche Bartholomée à participer aux célébrations qui auront lieu à Moscou durant la première semaine de décembre pour la commémoration du 100ème anniversaire du commencement des persécutions contre l’Église consécutives à la révolution d’octobre, et de la convocation du Concile panrusse de 1917, ainsi que du rétablissement de l’institution patriarcale en Russie après son abolition depuis 200 ans. Le patriarche Bartholomée a remercié le métropolite de Volokolamsk et a déclaré que la question de sa réponse sera examinée suite à la réunion du Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople. En outre, les deux parties ont discuté de façon approfondie la question du Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu en Crète en juin 2016, ainsi que d’autres questions bilatérales et inter-orthodoxes.

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Encyclique du patriarche Bartholomée pour le début du nouvel an ecclésiastique et la journée de prière pour la sauvegarde de la Création

No de protocole 702

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de Constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique que la grâce, la paix et la miséricorde de notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus Christ, auteur de toute la création, soient avec tout le plérôme de l’Église

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,

Par la grâce de Dieu, nous entamons aujourd’hui la nouvelle année ecclésiastique, continuant « par l’amour de Dieu manifesté en Jésus Christ » de témoigner et justifier « notre espérance » , vivant dans l’Église, vivant en Christ Qui a promis d’être avec nous « tous les jours jusqu’à la fin des temps » .

Il y a vingt-huit ans, par décision synodale, le Patriarcat Œcuménique a fixé le fête de l’Indiction comme « Journée de protection de l’environnement » au cours de laquelle, des prières et des suppliques « pour la création tout entière » sont adressées depuis le Centre sacré de l’Orthodoxie. L’encyclique patriarcale diffusée à cette occasion a invité le monde orthodoxe et l’ensemble du monde chrétien à adresser, en ce jour, des prières pour remercier le Créateur de toutes choses du « grand don de la Création » et Le supplier de protéger celle-ci.

Nous exprimons humblement notre joie et satisfaction pour l’écho et la fructification de cette initiative de l’Église constantinopolitaine. Nous avons montré les racines spirituelles de la crise écologique, la nécessité aussi de faire pénitence et de procéder à une nouvelle hiérarchisation des valeurs de l’homme moderne. Il s’est avéré que l’exploitation et la destruction de la création est une perversion et altération de l’ethos chrétien ; que ce n’est pas une conséquence inéluctable du commandement biblique « soyez féconds et prolifiques » ; que le comportement anti-écologique est une insulte au Créateur et une transgression à Ses commandements, et que ce comportement va à l’encontre de la vraie destination de l’être humain. Il ne saurait y avoir de développement viable aux dépens des valeurs spirituelles et de l’environnement naturel.

La sainte Grande Église du Christ ne cesse de mettre en relief le potentiel écophile de notre foi orthodoxe, montrant l’usage eucharistique de la création, la fonction du croyant en tant qu’« officiant » de la Création qui sans repos ni trêve réfère celle-ci au Créateur de tout et la valeur incomparable de l’esprit ascétique comme antidote à l’eudémonisme contemporain. Effectivement, le respect de la création appartient au noyau de la tradition orthodoxe.

Nous sommes très préoccupés du fait qu’alors que la crise écologique va indubitablement en s’aggravant, l’humanité fasse semblant, au nom du développement économique et des applications technologiques, de ne pas entendre les appels pour changer radicalement de comportement envers la création. Manifestement, la dégradation déjà subie par l’environnement naturel est une conséquence d’un modèle concret de développement économique qui se désintéresse de ses retombées anti-écologiques. Les bénéfices à court terme, associés à l’amélioration du niveau de vie dans certaines régions de la terre, ne font que dissimuler la déraison que constituent l’exploitation et le pillage de la création. L’activité économique qui ne respecte pas la maison de la vie, c’est de l’anti-économie et non pas de l’éco-nomie. L’économisme effréné pratiqué par la globalisation va aujourd’hui de pair avec le développement fulgurant de la science et de la technologie qui, malgré ses bénéfices, est assorti d’une attitude orgueilleuse à l’égard de la création et de l’exploitation diverse de celle-ci. Notre contemporain sait, mais il agit comme s’il ne savait pas. Il sait que la nature ne se renouvelle pas indéfiniment, mais il se désintéresse des conséquences négatives sur l’environnement du « marché technologique ». Ce mélange vraiment explosif de l’économisme débridé et du scientifisme, c’est-à-dire de la confiance illimitée placée dans le pouvoir de la science et de l’économie, accroît les risques pesant sur l’intégrité de la création et sur l’être humain.

Le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe a sagement et clairement nommé les risques de la « loi de l’économie », c’est-à-dire l’économie émancipée par rapport aux besoins vitaux de l’être humain qui ne peuvent être valablement servis que dans un environnement naturel viable ; il a proposé une économie durable « fondée sur les principes de l’Évangile » et la solution au problème écologique contemporain « sur la base des principes de la tradition chrétienne » . Face aux menaces contemporaines, la tradition de l’Église exige de changer radicalement « de mentalité et de comportement » à l’égard de la création, d’adopter l’esprit ascétique « de frugalité et de modération » , pour affronter « l’avidité » , « le culte des besoins et le sentiment de possession » . Le saint et grand Concile a aussi mis l’accent sur « les aspects sociaux et les retombées tragiques que représente la destruction de l’environnement naturel » .

Nous conformant aux décisions de ce Concile, dans notre présente encyclique, nous soulignons le rapport étroit liant les problèmes environnementaux et sociaux ; le fait qu’ils puisent leur racine dans le « cœur insensé » sans Dieu, dans la chute et le péché, dans l’abus de la liberté humaine accordée par Dieu. La destruction de l’environnement et de la société est toujours précédée d’un « bouleversement des valeurs » venant de l’intérieur, d’une déchéance spirituelle et morale. Lorsque l’avoir domine notre intelligence et notre cœur, notre attitude tant envers notre prochain qu’à l’égard de la création est inévitablement possessive et impropre. Selon l’Évangile, « L’arbre malade » produit toujours « de mauvais fruits » .

Nous soulignons respectivement que la considération vouée à la création et à l’être humain ont la même source et point de départ, c’est-à-dire le renouveau en Christ de l’homme et sa liberté bénie. De même la destruction de l’environnement et l’injustice sociale vont de pair, de même le comportement écophile et la solidarité sociale sont indissociables.

Il va de soi que pour faire face à la crise plurivalente à laquelle l’humanité, sa civilisation et sa maison sont confrontées de nos jours, une mobilisation de toutes parts et un effort commun s’imposent. De même s’agissant des problèmes majeurs, de même des crises qui sévissent et s’interpénètrent de l’environnement naturel et de la société, il est impossible d’en venir à bout sans une coopération interchrétienne et interreligieuse. Le dialogue est en l’occurrence le terrain propice pour mettre en relief les traditions écophiles et sociales, la sensibilisation écologique et sociale ; pour faire aussi une critique constructive du progrès exclusivement technologique et économique, et des modèles individualistes et sociocentriques, opérant au détriment de la création et de la civilisation de la personne humaine.

En concluant, nous soulignons encore une fois le respect irréductible envers la création et la personne humaine, nous appelons tous les êtres humains de bonne volonté à s’engager dans le bon combat pour protéger l’environnement naturel et pour consolider la solidarité, et nous prions le Seigneur dispensateur de tout bien, par l’intercession de la toute-Sainte Mère de Dieu Pammakaristos, de gratifier ses enfants d’« un cœur se consumant pour toute la création » et « excité à la charité et aux œuvres bonnes » . 1er septembre 2017

† Bartholomée de Constantinople votre fervent intercesseur devant Dieu.

Le patriarche Bartholomée est en visite officielle en Hongrie

Le patriarche œcuménique Bartholomée se trouve en visite officielle en Hongrie depuis le vendredi 18 août sur l’invitation des autorités hongroises. Lors de sa visite, un groupe de bâtiments situé dans le centre de Budapest, que le gouvernement hongrois a décidé de céder à l’exarchat du Patriarcat œcuménique en Hongrie, sera remis officiellement au patriarche Bartholomée. Il convient de rappeler qu’il y a trois ans, un accord de coopération avait été signé entre le Patriarcat et le gouvernement hongrois par lequel étaient réglées les relations de l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et de l’État. L’accord de coopération mentionne le rôle significatif joué par l’Église orthodoxe dans l’histoire de la Hongrie : « Cyrille et Méthode ont apporté ici le christianisme oriental, qui continu à être présent comme communauté ecclésiastique vivante. Avant même la fondation de l’État hongrois, l’antique Patriarcat œcuménique de Constantinople a entretenu des relations avec le peuple hongrois et avait envoyé l’évêque Hiérothée pour répandre le christianisme », est-il dit dans le préambule de l’accord signé par le gouvernement hongrois et le patriarcat.

Dans le cadre de cet accord a été signé en décembre passé entre le diocèse métropolitain d’Autriche et l’exarchat de Hongrie du Patriarcat œcuménique et le gouvernement hongrois, un mémorandum aux termes duquel était prévue la cession du bâtiment en question, qui abritera les installations de l’exarchat, l’Académie patriarcale, l’École grecque ainsi que le Musée d’art ecclésiastique. Il y aura également des possibilités d’hébergement pour les hôtes. Le souhait du Patriarcat œcuménique et du diocèse métropolitain est que le siège de l’exarchat constitue un espace de développement du dialogue et un centre culturel de rencontre de tous les hommes.

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Communiqué de la skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos, démentant l’interruption de la commémoration du patriarche Bartholomée

La skite roumaine du Saint-Précurseur (Prodromou) sur le Mont Athos a publié un communiqué daté du 26 juin, dans lequel elle dément l’information selon laquelle la commémoration du patriarche Bartholomée y aurait été interrompue en raison du Concile de Crète. Nous publions ci-après le communiqué in extenso :

« Étant donné que par différents moyens d’information, dont principalement internet, continuent d’apparaître des informations qui ne reflètent pas la réalité à la skite roumaine du Saint-Précurseur de la Sainte-Montagne, lesquelles provoquent trouble et perplexité dans les rangs des fidèles, nous avons le devoir de procéder aux précisions suivantes : lors de tous les offices célébrés dans la skite y est commémoré le nom du hiérarque sous la juridiction canonique duquel nous nous trouvons, à l’instar de toute la Sainte-Montagne de l’Athos, à savoir Sa Sainteté Bartholomée, patriarche œcuménique. La commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée n’a jamais été interrompue à la skite. Jamais, dans le cadre de la communauté n’a été posée la question de l’interruption de la commémoration du patriarche œcuménique Bartholomée, pas plus qu’il n’a été question d’un vote de la communauté par lequel les 50 moines de la skite auraient approuvé l’interruption de cette commémoration. Cette commémoration ne provient pas de l’imposition de la volonté d’une autorité extérieure à la skite, mais du désir même de la communauté de rester en communion avec le hiérarque sous la protection elle se trouve et avec l’Église orthodoxe entière. La skite roumaine du Saint-Précurseur n’a jamais envoyé ni n’envoie des représentants à des réunions publiques organisées sans la bénédiction du hiérarque du lieu et dans le cadre desquelles sont lancés des appels à la rupture avec l’Église. Ceux qui dans de telles circonstances se présentent comme des moines athonites ou de la skite du Saint-Précurseur et utilisent des images, des sigles et des icônes de la skite ou encore font des déclarations au nom de celle-ci comme s’ils en étaient les représentants, n’ont pas notre bénédiction et ne se trouvent pas en accord avec la communauté de la skite. Nous constatons avec grande préoccupation que le nom de la skite roumaine du Saint-Précurseur est utilisé pour créer des scissions dans l’Église, en utilisant des méthodes de grossière manipulation par la diffusion d’informations à contenu mensonger, faisant référence à des événements qui se sont produits à la skite, avec le but évident de créer une impression trompeuse sur la situation réelle. Ceci se trouve en totale contradiction avec l’esprit évangélique, à la fois par le langage utilisé et par le contenu du matériel publié. En outre, par des méthodes étrangères à la vie chrétienne et à la suite d’une désinformation persistante sur les événements ecclésiastiques, le père Julien de la skite du Saint-Précurseur s’est vu extorquer des déclarations par lesquelles les fidèles sont exhortés à interrompre la commémoration des hiérarques de l’Église, les dites déclarations étant en totale contradiction avec la pratique et l’enseignement du père Julien durant toute sa vie. Les informations selon lesquelles cinq moines qui se sont séparés de la vie liturgique et communautaire, ont été séquestrés, astreints à une pénitence, persécutés ou soumis à différentes pressions, sont inexactes. Au contraire, avec amour paternel, beaucoup de patience et d’indulgence, nos frères ont été dirigés sur la voie du salut selon les enseignements des saints Pères, conformément aux saints canons de l’Église orthodoxes et aux règles de la vie monastique, l’économie appliquée dans leur cas dépassant de beaucoup les limites posées par celles-ci. Or, les moines concernés continuent de vivre à leur façon, sont sortis de la Sainte Montagne et sont revenus à la skite sans aucune bénédiction, ils ne participent ni aux offices de la skite ni autres activités communautaires, et dénigrent ceux qui ne partagent pas leur point de vue. En même temps, nous exprimons notre profonde tristesse pour les discordes apparues récemment dans la vie de l’Église, lesquelles, avec plus de sagesse et de prière, auraient pu être évitées. Pour l’avenir, afin d’être protégés contre les perplexités et les confusions qui pourraient être provoquées par certains communiqués concernant les actualités ecclésiastiques qui ont trait à la skite roumaine du Saint-Précurseur, nous prions les chrétiens orthodoxes de considérer comme authentiques les seuls documents venant par la voie officielle, portant le sceau de la skite, la signature de l’higoumène et le numéro d’enregistrement. Avec amour en Christ, archimandrite Athanase, higoumène de la skite roumaine du Saint-Précurseur, et sa fraternité en Christ ».

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Patriarche Bartholomée : « La religion, élément clé du processus de paix »

Le patriarche œcuménique Bartholomée I,  a prononcé son discours »La religion, élément clé du processus de paix » à l’occasion de la Conférence mondiale sur la paix d’al-Azhar qui s’est déroulée les 27 et 28 avril 2017 au Caire.

 « Religions et paix »

Conférence mondiale de la paix du Conseil des Aînés d’Al-Azhar et des Musulmans

Le Caire, le 27 avril 2017

Vos Béatitudes, Éminences, Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers amis,

C’est un honneur d’être invité à prendre la parole à cette Conférence sur la paix mondiale organisée par Al-Azhar et le Conseil musulman des Aînés. Nous félicitons sincèrement Son Eminence, M. Ahmad Al-Tayyeb, Grand Imam d’Al-Azhar, d’avoir eu le courage et la vision d’organiser cette initiative cruciale pour la promotion de la paix par les religions.

Au cours des deux dernières décennies, l’humanité a connu des attaques terroristes continues, qui sont à l’origine de la mort et des blessures de milliers de personnes, et qui deviennent la plus grande menace et source de peur pour les sociétés contemporaines. Depuis lors, les religions ont souvent été soupçonnées ou ouvertement accusées d’avoir inspiré le terrorisme et la violence. Notre vie quotidienne s’est remplie d’horribles nouvelles sur les attaques terroristes au nom de la religion.

Dans le même temps, nous constatons la volonté de notre monde de promouvoir le dialogue au lieu des conflits et la capacité à le faire. Cela est vrai non seulement pour les dirigeants politiques et les organisations laïques, mais aussi pour les dirigeants religieux et les institutions qui se sont montrés prêts à s’engager dans un dialogue de paix au niveau local et international, afin d’assurer une coexistence pacifique et une collaboration entre les gens.

Comment, après tant de conférences, de déclarations et d’initiatives pour la paix, pouvons-nous être témoins d’une augmentation de la violence, au lieu de remarquer un progrès dans la paix ? Comment la communauté mondiale peut-elle justifier les derniers actes terroristes de Paris, Bruxelles, Istanbul, Saint-Pétersbourg ou Stockholm ? Comment expliquer les guerres en cours, les conflits armés et les effusions de sang au Moyen-Orient ? Comment pouvons-nous accepter les attaques dans les églises coptes de Tanta et d’Alexandrie il y a environ deux semaines ? Permettez-nous d’exprimer encore une fois à la communauté copte et à tout le peuple égyptien nos sincères condoléances et les prières du Patriarcat œcuménique.

Afin de comprendre ce qui se passe dans notre monde d’aujourd’hui, réfléchissons sur le rôle de la religion dans l’humanité. Paradoxalement, au lieu de l’attente moderniste d’un ‘âge laïque post religieux’, notre époque devient en fait une ‘période post-laïque’ ou même une période d’ ‘explosion religieuse’. La religion apparaît comme une dimension centrale de la vie humaine, tant au niveau personnel que social. Elle revendique un rôle public et participe à tous les discours contemporains centraux.

Les fonctions cruciales de la religion sont évidentes dans les quatre domaines suivants de l’existence humaine et de la coexistence :

  1. La religion est liée aux préoccupations profondes de l’être humain. Elle fournit des réponses à des questions existentielles cruciales, donnant l’orientation et le sens de la vie. La religion ouvre aux êtres humains la dimension de l’éternité et la profondeur de la vérité.
  2. La religion est liée à l’identité des peuples et des civilisations. C’est pourquoi la connaissance de la croyance et de la religion de l’autre est une condition préalable indispensable à la compréhension de l’altérité et à l’établissement du dialogue.
  3. La religion a créé et conservé les plus grandes réalisations culturelles de l’humanité, les valeurs morales essentielles, la solidarité et la compassion, ainsi que le respect de toute la création.
  4. La religion est un facteur vital dans le processus de paix. Comme saint Paul l’a écrit autrefois : « Dieu n’est pas un dieu de désordre mais de la paix » (1 Co 14,33). La religion peut, bien sûr, diviser en provoquant l’intolérance et la violence. Mais c’est plutôt là son échec, et non son essence qui consiste en la protection de la dignité humaine.

Malheureusement, notre monde contemporain est marqué soit par le relativisme – profondément lié à la laïcité – soit par le fondamentalisme, que beaucoup considèrent comme une réaction au premier. En effet, le fondamentalisme se considère souvent comme menacé ou même persécuté par le relativisme. Alors que ce dernier nie l’existence de la vérité, l’intégrisme considère que sa propre vérité est unique et doit donc être imposée aux autres, ce qui rend impossible à la religion de servir de pont entre les êtres humains. Dans l’histoire récente, le phénomène du nationalisme et du post-colonialisme a transformé l’extrémisme et l’intégrisme religieux en une simple idéologie, utilisée à des fins politiques.

Malheureusement, l’éclatement continu du fondamentalisme religieux et des actes de violence terribles au nom de la religion, donnent aux critiques modernes de la foi religieuse des arguments contre la foi et appuient l’identification de la religion avec ses aspects négatifs. La vérité est que la violence est la négation des croyances religieuses fondamentales et de la doctrine. La vraie foi ne libère pas les humains d’être responsables du monde, de respecter la dignité humaine et de lutter pour la justice et la paix. Au contraire, elle renforce l’engagement de l’action humaine, elle élargit notre témoignage pour la liberté et les valeurs fondamentales humaines.

La région méditerranéenne a connu dans le passé, pendant plusieurs siècles, une cohabitation pacifique de juifs, de chrétiens et de musulmans. Cette expérience démontre que les personnes de différentes religions peuvent vivre ensemble, en trouvant le message le plus fondamental pour l’humanité qui unit, au lieu d’être une source de division. Cela montre que les religions peuvent servir de ponts entre les gens, d’instruments de paix et de compréhension mutuelle, de tolérance entre les êtres humains et de dialogue interreligieux.

Pour cette raison, le dialogue interreligieux reconnaît les différences des traditions religieuses et favorise la coexistence pacifique et la coopération entre les personnes et les cultures. Le dialogue interreligieux ne veut pas nier sa propre foi, mais plutôt changer son esprit ou son attitude envers l’autre. Il peut aussi guérir et balayer les préjugés et contribuer à une compréhension mutuelle et à la résolution pacifique des conflits. Les partis pris et les préjugés proviennent d’une fausse représentation de la religion. Par notre présence aujourd’hui, lors de cette importante conférence, nous voulons nous opposer à au moins un préjugé : l’islam n’est pas égal au terrorisme, car le terrorisme est étranger à toute religion. C’est pourquoi le dialogue interreligieux peut chasser la peur et le soupçon. Il est central pour la paix, mais seulement dans un esprit de confiance et de respect mutuels.

En juin dernier, nous avons eu le privilège de présider le Saint et Grand Conseil de l’Église orthodoxe à travers le monde, réunis en Grèce, sur l’île de Crète. Parmi plusieurs questions, le Conseil a rejeté et condamné l’intégrisme. Son encyclique souligne que, malheureusement, nous faisons aujourd’hui l’expérience d’une augmentation de la violence au nom de Dieu. Les explosions du fondamentalisme au sein des communautés religieuses menacent de faire penser que le fondamentalisme appartient à l’essence du phénomène de la religion.

La vérité, cependant, est que le fondamentalisme, comme « zèle que n’éclaire pas la pleine connaissance » (Rom 10.2), constitue l’expression d’une religiosité morbide ». En outre, le Conseil a souligné qu’ « un dialogue interreligieux honnête contribue au développement de la confiance mutuelle et à la promotion de la paix et de la réconciliation. (…) La vraie paix n’est pas atteinte par la force des armes, mais seulement par l’amour qui « ne recherche pas son intérêt » (1 Cor 13,5). L’huile de foi doit être utilisée pour calmer et soigner les blessures des autres, et non pour rallumer de nouveaux feux de haine » (Encyclique, 17).

La crédibilité des religions dépend aujourd’hui de leur attitude à l’égard de la protection de la liberté et de la dignité de l’homme, ainsi que de leur contribution à la paix. C’est la présupposition non seulement de la coexistence pacifique, mais aussi de la survie pure de l’humanité. Nous ne pouvons affronter ces défis que tous ensemble. Personne – pas une nation, pas un État, pas une religion, ni la science ni la technologie – ne peut affronter les problèmes actuels. Nous avons besoin les uns des autres ; nous avons besoin d’une mobilisation commune, d’efforts communs, d’objectifs communs, d’un esprit commun.

Par conséquent, nous considérons la crise aux multiples facettes actuelle comme une opportunité pour pratiquer la solidarité, pour le dialogue et la coopération, pour l’ouverture et la confiance. Notre avenir est commun, et la voie vers cet avenir est un voyage commun. Comme il est écrit dans les psaumes : « Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d’être unis ! » (Psaume 132,1).

Votre Éminence le Grand Imam,

Chers participants

Nous croyons profondément que la contribution des religions demeure cruciale dans notre recherche commune de la paix sur terre. Elle est précieuse car, pour les religions, la vraie paix dans le monde n’est pas simplement l’absence de guerre, mais essentiellement la présence de la liberté, de la justice et de la solidarité. Ce qui est nécessaire pour la religion, c’est de guider les gens à la profondeur de cette vérité, à un changement d’esprit et de vie et à la compréhension mutuelle. C’est en effet le cœur de nos traditions religieuses. Pour cette raison, l’humanité a le droit d’attendre de nous plus que ce que nous donnons effectivement. C’est le plus grand défi pour les religions : développer leurs propres potentiels d’amour, de solidarité et de compassion. C’est ce que l’humanité attend profondément de la religion aujourd’hui.

Je vous remercie de votre aimable attention ! »

Source et photographie

Le discours du patriarche Bartholomée, le 24 avril au Conseil oecuménique des Eglises

Le texte en français du discours du patriarche oecuménique Bartholomée au Conseil oecuménique des Églises, le 24 avril, est en ligne sur cette page. Il y évoque les relations œcuméniques, le Concile de Crète, le rôle du Conseil oecuménique des Églises. Il a aussi évoqué des questions concernant la protection de l’environnement et la protection des droits de l’enfant Dans l’après-midi, le patriarche s’est rendu à Fribourg, où il a été reçu en la cathédrale Saint-Nicolas avant de donner une conférence publique à l’Université catholique de cette ville.

Photographie (le patriarche Bartholomée durant son discours, à ses côtés, Mgr Job de Telmessos): Fanarion. Autre source: Fanarion

 

Visite du patriarche Bartholomée en Suisse du 22 au 24 avril

Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra en Suisse pour la célébration des 50 ans du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy et le 20ème anniversaire de la création de l’Institut des études supérieures au même centre, du 22 au 24 avril. Pour trouver le programme cliquez sur ce lien (dont photographie). Vous pouvez suivre en direct à partir de 12h, samedi 22 avril,  la conférence du patriarche Bartholomée avec la vidéo ci-dessous. Dans sa communication, le patriarche évoquera les questions concernant le Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui a eu lieu l’an passé en Crète, ainsi que les défis environnementaux et la protection des droits des enfants.
Une conférence à l’Université de Fribourg et une visite de pèlerinage à la communauté de Taizé font également partie de la visite.

Le patriarche Bartholomée à Taizé le mardi 25 avril

Quelques jours après Pâques, la communauté accueillera une visite exceptionnelle : pour la première fois, le patriarche Bartholomée de Constantinople se rendra à Taizé pour quelques heures le mardi 25 avril prochain. Ce pèlerinage à Taizé du patriarche œcuménique conclura sa visite pastorale en Suisse, à l’occasion des 50 ans du centre orthodoxe de Chambésy. Au cours de sa visite, le patriarche participera à la prière commune à 12h, dans l’église de la Réconciliation, en présence des frères, de représentants des différentes communautés chrétiennes et des jeunes réunis à Taizé à cette date. Il sera accueilli par frère Alois et s’exprimera au terme de la prière commune. La prière sera ouverte à tous. Si certains veulent venir spécifiquement pour passer la journée à Taizé, prendre le déjeuner et participer à un atelier en début d’après-midi, il est préférable de s’inscrire comme visiteurs de passage via le site de Taizé. Les journalistes et photographes souhaitant recevoir une accréditation pour couvrir cette visite sont invités à écrire avant le 22 avril.

 

Le patriarche Bartholomée à Chambésy pour le 50ème anniversaire du Centre orthodoxe

Le patriarche de Constantinople visitera le Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, aux portes de Genève, du 22 au 24 avril 2017. Bartholomée sera également reçu le 24 avril par le Conseil œcuménique des Eglises (COE) à Genève et par la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg. Le patriarche œcuménique tiendra un discours à l’Aula magna de l’Université de Fribourg à l’occasion des 20 ans de la fondation de fondation de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy. A cette occasion, le Centre orthodoxe commémore trois événements marquants: le 25ème anniversaire de l’élection du patriarche sur le Siège oecuménique, le 50ème anniversaire de la fondation du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Genève, et le 20ème anniversaire de l’inauguration de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe du Centre orthodoxe de Chambésy.

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Le patriarche Bartholomée a assisté à la bénédiction du « Kouvouklion » à la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

Sur l’invitation fraternelle du patriarche de Jérusalem Théophile III, le patriarche œcuménique Bartholomée est assisté à Jérusalem le 21 mars 2017, accompagné par le métropolite doyen de Chalcédoine, Mgr Athanase, le diacre Niphon et Μ. Marios Tarinas, afin d’assister à la cérémonie de bénédiction du « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre après l’achèvement des travaux de conservation et de restauration.

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Message du patriarche Bartholomée diffusé à l’occasion de Noël 2016

« Message Patriarcal diffusé à l’occasion de Noël 2016.

No de protocole 1297

† Bartholomée par la grâce de dieu archevêque de constantinople, Nouvelle Rome, et patriarche œcuménique,
tout le plérôme de l’Église grâce, miséricorde et paix du christ sauveur né à Bethléem

* * *

« L’incarnation du Christ m’est une nouvelle création ».

Frères et Enfants bien-aimés dans le Seigneur,

Nous louons et glorifions Dieu dans la Trinité qui, cette année encore, nous a permis d’arriver à la solennité de la Naissance selon la chair du Fils et Verbe de Dieu le Père « dans l’obscurité de Bethléem ».

La sainte Église, celle dont le Christ incarné « a pris la chair », la rendant « parure du monde », fête remplie de joie. Elle tressaillit pour les bénédictions divines dont le genre humain, mais aussi « la création » furent gratifiés. « L’univers en ce jour d’allégresse est comblé, car le Christ est né de la Vierge ».

Contrairement au « premier moteur immobile » des Anciens, notre Dieu est en soi communion d’amour, évoluant dans le temps dans un élan d’amour pour l’homme et le monde. « Voici ce qu’est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous aimés ».

Le Verbe éternel du Père qui a donné à l’homme l’ « être », par Son Incarnation lui fait don du « bien-être ». « Telle est pour nous la solennité, telle est la fête que nous célébrons aujourd’hui : c’est la venue de Dieu chez les hommes, afin que nous partions pour nous rendre chez Dieu, ou que nous y revenions (…) afin que nous déposions le vieil homme et revêtions le nouveau, et, de même que nous sommes morts en Adam, que nous vivions de même dans le Christ, naissant nous aussi avec le Christ, étant crucifiés avec lui, étant ensevelis avec lui, et ressuscitant avec lui ». Le chemin de déification par grâce est désormais ouvert à tout être humain venant au monde. Nous sommes tous « contenus en Dieu ». « Il n’y a plus ni Juif, ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus l’homme et la femme ; car tous, vous n’êtes qu’un en Jésus Christ ».

Malheureusement, l’Évangile de Noël est de nouveau prêché dans un monde où retentit le bruit des armes, où dominent l’inégalité et l’injustice sociale. La situation est intolérable pour les innombrables enfants victimes de conflits armés, d’états de désordre, d’exploitations de toute sorte, de persécutions et de discriminations, de famine, d’indigence et de privations douloureuses.

En avril dernier, nous avons eu l’occasion, avec Sa Sainteté le pape François et Sa Béatitude l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, de constater de visu à Lesbos les tribulations des réfugiés et des migrants, surtout les problèmes aigus des enfants éprouvés, les victimes innocentes et sans défense de la violence guerrière, des discriminations raciales et religieuses, et de l’injustice, dont le nombre ne cesse de croître.

La solennité du Verbe de Dieu incarné pour nous, Christ enfant que le pouvoir séculier cherche à « faire périr » selon l’évangéliste Matthieu, nous interpelle ; elle nous appelle à veiller sur les enfants, à défendre ces victimes vulnérables et à respecter le caractère sacré de l’enfance.

Certes, dans les pays du monde économiquement développé et politiquement plus stable, les enfants et leurs âmes sensibles sont aussi menacés par la grande crise du mariage et de la famille, par des interventions variées, ainsi que par l’exercice de violence physique et psychique. L’âme enfantine est altérée par le rôle catalyseur que jouent dans leur vie les médias électroniques, surtout la télévision et l’internet, et par le changement radical de l’environnement communicationnel. L’économisme effréné les transforme très tôt en consommateurs et l’eudémonisme fait très rapidement disparaître l’innocence enfantine.

En vue de ces dangers, le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, s’adressant « avec amour et tendresse » aux enfants et aux jeunes, dit dans son Encyclique : « Parmi les multiples définitions contradictoires à propos de l’enfance, notre très-sainte Église souligne les paroles de notre Seigneur si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux et qui n’accueille pas le Royaume de Dieu comme un enfant n’y entrera point[, de même que notre Sauveur le dit à propos de ceux qui empêchent les enfants de venir à Sa suite et de ceux qui les scandalisent».

Le mystère de Noël est condensé dans les paroles du Kontakion de la fête : « Car en ce monde vient pour nous un enfant nouveau-né, le Dieu d’avant les siècles ». Le Dieu Verbe, en tant qu’enfant et l’enfant en tant que Dieu est révélé aux humains au « cœur pur » et ayant la simplicité de l’enfance. Les enfants comprennent des vérités qu’il est impossible aux « sages et intelligents » d’aborder. Comme Elytis le note : « Ce n’est que par des enfants que tu construis Sion».

Frères et enfants bien-aimés dans le Seigneur,

Nous lançons un appel à tous de respecter l’identité et la sacralité de l’enfance. Face à la crise mondiale des réfugiés, qui viole surtout les droits des enfants, face au fléau de la mortalité infantile, à la famine, au travail des enfants, aux blessures corporelles et à la violence psychologique, mais aussi face aux risques d’altération de l’âme enfantine en raison de leur exposition incontrôlée à l’influence des médias électroniques de communication et de leur assujettissement au consumérisme, nous proclamons 2017, Année de protection du caractère sacré de l’enfance, appelant tout le monde à reconnaître et à respecter les droits et l’intégrité des enfants.

Comme un autre document important du saint et grand Concile le souligne, la parole de l’Église du Christ « envers le monde n’a pas comme but principal de dénoncer, de juger ou de condamner le monde, mais de lui procurer comme guide l’Évangile du Royaume de Dieu, l’espoir et la certitude que le mal, sous n’importe quelle forme, n’a pas le dernier mot dans l’histoire et qu’il ne faut pas lui laisser diriger son parcours ».

Dans l’humilité et la componction, nous prosternant devant notre Sauveur qui « nous a visités venu d’en haut », entonnant par des chants divinement inspirés la grandeur de l’économie divine à notre faveur, fléchissant le genou devant la toute-sainte Mère de Dieu portant l’Enfant, depuis le Phanar à la lumière inextinguible, nous adressons le salut festif « le Christ vient au monde, glorifiez-le, le Christ descend des cieux, allez à sa rencontre » aux fidèles proches et lointains de l’Église de Constantinople et leur envoyons nos vœux paternels et notre bénédiction patriarcale.

« Nous fortifiant dans la grâce qui est dans le Christ Jésus », dans la concorde, la foi et l’amour sincère, engageons tous le bon combat de la nouvelle vie dans l’Église, obéissant aux commandements du Seigneur, Lui qui sera avec nous « tous les jours jusqu’à la fin des temps ».

Noël 2016
† Bartholomée de Constantinople
fervent intercesseur de vous tous en Dieu »

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Le représentant du patriarche Bartholomée a célébré un trisagion devant le cercueil de l’ambassadeur André Karlov sur l’aéroport d’Ankara

Le premier sujet évoqué sur les chaînes télévisées turques, en retransmission directe, a été la cérémonie d’adieux devant le cercueil de l’ambassadeur russe Andreï Karlov. Lors d’une courte cérémonie sur l’aéroport d’Ankara, les représentants de la direction politique et culturelle de la République de Turquie, des autorités militaires ainsi que des membres du corps diplomatique, ont fait leurs adieux à l’ambassadeur russe assassiné. Les épouses des ambassadeurs en poste à Ankara, dont l’épouse de l’ambassadeur grec, ont présenté leurs condoléances à l’épouse du défunt. Les derniers adieux ont été prononcés par le grand archimandrite Bessarion, au nom du patriarche Bartholomée. Le cercueil a été placé dans un local spécialement aménagé, où le père Bessarion a célébré un trisagion. Celui-ci a prié pour le repos de l’âme du défunt, fils de l’Église orthodoxe, en présence de la veuve. Ensuite, il a présenté à celle-ci les condoléances du patriarche Bartholomée. À son tour, la veuve a exprimé sa reconnaissance au patriarche pour avoir envoyé un prêtre réciter la prière des défunts devant le cercueil, avant son départ pour la Russie. Ensuite, le père Bessarion a encensé le cercueil jusqu’à l’avion. Le même jour, le patriarche œcuménique s’est rendu au consulat de la Fédération de Russie à Istanbul, afin d’y signer le registre de condoléances.

Sources : 1 et 2

Le patriarche Bartholomée a visité la fraternité de Bose à Ostuni

Le 4 décembre dernier, le patriarche œcuménique Bartholomée lors de son voyage de Lecce à Bari (Italie), a visité la fraternité du monastère de Bose située à Ostuni.  Le responsable de la fraternité, le père Sabino a informé le patriarche de la vie et des activités de sa communauté.

Source

Encyclique de Sa Sainteté le patriarche Bartholomée Ier

Pour lire l’encyclique de Sa Sainteté le patriarche Bartholomée Ier, diffusée à l’occasion du 25 anniversaire de son accession au très-saint Trône œcuménique, cliquez ICI !

Le patriarche Bartholomée a remercié le chef de l’Église gréco-catholique (uniate) d’Ukraine pour son soutien au Concile panorthodoxe

Le patriarche de Constantinople Bartholomée a remercié le chef de l’Église gréco-catholique (uniate) d’Ukraine, Sviatoslav (Chevtchouk) pour son soutien au Concile panorthodoxe exprimé par celui-ci dans sa lettre. Cette information est communiquée par le département de l’information de ladite Église. « Nous sommes heureux de la possibilité de communiquer avec vous, afin d’exprimer notre sincère gratitude pour votre lettre avec ses souhaits fraternels pour le Saint et Grand Concile qui, avec la grâce de l’Esprit Saint et la synergie de nos frères les primats et les hiérarques des Églises orthodoxes locales du monde entier, a finalement été convoqué le 19 juin et s’est achevé avec succès le 26 juin 2016 à l’Académie orthodoxe de Crète » a écrit le Patriarche œcuménique, qui ajoute : « Nous pouvons assurer Votre Béatitude, que notre propension au dialogue avec nos Églises sœurs a été soutenue par l’écrasante majorité au cours des sessions conciliaires et a été reflétée officiellement dans les documents finaux. Cela, selon notre conviction, revêt indubitablement une signification décisive pour le témoignage espéré et unique de l’Évangile dans notre monde et notre temps troublés ». Le patriarche Bartholomée a également assuré de sa prière « pour la stabilité et la paix en Ukraine. » « Que le Seigneur tout puissant défende et garde votre pays béni » a-t-il conclu. En mai 2016, le chef de l’Église uniate ukrainienne avait écrit au patriarche de Constantinople pour lui exprimer son soutien au Concile en Crète. « Nombreux sont, parmi les hiérarques rassemblés pour penser aux problèmes qui se dressent devant l’Église orthodoxe, ceux qui peuvent être étonnés d’apprendre que le Chef de l’Église que l’on décrit souvent comme le plus grand obstacle au dialogue œcuménique [i.e. l’Église uniate d’Ukraine, ndt] vous soutiendra par la prière sincère, afin que la présence divine soit réellement ressentie dans toutes vos discussions, sachant que « là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Matth. XVIII, 20), a écrit l’archevêque Sviatoslav. Dans sa lettre, celui-ci a aussi rappelé qu’il y a 21 ans, les membres du « Groupe d’études de l’Église de Kiev » [constitué des représentants de l’Église orthodoxe, de l’Église gréco-catholique et de l’Église catholique de rite latin, ndt] avaient rendu visite au patriarche, au Phanar. « Je vous assure que le même esprit d’ouverture et de sincérité œcuméniques, que vous avez vu alors chez les hiérarques et les clercs gréco-catholiques ukrainiens, est vivant aujourd’hui aussi. Pour cette raison, il y a une questions unique que je voudrais proposer au Concile [panorthodoxe, ndt] d’examiner, à savoir discuter la possibilité de la réalisation de projets historiques communs pour « la purification de la mémoire » et la guérison des blessures du passé » était-il dit dans la lettre du chef des uniates ukrainiens.

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Le patriarche Bartholomée est rentré au Phanar

bartholomeeLe patriarche œcuménique Bartholomée est rentré l’après-midi du mercredi à Constantinople par un vol de Turkish Airlines, après dix jours de repos en Slovénie et en France, où il a séjourné chez son frère, dans la zone frontalière de Genève. Le métropolite de Suisse Jérémie, avec l’évêque vicaire Macaire de Lampsaque, l’archevêque Job de Telmessos et les clercs du patriarcat œcuménique ont rencontré le patriarche Bartholomée. Différents commentaires dans les médias grecs ayant spéculé sur la concomitance des événements en Turquie avec l’absence du patriarche, l’agence grecque Romfea.gr précise que le voyage du patriarche était prévu depuis longtemps et que ses relations avec le président turc Erdoğan n’ont jamais été rompues.

Source: Romfea

« Le patriarche Bartholomée soutient le gouvernement démocratiquement élu » déclare le métropolite d’Autriche Arsène (Patriarcat œcuménique)

Le patriarche Bartholomée n’a pas la moindre chose à faire avec le putsch militaire manqué en Turquie. Il soutient au contraire tout régime démocratiquement élu et les institutions démocratiques de l’État de droit dans le pays. C’est ce qu’a souligné dimanche le métropolite Arsène (Kardamakis) à l’agence catholique autrichienne « Kathpress ». Le métropolite d’Autriche accompagne le Patriarche œcuménique, actuellement en vacances en Slovénie. Dans son interview à « Kathpress », le métropolite a rejeté les rapports des médias selon lesquels le départ de Turquie du patriarche aurait un quelconque lien avec la tentative de putsch. Le fait que le patriarche Bartholomée, quelques heures seulement avant le début du putsch d’Istanbul, soit parti en Slovénie, n’est que « pure coïncidence ». Le séjour en Slovénie était prévu depuis deux mois, a déclaré le métropolite Arsène, qui accompagne le patriarche en Slovénie, où celui-ci séjourne avant tout pour se reposer. « Le patriarche soutient tout régime turc qui est élu par le peuple et est ainsi légitimé démocratiquement, et il est en même temps contre toute forme de violence », a déclaré textuellement le métropolite Arsène. Les rapports médiatiques, selon lesquels le patriarche aurait été averti peu de temps avant qu’une révolte de l’armée de l’air turque et d’unités au sol contre le président Recep Tayyip Erdoğan était imminentes, et qu’il aurait de ce fait quitté le pays, sont simplement faux. Cela est facilement prouvé par les billets d’avion établis bien des semaines avant. Le patriarche Bartholomée n’a appris le putsch qu’exactement deux heures après son arrivée en Slovénie et voulait retourner immédiatement à Istanbul. Mais cela était impossible du fait de la fermeture de l’aéroport Atatürk. Comme l’a déclaré le métropolite Arsène, le patriarche Bartholomée restera maintenant quelques jours en Slovénie. À cette occasion, le métropolite a également corrigé les dépêches de presse selon lesquelles le patriarche aurait, vendredi soir, signé une déclaration avec le dirigeant du Bureau turc des affaires religieuses, Mehmet Görmez et le grand-rabbin de Turquie Ishak Haleva, dans laquelle les dirigeants des communautés religieuses de Turquie condamnaient la tentative de putsch et exprimaient en même temps leur douleur « au sujet des attaques terroristes qui troublent la paix de notre grande nation et du monde ». Le texte commun des représentants religieux a été diffusé par les médias turcs samedi. Or, il s’avère que la déclaration avait déjà été signée jeudi et était dirigée contre le terrorisme en général, a clarifié le métropolite Arsène, après en avoir référé au patriarche Bartholomée. Il n’y a aucun lien avec le putsch, dont personne, au moment de la signature, ne pouvait avoir eu connaissance.

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Dans une prédication, le patriarche Bartholomée a abordé la question de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Le patriarche œcuménique Bartholomée a envoyé un message de respect de la foi et des lieux sacrés des religions, alors qu’il présidait jeudi matin la sainte liturgie de la fête patronale de l’église Sainte-Cyriaque, dans le quartier de Kontoskali à Constantinople. S’adressant aux fidèles, le patriarche a fait référence, entre autres, au Baïram, l’une des grandes fêtes de la religion musulmane, déclarant « que nous leur envoyons [aux musulmans] nos vœux à l’occasion de leurs très grandes fêtes. Nous respectons leur foi ». À cette occasion, le patriarche a fait remarquer que les chrétiens aussi « revendiquent que soit respectée leur foi, mais aussi les lieux de culte de nos pères ». Le patriarche a souligné que le respect envers la foi et les lieux sacrés des religions doivent être réciproques et particulièrement pour « des monuments tels que Sainte-Sophie, qui ont apposé leur sceau non seulement sur l’architecture de l’Église chrétienne à travers les siècles, mais aussi sur l’histoire et la conscience qu’a de lui-même un peuple entier, notre propre peuple », ajoutant que « chaque écart par rapport à notre exigence de respect et d’honneur à l’égard des lieux sacrés de notre foi constitue une atteinte à nous-mêmes, à la civilisation mondiale, à l’héritage culturel mondial, qu’un pays démocratique comme la Turquie doit respecter et honorer. Celui-ci ne doit pas outrager une partie, fût-elle, minime de ses citoyens, à savoir des habitants de ce pays ». Rappelons que le mois passé du ramadan, la lecture du Coran a eu lieu à l’intérieur de la basilique Sainte-Sophie.

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Le patriarche Bartholomée ne revendique pas les « nouveaux territoires » de Grèce du nord

« Il n’est pas dans mes plans de revendiquer maintenant ou dans l’avenir le retour des « nouveaux territoires » (diocèses de Grèce du Nord, ndt) dans la juridiction immédiate du Patriarcat œcuménique ». C’est la déclaration qu’a faite le patriarche œcuménique Bartholomée à l’archevêque d’Athènes Jérôme devant le saint et grand Concile. À ce moment, les primats et les hiérarques les accompagnant discutaient le texte concernant « l’autonomie » dans l’Église, au sujet duquel l’Église de Grèce a soumis ses modifications. Immédiatement après que celles-ci eurent été présentées, le patriarche œcuménique a déclaré à l’archevêque d’Athènes que, puisque la question des Nouveaux Territoires était devenue la cause de malentendus de la part de personnes qui souhaitent que les relations entre Athènes et le Phanar soient perturbées, le Patriarcat précise que les diocèses métropolitains lui appartiennent, comme on le sait, mais qu’il n’existe aucun plan maintenant ou dans l’avenir pour changer leur statut. Au cours de la même discussion, le patriarche œcuménique a également clarifié que la Crète et les îles du Dodécanèse appartiennent au Patriarcat œcuménique, « non moins qu’à la Grèce ».

Il convient de mentionner qu’il y avait un conflit entre l’Église de Grèce et le Patriarcat de Constantinople au sujet des territoires de la Grèce du nord. Ceux-ci, en pratique, font partie de l’Église de Grèce, tandis qu’ils sont sujets formellement à la juridiction de Constantinople. Le 29 août 2015, les hiérarques des « Nouveaux Territoires » avaient participé à la synaxe des hiérarques du Patriarcat de Constantinople, ce qui avait déclenché la protestation de l’Église de Grèce et le refus de l’archevêque d’Athènes de participer à la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales à Chambésy.

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Le Concile ne discutera pas du message du parlement ukrainien au patriarche Bartholomée

Le Concile des Églises orthodoxes en Crète de discutera pas de l’appel du parlement ukrainien au patriarche de Constantinople Bartholomée, qui sollicitait de celui-ci « la reconnaissance de l’indépendance de l’Église ukrainienne par rapport au Patriarcat de Moscou ». C’est ce qu’a annoncé vendredi dernier l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. « L’introduction de nouvelles questions, quelles qu’elles soient, ne sont pas permises par le règlement du Concile » a-t-il ajouté. De son côté, l’archevêque de Telmessos Job, a confirmé que « la question ukrainienne ne figure pas à l’ordre du jour » du Concile.

Source : 1 et 2

«L’absence des quatre Églises sera étudiée attentivement au saint et grand Concile», a déclaré le patriarche Bartholomée

DSC_9798Le patriarche de Constantinople Bartholomée a communiqué que les chefs des dix Églises locales réunis en Crète avaient adressé, à la veille du Concile, un télégramme aux primats des quatre Églises orthodoxes absentes – Antioche, Bulgarie, Géorgie et Russie – leur demandant de venir au Concile, mais elles ont refusé. « Nous avons décidé d’adresser des télégrammes à nos quatre frères, à Antioche, Moscou, Bulgarie et Géorgie, les invitant à célébrer la liturgie en la fête de la Pentecôte et à participer aux travaux de notre Concile », a déclaré le patriarche de Constantinople, qui a lu les textes des télégrammes, ainsi que les réponses des primats concernés. Dans la réponse du patriarche de Moscou Cyrille est mentionnée, entre autres, la décision unanime du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe du 3 juin, laquelle demandait la convocation d’urgence d’une conférence préconciliaire en raison de la « situation extraordinaire » qui s’était constituée au cours de la préparation du Concile. « L’absence de quatre Églises sera étudiée attentivement au saint et grand Concile » a déclaré le patriarche Bartholomée. Selon lui, le Concile présentera l’image de l’orthodoxie actuelle. Ainsi, le Concile discutera de questions importantes concernant la vie de l’Église, ainsi que les problèmes du monde actuel. Il est question des relations entre les hommes, le milieu ambiant, du rapide progrès de la science et de la technologie et les problèmes bioéthique et éthiques qui en résultent, la question de la globalisation et la destruction des valeurs traditionnelles, les conflits armés. Ce sont là une partie des problèmes qui ont été énumérés par le patriarche. « Ils ne peuvent laisser indifférente l’Église orthodoxe. Le Concile abordera ces problèmes au cours des travaux et dans son message à l’issue de ceux-ci », a déclaré le patriarche Bartholomée, exprimant également l’espoir que l’Église, après le Concile, serait plus unie. Selon l’agence roumaine Basilica.ro, se référant à des informations publiées par l’agence grecque neakriti.gr, c’est le patriarche de Serbie Irénée qui a pris l’initiative du télégramme des dix Églises présentes en Crète, adressé le 17 juin aux quatre primats absents. Le métropolite du Monténégro Amphiloque avait même demandé au patriarche Bartholomée, afin de gagner du temps, de communiquer téléphoniquement avec les primats concernés.

Sources: RIA, Basilica (dont photographie)

Hilarion de Volokolamsk : « J’espère que le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence »

« J’espère que Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence, d’humilité et de quiétude». C’est ce qu’a déclaré le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, dans une interview accordée à l’agence d’information ecclésiastique Romfea.gr.
Dans cette interview, Mgr Hilarion traite le patriarche oecuménique de charismatique et parle d’un homme de force spirituelle intérieure.
En plus, il énumère les raisons pour lesquelles l’Eglise de Russie ne participera pas au Concile panorthodoxe et déclare que « si le Concile est convoqué malgré l’absence d’au moins quatre Églises orthodoxes locales, cela constituera une transgression brutale du règlement du Concile qui stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique avec l’accord de toutes les Eglises ».

Voici l’intégralité de l’interview à Romfea.gr

Monseigneur, l’Eglise orthodoxe de Russie a annoncé son refus de participer au saint et grand Concile de l’Eglise orthodoxe. Est-ce une preuve de la dégradation de ses relations avec le Patriarcat oecuménique ?

Pas du tout ! J’ai assumé le poste du président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou suite à l’élection au trône patriarcal de Moscou de l’ancien Président du département, le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad.
Depuis, sept années ont passé et pendant ce temps assez long j’ai eu l’occasion de suivre de près le développement de la coopération entre l’Eglise orthodoxe de Russie et le Patriarcat de Constantinople dans un esprit constructif.
Je garde encore le souvenir de la première visite du patriarche Kirill à Constantinople peu après son élection au trône patriarcal de Moscou.
Je me souviens de la communication fraternelle et des échanges des deux primats ainsi que de leur forte confiance mutuelle qui s’est très rapidement développée.
Je me souviens aussi de l’amour ardent et honnête avec lequel la délégation de l’Eglise orthodoxe de Russie y avait été accueillie.
C’est la même ambiance qui a régné durant la visite de Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée en Russie.
Autant d’honneurs rendus à la personne de Sa Toute Sainteté le patriarche de Constantinople durant ses visites à Moscou et à Saint-Pétersbourg et ensuite au cours de son pélérinage à Valaam. Je ne sais pas si l’Eglise orthodoxe russe ait jamais accordé de tels honneurs à une autre personne. Et encore aujourd’hui, cette visite historique reste forte dans la mémoire.
Depuis, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses rencontres avec Sa Toute Sainteté le Patriarche Bartholomée.
Chaque fois, j’ai eu la possibilité d’apprécier son prestige personnel dû à ses riches charismes et sa force spirituelle intérieure.
J’ai toujours admiré sa sagesse en tant que hiérarque ainsi que son amabilité et son honnêteté.
Je dois avouer que c’est grâce à ces qualités de Sa Toute Sainteté que nos deux Eglises ont eu une collaboration étroite et constructive au cours de la préparation du Concile panorthodoxe.

Pourquoi alors le Patriarcat de Moscou a-t-il émis des critiques concernant le processus préparatoire du Concile panorthodoxe ?

En tant que participant actif au processus préparatoire, l’Eglise orthodoxe de Russie a maintes fois soumis des propositions pour l’amélioration du mécanisme préparatoire du Concile.
Ainsi en 2013, le Saint Synode de la hiérarchie de l’Eglise Russe a pris position en faveur d’une discussion élargie sur les futures décisions du Concile de sorte que les remarques critiques du saint clergé et du peuple croyant soient prises pleinement en compte durant le processus préparatoire.
En plus, il a invité toutes les Eglises orthodoxes locales à une concertation préalable sur les principes de convocation du Concile panorthodoxe, l’ordre des saintes liturgies, les sessions du Concile et les projets des textes conciliaires fondamentaux.
Dans sa communication avec ses frères primats, Sa Sainteté le patriarche Kirill a discuté de ses propositions pour la modification de la méthodologie du processus préparatoire du Concile.
En plus, il a attiré l’attention sur l’organisation et la tenue insuffisantes des conférences panorthodoxes préconciliaires et des commissions panorthodoxes préparatoires.
Les conférences préconciliaires n’étaient pas faciles. La délégation de l’Eglise orthodoxe de Russie n’a pas toujours réussi à assurer que sa voie se fasse entendre. En même temps, nos propositions de modifications ont souvent été rejetées.
On avançait bien sûr mais peut-être pas à la bonne vitesse, celle qu’on désirait pour la préparation réussie du Concile.
Pourtant, malgré la période préparatoire difficile, nous avons eu jusqu’au dernier minute une collaboration constructive avec nos frères du Patriarcat de Constantinople.

La position de l’Eglise orthodoxe russe paraît ambivalente : d’une part elle a approuvé l’ensemble des textes du Concile et d’autre part elle se range du côté des Eglises qui refusent d’y participer. Quel est votre commentaire ?

L’Eglise orthodoxe russe a largement contribué à la convocation réussie du Concile : le Saint Synode de la hiérarchie a voté en faveur de tous les projets de textes et les a approuvés en principe tandis que le Saint Synode permanent a pris la décision d’envoyer une délégation au Concile.
Pourtant, nous étions inquiets de certaines tendances séparatrices qui ont apparu durant la phase préparatoire au sein de la famille des Eglises orthodoxes locales. Ces tendances pourraient avoir des répercussions négatives sur le Concile même.
L’Eglise orthodoxe de Russie a toujours mis en garde contre ce danger et souligné que toutes les décisions devaient être prises à l’unanimité.
En même temps, le Patriarcat de Moscou a toujours interprété l’unanimité en tant qu’accord de toutes les Eglises orthodoxes locales mutuellement reconnues sans exception.
Le premier signal inquiétant a été émis lorsque la délégation du Patriarcat d’Antioche a refusé de signer la décision de convocation du Concile ainsi que le règlement du Concile. La décision de convocation du Concile et le règlement ont été signés par les représentants de l’Eglise orthodoxe de Russie, Sa Sainteté le patriarche Kirill en tête, lors de la synaxe de Chambésy.
Nous étions conscients que l’absence de signature de la part d’au moins une Eglise rendrait les décisions caduques.
Mais nous avons été assurés que l’Eglise d’Antioche signerait tôt ou tard les décisions et ainsi la convocation du Concile serait possible.
Des semaines et des mois ont passé mais rien n’a changé. L’œuvre du secrétariat panorthodoxe avait un caractère purement technique et les questions soulevées par l’Eglise d’Antioche n’ont finalement pas été résolues.
Ensuite, au cours de ces dernières semaines, les Eglises orthodoxes locales ont commencé l’une après l’autre à annoncer leur refus de participer au Concile.
La première qui a annoncé son refus était l’Eglise de Bulgarie ; celle-ci a été suivie de l’Eglise d’Antioche et finalement de celle de Géorgie.
Aussitôt que l’annonce de l’Eglise orthodoxe de Bulgarie a été connue à Moscou, le Saint Synode a été convoqué afin de délibérer sur la nouvelle situation qui était en train de se former ; effectivement, la convocation du Concile était pour la première fois réellement en danger.
D’ailleurs, nous avons toujours été d’avis que la non participation au Concile d’au moins une Eglise signifierait manque d’unanimité.
Le règlement du Concile panorthodoxe, voté par les primats de toutes les Eglises orthodoxes locales, stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique « avec l’accord de Leurs Béatitudes tous les primats des Églises orthodoxes autocéphales locales reconnues par tous ».
Selon la logique du règlement, l’absence de l’accord d’au moins une Eglise constitue une entrave absolue pour la convocation du concile panorthodoxe.
Avec trois Eglises annonçant leur abstention et celle de Serbie appelant au report du Concile, l’Eglise orthodoxe de Russie s’est rangée à la proposition de reporter le Concile. Cette proposition a été faite aussi par les trois Eglises qui ont annoncé leur abstention.
On ne voit pas d’autre solution pour une situation dont on n’est pas responsables.

La tenue du Concile panorthodoxe est-elle possible sans la présence de certaines Eglises orthodoxes locales ?

Si le Concile est convoqué sous cette forme il ne sera guère permis de le considérer panorthodoxe ni Saint et Grand ; en plus, ses décisions seront caduques.
De notre point de vue, la seule solution réalisable pour remédier à cette situation serait le report du Saint et Grand Concile ainsi que l’intensification de la préparation préconciliaire dans le but atteindre l’unanimité.
J’ai du mal même à imaginer ce qui va se passer si malgré tout le Concile est convoqué sans la présence d’au moins quatre Eglises orthodoxes locales.
Cela constituera une transgression brutale du règlement du Concile qui stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique avec l’accord de toutes les Eglises.
Inévitablement, un tel Concile aura des conséquences séparatrices car, quelle que soit la décision qu’il va prendre, celle-ci ne sera pas acceptée par les Eglises orthodoxes locales qui n’on pas participé au Concile.
J’espère que Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence, d’humilité et de quiétude.
Cette situation n’est pas un problème que pour le Patriarcat de Constantinople ; elle constitue un problème commun pour toute la communauté orthodoxe. Ce problème doit être résolu par l’ensemble des Eglises orthodoxes locales.
J’espère que l’appel des quatre Eglises va être entendu et que le Concile va être reporté afin qu’il y ait des délibérations nécessaires à la résolution des problèmes survenus.
Je suis convaincu que le Concile va être convoqué en temps voulu.
L’Église orthodoxe russe est toujours disposée à participer à la préparation du Concile en étroite collaboration avec toutes les Eglises orthodoxes locales.
En ce moment difficile pour tous, je place mon espoir dans la sagesse du patriarche oecuménique qui n’a qu’à prendre la seule décision correcte et prudente.

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe demande au patriarche Bartholomée de convoquer une réunion préconcilaire panorthodoxe extraordinaire

2P20160603-VSN_4620-1200Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe demande au patriarche Bartholomée de convoquer une réunion préconcilaire panorthodoxe extraordinaire avant le 10 juin afin d’examiner la faisabilité du Concile panorthodoxe dans les délais prévus.

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris, au cours de sa session du 3 juin (photographie ci-contre, ndlr), la décision suivante au sujet de la tenue du Concile panorthodoxe :

« Lors de sa session du 3 juin 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a examiné les problèmes importants qui ont surgi au cours de la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe prévu du 18 au 26 juin 2016, notamment le refus de l’Église orthodoxe de Bulgarie de participer au Concile, si ses dates ne sont pas reportées, ainsi que les sérieuses critiques concernant la préparation du Concile et les projets de documents conciliaires, tant dans l’Église orthodoxe russe que dans nombre d’autres Églises orthodoxes locales.

Rappel : Lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes locales au Patriarcat de Constantinople du 6 au 9 mars 2014 a été adoptée une décision selon laquelle « le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe sera convoqué par le patriarche œcuménique à Constantinople en 2016, si des circonstances imprévisibles ne l’empêchent pas ». En outre, il a été arrêté que « toutes les décisions, tant lors du déroulement du Concile que lors des étapes préparatoires seraient prises sur la base du consensus ». La réunion des primats des Églises orthodoxes locales, qui s’est tenue du 21 au 28 janvier 2016 au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy, a pris la décision selon laquelle « le saint et grand Concile aura lieu du 18 au 27 janvier 2016 à l’Académie orthodoxe de Crète ». Il fut également décidé de créer un secrétariat panorthodoxe et un comité d’organisation du saint et grand Concile. Les primats des Églises locales ont été d’accord avec la proposition de l’Église orthodoxe russe de publier les projets de documents conciliaires préparés par les conférences et les réunions panorthodoxes préconciliaires, dans le but de leur large discussion. S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée a adressé, le Dimanche du Triomphe de l’orthodoxie, un appel aux fidèles « à exprimer leurs points de vue et leur attente quant au saint et grand Concile ». Manifestant sa pleine disposition à collaborer activement à la préparation du Concile, l’Église orthodoxe russe, a nommé sans tarder ses représentants au secrétariat panorthodoxe et au comité d’organisation du Concile (lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée, sous le N°01/818 du 26 février 2016), mais le représentant de l’Église orthodoxe russe, malgré les rappels, n’a été invité à participer qu’à partir du 7 juin audit Comité (lettre de S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée à S.S. le patriarche de Moscou Cyrille du 31 mai 2016). En avril 2016, la composition de la délégation de l’Église orthodoxe russe au Concile panorthodoxe a été définie (protocole N°34), ce dont S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée a été informé par une lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille.

Simultanément, pour ce qui concerne les projets de documents conciliaires, des remarques critiques ont commencé à être exprimées peu après leur publication, de la part de l’épiscopat, du clergé et des laïcs de l’Église russe. Au Patriarcat de Moscou, au département des relations ecclésiastiques extérieures et aux autres institutions synodales sont parvenues en grand nombre des lettres de fidèles orthodoxes faisant état de critiques des textes conciliaires et du processus même de préparation du Concile. En réponse au trouble parmi les fidèles, le département des affaires ecclésiastiques extérieures a procédé aux éclaircissements et aux commentaires nécessaires en publiant une déclaration appropriée. Dans le but d’une discussion plus large des projets de documents du Concile, s’est tenue le 19 avril à Moscou, à l’Université orthodoxe Saint-Tikhon, avec la bénédiction de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, une conférence sur le thème « Le Concile panorthodoxe : points de vue et attentes ». À l’issue de la conférence ont été préparés et transmis pour examen à la Hiérarchie, des corrections aux documents « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ».

Malgré le délai toujours plus proche de la convocation du Concile, il reste une multitude de problèmes non réglés qui mettent en question la possibilité de parvenir à un consensus panorthodoxe lors du Concile. Le règlement du Concile, préparé lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes qui a eu lieu du 21 au 28 janvier de cette année à Chambésy, n’a pas été signé par la délégation du Patriarche d’Antioche. Le projet de document « Le sacrement du mariage et ses empêchements » n’a pas été signé par les délégations des Patriarches d’Antioche et de Géorgie. La suggestion de S.S. le patriarche Cyrille de procéder à une harmonisation panorthodoxe de ces questions dans le cadre des travaux du secrétariat panorthodoxe «suivi par l’examen des propositions élaborées lors de la réunion des primats des Églises orthodoxes locales » (lettre de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée N°01/818 du 26 février 2016), n’a reçu aucun soutien du Patriarcat de Constantinople. Le Secrétariat, pour la période écoulée, ne s’est réuni que deux fois et s’est occupé principalement de questions techniques. La proposition du représentant de l’Église orthodoxe russe de discuter de l’harmonisation des documents dans le cadre du secrétariat panorthodoxe a été déclinée.

Les différends entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar restent non résolus, et avec eux l’absence de communion eucharistique entre eux, ce qui constitue un obstacle de taille à la participation de l’Église d’Antioche au Concile.

Au cours de la dernière semaine, plusieurs Églises locales orthodoxes ont fait des déclarations officielles, qui mettent en question la possibilité de procéder au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe dans les délais indiqués ou celle de parvenir à un consensus au sujet des thèmes fondamentaux de l’ordre du jour du Concile.

Le 25 mai 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Géorgie a décidé que, dans les documents du Concile « Le sacrement du mariage et ses empêchements » et «La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », des corrections importantes doivent être apportées, tandis que le document « Relation de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » « doit faire l’objet d’une refonte majeure ». Il est mentionné que si les modifications proposées « ne sont pas prises en compte et introduites dans le texte du document, l’Église de Géorgie considère impossible de le signer ».  

Le concile des évêques de l’Église orthodoxe serbe qui s’est terminé le 25 mai 2016 a adopté un document consacré à la préparation du Concile panorthodoxe, lequel « exprime sa position de principe relative à toutes les questions essentielles qui seront débattues et décidées lors du grand Concile ». Dans ledit document, communiqué pour information aux primats et aux synodes des Églises orthodoxes locales est posée la question : « Le prochain Concile correspond-il au critère et à la mesure des véritables conciles connus de l’histoire de l’Église orthodoxe… Le Concile exprime-t-il l’unité de l’Église du Christ dans l’Esprit-Saint à la gloire de Dieu le Père ? » Les évêques de l’Église orthodoxe serbe mentionnent les insuffisances du projet du Règlement du Concile, posent des question quant au rôle et au statut des évêques lors du Concile, sur la limitation injustifiée du nombre des participants au Concile ; ils considèrent indispensable d’examiner lors du Concile la question de l’autocéphalie et son mode de proclamation (ce sur quoi l’Église russe a également insisté, avec d’autres Églises) ; ils expriment l’opinion que les projets de documents conciliaires « nécessitent des modifications et des précisions afin de correspondre aux exigences de la vie et de la mission de l’Église », mentionnant particulièrement cette nécessité relativement aux documents « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain » et « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » ; d’autres remarques sont également exprimées.

Le 25 mai 2016 s’est achevée la session du concile des évêques de l’Église orthodoxe de Grèce, avec pour but, comme cela est communiqué dans sa lettre-encyclique, « de discuter au sujet de la décision et de la proposition du Saint-Synode permanent, après les propositions envoyées par les hiérarques, sur l’initiative de S.B. l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme. La hiérarchie de l’Église de Grèce, dans sa fidélité absolue à l’enseignement des prophètes, des apôtres et des Pères, et avec respect envers le fonctionnement conciliaire de l’Église orthodoxe, a étudié de façon exhaustive les propositions du Synode permanent, l’une après l’autre, et dans un esprit de consensus, de responsabilité et de sérieux, avec unanimité sur la plupart des points et une majorité absolue sur d’autres, a procédé aux corrections des textes présentés et, où il le fallait, a fait également des ajouts, afin que ceux-ci soient les décisions finales de notre Église relativement à ces textes. Les corrections et les ajouts qui sont essentiels et qui sont en accord avec l’expérience et la tradition pérennes de l’Église… Les points de vue de nombreux hiérarques ont été entendus et les décisions étaient presque unanimes ». Le texte relève « l’inquiétude qui s’était manifestée au préalable, en grande partie justifiée, chez beaucoup de membres du clergé, chez les moines et les laïcs, au sujet des textes que discutera le saint et grand Concile ».

Le même jour, la Sainte Communauté de la Sainte Montagne de l’Athos, sur la base de la réunion extraordinaire de la synaxe double réunissant les représentants et les higoumènes des vingt monastères de la Sainte Montagne de l’Athos a adressé à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée et aux primats des Églises locales orthodoxes un message, dans lequel il est mentionné que «certains points des textes préconciliaires nécessitent une clarification, afin que soient exprimés plus clairement la tradition pérenne des Saints Pères et le viatique conciliaire de l’Église. Nous soumettons humblement notre point de vue et nos suggestions concernant ces points ». Les points en question touchent les projets de document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Présentant ces «suggestions, qui ont été le fruit… de réflexions et de prières », les moines du Mont Athos soulignent que la correction des textes préconciliaires est nécessaire, afin que le saint et grand Concile réussisse à « éviter les schismes et les divisions ». 

Le 27 mai 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Antioche a procédé à une déclaration, dans laquelle il est mentionné que les membres du Synode ont « discuté tous les détails et documents du grand Concile orthodoxe », et sont « parvenus à un accord sur une formulation commune de l’attitude de l’Église d’Antioche envers les thèmes portés à l’ordre du jour » et ont « décidé d’adopter toutes les corrections proposées » par une commission désignée précédemment dans ce but, et se sont encore une fois exprimés sur la nécessité « de trouver une solution ecclésiale définitive du conflit avec le Patriarcat de Jérusalem ».

Le 31 mai 2016, le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople a proposé, en vue de l’étude du problème des relations entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem et de la recherche d’une solution acceptable par les deux parties, de constituer « immédiatement après le saint et grand Concile », « une commission bilatérale formée de représentants des deux Églises concernées, sous la responsabilité coordinatrice du Patriarcat œcuménique ».

À ce sujet, le secrétariat du Saint Synode du Patriarcat d’Antioche, en date du 1er juin 2016, a déclaré que le Patriarcat d’Antioche avait pris connaissance de ladite proposition  « avec chagrin et stupeur » et reconnu que « les efforts fournis depuis plus de trois ans » depuis le début du conflit, n’ont abouti à rien… Cet état des choses est d’autant plus affligeant que ces efforts, accentués en concomitance avec le processus de convocation du saint et grand Concile, avaient aussi pour but d’arriver avant le début du concile à une solution ecclésiale définitive de cette violation, afin qu’il puisse mieux témoigner de l’unité orthodoxe, cette unité qui trouve sa plus haute expression dans la divine liturgie qui va inaugurer ses travaux, le jour même de la Pentecôte. Car une telle inauguration, avec la participation de toutes les Eglises autocéphales, en ce jour, est la meilleure façon d’aborder les problèmes de l’Eglise orthodoxe dans sa catholicité, et d’exprimer l’unanimité orthodoxe les concernant ».

Le 1er juin 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, lors de sa session au complet « a procédé à une discussion approfondie concernant les questions liées à la convocation du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe qui se tiendra du 16 au 26 juin 2016 sur l’île de Crète ». Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare a attiré l’attention sur :

1) l’absence de l’ordre du jour du Concile panorthodoxe de thèmes particulièrement importants pour la sainte orthodoxie, revêtant une importance actuelle et nécessitant une décision commune panorthodoxe en temps opportun

2) les désaccords qui ont surgi et qui ont été déclarés officiellement par des Églises orthodoxes locales concernant des textes conciliaires déjà approuvés.

3) l’impossibilité, selon le règlement déjà adopté du déroulement du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, de rédiger des textes au cours des travaux du Concile

4) la place occupée dans la salle par les primats des Églises orthodoxes locales qui, telle qu’elle est proposée et prévue, transgresse le principe d’égalité des primats des Églises orthodoxes autocéphales

5)  l’emplacement des observateurs et hôtes du Concile, qui ne convient pas

6) la nécessité de procéder à des dépenses importantes et injustifiées en cas de participation de l’Église orthodoxe de Bulgarie au Concile

Le Saint-Synode a décidé à l’unanimité, après avoir voté :

  1. D’insister afin que le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe du 16 au 26 juin de cette année soit reporté afin que la préparation à celui-ci soit prolongée
    2. Dans le cas contraire, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare déclare sa décision catégorique de ne pas participer aux travaux du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe planifiés pour le 16-26 juin de cette année. »

Le 2 juin 2016, S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, par une lettre, a communiqué cette décision aux primats des Églises orthodoxes locales.

Il a été décidé:

  1. D’approuver les efforts entrepris par le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et par les représentants du Patriarcat de Moscou, en vue de la participation à la préparation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, durant la période qui a suivi le concile des évêques de l’Église orthodoxe russe qui s’est tenu les 2 et 3 février 2016.
  2. De confirmer les propositions de l’Église orthodoxe russe concernant la correction des projets de documents du Concile panorthodoxe « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » et « Mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », formulées sur la base des opinions exprimées par les évêques, clercs, moines et laïcs.
  3. De mentionner que, sur la base des discussions des projets de documents du Concile panorthodoxe par les Églises orthodoxes de Géorgie, de Serbie, de Bulgarie et de Grèce, ainsi que par la Sainte Communauté du Mont Athos, les corrections essentielles présentées, sont en grande partie en accord avec les propositions de l’Église orthodoxe russe. Elles demandent un examen approfondi dans le but de parvenir à un consensus panorthodoxe.
  4. Prenant en compte que les décisions du Concile panorthodoxe ne peuvent être adoptées que sur la base du consensus (Décision de la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales qui s’est tenue du 6 au 9 mars 2014, point 2a), c’est-à-dire par une manifestation de volonté unanime de toutes les Églises orthodoxes autocéphales communément reconnues, mentionner que la non-participation au Concile de ne serait-ce qu’une seule d’entre elles constitue un obstacle insurmontable à l’accomplissement du saint et grand Concile.
  5. De constater que la décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare du 1er juin 2016, ainsi que l’incertitude persistante concernant la possibilité de la participation du patriarche d’Antioche au saint et grand Concile, de même que l’absence de consensus préalable sur le projet de règlement du Concile ainsi que sur le document « Le sacrement du mariage et ses empêchements », dénotent que, à l’heure actuelle, alors qu’il reste deux semaines jusqu’à la date fixée pour l’ouverture du Concile, il existe de sérieux problèmes nécessitant des actions orthodoxes communes sans tarder.
  6. Considérer que l’issue de cette situation exceptionnelle pourrait être la tenue d’une conférence préconciliaire panorthodoxe extraordinaire pour examiner la situation telle qu’elle a évolué et examiner les corrections proposées par les Églises orthodoxes locales, dans le but de l’élaboration des propositions unanimes.
  7. Reconnaître que la convocation d’une telle conférence, prenant en considération l’étendue du travail et l’importance des questions soulevées, nécessite qu’elle soit réalisée sans tarder, pas plus tard que 10 juin de cette année, afin que, sur la base de la décision qui sera prise en conclusion, les Églises orthodoxes puissent porter un jugement sur la possibilité de tenir le Concile panorthodoxe dans les délais fixés.
  8. Demander au patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille de s’adresser avec la proposition correspondante à S.S. le patriarche de Constantinople Bartholomée.
  9. Envoyer sans tarder les propositions susmentionnées de l’Église orthodoxe russe aux primats des Églises orthodoxes locales.

Traduit du russe pour Orthodoxie.com.

Sources :  Patriarcat de Moscou, photographies, vidéo.

 

 

 

 

 

 

Visite pastorale du patriarche Bartholomée en Asie Mineure

Le dimanche de Thomas, également jour de la mémoire, cette année, de l’apôtre et évangéliste Jean, le patriarche œcuménique a présidé la liturgie à Ephèse, en plein air, sur le lieu où selon la tradition avait prêché l’apôtre. Le patriarche était assisté des métropolites de Neapolis et Stavroupolis Barnabé et d’Autriche Arsène, ainsi que des clercs venus de Grèce. Le lundi suivant, le patriarche a présidé la célébration en l’église restaurée des saints Constantin et Hélène à Mainemeni, dans la région de Smyrne, et y a prêché. Il était assisté des métropolites de Koroneia Pantéléimon et de Neapolis et Stavroupolis Barnabé, ainsi que de clercs venus de Grèce. Après la sainte liturgie, dans la cour de l’église eurent lieu les allocutions du maire et du patriarche, suivies d’un programme festif avec des chœurs locaux, dans un esprit d’amitié et de joie. Des pèlerins venus de Grèce ont assisté à ces célébrations.

Source

La visite sur l’île de Lesbos du patriarche Bartholomée avec le pape François et l’archevêque Jérôme d’Athènes

Carol Saba a donné un entretien à Radio-Vatican sur la visite Pape-Francois-Patriarche-Bartholomee-600x425du patriarche Bartholomée avec le pape François et l’archevêque Jérôme d’Athènes sur l’île de Lesbos. En ligne ici.

Déclaration conjointe du pape François, du patriarche Bartholomée et de l’archevêque Jérôme sur l’île de Lesbos aujourd’hui

Le pape François, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier et l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme se sont rencontrés aujourd’hui à l’île de Lesbos pour rencontre les réfugiés qui s’y trouvent et pour les soutenir. A cette occasion, une déclaration conjointe a signé. Nous vous invitons à la lire ci-dessous .

« Nous, pape François, patriarche oecuménique Bartholomée et archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Jérôme, nous nous sommes rencontrés sur l’île grecque de Lesbos afin de montrer notre profonde préoccupation face à la condition tragique des nombreux réfugiés, des migrants et des demandeurs d’asile qui sont venus en Europe en fuyant des situations de conflit et, dans beaucoup de cas, des menaces à leur survie. L’opinion mondiale ne peut pas ignorer la gigantesque crise humanitaire créée par la propagation de la violence et du conflit armé, par la persécution et le déplacement de minorités religieuses et ethniques ainsi que par le déracinement des familles de leurs maisons, en violation de leur dignité humaine ainsi que de leurs droits humains fondamentaux et de leurs libertés.

La tragédie de la migration et du déplacement forcés affecte des millions de personnes, et c’est fondamentalement une crise d’humanité, qui appelle une réponse de solidarité, de compassion, de générosité et un engagement de ressources immédiat et pratique. De Lesbos, nous appelons la communauté internationale à répondre avec courage en affrontant cette crise humanitaire massive et ses causes sous-jacentes, par des initiatives diplomatiques, politiques et de charité ainsi que par des efforts de coopération, à la fois au Moyen-Orient et en Europe.
En tant que dirigeants de nos Églises respectives, nous sommes unis dans notre désir de paix et dans notre sollicitude pour promouvoir la résolution des conflits à travers le dialogue et la réconciliation. En reconnaissant les efforts déjà en cours pour apporter de l’aide et des soins aux réfugiés, aux migrants et aux demandeurs l’asile, nous appelons tous les dirigeants politiques à utiliser tous les moyens afin d’assurer que les individus et les communautés, y compris les chrétiens, restent dans leurs pays et jouissent du droit fondamental à vivre en paix et en sécurité. Un large consensus international et un programme d’assistance sont d’une nécessité urgente pour soutenir le droit, pour défendre les droits humains fondamentaux dans cette situation
insoutenable, pour protéger les minorités, pour combattre la traite et le trafic humains, pour éliminer les routes qui ne sont pas sûres, telles que celles à travers la mer Égée et toute la Méditerranée, et pour développer des procédures de réinstallation sûre. De cette manière, nous serons en mesure d’assister ces pays directement engagés à pourvoir aux besoins de si nombreux de nos frères et soeurs souffrants. À titre particulier, nous exprimons notre solidarité avec le peuple grec, qui, malgré ses propres difficultés économiques, a répondu avec générosité à cette crise.
Ensemble, nous plaidons solennellement pour une fin de la guerre et de la violence au Moyen-Orient, pour une paix juste et durable et pour le retour honorable de ceux qui ont été contraints à abandonner leurs maisons. Nous demandons aux communautés religieuses d’accroître leurs efforts pour recevoir, pour assister et pour protéger les réfugiés de toutes les confessions ; et que les services d’assistance religieux et civils travaillent à coordonner leurs initiatives. Car, tant que le besoin perdure, nous exhortons tous les pays à étendre l’asile temporaire, à offrir le statut de réfugié à ceux qui sont éligibles, à accroître leurs efforts d’assistance et à travailler avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté en vue d’une fin rapide des conflits en cours.
L’Europe affronte aujourd’hui l’une de ses plus sérieuses crises humanitaires depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour répondre à ce grave défi, nous appelons tous les disciples du Christ à se souvenir des paroles du Seigneur, sur lesquelles nous serons jugés un jour : « Car, j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi… Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25, 35-36.40).
Pour notre part, obéissant à la volonté de notre Seigneur Jésus Christ, nous nous engageons fermement et sans réserve à intensifier nos efforts pour promouvoir la pleine unité de tous les chrétiens. Nous réaffirmons notre conviction qu’il « appartient à la réconciliation (entre les chrétiens) de favoriser la justice sociale, dans et entre tous les peuples… Nous voulons ensemble contribuer à ce que les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile soient accueillis dignement en Europe » (Charte oecuménique, 2001). En défendant les droits humains fondamentaux des réfugiés, des demandeurs d’asile et des migrants, et de toutes les personnes marginalisées dans nos sociétés, nous visons à accomplir la mission de service des Églises en faveur du monde.
Notre rencontre d’aujourd’hui est destinée à aider à apporter courage et espérance à ceux qui cherchent un refuge ainsi qu’à tous ceux qui les accueillent et les assistent. Nous exhortons la communauté internationale à faire de la protection des vies humaines une priorité et à soutenir à tous les niveaux les politiques d’inclusion qui s’étendent à toutes les communautés religieuses. La terrible situation de tous ceux qui sont affectés par la présente crise humanitaire, y compris beaucoup de nos frères et sœurs chrétiens, appelle notre prière constante.
Ile de Lesbos, le 16 avril 2016″

Communiqué au sujet de la visite commune prochaine du pape François, du patriarche Bartholomée et de l’archevêque Jérôme d’Athènes sur l’île de Lesbos

« Il est communiqué que, au cours de cette dernière période, le Patriarcat œcuménique et Sa Toute-Sainteté le patriarche Bartholomée en personne, suivent avec une attention soutenue les développements et les affrontements armés dans la région du Moyen Orient élargi ainsi que les persécutions des chrétiens qui y ont lieu. Ainsi, Sa Toute-Sainteté le patriarche a exprimé de différentes façons, jusqu’à aujourd’hui, son angoisse au sujet du vaste flot de réfugiés. Dans cet esprit, il a communiqué au mois de février, par son représentant, avec Sa Sainteté le pape François, et, le 30 mars, il a envoyé à celui-ci une lettre à ce sujet. Dans le cadre de ce vif intérêt et en raison de l’inquiétude commune des dirigeants religieux ainsi que de la nécessité impérative d’une prise d’initiative et d’action communes pour sensibiliser l’opinion publique internationale et les organes et acteurs compétents, Sa Sainteté le pape de Rome François, Sa Toute-sainteté le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée et Sa Béatitude l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce Mgr Jérôme visiteront très prochainement l’île de Lesbos afin de communiquer avec les réfugiés qui s’y trouvent et de les soutenir. Cette démarche et initiative des dirigeants religieux soutiendra et réconfortera les milliers de réfugiés éprouvés et favorisera la prise d’initiatives appropriée pour la protection des communautés chrétiennes très éprouvées ainsi que la prise en charge correcte du problème majeur des réfugiés.
Au patriarcat, le 5 avril 2016 »

Source

Le président Porochenko a évoqué, lors de son entretien avec le patriarche Bartholomée, la création d’une Église locale ukrainienne

Le président ukrainien Porochenko a évoqué, le 10 mars, avec le patriarche de Constantinople Bartholomée, la création d’une Église orthodoxe locale d’Ukraine. Après les entretiens, qui ont eu lieu à Istanbul, le président Porochenko a déclaré aux journalistes que, pendant les discussions, « l’avenir de l’Ukraine, la paix et la création d’une seule Église locale, attendue par le peuple ukrainien », avaient été abordés. « Je suis très reconnaissant au patriarche pour son souci constant, sa prière, pour l’Ukraine, sa prospérité, la paix sur la terre ukrainienne, l’aide continuelle que l’Église apporte à l’Ukraine », a déclaré le chef de l’État ukrainien. De son côté, le patriarche Bartholomée a déclaré que son Église prie pour la paix et l’unité en Ukraine. « Je veux exprimer ma grande satisfaction et reconnaissance au président de l’Ukraine pour sa visite. Vous savez que l’Église de Constantinople est l’Église-mère de la nation ukrainienne » a déclaré le patriarche Bartholomée après son entretien avec le président ukrainien. Le patriarche a mentionné l’importance de la visite du président pour les relations mutuelles et s’est prononcé pour l’unité et la paix dans le monde entier. « Tant le clergé que les Églises prient pour la paix et l’unité en Ukraine, en Europe et dans le monde entier » déclaré le patriarche, ajoutant que l’Église prie également pour la paix entre les nations, les Églises et les pays.

Sources : 1 et 2

Le patriarche Bartholomée a célébré la liturgie à Smyrne à l’occasion de la fête de saint Boucole

C’est avec une solennité qui a fait renaître l’époque antérieure à 1922 (expulsion de la population grecque de la ville) que les chrétiens orthodoxes – Grecs de Turquie et de Grèce, Russes, Ukrainiens et Géorgiens de Smyrne, actuellement Izmir, – ont fêté la mémoire de saint Boucole, premier évêque de la ville historique et bien-aimé disciple de l’apôtre Paul. Saint Boucole, selon la tradition, a été enterré avec les honneurs, près du cimetière de la « Porte d’Ephèse ». Un grand myrte avait poussé sur sa tombe, lequel avait des vertus miraculeuses. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, sur un terrain proche de la tombe du saint, a été construite par la communauté hellénique de Smyrne la grande église Saint-Boucole, dans le quartier de Basmane. En raison de la population turque dans le voisinage, l’église n’a pas été brûlée en 1922, mais a été pillée et utilisée d’abord comme musée archéologique, puis plus tard comme entrepôt destiné à l’opéra. À la fin de l’an 2000, sur l’initiative du maire de Smyrne Aziz Kocaoğlu, l’église a été restaurée comme musée, certaines fresques ont été mises à jour et, depuis l’an passé, l’église est ouverte au culte orthodoxe à certains moments de l’année. Le 6 février 2016, la sainte Liturgie a été célébrée par le patriarche œcuménique Bartholomée, assisté des métropolites de Neapolis Barnabé et de Drama Paul (Église orthodoxe de Grèce). À cette occasion, le monastère athonite de Vatopédi a offert à la communauté orthodoxe de Smyrne une copie de l’icône miraculeuse dite « Mère de Dieu consolatrice » apportée la veille par les hiéromoine Eudocime et Barnabé dudit monastère. Dans son homélie, le patriarche œcuménique Bartholomée a souligné qu’il était venu à Smyrne pour honorer « l’ornement de Ionie, pour faire mémoire de nos ancêtres qui ont vécu ici dans la paix durant des siècles ». « Vraiment, nous vivons aujourd’hui une renaissance spirituelle de Smyrne qui, au demeurant, n’a jamais cessé de vivre dans notre cœur, dans le cœur de notre nation, qui n’a jamais cessé d’être l’objet des soupirs et des aspirations de notre Nation très éprouvée » a poursuivi le patriarche Bartholomée, qui a souligné : « L’ancienne Smyrne n’a pas brûlé. Elle n’a jamais cessé d’exister ». Ont assisté à la liturgie des pèlerins de Grèce, le vice-ministre des Affaires étrangères Ioanis Amanatidis, l’ambassadeur de Grèce à Ankara Loukakis, le consul général Theodoros Tsakiris, l’archevêque catholique-romain, le maire de Konak-Izmir et d’autres officiels.

Source

Entretien de l’Académie sur la liberté religieuse avec le patriarche Bartholomée

Le 28 janvier 2014, à  l’occasion du 1 700ème anniversaire de l’édit de Milan l’Académie des sciences morales et politiques a organisé un entretien avec le patriarche oecuménique Bartholomée sur la liberté religieuse. Nous vous proposons de regarder les enregistrements vidéo de cet entretien :

Présentation par Bernard Bourgeois, président de l’Académie

Discours de Sa Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée 1er

Points de vue par :

M. John Scheid, correspondant de l’Institut (Académie des inscriptions et belles‐lettres)

M. Pierre Delvolvé, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques)

M. Thierry de Montbrial, membre de l’Institut (Académie des sciences morales et politiques)

Mgr Claude Dagens, de l’Académie française

Annulation de la visite du patriarche Bartholomée en France

bartholomew« En raison de la situation internationale compliquée » le patriarche oecuménique Bartholomée ne viendra pas à France. Il devait venir pour la COP21 qui se déroulera d’ici peu à Paris, du 30 novembre au 11 décembre.

Source: AEOF

Patriarche Bartholomée : « Les défis spirituels auxquels notre société contemporaine est confrontée »

Le 16 novembre, le patriarche Bartholomée Ier est venue à Bruxelles pour donner une conférence intitulée « Les défis spirituels auxquels notre société contemporaine est confrontée » aux Grandes conférences catholiques devant un public très nombreux. Vous pouvez lire l’intégralité de la conférence en cliquant ICI !

Le patriarche Bartholomée a déclaré qu’il ne reconnaîtra jamais le métropolite Rostislav comme primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

Le primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, le métropolite de Prešov Rostislav a annoncé qu’il avait reçu du patriarche de Constantinople Bartholomée une lettre d’un ton extrêmement dur, dans laquelle celui-ci lui communique 

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Message du patriarche Bartholomée pour le début du nouvel an ecclésiastique et la journée de prière pour la sauvegarde de la Création

bartholomewLes traductions française, anglaise et russe du message du patriarche œcuménique Bartholomée pour le nouvel an ecclésiastique et la journée de prière pour la sauvegarde de la Création (1er septembre) sont en ligne sur cette page.

Le patriarche Bartholomée a reçu un nouveau prix pour la défense de l’environnement

20446011012_cd1d509f45Le 6 août, le patriarche œcuménique Bartholomée a reçu le prix de la Création qui lui a été remis au Phanar par une délégation de la Coalition nationale religieuse pour le soin de la Création, une organisation interconfessionnelle américaine, qui intervient régulièrement sur les questions environnementales auprès du Congrès des États-Unis, de la Maison Blanche ou des agences du gouvernement.

Source (dont photographie): Patriarcat œcuménique

Un communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France sur la venue à Paris du patriarche Bartholomée

9782204106559L’Assemblée des évêques orthodoxes de France a publié un communiqué sur la venue en France du patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion du « Sommet des consciences » qui se tiendra demain à Paris. Le patriarche Bartholomée arrive aujourd’hui dans la capitale française.

Photographie ci-contre: le récent livre du patriarche Bartholomée sur le thème du Sommet.

Le patriarche Bartholomée participera à la réunion du « Sommet des consciences »

En préambule de la conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris (COP 21) – du 30 novembre au 11 décembre, le Sommet des consciences réunit le 21 juillet à Paris, plus de quarantaine personnalités morales et religieuses du monde entier pour répondre à la question « The climate, why do I care ? » et lancer ensemble un « Appel des consciences pour le climat ». Le patriarche Bartholomée y participera également. Pour trouver le programme de la journée, cliquez ICI.
Le Sommet des consciences est une initiative conjointe de Nicolas Hulot, envoyé spécial auprès du président de la République française, l’association « Alliance of Religions and Conservation » (ARC), de Bayard presse, du R20 (réseau associant collectivités locales et entreprises fondé par Arnold Schwarzenegger), et le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Bartholomée

llarion_FanariLes 5 et 6 juillet, avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) a visité Istanbul. Le 6 juillet, Mgr Hilarion a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée à la résidence du patriarche de Constantinople. À la réunion ont participé Mgr Emmanuel, métropolite de France, l’archimandrite Bartholomée (Samaras), secrétaire général du Saint-Synode de l’Eglise de Constantinople, le diacre Ioakim (Billys) secrétaire adjoint du Saint-Synode du patriarcat de Constantinople et le diacre Theodore Shulga, membre du secrétariat pour les relations inter-orthodoxes (DREE).
Mgr Hilarion a transmis les salutations et les bons vœux du patriarche Cyrille au primat de l’Eglise de Constantinople. À son tour, le patriarche Bartholomée a souhaité au primat de l’Église orthodoxe russe la santé et le succès dans son travail ardu.
Au cours d’une longue conversation, les deux parties ont discuté d’un large éventail de questions liées à la coopération entre les Églises orthodoxes en vue de la préparation du concile panorthodoxe, prévu pour 2016, ainsi que d’autres points de l’agenda des relations bilatérales entre Constantinople et le Patriarcat de Moscou. Le métropolite Hilarion a partagé ses vues sur la situation au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde. Il a également été abordé la question des préparatifs de la célébration du 1000e anniversaire de la présence russe au Mont Athos.
Avant la réunion, le métropolite Hilarion, accompagné par l’archimandrite Vissarion (Komziasa) a vénéré les reliques des saints Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges.

Source : Patriarcat de Moscou. Photographie : Fanarion

Le patriarche Bartholomée est actuellement à Genève pour des examens médicaux

Le patriarche œcuménique Bartholomée est arrivé à Genève le 23 juin pour procéder à une coronarographie, qui a été effectuée au C.H.U du canton de Genève le 25 juin. Les résultats sont particulièrement satisfaisants. Le patriarche sort de l’hôpital le 26 juin, et, le lendemain, il rencontrera l’archevêque d’Athènes Jérôme au Centre du Patriarcat œcuménique à Chambésy.

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Jovan Nikoloski