24/09/2017
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Résultats de la recherche : Hilarion de Volokolamsk

Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Jean d’Antioche

Dans le courant de la visite de travail qu’il effectue au Liban avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a été reçu par le métropolite de Beyrouth, Mgr Élie.
Le même jour, le métropolite Hilarion a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Antioche, le patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient Jean X. Le président du DREE a transmis à Sa Béatitude les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou participer aux célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe. Le patriarche Jean a exprimé sa reconnaissance à l’Église orthodoxe russe pour son aide aux chrétiens, victimes de la guerre en Syrie. L’entretien a aussi porté sur le possible développement de la coopération entre les patriarcats d’Antioche et de Moscou dans le domaine de l’enseignement religieux. Prenaient part à la rencontre le métropolite Niphon de Philippopolis, recteur du métochion d’Antioche à Moscou, l’higoumène Arsène (Sokolov), représentant du patriarche de Moscou et de toutes les Russies auprès du patriarche d’Antioche la Grande et de tout l’Orient, l’archiprêtre Igor Iakimtchouk, secrétaire du DREE aux relations interorthodoxes, et A. A. Erchov, assistant du président du DREE.

Russie : le métropolite Hilarion de Volokolamsk a commenté l’exacerbation des tensions autour du film « Mathilde »

En Russie, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Alfeyev) a commenté l’exacerbation des tensions autour du film «Mathilde» (bande-annonce), son texte est ici en français.

Photographie: une image du film

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : Nous devons avancer, préserver et affermir notre unité

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a donné une interview au portail grec « Romfea »

  • Éminence, vous effectuez actuellement une courte visite à Athènes. Quels sujets avez-vous abordé avec l’archevêque Jérôme pendant votre rencontre ?
  • En route vers l’île de Leros, où je participerai à la réunion du Comité d’observation du dialogue orthodoxe-catholique, j’ai décidé de profiter de l’occasion qui s’offrait pour m’arrêter à Athènes. Je suis reconnaissant à Sa Béatitude l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce d’avoir trouvé le temps de me recevoir. Nous avons eu un entretien bref, mais riche. J’ai transmis à Sa Béatitude les salutations et les bons vœux de Sa Sainteté le patriarche Cyrille. Je lui ai expliqué en quoi cette année était importante pour notre Église, puisque nous commémorons le centenaire de la révolution et du début des persécutions contre l’Église, ainsi que le centenaire de la restauration du Patriarcat.
  • L’archevêque vous a reçu chaleureusement. A-t-il répondu à votre invitation à venir en Russie ?
  • Je n’attendais pas de réponse immédiate de Sa Béatitude, mais je lui ai dit que nous serions très heureux de le voir sur le territoire de l’Église russe. S’il décide de venir, nous organiserons le programme de sa visite et le recevrons avec beaucoup d’amitié et de respect.
  • Éminence, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’état du Vatican est venu récemment à Moscou. Est-ce le début d’une nouvelle étape dans le dialogue entre le Vatican et l’Église russe? Le patriarche a eu plusieurs déclarations remarquables au sujet de cette visite.
  • C’est la rencontre historique entre le patriarche Cyrille et le pape François qui a ouvert une nouvelle page dans les relations. La visite du cardinal Parolin avait un caractère plus étatique car, comme on sait, le Vatican est un état reconnu, et le cardinal, en tant que secrétaire d’état du Vatican était venu en Russie à l’invitation des autorités russes. Il en a profité pour rencontrer le patriarche Cyrille, et m’a aussi rencontré au tout début de son séjour. La rencontre avec le patriarche a duré environ une heure quarante, celle avec moi a duré deux heures. Nous avons eu un entretien très riche sur de nombreux sujets de l’actualité internationale.

Naturellement, nous avons surtout parlé de ce qui était au cœur de la rencontre du patriarche et du pape à La Havane, c’est-à-dire de la situation des chrétiens du Proche-Orient.

  • Vous venez d’évoquer la Syrie. Nous savons toute l’importance de la participation de la Russie à la résolution du problème existant. A mon avis, c’est la Russie qui a arrêté la guerre là-bas. L’Église russe continue-t-elle à organiser des convois d’aide humanitaire pour le peuple syrien?
  • L’Église est très impliquée dans l’aide humanitaire au peuple syrien. Nous y travaillons en collaboration avec l’état russe. Nous avons aussi organisé une collecte pour la population syrienne, réalisée par les confessions traditionnelles en Fédération de Russie.

En même temps, nous ne cessons de travailler au règlement politique de la crise syrienne. Notre Église est en dialogue permanent avec les autorités de la Fédération russe.

  • J’aimerais aborder un autre sujet. Où en sont aujourd’hui les relations entre l’Église russe et le Patriarcat de Constantinople, un an et demi après le Concile de Crète ? Des négociations sont-elles en cours dont nous n’aurions pas connaissance ?
  • Nos relations avec le Patriarcat œcuménique sont traditionnellement fraternelles, j’espère rendre visite à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée en septembre. Je pense que malgré les difficultés qu’a occasionnées la tenue du Concile de Crète, nous devons avancer, préserver et affermir notre unité. J’espère que nous pourrons renforcer cette unité durant les prochains mois.
  • Éminence, si vous le permettez, je poursuivrai sur ce thème. Ce que je vais dire est d’une grande actualité en Grèce. Nous avons ici des groupes de prêtres qui ont cessé toute commémoration liturgique du patriarche Bartholomée à cause du Concile de Crète. Approuvez-vous cette façon d’agir ?
  • Certes non, nous n’approuvons ni ces groupes, ni les méthodes qu’ils emploient pour prouver le bien-fondé de leurs positions. Mais des groupes semblables existent aussi dans notre Église, et nous devons être sensibles à leurs attentes. Nous nous souvenons très bien du schisme survenu au XVII siècle en Russie, et qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Il a été provoqué par des questions de rite uniquement, et non à cause de problèmes théologiques ou dogmatiques.
  • Ce que vous dites est extrêmement important, Éminence…
  • C’est pourquoi nous nous efforçons de nous tenir au courant des dispositions au sein de nos communautés, et d’y réagir. Certes, nous comprenons bien qu’il existe des groupes qui cherchent consciemment à faire chavirer le navire ecclésial. Mais il y a aussi des fidèles qui, pour différentes raisons théologiques, sont critiques envers certains points des documents du Concile de Crète. Il faut savoir faire la différence entre les attaques volontaires et agressives contre l’Église et les réelles inquiétudes des gens.
  • Il y a encore un autre thème, tout aussi important et de grande actualité, qui intéresse les gens. Il y a quelques années, B. Obama a rencontré le patriarche Cyrille. Une rencontre entre le patriarche et l’actuel président des États-Unis, D. Trump, est-elle possible dans l’avenir, afin d’y discuter de la situation de l’Église orthodoxe ukrainienne ?
  • Je pense que les décisions que prend actuellement Trump sont pour beaucoup dictées par la profonde crise politique que traverse l’Amérique. La majeure partie de l’establishment politique avait misé sur l’autre candidat à la présidence, et les médias préparaient les esprits à l’arrivée de ce président. Mais le peuple a élu Trump, et ceux qui sont contre lui font tout pour l’empêcher d’appliquer ce qu’il avait déclaré avoir l’intention de faire durant sa campagne. Il est difficile de dire comment cela finira, mais il est évident que le président Trump n’est pas libre d’agir.
  • Visiblement, la crise ukrainienne n’est toujours pas résolue. Quelle est la position de l’Église russe ?
  • De notre point de vue, il n’y a qu’un seul moyen de résoudre la crise ukrainienne : les personnes qui se sont séparées de l’Église doivent faire pénitence et rentrer dans le sein de l’Église. En deux mille ans d’existence, l’Église n’a pas trouvé d’autre moyen pour réintégrer ceux qui s’étaient séparés d’elle. Nous sommes compréhensifs et compatissants envers ceux qui ont trouvé la foi à l’intérieur du schisme sans, peut-être, avoir conscience qu’il s’agissait d’un schisme. Ce sont les initiateurs du schisme qui en portent la responsabilité, les gens ordinaires n’ont pas à porter la responsabilité des leaders ecclésiastiques qui s’en sont pris à la tunique du Christ.

Malheureusement, dans l’Ukraine contemporaine, la religion est étroitement liée à la rhétorique politique. On fait la propagande de l’idée d’une Église indépendante dans un état indépendant. Mais si l’on suit cette voie, il faudra diviser de nombreuses Églises locales en de multiples petites entités. Ces idées ne peuvent que provoquer l’affaiblissement de l’Orthodoxie au niveau mondial. Pour l’Église russe, qui compte des millions de fidèles et est multi-ethnique, ces idées sont catégoriquement inadmissibles.

L’Église orthodoxe ukrainienne est une Église auto-administrée, du point de vue administratif et financier, elle ne dépend de personne, elle a son propre Synode, elle a son propre concile d’évêques, elle élit elle-même ses hiérarques, ils ne répondent pas à Moscou.

Sa Béatitude le métropolite de Kiev est membre permanent du Saint Synode de l’Église orthodoxe russe, et il y a un aussi un autre membre de l’Église ukrainienne dans le Synode. Dons, sur les quinze membres du Synode, deux viennent d’Ukraine et ils peuvent donc influer sur la vie de l’Église orthodoxe russe. Mais il n’y a personne de Moscou au Synode de l’Église ukrainienne. Ainsi, l’Église ukrainienne est entièrement autonome dans ses décisions, elle ne fait que conserver un lien de prière et un lien spirituel avec le Patriarcat de Moscou. C’est pourquoi, lorsqu’on dit aujourd’hui en Ukraine que l’Église ukrainienne est dépendante de Moscou, c’est tout simplement un mensonge.

  • Ce que vous dites, Éminence, est très important, car beaucoup ignorent tout de ce que dont vous venez parler. Si nous avons assez de temps, j’aimerais vous poser une autre question. Il y a eu récemment en Géorgie une tentative d’assassinat contre le patriarche Élie. On juge mal le patriarche Cyrille pour les nombreux gardes du corps qui l’entourent, comme quoi cela ne correspondrait pas à l’esprit orthodoxe. L’Église russe entend peut-être prévenir de cette façon un attentat contre le patriarche ?
  • La décision de faire garder ainsi le patriarche a été prise, si je ne me trompe, à l’époque du président B. Eltsine. Ce n’était pas une décision du patriarche, mais des autorités. Dans l’état, il y une certaine table des rangs, et les personnes sont gardées en fonction de leur rang. C’est l’état qui en décide, avant tout pour des raisons de sécurité. Il s’agit d’une décision de l’état.
  • En dehors des thèmes que nous avons déjà abordés, y a-t-il des sujets dont vous voudriez parler ?
  • Je me souviens de mon premier voyage à Athènes, en 1992, j’étais alors un jeune hiéromoine. La première chose que je voulais voir, c’était l’Aréopage, là où l’apôtre Paul prêcha. J’ai demandé à quelqu’un comment aller à l’Aéropage, on m’a donné le numéro d’un bus qui m’a mené assez loin. Enfin, le chauffeur m’a montré un bâtiment moderne et m’a dit : « Voilà l’Aréopage ». C’était bien un Aréopage, mais pas celui que je cherchais (le mot aréopage désigne le Tribunal de grande instance).

La fois suivante, je suis allé à pied, je suis allé jusqu’à l’Acropole, j’y ai longtemps erré, cherchant quelque trace de l’Aréopage antique, jusqu’à ce que je trouve un mur métallique portant un texte en grec ancien. En lisant les premiers mots de ce texte, j’ai compris que c’était le discours de Paul à l’Aréopage. Alors j’ai pensé qu’il y avait peu de discours dans l’histoire de l’humanité qui avaient été trouvé dignes d’être gravés en lettres d’or sur du métal.

A chaque fois que je viens à Athènes, je me souviens de cette première visite, et, bien que plus d’un quart de siècle ait passé, je regarde toujours avec émotion cette colline, me représentant le grand apôtre y semant les fondements de la foi.

  • Voici de fort belles paroles, Éminence.
  • J’ai récemment fini un livre sur l’apôtre Paul. C’est une biographie de lui, rédigée à partir du livre des Actes et de ses propres épîtres. C’est une grande joie pour moi d’être ici, dans une ville sanctifiée par les pas de ce grand apôtre.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré l’archevêque Jérôme d’Athènes

Le 4 septembre, le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a entamé une visite en Grèce. Le métropolite Hilarion a été reçu par l’archevêque Jérôme d’Athènes et de toute la Grèce, à la résidence des primats de l’Église orthodoxe de Grèce à Athènes. Son Éminence a transmis au primat de l’Église orthodoxe de Grèce les salutations fraternelles du patriarche Cyrille, ainsi qu’une invitation à venir à Moscou pour les célébrations du centenaire de la restauration du Patriarcat dans l’Église orthodoxe russe.L’entretien a porté sur le développement de la coopération entre les deux Églises sœurs dans les domaines de l’enseignement et de la culture. Les deux hiérarques ont échangé leur avis sur la situation des chrétiens au Proche-Orient et dans d’autres régions du monde. L’archevêque Jérôme a parlé des efforts entrepris par l’Église orthodoxe de Grèce pour défendre les valeurs chrétiennes traditionnelles dans la société grecque.Sa Béatitude a souligné qu’elle gardait de chaleureux souvenirs de sa visite officielle à l’Église orthodoxe russe, en 2012, ainsi que de ses échanges avec le patriarche Cyrille, les clercs et les laïcs du Patriarcat de Moscou.A la fin de la rencontre, l’archevêque Jérôme d’Athènes et le métropolite Hilarion de Volokolamsk ont donné une brève interview à la station de radio de l’Église orthodoxe de Grèce. Le protosyngèle de l’archidiocèse d’Athènes, l’archimandrite Siméon (Voliotis), le secrétaire de la Commission synodale de l’Église orthodoxe grecque aux relations interorthodoxes, l’archimandrite Ignace (Sotiriadis), ainsi que le hiérodiacre Grégoire (Sokolov), qui accompagne Mgr Hilarion dans son voyage, participaient à la rencontre.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré Mike Pence, vice-président des États-Unis

Le 11 mai, à Washington, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré Mike Pence, vice-présidet des États-Unis. Un compte rendu de cette rencontre, en français, est en ligne ici (dont photographie ci-contre).

Le rapport de Mgr Hilarion de Volokolamsk sur «Violation des droits et des libertés religieuses : intolérance, discrimination et pressions»

img_7584Le rapport, en français, de métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) lors du Ve Forum européen catholique-orthodoxe, qui s’est tenu à Paris du 9 au 12 janvier, sur le thème: « Violation des droits et des libertés religieuses: intolérance, discrimination et pression », est en ligne sur cette page dans son intégralité.

Photographie: Mgr Hilarion (à droite) lors de la lecture de son rapport (source)

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu le nouvel ambassadeur de Russie en Suisse

Le 28 décembre 2016, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu dans les locaux de l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode, dont il est le recteur, le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération russe en Confédération suisse et en Principauté du Liechtenstein, S. V. Garmonine. Miguel Palacio, du Secrétariat du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, et responsable de la Direction des relations publiques de l’Institut, participait à la rencontre.
Pendant l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat constructif, le président du DREE a présenté la situation de l’Église orthodoxe russe en Suisse. De son côté, S. V. Garmonine a parlé de sa collaboration avec le Patriarcat de Moscou sur les précédents lieux où il a exercé ses fonctions diplomatiques, exprimant son désir de développer cette collaboration durant son séjour en Confédération Suisse. Différents questions d’intérêt commun ont été discutées dans la suite de l’entretien. Le métropolite Hilarion a remis un souvenir au diplomate à la fin de l’entretien.

Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité Belgrade

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a séjourné du 29 au 30 août à Belgrade, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le 30 août 2016, le président du DREE a rencontré Sa Sainteté le Patriarche Irénée de Serbie. Le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’évêque Irénée de Bač, les membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe serbe assistaient à la rencontre. Après l’entretien, le métropolite Hilarion s’est rendu à la résidence du Président de la République de Serbie pour y participer à une réception solennelle en l’honneur de la signature d’une convention sur le transfert d’une première tranche d’aide pour la réalisation du projet d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. La convention sur le transfert de ces fonds à titre caritatif a été signée par le vice-directeur général pour les communications corporatives de la compagnie « Gazpromneft », A. M. Dybal, le président de la Société de construction de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade, Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie, le président du Conseil de tutelle de la Société, le président de la Serbie T. Nikolič, et le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova, également membre actif de l’Académie des arts russe. Assistaient également à la cérémonie le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’archiprêtre Vitaly Tarassiev, recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Belgrade, T. V. Tchepourine, ambassadeur de la Fédération de Russie en République de Serbie, L. N. Glebova, directeur de l’Agence fédérale aux affaires de al CEI, des expatriés et de la coopération humanitaire internationale (« Rossotroudnitchestvo ») et A. V. Radkov, sous-directeur de cette organisation, N.V. Kouchtchenkova, directeur de la Maison russe de Belgrade, N. A. Moukhine, artiste émérite de la Fédération de Russie, différentes personnalités du monde de la politique, de la culture et des arts venus de Russie et de Serbie. Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie et le président de la République de Serbie T. Nikolič ont aussi signé une convention sur les aspects pratiques de la réalisation de la convention précédente avec le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova. Intervenant lors de la cérémonie, le métropolite Hilarion a prononcé un discours, transmettant à l’assistance les salutations de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. « Ces dernières 28 années, l’Église orthodoxe russe a relevé de leurs ruines ou rebâti 28 000 églises. Cela veut dire que nous ouvrons un millier d’églises par an, ou trois églises par jour. Par conséquence, nous avons acquis une grande expérience des travaux de restauration, de construction et d’ornementation des églises. Nous avons désormais d’excellentes équipes d’artistes hautement professionnels, capables de décorer les églises suivant n’importe quelle technique, aussi bien la mosaïque que les fresques, etc. Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui faire partager nos connaissances et de savoir que nos artistes travailleront à la coupole de la plus majestueuse église des Balkans. Lorsque l’Église orthodoxe serbe s’est adressée à nous, nous proposant de participer à ce projet, Sa Sainteté le patriarche Cyrille a immédiatement donné son accord. Tenant compte de l’ampleur du projet et de la quantité des travaux à réaliser, nous avons compris que ce serait impossible sans l’aide de l’État russe. C’est pourquoi Sa Sainteté le Patriarche Cyrille s’est adressée au Président de la Fédération de Russie. La Fédération de Russie a confirmé sa participation à ce projet de grande envergure et nous sommes heureux de voir aujourd’hui le projet parvenu à sa phase de réalisation. De mon côté, j’espère que ce projet servira à consolider encore les liens entre la Russie et la Serbie, des liens qui ont été payés par le sang des soldats russes et ont une longue histoire. J’espère que ce projet nous permettra de continuer à développer et à affermir les relations entre les Églises orthodoxes russe et serbe. La nation russe a toujours soutenu le peuple serbe qui lui est frère, et l’Église orthodoxe russe apportera toujours son aide à l’Église sœur de Serbie. J’aimerais vous assurer aujourd’hui de ce soutien et souhaiter à tous ceux qui participent à ce projet succès et aide de Dieu dans sa réalisation. » La première étape des travaux d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabbas de Belgrade comporte la création d’une mosaïque sous la coupole par une équipe de maîtres sous la direction de N. A. Moukhine, artiste russe, avec la participation des artistes mosaïstes de l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk. Ces travaux devraient être terminés à la fin de 2007, l’étape suivante (ornementation de l’abside) devant l’être pour la célébration du 800e anniversaire de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe, en 2019. Pendant sa visite à Belgrade, le métropolite Hilarion a visité l’ambassade de la Fédération de Russie en République de Serbie, où il a rencontré l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en Serbie, A. V. Tchepourine. Le président du DREE est aussi allé à la maison russe de Belgrade, où il a rencontré le président de Rossotroudnitchestvo, L. N. Glebova. Ils ont discuté de nombreuses questions d’intérêt commun et se sont entendus sur l’élargissement de la coopération entre eux.

***

La cathédrale Saint-Sabas de Belgrade a été conçue comme cathédrale du Patriarcat de Serbie. Elle devait aussi être la plus grande église orthodoxe d’Europe. Les travaux de construction avaient débuté dans les années 1930, dans le quartier de Vracar, sur les lieux où les autorités turques avaient brûlé les reliques de saint Sabas (1175-1236), fondateur et premier primat de l’Église orthodoxe serbe. Les travaux ne reprirent qu’en 1985. Aujourd’hui, il reste à couvrir de mosaïque la cathédrale, sur une surface de plus de 17000m2.

Le 16 mars 2012, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov, et le ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, V. Eremič avaient signé un protocole sur la participation russe à l’ornementation de la cathédrale.

Conformément à ce Protocole, un groupe de travail russo-serbe avait été constitué en 2013, qui avait nommé un jury devant choisir sur concours la meilleure ornementation pour la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. Les co-présidents du jury étaient le métropolite Hilarion de Volokolamsk et le premier vice-premier ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, I. Dačič.

Le 6 octobre 2014, le jury a annoncé les résultats du concours. La première place est revenue au projet de la Fondation internationale d’assistance à l’UNESCO, élaboré par un collectif sous la direction de l’artiste émérite N. A. Moukhine. La seconde place a été remportée par le projet d’artistes mosaïstes biélorusses, élaboré par l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : Il n’y a pas de raison de parler de schisme à l’intérieur du monde orthodoxe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a donné une interview à RIA-« Novosti ».

  • Mgr Hilarion, dans la dernière déclaration du Synode de l’Église orthodoxe russe, on peut relever trois propositions principales : ajourner le Concile panorthodoxe prévu du 18 au 27 juin sur l’île de Crète afin de régler des différends, organiser à cet effet une discussion panorthodoxe, permettre à tous les évêques (ils sont plus de 700) de participer au Concile. Où et quand pourrait avoir lieu cette discussion, suivie du Concile véritablement panorthodoxe ? Quels en seraient les participants et l’ordre du jour ?
  • Je pense qu’il serait relativement facile d’organiser cette discussion, à condition de le souhaiter. Aucune Église locale ne s’est prononcée contre le Concile panorthodoxe en tant que tel. Les désaccords portent uniquement sur le degré de préparation du Concile à l’heure actuelle. Le lieu de possibles concertations panorthodoxes n’est pas tellement important, l’important c’est qu’elles aient lieu. Quant au format de ces discussions, elles pourraient avoir lieu dans le cadre du secrétariat du saint et grand Concile déjà mis en place, comme le propose la déclaration du Saint Synode. Cependant, ce n’est possible que dans le cas où le mode de travail de cet organe sera notablement révisé, car jusqu’à présent, il a été malheureusement inefficace. Quant aux dates possibles du Concile et aux documents qui y seront présentés, on ne pourra en parler que lorsque la préparation au Concile panorthodoxe sera vraiment terminée au niveau de toutes les Églises.
  • Quelle est la probabilité que la délégation de l’Église orthodoxe russe ira en Crète aux dates prévues pour le Concile panorthodoxe ?
  • Jusqu’au dernier moment, nous espérions que les causes ayant incité différentes Églises locales à renoncer à participer au Concile seraient réglées à temps. Pour notre part, nous avions proposé un moyen de résoudre les problèmes en convoquant une conférence préconciliaire panorthodoxe d’urgence. Malheureusement, les problèmes soulevés par les Églises autocéphales ont été ignorés. Aujourd’hui, durant le temps qui reste, ils ne peuvent plus être réglés. Dans ces conditions, je ne vois pas de raison pour que l’Église russe change d’avis.
  • Quant attendez-vous une réaction du Patriarcat de Constantinople à la décision du Synode de l’Église russe, et quelle doit être cette réaction ?
  • Nous attendons bien sûr une réponse à la déclaration de notre Saint Synode et aux lettres adressées aux Primats des Églises orthodoxes locales. Quelle sera cette réponse, nous le saurons dans les jours qui viennent. J’espère que la réaction du Patriarcat de Constantinople et des autres Églises locales sera de s’inspirer de notre aspiration à tous à préserver l’unité de l’Église orthodoxe, à renforcer la compréhension mutuelle et la confiance entre toutes les Églises autocéphales locales.
  • Ces évènements témoignent-ils d’un schisme dans la famille orthodoxe ?
  • Comme je l’ai déjà dit lors du briefing qui a suivi la réunion du Synode, la situation autour de la préparation du Concile panorthodoxe reste ordinaire, bien qu’extrêmement complexe. Il n’y a pas de raison de parler de schisme à l’heure actuelle.
  • A votre avis, quelles sont les raisons profondes des désaccords autour du Concile ? Du point de vue de l’Église orthodoxe russe, qu’est-ce qu’il faut encore retravailler avant le Concile dans le cadre du processus de préparation et de rédaction des documents finaux ?
  • A mon avis, la principale cause de cette situation n’est pas tant dans l’existence de désaccords entre les Églises que dans l’absence d’un mécanisme efficace et permanent pour leur discussion franche et sous tous leurs aspects. Le processus préconciliaire tel qu’il fonctionnait ces dernières années rendait difficile un travail sérieux sur les documents ; les opinions des Églises autocéphales n’étaient pas suffisamment prises en compte. Finalement, ceci a causé le refus de participer au Concile de quatre Églises orthodoxes locales. Je pense que nous devons tirer les leçons de cette situation, afin qu’à l’avenir puisse être convoqué un saint et grand Concile auquel participeront toutes les Églises locales sans exception, et qui sera ce qu’il doit être : un témoignage de notre unité.

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Hilarion de Volokolamsk : « J’espère que le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence »

« J’espère que Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence, d’humilité et de quiétude». C’est ce qu’a déclaré le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, dans une interview accordée à l’agence d’information ecclésiastique Romfea.gr.
Dans cette interview, Mgr Hilarion traite le patriarche oecuménique de charismatique et parle d’un homme de force spirituelle intérieure.
En plus, il énumère les raisons pour lesquelles l’Eglise de Russie ne participera pas au Concile panorthodoxe et déclare que « si le Concile est convoqué malgré l’absence d’au moins quatre Églises orthodoxes locales, cela constituera une transgression brutale du règlement du Concile qui stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique avec l’accord de toutes les Eglises ».

Voici l’intégralité de l’interview à Romfea.gr

Monseigneur, l’Eglise orthodoxe de Russie a annoncé son refus de participer au saint et grand Concile de l’Eglise orthodoxe. Est-ce une preuve de la dégradation de ses relations avec le Patriarcat oecuménique ?

Pas du tout ! J’ai assumé le poste du président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou suite à l’élection au trône patriarcal de Moscou de l’ancien Président du département, le métropolite Kirill de Smolensk et de Kaliningrad.
Depuis, sept années ont passé et pendant ce temps assez long j’ai eu l’occasion de suivre de près le développement de la coopération entre l’Eglise orthodoxe de Russie et le Patriarcat de Constantinople dans un esprit constructif.
Je garde encore le souvenir de la première visite du patriarche Kirill à Constantinople peu après son élection au trône patriarcal de Moscou.
Je me souviens de la communication fraternelle et des échanges des deux primats ainsi que de leur forte confiance mutuelle qui s’est très rapidement développée.
Je me souviens aussi de l’amour ardent et honnête avec lequel la délégation de l’Eglise orthodoxe de Russie y avait été accueillie.
C’est la même ambiance qui a régné durant la visite de Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée en Russie.
Autant d’honneurs rendus à la personne de Sa Toute Sainteté le patriarche de Constantinople durant ses visites à Moscou et à Saint-Pétersbourg et ensuite au cours de son pélérinage à Valaam. Je ne sais pas si l’Eglise orthodoxe russe ait jamais accordé de tels honneurs à une autre personne. Et encore aujourd’hui, cette visite historique reste forte dans la mémoire.
Depuis, j’ai eu la chance d’avoir de nombreuses rencontres avec Sa Toute Sainteté le Patriarche Bartholomée.
Chaque fois, j’ai eu la possibilité d’apprécier son prestige personnel dû à ses riches charismes et sa force spirituelle intérieure.
J’ai toujours admiré sa sagesse en tant que hiérarque ainsi que son amabilité et son honnêteté.
Je dois avouer que c’est grâce à ces qualités de Sa Toute Sainteté que nos deux Eglises ont eu une collaboration étroite et constructive au cours de la préparation du Concile panorthodoxe.

Pourquoi alors le Patriarcat de Moscou a-t-il émis des critiques concernant le processus préparatoire du Concile panorthodoxe ?

En tant que participant actif au processus préparatoire, l’Eglise orthodoxe de Russie a maintes fois soumis des propositions pour l’amélioration du mécanisme préparatoire du Concile.
Ainsi en 2013, le Saint Synode de la hiérarchie de l’Eglise Russe a pris position en faveur d’une discussion élargie sur les futures décisions du Concile de sorte que les remarques critiques du saint clergé et du peuple croyant soient prises pleinement en compte durant le processus préparatoire.
En plus, il a invité toutes les Eglises orthodoxes locales à une concertation préalable sur les principes de convocation du Concile panorthodoxe, l’ordre des saintes liturgies, les sessions du Concile et les projets des textes conciliaires fondamentaux.
Dans sa communication avec ses frères primats, Sa Sainteté le patriarche Kirill a discuté de ses propositions pour la modification de la méthodologie du processus préparatoire du Concile.
En plus, il a attiré l’attention sur l’organisation et la tenue insuffisantes des conférences panorthodoxes préconciliaires et des commissions panorthodoxes préparatoires.
Les conférences préconciliaires n’étaient pas faciles. La délégation de l’Eglise orthodoxe de Russie n’a pas toujours réussi à assurer que sa voie se fasse entendre. En même temps, nos propositions de modifications ont souvent été rejetées.
On avançait bien sûr mais peut-être pas à la bonne vitesse, celle qu’on désirait pour la préparation réussie du Concile.
Pourtant, malgré la période préparatoire difficile, nous avons eu jusqu’au dernier minute une collaboration constructive avec nos frères du Patriarcat de Constantinople.

La position de l’Eglise orthodoxe russe paraît ambivalente : d’une part elle a approuvé l’ensemble des textes du Concile et d’autre part elle se range du côté des Eglises qui refusent d’y participer. Quel est votre commentaire ?

L’Eglise orthodoxe russe a largement contribué à la convocation réussie du Concile : le Saint Synode de la hiérarchie a voté en faveur de tous les projets de textes et les a approuvés en principe tandis que le Saint Synode permanent a pris la décision d’envoyer une délégation au Concile.
Pourtant, nous étions inquiets de certaines tendances séparatrices qui ont apparu durant la phase préparatoire au sein de la famille des Eglises orthodoxes locales. Ces tendances pourraient avoir des répercussions négatives sur le Concile même.
L’Eglise orthodoxe de Russie a toujours mis en garde contre ce danger et souligné que toutes les décisions devaient être prises à l’unanimité.
En même temps, le Patriarcat de Moscou a toujours interprété l’unanimité en tant qu’accord de toutes les Eglises orthodoxes locales mutuellement reconnues sans exception.
Le premier signal inquiétant a été émis lorsque la délégation du Patriarcat d’Antioche a refusé de signer la décision de convocation du Concile ainsi que le règlement du Concile. La décision de convocation du Concile et le règlement ont été signés par les représentants de l’Eglise orthodoxe de Russie, Sa Sainteté le patriarche Kirill en tête, lors de la synaxe de Chambésy.
Nous étions conscients que l’absence de signature de la part d’au moins une Eglise rendrait les décisions caduques.
Mais nous avons été assurés que l’Eglise d’Antioche signerait tôt ou tard les décisions et ainsi la convocation du Concile serait possible.
Des semaines et des mois ont passé mais rien n’a changé. L’œuvre du secrétariat panorthodoxe avait un caractère purement technique et les questions soulevées par l’Eglise d’Antioche n’ont finalement pas été résolues.
Ensuite, au cours de ces dernières semaines, les Eglises orthodoxes locales ont commencé l’une après l’autre à annoncer leur refus de participer au Concile.
La première qui a annoncé son refus était l’Eglise de Bulgarie ; celle-ci a été suivie de l’Eglise d’Antioche et finalement de celle de Géorgie.
Aussitôt que l’annonce de l’Eglise orthodoxe de Bulgarie a été connue à Moscou, le Saint Synode a été convoqué afin de délibérer sur la nouvelle situation qui était en train de se former ; effectivement, la convocation du Concile était pour la première fois réellement en danger.
D’ailleurs, nous avons toujours été d’avis que la non participation au Concile d’au moins une Eglise signifierait manque d’unanimité.
Le règlement du Concile panorthodoxe, voté par les primats de toutes les Eglises orthodoxes locales, stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique « avec l’accord de Leurs Béatitudes tous les primats des Églises orthodoxes autocéphales locales reconnues par tous ».
Selon la logique du règlement, l’absence de l’accord d’au moins une Eglise constitue une entrave absolue pour la convocation du concile panorthodoxe.
Avec trois Eglises annonçant leur abstention et celle de Serbie appelant au report du Concile, l’Eglise orthodoxe de Russie s’est rangée à la proposition de reporter le Concile. Cette proposition a été faite aussi par les trois Eglises qui ont annoncé leur abstention.
On ne voit pas d’autre solution pour une situation dont on n’est pas responsables.

La tenue du Concile panorthodoxe est-elle possible sans la présence de certaines Eglises orthodoxes locales ?

Si le Concile est convoqué sous cette forme il ne sera guère permis de le considérer panorthodoxe ni Saint et Grand ; en plus, ses décisions seront caduques.
De notre point de vue, la seule solution réalisable pour remédier à cette situation serait le report du Saint et Grand Concile ainsi que l’intensification de la préparation préconciliaire dans le but atteindre l’unanimité.
J’ai du mal même à imaginer ce qui va se passer si malgré tout le Concile est convoqué sans la présence d’au moins quatre Eglises orthodoxes locales.
Cela constituera une transgression brutale du règlement du Concile qui stipule que le Concile est convoqué par le patriarche oecuménique avec l’accord de toutes les Eglises.
Inévitablement, un tel Concile aura des conséquences séparatrices car, quelle que soit la décision qu’il va prendre, celle-ci ne sera pas acceptée par les Eglises orthodoxes locales qui n’on pas participé au Concile.
J’espère que Sa Toute Sainteté le patriarche Bartholomée fera preuve de prudence, d’humilité et de quiétude.
Cette situation n’est pas un problème que pour le Patriarcat de Constantinople ; elle constitue un problème commun pour toute la communauté orthodoxe. Ce problème doit être résolu par l’ensemble des Eglises orthodoxes locales.
J’espère que l’appel des quatre Eglises va être entendu et que le Concile va être reporté afin qu’il y ait des délibérations nécessaires à la résolution des problèmes survenus.
Je suis convaincu que le Concile va être convoqué en temps voulu.
L’Église orthodoxe russe est toujours disposée à participer à la préparation du Concile en étroite collaboration avec toutes les Eglises orthodoxes locales.
En ce moment difficile pour tous, je place mon espoir dans la sagesse du patriarche oecuménique qui n’a qu’à prendre la seule décision correcte et prudente.

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Mgr Hilarion de Volokolamsk : le Concile dans tous les cas ne devrait pas provoquer la division

hilarionHier, le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion a célébré la divine liturgie à l’église de l’icône de la Mère de Dieu «Joie de tous les affligés » à Bolshaya Ordynka.

Dans son homélie à la fin de l’office, le métropolite Hilarion a notamment dit :

« Aujourd’hui, nous nous tenons devant la perspective de la convocation du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe. A son sujet, ont eu lieu de nombreux conflits, et de malentendus. Et demain lors de la réunion du Saint-Synode, il sera décidé si notre Église participe à ce Concile ou non.

Il se trouve que la préparation du Conseil panorthodoxe s’est déroulé pendant 55 ans. Mais pendant tout ce demi-siècle, cela n’a pas été un processus continu : pendant une période on préparait activement le Concile, puis de nombreuses années la préparation s’arrêtait, puis à nouveau elle commençait. Et plus nous nous rapprochons du Concile, plus nous voyons que sur certaines questions il n’y a pas l’unanimité et le consensus entre les Églises. Dieu merci, ce ne sont pas des questions théologiques – il n’y a pas maintenant une hérésie, pour laquelle nous devrions convoquer un Conseil œcuménique. Toutes les hérésies, avec l’aide de Dieu, ont été rejetées et vaincues par les pères des sept conciles œcuméniques. Mais il y a d’autres questions qui se posent à l’Église et qui demandent une réponse. Et nous voyons que l’absence d’unanimité a déjà conduit au fait que trois des quatorze Églises locales ont refusé de participer au Concile : le patriarcat d’Antioche, l’Église bulgare et plus récemment – l’Église géorgienne. Et maintenant, nous devons décider si nous allons participer ou non. Ceci est une décision très importante, dont dépend en grande partie le destin de l’Église orthodoxe : allons-nous vivre dans la paix et la concorde avec les autres Églises locales ou dans les conflits, les conflits et les querelles.

Nous savons que dans l’histoire de l’Église, le Saint-Esprit a toujours agi et agira encore. Et nous croyons que le Saint-Esprit nous soufflera la bonne décision. Nous savons que si le Concile est convoqué pour approuver à l’unanimité la foi orthodoxe, alors, bien sûr, à ce Conseil se réuniront tous, et personne n’y renoncera. S’il arrive qu’une Église après une autre y renonce, cela signifie que quelque chose est arrivé pendant la préparation du Conseil, qui a fait que tous soient prudents et qu’ils réfléchissent pour savoir si nous pouvons maintenant, à ce stade de la vie de l’Église, résoudre unanimement les questions qui sont à l’ordre du jour du Concile.

Tout au long des 55 années de préparation du Concile panorthodoxe, nous avons parlé du fait que ce Concile doit être un facteur d’unité de l’Église, et qu’en tout cas il ne devrait pas provoquer division. Si nous estimons que la préparation n’est pas encore terminée et que certaines questions n’ont pas encore été clarifiées, il est préférable de reporter ce Conseil et pas le tenir de manière précipitée, et en particulier – sans la participation de plusieurs Églises locales. Le Concile ne peut être panorthodoxe, si une seule des Églises locales ne participerait, et d’autant plus que, dans la situation actuelle ce sont trois Églises locales qui n’y participent pas.

De tout cela, nous devons demain réfléchir et parler, en priant Dieu et demandant à l’Esprit Saint qu’il coopère à prendre les bonnes décisions. Mais quelle que soit la décision, nous savons que le Saint-Esprit conduit toujours son Église, et que le peuple de Dieu est le gardien de la foi orthodoxe, et que les autorités de l’Église sont instaurées par Dieu pour garder de l’unité de l’Église. Donc, nous acceptons tranquillement toute décision par une prière au Seigneur, et nous espérons que l’Église continuera à vivre et à se développer, comme le Seigneur Lui-même a dit à ce sujet : « Je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle (Matthieu 16. : 18) » ».

Source: Patriarcat de Moscou . Traduit du russe pour Orthodoxie.com

Métropolite Hilarion de Volokolamsk: « Le Patriarcat de Moscou est la deuxième Eglise chrétienne dans le monde en nombre de croyants »

hilarionLe métropolite Hilarion de Volokolamsk a observé dernièrement qu’en ce qui concerne le nombre de croyants, l’Église orthodoxe russe est à la deuxième place dans le monde derrière l’Église catholique. Elle comprend 193 diocèses, 354 hiérarques, environ 35 000 églises, le même nombre de prêtres et près de 5000 diacres. Ces trente dernières années, ce sont, en moyenne, mille églises par an ont été ouvertes a-t-il aussi remarqué.

Source: Interfax

Métropolite Hilarion de Volokolamsk: « Ce n’est pas un hasard si la rencontre du patriarche Cyrille avec le pape François est qualifiée d’historique »

XVM48d215d2-cc2b-11e5-b040-c7802248bb8dIntervenant lors de l’assemblée solennelle réunie pour le 70e anniversaire du département des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, son président, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, a constaté notamment que les relations avec l’Église catholique romaine avaient de l’avenir, tant au niveau panorthodoxe qu’au plan bilatéral. Il a analysé la récente rencontre à Cuba du patriarche Cyrille de Moscou et du pape François. Un compte rendu en français de cette intervention est proposé ici.

Rencontre du pape et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

IMG_4004Le 21 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a été reçu au Vatican par le pape. « L’entretien a porté sur les thèmes à l’ordre du jour des relations bilatérales entre le Patriarcat de Moscou et l’Église catholique romaine, ainsi que sur la situation au Proche Orient, où les persécutions contre les chrétiens orchestrées par les groupes terroristes se poursuivent (…) Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a fait office d’interprète pour cette rencontre qui s’est déroulée dans un climat de compréhension mutuelle. »

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Rencontre du patriarche oecuménique Bartholomée et du métropolite Hilarion de Volokolamsk à Athènes

timthumb.phpLe 19 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré à Athènes le patriarche oecuménique Bartholomée. « L’entretien a porté sur le bilan de la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire, qui s’est achevée à Chambésy (Genève) le 17 octobre. Le métropolite Hilarion a souligné que l’Église orthodoxe russe prenait une part active au processus de préparation du Concile panorthodoxe et accordait une grande importance à l’élaboration méticuleuse des projets de documents conciliaires. Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a fait part à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée de sa profonde préoccupation quant à la situation en Ukraine, où les schismatiques se sont emparés de plus de vingt églises de l’Église orthodoxe canonique. On recense des cas d’assassinats et de violences à l’encontre des clercs de l’Église orthodoxe ukrainienne. Mgr Hilarion s’est dit indigné par les agissements de hiérarques ukrainiens des structures ecclésiales du Patriarcat de Constantinople aux États-Unis et au Canada, qui visent à soutenir les schismatiques. »

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Il n’y aura aucune innovation lors du concile panorthodoxe selon le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 14 octobre, fête de la Protection de la Mère de Dieu, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qui participe actuellement à la cinquième Conférence préconciliaire panorthodoxe, a célébré une liturgie solennelle à l’église de l’Exaltation de la Sainte-Croix de Genève, cathédrale du diocèse d’Europe occidentale de l’Église russe hors-frontières. Il concélébrait avec l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Georges de Michalovce-Kosice (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie), l’évêque Georges de Siemiatycze (Église orthodoxe polonaise). Les prêtres membres de différentes délégations participant à la Conférence préconciliaire concélébraient  également. Une prière pour la paix en Ukraine a été dite après l’ecténie instante. A la fin de la liturgie, le métropolite Hilarion s’est adressé à l’archevêque Michel et à l’assemblée, se disant heureux de revoir les paroissiens et de fêter avec eux la Protection de la Mère de Dieu.

« Nous sommes venus dans cette ville participer à la préparation du Concile panorthodoxe. Dans les milieux orthodoxes, les fidèles se posent beaucoup de questions sur ces travaux. Que sera ce Concile ? Qu’y décidera-t-on ? Ne va-t-on pas changer le calendrier ? N’introduira-t-on pas des innovations ? Je veux vous déclarer à tous qu’il n’y aura aucune innovation. On n’introduira pas de nouveau calendrier, la doctrine de l’Église orthodoxe sur les jeûnes sera confirmée. Et ce Concile sera bâti de telle façon qu’aucune décision ne pourra être prise au détriment de l’une ou de l’autre des Églises. Si une Église orthodoxe locale n’est pas d’accord avec une décision proposée, elle ne sera pas adoptée. Les décisions du Concile seront prises à l’unanimité, suivant la méthode du consensus. Et ce ne sera pas un huitième concile œcuménique, comme certains le pensent, mais un concile panorthodoxe. Nous espérons qu’il se déroulera dans la paix, la concorde, l’unanimité et l’amour. Les travaux de préparation que nous poursuivons en ce moment servent justement à assurer la paix et la concorde entre les Églises, pour qu’il n’y ait aucune contradiction ni aucun conflit. »
Le métropolite Hilarion est ensuite revenu sur le sens de la fête, invitant les fidèles à prier la Mère de Dieu. Dans sa réponse, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale (Église russe hors-frontières) a souligné l’importance de la conférence préconciliaire qui se déroule en ce moment à Chambésy. Le même jour, les réunions de Conférence préconciliaire panorthodoxe se sont poursuivies. La délégation de l’Église orthodoxe russe se compose du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou (chef de la délégation), de l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne (Église russe hors-frontières), de l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, de l’archimandrite Irénée (Steenberg), clerc de l’Église russe hors-frontières au diocèse d’Amérique de l’Ouest, et du prêtre Anatole Tchouriakov, interprète.

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Mgr Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Bartholomée

llarion_FanariLes 5 et 6 juillet, avec la bénédiction du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, Mgr Hilarion (Alfeyev), président du département des relations ecclésiastiques extérieures (DREE) a visité Istanbul. Le 6 juillet, Mgr Hilarion a rencontré le patriarche œcuménique Bartholomée à la résidence du patriarche de Constantinople. À la réunion ont participé Mgr Emmanuel, métropolite de France, l’archimandrite Bartholomée (Samaras), secrétaire général du Saint-Synode de l’Eglise de Constantinople, le diacre Ioakim (Billys) secrétaire adjoint du Saint-Synode du patriarcat de Constantinople et le diacre Theodore Shulga, membre du secrétariat pour les relations inter-orthodoxes (DREE).
Mgr Hilarion a transmis les salutations et les bons vœux du patriarche Cyrille au primat de l’Eglise de Constantinople. À son tour, le patriarche Bartholomée a souhaité au primat de l’Église orthodoxe russe la santé et le succès dans son travail ardu.
Au cours d’une longue conversation, les deux parties ont discuté d’un large éventail de questions liées à la coopération entre les Églises orthodoxes en vue de la préparation du concile panorthodoxe, prévu pour 2016, ainsi que d’autres points de l’agenda des relations bilatérales entre Constantinople et le Patriarcat de Moscou. Le métropolite Hilarion a partagé ses vues sur la situation au Moyen-Orient et dans d’autres régions du monde. Il a également été abordé la question des préparatifs de la célébration du 1000e anniversaire de la présence russe au Mont Athos.
Avant la réunion, le métropolite Hilarion, accompagné par l’archimandrite Vissarion (Komziasa) a vénéré les reliques des saints Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome dans la cathédrale patriarcale Saint-Georges.

Source : Patriarcat de Moscou. Photographie : Fanarion

Rome: rencontre du métropolite Hilarion de Volokolamsk avec le président de l’Italie, Sergio Mattarella

timthumb.phpLe 25 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré à Rome le président de la République italienne, Sergio Mattarella. Un compte rendu en français avec l’évocation des différents thèmes abordés est en ligne ici.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Les récentes rencontres au Vatican du métropolite Hilarion de Volokolamsk

timthumb.phpLe 26 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat d Moscou) était au Vatican. Il y a rencontré le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’état du Saint Siège, ainsi que les présidents des conseils pontificaux pour la famille et pour la promotion de l’unité des chrétiens. Un compte rendu en français est disponible sur cette page. Par ailleurs, dans une interview au Corriere della Sera, le métropolite Hilarion a déclaré qu’une rencontre entre le patriarche russe Cyrille et le pape François « se rapproche chaque jour ». Cette rencontre, a-t-il aussi précisé, se tiendra dans un « pays neutre »(entretien en anglais et en italien ici).

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a présenté un exposé à l’université fédérale de Kazan

Le 28 mars, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, recteur de l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode a présenté un exposé lors de l’assemblée plénière de clôture de la conférence nationale de sciences appliquées « Le choix civilisationnel des peuples de Russie », qui se déroulait à l’université fédérale de Kazan dans le cadre des festivités consacrées au millénaire du décès de saint Vladimir.
Le métropolite Hilarion a consacré son exposé à « La foi, force constitutive et fondement de la stabilité civilisationnelle de l’état ». En marge du forum, le métropolite Hilarion s’est entretenu avec le recteur de l’université fédérale de Kazan, I. Gafourov. Les deux personnalités ont constaté l’importance de l’épanouissement spirituel des jeunes générations et discuté des perspectives de collaboration possible entre l’université de Kazan et l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode. La conférence nationale de sciences appliquées « Le choix civilisationnel des peuples de Russie » se déroulait à Kazan les 27 et 28 mars. La conférence était organisée par le séminaire de Kazan, l’université fédérale de Kazan, l’Institut islamique russe, l’Institut des sciences orientales de l’Académie des sciences russes. Parmi les thèmes abordés : le choix civilisationnel comme processus historique permanent ; civilisation, culture et religion : une typologie des interactions ; les frontières islamo-chrétiennes dans l’espace russe ; les liens interconfessionnels dans l’espace culturel russe ; les religions traditionnelles de Russie face aux défis du radicalisme religieux ; les lieux du patrimoine culturel en tant qu’élément confessionnel de la région de la Volga inférieure ; réflexion théologique, religieuse et philosophique sur la voie historique de la Russie ; l’idéologie laïciste et la vision religieuse du monde dans l’espace spirituel russe.

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L’allocution du métropolite Hilarion de Volokolamsk au synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation »

Mgr Hilarion de Volokolamsk, a prononcé le 16 octobre dernier une allocution devant les participants du synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Son intervention n’a pas été publiée par le Saint-Siège – contrairement aux interventions des autres délégués orthodoxes. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de son allocution.

« Votre Sainteté, Vos Béatitudes, Eminences et Excellences,
Permettez-moi avant tout de vous saluer au nom du primat de l’Église orthodoxe russe, Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Le thème de la famille constitue aujourd’hui l’un des plus aigus et des plus vitaux. Il est l’indicateur de la situation morale de la société dans laquelle nous vivons. Nous observons avec anxiété comment, durant ces dernières années, à l’aide de la manipulation des concepts de liberté et de tolérance, se produit le démantèlement des valeurs de bases, enracinées dans les traditions religieuses. L’idée de relativisme moral est propagée de façon de plus en plus agressive, et s’étend également à l’institution de la famille, sacrée pour toute l’humanité. Dans toute une série de pays d’Europe et d’Amérique, malgré les nombreuses protestations, se produit l’approbation et la reconnaissance au niveau de l’État, des unions de même sexe. Dans certains pays, le droit des partenaires de même sexe à adopter les enfants, garçons et filles, est entériné législativement, et ce notamment par l’utilisation de la technologie de « la maternité de substitution ». En même temps, les familles traditionnelles, qui sont attachées au concept du mariage comme étant l’union de l’homme et de la femme, sont de moins en moins solides. Au lieu de se préoccuper de leur renforcement, une propagande est menée en faveur des soi-disant relations libres. Les concepts de fidélité, de respect mutuel et de responsabilité des époux sont remplacés par l’imposition de l’hédonisme, l’appel à vivre pour soi. Les enfants ne sont plus considérés comme le fruit souhaité de l’amour mutuel des époux. Partout est répandu, sans pratiquement aucune limite, le droit à l’avortement, légalisant la destruction de millions de vies. Le problème de l’existence d’orphelins dont les parents sont vivants, dont des enfants abandonnés et des enfants handicapés solitaires, se pose avec acuité. De nombreux chrétiens aussi ont été exposés à l’influence de l’idée du relativisme moral, confessant en paroles l’enseignement ecclésial sur la famille, mais ne le suivant pas en pratique. Affirmant le principe de la sainteté du mariage, fondé sur les paroles du Sauveur Lui-même (cf. Matth. 19,6 ; Mc 10,9), les Églises catholique-romaine et orthodoxe, placent la responsabilité de l’homme devant son prochain au-dessus de ses intérêts égoïstes. L’éducation d’une telle responsabilité chez le chrétien – devant la famille, la société, le monde qui nous entoure – est la tâche la plus importante pour les Églises aujourd’hui. La défense de la dignité de l’homme et l’affirmation de la haute signification de l’amour réalisé dans la famille, constituent une partie indissociable de l’annonce évangélique, que nous devons porter aux hommes. En novembre 2013, le Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et le Conseil pontifical pour les affaires de la famille, sous la direction de l’archevêque Vincenzo Paglia, ont tenu à Rome la conférence « Orthodoxes et catholiques ensemble pour la défense de la famille ». Dans la déclaration finale, nous avons souligné « notre conviction que nous portons une responsabilité commune pour faire du mariage et de la vie familiale une voie vers la sainteté pour les familles chrétiennes ». Il est temps pour les chrétiens de réunir les efforts et d’agir comme un seul front pour le noble but de la défense de la famille devant les défis du monde sécularisé, afin de préserver l’avenir de la civilisation. C’est le domaine dans lequel notre alliance pourrait réellement être nécessaire. Nous devons défendre ensemble nos positions tant dans le cadre du dialogue avec le législateur et l’exécutif des différents pays, que sur les plateformes des organisations internationales, telles que l’ONU et le Conseil de l’Europe. Il y a déjà une certaine expérience de cette collaboration – il suffit de rappeler l’affaire bien connue «Lautsi c/ Italie ». Il faut non pas simplement se limiter à de nobles appels, mais chercher de toutes façons à obtenir la défense législative de la famille. Il est indispensable de rendre à notre société le concept selon lequel la liberté est impensable sans responsabilité pour ses propres actes. L’Église orthodoxe prêche avec conséquence l’idéal de l’union conjugale conclue une fois pour toutes. En même temps, montrant de la condescendance envers la faiblesse de la nature humaine, l’Église orthodoxe, dans des cas exceptionnels, permet la conclusion d’un nouveau mariage ecclésial lorsqu’il y a éclatement du premier mariage. En cela, notre Église suit le principe de « l’économie », mue par l’amour envers le pécheur qu’elle ne veut pas priver de moyens de salut. Dans le monde contemporain, où l’observation stricte des prescriptions devient de plus en plus rare, la pratique de « l’économie » existant dans l’Orthodoxie depuis de nombreux siècles, peut devenir une expérience précieuse dans la résolution des problèmes pastoraux de la famille. L’Église orthodoxe a accumulé une riche expérience de souci pastoral envers la famille. Dans l’Église orthodoxe a toujours été conservée l’institution du clergé marié. Les familles de prêtres, en règle générale, ont de nombreux enfants, et ceux-ci sont élevés dans l’esprit de la piété chrétienne et la fidélité à l’enseignement ecclésial. Le prêtre, ayant lui-même l’expérience de la vie familiale et de l’éducation des enfants, peut mieux comprendre les problèmes des relations familiales et fournir l’aide pastorale nécessaire à ses enfants spirituels. Je considère qu’il serait utile de prêter attention à cette expérience, qui est présente également dans les Églises catholiques de rite oriental. En évoquant celles-ci, je voudrais m’écarter quelque peu de la thématique du présent forum et soulever une question qui, aujourd’hui, est devenu la pierre d’achoppement dans les relations entre les Églises orthodoxe et catholique. Il s’agit du problème des uniates, qui a pris une acuité particulière en raison des derniers événements en Ukraine. Malheureusement, le conflit dans ce pays, qui a emporté des milliers de vies a, des son début, pris une dimension religieuse. L’Église ukrainienne gréco-catholique a joué, dans sa genèse et son développement, un rôle essentiel. Dès les premiers jours du conflit, les gréco-catholiques se sont identifiés avec l’une des parties à la confrontation. Contrairement au respect des normes canoniques prévalant entre les Églises catholique et orthodoxe, les gréco-catholiques sont entrés dans une collaboration mutuelle avec les schismatiques. La commission mixte de dialogue orthodoxe-catholique, en 1993 déjà, a reconnu à Balamand, que l’uniatisme ne constituait pas la voie vers l’unité. Nous remercions nos frères catholiques pour la reconnaissance ouverte du caractère erroné de l’uniatisme. Et nous devons, avec regret, constater à nouveau que l’uniatisme ne rapproche pas orthodoxes et catholiques, mais qu’au contraire, il les divise. Au nom de l’Église orthodoxe russe, je m’adresse aux représentants de l’Église gréco-ukrainienne présents dans cette salle, en leur demandant de renoncer à toutes déclarations à thématique politique et à toutes formes évidentes de soutien au schisme, ainsi qu’aux appels à la création « d’une Église locale d’Ukraine unique ». Car derrière cet appel se cache une vérité première : on veut arracher les fidèles orthodoxes d’Ukraine à l’Église-Mère, le Patriarcat de Moscou, avec lequel elle est liée par les liens séculaires du sang. La mission fondamentale de l’Église est de servir l’œuvre du salut des hommes. Le mandat qui nous est donné par Dieu, ne suppose pas l’immixtion dans les conflits politiques et civils. Dans le monde, où il y a tant de divisions, où se trouvent aujourd’hui menacées les bases mêmes de l’existence de la civilisation humaine, dont l’institution de la famille, les chrétiens sont appelés à être « le sel de la terre » et « la lumière du monde » (Matth. 5, 13-14), amenant tous à l’amour les uns des autres et à l’unité dans le Christ. Nous pouvons dire beaucoup ensemble, notamment pour la défense des chrétiens qui, aujourd’hui, sont devenus les victimes de persécutions. En Irak et en Syrie, ainsi que dans toute série d’autres pays du Moyen Orient et d’Afrique, les chrétiens sont exposés à un génocide. Nous devons faire tout ce qui dépend de nous, afin que cessent les assassinats de chrétiens ainsi que leur exode massif des lieux où ils ont vécu durant des siècles, et attirer l’attention de toute la communauté mondiale sur leur situation calamiteuse. Je vous souhaite à tous, chers frères, la bénédiction divine et le succès de vos travaux ».

Source et photographie

Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk à « Radio Vatican »

Répondant aux questions du correspondant, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qui participe en tant que représentant de l’Église orthodoxe russe à l’assemblée plénière de la III assemblée générale extraordinaire du synode des évêques de l’Église catholique, a abordé la question du sens chrétien de l’institut de la famille, avant de parler de la position de l’Église orthodoxe russe sur le conflit civil en Ukraine.

Monseigneur, dites-nous ce que l’Église catholique pourrait emprunter à l’Église orthodoxe sur les problèmes de la famille et du mariage ?

 Je pense qu’il faut avant tout renoncer à une approche rigoriste. Nous avons des règles canoniques communes, nous avons la même compréhension du mariage, cette union entre un homme et une femme, qui doit rester unique. Mais il existe en même temps dans la pratique une énorme quantité de situations lorsque cette doctrine, pour différentes raisons, n’est pas appliquée. La question passe alors du niveau doctrinal au niveau pastoral, où l’Église orthodoxe a acquis une certaine expérience tenant au fait que nous appliquons tantôt le principe d’acribie – application rigoureuse des canons – tantôt celui d’économie, condescendance à la faiblesse humaine.

Dans les discussions que j’ai entendues aujourd’hui, la question de l’admission des époux divorcés au sacrement de la sainte communion et au sacrement de confession a été abordée. Il me semble que cette question doit être examinée avec le plus grand soin, et nous sommes prêts à partager notre expérience pastorale avec nos frères catholiques.

Je pense qu’il est absolument inadmissible de remplacer le sacrement de la sainte communion par ce que certains intervenants ont aujourd’hui appelé « communion spirituelle », car cela ne peut nullement être un équivalent. Nous avons ici de grandes possibilités de coopération et d’échange d’opinions.

 Après une semaine de réunions, le synode a publié un « compte-rendu d’après les débats » qui a suscité une réaction mitigée. Avez-vous été troublé personnellement par certains passages ?

Pour dire la vérité, je n’ai pas encore eu le temps de lire ce compte-rendu, mais j’ai entendu aujourd’hui de nombreuses réactions, qui seront également publiées. D’après ces réactions, j’ai compris qu’il existait une grande diversité d’opinion au sein de l’épiscopat catholique, et ceci doit être pris en compte dans l’élaboration du document final. J’ai eu l’impression que les avis qui étaient exprimés dans le document en question n’ont pas un caractère négatif ; peut-être quelques-unes des positions exprimées n’y ont pas été correctement interprétées.

Les communautés catholiques de nombreux pays européens mettent leurs églises à la disposition des fidèles orthodoxes, y compris des fidèles de l’Église orthodoxe russe. En Russie, en Ukraine et en Biélorussie, il y a des communautés catholiques qui n’ont pas d’église, alors qu’il existe une église orthodoxe dans la localité. Cette pratique pourrait-elle être appliquée dans le sens inverse ?

Dans chaque cas concret, la question doit être résolue en tenant compte des exigences de la pastorale, des dispositions des fidèles, et nous devons être certains que l’implantation d’une communauté sur la base d’une autre ne fera pas tort aux deux et ne sera pas cause de conflits et de malentendus entre les différentes communautés.

 Monseigneur, quel rôle peut jouer l’Église, ou les Églises, dans la résolution du conflit en Ukraine ?

Avant tout, les Églises ne doivent pas s’immiscer dans les confrontations politiques. J’en ai parlé aujourd’hui ouvertement à propos de l’Église gréco-catholique ukrainienne.

Je pense que notre mission et notre mandat, que nous avons reçu du Seigneur Lui-même, consiste à unir les gens, à les réconcilier. Nous ne devons pas entrer dans les détails du processus politique, nous ne devons pas être associés à une des partie en conflit, c’est l’affaire des hommes politiques, des journalistes. Notre parole doit toujours être une parole de paix, une parole de réconciliation. Nous devons être ouverts aux gens de n’importe quelle orientation politique, en dehors des tendances inhumaines ou chauvinistes, nous devons soutenir les gens qui se tiennent des deux côtés des barricades.

C’était et cela reste la position de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou qui ne souhaite pas s’identifier à l’un ou à l’autre segment du spectre politique, mais soutient tous les gens. Il faut dire qu’il y a malheureusement des fidèles de notre Église (je dis « notre Église » parce que l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou fait partie de l’Église orthodoxe russe multinationale), de chaque côté des barricades. Nous devons nous montrer compréhensifs et faire notre possible pour que le conflit civil ne devienne pas un conflit armé, pour que les controverses se résolvent par les pourparlers et que les gens n’aient pas à payer un prix aussi élevé pour leurs convictions.

 Monseigneur, n’allez pas croire qu’il s’agit d’une question provocatrice, elle est posée avec une franchise absolue. Peut-être cette question a-t-elle acquis une actualité encore plus grande dans le contexte du conflit ukrainien. La création d’une Église orthodoxe autocéphale unifiée est-elle possible en Ukraine ?

Il n’y a pas besoin de la créer, puisqu’il y existe déjà une Église locale. Elle n’est pas autocéphale, mais auto-administrée. C’est l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

Les appels à la création d’une Église autocéphale sont des appels à éloigner les fidèles orthodoxes ukrainiens de l’Église orthodoxe russe une. Nous ne pouvons les soutenir, parce que ces appels ne sont pas fondés sur notre compréhension de l’Église ni sur les canons ecclésiastiques. Nos fidèles ne les soutiennent pas non plus. Ces appels se basent exclusivement sur des considérations d’ordre politique : certains hommes politiques ont eu envie de proclamer le principe « une Église indépendante dans un état indépendant », et les schismatiques se sont emparés de l’idée, parce que l’idée de schisme se base justement sur ce principe et sur ce principe uniquement.

Il n’y a pas d’autre raison à l’existence du schisme que les déclarations « une Église indépendante dans un État indépendant ». Mais pourquoi alors ne pas exiger de cette même Église gréco-catholique ukrainienne qu’elle rompe avec le Pape qui n’est pas seulement un chef symbolique de cette Église, mais la dirige tout à fait concrètement par le truchement de l’archevêque suprême, ratifiant les décisions sur la création des diocèses et sur les ordinations épiscopales ?

Il n’existe pas de lien semblable entre l’Église orthodoxe ukrainienne et le Patriarcat de Moscou, car le patriarche de Moscou ne ratifie pas les décisions sur les élections d’évêques, ni sur la création de nouveaux diocèses. Le Patriarche ne ratifie que la décision d’élire un primat, le nom du patriarche est commémoré pendant les offices. Il ne s’agit donc ni d’un lien administratif, ni d’un lien financier. Le lien est spirituel, il existe depuis des siècles et remonte au baptistère commun du Dniepr sous le prince Vladimir.

Nous sommes catégoriquement opposés à ce que des liens qui se sont établis au cours des siècles et servent aujourd’hui de puissante force d’union soient rompus sous l’influence de la conjoncture. Alors que les hommes politiques et les schismatiques divisent les gens, l’Église les unit.

 Les relations entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe en Biélorussie peuvent-elles servir de modèle de coexistence ?

Je pense que la Biélorussie est un bon modèle pour la coexistence des orthodoxes et des catholiques, de même que la Russie, où il n’y a pas de conflit entre nous. Nous vivons dans la paix et la concorde. Je présume que nous pouvons partager cette expérience avec nos frères dans d’autres pays où, malheureusement, cet accord et cette coopération n’ont pas encore été atteints.

Source et photographie

« Le Moyen Orient et l’Ukraine font partie d’une seule et même stratégie »: une interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk

"Le Moyen Orient et l’Ukraine font partie d’une seule et même stratégie", explique le métropolite Hilarion de Volokolamsk dans une interview publiée sur le site de l'Église orthodoxe russe.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk à l’ouverture du festival international « Unité slave – 2014 »

Le 28 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’est rendu à Briansk pour l’ouverture du festival international des peuples slaves « Unité slave – 2014 ». Il a célébré la liturgie d'ouverture et s'est adressé à l'assistance en précisant notamment que : "les trois nations – russe, ukrainienne, biélorusse – étaient héritières du baptême de Vladimir et étaient unies par la foi orthodoxe, la proximité linguistique et les traditions héritées de leurs ancêtres."

Source (dont photographie intégralité du compte rendu en français): Patriarcat de Moscou

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : les actions des uniates ont porté un coup énorme non seulement à l’Ukraine et ses habitants, mais aussi au dialogue entre orthodoxes et catholiques

Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a prononcé une allocution de bienvenue aux participants du IVème forum orthodoxe-catholique (vidéo), qui se déroule à Minsk du 2 au 6 juin.

« Vos Éminences et Vos Excellences, révérends pères et frères, chers organisateurs et participants du Forum,

Au nom de Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et en mon nom personnel, je salue chaleureusement tous les participants du IVème forum orthodoxe-catholique, dédié cette année au thème fort actuel « La religion et le pluralisme culturel : les défis aux Églises chrétiennes en Europe ». Je voudrais mentionner avec satisfaction que nos rencontres deviennent régulières. La forme d’interaction retenue en 2008 s’est avérée utile, étant donnée qu’elle permet de réagir promptement aux événements qui se produisent dans le monde. Les sessions précédentes ont été consacrées à des questions telles que la famille, l’Église et l’État, la crise économique et la pauvreté. Dans le monde contemporain se produit non seulement un dialogue intensif entre les cultures, mais également leur interpénétration. Ces processus dynamiques permettent, d’une part, la formation d’une seule communauté mondiale et de l’autre, une nouvelle conscience du caractère unique des différentes cultures. La situation démographique change, les processus migratoires intensifs se poursuivent. L’aspiration à créer une société tolérante amène souvent à des résultats opposés. L’identité chrétienne de l’Europe est menacée. Ces problèmes se manifestent avec toujours plus d’acuité dans la vie réelle et exigent une analyse théorique sérieuse. Cependant, dans la situation actuelle, nous ne pouvons nous limiter à débattre uniquement des questions théoriques. Nous devons agir de façon interactive sur un plan pratique également. Malheureusement, notre forum se déroule sur le fond des tristes événements en Ukraine. Dans le cadre des affrontements politiques, des hommes continuent à mourir, les échanges de tirs ne cessent pas dans les rues et sur les places. Le peuple reste profondément divisé, non seulement selon ses préférences politiques, mais aussi sur le plan religieux. Les Greco-catholiques ont joué un rôle très destructif dans la formation d’une telle situation. Les déclarations de leur archevêque majeur, de leurs hiérarques et prêtres, leurs positions extrêmement politisées, ont fortement contribué à la polarisation de la société, à l’aggravation d’un conflit qui a déjà provoqué de nombreuses victimes. À la différence de l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique, qui a réussi durant ces mois difficiles à unir des personnes d’orientations politiques les plus différentes, dont celles qui se trouvent de différents côtés des barricades, les uniates se sont associés de façon ostentatoire avec l’une des forces belligérantes. Les proclamations agressives des uniates, des actions destinées à porter atteinte à l’orthodoxie canonique, des contacts actifs avec les schismatiques, l’aspiration à diviser l’Église orthodoxe russe une et plurinationale, ont porté un coup énorme non seulement à l’Ukraine et à ses habitants, mais au dialogue entre orthodoxes et catholiques. Tout cela nous a fait régresser loin dans le passé, nous rappelant les temps où les orthodoxes et les catholiques ne se considéraient pas mutuellement comme alliés, mais comme concurrents. Aujourd’hui se révèle dans toute son évidence ce que les orthodoxes ont toujours su, à savoir que l’uniatisme et malheureusement reste un projet spécial de l’Église catholique, destiné à miner l’orthodoxie. Ici, sur la terre de Biélorusse, fut conclue en son temps « l’union de Brest » de triste mémoire, en 1596, apportant des souffrances innombrables à la population orthodoxe de cette contrée. Je profite de cette tribune pour m’adresser à tous nos partenaires dans le dialogue orthodoxe-catholique, en les appelant à faire tout ce qui est possible afin de refroidir les « tête brûlées » dans le milieu uniate, d’arrêter les actions des greco-catholiques visant à aggraver la crise en Ukraine. Aujourd’hui, une partie de l’Église catholique engage ses forces, ses talents et ses ressources dans le renforcement de l’interaction orthodoxe-catholique, tandis que l’autre (peut importe qu’elle dispose d’un statut autonome) fait tout pour accroître la méfiance et l’hostilité entre orthodoxes et catholiques, tout comme dans les tristes temps passés. Notre forum, aux travaux duquel prennent part des théologiens orthodoxes et catholiques, est une plateforme remarquable pour étudier les questions qui présentent un commun intérêt, comme pour aussi parvenir à une compréhension mutuelle plus grande entre nos Églises. Je voudrais beaucoup que nos travaux contribuent à l’apaisement de l’hostilité et au renforcement de l’interaction orthodoxe-catholique devant la face de ces nouveaux défis qui se dressent devant nous. Je souhaite à tous du succès dans les travaux à venir ».

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com. Photographie: Patriarcat de Moscou

Déclaration du Patriarcat de Moscou suite à l’interdiction d’entrée en Ukraine pour le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le département synodal d’information du Patriarcat de Moscou a publié, dont la version française est ici, une déclaration officielle à propos de l’interdiction d’entrée en Ukraine signifiée au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk interdit d’entrée en Ukraine

Les autorités ukrainiennes ont interdit l’entrée en Ukraine du chef du département des affaires ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk. Vendredi dernier, le métropolite Hilarion est arrivé à Dniepropetrovsk à l’occasion des fêtes organisées pour le 75e anniversaire du métropolite diocésain, Mgr Irénée. Or, le métropolite Hilarion a été retenu lors du contrôle de la police des frontières. Après une longue attente, un avis officiel lui a été remis, aux termes duquel l’entrée sur le territoire de l’Ukraine lui était interdite (sans mention de la raison de ladite interdiction). En raison de l’impossibilité de traverser la frontière, le métropolite Hilarion a lu le message de félicitations du patriarche Cyrille au jubilaire, qu’il a rencontré dans le local du contrôle des frontières de l’aéroport de Dniepropetrovsk, où il a remis au métropolite Irénée l’ordre de saint Daniel de Moscou. Dans sa réponse, le métropolite Irénée a demandé de transmettre ses remerciements au primat de l’Église russe, exprimant ses profonds regrets que le représentant du patriarche ne soit pas autorisé à participer aux solennités ecclésiales organisées à Dniepropetrovsk.

Source: Interfax, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l’Eglise russe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a donné un entretien, dont on peut trouver ici la traduction française, sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l'Eglise russe.

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l’Eglise russe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a donné un entretien, dont on peut trouver ici la traduction française, sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l'Eglise russe.

Rencontre du métropolite Hilarion de Volokolamsk et du chef de la représentation de l’Union européenne en Russie

Le 22 janvier, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré Vygaudas Ušackas, nouveau chef de la représentation de l’Union européenne en Russie. Un compte rendu en français est proposé ici.

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Dans un entretien avec le portail "Interfax-religia" (en français sur cette page), le métropolite Hilarion de Volokolamsk aborde la possibilité à l'étude d'une nouvelle traduction de la Bible en russe moderne, la situation en Ukraine, la question des gréco-catholiques en Ukraine, l'éventualité d'une visite du patriarche Cyrille de Moscou en Géorgie, la situation en Abkhazie.

Rencontre du cardinal Kurt Koch et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 17 décembre, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a rendu visite au monastère Saint-Daniel de Moscou au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Un compte et des photographies se trouvent ici.

Rencontre du cardinal Kurt Koch et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 17 décembre, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a rendu visite au monastère Saint-Daniel de Moscou au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Un compte et des photographies se trouvent ici.

Une conférence du Mgr Hilarion de Volokolamsk sur les relations interorthodoxes aujourd’hui

Le 11 décembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a évoqué les relations interorthodoxes aujourd'hui devant les étudiants des écoles de théologie de Moscou. Un compte rendu, en français, de cette rencontre est proposé ici.

Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au journal « Ogoniok », au sujet de sa rencontre avec le pape François

Monseigneur, quel est l’arrière-plan de votre visite au Vatican ? Peut-être sommes-nous à la veille d’une rencontre historique du chef de l’Église orthodoxe russe avec le souverain pontife ?

On peut attendre cette visite, mais jusqu’à présent nous ne parlons ni du moment, ni du lieu de cette rencontre. Pour nous, le principal est de préparer cette visite du point de vue de son contenu.

Alors, racontez-nous plus en détails votre visite au Vatican.

La visite a eu lieu dans le contexte du dialogue théologique que mènent toutes les Eglises orthodoxes avec l’Église catholique, dans le cadre d’une commission spéciale. Le pape François montre de la compréhension envers la position de l’Église orthodoxe, il respecte beaucoup l’Église orthodoxe, et je pense que cette rencontre a posé le fondement à un développement de nos relations dans le sens positif.

Dans quelle mesure votre visite peut-elle être qualifiée de « préliminaire » à celle de Vladimir Poutine avec le pape ?

Elle n’avait rien à faire avec la visite de Vladimir Poutine. Celle-ci sera une visite d’État, et ne concerne en rien les relations entre Églises.

Néanmoins, c’est un fait que le thème central des discussions entre le président russe et le souverain pontife sera la situation au Moyen Orient et, en partie, en Syrie, au sujet de laquelle le pape François a écrit en son temps à Vladimir Poutine. Vous revenez justement de ces contrées. Avez-vous parlé au pape de votre voyage au Liban et de vos impressions ?

Oui, c’était là l’un des thèmes centraux de notre discussion. Les chrétiens du Moyen Orient se trouvent en grand danger. Ils se sentent sans protection, ils ressentent que l’Occident s’est détourné d’eux. Comme me l’ont dit plus d’une fois les hommes politiques libanais chrétiens, l’Occident n’est intéressé au Moyen Orient que par deux choses : Israël et le pétrole. Quant au sort des chrétiens, les États occidentaux n’y pensent aucunement. Lorsqu’ils prennent des décisions concernant leurs initiatives au Moyen Orient, ils ne tiennent absolument aucun compte des conséquences possibles pour les chrétiens. Dans les pays du Moyen Orient, tels que l’Iraq, la Libye, l’Égypte, il existait une sorte d’équilibre entre les représentants des différentes traditions religieuses qui leur permettait de vivre ensemble. Cet équilibre a été rompu ces dernières années suite aux actions de forces extérieures. Si l’on prend l’exemple de l’Iraq, indépendamment de notre attitude envers le régime de Saddam Hussein, un demi million de chrétiens y vivait. Il en est resté, de toute évidence, qu’un dixième. Et cela s’est produit en raison de l’immixtion des États occidentaux qui sont entrés dans le pays et ont tenté d’y instaurer leur ordre. La situation a été ébranlée, et les forces extrémistes sont apparues au premier plan. Ainsi, les chrétiens n’ont été défendus par personne, et ils ont été soit anéantis, soit contraints à quitter leur pays. C’est la même chose qui s’est produite en Libye, où le pouvoir ne peut, ni n’a l’intention de défendre les chrétiens. On a observé la même chose en Égypte, lorsque les « Frères musulmans » sont arrivés au pouvoir. Ils ont déclenché une persécution à grande échelle contre les chrétiens, incendiant des églises, tuant des prêtres et des laïcs. C’est la même chose qui se produit maintenant dans ces régions de Syrie qui sont tombées sous le pouvoir des rebelles. Toute la population chrétiennes de ces contrées est pratiquement anéantie ou encore est expulsée.

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Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au journal « Ogoniok », au sujet de sa rencontre avec le pape François

Monseigneur, quel est l’arrière-plan de votre visite au Vatican ? Peut-être sommes-nous à la veille d’une rencontre historique du chef de l’Église orthodoxe russe avec le souverain pontife ?

On peut attendre cette visite, mais jusqu’à présent nous ne parlons ni du moment, ni du lieu de cette rencontre. Pour nous, le principal est de préparer cette visite du point de vue de son contenu.

Alors, racontez-nous plus en détails votre visite au Vatican.

La visite a eu lieu dans le contexte du dialogue théologique que mènent toutes les Eglises orthodoxes avec l’Église catholique, dans le cadre d’une commission spéciale. Le pape François montre de la compréhension envers la position de l’Église orthodoxe, il respecte beaucoup l’Église orthodoxe, et je pense que cette rencontre a posé le fondement à un développement de nos relations dans le sens positif.

Dans quelle mesure votre visite peut-elle être qualifiée de « préliminaire » à celle de Vladimir Poutine avec le pape ?

Elle n’avait rien à faire avec la visite de Vladimir Poutine. Celle-ci sera une visite d’État, et ne concerne en rien les relations entre Églises.

Néanmoins, c’est un fait que le thème central des discussions entre le président russe et le souverain pontife sera la situation au Moyen Orient et, en partie, en Syrie, au sujet de laquelle le pape François a écrit en son temps à Vladimir Poutine. Vous revenez justement de ces contrées. Avez-vous parlé au pape de votre voyage au Liban et de vos impressions ?

Oui, c’était là l’un des thèmes centraux de notre discussion. Les chrétiens du Moyen Orient se trouvent en grand danger. Ils se sentent sans protection, ils ressentent que l’Occident s’est détourné d’eux. Comme me l’ont dit plus d’une fois les hommes politiques libanais chrétiens, l’Occident n’est intéressé au Moyen Orient que par deux choses : Israël et le pétrole. Quant au sort des chrétiens, les États occidentaux n’y pensent aucunement. Lorsqu’ils prennent des décisions concernant leurs initiatives au Moyen Orient, ils ne tiennent absolument aucun compte des conséquences possibles pour les chrétiens. Dans les pays du Moyen Orient, tels que l’Iraq, la Libye, l’Égypte, il existait une sorte d’équilibre entre les représentants des différentes traditions religieuses qui leur permettait de vivre ensemble. Cet équilibre a été rompu ces dernières années suite aux actions de forces extérieures. Si l’on prend l’exemple de l’Iraq, indépendamment de notre attitude envers le régime de Saddam Hussein, un demi million de chrétiens y vivait. Il en est resté, de toute évidence, qu’un dixième. Et cela s’est produit en raison de l’immixtion des États occidentaux qui sont entrés dans le pays et ont tenté d’y instaurer leur ordre. La situation a été ébranlée, et les forces extrémistes sont apparues au premier plan. Ainsi, les chrétiens n’ont été défendus par personne, et ils ont été soit anéantis, soit contraints à quitter leur pays. C’est la même chose qui s’est produite en Libye, où le pouvoir ne peut, ni n’a l’intention de défendre les chrétiens. On a observé la même chose en Égypte, lorsque les « Frères musulmans » sont arrivés au pouvoir. Ils ont déclenché une persécution à grande échelle contre les chrétiens, incendiant des églises, tuant des prêtres et des laïcs. C’est la même chose qui se produit maintenant dans ces régions de Syrie qui sont tombées sous le pouvoir des rebelles. Toute la population chrétiennes de ces contrées est pratiquement anéantie ou encore est expulsée.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi

IMG_9404Le 17 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l'Organisation des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. "Le métropolite Hilarion a détaillé à son interlocuteur les efforts entrepris par l’Église orthodoxe russe pour améliorer la situation en Syrie et soulager les souffrances du peuple syrien. (…) A son tour, le haut représentant de l’ONU a constaté que la Russie jouait un rôle particulier dans la résolution du conflit syrien. Il a également exprimé sa solidarité avec la position du Patriarcat de Moscou et son aspiration, en utilisant ses contacts avec les leaders religieux du monde, à arrêter au plus tôt le bain de sang en terre syrienne." Par ailleurs, le même jour, au Liechtenstein, le métropolite Hilarion a participé à un colloque sur la crise syrienne avec un exposé ayant pour titre: "La tragédie humanitaire des chrétiens de Syrie : un défi pour l’ensemble du monde civilisé". Enfin, le même jour également, le métropolite Hilarion a rencontré des représentants des communautés chrétiennes d'Irak.

Photographie: le métropolite Hilarion avec Lakhdar Brahimi (source)

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi

IMG_9404Le 17 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l'Organisation des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. "Le métropolite Hilarion a détaillé à son interlocuteur les efforts entrepris par l’Église orthodoxe russe pour améliorer la situation en Syrie et soulager les souffrances du peuple syrien. (…) A son tour, le haut représentant de l’ONU a constaté que la Russie jouait un rôle particulier dans la résolution du conflit syrien. Il a également exprimé sa solidarité avec la position du Patriarcat de Moscou et son aspiration, en utilisant ses contacts avec les leaders religieux du monde, à arrêter au plus tôt le bain de sang en terre syrienne." Par ailleurs, le même jour, au Liechtenstein, le métropolite Hilarion a participé à un colloque sur la crise syrienne avec un exposé ayant pour titre: "La tragédie humanitaire des chrétiens de Syrie : un défi pour l’ensemble du monde civilisé". Enfin, le même jour également, le métropolite Hilarion a rencontré des représentants des communautés chrétiennes d'Irak.

Photographie: le métropolite Hilarion avec Lakhdar Brahimi (source)

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Jovan Nikoloski