27/03/2017
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Message de Noël 2016 de Son Éminence l’archevêque Jean de Charioupolis

Au clergé, aux moines, aux moniales et aux fidèles de l’Exarchat-Archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale

Chers Pères, Frères et Sœurs bien aimés en Christ,

Nous voici déjà entrés dans la période qui prépare Noël. La naissance de Dieu selon la Chair est pour le chrétien un moment capital dans l’histoire du Salut. Dieu s’est révélé à Abraham, il s’est choisi un peuple, il a donné sa loi à Moise, tout cela dans le but d’achever sa révélation en Christ, qui récapitule et en même temps commence une nouvelle histoire. Cette grande geste de Dieu n’a qu’un seul but : l’homme. Par Adam, il n’a cessé de s’éloigner de Dieu, dans le Nouvel Adam, le Christ, il s’est replacé dans l’Amour, il trouve enfin sa vraie patrie.

L’incarnation du Fils de Dieu est pour le chrétien la clé de voûte de sa foi. Sans incarnation pas de Résurrection selon la chair. Sans incarnation pas de salut pour l’homme. « C’est pour notre salut qu’il a été pris d’amour jusqu’à se rendre humain et paraître dans un corps » nous dit Athanase d’Alexandrie. Ce Dieu qui s’abaisse, qui devient serviteur de l’humanité, n’a qu’un seul désir, qu’une seule volonté, ramener l’home à la vraie Vie, redonner à l’homme l’espoir perdu, en l’Amour qui l’a créé.

Nous connaissons cette Amour de Dieu pour nous et malgré l’Incarnation et la Parole du Verbe nous nous détournons constamment de l’unique réalité, le Royaume. Nous préparons l’installation dans ce monde, la possession de ce monde. Au lieu de rendre grâce et d’offrir la création, transformée pour le service de l’homme, à son créateur, nous la détournons dans une volonté de puissance et de destruction. Nous-même nous nous avilissons par les passions auxquelles nous ne résistons pas, nous ne voulons pas être avec Jésus-Christ pour le Royaume.

L’incarnation du Verbe de Dieu doit nous remettre sur le chemin qui conduit à la vie. Sans Dieu pas de Vie. Sans Amour et sans repentir pas de Vie. Sans Royaume et Espérance pas de vie. Dieu en s’incarnant n’a pas voulu seulement se montrer. Son désir est de soigner les souffrants et d’enseigner l’humanité. ” Je ne suis pas venu pour les bien-portants mais pour les malades” nous dit le Christ. Il a désiré se manifester en épousant totalement la nature humaine afin de se rendre conforme à celle-ci.

C’est par l’acceptation de cette participation du divin à la nature corruptible que nous sommes appelés par le Christ à l’incorruptibilité conférée dans la résurrection. Ce n’est pas hors de son corps que le Verbe de Dieu a assumé la mort, mais dans son corps : « Le Sauveur a revêtu un corps pour trouver la mort dans le corps et la faire disparaitre” souligne Athanase d’Alexandre.

C’est ce mystère profond du salut de l’humanité dans l’Incarnation que nous sommes appelés à vivre en cette période de Nativité du Christ. Ce temps fort doit nous mettre sur le chemin de la connaissance de la révélation. Nous devons par un effort tout spécial découvrir ce qui fait notre identité de chrétien. C’est par et dans le Christ incarné, mort et ressuscité, que nous nous définissons aux yeux du monde. A nous de vivre chaque jour cette nouveauté de l’Evangile et d’accomplir au service des hommes les dons du baptême.

A tous Saint fête de Noel, paix et joie !

† Archevêque JEAN de Charioupolis, Exarque Patriarcal des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe Occidentale

Paris, le 25 décembre 2016 / 7 janvier 2017

Entretien avec Mgr Jean de Charioupolis

Le 6 juillet 2016 Mgr Jean de Charioupolis, archevêque-exarque de l’Exarchat des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, nous a accordé un entretien.

RCF-Liège : Mgr Jean de Charioupolis sur le grand et saint Concile

Mgr Jean de Charioupolis a accordé ce 1er juillet au père Guy Fontaine une interview dans laquelle il commente les travaux et les décisions de grand Concile. L’émission sera diffusée sur RCF-Liège le 14 juillet, mais – compte tenu de l’actualité du sujet et de l’intérêt des propos – on peut désormais, en en primeur, écouter l’entretien :

Vidéo de l’intronisation de Mgr Jean de Charioupolis, archevêque de l’archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale

Le 26 mai dernier a eu lieu la cérémonie d’intronisation de Mgr Jean de Charioupolis en la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky. L’office de l’intronisation a été dirigé par le métropolite Emmanuel de France, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France et membre du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique et en présence des évêques orthodoxes : Mgr Michel, diocèse de Genève et d’Europe occidentale de l’Église russe hors frontières (Patriarcat de Moscou), Mgr Marc, évêque auxiliaire de l’archevêché du patriarcat de Roumanie en Europe occidentale et méridionale, Mgr Irénée (Avramidis) de Régions, évêque auxiliaire auprès du métropolite de l’Église grecque orthodoxe de France, Mgr Petros (Bozinis) de Troas, évêque auxiliaire du métropolite Athénagoras de Belgique, exarque des Pays-Bas et du Luxembourg (Patriarcat oecuménique), ainsi que des invités de l’Église catholique, l’Église gréco-catholique ukrainienne, la communauté des frères de Taizé, des représentants de l’autorité civile, Jean-Christophe Peaucelle (conseiller pour les affaires religieuses) et de Arnaud Schaumasse (chef du bureau central des cultes).

Mgr Jean de Charioupolis archevêque de l’Archevêché des paroisses orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale

Lors de la réunion du 20 avril dernier, le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople a élevé Mgr Jean de Charioupolis à la dignité d’archevêque et l’a nommé exarque patriarcal des paroisses orthodoxes russes en Europe occidentale conformément à la décision de l’assemblée générale extraordinaire de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale du 28 mars dernier.

Source

Mgr Jean de Charioupolis à la soirée d’hommage aux Parisiennes et Parisiens “Justes parmi les Nations”

Le jeudi 28 janvier Mgr Jean de Charioupolis a participé à la soirée d’hommage rendu aux Parisiennes et Parisiens “Justes parmi les Nations”, à l’occasion de l’adhésion de la ville de Paris au réseau « Villes et villages des Justes de France ».

Source

Mgr Jean de Charioupolis nommé locum tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

article_23913Dans un communiqué, suite à sa réunion des 27 et 28 novembre, le Saint-Synode du Patriarcat oecuménique annonce “confier les tâches de représentant du Patriarcat oecuménique auprès du Conseil oecuménique des Églises à Son Éminence l’archevêque Job de Telmessos, professeur à l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe auprès du Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique à Chambésy-Genève”, mais aussi, confie “les tâches de locum tenens de l’Exarchat patriarcal des paroisses de tradition russe en Europe Occidentale, devenu vacant, à Son Excellence l’évêque Jean de Charioupolis.”

Source (dont illustration): Amen

Ajouts (30 novembre): communiqué de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale; message pastoral de l’archevêque Job de Telmessos.

Les mutations en cours de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris – entretien avec Jean-François Colosimo

L’ITO a repris vie, déménage et innove… Entretien avec Jean-François Colosimo, président du conseil d’administration de l’ITO Saint-Serge

En votre qualité de président, pouvez-vous nous dire où en est l’Institut après la crise qu’il a traversée ? 

La transition a été plus aisée qu’on ne pouvait s’y attendre. Nombre d’amis de Saint-Serge, proches par l’histoire ou par l’affinité, mais aussi d’inconnus nous ont manifesté un grand  soutien. Leurs messages, venus de France, d’Europe et d’ailleurs, ont afflué, insistant sur la nécessité que l’Institut continue d’exister comme un bien commun pour les orthodoxes, pour les autres chrétiens, les croyants de fois différentes et, plus généralement, les femmes et les hommes de bonne volonté. Le Père Doyen, Nicolas Cernokrak, en a retiré qu’il nous fallait rouvrir sans tarder. Il a eu raison. Cette année 2016-2017, nous comptons 34 étudiants réguliers répartis dans les trois cycles du cursus, 76 à distance préparant un diplôme dans ce cadre et 16 auditeurs libres au programme fourni. En d’autres termes, nous n’avons pas perdu, ni en rayonnement, ni en recrutement. Mieux, nous sommes en dette par rapport aux étudiants : leur confiance est notre justification.

On reproche parfois à l’Institut une baisse de qualité dans l’enseignement…

Il est sûr que nous pouvons faire mieux, particulièrement en termes de ressources pédagogiques. Une refonte des programmes a d’ores et déjà été entreprise. Une meilleure coordination des contenus est en cours. Une procédure d’évaluation sera installée. Notre maillage avec la mise en réseaux actuelle des universités à l’échelle nationale et européenne est à parfaire. Le chantier doit être permanent, bien sûr… Je crains toutefois que, parfois, on en vienne à mythifier un prétendu âge d’or.  Aujourd’hui, sur quatorze enseignants, dont six membres du clergé, nous disposons de huit docteurs, de deux agrégés et de trois doctorants qui occupent également d’autres fonctions significatives dans des universités, des centres de recherche, des instances œcuméniques, interreligieuses ou culturelles. Pour ma part, la diversité de provenances et d’expériences, d’approches et de talents de mes collègues m’épate. Mais, oui, eux comme moi, nous devons recevoir la critique pour ce qu’elle est, non seulement comme bienvenue, mais encore comme indispensable puisque c’est la notion de service qui nous réunit.

Économiquement parlant, où en êtes-vous ?

Ah, alors là, de manière indiscutable, dans la meilleure tradition de Saint-Serge ! C’est-à-dire en dessous du seuil de pauvreté. Plus sérieusement, après l’énorme malversation dont nous avons été victimes, nous n’avons plus de réserve financière. En attendant de la reconstituer, nous vivons très chichement, d’échéance en échéance, grâce à nos fidèles donateurs, à nos faibles revenus et à de drastiques économies. Pour votre information, les personnels,  enseignant et éducatif, ont accepté de réduire de moitié leurs émoluments et le plus haut salaire atteint un demi-smic mensuel, soit 570 euros par mois. Mais, pour la plupart, ils reçoivent moins et certains travaillent pour rien. Telle est la réalité. Elle ne nous fait pas peur. Pour autant, nous devons évoluer et nous rétablir. Les membres désormais plus diversifiés du Conseil d’administration nous y aident grandement avec des compétences qui jusque-là  faisaient défaut et ils renforcent ainsi nos capacités de prévision, de contrôle et de décision. La vérité est aussi que trop longtemps nous avons beaucoup demandé et peu démontré. C’est en nous réinventant, en créant des offres nouvelles et en étant plus proches de nos soutiens que nous gagnerons en stabilité et autonomie. Encore une fois, il nous faut nous ouvrir.

Est-ce pour ces raisons que vous quittez le 93 rue de Crimée, votre berceau historique ?

Non. Vous pouvez au contraire imaginer quel poids symboliquement grave revêt une telle décision. Elle répond à une situation d’urgence qui s’impose à nous et qui n’est pas de notre choix. Pour mémoire, le site appartient à l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale et est géré par la Société immobilière Serguievski Podvorie. L’Institut et la paroisse sont locataires mais le bail leur destine la charge financière des gros travaux. Or, la  malformation géologique des sols génère désormais une situation menaçante qui entraîne la détérioration accélérée de bâtiments déjà forts vétustes, le tout provoquant des injonctions des services préfectoraux avec le risque, à terme, d’une évacuation sous contrainte. Ni conflit, ni litige, donc. Tout simplement, l’Institut ne peut faire face aux coûts de rénovation estimés qui correspondent à plusieurs années d’exercices et dont la simple inscription budgétaire devrait causer, en bonne comptabilité juridiquement fondée, une incapacité à poursuivre l’activité au cas où les instances dirigeantes ne prendraient pas les décisions idoines. De quelque manière que l’on se saisisse du problème, nous sommes forcés de déménager. C’est malheureux, mais c’est ainsi.

Pour aller où ?

Diverses pistes sont à l’étude. Dès que l’option finale sera connue, je vous promets de la réserver en exclusivité à Orthodoxie.com.

Vous n’en direz pas plus ?

À grands traits, les dispositifs universitaires à localisations diverses constituent un modèle, la question de l’internat peut être assez facilement résolue et il nous importe par-dessus tout que la vie liturgique, fondement de notre mission théologique, puisse continuer à s’épanouir.  Mais, pour l’essentiel, il serait mortifère de confondre le maintien du patrimoine matériel, les pierres, et la sauvegarde du patrimoine immatériel, l’esprit. Par ailleurs, notez qu’en toute hypothèse, et ce n’est là qu’un paradoxe apparent, le fait que nous quittions le lieu peut permettre à la Société immobilière de mieux le préserver parce que nous libérons par-là, incidemment, son pouvoir d’initiative.  Enfin, c’est bien au terme d’une séquence historique que nous arrivons, mais non pas la fin de l’histoire de Saint-Serge que nous scellons. Le défi n’est pas nouveau. Il nous éprouve depuis quelques années maintenant. Qu’il se précise dans son caractère impératif peut être l’occasion d’une revivification inattendue.

Ce déménagement signifie-t-il un changement de statut ou d’orientation ?

Absolument pas ! C’est un transport physique, en rien un transit spirituel et encore moins un transfert ecclésial. Du point de vue du droit français et européen, l’Institut est un établissement d’enseignement supérieur privé dont l’autonomie est garantie et qui est donc libre de tout assujettissement qui relèverait de surcroît  du régime distinct, spécifique et cultuel de la loi de 1905. Pour autant, l’Institut s’inscrit résolument dans la vie et la communion de l’Église. Par sa genèse, il est lié à l’Archevêché ; par sa tradition, il a Mgr Jean de Charioupolis pour chancelier ; par sa vocation, il s’honore de subsister, comme l’Archevêché et comme Mgr Jean, dans le patriarcat œcuménique, auprès de Sa Toute Sainteté Bartholomée Ier, dans la fidélité à sa personne, à sa vision et à son action.  Pour nous, rien de tout cela n’est appelé à changer, dans tous les cas pas de notre volonté. Enfin, n’oublions pas que l’Institut a toujours été au service du plérôme orthodoxe dans le monde entier, que de nombreux hiérarques comptent parmi ses anciens étudiants, ne serait-ce qu’au sein de l’Assemblée des Évêques de France, Mgr Nestor, Mgr Joseph et, en premier lieu, le Métropolite Emmanuel qui en est le président. Il serait pour le moins curieux que l’on confonde un changement d’adresse avec un changement d’identité !

L’Institut compte cependant innover ?

Oui. Tout d’abord, et sans tarder, l’Institut doit intensément contribuer à la diffusion et à la réception de l’événement décisif qu’est le Saint et Grand Concile qui s’est tenu la Pentecôte 2016 en Crète. Pour le reste, il faudrait un autre entretien afin de détailler les perspectives que nous sommes en train de débattre, jauger et vérifier, mais dont certaines seront effectives dès la rentrée 2017-2018. On peut les rassembler en quatre grandes directions : la formation continue des orthodoxes par des programmes adaptés et décentralisés, d’abord celle du clergé en liaison avec l’épiscopat pour faire face à nos réalités, à commencer par l’encouragement aux vocations, mais aussi  celle du Peuple de Dieu qui a  de vifs besoins et de vraies attentes quant à son intelligence de la foi, et sans oublier une meilleure synergie avec les milieux monastiques pris dans leur spécificité ; l’ouverture soutenue à nos sœurs et frères préchalcédoniens des Églises orientales qui sont dans la tourmente ; l’expertise sur le fait religieux et les mondes orthodoxes à destination des interlocuteurs profanes qualifiés, publics ou privés ; l’action culturelle sur des thèmes qui nous sont propres, de spiritualité ou d’actualité, ainsi que des initiations artistiques, dont le chant liturgique et l’iconographie,  destinée à des publics plus mixtes. Ce sont là des directions, non un programme arrêté ou exhaustif. La certitude est que l’école canonique de théologie, qui reste l’épine dorsale, ne peut que bénéficier d’un environnement et d’un rayonnement plus large. Il va de soi que le dialogue œcuménique, qui est vital, et les dialogues interreligieux, principalement avec le judaïsme et l’islam où nous sommes tributaires d’un certain retard, participent plus que jamais de cette ambition. Nous reparlerons de tout cela en temps donné.

Un mot pour conclure ? 

Je ne vous ai rien dit de bien édifiant. Quoique selon toute vraisemblance je n’ai pas été élu à ce poste pour prêcher, mais pour réformer. Donc, et simplement, gratitude à ceux qui nous comprennent et nous accompagnent. Et, plus largement, à tous, un carême apaisé, recueilli,  priant sur le chemin de la Résurrection.         

Témoignage : “De la Terre Sainte à Liège en passant par la Bretagne : notre chemin vers l’Église”

Nous vous invitons à lire le témoignage d’Anne et Nicolas Van Cranenbroeck sur leur cheminement spirituel. Cet article a été publié dans Nadejda/Espérance (bulletin de la paroisse Saints Alexandre Nevsky et Séraphin de Sarov de Liège (N° 28, janvier-février-mars 2017).

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Ntre chrismation en l’église orthodoxe de Quimper (Bretagne) par le Père Yannick Provost.

“C’est le dimanche 28 août 2016 que nous avons été chrismés, Anne et moi, par le Père Yannick (Provost), recteur de la paroisse orthodoxe de Quimper (Bretagne) faisant partie de l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale, Exarchat du Patriarcat œcuménique de Constantinople. Ce fut l’aboutissement, pour moi, Nicolas, d’un long chemin remontant à mon enfance et qui m’a fait découvrir, étape par étape et avec la grâce de l’Esprit Saint, l’église orthodoxe.

C’est enfant que j’ai été pour la première fois en vacances avec mes parents et mon jeune frère dans le village voisin du monastère (catholique) bénédictin de Chevetogne. C’est là que j’ai visité avec admiration l’église byzantine avec ses merveilleuses fresques et ses icônes. C’est aussi à Chevetogne que mes parents m’ont offert ma première icône (que je conserve précieusement).

Nos familles respectives, à Anne et à moi, nous ont offert comme cadeau de naissance une Foi catholique vivante. Depuis notre mariage, le 29 mai 1982, nous avons essayé de continuer à la vivre de notre mieux, entourés des vivants et des défunts. Lors de la Révolution française, mes ancêtres paternels ont caché un prêtre. Ma famille maternelle a quitté Reims au début du XXème siècle pour revenir en Belgique afin de pouvoir continuer à élever les enfants dans la Foi. L’un de ces sept enfants est devenu Père Jésuite. Anne a eu la grâce d’avoir un oncle moine à l’abbaye trappiste Notre-Dame d’Orval.

Adolescent, j’ai pris conscience de la situation dramatique des chrétiens d’URSS et des pays communistes d’Europe de l’Est grâce la lecture des Cahiers du Samizdat, du mensuel Catacombes (dont le rédacteur en chef était Sergiu Grossu), du bulletin d’informations de l’Aide à l’église en Détresse (AED), association catholique internationale animée par le Père Werenfried van Straaten, et par les publications du Foyer Oriental Chrétien de Bruxelles. De la lecture à l’action, il n’y avait qu’un pas. C’est ainsi que j’ai signé des pétitions, envoyé des lettres et même manifesté devant l’ambassade d’URSS à Bruxelles avec Maman (je me souviens même des agents qui nous photographiaient avec des téléobjectifs depuis l’ambassade).

En même temps, j’ai écouté, parfois durant des soirées entières, les premiers 33 tours des chants liturgiques russes du monastère de Chevetogne.

Puis ce fut la rencontre avec l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne. À la fin de mes études secondaires, j’avais écrit un article élogieux dans la revue étudiante sur le livre Soljenitsyne, le croyant – lettres, discours, témoignages d’André Martin (1973) que j’avais lu sur les conseils de mes parents et fort apprécié. Dans l’édition suivante de la revue étudiante, un professeur, fortement influencé par l’idéologie marxiste, écrivait un article en réponse critiquant mes propos. Il y affirmait qu’Alexandre Soljenitsyne était un authentique communiste qui cherchait avant tout par ses écrits à réformer le socialisme. Piqué au vif par cette attaque à laquelle je ne m’attendais pas, j’ai alors décidé de lire les ouvrages du Prix Nobel de Littérature de l’année 1970. J’y ai découvert non seulement un grand homme mais aussi un grand chrétien orthodoxe. Alexandre Soljenitsyne m’a aussi fait palper ce que l’on appelle « l’âme russe ». C’est Alexandre Soljenitsyne, lors d’une émission de télévision Apostrophes avec Bernard Pivot, qui m’a appris ce qu’était le repentir orthodoxe : celui-ci repose sur la prise de conscience dans tout son être de son état de pécheur et sur la nécessité du retournement (metanoia) qui en découle pour revenir sans cesse dans la plus grande humilité à Dieu.

Le film d’Andreï Tarkovski consacré à Andreï Roublev (1966) m’a fasciné (je ne compte plus le nombre de fois que je l’ai ensuite revu, au cinéma ou en vidéo) et m’a ouvert un grand nombre d’autres portes grâce aux autres films de ce grand réalisateur russe. C’est lui également qui m’a confirmé l’importance du repentir pour un chrétien orthodoxe. C’est aussi le premier film que nous avons été voir ensemble, Anne et moi, lorsque nous étions fiancés.

Mes parents, catholiques pratiquants, m’ont toujours encouragé dans cette découverte de l’Orthodoxie. C’est grâce à eux que j’ai pu lire (et relire) les Récits d’un pèlerin russe. Et de là, je suis parti à la recherche de la Philocalie (l’Amour de la Beauté). La Prière de Jésus m’est alors devenue familière.

À la fin de l’année 2011, Maman (veuve depuis 1995) entend une présentation sur RCF (radio catholique française diffusée notamment en Belgique francophone) d’un nouveau livre consacré au monastère des sœurs orthodoxes de Solan dans le Gard (sud de la France) : Le Monastère de Solan – Une aventure agroécologique. Connaissant mon grand intérêt et mon engagement pour la protection de la nature et la sauvegarde de la création depuis 1973 mais aussi ma grande sensibilité pour l’Orthodoxie, Maman s’empresse de me signaler la sortie de presse de ce livre. Je l’achète immédiatement et je le lis et le relis.

Peu de temps après, je parle avec enthousiasme de ce livre à un collègue orthodoxe qui me dit avoir déjà été à Solan. En mars 2012, il me propose de nous rendre à deux à Solan en passant par le monastère (orthodoxe) de Saint-Antoine-le-Grand dans le Vercors, fondé par le Père Placide (Deseille), moine du monastère de Simonos Petra (Sainte Montagne de l’Athos). C’est alors que ma découverte de l’Orthodoxie s’est amplifiée et que ma vision du monachisme catholique actuel s’est ouverte sur une tradition infiniment plus ancienne et plus authentique (celle des Pères de l’église et des Pères du Désert). À Solan, j’ai eu l’occasion de rencontrer le Père Placide et de me procurer ses nombreux petits fascicules que j’ai lus et relus.

Le soleil que je voyais alors comme catholique était certes le soleil mais il était voilé et sa chaleur était amoindrie. Je commençais à percevoir que le soleil était en réalité plus lumineux et plus chaud que ce que je ressentais alors.

Puis, ce fut le grand cadeau de la Mère de Dieu et d’Anne : ce sont elles qui m’ont permis d’aller huit jours en pèlerinage à la Saint Montagne de l’Athos avec mon collègue orthodoxe et un autre collège catholique. Ce pèlerinage m’a profondément bouleversé (retourné au sens de la metanoia). L’église orthodoxe devenait de plus en plus tangible. N’ayant pas emporté de rasoir, j’ai laissé pousser ma barbe (je la porte toujours aujourd’hui). Je n’avais pas non plus emmené mon appareil photographique, préférant tout conserver en mon cœur, comme la Mère de Dieu.

Depuis ma première visite à Solan, Anne et moi avons pu correspondre par la voie postale (les sœurs n’utilisent en effet pas internet) avec la révérende Mère Hypandia, l’higoumène de cette belle communauté, et la spiritualité orthodoxe est encore devenue plus enthousiasmante, notamment grâce aux livres qu’elle m’avait conseillé de lire. Grand lecteur, d’autres nombreux beaux et bons livres m’ont permis de progresser dans la connaissance de l’Orthodoxie. Et internet m’a ouvert de nombreuses portes et fenêtres (et plus spécifiquement le site internet www.orthodoxie.com que je consulte chaque jour).

En août 2015, Anne et moi sommes partis passer quelques jours à Uzès dans le Gard, à proximité du saint monastère de Solan. Nous avons participé à la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création organisée depuis plus de deux décennies par les sœurs de Solan et l’association des Amis de Solan (dont nous faisons partie, Anne et moi). Cette association a pour objectif d’aider les sœurs dans leur démarche agroécologique et son président n’est autre que Pierre Rabhi, agriculteur bio, essayiste et poète français d’origine algérienne. La démarche de Solan m’a alors permis de découvrir, sur le terrain, l’engagement pris en 1989 par sa sainteté Dimitrios Ier, Patriarche œcuménique de Constantinople, en faveur de la Sauvegarde de la Création. C’est lui en effet, mû par l’Esprit Saint, qui a institué la Journée de prières pour la Sauvegarde de la Création le 1er septembre de chaque année, premier jour du nouvel an ecclésial (tout un programme). Et c’est seulement en 2015 que le Pape François a proposé aux catholiques de s’associer à l’église orthodoxe pour prier ensemble durant cette journée. Pour moi qui était et reste engagé en matière de protection de la nature et de sauvegarde de la création, la position précoce de l’église orthodoxe dans ce domaine m’a ouvert les yeux et le cœur sur sa solidité théologique, basée sur les saintes écritures tout autant que sur les Pères de l’église et sur les nombreux saints qui ont montré, durant leur vie, qu’il était possible de retrouver, sur terre, la création d’origine, celle qui existait avant la chute.

En décembre 2015, nous nous rendons, Anne et moi, dans une grande librairie catholique de Bruxelles pour y admirer l’exposition des sœurs orthodoxes du monastère Sainte-élisabeth de Minsk en Biélorussie. Nous les avions écoutées à plusieurs reprises lors de concerts en Belgique et connaissions leur remarquable engagement, à la fois spirituel et social. En échangeant avec une sœur parlant français sur mes lectures orthodoxes, celle-ci m’a demandé de manière très directe : « Mais pourquoi n’êtes-vous pas orthodoxe ? » Je lui ai répondu que l’Esprit Saint saurait bien m’indiquer le moment de ce choix car je ne voulais en aucun cas forcer mon épouse à me suivre.

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Mont des Oliviers (Jérusalem) – Avril 2016

Durant l’année 2015, grâce au site internet www.orthodoxie.com, j’apprends l’organisation par l’Archevêché des églises orthodoxes de tradition russe en Europe occidentale d’un pèlerinage orthodoxe en Terre Sainte en octobre de la même année. En prenant connaissance du programme, j’en ai aussitôt parlé à Anne en ces termes : « Regarde ce beau programme : nous sommes à présent pensionnés et si nous devons faire un jour ce pèlerinage, je pense que ce sera celui-ci. Mais serons-nous acceptés en tant que catholiques ? » La réponse du Père Yannick (Provost), organisateur et guide, ne s’est pas fait attendre : nous étions non seulement acceptés mais aussi fraternellement accueillis. Par suite des tensions sévissant à Jérusalem, le pèlerinage a été reporté de l’automne 2015 au printemps 2016, en plein Carême orthodoxe. C’est ce pèlerinage qui nous a ouvert les yeux du cœur et de l’âme : c’est en Terre Sainte, là où le Christ a vécu, que nous avons compris que l’église orthodoxe était réellement l’église indivise, celle qui a été fondée par le Christ sur ses apôtres, sur leurs successeurs et sur le peuple de Dieu. Les prières et la fraternité des pèlerins tout autant que celles des nombreux chrétiens orthodoxes rencontrés (dont des évêques, des prêtres, des moines, des moniales et de pieux fidèles) nous ont assurément menés sur ce chemin de vérité.

Au retour du vol Tel Aviv-Paris, au moment de nous séparer, plusieurs pèlerins ont été surpris d’apprendre que nous étions catholiques. Nous nous étions en effet faits tout petits, dans un profond respect mutuel.

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Rencontre des pèlerins avec le 9atriarche Théophile III de Jérusalem

Ce pèlerinage en Terre Sainte [1] restera l’un des moments les plus forts de notre vie. La présence du Père Yannick et de son épouse Anastasia, du Père Stephen (Headley), recteur de la paroisse de Vézelay, et de Monseigneur Jean de Charioupolis a contribué à ce retournement vécu en couple.

De retour en Belgique, nous avons été invités par une amie orthodoxe à participer à la Divine Liturgie du jour de Pâques célébrée par Monseigneur Jean de Charioupolis en l’église des Saints-Côme-et-Damien à Ixelles (Bruxelles) : nous avons vécu la fête des fêtes comme l’aboutissement de notre pèlerinage (lequel, rappelons-le, a eu lieu en partie en Carême).

Anne et moi n’avons ensuite pas dû nous parler beaucoup : l’illumination reçue en Terre Sainte était totalement partagée. Cependant, jamais je n’aurais voulu forcer Anne à me suivre dans la demande d’entrée en communion de l’église. Après avoir accepté il y a 34 ans de m’épouser et après avoir mis au monde nos deux enfants, Marie et François, Anne m’a fait un nouveau et magnifique cadeau en me proposant de demander notre entrée à deux dans la communion de l’église.

Lors de notre chrismation par le Père Yannick, nous étions entourés des paroissiens de Quimper, de notre fils François (notre fille Marie et son mari Jean-Michel n’avaient pu nous rejoindre) mais aussi de tous les pèlerins bretons de Terre Sainte. La « bonne odeur de l’Esprit Saint » s’est alors emparée de tout notre être et le soleil est enfin devenu brillant et chaud.

Nous avons choisi pour commencer notre vie de « bébés orthodoxes » (nous avons en effet beaucoup à découvrir et c’est une grande grâce) de nous insérer dans la paroisse russe de Liège. Et, cadeau du ciel, c’est Monseigneur Jean de Charioupolis qui est devenu de ce fait notre Archevêque. Merci au Père Guy (Fontaine) et au Père Alexandre (Galaka) mais aussi à tous les paroissiens de nous accueillir et de nous aider à poursuivre notre chemin qui mène à Dieu.

Merci aussi  à toutes celles et tous ceux qui nous ont conduits vers Dieu depuis notre Baptême : c’est dans le face à face qui suivra notre naissance au ciel que nous saurons tout ce que nous leur devons.

Nicolas Van Cranenbroeck

En la fête de saint Nicolas, le 6 décembre 2016″

[1] Monique De Vaere-Descamps en a parlé dans son article intitulé « Quelques jours en terre sainte – Pèlerinage organisé par notre archevêché » publié dans Nadejda/Espérance N° 26, juillet-août-septembre 2016, pp. 21 à 23.

Stage de chant liturgique francophone de tradition russe à Loisy (Ver-sur-Launette)

affiche_stageAvec la bénédiction de Monseigneur l’Archevêque Jean de Charioupolis, un stage de chant liturgique francophone de tradition russe est organisé par Wladimir Rehbinder en été 2017 :
Il se tiendra du 23 au 30 juillet 2017 à Loisy (60950 Ver / Launette, à 40 km au nord de Paris).
Il s’adresse d’une part :
1) aux choristes voulant apprendre ou approfondir leur connaissance des 8 tons ainsi que de la structure et de la composition des offices,
et d’autre part :
2) aux personnes qui veulent apprendre à diriger la chorale ou consolider leur savoir-faire.
Les animateurs seront Natacha et Élie Korotkoff de Caen, Cyrille Sollogoub de Paris, Olga Kolessnikow de Nice et Wladimir Rehbinder de Biarritz.
Le prix du stage est de 340€ par personne tout compris en pension complète (réduction à la demande et pour les étudiants).
Pour tout renseignement complémentaire et inscription s’adresser à Wladimir Rehbinder (wladrehb@free.fr), (06 72 27 51 95) ; 17 avenue de L’Ursuya, Bât D, 64100 Bayonne.

Visite du patriarche Cyrille de Moscou au cimetière orthodoxe russe de Sainte-Geneviève des Bois

Le patriarche Cyrille de Moscou a visité le cimetière orthodoxe russe de Sainte-Geneviève des Bois, le 5 décembre. Il a été accompagné de l’archevêque Jean de Charioupolis dont la cathédrale, Saint-Alexandre-Nevsky, se trouve rue Daru à Paris.

Allocution du patriarche (avec traduction française) :

Vidéo de la première liturgie à la cathédrale de la Sainte-Trinité à Paris

Aujourd’hui, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, a consacré la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris. À la liturgie, présidée par le patriarche Cyrille, ont assistéMgr Emmanuel (Patriarcat de Constantinople), Mgr Nestor (Sirotenko), évêque de Chersonèse, en charge des communautés du patriarcat de Moscou de l’Église orthodoxe russe en France, Suisse, Espagne et Portugal, Mgr Ignace (Patriarcat d’Antioche), Mgr Joseph et Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie), Mgr Jean de Charioupolis, Mgr Innocent de Vilnius et de Lituanie, Mgr Marc de Riazan et Mikhaïlovsk, Mgr Michel de Genève et d’Europe occidentale (Église russe hors-frontières), Mgr Serge de Solnetchnogorsk, Mgr Antoine de Bogorodsk. Parmi les personnes assistant à l’office se trouvaient Mme Svetlana Medvedev, épouse du premier ministre russe, M. Alexandre Orlov, ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, Mme Anne Hidalgo, maire de Paris. Le compte-rendu sur le site de l’hebdomadaire Le Point, un autre compte-rendu.

Ci-dessous la vidéo de l’évènement, la retransmission en direct de la chaîne de télévision KTO.

La fête de saint Dimitrios à Istanbul

14732154_2205942016296973_4490709742573333541_nLe patriarche œcuménique Bartholomée a présidé mardi 25 octobre l’office des vêpres en l’église Saint-Dimitrios de Tatavla (Kurtuluş) à l’occasion de la fête de saint Dimitri célébrée le 26 octobre. Ont assisté à cet office les métropolites Cyrille d’Imvros et Ténédos, Méliton de Philadelphie, Dimitrios de Sébaste et Athénagoras de Kydoniai, ainsi que l’archevêque Jean de Charioupolis, en visite à Istanbul. A l’issue de l’office, des discours ont été prononcés par le métropolite Gennade de Sasimes, vicaire patriarcal pour le district de Tatavla, le patriarche et, à la demande de ce dernier, l’archiprêtre Alexandre Fostiropoulos, prêtre à Londres. Enfin, une réception a eu lieu dans la salle de l’ancienne école communautaire qui se trouve près de l’église, au cours de laquelle Dimitrios Zotos, président du conseil paroissial, a présenté le rapport annuel de la paroisse ainsi qu’au nom de tous les présents des vœux de longévité au patriarche, à l’occasion du 25e anniversaire de son élection au siège de Constantinople (22 octobre 1991).

Saint Dimitrios de Tatavla, une des trois églises dédiées à ce saint dans le diocèse de Constantinople, est une grande basilique représentative de celles construites à la fin du 18e et au début du 19e siècle. Situé dans un quartier habité par excellence par la communauté orthodoxe d’Istanbul, qui comptait autrefois près de 40000 fidèles (à peu près le tiers des orthodoxes résidant à Istanbul), Saint-Dimitrios continue d’être une des paroisses les plus importantes et les plus vivantes du diocèse de Constantinople d’aujourd’hui, malgré la diminution très sévère de la population orthodoxe dans cette ville.

Source (dont photographie): Fanarion (1)

La séance solennelle de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge – le samedi 15 octobre

La séance solennelle de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge (93, rue de Crimée, Paris 19e) aura lieu le samedi 15 octobre à 14h00 dans ses locaux, sous la présidence de son Eminence l’archevêque Jean de Charioupolis. À l’ordre du jour :

  • Compte-rendu de l’année universitaire 2015-2016 par l’Archiprêtre Nicolas Cernokrak, doyen de l’Institut
    Discours académique prononcé par Sophie STAVROU, professeur de l’Institut, sur le thème : «L’étude du grec : un réveil de la conscience théologique»
  • suivi du vin d’honneur

Radio: “Œcuménisme hésitant entre orthodoxes”, une émission de la Radio télévision suisse

27717343921_55593ebef6_zBernard Le Caro, Antoine Arjakovsky, Mgr Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie et Mgr Jean de Charioupolis ont participé hier à une émission de la Radio télévision suisse (RTS) sur le Concile panorthodoxe en Crète et ses résultats. Le podcast audio de l’émission peut être écouté sur cette page.

Photographie prise le 20 juin lors de la première séance

Une déclaration de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale concernant la tenue du Concile panorthodoxe

logo-fraterniteLe 5 juin à Bruxelles, à la suite d’une réunion sur le Concile panorthodoxe, présidée par l’archevêque Jean de Charioupolis, la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale a rédigé une déclaration sur la tenue du Concile. Elle est en ligne sur cette page et ici au format PDF.

Photographie (ci-dessus) prise lors du congrès de la Fraternité à Bordeaux (avril-mai 2015)

L’Assemblée des évêques orthodoxes du Royaume-Uni : « La réunion du saint et grand Concile est d’une importance majeure »

« Nous considérons qu’il est d’une importance majeure que tous les efforts soient déployés, de sorte que le saint et grand Concile se réunisse et montre au monde l’unité conciliaire de l’Église ». C’est ce que mentionne le communiqué rédigé par l’Assemblée des évêques orthodoxes de Grande-Bretagne et d’Irlande. La séance de travail de l’Assemblée a eu lieu le samedi 4 juin à Londres. L’événement a été hébergé, avec la bénédiction de S.E. Mgr Joseph, métropolite orthodoxe roumain de l’Europe occidentale et méridionale, par la paroisse orthodoxe roumaine Saint-Georges dans la capitale britannique. À l’ordre du jour de l’Assemblée figurait entre autres le saint et grand Concile. La séance de travail a été précédée par la divine liturgie. L’office a été célébré par S.E. Mgr Grégoire, archevêque de Thyatire et de Grande-Bretagne (Patriarcat œcuménique), S.E. Mgr Élisée, archevêque de Souroge (Église orthodoxe russe), S.E. Mgr Jean, archevêque de Charioupolis (Archevêché des églises russes en Europe occidentale. Patriarcat œcuménique), S.E. Mgr Athanase de Tropaios, évêque-vicaire de l’archevêché de Thyatire et de Grande-Bretagne, et S.E. Mgr Ignace de Mureş, évêque-vicaire du diocèse d’Espagne et du Portugal (Église orthodoxe roumaine). En ce qui concerne le saint et grand Concile, l’Assemblée des évêques orthodoxes en Grande-Bretagne et en Irlande a publié, sur l’initiative de S.E. Mgr Ignace, le communiqué suivant : « Nous, Assemblée des évêques orthodoxes de Grande-Bretagne et d’Irlande, réunis en la paroisse orthodoxe roumaine de Londres, conformément à nos statuts, avons appris avec profonde inquiétude les évolutions récentes qui mettent en danger la convocation du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. Concélébrant aujourd’hui dans l’esprit de l’unité et de l’amour, nous considérons d’importance majeure que tous les efforts soient déployés, de sorte que le saint et grand Concile se réunisse et montre au monde l’unité conciliaire de l’Église. Dans une période d’incertitude, les chrétiens orthodoxes considèrent le saint et grand Concile comme une affirmation vitale d’espoir. Aussi, nous appelons tout le clergé et le peuple orthodoxe de nos diocèses à élever des prières ferventes pour que soient surpassés tous les obstacles et que l’Esprit Saint œuvre de façon que nos Églises-mères se rencontrent dans l’unité du Christ ».

Source

Liste de la délégation du Patriarcat œcuménique au saint et grand Concile de l’Église orthodoxe

En date du 26 mai, le secrétariat du Patriarcat œcuménique a publié la liste de sa délégation au saint et grand Concile, comme suit :
• Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Mgr Bartholomée, président du saint et grand Concile
• S.Em. l’archevêque de Carélie et de toute la Finlande, Mgr Léon
• S.Em. le métropolite de Tallinn et de toute l’Estonie, Mgr Stéphane
• S.Em. le métropolite-doyen de Pergame, Mgr Jean
• S.Em. l’archevêque-doyen d’Amérique, Mgr Dimitri
• S.Em. le métropolite d’Allemagne, Mgr Augustin
• S.Em. l’archevêque de Crète, Mgr Irénée
• S.Em. le métropolite de Denver, Mgr Isaïe
• S.Em. le métropolite d’Atlanta, Mgr Alexis
• S.Em. le métropolite des Îles des Princes, Mgr Jacques
• S.Em. le métropolite de Proikonissos, Mgr Joseph
• S.Em. le métropolite de Philadelphie, Mgr Méliton
• S.Em. le métropolite de France, Mgr Emmanuel
• S.Em. le métropolite des Dardanelles, Mgr Nicétas
• S.Em. le métropolite de Detroit, Mgr Nicolas
• S.Em. le métropolite de San Francisco, Mgr Gérasime
• S.Em. le métropolite de Kisamos et Selinon, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Corée, Mgr Ambroise
• S.Em. le métropolite de Sélybrie, Mgr Maxime
• S.Em. le métropolite d’Adrianoupolis, Mgr Amphiloque
• S.Em. le métropolite de Diokleia, Mgr Calliste
• S.Em. le métropolite de Hiérapolis, Mgr Antoine, chef des orthodoxes ukrainiens aux États-Unis
• S.Em. l’archevêque de Telmessos, Mgr Job, représentant permanent du Patriarcat œcuménique auprès du Conseil œcuménique des Églises
• S.Em. l’archevêque de Charioupolis, Mgr Jean, chef de l’Exarchat patriarcal des paroisses de tradition orthodoxe russe en Europe occidentale
• S.Exc. l’évêque de Nysse, Mgr Grégoire, chef des orthodoxes carpathorusses aux États-Unis
Conseillers spéciaux :
– S.Exc. l’évêque de Christoupolis, Mgr Macaire (Estonie)
– Révérendissime archimandrite Tykhon, higoumène du Monastère de Stavronikita au Mont Athos
– Révérendissime archiprêtre du Trône œcuménique Constantin Myron (Allemagne)
– Très révérende moniale Théoxenie, higoumène du Monastère de la Source Vivifiante, Chryssopigi Chania
– M. Pantéléimon Vingas, grand chartophylax de la Sainte Grande Église du Christ (Constantinople)
– Mme Élisabeth Prodromou, professeur (États-Unis)
– Révérendissime archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire en chef du Saint Synode (de Constantinople), secrétaire (personnel) du patriarche œcuménique

Source

Vidéo de l’assemblée générale constitutive de la Fraternité Saint-Luc de Crimée – 26 mars

C’est à Paris, dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe assurances, que l’assemblée générale constitutive de la Fraternité Saint-Luc de Crimée s’est déroulée le 26 mars dernier. Plus de 40 médecins et professionnels de santé, ainsi que Mgr Jean de Charioupolis et Mlle Roxana Iliescu – attachée en affaires sociales auprès de l’Ambassade roumaine à Paris, ont participé à la présentation de l’association qui a pour but “de créer un réseau d’information, d’entraide et de communication entre les professionnels de santé selon les principes de la bioéthique médicale chrétienne orthodoxe afin d’améliorer la prise en charge des patients, tant médicalement que psychologiquement”. Le Dr. Marc Andronikof, chef de service des urgences de l’hôpital Antoine Béclère à Clamart et auteur de plusieurs livres et articles sur les questions de bioéthique, est également intervenu en tant qu’invité spécial. Nous vous invitons à regarder l’enregistrement vidéo de l’évènement.

Mgr Jean élu candidat à l’élection canonique de l’archevêque de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

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Mgr Jean de Charioupolis

L’assemblée générale extraordinaire de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale a élu comme candidat à l’élection canonique de l’archevêque Mgr Jean de Charioupolis. Les résultats de l’élection : 182 votants dont 173 exprimés. Mgr Jean a obtenu 150 voix,  père Porphyre 23. Selon l’article 44 des statuts de l’Archevêché : “Le résultat du vote de l’AGE est certifié par écrit par le bureau de l’AGE et ensuite transmis par l’intermédiaire du locum tenens au Saint-Synode qui procède à l’élection canonique en tenant compte du vote de l’assemblée générale extraordinaire”. D’après nos sources, le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople devrait se réunir les 19 et 20 avril prochains. Pour visualiser l’album de photographies de l’assemblée, cliquez ICI !

Deux candidats à l’élection de l’archevêque de l’Archevêché des paroisses orthodoxes russes en Europe occidentale

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Conseil de l’Archevêché des paroisses orthodoxes russes en Europe occidentale a dévoilé les noms des candidats à l’élection de l’archevêque prévue le 28 mars 2016 : Mgr Jean de Charioupolis et le hiéromoine Porphyrios (Plant) de la paroisse du Saint-Prophète-Élie à Exeter (Grande-Bretagne). Conformément aux Statuts et au Tomos qui régissent l’Archevêché, ces candidatures ont été soumises à l’approbation du Saint Synode du Trône œcuménique, précise le communiqué.

Une convention de mécénat au profit de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge

Vendredi 18 décembre dernier, Henri Brichoux, directeur général de la Mutuelle Saint-Christophe assurances, a signé une convention de mécénat avec le Fonds de dotation « Institut de la culture et de la pensée orthodoxe Saint-Serge ». Ce dernier, créé en 2010, a pour objet de développer l’enseignement de la pensée orthodoxe. Cette aide financière, qui s’élève à 30 000 €, a pour but d’aider l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge qui traverse actuellement une crise sans précédent. La signature a eu lieu dans les locaux de l’Institut Saint-Serge, en présence de Mgr Jean, évêque de Charioupolis, vicaire patriarcal et locum-tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale. Ainsi, la Mutuelle Saint-Christophe s’est montrée une fois de plus, partenaire des institutions orthodoxes en France. Depuis plus de 10 ans, elle est coorganisatrice et partenaire, notamment avec Orthodoxie.com, de différents événements orthodoxes. Elle a accueilli dans ses locaux, situés en plein cœur de Paris, le 1er et le 2e Salon du livre orthodoxe en France, mais aussi des conférences, des expositions et des films orthodoxes et a ainsi permis au public français de découvrir la richesse de la tradition orthodoxe et la présence créative de l’Église orthodoxe en France et ailleurs. Elle accueillera le samedi 9 avril prochain, la troisième édition du Salon du livre orthodoxe.

Messages pour la fête de la Nativité

noelCliquez sur les liens suivants pour lire les messages en français pour la fête de la Nativité: du patriarche oecuménique Bartholomée, du patriarche Jean X d’Antioche, du métropolite Tikhon de l’Église orthodoxe en Amérique, du métropolite Stéphane de Tallinn et de toute l’Estonie, du métropolite Emmanuel pour l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, du métropolite Joseph, de l’évêque Jean de Charioupolis.

Source de l’icône de la Nativité (Novgorod, fin XVe): Pages orthodoxes

Belgique: sacre de l’évêque Pierre de Troas

DSC_1204Le dimanche 8 novembre, a eu lieu l’ordination de l’évêque Pierre de Troas, évêque auxiliaire de la Métropole grecque orthodoxe de Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, en la cathédrale des Saints-Archanges à Bruxelles. La liturgie a été présidée par le métropolite Athénagoras de Belgique en concélébration avec les métropolites Alexandre de Madineia et Kynouria, Chrysostome de Patras (Église de Grèce), Ignace d’Europe occidentale (Patriarcat d’Antioche), les archevêques Simon de Belgique (Église de Russie), Job de Telmessos, et les évêques Dosithée de Belgique (Eglise de Géorgie), Bartholomée d’Arianzos (Patriarcat œcuménique), Porphyre de Néapolis (Église de Chypre), Chrysante de Kernitsa (Église de Grèce) et Jean de Charioupolis. Un album de photographie est proposé ici.

Source: Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Un compte rendu de la synaxe des hiérarques du Patriarcat oecuménique

11984421_10206598917478852_1946156944_oLes métropolites Emmanuel de France et Athénagoras de Belgique, l’archevêque Job de Telmessos et l’évêque Jean de Charioupolis ont participé à la synaxe des hiérarques du Patriarcat œcuménique du 29 août au 2 septembre à Istanbul. Un compte rendu en français est proposé sur cette page.

Photographie: Fanarion

Plusieurs évêques orthodoxes ont participé aux festivités du 75e anniversaire de la communauté de Taizé

8145966-12711113Mgr Nestor de Chersonèse, Mgr Marc (Métropole roumaine), Mgr Jean de Charioupolis et deux autres évêques orthodoxes (Patriarcat de Serbie et Église de Grèce) ont participé au 75e anniversaire de la communauté de Taizé. Mgr Nestor a lu un message du métropolite Hilarion de Volokolamsk dont on peut trouver ici la traduction française. Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, était aussi parmi les nombreux présents.

Sources: diocèse de Chersonèse (photographies, dont celle ci-jointe), Taizé

Le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale (Bordeaux, 30 avril-3 mai)

Affiche_Frat_2015Ci-dessous: le compte rendu du XVe Congrès orthodoxe d’Europe occidentale, organisé par la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui s’est déroulé à Bordeaux du 30 avril au 3 mai (programme, reportage de FR3, vidéos, photographies).

Un événement panorthodoxe : le XVe Congrès orthodoxe
en Europe occidentale
(Bordeaux, 30 avril – 3 mai 2015)

Du 30 avril au 3 mai 2015 s’est tenu à Bordeaux, sous l’égide de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF), le XVe Congrès orthodoxe en Europe occidentale. Cette quinzième édition, depuis le premier congrès de 1971, a rassemblé près de 600 participants de divers diocèses orthodoxes, venus des pays d’Europe occidentale et au-delà, pour un partage commun sur le thème de la condition des chrétiens « pleinement dans le monde, mais pas de ce monde ». Quatre conférences plénières, trois tables rondes et une quarantaine d’ateliers ont permis d’approfondir la question, ainsi que des temps de prière et une soirée d’hommage consacrée à la mémoire du père Cyrille Argenti.
Le congrès a débuté le vendredi 1er mai par la divine liturgie qui a d’emblée donné le ton de l’événement : un rassemblement de fidèles très divers puisant son unité à la table eucharistique. Nicolas Behr, au nom de la Fraternité orthodoxe en Europe occidentale, qui était organisatrice de l’événement, a ensuite souhaité la bienvenue à l’ensemble des participants. Des messages de soutien envoyés par plusieurs évêques retenus ailleurs ont été lus à cette occasion : le métropolite de France, Mgr Emmanuel, président de l’AEOF, soulignait notamment que le chrétien est appelé à devenir médiateur entre le visible et l’invisible ; le métropolite de Belgique Mgr Athénagoras, dans un message long et chaleureux adressé aux congressistes, rappelait pour sa part qu’il avait participé à tous les congrès orthodoxes précédents, « lieux d’expériences fabuleuses et combien enrichissantes » et que sa personnalité avait été « forgée » par les « grands personnages » qu’on y entendait ; quant à l’archevêque Job (Exarchat des paroisses de tradition russe), il a mis l’accent sur la dimension panorthodoxe d’un tel rassemblement, appelant les participants à être des « éléments constructifs » dans l’Église.
Le premier conférencier, le père Jean Gueit, recteur de la paroisse Saint-Hermogène (Marseille), professeur émérite de droit (Université d’Aix-en-Provence) et aumônier de la Fraternité orthodoxe, a axé sa réflexion sur l’adage patristique « Dieu s’est fait homme pour que l’homme devienne Dieu ». Il a introduit la problématique du congrès en montrant que le mode de fonctionnement de l’humanité est marqué par des polarités conflictuelles de plus en plus violentes et mortifères. Seule l’élaboration du droit et l’organisation d’un pouvoir politique rendent possible la vie en société. Mais Dieu dépasse cette conflictualité en nous réconciliant avec nous-mêmes et avec le cosmos. Pour conclure, le père Jean a insisté sur la force libératrice de l’Esprit Saint face à toute forme d’autoritarisme : l’Eglise n’est pas un carcan mais le corps du Christ ressuscité.
Dans l’après-midi, la deuxième session plénière fut l’occasion d’accueillir à la tribune le professeur Assaad Kattan (Université de Münster), théologien laïc du Patriarcat d’Antioche, spécialiste de l’interprétation des Pères de l’Église et du dialogue entre christianisme et islam. Dans son allocution intitulée « Pour une théologie orthodoxe contre la démission », Assaad Kattan a appelé à un renouveau créatif de la théologie qui permette d’établir des ponts entre la réalité actuelle post-moderne et le vécu ecclésial. Le théologien a souligné trois aspects : la nécessité de revenir à une interprétation dynamique de la tradition ecclésiale, permettant d’en dégager le message essentiel sous ses formes transitoires, l’importance d’avoir une approche théologique qui valorise la raison, enfin l’urgence de développer de nouveaux modes de lecture des textes au fondement de la tradition.
Une série d’ateliers a ensuite permis aux participants de réfléchir sur des questions aussi diverses que le rapport entre psychothérapie et paternité spirituelle, la transmission de la foi en famille, la vie du chrétien en entreprise, le dialogue entre islam et christianisme, etc. En soirée, un hommage au père Cyrille Argenti devait rappeler, au fil des témoignages, combien cet artisan de la Fraternité orthodoxe, ardent promoteur d’une orthodoxie francophone et du dialogue œcuménique, fut avant tout un grand et authentique pasteur, s’efforçant de conduire vers le Christ les nombreuses personnes qui sollicitaient son aide.
Après l’office des matines, la deuxième journée du congrès (samedi 2 mai) s’est ouverte sur la troisième session plénière la conférence de Mgr Stéphane, primat de l’Église orthodoxe d’Estonie (autonome au sein du Patriarcat œcuménique de Constantinople). Celui-ci, dans une riche méditation, s’est demandé comment les chrétiens, en particulier orthodoxes, peuvent trouver des repères entre un Occident en pleine décroyance et le fanatisme montant au Proche-Orient et en Afrique. Il a montré que de cette tension peuvent naître les conditions d’une nouvelle rencontre authentique du monde avec l’Évangile. Mais, a-t-il souligné, « seule une pastorale de communion peut émouvoir la société sécularisée » en faisant redécouvrir à l’homme une réalité secrète qui ne peut que se contempler et en rappelant à la société son sens de l’amour.
Une seconde série d’ateliers a suivi cette conférence plénière. Puis, en début d’après-midi, s’est tenu un temps de prière œcuménique à l’intention des chrétiens d’Orient persécutés. Ce moment d’une grande ferveur a rassemblé, outre les participants au congrès, divers représentants religieux, notamment Mgr Laurent Dognin, l’évêque auxiliaire catholique de Bordeaux, tous unis dans une même prière pour les martyrs de notre temps.
Trois tables rondes simultanées se sont ensuite déroulées : la première, intitulée « Que peut-on attendre du futur concile panorthodoxe ? », et animée par Michel Stavrou (Institut Saint-Serge), avait pour intervenants le père Dimitrios Bathrellos (Athènes), Pierre Sollogoub (Fraternité orthodoxe en Europe occidentale) et le père Alexis Struve (Nantes, Kiev). Elle a permis de faire le point sur la préparation du concile panorthodoxe à venir et sur les attentes qu’il suscite. Les intervenants ont souligné le peu d’informations diffusées auprès du peuple de Dieu et la prise de conscience encore faible de l’importance de cet événement en gestation. La deuxième table ronde,  consacrée à « la psychologie contemporaine et les Pères de l’Église » et menée en anglais par le diacre Michael Bakker (Pays-Bas), avait pour intervenants Christine Artiga, psychothérapeute (Bordeaux), Silouane Deutekom (Orthodox Peace Fellowship) et Matthieu Sollogoub, professeur de chimie moléculaire (Université Pierre-et-Marie-Curie, Paris VI). Intitulée « Questions actuelles d’éthique », la troisième table ronde, sous la houlette du père Christophe D’Aloisio (Institut Saint-Jean-le-Théologien, Bruxelles) et avec la participation de l’évêque Jean de Charioupolis (Genève, Paris), du docteur Denys Clément (Paris) et de la psychologue Nathalie Victoroff (Paris), a abordé quelques questions éthiques telles que l’interruption médicale de grossesse, la fin de vie, la sexualité… Cette table ronde fut l’occasion de rappeler qu’il convient de ne pas sacraliser la vie au détriment de la personne et qu’un travail de formation des pasteurs comme des fidèles est indispensable pour que l’Église puisse relever les défis éthiques posés par le monde contemporain. Des vigiles festives, chantées en anglais, français, roumain, arabe, grec, ont clôturé cette seconde journée.
Le dimanche 3 mai, 3e jour du congrès, la divine liturgie a été présidée par le métropolite Stéphane d’Estonie auquel se sont joints Mgr Marc (Métropole roumaine) – qui a prononcé une belle homélie sur la guérison du paralytique – et Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique). À l’issue de cette célébration de tonalité pentecostale, Mgr Stéphane a qualifié ce moment de sommet du congrès et a laissé voir son émotion devant cette assemblée orthodoxe occidentale à laquelle il s’est dit lié par de profondes attaches spirituelles, faisant siennes ses joies et ses peines.
La dernière conférence plénière, prononcée par le théologien laïc grec Thanasis Papathanassiou, ayant pour thème « Quand l’idolâtrie séduit et mène à une Église sans mission », fut un appel à se mettre à l’écoute de l’Esprit Saint pour faire de la vie chrétienne bien plus qu’une simple observance de rites. Le théologien a souligné le danger de croire qu’on peut posséder le Dieu vivant dans l’Église, transformant ainsi la foi en idolâtrie et faisant des prêtres une caste chargée d’administrer seule l’Église. Il importe de toujours se souvenir que la lex credendi (règle de foi) et la lex orandi (règle de prière) sont ancrées dans la lex sequendi : appel à « suivre le Christ nu » (saint Colomban). Car l’homme est appelé à être image de Dieu et non idole, ce ne sont pas les autels de pierre qui importent mais les autels vivants.

Ces trois journées de réflexion, de dialogue, de prière, d’échanges informels – notamment avec le métropolite Stéphane d’Estonie, Mgr Jean de Charioupolis (Patriarcat œcuménique), Mgr Marc (Patriarcat de Roumanie, Bordeaux) et Mgr Nestor (Patriarcat de Moscou, Paris) – ont offert des moments de fraternité intense, qui ont permis de partager une véritable communion ecclésiale, respectueuse de la riche diversité des personnes, de leurs multiples ancrages juridictionnels et points de vue, tout en leur donnant de vivre pleinement leur unité en Christ. La joie de la Résurrection n’a cessé d’être proclamée, chantée et vécue durant ce congrès, sans perdre de vue la réalité de la situation des chrétiens au cœur du monde, invitant chacun à répandre à sa manière cette joie, une fois rentré dans son cadre de vie quotidien. Les Actes de ce congrès (textes de conférences et rapports d’ateliers et de tables rondes) seront publiés prochainement dans la revue orthodoxe Contacts (www.revue-contacts.com). Les non-abonnés peuvent commander à l’avance ce volume en envoyant un chèque de 13 € à : Revue Contacts, 61 allée du Bois du Vincin 56000 Vannes.

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Le Dimanche de l’orthodoxie au Centre orthodoxe de Chambésy (Suisse)

Orthodoxias sto SampesyDimanche 1er mars, une célébration interorthodoxe a eu lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique à Chambésy (Genève) à l’occasion du Dimanche de l’orthodoxie. La liturgie a été présidée par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre, entouré de l’évêque Macarios de Lampsaque, évêque vicaire de la métropole de Suisse, et de plusieurs prêtres représentant les différentes communautés orthodoxes de Genève. L’évêque élu Jean (Renneteau) de Charioupolis, assistait également à cette célébration, à laquelle ont participé quatre chorales (grecque, française, russe et roumaine). Au cours de la liturgie, le métropolite Jérémie a ordonné au diaconat Christos Tsamis qui a reçu le prénom Photios. Le nouveau diacre est titulaire d’une licence en théologie orthodoxe de la Faculté de théologie d’Athènes et d’un master de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe de Chambésy où il poursuivra ses études en cycle doctoral.

Sources: Fanarion (dont photographie), Amen, Romfea

L’archimandrite Jean Renneteau est élu évêque auxiliaire du patriarche œcuménique et mis à la disposition de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale relevant dudit Patriarcat

Le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique s’est réuni sous la présidence du patriarche Bartholomée du 11 au 13 février. Durant cette session, tous les sujets retenus à l’ordre du jour ont été examinés et les décisions relatives à celui-ci ont été prises. Lors de la dernière session, sur la proposition du patriarche œcuménique Bartholomée et par les suffrages canoniques du Saint-Synode en la cathédrale patriarcale, le révérendissime archimandrite du trône œcuménique, le père Jean Renneteau, recteur de la paroisse francophone Sainte-Catherine et Sainte-Trinité de Genève, du diocèse métropolitain de Suisse, a été élu à l’unanimité évêque auxiliaire auprès du patriarche œcuménique, avec le titre de l’évêché jadis florissant de Charioupolis. Le patriarche mettra le nouvel évêque à disposition de l’Exarchat patriarcal des églises orthodoxes en Europe occidentale de tradition russe, pour ses nécessités. À la fin de cette session, des allocutions ont été échangées entre le métropolite de Chicago Jacques, de la part des membres sortants du Saint-Synode et le Patriarche œcuménique, à l’occasion du terme de la présente période synodale.

Source

Les 20 ans du skite Sainte-Foy

skite_ste_foy    Le jeudi 6 octobre sous la présidence de l’archevêque Jean de Charioupolis, le hiéromoine Gérasime, frère Joseph et sœur Enimie  ont fêté les 20 ans de la fondation du skite Sainte-Foy à Saint Julien-des-Points.

De nombreux religieux ont participé à cette émouvante cérémonie dont l’évêque de Mende, monseigneur François (Jacolin), l’archiprêtre Nicolas (Rehbinder) de Paris, l’archiprêtre Jean (Gueit) de Marseille, l’higoumène Jean (Vesel) de Montauban, mère Anne du monastère de Bussy, mère Myriam du Mont des Oliviers à Jérusalem, mère Elizabeth prieure du monastère cistercien de Cabanoule, l’archiprêtre Hervé d’Alès, le frère Jean-Régis, prémontré de Conques, des représentants de l’État, Marie-Paule Demiguel, représentant le préfet de Lozère, le député Morel-A-L’huissier, madame Roturier, conseillère municipale, représentant le maire de Saint-Julien-des-Points, Matthieu Dollfus du PNC, des acteurs, des artistes, des peintres, des musiciens, des écrivains dont Anna Davidenkoff et des membres des académies de Nîmes, Etienne Van Houtte, président de la Fraternité Saint-Martin. De nombreux orthodoxes de Mende, Langogne, Alès, Vallée Française… de la région ou de plus loin : Avignon, Montpellier, Nice, Toulouse, Paris… et des habitants des villages des alentours. Tous ces amis du skite sont venus pour participer à l’anniversaire des 20 ans de la fondation.

La journée a débuté à 9h au parking qui a subi rapidement un embouteillage, le colonel Parga de la Légion étrangère s’est occupé du stationnement des voitures. A 10h dans une église comble l’archevêque Jean a fait son entrée solennelle, puis s’installa sur le trône épiscopal,  les prêtres concélébrants reçurent sa bénédiction puis la divine liturgie pontificale a commencé. Le chef de chœur Wladimir Rehbinder de Biarritz dirigeait la chorale avec la soprano venue de Moscou Catherina, le contre-ténor Samuel Cattiau de Valence, la basse père Jean,  le baryton frère Joseph. Les chants en slavon et en français se sont succédés dans une mélodie priante et paisible. L’archevêque, en s’inspirant de la vie de sainte Foy, a donné un enseignement vivant sur la foi chrétienne et a invité les fidèles à  témoigner face à un monde en souffrance.

    Vers 11h 30 de nombreux voisins sont arrivés pour partager les agapes dans le parc. Les matouchkas russes avaient préparé des pirochkis, des blinis recouvertes de petits terrines à base de tarama, houmous, tahin, yaourt aux herbes et bien sur caviar…d’aubergines ! Il y avait aussi des produits cévenols : pâté de campagne, pélardon, saucisson, tapenade, brandade, pizza du boulanger du village, pastis, carthagène …

La mairie de Saint-Julien a prêté des bancs et une cafetière pouvant préparer plus des 100 tasses de café, de nombreux bénévoles s’activèrent pour qu’un pique-nique géant soit organisé. L’archevêque s’est installé dans le réfectoire du monastère avec l’évêque de Mende, le député de Lozère, les prêtres, les religieuses et quelques fidèles pour déguster un délicieux couscous au poisson préparé par un cuisinier d’Avignon Monsieur Kardous. Le député Morel-A-L’huissier a donné un vibrant témoignage sur la nécessité de retrouver le sens du partage dans ce monde divisé.

Un ouvrage de 108 pages Fondation du skite Sainte-Foy en Cévennes (en ligne ici au format pdf) raconte les événements, les combats, les joies qui ont jalonné cette fondation. De nombreuses illustrations montrent divers lieux du skite avant et après. Quelques photos artistiques témoignent de la foi simple des moines qui redécouvrent la majesté du simple dans les gestes du quotidien. Vous pouvez commander l’ouvrage directement au monastère pour le prix de 15€ + port.

Skite Sainte Foy 48160 Saint-Julien-des-Points – Tél : 04 66 45 42 93 . Site internet.

“Une rue Mère Marie Skobtsov à Paris” d’Hélène Arjakovsky-Klépinine

P1160080Le 31 mars, lors de l’inauguration de la rue Mère Marie Skobtsov à Paris, dans le 15e arrondissement, Mgr Jean de Charioupolis a lu (photographie) une lettre d’Hélène Arjakovsky-Klépinine, fille du saint père Dimitri Klépinine, intitulée “Une rue Mère Marie Skobtsov à Paris“. Pour prendre connaissance de ce texte, cliquez ici.

Trois évènements à Paris consacrés à Mère Marie Skobtsov

Mere_MarieLes samedi 19 et dimanche 20 mars l’Action chrétienne des étudiants russes- Mouvement de jeunesse orthodoxe (Acer-Mjo) organise en la paroisse Saint-Séraphin de Sarov – située 91, rue Lecourbe, Paris 15ème deux journées consacrées à sainte Marie de Paris (photographie ci-contre) artiste au cœur “d’un monde qui brûle » Le programme et la présentation de ces deux journées se trouvent sur cette page.

Le mercredi 23 mars à la mairie de Paris une conférence se tiendra sur « Marie Skobtsov dite Mère Marie , moniale russe, résistante déportée et gazée à Ravensbrück le 31 mars 1945, Juste parmi les nations » : Cette conférence est organisée avec le soutien de la maire de Paris Anne Hidalgo, ses adjoints, Catherine Vieu-Charier chargée de la mémoire du monde combattant et correspondante défense, Patrick Klugman chargé des relations internationales et de la francophonie, avec la bénédiction de Son Excellence l’évêque Jean de Charioupolis et locum-tenens de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale.

Le jeudi 31 mars à 11h15 (jour anniversaire de sa mort à Ravensbrück le 31 mars 1945 et 125e anniversaire de sa naissance) aura lieu la cérémonie officielle de l’inauguration de la rue « Mère Marie Skobtsov » . Cette rue créée récemment est située au niveau du 84 rue de Lourmel Paris 15ème, presqu’en face du 77 rue de Lourmel où résidait Mère Marie (plan).

Source: Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Complément: cliquez ici pour télécharger l’invitation pour la mairie de Paris (23 mars), réservation obligatoire (voir sur le document).

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Pèlerinage en Terre Sainte 2015

L’archevêché des églises orthodoxes russes organise à nouveau à l’automne 2015 un pèlerinage en Terre Sainte. Il aura lieu du 19 au 29 octobre et permettra aux participants de découvrir les principaux lieux saints où s’est déroulé le mystère de notre salut et de participer à de nombreuses célébrations liturgiques à Nazareth, Bethléem et Jérusalem.
Ce pèlerinage sera conduit par l’évêque Jean de Charioupolis, l’organisation et la préparation ont été confiés comme les années précédentes au père Yannick Provost.
Vous trouverez ci dessous une sélection inédites de photos de 2014.
Le programme détaillé et les conditions d’inscription peuvent être téléchargés ICI.

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Jovan Nikoloski