23/03/2017
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Search Results for: métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu le nouvel ambassadeur de Russie en Suisse

Le 28 décembre 2016, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu dans les locaux de l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode, dont il est le recteur, le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération russe en Confédération suisse et en Principauté du Liechtenstein, S. V. Garmonine. Miguel Palacio, du Secrétariat du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, et responsable de la Direction des relations publiques de l’Institut, participait à la rencontre.
Pendant l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat constructif, le président du DREE a présenté la situation de l’Église orthodoxe russe en Suisse. De son côté, S. V. Garmonine a parlé de sa collaboration avec le Patriarcat de Moscou sur les précédents lieux où il a exercé ses fonctions diplomatiques, exprimant son désir de développer cette collaboration durant son séjour en Confédération Suisse. Différents questions d’intérêt commun ont été discutées dans la suite de l’entretien. Le métropolite Hilarion a remis un souvenir au diplomate à la fin de l’entretien.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : Il n’y a pas de raison de parler de schisme à l’intérieur du monde orthodoxe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a donné une interview à RIA-« Novosti ».

  • Mgr Hilarion, dans la dernière déclaration du Synode de l’Église orthodoxe russe, on peut relever trois propositions principales : ajourner le Concile panorthodoxe prévu du 18 au 27 juin sur l’île de Crète afin de régler des différends, organiser à cet effet une discussion panorthodoxe, permettre à tous les évêques (ils sont plus de 700) de participer au Concile. Où et quand pourrait avoir lieu cette discussion, suivie du Concile véritablement panorthodoxe ? Quels en seraient les participants et l’ordre du jour ?
  • Je pense qu’il serait relativement facile d’organiser cette discussion, à condition de le souhaiter. Aucune Église locale ne s’est prononcée contre le Concile panorthodoxe en tant que tel. Les désaccords portent uniquement sur le degré de préparation du Concile à l’heure actuelle. Le lieu de possibles concertations panorthodoxes n’est pas tellement important, l’important c’est qu’elles aient lieu. Quant au format de ces discussions, elles pourraient avoir lieu dans le cadre du secrétariat du saint et grand Concile déjà mis en place, comme le propose la déclaration du Saint Synode. Cependant, ce n’est possible que dans le cas où le mode de travail de cet organe sera notablement révisé, car jusqu’à présent, il a été malheureusement inefficace. Quant aux dates possibles du Concile et aux documents qui y seront présentés, on ne pourra en parler que lorsque la préparation au Concile panorthodoxe sera vraiment terminée au niveau de toutes les Églises.
  • Quelle est la probabilité que la délégation de l’Église orthodoxe russe ira en Crète aux dates prévues pour le Concile panorthodoxe ?
  • Jusqu’au dernier moment, nous espérions que les causes ayant incité différentes Églises locales à renoncer à participer au Concile seraient réglées à temps. Pour notre part, nous avions proposé un moyen de résoudre les problèmes en convoquant une conférence préconciliaire panorthodoxe d’urgence. Malheureusement, les problèmes soulevés par les Églises autocéphales ont été ignorés. Aujourd’hui, durant le temps qui reste, ils ne peuvent plus être réglés. Dans ces conditions, je ne vois pas de raison pour que l’Église russe change d’avis.
  • Quant attendez-vous une réaction du Patriarcat de Constantinople à la décision du Synode de l’Église russe, et quelle doit être cette réaction ?
  • Nous attendons bien sûr une réponse à la déclaration de notre Saint Synode et aux lettres adressées aux Primats des Églises orthodoxes locales. Quelle sera cette réponse, nous le saurons dans les jours qui viennent. J’espère que la réaction du Patriarcat de Constantinople et des autres Églises locales sera de s’inspirer de notre aspiration à tous à préserver l’unité de l’Église orthodoxe, à renforcer la compréhension mutuelle et la confiance entre toutes les Églises autocéphales locales.
  • Ces évènements témoignent-ils d’un schisme dans la famille orthodoxe ?
  • Comme je l’ai déjà dit lors du briefing qui a suivi la réunion du Synode, la situation autour de la préparation du Concile panorthodoxe reste ordinaire, bien qu’extrêmement complexe. Il n’y a pas de raison de parler de schisme à l’heure actuelle.
  • A votre avis, quelles sont les raisons profondes des désaccords autour du Concile ? Du point de vue de l’Église orthodoxe russe, qu’est-ce qu’il faut encore retravailler avant le Concile dans le cadre du processus de préparation et de rédaction des documents finaux ?
  • A mon avis, la principale cause de cette situation n’est pas tant dans l’existence de désaccords entre les Églises que dans l’absence d’un mécanisme efficace et permanent pour leur discussion franche et sous tous leurs aspects. Le processus préconciliaire tel qu’il fonctionnait ces dernières années rendait difficile un travail sérieux sur les documents ; les opinions des Églises autocéphales n’étaient pas suffisamment prises en compte. Finalement, ceci a causé le refus de participer au Concile de quatre Églises orthodoxes locales. Je pense que nous devons tirer les leçons de cette situation, afin qu’à l’avenir puisse être convoqué un saint et grand Concile auquel participeront toutes les Églises locales sans exception, et qui sera ce qu’il doit être : un témoignage de notre unité.

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Métropolite Hilarion de Volokolamsk: “Le Patriarcat de Moscou est la deuxième Eglise chrétienne dans le monde en nombre de croyants”

hilarionLe métropolite Hilarion de Volokolamsk a observé dernièrement qu’en ce qui concerne le nombre de croyants, l’Église orthodoxe russe est à la deuxième place dans le monde derrière l’Église catholique. Elle comprend 193 diocèses, 354 hiérarques, environ 35 000 églises, le même nombre de prêtres et près de 5000 diacres. Ces trente dernières années, ce sont, en moyenne, mille églises par an ont été ouvertes a-t-il aussi remarqué.

Source: Interfax

Métropolite Hilarion de Volokolamsk: “Ce n’est pas un hasard si la rencontre du patriarche Cyrille avec le pape François est qualifiée d’historique”

XVM48d215d2-cc2b-11e5-b040-c7802248bb8dIntervenant lors de l’assemblée solennelle réunie pour le 70e anniversaire du département des relations extérieures de l’Église orthodoxe russe, son président, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, a constaté notamment que les relations avec l’Église catholique romaine avaient de l’avenir, tant au niveau panorthodoxe qu’au plan bilatéral. Il a analysé la récente rencontre à Cuba du patriarche Cyrille de Moscou et du pape François. Un compte rendu en français de cette intervention est proposé ici.

Rencontre du pape et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

IMG_4004Le 21 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a été reçu au Vatican par le pape. “L’entretien a porté sur les thèmes à l’ordre du jour des relations bilatérales entre le Patriarcat de Moscou et l’Église catholique romaine, ainsi que sur la situation au Proche Orient, où les persécutions contre les chrétiens orchestrées par les groupes terroristes se poursuivent (…) Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a fait office d’interprète pour cette rencontre qui s’est déroulée dans un climat de compréhension mutuelle.”

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Rencontre du patriarche oecuménique Bartholomée et du métropolite Hilarion de Volokolamsk à Athènes

timthumb.phpLe 19 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré à Athènes le patriarche oecuménique Bartholomée. “L’entretien a porté sur le bilan de la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire, qui s’est achevée à Chambésy (Genève) le 17 octobre. Le métropolite Hilarion a souligné que l’Église orthodoxe russe prenait une part active au processus de préparation du Concile panorthodoxe et accordait une grande importance à l’élaboration méticuleuse des projets de documents conciliaires. Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a fait part à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée de sa profonde préoccupation quant à la situation en Ukraine, où les schismatiques se sont emparés de plus de vingt églises de l’Église orthodoxe canonique. On recense des cas d’assassinats et de violences à l’encontre des clercs de l’Église orthodoxe ukrainienne. Mgr Hilarion s’est dit indigné par les agissements de hiérarques ukrainiens des structures ecclésiales du Patriarcat de Constantinople aux États-Unis et au Canada, qui visent à soutenir les schismatiques.”

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Il n’y aura aucune innovation lors du concile panorthodoxe selon le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 14 octobre, fête de la Protection de la Mère de Dieu, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qui participe actuellement à la cinquième Conférence préconciliaire panorthodoxe, a célébré une liturgie solennelle à l’église de l’Exaltation de la Sainte-Croix de Genève, cathédrale du diocèse d’Europe occidentale de l’Église russe hors-frontières. Il concélébrait avec l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Georges de Michalovce-Kosice (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie), l’évêque Georges de Siemiatycze (Église orthodoxe polonaise). Les prêtres membres de différentes délégations participant à la Conférence préconciliaire concélébraient  également. Une prière pour la paix en Ukraine a été dite après l’ecténie instante. A la fin de la liturgie, le métropolite Hilarion s’est adressé à l’archevêque Michel et à l’assemblée, se disant heureux de revoir les paroissiens et de fêter avec eux la Protection de la Mère de Dieu.

« Nous sommes venus dans cette ville participer à la préparation du Concile panorthodoxe. Dans les milieux orthodoxes, les fidèles se posent beaucoup de questions sur ces travaux. Que sera ce Concile ? Qu’y décidera-t-on ? Ne va-t-on pas changer le calendrier ? N’introduira-t-on pas des innovations ? Je veux vous déclarer à tous qu’il n’y aura aucune innovation. On n’introduira pas de nouveau calendrier, la doctrine de l’Église orthodoxe sur les jeûnes sera confirmée. Et ce Concile sera bâti de telle façon qu’aucune décision ne pourra être prise au détriment de l’une ou de l’autre des Églises. Si une Église orthodoxe locale n’est pas d’accord avec une décision proposée, elle ne sera pas adoptée. Les décisions du Concile seront prises à l’unanimité, suivant la méthode du consensus. Et ce ne sera pas un huitième concile œcuménique, comme certains le pensent, mais un concile panorthodoxe. Nous espérons qu’il se déroulera dans la paix, la concorde, l’unanimité et l’amour. Les travaux de préparation que nous poursuivons en ce moment servent justement à assurer la paix et la concorde entre les Églises, pour qu’il n’y ait aucune contradiction ni aucun conflit. »
Le métropolite Hilarion est ensuite revenu sur le sens de la fête, invitant les fidèles à prier la Mère de Dieu. Dans sa réponse, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale (Église russe hors-frontières) a souligné l’importance de la conférence préconciliaire qui se déroule en ce moment à Chambésy. Le même jour, les réunions de Conférence préconciliaire panorthodoxe se sont poursuivies. La délégation de l’Église orthodoxe russe se compose du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou (chef de la délégation), de l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne (Église russe hors-frontières), de l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, de l’archimandrite Irénée (Steenberg), clerc de l’Église russe hors-frontières au diocèse d’Amérique de l’Ouest, et du prêtre Anatole Tchouriakov, interprète.

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Rome: rencontre du métropolite Hilarion de Volokolamsk avec le président de l’Italie, Sergio Mattarella

timthumb.phpLe 25 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré à Rome le président de la République italienne, Sergio Mattarella. Un compte rendu en français avec l’évocation des différents thèmes abordés est en ligne ici.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Les récentes rencontres au Vatican du métropolite Hilarion de Volokolamsk

timthumb.phpLe 26 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat d Moscou) était au Vatican. Il y a rencontré le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’état du Saint Siège, ainsi que les présidents des conseils pontificaux pour la famille et pour la promotion de l’unité des chrétiens. Un compte rendu en français est disponible sur cette page. Par ailleurs, dans une interview au Corriere della Sera, le métropolite Hilarion a déclaré qu’une rencontre entre le patriarche russe Cyrille et le pape François “se rapproche chaque jour”. Cette rencontre, a-t-il aussi précisé, se tiendra dans un “pays neutre”(entretien en anglais et en italien ici).

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a présenté un exposé à l’université fédérale de Kazan

Le 28 mars, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, recteur de l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode a présenté un exposé lors de l’assemblée plénière de clôture de la conférence nationale de sciences appliquées « Le choix civilisationnel des peuples de Russie », qui se déroulait à l’université fédérale de Kazan dans le cadre des festivités consacrées au millénaire du décès de saint Vladimir.
Le métropolite Hilarion a consacré son exposé à « La foi, force constitutive et fondement de la stabilité civilisationnelle de l’état ». En marge du forum, le métropolite Hilarion s’est entretenu avec le recteur de l’université fédérale de Kazan, I. Gafourov. Les deux personnalités ont constaté l’importance de l’épanouissement spirituel des jeunes générations et discuté des perspectives de collaboration possible entre l’université de Kazan et l’Institut des hautes études Saints-Cyrille-et-Méthode. La conférence nationale de sciences appliquées « Le choix civilisationnel des peuples de Russie » se déroulait à Kazan les 27 et 28 mars. La conférence était organisée par le séminaire de Kazan, l’université fédérale de Kazan, l’Institut islamique russe, l’Institut des sciences orientales de l’Académie des sciences russes. Parmi les thèmes abordés : le choix civilisationnel comme processus historique permanent ; civilisation, culture et religion : une typologie des interactions ; les frontières islamo-chrétiennes dans l’espace russe ; les liens interconfessionnels dans l’espace culturel russe ; les religions traditionnelles de Russie face aux défis du radicalisme religieux ; les lieux du patrimoine culturel en tant qu’élément confessionnel de la région de la Volga inférieure ; réflexion théologique, religieuse et philosophique sur la voie historique de la Russie ; l’idéologie laïciste et la vision religieuse du monde dans l’espace spirituel russe.

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L’allocution du métropolite Hilarion de Volokolamsk au synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation »

Mgr Hilarion de Volokolamsk, a prononcé le 16 octobre dernier une allocution devant les participants du synode extraordinaire des évêques catholiques sur « Les problèmes pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation. Son intervention n’a pas été publiée par le Saint-Siège – contrairement aux interventions des autres délégués orthodoxes. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de son allocution.

« Votre Sainteté, Vos Béatitudes, Eminences et Excellences,
Permettez-moi avant tout de vous saluer au nom du primat de l’Église orthodoxe russe, Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Le thème de la famille constitue aujourd’hui l’un des plus aigus et des plus vitaux. Il est l’indicateur de la situation morale de la société dans laquelle nous vivons. Nous observons avec anxiété comment, durant ces dernières années, à l’aide de la manipulation des concepts de liberté et de tolérance, se produit le démantèlement des valeurs de bases, enracinées dans les traditions religieuses. L’idée de relativisme moral est propagée de façon de plus en plus agressive, et s’étend également à l’institution de la famille, sacrée pour toute l’humanité. Dans toute une série de pays d’Europe et d’Amérique, malgré les nombreuses protestations, se produit l’approbation et la reconnaissance au niveau de l’État, des unions de même sexe. Dans certains pays, le droit des partenaires de même sexe à adopter les enfants, garçons et filles, est entériné législativement, et ce notamment par l’utilisation de la technologie de « la maternité de substitution ». En même temps, les familles traditionnelles, qui sont attachées au concept du mariage comme étant l’union de l’homme et de la femme, sont de moins en moins solides. Au lieu de se préoccuper de leur renforcement, une propagande est menée en faveur des soi-disant relations libres. Les concepts de fidélité, de respect mutuel et de responsabilité des époux sont remplacés par l’imposition de l’hédonisme, l’appel à vivre pour soi. Les enfants ne sont plus considérés comme le fruit souhaité de l’amour mutuel des époux. Partout est répandu, sans pratiquement aucune limite, le droit à l’avortement, légalisant la destruction de millions de vies. Le problème de l’existence d’orphelins dont les parents sont vivants, dont des enfants abandonnés et des enfants handicapés solitaires, se pose avec acuité. De nombreux chrétiens aussi ont été exposés à l’influence de l’idée du relativisme moral, confessant en paroles l’enseignement ecclésial sur la famille, mais ne le suivant pas en pratique. Affirmant le principe de la sainteté du mariage, fondé sur les paroles du Sauveur Lui-même (cf. Matth. 19,6 ; Mc 10,9), les Églises catholique-romaine et orthodoxe, placent la responsabilité de l’homme devant son prochain au-dessus de ses intérêts égoïstes. L’éducation d’une telle responsabilité chez le chrétien – devant la famille, la société, le monde qui nous entoure – est la tâche la plus importante pour les Églises aujourd’hui. La défense de la dignité de l’homme et l’affirmation de la haute signification de l’amour réalisé dans la famille, constituent une partie indissociable de l’annonce évangélique, que nous devons porter aux hommes. En novembre 2013, le Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et le Conseil pontifical pour les affaires de la famille, sous la direction de l’archevêque Vincenzo Paglia, ont tenu à Rome la conférence « Orthodoxes et catholiques ensemble pour la défense de la famille ». Dans la déclaration finale, nous avons souligné « notre conviction que nous portons une responsabilité commune pour faire du mariage et de la vie familiale une voie vers la sainteté pour les familles chrétiennes ». Il est temps pour les chrétiens de réunir les efforts et d’agir comme un seul front pour le noble but de la défense de la famille devant les défis du monde sécularisé, afin de préserver l’avenir de la civilisation. C’est le domaine dans lequel notre alliance pourrait réellement être nécessaire. Nous devons défendre ensemble nos positions tant dans le cadre du dialogue avec le législateur et l’exécutif des différents pays, que sur les plateformes des organisations internationales, telles que l’ONU et le Conseil de l’Europe. Il y a déjà une certaine expérience de cette collaboration – il suffit de rappeler l’affaire bien connue «Lautsi c/ Italie ». Il faut non pas simplement se limiter à de nobles appels, mais chercher de toutes façons à obtenir la défense législative de la famille. Il est indispensable de rendre à notre société le concept selon lequel la liberté est impensable sans responsabilité pour ses propres actes. L’Église orthodoxe prêche avec conséquence l’idéal de l’union conjugale conclue une fois pour toutes. En même temps, montrant de la condescendance envers la faiblesse de la nature humaine, l’Église orthodoxe, dans des cas exceptionnels, permet la conclusion d’un nouveau mariage ecclésial lorsqu’il y a éclatement du premier mariage. En cela, notre Église suit le principe de « l’économie », mue par l’amour envers le pécheur qu’elle ne veut pas priver de moyens de salut. Dans le monde contemporain, où l’observation stricte des prescriptions devient de plus en plus rare, la pratique de « l’économie » existant dans l’Orthodoxie depuis de nombreux siècles, peut devenir une expérience précieuse dans la résolution des problèmes pastoraux de la famille. L’Église orthodoxe a accumulé une riche expérience de souci pastoral envers la famille. Dans l’Église orthodoxe a toujours été conservée l’institution du clergé marié. Les familles de prêtres, en règle générale, ont de nombreux enfants, et ceux-ci sont élevés dans l’esprit de la piété chrétienne et la fidélité à l’enseignement ecclésial. Le prêtre, ayant lui-même l’expérience de la vie familiale et de l’éducation des enfants, peut mieux comprendre les problèmes des relations familiales et fournir l’aide pastorale nécessaire à ses enfants spirituels. Je considère qu’il serait utile de prêter attention à cette expérience, qui est présente également dans les Églises catholiques de rite oriental. En évoquant celles-ci, je voudrais m’écarter quelque peu de la thématique du présent forum et soulever une question qui, aujourd’hui, est devenu la pierre d’achoppement dans les relations entre les Églises orthodoxe et catholique. Il s’agit du problème des uniates, qui a pris une acuité particulière en raison des derniers événements en Ukraine. Malheureusement, le conflit dans ce pays, qui a emporté des milliers de vies a, des son début, pris une dimension religieuse. L’Église ukrainienne gréco-catholique a joué, dans sa genèse et son développement, un rôle essentiel. Dès les premiers jours du conflit, les gréco-catholiques se sont identifiés avec l’une des parties à la confrontation. Contrairement au respect des normes canoniques prévalant entre les Églises catholique et orthodoxe, les gréco-catholiques sont entrés dans une collaboration mutuelle avec les schismatiques. La commission mixte de dialogue orthodoxe-catholique, en 1993 déjà, a reconnu à Balamand, que l’uniatisme ne constituait pas la voie vers l’unité. Nous remercions nos frères catholiques pour la reconnaissance ouverte du caractère erroné de l’uniatisme. Et nous devons, avec regret, constater à nouveau que l’uniatisme ne rapproche pas orthodoxes et catholiques, mais qu’au contraire, il les divise. Au nom de l’Église orthodoxe russe, je m’adresse aux représentants de l’Église gréco-ukrainienne présents dans cette salle, en leur demandant de renoncer à toutes déclarations à thématique politique et à toutes formes évidentes de soutien au schisme, ainsi qu’aux appels à la création « d’une Église locale d’Ukraine unique ». Car derrière cet appel se cache une vérité première : on veut arracher les fidèles orthodoxes d’Ukraine à l’Église-Mère, le Patriarcat de Moscou, avec lequel elle est liée par les liens séculaires du sang. La mission fondamentale de l’Église est de servir l’œuvre du salut des hommes. Le mandat qui nous est donné par Dieu, ne suppose pas l’immixtion dans les conflits politiques et civils. Dans le monde, où il y a tant de divisions, où se trouvent aujourd’hui menacées les bases mêmes de l’existence de la civilisation humaine, dont l’institution de la famille, les chrétiens sont appelés à être « le sel de la terre » et « la lumière du monde » (Matth. 5, 13-14), amenant tous à l’amour les uns des autres et à l’unité dans le Christ. Nous pouvons dire beaucoup ensemble, notamment pour la défense des chrétiens qui, aujourd’hui, sont devenus les victimes de persécutions. En Irak et en Syrie, ainsi que dans toute série d’autres pays du Moyen Orient et d’Afrique, les chrétiens sont exposés à un génocide. Nous devons faire tout ce qui dépend de nous, afin que cessent les assassinats de chrétiens ainsi que leur exode massif des lieux où ils ont vécu durant des siècles, et attirer l’attention de toute la communauté mondiale sur leur situation calamiteuse. Je vous souhaite à tous, chers frères, la bénédiction divine et le succès de vos travaux ».

Source et photographie

Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk à « Radio Vatican »

Répondant aux questions du correspondant, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, qui participe en tant que représentant de l’Église orthodoxe russe à l’assemblée plénière de la III assemblée générale extraordinaire du synode des évêques de l’Église catholique, a abordé la question du sens chrétien de l’institut de la famille, avant de parler de la position de l’Église orthodoxe russe sur le conflit civil en Ukraine.

Monseigneur, dites-nous ce que l’Église catholique pourrait emprunter à l’Église orthodoxe sur les problèmes de la famille et du mariage ?

 Je pense qu’il faut avant tout renoncer à une approche rigoriste. Nous avons des règles canoniques communes, nous avons la même compréhension du mariage, cette union entre un homme et une femme, qui doit rester unique. Mais il existe en même temps dans la pratique une énorme quantité de situations lorsque cette doctrine, pour différentes raisons, n’est pas appliquée. La question passe alors du niveau doctrinal au niveau pastoral, où l’Église orthodoxe a acquis une certaine expérience tenant au fait que nous appliquons tantôt le principe d’acribie – application rigoureuse des canons – tantôt celui d’économie, condescendance à la faiblesse humaine.

Dans les discussions que j’ai entendues aujourd’hui, la question de l’admission des époux divorcés au sacrement de la sainte communion et au sacrement de confession a été abordée. Il me semble que cette question doit être examinée avec le plus grand soin, et nous sommes prêts à partager notre expérience pastorale avec nos frères catholiques.

Je pense qu’il est absolument inadmissible de remplacer le sacrement de la sainte communion par ce que certains intervenants ont aujourd’hui appelé « communion spirituelle », car cela ne peut nullement être un équivalent. Nous avons ici de grandes possibilités de coopération et d’échange d’opinions.

 Après une semaine de réunions, le synode a publié un « compte-rendu d’après les débats » qui a suscité une réaction mitigée. Avez-vous été troublé personnellement par certains passages ?

Pour dire la vérité, je n’ai pas encore eu le temps de lire ce compte-rendu, mais j’ai entendu aujourd’hui de nombreuses réactions, qui seront également publiées. D’après ces réactions, j’ai compris qu’il existait une grande diversité d’opinion au sein de l’épiscopat catholique, et ceci doit être pris en compte dans l’élaboration du document final. J’ai eu l’impression que les avis qui étaient exprimés dans le document en question n’ont pas un caractère négatif ; peut-être quelques-unes des positions exprimées n’y ont pas été correctement interprétées.

Les communautés catholiques de nombreux pays européens mettent leurs églises à la disposition des fidèles orthodoxes, y compris des fidèles de l’Église orthodoxe russe. En Russie, en Ukraine et en Biélorussie, il y a des communautés catholiques qui n’ont pas d’église, alors qu’il existe une église orthodoxe dans la localité. Cette pratique pourrait-elle être appliquée dans le sens inverse ?

Dans chaque cas concret, la question doit être résolue en tenant compte des exigences de la pastorale, des dispositions des fidèles, et nous devons être certains que l’implantation d’une communauté sur la base d’une autre ne fera pas tort aux deux et ne sera pas cause de conflits et de malentendus entre les différentes communautés.

 Monseigneur, quel rôle peut jouer l’Église, ou les Églises, dans la résolution du conflit en Ukraine ?

Avant tout, les Églises ne doivent pas s’immiscer dans les confrontations politiques. J’en ai parlé aujourd’hui ouvertement à propos de l’Église gréco-catholique ukrainienne.

Je pense que notre mission et notre mandat, que nous avons reçu du Seigneur Lui-même, consiste à unir les gens, à les réconcilier. Nous ne devons pas entrer dans les détails du processus politique, nous ne devons pas être associés à une des partie en conflit, c’est l’affaire des hommes politiques, des journalistes. Notre parole doit toujours être une parole de paix, une parole de réconciliation. Nous devons être ouverts aux gens de n’importe quelle orientation politique, en dehors des tendances inhumaines ou chauvinistes, nous devons soutenir les gens qui se tiennent des deux côtés des barricades.

C’était et cela reste la position de l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou qui ne souhaite pas s’identifier à l’un ou à l’autre segment du spectre politique, mais soutient tous les gens. Il faut dire qu’il y a malheureusement des fidèles de notre Église (je dis « notre Église » parce que l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou fait partie de l’Église orthodoxe russe multinationale), de chaque côté des barricades. Nous devons nous montrer compréhensifs et faire notre possible pour que le conflit civil ne devienne pas un conflit armé, pour que les controverses se résolvent par les pourparlers et que les gens n’aient pas à payer un prix aussi élevé pour leurs convictions.

 Monseigneur, n’allez pas croire qu’il s’agit d’une question provocatrice, elle est posée avec une franchise absolue. Peut-être cette question a-t-elle acquis une actualité encore plus grande dans le contexte du conflit ukrainien. La création d’une Église orthodoxe autocéphale unifiée est-elle possible en Ukraine ?

Il n’y a pas besoin de la créer, puisqu’il y existe déjà une Église locale. Elle n’est pas autocéphale, mais auto-administrée. C’est l’Église orthodoxe ukrainienne du Patriarcat de Moscou.

Les appels à la création d’une Église autocéphale sont des appels à éloigner les fidèles orthodoxes ukrainiens de l’Église orthodoxe russe une. Nous ne pouvons les soutenir, parce que ces appels ne sont pas fondés sur notre compréhension de l’Église ni sur les canons ecclésiastiques. Nos fidèles ne les soutiennent pas non plus. Ces appels se basent exclusivement sur des considérations d’ordre politique : certains hommes politiques ont eu envie de proclamer le principe « une Église indépendante dans un état indépendant », et les schismatiques se sont emparés de l’idée, parce que l’idée de schisme se base justement sur ce principe et sur ce principe uniquement.

Il n’y a pas d’autre raison à l’existence du schisme que les déclarations « une Église indépendante dans un État indépendant ». Mais pourquoi alors ne pas exiger de cette même Église gréco-catholique ukrainienne qu’elle rompe avec le Pape qui n’est pas seulement un chef symbolique de cette Église, mais la dirige tout à fait concrètement par le truchement de l’archevêque suprême, ratifiant les décisions sur la création des diocèses et sur les ordinations épiscopales ?

Il n’existe pas de lien semblable entre l’Église orthodoxe ukrainienne et le Patriarcat de Moscou, car le patriarche de Moscou ne ratifie pas les décisions sur les élections d’évêques, ni sur la création de nouveaux diocèses. Le Patriarche ne ratifie que la décision d’élire un primat, le nom du patriarche est commémoré pendant les offices. Il ne s’agit donc ni d’un lien administratif, ni d’un lien financier. Le lien est spirituel, il existe depuis des siècles et remonte au baptistère commun du Dniepr sous le prince Vladimir.

Nous sommes catégoriquement opposés à ce que des liens qui se sont établis au cours des siècles et servent aujourd’hui de puissante force d’union soient rompus sous l’influence de la conjoncture. Alors que les hommes politiques et les schismatiques divisent les gens, l’Église les unit.

 Les relations entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe en Biélorussie peuvent-elles servir de modèle de coexistence ?

Je pense que la Biélorussie est un bon modèle pour la coexistence des orthodoxes et des catholiques, de même que la Russie, où il n’y a pas de conflit entre nous. Nous vivons dans la paix et la concorde. Je présume que nous pouvons partager cette expérience avec nos frères dans d’autres pays où, malheureusement, cet accord et cette coopération n’ont pas encore été atteints.

Source et photographie

“Le Moyen Orient et l’Ukraine font partie d’une seule et même stratégie”: une interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk

"Le Moyen Orient et l’Ukraine font partie d’une seule et même stratégie", explique le métropolite Hilarion de Volokolamsk dans une interview publiée sur le site de l'Église orthodoxe russe.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk à l’ouverture du festival international “Unité slave – 2014”

Le 28 juin, le métropolite Hilarion de Volokolamsk s’est rendu à Briansk pour l’ouverture du festival international des peuples slaves « Unité slave – 2014 ». Il a célébré la liturgie d'ouverture et s'est adressé à l'assistance en précisant notamment que : "les trois nations – russe, ukrainienne, biélorusse – étaient héritières du baptême de Vladimir et étaient unies par la foi orthodoxe, la proximité linguistique et les traditions héritées de leurs ancêtres."

Source (dont photographie intégralité du compte rendu en français): Patriarcat de Moscou

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk : les actions des uniates ont porté un coup énorme non seulement à l’Ukraine et ses habitants, mais aussi au dialogue entre orthodoxes et catholiques

Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a prononcé une allocution de bienvenue aux participants du IVème forum orthodoxe-catholique (vidéo), qui se déroule à Minsk du 2 au 6 juin.

« Vos Éminences et Vos Excellences, révérends pères et frères, chers organisateurs et participants du Forum,

Au nom de Sa Sainteté le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille et en mon nom personnel, je salue chaleureusement tous les participants du IVème forum orthodoxe-catholique, dédié cette année au thème fort actuel « La religion et le pluralisme culturel : les défis aux Églises chrétiennes en Europe ». Je voudrais mentionner avec satisfaction que nos rencontres deviennent régulières. La forme d’interaction retenue en 2008 s’est avérée utile, étant donnée qu’elle permet de réagir promptement aux événements qui se produisent dans le monde. Les sessions précédentes ont été consacrées à des questions telles que la famille, l’Église et l’État, la crise économique et la pauvreté. Dans le monde contemporain se produit non seulement un dialogue intensif entre les cultures, mais également leur interpénétration. Ces processus dynamiques permettent, d’une part, la formation d’une seule communauté mondiale et de l’autre, une nouvelle conscience du caractère unique des différentes cultures. La situation démographique change, les processus migratoires intensifs se poursuivent. L’aspiration à créer une société tolérante amène souvent à des résultats opposés. L’identité chrétienne de l’Europe est menacée. Ces problèmes se manifestent avec toujours plus d’acuité dans la vie réelle et exigent une analyse théorique sérieuse. Cependant, dans la situation actuelle, nous ne pouvons nous limiter à débattre uniquement des questions théoriques. Nous devons agir de façon interactive sur un plan pratique également. Malheureusement, notre forum se déroule sur le fond des tristes événements en Ukraine. Dans le cadre des affrontements politiques, des hommes continuent à mourir, les échanges de tirs ne cessent pas dans les rues et sur les places. Le peuple reste profondément divisé, non seulement selon ses préférences politiques, mais aussi sur le plan religieux. Les Greco-catholiques ont joué un rôle très destructif dans la formation d’une telle situation. Les déclarations de leur archevêque majeur, de leurs hiérarques et prêtres, leurs positions extrêmement politisées, ont fortement contribué à la polarisation de la société, à l’aggravation d’un conflit qui a déjà provoqué de nombreuses victimes. À la différence de l’Église orthodoxe d’Ukraine canonique, qui a réussi durant ces mois difficiles à unir des personnes d’orientations politiques les plus différentes, dont celles qui se trouvent de différents côtés des barricades, les uniates se sont associés de façon ostentatoire avec l’une des forces belligérantes. Les proclamations agressives des uniates, des actions destinées à porter atteinte à l’orthodoxie canonique, des contacts actifs avec les schismatiques, l’aspiration à diviser l’Église orthodoxe russe une et plurinationale, ont porté un coup énorme non seulement à l’Ukraine et à ses habitants, mais au dialogue entre orthodoxes et catholiques. Tout cela nous a fait régresser loin dans le passé, nous rappelant les temps où les orthodoxes et les catholiques ne se considéraient pas mutuellement comme alliés, mais comme concurrents. Aujourd’hui se révèle dans toute son évidence ce que les orthodoxes ont toujours su, à savoir que l’uniatisme et malheureusement reste un projet spécial de l’Église catholique, destiné à miner l’orthodoxie. Ici, sur la terre de Biélorusse, fut conclue en son temps « l’union de Brest » de triste mémoire, en 1596, apportant des souffrances innombrables à la population orthodoxe de cette contrée. Je profite de cette tribune pour m’adresser à tous nos partenaires dans le dialogue orthodoxe-catholique, en les appelant à faire tout ce qui est possible afin de refroidir les « tête brûlées » dans le milieu uniate, d’arrêter les actions des greco-catholiques visant à aggraver la crise en Ukraine. Aujourd’hui, une partie de l’Église catholique engage ses forces, ses talents et ses ressources dans le renforcement de l’interaction orthodoxe-catholique, tandis que l’autre (peut importe qu’elle dispose d’un statut autonome) fait tout pour accroître la méfiance et l’hostilité entre orthodoxes et catholiques, tout comme dans les tristes temps passés. Notre forum, aux travaux duquel prennent part des théologiens orthodoxes et catholiques, est une plateforme remarquable pour étudier les questions qui présentent un commun intérêt, comme pour aussi parvenir à une compréhension mutuelle plus grande entre nos Églises. Je voudrais beaucoup que nos travaux contribuent à l’apaisement de l’hostilité et au renforcement de l’interaction orthodoxe-catholique devant la face de ces nouveaux défis qui se dressent devant nous. Je souhaite à tous du succès dans les travaux à venir ».

Source: Pravoslavie, traduit du russe pour Orthodoxie.com. Photographie: Patriarcat de Moscou

Déclaration du Patriarcat de Moscou suite à l’interdiction d’entrée en Ukraine pour le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le département synodal d’information du Patriarcat de Moscou a publié, dont la version française est ici, une déclaration officielle à propos de l’interdiction d’entrée en Ukraine signifiée au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk interdit d’entrée en Ukraine

Les autorités ukrainiennes ont interdit l’entrée en Ukraine du chef du département des affaires ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk. Vendredi dernier, le métropolite Hilarion est arrivé à Dniepropetrovsk à l’occasion des fêtes organisées pour le 75e anniversaire du métropolite diocésain, Mgr Irénée. Or, le métropolite Hilarion a été retenu lors du contrôle de la police des frontières. Après une longue attente, un avis officiel lui a été remis, aux termes duquel l’entrée sur le territoire de l’Ukraine lui était interdite (sans mention de la raison de ladite interdiction). En raison de l’impossibilité de traverser la frontière, le métropolite Hilarion a lu le message de félicitations du patriarche Cyrille au jubilaire, qu’il a rencontré dans le local du contrôle des frontières de l’aéroport de Dniepropetrovsk, où il a remis au métropolite Irénée l’ordre de saint Daniel de Moscou. Dans sa réponse, le métropolite Irénée a demandé de transmettre ses remerciements au primat de l’Église russe, exprimant ses profonds regrets que le représentant du patriarche ne soit pas autorisé à participer aux solennités ecclésiales organisées à Dniepropetrovsk.

Source: Interfax, traduit du russe pour Orthodoxie.com

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l’Eglise russe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a donné un entretien, dont on peut trouver ici la traduction française, sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l'Eglise russe.

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l’Eglise russe

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a donné un entretien, dont on peut trouver ici la traduction française, sur les cinq années du patriarche Cyrille de Moscou en tant que primat de l'Eglise russe.

Un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Dans un entretien avec le portail "Interfax-religia" (en français sur cette page), le métropolite Hilarion de Volokolamsk aborde la possibilité à l'étude d'une nouvelle traduction de la Bible en russe moderne, la situation en Ukraine, la question des gréco-catholiques en Ukraine, l'éventualité d'une visite du patriarche Cyrille de Moscou en Géorgie, la situation en Abkhazie.

Rencontre du cardinal Kurt Koch et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 17 décembre, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a rendu visite au monastère Saint-Daniel de Moscou au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Un compte et des photographies se trouvent ici.

Rencontre du cardinal Kurt Koch et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 17 décembre, le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, a rendu visite au monastère Saint-Daniel de Moscou au métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou. Un compte et des photographies se trouvent ici.

Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au journal « Ogoniok », au sujet de sa rencontre avec le pape François

Monseigneur, quel est l’arrière-plan de votre visite au Vatican ? Peut-être sommes-nous à la veille d’une rencontre historique du chef de l’Église orthodoxe russe avec le souverain pontife ?

On peut attendre cette visite, mais jusqu’à présent nous ne parlons ni du moment, ni du lieu de cette rencontre. Pour nous, le principal est de préparer cette visite du point de vue de son contenu.

Alors, racontez-nous plus en détails votre visite au Vatican.

La visite a eu lieu dans le contexte du dialogue théologique que mènent toutes les Eglises orthodoxes avec l’Église catholique, dans le cadre d’une commission spéciale. Le pape François montre de la compréhension envers la position de l’Église orthodoxe, il respecte beaucoup l’Église orthodoxe, et je pense que cette rencontre a posé le fondement à un développement de nos relations dans le sens positif.

Dans quelle mesure votre visite peut-elle être qualifiée de « préliminaire » à celle de Vladimir Poutine avec le pape ?

Elle n’avait rien à faire avec la visite de Vladimir Poutine. Celle-ci sera une visite d’État, et ne concerne en rien les relations entre Églises.

Néanmoins, c’est un fait que le thème central des discussions entre le président russe et le souverain pontife sera la situation au Moyen Orient et, en partie, en Syrie, au sujet de laquelle le pape François a écrit en son temps à Vladimir Poutine. Vous revenez justement de ces contrées. Avez-vous parlé au pape de votre voyage au Liban et de vos impressions ?

Oui, c’était là l’un des thèmes centraux de notre discussion. Les chrétiens du Moyen Orient se trouvent en grand danger. Ils se sentent sans protection, ils ressentent que l’Occident s’est détourné d’eux. Comme me l’ont dit plus d’une fois les hommes politiques libanais chrétiens, l’Occident n’est intéressé au Moyen Orient que par deux choses : Israël et le pétrole. Quant au sort des chrétiens, les États occidentaux n’y pensent aucunement. Lorsqu’ils prennent des décisions concernant leurs initiatives au Moyen Orient, ils ne tiennent absolument aucun compte des conséquences possibles pour les chrétiens. Dans les pays du Moyen Orient, tels que l’Iraq, la Libye, l’Égypte, il existait une sorte d’équilibre entre les représentants des différentes traditions religieuses qui leur permettait de vivre ensemble. Cet équilibre a été rompu ces dernières années suite aux actions de forces extérieures. Si l’on prend l’exemple de l’Iraq, indépendamment de notre attitude envers le régime de Saddam Hussein, un demi million de chrétiens y vivait. Il en est resté, de toute évidence, qu’un dixième. Et cela s’est produit en raison de l’immixtion des États occidentaux qui sont entrés dans le pays et ont tenté d’y instaurer leur ordre. La situation a été ébranlée, et les forces extrémistes sont apparues au premier plan. Ainsi, les chrétiens n’ont été défendus par personne, et ils ont été soit anéantis, soit contraints à quitter leur pays. C’est la même chose qui s’est produite en Libye, où le pouvoir ne peut, ni n’a l’intention de défendre les chrétiens. On a observé la même chose en Égypte, lorsque les « Frères musulmans » sont arrivés au pouvoir. Ils ont déclenché une persécution à grande échelle contre les chrétiens, incendiant des églises, tuant des prêtres et des laïcs. C’est la même chose qui se produit maintenant dans ces régions de Syrie qui sont tombées sous le pouvoir des rebelles. Toute la population chrétiennes de ces contrées est pratiquement anéantie ou encore est expulsée.

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Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au journal « Ogoniok », au sujet de sa rencontre avec le pape François

Monseigneur, quel est l’arrière-plan de votre visite au Vatican ? Peut-être sommes-nous à la veille d’une rencontre historique du chef de l’Église orthodoxe russe avec le souverain pontife ?

On peut attendre cette visite, mais jusqu’à présent nous ne parlons ni du moment, ni du lieu de cette rencontre. Pour nous, le principal est de préparer cette visite du point de vue de son contenu.

Alors, racontez-nous plus en détails votre visite au Vatican.

La visite a eu lieu dans le contexte du dialogue théologique que mènent toutes les Eglises orthodoxes avec l’Église catholique, dans le cadre d’une commission spéciale. Le pape François montre de la compréhension envers la position de l’Église orthodoxe, il respecte beaucoup l’Église orthodoxe, et je pense que cette rencontre a posé le fondement à un développement de nos relations dans le sens positif.

Dans quelle mesure votre visite peut-elle être qualifiée de « préliminaire » à celle de Vladimir Poutine avec le pape ?

Elle n’avait rien à faire avec la visite de Vladimir Poutine. Celle-ci sera une visite d’État, et ne concerne en rien les relations entre Églises.

Néanmoins, c’est un fait que le thème central des discussions entre le président russe et le souverain pontife sera la situation au Moyen Orient et, en partie, en Syrie, au sujet de laquelle le pape François a écrit en son temps à Vladimir Poutine. Vous revenez justement de ces contrées. Avez-vous parlé au pape de votre voyage au Liban et de vos impressions ?

Oui, c’était là l’un des thèmes centraux de notre discussion. Les chrétiens du Moyen Orient se trouvent en grand danger. Ils se sentent sans protection, ils ressentent que l’Occident s’est détourné d’eux. Comme me l’ont dit plus d’une fois les hommes politiques libanais chrétiens, l’Occident n’est intéressé au Moyen Orient que par deux choses : Israël et le pétrole. Quant au sort des chrétiens, les États occidentaux n’y pensent aucunement. Lorsqu’ils prennent des décisions concernant leurs initiatives au Moyen Orient, ils ne tiennent absolument aucun compte des conséquences possibles pour les chrétiens. Dans les pays du Moyen Orient, tels que l’Iraq, la Libye, l’Égypte, il existait une sorte d’équilibre entre les représentants des différentes traditions religieuses qui leur permettait de vivre ensemble. Cet équilibre a été rompu ces dernières années suite aux actions de forces extérieures. Si l’on prend l’exemple de l’Iraq, indépendamment de notre attitude envers le régime de Saddam Hussein, un demi million de chrétiens y vivait. Il en est resté, de toute évidence, qu’un dixième. Et cela s’est produit en raison de l’immixtion des États occidentaux qui sont entrés dans le pays et ont tenté d’y instaurer leur ordre. La situation a été ébranlée, et les forces extrémistes sont apparues au premier plan. Ainsi, les chrétiens n’ont été défendus par personne, et ils ont été soit anéantis, soit contraints à quitter leur pays. C’est la même chose qui s’est produite en Libye, où le pouvoir ne peut, ni n’a l’intention de défendre les chrétiens. On a observé la même chose en Égypte, lorsque les « Frères musulmans » sont arrivés au pouvoir. Ils ont déclenché une persécution à grande échelle contre les chrétiens, incendiant des églises, tuant des prêtres et des laïcs. C’est la même chose qui se produit maintenant dans ces régions de Syrie qui sont tombées sous le pouvoir des rebelles. Toute la population chrétiennes de ces contrées est pratiquement anéantie ou encore est expulsée.

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Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi

IMG_9404Le 17 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l'Organisation des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. "Le métropolite Hilarion a détaillé à son interlocuteur les efforts entrepris par l’Église orthodoxe russe pour améliorer la situation en Syrie et soulager les souffrances du peuple syrien. (…) A son tour, le haut représentant de l’ONU a constaté que la Russie jouait un rôle particulier dans la résolution du conflit syrien. Il a également exprimé sa solidarité avec la position du Patriarcat de Moscou et son aspiration, en utilisant ses contacts avec les leaders religieux du monde, à arrêter au plus tôt le bain de sang en terre syrienne." Par ailleurs, le même jour, au Liechtenstein, le métropolite Hilarion a participé à un colloque sur la crise syrienne avec un exposé ayant pour titre: "La tragédie humanitaire des chrétiens de Syrie : un défi pour l’ensemble du monde civilisé". Enfin, le même jour également, le métropolite Hilarion a rencontré des représentants des communautés chrétiennes d'Irak.

Photographie: le métropolite Hilarion avec Lakhdar Brahimi (source)

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l’ONU pour la Syrie, Lakhdar Brahimi

IMG_9404Le 17 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le représentant spécial de l'Organisation des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi. "Le métropolite Hilarion a détaillé à son interlocuteur les efforts entrepris par l’Église orthodoxe russe pour améliorer la situation en Syrie et soulager les souffrances du peuple syrien. (…) A son tour, le haut représentant de l’ONU a constaté que la Russie jouait un rôle particulier dans la résolution du conflit syrien. Il a également exprimé sa solidarité avec la position du Patriarcat de Moscou et son aspiration, en utilisant ses contacts avec les leaders religieux du monde, à arrêter au plus tôt le bain de sang en terre syrienne." Par ailleurs, le même jour, au Liechtenstein, le métropolite Hilarion a participé à un colloque sur la crise syrienne avec un exposé ayant pour titre: "La tragédie humanitaire des chrétiens de Syrie : un défi pour l’ensemble du monde civilisé". Enfin, le même jour également, le métropolite Hilarion a rencontré des représentants des communautés chrétiennes d'Irak.

Photographie: le métropolite Hilarion avec Lakhdar Brahimi (source)

La suite de la visite du métropolite Hilarion de Volokolamsk au Vatican et à Rome

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a poursuivi sa visite au Vatican et à Rome par des rencontres avec: le président italien Giorgio Napolitano, le président du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, à cette rencontre se trouvait aussi le père Hyacinthe Destivelle membre de ce conseil, et avec le président du Conseil pontifical pour la culture.

Rencontre au Vatican du métropolite Hilarion de Volokolamsk et du pape François

00779_12112013Hier, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré au Vatican le pape François (vidéo). La discussion a porté sur différents aspects des relations entre orthodoxes et catholiques ainsi que sur la situation au Proche-Orient. Tous deux ont souligné l'importance d'actions communes des Eglises chrétiennes pour la protection des chrétiens en Syrie. Le métropolite Hilarion et le pape ont également noté l'importance d'une coopération entre le Patriarcat de Moscou et le Vatican pour le respect de la famille traditionnelle.

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au sujet de la Xème assemblée du Conseil œcuménique des Eglises à Pusan

DSC_0673Le 1e novembre, lors de la réunion plénière de la session de la Xème assemblée du Conseil oecuménique des Eglises (COE) à Pusan (République de Corée) est intervenu le métropolite Hilarion de Volkolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou (sur la photographie ci-contre). Celui-ci a, entre autres, pointé du doigt le danger d’un phénomène tel que le sécularisme militant, qui prend des forces en Europe et en Amérique (lire le texte complet ici). Son attitude critique des innovations libérales dans certaines Églises protestantes a provoqué une vive discussion lors de la session plénière. Le métropolite Hilarion s’est exprimé sur les objectifs et les résultats de son intervention au correspondant du journal russe Foma (« Thomas »).

Monseigneur, vous saviez à l’avance que votre intervention serait « un coup de pied dans la fourmilière » ?

Je me représente très bien l’atmosphère du COE, je connais les dispositions des gens et l’équilibre approximatif des forces. L’un des points faibles du COE réside dans le fait que l’équilibre des forces dans la communauté chrétienne n’y est pas représenté de façon adéquate. Par exemple, l’Église chrétienne la plus nombreuse, l’Église catholique-romaine qui, sur le plan moral, adopte des positions assez conservatrices, n’y est pratiquement pas représentée. Ce sont les protestants des pays nordiques et de l’Occident qui se font toujours le plus entendre, tandis que les Églises protestantes du Sud – en partie d’Afrique et du Moyen Orient – sont insuffisamment représentées.
La discussion, après mon intervention, a montré que la majorité des membres du COE, malgré l’ordre du jour à dominante libérale, maintient des positions conservatrices dans le domaine moral. Par exemple, la déléguée d’une Église protestante du Congo a dit, en réponse à mon intervention, que toute l’Afrique partage notre position au sujet de l’éthique familiale et de l’irrecevabilité du placement sur le même plan des unions homosexuelles et du mariage. Et toute l’Afrique, ce n’est pas rien, c’est tout un continent. Le Moyen Orient soutient également cette position. Un métropolite d’Égypte, au nom des Églises anté-chalcédoniennes, a dit qu’elles sont d’accord avec nous. Aussi, je pense que nous avons un soutien assez large dans le COE. Notre position est partagée par les deux-tiers des membres non orthodoxes du COE.
Malgré cela, il ne faut pas oublier, en ce qui concerne les voix libérales, qu’elles émanent avant tout d’Europe occidentale et de Scandinavie, ainsi que d’une partie des Églises américaines. Il faut prendre en compte que celles-ci sont les principales donatrices du Conseil, lui fournissant son soutien financier essentiel. Sur ce plan, elles ont une position traditionnellement très forte.

Quel sens y a-t-il alors aux travaux de l’Église orthodoxe russe au sein du COE ? De toute façon, les Églises « libérales » occidentales ne reconnaîtront pas leurs torts. Êtes-vous prêt à un compromis avec elles ?

Nous ne nous engageons jamais avec qui que ce soit dans la voie des compromis. Mais rappelez-vous la parabole évangélique sur le semeur. Lorsque nous jetons la semence, nous ne savons jamais si elle tombera sur la pierre, sur les ronces, ou si les oiseaux la déroberont, où encore si elle tombera sur une terre fertile. Dans la salle des sessions plénières du COE étaient présentes environ 2000 personnes et je pense que, parmi elles, il y en a un certain nombre dont le cœur est justement un terrain fertile. Elles rapportent dans leurs Églises ce qui a été dit, racontent ce qu’elles ont entendu. Vous avez vu vous-même que beaucoup sont venus me voir et m’ont remercié pour mon intervention (il est vrai qu’en tout, seule une quinzaine, au maximum une vingtaine de personnes ont élevé des tablettes bleues signifiant leur désaccord dans toute la salle, note de la rédaction du journal Foma). En tout état de cause, il y aura toujours des gens qui ne sont pas d’accord, et nous le savons à l’avance.
Mais je ne tente jamais de m’adapter à un style qui m’est étranger, à des standards qui me sont étrangers. Je sais que je dispose de quinze minutes, et il faut les utiliser. Après tout, quand se présentera à nouveau la possibilité (et se présentera-t-elle au demeurant) de s’exprimer devant un tel auditoire ? Je considère que la voix de l’Église doit être prophétique, elle doit dire la vérité, même si celle-ci n’est pas politiquement correcte et ne correspond pas aux standards séculiers libéraux actuels, ce qui se produit maintenant. En ce sens, notre témoignage au COE exige un certain courage, être prêt à écouter la critique et y répondre, mais aussi une bienveillance. Nous ne pouvons pas simplement « fustiger les vices ». Nous devons parler aux gens de la vérité divine, mais avec amour et respecter leur position, tant que celle-ci ne diffère pas de l’Évangile.

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Interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk au sujet de la Xème assemblée du Conseil œcuménique des Eglises à Pusan

DSC_0673Le 1e novembre, lors de la réunion plénière de la session de la Xème assemblée du Conseil oecuménique des Eglises (COE) à Pusan (République de Corée) est intervenu le métropolite Hilarion de Volkolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou (sur la photographie ci-contre). Celui-ci a, entre autres, pointé du doigt le danger d’un phénomène tel que le sécularisme militant, qui prend des forces en Europe et en Amérique (lire le texte complet ici). Son attitude critique des innovations libérales dans certaines Églises protestantes a provoqué une vive discussion lors de la session plénière. Le métropolite Hilarion s’est exprimé sur les objectifs et les résultats de son intervention au correspondant du journal russe Foma (« Thomas »).

Monseigneur, vous saviez à l’avance que votre intervention serait « un coup de pied dans la fourmilière » ?

Je me représente très bien l’atmosphère du COE, je connais les dispositions des gens et l’équilibre approximatif des forces. L’un des points faibles du COE réside dans le fait que l’équilibre des forces dans la communauté chrétienne n’y est pas représenté de façon adéquate. Par exemple, l’Église chrétienne la plus nombreuse, l’Église catholique-romaine qui, sur le plan moral, adopte des positions assez conservatrices, n’y est pratiquement pas représentée. Ce sont les protestants des pays nordiques et de l’Occident qui se font toujours le plus entendre, tandis que les Églises protestantes du Sud – en partie d’Afrique et du Moyen Orient – sont insuffisamment représentées.
La discussion, après mon intervention, a montré que la majorité des membres du COE, malgré l’ordre du jour à dominante libérale, maintient des positions conservatrices dans le domaine moral. Par exemple, la déléguée d’une Église protestante du Congo a dit, en réponse à mon intervention, que toute l’Afrique partage notre position au sujet de l’éthique familiale et de l’irrecevabilité du placement sur le même plan des unions homosexuelles et du mariage. Et toute l’Afrique, ce n’est pas rien, c’est tout un continent. Le Moyen Orient soutient également cette position. Un métropolite d’Égypte, au nom des Églises anté-chalcédoniennes, a dit qu’elles sont d’accord avec nous. Aussi, je pense que nous avons un soutien assez large dans le COE. Notre position est partagée par les deux-tiers des membres non orthodoxes du COE.
Malgré cela, il ne faut pas oublier, en ce qui concerne les voix libérales, qu’elles émanent avant tout d’Europe occidentale et de Scandinavie, ainsi que d’une partie des Églises américaines. Il faut prendre en compte que celles-ci sont les principales donatrices du Conseil, lui fournissant son soutien financier essentiel. Sur ce plan, elles ont une position traditionnellement très forte.

Quel sens y a-t-il alors aux travaux de l’Église orthodoxe russe au sein du COE ? De toute façon, les Églises « libérales » occidentales ne reconnaîtront pas leurs torts. Êtes-vous prêt à un compromis avec elles ?

Nous ne nous engageons jamais avec qui que ce soit dans la voie des compromis. Mais rappelez-vous la parabole évangélique sur le semeur. Lorsque nous jetons la semence, nous ne savons jamais si elle tombera sur la pierre, sur les ronces, ou si les oiseaux la déroberont, où encore si elle tombera sur une terre fertile. Dans la salle des sessions plénières du COE étaient présentes environ 2000 personnes et je pense que, parmi elles, il y en a un certain nombre dont le cœur est justement un terrain fertile. Elles rapportent dans leurs Églises ce qui a été dit, racontent ce qu’elles ont entendu. Vous avez vu vous-même que beaucoup sont venus me voir et m’ont remercié pour mon intervention (il est vrai qu’en tout, seule une quinzaine, au maximum une vingtaine de personnes ont élevé des tablettes bleues signifiant leur désaccord dans toute la salle, note de la rédaction du journal Foma). En tout état de cause, il y aura toujours des gens qui ne sont pas d’accord, et nous le savons à l’avance.
Mais je ne tente jamais de m’adapter à un style qui m’est étranger, à des standards qui me sont étrangers. Je sais que je dispose de quinze minutes, et il faut les utiliser. Après tout, quand se présentera à nouveau la possibilité (et se présentera-t-elle au demeurant) de s’exprimer devant un tel auditoire ? Je considère que la voix de l’Église doit être prophétique, elle doit dire la vérité, même si celle-ci n’est pas politiquement correcte et ne correspond pas aux standards séculiers libéraux actuels, ce qui se produit maintenant. En ce sens, notre témoignage au COE exige un certain courage, être prêt à écouter la critique et y répondre, mais aussi une bienveillance. Nous ne pouvons pas simplement « fustiger les vices ». Nous devons parler aux gens de la vérité divine, mais avec amour et respecter leur position, tant que celle-ci ne diffère pas de l’Évangile.

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Communiqué publié suite à la rencontre du métropolite Hilarion de Volokolamsk et du patriarche Jean d’Antioche à Balamand (Liban)

TDL_6717Le 9 novembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré le patriarche Jean X d'Antioche à Balamand au Liban. Cliquez ici pour lire la version française du communiqué publié suite à cette rencontre.

Photographie de cette rencontre, source: Patriarcat grec-orthodoxe d'Antioche et de tout l'Orient 

“Le conseil oecuménique des Eglises aidera à défendre les chrétiens” (métropolite Hilarion de Volokolamsk)

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a donné un entretien (en français) à l'agence Ria-novosti sur le rôle du Conseil oecuménique des Eglises concernant la défense des chrétiens persécutés. Ainsi, à propos de la Xe assemblée du Conseil oecuménique des Eglises, qui se tient actuellement à Pusan en Corée du Sud, il observe: "Cette assemblée peut et doit appeler d’une seule voix les choses par leur nom : exprimer une protestation vigoureuse contre le génocide (je n’ai pas peur du mot) des chrétiens qui se produit au Proche Orient et est la conséquence d’une politique volontaire des extrémistes et des forces terroristes qui veulent éliminer le christianisme de la région."

Le ministre des Affaires étrangères de la Macédoine reçu par le métropolite Hilarion de Volokolamsk

IMG_1805_" Le 29 janvier s’est déroulée une rencontre du métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, avec le ministre des Affaires étrangères de la République de Macédoine, N. Poposki, en visite de travail en Russie. (…) les parties en présence ont échangé sur l’importance de l’orthodoxie dans l’histoire de la Macédoine, ainsi que sur son rôle exceptionnel dans le développpement de la collaboration de la République de Macédoine avec les autres pays majoritairement orthodoxes. Ayant abordé le thème de la situation actuelle de l’Église dans les Balkans, les interlocuteurs ont souligné la nécessité de poursuivre les efforts entrepris afin de mettre de l’ordre dans la situation canonique du statut de l’orthodoxie sur le territoire de la République de Macédoine et de dépasser les obstacles à l’intensification du dialogue entre les Églises sur cette question."

Source (dont photographie de la rencontre): Patriarcat de Moscou

Une interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk sur les événements historiques commémorés en 2012 en Russie, la question du calendrier ainsi que l’usage de la langue russe dans l’office liturgique

ilarion4_crNous présentons ci-dessous l’interview du métropolite Hilarion de Volokolamsk, donnée dans le cadre de l’émission qu’il dirige sur la chaîne « Rossia 24 ». Les principaux thèmes abordés sont les événements historiques commémorés en 2012 en Russie, la question du calendrier grégorien ainsi que l’usage de langue russe dans l’office liturgique

Métropolite Hilarion : Bonjour, chers frères et sœurs ! Mon hôte est aujourd’hui l’historien, écrivain et professeur de l’Institut de journalisme et de création littéraire Constantin Kovalev-Sloutchevsky. Nous parlerons de l’année écoulée, de l’année qui vient et de la fête même du nouvel an. Bonjour, Constantin.

C. Sloutchevsky : Bonjour, Monseigneur ! L’année 2012 a été marquée par toute une série de dates jubilaires. Nous avons célébré le 200ème anniversaire de la guerre patriotique [contre Napoléon, ndt] de 1812, le 400ème anniversaire de la fin du Temps des troubles, le 1150ème anniversaire de l’État russe. D’autres ont attendu la fin du monde qui, au demeurant, n’a pas eu lieu… Quelle a été la signification de cette année pour l’Église ?

Métropolite Hilarion : pour notre Église et pour notre patrie, cette année a revêtu une importance particulière, en partie comme année de l’histoire de Russie. Il est très important que nous ayons eu la possibilité de nous rappeler de notre histoire, car très souvent, de nos jours, les gens ne ressentent pas qu’ils en sont partie prenante. Il leur semble que l’histoire concerne exclusivement le passé et n’a rien à faire avec le présent, que c’est une espèce d’objet d’archive, ne présentant un intérêt que pour les spécialistes. Or, sans nous tourner vers les leçons de l’histoire, nous ne pourrons pas, de façon adéquate, percevoir notre présent et être les créateurs de l’histoire.

 Nous devons, encore et toujours revenir vers ces événements décisifs de l’histoire de la patrie, dont nous avons commémoré les jubilés dans l’année qui se termine : la victoire sur les Polonais, la fin du Temps des troubles et la victoire sur les Français. Avant tout, ces événements témoignent que si notre peuple le veut, il peut s’opposer tant à l’ennemi intérieur qu’extérieur. Il peut être en mesure de défendre sa patrie, ses valeurs spirituelles. Car pour notre peuple, tant la guerre contre les Polonais que la résistance à Napoléon n’étaient pas seulement des guerres contre les envahisseurs étrangers, elles furent un combat pour nos valeurs spirituelles et morales, pour nos églises qui étaient profanées, pour notre foi, qui était menacée. En ces moments graves, le peuple a su s’unir. Je pense que si aujourd’hui aussi, notre peuple s’unit pour défendre ses valeurs, ce que nous avons hérité de nos ancêtres et devons transmettre à nos descendants, nous manifesterons de cette façon l’attitude la plus juste envers l’histoire.

C. Sloutchevsky : En fêtant le nouvel an, les gens oublient souvent que la vie se divise en trois parties : le travail, le repos et le sommeil. Un tiers de notre vie, malheureusement, s’en va dans le sommeil. Et encore un tiers, au repos. Or, durant la période du nouvel an, c’est tout juste si nous ne nous reposons pas durant des semaines. Est-ce bien ou mal ? Encore un paradoxe : nous fêtons l’année nouvelle civile avant la Nativité du Christ, c’est-à-dire pendant le carême de la Nativité. Peut-être serait-il sensé de passer au calendrier néo-julien [c’est-à-dire grégorien avec la pascalie julienne, ndt], afin que le monde chrétien entier célèbre des fêtes aussi importantes que Noël en même temps ?

Métropolite Hilarion : Je considère qu’il n’y a pour nous aucune nécessité de passer au calendrier néo-julien ou grégorien. Il est certes possible que cette nécessité se présente par la suite et qu’elle soit alors constatée. Il y a en effet certaines divergences entre le calendrier julien, selon lequel vit notre Église, et le calendrier astronomique. Au cours des siècles, ces divergences s’accumulent, mais je pense que la question du calendrier ne présente pas une telle acuité, qu’il nous faudrait prendre des mesures urgentes, ce d’autant plus que nos fidèles ne le demandent pas, voire perçoivent même de telles mesures de façon négative. Je ne vois actuellement aucune nécessité au passage au nouveau calendrier, bien que je n’exclue pas – très probablement dans un avenir fort lointain – certaines réformes du calendrier.

Quant au sens du nouvel an, il ne faut naturellement pas oublier que chaque nouvelle année, ecclésiale comme civile, donne la possibilité de réfléchir à certaines choses, de rendre grâce à Dieu pour quelques autres, et prier pour le temps à venir. Ce n’est pas un hasard si l’on a pris l’habitude, chez nous, de célébrer un Te Deum le jour de l’an dans les églises. Les gens fêtent le nouvel an, c’est aussi une réalité de notre vie. Et bien que cette fête ne soit pas religieuse, mais séculière, l’Église la sanctifie par sa prière et sa présence. De très nombreux fidèles viennent à l’église la veille du nouvel an, pour rendre grâce à Dieu pour tout le bien qui s’est produit durant l’année qui s’est achevée et demander Son aide pour l’année qui commence.

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Moscou: l’ambassadeur de France en Russie a rencontré le métropolite Hilarion de Volokolamsk

Le 3 décembre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a reçu, au siège du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l'ambassadeur de France en Russie, Jean de Gliniasty. " Répondant aux questions de son hôte, le métropolite a parlé de la situation interreligieuse en Russie, des relations du Patriarcat de Moscou avec l’Église catholique romaine. Au cours de l’entretien, qui s’est déroulé dans un climat amical, le rôle des valeurs morales traditionnelles dans les pays de l’Union européenne a été discuté, ainsi que la situation des communautés chrétiennes dans les pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord."

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a fait part de son soutien aux chrétiens français face aux nouvelles attaques contre les valeurs éthiques traditionnelles

" Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a adressé une lettre au cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France dans laquelle il exprimait le soutien et la volonté du Patriarcat de Moscou de travailler ensembler au nom de la défense des valeurs chrétiennes. Le texte de la lettre est reproduit ci-dessous :

Éminence !

Ma lettre fait écho à l’inquiétude que suscitent les renseignements arrivant de France sur le projet de loi prévoyant la légalisation des mariages homosexuels élaboré par le Parti socialiste au pouvoir. J’aimerais exprimer par la présente ma solidarité et mon soutien à votre position conséquente et sans compromis qui met en évidence le point de vue vraiment chrétien sur ce problème.

Nous observons avec regret l’érosion des principes moraux dans la vie privée et publique qui se produit dans un pays ayant de profondes racines chrétiennes. J’aimerais assurer votre Éminence de ce que le Patriarcat de Moscou est prêt à agir en commun avec la Conférence des évêques de France pour la défense des valeurs éthiques de l’Évangile.

Il est heureux que les Français demeurés fidèles à la morale traditionnelle ne soient pas restés indifférents à une initiative des autorités françaises inacceptable pour les chrétiens. Les nombreuses manifestations qui se sont déroulées récemment dans plusieurs villes de la République contre la légalisation des unions de personnes du même sexe. J’espère que les forces saines de la société française continueront à défendre activement la morale traditionnelle.

Je profite de l’occasion pour souhaiter à votre Éminence meilleure santé, forces morales, fermeté et aide de Dieu dans vos labeurs.

Avec mon affection dans le Seigneur,

Hilarion, métropolite de Volokolamsk, président du département  des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou

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Le 7 novembre 2012, le Conseil des ministres de France a approuvé un projet de loi sur les « mariages » homosexuels. Le projet de loi reconnaît comme « mariage » l’union de deux personnes indépendamment de leur sexe. Il donne aussi aux couples homosexuels le droit à l’adoption. L’initiative du président François Hollande de légaliser les mariages homosexuels a suscité en France une tempête de protestations. Des manifestations massives se sont déroulées à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes et dans d’autres villes. Dans certains cas, les protestations étaient organisées par des organisations laïques. D’autres manifestations avaient lieu à l’initiative de l’Église catholique et des communautés musulmanes. La Conférence des évêques de France s’est prononcée pour la défense des valeurs éthiques évangéliques. "

Source: Patriarcat de Moscou. Photographie: Mgr Hilarion lors de sa conférence lors des Journées du livre orthodoxe à Paris, le 17 février 2012 (source)

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Jovan Nikoloski