31/03/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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Le métropolite Hilarion : les dernières années de la préparation du Concile panorthodoxe témoignent de l’unité grandissante des Églises orthodoxes locales

Le saint et grand Concile de l’Église orthodoxe doit avoir lieu dans un mois, à l’île de Crète. Sa convocation a été précédée de 55 ans de processus préconciliaire, auquel l’Église orthodoxe russe a pris une part active. Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, est revenu sur la préparation du Concile panorthodoxe dans l’allocution qu’il a prononcée lors de l’assemblée solennelle du 70e anniversaire du DREE. « Un grand nombre des propositions du Patriarcat de Moscou, représenté pendant les séances de préparation au Concile par le département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, ont été prises en compte dans leurs grandes lignes, aussi bien en ce qui concerne le règlement des travaux du Concile panorthodoxe, que les projets de documents conciliaires, a constaté Mgr Hilarion. Pour nous, il était surtout important d’éviter que des décisions absolument inadmissibles pour elle soient imposées en Concile à n’importe laquelle des Églises locales. La méthode du consensus, approuvée à l’insistance de Sa Sainteté le patriarche Cyrille, permettra que toutes les décisions soient prises en excluant cette hypothèse. » Pour l’Église russe, il importait aussi que le règlement précise qu’aucun thème autre que ceux introduits à l’ordre du jour du Concile ne pourrait être examiné. « Pour nous, il ne s’agit pas d’une formalité : ces points du règlement permettent à l’Église russe de participer aux travaux du Concile sans craindre de situations imprévues impliquant des décisions allant à l’encontre des canons et de la tradition de l’Église. » En même temps, le processus de préparation du Concile n’est pas dépourvu de défauts, a reconnu le métropolite. « Les débats sur les projets de documents conciliaires soulevés par leur publication dans certaines Églises locales, y compris chez nous, ont montré que certains documents ont besoin d’être perfectionnés. J’estime que ce travail sur les documents, qui devra tenir compte de la position de toutes les Églises autocéphales, doit absolument être effectué, soit pendant la synaxe des primats, qui précédera le Concile, soit au saint et grand Concile orthodoxe. » Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a dit remercier Dieu de ce que ces dernières années du processus préconciliaires, la position de l’Église orthodoxe russe est mieux comprise et mieux soutenue, ainsi que son approche. Ceci témoigne d’une unité de pensée grandissante entre Églises orthodoxes locales, à laquelle nous nous efforçons d’apporter notre contribution.

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Intronisation de deux nouveaux évêques au Kenya

13244802_1172822679416999_6794248127771766934_n-1Le patriarche Théodore d’Alexandrie a intronisé au Kenya, le 13 et le 15 mai, deux nouveaux évêques: Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Un compte rendu et une courte biographie des deux nouveaux évêques, en anglais, ainsi que des photographies (dont celle ci-contre) sont en ligne sur ce site.

Belgique: les funérailles du père Ignace Peckstadt

Uitvaart_Ignace_Peckstadt1Un compte rendu des funérailles du père Ignace Peckstadt, qui se sont déroulées le 14 mai à Gand, en Belgique, est en ligne ici. S’y trouvent aussi: l’homélie du métropolite Athénagoras, l’homélie de Mgr Irénée de Reghion, les condoléances du patriarche oecuménique, les condoléances des Églises orthodoxes, les condoléances des hiérarques du Trône oecuménique, les condoléances œcuméniques et interreligieuses ainsi qu’un album de photographies (dont celle ci-contre).

La ministre albanaise de la culture a déclaré que « les églises sont des endroits merveilleux pour des manifestations telles que les concerts, les expositions et les forums »

Dans une interview au journal albanais Gazeta Shqiptare, Mme Kumbaro, ministre albanaise de la culture, a déclaré que l’État transmettra une série de monuments en mains privées, étant donné qu’il n’est pas possible pour lui d’assumer leur conservation et leur restauration. Répondant aux questions des journalistes, qui lui demandaient si les monastères et les édifices cultuels de l’Église orthodoxe d’Albanie, actuellement propriétés de l’État, seraient rendus à celle-ci, la ministre a déclaré : « J’appelle les communautés religieuses à participer à la restauration des monuments. Par ailleurs, je considère que les églises sont des endroits merveilleux pour l’organisation de manifestations culturelles et publiques : concerts, expositions et forums ». À une autre l’occasion, le primat de l’Église orthodoxe d’Albanie, l’archevêque Anastase avait exprimé l’opinion que « l’Église orthodoxe d’Albanie reste persécutée par les autorités : les lieux saints, confisqués par le régime athée, ne lui sont pas rendus, dont de nombreux monastères ». Selon l’archevêque, « ce n’est pas l’affaire des autorités politiques de définir ce qui est sacré et ce qui ne l’est pas ». En mars 2016, à Durrës, avait eu lieu une réunion de clercs et de laïcs. Environ 300 prêtres et laïcs, représentant leurs paroisses, ont alors pris la décision d’adresser aux autorités une demande portant sur le retour à l’Église orthodoxe des monastères, des églises, des lieux et objets saints. La raison de cette réunion était que des photographies avaient été publiées sur internet, montrant de jeunes femmes faisant de la publicité pour des robes de mariées dans les églises orthodoxes de Berat et d’Elbasan. Les mannequins, dans des poses provocantes, se tenaient devant le sanctuaire et les icônes. Les clercs et laïcs participants à la réunion avaient exprimé des protestations au sujet du fait que l’État continuait à garder les lieux saints orthodoxes et ne les rendait pas à l’Église, tout en permettant que ceux-ci fussent profanés : « Nous exigeons que soient rendus à l’Église orthodoxe, les monastères, les églises, les saintes reliques, les icônes, les vases sacrés, qui constituent des lieux et des objets sacrés, mais pour les orthodoxes du monde entier ». Les nouveaux plans du ministère albanais de la culture pour l’utilisation des églises comme salles de concert et autres manifestations ont provoqué indignation et protestations.

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« Contre l’oubli » – Réunion à Athènes à l’occasion du troisième anniversaire de l’enlèvement du métropolite d’Alep Paul

Le 18 mai, le site internet Pemptousia et le monastère patriarcal de la Très-Sainte-Mère-de-Dieu de Balamand (Liban) organisent à Athènes un événement intitulé « Contre l’oubli », à l’occasion du troisième anniversaire de l’enlèvement du métropolite d’Alep. Les intervenants sont des personnalités de Grèce et de Syrie qui ont été en relation avec le métropolite d’Alep Paul, du Patriarcat orthodoxe d’Antioche. Le principal orateur est le métropolite de Mésogée et Laurentie Nicolas (Église orthodoxe de Grèce). Les représentants du Patriarche d’Antioche, de l’archevêque d’Athènes et du monde politique salueront l’assemblée. Près de trois années se sont écoulées depuis l’enlèvement du métropolite d’Alep Paul qui, avec le métropolite syro-jacobite Johanna Ibrahim, a été enlevé alors qu’il revenait à Alep depuis la Turquie. Depuis lors, leur sort est inconnu. Durant la manifestation, des films vidéo seront projetés provenant d’interviews, de l’œuvre et de la vie du métropolite d’Alep ainsi que des images de manifestations similaires en sa faveur à l’étranger. Participeront à la soirée la chorale des pères du monastère de Hamatoura au Liban, ainsi qu’une chorale de chant byzantin. L’allocution de clôture sera prononcée par le métropolite de Buenos Aires du Patriarcat d’Antioche, Mgr Silouane. Une résolution sera lue ensuite au sujet du silence international qui dure depuis trois ans autour de cet enlèvement. L’événement sera retransmis en direct à partir de 16h00.

En République de Moldavie, des milliers de fidèles ont répondu à l’appel du métropolite de Chișinău Vladimir pour participer à la « marche silencieuse» destinée à défendre les valeurs de la famille traditionnelle

Dans la capitale moldave s’est déroulée la « marche du silence » pour le soutien à la famille traditionnelle. Des milliers de clercs et fidèles de toutes les régions du pays au répondu à l’appel du métropolite de Chișinău Vladimir et ont participé à la marche silencieuse dédiée aux valeurs familiales traditionnelles. Avec, en tête du cortège, les évêques de l’Église orthodoxe de Moldavie, les participants à la procession sont partis du monastère Saint-Théodore, parcourant, de façon organisée, le boulevard Étienne-le-Grand jusqu’au parc situé devant la cathédrale métropolitaine. Pendant le parcours, les prêtres et les fidèles ont prié le Seigneur et Sa très pure Mère et ont porté des pancartes avec des inscriptions en faveur de la famille et contre le péché de l’homosexualité. Dans le parc de la cathédrale, le métropolite Vladimir s’est adressé à toutes les personnes présentes, en remerciant les participants à la marche pour leur mobilisation et leur unité au nom des valeurs saintes que sont celles de la famille. Ensuite, le métropolite a exhorté les chrétiens à ne pas avoir honte de témoigner leur foi dans le Christ, avant tout par l’exemple qu’ils donnent personnellement à la société, mais aussi avec leurs familles. Le primat a lancé un appel aux dirigeants de la République de Moldavie, au nom du peuple et du clergé de l’Église orthodoxe de Moldavie, les appelant à mettre fin à leur soutien à toutes les tendances destructives au niveau social et incompatibles avec la foi et les traditions du peuple de Moldavie. La marche pour la famille, pour la deuxième consécutive, a rappelé que le mariage d’un homme et d’une femme ainsi que la filiation père-mère-enfants constituent la base et l’avenir de la société moderne. On peut visionner ici un film de la manifestation.

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Décès de l’archiprêtre Michel Li, dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la mission ecclésiastique russe dans le pays

L’archiprêtre Michel Li est décédé en Australie le 12 mai. Il était le chef de la mission russo-chinoise du diocèse d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église russe hors-frontières et le dernier prêtre de l’Église orthodoxe en Chine, ordonné du temps de la Mission ecclésiastique russe en Chine, par le chef de celle-ci, l’archevêque de Pékin et de Chine Victor, en 1950. Le père Michel Li avait passé vingt ans aux travaux forcés en Chine communiste. En 1986, l’archevêque d’Australie Hilarion, actuellement primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, l’avait accueilli en Australie. Une interview du père Michel Li avait été publiée ici.

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L’archevêque de Prešov, des Terres tchèques et de Slovaquie Rastislav a rendu visite au patriarche œcuménique Bartholomée

Le 13 mai, l’archevêque de Prešov, primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie Rastislav, accompagné du métropolite de Prague Michel, de l’archiprêtre Milan Gerka, secrétaire du Saint-Synode, de l’archimandrite Seraphim Šemjatovský, du prêtre Michel Švajko,, de l’archidiacre Maxime Durila et du diacre Cyrille Sarkassina et de Mme Iverta Starcova, interprète, ont effectué une visite irénique au Patriarcat de Constantinople et au patriarche œcuménique Bartholomée. La délégation a été accueillie à l’aéroport par les métropolites d’Iconium Théolèpte de Kydonia Athénagoras, ainsi que le diacre Niphone, qui l’ont accompagnée à l’hôtel. Ensuite, l’archevêque Rastislav et sa suite ont assisté à la doxologie en la cathédrale patriarcale, puis ont été reçus chaleureusement par le patriarche œcuménique et les membres de sa hiérarchie en la salle du trône. Dans son allocution, le patriarche Bartholomée a déclaré, entre autres : « La joie de l’Église-Mère est grande comme, nous en sommes sûrs, la vôtre, Béatitude, après « l’hiver » par lequel est passé votre Église, provenant du déchirement, dû a des faiblesses humaines, de la sa tunique sans couture. C’est une joie, car grâce à nos efforts patriarcaux, mais aussi les vôtres, la paix et la normalité sont revenus au sein de votre Église et sa communion a été rétablie avec l’ensemble de l’Église orthodoxe dans le monde entier. Cette joie qui est nôtre «  est la satisfaction des désirs, la jouissance des choses agréables, l’oubli de celles qui chagrinent » comme le dirait le grand illuminateur de l’univers Jean Chrysostome (Sur Isaïe I, PG 56,100) (…) L’Église orthodoxe de Tchéquie et de Slovaquie doit elle-aussi présenter une œuvre spirituelle fructueuse (…) qui, nous en sommes sûrs, sous votre direction spirituelle, Béatitude, se poursuivra et s’étendra, de telle façon que d’une part, le troupeau orthodoxe soit affermi et que, d’autre part, la présence et le message de l’orthodoxie soient propagés dans les deux pays de la juridiction de votre Église, et qu’ainsi soit corroborée, par votre ministère ecclésial et spirituel et celui de vos évêques et clercs l’affirmation prophétique du célèbre byzantinologue contemporain Steven Runciman,  : « L’orthodoxie sera la religion du XXIème siècle ». Qu’il me soit permis d’ajouter, Votre Béatitude que notre orthodoxie introduit dans le mystère du siècle à venir, que nous vivons de façon plus intense en ces jours de la Résurrection. Notre Église orthodoxe est la seule qui conserve pur son caractère mystérique et qui a toujours fui les influences dévastatrices de la sécularisation qui transforment son institution fondée par Dieu en une simple fondation humaine. L’Église orthodoxe est l’espoir réel de tout homme qui cherche la vie spirituelle et ecclésiales authentiques ; elle est l’espoir des peuples d’Europe, elle est l’espoir de tous les confins de la terre. C’est pourquoi notre responsabilité à nous orthodoxes est grande devant Dieu et les hommes (…) ».

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Madrid: consécration de la nouvelle cathédrale Sainte-Marie-Madeleine du Patriarcat de Moscou

DSC_3138.800x1000wLe 15 mai, à Madrid, Mgr Nestor de Chersonèse et Mgr Antoine de Bogorodsk, responsable des institutions du Patriarcat de Moscou à l’étranger, ont consacré l’église-cathédrale Sainte-Marie-Madeleine. Un compte rendu de l’évènement est proposé ici et sur cette autre page un album de photographies (dont celle ci-contre).

L’Église orthodoxe serbe a décoré le réalisateur Nikita Mikhalkov pour son soutien à l’esprit orthodoxe

Le réalisateur Nikita Mikhalkov a reçu l’une des plus grandes distinctions de l’Église orthodoxe serbe, l’ordre de saint Stéphane. La cérémonie a eu lieu le 13 mai en la cathédrale de la Dormition à Podgorica, au Monténégro. La distinction a été remise par le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque au réalisateur pour son apport, durant de nombreuses années, au domaine de la culture et au soutien de l’esprit orthodoxe. Quelques jours auparavant, le patriarche de Serbie Irénée avait remis l’ordre de saint Pierre de Cetinje à l’artiste, acteur et réalisateur russe Nicolas Burliaev.

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Appel à l’unité, adressé par le patriarche de Serbie Irénée aux dirigeants des partis politiques de République serbe de Bosnie, à l’occasion de manifestations massives prévues à Banja Luka

Alors qu’une manifestation massive était prévue à Banja Luka le 14 mai contre le pouvoir actuel en République serbe de Bosnie avec de possibles affrontements, le patriarche de Serbie Irénée a adressé l’appel suivant aux dirigeants des partis politiques de ladite entité :
« Chers Frères en Christ et mes chers enfants spirituels, Chers dirigeants des partis politiques dans notre belle et bien-aimée République Serbe,
Vous savez que nous avons le devoir, grand et important, de préparer la session ordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe, que nous avons convoquée pour le 14 mai et que nous commencerons solennellement par la célébration de la sainte liturgie épiscopale en l’église des Saints-Apôtres de la grande laure du Patriarcat de Peć. Nous pensons que vous savez également que le Saint-Synode et l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe a toujours suivi avec amour tout ce qui s’est produit et se produit encore en République serbe[de Bosnie] et que nous avons participé personnellement à vos négociations et accords. Nous nous adressons à vous, maintenant comme toujours, avec amour, mais aussi avec une préoccupation paternelle, en raison de la manifestation que vous annoncez également pour le 14 mai de cette année.
De la même façon que nous croyons que, après la liturgie, le 14 mai, au Patriarcat de Peć et, le 15 mai, en la cathédrale Saint-Georges de Prizren, la sainte Assemblée des évêques réussira les jours suivants, lors de la session de travail à Belgrade, au sujet de la préparation du Concile panorthodoxe qui se tiendra au mois de juin de cette année en Crète, à répondre à toutes les questions et à dissiper certaines interrogations, nous voulons croire que vous aussi, chers frères en Christ et mes enfants spirituels, vous pourrez et devrez résoudre vos problèmes, vos différends politiques, par des discussions et des accords, peu avant et après le 14 mai 2016.
De grandes tâches nous attendent ici, ainsi que de grands préparatifs, mais chaque pensée au sujet des événements annoncés à Banja Luka avec leurs suites non souhaitables nous affligent et nos préoccupent fortement. Aussi, nous vous appelons à renoncer aux rassemblements et manifestations massifs le 14 mai et nous vous supplions paternellement de rechercher la solution à tous les accords, problèmes et conflits, dans des discussions fraternelles. Tout cela doit se faire dans le cadre des institutions de la République serbe [de Bosnie], de même que dans les discussions personnelles que vous devez mener, car aucun de ces désaccords, aucun de ces problèmes et conflits ne saurait passer avant notre République serbe [de Bosnie] et de notre peuple serbe. Le peuple nous est confié, à vous sur le plan séculier, et à nous, sur le plan spirituel, nous ne saurions l’oublier ! Ne permettez jamais que l’on en arrive à des problèmes avec des conséquences immenses. Faites des concessions, et comme des frères, des amis, des vrais Serbes, tendez-vous la main les uns autres. Vous trouverez une solution, car il n’existe pas de problème qui n’en ait pas pour nous, chrétiens orthodoxes ; la discorde nous a décimés, arrêtez cette chute dans l’abîme où nous précipitons notre peuple.
Ayez l’amour fraternel dans vos cœurs, que vos faiblesses soient dominées par la force du bon sens, ayez la foi et l’espérance dans l’aide de notre Seigneur Jésus-Christ, et faites qu’avec notre bénédiction et votre calme les passions et l’émotion s’apaisent dans le peuple et que vous résolviez conflits dans la paix tous les problèmes, les désaccords et les conflits.
En la mémoire de saint Basile d’Ostrog, 2016
Votre intercesseur devant le Seigneur,
Patriarche Irénée de Serbie »

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Le Conseil régional de Ternopol demande au président Porochenko que la laure de Potchaïev soit à nouveau considérée comme domaine national, afin de permettre aux schismatiques et aux uniates d’y célébrer

Le Conseil régional de Ternopol s’est adressé au président ukrainien Porochenko et au cabinet des ministres d’Ukraine afin de rendre à la laure de Potchaïev le statut de domaine national. Les 54 députés présents dans la salle ont voté pour cette proposition. Les députés du Conseil régional de Ternopol demandent d’annuler la décision prise en 2003 sur « l’exclusion du domaine national historique et architectural des bâtiments de la laure de la Sainte-Dormition de Potchaïev » et de transmettre ceux-ci à la propriété de l’État dans le but de donner à l’avenir aux représentants des autres Églises [i.e. les groupes schismatiques et les uniates, ndt] la possibilité d’y célébrer les offices. « Nous voulons rendre à la propriété de l’État ce lieu saint, et ensuite, par un concours ouvert pour le droit d’utiliser certains édifices, de donner la possibilité à d’autres Églises, dont l’Église gréco-catholique, d’y célébrer des offices d’intercession et des offices », a déclaré le député du Conseil régional de Ternopol du parti UKROP, André Tsyboulsky. Rappelons que la Laure de la Sainte-Dormition de Potchaïev est le plus grand lieu saint orthodoxe d’Ukraine après la laure des Grottes de Kiev. Depuis 1997, la Laure dispose du statut stavropégiaque, c’est-à-dire qu’elle dépend directement du Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine. En 2003, le cabinet des ministres d’Ukraine l’a laissé la laure de Potchaïev à la disposition gratuite de l’Église orthodoxe d’Ukraine, tout en restant néanmoins la propriété de l’État.

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Lettre de l’higoumène du monastère de Koutloumousiou à la Sainte Communauté du Mont Athos au sujet du prochain Concile panorthodoxe

En date du 26 mars, l’higoumène du monastère de Koutloumousiou a adressé la lettre suivante à la Sainte-Communauté du Mont Athos au sujet du prochain Concile panorthodoxe :

« À la Sainte Communauté de la Sainte Montagne de l’Athos, à Karyès

Nous saluons fraternellement Votre Révérence en Christ,

Ayant lu avec grande attention la vénérable lettre patriarcale qui nous a été transmise relativement au Concile panorthodoxe, accompagnée des décisions s’y rapportant et de son règlement d’organisation et de fonctionnement, ainsi que la lettre du monastère de Karakallou qui exprime sa préoccupation, nous portons à votre connaissance ce qui suit, eu égard à l’importance exceptionnelle du Concile convoqué, tant pour le présent que l’avenir du monde orthodoxe. Concrètement, outre les nombreux éléments positifs des documents, surgissent certaines questions qui touchent le contenu théologique de la Tradition patristique.

1) Le règlement d’organisation et de fonctionnement du Concile panorthodoxe présente l’image d’une synaxe de primats, et non celle d’un Concile panorthodoxe selon le modèle des Conciles œcuméniques. Ce sentiment est créé par la limitation des membres aux seuls Primats des Églises autocéphales, ayant le droit exclusif de suffrage et de parole, ce qui exclut les autres membres de chaque délégation, mais également le grand nombre des évêques appartenant à chaque Église. Cela ne constitue pas la meilleure expression du système conciliaire. Nous craignons que, de cette façon, pénètre involontairement dans l’Église la théologie de la primauté, laquelle, par ailleurs, constitue l’aboutissement de la théologie de la personne, apparue au XXème siècle. Déjà sont apparues des opinions selon lesquelles le dogme et l’office liturgique ne peuvent constituer le lieu de l’unité ecclésiale, en tant que facteurs prétendument impersonnels, la personne du primat étant le seul lieu d’unité mis en avant.

2) Concernant le sujet des relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien, il est quelque peu inconséquent que l’Église, une, sainte, catholique et apostolique reconnaisse d’autres Églises chrétiennes, avec lesquelles, par voie de conséquence, elle peut être ou non en communion. C’est-à-dire qu’il semble que la question de la clarification de la foi est placée a posteriori, après la reconnaissance d’une communauté chrétienne en tant qu’Église, comme si la théologie constituait un complément de l’ecclésiologie. Il ressort de la formulation que le seul critère d’ecclésialité considéré est la succession apostolique historique ou la célébration du baptême.

3) L’article 22 du document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » qui se trouve assurément en rapport avec le dialogue œcuménique préjuge clairement de l’infaillibilité du Concile, et formule par écrit l’opinion plus générale selon laquelle « la foi orthodoxe authentique n’est sauvegardée que par le système conciliaire » et aussi qu’un Concile constitue le juge désigné et ultime en matière de foi ». Il implique enfin la condamnation de toute contestation des décisions du Concile par des personnes ou des groupes (y compris, manifestement, des hiérarques diocésains). Si cela ne résulte pas simplement d’une formulation malheureuse, on réfute ainsi le fait que le peuple fidèle est le gardien de la foi. Contrairement à cet article, la vie de l’Église témoigne que des personnes (i.e. les Pères théophores, les saints moines, les martyrs et les confesseurs), des groupes, et enfin le plérôme entier du peuple de Dieu, suivant la tradition apostolique de la sainteté, ont proclamé invalides des grands Conciles comportant de nombreux membres.

4) Étant donné que la tradition patristique, et ce conformément aussi aux documents, constitue un critère de l’unité ecclésiale et étant donné également que le futur Concile revendique une validité panorthodoxe, le plérôme de l’Église attend de lui qu’il n’ignore pas les Conciles précédents, ceux qui ont été convoqués sous saint Photius et saint Grégoire Palamas, qui ont fixé la théologie ainsi que l’expérience patristiques immuables et ont formé la conscience de l’Orthodoxie qu’elle a d’elle-même, pouvant en outre donner des réponses à l’homme d’aujourd’hui. S’il n’est pas fait mention de cela, il semblera éventuellement que l’Église orthodoxe n’accepte pas la théologie postérieure au septième Concile.

5) Enfin, bien que cela soit de moindre importance, nous ne comprenons pas l’utilité de la présence d’observateurs hétérodoxes à un Concile où il s’agit de discuter, à une large échelle, des questions nous concernant.

Le plérôme ecclésial attend vraiment du saint et grand Concile qu’il manifeste l’expression authentique de la tradition. En même temps parviennent de toutes parts des voix distinguées, d’où il ressort l’inquiétude que certaines positions créent des problèmes majeurs ou mineurs, lesquelles, fort probablement, provoqueront des schismes. Aussi, nous pensons que notre Lieu sacré, toujours sensible aux questions de foi et d’expérience orthodoxes, devrait articuler un discours correct et limpide, lequel contribuerait à l’édification de tous et qui probablement influerait positivement sur l’œuvre du Concile.

Cela étant, nous demeurons dans l’amour du Christ,

L’higoumène du saint monastère de Koutloumousiou,

+ Archimandrite Christodoulos et ses frères en Christ »

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L’Église orthodoxe de Grèce a dépensé 126 millions d’euros en 2015 pour ses œuvres caritatives

Au cours de sa séance du jeudi 12 mai, le Saint-Synode de l’Église de Grèce, sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme, a été informé des dépenses effectuées au titre des œuvres caritatives en 2015 par l’archevêché d’Athènes et les diocèses métropolitains de l’Église de Grèce. Le montant total desdites dépenses s’élèvent à 126.041.801,73 €, dont 29.2 millions pour les cantines distribuant les repas gratuits pour les victimes de la crise, 25.4 millions pour les foyers pour personnes âgées, le reste étant réparti entre les différentes œuvres caritatives de l’Église de Grèce.

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Le monastère du Sauveur à Simbirsk (actuellement Oulianovsk), en Russie, sera restauré 100 ans après sa fermeture

Le monastère du Sauveur, fondé simultanément avec la ville Simbirsk (actuellement Oulianovsk) sera restauré 100 ans après sa fermeture. « Les travaux de construction et de restauration du monastère du Sauveur dureront jusqu’en 2020 » a-t-on déclaré dans le diocèse. Il est prévu de commencer la restauration par le bâtiment des moniales, qui comprend l’église dédiée à l’icône de la Mère de Dieu d’Iviron, les cellules des sœurs et les chambres pour les pèlerins, ainsi que le réfectoire. L’étape suivante sera constituée par la restauration de la résidence de l’higoumène, où étaient situés les ateliers d’iconographie et de couture. Ensuite sera construit le clocher et l’église se trouvant au-dessus du portail. La dernière étape sera la reconstruction de la cathédrale du Sauveur sous sa forme historique. Le monastère a été construit à la fin de 1640. Les églises en pierres ont été érigées à la fin du XVIIème siècle – début du XVIIIème siècle, tandis que le mur de clôture et les cellules ont été achevées à la fin du XVIIIème s. En 1864, le monastère a brûlé, puis a été reconstruit ensuite. Il constituait la partie principale du centre historique de Simbirsk avec le collège classique, la maison du gouverneur et le jardin public Karamzine. Plusieurs églises faisaient partie du complexe : L’église de l’Icône du Sauveur « non faite de main d’homme », l’église Saint-Alexis-de-Moscou (détruite après l’incendie de 1864) et l’église de l’Icône de la Mère de Dieu dite d’Iviron. Le monastère a été fermé en 1920. Les bâtiments servirent alors de logements aux ouvriers de l’usine de cartouches et, plus tard, une partie du bâtiment a été détruite. En 1960, sur l’emplacement d’une partie du monastère a été construite la Maison des syndicats. Une partie des bâtiments abritant les cellules a été préservée, dont un a été rendu au diocèse et utilisé comme metochion du monastère de Saint-Michel-Archange du village de Komarovka, dans la région d’Oulianovsk. En avril 2015, un nouveau bâtiment a été rendu au diocèse de Simbirsk. Dans les années 1930, les églises d’Oulianovsk ont été fortement frappées par les destructions. En 1940, de deux monastères, trois grandes églises, quinze églises paroissiales et vingt chapelles n’avait survécu que l’église de la Résurrection du cimetière. Dans cette ville multinationale furent fermées la mosquée, les églises catholique et protestante, ainsi que le lieu de culte israélite.

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Visite du président grec Prokopis Pavlopoulos sur le Mont Athos

Le président de la République hellénique, Prokopis Pavlopoulos, s’est rendu sur le Mont Athos le 12 mai, pour la première fois depuis son élection au rang présidentiel. Lors de son allocution en l’église du Protaton, le président de la République a déclaré que la République hellénique a pour obligation de protéger le lieu sacré de la Sainte Montagne, de conserver son caractère immuable et son cheminement futur. M. Pavlopoulos a mentionné que tous les Grecs se sentent fiers du fait que la Sainte Montagne fasse partie de leur patrie et il a exprimé sa joie et son attente que la rencontre de ce jour contribue encore plus à établir un esprit de proximité et de spontanéité. Dans son allocution au président de la République, le protos du Mont Athos, le gheron Paul du monastère de la Grande Laure a souhaité la bienvenue à M. Pavlopoulos et a caractérisé le Jardin de la Mère de Dieu (le Mont Athos), comme « l’acropole de l’orthodoxie et de l’hellénisme ». Par la même occasion, il a mentionné la crise économique du pays et a exprimé le souhait et l’espoir que l’État hellénique et le monde politique prêteront l’oreille à l’angoisse et aux justes revendications du peuple grec, et se placerait à ses côtés. Il a souligné également que malgré les problèmes économiques, le nombre des pèlerins sur le Mont Athos augmentait. Le président a été reçu à Karyès par le gouverneur civil du Mont Athos, Aristos Kasmiroglou, le protos Paul et les membres de la Sainte Épistasie ainsi que par les higoumènes des vingt monastères et le représentant du Patriarcat œcuménique, le métropolite de Milet Apostolos. La doxologie a eu lieu ensuite en l’église du Protaton, où le président a vénéré l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu dite « Axion estin ». À l’issue de la cérémonie, le chef de l’État a été reçu à la Sainte Communauté, où lui a été montré le parchemin contenant le premier règlement (de l’an 972) du Mont Athos portant les signatures de l’empereur byzantin Jean Tsimiskès et de saint Athanase l’Athonite. Un déjeuner a été organisé ensuite, puis le président devait se rendre aux monastères d’Iviron et de la Grande Lavra, son retour à Athènes étant fixé le même jour. Le samedi 28 mai, le président grec se rendra à nouveau sur le Mont Athos, cette fois avec le président Vladimir Poutine. La veille, le vendredi 27 mai, arrivera le patriarche de Moscou Cyrille.

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« La providence divine me conduit dans la vie ». Interview du métropolite Jonas (Paffhausen), ancien primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Jonas (Paffhausen), ayant actuellement le statut d’évêque émérite au sein de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, fut primat de l’Église orthodoxe en Amérique avec le titre d’archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada, de 2008 à 2012. Le métropolite a accordé une interview au site orthodoxe russe « Pravoslavie.ru », dans lequel il a fait part de son expérience spirituelle et de ses souvenirs : ses rencontres avec les startsy Cyrille (Pavlov), Éphrem d’Arizona, l’aide miraculeuse de saint Jean de Changhaï et du grand-martyr Démètre de Thessalonique.

– Monseigneur, vous avez été reçu dans l’orthodoxie à l’âge de 19 ans, tout jeune. Qu’est-ce qui a contribué à cela ?

– J’ai été baptisé dans l’Église épiscopalienne. À une certaine époque, cette Église était assez proche de l’orthodoxie, elle reconnaissait les sacrements. Mais en 1976, elle est allée contre ses propres canons et a commencé à ordonner prêtres des femmes. J’ai rencontré deux ou trois de ces femmes prêtres à Los Angeles. C’était très désagréable. Plus exactement, horrible. Elles-mêmes, à mon avis, comprenaient mal ce qu’elles étaient devenues : femmes ou hommes. L’une d’entre elles voulait que je l’appelle « mon père ». Je ne pouvais plus rester dans cette Église. C’est alors que, dans une librairie où je me rendais souvent, j’ai aperçu le livre « Essai sur la théologie mystique de l’Église d’Orient » du professeur Vladimir Lossky. J’ai ouvert la première page et j’ai vu la phrase : « Toute théologie est mystique, pour autant qu’elle manifeste le mystère divin, donné par la Révélation ». Et je savais que cela était juste. J’ai compris que je n’avais pas le choix : je devais devenir orthodoxe. J’ai commencé à chercher une église orthodoxe. J’en ai visité quelques-unes et j’ai trouvé la seule église orthodoxe dépendant du Patriarcat de Moscou, à San Diego, dédiée à l’icône de la Mère de Dieu de Kazan. C’était dans les années 1970. À cette époque, en Amérique, il n’y avait que très peu de gens qui devenaient orthodoxes. Dans cette église célébrait un prêtre mexicain, le père Ramon Merlos. Lui et son épouse étaient titulaires d’un doctorat, ils étaient professeurs. Le père Ramon enseignait la linguistique et célébrait à l’église. Il m’a reçu en 1978 dans l’orthodoxie. J’ai fait connaissance de la paroisse : deux grand-mères russes, quelques Palestiniens, Roumains et Américains…

– Monseigneur, pourriez-vous nous dire qui considérez-vous comme vos guides spirituels dans l’orthodoxie ?

– Depuis 1979, je me nourrissais spirituellement auprès de l’archimandrite Dimitri (Egorov). Lorsque j’ai fait sa connaissance, il était déjà un vieillard et ne parlait pas volontiers de lui-même, si bien qu’il m’est difficile de parler de lui, d’essayer de reconstituer sa vie. Je sais qu’il grandit à Moscou, qu’il étudiait dans les années 1920 à la faculté de médecine. Il fut arrêté pour la possession et la lecture de la Bible, il fut envoyé aux Solovki. Les clercs qui y étaient détenus baptisèrent le jeune homme. Il passa deux ans aux Solovki et ensuite, avec un ami, il confectionna des skis et ils s’enfuirent en hiver. Ils avancèrent quelques jours dans la forêt, parvinrent à un village. Mais ils avaient peur d’y entrer, ils erraient. Finalement, l’ami du père Dimitri périt à cause du froid, tandis que lui-même se retrouva à nouveau dans le camp. Il fut puni pour sa fuite, privé de rations. Toutefois, il survécut au camp. Il ressentit fortement la perte d’un ami et décida de vivre désormais dans l’ascèse pour deux. Il rêvait de devenir moine à Valaam, mais ne put y être que novice. Il fut tonsuré et ordonné à Paris pendant la guerre, où il étudia à l’Institut Saint-Serge. Le père Dimitri vécut de nombreuses années comme ermite, il obtint le don de la prière continuelle, vivant quelque peu comme fol en Christ. Ensuite, déjà gravement malade, il vécut au monastère de la Dormition à Calistoga en Californie. Il avait le don de clairvoyance. Lorsque je me confessais à lui, il savait déjà tout ce que j’avais fait. Il me disait toujours des choses qui ont laissé des traces dans mon cœur. Il avait en outre le don de discernement spirituel. Je ressentais un lien spirituel fort avec lui, je ressentais sa prière pour moi. Il devint mon père spirituel, c’était une bénédiction divine. Il disait souvent : « Il faut chasser de soi, de son âme, l’hypocrisie et ce impitoyablement ». Depuis la mort du starets, il y a déjà presque vingt ans, je considère comme mon père et mon ami spirituels le supérieur du monastère de la Transfiguration-du-Seigneur à Valaam, l’évêque Pancrace (Jerdev). J’ai vécu plusieurs mois à Valaam comme novice. Avec le père Pancrace, nous sommes allés ensemble en 1993 chez le starets Cyrille (Pavlov) à la Laure de la Trinité- Saint-Serge. J’ai conservé des souvenirs inoubliables de ce voyage. Il y avait un orage d’été. Le père Pancrace est allé le premier chez le starets ; lorsqu’il termina la conversation, on m’a invité. Ce fut une expérience unique. Le starets était alité, il souriait, il me questionna sur la vie ecclésiale en Californie. Malgré la maladie, il était très joyeux, lumineux. Je me suis confessé à lui. Il m’a dit : « Tu deviendras hiéromoine ». Je demandai : « Père Cyrille, pourriez-vous me dire quelle est la volonté de Dieu pour ce qui me concerne ? Je me suis préparé à Le servir… » « Je sais, je sais… » « Comment dois-je vivre, me marier, ou recevoir la tonsure monastique ? » « N’aie pas peur, tu deviendras hiéromoine ». C’est ainsi que s’achevèrent mes rêves de vie familiale. Le starets me bénit pour devenir moine et recevoir le sacerdoce. Et je savais bien dans mon cœur, qu’il avait dit la vérité à mon sujet. Que c’était la volonté de Dieu pour ce qui me concernait.

– Et cela s’est-il produit rapidement ?

Le métropolite Jonas avec l’icône de tous les saints d’Amérique du Nord

– Oui, un an après, j’ai été ordonné diacre, et la même année, prêtre, en la cathédrale de la Protection de la Très sainte Mère de Dieu à Los Angeles. Et encore un an après, en 1995, je fus tonsuré moine avec le nom de Jonas, au monastère Saint-Tykhon, dans l’État de Pennsylvanie, dans la ville de South Canaan. Vous savez, je ressens très fortement à quel point la providence divine me dirige dans la vie : par les startsy, les guides spirituels, même par des avertissements.

– Peut-être pouvez-vous partager avec nous une telle expérience spirituelle ?

– Lorsque j’avais quatorze ans, j’assistais une fois à un cours de mathématiques. Tout était habituel, et soudain j’entendis une voix : « Tu seras prêtre ». J’étais très étonné. Cela fut ma principale expérience spirituelle. Elle a transformé ma vie. Jusque là, je ne m’intéressais à l’Église, à la vie ecclésiale, en fait je rêvais de devenir architecte. Après cela, je fus convaincu que je devais devenir prêtre. Et vingt ans après, le starets Cyrille (Pavlov) m’a dit la même chose : que la volonté de Dieu était que je devienne prêtre. La volonté de Dieu m’a été révélée à plusieurs reprises par des startsy. En 1995, avec le père Pancrace, nous avons visité le starets athonite Éphrem d’Arizona, disciple de Joseph l’Hésychaste. Au début, le starets Éphrem et le père Pancrace ont parlé par l’intermédiaire d’un traducteur, et ensuite sans lui. Le starets Éphrem est un homme de prière et peut, à l’aide de la prière, comprendre tout homme. Ils ont parlé entre autres à mon sujet. C’est alors que fut résolue la question : devais-je partir à Moscou au métochion de l’Église orthodoxe russe en Amérique (OCA) ou tenter de fonder un monastère en Amérique ? Le starets m’a donné sa bénédiction pour construire un monastère en Amérique. Et nous avons fondé un monastère en Californie, dédié à saint Jean de Changhaï. J’y ai passé douze ans, dont cinq en tant qu’higoumène. Ce fut une expérience spirituelle inestimable. J’ai eu recours à la direction spirituelle du père Pancrace et du starets Cyrille. En 2008, je fus élevé au rang d’archimandrite et on me donna la bénédiction pour quitter le monastère, car je devais devenir évêque. Je ne voulais vraiment pas partir du monastère, mais l’obéissance est l’obéissance…

– Avez-vous ressenti l’aide du protecteur céleste du monastère, saint Jean de Changhaï ?

– Oh, oui ! J’allais souvent chez le saint, c’est-à-dire que je priais devant ses reliques, je ressentais un lien très fort dans la prière, la proximité du saint, son aide rapide. Alors que nous avions à peine construit notre monastère, un homme vint chez nous. Dans sa jeunesse, il effectuait son service dans la flotte militaire, sur un sous-marin atomique. Il se produisit des radiations dues à une fuite, et il reçut une dose importante de ces radiations et tomba malade. Il fut alors atteint d’une oncologie du tissu osseux, il perdit l’un de ses bras ainsi que ses jambes. Il fut amputé. On lui fixa des prothèses, il marchait à grand-peine. Le marin a raconté qu’il venait chez nous depuis l’hôpital, où on lui proposait l’amputation du deuxième bras. Il demandait les prières. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, nous avons oint le malade avec l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône du saint. Pendant plusieurs mois, je n’ai plus entendu parler de lui. Ensuite, il revint ici et dit joyeusement que saint Jean de Changhaï l’avait guéri entièrement et qu’il n’y avait plus de tumeurs dans son corps. Il y eut encore un autre cas. Il s’agissait d’une femme qui à une certaine époque étudiait avec moi au collège. Elle avait une fille sourde de naissance. Les médecins étaient dans l’incapacité de l’aider. Nous avons célébré un office d’intercession à saint Jean de Changhaï, et un véritable miracle se produisit : la fillette commença à parler ! Par la suite, elle chantait et il s’avéra même qu’elle avait une bonne oreille musicale.

– Peut-on vous demander auquel des saints vous vous adressez le plus souvent afin d’obtenir de l’aide dans la prière ?

– Je ressens un lien spirituel fort avec saint Serge de Radonège. Chaque fois, quand je visite la Russie, je vais chez lui. Une certaine fois, j’avais célébré à la Laure de la Trinité-Saint-Serge, en la cathédrale de la Sainte-Trinité, et j’étais dans l’étonnement : l’higoumène de la Laure avait une telle concentration pendant la célébration de la liturgie ! J’ai compris comment il fallait célébrer la liturgie ! À Diveevo, je me suis littéralement baigné dans la Grâce. La présence de saint Séraphin était tellement forte ! J’ai expérimenté la même chose à Bari, chez saint Nicolas le Thaumaturge… Je vénère encore le saint grand-martyr Démètre de Thessalonique. Une fois, je me rendis sur le Mont Athos. Je dus rester à Thessalonique, où mes papiers n’étaient pas prêts. Je visitai l’église du grand-martyr. Les reliques se trouvaient au centre de l’église, et je ressentis fortement la présence du saint. Je le priai : « J’ai un souci : je n’ai pas assez d’argent pour séjourner à Thessalonique, et mes papiers [i.e. le permis d’entrée sur l’Athos, ndt] ne sont pas prêts… Aide-moi à aller sur l’Athos ! » Une demie heure après, des dames de la paroisse m’invitèrent à déjeuner. L’une d’entre elle me dit : « Vous avez des difficultés avec les papiers ? Il n’y a pas de problème ! Mon père spirituel est l’higoumène du monastère de Grigoriou, l’archimandrite Georges (Kapsanis, maintenant défunt, ndt), il fait partie de la Sainte Communauté de l’Athos et peut aider ». Elle lui téléphona et me passa l’appareil. Il parlait couramment anglais et m’aida immédiatement à recevoir le permis. Au retour de l’Athos, j’entrai à nouveau dans l’église afin de rendre grâces au saint grand-martyr Démètre de Thessalonique pour mon voyage sur l’Athos. J’ai encore demandé son aide en 1995 pour récolter des fonds destinés à la construction du monastère Saint-Jean-de-Changhaï et je promis de construire une église qui lui serait dédiée. Et saint Démètre de Thessalonique m’a aidé : au bout de six mois, nous avions l’argent nécessaire. Aussi, j’ai aujourd’hui une dette envers ce saint.

– Monseigneur, vous pourriez peut-être partager vos préoccupations actuelles, vos rêves, avec nous ?

– J’enseigne actuellement la théologie dogmatique à l’école du dimanche de la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Washington, et j’aide le métropolite d’Amérique orientale et de New York Hilarion (Kapral, primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, ndt) a visiter les paroisses. Mon rêve est de créer un monastère ici, à Washington. Ce serait un monastère américain, avec les traditions spirituelles orthodoxes russes. Avec la prière de Jésus, comme en Essex chez le starets Sophrony (Sakharov). J’ai déjà la bénédiction du métropolite Hilarion (Kapral), de Mgr Pancrace (Jerdev)… Maintenant, je recherche le lieu et les fonds pour ce monastère, afin d’acheter la maison pour les frères du futur monastère.

– Saint Silouane du Mont Athos disait : « La recherche de la volonté de Dieu est ce qu’il y a de plus important dans notre vie, car lorsqu’il s’engage sur cette voie, l’homme se branche sur la vie éternelle ». Il disait encore : « L’âme qui s’est livrée à la volonté Divine ne craint rien ; ni les tempêtes, ni les voleurs, rien. Mais quoi qu’il arrive, elle dit « C’est agréable à Dieu ». Si il est malade, elle pense : la maladie m’est donc nécessaire, autrement Dieu ne me la donnerait pas. Et ainsi, la paix est préservée dans l’âme et dans le corps ». Je souhaite aux lecteurs du site « Pravoslavie ru » de rechercher la volonté de Dieu et de préserver la paix dans le corps et l’âme ! Faites la prière de Jésus : consacrez à la prière 20 minutes le matin et 20 minutes le soir. Certains prient vite, d’autres lentement, mais pendant un tel laps de temps chacun peut parvenir à lire non moins de 300 prières de Jésus. Je voudrais aussi demander aux lecteurs : priez, je vous en prie, pour vos guides spirituels, pour les prêtres et les évêques, parce qu’il ont beaucoup besoin de soutien spirituel.

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À Astana a eu lieu le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan

Le Vème Congrès de la jeunesse orthodoxe du Kazakhstan s’est déroulé du 7 au 10 mai. Les organisateurs du forum étaient la commission de la jeunesse du district métropolitain du Kazakhstan et le mouvement de la jeunesse orthodoxe d’Astana. Le 9 mai, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre a célébré en la cathédrale de la Dormition un office de requiem pour tous ceux « qui avaient œuvré pour la Victoire ». Lors de l’office priaient les clercs du doyenné d’Astana et les délégués du congrès. Dans la deuxième partie du jour, dans la grande salle de concert du Centre spirituel et culturel « Saints-Cyrille-et-Méthode » auprès de la cathédrale de la Dormition, le primat de l’Église orthodoxe du Kazakhstan a pris la parole devant les délégués du congrès de la jeunesse. Après son rapport, l’archipasteur qui, en tant qu’archevêque de Kostroma et de Galitch présidait le Département synodal pour la jeunesse, a répondu aux questions des participants. Ensuite, le métropolite a distribué des distinctions à ceux qui ont particulièrement œuvré au service de la jeunesse sur la Terre du Kazakhstan. Le lauréat du grand prix littéraire de Russie, l’écrivain Victor Nicolaïev, a fait une communication intitulée « Morale, éthique et monde contemporain », qui a provoqué un grand intérêt chez les hôtes et les participants du forum. Le soit eut lieu un concert festif, dédié au Jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, ainsi que la cérémonie de clôture du Vème Congrès de la jeunesse du Kazakhstan. Dans le document publié à cette occasion, il est proposé de :
– créer un programme d’enseignement pour la préparation des dirigeants de la jeunesse orthodoxe
– créer une base électronique sur internet pour diffuser l’expérience des conférences diocésaines de jeunesse sur des thèmes actuels pour la jeune génération
– organiser parmi les jeunes filles orthodoxes le mouvement « Transfiguration » dans le but d’inculquer le concept de la chasteté
– d’insister sur l’opportunité d’unir les efforts des organisations publiques et religieuses dans le domaine de l’aide caritative et bénévole aux femmes enceintes se trouvant dans des situations difficiles, et aussi l’introduction au Kazakhstan des « jours du silence » contre l’avortement, donnant la possibilité aux organisations caritatives de soutenir durant ces jours les futures mères et les préserver du terrible péché de l’infanticide
– de créer un groupe de travail commun d’enseignement pour l’activité destinée à la jeunesse et la mission

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Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été ouverte au Daghestan

Une église orthodoxe dédiée au saint prince Vladimir a été inaugurée le samedi 7 mai sur le territoire de la Maison du gouvernement au Daghestan. À la cérémonie d’inauguration ont pris part le chef du gouvernement du Daghestan Ramazan Abdoulatipov, l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, les dirigeants du gouvernement, du parlement, des ministres de la république, ainsi que les représentants de l’Église orthodoxe russe et les paroissiens. « En ce jour, nous rétablissons la vérité. Ici, à une certaine époque, il y avait la cathédrale Saint-Alexandre-de-la Néva, qui a été dynamitée, et en inaugurant la nouvelle église, nous devons laver ce péché qui pesait sur nous. Grâce à l’influence importante de Mgr Barlaam, on n’a pas érigé une simple chapelle, mais une véritable église, où l’on peut célébrer tous les offices. Je considère que c’est une grande fête pour nous tous, tant pour les chrétiens, que les juifs et les musulmans, pour tout le Daghestan » a déclaré le président Abdoulatipov lors de l’inauguration. Comme l’a mentionné l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam, l’ouverture de cette église est un grand événement : « Nous accomplissons un événement historique et j’espère que celui-ci nous aidera tous à prendre conscience d’une vérité principale – nous sommes tous les enfants d’un seul Dieu. Que Dieu fasse que l’événement d’aujourd’hui nous encourage afin que nous tous – orthodoxes, musulmans et juifs – comprenions le plus important : notre maison est la Russie et nous devons la construire, la renforcer et, c’est le plus important, nous devons vivre dans la paix et la concorde », a conclu l’évêque Barlaam. L’église a été construite sur l’initiative du président de Daghestan Ramazan Abdoulatipov, et avec la bénédiction de l’évêque de Makhatchkala et de Grozny Barlaam. Le nombre des chrétiens au Daghestan s’élève à environ 60.000 personnes, soit 2% de la population.

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Le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad est devenu orthodoxe

Le dimanche 17 avril, le pasteur d’une communauté protestante de Kaliningrad, Nikita Eremeev, a été reçu dans l’orthodoxie. Cette information a été communiquée par le site officiel du diocèse de Kaliningrad. « Mon retour à l’orthodoxie à partir du protestantisme, ce n’est pas la désertion de l’armée ennemie, mais le résultat d’une certaine évolution de ma vision du monde. Dans le protestantisme, j’ai fait connaissance du Christ de l’histoire évangélique. Dans l’orthodoxie, j’ai fait connaissance du Christ qui vit maintenant dans les sacrements du corps de l’Église », a raconté le jeune pasteur au sujet de son choix. Nikita Eremeev a comparé l’orthodoxie avec la Terre promise : « Je comparerais ma venue dans la communauté protestante avec la fuite de l’Égypte spirituelle (la fuite du monde pécheur) vers le désert du Sinaï. Ma venue à l’orthodoxie est la traversée du Jourdain, c’est le commencement de la conquête de la Terre promise. C’est précisément ainsi que les anciens Pères de l’Église décrivent la vie du chrétien : c’est le combat et la mort dans la bataille pour la terre de la douceur, la vie avec le Christ dans le royaume céleste ». Le dirigeant du département missionnaire du diocèse de Kaliningrad, le père Alexandre Permiakov affirme que d’autres protestants ressentent un fort intérêt envers l’orthodoxie. Mais le problème est que les protestants rencontrent une orthodoxie dans les livres, mais autre chose dans la vie des orthodoxes mêmes. Et c’est la raison principale pour laquelle ces gens sincères ne sont pas avec nous jusqu’à maintenant », a fait remarquer le prêtre.

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Visite pastorale du patriarche Bartholomée en Asie Mineure

Le dimanche de Thomas, également jour de la mémoire, cette année, de l’apôtre et évangéliste Jean, le patriarche œcuménique a présidé la liturgie à Ephèse, en plein air, sur le lieu où selon la tradition avait prêché l’apôtre. Le patriarche était assisté des métropolites de Neapolis et Stavroupolis Barnabé et d’Autriche Arsène, ainsi que des clercs venus de Grèce. Le lundi suivant, le patriarche a présidé la célébration en l’église restaurée des saints Constantin et Hélène à Mainemeni, dans la région de Smyrne, et y a prêché. Il était assisté des métropolites de Koroneia Pantéléimon et de Neapolis et Stavroupolis Barnabé, ainsi que de clercs venus de Grèce. Après la sainte liturgie, dans la cour de l’église eurent lieu les allocutions du maire et du patriarche, suivies d’un programme festif avec des chœurs locaux, dans un esprit d’amitié et de joie. Des pèlerins venus de Grèce ont assisté à ces célébrations.

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Décès de l’archiprêtre Ignace Peckstadt, pionnier de l’Eglise orthodoxe de Flandre

Le 7 mai est décédé l’archiprêtre Ignace Peckstadt, un avocat estimé du barreau de Gand et prêtre bien-aimé de la paroisse Saint-Apôtre-André à Gand.

Il est né à Evergem le 4 novembre 1926 dans une famille de vieille souche flamande et lors de ses années d’études à l’Université de Gand il est rentré en contact pour la première fois avec l’Église orthodoxe, son vécu et spiritualité. Il en était animé et parti en voyages à de nombreuses reprises dans les pays traditionnellement orthodoxes des Balkans (Yougoslavie, Roumanie, Bulgarie, Grèce, Turquie, Russie), où il put établir des contacts avec les évêques, théologiens et moines et moniales, dont le grand Patriarche Athénagoras de Constantinople. Dans les années 60 – pendant la période du Concile Vatican II – il fonda à Gand une association sous le nom ‘Apôtre André – contacts avec l’orthodoxie’ qui amena en Flandres de grandes figures de l’Église orthodoxe afin d’initier un publique divers dans la richesse de la spiritualité orthodoxe. En 1972 il devient le fondateur de la paroisse orthodoxe Saint-Apôtre-André à Gand. Depuis cette paroisse et sous son impulsion, l’orthodoxie s’est répandue plus loin en Région flamande, raison pour laquelle il est vu comme un pionnier de l’Église orthodoxe en Flandre. En 1974 il est ordonné diacre à Paris et un an plus tard prêtre par l’archevêque Georges de Syracuse (Patriarcat œcuménique). Par ses nombreux contacts il put contribuer efficacement à l’obtention de la reconnaissance officielle de l’Église orthodoxe dans notre pays. Il faisait partie de l’Archevêché orthodoxe du Benelux (Patriarcat œcuménique), métropole qui depuis 2013 est conduite par son fils, le métropolite Athénagoras, chef du culte orthodoxe dans notre pays.

Le 2 mai, il célébra avec son épouse Marie-Thérèse Janssens son 63e anniversaire de mariage. Il était le père de quatre enfants, grand-père de dix petits-enfants et de trois arrière-petits-enfants. En plus de son fils métropolite, il y a aussi son autre fils (Bernard Peckstadt, paroisse de Bruges) et son beau-fils (Dominique Verbeke, paroisse de Gand) qui sont tous deux prêtres orthodoxes.

Sur le plan œcuménique il fut pendant de nombreuses années membre du Conseil inter ecclésial à Gand, du groupe d’études et de travail oecuménique de Flandre occidentale et de l’organe de consultation des Églises chrétiennes en Belgique, l’instance œcuménique la plus élevée en Belgique. Au niveau européen il était co-inspirateur des nombreux congrès orthodoxes.

De 1950 à 1998 il fut un avocat actif au barreau de Gand, dont pendant 9 ans membre du Conseil de l’ordre et pendant 16 ans président du bureau Pro-Deo, le service d’aide juridique. D’autre part il fut pendant plus de 35 ans juge de paix suppléant et professeur pour les matières juridiques dans l’enseignement supérieur des infirmiers.

Pour finir, l’archiprêtre Ignace Peckstadt était un orateur apprécié. Il était invité dans les milieux les plus divers pour parler des aspects historiques et spirituels du christianisme orthodoxe. D’autre part il est l’auteur de deux livres : « La force de la présence de Dieu. Sagesse de la spiritualité orthodoxe » (2001) Edition Averbode 215p. et Une fenêtre ouverte sur l’Église orthodoxe » (2005), Edition Averbode, 285 p.

Les funérailles de Ignace Peckstadt a lieu le samedi 14 mai à 11 heures dans l’église du béguinage gantois de sainte Elisabeth, Sophie van Akenstraat (près du Rabot). Une divine liturgie précédera dans l’église orthodoxe du Saint-Apôtre -ndré, Sophie van Akenstraat 17 à Gand.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie au Kenya

Le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique Théodore II est arrivé le 9 mai au Kenya, accompagné de l’archiprêtre Athénodore Papaevripiadis, exarque du patriarcat à Chypre, afin de procéder à une visite pastorale et de célébrer l’intronisation des deux nouveaux évêques, Mgr Néophyte de Nyeri et du Mont Kenya et Mgr Athanase de Kisumu et du Kenya occidental. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport international du pays par S.E. le métropolite de Nairobi Mgr Macaire, l’ambassadeur de Grèce Constantin Moatsos ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte au Kenya M. Kadri Abdel-Motelib et un grand nombre de clercs. Le même jour, le primat de l’Église d’Alexandrie, en présence des évêques susmentionnés, a procédé à une rencontre avec les responsables des équipes et des paroisses missionnaires des régions orthodoxes du Kenya, afin d’organiser une planification plus efficace et systématique de la mission. Le primat a fait part de ses exhortations et conseils afin que tous les efforts possibles soient effectués dans le domaine missionnaire, en tenant compte également des problèmes économiques existants. Le patriarche a souligné que deux nouveaux évêchés dans la région élargie du Kenya sont parties intégrantes de l’Église orthodoxe, apostolique et catholique, par leurs liens spirituels avec le vénérable centre du Patriarcat d’Alexandrie.

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Convocation de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe

Sur la proposition du patriarche de Serbie Irénée, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe a pris la décision de convoquer son Assemblée des évêques en session ordinaire, laquelle commencera le samedi 14 mai 2016. L’Assemblée des évêques commencera par une liturgie épiscopale solennelle avec l’Invocation du Saint-Esprit, à 9 heures, en l’église des Saints-Apôtres de la Grande laure du Patriarcat de Peć. Le lendemain, le dimanche 15 mai, les évêques prendront part à la sainte liturgie épiscopale en la cathédrale Saint-Georges de Prizren, ainsi qu’à la bénédiction des bâtiments rénovés du Séminaire Saints-Cyrille-et-Méthode de la même ville. Les travaux de la session de cette année commenceront le 16 mai 2016 à 17 heures en la salle destinée à la session de l’Assemblée des évêques au palais patriarcal de Belgrade.

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Les obsèques de Nikita Struve auront lieu vendredi

N_StruveLes obsèques de Nikita Struve, organisées par le Service orthodoxe des funérailles, auront lieu vendredi 13 mai à la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky: 10h00 divine liturgie en présence du cercueil, suivie de l’office des funérailles vers 12h00.

Le convoi partira à 14h00 en direction du cimetière de Sainte-Geneviève des Bois, où l’inhumation est prévue à 15h30.
Photographie: Artcorusse
En 2007, la rédaction d’Orthodoxie.com s’était entretenue avec Nikita Struve sur le Messager orthodoxe, tant la version française, que la version russe. Nous vous proposons ci-dessous la vidéo de cet entretien.


Messager orthodoxe » par orthodoxie

Le patriarche oecuménique Bartholomée a célébré hier à Éphèse dans les ruines de la basilique dédiée à saint Jean le Théologien

13177085_10208651901110455_1909133284084519487_nLe patriarche œcuménique Bartholomée a célébré le dimanche 8 mai la divine liturgie à l’occasion de la fête de saint Jean le Théologien dans les ruines de la basilique dédiée à ce saint à Éphèse. En visite dans la région  de l’Ionie (programme, en grec), le patriarche devait ce même jour inaugurer l’église récemment restaurée de Saint-Jean Prodrome à Sirince près d’Izmir, puis présider les vêpres dans l’ancienne basilique où a eu lieu le 3e Concile œcuménique à Éphèse en 431 et, enfin, célébrer de nouveau une liturgie lundi 9 mai en l’église des Saints Constantin et Hélène à Menemen, toujours dans la région d’Izmir.

Source (dont photographie) : Fanarion

La liturgie a été célébrée dans l’église à moitié détruite de l’aéroport de Donetsk

Le mardi de la semaine de Pâques, le 3 mai, les habitants de Donetsk ont prié à la liturgie en l’église de l’Icône de N.D. d’Iviron du couvent féminin de l’Église orthodoxe d’Ukraine, qui est située à un kilomètre du centre des combats qui ont eu lieu autour de l’aéroport de Donetsk. L’office était présidé par le métropolite de Donetsk et Marioupol Hilarion, assisté du métropolite de Gorlovka et Slaviansk Mitrophane, de l’évêque de Novoazovsk Barsanuphe, de l’archevêque de Makeevka Barnabé, ainsi que des prêtres des deux diocèses du Donbass. L’église de l’Icône de N.D. d’Iviron a été construite en 1997. En décembre 2001 a été ouvert le métochion du couvent féminin Saint-Nicolas. En décembre 2002, par une décision du Saint-Synode, le couvent a reçu le statut de monastère indépendant. En 2014, l’église ainsi que les bâtiments conventuels ont été exposés aux tirs de l’armée ukrainienne. Les moniales sont restées dans le couvent. Le 18 décembre 2014, le monastère a été pillé par les forces armées de l’Ukraine. Actuellement, les moniales ne vivent plus au monastère mais, lorsque la situation militaire le permet, elles se rendent sur place, et remettent de l’ordre peu à peu dans le bâtiment, dans la mesure des possibilités.

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Décès de Nikita Struve, figure de l’orthodoxie russe en France

Nikita-Struve-Paris-octobre-2003_0_730_766Grande figure de l’orthodoxie russe en France, Nikita Struve est mort ce samedi 7 mai au soir,  à l’âge de 85 ans.
Professeur honoraire de russe à l’université de Paris X-Nanterre, Nikita Struve était directeur littéraire aux éditions YMCA-Press où il avait publié de nombreux auteurs russes, philosophes, théologiens et écrivains, dont Alexandre Soljenitsyne dont il était devenu l’ami. Il était aussi le directeur de la revue russe Vestnik, et du Messager orthodoxe, revue de L’Association chrétienne des étudiants russes (Acer).
Il était aussi un membre actif du conseil de l’Archevêché des églises russes en Europe occidentale (rue Daru, Patriarcat de Constantinople).

Récemment, il avait apporté son témoignage lors de l’hommage à sainte Mère Marie Skobtsov dans la paroisse Saint-Séraphin de Sarov à Paris le dimanche 20 mars. Ci-dessus: la vidéo de cette dernière intervention.

Les obsèques seront organisées par le Service orthodoxe des funérailles. Pour toutes questions relative à l’organisation des obsèques (date, horaires, fleurs…), s’adresser au 01 48 28 75 62.

Voir  l’article nécrologique du journal La Croix

Procession traditionnelle de l’icône de la Mère de Dieu d’Iviron sur le Mont Athos

Le mardi de Pâques – cette année le 3 mai selon le calendrier orthodoxe – a eu lieu la procession traditionnelle avec l’icône de la Mère de Dieu dite « Portaïtissa » au monastère athonite d’Iviron. Après les matines commence une procession au monastère, d’abord en la chapelle où l’Ancien Gabriel, originaire de Géorgie, avait, au IXème siècle, vu une lumière provenant de l’icône qui flottait sur la mer. La procession continue jusqu’à la chapelle construite sur le lieu où l’icône a été trouvée sur le rivage. La sainte liturgie y est célébrée, puis, près de la source qui a jailli sur le lieu de l’arrivée de l’icône, tous les clercs et fidèles vénèrent l’icône. Cette année, la célébration était présidée par le métropolite de Langada Jean.

Source 

Liste des participants de l’Église orthodoxe russe au Concile panorthodoxe

Lors de sa dernière session, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a publié la liste de sa délégation au Concile panorthodoxe, qui se tiendra en Crète du 18 au 27 juin. Outre le patriarche de Moscou Cyrille, les participants seront les suivants :

1. S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre
2. Le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal
3. Le métropolite de Chișinău et de toute la Moldavie Vladimir
4. Le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre
5. Le métropolite de Tachkent et d’Ouzbekistan Vincent
6. Le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Lagoda Barsanuphe
7. Le métropolite de Minsk et Zaslava Paul, exarque patriarcal pour toute la Biélorussie
8. Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou
9. Le métropolite d’Odessa et d’Izmaïlsk Agathange
10. Le métropolite de Riga et de toute la Lettonie Alexandre
11. Le métropolite de Novossibirsk et de Berdsk Tikhon
12. Le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge
13. Le métropolite d’Ekaterinbourg et Verkhotourié Cyrille
14. Le métropolite de Rostov et Novotcherkassk Mercure
15. Le métropolite de Lougansk et Altchev Mitrophane, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine
16. Le métropolite de Nijegorod et Arzamas Georges
17. Le métropolite de Borispol et Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine
18. L’archevêque de Berlin, d’Allemagne et Grande-Bretagne Marc (Église orthodoxe russe hors-frontières)
19. L’archevêque de Vilnius et de Lituanie Innocent
20. L’archevêque de Novogrouda et Slonim Gourias
21. L’archevêque de Sendaï Séraphim (Église autonome du Japon)
22. L’archevêque de Magadan et Sinegorié Jean
23. L’évêque de Narva et Pritchouda Lazare
24. L’évêque de Bogorodsk Antoine

Source

Taizé en pèlerinage à Bucarest pour la fête de Pâques orthodoxe

ANSA471826_Articolo«  La communauté de Taizé est en « pèlerinage de confiance » en Roumanie, à l’occasion de la Pâque orthodoxe. Du 27 avril au 2 mai, plus de 150 jeunes de toute l’Europe se retrouvent à Bucarest pour fêter le mystère pascal dans les paroisses orthodoxes de la ville« .

Source (dont photographie et entretien): Radio-Vatican

Les offices de la Semaine Sainte et de la fête de Pâques au Centre orthodoxe de Chambésy (Genève)

P4300355Les offices de la Semaine Sainte et de la fête de Pâques ont eu lieu au Centre orthodoxe de Chambésy (Genève) avec la participation d’un grand nombre de fidèles. Les célébrations ont été présidées par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre, entouré de prêtres des paroisses grecque, francophone et roumaine qui y sont abritées. Au cours de la cérémonie de la Résurrection, le tropaire de Pâques a été chanté en grec, arabe, slavon, roumain et français.

Sources, Fanarion: 1 (matines et liturgie du Samedi Saint), 2 (dont photographie, fête de la Résurrection et vêpres du lundi de Pâques)

Voeux aux orthodoxes pour la fête de Pâques

_59670478_014510058-1Le président des États-Unis, Barack Obama, et sa femme, Michelle, ont adressé leurs vœux aux orthodoxes à l’occasion de la fête de Pâques. C’est également le cas du président russe Vladimir Poutine et du Premier ministre du Canada, Justin Trudeau et de son épouse, Sophie.

Photographie: au Saint-Sépulcre à Jérusalem, la cérémonie du « Feu sacré » (source: BBC)

Russie: environ 4 millions de personnes ont participé aux offices de la nuit de Pâques

2P20160501-PAL_6596-1200Environ 4 millions de personnes ont participé aux offices orthodoxes nocturnes en Russie pour la célébration de Pâques selon le ministère de l’Intérieur de la Fédération de Russie. A Moscou, 660 000 personnes ont participé à la nuit pascale, dont 5 000 à la cathédrale du Christ-Sauveur.

Source: Interfax. Photographie: lors de la nuit de Pâques dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou (source: Patriarcat de Moscou)

Etats-Unis: un gigantesque incendie a dévasté la cathédrale orthodoxe serbe de Manhattan

ChaEe9pWYAIc77eUn gigantesque incendie a dévasté hier la cathédrale orthodoxe serbe Saint-Sava à Manhattan (New York). Celui-ci s’est déclaré en matinée après la célébration nocturne de Pâques à laquelle 700 fidèles ont participé. 170 pompiers ont été mobilisé pour éteindre le feu. L’église a été construite en 1850 dans un style néo-gothique. En 1943, elle a été acquise par le diocèse orthodoxe serbe à New York. Ci-dessous: une vidéo de l’incendie.

Sources : RT (article et vidéo), photographie (dont des photographies de l’intérieur de l’église et de la célébration) : ABC7NY.com

Vidéo différée du p. Alexandre Winogradsky

Nous vous invitons à regarder la vidéo différée du. P. Alexandre Winogradsky, diffusée en direct sur notre page Facebook aujourd’hui à partir de 13h30.

En Ukraine, la femme d’un prêtre orthodoxe a été tuée et son mari gravement blessé lors d’une très violente agression

596845677bad0be9acDans la nuit du 25 au 26 avril, à Dnepropetrovsk en Ukraine, des inconnus ont agressé et torturé dans leur demeure l’archiprêtre Anatoly Lysenko (photographie), de l’Église orthodoxe ukrainienne autonome au sein du Patriarcat de Moscou, recteur de la paroisse Saint-André dans cette ville, et son épouse Irina. Ils ont exigé que le couple leur remette tout l’argent du foyer. Irina Lysenko a été battue à mort. Le père Anatoly a été emmené dans un cimetière où il a été battu et laissé sans connaissance. Lorsqu’il a repris connaissance, il a pu donner l’alerte. Sa femme a été découverte morte des suites des violences subies. Le père Anatoly, grièvement blessé, est lui à l’hôpital en soin intensif.

Sources: Interfax, Patriarcat de Moscou, Risu. Photographie: le père Anatoly Lysenko (source: Église orthodoxe ukrainienne).

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Jovan Nikoloski