26/05/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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Selon Vladimir Ressine, député de la Douma, de 550 à 600 églises peuvent être construites à Moscou

433275512550 à 600 églises peuvent être construites sur le territoire de Moscou, a déclaré dans une interview à l’agence RIA Novosti le député de la Douma Vladimir Ressine, qui est membre du conseil d’administration du Fonds de soutien à la construction d’églises dans la capitale. Selon lui, dire que l’on réalise à Moscou le programme « Deux cents églises » n’est plus d’actualité. « Un tel programme existait dans les limites de l’ancienne Moscou. Aujourd’hui, la ville s’est agrandie de deux fois En outre, l’Église orthodoxe russe a analysé l’enquête réalisée auprès des habitants et en est arrivée à la conclusion qu’il était nécessaire d’augmenter les églises accessibles à quelques pas de marche » a-t-il déclaré. Leur construction, selon Vladimir Ressine, peut s’étaler sur un quart de siècle. « Je pense ainsi : on construira à Moscou autant d’églises que cela est agréable à Dieu ». Actuellement, a précisé l’interlocuteur de l’agence, 39 églises sont en construction dans la capitale. Les emplacements sont déjà choisis pour 102 autres églises, et sur les sites où elles doivent être construites, il y a une chapelle. Vladimir Ressine a ajouté que selon les comptes de 2015, le fonds de construction des églises de Moscou a réuni 3,5 milliards de roubles pour le financement de ses projets. Ce chiffre exprime seulement le financement, sans tenir compte du travail physique que souvent des bienfaiteurs exécutent gratuitement.

Source: Blagovest-info. Photographie: Ria-novosti.

Le métropolite de Volokolamsk Hilarion : « Les martyrs de la famille impériale ont accepté avec un sincère sentiment chrétien et humilité le lot de l’épreuve qui leur était échu »

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Le 17 juillet, jour de la mémoire des martyrs de la famille impériale russe, le métropolite de Volokolamsk Hilarion a célébré la divine liturgie en l’église de l’icône de la Mère de Dieu dite « Joie de tous les affligés » à Moscou. À l’issue de l’office, le métropolite a prononcé l’homélie suivante : « Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. En ce dimanche, notre sainte Église célèbre la fête des saints martyrs : le tsar Nicolas, la tsarine Alexandra, le tsarévitch Alexis, les grandes-duchesses Olga, Tatiana, Marie et Anastasie. L’un des événements les plus tragiques de l’histoire russe est devenu l’un des plus glorieux dans l’histoire de notre Église. Comment cela s’est-il produit ? Rappelons-nous la vie du saint martyr, le tsar Nicolas. Lorsqu’il vint au monde, lorsqu’il grandit, lorsqu’il reçut la puissance impériale, rien ne laissait présager une telle fin. Représentez-vous la naissance de l’héritier du trône – tout le pays se réjouit en Dieu. L’enfant grandit, entouré d’amour, d’honneur, de gloire : il est encore enfant et jeune homme, et les distinctions officielles « pleuvent » sur lui. La vie de chaque monarque couronné, comporte extérieurement beaucoup de choses attirantes, brillantes, mais l’histoire nous enseigne que de nombreux souverains ont terminé tragiquement leur vie, que nombre d’entre eux ont été détrônés, sont morts de façon violente et inhumaine. Lorsque nous parlons du tsar-martyr Nicolas, nous nous rappelons, avant tout, ses derniers mois, ses derniers jours, et le fait qu’il soit allé au devant de la mort avec une profonde humilité chrétienne. Et avec lui, nous nous rappelons de toute sa famille qui a été également exterminée par le pouvoir bolchevique, craignant que, d’une façon ou d’une autre, la monarchie ne fût rétablie. Pourquoi l’Église chrétienne a précisément une telle attitude envers l’exploit des pieux empereurs et impératrices ? Pourquoi, dans le calendrier ecclésiastique, y a-t-il tant de gens qui avaient le rang de monarque ? C’est parce que l’Église considère le ministère de l’empereur comme un ministère sacré – ce n’est pas un hasard si tous nos monarques russes recevaient l’onction pour régner. C’était une cérémonie particulière, un rite particulier, on peut même dire une joie particulière. De la même façon que dans les temps anciens les prophètes oignaient les rois pour régner, ainsi la sainte Église voyait dans la vie et les œuvres de l’empereur un ministère particulier qui, s’il semblait extérieurement brillant et attirant, était en fait, intérieurement, un ministère sacrificiel. Cela se manifestait, en particulier, par le fait qu’ils n’étaient pas maîtres de leur vie. En 1897, au moment du recensement de la population de l’empire russe, l’empereur Nicolas II, complétant le formulaire, indiqua dans la colonne « profession » : « maître de la Terre russe ». Et il était effectivement souverain, monarque absolu, maître de toute la Terre russe, mais il n’était pas maître de son propre destin. Cela se manifesta, entre autres, par le fait que les futurs monarques ne recevaient pas leur instruction là où ils le voulaient, mais là où le souhaitait leur père-autocrate. On les mariait non avec les filles qui leur plaisaient, mais avec celles qui correspondaient aux intérêts de l’État. Cela amenait à différents résultats, et un mariage monarchique était très rarement un mariage d’amour. Mais le saint martyr, le tsar Nicolas, comme nous le savons par l’histoire de sa vie, s’est marié à celle qu’il aimait. C’était certainement l’un des rares cas où les intérêts de l’État coïncidaient avec des sentiments personnels. Étant un très jeune homme, il tomba amoureux de la toute jeune princesse de Hesse, et attendit patiemment qu’elle parvienne  à l’âge accepté pour le mariage. Il lui fit cette proposition malgré le fait que ses parents étaient, au début, opposés à cette union. Et il se maria. Son mariage fut heureux du début jusqu’à la fin, parce que le couple impérial vécut dans une mutuelle fidélité, tant les jours de gloire qu’au moment des lourdes épreuves. Cela est témoigné par la correspondance qui a été conservée ; ils s’écrivaient presque quotidiennement des lettres et, quoi qu’il advienne, ils partageaient l’un avec l’autre leurs impressions, pensées et sentiments. Ils avaient cinq enfants. Quatre filles sont nées d’abord, mais comme vous vous le rappelez, tout le pays attendait la venue d’un fils dans la famille impériale, car le trône était transmissible selon la lignée masculine. Aussi, lorsque naquit le tsarévitch tant attendu, tout le pays était en joie et en liesse.

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Source (dont photographie) : Patriarcat de Moscou

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique) a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

Greek Orthodox Archbishop Demetrios delivers the benediction during the third day of the Republican National Convention in Cleveland, Wednesday, July 20, 2016. (AP Photo/J. Scott Applewhite)

L’archevêque d’Amérique Demetrios (Patriarcat œcuménique), le 20 juillet, a lu la prière de clôture à la convention du Parti républicain à Cleveland, immédiatement après le discours du candidat au poste de vice-président des Etats-Unis, Mike Pence. L’archevêque a été présenté par le président du Parti républicain, Reince Priebus, qui est d’origine grecque. L’archevêque a été accueilli chaleureusement à la convention et sa prière a été diffusée en direct, atteignant des millions d’Américains qui suivaient l’événement. Le texte de la prière était le suivant : « Dieu Tout-Puissant, seigneur de la paix, de la justice et de l’amour, nous magnifions Ton nom glorieux pour toutes les bénédictions que Tu as répandues sur notre nation : bénédictions de la terre et de la mer, de la santé et de la prospérité, de la loi et des valeurs, de la paix et de la liberté. Bénis-nous aussi, ô Seigneur, avec le don précieux de l’unité : l’unité dans notre processus politique, dans notre système judiciaire, dans nos voisinages et nos villes, et dans toute notre nation. Comme le dit la sainte Bible, « Une maison divisée ne peut subsister ». Aussi, ouvre les cœurs et les esprits de tout notre peuple, afin qu’avec unité de but, dans l’esprit et dans la vérité, nos États-Unis d’Amérique Te servent, ô Dieu, fidèlement et avec ferveur. À cette unité, Père céleste, ajoute la bénédiction suprême de la paix : la paix à l’intérieur de nos frontières et la paix autour du globe. Accorde-nous et à tout le peuple la sagesse d’en haut, la patience et la confiance dans Ta bonté, afin que nous puissions apprendre à vivre conformément à Ta volonté, en harmonie et dans l’indulgence: afin que nous puissions apprendre à aimer le peuple comme Tu nous aimes. En outre, Seigneur immortel, envoie Ta main directrice sur Tes serviteurs, les délégués de la Convention républicaine et leurs candidats pour la haute fonction de président et de vice-président des États-Unis d’Amérique, et dirige-les vers la sagesse et le discernement, afin qu’ils puissent accomplir Ta sainte volonté dans tous les cas et toutes les circonstances et qu’ils soient toujours des agents de l’unité, de la paix, de la justice et de l’amour, tant dans notre pays qu’à travers le monde. Car Tu es notre Créateur et notre Sauveur et nous T’offrons la gloire, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen ». On peut visionner ici le film vidéo de l’archevêque au congrès.

Source (dont photographie): Romfea

Église orthodoxe russe hors-frontières : l’archimandrite Irénée (Steenberg) élu évêque de Sacramento

208524.pAu cours de sa session du 1er juillet, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières a élu l’archimandrite Irénée (Steenberg) évêque de Sacramento, vicaire du diocèse d’Amérique occidentale, sous réserve de l’approbation du Saint-Synode du Patriarcat de Moscou, comme cela est prévu dans l’acte canonique de communion entre les deux Églises. Le sacre est prévu le 6 novembre 2016 en la cathédrale de la Mère de Dieu « Joie de tous les affligés », à San Francisco. L’archimandrite Irénée (Matthew Craig Steenberg) est né le 7 décembre 1978 sur la base américaine d’Okinawa au Japon et est parti un an après avec sa famille aux États-Unis. Il a passé une grande partie de sa jeunesse à Moscow (Ohio), mais aussi en Allemagne, en France et en Grande-Bretagne. Il a fait une partie de ses études à Bruxelles et a achevé ses études secondaires avec un double diplôme de baccalauréat en lettres classiques et en religions, puis a reçu ensuite une bourse Marshall pour étudier en Grande-Bretagne où il a obtenu un master et un doctorat en patristique et histoire ecclésiastique à Oxford. De 2007 à 2010, il a enseigné à l’université de Leeds. En 2004, il avait été ordonné lecteur et nommé chef de chœur à Oxford, où il a participé à la création de la nouvelle paroisse orthodoxe russe Saint-Nicolas en 2006. En 2007, en la fête de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, il a été ordonné diacre. En 2010, l’archevêque de San Francisco et d’Amérique occidentale Cyrille (Église orthodoxe russe hors-frontières) l’a invité à San Francisco pour y fonder un institut supérieur d’études théologiques. Le 8 mars 2010, il a prononcé ses vœux monastiques à San Francisco et a reçu le nom d’Irénée, le hiéromartyr de Lyon. Le dimanche suivant, il a été ordonné prêtre par l’archevêque Cyrille et nommé à l’église Saint-Tikhon de San Francisco. En 2011, il a été élevé au rang d’archimandrite. À l’heure actuelle, il est doyen des monastères et des moines du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières. En 2014, il a été nommé membre de la commission de l’éducation du diocèse d’Amérique occidentale. Il est également membre, depuis avril 2016, de la Commission synodale biblique et théologique du Patriarcat de Moscou. En 2012, il a été nommé directeur de l’Institut d’études orthodoxes Saints-Athanase-et-Cyrille d’Alexandrie à San Francisco. La même année, il a été nommé au secrétariat de l’Assemblée des évêques orthodoxes des États-Unis. En 2014, il a participé à la fondation du monastère dédié à saint Silouane à Sonora, en Californie, dont il a été nommé recteur. L’archimandrite Irénée a écrit plusieurs livres et de nombreux articles sur les saints Pères, la vie et la spiritualité orthodoxes, et l’histoire russe, et prend part régulièrement à différentes émissions de radio sur la vie spirituelle orthodoxe.

Source: Église orthodoxe russe hors frontières. Photographie: Pravoslavie.

L’archevêque Jean a présidé la dédicace de l’église du camp de la Servagère (Acer-Mjo)

28122060760_25b50067e5_kLe 17 juillet, l’archevêque Jean a présidé la dédicace (rite de consécration) de l’église Saint-Vladimir de Kiev et Sainte-Marie de Paris du camp de la Servagère organisé par l’Acer-Mjo. Plusieurs albums de photographies sont en ligne, dont celui-ci (d’où provient la photographie ci-contre).

« Le patriarche Bartholomée soutient le gouvernement démocratiquement élu » déclare le métropolite d’Autriche Arsène (Patriarcat œcuménique)

Le patriarche Bartholomée n’a pas la moindre chose à faire avec le putsch militaire manqué en Turquie. Il soutient au contraire tout régime démocratiquement élu et les institutions démocratiques de l’État de droit dans le pays. C’est ce qu’a souligné dimanche le métropolite Arsène (Kardamakis) à l’agence catholique autrichienne « Kathpress ». Le métropolite d’Autriche accompagne le Patriarche œcuménique, actuellement en vacances en Slovénie. Dans son interview à « Kathpress », le métropolite a rejeté les rapports des médias selon lesquels le départ de Turquie du patriarche aurait un quelconque lien avec la tentative de putsch. Le fait que le patriarche Bartholomée, quelques heures seulement avant le début du putsch d’Istanbul, soit parti en Slovénie, n’est que « pure coïncidence ». Le séjour en Slovénie était prévu depuis deux mois, a déclaré le métropolite Arsène, qui accompagne le patriarche en Slovénie, où celui-ci séjourne avant tout pour se reposer. « Le patriarche soutient tout régime turc qui est élu par le peuple et est ainsi légitimé démocratiquement, et il est en même temps contre toute forme de violence », a déclaré textuellement le métropolite Arsène. Les rapports médiatiques, selon lesquels le patriarche aurait été averti peu de temps avant qu’une révolte de l’armée de l’air turque et d’unités au sol contre le président Recep Tayyip Erdoğan était imminentes, et qu’il aurait de ce fait quitté le pays, sont simplement faux. Cela est facilement prouvé par les billets d’avion établis bien des semaines avant. Le patriarche Bartholomée n’a appris le putsch qu’exactement deux heures après son arrivée en Slovénie et voulait retourner immédiatement à Istanbul. Mais cela était impossible du fait de la fermeture de l’aéroport Atatürk. Comme l’a déclaré le métropolite Arsène, le patriarche Bartholomée restera maintenant quelques jours en Slovénie. À cette occasion, le métropolite a également corrigé les dépêches de presse selon lesquelles le patriarche aurait, vendredi soir, signé une déclaration avec le dirigeant du Bureau turc des affaires religieuses, Mehmet Görmez et le grand-rabbin de Turquie Ishak Haleva, dans laquelle les dirigeants des communautés religieuses de Turquie condamnaient la tentative de putsch et exprimaient en même temps leur douleur « au sujet des attaques terroristes qui troublent la paix de notre grande nation et du monde ». Le texte commun des représentants religieux a été diffusé par les médias turcs samedi. Or, il s’avère que la déclaration avait déjà été signée jeudi et était dirigée contre le terrorisme en général, a clarifié le métropolite Arsène, après en avoir référé au patriarche Bartholomée. Il n’y a aucun lien avec le putsch, dont personne, au moment de la signature, ne pouvait avoir eu connaissance.

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Commémoration en Roumanie du cinquième anniversaire du trépas du staretz Arsène (Papacioc)

Le 16 juillet 2016, le patriarche Daniel a célébré un office de requiem sur la tombe du grand staretz roumain Arsène (Papacioc). On peut lire sur le blog orthodoxologie extraits du discours du patriarche, ainsi qu’une courte biographie du staretz Arsène.

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Plusieurs dizaines de milliers de pèlerins ont participé à la procession en mémoire de la famille impériale russe à Ekaterinbourg

À l’occasion de la célébration de la mémoire des saints martyrs impériaux de Russie, assassinés dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918, la sainte liturgie nocturne a été célébrée en plein air, devant l’église dite « sur le sang » par le métropolite d’Ekaterinbourg et de Verkhotourié Cyrille, assisté de huit évêques. À l’issue de la liturgie, vers quatre heures du matin, les fidèles ont commencé la procession, avec à sa tête le métropolite Cyrille. Plusieurs dizaines de milliers de pèlerins ont parcouru à pied les 21 kilomètres séparant cette église, construite sur l’emplacement de la Maison Ipatiev où furent assassinés les Saints martyrs impériaux, jusqu’à Galina Yama, et le monastère qui leur est dédié sur le lieu de leur incinération. La procession suit le parcours des restes des saints martyrs de la Famille impériale. Vers 7h30 du matin, la procession est arrivée au monastère, où un office d’intercession aux martyrs impériaux a eu lieu. On peut visionner ici un court film vidéo avec des extraits de la liturgie et des homélies, et ici le film diffusé par l’agence Tass sur la procession elle-même.

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Session extraordinaire du Saint-Synode de l’Église de Chypre au sujet des décisions du Concile de Crète

L’Église orthodoxe de Chypre a publié le communiqué suivant en date du 18 juillet 2016 : « Le Saint-Synode de l’Église de Chypre s’est réuni aujourd’hui, le 18 juillet 2016, en session extraordinaire, sous la présidence de S.B. l’archevêque de Chypre Chrysostome et a procédé aux travaux suivants : ont été étudiées à fond les décisions prises lors du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe qui s’est réuni en Crète le mois passé. Une encyclique a été approuvée à ce sujet, laquelle sera lue dans les églises, ainsi qu’une autre encyclique, plus longue et analytique, qui sera distribuée aux fidèles sous forme écrite ».

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Le patriarche œcuménique Bartholomée et les autres dirigeants religieux ont condamné la tentative de coup d’état en Turquie

Les dirigeants des communautés religieuses de Turquie ont rédigé une déclaration commune, dans laquelle ils condamnent fermement la tentative de coup d’état en Turquie. Parmi les signataires se trouve le patriarche œcuménique Bartholomée. « Nous exprimons notre grande affliction au sujet des attaques terroristes qui troublent la paix de notre grande nation et du monde », est-il dit, entre autres, dans la déclaration des représentants des communautés chrétiennes, juives et musulmanes de Turquie.

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Un hiérarque du Patriarcat de Constantinople a rencontré le leader du « Patriarcat de Kiev »

Un hiérarque du Patriarcat de Constantinople, l’archevêque du diocèse de Winnipeg et du Centre de l’Église orthodoxe ukrainienne au Canada, le métropolite Yurij (Kalichtchuk) a rencontré le leader du « Patriarcat de Kiev » schismatique. Le métropolite de Lougansk et Altchev Mitrophane (Église orthodoxe d’Ukraine) a signalé cette rencontre, qui a eu lieu le 14 juillet à Kiev, au Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Dans une lettre, le métropolite Mitrophane a exprimé ses regrets que le métropolite Yurij n’ait pas trouvé la possibilité de rendre visite au primat de l’Église canonique orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, tout en ayant été d’accord pour rencontrer publiquement le « patriarche » Philarète, qui a créé le schisme en Ukraine. De telles rencontres sont en contradiction tant avec l’esprit des canons ecclésiastiques et l’ordre prévalant dans les actions mutuelles des évêques canoniques du monde orthodoxe entier, qu’avec l’esprit d’unité de l’Église, sous le signe duquel s’est déroulé le Concile en Crète, dont il est tant parlé dans les documents conciliaires, a fait remarqué le président du Département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Le métropolite Mitrophane a exprimé l’espoir que le fait donné constitue un malheureux malentendu et n’affectera pas les relations traditionnellement chaleureuses et amicales entre l’Église orthodoxe d’Ukraine et le Patriarcat de Constantinople.

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Le patriarche de Serbie Irénée a envoyé un message de condoléances au président de la République française à l’occasion de l’attentat de Nice

Le patriarche de Serbie Irénée a envoyé le message de condoléances suivant, en date du 15 juillet 2016, au président de la République française à l’occasion de l’attentat de Nice :

« Monsieur le Président,

Nous sommes profondément bouleversés par la nouvelle de la tragédie qui s’est produite cette nuit, au cours de laquelle plusieurs dizaines de personnes ont été tuées, et plus de cent autres ont été blessées, et ce lors de la célébration de la fête nationale française à Nice. Au nom du plérôme de l’Église orthodoxe serbe et en notre propre nom, veuillez recevoir l’expression de nos sincères condoléances. L’Église orthodoxe serbe et le peuple serbe, considèrent avec une tristesse particulière ces souffrances devenues fréquentes. Aussi, nous vous adressons nos souhaits sincères dans la prière et notre soutien moral pour le prompt rétablissement et la consolation spirituelle du peuple de France en ces moments difficiles. Nous prions afin que Dieu accorde le repos aux âmes de tous ceux qui ont péri tragiquement, et qu’Il accorde la consolation à leurs proches et leurs familles dans leur douleur, le prompt rétablissement des blessés, et au peuple français qu’il surmonte les présentes difficultés.

+ Patriarche de Serbie Irénée ».

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La session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a commencé par une minute de silence pour les victimes de l’attentat de Nice

Le 15 juillet 2016, en la résidence patriarcale et synodale du monastère Saint-Daniel à Moscou, sous la présidence de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, a commencé la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe. Avant le commencement de la session, le Primat de l’Église orthodoxe russe, s’adressant aux membres du Synode, a abordé la question du terrorisme, en relation avec la tragédie qui s’était produite la veille à Nice. « À Nice s’est produit un acte terroriste insensé, emportant la vie d’environ 100 personnes » a déclaré S.S. le patriarche Cyrille. « Nous devons réfléchir très sérieusement à ce qui se produit maintenant avec la civilisation humaine, ce qui se produit avec la vie humaine quotidienne. Ces réflexions doivent nécessairement être accompagnées par la prière » a encore affirmé le Primat. « La véritable réponse à ce qu’est le terrorisme, ne peut être donnée qu’à la lumière de l’interprétation de l’état de l’humanité contemporaine. Je pense que nous devons nous approcher du concept authentique, ontologique du phénomène du terrorisme ». Sur la proposition du patriarche, les membres du Synode ont honoré la mémoire des victimes innocentes des terroristes par une minute de silence.

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L’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Ukraine sera étudiée par une commission synodale du Patriarcat œcuménique

Lors de sa session du 13 juillet 2016, le Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a pris la décision suivante au sujet de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Ukraine : « À été examinée la demande du Parlement d’Ukraine soumise au Patriarcat œcuménique d’accorder le statut autocéphale à l’Église d’Ukraine, laquelle demande a été déférée à la Commission synodale compétente pour son étude appropriée ».

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Décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe au sujet du Concile de Crète

Au titre du protocole N°48 de sa session du 15 juillet 2016, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris la décision suivante au sujet du Concile de Crète :

« Il a été décidé de :

1. Reconnaître que le Concile qui a eu lieu en Crète et auquel ont participé les Primats et les évêques de dix des quinze Églises orthodoxes autocéphales, a constitué un événement important dans l’histoire du processus conciliaire dans l’Église orthodoxe, initié par la Première conférence panorthodoxe de Rhodes en 1961.
2. Souligner que le fondement de la coopération panorthodoxe au cours de tout le processus conciliaire était constitué par le principe du consensus.
3. Constater que l’accomplissement du Concile en l’absence d’accord de la part de plusieurs Églises orthodoxes autocéphales transgresse ledit principe, en conséquence de quoi le Concile qui a eu lieu en Crète ne peut être considéré comme panorthodoxe, et les documents qui y ont été adoptés [ne peuvent être considérés] comme exprimant le consensus panorthodoxe.
4. Prendre note à ce sujet de la position du Saint-Synode du Patriarcat d’Antioche.
5. Après réception des copies officiellement certifiées des documents approuvés par le Concile de Crète, confier à la Commission biblico-théologique, leur publication et leur étude, prenant également en compte de possibles réactions et remarques de Leurs Excellences les évêques, des institutions ecclésiastiques d’enseignement, des théologiens, clercs, moines et laïcs. À l’issue de leur étude sous tous les aspects, présenter les conclusions au Saint-Synode.

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Message de condoléances de Mgr Nestor suite à l’attentat perpétré à Nice

Suite à l’attentat perpétrés à Nice Mgr Nestor, évêque de Chersonèse (Patriarcat de Moscou) a envoyé un message de condoléances au président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi.

« Message de Monseigneur Nestor, évêque de Chersonèse, à Monsieur Christian Estrosi, président de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur.

Douleur indicible, profonde amertume, voici ce que nos cœurs ressentent en réponse aux atrocités commises le 14 juillet dans la capitale de la Côte d’Azur.
Au nom de tous les fidèles de l’Eglise orthodoxe russe en France et en mon nom personnel je tiens à exprimer mes condoléances les plus sincères à la suite de cette tragédie qui a emporté les vies de près de cent personnes et qui en a mutilé tant d’autres. Nice, ville où régnaient le calme et la sérénité, la joie de vivre et la paix, ville où se rencontraient dans le bonheur tant de peuples et de cultures diverses, espace où la haine n’avait pas sa place – le mal vient de s’y manifester par un bain de sang.
Seuls l’amour, l’entraide et la compassion sont à même de contrecarrer ce mal. C’est sans réserve que nous partageons, Monsieur le Président de la région, la douleur que vous ressentez.
Nous comptons parmi les victimes des compatriotes dont certains étaient des paroissiens de la cathédrale Saint-Nicolas. Parmi eux Igor Cheleshko, sacristain de la cathédrale, auxiliaire du recteur.
Nous prions dans toutes nos églises pour les âmes des victimes innocentes tombées sous les coups d’un terrorisme aveugle et implacable ainsi que pour que tous ceux qui souffrent trouvent une consolation.
Nous implorons sans relâche le Seigneur de nous donner les forces de surmonter le malheur que nous éprouvons en commun.

Nestor, évêque de Chersonèse ».

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Le Patriarcat de Roumanie condamne l’attaque terroriste à Nice

Le Bureau de presse de l’Église orthodoxe roumaine a publié le communiqué suivant : « Le Patriarcat de Roumanie condamne l’attaque terroriste à Nice, le 14 juillet 2016, un acte abominable qui a fait 84 morts et plus de 100 blessés, dont deux citoyens roumains. L’Église orthodoxe roumaine rejette toute forme de violence et d’extrémisme qui fait des victimes dans les rangs de la population innocente et contribue à l’instauration d’un climat anormal de peur, de défiance et d’insécurité parmi les hommes. En ce moment difficile, nous prions pour le repos des âmes de ceux qui ont été tués, le prompt rétablissement des blessés et nous exprimons notre compassion et notre solidarité avec le peuple français à nouveau  durement éprouvé ».

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L’UNESCO a réintroduit les églises de Mtskheta (Géorgie) dans la liste principale des sites du patrimoine mondial

Le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO a retiré les monuments historiques de la ville géorgienne de Mtskheta de la liste des monuments en péril et les a réintroduits dans la liste principale des sites du patrimoine mondial. L’information a été communiquée par le ministère de la culture et de la préservation des monuments de Géorgie. La décision a été prise lors de la 40ème session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO à Istanbul. La cathédrale de Svétitshovéli (IXème s.), l’église de Djvari (VIIème s.) et le monastère de Samtavro (IVème s.), qui ont été introduits en 1994 dans la liste du patrimoine mondial, avaient été transférés en 2009 sur la liste des sites en péril. Ledit Comité de l’UNESCO s’était alors adressé à la Géorgie en demandant de préparer un plan d’action concernant ces monuments en raison du sérieux état de dégradation des maçonneries et des fresques. L’utilisation des terres entourant l’église, ainsi que la perte d’authenticité résultant de travaux effectués dans les installations intérieures, présentaient alors un caractère préoccupant. Une telle quantité de lieux saints et de culte, comme ceux de la ville de Mtskheta, à 20 km de Tbilissi et édifiée au Vème siècle avant Jésus-Christ, ne se trouve nulle part ailleurs en Géorgie. C’est la raison pour laquelle cette ville ancienne est appelée « deuxième Jérusalem ». C’est précisément là qu’est gardée l’une des reliques les plus saintes du monde chrétien, à savoir la Tunique du Christ. Cela explique le statut de Mtskheta comme ville sainte, où viennent des pèlerins et des touristes du monde entier.

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En Russie, une nouvelle application sur téléphone mobile permet de consulter des citations des pères d’Optino

242254.pUne nouvelle application mobile intitulée « Optina bénie » est disponible pour les utilisateurs, qui peuvent recevoir quotidiennement une des trois mille citations tirées des enseignements de quatorze startsy du célèbre monastère d’Optino. L’application permet de réaliser des recherches par thème, ajouter les citations que l’on apprécie, les partager facilement avec des amis, régler l’heure de la réception des enseignements et choisir la mélodie d’annonce. Le système comporte également un traitement particulier pour les malvoyants. Le projet est réalisé avec la bénédiction du supérieur du monastère de l’Entrée au Temple de la très sainte Mère de Dieu à Optino, l’archimandrite Bénédicte (Penkov). L’application « Optina bénie » constitue un développement de l’envoi de SMS « Optina », organisé par le centre de pèlerinages « Blagoslovenni Afon » (« Athos béni ») en collaboration avec le monastère d’Optino en 2011. Les abonnés aux envois de SMS dépassaient alors les 200.000. Le monastère d’Optino dispose d’un site internet sur lequel on peut faire une visite virtuelle du monastère et de la skite du saint Précurseur.

Source (dont illustration): Pravoslavie

Attentat de Nice: communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France


« Tu es, en effet, Seigneur, le secours des sans-secours, l’espérance des désespérés… Sois tout pour tous, toi qui connais chacun, ses prières, sa famille, ses nécessités. » (Extrait de la liturgie de saint Basile)

Paris, le 15 juillet 2016 – La barbarie sans nom a, une nouvelle fois, frappé la France. La ville de Nice est éprouvée depuis hier, le jour de notre fête nationale, par une violence perpétrée contre des innocents, hommes femmes et enfants de tous âges, une violence qu’aucune cause ne peut justifier. Les évêques membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, condamnent avec la plus grande fermeté cet attentat terroriste inqualifiable qui n’entame point la volonté de la France d’aller de l’avant. Les évêques orthodoxes de France saluent la continuelle mobilisation des autorités françaises et des forces de l’ordre qui apportent soutien et secours aux citoyens de notre pays. Ils prient pour les victimes blessées et pour les personnes décédées, et expriment leurs condoléances les plus fraternelles et leur solidarité à leurs familles et proches.

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Ajout: le site Parlons d’orthodoxie nous apprend que « parmi les victimes de Nice il y a un lecteur de la cathédrale Saint Nicolas, le serviteur de Dieu, Igor ainsi que deux habitants d’Anvers invités du père Andrey Eliseev. Paix à leurs âmes. »

À Odessa, des milliers de fidèles ont accompli une procession pour la paix, avec des icônes de la Mère de Dieu particulièrement vénérées localement

242289.pLe 12 juillet, jour de la fête de l’icône de la Mère de Dieu dite de Kasperovo (une icône miraculeuse apportée par des Serbes de Transylvanie au XVIème siècle), une procession a eu lieu à Odessa, réunissant des milliers de fidèles. Celle-ci a été précédée de la divine liturgie solennelle en la cathédrale de la Dormition, présidée par le métropolite d’Odessa et d’Izmaïl Agathange, assisté de l’archevêque de Balta et Ananiev Alexis, de l’évêque d’Ovidiopol Arcade, de l’évêque de Youjnensk Diodore,de  l’évêque d’Artsisk Victor, de l’évêque de Bolgrad Serge, ainsi que nombreux prêtres de la ville et du diocèse. À l’issue de l’office, une procession a eu lieu, à laquelle ont participé le métropolite d’Odessa Agathange, le clergé, et des milliers de fidèles.

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Trois films vidéo de la procession peuvent être visionnés ici:

 https://youtu.be/W0ccj19bFPU

 https://youtu.be/5mK9OJf1NHU

https://youtu.be/a2FWQgXYXZU

Source (dont photographie): Pravoslavie

Conclusions de la première réunion de la Commission mixte catholique-orthodoxe au sujet du cardinal Stepinac

RV13960_ArticoloLa session de la Commission mixte catholique-orthodoxe au sujet du cardinal Stepinac s’est tenue les 12 et 13 juillet au Vatican. On attend de celle-ci qu’elle travaille selon la méthodologie historique, sur la base de la documentation accessible et de sa relation à l’activité du cardinal Stepinac durant la période concernée. Cela, comme l’indique le communiqué officiel, n’interférera pas « dans la canonisation du bienheureux Stepinac », ce qui, comme il est souligné, est de la compétence exclusive du Saint-Siège. Il est prévu que la Commission examine la vie du cardinal Stepinac avant, pendant et après la seconde guerre mondiale. Une série de séances sont prévues, dont la première aura lieu à Zagreb les 17 et 18 octobre. Les travaux devront être achevés dans un délai de douze mois.

Source: RTS. Photographie: Radio-Vatican

L’archevêque d’Athènes Jérôme : « Saint Païssios a joué un rôle dans ma vie et mon cheminement »

« Je viens avec émotion et componction » a déclaré l’archevêque Jérôme à son arrivée au monastère Saint-Jean-le-Théologien à Souroti, près de Thessalonique, où reposent les reliques de saint Païssios du Mont Athos, dont la fête est célébrée pour la deuxième fois depuis sa canonisation par le Patriarcat œcuménique en 2015. L’archevêque d’Athènes, accompagné du métropolite de Syros Dorothée et du métropolite de Kassandra Nicodème, ainsi que de l’archimandrite Syméom Voliotis, a été accueilli sur place par l’évêque local, le métropolite de Kassandra Nicodème. L’higoumène du monastère, Mère Philothée a souhaité la bienvenue à l’archevêque, soulignant l’importance de l’événement de la venue de celui-ci au monastère. Dans sa réponse, l’archevêque a souligné que « dans un monde fatigué, les monastères sont les poumons de l’Église » et que « ce pèlerinage a également un caractère de reconnaissance et de gratitude » car, a-t-il dit, « saint Païssios a joué un rôle dans ma vie et mon cheminement ». Ensuite, l’archevêque a évoqué avec émotion la figure de saint Païssios, et s’est rendu sur sa tombe, qu’il a vénérée. L’office des vigiles a commencé à huit heures du soir et s’est achevé à quatre heures du matin. Il était présidé par l’archevêque d’Athènes, assisté du métropolite de Serrès Théologue, du métropolite de Syros Dorothée, du métropolite de Messinia Chrysostome, et du métropolite de Kassandra Nicodème ainsi que des prêtres de plusieurs diocèses. Des milliers de fidèles se sont rendus au monastère pour la fête du saint. Des photos sont disponibles sur les liens ci-dessous.

Sources : 1 et 2

Le président Poutine a communié au monastère de Valaam

Le président russe Vladimir Poutine s’est rendu au monastère de Valaam, le jour de la commémoration des saints Serge et Germain. Selon la tradition, ces deux saints étaient des hiéromoines grecs venus à Novogorod avec les premiers missionnaires orthodoxes. Ils fondèrent la vie monastique à Valaam, qui devint un monastère célèbre en Russie et où vivent actuellement 200 moines et novices. Le patriarche Cyrille, qui a célébré la liturgie a déclaré au président : « Nous sommes très heureux de vous voir et de prier avec vous, nous apprécions beaucoup tout ce que vous faites pour notre pays et pour nous tous ». Quotidiennement, des prières sont dites dans toutes les églises orthodoxes pour « les autorités, l’armée et le peuple » du pays, a ajouté le patriarche, soulignant que « de très nombreux chrétiens orthodoxes prient pour vous en ce moment ». Le président a communié pendant la sainte liturgie. Dans une courte allocution, le président a demandé de prier pour les mineurs décédés dans un récent accident ainsi que pour les deux aviateurs russes décédés, dont l’hélicoptère a été abattu récemment en Syrie. Aucune restriction n’a été imposée aux nombreux fidèles malgré la présence du président à la liturgie. À l’issue de celui-ci, le président a partagé le repas commun avec le clergé et les fidèles. Une vidéo en russe est disponible sur YouTube.

Sources : 1 et 2

Le mardi 12 juillet aura lieu à Rome la première réunion de la commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de l’Église catholique-romaine sur le rôle joué par le cardinal Stepinac pendant la seconde guerre mondiale

La réunion sera tenue à l’initiative du pape François, qui ne souhaite pas canoniser le cardinal Stepinac tant que ne seront pas examinés les arguments de l’Église orthodoxe serbe, laquelle s’y oppose. Comme l’annoncent les médias, l’Église orthodoxe serbe sera représentée à Rome par le métropolite de Zagreb Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, les évêques de Slavonie Jean et de Bačka Irénée, ainsi que le professeur Darko Tanasković, tandis que l’Église catholique-romaine sera représentée par le cardinal Josip Bozanić, les évêques Ratko Perić, Antun Škovičević, Mario Jarek et Jure Krišto. Le prêtre français Bernard Ardura coordonnera le travail de la commission.

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Le patriarche de Moscou Cyrille est invité à consacrer la cathédrale orthodoxe russe de Londres après les travaux de restauration

La cathédrale orthodoxe russe de la Dormition, à Londres, sera consacrée le 16 octobre prochain, après des travaux importants de restauration qui ont duré plusieurs années. Cette consécration coïncidera avec les événements festifs en l’honneur du 300ème anniversaire de la présence de l’orthodoxie russe dans les Îles britanniques. « L’assemblée paroissiale a confirmé le souhait des paroissiens et des enfants de l’Église orthodoxe russe vivant dans les Îles britanniques que le patriarche Cyrille préside les célébrations. L’invitation a été envoyée par l’archevêque Élisée de Souroge à Sa Sainteté », a annoncé le service de presse du diocèse. Actuellement, les travaux de restauration sont en voie d’achèvement. La reconstruction complète de l’intérieur du clocher avec l’installation du gable et la coulée d’une série de cloches, dont l’une sera décorée à l’effigie de la Reine Elisabeth II en l’honneur de son 90ème anniversaire, est aussi prévue.

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À la Laure de Potchaïev, des milliers de fidèles ont rejoint la procession pan-ukrainienne « pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine »

Dans la matinée du 9 juin, immédiatement après l’office d’intercession en la cathédrale de la Dormition, la procession pan-ukrainienne est partie de la Laure de Potchaïev. La marche pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine est présidée par le métropolite de Ternopol et Kremenets Serge, le métropolite de Potchaïev Vladimir, supérieur de la Laure, l’évêque de Shuya Séraphim, recteur du séminaire de Potchaïev. La procession pan-ukrainienne pour la paix, l’amour et la prière pour l’Ukraine se déroule du 3 au 27 juillet avec la bénédiction du métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre. Le clergé, les moines et des milliers de pèlerins marchent et prient pour la paix et le calme dans l’État ukrainien. Pendant la marche sont lus des acathistes au Seigneur Jésus-Christ, à la Très sainte Mère de Dieu et aux saints. Accompagnés par l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Potchaïev, les marcheurs suivent l’itinéraire suivant : Potchaïev – Kremenets – Mejretchié – Slavouta – Cheptekovka – Polonnoyé – Romanov – Tchoudnov – Korostychev – Stavichtché – Sitniaki – Makarov – Kolonchtchina – Dmitrovka – Kiev (église Saint-Théodose-de-Tchernigov) – Kiev (Vladimirskaïa Gorka). Le premier jour, les fidèles font une marche de 17 kilomètres et s’arrêtent au monastère de la Théophanie à Kremenets. Il y a six jours, la procession a démarré dans l’Est du pays. Le 3 juillet, les fidèles, qui sont partis de la Laure de la Dormition à Sviatogorsk, ont déjà traversé la région de Donetsk et continuent leur route pour Kharkov, dans la direction de la capitale de l’Ukraine. Le 27 juillet, jour du Baptême de la Russie, les deux processions se rejoindront à la Laure des Grottes de Kiev. La procession pan-ukrainienne se terminera par un office d’intercession au parc Vladimirskaïa Gorka à Kiev.

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Déclaration du métropolite de Tamassos Isaïe (Église de Chypre) au sujet du Concile

Le métropolite de Tamassos Isaïe (Église de Chypre) a fait la déclaration suivante au sujet du récent Concile : « À l’occasion de la convocation et des décisions du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe, dont les travaux ont eu lieu en Crète du 17 au 25 du mois de juin dernier, nous déclarons ce qui suit :

1) La réalisation du Concile en question constitue une bénédiction et une faveur du Dieu-Trinité, du fait que beaucoup de temps s’est écoulé sans qu’un tel Concile n’ait eu lieu.
2) L’absence de certaines Églises locale lors du Concile concerné a, assurément, provoqué la tristesse et la peine du plérôme fidèle de l’Église.
3) Néanmoins, les griefs invoqués pour la non-participation des quatre Églises locales autocéphales retiendront l’attention et l’examen approfondi et cela constituera un facteur catalyseur pour la convocation d’un nouveau Saint et Grand Concile, afin que la participation à celui-ci soit générale.
4) Une perception différente au Concile est due à la formulation concernant les chrétiens hétérodoxes. À ce sujet a été proposé et accepté par la majorité conservatrice du Concile le terme « Églises hétérodoxes », et ce plus comme une expression technique que comme une définition ecclésiologique.
5) Nous, tous les évêques participants au Concile avions et avons la conscience du fait que l’Église [orthodoxe] est l’Église une, sainte, catholique et apostolique indivisible, comme nous le confessons dans notre Credo. Par conséquent, nous ne dévalorisons pas notre Église, ni n’acceptons de quelque façon la position hérétique de la « théorie des branches ».
6) La prise de position susmentionnée est valable pour des affirmations analogues de nos saints Pères, comme St Basile le Grand, qui prie pour que soit atteinte l’unité des « Églises qui se sont détachées à plusieurs reprises et de plusieurs manières », ayant en vue les Ariens (Lettre 114, PG 32, 528B), mais aussi de St Marc d’Ephèse qui, s’adressant au pape Eugène IV, écrit entre autres : « … Aujourd’hui, les membres du Corps du Maître (c’est-à-dire l’Église), dispersés auparavant pendant de nombreuses années et rompus se hâtent mutuellement vers l’unité. La Tête de tous, le Christ Dieu, ne supporte pas d’être divisé dans le Corps… » Indubitablement, d’autres Pères également font un usage analogue du terme, tout comme des scientifiques universitaires éminents.
7) D’aucune façon, en raison de différenciation de position d’une petite minorité d’évêques relativement au terme susmentionné, l’unité de l’Église n’a été ébranlée, ce qui est confirmé et témoigné par le fait que tous les membres du Concile ont participé à la Synaxe eucharistique du dimanche 27 juillet et ont communié au Corps et au Sang du Christ, manifestant ainsi « une même pensée » (Philipp. 2,2).
8). En conséquence, nous appelons, le troupeau de l’Église ami du Christ à rester sourd à quels cris que ce soit, qui sont mus par le malin, et qui veulent voir certains comme des « champions de la foi » et les autres comme des « bradeurs de l’Orthodoxie ».

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L’évêque Irénée de Bačka (Église orthodoxe serbe) : « Pourquoi je n’ai pas signé » (le texte conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »)

Dans un texte long et détaillé publié par l’Agence grecque Romfea.gr, l’évêque de Bačka Irénée, membre du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, a expliqué pourquoi il n’avait pas signé le texte conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Dans l’introduction de sa déclaration, l’évêque Irénée précise « qu’il n’était pas le seul (…) à ne pas avoir signé parmi les 25 évêques serbes présents au Concile, mais que la plupart d’entre eux n’avaient pas signé non plus. En outre, beaucoup d’autres évêques également n’ont pas signé le texte. En conséquence, ce texte est invalide en raison du principe du consensus en vigueur depuis 1961, décidé communément. Et si un évêque ne signe pas (tandis que sa signature est exigée !), le texte est inexistant». Parmi les raisons mentionnées pour son refus, l’évêque Irénée avance qu’au lieu du « principe apostolique d’un homme, un suffrage, était en vigueur [au concile, ndt] le principe : une Église autocéphale, un suffrage, ce que l’on a interprété comme le seul vote des Primats des Églises ». Par conséquent, selon l’évêque Irénée « la seule différence entre l’évêque orthodoxe et l’observateur hétérodoxe [présents au concile, ndt] est que l’un peut parler à volonté, tandis que l’autre reste assis, silencieux. Ni l’un, ni l’autre, ne décident de quoi que ce soit. Dans ce cas, cependant, à quoi sert la signature sous le texte de ceux qui n’ont pas le droit de voter ? Afin de donner l’impression que le système conciliaire fonctionne, tandis qu’il est inactif et transgressé ? Ou bien est-ce pour une autre raison ? Je l’ignore, naturellement, mais je peux au moins ne pas signer ce qui ne correspond pas à mes convictions ». L’évêque Irénée indique ensuite « la raison principale » pour laquelle il n’a pas signé le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe avec le reste du monde chrétien » : « Selon moi, tout au moins, il s’agit du contenu équivoque du texte, ambigu du point de vue ecclésiologique, s’approchant par certains points des limites d’une doctrine autre [non orthodoxe ndt] ». L’évêque Irénée déclare ensuite que malgré les améliorations apportées au texte en ce qui concerne « la dénomination historique des autres Églises et confessions chrétiennes », il considère que celui-ci « du début jusqu’à la fin est irrémédiable et inacceptable, car il est un véritable mélange de positions purement orthodoxes et de terminologies à caractère et style œcuméniques ». L’évêque Irénée considère toutefois que le texte aurait dû laisser la dénomination d’Église au « catholicisme romain » pour la raison que « le conflit dogmatique entre celui-ci et nous-mêmes, qui dure plus de mille ans, n’a pas encore été tranché au niveau d’un concile œcuménique, si ce ne sont les pseudo-conciles œcuméniques de Lyon et de Florence ». Quoi qu’il en soit, selon l’évêque Irénée, le texte aurait dû, après avoir confessé, comme il l’a fait, que l’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique, affirmer à l’instar de la constitution de Vatican II, que les chrétiens non-orthodoxes « ont aussi des éléments sains provenant de l’ancienne Tradition commune et des déviations très sérieuses dans le domaine de la foi et de l’ordre (« taxis ») en raison desquelles ils ne sont pas en communion avec l’Église orthodoxe. Particulièrement en ce qui concerne les catholiques-romains, il fallait souligner que non seulement la primauté et l’infaillibilité papales hydrocéphales, mais aussi l’ajout du Filioque dans le Symbole de Foi constituent à la fois des obstacles infranchissables à l’union de l’Orient et de l’Occident, étant au demeurant les thèmes principaux du dialogue théologique ». Abordant l’absence des quatre Églises autocéphales, l’évêque Irénée récuse les accusations de ceux qui considèrent qu’il aurait été leur « avocat » : « Je déclare que leur présence et leur contribution active, dynamique eût été plus utile à l’Église. Néanmoins, j’éprouve de la compréhension et de la compassion lorsque j’entends sonner la cloche du danger de nouveaux schismes, para-synagogues et « d’emmurements » [de groupes qui se referment sur eux-mêmes, ndt] à la suite de textes défectueux, quant au fond des textes pauvres, inférieurs même à ceux du second Concile du Vatican ». Et l’évêque Irénée ajoute : « Je n’ai pas de compréhension et de compassion pour ceux qui disent : ‘Les fanatiques, les obscurantistes, les…, les… ne nous intéressent pas’. Au contraire, tous nous intéressent : les ‘nôtres’, les ‘étrangers’, les proches et les lointains. Il fallait faire ceci sans négliger cela, selon la parole du Seigneur. Si ce n’est rien d’autre, la faiblesse de la conscience du frère, justement ou injustement scandalisé, produit dans nos âmes le sentiment de responsabilité humaine et pastorale, de soutien mutuel et de compassion… ‘Ce n’est pas en paroles, mais en actes qu’est notre piété ‘ [St Grégoire le Théologien, ndt] ». L’évêque Irénée ajoute que « Selon mon humble avis, par sa Toute-sainteté son président [le patriarche œcuménique Bartholomée, ndt], le Concile s’est adressé à juste titre aux observateurs hétérodoxes par des paroles fraternelles et chaleureuses, et a évité en même temps, en raison du dialogue, le style ardu de la confrontation. Or, il fallait cependant, ou plutôt il était nécessaire, de soumettre par le texte [conciliaire, ndt] en question le témoignage de l’identité ecclésiologique et la conscience qu’a d’elle-même [l’Église orthodoxe, ndt] d’une façon plus claire, plus conséquente et plus exacte ». En conclusion, l’évêque Irénée écrit que l’Église orthodoxe serbe espérait que le présent Concile se préoccuperait des « problèmes contemporains de l’Orient, tels que les schismes, qu’ils soient d’inspiration nationaliste ou zélote, de l’absence de communion entre Églises [locales, ndt] et de la conduite anti-canonique d’autres Églises [locales, ndt], de la question de l’autocéphalie (…). Or, rien de tel n’a eu lieu (…). Très malheureusement, l’occasion historique bénie a été perdue d’aborder et de commencer à résoudre toute une quantité de défis et d’épreuves dans la vie de notre sainte Église (…) Je crains que dans l’histoire future de l’Église, le Concile de Crète ne soit mentionné que comme un Concile provincial des Églises qui y ont participé, sans rayonnement et influence plus importante. Mais peut-être est-ce préférable à l’aphasie et l’absence totales d’existence historique ».

Source (texte intégral en grec)

Dans une prédication, le patriarche Bartholomée a abordé la question de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople

Le patriarche œcuménique Bartholomée a envoyé un message de respect de la foi et des lieux sacrés des religions, alors qu’il présidait jeudi matin la sainte liturgie de la fête patronale de l’église Sainte-Cyriaque, dans le quartier de Kontoskali à Constantinople. S’adressant aux fidèles, le patriarche a fait référence, entre autres, au Baïram, l’une des grandes fêtes de la religion musulmane, déclarant « que nous leur envoyons [aux musulmans] nos vœux à l’occasion de leurs très grandes fêtes. Nous respectons leur foi ». À cette occasion, le patriarche a fait remarquer que les chrétiens aussi « revendiquent que soit respectée leur foi, mais aussi les lieux de culte de nos pères ». Le patriarche a souligné que le respect envers la foi et les lieux sacrés des religions doivent être réciproques et particulièrement pour « des monuments tels que Sainte-Sophie, qui ont apposé leur sceau non seulement sur l’architecture de l’Église chrétienne à travers les siècles, mais aussi sur l’histoire et la conscience qu’a de lui-même un peuple entier, notre propre peuple », ajoutant que « chaque écart par rapport à notre exigence de respect et d’honneur à l’égard des lieux sacrés de notre foi constitue une atteinte à nous-mêmes, à la civilisation mondiale, à l’héritage culturel mondial, qu’un pays démocratique comme la Turquie doit respecter et honorer. Celui-ci ne doit pas outrager une partie, fût-elle, minime de ses citoyens, à savoir des habitants de ce pays ». Rappelons que le mois passé du ramadan, la lecture du Coran a eu lieu à l’intérieur de la basilique Sainte-Sophie.

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Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche du 27 juin

Communiqué du secrétariat du Saint-Synode d’Antioche

Balamand, 27 juin 2016
« En clôture de sa septième session extraordinaire qui a débuté le 25 mai 2016, le Saint Synode d’Antioche s’est réuni le 27 juin 2016 à Balamand sous la présidence de Sa Béatitude le patriarche Jean X et avec la participation des hiérarques du saint siège antiochien. Les Pères ont adressé leurs souhaits à leurs enfants spirituels à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, chefs des Apôtres et fondateurs du saint siège d’Antioche. C’est dans ce siège que les disciples furent pour la première fois appelés chrétiens et où ses enfants continuent de porter le témoignage du Christ ressuscité, particulièrement dans notre bien-aimée Antioche, dans la Syrie martyre, au Liban tourmenté, dans l’Irak blessé, et dans tous les pays du Golfe arabe et les archevêchés dans la « diaspora », aux Amériques, en Australie et en Europe. Les Pères ont évoqué leur frère le métropolite Paul (Yazigi), archevêque d’Alep, qui a été enlevé depuis plus de trois ans dans l’indifférence volontaire généralisée. Lui-même ainsi que son frère le métropolite Youhanna (Ibrahim) et tous ceux qui ont été enlevés demeurent constamment présents dans les prières et les supplications des fidèles et dans le témoignage quotidien de l’Eglise. Les Pères ont élevé leurs prières pour le repos de ceux qui ont subi le martyre pour avoir eux aussi été appelés chrétiens, et ils ont demandé leurs prières devant le Trône divin, afin que Dieu affermisse Son Eglise et donne à Ses enfants la force et la sagesse de témoigner fidèlement, ici et maintenant, du Christ ressuscité d’entre les morts.

Les pères ont passé en revue la question du grand concile orthodoxe, dont l’Eglise orthodoxe a préparé la tenue depuis plus de cinquante années. L’Eglise d’Antioche avait demandé le report de la tenue de ce Concile, afin que soit consolidée l’unité panorthodoxe, en attendant que soit assurée l’unanimité sur les questions controversées de son agenda, et en attendant aussi que soient remplies les conditions ecclésiologiques permettant la participation de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales à ses travaux.

Etant donné qu’il n’a pas été traité positivement avec la requête antiochienne de report du concile ainsi que les requêtes des Eglises russe, bulgare et géorgienne dans le même sens, et vu que le concile, que l’on voulait originairement « panorthodoxe », s’est réuni en l’absence de quatre Eglises autocéphales représentant environ la moitié des fidèles orthodoxes de par le monde,
Etant donné que l’appel à la tenue de cette réunion a ignoré la nécessité de fonder la conciliarité orthodoxe sur la pleine communion eucharistique entre les Eglises, communion qui constitue l’élément constitutif et le fondement de cette conciliarité, et ce en négligeant la recherche d’une solution avant le concile à l’agression perpétrée par le Patriarcat de Jérusalem sur les frontières canoniques du Siège d’Antioche, le patriarcat œcuménique ayant décidé de reporter la négociation après le Concile,
Etant donné que les communiqués et déclarations publiés par les participants en Crète ont injustement blâmé les Eglises absentes et se sont abstenus de tout blâme envers la partie qui a géré la période préparatoire de Crète 2016,

Et après avoir examiné l’ambiance, les déclarations et positions de la réunion qui s’est tenue sur l’île de Crète, et tous les sophismes qui ont récemment circulé, les pères ont formulé les observations suivantes :
Premièrement : les pères affirment que l’action orthodoxe commune est fondée sur la base de la participation et l’unanimité de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales. Ils rappellent que ce principe n’est pas une position antiochienne novatrice ou récente, mais bien une règle orthodoxe stable établie par le patriarche œcuménique Athénagoras de bienheureuse mémoire, lorsqu’il lança le travail préparatoire en vue du concile. Après lui, cette règle a été suivie par le patriarche Dimitrios, à l’époque duquel le règlement des conférences préparatoires au grand concile a été approuvé et dont les clauses prévoyaient clairement que la convocation à tout travail conciliaire, fût-ce au niveau préparatoire, est faite par le patriarche œcuménique après l’approbation des primats de toutes les Eglises (autocéphales), et que toutes les décisions sont prises à l’unanimité par les Eglises autocéphales pour être transmises au grand concile.
Deuxièmement : Les pères ont rappelé également que sa Sainteté Bartholomée le patriarche œcuménique actuel avait également confirmé cette règle durant les réunions préconciliaires préparatoires, et particulièrement lorsqu’il décida de suspendre les travaux du comité préparatoire en 1999, en raison du retrait d’une seule Eglise de la réunion susmentionnée, ce qui a conduit à l’arrêt du travail préparatoire en vue du grand concile durant dix ans. Dès lors les Pères se demandent alors comment l’absence d’une seule Eglise a pu conduire à la suspension du travail préparatoire au concile, tandis que pour certains le « grand concile » peut se réunir avec ceux qui sont présents et en l’absence de quatre Eglises orthodoxes autocéphales !
Troisièmement : Les pères ont constaté que la règle de l’unanimité a été également réaffirmée lors de la reprise du travail préparatoire au concile en 2009, et que durant la quatrième conférence préparatoire de 2009, la délégation antiochienne, par le biais de son conseiller, Albert Laham de bienheureuse mémoire, avait insisté sur la nécessité de respecter cette règle dans le processus décisionnel, en rappelant qu’en l’absence d’unanimité sur un thème spécifique, ce thème est alors renvoyé au comité préparatoire pour être plus amplement étudié, ainsi que le prescrivent les règles de procédure des conférences panorthodoxes préparatoires au Concile. A cette époque, cette proposition a été accueillie favorablement par toutes les Eglises participantes, y compris par le président de la conférence. C’est sur la base de cette proposition que la décision relative au problème de la diaspora orthodoxe et des assemblées épiscopales, a pu être prise.
Quatrièmement : Les pères ont réaffirmé que la position antiochienne appelant à élaborer un consensus en assurant l’unanimité de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales sur les thèmes de l’agenda, avait pour objectif depuis le début de renforcer l’unité orthodoxe durant la phase préparatoire, conformément à la tradition orthodoxe constante. L’Eglise d’Antioche ne s’attendait pas à ce que ce postulat acquis, qu’elle avait uniquement mentionné à titre de rappel, allait devenir un objet de controverse, ou bien que ce principe bien ancré allait être outrepassé par ceux qui l’avaient initialement établi et qu’ils avaient défendu depuis le début en tant que garant de l’unité orthodoxe ; cette unité ne peut en effet être réalisée si n’importe laquelle des Eglises a été exclue de la participation à la prise de décision ou si ses positions ont été ignorées. Il convient ici d’indiquer que le sommet (synaxe) des primats des Eglises, qui s’est réuni en janvier 2014, a confirmé cette règle en décidant que « durant le concile et durant la phase préparatoire toutes les décisions sont prises par consensus ». Et les Pères de se demander comment ce consensus peut-il être atteint alors que l’Eglise antiochienne a refusé les décisions du sommet précité (2014) et du sommet de Chambésy (2016) ; de se demander aussi comment l’unanimité peut-il être réalisée en Crète en l’absence de quatre Eglises orthodoxes.
Cinquièmement : Les pères insistent de nouveau que la position antiochienne demandant le report de la tenue du grand concile au cas où l’unanimité sur ses thèmes n’a pas été assurée, n’est ni nouvelle ni passagère et conjoncturelle. L’Eglise antiochienne a clairement exprimé cette position durant toutes les phases préparatoires au concile ces deux dernières années, et ce conformément au rôle qu’Antioche a toujours joué, refusant de manière constante qu’une quelconque Eglise puisse être ignorée au sein du travail orthodoxe commun. Par conséquent, tout ce qui a été publié dans les médias sur l’acceptation implicite, par l’Eglise antiochienne, de participer au concile n’est point vrai ; de même, toutes les analyses qui ont circulé sur les dimensions politiques fondant l’absence d’Antioche de la réunion en Crète, restent des analyses politiques qui sont sans fondement aucun. L’acceptation antiochienne de participer « par économie » aux travaux préparatoires ne signifie aucunement une quelconque renonciation de la part d’Antioche à ses positions susmentionnées, mais plutôt une réaffirmation de sa part de la poursuite des efforts afin que soient levés tous les obstacles qui empêchaient, et continuent de l’être, la tenue du concile.
Sixièmement : Les pères ont été surpris par les positions de certaines Eglises qui ont commencé à appeler dernièrement au dépassement du principe de l’unanimité et qui ont commencé à s’étendre dans l’interprétation d’un tel principe contrairement avec ce que prescrit le règlement des conférences orthodoxes préparatoires, qui a été adopté en 1986 et signé par leurs représentants, et que tous ont appliqués y compris lors de la cinquième conférence préparatoire qui s’est tenue en octobre 2015. Les Pères ont également été surpris par toutes les positions qui ont été récemment formulées suggérant que la convocation du concile à la date fixée était plus importante que la conciliarité et l’unité de l’Eglise. A cet égard, il importe à l’Eglise d’Antioche de remercier toutes les Eglises qui ont soutenu sa position juste en l’occurrence, et particulièrement les Eglises de Russie, de Géorgie, de Bulgarie et de Serbie.
Septièmement : Les Pères rappellent à leurs frères réunis en Crète le contenu de l’article 17 du règlement des conférences orthodoxes préparatoires, selon lequel « dans le cas où un thème spécifique qui a été discuté lors de la conférence n’a pas fait l’objet du consensus des délégations, la décision à son propos est alors abandonnée. Il est alors transmis par le secrétariat préparatoire du Saint et grand afin qu’il soit davantage étudié, approfondi et davantage élaboré, conformément au processus en usage au niveau panorthodoxe » ; ils rappellent également le contenu de l’article 4 du même règlement, qui stipule qu’ «il est interdit de retirer ou d’ajouter tout thème sur la liste des thèmes qui ont été préparés et acceptés au niveau panorthodoxe, au moins jusqu’à ce que son étude soit terminée. A la suite de quoi le grand et saint concile se réunit ». Les Pères antiochiens se demandent alors comment le grand concile peut-il être convoqué avant l’achèvement du travail préparatoire sur les thèmes figurant sur l’agenda, et alors que deux Eglises ont émis des réserves relativement au document « Le mariage et ses empêchements », et en présence du refus exprès de l’Eglise antiochienne de retirer trois thèmes fondamentaux de l’agenda du concile (Le calendrier ecclésiastique, les diptyques et l’autocéphalie et la manière de la proclamer).
Huitièmement : Les Pères affirment que face à la réalité connue que vit le monde orthodoxe suite à la réunion en Crète, l’unanimité des Eglises orthodoxes autocéphales demeure la règle d’or pour garantir l’unité du monde orthodoxe. Ils considèrent que ce fondement était et restera la base solide sur laquelle il faudra s’appuyer dans l’avenir, spécialement pour surmonter les répercussions de la réunion en Crète.
Neuvièmement : Quant aux voix qui estiment que la réunion en Crète est un concile œcuménique qui est régi par les règles de tenue des conciles œcuméniques, les Pères du synode antiochien rappellent à ces frères que depuis le début du vingtième siècle les Eglises orthodoxes se sont mises d’accord pour remplacer la convocation d’un concile œcuménique par la convocation d’un concile panorthodoxe dont l’agenda et les procédures de travail ont été clairement établis lors de la conférence de Rhodes en 1961. Le travail préparatoire s’est alors poursuivi durant cinq décennies et demie. Les Eglises se sont mises d’accord aussi, étant donné le caractère extraordinaire de ce concile, que tous les évêques du monde orthodoxe n’y soient pas présents, comme l’exige la tradition orthodoxe, et que toutes ses décisions seraient prise par le consensus de toutes les Eglises autocéphales sur la base d’une seule voix par Eglise autocéphale. Dès lors, ce processus réfute toute prétention qui cherche à considérer la réunion en Crète comme un concile œcuménique auquel s’appliqueraient les procédures suivies par les conciles œcuméniques. Ce processus oblige par conséquent les participants à la réunion de Crète à respecter les règles établies au cas où ils veulent le considérer comme un concile panorthodoxe. Ce qui n’a pas été le cas pour les raisons susmentionnées.

Dès lors, après avoir constaté que la réunion de Crète ne remplissait même pas les conditions requises pour tenir une conférence préparatoire au grand concile, et ce, sur la base du règlement des conférences orthodoxes préparatoires entériné en 1986 et qui demeure en vigueur et applicable jusqu’à ce jour, règlement qui stipule que la tenue de pareille conférence exige l’accord de tous les primats des Eglises orthodoxes locales sur la convocation de la conférence (article 2), et que la prise de décisions lors d’une telle conférence se fait à l’unanimité de toutes les Eglises orthodoxes autocéphales (article 16), conditions qui n’ont pas été remplies lors de la réunion en Crète,
les Pères du Saint Synode d’Antioche ont décidé à l’unanimité ce qui suit :

1.  De considérer la réunion de Crète comme une réunion préparatoire en vue du grand concile orthodoxe, et donc de considérer ses documents comme non définitifs, et toujours soumis à la discussion et à la modification lors de la tenue du grand concile orthodoxe avec la présence et la participation de toutes les Églises orthodoxes autocéphales ;
2. De refuser l’attribution du caractère conciliaire à toute réunion orthodoxe à laquelle ne participent pas toutes les Églises orthodoxes autocéphales, et d’affirmer que le principe de l’unanimité reste la base fondamentale qui gouverne les relations orthodoxes communes. Par conséquent, l’Eglise d’Antioche refuse que la réunion en Crète soit appelée « grand concile orthodoxe » ou « grand et saint concile » ;
3. D’affirmer que tout ce qui est issu de la réunion de Crète, qu’il s’agisse de décisions et autrement, ne lie ni engage d’aucune manière que ce soit le Patriarcat d’Antioche et de tout l’Orient ;
4. De la « commission synodale de suivi » (qui dépend du Saint Synode du Patriarcat d’Antioche) d’observer et de suivre les résultats, les conséquences et les répercussions de la réunion de Crète et de faire le nécessaire à leur endroit, et de présenter un rapport détaillé au Saint-Synode d’Antioche lors de sa prochaine session synodale ;
5. D’adresser une lettre relative aux présentes décisions du Saint Synode d’Antioche à toutes les Eglises orthodoxes autocéphales, ainsi qu’aux autorités civiles et religieuses des pays de la diaspora.
6. D’appeler les fidèles à accompagner les Pères du Saint Synode antiochien dans la prière pour la préservation et la pleine manifestation de l’unité du témoignage chrétien orthodoxe dans le monde d’aujourd’hui.

Le seul texte qui fait foi est le texte arabe ».

Ce communiqué a été traduit du texte original arabe pour Orthodoxie.com.

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque n’a pas signé le document conciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »

Le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque (Église orthodoxe serbe) a déclaré qu’il n’avait pas signé le document « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » adopté au cours des travaux du Concile en Crète, qui s’est déroulé du 18 au 26 juin 2016. C’est ce que celui-ci a dit, entre autres, au cours de l’émission « Živa istina » (« La vérité vivante ») de la chaîne télévisée « Atlas » du Monténégro, mentionnant que ce document avait précisément provoqué une polémique acerbe lors du Concile. Le métropolite Amphiloque considère que le document en question était insuffisamment préparé, ce que la délégation serbe avait indiqué lors des réunions préparatoires. « Je dois vous dire que j’étais l’un de ceux qui n’ont pas signé le sixième document [c’est-à-dire « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien »]» a souligné le métropolite Amphiloque, qui répondait au journaliste Darko Šuković. Les termes mêmes de l’affirmation du métropolite laissent entendre que le nombre des évêques serbes qui n’ont pas signé le document litigieux pourrait être plus grand. C’est ainsi que les médias grecs ont cité, dans ce contexte, le nom de l’évêque de Bačka Irénée, tandis que selon d’autres sources, ce sont plusieurs évêques serbes qui n’auraient pas signé le document. Toutefois, rien n’a été révélé à ce sujet dans les médias serbes. Il convient de mentionner que la publication des documents adoptés, telle qu’elle figure sur le site officiel du Concile ne permet pas de comprendre qui précisément à signé le document, et suggère l’idée que tous l’ont signé. L’interview du métropolite Amphiloque est disponible sur Youtube (en serbe) :

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Appel du Patriarcat de Roumanie en faveur du retour dans leur famille naturelle de deux enfants roumains de Londres placés dans une famille homosexuelle

Le bureau de presse du Patriarcat de Roumanie a publié le communiqué suivant au sujet des enfants d’une famille roumaine établie à Londres qui, suite à la mésentente des parents, ont été placés par le tribunal britannique dans une famille homosexuelle : « Le Patriarcat de Roumanie a pris acte avec préoccupation de la situation critique dans laquelle se trouvent Florin Barbu et Claudia Racolta, une famille roumaine établie à Londres, dont les enfants Diana (8 ans) et Andy (5 ans) ont été confiés par le tribunal à un couple britannique homosexuel. L’Église soutient constamment la famille traditionnelle comme cadre naturel pour la naissance, l’éducation et l’instruction des enfants dans l’esprit des valeurs morales fondamentales. Il en résulte que nous considérons que la famille roumaine doit être soutenue afin que soit respecté le droit des deux enfants mineurs à se trouver avec leurs parents naturels. Dans ce sens, la solution de protection choisie par les autorités britanniques contrevient à la Convention sur le droit des enfants adoptée par l’Assemblée générale de l’ONU du 20 novembre 1989 et ratifiée par la Roumanie par la loi 18/1990. Ainsi, selon l’article 20, alinéa 3 : « Dans le choix entre ces solutions [de protection], il est dûment tenu compte de la nécessité d’une certaine continuité dans l’éducation de l’enfant, ainsi que de son origine ethnique, religieuse, culturelle et linguistique ». Le Patriarcat de Roumanie lance un appel à l’État roumain pour solliciter des autorités britanniques le réexamen du cas et une solution qui tient compte du droit fondamental des deux enfants mineurs d’être élevés et éduqués dans leur famille naturelle »

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Le patriarche de Moscou Cyrille a consacré la nouvelle église Saint-Jean-Baptiste au monastère de Novodievitchi, sur l’emplacement de l’ancienne, qui avait été détruite par les soldats de Napoléon

Le primat de l’Église orthodoxe russe a consacré jeudi 7 juillet l’église de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste située dans le square du monastère de Novodievitchi, à Moscou, et a appelé tous ceux qui s’étaient opposés à la construction de l’église de venir sur place se rendre compte que la nouvelle église ne détruit pas l’harmonie du lieu. « Nous savons que souvent, de nos jours, la construction d’églises est accompagnée de certaines protestations. Certains le font dans de mauvaises dispositions, d’autres par ignorance, et à ceux qui protestent parfois contre la construction dans des lieux semblables à celui-ci, je recommanderais de venir dans les murs du monastère de Novodievitchi et de voir comment l’église s’inscrit harmonieusement et magnifiquement dans son environnement », a déclaré le patriarche à l’issue de l’office. L’église paroissiale de la Décollation-de-Saint-Jean-Baptiste a été construite près du monastère de Novodiévitchi en 1525, parallèlement à la fondation du monastère. Il constituait une partie intégrante de l’ensemble monastique, et, jusqu’à nos jours, l’une des tours du monastère porte le nom du saint Précurseur. L’église a été détruite par les soldats français en 1812. Peu après la victoire sur Napoléon, les habitants de Moscou ont construit au bout de la rue Pirogov, une autre église dans le style classique, en mémoire de l’édifice détruit. Celle-ci a été détruite également durant la période soviétique. En 2012, il fut décidé de reconstruire l’église sur son lieu d’origine. Le patriarche a souligné que, en Russie, on choisissait toujours les plus beaux endroits pour construire les églises. « Que serait-il advenu de la Russie, quel serait son visage, si ne serait-ce que quelques-unes des églises remarquables, qui ornent nos villes et villages, n’avaient été préservées ? L’église est toujours construite avec la prière, toujours pour le bien des hommes, toujours avec l’espoir que par la prière les gens vivront une vie plus entière, plus heureuse », a affirmé le primat. « Que Dieu fasse que dans toute la Russie continue la construction d’églises partout où il y a en a besoin » a conclu le patriarche Cyrille.

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La chaîne télévisée orthodoxe russe « Soyuz » est interdite en Ukraine

Le comité national ukrainien chargé des questions de la télévision et de la radio a exclu de la liste des programmes étrangers dont la retransmission est autorisée sur le territoire de l’Ukraine, neuf chaînes télévisées, dont la chaîne orthodoxe russe Soyuz. « Sur les ondes de ces chaînes télévisées est retransmise de la publicité commerciale, ce qui constitue une violation des dispositions de l’alinéa 9 de la loi N°13 de l’Ukraine « sur la publicité » est-il dit dans le communiqué du comité national ukrainien [ce qui ne s’applique pas à « Soyuz », cette chaîne ne comportant aucune publicité, ndt]. Pour ce qui concerne plus spécifiquement l’interdiction de la chaîne télévisée « Soyuz », il est mentionné dans le communiqué que (soi-disant) « elle présente des indices d’appel au renversement de l’ordre constitutionnel et de la violation de l’intégralité territoriale de l’Ukraine, étant donné qu’elle reconnaît l’existence sur le territoire de l’Ukraine de l’éducation pseudo-nationale non-reconnue, et constitue une forme de sa popularisation dans les médias de l’État-agresseur ».

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Des cours de théologie sont organisés à Chypre pour la diaspora russe, conjointement par l’Institut Saint-Tikhon de Moscou et le diocèse de Limassol

À Chypre a eu lieu la cérémonie solennelle de remise des certificats de fin d’études à ceux qui ont terminé le cycle de trois ans des cours de théologie auprès de la paroisse russophone Saint-Nicolas à Limassol, organisés conjointement par l’Université Saint-Tikhon (Moscou), le diocèse métropolitain de Limassol (Église de Chypre) et le Fonds caritatif « Orientir ». Les cours de théologie ont été inaugurés en 2014 avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille et le métropolite de Limassol Athanase. Durant trois années, les professeurs de l’Université Saint-Tikhon se sont rendus régulièrement à Chypre pour y effectuer des cours et des séminaires. Au cours de cette période, les étudiants ont écoutés plus de 300 heures de cours, notamment d’études bibliques, de théologie dogmatique et morale, histoire de l’Église, de psychologie et de pédagogie orthodoxes. À l’issue du cycle d’études, les étudiants ont fourni un travail de diplôme et passé les examens finaux. Avant la remise des diplômes, le doyen de la faculté missionnaire, l’archiprêtre Nicolas Sokolov, recteur de l’église Saint-Nicolas et le prêtre Georges Vidiakine ont célébré un office d’actions de grâces. À l’issue de l’office, l’archiprêtre Nicolas Sokolov s’est félicité de la grande aspiration de la diaspora russe à connaître sa foi et sa culture.

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Symposium panorthodoxe de musique liturgique à Minneapolis

Des participants de presque toutes les juridictions orthodoxes d’Amérique du Nord ont assisté au Symposium panorthodoxe de musique liturgique qui a eu lieu en la cathédrale Sainte-Marie de Minneapolis du 23 au 26 juin 2016. Environ 150 personnes étaient présentes, venues de 31 États des États-Unis et de 5 pays, dix juridictions orthodoxes étant représentées. Le symposium de cinq jours, subventionné par la Société internationale de musique liturgique orthodoxe (ISOCM) s’est achevée par la sainte Liturgie épiscopale le dimanche de tous les Saints, le 26 juin, célébré par l’évêque Paul de Chicago (Église orthodoxe en Amérique) et le métropolite Élie d’Oulu (Église de Finlande). Durant la Liturgie, les participants ont chanté de nouvelles mélodies des tropaires après la communion, composées par l’archiprêtre Serge Glagolev ainsi que d’autres compositions écrites spécialement pour le symposium. Les jeunes de la cathédrale Sainte-Marie ont chanté des parties des vigiles et la liturgie avec les participants au symposium. Celui-ci comprenait également des ateliers sur l’utilisation du chant byzantin dans la pratique paroissiale, l’enseignement du chant aux enfants, ainsi que des présentations sur la façon de travailler avec les membres âgés d’un chœur. L’allocution de clôture a été prononcée par le père Ivan Moody, qui a exposé comment la beauté, la prière et la musique sont inhérentes à notre ethos chrétien orthodoxe et notre expérience liturgique. L’ISOCM travaille à accroître la sensibilisation à la musique et au chant liturgique orthodoxe, en organisant des assemblées à travers le monde, en publiant des ressources et en facilitant les études qui explorent les multiples facettes de la musique chrétienne orthodoxe. Un site est dédié à cet événement, sur lequel seront publiées les différentes conférences.

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Jovan Nikoloski