25/06/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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Le monastère de Valaam a fait sa première récolte de céréales depuis 77 ans

Pour la première fois depuis 1939, les moines de l’île de Valaam ont fait leur récolte de céréales. Toute la récolte est destinée à la ferme et à l’élevage de volailles du monastère. « Cet automne, a été faite la première récolte d’orge depuis 77 ans avec un rendement de 35 quintaux par hectare. Toute la récolte est destinée à la ferme du monastère, et permet de diminuer l’achat de fourrage, et, c’est le principal, de baisser le prix de revient de la production de la ferme, qui fabrique trois sortes de fromages : le « monastico » (pâte dure), « caciotta » (pâte demi-molle) et le « ricotta » (pâte molle). Le fromage est vendu au magasin de l’île de Valaam et toute la production quotidienne est écoulée en une ou deux heures » a déclaré l’économe du monastère le moine Ephrem (Moukhine). En 1939, les terres arables ont été envahies par les mauvaises herbes et les broussailles. Il y a quinze ans a commencé la renaissance de l’agriculture monastique à Valaam et des travaux systématiques d’assèchement des terres ont commencé. Des spécialistes furent trouvés en Finlande voisine, où les conditions climatiques sont semblables, et qui ont fourni la technique convenant aux champs gorgés d’eau de l’île. À l’heure actuelle, on est parvenu à rétablir 80 hectares (l’orge a été semée cette année sur 19 hectares), mais il est encore nécessaire d’agrandir cette surface de 60-80 hectares supplémentaires. Les champs, dans lesquels il y avait au début beaucoup de cailloux, sont préparés en vue de leur exploitation agricole depuis deux ans. Les moyens financiers nécessaires sont offerts par les bienfaiteurs et les membres du Conseil de rénovation du monastère. « Auparavant étaient semés à Valaam de l’avoine, du seigle et de l’orge. On prévoit maintenant des plantations stables d’orge et de cesser ainsi d’acheter du fourrage sur le continent », déclare-t-on au service de presse du monastère. On cultive actuellement à Valaam des pommes de terre, des betteraves, des carottes, des pommes et des graminées vivaces. Des bénévoles aident l’exploitation agricole de Valaam. La totalité des récoltes est destinée aux besoins du monastère.

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118 baptêmes ont été célébrés le 11 septembre au Rwanda

Avec la bénédiction du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, a eu lieu le baptême de 118 personnes au Rwanda. L’évêque vicaire Innocent, père spirituel et évêque du Burundi et du Rwanda a manifesté sa joie pour ces âmes assoiffées qui ont rejoint l’orthodoxie. Il exerce la mission dans ce pays depuis 2012. Après le baptême massif a eu lieu la divine Liturgie épiscopale, et le groupe folklorique « Abatarutinya » des danseurs orthodoxes a animé les réjouissances qui s’ensuivirent.

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L’Église orthodoxe d’Ukraine mentionne les pressions qu’elle subit de la part des autorités civiles ukrainiennes

En raison des informations publiées par la presse au sujet des progrès de l’enquête pénale diligentée par le Ministère public ukrainien sur la coercition soi-disant exercée sur le défunt Primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, S.B. le métropolite Vladimir (Sabodan), afin qu’il se retire, le Département de l’information de l’Église orthodoxe d’Ukraine a procédé à une mise au point. Comme il est mentionné dans celle-ci, au cours des dernières deux années, l’Église orthodoxe d’Ukraine a appelé, à maintes reprises, les organes responsables de l’État à divulguer les dossiers concernant les délits manifestes commis à l’endroit des fidèles et de la liberté de conscience. Or, tous ces appels sont restés lettres mortes, l’attention requise ne leur a pas été prêtée. C’est ainsi que, jusqu’à maintenant, le cas de l’assassinat du prêtre Romain Nikolaïev n’a pas été résolu, que sont absentes les informations sur les résultats des enquêtes sur l’affaire de la mort de la moniale Alevtina (Kravtchouk), que la société n’a pas été informée sur les circonstances de l’enlèvement de la mère higoumène et d’une moniale de l’un des monastères de Kiev en 2013, qu’il n’y a aucun détail sur les coups et blessures portés aux paroissiens du village d’Ekaterinovka de la région de Ternopol par les radicaux nationalistes, avec pour conséquence que 15 personnes soient hospitalisées. « Des dizaines de cas d’incursions et de prises par la force de lieux de culte, n’ont pas été empêchés ni fait l’objet d’investigations, les enquêtes nécessaires n’ont pas été diligentées pour trouver ceux qui ont mis le feu à onze églises orthodoxes de Kiev. Aucun cas d’incitation à la haine religieuse et aux appels à l’agression contre les fidèles de la part de certains politiciens et responsables lors de la procession pan-ukrainienne n’a fait l’objet de l’ouverture d’un dossier », est-il dit dans le document. Sur un fond d’inaction manifeste des structures du pouvoir concernant les délits contre la vie, la santé et l’observation du droit à la liberté de conscience des fidèles qui sont citoyens de l’Ukraine, l’initiative du procureur d’enquêter sur les circonstances entourant les dernières années du métropolite Vladimir (Sabodan) à la tête de l’Église orthodoxe d’Ukraine, provoque une profonde inquiétude de l’Église. Ni le métropolite de Kiev, ni ceux à qui a été déléguée la représentation des intérêts de l’Église orthodoxe d’Ukraine auprès des organes de l’État ne se sont officiellement prononcés sur les conditions pour y procéder. « Les circonstances de ces actes d’instruction, qui ont « fuité » dans les médias, donnent des raisons de parler de tentatives d’altérer la représentation que l’on peut avoir de l’activité de S.B. le métropolite Vladimir au poste de primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine au moyen de spéculations au sujet de l’état physique du défunt métropolite, de calomnies et de commérages manifestes », est-il dit dans la mise au point. Les auteurs du document rappellent que le retrait des fonctions d’administration de l’Église de S.B. le métropolite Vladimir a eu lieu le 24 février 2014 sur décision du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, prise sur la base du rapport du métropolite de Pereïaslav-Khmenitsky et Vichneva Alexandre (Drabinko), responsable du traitement médical du métropolite Vladimir. Selon le témoignage de Mgr Alexandre, il n’y avait pas de possibilité de rétablissement du primat, raison pour laquelle le Synode a élu un locum tenens de la cathèdre de Kiev de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « En outre, les multiples convocations pour interrogatoire par le ministère public d’évêques de l’Église orthodoxe d’Ukraine sont devenues des précédents regrettables dans l’histoire récente des relations entre l’État et l’Église. Prenant en compte le manque évident de fondement d’une procédure pénale concernant les circonstances de l’accomplissement par S.B. le défunt métropolite Vladimir de son ministère primatial, mais aussi des nombreuses déclarations de certains politiciens ukrainiens appelant à la cessation de l’existence en Ukraine de l’Église orthodoxe d’Ukraine, il y a des raisons sérieuses d’affirmer que des pressions sont exercées sur les clercs de l’Église orthodoxe d’Ukraine par les structures de l’État », est-il dit en conclusion dans le document.

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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à Jasenovac (Croatie) le 10 septembre

« Votre Béatitude et Sainteté le Patriarche de Serbie Mgr Irénée, bien-aimé frère en Christ et concélébrant, Éminentissime frère, métropolite de Zagreb et Ljubljana Mgr Porphyre, Excellentissime frère, évêque de Slavonie Jean, Excellentissimes frères évêques, Votre Excellence, Votre Éminence, Messieurs les représentants de l’État dans cette contrée, frères et bien-aimés enfants dans le Seigneur,

Nous sommes émus aujourd’hui, car le Seigneur nous a accordé la bénédiction de célébrer la sainte Liturgie à Jasenovac en mémoire de ceux qui ont souffert le martyre de la part du nazisme – les saints néomartyrs serbes – ainsi que de tous les autres qui ont souffert au cours de la Seconde guerre mondiale. Le Seigneur nous a accordé de célébrer le sacrifice non-sanglant « pour tous nos pères et frères défunts, martyrs, confesseurs… et tout esprit juste ayant achevé sa course dans la foi », à l’occasion du 75ème anniversaire du commencement du fonctionnement de ce camp horrible et inhumain et ce sur ce saint lieu du martyre et de la Croix, du nouveau Golgotha, qui n’est pas seulement celui du peuple serbe.

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20.000 personnes ont vénéré les reliques de saint Silouane l’Athonite à Tambov

Du 9 au 12 septembre 2016, dans le cadre de la fête du millénaire de la présence du monachisme russe sur la Sainte Montagne de l’Athos, a séjourné à Tambov avec la bénédiction du patriarche de Moscou Cyrille, un coffre contenant le vénérable crâne de saint Silouane de l’Athos, venu du monastère de Saint-Pantéléimon. Durant cette période, plus de vingt mille fidèles des régions de Tambov, Voronej, Saratov, Riazan, Penzensk, Volgograd, Astrakhan et d’autres régions encore, comme le communique le service de presse du Fonds saint Basile le Grand. Saint Silouane de l’Athos est originaire de la région de Tambov et fait partie de la Synaxe des saints de Tambov, où il est particulièrement vénéré. Les saintes reliques ont été accueillies solennellement sur la place de la cathédrale de Tambov par le métropolite de Tambov et Rasskazovo Théodose, l’évêque d’Ouvarovo et de Kirsanov Ignace, le représentant du président de la Fédération de Russie auprès du District fédéral central Serge Markine, le chef adjoint de l’administration de Tambov Tamara Frolov, le maire de la ville de Tambov Youri Rogatchov, le clergé du diocèse métropolitain de Tambov, les fidèles de la ville et les très nombreux pèlerins des régions voisines. Un office d’intercession a été célébré sur la place de la cathédrale, à l’issue duquel le métropolite a remercié au nom des habitants de Tambov le patriarche de Moscou Cyrille pour avoir inclus Tambov dans la liste des villes visitées par les reliques. Depuis la place, le coffre contenant les reliques ont été transportées solennellement en procession à la cathédrale de la Transfiguration du Sauveur, où le métropolite Théodose et l’évêque Ignace, avec le clergé diocésain, ont célébré les vigiles. Durant tout le séjour des saintes reliques, le métropolite de Tambov a célébré les vigiles, la sainte Liturgie, tandis que le clergé du diocèse a célébré des offices d’intercession avec l’acathiste à saint Silouane. Le 10 septembre, le coffre avec les saintes reliques a visité l’église de Novaïa Liada, érigée récemment en l’honneur du saint athonite. Ses fresques représentent la vie de saint Silouane, et la façade est ornée de plaques de marbres avec des citations du saint. Le 12 septembre, le métropolite Théodose a célébré la divine Liturgie en la cathédrale de la Transfiguration, suivie d’un office d’intercession. Le chef de l’administration de la région de Tambov Alexandre Nikitine a vénéré les reliques et s’est adressé aux fidèles par un discours. Après l’office, le coffret avec les reliques de saint Silouane a quitté à Tambov pour rejoindre Ekaterinbourg. Jusqu’à maintenant, 180.000 personnes ont vénéré les reliques.

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Discours du patriarche œcuménique Bartholomée à l’issue de la doxologie solennelle à Zagreb, le 9 septembre 2016

« Votre Béatitude, très cher frère archevêque de Peć, métropolite de Belgrade-Karlovci et patriarche de Serbie, Mgr Irénée, Votre Éminence le métropolite de Zagreb et Ljubljana Mgr Porphyre, Vos Éminences et Excellences nos frères évêques, honorables représentants des autorités civiles, Vos Excellences, pères, frères, sœurs et enfants bénis dans le Seigneur,
Avec une émotion particulière, nous venons aujourd’hui à Zagreb avec pour intention, en tant qu’Église Mère de Constantinople, de rendre honneur et vénération, avec l’Église sœur orthodoxe serbe, aux néomartyrs orthodoxes qui ont été glorifiés dans ces contrées du temps du totalitarisme nazi. Le souvenir des néomartyrs est particulièrement actuel, ainsi que le message qu’ils nous adressent. Ces nouveaux martyrs de Dieu présentent un témoignage durable, centenaire, un exemple de patience pour tous les chrétiens, où qu’ils se trouvent. À travers tous les siècles, le lot de l’Église orthodoxe a été la Croix de la souffrance. Si nous regardons l’histoire des peuples orthodoxes, nous constaterons qu’ils se sont toujours trouvés sous le glaive de la souffrance et du martyre. Ils ont toujours subi des persécutions, des injustices et ont souffert le martyre. C’est ce que nous prouve l’histoire de tous les peuples orthodoxes : les peuples grec, russe, serbe, roumain, géorgien, syrien et les autres, comme l’histoire des saints lieux en Palestine. Le peuple grec et les autres peuples chrétiens orthodoxes des Balkans ont offert à Dieu et à l’Église, du XVème au XIXème siècle, une innombrable multitude de néomartyrs, qui ont représenté et représentent son visage, son orgueil et sa gloire. De même, tous les peuples orthodoxes qui se sont trouvés sous les régimes athées en Europe de l’Est au vingtième siècle, sont aussi passés par le martyre des catacombes.

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Bertrand Vergely : « Saint Paul. La résurrection » – lundi 19 septembre

Bertrand Vergely nous parlera le 19 septembre prochain de « Saint Paul. La résurrection » dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Le 20e anniversaire du skite Sainte-Foy (Cévennes) sera célébré le 6 octobre

a-skite-sainte-foy-3Le 20e anniversaire du skite Sainte-Foy, dans les Cévennes, sera célébré jeudi 6 octobre à partir de 10 heures par une liturgie pontificale présidée par l’archevêque Jean de Charioupolis. Un album, de textes et de photographies, a été publié à cette occasion. On peut le trouver en ligne au format pdf ici, ou commander la version papier auprès du skite.

La cathédrale du Christ-Sauveur à Pristina incendiée

incendie1La télévision nationale serbe informe que la cathédrale du Christ-Sauveur, encore inachevée à Pristina (Kosovo) a été incendiée le 9 septembre dernier. Les vandales ont mis le feu à plusieurs endroits à l’aide de pneus d’automobile. Mgr Théodose, évêque de Raska et Prizren a fermement condamné l’incident soulignant que la cause en est le refus des autorités du Kosovo et de la police de mettre en place une protection permanente devant la cathédrale du Christ-Sauveur, qui a été plusieurs fois exposés à la profanation.

Vidéo de la conférences de Bertrand Vergely : « Saint Jean. Le Prologue » – 5 septembre 2016

Regardez la vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : « Saint Jean. Le Prologue » donnée le 5 septembre 2016 dans le cadre da la quatrième série de conférences intitulée : «Les grands textes de la théologie morale». Pour suivre la conférence, téléchargez les fichiers des textes étudiés.

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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L’ancien président du Parlement européen au Patriarcat oecuménique

L e 5 septembre dernier, l’ancien président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a rendu visite au patriarche œcuménique Bartholomée au Phanar. Au cours de la réunion, le politicien allemand a exprimé son intérêt constant et vif pour la situation du Patriarcat œcuménique et de la communauté grecque de la ville. Aussi, il a été question des réfugiés et du sort des chrétiens au Moyen-Orient forcés à quitter leurs pays d’origine. Le patriarche, de son côté a évoqué les 17 siècles de présence du Patriarcat et les problèmes qui restent en suspens, comme la réouverture du séminaire de Halki, les actifs des communautés.

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Bertrand Vergely : « Livre de la Genèse » – lundi 12 septembre

Bertrand Vergely nous parlera le 12 septembre prochain du livre de la Genèse dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Visite historique du patriarche œcuménique en Croatie

Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Bartholomée effectuera une visite à Zagreb le 9 septembre 2016, où il ouvrira la Conférence académique ayant pour thème « Les nouveaux martyrs : une multi-perspective II », qui doit se tenir au lycée orthodoxe serbe « Katarina Kantakuzina Brankovic ». D’éminents spécialistes des questions relatives aux souffrances des peuples au XXe siècle participeront à ce symposium : Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal à Jérusalem; Ruta Vaganaite de Lituanie, auteur du best-seller « Nos gens » ; le protopresbytre Aleksander Mazirin de Russie, ainsi que des historiens, des sociologues, des théologiens et d’autres experts venus de Pologne, de Russie, de Republika Srpska, de Roumanie, de Croatie, d’Israël et de Serbie. Les travaux de la conférence seront présidés par Son Excellence Mgr Jovan de Slavonie.
Transmettant les salutations du Patriarche œcuménique et ses paroles d’attention et de soutien paternels, Son Eminence le Métropolite Porfirije de Zagreb-Ljubljana a déclaré que Sa Sainteté le Patriarche Bartholomée avait été très bien informé sur la situation en Croatie, et que donc pour les Serbes orthodoxes ce serait une grande joie d’accueillir pour la première fois dans l’histoire cette personnalité orthodoxe de premier plan.
Le même jour, Sa Sainteté Bartholomée, avec les hiérarques et les participants de la conférence, ira visiter la région où a été édifié le camp de la mort de Jasenovac, et assistera aux Vêpres en l’église de Saint-Élie dans le village de Mlaka.
Le samedi 10 Septembre, 2016 Sa Sainteté le Patriarche œcuménique et Sa Sainteté le patriarche serbe Irénée célébreront – à l’occasion du 75e anniversaire de la souffrance des saints martyrs de Jasenovac – une Liturgie pontificale en l’église de la Nativité de Saint Jean-Baptiste à Jasenovac, avec la participation de nombreux hiérarques et représentants du Patriarcat de Moscou, de l’Église orthodoxe polonaise et de l’Eglise orthodoxe roumaine.
Le même jour à 13h, Sa Sainteté bénira à Pakrac, la ville où réside l’évêque orthodoxe serbe de Slavonie, le palais épiscopal récemment rénové.

Source : Église orthodoxe serbe

Reprise des divines liturgies mensuelles en français à la cathédrale Saint- Stéphane à Paris

Avec la bénédiction du métropolite Emmanuel, la cathédrale Saint-Stéphane  (7 rue Georges Bizet, 75116 Paris) annonce la reprise à partir de ce samedi 10 septembre, à 18h, des divines liturgies mensuelles célébrées et chantées entièrement en français selon la tradition byzantine: liturgies en fr 2016. La prédication est également assurée en français. Pour  plus d’informations : Archim. Grégoire Ioannidis, responsable des célébrations (tél : 01 47 20 82 35 et 06 79 51 69 72).

Deux anciens présidents de l’Ukraine en visite du Patriarcat œcuménique

Le patriarche oecuménique Bartholomée, a reçu le 31 août dernier les deux anciens présidents de l’Ukraine Leonid Kravtchouk et Viktor Iouchtchenko. Selon le communiqué du Patriarcat oecuménique, le patriarche, accompagné de Mgr Jean de Pergame et Mgr Emanuel de France, s’est entretenu pendant deux heures avec les deux invités d’honneur.

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Mgr Hilarion de Volokolamsk a visité Belgrade

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk a séjourné du 29 au 30 août à Belgrade, avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. Le 30 août 2016, le président du DREE a rencontré Sa Sainteté le Patriarche Irénée de Serbie. Le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’évêque Irénée de Bač, les membres du Saint Synode de l’Église orthodoxe serbe assistaient à la rencontre. Après l’entretien, le métropolite Hilarion s’est rendu à la résidence du Président de la République de Serbie pour y participer à une réception solennelle en l’honneur de la signature d’une convention sur le transfert d’une première tranche d’aide pour la réalisation du projet d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. La convention sur le transfert de ces fonds à titre caritatif a été signée par le vice-directeur général pour les communications corporatives de la compagnie « Gazpromneft », A. M. Dybal, le président de la Société de construction de la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade, Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie, le président du Conseil de tutelle de la Société, le président de la Serbie T. Nikolič, et le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova, également membre actif de l’Académie des arts russe. Assistaient également à la cérémonie le métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral, l’archiprêtre Vitaly Tarassiev, recteur du métochion de l’Église orthodoxe russe à Belgrade, T. V. Tchepourine, ambassadeur de la Fédération de Russie en République de Serbie, L. N. Glebova, directeur de l’Agence fédérale aux affaires de al CEI, des expatriés et de la coopération humanitaire internationale (« Rossotroudnitchestvo ») et A. V. Radkov, sous-directeur de cette organisation, N.V. Kouchtchenkova, directeur de la Maison russe de Belgrade, N. A. Moukhine, artiste émérite de la Fédération de Russie, différentes personnalités du monde de la politique, de la culture et des arts venus de Russie et de Serbie. Sa Sainteté le patriarche Irénée de Serbie et le président de la République de Serbie T. Nikolič ont aussi signé une convention sur les aspects pratiques de la réalisation de la convention précédente avec le vice-président de la Fondation internationale moscovite d’assistance à l’UNESCO, M. V. Popova. Intervenant lors de la cérémonie, le métropolite Hilarion a prononcé un discours, transmettant à l’assistance les salutations de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie. « Ces dernières 28 années, l’Église orthodoxe russe a relevé de leurs ruines ou rebâti 28 000 églises. Cela veut dire que nous ouvrons un millier d’églises par an, ou trois églises par jour. Par conséquence, nous avons acquis une grande expérience des travaux de restauration, de construction et d’ornementation des églises. Nous avons désormais d’excellentes équipes d’artistes hautement professionnels, capables de décorer les églises suivant n’importe quelle technique, aussi bien la mosaïque que les fresques, etc. Nous sommes très heureux de pouvoir aujourd’hui faire partager nos connaissances et de savoir que nos artistes travailleront à la coupole de la plus majestueuse église des Balkans. Lorsque l’Église orthodoxe serbe s’est adressée à nous, nous proposant de participer à ce projet, Sa Sainteté le patriarche Cyrille a immédiatement donné son accord. Tenant compte de l’ampleur du projet et de la quantité des travaux à réaliser, nous avons compris que ce serait impossible sans l’aide de l’État russe. C’est pourquoi Sa Sainteté le Patriarche Cyrille s’est adressée au Président de la Fédération de Russie. La Fédération de Russie a confirmé sa participation à ce projet de grande envergure et nous sommes heureux de voir aujourd’hui le projet parvenu à sa phase de réalisation. De mon côté, j’espère que ce projet servira à consolider encore les liens entre la Russie et la Serbie, des liens qui ont été payés par le sang des soldats russes et ont une longue histoire. J’espère que ce projet nous permettra de continuer à développer et à affermir les relations entre les Églises orthodoxes russe et serbe. La nation russe a toujours soutenu le peuple serbe qui lui est frère, et l’Église orthodoxe russe apportera toujours son aide à l’Église sœur de Serbie. J’aimerais vous assurer aujourd’hui de ce soutien et souhaiter à tous ceux qui participent à ce projet succès et aide de Dieu dans sa réalisation. » La première étape des travaux d’ornementation de la cathédrale Saint-Sabbas de Belgrade comporte la création d’une mosaïque sous la coupole par une équipe de maîtres sous la direction de N. A. Moukhine, artiste russe, avec la participation des artistes mosaïstes de l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk. Ces travaux devraient être terminés à la fin de 2007, l’étape suivante (ornementation de l’abside) devant l’être pour la célébration du 800e anniversaire de l’autocéphalie de l’Église orthodoxe serbe, en 2019. Pendant sa visite à Belgrade, le métropolite Hilarion a visité l’ambassade de la Fédération de Russie en République de Serbie, où il a rencontré l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en Serbie, A. V. Tchepourine. Le président du DREE est aussi allé à la maison russe de Belgrade, où il a rencontré le président de Rossotroudnitchestvo, L. N. Glebova. Ils ont discuté de nombreuses questions d’intérêt commun et se sont entendus sur l’élargissement de la coopération entre eux.

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La cathédrale Saint-Sabas de Belgrade a été conçue comme cathédrale du Patriarcat de Serbie. Elle devait aussi être la plus grande église orthodoxe d’Europe. Les travaux de construction avaient débuté dans les années 1930, dans le quartier de Vracar, sur les lieux où les autorités turques avaient brûlé les reliques de saint Sabas (1175-1236), fondateur et premier primat de l’Église orthodoxe serbe. Les travaux ne reprirent qu’en 1985. Aujourd’hui, il reste à couvrir de mosaïque la cathédrale, sur une surface de plus de 17000m2.

Le 16 mars 2012, le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, S. V. Lavrov, et le ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, V. Eremič avaient signé un protocole sur la participation russe à l’ornementation de la cathédrale.

Conformément à ce Protocole, un groupe de travail russo-serbe avait été constitué en 2013, qui avait nommé un jury devant choisir sur concours la meilleure ornementation pour la cathédrale Saint-Sabas de Belgrade. Les co-présidents du jury étaient le métropolite Hilarion de Volokolamsk et le premier vice-premier ministre des Affaires étrangères de la République de Serbie, I. Dačič.

Le 6 octobre 2014, le jury a annoncé les résultats du concours. La première place est revenue au projet de la Fondation internationale d’assistance à l’UNESCO, élaboré par un collectif sous la direction de l’artiste émérite N. A. Moukhine. La seconde place a été remportée par le projet d’artistes mosaïstes biélorusses, élaboré par l’Atelier de fresques du monastère Sainte-Élisabeth de Minsk.

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Le patriarche Cyrille consacre une nouvelle cathédrale sur Sakhalin

Le 4 septembre dernier, le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille a consacré la nouvelle cathédrale de la Nativité dans la ville d’Ioujno-Sakhalinsk qui est l’une des plus grandes cathédrales en Extrême-Orient russe. « Cette majestueuse cathédrale, la plus grande en Extrême-Orient, plane au-dessus de la ville, domine la ville. Elle est devenu un symbole visible d’Ioujno-Sakhalinsk »- a dit le patriarche.
Selon lui, la cathédrale est visible de loin à l’approche d’Ioujno-Sakhalinsk. Mais les églises – a déclaré le primat de l’Église orthodoxe russe – ne sont construites seulement pour des raisons esthétiques – « le temple en premier lieu, est le demeure de l’Esprit divin et la Sagesse divine, il devient un symbole spirituel, la concentration de la force spirituelle du peuple » La cathédrale de la Nativité s’élève à 77 mètres et peut accueillir plus de mille fidèles. Elle a été construite en un temps record – la construction a duré seulement 4 ans. Le complexe comprend une église inférieure en l’honneur des Trois Hiérarques (Basile le Grand, Grégoire le Théologien et Jean Chrysostome), plusieurs salles de réunion pour la formation, less conférences et les expositions. Dans les trois niveaux supérieurs de la cathédrale il y a des galeries ouvertes, d’où il est possible de suivre les offices d’un angle inhabituel. L’entrée principale de la cathédrale est ornée d’une mosaïque unique avec l’image du Sauveur, de 14,5 mètres de haut, faite à Jérusalem. La seconde mosaïque, légèrement plus petite, est située dans le sanctuaire. L’architecture et la peinture sont dans le style de l’école de Moscou de Roublev et de Denis le Sage continuant ainsi la tradition du centre spirituel de la Russie – Laure de la Trinité-Saint-Serge.

Quatrième cycle de conférences de Bertrand Vergely : « Les grands textes de la théologie morale » – 5 septembre 2016

Après la première série de conférences, la deuxième  et la troisième, données dans le cadre des “Lundis de Port-Royal” et organisés par Orthodoxie.com, Bertrand Vergely, philosophe et orthodoxe, donne une quatrième série de conférences intitulée : «Les grands textes de la théologie morale». Les cours de théologie morale se sont jusqu’à présent appuyés sur des grandes notions que ces cours se sont efforcés de déverrouiller. Cette année, un changement: le passage par des textes. Pour donner plus de chair à l’esprit, il sera donc question des grands thèmes de la théologie morale mais à travers des textes issus de la tradition ou en relation avec elle. Dans l’immédiat, à partir du lundi 5 septembre, il sera question du Verbe, du langage, de la Parole, de l’Écriture, de la lecture et de l’interprétation;

Les prochaines conférences auront lieu les lundis aux dates indiquées ci-dessous à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00) dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277, rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96.

2016
1. 5 septembre 2016 Saint Jean. Le Prologue
2. 12 septembre 2016 Le Livre de la Genèse
3. 19 septembre 2016 Saint Paul. La résurrection
4. 26 septembre 2016 La Loi de Moïse
5. 3 octobre 2016 La Loi de Moïse
6. 10 octobre 2016 La Loi de Moïse
7. 17 octobre 2016 La Loi du Christ
8. 24 octobre 2016 Le Notre Père
9. 31 octobre 2016 Les Béatitudes
10. 7 novembre 2016 Les Pharisiens
11. 14 novembre 2016 Dieu et César
12. 21 novembre 2016 Les Talents
13. 28 novembre 2016 Le Fils Prodigue
14. 5 décembre 2016 Le bon Samaritain
15. 12 décembre 2016 La Samaritaine

2017
16. 2 janvier 2017 Denys l’Aréopagite
17. 9 janvier 2017 Siméon le Nouveau Théologien
18. 16 janvier 2017 Grégoire de Naziance
19. 23 janvier 2017 Grégoire de Nysse
20. 30 janvier 2017 Maxime le Confesseur
21. 6 février 2017 Jean Chrysostome
22. 27 février 2017 Irénée de Lyon
23. 6 mars 2017 Grégoire Palamas
24. 13 mars 2017 Macaire
25. 20 mars 2017 Isaac
26. 27 mars 2017 Évagre
27. 3 avril 2017 Cassien
28. 24 avril 2017 Dostoïevski
29. 15 mai 2017 Berdiaef
30. 22 mai 2017 Florensky
31. 29 mai 2017 Boulgakoff
32. 12 juin 2017 Lossky
33. 19 juin 2017 Yannaras
34. 26 juin 2017 Clément

L’archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a été élu métropolite de Smyrne

L’archimandrite Bartholomée Samaras, secrétaire du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique a été élu métropolite de Smyrne. Ladite décision a été prise par le Saint-Synode le en date du 289 août 2016. Il s’agit de la première élection d’un métropolite de Smyrne après l’exode des Grecs de la région en 1922. Il convient de mentionner que le dernier métropolite de Smyrne était l’ethno-martyr Chrysostome (+9.9.1922). L’office de nomination (megalo minima) du nouveau métropolite de Smyrne Bartholomée a eu lieu en la cathédrale Saint-Georges du Phanar. Au cours de la même session du Saint-Synode, l’archimandrite Cyrille Sykis, recteur de la paroisse de Smyrne a été élu évêque-vicaire du Patriarche œcuménique, avec le titre d’évêque d’Érythre.

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Le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie célèbrent la liturgie de la Dormition à l’église de la Dormition du kremlin de Moscou

Le 28 août 2016, fête de la Dormition de la Mère de Dieu, Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie et Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie ont célébré la Divine liturgie à la cathédrale patriarcale de la Dormition au Kremlin de Moscou.
Le métropolite Rostislav est arrivé le 26 août en visite officielle, accompagné d’une délégation de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Sa Sainteté et Sa Béatitude concélébraient avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, le métropolite Kallistos de Diokleia (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Arsène d’Istra, premier vicaire patriarcal pour la ville de Moscou, l’archevêque Michel de Prague et des Terres tchèques, l’archevêque Georges de Michalovce-Košice, l’évêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat du Patriarcat de Moscou, l’évêque Tikhon de Podolsk, l’évêque Tikhon d’Egorevsk, secrétaire exécutif du Conseil culturel patriarcal, supérieur du monastère stavropégique de la Sainte-Rencontre de Notre-Dame-de-Vladimir, l’archiprêtre Vladimir Divakov, secrétaire du Patriarche pour la ville de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, l’archimandrite Séraphin (Chemiatovski), représentant de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie auprès du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, l’archiprêtre Nicolas Lichtcheniouk, représentant de l’Église orthodoxe russe auprès de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, recteur de l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Karlovy Vary (Tchéquie), les doyens et le clergé de Moscou.

Des hommes d’état assistaient à l’office, ainsi que des personnalités du monde de la culture.

La liturgie était chantée par le chœur du monastère de la Sainte-Rencontre de Notre-Dame-de-Vladimir, sous la direction de Nikon Jila.

Après l’écténie instante, le Primat de l’Église orthodoxe russe a prié pour la paix en Ukraine.

L’office était retransmis en direct sur la chaîne de télévision « Soyouz ».

A la fin de la liturgie, le Patriarche Cyrille a prononcé une homélie :

« Béatitude, Monseigneur Rostislav, métropolite des Terres tchèques et de Slovaquie, Éminences, Excellences, Pères, chers frères et sœurs,

L’Église célèbre aujourd’hui une grande fête, celle de la Dormition de la Mère de Dieu. Cette année, nous la célébrons un dimanche, ce qui nous rappelle le lien étroit existant entre cette fête et celle de la Sainte Pâque. Ce n’est pas un hasard, si les fidèles appellent la Dormition la Pâque de la Mère de Dieu, car nous célébrons aujourd’hui l’ascension de la Mère de Dieu avec son corps dans les cieux, le ravissement de Sa nature humaine, son âme, son corps, vers la vie divine. La Dormition nous rappelle la Pâque du Christ, parce que notre Seigneur Jésus Christ est la Résurrection et la Vie. Par Sa Croix et Sa Résurrection, Il a donné à tout homme qui croit en Lui l’espoir de la vie éternelle. Ces paroles du Sauveur : « Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jn 11, 25) s’adressent en premier lieu à la Très-pure et Toute-bénie Reine des cieux : elle revit après la mort par la force de la Grâce divine, et habite aujourd’hui dans les demeures de Son Fils et notre Dieu.

Nous vivons des temps difficiles, où les chrétiens de nombreux pays font l’objet de pressions. Bien plus, dans certains états, la foi en Christ crucifié et ressuscité est poursuivie comme un délit, et certains sont mis à mort à cause de leur fidélité à leurs convictions chrétiennes. Par ailleurs, en dehors de persécutions directes contre l’Église et les chrétiens, il existe d’autres formes dangereuses de lutte contre le principe divin dans notre vie. Dans bien des pays, la morale révélée par Dieu est détruite, les gens renoncent à toute obligation devant le Seigneur, proclame leur indépendance par rapport au Divin, voire nient Son existence. La société actuelle frappe par la profondeur de la crise morale, annoncée par le Sauveur qui disait : « Par suite de l’iniquité croissante, l’amour se refroidira chez un grand nombre » (Mt 24, 12). Ces paroles établissent un lien important entre la foi, la piété, la dévotion et l’amour. L’amour est un don divin, car Dieu est amour, et l’amour ne peut être suscité dans le cœur humain sans la participation de Dieu. Lorsque l’homme sent un amour fort dans son cœur, il doit se rappeler que le Seigneur l’a touché et qu’Il lui confie une responsabilité : bien disposer de ce grand don de l’amour. C’est pourquoi notre lutte d’aujourd’hui, notre combat pour la préservation du principe moral dans la vie des hommes, pour la préservation de la foi dans les cœurs humains est en quelque sorte une lutte pour que l’amour soit présent dans la vie des hommes, et, par l’amour, ce que nous appelons du simple mot de « bonheur ». L’Église n’a pas d’autre but, n’a pas d’autre objectif que de renforcer la foi dans les cœurs des hommes, leur dévotion, et, par là-même, leur capacité à aimer les autres.

Notre témoignage sera efficace uniquement lorsque nous aurons l’amour entre nous, lorsque nous serons unis, c’est pourquoi il importe que nous contribuions par tous les moyens à l’unité de la Sainte Orthodoxie, des Saintes Églises orthodoxes. Les peuples dont les Églises orthodoxes locales ont la charge ont des modes de vie très différents, car il existe dans le monde bien des cultures différentes ; les conditions politiques, sociales et économiques diffèrent également. La vision du monde des différentes nations en porte l’empreinte, leur positions en dépendent et sont marquées par les contradictions du monde contemporain, que nous le voulions ou non : la nature humaine se fait sentir dans les relations entre les Églises. C’est pourquoi notre capacité à conserver l’unité de l’Église orthodoxe, qui existe dans le monde entier, dépend à la fois des Primats, de l’épiscopat, du clergé, des fidèles. Nous sommes tenus de nous souvenir que la Très-Sainte Mère de Dieu est notre Mère et que nous sommes ses enfants, comme l’a si bien dit saint Théophane le Reclus dans son sermon sur la Dormition, lorsque nous travaillons à renforcer l’unité de la Sainte Orthodoxie.

La joie de la solennité de ce jour est décuplée par la participation de Sa Béatitude le métropolite Rostislav, Primat de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie. Je salue l’archevêque Michel de Prague, l’archevêque Georges de Michalovce-Košice, ainsi que le métropolite Kallistos de Diokleia, représentant du Patriarcat de Constantinople venu dans notre pays en pèlerin.

L’Église orthodoxe russe et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie sont liées par une même tradition, remontant à l’œuvre missionnaire de saints Cyrille et saint Méthode. Ce sont eux qui ont proclamé la bonne nouvelle du Christ ressuscité dans les terres de la Grande Moravie, leur prédication dans ces contrées ayant entraîné par la suite le baptême de la Rus’. En 1951, l’Église orthodoxe russe a octroyé l’autocéphalie canonique à l’Église orthodoxe de Tchécoslovaquie. Cet acte n’était pas dicté par la conjoncture politique, ni par l’influence de forces laïques, mais par une claire conscience de la difficile situation dans laquelle demeuraient nos frères et sœurs de Tchécoslovaquie après la guerre. Pour des raisons politiques, personne, hormis l’Église russe, ne pouvait apporter une aide réelle aux orthodoxes de Tchécoslovaquie. Alors que nous n’avions alors guère de forces non plus, alors que nos églises étaient fermées, que le clergé ne faisait encore que rentrer des camps et des prisons, alors que le peuple éprouvait encore les conséquences de l’agression fasciste, nos pères ont ressenti la nécessité d’être avec le peuple orthodoxe de la Tchécoslovaquie d’alors, non pas pour dominer ce troupeau, non pas pour dicter à ce petit troupeau ses conditions, mais pour accorder quelques années plus tard, en 1951, à l’Église de Tchéquie et de Slovaquie, la pleine et entière indépendance canonique, le statut d’autocéphalie. Aujourd’hui, 65 ans plus tard, nous constatons que l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie fait pleinement partie de la famille des Églises orthodoxes locales autocéphales, et nous en remercions Dieu. Elle croît peu à peu, remplissant dignement sa mission salutaire, consolant et affermissant les peuples de Tchéquie et de Slovaquie dans la vraie foi, portant la lumière de la sainte foi orthodoxe aux cœurs de milliers d’hommes. A notre grande joie, les débats et les quiproquos sur le statut autocéphale de l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie ont trouvé leur solution. Ce qui témoigne une fois encore de la justesse de la décision prise par nos pères en 1951, lorsqu’ils proclamèrent l’autocéphalie du petit troupeau orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Nous savons que l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie a traversé une période difficile ces dernières années. L’Église orthodoxe y a sincèrement compatit et a prié avec ardeur pour que le Seigneur guérisse nos faiblesses humaines, illumine les cœurs, donne la paix à l’Église orthodoxe dans l’apanage des saints Cyrille et Méthode. Heureux d’accueillir à Moscou Votre Béatitude et Son honorable suite, nous remercions Dieu de ce que les difficultés soient peu à peu surmontées : le plus difficile appartient au passé. Soyez assurés que vous et vos frères archipasteurs de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie pouvez toujours compter sur le soutien de l’Église-mère, l’Église orthodoxe russe. Elle n’est pas à l’origine de l’Orthodoxie dans les Terres tchèques et de Slovaquie, mais elle est sa mère parce qu’elle a accueilli après la guerre les fidèles orthodoxes éprouvés de Tchéquie et de Slovaquie.

Célébrant aujourd’hui avec votre Béatitude et nos confrères archipasteurs cette liturgie sous les voûtes de cette antique cathédrale, ayant communié au même Calice, nous avons ressenti combien nous étions proches les uns des autres, comme nos cœurs battent à l’unisson, comme notre prière commune découle de notre foi commune. Nous prenons conscience de ce nous avons besoin les uns des autres. Nous croyons que par l’intercession de la Très-sainte Mère de Dieu, des saints Cyrille et Méthode, docteurs des Slaves, égaux aux apôtres, dont la prédication commencée dans les plaines de la Grande Moravie se poursuit aujourd’hui grâce aux hiérarques de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, par les prières de saint Rostislav, prince de Moravie, dont vous portez le nom, de saint Gorazd et de tous les saints qui œuvrèrent pour que la parole du Seigneur se répande, nos Églises et les peuples dont elles ont la charge demeurent éternellement unis de cœur, glorifiant ensemble le Dieu qui nous a enrichi du don d’un amour mutuel sincère. Amen.

Le Primat de l’Église russe a remis à Sa Béatitude le métropolite Rostislav un encolpion et une croix, ainsi qu’une copie de l’icône de la Vierge de Kazan.

Sa Béatitude le métropolite Rostislav des Terres tchèques et de Slovaquie s’est adressée à son tour au Primat de l’Église orthodoxe russe. « Sainteté, nous vous remercions de tout cœur de l’affection dont témoignent vos paroles, de la sollicitude fraternelle qui nous est témoignée ici partout et par tous, ainsi que de la joie spirituelle que vous nous avez offerte par la concélébration de la Divine liturgie, ici, à la cathédrale de la Dormition du Kremlin de Moscou », a dit notamment le métropolite Rostislav.

« Étant particulièrement proches des vous, nous ressentons l’affection et le soutien de l’Église orthodoxe russe, ainsi que sa sollicitude, a constaté Mgr Rostislav. Nos Églises et nos nations ont des racines culturelles communes, elles sont liées depuis des siècles. Aujourd’hui, dans les murs de cette majestueuse cathédrale, nous n’avons pas seulement le souvenir intellectuel de l’histoire de la Sainte Russie, mais nous ressentons presque physiquement l’intercession de ses saints, la force de sa foi et de sa piété. »

« Qu’aucune influence politique ne vienne mettre un terme aux liens multiséculaires entre nos Églises locales, que ces liens et notre union restent forts pour le bien des fidèles de nos Églises pour de longues années » a conclu le Primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie.

Ensuite, le Patriarche Cyrille a congratulé le métropolite Arsène, qui fêtait le 30e anniversaire de son sacerdoce. Un encolpion lui a été offert à cette occasion.

Enfin, différentes personnes ont été décorées par le Patriarche.

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Rencontre avec le métropolite Calliste (Ware) à l’Institut des Hautes Études « Saints Cyrille et Méthode » à Moscou

Le 27 août 2016 a eu lieu une rencontre des étudiants de l’Institut des Hautes Études « Saints Cyrille et Méthode » à Moscou avec le métropolite de Dioclée Calliste Ware (Patriarcat de Constantinople). La rencontre a eu lieu sous la forme d’un dialogue libre. Les participants avaient la possibilité de poser leurs questions à Mgr Calliste. Au cours des discussions ont été abordés les problèmes d’éthique chrétienne, du statut scientifique de la théologie, de l’identité orthodoxe et de la vie spirituelle dans les conditions de l’époque post-chrétienne actuelle. Répondant aux questions, le métropolite a fait remarquer qu’il ne faut pas réduire la théologie à des syllogismes logiques. Un bon théologien, selon le métropolite Calliste, fait confiance aux Saints Pères et vit une expérience religieuse personnelle dans la prière et la foi vivante. À la question « comment ne pas faiblir dans la foi », le métropolite a répondu que « la foi, ce n’est pas simplement l’accord de l’homme pour accepter des doctrines religieuses, c’est la décision consciente d’être fidèle ». L’auditoire a montré un intérêt particulier pour les questions bioéthiques, dont celle de l’euthanasie. Le métropolite a souligné que la vie était un don Divin, aussi son début et sa fin se trouvent dans les mains de Dieu et non de l’homme. Au cours de cette discussion, le métropolite a expliqué comment il avait été attiré par l’Orthodoxie. « J’ai été élevé comme anglican, et j’ai fait connaissance de l’Église orthodoxe lorsque j’étais âgé de dix-sept ans » a déclaré Mgr Calliste. « Grâce à la Providence divine, je me suis trouvé devant la cathédrale orthodoxe de Londres. J’y entrai, alors que l’on célébrait l’office des Vigiles, le samedi soir ». Le métropolite a dit ensuite qu’il avait ressenti que les paroissiens qui priaient lors de l’office, participaient dans une mesure plus grande que cela pouvait sembler à première vue. « J’ai compris qu’en réalité l’Église est pleine d’hommes de prières invisibles, j’ai pris conscience que là son présents les anges, les saints, et bien sûr le Christ Lui-même. On avait la sensation que c’est l’Église céleste sur terre. J’ai compris que là, je revenais chez moi et que c’était précisément là que je devais me trouver » a déclaré le métropolite. D’autres questions ont été soulevées sur l’inspiration divine de la Sainte Écriture, la traduction des textes liturgiques, le principe du « consensus des Pères » dans l’Église orthodoxe. Le métropolite Calliste a répondu de façon détaillée aux questions des participants, donnant à chacune d’elles une réponse profonde, circonstanciée.

Sources : 1 et 2

Les trois patriarches de Damas, orthodoxe, syriaque, et catholique-melkite demandent la levée des sanctions contre la Syrie

Les trois patriarches résidant à Damas ont exhorté la communauté internationale « à mettre fin au siège du peuple syrien » et à lever les sanctions internationales qui, disent-ils, aggravent les souffrances. Les trois leaders chrétiens – le patriarche catholique melkite Grégoire III Lahan, le patriarche syriaque Ignace Ephrem II et le patriarche orthodoxe Jean X, ont adressé, le 23 août, leur appel à « la conscience internationale et les pays concernés ». Bien que « les buts principaux, en imposant ces sanctions, soient politiques », ont déclaré les patriarches, celles-ci ont affecté l’ensemble du peuple syrien, « particulièrement les pauvres et la classe ouvrière, dont les possibilités de faire face à leurs besoins quotidiens tels que la nourriture et les soins médicaux sont très affectées ». « Malgré la détermination du peuple syrien face à la crise, la situation sociale empire et la pauvreté ainsi que la souffrance du peuple syrien s’accroissent constamment » ont poursuivi les patriarches. Dans leur déclaration, ceux-ci ont souligné les conséquences spécifiques qui paralysent le pays et l’isolent du reste du monde. Cela inclut l’absence d’investissements, l’embargo sur les vols internationaux à destination de la Syrie, la réduction des exportations vers ce pays et le placement de certaines sociétés syriennes sur la liste noire du commerce international, tout ceci étant « considéré comme des mesures économiques visant à l’isolation de la Syrie par rapport à la communauté internationale » ont ajouté les patriarches. Ceux-ci ont critiqué les pays occidentaux dont la plupart ont fermé leurs ambassades ainsi que l’embargo sur les transactions bancaires internationales avec la Syrie qui « met le peuple en difficulté financière ». Les patriarches ont déclaré qu’en plus de l’amélioration des terribles conditions de vie en Syrie, la levée des sanctions aiderait les efforts des groupes ecclésiastiques et humanitaires à fournir de l’aide, réduisant ainsi l’exploitation du peuple syrien souffrant. « Nous espérons que la communauté internationale répondra à l’appel humanitaire des Syriens : Cessez le siège du peuple syrien ! Levez les sanctions internationales sur la Syrie et permettez à ce peuple de vivre dans la dignité, qui est le droit fondamental de tous les peuples du monde », ont conclu les patriarches. Le jour précédent, dans une rencontre avec l’ambassadeur russe en Syrie Alexandre Kinshchak, le patriarche Éphrem avait demandé l’aide de la Russie pour faire libérer les deux hiérarques d’Alep, le métropolite syriaque Grégoire Yohanna et le métropolite orthodoxe Paul, frère du patriarche Jean, qui avaient été enlevés en avril 2013 dans le nord de la Syrie alors qu’ils se trouvaient en mission humanitaire.

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Procession à Moscou pour soutenir la reconstruction du monastère de la Passion

Plus de 300 habitants de Moscou ont pris part vendredi dernier à la procession et à l’office d’intercession organisé en faveur de la reconstruction du monastère de la Passion, sur la place Pouchkine à Moscou. Les participants à la procession sont venus sur la place avec une réplique exacte de l’icône de la Mère de Dieu dite « de la Passion », peinte il y a quelques années. C’est précisément en l’honneur de cette icône, apportée à Moscou il y a 375 ans, que fut fondé le Monastère de la Passion. La lutte pour la renaissance de l’ancien monastère dure depuis dix ans. En 2012, sur la place Pouchkine a été érigé un panneau commémoratif dédié au monastère. « Si l’on a pu trouver une solution pour reconstruire les lieux saints chrétiens du Kremlin, nous avons le devoir de reconstruire sur la place Pouchkine le joyau d’architecture et d’art créé par nos ancêtres – le Monastère de la Passion », a déclaré le coordinateur du mouvement « Quarante fois quarante » (allusion au nombre des églises de Moscou avant la révolution), André Kormoukhine. Le monastère de la Passion fut fondé en 1654 sur le lieu historique où a été accueillie avec tous les honneurs l’icône miraculeuse de la Passion, apportée dans la capitale russe depuis Nijni-Novgorod. Après avoir été transformé en 1929 en « musée central antireligieux », le monastère fut démoli en 1937 par les communistes.

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Avec l’aide du Patriarcat de Moscou, de l’aide humanitaire est parvenue à la Vallée des chrétiens en Syrie

Tenant compte de la situation humanitaire catastrophique dans la Vallée des chrétiens, en Syrie, le Centre russe pour la réconciliation des belligérants sur le territoire de la République arabe syrienne, avec l’aide du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou et de la Section moscovite de la Société impériale orthodoxe de Palestine, a fait parvenu un premier convoi d’aide humanitaire dans cette région. La population de la Vallée des chrétiens souffre d’un grave manque d’eau, de nourriture, de carburant et d’électricité.

Le Patriarcat de Moscou continue à entretenir des liens étroits avec les leaders et les représentants des communautés chrétiennes de Syrie et à agir pour la défense de leurs droits dans tous les domaines

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La Vallée des chrétiens est un ensemble de village dans la province d’Homs, où résident principalement des chrétiens. A l’heure actuelle, la population est chiffrée à environ 250 000 personnes. Dans un contexte d’opérations militaires et de violentes persécutions de la part des extrémistes, la Vallée des chrétiens est restée un refuge sûr pour bien des croyants de Syrie. Depuis 2011, l’évêque Élie (Toume) de Pirga, vicaire de la métropole de l’Akkar (Église orthodoxe d’Antioche) dessert les fidèles orthodoxes de la région.

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« Grâce à la coopération avec l’Église, le nombre d’actes immoraux dans l’armée russe s’est réduit notablement » a déclaré le ministre russe de la défense S. Choïgou

Le nombre d’actes immoraux dans l’armée russe, grâce à la coopération du Ministère de la défense et l’Église russe s’est réduit notablement, a déclaré le ministre de la défense S. Choïgou. « La quantité d’actes immoraux a baissé sérieusement. Cela concerne aussi le « bizutage », qui est presque éradiqué. S’il y en a, ils ne comportent pas de caractère menaçant », a dit S. Choïgou lors de sa rencontre avec le patriarche de Moscou Cyrille. Le ministre a remercié le patriarche pour tout ce qu’il fait non seulement pour l’armée et la flotte, mais aussi en général pour le pays. S. Choïgou a rappelé que, il y a quatre ans, l’Église et les militaires avaient commencé à discuter des questions d’interaction. « Des mesures définies ont alors été prises, de notre côté et de celui de l’Église, et cela a naturellement influé de façon substantielle sur l’état spirituel et moral de l’armée », a souligné le ministre. Il a mentionné que les militaires, particulièrement dans les garnisons éloignées, ont besoin d’un lien plus étroit avec l’Église. « À leur demande, dans notre zone de l’arctique, sur toutes les îles, l’archipel François-Joseph, les îles de Nouvelle-Sibérie, l’île Wrangel, des chapelles ont été érigées. Et je vous suis reconnaissant pour y avoir nommé de façon permanente ceux qui apportent à l’armée tout ce qui est lié à l’Orthodoxie et nos traditions », a encore déclaré le ministre. Il a raconté qu’il avait discuté avec beaucoup de prêtres servant en Arctique. « Ce sont des gens biens préparés, instruits. Ce qui m’a fait particulièrement plaisir est qu’ils connaissent très bien l’histoire, dont celle de l’armée russe. Et dans bien des cas, ils donnent des leçons non pas seulement aux simples soldats, mais aussi aux officiers », a-t-il ajouté. De son côté, le patriarche Cyrille a mentionné que l’Église suit l’activité des forces armées. « Il m’arrive de visiter des unités militaires, et je puis témoigner des grands changements qui se produisent maintenant dans l’armée et la flotte », a dit le patriarche. « Je ne peux juger ni de l’élément militaire, ni du travail opérationnel, ni de l’aspect technique. Je peux juger du moral des gens et comparer leurs dispositions. Je dois dire qu’il y a maintenant de l’enthousiasme dans les Forces armées. Les gens lient à cela, en premier lieu, au fait que vous soyez devenu le chef des Forces armées et ils attribuent à cela une grande importance », a continué le patriarche qui a souligné « les grands changements positifs avec le personnel. Des prêtres ont été nommés qui sont responsables pour l’éducation spirituelle des militaires orthodoxes. On me rapporte aussi que la situation a changé notablement » a déclaré le patriarche. Selon lui, malgré les difficultés existantes, l’Église russe et le ministère de la défense accomplissent un « une œuvre importante, et elle se développe graduellement ».

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20.000 pèlerins sont arrivés à la Laure de la Dormition à Potchaïev (Ukraine)

La procession, qui a commencé à Kamenets-Podolski est arrivée à la Laure de la Dormition à Potchaïev le 25 août. La distance est d’environ 200 kilomètres. 20.000 personnes sont entrées à la Laure, au son des cloches. Un espace pour se reposer et un repas ont été offerts à tous les participants à la procession. Selon le service de presse de la Laure, le pèlerin le plus jeune était âgé de 26 jours, tandis que le plus âgé avait 81 ans. Ce pèlerinage, depuis Kamenets-Podolski jusqu’à la Laure de Potchaïev, pour y assister à la fête de la Dormition, que l’Église orthodoxe russe fête le 28 août selon l’ancien calendrier, a lieu chaque année. Cette tradition remonte à presque 200 ans.

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Pour la première fois, l’icône miraculeuse liée à l’apparition du Christ à saint Silouane quittera le Mont Athos et accompagnera les reliques du saint en Biélorussie et en Russie

L’icône miraculeuse liée à l’apparition du Christ à St Silouane

Pour la première fois, l’icône miraculeuse liée à l’apparition du Christ à saint Silouane, quittera le Mont Athos et accompagnera les reliques du saint en Biélorussie et en Russie. L’icône en question est celle devant laquelle saint Silouane priait alors que le Christ lui apparut. Durant toutes les années qui suivirent, jusqu’à maintenant, l’icône n’a jamais quitté le Mont Athos. La venue de cette icône, avec les reliques du saint, est liée au millénaire de la présence russe sur le Mont Athos. Ainsi, les fidèles de Biélorussie et de Russie auront la possibilité de vénérer aussi l’icône miraculeuse du Sauveur. Comme on le sait, durant la première année de sa vie monastique à Saint-Pantéléimon, un événement eut lieu dans la vie de saint Silouane qui marqua toute sa vie : alors qu’il priait seul dans l’église du moulin dédiée au saint prophète Élie, l’icône du Sauveur sur l’iconostase s’est mise soudain à « vivre ». Sur l’emplacement de l’icône, le staretz Silouane a vu le Seigneur qui le regardait. Au cours de cette apparition, selon les paroles du saint, la grâce du Saint-Esprit a rempli son âme, et par le Saint-Esprit, il n’a pas simplement vu le Seigneur Jésus-Christ, mais Il a connu en Lui son Dieu, Sauveur et Créateur. L’icône du Sauveur avec laquelle est lié cet événement miraculeux, se trouve jusqu’à maintenant sur l’iconostase de l’église Saint-Élie du moulin, là où s’est produit le miracle, au monastère Saint-Pantéléimon. On peut visionner ici ! un court film vidéo sur cette icône avec le récit du miracle (en russe).

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Le patriarche œcuménique Bartholomée a célébré sur les ruines du monastère de l’icône de la Mère de Dieu dite « Faneromeni » à Cyzique (Asie mineure)

Pour la deuxième fois, en présence d’un grand nombre de pèlerins, a eu lieu la Liturgie sur les ruines du monastère de la Mère de Dieu dite « Faneromeni » (« révélée ») le 23 août, jour de la clôture de la fête de la Dormition, selon le nouveau calendrier. C’était naguère la fête patronale du monastère. Le patriarche œcuménique Bartholomée a célébré la sainte Liturgique, assisté du métropolite de Kallioupolis et Madyta Stéphane et de l’évêque d’Halikarnassos Adrien. Le métropolite de Silivria Maxime, l’archimandrite Cyrille Sykis recteur de la paroisse de Smyrne, des prêtres hétérodoxes, des diplomates, des archontes du Patriarcat œcuménique, des fidèles de Constantinople et un grand nombre de fidèles de Grèce et d’autres pays assistaient à l’office. Il convient de mentionner que l’événement a trouvé un écho dans les médias turcs et étrangers. Au début du XXème siècle, le diocèse de Cyzique comptait environ 70.000 chrétiens, 71 paroisses et le monastère de la Mère de Dieu « Faneromeni » qui abritait l’icône miraculeuse du même nom, qui se trouve désormais en la cathédrale patriarcale Saint-Georges de Constantinople. À l’instar de toute la population grecque d’Asie Mineure, les habitants chrétiens de la région sont partis en 1922-1924.

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Rencontre des jeunes orthodoxes du monde entier à Bucarest du 1er au 4 septembre 2016

Du 1er au 4 septembre 2016 aura lieu la Rencontre de la jeunesse orthodoxe du monde entier dans la capitale roumaine, organisée par l’archidiocèse de Bucarest avec la bénédiction du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine, en collaboration avec le Patriarcat de Roumanie. Cette rencontre représente le point culminant des événements dédiés à la jeunesse, organisés en 2016 au sein du Patriarcat de Roumanie dans le contexte de l’Année solennelle de l’instruction religieuse de la jeunesse chrétienne orthodoxe. 2500 jeunes gens âgés de 16 à 35 ans, venus de tous les diocèses du Patriarcat de Roumanie, de même que les représentants d’autres Églises orthodoxes, participeront à l’événement. Le but de la rencontre est de donner une expérience de formation aux jeunes participants dans le domaine éducatif, spirituel, culturel et artistique, de telle façon qu’ils puissent à leur tour former d’autres personnes dans les communautés auxquelles ils appartiennent. Dans la vie de chaque nation, la jeunesse joue un rôle crucial dans la sauvegarde de son patrimoine le plus précieux : la foi, les traditions, les valeurs culturelles, etc… Ainsi, les valeurs que les jeunes gens apprennent à promouvoir, de même que les attitudes comportementales qu’ils peuvent générer, peuvent ou bien renforcer la société (par leur engagement, leur soutien mutuel, leur « consommation » culturelle, etc) ou gaspiller les réalisations de leurs prédécesseurs (par manque d’intérêt dans la culture, manque d’engagement dans la communauté, allant aussi loin que « l’autisme » civique). Afin que la jeunesse adopte la première et non la seconde attitude, un effort commun est nécessité pour accroître la conscience de leur responsabilité devant Dieu et l’histoire humaine. En ce sens, les jeunes ont besoin d’être engagés dans des rencontres pleines d’effervescence spirituelle et culturelle, ils ont besoin d’activités de formation et d’information, de même que des dialogues destinés à renforcer à la foi leur esprit et leur cœur. De telles rencontres leur prouveront que la motivation et la satisfaction naissent d’une vie intérieure riche qui porte ensuite des fruits dans la vie familiale et professionnelle de chacun. Dans ce but d’éducation spirituelle, culturelle et sociale de la jeunesse, la ville de Bucarest vise à établir un point de repère dans le développement de la future Roumanie. Capitale du pays, le noyau de sa vie religieuse, politique et économique, de même que de ses arts et sa culture, Bucarest est également le plus grand centre académique du pays, avec des milliers de jeunes gens fréquentant ses universités chaque année. Ils y acquièrent nombre de compétences dont ils ont besoin pour leur carrière professionnelle, mais trop peu est fait pour façonner les personnalités de telle façon qu’elles soient prêtes à affronter la vie. Aussi, le Patriarcat de Roumanie souhaite tendre la main à la jeune génération et être son véritable ami sur la voie du renouveau spirituel et moral de la Roumanie. Pleinement conscient de la complexité de ce chemin, le Patriarche invite les jeunes à se tourner vers les Christ et chercher « premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice » (Matth. VI,33) et tout le reste – la réussite universitaire, la joie de fonder une famille, d’atteindre un but professionnel – viendra comme un résultat de cette rencontre avec le Christ. Le Patriarcat de Roumanie comprend que les jeunes ont besoin non pas seulement d’être guidés, mais aussi écoutés et encouragés. La Rencontre internationale de la jeunesse orthodoxe de septembre 2016, qui en est maintenant à sa troisième édition, offre une plateforme favorable au dialogue, à la connaissance réciproque et à la célébration de la joie de rencontrer le Christ. Les objectifs sont la participation à la vie spirituelle de communautés locales de Bucarest, la meilleure formation et information des jeunes sur les valeurs de la tradition locale, nationale et universelle, l’histoire, la science et l’art, la redéfinition de la notion de la joie, comprise comme la rencontre avec le Christ, l’engagement des jeunes gens dans diverses activités promouvant les arts, le bénévolat parmi les jeunes, ainsi que l’accroissement du nombre des bénévoles parmi les jeunes et dans les communautés locales, la promotion des valeurs de la famille chrétienne et l’attitude pro-vie, l’élévation du niveau de conscience quant au véritable succès dans la vie, défini par les vertus et les valeurs spirituelles, la mise en valeur de l’importance d’une éducation complète, à la fois scientifique et religieuse. Les diocèses ont la tâche de sélectionner soigneusement les jeunes gens avec une attention particulière et d’encourager une bonne relation avec ceux qui sont âgés de moins de dix-huit ans. Chaque groupe aura un coordinateur. Les participants sont sélectionnés selon les critères suivants : jeunes gens orthodoxes, de sexe masculin et féminin, âgés de 16 à 35 ans, engagés dans les activités de jeunesse dans les paroisses ; jeunes membres actifs de mouvements de jeunesse ; étudiants des facultés de théologie et élèves des séminaires ; les jeunes gens âgés de 16 à 18 ans sont sélectionnés sous réserve de l’accord écrit de leurs parents. Le nombre des participants est constitué comme suit : 1600 jeunes de Roumanie (40 participants par département roumain), 130 jeunes des Églises orthodoxes sœurs (10 par Église), 90 jeunes des diocèses orthodoxes roumains de l’étranger (10 par diocèse), 10 jeunes du vicariat orthodoxe ukrainien (5 de Timişoara et 5 de Maramureş), 100 jeunes de la métropole de Bessarabie, 50 jeunes de la Bucovine du Nord (Cernăuţi), 20 jeunes de Bessarabie du Sud, 500 bénévoles de Bucarest et du district d’Ilfov. Le programme inclura deux ateliers tenus dans dix écoles de Bucarest, lesquels donneront la possibilité aux jeunes gens de répondre à la question : Quels sont la place, le rôle et l’importance de la jeunesse dans l’Église ? Outre ces deux ateliers, auront lieu un concert, une conférence spirituelle, des activités récréatives. Le dimanche 4 septembre, la Liturgie sera célébrée par le patriarche Daniel devant la cathédrale du salut de la Nation (en construction), assisté par un groupe de hiérarques, prêtres et diacres. À l’issue de la Liturgie, le patriarche adressera un message aux jeunes. L’an prochain, la manifestation aura lieu à l’archidiocèse de Iaşi. L’événement est organisé en partenariat avec le Secrétariat d’État roumain aux affaires religieuse, la mairie de Bucarest, les mairies des districts 1, 2, 3, 5 et 6, l’Université polytechnique de Bucarest, l’Université de Bucarest, l’Inspectorat général scolaire de Bucarest et le centre de presse « Basilica » du Patriarcat de Roumanie. Une page internet est dédiée à la rencontre a été créée.

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A Moscou, cinquième réunion du groupe de travail russo-chinois pour les contacts et la collaboration dans le domaine religieux

La cinquième réunion du groupe de travail russo-chinois pour les contacts et la collaboration dans le domaine religieux a eu lieu au Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou le 23 août 2016.
Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, D. V. Agafonov, adjoint au responsable de la Direction présidentielle à la politique étrangère, S. A. Melnikov, secrétaire exécutif du Conseil présidentiel pour la coopération avec les associations religieuses, V. K. Egorov, directeur du Département de l’UNESCO à l’Académie présidentielle russe d’administration de l’état, Ildar khazrat Galleiev, directeur du département international du Conseil des muftis de Russie, Gelong Sanjeï-lama, représentant de la sangha bouddhiste traditionnelle de Russie, D. I. Petrovski, du DREE, participaient à cette réunion.

Avaient également été invités à participer aux consultations les membres de la partie russe du Conseil pour la coopération interreligieuse du Comité russo-chinois de la paix, de l’amitié et du développement : Charif khazrat Pchikhatchev, président exécutif de la Mission internationale islamique, Zinovi Kogan, vice-président du Congrès des organisations et des sociétés religieuses juives de Russie pour les relations avec les organisations gouvernementales, publiques et religieuses. Le Mufti de Moscou et de la région centrale était représenté par le vice-directeur aux affaires de la Direction spirituelle des musulmans de Moscou et de la Région centrale, Denis khazrat Mustafin.

L’ambassadeur itinérant E. Y. Tomikhine, ainsi que différents employés du ministère des Affaires étrangères assistaient à la réunion.

Une délégation chinoise était venue participer aux consultations. Elle était présidée de l’adjoint du chef de la Direction gouvernementale de la RPC aux affaires des religions, Chen Zongrong. La délégation se composait également du directeur du 4e département de cette institution, Dai Chenjing, et de plusieurs employés.

De nombreuses questions en rapport avec les relations entre la Chine et la Russie dans le domaine religieux ont été abordées durant la réunion. Différents aspects de la collaboration entre les fidèles orthodoxes des deux pays, notamment dans le domaine de la formation des étudiants orthodoxes chinois dans les écoles de théologies de l’Église orthodoxe russe ont été discutés.

Les membres de la réunion ont échangé leurs avis sur l’importance du facteur religieux dans le développement de la société moderne. L’importance de la coopération entre les différentes religions traditionnelles de Russie et de Chine a été soulignée, ainsi que le moyen de surmonter les manifestations dangereuses d’extrémisme.

On propose dans l’Église orthodoxe russe d’ouvrir un séminaire pour la formation des aumôniers des prisons

Il est nécessaire d’ouvrir en Russie un séminaire, dans lequel les prêtres seront préparés à exercer leur ministère dans les prisons, a déclaré lundi le président du Département synodal pour l’aumônerie des prisons, l’évêque de Krasnogorsk Irénarque. « Il nous faut un séminaire pour la préparation du clergé des prisons. Chacun ne peut être aumônier militaire, de même chacun ne peut être aumônier des prisons. Il nous faut préparer les prêtres qui sont capables de travailler dans les conditions carcérales », a déclaré l’évêque, qui participait à la Table ronde « Agir contre le recrutement de partisans de l’extrémisme pseudo-religieux et du terrorisme dans les lieux de privation de liberté ». De même, a-t-il souligné, le patriarche Cyrille « a confié à l’Église, conjointement avec l’Office fédéral d’exécution des peines, d’élaborer un programme d’enseignement pour les prêtres qui prêchent dans les lieux de détention, destiné à prévenir les vues extrémistes chez les détenus, et le recrutement dans les mouvements terroristes pseudo-religieux ».

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Une chapelle dédiée à la Mère de Dieu a été ouverte sur l’aéroport « Pulkovo » de Saint-Pétersbourg

Une chapelle dédiée à l’icône de la Mère de Dieu dite « Ciel plein de grâce » a été ouverte à l’aéroport « Pulkovo » de Saint-Pétersbourg. On peut s’y recueillir au départ et à l’arrivée des vols, devant les icônes de la Mère de Dieu, de saint Michel Archange et de saint Nicolas. La chapelle se trouve au rez-de-chaussée de la salle des arrivées du nouveau terminal. Le prêtre du monastère Novodievtchi de Saint-Pétersbourg, auquel est rattachée la chapelle, y célèbre des offices d’intercession et de la bénédiction des eaux. On peut y acquérir des livres de prières pour les voyageurs, des icônes et de la littérature spirituelle, donner des noms à commémorer au monastère.

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Une foire-exposition culturelle orthodoxe russe aura lieu en Suisse du 21 septembre au 9 octobre 2016

Du 21 septembre au 9 octobre 2016 aura lieu en Suisse une foire-exposition culturelle orthodoxe russe. La manifestation aura lieu dans trois grandes villes de la Confédération : Genève, Bâle et Zurich. Des représentants de dizaines de monastères, dépendances monastiques, d’éditions orthodoxes ainsi que des iconographes et restaurateurs, présenteront aux visiteurs des travaux iconographiques contemporains, des aménagements d’églises, objets liturgiques, productions éditoriales, articles de joaillerie et d’art décoratif orthodoxes, tissus, produits d’apiculture et objets de la vie quotidienne Dans le cadre de cette manifestation, des reliques de saint Nicolas, venues de Bari, ainsi que de St Luc de Simféropol, seront exposées à la vénération des fidèles dans les églises orthodoxes de Genève, Bâle et Zurich.

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Fête de la Transfiguration sur la sainte montagne de Grabarka (Pologne)

Comme chaque année, des milliers de fidèles orthodoxes de toute la Pologne, mais aussi des groupes de pèlerins venus de Belgique, Russie, Biélorussie, Slovaquie et de Grèce se sont rendus cette année à la sainte montagne de Grabarka, dans l’Est du pays, pour la fête de la Transfiguration. Cette année, des prières ont été élevées non seulement pour les orthodoxes de Pologne et des pays proches, mais aussi pour la Syrie et le Moyen Orient. Le patriarche d’Antioche Jean X a accompli ce pèlerinage avec le métropolite de Varsovie Sava. Chaque année, les fidèles apportent des Croix en bois qu’ils plantent sur la montagne, auprès du Couvent Marthe et Marie. Les origines de ce pèlerinage remontent à 1710 où, lors d’une épidémie, un habitant de la région reçut la révélation qu’il fallait faire une procession sur le sommet de la montagne, y célébrer un office d’intercession et planter des Croix. L’épidémie cessa et, en reconnaissance de l’événement, une chapelle fut construite au sommet de la montagne. En 1947, le couvent féminin Marthe-et-Marie y fut fondé. Chaque année, lors de la fête de la Transfiguration selon l’ancien calendrier (19 août), des milliers de fidèles accomplissent ce pèlerinage. Un court film vidéo (en russe) peut être visionné sur le lien ci-dessous.

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Solennités à Rila pour le 1070ème anniversaire de la dormition de St Jean, fondateur du monastère

Le 17 août ont eu lieu les festivités en l’honneur du 1070ème anniversaire de la dormition de St Jean de Rila, fondateur du monastère de Rila, en Bulgarie. Les vigiles ont commencé à 20h, présidées par l’évêque de Branitsa Grégoire, vicaire de la métropole de Sofia et se sont achevées à 2h30 du matin. Le jour même de la fête, la Liturgie a été célébrée par le patriarche de Bulgarie Néophyte, assisté par les métropolites du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, ainsi que les représentants des Églises locales orthodoxes : le métropolite de Niloupolis Gennade (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite de Philadelphie Bénédicte (Patriarcat de Jérusalem), l’évêque de Naryan-Mar et Mezen Jacques (Patriarcat de Moscou), le métropolite de Zougdidi et Tsaich Gérasime (Église orthodoxe de Géorgie), l’évêque de Vranje Pacôme (Patriarcat de Serbie) et l’évêque de Gorlice Païssy (Église orthodoxe de Pologne). À l’issue de l’office, le patriarche Néophyte s’est adressé à l’assistance par une courte prédication, disant : « Gloire à Dieu pour cette grande fête, dont nous a gratifié aujourd’hui saint Jean de Rila. Il a toujours été le protecteur spirituel du peuple bulgare. Réjouis-toi, notre saint père et thaumaturge Jean de Rila, luminaire de toute la Bulgarie, lumière divine de toute l’orthodoxie, veilleuse divine incorrompue ! Que se poursuive aussi à l’avenir et dans les siècles sa lumineuse mémoire que nous avons célébrée aujourd’hui si solennellement ! » À la fin de la Liturgie des icônes du saint ont été distribuées aux fidèles.

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À l’occasion du millénaire de la présence russe sur le Mont Athos, le crâne de saint Silouane a été apporté à Minsk

Le crâne de saint Silouane séjourne pour la première fois sur le territoire de l’Église orthodoxe russe. Le 20 août 2016, la sainte relique, qui est gardée depuis des décennies au monastère athonite de Saint-Pantéléimon, a été apportée à Minsk, à l’occasion des fêtes du millénaire de la présence monastique russe sur le Mont Athos. À l’aéroport de Minsk, la sainte relique a été accueillie solennellement par le clergé et les fidèles avec, à leur tête, l’évêque de Borisov et Marinogorsk Benjamin. Après avoir accompagné la relique depuis la passerelle de l’avion jusqu’au bâtiment de l’aéroport, l’évêque a célébré devant elle un office d’intercession, assisté par le clergé diocésain. À l’issue de l’office l’évêque Benjamin s’est adressé aux fidèles rassemblés par une homélie dans laquelle il a évoqué la signification du saint pour le monde orthodoxe contemporain et a rappelé l’expérience de communion avec Dieu, manifestée dans la vie de saint Silouane. Les fidèles présents à l’aéroport ont eu la possibilité de vénérer la sainte relique. Une petite icône du saint a été remise à chacun d’entre eux. Ensuite, la relique a été acheminée à la cathédrale du Saint-Esprit de la ville de Minsk. Là, elle a été accueillie par un grand nombre de fidèles, de clercs avec, à leur tête, le métropolite de Minsk et de Zaslavsk Paul, exarque patriarcal de toute la Biélorussie. Un office de vigiles a été célébré, présidé par le métropolite Paul et l’évêque Benjamin, assistés par le clergé de la ville de Minsk et les pères athonites qui ont amené la relique depuis le monastère athonite Saint-Pantéléimon Le lendemain, une Liturgie solennelle a eu lieu, après laquelle les nombreux pèlerins, venus de différents endroits de Biélorussie ont continué à vénérer la relique. Celle-ci est accompagnée par les hiéromoines Kyrion et Alexis, du monastère de Saint-Pantéléimon. Elle restera à Minsk du 20 au 31 août. Des acathistes et des offices d’intercession seront régulièrement célébrés. L’accès à la relique sera ouvert de 7h jusqu’à 23h. Après la Biélorussie, la sainte relique visitera la Russie : Briansk (du 31 août jusqu’au 3 septembre), Orel (3 au 6 septembre), Elets (6 au 9 septembre), Tambov (9 au 12 septembre), Ekaterinbourg (12 au 15 septembre), Moscou (15 au 24 septembre).

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À Moscou a été ouvert le festival « Pour la vie », pour la défense des valeurs familiales

Le VIIème festival « Pour la vie », forum international des technologies sociales pour la défense des valeurs familiales, a commencé à Moscou le 15 août. Plus de 500 représentants des organisations ecclésiastiques, sociales et publiques, venant de plus de 74 régions de Russie, mais aussi de Biélorussie, Ukraine, Lituanie et Serbie étaient inscrits pour participer au festival. Les participants au forum discutent de questions visant à surmonter la crise démographique au moyen de la renaissance de l’institution de la famille nombreuse, des méthodes de récoltes de fonds destinés aux projets des ONG et de la possibilité de coopération internationale dans le domaine de la défense de la vie des enfants avant la naissance. Le premier jour des travaux du forum, l’évêque d’Orekhovo-Zouïevo Pantéléimon a rencontré les participants. « La vie authentique n’est possible que dans le Christ », a rappelé l’évêque lors de l’ouverture du forum. « Sous le mot ‘vie’ différentes personnes comprennent différentes choses, mais nous tous devons nous rappeler les paroles de l’apôtre Paul : « Car pour moi, la vie est le Christ » (Phil. I, 21), a déclaré l’évêque Pantéléimon. Si l’on a une telle attitude envers la vie, si l’on comprend que la vie véritable, joyeuse, éternelle, victorieuse, n’est possible que dans le Christ, alors notre activité aura une base solide et donnera des résultats tangibles ». La tâche du travailleur social de l’Église ne consiste pas seulement à arrêter la terrible vague des avortements, mais aussi à changer la conscience des gens, a-t-il ajouté. « Notre tâche, est de nous affermir dans le Christ et d’aider en cela les autres personnes. L’âme de l’homme change lorsque celui-ci s’unit avec le Christ. Le sens de la vie humaine est dans Son imitation, dans le cheminement à Sa suite, aussi notre tâche est de témoigner du Christ, de la vérité ». Dans le monde contemporain, beaucoup de gens sont fatigués des paroles grandiloquentes et ont cessé de les croire, ils croient le témoignage personnel, l’exemple de l’autre homme, a fait remarqué l’archipasteur. « Les saints ont changé le monde non à l’aide de festivals, de manifestations, de la propagande, d’interventions à la télévision, mais par l’exploit du combat intérieur avec le diable, l’exploit de suivre le Christ » a souligné l’évêque. Sans cette plénitude intérieure, notre activité peut se traduire par du battage, du « remue-ménage », mais n’aboutir à rien. Il est important que chacun de nous se le rappelle : si son cœur n’est pas avec le Christ, si dans son âme ne vit pas le Christ, s’il ne partage pas cette vie avec ceux qui l’entourent, si ses enfants ne sont pas éduqués dans les traditions chrétiennes, si ses petits-enfants n’apprennent pas de lui comment doit être une véritable famille, si lorsqu’il parle des « valeurs familiales », il éduque ses enfants de telle façon qu’ils ne veulent pas avoir plus d’un ou deux enfants, alors il a perdu, il n’a rien gagné, alors toute sa vie n’aura mené à rien. Si nous nous prononçons pour la vie, nous devons témoigner par notre vie de ce que nous enseignons aux autres ». L’un des résultats principaux du festival « pour la vie » est l’aide pratique dans le travail social, a souligné le dirigeant du centre de défense de la maternité et des valeurs familiales de l’Église orthodoxe biélorusse, le prêtre Dimitri Gritsenko : « En nous enrichissant par l’expérience des autres, nous apportons dans nos diocèses, nos paroisses ces projets réussis, dont nous avons fait connaissance ici et nous les réalisons chez nous, sur place ». L’un des nouveaux projets ecclésiastiques est le centre d’aide aux femmes « Kolybelka » (« le berceau ») auprès de l’église de la Protection de la Mère de Dieu dans le village de Pokrovka, dans le district de Primorsky. « En 20 mois, par notre travail, 21 grossesses ont été sauvées, 11 enfants sont nés, 3 arrivent à terme » a déclaré la psychologue du cabinet de consultation pré-avortement », collaborateur du centre « Kolybelka », Alexandra Barachkov. Comme elle l’a mentionné, le travail continue au cours de toute la grossesse avec chaque femme qui a renoncé à l’avortement. « Toutes nos futures mamans se trouvent sous notre constante protection : nous sommes en constante liaison téléphonique avec elles, je suis prête à n’importe quel moment à me mettre au volant et à venir afin de communiquer face à face. Le soutien spirituel est dispensé par le recteur de notre église de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu, le prêtre Stéphane Tsourkan ». Les paroissiens de cette église, au moins trois fois par ans, organisent des actions sociales intitulées « Panier de la charité », « Fêtons Pâques par des bonnes œuvres », « Aide à préparer l’enfant pour l’école ». Les dons recueillis sont distribués dans les villages du district, pour un soutien ciblé des mères de familles, soit nombreuses soit à faibles revenus. « Réellement, la personnalisation de l’enfant signifie beaucoup pour la femme enceinte en état critique : lorsque dans le processus de discussion avec le spécialiste, l’enfant est présenté à la femme non comme un quelconque assemblage de cellules dans son organisme, mais précisément comme un enfant déjà vivant » déclare Olga Moroz, psychologue de l’organisation publique régionale de Mourmansk « Pour la défense de la vie », créé auprès du département social du diocèse de Mourmansk. La plupart du temps, lorsque les femmes se dirigent vers l’avortement, elles ont d’abord honte de leur décision et s’efforcent souvent d’invoquer les raisons acceptées par la société : une difficile situation sociale, des raisons médicales, et ce n’est qu’au cours du travail avec elles qu’il se dégage que la raison peut être toute différente – une forte pression des membres de la famille ou l’absence de disposition intérieure de devenir mère. Il arrive que le système de valeurs soit biaisé et qu’il repose non sur la maternité, mais sur la réussite professionnelle ou les relations avec le partenaire». L’organisation « pour la défense de la vie » est active à Mourmansk depuis 2010 ; une « hot line » est en fonction, des consultations anti-abortives sont effectuées, de l’aide matérielle est accordée. Au mois de juin 2016, l’organisation a réussi à sauver 312 vie enfantines.

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Observations du métropolite de Naupacte Hiérothée sur la position du Patriarcat de Roumanie lors du Saint et Grand Concile

En tant que membre de la délégation de l’Église de Grèce, j’ai suivi avec beaucoup d’attention toutes les sessions du Saint et Grand Concile qui a été convoqué récemment à Kolymbari en Crète. J’ai écrit et j’écrirai par la suite mes observations sur les travaux du Concile. Ici, je voudrais simplement souligner le rôle important joué au Concile par le patriarche de Roumanie Daniel et, en général, le Patriarcat de Roumanie. D’abord, le Patriarcat de Roumanie s’était très bien préparé pour le Concile et avait soumis des propositions importantes pour la correction des textes, principalement celui concernant « les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Seules trois Églises avaient formulé des propositions concrètes, à savoir le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre (les moins nombreuses) et l’Église de Grèce. Le Patriarcat de Serbie a soumis également des propositions orales. Je pense que le Patriarcat de Roumanie a fait le plus grand nombre d’observations. Pendant les sessions, le patriarche de Roumanie Daniel est celui qui a soutenu ses vues avec maîtrise théologique, expérience des dialogues et détermination. Dans certains cas, il était très ferme et a participé de façon importante à la formulation de l’article 21 du texte « Relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien ». Il a déclaré maintes fois que si certaines corrections ne passaient pas, il ne signerait pas le texte. Plusieurs fois également, il a formulé l’opinion selon laquelle la discussion ne devait pas être achevée maintenant, que le texte ne devait pas être signé, mais laissé ouvert pour le prochain Grand et Saint Concile. À une occasion, il a exprimé fortement son insatisfaction et a déclaré qu’il sentait que les participants agissaient sous la contrainte. Lorsque le texte a été achevé et lu devant l’assemblée, le patriarche de Roumanie a constaté que la traduction française n’avait pas été faite correctement et que certaines de ses observations n’avaient pas été prises en compte. Il a dit alors que si ces corrections n’étaient pas faites, il ne signerait pas le texte. Cela eut pour conséquence d’arrêter tout le processus et que le texte soit corrigé à nouveau. Ce qui a eu lieu après un long moment. Parmi tous les primats, le patriarche de Roumanie a montré ses aptitudes théologiques et sa capacité à défendre théologiquement ses vues. Il avait également la possibilité, lorsque ses vues n’étaient pas adoptées, de proposer des solutions de rechange. Cependant, puisque le règlement prévoyait, dans le cas où la proposition d’une Église n’est pas adoptées par les autres Églises, que le texte resterait tel quel, et pour cette raison toutes les propositions n’ont pas été retenues. En général, le patriarche a impressionné de nombreux membres du Concile par ses connaissances théologiques et la façon avec lequel il maîtrisait les sujets. Le métropolite de Moldavie Théophane a également fait des observations importantes. Il a parlé avec une conscience ecclésiale orthodoxe, appuyée sur l’enseignement de l’Église. Je pense que l’Église de Roumanie a impressionné par toute sa présence. Lorsque les actes seront publiés, cela apparaîtra fortement.

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Le directeur du Bureau de Presse du Patriarcat œcuménique s’exprime au sujet de la tentative de coup d’État en Turquie

Le père Dosithée Anagnostopoulos, directeur du Bureau de presse du Patriarcat œcuménique, a déclaré que le coup d’État manqué en Turquie n’a aucune incidence sur le Patriarcat, de même que sur la communauté hellénique de Constantinople. Depuis la veille du coup d’État jusqu’à maintenant, aucun changement n’a été relevé pour les Grecs de la ville, ainsi que pour ce qui concerne leurs relations avec la population turque. « Aucun acte provocateur n’a été enregistré, et nous n’avons été menacés par personne. Toutes les églises orthodoxes, les écoles et les associations grecques fonctionnent normalement. Aucune intervention n’a eu lieu dans la presse de langue grecque. Nous n’avons rien subi de négatif » a souligné le père Dosithée, qui a ajouté que les mesures de sécurité restent les mêmes que précédemment. « Il n’y a pas eu le moindre doute que quelque chose pourrait se produire, nécessitant l’augmentation du nombre des policiers », a-t-il précisé, ajoutant que la vie quotidienne demeure à son rythme normal, et que les incidences des événements sur la société turque se manifesteront plus tard. En outre, le père Dosithée exprime son étonnement quant aux dimensions qu’a pris le voyage du patriarche Bartholomée en Slovénie. « C’est à tort que l’on a écrit en Grèce que le patriarche était parti de Constantinople parce qu’un coup d’État militaire avait été signalé et qu’il en avait été informé. Le voyage patriarcal était programmé avant Pâques. Le fait qu’il soit parti quatre heures avant que le coup d’État se soit manifesté est fortuit. Le patriarche est revenu normalement l’après-midi du mercredi 27 juillet et se trouve chaque jour à son bureau ». De même, aucun développement n’a eu lieu après les événements récents pour ce qui concerne la Faculté de Halki. « Comme dans le passé, le gouvernement turc ne nous a pas dit clairement ce qu’il souhaite, cela vaut encore pour maintenant. Les choses ne s’améliorent pas, et n’empirent pas non plus. Mais cela vaut généralement pour toutes les affaires en suspens concernant la communauté grecque en relation avec le gouvernement turc ». Le 27 juillet, la fête patronale de l’église Saint-Pantéléimon dans la partie Est de Constantinople a eu lieu sans problèmes, avec la participation de trois métropolites et la participation des fidèles, tandis que toutes les manifestations religieuses auront lieu normalement par la suite, dont la visite du patriarche aux camps de jeunes sur l’île de Proti, comme il le fait chaque année. En outre, le père Dosithée qualifie de mensonge grossier le fait que l’on aurait enlevé les panneaux en langue grecque des institutions helléniques de Constantinople : « Si vous étiez ici, je vous amènerais voir La Grande Ecole de la Nation, où à l’extérieur, le nom de l’école est inscrit en grec. La même chose vaut pour le Lycée Zographe. On n’a pas relevé le moindre changement dans les relations du gouvernement turc envers les minorités locales ». Enfin, le père Dosithée souligne que la nuit du coup d’État, les seuls édifices religieux attaqués ont été une église catholique-romaine de Trébizonde, ainsi qu’un temple protestant turc à Malatya.

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Jovan Nikoloski