21/08/2017
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Category Archives: Actualités

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À Saint-Pétersbourg est organisé pour la presse un tour des centres de réadaptation des toxicomanes gérés par l’Église orthodoxe russe

Le 2 novembre 2016 sera organisé pour la presse un tour des centres de réadaptation gérés par l’Église orthodoxe russe et destinés aux toxicomanes à Saint-Pétersbourg et dans la région avoisinante. Dans le cadre de ce tour les journalistes pourront faire connaissance et voir de leurs propres yeux les étapes du système de réadaptation organisé par l’Église, l’organisation du travail des institutions de réhabilitation, le réseau d’aide de l’Église aux toxicomanes. Les journalistes pourront visiter le centre de réhabilitation du diocèse de Tikhvine « Sologoubovka », le centre d’adaptation du fonds caritatif « Diakonia », l’hôpital de jour pour les toxicomanes « Lavra » du diocèse de Saint-Pétersbourg, « l’autobus de la charité » pour les sans-domicile, au fonctionnement duquel participent des travailleurs sociaux et des bénévoles qui sont passés par la réhabilitation. Dans toute la Russie, il y a plus de 70 de ces centres, des dizaines de cabinets de première consultation, « des maisons à mi-chemin », et d’autres structures d’assistance du système de réhabilitation des toxicomanes. Chaque année sont ouvertes en Russie pas moins de dix nouvelles structures d’assistance aux toxicomanes. Actuellement est en cours l’unification en un seul réseau de tous les centres de réadaptation dépendant de l’Église, lequel deviendra partie intégrante du système national de réadaptation. Le centre de réhabilitation « Sologoubovka » a été ouvert en 2012. Il est prévu pour accueillir 26 personnes depuis l’âge de 18 ans. Dans le centre d’adaptation du Fonds caritatif « Diakonia » vivent des personnes étant passées par l’étape initiale de réhabilitation et qui ont besoin de réinsertion sociale. Le jour, ils travaillent, et le soir, ils reviennent au centre d’adaptation, où ils sont en contact avec des consultants et des psychologues, et reçoivent de l’assistance médico-sociale. Une attention particulière, dans le cadre de l’adaptation sociale, est attribuée aux familles de ces personnes. « L’autobus de la charité » parcourt chaque jour de semaine les rues de Saint-Pétersbourg. Les collaborateurs de l’autobus distribuent de la nourriture chaude, des vêtements propres, accordent de l’assistance sociale. Grâce au travail de « l’autobus de la charité », mille repas chauds sont distribués mensuellement à des sans-domicile ou des économiquement faibles. L’hôpital de jour « Lavra » est opérationnel auprès de l’administration diocésaine de Saint-Pétersbourg. Les personnes traitées vivent chez elles, tout en fréquentant les cours de réhabilitation à l’hôpital. Le stage dure trois mois. 12 personnes peuvent le suivre simultanément. Tant les hommes que les femmes y sont accueillis, les toxicomanes et les alcooliques. Les organisateurs du tour destiné à la presse est le Département synodal des œuvres caritatives du Patriarcat de Moscou, le Fonds caritatif « Diaconia » et le Diocèse métropolitain de Saint-Pétersbourg.

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Les étudiants de l’Académie ecclésiastique de Kiev et du Séminaire de Potchaïev ont rencontré l’archimandrite Gabriel (Bunge), supérieur d’une skite orthodoxe en Suisse

L’archimandrite Gabriel (Bunge), théologien et patrologue, supérieur de la skite de la Sainte-Croix à Roveredo (Tessin), a rencontré les étudiants du séminaire de Potchaïev et de l’Académie ecclésiastique de Kiev. Le père Gabriel a fait part aux étudiants de son expérience spirituelle et a répondu à de nombreuses questions. La rencontre au Séminaire de Potchaïev a eu lieu le 20 octobre en présence du métropolite de Ternopol et de Kremenets Serge, des enseignants et des étudiants du séminaire, des moines de la Laure de Potchaïev, ainsi que de l’archimandrite Ambroise (Makar) qui accompagnait le père Gabriel. Celui-ci a répondu aux questions des relations actuelles avec l’Église catholique-romaine, des différences des pratiques spirituelles des catholiques-romains et des orthodoxes, des défis contemporains de l’Orthodoxie dans le monde. Il a également évoqué son cheminement dans l’Orthodoxie et les livres qu’il a édités, notamment au sujet de son analyse des œuvres d’Évagre le Pontique, et a donné des enseignements sur les études et sur la vie spirituelle. À l’issue de la rencontre, le métropolite Serge a remercié l’archimandrite Gabriel pour sa visite et, résumant les discussions, a souligné que l’étude de l’héritage des saints Pères ne devait pas se limiter à la théorie, mais s’incarner dans la pratique et la vie quotidienne. Dans sa discussion avec les étudiants et les enseignants des écoles ecclésiastiques de Kiev, le 23 octobre, l’archimandrite Gabriel a évoqué son cheminement et son ministère, et a répondu aux questions concernant le schisme de 1054, la théologie, la vie spirituelle. Le premier pro-recteur de l’Académie et du Séminaire ecclésiastiques de Kiev, le métropolite Antoine (Pakanitch) a remercié le père Gabriel pour sa visite des écoles ecclésiastiques et a souligné l’importance de la rencontre pour le futur ministère pastoral des étudiants, puis a souhaité l’aide de Dieu au père Gabriel pour son œuvre spirituelle. Ces rencontres ont eu lieu dans le cadre du pèlerinage de l’archimandrite Gabriel en Ukraine (18-24 octobre). Le premier jour, celui-ci a visité la Laure des Grottes de Kiev et a participé à deux rencontres, avec les moines du monastère et aussi avec le clergé et les fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Le 19 octobre, le père Gabriel a rencontré le primat de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite Onuphre ainsi que le chancelier de cette Église, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, puis il a répondu aux questions du site « Pravoslavnaïa Jizn ». Le programme du séjour du père Gabriel en Ukraine comprenait également des voyages aux lieux saints de Potchaïev et de Bucovine.

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Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : “La Loi du Christ” -17 octobre 2016

Bertrand Vergely a parlé le 17 octobre 2016 de “la Loi du Christ” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Le 7e colloque des psychothérapeutes orthodoxes à Moscou (13-15 octobre)

rpu_2Du 13 au 15 octobre s’est tenu à Moscou le 7e colloque international des psychothérapeutes orthodoxes (site dédié). Le programme est en ligne ici, en anglais et en russe. Les intervenants sont présentés là, en anglais et en russe. La traduction française d’un rapide compte rendu est proposée ici.

Photographie: Blagovest-info.ru

Le “dies academicus” 2016 à l’Institut d’études supérieures de théologie orthodoxe à Chambésy

chambesyLa cérémonie académique annuelle de l’Institut d’études supérieures de théologie orthodoxe à Chambésy (Genève, Suisse) a eu lieu samedi 15 octobre en la cathédrale Saint-Paul du Centre orthodoxe du Patriarcat œcuménique, sous la présidence du métropolite doyen Athanase de Chalcédoine, président du conseil d’administration du Centre. Après l’office de bénédiction de l’eau qui a été célébré par le métropolite Jérémie de Suisse, directeur du Centre, lecture a été donnée du message du patriarche œcuménique Bartholomée, d’abord en grec (par l’évêque Makarios de Lampsaque, auxiliaire du métropolite de Suisse), puis en français (par l’archevêque Job de Telmessos, professeur à l’Institut). Ont été prononcés ensuite le discours d’accueil du métropolite Jérémie, ainsi que les allocutions des professeurs Vlassios Phidas (recteur de l’Institut), Joachim Negel (représentant de la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg) et Hans-Christoph Askani (vice-doyen de la Faculté de théologie de Genève). A suivi la remise des diplômes  (master of arts en études théologiques avec spécialisation “Orthodoxie et études chrétiennes”) aux six lauréats de cette année, venant de diverses Eglises locales (Patriarcat œcuménique, Eglise de Moscou, Eglise de Serbie et Eglise de Grèce). Représentant ces derniers, Nemanja Kostic, étudiant d’origine serbe, a ensuite prononcé la dernière allocution de la cérémonie qui a été clôturée par le Polychronion, chant en l’honneur du patriarche œcuménique. Enfin, une réception a réuni tous les participants dans les locaux du Centre orthodoxe.

Créé en 1996, l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe propose une formation œcuménique assurée à Chambésy même par des professeurs orthodoxes, à la Faculté de théologie de Genève (protestante) et à la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg (catholique), cette dernière délivrant également les diplômes aux étudiants de l’Institut ayant complété leurs études. Plus d’une centaine de diplômes de master ont été attribués à ce jour aux étudiants de l’Institut, issus de toutes les Églises locales orthodoxes.

L’Autorité palestinienne fait un don de 150.000 euros pour la restauration de l’Anastasis

Le lundi 17 octobre 2016, les chefs des trois grandes communautés chrétiennes de Jérusalem, à savoir le patriarche Theophile III de Jérusalem, le frère Francesco, custode de Terre Sainte, et S.B. Nourhan Manougian, patriarche arménien à Jérusalem, accompagnés de délégués de chacune des communautés, ont rencontré le président de l’Autorité palestinien, Mahmoud Abbas Abou Mazen. Au cours de la réunion, le patriarche Theophile s’est adressé au président au nom du Patriarcat et des deux autres communautés.
Dans sa réponse, le président a exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette rencontre et pour la coexistence pacifique entre chrétiens et musulmans au sein de l’État palestinien. Il a également déclaré que les chrétiens, bien que non majoritaires dans cet État, en faisaient partie intégrante, et qu’ils ont en fait précédé les musulmans en Terre Sainte, et enfin que les églises chrétiennes sont considérées par les musulmans comme des lieux saints, au même titre que leurs mosquées. M. Abbas a ensuite déclaré que pour toutes ces raisons, l’Autorité palestinienne avait décidé d’offrir 150.000 euros pour contribuer au projet de restauration de l’édicule du Saint-Sépulcre. Les chefs des trois communautés ont remercié le président pour son don et lui ont souhaité plein succès dans ses efforts pour achever le processus de reconnaissance de l’État de Palestine.

Australie, orthodoxie et monastères

australie_egliseIle-continent des antipodes, l’Australie, à la fois très jeune et peuplée depuis 50 000 ans, n’est pas, dans son immensité et ses contrastes, étrangère à l’orthodoxie. Bien au contraire. L’orthodoxie a progressivement fleuri en Australie depuis le début du XIXe siècle, avec l’arrivée des premiers russes suivis, notamment, de migrants grecs et syriens fuyant les persécutions ottomanes ou cherchant une vie meilleure. Cet afflux régulier s’est poursuivi au fil des tribulations du XXème siècle, et aujourd’hui les Australiens orthodoxes sont plusieurs centaines de milliers, convertis ou enfants de 2èmes, 3èmes ou 4èmes générations, rattachés à de multiples juridictions. Il existe même dans le New South Wales une paroisse australienne aborigène. Le développement de la vie monastique est sans doute l’un des aspects le plus frappants et les plus inattendus de la présence orthodoxe en Australie.

croix_australieIl n’est pas peu surprenant de voir sortir de terre des dômes byzantins dans la mangrove de la ‘Central Coast’ au Nord de Sydney, ou des clochers russes dans le ‘bush’ au Sud de Canberra. Les monastères et couvents orthodoxes d’Australie, qui certes ne sont pas légions (une petite vingtaine) et sont âgés de trois ou quatre décennies tout au plus, comptent assurément de hauts lieux spirituels. Ils sont une incroyable surprise pour ces voyageurs qui, à y réfléchir, se préfèrent pèlerins. Et l’on apprend au passage que Saint Païsios s’était lui-même rendu au pays de ‘Down Under’ en 1977, prédisant que l’Australie produirait des saints. Ces monastères orthodoxes australiens comptent notamment, toutes juridictions confondues, Holy Monastery of the Mother of God Pantanassa, Holy Monastery of the Holy Cross, Holy Monastery of Panagia Gorgoepikoos, Holy Transfiguration Monastery ou encore Our Lady or Kazan Convent – où se produisent autant de petits miracles quotidiens, en plus d’icônes, de potteries, de miel ou de bougies. Aujourd’hui ces graines d’orthodoxies continuent d’être semées en Australie, où des pères viennent en visite d’Europe ou d’ailleurs, et qui produit des moines dont certains partent à leur tour pour le Mont Athos et même pour le Sinaï. L’Australie, partagée entre son ultra-modernité et ses étendues sauvages infinies, est tout sauf un désert spirituel : cette vaste « terre d’opportunités » en est aussi une pour ceux qui cherchent … quelque chose d’encore plus grand.

(anonyme)

Vidéo : “Spiritualité orthodoxe et science : quête de discernement face aux défis actuels” par le père Razvan Ionescu

Le 7 octobre, le père Razvan Ionescu a donné la première conférence (d’une série de sept conférences) intitulée “Spiritualité orthodoxe et science : quête de discernement face aux défis actuels”.  Le vendredi 21 octobre prochain, à 19h30,  le père Razvan Ionescu nous parlera, dans sa deuxième conférence, sur : les Pères de l’Église, en quoi sont-ils si importants pour nous ? Quête de discernement face à l’éducation et à la culture d’inspiration philosophique et scientifique de nos jours: l’exemple patristique. Doit-il et peut-il nous inspirer ?

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La 15ème assemblée générale de la Conférence des Églises européennes se tiendra à Novi Sad, Serbie

La Conférence des Eglises européennes a accepté l’invitation du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe serbe de tenir sa 15e Assemblée générale à Novi Sad (Serbie). L’Assemblée sera organisée par les Eglises membres de la CEC en Serbie, et également d’autres Eglises de la région autonome de Voïvodine. La décision sur l’emplacement de l’Assemblée a été faite par la présidence de la CEC sur la base du mandat qui lui a été octroyé par le Conseil d’administration qui s’est tenu en juin 2016. Le Secrétariat de la CEC ainsi que les Eglises locales étudient à présent les dates pour l’Assemblée. Deux options sont présentes : en juin 2018 ou en octobre 2018.
« Novi Sad est le carrefour de l’Europe, carrefour historique, politique et œcuménique. Nous sommes enthousiasmés par les possibilités que ce lieu offre et par les nouvelles perspectives qui se présentent pour la CEC », a commenté le Secrétaire général de la CEC, P. Heikki Huttunen.
Président de la CEC le Tr. Rév. Christopher Hill a ajouté: «Je suis ravi de dire que le patriarche Irinej de Serbie nous offre son accueil chaleureux à la Serbie; notre visite signalera que la CEC est vraiment «à l’échelle européenne».
Les préparatifs de l’Assemblée ont commencé la semaine dernière avec une séance de consultations à Budapest (Hongrie), où s’est tenue la 14ème Assemblée générale. Pendant trois jours, des représentants des Conseils européens nationaux d’Eglises, le Comité de planification, et les Secrétaires des affaires européennes ont discuté de l’avenir de l’Europe et comment cela va informer les préparatifs de l’organisation. L’événement a été organisé par le Conseil œcuménique des Églises de la Hongrie.

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La direction de l’organisation « Union Helsinki d’Ukraine » demande au président Porochenko de ne pas permettre la tenue de l’Eurovision 2017 dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev

La direction de l’organisation « Union Helsinki d’Ukraine » se prononce catégoriquement contre l’intention de procéder à l’ouverture du concours de la chanson « Eurovision 2017 » dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev [actuellement transformée en musée, ndt]. C’est ce qui est dit dans la lettre ouverte de l’organisation au président ukrainien Porochenko. « Nous considérons de tels plans des initiateurs du festival non seulement comme une manifestation criante d’ignorance culturelle, mais aussi comme une aspiration dissimulée à la substitution des valeurs, un moyen à peine masqué d’imposer au peuple ukrainien, au lieu des orientations de la haute culture européenne construite sur les principes chrétiens, les usages et les modèles de la culture de masse », ont déclaré les dirigeants de l’organisation. Ceux-ci, dans leur appel, ont rappelé au président que « Sainte Sophie de Kiev, dans la conscience profonde du peuple ukrainien est un symbole non seulement religieux, mais aussi national ». « Pour nous, Ukrainiens, Sainte-Sophie de Kiev est, à l’instar du Mur des lamentations pour les juifs, ou la Kaaba pour les musulmans, ou Saint-Pierre de Rome pour les Italiens, le centre de tout l’Univers. Sainte-Sophie est un espace sacré du peuple ukrainien, son alpha et omega, où on ne peut que s’adresser dans la prière à notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, le Fils de Dieu, ou encore accomplir des manifestations spirituelles et culturelles ou nationales », est-il mentionné dans la lettre. Des divertissements sur le territoire de l’église Sainte-Sophie ou dans ses murs seront considérés par les membres de l’Association, comme « un sacrilège extrême, comme un attentat dissimulé contre le sens du sacré et les intérêts de la nation ukrainienne ». Les auteurs de la lettre appellent le président, en tant que garant des intérêts de tous les citoyens de l’Ukraine, « à interdire le déroulement à Sainte Sophie du festival international de variété, de ne pas permettre l’humiliation de notre peuple ». Selon les auteurs, il serait plus opportun de produire la manifestation dans l’ancien musée Lénine ou au Palais des arts d’Ukraine. « Nous vous appelons, en tant que Président de l’Ukraine de vous opposer fondamentalement et décisivement à la déshumanisation de la nation ukrainienne, d’où qu’elle vienne et quels que soient ceux qui la mettent en œuvre » concluent les auteurs de l’appel.

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Le patriarche de Moscou Cyrille a célébré les vigiles en l’église de la Dormition à Londres (Église orthodoxe russe hors-frontières)

Le soir du 15 octobre 2016, le patriarche de Moscou Cyrille, en visite pastorale en Grande-Bretagne, a célébré les matines de l’office des vigiles en l’église de la Dormition et des saints martyrs de la Famille impériale à Londres, dépendant de l’Église orthodoxe russe hors-frontières. Concélébraient avec le patriarche le métropolite de Volokolamsk Hilarion, l’archevêque de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne Marc (Église orthodoxe russe hors-frontières), l’archevêque de Genève et d’Europe occidentale Michel (Église orthodoxe russe hors-frontières), le dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, l’évêque de Solnetchnogorsk Serge, l’archevêque de Souroge Élisée, le dirigeant de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions à l’étranger, l’évêque de Bogorodsk Antoine. À l’issue de l’office, le patriarche Cyrille a salué l’archevêque de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne Marc, lequel a dit entre autres : « Nous remercions chaleureusement Votre Sainteté pour avoir, malgré toutes vos occupations très diverses, trouvé le temps et la force de prier avec nous pendant les vigiles dans cette sainte église de la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu et des saints martyrs de la Famille impériale ». L’archevêque Marc a fait cadeau au Primat de l’Église orthodoxe russe d’une icône des saints martyrs de la Famille impériale. Dans son homélie à l’issue de l’office, le patriarche s’est adressé par ces paroles  aux nombreux fidèles présents à l’église: « Vos Éminences et Excellences, cher Mgr Marc, chers pères, frères et sœurs. J’ai célébré l’office aujourd’hui avec vous avec un sentiment particulier dans cette remarquable église nouvelle. Je me rappelle, il y a environ dix ans, à la fin d’une mission à Londres, comme je voyais de loin l’église en construction alors que je quittais cette ville, et on m’expliqua qu’il s’agissait d’un édifice de l’Église hors-frontières. Et bien que nous n’étions pas encore une seule Église, je me suis réjoui que notre communauté russe qui se trouvait initialement ici, en Grande-Bretagne, tout comme la communauté du Patriarcat de Moscou, avait acquis une nouvelle église, digne de l’histoire de cette communauté et des gens qui fréquentaient cette église. Effectivement, tout a commencé il y a 300 ans, lorsque fut organisée l’église d’ambassade. De remarquables prêtres ont apporté leur contribution au développement de l’Orthodoxie dans ce pays. Et aujourd’hui, en rendant visite à ce lieu où avaient commencé les offices et d’où provient, peut-on dire, la communauté, je me suis rappelé les noms de ces prêtres, l’archiprêtre Jacques Smirnov, l’archiprêtre Eugène Popov, qui durant plus de cent ans, se remplaçant mutuellement, ont renforcé la paroisse orthodoxe, alors unique à Londres. Lorsque la tragédie s’est produite dans notre Patrie, et que le peuple s’est divisé, comme le pays, cette division s’est reflétée aussi dans la vie de notre Église très éprouvée. Nous savons, que lors de la lointaine année 1927 du siècle dernier, notre unique communauté ecclésiale s’est divisée en deux : une partie est allée chez le métropolite Euloge (Gueoguievsky), l’autre au Synode de l’Église hors-frontières. Cette division qui a duré au cours de longues décennies, dans le sens spirituel, ecclésiologique, n’a jamais été un véritable schisme, mais seulement une cicatrice superficielle sur le corps de l’Église qui, par la grâce de Dieu a été surmontée. Et aujourd’hui, il y a une seule Église orthodoxe russe et, comme patriarche, je ne divise jamais les paroisses entre patriarcales et hors-frontières, parce que pour moi, ce sont toutes des paroisses de l’Église orthodoxe russe une. Et aujourd’hui, pendant l’onction des fidèles [pendant les matines, ndt], lorsque je regardais vos visages, j’ai vu les mêmes personnes qui emplissent nos paroisses en Angleterre, en Europe, en Amérique et en Russie, partout. C’est notre peuple orthodoxe et, par la bénédiction divine, il est aujourd’hui sous la charge pastorale de l’unique Église orthodoxe russe. Et cela multiplie nos forces : nous ne les dépensons pas dans les querelles, dans la clarification de quelque vérité historique, mais nous les dirigeons vers l’éducation de notre peuple, l’affermissement de la foi orthodoxe et à la prédication de l’Orthodoxie partout où est présente notre Église, notamment ici en Grande-Bretagne. Lorsque les gens vivent hors des frontières de notre Patrie, ils arrivent dans un autre milieu culturel. Pour ceux qui, avant leur arrivée à l’étranger n’avaient pas une grande expérience du contact avec les autres cultures, ne connaissaient pas les langues étrangères, une telle rencontre est parfois très complexe. Particulièrement lorsque les gens veulent établir leur vie sur le nouveau lieu, trouver un travail, recevoir l’éducation. Et je sais que votre vie n’est pas facile, à l’exception, peut-être de ceux qui, peu nombreux, ont constitué un certain bien-être dans leur patrie, et ont la possibilité en s’appuyant sur celui-ci de vivre dignement à l’étranger. Mais il y a des gens qui se trouvent pour ainsi dire à la croisée des chemins, et cela n’est pas du tout facile. En premier lieu, je m’adresse à de telles personnes : rappelez-vous que même dans les circonstances les plus compliquées de la vie, nous avons de l’aide et du soutien, c’est l’aide de Dieu, c’est la protection de la Très sainte Mère de Dieu et l’intercession de nos saints. Cela, nos ancêtres le savaient bien, eux qui se sont trouvés à l’étranger après la révolution, la plupart du temps sans un centime en poche, face à face avec une autre réalité. Et que faisaient nos pieux ancêtres en premier lieu ? Ils organisaient leur vie ecclésiale. Et le Seigneur leur montrait Sa miséricorde et les menait à travers de nombreuses souffrances, et en fin de compte, ils réussissaient avec leurs descendants à s’adapter aux circonstances et à faire face à ces durs défis. Le séjour à l’étranger doit aider chaque orthodoxe à se renforcer dans la foi, accroître son sentiment religieux, l’incitant dans les situations vitales difficiles à s’appuyer, en premier lieu, sur la prière et le soutien spirituel acquis à l’église. C’est pourquoi les églises dans l’étranger éloigné, comme nous le disons, nous sont nécessaires. Pour beaucoup de gens, elles deviennent le lieu de rencontre avec le Dieu vivant et la communauté chrétienne. Je voudrais vous souhaiter de tout cœur, Votre Éminence, au clergé de cette sainte église et à tous les fidèles de garder ces préceptes paternels qui ont donné beaucoup de force spirituelle à notre peuple dans le passé. Et aujourd’hui ces préceptes nous donnent la force de surpasser les difficultés, dont celles de la vie ecclésiale. Et le symbole de ce surpassement des difficultés est cette église remarquable. Il y a près de 20 ans a été posée la première pierre de cette église. Et aujourd’hui, nous le voyons pratiquement achevé, il ne restait que les peintures murales. C’est le symbole que dans le cœur de nos fidèles, où qu’ils vivent, brûle le feu de la foi orthodoxe et de l’amour du Seigneur, et ce feu ne saurait s’affaiblir ou s’éteindre. J’invoque sur tous la bénédiction divine, la bénédiction de tous les saints qui ont brillé en Russie, des saints néomartyrs et confesseurs de notre Église. Que par leur intercession auprès du Seigneur s’affermisse la vie spirituelle des Russes séjournant loin de leur patrie. En mémoire de l’office d’aujourd’hui, je voudrais offrir cette icône de la Résurrection du Christ avec une plaque commémorative rappelant qu’elle est un don du patriarche. Lorsque vous vénérerez cette icône, souvenez-vous entre autres du patriarche dans vos prières, dont il a fortement besoin. Que le Seigneur vous garde ». À tous les fidèles présents ont été remises de petites icônes de la Mère de Dieu de Tikhvin avec la bénédiction patriarcale. On peut visionner ici l’entrée du patriarche dans l’église et son homélie.

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Vidéo de Bertrand Vergely : « La Loi de Moïse – 3e partie» – lundi 10 octobre

Bertrand Vergely a parlé le 10 octobre dernier de “la Loi de Moïse -3e partie” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Ordination à la prêtrise de l’higoumène nouvellement élu du monastère athonite de Saint-Pantéléimon

La fête patronale de l’une des églises du monastère Saint-Pantéléimon, dédiée à la Protection de la Mère de Dieu, a été célébrée le 14 octobre 2016. Environ 500 pèlerins de différents pays du monde étaient venus à la fête. Trois hiérarques de l’Église orthodoxe russe ont concélébré à cette occasion : le métropolite de Saransk et de Mordovie Zénobe (Korzinkine), l’archevêque d’Abakan et Khakassia Jonathan (Tsvetkov) et l’évêque de Borodiansk Barsanuphe (Stoliar), vicaire du diocèse de Kiev. Pendant la Liturgie, l’archevêque Jonathan a ordonné le hiérodiacre Euloge (Ivanov) à la prêtrise. Celui-ci a été récemment élu higoumène du monastère. Le matin, après la Liturgie, un office d’intercession à la Très sainte Mère de Dieu a été célébré. Ce jour, le monastère commémore ses apparitions miraculeuses en l’église qui lui est dédiée au monastère Saint-Pantéléimon. Cette église est liée à beaucoup de miracles et apparitions de la Mère de Dieu, raison pour laquelle on l’appelle parfois « l’église miraculeuse », à l’instar de l’église principale de la Laure des Grottes de Kiev. En effet, à deux reprises, en 1862 et 1863, la Très sainte Mère de Dieu a renouvelé dans cette église du monastère de Saint Pantéléimon, le miracle qui s’était produit en l’église des Blachernes (http://orthodoxie.com/1er-octobre-ancien-calendrierl14octobre-nouveau/). Selon les nombreux témoignages des témoins oculaires qui ont été préservés, le jour de la fête, la Mère de Dieu a été vue par de nombreuses personnes dans l’église avec son voile déployé. Le souvenir de cet événement a été consigné dans les journaux personnels de nombreux moines, dont celui du staretz Jérôme (Solmentsov).

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Le document commun « Synodalité et primauté pendant le premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église »

Le document commun « Synodalité et primauté pendant le premier millénaire : Vers une compréhension commune au service de l’unité de l’Église » approuvé par la Commission mixte pour le dialogue théologique entre l’Église orthodoxe et l’Église catholique romaine à Chieti le 21 septembre 2016 a été traduit entièrement en français et est disponible sur le site suivant.

Réunion du CROCEU (Comité des représentants des Églises orthodoxes auprès de l’Union Européenne) consacrée à « La liberté religieuse et confessionnelle des chrétiens orthodoxes dans le monde »

Du 8 au 11 octobre 2016, sur l’invitation de l’archevêque de Chypre Chrysostome II, a eu lieu à Nicosie la réunion ordinaire annuelle du Comité des représentants des Églises orthodoxes auprès de l’Union Européenne (CROCEU) dédiée à « La liberté religieuse et confessionnelle des chrétiens orthodoxes dans le monde ». Ont participé à la réunion les représentants suivants des Églises orthodoxes locales : le métropolite de Belgique Athénagoras et l’archimandrite Émilien Voyannou (Patriarcat de Constantinople), le protopresbytre Athénodore Papaevryviadis (Patriarcat d’Alexandrie), l’archimandrite Moïse Alkhassi (Patriarcat d’Antioche), le métropolite de Bostra Timothée, l’archiprêtre Dimitri Sizonenko (Patriarcat de Moscou), le hiéromoine Eusèbe Мeandžija, le métropolite de Târgoviște Niphon et l’archiprêtre Sorin Şelaru (Patriarcat de Roumanie), l’évêque de Neapolis Porphyre et le hiérodiacre Nectaire Ioannou (Église orthodoxe de Chypre). L’archevêque de Chypre Chrysostome II a salué chaleureusement les participants au début des travaux du forum. Il a souligné, entre autres : « Le problème de la liberté religieuse aujourd’hui, est devenu malheureusement une plaie profondément béante. Les effusions de sang, les pertes humaines, l’avenir des peuples du Moyen Orient et, avant tout, le maintien de la présence des chrétiens sur ce point chaud de la planète, provoquent notre profonde préoccupation ». En outre, il appelé le CROCEU à rappeler constamment aux représentants des institutions de l’Union Européenne les dangers auxquels sont exposés les chrétiens du Moyen Orient. Ensuite, le ministre chypriote des Affaires étrangères, Ioannis Kasoulidis, le chef de la Représentation de la Commission européenne à Nicosie Georgios Markopouliotis et le représentant du Parlement européen à Chypre Nektarios Nikolaïdis ont adressé leurs salutations aux participants de la rencontre. Dans sa communication, le métropolite de Belgique Athénagoras a souligné la nécessité de respecter le droit fondamental de l’homme à la liberté de confession, tant au niveau de l’Union Européenne qu’à celui des relations Église-État non seulement dans les États où les orthodoxes constituent la majorité de la population, mais aussi dans les pays où ils sont minoritaires. L’exarque du Patriarcat d’Alexandrie à Chypre, le protopresbytre Athénodore Papaevryviadis, à son tour, à insisté sur l’importance de la mission pacificatrice des dirigeants religieux. L’archimandrite Moïse Alkhassi a évoqué en détails aux participants de la rencontre comment avait évolué la situation en Syrie jusqu’au commencement de la guerre et comment elle se développe aujourd’hui. Il a souligné que la communauté mondiale peut aider tant les chrétiens que les musulmans d’Orient dans la mesure où elle évince la « culture du sabre » et elle permet le triomphe de « la culture de la communication » : « Ni les navires militaires, ni les navires remplis d’émigrés ne peuvent nous aider. Seul l’établissement de la paix dans notre pays est apte à nous défendre ». À son tour, le métropolite de Bostra Timothée a évoqué la situation religieuse en Israël et dans le Royaume de Jordanie. La conférence du représentant par intérim de l’Église orthodoxe russe auprès des organisations internationales européennes à Bruxelles, l’archiprêtre Dimitri Sizonenko était consacrée à la situation en Ukraine. Dans son intervention, il a mentionné de nombreux faits de violation des droits des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine, de saisies d’églises par la violence, d’incitation à la haine inter-religieuse dans les médias, attirant particulièrement l’attention des participants sur les projets de lois discriminatoires examinés par le parlement ukrainien. De son côté le métropolite de Târgoviște Niphon a expliqué comment, après la chute du régime totalitaire en Roumanie s’est produit un processus de libération de l’Église de la tutelle des organes étatiques. Il a appelé à ce que l’Église orthodoxe s’oppose sans cesse aux tentatives de fusion de la politique et de la religion, et qu’elle participe au développement de projets communs destinés à la lutte contre la christianophobie en Europe. Le hiérarque a également mentionné la nécessité de la mission orthodoxe dans le monde sécularisé. La conférence de l’évêque de Neapolis Porphyre était consacrée aux différents aspects de la coexistence pacifique des chrétiens et des musulmans de Chypre à la veille de l’invasion turque, et à la promotion du processus de réunification de l’île. Il a souligné également l’importance de la restauration des monuments historiques et de la garantie du libre accès des chrétiens orthodoxes aux églises et lieux saints se trouvant sur la partie occupée de l’île. À la fin du séminaire, les membres du CROCEU ont discuté différents aspects du travail des représentations des Églises orthodoxes locales auprès de l’Union européenne, et ont également exposé une série de mesures destinées au développement de la collaboration avec les institutions européennes et les autres représentations auprès de l’Union Européenne. Le dimanche 9 octobre, les participants à la rencontre ont participé à la Divine Liturgie en l’église Sainte-Sophie de Nicosie, qui était présidée par l’archevêque Chrysostome. Ensuite, les membres du CROCEU ont célébré un office de requiem sur l’emplacement où, en 1950, furent exécutés les héros de l’indépendance de Chypre. Dans la deuxième partie de la journée, les participants du forum ont visité le monastère stavropégiaque de la Mère de Dieu dite « Panaghia Machairas », où les hôtes ont été chaleureusement accueilli par l’higoumène, l’évêque de Ledra Epiphane. La rencontre s’est terminée le 10 octobre par la visite du monastère du saint apôtre Barnabé et d’autres lieux saints situés dans la partie occupée de Chypre, ainsi que par l’adoption d’un communiqué commun.

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2e conférence du p. Razvan Ionescu “Spiritualité orthodoxe et science : Les Pères de l’Eglise, en quoi sont-ils si importants pour nous ?” – 21 octobre

Le vendredi 21 octobre prochain, à 19h30,  le père Razvan Ionescu nous parlera, dans sa deuxième conférence, sur : les Pères de l’Eglise, en quoi sont-ils si importants pour nous ? Quête de discernement face à l’éducation et à la culture d’inspiration philosophique et scientifique de nos jours: l’exemple patristique. Dois-t-on et peut-on nous laisser inspirés ?
Lieu du cours : L’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris – 5e : Entrée payante : 5 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Ouverture des portes à partir de 19h.

Les PTT de Lettonie ont émis un timbre en l’honneur du saint hiéromartyr Jean de Riga

Aploksn Pommers OK printLes PTT de Lettonie ont émis un timbre en l’honneur du saint hiéromartyr Jean de Riga à l’occasion du 140ème anniversaire de sa naissance et du 15ème anniversaire de sa canonisation. Le timbre a été émis avec la bénédiction et sur l’initiative personnelle du métropolite de Riga et de toute la Lettonie Alexandre. Après avoir prononcé ses vœux monastiques, sur le conseil de St Jean de Cronstadt, et avoir été ordonné prêtre, le père Jean acheva ses études à l’Académie de Kiev, puis enseigna dans différents établissements ecclésiastiques. En 1912, il fut élevé à l’épiscopat, puis fut successivement évêque-vicaire à Minsk, Ekaterinoslav, et à Tver. En 1918, il fut nommé évêque de Penzensk, puis arrêté à trois reprises par les bolcheviques. Nommé en 1920 archevêque de Riga et de toute la Lettonie, il obtint en 1921 du patriarche Tikhon et du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe le statut d’autonomie pour l’Église de Lettonie. De 1926 à 1931, il siégea au parlement letton, où il défendit les intérêts de l’Église orthodoxe en Lettonie qui connut, grâce à ses efforts, un renouveau significatif. Le nombre des fidèles orthodoxes y augmenta de 138.803 en 1923 à 174.389 en 1935. Dans la nuit du 11 au 12 octobre 1934, l’archevêque Jean fut torturé, puis tué à bout portant, fort probablement par des agents soviétiques, et sa maison fut incendiée. On retrouva le corps du saint martyr fortement brûlé. L’archevêque Jean a été canonisé au nombre des nouveaux martyrs de l’Église orthodoxe russe en 1981 par l’Église russe hors-frontières et en 2001 par le Patriarcat de Moscou.

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IVème rencontre des coordinateurs de « NEPSIS », mouvement des jeunes de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale

Au cours de la période du 6 au 10 octobre 2016 a eu lieu à Imola (Italie) la quatrième rencontre des coordinateurs du mouvement de jeunes (Nepsis) dans le cadre de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale. La réunion des coordinateurs de Nepsis d’Italie, France, Angleterre, Belgique, Espagne, Irlande, ainsi que des invités d’Autriche et Allemagne (Association des Jeunes orthodoxes roumains d’Allemagne) a été honorée de la présence de S.E. Mgr Ignace de Mureşan, évêque-vicaire de l’évêché d’Espagne et du Portugal. Lors de l’ouverture du colloque, après l’office d’intercession, Mgr Ignace à souligné l’importance d’avoir conscience du fait que, dans la mission avec les jeunes, il était nécessaire d’avoir en vue trois aspects fondamentaux : l’authenticité du témoignage de la vie en Christ comme une alternative capable de déloger l’inertie du manque de foi et de l’indifférence, témoignage dont il ressort que nous appartenons au Christ ; la responsabilité maximum à l’égard de l’âme de chaque jeune qui est unique et qui peut exprimer la spontanéité du visage inaltéré de Dieu ; la vérité que l’Église est un espace de la liberté en Christ par excellence. Enfin, le hiérarque a lu un texte du père Sophrony, dans lequel les jeunes sont appelés les « aristocrates » de l’Esprit. La session des discussions et de formation avaient pour thème principal : Œuvre spirituelle ou activisme social ? Motivé et motiver, de l’idée à la réalisation – les étapes de l’organisation des activités avec la jeunesse, le profil des coordinateurs et des équipes, etc. Dans le cadre des ateliers, les coordinateurs ont effectué une analyse des organisations Nepsis dans leurs pays et ont débattu différents problèmes auxquels elles sont confrontées sur le terrain : comment amener les jeunes à l’Église, dans quelle mesure nos activités rapprochent les jeunes du Christ, comment trouver les ressources nécessaires pour leurs organisations, etc. En outre, dans le contexte de l’instabilité du monde actuel, les jeunes coordinateurs de Nepsis de la Métropole orthodoxe roumaine d’Europe occidentale et méridionale ont affirmé et renforcé encore une fois l’importance de la communion et de la prière avec leurs hiérarques. À l’issue des travaux a été discuté un calendrier commun des activités de Nepsis pour la période suivante et a été fixée la prochaine rencontre qui aura lieu en février 2017 au Portugal.

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Le Centre spirituel russe à Paris ouvrira le 19 octobre comme prévu

Le Centre spirituel russe à Paris ouvrira le 19 octobre, comme prévu. C’est ce qu’a communiqué ce mercredi le secrétaire de presse du Président de la Fédération de Russie, Dimitri Peskov. « Nous espérons que le centre culturel et spirituel ouvrira comme prévu. Sans aucun doute, la partie russe sera représentée à haut niveau à cette ouverture » a mentionné D. Peskov. Il a ajouté que l’on espérait à Moscou que « centre, dès le début, commencera un travail actif ».

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Le monastère d’Optino a mis au point une application « Commentaires de la Sainte Écriture » pour le système d’exploitation IOS des téléphones mobiles

Le monastère d’Optino a terminé sa mise au point d’une application mobile « Commentaires de la Sainte Écriture » pour système d’exploitation IOS. Le projet « Commentaires de la Sainte Écriture » a été fondé en 2010, sur la base du site officiel du monastère de l’ermitage d’Optino. Le but du projet était de rassembler en un seul site tous les commentaires connus sur chacun des versets de la Sainte Écriture. « Maintenant, les détenteurs d’un iPhone (et bientôt d’un iPad) pourront toujours avoir sous la main, en mode hors ligne, les commentaires nécessaires sur tout verset de l’Écriture » est-il dit dans le communiqué du monastère. Le site est complété quotidiennement par de nouveaux commentaires, ce qui permet de mettre à jour la base de données, qui est accessible sur le lien . « Les commentaires comprennent non seulement des textes des Saints Pères de l’Église orthodoxe, mais également d’autres auteurs, tant anciens que contemporains, dont l’exégèse se trouve dans le sillage de la Tradition orthodoxe » est-il précisé dans le communiqué. Selon les informations des auteurs du projet, il est prévu dans un avenir proche de créer une application analogue pour Android. N’oublions pas les paroles de saint Éphrem le Syrien : « Lorsque tu remarques en toi que la lecture des Écritures Divines est ennuyante pour toi, sache alors que ton âme est tombée dans une grave maladie. Car cela est le début de l’impiété dont ceux qui en sont malades ont récolté le fruit de la mort ».

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Plus de 80% des écoliers de la région de Moscou suivent le cours « Notions de base de l’orthodoxie »

La majorité des parents des élèves de la classe de quatrième primaire dans la région de Moscou choisissent pour leurs enfants le cours « Notions de base de l’orthodoxie ». « En classe de quatrième primaire, les parents choisissent la matière qu’étudieront leurs enfants, à savoir les notions de base de l’éthique séculière ou les notions de base des connaissances religieuses. Le plus souvent, dans la région de Moscou, ils choisissent les notions de base des connaissances religieuses, à plus de 80% » a déclaré aux journalistes la ministre de l’instruction publique de la région de Moscou, Marina Zakharov. Comme l’a précisé le service de presse du Ministère russe de l’instruction publique, l’Orthodoxie est étudiée dans la région de Moscou, dans le cadre du cours « Notions de base des connaissances religieuses ». « Dans la région de Moscou, ni les musulmans, ni les juifs vivent de manière compacte, pour cette raison, nous avons ici l’prthodoxie, contrairement, par exemple au Tatarstan, où l’on choisit l’Islam. Toutefois, si des enfants de culture islamique étudient chez nous, ils peuvent choisir la matière « Notions de base des connaissances de l’Orthodoxie », parce que ce n’est pas une matière religieuse, mais culturelle » a conclu Marina Zakharov.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie en Tanzanie

Le samedi 8 octobre 2016, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné de l’archimandrite Agathonique Nikolaïdis, est arrivé à l’aéroport de Mwanza, capitale de la province du même nom en Tanzanie, où il effectue une visite pastorale. Le primat a été accueilli à l’aéroport par le métropolite du lieu, Mgr Jérôme, avec des membres de son clergé, ainsi que par le préfet de la province de Mwanza. Le dimanche 9 octobre, le pape et patriarche d’Alexandrie a présidé la divine Liturgie en la cathédrale Saint-Nicolas de Mwanza, assisté par le métropolite de Mwanza Jérôme et le métropolite de Kampala Jonas. Par la même occasion, il a procédé à la bénédiction de la cathédrale, dont la construction a été entièrement financée par le diocèse métropolitain de Phthiotide (Église de Grèce). Au cours de la liturgie a eu lieu l’ordination diaconale de Gaspar Kayungi. Étaient présents le consul honoraire de Grèce à Dar Es Salaam M. William Ferentinos, le président de la Société grecque de Tanzanie, M. Dimitri Matthaiakis, le préfet de Mwanza, M. John Mwengera, le député du parlement grec M. Dimitri Kyriazidis, membre du Centre missionnaire « Porevthendès », la moniale Alexia qui sert depuis huit ans la mission aux côtés du métropolite Jérôme, des pèlerins venus de Grèce et un grand nombre de fidèles. À l’issue de la sainte Liturgie, le primat s’est adressé aux fidèles et a offert des Vases sacrés à l’église. L’après-midi du même jour, il a visité, en compagnie du métropolite Jérôme le séminaire, dont la construction a été interrompue en raison de la crise économique. Le soir, il a assisté au dîner donné en son honneur par le métropolite Jérôme.

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Exposition d’icônes contemporaines du monastère de Žiča (Serbie) à Saint-Pétersbourg

Le 17 octobre 2016 sera inaugurée à l’Institut russe d’histoire de l’art à Saint-Pétersbourg une exposition caritative intitulée « L’iconographie serbe contemporaine, à l’occasion du 800ème anniversaire du monastère serbe de Žiča”. L’exposition des œuvres de l’atelier de l’un des plus anciens monastères serbes est organisée dans le cadre du programme des festivités à l’occasion de son 800ème anniversaire, et contribuera à l’approfondissement des liens séculaires entre la Russie et la Serbie. On peut voir sur le lien ci-dessous un certain nombre des icônes exposées.

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Extrait du discours de l’archevêque Dimitri d’Amérique (Patriarcat œcuménique) au sujet du Concile panorthodoxe, prononcé lors de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis

Une partie du discours de l’archevêque d’Amérique Dimitri (Patriarcat œcuménique) à l’occasion de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis était consacrée au Concile de Crète, auquel il participait. L’archevêque retrace l’histoire de ce Concile et donne son point de vue sur l’attitude que doivent adopter les évêques orthodoxes en Amérique malgré leur différend au sujet de la reconnaissance de celui-ci par leurs Églises locales respectives. Nous publions ci-dessous l’extrait en question : « Permettez-moi de commencer avec le Saint et Grand Concile qui s’est réuni sur l’île de Crète en juin dernier (18-26 juin 2016). Comme vous le savez, la décision de réunir un Concile panorthodoxe a été prise par les représentants des Églises orthodoxes autocéphales en 1961, il y a 55 ans, et pendant une réunion spéciale tenue sur l’île de Rhodes, en Grèce (20 septembre – 5 octobre 1961). Plusieurs réunions relatives à la décision mentionnée ont suivi. Il y a eu des réunions panorthodoxes intitulées « Commissions préparatoires inter-orthodoxes) ou « Consultations préparatoires préconciliaires ». Les dates de ces réunions sont 1963 (Rhodes, Grèce), 1964 (Rhodes), 1966 (Belgrade), 1968, 1976, 1982, 1986, 1990 et 1993 (toutes à Genève). La tâche des Commissions ou Consultations était la création d’une liste de sujets devant être discutés par le Concile panorthodoxe lorsqu’il se réunirait et la préparation de textes correspondant aux sujets sélectionnés. Des événements importants en Europe et au Moyen Orient ont provoqué une pause temporaire du processus mentionné. En 2008 (10-12 octobre 2008), au cours d’une Synaxe à Constantinople des Chefs et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales, les travaux de préparation du Concile panorthodoxe ont redémarré. Ainsi, six ans plus tard (6-9 mars 2014), la décision historique a été prise de convoquer le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes au printemps 2016 en l’église Sainte-Irène (lieu du Second Concile Œcuménique) à Constantinople. La Sainte Synaxe préconciliaire des Primats et représentants de toutes les Églises orthodoxes autocéphales a eu lieu à Genève cette année (21-26 janvier 2016). Au cours de cette Synaxe, trois choses importantes se sont produites : 1) Le lieu du Saint et Grand Concile a été transféré de Constantinople, en Turquie, à l’île de Crète, pour des raisons bien connues, 2) Le règlement des travaux au Concile a été discuté et approuvé et 3) Les textes des six sujets finaux ont été discutés en détails et approuvés avec quelques modifications. Le Saint et Grand Concile, après 55 années de préparation a été convoqué comme prévu du dimanche de la Pentecôte (Juin 2016) au dimanche de Tous les Saints (Juin 26, 2016). Dix des quatorze Églises orthodoxes autocéphales ont participé, à savoir : le Patriarche œcuménique de Constantinople, le Patriarcat d’Alexandrie, le Patriarcat de Jérusalem, le Patriarcat de Serbie, le Patriarcat de Roumanie, l’Église de Chypre, l’Église de Grèce, l’Église de Pologne, l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et l’Église d’Albanie. Quatre des quatorze Églises orthodoxes autocéphales n’ont pas participé au Saint et Grand Concile, à savoir le Patriarcat d’Antioche, le Patriarcat de Moscou, le Patriarcat de Bulgarie et le Patriarcat de Géorgie. Douze évêques de notre Assemblée ont eu le grand honneur de participer au Saint et Grand Concile et de faire l’expérience d’une semaine de discussions pleines de dignité, honnêtes, libres et productives, dans un esprit d’amour, d’unité et de respect mutuel. Je ne connais pas d’autre événement de l’histoire ecclésiastique récente qui ait attiré l’attention d’autant de personnes et qui ait exposé l’Église à tant d’éloges et de critiques. En effet, à défaut d’autre chose, nous pouvons certainement dire que le Concile nous a aidés à acquérir une meilleure perception de ce que nous sommes, et nous sommes devenus plus conscients de la nécessité de lutter constamment pour l’unité. Pour certains, le Concile n’était pas l’expression de l’unité orthodoxe qu’ils envisageaient et qu’ils espéraient. C’est compréhensible. Le programme, la mission, les travaux et les documents du Saint Concile révèlent cependant l’engagement de l’Église orthodoxe dans la conciliarité. Bien sûr, l’absence de quatre Églises orthodoxes au Concile a été et reste un événement douloureux à bien des égards. Cela, néanmoins, n’est pas un signe de notre désunion, mais nous encourage à rester patients l’un avec l’autre et à cultiver l’unité par tous les moyens. En dépit de nos propres faiblesses et de nos imperfections, nous devons tous insister pour rester et croître dans l’unité du Christ. Notre tâche première, en tant que hiérarques aux États-Unis n’est pas de débattre sur le Concile de Crète. Nous ne pouvons nous payer le luxe de tels débats. En tant que pasteurs du troupeau du Seigneur, nous devons rester liés les uns aux autres, fermes dans notre mission et engagés à dépasser tout défi et à utiliser toutes les occasions de façon fraternelle, fructueuse, véridique et conciliaire. Nous sommes une Assemblée d’évêques orthodoxes ; nul ne peut redire à cela ou le changer. Nous sommes un dans le Christ. Si nous ne vivons pas notre responsabilité de travailler comme un seul corps, chers Frères, nous laissons les fidèles à la merci d’un monde froid et impitoyable. Et nous pouvons rester assurés que la société ne demandera pas si quelqu’un est grec ou bulgare, russe ou ukrainien, serbe ou roumain, géorgien ou antiochien, converti ou orthodoxe de naissance. Notre peuple finira par devenir la proie des attaques et des railleries. Ma prière est que nous, dans les conditions et les défis présents, puissions tous renouveler notre engagement les uns envers les autres en tant qu’Assemblée d’évêques ».

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Commémoration à Bucarest du XXIIIème anniversaire du trépas du père Dumitru Stăniloae

Le père Dumitru Stăniloae, le plus grand théologien orthodoxe roumain, est décédé le 5 octobre 1993. À l’occasion du XXIIIème anniversaire de son départ vers le Seigneur, un office de requiem a été célébré, à l’issue de la sainte Liturgie, le mercredi 5 octobre, en la chapelle universitaire Sainte-Catherine de la Faculté de théologie de Bucarest. Les professeurs et les étudiants de la Faculté de Théologie ont participé à l’office. Ensuite, le père Stéphane Buchiu, doyen de ladite Faculté a parlé aux étudiants de la vie et de l’œuvre du père Dumitru, qui a été appelé « l’étoile du matin » de la théologie orthodoxe roumaine. Le père Stéphane Buchiu a ajouté que par la commémoration de la mémoire du père Dumitru nous faisons briller l’Orthodoxie roumaine. Le doyen a également appelé les étudiants à lire l’œuvre du père Dumitru. Le père et professeur Dumitru Stăniloae est né en 1903 dans la localité de Vlădeni, dans le district de Brașov. Il a étudié au lycée Andrei Șaguna de Brașov et à la Faculté de théologie de Cernăuți, dans laquelle il a obtenu son doctorat. Il fut professeur de dogmatique à la Faculté de Théologie de Sibiu et de Bucarest. Il est l’auteur d’un grand nombre de livres, études et articles sur la théologie et la spiritualité.

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Le patriarche de Moscou Cyrille : « Dans le domaine de la charité, l’Église doit donner l’exemple à la société »

Le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la sainte Liturgie samedi dernier à la Laure de la Trinité Saint-Serge à l’occasion de la fête de saint Serge de Radonège. « La charité, aujourd’hui, n’est pas simplement une prédication adressée par l’Église. C’est la pratique de la vie ecclésiale, et dans chaque paroisse ; les gens doivent en prendre conscience, le ressentir, et porter le fardeau de ceux qui, à côté d’eux, souffrent et que l’on peut aider. Et la tâche du clergé consiste à organiser ce travail, à aider les gens à discerner les problèmes qui se dressent devant eux, dont la solution transforme notre vie. L’Église peut et doit être un exemple pour la société et l’État, et que Dieu nous donne à tous, à tout notre peuple, de nous unir autour de grands but d’aide mutuelle, de faire entrer dans notre esprit et dans notre cœur chaque personne qui a besoin de notre aide. C’est alors que changera radicalement le visage de notre peuple et de notre Patrie », a déclaré le Primat. Celui-ci a ajouté que saint Serge de Radonège (1314-1392) est entré dans l’histoire du pays comme l’unificateur de la Russie, avec un rôle déterminant pour la victoire sur le champ de Koulikovo, comme un homme qui a beaucoup servi le développement de la vie monastique et, ce qui est le principal, la préservation et le renforcement de l’unité du peuple. « Saint Serge est entré dans l’histoire de notre État comme un homme qui s’est beaucoup engagé pour la libération du peuple du joug étranger, pour l’unification des parties séparées du peuple et du pays russes. Mais en même temps, le saint nous a manifesté un exemple particulier de vie conforme à la Loi et aux Commandements divins » a déclaré le patriarche. À l’issue de la Liturgie patriarcale en l’église de la Dormition, un office d’intercession a été célébré sur le parvis du monastère. Le même jour, en raison du grand afflux de fidèles, six Liturgies ont été célébrées, dans les différentes églises.

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“Vous, partez, moi, je reste!” – film documentaire sur le Kosovo

Le documentaire serbe “Vous, partez, moi, je reste!“, fondé sur le livre du Métropolite Amphiloque du Monténégro et du Littoral “Chroniques de la nouvelle crucifixion du Kosovo”, avec des sous-titres en français, russe et anglais est disponible sur YouTube. Le film présente la souffrance des Serbes an Kosovo-Métochie, ainsi que la destruction de leur patrimoine religieux et culturel.

Message de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique

L’Assemblée annuelle des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique s’est réunie pour la septième fois et ce du 4 au 6 octobre 2016. Cette année, l’Assemblée avait lieu à Detroit. Nous publions ci-après son message :

« Bien-aimés frères et sœurs dans le Seigneur,
Rassemblés à Detroit, dans le Michigan, pour notre VIIème réunion annuelle, du 4 au 6 octobre 2016, nous, membres de l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques des États-Unis d’Amérique, vous saluons avec amour en Christ, Lui rendant gloire et action de grâces. 41 hiérarques se sont rassemblés afin de déclarer et de renforcer leur unité dans la Foi orthodoxe. Nous exprimons notre profonde gratitude à tous ceux qui ont planifié et préparé l’Assemblée de cette année, qui a été ouverte officiellement par la célébration de la Divine Liturgie en la basilique orthodoxe antiochienne Sainte-Marie à Livonia, dans le Michigan. Les hiérarques ont été accueillis par leur hôte, l’évêque Antoine. Nous nous sommes souvenus de nos frères hiérarques enlevés en Syrie, le métropolite grec-orthodoxe Paul Yazigi (frère de S.B. le patriarche Jean X d’Antioche) et l’archevêque syriaque orthodoxe Jean Ibrahim et avons prié pour eux. En outre, nous avons exprimé nos sincères félicitations à Sa Toute-Sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée à l’occasion bénie du 25ème anniversaire de son élection comme archevêque de Constantinople – Nouvelle Rome et patriarche œcuménique. Lors de la session d’ouverture, l’archevêque Dimitri d’Amérique, président de l’Assemblée, a prononcé son discours, soulevant un nombre de questions importantes concernant la nécessité d’encourager l’unité dans le Christ. Le texte complet [en anglais, ndt] est disponible ici. L’archevêque Dimitri a exhorté l’Assemblée à rester attachée au mandat initial des Églises Mères de travailler de manière conciliaire vers l’unité canonique pour le bien de nos fidèles, avec lesquels l’Assemblée collabore. Les hiérarques ont entendu également les rapports exécutifs des cadres de l’Assemblée. Après avoir entendu les rapports officiels du personnel des Agences officielles de l’Assemblée, y compris le Ministère chrétien orthodoxe dans les prisons, l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions, le Réseau chrétien orthodoxe, et la Confrérie chrétienne orthodoxe, les hiérarques ont examiné les façons de faire progresser ces ministères vitaux. Un forum spécial d’information a été présenté sur la liberté religieuse et a provoqué une discussion animée. Les invités ont évoqué devant l’Assemblée le Premier amendement [de la Constitution des États-Unis], la représentation de la religion faite par les médias, et les perspectives globales de la liberté religieuse. L’Assemblée a exprimé particulièrement sa gratitude au Secrétaire sortant, l’évêque Basile, et au trésorier, le métropolite Antoine. Leurs remplaçants élus au Comité exécutif sont l’évêque Grégoire, secrétaire, et l’archevêque Michel, trésorier. Les présidents des Comités de l’Assemblée ont présenté leurs rapports, puis un compte-rendu sur leurs organisations, avec une attention particulière sur la présentation effectuée par le Comité de planification canonique régionale. Pendant la session finale, ce dernier Comité a été autorisé et reçu l’approbation pour mener une étude nationale sur l’état présent de la coopération inter-orthodoxe au niveau local. L’Assemblée a également entériné et approuvé les demandes faites par le Comité de la jeunesse, ainsi que celles de ses agences l’Organisme orthodoxe international de bienfaisance (IOCC), le Centre chrétien orthodoxe des missions. Nous avons donné notre accord sur ce qui suit en ce qui concerne la société dans laquelle nous exerçons notre ministère archipastoral :

1) Nous affirmons notre soutien complet à la préservation du mariage comme union à vie entre un homme et une femme. Nous soulignons l’importance de la parentalité et de la famille comme fondements inébranlables de toute société. Du fait que la famille tire son origine de notre Père Céleste (Éph. 3,15), elle trouve sa perfection dans la ressemblance iconique de l’intercommunion de la Trinité Sainte et Vivifiante.

2) Nous continuons à dénoncer de façon non équivoque la violence et l’effusion de sang dans notre pays et dans le monde entier, particulièrement au Moyen Orient et en Afrique, où l’hostilité et la brutalité se produisent parmi les membres de différentes religions, parfois prétendument au nom de la religion, et aussi en Ukraine. Nous prions pour une paix juste et durable au Moyen Orient, pour la protection des chrétiens et des autres communautés vulnérables contre les actes de génocide, en Syrie, Iraq et Palestine, de même que pour la cessation du terrorisme et des persécutions, des actes d’intimidation et du déplacement des populations, de la discrimination raciale et du fanatisme religieux.

3) En outre, nous sommes conscients des faits suivants, que nous déplorons : la crise dans l’expression publique, la polarisation de la société, la persistance de la pauvreté, les défis à la liberté religieuse, la résurgence du racisme et l’escalade de la violence dans nos communautés. L’Assemblée étudiera ces questions et autres problèmes urgents afin de préparer les réponses appropriées et interviendra auprès du gouvernement et des dirigeants afin d’éviter et d’atténuer ces problèmes de société.

En conclusion, nous continuons à élever nos prières paternelles, afin que le Seigneur notre Dieu ne permette pas que nous nous lassions à faire le bien, car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas. Ainsi donc, pendant que nous en avons l’occasion, pratiquons le bien envers tous (Gal. 6, 9-10). Que les grâces abondantes de notre Dieu très miséricordieux soit avec vous tous »

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Vidéo de Bertrand Vergely : « La Loi de Moïse – 2e partie» – lundi 3 octobre 2016

Bertrand Vergely a parlé le 3 octobre dernier de “la Loi de Moïse -2e partie” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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“La fraternité confrontée à la violence: un appel à l’intériorité et à la spiritualité”

Jean-Marie Gourvil participera le mercredi 12 octobre à Paris (affiche ci-dessous) à une table ronde organisée par l’association La Traversée sur le thème “La fraternité confrontée à la violence: un appel à l’intériorité et à la spiritualité” avec Elisabeth Leblanc et Jean-Baptiste de Foucauld.

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Les 20 ans du skite Sainte-Foy

skite_ste_foy    Le jeudi 6 octobre sous la présidence de l’archevêque Jean de Charioupolis, le hiéromoine Gérasime, frère Joseph et sœur Enimie  ont fêté les 20 ans de la fondation du skite Sainte-Foy à Saint Julien-des-Points.

De nombreux religieux ont participé à cette émouvante cérémonie dont l’évêque de Mende, monseigneur François (Jacolin), l’archiprêtre Nicolas (Rehbinder) de Paris, l’archiprêtre Jean (Gueit) de Marseille, l’higoumène Jean (Vesel) de Montauban, mère Anne du monastère de Bussy, mère Myriam du Mont des Oliviers à Jérusalem, mère Elizabeth prieure du monastère cistercien de Cabanoule, l’archiprêtre Hervé d’Alès, le frère Jean-Régis, prémontré de Conques, des représentants de l’État, Marie-Paule Demiguel, représentant le préfet de Lozère, le député Morel-A-L’huissier, madame Roturier, conseillère municipale, représentant le maire de Saint-Julien-des-Points, Matthieu Dollfus du PNC, des acteurs, des artistes, des peintres, des musiciens, des écrivains dont Anna Davidenkoff et des membres des académies de Nîmes, Etienne Van Houtte, président de la Fraternité Saint-Martin. De nombreux orthodoxes de Mende, Langogne, Alès, Vallée Française… de la région ou de plus loin : Avignon, Montpellier, Nice, Toulouse, Paris… et des habitants des villages des alentours. Tous ces amis du skite sont venus pour participer à l’anniversaire des 20 ans de la fondation.

La journée a débuté à 9h au parking qui a subi rapidement un embouteillage, le colonel Parga de la Légion étrangère s’est occupé du stationnement des voitures. A 10h dans une église comble l’archevêque Jean a fait son entrée solennelle, puis s’installa sur le trône épiscopal,  les prêtres concélébrants reçurent sa bénédiction puis la divine liturgie pontificale a commencé. Le chef de chœur Wladimir Rehbinder de Biarritz dirigeait la chorale avec la soprano venue de Moscou Catherina, le contre-ténor Samuel Cattiau de Valence, la basse père Jean,  le baryton frère Joseph. Les chants en slavon et en français se sont succédés dans une mélodie priante et paisible. L’archevêque, en s’inspirant de la vie de sainte Foy, a donné un enseignement vivant sur la foi chrétienne et a invité les fidèles à  témoigner face à un monde en souffrance.

    Vers 11h 30 de nombreux voisins sont arrivés pour partager les agapes dans le parc. Les matouchkas russes avaient préparé des pirochkis, des blinis recouvertes de petits terrines à base de tarama, houmous, tahin, yaourt aux herbes et bien sur caviar…d’aubergines ! Il y avait aussi des produits cévenols : pâté de campagne, pélardon, saucisson, tapenade, brandade, pizza du boulanger du village, pastis, carthagène …

La mairie de Saint-Julien a prêté des bancs et une cafetière pouvant préparer plus des 100 tasses de café, de nombreux bénévoles s’activèrent pour qu’un pique-nique géant soit organisé. L’archevêque s’est installé dans le réfectoire du monastère avec l’évêque de Mende, le député de Lozère, les prêtres, les religieuses et quelques fidèles pour déguster un délicieux couscous au poisson préparé par un cuisinier d’Avignon Monsieur Kardous. Le député Morel-A-L’huissier a donné un vibrant témoignage sur la nécessité de retrouver le sens du partage dans ce monde divisé.

Un ouvrage de 108 pages Fondation du skite Sainte-Foy en Cévennes (en ligne ici au format pdf) raconte les événements, les combats, les joies qui ont jalonné cette fondation. De nombreuses illustrations montrent divers lieux du skite avant et après. Quelques photos artistiques témoignent de la foi simple des moines qui redécouvrent la majesté du simple dans les gestes du quotidien. Vous pouvez commander l’ouvrage directement au monastère pour le prix de 15€ + port.

Skite Sainte Foy 48160 Saint-Julien-des-Points – Tél : 04 66 45 42 93 . Site internet.

Le primat de l’Église orthodoxe de Grèce a proposé de porter la question de la séparation de l’Église et de l’État devant le peuple

Lors de l’ouverture de l’Assemblée de la hiérarchie à Athènes, le primat de l’Église orthodoxe de Grèce, l’archevêque Jérôme, s’est exprimé contre les plans de l’État de séparer unilatéralement l’Église de l’État. Selon l’archevêque, une telle décision 

ne peut être prise par un seul parti politique : « L’État ne peut entreprendre un tel pas que s’il obtient le consentement du peuple ». La question du changement de Constitution du pays doit être résolu au niveau le plus adéquat : « Toute modification de la Constitution constitue une prérogative du parlement, et pour cette raison l’Église ne mènera pas un dialogue avec le Gouvernement, mais avec une commission parlementaire, dans laquelle entreront les représentants de tous les partis, pour lesquels le peuple a voté ». « L’Église ne peut pas de sa propre initiative demander la séparation de son peuple, comme on cherche maintenant à l’obtenir », a souligné l’archevêque, « L’Église a toujours été, est et sera la mère du peuple grec. L’État, s’il le souhaite et obtient le soutien du peuple, a la possibilité d’initier lui-même la séparation ». À l’issue de son intervention, l’archevêque Jérôme a comparé la position de l’Église dans ses relations avec l’État à « la captivité de Babylone ». Il a rappelé que sans accord de l’État, elle ne peut même pas disposer de ses propres biens. En même temps, l’archevêque a souligné que l’Église, de sa propre initiative, « ne se séparera pas de ses enfants ». La question de la réforme de la matière « connaissance de la religion » dans les écoles grecques sera discutée au cours de la présente Assemblée des évêques. Le métropolite du Pirée Séraphim, dans une interview aux médias grecs, a souligné que ce problème est une question de principe pour la hiérarchie, étant donnée que « conformément aux plans de l’État, l’athéisme tendra à être enseigné dans les écoles grecques ».

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Exposition exceptionnelle d’icônes au Musée de l’Église orthodoxe serbe à Belgrade

Les visiteurs du Musée de l’Église orthodoxe serbe auront l’occasion, jusqu’à mi-décembre 2016, de voir une centaine d’icônes des plus grands iconographes de la période de la restauration du Patriarcat de Peć (1557-1690). Ces icônes constituent une partie de la collection du Musée de l’Église orthodoxe serbe et des trésors les plus importants des monastères serbes. Le rétablissement du Patriarcat de Peć comme organisation ecclésiale indépendante dans les Balkans s’est produit après un siècle d’effondrement du despotat serbe et de la réunion finale des anciennes terres serbes dans le cadre de l’empire ottoman. Mehmed pacha Solović et son parent le patriarche Macaire Sokolović ont eu un rôle clé dans la restauration de l’indépendance du patriarcat de Peć, sous la juridiction de laquelle se sont trouvées des régions s’étendant la Haute-Hongrie jusqu’aux frontières Sud de l’Albanie actuelle. Ce grand territoire, au cours de la seconde moitié du XVIème et XVIIème siècle, a été divisé en diocèses dont le nombre a varié entre quarante et cinquante, selon les années. Par le fait que les orthodoxes sur le territoire nord-ouest des Balkans ont été regroupés sous un grand patriarcat, le processus d’islamisation a ralenti, la foi orthodoxe a été préservée, le déclin du peuple serbe s’est interrompu. La restauration du Patriarcat de Peć en 1557 eut pour effet la transformation de la vie spirituelle des Serbes à l’intérieur de ses frontières. Sous la protection du Patriarcat commencent les entreprises de construction, de peinture et d’artisanat pour le renouveau de l’activité liturgique. Les icônes ont occupé une place importante dans la renaissance de la vie ecclésiale, lesquelles étaient peintes pour les églises et les monastères dans les limites de sa juridiction. Jusqu’à nos jours, près de 450 icônes avec des inscriptions en slavon serbe, ont été préservées sur le territoire du Patriarcat de Peć restauré. Sur ces icônes sont représentées le plus souvent la Mère de Dieu et le Christ et les thèmes qui leur sont dédiés, destinées aux iconostases. L’iconographie serbe entre 1557 et 1690 se distingue par un programme riche et une indépendance stylistique par rapport au reste de l’iconographie post-byzantine. Sa particularité est la représentation des saints serbes. Les portraits du fondateur de la dynastie des Némanides, saint Syméon, et particulièrement de saint Sava en tant qu’archevêque de Serbie, sont entre autres comme un rappel des trois siècles et demi d’indépendance du Patriarcat de Peć. Sur les icônes sont représentés aussi saint Étienne de Dečani, le Tsar Uroš, le prince Lazare et les saint Branković : le métropolite Maxime, la despote Angelina et les despotes Jean et Étienne. Un certain nombre de maîtres ont laissé leurs noms sur les icônes. Les iconographes les plus célèbres de cette époque furent Longin, Georges Mitrofanović, Jean, André Raičević, Radul, les maîtres anonymes de Dečani, le prêtre Stahinja de Budimlje, Mitrophane le Zographe, Kyr Georges et Côme le Zographe, ainsi que les artistes anonymes du Patriarcat de Peć au service du patriarche Païssios. Après la grande migration de 1690, les courants créatifs se déplacent hors des frontières du Patriarcat, au nord de la Sava et du Danube, dans la monarchie des Habsbourg. Bien que l’iconographie serbe depuis la restauration du patriarcat ait fortement maintenu l’héritage des traditions iconographiques byzantines et serbes, au milieu du XVIIIème siècle intervint une forte pénétration de nouvelles influences venues d’Occident. L’exposition sera inaugurée par le Patriarche de Serbie Irénée et le ministre serbe de la Culture et de l’Information Vladan Vukosavljević, en présence des membres du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe.

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Un fragment des reliques de St Ignace (Gaozadinis) « le nouveau Moïse » des Grecs de Crimée, a été transmis à son île natale de Kythnos, en Grèce

Le diocèse de Donetsk a fait don à l’île grecque de Kythnos de l’icône du saint hiérarque, ainsi que d’un fragment de ses reliques. Le coffre contenant la relique a été transportée dans la cathédrale de l’île, la première patrie du saint. C’est Mgr Dorothée, métropolite de Syros, Tinos, Keas et Melos, qui en avait fait la demande. Cet événement est lié au 230ème anniversaire du trépas du saint hiérarque Ignace de Marioupol. À l’âge de 18 ans, le futur hiérarque quitta son île natale. Selon le membre de la délégation ukrainienne accompagnant la relique, l’archiprêtre Vadim Outkine, saint Ignace peut être à juste titre considéré comme le fondateur de Marioupol. C’est justement de son temps que la ville a reçu son identité. « Les Grecs considèrent ce hiérarque comme l’un de ses représentants les plus marquants de leur diaspora. L’Église, l’appelle à juste titre un second Moïse », a déclaré l’archiprêtre. St Ignace (Gaozadinis) naquit à Kythnos en 1716. Dans sa jeunesse, il prononça ses vœux monastiques sur le Mont Athos, où il reçut son éducation, fut élevé au diaconat, à la prêtrise et à l’épiscopat. En 1771, il fut nommé en Tauride, où il dirigea ses efforts à la renaissance et à la préservation de la foi orthodoxe et du sentiment national parmi les Grecs. Voulant soustraire ses compatriotes au joug tartare, il priait avec larmes devant l’Autel pour son troupeau menacé d’extermination et commença les négociations avec l’Empire russe pour obtenir la citoyenneté russe pour les chrétiens de Crimée. Le 23 avril 1778, il appela ses compatriotes à l’exode en Terre russe. C’est ainsi que 30.000 Grecs quittèrent leurs foyers ancestraux avec l’icône miraculeuse de la Mère de Dieu de Bakhtchisaraï, sous la protection spirituelle de St Ignace et le soutien militaire du général Souvorov. En cours de chemin, une épidémie se produisit et le hiérarque pria St Charalampe, qui lui apparut. Arrivé avec son troupeau sur la rive russe de la Mer d’Azov, il donna sa bénédiction à la fondation de Marioupol (nom donné à la ville en l’honneur de la Mère de Dieu), où il érigea et consacra la cathédrale Saint-Charalampe, les églises de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, du Grand-Martyr Théodore le Stratilate et de la Dormition. À Marioupol fut fondée une nouvelle cathèdre de l’Église orthodoxe russe, dont il fut l’évêque. Il décéda en 1786. En 1936, les communistes profanèrent sa tombe, et il s’avéra que ses reliques étaient incorrompues. Sous l’occupation allemande, celles-ci furent à nouveau placées dans l’église, mais les occupants, avant de quitter la ville l’incendièrent, et les reliques brûlèrent en partie. C’est ainsi que s’accomplit la prophétie du saint selon laquelle ses reliques brûleraient. Néanmoins par les soins des fidèles fut préservée la partie restante des reliques. Le saint fut canonisé en 1998 et sa mémoire est fixée au 3/16 février.

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Vidéo de Bertrand Vergely : « La Loi de Moïse – 1re partie » – lundi 26 septembre

Bertrand Vergely a parlé le 26 septembre dernier de “la Loi de Moïse – 1ère partie” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale »

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Le vice-président du DREE a rencontré le représentant spécial du gouvernement français

Le 4 octobre 2016, l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a rencontré le président de la Fondation de l’islam de France et représentant spécial du gouvernement français pour les relations économiques, Jean-Pierre Chevènement. Prenaient part à la rencontre le conseiller de l’ambassade de France en Russie, M. Courant, N. Chevènement et T. Kaboulova, interprète. Le Département des relations ecclésiastiques extérieures était aussi représenté par I. D. Kachitsyne et O. A. Mazour. L’archimandrite Philarète a expliqué à son hôte quelles sont les relations entre les religions traditionnelles en Russie, présenté leur histoire et décrit leur état actuel. Il a aussi parlé des contacts du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou avec le monde musulman à l’étranger. La situation tragique des chrétiens au Proche Orient et en Afrique du Nord a été au centre de l’entretien. Les parties ont discuté des défis de la modernité, de la montée de l’extrémisme et du terrorisme, des problèmes d’intégration socioculturelle des migrants, de la crise de la moralité dans le monde actuel, ainsi que d’autres sujets d’intérêt commun.

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Fête du monastère orthodoxe roumain de la Protection-de-la-Mère de Dieu aux Sciernes d’Albeuve (Suisse)

Samedi 1er octobre a eu lieu la quatrième fête patronale du Monastère de la Protection-de-la-Mère-de-Dieu aux Sciernes d’Albeuve (Suisse), monastère qui a aussi comme protecteur saint Jean de Shanghaï. L’office des Vêpres et des Matines a eu lieu la veille, le 30 septembre, dans l’église du village des Sciernes d’Albeuve (canton de Fribourg), où vit provisoirement la petite Communauté. Le jour de fête une centaine de personnes, venues de toutes les régions de Suisse, se sont rassemblés pour prier avec les sœurs, toujours dans la chapelle du village. La Divine Liturgie a été présidée par Mgr Marc, Évêque Vicaire de la Métropole Orthodoxe d’Europe Occidentale et Méridionale. Ont concélébré le Père Adrian Diaconu, de la paroisse roumaine de Lausanne, le père Daniel Schmid de la paroisse de Sion, le père Laurențiu Precup de la paroisse de Berne, le père Marius Manea de la paroisse de Neuchatel et le hiéromoine Gabriel, prêtre célébrant du Monastère. Les agapes – qui ont eu lieu dans la salle de réception de la colonie de vacances Les Écureuils – ont prolongé le moment de partage et de communion, dans un cadre verdoyant, en dépit de la pluie qui est venu en début d’après-midi.

Dans un dépliant concernant le monastère, la mère higoumène, après avoir mentionné les paroles de saint Silouane l’Athonite : « L’homme du monde prie peu, mais le moine prie constamment. Grâce aux moines, la prière ne s’interrompt jamais sur la terre ; et cela est utile pour le monde entier, car le monde subsiste par la prière », rappelle l’histoire de la nouvelle communauté : « Tout particulièrement dans les conditions de la diaspora, le monastère exerce un rôle spécifique dans la transmission de la foi. C’est pourquoi, depuis plusieurs années, la communauté orthodoxe roumaine de Suisse souhaitait disposer d’un monastère pour compléter la vie spirituelle qui existait déjà dans les paroisses. En décembre 2009 une association a été créée dans ce sens : AMORS – Amis du Monastère Orthodoxe Roumain en Suisse, avec pour but la recherche d’un lieu propice à la fondation d’un Monastère. En juillet 2013 a commencé la vie en Suisse de la petite communauté monastique. Actuellement, celle-ci est constituée de 4 moniales et d’un hiéromoine, et est installée provisoirement dans une maison qui appartient à une association catholique, dans le Canton de Fribourg. La communauté est à la recherche d’un lieu destiné à son implantation durable, avant tout propice à la vie de prière, c’est-à-dire être situé dans un espace de silence, à l’écart d’une agglomération. Les bâtiments seront aptes à abriter la chapelle, un certain nombre de cellules monastiques, nos ateliers (traductions, couture d’ornements liturgiques, artisanat monastique), des chambres d’hôtes. Le monastère devrait également disposer d’un terrain attenant offrant ainsi un espace naturel inspirant le recueillement des hôtes, l’organisation des camps et l’exercice des activités agricoles ». On peut consulter sur le lien ci-dessous les coordonnées du monastère, ainsi que les moyens par lesquels on peut aider cette communauté.

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Bertrand Vergely : « La Loi de Moïse – 3e partie» – lundi 10 octobre

Bertrand Vergely nous parlera le 10 octobre prochain de “la Loi de Moïse -3e partie” dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Les célébrations à Moscou des 1000 ans de la présence russe au Mont-Athos

Du 20 au 24 septembre a eu lieu à Moscou la seconde partie des célébrations des 1000 ans de la présence russe au Mont-Athos (la première partie a eu lieu au Mont-Athos même).
Ces célébrations ont commencé le soir du 20 septembre par les Vigiles de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu, au cours desquelles les reliques de saint Silouane ont été solennellement accueillies dans la cathédrale du Christ-Sauveur.

colloque_scLe 21 septembre, après la Liturgie de la fête de la Nativité de la Mère de Dieu célébrée par le patriarche Cyrille, s’est déroulée en séance plénière dans la salle des conciles de l’Église orthodoxe russe la première cession d’un colloque scientifique intitulé « La Rus et le Mont-Athos: 1000 ans d’unité spirituelle et culturelle », avec les communications suivantes:
— Mikhail Bibikov (Russie), « Les monastères russes au Mont-Athos et en Terre Sainte à la lumière de nouveaux programmes trouvés et sources moins connus »
— Pavel Kuzenkov (Russie), « Le Mont-Athos dans les relations russo-byzantins du IXe au XVe siècle »
— Mikhail Shkarovskij (Russie), « Le monachisme russe au Mont-Athos et la diaspora ecclésiastique russe dans les années 1920 et 1930 »
— Archimandrite Augustin Nikitine (Russie), « L’Athos russe dans les notes de l’archimandrite Antonin Kapustin »
— Jean-Claude Larchet (France), « Le rôle prophétique du Mont-Athos dans le monde contemporain »
— Higoumène Euthyme Moiseev (Russie), « Les archives de Saint Théophane le Reclus dans la bibliothèque du monastère de Saint-Panteleïmon au Mont-Athos »
— Constantin Nichoritis (Grèce), « L’Athos comme “arche” de la tradition orthodoxe russe »
Assistaient à cette cession les participants au colloque, et l’ensemble des higoumènes de Russie, et de Biélorussie, et de monastères situés en dehors de ces pays et relevant de l’Église russe ou ayant une relation avec elle, au nombre de 400.

Le 22 septembre, le même lieu accueilli un colloque à l’intention des higoumènes.
Après un discours sur le monachisme et le rôle qu’il doit jouer pour le développement de la vie spirituelle des fidèles, et sur le rôle des traditions monastiques pour assurer la continuité du présent avec le passé, le patriarche Cyrille a répondu aux questions des higoumènes.
La suite de la journée a été consacrée à des communications:
colloque_higoumenes1) sur l’impact des traditions athonites sur la vie monastique dans le passé et actuellement:
— Hiéromoine Kyrion (Ol’hovik), monastère Saint-Panteleimon, Mont-Athos, « Histoire des traditions monastiques Athonite dans Xylourgou, Old Roussikon, et le monastère de Saint-Panteleimon »
— Métropolite Athanase de Limassol (Église orthodoxe de Chypre), « La pertinence des traditions athonites pour la vie monastique contemporaine »
— Archimandrite Callinique (Chernyshov), higoumène du monastère Saint-Clément, diocèse de Simféropol, « Le transfert par la Crimée, au XIVe siècle, des traditions athonites aux monastères de la Sainte Russie »
2) sur l’higoumène et la formation de l’unité spirituelle au sein de la fraternité monastique:
— Évêque Porphyre de Lida et Smorgon, président du Département synodal pour les monastères et la vie monastique de l’exarchat de Biélorussie, « Le rôle de l’higoumène dans la formation spirituelle des novices »
— Archimandrite Elisée, higoumène du monastère de Simonos-Pétra, Mont-Athos (in absentia), « La formation de l’unité au sein de la Fraternité. Les obstacles et les moyens de les surmonter »

academie_theologiqueLe même jour, parallèlement, à l’Académie théologique de Moscou, à Sergiev-Posad, s’est poursuivi, le matin en session plénière et l’après-midi en deux sessions parallèles, le colloque scientifique « La Rus et le Mont-Athos: 1000 ans d’unité spirituelle et culturelle ».

Le 23 septembre s’est poursuivi le colloque destiné aux higoumènes, où a été abordé le thème de l’obéissance, avec les communications suivantes :
— Archimandrite Méthode, higoumène du monastère de Hilandar, Mont-Athos, « La manifestation des pensées comme fondement de l’obéissance »
— Archimandrite Kronid (Karev), higoumène du monastère de la Transfiguration , métochion du monastère de Saint Daniel: « L’obéissance comme vertu et comme service : priorités et interactions »
— Higoumène Maria Vorobieva, du couvent de la Dormition à Perm, « Principales difficultés pour la culture de la vertu d’obéissance dans la vie monastique contemporaine: les causes et les moyens de les surmonter »
— Évêque Denis de Kasimov et Sasovo (Russie), «  Le don charismatique de l’obéissance »
— Métropolite Georges de Nijni-Novgorod et Arzamas (Russie), « Les difficultés de la direction spirituelle : les dangers des pseudo-statsi et les moyens de les prévenir »
Le soir ont été célébrées les Vigiles de la fête de saint Silouane, au monastère Saint-Daniel, résidence patriarcale, en présence des reliques de saint Silouane qu’une foule très dense est venu vénérer.

reliquesLe 24 septembre, la Liturgie de la fête de saint Silouane a été célébrée par le patriarche Cyrille en présence des reliques du saint. Un moliben a ensuite constitué un adieu aux reliques, qui sont reparties pour le monastère athonite de Saint-Panteleimon. L’ensemble des participants aux célébrations (les higoumènes et les intervenants du colloque scientifique) ont assisté à ces services liturgiques.

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Jovan Nikoloski