23/08/2017
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Category Archives: Actualités

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L’archevêque de Chypre a déclaré que ceux qui voudraient être incinérés ne pourront obtenir des funérailles à l’église

L’Église de Chypre refusera de célébrer l’office des funérailles si le décédé a fait part au préalable de son désir d’être incinéré. C’est ce qu’a déclaré l’archevêque Chrysostome vendredi dernier. « C’est un droit humain pour ceux qui le veulent, d’être incinérés » a-t-il poursuivi. « C’est leur affaire. Mais l’Église n’a pas l’intention de célébrer un office pour une personne qui, au préalable, a déclaré qu’elle voulait être incinérée ». Des années après avoir été soumise au parlement, la législation permettant la crémation à Chypre a été adoptée par celui-ci jeudi dernier.

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Communiqué de presse du métropolite de Glyphada Paul (Église orthodoxe de Grèce) demandant le report de la visite du pape François sur l’île de Lesbos

Après le métropolite du Pirée Séraphin, le métropolite de Glyphada Paul a protesté contre la décision du Saint-Synode permanent de l’Église orthodoxe de Grèce donnant son accord à la visite du pape François sur l’île de Lesbos. Le métropolite Paul a publié le communiqué de presse suivant : « Comme nous en avons été informés par le bulletin de presse du Saint-Synode de l’Église de Grèce, le mardi 5 avril 2016, le Saint-Synode a accepté la proposition de la venue prochaine en Grèce du pape François, accomplissant une visite « humanitaire et à caractère symbolique ». Le Saint-Synode permanent a également invité le patriarche œcuménique Bartholomée à assister à la rencontre programmée sur l’île de Lesbos. Puisque nous considérons que les décisions susmentionnées du Saint-Synode sont d’importance majeure et qu’elles auraient dû être prises après la convocation de l’assemblée de la hiérarchie de l’Église orthodoxe de Grèce, nous souhaitons que la visite soit reportée jusqu’à ce que siège, le plus vite possible, la hiérarchie de l’Église de Grèce et que celle-ci prenne la décision y relative ».

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Le métropolite de Lovetch Gabriel et tous les membres du clergé de son diocèse se sont prononcés contre le projet de document préconciliaire « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien »

Le site officiel de l’Église orthodoxe bulgare a publié l’information suivante : le 1er avril 2016, en l’église Sainte-Parascève de la ville de Troyan, le métropolite de Lovetch Gabriel a célébré la liturgie des présanctifiés. À l’issue de l’office, il a convoqué la conférence des prêtres du doyenné ecclésiastique de Troyan. Différentes questions concernant l’activité liturgique et pastorale dans ce doyenné ont été examinées. À la fin de la conférence, les prêtres chargés des confessions dans le doyenné ecclésiastique de Troyan ont soutenu fermement et à l’unanimité la déclaration des clercs dudit district, adoptée le 23 mars de cette année et concernant la position du métropolite diocésain Gabriel à l’égard des textes de documents qui devront être examinés lors du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe, qui aura lieu du 16 au 27 juin de cette année à l’Académie orthodoxe de Crète, et précisément ses sérieuses objections concernant l’un des documents intitulé « Relations de l’Église orthodoxe à l’égard de l’ensemble du monde chrétien ». Nous présentons la déclaration, ainsi que la lettre prise de position de S.E. le métropolite de Lovetch Gabriel.

Déclaration des clercs du district ecclésiastique de Lovetch, Diocèse de Lovetch de l’Église orthodoxe de Bulgarie :

Nous soussignés, prêtres célébrants du district ecclésiastique de Lovetch de l’Église orthodoxe bulgare, au cours de la conférence des prêtres qui a eu lieu le 23 mars 2016, déclarons : « Nous soutenons pleinement et unanimement la position de notre évêque diocésain, S.E. le métropolite de Lovetch Gabriel, adressée à S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, Président du Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, par sa lettre N°61 du 11 mars 2016, concernant les textes de documents qui doivent être examinés par le Grand et Saint Concile de l’Église orthodoxe qui doit avoir lieu du 16 au 27 juin à l’Académie orthodoxe de Crète, et, précisément, les objections sérieuses contre l’un des documents, intitulé « Relations avec l’ensemble du monde chrétien ». Nous considérons que la présente déclaration doit être envoyée S.S. le patriarche de Bulgarie Néophyte, Président du Synode de l’Église orthodoxe bulgare, par S.E. le métropolite de Lovetch Gabriel, et diffusée dans les médias :

À S.S. Néophyte,
Patriarche de Bulgarie, président du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie
Sofia

Votre Sainteté,

Nous avons reçu votre lettre N°197 du 2.3.2016, en annexe de laquelle vous nous envoyez les textes approuvés qui doivent être portés à l’examen du grand et saint Concile de l’Église orthodoxe qui aura lieu du 16 au 27 juin de cette année à l’Académie orthodoxe de Crète. La décision d’envoyer ces textes a été adoptée lors de la session du Saint-Synode du 6.2.2016, selon le protocole N°4. Malheureusement, lors de ladite session, nous étions absent pour de sérieuses raisons, liées à des problèmes de santé. Nous considérons de notre droit épiscopal et de notre devoir de faire quelques objections sérieuses contre l’un des documents intitulé « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien ».

– En ce qui concerne le point 4 : Dans l’Église orthodoxe, sous « Union de tous », on a toujours compris que ceux qui étaient tombés dans l’hérésie ou le schisme devaient d’abord revenir à la foi orthodoxe et faire obéissance à la sainte Église et qu’ensuite, par la pénitence, ils peuvent être reçus dans l’Église.

– En ce qui concerne le point 5 : nous citons : « Les dialogues théologiques bilatéraux actuels … on pour but de rechercher… l’unité perdue des Chrétiens ». Il est nécessaire ici de préciser que, dans la sainte Église, l’unité entre chrétiens n’a jamais été perdue, et elle restera ainsi jusqu’à la fin du monde, comme l’a dit le Seigneur, « les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle » (cf. Matth. XVI,18). Ainsi cette communion demeurera éternellement.

– En ce qui concerne le point 6, par. 16 et autres : Hormis la sainte Église orthodoxe, il n’existe pas d’autres Églises, mais seulement des hérésies et des schismes et les appeler « églises » est absolument erroné, du point de vue théologique, dogmatique et canonique.

– En ce qui concerne le point 12 : il y est dit : « au cours des dialogues théologiques, le but poursuivi par tous est le même : le rétablissement final de l’unité dans la vraie foi et dans l’amour ». Ceci est absolument inexact et inacceptable, parce qu’il faut préciser et souligner que le retour à la vraie foi est nécessaire pour les hérétiques et les schismatiques, et cela ne concerne en rien l’Église orthodoxe.

Dieu soit loué, l’Église orthodoxe bulgare est sortie du COE en 1998, ce par quoi elle a exprimé la désapprobation de l’activité de celui-ci, étant donné qu’elle ne peut être membre d’une organisation ou elle est considérée comme « l’une des nombreuses Églises ou une branche de l’Église Une, cherchant le moyen de la rétablir et luttant pour son rétablissement par cette assemblée mondiale [i.e. le COE, ndt] ». Un seul Seigneur, une seule Église, est-il dit dans le Symbole de foi.
Votre Sainteté, si ces textes ne sont pas corrigés, nous légaliserons l’enseignement hérétique et la pratique de la réception des hérétiques et des schismatiques sans que ceux-ci deviennent de véritables membres de l’Église une, sainte, orthodoxe et apostolique.
Nous nous recommandons à vos saintes prières et restons,
le frère en Christ de votre Sainteté,

+ Le métropolite de Lovetch

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“Inauguration de la bibliothèque chrétienne de l’école de Gračanica” (Kosovo)

biblio1“Les cinq cents élèves de l’école primaire de Gračanica (au Kosovo, ndlr) disposent désormais d’une bibliothèque catéchétique. Construite et aménagée par Solidarité Kosovo, elle profitera aux cours de catéchèse dispensés dans cet établissement scolaire”. Pour lire la suite de cet article, cliquez ici.

Une réunion extraordinaire de l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe grecque au sujet du Concile panorthodoxe est prévue au mois de mai

L’Assemblée des évêques de l’Église de Grèce se réunira en session extraordinaire fin mai. Selon les informations de l’agence grecque Romfea.gr, le Synode permanent de ladite Église a décidé que l’Assemblée aura lieu les 24 et 25 mai. Lors de l’Assemblée seront discutés et soumis pour approbation tous les thèmes du Concile panorthodoxe, afin que la délégation de l’Église de Grèce dispose des pleins pouvoirs pour entériner les textes finaux et les décisions du Saint et Grand Concile.

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En Bulgarie la procédure de canonisation du métropolite de Nevrokopi Boris, d’éternelle mémoire, a commencé

Lors de sa session du 31 mars, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe bulgare, réuni au complet, a examiné la lettre du métropolite de Nevrokopi Séraphim, contenant une demande au Saint-Synode d’accorder sa bénédiction au début des démarches visant à canoniser le métropolite de Nevrokopi Boris (+1948). Le Saint-Synode a donné sa bénédiction pour commencer la procédure. Le métropolite Boris fut un pasteur zélé, très respecté et aimé, un érudit, un missionnaire et un patriote qui, en 1948, fut assassiné par un prêtre défroqué, agent et membre du parti communiste. Les raisons indiquées pour sa canonisation sont son ministère consciencieux, sa vie de confesseur et sa fin en martyr. Actuellement, les premières démarches sont entreprises pour récolter des informations sur la vie et les actes du métropolite. La demande du métropolite de Nevrokopi Séraphim est formulée à l’occasion du 70ème anniversaire de l’assassinat du métropolite Boris, qui s’approche. Lors des prochains mois, une commission spéciale sera constituée, laquelle procédera à l’examen de la vie, des œuvres, des dons reçus de Dieu et des miracles du métropolite Boris, d’après la documentation et les témoignages de ses contemporains, ainsi que des gens qui ont reçu son aide miraculeuse après son trépas. Le métropolite de Nevrokopi Boris (dans le monde Vangel Simov Razoumov) est né le 26 octobre 1888, le jour du saint grand-martyr Dimitri, au village de Giavato, dans le district de Bitol, actuellement situé en République de Macédoine. Sa vie était de façon miraculeuse liée à saint Dimitri, très vénéré dans sa patrie. C’est aussi le jour de saint Dimitri, qu’il est décédé, recevant la palme du martyre exactement soixante ans après sa naissance. Dès son jeune âge, le futur métropolite Boris a manifesté de l’ardeur envers la Parole de Dieu et les études. Il termina brillamment la troisième classe du collège d’Odrina en 1904. Peu avant, en automne 1903, son père est décédé, alors qu’il participait au soulèvement « du jour du Prophète Élie » contre le joug ottoman. En 1904, Vangel Razoumov assistait le clergé dans le sanctuaire de l’église bulgare Saint-Étienne à Constantinople, où il fut remarqué par l’exarque Joseph. Celui-ci lui accorda une bourse pour étudier au séminaire ecclésiastique de Constantinople, que le futur métropolite termina brillamment en 1910. Le 10 juin de la même année, en l’église Saint-Étienne, le métropolite de Nevrokopi Hilarion lui fit prononcer ses vœux monastiques, et l’éleva au diaconat. En 1915, le diacre Boris termina ses études à la faculté théologique de Tchernovtsy, alors en Autriche-Hongrie, obtenant un doctorat. Le 25 novembre 1917, le diacre Boris fut ordonné prêtre par le métropolite de Plovdiv Maxime. Le Saint-Synode lui confia la charge de la colonie bulgare de Budapest. De 1924 à 1926, il se trouva à la tête du département de la culture et de l’enseignement auprès du Saint-Synode et fut recteur de l’église Saint-Alexandre-de-la-Neva à Sofia. Les cinq années suivantes, jusqu’en septembre 1931, l’archimandrite Boris fut recteur du séminaire de Sofia. Ensuite, jusqu’en 1935, devenu évêque, il fut secrétaire du Saint-Synode. En 1932, on lui confia la tâche historique d’obtenir la levée des accusations de schisme proférées par le Patriarcat de Constantinople à l’endroit de l’Église orthodoxe bulgare. Les négociations se termineront avec succès en février 1945. Le 24 mars 1935, l’évêque Boris fut élu métropolite de Nevrokopi. Au cours de son ministère relativement court dans ce diocèse, il réussit à faire construire vingt églises. Il était appelé « conscience de l’Église bulgare » pour son érudition hors du commun (il parlait couramment treize langues) et sa lutte implacable contre l’athéisme de l’idéologie communiste. Le 29 septembre 1948, le métropolite Boris envoya au Saint-Synode une lettre de protestation contre les exactions du pouvoir communiste dans le diocèse de Nevrokopi. Il en résultera pour lui que le comité du parti communiste bulgare le déclare ennemi numéro un. Des persécutions furent entreprises contre lui. Une fois, le métropolite vint chez ses proches et leur dit : « Je suis venir faire mes adieux, parce que nous nous voyons pour la dernière fois. La nuit, j’ai eu une révélation selon laquelle ma fin s’approchait. J’ai vu en songe que le feu descendait du ciel, et celui-ci m’emportait au ciel. Je vais consacrer l’église Saint-Dimitri au village de Kolarovo, mais de toute évidence ce sera ma fin ». À Kolarovo, le 26 octobre / 8 novembre, à l’issue de la Liturgie et après la prédication, lorsque le métropolite bénissait la table festive et n’avait pas encore réussi à s’y asseoir, il fut appelé par un prêtre, qui avait été défroqué pour avoir volé des biens ecclésiastiques et pratiqué la délation et l’espionnage. Il exigea du métropolite de le rétablir dans le sacerdoce et lorsqu’il essuya un refus, il tira froidement sur lui devant un millier de fidèles. Le tueur fut condamné à sept ans d’incarcération, mais termina sa vie dans un asile psychiatrique, ne cessant pas de répéter « je l’ai tué, je l’ai tué… ».

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Conférence de Bertrand Vergely : “La souffrance” – lundi 11 avril

Lundi 11 avril, Bertrand Vergely, donnera la 23e conférence – “La souffrance” de sa troisième série de conférences intitulée : «Morale et théologie. Introduction à la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Les vidéos de la troisième série sont disponibles à cette page ! Vous pouvez regarder en ligne les conférences de la première série de conférences  et la deuxième.

Lettre de l’archevêque d’Athènes Jérôme à Olav Fykse Tveit, secrétaire général du COE, au sujet de la crise des réfugiés

Révérend,

Avec un profond sens de la responsabilité et avec grande peine dans le cœur, le Saint-Synode de l’Église de Grèce suit les tribulations sans fin des réfugiés qui affluent dans notre petit pays. Dans leur long et difficile voyage de la guerre vers la paix, des centaines de milliers de réfugiés souffrants traversent, dans des circonstances dramatiques, notre pays, affligés et épuisés en raison de la crise économique. Conscient de la gravité de la situation, notre Saint-Synode vous lance un appel, afin que les membres de la communauté internationale avec leur autorité institutionnelle, leur bonne volonté, leur voix respectée et une influence sociale, joignent leurs forces pour résoudre le plus grand problème et la vague de réfugiés la plus importante sur le sol européen depuis la seconde guerre mondiale. Les confrontations armées, les guerres civiles, les intérêts économiques, la pauvreté et l’injustice croissante dans la zone élargie de la Méditerranée continue a pousser des millions d’êtres humains, nos frères, vers un voyage incertain et dangereux qui, très souvent, connaît une fin tragique. Nos mers sont devenues des tombes liquides. Nos îles et notre peuple se tiennent aux côtés des désespérés avec un altruisme émouvant. L’Église de Grèce, profondément affligée par l’hécatombe de victimes produite par la guerre et leur besoin de trouver un refuge, prie pour les âmes des victimes innocentes, pour la cicatrisation des conséquences douloureuses des conflits armés et pour la restauration de la paix dans le monde entier. Aussi, nous vous appelons à déployer, conformément à votre autorité institutionnelle, tous les efforts possibles de telle façon que la guerre civile (« la guerre fratricide ») dans la zone étendue de la Syrie prenne fin, que les gens et les familles ne soient plus déracinés de leurs foyers ancestraux, et que ceux qui vivent déjà comme réfugiés soient assistés pour surmonter leurs peines. Par ses organisations caritatives et ses structures institutionnelles, l’Église de Grèce continue à offrir son soutien, contribuant à l’assistance des réfugiés affligés. C’est ce que nous avons fait en tant qu’Église à travers notre histoire deux fois millénaire, c’est ce que nous faisons aujourd’hui et ce que nous ferons à l’avenir, dans la mesure où nos ressources limitées et le cœur généreux de notre peuple nous le permettent. Cependant, nous partageons le point de vue du gouvernement hellénique, et nous croyons que notre petit pays, exsangue du fait de la crise économique qui dure depuis de longues années, n’est pas en mesure de faire face seul à ce problème majeur des réfugiés. Pour cette raison, des interventions importantes sont requises impérativement. Nous considérons que la manifestation de la solidarité européenne, avant tout par le réexamen de la décision de fermer les frontières, mais aussi par des efforts substantiels pour éliminer la racine des causes de la crise des réfugiés, doivent être prises.

Révérend,

Dans le contexte de la crise actuelle, il est fait fréquemment référence à la crise budgétaire et financière. Ce serait très triste que nous fassions ensemble l’expérience de quelque chose de pire et que personne ne désire, à savoir la banqueroute des valeurs fondamentales de l’esprit européen et des principes qui ont construit l’Union européenne. Malgré le soutien caritatif de l’Église de Grèce, le gouvernement hellénique n’a pas le pouvoir de gérer ce problème crucial à lui-seul. Nous croyons que les solutions existent réellement et qu’il est de notre devoir sacré d’agir de façon responsable. Notre Église a la responsabilité de se faire l’écho et d’amplifier la voix de ceux qui demandent notre assistance, de condamner toute tentative de rabaisser et de dégrader le caractère sacré de la personne humaine, de déclarer notre peine pour tout ce qui tourmente les êtres humains, de servir et d’assister tout être humain de toutes nos forces et de tout notre puissance. Au sein de la communauté plus large des Églises européennes, à tous ceux qui restent fidèles aux principes fondateurs de l’aventure européenne, notre discours constitue un signe prometteur de coopération et de réconciliation, un appel à l’unité et à la sagesse, une déclaration de paix et de fraternité. Dans les circonstances actuelles défavorables, assister et aider mutuellement doit être une priorité absolue. Il est impératif que règne la paix, que prévale la sagesse, que la solidarité européenne se manifeste et que la coopération de toutes les parties soit assurée. Nous croyons que, avec votre sens aigu du discernement, vous reconnaîtrez le poids auquel nous sommes ici exposés. Aussi, nous attendons votre réceptivité et votre intervention substantielle. Dans un tel espoir, nous vous remercions par avance et vous souhaitons l’aide de Dieu dans l’exercice de vos importantes fonctions, et vous saluons avec profonde estime et grand respect. Jérôme II, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce.

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Le métropolite de Gori et Ateni André clarifie la position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du Concile panorthodoxe

La position de l’Église orthodoxe de Géorgie à l’égard du futur Concile panorthodoxe et particulièrement du projet de texte concernant « les relations avec l’ensemble du monde chrétien » ont fait l’objet d’informations contradictoires, qui ont été publiées ici et .

Le métropolite de Gori et d’Ateni André a clarifié, dans une lettre datée du 27 mars 2016 et publiée le 1er avril sur le site grec Amen.gr, la position de l’Église orthodoxe de Géorgie, et ce à la suite d’un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis (Patriarcat œcuménique) publié par le même site :

« Le 3 mars 2016, l’agence d’information grecque « AMEN.gr » a publié un article du grand protopresbytre Georges Tsetsis sous le titre « Un fait ou une provocation – la décision de l’Église de Géorgie ». Puisque je suis l’un des représentants géorgiens « pointilleux » [à la Synaxe des Primats 21-28.1.2016, ndt], je me considère obligé de procéder aux commentaires ci-dessous.

Pour commencer, je souhaite mentionner que la Représentation de l’Église de Géorgie s’est rendue à toutes les réunions préconciliaires et y a pris part dans un esprit de fraternité, d’unité et de coopération avec toutes les Églises-sœurs, dans un esprit de soutien au Patriarcat œcuménique, qui a travaillé plus que tous et a porté la charge principale de l’œuvre de préparation du Saint et Grand Concile. Passons maintenant à l’article. Dès le début, le père Georges déclare que les représentants géorgiens « les ont harcelé » à la Vème Consultation préconciliaire afin d’obtenir l’inclusion dans le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien » d’un nombre non négligeable de nos positions. Pour donner une image plus claire, il convient d’abord de décrire le climat dans lequel se sont déroulés les travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, qui a été convoquée en 2014 sur la décision des Primats orthodoxes. Le rédacteur de l’article en question se réfère précisément à cette question, lorsqu’il dit : « Il est vrai que le comportement opiniâtre et pointilleux des frères géorgiens lors des Conférences et des Commissions inter-orthodoxes exaspère et crée des impasses ».

1. C’est un fait connu qu’il a été donné mandat à la commission en question de revoir les textes de 1982 et 1986 et de les soumettre à la Vème réunion préconciliaire pour validation. Concrètement, il s’agissait de la révision des textes : « L’Église orthodoxe et le Mouvement œcuménique », « Les relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » et « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres» et de l’étude si nécessaire des textes : « Le problème du calendrier commun », « Les empêchements au mariage » et « L’importance du jeûne et son observation aujourd’hui ». Malgré la clarté du mandat, S.E. le Président, lors des réunions de la Commission spéciale à Chambésy, sur le motif que les textes sous révision avaient été adoptés par des organismes supérieurs à la Commission (c’est-à-dire par des Réunions panorthodoxes pré-concilaires ayant siégé au cours de différentes années) n’a pas permis aux Représentants des Églises de procéder à « des changements essentiels », chose avec laquelle nous ne pouvions être d’accord, car la Commission spéciale disposait de cette compétence. L’attitude susmentionnée du Président, à l’égard de tous les textes, n’a pas changé, malgré les réactions fortes des Représentants des différentes Églises. Toutefois, cette interdiction, pour des raisons inconnues, n’était pas valable pour les changements que le Président lui-même a proposés ou sur lesquels il était d’accord. C’est ainsi que furent fusionnés deux textes, que les paragraphes concernant l’évaluation des dialogues menés avec les différentes confessions ont été enlevés, et d’autres points importants encore ont été modifiés. Par conséquent, il ne restait rien d’autre à faire pour notre représentation, si ce n’était d’attendre la Vème Réunion préconciliaire, afin d’obtenir les changements que nous sollicitions. La seule exception était constituée par les textes : « La question du calendrier commun » et « Les empêchements au mariage », au sujet desquels la majorité absolue des Églises a déclaré sa position négative. Quant à l’Église de Géorgie, elle a refusé de les signer. Il nous a été répondu à cela par la Présidence que, puisque ces textes avaient déjà été entérinés par la IIIème Réunion préconciliaire en 1982, ils seraient renvoyés directement au Grand Concile sous leur forme initiale. L’Église de Géorgie était catégoriquement en désaccord avec cela et, par des lettres officielles, a demandé au Patriarcat œcuménique ou bien que ces deux sujets soient supprimés de la liste des thèmes du Saint et Grand Concile, ou bien qu’ils soient discutés davantage. Nous avons ainsi obtenu qu’à la Synaxe des Primats de 2016, le texte « Question du calendrier commun » soit supprimé de la liste des thèmes, tandis que le texte « Empêchements au mariage » serait soumis à une révision. En ce qui concerne ce dernier sujet, certaines autres Églises-sœurs avaient une position semblable à la nôtre.

2. Après la fin des travaux de la Commission spéciale inter-orthodoxe, l’Église de Géorgie, après avoir été informée par ses représentants des résultats de ladite Commission, a envoyé, de la part du Catholicos-Patriarche de Géorgie, une lettre à Sa Toute-Sainteté le Patriarche œcuménique, dans laquelle, entre autres, ont été exprimées les réflexions et observations ci-dessous sur les textes renvoyés à la Vème Réunion pré-concilaire pour y être revus et validés :
a) « Les textes préparés pour le Saint et Grand Concile doivent souligner clairement et incontestablement que l’Église orthodoxe est la seule Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, dans laquelle existent la succession apostolique, le véritable Baptême, la Divine Eucharistie et les autres Mystères de la Foi chrétienne ».
b) « Qu’il soit déclaré de la façon la plus nette que, selon sa nature ontologique, il est impossible que l’unité de l’Église soit rompue. Pour cette raison, l’Église orthodoxe mène toujours un dialogue avec les différentes Confessions, dans le but de leur retour au sein de l’Église ».
c) Le texte « Relations de l’Église orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien », doit comporter l’évaluation des dialogues bilatéraux menés jusqu’à aujourd’hui avec les différentes Confessions chrétiennes, car c’est précisément à la compétence du Grand et Saint Concile qu’appartient la détermination de la stratégie de leur continuation ».
d) « Nous considérons inacceptable la soumission au Grand Concile, sous leur forme actuelle, des textes « Le problème du calendrier commun » et « les empêchements au mariage », car ceux-ci viennent en opposition à la Tradition canonique de l’Église orthodoxe ».
Il était également dit dans la Lettre que les textes qui ont déjà passé tous les stades de la préparation, doivent être publiés, afin de donner suffisamment de temps au plérôme de l’Église pour les étudier et exprimer son point de vue.

3. C’est en ayant de telles directives et dans une disposition constructive pour les travaux, que nous, représentants de l’Église de Géorgie, sommes allés à la Vème Réunion préconciliaire. Cependant, des surprises nous y ont attendu. Lorsque les travaux ont commencé, S.E. le Président a déclaré que, à son avis, la Réunion ne disposait pas de la compétence pour introduire des modifications dans les textes des Réunion préconciliaires de 1982 et de 1986, mais seulement pour apporter des modifications aux modifications (sic) que nous avions nous-mêmes apportées dans le cadre de la Commission spéciale inter-orthodoxe !

Lorsque nous en sommes arrivés à étudier le texte « Relations de l’Église orthodoxe avec l’ensemble du monde chrétien », il a été enlevé aux représentants des très saintes Églises d’Antioche et de Géorgie le droit qui leur était assuré par le Règlement d’exprimer leurs vues, au motif que nous n’avions pas soumis de propositions écrites au sujet des changements souhaités aux textes. La participation paritaire des représentants des Églises d’Antioche et de Géorgie aux travaux des réunions a été mise aux voix de l’assemblée plénière de la Conférence. Nous nous sommes sentis très froissés. Finalement, ce droit nous a été « donné », mais nous ne pûmes toutefois l’exercer pour la révision du texte entier. Si notre position est appelée « comportement opiniâtre et pointilleux », comment appeler alors l’action du Président de la Commission spéciale qui, pendant sept heures ( !), s’est efforcé de « convaincre » les représentants des Églises au sujet d’un seul paragraphe afin qu’ils l’adoptent tel que celui-ci le voulait.

4. En vue de la session prévue de la Commission inter-orthodoxe pour la rédaction du règlement des travaux du Concile (Athènes, 15-19 décembre 2015), le chef du Département des Relations extérieurs de l’Église de Géorgie, le métropolite Gérasime, décrivant les événements affligeants qui se sont produits lors de la Vème Conférence préconciliaire, a écrit au Patriarcat œcuménique : « Malgré cela, les représentants de notre Église, mus par un esprit de coopération, ont signé la plupart des documents. Toutefois, l’Église de Géorgie n’a pas encore pris de décision conciliaire sur les textes figurant à l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, car nous attendons qu’ils prennent leur forme finale. Peut-être, les autres Églises se trouvent dans la même situation. Pour cette raison, le Règlement du fonctionnement et de conduite des travaux du Saint et Grand Concile doit absolument prévoir la possibilité d’examen et de ratification des textes paragraphe par paragraphe.

Le métropolite, exprimant la position de notre Église au sujet du caractère obligatoire des décisions du futur Concile a souligné dans sa lettre encore une fois la nécessité de la publication des documents adoptés et a dit en outre que : « Pour le caractère obligatoire de leurs décisions, il était nécessaire, même pour les Conciles Œcuméniques, d’être en accord complet avec l’enseignement des saints Pères et d’être reçus par le Plérôme de l’Église ».

5. À la fin de son article, le père Georges Tsetsis déclare que l’Église de Géorgie « est captive des cercles fondamentalistes » et appelle les Églises qui « exercent quelque influence sur l’espace de l’Europe orientale (et que suivaient à la trace les frères géorgiens pendant toute la durée de la préparation du Grand Concile) » de l’influencer afin qu’elle change sa position.

Il est naturel qu’un prêtre d’âge avancé, qui a consacré la majeure partie de sa vie à la préparation du Saint et Grand Concile et aux dialogues, se sente importuné. De même que d’autres qui ont y ont excessivement travaillé. Pour cette raison, nous nous efforcerons de faire face aux accusations avec patience et les faire contrer par des faits.

En tout premier lieu, disons que nos critères sont théologiques. Nous ne trouvons pas « sous la captivité des cercles fondamentalistes », pas plus que certaines Églises n’exercent d’influences sur la nôtre. Aussi, c’est pour des raisons dogmatiques que notre Patriarche n’a pas signé le texte sur « Le Mystère du mariage et ses empêchements ». Comme on le sait le texte n’a pas non plus été signé par la représentation d’Antioche. Il convient de mentionner ici que le texte sur l’ « Empêchement au mariage » (tout commecelui sur la « Question du calendrier commun ») a été rejeté par le Saint-Synode de l’Église de Géorgie le 8 octobre 1998 déjà. Lors de la Synaxe des Primats à Genève (21-28 janvier 2016), nous avons signé le texte « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain», rejeté par nous lors de la Vème Conférence préconciliaire, pour la seule raison que les remarques dogmatiques que nous avions proposées avaient été prises en considération (la même chose a été faite par l’Église de Russie, qui avait ses propres propositions). Lors de la dernière Assemblée des évêques de l’Église de Géorgie, pendant laquelle ont été discutés les textes de l’ordre du jour du Saint et Grand Concile, le texte « Relations de l’Eglise orthodoxe envers l’ensemble du monde chrétien » a été l’objet d’une critique sévère unanime. Rappelons que lors de la dernière rencontre à Chambésy, le patriarche de Géorgie a dit très clairement dans son discours que « les décisions que nous avons prises aujourd’hui ici seront soumises au jugement de l’Assemblée de notre hiérarchie ».

Non seulement l’Église de Géorgie, mais celles aussi de Russie, de Chypre et de Grèce, comme on le sait, après la dernière Synaxe des Primats, on mis en discussion et pour évaluation les textes proposés pour le Grand Concile.

6. Nous avons publié la décision de notre Saint-Synode en géorgien et sa diffusion plus large n’est pas de notre responsabilité.

7. Le père Georges exprime son fort désagrément au sujet de la prise de décisions sur le principe de l’unanimité. Or, ce principe est en vigueur depuis des décennies au stade préparatoire du Grand Concile, et les Primats, par leur décision de 2014, l’ont étendu au Concile lui-même. Leur décision est-elle mise en question ?

8. L’adhésion de l’Église de Géorgie au COE, auquel participaient alors toutes les Églises orthodoxes, constituait à cette époque quasiment la seule opportunité pour l’Église, qui se trouvait derrière le rideau de fer, de communiquer avec les Églises orthodoxes-sœurs et le monde extérieur. C’est un fait que le présent patriarche Élie II, a été élu en 1979, pour cinq ans, président du COE. Comme on le sait, cet organisme a huit Présidents, tandis que le rôle décisif dans sa direction et ses orientations est joué par le Secrétaire Général.

Pour ce qui concerne la sortie de l’Église de Géorgie du COE, dans le même passage de la lettre du patriarche Élie II, auquel se réfère le père Georges, la raison dogmatique ressort clairement: « Étant donné que souvent les intérêts des Orthodoxes ne sont pas pris en compte, et puisque dernièrement il a été observé une tendance à attribuer à cela une sorte de caractère ecclésiologique, l’Église orthodoxe de Géorgie a considéré opportun de quitter le COE ».

9. Dans ce monde, les problèmes ne manqueront pas pour l’Église du Christ. Aujourd’hui également, il y a des Églises-sœurs qui vivent dans un environnement hostile. Par la Grâce de Dieu, cependant, dans l’histoire de la Géorgie actuelle, il n’y a pas de siège autour de la Maison Patriarcale par des dissidents armés [contrairement à ce qui est affirmé dans la lettre du protopresbytre Georges, ndt]. Une telle information ne peut être qualifiée autrement que comme fallacieuse. Ce n’est pas le cas, car le Catholicos Patriarche Élie II dispose de l’amour et d’une considération illimitée et générale.

10. Pour ce qui concerne l’aide humanitaire qu’a reçue la Géorgie au moyen du COE, nous sommes particulièrement reconnaissants à Sa Toute-Sainteté le Patriarche Bartholomée personnellement, qui se distingue par sa sagesse et sa charité, et à tous ceux des hommes qui ont assisté le peuple géorgien en ces années très difficiles. Ce rappel du soutien accordé est cependant déplacé et nous demandons à notre tour : depuis quand y aurait-il lieu de sacrifier les principes moraux à l’aide matérielle ?

11. On peut être attristé par le fait que le respectable protopresbytre parle du danger de « torpillage » du Concile par l’Église de Géorgie, et ne mentionne pas le fait que, précisément pour ne pas empêcher le Concile, l’Église [de Géorgie], dans une initiative de bonne volonté, a déclaré lors de la dernière Synaxe à Genève, qu’elle accepte le retrait de l’agenda du Grand Concile du sujet, d’importance majeure pour nous, des Diptyques, et le report des discussions à leur sujet dans un temps ultérieur au Concile, ce pour quoi elle a reçu des critiques.

12. Il est temps, dit le père Georges, que cesse le refrain selon lequel l’Église de Géorgie serait la seule qui défend vigoureusement la Foi orthodoxe. S’il existe réellement un tel refrain, nous serons les premiers à demander qu’il cesse.
* * *
Au moment où ces lignes sont écrites, l’Église de Géorgie se prépare pour la Crète, afin de prendre part au Saint et Grand Concile, et il est absolument normal qu’un examen en profondeur des textes ait lieu, que les remarques justifiées des théologiens orthodoxes et du troupeau ami de Dieu soient prises en considération. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé la publication, en temps opportun, des textes, ainsi que la participation au Saint et Grand Concile de clercs, moines et théologiens orthodoxes avec droit à la parole.

Nous croyons fermement que toutes les imperfections existantes seront corrigées. Mus par l’Esprit Saint, les participants au Saint et Grand Concile, exprimant la voix unanime de tous les membres de l’Église catholique, confesseront encore une fois à haute voix les vérités éternelles, auxquelles l’Église est fidèle depuis le jour de sa fondation. Amen. Le métropolite de Gori et d’Ateni André »

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“Message aux frères et sœurs orthodoxes qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946 “

collage-psevdosoborIl y a un mois une tribune intituléeIl est urgent pour les chrétiens orthodoxes de reconnaître la terrible vérité du 10 mars 1946“, signée par une vingtaine de personnalités orthodoxes du monde entier, a été diffusée. De nombreux sites sur l’Internet l’ont reproduite, en tout en 16 langues. Elle a suscité un grand écho en Ukraine, mais aussi en Pologne. L’Église orthodoxe ukrainienne (autonome au sein du Patriarcat de Moscou) a publié un communiqué répondant aux critiques formulées. Dans l’édition française du 10 mars de l’Osservatore Romano, le métropolite Hilarion de Volokolamsk (Patriarcat de Moscou) a appelé de ses vœux les “efforts communs des orthodoxes et des gréco-catholiques” ukrainiens pour dépasser une “hostilité historique”.

Le 17 mars, à l’occasion d’un colloque à l’Université nationale Tarass Chevtchenko à Kiev, une réponse à cette tribune a été publiée. Elle est signée par des évêques de l’Église grecque-catholique (uniate) d’Ukraine, en premier par son primat, l’archevêque Sviatoslav (Shevchuk), des universitaires, des chercheurs, des enseignants et des journalistes défendant la cause de cette Église. Nous vous proposons ci-dessous la traduction française de cette réponse. NB : le “Patriarcat de Kiev” et l’Église autocéphale ukrainienne mentionnés dans ce texte ne sont pas canoniques.

Message aux frères et sœurs orthodoxes  qui ont signé la déclaration concernant le 70e anniversaire du pseudo-synode de Lviv de 1946

Nous, évêques, clergé et laïcs gréco-catholiques, universitaires et chercheurs de divers pays, exprimons notre sincère gratitude et reconnaissance pour votre lettre dans laquelle vous appelez à juste titre ce rassemblement un “pseudo-synode.”

Vous faites appel à la hiérarchie orthodoxe en Russie et en Ukraine pour «reconnaître la nullité des décisions tragiques” et pour assurer l’Église gréco-catholique ukrainienne (UGCC) de votre solidarité et de votre prière “pour toutes les victimes innocentes de cette Église qui ont été emprisonnées, torturées, déportées et assassinées par le gouvernement soviétique avec la complicité du Patriarcat de Moscou “.

Le Seigneur est le Dieu de la paix, et donc un sentiment de paix terrestre nous donne un vif avant-goût  du Royaume des Cieux. Lorsque nous nous réconcilions les uns avec les autres, on peut dire que nous confirmons la force durable des paroles du Christ:
Si donc tu apportes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va-t’en premièrement te réconcilier avec ton frère; et après cela viens, et présente ton offrande. (Matthieu 5: 23-24)

Cette année, votre cadeau de Pâques aura du prix aux yeux du Seigneur. Nous espérons qu’Il nous donnera aussi sa miséricorde.

Nous admirons sincèrement votre courage, car il est difficile d’être le premier – et il est encore plus difficile de rester seul. On peut toujours rencontrer la suspicion et la méfiance de l’autre côté ainsi que l’incompréhension et le manque de soutien de son propre côté. Nous sommes convaincus que votre appel reflète l’opinion véritable et la conviction de nombreux orthodoxes à travers le monde. Donc, aujourd’hui, nous nous souvenons avec gratitude de toutes ces expressions individuelles de compassion, de compréhension et de solidarité avec cette Église qui a été condamnée au silence; ces expressions retentissaient dans toutes les décennies précédentes et encore son aujourd’hui. Presque en même temps que votre appel, le centre de presse de l’Église orthodoxe ukrainienne (du Patriarcat de Kyiv) a dit qu’ils “partagent la douleur des Ukrainiens gréco-catholiques du fait de la souffrance et des pertes qu’ils ont subies à la suite de répressions soviétiques.” Ces deux initiatives sont apparues dans le contexte du travail récent sur l’unité eucharistique entre orthodoxes et gréco-catholiques qui a commencé l’année dernière par la proposition du sobor de l’éparchie de Kharkiv-Poltava de l’Église orthodoxe ukrainienne autocéphale renouvelée.

Notre réponse ne peut mieux s’exprimer que par les paroles suivantes : «Nous pardonnons et nous demandons pardon.» Ce sont les mêmes paroles par lesquelles il y a 50 ans exactement les évêques polonais ont fait appel aux évêques allemands, et qui sont depuis devenus la formule sur laquelle se fonde la culture européenne de la compréhension. Dans l’Église gréco-catholique ukrainienne, cette formule a été entendue pour la première fois en 1987 de la part du chef de cette Église, le cardinal Myroslav Ivan Lubachivsky, et a été confirmé à plusieurs reprises par les primats ultérieurs.

Bien sûr, on ne saurait ne pas remarquer que la position officielle de l’Église qui avait été un instrument de persécution des gréco-catholiques entre les mains du régime totalitaire athée est encore une position de réticence manifeste à accepter les faits, et de déni concernant la réalité historique. L’histoire de la persécution de l’UGCC continue d’être falsifiée à l’instar des directives secrètes staliniennes et devient un instrument de propagande idéologique néo-impériale, et constitue même un exemple de guerre hybride menée sur le territoire de l’Ukraine par ceux qui bâtissent leur soi-disant “monde russe” (“Russkiy mir”) en s’octroyant un monopole en tant que seuls représentants de la “civilisation orthodoxe”. Toutefois, un monde basé sur un concept de la vraie civilisation ne peut pas être construit sur la haine, la violence et la déformation de la vérité historique; une telle pseudo-civilisation, un tel pseudo-monde n’a pas d’avenir. Que tous ceux qui succombent à la tentation de remplacer la vérité interne par une force extérieure s’en souviennent.

Cependant, nous savons que “les moulins de Dieu moulent lentement,” et pour cette raison nous croyons que les constructions idéologiques fausses tomberont tôt ou tard. La puissance du Christ ne dépend pas du soutien du gouvernement ou de son influence politique propre, mais plutôt de ce que sa puissance vient plutôt de ce qu’il a semé la Parole de vie éternelle et témoigné de la Vérité. Inspiré par l’exemple de Notre Sauveur, nous espérons et croyons que votre appel sera la graine de moutarde de l’Évangile qui pousse à merveille. Il ouvre la possibilité dans un avenir proche pour les orthodoxes et les gréco-catholiques de se rendre compte de ce pourquoi nous prions chaque année dans les stichères des offices de Pâques: «Le jour de la Résurrection; soyons radieux pour la fête, et embrassons-nous les uns les autres. Disons, frères … “

Néanmoins, nous ne pouvons pas aller de l’avant avec la tête tournée vers l’arrière. Nos relations sont marquées par des siècles d’âpres polémiques religieuses et des conflits encore frais des dernières décennies – conflits qui divisaient les communautés et même les familles. Aujourd’hui, nous devons une fois pour toutes abandonner ce style et cette manière d’expliquer nos relations, laissant le passé aux historiens et à Dieu tout-puissant, qui est le meilleur médecin de nos esprits et nos cœurs. Toute discussion sur le passé devrait se passer dans une atmosphère calme et conviviale de recherche commune de la vérité objective, basée sur la méthodologie scientifique, l’honnêteté intellectuelle et la responsabilité. Mais le but ultime d’un tel dialogue ne doit pas être une simple clarification de la vérité historique. Nous sommes appelés à un but plus élevé – l’unité de l’Église du Christ.

Par le passé, chacun a péché en ne cherchant pas nécessairement la véritable unité dans l’amour, mais plutôt une absorption de l’autre en soi-même, traitant les autres non pas comme une communauté de frères et sœurs dans le Christ, mais comme un adversaire, voire même comme un ennemi. Cette absorption a été déguisée en “réunification”, et constituait, en fait, rien de moins que ce funeste “uniatisme” que les deux parties, catholique et orthodoxe, ont condamné comme une méthode inadéquate pour l’union de l’Église. Nos communautés ont suivi chacune son propre chemin historique et ont des expériences différentes de la vie ecclésiale. Jusqu’à présent, cela a été la cause de notre conflit, mais pourrait en fait devenir la base de notre enrichissement mutuel. Que ceci soit notre engagement d’amour fraternel et d’unité que le Christ nous a demandés. En adhérant à cette unité, nous devons témoigner au monde le fondement de notre foi et de la fidélité à notre tradition commune.

Frères et sœurs orthodoxes, votre lettre nous a aidé à transcender notre douleur et à vivre ce triste anniversaire du pseudo-synode dans un sentiment d’espoir. Nous espérons que nos appels communs, auxquels nos autres coreligionnaires sont libres d’adhérer, seront la base de notre future collaboration. Que le Saint Esprit puisse guérir nos blessures historiques et nous guider vers le pardon, la réconciliation et l’union véritable dans le Christ, qui par sa résurrection vainc la mort et nous donne l’espérance de la vie éternelle.

Kyiv, le 17 Mars 2016

Au nom des participants de la conférence internationale «Le pouvoir de la foi contre la violence des autorités: les grecs-catholiques en Europe centrale et orientale dans le contexte de la persécution par les régimes totalitaires après la Seconde Guerre mondiale” tenue à l’Université nationale Tarass Chevtchenko de Kyiv le 17 Mars 2016, et les chercheurs de cette question (parmi les signataires, ndlr):

+ Sviatoslav (Shevchuk), primat de l’Eglise grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Bohdan (Dziurakh), secrétaire du Synode des évêques de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kyiv
+ Borys (Gudziak), éparque de l’Église grecque-catholique éparchie ukrainienne de Saint-Volodymyr le Grand, Paris
+ Vasyl (Tuchapets), exarque de Kharkiv de l’Église grecque-catholique ukrainienne, Kharkiv
Fr. Bohdan Prakh, recteur de l’Université catholique d’Ukraine (UCU), Lviv
Fr. Ivan Dacko, président de l’Institut d’études œcuméniques à UCU, Lviv
Myroslav Marynovych, président de l’Institut de la religion et la société de l’UCU, Lviv
Oleh Turiy, titulaire de la chaire de l’histoire de l’Église à UCU, Lviv
Volodymyr Tylishchak, vice-directeur de l’Institut ukrainien de la mémoire nationale, Kyiv
Fr. Peter Šturák, doyen de la Faculté de théologie catholique grecque de l’Université de Prešov, Slovaquie
Fr. Yury P. Avvakumov, professeur de théologie historique de l’Université de Notre Dame, États-Unis
Igor Hałagida, professeur de l’Université de Gdańsk, Pologne
Fr. Andriy Mykhaleyko, professeur invité d’histoire de l’Église, Université catholique de Eichstätt / Ingolstadt, Allemagne
Svitlana Hurkina, directeur de l’Institut d’histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Daniel Galadza, adjoint post-doctoral, Institut de théologie historique, Université de Vienne, Autriche
Fr. Taras Bublyk, chercheur à l’Institut d’Histoire de l’Église à l’UCU, Lviv
Iryna Fenno, adjoint du Département d’études religieuses de l’Université nationale Tarass Chevtchenko, Kyiv
Olga Zbrozhko, chercheur du Centre de recherche du Mouvement de libération, Lviv
Anatoly Babinski, rédacteur en chef de la revue “Patriarkhat”, Lviv
John Reves, Deacon UGCC, Centre pour l’Est spiritualité chrétienne “Byzantinisches Gebetszentrum”, Salzbourg, Autriche
Tamás Véghseő, recteur, Institut théologique gréco-catholique St-Athanase, Nyíregyháza, Hongrie
Giovanni Codevilla, professeur de droit comparé ecclésiastique, Milan, Italie

Sources: News.ugcc (dont illustration: photographies du “concile” du 10 mars 1946), RISU

Vidéo de l’assemblée générale constitutive de la Fraternité Saint-Luc de Crimée – 26 mars

C’est à Paris, dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe assurances, que l’assemblée générale constitutive de la Fraternité Saint-Luc de Crimée s’est déroulée le 26 mars dernier. Plus de 40 médecins et professionnels de santé, ainsi que Mgr Jean de Charioupolis et Mlle Roxana Iliescu – attachée en affaires sociales auprès de l’Ambassade roumaine à Paris, ont participé à la présentation de l’association qui a pour but “de créer un réseau d’information, d’entraide et de communication entre les professionnels de santé selon les principes de la bioéthique médicale chrétienne orthodoxe afin d’améliorer la prise en charge des patients, tant médicalement que psychologiquement”. Le Dr. Marc Andronikof, chef de service des urgences de l’hôpital Antoine Béclère à Clamart et auteur de plusieurs livres et articles sur les questions de bioéthique, est également intervenu en tant qu’invité spécial. Nous vous invitons à regarder l’enregistrement vidéo de l’évènement.

Plus de 50.000 fidèles ont vénéré à Moscou les reliques de saint Luc de Simféropol

Plus de 50.000 fidèles ont vénéré, vendredi dernier et dans la nuit du vendredi au samedi, au monastère Donskoï de Moscou les reliques de saint Luc (Voïno-Iassenetski), qui ont été apportées de Simféropol dans la capitale russe, avant de partir pour la Grèce. « Le 1er avril, les fidèles sont venus au monastère à 7 heures du matin afin d’accueillir, à 14 heures, les reliques du saint. Le jour, la queue s’étendait depuis la station de métro « Chabolovskaïa » jusqu’au monastère. L’accès aux reliques était organisé la nuit également », selon les organisateurs, le Fonds Saint-André-le-Premier-Appelé.

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Le métropolite du Monténégro Amphiloque a célébré la fête de saint Siméon de Dajbabé

À l’occasion de la fête de saint Syméon (1854-1941), le 2 avril, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque a célébré, avec le clergé local, la sainte liturgie au monastère de Dajbabé, près de Podgorica, devant les reliques du saint, qui vécut en ce lieu et qui a été canonisé en 2010 par l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe. Dans son homélie, le métropolite a évoqué le don de clairvoyance de saint Syméon et le fait qu’il s’avait ce qui se passerait pendant la seconde guerre mondiale. « Le Seigneur l’a préservé pour ne pas voir tout ce mal et ces ténèbres qui ont couvert toute l’Europe et le monde entier par ceux qui voulaient construire le destin de l’humanité et le nouvel ordre non sur Dieu, non sur ce qui est saint, non sur la vérité et la justice divines, la bonté divine, l’amour envers Dieu et le prochain, mais sur leur amour du pouvoir et de l’argent », a déclaré le métropolite. Il a ajouté que les rassemblements près des reliques de saint Syméon montrent comment Dieu accorde des dons à ceux qui L’aiment. « Il leur accorde des dons et les glorifie, car ils ont glorifié Dieu. Et il en fait de véritables témoins du Dieu de l’amour » a poursuivi le métropolite. À l’occasion de la fête de saint Syméon de Dajbabé, le métropolite et le clergé ont, à l’issue de la Liturgie procédé à la bénédiction du traditionnel pain de la « slava ». Saint Syméon, après avoir fait des études supérieures de philosophie et de théologie en Russie, en Suisse et à la Sorbonne, opta pour la vie monastique et, à la suite d’une révélation, mena une vie solitaire dans une grotte de la région de Podgorica. Ses vertus et charismes, acquis dans l’ascèse et la prière, attirèrent vers lui de nombreux fidèles. Sa vie et ses enseignements spirituels ont été traduits en français et publiés dans la collection « Grands spirituels orthodoxes du XXème siècle » aux Éditions de l’Âge d’Homme.

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Vème festival des chœurs d’enfants des écoles du dimanche de Moscou

Le 3 avril a eu lieu le Vème Festival des chœurs d’enfants des Écoles du dimanche de Moscou en la salle des conciles de la cathédrale du Christ-Sauveur de la capitale russe. La manifestation était organisée par la Fondation d’aide à la renaissance du chœur synodal, avec le soutien du département de la politique nationale, des liens inter-régionaux et du tourisme de la ville de Moscou. Le but principal du festival est l’implication de la jeunesse dans l’héritage spirituel et le développement des traditions de l’art choral et du chant d’Église à Moscou. Prenaient part à la manifestation le recteur de la cathédrale du Christ-Sauveur, l’archiprêtre Michel Riazantsev, le dirigeant du Département de la politique nationale, des liens inter-régionaux et du tourisme de la ville de Moscou, Vladimir Tchernikov, et d’autres personnalités, dont les représentants de l’exécutif de la municipalité de Moscou, des organisations religieuses et publiques. La majorité du public était constituée par les enfants défavorisés et de familles nombreuses de la ville de Moscou. Cette année, le festival s’est déroulé avec la participation du Chœur synodal de Moscou, l’un des chœurs professionnels les plus anciens de Russie. Il fut fondé à Moscou en 1721. Actuellement, son répertoire inclut notamment les œuvres des compositeurs classiques européens. Le chœur collabore avec l’Orchestre national de Russie, le Grand orchestre symphonique P. I. Tchaïkovsky, et prend part à de nombreux festivals mondiaux importants. À la présente manifestation ont participé également les meilleurs chœurs des écoles et collèges orthodoxes de Moscou. Au programme du festival figurent les chants liturgiques de Noël, les « koliadki » (chants populaires de Noël), les chants des autres peuples slaves ainsi que d’autres œuvres de la musique ecclésiastique et profane.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée invite le patriarche d’Antioche à venir au Phanar pour régler son différend sur la juridiction du Qatar

Le quotidien grec « To Vima » a publié l’article suivant au sujet du différend entre les patriarcats d’Antioche et de Jérusalem concernant la juridiction ecclésiastique sur le Qatar. « Le conflit a commencé il y a environ trois ans et maintenant, deux mois avant la convocation du Grand Concile, le patriarche d’Antioche Jean déclare, dans sa lettre au patriarche œcuménique Bartholomée que, si le problème n’est pas résolu, il ne participera pas au Concile en Crète. Le patriarche œcuménique lui-même, la semaine passée, face à l’impasse, a envoyé une lettre au patriarche Jean, l’invitant à Constantinople le mercredi après-midi, soit en personne, soit par des représentants de l’Église d’Antioche. La lettre du patriarche Jean « a provoqué de la tristesse, de la douleur dans l’âme et beaucoup de peine » pour lui, déclare le patriarche Bartholomée, la lettre en question laissant ouverte l’éventualité l’absence du patriarche d’Antioche au Grand Concile, si le problème « de l’Émirat du Qatar » n’est pas résolu. « Certainement, Sa Béatitude [le patriarche Jean] se rappelle, ainsi que son Église sœur [le patriarcat d’Antioche], tout le labeur, durant des années, et les efforts, qu’elle a déployés elle-aussi par l’intermédiaire de chacune de ses représentations pour la préparation de ce Concile, que le Patriarcat œcuménique estime à leur juste valeur comme toujours positives, et au titre desquels il exprime sa gratitude et sa reconnaissance », déclare le patriarche Bartholomée, qui ajoute : « Entre-temps, cependant, a surgi, malheureusement, le problème connu du Qatar, les très saintes Églises d’Antioche et de Jérusalem produisant les mêmes arguments ». Et de terminer : « Comme cela est connu de vous, Béatissime Frère, le Patriarcat œcuménique, en collaboration avec les délégations des deux Patriarcats aînés [les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem], mais aussi des représentants à Athènes de l’honorable Gouvernement hellénique ont produit beaucoup d’efforts, sans cependant que le résultat souhaitable et positif, satisfaisant pour les deux Églises, attendu jusqu’à aujourd’hui, ne soit atteint ». Dans ce cadre, « le Patriarcat œcuménique prend l’initiative d’inviter votre délégation au Phanar, dans son devoir coordinateur et primatial, et en vue de l’entreprise historique de la convocation du Saint et Grand Concile, lequel doit montrer l’unité de notre Église orthodoxe Une et Unique ainsi que son témoignage envers le monde contemporain (…) » L’invitation a été envoyée, mais selon certaines informations, le patriarche d’Antioche ne peut se rendre au Phanar et, jusqu’à maintenant, aucune délégation n’est partie de Damas pour Constantinople. Il convient de mentionner que le différend entre les Patriarcats d’Antioche et de Jérusalem avait surgi à l’occasion de l’élection par le Patriarcat de Jérusalem d’un hiérarque portant le titre de métropolite « du Qatar », région qui, selon le Patriarcat d’Antioche appartient à sa juridiction ecclésiastique. La question qui préoccupe depuis un certain temps les deux côtés a souvent assombri les rencontres inter-orthodoxes de délégations à haut niveau et les Synaxes de Primats orthodoxes, mais jusqu’à maintenant, il n’a pas été possible d’aboutir à une solution acceptable pour les deux parties. Le patriarche œcuménique a entrepris, ne serait-ce qu’au dernier moment, une initiative, afin de ne pas causer des problèmes pendant le Saint et Grand Concile. Le patriarche d’Antioche a défini la composition de sa délégation en Crète, mais a informé le patriarche Bartholomée que, si le problème du Qatar n’est pas résolu, il y a éventualité que, finalement, l’Église d’Antioche ne soit pas même représentée par des métropolites au Grand Concile. Et en tenant compte du fait que ses représentants, qui ont participé à la synaxe des primats orthodoxes en janvier à Genève, n’ont pas signé les communiqués des patriarches et des archevêques, le problème se complique encore plus, étant donné que le principe d’unanimité qui constitue le paramètre principal du saint et grand Concile montre une «  fissure ».

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Le patriarche de Géorgie Élie II : « J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant »

Dans sa prédication après l’office en la cathédrale de Svétitskhovéli, à Mtskheta, l’ancienne capitale de la Géorgie, le patriarche Élie II s’est exprimé sur la loi anti-discrimination adoptée en Géorgie en 2014, et les « mariages » de même sexe, répondant ainsi aux accusations à son endroit formulées par la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI). Il a déclaré notamment : « Aujourd’hui, nous devons encore penser et plus approfondir ces problèmes et questions qui se posent à notre pays et à notre Église. Aujourd’hui, l’homme considère comme des phénomènes naturels ce qui sont des péchés. Il est étonnant qu’aujourd’hui, certaines personnes veulent légaliser un péché tel que les « mariages » de même sexe. C’est un péché si grand que l’on ne doit même pas en parler dans une église. Il ne faut même pas prononcer le nom de ce grand péché. Dieu merci, notre peuple ressent cela et ne soutient pas cela. Le processus de globalisation qui se produit dans le monde entier est inévitable et nous ne pouvons l’arrêter. Cependant, nous ne devons choisir, dans ce processus, que ce qui est utile à l’âme et nécessaire pour notre peuple. Ces choses qui sont opposées à l’Orthodoxie, le peuple géorgien ne pourra jamais les accepter. Et il ne les acceptera pas », a déclaré le patriarche Élie. « Je voudrais dire quelques mots au sujet de la loi anti-discrimination. La Géorgie est un pays qui n’a jamais opprimé personne. La Géorgie est un pays où chacun s’est toujours senti libre, mais il y a des choses que l’on ne peut permettre. Comment légaliser l’iniquité ? Cela est un grand péché. C’est précisément ce dont j’ai parlé précédemment. J’ai dit ce que je devais dire, et si je m’étais tu, cela eût été étonnant. Je me dois de parler de cela. Aucun croyant ne peut accepter la loi soi-disant anti-discrimination. Je veux dire également que le temps passera et nous nous demanderons comment nous avons pu permettre cela et adopter une telle loi ».

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L’Institut Saint- Serge : lettre d’ouverture de l’année académique 2016-2017

La direction de l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge annonce la reprise des cours pour l’année académique 2016-17 :

“Paris, le 25 mars 2016
Fête de l’Annonciation

Chers Amis de l’Institut,

L’Institut de Théologie Orthodoxe Saint-Serge (ITO) prépare actuellement la prochaine année académique 2016-2017.

Après la suspension – pour un an – de son enseignement sur place, notre Institut, fidèle à son héritage historique ainsi qu’à sa mission, reprendra dès la rentrée prochaine l’ensemble de ses activités académiques, tout en veillant notamment, dans un esprit d’ouverture œcuménique, à renforcer sa collaboration et ses échanges avec d’autres facultés de théologie.

Nous sommes particulièrement conscients que la vocation première de cette École a toujours été et demeure un authentique service ecclésial : assurer une formation théologique de haut niveau, tant pour les (futurs) clercs que pour les laïcs, tous soucieux de mieux comprendre leur foi et attentifs à dialoguer avec le monde contemporain, ses problématiques, ses enjeux.

Dans cet esprit, nous appelons celles et ceux qui se sentent concernés à venir sans hésitation bénéficier des formations que propose l’ITO :
– soit sur place en assistant aux cours réguliers ;
– soit par le canal de l’Enseignement théologique à distance (ETD).

Ces formations sont conformes au système universitaire de Bologne, proposant des cycles de niveau licence, master et doctorat (LMD). A noter que les auditeurs libres sont admis aux différents cours délivrés en cycle de licence et de master.

Si vous êtes intéressés par l’une ou l’autre de ces formations, nous vous invitons à prendre contact dès à présent avec l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, 93, rue de Crimée, 75019 Paris (e-mail : ito@saint-serge.net et, pour la formation à distance : ftc@saint-serge.net).

Pour toute information complémentaire, vous pouvez aussi visiter le site Internet de l’Institut : www.saint-serge.net où notre Livret 2016-2017 sera bientôt en ligne.

Archiprêtre Nicolas Cernokrak, doyen”

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Communiqué final du secrétariat du Concile panorthodoxe suite à sa première réunion des 29 et 30 mars

IMG_2949Le secrétariat du grand Concile panorthodoxe, établi par la synaxe des primats des Églises autocéphales orthodoxes, à Chambésy, du 21 au 28 janvier dernier, a réalisé sa première réunion au Centre orthodoxe du Patriarcat oecuménique à Chambésy-Genève les 29 et 30 mars (photographie ci-dessus et ci-contre).  Les travaux se sont déroulés sous la présidence du métropolite de Suisse Jérémie (photographie ci-dessous), coordinateur du secrétariat panorthodoxe. A la réunion du secrétariat ont participé les membres assignés par les différentes Églises orthodoxes. Ses travaux avaient comme but principal la prise de décisions pour un traitement efficace des questions d’organisation et procédurales. Pour prendre connaissance du communiqué final de cette réunion, cliquez ici.

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Réunion du Haut conseil de l’Église orthodoxe russe sous la présidence du patriarche Cyrille

Le Haut conseil de l’Église orthodoxe s’est réuni le 23 mars la salle du Haut conseil de la cathédrale du Christ Sauveur, sous la présidence du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie.

Ouvrant la séance, le patriarche a exprimé ses condoléances aux parents et aux proches des victimes des attentats terroristes survenus à Bruxelles, capitale de la Belgique.

S’adressant aux personnes présentes, le primat de l’Église orthodoxe russe a dit notamment :

« Nous savons par expérience ce qu’est le terrorisme, nous savons par expérience ce que sont les souffrances de ceux qu’on tue au nom d’une étrange compréhension de la lutte pour ses idéaux terrestres. Je pense qu’il nous faudra mener une réflexion très sérieuse, théologique, notamment, sur le phénomène du terrorisme.

Toutes les explications qui figurent aujourd’hui dans le discours politique sont superficielles. Je ne peux me défendre de penser que personne n’a véritablement réfléchi aux profondeurs ontologiques du problème. D’où vient ce radicalisme ? Qui l’alimente ? Quels facteurs extérieurs influencent l’apparition d’une motivation incitant à l’activité terroriste ?

Je pense que le terrorisme est inséparable du développement de la civilisation à l’étape actuel de l’avancement de l’histoire de l’humanité. Il y a quelque chose qui ne va pas, et le terrorisme en fait partie. C’est une terreur de n’envisager le terrorisme que comme un phénomène local, ou même global, mais lié uniquement à un espace idéologique réduit. Je pense qu’il est nécessaire de réfléchir à cet horrible phénomène d’un point de vue théologique et culturologique, afin d’en dégager, comme je l’ai dit, les causes ontologiques.

En même temps que nos condoléances, nous exprimons l’espoir que les autorités de Belgique, des pays d’Europe occidentale et de tous les pays où la menace terroriste est présente, agiront le plus énergiquement possible, en collaboration les uns avec les autres. Si le terrorisme est un phénomène global, il faut lui donner une réponse globale. Il faut coordonner nos actions. Beaucoup le disent, aujourd’hui, mais il n’existe malheureusement toujours pas de vraie coordination des actions de tous ceux qui sont appelés à lutter contre le terrorisme à l’échelle globale.

En ce qui concerne l’Église, nous devons poursuivre notre œuvre principale : prier, demander au Seigneur de pardonner nos péchés, invoquer Sa miséricorde, prier pour le soutien de tous ceux qui sont touchés par les blessures du terrorisme. En même temps, nous devons réfléchir très sérieusement. Puisque la réflexion de l’Église se fait toujours dans la prière, cela nous permet d’espérer que nous pourrons comprendre les vraies raisons de cet épouvantable phénomène et élaborer une réponse aux défis du terrorisme. Comme toujours, il y en aura qui seront d’accord avec cette réponse, et d’autres non, certains la salueront, d’autres ironiseront. Mais la réaction n’est pas de notre responsabilité. La responsabilité qui nous incombe est de réfléchir, de prier et de tout faire pour que le monde devienne meilleur. Car la sollicitude pour le monde qui nous entoure fait partie de notre sollicitude pour le salut du genre humain. »

Le primat de l’Église orthodoxe russe et les participants de la réunion ont honoré la mémoire des victimes des attentats par une minute de silence et de prière pour le repos de leur âme.

Ensuite le patriarche a présenté l’ordre du jour :

  • De l’application des décisions du Haut Conseil de l’Église orthodoxe russe et du Concile épiscopal
  • De l’activité des institutions synodales en 2015. Discussion des bilans annuels.

Le métropolite Mercure de Rostov et de Novotcherkassk a présenté un rapport sur la date et le thème des Conférences de Noël en 2017.

Le Haut Conseil de l’Église orthodoxe russe, présidé par le Patriarche, se compose comme suit :

  • Le métropolite Barsanuphe de Saint-Pétersbourg et de Ladoga, chancelier du Patriarcat ;
  • Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures ;
  • Le métropolite Clément de Kalouga et de Borovsk, président du Conseil éditorial de l’Église orthodoxe russe ;
  • Le métropolite Jean de Belgorod, président du Département synodal des missions ;
  • Le métropolite Mercure de Rostov et de Novotcherkassk, président du Département de l’éducation religieuse et de la catéchèse ;
  • Le métropolite Marc de Riazan et de Mikhaïlovsk, président de la Direction des finances et de l’économie du Patriarcat de Moscou,
  • Le métropolite Cyrille de Stavropol et Nevinnomyssk, président du Comité synodal à la collaboration avec les cosaques ;
  • L’archevêque Eugène de Vereïa, président du Comité pédagogique près le Saint Synode ;
  • L’archevêque Théognoste de Serguiev-Possad, président du Département synodal aux affaires des monastères et du monachisme ;
  • L’évêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou,
  • L’évêque Irénarque de Krasnogorsk, président du Département synodal à l’aumônerie des prisons
  • L’évêque Ignace de Vyborg, président du Département synodal des affaires de la jeunesse ;
  • L’évêque Pantéléïmon d’Orekhovo-Zouïevo, président du Département synodal aux affaires caritatives et sociales ;
  • L’évêque Tikhon d’Egorievsk, secrétaire exécutif du Conseil patriarcal à la culture ;
  • L’évêque Antoine de Bogorodsk, président de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger ;
  • L’archiprêtre Serguiy Privalov, président intérimaire du Département synodal de la collaboration avec les forces armées et les institutions du maintien de l’ordre ;
  • L’archiprêtre Dimitri Smirnov, président de la Commission patriarcale aux affaires de la famille et pour la protection de la maternité et de l’enfance ;
  • Vladimir R. Legoïda, président du Département synodal aux relations de l’Église avec la société et les médias.

Ont été invités à prendre part à la réunion : l’évêque Savva de Voskressensk, premier vice-chancelier du Patriarcat de Moscou, l’archimandrite Savva (Toutounov), vice-chancelier du Patriarcat de Moscou, l’archiprêtre Maxime Kozlov, premier vice-président du Comité pédagogique, le hiéromoine Onésime (Bamblevski), président du Département de l’enseignement religieux et de la catéchèse du diocèse de Moscou, l’higoumène Xénia (Tchernieva), chef du service juridique du Patriarcat de Moscou ; A. V. Chtchipkov, vice-président du Département synodal aux relations de l’’Église avec la société et les médias.

Parmi les passagers du vol de la compagnie Egypt Air détourné à Chypre se trouvaient deux hiérarques du Patriarcat d’Alexandrie, qui ont été libérés

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Christine Chaillot a présenté deux de ses ouvrages en Biélorussie

glav-IMG_6607Du 18 au 27 mars, Christine Chaillot est allée en Biélorussie pour présenter ses livres en russe dont Histoire de l’Église orthodoxe en Europe occidentale au 20e siècle publié par Duh i litera à Kiev en 2015, et Histoire de l’Église orthodoxe en Europe orientale publié par Duh i litera en 2010 dans lequel le père Feodor Krivonos avait écrit l’article sur cette histoire en Biélorussie. A la suite de cet article il avait publié un livre sur le même thème (2012) ; il a aussi écrit d’autres livres sur les néo-martyrs en Biélorussie au 20e siècle (2007 et 2008).

Elle les a présentés entre autres à l’Académie de théologie à Minsk (photographie) en présence d’étudiants de la Faculté de théologie de l’Université de Minsk, ainsi qu’au séminaire de Jirovici (photographies), à environ 200 km au sud-ouest de Minsk. Elle a également parlé de la situation actuelle dramatique des chrétiens au Moyen-Orient. Les étudiants en théologie lui ont posé de nombreuses questions.

Elle a également visité le monastère Sainte-Elisabeth à Minsk qui poursuit un travail admirable d’aide sociale ainsi que les monastères orthodoxes à Grodno, de Sainte-Euphrosine à Polotsk et de Saint-Nicolas à Moghilov, monastères restaurés et réorganisés récemment.

A Chambésy, début des travaux du secrétariat panorthodoxe du saint et grand concile de l’Église orthodoxe

Le 29 mars, le métropolite Jérémie de Suisse (Patriarcat de Constantinople) a présidé la première réunion des membres du secrétariat panorthodoxe du saint et grand Concile de l’Église orthodoxe. La réunion avait lieu au Centre orthodoxe du Patriarcat de Constantinople à Chambésy.

Le secrétariat panorthodoxe a été constitué conformément à une décision de la synaxe des primats des Églises orthodoxes, réunis du 21 au 28 janvier de l’année en cours à Chambésy. Chaque Église autocéphale reconnue par l’ensemble du monde orthodoxe y est représentée par un délégué. Suivant le décret constitutif de la Synaxe des Primats, le Secrétariat est chargé de :

  1. La publication des documents à l’ordre du jour du Concile adoptés à l’unanimité par les conférences préconciliaires panorthodoxes et la synaxe des primats sur une page internet spécialement créée à cet effet ;
  2. L’information des médias sur le travail et les objectifs du Concile, avec le concours de conseillers spéciaux ;
  3. L’attribution de l’accréditation nécessaire aux journalistes et correspondants s’intéressant aux travaux du Concile, suivant la recommandation des Églises orthodoxes, et
  4. Les autres questions concernant le secrétariat du Concile.

Avec la bénédiction de Sa Sainteté le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, l’Église orthodoxe russe est représentée au secrétariat panorthodoxe par l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures. Le prêtre Anatole Tchouriakov l’accompagne en tant qu’interprète.

Participent aux travaux du secrétariat panorthodoxe : l’archevêque Job de Telmessos (Patriarcat de Constantinople), le métropolite Alexandre du Nigéria (Patriarcat d’Alexandrie), le métropolite Silouane de Buenos-Aires (Patriarcat d’Antioche), le professeur Théodore Yiangou (Patriarcat de Jérusalem), le métropolite André de Gorij et d’Aten (Patriarcat de Géorgie), l’évêque Irénée de Bačka (Patriarcat de Serbie), le métropolite Niphon de Târgovişte (Patriarcat de Roumanie), le métropolite Jean de Varna (Patriarcat de Bulgarie), le métropolite Basile de Constantia (Eglise orthodoxe de Chypre), le métropolite Chrysostome de Messine (Église orthodoxe de Grèce), le métropolite Jean de Korça (Église orthodoxe albanaise), l’évêque Georges de Siemiatycze (Église orthodoxe polonaise), l’archevêque Michel de Prague (Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie).

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Marche pour la vie à Bucarest

« La vie est le don le plus important » était le slogan répété par des milliers de participants à la « marche pour la vie » organisée à Bucarest le 26 mars. Avec petits et grands, des pancartes « Pour la vie », les familles sont venues soutenir la vie, comme l’a annoncé Trinitas TV, la télévision de l’Église orthodoxe roumaine. L’événement était organisé sur l’initiative de l’Association des étudiants pour la vie. Les participants se sont rencontrés au « Parc de l’unification » dans la capitale et ont marché en direction du Parc de la jeunesse. 15 organisations non-gouvernementales chrétiennes ont donné leur soutien.

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Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin (Église orthodoxe de Géorgie) s’est exprimé sur les accusations de la Commission européenne contre le racisme et l’intolérance (ECRI) à l’endroit du patriarche de Géorgie Élie II

Dans son rapport publié le 1er mars, la « Commission européenne contre le racisme et l’intolérance » (ECRI) a accusé le patriarche de Géorgie Élie II d’avoir « recouru au discours de la haine ». « Le patriarche de l’Église orthodoxe de Géorgie a traité les rassemblements publics de personnes LGBT d’insultes à la nation géorgienne, et qualifié l’homosexualité de maladie » est-il affirmé dans le point 37 du rapport. Le métropolite de Bordjomi et Bakuriani Séraphin a commenté cette affirmation de la façon suivante : « Je suis profondément étonné par cette accusation. Il est dit dans la sainte Écriture que l’homosexualité est un péché. L’Église doit appeler tous ceux qui souffrent de ce péché, à s’en séparer. Qu’ils l’acceptent ou non, c’est leur affaire. Aucun clerc d’Église n’appelle à des « croisades », et le patriarche ne blesse personne. Mais appeler les fidèles aux vertus de la vie chrétienne et à l’humilité constitue le devoir des ecclésiastiques. L’homosexualité va à l’encontre des valeurs nationales de notre peuple très éprouvé. L’Église et chaque clerc se doivent d’appeler avec amour les gens à ne pas pécher, ils ont l’obligation de rappeler que ce péché périlleux pour l’âme est mentionné plusieurs fois. Et pour ce qui concerne le rapport et ses accusations, de mon point de vue, ils sont inconvenants et fort incorrects ».

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Dédicace de la première église en Russie dédiée à saint Eugène Botkine

Le 25 mars 2016, l’évêque d’Orekhovo-Zouïevsk Pantéléimon, président du Département synodal de bienfaisance et administrateur du vicariat de l’Est de Moscou, a célébré le rite de la petite bénédiction de l’église située sur le territoire de l’hôpital N°57 de Moscou. C’est la première église en Russie qui est consacrée en l’honneur du saint martyr Eugène Botkine, médecin de la famille du saint martyr Nicolas II. « Le saint martyr, le médecin Eugène, a vaincu la mort, il a vaincu le mal par sa fidélité envers Dieu, sa fidélité au devoir, sa vie emplie d’amour. Il vivait avec Dieu et chacun de nous peut communier au Seigneur dans cette église », a déclaré l’évêque Pantéléimon, qui s’adressait aux collaborateurs et aux patients de l’hôpital. L’église de l’hôpital N°57 a été créée sur l’initiative de l’institution hospitalière et particulièrement grâce à Alexandre Tchoutchaline, dirigeant de l’Institut scientifique de recherches en pneumologie, situé dans le bâtiment de l’hôpital. Il a évoqué devant l’assistance le cheminement d’Eugène Botkine, ainsi que ses vues sur le service de Dieu et du prochain. « Nous sommes rassemblés aujourd’hui afin que les bonnes entreprises du saint martyr Eugène Botkine triomphent. Notre église, qui sera bénie aujourd’hui, est très modeste. Mais je pense que ce bien qui est dans cette église, et cette force qui y repose, vous apporteront de la joie » a dit Alexandre Tchoutchaline. Eugène Botkine était le fils du célèbre médecine Serge Botkine. Après avoir terminé ses études à l’académie militaire de médecine, Eugène Botkine travailla à l’hôpital des pauvres, puis partit comme volontaire sur le front lors de la guerre russo-japonaise. En 1908, il devint le médecin de la Cour impériale. Après l’arrestation de la Famille impériale, il suivit volontairement celle-ci en exil à Ekaterinbourg. À plusieurs reprises, il lui fut proposé la liberté et la possibilité de revenir dans la capitale, mais il refusa chaque fois de quitter la Famille impériale. En 1918, il fut assassiné avec celle-ci. En 1981, il fut canonisé par l’Église orthodoxe russe hors-frontières. En 2016, Eugène Botkine a été canonisé par l’Assemblée de tous les évêques de l’Église orthodoxe russe.

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Mgr Jean élu candidat à l’élection canonique de l’archevêque de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

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Mgr Jean de Charioupolis

L’assemblée générale extraordinaire de l’Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale a élu comme candidat à l’élection canonique de l’archevêque Mgr Jean de Charioupolis. Les résultats de l’élection : 182 votants dont 173 exprimés. Mgr Jean a obtenu 150 voix,  père Porphyre 23. Selon l’article 44 des statuts de l’Archevêché : “Le résultat du vote de l’AGE est certifié par écrit par le bureau de l’AGE et ensuite transmis par l’intermédiaire du locum tenens au Saint-Synode qui procède à l’élection canonique en tenant compte du vote de l’assemblée générale extraordinaire”. D’après nos sources, le Saint-Synode du Patriarcat de Constantinople devrait se réunir les 19 et 20 avril prochains. Pour visualiser l’album de photographies de l’assemblée, cliquez ICI !

Décès de l’écrivain Claude-Henri Rocquet

Claude-Henri_RocquetL’écrivain Claude-Henri Rocquet (site dédié), de confession orthodoxe, de la paroisse Notre-Dame-Joie-des-Affligés et Sainte-Geneviève à Paris, est décédé dans la nuit du 23 au 24 mars. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages d’inspiration chrétienne (sa bibliographie). Les funérailles de l’écrivain sont organisées par les Services orthodoxes des funérailles.

Nous vous proposons ci-dessous, l’extrait d’une de ses conférences dans laquelle il évoque son entrée dans l’Église orthodoxe (pour lire le texte complet de la conférence, cliquez ici).

                  

« Quel chemin d’écriture, quel chemin intérieur, ou spirituel, et quel lien entre l’un et l’autre ? »

La porte de l’Église orthodoxe

 

… Il faut que je commence par Bordeaux, par la fin de l’adolescence, et par le temps, en somme, des premiers écrits publiés. Et je parlerai d’abord d’une rencontre majeure, celle de Lanza del Vasto, avant ma vingtième année. Réfléchissant à cet itinéraire, j’ai vu que je parlerai d’éloignement et de retour. – Mais d’un retour au sein même de l’éloignement.

Est-ce qu’on raconte jamais autre chose que l’histoire de l’enfant prodigue ? L’éloignement commencera à partir de Lanza. […]

Je passe sur beaucoup d’années. Un premier mariage. Une année d’enseignement à Montréal. La rencontre et la collaboration avec Maurice Clavel. Telle parole qu’il m’a dite, à notre dernière rencontre, fortuite, dans un train : « Heidegger, pour certaines âmes, le dernier pas avant le Christ. »

De fait, un peu tard, j’étudiais la philosophie. Et Heidegger commençait à me réveiller. À la question de l’être. Et donc à me rapprocher de Lanza. Cette question, je l’avais reçue de Lanza, et puis oubliée, enfouie, refoulée.

Je n’écrivais plus : à cause d’une espèce d’enlisement, et à cause d’une vie difficile. Passons. J’en viens au moment du « retour ».

Je suis entré dans l’Église orthodoxe. Il est plus vrai de dire : je suis revenu à l’Église et rentré par la porte orthodoxe. Annik et moi, nous nous sommes mariés à l’Église orthodoxe. Plus tard, nous ferons un pèlerinage à Moscou, en Russie. Je reconnaîtrai ce que depuis longtemps m’avait préparé la Russie, où j’étais allé avant d’être soldat en Algérie. Il y avait eu la Russie elle-même à Zagorsk, à la Laure Saint-Serge – mais aussi Berdiaev, – et le sens de l’Esprit, qui ne m’avait jamais quitté, comme Jean de la Croix, dans l’athéisme, « la nuit obscure ».

Il est difficile de parler d’une conversion. Oserai-je dire que j’ai « pardonné à Dieu » ? J’ai mis fin à l’hostilité, j’ai rendu les armes, j’ai cessé la guerre intérieure contre Dieu, grâce à lui. Tout s’est renversé.

Qu’ai-je reçu de l’Église orthodoxe ? En entrant, j’ai demandé, selon le rite, et de tout cœur, « la connaissance entière de la vérité ». J’ai reçu une clarification d’esprit, une stabilisation du cœur, de la vie. Une lumière de vie. Tout a commencé à s’ordonner.

Cette appartenance à l’Église orthodoxe, providentielle, n’est pas un rejet de l’Église de ma naissance. Je crois à l’Église une, sainte, catholique, et apostolique. En un seul baptême pour la rémission des péchés.

Bientôt, j’ai vu ce qui avait préparé mon entrée dans l’Église orthodoxe, mon retour.

Pourquoi je suis entré dans une église orthodoxe ? À cause d’articles que j’avais écrits sur Malevitch, les icônes ; puis sur la peinture de James Guitet, la liturgie de James Guitet. Mais qu’est-ce que cela voulait dire : icônes, liturgie ? Que savais-je, vraiment, de cela ?  Parlant de Malevitch, je parlais du cœur qui aspire à la vie éternelle. Avais-je le droit d’écrire ce désir, ce rêve, sans y ajouter foi ?

C’est le désir de passer de l’imaginaire à la connaissance, à la vérité, et c’est l’espérance reconnue au fond de moi, qui m’a conduit à la foi. À ce basculement.

Une fois entré… J’avais été préparé par ma rencontre avec Eliade, nos entretiens. J’avais quitté la position « démystificatrice », j’étais prêt à voir autrement la beauté des rites, le sacré… Et une conversation avec Eliade avait été en moi comme un silencieux coup de tonnerre. Il nous avait dit, à une table de restaurant, et comme en passant, qu’une des différences entre les catholiques et les orthodoxes était que les orthodoxes croyaient en « l’apocatastase » : le retour du monde malheureux et déchu dans la lumière divine, la lumière éternelle. On pouvait donc être chrétien et ne pas croire dans une éternité en partie infernale ?

[…]

Il se trouve que mon entrée physique dans une église a coïncidé avec la mort de Lanza, avec l’Épiphanie, – la Théophanie. Les textes liturgiques que j’ai entendus ce dimanche-là parlaient de l’arche et du déluge, de saint Jean-Baptiste et du Jourdain, du bois de l’arche et de la croix, des rois mages : j’avais rencontré en Lanza le visage et la noblesse d’un roi mage et son arche avait pour patron saint-Jean Baptiste le Précurseur…

Il y a eu d’autres signes … Liés à saint Martin.

[…]

Aujourd’hui, j’ai le désir et le dessein d’entreprendre, enfin, un autre versant de l’œuvre, depuis si longtemps différé. Écrire au plus proche de ce qui se vit chaque jour, de ce qui fut vécu, éprouvé, mais l’écrire en le rêvant, en l’inventant. Le titre de cela : Les voyageurs de la Grande Ourse.

Je viens d’avoir soixante-cinq ans. J’ai cessé d’enseigner. Ce qui fut une grande part de ma vie et de mon bonheur, je l’ai quitté sans nostalgie ni regret. J’éprouve une moindre inquiétude. Cet âge venu, on peut commencer à cesser de vouloir : on se trouve disponible. On cesse de vouloir apparaître comme il faut aux yeux d’autrui. On se délivre du désir de plaire, de la peur de déplaire. On a davantage confiance en ce qui vient.

D’abord, on ne sait où on va, ce que l’on veut. On est dans le tohu-bohu. Tiré à hue et à dia. Tourmenté. Multiple.

Et puis on se met à vouloir diriger sa vie, à en faire quelque chose, parfois à « faire une œuvre» : tout cela, contre la mort. On se construit.

Et puis on comprend que notre vie profonde est plus inspirée que nous. Qu’il suffit d’écouter ce que Dieu veut de nous. Dieu : le Christ, – mais je ne me sens pas le droit de parler ainsi, alors, je préfère dire : les anges.

Ce n’est pas une résignation, une défaillance : c’est un dépassement de soi. Il est vain de se vouloir maître de sa vie : il faut remettre sa vie à son véritable maître. Si ce n’est pas la plénitude de la foi, c’est au moins la confiance.

En se retournant, on voit comment dès le début de notre vie, des amis, des présences, se sont transmis la lumière qui nous a éclairé, conduit, à des années de distance, parfois ; et qui nous éclaire aujourd’hui et nous conduit. Ce sont des anges. Mais il y a aussi, on le sent, on le sait, des amis dans le ciel : ceux qui nous ont quittés, des gens de notre famille et peut-être que nous n’avons pas connus, des ancêtres très lointains, certains saints, – Dieu lui-même. Du temps, de la succession des jours, nous levons les yeux vers l’intemporel, l’éternel, l’invisible.

Et nous nous voyons nous-même dans ce jeu, dans cette œuvre, transmettant ce que nous avons reçu, et jusqu’à la fin des temps, de proche en proche : cette lumière que nous avons reçue, et dont nous avons souvent méconnu la nature et l’origine, le sens, notre vie n’est pas vaine si nous nous ne l’avons éteinte et perdue, mais transmise, et parfois imprévisiblement, toujours imprévisiblement, à quelques-uns de ceux qui nous entourent et nous succèdent, à ceux qui comme nous se croiront dans la nuit, et seuls. Mais nous ne sommes pas seuls.

Claude-Henri Rocquet

Conférence aux Scriptores christiani (extraits)

Bruxelles, 24 octobre 1998

Exposition à Belgrade : « L’Église orthodoxe serbe et l’émigration russe » (1920-1940)

Avec la bénédiction du patriarche de Serbie Irénée et du Saint-Synode de l’Église orthodoxe serbe, le département des Archives de celle-ci a organisé son exposition annuelle sur le thème de « l’Église orthodoxe serbe et l’émigration russe » (1920-1940). L’exposition, constituée de 121 objets (documents, photographies, affiches, dépliants et journaux) sera inaugurée le 31 mars 2016. L’exposition est dédiée au 80ème anniversaire du trépas du métropolite de Kiev Antoine Khrapovitzky (1863-1936), primat de l’Église orthodoxe russe hors-frontières.

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Le « Kouvouklion » du Saint-Sépulcre à Jérusalem sera prochainement restauré

Le Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre

Le 22 mars, en la basilique du Saint-Sépulcre, le patriarche de Jérusalem Théophile, en présence du frère Pierbattista Pizzaballa, custode franciscain pour la Terre Sainte, et du patriarche arménien de Jérusalem Nourhan Ier Manougian, a annoncé le début de la restauration complète du Kouvouklion (édicule) du Saint-Sépulcre. La cérémonie s’est déroulée près de l’édifice, où des échafaudages spéciaux ont été installés. La décision de restauration a été prise après l’examen technique du Kouvouklion, effectué sur la demande du Patriarcat de Jérusalem par des spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes. L’édifice actuel construit au-dessus du Saint-Sépulcre a été construit en 1801 sur le projet de l’architecte grec N. Komnenos, après un incendie qui a eu lieu dans l’église de la Résurrection en 1808. Le projet de Kouvouklion réalisé alors était particulier en ce sens que l’architecte faisait face à la tâche complexe de conserver tous les détails historiques de l’authentique Sépulcre du Seigneur et des aménagements successifs qui ont été érigés au-dessus de lui au cours des siècles. Le Kouvouklion n’a pas été restauré depuis 1810. Pendant plusieurs décennies, l’édifice a été exposé aux précipitations, étant donné que, jusqu’en 1868, la coupole de la rotonde se trouvant au-dessus du Kouvouklion était percée d’un oculus ouvert sur le ciel. En 1927 et en 1934, des tremblements de terre, dont le premier était de 6 degrés sur l’échelle de Richter endommagèrent sérieusement le Kouvouklion, ce qui entraîna la perte de stabilité de l’édifice et risquait de provoquer son effondrement partiel. Ensuite, en 1947, à titre de mesures provisoires, des étais en acier furent installés autour du Kouvouklion. Une influence négative sur l’édifice est causée par une humidité accrue, résultant de la présence et de la respiration de millions de pèlerins et de touristes qui visitent chaque année le lieu principal du christianisme, ainsi que par la chaleur dégagée par les cierges. Aussi, la nécessité s’est manifestée de renforcer la construction, de rénover les mortiers intérieurs et extérieurs du Kouvouklion et également de changer les fragments endommagés de son parement en marbre. En outre, il est indispensable de nettoyer les décorations de la suie qui s’y est amassée. Le Patriarcat orthodoxe de Jérusalem а coordonné le projet actuel de restauration avec la Custode franciscaine de Terre Sainte et le Patriarcat arménien qui, conformément au statu quo en vigueur, ont également des droits sur Kouvouklion. La restauration sera effectuée par les spécialistes de l’Université Technique Nationale d’Athènes en coordination avec les collaborateurs de l’Université de Florence et des experts venant d’Arménie. Les travaux doivent commencer dans quelques semaines, après la fête de Pâques qui, chez les orthodoxes, sera célébrée cette année le 1er mai. Les travaux ne dureront pas moins de huit mois. La fin de la restauration est prévue pour le début de 2017. Le patriarche de Jérusalem Théophile a fait savoir que l’accès au Lieu saint serait maintenu pendant les travaux.

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L’archimandrite Syméon du monastère Saint-Silouane a été promu chevalier de l’ordre national du Mérite

IMG_4919_discours-02702Corinne Orzechowski, préfète de la Sarthe, a remis les insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite à l’archimandrite Syméon, higoumène du monastère Saint-Silouane, le 4 mars lors d’une cérémonie au monastère Saint-Silouane à Saint-Mars-de-Locquenay. Son allocution, dans laquelle elle retrace le parcours de l’archimandrite Syméon, se trouve sur cette page.

Source (dont photographie): Sarthe.gouv.fr

Les 110 ans de la flotte sous-marine russe ont été commémorés à Cronstadt

L’office festif d’intercession en l’honneur du 110ème anniversaire de la flotte sous-marine russe a été célébré le 19 mars en la cathédrale Saint-Nicolas de Cronstadt par l’archimandrite Alexis (Ganjine), recteur de la cathédrale et responsable du secteur de la Marine auprès du département synodal en charge des Forces armées, avec le clergé de l’aumônerie militaire. À l’office assistaient le vice-amiral Alexandre Fedotenkov, assistant du commandant en chef de la flotte miliaire, environ un millier de militaires de la base de la région de Leningrad et de son centre d’études, les membres de l’Union des gonfaloniers orthodoxes. L’office était chanté par le chœur des marins. Dans son homélie, le père Alexis a souhaité une bonne fête à l’occasion de ce glorieux anniversaire et a souligné que la flotte sous-marine avait eu une grande importance dans la victoire de la Russie lors de la seconde guerre mondiale. Il a également évoqué les années 1990, alors que l’armée et la flotte russe était tombées en déchéance : « Mais nous nous souvenons des paroles du grand amiral Théodore Ouchakov : « Ne désespérez pas, ces tempêtes amèneront à la grandeur de la Russie ». De même, saint Jean de Cronstadt, prévoyant la révolution, a dit  que sur les os des martyrs ressusciterait une nouvelle, une grande Russie avec la foi dans le Seigneur Jésus-Christ et la sainte Trinité. Ainsi, aujourd’hui, nous voyons comme renaît l’armée, non seulement techniquement, mais spirituellement, et la flotte sous-marine constitue un bouclier nucléaire sur les limites de notre frontière maritime ». Le fonds caritatif « Saint Théodore Ouchakov » a offert à la cathédrale une icône venue du Mont Athos, représentant trois saints, l’apôtre André, Nicolas le thaumaturge et Théodore Ouchakov. Le 19 mars 1906, l’empereur Nicolas II avait signé le décret introduisant les sous-marins dans le cadre des forces armées de la marine russe.

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Visite au Patriarcat œcuménique de Constantinople du métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA)

Le métropolite Tikhon a accepté l’invitation de Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée, à concélébrer la divine liturgie en l’église patriarcale Saint-Georges au Phanar, le Dimanche de l’orthodoxie, les 19 et 20 mars. Le métropolite Tikhon avait accepté précédemment des invitations similaires du patriarche Bartholomée. En décembre 2014, il avait visité la Faculté de théologie de Halki ainsi que le patriarcat avec l’archiprêtre John Jillions, chancelier de l’OCA, les archiprêtres John Behr et Alexander Rentel, du Séminaire Saint-Vladimir de New York. En juin 2015, le métropolite Tikhon et le père Alexandre s’étaient rendus au patriarcat à l’occasion de la réunion du comité exécutif de l’Assemblée des évêques canoniques des États-Unis d’Amérique. Accompagné par le père John Jillions, le métropolite Tikhon est arrivé à Istanbul le samedi 19 mars, peu après qu’un attentat terroriste ait fait plus de 30 victimes dans le quartier touristique de la ville. La délégation a été accueillie par le diacre Niphon, un moine né aux États-Unis, qui dirige le secrétariat en langue anglaise du Patriarcat depuis 2008. Le samedi soir, le métropolite Tikhon et l’archiprêtre John Jillions ont assisté aux Vêpres en l’église patriarcale Saint-Georges, présidées par le patriarche Bartholomée, qui les a invités dans son bureau après l’office. « Le métropolite Tikhon a transmis les salutations de la part du Saint-Synode de l’Église orthodoxe en Amérique », a déclaré le père John. « Il a discuté avec Sa Toute-Sainteté la question du saint et grand Concile qui approche, la récente visite de Sa Béatitude [le métropolite Tikhon] à Son Éminence l’archevêque Léon et à l’Église de Finlande – une Église autonome sous la juridiction du Patriarcat œcuménique -, le travail de l’Assemblée des évêques canoniques aux États-Unis d’Amérique, les perspectives d’un dialogue formel renouvelé avec le Patriarcat concernant l’unité orthodoxe et la régularisation canonique de l’Église en Amérique du Nord. Sa Toute-Sainteté, à son tour, a fait bon accueil à la discussion, rappelant son engagement dans ces questions avec le défunt protopresbytre Jean Meyendorff et avec Son Éminence le défunt archevêque Pierre (L’Huillier) » a ajouté le père Jean. « Il était entendu que, tandis que des différences subsistent en ce qui concerne la nature de l’autocéphalie [de l’OCA], cela ne constituait pas un obstacle à la communion et à la concélébration ». Après un échange de cadeaux, le patriarche Bartholomée a encouragé le métropolite Tikhon à lui rendre à nouveau visite à l’avenir. Après la rencontre, le métropolite Tikhon et le père John on dîné avec le patriarche Bartholomée et certains des membres du Saint-Synode patriarcal, dont S.E. le métropolite Jean (Zizioulas) de Pergame, avant de réciter l’office de préparation à la sainte communion. Le Dimanche de l’orthodoxie, le 20 mars, le métropolite Tikhon a concélébré la divine liturgie avec le patriarche Bartholomée et les membres du Saint-Synode patriarcal, dont un certain nombre exercent leur ministère aux États-Unis et sont bien connus au métropolite grâce à l’Assemblée des évêques orthodoxes canoniques de ce pays. Après la liturgie patriarcale, un service de requiem a été célébré pour eux qui ont souffert et sont morts pour la foi orthodoxe, avec une procession, au cours de laquelle était portée l’icône des Pères du VIIème concile œcuménique. Le dimanche après-midi, le patriarche Bartholomée et le métropolite Tikhon se sont rendus dans une paroisse locale pour la célébration des vêpres du Dimanche de l’orthodoxie. Un bref concert exécuté par un groupe de chanteurs et de musiciens de Grèce du Nord, s’ensuivit dans la salle paroissiale. Le patriarche Bartholomée fit ensuite de chaleureux adieux au métropolite Tikhon et au père John avant leur départ, le lundi matin 21 mars. Des photographies de l’événement sont disponibles ici. Le métropolite Tikhon a fait la déclaration suivante sur son voyage à Constantinople : « Au clergé, aux membres de l’ordre monastique, et aux fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique. Je viens de revenir d’une visite à Constantinople, où j’ai été invité à concélébrer par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique Bartholomée, pour la fête du Dimanche de l’orthodoxie, au Patriarcat œcuménique. L’une de mes responsabilités principales en tant que primat est de représenter l’Église orthodoxe en Amérique dans ses relations avec les autres Églises orthodoxes. Ce voyage tout récent est le dernier d’une série de visites officielles que j’ai entreprises depuis mon élection au rang de métropolite, y compris des visites aux Églises de Russie, Géorgie et Finlande. Une concélébration du métropolite de l’Église orthodoxe en Amérique avec le patriarche œcuménique n’a jamais eu lieu historiquement et était rendue difficile, en premier lieu, en raison de compréhensions différentes qu’ont nos Églises respectives au sujet de l’autocéphalie et de son octroi. Ces compréhensions différentes demeurent, mais, depuis 2009, le nouveau contexte des Assemblées épiscopales a ouvert des opportunités pour un dialogue renouvelé sur l’unité orthodoxe en Amérique du Nord, qui est un engagement essentiel de l’Église orthodoxe en Amérique et qui se trouve au centre de notre vision de l’orthodoxie nord-américaine. La communion eucharistique et la concélébration le jour du Dimanche de l’orthodoxie ont montré de façon visible et publique la conviction, souvent exprimée par Sa Toute-Sainteté, le patriarche œcuménique, à savoir que l’Église orthodoxe en Amérique, ses évêques, son clergé et son peuple sont inclus dans la famille des Églises orthodoxes canoniques, tout en maintenant simultanément la position selon laquelle l’autocéphalie de l’Église orthodoxe en Amérique n’est pas reconnue. Toutefois, l’Église orthodoxe russe, avec les Églises de Géorgie, Bulgarie, Pologne et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, confirment et reconnaissent l’autocéphalie de notre Église. Du fait que l’autocéphalie de l’Église orthodoxe n’est pas reconnue universellement, notre Église n’a pas été invitée aux conférences inter-orthodoxes préparatoires au saint et grand Concile. Nous ne sommes pas non plus invités à celui-ci. C’est notre espoir et notre attente que les Églises orthodoxes trouveront un mode approprié pour inclure notre Église dans les processus inter-orthodoxes à l’avenir. L’Église orthodoxe en Amérique a maintenu sa position constante sur la question de l’unité canonique en Amérique du Nord depuis l’époque du Tomos (le décret officiel) d’autocéphalie octroyé en 1970 par l’Église orthodoxe russe, dont le désir était de travailler dans la direction « de la normalisation des relations entre les différentes juridictions ecclésiastiques en Amérique », dans l’espoir que l’octroi de l’autocéphalie « servirait au bien de l’Église orthodoxe en Amérique et à la gloire de Dieu ». En même temps, nous étions appelés à « demeurer dans des relations fraternelles avec toutes les Églises orthodoxes et leurs primats, ainsi que leurs évêques, clercs et pieux troupeaux, qui sont en Amérique et qui, à l’heure actuelle, maintiennent de facto leur dépendance canonique et juridictionnelle existantes de leurs Églises nationales et leurs primats ». Cette visite toute récente, à l’invitation de Sa Toute-Sainteté était une occasion d’exprimer notre amour fraternel et nos bonnes relations avec le Patriarcat œcuménique, tout en restant néanmoins fermes quant à notre vision de l’orthodoxie en Amérique du Nord. Ce faisant, nous maintenons l’équilibre ecclésial qui est exprimé par la structure de l’Église orthodoxe qui, selon les paroles de Sa Toute-Sainteté, « ne reconnaît qu’une autorité : le concile de ses hiérarques canoniques. Hors d’une décision conciliaire, la distinction entre orthodoxie et hérésie n’est pas possible. Les dogmes et les saints canons portent le sceau de la conciliarité. L’orthodoxie est l’Église conciliaire ». Je demande les prières de tout le clergé, des membres de l’ordre monastique et des fidèles de l’Église orthodoxe en Amérique, pour tous les primats orthodoxes et leurs Églises, avec leurs évêques et leurs fidèles en Amérique du Nord, afin que nous puissions réaliser les paroles de la prière du Seigneur : « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jn 17,21). Avec amour en Christ, + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada ».

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Le prince Charles a visité la cathédrale Saint-Georges à Prizren, au Kosovo

L’archimandrite Sava, le prince Charles de Galles et l’évêque de Ras et Prizren Théodose

Le samedi 19 mars, l’évêque de Ras et Prizren Théodose et l’archimandrite Sava, higoumène du monastère de Dečani, avec le clergé, les étudiants du séminaire de Prizren et les fidèles, ont accueilli le prince Charles de Galles en la cathédrale Saint-Georges de Prizren (Kosovo). À l’entrée, la jeune Milica Djordjević, seul enfant serbe vivant encore à Prizren, a offert un bouquet de fleur au prince. À l’entrée de l’église, l’évêque Théodose s’est adressé à l’héritier de la couronne par une allocution de bienvenue, dans laquelle il a évoqué les lieux saints du Kosovo et de la Métochie, les souffrances que l’Église a subies avec son peuple durant les dernières années, ainsi que la reconstruction et surtout la « résurrection » du séminaire de Prizren qui avait été détruit. Le prince Charles a salué chaleureusement les séminaristes qui ont chanté en son honneur le tropaire de la Résurrection du Christ en serbe et en anglais. L’évêque Théodose et le père Sava ont ensuite fait visiter au prince une petite exposition de photographies montrant les destructions lors du pogrom antiserbe de mars 2004 ainsi que les restaurations des lieux saints et des maisons qui s’en sont suivies. L’évêque Théodose a remercié particulièrement le gouvernement britannique pour l’aide relative à la reconstruction de maisons destinées aux Serbes revenus dans leurs foyers au Kosovo. L’évêque a expliqué à son hôte que, seize ans après le conflit armé, 200.000 Serbes ne peuvent toujours pas revenir au Kosovo et en Métochie et que, à Prizren, des 8.000 Serbes qui y vivaient, seule une vingtaine y est restée, principalement des personnes âgées. Le prince Charles s’est entretenu brièvement avec le groupe de personnes revenues à Prizren, qui ont exprimé leur souhait ferme de rester vivre dans leur ville natale, malgré la tragédie qui les a atteints en 2004, lorsque toutes les églises et maisons serbes de Prizren ont été incendiées. Enfin, le prince Charles a visité une petite église du XVème siècle dédiée à saint Georges, fondation de la famille Runović, incendiée lors des événements de mars 2004. Le prince a manifesté un intérêt particulier pour la restauration et la conservation des fresques endommagées dans les anciennes églises de Prizren, effectuées par des spécialistes grecs, serbes et italiens. En mémoire de la visite de son hôte, l’évêque Théodose a offert à celui-ci une édition de luxe de la monographie du monastère de Dečani en langue anglaise, ajoutant quelques mots sur les lieux saints les plus importants de l’Église orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie qui, en raison de leur signification, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. L’évêque Théodose et le père Sava ont exprimé l’espoir que l’héritage orthodoxe serbe au Kosovo et en Métochie, avec son identité historique et culturelle, sera défendu de façon adéquate par des garanties internationales ad hoc.

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Voyage en Grèce du métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine

Le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine, a effectué un voyage en Grèce. Pendant son séjour dans ce pays, Sa Béatitude était accompagné du métropolite Métrophane de Lougansk et d’Altchevsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe ukrainienne, et du vice-président de ce département, l’archiprêtre Nicolas Danilevitch. Le 15 mars 2016, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne a assisté à une réception en l’honneur de la fête du Triomphe de l’orthodoxie, qui avait lieu à l’ambassade d’Ukraine en République de Grèce. Pendant la réception, le métropolite Onuphre a présenté ses félicitations à l’archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, Jérôme II. Le vice-ministre des Affaires étrangères de Grèce, Yannis Amanatidis, des représentants de l’Église orthodoxe de Grèce et des membres de l’Église orthodoxe ukrainienne, ainsi que des représentants du monde de l’enseignement et de la culture, participaient à l’évènement. Vladimir Chkourov, ambassadeur d’Ukraine en République grecque, a exprimé sa gratitude au Primat de l’Église orthodoxe de Grèce pour son aide dans la réhabilitation de la santé d’enfants ukrainiens en Grèce. Le diplomate a déclaré qu’il était heureux de saluer la délégation de l’Église orthodoxe ukrainienne conduite par son Primat. De son côté, l’archevêque Jérôme a exprimé son soutien et présenté ses meilleurs vœux au métropolite Onuphre et à tout le peuple ukrainien. Ensuite, il a été question du développement de la collaboration humanitaire entre l’Ukraine et la Grèce. Durant la suite de leur séjour, les membres de la délégation ukrainienne et leur Primat ont effectué le 16 mars un pèlerinage à l’île d’Égine sur le tombeau de saint Nectaire d’Égine, l’un des saints grecs contemporains les plus vénérés. Après avoir vénéré les reliques de saint Nectaire, le métropolite Onuphre a prié pour la paix en Ukraine. Le même jour, à l’aéroport d’Athènes, le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine s’est entretenu avec les hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce, le métropolite Paul de Glyph et le métropolite Nicolas du Mésogée et de la Lauréotique. A la fin de l’entretien, le primat de l’Église orthodoxe ukrainienne s’est envolé pour Kiev.

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Message du métropolite Tikhon (Église orthodoxe d’Amérique – OCA) pour le commencement du Grand Carême

« Venez, ô peuples, et recevons en ce jour la grâce du Carême comme un don de Dieu » (Matines du lundi de la première semaine du Grand Carême »

La prière, le jeûne et l’aumône. Ces trois « piliers » de nos vies spirituelles sont inséparables. Ils sont au cœur de tout ce que, comme peuple de Dieu, nous nous efforçons d’accomplir pour l’amour de notre Sauveur très miséricordieux, que ce soit à l’église ou dans nos maisons et nos lieux d’études et de travail. Ces trois pratiques ascétiques sont si centrales que le Christ nous exhorte, dans le Sermon sur la Montagne, à les approcher non pas comme les Pharisiens qui recherchaient les louanges des autres, mais dans le silence et l’humilité, avec vigilance. Dans Son sermon sur la Montagne, le Christ indique clairement que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas « optionnels ». Il n’a pas dit « si vous jeûnez » ou « si vous faites l’aumône ». Mais Il dit : « Lorsque vous jeûnez… lorsque vous faites l’aumône ». Il présume que ceux qui souhaitent Le suivre feront ces choses, non pas « par choix », mais par conviction – et comme moyen de conversion personnelle. Combien de fois avons-nous été négligents dans notre vie quotidienne, manquant à la prière, au jeûne ou encore à l’aumône envers ceux qui ont un besoin authentique, tout en cherchant à nous excuser par le manque de temps ou de moyens ? Et combien de fois avons-nous oublié que la prière, le jeûne et l’aumône ne sont pas limités à des périodes de pénitence, comme celle que nous commençons, mais sont centrales dans nos vies et notre témoignage de chaque jour, 365 jours par an ? Pendant le Grand Carême, nous sommes appelés à « rentrer en nous-mêmes », tout comme le Fils prodigue a reconnu l’erreur de ses voies et a cherché le pardon de son père. Nous sommes appelés à fuir l’orgueil du pharisien et à adopter les larmes du publicain. Nous sommes invités à opérer un changement essentiel dans la qualité et le rythme de notre vie, par ailleurs trépidant, et à tourner notre attention à ces choses qui sont « utiles » pour accomplir notre salut. Et, alors que nous est donnée encore une fois l’occasion de revenir à notre Père céleste et à rechercher Son amour inconditionnel, Sa miséricorde et Son pardon, nous devons Le « repositionner » au centre même de nos vies. Engagés comme nous le sommes à « l’école du repentir », nous prions, jeûnons et faisons l’aumône comme des moyens destinés à nous préparer à nouveau pour la grande et glorieuse Pâque qui, en retour, nous offre un avant-goût du Royaume qui doit encore être pleinement révélé, mais est toutefois déjà pleinement présent parmi nous dans la vie du Corps – l’Épouse du Christ – l’Église. Que nos efforts de Carême ne soient pas considérés comme un fardeau – notre Seigneur prend sur Lui nos fardeaux et adoucit nos jougs – mais comme une occasion de « rentrer en nous-mêmes », en imitant Celui qui Lui-même a prié, jeûné et donné des aumônes, ou plutôt, a donné Sa vie même pour nous. Assurément, nous ne pouvons faire moins en cette période de « tristesse radieuse », alors que nous embrassons « la Lumière qui n’est pas saisie par les ténèbres », elle qui nous mène de « la mort à la vie, de la terre au ciel ». Que tout ce que nous fassions et vivions pendant ce très saint temps de préparation, serve à Le glorifier, que par nous « en toutes choses Dieu soit glorifié par Jésus-Christ » (I Pierre 4,11). Demandant humblement votre pardon et vous assurant de mes prières pour le parcours du Carême, je reste, avec amour en Christ. + Tikhon, archevêque de Washington, métropolite de toute l’Amérique et du Canada.

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Patriarche Daniel de Roumanie : un message de compassion et de solidarité avec le peuple belge

“Nous avons appris avec tristesse et inquiétude l’attaque terroriste qui a eu lieu à Bruxelles le mardi matin au cours de laquelle au moins 34 personnes ont été tuées et 136 blessées. Dans ces moments difficiles pour le peuple belge, nous prions pour la paix des âmes des défunts, pour la consolation des familles endeuillées, et pour le rétablissement des blessés. Nous exprimons notre solidarité avec le peuple belge traversant la détresse, ainsi que notre préoccupation pour l’escalade des attaques terroristes en Europe. Nous prions Dieu pour la paix, la compréhension et la bonne cohabitation entre personnes de différentes nationalités, cultures et croyances religieuses.”

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Communiqué du métropolite Athénagoras de Belgique concernant les attaques à Bruxelles

Son Eminence le métropolite Athénagoras de Belgique, représentant de l’ensemble de l’Église orthodoxe en Belgique et aumônier de l’aéroport de Bruxelles, exprime en son nom personnel et au nom de tous les chrétiens orthodoxes vivant en Belgique sa stupeur et sa douleur devant les actes de barbarisme qui ont frappé le pays, ce matin. Aucune idée ni prise de position ne peuvent justifier l’utilisation de la violence et la suppression de la vie humaine. En ces instants tragiques, ses pensées vont auprès des proches des victimes et ses prières sont adressées au Seigneur afin que le cœur de certains frères puisse être touché par la grâce de la paix et du pardon. Nous méritons un monde meilleur !

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Un reportage vidéo sur la pose du grand dôme et la bénédiction des croix de la future église orthodoxe russe à Paris

NestorAlexey Vozniuk, du Séminaire orthodoxe russe en France, a réalisé un reportage vidéo (ci-dessous) sur l’installation de la coupole centrale et la bénédiction des croix pour le sommet de la nouvelle église orthodoxe russe à Paris, le 19 mars (photographies). Le chœur du Séminaire a chanté lors de cette bénédiction.

Photographie: lors de la bénédiction des croix par Mgr Nestor (source: L’observateur russe)

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Jovan Nikoloski