28/03/2017
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Category Archives: Actualités

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II en Ouganda

Le lundi 2 novembre, le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II, accompagné par le métropolite de Nubie Narcisse, est arrivé à Entebbe, en Ouganda, afin d’effectuer une visite pastorale au diocèse métropolitain de Kampala. Le patriarche a été accueilli à l’aéroport par le métropolite de Kampala et d’Ouganda Jonas, le métropolite de Mwanza Jérôme, de l’évêque vicaire du Burundi et du Rwanda Innocent, ainsi que par l’ambassadeur d’Égypte Ahmed Abdel Aziz Mostafa, et un grand nombre de clercs, fidèles et élèves des écoles missionnaires de Kampala. À la fin de la doxologie en la cathédrale Saint-Nicolas, le métropolite Jonas a prononcé une allocution de bienvenue au patriarche, lequel a remercié toutes les personnes présentes pour leur accueil enthousiaste, qui montre l’amour et le dévouement de l’Église locale envers le Patriarcat et son primat, ainsi que l’apport de l’Église orthodoxe à l’Ouganda. Ensuite, le patriarche a célébré un court office de requiem sur les tombes des évêques Christophore et Théodore de bienheureuse mémoire et des premiers collaborateurs de la mission dans le pays. Puis, il s’est entretenu en tête-à-tête avec les évêques pour évoquer différents problèmes pastoraux de la mission en Ouganda et, plus largement, sur le continent africain. La première journée de la visite pastorale patriarcale à Kampala s’est terminée par un programme festif présenté par les élèves des écoles en l’honneur du primat.

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Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine

La séance de travail du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a eu lieu les 28 et 29 octobre en la salle synodale de la Résidence patriarcale sous la présidence du patriarche Daniel. Le Saint-Synode a décidé :

– d’inscrire saint Georges le confesseur de Drama (Grèce) dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, la date de sa fête étant fixée au 4 novembre,
– de déclarer, sur la proposition de S.S. le patriarche Daniel, l’année 2017 comme année d’hommage aux iconographes et aux peintres d’églises et comme année commémorative du patriarche Justinien et des défenseurs de l’orthodoxie au Patriarcat de Roumanie à l’époque du communisme,
– l’actualisation par les paroisses de leurs diptyques avec les noms des héros chrétiens orthodoxes (de la guerre d’indépendance, des deux guerres mondiales – sur le front occidental et oriental -, des prisons communistes et de la révolution de décembre 1989) qui sont commémorés le jour de l’Ascension – Jour des héros,
– l’extension au niveau national, à partir de l’année 2016, du programme de santé pour les villages, réalisé avec succès aux mois de septembre-octobre 2015 dans le cadre du projet pilote au niveau de l’archevêché de Bucarest,
– de manifester son appréciation de l’activité des hiérarques et des clercs de la diaspora roumaine pour préserver la foi orthodoxe et l’identité ethnique roumaine.

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Le “dies academicus” de l’Institut du Patriarcat oecuménique à Chambésy (Suisse)

article_23669_112032La cérémonie annuelle du “dies academicus” de l’Institut d’études supérieures en théologie orthodoxe du Patriarcat oecuménique (Chambésy– Genève) a eu lieu samedi 31 octobre en l’église stavropégique Saint-Paul. Cette séance solennelle académique, qui a marqué le début officielle de l’année universitaire 2015-16, a commencé par la cérémonie de bénédiction des eaux, présidée par le métropolite Jérémie de Suisse, et la lecture du message du patriarche oecuménique. Ensuite, des discours ont été prononcés par Mgr Jérémie, directeur du Centre, les professeurs Vlassios Phidas, recteur de l’Institut, Franz Mali, professeur à l’Université de Fribourg, et Hanz-Christoph Askani, vice-doyen de la Faculté autonome de théologie protestante de l’Université de Genève, ainsi que par Tauri Tölpt, étudiant estonien, représentant les onze lauréats de cette année qui ont reçu le diplôme de Master of Arts de spécialisation en théologie orthodoxe et en études inter chrétiennes. A l’issue de la cérémonie, une réception a eu lieu dans la salle du Centre orthodoxe de Chambésy.

Sources: Amen (dont photographie); Romfea. Autre compte rendu (en français)

Homélie du patriarche de Moscou Cyrille à l’occasion de la commémoration des victimes de la catastrophe aérienne dans le Sinaï

Le 1er novembre, jour de deuil pour les victimes de la catastrophe aérienne en Égypte du 31 octobre, le patriarche de Moscou Cyrille a commémoré les défunts. Dans son homélie, le patriarche a déclaré : « Aujourd’hui, nous avons prié pour ceux qui sont décédés lors de la catastrophe aérienne dans le Sinaï. Selon les spécialistes, c’est la plus grande catastrophe dans l’histoire de notre pays. 224 personnes, pour la plupart en bonne santé, jeunes, dont des enfants, joyeux, après s’être reposés, revenaient dans leurs foyers. Il est probable qu’ils discutaient joyeusement, évoquaient leurs vacances. Tout s’est interrompu tragiquement… Chacun de nous aurait pu se trouver dans cet avion. Cette tragédie ne peut laisser indifférent aucun d’entre nous. Aujourd’hui, dans nos églises, nous avons prié pour le repos des âmes des défunts serviteurs de Dieu qui ont péri dans cette terrible catastrophe. Mais nous avons aussi prié pour ceux qui souffrent particulièrement aujourd’hui, pour leurs familles et leurs proches. Nous avons vu leurs visages hier sur les écrans de télévision. Et il est très important de partager la douleur de ces gens aujourd’hui. De prier le Seigneur pour qu’Il les aide, tout en ne sachant par leur nom. Parce que c’est seulement Lui, le Chef de la vie et de la mort, qui peut donner cette aide, et avec elle, l’espérance dans l’avenir. Il est remarquable que par décret présidentiel le jour présent soit déclaré jour national de deuil. Mais j’ai été frappé par la nouvelle qu’au cours de la nuit passée, dans certains clubs nocturnes et d’autres lieux de divertissements, on a célébré bruyamment une fête qui n’est pas nôtre et peu compréhensible à nos yeux, celle qui est appelée Halloween. Prions pour que le Seigneur ne châtie pas ces gens. Et aussi pour que l’amour et la compassion pénètrent les cœurs de notre peuple, afin qu’aucun souhait de gagner de l’argent ne laisse les hommes s’affranchir de tout droit moral, le droit de dépasser cette ligne qu’il est impossible de franchir. Prions aujourd’hui pour les victimes et leurs familles et proches. Et pour notre peuple, afin que soit évacuée de notre vie, toute cette saleté, toute cette perte de sentiments humains et du système des référence morales. Et pour que dans notre société et notre État les forces et la fermeté soient suffisantes pour ne pas permettre ce genre de phénomènes, si les gens eux-mêmes ne sont pas capables de se limiter. Cela est nécessaire pour nous tous, pour la santé morale de notre peuple.

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Le métropolite de Zagreb et Ljubljana Porphyre (Église orthodoxe serbe) a rencontré la ministre slovène de la Défense

Le métropolite de Zagreb Porphyre a rencontré, le 26 octobre, Mme Andréa Katič, ministre de la Défense de la République de Slovénie. Les deux personnalités ont échangé leurs impressions sur les événements mondiaux et la crise des migrants. Le métropolite Porphyre a informé la ministre de la situation et du statut de l’Église orthodoxe serbe en Slovénie et en Croatie.

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Message de compassion et appel à la solidarité du patriarche de Roumanie Daniel suite à l’incendie au Club collectif de Bucarest

« C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris la tragédie provoquée par un incendie au Club collectif de Bucarest, dans la nuit du 30 au 31 octobre, à la suite duquel 27 personnes ont perdu la vie, tandis que 160 autres ont été blessées, dont 146 hospitalisées dans 12 établissements de la capitale. En ces moments de grande douleur pour les familles, parents, amis et connaissances des défunts ou de ceux qui sont hospitalisés, j’adresse cette parole paternelle de compassion et de consolation spirituelle. Nous sommes ensemble avec ceux qui souffrent, hospitalisés, sur leurs lits et nous prions le Seigneur pour le soulagement de leurs douleurs et leur guérison. De même, nous prions le Sauveur Jésus-Christ, qui a été crucifié et qui est ressuscité, afin qu’Il donne le repos et Son amour aux âmes de ceux qui sont décédés des causes de l’incendie et afin qu’Il renforce spirituellement ceux qui sont endeuillés. Les paroisses de Bucarest auxquelles appartiennent les jeunes décédés ou ceux qui sont affectés par les brûlures, sont priées d’aider spirituellement et matériellement les familles endeuillées ou celles de ceux qui se trouvent à l’hôpital. Nous renouvelons notre appel à la donation de sang pour sauver les vies des personnes hospitalisées. Unissons nos prières aux œuvres caritatives pour ceux qui se trouvent dans la souffrance ! »

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Les prêtres de Saint-Pétersbourg offrent un soutien spirituel aux familles de ceux qui ont péri dans la catastrophe aérienne au Sinaï

Les prêtres du diocèse Saint-Pétersbourg offrent un soutien spirituel aux familles de ceux qui ont péri dans la catastrophe aérienne au Sinaï. « Un groupe opérationnel a été créé, trois prêtres se sont rendus à l’aéroport de Pulkovo, où ils offriront un soutien spirituel aux familles des victimes de la catastrophe aérienne. À l’aéroport se trouvent actuellement le dirigeant du département social du diocèse métropolitain de Saint-Pétersbourg, l’archiprêtre Nicolas Vyrdine, les archiprêtres Maxime Pletnev et Eugène Goriantchik », a déclaré le représentant du Département social du diocèse de Saint-Pétersbourg Daria Zavialov. Avec la bénédiction du métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, les victimes seront commémorées dans la prière dans toutes les paroisses du diocèse, et un soutien spirituel sera accordé à leurs familles qui demanderont de l’aide. « Je prie de transmettre mes profondes condoléances à ceux qui ont perdu des membres de leur famille ou des proches », a déclaré le métropolite Barsanuphe dans son adresse au gouverneur de Saint-Pétersbourg, Georges Poltavtchenko. Le Département social du diocèse, ainsi que la Société des psychologues orthodoxes, offrent toute l’aide possible à ceux qui sont touchés par le malheur. Il est institué une coopération directe avec le dirigeant du personnel opérationnel qui prend en charge l’aide aux familles des victimes, la vice-gouverneur Olga Kazanskaïa, et les autres personnalités publiques de l’administration municipale. À l’hôtel « Crown Plazza », où arrivent les familles et où est installé la cellule opérationnelle, se trouvent des prêtres. Des spécialistes de la Société des médecins orthodoxes se sont joints au travail des psychologues du Ministères des situations d’urgence. Selon les informations communiquées par l’ambassade de la Fédération de Russie en Égypte, il n’y a aucun survivant parmi les passagers et les membres de l’équipage de l’avion. Parmi les 217 passagers se trouvaient 17 enfants de 2 à 17 ans. Le patriarche de Moscou Cyrille a adressé ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

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Selon le métropolite de Volokolamsk Hilarion, le concile panorthodoxe, prévu en 2016, pourrait être reporté

La date précise du concile panorthodoxe, prévu pour 2016, sera connue en fonction de la préparation des documents nécessaires. C’est ce qu’a déclaré aux journalistes le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe russe. « Il n’est pas exact d’affirmer que le concile panorthodoxe aura lieu en 2016. Nous avons entendu une telle intention – tenir le concile en 2016 – du Patriarcat de Constantinople. Mais, jusqu’à présent, il n’y a pas d’annonce officielle. La date sera établie en fonction du degré de préparation des documents nécessaires », a déclaré le métropolite. Celui-ci n’a pas exclu la participation du primat de l’Église orthodoxe russe à la rencontre des chefs des Églises orthodoxes locales. « S.S. le patriarche se rendra à la réunion des primats, si celle-ci a lieu. Vraisemblablement, elle doit avoir lieu en janvier » a précisé le métropolite Hilarion.

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Un film sur les monastères et églises du Kosovo à l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO

À l’occasion de la tentative des dirigeants kosovars de faire adhérer leur État à l’UNESCO, plusieurs films (avec commentaires en anglais) rappellent les actes de barbarie qui ont été commis contre l’héritage religieux serbe (églises et cimetières) au Kosovo. Le président de la République de Serbie a envoyé une longue lettre à tous les ambassadeurs accédités à Belgrade, pour inviter les États qu’ils représentent à ne pas soutenir la prétention de ceux qui ont contribué à la destruction de ce patrimoine et le laissent aujoud’hui abandonné  d’être membres d’un organisme international dont la mission est de prendre soin du patrimoine culturel de toutes les nations.

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Le métropolite de Lougansk Mitrophane a expliqué pourquoi l’Église orthodoxe d’Ukraine est préoccupée au sujet de la préparation du concile panorthodoxe

Le 27 octobre, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine, dans son message aux fidèles a exprimé sa préoccupation au sujet de la préparation du concile panorthodoxe, qui doit se tenir en 2016. « Nous considérons de notre devoir pastoral de dire quelques mots au sujet de notre préoccupation concernant la situation qui se crée autour de la préparation du concile panorthodoxe. Nous demandons à tous ceux qui sont engagés dans cette préparation à faire tout pour que les règles, les traditions et les usages de la sainte Église orthodoxe soient préservés, lesquels constituent le fondement de notre unité panorthodoxe » était-il dit dans le message. Commentant cette déclaration du Saint-Synode, le chef du département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite Mitrophane (Yourtchouk), a mentionné que les dernières réunions de travail entre représentants des Églises orthodoxes ont fait ressortir un nombre significatif de différends dans les points de vue concernant les principes de déroulement du concile panorthodoxe et les décisions qui doivent y être prises. « Fondamentalement, cette préoccupation est motivée par le fait que, jusqu’à présent, il n’y a pas de consensus entre toutes les Églises orthodoxes au sujet des questions liées au calendrier ecclésiastique, à la diaspora orthodoxe, aux empêchements au mariage ecclésiastique. De même, le document sur la mission de l’Église orthodoxe n’est pas finalisé. Ce document revêt une grande importance, mais il n’y a pas, jusqu’à présent, un point de vue unique sur son contenu » a souligné le métropolite Mitrophane. Celui-ci a précisé que les bruits qui se répandent parmi les fidèles, selon lesquels des changements dans la doctrine de l’Église seraient adoptés lors du concile panorthodoxe, ont également provoqué cette inquiétude au sein de l’Église orthodoxe d’Ukraine. « Les gens adressent à S.B. le métropolite Onuphre différentes questions à ce sujet. Aussi, le Synode a considéré de son devoir de tranquilliser les fidèles et aussi de s’adresser à ceux qui répondent de la préparation du concile, afin que tout, dans le processus de préparation de celui-ci, se déroule conformément à la doctrine orthodoxe », a expliqué le chef du département des affaires ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine.

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Séance solennelle du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine

La séance solennelle du Saint-Synode de l’Église orthodoxe roumaine a eu lieu le 28 octobre en la résidence patriarcale de Bucarest, sous la présidence du patriarche de Roumanie Daniel. Dans le cadre de la séance, Mgr Barlaam de Ploieşti, évêque-vicaire du patriarche de Roumanie, a présenté un rapport de synthèse sur les activités entreprises dans l’Église orthodoxe roumaine durant l’année 2015, à savoir l’année solennelle de la mission de la paroisse et du monastère aujourd’hui et aussi l’année commémorative de saint Jean Chrysostome et des grands pasteurs des différents diocèses. Le patriarche a mentionné que toutes ces activités ont une signification plus grande que de simples moments festifs ou commémoratifs. « Nous voyons la grande bénédiction de ces années à thèmes parce que dans un monde dispersé, fragmenté et désorienté, nous devons suivre un ou deux de ces thèmes au cours d’une année civile. Il y a en effet un besoin d’approfondir les deux aspects, ceux de la foi et de la vie liturgique orthodoxe, de même que les aspects de nos priorités missionnaires. Les besoins vont très souvent en s’accroissant et en se multipliant et nous devons considérer dans cette perspective, quelles priorités sont urgentes et où un besoin plus grand de coresponsabilité et de coopération se manifeste », a déclaré le patriarche. Au cours de cette réunion, plusieurs livres récemment publiés par la maison d’édition du Patriarcat de Roumanie ont été promus : l’annuaire du Patriarcat de Roumanie, des documents sur la canonisation des saints roumains, le dictionnaire des hiérarques roumains et étrangers au service des fidèles de l’Église orthodoxe roumaine, et « Saint Jean Chrysostome, un grand missionnaire de l’Église ». Toujours pendant cette réunion, saint Georges (Karslidis + 1959) le nouveau confesseur de Dramas (Grèce) a été introduit dans le calendrier de l’Église orthodoxe roumaine, la date de sa commémoration étant fixée au 4 novembre. À ce sujet, le patriarche a évoqué le fait que saint Georges Karslidis était un exemple de prière et de mission. « Nous sommes reconnaissants à Dieu pour la grâce révélée dans la vie et les œuvres de saint Georges, le confesseur de Dramas, qui est un intercesseur dans les cieux pour tous les pays où il a vécu, particulièrement pour la Grèce, mais aussi pour nous, car nous avons reçu en 2010 son icône et ses saintes reliques. Nous remercions S.E. le métropolite Pavlos pour son zèle particulier à vénérer les ascètes et prier les saints. Les icônes et les saintes reliques seront données à une église de Bucarest, qui aura également saint Georges de Dramas pour protecteur. C’est une grande bénédiction pour nous de recevoir de nouveaux intercesseurs et d’observer la vie d’un homme qui décéda dans le Seigneur en 1959. Nous avons ici l’exemple d’un ascète et d’un missionnaire » ajouté le patriarche.

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L’archevêque Pantéléimon est descendu dans une mine de charbon du Donbass et a béni les mineurs avec une icône de sainte Barbara

L’archevêque Pantéléimon bénissant l’icône de sainte Barbara.

Le 27 octobre, l’archevêque du diocèse de Rovno Pantéléimon a visité la mine « N.P. Barakov », dans le Donbass. Rappelons que le 11 mars 2000, c’est précisément dans cette mine qu’une explosion de méthane avait emporté la vie de 80 mineurs. L’archevêque s’est d’abord rendu à la chapelle Saint-Nicolas, qui avait été érigée en mémoire de la tragédie. En été dernier, la chapelle a été touchée par les tirs au moment des affrontements, et elle est actuellement en cours de restauration.

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Le métropolite de Dabro-Bosna Nicolas (Église orthodoxe serbe) est décédé

Né le 17 août 1927 dans un village de Bosnie, le futur métropolite de Dabro-Bosna Nicolas (Mrđa) a fait ses études de théologie au séminaire de Belgrade, puis, en 1946 à Prizren (Kosovo). En 1953, il a prononcé ses vœux monastiques au monastère de Koporin, et a reçu le nom de Nicolas. Le 30 septembre de la même année, il a été ordonné diacre par l’évêque de Braničevo Chrysostome, puis s’est inscrit à la faculté de théologie de Belgrade. le 10 mai 1961, il a été élevé à la prêtrise par le patriarche de Serbie Germain. Après avoir achevé ses études à Belgrade, il souhait poursuivre ses études en Grèce, mais le pouvoir communiste refusa de lui accorder un passeport. Il fut alors nommé professeur assistant au séminaire Saint-Sava du monastère de Rakovica à Belgrade, où il resta jusqu’en 1964, lorsque le Saint-Synode lui confia la rénovation du séminaire du monastère de Krk, en Dalmatie. Il y occupa diverses fonctions puis, en 1966, fut nommé recteur. Il resta à Krk jusqu’en 1973, lorsqu’il fut élu évêque d’Australie et de Nouvelle-Zélande de l’Église orthodoxe serbe. Il organisa le diocèse dans ce pays, ordonna des prêtres, créa de nouvelles paroisses et consacra de nouvelles églises. Il y fonda également un monastère, dédié à saint Sava, avec un bâtiment conventuel et un foyer pour personnes âgées. Il fut à l’origine du premier cimetière serbe en Australie. En Nouvelle-Zélande, il fonda le premier monastère orthodoxe du pays, lequel est dédié à la Dormition de la Mère de Dieu. En 1978, il fut élu évêque de Dalmatie. Sous sa direction fut construit le nouveau bâtiment du séminaire de Krk, ainsi que sept églises et six autres édifices ecclésiastiques. En 1992, il fut élu métropolite de Dabro-Bosna avec siège à Sarajevo. Il prit la tête de ce diocèse au moment le plus critique, à savoir lors de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Dans ces circonstances difficile, il appliqua la décision de l’Assemblée des évêques de 1967 concernant l’ouverture d’une faculté de théologie. Pour ce faire, il reçut de la République serbe de Bosnie des bâtiments à Foča. C’est ainsi que la faculté de théologie « Saint-Basile-d’Ostrog » a ouvert ses portes en 1994. C’est le métropolite Nicolas lui-même qui exerça les fonctions de pro-recteur et qui enseignait le chant liturgique. Grâce à ses efforts, le séminaire des Trois Hiérarques à Krk, en Dalmatie, a été abrité temporairement, pendant les hostilités, dans la nouvelle faculté. Depuis 1997, le métropolite Nicolas a enseigné la sainte Écriture à la faculté de musique, dans la partie orientale de Sarajevo. Il y créa notamment une section de musique liturgique. Il a également fait publier, au monastère de Dobrun, un périodique diocésain, et y a créé une maison d’édition d’ouvrages religieux. Malgré ses nombreuses obligations diocésaines, le métropolite Nicolas a trouvé le temps de rédiger un certain nombre d’ouvrages sur les commentaires de la sainte Écriture, destinés aux élèves des séminaires et aussi à un plus large public. Le métropolite a reçu plusieurs doctorats honoris causa et des distinctions de la République serbe de Bosnie pour son œuvre. Depuis sa nomination comme métropolite de Sarajevo, plusieurs églises détruites pendant la guerre ont été reconstruites, des églises nouvelles ont été construites et le bâtiment du diocèse à Sarajevo a été rénové. Il a également ordonné un certain nombre de prêtres qu’il a nommés dans les paroisses de la Fédération de Bosnie et Herzégovine, dans le but de retenir la population serbe vivant encore dans ces lieux. Il a également travaillé au développement du monachisme et à la fondation de monastères, dont celui de Dobrun. Il était l’un des fondateurs du Conseil inter-religieux de Bosnie et Herzégovine. En mai 2011, l’Assemblée des évêques de l’Église orthodoxe serbe lui a désigné l’évêque de Zahumlje-Herzégovine Grégoire pour assistant, en raison de sa maladie. Selon le souhait exprimé par le métropolite Nicolas, il sera inhumé au monastère de la Dormition de la Mère de Dieu à Dobrun.

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Le patriarche Bartholomée a déclaré qu’il ne reconnaîtra jamais le métropolite Rostislav comme primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie

Le primat de l’Église orthodoxe des Terres tchèques et de Slovaquie, le métropolite de Prešov Rostislav a annoncé qu’il avait reçu du patriarche de Constantinople Bartholomée une lettre d’un ton extrêmement dur, dans laquelle celui-ci lui communique 

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Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine exhorte les fidèles à ne pas céder aux provocations

La session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine a eu lieu le 27 octobre à Kiev. Les membres du Saint-Synode ont adressé le message suivant aux fidèles :

« Aujourd’hui, l’Église orthodoxe d’Ukraine, avec tout le peuple ukrainien, cherche la voie de la réconciliation nationale. Nous constatons avec joie que, dans les régions de Donetsk et de Lougansk, la tension diminue peu à peu, le cessez-le-feu se prolonge, ce que, nous l’espérons, résultera en une paix solide. Notre Église a souligné à maintes reprises la nécessité de la recherche pacifique d’une solution de ce lourd conflit armé. Et aujourd’hui, nous saluons sincèrement les efforts de l’État ukrainien, dans le but de le surmonter. Ces derniers temps, les autorités de l’État accomplissent un certain nombre d’efforts pour résoudre les relations entre l’Église et l’État. Aujourd’hui, les organisations religieuses ont déjà reçu le droit de fonder des établissements d’enseignement, le règlement sur le clergé auprès des forces armées ukrainiennes a été entériné, le processus de reconnaissance par l’État des documents concernant l’instruction supérieure ecclésiastique, les degrés scientifiques et les titres universitaires délivrés par les Instituts supérieurs ecclésiastiques, est élaboré. Aujourd’hui se déroulent les débats au parlement sur certains projets de lois actuels pour la vie de l’Église. Malgré ces changements positifs dans les relations de l’Église et de l’État, des cas de violation de la paix civile sur la base religieuse sont signalés dans certaines régions de notre pays. Entre autres, ces derniers temps, des tentatives de s’emparer des édifices de l’Église orthodoxe d’Ukraine ont eu lieu, ainsi que des cas de violence à l’égard des fidèles, et parfois des attentats contre leur vie. Nous sommes contraints de constater avec regret que certains organes locaux du pouvoir permettent la violation de la législation nationale en vigueur, et que les forces du maintien de l’ordre n’interviennent pas toujours pour défendre les droits légitimes des communautés religieuses, du clergé et des fidèles de l’Église orthodoxe d’Ukraine. Tout cela n’empêche pas seulement la réalisation des droits constitutionnels des citoyens de l’Ukraine à confesser librement leur foi, mais provoque une tension sociale dans notre État. En même temps, alors que se poursuit au Donbass un processus de paix extrêmement complexe, nous faisons face de facto au danger de la déstabilisation de la situation de la société dans les autres régions d’Ukraine. Actuellement, le Département juridique synodale surveille attentivement tous les cas de violation de la législation commis à l’égard des communautés de l’Église orthodoxe d’Ukraine et en informe à temps les forces de l’ordre dans le but de ne pas permettre l’incitation aux hostilités interconfessionnelles. Nous plaçons notre espoir dans des enquêtes impartiales sur de tels conflits. L’illégalité des actes dirigés contre le clergé et les fidèles de notre Église a déjà été prouvée à maintes reprises devant la justice. Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe d’Ukraine demande à tous les évêques diocésains et au clergé de communiquer sans délais au Département juridique synodal toutes les tentatives visant à s’emparer des églises, ainsi que les autres cas de violation des droits des fidèles de notre Église. Dans la présente situation difficile pour notre Église, le soutien du monde orthodoxe entier est extrêmement important, ainsi que celui de la communauté internationale. Pour cette raison, le Département des relations ecclésiastiques extérieures de l’Église orthodoxe d’Ukraine surveille les violations des droits des fidèles et en informe les Églises orthodoxes locales, ainsi que les organisations internationales de défense des droits de l’homme. Aujourd’hui, notre but, en tant que chrétiens, est le maintien de la paix et du calme dans notre pays. Ne cédons pas aux provocations et ne nous laissons pas entraîner dans le conflit sur la base religieuse. Nous devons fermement nous opposer à toutes les tentatives de disloquer le pays depuis l’intérieur. Notre arme principale dans ce combat spirituel est le véritable amour chrétien envers le prochain. Notre Seigneur Jésus-Christ nous appelle à aimer nos ennemis, à bénir ceux qui nous maudissent, à faire du bien à ceux qui nous haïssent et à prier pour ceux qui nous maltraitent et nous persécutent, afin d’être les fils de notre Père Céleste (Matth. V, 44-45). Toute haine entre les hommes est surmontée par l’amour. Si le Seigneur nous envoie des épreuves, cela signifie qu’Il s’occupe de notre perfection, qu’Il nous donne la possibilité de croître dans l’amour envers le prochain. Prenez garde que personne ne rende à autrui le mal pour le mal; mais poursuivez toujours le bien, soit entre vous, soit envers tous (I Thess. V, 15). Enfin, nous considérons de notre devoir pastoral de dire quelques mots au sujet de notre préoccupation concernant la situation qui se crée autour de la préparation du Concile panorthodoxe. Nous demandons à tous ceux qui sont engagés dans cette préparation à faire tout pour que les règles, les traditions et les usages de la sainte Église orthodoxe soient préservés, lesquels constituent le fondement de notre unité panorthodoxe. Que la bénédiction de Dieu demeure avec nous tous.

Au nom des membres du Saint-Synode, le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre.

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Le patriarche Jean X : « Nous avons été appelés à défendre le christianisme »

À l’occasion de la Conférence « Pluralisme religio-culturel et coexistence pacifique au Moyen Orient », tenue à Athènes le 19 octobre, le patriarche d’Antioche Jean X s’est adressé aux experts de la conférence. La guerre s’est produite sur toute la terre syrienne, a déclaré le Primat de l’Église d’Antioche, n’épargnant personne, même dans les territoires relativement paisibles. « Je vis non loin de l’église mariamite [cathédrale orthodoxe de Damas] – à quelques kilomètres des lieux où la paix dont jouissaient ses résidents a été enterrée sous les obus qui y ont explosé. Oui, les habitants de la terre, où les chrétiens ont reçu pour la première fois leur appellation, payent pour cela aujourd’hui un prix élevé – celui du sang », a affirmé le patriarche. Selon le point de vue du patriarche, la cause principale « du retour de la société à l’époque de l’ignorance bestiale » a été le soi-disant « printemps arabe », « qui a parsemé ensuite des missiles  dans le ciel pascal d’Alep ». « Oui, messieurs, ce qui se produit en Orient, ne peut être appelé que ‘l’enterrement vivant d’une civilisation’. Notre terre n’est pas créée pour être une fosse commune massive ; nos gens ne sont pas nés pour mourir à l’étranger ; nos enfants n’ont pas ouvert leurs yeux ici afin de les fermer dans les profondeurs de la mer ! L’incapacité de la communauté internationale de régler le conflit syrien, c’est l’échec de tout le système de défense des droits de l’homme ! » À cette occasion, le patriarche n’a pas passé sous silence le fait que « l’on ignorait le sort des deux métropolites d’Alep kidnappés », Paul (Yazigi, le frère du patriarche) et Jean (Ibrahim, de l’Église syro-jacobite). « Pour ainsi dire, le monde entier a oublié ces malheureux, leurs noms ne résonnent plus dans les endroits où sont prises les décisions vitales. Nous élevons notre voix et exigeons que soient libérés nos frères des mains de leurs ravisseurs et, de la part des autorités responsables – des pas décisifs pour la libération des captifs », a déclaré le patriarche Jean X. Cependant, malgré tout cela, les chrétiens de Syrie resteront vivre et servir sur les terres de leur patrie que – le patriarche en est convaincu – personne ne quittera volontairement : « Nous sommes forts dans le Christ et nous avons été semés sur Sa terre… Nous avons été nourri de l’Orthodoxie avec le lait maternel et nous avons été appelés à sa défense depuis deux mille ans. Nous, chrétiens, ne sommes pas d’accord pour être des « gens de seconde catégorie », payant un impôt pour notre propre existence [i.e. la jizya, taxe prélevée sur la population chrétienne par « l’État islamique » sur les territoires occupés par lui] – non, nous sommes issus du cœur de notre terre et nous y resterons ! »

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Italie: le patriarche oecuménique Bartholomée a reçu un doctorat honoris causa en “Culture de l’unité”

Patr stous Focolari 26-10-154Le 26 octobre, le patriarche oecuménique Bartholomée a reçu un doctorat honoris causa en “Culture de l’unité” de l’institut universitaire Sophia de Loppiano (Italie). A cette occasion, le pape lui a adressé un message dans lequel il salue l’action du patriarche pour l’unité. Deux vidéos de la remise du doctorat au patriarche Bartholomée sont en ligne sur cette page.

Photographie: Fanarion

Décisions du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe au sujet de la Vème Conférence préconciliaire

Lors de sa session du 22 octobre, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris connaissance du rapport du métropolite de Volokolamsk Hilarion, président du département des relations ecclésiastiques extérieures, au sujet de la Vème Conférence préconciliaire, qui a eu lieu du 10 au 17 octobre 2015 à Chambésy (Pour lire le communiqué officiel, présenté par le métropolite Emmanuel de France, cliquez ICI). Ledit rapport a fait l’objet du protocole N°71 de la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe :
« Avec la bénédiction de S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille, la délégation de l’Église orthodoxe russe, ayant à sa tête le président du département des relations ecclésiastiques extérieures le métropolite de Volokolamsk Hilarion, a pris part aux sessions de la Vème Conférence préconciliaire, qui s’est déroulée à Chambésy (Suisse), du 10 au 17 octobre 2015. Faisaient partie de la délégation l’archevêque de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne Marc, l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures, l’archimandrite Irénée (Steenberg), clerc du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontière, et le prêtre Anatole Tchouriakov, interprète. Ladite Conférence était convoquée conformément à la décision de la synaxe des primats des Églises orthodoxes locales, qui s’est tenue à Istanbul du 6 au 9 mars 2014. Le but de la Conférence était 

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Décision du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe en Amérique concernant l’archevêque à la retraite Seraphim

OCA_logo_01_145x220“Lors de leur session annuelle de l’automne tenue à Détroit au Michigan du 19 au 23 octobre 2015, les membres du Saint Synode des évêques de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA) ont voté à l’unanimité la déposition de l’évêque à la retraite Seraphim du statut et de toutes les fonctions sacrées de l’épiscopat, son retrait des rangs du clergé et son retour au statut de moine laïque.” Le métropolite Tikhon, primat de l’Église orthodoxe en Amérique, a adressé une lettre pastorale à l’archidiocèse du Canada concernant cette décision (version anglaise).

Source: Archidiocèse du Canada

Vidéo de la conférence de Bertrand Vergely : “L’Esprit Saint et la morale”

Le 19 octobre 2015, Bertrand Vergely, a donné la quatrième conférence – “L’Esprit Saint et la morale” de sa troisième série de conférences intitulée : «Morale et Théologie. Introduction à la théologie morale ». En voici un extrait. Les abonnées peuvent visionner l’intégralité de la conférence.

Extrait de la conférence :

Conférence dans son intégralité :

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Le patriarche œcuménique Bartholomée se rendra en Bulgarie au mois de novembre

La chancellerie du Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Bulgarie a annoncé que, sur l’invitation du patriarche Néophyte et des métropolites membres du Saint-Synode, le patriarche œcuménique Bartholomée visitera avec sa suite ladite Église. La visite commencera le 7 novembre et se terminera le 10 novembre. Le 8 novembre, lorsque l’Église orthodoxe commémore les saints Archanges, le patriarche Bartholomée et le patriarche Néophyte concélébreront la liturgie en la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva, à Sofia. Le 9 novembre, le patriarche oecuménique recevra un doctorat honoris causa de l’Académie bulgare des sciences. L’après-midi du même jour, le patriarche Bartholomée sera reçu par le président bulgare Rosen Plevneliev. Le soir, le patriarche donnera une conférence de presse à l’hôtel « Sofia ». Le 10 novembre, le patriarche œcuménique se rendra au monastère stavropégiaque de Troyan, dédié à la Dormition de la Très sainte Mère de Dieu, où il célébrera un office de requiem à la mémoire du patriarche de Bulgarie Maxime.
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L’archimandrite Tikhon (Chevkounov), supérieur du monastère Sretensky de Moscou, a été élevé à l’épiscopat

L’archimandrite Tikhon (Chevkounov), supérieur du monastère Sretensky de Moscou, a été élevé à l’épiscopat

Le 24 octobre, jour de la synaxe des saints startsy d’Optino, le patriarche de Moscou Cyrille a célébré la liturgie en l’ermitage féminin de N.D. de Kazan, fondé à Chamordino par la fille spirituelle du célèbre saint staretz d’Optino Ambroise, la moniale Ambrosia (Klioutcharev, +1881). Au cours de la liturgie, le patriarche Cyrille assisté de sept évêques, a procédé au sacre épiscopal de l’archimandrite Tikhon (Chevkounov), supérieur du monastère Sretensky de Moscou, qui sera vicaire du diocèse de Moscou avec le titre d’évêque de Yegorevsk. L’archimandrite Tikhon est connu pour sa grande activité pastorale et éditoriale, notamment pour son livre paru en français « Père Rafaïl et autres saints de tous les jours ». Lors de l’office d’élévation à l’épiscopat, la veille du sacre, l’archimandrite Tikhon a prononcé le discours suivant :

« Votre Sainteté, sanctissime seigneur et bienveillant Père ! Vos Éminences et Excellences, archipasteurs sages en Dieu !
À cet instant, avec espoir dans l’illimitée miséricorde de Dieu et de vos saintes prières, je me tiens devant le Seigneur Jésus-Christ avec vous. Dans la reconnaissance sincère de ma faiblesse et de mon indignité, et dans la conscience de la hauteur et de la grande responsabilité du présent appel, je me confie tout entier à la direction de la Providence divine, ineffable et pleine de bonté. Je trouve une approbation dans les paroles du protecteur spirituel de notre saint monastère, le saint hiéromartyr Hilarion, archevêque de Vereïsk : « Que le Seigneur miséricordieux accepte mon âme, cette piécette placée dans le trésor de l’Église, pour être utilisée pour le bien commun. Que la volonté du Seigneur soit faite » (Discours d’intronisation du saint hiéromartyr). En regardant par la pensée le chemin que j’ai parcouru jusqu’à ce jour, je ne peux que rendre grâce au Seigneur pour les grands bienfaits que je ne mérite pas et pour les gens par lesquels ces miséricordes m’ont été manifestées. Il y a trente-trois ans, le Seigneur m’a accordé de recevoir le saint Baptême, qui a fait renaître toute ma vie, et qui m’a amené immédiatement après au monastère de Pskov-Petchersky, lequel est devenu ma patrie spirituelle. De tout cœur, je voudrais remercier aujourd’hui les moines qui vivaient alors dans cet ancien monastère et qui sont partis vers le Seigneur, et ceux qui y vivent aujourd’hui et, parmi les défunts, en premier lieu, l’archimandrite Jean (Krestiankine). Ils m’ont révélé l’amour infini de Dieu envers Sa création et le sentiment qui ne saurait se comparer à quoi que ce soit de la présence de la Providence Divine toute-puissante dans notre monde. Par leur vie même, ces ascètes ont montré comment peut et doit être l’homme : le chrétien – témoin du Christ et Son disciple sincère ; le moine – doit trouver Dieu dans les voies de la pénitence, de la prière et de l’obéissance humble à la volonté Divine ; et, enfin, le véritable pasteur – doit vivre sans partage pour le Christ et Sa sainte Église, il doit être un serviteur désintéressé du Royaume des Cieux et du peuple de Dieu. Je voudrais mentionner et remercier le métropolite Pitirim (Netchaïev) sous la direction duquel le Seigneur m’a donné de continuer mon obédience ecclésiale. Il m’a révélé la vie ecclésiale de Moscou, absolument nouvelle pour moi, où, dans les églises et les bureaux des institutions synodales, j’ai eu le bonheur de rencontrer des grands serviteurs de l’Église, des hommes étonnants, désintéressés et humbles, qui dans les décennies les plus complexes des combats contre Dieu dans notre histoire, ont servi dans un esprit de sacrifice l’œuvre de la préservation de la parole de Dieu dans le peuple. Je remercie sincèrement aussi les supérieurs, sous lesquels s’est déroulée ma vie monastique : l’archevêque Gabriel (Steblioutchenko) et le défunt archimandrite Romain (Jerebtsov), supérieurs du monastère de Pskov-Petchersky, ainsi que l’archimandrite Agathodore (Markevitch), supérieur du monastère Donskoï de Moscou. Je veux particulièrement remercier de tout cœur mes confrères, moines du monastère Sretensky ainsi que les élèves et enseignants du séminaire Sretensky, et nos nombreux paroissiens. Il y a déjà vingt-deux ans que le Seigneur me donne le bonheur d’être avec eux, de prier et de participer à la renaissance de notre cher monastère. Je voudrais également exprimer mes sentiments de profonde reconnaissance au défunt Patriarche Alexis. De même au métropolite Laur, qui est parti vers le Seigneur, ainsi qu’aux évêques et aux prêtres actuels de notre Église en Russie et à l’étranger, avec lesquels j’ai eu la chance de travailler à l’œuvre de la réunion ecclésiale [du Patriarcat de Moscou et de l’Église russe hors-frontières, ndt]. En ces années inoubliables, alors qu’étaient menées de longues et complexes négociations avec l’Église hors-frontières, le Seigneur m’a donné de vous connaître de plus près, Votre Sainteté. J’ai vu alors comment, avec calme, sans prêter attention à aucuns des facteurs, même très actifs, de l’extérieur, vous avez accompli la mission qui vous était confiée avec plein engagement. Je dois reconnaître qu’en ces jours, certains participants aux négociations, dont moi-même, ne pouvions comprendre immédiatement et apprécier toute la sagesse, la cohérence et la vision à long terme de votre approche dans la résolution des problèmes ecclésiastiques. Il semblait parfois : peut-être, quelque chose est inutilement rendu compliqué, ou l’on pourrait peut-être ne pas prêter attention à quelque chose, il peut-être est permis de faire quelque chose plus vite. Et c’est seulement maintenant, alors que se sont passées plus de huit années après la signature de l’Acte canonique de la réunion [des deux Églises], que l’on comprend : Dieu soit loué, rien pendant cette période n’a pu assombrir nos relations avec l’Église hors-frontières ! Et cela été possible grâce à votre sagacité et votre insistance bienveillante mais inflexible dans la résolution des questions et des problèmes que nous ne voyions pas alors, ou auxquels nous n’avions pas attribué d’importance. Votre Sainteté ! Permettez-mois de vous présenter ma profonde reconnaissance filiale pour le grand honneur qui m’a été fait d’être élu à l’épiscopat de l’Église du Christ. Je ferai tous les efforts pour justifier votre confiance et celle du Saint-Synode. Je vous demande d’élever vos prières afin que je puisse accomplir dignement ce ministère pastoral dans l’Église du Christ.

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« Les défis de l’avenir »: une interview de Jean-Claude Larchet dans le mensuel orthodoxe russe « Foma »

JC_Larchet_WikipediaLe mensuel orthodoxe russe Foma a interrogé différentes personnalités sur la façon dont elles voient le monde dans 20 ou 30 ans. Nous reproduisons ci-dessous la version française de l’interview de Jean-Claude Larchet, intitulée « Il faut munir les enfants d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé ».
La traduction russe dans sa version Internet se trouve ici.


Comment voyez-vous le monde du futur – dans 20-30 ans?

Je ne le vois pas du tout. L’avenir est imprévisible, non seulement à une aussi longue échéance, mais souvent à courte échéance. Qui aurait pu prévoir la première guerre mondiale en 1913? Qui aurait pu prévoir en 1916 la Révolution russe et l’installation pour près de 60 ans d’un régime communiste qui allait s’étendre à toute l’Europe de l’Est? Il suffit parfois d’un événement, lui-même imprévisible, pour changer le cours de l’histoire. D’un tout autre point de vue, qui aurait pu prévoir, il y a vingt ans, la révolution technologique que nous connaissons aujourd’hui grâce aux ordinateurs, aux téléphones portables, à l’Internet, aux réseaux sociaux, et qui a un impact considérable sur la vie des individus partout dans le monde?
Les scientifiques font des prévisions, mais elles sont peu fiables. Même les prévisions météorologiques qui ne portent pourtant que sur les prochains jours se révèlent souvent fausses.
Il y a certes des tendances, des orientations qui peuvent donner une certaine idée de l’avenir, mais leur évolution reste incertaine. Les situations les plus favorables peuvent rapidement dégénérer, et dans les situations défavorables, l’homme a une capacité de résilience surprenante.
Dans le cas de notre petite personne, l’avenir est également incertain, et nos projets souvent vains, comme nous le rappelle dans l’Évangile la parabole de l’homme riche (Lc 12, 16-21). Un proverbe dit : « Quand l’homme fait des plans, Dieu rit. » La sagesse des Pères a toujours invité chacun à se concentrer sur le présent et même à vivre chaque jour comme s’il était le dernier. Mais il est vrai que cette conception radicale doit être modulée selon les âges et les fonctions dans la société : un jeune doit faire des études en vue d’avoir plus tard un métier, un homme politique doit planifier ou un entrepreneur investir pour faire face aux besoins des prochaines années…

Quels seront-ils les défis les plus importants pour l`homme et l`humanité?

Si l’on veut parler de l’humanité en général, le principal défi sera de préserver son existence dans un monde viable. Cette existence est actuellement mise en péril. On sait que l’exploitation à outrance des ressources naturelles (eau, pétrole, gaz, etc.) risque de provoquer une pénurie dans les prochaines décennies. Le fonctionnement irresponsable de certaines industries (notamment l’absence de traitement correct des rejets et des déchets) crée une pollution de l’eau et de l’air qui menace la santé et la vie des habitants non seulement de certaines régions, mais de toute la terre. La pollution de l’air diminue dans l’atmosphère la couche d’ozone, ce qui a des conséquences de plus en plus graves : élévation de la température, élévation du niveau des mer, crises climatiques (multiplication des tempêtes, des ouragans, des pluies, des canicules…) changements de la structure du sol (comme la fonte du permafrost), disparition de certaines espèces… L’un des défis urgents est donc de nature écologique. Il s’agit de préserver les équilibres naturels de la planète.
Un autre défi important me semble être le chômage qui affecte une partie de plus en plus importante de la population dans certaines parties du monde. Le chômage a des conséquences catastrophiques non seulement sur le plan économique, mais aussi sur le plan psychologique, moral et spirituel.
Pour nous chrétiens, le grand défi est de maintenir notre existence dans un monde de plus en plus envahi 1) par l’islam, 2) par l’agnosticisme et la mentalité laïque antireligieuse, et 3) par un spiritualisme sans Dieu et surtout sans le Christ.
1) Au Moyen Orient (Irak, Syrie), les chrétiens sont éliminés, soit en étant tués, soir en étant forcés à l’exil. L’Europe se déchristianise massivement, tandis que dans certains pays comme la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne l’islam se développe de plus en plus. En France, pays traditionnellement chrétien (depuis le IIe siècle !), l’islam est devenu au cours des dernières décennies la deuxième religion du pays après le catholicisme, et selon les prévisions elle sera la première autour de 2030.
2) Il y a par ailleurs dans les pays d’Europe de l’Ouest un développement de la mentalité antireligieuse, qui dans certains cas est provoqué par le souci de limiter l’influence grandissante de l’islam, mais dont la christianisme est la première victime. Avec l’appui des autorités du gouvernement européen de Bruxelles, on élimine de plus en plus de l’espace public les signes religieux chrétiens, et certaines associations mènent une lutte ouverte contre les valeurs chrétiennes, concernant en particulier la famille.
Une partie du monde chrétien est entré dans une nouvelle ère de persécution (rappelons que le christianisme est la religion la plus persécutée dans le monde), mais je pense que dans plusieurs décennies cela affectera à un degré plus ou moins grand l’ensemble du monde chrétien. Cela ne sera pas une vraie surprise, car le martyre est inhérent depuis les origines à l’existence du christianisme. Regardez le Synaxaire : près de 90% des saints ont été des martyrs…
3) La spiritualité a un certain succès (les livres qui en traitent se vendent bien), mais il s’agit en général d’une spiritualité très générale, inspirée par le New Age et un bouddhisme de vulgarisation. C’est une spiritualité sans Dieu et surtout sans le Christ. Loin d’aller dans le sens du christianisme, elle s’y oppose donc elle aussi en se substituant à lui.

On parle souvent aujourd’hui d’un « avenir sombre » en relation avec les changements de la structure sociale de l`humanité et même de la nature humaine sur les plans physique et mental. À quel point la peur de ces perspectives est-elle raisonnable?

Il est vrai qu’il y a maintenant dans le monde occidental déchristianisé une crise de la famille.
Il a tout d’abord une crise générale du mariage : de plus en plus de couples mariés divorcent (près de 1 sur 2 dans la plupart des pays européens) et de plus en plus de jeunes vivent en couple sans être mariés, ni religieusement, ni même civilement. Et cela commence à affecter des pays traditionnellement orthodoxes comme la Grèce, où cela n’était pas imaginable il y a vingt ans. Cela s’explique en grande partie par le fait que le mariage signifie un engagement pour la vie et que les jeunes ont de plus en plus de mal à s’engager ou à respecter leurs engagements, non seulement dans ce cadre mais dans d’autres. La difficulté à s’engager tient pour une part à l’instabilité générale de la société. Beaucoup de gens craignent de fonder une famille alors que l’avenir (notamment sur le plan du travail et des revenus) est incertain pour soi-même et son conjoint, et aussi pour les enfants que l’on peut avoir. Il y a aussi au divorce et au refus du mariage d’autres causes, d’ordre spirituel : l’individualisme et le désir de liberté absolue qu’a développé l’humanisme moderne, et aussi une forme d’égoïsme caractérisé par la difficulté pour les gens de renoncer à une part de leur volonté propre, renoncement impliqué par toute forme de vie communautaire.
Un autre sujet de préoccupation est la banalisation, et en conséquence le développement de l’homosexualité, qui met en cause la structure traditionnelle du couple et de la famille telle que la concevaient jusqu’à présent les sociétés chrétiennes. Les associations et les lobbies (groupes de pression) homosexuels cherchent à imposer (dans les institutions sociales et jusque dans les écoles), dans tous les pays du monde, l’idée que l’homosexualité est une chose normale, et que l’orientation sexuelle n’est pas définie par la nature mais est une question de choix personnel. Leur volonté militante pour institutionnaliser le mariage homosexuel témoigne moins d’un intérêt pour le mariage que d’un souci de reconnaissance sociale officielle et, dans un deuxième temps, de bénéficier de diverses mesures leur permettant d’avoir des enfants. Ce deuxième point implique diverses pratiques inacceptables pour l’éthique chrétienne, comme la procréation médicalement assistée avec donneur hétérologue ou le recours à des mères de substitution. Un autre problème grave qui se pose, y compris pour des enfants adoptés, concerne le plan psychologique: c’est un fait connu depuis toujours des psychologues qu’un enfant, pour se construire psychologiquement, a besoin d’un père et d’une mère; l’éducation d’enfants par des couples homosexuels ne peut avoir pour ces enfants que des conséquences psychologiques graves, dont on mesurera toute l’ampleur dans les prochaines générations.
Un autre sujet de préoccupation est le développement énorme qu’ont connu, au cours des dix dernières années, les nouveaux médias (la télévision, les jeux vidéos, Internet et les réseaux sociaux) avec un impact négatif sur la vie sociale, personnelle, psychique, intellectuelle et spirituelle de leurs utilisateurs: investissement important en temps et en énergie, perte de relations avec les proches (malgré l’impression d’être en relation avec tout le monde), affaiblissement des capacités de réflexion et d’attention (dû aux sollicitations permanentes et au flux incessant de textes, d’images et de sons), appauvrissement culturel (lié notamment à la diminution de la quantité et de la qualité de la lecture malgré l’omniprésence de textes), etc. Beaucoup de spécialistes de médias ont montré combien ceux-ci ne se limitent pas à nous transmettre des contenus, mais, par leur structure et leur mode de fonctionnement, reformatent notre vie intérieure et le mode de nos relations avec nous-même, avec les autres et avec Dieu, créant une sorte d’homme nouveau, l’homo connecticus qui en bien des points fait concurrence à l’homo religiosus.
Un dernier point que l’on peut évoquer en rapport avec votre question est celui de l’apparition, dans le futur, d’un homme « augmenté » par les technologies, et même de la création d’un homme bionique, constituant un nouveau modèle d’humanité ne comportant plus les imperfections de l’homme actuel. Les Américains ont depuis longtemps développé des théories et financé des recherches à ce sujet. Mais elles me semblent relever – en dehors d’applications particulières, notamment dans le domaine des prothèses – de la science-fiction. Un danger plus sérieux est constitué, dans le domaine biologique, par la création, au moyen de la génétique, de nouvelles espèces qui peuvent mettre en péril l’équilibre naturel des espèces existantes. Un danger plus grand encore est constitué par l’eugénisme dont certaines pratiques ont commencé à se répandre dans certains pays, selon lesquelles l’homme s’attribue le pouvoir et le droit de déformer et de reformer selon ses désirs la nature humaine définie et créée par Dieu.

Quelle doit-elle être l`attitude chrétienne envers ces dangers? Est-ce qu`on doit les négliger et vivre sa vie comme si rien ne se passait, se concentrer sur le moment présent ? Ou doit-on y apporter une réponse concrète, y compris au niveau de l`Église?  

En tant que chrétiens, étant minoritaires dans les pays d’Europe de l’Ouest, nous n’avons que peu de pouvoir face à ces problèmes. Nous pouvons évidemment protester par rapport à certaines dérives, proposer des perspectives conformes à notre éthique, et soutenir par notre vote les gouvernants et les partis qui mènent une politique conforme aux valeurs chrétiennes. Mais c’est parfois compliqué: par exemple en Europe de l’Ouest, les partis écologistes qui sont les plus actifs pour préserver l’avenir de la planète, ce qui est aussi un souci pour le christianisme, sont aussi les plus engagés pour soutenir les réformes sociétales – comme le droit à l’avortement, à l’euthanasie ou au mariage homosexuel – qui s’opposent aux valeurs chrétiennes.
L’Église doit quant à elle éviter de s’engager directement dans la politique. Mais elle doit être la conscience d’un monde qui a souvent perdu toute conscience, et faire entendre sa voix face aux dangers qu’encourent les hommes, face aux lois, aux créations, aux actions contraires aux valeurs chrétiennes, pour rappeler quelles sont ces valeurs et inviter à les respecter. Elle doit rappeler avec constance et courage (c’est-à-dire même si cela va à l’encontre de la ligne officielle ou de l’opinion commune) ce que sont ces valeurs, et aussi quelle est sa conception de la nature de l’homme et de sa dignité, de la personne et de sa valeur absolue qui tient à sa relation inaliénable avec Dieu dont elle est l’image.
Il n’en reste pas moins que les Pères conseillent aux croyants de travailler avant tout à la construction et au développement de leurs propre vie spirituelle. C’est notre vie intérieure avec ses valeurs et ses dispositions, qui nous rend capables, en tout temps, d’affronter correctement et positivement les problèmes de toute sorte, prévisibles ou imprévisibles. Les Pères ont toujours enseigné que c’est en nous changeant nous-même positivement que nous sommes le plus capables de changer le monde autour de nous, avec non seulement nos propres forces, mais aussi la force de la grâce que Dieu nous donne.

À quels problèmes qui affecteraient directement leur vie spirituelle nos enfants seront-ils confrontés?

Je pense que pour les enfants le principal problème – qui affecte déjà depuis longtemps les pays d’Europe occidentale, mais affecte aussi de plus en plus les pays traditionnellement orthodoxes – est de pouvoir garder leur foi, leurs valeurs et leur éthique chrétiennes dans un monde sécularisé qui les ignore et leur a substitué d’autres croyances, d’autres valeurs, d’autres éthiques, ou bien qui est agnostique, totalement indifférent à la religion, ou encore qui est hostile au christianisme.

Comment faut-il éduquer les enfants pour les aider à faire face spirituellement à l`avenir?

Il faut avant tout les munir de repères dans un monde sans repères, d’une boussole intérieure qui leur indique la bonne direction dans un monde déboussolé.
Il faut les éduquer dans la foi, les valeurs et l’éthique chrétiennes, de manière à ce qu’elles s’ancrent profondément en eux et leur deviennent en quelque sorte connaturelles. Il faut leur apprendre à comprendre le monde, à discerner en toutes circonstances le bien et le mal, à affronter les difficultés et à trouver des solutions aux problèmes en référence aux valeurs chrétiennes. J’ai envie de citer ici les paroles de saint Paul (Eph 6, 17): « C’est pour cela qu’il vous faut endosser l’armure de Dieu, afin qu’au jour mauvais vous puissiez résister et, après avoir tout mis en œuvre, rester fermes. Tenez-vous donc debout, avec la Vérité pour ceinture, la Justice pour cuirasse, et pour chaussures le zèle à propager l’Évangile de la paix ; ayez toujours en main le bouclier de la Foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Mauvais ; enfin recevez le casque du Salut et le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. » Celui qui dispose de toute cette panoplie est capable d’affronter victorieusement n’importe quelle situation.
Il est important que, dans un milieu indifférent ou hostile à la religion, face aux jugement négatifs, aux critiques ou aux moqueries, les enfants et les jeunes orthodoxes soient fiers de leur identité, aient conscience que leur foi est une richesse immense, qu’elle ne les diminue pas mais leur donne « un plus » par rapport à ceux qui en sont dépourvus. Les parents et l’Église ont un rôle important pour leur donner une telle fierté, qui n’a rien à voir avec de l’orgueil, car en étant chrétiens c’est du Christ que nous sommes fiers, de Sa victoire sur le monde, et non de nous-mêmes : « Dans le monde vous aurez à souffrir. Mais gardez courage! J’ai vaincu le monde » (Jn 16, 33).

Propos recueillis par Constantin Matsan
Фома, 7 (147), Juillet 2015

Décisions du Saint-Synode de l’Eglise orthodoxe russe concernant les relations extérieures

2P20151022-VSN_0139-1200Le 22 octobre, le Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe a pris plusieurs décisions concernant les relations extérieures. Celles-ci concernent la préparation du concile panorthodoxe, le dialogue oecuménique avec l’Église assyrienne et des nominations, notamment: “La direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger est confiée à l’archimandrite Antoine (Sevriouk), secrétaire de l’administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie, recteur de l’église Sainte-Catherine de Rome. Le Saint-Synode l’a élu évêque de Bogorodsk, vicaire du patriarche de Moscou et de toute la Russie, lui confiant la responsabilité pastorale des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie.”

Sources: Église orthodoxe russe (en langue russe), de la photographie

Une déclaration du service de communication du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou

timthumb.phpLe département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a publié une déclaration – la version française se trouve ici – pour protester contre contre les déclarations de l’archevêque suprême de l’Église gréco-catholique ukrainienne, Mgr Sviatoslav Chevtchouk, faites à l’agence catholique autrichienne « Kathpress » dans une interview.

Réunion du Saint-Synode de l’Eglise russe du 22 octobre 2015

Au cours de sa réunion, qui a eu lieu le 22 octobre 2015, sous la présidence de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie, le Saint Synode de l’Église orthodoxe russe a examiné différentes questions relatives aux relations extérieures.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, a présenté son rapport sur la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire qui s’est déroulée à Chambésy (Suisse) du 10 au 17 octobre. A la bénédiction de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk avait présidé la délégation de l’Église orthodoxe russe, qui se composait également de l’archevêque Marc de Berlin, d’Allemagne et de Grande-Bretagne, de l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du DREE, de l’archimandrite Irénée (Steenberg), clerc du diocèse d’Amérique de l’Ouest et le prêtre Anatole Tchouriakov, interprète.

Cette conférence avait été convoquée conformément à une décision de la Synaxe des Primats des Églises orthodoxes locales, réunis à Istanbul les 6-9 mars 2014, afin d’examiner le projet de document, « L’autonomie et son mode de proclamation », élaboré pendant les séances de la Commission préparatoire interorthodoxe de 2009. La conférence devait aussi étudier les résultats des travaux de la Commission interorthodoxe spéciale pour la révision des documents du Concile panorthodoxe, dont les réunions avaient eu lieu à Chambésy du 30 septembre au 3 octobre 2014, du 16 au 20 février et du 30 mars au 2 avril 2015.

Le projet de document du Concile panorthodoxe « L’autonomie et le mode de sa proclamation », ainsi que les documents révisés « L’importance du jeûne et de son observance aujourd’hui », ainsi que « Les relations de l’Église orthodoxe avec le reste du monde chrétien » ont été approuvés.

Le document « La contribution de l’Église orthodoxe à la réalisation de la paix, de la justice, de la liberté, de la fraternité et de l’amour entre les peuples et à la suppression des discriminations raciales et autres » a été renommé « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain ». Conformément à un décret du Saint Synode en date du 13 juillet 2015 (procès-verbal n°52), la délégation de l’Église orthodoxe russe a présenté à la conférence des amendements au texte sur des questions de principe. Le consensus étant impossible sur plusieurs positions essentielles, le projet de document révisé par la conférence panorthodoxe préconciliaire n’a pas été signé par les chefs des délégations des Églises orthodoxe russe et géorgienne.

La position de la délégation de l’Église orthodoxe russe à la V Conférence panorthodoxe préconciliaire a été approuvée par le Saint Synode. La Commission synodale biblique et théologique est chargée de poursuivre l’étude du projet de document « La mission de l’Église orthodoxe dans le monde contemporain », en tenant compte des discussions l’ayant entouré lors de la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire. Elle devra présenter ses conclusions lors de la prochaine réunion du Synode.

Le Synode a exprimé sa profonde préoccupation devant l’absence de projet de décision conciliaire sur le thème de « la Diaspora orthodoxe », ainsi que devant l’absence de consensus sur le contenu des projets de document du Concile panorthodoxe « La question du calendrier » et « Les empêchements au mariage », en cours d’élaboration depuis plusieurs décennies. Les membres du Saint Synode ont reconnu l’importance du consensus panorthodoxe sur le projet de document « L’autocéphalie dans l’Église orthodoxe et le mode de sa proclamation ». Ils ont approuvé son introduction à l’agenda du Concile panorthodoxe.

Le Concile s’est également penché sur le dialogue entre l’Église orthodoxe russe et l’Église assyrienne de l’Orient. Conformément aux accords du 28 mai 2014, lors de la rencontre de Sa Sainteté le Patriarche Cyrille de Moscou et le Catholicos-Patriarche Mar Dinkha IV, pendant la visite du Primat de l’Église assyrienne en Russie, une réunion de travail avait eu lieu le 21 juillet à Moscou sur le dialogue entre l’Église orthodoxe russe et l’Église assyrienne de l’Orient. Les propositions pour la formation d’une Commission de dialogue bilatéral avaient été formulées. Les thèmes principaux des travaux de la Commission seront : les consultations théologiques communes, le développement de la coopération dans le domaine académique, la lutte contre les manifestations de christianophobie, la coopération dans le domaine de l’information et du ministère caritatif de l’Église.

L’archevêque Marc d’Egorievsk, administrateur des diocèses de Vienne et d’Autriche et de Hongrie, chef de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger est relevé de ses fonctions à ces postes et devient métropolite de Riazan et de Mikhaïlovsk.

Les diocèses de Vienne et d’Autriche et de Hongrie seront administrés par l’évêque Tikhon de Podolsk, vicaire du Patriarche de Moscou et de toute la Russie.

La Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger est confiée à l’archimandrite Antoine (Sevriouk), secrétaire de l’administration des paroisses du Patriarcat de Moscou en Italie, recteur de l’église Sainte-Catherine de Rome. Le Saint-Synode l’a élu évêque de Bogorodsk, vicaire du Patriarche de Moscou et de toute la Russie, lui confiant la responsabilité pastorale des paroisses du Patriarcat ed Moscou en Italie.

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Candidature du Kosovo à l’Unesco: le patrimoine chrétien en danger ? – Un entretien avec l’archimandrite Sava Janjic

306826_sava-janjic-foto-z-loncarevic-1_fLe 3 novembre prochain, le Kosovo présentera sa demande d’admission à l’Unesco. Une demande qui inquiète fortement les chrétiens pour les sanctuaires qui ne seront plus dès lors protégés par des soldats de l’Otan. Le site Solidarité-Kosovo a mis en ligne un entretien avec l’archimandrite Sava Janjic (photographie: source) du monastère de Visoki Decani. Celui-ci y précise notamment, en réponse à la question “Qu’adviendront les sanctuaires serbes si le Kosovo devenait membre de l’Unesco ?” : “Cela nous rendrait la vie bien plus difficile. Si cette décision hâtive venait à être prise, elle ferait de l’Unesco un jouet aux mains des forces politiques locales qui tenteraient d’amortir un nationalisme doublé d’un fondamentalisme islamique croissant au Kosovo. Nous serions tous perdants à long terme. Une chose est sûre c’est que nos sanctuaires resteront serbes jusqu’au dernier moine ou moniale qu’ils abriteront. S’ils veulent nous chasser, ils devront le faire par la force et cela devant les yeux du monde entier.”

Une adjointe au maire de Paris a rendu visite à Mgr Job de Telmessos

2-83Le 22 octobre, l’archevêque Job de Telmessos a reçu la visite de Mme Catherine Vieu-Charier, adjointe au maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant. ” Durant l’entretien qui s’est déroulé dans une atmosphère chaleureuse ont été évoqués la prochaine inauguration dans le 15e arrondissement de Paris de la rue Marie Skobtsov, canonisée par le Patriarcat œcuménique en 2004, les travaux de restauration de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky à Paris et la contribution des religions à l’histoire de Paris, à sa culture et à sa société.”

Source (dont photographie): Archevêché des églises orthodoxes russes en Europe occidentale

Rencontre du pape et du métropolite Hilarion de Volokolamsk

IMG_4004Le 21 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a été reçu au Vatican par le pape. “L’entretien a porté sur les thèmes à l’ordre du jour des relations bilatérales entre le Patriarcat de Moscou et l’Église catholique romaine, ainsi que sur la situation au Proche Orient, où les persécutions contre les chrétiens orchestrées par les groupes terroristes se poursuivent (…) Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a fait office d’interprète pour cette rencontre qui s’est déroulée dans un climat de compréhension mutuelle.”

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Conférence de Bertrand Vergely : “L’Homme” – le 26 octobre à Paris

Le 26 octobre prochain, Bertrand Vergely, donnera la cinquième conférence – “L’Homme” de sa troisième série de conférences intitulée : «Morale et théologie. Introduction à la théologie morale ». La conférence aura lieu, à partir de 19h30 (ouverture des portes à 19h00), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277, rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Les vidéos de la troisième série sont disponibles à cette page ! Vous pouvez regarder en ligne les conférences de la première série de conférences  et la deuxième.

Rencontre du patriarche oecuménique Bartholomée et du métropolite Hilarion de Volokolamsk à Athènes

timthumb.phpLe 19 octobre, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a rencontré à Athènes le patriarche oecuménique Bartholomée. “L’entretien a porté sur le bilan de la Ve Conférence panorthodoxe préconciliaire, qui s’est achevée à Chambésy (Genève) le 17 octobre. Le métropolite Hilarion a souligné que l’Église orthodoxe russe prenait une part active au processus de préparation du Concile panorthodoxe et accordait une grande importance à l’élaboration méticuleuse des projets de documents conciliaires. Le président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou a fait part à Sa Sainteté le patriarche Bartholomée de sa profonde préoccupation quant à la situation en Ukraine, où les schismatiques se sont emparés de plus de vingt églises de l’Église orthodoxe canonique. On recense des cas d’assassinats et de violences à l’encontre des clercs de l’Église orthodoxe ukrainienne. Mgr Hilarion s’est dit indigné par les agissements de hiérarques ukrainiens des structures ecclésiales du Patriarcat de Constantinople aux États-Unis et au Canada, qui visent à soutenir les schismatiques.”

Source (dont photographie): Patriarcat de Moscou

Beyrouth : Le métropolite Elias Audeh, l’Eglise et la guerre

Durant la divine liturgie qu’il a célébrée ce dimanche 18 octobre en la cathédrale Saint-Georges, le métropolite de Beyrouth, Elias Audeh, a parlé après l’Evangile en ces termes : «Jésus a dit à ses disciples : ‘Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux. Heureux êtes-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécuté et si l’on vous calomnie à cause de moi. Soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux …’
Lorsque le Seigneur dit ces paroles ou vit cette vie devant nous, c’est pour nous raffermir et faisons en sorte de vivre une vie dans laquelle nous répondons au mal par le bien et à l’injustice par l’amour. C’est la raison pour laquelle Il dit à ses disciples et à ceux qui croyaient en Lui : « Si vous voulez devenir Mes disciples ou si vous êtes véritablement mes disciples, vous devez faire comme Moi et être à Mon image car vous êtes un avec Moi ». C’est pourquoi l’Eglise ne bénit absolument pas ceux qui s’attaquent à d’autres et ceux qui font du mal aux autres. L’Eglise ne bénit pas ceux qui tuent les autres car la vie humaine est la propriété du Seigneur et lorsque quelqu’un tue un autre, c’est comme s’il voulait tuer Dieu. En réalité, celui qui est tué va vers le Seigneur, tandis que le cœur du tueur est injuste. L’injuste est habité par Satan et Satan n’entrera pas dans le Royaume des Cieux. C’est pourquoi l’Eglise ne bénit pas de guerres et ne les considère pas comme saintes. Cela signifie qu’elle ne sanctifie pas les guerres et n’accepte pas de telles paroles. Toute Eglise doit agir ainsi si elle prodigue l’enseignement du Seigneur ou écoute Ses paroles. C’est la raison pour laquelle nous Orthodoxes, en particulier à Antioche, même si nous souffrons, si nous sommes expulsés de nos maisons et si nous sommes insultés, nous ne combattons pas nos ennemis. Ainsi que nous le constatons, nos gens dans cette région quittent ou abandonnent leurs maisons et vivent dans la misère, certains sont partis, mais ils ne rendent pas le mal par le mal. C’est pourquoi il doit être clair que notre Eglise orthodoxe, dont nous sommes membres, ne bénit pas de guerres, elle ne les considère pas comme saintes et ne traite aucune guerre de sainte. Je doute que quiconque affirme une pareille chose ait jamais entendu les paroles du Seigneur Jésus : ‘Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous persécutent. Faites le bien à ceux qui vous haïssent’ (…) ».

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Athènes : Efforts pour renouer le dialogue entre Antioche et Jérusalem

D’intenses efforts ecclésiastiques et diplomatiques pour renouer le dialogue les primats des patriarcats d’Antioche et de Jérusalem sont déployés depuis ces dernières vingt-quatre heures à Athènes. A l’occasion de la rencontre internationale organisée par le ministère hellénique des affaires étrangères sur la coexistence pacifique au Moyen-Orient, qui débute demain à Athènes, tant les deux patriarches que le patriarche œcuménique en personne se retrouveront sous le même toit pour la première fois depuis la rupture de la communion avec Jérusalem décidée par Antioche.
Le gouvernement hellénique, garant traditionnel de la sécurité et la stabilité des patriarcats grec-orthodoxes, désire, en coopération avec le patriarcat œcuménique, la fin du conflit de nature canonique entre les deux patriarcats du Proche-Orient dans des circonstances particulièrement difficiles pour tous les chrétiens dans la région et dans la perspective du concile panorthodoxe de 2016. C’est un effort semblable que le ministère hellénique des affaires étrangères avait déployé durant l’été 2013 sous la supervision du vice-ministre K. Tsiaras. Les deux parties s’étaient alors réunies autour de la table des négociations à Athènes en présence de représentants du patriarcat œcuménique et du gouvernement grec, sans que cela ne débouche sur aucun accord. Cette fois-ci, la présence des deux patriarches à Athènes est considérée comme une occasion en or pour la reprise du dialogue au plus haut niveau. En raison du caractère crucial du sujet, aucune partie ne confirme ni ne dément quoi que ce soit.

Historique
Tout a commencé au début 2013, quand le patriarcat de Jérusalem décida d’élire un archevêque au Qatar. Le patriarcat d’Antioche réagit immédiatement en informant au patriarcat de Jérusalem que cette décision était anti-canonique puisque le Qatar appartenait à sa propre juridiction. Jérusalem répondit en avançant ses propres arguments qu’il n’en était rien. Depuis lors, malgré les efforts qui ont été déployés, non seulement les deux patriarcats n’ont pas trouvé le juste milieu mais ils ont aggravé le conflit en atteignant le point de non-retour, à savoir la rupture de la communion entre eux. En outre, lors de la dernière rencontre des primats des Eglises orthodoxes, le patriarche d’Antioche était absent pour des raisons de santé, ce que certains ont qualifié de « maladie diplomatique », tandis que sa délégation refusa, en dernière minute, de signer le communiqué commun. Il convient de préciser qu’au Qatar, qui constitue la « pomme de discorde », il n’y a qu’une seule paroisse qui veille aux besoins religieux des travailleurs étrangers et de fonctionnaires diplomatiques dans ce pays dont pratiquement aucun natif n’est orthodoxe.

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Philippines: près de 200 Philippins ont été baptisés dans l’océan

kreshhenie-600x450Près de 200 Philippins de la province de Sarangani, convertis à l’orthodoxie, ont été baptisés dans l’océan récemment malgré des vagues hautes parfois de 2,5 mètres. Le mauvais temps n’a pas permis de baptiser deux cents autres personnes qui seront par conséquent baptisées ultérieurement.

Sources: Pravmir (version en anglais). Photographie: Pravmir (version en russe)

“Les bulbes de l’église russe de Paris sont plantés”

20151016_102131_cyrillecastelokLes cinq dômes de la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris, quai Branly, ont été posés ainsi que le rapporte dans un article et un diaporama le site Batiactu. Outre l’église, l’ensemble comprendra aussi “un centre paroissial intégrant un auditorium de 200 places, une école franco-russe et un centre culturel avec librairie et salles d’exposition”. La livraison est prévue pour octobre 2016.

Source (dont photographies de Cyrille Castel et de Philippe Guignard ): Batiactu

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Le Prix des droits de l’homme Athénagoras au vice-président des Etats-Unis

072215bidenL’Ordre de Saint-André l’Apôtre, archontes du Patriarcat oecuménique, remettra aujourd’hui le Prix des droits de l’homme Athénagoras au vice-président des États-Unis, Joe (Joseph) Biden. En décembre 2011, il fut le premier vice-président américain à visiter le patriarche Bartholomée à Constantinople.

Source: Archidiocèse grec orthodoxe d’Amérique. Photographie: visite au Phanar et rencontre avec le patriarche Bartholomée en novembre 2014 du vice-président Joe Biden (source: Ordre de Saint-André l’Apôtre).

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Jovan Nikoloski