31/03/2017
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Archives de catégorie : Actualités

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Communiqué de presse de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale

La troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale catholique-romaine croate au sujet du rôle du cardinal Stepinac pendant la Seconde Guerre mondiale a eu lieu les 13 et 14 février 2017. Nous publions ci-après le communiqué de presse :

« Le lundi 13 et le mardi 14 février 2017, au palais épiscopal de Novi Sad, a eu lieu la troisième session de la Commission mixte de l’Église orthodoxe serbe et de la Conférence épiscopale croate, dont le but était d’examiner en commun le rôle d’Aloïs Stepinac avant, pendant, et après la Seconde Guerre mondiale. Au nom du Saint-Siège, le père Bernard Ardura, président du Comité pontifical des sciences historiques a participé à la session, qui avait pour thème « L’attitude de l’archevêque Stepinac envers l’État Indépendant de Croatie au temps des persécutions, de 1941 à 1945 ». Participaient en tant que représentants de l’Église orthodoxe serbe à cette Commission : le métropolite de Zagreb-Ljubljana Porphyre, le métropolite du Monténégro et du Littoral Amphiloque, l’évêque de Bačka Irénée, l’évêque de Slavonie Jean, le professeur Dr. Darko Tanasković, ambassadeur, représentant permanent de la République de Serbie auprès de l’UNESCO. En outre, ont été invités cette fois les spécialistes suivants : le Dr. Ljubodrag Dimić, professeur à la Faculté de philosophie de Belgrade, et le Dr. Milan Koljanin, chargé de recherché principal à l’Institut d’histoire contemporaine à Belgrade. Ont participé en tant que représentants de la Conférence épiscopale croate à ladite Commission : le cardinal archevêque de Zagreb Joseph Bozanić, l’évêque de Mostar-Duvno Ratko Perić, l’évêque de Požega Antoine Škvorčević, ainsi que le Dr. Jure Krišto et le Dr. Mario Jareb, conseiller scientifique auprès de l’Institut croate d’histoire. Il est prévu que la session suivante ait lieu à Požega (Croatie), le 22 avril 2017, sur le thème “Attitude de l’archevêque Stepinac envers l’Église orthodoxe serbe, de 1941 à 1945 ».

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Une année après la rencontre entre le patriarche Cyrille et le pape François à La Havane

L’Institut d’études oecuméniques de l’Université de Fribourg (Suisse) a organisé une manifestation pour commémorer le premier anniversaire de la rencontre entre le pape François et le patriarche Cyrille qui a eu lieu le 12 février 2016 à La Havane, Cuba. Le portail catholique suisse en a publié un compte-rendu.

Le catholicos-patriarche Élie II a échappé à une tentative d’empoisonnement

Le Parquet géorgien a confirmé officiellement l’information selon laquelle il y a eu tentative d’assassiner le chef de l’Église orthodoxe de Géorgie, le catholicos-patriarche Élie II. Comme cela s’est avéré, le père Georges Mamaladzé, directeur de la gestion des biens du Patriarcat, projetait d’empoisonner le patriarche avec du cyanure. Dans ce but, il avait pris sur lui le poison pour se rendre à Berlin, où le primat se trouve actuellement en traitement médical. Le prêtre a été arrêté à l’aéroport de Tbilissi. Le procureur en chef de Géorgie, Irakli Shotadzé, a déclaré lors d’un briefing : « Georges Mamaladzé avait des relations systématiques avec le catholicos-patriarche et son entourage. Il est établi par l’enquête qu’il préparait le meurtre d’une personne et que c’est précisément dans ce but qu’il avait acquis à ce moment une substance toxique  chez un inconnu ». Il est communiqué que les investigations ont commencé après une déclaration au Parquet qui a été signifiée le 2 février 2017. Un homme, dont le nom est inconnu, avait révélé que le père Georges s’était adressé à lui dans le but de l’aider à acquérir du cyanure, proposant pour cela de le rétribuer. Quoi qu’il en soit, Mamaladzé a réussi à se procurer la substance toxique. Le poison a été découvert sur lui alors qu’il était fouillé sur l’aéroport. En outre, des armes à feu de fabrication artisanale et des munitions ont été trouvées au domicile du suspect. La chaîne TV « Rustavi-2 », affiliée à l’ex-président géorgien Saakachvili, a annoncé l’attentat manqué contre le patriarche (en se référant à des sources anonymes) quelques heures avant que cette information soit confirmée par la police. L’impression générale qui se dégage de cette affaire est que nombre de personnes se doutaient en Géorgie de la possibilité d’un attentat contre le patriarche Élie II. Le 8 février, par exemple, le politologue Artchil Gamzdaria écrivait sur Facebook que le patriarche de Géorgie Élie II était sérieusement menacé. L’auteur n’a pas révélé ses sources, mais a déclaré que, si l’intervention chirurgicale que devait subir le primat avait été effectuée à Tbilissi (comme cela était initialement prévu), cela aurait été pour celui-ci son arrêt de mort. Or, il a été finalement décidé de procéder à l’opération en Allemagne, mais cela ne garantissait pas pour autant la sécurité du patriarche. « Je pense qu’il y avait des frictions sérieuses dans cette affaire. Il est possible que les auteurs n’aient pu réaliser leur plan », a écrit Gamzardia. Selon le plan des conspirateurs, le patriarche ne devait pas revenir vivant de Berlin, considère-t-il.

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Visite pastorale du pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II au Congo-Kinshasa

Le pape et patriarche d’Alexandrie Théodore II effectue actuellement une visite pastorale et missionnaire au Congo-Kinshasa. Le primat est arrivé le 11 février à l’aéroport de Lubumbashi, accompagné par l’archimandrite Daniel Biazis, secrétaire principal du Saint-Synode. Ils y ont été accueillis par le métropolite du Katanga Mélèce, le métropolite de Kinshasa Nicéphore, l’évêque vicaire du Burundi et Rwanda Innocent, le consul général honoraire de Grèce M. Gerasimos Dounis, représentant l’ambassadeur de Grèce à Kinshasa, M. Georges Psarommatis président de la Communauté hellénique de Lubumbashi, un grand nombre de clercs et des centaines de chrétiens orthodoxes. Immédiatement après son arrivée, le primat a été reçu solennellement à la Mairie par le maire de Lubumbashi M. Oscar Sanguza Mutunda, qui a exprimé sa reconnaissance pour l’apport à différents niveaux de l’Église orthodoxe locale, tandis qu’il a qualifié la présence du patriarche de grand honneur et de bénédiction pour la société locale. De son côté, le patriarche a remercié M. Oscar Sanguza Mutunda pour la réception officielle, son soutien à l’Église orthodoxe, et il a fait l’éloge du progrès et du développement qu’il a observés au cours du temps dans la ville. Ensuite, le primat a signé le Livre des visiteurs. Après cette visite, le patriarche s’est dirigé vers la cathédrale de l’Annonciation de la Mère de Dieu, où a été célébrée une doxologie en son honneur, en présidence du clergé du diocèse métropolitain du Katanga et de centaines de fidèles. Le 12 février, le patriarche a célébré la sainte Liturgie dans la même cathédrale, assisté du métropolite de Kinshasa Nicéphore, du métropolite Mélèce et de l’évêque Innocent. Au cours de la Liturgie, le patriarche a procédé à l’ordination presbytérale d’un clerc du diocèse de Kinshasa. Environ 5000 fidèles orthodoxes assistaient à l’office. Les médias locaux ont signalé l’événement et la Liturgie a été retransmise en direct à la télévision. Dans son homélie, le patriarche a évoqué la parabole du « Fils prodigue », soulignant la nécessité du repentir continuel pour chaque chrétien, du retour de tous à la maison Paternelle qui est toujours ouverte, à savoir l’Église du Christ, où le Dieu Ami des hommes attend toujours l’homme fatigué et meurtri par le péché, afin de lui le donner le repos dans les bras de Son amour infini. Enfin, le primat a remercié les fidèles pour leur réception et leur attachement à la foi orthodoxe, sainte et immaculée. Il convient de mentionner qu’à la tête de la mission se sont succédés le père Amphiloque, actuellement métropolite de Nouvelle Zélande, puis le père Mélèce du monastère athonite de Grigoriou, actuellement métropolite du Katanga. Celui-ci avait entrepris l’œuvre missionnaire au Congo avec la bénédiction de son père spirituel, le défunt archimandrite Georges (Kapsanis) de Grigoriou. Depuis lors, ce monastère soutient cette œuvre missionnaire.

Sources : 1 et 2

Rencontre à Paris du patriarche de Serbie Irénée et de Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe

S.S. le patriarche de Serbie Irénée a rencontré, le 9 février 2017, Mgr Luc, évêque d’Europe occidentale de l’Église orthodoxe serbe, à l’aéroport Charles de Gaulle. Le patriarche était en escale à Paris, pour se rendre ensuite au Canada, où il effectue actuellement une visite pastorale. À la rencontre assistaient l’archiprêtre stavrophore Nicolas Škrbić, l’archimandrite Justin Jeremić et le protodiacre Damien Božić.

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Les ruines d’une église géorgienne ont été découvertes à Chypre

Des missions archéologiques ayant pour but de rechercher des églises et des monastères anciens géorgiens sur l’île de Chypre, connus par des sources anciennes, sont en cours depuis 2015. En décembre passé, les savants ont signalé une nouvelle découverte. C’est ainsi que des chercheurs géorgiens ont trouvé les restes d’un mur près du village d’Alaminos, à l’ouest de la ville de Larnaca. Le site est entouré de collines, avec une plaine, actuellement à usage agricole. Les archéologues pensent que la découverte témoigne de l’existence d’une église ancienne, et que le mur découvert est en fait une partie de celle-ci. Le village d’Alaminos et un monastère géorgien situé non loin de là ont été décrits par Stéphane Luziniel dans un travail publié à Paris en 1580 : « Les Ibères avaient quelques monastères sur l’ïle, pour la plupart près du village d’Alaminos ». Pendant les excavations, les spécialistes ont trouvé le périmètre entier de la fondation de l’église, avec quatorze tombes situées autour d’elle. Les chercheurs supposent que l’église et les tombes peuvent être datées entre le douzième jusqu’au seizième siècle. Les excavations sont dirigées par le professeur Vakhtang Licheli, docteur de l’Université des sciences historiques de Tbilissi, et les fonds sont fournis par la Fondation de la protection et de la préservation des monuments historiques de Géorgie. L’équipe continuera son travail en 2017 afin de confirmer le caractère géorgien de la ruine nouvellement découverte. En 1981, les archéologues avaient découvert les ruines d’un monastère géorgien à Gialia, à 150 km au nord-ouest de la découverte actuelle.

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Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a accordé un budget de 370.000 $ pour la restauration du monastère de Katskhi

Le ministère géorgien des Infrastructures et du développement régional a décidé récemment d’allouer la somme d’un million de Iari (370.000$) au projet de restauration globale du monastère de la Nativité du Sauveur, dans le village de Kaskhi, à 180 km au nord-ouest de Tbilissi. Le projet comprend notamment la construction d’une terrasse extérieure, la reconstruction de la route d’accès à l’église, l’installation de l’eau courante, d’un parking, etc. Selon le ministère concerné, le projet est soutenu par la Banque mondiale. La réalisation du projet est prévue pour avril 2017. Un centre touristique sera bâti en face du complexe monastique. On espère que l’amélioration de l’infrastructure attirera plus de touristes et contribuera à améliorer la situation socio-économique. Le monastère de Katskhi a été construit entre 988 et 1014. L’église est connue pour sa forme hexagonale et sa décoration ornementale. Il a été fermé par le gouvernement soviétique en 1924 et a été rouvert en 1990. Les icônes et les manuscrits médiévaux qui ont survécu dans ce centre monastique sont préservés dans les musées de Tbilissi. Katshki est également connu pour son piton de calcaire naturel.

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Un psautier de l’époque d’Ivan le Terrible revient dans son lieu d’origine

Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » a annoncé l’acquisition d’un ouvrage ancien unique, à savoir un Psautier daté de 1577. Ce livre liturgique particulier revêt une signification spéciale pour le musée, du fait qu’il avait été imprimé à Sloboda. Le Musée « Alexandrovskaya Sloboda » est situé sur le territoire du Kremlin d’Alexandrov, à plus d’une centaine de kilomètres au nord-est de Moscou. Le Grand-Prince Basile III y avait construit un magnifique palais, en faisant l’une des plus anciennes résidences gouvernementales des Tsars moscovites. L’édifice est mieux connu comme maison du fils de Basile, Ivan IV « le Terrible ». S’y installant en 1564, il fit de Sloboda le plus grand centre culturel de l’État russe. Plusieurs dépendances de l’État étaient réunies à Alexandrovskaya Sloboda, y compris l’imprimerie fondée par Ivan Fedorov, l’un des pères de l’imprimerie slavonne de l’Est. Le Psautier, imprimé par l’élève de Fedorov, Andronique Neveja, pendant la vie d’Ivan IV, a été publié quatorze ans après le livre des épîtres de Fedorov, le premier livre russe daté. C’est le seul livre qui a été imprimé à Alexandrovskaya Sloboda. Le Psautier était imprimé en deux couleurs, ornementés de splendides caractères majuscules, et avec une gravure du Roi David. Seuls 24 exemplaires du Psautier de 1577 ont survécu. L’exemplaire acquis par le musée a été mis aux enchères avec un prix initial de 2,5 millions de Roubles (42.000$), mais la direction du musée a réussi à négocier son achat en dehors de la mise aux enchères.

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Selon un sondage réalisé au mois de décembre dans toute l’Ukraine, le peuple ukrainien fait plus confiance à l’Église qu’aux autres institutions du pays

Tandis que la confiance dans la quasi-totalité des institutions sociales a décliné en Ukraine, l’Église reste forte avec un pourcentage de 56.7%. Pour leur part, les volontaires dans les forces armées reçoivent 53% de la confiance de la population. Toutefois, beaucoup plus de confiance est placée dans l’armée en Ukraine occidentale qu’en Ukraine orientale. 22.7% des Ukrainiens sont incertains quant à leur attitude envers l’Église, tandis que seuls 8.7% ne lui font aucune confiance. C’est à peu près le même nombre que ceux qui font confiance au gouvernement et au parlement, avec respectivement 9.5% et 5.3%. Environ un quart des Ukrainiens croient dans les médias, ce qui est inférieur à l’an passé. L’Ukraine occidentale tend à avoir plus confiance dans les médias que les régions de l’Est. L’enquête a été conduite dans 110 localités dans toutes les régions de l’Ukraine, les sondés étant âgés de 18 ans et plus.

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Reportage vidéo : une nouvelle paroisse orthodoxe à Auvers-sur-Oise (Ile-de-France)

Auvers-sur-Oise, village des impressionnistes situé au cœur du Parc naturel régional du Vexin français (Val-d’Oise), abritera bientôt une paroisse orthodoxe. Le 4 janvier dernier, le doyenné orthodoxe roumain de France est devenu propriétaire de la Côte Saint-Nicolas sur laquelle est perchée la chapelle Saint-Nicolas. La chapelle, construite en 1910 tout près des vestiges de l’ancienne chapelle Saint-Nicolas-du-Valhermeil, datant elle-même du 13e siècle, fut abandonnée pendant plusieurs dizaines d’années, pour servir un moment comme librairie d’occasion religieuse. Grâce à cet achat, elle deviendra église paroissiale de la communauté orthodoxe Saint-Anthime d’Ibérie, métropolite de Valachie, qui officie actuellement dans la chapelle catholique Sainte-Thérèse de Saint-Ouen-l’Aumône. C’est le père Liliane Mantaluta, qui est à la tête de la jeune paroisse moldavo-roumaine. Pour le père Razvan Ionescou, conseiller de Monseigneur Joseph, cet achat a pu se réaliser grâce aux efforts et au sacrifice de plusieurs paroisses orthodoxes. Les travaux de restauration et d’aménagement ont déjà commencé. Si vous souhaitez soutenir financièrement la nouvelle paroisse, vous pouvez envoyer vos dons au profit de la paroisse Saint-Anthime :

Titulaire du compte:

SAINT MARTYR ANTIM IVIREANUL
19 QUAI DU POTHUIS
95300 PONTOISE

Code banque : 10278, code guichet : 06318, n°compte : 00021051401

IBAN  :  FR76 1027 8063 1800 0210 5140 139

Compte PayPal : preotlilianmantaluta@yahoo.fr

Podcast vidéo de Bertrand Vergely : « Maxime le Confesseur » – 30 janvier

Bertrand Vergely nous a parlé  le 30 janvier de saint Maxime le Confesseur dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégrlité :

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« Il est temps pour nous de comprendre le sens de notre propre histoire ». Interview de l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Église orthodoxe russe hors-frontières)

Dans une interview accordée à la fin du mois de décembre 2016, l’archevêque de Montréal et du Canada Gabriel (Chemodakov) a exprimé son opinion sur le mode de fonctionnement des Synodes du Patriarcat de Moscou et de l’Église hors-frontières, le Concile de Crète, la situation ecclésiale en Russie, la crise ukrainienne, les schismes qui se sont produits dans l’Église hors-frontières au Canada, et enfin la signification de la révolution bolchevique. Nous publions ci-après la traduction intégrale de cette interview.

– Votre Éminence, l’année présente marque pour vous le vingtième anniversaire de votre sacre épiscopal et le cinquante-cinquième anniversaire de votre naissance. Et vous êtes en outre membre du Synode des Évêques de l’Église orthodoxe russe depuis vingt ans. C’est une expérience significative du travail synodal. Or, cette année (2016), vous, qui êtes membres permanent du Synode de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, avez participé au Synode du Patriarcat de Moscou, auquel vous avez été appelé pour la session d’été. En quoi résident les similitudes et les différences de la procédure synodale à New York et à Moscou ?

– Au début de mon épiscopat, j’ai rejoint au Synode [de l’Église russe hors-frontières] ceux de nos évêques qui étaient nés encore en Russie impériale : je ne mentionnerai que l’archevêque Antoine de San Francisco et le métropolite Vital du Canada, tous deux d’éternelle mémoire. D’eux émanait un esprit russe particulier. J’ai ressenti celui-ci alors que j’étais encore enfant, en Australie, où un nombre important de Russes avaient émigré, et plus tard, lorsque j’étudiais au Séminaire de la Sainte-Trinité [à Jordanville, USA, ndt], où j’ai rencontré ces moines qui avaient commencé leur ministère ecclésial en Russie impériale et qui se rappelaient de celle-ci. Parmi ceux qui avaient cet esprit russe, il faut bien sûr mentionner aussi l’archevêque (le futur métropolite) Laure, qui était alors secrétaire du Synode, dont je fus rapidement nommé le remplaçant. Ainsi, par la miséricorde de Dieu, il y avait pour moi chez qui apprendre, j’ai eu la possibilité de puiser de l’expérience, dont celle du travail synodal. Si j’essaye de définir l’essence de cette expérience, je dirais qu’elle a pour fondement l’approche conciliaire : en d’autres termes, tout doit être décidé conciliairement. De mon expérience personnelle dans ce milieu, il ressort en premier ce qui suit : il faut absolument s’efforcer d’éviter les décisions hâtives. Il faut, avec tout le bon sens qui nous est donné, peser le « pour » et le « contre ». Il faut résoudre les questions qui surgissent, dans la prière, soigneusement, minutieusement, afin que l’on ait pas à regretter ensuite sa précipitation. Une telle approche est dictée par le fardeau de la haute responsabilité archipastorale. Ce fardeau, de toute évidence, a toujours été ressenti par nos remarquables hiérarques, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors des sessions de notre Synode. Ce faisant, ou plutôt, grâce à cela, ils étaient des exemples de modestie et d’accessibilité. J’ai remarqué une approche semblable au cours des sessions du Synode des évêques du Patriarcat de Moscou, qui se sont déroulées sous la direction réellement sage de S.S. le patriarche Cyrille, et auxquelles j’ai eu l’honneur de prendre part cet été. Les sessions ont commencé à Saint-Pétersbourg, la vie natale de ma famille du côté maternel, ce dont j’étais particulièrement heureux. Enfin, j’ai pu trouver notre maison natale, sur le boulevard Souvorov. Les sessions de Saint-Pétersbourg ont eu lieu dans le bâtiment historique du Saint-Synode, et nous avons été logés dans l’hôtel du monastère restauré de Novodievitchi.

– Vous avez mentionné une certaine similitude dans le travail des Synodes de l’Étranger et en Russie. Mais quelles sont les différences ?

– On ne peut comparer le volume du travail. [À Moscou] il est même impossible techniquement de discuter en une seule journée de la liste des questions entrant dans l’ordre du jour, sans parler de la prise de décision au cours de la discussion. Aussi, des propositions détaillées sont préparées avant les sessions, puis elles sont soumises à la discussion. À l’étranger, nous pouvons nous permettre de discuter des questions courantes, et tout cela dure un jour et demi en tout. Le principal est – je l’ai ressenti pendant les sessions – qu’elles se sont passées dans l’esprit d’amour fraternel.

– Votre participation à la session d’été du Synode a coïncidé avec un événement de la vie ecclésiale actuelle qui, s’il n’était pas le plus important, comme cela s’est avéré, a été indubitablement le plus discuté, à savoir la rencontre des Églises locales en Crète. Celle-ci a été appelée tantôt Concile panorthodoxe, tantôt consultation panorthodoxe, voire le Huitième Concile œcuménique. Toutes ces appellations se sont avérées prématurées. Que pourriez-vous dire à ce sujet ?

– Une discussion animée a eu lieu sur la participation au « Concile de Crète ». Au mois d’avril encore, semble-t-il, tous étaient convaincus que l’Église orthodoxe russe devait prendre part à cette rencontre. Des chambres avaient déjà été réservées dans les hôtels, les billets d’avions étaient achetés. Mais, naturellement, la participation de la délégation de l’Église russe supposait des conditions définies. Or, il est apparu, dans le processus de régularisation des points restés non résolus, que Constantinople ne donnait pas de réponse aux questions posées. Ce silence du Phanar a tout décidé. Au mois d’avril, je me trouvais à Jérusalem avec un groupe de pèlerins du Canada et des États-Unis. Le chancelier du Patriarcat de Moscou, le métropolite Barsanuphe, m’a téléphoné, pour savoir si je pouvais venir à la session extraordinaire du Saint-Synode, où il sera question de la rencontre de Crète. J’ai répondu que je n’avais pas la possibilité d’être présent à la session, mais en cas de vote, j’ai demandé que mon opinion soit prise en compte : s’abstenir de participer à cette rencontre. D’après les résultats du vote, il s’est avéré que le Saint-Synode était précisément parvenu à cette décision. En définitive, la discussion de la « question de Crète » par nos hiérarques du Saint-Synode avec à leur tête S.S. le patriarche est devenue, je ne crains pas de le dire, le triomphe de la communion et de la catholicité fraternelles.

– Vous êtes membres de la Commission synodale de l’Église orthodoxe russe hors-frontières pour la canonisation des néomartyrs de Russie. Des sessions communes de l’Église hors-frontières et du Patriarcat de Moscou ont eu lieu. Pourriez-vous dire ce qui est discuté maintenant à ces sessions ?

– Des rencontres communes ont commencé en 2014. La seconde a eu lieu sous la présidence de S.S. le patriarche. Notre œuvre principale est la mise en ordre de la liste des Néomartyrs et Confesseurs de Russie. Actuellement, la liste de Russie et celle de l’étranger ne coïncident pas entièrement, et nous voudrions, naturellement, qu’elle soit unique. Il est question de l’élaboration d’un principe d’approche des documents, dont en partie, les protocoles d’interrogatoires de ceux qui ont souffert pour la foi en Christ. Les persécuteurs s’efforçaient de justifier les persécutions auxquelles étaient exposés les croyants. Ensuite, il faut prendre en compte que dans les protocoles des interrogatoires et les autres documents semblables ont pu être altérées, non seulement les causes, pour lesquelles les martyrs de la foi étaient arrêtés, mais aussi la figure morale et spirituelle des condamnés. Ce sont des circonstances qui, comme je le présume, doivent absolument être prises en compte.

– Vous avez effectué un pèlerinage en Russie avant les événements de 1991 déjà. Et vous avez accompagné dans ce pèlerinage le métropolite Laure d’éternelle mémoire. Il en a résulté que vous avez pu observer la renaissance de l’Église russe. Pourriez-vous faire en quelque sorte une comparaison : que s’est-il produit à cette époque dans la Russie ecclésiale, et comment la situation se présente-t-elle aujourd’hui ?

– Je suis allé pour la première fois en pèlerinage aux saints lieux de la Patrie en 1988, l’année du millénaire du baptême de la Russie, avec un petit groupe de nos pèlerins de New York. Nous sommes allés à Moscou, à Kiev et à Saint-Pétersbourg. Quant à mon second pèlerinage dans la Patrie, il a eu lieu au mois d’août 1993. Et j’ai accompagné l’archevêque de Syracuse et du monastère de la Sainte-Trinité Laure, d’éternelle mémoire, avec mon camarade d’études au séminaire, maintenant archiprêtre, le père Paul Ivanov. Nous avons visité Moscou, parcouru « l’Anneau d’or », nous sommes allés à Novgorod, Pskov, Gous-Khroustalny, Belgorod. Nous avons vu la Russie ecclésiale, telle qu’elle était alors. J’ajoute que S.E. Mgr Laure est parti en pèlerinage, pour ainsi dire, « incognito » : il ne portait qu’une croix pectorale, sans encolpion. L’arrière-plan des événements de cette époque, pour moi, descendant d’émigrés de la « première vague », n’était pas toujours clair, mais j’avais vu que, au cours des cinq dernières années passées, beaucoup de choses avaient changé dans l’Église russe : elle renaissait, elle se remettait sur pied, et les événements tragiques qui avaient eu lieu sur notre terre avaient ramené l’homme russe dans l’enceinte de l’Église. Telle est la volonté de Dieu nous concernant, et la renaissance de l’Église n’était pas fonction de la croissance du nombre des paroissiens. Cette croissance est le résultat du fait que le peuple russe revient à ses racines orthodoxes, sur lesquelles a crû notre civilisation russe. Si l’on considère les données statistiques, le pourcentage n’a pas encore atteint le niveau que nous espérons, mais c’est seulement le début du chemin. Aujourd’hui, la tâche principale de l’Église est l’ecclésialisation de notre peuple. En même temps, en Occident, les églises vides en raison de l’absence des paroissiens sont transformées en « condominiums », en clubs et en restaurant, tandis qu’en Russie, grâce à Dieu, dans la seule ville de Moscou il est prévu de construire 200 nouvelles églises. Mais le diable ne dort pas. Ce n’est pas en vain que les forces démoniaques s’attaquent avec une telle violence obstinée sur la Russie d’aujourd’hui. Notre Patrie est accusée de tous les crimes possibles et imaginables, on fait tout pour que soit semée dans les cœurs des hommes en Occident la haine de la Russie. Mais cela n’est pas nouveau : la floraison de la Russie orthodoxe était haïe par les forces du mal il y a des centaines d’années déjà. C’est précisément ce que nous observons aujourd’hui également. C’est pourquoi il est si important pour le peuple russe de réfléchir sur le sens du sort de la Russie au XXème s. Or, hélas, peu de gens en Russie savent quelque chose sur l’état des esprits avant les troubles de 1917, sur l’essence des persécutions de l’Église dans les années vingt. Si les gens en savaient plus sur les hauts faits des néomartyrs de Russie, ils seraient abasourdis. Et ils aspireraient à recréer la Russie historique. Les résultats des événements de 1991 ont provoqué une illusion assez répandue, selon laquelle quelque variante du rétablissement de l’URSS serait un bien. Alors que pour nous, comme idéal, nous devons aspirer précisément à la renaissance de l’État orthodoxe russe. Mais notre peuple est-il prêt à cela ?… Et le fait que ce qui s’est produit en 1917 s’est prolongé ensuite durant plus de sept décennies, a été vraiment permis par Dieu, ce dont en 1905 déjà avait parlé St Jean de Constadt : « S’il n’y a pas de repentir dans le peuple russe, la fin du monde sera proche. Dieu lui enlèvera le pieux tsar et enverra un fléau en la personne de gouvernants impies, violents, autoproclamés, qui innonderont toute la terre de sang et de larmes ». Dieu soit loué que la renaissance de la Russie ait commencé. À ce sujet, je suis allé cette année dans la maison où vécut le saint pasteur de Cronstadt, je me suis assis devant sa table… On sent une grâce particulière dans cette maison.

– Vous avez mentionné votre séjour à Jérusalem en automne. Au même moment se trouvait en Terre Sainte le métropolite de Kiev Onuphre, que l’on connaît bien et que l’on aime dans l’Église russe hors-frontières. L’Église orthodoxe, sur les anciennes terres de Kiev passe par des moments difficiles. Comme caractériseriez-vous la situation ?

– Ce n’est pas la première fois que je rencontre Mgr Onuphre en Terre Sainte. Cette fois, j’ai eu le bonheur de concélébrer avec Sa Béatitude le métropolite de Kiev à la Liturgie et ce au Saint-Sépulcre. Mgr Onuphre est un authentique archipasteur et moine, et pour cette raison, il est humble et accessible. La Terre d’Ukraine souffre, et notre Église, l’Église orthodoxe d’Ukraine du Patriarcat de Moscou, porte ces souffrances. Dans ces circonstances, la tâche qui a été confiée à S.B. Mgr Onuphre est, comme on l’exprime dans le langage ecclésiastique, le port de la croix. Pour ce qui concerne les événements tragiques sur ces terres, qui durent depuis l’automne-hiver 2013, je voudrais rappeler à ceux qui calomnient la Russie, en affirmant que celle-ci a été quasiment l’initiatrice de l’effusion de sang : pendant toute la crise ukrainienne, les mesures prises par la Russie n’ont été que réactives, ce qu’a dit à maintes reprises le président Poutine. Aussi, nombreux sont les citoyens russes qui considèrent que ces réactions sont insuffisantes, trop modérées. Et posons-nous la question : que se serait-il passé si, non pas à Kiev, mais à Washington, devant la Maison Blanche, s’était assemblée une foule bruyante, munie de cocktails Molotov, voire même d’armes à feu, et avait essayé de renverser le président élu à la majorité des voix ? Tout homme sensé connaît très bien la réponse à cette question ; la foule aurait été sans tarder dispersée par les forces armées. Il va de soi qu’aucun changement de pouvoir ne se serait alors produit.

– Il y a huit ans, l’Assemblée des évêques de l’Église russe hors-frontières vous a nommé au siège épiscopal de Montréal et du Canada. Actuellement, le diocèse du Canada, qui fut naguère l’un des plus féconds de l’Église russe hors frontières, n’est pas encore entièrement remis des conséquences des schismes et troubles ecclésiastiques de 2001, qui ont déposé leur empreinte sur tout le cours des affaires diocésaines. Maintenant, Dieu soit loué, la situation est autre : le nombre des paroisses augmente, un grand nombre de fidèles et de clercs qui avaient été troublés par les organisateurs du schisme, sont revenus dans l’enceinte de l’Église. Quels sont vos plans, et peut-être vos espérances, en tant qu’archevêque diocésain ?

– La chaire épiscopale de Montréal a été établie sous l’archevêque Joasaph (Skorodoumov) d’éternelle mémoire. En 1929, l’archimandrite Joasaph est venu de Serbie à Montréal, où il fut recteur de la paroisse et bénéficia du respect tant du clergé que des fidèles. Le 12 octobre 1930, à Belgrade, eut lieu son sacre épiscopal, présidé par S.B. le métropolite Antoine (Khrapovitzky), « l’abba » de l’Église russe hors-frontières. L’évêque Joasaph a été nommé évêque de Montréal. Historiquement, le diocèse canadien s’est développé d’Ouest en Est : cela était lié à l’établissement des émigrés orthodoxes qui arrivaient au Canada. Lorsque fut établi un diocèse indépendant d’Edmonton et du Canada occidental, c’est là que fut nommé l’évêque Joasaph. L’évêque voyageait constamment dans tous les confins de ce Canada immense : soit en train, soit en bateau, parfois même à pied. Au cours d’une vingtaine d’année, il construisait, baptisait, mariait, organisait des offices, dirigeait et prêchait. Il est vrai que notre diocèse a subi des dégâts importants du fait des schismes de 2001. Mais, Dieu merci, les choses se sont rétablies graduellement. Le principal est qu’il est maintenant évident que « les zélateurs irraisonnés » qui nous faisaient craindre une chute rapide et inévitable dans les abîmes de l’œcuménisme, et sous ce motif ont créé un épiscopat non canonique – ces « zélateurs » ont fait une grande erreur. Tous ont pu se convaincre durant ces dernières années que nous-même, l’Église orthodoxe russe hors-frontières, n’avons pas « chuté », et l’Église russe dans la Patrie s’est renforcée dans la fidélité aux canons des saints Pères. Mentionnons ne serait-ce qu’une fois encore la position ferme de S.S. le patriarche au sujet de la rencontre de Crète. Je m’adresse à ceux qui ont quitté alors l’enceinte de l’Église : réfléchissez, frères et sœurs ! Il est temps pour nous de comprendre, orthodoxes russes, dans la Patrie et dans la diaspora, que l’unité est particulièrement indispensable. Vous êtes tous témoins du fait que le groupe qui s’appelle « véritable Église hors-frontières » s’est déjà divisé. À sa place se sont substitués cinq, voire six groupes, qui se font la guerre, et cette fragmentation continue jusqu’à maintenant, ce que peut-être certains d’entre vous ignorent. À ceux qui sont partis de chez nous, alors qu’ils ont le rang sacerdotal, il est nécessaire de réfléchir. Nous savons que, selon les saints canons, on ne peut se séparer de son évêque qu’en raison d’une hérésie condamnée par les saints Conciles ou les Pères, lorsque l’évêque prêche publiquement une hérésie, et l’enseigne ouvertement à l’église. Mais qui oserait soutenir que le métropolite Laure d’éternelle mémoire, qui, en sa qualité de primat de l’Église orthodoxe russe à l’étranger a rétabli la communion avec l’Église patriarcale dans la Patrie, prêchait une hérésie ? Et peut-on en accuser nos présents hiérarques ? Nous nous tenons fermement à nos fondements, qui ont été définis par S.B. le métropolite Antoine, à savoir depuis le début des années vingt du siècle passé. Si quelqu’un se veut patriote russe, il ne peut en aucun cas être séparé de l’Église russe, il ne peut rester dans le schisme. De tous temps, le sort des schismes a toujours été le même : tôt ou tard, ils sombrent dans l’oubli et ceux qui y sont « piégés » risquent leur salut. Le phénomène même du schisme ne sert que ceux qui haïssent la Russie. Dans notre diocèse, par la grâce de Dieu, de nouvelles paroisses continuent à s’ouvrir. Ainsi, en 2015, lors du millénaire du bienheureux trépas du saint prince Vladimir égal-aux-apôtres, est apparue à Saskatoon (province du Saskatchewan) la première paroisse de l’Église orthodoxe russe qui, dans l’histoire du Canada, porte le nom du baptiste de la Russie. À Calgary (Alberta) a été instituée une nouvelle paroisse, dédiée à saint Jean Chrysostome. J’ajouterai que les nouvelles paroisses dans notre diocèse sont fondées par de nouvelle générations de Russes qui se sont installés pour diverses raisons au Canada.

– Parmi les « nouveautés » qui ont vu le jour dans le diocèse par vos soins, il convient de mentionner les pèlerinages réguliers aux Lieux Saints. Auriez-vous l’intention d’élargir et de compléter les circuits des pèlerinages ?

– Nous accomplissons sans faute tous les deux ans des pèlerinages et ce depuis 2008. Ce printemps, nous sommes allés en Terre Sainte, pour la quatrième fois déjà. Il est important que chaque orthodoxe, au moins une fois dans sa vie, ait la possibilité de visiter les lieux où notre Seigneur Jésus-Christ a accompli Sa mission terrestre. Nos pèlerinages, habituellement, s’achèvent le jour de l’Ascension au monastère du Mont des Oliviers, en l’église dédiée à cette fête. Ce monastère a été créé par les soins de l’archimandrite Antonin (Kapoustine) qui, par la volonté de Dieu, est devenu de facto le fondateur de la présence ecclésiale russe en Terre Sainte. En août 2017, ce sera le deuxième centenaire de sa naissance. Une partie des monastères russes, fondés par le père Antonin en Terre Sainte, a été préservée par les soins de l’Église russe hors-frontières. Si nous n’avions pas ces monastères, il serait plus difficile d’organiser les pèlerinages. Nous espérons que l’année se trouvant entre deux pèlerinages en Terre Sainte, nous partirons vénérer les saints lieux de Russie. Nous pensons que nous aurons aussi l’occasion de séjourner dans les saints lieux de Rome, Bari, auprès des reliques de saint Nicolas, et sur l’île de Corfou chez saint Spiridon de Trimythonte. Naturellement, nous l’annoncerons à nos fidèles en temps utile.

– Votre Éminence, il ne reste quelques jours jusqu’à l’année 2017. Cette année sera étroitement liée dans la conscience russe avec des dates tragiques : lе coup d’État de février 1917, l’abdication de l’Empereur Nicolas II, le saint tsar-martyr. Et suite à tout cela, la révolution d’octobre… Ces dernières années, nous observons qu’un certain nombre de Russes sont enclins à ne pas faire cas de ces événements sinistres et sanguinaires qui, d’une façon ou une autre, ont été le résultat du gouvernement des bolcheviques. En réponse à la mention de ce fait historique incontestable, on entend souvent : sous ce gouvernement, sous le pouvoir soviétique, sous Staline, en fait sous sa direction, nous sommes parvenus à la plus grande victoire sur la partie de l’Europe envahie par l’Allemagne ! Ne dénigrez pas notre victoire ! Quelle est votre attitude à une telle approche de l’histoire russe du milieu du XXème siècle ?

– Je le dis tout de suite : « sous le régime soviétique », ne veut dire en aucun cas « grâce » à lui. Ce n’était pas la volonté divine que la Russie périsse, et c’est pourquoi la victoire nous a été donnée sur les adversaires. La victoire est advenue indépendamment des gouvernants athées, on peut même dire, malgré eux. Mais voyons les choses dans l’ordre. Lors de la dernière séance de décembre du Synode des évêques de l’Église hors-frontières qui, comme le veut notre usage, a été fixée au 10 décembre, c’est-à-dire le jour de la découverte de l’icône de la Mère de Dieu de Koursk, qui est appelée chez nous « l’hodigitria » de la Russie de l’étranger, nous avons discuté la façon de commémorer cette année tragique. Mais avant, je me permettrai d’exprimer mon opinion personnelle. J’ai dit plus d’une fois qu’il fallait que notre peuple connaisse le mieux possible sa propre histoire. C’est alors, en partie, que changera son attitude envers les symboles de la révolution destructrice, qui sont précisément les symboles de la défaite, les symboles des troubles fratricides. Au nombre de ces symboles soviétiques, il faut ranger aussi les appellations « révolutionnnaires » de nombreuses villes russes, notamment de la ville natale de ma famille, Viatka, qui jusqu’à maintenant s’appelle Kirov [révolutionnaire soviétique, ndt]. Or les habitants de Viatka se sont prononcés contre le retour au nom historique de leur ville… Rappelons-le : Lénine et Staline sont coupables des massacres de millions de leurs compatriotes, parmi eux la Famille Impériale, et les saints néomartyrs de Russie, qui ont été tués sauvagement. Notre peuple doit prendre conscience de ces horreurs. Cela demande notre reconnaissance et la glorification des hauts faits des néomartyrs. En Allemagne, on a pris assez rapidement conscience des atrocités d’Hitler. Pourquoi, en Russie, n’est-on pas pleinement conscient de la tragédie de la révolution, et ne condamne-t-on pas les bourreaux qui l’ont engendrée et qui ont été engendrés par elle ? Le corps non inhumé de Lénine, qui, toujours est-il, demeure dans le centre même de la capitale russe, est peut-être le symbole principal de la défaite russe, de la ruine de la Russie historique. Pouvons-nous imaginer que se dresse un monument sur la tombe d’Hitler, celui qui amené l’Allemagne à une défaite écrasante, qui en a fait « un objet d’opprobre pour ses voisins » pour des siècles – et que les Allemands en regardant ce monument le considèrent comme un symbole de victoire ? En 2017, tout ce qui est possible doit être fait afin que le corps de Lénine soit enfin enlevé de la Place rouge. Il est temps pour nous d’apprendre à comprendre le sens de notre propre histoire. En février 2017, le Synode des évêques de l’Église hors-frontières s’adressera par un message spécial à l’occasion du centenaire des troubles russes du XXème siècle. Toutefois, nous célébrerons bientôt une date joyeuse. Au début de l’été 2017 aura lieu à Munich l’Assemblée régulière des évêques de l’Église russe hors-frontières, à l’issue de laquelle, ceux-ci se rendront à Moscou pour célébrer le dixième anniversaire du rétablissement de l’unité de l’Église orthodoxe russe. Ces solennités seront présidées par S.S. le patriarche de Moscou et de toute la Russie Cyrille. Il est possible que cette commémoration coïncide avec la fête de tous les saints de Russie, la fête de la victoire spirituelle russe.

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L’évêque Théodose de Ras et Prizren : « Les Serbes du Kosovo craignent de nouvelles violences »

La police du Kosovo, en cas de troubles sérieux, ne pourra assurer la défense des lieux saints du Kosovo et de la Métochie, or il y a maintenant dans la région « un grand potentiel » de nouveaux troubles déclenchés par la population albanaise locale. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier l’évêque de Ras et Prizren Théodose (Šibalić) à l’Agence russe de presse RIA Novosti. En mars 2004, les Albanais du Kosovo avaient organisé des pogromes qui ont mené à l’exode massif des Serbes de la région et à la destruction de nombreux monuments de leur histoire et de leur culture. « La situation actuelle est pour nous meilleure que précédemment en ce sens qu’il n’y a plus autant d’attaques et d’actes de violence. On peut se déplacer librement, mais l’atmosphère générale continue à être assez tendue, particulièrement, ces derniers jours, et il y a un grand potentiel pour de nouveaux troubles », a déclaré l’évêque Théodose. Celui-ci a précisé que les relations entre Albanais et Serbes « ne sont pas identiques dans les différentes parties du Kosovo et de la Métochie  : En certains endroits, il y a une relative tolérance, par exemple à Prizren, mais à Djakovica, Dečani, Klina, la situation est bien plus difficile ». « Nous voudrions qu’il y ait bien plus d’exemples positifs, mais il est pratiquement impossible d’entendre qu’un Albanais du Kosovo dise publiquement quelque chose de positif sur notre Église ou sur les Serbes en général. Dans la presse locale, un nombre assez important d’articles sont publiés qui attisent ouvertement l’intolérance ethnique », a déclaré l’évêque. Comme celui-ci l’a encore déclaré, la sécurité des églises et monastères serbes dans les endroits peuplés principalement par des Albanais, est assurée actuellement par la police du Kosovo, constituée d’Albanais et de Serbes. Seul le monastère de Dečani se trouve encore sous la protection de la KFOR, en raison « de la situation extrêmement complexe concernant la sécurité dans la municipalité de Dečani”, a precise l’évêque, ajoutant que les attaques directes contre les églises orthodoxes au Kosovo se produisent maintenant plus rarement qu’avant, à l’exception du cas de l’église du Christ Sauveur à Priština où, « durant toutes ces dernières années, différentes provocations et actes de vandalisme continuent sans cesse ». Selon les statistiques du diocèse de Ras et Prizren, il y a actuellement 160 églises paroissiales et 14 monastères en fonction sur le territoire du Kosovo et de la Métochie. Les relations entre la Serbie et les autorités auto-proclamées du Kosovo se sont aggravées sérieusement le 14 janvier, lorsque les Albanais du Kosovo ont refusé de laisser passer un train de passagers en provenance de Belgrade pour Kosovska Mitrovica, menaçant de faire appel à ses unités spéciales. L’évêque Théodose a exprimé sa gratitude particulière au peuple russe: « Nous voulons exprimer avant tout notre gratitude au peuple russe pour le soutien spirituel, moral et matériel si importants, qu’il nous accorde. La compréhension qui existe en Russie concernant le Kosovo et la Métochia est pour nous très importante, et nous espérons que la Russie fera à l’avenir également tout son possible pour que soit assurée la vie libre aux Serbes orthodoxes qui sont restés au Kosovo et en Métochie, et, si Dieu le veut, pour que toutes les églises détruites soient reconstruites, et que notre peuple vivant en exil, revienne » a déclaré l’évêque Théodose. Parlant de l’aide qui est accordée aux Serbes du Kosovo par la Russie et l’Église orthodoxe russe, il a déclaré que des moyens importants avaient été recueillis précédemment par l’intermédiaire du monastère Sretensky de Moscou pour la reconstruction du séminaire de Prizren. En outre, la « Russie par le fonds de l’UNESCO a assuré l’attribution de 2,5 millions de Dollars pour la reconstruction des églises détruites suite aux désordres de 2004… La solidarité orthodoxe fraternelle, que nous donne le Patriarcat de Moscou, signifie beaucoup pour nous, de même que l’empressement constant de la Russie à défendre les Serbes qui sont restés ainsi que nos lieux saints au Kosovo et en Métochie », a déclaré l’évêque. À la demande d’établir un pronostic sur le développement ultérieur de la situation quant à la vie ecclésiale au Kosovo et en Métochie, l’évêque Théodose a fait remarquer que les Serbes dans cette région, « au cours de nombreux siècles passent par le Golgotha », mais que cependant le peuple « a toujours trouvé en lui les forces d’un renouveau spirituel ». « Nous espérons qu’il en sera de même cette fois encore, et que les Serbes ne quitteront jamais entièrement le Kosovo, parce qu’ici se trouve le centre de notre spiritualité et de notre histoire » a conclu l’évêque.

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Une conférence de Jean-Claude Larchet à Balamand (Liban) sur la prophylaxie et la thérapeutique de maladies engendrées par les médias numériques

conference_balamand_affiche_frJean-Claude Larchet a donné le samedi 4 février une conférence à Balamand (Liban), en relation avec la publication récente aux éditions du Cerf de son livre Malades des nouveaux médias. Cette conférence était organisée conjointement par l’Institut de théologie Saint Jean Damascène de l’Université de Balamand et le Monastère patriarcal Notre-Dame de Balamand, et placée sous le haut patronage de Sa Béatitude Jean X, patriarche d’Antioche et de tout l’Orient. Près de 300 personnes, venues de toutes les régions du pays y ont assisté, dont une majorité de jeunes. Le patriarche actuellement en Syrie, était représenté par S. E. Éphrem, métropolite de Tripoli, qui était entouré de l’higoumène du monastère de Balamand l’archimandrite Romanos (Al-Hannat), de professeurs des diverses facultés de l’Université de Balamand et de nombreux membres du clergé. Beaucoup de médecins et de psychothérapeutes étaient également présents dans l’assistance. La conférence, introduite par le doyen de la faculté de théologie de Balamand l’archiprêtre Porphyrios Georgi, était simultanément traduite en langue arabe. À son issue, le conférencier a répondu aux questions du public.
Dans le cadre de son séjour à Balamand, Jean-Claude Larchet a également eu une rencontre avec les étudiants de la Faculé de théologie et répondu à leurs interrogations.

Sources (comptes-rendus et photos) : ConférenceRencontre avec les étudiants

Des célébrations en français le samedi dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris

cath_orthodoxe_russe_parisA partir du 11 février, tous les samedis une liturgie en français sera célébrée à partir de 10 heures dans la nouvelle cathédrale orthodoxe russe à Paris par la communauté du Séminaire orthodoxe russe (horaires).

Source: Séminaire orthodoxe russe. Photographie: Julija Vidovic.

Un comité d’organisation est constitué pour les manifestations du centenaire de la persécution contre l’Église orthodoxe russe

Le 1er février 2017, dans les appartements patriarcaux de la cathédrale du Christ-Sauveur a Moscou a eu lieu la session du Saint-Synode de l’Église orthodoxe russe sous la présidence du patriarche Cyrille. Les membres permanents du Saint-Synode sont : le métropolite de Kiev et de toute l’Ukraine Onuphre, le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, le métropolite de Chișinău et de toute la Moldavie Vladimir, le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre, chef du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; le métropolite de Tachkent et d’Ouzbékistan Vincent, chef du district métropolitain d’Asie Centrale ; le métropolite de Saint-Pétersbourg et de Ladoga Barsanuphe, chancelier du Patriarcat de Moscou ; le métropolite de Minsk et de Zaslavl Paul, exarque patriarcal de toute la Biélorussie ; le métropolite de Volokolamsk Hilarion, président des Relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou. Ont été invités à participer à la session d’hiver (septembre-février) du Saint-Synode : le métropolite de Tchernovitsy et de Bucovine Mélèce, le métropolite de Penzensk et de Nijnelomovsk Séraphim, l’archevêque de Souroge Elisée, l’archevêque de Salekhardsk et Novy-Ourengoï Nicolas, l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim. Les membres du Synode ont pris la décision de constituer un comité d’organisation du programme des manifestations ecclésiales à l’occasion du centième anniversaire du début de l’époque des persécutions contre l’Église orthodoxe russe. Sont entrés dans le Comité d’organisation : le métropolite de Kroutitsa et de Kolomna Juvénal, président, le métropolite de Borispol et de Brovary Antoine, chancelier de l’Église orthodoxe d’Ukraine, le métropolite de Kalouga et de Borovsk Clément, président du conseil des éditions de l’Église orthodoxe russe ; le métropolite de Rostov et de Novotcherkassk Mercure, président du département synodal de l’instruction religieuse et de la catéchèse ; l’archevêque de Vereïsk Eugène, président du comité éducatif de l’Église orthodoxe russe ; l’archevêque de Peterhof Ambroise, recteur de l’Académie ecclésiastique de Saint-Pétersbourg ; l’archevêque de Solnetchnogorsk Serge, dirigeant du secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, secrétaire ; l’évêque de Kaskelensk Gennade, chancelier du Synode du district métropolitain de la République du Kazakhstan ; l’évêque de Voskresensk Sabbas, premier vicaire du chancelier du Patriarcat de Moscou ; l’évêque de Douchanbé et du Tadjikistan Pitirim ; l’évêque de Sloutsk et de Soligorsk Antoine ; l’évêque de Soroca Jean, vicaire du diocèse de Chisinau ; l’évêque d’Egorievsk Tikhon, président du Conseil patriarcat pour la culture ; l’évêque de Bogorodsk Antoine, dirigeant de l’Administration du Patriarcat de Moscou pour les institutions de l’étranger ; l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archimandrite Philarète (Boulekov), vice-président du Département des relations ecclésiastiques extérieures ; l’archiprêtre Vladimir Vorobiev, recteur de l’Université orthodoxe Saint-Tykhon, l’archiprêtre Cyrille Kaleda, président de la Commission pour les recherches concernant les hauts faits des Néomartyrs et confesseurs et l’immortalisation de la mémoire des clercs défunts de la ville de Moscou ; l’archiprêtre Maxime Maximov, membre de la commission synodale de la canonisation des saints ; l’higoumène Damascène (Orlovsky), secrétaire responsable du conseil ecclésial et social auprès du patriarche de Moscou et de toute la Russie pour la perpétuation de la mémoire des néomartyrs et confesseurs de l’Église russe : l’archiprêtre Vladimir Siloviev, rédacteur principal des Éditions du Patriarcat de Moscou ; l’archiprêtre Pierre Kholodny, clerc du diocèse d’Amérique occidentale de l’Église russe hors-frontières ; V.R. Legoïda, président du Département synodal pour les relations de l’Église avec la société et les médias ; E.A. Parkhaïev, directeur des ateliers d’art liturgique « Sofrino ».

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18 chefs-d’œuvre d’art byzantin seront prochainement exposés à la Galerie Tretiakov de Moscou

18 chefs-d’œuvre du Xème jusqu’au XVème s., provenant des musées grecs et des collections privées, seront présentés à un exposition qui commencera le 8 février à la Galerie Tretiakov de Moscou. Les objets exposés « sont datés de la fin du Xème s. jusqu’au début du XVIème s. et donnent une idée des différentes périodes de l’art byzantin et des différents centres artistiques. L’exposition permet d’apprécier la perfection du travail des maîtres et également de comprendre les conceptions du monde spirituel au Moyen-Age, ainsi que de découvrir les nuances dans le coloris raffiné des icônes, les miniatures luxueuses des manuscrits, dans les pages desquels les artistes byzantins aspiraient à recréer la beauté du monde d’en haut », est-il dit dans le communiqué de présentation de l’exposition. Il est encore dit dans le communiqué que les objets exposés donnent la possibilité de présenter l’histoire de la culture byzantine et de tracer l’influence réciproque des traditions artistiques de l’Orient et de l’Occident chrétiens. L’objet le plus ancien de l’exposition est une croix de procession en argent de la fin du Xème siècle avec les représentations gravées du Christ, de la Mère de Dieu et des saints. L’un des objets les plus remarquables est un bas-relief représentant le saint grand-martyr Georges avec des scènes de sa vie. Il est un exemple de l’interaction des maîtres byzantins et occidentaux, qui a donné le phénomène des maîtres de l’époque des croisades du XIIIème s. « Un témoignage visible du dernier épanouissement de la culture byzantine du XIVème s. est l’icône remarquable, peinte des deux côtés de « la Mère de Dieu Odighitria, avec les douze fêtes. Le Trône préparé (pour la seconde venue du Christ », du XIVème s. Cette icône est contemporaine des œuvres de Théophane le Grec. Les deux maîtres utilisent les même procédés artistiques ; en partie, des lignes fines, les visages pénétrants de la Mère de Dieu et de l’Enfant, les énergies symbolisant la lumière divine », est-il encore souligné dans le communiqué. On pourra voir à cette exposition des icônes des XIIème au XIVème s., par exemple « la résurrection de Lazare », « St Jean Baptiste – l’Ange du désert ». Il y a aussi un encensoir avec la représentation des saints grand-martyrs Théodore et Démètre, et un voile brodé que l’on pose sur les Saints Dons. L’exposition a lieu dans le cadre de l’Année de la Grèce en Russie.

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Suite aux manifestations anti-gouvernementales dans le pays, le Patriarcat de Roumanie appelle « à la prière, au dialogue et à la coresponsabilité sociale »

Suite aux manifestations anti-gouvernementales à Bucarest et dans d’autres villes, le Patriarcat de Roumanie a publié l’appel suivant :

« La société roumaine est fortement troublée actuellement, en raison d’un conflit entre les institutions principales du pays et, en conséquence, d’une polarisation dans les rangs de la population. Tout en étant neutre du point de vue politique, l’Église n’est pas indifférente sur le plan social, elle est réceptive aux orientations ou aux souhaits majeurs de la population : la justice sociale, la diminution de la pauvreté et l’accroissement du niveau de vie. Dans ce sens, la lutte contre la corruption doit continuer, tandis que les coupables doivent être sanctionnés, car le vol et l’appropriation des biens d’autrui dégradent la société sur le plan moral et matériel. En outre, la lutte contre la corruption ne doit pas être utilisée à des fins politiques partisanes, tandis que les sanctions et l’utilisation des prisons ne doivent pas être confondues avec l’extermination, car leur but est le redressement et la réintégration sociale de ceux qui reconnaissent et regrettent les méfaits qu’ils ont commis. Dans ce contexte social polarisé et fracturé, en qualité de « facteur de paix sociale » (cf. Loi sur les cultes N° nr. 489/2006, art. 7, al.1), l’Église appelle à la prière, au dialogue et à la co-responsabilité sociale. La prière est nécessaire, parce qu’elle éclaire la raison, pacifie les passions égoïstes et cultive la communion d’amour des hommes avec le Seigneur et les autres. Le dialogue est nécessaire pour surmonter les conflits entre les personnes, les institutions et les orientations sociales divergentes. La co-responsabilité sociale est nécessaire, parce que le rejet de la responsabilité entière sur l’adversaire ne résout pas les problèmes communs de la société, qui a besoin de solutions concrètes élaborées ensemble. Aussi, le Patriarcat de Roumanie appelle tous les serviteurs du Saint Autel et tous les fidèles à la prière pour la paix et l’unité du peuple roumain, pour le renouveau de la vie morale et spirituelle de la société roumaine, de même qu’il encourage le dialogue et la co-responsabilité dans la société.

Bureau de presse du Patriarcat de Roumanie »

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Podcast vidéo : Bertrand Vergely : « Grégoire de Nysse » – 23 janvier

Bertrand Vergely nous a parlé le 23 janvier de saint Grégoire de Nysse dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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Une soirée consacrée à des réflexions contemporaines sur l’hésychasme à l’Institut Saint-Serge le 9 février

st-serge-logoLe jeudi 9 février, à 19h – 20h30, une soirée consacrée au thème « Réflexions contemporaines sur l’hésychasme » aura lieu à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge, 93 rue de Crimée, 75019 Paris (métro : Laumière).
Le programme de cette soirée contient trois exposés sur les sujets suivants :
1- « L’hésychasme dans les œuvres du père Lev Gillet et du métropolite Kallistos (Ware) » (Ivana Noble, Charles University, Prague).
2- « Le père Alexandre Men et la tradition d’Optino » (Tim Noble, Charles University, Prague).
3- « L’interprétation de la spiritualité hésychaste chez Élisabeth Behr-Sigel » (Olga Lossky, auteur d’une biographie d’Élisabeth Behr-Sigel).

Entrée libre.

Le métropolite de France, Emmanuel, a représenté le Patriarcat de Constantinople au colloque organisé à l’université Tufts (Boston) sur l’immigration en Europe

Dans un entretien qu’il a accordé au quotidien américain Ethnikos Keryx/The National Herald, il a expliqué que « des catholiques-romains et des protestants y participaient également et que différents thèmes y ont été développés, notamment concernant les réfugiés, sur la nature du rôle de la religion, de l’approche du problème et sur la manière dont les Eglises peuvent aider dans ce domaine ». Lui-même a évoqué l’initiative du patriarche œcuménique Bartholomée qui, ensemble avec le pape Francis et l’archevêque d’Athènes Jérôme, se sont rendu en avril 2016 à Lesvos, initiative qui a précisément illustré l’intérêt que portent les religions à la question de l’immigration ».
Le métropolite a insisté sur le fait que « nous condamnons toute forme de violence, toute forme de conflit armé, car le mal s’est précisément déclaré à cause de la guerre en Syrie. Nous voulons croire qu’un accord sera trouvé en vue de la cessation des hostilités ». « Il est impossible d’arrêter le flux des réfugiés, actuellement la Turquie abrite trois millions de réfugiés, j’espère qu’un moyen sera trouvé pour que ces gens retournent dans leurs foyers».
Interrogé sur l’existence de réfugiés en France, il a précisé qu’ « il y en a effectivement mais c’est en Allemagne que leur nombre est le plus élevé. Mais chaque pays européen a accepté un certain nombre d’entre eux ».
Concernant la présence grecque en France, il a précisé que «nous avons une troisième et une quatrième génération de Grecs, ajoutant que « la langue grecque est bien sûr conservée ; les offices liturgiques et la Liturgie eucharistique sont célébrés à 80 pour cent en grec, mais nous utilisons les deux langues lorsque nous prêchons. Nous avons des écoles grecques dont la plupart des enseignants viennent de Grèce ; leur nombre a toutefois diminué en raison de la crise économique».
« Sans la langue grecque, nous ne pouvons continuer à dire que nous sommes Grecs orthodoxes. Je le dis et je le répète : si les Juifs ont survécu après tant de persécutions et sont parvenu à recréer un Etat, c’est parce qu’ils ont conservé leur religion et leur langue ». «Si nous perdons la langue grecque nous perdrons notre identité. Si un Français devient orthodoxe nous ne lui imposerons pas la langue grecque car nous ne sommes pas chauvins. Quant à ceux qui ont des racines grecques, je voudrais que les générations à venir connaissent la langue grecque, sans que nous ne modifions notre insertion dans la société où nous vivons, car l’Eglise orthodoxe grecque n’a jamais créé de ghettos ».
A propos du grand concile de Crète, il a affirmé qu’ « il s’agissait d’un événement unique dans la vie de l’Eglise orthodoxe. C’était notre rêve à tous et surtout du patriarche œcuménique Bartholomée qui y croyait et c’est pourquoi nous y sommes arrivés ». « Bien que quatre Eglises s’abstinrent en dernière minute de participer au grand concile et qu’elles ne tinrent pas à accepter l’invitation qui leur avait été adressée durant les travaux préparatoires en sorte que les primats concélèbrent au moins tous ensemble pour manifester l’unité de l’Eglise, je considère qu’il s’agissait d’une erreur, mais cela n’enlève rien à l’essence même et au résultat du concile ». « Je crois que les décisions du concile seront acceptées et respectées par tous».

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Le séminaire St-Tikhon, à South Canann (Pennsylvanie) accueillera un symposium dédié au père Georges Florovsky

Le séminaire Saint-Tikhon, qui relève de l’Église orthodoxe en Amérique (OCA), accueillera le sixième « Symposium Florovsky » annuel les 24 et 25 février 2017, au cours duquel aura lieu une conférence magistrale du hiéromoine Nicolas Sakharov, du monastère Saint-Jean-Baptiste à Maldon, en Grande-Bretagne. Le symposium est une tradition annuelle qui a été créée par une société savante de l’Université de Princeton et qui attire des érudits, des clercs et laïcs du monde entier qui sont intéressés à allier un travail universitaire sérieux avec la fidélité à la tradition de l’Église. Le thème de l’assemblée de cette année : « Un marchepied pour la contemplation : l’ascétisme et la théologie dans l’Écriture et la Tradition ». Ce thème est tiré des paroles de saint Grégoire le Théologien qui écrit : « Souhaitez-vous devenir un jour un théologien, et digne de la divinité ? Gardez les commandements ; marchez sur la voie des préceptes. Car la vertu pratique est le marchepied vers la contemplation. Travaillez à cultiver votre âme au moyen du corps ». Outre le hiéromoine Nicolas, les autres intervenants sont Mary Ford (Séminaire St Tikhon), Brian Dunkle, S.J. (Boston College) et Nicholas Marinides (Holy Cross School of Theology). Le symposium commencera dans la soirée du vendredi 24 février et se terminera pour les vigiles du samedi 25 février.

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Office de Te Deum à Bucarest en l’honneur des fondateurs de l’union des Principautés roumaines de 1859

L’office d’actions de grâce et le dépôt de couronnes de fleurs pour les fondateurs de l’union des Principautés roumaines [Valachie et Moldavie, ndt] en 1859 a eu lieu le 24 janvier. La commémoration a commencé par la célébration de la divine liturgie, suite à laquelle l’évêque de Ploieşti, Mgr Barlaam, vicaire patriarcal, a officié le Te Deum, en présence du patriarche de Roumanie Daniel. L’office a été célébré comme une action de grâce au Seigneur pour l’accomplissement de cet acte important de l’histoire du peuple roumain, auquel l’Église orthodoxe roumaine a contribué de façon significative. Ensuite a eu lieu le dépôt de couronnes de fleurs sur la colline du patriarcat, devant le monument dédié au prince Alexandre Jean Cuza, souverain des Principautés unies de Moldavie et de Valachie entre 1859 et 1866, de la part du patriarche de Roumanie, du président de l’Académie roumaine et d’autres représentants des institutions de l’État. Les personnes présentes ont ensuite participé à un colloque organisé au palais patriarcal. Un office de requiem a été également célébré pour les fondateurs de l’union de 1859.

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Bertrand Vergely : « Jean Chrysostome » – lundi 6 février 2017

Bertrand Vergely nous parlera le 6 février de saint Jean Chrysostome dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ». La conférence aura lieu  à partir de 19h15 (ouverture des portes à 18h45), dans l’auditorium Jean XXIII de la Mutuelle Saint-Christophe au 277 rue Saint-Jacques Paris 5e. Entrée payante: 10 € (pas de carte bancaire). Pour plus d’informations: 06 17 86 32 96. Pour consulter les dates et les thèmes des prochaines conférences, cliquez ICI !

Site dédié à la musique liturgique du père Michel Fortounatto

Un site Internet Musique-orthodoxe.com dédié à la musique liturgique du père Michel Fortounatto, vient de voir le jour. Nous vous invitons à lire la présentation du site :
Ce site est conçu en tant que lieu de recherche et d’évaluation du chant traditionnel de l’Eglise russe, qui est aujourd’hui transmis aux fidèles de langues occidentales. Ensuite, ce site se veut être un laboratoire en mode bilingue (éventuellement – multilingue) de partitions, de textes annotés et de réflexions liturgiques et théologiques à partager avec les praticiens actuels du chant liturgique orthodoxe francophone de tradition russe dans nos paroisses. Ce projet se veut enfin être notre réponse particulière aux décisions prises dans le domaine du chant d’Eglise par la Commission compétente du Concile local de l’Eglise russe en 1917-18, dont le centenaire sera célébré plus tard dans l’année.

Les sources du projet, outre l’expérience directe et vécue de la prière chantée de l’Eglise (à l’église de l’Institut Saint Serge, en premier lieu), sont l’Ordo liturgique et le patrimoine musical hérité de nos pères dans la foi qui ont posé les fondations du chant voilà bientôt un siècle en Occident. Les travaux que nous ont laissé le père Alexandre Schmemann pour l’étude historique et théologique de l’Ordo, et le regretté Maxime Kovalevsky pour le traitement liturgique du chant, deux ouvriers exemplaires parmi une ‘nuée de témoins’, nous révèlent l’ampleur et la direction de la tâche qu’ils nous ont léguée à poursuivre.

Ce Site est en phase de construction. Trois domaines principaux y sont répartis : une bibliothèque de musique chorale sur portée moderne, une anthologie avec notation neumatique vocale, une collection d’articles sur divers sujets de musicologie liturgique.

La ressource des partitions musicales est agencée d’après le Calendrier liturgique :

  1. Le cycle journalier comprend les offices des Vêpres, Complies et Matines, éventuellement les petites Heures, dont les textes sont regroupés dans le Livre des Heures.
  2. Le cycle hebdomadaire comprend les jours de la semaine couronnés par dimanche, le Jour du Seigneur, et s’étale sur huit semaines qui englobent les textes des Huit tons traditionnels ; ces textes se trouvent dans le livre de l’Octoèque, souvent édité en deux volumes.
  3. Le cycle pascal est annuel, il est contenu dans les deux livres jumeaux du Pentecostaire et du Triode; les textes sont groupés également en semaines.
  4. Le cycle annuel mensuel est contenu dans les douze volumes des Ménées, plus les ajouts en mémoire des saints canonisés récemment, dont les textes se regroupent d’après l’ordre des jours dans chaque mois.
  5. La divine Liturgie n’est comprise dans aucun cycle, elle offre une image d’éternité et représente le socle des Sacrements. Elle prend également dans son sillage les offices relevant de la personne, tels que les molébènes, les panychides, les funérailles, qui ne sont pas générés par le temps.

Cette répartition sert de Table de matières.

Nous nous efforcerons tous les trois mois de publier des réflexions sur les sujets proposés dans les différentes sections du site sous forme de « billets », afin de renouveler constamment l’intérêt du lecteur et de stimuler un débat parmi les personnes intéressées.

Dans la livraison présente, dans le domaine des Partitions, consultez:

Billet N°2 Partitions, ici sont indiqués quatre types, musicalement distincts, de partitions, dont ‘l’Unisson épais’, forme homophone d’harmonisation à quatre voix des Huit tons traditionnels.
Billet N°3 les Heures, souligne l’importance du cycle journalier liturgique, sous le vocable humoristique de ‘train transporteur’.
Billet N°4 Vêpres, ‘Chant de parole’ aborde la question fondamentale de la nature «mélismatique» du chant d’Église.
Une sélection choisie de partitions dans les cinq domaines hymnographiques des Heures, de l’Octoèque (les Modèles Atextalis des Huit tons en particulier), du Pentecostaire et Triode, des Ménées, de la Divine Liturgie et des sacrements.
Dans le domaine du Solfège, voyez deux documents sur la Notation, et une mélodisation des heirmoi ton 6.

Parmi les Articles vous trouverez une introduction à la spiritualité liturgique (‘Préambule’), deux autres sur le thème du français liturgique, un sommaire des vues sur le chant liturgique du professeur Gardner, et une collection de 9 causeries sur la Liturgie orthodoxe enregistrées à l’intention des Orthodoxes du département, à la RCF (la Radio Chrétienne francophone) en 2007-8.

Prêtre Michel Fortounatto, janvier 2017

Décès à New York du moine Joseph (Lambertsen), traducteur de nombreux textes liturgiques orthodoxes en anglais

Le 27 janvier, le moine Joseph (dans le monde Isaac Lambertsen), traducteur de longue date de textes liturgiques en anglais, est décédé d’un cancer à l’âge de 67 ans. Edward Lambertsen est né le 22 octobre 1949. Il a été élevé à Scotch Plains, dans le New Jersey, où il a achevé ses études secondaires en 1967. Il a été reçu ensuite dans l’orthodoxie avec le nom d’Isaac, et a suivi les cours du Séminaire de la Sainte-Trinité (Église orthodoxe russe hors-frontières) à Jordanville, dans l’État de New York. Après avoir reçu le diplôme de théologie, il commença à travailler au Synode, à New York. Parlant couramment l’anglais, le russe, le français et connaissant parfaitement le slavon d’Église et le latin, le lecteur Isaac a passé des décennies à traduire les offices liturgiques en anglais : l’Octoèque entier, les ménées de toute l’année, le Pentecostaire, les offices des saints nouvellement glorifiés, et ceux d’autres saints qui ne se trouvent pas dans les ménées grecques ou slavonnes, des acathistes, et un livre de prière bilingue. Il traduisait aussi les messages du primat, les directives et résolutions synodales et le calendrier annuel du Comité de la jeunesse orthodoxe russe (ROYC). Le 16 octobre, après avoir reçu le diagnostic d’un cancer, le lecteur Isaac prononça ses vœux monastiques avec le nom de Joseph, en l’honneur de saint Joseph l’Hymnographe. Il ne recevait pratiquement aucune rémunération pour tout son travail. Les chrétiens orthodoxes anglophones, non pas seulement de l’Église orthodoxe russe hors-frontières, mais ceux de toutes les juridictions orthodoxes, ont une énorme dette envers lui. Mémoire éternelle !

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Mgr Georges (Khodr) a reçu les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre

khodrLe lundi 30 janvier dernier, le président de la République libanaise, le général Michel Aoun, a remis les insignes d’officier de l’ordre national du Cèdre à Mgr Georges Khodr, métropolite du Mont-Liban, âgé aujourd’hui de 93 ans, en hommage à sa stature exceptionnelle en tant que symbole national reconnu par tous, et pour son engagement pour le Liban, l’Eglise d’Orient, la théologie, la pensée humaine. Assistaient à la cérémonie le patriarche d’Antioche Jean X, et plusieurs ministres du gouvernement ainsi que des hauts fonctionnaires du palais présidentiel.
A cette occasion, le père George Massouh, directeur du centre d’études islamo-chrétiennes à l’université de Balamand, a publié un commentaire dans le quotidien libanais Lebanon Files, intitulé « Le quatrième astre ». En voici quelques extraits significatifs : « (…) Le titre officiel du métropolite Georges Khodr est le « Métropolite libanais Georges Khodr » puisque la tradition ecclésiale veut que l’évêque ne porte pas son nom propre mais bien celui du diocèse dont il a la charge. En qualité de métropolite du Mont-Liban, il est par conséquent métropolite du Liban, d’après l’appellation en vigueur avant la création du grand Liban en 1920 et avant l’octroi au cœur du Liban du nom de « Mont-Liban ». Le fait que Georges Khodr soit métropolite du Liban est porteur de grands symboles : Khodr a voulu faire du Liban rien moins qu’un royaume où règnent les vertus et les valeurs évangéliques. La mission fondamentale du métropolite est de sanctifier son peuple par la parole divine, mais aussi par le lavement des pieds et le service des pauvres. Il est le métropolite du Liban qui est bordé par la mer et la plaine et qui a pour centre la montagne, mais il a voulu dire aux hommes, aux hommes de partout : venez au Liban pour voir un royaume qui est devenu réalité avant l’heure. Venez et montons au ciel, au Mont-Liban, dès à présent (…). « Ce pays est grand », dit-il, « et il n’a pas besoin d’être magnifié par qui que ce soit ; à cause du Liban, nous sommes appelés à être grands ». Comment être grands ? « Par l’humilité » répond-il. Toute parole de Khodr s’appuie sur le Livre saint : « Celui qui s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé » (Lc 18,14). Etre grands cela signifie pour nous être humbles. Pour l’Orthodoxie, l’humilité est la porte de toutes les vertus. Il n’acceptait pas que les Libanais soient moins que saints, qu’ils s’aiment les uns les autres, qu’ils soient compatissants les uns envers les autres, « qu’ils aient tout en commun » (…). Georges Khodr ne tient pas à être l’évêque d’une communauté confessionnelle car elle est de ce monde et y restera. Il aime être évêque de l’Eglise, évêque de la communauté des croyants (…).
Que le président de la République, Michel Aoun, ait choisi le lendemain du 30 janvier pour honorer le métropolite Georges Khodr, ce n’est pas une coïncidence : n’est-ce pas le lendemain que l’Eglise orthodoxe célèbre la fête des trois astres, saints Basile le Grand, Jean Chrysostome et Grégoire le Théologien ? Non, ce n’est pas une coïncidence ; nous ne croyons pas aux coïncidences mais à la providence divine. Le métropolite Georges Khodr est digne d’être le « quatrième astre », docteur universel, non seulement en vertu de sa science et de son esprit, mais par son humilité et son amour, par la croix du Liban qu’il porte ».

Père Georges Massouh : » M. Trump : Occupez-vous de vos affaires ! »

Nous vous invitons à lire l’article du père Georges Massouh, directeur du Centre pour les études chrétiennes et musulmanes de l’Université de Balamand (Liban), paru dans le quotidien libanais Al Nahar.

Nous ne sommes concernés par la décision de M. Donald Trump, président des Etats-Unis d’Amérique, d’interdire l’accueil de citoyens de certains pays, dont la Syrie, qu’en ce qui touche la distinction opérée, dans sa décision, entre musulmans et chrétiens. Sa décision est exclusivement une affaire de souveraineté américaine. Seuls les Américains ont le droit de demander des comptes à leur président et de l’interroger sur le caractère correct ou non de sa décision. Dès lors, ce qui nous concerne, c’est l’impact de sa décision sur les relations entre chrétiens et musulmans dans notre pays.
Dès lors que Trump fait une exception pour les chrétiens dans sa décision, il les considère comme « des minorités » en danger. Il joue le rôle de protecteur des minorités opprimées, mais au même moment il veut ériger un mur de séparation avec le Mexique « chrétien ». Pourquoi donc ce zèle pour les chrétiens syriens d’une part, et l’exclusion des chrétiens mexicains ? Donc, ce qui préoccupe Trump ce n’est pas l’avenir du christianisme et des chrétiens en Orient, mais les intérêts américains, et c’est son droit puisqu’il est le président des Etats-Unis d’Amérique et point le pape de Rome ou le patriarche de Constantinople.
Dans leur grande majorité, les chrétiens syriens ne désirent pas être considérés comme des minorités. Ils appartiennent au pays, dès avant l’Islam et ils y sont restés, sans recevoir de faveurs de quiconque. Leurs relations avec les musulmans ont certes varié d’une époque à l’autre en fonction de l’humeur des dirigeants, des gouverneurs et des envahisseurs …, mais ils ont prouvé qu’ils étaient l’une des composantes fondamentales du pays. Leur présence s’étend de l’extrême nord, d’Alep, Lattakieh et Hassake jusqu’à l’extrême sud, au Hauran et dans la « province d’Arabie », en passant par Hama, Homs, Tartous, le Wadi al-Nasara et Damas. Il est par conséquent impossible d’établir une discrimination entre les chrétiens syriens et les autres Syriens.

Les chrétiens syriens ne veulent pas que M. Trump les traite comme « chrétiens syriens » mais comme « citoyens syriens ». Interdire l’accueil des Syriens dans son pays, fort bien. Mais faire une exception pour les chrétiens, ce n’est pas bien. En outre, la décision implique qu’il y a une crise entre les musulmans et les chrétiens, que les chrétiens sont persécutés par les musulmans, et que leur avenir dans la région est menacé … ce qui n’est pas vrai. La crise des chrétiens et musulmans a commencé avant l’apparition de groupes islamistes extrémistes. Elle a commencé avec la tyrannie pratiquée du régime en place. Par conséquent, la crise des chrétiens orientaux est tout autant la crise des musulmans eux-mêmes et la solution de la crise des uns n’ira pas sans celle des autres. Leurs destins sont corrélatifs et inséparables. Il est vain de sortir de ce cadre.

Il ne fait aucune doute que la décision de M. Trump contribue à jeter de l’huile sur le feu du racisme, de l’animosité et de la haine qui dévore le monde entier, mais la décision sert aussi les intérêts de ceux que les Etats-Unis et la Russie prétendent combattre, EI, al-Nosra et d’autres groupes terroristes semblables. Comment est-il possible de lutter contre l’extrémisme islamique en voyant dans tous les musulmans un danger pour la communauté internationale ? Interdire un musulman de se rendre aux Etats-Unis, cela ne revient-il pas à l’accuser d’être un terroriste pour la simple raison qu’il est musulman ? Ensuite, comment M. Trump peut-il ignorer le fait que l’EI ne fait pas de discrimination entre le Syrien musulman et le Syrien chrétien dans leurs opérations terroristes ? A cet égard – et à cet égard seulement – EI semble meilleur que Trump, puisqu’il ne pratique pas de discrimination raciale ou religieuse.

Cette hypocrisie que M. Trump pratique dans son traitement de la situation des chrétiens au Proche-Orient n’est pas nouvelle. Qu’on fait les Etats-Unis pour que les chrétiens de Palestine et d’Irak restent chez eux ? Qu’a fait l’Occident en général pour empêcher les massacres des Arméniens ou empêcher les Turcs, alors que l’empire ottoman s’effondrait, d’expulser les Grecs de Turquie occidentale, d’expulser les Syriaques de Mardin et de Diyarbakir et d’expulser les Roums d’Antioche ?

Les chrétiens n’accepteront pas d’être des pions entre les mains des racistes. Ils sont les maîtres de leur propre destin. Ils ont traversé des années et des siècles de vaches maigres, pires que ce qui se passe maintenant, et ils n’ont pas été éliminés. Ils sont là. Ils resteront là. C’est leur pays et il le restera. Quant à M. Trump, nous lui disons : « occupez-vous de vos affaires » [litt. « Trouve-toi une autre aiguille pour coudre »].

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Le patriarche Néophyte a reçu l’ambassadeur de France en Bulgarie

L’ambassadeur de France à rencontré le 26 janvier 2017 le patriarche de Bulgarie Néophyte. « Nous avons souffert avec le peuple français, lorsque les citoyens français ont été les victimes du terrorisme. Nous avons exprimé nos condoléances et avons prié Dieu pour qu’Il renforce et console les victimes ainsi que ceux qui avaient perdu leurs proches, et pour que le mal ne se répète pas », a déclaré Sa Sainteté le patriarche de Bulgarie Néophyte à Son Excellence l’ambassadeur de France en Bulgarie, M. Éric Lebédel. Il a été souligné au cours de la discussion que le terrorisme fait tout ce qui lui est possible pour radicaliser les gens et opposer chrétiens et musulmans, mais en Bulgarie, la population vit dans la paix, indépendamment des différences de religion. En réponse à l’intérêt que l’ambassadeur Lebédel a manifesté concernant la place et le rôle de l’Église orthodoxe de Bulgarie dans la société bulgare, le patriarche Néophyte a informé son hôte sur l’importance historique et la situation actuelle de l’Église orthodoxe en Bulgarie. Le primat a souligné les bonnes relations qu’entretient l’État envers elle, et la coopération mutuelle entre les autorités ecclésiastiques et séculières dans différents domaines, comme l’entretien des églises et des monastères qui sont des monuments culturels, les différentes initiatives sociales et caritatives, les célébrations officielles, etc. « Avec l’aide de Dieu, nous nous efforçons de servir pour le bien de notre peuple et l’Église accomplit sa mission dans la société afin de devenir la garante de la moralité et des valeurs spirituelles non éphémères » a déclaré le patriarche Néophyte. Son Excellence l’ambassadeur Lebédel a félicité le patriarche Néophyte pour la nomination de l’Église orthodoxe bulgare au prix Nobel de la paix et a exprimé son soutien pour cette nomination, ce à quoi Sa Sainteté le patriarche a répondu : « Une telle attention envers l’Église orthodoxe de Bulgarie nous est chère. L’exploit réalisé par celle-ci dans la défense des Juifs bulgares a trouvé un écho dans le cœur des Bulgares et a inspiré notre peuple et ses dirigeants. L’Église orthodoxe de Bulgarie, en la personne de ses hiérarques, n’a pas eu peur de s’opposer à la volonté d’Hitler en prenant la décision de faire cesser les persécutions de nos concitoyens d’origine juive ». « Nous serons heureux, si l’on obtient cette distinction » a-t-il ajouté, mais le fait même de la nomination est un signe de reconnaissance. Nous la reconnaissons comme l’expression de la gratitude et de l’attention de la part des descendants des Juifs bulgares qui ont été sauvés et du peuple juif ». « Nous sommes dans la même rue « Oborichtché » a rappelé le patriarche à son interlocuteur, et « nos relations doivent être celles de bons voisins », a-t-il conclu.

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Ouverture de la cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité à Paris

À compter du lundi 6 février, la cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité sera ouverte aux visiteurs tous les jours. Outre les horaires d’ouverture pendant les offices, la cathédrale sera accessible tous les jours de 15h00 à 19h00. Durant cette plage horaire, un prêtre francophone sera présent pour célébrer des offices privés (Te Deum, requiem, etc…), pour confesser et pour échanger. Il est possible à toute heure d’organiser des visites groupées ou individuelles en réservant par email.

Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de Russie aura lieu en 2017

Une procession pan-russe avec les reliques des saints néomartyrs de l’Église orthodoxe russe aura lieu cette année, cent ans exactement après les événements de 1917, dans tous les diocèses de l’Église orthodoxe russe. Cela a été communiqué par le recteur de l’église des saints néomartyrs et confesseurs de Russie à Boutovo (banlieue de Moscou), l’archiprêtre Cyrille Kaleda, qui est aussi membre de la commission des canonisations des saints. L’archiprêtre a annoncé, lors de son intervention aux « Conférences de Noël » en la cathédrale du Saint-Sauveur à Moscou, qu’un groupe spécial avait été constitué pour l’organisation et la réalisation cette année de manifestations commémoratives ecclésiales. « Nous comprenons tous la signification de cette année. L’une des choses importantes qu’il est proposé d’accomplir, est de rassembler dans un coffret des fragments de reliques des nouveaux martyrs qui auront été retrouvées. Le coffret sera amené en procession dans tous les diocèses de notre Église orthodoxe russe, dans les frontières de la Russie. Ce sera une procession qui aura lieu au cours de toute l’année », a déclaré le père Cyrille. Celui-ci a précisé qu’actuellement, seules sont connues les reliques d’environ soixante néomartyrs sur les 1700 qui ont été canonisés. « Ayant une grande expérience dans l’organisation de telles processions, je comprends que ce qui est prévu, est une grande action spirituelle… Cette année n’est pas seulement celles de certaines manifestations, conférences, de la création de certains musées, mais cette année, en premier lieu, doit être celle de la prière », a ajouté le prêtre.

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Nomination du nouveau chef de l’administration patriarcale roumaine

Dans sa session du 19 janvier, le Conseil national permanent de l’Église roumaine a approuvé, en vue d’une meilleure organisation du Département des relations ecclésiastiques, inter-religieuses et des communications ecclésiastiques externes, la nomination du prêtre Dr. Michael Tiţa, conseiller patriarcal coordinateur, en tant que chef du protocole de l’administration patriarcale pour les relations inter-orthodoxes, interchrétiennes et inter-religieuses, ainsi que pour les relations du patriarcat de Roumanie avec les institutions d’État (Présidence, Parlement, Gouvernement, etc.) et avec les ambassadeurs étrangers accrédités à Bucarest. Pour l’exercice de ses nouvelles fonctions, on a tenu compte du fait que le père conseiller patriarcal Michael Tiţa dispose d’une formation théologique approfondie (doctorat de l’Université de Durham, Grande-Bretagne) et d’une riche expérience dans le cadre des dialogues interconfessionnels, au niveau national et international, étant en même temps un bon connaisseur des langues anglaise et française.

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Podcast vidéo : Bertrand Vergely : « Grégoire de Naziance » – lundi 16 janvier 2017

Bertrand Vergely nous a parlé le 16 janvier de saint Grégoire de Naziance dans sa quatrième série de conférences « Les grands textes de la théologie morale ».

Extrait de la conférence :

La conférence dans son intégralité :

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L’higoumène du monastère schismatique d’Esphigménou, sur le Mont Athos, est condamné à vingt ans de prison pour des actes de violence commis en juillet 2013

Le tribunal pénal de Thessalonique a condamné par contumace l’higoumène Méthode de « l’ancienne communauté » du monastère rebelle d’Esphigménou sur le Mont Athos ainsi que le moine Antipas, de la même communauté, à vingt ans de prison. La raison de cette condamnation est la résistance 

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À l’Institut des hautes études du Patriarcat de Moscou, une rencontre sur le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe

Dans le cadre des XXV Conférences internationales de Noël, une table ronde sur le thème « Le patrimoine culturel et spirituel de la diaspora russe » a eu lieu le 26 janvier 2017 à l’Institut des Hautes Études Saints-Cyrille-et-Méthode.

Le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, présidait la réunion, organisée par l’Institut des Hautes Études et par la Maison de la diaspora russe Alexandre Soljenitsyne. Des représentants des confessions traditionnelles des scientifiques, des collaborateurs scientifiques de la Maison de la diaspora russe, des représentants du monde de la culture et de l’enseignement prenaient part à la rencontre.

Cette année, le thème des Conférences internationales de Noël ont pour thème « 1917-2017 : les leçons d’un siècle », a rappelé le métropolite Hilarion. « La table ronde que nous organisons aujourd’hui a pour vocation de contribuer à la réflexion sur le chemin historique parcouru par la Russie et l’Église russe ces cent dernières années, a dit le président du DREE. Comme vous le savez, nous célébrons cette année 2017 le centenaire des deux révolutions russes. L’Église orthodoxe russe a pris la décision de consacrer l’année à une réflexion sur les destinées de notre Patrie, sur le destin de nos compatriotes, non pas pour porter un jugement de valeur ou mettre les points sur les « i » (ces points ont déjà été posés par l’histoire, et l’Église a clairement énoncé sa position sur la période qui suivi la révolution en canonisant plus d’un millier et demi de nouveaux-martyrs et confesseur), mais pour réfléchir aux leçons de l’histoire et payer notre tribut à ceux qui ont subi les conséquences de ces deux révolutions. Il s’agit de plusieurs millions de gens. Les uns ont perdu la vie, d’autres leurs proches, un tiers a perdu sa patrie. C’est de ceux qui, à cause de la fièvre révolutionnaire, ont perdu leur Patrie, que nous parlerons aujourd’hui. »

Dans la communication qu’il a présentée par la suite, le métropolite Hilarion de Volokolamsk a notamment constaté que la formation d’une émigration russe de plusieurs millions de personnes, comprenant de nombreux ecclésiastiques, a été une page marquante de l’histoire de la Russie du XX siècle. On ne saurait par ailleurs surévaluer l’influence spirituelle et culturelle des émigrés russes sur les pays de leur dispersion.
Le phénomène socio-historique de l’émigration russe de la première vague a été le sujet de l’exposé d’E. I. Pivovar, membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, président de l’université russe des sciences humaines.

Le recteur de l’université pédagogique d’état de Moscou, A. V. Loubkov, également membre-correspondant de l’Académie des sciences russe, a proposé une communication sur « La diaspora russe et la Russie : un dialogue de derrière le miroir ».

La théologie de la rencontre dans l’expérience de la diaspora russe a été le thème de l’allocution d’A. S. Filonenko, chargé de cours à l’université nationale de Kharkov.

La seconde partie de la rencontre était présidée par A. V. Loubkov, avec la bénédiction du métropolite Hilarion de Volokolamsk.

E. A. Agapova, vice-président de la Société impériale orthodoxe de Palestine a proposé un exposé sur « La Société impériale orthodoxe de Palestine et l’émigration russe (1917-2017) ».

Le prêtre Hyacinthe Destivelle, du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, a parlé du dialogue entre le père Yves Congar et les théologiens de l’émigration russe.

E. B. Rachkovski, directeur scientifique du Groupe de sciences religieuses de la Bibliothèque russe de littérature étrangère a présenté un texte sur le thème de « La diaspora russe comme phénomène historique mondial : comment poser la question ».

A. L. Rytchkov a poursuivi en présentant des documents sur l’histoire de la diaspora russe tirés de la collection de N. M. Ziornova.

Les exposés suivants avaient pour thème la prose autobiographique de Vladimir Vyssotski, les lettres des lecteurs d’Ivan Chmeliov, l’historiosophie et l’apologétique de V. V. Zenkovski et l’œuvre de mère Marie (Skobtsova).

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Une table ronde sur le suivi des expatriés dans le cadre des « rencontres parlementaires de Noël »

Le 26 janvier, dans le cadre des V Rencontres parlementaires de Noël, une table ronde sur le thème : « Les compatriotes de l’étranger : passé et présent » avait lieu à la Douma d’État de l’Assemblée fédérale de la Fédération russe.

Des représentants des deux chambres de l’Assemblée fédérale, du ministère des Affaires étrangères de Russie, du Rossotrudnitchestvo, ainsi que des hiérarques orthodoxes, des ecclésiastiques, des étudiants de l’Académie de diplomatie du ministère participaient à cette manifestation.

La réunion était présidée par L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, et l’évêque Antoine de Bogorodsk, responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger. Assistaient à la séance L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés ; K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales ; A. V. Radkov, vice-directeur de l’Agence fédérale de la Fédération russe aux affaires de la CEI, des compatriotes résidant à l’étranger et à la coopération humanitaire internationale.

Parmi les représentants de l’Église, participant à la table ronde : le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud, l’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale, l’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou, administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans la pays d’Asie du Sud-Est et d’Asie orientale, ainsi que l’archiprêtre Serge Zvonariov, secrétaire du Département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou aux affaires de l’étranger lointain, le prêtre Ilia Kossykh, chef du Service de communication du DREE, le hiérodiacre Roman (Kisseliov), du Secrétariat du DREE aux affaires de l’étranger lointain.

Ouvrant la séance, L. E. Sloutski, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales, a énuméré les différents problèmes rencontrés par les expatriés russes, constatant : « L’Église orthodoxe russe est un partenaire constant dans le suivi des compatriotes ».

Dans son allocution, L. I. Kalachnikov, président du Comité de la Douma d’État de l’Assemblée fédérale aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a examiné les principales étapes de la formation des diasporas russes. « La Douma et le Comité que j’ai l’honneur de présider ont toujours considéré et continuent à considérer que l’une de leurs priorités est d’assurer une base légale au soutien des expatriés, à la défense de leurs droits et de leurs libertés, notamment par l’intermédiaire de la diplomatie parlementaire » a-t-il constaté.

L’Église orthodoxe russe s’intéresse depuis longtemps au thème des expatriés, a rappelé l’évêque Antoine de Bogorodsk : « Et ce depuis plusieurs siècles, lorsque, pour différentes raisons, les premiers Russes ont commencé à voyager à l’étranger. C’est à cette époque, il y a environ 300 ans, que les premières paroisses russes commencent à apparaître en Europe ».

« Pendant les 25 dernières années, nous avons été témoins d’une nouvelle vague de fondation de paroisses russes. De nombreux compatriotes (nous entendons ici les ressortissants de tous les pays faisant partie du territoire canonique du Patriarcat de Moscou) sont allés à l’étranger, à la recherche, disons, d’une vie meilleure, a poursuivi l’hiérarque. Durant ces années, le Patriarcat a reçu une énorme quantité de lettres émanant d’expatriés qui demandaient au Patriarche de voir s’il serait possible d’envoyer un prêtre dans telle ou telle ville du monde pour y organiser une paroisse. Les statistiques que nous possédons montrent que l’Église orthodoxe russe dessert hors de la CEI près de 900 paroisses ».

Selon Mgr Antoine, les expatriés se regroupent autour des paroisses aussi bien parce qu’ils ressentent la nécessité de participer à la vie liturgique, que parce que les paroisses de l’Église russe sont un lieu de rencontre pour les russophones. Presque chaque paroisse a une école, où, en dehors des matières propres à la formation catéchétique, on enseigne aussi la langue russe. « Ces écoles ont un rôle unique à jouer : elles rassemblent les gens qui partagent la même foi tout en étant de nationalités différentes ou en ayant des opinions politiques opposées, mais confessent les mêmes valeurs, celles de la foi orthodoxe » a souligné le responsable de la Direction des établissements du Patriarcat de Moscou à l’étranger.

Les principaux sujets qui inquiètent aujourd’hui les compatriotes de l’étranger sont le maintien de la langue russe et la présence d’écoles russes à l’étranger, la possibilité de poursuivre des études en Russie pour les jeunes générations, a expliqué K. I. Kossatchev, président du Comité du Conseil de l’Assemblée fédérale aux affaires internationales.

Le métropolite Ignace d’Argentine et d’Amérique du Sud a parlé de l’histoire de la diaspora en Amérique latine, de la situation actuelle des expatriés et de l’activité des paroisses russes dans cette région du monde. L’hiérarque a proposé de créer un centre de culture russe dans chaque pays d’Amérique latine.

A. V. Radkov, vice-directeur du Rossotroudnitchestvo, a parlé de l’activité de cette agence fédérale dans le suivi des compatriotes russes à l’étranger, notamment dans le domaine de la formation de la jeunesse et du soutien aux mouvements bénévoles parmi les expatriés.

L’archevêque Michel de Genève et d’Europe occidentale a parlé, notamment, des particularités de la situation des expatriés russes en France, au Canada, et dans d’autres pays à différentes périodes du XX siècle.

K. F. Zatouline, premier vice-président du Comité de la Douma d’État aux affaires de la CEI, à l’intégration eurasiatique et aux relations avec les expatriés, a partagé ses réflexions sur différents aspects juridiques de la politique de l’État sur les compatriotes à l’étranger.

L’archevêque Serge de Solnetchnogorsk, directeur du Secrétariat administratif du Patriarcat de Moscou et administrateur des paroisses du Patriarcat de Moscou dans les pays d’Asie du Sud-est et d’Asie orientale, a décrit la vie des paroisses orthodoxes russes dans ces régions.

O. S. Malguinov, directeur du Département du ministère des Affaires étrangères au travail avec les compatriotes de l’étranger, a souligné que la Conception de la politique étrangère de la Fédération russe récemment adoptée définissait comme l’une des priorités de la politique étrangère le soutien des expatriés. « « L’Église orthodoxe russe a soutenu et soutient les Russes à l’étranger, a constaté O. S. Malguinov. J’espère que ce travail se poursuivra et s’intensifiera. »

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Message du Saint-Synode de l’Église de Grèce à tous ses fidèles au sujet du Concile de Crète

En date du 27 janvier 2016, le Saint-Synode de l’Église de Grèce a adressé le message suivant à tous les fidèles au sujet du Concile de Crète :
« Le Saint-Synode de l’Église de Grèce s’adresse à tous les fidèles afin de les informer sur le Saint et Grand Concile des Églises orthodoxes, qui s’est réuni en juin 2016 en Crète. Le but principal du Saint et Grand Concile était le renforcement et la manifestation de l’unité de toutes les Églises orthodoxes, mais aussi la façon de faire face à différents problèmes pastoraux.
• Sur la base des conclusions du Saint et Grand Concile :
• L’Église orthodoxe exprime son unité et sa catholicité par les Saints Mystères. La conciliarité sert l’unité et anime l’organisation de l’Église, la façon dont sont prises ses décisions et détermine son cheminement. Il convient de mentionner également que le Saint Concile ne s’est pas référé seulement à l’autorité des Conciles œcuméniques mais, pour la première fois, lors de celui-ci, ont été reconnus comme Conciles « d’une validité universelle », c’est-à-dire comme œcuméniques, le Grand Concile qui siégea sous le Photius le Grand, patriarche de Constantinople (879-880), les Grands Conciles (de 1341, 1351, 1368) sous saint Grégoire Palamas, et les Grands et Saints Conciles de Constantinople qui ont rejeté le Concile unioniste de Florence (1438-1439), les croyances protestantes (1638, 1642, 1672, 1691) et l’ethnophylétisme, en tant qu’hérésie ecclésiologique (1872).
• Les Églises orthodoxes autocéphales ne constituent pas une fédération d’Églises, mais l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. Pour ce qui concerne la diaspora orthodoxe dans différents pays du monde, il a été décidé que continue le fonctionnement des Assemblées épiscopales avec des représentants des Églises autocéphales, afin que soit sauvegardé le principe de conciliarité, jusqu’à ce que soit appliquée l’acribie canonique.
• Pour l’Église orthodoxe, la famille constitue le fruit de l’union sacramentelle « dans le Christ et dans l’Église » d’un homme et d’une femme et elle la seule garantie de la naissance et de l’éducation des enfants.
• L’Église souligne continuellement la valeur de la tempérance, de l’ascèse chrétienne. L’ascèse chrétienne n’interrompt pas la relation de l’homme avec la vie et le prochain, mais elle le relie à la vie sacramentelle de l’Église. Elle ne concerne pas seulement les moines. L’ethos ascétique est caractéristique de la vie chrétienne.
• L’Église orthodoxe condamne les persécutions, l’expulsion et le meurtre de membres des communautés religieuses, la contrainte dans le vue de changer de foi religieuse, le commerce des réfugiés, les enlèvements, les tortures, les exécutions inhumaines, les catastrophes matérielles. Elle exprime particulièrement son inquiétude pour la situation des chrétiens et de toutes les minorités persécutés au Moyen Orient et dans d’autres endroits du monde.
• L’œuvre fondamentale de l’Église est la mission, c’est-à-dire la lutte pour donner constamment le témoignage de la foi et la prédication de l’Évangile soit aux fidèles qui vivent dans les sociétés contemporaines sécularisées, soit à ceux qui n’ont pas encore connu le Christ.
Le dialogue, principalement avec les chrétiens hétérodoxes (les autres confessions chrétiennes – les hérésies) a lieu sur la base du devoir de l’Église de témoigner dans toutes les directions la vérité et la foi apostolique. C’est ainsi que devient connue à ceux-ci l’authenticité de la Tradition orthodoxe, la valeur de l’enseignement patristique, l’expérience liturgique et la foi des Orthodoxes. Les dialogues ne signifient ni ne signifieront jamais quel compromis que ce soit dans les questions de foi. L’Église orthodoxe est l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique, telle qu’elle est confessée dans le Symbole de Foi. La sainteté est inconcevable en dehors du Corps du Christ, c’est-à-dire en dehors de l’Église (Eph. I, 23). La sainteté est participation dans le mystère de l’Église et dans ses saints sacrements avec pour épicentre la sainte Eucharistie. Les saints représentent le Royaume de Dieu. L’Église est une, c’est l’Église orthodoxe. Selon saint Basile le Grand « tous ceux qui espèrent dans le Christ ne forment qu’un seul peuple, et les fidèles du Christ ne forment maintenant qu’une seule Église, bien qu’on l’appelle par des noms de lieu différents ». L’Église attend toujours le retour de tous les hommes en son sein, des hétérodoxes et des membres des autres religions. Les textes du Saint et Grand Concile de l’Église orthodoxe sont l’objet d’un approfondissement et d’une étude ultérieure. Cela est valable pour tous les Synodes de l’Église. Le dialogue théologique n’est pas interrompu. La précondition nécessaire est naturellement que soit maintenue intacte la vérité théologique et que ce dialogue soit réalisé sans fanatismes et divisions, sans parasynagogues et schismes, qui blessent l’unité de l’Église. Les schismes sont des maladies spirituelles difficiles à guérir. Selon saint Jean Chrysostome : « diviser l’Église, se tenir dans des dispositions querelleuses, faire naître des dissensions, se priver constamment soi-même de l’assemblée [еcclésiale] : voilà ce qui est impardonnable, digne d’accusation et puni d’une grande peine » (PG 48, 872). Pour cette raison, les fidèles sont exhortés à ne pas donner de donner de poids au paroles de ceux qui les incitent à s’éloigner de l’Église dans le but de constituer un groupe séparé hors du plérôme de celle-ci, invoquant des causes imaginaires d’acribie dogmatique. En terminant ce message, nous souhaitons vous assurer que tous les évêques de l’Église de Grèce veillent, restent inébranlables dans la foi orthodoxe et sont dévoués envers l’Église Une, Sainte, Catholique et Apostolique. « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous, consolez-vous, ayez un même sentiment, vivez en paix; et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous » (II Cor. XIII,11) ».

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Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels »

Des hiérarques de l’Église orthodoxe de Grèce ont appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et à ne pas laisser leurs enfants participer aux programmes éducatifs destinés « à déraciner les préjugés sexuels ». Le métropolite d’Hydra Éphrem a souligné que l’Église orthodoxe de Grèce est en désaccord avec la directive du ministère de l’instruction publique et se prononce contre les leçons « d’éradication de l’homophobie et de la transphobie » dans les écoles grecques. Le métropolite exhorte les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser enfants assister à de telles « leçons ». Le métropolite de Glyfada Paul considère que l’introduction de ce qu’il appelle « leçon de sodomie » dans les écoles n’est pas un hasard et a rappelé les propos du vice-ministre grec de l’Instruction publique lors de la « gay parade » à Salonique, selon lesquels « les écoliers doivent savoir que la diversité dans les préférences sexuelles est une richesse devant laquelle il ne faut pas ressentir de retenue ou de peur ». Selon les paroles du métropolite, dans les programmes recommandés aux écoliers par le ministère, il est proposé, à côté des discussions sur « l’homosexualité » de parler des « symboles phalliques », de recopier dans un cahier les mots injurieux qu’ils ont entendus, et regarder aussi « les films de contenu correspondant [i.e. sur l’homosexualité] ». Le métropolite Paul a appelé les enseignants et les parents à exprimer leur protestation et ne pas laisser leurs enfants participer aux nouveaux programmes en question. Quant au métropolite du Pirée Séraphim, il s’est adressé à ses fidèles dans une circulaire qui sera lue dans toutes les églises du diocèse métropolitain du Pirée lors des offices dominicaux du 29 janvier 2017. Dans son message, il appelle les parents et les écoliers à exprimer leur protestation et transmettre à la direction des écoles des déclarations de refus pour leurs enfants à participer à la semaine de « déconstruction des stéréotypes sexuels ». La manifestation en question aura lieu dans les écoles secondaires de Grèce conformément à la circulaire du ministère de l’Instruction publique, de la recherche scientifique et des affaires religieuses. Dans son message, le métropolite Séraphim déclare, entre autres : « Aujourd’hui, Satan redresse sa tête effrontément et menace de détruire tout ce qui est bon, élevé, moral, spirituel, chrétien, évangélique, apostolique et conforme à la Tradition des saints Pères, ce qui a été atteint pendant deux millénaires de la vie et de l’activité de l’Église orthodoxe. Il s’efforce de faire dévier l’homme du but de sa création qui est la soumission de la chair à l’esprit, la spiritualisation de l’homme et sa déification selon la grâce, et non le contraire, à savoir le réduire à la chair, soumettre l’esprit à la chair. Cela constitue un renversement du plan du Dieu-Trinité au sujet de l’homme. Satan veut que l’homme devienne un esclave de la chair, du plaisir, du péché, qu’il devienne non pas une créature spirituelle, mais matérielle, à l’instar des animaux sans raison ». Le métropolite Séraphim mentionne dans son message que « l’Église orthodoxe respecte la vie personnelle et privée de chaque homme en tant que choix responsable libre ». L’Église, poursuit le hiérarque, n’a aucunement l’intention de s’immiscer dans cette liberté. En même temps, explique-t-il « l’innocentisation, le soutien, la présentation des passions honteuses et infâmes comme étant un état naturel et une simple différence, heurte la conscience universelle, qui à travers les siècle reconnaît comme conduite sexuelle physiologique les relations d’un homme et d’une femme, du masculin et du féminin ». Le métropolite Séraphim rappelle que la Bible, « exprimant la volonté de Dieu, le Créateur de l’homme », « condamne l’homosexualité comme une passion (…) qui a été sévèrement puni par le feu et le soufre dans les villes de Sodome et de Gomorrhe ». « Pour tous les saints Pères, l’homosexualité est le péché le plus répugnant et impur et constitue une grande impiété devant Dieu, le créateur ». « La reconnaissance publique de l’homosexualité, outre le fait qu’elle offense la décence publique et notre conscience religieuse, envoie à la jeunesse un message de conduite sexuelle anormale et détruit les bases de la famille et de la société grecques dans les circonstances d’un problème démographique aigu, provoque des troubles psychopathologiques chez les enfants qui seront élevés par des couples homosexuels », souligne le métropolite Séraphim. « Dans le nouveau siècle du Royaume de Dieu qui est réalisé dans le cheminement historique et la vie de l’Église orthodoxe, les anciennes passions, les passions terrestres, charnelles, sont abandonnées et l’on vit dès maintenant en fonction des possibilités de chaque fidèle, soit dans le cadre de l’institution bénie du mariage (…) soit dans la vie égale aux anges des moines avec la vertu de la virginité, le cheminement du « selon l’image » jusqu’à la « ressemblance » de Dieu, la victoire de l’esprit sur la chair ».

Sources : 1 et 2

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Jovan Nikoloski