30/03/2017
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Communiqué du diocèse de Ras et Prizren au sujet de transformation de la chapelle du cimetière de Priština (Kosovo) en toilettes publiques

Communiqué du diocèse de Ras et Prizren au sujet de transformation de la chapelle du cimetière de Priština (Kosovo) en toilettes publiques

La chapelle du cimetière de Priština, qui avait été nettoyée et restaurée, a été transformée en toilettes et en décharge publiques, et nombre de tombes ont été envahies par les mauvaises herbes. Cette situation existe en dépit du fait que les services communaux se chargent soi-disant de l’entretien du cimetière et qu’un gardien rémunéré surveille celui-ci. Il s’agit là d’une situation semblable à celle de l’église du Christ Sauveur au centre de la ville, que le diocèse a récemment décidé de nettoyer, ce à quoi la municipalité de Priština à réagi en envoyant son inspection qui, sans aucun motif, a interdit la poursuite des travaux de nettoyage. Étant donné que, prochainement, les offices de requiem célébrés le samedi de saint Dimitri (samedi des défunts) auront lieu et que de nombreux fidèles de Priština, dont la majorité n’a pas la possibilité de vivre librement dans leur ville d’origine et de s’y réinstaller, visiteront les tombes de leurs proches, le Diocèse organisera le nettoyage tant de la chapelle que du cimetière lui-même. Il se pose seulement la question de savoir si le maire de Priština enverra à nouveau l’inspection et empêchera le nettoyage de l’église alors que, jusqu’à présent, il n’a pris aucune mesure pour empêcher que des édifices orthodoxes dans la ville soient utilisés comme toilettes publiques. L’évêque de Ras et Prizren Théodose a déclaré qu’il est difficilement compréhensible qu’au XXIème siècle, dans la ville principale du Kosovo et de la Métochie, des édifices chrétiens soient utilisés comme toilettes publiques. C’est une marque effrayante d’absence de culture et de normes de civilisation les plus élémentaires. Le maire de Priština Shpend Ahmeti, dans une récente interview à la Radio du Kosovo, a déclaré que la municipalité n’est pas chargée de vérifier si les édifices religieux sont profanés ou endommagés, raison pour laquelle rien n’a été entrepris à l’occasion de la profanation et du début d’incendie de l’église du Christ Sauveur. Or, le même Ahmeti a déclaré que la municipalité avait la responsabilité d’empêcher tous travaux sur ces édifices, y compris de nettoyage et de badigeonnage. Ces abus à l’égard de la liberté religieuse constituent une honte pour la société kosovare, a déclaré Mgr Théodose, soulignant que personne ne peut empêcher l’Église de préserver dignement ses édifices contre ceux qui les profanent obstinément.

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Jovan Nikoloski